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Guadeloupe: plongée, snorkeling et petites adresses sympas English translation pending
😎 bonjour !!
nous partons 1 mois pour la guadeloupe, de fin juillet à fin aout...à St Claude en basse terre.. nous sommes tous les 2 plongeurs (N2+N3) et nous recherchons des clubs sympas, où nous ne sommes pas entassés comme des sardines sur un bateau... ainsi que des coins pour faire du PMT (palmes masque tuba)...
nous adorons partir à la découverte d'une région d'un pays par notre propres moyens, et surtout pouvoir rencontrer des locaux.. nous recherchons donc, si vous avez de bonnes petites adresses : * des clubs de plongée * des tits restos cool, voir des adresses de lolos.. * des coins de paradis sans trop de monde (on en demande beaucoup 🙂) * des personnes qui feraient de la cuisine à emporter * des adresses de locaux qui pourraient nous faire découvrir des petites iles, la mangrove etc...
nous préférons payer (quitte à ce que ce soit le même tarif) et faire travailler des locaux que de grandes entreprises !!
je compte sur votre aide et je vous remercie par avance...
😎 ai trop hâte ......
nous partons 1 mois pour la guadeloupe, de fin juillet à fin aout...à St Claude en basse terre.. nous sommes tous les 2 plongeurs (N2+N3) et nous recherchons des clubs sympas, où nous ne sommes pas entassés comme des sardines sur un bateau... ainsi que des coins pour faire du PMT (palmes masque tuba)...
nous adorons partir à la découverte d'une région d'un pays par notre propres moyens, et surtout pouvoir rencontrer des locaux.. nous recherchons donc, si vous avez de bonnes petites adresses : * des clubs de plongée * des tits restos cool, voir des adresses de lolos.. * des coins de paradis sans trop de monde (on en demande beaucoup 🙂) * des personnes qui feraient de la cuisine à emporter * des adresses de locaux qui pourraient nous faire découvrir des petites iles, la mangrove etc...
nous préférons payer (quitte à ce que ce soit le même tarif) et faire travailler des locaux que de grandes entreprises !!
je compte sur votre aide et je vous remercie par avance...
😎 ai trop hâte ......
Préparation sur croisière Msc Splendida le 20 août 2011 English translation pending
Avec mon mari nous avions du annuler cette même croisiere (msc splendida) le 7 mai 2011.
Après avoir régler nos soucis nous nous sommes décidé a partir le 20 aout pour notre voyage de noce (7 ans de mariage).
Nous avons pas encore fait de réservation. Je me tate beaucoup a attendre les offres de dernière minute mais croyez vous qu'il y aura encore des cabines ou si j'attend trop il y a possibilité que je me retrouve sans cabine a réserver? J'hésite avec une cabine exterieur balcon et une interieur ou je c c l'opposé lol mais le prix n'est pas le même.
Nous partirons de marseille et on laissera notre voiture au parking 13 euros par jour ya pire en prix.
Je ferais l'enregistrement avec le check in ça ira plus vite comme ça.
J'ai regarder déjà pas mal de post sur les escursions voilà pour l'instant ce que j'ai trouvé :si des personnes veulent rajouter leurs infos ya pas de soucis.
Gênes : Un petit train qui dure 45mn le prix je crois 8 euros/pers ou il ya une navette 2.50 euros pour le centre ville ou bien le bus touristique à 20euros/pers. une navette msc ?
Naples : bonne question ya til des navettes msc ?et pour pompéi quel est le moyen de transport le + facile ?
Palerme : Un petit train à la sortie du port à 8euros/pers ou quand on sort du port en face il y a une grande rue et au milei un arret de bus touristique le prix ?une navette msc ?
Palma : A 200m du port un bus de ville a 2euros/pers.une navette msc ?
Barcelone : Navette msc à 8euros-pers ou bus bleu 4euros/pers ou le bus touristique 20euros/pers.
La soirée du commandant est t-elle bien le mercredi ? Le prix de la photo est de 20 euros ou bcp + cher ?
Niveau bagage ya t il une limite niveau poids et nombre de bagages par personne ?
Je suis plus bain a remous que piscine mais avec le monde qu'il y aura je me demande si il y a un bain a remous jaccuzi a aurea spa et le prix.
Pour l'instant je m'arrete là niveau question vu qu'il y en a pas mal je vous remercie d'avance pour vos conseils avis ect....
Nous avons pas encore fait de réservation. Je me tate beaucoup a attendre les offres de dernière minute mais croyez vous qu'il y aura encore des cabines ou si j'attend trop il y a possibilité que je me retrouve sans cabine a réserver? J'hésite avec une cabine exterieur balcon et une interieur ou je c c l'opposé lol mais le prix n'est pas le même.
Nous partirons de marseille et on laissera notre voiture au parking 13 euros par jour ya pire en prix.
Je ferais l'enregistrement avec le check in ça ira plus vite comme ça.
J'ai regarder déjà pas mal de post sur les escursions voilà pour l'instant ce que j'ai trouvé :si des personnes veulent rajouter leurs infos ya pas de soucis.
Gênes : Un petit train qui dure 45mn le prix je crois 8 euros/pers ou il ya une navette 2.50 euros pour le centre ville ou bien le bus touristique à 20euros/pers. une navette msc ?
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Palerme : Un petit train à la sortie du port à 8euros/pers ou quand on sort du port en face il y a une grande rue et au milei un arret de bus touristique le prix ?une navette msc ?
Palma : A 200m du port un bus de ville a 2euros/pers.une navette msc ?
Barcelone : Navette msc à 8euros-pers ou bus bleu 4euros/pers ou le bus touristique 20euros/pers.
La soirée du commandant est t-elle bien le mercredi ? Le prix de la photo est de 20 euros ou bcp + cher ?
Niveau bagage ya t il une limite niveau poids et nombre de bagages par personne ?
Je suis plus bain a remous que piscine mais avec le monde qu'il y aura je me demande si il y a un bain a remous jaccuzi a aurea spa et le prix.
Pour l'instant je m'arrete là niveau question vu qu'il y en a pas mal je vous remercie d'avance pour vos conseils avis ect....
Retour de croisière "Islande et Nord Extrême" sur le Costa Pacifica (9 au 26 juin 2011) English translation pending
Bonjour, je rentre de la croisière à bord du Costa Pacifica du 9 au 26 juin 2011 : Islande et Nord extrême.
Iles Schetland, Islande, Spitzberg, Norvège
Il s'agit de ma première croisière.
Si je peux vous apporter quelques informations, n'hésitez pas à me demander, je tenterai de vous faire part de mon ressenti en essayant d'être toujours objective.
A bientôt
Maman seule avec enfants en bas-âge: traverser l'Europe puis l'Inde? English translation pending
Après être partit un ans et demi en 2006 seule et a pied a travers une partit de l’Afrique du nord et l’Afrique de l'ouest j'aimerais reprendre la route! Petite différence j'ai maintenant deux pioupiou 3 ans et 9 mois! Mon projet: Europe de l'est puis inde ect...Qui est déjà partit seule avec des enfants si petit? combien de temps avez vous mis pour la traverser Europe?Quel budget pour un voyage vraiment roots: minimum vitale?Quel pays faut-il éviter? j'aimerais partir avec un 4*4 et une tente de toit!Merci pour vos conseil!
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent English translation pending
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.
La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):
www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html

Lundi 22 novembre
Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.
Mardi 23
Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.
Mercredi 24
La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?
Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...
En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.
Jeudi 25
J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...
Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.
En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:
www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html
Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!
Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!
16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.
Vendredi 26
A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.
Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.
Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...
Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...
Samedi 27
Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.
Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...
A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...
145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.
Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...
Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.
Dimanche 28
Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.
Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.
16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.
19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...
Lundi 29
Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.
Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.
Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...
Mardi 30
En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.
Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.
La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.
Mercredi 1er décembre
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...
Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...
Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...
Jeudi 2
Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.
9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...
Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...
Vendredi 3
Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.
Samedi 4
Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.
Dimanche 5
Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...
El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.
Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.
Lundi 6
Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...
Mardi 7
Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).
Mercredi 8
J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.
Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!
Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.
Jeudi 9
5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!
7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.
12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).
(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)
Vendredi 10
5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits. Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.
Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...
Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.
Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.
Samedi 11
A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.
16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...
Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:
si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.
Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...
Dimanche 12
Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.
Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...
A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.
Lundi 13
Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.
Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.
Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.
Mardi 14
On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.
Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.
20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.
Mercredi 15
Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.
En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.
Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...
Jeudi 16
Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...
Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.
Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...
Vendredi 17
Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!
A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.
La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.
Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.
Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.
Samedi 18
Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.
Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.
Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!
Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...
Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...
Dimanche 19
La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...
Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!
Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.
Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…
Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!
Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk
Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!
A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.
Lundi 20
Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...
Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…
Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.
14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.
Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…
Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.
Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!
Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.
Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21
Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !
Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.
Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!
En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...
Mercredi 22
Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…
Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.
Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.
Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.
Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.
Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.
Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.
Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...
Jeudi 23
Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.
Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.
La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):
www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html

Lundi 22 novembre
Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.
Mardi 23
Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.
Mercredi 24
La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?
Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...
En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.
Jeudi 25
J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...
Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.
En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:
www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html
Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!
Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!
16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.
Vendredi 26
A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.
Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.
Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...
Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...
Samedi 27
Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.
Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...
A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...
145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.
Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...
Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.
Dimanche 28
Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.
Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.
16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.
19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...
Lundi 29
Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.
Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.
Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...
Mardi 30
En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.
Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.
La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.
Mercredi 1er décembre
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...
Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...
Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...
Jeudi 2
Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.
9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...
Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...
Vendredi 3
Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.
Samedi 4
Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.
Dimanche 5
Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...
El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.
Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.
Lundi 6
Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...
Mardi 7
Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).
Mercredi 8
J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.
Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!
Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.
Jeudi 9
5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!
7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.
12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).
(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)
Vendredi 10
5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits. Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.
Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...
Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.
Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.
Samedi 11
A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.
16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...
Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:
si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.
Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...
Dimanche 12
Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.
Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...
A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.
Lundi 13
Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.
Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.
Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.
Mardi 14
On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.
Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.
20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.
Mercredi 15
Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.
En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.
Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...
Jeudi 16
Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...
Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.
Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...
Vendredi 17
Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!
A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.
La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.
Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.
Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.
Samedi 18
Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.
Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.
Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!
Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...
Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...
Dimanche 19
La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...
Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!
Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.
Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…
Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!
Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk
Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!
A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.
Lundi 20
Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...
Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…
Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.
14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.
Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…
Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.
Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!
Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.
Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21
Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !
Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.
Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!
En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...
Mercredi 22
Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…
Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.
Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.
Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.
Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.
Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.
Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.
Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...
Jeudi 23
Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.
Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.
La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Quels sont les meilleurs endroits à voir au Chili? English translation pending
J'ai déjà idée de plusieurs endoits dont je voudrait visité au Chili, mais j'aimerai des idées de gens qui y sont allés et qui ont trouvé des endroits un peu hors du commun et hors des sentiers battus qu'il ont aimés. Y a t'il des endroits que vous avez vu que vous me conseillez de ne pas raté ou d'autres endroit qui ne valent vraiment pas la peine d'aller. Je ne serait en aucun cas contrait par le temps donc aucune limite (autre que monétaires, à voir, haha).
Le Chili est le deuxième pays de 16 que je planifi visité en amérique latine au cours de deux années, mon départ est pour Juillet 2012.
Je vous remerci à l'avance.
Le Chili est le deuxième pays de 16 que je planifi visité en amérique latine au cours de deux années, mon départ est pour Juillet 2012.
Je vous remerci à l'avance.
Menjangan / Padanbai à Bali English translation pending
Bonjour chers voyageurs !
Je me rends avec ma fiancée sur Bali dans deux semaines (22.06) du 21 au soir au 25 au soir. Je sais c'est court ! Nous sommes étudiants et par définition nous avons un budget limité. 400€ à Deux billet d'avion AR compris, soit 200€ à deux pour 4 jours.
Je me suis déjà rendu sur Bali il y a deux ans et sur Gili l’année dernière. Donc en fait j'aimerais retrouver la même qualité de coraux de Gili T et M sur Bali (Beaux coraux et poissons). J'ai vraiment cherché de bons spots sur Bali sur le web et je n'ai jamais une version qui coordonne avec une autre sauf pour les sports de Menjangan et Padanbai (J'ai lu que Amed, Tulamben sont plus tournés vers la plongé : s)
Voilà qu'en pensez-vous ? Sachant que : - Le 21 au soir on sortira boire un verre, on ne va pas faire grand-chose il sera assez tard, - Le 22 on va voir les spots de rizière et temples, - Le 23 Snorkeling et plage ! - Le 24 Snorkeling et plage ! - Le 25 on fait une plage du genre Dreamland, Kuta ou autre, refais un temple ou deux ... Ubud ou autre. En gros on a l'avion à 22h donc vaut mieux rester dans le secteur pour pas rater l'avion !
Vous l'avez compris, l'idéal est de trouver plage pas trop mal ET snorkeling. Si vous voulez Gili T et M m'ont vraiment impressionné et j'aimerais retrouver cet environnement plage / snorkeling. Dommage que je Speedboat soit trop cher ! Si vous connaissez d’autre spots combinant belle plage (bien que je sache que les plages d’Indonésie sont en général non exploité et de mauvaise qualité) et beau snorkeling ?
Le planning vous parait réalisable en fonction de notre budget (200€) ?
Nous partons dans deux semaines ! Merci d'avance pour vos réponses !
Baptiste
Je me rends avec ma fiancée sur Bali dans deux semaines (22.06) du 21 au soir au 25 au soir. Je sais c'est court ! Nous sommes étudiants et par définition nous avons un budget limité. 400€ à Deux billet d'avion AR compris, soit 200€ à deux pour 4 jours.
Je me suis déjà rendu sur Bali il y a deux ans et sur Gili l’année dernière. Donc en fait j'aimerais retrouver la même qualité de coraux de Gili T et M sur Bali (Beaux coraux et poissons). J'ai vraiment cherché de bons spots sur Bali sur le web et je n'ai jamais une version qui coordonne avec une autre sauf pour les sports de Menjangan et Padanbai (J'ai lu que Amed, Tulamben sont plus tournés vers la plongé : s)
Voilà qu'en pensez-vous ? Sachant que : - Le 21 au soir on sortira boire un verre, on ne va pas faire grand-chose il sera assez tard, - Le 22 on va voir les spots de rizière et temples, - Le 23 Snorkeling et plage ! - Le 24 Snorkeling et plage ! - Le 25 on fait une plage du genre Dreamland, Kuta ou autre, refais un temple ou deux ... Ubud ou autre. En gros on a l'avion à 22h donc vaut mieux rester dans le secteur pour pas rater l'avion !
Vous l'avez compris, l'idéal est de trouver plage pas trop mal ET snorkeling. Si vous voulez Gili T et M m'ont vraiment impressionné et j'aimerais retrouver cet environnement plage / snorkeling. Dommage que je Speedboat soit trop cher ! Si vous connaissez d’autre spots combinant belle plage (bien que je sache que les plages d’Indonésie sont en général non exploité et de mauvaise qualité) et beau snorkeling ?
Le planning vous parait réalisable en fonction de notre budget (200€) ?
Nous partons dans deux semaines ! Merci d'avance pour vos réponses !
Baptiste
Région oubliée de Nakhon Si Thammarat - Mer et montagne (Thaïlande) English translation pending
Bonjour à tous ,
Cela faisait pas mal d'années que l'envie de decouvrir cette region méconnue de Thailande me démangeait . Alors tout derniérement , en mai 2011 , je m'y suis rendu et j avouerai que j' ai bien apprécié les quelques jours passés sur place. Descendu en train de nuit jusqu'à Trang j ai rejoins par la suite NST en minibus climatisé (ou minivan ) comme disent les thais et le chauffeur m a déposé au cœur de la ville au pied du Thai hotel. Cout 130 Baths Je suis descendu un peu plus loin à l' hotel Grand Park. ( ne pas prononcer Grand à la française , les thais ne comprennent pas ) Cout 680 baths la nuit avec grande chambre AC sdb + petit dejeuner. En sortant de la gare ferroviaire il suffit de prendre la rue commerçante juste en face , aller tout droit puis continuer jusqu'au carrefour ou des passerelles enjambent le grand axe traversant le cœur de la ville , continuer encore tout droit , passer devant le centre commercial Carrefour coté gauche et meme pas à 200m plus loin , cote opposé se trouve ce grand hotel caché en retrait de la rue . Distance gare-hotel environ 500 m Tres bon accueil mais le jeune personnel ne maitrise pas trop bien l' anglais . vous pouvez manger à son restaurant pour des prix raisonnables .Plats copieux et corrects. ex: plat de broccolis/poulet + plat spaghetti/poulet et bouteille d'eau = 210 baths La chambre me plaisant , les tranports s' avérant aisés je me suis dit que finalement je rayonnerais aux alentours depuis NST . D'autres petits hotels recents non mentionnés dans LP , Petit Futé et proches de la gare existent mais sont situés dans un quartier bruyant. ex:Thaksin hotel chambre à 800 baths, 1584/23 Sriprad road , Tarwang Maung tel: 075 342790-4 Petit hotel tout neuf , pas loin des stationnements de songthaews. Des éloges avaient été publiés par une Vfiste enthousiaste à propos de l'office de tourisme de la TAT de NST : je confirme en tous points. La jeune thaie Miss AIO , qui m'a accueilli a été adorable , m'a procuré tous les renseignements désirés et conseils divers pour me debrouiller seul et en plus elle parle tres bien anglais apres 5 années d'etudes passées dans une Université de Bangkok . Eh oui, Smiling Thailand , le pays du sourire existe encore . Merci AIO , comme promis je ne t'oublie pas dans mon récit. Elle m a donné quelques brochures , certaines redigées uniquement en thai mais les photos m'interessaient . Vous pouvez lui demander la carte de NST et vous faire indiquer les emplacements des differents emplacements de transports et les cybercafés, vous gagnerez du temps , ceux-ci etant dispersés. A l'etage superieur du centre commercial Carrefour se trouve Siam Bank , DAB et bureau de change ouvert meme le dimanche . Sinon à 10 bonnes minutes de marche de l' hotel Grand Park existe egalement un grand centre commercial Robinson .
Premiere visite un dimanche : le Wat Phra Mahathat :
le Wat plus important de la Thailande du sud et ses 77 chedis dont l'un , le plus haut avec une coiffe dorée , atteint les 77 m. . Il suffit d'intercepter un songthaew sur un des axes Nord-sud pour s'y rendre car il est quand meme bien excentré. Sinon prendre un taximoto en maraude , les gars pratiquent des tarifs raisonnables , on n'est pas à Khao San road . De nombreux pelerins se pressaient ce dimanche au Wat dont l' entrée est libre . Pas aussi beau que le Wat Phra Keo mais interessant à voir . Certaines jeunes femmes revetaient des toges blanches pour y acceder .Je me suis imaginé que c'était peut-etre en raison de leurs " indispositions intimes" et que la religion Boudhiste leur imposait de se couvrir durant cette visite .
Deplacement au village de Khiriwong au pied du parc National de Khao Luang:
Il faut reperer la rue ou stationnent d'innombrables songthaews bleus marine stationnés cote a cote environ à 300/400 m à droite de la gare. En une bonne demi heure d etrajet vous etes sur place apres avoir emprunté une route qui penetre dans une vallée verdoyante et fleurie . cout du trajet : 25 baths A Khiriwong le terminus/depart des songthaews se situe juste apres avoir franchi le pont au centre du village . A peine descendu , voilà qu'une pluie fine genre s'est mise à tomber . Heureusement , des sortes de kiosques avec bancs ont été aménagés au bord de la riviere et permettent de s'abriter . Le lit de la riviere a été egalement aménagé à deux endroits , l'eau est amenée vers une conduite souterraine et si le debit n'est pas important il est possible de traverser au sec grace à des gués cimentés . Proche du terminus , coule une seconde riviere qui se jette dans la premiere . Elle doit avoir un debit important et meme se transformer en torrent car les berges portaient encore des traces de degats. Cet endroit par le passé a été victime de plusieurs inondations catastrophiques ayant fait des victimes. Tout autour de ce village ce ne sont que vegetation fleurie , collines couvertes de jungle et aperçus sur les contreforts boisés du Parc lequel culmine à 1835 m . Le sommet a bien voulu se dégager pendant quelques minutes avant qu'une nouvelle couche nuageuse ne l'enveloppe. . Des resorts se trouvent à la peripherie du village dont les maisons sont masquées par toute cette vegetation . Aio peut vous fournir toutes les infos pour y dormir .Je ne me suis pas aventuré dans la jungle par manque de temps et il m'aurait fallu obtenir un permis . Mais vraiment un superbe coin pour qui recherche le calme et bien agréable pour les randonneurs. Aio vous fournira une brochure gratuite en anglais de 20 pages consacrées à ce parc national avec tout un tas d'explications à l'interieur.
Deplacement aux plages de Sichon sur la cote est :
Il faut prendre un minibus stationné sur un petit parking anonyme , en empruntant la deuxieme rue à gauche en sortant de la gare. Une modeste cabane vend les billets . Distance environ 200 m de la gare mais pas bien visible . Cout : 60 baths Juste a coté se trouve une grande gargotte delivrant un delicieux Chicken/Rice /bouillon pour 30 baths avec serveuses et cuisinieres souriantes. Arrivé à Sichon , terminus devant la Siam Bank (qui fait le change ) , j ai demandé aux locaux ou se trouvait la mer . Me voilà parti à pied tout guilleret quand on a fini par m'avertir qu' en fait celle-ci était eloignée et qu'il fallait s'y rendre en mototaxi . En effet il faut compter au moins 3 kms pour atteindre la premiere plage apres avoir longé l'estuaire de la riviere . Au débouché de ce dernier se trouve une charmante petite plage ombragée et aux eaux cristallines , dénommée Hin Ngam beach Agréable surprise :ses fonds ne sont pas vaseux comme pourraient le laisser supposer la presence de l'estuaire voisin . possibilité de loger à Prasarnsook Villa Resort en bungalows dans une cocoteraie pour 1000 baths juste devant cette plage. Un promontoire sépare cette petite plage de la grande plage de Sichon, Piti Beach , bordée de quelques resorts . Celle-ci ne m'a pas vraiment plus , le soleil tapait dur , il n y avait pas d'ombre et puis a proximité de quelques barques de peche , le sable n était pas des plus propre .
Deplacement aux plages de Khanom sur la cote est :
Depart du minibus au meme endroit que pour Sichon .Cout :80 baths Attention : La bourgade de Khanom s'etend en longueur et est eclatée en deux . le minivan vous laisse à celle la plus au Nord mais repart de celle la plus au sud . Idem , pour gagner les plages il faut recourir à des taxismotos , je n ai pas aperçu de songthaew les desservant . De nombreux resorts ou hotels sont installés à la sortie sud de la ville et se succèdent le long d'une grande plage Hat Nai Prao , Hai TongYA plus belle qu'à Sichon .Ex: Golden Beach Hotel chambres à 1800-4800 baths mais vu la faible frequentation hors saison et en semaine possibilité de negocier . Et puis une chouette decouverte !! une dizaine de kms au Nord de Khanom = Thong Ching Beach . La route aboutit à une grande anse sableuse ou stationnent quelques barques de pecheurs et vendeuses . Sur la droite monte une piste qui à son sommet devoile une vue magnifique : montagnes couvertes de jungle plongeant dans une mer couleur emeraude . A l' horizon on distingue les hauteurs de Ko Samui et quelques ilots plus rapprochés du continent . Koh wang Nok, Koh Wang Yai , Koh Rap La piste plonge vers une anse de sable blanc nichée au pied des hauteurs et là caché parmi les cocotiers se trouve un petit resort à 1000 baths la nuit avec petit dej . Un petit paradis tropical ! mais il faut etre motorisé pour y acceder ou alors s'arranger avec un taximoto pour se deplacer . Voici ses coordonnées , on peut reserver depuis Bangkok .( il n y a que 7 bungalows ) Baan Thong Ching Resort tel Bangkok Office = 081 755 9982 Khanom office = 087 915 3322 www.baanthongching;com Les photos sur le prospectus qu'ils fournissent ne met pas en valeur leur site . J'exagère peut-etre mais je m'y suis senti comme si je decouvrais Bora-bora .
Plus pres de NST se trouvent d'autres plages dont certaines sur une peninsule . Sur cette derniere un article du Bangkok Post signale que la cote est victime d'erosion . La peninsule a egalement souffert des intemperies d'avril dernier . Mais Aio m'a confirmé que les plus belles plages de cette cote etaient bien vers Khanom .
Remarque : Concernant les transports locaux en minivan/songthaew les heures de depart indiquées par les thais sont parfois fantaisistes : Le depart annoncé à 15 heures peut etre retardé à 15 heures 15 comme avancé à 14 heures 40 suivant l'humeur du chauffeur . Apres 16 heures les transports entre villes s'interrompent generalement ( ex:dernier retour Sichon-NST 16 heures ).Alors ne vous faites pas pieger . Par la suite j ai continué mon periple jusqu' à Hat Yai en 3 heures de minibus depuis NST .Cout :140 Baths
Excellent souvenir de NST et sa population amicale , decontractée .Le quartier commerçant autour de la gare bourdonne d'activité et vous laisse une profonde impression d'evoluer dans la veritable Thailande..
Cdlt Jean
Cela faisait pas mal d'années que l'envie de decouvrir cette region méconnue de Thailande me démangeait . Alors tout derniérement , en mai 2011 , je m'y suis rendu et j avouerai que j' ai bien apprécié les quelques jours passés sur place. Descendu en train de nuit jusqu'à Trang j ai rejoins par la suite NST en minibus climatisé (ou minivan ) comme disent les thais et le chauffeur m a déposé au cœur de la ville au pied du Thai hotel. Cout 130 Baths Je suis descendu un peu plus loin à l' hotel Grand Park. ( ne pas prononcer Grand à la française , les thais ne comprennent pas ) Cout 680 baths la nuit avec grande chambre AC sdb + petit dejeuner. En sortant de la gare ferroviaire il suffit de prendre la rue commerçante juste en face , aller tout droit puis continuer jusqu'au carrefour ou des passerelles enjambent le grand axe traversant le cœur de la ville , continuer encore tout droit , passer devant le centre commercial Carrefour coté gauche et meme pas à 200m plus loin , cote opposé se trouve ce grand hotel caché en retrait de la rue . Distance gare-hotel environ 500 m Tres bon accueil mais le jeune personnel ne maitrise pas trop bien l' anglais . vous pouvez manger à son restaurant pour des prix raisonnables .Plats copieux et corrects. ex: plat de broccolis/poulet + plat spaghetti/poulet et bouteille d'eau = 210 baths La chambre me plaisant , les tranports s' avérant aisés je me suis dit que finalement je rayonnerais aux alentours depuis NST . D'autres petits hotels recents non mentionnés dans LP , Petit Futé et proches de la gare existent mais sont situés dans un quartier bruyant. ex:Thaksin hotel chambre à 800 baths, 1584/23 Sriprad road , Tarwang Maung tel: 075 342790-4 Petit hotel tout neuf , pas loin des stationnements de songthaews. Des éloges avaient été publiés par une Vfiste enthousiaste à propos de l'office de tourisme de la TAT de NST : je confirme en tous points. La jeune thaie Miss AIO , qui m'a accueilli a été adorable , m'a procuré tous les renseignements désirés et conseils divers pour me debrouiller seul et en plus elle parle tres bien anglais apres 5 années d'etudes passées dans une Université de Bangkok . Eh oui, Smiling Thailand , le pays du sourire existe encore . Merci AIO , comme promis je ne t'oublie pas dans mon récit. Elle m a donné quelques brochures , certaines redigées uniquement en thai mais les photos m'interessaient . Vous pouvez lui demander la carte de NST et vous faire indiquer les emplacements des differents emplacements de transports et les cybercafés, vous gagnerez du temps , ceux-ci etant dispersés. A l'etage superieur du centre commercial Carrefour se trouve Siam Bank , DAB et bureau de change ouvert meme le dimanche . Sinon à 10 bonnes minutes de marche de l' hotel Grand Park existe egalement un grand centre commercial Robinson .
Premiere visite un dimanche : le Wat Phra Mahathat :
le Wat plus important de la Thailande du sud et ses 77 chedis dont l'un , le plus haut avec une coiffe dorée , atteint les 77 m. . Il suffit d'intercepter un songthaew sur un des axes Nord-sud pour s'y rendre car il est quand meme bien excentré. Sinon prendre un taximoto en maraude , les gars pratiquent des tarifs raisonnables , on n'est pas à Khao San road . De nombreux pelerins se pressaient ce dimanche au Wat dont l' entrée est libre . Pas aussi beau que le Wat Phra Keo mais interessant à voir . Certaines jeunes femmes revetaient des toges blanches pour y acceder .Je me suis imaginé que c'était peut-etre en raison de leurs " indispositions intimes" et que la religion Boudhiste leur imposait de se couvrir durant cette visite .
Deplacement au village de Khiriwong au pied du parc National de Khao Luang:
Il faut reperer la rue ou stationnent d'innombrables songthaews bleus marine stationnés cote a cote environ à 300/400 m à droite de la gare. En une bonne demi heure d etrajet vous etes sur place apres avoir emprunté une route qui penetre dans une vallée verdoyante et fleurie . cout du trajet : 25 baths A Khiriwong le terminus/depart des songthaews se situe juste apres avoir franchi le pont au centre du village . A peine descendu , voilà qu'une pluie fine genre s'est mise à tomber . Heureusement , des sortes de kiosques avec bancs ont été aménagés au bord de la riviere et permettent de s'abriter . Le lit de la riviere a été egalement aménagé à deux endroits , l'eau est amenée vers une conduite souterraine et si le debit n'est pas important il est possible de traverser au sec grace à des gués cimentés . Proche du terminus , coule une seconde riviere qui se jette dans la premiere . Elle doit avoir un debit important et meme se transformer en torrent car les berges portaient encore des traces de degats. Cet endroit par le passé a été victime de plusieurs inondations catastrophiques ayant fait des victimes. Tout autour de ce village ce ne sont que vegetation fleurie , collines couvertes de jungle et aperçus sur les contreforts boisés du Parc lequel culmine à 1835 m . Le sommet a bien voulu se dégager pendant quelques minutes avant qu'une nouvelle couche nuageuse ne l'enveloppe. . Des resorts se trouvent à la peripherie du village dont les maisons sont masquées par toute cette vegetation . Aio peut vous fournir toutes les infos pour y dormir .Je ne me suis pas aventuré dans la jungle par manque de temps et il m'aurait fallu obtenir un permis . Mais vraiment un superbe coin pour qui recherche le calme et bien agréable pour les randonneurs. Aio vous fournira une brochure gratuite en anglais de 20 pages consacrées à ce parc national avec tout un tas d'explications à l'interieur.
Deplacement aux plages de Sichon sur la cote est :
Il faut prendre un minibus stationné sur un petit parking anonyme , en empruntant la deuxieme rue à gauche en sortant de la gare. Une modeste cabane vend les billets . Distance environ 200 m de la gare mais pas bien visible . Cout : 60 baths Juste a coté se trouve une grande gargotte delivrant un delicieux Chicken/Rice /bouillon pour 30 baths avec serveuses et cuisinieres souriantes. Arrivé à Sichon , terminus devant la Siam Bank (qui fait le change ) , j ai demandé aux locaux ou se trouvait la mer . Me voilà parti à pied tout guilleret quand on a fini par m'avertir qu' en fait celle-ci était eloignée et qu'il fallait s'y rendre en mototaxi . En effet il faut compter au moins 3 kms pour atteindre la premiere plage apres avoir longé l'estuaire de la riviere . Au débouché de ce dernier se trouve une charmante petite plage ombragée et aux eaux cristallines , dénommée Hin Ngam beach Agréable surprise :ses fonds ne sont pas vaseux comme pourraient le laisser supposer la presence de l'estuaire voisin . possibilité de loger à Prasarnsook Villa Resort en bungalows dans une cocoteraie pour 1000 baths juste devant cette plage. Un promontoire sépare cette petite plage de la grande plage de Sichon, Piti Beach , bordée de quelques resorts . Celle-ci ne m'a pas vraiment plus , le soleil tapait dur , il n y avait pas d'ombre et puis a proximité de quelques barques de peche , le sable n était pas des plus propre .
Deplacement aux plages de Khanom sur la cote est :
Depart du minibus au meme endroit que pour Sichon .Cout :80 baths Attention : La bourgade de Khanom s'etend en longueur et est eclatée en deux . le minivan vous laisse à celle la plus au Nord mais repart de celle la plus au sud . Idem , pour gagner les plages il faut recourir à des taxismotos , je n ai pas aperçu de songthaew les desservant . De nombreux resorts ou hotels sont installés à la sortie sud de la ville et se succèdent le long d'une grande plage Hat Nai Prao , Hai TongYA plus belle qu'à Sichon .Ex: Golden Beach Hotel chambres à 1800-4800 baths mais vu la faible frequentation hors saison et en semaine possibilité de negocier . Et puis une chouette decouverte !! une dizaine de kms au Nord de Khanom = Thong Ching Beach . La route aboutit à une grande anse sableuse ou stationnent quelques barques de pecheurs et vendeuses . Sur la droite monte une piste qui à son sommet devoile une vue magnifique : montagnes couvertes de jungle plongeant dans une mer couleur emeraude . A l' horizon on distingue les hauteurs de Ko Samui et quelques ilots plus rapprochés du continent . Koh wang Nok, Koh Wang Yai , Koh Rap La piste plonge vers une anse de sable blanc nichée au pied des hauteurs et là caché parmi les cocotiers se trouve un petit resort à 1000 baths la nuit avec petit dej . Un petit paradis tropical ! mais il faut etre motorisé pour y acceder ou alors s'arranger avec un taximoto pour se deplacer . Voici ses coordonnées , on peut reserver depuis Bangkok .( il n y a que 7 bungalows ) Baan Thong Ching Resort tel Bangkok Office = 081 755 9982 Khanom office = 087 915 3322 www.baanthongching;com Les photos sur le prospectus qu'ils fournissent ne met pas en valeur leur site . J'exagère peut-etre mais je m'y suis senti comme si je decouvrais Bora-bora .
Plus pres de NST se trouvent d'autres plages dont certaines sur une peninsule . Sur cette derniere un article du Bangkok Post signale que la cote est victime d'erosion . La peninsule a egalement souffert des intemperies d'avril dernier . Mais Aio m'a confirmé que les plus belles plages de cette cote etaient bien vers Khanom .
Remarque : Concernant les transports locaux en minivan/songthaew les heures de depart indiquées par les thais sont parfois fantaisistes : Le depart annoncé à 15 heures peut etre retardé à 15 heures 15 comme avancé à 14 heures 40 suivant l'humeur du chauffeur . Apres 16 heures les transports entre villes s'interrompent generalement ( ex:dernier retour Sichon-NST 16 heures ).Alors ne vous faites pas pieger . Par la suite j ai continué mon periple jusqu' à Hat Yai en 3 heures de minibus depuis NST .Cout :140 Baths
Excellent souvenir de NST et sa population amicale , decontractée .Le quartier commerçant autour de la gare bourdonne d'activité et vous laisse une profonde impression d'evoluer dans la veritable Thailande..
Cdlt Jean
Qui vient du Québec? English translation pending
Je suis de Chambly, sur la Rive-Sud de Montréal et je me demandais s'il y avait des membres de la région qui visite cette section.
Visite des lacs d'Italie du Nord pendant trois jours English translation pending
Bonjour,
Avec mon chéri, on part ce week se faire le tour des lacs en italie du nord pendant 3 jours. Nous allons opter pour le lac majeur + come + orta. En effet, le lac de garde est bcp + loin et en 3 jours, ca va faire juste.
Alors voilà, justement c'est là que j'ai besoin de vos lumière si on peut faire les 3 lacs que j'ai cité en 3 jours. Pour le lac de Come, j'ai relevé les sites suivants : Bellagio, Argegno, Bellano, Cernobbio, Colico, Como, Domaso, Gravedona, Laglio, Lecco, Menaggio, Tremezzo, Varenna et Menaggio. Pour le lac Majeur : Streza et les iles borromées, Verbania, Cannobio, Arona, Sacrimonti Pour le lac Orta : Orta san giuglio.
Je sais, je sais c'est pas possible de tout voir et il faut choisir mais comme je ne connais pas cette région, je voudrais savoir quoi garder et visiter. C'est pourquoi je voudrais savoir ce que vous pensait de ces sites. Nous voulons surtout flâner, admirer les paysages, prendre le temps dans les villages et nous perdre dans les ruelles et faire les villas des iles borromées et du golf.
Merci à tous.
Avec mon chéri, on part ce week se faire le tour des lacs en italie du nord pendant 3 jours. Nous allons opter pour le lac majeur + come + orta. En effet, le lac de garde est bcp + loin et en 3 jours, ca va faire juste.
Alors voilà, justement c'est là que j'ai besoin de vos lumière si on peut faire les 3 lacs que j'ai cité en 3 jours. Pour le lac de Come, j'ai relevé les sites suivants : Bellagio, Argegno, Bellano, Cernobbio, Colico, Como, Domaso, Gravedona, Laglio, Lecco, Menaggio, Tremezzo, Varenna et Menaggio. Pour le lac Majeur : Streza et les iles borromées, Verbania, Cannobio, Arona, Sacrimonti Pour le lac Orta : Orta san giuglio.
Je sais, je sais c'est pas possible de tout voir et il faut choisir mais comme je ne connais pas cette région, je voudrais savoir quoi garder et visiter. C'est pourquoi je voudrais savoir ce que vous pensait de ces sites. Nous voulons surtout flâner, admirer les paysages, prendre le temps dans les villages et nous perdre dans les ruelles et faire les villas des iles borromées et du golf.
Merci à tous.
Condensé des activités et visites à faire à Porto English translation pending
Bonjour
De retour d'un nouveau voyage au Portugal, j'en profite pour enrichir et actualiser au 1.avril 2019 mon précédent post "condensé des visites et activités à faire" dans la belle ville de PORTO, à l'instar de celui que j'ai déjà posté sur LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs de cette ville.
1- LIENS DE QUELQUES SITES INTERNET DONNANT DES INFORMATIONS SUR PORTO: www.portugalmania.com/ www.visitportugal.com/...s/fr-FR/default.html www.portoturismo.pt/ www.portoxxi.com/ www.visitporto.travel/...Paginas/default.aspx www.douronet.pt/
2-TRANSPORTS URBAINS: 2.1- L'aéroport est relié au centre ville: - en métro:www.metrodoporto.pt/ station "aéroporto" à la sortie du terminus desservant le centre ville dont trinidade en 30 mn.:rame toutes les 20 mn de 7h à 22h.coût zone 4:1.95€. - en bus:www.itinerarium.net/...;lang=en&op=STCP le bus N°601 relie l'aéroport à la praça do cordoaria toutes les 20mn de 5h.10 à 1h.20 du matin en 50mn de trajet.tarif 1.90€. - l'aéroport dispose d'une consigne à bagage ainsi que de 2 parkings de voitures (courte et longue durée) Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.
2.2-Je vous conseille Dès votre arrivée, de prendre auprès d'un guichet de tourisme, une carte de la ville, celle du métro, les brochures"rotas touristicas" et "I-porto": - à l'aéroport:8h-23h. - à l'office de tourisme centro:25 rua club dos fenianos.9h-vers 18h.métro aliados. - à l'office de tourisme ribeira:63 rua do infante henrique.métro sao beneto.9h vers 18h.
2.3- carte ANDANTE TOUR: Pour une utilisation intensive des transports: métro:www.metrodoporto.pt/...Gen.aspx?SYS_PAGE_ID= bus:www.stcp.pt/en/travel/ il est conseillé d'acheter une carte"andante tour":www.linhandante.com/ valable sans limite pour le metro-bus, et pour toutes les zones sans distinction. A acheter au guichet de la station centrale-trinidade ou aux guichets des 2 gares ferroviaires (ou à bord des bus pour la andante 1): * Andante tour 1 jour (valable 24h après validation):coût 7€. couvre toutes les zones :non rechargeable * andante tour 3 jours (valable 76h après validation):coût 15€. couvre toutes les zones :non rechargeable.
2.4-porto card: Pour ceux qui envisagent de faire de nombreux visites, il est conseillé d'acheter la "porto card" qui offre l'accès gratuit aux transports publics, l'entrée gratuite ou à tarif réduit aux musées et des réductions aux croisières, circuits et certains restaurants et magasins. A acheter auprès de l'office de tourisme au tarif de:1jour :13.00€2jours:20.00€3jours:25.00€
2.5-autres formules, tarifs et transports: - carte andante 24h:carte support:0.60€.valable 1 an.+recharge pour la zone 2:4.15€, pour la zone 3:5.35€ Celle à 4.15€ couvre la zone la plus importante en métro, bus et non valable pour les trams et le funiculaire. - Carte andante azul:carte support:0.60€.valable pour le métro seulement (6h-1h du matin). ticket de métro pour un voyage en zone 2:1.20€, en zone 3:1.55€, en zone 4:1.95€. il donne droit également à des correspondances gratuites pendant une heure dans les bus publics. l'achat d'un carnet avec la carte andante azul de 10 tickets en zone 2 à 12€ donne droit à un ticket supplémentaire gratuit. - bus "stp" (6h-21h):tarifs zone T1.billet acheté dans le bus:1 trajet (1.90€..), billet chargé sur carte andante azul:zone 2:1 trajet (1.20€). - trams:trams:tarif.3.00€ le trajet : ticket pour utilisation durant 2 jours dans tous les trams:tarif:10€ pour les adultes et 5€ pour les enfants de moins de 12 ans.tram 1:superbe balade de cais infanteà passeio alegre à l'embouchure du douro.tram 18 (9h15 à 19h):du funiculaire (guindais)à carmotram 22 (9h15 à 19h):de carmo à museu do carro electrico - funiculaire:8h-20h (à 22h de juin à septembre et minuit vendredi/samedi toute l'année). tarif:2.50€ le trajet. Circule entre la ville haute et cais riberira:de rua de augustto rosa à ponte louis I et retour. Gardez les reçus pour justification auprès d'un guichet en cas de défaut de fonctionnement d'un des supports.
2.6- bateau:ATC-porto TOURS: et d'autres compagnies organisent des tours sur le douro:1h à 12.50€ et jusqu'à 90€ pour un tour complet en amont du douro: stations sur les quais de la ribeira ou en face sur les rives de vila nova de gaia.
3-GARES FERROVIAIRES ET STATIONS ROUTIERES: 3.1-gares ferroviaires: www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD - gare sao bento :métro sao bento:trains pour le nord et l'intérieur du portugal. - gare campanha.métro campanha :dessert le sud et l'international. - consignes automatiques à bagages: on trouve des consignes dans les stations "campanha et sao bento
3.2-stations routières de bus: - rod.beira litoral garagem atlantico "rede expresso": 364 rua alexandre herculano:www.rede-expressos.pt/default.aspx. Couvre en principe toutes destinations.métro proche": sao bento" - renex:37 campo dos martires da patria: renex.pt/. métro proche:sao bento :destination lisbonne et braga et l'algarve via lisbonne. - rodonorte:www.rodonorte.pt/ : travessa passos manuel: dessert partiellement le nord, bragança et amarante entre autres. - transdev-norte:praça reguio magauanha:dessert braga et guimaraes. - A.v.minho.avminho.pt/ rua doc. alfredo magalhes.métro trinidade: dessert également une partie du nord dont viana do castelo via vila de conde - eurolines :rua capitao henrique calvao:www.eurolines.fr/FRA/ Relie l'espagne et la france. - internorte:rua capitao henrique calvao:www.internorte.pt/ liaison avec plusieurs villes de portugal ainsi que d'autres pays européen.
4-HEBERGEMENTS: 4.1-HOTELS CONFORTABLES AU CENTE: - castelo santa catarina (charme):pk gratuit 1347 rua santa caterina. www.castelosantacatarina.com.pt/ métro marques - grand hotel do porto (charme): rua santa catherina. métro bolhao (parking payant). www.hotelclub.fr/Grande-Hotel-Do-Porto/. - hotel ibis porto centro: 25 rua alegria métro bolhao. parking 6.00€.les 24 h. www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml : - quality inn -praça batalha: (parking payant) www.qualityinn.com/...porto-portugal-PT025 - Hotel Mercure Porto Centro Praca da Batalha 116: métro bolhao. (parking payant) www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml) - hotel B.B.porto centro: (charme):32 praça batalha.métro bolhao.parking 7€ les 24h. www.hotelbb.pt/ - hotel america :1018 rua santa caterina www.hotel-america.net/ (parking gratuit) bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel seculo:1256 rua santa caterina. www.seculohotel.com. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel internacional:rua do armada.tél:+351 222 005 032.www.hi-porto.com. métro:aliados.parking 12€ - residencia do vice-rei:779 rua julio denis :tél.+351 225 430 120.parking 8.50€. métro casa da musica. www.hotelvicerei.com/...run=homepage&l=1 - hotel ibis porto sao joao (à petit budget):Rua Doutor Plácido da Costa. tél:+351 22 551 3100:parking extérieur gratuit.se trouve à l'intérieur d'un centre commercial, métro:ipo à la sortie du centre. www.ibis.com/...sao-joao/index.shtml# - hotel costa do sol:1432 rua santa caterina. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - grand hotel de paris :27 rua da fabrica:tel.+351 222 073 140 métro aliados - hotel pao de açucar.262 rua do almada.métro aliados www.residentialpaodeacucar.com - hotel eurostars das artes:www.eurostarshotels.com/EN/hotels-oporto.html - alojamento local duas naçoes:59 praça guilherme gomes fernandes. métro aliados. www.duasnacoes.com.pt/ - residential sao marino:59 praça carlos alberto tel.+351 223 325 499. metro aliados. - albergaria miradouro:rua alegria 598: métro bolhao. albergariamiradouro.pai.pt/?index=123.parking gratuit. - Hotel Sao Jose Rua da Alegria 172:métro bolhao.parking payant www.saojosehotelporto.com/ - hotel do norte.579 rua fernandes tomas: parking:13€ www.hoteldonorte.com/ - vera cruz porto hotel:14 Rua Ramalho Ortigão.+351 22 332 3396. parking 12€ www.veracruzportohotel.com/fr et bien d'autres.
4.2-AUTRES HOTELS CONVENABLES DE BON RAPPORT QUALITE/PRIX: - residencial rex::métro lapa.parking gratuit. www.activehotels.com/...ncial-rex-porto.html : - solar residencial st.gabriel:98 rua da alegria.tel.+351 223 323 932.métro bolhao. www.residencialsgabriel.com/eng/instaleserv.htm (parking gratuit) - pensao mira d'aire:197 rua alvares cabral.tel.222083113 métro lapa. parking payant. www.hotel-ami.pt/...n-porto.htm%23bilder - pensao estoril:www.pensaoestoril.com/location.asp?Lang=2 - residencial santo andre.112 rua santo lldefenso :tel:+351 22 200 0115 www.residencialsantoandre.pt/ - o poto city centre appt:275 rua santa catarina.métro bolhao. www.oportocitycenterapartments.com/fr/ et beaucoup d'autres.
5-RESTAURANTS: 5.1- divers restaurants: - Bons et pas chers autour du mercado bolhao et la rua sa da bandeira. - Une spécialité de porto:la francesinha. www.portugalmania.com/...omie/francesinha.htm
5.2- formules pas chers: - Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné, (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande rouge, ou poisson grillé ou poulet grillé:un délice (spécialité du sud"frango piri piri"). - de délicieux sandwiches:bifana.
5.3-les "en cas" (acepipes): pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et qui ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: il s'agit des" en cas "déposés d'office sur votre table:pain, beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas. Les restos touristiques du cais ribeira ont tendance à abuser de cette pratique.
5.4-restaurants recommandés: - O commercial:rua fereira borges:www.monnuage.fr/...t-o-comercial-a55851 - Restaurante Escondidinho :Rua Passos Manuel 144. www.frommers.com/...ns/port/D49510.html - restaurante abadia:rua do Ateneu Comercial do Porto, 22. tel: +351 222-200-87-57 - restaurant transmontana:132 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351223759792 bus 900-901-906 - restaurant beira rio: 64 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351916469191. bus 900-901-906 - elebe baixa: Rua St. Ildefonso, 118 tél:+351 222 032 455.métro bolhao - solar moinho do vento:rua de sa noronha. métro aliados - cozinha dos loios:sert du cochon de lait et plat du jour entre autres: 28 rua dos caldeireiros. métro sao bento. - Barrete encarnado :travessa da bainharia 24 tel.+351222059876.cais Ribeira - Adega São Nicolau-Rua São Nicolau, nº1, Ribeira.bus 900-901-906. - porto à noite :170 rua dos mercadores.ribeira tel.+351222010774 bus 900-901-906. fado le samedi et le dimanche soir. - galeria de paris:56 rua galeria de paris.métro aliados.jolie décor et bonne ambiance. Bon buffet au déjeuner. - oystras et coisas:rua da fabrica.fruits de mer
5.5- restaurant typique: -nouveau concept de restauration (à l'instar de ceux de lisbonne mercado da ribeira et mercado campo ourique) situé dans le mercado bom successo: mercadobomsucesso.com praça bom successo, près de boa vista. métro casa da musica. horaires:produits frais:de 9h à 20h: (sauf dimanche), restaurants:de 10h à 23h.Plusieurs stands de restaurations de qualité à l'intérieur du marché dont entre autres:leitao do ze:spécialité de cochon de lait à moda bairrada.arte:cuisine portugaisemarisquaria:fruits de mer.oquay:sushi -churrascao gaucho:313 av.boa vista.tel.+351226901734:cuisine bresilienne rodizio (à volonté) de qualité dans un jolie cadre. www.churrascoes.pt/Website/pt/gaucho.html -kyodai:36 rua dos mercadores.tél:+351 936 335 483 :très bon restaurant japonais -nelson dos leitao:restaurant de leitao assado (cochon de lait)spécialité de bairrada, installé au 1° étage du marché de bolhao.N°14.
5.6-Autres bons et pas chers. - igarai churrasqueira:121 rua da bandeira.métro bolhao - pedro do frangos:209 rua do bom jardim.très populaire.bons plats de tripes et poulets grillets au feu de bois.métro balhao - conga 314 rua bom jardim. très populaire.bonne bifana.métro bolhao - a tasquiha:rua do carmo-23.métro aliados. - novo mondo 73 rua dos caldeireiros. métro sao beneto - les 3 restos à l'interieur du marché bolhao (midi uniquement) - a grade:9 rua da sao nicolau. - caé santiago:226 rua passos manuel.primé plusieurs années comme confectionnant la meilleure "francesinha" de porto.la durée d'attente peu être longue pour avoir une table: métro bolhao et bien d'autres.
5.7-restaurants dans les environs de porto: - A Afurada: taberna sao pedro.84 rua agostino albano:très bons poissons et fruits de mer. Bus 500 jusqu'à la station gais puis barque à moteur jusqu'à alfurada. - A foz do douro:casa de pasto de palmeira:450 rua de passeo alegre.
- A motosinhos:A mariqueira:très bons fruits de mer.Rua Roberto Ivens 717 tél:+351 229 381 763serpa pinto:très bon restaurants de poissons et fruits de mer. 43 avenida serpa pinto.tél.+351 229 380 593.métro mercadorei da sardina assada:rua sul (au début de la rua serpa pinto) et d'autres restaurants dans cette rue.métro mercado
- A vila do conde:salitre:Avenida dos Banhos 10. Bon restaurant de poisson et crustacés. www.restaurantesalitre.com/adega gavina:Cais das Lavandeiras, 56.Tél:+ (351)917834517.très bon restaurant de poisson.praia mar: Av. Infante D. Henrique, 58. tél:+351252644523.www.praiamar.net/ très bon restaurant de poisson et fruits de mer.adega do testa:Rua Comendador Antonio Fernandes da Costa 63. très bon restaurant de poisson et fruits de mer. www.netmenu.pt/adegadavila/
6-CAFES-patisseries-glaciers: - confeteira do bolaho:une institution.rua formosa-métro bolaho - café majestic:une institution:rua santa catarina-métro balaho - cafe guarany:89 avenida dos aliados.métro aliados - café a brasileira:rua sa da bandeira-métro bolaho (actuellment fermé) - paderinha doce:46 rua augusto rosa.excellente patisserie. - confeteira imperio:149 rua santa catherina - la rota do cha:rua miguel bombarda - cafe progresso:5 rua actor joao guedes. métro aliados - petit bar au 1°étage de la célèbre "librairia lello e irmao" 144 rua carmelita.métro aliados - santini:largo dos loios.les meilleurs glaces italiennes de porto.
7-QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER (A ne pas manquer): - Mercado do balhao:rua fermosa:métro bolaho - librairie lello e irmao (3° plus belle librairie du monde): 44 rua das camelitas.métro aliados - praça da ribeira et le quartier ribeira avec ses dédales de ruelles (à partir de r.s.das verdades) et ses quais:métro sao beneto:praça da ribeira-rua da roboleira-rua dos mercadores..... - cais ribeira et cais vila nova gaia.bus 900-901-906 ou funiculaire guindais - église sao francisco:rua infante dom henrique.ribeira - palacio da bolsa (superbe salle arabe):rua fereira borges.ribeira - gare sao bento (superbe azuléjo):praça almeida garrett.ribeira.métro sao bento - ponto don louis I:funiculaire à cais ribeira - cathédrale se:ribeira. métro sao bento - l'avenida dos aliados - igreja et torre dos clerigos:rua dos clerigos. ribeira.métro sao bento - igreja da misericordia:5 rua das flores.métro sao bento - rua santa caterina et ses commerces. - capela das almas:rua santa caterina:métro bolhao - praça da batalha et igreja de santo ildefonso:métro bolhao - jardim da cordoria. - igreja do carmo:praça gomes teixeira - palacio de cristal:rua dom manuel 2 - casa da musica:métro casa da musica - parque de serralves:bus 78 ou 21 - Faire un tour en tram N° 1 qui longe le douro depuis l'arrêt mossarelos. - balade d'1 h.en bateau sur le douro sur le trajet des 6 ponts et retour:15.00€: départ cais ribeira ou en face sur les quais de vila nova de gaia - tour de 5 mn en téléphérique de jardim do mouro à cais da ribeira: tarif:5€ le trajet,8€ l'aller et retour.Enfants (5-12ans): 2,50€ le trajet et 4,00€ l'aller et retour.
8-MUSEES ET EXPOS: - centro portugues de fotografia:campo martires da patria métro sao bento - museu national soares dos reis::rua dom manuel II-44 bus 3-6-20-78 - museu des arte comtemporaena:rua dom joao do castro 210 bus 207 - casa da musica:métro casa da musica - museo romantico:rua entre quintas 220:bus 200 et 207 - bibliothèca municipal almeida garrett:rua dom manuel II - museo do vino do porto:rua do monchique 45 - museo do carro electrico:alameda basilio teles 51 - musée militaire:329 rua dos heroismos.métro: heroismos
9- LES MARCHES POPULAIRES: -marché de bolhao (fermé le dimanche) -le marché et complexe de restauration "mercado bom sucesso".métro casa da musica. -mercado ferreira borges (près de la bourse et cais ribeira) -la grand marché qui se tiend tous les jeudis matin à barcelo à 58 km de porto -le marché du mercredi à amarante.
10- LES PLUS BELLES VUES: -pont D.louis I -sur le parcours du funiculaire -torre dos clerigos -terreiro da sé -bevédère nova senhora da serra do pilar:à pied depuis le pont D.louis I ou métro jardim do morro (la plus belle vue) -belvédère santa catherina -depuis les bateaux de croisière. -depuis le téléphérique reliant jardim do morro à cais de gaia.
11- FETES: -fête de sao joao le 23 juin: intense dans le quartier ribeira -les romarias de la mi-aout et en septembre dans divers quartiers.
12- SHOPPING: - dans la rua santa catarina et les ruelles avoisinantes - dans la rua das flores - dans les rua do loureiro et da cima da vila - dans la rua de cidelita - praça carlos alberto et la rua piètonnière "rua de cedofeita" - dans les grands centres commerciaux (grandes marques et autres-restos-cafés-cinés): +norte shopping center.métro sete bicas +dolce vita:métro dragao +via caterina shopping center:rua santa catarina:métro bolaho - fnac:rua santa caterina:métro bolaho
13- SORTIR: 13.1- fado de lisbonne et coimbra: +restaurante o fado:largo sao joao novo.ribeira :tel:+351 222 026 937 +restaurante mal cozinhado :rua outerinho 11.ribeira +la casa da mariquinhas:25 rua sao sebastao Eviter de diner dans ces restaurants ;c'est cher: venir tard et se contenter de prendre une consommation.
13.2- BARS ET DISCOS: Vie nocturne animée dans les rua galeria de paris, candido dos reis, conde de vizela, de cedofeita...et praça de parada lentao. +vinologia:46 rua do sao joao +pitch:34 rua passos manuel.métro aliados +industria:843 av.do brasil.bus 500 et M1 (de nuit) +vila:64 travessa dos congredados +bazaar:rua do monchique +aniki-bobo:rua fonte taurina.ribeira. +pipa velha:rua das oliveiras 76 +el senero:292 rua alves redol +praça:praça dona filipa de lencastre. +b-flat (jazz):251 rua los feirreira +hot five jazz et blues:51 largo actor dias. +voice;rua de boa viagem-massarelos +via rapida à motosinho +mau-mau à motosinho
14- PLAGES: - vers castelo do queijo.plusieurs plages aménagées entre foz do douro et le castelo accessible par le bus 500 - A foz do douro:bus 1-24-37 ou 78 - praia de lavadores:bus 906 - praia de Salgueiros située du coté Vila Nova de Gaia. - praia madalena:par train ou bus 57 - les belles plages de vila do conde (à 33 km):praia da forno et la praia da nossa senhora da guia. - la praia estrela do mar.très belle plage.prendre le bus 902 de boavista à lavadores, descendre au passage piéton et continuer à pied sur environ 800m
15- VISITES DANS LES ENVIRONS: 15.1-diverses visites: - vila nova de gaia.De l'autre coté du fleuve avec ses caves, restos, bars, discos. Bons restaurants sur les quais moins touristiques et moins chers avec une belle vue le soir sur la ribeira. bus 900-901-906 - promenade le long des rives de l'océan par tram 1 ou bus 500 jusqu'au fort. - la ville de matoshinhos à 8 km, animée le weekend, bons restaurants de poisson et et fruits de mer: mérite une visite. bus 500 ou métro et descendre à la station "mercado" - afurada:petite localité de pêcheurs proche de l'embouchure du douro. Pour y aller prendre le tram de ribeira ou le bus 500 et descendre après le ponte da arrabida-arrêt: gas. puis ensuite en face de l'arrêt prendre un petit ferry jusqu'à afurada: toutes les 15 mn tarif:environ 1€ le trajet. - vila do conde (à 33 km) et ses belles plages, accessible par métro linha B. - amarante:jolie petite ville à env.60 km de porto. - guimaraes:très belle ville médiévale reliée par train plusieurs fois par jour. - barcelos à 58 km de porto (très grand marché tous les jeudi) dans une jolie ville médiévale. - pour ceux qui viennent en voiture au portugal via ourense en espagne, un superbe itinéraire à travers le manifique "parque national de peneda geres": de Melgaço prendre la N202 pour lamas de mouro puis nova senora de peneda (beau sanctuaire au pied d'une falaise), roucas, mezio, soajo et ses extraordinaires "espigueiros", lindoso son château et ses surprenants espigueiros encore en activité, ponte da barca, ponte da lima (charmante petite ville), la jolie viana do castelo et porto.
15.2-visite en train de la vallée de douro: - visite par train du haut douro depuis porto-campanha à la pittoresque gare et village de pinhao: Environ 5 trains au long de la journée:compter 2 heures 15 de trajet et environ 25.00€.aller/retour. trains de sao bento vers 7h05 et 9h15, retour vers 14h: moyen le plus reposant et le plus agréable, par trains confortables et pas chers, d'effectuer la randonnée, en suivant réellement le lit du Douro. (ce qui n'est pas souvent le cas en voiture). - visite du haut douro par train interregional de pinhao à pocinho, empruntant un beau parcours. www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD 5 trains par jour depuis pinhao au tarif d'environ 5€ le trajet et vice versa. 1°départ à 9h16-arrivée à pocinho à 10h31. - superbe balade par train à vapeur longeant le douro entre peso da regua et tua. Train tous les samedis de juin à octobre.Départ de peso à 14h45-arrivée à pinhao à 15h22 pour une halte de 20 mn. Arrivée à tua à 16h04.retour de tua à 17h06. Arrivée à peso da regua à 18h22. Tarif:environ.45€ aller et retour et enfants:env.25€. Depuis porto, on peut combiner une visite de peso da regua et la balade par train à vapeur dans la même journée. Départ de porto campanha pour regua à 9h15- arrivée à 11h10.visite d'une quinta et déjeuner dans la quinta ou en ville. Ensuite se rendre à la gare de regua pour prendre le train à vapeur à 14h45.
15.3-visite en voiture de la basse vallée du douro: www.douroazul.com/Default.aspx 15.3.1-un itinéraire de visite en voiture à partir de porto pour faire une superbe balade dans la vallée de douro, complétée par la visite de matheus- guimares-vila do conde et retour à Porto: belle balade avec en perspective les beaux spectacles de vendanges en septembre/octobre :
A-Prendre la N108 jusqu'à "entre os rio", puis la N.224 pour "castelo de paiva, puis la N.222 pour:resende-barro-le miradouro boa visa (superbe vue sur la vallée) lamego-peso da regua-pinhao, la N323 pour sabrosa (très beau parcours), matheus, la IP4 pour vila real-amarante-la N101 pour guimares-la IC5 pour vila do conde et la IC1 pour porto.
B-autre itinéraire plus court, empruntant une concentration des plus beaux sites: de porto prendre la N 108 longée de pittoresques villages jusqu'à "peso da regua" via "entre os rio", puis la N 222 jusqu'à pinhao, puis la N 323 pour sabrosa et la IP4 pour villa real, amarante et porto. Ces 2 itinéraires sont pour les voyageurs non pressés.En effet la N108 qui suit le Douro de Porto à Regua, est sinueuse longée par de nombreux villages, très fréquentée par les camions durant la période des vendanges (4 heures au minimum pour faire 120 km), nonobstant le fait qu'elle s'éloigne du douro de "torao" à "measo frio" et que la partie la plus spéctaculaire se situe entre "messa frio (où démarrent les champs de vigne en terrasse) à peso da regua à pinhao via lemego.
15.3.2-Pour les voyageurs disposant de peu de temps, privilégier le circuit suivant par la voie directe: De porto à amarante par l'autoroute A4/IP4 puis avant vila real, prendre la N101 pour mesao frio, la N108 peso da regua et la N2 pour lamego par des routes sinueuses dont la N108 qui serpentent la serra de Marão (superbes paysages). 2 choix pour le retour: A-de lamego retour sur la N2 continuation par la N222 sur la rive droite du douro pour pinhao (charmant "hotel douro" près de la gare), puis la N323 pour sabrosa, (détour éventuellement pour matheus) et la N322 pour vila real (à contourner), la IP4 pour amarante -la N101 pour guimares-la A7 et A3 pour porto. B-ou à Amarante, revenir directement à Porto par la IP 4.
15.3.3-autre itinéraire complet d'environ 330 km faisable en 2 jours pour visiteurs non pressés empruntant des routes secondaires sinueuses et pittoresques avec de superbes paysages:de porto à penafiel à amarante par la IP4:60 kmde amarante à mesao frio par la N101:40 kmde mesao frio à peso da regua par la N108:15 kmde peso da regua à pinhao par la N2 et la N222:25 kmde pinhao à sabrosa par la N323 à mateus à villa real par la N322:35 kmde villa real à peso da regua par IP4 et N2 (via sta martha de penaguiao):25 kmde pesa da regua à lamego par la N2:15 kmde lamego à cinfaes à castelo paiva à entre os rios par la N222:70 kmde entre os rios à porto par la N108:45 km
15.4-Visite en voiture de la haute vallée de douro: Pour ceux qui accèdent au portugal via la ville de zamora, un superbe itinéraire par des routes peu fréquentées offrant de magnifiques paysages, permettant de visiter les gorges du douro à miranda do douro et à picota: Prendre à miranda do douro la N 221 pour barca de alva via mogadouro, freixo de espada à cinta, continuation par la N221 jusqu'à figueira de castelo rodrigo, la N332 suivi de la N222 pour vila nova de foz goa et continuation par la N222 pour Pinhao.Rejoindre ensuite porto via l'un des circuits précités consacrés à la basse vallée de douro.
15.5- croisières en bateau: -plusieurs compagnies proposent des croisières allant de 1-3 à 8 jours dont: www.douroazul.com/ www.douroacima.pt Il y a l'embarras du choix. -magnifique croisière en 1j.de barca d'alva (départ à 10h30) - près de la frontière espagnole -à peso da regua (arrivée 19h) via pinhao:cout environ.60€ en semaine et 75e.le week end. -croisière en 1 jour de porto à pinhao: www.cruzeiros-douro.pt/ +départ par train et retour en bateau: jour:mardi et jeudi:gare porto campanha :durée 7h à 19h tarif:environ:79€ ou 69€ suivant date de départ enfants:jusqu'à 4 ans:gratuit;de 4 à 11 ans:50°/° +ou départ en bateau et retour par train (meilleure option) www.douroazul.com/...ProductID=PROD134246 fréquence:lundi-mercredi et vendredi départ:cais vila nova de gaia à 8h. retour gare sao bento:20.55h tarif :jusqu'au 31 aout:environ 82€ par personne, à partir du 1 sept.72€ enfant 0 à 4 ans :gratuit de 4 à 11 ans :50)°/° du tarif précité.
15.6-parque natural d'arouça-passadiços do paiva:

Superbe randonnée à faire dans les environs d'arouça par un remarquable sentier écologique.Il s'agit d'un circuit de 8 km longeant le Rio do paiva et ses escaliers, ses impressionnantes passerelles (passadiços do paiva) et ponts suspendus dans une ambiance fantastique: bio diversité du site, géosites, cascade etc... Randonnée de peu de difficultés faisable en 2h30 depuis Areinho à Espiunca et vice versa. Outre les plages fluviales à vau et à espiunca, il est possible de pratiquer du rafting, canoë, kayak, escalade, VTT.etc... Pour y aller: -1° possibilité:en voiture, depuis Porto : prendre l’A1, sortie sur la R326 pour Arouca/Feira/S.João da Madeira/Vale de Cambra. Traverser Nogueira do Cravo, Carregosa et Chão de Ave avant d’arriver à Arouca ensuite la R326.1 pour areinho et passadiços do paiva. Durée approximative du trajet de 75 km :1h.30 -2°possibilité:en voiture depuis porto prendre l'A1, l'A29, l'A32, la N222, la n224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à areinho et passadiços do paiva. durée approximative du trajet de 74 km:1h.15 -3°possibilité:démarrer la randonnée depuis espiunca:En voiture depuis porto, prendre la A1, la A29, la A32, la N222; la N224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à espiunca.durée approximative du trajet de 67 km:1h.10. -4°possibilité:depuis passadiços da paiva, il est possible de rejoindre la vallée de douro via lamego par la N321 et la A24. Circuit de 75 km faisable en 1h.15. Au 2 extrémités du parc, on trouve un parking, des cafés servant des repas rapide et des taxis pour revenir à votre lieu de départ de la randonnée. Il y a des possibilités d'hébergements à arouça, alvarenga, paradinha et castelo da paiva.
www.passadicosdopaiva.pt/fr
www.google.fr/...biw=1517&bih=708
16-PARKING GARDES: - Pour ceux qui voyages en voiture, il vaut mieux choisir un hotel avec parking gratuit (voir une sélection ci dessus). -parque central:29 rua alegria.tel.+351222080058.mitoyen à l'hotel ibis porto centro. Tarif:6€ les 24h pour les clients ibis et 8.50€ pour les autres:métro bolhao. -parking sous terrain praça dos poveiros: (donnant sur la rua da alégria, rua formosa, rua de passos manuel..).métro bolhao.tarif 9.50€ les 24h. -parking éléphant:140 rua alégria.tél:+351 223 390 400.métro bolhao.10€les 24h. ouvert de 7h à 21h30. -parking marques:praça marques pombal.métro marques.tel.+351258813265 et +351225093323.tarif:environ 10€ les 24 h. -parking rua de passos manuel:rua de passoso manuel.ouvert de 7h.à 22h.tarif;12€ les 24h. -2 parkings de voitures à l'aéroport de porto (courte et longue durée). Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.
17- SECURITE: Pas de souci dans l'ensemble mais vigilance dans les métros, trams, bus quand ils sont bondés et le soir dans les ruelles du quartier ribeira, autour de la gare sao bento et de la cathédrale.
17.1- quartiers à éviter à pied tard la nuit: -Eviter de s'aventurer très tard la nuit dans les ruelles autour de la gare sao bento, de la cathédrale-bairro da sé, bairro da lada- et du quartier ribeira.
17.2- Quelques Conseils: - changer de place si une personne vous serrent de près, dans les transports ou au milieu des foules amassées pour assister à un spectacle de rue ou spectacle organisé ou manifestations. - pas de portefeuille, de valeurs, de carte de credit, de passeport dans les poches-arrière, les sacs à dos et à main:de préférence mettre le sac à dos côté poitrine. - pas d'appareils photos et de mobile dans les poches extérieures et sac à dos. - dans les transports ne pas sortir sans portefeuille pour récupérer le ticket à estampiller ou la monnaie pour l'achat du titre de transport: avoir le ticket ou la monnaie séparément dans une poche. - utilisez de préférence une pochette en coton, dotée de 2 compartiments zippés pour conserver:passeport, billets d'avion, carte de crédit, argent à porter sous les vêtements
17.3- police touristique: En cas d'arnaque de vol ou d'agression, faire une déclaration à "policia da segurança publica" à côté de l'office de tourisme centro (municipio):tel.351 222 08 18 33. (8h à 2h du matin):métro aliados.
Voila pour l'essentiel. Bon séjour dans ce superbe pays.
1- LIENS DE QUELQUES SITES INTERNET DONNANT DES INFORMATIONS SUR PORTO: www.portugalmania.com/ www.visitportugal.com/...s/fr-FR/default.html www.portoturismo.pt/ www.portoxxi.com/ www.visitporto.travel/...Paginas/default.aspx www.douronet.pt/
2-TRANSPORTS URBAINS: 2.1- L'aéroport est relié au centre ville: - en métro:www.metrodoporto.pt/ station "aéroporto" à la sortie du terminus desservant le centre ville dont trinidade en 30 mn.:rame toutes les 20 mn de 7h à 22h.coût zone 4:1.95€. - en bus:www.itinerarium.net/...;lang=en&op=STCP le bus N°601 relie l'aéroport à la praça do cordoaria toutes les 20mn de 5h.10 à 1h.20 du matin en 50mn de trajet.tarif 1.90€. - l'aéroport dispose d'une consigne à bagage ainsi que de 2 parkings de voitures (courte et longue durée) Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.
2.2-Je vous conseille Dès votre arrivée, de prendre auprès d'un guichet de tourisme, une carte de la ville, celle du métro, les brochures"rotas touristicas" et "I-porto": - à l'aéroport:8h-23h. - à l'office de tourisme centro:25 rua club dos fenianos.9h-vers 18h.métro aliados. - à l'office de tourisme ribeira:63 rua do infante henrique.métro sao beneto.9h vers 18h.
2.3- carte ANDANTE TOUR: Pour une utilisation intensive des transports: métro:www.metrodoporto.pt/...Gen.aspx?SYS_PAGE_ID= bus:www.stcp.pt/en/travel/ il est conseillé d'acheter une carte"andante tour":www.linhandante.com/ valable sans limite pour le metro-bus, et pour toutes les zones sans distinction. A acheter au guichet de la station centrale-trinidade ou aux guichets des 2 gares ferroviaires (ou à bord des bus pour la andante 1): * Andante tour 1 jour (valable 24h après validation):coût 7€. couvre toutes les zones :non rechargeable * andante tour 3 jours (valable 76h après validation):coût 15€. couvre toutes les zones :non rechargeable.
2.4-porto card: Pour ceux qui envisagent de faire de nombreux visites, il est conseillé d'acheter la "porto card" qui offre l'accès gratuit aux transports publics, l'entrée gratuite ou à tarif réduit aux musées et des réductions aux croisières, circuits et certains restaurants et magasins. A acheter auprès de l'office de tourisme au tarif de:1jour :13.00€2jours:20.00€3jours:25.00€
2.5-autres formules, tarifs et transports: - carte andante 24h:carte support:0.60€.valable 1 an.+recharge pour la zone 2:4.15€, pour la zone 3:5.35€ Celle à 4.15€ couvre la zone la plus importante en métro, bus et non valable pour les trams et le funiculaire. - Carte andante azul:carte support:0.60€.valable pour le métro seulement (6h-1h du matin). ticket de métro pour un voyage en zone 2:1.20€, en zone 3:1.55€, en zone 4:1.95€. il donne droit également à des correspondances gratuites pendant une heure dans les bus publics. l'achat d'un carnet avec la carte andante azul de 10 tickets en zone 2 à 12€ donne droit à un ticket supplémentaire gratuit. - bus "stp" (6h-21h):tarifs zone T1.billet acheté dans le bus:1 trajet (1.90€..), billet chargé sur carte andante azul:zone 2:1 trajet (1.20€). - trams:trams:tarif.3.00€ le trajet : ticket pour utilisation durant 2 jours dans tous les trams:tarif:10€ pour les adultes et 5€ pour les enfants de moins de 12 ans.tram 1:superbe balade de cais infanteà passeio alegre à l'embouchure du douro.tram 18 (9h15 à 19h):du funiculaire (guindais)à carmotram 22 (9h15 à 19h):de carmo à museu do carro electrico - funiculaire:8h-20h (à 22h de juin à septembre et minuit vendredi/samedi toute l'année). tarif:2.50€ le trajet. Circule entre la ville haute et cais riberira:de rua de augustto rosa à ponte louis I et retour. Gardez les reçus pour justification auprès d'un guichet en cas de défaut de fonctionnement d'un des supports.
2.6- bateau:ATC-porto TOURS: et d'autres compagnies organisent des tours sur le douro:1h à 12.50€ et jusqu'à 90€ pour un tour complet en amont du douro: stations sur les quais de la ribeira ou en face sur les rives de vila nova de gaia.
3-GARES FERROVIAIRES ET STATIONS ROUTIERES: 3.1-gares ferroviaires: www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD - gare sao bento :métro sao bento:trains pour le nord et l'intérieur du portugal. - gare campanha.métro campanha :dessert le sud et l'international. - consignes automatiques à bagages: on trouve des consignes dans les stations "campanha et sao bento
3.2-stations routières de bus: - rod.beira litoral garagem atlantico "rede expresso": 364 rua alexandre herculano:www.rede-expressos.pt/default.aspx. Couvre en principe toutes destinations.métro proche": sao bento" - renex:37 campo dos martires da patria: renex.pt/. métro proche:sao bento :destination lisbonne et braga et l'algarve via lisbonne. - rodonorte:www.rodonorte.pt/ : travessa passos manuel: dessert partiellement le nord, bragança et amarante entre autres. - transdev-norte:praça reguio magauanha:dessert braga et guimaraes. - A.v.minho.avminho.pt/ rua doc. alfredo magalhes.métro trinidade: dessert également une partie du nord dont viana do castelo via vila de conde - eurolines :rua capitao henrique calvao:www.eurolines.fr/FRA/ Relie l'espagne et la france. - internorte:rua capitao henrique calvao:www.internorte.pt/ liaison avec plusieurs villes de portugal ainsi que d'autres pays européen.
4-HEBERGEMENTS: 4.1-HOTELS CONFORTABLES AU CENTE: - castelo santa catarina (charme):pk gratuit 1347 rua santa caterina. www.castelosantacatarina.com.pt/ métro marques - grand hotel do porto (charme): rua santa catherina. métro bolhao (parking payant). www.hotelclub.fr/Grande-Hotel-Do-Porto/. - hotel ibis porto centro: 25 rua alegria métro bolhao. parking 6.00€.les 24 h. www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml : - quality inn -praça batalha: (parking payant) www.qualityinn.com/...porto-portugal-PT025 - Hotel Mercure Porto Centro Praca da Batalha 116: métro bolhao. (parking payant) www.accorhotels.com/...o-centro/index.shtml) - hotel B.B.porto centro: (charme):32 praça batalha.métro bolhao.parking 7€ les 24h. www.hotelbb.pt/ - hotel america :1018 rua santa caterina www.hotel-america.net/ (parking gratuit) bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel seculo:1256 rua santa caterina. www.seculohotel.com. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - hotel internacional:rua do armada.tél:+351 222 005 032.www.hi-porto.com. métro:aliados.parking 12€ - residencia do vice-rei:779 rua julio denis :tél.+351 225 430 120.parking 8.50€. métro casa da musica. www.hotelvicerei.com/...run=homepage&l=1 - hotel ibis porto sao joao (à petit budget):Rua Doutor Plácido da Costa. tél:+351 22 551 3100:parking extérieur gratuit.se trouve à l'intérieur d'un centre commercial, métro:ipo à la sortie du centre. www.ibis.com/...sao-joao/index.shtml# - hotel costa do sol:1432 rua santa caterina. (parking gratuit). bus 701 et 702 pour bolhao ou métro marques - grand hotel de paris :27 rua da fabrica:tel.+351 222 073 140 métro aliados - hotel pao de açucar.262 rua do almada.métro aliados www.residentialpaodeacucar.com - hotel eurostars das artes:www.eurostarshotels.com/EN/hotels-oporto.html - alojamento local duas naçoes:59 praça guilherme gomes fernandes. métro aliados. www.duasnacoes.com.pt/ - residential sao marino:59 praça carlos alberto tel.+351 223 325 499. metro aliados. - albergaria miradouro:rua alegria 598: métro bolhao. albergariamiradouro.pai.pt/?index=123.parking gratuit. - Hotel Sao Jose Rua da Alegria 172:métro bolhao.parking payant www.saojosehotelporto.com/ - hotel do norte.579 rua fernandes tomas: parking:13€ www.hoteldonorte.com/ - vera cruz porto hotel:14 Rua Ramalho Ortigão.+351 22 332 3396. parking 12€ www.veracruzportohotel.com/fr et bien d'autres.
4.2-AUTRES HOTELS CONVENABLES DE BON RAPPORT QUALITE/PRIX: - residencial rex::métro lapa.parking gratuit. www.activehotels.com/...ncial-rex-porto.html : - solar residencial st.gabriel:98 rua da alegria.tel.+351 223 323 932.métro bolhao. www.residencialsgabriel.com/eng/instaleserv.htm (parking gratuit) - pensao mira d'aire:197 rua alvares cabral.tel.222083113 métro lapa. parking payant. www.hotel-ami.pt/...n-porto.htm%23bilder - pensao estoril:www.pensaoestoril.com/location.asp?Lang=2 - residencial santo andre.112 rua santo lldefenso :tel:+351 22 200 0115 www.residencialsantoandre.pt/ - o poto city centre appt:275 rua santa catarina.métro bolhao. www.oportocitycenterapartments.com/fr/ et beaucoup d'autres.
5-RESTAURANTS: 5.1- divers restaurants: - Bons et pas chers autour du mercado bolhao et la rua sa da bandeira. - Une spécialité de porto:la francesinha. www.portugalmania.com/...omie/francesinha.htm
5.2- formules pas chers: - Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné, (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande rouge, ou poisson grillé ou poulet grillé:un délice (spécialité du sud"frango piri piri"). - de délicieux sandwiches:bifana.
5.3-les "en cas" (acepipes): pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et qui ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: il s'agit des" en cas "déposés d'office sur votre table:pain, beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas. Les restos touristiques du cais ribeira ont tendance à abuser de cette pratique.
5.4-restaurants recommandés: - O commercial:rua fereira borges:www.monnuage.fr/...t-o-comercial-a55851 - Restaurante Escondidinho :Rua Passos Manuel 144. www.frommers.com/...ns/port/D49510.html - restaurante abadia:rua do Ateneu Comercial do Porto, 22. tel: +351 222-200-87-57 - restaurant transmontana:132 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351223759792 bus 900-901-906 - restaurant beira rio: 64 rua condido do reis à nova gaia. tel.+351916469191. bus 900-901-906 - elebe baixa: Rua St. Ildefonso, 118 tél:+351 222 032 455.métro bolhao - solar moinho do vento:rua de sa noronha. métro aliados - cozinha dos loios:sert du cochon de lait et plat du jour entre autres: 28 rua dos caldeireiros. métro sao bento. - Barrete encarnado :travessa da bainharia 24 tel.+351222059876.cais Ribeira - Adega São Nicolau-Rua São Nicolau, nº1, Ribeira.bus 900-901-906. - porto à noite :170 rua dos mercadores.ribeira tel.+351222010774 bus 900-901-906. fado le samedi et le dimanche soir. - galeria de paris:56 rua galeria de paris.métro aliados.jolie décor et bonne ambiance. Bon buffet au déjeuner. - oystras et coisas:rua da fabrica.fruits de mer
5.5- restaurant typique: -nouveau concept de restauration (à l'instar de ceux de lisbonne mercado da ribeira et mercado campo ourique) situé dans le mercado bom successo: mercadobomsucesso.com praça bom successo, près de boa vista. métro casa da musica. horaires:produits frais:de 9h à 20h: (sauf dimanche), restaurants:de 10h à 23h.Plusieurs stands de restaurations de qualité à l'intérieur du marché dont entre autres:leitao do ze:spécialité de cochon de lait à moda bairrada.arte:cuisine portugaisemarisquaria:fruits de mer.oquay:sushi -churrascao gaucho:313 av.boa vista.tel.+351226901734:cuisine bresilienne rodizio (à volonté) de qualité dans un jolie cadre. www.churrascoes.pt/Website/pt/gaucho.html -kyodai:36 rua dos mercadores.tél:+351 936 335 483 :très bon restaurant japonais -nelson dos leitao:restaurant de leitao assado (cochon de lait)spécialité de bairrada, installé au 1° étage du marché de bolhao.N°14.
5.6-Autres bons et pas chers. - igarai churrasqueira:121 rua da bandeira.métro bolhao - pedro do frangos:209 rua do bom jardim.très populaire.bons plats de tripes et poulets grillets au feu de bois.métro balhao - conga 314 rua bom jardim. très populaire.bonne bifana.métro bolhao - a tasquiha:rua do carmo-23.métro aliados. - novo mondo 73 rua dos caldeireiros. métro sao beneto - les 3 restos à l'interieur du marché bolhao (midi uniquement) - a grade:9 rua da sao nicolau. - caé santiago:226 rua passos manuel.primé plusieurs années comme confectionnant la meilleure "francesinha" de porto.la durée d'attente peu être longue pour avoir une table: métro bolhao et bien d'autres.
5.7-restaurants dans les environs de porto: - A Afurada: taberna sao pedro.84 rua agostino albano:très bons poissons et fruits de mer. Bus 500 jusqu'à la station gais puis barque à moteur jusqu'à alfurada. - A foz do douro:casa de pasto de palmeira:450 rua de passeo alegre.
- A motosinhos:A mariqueira:très bons fruits de mer.Rua Roberto Ivens 717 tél:+351 229 381 763serpa pinto:très bon restaurants de poissons et fruits de mer. 43 avenida serpa pinto.tél.+351 229 380 593.métro mercadorei da sardina assada:rua sul (au début de la rua serpa pinto) et d'autres restaurants dans cette rue.métro mercado
- A vila do conde:salitre:Avenida dos Banhos 10. Bon restaurant de poisson et crustacés. www.restaurantesalitre.com/adega gavina:Cais das Lavandeiras, 56.Tél:+ (351)917834517.très bon restaurant de poisson.praia mar: Av. Infante D. Henrique, 58. tél:+351252644523.www.praiamar.net/ très bon restaurant de poisson et fruits de mer.adega do testa:Rua Comendador Antonio Fernandes da Costa 63. très bon restaurant de poisson et fruits de mer. www.netmenu.pt/adegadavila/
6-CAFES-patisseries-glaciers: - confeteira do bolaho:une institution.rua formosa-métro bolaho - café majestic:une institution:rua santa catarina-métro balaho - cafe guarany:89 avenida dos aliados.métro aliados - café a brasileira:rua sa da bandeira-métro bolaho (actuellment fermé) - paderinha doce:46 rua augusto rosa.excellente patisserie. - confeteira imperio:149 rua santa catherina - la rota do cha:rua miguel bombarda - cafe progresso:5 rua actor joao guedes. métro aliados - petit bar au 1°étage de la célèbre "librairia lello e irmao" 144 rua carmelita.métro aliados - santini:largo dos loios.les meilleurs glaces italiennes de porto.
7-QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER (A ne pas manquer): - Mercado do balhao:rua fermosa:métro bolaho - librairie lello e irmao (3° plus belle librairie du monde): 44 rua das camelitas.métro aliados - praça da ribeira et le quartier ribeira avec ses dédales de ruelles (à partir de r.s.das verdades) et ses quais:métro sao beneto:praça da ribeira-rua da roboleira-rua dos mercadores..... - cais ribeira et cais vila nova gaia.bus 900-901-906 ou funiculaire guindais - église sao francisco:rua infante dom henrique.ribeira - palacio da bolsa (superbe salle arabe):rua fereira borges.ribeira - gare sao bento (superbe azuléjo):praça almeida garrett.ribeira.métro sao bento - ponto don louis I:funiculaire à cais ribeira - cathédrale se:ribeira. métro sao bento - l'avenida dos aliados - igreja et torre dos clerigos:rua dos clerigos. ribeira.métro sao bento - igreja da misericordia:5 rua das flores.métro sao bento - rua santa caterina et ses commerces. - capela das almas:rua santa caterina:métro bolhao - praça da batalha et igreja de santo ildefonso:métro bolhao - jardim da cordoria. - igreja do carmo:praça gomes teixeira - palacio de cristal:rua dom manuel 2 - casa da musica:métro casa da musica - parque de serralves:bus 78 ou 21 - Faire un tour en tram N° 1 qui longe le douro depuis l'arrêt mossarelos. - balade d'1 h.en bateau sur le douro sur le trajet des 6 ponts et retour:15.00€: départ cais ribeira ou en face sur les quais de vila nova de gaia - tour de 5 mn en téléphérique de jardim do mouro à cais da ribeira: tarif:5€ le trajet,8€ l'aller et retour.Enfants (5-12ans): 2,50€ le trajet et 4,00€ l'aller et retour.
8-MUSEES ET EXPOS: - centro portugues de fotografia:campo martires da patria métro sao bento - museu national soares dos reis::rua dom manuel II-44 bus 3-6-20-78 - museu des arte comtemporaena:rua dom joao do castro 210 bus 207 - casa da musica:métro casa da musica - museo romantico:rua entre quintas 220:bus 200 et 207 - bibliothèca municipal almeida garrett:rua dom manuel II - museo do vino do porto:rua do monchique 45 - museo do carro electrico:alameda basilio teles 51 - musée militaire:329 rua dos heroismos.métro: heroismos
9- LES MARCHES POPULAIRES: -marché de bolhao (fermé le dimanche) -le marché et complexe de restauration "mercado bom sucesso".métro casa da musica. -mercado ferreira borges (près de la bourse et cais ribeira) -la grand marché qui se tiend tous les jeudis matin à barcelo à 58 km de porto -le marché du mercredi à amarante.
10- LES PLUS BELLES VUES: -pont D.louis I -sur le parcours du funiculaire -torre dos clerigos -terreiro da sé -bevédère nova senhora da serra do pilar:à pied depuis le pont D.louis I ou métro jardim do morro (la plus belle vue) -belvédère santa catherina -depuis les bateaux de croisière. -depuis le téléphérique reliant jardim do morro à cais de gaia.
11- FETES: -fête de sao joao le 23 juin: intense dans le quartier ribeira -les romarias de la mi-aout et en septembre dans divers quartiers.
12- SHOPPING: - dans la rua santa catarina et les ruelles avoisinantes - dans la rua das flores - dans les rua do loureiro et da cima da vila - dans la rua de cidelita - praça carlos alberto et la rua piètonnière "rua de cedofeita" - dans les grands centres commerciaux (grandes marques et autres-restos-cafés-cinés): +norte shopping center.métro sete bicas +dolce vita:métro dragao +via caterina shopping center:rua santa catarina:métro bolaho - fnac:rua santa caterina:métro bolaho
13- SORTIR: 13.1- fado de lisbonne et coimbra: +restaurante o fado:largo sao joao novo.ribeira :tel:+351 222 026 937 +restaurante mal cozinhado :rua outerinho 11.ribeira +la casa da mariquinhas:25 rua sao sebastao Eviter de diner dans ces restaurants ;c'est cher: venir tard et se contenter de prendre une consommation.
13.2- BARS ET DISCOS: Vie nocturne animée dans les rua galeria de paris, candido dos reis, conde de vizela, de cedofeita...et praça de parada lentao. +vinologia:46 rua do sao joao +pitch:34 rua passos manuel.métro aliados +industria:843 av.do brasil.bus 500 et M1 (de nuit) +vila:64 travessa dos congredados +bazaar:rua do monchique +aniki-bobo:rua fonte taurina.ribeira. +pipa velha:rua das oliveiras 76 +el senero:292 rua alves redol +praça:praça dona filipa de lencastre. +b-flat (jazz):251 rua los feirreira +hot five jazz et blues:51 largo actor dias. +voice;rua de boa viagem-massarelos +via rapida à motosinho +mau-mau à motosinho
14- PLAGES: - vers castelo do queijo.plusieurs plages aménagées entre foz do douro et le castelo accessible par le bus 500 - A foz do douro:bus 1-24-37 ou 78 - praia de lavadores:bus 906 - praia de Salgueiros située du coté Vila Nova de Gaia. - praia madalena:par train ou bus 57 - les belles plages de vila do conde (à 33 km):praia da forno et la praia da nossa senhora da guia. - la praia estrela do mar.très belle plage.prendre le bus 902 de boavista à lavadores, descendre au passage piéton et continuer à pied sur environ 800m
15- VISITES DANS LES ENVIRONS: 15.1-diverses visites: - vila nova de gaia.De l'autre coté du fleuve avec ses caves, restos, bars, discos. Bons restaurants sur les quais moins touristiques et moins chers avec une belle vue le soir sur la ribeira. bus 900-901-906 - promenade le long des rives de l'océan par tram 1 ou bus 500 jusqu'au fort. - la ville de matoshinhos à 8 km, animée le weekend, bons restaurants de poisson et et fruits de mer: mérite une visite. bus 500 ou métro et descendre à la station "mercado" - afurada:petite localité de pêcheurs proche de l'embouchure du douro. Pour y aller prendre le tram de ribeira ou le bus 500 et descendre après le ponte da arrabida-arrêt: gas. puis ensuite en face de l'arrêt prendre un petit ferry jusqu'à afurada: toutes les 15 mn tarif:environ 1€ le trajet. - vila do conde (à 33 km) et ses belles plages, accessible par métro linha B. - amarante:jolie petite ville à env.60 km de porto. - guimaraes:très belle ville médiévale reliée par train plusieurs fois par jour. - barcelos à 58 km de porto (très grand marché tous les jeudi) dans une jolie ville médiévale. - pour ceux qui viennent en voiture au portugal via ourense en espagne, un superbe itinéraire à travers le manifique "parque national de peneda geres": de Melgaço prendre la N202 pour lamas de mouro puis nova senora de peneda (beau sanctuaire au pied d'une falaise), roucas, mezio, soajo et ses extraordinaires "espigueiros", lindoso son château et ses surprenants espigueiros encore en activité, ponte da barca, ponte da lima (charmante petite ville), la jolie viana do castelo et porto.
15.2-visite en train de la vallée de douro: - visite par train du haut douro depuis porto-campanha à la pittoresque gare et village de pinhao: Environ 5 trains au long de la journée:compter 2 heures 15 de trajet et environ 25.00€.aller/retour. trains de sao bento vers 7h05 et 9h15, retour vers 14h: moyen le plus reposant et le plus agréable, par trains confortables et pas chers, d'effectuer la randonnée, en suivant réellement le lit du Douro. (ce qui n'est pas souvent le cas en voiture). - visite du haut douro par train interregional de pinhao à pocinho, empruntant un beau parcours. www.cp.pt/...CM1000007b01a8c0RCRD 5 trains par jour depuis pinhao au tarif d'environ 5€ le trajet et vice versa. 1°départ à 9h16-arrivée à pocinho à 10h31. - superbe balade par train à vapeur longeant le douro entre peso da regua et tua. Train tous les samedis de juin à octobre.Départ de peso à 14h45-arrivée à pinhao à 15h22 pour une halte de 20 mn. Arrivée à tua à 16h04.retour de tua à 17h06. Arrivée à peso da regua à 18h22. Tarif:environ.45€ aller et retour et enfants:env.25€. Depuis porto, on peut combiner une visite de peso da regua et la balade par train à vapeur dans la même journée. Départ de porto campanha pour regua à 9h15- arrivée à 11h10.visite d'une quinta et déjeuner dans la quinta ou en ville. Ensuite se rendre à la gare de regua pour prendre le train à vapeur à 14h45.
15.3-visite en voiture de la basse vallée du douro: www.douroazul.com/Default.aspx 15.3.1-un itinéraire de visite en voiture à partir de porto pour faire une superbe balade dans la vallée de douro, complétée par la visite de matheus- guimares-vila do conde et retour à Porto: belle balade avec en perspective les beaux spectacles de vendanges en septembre/octobre :
A-Prendre la N108 jusqu'à "entre os rio", puis la N.224 pour "castelo de paiva, puis la N.222 pour:resende-barro-le miradouro boa visa (superbe vue sur la vallée) lamego-peso da regua-pinhao, la N323 pour sabrosa (très beau parcours), matheus, la IP4 pour vila real-amarante-la N101 pour guimares-la IC5 pour vila do conde et la IC1 pour porto.
B-autre itinéraire plus court, empruntant une concentration des plus beaux sites: de porto prendre la N 108 longée de pittoresques villages jusqu'à "peso da regua" via "entre os rio", puis la N 222 jusqu'à pinhao, puis la N 323 pour sabrosa et la IP4 pour villa real, amarante et porto. Ces 2 itinéraires sont pour les voyageurs non pressés.En effet la N108 qui suit le Douro de Porto à Regua, est sinueuse longée par de nombreux villages, très fréquentée par les camions durant la période des vendanges (4 heures au minimum pour faire 120 km), nonobstant le fait qu'elle s'éloigne du douro de "torao" à "measo frio" et que la partie la plus spéctaculaire se situe entre "messa frio (où démarrent les champs de vigne en terrasse) à peso da regua à pinhao via lemego.
15.3.2-Pour les voyageurs disposant de peu de temps, privilégier le circuit suivant par la voie directe: De porto à amarante par l'autoroute A4/IP4 puis avant vila real, prendre la N101 pour mesao frio, la N108 peso da regua et la N2 pour lamego par des routes sinueuses dont la N108 qui serpentent la serra de Marão (superbes paysages). 2 choix pour le retour: A-de lamego retour sur la N2 continuation par la N222 sur la rive droite du douro pour pinhao (charmant "hotel douro" près de la gare), puis la N323 pour sabrosa, (détour éventuellement pour matheus) et la N322 pour vila real (à contourner), la IP4 pour amarante -la N101 pour guimares-la A7 et A3 pour porto. B-ou à Amarante, revenir directement à Porto par la IP 4.
15.3.3-autre itinéraire complet d'environ 330 km faisable en 2 jours pour visiteurs non pressés empruntant des routes secondaires sinueuses et pittoresques avec de superbes paysages:de porto à penafiel à amarante par la IP4:60 kmde amarante à mesao frio par la N101:40 kmde mesao frio à peso da regua par la N108:15 kmde peso da regua à pinhao par la N2 et la N222:25 kmde pinhao à sabrosa par la N323 à mateus à villa real par la N322:35 kmde villa real à peso da regua par IP4 et N2 (via sta martha de penaguiao):25 kmde pesa da regua à lamego par la N2:15 kmde lamego à cinfaes à castelo paiva à entre os rios par la N222:70 kmde entre os rios à porto par la N108:45 km
15.4-Visite en voiture de la haute vallée de douro: Pour ceux qui accèdent au portugal via la ville de zamora, un superbe itinéraire par des routes peu fréquentées offrant de magnifiques paysages, permettant de visiter les gorges du douro à miranda do douro et à picota: Prendre à miranda do douro la N 221 pour barca de alva via mogadouro, freixo de espada à cinta, continuation par la N221 jusqu'à figueira de castelo rodrigo, la N332 suivi de la N222 pour vila nova de foz goa et continuation par la N222 pour Pinhao.Rejoindre ensuite porto via l'un des circuits précités consacrés à la basse vallée de douro.
15.5- croisières en bateau: -plusieurs compagnies proposent des croisières allant de 1-3 à 8 jours dont: www.douroazul.com/ www.douroacima.pt Il y a l'embarras du choix. -magnifique croisière en 1j.de barca d'alva (départ à 10h30) - près de la frontière espagnole -à peso da regua (arrivée 19h) via pinhao:cout environ.60€ en semaine et 75e.le week end. -croisière en 1 jour de porto à pinhao: www.cruzeiros-douro.pt/ +départ par train et retour en bateau: jour:mardi et jeudi:gare porto campanha :durée 7h à 19h tarif:environ:79€ ou 69€ suivant date de départ enfants:jusqu'à 4 ans:gratuit;de 4 à 11 ans:50°/° +ou départ en bateau et retour par train (meilleure option) www.douroazul.com/...ProductID=PROD134246 fréquence:lundi-mercredi et vendredi départ:cais vila nova de gaia à 8h. retour gare sao bento:20.55h tarif :jusqu'au 31 aout:environ 82€ par personne, à partir du 1 sept.72€ enfant 0 à 4 ans :gratuit de 4 à 11 ans :50)°/° du tarif précité.
15.6-parque natural d'arouça-passadiços do paiva:

Superbe randonnée à faire dans les environs d'arouça par un remarquable sentier écologique.Il s'agit d'un circuit de 8 km longeant le Rio do paiva et ses escaliers, ses impressionnantes passerelles (passadiços do paiva) et ponts suspendus dans une ambiance fantastique: bio diversité du site, géosites, cascade etc... Randonnée de peu de difficultés faisable en 2h30 depuis Areinho à Espiunca et vice versa. Outre les plages fluviales à vau et à espiunca, il est possible de pratiquer du rafting, canoë, kayak, escalade, VTT.etc... Pour y aller: -1° possibilité:en voiture, depuis Porto : prendre l’A1, sortie sur la R326 pour Arouca/Feira/S.João da Madeira/Vale de Cambra. Traverser Nogueira do Cravo, Carregosa et Chão de Ave avant d’arriver à Arouca ensuite la R326.1 pour areinho et passadiços do paiva. Durée approximative du trajet de 75 km :1h.30 -2°possibilité:en voiture depuis porto prendre l'A1, l'A29, l'A32, la N222, la n224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à areinho et passadiços do paiva. durée approximative du trajet de 74 km:1h.15 -3°possibilité:démarrer la randonnée depuis espiunca:En voiture depuis porto, prendre la A1, la A29, la A32, la N222; la N224, la M502, la CM1138 et la R326.1 jusqu'à espiunca.durée approximative du trajet de 67 km:1h.10. -4°possibilité:depuis passadiços da paiva, il est possible de rejoindre la vallée de douro via lamego par la N321 et la A24. Circuit de 75 km faisable en 1h.15. Au 2 extrémités du parc, on trouve un parking, des cafés servant des repas rapide et des taxis pour revenir à votre lieu de départ de la randonnée. Il y a des possibilités d'hébergements à arouça, alvarenga, paradinha et castelo da paiva.
www.passadicosdopaiva.pt/fr
www.google.fr/...biw=1517&bih=708
16-PARKING GARDES: - Pour ceux qui voyages en voiture, il vaut mieux choisir un hotel avec parking gratuit (voir une sélection ci dessus). -parque central:29 rua alegria.tel.+351222080058.mitoyen à l'hotel ibis porto centro. Tarif:6€ les 24h pour les clients ibis et 8.50€ pour les autres:métro bolhao. -parking sous terrain praça dos poveiros: (donnant sur la rua da alégria, rua formosa, rua de passos manuel..).métro bolhao.tarif 9.50€ les 24h. -parking éléphant:140 rua alégria.tél:+351 223 390 400.métro bolhao.10€les 24h. ouvert de 7h à 21h30. -parking marques:praça marques pombal.métro marques.tel.+351258813265 et +351225093323.tarif:environ 10€ les 24 h. -parking rua de passos manuel:rua de passoso manuel.ouvert de 7h.à 22h.tarif;12€ les 24h. -2 parkings de voitures à l'aéroport de porto (courte et longue durée). Pour plus d'infos:tél:+351 229 410 787.
17- SECURITE: Pas de souci dans l'ensemble mais vigilance dans les métros, trams, bus quand ils sont bondés et le soir dans les ruelles du quartier ribeira, autour de la gare sao bento et de la cathédrale.
17.1- quartiers à éviter à pied tard la nuit: -Eviter de s'aventurer très tard la nuit dans les ruelles autour de la gare sao bento, de la cathédrale-bairro da sé, bairro da lada- et du quartier ribeira.
17.2- Quelques Conseils: - changer de place si une personne vous serrent de près, dans les transports ou au milieu des foules amassées pour assister à un spectacle de rue ou spectacle organisé ou manifestations. - pas de portefeuille, de valeurs, de carte de credit, de passeport dans les poches-arrière, les sacs à dos et à main:de préférence mettre le sac à dos côté poitrine. - pas d'appareils photos et de mobile dans les poches extérieures et sac à dos. - dans les transports ne pas sortir sans portefeuille pour récupérer le ticket à estampiller ou la monnaie pour l'achat du titre de transport: avoir le ticket ou la monnaie séparément dans une poche. - utilisez de préférence une pochette en coton, dotée de 2 compartiments zippés pour conserver:passeport, billets d'avion, carte de crédit, argent à porter sous les vêtements
17.3- police touristique: En cas d'arnaque de vol ou d'agression, faire une déclaration à "policia da segurança publica" à côté de l'office de tourisme centro (municipio):tel.351 222 08 18 33. (8h à 2h du matin):métro aliados.
Voila pour l'essentiel. Bon séjour dans ce superbe pays.
L'île de Sal (Cap-vert), sea, sun and fun... English translation pending
L’île de Sal(archipel des îles du Cap-Vert): sea, sun and fun:
Vivre un jour entier à l’aéroport Charles de Gaulle dans l’improvisation d’une panne(1)
La TACV, la compagnie aérienne des îles du Cap-Vert, qui dessert les dix îles de l’archipel située à 450 kms de Dakar, dessert l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy le lundi matin à 11 h 40 pour un atterrissage à 14 h 50(trois heures de décalage horaire déduit)
Ce jour-là, tout irait de travers: le vol apparut « delayed », en même temps que ceux de Zurich et d’Istanbul…
Praia, Zurich et Istanbul apparaissaient en rouge sur l’écran bleu des vols internationaux… Les bording(enregistrements) narguaient les vols « delayed« …
Praia fut bientôt le seul vol retardé au milieu des OSLO, BOSTON et DJAKARTA…
Le dernier vol retardé Praia se cala bientôt au bord gauche des écrans avec cette mention: « décollage espéré à 22 heures »…
La journée ne se passerait pas à 10.000 mètres d’altitude entre l’Europe et le Nordeste brésilien, mais entre les étages 4 et 5 du Terminal 1 du grand aéroport…
La TACV leur offrirait des bons de boissons et de sandwichs à échanger chez brioche dorée…Ulysse épuiserait les éditions du matin et du soir des grands quotidiens nationaux, puis se rapprocherait des Cap-Verdiens en détresse dans cette lost-translation…
Il les repérait non pas à la couleur de leur peau, mais au poids de leurs impressionnantes valises…Et le pauvre Ulysse, qui n’avait que 14 kgs de bagages aurait à repousser les assauts des Mama Benz dont les valises frôlaient les 60 kgs d’excédents…
Vivre un jour entier à l’aéroport Charles de Gaulle dans l’improvisation d’une panne(1)
La TACV, la compagnie aérienne des îles du Cap-Vert, qui dessert les dix îles de l’archipel située à 450 kms de Dakar, dessert l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy le lundi matin à 11 h 40 pour un atterrissage à 14 h 50(trois heures de décalage horaire déduit)
Ce jour-là, tout irait de travers: le vol apparut « delayed », en même temps que ceux de Zurich et d’Istanbul…
Praia, Zurich et Istanbul apparaissaient en rouge sur l’écran bleu des vols internationaux… Les bording(enregistrements) narguaient les vols « delayed« …
Praia fut bientôt le seul vol retardé au milieu des OSLO, BOSTON et DJAKARTA…
Le dernier vol retardé Praia se cala bientôt au bord gauche des écrans avec cette mention: « décollage espéré à 22 heures »…
La journée ne se passerait pas à 10.000 mètres d’altitude entre l’Europe et le Nordeste brésilien, mais entre les étages 4 et 5 du Terminal 1 du grand aéroport…
La TACV leur offrirait des bons de boissons et de sandwichs à échanger chez brioche dorée…Ulysse épuiserait les éditions du matin et du soir des grands quotidiens nationaux, puis se rapprocherait des Cap-Verdiens en détresse dans cette lost-translation…
Il les repérait non pas à la couleur de leur peau, mais au poids de leurs impressionnantes valises…Et le pauvre Ulysse, qui n’avait que 14 kgs de bagages aurait à repousser les assauts des Mama Benz dont les valises frôlaient les 60 kgs d’excédents…
Argentine: votre avis sur notre itinéraire de vingt-quatre jours? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple et partons découvrir l'Argentine fin octobre-novembre pour 25 jours. Après quelques recherches notamment sur ce forum (merci pour tous ces posts!), voici notre itinéraire. Vos remarques sur la faisabilité de ce voyage en 24 jours sur place sont les bienvenues!!! En sachant que nous comptons prendre le package de 3 ou 4 vols intérieurs d'Aerolineas Argentinas.
28 octobre: arrivée Buenos Aires et départ en avion pour la Péninsule Valdes 29 octobre: Péninsule Valdes 30 octobre: Pénonsule Valdes 31 octobre: Péninsule Valdes - départ pour Mendoza en avion 1er novembre: Mendoza 2 novembre: Mendoza 3 novembre: Mendoza - départ bus de nuit pour Cordoba 4 novembre: Cordoba 5 novembre: Cordoba 6 novembre: Cordoba - départ bus nuit pour Salta 7 novembre au 11 novembre: Région de Salta (Salinas, ...) 11 novembre: départ en avion pour Iguazu 12 novembre: Iguazu 13 novembre: Iguazu 14 novembre: Missions jésuites et retour en avion sur Buenos Aires Du 15 au 21 novembre: Buenos Aires (dont 1 jour à Colonia-Uruguay)
Voilà! N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires! Est-ce que ceci ne nous obligera pas à trop courir?
MERCI D'AVANCE pour votre aide!
Canardo & Angel
Nous sommes un jeune couple et partons découvrir l'Argentine fin octobre-novembre pour 25 jours. Après quelques recherches notamment sur ce forum (merci pour tous ces posts!), voici notre itinéraire. Vos remarques sur la faisabilité de ce voyage en 24 jours sur place sont les bienvenues!!! En sachant que nous comptons prendre le package de 3 ou 4 vols intérieurs d'Aerolineas Argentinas.
28 octobre: arrivée Buenos Aires et départ en avion pour la Péninsule Valdes 29 octobre: Péninsule Valdes 30 octobre: Pénonsule Valdes 31 octobre: Péninsule Valdes - départ pour Mendoza en avion 1er novembre: Mendoza 2 novembre: Mendoza 3 novembre: Mendoza - départ bus de nuit pour Cordoba 4 novembre: Cordoba 5 novembre: Cordoba 6 novembre: Cordoba - départ bus nuit pour Salta 7 novembre au 11 novembre: Région de Salta (Salinas, ...) 11 novembre: départ en avion pour Iguazu 12 novembre: Iguazu 13 novembre: Iguazu 14 novembre: Missions jésuites et retour en avion sur Buenos Aires Du 15 au 21 novembre: Buenos Aires (dont 1 jour à Colonia-Uruguay)
Voilà! N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires! Est-ce que ceci ne nous obligera pas à trop courir?
MERCI D'AVANCE pour votre aide!
Canardo & Angel
Déçu de mon voyage au Vietnam English translation pending
Bonjour aux futurs touristes,
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Oui, la nourriture vietnamienne est bonne et variee. Oui, les paysages sont magnifiques. Et pourtant! Ca fait trois semaines que je parcours le Vietnam, dans des endroits touristiques et non touristiques. Et, sincerement, je suis tres decu par la mentalite du pays. Les touristes, dans la mesure ou ils rapportent de l argent, interessent les Vietnamiens. Par contre, creer un contact qui depasse la relation commerciale, dur, dur... Je me suis fait notamment refuser l entree de boites et de bars, purement vietnamiens. Apparement, hors des circuits touristiques, le Vietnamien ne s interesse pas trop au touriste. Et sans parler des petites arnaques quotidiennes, des cafes pour touristes deux fois plus chers (et le vendeur vous soutient mordicus que c est le tarif local)... Non, le Vietnam, c est pas ca. Et apres avoir voyage au Cambodge et au Laos, 'l aterrissage' est encore plus dur! Je ne sais pas ce que vous pensez de ce pays, mais pour ma part, grosse deception!
Jeu des photos n°61 English translation pending
Une fleur, trouvez son origine.......


Trois semaines à Tahiti English translation pending
Bonjour , jsuis nv ici , jme présente , Eric , bayonnais vivant sur Paris depuis 7 ans :)
De plus en plus l envi de voyager est présente, et en novembre 2011 , je désire partir 3 semaines à Tahiti. J ai une amie qui vit là bàs donc je serai chez elle , mais je désire bien sûr faire d autres îles! Je suis du genre "vacances sportives" :) , envi de randonnées et de sports ! Bien sur avec qqls visites "touristiques" aussi.
Pour l instant avec mon amie , on prévoit de faire moorea bien sur , mais aussi les iles marquises , y aurait il des personnes qui me conseilleraient d autres iles , bien sur , avec des idées sur le budget adequat :).
Mis à part le billet , jpense pouvoir avoir entre 1500 et 1800 € pour mes trois semaines.
Merci d avance pour les réponses ;)
Merci d avance pour les réponses ;)
Avis sur circuit en Polynésie, qu'est-ce qu'il ne faut pas manquer? English translation pending
Bonjour
Je pars en juillet prochain pour la Polynésie, avec comme programme : - NUKUHIVA, UA HUKA et HIVA OA (7 nuits) - MAUPITI et HUAHINE, (6 nuits) - RANGIROA et TIKEHAU (6 nuits) - TAHITI chez des amis (6 nuits)
Qu'en pensez vous ?
Il est prévu aussi de faire, par exemple, MOOREA depuis Tahiti, pour une journée. Y a-t-il d'autres "sorties" recommandées depuis Papeete ?
Je compte sur votre aide et je vous en remercie.
Je pars en juillet prochain pour la Polynésie, avec comme programme : - NUKUHIVA, UA HUKA et HIVA OA (7 nuits) - MAUPITI et HUAHINE, (6 nuits) - RANGIROA et TIKEHAU (6 nuits) - TAHITI chez des amis (6 nuits)
Qu'en pensez vous ?
Il est prévu aussi de faire, par exemple, MOOREA depuis Tahiti, pour une journée. Y a-t-il d'autres "sorties" recommandées depuis Papeete ?
Je compte sur votre aide et je vous en remercie.
Trois semaines sur la Floride en autotour à l'été 2012 avec deux enfants English translation pending
😉 Bonjour à tous,
Voilà ça y est nous sommes décidé ! l'été prochain nous partons 3 semaines en Floride avec nos enfants
voici notre circuit :
Arrivée Miami (2 nuits) 2 nuits Key West 1 nuit à Florida City pour couper et visiter tôt le matin le parc des Everglades 2 nuits à Naples ou Fort Myers ou Sanibel ou Saint Pete Beach mais là gros soucis 🤪 on n'arrive pas à se décider......???????? 9 à 10 nuits à Orlando dans un hôtel Disneyworld mais avec juste 6 jours de parc (étant des fans des parc Disney) et visite de sea worl, dicovery cove, universal studios.... 1 nuit à Saint Augustine 1 nuit à Fort Lauderdale et retour le lendemain sur Miami pour reprendre l’avion
Je voulais avoir vos avis, vos commentaires afin de savoir si on ne me trompe pas trop sur notre circuit... 10 jours à orlando n'est ce pas trop? 2 jours Miami est ce suffisant? ... Nous sommes preneurs de conseils, d'idées...
@ + egladil (merci d'avance) 🙂
Voilà ça y est nous sommes décidé ! l'été prochain nous partons 3 semaines en Floride avec nos enfants
voici notre circuit :
Arrivée Miami (2 nuits) 2 nuits Key West 1 nuit à Florida City pour couper et visiter tôt le matin le parc des Everglades 2 nuits à Naples ou Fort Myers ou Sanibel ou Saint Pete Beach mais là gros soucis 🤪 on n'arrive pas à se décider......???????? 9 à 10 nuits à Orlando dans un hôtel Disneyworld mais avec juste 6 jours de parc (étant des fans des parc Disney) et visite de sea worl, dicovery cove, universal studios.... 1 nuit à Saint Augustine 1 nuit à Fort Lauderdale et retour le lendemain sur Miami pour reprendre l’avion
Je voulais avoir vos avis, vos commentaires afin de savoir si on ne me trompe pas trop sur notre circuit... 10 jours à orlando n'est ce pas trop? 2 jours Miami est ce suffisant? ... Nous sommes preneurs de conseils, d'idées...
@ + egladil (merci d'avance) 🙂
Retour de croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest MS Celebrity Millenium (18 avril au 3 mai 2011) English translation pending
De retour dans la nuit du 5 au 6 mai (GMT - 4 ici aux Antilles françaises), de notre croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest.
Jusqu'à présent, et nous avons passé Suez en 2007, ce Panama est notre plus belle traversée, dont la planification 😇 a duré quasiment un an :
http://voyageforum.com/...post=3542659#3542659
En résumé : - voyage de rêve, organisation Celebrity Cruises et American Airlines impeccable, hôtel de charme parfait à l'arrivée pour nos presque deux jours à San Diego. - de plus, météo certes tropicale sur une grosse partie du parcours, mais en quinze jours pas une seule goutte de pluie et mer quasiment d'huile. 🙂
Pour ce premier soir de compte-rendu, en voici les étapes : 18 avril au 03 mai 2011 15 Night Westbound Panama Canal Cruise MS Celebrity Millenium Penthouse Deck 6 Sky Suite S1 18/04 Aller aérien Fort-de-France (Martinique) 08h20 (GMT - 4) San Juan (Puerto Rico) 10h05 (même fuseau GMT - 4) Formalités d'immigration étasuniennes durée une seule petite heure 🙁 Embarquement 14h00 Appareillage 17h00 😄 19/04 Journée en mer 20/04 Journée en mer 21/04 Cartagena (Colombie) Escale de 07h00 à 15h00 22/04 Colon (Panama) Escale de 09h00 à 17h00 23/04 Panama Canal (Traversée) 24/04 Journée en mer 25/04 Puntarenas (Costa Rica) Escale de 07h00 à 18h00 26/04 Journée en mer 27/04 Puerto Quetzal (Guatemala) Escale de 07h00 à 18h00 28/04 Journée en mer 29/04 Acapulco (Mexique) Escale de 07h00 à 17h00 30/04 Journée en mer 01/05 Cabo San Lucas (Mexique) Escale de 07h00 à 15h00 02/05 Journée en mer 03/05 San Diego (Californie) Accostage à 07h00 Formalités d'immigration étasuniennes durée trois grosses heures 🙁 Débarquement vers 11h00 Hôtel 15 minutes plus tard 05/05 Retour aérien San Diego (Californie) 06h15 (GMT - 8) Dallas Fort Worth (Texas) San Juan (Puerto Rico) Fort-de-France (Martinique) 22h00 (GMT - 4) Soit 15 heures effectives de transit retour, dont neuf heures de vol 🙁
Et sept premières diapos en PJ, Marina de San Juan et deux jours de mer en direction de Cartagena, pour bien nous remettre de nos fatigues, bagages et transit aérien. 😄 (passer la loupe pour les légendes)
En résumé : - voyage de rêve, organisation Celebrity Cruises et American Airlines impeccable, hôtel de charme parfait à l'arrivée pour nos presque deux jours à San Diego. - de plus, météo certes tropicale sur une grosse partie du parcours, mais en quinze jours pas une seule goutte de pluie et mer quasiment d'huile. 🙂
Pour ce premier soir de compte-rendu, en voici les étapes : 18 avril au 03 mai 2011 15 Night Westbound Panama Canal Cruise MS Celebrity Millenium Penthouse Deck 6 Sky Suite S1 18/04 Aller aérien Fort-de-France (Martinique) 08h20 (GMT - 4) San Juan (Puerto Rico) 10h05 (même fuseau GMT - 4) Formalités d'immigration étasuniennes durée une seule petite heure 🙁 Embarquement 14h00 Appareillage 17h00 😄 19/04 Journée en mer 20/04 Journée en mer 21/04 Cartagena (Colombie) Escale de 07h00 à 15h00 22/04 Colon (Panama) Escale de 09h00 à 17h00 23/04 Panama Canal (Traversée) 24/04 Journée en mer 25/04 Puntarenas (Costa Rica) Escale de 07h00 à 18h00 26/04 Journée en mer 27/04 Puerto Quetzal (Guatemala) Escale de 07h00 à 18h00 28/04 Journée en mer 29/04 Acapulco (Mexique) Escale de 07h00 à 17h00 30/04 Journée en mer 01/05 Cabo San Lucas (Mexique) Escale de 07h00 à 15h00 02/05 Journée en mer 03/05 San Diego (Californie) Accostage à 07h00 Formalités d'immigration étasuniennes durée trois grosses heures 🙁 Débarquement vers 11h00 Hôtel 15 minutes plus tard 05/05 Retour aérien San Diego (Californie) 06h15 (GMT - 8) Dallas Fort Worth (Texas) San Juan (Puerto Rico) Fort-de-France (Martinique) 22h00 (GMT - 4) Soit 15 heures effectives de transit retour, dont neuf heures de vol 🙁
Et sept premières diapos en PJ, Marina de San Juan et deux jours de mer en direction de Cartagena, pour bien nous remettre de nos fatigues, bagages et transit aérien. 😄 (passer la loupe pour les légendes)
"Concours Photo du mois de mai 2011 - Sur le thème "Intempéries" English translation pending
ñHello,
Je lance le nouveau thème du concours : "Intemperies".
Je propose une definition large du concept d'intempéries, car j'ai peur que certains photographes laissent leur appareil dans le sac a la moindre ondee. Photos de pluies petites ou tropicales, neige, nuage menacant, orages, etc ... Evidemment c'est de la photo de voyage, donc il ne suffit pas de faire une photo de goutte en gros plan. Il faut les intemperies et le contexte, explicite ou implicite.
Règlement en quelques points : - Cloture du concours et début des votes : le 22 mai au soir (heure de Paris) - Vote du 23 au 30 mai - Tout le monde peut voter ! Avec toujours un petit commentaire pour expliquer pourquoi. - Une seule photo postée par personne. - On indique le lieu, la date et éventuellement une petite histoire ( contexte pour comprendre la scène, etc ...)
Pour les débats métaphysiques sur le devenir de la photo de voyage au XXIe siècle, les psychodrames, ceux qui pensent que le concours est truqué ou tenu par les yakusas, etc ... on ouvre un autre fil ! Bien sur, on est allegrement autorse a y commenter chaque photo avant meme l'ouverture du vote.
Les commentaires ici : http://voyageforum.com/...s_mai_2011_D4250697/
Je lance le nouveau thème du concours : "Intemperies".
Je propose une definition large du concept d'intempéries, car j'ai peur que certains photographes laissent leur appareil dans le sac a la moindre ondee. Photos de pluies petites ou tropicales, neige, nuage menacant, orages, etc ... Evidemment c'est de la photo de voyage, donc il ne suffit pas de faire une photo de goutte en gros plan. Il faut les intemperies et le contexte, explicite ou implicite.
Règlement en quelques points : - Cloture du concours et début des votes : le 22 mai au soir (heure de Paris) - Vote du 23 au 30 mai - Tout le monde peut voter ! Avec toujours un petit commentaire pour expliquer pourquoi. - Une seule photo postée par personne. - On indique le lieu, la date et éventuellement une petite histoire ( contexte pour comprendre la scène, etc ...)
Pour les débats métaphysiques sur le devenir de la photo de voyage au XXIe siècle, les psychodrames, ceux qui pensent que le concours est truqué ou tenu par les yakusas, etc ... on ouvre un autre fil ! Bien sur, on est allegrement autorse a y commenter chaque photo avant meme l'ouverture du vote.
Les commentaires ici : http://voyageforum.com/...s_mai_2011_D4250697/
Les couleurs de l'île Maurice English translation pending
Lorsqu’on décide de partir vers une destination tropicale pour y passer ses vacances de fin d’année, c’est avant tout pour bénéficier d’une ambiance estivale et profiter de moments privilégiés qui font oublier (momentanément …) les tristes journées froides et sombres de notre hiver européen … on rêve d’agréables températures, de doux alizés et de rivages marins pour unique horizon …
L’île Maurice, perdue au milieu de l’Océan Indien propose parfaitement cette atmosphère tant espérée ; là-bas, le charme tropical opère et tout voyageur ne peut qu’être séduit et émerveillé par cette île aux couleurs tropicales.

A travers ce texte et ces quelques photos, je vous emmène à la découverte (ou à la redécouverte pour certains d’entre vous) de quelques aspects de Maurice avec pour fil conducteur les couleurs et les lumières qui ont enchanté mon voyage.
Le bleu est bien sûr la teinte dominante et il se décline en une très riche palette de nuances : du bleu azur d’un ciel agrémenté de quelques nuages … au bleu turquoise des lagons qui entourent les côtes et les plages.
Ici, tout au nord de cette île de l’hémisphère sud, le regard se perd à l’horizon entre les îles et la barrière de corail. Un ourlet blanc d’écume se forme là où les vagues de l’océan viennent se briser et trace une ligne séparant le bleu du ciel de celui de la mer.

Alors que j’admire sans retenue ce paysage apaisant depuis la plage, bien assis sur le sable clair à l’ombre d’un filao, une autre touche de bleu vient entrer dans ce tableau. Histoire sans doute de lui ajouter un détail et un peu d’animation. Voilà qu’une voile (bleue, comme il se doit) poussée par les alizés traverse le panorama, celle d’une pirogue traditionnelle d’un pêcheur mauricien, joli moment de contemplation … et une composition photographique équilibrée qui ravie mon œil d’amateur de photos.
Mais la mer, cette « belle bleue » est-elle vraiment bleue ? De loin assurément, de plus près elle apparaît transparente et cristalline à souhait ! Je me trouve maintenant à quelques encablures de la côte ouest, sur une des îles dont l’adjectif paradisiaque est véritablement approprié. Son nom ? L’île aux Cerfs … où ne vit bien entendu aucun cervidé mais qui s’avère être un haut lieu du tourisme mauricien. Certes, le site est très (trop ?) fréquenté mais les plages sont nombreuses si bien qu’en s’éloignant un peu du « troupeau » (pas de cerfs mais de touristes) on peut encore trouver des espaces isolés et tranquilles.

Et en débarquant sur une des plages qui bordent ces rivages, on comprend vite pourquoi, ici, les superlatifs sont de mise : superbe, magnifique, idyllique … une anse régulière bordée de sable clair dont l’extrémité se termine par des rochers noirs rappelant l’origine volcanique de l’île.
Est-il besoin d’ajouter que la baignade dans ces eaux à la température idéale a été un grand plaisir ? Une bain qui m’a semblé encore plus agréable lorsque mes pensées se sont mises à vagabonder parmi mes souvenirs récents, ceux datant de l’avant-veille : des heures de galère à l’aéroport d’Orly bloqué par la neige et le givre, aérogare bondée, avions annulés et files d’attente interminables pour l’enregistrement des bagages … des moments que l’on oublie vite lorsqu’on est entouré par un tel décor, merci aux eaux bienfaisantes de l’Océan Indien.
Passons à une autre couleur qui s’harmonise parfaitement avec le bleu du ciel, place au rouge, bien présent dans les paysages mauriciens. A cette époque de l’année (décembre) les flamboyants (ce sont de grands arbres) sont éclatants de beauté, parés de leurs splendides fleurs … rouge. Ils bordent de nombreuses routes de l’île et embellissent les panoramas, comme ici, près du Cap malheureux.

N’est-elle pas magnifique cette vue de l’église Notre-Dame-Auxiliatrice avec sa toiture rouge et son flamboyant rouge lui aussi ? D’accord, la photo est une vraie carte postale, et personne ne s’étonnera de la voir figurer sur de nombreux dépliants touristiques, je m’en serai voulu de ne pas l’immortaliser à mon tour.

Mais la palette de teintes la plus étonnante de l’île, on la trouve en quittant le littoral ; il faut cheminer sur une petite route qui s’élève vers hauteurs du sud de Maurice, direction Chamarel et sa « Terre des sept couleurs ». Passée la forêt tropicale et quelques champs de bananiers on parvient devant un étrange paysage fait de dunes et de petits vallons façonnés par l’érosion. Une terre volcanique constituée de cendres aux multiples tonalités. Pour les curieux avides de comprendre l’origine de ce phénomène naturel, il y a un panneau explicatif donnant tous les détails du processus physico-chimique ayant formé ce paysage à nul autre pareil.
En admirant ce point de vue on se prend à tenter de retrouver les sept teintes : ocre, rose, violet, gris …tiens j’en n’ai que quatre ! Pas facile de discerner toutes les couleurs d’autant que les rayons du soleil font jouer les nuances ! Quel étrange décor !

A ces sept couleurs, j’en ajouterai volontiers une huitième … le vert de la nature alentour. Nous sommes ici au milieu d’une nature luxuriante avec ses nombreux ravenalas aux caractéristiques palmes en éventails (le classique arbre du voyageur).
Une jolie route serpente sur les crêtes laissant apercevoir au détour d’un virage des vues plongeantes et grandioses sur tout le sud de l’île.
Chamarel, c’est aussi le nom d’une impressionnante chute d’eau. Impressionnante par son cadre, paroi rocheuse et végétation exubérante car lors de mon passage la cascade était réduite à un mince filet d’eau … un témoignage de la période de sécheresse que venait de subir l’île Maurice dans l’attente de la prochaine saison humide.

Encore et toujours la teinte verte, cette fois vert comme … thé vert.
A Bois Chéri, les collines se succèdent, toutes recouvertes à perte de vue de plantations de théiers. Quelques femmes, sac de toile sur le dos cueillent ce matin, feuilles après feuilles, la fameuse plante … sous l’œil du chef de troupe, le seul homme et le seul à se protéger du soleil à l’aide d’une élégante ombrelle.
Au beau milieu de ces champs de thé on remarque l’imposante usine où l’on prépare les fameux sachets à infuser. La visite est très instructive, on y apprend tout sur le cheminement des feuilles de thé, de la cueillette à la mise en boîte, en passant par le séchage, le broyage, le tamisage … le tout dans une atmosphère bruyante et baignée de senteurs végétales.
La vraie saveur du breuvage, c’est à la fin de la visite que l’on y a droit. La séance dégustation a lieu sur une terrasse à la vue imprenable sur les plantations et sur un joli petit lac. Vous prendrez bien une petite tasse ? Nature ou parfumé, le thé ? J’avoue que j’ai un faible pour le thé, saveur vanille, le plus prisé à Maurice.

Pour gagner le nord de l’île la route principale passe obligatoirement par la capitale, Port-Louis (plus de 130 000 habitants), une ville métissée et contrastée avec ses tours qui dominent quelques anciennes demeures et cases traditionnelles. Les embouteillages (presque) permanents, le flot continu des camions, automobiles et deux-roues pétaradants font que l’on est content de faire une halte reposante à la périphérie de l’agglomération au Jardin Pamplemousses.
Un havre de verdure au doux nom fruité pour un … arboretum et un parc fleuri ! C’est l’intendant Poivre qui en 1768 a voulu créer ici un jardin rassemblant un maximum de plantes venues des quatre coins du monde (environ 600 espèces d’arbres et près de 80 sortes de palmiers). Belle idée et admirable résultat.
Qu’il est agréable de se balader parmi les allées de majestueux palmiers royaux et d’admirer les gigantesques talipots, une variété originale de palmiers qui ne fleurie qu’une unique fois au cours de son existence, à l’âge de 40 ou 60 ans, autant dire que lorsqu’une fleur d’un des talipots du parc éclos, la foule afflue pour observer l’exceptionnel phénomène … bien entendu, aucun des talipots n’était en fleur lors de mon passage, le hasard n’est pas toujours l’ami du voyageur de passage !
Je me contenterai donc, et ce n’est déjà pas si mal, de toutes les beautés végétales de ce jardin que les mauriciens vantent comme unique au monde.

Le grand bassin et ses nénuphars géants est une des attractions parmi les plus appréciées parmi les visiteurs. Originaires d’Amazonie, ils possèdent des feuilles gigantesques dépassant allègrement le mètre de diamètre, leurs rares fleurs blanches tirant vers le rose agrémentent le plan d’eau. De drôle de feuilles pour ces nénuphars avec leurs nervures prononcées et leur bord circulaire et crènelé rosé qui leur ferait presque ressembler à des plats à tartes, c’est ce que pourraient vous dire les gourmets ! Pour les poules d’eau du lieu ces feuilles servent de tapis flottant sur lesquels elles sautillent avant de disparaître en plongeant. Tiens, maintenant voilà qu’un pigeon prend un de ces nénuphars pour une piste d’atterrissage !
De nombreux massifs fleuris ornent le jardin, des roses de porcelaine, roses … des fleurs de lotus jaunes, des bougainvilliers mauves, des hibiscus jaunes et j’en oublie beaucoup, pardon !
Ces parterres agrémentent les alentours de la belle demeure coloniale de Mont Plaisir, située à l’extrémité du parc ; une architecture traditionnelle avec ses balcons et ses varangues, de vraies pièces extérieures où il faisait bon vivre. En admirant cette habitation du XIX ème, pour un peu, on ne s’étonnerait pas de voir surgir par une des portes une famille en costumes d’époque, ombrelles, larges chapeaux et grandes robes blanches, amples et légères.

Le passé colonial, « So British » on y est aussi confronté en parcourant les routes de l’île, on roule toujours à gauche à Maurice. Au début, c’est un peu déroutant pour les conducteurs habitués à notre conduite à droite. Sur les véhicules de l’île, toutes les commandes au volant sont inversées … et parfois, dans la précipitation, en voulant changer de direction, ce sont les essuie-glaces que l’on met en marche à la place du clignotant … Grr !
Sur une île toutes les routes mènent invariablement vers la côte et les plages qui rivalisent toutes de beautés.
Evoquer l’une d’entre elles, c’est faire un choix subjectif ; aussi j’opte pour une de celle qui m’a le plus séduit, celle de Belle Mare.

Nous sommes sur la côte Est, le rivage est bordé d’un bosquet de filaos dont les aiguilles oscillent au gré des alizés, pas une construction hôtelière ne défigure cette baie, ici la nature est reine, on apprécie.
Une baie avec un long ruban de sable … teinte sable, évidemment ! bordé d’eaux bleu lagon … un air de paradis ! Tout au bout de la grande plage, sur une avancée rocheuse, j’aperçois un petit édifice, la curiosité m’y mène. C’est un lieu de prière, une ébauche de temple hindou placé face à la mer avec son autel, ses divinités statufiées et ses drapeaux à prières ; deux cierges consumés et quelques fleurs pas encore fanées sont le témoignage de récents moments de recueillement.
La communauté hindoue est très présente dans l’île, elle représente plus de la moitié de la population insulaire et vit avec ferveur sa religion, ses fêtes et ses cérémonies. Les premiers indiens sont arrivés sur l’île en 1834, au moment de l’abolition de l’esclavage. Une époque où l’on manquait de bras pour les travaux agricoles dans les plantations de cannes à sucre, alors ils furent nombreux à venir comme « engagés » plus ou moins volontaires …
De nombreux villages de Maurice ont leur temple hindou (Kovil) à l’image d’un des plus décorés et coloré que mon périple m’ait permis d’admirer, celui de Goodlands. Un village rural du nord-est de Maurice.

Une riche décoration orne la façade avec une succession de statues de divinités hindoues. La palette de teintes resplendie sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi et s’accorde avec les nuances des saris multicolores portés par les femmes croisées aux abords du temple.
Les couleurs de l’île Maurice, celles de cette jeune nation indépendante depuis 1968 et qu’arbore le drapeau du pays, je les retrouve sur la côte … dans la décoration d’une jolie pirogue traditionnelle d’un pêcheur local. La peinture brillante est toute fraîche, les couleurs sont éclatantes.

Il y a là, le rouge en hommage au sang versé par les esclaves, le bleu pour le ciel et l’océan, le jaune du soleil et le vert qui évoque la nature luxuriante et la canne à sucre ….
Maurice, une terre et une île de couleurs.
L’île Maurice, perdue au milieu de l’Océan Indien propose parfaitement cette atmosphère tant espérée ; là-bas, le charme tropical opère et tout voyageur ne peut qu’être séduit et émerveillé par cette île aux couleurs tropicales.

A travers ce texte et ces quelques photos, je vous emmène à la découverte (ou à la redécouverte pour certains d’entre vous) de quelques aspects de Maurice avec pour fil conducteur les couleurs et les lumières qui ont enchanté mon voyage.
Le bleu est bien sûr la teinte dominante et il se décline en une très riche palette de nuances : du bleu azur d’un ciel agrémenté de quelques nuages … au bleu turquoise des lagons qui entourent les côtes et les plages.
Ici, tout au nord de cette île de l’hémisphère sud, le regard se perd à l’horizon entre les îles et la barrière de corail. Un ourlet blanc d’écume se forme là où les vagues de l’océan viennent se briser et trace une ligne séparant le bleu du ciel de celui de la mer.

Alors que j’admire sans retenue ce paysage apaisant depuis la plage, bien assis sur le sable clair à l’ombre d’un filao, une autre touche de bleu vient entrer dans ce tableau. Histoire sans doute de lui ajouter un détail et un peu d’animation. Voilà qu’une voile (bleue, comme il se doit) poussée par les alizés traverse le panorama, celle d’une pirogue traditionnelle d’un pêcheur mauricien, joli moment de contemplation … et une composition photographique équilibrée qui ravie mon œil d’amateur de photos.
Mais la mer, cette « belle bleue » est-elle vraiment bleue ? De loin assurément, de plus près elle apparaît transparente et cristalline à souhait ! Je me trouve maintenant à quelques encablures de la côte ouest, sur une des îles dont l’adjectif paradisiaque est véritablement approprié. Son nom ? L’île aux Cerfs … où ne vit bien entendu aucun cervidé mais qui s’avère être un haut lieu du tourisme mauricien. Certes, le site est très (trop ?) fréquenté mais les plages sont nombreuses si bien qu’en s’éloignant un peu du « troupeau » (pas de cerfs mais de touristes) on peut encore trouver des espaces isolés et tranquilles.

Et en débarquant sur une des plages qui bordent ces rivages, on comprend vite pourquoi, ici, les superlatifs sont de mise : superbe, magnifique, idyllique … une anse régulière bordée de sable clair dont l’extrémité se termine par des rochers noirs rappelant l’origine volcanique de l’île.
Est-il besoin d’ajouter que la baignade dans ces eaux à la température idéale a été un grand plaisir ? Une bain qui m’a semblé encore plus agréable lorsque mes pensées se sont mises à vagabonder parmi mes souvenirs récents, ceux datant de l’avant-veille : des heures de galère à l’aéroport d’Orly bloqué par la neige et le givre, aérogare bondée, avions annulés et files d’attente interminables pour l’enregistrement des bagages … des moments que l’on oublie vite lorsqu’on est entouré par un tel décor, merci aux eaux bienfaisantes de l’Océan Indien.
Passons à une autre couleur qui s’harmonise parfaitement avec le bleu du ciel, place au rouge, bien présent dans les paysages mauriciens. A cette époque de l’année (décembre) les flamboyants (ce sont de grands arbres) sont éclatants de beauté, parés de leurs splendides fleurs … rouge. Ils bordent de nombreuses routes de l’île et embellissent les panoramas, comme ici, près du Cap malheureux.

N’est-elle pas magnifique cette vue de l’église Notre-Dame-Auxiliatrice avec sa toiture rouge et son flamboyant rouge lui aussi ? D’accord, la photo est une vraie carte postale, et personne ne s’étonnera de la voir figurer sur de nombreux dépliants touristiques, je m’en serai voulu de ne pas l’immortaliser à mon tour.

Mais la palette de teintes la plus étonnante de l’île, on la trouve en quittant le littoral ; il faut cheminer sur une petite route qui s’élève vers hauteurs du sud de Maurice, direction Chamarel et sa « Terre des sept couleurs ». Passée la forêt tropicale et quelques champs de bananiers on parvient devant un étrange paysage fait de dunes et de petits vallons façonnés par l’érosion. Une terre volcanique constituée de cendres aux multiples tonalités. Pour les curieux avides de comprendre l’origine de ce phénomène naturel, il y a un panneau explicatif donnant tous les détails du processus physico-chimique ayant formé ce paysage à nul autre pareil.
En admirant ce point de vue on se prend à tenter de retrouver les sept teintes : ocre, rose, violet, gris …tiens j’en n’ai que quatre ! Pas facile de discerner toutes les couleurs d’autant que les rayons du soleil font jouer les nuances ! Quel étrange décor !

A ces sept couleurs, j’en ajouterai volontiers une huitième … le vert de la nature alentour. Nous sommes ici au milieu d’une nature luxuriante avec ses nombreux ravenalas aux caractéristiques palmes en éventails (le classique arbre du voyageur).
Une jolie route serpente sur les crêtes laissant apercevoir au détour d’un virage des vues plongeantes et grandioses sur tout le sud de l’île.
Chamarel, c’est aussi le nom d’une impressionnante chute d’eau. Impressionnante par son cadre, paroi rocheuse et végétation exubérante car lors de mon passage la cascade était réduite à un mince filet d’eau … un témoignage de la période de sécheresse que venait de subir l’île Maurice dans l’attente de la prochaine saison humide.

Encore et toujours la teinte verte, cette fois vert comme … thé vert.
A Bois Chéri, les collines se succèdent, toutes recouvertes à perte de vue de plantations de théiers. Quelques femmes, sac de toile sur le dos cueillent ce matin, feuilles après feuilles, la fameuse plante … sous l’œil du chef de troupe, le seul homme et le seul à se protéger du soleil à l’aide d’une élégante ombrelle.
Au beau milieu de ces champs de thé on remarque l’imposante usine où l’on prépare les fameux sachets à infuser. La visite est très instructive, on y apprend tout sur le cheminement des feuilles de thé, de la cueillette à la mise en boîte, en passant par le séchage, le broyage, le tamisage … le tout dans une atmosphère bruyante et baignée de senteurs végétales.
La vraie saveur du breuvage, c’est à la fin de la visite que l’on y a droit. La séance dégustation a lieu sur une terrasse à la vue imprenable sur les plantations et sur un joli petit lac. Vous prendrez bien une petite tasse ? Nature ou parfumé, le thé ? J’avoue que j’ai un faible pour le thé, saveur vanille, le plus prisé à Maurice.

Pour gagner le nord de l’île la route principale passe obligatoirement par la capitale, Port-Louis (plus de 130 000 habitants), une ville métissée et contrastée avec ses tours qui dominent quelques anciennes demeures et cases traditionnelles. Les embouteillages (presque) permanents, le flot continu des camions, automobiles et deux-roues pétaradants font que l’on est content de faire une halte reposante à la périphérie de l’agglomération au Jardin Pamplemousses.
Un havre de verdure au doux nom fruité pour un … arboretum et un parc fleuri ! C’est l’intendant Poivre qui en 1768 a voulu créer ici un jardin rassemblant un maximum de plantes venues des quatre coins du monde (environ 600 espèces d’arbres et près de 80 sortes de palmiers). Belle idée et admirable résultat.
Qu’il est agréable de se balader parmi les allées de majestueux palmiers royaux et d’admirer les gigantesques talipots, une variété originale de palmiers qui ne fleurie qu’une unique fois au cours de son existence, à l’âge de 40 ou 60 ans, autant dire que lorsqu’une fleur d’un des talipots du parc éclos, la foule afflue pour observer l’exceptionnel phénomène … bien entendu, aucun des talipots n’était en fleur lors de mon passage, le hasard n’est pas toujours l’ami du voyageur de passage !
Je me contenterai donc, et ce n’est déjà pas si mal, de toutes les beautés végétales de ce jardin que les mauriciens vantent comme unique au monde.

Le grand bassin et ses nénuphars géants est une des attractions parmi les plus appréciées parmi les visiteurs. Originaires d’Amazonie, ils possèdent des feuilles gigantesques dépassant allègrement le mètre de diamètre, leurs rares fleurs blanches tirant vers le rose agrémentent le plan d’eau. De drôle de feuilles pour ces nénuphars avec leurs nervures prononcées et leur bord circulaire et crènelé rosé qui leur ferait presque ressembler à des plats à tartes, c’est ce que pourraient vous dire les gourmets ! Pour les poules d’eau du lieu ces feuilles servent de tapis flottant sur lesquels elles sautillent avant de disparaître en plongeant. Tiens, maintenant voilà qu’un pigeon prend un de ces nénuphars pour une piste d’atterrissage !
De nombreux massifs fleuris ornent le jardin, des roses de porcelaine, roses … des fleurs de lotus jaunes, des bougainvilliers mauves, des hibiscus jaunes et j’en oublie beaucoup, pardon !
Ces parterres agrémentent les alentours de la belle demeure coloniale de Mont Plaisir, située à l’extrémité du parc ; une architecture traditionnelle avec ses balcons et ses varangues, de vraies pièces extérieures où il faisait bon vivre. En admirant cette habitation du XIX ème, pour un peu, on ne s’étonnerait pas de voir surgir par une des portes une famille en costumes d’époque, ombrelles, larges chapeaux et grandes robes blanches, amples et légères.

Le passé colonial, « So British » on y est aussi confronté en parcourant les routes de l’île, on roule toujours à gauche à Maurice. Au début, c’est un peu déroutant pour les conducteurs habitués à notre conduite à droite. Sur les véhicules de l’île, toutes les commandes au volant sont inversées … et parfois, dans la précipitation, en voulant changer de direction, ce sont les essuie-glaces que l’on met en marche à la place du clignotant … Grr !
Sur une île toutes les routes mènent invariablement vers la côte et les plages qui rivalisent toutes de beautés.
Evoquer l’une d’entre elles, c’est faire un choix subjectif ; aussi j’opte pour une de celle qui m’a le plus séduit, celle de Belle Mare.

Nous sommes sur la côte Est, le rivage est bordé d’un bosquet de filaos dont les aiguilles oscillent au gré des alizés, pas une construction hôtelière ne défigure cette baie, ici la nature est reine, on apprécie.
Une baie avec un long ruban de sable … teinte sable, évidemment ! bordé d’eaux bleu lagon … un air de paradis ! Tout au bout de la grande plage, sur une avancée rocheuse, j’aperçois un petit édifice, la curiosité m’y mène. C’est un lieu de prière, une ébauche de temple hindou placé face à la mer avec son autel, ses divinités statufiées et ses drapeaux à prières ; deux cierges consumés et quelques fleurs pas encore fanées sont le témoignage de récents moments de recueillement.
La communauté hindoue est très présente dans l’île, elle représente plus de la moitié de la population insulaire et vit avec ferveur sa religion, ses fêtes et ses cérémonies. Les premiers indiens sont arrivés sur l’île en 1834, au moment de l’abolition de l’esclavage. Une époque où l’on manquait de bras pour les travaux agricoles dans les plantations de cannes à sucre, alors ils furent nombreux à venir comme « engagés » plus ou moins volontaires …
De nombreux villages de Maurice ont leur temple hindou (Kovil) à l’image d’un des plus décorés et coloré que mon périple m’ait permis d’admirer, celui de Goodlands. Un village rural du nord-est de Maurice.

Une riche décoration orne la façade avec une succession de statues de divinités hindoues. La palette de teintes resplendie sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi et s’accorde avec les nuances des saris multicolores portés par les femmes croisées aux abords du temple.
Les couleurs de l’île Maurice, celles de cette jeune nation indépendante depuis 1968 et qu’arbore le drapeau du pays, je les retrouve sur la côte … dans la décoration d’une jolie pirogue traditionnelle d’un pêcheur local. La peinture brillante est toute fraîche, les couleurs sont éclatantes.

Il y a là, le rouge en hommage au sang versé par les esclaves, le bleu pour le ciel et l’océan, le jaune du soleil et le vert qui évoque la nature luxuriante et la canne à sucre ….
Maurice, une terre et une île de couleurs.
Voyage d'une dizaine de jours aux Seychelles: vos conseils? English translation pending
Bonsoir a tous,
Nous avons l intention de partir une dizaine de jours aux Seychelles et nous aurions souhaité avoir des retours sur cette destination...
Nous avons beaucoup parcouru ce forum et Internet mais on peut lire a peu prés tout et son contraire, alors autant poser nos questions directement ici, pour pouvoir en debattre avec vous.
Ma femme pensait au depart aller a Bora Bora, mais entre le decalage horaire, la durée du vols, le cout pour visiter d autres Iles ainsi que pour l hebergement (qui semble vraiment prohibitif😮), et surtout la durée de notre sejour, nous avons opté pour les Seychelles... D ailleurs, a ce sujet, si parmis vous certains ont deja fait les 2, laquelle de ces destinations avez vous preferé?
Nous partons habituellement en Corse, cependant nous souhaiterions decouvrir autre chose, a condition que cela en vaille la peine bien entendu, car je reste un inconditionel des plages de Calvi, Palombaggia et surtout Santa Giulia, pensez vous que les Iles Seychelloises meritent leur reputation?
Nous avons vu beaucoup de photos, celles ci semblent veritablement magnifiques, or est ce que vaut la "peine" de faire 13 heures de vols pour les visiter? Cette question peut paraitre deplacée, mais ma femme a horreur de l avion😉... D'ailleurs a ce sujet, etes vous plutot Air Seychelles, Emirates ou Qatar Airways? Notre choix se porterait plutot sur Qatar Airways, mais les escales sont comprises entre 1 et 2 heures a Doha, et cela nous parait etre vraiment trés court pour faire le transfert entre les vols!!!😮
Concernant l hebergement, nous comptions opter pour un des Hotels de ces sites : http://www.interiles.com/index.html
http://www.unmondeseychelles.com/?__utma=1.1214333685.1303764779.1303764779.1303764779.1&__utmb=1.2.10.1303764779&__utmc=1&__utmx=-&__utmz=1.1303764779.1.1.utmcsr=(direct)|utmccn=(direct)|utmcmd=(none)&__utmv=-&__utmk=3071024 , or vu le peu de temps que l on compte passer dans les hotels, nous avons peut etre trouver une meilleure solution pour y sejourner, a savoir une location sur l Ile artificielle d Eden Island via le site homelidays : http://www.votre-location-seychelles.com/ http://www.locationseychelles.com/ http://www.homelidays.com/eden-island/appartement273755fr1.htm http://www.homelidays.com/mahe/appartement301939fr1.htm Avez vous deja sejourné sur cette Ile? Qu en pensez vous? Les prix nous semblent etre trés bas par rapport aux Hotels que l on a pu trouver, peut etre que l Ile est toujours en travaux? Sinon, auriez vous un hotel bien precis a nous conseiller?
Concernant notre sejour plus en details, nous avons bien entendu l intention de visiter Mahé, Praslin et La Digue tout en passant toutes nos nuits a Mahé. Nous comptons prendre le bateau pour nous rendre chaque jour sur Praslin et La Digue, nous avons entendu parlé du "Cat Coco", or nous n avons pas reussi a trouver le moindre tarif, malgré les mails que l on a envoyé a la compagnie!🤪 Auriez vous une idée du cout de ce genre de traversée? Pensez vous qu il serait preferable de passer nos nuits directement sur Praslin et/ou La Digue ou bien alors de rentrer a chaque fois sur Mahé?
A Mahé, est il possible de visiter l Ile en 3/4 jours en velo ou faut il imperativement louer une voiture? Que nous conseillez vous de visiter en dehors des plages? Nous avons trouvé des infos au sujet de l'usine de thé, du jardin botanique, l'ancien village d'esclaves, monter au parc national du Morne Seychellois, mais y a t il une vie nocturne sur l Ile? Certaines plages sont elles a eviter ou au contraire faut il faire le tour de toute l Ile?
A Praslin, je pense cette fois ci qu en 3 jours en vélo, seront suffisant pour en faire le tour? Il y a bien entendu l incontournable Vallée de Mai, les plages, mais qu a t il d autres a faire? Une randonnée a travers les hauteurs de l Ile comme sur Mahé?
A La Digue, il semblerait que ce soit la plus belle Ile du monde d aprés ce que j ai pu voir et surtout lire dessus, celle ci fait veritablement l unanimité! Il a evidemment la fameuse plage de carte postale "Anse Source d Argent", le fait de ne voir aucunes voitures sur l Ile (ca ce serait vraiment le paradis😄, esperons que ce soit le cas!), le parc de tortues d Aldabra, le vieux cimetieres...etc D ailleurs, vu la taille de l Ile, nous n avons pas envie d en savoir plus, mais simplement la decouvrir de nous memes!!! En revanche, nous avons une petite question (encore😎) sur les plages de Grande Anse et Petit Anse, il semblerait que celles ci soient trés dangereuses et que chaque années il y ait des morts, en est il de meme pour les autres plages entourant cette Ile? Ou bien est ce uniquement pour celles ci?
Enfin, pour terminer avec nos inombrables questions, avez vous d autres Iles a nous conseiller? Desroches? Bird Island? Merci a tous ceux qui auront pris le temps de nous lire😛
Ma femme pensait au depart aller a Bora Bora, mais entre le decalage horaire, la durée du vols, le cout pour visiter d autres Iles ainsi que pour l hebergement (qui semble vraiment prohibitif😮), et surtout la durée de notre sejour, nous avons opté pour les Seychelles... D ailleurs, a ce sujet, si parmis vous certains ont deja fait les 2, laquelle de ces destinations avez vous preferé?
Nous partons habituellement en Corse, cependant nous souhaiterions decouvrir autre chose, a condition que cela en vaille la peine bien entendu, car je reste un inconditionel des plages de Calvi, Palombaggia et surtout Santa Giulia, pensez vous que les Iles Seychelloises meritent leur reputation?
Nous avons vu beaucoup de photos, celles ci semblent veritablement magnifiques, or est ce que vaut la "peine" de faire 13 heures de vols pour les visiter? Cette question peut paraitre deplacée, mais ma femme a horreur de l avion😉... D'ailleurs a ce sujet, etes vous plutot Air Seychelles, Emirates ou Qatar Airways? Notre choix se porterait plutot sur Qatar Airways, mais les escales sont comprises entre 1 et 2 heures a Doha, et cela nous parait etre vraiment trés court pour faire le transfert entre les vols!!!😮
Concernant l hebergement, nous comptions opter pour un des Hotels de ces sites : http://www.interiles.com/index.html
http://www.unmondeseychelles.com/?__utma=1.1214333685.1303764779.1303764779.1303764779.1&__utmb=1.2.10.1303764779&__utmc=1&__utmx=-&__utmz=1.1303764779.1.1.utmcsr=(direct)|utmccn=(direct)|utmcmd=(none)&__utmv=-&__utmk=3071024 , or vu le peu de temps que l on compte passer dans les hotels, nous avons peut etre trouver une meilleure solution pour y sejourner, a savoir une location sur l Ile artificielle d Eden Island via le site homelidays : http://www.votre-location-seychelles.com/ http://www.locationseychelles.com/ http://www.homelidays.com/eden-island/appartement273755fr1.htm http://www.homelidays.com/mahe/appartement301939fr1.htm Avez vous deja sejourné sur cette Ile? Qu en pensez vous? Les prix nous semblent etre trés bas par rapport aux Hotels que l on a pu trouver, peut etre que l Ile est toujours en travaux? Sinon, auriez vous un hotel bien precis a nous conseiller?
Concernant notre sejour plus en details, nous avons bien entendu l intention de visiter Mahé, Praslin et La Digue tout en passant toutes nos nuits a Mahé. Nous comptons prendre le bateau pour nous rendre chaque jour sur Praslin et La Digue, nous avons entendu parlé du "Cat Coco", or nous n avons pas reussi a trouver le moindre tarif, malgré les mails que l on a envoyé a la compagnie!🤪 Auriez vous une idée du cout de ce genre de traversée? Pensez vous qu il serait preferable de passer nos nuits directement sur Praslin et/ou La Digue ou bien alors de rentrer a chaque fois sur Mahé?
A Mahé, est il possible de visiter l Ile en 3/4 jours en velo ou faut il imperativement louer une voiture? Que nous conseillez vous de visiter en dehors des plages? Nous avons trouvé des infos au sujet de l'usine de thé, du jardin botanique, l'ancien village d'esclaves, monter au parc national du Morne Seychellois, mais y a t il une vie nocturne sur l Ile? Certaines plages sont elles a eviter ou au contraire faut il faire le tour de toute l Ile?
A Praslin, je pense cette fois ci qu en 3 jours en vélo, seront suffisant pour en faire le tour? Il y a bien entendu l incontournable Vallée de Mai, les plages, mais qu a t il d autres a faire? Une randonnée a travers les hauteurs de l Ile comme sur Mahé?
A La Digue, il semblerait que ce soit la plus belle Ile du monde d aprés ce que j ai pu voir et surtout lire dessus, celle ci fait veritablement l unanimité! Il a evidemment la fameuse plage de carte postale "Anse Source d Argent", le fait de ne voir aucunes voitures sur l Ile (ca ce serait vraiment le paradis😄, esperons que ce soit le cas!), le parc de tortues d Aldabra, le vieux cimetieres...etc D ailleurs, vu la taille de l Ile, nous n avons pas envie d en savoir plus, mais simplement la decouvrir de nous memes!!! En revanche, nous avons une petite question (encore😎) sur les plages de Grande Anse et Petit Anse, il semblerait que celles ci soient trés dangereuses et que chaque années il y ait des morts, en est il de meme pour les autres plages entourant cette Ile? Ou bien est ce uniquement pour celles ci?
Enfin, pour terminer avec nos inombrables questions, avez vous d autres Iles a nous conseiller? Desroches? Bird Island? Merci a tous ceux qui auront pris le temps de nous lire😛
Hôtel Arwana Perhentian: il se trouve bien sur la grande île? (Malaisie) English translation pending
bonjour,
Nous avons mon époux et moi même reservé pour 4 jours en juillet dans cet hotel. le soucis c'est qu'au niveau des cartes de lîle, l'hotel n'apparait nulle part et quand je tape l'adresse sur maps, il me pointe que c'est près du port de besut. L'adresse sur mon site de réservation était érronée?
Peut être est ce une bête question désolé🙁
Mais rassurez moi l'hotel se trouve bien sur la grande ile (besar) et dites moi svp à quel niveau ou alors vous vous rappelez du nom d'un hotel à coté (il sera peut etre repertorié convenablement).
mille mercis
Nous avons mon époux et moi même reservé pour 4 jours en juillet dans cet hotel. le soucis c'est qu'au niveau des cartes de lîle, l'hotel n'apparait nulle part et quand je tape l'adresse sur maps, il me pointe que c'est près du port de besut. L'adresse sur mon site de réservation était érronée?
Peut être est ce une bête question désolé🙁
Mais rassurez moi l'hotel se trouve bien sur la grande ile (besar) et dites moi svp à quel niveau ou alors vous vous rappelez du nom d'un hotel à coté (il sera peut etre repertorié convenablement).
mille mercis
Visite de la Polynésie-Française en avril 2012: hébergement, budget, îles...? English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare actuellement un tour du monde, départ prévu pour le 15/09.
Ce périple nous conduira notamment en Polynésie pour 1 mois (du 03/04/12 au 03/05/12) Je me pose pas mal de questions sur cette destination en particulier.
Que pensez-vous de cette période pour visiter la Polynésie? (météo, affluence...)
Je rêve de visiter les Marquises : croisière Aranui, vol sec depuis Papeete ou pass?
Quelles sont les îles à ne pas manquer dans les différents archipels (séjour d'un mois)?
Quel budget prévoir pour l'hébergement (le moins cher possible, camping ou guesthouse... parce qu'après tout on sera déjà au paradis)? Faut-il réserver ses hébergements à l'avance? Quelqu'un a-t-il déjà fait du couchsurfing en polynésie?
Peut-on passer facilement d'une île à l'autre en bateau? Quel budget prévoir pour ces déplacements en bateau?
La polynésie est un rêve de toujours mais je ne veux pas y laisser la moitié de mon budget! On est parti au Japon l'été dernier, on a un peu explosé les prévisions (mais qu'est-ce qu'on s'est fait plaisir dans ce merveilleux pays, petite pensée pour nos amis Japonais...), je me méfie donc de ces pays "chers" et préfère prévoir un budget réaliste quitte à raboter le budget des autres pays. On aimerait donc avoir une vague idée des prix pratiqués pour l'hébergement, les transports, la nourriture...
Je vous remercie par avance pour vos réponses et bons plans :))
Maga
Ce périple nous conduira notamment en Polynésie pour 1 mois (du 03/04/12 au 03/05/12) Je me pose pas mal de questions sur cette destination en particulier.
Que pensez-vous de cette période pour visiter la Polynésie? (météo, affluence...)
Je rêve de visiter les Marquises : croisière Aranui, vol sec depuis Papeete ou pass?
Quelles sont les îles à ne pas manquer dans les différents archipels (séjour d'un mois)?
Quel budget prévoir pour l'hébergement (le moins cher possible, camping ou guesthouse... parce qu'après tout on sera déjà au paradis)? Faut-il réserver ses hébergements à l'avance? Quelqu'un a-t-il déjà fait du couchsurfing en polynésie?
Peut-on passer facilement d'une île à l'autre en bateau? Quel budget prévoir pour ces déplacements en bateau?
La polynésie est un rêve de toujours mais je ne veux pas y laisser la moitié de mon budget! On est parti au Japon l'été dernier, on a un peu explosé les prévisions (mais qu'est-ce qu'on s'est fait plaisir dans ce merveilleux pays, petite pensée pour nos amis Japonais...), je me méfie donc de ces pays "chers" et préfère prévoir un budget réaliste quitte à raboter le budget des autres pays. On aimerait donc avoir une vague idée des prix pratiqués pour l'hébergement, les transports, la nourriture...
Je vous remercie par avance pour vos réponses et bons plans :))
Maga
Voyage combiné Maurice-La Réunion English translation pending
Bonjour,
En octobre prochain, nous envisageons un voyage d'une durée de deux semaines partagé entre Maurice et la Réunion.Nous habitons Marseille. A priori, nous pensons d'abord aller à Maurice, ensuite la Réunion et retour direct sur Marseille par Air Austral (?). Nous serions heureux d'avoir vos avis, sur les possibilités de transports aériens et des recommandations sur les hotels.
Nous vous remercions infiniment par avance.
Bien sincèrement.
Guy
Retour de croisière sur le Celebrity Equinox (avril 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
par où commencer !!! (c’est notre 6ème croisière COSTA 3X, MSC 1X, NCL1X et la 2ème dans les Caraïbes) Le bateau : Celebrity EQUINOX (construction 2009, 122000 tonneaux, 2850 passagers, pavillon Maltais)Les dates : du 11 au 22 avril 2011 soit 12 jours 11 nuits.L’itinéraire : Fort lauderdale (Floride) – mer – Cozumel (Mexique) – Roatan (Honduras) – mer – Puerto Limon (Costa Rica) – Colon (Panama) – Cartagena de Indias (Colombie) – mer – Grand Caymans (Iles Caïmans) – mer – Fort Lauderdale (Floride)Rappel de l’avant croisière : je réserve par le représentant Celebrity Cruises "Latitude sud" à Paris un mois seulement avant le départ. On vient d’annuler 2 voyages en ce début d’année et donc en remplacement, on réserve très tard, (mais cela va nous porter chance). A la réservation tardive, plus grand place dans le bateau, je prends donc ce qu’il reste de moins cher (cabine extérieure avec balcon, pont 9, 18m²)une semaine plus tard, je vais sur le site Celebrity Cruises et en consultant ma réservation (My Celebrity), je m’aperçois que mon N° de cabine a changé, avant d’appeler "Latitude Sud", je compare les 2 cabines, on est maintenant au pont 8 dans une cabine extérieure avec balcon mais appelée "Family" de 53m² !!! il n’y a que 4 cabines de ce type sur le bateau.maintenant j’appelle "Latitude Sud" et ils me disent que j’ai été surclassé (effectivement ça existe, mais jamais eu l’occasion en 5 croisières passées), ils me renvoient immédiatement de nouvelles étiquettes de bagages autocollantes.j’ai acheté un vol sec Paris-Fort Lauderdale (via Philadelphie, notre transit à Philadelphie fut épique, vous serez ravis de le lire "cliquez ici"), "Latitude Sud" ne vendant pas de vols aux particuliers dixit par téléphone.on part la veille de l’embarquement, puisque les vols transatlantiques arrivent aux USA pas avant 13h00 ou 14h00 la plupart du temps et le bateau appareillant à 17h00, il vaut mieux assurer, pour info quasiment tout le monde fait comme cela. (on avait aussi fait comme ça en 2009 au départ de La Nouvelle Orléans sur NCL Cruiseson a donc une nuit d’hôtel à Fort Lauderdale, navette gratuite de l’aéroport 2 km et pour le lendemain aussi pour le port 4 km (le port de Fort Lauderdale s’appelle "Port Everglades"), on retrouve à notre hôtel bon nombre de passagers (100$ la nuit petit déjeuner buffet inclus – Comfort Inn Hotel)après une nuit reposante (pensez aussi au décalage horaire !!!), la navette part de l’hôtel à 10h45, nous sommes avec uniquement des américains d’un certain âge (comprendre 65/70 ans)ah oui dernière chose, nous savons qu’un membre VF est aussi de la croisière grâce au calendrier que fait un type sur VF !!! 😉 (il s’agit un couple de Québécois de 40 ans)Voilà le tableau est posé, y a plus qu’à y aller !!!
Photo 1 : Hôtel et navette à hôtel à Fort Lauderdale
Photo 2 : navette direction le terminal de croisière Celebrity
Itinéraire de quinze jours pour le Nord Argentine/Chili? English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons partir vers le 20 septembre pour 15jours en Argentine/Chili Au départ nous voulions faire le sud mais le climat à cette époque semble peu propice, aussi nous avons opté pour le nord... Pourriez-vous me proposer des itinéraires ?
Merci
Nous souhaitons partir vers le 20 septembre pour 15jours en Argentine/Chili Au départ nous voulions faire le sud mais le climat à cette époque semble peu propice, aussi nous avons opté pour le nord... Pourriez-vous me proposer des itinéraires ?
Merci
Retour de transatlantique Brésil - France en mars 2011 English translation pending
Compte rendu croisière Brésil France 15 mars 2 avril 2011
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
(((((((((((((((((((((((( )))))))))))))))))))))))
Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Après un départ en TGV de Lille, nous avons pris un vol en soirée décollage vers 22H direct affrété par la compagnie brésilienne TAM, du terminal 1 de Roissy CDG pour un airbus A320-200 très confortable. Avec vidéo à la demande dans le dossier du fauteuil précédant. Le service réduit certes, petits repas chaud avec un choix limité, bœuf, poulet, mais service impeccable et souriant, Whisky en apéro et vin rouge ou bière, mais pas de petit déjeuner le matin après nos 12H de vol direct, mais une 2ème collation chaude.
Nous avons eu la chance que notre vol TAM ne soit pas annulé comme celui de 21H30, ou les passagers ont du passer la nuit à CDG dans un hôtel (frais payé certes) et se lever vers 3H car vol à 5H du matin le 16 pour nous rejoindre à Santos.
A l’arrivée à Santos nous avons eu la chance, de récupérer rapidement nos bagages, avec nos étiquettes Costas, derniers rentrés, 1er sortis. Le 1er bus de Francophone étant complet, on nous a attribué un sympathique guide Brésilien Joseph, qui nous a amené directement à un bel hôtel à Santos (à 5mn) pour un petit déjeuner continental digne de ce nom. Vers 9H départ vers le port avec les premiers commentaires sur la vie et des anecdotes sur l’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels du Brésil.
Transfert agréable d’environ 1H30, avec quelques points de vue sur Santos, ou notre arrivée se fit sous une fine pluie qui heureusement n’a duré qu’un court moment, dans une circulation très dense de camions et de bus. Nous avons longé, le plus grand jardin du Brésil , situé entre le boulevard sur 7 Km de long et la plage de Santos, qui est la plus grande agglomération du Brésil (11 millions d’habitants) avec ses favelas , ses sites industriels, son plus grand port d’exportation
Au port de Santos, direction l’embarcadère, vide qui nous attendait, mais l’embarquement étant prévu à 13H , Joseph nous à interprété quelques chansonnettes, afin de prendre patience, le bateau n’étant pas prêt.
Enfin , vers 12H30 passage à l’enregistrement du port, puis au contrôle des bagages à mains, où les moindre ciseaux sont considérés comme une arme. Car nous avions récupéré une petite valise de la soute, après une discussion en français avec le contrôleur, c’est le meilleur moyen de le faire capituler, nous avons pu faire les premières photos sur le quai à coté de notre Hôtel flottant, le Serena.
Montés à bord , confiscation des passeports et validation des numéros de chambres, qui n’étaient pas prête avant 14H. Donc pas de carte Costa, donc pas possibilité de boire autre chose qu’un verre d’eau après maintes réclamations au serveur du snack. 4H sans boire, et sous 38 degrés, c’est très assoiffant et pas très organisé, 🤪 sachant que les bouteilles d’eau sont interdites d’être embarquées sur le bateau.
Cela dit, vers 13H45 nous avons pris possession de notre cabine que Edgard nous avait agréablement préparée. Et avons par la même récupéré nos cartes Costa. Validation aux bornes interactives de notre Carte Costa et CB pour éviter la queue interminable au comptoir de la réception. Il y a même des personnes qui font la queue et ne savent pas pourquoi, véridique.😛
La chambre au 1er pont avec fenêtre agréable et spacieuse avec lit double, salle de bains avec douche , fonctionnelle et très propre, coffre fort, à verrouiller avec votre carte Costa, petit frigo bien achalandé, eau, bière, vin, coca , mignonettes d’alcool, friandises. On dispose d’une liste sur laquelle on coche les bouteilles consommées. Vous y mettez le n cabine, n de CCosta et signature, le cabinier nous en remerciera car il touche une petite com sur ces ventes là.
Il en fait le plein tous les jours, s’occupe de remplir le seau à glace, fait le nettoyage, et le lit 2 fois par jour, une vrai fée du logis mesdames 😉 et apporte même le journal de bord, le fameux Today.
Le Today distribué la veille au soir, vous donne toutes les informations pour le lendemain, heures d’ouvertures des différents resto et bars, les différentes animations et leur lieu, le décalage horaire s’il existe, et à ne pas oublier, et les horaires de départ des excursions et leur lieu de rassemblement. Enfin les numéros de téléphone et d’urgence en cas ou vous êtes en rade à terre, sachant que l’heure de « tous à bord » est toujours une demi heure avant l’appareillage, que vous soyez présents ou pas. On ne fait pas attendre 3500 passagers pour deux touristes égarés ou distraits. 😊
Conclusion, avoir le « Today » dans la poche et une copie du passeport est préférable quand on débarque.
Pour le débarquement, la carte Costa est le seul document que vous devrez présenter au point de contrôle de sortie, pas de carte, pas de sortie. Pour rentrer même chose, l’officier vérifiera votre photo grâce à son scanner à code barre.
Enfin nous commençons avec une visite du bateau, une ville flottante, avec 2 grands resto, une salle de spectacle de 1600 personnes, et les cabines réparties sur environ 7 ponts. Et des bars un peu partout, 3 piscines, 1 terrain de sport, un parcours de marche etc.. 12 étages accessibles par 3 groupes d’ascenseurs situés à l’avant au centre et à l’arrière.
Les cabines de numéros impairs sont à tribord (droite) et les paires à bâbord (gauche), si vous ne trouvez pas votre cabine, elle n’a pas disparu, mais vous vous êtes seulement trompé de coté.😊
Enfin pour compliquer un peu la chose, les cuisines sont au milieu du bateau au pont 3, donc il faut passer soit au dessus, par le pont 5, si vous voulez trouver le resto Ceres à l’arrière du bateau, soit par le pont 1 ou nous étions. Encore faut il ne pas se tromper de sens, vers l’avant ou l’arrière, car les couloirs sont très longs 200m. Inutile de prendre les ascenseurs panoramiques pour aller au pont 1, ils s’arrêtent au pont 2 terminus.😕
Il faut quelques jours pour s’habituer et savoir quel chemin emprunter pour aller à la salle de spectacle qui à lieu avant le repas pour le 2ème service à table vers 19H45, et vis versa. Heureusement ou vous donne un plan du bateau à l’arrivée, mais pas forcément le sens de l’orientation.
Notre 1ère réunion voyage forum étant programmée à la même heure que celle de Costa 16H30, nous nous sommes retrouvés dans la grande salle de spectacle pour une présentation des excursions à faire au Brésil. Très bonne présentation de Florence, très claire et faite avec une pointe d’humour.😏
Suivie à 17H45 de l’éternel exercice d’abandon du navire, avec le petit gilet rouge, qui vous fait ressembler à bibendum, et qui dure …. un très très long moment, ne prenez pas de veste ou vous étoufferez, mais une bonne dose de patience, vu que toutes les instructions sont immanquablement répétées dans toutes les langues. Ne prenez pas les ascenseurs, ils sont pas opérationnels pendant cette alerte, vous serez guidé par le personnel de bord, pour rejoindre le pont 4 ou se trouvent les chaloupes à moteur (les rames n’étant plus de notre époque). En rang par 5, les femmes devants (pour nourrir les requins ? ) 😏
Vous attendrez la fin de l’exercice pour rejoindre votre cabine et ranger votre costume de clown et son petit sifflet dans l’armoire de votre chambre.
Une dernière réunion de voyage forum vers 19H pour y retrouver les membres retardés par des vols via Londres, Munich etc.. et direction le resto vers 21H15.
Nous faisons connaissance avec notre maitre d’hôtel qui nous servira pendant toute la croisière et son aide, qui gère les boissons.
Le soir pas de spectacle en amphithéâtre, mais des animations musicales dans tous les bars, pour nous dodo vers 23H heure locale, pour récupérer des 30H de voyage et des 4 heures de décalage. Sachant que le lendemain, nous avions programmé une excursion avec Costa « paysage de RIO » avec un rassemblement à 7H45 au salon Luna le lendemain matin. 🤪
Cette information entant donnée par le « Today » du lendemain distribué la veille au soir dans votre cabine et dans votre langue. Mais cette excursion fera l’objet d’un autre Compte rendu… à suivre
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Une grande parenthèse sur la gestion des boissons, si à première vue, l’idée de les gérer toutes avec la carte Costa est bonne, c’est quand même le flou total, et les barmans en profitent pour vous vendre une deuxième fois, ce que vous avez déjà payé.
Explications : Nous avions pris un pack Boys and Girl via internet , ce pack économique , car le cocktail sans alcool est à 2,5$ au lieu de 4,5$ à la pièce, et quand nous avons dit que nous voulions l’utiliser en prenant 2 cocktails, le barman feignant de pas nous comprendre (vu qu’il n’a pas de com dessus), nous l’a facturé une seconde fois, en disant que c’était pour valider la réservation.
Nous nous sommes donc retrouvé avec 20 consommations sur la fiche de bar. En effet les « résiduel » consommations sont sensées apparaitre sur la fiche , mais en fait elles disparaissent de temps en temps, car il n’y a parfois que 2 lignes d’impressions. (c’est donc le flou total)
En fait si vous avez déjà payé par internet, la somme de la fiche doit être à 0 .
Et au resto, même topo, on me présente une fiche à 25$ pour un rosé déjà payé, c’était mal parti et notre sommelier est reparti corriger illico cette erreur.
Vous pouvez contrôler sur la télé les additions, sauf qu’elles ne sont pas très explicites, elles indiquent l’endroit ou vous avez consommé, la date et la somme, mais pas de détail sur les boissons prises. Les sommes entre parenthèses sont des avoirs (faut le savoir) 😠
Pour avoir ce détail de votre compte, il est préférable de demander à la réception, ou apparaitront les prix et réductions des différentes prestations facturées, mais attention sans les frais supplémentaires liés au service .(sans doute pour ne pas effrayer les clients)
Conclusion, pas de documents complets et clairs avec cette méthode informatique.
A suivre donc avec vigilance ces crédits informatisés car quelqu’un avait sur sa fiche 56 bouteilles d’eau et 4 de vin à l’arrivée sur le bateau. L’informatique se serait elle était trompée ?
Je regrette et je ne suis pas le seul les anciens tickets qui nous permettaient de savoir ce qui nous restait du, et ainsi de pouvoir commander une bouteille au bar ou au resto, là et où et quand on le voulait.
Petite précision sur les pack de vin « standard », économiques, surtout si vous disposez déjà d’une carte Costa « exemple Aquamarine » avec 20% de réduction sur le prix, attention il faut avoir cette carte en main pour passer la commande, les précommandes par internet ne donneraient pas droit à cette réduction.
En conclusion, oubliez les commandes de vin par internet, elle sont source de conflit, n’apportent aucune commission au bar ou resto et les serveurs vous font un peu la tête, mais un grand sourire, quand vous commandez un pack sur place. De plus elles ne réservent rien du tout, puisque quand le vin que vous avez choisi est épuisé, il vous en mettent un autre « équivalent …pas terrible », et cela est tout à fait normal d’après leur conditions générales de vente.
Par contre pas de pub à bord concernant ces forfaits, puisque moins rentable.
Pour les bouteilles de vin non finies à table demandez au sommelier de mettre impérativement devant vous, sur une étiquette, le numéro de table et le numéro de service, Sans quoi vous aurez la désagréable surprise de « perdre votre bouteille », celle-ci à été heuresement échangée par son « équivalent », après réclamation à notre sommelier.
à bientôt sur le net et si vous le voulez bien rcoucou
Escale à Casablanca: transport vers Marrakech ou Rabat? English translation pending
BONSOIR
Nous faisons une escale a Casablanca au mois d aout de 7h à 21h que faire?
J aurai aimer aller à Marakech ou Rabat seul taxi bus train mais comment faire ou bien si pas possible rester à Casa que voir
comment aller à la Mosquee de hassan .Toutes vos infos seront mes bienvenus.MERCI.RCT
De retour de la croisière "Cocktail Caraïbes" avec Costa English translation pending
Je suis désolée d'avoir tardé autant pour vous raconter notre périple. Notre croisière a eu lieu du 11/02/11 au 25/02/11 sur le Costa Atlantica (nous connaissions déjà ce bateau car nous l'avions déjà pris lors d'une précédente croisière "Perles des antilles". Il est toujours aussi bien, esthétique, confortable, bien insonorisé).
Nous étions 4 (2 adultes + 2 adolescents). Nous avions une chambre unique : un lit double en bas et des lits superposés d'une personne au dessus de nos têtes (pas très intime comme ambiance mais c'était pour la bonne cause). Nous avions choisi une cabine intérieure pour ne pas faire exploser le budget et car nous savions que nous ne passerions pas beaucoup de temps dans la chambre.
Le bateau est parti de Miami. En fait, il s'agissait de deux croisières en une. Nous avons fait un premier tour d'une semaine pour revenir à Miami et faire un second tour avec des escales différentes. Nous avons préféré les escales de la 1ère semaine. Nous avons eu en tout 4 jours en mer (non consécutifs) et cela nous a fait beaucoup de bien car nous avons pu ainsi profiter du soleil pour faire bronzette et pour nous reposer des jours où nous devions nous lever tôt lors des escales.
Pour avoir déjà fait des croisières d'une semaine, nous avons beaucoup apprécié que celle-ci dure 2 semaines. En effet, nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire et nous nous sommes vraiment reposés. Une semaine passe beaucoup trop vite. Le temps de s'habituer à ce nouveau rythme et il faut déjà repartir. Par contre, l'inconvénient c'est que les menus du restaurant étaient très ressemblants d'une semaine à l'autre et que les spectacles du soir étaient les mêmes.
Nous avions choisi de réserver les vols d'avion à part (achat sur le site d'Expédia). Nous avons bien fait car cela nous a fait économiser 900 euros. Nous sommes partis avec American Airlines à partir de Paris.
Jour 1 : Notre vol est arrivé le jour J à 15H00 à Miami (retard d'une demi heure). Le temps était gris mais il faisait bon (22°c). Comme d'habitude, le passage à la douane a été long (1 heure). Mais, nous avions jusqu'à 19H30 pour embarquer. Donc, nous avions une bonne marge de manoeuvre. Nous avons préféré prendre un vol direct pour éviter un maximum les retards de vol. Notre avion est arrivé à peu près à l'heure. Nous avons pris ensuite un taxi (24 dollars pour tous les 4 + 4 valises) jusqu'au port (5 mn d'attente et environ 25 mn de trajet). Nous n'avons pas fait la queue pour monter sur le bateau. Il n'y avait personne aux comptoirs Costa. Nous avons pris possession de notre chambre. Nos bagages sont arrivés assez vite dans la chambre. Ensuite, nous sommes allés boire un rafraichissement, nous avons fait enregistrer notre carte bancaire à l'accueil puis nous avons rangé nos affaires dans les placards de la chambre (un peu difficile de ranger les valises vides compte tenu de la taille de la chambre mais on a fait avec). Nous avons pris une douche pour aller diner au restaurant Tiziano. Nous avons préféré dîner au 1er service (18H15) car, dans les premiers jours, nous étions vite fatigués (décalage horaire oblige). Nous nous arrangions pour aller diner vers 18H40-45 pour que cela ne fasse pas trop tôt. Personne ne nous a jamais fait de remarque. Nous avions une table de 4 personnes. Nous sommes allés nous coucher assez tôt (vers 22H) car la journée avait été très longue.
Je vous raconterai la suite de notre voyage demain si possible.
Nous étions 4 (2 adultes + 2 adolescents). Nous avions une chambre unique : un lit double en bas et des lits superposés d'une personne au dessus de nos têtes (pas très intime comme ambiance mais c'était pour la bonne cause). Nous avions choisi une cabine intérieure pour ne pas faire exploser le budget et car nous savions que nous ne passerions pas beaucoup de temps dans la chambre.
Le bateau est parti de Miami. En fait, il s'agissait de deux croisières en une. Nous avons fait un premier tour d'une semaine pour revenir à Miami et faire un second tour avec des escales différentes. Nous avons préféré les escales de la 1ère semaine. Nous avons eu en tout 4 jours en mer (non consécutifs) et cela nous a fait beaucoup de bien car nous avons pu ainsi profiter du soleil pour faire bronzette et pour nous reposer des jours où nous devions nous lever tôt lors des escales.
Pour avoir déjà fait des croisières d'une semaine, nous avons beaucoup apprécié que celle-ci dure 2 semaines. En effet, nous avons pu nous remettre tranquillement du décalage horaire et nous nous sommes vraiment reposés. Une semaine passe beaucoup trop vite. Le temps de s'habituer à ce nouveau rythme et il faut déjà repartir. Par contre, l'inconvénient c'est que les menus du restaurant étaient très ressemblants d'une semaine à l'autre et que les spectacles du soir étaient les mêmes.
Nous avions choisi de réserver les vols d'avion à part (achat sur le site d'Expédia). Nous avons bien fait car cela nous a fait économiser 900 euros. Nous sommes partis avec American Airlines à partir de Paris.
Jour 1 : Notre vol est arrivé le jour J à 15H00 à Miami (retard d'une demi heure). Le temps était gris mais il faisait bon (22°c). Comme d'habitude, le passage à la douane a été long (1 heure). Mais, nous avions jusqu'à 19H30 pour embarquer. Donc, nous avions une bonne marge de manoeuvre. Nous avons préféré prendre un vol direct pour éviter un maximum les retards de vol. Notre avion est arrivé à peu près à l'heure. Nous avons pris ensuite un taxi (24 dollars pour tous les 4 + 4 valises) jusqu'au port (5 mn d'attente et environ 25 mn de trajet). Nous n'avons pas fait la queue pour monter sur le bateau. Il n'y avait personne aux comptoirs Costa. Nous avons pris possession de notre chambre. Nos bagages sont arrivés assez vite dans la chambre. Ensuite, nous sommes allés boire un rafraichissement, nous avons fait enregistrer notre carte bancaire à l'accueil puis nous avons rangé nos affaires dans les placards de la chambre (un peu difficile de ranger les valises vides compte tenu de la taille de la chambre mais on a fait avec). Nous avons pris une douche pour aller diner au restaurant Tiziano. Nous avons préféré dîner au 1er service (18H15) car, dans les premiers jours, nous étions vite fatigués (décalage horaire oblige). Nous nous arrangions pour aller diner vers 18H40-45 pour que cela ne fasse pas trop tôt. Personne ne nous a jamais fait de remarque. Nous avions une table de 4 personnes. Nous sommes allés nous coucher assez tôt (vers 22H) car la journée avait été très longue.
Je vous raconterai la suite de notre voyage demain si possible.