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Mère-fille en Italie English translation pending
by Rêvedevoyage · 2008-06-02 · 6 replies
Bonjour,

Voici le résumé de notre voyage en Italie. Mon texte se veut davantage pour rassurer les femmes qui partent seules pour la première fois dans ce beau pays.

Jeudi 1er mai. Départ de Montréal. Nous faisons la connaissance d'une dame seule qui va suivre un cours d'italien dans la région de Marche. C'est encourageant de savoir que nous ne sommes pas seules à vivre cette expérience.

Vendredi 2 mai:Nous descendons de l'avion. Aucune complication aux douanes, d'ailleurs je ne me rappelle même plus les avoir passées! J'avais trouvé sur le site dormirarome comment me diriger vers le train pour Termini. Excellentes instructions, nous nous y retrouvvons sans problème. 11e pour le trajet Fumicino-Termini. Sur la route, nous apercevons des pavots rouges et la palette des couleurs de cette région. Terracotta. Je crois que je décorerai ma nouvelle maison dans cette palette de couleurs. Nous quittons notre nouvelle compagne et nous prenons le métro pour notre B&B. Nous choisissons une passe de 3 jours:18 e. Il est très facile de se retrouver dans le métro de Rome, il y a 2 lignes principales et de nombreuses cartes. L'accueil d'Angelo est sympatique, c'est un jeune homme motivé dont le but est de bien aiguiller ses clients et de rendre leur séjour agréable. Le déjeuner est copieux et varié. L'extérieur ne paie pas de mine, mais l'intérieur est très bien décoré, mais pour moi, c'est l'accueil qui est important. Je suis ravie, nous arrivons à nous comprendre dans nos anglais élémentaire. domuscornelia@libero.it 80e la nuit.

Nous reprenons le métro et nous descendons à la station spagna. Nous allons découvrir la piazza di spagna, la fontaine de Trevi, le monument à Victor-Emmanuel II et tout cela à pied. . Ne pas oublier que ma mère a 71 ans. Alors, c'est vous dire que Rome se découvre très bien à pied. À partir de là, nous prenons un autobus touristique, habituellement dans les grandes villes, je prends la cie rouge. J'ai pris la jaune et j'ai regretté car les arrêts ne sont pas aussi visibles et ils passent moins souvent 3 mai: Métro Vaticano, nous visiterons St-Pierre de Rome. La file est impressionnante, je crois que nous en aurons pour quelques heures à attendre. Finalement, qu'1 1/2h. Nous prenons l'audio-guide, essentiel je crois pour comprendre toutes ces splendeurs. Les grottes vaticanes, St-Pierre en elle-même, vraiment magnifique! Ma mère étant fatiguée, nous n'avons pas visité la chapelle sixtine, c'est un peu regrettable, mais je suis quand même très fière de ce que j'ai vu.

Nous nous sommes ensuite dirigées vers le castle San Angelo. Très belle vue de la ville. Nous partons vers la piazza Navona ou nous allons prendre notre repas, très abordable soi dit en passant. Nous terminons notre journée avec le panthéon.

4 mai:Visite du forum et du Palatin. Nous passons une partie de l'après-midi à circuler dans le Palatin sans guide et sans livre explicatif. C'est la déception de mon voyage, j'aurais dû mieux m'équiper, marcher dans des ruines lorsqu'on ne sait pas ce qu'elles représentent ne s'avèrent pas très intéressants.

5 mai. Nous nous rendons à la gare Termini pour prendre le TGV vers Florence. J'avais fait ma réservation par internet, pas besoin de composter mon billet. Tout se passe bien. Arrivées à la gare, nous déposons nos bagages dans un dépôt le temps de visiter Florence. Cette ville est magnifique! À voir. Nous prenons un train régional afin de nous rendre à Certaldo lieu de notre b&b. fondamentenuove@hotmail.it (70e) Cristiano nous explique les lieux et services, il me présente un cartable des principaux lieux à visiter. Comme je n'ai pas de voiture, il nous recommande de pas de nous rendre à Volterra, mais il me suggère de visiter Certaldo alto. Le B&B est à 20 minutes à pied de la gare, cependant les proprios nous offrent de venir nous conduire et nous chercher au besoin.

6 mai: Nous prenons le train puis ensuite l'autobus pour San Gimignano. Une Italienne m'entend dire à des Québécois que nous nous rendons à San Gimignano. Arrivées à destination, elle me guide vers l'autobus sans que je n'aie rien demander. Quelle gentillesse de sa part. San Gimignano donne une vue magnifique sur les collines de la Toscane et c'est un très joli village en soi. Attention de ne pas vous faire arnaquer par les vendeurs de sacoches! le vendeur nous a dit que la communication ne se faisait pas avec Visa. En remettant la monnaie à ma mère, il lui a remis 10e en moins. Elle s'en est aperçue et il a perdu 5 e car il n'avait supposément pas de change. Certaldo aloto est tout aussi magnifique. Son avantage est d'être méconnue donc peu de touristes, c'est aussi un très beau village médiéval. On s'y rend par le funiculaire. Possibilité de stationner près de la gare, moins cher qu'à San Gimignano.

7 mai: Nous nous rendons à Sienne. Je trouve que les intérêts touristiques ressemblent un peu à Florence. Comme je n'avais pas beaucoup de jours en Toscane, j'aurais dû choisir une balade organisée dans le Chianti. Naturellement, tout est question de goût et Sienne est très jolie, je la sacrifierais uniquement pcq je n'ai pas vu les vignobles du Chianti.

8 mai: Train pour La Spezia avec arrêt à Pise. Nous sommes dans la tour pendant que l'angelus sonne les 12 coups de midi.. Je crois que les cloches résonnent toujours dans ma tête! C'était vraiment spécial! Arrivées à La Spezia en milieu d'après-midi. David vient nous chercher à la gare après avoir enfin réussi à faire fonctionner le téléphone. Même les Italiens n'y arrivaient pas. Je crois que ma mère va s'évanouir en voyant le B&B perdu en pleine montagne. Pour moi, la vue est magnifique et ça respire le bonheur et la tranquilité. Je vais faire une petite randonnée pédestre car le sentier no1 est au bout de l'entrée. À 300 m de l'entrée se trouve le village de Foce avec vue magnifique sur La Spezia et le golfe des poètes.

9 mai: Coup de coeur de mon voyage. Moi qui adore la mer et la montagne, je suis servie par cette randonnée pédestre qui s'offre à moi. Une randonnée de 5 heures aller-retour ponctuée d'arrêt dans de magnifiques villages. Le sentier de l'amour qui sépare Riomaggiore et Manarola est très plat, 20 minutes de marche accessible à tous. Par la suite, ça se corse un peu, mais ma mère a fait les 4 premiers villages aller-retour en marchant lentement. Pour accéder à Corniglia, on doit monter 384 marches et on a déjà marché 2 heures. Je me suis rendue jusqu'à Monterosso al mare, le plus beau selon moi. Il vaut la peine de faire l'effort de s' y rendre la vue est tellement magnifique lorsqu'on y arrive. Tous mes amis sont émerveillés par la photo de ce village alors vous pouvez vous imaginer ce que peut-être la réalité. De toute façon, il est toujours possible de prendre le train dans les villages lorsqu'on en a assez. Pour les gens moins en forme, je suggérerais de faire la randonnée en partant du Monterosso al Mare, vous allez descendre plus que vous n'allez monter. Retour à La Spezia: je reçois une demande en mariage d'un vieil Italien d'au moins 100 ans, je ne comprends pas l'italien, mais bellé jambé et $, me suffisent pour comprendre ses intentions!

10 mai:Portovenere: Après un délicieux déjeuner accompagné d'un nouveau fruit qui ressemble un peu à une pêche mais dont Giuliano ignore le nom en francçais, nous partons en bateau jusqu'à l'île de Palmaria. Après la randonnée de la veille, nous sommes déçues par cette randonnée qui nous mène au sommet de l'île. Par contre, Portovenere est magnifique.

11 mai: San Terezo. J'essayais de lézarder au soleil, mais les nuages arrivent et il fait froid. Je me rhabille et nous allons marcher jusqu'à Lerici. Autre village coloré et magnifique au volets verts qui font ressortir les couleurs. Puisque le soleil continue de jouer à la cachette, nous marchons jusqu'à Travello. Autre joli bourg où il y a possibilité de louer des kayaks de mer. À notre retour Giuliano, nous attend avec sa ''choupette'' décapotable. Il nous fait faire une joyeuse virée dans les villages avoisinants. Ensuite, il nous fait goûter au limoncello. Moi qui ne bois pas d'alcool, il a beaucoup de plaisir en voyant ma réaction. Giuliano fera partie de nos heureux souvenirs de voyage, c'est un hôte formidable qui ne fait pas son travail pour l'argent, mais par amour des gens. www.locandadelpapa.com

12 mai: Nous découvrons La Spezia, journée relaxe.

13 mai: Nous prenons le train vers Venise. Nous descendons à la gare Santa Lucia et non à Mestre. Ce n'est pas très clair sur le site de trenit. Nous sommes très étonnées, M. Bolzetti nous attend à notre station de vaporetto. Après avoir déposé les bagages, notre hôte nous remet une carte avec des itinéraires surlignés au marqueur. Nous suivons une de ces routes pour notre première soirée. Nous nous rendons place de Rome. Je me demandais pourquoi je n'avais pas vu cet attrait dans mon guide de voyage, j'ai vite compris, il s'agit du stationnement intérieur et du terminus d'autobus! Ce n'est pas grave, ça nous a permis de marcher dans la ville.

13 mai: Visite du palais des Doges. À ne pas manquer, absolument magnifique.

14 mai:Visite de la cathédrale St-Marc et de l'opéra Félice. Tout le monde connaît la première, mais la seconde est un secret bien gardé. Visite avec audio-guide, une de mes belles surprises de ce voyage. Venise est magnifique, mais les Vénitiens sont froids et j'ai l'impression qu'ils se foutent pas mal des touristes qui les font vivre! Les gondoliers se retournent pour ne pas se faire photographier, sur les vaporettos, on nous fait changer de quais à maintes reprises, on doit payer pour les couverts dans lesquels on mange et j'ai même entendu un serveur dire à une touriste qu'il lui donnait de la crème, mais qu'elle n'avait pas payé pour cela! Il faut donc se concentrer sur la beauté de la ville et se dire que ce sont les seuls Italiens qui ne sont pas chaleureux envers leurs visiteurs.

15 mai: Burano: Arc-en ciel de couleurs, petit village tranquille où il fait bon relaxer. Une heure de pur bonheur! Murano: Millions de boutiques de verre, intéressant de voir la fabrique de verre à gauche, dépassé la 2e sculplture extérieure en verre. Je n'ai vu aucun garde surveiller les magnifiques chef-d'oeuvre extérieurs. Ici, il ne ferait pas long feu. Les vendales les détruiraient sûrement.

16 mai: Il fait très froid et nous avons vu ce que nous devions voir. C'est une journée de trop selon moi. Nous prenons le train de nuit pour se rendre à Naples. Je suis très contente de ce choix. C'est sécuritaire et le voyage nous paraît moins long puisqu'on dort.

17 au 23 mai:Je m'attendais tellement à voir des déchets dans toutes les rues de Naples que je n'ai pas trouvé ça si pire. Il est vrai que je n'ai pas vécu dans la ville, je n'ai fait qu'y passer. J'avais gardé la côte amalfitaine pour faire de la plage à la fin des vacances, mais il n'a pas fait suffisamment chaud pour profiter du soleil. Amalfi est l'endroit que je chosirais comme pied à terre car tous les autobus et bateaux partent de là pour visiter les principales attractions. De plus, c'est un bien joli village. Nous demeurions à Furore, petit village perché au-dessus d'Amalfi. Vue magnifique sur la mer à 20 min. d'autobus d'Amalfi. www.lemarelle.it (60 e)

Ne pas manquer la villa Rudolpho à Ravello, choisir celle-là plus que la villa Cimbrone si on doit n'en visiter qu'une seule malgré qu'elle en vaut aussi la peine. Visiter Pompéi avec un guide si on veut y comprendre quelque chose, ça en vaut vraiment le coup. Positano est mon coup de coeur, mais la côte est magnifique à tout point de vue et les chauffeurs d'autobus sont des héros! Je n'ai vu aucun accrochge, je n'en reviens toujours pas. Ce qui m'a aussi impressionné de cette région est l'entraide internationale entre les touristes. Tout le monde se parle en anglais et s'échange des infos et s'aide afin de composter le billet ou laisser sa place à la vieille dame qui m'accompagne.

L'Italie ne me laisse que des souvenirs heureux et je crois que c'est un excellent pays pour effectuer un premier voyage en solitaire. Je souhaite à tous d'avoir la chance de vivre un aussi beau voyage.
Vingt jours en Corse en août 2007 English translation pending
by Trenk · 2008-06-01 · 21 replies
Bonjour à tous !

J'ai découvert ce forum il y a peu et j'adore lire la rubrique carnets de voyage. J'ai donc décidé d'y apporter ma contribution. J'ai effectué un voyage de trois semaines en Corse avec ma copine l'été dernier. Nous adorons la randonnée et les paysages sauvages, nous avons été bien servis !!!

Nous voyageons en voiture et logeons en camping, au final le budget a été de 1000 € pour deux tout compris (voyage, campings, bouffe...), c'est plus que correct je pense.

Nous sommes partis en voiture de Strasbourg direction Livourne en Italie pour prendre le ferry (moins cher qu'en France : 125€ aller-retour avec la voiture et deux passagers).

Jour 1 :

Voyage jusqu'à Livourne sans problèmes, la route est magnifique jusqu'à milan. Première nuit dans un camping ultra bondé, ultra cher, mais bon, heureusement ce n'est qu'une nuit...

Jour 2 :

Départ en ferry à 11h, arrivée en Corse à Bastia 15h. Direction Saint-Florent qui sera notre première étape. Après 3/4 h de route et le passage du col entre Bastia et Saint-Florent nous commençons à chercher un camping. Comme nous aimons être à l'ombre et pas trop serrés avec les voisins, la recherche peut être longue. Nous trouvons finalement un camping au bord de la mer à 15min au nord de St Florent. Déjà la Corse nous offre ses beautés lorsque nous allons marcher sur la plage au couché du soleil. Les vagues sont belles, il y a beaucoup de vent et on entend la mer toute la nuit, c'est magique...





La baignade est un plaisir, on a l'impression de se laver d'un an de boulot dans les vagues. Déjà nous n'arrivons plus à quitter des yeux le paysage...

Jour 3 :

Destination le désert des agriates pour une première rando. Nous cherchons à rejoindre la plage de Saleccia (accessible uniquement à pied ou en bateau) en partant de Casta, mais prenons un mauvais départ... Tant pis, on s'aventure dans le désert, chose que je déconseille ABSOLUMENT !!! Il nous aura fallu 6 h pour faire 1 km de marche... Ce qui commençait comme un sentier n'en était pas un... nous osons nous aventurer dans le maquis hors sentier et comme nous ne voulons pas faire demi-tour, nous poursuivons tant bien que mal (plutôt mal...). Nous arrivons à un minuscule sommet qui nous offre une belle vue sur la baie de Saint-Florent et du Cap Corse.



Nous continuons dans le maquis et cette fois c'est l'horreur complète. Les jambes sont constamment griffées par les ronces et les petits arbustes brûlés par le soleil. Nous renonçons à atteindre le sommet suivant (pourtant ridiculement proche) et essayons de rejoindre le grand chemin. Lorsque nous arrivons enfin nos jambes sont noires à cause du charbon des plantes brûlées, et nous avons de très belles éraflures. La baignade du soir est piquante... mais les vagues sont toujours là alors c'est un plaisir. Il y a de l'orage sur le cap Corse ce qui rend les vagues encore plus forte. La foudre tombe à 100 m de nous dans l'eau !!! Tout le monde fuit vers la plage (ma copine la première) et je me retrouve seul dans la mer...

Jour 3 :

Deuxième tentative pour atteindre Saleccia, mais cette fois-ci pas la côte au départ de la plage de Saint-Florent. Le sentier est excellent et le paysage est vraiment magnifique, les minuscules criques et les plages de sable blanc désertes se succèdent, avec parfois quelques rencontres inattendues...

Nous atteignons enfin Saleccia, c'est magnifique, la plage est impressionnante. Nous nous baignons dans une eau d'une limpidité surprenante et ça fait du bien !!!!

Le retour se fait par le même trajet (pas le choix) et nous revoyons les belles criques avec en arrière plan le désert des agriates. C'est vraiment un endroit paradisiaque, une des ballades à faire absolument !!!



Au final 10 h de marche auront été nécessaires (entrecoupées de baignades)... mais comme c'est plutôt plat, ça passe bien. On se promet de revenir avec masques et tuba...

Jour 4 :

Départ à 7h30 du camping, direction Centuri à 50 km au nord vers le cap Corse. Deux heures de route vertigineuse le long du Cap mais un paysage à couper le souffle, la cote est déchiquetée et la montagne se mêle à la mer de façon majestueuse. Départ de Centuri direction l'extrémité nord du Cap Corse : Tollare. La rando se fait par la côte, mais n'a rien à voir avec la veille... De grandes falaises nous obligent à monter puis redescendre et ainsi de suite... Résultat : un parcours très pentu et assez fatiguant, mais à nouveau d'une beauté époustouflante ! Quelles variations dans le paysage !!! on se croirait presque en Bretagne...



Nous atteignons enfin Tollare après 5h de marche un petit village très pittoresque avec seulement quelques habitations vides pour la plupart... c'est le bout du monde... Nous ne trainons pas et nous engageons sur le chemin du retour assez rapidement, c'est encore long mais dans le soleil déclinant quel spectacle !!!



Il est 20H30 lorsque nous arrivons à Centuri, nous avons trop faim pour reprendre la route et craquons pour un resto. Nous ne regrettons vraiment pas !!! C'est excellent et pas trop cher pour ce qu'il y a (assiette de fruit de mer avec langouste de Centuri, la spécialité locale, pour 30 €). Le cap Corse de nuit en voiture c'est assez tendu, mais quelle journée magnifique !!! A faire absolument !!!! Je regarde la carte par après, nous avons fait 1000m de dénivelée en ne dépassant pas les 200 m d'altitude...

Jour 5 :

Direction l'intérieur du cap Corse vers le col de san Ghjacintu pour une rando plus classique mais 1000 m de dénivelée attendue et sous une chaleur de plomb (premier jour à plus de 30 °C, la chaleur ne nous quittera plus pendant 10 jours). Personne pendant la marche et vue magnifique au sommet : la mer des deux côtés du cap Corse, on aperçoit Bastia et Saint-Florent en même temps !!! Les reliefs du Cap Corse nous apparaissent dans toute leur splendeur.



En redescendant, nous passons par Olcani, un petit village plein d'escaliers et sans routes, magnifique...

Jour 6 :

Journée de pause : direction Bastia et son marché, on achète une belle Copa qui nous tiendra jusqu'à la fin du séjour, rien de tel pour l'apéro lorsqu'on rentre d'une bonne rando.

Jour 7 :

Promenade dans les gorges près de olmeta. Pas fantastique, mais on se baigne dans les vasques en pleine forêt. L'eau est fraîche mais pas trop. Personne aux alentours, plein de libellules demoiselles...

Jour 8 :

Nous décidons de quitter la région du cap Corse et de descendre plus au sud vers le golfe de Porto. Arrêt à Calvi, il fait 35°C, nous ne nous attardons pas. La route est magnifique nous faisons un détour par la route extérieur D81B, à faire absolument mais il faut prendre son temps et ne pas hésiter à s'arrêter. On se prend l'après-midi pour la route, on apperçoit en soirée le golfe de Porto.



Nous remontons à l'intérieur des terres en direction d'Evisa vers les montagnes pour trouver notre deuxième camping du séjour. Emplacement avec vue sur les Callanches de Piana...



Jour 9 :

Randonnée en face du mont Tafunatu en partant du col de Vergio. 900 m de montée très raide et sans sentier. Nous lutons pour rejoindre le GR20 dans ce paysage lunaire où le sentier demeure introuvable. Nous rencontrons quelques mouflons.





Très belle journée, une sacrée grimpette, avec quelques passages d'alpinisme !

Jour 10 :

Ballade dans les gorges près d'Evisa. On commence par descendre 600m c'est assez inhabituelle... il faut les remonter après... Nous remontons le long de la rivière hors du sentier c'est magique...



Jour 11 :

Etape inévitable à Girolata le fameux village accessible uniquement à pied et en bateau. C'est magnifique mais il fait tellement chaud que nous ne nous attardons pas.



Jour 12 :

Le plus belle endroit du voyage : Le Capo Rosso. Il s'agit du cap sud du Golfe de Porto, il faut dépasser Piana en venant de Porto pour y accéder. La ballade est facile, un peu raide sur la fin, mais à peine 300m de dénivelée. Quel spectacle à l'arrivée, on y reste longtemps, jusqu'au coucher du soleil. Je vous laisse juger...

Le Capo Rosso et la falaise de 300 m vers la mer



Le Golfe de Porto

Vers le Sud

Le Golfe dans le soleil couchant

Jour 13 :

Changement de décors, on part en direction de Porto Vecchio.

Jour 14 :

Direction les aiguilles de Bavella. 10 °C en arrivant au parking, ciel un peu gris, beaucoup de vent, ça nous change !!! Mais endroit magnifique, très belle randonnée dans un endroit unique...



Jour 15 :

Journée en Bateau en direction de Bonifacio. Très touristique, le tour en bateau est intéressant, mais les conditions rendent le voyage un peu mouvementé (beaucoup de vagues). Ce n'est pas ce qu'on préfère, mais c'est vrai que les falaises de Bonifacio sont très belles...



Nous nous arrêtons aux iles Lavezzi, entre la Corse et la Sardaigne. Pas magnifique en paysage, mais pour la plongée c'est l'idéal ! On se régale, l'eau est si clair et il y a tellement de poissons !

Jour 16 :

Nous quittons le sud de la Corse et remontons vers Corte pour la fin du séjour. Il pleut beaucoup ce jour là quand nous arrivons, alors on va au musée de la Corse, ça vaut le coup... Nous avons trouvé un camping à 11 € la nuit dans une ferme, nous sommes pratiquement seules, les sanitaires sont uniquement pour nous !!!

Jour 17 :

Quelques orages le matin, nous nous décidons à partir vers la vallée de Tavignanu. Endroit magnifique, mais nous sommes rattrapés par la pluie, alors nous faisons demi-tour, c'est dommage, il paraît que le fond de la vallée est magnifique. Nous appercevons tout de même de très beaux paysages entre les nuages.



Jour 18 :

Nous empruntons la route de la vallée de la Restonica (la plus touristique du coin) et montons aux deux lacs à partir du parking. C'est une bonne ballade, nous poussons jusqu'au col (1000 m de dénivelée en tout). La vue sur les lacs est magnifique.



Jour 19 :

Nous nous dirigeons vers la vallée de la cascade des anglais. C'est magnifique, l'eau est omniprésente.



Jour 20 :

C'est la fin !!! Nous remontons vers Bastia et on s'installe dans une petite crique toute la journée, on se baigne, on plonge un peu, mais on a le coeur lourd de quitter ce magnifique endroit... On prend le ferry de nuit, c'est une sacrée expérience de dormir avec 200 personnes dans un resto entre un chien énorme et la clim du bateau...

Jour 21 :

Arrivée à Livourne à 5h, on file vers Pise pour un dernier spectacle avant de rentrer en Alsace... Lever de soleil sur la tour de Pise, pas une personne, il est 6h...



Voilà, j'espère que ça vous plait. J'ai favorisé les photos, si vous avez des questions n'hésitez pas. J'espère que ça vous a donné envie. Nous on y retournera un jour...
Voyage à Calcutta, Darjeeling, Orissa, Puri et Bubaneswar en Inde English translation pending
by Flammette · 2008-05-23 · 11 replies
Bonjour à tous, Nous préparons notre voyage... 🙂 et sommes à l'écoute de tous récits de voyage, bons plans, tuyaux, adresses de charme dans ce coin de l'Inde... Merci à tous...😎
Avion pour les Célèbes à Sulawesi (Indonésie) English translation pending
by Cevennes77 · 2008-05-16 · 18 replies
Bonjour, je souhaiterais me rendre à Sulawesi au mois de décembre. Ma question est assez simple, par quelle ville pensez vous qu'il faille passer pour que ca coute moins cher. Je viens de regarder au départ de Singapour et de jakarta et j'ai trouvé les prix hallucinants alors que j'avais entendu dire que ce n'était pas trop cher, justement. Je suis aussi preneuse de conseils pour mes 2semaines et demi sur place. Merci
Brésil: vols internes, Amazonie, parc de Lençois English translation pending
by Gb59 · 2008-05-15 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je vais passer 2 mois cet été au Brésil. Je suis en train de penser à mon itinéraire et je me pose quelques questions... si vous aviez la réponse à l'une d'entre elles...

BIllets d'avion: Pour les vols internes, est-il mieux de les réserver avant mon départ de France ou il est possible de les réserver du jours au lendemain au Brésil? N'est-ce pas beaucoup plus cher? Je pense avoir besoin d'un Brasilia/Manaus et d'un Belem/Sao Louis ou Fortaleza.

Amazonie: Je vais arriver en Amazonie à Manaus. Là j'hésite entre 2 options. Soit faire une excursion de quelques jours au départ de Manaus (avez-vous des agences à me conseiller et une idée du tarif d'une telle excursion), soit prendre le bateau de Manaus à Belem en m'arrêtant éventuellement à Alter do Chao. Qu'ne pensez-vous? Combien de temps cela prend-il?

Parque de lençois: Quelles sont les solutions pour visiter le parc? Existe-t-il des "tours" organisés au départ de Fortaleza ou est-ce seulement de Sao Louis? Si oui avez-vous une idée du prix et du temps que cela demande?

Bonne journée et merci d'avance pour vos réponses!
Hôtel pour famille à Bangkok English translation pending
by Revernay · 2008-05-15 · 24 replies
Bonjour Nous partons en famille cet ete pour la thailande.Nous cherchons un hotel pour 2/ 3 nuits sur bangkok avec piscine bien situe et un tarif raisonnable(50 euros environ) mais qui a des chambre familial ou au moins 2 chambre communicante.Quand je regarde sur le net je trouve des chambres triples mais pas quadruple!!!! en + notre + grande fille a 12 ans et demi donc la plupart du temps est considere comme une adulte..... Tous vos conseils seront les bienvenues.C'est notre premier voyage en thailande. Merci
Itinéraires types de deux semaines au Portugal English translation pending
by Mlle3d · 2008-05-14 · 10 replies
Bonjour à vous! Nous souhaitons partir au portugal fin septembre, début novembre pour 2 semaines de voyages en camion aménagé! Mais c'est notre premier voyage de ce type et on recherche des itinéraires types ou nom de guide qui font votre approbation pour la réussite de nos vacances! Merci et bonne route à tous!!🙂
Circuit Thaïlande-Vietnam en février 2009 English translation pending
by Denis72 · 2008-05-13 · 7 replies
Bonjour à tous, 😉

Cela fait plusieurs semaines maintenant que je prépare un retour en ASE après ma première expérience de 15 jours en Thaïlande (Krabi, Bangkok, Kanchanaburi, Ayutthaya + 3 jours au Cambodge pour voir Angkor) de janvier 2008. Mon voyage se fera finalement en février-mars 2009 (j’ai obtenu le feu vert au boulot pour m’absenter 6 semaines consécutives 😎) et passera par la Thaïlande et le Vietnam.

Vous l’aurez compris, j’ai qq questions qui sont pour l’instant restées sans réponse et je m’adresse à vous dans l’espoir d’en obtenir qq-unes (attention, ça va être un peu long). 😕🤪

Tout d’abord, des questions relatives à la préparation du voyage puis on parlera de mon itinéraire qui est loin d’être définitif même si je compte acheter le vol BXL-BKK dans qq jours (le prix de l’essence augmentant sans cesse, je préfère m’y prendre 9 mois à l’avance).

1) J’ai visité le site internet de Lonely Planet et je me suis aperçu que la dernière édition du guide sur le Vietnam datait de novembre 2007 (celui sur la Thaïlande est de janvier 2008). Cela veut-il dire qu’il faut attendre 1 an pour avoir l’édition la plus récente ou bien les éditions « 2009 » sortiront-elles avant (respectivement novembre 2008 et janvier 2009) ? Je préfèrerais partir avec les éditions 2009 car pour cette année, j’avais acheté en 2007 un guide (Petit Futé) édité en 2005…Les infos ne correspondaient donc plus trop à la réalité…😕 mais je ne m’en suis rendu compte qu’à mon retour. Merci la Fnac.

2) Je pensais faire de l’ULM et un tour en mongolfière à Chiang Mai (mon guide avait refusé que j’en fasse à Angkor parce qu’il ne trouvait pas ça bien…🤪) par où je passerai dans la 2e moitié du mois de mars mais apparemment ce genre d’activité n’a lieu que de novembre à février pour des raisons météorologiques. 😕 Qqn peut confirmer l’info ?

3) Par contre, je ne trouve aucune info sur la possibilité de faire un saut en parachute au Vietnam…

4) Normalement, j’ai calculé mes dates de voyage pour éviter de tomber pdt une fête quelconque (je n’ai malheureusement pas le temps de m’attarder comme vous le verrez plus bas dans mon itinéraire qui est relativement serré). Il ne devrait rien se passer de mi-février à fin mars 2009 qui entraînerait une fermeture des commerces ou un changement dans la vie de tous les jours dans ces 2 pays…

5) En ce qui concerne la langue, impossible de trouver des sites avec des exemples sonores en vietnamien. Pour le thaïlandais, on n’a que l’embarras du choix. Si vous avez une URL à partager, je suis preneur.😉

6) Et maintenant les hôtels…😕 j’ai lu pas mal de choses sur VF ces derniers mois sur les hôtels conseillés à Chiang Mai et au Vietnam mais vous ne parlez soit que d’hôtels relativement chers soit que de guesthouses pratiquement gratuites (vols, dortoirs et insectes compris). Ce que je cherche se situe entre les deux, à savoir : un hôtel situé dans le centre-ville, à proximité d’animation et de transports en commun, une chambre avec AC (pas de ventilateur), coffre-fort, frigo, douche (eau chaude) et toilette privées. Je prévois jusque 20 EUR/nuit, ce qui devrait être de trop au Vietnam mais peut-être un peu juste à Chiang Mai (quoique je connaisse 1 ou 2 hôtels à Bangkok qui proposent ce tarif du côté de Sukhumvit). J’en ai trouvé sur tous les sites de réservation que l’on cite d’habitude sur VF mais j’ai du mal à choisir ne connaissant ni Chiang Mai ni le Vietnam. J’ai également eu qq surprises cette année ce qui fait que cette fois-ci je préfère m’adresser à des connaisseurs avant de faire mon choix. Je tiens absolument à tout réserver dès maintenant pour éviter de devoir perdre mon temps à chercher un hôtel tous les 3 jours sur place.

J’en ai assez parlé, voici donc mon itinéraire :

mi-février : vol BXL-BKK avec Etihad Airways pour environ 900 euros sur le site de Terminal A (contre 1.300 sur le site de la compagnie !) A signaler que Terminal A renseigne toujours l'ancien aéroport de Bangkok comme destination alors qu'Etihad n'y va plus... Je leur ai envoyé un mail pour leur signaler l'erreur dans leur base de données, mail qui est resté sans réponse. Je n'ai déjà plus très envie de réserver chez eux.🙁

BANGKOK : 5 nuits à l’hôtel Star Inn (20 EUR/nuit), Sukhumvit.

Vol Thai Airways (environ 200 EUR) vers Saigon. Il y a d’autres prix, d’autres heures et d’autres compagnies mais ce vol est à 08h50, soit pas trop tôt, et me permet de ne pas perdre une journée. 4 nuits à SAIGON. Visite de la ville, temps libre, CU CHI (tunnels + stand de tir) et XEO QUYT.

Note 1 : je n’ai encore choisi aucun hôtel au Vietnam bien que j’ai qq noms en tête (je les mettrai dans un autre post d’ici 1 jour ou 2). Note 2 : le circuit au Vietnam se fait du sud au nord, essentiellement en open bus (une vingtaine d’USD au total).

Bus (matin) vers PHAN THIET. 4 nuits, détente à la plage + visite de Mui Ne.

Bus (matin) vers DALAT. 2 nuits. Visite de la ville.

Bus (matin) vers NHA TRANG. 3 nuits, détente à la plage.

Avion (matin) vers DANANG. Pas d’idée de prix ni de la compagnie, billet à acheter sur place. 3 nuits, détente à HOI AN (plage + visite de MY SON).

Bus (matin) vers HUE. 2 nuits, visite de la ville.

Bus (matin) vers DONG HOI (1 nuit), visite de PHONG NHA.

Train de jour vers HANOI. Pas d’idée de prix, billet à acheter sur place. 4 nuits. Visite de la ville, BAIE D’ALONG, HOA LU, TAM COC.

Avion (matin), maximum 200 EUR (Vietnam Airlines) vers CHIANG MAI. 2 nuits. Visite de la ville.

Bus (matin) vers SUKHOTHAI. 2 nuits. Visite du site.

Bus (matin) vers BANGKOK, 5 nuits au Star Inn.

fin mars : vol de retour.

Voilà, ça fait une petite quarantaine de jours (6 semaines) pour un circuit relativement complet (pour une première fois en tout cas). J’ai volontairement délaissé le nord (trop froid et pluvieux, autant rester en Belgique 😛).

Si vous voyez des choses à ajouter/modifier/supprimer au Vietnam, n’hésitez pas, je n’ai encore rien de décidé. Je sens déjà venir le débat sur les plages que certains d’entre-vous trouvent nulles et d’autres géniales… Je ne fais pas d’éco-tourisme, ni d’ethno-tourisme, ni de plongée et je ne voyage pas avec un sac à dos. Je voudrais simplement voir un maximum de choses (sans pour autant courir) avec des mini-breaks de plage (ce sont des vacances) tout en ayant un programme précis à respecter.

Petite précision : j’étais tout d’abord passé par une agence locale pour m’organiser un petit circuit de 10 jours au Vietnam mais ils me demandaient un prix exorbitant (1.500 USD, soit environ 1.000 EUR) tout en ne respectant pas mon programme. Après discussion, ils ont baissé le prix de 30% mais je trouvais que c’était encore trop cher. J'organise donc le circuit moi-même.

Un tout grand merci en tout cas pour avoir lu ce (très long) post jusqu’au bout. Il se peut que des réponses à mes questions se trouvent sur VF, je ne prétends pas avoir tout lu chaque jour depuis des mois. J’ai en tout cas utilisé le moteur de recherche et passé pas mal de temps à collecter des infos avec Google mais ça reste malgré tout un peu confus. J’ai l’impression que plus je cherche, moins je trouve… 🤪
Thaïlande: avec combien vivez-vous par mois en tant qu'expatrié? English translation pending
by Aroimak · 2008-05-11 · 61 replies
en esperant que ce post ne s'emballe pas trop... assez curieux de connaitres les base de la vie Thailandaise, j'aimerai savoir avec combien vivez vous par mois en tant qu'expatrié dans une ville comme Bangkok en faisant attention (je m'adresse pas à ceux qui y passe en vacances) une fois que vous conaissez les bons plans et sans sortir le soir (je parle de soirèe, concerts, etc ...) ?

merci pour vos réponses.😏
Quelques tarifs d'un retour de Syrie English translation pending
by Gillesp · 2008-05-08 · 29 replies
Bonjour,

De retour de Syrie je vous livre quelques tarifs pour vous faire une idée du coût de la vie.

Taux de change 1 € = 72 Livres Syriennes.

En vrac :

Bouteille d'eau minérale 1, 5 litre : 25 LS, Bouteille de lait 1 litre : 40 LS, Jus d'orange fraîches : 25 à 50 LS, Foul (fèves, excellent au petit déj') : 30 LS, Jus de tamarin dans la rue : 10 LS (parfois 5), Abricots confits : 200 LS/kg, Savon d'Alep 50 % de laurier : 200 LS/kg, Shawarma dans la rue : 30 LS, Sandwich au falafel (boulettes de fèves) : 10 LS, Pâtisseries : 25 à 50 LS, Visites : 75 LS ou 150 LS selon l'importance du site, Thé dans un café : environ 25 LS (moins cher si le thé n'est pas en sachet, pourtant meilleur), Narguilé : 100 à 150 LS, Paquet de tabac pour Narghile (pour ceux qui en rapportent un) : 75 LS pour la marque Al-Fakher (réputée être la meilleure du monde).

Quelques prix de restos A Alep : Au sud ouest de bab-al-faraj, une rue (al-ma'ari) part vers l'ouest. Dans cette rue, tout de suite sur la droite vous verrez un passage qui traverse le paté de maison. Dans ce passage, de nombreux boui-boui servent des ragoûts délicieux qui changent du shawarma. Egalement, l'un d'entre eux sert un foul (fèves à la crème de sésame) délicieux au petit déjeuner. A Alep : de nombreux restos dans le vieux quartier chrétien. Egalement, ne râtez pas le quartier chrétien récent (à l'est de la gare), très vivant, très occidental. Une bonne adresse : Al-Challal.

A Damas : ne râtez pas Beit Jabri et Abu Al Az : le premier est une vielle maison rénovée avec une cour intérieure très agréable. Unnarghile, 4 mezzehs, quelques boissons nous sont revenues à 700 livres ; le deuxième est plus festif (derviches et chanteurs le soir). Le menu n'est qu'en arabe. Mais lorsqu'il y a une animation le prix est fixe : 450 LS par personne pour des mezzehs très copieux (thés, zhourat, ... compris) et 650, je crois, mezzehs et plat. Le resto tournant du Cham Palace est a essayer pour la qualité de sa cuisine. Les mezzehs ne sont pas cher (650, je crois pour 6 mezzehs) mais ils font leur beurre sur les boissons : 200 LS le verre d'arak, 125 la bouteille d'eau, 100 le thé...

Hama, éviter le resto du Cham Palace : service déplorable, sale, cuisine peu goûteuse, tables de camping en plastique (!!!), cher, ...

Pour la location de voiture, Hertz me semble pratiquer des prix attractifs : 183 $ par semaine et 805 km autorisés pour une Clio. Le litre d'essence sans plomb coûte 40 LS.

Bon voyage, et n'hésitez pas à poser des questions, Gilles
Myanmar: le bilan s'alourdit! (7 mai 2008) English translation pending
by Filefish · 2008-05-07 · 99 replies
Mercredi, mai 7, 2008 - 08:30 Liste des brèves AFP Les aides se multiplient, la Birmanie réticente à ouvrir ses portes Imprimer La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a multiplié mardi les annonces d'aides pour porter secours à la Birmanie ravagée par un cyclone meurtrier et exhortait la junte au pouvoir à accorder son feu vert à l'entrée d'équipes humanitaires dans le pays. La Maison Blanche a annoncé mardi une aide de 3 millions de dollars qui s'ajoute aux 250.000 dollars déjà débloqués. Le président George W. Bush a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à faire "beaucoup plus" pour aider les victimes du cyclone Nargis qui fait au moins 22.000 morts et 41.000 disparus. M. Bush a aussi pressé le gouvernement birman d'accepter l'aide américaine: "laissez les Etats-Unis venir vous aider", a-t-il lancé. Il a encore indiqué que les Etats-Unis se tenaient prêts à employer des moyens de l'US Navy. Selon la présidence, deux bâtiments américains sont dans la région. L'USS Essex, positionné au large des côtes de Thaïlande, pourrait être utilisé pour des opérations d'aide humanitaire, a précisé le Pentagone. La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a néanmoins dit que l'administration américaine craignait que le régime militaire refuse l'assistance américaine. A Rangoun, Maung Maung Swe, ministre birman des Affaires sociales, a expliqué mardi que l'aide internationale serait accueillie favorablement mais n'a pas caché que les équipes devraient négocier avec le régime leur entrée sur le territoire. La junte birmane est l'une des bêtes noires de l'administration Bush, qui l'accuse d'opprimer son peuple et de détourner les richesses nationales à son profit au point d'avoir fait de la Birmanie l'un des pays les plus pauvres du continent. Un responsable des affaires humanitaires à l'ONU a estimé mardi que "des centaines de milliers de personnes avaient probablement besoin d'assistance en Birmanie". L'Union européenne, qui a débloqué une aide d'urgence de deux millions d'euros, a également appelé les autorités birmanes à "faire tous les efforts possibles pour coopérer" avec les organisations humanitaires "dans l'intérêt de la population souffrant de cette situation d'urgence", selon un communiqué de sa présidence slovène. L'ONU, quant à elle, a une équipe de cinq experts à Bangkok prête à partir en Birmanie dès l'obtention de visas et s'apprête à faire un don de 5 millions de dollars à la Birmanie, provenant de son Fonds central de secours d'urgence (Cerf), selon un communiqué diffusé à New York mardi soir. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a déployé lundi cinq missions d'évaluation, tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) a des stocks de plus de 800 (bien: 800) tonnes de nourriture à Rangoun et des générateurs au Cambodge. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) prépare l'envoi d'urgence à Rangoun de tentes et tapis de sol pour 10.000 personnes. La Norvège compte apporter 1, 3 million d'euros par le biais de l'ONU ou de la Croix-Rouge, les Pays-Bas un million d'euros, et l'Allemagne a annoncé l'octroi de 500.000 euros aux organisations humanitaires allemandes. Paris a annoncé le déblocage de 200.000 euros, indiquant que l'aide serait acheminée en liaison avec la Croix-Rouge et les ONG françaises. Londres a débloqué 6, 3 millions d'euros et le Premier ministre Gordon Brown a assuré que son pays s'associerait aux efforts de la communauté internationale. La Suède a octroyé 1, 6 million d'euros et Madrid 500.000 euros. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également appelé la junte à laisser pénétrer les équipes humanitaires sur son territoire. "Nous espérons que le régime permettra aux agences indépendantes de faire leur travail d'évaluation", a plaidé le ministre des Affaires étrangères australien Stephen Smith. Par ailleurs, Action contre la faim, organisation non gouvernementale présente de longue date en Birmanie, a dénoncé la hausse "fulgurante" des prix de l'eau, du riz et de l'essence depuis la catastrophe.
Quelle ville choisir pour un voyage en Égypte? English translation pending
by Mag1507 · 2008-05-06 · 13 replies
bonjour, je suis interessée par l'egypte comme voyage au mois d'aout avec mon cheri. nous souhaitons partir 14 jours. j'ai trouvé un vol sur nouvelle frontière a 500€ et des hôtel pas cher sur ebooking. mais je ne sais pas quelle ville vaut le detour??? nous aimons le dépaysement, le mouvement (nous avons 25 ans), les plages paradisiaques, les choses à visiter, enfin pleins de choses... la mer est un des critères de selection. quelle ville me conseillez vous? j'attends vos conseils avec impatience...

merci d'avance
Différences entre la France et les Etats-Unis? English translation pending
by Coachmanu · 2008-05-06 · 384 replies
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
Voyage de route au Texas, en Louisiane et au Tennessee English translation pending
by Happydays · 2008-05-04 · 7 replies
Bonjour à tous

Apres la californie, j'ai envie d'attaquer d'autres états : arriver au texas et faire un road trip en remontant le mississipi passer par la louisiane, le mississipi, et finir dans le tennesse

je vais commencer a préparer ce voyage j'aimerais savoir quelle est la meilleur période pour partir ( quel mois) je compte partir 10/11 jours maxi et faire ce parcours moitié voiture moitié vol interieur qu'en pensez vous ? qui a deja fait ce parcours? -qu'en pensez vous ? quel état faut-il faire si je dois en choisir 3

Merci d'avance
Où passer quatre nuits à Lombok? English translation pending
by Bruno645 · 2008-05-03 · 17 replies
Bjr Après une semaine sur Bali nous souhaitons rejoindre Lombok pour 4 nuits. J'hésite sur l'endroit où poser nos valises ; Très envie de prendre un hotel sympa à Gili T pour le coté cool, décontracté et surtout pour le snorkeling. D'un autre coté si nous voulons louer un scooter pour qqs balades sur l'île, est ce qu il ne vaudrait pas mieux être sur Senggigi ??? Au contraire, si on loge sur Senggigi, est il interessant d'aler passer la journée sur Gili T ???

Dans les 2 cas, quel htel me conseillez vous (budget env 40€/nuit)

Merci
Avis sur circuit d'un mois en Australie English translation pending
by Niouthe · 2008-04-28 · 6 replies
Bonjour,

Je pars en australie au mois de novembre 2008, je suis passionné par ce pays depuis que je suis toute petite, et j'ai eu la chance en 2000 de me rendre là bas pour un mois et vivre avec les gens aller à l'école en claire je n'ai rien visité mais j'ai adoré l'expérience que j'ai vécu ( les gens, leur mode de vie...), donc pour notre voyage de noce j'ai décidé de faire visiter ce pays à mon futur, cependant j'ai lu beaucoup de messages où les gens sont revenus déçu et je ne sais plus quoi penser.

On part pendant 1 mois (du 5 novembre au 3 décembre 2008) nous commencons pas Darwin en passant par Alice Spring, Adélaide, Melbourne, Sydney et Cairns, le début du voyage est en circuit afin visiter en Top end et le centre, après nous sommes en autotours, notre programe n'a pas l'air trop chargé (programme ci-dessous )

04/11/2008 • Paris - Darwin En route pour la découverte de ce magnifique pays qu’est l’Australie. Décollage de votre vol sur la compagnie Qantas le soir. 05/11/2008 au 07/11/2008 • Darwin - Hôtel Palm City petit déjeuner inclus Arrivée à Darwin dans la nuit du 05 novembre à 4h00 du matin. Réservation de votre première nuit. Darwin, c'est un autre monde au bord de la mer de Timor, une ville très belle et très moderne. Vous pourrez vous rendre au Museum Art Gallery of the Northern Territory, regroupant une superbe collection d’art aborigène, tant sur la toile, que sur écorces peintes, ainsi que des sculptures. Les marchés de Darwin font partis du style de vie et de l’agrément du Top End. Vous pouvez faire du shopping dans les boutiques bien achalandées en objets d’art. Ne ratez pas le Darwin Botanic Garden avec ses plantes géantes et ses arbres gigantesques. Nous vous suggérons une croisière afin d’admirer le coucher du soleil dans le Port de Darwin. Ville tropicale s'il en est, Darwin vous séduira ! 07/11/2008 • Darwin - Parc National de Kadadu . Bivouac Départ matinal de Darwin avec votre guide en direction le célèbre Parc National de Kakadu. Vous découvrirez les termitières géantes avant de continuer vers les plaines inondables de Kakadu. L'aventure commence avec une croisière sur le fleuve Adelaide. En explorant le système de marées du fleuve, vous aurez la possibilité unique de voir des crocodiles des rivières salés et des oiseaux dans leur habitat naturel. Vous traverserez le fleuve South Alligator pour vous rendre à Ubirr, un site particulièrement intéressant et riche en peinture rupestre. Sur le rocher d’Ubirr, vous aurez une vue imprenable sur les chemins escarpés d’Arnhem Land. Vous apprécierez le coucher de soleil sur la Yellow Waters et votre soirée autour d’un feu de camp. Première nuit en bivouac dans le confort d’un camp permanent. 08/11/2008 • Parc National de Kadadu - Katherine . Bivouac Petit-déjeuner à l'aube avec les chants des oiseaux, avant de partir pour Barramundi Gorge. Vous aurez l’occasion de vous relaxer dans les eaux fraîches ou explorer cette gorge magnifique pour les plus courageux ! Départ vers la ville minière de Pine Creek. Arrivée à Katherine pour une autre nuit sous les étoiles 09/11/2008 • Katherine – Parc National de Litchfield. Bivouac Ce matin, vous explorerez le Parc National de Nitmiluk et ses 13 spectaculaires gorges, une véritable bouffée d’air pur. A vous de choisir, vous découvrirez ses falaises de grès lors d’une croisière ou en canoë. Vous pourrez nager dans les eaux cristallines et tout apprendre sur les histoires des aborigènes Jawoyn. Après le déjeuner, route pour Adelaide River avec un petit arrêt à Edith Falls pour nager et vous rafraîchir. Nuit en campement à Mount Bundy Station surplombant le Parc National de Litchfield. 10/11/2008 • Parc National de Litchfield - Darwin - hôtel Palm City Départ pour le Parc National de Litchfield pour une journée consacrée à des balades inoubliables au milieu de cascades. Vous découvrirez les termitières géantes et nagerez dans les points d’eau à Wangi Falls. Les doubles cascades de Florence Falls sont spectaculaires et les Buley Rockholes sont un autre lieu idéal pour nager et se promener dans la nature. Sur le chemin du retour, un dernier petit arrêt sera prévu dans la petite ville de Batchelor. Arrivée sur Darwin prévue dans la soirée. 11/11/2008 • Darwin - Alice Springs - Hôtel Aurora Resort Cliché classique mais incontournable de l'Australie, Alice Springs est une oasis dans le désert, l'un des plus vastes au monde. La ville a été fondée dans les années 1870 pour servir de relais à la ligne du télégraphe. Imprégnez-vous de son histoire, découvrez la ville et ses vestiges datant de l’époque où l’Australie centrale a été peuplée pour la première fois. Plongez-vous dans cette culture, découvrez l’art des aborigènes d'Australie, ce peuple artiste, en visitant de somptueuses galeries dont l’“Aboriginal Art and Culture Centre”. 12/11/2008 • Alice Springs - Ayers Rock (430 km) . Bivouac Départ vers Ayers Rock avec votre guide. En route, découvrez cette terre de couleur rouge, ces paysages hors du commun et ces rochers impressionnants. Votre premier arrêt se fera à l’Outback Camel Farm, ferme d'élevage de dromadaires. Vous verrez ensuite le majestueux Mont Corner avant d’arriver sur Ayers Rock pour déjeuner à votre campement. Dans l’après-midi, excursion pédestre de trois heures dans la Vallée des Vents afin d’apprécier les Monts Olgas, surprenant conglomérat de rochers en forme de dômes. Retour sur Uluru où vous admirerez le coucher de soleil sur ce rocher sacré. Première nuit en bivouac. 13/11/2008 • Ayers Rock - Kings Canyon (350 km) . Bivouac Lever du soleil sur Uluru, gigantesque bloc de granit, le plus grand monolithe du monde, considéré comme une montagne sacrée par les aborigènes d'Australie. Possibilité de monter en haut de ce roc rouge si le temps le permet et si vous le souhaitez. Retour au camp où il vous sera proposé un survol en avion ou en hélicoptère sur les Monts Olgas et Uluru (en option). Puis, départ pour Kings Canyon et installation à votre campement de Kings Creek Station, immense ranch de 700 km2 où les propriétaires élèvent du bétail et capturent des dromadaires sauvages destinés à l’exportation. 14/11/2008 • Kings Canyon - Alice Springs (350 km) - Hôtel Aurora Resort Départ vers Kings Canyon. Ces gorges entourées de falaises de 270 mètres de haut accèdent à un amphithéâtre naturel presque parfait. Marche inoubliable de 6 Km par le sentier qui court au sommet des falaises et fait le tour de l'amphithéâtre. Cette excursion vous permettra également d'admirer plusieurs immenses cascades qui tombent au fond de la gorge et l'étonnant jardin tropical appelé le jardin d'Éden. Retour à Kings Creek Station pour le déjeuner et route pour Alice Springs par cet immense et beau désert de sable. Vous passerez de l'ocre au vert, du désert à l'oasis ! 15/11/2008 • Alice Springs - Adélaide - Hôtel Mercure Grosvenor Adelaide, située entre les collines du Mount Lofty Ranges et le golfe de Saint-Vincent, n'en finira pas de vous étonner ! Elle est véritablement une “ville à la campagne” au charme très colonial. Ses nombreux parcs, ses bâtiments et monuments historiques, son tramway d'antan qui vous emmène à la plage, les musées des Beaux Arts et de l’Australie du sud, l’Institut National de Culture Aborigène, le Centre National du vin... Cette ville regorge de trésors ! N'oubliez surtout pas de passer boire un verre dans un pub traditionnel... Une ambiance à la fois très "british" avec le charme australien en plus... à ne manquer sous aucun prétexte. 16/11/2008 • Adelaide - Kangaroo Island (30 minutes de vol) . Hôtel Wilderness Retreat petit déjeuner inclus Prise en charge de votre véhicule le matin à Adélaide et route pour Cape Jervis. traversée pour Kangaroo Island de Cape Jervis à Penneshaw. Kangaroo Island offre un aperçu unique de ce qu'était l'Australie il y a des milliers d'années. Avec ses 18 parcs nationaux, cette petite île de 144 Km de long sur 52 Km de large à seulement 16 kilomètres de l'Australie du sud, est un site naturel unique. Falaises escarpées, plages sauvages, océan d'un bleu éclatant, forêts d'eucalyptus, superbes baies, grottes, petits villages hors du temps... cette île est également un paradis pour les animaux que vous pourrez voir et approcher très facilement : koalas, kangourous, échidnés, wallabies, manchots, pingouins... Kangaroo Island reste véritablement notre coup de coeur. 17/11/2008 • Kangoroo Island - Victor Harbor (45 mn de traversée + 60 km) . Hôtel Comfort Inn Colonial Dernière matinée sur l’île de Kangaroo. Vous embarquerez à Penneshaw pour rejoindre le Cape Jervis. Vous traverserez alors la Péninsule de Fleurieu, la côte des peintres, l’occasion pour ceux qui le souhaitent de parcourir les sentiers de randonnées du parc Deep Creek. Vous aurez peut-être la chance d'admirer, les baleines australes qui s’installent au large des côtes, à proximité de Victor Harbor. Vous pourrez emprunter le tramway tiré par un cheval pour vous rendre sur Granite Island et observer le défilé nocturne des petits manchots. 18/11/2008 • Victor Harbor - Robe (335 km) . Hôtel Best Western Melaleuca Motel and Apartments A Goolwa, la majestueuse Murray River se jette dans l’océan, vous pourrez alors faire une croisière pour admirer l’embouchure et les dunes de sable du Coorong. Vous emprunterez à Wellington l'un des derniers bacs à voitures d'Australie encore en activité pour traverser le fleuve Murray. Vous longerez ensuite le Parc National de Coorong, terre du peuple Ngarrindjerri, qui possède de nombreux sites archéologiques reflétant la culture aborigène. Paysage de lagunes, de marais avec de magnifiques criques qui s’étendent sur 130 km face à l’Océan Austral, le Coorong est aussi l’une des plus grandes réserves ornithologiques au monde avec plus de 230 espèces d’oiseaux. Vous longerez ce littoral jusqu’au village de pêcheurs de Robe, célèbre pour ses plages magnifiques et sa côté découpée. A Goolwa, la majestueuse Murray River se jette dans l’océan, vous pourrez alors faire une croisière pour admirer l’embouchure et les dunes de sable du Coorong. Vous emprunterez à Wellington l'un des derniers bacs à voitures d'Australie encore en activité pour traverser le fleuve Murray. Vous longerez ensuite le Parc National de Coorong, terre du peuple Ngarrindjerri, qui possède de nombreux sites archéologiques reflétant la culture aborigène. Paysage de lagunes, de marais avec de magnifiques criques qui s’étendent sur 130 km face à l’Océan Austral, le Coorong est aussi l’une des plus grandes réserves ornithologiques au monde avec plus de 230 espèces d’oiseaux. Vous longerez ce littoral jusqu’au village de pêcheurs de Robe, célèbre pour ses plages magnifiques et sa côté découpée. 19/11/2008 au 21/11/2008 • Kingston - Halls Gap - Hôtel D’Altons Resort Le Parc National des Grampians est situé dans une des régions les plus réputées au monde pour la randonnée et l'escalade. Ces formations rocheuses de grès rouge se fondent dans un paysage entremêlé de forêts, de cascades, de lacs ainsi qu'une faune extrêmement riche. C'est le paradis des oiseaux... Le soir venu, admirer le coucher de soleil sur les “Balconies”. 21/11/2008 • Halls Gap - Port Fairy - Hôtel Comfort Suites Beaches Aujourd’hui, vous pourrez accéder à de nombreuses activités : promenade jusqu'aux superbes cascades McKenzie, observer les peintures rupestres qui garnissent les grottes. Puis, route vers Port Fairy, un joli village de pêche aux airs irlandais. 22/11/2008 • Port Fairy - Apollo Bay (210 km) . Hôtel Cumberland Lorne Resort Vous êtes au début de la Great Ocean Road ! Le Parc National de Port Campbell abrite une multitude de formations calcaires extraordinaires : le rocher des Douze Apôtres, l’un des emblèmes de l’Australie, le Loch Ard Gorge, le London Bridge et bien d’autres merveilles naturelles qui s’étendent jusqu’à la baie des îles. Avant d’arriver au petit village de pêcheurs d’Apollo Bay, ne manquez pas la visite du Parc National d’Otway et sa forêt tropicale entre fougères gigantesques, arbres millénaires et multitudes d’oiseaux. 23/11/2008 • Apollo Bay - Melbourne (195 km) . Hôtel All Seasons Kingsgate Pour le déjeuner, offrez-vous une pause-déjeuner sur la plage de Lorne pour déguster un « fish & chips». La route serpente jusqu’à Anglesea où les joueurs de golf apprécieront une partie en compagnie des kangourous ! Route en direction des plages de Torquay où se déroulent les plus grandes compétitions de surf. Vous rejoindrez Melbourne, ville réputée pour sa vie culturelle, ses loisirs, son shopping et ses manifestations sportives. Nous vous conseillons de sillonner la ville dans l’élégant tramway colonial “City Circle Tram”, un service gratuit pour parcourir les principaux monuments historiques de la ville. En fonction de vos centres d’intérêts, vous pourrez visiter le Melbourne Museum, le Melbourne Aquarium avec ses atolls de corail, ses mangroves et son “oceonarium” où évoluent requins, raies, tortues et crustacés. Vous pourrez aussi flâner dans les marchés colorés comme le Queen Victoria Market ainsi que les nombreux marchés d'art le dimanche. Découvrez Melbourne sous un autre angle avec une promenade en ferry sur la Yarra River... et prenez du bon temps à la terrasse d’un café de cette ville si particulière ! 24/11/2008 au 27/11/2008 • Melbourne - Sydney - Hôtel Sullivan’s Restitution de votre véhicule en début d’après midi à l’aéroport de Melbourne pour votre vol à 14h00. Sydney est une ville extraordinaire, construite sur l’une des plus belles baies du Monde... Ville d’océan et de lumière, de marins et d’hommes d’affaires, la première métropole australienne est à elle seule une invitation pour un voyage aux antipodes. Se situant entre les collines des Blue Mountains et l’Océan Pacifique, la ville offre le parfait exemple de l’art de vivre à l’australienne : plages de surf, banlieues tranquilles, gratte-ciels, cottages victoriens, parcs à l'anglaise, jardins tropicaux et forêts d’eucalyptus… Ville récente mais pleine d’histoires, célèbre pour son Opéra et son pont de fer, Sydney ne se visite pas, elle se découvre et se savoure… 27/11/2008 au 29/11/2008 • Sydney - Cairns -Cape Tribulation - Hôtel Ferntree Rainforest Lodge petit déjeuner inclus Décollage de votre vol à 09h et arrivée à 11h00 à Cairns. Prise en charge de votre véhicule à l’aéroport. Vous suivrez la splendide route du Capitaine Cook qui longe le bord de mer. Vous passerez par les petites stations de plaisance : la reposante Trinity Beach, la discrète Palm Cove et Port Douglas, un petit Saint Tropez version Pacifique. Vous quitterez ensuite les champs de canne à sucre pour arriver après deux heures trente de route dans un site exceptionnel où le vert de la forêt tropicale rejoint à quelques brasses le bleu turquoise du récif corallien. Cape Tribulation est encadré par deux sites classés au Patrimoine Mondial : d'un côté le Parc National Daintree, vieux de 60 millions d'années, et de l'autre la Grande Barrière de Corail, réputée pour être l'un des plus beaux sites de plongée sous-marine au monde. 29/11/2008 • Cape Tribulation - Cairns - Hôtel Bay Village Le Pacifique Sud... Cairns est certainement la cité coloniale tropicale la plus exotique au monde, en bordure de la célèbre Grande Barrière de Corail, avec ses lagons et ses eaux qui varient du bleu presque blanc au turquoise... magique ! Un vrai paradis niché entre la forêt tropicale et une mer d'azur où vous profiterez de nombreuses escapades : à vous de choisir ! 30/11/2008 au 02/12/2008 • Cairns - Green Island - Hôtel Green Island Resort Transfert aller et retour en catamaran inclus. Green Island est située au cœur de la Barrière de Corail à une trentaine de kilomètres de Cairns, environ 45 min en catamaran. Petit îlot de 13 hectares, Green Island est située sur un lagon avec des fonds coralliens extraordinaires. De nombreuses activités sont possibles toute l’année : baignade, sports nautiques ou plongée à la découverte des coraux, des tortues et des poissons multicolores et multiformes. Profitez de ses plages de sable fin pour vous détendre et admirez les inoubliables couchers de soleil sur le Pacifique. 02/12/2008 • Green Island - Cairns - Paris C’est la fin de votre périple en terre australe au pays des kangourous et des koalas. Vol retour sur la compagnie Qantas. Dîner et nuit à bord

Qu'en pensez-vous, et est ce vraiment moins jolie qu'on le dit ?

Merci pour vos réponses .🙂
Bon plan de logement dans les îles thaïlandaises? English translation pending
by Jobylou · 2008-04-24 · 19 replies
Bonjour tout le monde!😉 je pars 3 semaines en août direction le pays du sourire!!...🙂 J'aimerais aller sur Phi Phi et Lanta dans un premier temps, puis sur Samui et Tao. Apparemment Phuket déçoit pas mal de gens qui tombent sur des côtés très touristiques de l'île... Vaut-il mieux faire un stop à Krabi pour partir ensuite sur PhiPhi? Phuket a l'air d'avoir quand même des plages super belles...et c'est plus proche de Phi Phi me semble-t-il...mais les plus beaux coins que j'ai pu voir restent hyper chers... Connaissez-vous des guest houses sympa pour un buget de 2000 BHT max par nuit? Y-at-il des coins de Phuket à éviter pour ne pas être déçu? Idem, si vous connaissez des bungalows situés sur les plages de Samui ou Tao, pour le même budget, je suis preneur... je pars avec ma douce en roots, que je compte demander en mariage là bas... un peu cliché mais bon...donc si vous m'aidez, vous contribuerez un peu à notre bonheur conjugal....🤪 merci d'avance pour vos réponses et pour ce forum qui est une vraie mine d'info...😛 JOBYLOU
Où aller en Thaïlande? English translation pending
by Kikinette · 2008-04-20 · 31 replies
Bonjour à tous...! Je sais, et je comprend que vs n'etes pas fan du tourisme de masse mais 🙂 comme je ne pars qu'avec un pote je voudrais trouver l'alliance entre endroits idyliques? plages de reve et lieux branchés où faire la fiesta....Je n'ai que 33ans et on est celibataires ts les 2, alors on part aussi pour faire la fete et rencontrer du monde..... 🤪

Je v aller à Phuket ça c sur (Quel coin est sympa?), puis quelques jours à Kho Phi Phi (Idem où est ce le plus sympa) et apres j hesite entre Ko Samui, Ko Chang ou Ko Phan Ngan.....

J'adore ces payasages de Thailande avec cette eau verte et ces collines verdoyantes qui sortent de l'eau! Je voudrais vraiment trouver le bon endroit, visuellement sauvage et depaysant avec de tres belles plages, je suis alllee aux maldives donc j'avoue etre depuis souvent deçue par les autres plages, et allier un coté festif à tout ça....

Tout vos conseils seront les bienvenus!

Je voudrais aussi savoir comment voyager d'un endroit à l'autre (Ex. Phuket-Ko Chang?) quels st les tarifs et faut il reserver de paris? Le meilleur site pour Bangkok-Phuket, est ce 'Airasia.com' ? Sure comme compagnie?

1000 mercis à toi!

KIKI
Algérie et le droit des femmes? English translation pending
by Cbou · 2008-04-17 · 326 replies
En mai, je vais visiter la famille de mon ex, qui est algérien. Nous avons eu un enfant et nous allons le présenter à sa famille. Ce qui m'inquiète beaucoup c'est le fait que en Algérie mon enfant est concidéré que comme un algérien et que le père a des droits suprêmes sur lui et que moi je ne vaux presque rien au sens de la loi et que je n'ai pas de droit sur mon enfant. Je fais confiance a mon ex mais je suis quand même craintive par rapport a cette situation car on ne sait jamais..... Nous avons rempli le formulaire pour le concentement parternel, pour que je puisse voyager a ma guise et revenir a dans mon pays s'il y a quelque chose, a l'embassade de l'Algérie mais ce n'est qu'un papier et j'avoue avoir beaucoup de difficulté a faire confiance à un système qui n'est pas égalitaire.

D'un autre côté, je ne veux pas empêcher mon ex de pouvoir faire connaître notre enfant à sa famille. J'ai aussi hâte d'aller les visiter et de visiter l'Algérie mais je suis inquiète...

Ceci étant ma situation, y a-t-il d'autres mesures que je pourrait prendre ?

Merci
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

* **

Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

* **

Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

* **

C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

* **

Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Thaïlande: témoin d'une scène inhumaine English translation pending
by Lumpini · 2008-04-16 · 39 replies
Salut a tous, Ce matin, en rentrant de ma petite sortie a velo, j apercois de loin un vehicule de la police genre panier a salade, le vehicule est arreter en bord de route juste en face d un restaurant en pleine campagne. Passant a coter, je jette un coup d oeil dans le camion cage et horrifier j apercois pleins de pauvres Birmans torse nus, entassee comme du betail en plein caniard sous un soleil de plomb alors que les policiers dejeunent tranquillement tous en rigolant sans se soucier des Birmans.
Croisière sur le Majesty of the Seas: retour à terre à Miami à quelle heure? English translation pending
by Cendryon · 2008-04-09 · 17 replies
Bonjour, Nous ferons une croisère vers les Bahamas et Key West sur le Majesty of the seas du 21 au 25 juillet.

Pour ceux qui l'ont déjà faite, j'aimerais savoir à quelle heure peut-on effectivement être sortis du bateau ?? Pour avoir fait 2 croisières avec MSC je me souviens que la sortie à Venise étaient très lente et qu'il nous a fallu attendre longtemps.

Pour le Majesty, l'heure indiquée sur le programme est 07h du matin...mais qu'en est-il en réalité ? Y'a-t-il de nouveau des formalités de passeport ? J'aimerais savoir à quelle heure nous pouvons donner rendez-vous au loueur de voiture.
Rénovation ou reconstruction de la citadelle de Bam? (Iran) English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-04-08 · 32 replies
Bonjour!!!!

Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐

En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁

Merci😉
Syrie: donne informations English translation pending
by Marrucin · 2008-04-07 · 54 replies
Bonjour à toutes et tous,

j'ai passé l'été dernier (2007) 17 jours en Syrie - séjour combiné avec une semaine balnéaire à Chypre - et je donne des informations à ceux qui souhaiteraient en avoir ; c'était un séjour libre avec location d'un véhicule sans chauffeur ; à ceux qui partiront, voici très rapidement les plus et les moins de la Syrie :

1) les plus : richesse patrimoniale exceptionnelle ; bon réseau routier ; signalisation routière des sites touristiques plutôt bonne voire très bonne ; conduite aisée (sauf à Damas et à Alep : surtout ne pas faire comme nous : y arriver la nuit en descendant de l'avion).

2) les moins : problèmes logistiques : hôtels parfois rares (un seul établissement vraiment pourri à Apamée par exemple) ou très chers (exemple : la chaîne Cham Palace dont les prix sont souvent sans rapport avec le service proposé) ; difficulté à se nourrir (les restaurants ne servent souvent le déjeuner qu'à partir de 15 heures ; hors Damas, repas monotones : poulet frites midi et soir...) ; interdiction absolue de prendre des photos dans les musées, sauf à graisser la patte des gardiens (ce que j'ai fait à chaque fois) ; attention à Damas : hôtels bondés l'été dernier : réfugiés irakiens + pélerins chiites iraniens : s'y loger a été un enfer et fut très cher (120 euros la première nuit !) ; problème avec l'argent : attention, très important : en Syrie, à l'exception des petites dépenses de la vie courante, tout se règle en Dollars US ; or, les dollars US ne sont pas délivrés aux touristes ; les DAB ne délivrent que des livres syriennes et les banques refusent de vous donner des dollars, même si vous dites que vous en avez besoin pour régler vos dépenses et même si vous prouvez que vous restez encore dix jours en Syrie : donc prévoyez assez de liquidités avant de partir (autre solution : le change au noir, très désavantageux) ; autre problème : votre visa est valable 14 jours ; si vous êtes en infraction, même d'une seule journée, interdiction de quitter le pays : retour à Damas et formalités tatillones ; deux touristes belges avec qui nous avions symapthisé à Palmyre, en ont fait l'amère expérience ; malgré leur enfant en bas âge, ils n'ont pas eu l'autorisation de quitter le pays.

3) les éléments moyens : comparée à d'autre pays de la région (Jordanie, Oman et Iran par exemple), les Syriens sont moyennement aimables et cela m'a surpris ; dans les restaus, on a vraiment l'impression de les faire chier grave ; à l'hôtel à Damas, nous avons été victimes d'une tentative d'escroquerie : un hôtelier nous a conseillé de nous garer sur une place qu'il disait autorisée près de son hôtel et dès que nous avons eu le dos tourné, il a appelé la fourrière qui est arrivée pour nous embarquer la caisse ; quand nous nous en sommes rendus compte, les flics avaient déjà ouvert la portière et se préparaient à nous remorquer la bagnole ; on nous a demandé de payer une amende de 151 euros ; j'ai alors appelé à Paris une copine arabophone qui s'est fait passer pour une employée de l'ambassade de France à Damas et qui a déclaré aux flics qu'elle venait immédiatement ; les flics se sont alors volatilisés ! Le personnel de Syrian Arab est odieux : nous avions un problème avec notre billet retour pour Larnaca ; il était impossible de savoir à quelle heure décollait l'avion ; les contrôles pour quitter le pays sont déments ; nous avons vu deux chinois se faire arrêter sous nos yeux devant nous au comptoir d'enregistrement de façon musclée et les gens dans la file étaient comme nous morts de peur ; franchement on était content d'être à bord.

En résumé : pays splendide et dont la richesse laisse bouche bée ; mais les infrastructures hôtelières et de restauration sont encore insuffisantes ; les Syriens de la rue sont bien plus aimables que les fonctionnaires qui gèrent leurs vies....Le message précédent n'est pas destiné à décourager les gens de visiter ce très beau pays, mais la Syrie n'a pas la même expérience de l'accueil des touristes que la Jordanie et cela se ressent tous les jours.

A toutes et tous, bon séjour en Syrie.--

Les voyages c'est la vie (c'est Louis Vuitton qui dit ça !)
Nouvelles restrictions sur le trafic aérien de passagers English translation pending
by Yangguizi · 2008-03-31 · 22 replies
Cette dépêche fait froid dans le dos. Mais jusqu'où ira-t-on??? 🙁

WASHINGTON (AP) – Une catastrophe aérienne de première importance vient probablement d’être évitée de justesse aux Etats-Unis grâce à l’intervention du FBI qui s’intéressait depuis plusieurs mois aux agissements d’un groupe soupçonné d’être affilié à la nébuleuse terroriste d’Al Qaida. Trois de ces hommes, originaires d’Egypte et du Koweit, ont été appréhendés au moment où ils s’apprêtaient à embarquer à bord du vol 455 d’American Airlines reliant Miami à Houston. Le porte parole du FBI, M. Vincent Forrow, a indiqué lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée à Washington que ces trois terroristes avaient pendant des mois suivi des cours d’arts martiaux dans un club sportif californien – qu’il a pour le moment refusé de nommer – afin d’apprendre à tuer à mains nues. D’après les premiers éléments de l’enquête, il semblerait que ces trois hommes avaient prévu de neutraliser tous le personnel navigant et quelques passagers avant de défoncer la porte du cockpit à mains nues, ce que leur savoir-faire acquis en Californie leur aurait apparemment permis de faire, puis de tuer les membres d’équipage et enfin de faire plonger l’appareil vers le sol en déréglant tous les systèmes de navigation.

Après avoir félicité les enquêteurs ayant pu empêcher ce drame, M. Vincent Forrow a indiqué que si cette arrestation marquait une victoire importante contre le terrorisme, de gros poissons couraient toujours dans la nature et restaient toujours à identifier et appréhender.

Immédiatement après cette conférence de presse, une vingtaine de sénateurs ont exigé que des mesures radicales soient prises à l’encontre de toute personne ayant suivi des cours d’arts martiaux et désireuse de prendre l’avion. Pour la première fois dans l’histoire des détournements d’avion, des pirates de l’air auraient en effet été capables de prendre le contrôle d’un appareil et de le détruire sans l’aide d’aucun article dangereux emporté avec eux, rendant de fait tout contrôle de sécurité dans les aéroports inopérant.

Le texte qui devrait rapidement être adopté par le Congrès prévoira la tenue d’un fichier national recensant toute personne ayant suivi des cours d’arts martiaux sur le territoire américain. Tous les clubs sportifs du pays auront l’obligation de fournir en temps réel une liste de leurs membres, nouveaux ou anciens. Il est vraisemblable que le texte prévoie également la tenue d’une liste étendue à tous les clubs d’arts martiaux hors des Etats-Unis. Les individus ainsi recensés ne seront pas interdits de vol mais devront voyager menottés afin de ne pas représenter un danger pour l’appareil et ses passagers. Tandis que plusieurs associations américaines se sont émues de ce qu’elles considèrent comme une atteinte intolérable aux libertés fondamentales, trois compagnies aériennes ont déjà protesté contre une telle mesure qui devrait entraîner une baisse de leur fréquentation, à moins que le gouvernement fédéral n’offre une indemnité aux passagers ainsi contraints de voler dans des conditions très inconfortables.

Plusieurs gouvernements européens se sont déclarés choqués et émus par la catastrophe qui a failli s’abattre sur les Etats-Unis et ont annoncé dans la foulée envisager d’adopter des mesures similaires. Michelle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, a pour sa part indiqué étudier avec la plus grande attention les possibilités de constituer des fichiers de pratiquants d’arts martiaux afin de les interdire de vol sur le territoire français ou, comme en Amérique, de neutraliser leur capacité de nuisance une fois à bord de l’avion.
Avis positifs sur Corsair pour l'île Maurice? English translation pending
by Elisa14 · 2008-03-31 · 27 replies
Bonjour Nous avons réservé un vol Paris Maurice avec Corsair pour le mois de juin. Les tarifs pour un vol de nuit étaient plus intéressants chez eux. Depuis, je lis pas mal d’avis négatifs sur cette compagnie… Parmi ceux d’entre vous qui auraient voyagé récemment avec Corsair pour aller à Maurice, certains auraient-ils des expériences positives qui pourraient me rassurer ? Bon état de l’avion ? Relative ponctualité ? Confort à bord « normal » ? Merci d’avance ! Elisa
Trois semaines dans l'Ouest américain en août 2007 English translation pending
by Oliv2019 · 2008-03-24 · 11 replies
En 2007, nous avons décidé de partir dans le grand ouest américain pour la première fois. Notre trip s’est déroulé du 13 Août au 1e septembre 2007 et a suivi le grand circle avec pour point de départ et d’arrivé San Francisco. Voici notre parcours : Distance parcourus : à peu près 5 000 km Nombre de jours : 18 Parcs et lieux visités : Yosémith, Bodie, Death Valley, Las Vegas, Route 66, Grand Canyon, Petrified Forest, Painted Desert, Canyon de Chelly, Monument Valley, Canyonlands the needles, Canyonlans island in the sky, Arches, Capitol Reef, Escalante Staircase (lower Calf creek), Bryce Canyon, Zion, Mammoth Lakes, San Francisco Randonnées : environ 40 heures 13 Août : Arrivée à San Francisco à 21H et petite frayeur à l’aéroport : pas de bagage ! Après prise de renseignements, on nous informe que nos bagages arriveront avec le vol suivant vers 22H. On décide d’attendre sagement en nous restaurant au SubWay : pas super mais on se met direct dans l’ambiance culinaire locale ! Puis, une fois les bagages enfin récupérés nous allons à notre Motel situé juste à coté de l’aéroport à El Bruno. 14 Août : Nous avons prévu de visiter San Francisco à la fin du séjour, donc après une nuit très courte, le décalage horaire aidant, nous partons à 7h du matin en direction de Yosémith. Nous avions un peu peur au début de ne pas trouver facilement le chemin mais finalement pas de soucis, j’avais quand même imprimer tous les itinéraires avec google map avant de partir, ça aide ! Arrêt à Manteca pour prendre le petit déjeuner pancakes/saucisses/œuf/café… on est bien calé pour le reste de la journée ! La route commence à s’élever après le New Don Pedro reservoir, moment où je passe le volant à Malika…première fois qu’elle conduit une voiture automatique et première grosse frayeur car en plein dans la montée vers Big Oak Flat, la voiture pile subitement !! Grosse traînée de pneu sur la route…elle a confondu la pédale de frein avec une pédale d’embrayage, arghh. Bon, je reste zen et confiant, je préfère que ça soit cela que la pédale d’accélération dans un virage… La route 120 qui mène à Yosémith est très agréable, on a l’impression d’être déjà dans le parc alors que celui-ci est encore loin. New Don Pedro Reservoir, Notre Pontiac G6, Big Meadow à l'entrée de Yosémith On rentre dans le parc en passant par Big Oak puis on traverse la Yosemith Valley par la route. Notre objectif est de commencer par Mariposa Grove afin d’admirer les Séquoias géants. On mange vite fait des hot dogs à Wawona et on commence une petite randonnée dans Mariposa Grove jusqu’à Fallen Tunnel Tree. Il y a pas mal de monde et on est surtout déçu que des trucks tirent des espèces de wagons à bestiaux bondés de touristes le long d’une route qui longe la piste de randonnée. Il faut parfois attendre que ceux-ci partent pour profiter de certains endroits avec plus de calme… enfin bon c’est du tourisme à l’américaine et il en faut pour tous les goûts. Deuxième frayeur de la journée, un bruit d’obus se fait entendre alors que nous sommes tranquillement sur le chemin du retour, qu’est ce ? Une pomme de pin vient se planter 1m devant nous mais vu la taille des arbres, vous pouvez imaginer la taille des pommes de pain ! 1m de plus et je pense qu’un de nous deux auraient eu de très gros problèmes. Il faut dire que c’est comme si une pierre de 2 kg tombait de 40m de haut… à méditer pour les prochaines fois ! Valley Portal (yosemith), le Half dome au fond de la yosemith valley, un sequoia géant Petite marche à Mariposa Grove, une petite pomme de pin locale... 18h00, il est temps de rentrer vers El Portal où nous allons passer la nuit au Cedar Lodge. En chemin, nous faisons un crochet vers Glacier Point où nous arrivons juste pour le coucher de soleil qui embrase les monts Lyell, Ritter et Banner Peak et qui met progressivement le Half Dome et la Yosemith Valley dans l’obsurité. Magnifique ! Mais beaucoup trop de monde à notre goût… La nuit tombe rapidement maintenant, malika tombe de fatigue et me redonne le volant avant de s’endormir. Des travaux sur la route nous retarde encore car les américains profitent comme nous du mois d’août pour les réaliser. Finalement nous arrivons à El Portal avec presque plus d’essence. Nous ralentissons l’allure et profitons de la descente pour ne pas utiliser l’accélérateur. De nuit, nous avons eu pas mal de mal à trouver l’hôtel mais après deux demi tours (finalement nous étions pas descendu assez bas) nous voici arrivés. On verra le lendemain pour faire le plein d’essence et nous nous dépêchons d’aller manger avant qu’il ne soit trop tard. Tenaya Lake, Tioga Pass Resort Puis, nous descendons vers Mono Lake où nous nous arrêtons pas et filons directement vers Bodie, ce qui nous occasionne un petit détour de 30 miles. Mais cela en vaut vraiment le coup ! Nous arrivons à 14h à Bodie après une petite piste de 4 miles. Il fait chaud mais l’ambiance ville fantôme est très sympa. Nous visitons pendant 45 min, faisons quelques photos marrantes avec les vieux objets tout rouillés qui traînent et décidons de repartir plein Sud en direction de Death Valley. Quelques photos de la ville fantôme de Bodie à coté du Mono Lake Bodie (2 photos) La route longe la chaîne des hauts sommets du mont whitney avant de bifurquer vers L’Est à Lone Pine rour rentrer dans Death Valley. Sur la route, nous nous arrêtons au point de vue sur Panamint Valley et Rainbow Gorge. La chaleur est déjà très présente, pourtant nous sommes à 1300m d’altitude. On traverse la Panamint Valley et enfin arrivons vers 19h à White sand dunes dans Death Valley. On ouvre la porte de la voiture et là, nous avons l’impression qu’un sèche cheveux géant nous envoie de l’air dans la figure. La nuit tombe et pourtant il fait 114 ° F (44° C) ! Quelques photos, malheureusement trop dans l’ombre, et nous partons vers notre hôtel, le Furnacee Creek Ranch. Il fait nuit mais chaud ! On dépose les valises dans la chambre et on part au restaurant (choix entre 2 restaurants et 1 bar). Il faut attendre 1h pour chacun. On n’a pas le choix, on prend un ticket pour le Steackhouse resto et on attend notre tour pour être placés. Tout autour de nous, ca parle que français, on n’est pas trop dépaysés. Le restaurant est sympa et dégage une bonne odeur de grillade. Par contre, il est cher et en plus, une erreur du serveur nous contraint à attendre 1h supplémentaire avant d’être servi ! On râle et le manager nous fait une remise de 20%, la moindre des choses ! Et pas de pourboire pour ce soir ! Finalement, on se couche vers 23h30 : il fait encore 113°F dehors. Rainbow Gorge à l'entrée de la Panamint Valley, Sand Dunes à Death Valley 16 Août : Le lendemain, on se lève à 5h pour aller voir le lever de soleil à Zabriskie Point. L’endroit est à coté de l’hôtel et on y accède facilement par une route. Il y a déjà des personnes qui attendent à Zabriskie Point, bien sûr des français…Le soleil devait se lever à 6h02 mais les premiers rayons se font attendre, finalement on se rend compte qu’on aurait pu dormir un peu plus. Ca y’est le soleil embrase la chaîne de montagne en face et commence à éclairer le sommet de Zabriskie Point ainsi que les ravines environnantes. L’appareil photo crépite et mémorise les différentes couleurs qui se dégagent au fur et à mesure de l’avancée du soleil. Lever de soleil sur Death Valley, Zabriskie Point (2 photos) Zabriskie Point Nous décidons de partir à Dante’s view qui s’atteint après un court passage à 14%. Heureusement pour le moteur, la température est ici agréable (1 600m d’altitude et 84°F à 8h du matin). Nous faisons une petite marche le long du point de vue qui domine la vallée. En bas se trouve Badwater et Devils Golfe Course. Malheureusement la brume de chaleur rend la visibilité assez réduite sur l’ensemble de la vallée mais au moins on profite de la fraîcheur ! Maintenant les choses sérieuses commencent, on va visiter la vallée de la mort et affronter la chaleur ! Arrêt à Golden Canyon pour faire une petite randonnée mais la chaleur et le manque d’ombre nous font rebrousser chemin au bout de 15 min, cest pas grave, on a vu le principal. Dante's View, Golden Canyon Arrivés à Badwater, il y a de l’eau ! Un panneau nous explique qu’elle n’est pas buvable à cause du sel qu’elle contient, ce qui doit sûrement expliquer qu’elle ne se soit pas évaporée. On imagine les voyageurs des siècles passés qui mourraient de soif dans cet endroit et qui ne pouvaient en boire… Bref, cet endroit est le point le plus bas du continent américain : -86m et l’on peut voir en levant les yeux sur la colline environnante une marque indiquant le niveau de la mer, en effet. La température monte toujours et nous faisons une petite halte à Devil’s Golfe Course pour regarder le sel labouré par le vent. Sur le chemin remontant vers le nord, nous effectuons la petite boucle en voiture de Artiste’s Drive, nous permettant d’admirer la palette de couleur stupéfiante de cet endroit et en plus la route serpentant au milieu des canyons est sublime. Retour à l’hôtel pour prendre le breakfast et acheter de l’eau, et on repart dans le nord de la vallée. On s’arrête dans un premier temps à une ancienne mine de Borax. Il est 11h30 et il fait 120°F (47°C), c’est assez pénible. Puis nous allons à Scottie’s castle et enfin à Ubehebe crater où un vent terrible nous attend. Niveau de la mer à Badwater, Badwater, Devil's Golfe Course Artiste's Drive, Mine de Borax, Scottie's Castle (2 photos) Ubehebe Crater Nous décidons de partir pour Las Vegas et arrivons à 16h30 après avoir suivi une route où il y a absolument rien à voir. On emprunte le Strip Boulevard jusqu’au bout puisque notre hôtel, Le Luxor, est situé tout au Sud. On trouve la pyramide moins impressionnante qu’en photo mais notre sentiment change une fois à l’intérieur. Ca parait immense et assez irréaliste. Une douche, un peu de repos et nous voilà prêts à affronter la civilisation américano-disneynne. Nous arpentons les hôtels du strip cependant notre levée aux aurores nous rattrape et nous n’avons pas le courage d’aller jusqu’au bout. Nous regardons le spectacle des fontaines du Bellagio, la tour Eiffel du Paris Hotel, le Caesar Palace, le New York, le MGM… ça clignote de partout et on est un peu perdu. Nous finissons la soirée par perdre quelques dollars au casino du Luxor et direction le lit ! Las Vegas by night 17 Août : Grasse matinée le lendemain, on veut acheter des jetons de poker mais on trouve cela un peu cher donc on se contentera de jeux de cartes à 0.99$. On reprend la route en direction du Grand Canyon en empruntant une partie de la mythique route 66 entre Kingman et Seligman. Ce trajet n’est pas indispensable et ne présente pas beaucoup d’intérêt. La seule étape intéressante étant la dernière, Seligman, petite ville dont les auteurs du dessin animé « Cars » se sont inspirés. D’ailleurs, on y retrouvera les voitures du film. On arrive à 19h30 à Grand Canyon après une longue route assez ennuyeuse. Il fait nuit donc on décide de découvrir le Grand Canyon le lendemain pour ne pas gâcher la première vue de cet endroit grandiose. Seligman et les voitures de "Cars" sur la mythique route 66 18 Août : Nous nous levons vers 7h30. Le temps de prendre le petit déjeuner, de regarder les prévisions météo au visitor center et de faire des provisions d’eau, il est déjà presque 10h du matin lorsque nous commençons le trail Hermit Road longeant la south rim vers Hermit Rest (10.3 km). Et oui, on n’est pas des foudres de guerre ce matin mais en tous cas, le chemin qui longe le Grand Canyon est très sympa et propose des passages parfois vertigineux. Le colorado s’aperçoit à de nombreux endroits. La foule très présente au début se fait de plus en plus rare, délaissant la randonnée pour les navettes qui desservent les différents points de vue. Cependant, l’omniprésence de la route, accessible uniquement aux navettes, fait perdre un peu de son charme à la beauté du grand canyon et agace… Au bout de 4h30 nous arrivons au bout de Hermit Rest où nous nous rafraîchissons à la buvette. Et oui, il y a une buvette et un magasin de souvenir au bout ! Business is business ici. Nous reprenons la navette pour le retour juste avant qu’un orage se déclenche : nous avons de la chance. Trail de Hermit Road le long de la south rim du Grand Canyon Un petit écureil lézardant en profitant de la vue du Grand Canyon ! Le Colorado serpentant au loin (Photo de droite) Hermit Rest Retour à la chambre pour se reposer un peu et on repart vers 17h pour aller a Shoshone Point, 45 min aller-retour, qui est un (le ?) des seuls points de vue où il n’y a personne. La marche est très facile et passe dans des sous bois. Le point de vue est remarquable et jouit d’une parfaite tranquillité : ça fait du bien. A peine retournée au véhicule qu’un autre orage éclate ! Le dîner aura lieu à la cafétéria du Yavapai Lodge. Shoshone Point Shoshone Point (Grand Canyon), de retour de Shoshone Point 19 Août : La journée est chargée en perspective. Nous nous levons tôt pour être au départ de la randonnée South Kaibab to Cedar Ridge à 7h40. Nous allons descendre un peu dans le Grand Canyon aujourd’hui ! Le sentier creusé dans la roche par les rangers dans les années 20 est magnifique et descend rapidement dans le canyon. Il y a un peu de monde et beaucoup, comme nous, rebroussent chemin à Cedar Ridge car plus loin signifie descendre au fond, et il faut 2 jours. La remontée s’effectue principalement à l’ombre et nous plaignons les gens qui descendent à ce moment là : pour eux la remontée se fera sous un soleil de plomb ! 9h30, fin de la randonnée et nous reprenons la navette pour l’hôtel. South Kaibab to Cedar Ridge South Kaibab to Cedar Ridge Nous quittons maintenant le Grand Canyon pour prendre la direction de Hoolbrook pour aller voir Painted Desert et Petrified Forest. Nous arrivons vers 15H à Painted Desert et faisons quelques arrêts photo aux différents points de vue. Painted Desert (3 photos) Painted Desert (1 photo) A Petrified Forest, nous faisons la petite randonnée de Blue Mesa Trail qui est le meilleur moyen de visiter le parc en profitant au maximum de ce bois pétrifié et de ces mesa aux couleurs suprenantes. Malika n’a pas beaucoup apprécié cet endroit mais je dois dire qu’après le Grand Canyon, on devient vite très exigeant ! Les teepees de Petrified Forest, Les mesas de Blue Mesa trail (2 photos) Du bois pétrifié, aussi lourd que de la pierre ! Blue Mesa Trail (2 photos) Puis nous reprenons la route en direction du Canyon de Chelly où nous arrivons vers 18h30. Notre hôtel Best Western devait proposer une piscine mais celle-ci est fermée ! Nous dînons mexicain au Holiday Inn, c’est plutôt bon. 20 Août : La journée est consacrée à la visite du canyon de Chelly et principalement à la randonnée de White House Trail qui est la seule autorisée dans le canyon sans la présence d’un guide Navajo. La randonnée est très agréable et l’intérêt de ce canyon est qu’il est à taille humaine. On a l’impression de vraiment le découvrir et pas seulement de l’effleurer (comme peut nous le faire penser la visite de Grand Canyon). Au fond du canyon nous découvrons des cultures, en effet celui-ci est encore habité ! A coté des ruines de White House, point final de la randonnée, des indiens Navajos vendent des colliers artisanaux pour les femmes et des peintures pour les hommes. White House Trail à l'intérieur du Canyon de Chelly Canyon de chelly, les ruines de White House, chevaux au fond du Canyon Remontée du White House trail Après cette courte randonnée de 2h, nous effectuons la route longeant la south rim et qui offre de très beaux points de vue sur le canyon, notamment le fameux Spider Rock où d’après la légende une vielle femme emmenait à son sommet les enfants pas sages ! Spider Rock, Vue de la south rim du Canyon de Chelly Vue de la south rim du Canyon de Chelly Nous voici au tiers du parcours, alors je vous propose de deviner quelle était l'activité favorite de ma chérie pendant le voyage ? Quelques indices....A vous de jouer !

Un petit repas au Burger King, pour ne pas changer les bonnes habitudes, et on part en direction de Monument Valley. On arrive vers 16h30, heure idéale pour entamer la boucle de 17 miles en voiture (en effet il ne sert à rien d'arriver trop tard pour le coucher de soleil car l'endroit est alors plongé en partie dans le noir) à travers les buttes aux formes si particulières qui rappellent les films de western de notre enfance. Nous faisons quelques photos avec John Wayne qui est finalement assez disponible. Il y a quand même beaucoup de monde mais cela nous empêche pas de mitrailler.

Monument valley : Nous à John Ford's Point, Malika avec Marion Michael Morrison alias John Wayne, John Ford's Point, Arist's Point (photo de droite)

Monument Valley : Malika devant les Mitten buttes (photo de gauche et du milieu), teepee (photo de droite)

Gooseneck State Park : Noir et blanc ou couleur ?

Finalement, nous arrivons vers 12h30 à Canyonlands the needles. L'heure nous semble assez tardive mais nous demandons qaund même aux rangers du visitor center pour savoir s'il est encore possible de faire Chesler Park loop via joint trail. Pas de problème selon eux, il faut simplement prendre beaucoup d'eau avec nous car la journée promet d'être très chaude (il fera entre 35°C et 42°C) . Nous entâmons donc avec confiance "la" randonnée de notre séjour à 12h50. Il nous faudra 7h de marche pour faire les 18km à travers les slickrocks et les pistes de sable en suivant les cairns (petit monticule de pierre qui sert de balise) disposés le long du chemin. La ballade fut magique, notamment le passage vers joint trail qui permet de passer à travers une fissure pour redéboucher dans Chesler Park, mais alors quelle chaleur ! De plus, le trajet semble beaucoup plus long que les km annoncés car il ne cesse de monter et descendre à travers les slickrocks. Nous sommes retournés à la voiture à 19h50, soit 30 min avant la tombée de la nuit. Nous sommes totalement exténués mais il nous faudra encore 1h30 pour nous rendre à Moab, en évitant différents animaux sur la route, et où nous prendrons nos quartiers pendant 4 nuits. Petit dîner au Pizza Hut pour nous remettre de nos efforts.

Chesler Park loop via Joint trail

Les needles de Canyonlands le long de Chesler Park loop

Chesler Parl loop : Joint trail (photo de gauche), soleil couchant sur les needles (photo de droite)

22 Août : encore une grasse matinée ce matin, nous sommes fatigués et nos pieds aussi ! Il faut dire que je commence à accumuler les ampoules et chaque pas me font mal... Aujourd'hui nous visiterons de manière cool Arch National Park, nous effectuerons simplement les marches de Double Arch (30min) et Delicate Arch (2h) considéré par beaucoup comme la plus belle arche du monde. De retour à l'hôtel, nous profitons de la piscine et du spa ! Dîner chez Zach : pizza à volonté ! On peut dire que c'était une journée de repos

Arche National Park : Double Arch

Arch National Park : Delicate Arch

23 Aôut : la journée sera consacrée à la visite de Canyonlands Island in the sky grâce aux différents points de vue majestueux qu'offre le parc et à des petites randonnées. On commence la matinée par Mesa Arch Trail qui mène à une arche posée au bord de la falaise et qui offre une vue magnifique sur les montagnes La sal au nord-est et sur Buck Canyon juste devant, superbe !

Mesa Arch avec vue sur Buck Canyon

Nous enchainons avec le trail conduisant à Murphy Point (2h en profitant bien du panoama). Le début de la randonnée n'a pas beaucoup d'intérêt puisqu'elle suit un chemin de sable sans vue, mais au bout de 1km, l'attrait change et nous longeons des abrupts qui surplombe les canyons dans lesquels s'écoule la Green River (Lower Basins zone, soda springs basin)

Murphy Point Trail : Dead Horse Canyon (photo de gauche), Lower Basins Zone (photo du milieu), Soda Springs Basin (photo de droite)

Murphy Point Trail : Ma chérie devant Soda Springs Basin (photo de gauche), Vue sur Candlestick et Green River overlook (photo de droite)

Nous terminerons la journée par Grand View Point Trail qui offre une vue grandiose sur le parc. Monument basin en bas ressemble à une ville avec des gratte ciels de terre. Il fait super chaud et nous avons encore envie de terminer la journée à la piscine de l'hôtel !

Grand View Point trail avec vue sur monument basin (photo de gauche), vue sur Jonction butte (photo du milieu)

Grand View Point trail

24 Août : A vrai dire, j'ai un petit trou de mémoire concernant cette journée...alors je vais faire une description simplifiée de notre programme du jour. En début d'après midi, nous sommes retournés à Arches National Park pour faire quelques points de vue : Three Gossips, Balanced Rock, petrified sand dunes

Arches : Petrified Sand Dunes, the three Gossips, Balanced Rock

Après 1h à l'intérieur du parc nous sommes arrivés au début de la randonnée de Devil's Garden (7-8km, 3h30) qui est une superbe balade permettant de découvrir de merveilleuses arches et qui a l'avantage d'être un peu plus à l'abris de la foule dès lors que l'on dépasse Landscape Arch, surtout pas avant ! Puis retour à Moab pour notre dernière nuit sur place.

Entrée de Devil's Garden, Landscape Arch, Wall Arch

Partition Arch, Landscape Arch, Navajo Arch

Devil's Garden Fins, Double O Arch (2 photos)

25 Août : Direction Capitol Reef, nous arrivons vers 13h à peu pès dans le parc et nous voulons faire la randonne de Cohab Canyon (2h) pour commencer. Nous débutons à 13h30, le chemin monte le long de la falaise pour arriver à une entrée spectaculaire du canyon situé en haut de la montagne. On a l'impression de passer au milieu de deux portes géantes entrouvertes. La ballade est très agréable et on passe au milieu de cheeserock dans une végétation assez luxuriante au regard du peu d'eau présente. La randonnée offre aussi des beaux points de vue surplombant le canyon et la fremont river.

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Capitol Reef : Cohab Canyon Trail

Après cette petite randonnée, nous décidons de faire la Scenic Drive jusqu'à Capitol Gorge que nous atteignons à 16h30. La gorge est l'ancienne route qui permettait aux pionners de traverser cet endroit. Ceux-ci ont gravé leurs passages sur les parois de la gorge. Nous nous arrêterons ici (20 min aller retour) car le temps est menaçant et l'on craint un gros orage.

Capitol Reef : Capitol Gorge

Vers 18h30 nous nous arrêtons à Sunset Point qui offre un point de vue surplombant de 800 pieds les goosenecks de la fremont river. Puis nous allons à Torrey où nous allons passer la nuit au Capitol Reef Inn & Cafe.

Capitol Reef : Sunset Point & Goosenecks

26 Août : Nous reprenons la route en direction de Escalante mais ayant à l'esprit qu'on reveniendra ici pour faire le Burr Trail et la Cathedral Valley. La Highway 12 que nous empruntons est à mon sens la plus belle route de notre voyage. Elle traverse tout d'abord de magnifiques forêts de bouleaux (Boulder mountains) à près de 3 000 m d'altitude puis plonge à partir de Big Country vers Boulder où les paysages changent radicalement. Jusqu'à Escalante, la route suit un magnifique désert de caynons traversé par la rivière Escalante.

Oak Creek overlook le long de la HW12 dans les Boulder Mountains (photo de gauche), changement de végétation en descendant vers boulder (photo du milieu), forêt des Boulder Mountains (photo de droite)

Vue sur Calf Creek Canyon depuis la Highway 12

Nous nous arrêtons pour effectuer la randonnée très facile de Lower Calf Creek que nous débutons vers 10h00 (11km, 3h). La marche le long de la rivière est très agréable et l'intérieur du canyon est comme un petit oasis. Au bout se trouve une magnifique cascade aux couleurs verdatres données par les algues. Un orage s'approche et éclate dans le canyon, heureusement on était déjà parti depuis 15min, encore de la chance !

Quelques photos de Lower Calf Creek



Bryce Canyon sous un temps plutôt maussade

27 Août : Le temps est très variable aujourd'hui et n'incite pas à la sereinité... Nous décidons donc de continuer à photographier et à faire l'ensemble des points de vue. Le soleil joue à cache à cache et nous arrivons dès fois à le surprendre. Pour l'instant il pleuviotte de temps en temps. Une grosse éclaircie se profile à l'horizon, on n'hésite pas, on va essayer de marcher un peu à travers les hoodoos de Bryce. C'est limite si on court pas ! Mais à peine après 10 min un orage commence à approcher. Parait il qu'il ne faut pas traîner ici en cas d'orage à cause de la teneur du sol. Donc on remonte vite fait à la voiture pour se mettre à l'abris. On patiente et on finit même par s'endormir dans la voiture ! Après 1 heure, l'orage s'éloigne mais le sol est maintenant boueux ! Impossible de marcher dans cette boue, on a pas le choix, il nous reste que les points de vue. Bryce est donc finalement notre plus grand regret car nous n'avons vraiment pas pu le visiter à cause du temps. Nous avons passer notre frustration dans les photos (plus de 200 au final) et avons donné rendez-vous l'année prochaine !

Natural Bridge, Agua Canyon (2 photos), Bryce autres points de vue (2 photos)

Très rapide excursion à pied dans Bryce avant que l'orage n'arrive !

Ca devient très boueux après la pluie...

28 Août : Tant pis pour Bryce, nous partons pour le parc de Zion assez tôt pour arriver aux alentours de 9h30. Les formations rocheuses avant l'entrée du parc sont assez stupéfiantes dont notamment la chekboard Mesa. La circulation ets assez dense dans le parc mais la sortie du tunnel qui débouche sur la vallée de Zion est un grand moment. Finalement nous sommes en avance et nous allons directement au motel pour déposer nos bagages. Heureusement, la chambre est déjà disponible. On se restaure rapidement et allons prendre la navette qui permet de déposer les touristes dans le canyon de Zion sachant que celui-ci est interdit aux voitures, mis à part pour ceux qui loge au Zion Lodge situé à l'intérieur du Canyon.

Nous avons prévu 2 randonnées aujourd'hui : Angel's Landing et Emerald pools ou les Narrows. Nous descendons à l'arrêt the grotto et entâmons Angel's Landing vers 12h00 ce qui est, je l'avoue, pas forcément la meilleure heure car la montée se fera en plein soleil avec une chaleur écrasante. J'ai d'ailleurs beaucoup apprecié les batons de randonnées pour la montée ! La montée se fait par des switchbacks jusqu'à l'entrée du refrigerator canyon, qui porte bien son nom, et permet d'entâmer avec plus de sereinité la fameuse montée avec 21 switchbacks d'affilée ingénieusement incrustés dans la falaise. Nous arrivons a Scout Lookout qui offre déjà de très beaux points de vue sur la vallée. Et à ce moment là nous avons l'hésitation que la plupart des personnes ont je pense : on continue ou on arrête ici ? En effet, juste devant nous le chemin de randonnée se transforme en une montée abrupte le long d'une crête montante avec des parties d'escalade et des passages à coté du vide (heureusement des chaines permettent de s'aider). Malika m'attendra ici. Je pars voir jusqu'où je peux monter mais finalement vu la vitesse à laquelle je progresse, je finis par rebrousser chemin pour ne pas que malika m'attende trop longtemps (pas mal l'excuse !)

Angel's Landing : dure la montée sous le soleil ! Dure la dernière montée ! Mais grandiose la vue !

Angel's Landing

Nous nous arrêtons au Zion Lodge pour nous remettre de la chaleur et boire quelques petits sodas bien frais. Humm ca fait du bien.

Vers 15h30 nous commençons la deuxièmre randonnée de la journée (plutôt une marche), Emerald Pools, tout en gardant un oeil sur le temps qui commence à devenir menaçant... Arrivés à la deuxième pool, il commence à pleuvoir et nous préférons ne pas aller jusqu'à la troisième. Ca sera tout pour la journée. On aurait bien aimé tenter de faire les Narrows mais le temps ne s'y prêtait pas en fin de journée. Rendez vous est pris pour l'année prochaine et en tôt le matin pour éviter les risques d'orage. Pour l'heure retour à Springdale où se situe notre motel.

Chute d'eau sur la première pool de Emerald pools (2 photos) et le mauvais temps approchant dans la vallée.

29 Août : Journée de transition qui doit nous rapprocher de San Francisco. Nous avons choisi comme lieu d'étape Mammoth Lake pour trois raisons : la première est qu'elle était idéalement située par rapport à nos heures de route depuis Zion, la deuxième était qu'elle offrait un lieu d'étape agréable dans un endroit de verdure et de montagnes majestueuses (c'est une station de ski) et enfin la troisième c'était qu'il y a Mammoth Lake des magasins d'usine dont Ralph Lauren. Je rajouterai aussi que les routes 266 puis 168 qui rejoignent Big Pine en traversant la Inyo National Forest Bristlecone pines puis la springs valley sont magnifiques ! Un vrai régal qui permet de faire des kilomètres tout en profitant du spectacle de la nature !

C'est finalement la seule journée du séjour pendant laquelle nous n'allons pas faire de photo. De plus, il est trop tard pour profiter de Mammoth Lake qui a l'air pourtant d'être un endroit très agréable.

30 Août : Le temps est vraiment maussade...il pleut un peu. Nous en profitions pour nous reposer un peu le matin car une longue route nous attend pour rejoindre San Francico.

Nous avions decider de retraverser Yosemtith par la Tioga Pass pour profiter de nouveau de la beauté de cette route. Malheureusement, le pluie commence à grossir et ca devient vite très désagréable...donc aucun arrêt, on file, enfin c'est beaucoup dire car la route est vraiment glissante.

Bref, on arrive finalement en fin de journée pour s'installer à notre hotel, le Parc 55 Hotel, qui est très bien situé dans downtown et à coté du cable car.

On s'installe vite fait (le plus dur a été de trouver une place de parking !) et on part visiter San Francisco. Je précise tout de suite que c'est la seule partie du séjour que nous n'avons pas préparé avant de partir donc on marche sans savoir vraiment vers où...

Le soir, on va manger au House of Nanking dans Chinatown, c'est bon mais il y a la queue et en plus beaucoup de bruit à l'intérieur !



quelques photos des ruelles de San Francisco, du china town, de pier 7



Vue du cable car

31 Aout : La journée va commencer par une belle frayeur...en effet, on se gare dans Union Square afin de prendre rapidement un petit dejeuner dans une boulangerie française (et oui les croissants nous manquent au bout de 3 semaines 🙂). A notre retour, soit pas plus de 15 minutes après, plus de voiture 😮 !! On pense tout de suite à un vol mais en s'approchant de l'endroit où était censé nous attendre notre voiture, on remarque à ce moment-là qu'il est interdit de s'y garer excepté pour les trucks et véhicules de livraison.

On repère vite la moto crotte (petite voiturette) que conduit un patrouilleur des rues et après quelques explications il nous indique l'adresse de la fourrière...1h plus tard et delestés d'environ 250 $$ nous récupérons la voiture.

Bref, nous décidons de nous éloigner un peu du centre ville et partons vers le Presidio, parc très sympa qui conduit à Fort Point et au Golden Gate. Nous visitons Fort Point et allons faire des photos du pont à Fort Point lookout.

En début d'après midi, nous partons en direction du Sud de San Francisco afin de trouver des outlets, ce que nous trouverons pas...finalement on se rend à notre hotel et allons faire une reconnaissance du trajet vers l'aéroport car le départ est à 8h le lendemain matin. Sur le trajet nous admirons la brume dévorer les collines environnantes à une vitesse halucinante.



Alcatraz du Presidio, le Golden Gate, Fort Point

Envol de San Francisco le 1e Septembre tôt le matin...

Rendez vous en 2008 pour un trip "off the beaten tracks" !

Olivier & Malika
Yémen pratique (mars 2008) English translation pending
by Eversmile · 2008-03-24 · 27 replies
Quelques infos pratiques en vrac et a chaud ( c'est le cas de le dire; la fournaise est implacable a Sayun):

TRANSPORTS:

Sana'a

Sana'a-Manakha : 600 rials par personne en taxi collectif ( voitures peugeot "pijou" a l'arriere du Taj Sanaa Hotel qui est en face de la porte Bab Al Yemen, et qui transportent trois passagers a l'avant en comptant le conducteur, quatre dans la rangee du milieu puis trois a l'arriere. Si on veut occuper seul la place passager de devant, il faut payer pour deux places, donc double)

Minibus pour se rendre aux services de l'immigration en cas de besoin ( si on a obtenu qu'un mois de visa par exemple au lieu des 3 mois prevus... et qu'on veuille obtenir le fameux tampon), sensiblement au meme endroit. Il faut demander et se faire aider... Avec un mot ecrit en arabe avec la destination, ca facilite les choses...

Un peu plus loin derriere sur la grand route de l'autre cote du marche de qat, il y a des d'autres taxis collectifs pour Taizz, Ibb et autres destinations plus au Sud...

Pleins de "debab" ( minibus collectif ou l'on peut monter et descendre un peu n'importe ou sur le trajet, pour circuler en ville) mais pour le vieux Sana'a c'est marche a pied...

Djebel Shibam :

Manakha-Al Hajjarah: stop facile et vue vertigineuse

Sana'a-Thulla : 200/250 rials en taxi collectif. Il manquait un passager mais comme tout le monde souhaitait partir au plus tot pour echapper a la chaleur ecrasante, on a tous rajoute 50 rials pour couvrir le prix de la derniere place

Thulla-Hababa: 50 rials en taxi collectif

Entre Thulla-Hababa-Zakatine-Bokur, on peut circuler a pied si on a du courage (mais attention au caniard et au manque d'eau). Le stop marche bien. En alternant stop, marche a pied et taxi collectif, en partant de Thulla le matin on peut visiter Hababa-Zakatine et Bokur dans la meme journee sans probleme)

Shibam (Djebel)-Sana'a : 150 rials en taxi collectif

Hadramaout:

Al Mukhalla-Sayun : 2000 rials pour les deux places avant passagers (apprehendant la chaleur durant le trajet, j'ai pense que ce serait une bonne idee d'avoir un peu plus d'espace et me suis offert ce luxe. En fait, il y a eu pas mal de vent-et meme des petites tornades de poussiere sur notre passage donc meme a deux ce serait reste supportable, je presume. Traversee un peu longue et monotone jusqu'a ce qu'on atteigne le wadi)

Sayun-Shibam (Hadramaout) : 100/150 rials en taxi collectif

NOURRITURE:

Jus de fruit en canette : 50 rials Jus de mangue frais : le prix varie selon les endroits mais 200 rials environ (celui de la porte Bab al Yemen est excellent) On mange bien et bon marche dans la rue. Les kebabs de la petite place au coeur du vieux Sana'a sont bons et l'ambiance genre foodcourt populaire en plein air, bien sympa. Environ 250 rials le kebab si mes souvenirs sont exacts ( ne pas oublier de payer les petits pains au vendeur concerne). Le the a la menthe de Sana'a se laisse boire aussi sans resistance... A Al Mukhalla, j'ai tente le resto Al Khayyam, a deux pas de la mosquee sur la corniche ( Al Cornish) ou on sert du poisson ou des crevettes grilles... C'est beauuuucoup plus cher que dans les bouis-bouis de rue habituels; il ne paye pas de mine mais la cuisine est bonne. Compter environ 1300 rials pour une personne. Les jus de mangue sont bons la aussi.

On mange essentiellement, riz, pommes de terre, haricots, mouton, poulet... De la Salta ( un melange epice ocre ou vert fait de tomates ecrasees avec parfois du fromage ou autres ingredients indetermines, de larges galettes de pain cuites dans des fours en terre- comme les naans indiens au tandoor - et eventuellement du poisson... Donc pour les amateurs de fruits et de salades c'est un peu spartiate mais bon...

Bon, je dois en rester la pour le moment... c'est la pause qat... le cybercafe ferme ses portes comme tous les commerces entre 13H et 16H pour que tous ces messieurs puissent aller brouter du qat ensemble... lethargie generale garantie.

En esperant avoir ete utile...
Agence pour le Pantanal Sud et pour les Lençois (Brésil) English translation pending
by Orangasli · 2008-03-18 · 9 replies
Bonjour,

Malgré un ptit tour sur ce forum je trouve pas des infos précises à mes questions: Le PANTANAL: apparement le faire par le côté Nord est plus interessant et moins "attrape couillon" mais mon itinéraire me fait arrivé au sud vers campo grande... alors est-ce que vous auriez les infos sur une agence sérieuse pour 3-4j dans le pantanal par le SUD Les Lençois Je souhaiterais faire l'excursion en faisant le survol en avion (éventuellement?) mais surtout traverser en 4/4 de Fortaleza vers Sao Luis (pour reprendre le car à Sao Luis) et faire au passage les dunes et lacs laguna bonita + Jericocoa+ Caburé.. est ce que c'est possible et avec qu'elle agence? sinon est possible dans l'autre sens?

Merci d'avance pour vos réponses

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