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Avis sur circuit Marrakech, Tizi-N-Test, Taliouine, Tata, Taroudant, Agadir, Marrakech English translation pending
by Bouriane · 2007-04-04 · 3 replies
Je pars début mai pour : 1 er jour marrakech, tizi ntest et nuit à taliouine, (250 km) 2 ième jour piste par agadir-melloul, akka iguiren, nuit à tata.(200 km) 3 ième jour piste par igherm + piste jusqu'à Taroudant (nuit) (200 km) 4 ième jour route Agadir, ( plage) 15h00 retour Marrakech. (350 km) Si quelqu'un peut me dire si ce circuit est sympa, conseils sur les hotels et restos dans les villes où je vais passer. Pour l'instant je me suis informé sur le guide Gandini.(4x4 bien sur, 6 personnes). S'il y a mieux dans le coin j'attends les conseils. Merci.
On n'y accède qu'à pieds (Tizi n'Hammid, Maroc) English translation pending
by Scourtoi · 2006-09-16 · 12 replies
Je me réveille à l’aube. Les enfants sont encore là. La lune aussi. Curieux qui nous observent. Un villageois vient nous offrir du miel, en échange de quelques gorgées de thé. Les troupeaux sont déjà en route. Nous ne tardons pas à les suivre. Sur le chemin de Tizi n’Hammid, quelques bergères bavardent. Vieilles femmes au regard doux et à la mine crevassée. Rides profondes et pieds agiles. Deux immenses greniers en amont du village. Six étages, souvenirs des kasbah d’antan. Et puis des chênes et de la vigne, de la luzerne et du maïs, sous les rondeurs de la lune. Féerie passagère.

Le sentier devient vite raide. Il faut pousser le mulet. Oucht ! Oucht ! Zit ! Les pentes n’acceptent plus que les genévriers difformes. De plus en plus rares, de plus en plus secs. Les cailloux se multiplient comme par miracle. Le col n’est plus très loin. Les crêtes à nu laissent paraître un vécu tourmenté par le vent, et par les rayons du soleil. Il fait déjà très chaud. Les arbres découragés, eux, ne sont pas montés jusqu’au col. Le plateau découvert a des airs sahariens. Les passages des troupeaux ont laissé quelques traces. Un feu, un pieu pour les mulets, des crottes et un vieux bidon.

Sur le brun des versants qui descendent à Tamga, les vieillards végétaux surplombent la cathédrale. Architecture géologique. Les troncs trop courts sont décharnés, et les branchages désespérants. Des nœuds de bois sans cohérence bataillent encore pour un peu d’eau. De l’eau ? Il n’y en a pas. Ou alors il faut descendre un peu. Les sources sont plus basses. Elles sont d’ailleurs nombreuses. Leur eau est fraîche et bonne. Il y traîne un petit gobelet, ou le fond d’un bidon coupé. Pour permettre à chacun de boire de cette eau claire et bienfaisante.

Sieste en compagnie des pins, des thuyas et des cyprès. Les chèvres bêlent, le vent chuchote. Sur un tapis d’aiguilles que défient les fourmis, je vais bientôt dormir.

Et puis je me réveille. Quelques nuages d’orage ont couvert le soleil. Basso dort encore. C’est l’occasion pour moi de vous parler de lui. Peau brune et lumineuse des bergers des montagnes. Des regards ténébreux, parfois entre deux mots. Quarante ans bien sonnés. Femme et enfants à Anergui. Il parle tamazight et arabe. Vingt mots de français tout au plus. Je ne sais pas grand-chose de lui. Il dort beaucoup, se mouche dans un pan de sa veste, se rase quand il y pense, se promène pieds nus sous les arbres. Ses frusques centenaires sentent la bonne odeur des mulets. Bonnet au dessus des oreilles et chaussures en plastique moulé. Nos conversations sont sobres. On rit de tout. Et même parfois de rien. J’essaye d’apprendre le nom des arbres et des oiseaux en tamazight. Je lui prépare parfois du thé. Je charge avec lui le mulet. Il m’oriente dans son vaste monde et me présente à ses amis. Si je devais finir un jour, replié sur de hauts plateaux, sa compagnie serait pour moi tout simplement naturelle.

Le voilà qui s’éveille. Allons donc rallumer le feu, et préparer trois verres de thé. Accompagnés de quelques noix, ils sont ma sucrerie d’enfant. Alors, vous venez ?...

Mon frère Berbère, Noir comme les cimes A contre-jour de la lune.

Mon frère Berbère, Sec comme le bois Torturé des thuyas.

Mon frère Berbère, Blanc comme la neige D’un hiver à Wihalane.

Des cailloux au creux des joues Et la falaise de son front Sur un regard multicolore.

Le teint de l’oued est variable Selon les vents de l’orage Et le vécu des nuages.

La terre brunie leur a montré Que la blancheur des cailloux Sur les sentiers enténébrés Ne demeure jamais unique Selon la lumière du jour.
Refuges sur la route du Tizi-n-Test (Maroc) English translation pending
by Simone74 · 2020-01-22 · 6 replies
bonjour désirant dormir au col pourriez vous me donner les coordonnées ( tel) ou un site merci
État de la route de Marrakech à Tizi'n'Test fin mars? English translation pending
by Moustache35 · 2012-02-27 · 2 replies
😛 bonsoir quel est l etat de de route du tizi n test fin mars? la direction est t elle bien indique au depart de marrkech? merci de vos reponses
Temps de trajet col du Tizi-n-Test - Taliouine ou Aoulouz mi-novembre? (Maroc) English translation pending
by Halodujura · 2010-10-21 · 12 replies
Bonjour, 😇

Bon, je me lance...Je n'ai pas trouvé la réponse dans le moteur de recherche alors voilà: j'ai mon avion qui arrive le 16 Nov. à 9h30 à Marrakech. Je vais louer une voiture(Medloc)qui me sera livrée à l'aéroport...😉😏(merci VF) Et voici ma question: Aurai-je le temps de "faire" le col du Tizi-n-Test et d'aller jusqu'à Talouine(ou même Aoulouz)? Je pense que je ne serai pas hors de l'aéroport avant 11h (peut-être même midi 🤪🤪🤪) Ce qui me laisse 5 à 6h pour faire tout ça... 😉😏 Je crois qu'il y en a quelques-uns qui sont à même de répondre sur ce forum. 2eme question pendant que j'y suis (autant en profiter non???)😉😉:le lendemain j'ai l'intention de faire la très jolie route n°106 jusqu'à Tafraoute via Igherm. A votre avis combien de temps je dois compter pour arriver à Tafraoute? (en comptant qq arrets photos) et aurai-je le temps de faire un saut aux gorges d'Ait-Mansour? Voilà voilà, j'ai été un p'tit peu long mais j'espère que vous aurez les réponses à mes 2 questions...mais ça je n'en doute pas une seconde!! 😉😏😉😏

merci mille fois!!!
Temps de trajet Essaouira - Taroudant - Tizi N'Test - Marrakech en voiture? English translation pending
by Alain66500 · 2008-06-02 · 11 replies
bonjour qui a deja fait se trajet .je voudrait savoir le temps qu il faut compter en voiture et se qui il y a a voir Trajet Essaouira-Taroudant tizi-n-test marrakech merci d avance pour l aide slt alain
Road/track between Nkoud and Boumaine du Dadès via Tizi N'Tazazerte
by Penlan · 2024-10-22 · 10 replies
Hi, I’m looking for recent info about the track between Nkoud and Boumaine du Dadès via Tizi N'Tazazerte. Is it still a dirt track or is it now a paved road? Is it doable in April with a 4x4? Thanks for your tips, Best, Dominique
Transport local pour se rendre à Taroudant via le Tizi N'Test English translation pending
by Sylvie246 · 2017-08-31 · 15 replies
J'aimerais savoir si quelqu'un s'est rendu à Taroudant en bus ou grand taxi, de Marrakech (ou d'Asni ) par la route du Tizi-n-test ??? J'aimerais bien arrêter à Ijoukak en chemin. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait ? J'aimerais le faire en octobre prochain mais ne trouve pas d'infos. sur les transports publiques. Tout les commentaires que j'ai trouvé ont été fait par des gens qui étaient en voiture. Merci de m'éclairer ! Sylvie
Trouver une carte téléchargeable de la route du tizi N'Test English translation pending
by Kalliste · 2015-08-03 · 4 replies
sur quel site trouver une carte telechargeable de la route du tizi n test
Trajet Marrakech - Toubkal - Taroundant via le col de Tizi N' Test English translation pending
by Woo76 · 2009-07-30 · 3 replies
Bonjour, je pars en sept 09 au Maroc. Après qqs jours à Marrakech, j'aimerai faire ceci :

1er jour : marrakech - imlil en car/taxi puis marche vers le refuge du toubkal 2ème jour : montée au toubkal et redescente vers Imlil ou autre, pour pouvoir aller vers Taroundant via le col de Tizi n Test en car/taxi.

j'ai le lonely mais je sais pas trop si c'est possible en temps / transports. je suis un bon marcheur mais c'est difficile sans carte et sans y être allé avant de jauger !

et sinon, je sais que c'est trop court ! mais que voulez vous... il y a tellement de choses à faire au Maroc...

merci de vos retours et suggestions !
Route d'Imlil au col Tizi Tamatert English translation pending
by Virginie6000 · 2015-12-14 · 17 replies
Bonsoir,

J'aimerai savoir si quelqu'un a fait la route Imlil jusqu'au col tizi n'Tamatert par la route goudronnée pour rejoindre Tacheddirt ? Peut-on aller aussi au col tizi m'Zik en voiture ?

Cordialement.
Visites et activités à Tizi-I-Test en juin? (Maroc) English translation pending
by Coranette · 2010-02-16 · 3 replies
Je suis en train de préparer un petit voyage d'un mois au Maroc pour le mois de juin. Je voudrais savoir ce qu'il y a à voir et à faire à TIZI-I-TEST, s'il y a des hôtels et des bus ou louage qui y vont depuis Marrakech. merci pour vos réponses éventuelles.
Randonnée muletière de Tinghir à N'kob (Maroc) English translation pending
by Gkerkhof · 2012-03-06 · 9 replies
Bonjour, En mois d'avril nous pasons des semaines en Maroc. J'ai l'idée de randonner de Tinghir à N'kob, mais je ne trouve pas d'informations. Est-ce qu'il est possible de faire cet randonnée? En combien de jours? Des recommandations?

Merci d'avance! Gunther Belgique
Endroits au Maroc en pleine nature et pas en altitude où il n'y a personne English translation pending
by Etudian2pari · 2017-03-29 · 33 replies
bonjour à tous,

je recherche des endroits au maroc, ou si possible il y a de l'eau (pas le désert..), en pleine nature, ou il n'y a rien (a part la nature). Vraiment loin de toute ville ou village touristique, un coin bien paumé qui serait du style Mercentour en France par exemple (au niveaux du il y a personne). je cherche aussi pas un endroit trop haut, si possible pas en altitude.

j'ai un peu l'impression qu'au maroc il y a finalement du monde partout, mais je ne connais pas. de la pleine nature, sans touristes, sans hotels, ou les plus proche village ne connaissent pas les touristes, serait le top.

merki!
Etat routes Afourer - Cathédrale rochers - Aît Bougmez - Demnate English translation pending
by Alaincyclo · 2014-02-24 · 1 reply
Bonjour,

N'ayant plus eu de contact avec Raoulx depuis 3/4 ans, je constate son inactivité sur le site depuis plus de deux ans ! Pas bon cela : pour lui mais aussi pour les innombrables voyageurs à qui il prodiguait ses excellents conseils. Quelqu'un peut-il donner de ses nouvelles ? Merci

Des amis envisagent un circuit au Maroc, dont un reporter cinématographe. Avec une voiture de tourisme, pas 4x4 donc. Fin avril 2014. Je n'ai pu les aider sur la praticabilité d'un tronçon de leur périple. Voici cette étape. Données lues sur la Michelin 742, édition 2007.

Au départ d'Afourer, ils souhaitent passer par Bin-El-Ouidane (pas de problème car asphalté). Peu après ce village, emprunter la R306 jusqu'à Ouaouizarht. Poursuivre à droite, par la R302, vers Tillouguite, "la Cathédrale", le Tizi-n-Ilissi. Poursuivre vers Agouti, Tabant dans l'Aît Bougmez. Là, ils n'envisagent pas se diriger vers Azilal (asphalté) mais vers Demnate sur la R302 qui débouche à Imi-n-Ifri.

Ce tronçon Bin-el-Ouidane jusqu'à Imi-n-Ifri est-il réalisable avec un véhicule de tourisme ?

En outre, dans le cadre du reportage, ils souhaitent rencontrer quelques personnalités représentatives du vécu quotidien des régions traversées. Surtout dans la vallée des Aït Bougmez où ils envisagent séjourner quelques jours.

Merci pour votre contribution.
Maroc en VTT - choix du vélo English translation pending
by N1k14r1 · 2005-01-20 · 9 replies
N-ième question de ce genre sur ce forum mais je voudrais vraiment avoir l'avis de personnes qui ont ou qui vont faire une rando VTT au Maroc.

En dehors du budget, quel est pour vous le type du vélo le plus approprié pour ce genre de rando? Faut il un VTT ou VTC? quel est la différence. Quels sont les paramètres à prendre en compte pour l'achat du vélo (légèreté, suspension, guidon, ...)?

Autre question, faut-il avoir une condition physique hors du commun ou être un VTTiste hors paires pour ce genre d'aventures?

Connaissez vous des sites web reprenant le carnet de bord de tels aventures?

Désolé pour mes questions un peu simplistes mais je n'y connais rien en VTT. Et je voudrais vraiment faire prochainement une rando au Maroc en équipe (avis aux intéressés....)

En tout cas, merci pour vos réponses .
Location de 4x4 au Maroc: les pièges? English translation pending
by Chamanr · 2016-04-05 · 11 replies
Bonjour,

N'ayant que peut de chance de trouver une location de buggy (sans guide) je vais surement me rabattre sur la location d'un 4x4 à partir de Marrakech.

Cependant, je sais qu'il existe de nombreux pièges. Comment savoir si le 4x4 est assuré en cas d'accident (faute de conduite, tiers, panne) sur piste ? en hors piste ?

Quelles sont les informations à vérifier avant de louer ?

Auriez vous de bonnes adresses à me recommander ?

Je cherche également des carte précises des pistes (régions sur Marrakech)

Merci

Guillaume
Règne immobile... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2014-02-04 · 0 replies
Ce n'est pas une nouveauté. Ce post avait déjà été édité sous un autre pseudo que j'aimerais supprimer. Alors avant cela je transfère sous mon pseudo actuel les quelques textes édités alors.

Règne immobile, brûlant, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri animal, pas un chant d’oiseau, tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, fatigué peut-être par tant de terres survolées, qui n’espère plus le soupir d’ Éole pouvant le projeter en un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante. Accroché à l’immobilité de l’instant il s’étiole lentement, résigné, dans le ciel pâli par la chaleur.

Nous sommes à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Rantanplan, le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou alors était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.

Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Haddidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.

L’accès à ces pâturages est toujours régit par une djemaa*, qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les takhamt* se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie. Nous serons déjà partis, un peu à regret. Pour nous et notre asserdoun* qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d'orge et de paille quotidienne, les impératifs du ravitaillement obligent un passage par le souk d'Imilchil.

Après cette boucle de … Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe les jours, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous avons promis à Rantanplan quelques jours de repos dans la vallée. Nous y attendrons les premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle "errance". La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.

Mais il devra patienter encore quelques temps avant ces petites vacances. Nous sommes encore à 4 ou 5 jours de marche selon l'itinéraire choisi de la vallée d'Anergui, "notre" belle terre d'accueil qui doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir.

Seulement alors, du haut de Tizi n’Darri , nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles Ayt Boulmane. Les tarwa*, les douar* et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.

* Djemaa: Assemblée, conseil Takhamt: Tente nomade berbère Asserdoun: Mulet Tarwa: Canal d'irrigation Douar: Hameau Tizi: Col
Avis sur itinéraire (plus que classique mais bon) dans le haut Atlas au Maroc English translation pending
by Yannours69 · 2007-10-16 · 6 replies
J1 / 27/10/07 – LYON – MARRAKECH

J2 / 28/10/07 – MARRAKECH – TALIOUINE (par tizi-n-test)

J3 / 29/10/07 – TALIOUINE – TAMNOUGALT

J4 / 30/10/07 – TAMNOUGALT – ZAGORA – TAMNOUGALT - TAZZARINE

J5 / 31/10/07 – TAZZARINE – MERZOUGA (Erg Chebbi)

J6 / 01/10/07 – MERZOUGA – GORGES DU TODGHA

J7 / 02/10/07 – GORGES DU TODGHA – GORGES DU DADES

J8 / 03/10/07 – GORGES DU DADES – SKOURA – OUARZAZATE (enfin alentours du style Tifoultout)

J9 / 04/10/07 – OUARZAZATE – AÏT BENHADDOU – TELOUET - MARRAKECH

J10 / 05/10/07 – MARRAKECH – ESSAOUIRA

J11 / 06/10/07 – ESSAOUIRA – MARRAKECH

J12 / 07/10/07 – MARRAKECH – LYON

Alors voilà, ce qui "m'embête" un peu (entre guillemets) c'est cette fin de séjour avec un A/R marrakech - Essaouira. Au début j'avais programmé de faire les premiers jours comme ça : marrakech - essaouira essaouira - agadir - tarroudan et ensuite on rejognait le circuit ci-dessu mais ça me paraissait long au niveau route surtout que la route essaouira agadir n'a rien à proposer ni d'agadir à taroudan et dernier argument, le tizi-n-test me disait bien ! Bref, je me retrouve avec cet itinéraire remanié. Qu'en pensez-vous. Sans rentrer trop dans les détails on a fait la galice (rien à voir mais bon) cet été en 10 jours et ça a été l'enfer car ma femme qui s'est occupée du trajet avait prévu des étapes de fou soit du 400km par jour environ... du coup voiture et voiture avec des prise photos à la japonaise tout le long, stresse pour trouver les hotels à la tombée du jour. bref, pour revenir à mon trajet maroc, est-ce que ça parait plus tranquille? est-ce que je loupe quelque chose? est-ce que y'aurait une autre solution que je n'aurais pas vu pour essaouira... bref, j'attend vos remarques. Au pire, essaouira n'est pas non plus indispensable (le maroc sera toujours là dans quelques années si jamais on veut y revenir) et si vous avez d'autres idées pour la fin du séjour ou alors peut être que vous allez me conseiller de passer plus de temps dans les gorges ou alentours... bref, à vos plumes (enfin vos souris). Vous l'aurez compris, on recherche un itinéraire qui nous permette de prendre notre temps (par exemple descendre de voiture, se ballader dans un endroit sympa puis repartir sans toujours regarder notre montre à la minute prêt) mais aussi de voir des choses sympas (on ne va pas passer 1/2 journée dans un endroit où il n'y a quasi rien à voir, d'où l'importance de ne pas avoir d'étapes trop courtes, d'ailleurs au passage je me demande si certaines d'entre elles ne le sont pas, par exemple taliouine - tamnougalt).

Ha oui, dernier détail, nous partons du 27 octobre au 07 novembre et nous avons loué une voiture via medloc du 28 au 06, sachant que le 27 on sera sur marrakech puisqu'on arrive vers 14h00 et idem le 07 puisqu'on part vers 14h00 aussi.

Merci d'avance !

Yann
June 2026 Photo Contest Theme: Such a Beautiful Landscape
by Philippebrg · 2026-06-01 · 110 replies
Hello,

It might not be very original, but I see it hasn’t been suggested—or at least not for a very long time. I’d like to invite you to discover the beauty of the great outdoors through landscape photos. Whether they’re desert, sea, countryside, or mountain scenes—with or without other elements (people, buildings, animals, etc.)—they should make us want to dive right in without hesitation.

To participate: Photo submissions until Wednesday, June 24 at 11:59 PM You can post up to 3 photos, numbered and shared in separate messages, along with a short description of the place and the story behind it.

To vote: from Thursday, June 25 at 12:01 AM to Monday, June 29 at 11:59 PM After the deadline, it’s too late!

Please include the photo number, username, and the points awarded: Photo #1 = 3 pts Photo #2 = 2 pts Photo #3 = 1 pt

All VF members can vote (even those who didn’t submit photos). In case of a tie for first place, the winning photo will be the one with the most first-place votes, then second-place votes! The lucky winner will get to organize July 2026’s photo contest.

For discussions about the theme, it’s here: Discussion thread for June 2026’s theme: Such a Beautiful Landscape

Good luck to everyone!

Philippe

Chumphon, Thailand: Doi Tapang
Pistes du Haut-Atlas à VTT? English translation pending
by Frank38 · 2011-01-13 · 6 replies
bonsoir,

je recherche des infos sur la piste G6 du guide gandini, depuis le tizi n'llissi jusqu'a la cathedrale. nous sommes à VTT, et je voudrai connaitre la praticabilité de cette piste, ainsi que l'intêret des paysages. merci par avance pour vos infos. Frank
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
by Scourtoi · 2007-06-13 · 16 replies
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎

* *******************

ERG YEHOUDI

I

De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.

II

Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.

III

Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.

* *******************

MEHAREE

I

Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.

II

Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorg��es La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.

III

Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.

IV

Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.

V

La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.

VI

Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.

VII

Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.

VIII

Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.

IX

La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.

X

Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.

XI

La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.

XII

Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.

XIII

La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.

XIV

Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.

XV

Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.

XVI

Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.

XVII

Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.

XVIII

Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.

XIX

Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.

XX

Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil

XXI

Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches

XXII

L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.

* *******************
Étapes sur parcours à vélo dans l'Anti-Atlas (Maroc) English translation pending
by Alesv · 2017-10-31 · 12 replies
Salut,

je retourne au Maroc à vélo cet hiver. Le parcours envisagé est le suivant (Tizi'n'test-Taroudant-Tafraoute-Tiznit-Sidi Ifni-Agadir)

https://www.bikemap.net/it/route/4245566-tizintest-agadir/

J'ai un souci au sujet des étapes entre Taroudant et Tafraoute et entre Tafraoute et Tiznit. Au vu de googlemaps, il n'y a pas grande chose où trouver un abri, la région ne semble pas spécialement touristique. Vous avez des tuyaux? On peut trouver chez l'habitant (mais où? il n'y a pas trop de villages non plus). Je cherche un stop tout les 60-80 km environ, sans faire trop plus de 1000m D+. Par le passé, l'itinéraire Telouet-Tamtetoucht avait été du gâteau de ce point de vue là, toujours dormi en dur, pas besoin de tente, ce qui est très agréable pour un petit tour relax. Vous pensez que dans l'Anti-Atlas il vaudra mieux prévoir la tente-cuisine et tout le reste? Merci pour vos conseils
Souks hebdomadaires (à pied au Maroc) English translation pending
by Hkkki · 2017-05-02 · 1 reply
Bonjour, Je pars cette semaine à Kalaa Mgouna seule à pied depuis Ait ourir, passant par : Tizi n'oualigh- Tizi N'ofella- Ighris ait faska- Tidli Mesfioua- Tassourte- Tighdouine- Talatast- Azgour- Imerguen- ansa - Telouet- redescend vers route ouarzazate- direct vers kelaa mgouna (pour assister au festival des roses)

Ma question est : quels les souks hebdomadaires que je pourrais croiser dans ma route. Mon objectif est de faire coincider au maximum mon programme avec les dates des souks, vu que je pars seule, je serais plus en sécurité si je croise des gens/habitants sur ma route.

HK
La Cathédrale - Anergui - Imilchil English translation pending
by Jml07 · 2014-04-20 · 41 replies
bonjour à tous,

je n'arrive pas à trouver sur le site des infos récentes sur le parcours La cathédrale - anergui - imilchil. je suis prenneur de tous les renseignements.

merci
Voyage à vélo Marrakech - Taroudant - Agadir English translation pending
by Youneslamway · 2013-09-12 · 2 replies
salam je part avec un ami le mardi 17 septembre en vélo de Marrakech direction Agadir via le col TIZI N TES qui passe par taroudant je compte faire 6 jours :

Jour 1 : marrakech - tinmel ou ijoukak (90-100 km) Jour 2 : tinmel - taroudant (120 km) Jour 3 : taroudant - agadir (96 km) Jour 4 : repos à agadir Jour 5 : agadir - imintanout (140 km) (je compte rouler la nuit) Jour 6 : imintanout - marrakech (150 km)

qu'elle est les étapes les plus difficiles où la pente monte ? les village choisis pour le bivouac sont t il sécurisés ? s'il y a des d'autres cyclocampeurs nous serons ravis ! cordialement. Younes !
Circuit pas cher depuis Marrakech pour Pâques? English translation pending
by Baaya · 2012-04-02 · 5 replies
Bonjour

Je pars à la fin de la semaine, et je n'arrive pas à me décider sur mon circuit qui peut me conseiller ? j'aime assez les lieux, peu visités. je fais de la rando, et j'espère bien en faire une ou deux.

merci pour vos réponses
Hébergement à côté de l'aéroport de Marrakech? English translation pending
by Moustache35 · 2011-12-09 · 4 replies
😉😉😉 bonsoir je cherche toujours un hebergement pour 4 a cote de l aeroport de marrakech en direction de tizi n test merci😏
Circuit de quatre jours autour de Marrakech en novembre? English translation pending
by Vacances701 · 2010-10-30 · 10 replies
je pars l a semaine prochaine à Marrakech et voudrais savoir si le passage du col du Tizi n test ne présente pas de probleme en voiture en novembre Quel circuit sympa et cool en 4 jours a partir de marrakech ? Marrakech- Essaouira-Taroudan ?
Maroc: des adresses toujours aussi accueillantes English translation pending
by Raoulx · 2010-05-07 · 13 replies
Bonjour,

3 petites auberges de montagne (à prix doux !) coups de coeur.

Ijoukak ( route du Tizi n'test) , Tigmi Tamazirt, chez El Houssein (le Chti !), toujours le meme accueil, la bonne cuisine , le confort, randos faciles au bord de l'oued ou en montagne.

Agoudal (route d'Imilchil) , Chez Ibrahim, depuis des années notre ami se démène pour le bien etre de ses clients, dommage qu'il ne maitrise pas la météo!!😉😉 propre , calme, bonne cuisine.

Anergui (paumé de chez paumé !) le gite Chrifi a déja sa réputation, elle n'est pas usurpée, Hammou est une personnalité attachante, le gite est nickel, et le petit hammam qui remplace les douches un bien etre en rentrant des longues promenades que notre hote nous suggère, j'y suis resté scotché 4 nuits!

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