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Voyage de deux semaines durant l'été: choisir la France ou l'Italie? English translation pending
by Stephanie67 · 2010-03-17 · 35 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce forum et je suis bien heureuse de l'avoir découvert ! J'espère que vous pourrez m'aider...

Nous souhaitons faire un voyage en Europe à l'été prochain. Nous sommes mon conjoint, ma fille de 12 ans et moi-même. Nous hésitons entre la France ou l'Italie. Notre but est de faire un voyage de découvertes principalement culturelles... Nous ne sommes jamais allé en Europe, nous avons peur d'être trop "boulimique" et de nous épuiser à vouloir tout voir...😮 Avez-vous des suggestions d'itinéraires à nous faire, pour l'un ou l'autre de ces pays ? Nous aimerions voir les principaux attraits touristiques évidemment. Est-ce préférable de cibler certaines régions ou d'y aller du nord au sud en tentant d'en voir le plus possible ? En France, nous ne voudrions pas passer à côté de Paris évidemment. Donc, le nord nous semble intéressant, mais le sud avec la côte d'Azur nous interpelle aussi beaucoup...🙂 En Italie, nous voudrions voir Rome et Venise, mais encore le sud et la côte Amalfitaine nous semble irrésistible... Notre dilemne est donc total !!! Nous sommes très conscients que nous devrons y aller plus qu'une fois (quel dommage...!!!)😉 mais quel est selon le vous le meilleur choix pour un premier séjour? Votre aide nous sûrement très précieuse et nous vous en remercions beaucoup !
Les chateaux de la Loire à vélo English translation pending
by KIN · 2008-01-13 · 27 replies
Bonjour Avec mon compagnon et ses 3 enfants (10, 12 et 16 ans) j'envisage de passer une semaine dans la région des châteaux de la Loire avec le vélo comme moyen de déplacement, et le train depuis Toulouse où nous habitons. Nous pensons louer un gite pour la semaine, et ce serait début juillet. Je suis preneuse de tout information. Merci Kin
Vélodyssée Royan - Arcachon avec un enfant English translation pending
by Lucie17 · 2018-06-26 · 57 replies
Bonjour

J ai pour projet de faire la portion royan arcachon fin juillet avec mon fils de 7 ans. C est une première pour nous. Je suis en train de découper le trajet ms je n arrive pas trop à savoir les distances à prévoir par jour. Par rapport à la où se situe les campings ça fait soit des étapes de 15 km soit de 30 du coup. Autant 15 km je me dis que ça va être un rythme cool d autant qu on a prévu la planche de surf, autant 30 ça me semble bc non ?

D autres personnes ont fait cette portion ?
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman) English translation pending
by Tomas3 · 2010-02-08 · 244 replies
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)

Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)

Mais, au fait, pourquoi cette destination?

aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...

Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..

Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...

Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Philippines: bons plans pour Palawan, Quezon et le Sud? English translation pending
by Tinae · 2007-11-12 · 10 replies
Nous allons ( après les Visayas en fev 2007) partir pour les Phils en janv-fev 08. Cette fois, nous allons nous diriger vers Coron et Palawan

je suis preneuse de toute info ( hebergements, même sommaires, balades, iles etc..) dans des lieux hors sentiers battus puisque nous aurons du temps i Je n'ai pas du tout d'infos sur Quezon et tout le Sud de Palawan et pourtant sur la carte je vois tellement d'iles!(Bugsuk, Bancalan, Balabac.......)

Merci pour tous les bons plans ou infos que vous voudrez bien me communiquer
Intérêt de ces villes en Andalousie et au Portugal? English translation pending
by Montreal4 · 2012-12-25 · 15 replies
😊 Je demeure à Montréal, Québec, Canada. Je suis allé en Europe à plusieurs occasions. Je compte retourné en Espagne et au Portugal au printemps 2013. Un voyage d'une quinzaine de jours. En Espagne, j'aimerais visité en particulier l'Andalousie (Séville, Courdoue, Grenade) et au Portugal (Lisbonne, Sintra, Cascais, Fatima, Porto). J'aimerais connaitre les commentaires de voyageurs qui ont visité ces villes. J'aime voyagé surtout pour l'aspect historique et les gens que l'on rencontre. Vos commentaires seront appréciés.
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017 English translation pending
by Jacou0109 · 2017-10-16 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 17 jours à Sifnos et Sérifos en septembre 2017

5/9 De l’Euro-airport de Mulhouse au Pirée

Le départ a été matinal mais en contrepartie nous arrivons à Athènes à 14h. A Athènes il fait beau temps, la température est agréable. Nous prenons le bus X96 qui nous mènera directement au Pirée, de l'arrêt Demotiko il ne nous faut pas plus de 15 mn à pied pour atteindre l’hôtel que nous avions réservé sur internet. Nous y déposons nos bagages, allons voir sur le port si on peut déjà acheter un billet pour demain mais tous les guichets sont fermés, en fait ils n’ouvrent en général qu’une heure avant le départ des ferries. Finalement nous allons nous promener le long de la mer en commençant notre balade par le port de plaisance où sont amarrés de superbes yachts, nous poussons ensuite par une belle promenade le long de la mer jusqu'au Microlimani, le deuxième petit port un peu plus à l’est où nous nous attablons pour nous désaltérer et grignoter quelques encas typiquement grecs. Retour dans notre secteur et excellent dîner chez « Street souvlaki » sur le port : toujours aussi bon et pas cher !

6/9 Du Pirée à Sifnos

En attendant le départ de notre ferry traditionnel à 14h nous allons nous balader sous un chaud soleil en direction de la place Karaiskaki, là nous tombons sur un petit marché près de la belle basilique moderne (l’Eglise grecque semble ne pas subir la crise !) qui donne sur la place Themistokleous. Vers 12h nous retournons à l'hôtel récupérer nos sacs et partons sur le port acheter nos billets chez Zanteferries, le bateau est déjà là et nous montons nous installer sur le pont supérieur à l’arrière sous les auvents. Bien que quittant le Pirée assez tardivement nous avons préférer prendre ces ferries traditionnels plutôt que les catamarans dans lesquels on est enfermés et secoués sans même avoir la possibilité de mettre le nez dehors. Ici sur ce ferry par contre le voyage prend tout son sens, de plus le temps est magnifique, ciel bleu et une petite brise marine agréable. Nous ferons escale à Kythnos, Serifos et enfin Sifnos que nous atteignons vers 20h15 (départ à 14h) soit 6h15 de traversée. A Kamares le bus de 20h30 ne nous ayant pas attendu, nous allons dîner dans une taverne au bord de la mer le long de la rue principale en attendant celui de 21h30: excellent dîner avec des spécialités grecques : frites de courgettes, boulettes de viande aux herbes. A 21h30 nous prenons enfin le bus qui nous laisse à Artemonas où nous attend, heureuse surprise, Kostas et son 4/4 qui en moins de 5 mn nous véhicule au sommet de la colline où sont situés nos studios à côté d’un moulin.

7/9 Balade d’Artemonas à Kastro, retour par Kato Peli

A 9h, Kostas, comme il nous l’avait promis hier soir, nous emmène avec sa voiture faire des courses au village, et nous ramène aux studios. Le petit-déjeuner avalé nous partons à pied en direction du village perché de Kastro. Pour y arriver nous suivons les fléchages du sentier qui nous mène d’abord vers la chapelle de Poulati qui domine la mer et nous permet d’apercevoir le village perché de Kastro au loin. Belle balade le long de la mer, sous un chaud soleil. Kastro, est un des plus vieux village de l’île, il est comme tout site défensif, perché sur une colline face à la mer. Les maisons serrées les unes contre les autres forment une muraille continue de temps en temps on voit que du matériel antique (colonnes, monument funéraire…) à été réemployé dans la construction des maisons. Nous descendons pour aller visiter la petite chapelle en bas de Kastro face à la mer, beau point de vue sur le site de Kastro. Nous allons ensuite nous baigner sur la petite plage coincée en bas du village puis retournons par un autre chemin assez raide en direction de Kato Peli et d’Artemonas. La montée est rude et le soleil tape fort, les boissons prises sur la terrasse d’une taverne à Artemonas seront les bienvenues.

Dans la soirée nous descendons pour aller voir de quoi il retourne au festival gastronomique qui se tient à Artemonas pour trois jours. Première surprise, l’entrée est libre et tous les stands offrent gratuitement de quoi boire et grignoter. Presque toutes îles cycladiques sont représentées et proposent leurs spécialités : toasts aux fèves, soupe de pois chiches, saucissons, salades avec des câpres, pâtisseries diverses et bien sûr du vin et des alcools. Trop fatigués pour attendre le spectacle qui ne démarre pas avant 23h nous remontons au moulin.

8/9 Balade autour de Cheronisos

Très beau lever de soleil vers 7h sur Paros et Antiparos. Nous prenons le bus local à 9h juste devant le moulin pour Cheronissos. Arrivé là nous allons nous promener vers le bout du bout de la presqu'île, Pat et moi descendons depuis la chapelle jusqu'au bout de la falaise, ici c’est le domaine des chèvres ! Nous retournons sur nos pas et retournons à Cheronissos. Nous continuons notre balade en empruntant le chemin qui mène jusqu'à la chapelle Agios Filippos au bord de la mer : on est là tout au bout sur la partie Nord-Ouest de Sifnos et le paysage est très beau. Retour sous un chaud soleil à Cheronissos, repas dans une taverne au bord de la plage puis retour en bus à Artemonas. Le soir nous redescendrons participer à la fête gastronomique, goûtant d’autres spécialités.

9/9 Balade vers les mines et Agios Sostis, visite d’Apollonia

Une fois de plus nous prenons le bus à 9h devant le moulin pour aller jusqu'au début du chemin qui mène aux mines d’Agios Sostis. Il faut rappeler que la plupart des destinations de l’île sont assez bien desservis par les bus locaux. La balade, facile et bien signalisée comme d’habitude descend vers la mer en traversant un milieu très minéral sur la fin peu avant d'arriver aux mines et au monastère : c’est un bel endroit isolé au bout d’un cap. Les mines très anciennes sont impressionnantes avec leurs grottes d’accès creusés dans la roche. Retour par le même chemin, on y croise des chèvres, seul animal capable de vivre dans cet environnement minéral. On continue par un chemin très agréable dans les oliviers puis on passe devant de vieux moulins en ruine avant d'arriver aux nôtres vers 13h, après 4h de ballade en tout. En fin de journée nous descendons au village pour découvrir les charmes d'Artemonas, d'Ano Petali et d'Apollonia. Si Artemonas et Ano Petali paraissent calmes et endormis, Apollonia la capitale de l'île est beaucoup plus touristique. Dans la petite rue piétonne qui grimpe vers l'église principale, les restaurants et bars succèdent aux magasins de souvenirs (bijoutiers, chausseurs, agences de voyages). Nous décidons d'aller manger dans un resto recommandé par le routard et dont la vue depuis le « roof garden » est superbe sur les environs et la mer au loin. Nous prenons des spécialités comme le mastelo, un ragout à base de viande d'agneau ou de chèvre marinée au vin rouge aux épices avec des patates. Retour à Artemonas et balade dégustation dans les allées du festival de la gastronomie, cette fois-ci nous avons pu goûter à d'excellentes pâtisseries à base de pâtes d'amandes parfumées à la mandarine. Patrick et moi, stoïques, attendront la fin des longs discours des multiples représentants des îles invitées pour apprécier à partir de 23h15 de la musique typique du coin avec un orchestre de 4 musiciens (bouzouki, violon, claviers et batterie) : c'est une musique très orientale à l'influence ottomane évidente au rythme lancinant dont les couplets sont répétés à l'infini. Les locaux de tous âges enchaînent les danses où tout le monde se tient par la main en tournant dans une grande ronde.

10/09 Nous quittons Artemonas pour Plati Gialos

Un peu avant midi Kostas nous emmène tous les 4 avec nos bagages jusqu'à la station de bus où nous en prenons un pour Plati Gialos, petite station balnéaire située au S-E de Sifnos. Là, Evdokia que nous avions prévenue par mail, nous attend avec sa voiture pour nous déposer devant notre studio à 10 mn à pied de la plage. C'est un petit bâtiment sur 2 niveaux avec 4 studios qui donnent sur une oliveraie et un peu plus loin sur la mer. Les chambres sont super propres et bien agencées avec tout le confort, seul le coin cuisine est minuscule et sans espace de travail. Ca ne nous empêche pas de préparer une grosse salade grecque avec force ouzo que nous prenons sur notre nouvelle terrasse. Un peu plus tard nous partons nous baigner sur la plage de Plati puis allons dîner de spécialités locales dans un bon restaurant (Nero & Alaty) : figues rôties aux amandes et à la panceta, boulettes de pois chiches, des calamars frits et d’excellentes pommes de terre frites aux herbes.

11/09 Balade vers Chryssopigi

Le beau temps continu et on ne se pose même plus la question de savoir quel temps il fera le lendemain ! Nous partons en balade en direction du village de Plati puis nous grimpons sur la crête en direction de la « white tower » (ruine d’une tour) et redescendons vers l'église de Chryssopigi joliment située sur une presqu'île : l’intérieur révèle de magnifiques fresques ainsi que de belles icônes. Nous continuons à pied le long de la côte jusqu'au petit port de Faros, en passant nous avons repéré une belle petite plage, celle d’Apokofto, avec son resto et sa belle terrasse ombragée par des tamaris. Visite de Faros puis retour à la plage d’Apokofto, baignade puis excellent déjeuner à la taberna.

12/9 Balade en direction de Vathy par la chapelle de Profitis Ilias

Derrière notre maison démarre le sentier qui grimpe dure (260m de dénivelé en très peu de temps) en direction de la chapelle Profitis Ilias d’où se découvre un superbe panorama sur toute cette partie de l’île. Puis le chemin descend d'abord régulièrement puis de façon plus raide dans des éboulis assez pénibles à traverser vers Vathy, petite station balnéaire bien nichée dans sa baie. La mer est agitée et un vent fort souffle, le passage le long de la plage est inondé par les vagues poussées par le vent. Visite de la belle église de Taxiarchis et de sa belle iconostase. Retour en haut du village puis nous revenons sur Plati Gialos en faisant un détour par le massif du Kondou en passant par la baie de Fikiada et les maisons de Mousia. le chemin plus long est très agréable. La balade aura dure environ 5h. Retour au studio Evdokia notre soif est telle que Pat va aller faire un détour jusqu’au village pour aller acheter des bières bien fraîches, récompense très appréciée aprsè ces 5h sous un soleil sans pitié ! Déjeuner de salades grecques et de croquettes au fromage. Vers 20h nous descendons dîner une 3eme fois chez Nero, toujours aussi bons avec des spécialités comme : purée de fèves lentilles ? Avec des oignons caramélisés, salade d'aubergines, croquettes de fromages,

13/09 Nous quittons Sifnos pour Sérifos

Nos sacs sont vite rangés, le frère d’Evdokia nous amène en voiture à la station de bus, d'où part à 10h30 le bus pour Kamares, à 11h nous sommes à Artemonas puis repartons directement dans un autre bus pour le port de Kamares. Comme nous avons du temps de libre nous nous promenons dans ce petit port puis allons déjeuner (bien) chez « O Simos » sur le port. Le ferry est à l’heure et à 14h10 nous larguons les amarres pour Sérifos où nous arriverons 50 mn plus tard à Livadia le port principal. Spyros, qui gère cet appartement, nous attend avec sa voiture au port et nous emmène à l'appartement que nous avions réservé sur le net : situé sur une colline, il domine la plage et le quartier de Livadakia. C’est un superbe appartement sur deux niveaux avec à chaque étage une chambre à coucher avec sa salle de bains, ses toilettes ainsi qu’une terrasse dont la vue s’étend sur toute la baie et l’île de Sifnos au loin.

14/09 Baignade à Livadakia et découverte de Chora

Ce matin nous allons nous baigner sur la belle plage ombragée de Livadakia proche de notre studio : la mer est chaude calme, la plage de sable est agréable, les tamaris bienvenus pour éviter les coups de soleil, quant aux estivants on ne peut pas dire que l’on se bouscule. En fin d’après-midi nous prenons le bus pour Chora, la vieille ville perchée sur on éperon rocheux et qui domine tout le paysage. Nous retrouvons ici cette caractéristique de ces villages perchés cycladiques aux maisons en forme de cubes d’un blanc étincelant qui nous aveugle sous le soleil. Les ruelles sont très étroites et se faufilent entre les maisons escaladant le rocher jusqu’au sommet où se trouve des chapelles et les restes ruinés d’un ancien château, le Kastro. De là haut le panorama est époustouflant. Le seul endroit a peu près plat du village est occupé par la petite place « plateia » typique qui regroupe la mairie, l’église et de nombreux bars et restaurants. Nous redescendons à Livadakia en empruntant le sentier en escaliers qui dévalle la colline jusqu’à la mer. Diner chez Stomatis (papoutzakia d'aubergines, ragoût de porc, etc. très bonne cuisine).

15/9 Balade vers le village de Kallitsos

Levé matinal pour prendre le bus de 8h pour Chora : le bus est plein d'écoliers qui vont visiter le musée de Chora. Départ depuis Chora pour la balade qui doit nous mener à Kallitsos. Les débuts sont un peu laborieux car les panneaux sont rares et les rues nombreuses ! Finalement après nous être renseignés nous empruntons un autre chemin pas très bien tracé et qui nous mène jusqu'à un vieux pont, mais notre sentier s’arrête là. Après avoir consulté la carte, nous rebroussons chemin et empruntons une piste large qui descend vers une chapelle où nous retrouvons le vrai chemin signalisé. Arrivés à la chapelle de Stavros, un groupe de pèlerins venu fêter St Stavros nous invitent à partager avec eux nourriture et boissons, c’est sympathique et convivial puis nous reprenons le chemin vers Kallitsos accompagnés par une habitante de Kallitsos. Arriver sur place elle va nous inviter chez elle à boire un verre d'eau mélangé à du sirop de cerise, et un ami proche va même nous proposer de nous ramener à Livadia. Déjeuner au studio, plage et diner le soir de « giropitas » chez Markos le long de la plage.

16/9 En voiture jusqu’à Mega Livadi

Ici à Sérifos, le réseau de bus est très limité et les horaires peu pratiques, il est vrai que nous avons dépassé la mi-septembre et sommes en basse saison. C’est pourquoi nous avons décidé de louer une voiture pour les jours qu’il nous reste à passer ici. Ce matin nous sommes retournés sur la plage de Livadakia jusqu'à midi. L’après-midi nous sommes partis en voiture jusqu'à Mega Livadi, en direction de l’Ouest de l’île. Dès que l’on quitte Livadia on se retrouve dans une partie de l’île relativement désertique, avec très peu d’habitations en dehors de quelques implantations touristiques au bord des belles baies de Kato Ambeli et de Koutalas. Mega Livadi a été dans le passé une cité minière prospère mais dont il ne reste aujourd’hui que des ruines et des friches. Les montagnes environnantes ont toutes été exploitées et trouées comme du gruyère. Une révolte ouvrière avec grève pour obtenir de meilleures conditions de travail a été écrasée dans le sang en 1916 et on imagine les conditions de travail dans ces mines ! Retour à Livadi, ce soir nous dînons diner chez Margarita : Margarita tient un restaurant grec populaire tout au bout de la plage de Livadi : elle y sert des plats typiques et choses rare aujourd’hui en Grèce elle nous invite, comme au bon vieux temps, à aller choisir de visu à la cuisine les plats qui mijotent tranquillement. La cuisine est bonne et les prix très doux !

17/9 Changement de studios et balade en voiture vers la baie de Sikamia

Soleil radieux, la plage de Livadakia nous « tend ses bras », difficile de résister ! A midi faisons le check out avec Spyros puis le check in avec Indigo se révèle bien plus compliqué : en effet l’appartement que nous avions réservé et situé sur la montée vers Chora n’est plus disponible pour des problèmes de canalisations bouchées. On nous propose alors une autre maison qui ne nous convient pas, finalement nous acceptons de prendre deux studios en ville tout près de la plage de Livadi. Ils disposent de tout le confort et d’une belle terrasse donnant sur un jardin.

En attendant que les studios soient prêts nous prenons la voiture pour aller dans la direction de la baie de Sikamia tout au Nord à l’opposé de Livadi. La route très sinueuse passe en quelques km de 400m d’altitude au niveau de la mer. Une petite ballade permet depuis la plage d’aller rejoindre la chapelle d’Agios Georgios plantée là tout au bout d’une péninsule face à la mer. Nous retournons à la plage nous baigner puis allons désaltérer à la seule taberna du coin. Dîner sur la plage de Livadi chez Markos.

18/9 Visite du monastère de Taxiarches et de la baie de Plati Yialos

Après avoir fait quelques courses alimentaires en ville, nous allons nous baigner, une fois de plus à Livadakia. Déjeuner à l'appartement, puis départ en voiture pour le monastère de Taxiarches en passant par Kallistos. C’est un site extraordinaire du XVe siècle qui consiste en une église entièrement enfermée dans une muraille quadrangulaire haute de plus de 10m avec très peu d'ouvertures sur l’extérieur et toute blanche. Dans l’enceinte ont été aménagées les cellules des moines et les espaces communs, comme celui destiné à moudre la farine. L’église renferme de magnifiques icônes, un trône épiscopal en bois sculpté et une superbe iconostase en marbre et bois. C’est grâce au prêtre Makarios, présent sur place que nous avons pu visiter ce monastère. Nous quittons le monastère et empruntons une petite route qui descend en direction de la baie isolée d'Agios Gialos. Arrêt photos et buvette dans ce bout du monde où nous étions à cette heure les seuls touristes.

19/9 Balade à pied depuis Chora jusqu’à Gyftika

Levé matinal pour ne pas trop souffrir de la chaleur à 6h45. Départ en voiture pour Chora, le soleil se lève à peine, nous nous garons près des 3 moulins en haut du village là où justement démarre le sentier n°2 qui monte jusqu'à Gyftika. C’est un superbe chemin dallé qui à l’origine permettait aux mineurs d’accéder aux mines puis d’amener le minerai au port de Sérifos. Du sentier on jouit d’une vue époustouflante sur Chora, la mer, Livadia et les îles aux alentours. Nous atteignons la route goudronnée et continuons sur le chemin n° 4 en direction du Nord vers la chapelle Ag. Basileios et nous nous arrêtons sur la ligne de crête qui nous permet de voir la mer de l'autre côté vers Sikamia. Retour par le même chemin (durée totale 2h30). Descente en voiture à Livadia, baignade à Livadakia, déjeuner à l’appartement. dîner chez Stomatis.

20/9 De Sérifos au Pirée en ferry

Dernier jour à Sérifos, ciel un peu couvert, rafales de vent mais 1h plus tard sur la plage de Livadakia tout est rentré dans l’ordre ! Après avoir récupéré nos affaires et rendu la voiture chez le loueur, nous quittons Sérifos avec le ferry de Zanteferries à15h10.

Traversée agréable sur le Dionissos, nous arrivons au port du Pirée à 20h. Nous prenons un taxi qui va nous conduire à notre appartement situé dans le quartier Papagos où nous sommes attendus ayant prévenus de notre arrivée. Bel appartement avec tout le confort, même un balcon donnant sur un jardin intérieur. Seul bémol, la 2me chambre à coucher se trouve être le salon avec un convertible au matelas un peu affaissé. Nous dînons des tiropittas achetés à Sérifos.

21/9 d’Athènes à CDG puis à l’Euro-airport de Mulhouse

Nous avons la matinée devant nous et en profitons pour aller nous promener en direction du quartier de Plaka à Athènes que nous n’avions pas revu depuis quelque temps. Nous prenons le métro à la station Panormou jusqu’à Monastiraki. A cette heure matinale le quartier est calme et bénéficie d’un bel éclairage matinal. Nous nous dirigeons ensuite vers les halles couvertes et le marché de fruits et légumes d’Athènes : odeurs, couleurs, cris des marchands qui hèlent le chaland. Nous reprenons le métro à Syntagma et prenons notre dernier repas grec dans un petit restaurant sympathique près de notre appartement.

Départ en taxi en 35 mn jusqu’à l’aéroport. Décollage à 17h30, transit bousculé et à l’arrache à Roissy : nous n’avions que 15 mn entre la sortie de l’appareil le transfert par navette du 2F au 2G et la fin de l’embarquement. A 3 mn près c’était râpé, tout le monde était déjà dans l’avion il ne manquait que nous. Fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 16 nuits sur place: 2245 €

Avion : 386 € Transports : 425 € Logement (moyenne de 53€/nuit): 847 € Nourriture 511 € Divers76 €

Nos impressions de voyage

Une fois de plus nous avons été impressionnés par l’aridité de ces îles et la sècheresse qui affecte sérieusement les arbres et les plantes. Le passé minier de ces îles, encore bien visible aujourd’hui, confirme la prédominance du minéral sur le végétal. Les nombreux murs de pierre témoignent de l’énorme travail réalisé par les anciens pour rendre la terre cultivable et pour empêcher les ovins et les caprins de prendre la poudre d’escampette.

On se demande de quoi vivraient les habitants sans le tourisme. La crise est aussi passée par là, on peut voir des ensembles immobiliers à vocation touristique arrêtés dont seules émergent les structures portantes en béton. Quand on fait ses courses au supermarché la vie parait bien chère puisque le coût des produits est quasi le même qu’en France, alors que le niveau de vie est nettement plus bas. Nous avons, bien évidemment aussi apprécié la gastronomie de ses îles et la variété des plats goûtés. Une mention spéciale pour l’hospitalité et la gentillesse des îliens que nous avons croisés et qui nous ont témoigné par leurs attentions le plaisir qu’ils avaient eu à nous rencontrer.

Sifnos : Nous avons beaucoup aimé Sifnos : d’une part on peut y randonner facilement compte tenu des nombreux sentiers très bien balisés (19), l’île présente plusieurs intérêts artistiques et culturels (églises, ruines médiévales ou antiques). Un réseau de bus varié et bien cadencé même début septembre. De nombreuses et belles plages, petites ou grandes, sableuses ou de galets. Des villages agréables et vivants comme Apollonia, Artemonas, Kamares, ou Kastro.

Sérifos : par comparaison, cette île nous a paru plus déserte, moins développée. A l’exception de Livadia il n’y a pas vraiment de villages, mais plutôt des hameaux. La randonnée y est un peu plus aléatoire qu’à Sifnos même si de gros efforts de signalisation ont été réalisés. On y trouve comme à Sifnos, de belles plages variées, ainsi qu’un patrimoine culturel et architectural notable avec le site exceptionnel de Chora et le monastère des Taxiarches.

Les photos de ce voyage sont visibles en suivant ce lien vers Google Photos :

https://photos.app.goo.gl/io6E6LdoWIlcgoGA3

NB : Pour voir les légendes il faut visionner l'album image par image et activer le logo « i » en haut à droite.
Le Vietnam en février English translation pending
by Viovio2 · 2017-12-05 · 29 replies
Bonjour, On se laisserait volontiers tenter par un voyage de 2 semaines au Vietnam. Mais en février, est-ce le bon moment ? Et où aller dans ce cas ? Merci à ceux qui voudront bien nous conseiller.
Avis sur circuit d'une semaine en Slovénie en août English translation pending
by Deedou · 2007-07-09 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterai avoir votre avis sur notre circuit élaboré grâce à vos contributions sur VF, au Petit Fûté et à la carte incontournable du pays... Nous souhaitons découvrir les lieux incontournables (ouest du pays) et profiter des activités "de nature" à savoir surtout la pêche (truite). Le circuit proposé contient un jour "de trop" dans le sens où nous arrivons un dimanche et repartons un dimanche... Seulement, malgré les courtes distances et en raison du détour nécessaire pour aller de Bohinj à la haute vallée de la Soca (on ne va pas faire la grimpette des montagnes avec notre voiture sur le dos ! 🤪😛), je ne vois pas comment faire + court et profiter du pays. Si vous avez des bonnes adresses de logement et/ou de restaus et domaines viticoles, je suis toute ouïe !

Jour 1 : Arrivée 11h30 à l'aéroport (prise du véhicule) > départ pour Bled - NUIT à Bled Jour 2 : Visite de Bled > Bohinj - NUIT à Bohinj Idée d'hébergement : Pri Andreju. Au pied du mont Studor, au n°31 - (04) 572 35 09 Jour 3 : Journée Parc National du Triglav - NUIT à Bohinj Jour 4 : Route vers la haute vallée de la Soca en passant par le col de Vrsic > NUIT à Soca Jour 5 : Vallée de la Soca (pêche, activités ludo-aquatiques) > NUIT à Kojsko Idée d'hébergement : Roman Stekar. Snezatno 26 - (05) 304 65 40. www.stekar.si - stekar@amis.net Jour 6 : Route vers Lipica / visite > NUIT à Piran Jour 7 : Visite de la côte > Postojna > Idrija > Skopja Loka > NUIT à Ljubljana (dépose du véhicule) Jour 8 : Visite de Ljubljana Jour 9 : Départ pour Marseille

J'ai trouvé pas mal de suggestions de visites sur VF en sus de mon itinéraire, merci de vos avis (y aller, trop loin, bof, pas bof... : - Izola (restau sur le port, j'ai noté) - Région karstique : grottes de Postojna, grottes de Postojnska Jame, grottes Škocjanske Jame (une préférence ?... on aime pas la foule...🤪) - Kranj - Région de Kocevje (limite Croatie)pour la faune sauvage (ours bruns) - Velenje avec son château - Plaine du lac temporaire de Cerknica - Forêts de Kocevski Rog entre Kocevje et Novo Mesto. Ours autour du mont Sneznik (entre Postojna et la Croatie) et dans les Kocevski Rog - Celje, - Maribor, - Ptuj - Ljubljana : resto à poissons le long de la rivière dans les arcades du marché Quelques endroits sympathiques : * le bar "Makalonca" accessible du quai Hribarjevo nabrezje, prés du pont triple, l'endroit le plus tranquille pour se désaltérer dans cette ville ; * un bar intéressant pour les cocktails, le Pr'skelet, à coté des trois ponts, tu payes un cocktail, il t'en apporte deux. * les centres culturels & artistiques "Metelkova", le long de la rue du même nom (l'entrée est boulevard Masarykova), ancien squat reconverti, et le "KUD", plus au sud rue Karunova, qui organise un pur festival pendant tout le mois d'aout (
http://www.kud-fp.si/trnfest), avec des expositions permanentes des concerts projections etc. ... * parc "Tivoli", bien grand et reposant comme il faut, avec un château au centre des belles allées et pelouses

Par ailleurs, j'ai cru comprendre que se garer à Piran c'est comme se garer à St Tropez... quelqu'un aurait-il une astuce ?

Merci à tous ! 😉
Europe de l'Est du 1er au 19 février 2007 English translation pending
by Jufromfrance · 2006-11-01 · 9 replies
Bonjour vous, je pars faire un semestre en Pologne mi-fevrier... avant ça je voudrais me faire un trip "Vienne-Prague-Berlin" (entre le 01 et le 19 fevrier)... si vous avez des bons plans je suis preneur... après yorai aussi un trip "Saint Pertersbourg-Moscou-Kiev-Budapest" (pas de date encore)...

Tous vos plans m'interesse, meme s'ils ne concernent qu'une de ces villes.

Merci

A bientot😉
Récit de mon séjour à Washington en août 2012 English translation pending
by Elyzabeth · 2013-08-04 · 2 replies
Bonjour à tous.

Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.

En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.

Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.

Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…

Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.

JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012

Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.

L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.

10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.

Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.

On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....

Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.

En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.

Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.

Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.

Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.

Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..

Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.

Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….

Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !

Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !

Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.

Demain : réveil à 7 h.

JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012

J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.

Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..

Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.

J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.

La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.

Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.

Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).

Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …

Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.

Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.

Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.

Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.

Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.

Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.

J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….

On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…

Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.

Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.

Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.

Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.

Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.

A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….

JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012

Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.

La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….

J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….

Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.

Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….

Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.

Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.

Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….

Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.

Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.

Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.

Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….

Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…

Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.

Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.

Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….

Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….

Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.

JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012

Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.

Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.

Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.

Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.

Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.

Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.

Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.

En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.

Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.

Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.

Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!

JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012

Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.

C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…

Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).

Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.

Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.

Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.

Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….

Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.

Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.

Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.

Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.

Une fois de plus, ce fut une belle journée.

JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012

Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…

Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)

Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.

J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.

Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.

En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.

Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,

Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....

Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.

Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.

Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012

Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.

Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.

Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.

Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.

Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.

En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.

Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…

Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.

Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.

Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.

Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.

Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.

Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...

J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...

Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.

Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous

JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012

Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.

Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.

Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...

Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.

Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.

En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.

Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.

De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …

Ce fut encore une journée bien agréable.

JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012

Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…

Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...

Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.

Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.

Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...

Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…

Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.

Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.

Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.

Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....

Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.

Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…

JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....

Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.

C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.

Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.

Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??

Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Northern Chile, Andean impressions.
by Attila · 2024-12-02 · 161 replies
Alright, this year, we're heading back to South America!

The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.

Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.

So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!

Not to Argentina, though...

Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!

In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.

Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.

Is the suitcase packed with all-season clothes?

Are the driver’s license and passport ready?

Bank cards and a few euros too?

Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!



--/--

To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!

1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco

2- Around San Pedro



3- From San Pedro to Cariquima



4- From Cariquima to Putre



5 - From Putre to Arica



Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Nord-ouest Pacifique US, 4 semaines au soleil English translation pending
by Sissi57 · 2017-09-12 · 119 replies
Nous sommes le 27 juillet, on se lève très tôt, le vol est à 7h05, et on a tout ce qu'il faut dans les bagages: parapluies, chaussures qui résistent aux intempéries ( 2 paires chacun, c'est plus sûr), les vestes coupe-vent, et on s'est formaté le moral pour ne pas déprimer à la première et inévitable goutte d'eau, vu la destination..... En parlant de destination le premier vol est pour Istambul. La logique géographique n'est pas imparable, mais c'est une logique économique: nous avons eu 2 billets aller-retour Genève -San Francisco pour un petit plus que le prix d'un seul billet sur les autres compagnies aériennes. Nous avions déjà volé sur Turkish Airlines et apprécié les repas. Par contre l'annonce de l'interdiction des appareils électroniques en cabine avait quelque peu douché notre enthousiasme. Heureusement la mesure est levée le 5 juillet. Vol sans souci pour Istambul, mais après l'atterrissage on attend longtemps avant d'avoir un stationnement, qui plus est sur la piste, donc transfert en bus pour l'aérogare. Tout cela grignote lentement mais sûrement notre temps d'escale, que je trouvais un peu juste, et bien sûr, cerise sur le loukoum, la porte pour le vol de San Francisco est à l'autre bout de l'aéroport. On se fait donc un bon jogging et on arrive dans les temps pour le questionnaire, assez bref finalement, et une fouille de mon bagage de cabine. Au bout du compte on décollera avec presque une heure de retard. Bons repas à bord, mais c'est quand même long, 12h de vol. Il fait beau à San Francisco quand nous atterrissons en fin d'après midi. La queue à l'immigration est looooongue, on y passe un peu plus d'une heure, mais quand on arrive aux tapis roulants pour les bagages, ils sont juste en train de commencer à arriver. Ouf, les 2 valises sont là.Ensuite on embarque dans le train qui dessert les terminaux et les loueurs de voiture et nous allons chez Hertz récupérer la voiture louée pour les 3 prochains jours. On branche le GPS sur l'Iphone et hop, dans les embouteillages.



Nous nous rendons à Berkeley, où nous avons loué un petit appartement via AirBnB,



c'est très bien et on se couche assez rapidement, après avoir averti notre fille que nous sommes bien arrivés à 3 miles de chez elle.

28 juillet

Brouillard le matin, ce qui ne constitue pas une grande surprise dans la région. Comme c'est vendredi, notre fille et son mari travaillent, nous allons nous occuper tous seuls. On commence la journée par un bon breakfast dans un diner , Betty's Oceanside diner. La suite du programme est de faire autant que possible le trajet de la 49 mile drive. La voiture nous emmène par l'Oakland Bay bridge et nous nous arrêtons au gré de nos envies. Nous connaissons déjà San Francisco et n'avons pas de plan de visite particulier, en dehors de suivre plus ou moins cet itinéraire. Le temps ne s'améliore pas très vite et lorsque nous arrivons à Twin Peaks c'est brouillard et vent , un beau temps de novembre.Ce n'est pas mieux vers le Golden Gate Il fera finalement beau dans l'après midi.



Le soir nous retrouvons notre fille et son mari chez elle.

Le samedi 29.7 et le dimanche 30.7 seront consacrés à des activités en famille, avec une excursion à Point Reyes, une balade à pied à travers le campus de l'Université et sur les hauteurs de Berkeley.
Budget repas à Paris? English translation pending
by NikoTico · 2009-03-29 · 15 replies
Je suis à planifier une petite semaine à Paris (premier séjour 🙂🙂🙂).

Je n'ai vraiment aucune notion des prix pour les restaurants. Nous aimons la cuisine simple de tous les jours - pas de "grands" restaurants mais plutôt de petits bistros sympas (terrasses).

Combien devrais-je prévoir pour nos 3 repas par jour?

Merci beaucoup pour vos conseils.
Sept jours à Paris English translation pending
by LilyCan · 2007-09-09 · 25 replies
Bonjour à tous, J'ai recherché sur le forum les réponses à mes questions, mais il m'en reste encore beaucoup. Alors, je fais une discussion pour obtenir les réponses qu'il me manquent. Je sais que je vais passer pour une parano avec toutes ces questions, mais je veux être préparée. Mon deuxième voyage va surement être moins stressant, mais comme c'est la première fois que je sors de mon Canada natal pour aller dans une aussi grande ville, je panique un peu. Merci de votre aide.

Contexte Je suis une étudiante de Montréal qui fera mon premier voyage à l'étranger (Paris) au début du mois d'octobre 2007 et j'y serai pour 7 jours. Donc, je suis un peu cassée (budget maximum 1500$ can) et également un peu stressée et craintive. Mon copain sera aussi sur place, mais il y travaillera (Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie - Site Pitié-Salpétrière-13e). Je visiterai donc généralement seule et resterai probablement seule.

Avion Air transat c'est bien comme compagnie? Des surprises m'attendent-elles? J'ai pensé à Zoom aussi, mais plusieurs semblent avoir eu des mésaventures avec cette compagnie. Il y a environ une soixantaine de dollars de différence entre les deux compagnies pour un aller-retour. Aussi, me conseillez vous d'acheter le billet immédiatement ou de prendre une chance et attendre à la dernière minute? Est-ce que les prix de dernière minute vallent vraiment la peine?

Aéroport Pour se rendre de CDG jusqu'au 13e arrondissement, c'est difficile? Comment est-ce que je fais? Je sais que des réponses ont déjà été données à cette questions, mais je n'y comprend rien. Même sur le site de transport en commun de la ville ce n'est pas très claire. Si vous pouviez me l'expliquer clairement, j'apprécieraie.

Sécurité Je demeure à Montréal, donc dans une grande ville quand même. Est-ce que Paris est comparable? Puis-je me promener avec un sac à main et un sac à dos? Dois-je porter une ceinture avec mes billets sous mes vêtements? Vais-je me faire agresser et dépouiller en public? En passant, je n'ai pas l'intension de sortir seule le soir.

Métro Je le prend régulièrement chez moi. Est-ce qu'il est semblable à celui de Paris? Comment fonctionne les lignes (numéros ou couleurs, vers une direction ou est-ouest/nord-sud)? Dois prendre une carte particulière ou seulement des billets individuels (je ne sortirai pas dans les banlieues, mais je veux tout visiter)? Y-a-t'il beaucoup de vol dans le métro?

Hébergement J'ai deux idées pour me loger. Il y a le CISP Kellermann dans le 13e. Quelqu'un y est allé? Comment avez-vous trouvé ce lieu? Je ne trouve aucun commentaire sur l'Internet au sujet de cette hostel. Aussi, sur Homelidays, j'ai déniché un studio dans le 13e (480$ can/ sem). Est-ce que c'est dans les prix? J'ai un peu peur de me faire avoir par ce site. Quelqu'un l'a essayé? Me conseillez-vous autre chose? Je veux que ce soit propre, pas cher, sécuritaire, je souhaite être seule dans une chambre et avoir une salle de bain individuelle (WC) mais pas nécessairement grand (j'y passerai seulement la nuit).

Météo Quel temps fait-il au début du mois d'octobre? Manteau d'hiver, manteau d'été, imperméable, etc.? Je ne peux pas apporter beaucoup de baggage avec un vol économique.

Eau Puis-je boire l'eau du robinet ou dois-je l'acheter en bouteille?

Guichets automatiques (machine pour retirer de l'argent de mon compte de banque) Y en a-t'il? Quels sont les frais? Est-ce que l'argent va être retiré en Euros ou en dollars? Est-ce que c'est facile de trouver des bureau de change?

À voir et où manger Que dois-je voire à tout prix? L'open tour pour commencer est-ce que c'est bien? Que puis-je voir de sensas pour pas cher (mon copain n'a pa un sous)? Où me conseillez-vous de manger pour pas cher (mais propre et bon) dans le 13e?

Tout autres conseils Que pouvez vous me dire sur Paris que je n'ai pas pensé vous demander?

Un gros merci encore à tous ceux qui peuvent me fournir une ou des réponses. Merci de votre temps!!!
Inside South Africa
by Voyajou · 2016-10-30 · 212 replies
Inside South Africa

The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.

* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.

* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *

You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa

What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *

Meeting in the township.



Since a cover is needed (in black and white)...
Mes deux belles semaines au Japon English translation pending
by Gnou75 · 2009-11-23 · 119 replies
Bonjour tous,

Il y a quelques mois je revenais émerveillé par les paysages gigantesques de l'ouest américain. J'avais fait un carnet de voyage pour faire partager ce périple qui m'avait tant plu. Hier je suis rentré du Japon, où j'ai eu la chance de pouvoir rester un peu plus de deux semaines au total dans la cadre de mon travail puis de rajouts touristiques puisque j'étais sur place... Un voyage fantastique, si différent du précédent, un voyage où j'ai été charmé par la beauté des paysages sous les couleurs d'automne, par l'histoire du pays dont témoignent les temples et sanctuaires shintoistes et boudhistes et surtout par la culture si différente de la nôtre. Frappante dans le Kyoto historique mais tout autant dans le Tokyo qui grouille de monde et de modernité, organisation parfaite et pourtant si loin de celle de l'occident.

Au Japon, rien ne nous ressemble, ce qui n'a fait que me ravir chaque jour, chaque petit instant au gré des découvertes et de rencontres géniales allant d'autres voyageurs australiens ou espagnols jusqu'au vieux japonais de 85ans qui pète le feu et qui tient son restaurant de viande de Kobé en plein centre de Kyoto, prêt à vous témoigner dans un excellent anglais tant de merveilleux détails de son histoire.

Je voudrais donc vous faire partager cet heureux voyage même si je me rends compte devant mon écran, que malgré mes quelques notes prises le long du voyage il va m'être très difficile de transmettre ce que j'ai pu ressentir. C'est fort, c'est là, on voudrait tout pouvoir témoigner. Partager ce sourire des deux semaines écoulées.

En espérant que ce message incitera ceux qui ne connaissent pas à faire un tour au pays du soleil levant et pour ceux qui connaissent déjà ... que mon récit et mes photos ne seront pas trop celles du touriste classique déjà vues et revues maintes fois... :-)

Je ne pourrai pas tout raconter en une seule fois, je vais plutôt essayer d’en rajouter un peu chaque jour… A bientôt, ici ou là.

- -- Circuit effectué :

J0 : départ paris 13h40 le vendredi 06 Novembre. J1 : arrivée 9h15 le samedi 07/11 à Osaka, voyage train Hiroshima puis ferry pour Miyajima arrivée vers 15h, début visite de l’île puis nuit Miyajima. (Ryokan) J2 : visite Miyajima puis retour soirée sur Hiroshima, nuit Hiroshima. (hôtel) J3 : Hiroshima conf (hôtel) J4 : Hiroshima conf puis Onomichi après midi, arrivée Kurashiki en soirée (hôtel) J5 : Kurashiki matinée, puis retour Hiroshima conf (hôtel) J6 : Hiroshima conf, départ après midi et nuit Kyoto (Ryokan) J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J9 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J10 : visite Nara depuis Kyoto, retour par temple Byodo-in à Uji et nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J11 : départ tôt pour visite Kisofukushima, nuit sur place (Ryokan moderne) J12 : départ tôt pour Tokyo avec visites en route de Narai et Matsumoto, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J13 : Journée Nikko en A/R depuis Tokyo (1h40*2), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J14 : visite Tokyo (Asakusa), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J15 : Visite Tokyo, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J16 : départ de Tokyo pour Tokyo Narita avec départ 12h45 et retour France 17h.

Moyens de transport : Avion Paris/Osaka puis Tokyo/Paris, dans le pays par train (JR Pass 14jours).

Le trajet sur googlemaps:

http://maps.google.fr/...&ie=UTF8&z=7

- --

Miyajima

Le voyage était long et éprouvant mais j’avais décidé avec mon compère de voyage de première semaine d’aller directement rejoindre l'île de Miyajima plutôt que de rester sur Hiroshima où nous étions là pour des conférences pendant une semaine. Bonne décision au final, motivée par plusieurs voyageurs sur ce même forum avec toujours autant d’excellents conseils, merci à eux et en particulier à Calamity Gin…

Premier train shinkansen, premiers regards sur le Japon, le plaisir et la soif de découvertes sont déjà là...



Arrivée donc à Miyajima, la tête en vrac encore emplie de grisaille parisienne et puis voilà, extra, directement au coeur de ce qu'allaient être ces deux belles semaines, au Japon, loin de tout. Un temps merveilleux, les vieux volcans éteints entourés d’eau, peu de monde, des superbes temples dont le grand Daishoin et puis bien sûr le célèbre Tori les pieds dans l’eau à marée haute qui garde l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima. Miyajima, île féérique.

Nous y sommes restés un jour et une nuit, si bien qu’on a pu profiter du calme du soir et du petit matin, que nous avons fait la petite randonnée qui monte au Mont Mizen le plus haut point de l’île sans emprunter le téléphérique du pressé ou du fainéant, que nous avons expérimenté un Ryokan extra aussi bien dans l’accueil que dans la qualité de la cuisine typique japonaise au diner et au petit déjeuner (Ryokan Kawaguchi) ...

Avec un peu de recul maintenant, un tel début de voyage était juste parfait, j'étais directement immergé dans cet inconnu si bien que mes deux semaines ne se sont pas envolées trop rapidement.

L'arrivée sur l'île en ferry...





Arrivée ponctuée par les frasques d'un daim (de nombreux sur l'île et absolument pas peureux) qui vient manger ma feuille avec le nom du Ryokan réservé, bonne idée pour le trouver ensuite!



Puis c'est parti pour notre premier contact avec le sanctuaire d'Itsukushima, la pagode, le tori :



Le fameux Tori, avec l'homme japonais en costard seul face à l'infini...



Le couple japonais, face à la mer intérieure paisible



Le Tori au coucher du soleil...



Pardon pour ce doublon mais comme c'est beau normalement on ne s'en lasse pas :-)



Un détour à notre Ryokan où nous resterons diner, cuisine excellente même si pas encore habitués :



Puis sortie nocturne... sous la belle lune.



Le sanctuaire d'Itsukushima les pieds dans l'eau :



Réveil à l'aube, après une toute petite nuit, mais quel calme... hormis ce petit japonais qui s'entraine déjà au baseball à 6h du mat'. Il était très concentré le jeune homme...



La pagode de Miyajima



Le pont dont j'ai déjà oublié le nom, arbres aux couleurs d'automne, juste BEAU.



La rencontre de mes premières geishas :



La montée vers le Mont Mizen, temps magnifique, chemin un peu rude avec le peu de sommeil, mais un tel plaisir :



Notre récompense...







Puis la redescente de la montagne, toujours à pied, qui nous offre notamment une belle vue de l'île d'Honshu juste en face séparée par la mer intérieure traversée la veille, on y voit la "banlieue" d'Hiroshima :



Le temple Daishoin:



Le déjeuner bien mérité de retour dans la partie basse proche du sanctuaire, soupe Miso, Huitres chaudes, Algues très parfumées, sashimis, tempuras, gingembre, anguille... bref, le régal japonais.





Le sanctuaire d'Itsukushima :









Premier passage d'écolières japonaises en uniforme :



Et dernières lueurs avant de quitter l'île ...



La suite du carnet se passe à Hiroshima... ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3036508#3036508
Recherche d'hébergement de charme sur Lyon (pour 3-4 nuits) English translation pending
by Yellowmop · 2016-01-24 · 11 replies
B🙂njour camarades VFistes,

Je prépare un séjour de 3-4 nuits (pas forcément sur un week end, plutôt hors saison touristique), en couple, à Lyon, que nous gagnerions en train ou bus à priori.

Notre recherche d'hébergement, pour un budget maxi de 80 à 100 euros/nuitée, se porte sur une petite adresse de charme/caractère (préférons la vieille pierre, la rusticité aux décors aseptisés), type chambre d'hôtes, petit hôtel coquet (nombre de chambres réduit), ou pourquoi pas un établissement "religieux", un logement "insolite" ou encore un emplacement remarquable (vue)... Ne ciblons aucun quartier en particulier, sauf préconisation explicite, tout en ne s'éloignant pas trop du "coeur" de cité.

Je vous remercie de votre attention et, d'avance, de vos suggestions & conseils.

Gardoisement,

Yell😉wmop.

(je précise que j'ai checké Airbnb&Misterbnb et jeté un œil -histoire de..- sur booking.com ainsi que bedandbreakfast.com)
Conseils pour l'hébergement à Paris English translation pending
by Lilas1 · 2006-04-02 · 11 replies
Bonjour,

Je prévois faire mon premier voyage à Paris en octobre prochain. J'aimerais avoir des conseils pour l'hébergement. J'aimerais être bien situé pour pouvoir visiter le plus possible mais nous pourrions aussi être un peu plus éloignés et se déplacer en métro si les prix sont plus convenables.

Je recherche un beau p'tit hôtel ou autre, quelque chose de bien mais évidemment à un prix abordable. Nous prévoyons passer une semaine. Pouvez-vous me donner quelques conseils et me proposer hébergement, restos et autre que vous connaissez mieux que moi.

Merci ! 🙂
Paris: danger dans le métro et RER? English translation pending
by Kenx83 · 2009-09-03 · 149 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je vais partir à Paris samedi 5 au mardi 8 septembre. Je partirai avec ma copine. Nous sommes tous 2 vietnamiens et avons 25 ans. On va sûrement beaucoup prendre le métro pour visiter Paris et c'est là toute la question.

Est-ce que le RER et le métro sont dangereux? Est-ce qu'il y a des gens qui pourraient nous agresser ou nous pick-pocketer? Ils vont déjà bien s'aperçevoir que nous sommes des touristes. Bien sûr, on ne va pas prendre bcp de bagages dans les mains, juste un sac à dos. Mais pouvez-vous me faire part de vos impressions concernant l'insécurité régnant dans les transports publics?
Quel hôtel choisir à l'île Maurice? English translation pending
by Enola44 · 2011-01-12 · 23 replies
Bonjour , je souhaite partir a l ile maurice pendant les vacances de la toussaint 2011 , et je ne sais pas quel hotel choisir, j'hésite entre le canonnier et le preskil . D 'après ce que j'ai pu entendre , il y en a un dont la plage est magnifique mais avec moins d'animation et l'autre ou la plage est moins belle mais avec plus d'animation. Pouvez-vous m' aider dans mon choix , sachant que je pars avec 2 ados merci
La Chine "éternelle" English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-06 · 4 replies
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine... A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes. Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures. Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres. Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation. Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!

Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc. On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).

Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…

Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait"). La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!). Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!

Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez. Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite. L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite... Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble. Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na! La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.

Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne. Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse. A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée! Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal! Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines! Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping. Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons. L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.

Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises" Appétissant non... Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français) Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche. Palais d'Eté un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population. Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare. C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises. A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.

Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler. gargotte

Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!

Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.

Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!

Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).

Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.

Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.

Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).

Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province. Enfin du ciel bleu!

Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude. mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction). Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle. Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas. Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...). Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend. moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant. Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère. Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur. Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience. Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises. La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts... En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...). joyeux anniversaire ...on se régale... Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne! Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!! Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage… Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps". Thomas délire Scrapping or cupping

Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre. Arachnidus vilainus

Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire. Attention chat méchant ! Rocher ou poubelle ?

Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.

Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo. Maison tibétaine Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude. Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet! Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse… Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock". Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais! Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années. Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes… On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros! Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale. Jamon, jamon Les 2 be 3 Lundi 19 Septembre: Y'en a marre! Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la… Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine). Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière. La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière. L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.

Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien? On ne joue pas avec la nourriture !

Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"

Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.

Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire. L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement Samedi 24 Septembre: Pas sympa Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil. Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture! Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.

Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng. Oncle Ben's

Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming. Dealer local Aussi forts que les piments d'espelette

Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.

Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!

Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur. Shillin Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien. Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe. La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.

Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.

Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs... Pas facile un tour du monde
Visites de Paris en une semaine English translation pending
by Anoukss · 2005-02-06 · 54 replies
Bonjour,

Une amie et moi préparons un premier séjour d'une semaine à Paris du 2 au 10 mai 2005.

Nous allons voyager avec les transports en commun ( train, autobus, métro etc...). Est-ce aisé de se déplacer en autobus, en métro ou train? Quel transport est le moins compliqué pour ce déplacer dans votre capitale? Combien coûte un billet d'autobus? Un billet de métro? Une passe de train?

Nous sommes à la recherche d'informations sur les endroits à voir absolument, les activités à ne pas manquer. Pouvez-vous nous donner des informations sur ce que, nous touristes, devons voir et faire? Pouvez vous nous indiquer les coûts? Nous voulons absolument voir la Tour Eiffel, les champs Élysées, l'arche de Triomphe. Est-ce qu'il existe des tours guidés pour comprendre et connaître l'histoire reliée à ces sites? Si oui, quel sont les coûts? Nous voulons aussi aller voir les châteaux de la Loire. On m'a dit que tous les chateaux se rassemblait et qu'il fallait en choisir un ou deux à vister. Est-ce vrai? De plus, est-ce qu'il y a des excursions qui partent de Paris pour aller visiter les chateaux? Combien coûte ces excursions? et le musée de la Louvre? De plus, nous sommes assez sportive donc, nous sommes intéressées autant par les visites touristiques que les activités plus sportive.

Quels sont les bons restaurants pour les diners? et les endroits où l'on peut avoir des repas (petit déjeuner et déjeuner) à prix modique?

Nous voulons également connaître, les bars, les terrases, les clubs bref, tous les endroits pour sortir et s'amuser le soir. Quels sont les coûts?

Bref, nous voulons le plus d'informations possible.

Merci en avance,

Anouk
Seule en Europe English translation pending
by Marlena · 2005-11-22 · 15 replies
Dois-je avoir peur de voyager seule en Europe!?!😕 J'ai 20 ans et j'ai peur de ne pouvoir compter que sur moi-même pour faire un voyage d'une durée non-définie!! Je voudrais aussi savoir si beaucoup de jeunes de mon âges voyages de Février à Mars!?(pour ne pas me trouver complètement seule🤪)!! Quels sont les pays d'Europe les moins sécuritaire et les plus sécuritaires pour pouvoir me faire un meilleur itinéraire!! P.S. Si vous connaissez des gens qui voyage dans ses dates et qui voudrais se joindre à moi...n'hésitez pas, je ne mord pas!!!😉
Meilleure période pour visiter Paris English translation pending
by Ninez · 2014-12-24 · 19 replies
Bonjour à tous , toujours avec mes questions , je suis une personne qui aime tout organiser avant de prévoir un voyage , car je n'aime pas les mauvaises surprises , bon bref , je voudrai juste savoir quelle est la meilleure période pour partir à Paris , alors toujours pour un couple avec un enfant de 2 ans , alors hôtel ou appartement , quel est le budget à prévoir , j'ai entendu dire que la vie est cher à paris (transport, manger, visites, hébergement).

Je vous remercie d'avance pour toutes les réponses déjà reçus avec beaucoup de détails et de précisions.
Guest house à Chiang Mai qui ne cherche pas à vendre un "tour"? English translation pending
by Sbienvenu · 2012-04-18 · 67 replies
Bonjour, J'ai bien compris la logique économique des GH de Chiang Mai qui proposent des chambres à prix bas et font ensuite des bénéfices sur les multiples activités (tours, éléphants, treks...) qu'elles vendent à leurs clients. Mais je suis stupéfaite par les commentaires que je lis ! Nombre d'entre vous racontent les pressions dont ils ont fait l'objet et dénoncent l'attitude fort désagréable des hôteliers vis-à-vis des clients qui ne prennent pas de tours auprès de leur GH. Or, je n'ai envie ni de me sentir obligée à quoi que ce soit, ni de raser les murs en rentrant le soir .... et encore moins de supporter un accueil glacial parce que j'organise mes activités toute seule !! Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller une GH qui ne fait pas de forcing ? Connaissez vous Anong House qui semble-t-il répondrait à ces critères ? Merci d'avance pour votre aide
Faire découvrir Paris à mon fils de 4 ans English translation pending
by Poupee2003 · 2006-01-18 · 14 replies
bonsoir,

nous avons prévu d'aller passer un week end de 2 ou 3 jours à Paris avec notre fils de 4 ans. c'est sa première fois dans la capitale et nous voudrions organiser nos balades et visites en fonction de lui. à part l'incontournable Tour Eiffel que nous avons prévue au programme, nous avons aussi pensé à la cité des enfants dans la cité des sciences. Pouvez vous SVP nous faire part de votre expérience et nous proposer des itinéraires; des lieux à visiter... bref, tout ce qui pourra faire de ce premier contact parisien, une réussite pour notre bonhomme.

merci de vos réponses

Gaëlle
Itinéraire de six jours à Paris English translation pending
by Moka27 · 2011-03-12 · 118 replies
Bonjour,

Je compte partir six jours à Paris en juillet. Premièrement, j'aimerais savoir si six jours suffisent pour tout ce que j'ai envie de voir, étant donné que j'y vais en juillet et qu'il y aura beaucoup de monde. Voici ce que je voudrais voir:Cathédrale Notre-Dame (visite de la Cathédrale et montée en haut des deux tours)Montmartre et Sacré-CoeurArc de TriompheChâteau de VersaillesLe Marais et Place des VosgesBalade sur la Seine en bateau-moucheTour Eiffel (mais je ne pense pas monter en haut)Jardin du Luxembourg, Jardin des Tuileries (???)Le Cimetière du Père-Lachaise, ça en vaut la peine? À part voir des tombes, est-ce qu'il a quelque chose d'intéressant? Ou c'est juste de regarder les tombes de personnes célèbres?J'ai lu dans des messages sur ce forum que Versailles prend plus qu'une journée, surtout au mois de juillet. Mais est-ce qu'on a le temps de voir le principal? Ça me semble être très beau et être une visite intéressante.

Pour ce qui est de l'achat des billets pour les attraits ainsi que pour le transport, est-ce que c'est mieux de les acheter d'avance sur Internet? Car pour le bateau-mouche ou Versailles, il y a des frais de livraison de 15 euros pour le Canada. C'est pas mal cher, c'est plus que le prix du billet. Car, si j'achète tout sur place, il va y avoir des longues files, donc plus de pertes de temps. Je n'ai que six jours après tout.

Pour le métro, est-ce que je devrais m'acheter une passe pour une semaine? Combien ça coûte? Je vais probablement loger dans le 11e arrondissement ou le 13e.

Pour l'hébergement, j'ai pensé à une chambre chez l'habitant ou une auberge de jeunesse. J'ai vu le Oops hostel comme auberge de jeunesse. Quelqu'un y a déjà été? Ça me semble quand même bien.

Autre chose, j'ai pris une assurance voyage avec Desjardins. Il fallait que je leur dise ma date de départ et de retour. Mais là, je crois que je vais changer de dates, car j'ai trouvé un billet d'avion moins cher à une autre date. Qu'est-ce que ça fait si je change de date de départ et d'arrivée? Est-ce que Desjardins va me charger des frais?

Pour la réservation de mon billet d'avion, je devrais sûrement réserver tout de suite, car plus le temps avance, plus les billets sont chers, non? Il n'y a sûrement aucune chance que les prix baissent...

Merci d'avance pour vos réponses. Admettons que je me pose beaucoup de questions. 😉
Dans quel coin louer un gîte en Bretagne? English translation pending
by Mousseliine · 2011-01-06 · 39 replies
Bonjour,

Je cherche un gite pour une location d'une semaine bien situé... on veut visiter entre autres Dinan, St-Malo et le Mont-Michel mais aussi profiter de la plage et des sentiers... bref se balader une semaine a travers la Bretagne.

J'ai déja deux soirées de recherches a mon actif - il y a en a énormément et c'est difficile pour moi de me situer.

Alors je me demande dans quels villages ca serait le plus intéressant ? les endroits a éviter ?

Ce n'est pas nécessaire d'être sur la plage même a condition que ce ne soit pas trop loin... genre une quinzaine de kms.

Si je comprend bien le système des gites en France - il faut avoir ses propres draps, serviettes etc. ?

Et est-ce que la vaisselle et autres sont fournis ?

Merci de votre aide.
Intermède mexicain: douze jours de la plage à la capitale, en passant par la jungle English translation pending
by So75014 · 2008-09-13 · 15 replies
J’adore lire les carnets de voyage sur les destinations que nous préparons ou celles qui me font rêver. J’y puise souvent de précieux conseils. A mon tour, j’espère que ce carnet permettra d’aider celles et ceux qui préparent leur futur voyage au Mexique et fera rêver les autres.

Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.

1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen

Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !



Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)

Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.

Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !

Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !

Les pieds dans les caraïbes pour la première fois

Nous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.

Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.

Tulum

Retour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.



Balade sur la plage

Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.

Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste

L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.

Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueur

Le bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.

Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $

4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida

Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.

Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».

Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza

Détail du Castillo

Nous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.

Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts

Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza

Le palais aux mille colonnes

Au fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.

C’est la période de la mue

Après 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.

Une rue typique de Merida

Salle d’attente d'une consultation médicale

Le marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.

Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.

Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.

On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.

Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)

5ème jour - 24 juillet : Palenque

Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.

Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.

D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.

Bienvenue à Palenque Las Ruinas

Palenque encore

Palenque toujours

Palenque … une dernière

Au détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.

Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.

Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.

Palenque ville

Retour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.

Notre cabana, chez Ed et Marguerita

Après une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.

Des bambous, il y en a partout, immenses

Ce soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !

Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $

6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal

Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.

Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.

Notre carrosse appartient à la compagnie Chambalu

Quelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.

La cascade de Misol Ha

A Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.

Traversée par barque de la rivière

En voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.

Pepsi est partout ... surtout au Mexique

Nouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.

Vous avez dit Azul ?

Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !

Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.

Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.

Notre maison pour 3 nuits : Los Camellos

Quelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

7ème jour - 26 juillet : San cristobal

Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !

Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.

Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.

On a acheté nos bananes ici

et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)

Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.

Une façade très colorée

Une autre

Photo d’une rue typique

Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.

Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.

La vue sur la ville depuis l’église

Nous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.

Non, nous ne sommes pas à Disney Paris

C’est bien un tombeau

Et encore un autre, coloré, fleuri

Repas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.

Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.

Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $

8ème jour – 27 juillet : San cristobal

Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.

Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.

Photo prise à la volée

Nous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».

Barbecue mexicain

L’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.

Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.

Commando hippy

She is in love

Pour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !

Lumière de fin de journée sur San Cristobal

Quelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF

Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.

Mais c’est ici que la galère commence !

Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !

Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !

Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.

Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.

Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF

La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Frida Kahlo

Diego Rivera

Au menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.

Au Secrétariat de l’Education Nationale

Au Palacio National

En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.

Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.

L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !

La Casa Azul

L’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.

Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !

C’est l’heure du goûter …avec une chocolatine

Retour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !

Chez le dentiste …

Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.

Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !

Quelques chiffres :

Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan

Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.

C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.

Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.

Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.

La pyramide del Sol

La montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.

[ Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del Sol

La descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.

Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la Luna

Nous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !

A l’intérieur du musée

Nous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.

Pyramide cachée

Nous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.

L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.

Le palais des congrés ?

On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !

Non, nous ne sommes pas dans le métro !

En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !

Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !

Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.

Premios caguamas

Quelques chiffres :

Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

12ème jour –31 juillet : Mexico DF

C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!

Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).

Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.

Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !

Quelques chiffres :

30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)

Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.

Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !

Quelques chiffres :

Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)

En conclusion :

Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.

Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).

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