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Le Camino francés, partiel, en août/septembre English translation pending
by Oilean · 2014-09-12 · 2 replies
Bonjour à tous, heureux adeptes de la découverte pas-à-pas, De retour du Camino Francés, partiellement fait (arrêt imprévu pour ménisque douloureux 😕). Mon projet était de rallier Roncevaux-Burgos, sans astreinte de temps. J'ai atteint Viana, près de Logrono (environ 170 kms? en...12 jours..traaanquille). C'est un pur enchantement ! Un seul objectif une fois rentrée : guérir pour repartir là où je me suis arrêtée. Une seule idée en tête : On ne vit qu'une fois un moment, donc vivre et ne pas se dire : il faut que je revienne dans cette ville..ce lieu...parce qu'on ne retrouvera jamais l'heure, la luminosité, les odeurs et les émotions, et les participants qui ont fait de cet instant un instant exceptionnel ! Alors, une seule obligation : le vivre à 100% et donc prendre son temps. Sans calendrier si possible. J'ai siroté chaque kilomètre, chaque rencontre, chaque village étape, et me suis rassasiée de paysages ! Le temps ne m'étant pas compté, j'ai pu apprécier mon cheminement en m'attardant où et quand bon me semblait. J'en sors gagnante, riche d'émotions, de souvenirs, et de rencontres. (attendre un jour sur place une fête votive, intégrer un choeur vocal improvisé, recevoir un accueil familial personnalisé ou un cours privé de langue basque ! les occasions de partager et d'échanger sont là, il faut s'arrêter de filer la route, bille en tête. Pour moi, le chemin existe parce que nous le faisons. Le but n'est qu'une partie du chemin. J'oserai dire au risque de choquer, pour moi le but Santiago n'est pas l'essentiel, mais le prétexte à marcher et vivre ici. Cette fin d'été m'a particulièrement gâtée : un soleil constant et des matins lumineux, comme les nuits à décrocher les étoiles de la main ! Les terres et les floraisons, les cultures comme les fruits, sont très différents du printemps ou début d'été. J'arrive aux vendanges, et les fruits sauvages explosent tout le long du chemin. Les terres sont dénudées par les moissons, moins chaudes que lorsque le blé est mûr et surchauffé, insupportable à respirer. Le vent n'est pas glacial comme au début du printemps. Si la chaleur a été torride parfois (jusqu'à 38°..à l'ombre-sans ombre), on peut très bien l'éviter en marchant très tôt, 6h30, 7h, c'est délicieux et le soleil se lève encore assez tôt pour marcher dans la lumière naturelle. J'ai aussi su m'arrêter à mi-journée et faire une longue sieste au frais, ou à barboter dans le rio, pour reprendre les 4 ou 6kms restants, en fin d'après-midi. Il y a toujours de la place dans les nombreux refuges, si on n'en a pas sélectionner un en particulier. Arrivée à 12h ou 13h (en marche lente sur 10 kms ou rapide sur 20kms, c'est possible), on dépose le sac sur le lit choisi - sans crainte d'être pillé ! (certains refuges ont parfois des casiers individuels à clé, mais rares sont ceux qui les utilisent), de même à ceux qui emporte un cadenas...ça sert à rien (confiance réciproque sur un matériel basique, commun à tous les marcheurs, éviter les riches marques de vêtements, bien sûr). Seule condition évidente : toujours les papiers et argent sur pochette à même le corps, et même à la douche (ne pas tenter le diable). Alors la marche terminée, repos mérité et découverte des lieux et de mes hôtes et compagnons (ou sieste et isolement, c'est selon chacun). Ma seule grande appréhension étant le nombre de pèlerins serpentant sur ce Chemin si célèbre, j'ai pu constater qu'on peut malgré tout éviter l'affluence par jeux de changements d'étapes et d'heures de marche. J'ai fait souvent la lanterne rouge, partant vraiment la dernière du gîte, et j'ai décalé mes étapes pour dormir (sans réserver !) dans des petits pueblos pas très fréquentés et de caractère (Cirauqui, Uterga...), au lieu de respecter l'étape type de 20/25kms de ville en ville préconisée par les guides. Ce qui ne m'a pas empêché de visiter pas mal de lieu et villes ! Autre constat, il m'a été agréable, surprise vraiment agréable, de constater que tous les pèlerins étaient en parfait accord avec le lieu. Pas de disputeurs, de sans-gênes, de bruyants trains de compagnons. Respect. Solitude souvent. et Sollicitude. Mon ressenti : le Chemin ne longe pas autant qu'il est dit les routes. J'ai eu le sentiment de cheminer (pour mon parcours partiel) sur essentiellement des chemins de terre, graviers, ou cimentés (ingénieux, ne fond pas, chauffe moins déformation nulle !)...Si peu ou rien de route goudronnée à longer prudemment. Quant au bruit des véhicules, prise dans l'action de la marche, la beauté des paysages ou la bonne compagnie, je n'ai pas observé une circulation spéciale. Même si j'écoutais aussi mon MP3 avec le meilleur des chants basques de Navarre ! (Ca vous immerge !). (J'ai nettement plus souffert en France sur un cheminement majoritairement de routes de bitume, voie Vezelay surtout). J'ai fait avant le départ un bon travail de recherches sur les types d'étapes, les gîtes proposant cuisine (je ne mange pas au restaurant), la qualité des sanitaires (et oui, important) et dortoirs, où trouver de l'alimentation ou la wifi..etc....Topo complet, ceci grâce aux retours récents des pèlerins (vtt ou marcheurs) ! J'ai donc utilisé seulement 4 feuilles papier de tableaux de ma composition, sans m'embarrasser d'un pesant livre/ topo. (Si je n'ai pas eu de beaux descriptifs d'architecture ou de légendes dorées, ou de dénivelés IGN détaillés, mais jamais je n'ai manqué d'aucun renseignement, prix, tél., Dr et Phie...). Sauf que certains prix d'albergues ont augmenté un peu sur 2 ou 3 ans (à peine, 1 ou 2€). J'ai pu apprécié mon sac à dos, relativement léger et à épurer encore. (6.5kg à 7kg)(Ne plus s'embarrasser du jamais-utilisé (couverture de survie ! 1/2 tapis de sol), ou du trop-prévu (nourriture fraiche ! Eau (toujours facilement renouvelée). Par contre il n'y a JAMAIS de couvertures, en Espagne. Donc pas de duvet, ni tapis de sol, mais un sac à viande en soie et une légère couverture polaire retaillée (370g) m'ont amplement suffi, à cette époque de l'année (15°mini/25°maxi la nuit, en gîte). J'ai pérégriné seule, en toute confiance et facilité, mais jamais esseulée ! (pas comme sur le Vezelay !) Cette partie du Chemin est vraiment très-très balisée et ne requiert aucun besoin de boussole ou de carte IGN après laquelle je courrais désespérément avant mon départ. Allant lentement (condition physique, âge, et manière de faire) il y peu de pèlerins qui ont suivi mon rythme pas effrené du tout (2 à 3kms/heure, entre 6 et 16kms par jour), ou m'ont accompagnée un temps par affinité ou affection. Si j'en ai perdu de vue définitivement, et trop rapidement, ça faisait partie de mon contrat avec moi-même. Je savais ce à quoi je m'exposais. Aussi j'ai pu me protéger de m'attacher trop à certaines rencontres exceptionnelles ou affectueuses. Autrement, pour ceux qui l'ont voulu, un échange d'adresse mail et l'opportunité d'échanger plus tard photos et bon souvenirs. Mais ça n'a pas le même sel que sur le Chemin. J'ai rapporté tellement de photos que j'ai cru devoir acheter une clé USB en chemin pour décharger l'appareil. Certains m'ont conseillé Dropbox et autre système gratuit mais limité en GO. J'ai aussi utilisé le dictaphone de mon téléphone, c'est sympa de réécouter une conversation de repas ou des chants spontanés sur le Camino ! Egalement, les ambiances du chemin : chants d'oiseaux en forêt, jeux d'enfants en ville, cloches d'églises qui me saluaient curieusement à mon départ et à mon arrivée (facile, elles sonnent tous les quart-d'heure !) Ayant fréquenté en fin de compte plus d'auberges que prévu par les topos (petits gîtes/petits prix/jamais d'hôtel ni camping !), je peux peut-être vous faire bénéficier de mon vécu sur la partie : RONCEVAUX-VIANA. Oui, l'Espagne possède un trafic de bus de très bonne qualité, fiable, et peu cher. (non, je n'ai jamais pris de taxi). Oui, hors le menu pelegrino, on peut manger en gîte, et se cuisiner une super paella pour 4 et pour 2,70€ ! (hum !). Non, je n'ai pas beaucoup maigri pour autant. (-500 g ?) Mais en aout-septembre, il y a tant de fruits sauvages ou tombés (mûres mûres, amandes, raisins, qu'on ne manque jamais de fraicheur et de sucre naturel. Ah. Oui, j'ai respecté mon (petit ?) budget prévisionnel : 13/15€ par jour (hors transports retour)

A quand vous voulez, sinon Buen Camino ! 😎
Retour des Açores, un de plus! English translation pending
by Tidalo · 2014-09-08 · 17 replies
Bonjour,

Je me lance à mon tour pour un petit compte rendu de notre séjour aux Acores cet été, au mois de Juillet. Eh oui, alors que les carnets étaient plutôt rares jusqu'à présent, il semble que cette année beaucoup de Français se soient décidés à y aller, avec plus ou moins de chance avec la météo … Bien qu'étant restée « silencieuse » sur ce forum lors de la préparation, j'y ai piochée pas mal d'infos et remercie donc les intervenants pour la mise à disposition de leurs retours d'expériences.

Je cherchais pour cette année une destination nature, climat tempéré, pas trop touristique (nous vivons toute l'année « dans le monde et les bouchons », donc pour les vacances nous privilégions le calme), sans trop d'heures de vol. Nous avons donc choisi les Açores, et nous y avons passé un très bon séjour. Rien de vraiment dépaysant (ce n'était pas le but recherché cette année) mais des vacances réussies tout en douceur de vivre, à profiter des richesses naturelles de ces îles. Contrairement aux posts lus ces dernières semaines, nous, nous avons été plutôt chanceux avec la météo : 10 jours sur 15 de soleil avec une moyenne de 28 degrés, seulement quelques averses la nuit. Bien sûr il y a toujours un peu de nuages sur les crêtes et sommets... La fin du séjour a été par contre très « brouillardeuse » et orageuse (si si les 2 peuvent arriver...) et ce quel que soit l'endroit où on allait.

Le séjour : 2 semaines 3 jours Faial 4 jours Pico 8 jours Sao Miguel

Carte Freytag et Berndt Açores 1/50000 Guide Bradt (en anglais) et Petit futé (moyen) Sites internet visitacores

Nous avons commencé par Faial et fini par Sao Miguel, par rapport à une promo de la TAP avec arrivée Horta et départ Ponta Delgada (escales de 2h à Lisbonne, 298 euros/pers). Comme nous ne sommes pas des campeurs, nous avons dû réserver les hébergements à l'avance, via Rentalia. Pour info, il ne faut pas forcément se fier aux tarifs du site, pour 3 locations sur 4 nous avons payé moins cher que ce qui était annoncé -voir directement avec les propriétaires-) . Pour la location de voiture : sur Faial et Pico les propriétaires des gites nous en prêtaient une (30 euros/j, meilleur marché que par les loueurs classiques) et nous sommes passés par Hertz sur Sao Miguel (50 euros/j). Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise, que ce soit au niveau des locations ou des voitures (en très bon état bien qu'assez poussives, mais avec les dénivelés et l'état de certaines pistes ce n'était pas étonnant).

Faial

L'arrivée sur Faial est magique : vu du ciel, les haies d'hortensias bleu autour des caldeiras sont du plus bel effet … Le propriétaire du gite nous récupère à l'aéroport et nous emmène tout en nous indiquant les points à visiter sur l'ile. Arrivés à la location il nous « surclasse » (la propriété comporte plusieurs logements) et nous fait faire le tour de ce qu'il appelle « son domaine » (jardin, animaux de la ferme). Nous sommes déjà conquis par le lieu et par cet accueil vraiment extra. Pour info, si vous voyagez avec des ados comme nous, la piscine est maintenent entièrement couverte et il y a un espace billard et baby foot (également couvert). A 300 m se trouve une épicerie.
http://www.quinta-da-abegoaria.com/ Nous étions les seuls locataires sur le site (donc tout pour nous tous seuls), une famille est arrivée le jour de notre départ.

Durant les 2 jours pleins nous avons sillonné Faial dans tous les sens, en nous perdant bien sûr comme à notre habitude sur des chemins pas possibles. Nous n'avons pas fait de longues randonnées, surtout des ballades de 2h (il faisait très très chaud, le soleil brulait même à travers les nuages). Nous n'avons pas vu grand monde, je reprends la remarque de mon fils « il y a plus de vaches que d'habitants ici! ». Le midi, ici à Faial et quelquefois sur Pico, nous nous arrêtions dans des « snacks » qui proposent un buffet d'excellente nourriture régionale (soupe de poissons, plat de poisson ou viande) pour une moyenne de 5 euros. Il ne faut pas hésiter à pousser les portes, vu de dehors ça ne paie pas de mine mais on y est très bien reçu et on y mange très bien. La clientèle est majoritairement locale.

Baie de Horta



Peintre sur la marina



Capelinos







divers en chemins



caldeira dans la brume

route du centre
Itinéraire d'une semaine en Islande English translation pending
by Dotaf · 2014-09-07 · 13 replies
Bonjour!Open in Google Docs ViewerOpen link in new tabOpen link in new windowOpen link in new incognito windowDownload fileCopy link addressEdit PDF File on PDFescape.comNous partons mon mari et moi une semaine en Islande mais voilà cela se décide un peu(beaucoup!😕 )à la dernière à la dernière minute...départ le 20 septembre...du coup pas le temps de se documenter...ni de faire trop de recherche afin de savoir quel itinéraire sera le plus approprié...d'ou mes questions à venir...nous pensons nous concentrer sur le sud, nous louerons une voiture et logerons en guesthouse que nous voulons réserver d'ici... Nous pensions "finir" par Reyjavivik (deux nuits)mais n'avons pas trop d'idée comment organiser notre semaine...

Des passionnés auraient sans doute de bons conseils à nous donner qd à un itinéraire? Nous aimerions aller jusqu'à Vik puis jusqu'à Gullfoss ...mais entre ces villes les choses à voir/faire prennent-elles du temps?faut-il prévoir des nuits entre? Merci à tous pour vos judicieux conseils.
Dénivellation Nice, quartier Cimiez English translation pending
by Unedéesse · 2014-09-07 · 15 replies
Nous partons le 28 septembre pour Nice pour 12 jours, et nous pensons louer un appartement dans une villa dans le quartier Cimiez. Nous n'aurons pas de voiture. Nous sommes en forme mais les faux-plats peuvent être un problème si sur 1 ou 2 km.

Est-ce le cas???

Merci
Cherche petit hôtel tranquille en Bretagne English translation pending
by Ann44lee · 2014-09-02 · 7 replies
Bonjour,

Je devais partir au Maroc la semaine prochaine, pour des raisons profesionnelles, ce voyage est repoussé, mais j'ai toujours mes 5 jours de vacances et du coup, j'aimerais les passer en Bretagne dans un petit hotel familial et tranquille. J'avais penser me retirer dans un couvent ou quelque chose comme ça, mais je ne trouve pas ce que je veux. J'ai besoin de me reposer et de me vider la tête, et je voudrais faire de la randonnée, profiter de la nature à fond. Quelqu'un connait-il un endroit où l'on peut se resourcer ? Campagne, mer, peut importe. Cordialement Ann
Voyage Italie du Nord English translation pending
by Carolealaind · 2014-08-31 · 30 replies
Bonjour j'ai écris sur le Forum au mois d'Août, j'ai posé quelques questions en rapport a un voyage que nous ferons en mai 2015 en Italie.

Voilà nous avons pris la décision de faire Rome et l'italie du Nord. Donc Florence. Sienne, San Gimignano, Bologne et aller vers Venise. Questions:

1. Entre Rome et Venise est-ce qu'il y a des villes importantes où agréables a visité autres que celles que j'ai mentionné plus haut? 2. Combien de temps consacré à ces villes? Il y a sûrement des villes moins étendues que d'autres. 3. Nous voulons voyager par train, Est-ce une bonne idée? 4. Est-ce qu'il se vend des passes tout allé pour se promener d'une ville à l'autre? 5. Il y aurait aussi une possibilité de passé 6 jours à Venise. Est-ce une idée farfelue que de pensé aller à partir de Venise (En train) dans les villes mentionné plus haut à part Florence qui serait un arrêt d'une journée en montant vers Venise.

C'est notre premier voyage en Italie donc on se pose pleins de questions.
Îles pour un parcours en Polynésie English translation pending
by Auxigene · 2014-08-27 · 12 replies
Bonjour,

Pour un départ prévu entre Juin et Septembre 2015, je souhaiterai vos conseils svp concernant le choix des iles.

Ce sera mon 2ème voyage (ISLV uniquement) et la 1ere fois pour mon compagnon.

HUAHINE (Ti Fai fai) MAUPITI (Ludo et Moyra) TIKEHAU ou MATAVAI (Ariihee Vai) ou FAKAREVA (la plongée ne nous intéresse pas sauf éventuellement PMT) MOOREA (Fare Miti) TAHITI

On doit partir minimum 3 semaines à 1 mois, après faut qu'on cale ces iles durant cette période :) L'ordre indiqué n'est pas celui définitif (de plus de MAUPITI, pas possible d'aller direct aux Tuamotus) mais des envies et d'ailleurs que préconisez vous? MOOREA en 1er ou en avant dernier? D'autres iles à proposer ?

je n'ai pas indiqué RAIATEA que j'ai déjà fait (Sunset beach) + l'excursion Bleue mais je peux le rajouter si vous pensez qu'il s'agit d'une étape importante. Seule contrainte : mon compagnon veut apprendre le surf pendant 1 semaine donc faut prévoir 1 semaine pleine à MOOREA, HUAHINE ou TAHITI.

On privilégie les pensions pour partager au mieux avec les locaux, de même on ne cherche pas à faire un max d'ile.

Qu'en pensez vous?

Merci beaucoup pour tous vos conseils.
Renseignements sur Canyon de Colca English translation pending
by Pvirlo · 2014-08-24 · 12 replies
Bonjour à tous, je voyage à vélo en Amérique du sud et je vais bientôt repartir au Pérou ou j'ai laissé mon vélo et du matériel à Puno dans un hôtel. Je repars au Pérou en octobre et j'envisage d'aller à Aréquipa et vers le Canyon de Colca. Mais d'après ce que j'ai compris, il n'y a pas de route pour y aller. Comme je voyage à vélo, je ne suis pas trop équipé pour la randonnée à par les chaussures (chaussures mixtes VTT rando avec semelles en Vibram) et le matériel de camping y compris sac de couchage, matelas mousse, réchaud, gourde mais pas de sac à dos. Est il possible de louer ou éventuellement se faire prêter pour quelques jour un sac à dos par exemple à Aréquipa ? Est il possible de laisser un vélo avec du matériel dans un lieu sur, soit à Aréquipa soit à l'entrée du canyon pendant la randonnée ? (plutôt que le bus depuis Aréquipa je préférerais y aller en pédalant) Pour le Canyon de Colca faut il passer par un guide ou éventuellement une agence où est il possible de le faire seul ? (en particulier par rapport aux risques d'accident) Quel est le climat fin octobre début novembre dans la canyon ? Merci pour vos réponses. Pierre.
Aurores boréales à Tromso English translation pending
by Nankurunaisa · 2014-08-24 · 7 replies
bonsoir à tous, c'est à mon tour d'envisager une chasse aux aurores boréale un rêve de gosse que j'aimerais réaliser. j'ai pas mal fouiller sur le net notement sur ce site qui ma aidé plus d'une fois!

bref j'envisage de partir de préférence entre mi janvier et début mars 2015 environ 15j histoire d'augmenter mon cotat de chances.

-visiblement tromso est un point de chute idéale. (nous seront 3 personnes ne parlant que très peut l'anglais je précise lol) pour cela j'envisage de prendre un hotel la haut avec un prix d'environ 2000 euros les 14j pour 3. si vous avez moins chers ?

-je louerai évidement une voiture j'ai vu que cela couté environs 850 euros les 14j sans les pleins avez vous des coins sympas sans pollution lumineuse de préférence à proximité ?

-je ne retrouve plus le site (vu sur ce forum) indiquant la période ou la lune est peut présente afin de caler mes date .

-pensé vous que 14j de chasse au aurores boréale est de trop ? niveau occupation à tromso j'ai vu qu'il y avait des musé , chien de traîneau mais je ne voudrais pas trop me ruiné et m'ennuyer.

je m'en remet à vos conseil 🙂
Ferry entre Prince Rupert et Port Hardy (Colombie-Britannique) English translation pending
by Féérique84 · 2014-08-24 · 5 replies
Bonjour tout le monde ! En prévision d'un voyage sur la côte ouest du Canada en Septembre 2015, j'aimerai avoir des retours sur le ferry entre Prince Rupert et Port Hardy ! Inside Passage a l'air magnifique. Cette traversée ferait suite à un trajet en train entre Calgary et Prince Rupert. Pensez-vous que c'est une bonne idée ? Merci pour votre aide
Passer une semaine dans un temple bouddhiste en Thaïlande? English translation pending
by Xaviesque · 2014-08-22 · 22 replies
Bonjour, j'aurais aimé savoir s'il était possible de passer quelques jours, voire une semaine au sein d'un temple bouddhiste, en Thaïlande ? J'ai lu l'expérience d'un blogueur qui a alimenté ma curiosité envers la chose, et vu que je compte me passer trois semaines en Thaïlande l'été prochain, je cherche à me renseigner quant à la possibilité d'une telle entreprise (coût, est-ce que beaucoup de temples acceptent les étrangers, quelles sont les "conditions" à remplir, comment ça se passe, etc). :)
Grenoble-Voreppe piste du Drac - Varces - Lus-la-Croix-Haute English translation pending
by Cbandiera · 2014-08-16 · 8 replies
Hello les young boys de la pédalie et de Grenoble

claudio de la faverges projette une ultime Bambée 2014 entre Faverges et Hyères de passage par Grenoble, il en profite pour découvrir la fameuse voie dite verte du Drac Savez vous comment ca passe entre Seyssins, pont de claix varces et vif et la gua et gresse en Vercors

merci il a sa petite idées ; est ce raisonnable de passegr le long du drac apres le rondeau ou faut il piquer sur l avenur jean jaurès vers pont d eclaix

Etude : !

http://cbandiera.free.fr/recits/2014-giens/

http://cbandiera.free.fr/vv/drac/

Traversée de Grenoble vers Lus la croix haute : Grenoble bastille, VV2 juska Voreppe +25 km (H Amys) revenir par la vv sur l'autre rive et longer le Drac, Fontaine, Seyssins, ou on franchit la passerelle du Rondeau, et essaye d'attraper le cours Jean Jaurès vers Pont de Claix centre, D 1085, (on pourrait suivre de même béatement le D 1075 juska Varces, Mairie, av marquis de l'oisans, av des résistants, derrière le parc A Borel, on traverse le Drac par une passerelle vieux pont en pierre et pseudo passage cyclable le long du Drac et flanc de montagne, puis le long torrent de Gresse, juska Varces et Vif
Logement à Lumbini English translation pending
by Sylphora · 2014-08-13 · 18 replies
Bonjour à tous !

Je vous lis depuis déjà quelques semaines, mais comme je trouvais les informations dont j'avais besoin grâce à vos messages, je n'avais pas encore posté. Merci à tous pour tous ces éclairages sur le Népal.

Je pars fin septembre - jusqu'à mi octobre. Pas de trek à l'horizon. J'ai déjà booké une partie du voyage (je voyage seule avec mon sac à dos). Je voulais aller jusqu'à Lumbini. Je pensais prendre un bus touristique pour faire Kathmandou - Lumbini, puis ensuite remonter vers Pokhara en faisant une halte de 2 ou 3 jours à Tansen.

Mais voila, au moment de réserver une guest house pour Lumbini... c'est le drame... le lonely conseille avec un gros coup de coeur le village lodge... mais ... depuis les critiques sont plus qu'alarmistes... Et je ne sais quoi en penser. Du coup tout avis, conseils, adresse est la bienvenue.

Je ne cherche pas forcément une adresse ultra petit prix, je peux mettre entre 10 et 20 euros. Je ne cherche pas forcément à côté des temple ou dans lumbini bazaar. Ca peut être un peu plus éloigné... Je compte y passer 3 nuits.

Merci d'avance pour vos suggestions !
Route de Béni-Mellal à Marrakech English translation pending
by Cambrousse · 2014-08-11 · 17 replies
bonjour,

de Béni-Mellal à Marrakech, je voudrais prendre la route qui passe par Bin-El Ouidane, Azizal, Demnate .... savez-vous comment cet itinéraire est desservi (ou pas) par des compagnies de bus ? ou bien ne dois-je compter que sur les grands taxis ect ....

merci de vos infos
Rocheuses canadiennes en juin 2015 English translation pending
by Lindbergh · 2014-08-09 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je prévois de séjourner à Vancouver du 8 au 13 juin 2015 J'ai l'intention de débarquer dans cette ville environ 8 à 10 jours avant la date sus-citée et de partir en excursion vers les Rocheuses. Je sollicite l'avis des connaisseurs pour savoir quelles sont les étapes incontournables (Banff?, Jasper?, ...) et obtenir, si possible, des suggestions d'itinéraires

Merci d'avance
Bagage 1ère rando-vélo English translation pending
by Mmy · 2014-08-09 · 8 replies
Bonjour à tous,

Habituée des trek, j'ai décidé d'innover cette année et de tenter une semaine de voyage à vélo. Novice, je vais la jouer coolos à savoir une véloroute, des petites étapes et un hébergement en chambres d'hôte/auberges/couchsurfing.

N'étant pas du tout équipée je viens d'investir dans un porte bagage arrière et me suis décidée sur un type de paire sacoches arrières + petite sacoche de guidon (pas encore achetées). Et là, grosse question... N'est-ce pas une erreur de partir avec des sacoches arrières? La meilleure solution n'est-elle pas les sacoches avant (pour l'équilibre du vélo)? Sachant que c'est une première expérience et qu'il me faudrait investir dans un porte bagage avant. Est-ce que ça vaut le coup? Les sacoches arrières ne sont-elles pas plus facilement réutilisables dans "la vie de tous les jours"? Y'a t-il une réelle différence entre les modèles de sacoches avant et arrière (sont-elles interchangeable?)?

Info supplémentaire : je voyagerai léger donc inutile (à mon avis) de mettre des sacoches avant + arrière.

Merci d'avance pour vos avis 🙂

Myriam
Marchés de Noël région de Strasbourg mi-décembre 2014 English translation pending
by FF31 · 2014-08-09 · 3 replies
Bonjour,

Mon mari et moi envisageons un séjour dans la région de Strasbourg à la mi-décembre 2014 pour visiter les marchés de Noël (vieux rêve d'enfant pour moi) et découvrir les villes de Strasbourg, Colmar et peut-être quelques villages typiques aux alentours.

Nous habitons la région toulousaine, et pour le moment, nous ne savons pas quelle formule adopter :

* par avion sur Strasbourg pour 4 jours minimum mais les déplacements seraient alors limités aux alentours * ou en voiture sur une semaine par exemple mais la route est longue et surtout quid de la météo (neige, verglas ???)

Est-ce que l'une ou l'un d'entre vous pourrait SVP nous conseiller sur une option et un itinéraire possible, sachant que nous ne connaissons pas du tout l'Alsace ? Nous avons compris que le marché de Strasbourg sera très touristique, mais il nous semble toutefois un "incontournable". C'est pour cela que nous aimerions également voir des endroits plus authentiques.

Je vous remercie par avance de vos commentaires et avis qui m'aideraient à élaborer un programme et à y voir plus clair dans mes choix.

Cordialement, Françoise
Voyage en hiver (2 semaines) Montréal - Québec English translation pending
by Quentin95 · 2014-08-07 · 18 replies
Bonjour,

Après un premier séjour au Canada en été qui fut plus que merveilleux, nous sommes désormais envieux de découvrir ce pays sous son manteau blanc.

Ma femme et moi avons donc pour projet de partir du 1 janvier au 15 janvier 2015.

Nous avons donc prévu de passer la 1ere semaine aux environs de Quebec et la 2nde semaine à Montréal.

Pour la 1ere semaine, nous avons l'intention de louer une voiture afin d'être autonome et de pouvoir visiter tranquillement les environs de Quebec. Nous avons par exemple prévu d'aller visiter la Chute Montmorency, d'effectuer une ballade en traîneau à chiens au bord du Lac Beauport ...

Cependant je me pose la question de savoir si un véhicule 4x4 est nécessaire ou si une berline peut faire l'affaire. Quel est votre avis sur ce point ?

Je profite également de ce post, y a-t-il des choses à ne surtout pas oublier de visiter à cette période (des incontournables) ?

Merci d'avance pour vos commentaires !

Cordialement, Quentin
V50 de Saint-Jean-de-Losne à Port-sur-Saône à vélo English translation pending
by Dayl · 2014-08-05 · 5 replies
cherche renseignements sur la V50: cartes, praticabilité, hebergement et cela pour le mois de septembre. Merci d'avance a tous. denis
Tenir des chambres d'hôtes? English translation pending
by HerveCarc11 · 2014-07-30 · 13 replies
Bonjour,

Je n'ai pas trouvé de sujet correspond à cette question et j'aimerais beaucoup avoir votre avis sur le fait de tenir des chambres d'hôtes. Est-ce qu'il faut créer une entreprise pour louer des chambres d'hôtes ? Combien peut-on gagner en saison haute ?

Merci pour vos réponses,
Fin de circuit au Québec: une idée? English translation pending
by Isado · 2014-07-24 · 14 replies
Bonjour, je finalise un circuit de 15 jours au Quebec et je suis à la recherche d'idées pour terminer mon circuit fin aout. Nous visitons le canyon des portes de l'enfer le vendredi et nous devons etre à l'aéroport de Montreal le dimanche midi ( avoir le temps de la remise de la voiture de location et le décollage est à 21 h) Nous pensions dormir à la ville de Kamouraska le vendredi soir ( est ce bien ? ) et après que me conseillez vous comme étape jusqu'à Montreal ( que nous avons déjà visité au début de notre circuit ) Merci par avance pour vos conseils et idées de visite ou d'hotels pour se reposer.
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j��aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Une semaine en Normandie à vélo août 2014 English translation pending
by Moussafir · 2014-07-20 · 20 replies
Chères et chers cyclistes bonjour,

Je suis en train de préparer un petit périple d'une semaine en Normandie qui doit avoir lieu normalement début du mois d'août 2014. Je suis belge, je partirai plutôt du côté de la mer du nord en Belgique pour rejoindre la Normandie. Je n'ai aucune idée de la Normandie à part le fait que c'est une belle région et que ça vaut la peine de la visiter. Question vélo je n'ai pas beaucoup d'info pour un circuit d'une semaine. Je suis preneur des bonnes suggestions concernant le circuit à faire, logements, endroits à visiter. Est ce qu'il existe des chemins cyclables? Quelqu'un aurait fait la Normandie à vélo, peut t'il me conseiller des itinéraires? Pour info, je roule en moyenne et selon l'état des routes entre 100 km et 150 km par jour. Quelqu'un serait intéressé de m'accompagner durant ce voyage?

Merci d'avance pour vos commentaires, suggestions, remarques ou autres.

Bonne soirée.

Habib
La Mauricie avec un petit de 23 mois English translation pending
by Lyanis · 2014-07-19 · 7 replies
Bonjour,

nous comptons passer 2 ou 3 jours au court de notre voyage aux alentours du parc de la Mauricie avec notre petit bout de 23 mois. J'aurai aimé savoir où il serait le plus stratégique de loger pour ne pas avoir à bouger toutes les nuits. Quels sont les sentiers / randonnées à ne pas louper? Quelles sont les activités à faire avec notre petit (si autre que la randonnée)? Si vous avez des adresses de logement et où de restauration, on prend !!

Merci!
Le nord du Chili en 4x4 English translation pending
by Itchyfeet765 · 2014-07-16 · 84 replies
Bonjour à tous,

Ma compagne et moi avons l’intention de visiter le Nord du Chili en septembre.

Nous partirions d’Arica pour nous rendre dans le parc de Lauca puis redescendre vers Calama (en passant par le parc des Vicunas et par le parc du Volcan Isluga avant d’aller à San Pedro de Atacama. via Pozo Almonte et Calama.

Voiture normale vs. 4x4 ?

Des renseignements glanés ici, je comprends qu’un 4x4 est préférable à une voiture « normale » : même si ce n’est pas la saison des pluies, beaucoup de routes ne sont pas asphaltées et/ou ont des profondes ornières (c’est aussi le cas dans beaucoup de rues de Bruxelles mais je ne crois pas que ce soit comparable). Ceux-ci qui se sont rendus dans ces parcs à cette saison le confirment-ils ?

Frais d’abandon

La location d’un véhicule implique des frais d’abandon relativement importants puisque nous emprunterons le véhicule à Arica pour le restituer à Calama mais je ne pense pas avoir le choix (sans quoi, je devrais retourner à Arica – ce qui revient presque à rebrousser chemin – et prendre un bus vers Calama, ce qui prendrait beaucoup de temps et ne reviendrait pas beaucoup moins cher).

Conduite en 4x4

Par ailleurs, je n’ai pas l’habitude de conduire de véhicules tout terrain. J’ai lu quelques conseils mais j’appréhende un peu de me lancer avec ce genre d’engins au milieu de l’Altiplano… Mes craintes sont-elles justifiées ? Au niveau de l’accessibilité, la plupart des sites ont l’air d’être visitables par nous-mêmes (même les geysers de Tatio), à l’exception du Salar de Tara.

Carburant

Enfin, la consommation d’un 4x4 est conséquente, a fortiori en altitude. D’Arica à Pozo Almonte, je compte +- 600 km et un plein ne devrait pas suffire.

Je pourrai m’approvisionner en carburant à Putre d’après ce que j’ai compris mais ça m’a l’air bien hasardeux au-delà (Lac Chungara ? Colchane ? Ces endroits pourraient être trop isolés pour cela). Où peut-on se dépanner en carburant ? C’est sans doute une bête question mais comment transporter des réserves d’essence complémentaires ? Il faut acheter des jerricans à Arica avant de se mettre en route ? Dois-je aller jusqu’à Iquique ou y a-t-il des stations à proximité de Pozo Almonte ?

A priori, en tablant sur un réservoir de 60 litres, je comptais constituer une réserve d’environ 40 litres (deux jerricans) pour être certain de ne pas être pris de court.

Je me suis déjà référé à d’autres discussions mais si vous avez d’autres échos, cela me serait d’une grande utilité ;-) (je pense notamment à cette discussion
http://voyageforum.com/discussion/altiplano-chilien-en-4x4-routes-essence-logements-d5059969/ )

Enfin, une question "voiture balais" (c'est de saison) : y a-t-il d'autres précautions à prendre avant de se lancer ?

Merci d’avance !
Road trip États-Unis - Canada English translation pending
by 97caroline13 · 2014-07-13 · 7 replies
Bonjours à tous!!

Début Septembre 2014, je me lance avec mon copain dans un petit Road Trip USA/CANADA. J'aimerai avoir vos avis concernant nos choix de parcours, activités... et bien sur vos conseils!!

Départ: 5 Septembre de notre petit St Barth pour Buffalo (American airlines, le moins cher :D) Arrivée à Buffalo, tard le soir, donc nuit en motel.

6 Septembre: Location de voiture (Alamo) et départ pour les chutes du Niagara (beaucoup disent que c'est un "piège à touriste" mais je pense que ça vaut quand même le coup d'oeil! hihi Activité: Maid of the Mist & Jet boat adventure Nuit chambre sur les chutes (si quelqu'un connait un bon hotel pour pas trop trop cher, environ 100-150€, je suis preneuse!)

7 Septembre: Départ pour Toronto (on y restera deux nuits), la je ne sais pas, on prendra surement un Motel sur la route, et repas du soir à la CN Tower (bon choix??)

9 Septembre: Départ pour Gananoque (histoire de faire une petite ballade/ croisière autour des milles iles), puis soit nuit à Gananoque soit reprise de route pour Ottawa.

11 Septembre: Ottawa, capitale, mais pas vraiment d'idée à faire (a part un spa nordique que j'ai trouvé sur internet hihi!)

12 Septembre: Départ pour Mont Tremblant, voir des amis de longue date + rando dans le parc...

14 Septembre: Départ pour Montréal, voir des amis également, on y restera environ 4-5 jours, histoire de profiter de nos amis et pour voir à fond cette ville :D

17 Septembre: Départ pour les Adirondacks (rando, nuit dans un petit gite...)

20 Septembre: Retour sur Buffalo, car le 21 Septembre très tôt, retour dans notre petit St Barth chéri.

Dites moi ce que vous en pensez. Bien sur, je ne ferai pas plus de 4h de route par jour et j'ai bien calculé les distances, ce ne sera pas un problème.

Sinon côté administratif, j'ai donc nos passports, nos ESTA et un permis international!

Merci de votre aide !!!

Caroline.
Trajet routier alternatif entre Montréal et Québec (paysages, parcs naturels, lacs...) English translation pending
by Travelair · 2014-07-13 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je suis actuellement en train de planifier mes vacances au Québec.

Arrivée prévue à Montréal le 19 Aout / Retour de Montréal prévue le 29 Aout.

Je pensais rester à Montréal du 19 au 25 puis envisager une petite escapade à Québec avant de reprendre la route directement le 29 vers l'aéroport de Montréal. Pour cela j'envisage de louer une voiture.

D'après mes simulation le trajet entre Montréal et Québec en voiture dure entre 2h45 et 3h par voies rapide. On m'a cependant parlé de routes alternatives entre ces deux villes dont une traversant un parc naturel où il est possible de se perdre et de tomber sur de jolis points de vues, lacs, maisons etc...

J'aurais souhaité avoir vos recommendations à propos d'un trajet au vert, avec possibilités d'admirer le paysage etc... entre ces deux villes et pourquoi pas envisager de s'arrêter une nuit au vert....

N'hésitez pas à me faire part de vos recommendations d'itinéraires, endroits où s'arrêter...

Merci par avance ! 🙂

Alexandre
Pèlerinage paysan en autonomie dans le Larzac English translation pending
by EastTrekker · 2014-07-11 · 3 replies
Hello, de retour d’une chouette rando en autonomie et en solitaire dans le Larzac, voilà un petit résumé de mes tribulations pour donner envie ou juste pour se balader à l’écran.

Les quelques photos ne sont pas géniales, mais elles sont prises avec mon téléphone – réduction du poids porté oblige.

L’idée était de marcher à la fois sur le plateau et sur ses contreforts, je suis donc monté 3 fois sur le plateau et en suis redescendu 3 fois. Cela permettait de mettre un peu de dénivelé et de voir de superbes gorges. Une grande partie de la rando était située dans des zones convoitées par les vilains militaires français à l’époque des mouvements de contestation paysans.



En deux mots, voilà mon trajet : je suis parti de Millau avec le GR71D que j’ai suivi vers l’Est, en passant par Potensac, St-Martin du Larzac, Montredon, puis je suis descendu dans la vallée jusqu’à Nant. Je suis ensuite remonté vers La Couvertoirade, toujours sur le GR71D. De là, j’ai switché sur le « GR de pays Tour du Larzac méridional », passant par Le Cros, Sorbs, puis descente (superbe !) dans la vallée de la Vis, suivie jusqu’au Cirque de Navacelles.



Là, j’ai dû faire un petit peu de stop (question de timing) pour remonter jusqu’à St-Maurice-Navacelles. J’ai alors continué sur le GR74, que j’ai suivi jusqu’à St Guilhem le désert. Pour la descente sur St Guilhem, j’ai quitté le Larzac et l’Aveyron pour rentrer dans l’Héraut. La descente sur St Guilhem est tout bonnement sublime ! L’intérêt de rejoindre St Guilhem était de me désenclaver, pas mal de bus passent par ce hameau. Le Larzac, c’est plutôt paumé…



J’ai fait le tout en cinq jours, à rythme plutôt soutenu au vu des 17 kilos portés. Voilà la liste de mes arrêts : 1ère nuit : bivouac dans un bois après « Le Tournet » (une grosse ferme avec autocollants Alternative Libertaire sur la boite au lettres😉 ) 2ème nuit : camping de Nant 3ème nuit : gîte d’étape de La Couveitoirade (superbe ! situé dans le mur d’enceinte, un des deux dortoirs est tout en pierre, super médiéval) 4ème nuit : bivouac dans la vallée peu avant Navacelles 5ème nuit : gîte d’étape de St Guilhem le désert



Voilà, très chouette rando, plutôt facile. Souvent des voies assez larges, voire des voies de tracteurs, mais quand même pas mal de petits sentiers également. Très beau pays, assez plat donc, il s’agit d’un plateau pas de montagnes, mais les descentes et remontées du plateau rythment la rando.

La particularité du Larzac est d'être un plateau calcaire. Cela signifie donc un sol poreux et extrêmement sec en surface. Si l'endroit est assez aride, on y retrouve une flore et une faune exceptionnelle, notamment en terme d'orchidées (j'en ai croisé des milliers, plein d'espèces différentes) et de papillons (des dizaines d'espèces également). Pas mal de rapaces également qui planent au-dessus du Causse, puis les fameuses brebis.



Les gens sur le plateau sont super sympa (petits producteurs bio, ex 68ards, anars…) et les villages de toute beauté et vachement préservés. Pas mal de fermes bio sur le chemin qui vendent leurs produits. (Attention, sur mon chemin, plus rien après La Couvertoirade, même pas une épicerie !) Pas mal de points d’eau un peu partout aussi : chaque ferme a bien un robinet.

En vous baladant sur www.geoportail.gouv.fr/, vous trouverez plein de sentiers super balisés dans tous les sens qui permettent de vous faire une rando à la carte.

Voilà, si vous voulez en savoir plus, la discussion est lancée 🙂.
8 mois autour du monde, 2 étudiants: démarches administratives et assurances English translation pending
by SophieetThéo · 2014-07-07 · 6 replies
Bonjour à tous,

J’ai déjà posté des messages sur ce forum, concernant l’organisation du voyage autour du monde que j’organise avec mon ami. J'ai eu de nombreuses réponses qui m'ont bien aidé ! J’ai de nouveau des questions, plus administratives cette fois ci, concernant les assurances notamment…

Nous nous apprêtons à acheter nos billets d’avion. Nous partirons le 4 septembre 2014, pour 8 mois, et traverser le Canada, les USA (Wyoming et Utah), la Bolivie et le Pérou, la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Zelande et le Népal.

J’aurais aimé savoir, pour ceux qui ont voyagé ainsi pendant plusieurs mois, et traversé plusieurs pays, si vous aviez pris des assurances ?

Nous sommes étudiants, c’est la première fois que nous faisons un voyage de cette envergure, et ne savons pas quel type d’assurance serait nécessaire… Cela vaut il vraiment le coup de payer (par exemple 33€/mois) ? Se protéger en risque de maladie, pour être remboursé des frais de médecins/médicaments etc…. Faut il voir cela avec sa mutuelle ou avec une assurance à part ?

Bref, si certains d’entre vous sont déjà passés par là, je serais intéressée de connaitre comment vous avez organisé votre départ sur le plan « administratif », si vous aviez pris des assurances et si elle se sont avérées utiles, etc...

Merci d’avance,

Cordialement,

Sophie

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