Search VoyageForum
FR
Hôtel Coral Costa Caribe Beach à Santo Domingo et températures fin décembre English translation pending
by Monictrembla · 2007-09-03 · 28 replies
Bonjour

J'aimerais avoir de l'informatio sur santo domingo car je part le 23 Décembre2007 pour 15 jours et je voudrais savoir la température a cette date là et qu'elle hôtel est le mieux ainsi que les plages. Car j'ammène un couple avec nous et ces leur premier voyage dans les antille et je voudrais qu'il trouve sa beau. Nous allons être au Coral costa caribe beach hotel à santo domingo république dominicaine.

je vous remercie tous de bien vouloir me donner de l'information

Monic
Hôtel à Barranquilla en Colombie English translation pending
by Bigbrother · 2007-09-02 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je me rends à Barranquilla début octobre prochain. Mes recherches d'hôtels sur internet me proposent que 4 à 5 hôtels, toujours les mêmes, et à des prix assez chers pour la Colombie. Je recherche 1 hôtel de standing correct, soit dans le centre ou dans la zone nord. je suis également intéressé à tous les commentaires se rapportant à un séjour à Barranquilla ; tourisme, vie nocturne, excursions, sécurité, etc...

Merci d'avance pour vos précieux renseignements, conseils, ou informations.
Hôtel à Bayahibe? (Sunscape, Casa Del Mar, Iberostar) English translation pending
by Maoui · 2007-08-29 · 21 replies
Bonjour à tous, j'aimerais avoir vos commentaires sur ces hotels. J'avais vu l'hotel Oasis Canoa à la Romana, cependant je n'ai eu que des commentaires négatifs conernant la plage, beaucoup de coraux... Or, toujours sur ce côté de la République, j'aimerais avoir des commentaires sur ces hotels. Je sais très bien que le Iberostar est plus dispendieux, cependant, au Québec, est-ce qu'il vient quand même en spécial à un moment donné. Nous prévoyons partir pour le mois d'avril 2008, qui est loin encore. J'apprécierais avoir vos commentaire sur ces hotels, si la bouffe est variée, propreté dans les hotesl et belle plage dans des forfaits tout inclus. Merci à l'avance, Bonne journée à tous Manon🙂
Bons plans pour Cuba à sac à dos? English translation pending
by Sebbi26 · 2007-08-28 · 7 replies
Salut a tout les voyageurs. Je suis actuellement au yucatan et je serais d'ici a qq jours a Cancun, d'ou je pense partir qq semaines a Cuba. Nous voyagerons comme pour le reste en sac a dos au jour le jour... Les questions que je me pose avant d'etre sur place sont : * Comment s'y rendre? Je ne pense pas qu'il y a de bateaux. J'ai actuellement trouve des vols a 200.-Eur tt comprit sur internet. Je pense que correct? Si qqn a des conseils pour des billets moins chers, je reste tout oui.

* Comment se passe l'entree sur le territoire? Faut il avoir necessairement une reservation pour obtenir la carte touristique? Pour combien de nuits? Combien coute la carte touristique/Visa?

* Nous sommes 2 ewt pensons eviter les hotels et plus opter sur les casaqs chez l'habitant? Quels conseils pouvez vous me donner pour la selection, pour eviter des pieges?

* Quel budget compter pas pers et par jour en moyenne?

* Quels coins visiter en alternant culture, plages, salsa et contacts avec les locaux? Quelles places sont a eviter...?

* Comment se deplacer? Je crois que les bus sont plutot rares? Stop?, bus locaux? Idee de budget pour location de voiture?

* La questions securite se pose tout de meme bien que ca ne semble pas etre trop un probleme sur place. Conseils?

Merci a tous pour votre aides et pour votre attention.

SEb
Panama: le pays "paradis" English translation pending
by Sos2010 · 2007-08-28 · 212 replies
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :

Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba :
http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?

Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Prix du transfert en minibus Bangkok-Koh Chang English translation pending
by Voyageur34 · 2007-08-27 · 40 replies
bonjour

Je recherche des infos sur le prix des transferts en minibus (nous sommes 3)au départ du centre de bangkok (mon hotel est sur sukumvit)pour se rendre a ko chang . Je vais réserver un hotel le tropicana à KO CHANG.Qu'elle est le prix du minibus pour 3 et du ferry, existe il un package minibus ferry etc.....

Qui connait une compagnie de transfert sérieuse.

Je connais bien le service des minibus extra, cela plusieurs fois que je voyage en thailande, par contre auparavant je faisais mes réservations transfert minibus de FRANCE, trés cher.

D'ou ma recherche. A BIENTOT
Bangkok pratique (presque tout savoir...) English translation pending
by Casimir0 · 2007-08-26 · 26 replies
URL=(http://www.blog.fr/media/photo/bangkok_le_grand_bouddha_couch/1714032) Bangkok pratique Voici quelques informations tirées de mon expérience personnelle, qui vous permettront, - en tout cas, je l'espère -, d'éviter quelques pièges, et de passer un agréable séjour à Bangkok.

Se rendre à Bangkok

Pour choisir son billet d'avion et l'acheter sur Internet, auxair est à mes yeux le meilleur moteur de recherche, et cela, quels que soient les pays où l'on envisage de se rendre : www.auxair.com

Se loger à Bangkok : 36, 50 euros la nuit

Pour un hôtel très convenable, le "First Hotel" fera l'affaire : www.fr.asiarooms.com/thailand/bangkok/first.html L'hôtel est situé au cœur de la ville, et ses normes correspondent à un très bon 3 étoiles français (accueil sympathique, chambre climatisée, salle de bains fonctionnelle, propreté irréprochable, service impeccable, piscine agréable, télévision avec TV5). Il s'agit de l'hôtel de base du tour operateur "Promovacances". C'est d'ailleurs par ce biais-là que je l'ai trouvé. On peut réserver sur internet (ce que j'ai fait), ou bien louer la chambre sur place. Prix : 36, 50 euros la nuit, y compris le petit déjeuner.

Se nourrir à Bangkok : 2 euros par jour !

Au "First Hotel" le petit déjeuner est servi à partir de 6 heures, au bord de la piscine. Comme dans tous les hôtels internationaux, le buffet est gigantesque : œufs au plat, brouillés, à la coque ; saucisses, bacon, riz, pâtes, spécialités thaïlandaises et cuisine occidentale, légumes, viandes et poissons en tout genre ; profusion de desserts et de fruits. Bref, de quoi rassasier le plus insatiable des Gargantua. Pour se nourrir à moindre coût à Bangkok, le bon plan, à mon avis, est le suivant : Prendre un solide petit déjeuner à l'hôtel (déjà payé). Puis, au grè de vos pérégrinations, déjeuner et dîner sur le pouce, en achetant aux centaines d'étals qui bordent les trottoirs, de délicieuses petites brochettes que l'on vous cuit, devant vous, sur la braise. Il y en a au bœuf, au porc, au poulet ; au poisson, à la seiche ou aux encornets. Le prix est immuable : 20 bahts (moins d'un demi euro) les seize boulettes, que l'on vous propose, si vous le souhaitez, accompagnées de sauce piquante. Pour deux repas copieux par jour, il faut donc compter 40 bahts, auxquels on peut ajouter deux yaourts (11 bahts pièce, 0, 25 euro). Indispensable, en raison de la chaleur : deux bouteilles d'eau fraîche d'1, 5 litre (12 bahts la bouteille), le tout acheté dans les supérettes "7 Eleven" (il y en a partout). Coût total de la nourriture et de la boisson pour une journée : 86 bahts (2 euros).

Se déplacer dans Bangkok : le "taxi meter" !

Si l'on excepte le train et le bus (c'est un peu compliqué), il existe quatre moyens pour se déplacer dans Bangkok : à pied, en taxi, en bateau, et en "tuk tuk". à pied : c'est la galère ! (mais pour mieux saisir le pouls de la ville, je l'ai souvent fait). En effet, dans BKK, la circulation est dantesque ; la pollution, phénoménale ; le bruit, incommensurable. Les automobilistes aux yeux fous, englués dans les bouchons, sont crispés sur leur volant, égrènent les secondes qui les séparent du prochain feu vert, guettent d'un œil gourmand les piétons à abattre, et testent d'un doigt nerveux la tonalité de leur klaxon. Quant aux motocyclettes pétaradantes, sur lesquelles les Thaïlandaises montent en amazone, elles prennent position aux avant-postes des intersections, toutes auréolées de leur propre pollution. Un piéton dans les rues de BKK fait figure de Martien. en taxi : prendre les "taxi meter" (le nom est écrit en gros) et demander au chauffeur de mettre en route le compteur. Pour une course d'une vingtaine de minutes, comptez environ 60 bahts (moins d'1, 5 euro). J'ai utilisé à de nombreuses reprises les "taxi meter" et j'ai payé, intra muros, de 35 bahts (minimum) à 80 bahts (maximum). Refuser systématiquement les taxis qui ne sont pas des "meter". en bateau : se rendre à l'une des quatorze stations d'embarquement de la "Chao Phraya River", mais évitez le point n°2 (parfois une heure d'attente). Prix pour deux stations : 8 bahts (20 centimes d'euro). La première fois, j'ai égaré mon ticket. Au moment du contrôle, je n'ai donc pas pu le présenter. "Vous l'avez bien acheté ?" "Oui, oui, je vous l'assure !" OK, alors il n'y a pas de problème !" Et je n'ai pas repayé. en "tuk tuk" (taxi motocyclette) : escroquerie garantie, car il n'y a pas de compteur (je me suis fait avoir les deux premiers jours ; prix moyen demandé : 100 bahts). Sachez que certains "tuk tuk" vous proposent des courses à 20 bahts de l'heure (moins d'un demi euro). Autre escroquerie ! En effet, après vous avoir pris en charge, le chauffeur vous explique que si vous consentez à faire une halte d'au moins dix minutes chez son "sponsor" de tailleur, il bénéficiera, grâce à votre sollicitude, d'un bon de 5 litres d'essence. Tout en marquant un peu de réticence, je me suis quand même fais conduire à la boutique... Mais je ne suis resté que deux minutes. "Dommage ! Si vous étiez resté huit minutes de plus, j'aurais eu droit à mon bidon ! Mais qu'à cela ne tienne, j'ai un autre "sponsor" qui lui vend des bijoux..." J'ai commencé à m'exciter pour de bon... En définitive, le gars m'a lâché au coin d'une rue. En le fusillant du regard, je lui ai lancé : "Et vous allez me planter là ?" Réponse souriante et imparable : "Eh oui ! Que voulez-vous, à cause de vous, je n'ai plus une seule goutte d'essence !"

Communiquer à partir de Bangkok

Coût d'une heure d'Internet avec ADSL : 1 bath la minute (avec un minimum de 20 bahts, soit 0, 50 euro). Mais j'ai trouvé des points Internet à 30 bahts de l'heure. Prix prohibitif au "First Hotel" : carte magnétique à 150 bahts ; que l'on reste une minute ou une heure, elle n'est plus réutilisable. Coût de l'envoi d'une carte postale pour l'Europe : 5 bahts la carte, et 15 bahts pour les timbres, soit, moins de 0, 50 euro.

Ce qu'il faut voir (selon moi) à Bangkok

Tous les guides vous décriront avec force détail ce qu'il convient de voir à Bangkok. Il n'est donc pas dans mes intentions de faire l'inventaire exhaustif des monuments et sites remarquables de BKK. D'autant que j'en suis bien incapable car je n'en ai vu que quelques-uns. Aussi, je me limiterai, très brièvement, à évoquer ceux que j'ai visités. le Wat Phra Kaeo : centre religieux de la Thaïlande, il regroupe, sur cinq hectares, des monuments aux architectures folles, aux piliers incrustés de pierres précieuses, aux tours ruisselant d'or, gardées par des géants grimaçants, mi-hommes, mi-dragons. À mon avis, le facteur Cheval a dû passer un jour dans le coin. À voir impérativement le plus sacré de tous les Bouddhas : une petite statue d'émeraude (photos interdites). La ferveur des fidèles vous prend aux tripes. Entrée : 250 bahts (5, 50 euros). Shorts (même longs) interdits ! Toutefois, une fois à l'intérieur, à droite de l'entrée, vous pouvez louer, le temps de la visite, une sorte de sarwel pour 100 bahts (un peu plus de 2 euros). Le Bouddha couché : situé au Wat Po, c'est un gigantesque Bouddha couché, doré à l'or fin ( 5, 5 tonnes de métal précieux), de... 45 mètres de long, sur 15 mètres de hauteur. Pour moi, le top de Bangkok. Impressionnant ! Entrée : 50 bahts (un peu plus d'un euro). le Wat Arun (le Temple de l'Aube) : situé à l'extérieur du centre ville, de l'autre côté du fleuve, il a été commandé au XIXe siècle par le roi Rama III. Cette tour se compose de millions de débris de porcelaine habilement incrustés par des artisans. Avant que son habillage ne se termine, la porcelaine vint à manquer. Alors, méthodiquement, les Thaïlandais brisèrent par le menu leur précieuse vaisselle. Il y en eut assez. Puis trop. Et le temple fut achevé. J'ignore le prix de l'entrée, car je n'ai vu le Wat Arun, que de la rivière Chao Phraya River. Ce qui me semble d'ailleurs suffisant. la Snake Farm : dépendant de l'Institut Pasteur, cette "ferme aux serpents" hors du commun abrite des centaines de reptiles (cobras royaux, vipères annelées, pythons, etc.). Il s'agit de la deuxième Snake Farm du monde (la première est au Brésil). Se rendre à l'Institut Pasteur vers 10 h 15, pour suivre un diaporama commenté (en anglais) avec beaucoup humour. Ensuite, à 11 heures, assister au déjeuner des serpents que l'on nourrit de viande fraîche. Dans la foulée, voir de quelle manière les biologistes en blouse blanche extraient le venin qui servira à fabriquer les doses de sérum. Entrée : 75 bahts (1, 50 euro). le Golden Mount : colline artificielle de 318 marches, au sommet de laquelle des dizaines de Thaïs, agenouillés devant des autels, prient Bouddha. Vue à 360 degrés sur la ville. Prix de l'entrée : 10 bahts (0, 25 euro). Chinatown : des centaines de toits en pagode, des milliers d'échoppes, des rues grouillantes de monde, des venelles où seuls peuvent pénétrer les piétons, et autant de lampions que de boutiques.
Visa pakistanais depuis Delhi English translation pending
by Ludoworld · 2007-08-24 · 26 replies
Bonjour,

Comme vous le savez, l'ambassade du Pakistan a Delhi demande une lettre d'introduction de l'ambassade de France afin de pouvoir traiter la demande de Visa. Malheureusement, depuis fin juillet 07, l'ambassade de France a decide de ne plus faire cette lettre rendant par consequent l'obtention du visa Pakistanais a Delhi impossible.

Je suis actuellement bloque a Delhi car je DOIS me rendre au Pakistan. Quelqu'un aurait-il une idee d'une solution alternative viable.

Je vais m'adresser dans les prochains jours aux ambassades du Pakistan a Dhaka (Bangladesh) et Kathmandu (Nepal) pour savoir si eux aussi demandent cette fameuse lettre. Dans l'affirmative, je demanderai aux ambassades de France dans ces 2 villes si elles sont pretes a le faire.

Si vous avez un conseil, je suis preneur.

Je vous remercie. Cordialement Ludovic
Safety in Istanbul?
by Anadelia · 2007-08-20 · 46 replies
As I mentioned before, I’m heading to Istanbul next summer, and I’ve heard there have been quite a few attacks by Kurds in Turkey recently, which is making me hesitate about my trip.

What do you all think? :( I’m wondering if it’s really a good idea to go...
Séisme au Pérou English translation pending
by Zitoune · 2007-08-17 · 14 replies
Ne voulant pas participer a la discussion en cours sur le forum Amerique du sud (car en train de degenerer en 5 messages...) mais, cependant, traitant du meme sujet, j ai donc poste mon message ici. Les moderateurs le deplaceront si necessaire.

Si vous regardez ou lisez les medias, vous n etes pas sans savoir que le sud du Perou a ete frappe par un violent seisme. Ne sachant pas quelle image en donnent les medias exterieurs (mis a part quelques vagues articles sur les journaux francais en ligne), je me propose d en parler ici. Mercredi, vers 18h40, un seisme de magnitude 7.5 ou 8 (les sources different) qui a dure 2 mins (mouvement horizontal et vertical) a eu lieu a 170 km au sud-ouest de Lima, dans l ocean pacifique. Il a ete ressenti jusqu en Equateur. Les villes les plus touchees ont ete Ica, Cañete et Pisco. Cette derniere est habitee par, environ, 130 000 - 150 000 personnes et a ete detruite a 80%. De nombreux villages environnant ont ete totalement rases, les constructions les plus humbles etant en adobe (briques de terre crue) et en quincha (parois de roseaux recouvertes de boues). Le bilan actuel est d environ 500 morts et 1500 blesses. Chiffres relativement faibles a la vue des degats et qui risque malheureusement d augmenter avec le temps. Le gouvernement d Alan Garcia n a pas demande d aide pour les secours. Seules une equipe de sauveteurs boliviens armee d un cocker et une equipe de pompiers sans frontieres venue d Espagne sont sur place. Ces derniers sont arrives aujourd hui. De nombreuses personnes sont encore ensevellies sous les decombres, notamment dans une eglise qui s est effondree et qui etait pleine au moment du seisme. Il faut ajouter a cela les villages un peu eloignes de la panamericaine sud ou les secours ne sont toujours pas arrives. La solidarite peruvienne est importante mais il manque de tout, surtout de l eau, des couvertures (les nuits sont tres froides l hiver dans le desert), de la nourriture, des tentes, ....bref tout ce dont les gens ont besoin dans ces cas la. Il manque aussi des cercueils dans certains endroits et des machines pour deblayer (l etat fait appel aux entreprises privees). La Panamericaine sud s est soulevee sur une longue portion ce qui a paralyse le transit qui est maintenant retabli grace a une deviation permettant ainsi, en plus du pont aerien, l acheminement de vivres, vetements, couvertures, ...Mais, certains villages de 1000 a 2000 habitants restent isoles. Au total, environ 80 000 personnes sont demunies de tout. Le seisme a fortement touche Lima, la capitale, mais les degats materiels et les deces sont tres faibles. C est un vrai miracle. J ai toujours cru que, dans cette ville, les panneaux "zone sure en cas de seisme" etaient une blague. Comme quoi, il ne faut pas trop se fier a l aspect des constructions. Un autre point, suite au seisme, un oleaje (petit raz de marre) a eu lieu sur toute la cote concernee. Certaines zone du quartier del Callao a Lima ont ete innondees ainsi que les quartiers de pecheurs de Pisco et des villages de pecheurs de la cote. Un nombre important d embarquations traditionelles a ete detruit les laissant ainsi sans travail. La principale economie de cette region du Perou etant la peche, notamment la peche du pejerrey. Bref, le bilan est lourd. Je sais bien que Pisco plage n a rien a voir avec les plages de la Thailande mais, si vous pouvez aider, n hesitez pas. Pour cela, evitez d envoyer de l aide directement via des associations francaises mais, plutot, via des associations directement implantees sur place qui, avec vos dons, acheteront de facon adaptee aux besoins et a l environnement. Comme toujours, se sera la reconstruction le plus long, le plus difficile, le plus couteux et c est generalement la periode ou tout le monde disparait.
Préparation pour la Norvège et la Suède en 4x4 English translation pending
by Jf34 · 2007-08-17 · 59 replies
bonjour, je suis à la recherche de renseignements (site, livre, etc ) sur la suede et /ou la norvege, l'idée est de partir en juillet 2008 en land en petite autonomie, pour decouvrir ces pays, on est plus particulierement attirés par la nature et la geologie, (exit les ville)

quelles sont les regions a parcourir? on aimerais bien ne pas rester sur le goudron, y-a til des pistes, des points gps sont ils dispo quelque part ?

pour la preparation du vehicule, on est plutot habitué au maroc .... faut il prevoir des jerricans de gazole, d'eau, ou un ou deux de chaque suffise ? les pistes sont boueuses ?

tout les renseignements sont les bien venu merci
American Airlines: transit à Miami sur vol Paris-Lima English translation pending
by Amaba · 2007-08-14 · 17 replies
nous partons le 6 septembre avec des vélos pour la pérou avec american airlines : j'ai des infos contradictoires sur le transit à Miami : devons nous récupérer nos bagages pour les réenregistrer ou tout ce fait automatiquement ? qui a une expérience récente de cette situation, nous avons seulement 1h40 entre les 2 vols, c'est short....surtout avec des bagages encombrants... merci de votre collaboration
Attention: escroquerie en Thaïlande English translation pending
by Patou94 · 2007-08-10 · 279 replies
🏴‍☠️ Salut à tous,

Je voulais vous faire part d'une mésaventure qui m'est arrivée en Thaïlande. J'ai découvert la Thailande en 2005 juste après le tsunami... le prix des séjours étaient très bon marché et je pensais faire une bonne action pour aider les populations locaux en faisant du tourisme chez eux. Je venais d'être mit en pré-retraitre par ma boite... ma femme travaillant toujours, j'y suis allé seul... J'ai visité Pataya, où il y a beaucoup de P*** et pas mal d'autres activités comme Noong noot village, la ferme des crocodiles, les fermes à éléphants, le bowling, mini siam, la plage (plutôt choisir celle de jomtien ou naklua), les restos pas cher, les marchés, la pêche (étang ou mer), ... Puis je suis allé à Phuket, les paysages sont magnifiques, les gens agréables et toujours souriants, les restos sont très bon marché (1 salades de papaye et 4 brochette de poulets 60 bahts = 1, 20€), les plages, le soleil..... et je fais la rencontre de Kim, une très jolie Thailandaise de moitié mon age qui parle formidablement bien anglais. Au début, je me disais que c'était que le temps du séjour et que ma femme n'en saurait jamais rien... mais au boût de quelques jours, j'en étais tombé amoureux. J'avais l'impression d'avoir à nouveau 20 ans !!! 😉 De retour en France, je ne pensais qu'à une chose, y retourner... J'y suis retourné 6 semaines après pour retrouver ma Kim pour 2 superbes semaines... J'ai pretexté à ma femme que j'étais bénévole là bas pour les aider à reconstruire. J'ai emmenné ma femme en septembre 2005 afin qu'elle découvre les paysages (pas kim !). Puis j'y suis retourné en novembre 2005. Kim m'a proposé de faire du buisness avec elle à Phuket. Elle m'a proposé d'acheter un snack en bordure de mer, qu'elle gèrerait et on se partage les bénéfices... enfin, elle a fait ça subtillement, car sur le coup, j'avais l'impression que ça venait de moi... Quelques jours sont passé et son frère nous a fait part d'un ami à lui qui vendait son restaurant, mais il fallait faire des travaux. J'ai dit que je devais y réfflechir. J'y suis retourné en janvier 2006, le restaurant était toujours disponible. N'étant pas Thailandais, je ne pouvais pas aquérir un commerce aussi facilement, c'est pour cette raison que j'ai proposé à Kim de le mettre à son nom... du moins j'ai encore eu l'impression que ça venait de moi... J'ai transféré 500.000 baths sur son compte afin qu'elle fasse la transaction. Les travaux ont commencé juste après... Quand j'y suis retourné 2 mois après, le resto/snack était ouvert et Kim assurait bien. Puis je suis rentré en France, mais à partir de là, je n'arrivais plus à joindre Kim (mail, téléphone, ...). J'y suis retourné début juin, elle était au resto et elle m'annonce que c'est fini entre nous deux. Je lui donc demandé de me donner ma part des bénéfices, puisque j'avais investi mon argent et que ça fonctionnait bien... et là deux gars me prennent pour me jeter dehors et me fait comprendre de ne plus jamais revenir. J'y suis retourné le lendemain et là l'un des gars m'a cassé la figure. Je me suis rendu compte que j'étais la bonne poire et qu'elle s'était bien servi de moi. De retour en France, ma femme me demande pourquoi j'ai un cocard et surtout pourquoi j'ai transféré près de 12.000€ sur un compte thailandais... c'était le début de la fin... séparation, puis aujourd'hui procédure de divorce... Donc, messieurs, si vous tombez amoureux de l'une des ravissantes thailandaises, méfiez-vous si elle vous parle de buisness...
Tout abandonner pour l'Inde English translation pending
by Mari1956 · 2007-08-10 · 32 replies
Je désire quitter ma vie actuelle pour diverses raisons. Peut-on m'aider ? D'où vaut-il mieux s'envoler ? Où arriver? Delhy ? BOmbay autre ? Le moins cher tout m'est égal puisque je compte me balader en Inde à pied. Combien faut-il minimum pour vivre en Inde sans travailler ? Le visa est-il obligatoire ou puis-je m'envoler comme ça et me débrouiller sur place. Je désirerai partir sans en informer mes proches pour ne pas avoir la pression et qu'ils me retiennent ici. Je n'ai jamais été sur un forum je ne sais pas trop comment ça marche, est-ce que l'on peut tchater en direct comme sur MSn ou bien ce n'est que par courriel ? J'espère que je vais pouvoir avoir, savoir lire vos réponses, d'avance je vous remercie. Le problème si je demande un visa c'est que le courrier va arriver chez moi et de ce fait tout un tas de questions, je veux partir sans avertir personne. Merci de me dire comment me débrouiller
Moyen de transport pour visiter la Syrie English translation pending
by Esmalin · 2007-08-06 · 11 replies
J’hésite entre deux parcours :

1-DAMAS - SEYDNAYA - MAALOULA - PALMYRE - HOMS - KRAK DES CHEVALIERS - HAMA - APAMEE - ST SIMEON - ALEP.

2-DAMAS / BOSRA /PALMYRE / QASR AL-HAYR ACH-CHARQUI / RASSAFAH / ALEP / SAINT SIMEON / APAMEE / HAMA / KRAK DES CHEVALIERS / MAALOULA / DAMAS

- une des différences entre les deux c’est qu’avec l’un je reviens sur Damas et l’autre je reste à Alep. En sachant que je dois aller ensuite en Jordanie, est-il possible de passer de Alep à Amman ou dois-je revenir sur Damas ? Il me semble que revenir sur Damas serait plus simple, qu’en pensez-vous ? J’ai lu que Alep-Damas en train est assez simple et dure 5 heures.

- quel moyen de transport et est-ce facile d’en trouver (train, bus, taxi ?) ais-je entre chaque ville pour les deux itinéraires et est-ce qu’on y trouve des logements facilement ? et si quelqu'un connaît les prix pour ces différents transport cela me serait aussi très utile

Merci bien.
Rando-rencontre dans la forêt de Fontainebleau le dimanche 19 août 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-08-03 · 139 replies
🙂Voyageurs-randonneurs voyageuses-randonneuses,

Nous qui sommes abandonnés comme de vieilles paires de tongs durant cette période estivale par notre famille et nos amis, Nous qui ne nous satisfaisons pas de Paris-Plage, 😕 Nous qui donnons à manger au chat de la voisine du dessus partie en croisiére sur les mers chaudes, 😕 Nous qui arrosons les plantes de notre tante partie sur les rivages de l'Atlantique, 😕 Nous qui ramassons le courrier de notre meilleur ami parti vadrouiller sur les montants de l'Himalaya, 😕

je propose alors aux quelques abandonnés franciliens une rando-rencontre (je dirai alors une randocontre !!😏) en forêt de Fontainebleau le dimanche 19 aout 2007 pour aller écouter les chants des oiseaux, entendre le brame des cerfs, observer le vol des papillons, contempler la pousse des jeunes arbres, etc...

Pour ceux qui me connaissent un peu, il n'y aura ni enigmes, ni questions, ni temps imposé, ni course contre la montre mais juste le plaisir de faire une ballade sympa dans la nature sans itineraire etabli tout en improvisation !!!(tout le contaire de ce que j'ai deja fait !)

Vu la date choisie je ne m'attends pas à une multitude d'inscription alors s'il y a de 1 à 4 abandonnés decidés à faire cette petite ballade en forêt, le RDV se fera certainement porte d'Italie le matin (prevoir pique nique pour le midi ) et on partira avec ma voiture ( aucun frais de participation de transport ) S'il y a plus de participants, j'aviserai le moment voulu (faudra voir alors s'il y aura d'autres véhicules disponible )mais sinon il faudra penser au train (faudra alors que je me renseigne des horaires de trains et du prix du billet )mais là chacun devra payer son trajet ... Si personne pour cette randocontre, je vous raconterai comment c'etait ....
Remorque Convenience-I de TW-Bents English translation pending
by Phil86 · 2007-07-31 · 19 replies
voila je me suis fait livré cette remorque aujourd'hui même. je l'ai acheté sur e-bay 75€ (il y en a d'autres...) http://www.expemag.com/materiel-voyage-nature/convenience-i-tw-bents.html j'aurais choisi une extra-wheel mais l'occasion faisant le larron (et le prix...) je vais faire le canal du midi en septembre (Toulouse -Portiragnes AR) après avoir fait le canal Nantes à Brest a bientôt pour un compte-rendu plus détaillé.
Air France: codes, accès patios et salons English translation pending
by Verygoodtrip · 2007-07-29 · 25 replies
Bonsoir, je suis nouveau membre fb gold. Je privilegie toujours les bornes d'enregistrement plutot que les comptoirs (pas de queue, pratique, e tc etc). Aussi, ces derniers n'indiquent jamais quels sont les codes d'accès aux patios ou salons af.... et c'est toujours une galère innomable pour récuperer ces derniers !!!

De plus, certains salons existent en province (Nice, Marseille?, Lyon?, etc etc etc) et la, sans passer par les comptoirs et pire (!!) sans "réclammer" ces codes au pnt, inutile d'esperer y pénetrer !

Af devrait faire qq chose pour nous, nous indiquer quels sont les salons, patios, etc auxquels nous pouvons avoir accès, ainsi que les modalités pour y accéder !

Qu'en pensez-vous ? comment faites vous vous ?

Merci de vos réponses !
Retour d'Algérie (24 juillet 2007) English translation pending
by Pasheera · 2007-07-24 · 37 replies
Salut, nous venons de rentrer de notre escapade de deux semaines et demi à travers l'est de l'algérie. Nous avions le petit futé avec nous, qui nous a pas du tout aidé mais plutot mis dans l'embarras etant donné que les infos etaient fausses. Bref, nous avons séjournée à Alger, bejaia, Tichi, Jijel, Setif, constantine, batna et kenchela. Si vous souhaitez avoir des infos, contactez moi !
Vang Viang au Laos English translation pending
by Denisc · 2007-07-22 · 41 replies
Visiblement des paysages maginifiques et la promesse de promenades à vélo ou à pied vers grottes, cascades, villages mais aussi Bar TV bruyants et tous les travers du tourisme à "petit bugdet". Qu'en penser ? Pouvez me dire comment vous le percevez et éventuellement m'indiquez une GH propre, bon marché et plutôt éloigné du tumulte .... Merci
Circuit au Vietnam et Cambodge English translation pending
by Laurita79 · 2007-07-22 · 20 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions partir du 22 septembre au 12 octobre et passer par les grandes villes de Hanoï (y compris différentes excursions dans les environs)(5 jours), Hué (1jours), Hoi An (1jours), Saïgon (2 ou 3 jours) et rejoindre par le Mékong, Phonompenh (1 jour) puis Siem Riep (3 jours) avant de revenir à Hanoï pour le retour. Nous aimerions aussi intégrer quelques jours de plage si possible à la fin. Comment serait-il possible d'organiser un tel circuit? Quels seraient les meilleurs moyens de transports entre (et dans) les villes afin de garder un équilibre temps/prix acceptable? Faut-il réserver les transports à l'avance ou est-il possible de le faire sur place? Selon, vous, quel serait le prix d'un tel circuit? Vaut-il mieux s'adresser prendre un circuit tout compris ou s'adresser sur place individuellement pour chaque circuit ou excursions que nous souhaitons faire?

Quel serait le prix de toutes les taxes, visas et autres dépenses annexes? Vaut-il mieux réserver tous les hôtels ou autres logements à l'avance? Vaut-il mieux réserver les visites à l'avance ou peut-on passer à une agence à notre arrivée?

Quelles sont les formalités à accomplir? Désolée pour toutes ces questions (mais je suis débutante)... Un très grand merci d'avance.

Laurita
Voyage dernière minute pour la Thaïlande English translation pending
by Fleur533 · 2007-07-17 · 93 replies
Bonjour à Tous! Je suis nouvelle sur ce forum et je vous demande toute l'aide et les informations necessaires pour un voyage court (2semaines) à peu prés du 2 au 15 septembre que je viens de prévoir avec ma meilleure amie! Alors effectivement nous sommes trés motivées mais nous nous posons pas mal de questions. Budget réduit (étudiantes), pas encore prévu le circuit, pas acheté les billets d'ailleurs o point où on en est otan les prendre o dernier moment non?.. Nous connaissons juste nos dates de départ et on a acheté le guide du routard de la thailande! Nous pensions partir de Paris aller à Bangkok passer 2 ou 3 jours puis partir à l'aventure vers le sud à la découverte de plages de rêves mais aussi s'immerger avec la culture thai et en gros faire le maximum de choses en 2 semaines et avec comme budget total (souvenirs inclus): 1000euros chacune. Alors est ce réalisable? Je vous remercie d'avance! tous les renseignements que vous pourrez nous apporter seront précieux!!
Pont de St Nazaire à vélo English translation pending
by Lucile91 · 2007-07-17 · 24 replies
Bonjour,

Avec mon mari et mes enfants de 5 mois et 3 ans, nous allons entreprendre cette été le mériple la Loire à vélo de St Nazaire à Paris. Le problème étant le passage du Pont de St Nazaire qui a priori est super dangereux. Surtout que nosu aurons nos deux vélos, une remorque enfant deux places et une remorque bob.

la Loire à vélo étant assez connu et assez fréquenté, je voulais savoir, pour les personnes qui l'ont faite, comment ils avaient réglé le pb du pont. Dans le cadre d'une animation Estuaire 2007, il y a une navette de bus mais qui ne prend à priori pas les remorques.

Comment faire ??

En vous remerciant par avance,

Cordialement,

Lucile 91
Voyageurs, êtes-vous heureux? English translation pending
by Getback · 2007-07-13 · 98 replies
En parcourant les différents messages de ce forum que je consulte plus que ne fréquente depuis maintenant 2 ans, j'ai la désagréable impression de lire un nombre incalculable de temoignages de gens aigris, tristes pour qui le voyage serait une libération, un moyen d'echapper au "mechant Occident qui mange tout vilain pas beau egoiste"

Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?

Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.

Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...

😎
Grillez-vous les feux rouges à vélo? English translation pending
by Tuefeli · 2007-07-13 · 51 replies
Voila une question brûlante d'actualité!!

Grillez vous les feux rouge??

Eh bien OUI, moi je grille les feux rouge!! 🙂 1 - Un vélo n'encombre pas la chaussée, et les voitures ont encore largement la place de circuler 2- Les feux rouges sont réglés sur la vitesse des voitures. Aux cycliste les ondes rouges... 3- c'est déja un bel effort de rouler en vélo dans cette puanteur motorisé, et les propriétaires de véhicules à moteur respirent aussi l'air que je protège en appuyant sur mes pédales, alors n'en rajoutons pas! 4- c'est mon probleme si une voiture me rentre dans le bide, c'est moi qui subirai les conséquences, et je ne suis pas encore suicidaire au point de passer devant un 33 tonnes les yeux bandé!

Mais voila qu'une bande de technocrates conduits en taxis dans leurs tours à bureau veulent nous inciter à consommer de la Peugeot, de la renault ou de la Citronault Pipeau en nous décourageant de sortir notre bonne vieille bicyclette! 190 euros de taxe sur le passage de 2 personnes sur l'Avenue des Vosges à Strasbourg.... Bande d'ENC...!!!!!!!!!

( Et pendant ce temps brûlent les voitures, les voitures brûlaient... Mais là les flics n'y vont pas!)

J'attend vos commentaires que je sent déja chauds comme la braise...
Apprécier de voyager seule English translation pending
by Yolevasion · 2007-07-01 · 17 replies
Bonjour, Je suis nouvelle sur le forum. En parcourant cette rubrique je me rends compte que beaucoup de femmes partent seules. C'est une question que je me pose pour moi. J'aimerai partir dans le désert en décembre (et plein d'autres voyages plus tard) et aujourd'hui je ne vois que le passage par un organisme pour le faire (genre allibert, etc...). L'idéal ça aurait été d'avoir trouvé amis ou compagnon pour partir à l'aventure...

C'est pourquoi je fais appel à votre expérience. Comment vivez-vous vos voyages seules et cette envie de partager tout ce que l'on voit ? De pouvoir profiter de la culture et des gens dans des pays où les femmes ne sont pas spécialement émancipées ?

Merci pour vos éclairages
Carnet de voyage en Namibie (octobre/novembre 2005) English translation pending
by Tib · 2007-07-01 · 0 replies
CARNET DE VOYAGE EN NAMIBIE Notre voyage en Namibie a eu lieu en octobre-novembre 2005. A part deux nuits passées à l'hôtel à Windhoek nous avons voyagé en 4x4 avec tente sur le toit. Dans cette page nous relatons notre voyage en essayant de vous faire partager notre découverte. NB dans ce récit nous parlons peu du camping car, reportez vous à la page d'accueil sur le lien :motorhome - camping car ou 4X4.

V 21/10 Trajet avec Air France jusqu'à Johannesburg puis South African Airways jusqu'à Windhok.

S 22/10 Windhoek (prononcez wintok, ce nom est d'origine afrikaaner). Que dire de Windhoek ? Que c'est une ville sans grand caractère, relativement moderne avec peu de points d'intérêt. L'influence allemande se fait sentir sur quelques monuments. Retenons simplement que la Namibie était colonie allemande jusqu'en 1918 puis est passée sous influence sud africaine jusqu'en 1989. Windhoek a été pour nous une halte à l'arrivée et au départ. Nous y avons trouvé de quoi faire le plein de nourriture avant de nous mettre en route. Petit détail pratique, les supermarchés des centres commerciaux sont ouverts le dimanche, mais ne comptez pas trop sur les boutiques qui les entourent et surtout pas sur les boutiques du centre ville. Nous avons séjourné à la pension Steiner, située au centre ville. Étape sympa, tenue par une famille d'origine allemande. Enceinte close et gardée en permanence.

D 23/10 Nous partons pour Etosha que nous atteindrons vers 16h. (important : le parc ferme avec la nuit). A la station service de Otjiwarongo nous sommes accueillis par des jeunes très sympas qui nous demandent d'où nous venons (ah Zidane!) se présentent, nous demandent nos prénoms, etc.. Très sympas jusqu'au moment où ils nous présentent des fruits gravés avec les prénoms. Difficile de s'en débarrasser!. Surtout dites tout de suite que vous n'avez besoin de rien et en général ils n'insistent pas. Voici l'entrée d'Etosha, inscription à l'entrée auprès d'une ranger à moitié endormie (il faut pouvoir s'assurer, à la sortie que vous avez payé toutes les nuitées). Après quelques centaines de mètres dans Etosha nous voyons notre première girafe, majestueuse. Sa tête dépasse des arbres qu 'elle broute, puis des springboks, steinboks. Arrivée au camp de Okakuejo et premier arrêt devant le point d'eau pour observer une troupe de zèbres qui s'abreuvent. Nous nous installons rapidement au bout du camp. Nous repartons au point d'observation. Ce sera un festival : troupes d'éléphants, de zèbres, de springboks, des phacochères, puis un face à face éléphants rhinocéros. Plus tard des lions et des hyènes. Et nous avons dormi, bercés par les barrissements des éléphants et les feulements des lions. Un excellent moment.

24/10 Toute la journée nous sillonnerons Etosha, observant les animaux. Un gros éléphant broute au loin, bien tranquillement le long d'une rivière à sec. Il rejoindra un petit point d'eau qu'il s' appliquera à transformer en mare de boue dont il va s' asperger longuement. A droite un troupeau de zèbres reste à distance quand soudain l'un deux donne l' alerte. Une lionne se faufile dans les herbes, apparaissant puis disparaissant. Sans le cri des zèbres nous ne l'aurions pas remarquée. Nous pensons qu'elle va traverser la route pour aller au point d'eau mais rien. Finalement nous trouverons six lionnes à l'ombre de buissons. A 10 mètres on ne les voyait pas, à 4m on n'en voyait qu'une. Cette petite troupe allait passer les heures les plus chaudes à l'ombre. Une photo prise à moins de 4 mètres, fenêtre ouverte, grosse sensation. Notre repas est pris dans un enclos où l'on peut descendre de voiture. Ça fait du bien de se dégourdir les jambes mais on est contents, dans cet univers de hautes herbes, d'avoir refermé la porte de l'enclos sans voir surgir un fauve. Nous passerons la soirée à Halali, au centre du parc. Peu de monde dans ce camp, presque autant que de blocs de sanitaires. Un plongeon dans la piscine, nous n'y serons que tous les deux. A la tombée de la nuit nous nous rendons au point d'eau où nous verrons encore beaucoup d'animaux dont des hyènes.

M 25/10 Nous explorons la partie est d'Etosha. Beaucoup d'herbivores: bubales, élands, girafes, gnous, oryx, ainsi que des autruches, vautours, marabouts.... Nous passons en sous-bois, les arbres sont massacrés. C'est l'indice du passage des éléphants, confirmé par la présence de leurs énormes déjections. Une famille est là, sous des arbres, elle passera ensuite derrière notre camion avec ses tout-petits. A quelques centaines de mètres nous avons cru percevoir un léger mouvement. Marche arrière, des lionnes dorment sous un arbre, certaines sur le dos avec une patte mollement appuyée sur une branche. Nous les retrouverons une heure plus tard un peu plus éveillés. Les points d'eau du nord sont souvent très fréquentés, jusqu'à plus d'une centaine de bêtes. Nous passerons la nuit au camp de Namutoni dans lequel se promenaient phacochères et Suricates. Par contre peu de vie au point d'eau où nous n'observerons qu'une troupe d'éléphants qui vient se baigner et manger des roseaux mais quelle impression quand un grand mâle vient vers vous vous expliquer que vous êtes seulement tolérés.

Me 26/10 Départ pour Rundu, étape vers la bande de Caprivi. Nous repassons au point d'eau d'Andoni, très fréquenté. A la porte du parc, contrôle de sortie: le garde demande la preuve du paiement de l'entrée et des nuitées. Il manque un ticket enlevé à Namutoni, pas moyen de joindre le camp, il faudrait repayer. Enfin voici le ticket de Carte Bleue. Nous partons au milieu de vastes plaines et des grands troupeaux de vaches. Puis ce sont des séries de cases sommaires qui longent la route au bord de laquelle sont présentés les produits à vendre : espèce d'orange à la peau très épaisse, poteries, bois, hautes tiges utilisées pour faire des enclos. Des chèvres en liberté coupent la route. Ça et là de petites constructions en parpaings, les cuca stores proposent de la bière. Nous arrivons enfin à Rundu. C'est l'heure de la corvée d'eau et les habitants convergent vers les points d'eau avec leurs ustensiles. Nous installons dans le camping d'un lodge, sur les berges de l'Okavango. Je demande à la propriétaire du lodge si elle est allemande, elle me répond un peu sèchement qu'elle est native de Namibie mais que ses arrières grands parents étaient allemands. Nous tournons notre camion pour que la tente donne sur le fleuve. Les sanitaires sont installés au bord du fleuve et nous avons vue sur les hippos en prenant notre douche .A la tombée de la nuit, comme chaque soir le vent se lève mais là nous aurons un tel coup de vent pendant deux minutes que notre tente de toit s'est repliée et que tout son contenu a été éparpillé par le vent. Assis sur une vieille pirogue retournée, qui a été creusée dans un tronc d'arbre nous sirotons notre apéritif quand nous entendons, 2 mètres en contrebas, sur le fleuve, le grognement d'hippos. Un contrôle poussé nous rassure, la berge est trop abrupte pour qu'ils montent à cet endroit. Nous apprendrons qu'ils sont venus la nuit précédente manger les grandes herbes de la prairie qui jouxte notre camping, dommage que ce soir là ils ne soient pas venus.

J 27/10 Départ pour la bande de Caprivi. Une longue route droite dans ce corridor de 400km. La route est presque constamment bordée de villages de cases, souvent entourées d'une palissade de bois ou de grandes herbes. Quelques arrêts pour manger ou se dégourdir les jambes. Où que vous vous arrêtiez, même si aucune vie humaine ou case n'est en vue, vous pouvez quasiment être sûrs de voir apparaître des enfants. A Kongola nous prenons la piste vers le Botswana. Voici les chutes de Popa Falls ne nous ont convaincrons pas, peut être parce que nous étions à la fin de la saison sèche et que leur débit était limité. Visite du Namili National Park, qui s'étend le long du Zambèze. Superbes baobabs, éléphants et rhinos.

V 28/10 Visite du Mudumu national park. En voulant visiter le village de Lizauli, ous sommes victimes d'un supercherie sympathique. Un panneau très approximatif (on dit cela après) nous indique le village que nous visiterons sous la conduite d'un gamin de 16 ans, l'aîné de tous les marmots qui nous entourent gentiment. Les parents sont aux champs et les ainés gardent les petits qui eux mêmes s'occupent des tout petits (un gamin de 5 ans peut porter son frère de 2ans). On voit comment on construit une hutte, comment on pile le mil. Ces gens ne possèdent que leur case et quelques ustensiles vraiment de base. Mais la visite est trop vite faite et nous rendons compte que ce panneau sommaire est là pour capter le touriste et que nous ne sommes pas au vrai village. Déçus, nous décidons de nous reposer à la piscine du camp. Un hippo nous tirera de nos réveries. Notre intention initiale, en allant dans la bande de Caprivi était de passer au Botswana et d'y visiter le parc de Chobé mais nous renonçons à ce périple qui nécessiterait encore bien de la route.

s 29/10 Retour vers le nord ouest via Etosha. La piste qui nous ramène vers katima Mulilo est très poussiéreuse. Même en ralentissant nous ne pouvons éviter de soulever un énorme nuage de poussière d'autant plus gênant que c'est l'heure de la corvée d'eau (il y en a manifestement une autre le soir). Beaucoup de gens convergent vers des points d'eau situés parfois à plusieurs kilomètres. Les récipients vont du simple pot à des fûts placés sur un traineau de bois que tirent deux boeufs, signe évident de richesse. A katima Mulilo une boucherie de plein air est installée au bord de la route. Pas de réfrigérateur ni de protection contre la poussière et les insectes. Nous poursuivons notre route vers Etosha. Le repas de midi est pris sur une petite aire ombragée. Comme d'habitude des enfants apparaissent mais restent, cette fois ci, groupés à distance respectueuse. Un gamin, maigrichon, au teint terreux et à la mine patibulaire parle manifestement de nous, s'enhardit et nous lance 'you're not welcome". Peut être un enfant soldat, reste des mouvements qui ont secoué cette région proche de l'Angola jusqu' 2002 où "la situation s'est normalisée après la signature en avril 2002 du cessez-le-feu entre le gouvernement angolais et l'Unita" (source le site du ministère des affaires étrangères : conseils aux voyageurs. Nous provoquerons une ruée des enfants vers nous quand nous leur donnerons un bidon d'eau vide qui me sera littéralement haraché des mains par une fillette qui serrera ce trésor très fort contre elle. d 30/10 Nous passerons une nouvelle journée à Etosha dans le camp de Namutoni. La pluie est tombée depuis notre passage et des flaques se sont remplies. Les herbivores que nous avions vus en petits groupes ont commencé à se regrouper dans les plaines. Le point d'eau est peu fréquenté. Seule une troupe d'éléphants viendra se baigner et manger les roseaux du point d'eau puis ce sera le vide. Il semble bien que ce point d'eau de ce camp soit le moins intéressant des 3.

L31/10 Départ pour Opuwo, étape avant les chutes d'Epupa. L'arrivée dans cette ville a été un moment surprenant. Enorme fréquentation à la grande station service : des femmes himbas à la peau enduite de terre rouge et ne portant qu'un semblant de pagne en peau de chèvre côtoyaient des femmes hereros vêtues de longues robes de couleur avec jupons. Tout ce petit monde voulait nous vendre des produits (colliers, bracelets, fruits, ...). Surprise par les cheveux blonds et lisses de ma femme, une petite herero les lui a caressés. Nous avons passé la nuit dans un camping communautaire aussi sympathique que vide.

M 1/11 Départ pour Epupa Falls au bord du Kunéné, à la frontière de l'Angola. Piste correcte en cette saison sèche avec un petit passage dans le sable. Les himbas que nous avons rencontrés nous ont souvent fait signe de nous arrêter : ils réclamaient quelques chose. Himba veut dire mendiant. Nous avons rencontré de grands troupeaux de vaches et de chèvres. L'arrivée à Epupa est semblable à celle d'une oasis : après la piste au milieu des buissons voici tout en bas les palmiers, le fleuve et les chutes. Superbes chutes dans une gorge. Le jour de notre arrivée, l'eau passait dans des petits canaux dans lesquels nous avons pu nous tremper sans risque. Le lendemain ils étaient à sec. Là aussi un petit camping communautaire est installé au bord du Kunéné, à proximité immédiate des chutes. Nous avons vécu près des himbas. Un petit stand propose des colliers, statuettes etc... Prix intéressants, pas de sollicitations intempestives.

M 2/11 Départ pour le sud. A midi nous sommes à Opuwo où nous mangeons dans un restaurant tenu par un français, c'est d'après un guide le seul restau digne de ce nom. Bon repas de poisson. Le propriétaire nous explique comment il s'est installé ici et y a fondé une famille. Nous le quittons pour Sesfontein qui est distant de 120km. Plus de deux heures plus tard la piste devient très caillouteuse, franchit une montagne et se dirige vers le soleil. Un doute nous assaille : sommes nous sur la bonne piste? Nous installons le GPS que nous avions négligé jusqu'alors.. Nous sommes partis plein ouest. Demi tour pour Opuwo où nous finissons par nous faire indiquer le bon chemin (les panneaux pour Sesfontein ont été enlevés pendant les travaux sur la route). Il est trop tard pour arriver avant la nuit : la piste est dangereuse de nuit avec des hauts de cote très marqués, avec les passages de rivière qu'on ne voit qu'au dernier moment et enfin les animaux.

M 3/11 Départ pour Palmwag, oasis dans le désert du Namib. Quel contraste avec le désert où nous n'avons vu que des dromadaires, des autruches et des springboks. Nous obtenons un emplacement qui donne directement sur l'oasis. Pour l'instant pas d'animal en vue, nous allons nous balader, nous baigner à la piscine. Et c'est l'arrivée de quelques éléphants du désert qui viennent se rafraîchir et brouter de hautes herbes. Nous les observerons longtemps avant qu'ils ne repartent dans le désert.

J 4/11 Nous faisons le plein à la station service installée en plein désert et partons pour la côte des squelettes via Twyfelfontein. Nous escaladons le site rupestre avec un guide, il commence à faire chaud. Un petit rafraîchissement, un repas dans un lodge situé pas loin. Ce lodge, parfaitement intégré dans le paysage est un exemple de ces lodges luxueux ou même très luxueux qui existent en Namibie. Nous nous remettons en route pour la côte des squelettes. Nous atteignons la porte du parc du Nabib Naukluft et nous enregistrons (ce n'est pas donné). Le désert est beau, quelques animaux par ci par là et enfin les premières welwitchias. Ces plantes grasses survivent, véritables fossiles survivant dans le désert. Nous continuons vers la côte mais le sable commence à voler au travers de la route, le brouillard apparaît. Ce brouillard est une condensation de l'air humide et froid de la mer. On n'y voit plus très loin. Nous atteignons enfin la route qui longe la cote et qui mène à Swakopmund. Mais la visibilité est vraiment trop faible. Petit moment d'inquiétude, ne risquons nous pas le sandblast, vent chargé de sable qui vous décape les voitures jusqu'à la tôle et qui dépolit les vitres? Ces risques ne sont pas assurés. Inquiets nous faisons demi tour et décidons d'aller à Swapkopmund par l'intérieur des terres. Nous passons la nuit à Khorixas où il fait plutôt froid (ça vaut aussi pour l'accueil).

S 5/11 On fonce vers Henties Bay sur la côte des squelettes. Beau temps un peu frais à cause de l'océan, rafraicj par un courant froid venant du pole sud. Nous atteignons Cape Cross et ses colonies d'otaries à fourrure. Il y en a des centaines, bruyantes et malodorantes. Des mères allaitent leurs petits, de gros mâles se prélassent au soleil. Et des chacals rôdent repérant des nouveaux nés égarés ou dont la mère est à la pêche. Nous en verrons deux disparaître dans l'intestin de ces prédateurs. Juste au dessus de la plage une croix marque le point du premier débarquement en Namibie. Nous gagnons Swapokopmund avec ses monuments allemands. Nous y achetons, dans une boutique des sculptures en bois dont une splendide girafe de plus d'un mètre qui trône maintenant dans notre salon. Prix particulièrement intéressant.

Walvis Bay nous accueille mal, il fait gris, pas très chaud et un vent de sable mêlé au brouillard nous met le moral à zéro. Même pas un flamant rose à l'horizon. Plutôt déprimés nous décidons d'aller passer la nuit à l'hôtel. Le premier auquel nous nous adressons est tenu par des français, occasion d'avoir un avis motivé sur la Namibie. Nous faisons un excellent repas dans un restaurant sur pilotis au dessus de la mer, au dessus des centaines oiseaux attirés par des projecteurs.

D 6/11 Le beau temps nous réveille. Face à notre chambre les flamants roses vaquent à leurs occupations. Nous partons explorer la vallée des Welwitchias, ces plantes, véritables fossiles végétaux, qui développent leurs deux feuilles dans le désert. Paysages lunaires garantis. Un terrain de camping dans un vallon. Nuit à Walvis.

L 7/11 Nous voici à Sesriem. Le camp est plein, nous avons droit au camping annexe, sans ombre et bien en face du groupe électrogène. Nous allons au canyon de Sesriem profond de ses, non six longueurs de courroie soit 30m. La rivière Tsauchab l'a creusé. Qu'on est bien au frais au fond. Nous remontons le canyon jusqu'à ce qu'une mare boueuse nous barre le chemin et nous laissons un groupe partir en balade vers le sud. Trop chaud pour nous.

L 8/11 Nous n'avons pas le courage de nous lever à 5 heures bien que nous soyons réveillés. Tant pis nous ne verrons pas le lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei. Dès 5h30 les portes du parc s'ouvrent aux seuls véhicules des campeurs. et c'est la première ruée. Une heure plus tard ce seront les véhicules de tous les lodges des alentours qui seront libérés. Il reste alors à parcourir 50 km jusqu'à un premier parking où s'arrêtent les 2 roues motrices, les 4 derniers kilomètres nécessitent un 4x4 et une expérience de la conduite dans le sable profond. Nous voici au second parking : départ à pied pour le Vlei. Nous marchons au milieu des dunes et voici le vlei, cuvette asséchée recouverte d'une croûte de sel. Un arbre mort donne un impression supplémentaire de désert. Pendant le retour nous nous ensablons : un conducteur local nous nous désensable en 10 secondes. Petit commentaire si vous souhaitez faire la Namibie en voyage organisé : intéressez vous au mode de transport. Nous avons vu des touristes harassés dans des bétaillères. A l'arrivée au camp le soir pas des visages fermés, pas d'entrain. C'est un tel groupe de 18 personnes qui a fait les derniers kilomètres de piste sablonneuse sur le pick-up d'un 4x4!

M 9/11 Début de la remontée vers Windhoek. Nous faisons halte au Hardap Dam. Pas terrible, peu d'animaux, des aménagements d'une tristesse à crever.

M 10/11 Nous voici au Dan Viljoen park. C'est beau, bien aménagé, gardé (c'est près de Windhoek). De grandes ballades (il n'y a pas de prédateurs) et nous verrons beaucoup d'animaux dont des chacals (et pas de chacaux), des dik dik, sorte de petite antilope et des babouins.

J 11/11 Retour à Windhoek. Derniers achats, nous regrettons de ne pas les avoir faits en route, ici les prix sont très élevés en comparaison de ceux que nous avons connus à Epupa et même à Swakopmund. Les rares belles choses sont à un prix délirant. Achat de quelques timbres à la poste, le bâtiment ne présente absolument aucun intérêt même si certains guides en parlent.

V12/11 Départ pour Paris via Johannesbourg.

Et si nous refaisions ce voyage ? Nous irions juqu'au parc de Chobé au Botswana, Nous passerions plus de temps auprès des himbas à Epupa falls Nous ne mettrions pas les pieds au Hardap Top resort Nous passerions encore moins de temps à Windhoek Nous ferions certainement le circuit canyon près de Walvis Bay. Notre site :
http://www.colautti.fr/NAMIBIE/Namibie.htm
Témoignages 1,2,3,4: Le souvenir pour survivre (Cambodge) English translation pending
by Rogerbarthas · 2007-06-28 · 18 replies
Temoingage1 sur l'entrée des khmers rouge à Batambang Modifier | Supprimer | Citer | Répondre Avril 1975 . Battambang Il est des jours où tout bascule, où un fait presque anodin se révèle d’une importance capitale. Il est des jours qui tuent l’émotion et son expression, il reste alors le souvenir, les souvenirs enfouis, cachés, qu’il faut faire remonter à la surface pour les transformer en mémoire. Il est des jours qui succèdent à des jours qui blessent et qui blessent encore et vous conduisent à une mort lente. Il est des jours qui tuent violemment, un membre de votre famille, un camarade de classe, un ami, un voisin. Il est des soirées où les senteurs de la nature s’imprègnent d’autres odeurs inconnues jusqu’alors, celle de la souffrance d’un peuple et où les bruits familiers des insectes dans les arbres se conjuguent avec les cris de la faim et s’assourdissent dans le silence du désespoir. Ce matin là, je me rendais au lycée comme à l’habitude. J’étais en classe de Terminale Littéraire après avoir échoué, l’année précédente un Baccalauréat Scientifique. La nuit n’avait laissé que peu de place au sommeil ponctué des bombardements et autres tirs de roquettes, auxquels, hélas, nous nous étions habitués et qui se calmaient aux premières lueurs de l’aube. En journée, la vie était presque normale, à l’exception de ces très jeunes enfants que nous voyions mendier dans les rues et des flots de réfugiés qui venaient depuis quelques mois grossir la population de la ville. La ville représentait un espace de sécurité, mais aussi de misère, car ces nouvelles populations avaient fui le théâtre des combats. Combien parmi eux avaient-ils déjà été frappés par la mort d’un proche, la destruction de leur maison ? Ils venaient s’entasser le long de la rivière, bâtissaient des habitats de fortune, connaissaient la malnutrition et attendaient certainement, avec cette patience propre aux asiatiques, des jours meilleurs. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’au delà de mes difficultés, les leurs étaient bien plus grandes. Certes, je n’étais pas au paradis, mais j’habitais dans une maison en parpaing, j’avais un lit que je partageais avec Nat, la bonne de ma tante Sam Saoun et de mon oncle Kheo, je mangeais à ma faim, mais jamais avec le reste de la maisonnée. Mes cousins et cousines, Smakly, Nany, Rithy, Kahna et Raymonaa mangeaient avec Saoun. Kheo, qui était agent des douanes, avait été muté à la frontière vietnamienne, et le seul qui aurait pu contrer les penchants de cette méchante femme, était bien trop loin pour m’aider en quoique ce fut. Si à l’époque j’avais lu « Les misérables » de Victor Hugo, j’aurai pu me surnommer Cosette, mais étant depuis ma naissance habituée aux difficultés, j’avais acquis à la fois la carapace suffisante et la volonté de réussir mes études pour faire face à tous les signes d’in affection que me prodiguait généreusement la tante Saoun.

Je réalisais que j’étais arrivée au centre ville. J’aimais beaucoup la place centrale avec ces arcades qu’animaient les multiples couleurs des objets vendus par les marchands, et ces odeurs qui me rappelaient mon enfance à Phnom Penh, faites de mélange des épices, de poisson séché, des fleurs de lotus que l’on achète en offrande à Bouddha. Je pensais à mon père, E S et par ce jeu incohérent des associations d’idées, je me disais que j’avais eu deux bonheurs dans la période que je venais de vivre. Kheo était revenu sur Battambang et surtout j’avais reçu la photo de ma sœur O en habit de mariée avec L, comme j’aurai aimé être avec eux, ce jour là, en France. Pourquoi m’avait-il fallu échouer, l’année précédente à mon Baccalauréat, pour quelques points ? Je ne pouvais encore imaginer les terribles conséquences qu’auraient pour moi ces quelques points qui m’avaient manqué en science physique.

J’arrivai devant le lycée, nous nous rassemblions dans nos salles de cours, dans l’attente des professeurs qui allaient débuter le travail. Ce matin, l’horloge devait être détraquée, ou le préposé à la cloche malade, ou ….. oubien ….. ou encore …… Mais les professeurs n’étaient pas là …… Malgré notre désir d’apprendre, il valait mieux rentrer chez moi !

De nouveau sur ma bicyclette, je réalisais qu’il y avait peu de circulation, la place centrale s’était vidée, les commerçants avaient fermé leurs stores, seuls restaient quelques marchands ambulants, devant à leurs maigres étals leur survie quotidienne.

J’arrivai sur le pont qui franchit la Sangkae, d’habitude je ne m’arrêtais jamais à cet endroit, connaissant le spectacle de cauchemar qu’il livrait quotidiennement, celui de cadavres humains charriés par les eaux. Trois bonzes munis de perches de bambou, essayaient de ramener un cadavre vers la berge : dans nos croyances, il est fondamental d’incinérer ou enterrer les morts, afin que leurs esprits puissent trouver la paix et le repos nécessaire à la réincarnation future. Ces bonzes faisaient preuve d’un grand courage, car ces corps pouvaient être minés. Nous étions nombreux à regarder, à distance, cette scène. Peut-être était-ce en raison de cette foule agglutinée et silencieuse que je m’étais arrêtée. Je pensais à un film muet que j’avais vu, toute enfant à Phnom Penh. Il s’agissait d’un curieux cinéma, celui actionné par un homme sur bicyclette. Pendant qu’il pédalait, des images défilaient. Curiosité de la pensée humaine qui, face à l’horreur, a cette capacité de penser à un moment de plaisir. A quoi pouvait bien penser toute cette foule silencieuse ? La peur paralysait les mots et expliquait le silence. Surtout ne rien dire, car on ne peut faire confiance à personne et que dire, sans le savoir, imperceptiblement nous nous étions habitués à l’horreur et avec elle, à la suspicion. J’arrivais à la maison, je fus surprise de voir Saoun ; elle aussi ne travaillait donc pas. Aux douanes, tout le personnel avait été renvoyé, Kheo était songeur ; personne ne me demanda d’explication sur ma présence à la maison, en ce début de matinée. Chacun avait le pressentiment diffus qu’une page de la vie était en train de se tourner. C’est Nat, qui revenant du marché qu’elle avait trouvé désert, nous ramena l’information : les khmers rouges sont rentrés dans Battambang. La page était tournée. Nous ne verrions plus les « mouches bleues », c’est ainsi que nous appelions les pilotes de l’armée régulière du général Lon Nol, car ils étaient tout de bleu vêtus. Je n’avais pas pris conscience du grésillement de la radio ; soudain, une voix métallique raisonna dans la maison qui me fit sursauter « Phnom-Penh est tombée aux mains des khmers rouges » et la voix se tut, vite relayée par les cris de joie de Saoun « la guerre est finie, la guerre est finie ». La joie étant communicative, à l’exception de Kheo qui restait songeur, Nat, mes cousins, cousines et moi-même nous étions heureux. Fini le survol incessant de la ville par les B28, ces avions de l’armée officielle qui allaient bombarder les zones rurales proches, fini ces nuits d’angoisse où nous entendions à proximité de nos maisons les échanges de coups de feu, terminé le couvre feu qui depuis plusieurs années nous obligeait à rester à l’intérieur de nos maisons à partir de 18 heures et qui, entravant une partie de notre liberté, entravait aussi beaucoup de nos relations sociales. Saoun avait quitté la pièce où nous étions et revenait dans son plus beau sarong de soie que rehaussait une magnifique paire de tongs en plastique rose, achetée trois jours auparavant sur le marché. «Venez » nous dit-elle. Et sous la chaleur écrasante d’un midi au mois d’avril, nous partîmes à pied vers le centre ville qui était à un kilomètre de notre habitation. Je n’avais jamais vu de foule aussi dense, marchait en souriant dans la même direction, passant sur le pont de la Sangkae, pas un regard vers le fleuve. Je compris à cet instant, que si nous avions enfourché nos vélos, nous n’aurions pu les utiliser bien loin. Enfin, nous les virent, plus précisément nous les devinèrent. D’abord tache noire dans la foule, puis légère tache rouge au dessus de la tache noire. Nous avancions à leur rencontre. Plus nous approchions d’eux et plus Saoun était souriante. Nous découvrions enfin ces hommes et femmes, jeunes pour la plupart, un léger sourire marquant le visage, sur la tête un krama rouge, à l’épaule, un fusil en bandoulière, tout vêtu de noir, leurs pieds étaient nus et une épaisseur de corne leur servait de chaussure. A la vue de ces pieds-nus, Saoun enleva ses tongs, les pris dans ses mains, inclina la tête en signe de salutation et de respect et les offrit à une jeune soldate khmère rouge, qui les prit sans dire mot. Ma tante devait penser que les choses seraient telles qu’elle voudrait qu’elles soient car elle ne remarqua pas l’indifférence qu’avait laissé son geste. Au contraire, elle était maintenant animée d’une toute autre hâte : rentrer à la maison et préparer un repas pour des soldats. Je pensais, sur le retour, à la libération de Paris en 1945 ; ce que je voyais me faisait penser à ce cours d’histoire que j’avais reçu au lycée Monivong, et là encore par association, je pensais à mont père E, à ma sœur O, à l’ensemble de ma famille, M et G, à ma belle-mère Sam Samuon ; comme ils me manquaient ! Je pensais aussi à ma famille adoptive, Sam Saman (maman adoptive) et Sam Santh (papa adoptif), qui étaient à Pursat.

Que se passait-il à Pursat ? Les soldats khmers rouges, comme les avait baptisé le roi Norodom Sihanouk, avaient-ils aussi libéré la ville ? Je ne pouvais avoir de leurs nouvelles, la poste et les télécommunications étaient coupées définitivement depuis un bon trimestre. Papa avait du avoir de mes nouvelles, une longue lettre de quatre pages que j’avais écrite en hâte à l’Alliance Française. A Battambang, je n’avais jamais fréquenté aucun des cinq cinémas de la ville, je consacrais l’argent de poche, que je gagnais le dimanche en tirant une charrette sur laquelle se trouvait un gros bidon que je remplissais d’eau potable et que je détaillais avec un petit bénéfice chez les particuliers, à me payer des cours de français. Tous les jours à midi, Sœur Cécilia animait les cours à l’Alliance Française ; elle s’était prise d’affection pour moi et elle comblait de son mieux le manque de tendresse de ma famille d’hébergement. Elle connaissait mon histoire et peut-être avait-elle le pressentiment du futur. De ce futur, personne ne disait mot ; peut-être est-ce dans notre mentalité d’asiatique que de vivre au jour le jour ? Toujours est-il que quelques semaines auparavant, elle m’envoya un émissaire qui me chercha toute la journée. Par le hasard d’un chassé-croisé, vers 16 heures, j’arrivai donc à l’Alliance Française, sœur Cécilia me dit « les khmers rouges avancent sur Battambang, tous les étrangers doivent partir. Demain nous serons en Thaïlande. Ecris vite à ton père parce qu’après plus personne ne pourra acheminer ton courrier. Je ferai le maximum pour qu’il reçoive ta lettre. Ecris ce que tu veux, la lettre ne sera pas censurée.» Sous le régime du général Lon Nol, tout le courrier était « visité » ; cela ne m’avait pas particulièrement dérangé, car par éducation, les enfants et les jeunes sont tenus à l’écart de toute réflexion d’adultes ; qu’aurai-je pu donc dire ou penser de positif ou de négatif d’un système sur lequel, au bout du compte, je ne connaissais rien. Pendant que Sœur Cécilia préparait ses valises, j’écrivis à mon père : « j’entends les bombardements qui se rapprochent, des fois des roquettes tombent à 50 mètres de chez nous ; nous avons peur. C’est peut-être la dernière fois que j’écris. Je n’ai pas de nouvelles de Pursat. La route est coupée. A l’hôpital, on voit beaucoup de blessés. On ne peut pas continuer les études normalement… je vous embrasse. » Aujourd’hui j’aurai voulu espérer un retour à une vie de paix. Saoun ne devait pas en douter, car aussitôt arrivée, elle troqua son sarong de fête pour son sampot quotidien et prépara dans la plus grande des houles son riz le meilleur avec du poisson séché, qu’elle alla personnellement donner à un groupe de soldats. Je passais la fin de l’après-midi à la maison. Nous entendions des coups de feu sporadiques, tout ne devait pas être complètement fini.

Le lendemain matin, je n’eu même pas l’idée de me rendre au lycée, l’absence des professeurs la veille laissait peu de place à l’espoir qu’ils y fussent ce jour. Un colporteur, marchand de gâteaux, passa comme à l’habitude ; voyant que nous étions acheteurs, il s’arrêta et, en même temps qu’il enveloppait les gâteaux dans un bout de papier, il nous annonça que le marché était fermé. Saoun se renfrogna à cette information, peut-être regrettait-elle déjà sa générosité non coutumière de la veille. Le marché fermé, signifiait qu’il faudrait utiliser les maigres réserves. Nous savions qu’en France, avant la guerre, les familles avaient stocké de l’huile et du sucre ; prenant modèle, toutes les familles, suffisamment riches pour le pouvoir, avaient stocké au Cambodge du riz, un peu de sel et du poisson séché. Déjà à Pursat, dès l’arrivée du général Lon Nol au pouvoir, Sam Saman et Sam Sauth avaient pris cette précaution. Le colporteur nous dit aussi que le Père Blanc avait été exécuté par les khmers rouges, la veille, dans son église. Nous connaissions tous ce père, il était métis franco-cambodgien, il n’avait pas voulu quitter, avec Sœur Cécilia, son pays de naissance. Il était connu pour le bien qu’il faisait et était très aimé de tous et plus particulièrement des plus pauvres. La paix prenait-elle ce visage effrayant que même les religieux qui étaient profondément respectés, toutes religions confondues, dussent la payer au prix de leur vie ? La première victime que je connaissais était comme moi, franco-cambodgienne. Etais-ce pour cela qu’il avait été exécuté ? Que voulaient les khmers rouges ? Devrais-je craindre pour ma vie ? Assise sur les marches qui accédaient au pallier de la maison, j’essayais de me distraire de mes pensées négatives, en regardant l’oie et sa dizaine d’oisons se promener et becqueter comme à l’habitude dans la cour. Rien n’avait modifié ses habitudes. De temps en temps, au claquement sec d’un coup de feu, elle dressait le cou, regardait à droite, à gauche, puis derrière sa couvée grandissante et replongeait vers le sol dans sa conscience immédiate de ne pas être concernée. Mes idées lugubres revenaient, ma seule référence pour essayer de comprendre, était ce seul élève de ma classe qui nous disait d’un ton méprisant que notre lycée n’était pas une véritable école, que ce que nous apprenions ne servait à rien : « L’école, elle doit être dans la nature, les élèves autour de leur maître, assis par terre à l’ombre d’un arbre. L’or, l’argent, les voitures, tout cela ne sert à rien, à part accentuer la misère des paysans. L’école, c’est pour apprendre à planter le riz, les bananiers, les manguiers, les palmiers à sucre. » Kheo avait passé une grande partie de la journée devant la radio qui grésillait, mais n’émettait pas. Vers la fin de l’après-midi, il sortit en nous demandant de rester à l’écoute. Quand il revit, le repas était prêt : une soupe avec de la couenne de porc et du riz au sucre. Ce fut le seul soir, de ces trois années passées avec eux, où nous mangèrent tous ensemble. Le repas fut silencieux. Etait-ce le sentiment diffus, mais grandissant, de notre insécurité qui nous avait enfin réunis ? Fallait-il que les drames existent pour combler les brèches de la vie ? Savions-nous déjà que c’était notre dernier vrai repas, pour longtemps ?

Tôt, le lendemain matin, notre voisin qui était vétérinaire vint informer Kheo que les khmers rouges vidaient la ville et que nous devions partir. Kheo nous intima l’ordre de rassembler nos affaires, de sortir la citerne d’eau de la charrette pour que nous puissions y entasser nos affaires ; il était hors de questions de prendre la voiture car nous ne trouverions certainement pas d’essence. Nous devions prendre l’indispensable. Pour Nat et moi-même, l’indispensable se trouvait sous notre lit commun : la valise avec laquelle j’étais arrivée de Pursat, trois ans plus tôt, m’avait servie d’armoire. Je regardais néanmoins ma valise et vérifiait surtout la présence de la photo de mariée de ma sœur O. Sans savoir pourquoi, je pris la photo et je l’enveloppais dans un sac plastique. La valise à peine refermée, j’entendis Kheo parler dans la cour : « Oui, nous savons que nous devons évacuer la ville, laisse-nous une heure pour rassembler nos affaires. ». Kheo parlementait avec deux soldats khmers rouges qui avaient fait irruption dans la cour. Chacun amena son baluchon dans la charrette. Kheo y accrocha mon vélo pour en faciliter la traction, nous pendions aussi les trois autres vélos et la moto pour que l’un d’entre nous puisse se déplacer rapidement en cas de besoin. Kheo semblait extrêmement prudent et organisé. Certainement savait-il des choses que, nous les jeunes, nous ignorions. Aujourd’hui avec du recul, je ne doute pas de ce fait. La dernière tache accomplie fut de mettre l’oie et les oisillons dans un grand sac ; cela donna lieu à une petite course qui, en temps ordinaire, nous aurait mis en joie, mais l’atmosphère était trop pesante pour que l’un d’entre nous laisse échapper un sourire ou une plaisanterie.

Notre caravane organisée, ce fut le départ, et le début de l’exode…

Temoignage 2 L'exode La rue est déjà envahie par la foule bigarrée et le pont qui traverse la rivière Sangke fait figure d’un immense entonnoir. Je n’ai jamais vu de foule aussi dense, chargée et silencieuse ; faire très attention dans cette marée humaine pour ne pas nous perdre de vue. Comment est-il possible d’organiser en aussi peu de temps, un départ aussi massif ? La rumeur ou la réalité de l’exécution des récalcitrants au départ, produisait-elle, à elle seule, un tel effet, ou bien l’assurance que le retour dans nos maisons n’en serait-il que plus rapide ? Je pousse le vélo qui tracte la charrette, mes cousins poussent les trois vélos et la moto. Nous ignorons où nous allons. Kheo attend peut-être des instructions des khmers rouges. Portés, poussés, je l’ignore nous arrivons sans instructions devant l’hopital qui marque l’endroit où la RN 5 amène le voyageur vers Sisophon, et plus loin la Thaïlande, ou au contraire vers le cœur du Cambodge et la ville de Pursat, étape avant Phnom Penh. Nous nous arrêtons. Toujours aucune instruction ; Kheo veut aller vers Sisophon, sa femme souhaite aller vers Pursat. Le fait d’avoir de la famille dans cette ville, Sam Saman mon père adoptif et Sam Santh, son épouse et sœur de Sam Saoun, semble emporter la décision. Nous sommes sur cette route, au milieu de la foule, nous marchons chacun à notre rythme, mais Kheo nous a demandé de nous regrouper tous les 500 mètres afin d’éviter de nous perdre, ce que nous faisons. Plus je marche, poussant mon vélo et donc la charrette, plus l’angoisse du départ s’estompe. A l’occasion, les marcheurs échangent quelques mots, une plaisanterie, un sourire ; l’épreuve nous réunit pour le moment. L’angoisse s’estompe aussi, car nous savons maintenant où nous allons. Je suis à la joie de retrouver ma famille adoptive. Je revois tous les moments de bonheur que j’ai vécu à Pursat. Peut-être vais-je aussi retrouver mes amies du collège ? Je me souviens de ce taxi, une Peugeot 404 break, sur la toiture duquel Sam Saman avait chargé, trois ans plus tôt, mon vélo et dans lequel je m’étais engouffrée avec ma petite valise afin d’avoir un quart de fesse assise. Sur cette route, nous avions été arrêtées quelques fois par des barrages militaires du général Lon Nol, le chauffeur n’évitait pas les nids de poule, tant la route était défoncée par la mousson et les mortiers. La ligne droite semblait le plus court chemin, les amortisseurs du véhicule avaient rendu l’âme depuis longtemps, mais peu lui importait car il était le passage obligé pour le trajet Batambang-Pursat ; le train ne fonctionnant plus pour cause de guérilla en zone rurale. Les militaires donnaient toujours des conseils de prudence après avoir vérifié les papiers des clients. Mais le chauffeur devait en avoir cure car le trajet d’un centaine de kilomètres, effectué pied au plancher, nous avait demandé la demi journée pour arriver à Batambang. La nuit tombe vite au Cambodge et au dernier de nos regroupements familiaux de la journée, Kheo nous dit « Maintenant, nous restons groupés, nous devons trouver une place pour dormir ». Je n’avais pas encore pensé à cela, pourtant des familles avaient déjà installé des bivouacs de fortune en bordure de la voie. La route est lég��rement surélevée par rapport aux rizières qui la bordent ; sur sa partie centrale elle a été empierrée et bitumée ; sur ses bords une largeur de deux mètres environ de terre battue, pas d’autres espaces pour se poser. A cette heure-ci, impossible de continuer la marche plus longtemps, il faut faire fi de la promiscuité et nous nous installons entre deux familles. Kheo va regarder le sac dans lequel nous avons transporté l’oie : elle est en bonne forme et glousse en se libérant la tête de sa cage d’urgence ; deux oisillons, eux, sont morts étouffés. Nous les mangeons ce soir. Misère, Sam Saoun a oublié de prendre les moustiquaires ! « Nakli, prend la moto et va à la maison chercher les moustiquaires, prend aussi le kilo de sucre dans le placard que nous avons oublié », lui dit Kheo. La route était maintenant moins encombrée et il fallut peu de temps pour effectuer la vingtaine de kilomètres aller-retour qui nous séparait de la maison. Il revint avec le sucre, mais pas les moustiquaires et comme Kheo se fâchait, il nous expliqua «Quand je suis arrivé à la maison, j’étais un peu effrayé, il n’y avait personne en ville. J’ai coupé le moteur de la moto avant d’arriver à la maison et je l’ai poussé dans la cour ; j’ai couru sur l’escalier de bois, je suis rentré dans la cuisine et j’ai entendu “Qui va là ?”, j’ai répondu “C’est Nakli” ; “Descend immédiatement !” ; j’ai pris le sucre et je suis descendu. Un soldat khmer rouge pointa son fusil vers moi : “La ville est évacuée, tu n’as rien à faire ici” Il me poussa vers le garage où se trouvait deux autres soldats khmers rouges, ils découpaient les pneus de la Chevrolet . L’un d’eux prit la parole : “Tu as de la chance, remercie ton père, nous aurons de bonnes tongs. Pars immédiatement” » Ce fait nous laissa perplexe. Nous aurions plus facilement compris que cette voiture fut réquisitionnée, mais quelle était donc cette armée de soldats-paysans, cette bande de va-nu-pieds, qui avait mis en déroute l’armée suréquipée du général Lon Nol ? L’absence des moustiquaires créait un malaise au moins aussi profond ; cela voulait dire, dans cette zone de rizières que nous constituerions un met de choix pour des bandes bien organisées de moustiques affamés. Il fut remis au lendemain l’idée de manger les oisillons et nus nous contentèrent d’une poignée de riz déjà cuit à la maison. Demain en marchant, il faudrait penser à ramasser un peu de bois mort, de façon à faire un feu le soir. Cette région est peu boisée, quelques palmiers à sucre et quelques huttes qui abritent les riziculteurs quand la mousson est trop forte, distraient un peu de la monotonie du paysage, surtout à la saison sèche ; période où les diverses couleurs vertes des rizières et les plantes aquatiques, le mouvement nonchalant d’un buffle et le vol bref d’un échassier donne à cette nature un romantisme à nul autre pareil. Dans cette foule, qui comme nous avance sur cette même route et qui comme nous a les mêmes besoins, il ne sera pas aisé de trouver de quoi faire un feu. J’allais me coucher, je prenais dans ma valise un sarong afin de me protéger au mieux de l’attaque attendue des moustiques. Dans le plastique se trouvait la photo de mariage de ma sœur O. Malgré la nuit, je défais le plastique et la devine plus que je la vois. Cette impression me suffit, je la range, je souris, le souvenir pour survivre, je m’endors.

Au réveil Kheo va demander du thé à la famille voisine qui, sur cet aspect, est mieux organisée que nous ; car si le bois pose un problème, l’eau également. En Asie, le thé a toujours été une boisson offerte au voyageur : l’eau bouillie est une garantie de pureté et c’est avec plaisir que cette famille nous donne du thé. Kheo, pour les remercier, leur donne deux carrés de sucre. Sam Sem regarde rajoute deux carrés de sucre à notre boisson et, accompagné de riz, nous voilà nourri pour la journée.

La deuxième journée de marche se passe dans de meilleures conditions. La foule est moins dense et nous ne sommes plus dérangés par les véhicules motorisés qui sont loin devant. Du moins, je le crois, car dès le début de l’après-midi, sur le bord de la route, les premières voitures sont abandonnées faute d’essence ; peut-être pourront-elles servir, ce soir, d’abris à ceux qui avancent moins vite que nous : les vieux et les malades que nous avons eu l’occasion de doubler chemin faisant. A notre rythme, il nous faudra au moins huit jours pour rejoindre Pursat. La marche devient automatique, depuis Batambang nous n’avons vu aucun soldat khmer rouge et si ce n’était quelques mauvais pressentiments, c’est presque contente que j’avançais vers Pursat. Encore aujourd’hui, 35 ans après, je pense avec nostalgie à mon vécu dans cette grosse bourgade. Mon père adoptif, Sam Santh, avait travaillé comme conducteur de train sur la ligne Phnom Penh-Batambang et avait obtenu sa mutation pour Pursat comme chef de dépôt ; quant à moi, j’avais réussi mon examen d’entrée en 6ème : nous étions en 1967. Sam Santh avait fait construire une belle maison en bois sur pilotis, pas très loin de la rivière Stuang. Je connaissais Pursat car j’avais eu l’occasion de me rendre chez ma tante Sam Saoun qui était une femme très gentille. J’adorais jouer avec sa fille Chamroeun qui avait un an de plus que moi . Nos jeux tournaient autour de la rivière ; en saison sèche, des bancs de sable nous donnaient l’impression d’être sur une plage, lorsque nous avions trop chaud, nous nous trempions toutes habillées et nous éclaboussions à qui mieux mieux, alors les rires fusaient, l’insouciance laissée au bonheur de l’eau rafraîchissante sur le corps. En novembre la ville était inondée avec la mousson, la saison de la pêche était venue. Quel plaisir de s’asseoir, une ligne à la main en sachant que bientôt un poisson, fut-il chat, mordrait à l’hameçon et que, bien grillé, le soir nous le mangerions avec délectation. Ce soir, nous mangerions les oisillons, car nous avons trouvé assez de brindilles pour faire le feu. Quand nous nous arrêtons, Kheo fait le feu, je plume les petits volatiles, l’eau bout dans houle, Sam Saoun plonge une pincée de sel, du riz et rajoute les trois oisillons, car un troisième est mort dans la journée. Ce soir, ce sera presque un repas de fête, mais le risque vient du ciel, des nuages annonciateurs de pluie, se distinguent à l’horizon. Kheo trouve une bâche plastique dans la charrette et à cette occasion trois moustiquaires. Ces toiles peuvent protéger trois ou quatre personnes. Nous sommes heureux de les avoir avec nous, mais ce soir nous ne disposons de rien pour les attacher. Au moins, s’il pleut, nous aurons le plastique et moins de moustiques et puis peut-être que ceux qui ont décidés de marcher de nuit pour éviter la chaleur de la journée, s’arrêteront pour s’abriter, car la nuit précédente il fut difficile de trouver le repos, la route étant restée presque aussi animée qu’en journée. Il y eut une courte averse qui suffit, néanmoins, à nous tremper. A l’aube du 3ème jour, le soleil était revenu et nous reprîmes la route. Entre nous, nous parlions peu, il y avait une sorte de conscience en nous qui, s’éveillant, nous laissait croire que notre exil serait de longue durée. Pourquoi devions-nous nous éloigner autant de Battambang ? La rumeur que la ville devait être vidée pour 3 jours, était déjà fausse puisqu’il nous faudrait encore autant pour y revenir. Quelle tristesse de voir ces enfants, à peine en âge de marcher, une gamelle accrochée autour de leur cou de façon à laisser libre de port, leurs petites mains fatiguées ! Quelle tristesse de voir comment à la hâte s’organisait au bord de la route, ce bidonville mobile ; ceux qui marchant de jour prenaient la place laissée libre de ceux qui se déplaçaient la nuit ! Quelle tristesse …. et que se passait-il à Pursat ? Et si Pursat était vidée de ses habitants ? Alors finies la seule motivation heureuse de la marche, la joie de retrouver Sam Saman, Sam Santh et Sam Sophy. Sophy devait avoir 11 ans, elle était arrivée à Pursat, elle aussi adoptée à l’âge de 3 ans, nous étions donc sœurs adoptives et je m’étais occupée d’elle quotidiennement pendant 4 ans avec cet amour que les adolescentes portent aux petits enfants. Peut-être comme moi était-elle sur une route, mieux que moi sur la charrette tirée par des bœufs, assise au sommet de paquetages, regardant Santh prendre le joug pour diriger les bœufs. Santh était maintenant à la retraite, insuffisante pour vivre, de conducteur de trains, il était devenu conducteur de bœufs. Grâce à cet achat, il revendait de canne à sucre, ce qui permettait une vie décente. Saman avait organisé un grand potager autour de la maison, nous avions des concombres, des courgettes, des pastèques, des haricots verts, des patates douces, des piments, nous avions aussi des bananiers, des manguiers et je me régalais à la saison des papayes. Dès notre 2ème année d’installation, je revendais le dimanche notre sur-production et quand je ne vendais pas les légumes, je vendais des tissus que Sokhon, couturière et sœur de Santh, nous amenait de Batambang, quand elle venait nous rendre visite. Je vendais aussi, à la saison, les lotus qui poussaient sur un étang que Santh avait creusé à la pelle, trois mètre de profondeur, ces lotus que les croyants offrent à l’autel du Bouddha. Cet étang, à la saison des pluies, s’alimentait des crues de la rivière et avec elles de poissons. Imaginez les poissons qui viennent chez vous, et les chiens, nous en avions 5, qui aboient lorsqu’ils en aperçoivent un à la surface ! Je me remémorais tout cela lorsque je m’aperçus qu’imperceptiblement nous avions ralenti notre marche. La foule semblait de nouveau un peu plus dense. Nous venions de passer le village de Khaal Thual, les rares échoppes étaient fermées et les espoirs de trouver quelques ravitaillements, éteints. La rumeur circulait que les khmers rouges avaient aboli le riel, cette rumeur semblait folle car comment peut-on échanger les marchandises sans argent ? Il n’est pas dans notre nature de nous inquiéter trop du lendemain, certainement car notre vie est rythmée par le quotidien comme le mouvement d’une horloge et que les difficultés se combattent tous les jours et qu’à chaque jour suffit sa difficulté ; mais aussi car nos vies sont intégrées dans un continuum qui interdit le changement, la rupture, la modification. Là, ce n’était pas une modification mais une révolution. Un peu plus loin, c’était trois soldats khmers rouges qui nous donnaient l’ordre de quitter la RN 5 et de prendre les chemins latéraux en direction des villages. Il en était fini de penser se rendre à Pursat. Il en était fini de penser que dans notre exode nous pourrions aller où nous voulions.

Temoignage 3 Reang Keesei

Le soir, nous arrivons à Reang Keesei. C’est une petite bourgade qu’occupe une trentaine de familles paysannes, mais elle présente une double caractéristique. Elle est le point terminal du chemin que nous avons suivi et elle dispose d’une gare qui nous a attirés nombreux jusqu’à ce village ; mais pour l’instant nous devons installer notre campement. A la recherche d’un emplacement, Kheo rencontre un de ses collèges douaniers, puis un autre qui en avait rencontré un autre qui lui-même en avait rencontré un autre, et l’emplacement trouvé, c’est une partie du corps des douanes de Batambang qui se regroupe avec leur famille respective dans un endroit qui, ma foi, en vaut un autre et a le mérite de n’être ni trop loin pour s’y rendre, ni trop près pour les odeurs prévisibles d’une bambouseraie. Je ne peux vous dire combien nous étions d’exilés à Reang Keesei, mais j’ai le souvenir d’une grande foule. Notre campement de fortune installé, Kheo a trouvé de la ficelle pour tendre et fixer les moustiquaires, il s’éloigne de nous. Tante Saoun choisit ce moment pour distribuer le riz. Je n’ignore pas ce que cela signifie pour moi : j’en aurais deux fois moins que les autres ; c’est le sort qu’elle réserve à la “noiraude”. Elle m’appelle comme cela. Je dois la couleur noire de ma peau à mon père d’origine guyanaise. En Asie, la noirceur de peau évoque le travail dans les champs, la pauvreté ; la blancheur est synonyme de richesse, de bon statut social. Autant de choses que les khmers rouges, j’aurai l’occasion de la découvrir, haïssaient. Mais pour l’instant, je n’avais aucune idée de ce que l’avenir réservait ; j’avais seulement cru comprendre que la ligne de chemin de fer représentait pour beaucoup un espoir, bien qu’elle fut hors service depuis longtemps déjà. Mais après tout, puisque la paix semblait revenue, avec elle, les trains pourraient circuler et nous en prendrions un pour revenir à Battambang, chez nous. Dès huit jours que nous passâmes à Reang Keesei, je vis des étudiants qui pensaient que la libération viendrait du train ; ils imaginaient des convois de blindés, des militaires en nombre venant de la région de Phnom Penh, d’autres imaginaient la même chose mais venant de Thaïlande via Sisophon. Je pense que chacun connaissait le degré de folie qu’impliquait la croyance en quelque chose de pareil et seule l’excitation d’être tout proche d’un lieu de moyen de transport évoquant le déplacement et par extension la liberté, autorisait ces délires d’espoir qui ne durèrent d’ailleurs que le temps d’une brève expression vite interrompue par la peur que faisait régner une suspicion généralisée. Cette méfiance n’était pas liée à notre relative promiscuité avec les paysans de Rang Keesei ; ceux-ci étaient certainement de braves gens. En cette saison, les riziculteurs travaillaient autour de leurs maisons et ils étaient toujours là, disposés à nous prêter une pelle ou une bêche qui nous servait de binette, de façon à ce que nous puissions enterrer nos excréments dans la bambouseraie. Isoloir naturel, mais imparfait, auquel je n’osais me rendre en journée par pudeur et la nuit par peur des insectes et autres serpents nuisibles. Nos journées étaient occupées par la recherche bois mort et de brindilles pour faire bouillir et cuire nos maigres rations de riz qui n cessaient de diminuer. Les derniers oisons et l’oie avaient été mangés et pendant que nous cherchions sur les étroits murets de pierre de quoi alimenter le feu, Khan, à l’instar des autres chefs de famille, passait ses journées à la recherche de quelque chose qui nous manquait. Dès le premier soir, il avait trouvé de la ficelle et un peu avant la fin de notre séjour, nous le vîmes arriver un après-midi, la figure rayonnante d’un plaisir que je n’avais pas le souvenir de connaître. De son Krama, qu’il tenait en paquet à la main, il sortit, tel un magicien, une pièce de cochon pesant bien trois kilos et peut-être plus. Avec ses amis des douanes, car tout le monde avait un morceau, ils avaient dû troquer un porc puisque l’argent n’existait plus. N’étant pas dans mon rôle et mon statut de poser des questions, j’ignore ce que fut l’objet du troc, mais j’eu l’occasion de voir troquer tout objet de petite ou grosse valeur, prouvant qu’il ait eu des origines urbaines. Les paysans sous le régime du général Lon Nol, qui avait chassé le roi Norodom Sihanouk, n’avaient pas vu leur situation changer, ils étaient autosuffisants alimentairement mais ne pouvaient s’acheter des sandales, des sarongs, des chemises telles que celles que portaient les gens de la ville. Aussi tout objet en provenance des cités, suscitait le désir et puisqu’il n’y avait plus de monnaie, le troc semblait bien naturel. Ces paysans vivaient comme autrefois, avant la colonisation ; les maisons sur pilotis en bois ainsi que la culture du riz et un petit élevage préservaient le mode de vie traditionnel. Je me rappelais que Santh m’avait expliqué le travail des français au Cambodge, les routes, mais surtout l’urbanisme. Les français avaient construit les villes à leur manière, déstructurant les us et coutumes locaux et seule la campagne m’évoquait l’image des villes anciennes : un habitat linéaire, en hauteur, au bord d’un cours d’eau. Les français avaient conçu des centres villes, ils se constituaient autour d’un marché couvert qu’encerclaient des maisons de brique. Au rez de chaussée, se trouvait un compartiment, lieu de stockage des marchandises que protégeait une avancée, soutenue par des piliers, qui était passage et espace de vente ; au dessus, une ou deux pièces servant à ces populations de marchands qui, pour la plupart, étaient d’origine chinoise, tant il est difficile au cambodgien de quitter sa vie d’oiseau perché. Derrière, un lopin de terre permettait la culture d’un potager. Aux chinois se mélangeaient aussi des vietnamiens et quelques indiens, tous avaient fait souche depuis longtemps et malgré les mariages ethniques, certaines communautés, depuis l’indépendance, faisaient face à des répressions régulières que devaient susciter certainement la jalousie et des questions de pouvoir. Il restait chez beaucoup des gens des villes une certaine nostalgie de la sécurité qu’avait apportée la période coloniale, même si nous étions fiers de l’indépendance obtenue et de la culture khmère qui constituait autour des temples d’Angkor, le ciment de notre identité. Je me rappelai qu’un jour, en plaisantant, Kheo m’avait dit : « Regarde nos villes, tu vois la France …. les français ont construit leurs bastides. » J’ignorais que ce qu’était une bastide, mais à Reang Keesi, je prenais conscience de ce qu’était la vie paysanne, traditionnelle certes, rythmée par les levers et couchers du soleil et les pluies de la mousson. Les paysans reproduisaient les gestes devenus pour eux coutumiers, que faisaient leurs parents, leurs grands-parents et toute la lignée de leurs ancêtres, pourtant le visage de certains traduisait une certaine anxiété. Je découvris, fortuitement, le long de ce séjour à Reang Keesei qu’elle en était la cause, le jour même où Kheo ramena le morceau de cochon ; sa femme lui demanda de trouver du piment, le paysan à qui il l’avait troqué lui en céderait certainement un ou deux. Kheo me surprit lorsqu’il me demanda de l’accompagner. En brave homme peut-être voulait-il s’assurer qu’ainsi ma tante ne trouverait pas quelque stratagème pour m’éloigner de ce repas agrémenté. Nous avions tous besoin de prendre quelques forces. Arrivés chez le villageois et après les salutations traditionnelles, Khéo dit « Je te remercie, en mon nom et pour toute ma famille de nous avoir cédé le cochon ; ma femme m’a chargé de te demander, si tu ne pourrais pas nous céder un petit piment rouge et je te propose de te rendre le service que tu veux en échange. » Le paysan lui répondit qu’il pouvait lui donner une poignée de piments et que son souhait le plus cher était de savoir ce qui se passait à Batambang. Pourquoi cette foule était arrivée jusqu’à Reang Keesei ? Les deux hommes rentrèrent dans la maison, s’assirent sur une natte et Kheo commença à raconter. J’étais restée sur le seuil, mais la conversation m’arrivait aussi audible que si j’avais été dans la pièce, bien que celle-ci se fût tenue à voix basse. La femme du paysan leur prépara du thé et la conversation dura longtemps : « Tu vois Khan, je veux savoir car mon fils aîné s’est engagé dans l’armée du général Lon Nol et les khmers rouges sont venus, il y a 6 mois au village et ils ont demandé à tous les chefs de famille de leur donner un fils de plus de 12 ans. Ils nous ont dit que c’était notre contribution à la révolution et notre libération ; comme nous ne comprenions pas ce que cela voulait dire et que nous préférions garder nos enfants, leur chef est devenu fou de rage ! Il nous a traité de valet de l’impérialisme, de suppôt de la C.I.A. ; comme nous ne comprenions toujours pas, il nous a menacé d’exécuter nos enfants “car s’ils ne sont pas pour les khmers rouges, ils sont contre”. Il a pris un jeune garçon, l’a mis à genou puis a sorti un revolver et lui a mis sur la tête : “cela au moins vous le comprendrez ”. Nous avons compris que nous n’avions pas le choix et nos enfants sont partis avec la petite troupe. Les familles dont les garçons étaient trop jeunes durent donner du riz, des volailles et nu cochon que les khmers rouges ont embarqué dans des charrettes tiraient par les bœufs. » Je comprenais mieux cette anxiété des paysans qui avaient perdu leur enfant, souvent leur aîné, pour aller vers des combats qui leur étaient incompréhensibles. Dans les mêmes familles, certains se battaient d’un côté et les autres en face ; et tout cela par la nécessité de la survie. Kheo me surprit lorsqu’il dit au paysan « J’ai déjà entendu parler d’histoires analogues ; il paraît que ces jeunes ont un apprentissage militaire et qu’on leur bourre le crâne de politique. Depuis le 18 mars 1970, il s’est passé beaucoup de choses. Le roi Norodom Sihanouk s’est allié aux khmers rouges et ceux-ci aux nord-vietnamiens ; dès qu’un secteur est libéré, la population est “éduquée” puis “armée”. Le général Lon Nol a fait appel aux américains et aux sud-vietnamiens. Il y a un mois Saigon est tombée aux mains des viets, d’Ho Chi Minh, et les khmers rouges tiennent maintenant tout le Cambodge. J’espère que tes fils n’ont pas été tués dans les combats et que tu les reverras bientôt. » Kheo revint vers moi. Il était plongé dans ses pensées. Il devait en savoir beaucoup plus, mais perdu dans ses réflexions il murmurait « tant de morts, tant de morts, tant de morts ». Ce fut l’unique fois où j’entendis parler Kheo de la libération. Les morceaux de cochon découpés selon ses instructions, les piments pilés, le feu en émoi, nous regardions la cuisson dans le wak. Kheo, si peu bavard, rassemble la famille autour de cette joie et, comme si la parole appelle la parole, il nous dit « Je vais vous raconter l’histoire de Batambang ». Voulait-il que notre joie soit complète ? Laisser une trace de notre culture ? Avait-il l’intuition que la révolution khmère rouge allait tout balayer ? Ou bien sa manière à lui d’en appeler aux esprits de nos ancêtres pour leur demander protection ? Aujourd’hui, plus simplement, je me demande si ce n’était pas une allégorie. Autant que je me souvienne, il s’agit de l’histoire d’un bûcheron qui trouve un bâton (dambang) magique. Doté de la force de ce bâton, il renverse la dynastie du roi Chakrapoat et règne sur l’empire khmer sous le nom de sa majesté Dambang Khrânhong. Khrânhong était la région où il avait trouvé le bâton. Il régna durant 7 ans sans aucun problème, lorsqu’un sage lui fit savoir que le ciel indiquait la fin de son royaume. Une femme était enceinte de son successeur. Le roi effrayé de la prédiction ordonna de brûler toutes les femmes enceintes. Pendant que les corps étaient incinérés par les soldats, le ventre de l’une d’entre elle s’ouvrit et un bébé en tomba. Bien que brûlé des jambes et des bras, mais n’étant pas mort, les soldats le prirent et cachèrent dans une touffe de rotin. Le soir, le moine chef de pagode vint bénir les corps et les soldats lui remirent l’enfant pour qu’il s’en occupe. Il le soigna, l’alimenta, l’éduqua, lui transmit tout ce qu’il savait. Il fut appelé Prom Kel car il ne pouvait se déplacer normalement et le faisait sur son séant. Le roi eut un nouveau présage que le devin interpréta. L’homme “porteur de mérite est né”, il est plus puissant que toi et dans 7 jours il viendra sur un cheval blanc et règnera. Le peuple ayant eu connaissance de la prédiction se mit en route vers Angkor Wat, siège du royaume. Parmi eux se trouvait Prom Kel, vite dépassé par la foule, il faisait néanmoins des efforts pour continuer son chemin. Pendant que Kheo parlait, je ne pouvais m’empêcher de revoir au travers de sa narration, tout ce que nous venions de vivre les jours derniers. Ces foules sur la route, nos fatigues, ces moines sortant les cadavres de la Sangkae. Aussi lorsque, exténué Prom Kel s’arrête sur la route pour se reposer, il faut comme dans la “Comedia del Arte” un “Deus ex machina” pour arracher mon écoute à l’engourdissement qui m’envahit. Un vieil homme tirant un cheval blanc, et je vois alors un train blanc, portant un paquet de riz, de l’eau dans une tige tubulaire de bambou et un baluchon de vêtements s’arrête à hauteur de Prom Kel et lui demande de garder cela quelques instants, le temps d’aller dans la forêt pour …….comme nous allions dans la bambouseraie. Prom Kel lui signale son état, aussi le vieillard s’attache la bride du cheval au bras droit déformé. Après quelques hennissements, le cheval s’enfuit au galop et le bras droit du Prom Kel redevient normal. Le cheval s’arrête et Prom Kel a l’idée avec son bras valide d’attacher son bras gauche et le résultat est identique, puis c’est le tour des jambes. Tout est redevenu normal, l’homme ne revenant pas, il mange le riz au goût très savoureux, boit l’eau et trouve dans le baluchon de très beaux habits ; il les met, monte sur le cheval blanc qui lui obéit facilement et s’envole dans le ciel jusqu’à survoler le palais d’Angkor Wat, siège du souverain Dambang Khrânhong. Celui-ci, fou de colère, prit son bâton magique en bois de khrânhong le lança en direction de Prom Kel sans l’atteindre. Cependant, le bâton alla trop loin et disparut dans une forêt que l’on appela ensuite Prei Batambang « forêt du bâton perdu », c’est là que fut construite la ville de Battambang et c’est pourquoi un cheval blanc a figuré sur le drapeau du Cambodge. Car Prom Kel comme l’avait dit la prophétie succéda à Dambang Khrânhong qui s’enfuit au Laos, et voulut rendre hommage à son cheval. Cette nuit, en dormant, je rêvais de mon père E, de sa femme, de ma sœur O, ils montaient eux aussi sur un cheval blanc qui s’envolait dans les airs ; en bas, des hommes en noir, leur jetaient des bâtons sans les atteindre pour autant, le cheval disparut dans la lumière de l’horizon et je me revis agenouillée par terre, cachant mes larmes, dans l’attitude que j’avais eu quelques années plutôt, lors du départ de ma famille.

Le cheval blanc m’avait laissé.

Témoignage4-Départ de Reang Kessei et première installation

Le village est construit le long d’une piste rectiligne, aussi le soldat khmer rouge qui vient nous voir sur son vélo, a du repérer notre groupe depuis un bon moment. Il s’adresse à Kheo « Vous devez rester ici, les déplacements sont pour l’instant interdits » « Où devons-nous rester ? » « Vous devez trouver un emplacement pour construire votre maison, du côté droit de la route ; le côté gauche est réservé au peuple ancien (les paysans) » Il semble qu’il y ait eu une diversité d’interprétation de ce concept “peuple ancien”. Si il n’eut pas son fusil, le soldat aurait semblé sympathique, il nous explique « les paysans vous laissent le côté droit, ils habitent tous du côté gauche. L’heure du partage est venue au Cambodge, si vous étiez arrivés il y a quelques jours, vous auriez pu occuper l’une de ces maisons » Il joint le geste à la parole et en suivant le mouvement de son bras, nous voyons quelques petites maisons que séparent des monticules de planches. Ces planches appartenaient à des maisons plus importantes qui ont été volontairement détruites. Il désigne un monticule en nous disant : « Vous pouvez prendre ce qui vous sera utile », puis il regarde Kheo « Tu n’auras plus besoin de ta montre, donne-la moi » Kheo s’exécute et je pense que les khmers rouges ont une conception bien particulière du partage. Kheo repère un emplacement et les trois jours qui suivirent sont occupés par la construction de la maison. Il s’agissait d’une seule pièce de quinze mètres carrés environ, à même le sol. Nous portons une attention particulière à la réparation de la toiture végétale sachant que la saison des pluies arrive ; la seule ouverture est la porte qui nous permet de rentrer dans notre cabane. Lorsque nous dormons, toute la surface du sol est occupée. Ce ne sont pas les fumées de la cuisine qui nous gêneraient, car notre stock de riz diminue de jour en jour. Kheo, Navy et moi-même partons dans la campagne à la recherche des liserons d’eau qui viendront compléter, une fois bouillis, notre assiette de riz. Kheo se fâche régulièrement contre le reste de la famille qui ne participe d’aucune manière à cette activité et aussi contre Saoun qui me donne toujours moins qu’aux autres. De temps à autre, nous obtenons d’un villageois un légume. Ils ont reçu l’ordre de partager et ne peuvent s’y soustraire totalement. Eux aussi commencent à subir les effets de la malnutrition, même si, plus habitués à la vie dans la rizière, ils arrivent à capturer avec leurs nasses quelques petits poissons et autres rats des champs. Il arrive que nous passions devant la maison qu’occupent les soldats, assis sur la marche de l’escalier conduisant au pallier, la mitraillette négligeamment posée comme si elle fut une simple cane à pêche, à côté d’une bassine d’eau chaude ; nous en voyons un plumer un poulet ou un canard, d’autres fois c’est une odeur et nous nous mettons à saliver pendant que nos intestins, agissant comme une mémoire, se mettent dans des mouvements douloureux et crient dans des gargouillis que seuls, nous pouvons entendre leurs revendications et leurs besoins. Rapidement, il devient insupportable de passer devant cette maison. Nat la servante, ne fait plus partie du groupe : les khmers rouges ont appris quelles étaient ses fonctions dans notre famille, lorsque nous vivions à Batambang. Cela est ressenti par chacun d’entre nous comme un mauvais présage et une déchirure ; mais nous espérons pour elle que sa condition d’origine se transformera en privilège aux yeux des khmers rouges. Les jours ressemblent aux jours et très rapidement je perds la notion du temps. Les soldats khmers que nous avons vus les premiers jours ont laissé place à d’autres qui nous ont dérobé le reste de nos montres ainsi que nos vélos et la carriole. Il aurait été vain de les cacher, nous en avons la preuve, car nos plus proches voisins, qui avaient la chance d’avoir une véritable maison sur pilotis, ont pris soin de démonter leur unique vélo et ont caché les pièces en divers endroits de leur habitat, notamment sous le plancher ; mais dès la première roue trouvée par les soldats, ils n’eurent d’autre empressement que de restituer la bicyclette dans son intégralité. L’instinct de survie dicte à chacun d’entre nous, la nécessité d’une obéissance absolue et nous nous demandons qu’elle sera la sanction que subira cette famille. Le lendemain, nous découvrons les visages de nouveaux soldats, ceux de la veille n’ont du rien dire concernant la famille de nos voisins, certainement pour des raisons qui doivent concerner leurs propres intérêts, car il n’arriva rien de particulier à cette famille. Nous avançons dans la saison des pluies ; mes journées sont toutes occupées par la cueillette des liserons d’eau. Nous parlons de moins en moins entre nous. Que pourrions-nous nous dire ? Nous ne savons rien de ce qui se passe hors du village, nous ne vivons que la faim, la peur, la suspicion. Les rares paroles sont les plaintes des membres de la famille qui leur servent de justification à ne pas aller comme nous le faisons Kheo, Nakly et moi-même, à la recherche de nourriture dans les rizières « Nous avons faim, nous n’avons plus de force, nous avons mal au ventre ». La rizière devient presque un espace de liberté dans le silence et il nous arrive de nous éloigner assez loin des villages, de sorte que nous commençons à bien connaître le secteur. J’ignore à ce moment, qu’un jour cette connaissance du terrain nous servirait. De retour à la cabane, je vis dans mes souvenirs, dans mon passé avec le sentiment de ne pas avoir de présent. La situation, plus encore que les khmers rouges, même s’ils en sont les responsables, a balayé cette capacité que nous avons, nous les asiatiques, de vivre au jour le jour. Chaque soir avant de m’endormir, je regarde la photographie : elle représente le bonheur et le seul lien possible entre mon passé, mon présent et me donne l’espoir d’un futur. Cette photo, se charge d’une fonction rituelle, presque mystique, que vient relayer une prière. Alors que j’allais, dans le village, à la recherche d’un peu de sel, une jeune fille me fait signe de venir vers elle. Elle doit avoir à près mon âge et me sourit : « Je m’appelle Xieng Kuaong, tu peux avoir confiance en moi ; je me souviens de toi et depuis quelques semaines je te regarde. Tu es une fille bien et honnête, je t’ai croisé plusieurs fois lorsque tu allais voir sœur Cécile, rentre » Pendant que j’entre, j’observe Xieng qui soulève une couverture cachant un gros livre. Elle me demande si je le connais et ce n’est pas le cas « C’est normal, rajoute-t-elle, sœur Cécile n’évangélisait pas. Excuse-moi, sœur Cécile t’apprenait le français, mais pas la religion. Ce livre est une Bible. Sa lecture me soutient et me donne du bonheur. Je sais que les khmers rouges ont tué mon père, mais maintenant il est bien au royaume des cieux avec les justes assis à la droite de Dieu. » Je ne comprenais rien, mais Xieng, par sa force, son rayonnement, me captivait : «Ecoute » me dit-elle, « nous n’avons pas beaucoup de temps, je vais t’apprendre une prière et chaque fois que tu en auras besoin, tu la réciteras : notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnez-nous notre pays quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et délivre-nous du mal, amen. » Xieng vérifia que j’avais bien appris la prière et me dit tout en cachant à nouveau le livre « Pars vite maintenant, nous sommes observées en permanence et surtout n’oublie pas le signe de croix que je t’ai appris.» Je rentre à la cabane avec un sentiment de joie et sans peur. Nakly a pu se procurer trois grains de sel et avant de me coucher, tout en regardant la photo, je récite pour première fois le “Notre père”. Le lendemain, bien décidée à en savoir plus, je me rends chez Xieng Kruol ; sa maman m’accueille avec le sourire et me dit qu’elle se réjouit de l’initiative de sa fille à mon égard. Elle m’invite à rentrer, mais après les salutations d’usage, que nous effectuons les jointes, doigts vers le ciel à hauteur du thorax, les yeux dans les yeux, et alors que Xieng vient de sortir la Bible de sa cache, un soldat khmer rouge fait irruption dans la pièce en criant : « Femmes, que faites-vous contre l’Angkar ? » C’est la première fois que j’entends ce mot. « Que tentez-vous de cacher ? Qu’avez-vous dans vos mains derrière le dos ? » Est-ce le courage inné de Xingu, son sens de l’à-propos, ou bien une force surnaturelle que lui donne son Dieu, c’est sans la moindre hésitation qu’elle répond : « Grand frère, nous ne complotons pas, je montre un livre que j’ai trouvé hier sous les planches à la sortie du village ; j’ai pensé que cela pourrait nous aider à faire du feu » Tout cela est dit avec le plus charmant des sourires et le soldat retrouve son calme : « Si c’est cela, donne-le moi, je n’ai plus de papier pour rouler mes cigarettes. » Le livre en main, il arrache une feuille, s’assoit sur le perron et entreprend de se rouler une cigarette. La Bible, bien qu’écrite en cambodgien, ne lui a rien évoqué, visiblement il ne sait pas lire, mais que se passera-t-il si un soldat ou leur commandant découvre l’existence de ce livre religieux ? Je vécus quelques jours dans cette angoisse, mais le Dieu des chrétiens doit avoir fait un miracle, car nous n’entendîmes plus jamais parler de ce fait qui aurait pu nous coûter la vie. Je repense à ces deux moines bouddhistes que nous avions vu le premier jour à Reang Keesei et jamais aperçu depuis. De temps en temps, nous prenons conscience qu’une tête connue manque au paysage et comme des rumeurs de massacre commencent à se répandre et qu’elles ne sont pas démenties par les soldats, nous commençons à craindre pour la vie de ces personnes disparues, ainsi que pour la nôtre. Il en est ainsi de l’existence, malgré les difficultés nous tenons à la vie. Nos croyances en la réincarnation s’estompent et avant de rejoindre l’esprit de nos ancêtres, nous souhaitons vivre le plus longtemps possible sur cette terre où nous savons n’être que de passage . Je me revois, enfant, j’étais en classe de 10e à Phnom Penh, lorsque je fus pour la première fois confrontée à la mort. Notre école était située à côté du Wat Tenk Loak (le temple de l’eau trouble), il s’appelait ainsi tant la zone était marécageuse. A côté du Wat se trouvait le crématoire du quartier et lorsque la mort n’avait pas de raison connue, on supposait qu’elle pouvait être d’origine virale, aussi à l’occasion de la crémation, nos maîtres (moines ?) nous demandaient de rentrer chez nous. Notre approche de la mort était donc plutôt joyeuse, car je ne connais pas d’enfants au monde pour qui une journée inattendue de liberté, ne soit pas un plaisir immense. Hélas, un jour cette vision change, le jour où la mort ne frappe plus un inconnu, qui par nature ne nous manquera jamais dans la vie. Son nom, je l’ai oublié, mais c’était un camarade de classe de Sophon. Ensemble devant notre maison, ils jouaient aux billes. Il arrivait que Sophon conclut d’interminables parties en vainqueur ; je le voyais à son sourire et à ses poches de culotte pleines de billes multicolores. Il arrivait aussi le contraire, en rentrant les mains dans les poches, il cherchait à cacher la défaite. Je m’amusais de le voir faire et je savais que cela ne se produirait plus. Avec Saman Santh et Sophon, nous nous rendîmes au crématoire pour dire un dernier adieu à cet ami. Il était très bien habillé, dans une boite. Santh me dit que c’était un cercueil ; la famille déposait des fleurs et des bâtons d’encens au pied du bûcher ; un bonze prit la parole et bien que petite, je me souviens : « Il y a une porte d’entrée et une porte de sortie dans la vie, nous appelons la première la naissance et la seconde la mort, mais toute porte signifie un passage, la mort est donc un passage, la naissance est un passage et la vie en est un aussi. » Comme j’interrogeais Santh sur le sens de cette phrase, il m’avait répondu : « Dans le bouddhisme Theravada, nous ne prétendons pas savoir ce qu’il y a avant la naissance, ou ce qu’il y a après la mort. Mais si nous demandions ce qu’est la vie à quelqu’un qui n’est pas né, nous serions aussi stupides de demander ce qu’est la mort à quelqu’un qui ne peut plus nous parler puisqu’il n’est plus en vie. Nous pensons qu’il existe des manières d’exister différentes …. nous appelons cela l’impermanence ….. mais tu es trop petite pour comprendre. » Santh avait, comme la plupart des garçons cambodgiens, passé un an dans un monastère et il m’apparaissait comme un puits de savoir. Hélas, encore hélas, ces connaissances étaient réservées aux hommes ! Le soir, mon père est venu nous chercher, Sophon et moi. Quelle surprise lorsque j’entendis le klaxon bien connu de la 2 CV. Je me suis jetée à la sortie pour voir mon père descendre de la voiture et il a crié en cambodgien « Viens vite avec Sophon, nous allons au cinéma. » Papa doit être au courant de notre journée et de notre tristesse, car il est totalement inhabituel qu’il vienne à l’improviste. Nous nous rendions chez lui en famille tous les week-end et tous les quinze jours, il emmenait les enfants au cinéma. Les films étaient en français, mais sous-titrés en cambodgien, aussi dès l’instant où je sus lire, je profitais pleinement émerveillée de ces séances dans les salles obscures ou, après une file d’attente interminable, de nombreux sièges se confiaient à notre séant. Au programme du soir, il y avait “Les 3 Mousquetaires” et je dois dire que pendant bien des jours je ne connus pas de meilleur antidote à la tristesse qu’engendre la mort. A la fin du film, nous allions sucer, sur les bords du Mékong, les derniers bonbons à la menthe, que papa avait achetés à l’ouvreuse pendant l’entracte. Quelque que soit la saison, ces ballades nocturnes, sur les quais qui bordent le fleuve, avaient quelque chose qui nous remplissait de bien-être. La vie était tranquille et la ville magnifique. Le palais royal resplendissait de beauté et il était pour nous l’objet d’une halte systématique pendant laquelle je nourrissais toujours le fol espoir d’entrevoir le roi Norodom Sihanouk ou quelqu’un de sa famille. La femme de papa est de sang royal, mais cela, il valait mieux l’oublier dans la période actuelle. Notre identité individuelle devait se dissoudre dans l’identité collective, ne se faire remarquer d’aucune manière nous avait ordonné Kheo. Les pluies commencèrent à se faire plus espacées, notre cabane a fait, grâce à des rafistolages quasi quotidiens, son office d’abri. Une relative froideur revient pendant les nuits et j’ai trouvé quelques repousses de bambou que nous consommons avec un plaisir immense. Sommes-nous en septembre ou en octobre ? Est-il possible que le nouveau pouvoir ait occulté une de nos fêtes les plus importantes, la fête des morts, avec celle du nouvel an que nous avons fêté juste avant l’arrivée des soldats khmers rouges à Battambang ? Vers la mi septembre, c’est pour nous la fête des morts, la fête des ancêtres, puis à cette occasion, nous préparons un bon repas et l’amenons aux bonzes de la pagode. Nous faisons aussi des offrandes, les plus coutumières sont des bougies, des bâtons d’encens, mais on peut également offrir des cahiers, des stylos, des petits objets que nos ancêtres appréciaient particulièrement lorsqu’ils étaient encore en vie. Les moines psalmodient des mantras afin que les cadeaux soient purifié et arrivent bien à nos ancêtres. Outre la mémoire et les marques de respect que nous leur adressons, nous leur demandons de nous aider, de nous protéger et de faire en sorte que notre vie devienne meilleure. A cette occasion, nous préparons des gâteaux de riz. La pensée de ces gâteaux déclencha en moi un fort réflexe salivaire, en même temps, mes intestins se crispèrent et me firent mal. Cette douleur est récurrente, tellement notre alimentation est pauvre. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ? Combien de temps pourrons-nous survivre dans de telles conditions ? Je revois ces morceaux de porc gras que nous laissions macérer dans du sel et du poivre et que nous mélangions ensuite à des graines de soja, puis nous les enveloppions dans des feuilles de bananier avant une cuisson à la vapeur ou encore ce gâteau, cuit sur les mêmes principes : en son milieu, de la noix de coco râpée avec du sucre caramélisé et du sésame, que venait entourer de la farine de riz. Toutes mes réflexions me ramènent subitement au réel, la faim est bien présente. Dans le village ou la rizière, il arrive de croiser quelqu’un que nous connaissons de vue et dont nous percevons les changements de traits physiques. Les plus faibles sont marqués, certains n’ont plus que la peau sur les os, tandis que d’autres semblent gonfler imperceptiblement, un esprit malin leur insufflant un peu d’air quotidien comme dans un ballon. Mais un ballon trop gonflé éclate. Nous sommes trop repliés sur notre petit groupe familial pour savoir si nous pourrions dénombrés des décès dans le village. La sécurité passe trop par l’ignorance de l’extérieur, le moral passe par le refus de voir et de savoir qui pourrait sabrer l’espérance folle d’un lendemain meilleur. Je repense à cette “rumeur” dont Kheo s’était fait le porte-parole dans la famille lors de notre arrivée à Rieng Krol : « Il paraîtrait que tous les officiers de l’armée de l’air de Battambang ont été convoqués pour saluer le roi Norodom Sihanouk venu leur rendre visite. Ils se sont rendus comme prévu à l’aéroport, ils ont été regroupés, puis exécutés. » Il avait poursuivi « Je ne comprends pas, cela est contraire à toutes les lois de la guerre. Le roi ne pourrait pas supporter cela. Ce n’est pas possible. Il ne doit pas savoir. Si cette rumeur est vraie, il faut se méfier des barbares qui tuent leurs frères de sang. Notre sécurité implique que nous prenions pour vrai cette information, nous devons vivre dans la peur, c’est la peur qui nous protègera. » Le système semble fonctionner sur le mensonge, ne nous avait-on pas dit que nous quittions Battambang pour quelques jours ? Six mois environ s’étaient écoulés depuis. A part nous avoir chassé de chez nous, puis dépouillé, puis rendu dans un état de misère effroyable, le nouveau régime n’a rien fait de visible pour nous. Cela n’allait pas durer.
Un avion transportant des touristes s'écrase au Cambodge English translation pending
by Dragonrouge2 · 2007-06-26 · 28 replies
Un avion transportant 22 personnes, dont 17 étrangers, entre deux sites touristiques cambodgiens s'est écrasé lundi, faisant un nombre inconnu de victimes, ont annoncé les autorités aériennes. "L'appareil s'est écrasé. Nous ne connaissons pas le nombre des morts ni des survivants", a déclaré Him Sarun, responsable au Secrétariat cambodgien de l'aviation. "L'avion transportait 13 Sud-Coréens, trois Tchèques et un pilote russe. Les cinq autres personnes étaient des membres d'équipage cambodgiens", a-t-il ajouté. L'avion, un AN-24 de fabrication russe, avait quitté la municipalité de Siem Reap, où se trouvent les temples d'Angkor, vers 10H00 (03H00 GMT) avant de disparaître des écrans radar un peu plus d'une demi-heure plus tard, a ajouté Keo Sivorn. Il se dirigeait vers la station balnéaire de Sihanoukville, à 250 km au sud de la capitale Phnom Penh, a-t-il souligné. L'appareil s'est écrasé entre les Monts Bokor et Kamchay, une région montagneuse proche de Sihanoukville. Des écologistes qui travaillaient dans la montagne ont dit avoir vu l'avion s'écraser, a indiqué In Chiva, responsable adjoint de la police provinciale. "La région est recouverte de forêts et le ciel est noir (de nuages), ce qui complique les recherches. Nous n'avons retrouvé aucun morceau de l'appareil", a ajouté le policier.
Acheter un appartement au Maroc English translation pending
by Bridom · 2007-06-22 · 39 replies
LES JARDINS DE TAMESNA Qui connait cet ambitieux projet? www.marinador.com Entre Casa et Rabat, une ville nouvelle va se construire. Des investisseurs Marocains et étrangers, de la construction espagnole... du haut standing de 100 m2 à 80 000 E. Ca semble interressant, mais j'ai peur que cette "ville nouvelle" ne concentre trop de vacanciers! Dominique

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display