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Retour de Dhaka: 2 jours (+1) et quelques notes English translation pending
by GeorgesOZ · 2018-02-27 · 12 replies
Je me suis rendu à Dhaka, capitale du Bangladesh, il y a quelques semaines. Ma visite n’a duré que 3 jours, c’était juste histoire de retourner en Thaïlande et obtenir un nouveau tampon sur mon passeport me donnant droit à 30 jours de séjour en Thaïlande.

Deux questions viendront immédiatement à l’esprit : - Pourquoi Dhaka ? o Par pure curiosité, n’y étant jamais allé (ni ailleurs au Bangladesh). - Pourquoi aller si loin, plutôt qu’un pays limitrophe à la Thaïlande ? o Parce que j’avais des miles avec Thai Airways à utiliser avant de les perdre, et juste assez pour un aller-retour Bangkok - Dhaka.

Je ne prétendrai pas être devenu subitement un expert sur Dhaka ni sur le Bangladesh. Je vais simplement faire part de mes impressions.

Tout d’abord, l’arrivée à l’aéroport de Dhaka, vers 1-2 heures du matin. Il n’y avait pas foule sur le vol, et apparemment pas d’autre vol arrivant vers la même heure. Ce qui fait que peu d’étrangers se sont retrouvés devant le comptoir où on délivre les Visas on Arrival. Une formalité assez simple et rapide : j’avais heureusement assez de dollars en cash pour payer les 51 dollars requis à un guichet (51, pas 50 !), puis un petit formulaire à remplir et l’officier m’a généreusement accordé 30 jours de séjour, sachant que je repartais 3 jours plus tard !

Il y a quelques bureaux de change à la sortie des douanes, mais surtout opérant en cash. Heureusement, il y avait un ATM où j’ai pu tirer des Takas avec ma carte bancaire Thaïlandaise. Pour le transport, comme j’avais compris qu’il n’y avait pas beaucoup d’options, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai pris un taxi à un autre comptoir : coût 1600 Takas, ce qui fait 16 Euros. Assez cher pour un trajet assez court vers le centre ville, mais l’hôtel m’a pratiqué exactement le même tarif pour le retour à l’aéroport au moment du retard. Donc, il semble que ce soit un prix plus ou moins fixé. Soit, la moindre course en rickshaw en ville coûte 100 Takas, soit un Euro, et là on part de l’aéroport et on est en taxi …. Mais tout de même, c’est un poil en dehors de l’échelle des prix normaux du pays il me semble. Mais que faire d’autre ? Pour le prix, je me retrouve dans un taxi miteux conduit par un type assez négligé qui bien sûr ne parle pas un mot d’Anglais. La route la nuit, une demi-heure, me donne mes premières impressions du pays : délabré et rien d’agréable à l’œil.

Je suis descendu à l’Hotel 71 qui a une situation assez centrale, est assez connu (mais pas avec son adresse actuelle, avec l’ancien nom de la rue – précision utile pour y revenir en rickshaw). L’hôtel est correct, sans plus, coûte dans les 25-30 Euros par nuit (chambre à 2 lits). C’était propre, tout fonctionnait bien. Le personnel était aimable, comme d’ailleurs, je vais le dire tout de suite, la plupart des gens que j’ai rencontrés à Dhaka. Le petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre) est plutôt limité mais au moins on peut se mettre qqc dans le ventre avant de s’aventurer à l’extérieur.

L’extérieur, parlons-en ! On se trouve immédiatement dans une rue d’aspect assez minable où règne un joyeux capharnaüm. On commence par quelques garages où on fabrique ou répare des pièces automobiles. Plusieurs hommes sont accroupis sur le trottoir à emboutir tant bien que mal des pare-chocs, qui ne semblent que se détériorer avec tous ces efforts. C’est une image comme tant d’autres dans cette ville : ça se répète un peu partout, la qualité du travail semble être très pauvre, il ne semble pas y avoir beaucoup de valeur ajoutée et sans aucun doute les gens ne sont payés que des misères pour cela.

J’ai fait un peu de marche dans le centre-ville, quelques kilomètres en tout. À part 2 ou 3 snacks du genre Kentucky Fried Chicken, mais en très petit, il n’y a nulle part où on ait envie de s’asseoir pour boire un thé ou un café, ou manger un morceau. C’est peut-être ma plus grande déception, je m’attendais en effet à pouvoir manger quelques bons petits plats à l’indienne (la cuisine locale ne doit pas être très différente de l’Inde).

Sans doute y-a-t-il des quartiers huppés où on peut trouver un plaisir à marcher dans la rue, et où on peut trouver des cafés, des restaurants, que sais-je ? Mais je ne suis pas sorti du centre-ville.

J’ai pris plusieurs fois un rickshaw pour me rendre au New Market, sur les bords de la rivière etc. Les rickshaws méritent une mention spéciale. Il paraît qu’ils sont 400,000 à Dhaka. Le chiffre peut étonner mais me semble plausible, sachant qu’il y a une population de quelques 20 millions de gens dans cette ville - qui sait au juste ? Les hommes pédalent péniblement sur des bicyclettes rudimentaires, le ou les passagers sont assis derrière sur une banquette étroite. La partie arrière du rickshaw est souvent assez joliment décorée. Le trafic : le plus souvent une cohue généralisée. Aux croisements, tout le monde y va hardiment de sa petite manip’, que ce soit les rickshaws, les piétons, les passagers qui montent ou descendent des autobus complètement déglingués, quelques motocyclettes, pas mal de voitures, parfois même un tanga tiré par des chevaux (des gens riches ?). En fait, si les embouteillages sont fréquents, le trafic n’a rien d’effrayant, ça n’est pas très rapide, rien à voir avec le trafic de Bangkok par exemple !

Des 2 jours que j’ai passés à me déplacer dans le centre de la ville, je n’ai vu aucun étranger. Je tranche sur le décor, étant plus grand et plus clair de peau que la moyenne locale, mieux habillé (ce n’est pas difficile), les cheveux tombant sur les épaules (je n’ai vu aucun homme ayant les cheveux longs à Dhaka). J’ai trouvé les gens pas agressifs du tout, même souvent franchement amicaux.

J’ai trouvé un havre où passer 1 ou 2 heures agréablement : le magasin Aarong. C’est une chaîne et il y en a plusieurs, celui où je suis allé est l’Aarong de Moghbazar (curieusement, on dit « ba-djar »). Il y a 4 étages pleins d’articles artisanaux, surtout des vêtements. Là, j’ai cru retrouver l’Inde, les habits sont super sympas et on y trouve de belles pièces. Je m’y suis donné à cœur joie, voyez les quelques photos. Les prix sont peut-être un tout petit peu plus élevés qu’ailleurs, et ils sont fixes, mais ils restent très doux. J’ai acheté 2 beaux polos pour moins de 10 Euros, par exemple. Ce que j’ai pris de plus cher : une chemise type « endy », un mélange de soie et de coton, super agréable à porter, pour 25 Euros.

J’ai traversé la rue pour aller en face au magasin Agora pour acheter des épices. C’est que j’aime bien faire la cuisine de temps en temps et ce que je trouve de plus facile à faire tout en obtenant des résultats très satisfaisants, c’est la cuisine Indienne. Un hic, c’est qu’en province en Thaïlande, du moins dans mes parages, il est impossible de trouver de la cardamome : totalement inconnu au bataillon, il semble. J’avais fait une fois le tour de l’Amphoe le plus proche à la recherche de cardamome : nada, que dalle, les Thaïlandais n’en ont jamais entendu parler ! Une autre épice indispensable, le cumin, reste aussi un problème : à l’oreille Thaïlandaise, cela sonne comme « khamin » qui est …. le turmeric ou curcuma ! Du coup, j’ai fait des provisions des deux, soit le turmeric et le cumin, en plus d’un assortiment de cardamome vert et noir et d’un tas d’autres épices. Sans oublier quelques tubes de dentifrice Himalaya (provenant d’Inde je crois), que j’ai toujours apprécié. On m’a mis le tout dans un sac en coton blanc et ça m’a coûté une quinzaine d’Euros. Une visite agréable, deux employées se sont empressées pour me suivre à travers le magasin et étaient avides de bavarder un brin. J’ai d’ailleurs trouvé les femmes un peu hésitantes mais tout de même pas bloquées du tout pour échanger quelques mots. (La suite plus tard)
Se baigner à Zanzibar étant pudique English translation pending
by AliaO · 2017-11-20 · 17 replies
Bonjour à tous , J envisage de visiter zanzibar en février 2018 avec mon mari , Mais comme je suis hyper pudique je voudrais savoir si il y a des coins tranquille pour me baigner , ou des îles déserte à louer comme je l avais fais en Malaisie ? Sinon , pourriez vous me conseiller un hôtel ou autre équipée d une piscine privé sans vis à vis ? J en profite aussi pour vous demander des conseils sur quoi faire et les Bonne adresses... Merci d avance pour vos réponses .😊
Retour d'un trek de 9 jours Lukla - lacs Gokyo English translation pending
by Pacitti · 2016-11-02 · 8 replies
Bonjour à tous les voyageur. De retour du Népal le 30/10/2016, je souhaitais faire partager mon expérience. Nous sommes partis, ma femme et moi le samedi 15 octobre de Paris CDG, (compagnie Air India 520 euros A/R. A l'arrivée à l'aéroport de Katmandou, très longue attente ( plus d'une heure) pour l'obtention du visa ( à prévoir avant le départ si possible). Déroulement du programme: -- Arrivée à Kat, taches administrative: (permis d'entrée du parc+ tim's), assez rapide au bureau de "l'immigration tourisme", (n'oubliez pas votre stylo!). -- Achat du billet Kat/ Lukla, 294 euros par personnes A/R. Nous n'avons pas pus obtenir de billets pour le lendemain, trop de demandes, mais pour le surlendemain(Prévoir ce genre de désagrément qui peux sérieusement compromettre le projet de treck, surtout si l'on est court en temps). -- Petite visite de Durbar Square, ou malheureusement beaucoup de temples ont étés détruits par le tremblement de terre. J'ai été très triste de se spectacle désolant, de ce patrimoine écroulé en quelques secondes. La dernière fois que je suis passé à Kat, c'était en 2013, et précédemment en 2006 et 1987. -- Nous avons choisis un petit hôtel, à deux pas de "freak street", sur la place ou tous les jours s'installe le petit marché réservé aux articles touristique: L’hôtel "Sugat", un des plus vieux hotel du coin", pas cher, spartiate, 800 roupies la double, avec vue sur la place. très tranquille hormis quelques aboiements nocturnes. Nous sommes à des années lumières de l'effervescence du quartier de "Tamel". -- Un très bon restaurants dans ce quartier " Lumbini restaurant", cuisine indienne, four tandoori, que des locaux, 450 roupies pour 2, un régal!. -- Je tiens à préciser que les prix ont flambés depuis 2013, plus ou moins 30% par ans. Pour 13 jours sur place, dont 9 jours de treck, nous avons dépensés pratiquement 950 euros par personnes( sans compter le billet Paris/ Kat), certes il y a le vol Kat/Lukla, 300 euros, que l'on peux éviter si l'on commence le treck de "Jiri". Pourtant nous n'avons pas fait de folies, pas de guides, pas de porteur, juste une nuit au" Katmandou Guest-House"(50 dollars la nuits sans AC), au retour du treck, pour récupérer, se décrasser, et profiter du merveilleux jardin et du calme réconfortant des lieux. Une adresse à ne pas manquer même si l'on si pose pour profiter du calme, et d'un délicieux thé japonnais, ou de l’excellent et gargantuesque buffet du petit déjeuner. -- Les étapes de notre treck: Jours 1 Lukla- Phakding Jours 2 Phakding Namché bazar ( idéalement stop une nuit) Jours 3 Namché Phortsé Tanga Jours 4 Phortsé Dolé Jours 5 Dolé Machermo ( idéalement stop une nuit) Jours 6 Machermo Gokyo Jours 7 Gokyo Ri Dolé ( et une dernière nuit pour le plaisir!!. Jours 8 Dolé Namché Jours 9 Namché Lukla Nuit à Lukla et vol pour Kat le lendemain 8h. -- Je suis le premier à reconnaitre que cet itinéraire est un peu juste, mais nous n’avions s pas le choix. Trois jours de plus eu été l'idéal, pour laisser la place à la période d’acclimatation. Par chance nous n'avons pas souffert du mal d'altitude. Si toutefois vous faite le choix forcé de programme, par compensation, ayez l'obligation absolue de boire au moins 4 litres d'eau par jours, ou tous liquides confondus ( hormis l'alcool!!!!). -- Notre coup de cœur: le village "Cumchung", je ne suis par certains de l’orthographe, au dessus de Namché Bazar. Voila, j'espère que ses quelques infos pourront profiter à certains. Namasté!

Karine et Fabrice.
Visa tanzanien pour voyage itinérant vers le Malawi? English translation pending
by Maximewath · 2014-12-07 · 9 replies
Bonjour!

Je cherche désespérément une réponse à un problème de visa, pourriez-vous m'éclairer?! Voila le topo: je viens d'aller à l'ambassade de Tanzanie à Bruxelles (je suis belge) qui dans un premier temps, m'a refusé ma demande de visa: j'atterris le 27 décembre à Dar Es Salaam, et je passe 2 mois à travers la Tanzanie, Malawi, Zambie, Zimbabwe. Mes périodes de transits vont être assez aléatoires, et je compte acquérir les visas dont j'ai besoin pour les autres pays, au fur et à mesur de mon parcours dans les ambassades locales. Mon avion de retour est en Zambie à hahare (et non à Dar) ce qui pour la femme de l'ambassade n'était pas une preuve suffisante pour prouver que je quittais la tanzanie. Elle n'a pas non plus apprécié le fait que je n'avais pas a l'avance mon visa pour le Malawi, ni le fait que ma date de départ de tanzanie vers malawi n'était pas précise. (bien réservation de retour en avion prouve que je ne reste que 60 jours en tout et pour tout en Afrique, moins que le max autorisé de la plupart des visas de tourisme). Elle m'a dit que je devais repasser plus tard avec plus de précisions concernant mon voyage (très flou tout ça!), que je pouvais aussi acquérir le visa a l'aéroport de Dar.. Que me conseilleriez-vous? Cette femme m'a paru assez sévère, j'entends par la que sa réaction m'a semblé fort démesurée et injustifiée, bref pas du tout objective. J'hésite donc entre retourner à l'ambassade avec plus de preuves: booking hotel au Malawi / adresse précise de l'ambassade du Malawi à Dar pour prouver que je vais aller chercher mon visa Malawi là bas / précision concernant ma durée de séjour en Tanzanie etc. Ou alors faire mon visa direct à l'aéroport de Dar Es Salaam. J'ai cru comprendre que c'était facile d'en obtenir un sur place, ceci dit j'ai peur d'être confronté aux même questions à savoir "nous n'avons pas de preuve suffisante que vous quittez la Tanzanie". Dans ce cas, je serai bien bloqué et emmerdé! Qu'en pensez-vous? Voila un grand mail et beaucoup d'inquiétude sans doute pour pas grand chose mais je préfère être sûr.. Je ne suis pas de nature stressé et partir à l'aventure ne me fait pas peur, mais bon n'ayant pas beaucoup d'expérience avec les visas, je suis un peu dans le flou, et pour le coup ça, ça me stresse!

merci pour votre aide,

Maxime.
Séjour à Pemba (Tanzanie) English translation pending
by Vanderjoc · 2014-10-29 · 8 replies
Bonjour,

Nous allons passer 2 semaines à Zanzibar/Pemba à partir du 1er décembre. Mon plan est de passer 3 ou 4 jours ? à Stone Town et alentours ( tour de la ville - lieux intéressants/jardins - port - tour des épices - prison island - et peut-être un trip d'un jour à Chumbe island. Ensuite au moins 5 nuits à Matemwe ( plongées Mnemba Island - visite du Nord et ateliers de boutres - repos/ballades) 3 ou 4 nuits à Pemba 3 nuits dans le Sud Zanzibar à Jambani (visite de Jozani -Makunduchi - Uzi Island ...)

Question pratique : 1) dans quel ordre me conseillez-vous de faire ce programme ? On commence part Stone Town dès l'arrivée. Ensuite, ??? a) est-ce préférable d'aller dans le Sud Zanzibar (Jambani) puis Matemwe - puis Pemba ?? mais terminer par Pemba, est-ce envisageable le jour du retour ? (avion fin d'après-midi) Durée du déplacement ?

b) OU Stone town - Matemwe - Pemba- Jambani ( plus proche de l'aéroport)

2) Pouvez-vous me dire COMMENT aller à Pemba ? Avion ? ou bateau rapide ? Prix - fréquences des moyens de transport - durée du déplacement ? Où sont les lieux de départ et d'arrivée ?

3) Si on est à Matemwe, comment aller à Pemba ? (Je suppose qu'il faut revenir au port à Stone Town ? ou aéroport de Zanzibar ? n'y aurait-il pas une grande perte de temps en déplacement ? (je n'arrive pas à trouver des sites des compagnies de navigation pour obtenir ces renseignements).

4) Quelqu'un aurait -il de bonnes références pour une location de voiture avec chauffeur sur zanzibar et Pemba ?

Merci d'avance à tout qui pourrait m'aider pour l'une ou l'autre de ces questions Vanderjoc de Nalinnes
Quel itinéraire pour rejoindre Ulan-Bator English translation pending
by Larochekrist · 2014-10-25 · 6 replies
bonjour, nous voyageons en side car URAL et nous arriveront en Mongolie en juillet 2015, nous passeront la frontière russe-mongolie a TASHENTA / TSAGANNUR quelle pistes pouvez vous nous conseiller pour rejoindre ULANBATOR ? merci bonne route à tous christian
État des pistes sud Tanzanie en janvier-février English translation pending
by Samz · 2014-10-14 · 16 replies
bonjour qq'un à t'il déjà voyagé dans le sud de la tanzanie en janvier et février? je prévoie de m'y rendre en vélo mais je voudrais bien un retour d'expérience sur l'état des pistes et l'importance des précipitations à cette période merci
Passage d'un véhicule à Zanzibar English translation pending
by Mclk · 2014-07-30 · 6 replies
Bonjour, Nous partons en aout du Burundi en véhicule 4X4 pour rejoindre la cote est en Tanzanie. Nous voudrions aller faire un tour à Zanzibar. Est ce possible de faire traverser le véhicule? Cela en vaut il le coup??? et si on doit y aller " à pied", ou peut on laisser le véhicule en sureté NB: le véhicule n'est pas une location mais un privé. Merci d'avance MC
La Tanzanie hors des sentiers battus? English translation pending
by Celiner · 2014-02-12 · 2 replies
Bonjour à tous,

Et bien voilà les billets d'avion sont achetés : j'arrive le 17 mars à Kilimanjaro et repars le 30 mars de Dar Es Salam. Dans un premier temps, je compte faire un safari de 3-4 jours à partir d'Arusha et après je me demande quoi faire. Sur tous les forums, les personnes parlent essentiellement des treks au Kilimanjaro (que je ne ferai pas..), les safaris et Zanzibar. Mais je souhaiterais avoir des conseils sur des endroits à visiter autour d'Arusha par exemple, ou sur la route entre Arusha et Dar es Salam et des endroits à visiter autour de Dar es Salam. Je voyage seule, en bus, je recherche donc des endroits faciles d'accès (ou du moins desservis par les transports en commun...).

Que pensez-vous de Zanzibar? J'ai peur que ça soit une destination très touristique et surtout très chère non ?

Merci à tous pour vos précieux conseils pour organiser mon voyage

Céline
Campings et hôtels en Namibie Afrique du Sud et Botswana? English translation pending
by Delpreeandre · 2013-01-20 · 22 replies
est il possible de faire du camping sauvage dans ces pays d'afrique Namibe Afrique du Sud et Botswana entre autre, et peut on trouver un hotel bien et pas cher face au port a walvis bay le temps de voir arriver le cargo qui a chargé notre véhicule à Marseille Mide
Votre avis sur itinéraire de trois semaines Pemba/Zanzibar? English translation pending
by Luaud · 2012-03-22 · 11 replies
Bonjour Je viens chercher un peu d'aide pour un voyage à Zanzibar et Pemba en septembre prochain. Je trouve relativement peu d'infos récentes sur ces iles, en particulier Pemba. Mon ami et moi y serons pour 3 semaines ce qui nous laissera le temps de bien en profiter!😎 J'ai déjà repéré les étapes du séjour et j'aimerais votre avis : pemba, kizimkazi, matemwe, kendwa et Stonetown. Concrètement je recherche de belles plages où faire du snorkeling, de la nature et quelques soirées animées (kendwa). J'ai du mal à décider combien de jours rester à chaque étape, surtout concernant Pemba (combien de jours pour voir les belles plages, les sites de snorkeling, le spice tour, la forêt et les plantations de fruits et d'épices) et Matemwe/Kizimkazi (j'ai peur que la marée basse me gache un peu le plaisir...😊). Au niveau transport : - concernant Pemba : pour y aller j'ai repéré les speed boat azam marine et fast ferries, mais leurs jours de départ me ne convienne pas trop. Je sais qu'il y a l'avion mais pour des raisons de budget j'aimerais essayer de m'en passer (ou au pire un trajet sur les 2). Donc si quelqu'un connait d'autres compagnies de bateaux? - sur Pemba ou Zanzibar, est ce une bonne idée de faire tous les trajets en taxi? Ou la voiture de location est elle vraiment plus économique? Je crois savoir que conduire là bas n'est pas forcément évidente. Au niveau de l'hébergement : mon budget va davantage vers les petites guesthouse (dans l'idéal pas plus de 50 USD la nuit pour deux). J'ai déjà fait quelques repérages (sharook guesthouse sur pemba, les keys bungalows à Matemwe, Malaika bungalows à Kendwa avec un effort sur le budget), mais je suis ouverte à toute suggestion. Dans l'idéal, j'aimerais un logement près de la plage à chaque étape. Merci d'avance pour vos expériences, avis, conseils!😎
Le mariage au Mali (en bambara) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-02 · 1 reply
LE MARIAGE AU MALI FURUSIRI MALI LA

– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Furusiri Mali la

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.

1. Musonyini furu la

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.

2. Maminèni

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.

3. Furunafolo

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.

4. Furusiri yèrè

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.

– Mèri furusiri

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.

– Silamè furusiri

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.

– texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Le mariage au Mali

Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

1. Demander une femme en mariage

Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.

2. Les fiançailles

Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

3. La dot

Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.

4. La cérémonie de mariage elle-même

Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.

– Le mariage civil

Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.

– Le mariage religieux (musulman)

Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.

An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :

musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,

olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,

a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,

a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué

ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.

Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.

Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.

Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches

bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.

O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.

Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages

ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,

bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.

O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots

ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.

Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages

ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille

wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola

(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)

ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.

Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas

k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.

U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.

Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir

walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.

Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,

ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.

Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.

N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,

fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.

Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –

bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.

Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,

o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.

Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.

O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.

N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,

a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.

O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore

ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,

bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.

Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,

saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.

Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille

ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.

(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).

Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,

n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.

Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,

a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.

O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances

k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.

O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,

furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.

Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,

cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage

o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.

Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,

a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.

Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.

Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent

o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.

N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,

o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.

Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de

muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.

Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.

Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.

Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que

« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,

mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête

k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.

Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur

k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,

bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.

O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.

Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.

Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,

o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.

Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,

an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.

Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,

furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.

Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie

– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,

a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)

wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.

Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille

o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).

Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.

Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.

Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.

Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent

ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.

O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.

N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.

O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée

n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.

Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.

Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée

ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.

N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture

ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.

O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.

Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,

komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.

Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances

bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.

Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans

bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.

Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.

O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.

Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.

Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola

ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.

Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.

Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée

ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.

Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.

U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.

Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds

hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour

k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.

Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.

Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau

a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert
Les griots au Mali (en bambara) English translation pending
by Taamaden · 2012-02-25 · 2 replies
LES GRIOTS AU MALI JELIW MALI LA

– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Jeliw Mali la

Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi.

Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu wala k’u den furu nyamakala ma. Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye.

Numuw ye nègèbaaralaw ye. Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. Jeliw ye kumatigiw de ye. U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na.

Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, ka nkòni fò u kun. Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. U tun b’u juguw laboli sinyè caman.

Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. Dònniyaba de tun b’u kun na. U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, o fana tun b’a taw d’a woloden ma. O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò an ka laada caman tun tununna.

Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, olu man ca bilen. O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. U bè olu mabalima, k’u fasa da. Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. O b’u tanga tògòtinyè ma. A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de walasa u ka se k’u yèrè jira. Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè.

Kunko si tè fò jeliw kò. N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, u b’u teliya ka taa yen, sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. E ka kan k’i miiri dòròn de, i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. U bè nafolo min sòrò jeliya la, hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò.

Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, o ye Jeli Baba Sisoko de ye. Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò.

Mali la, jòyòròba bè jeliw la.

– texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Les griots au Mali

On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, mais voici les pays où ils sont très nombreux : le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.

Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots. Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes (nyamakala). On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier, on naît griot, forgeron et cordonnier. Les gens de castes peuvent se marier entre eux, mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste ou de marier leur enfant à une personne de caste. On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.

Les forgerons travaillent le fer. Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir. Les griots sont les maîtres de la parole. Ils ont la langue bien pendue, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.

Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois. C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles. A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération, car ils étaient les conseillers des rois. Ils élevaient les enfants desdits rois et leur donnaient des cours. Personne ne connaissait les lois antant que les griots. En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers. Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille. Une fois arrivés sur le champ de bataille, ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers, et jouaient de la kora pour eux. Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux. Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite. Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays, c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois. Ils avaient beaucoup de connaissances et se les transmettaient. Le père transmettait ses connaissances à son fils, celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant. De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali ancien. Sans les griots, beaucoup de nos traditions auraient aujourd’hui disparu.

Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué. Les gens qui peuvent entretenir les griots et leurs familles ne sont plus nombreux. C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches. Ils les flattent et chantent leurs louanges. Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent. Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas, ils peuvent tout de suite composer une chanson sur toi, t’insulter et te tourner en ridicule. Les Maliens craignent la honte plus que tout. A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot, ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent. Cela leur évite de perdre leur réputation. Personne n’aime être traité d’avare. Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots que pour se faire voir. Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.

Aucune manifestation ne se fait sans les griots. S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême, une circoncision ou un décès, ils s’y rendent vite, car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas. Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages. Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi, tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé. Toi, tu dois seulement penser à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot. Les griots tirent beaucoup de proftis de leur situation de griots. Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune telle que celle qu’ils font en tant que griots. C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler. Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches. Ils se promènent même en Mercedes.

Le griot le plus connu du Mali est Jeli Baba Sissoko. Il raconte des contes à la Radio Mali. Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.

Au Mali, les griots ont une fonction très importante.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Jeliw Mali la jeliw / Mali / la griots / M. / à Les griots au Mali

Jeliw bè sòrò Afiriki tilebinyanfanjamana caman na, jeliw / bè / sòrò / Afiriki / tilebin-yan-fan-jamana / caman / na griots / INAC / trouver / A. / ouest-ici-côté-pays / beaucoup / dans On trouve des griots dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest,

nka u ka ca jamana minw na kosèbè, olu de filè : nka / u / ka / ca / jamana / minw / na / kosèbè / olu / de / filè mais / ils / DES / nombreux / pays / REL / à / très / eux / FOC / voici mais voici les pays où ils sont très nombreux :

Mali, Lagine, Senegali, Kònòwari, Burukina Faso ani Ganbi. Mali / Lagine / Senegali / Kònòwari / Burukina Faso / ani / Ganbi M. / G. / S. / CdI. / BF. / et / G. le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Gambie.

Kuyatè, Jabaatè ni Sisoko ye jelijamuw de ye. Kuyatè / Jabaatè / ni / Sisoko / ye / jeli-jamuw / de / ye K. / J. / et / S. / EQ / griot-noms de famille / FOC / EQ Kouyaté, Diabaté et Sissoko sont des noms de familles de griots.

Jeliw ni numuw ni garankew tè hòrònw ye, olu bèè ye nyamakalaw de ye. jeliw / ni / numuw / ni / garankew / tè / hòrònw / ye / olu / bèè / ye / nyamakalaw / de / ye griots / et / forgerons / et / cordonniers / EQnég / nobles / EQ / eux / tous / EQ / forgerons / FOC / EQ Les griots, les forgerons et les coordonniers ne sont pas des nobles, ce sont tous des gens de castes.

Mògò tè kè jeli, numu wala garanke ye, mògò / tè / kè / jeli / numu / wala / garanke / ye homme / INACnég / faire / forgeron / ou / cordonnier / à On ne devient pas griot, forgeron ou cordonnier,

mògò bè wolo de jeliya, numuya wala garankeya la. mògò / bè / wolo / de / jeliya / numuya / wala / garankeya / la homme / INAC / naître / FOC / griotisme / métier de forgeron / ou / métier de cordonnier / dans on naît griot, forgeron et cordonnier.

Nyamakalaw bè se ka furu u yèrè damaw ni nyògòn cè, nyamakalaw / bè / se / ka / furu / u / yèrè / damaw / ni / nyògòn / cè personnes de caste / INAC / pouvoir / CONV / marier / eux / même / nombres / et / l’un l’autre / entre Les gens de castes peuvent se marier entre eux,

nka hòròn caman tè sòn ka nyamakala furu nka / hòròn / caman / tè / sòn / ka / nyamakala / furu mais / noble / beaucoup / INACnég / accepter / personne de caste / marier mais beaucoup de nobles n’acceptent pas de marier une personne de caste

wala k’u den furu nyamakala ma. wala / ka / u / den / furu / nyamakala / ma ou / CONV / leur / enfant / marier / personne de caste / à ou de marier leur enfant à une personne de caste.

Mali la, a bè fò ko nyamakalaw ni hòrònw tè furunyògònw ye. Mali / la / a / bè / fò / ko / nyamakalaw / ni / hòrònw / tè / furunyògònw / ye M. / à / il / INAC / dire / que / personnes de caste / et / nobles / EQnég / marier-mutuels / EQ On dit au Mali qu’une union entre gens de castes et nobles n’est pas convenable.

Numuw ye nègèbaaralaw ye. numuw / ye / nègè-baaralaw / ye forgerons / EQ / fer-travailleurs / EQ Les forgerons travaillent le fer.

Garankew bè sabaraw ni wolomafèn wèrè caman dilan. garankew / bè / sabaraw / ni / wolomafèn / wèrè / caman / dilan cordonniers / INAC / chaussures / et / chose en cuir /autre / beaucoup / fabriquer Les cordonniers fabriquent des chaussures et beaucoup d’autres choses en cuir.

Jeliw ye kumatigiw de ye. jeliw / ye / kuma-tigiw / de / ye griots / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ Les griots sont les maîtres de la parole.

U nèn ka di kojugu, o de y’a to u tè dèsè fosi fòcogo nyuman na. u / nèn / ka / di / kojugu / o de ye a to / u / tè / dèsè / fosi / fò-cogo / nyuman / na leur / langue / DES / bon / c’est pourquoi / ils / INACnég / ne pas arriver à / rien / dire-manière / bon / à Ils ont la langue bien douce, c’est pourquoi ils arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.

Fòlòfòlò, jeliw tun bè masaw ka palèw de la. fòlòfòlò / jeliw / tun / bè / masaw / ka / palèw / de / la autrefois / griots / INACT / SIT / rois / CONN / palais / FOC / SIT Autrefois, les griots vivaient dans les palais des rois.

Masaw de tun b’olu n’u ka denbayaw balo. masaw / de / tun / bè / olu / ni / u / ka / denbayaw / balo rois / FOC / INACT / INAC / eux / et / leurs / CONN / familles / nourrir C’étaient les rois qui les nourrissaient, eux et leurs familles.

O tuma na, bonyaba tun dalen bè jeliw kan, o / tuma / na / bonya-ba / tun / da-len / bè /jeliw / kan DEM / époque / à / respect-grand / INACT / poser-PART / SIT / griots / sur A cette époque, les griots jouissaient d’une très grande considération,

bawo olu tun ye masaw laadibagaw ye. bawo / olu / tun / ye / masaw / laadi-bagaw / ye parce que / eux / INACT / EQ / rois / conseiller-agents / EQ car ils étaient les conseillers des rois.

U tun bè masa olu denw lamò, k’u kalan. u / tun / bè / masa / olu / denw / lamò / ka / u / kalan ils / INACT / INAC / roi / leur / enfants / élever / CONV / eux / enseigner Ils élevaient les enfants des rois et faisaient cours à eux.

Mògò si tun tè sariyaw dòn ka jeliw bò. mògò / si / tun / tè / sariyaw / dòn / ka / jeliw / bò homme / aucun / INACT / INACnég / lois / connaître / CONV / griots / égaler Personne ne connaissait les lois antant que les griots.

Kèlè waatiw la, olu de tun b’u ka masakè n’a ka kèlèdenw ja lagèlènya. kèlè / waatiw / la / olu / de / tun / bè / u / ka / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / ja / lagèlènya guerre / temps / à / eux / FOC / INACT / INAC / leur / CONN / roi / et / son / CONN / guerriers / image? / rendre cher En temps de guerres, c’étaient eux qui encourageaient leur roi et ses guerriers.

U tun bè tugu olu kò ka taa kèlèkèyòrò la. u / tun / bè / tugu / olu / kò / ka / taa / kèlè-kè-yòrò / la ils / INACT / INAC / suivre / eux / derrière / CONV / aller / guerre-faire-lieu / à Ils les suivaient jusqu’au lieu de bataille.

U tun mana se kèlèkènè kan dòròn, u / tun / mana / se / kèlè-kènè / kan / dòròn ils / INACT / HYP / arriver / guerre-surface / sur / seulement Une fois arrivés sur le champ de bataille,

u tun bè masakè n’a ka kèlèdenw fasa da, u / tun / bè / masakè / ni / a / ka / kèlèdenw / fasa / da ils / INACT / INAC / roi / et / ses / CONN / guerriers / louange / chanter ils chantaient les louanges du roi et de ses guerriers,

ka nkòni fò u kun. ka / nkòni / fò / u / kun CONV / ngoni / jouer / eux / pour et jouaient de la kora pour eux.

Olu fana tun b’a jira bèè la ko olu ye cè farinw de ye. olu / fana / tun / bè / a / jira / bèè / la / ko / olu / ye / cè / farinw / de / ye eux / aussi / INACT / INAC / le / montrer / tous / à / que / eux / EQ / homme / courageux / FOC / EQ Ceux-là aussi montraient alors à tout le monde qu’ils étaient des hommes courageux.

U tun b’u juguw laboli sinyè caman. u / tun / bè / u / juguw / laboli / sinyè / caman eux / INACT / INAC / leurs / ennemies / faire fuire / fois / beaucoup Souvent, ils mettaient leurs ennemis en fuite.

Komin sèbènni tun tè kè o tuma na anw ka jamana kònò, komin / sèbènni / tun / tè / kè / o / tuma / na / anw / ka / jamana / kònò comme / écriture / INACT / INACnég / faire / DEM / époque / à / notre / CONN / pays / dans Comme à cette époque on n’écrivait pas dans notre pays,

jeliw de tun bè jamana tariki ni masaw buruju mara. jeliw / de / tun / bè / jamana / tariki / ni / masaw / buruju / mara griots / FOC / INACT / INAC / pays / histoire / et / rois / généalogie / garder c’étaient les griots qui détenaient l’histoire du pays et la généalogie des rois.

Dònniyaba de tun b’u kun na. dònniya-ba / de / tun / bè / u / kun / na savoir-grand / FOC / INACT / SIT / leur / tête / à Ils avaient beaucoup de connaissances

U tun b’o dònniya ladi nyògòn ma de. u / tun / bè / o / dònniya / ladi / nyògòn / ma / de ils / INACT / INAC / DEM / connaissances / transmettre / l’un l’autre / à / FOC et se les transmettaient.

Fa tun b’a ka dònniyaw d’a denkè ma, fa / tun / bè / a / ka / dònniyaw / di / a / denkè / ma père / INACT / INAC / ses / CONN / connaissances / donner / son / fils / à Le père transmettait ses connaissances à son fils,

o fana tun b’a taw d’a woloden ma. o / fana / tun / bè / a / taw / di / a / wolo-den / ma DEM / aussi / INACT / INAC / ses / parts / donner / son / engendrer-enfant / à celui-ci aussi transmettait les siennes à son propre enfant.

O cogo la, jeliw ye Mali ko kòrò caman lakana. o / cogo / la / jeliw / ye / Mali / ko / kòrò / caman / lakana DEM / manière / de / griots / AC / M. / chose / vieille / beaucoup / protéger De cette manière, les griots ont préservé beaucoup de vieilles choses du Mali (ancien).

Ni jeliw tun tè, bi tun b’a sòrò ni / jeliw / tun / tè / bi / tun / bè / a / sòrò quand / griots / INACT / SITnég / aujourd’hui / INACT / INAC / le / gagner Sans les griots, beaucoup de nos traditions

an ka laada caman tun tununna. an / ka / laada / caman / tun / tunun-na nos / CONN / tradition / beaucoup / INACT / perdre-AC auraient aujourd’hui disparu.

Nka, bi bi in na, masaw dama dògòyara. nka / bi bi in na / masaw / dama / dògòya-ra mais / de nos jours / rois / quantité / diminuer-AC Mais, de nos jours, le nombre des rois a diminué.

Mògò minw bè se jeliw n’u ka denbayaw kòrò, mògò / minw / bè / se / jeliw / ni / u / ka / denbayaw / kòrò homme / REL / INAC / pouvoir / griots / et / leurs / CONN / familles / sous Les gens qui arrivent à porter les griots et leurs familles,

olu man ca bilen. olu / man / ca / bilen eux / DESnég / nombreux / plus ils ne sont pas nombreux.

O de y’a to jeliw b’u nyèsin waritigiw de ma sisan. o de ye a to / jeliw / bè / u / nyèsin / wari-tigiw / de / ma / sisan pour cela / griots / INAC / REF / s’orienter vers / argent-propriétaires / FOC / à / aujourd’hui C’est pourquoi les griots se dirigent maintenant vers les riches.

U bè olu mabalima, k’u fasa da. u / bè / olu / mabalima / ka / u / fasa / da ils / INAC / eux / flatter / CONV / leurs / louanges / chanter Ils les flattent et chantent leurs louanges.

Olu mana nisòndiya, u bè wari d’u ma. olu / mana / nisòndiya / u / bè / wari / di / u / ma eux / HYP / réjouir / ils / INAC / argent / donner / eux / à Quand ces derniers sont contents, ils leur donnent de l’argent.

Ni jeliw y’i fasa da, n’i m’u ladiya, ni / jeliw / ye / i / fasa / da / ni / i / ma / u / ladiya quand / griots / AC / tes / louanges / chanter / si / tu / ACnég / eux / récompenser Quand les griots chantent tes louanges, si tu ne les récompenses pas,

u bè se ka dònkili d’i la o yòrò bèè la, u / bè / se / ka / dònkili / di / i / la / o / yòrò / bèè / la ils / INAC / pouvoir / CONV / chanson / donner / toi / à / DEM / lieu / tous / à ils peuvent immédiatement composer une chanson sur toi,

k’i neni, k’i kè yèlèkofèn ye. ka / i / neni / ka / i / kè / yèlè-ko-fèn / ye CONV / te / insulter / CONV / te / faire / rire-affaire-chose / en t’insulter et te tourner en ridicule.

Malidenw bè siran maloya nyè ka tèmèn fèn bèè kan. malidenw / bè / siran / maloya / nyè / ka / tèmèn fèn bèè kan Maliens / INAC / craindre / honte / devant / CONV / surpasser / chose / toutes / de Les Maliens craignent la honte plus que tout.

O kosòn, mògò caman bè juru ta, ka jeliw sòn, o kosòn / mògò / caman / bè / juru / ta / ka / jeliw / sòn pour cela / homme / beaucoup / INAC / dette / prendre / CONV / griots / offrir A cause de cela, beaucoup de personnes s’endettent pour faire un cadeau à un griot,

wala k’u kanaduloki bò k’a d’u ma. wala / ka / u / kanaduloki / bò / ka / a / di / u / ma ou / CONV / leurs / habits / enlever / CONV / le / donner / eux / à ou alors elles enlèvent les habits qu’elles portent et les leur offrent.

O b’u tanga tògòtinyè ma. o / bè / u / tanga / tògò-tinyè / ma DEM / INAC / eux / protéger / nom-vérité / à Cela protège leur réputation.

A man di mògò si ye a ka fò i ma bakilu. a / man / di / mògò / si / ye / a / ka / fò / i / ma / baliku il / DESnég / bien / homme / aucun / à / il / INJ / jouer / toi / à / adulte Personne n’aime être traité d’avare.

Nka mògò dòw fana bè jeliw sòn de nka / mògò / dòw / fana / bè / jeliw / sòn / de mais / homme / certains / aussi / INAC / griots / offrir / FOC Mais certaines personnes aussi ne donnent aux griots

walasa u ka se k’u yèrè jira. walasa / u / ka / se / ka / u / yèrè / jira afin que / ils / INJ / pouvoir / CONV / REF / même / se révéler que pour se faire voir.

Olu b’a dòn ko n’i ye jeliw sòn u b’o lakali fan bèè. olu / bè / a / dòn / ko / ni / i / ye / jeliw / sòn / u / bè / o / lakali / fan / bèè eux / INAC / le / savoir / que / si / tu / AC / griots / offrir / ils / INAC / DEM / raconter / côté / tous Ils savent que si on donne quelque choses aux griots, ils le racontent partout.

Kunko si tè fò jeliw kò. kun-ko / si / tè / fò / jeliw / kò tête-affaire / aucune / INACnég / jouer / griots / sauf Aucune manifestation ne se fait sans les griots.

N’u y’a mèn ko furusiri, denkundi, ni / u / ye / a / mèn / ko / furusiri / denkundi quand / ils / AC / le / écouter / que / fête de mariage / baptême S’ils apprennent qu’il y a quelque part un mariage, un baptême,

bolokoli wala janaja bè yòrò dò la, bolokoli / wala / janaja / bè / yòrò / dò / la circoncision / ou / enterrement / SIT / lieu / un / à une circoncision ou un enterrement,

u b’u teliya ka taa yen, u / bè / u / teliya / ka / taa / yen ils / INAC / REF / se dépêcher / CONV / aller / là-bas ils s’y rendent vite,

sabula u b’a dòn k’u bè se ka wari sòrò yen. sabula / u / bè / a / dòn / ka / u / bè / se / ka / wari / sòrò / yen car / ils / INAC / le / savoir / CONV / ils / INAC / pouvoir / CONV / argent / gagner / là-bas car ils savent qu’ils peuvent avoir de l’argent là-bas.

Jeliw ye furuboloma nyumanw fana ye. jeliw / ye / furu-boloma / nyumanw / fana / ye griots / EQ / mariage-intermédiaire / bons / aussi / EQ Les griots sont aussi de très bons entremetteurs de mariages.

N’i y’a nyini jeliw fè k’u ka musoko dò nyènabò i ye, ni / i / ye / a / nyini / jeliw / fè / ka / u / ka / muso-ko / dò / nyènabò / i / ye si / tu / AC / le / chercher / griots / à / CONV / ils / INJ / femme-chose / certain / régler / toi / pour Si tu demandes à un griot de régler un problème de femme pour toi,

i bè se k’i hakili sigi, o musoko bè nyènabò. i / bè / se / ka / i / hakili / sigi / o / muso-ko / bè / nyènabò tu / INAC / pouvoir / CONV / ton / esprit / déposer / DEM / femme-chose / INAC / régler tu peux être tranquille, ce problème de femme sera réglé.

E ka kan k’i miiri dòròn de, e / ka kan ka / i / miiri / dòròn / de toi / devoir / ta / pensée / seulement / FOC Toi, tu dois seulement penser

i bèn’i ka jelikè ladiya cogo min na. i / bèna / i / ka / jelikè / ladiya / cogo / min / na tu / FUT / ton / CONN / griot / rendre heureux / manière / REL / à à la manière selon laquelle tu pourras récompenser ton griot.

Jeliw bè nafaba sòrò u ka jeliya in na. jeliw / bè / nafa-ba / sòrò /u / ka / jeliya / in / na griots / INAC / profit-grand / gagner / leur / CONN / métier de griots / ce / de Les griots tirent beaucoup de profit de leur métier de griots.

U bè nafolo min sòrò jeliya la, u / bè / nafolo / min / sòrò / jeliya / la ils / INAC / fortune / REL / obtenir / griotisme / à Ils ne peuvent même pas rêver de faire en travaillant une fortune

hali u tè sugo k’o nyògòn sòrò baara la. hali / u / tè / sugo / ka / o / nyògòn / sòrò / baara / la au point que / ils / INACnég / rêver / CONV / DEM / l’un l’autre / gagner / travail / à telle que celle qu’ils font en tant que griots.

O de y’a to jeli dòw t’a fè ka baara kè. o de ye a to / jeli / dòw / tè / a / fè / ka / baara / kè c’est pourquoi / griot / certains / SITnég / le / à / CONV / travail / faire C’est pourquoi certains griots ne veulent pas travailler.

Bi, Bamakò jeli caman kèra waritigiw ye. bi / Bamakò / jeli / caman / kè-ra / wari-tigiw / ye aujourd’hui / B. / griot / beaucoup / faire-AC / argent-propriétaires / à Aujourd’hui, un grand nombre de griots de Bamako sont devenus très riches.

U bè yaala yèrè Mèrisedèsiw (Mercedes) de kònò. u / bè / yaala / yèrè / Mèrisedèsiw / de / kònò ils / INAC / se promener / même / Me. / FOC / dans Ils se promènent même en Mercedes.

Jeli min dònnen don ka tèmèn Mali jeli bèè kan, jeli / min / dòn-nen / don / ka / tèmèn / Mali / jeli / bèè / kan griot / REL / connaître-PART / PRES / CONV / surpasser / M. / griot / tous /à Le griot le plus connu du Mali,

o ye Jeli Baba Sisoko de ye. o / ye / Jeli Baba Sisoko / de / ye DEM / EQ / J.B.S. / FOC / EQ celui-ci est Jeli Baba Sissoko.

Ale bè nsiirinw de da Arajo Mali la. ale / bè / nsiirinw / de / da / Arajo / Mali / la Lui / INAC / contes / FOC / raconter / radio / M. / à Il raconte des contes à la Radio Mali.

Su mana ko jamana in kònò, mògò caman bè kòròtò ka se so, su / mana / ko / jamana / in / kònò / mògò / caman / bè / kòròtò / ka / se / so soir / HYP / tomber / pays / ce / dans / homme / beaucoup / se presser / CONV / arriver / maison Quand la nuit tombe dans ce pays, beaucoup de gens sont pressées de rentrer à la maison

walasa Jeli Baba ka sufè baroninw n’a ka nsiirinw kana daminè olu kò. walasa / Jeli Baba / ka / sufè / baroninw / ni / a / ka / nsiirinw / kana / daminè / olu / kò pour que / J.B. / INJ / le soir / conversation-petites / et / ses / CONN / contes / PROH / commencer / eux / après afin de ne pas rater le début des historiettes nocturnes et des contes de Jeli Baba Sissoko.

Mali la, jòyòròba bè jeliw la. Mali / la / jòyòrò-ba / bè / jeliw / la M. / à / fonction-grand / SIT / griots / à Au Mali, les griots ont une fonction très importante.

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INACT = marque de l’inactuel ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert
Indonésie, Sumatra: où dormir, manger, guides... à Tangkahan? English translation pending
by Mc1313 · 2012-02-12 · 15 replies
Bonjour à tous Je prépare un voyage de deux mois en Indonésie (Sumatra, Java, Sulawesi) pour Juillet-Août 2012. Pour Sumatra, je cherche des personnes qui auraient séjourné à Tangkahan et qui pourraient m'indiquer ce qu'on peut y faire, où dormir, manger, guides... Combien de jours ? Je voudrais également prendre le bus Médan-Tangkahan. Les avis ? Je voyage avec mon minot de 14 ans. Et enfin, certains auraient-ils parcouru la distance Tangkahan-Bukit Lawang, à dos d'éléphants ? Avis, expériences... Je prends tout. Merci à tous pour vos réponses Isabelle
Hébergement pas cher sur l'île de Pemba? (Zanzibar) English translation pending
by Natloulou · 2011-07-11 · 8 replies
bonjour à tous!

nous avons prévus de partir sur Zanzibar le 05 aout jusque 23aout 2011.

principalement pour la plongée, un peu de repos et aussi pour prendre le temps de s'imprégner de la culture zanzibarite !!

nous souhaiterions loger qq jours sur Pemba (fort réputée pour la plongée), Y a t-il des hébergements pas cher, type guesthouse et si oui combien faut il envisager??

Merci d'avance !
Séjour de trois semaines en Tanzanie et Zanzibar: transport et hôtel? English translation pending
by Faitira · 2010-08-22 · 16 replies
Bonsoir,

Nous sommes en train de préparer un séjour de 3 semaines vers la Tanzanie pour janvier 2011, soit 2 semaines dans les parcs, volcan et alentours + 1 semaine sur Zanzibar. Nos questions sont les suivantes :Il existe un bateau pour l'île, de quel lieu peux t'on partir, combien de temps de traversée, tarif et sécurité ?A qui faut il s'adresser, horaires de départ et de retourAvez-vous un hôtel sur l'île au tarif raisonnable et propre et pas trop excentré ?Dans l'éventualité où le retour vers la France se ferait du même aéroport soit le Kilimandjaro, à la sortie du bateau, quel est le moyen de transport le plus pratique et le plus sûr que l'on doit prendre pour se rendre à l'aéroport ?

Merci pour vos réponses
Se déplacer en Tanzanie: transports, coûts et temps de trajet? English translation pending
by Ingiro · 2010-07-23 · 16 replies
Bonjour,

Je souhaite partir 3 Semaines en Tanzanie en Janvier mais avant d'acheter mes billets je souhaite avoir des infos sur les transports sur place .

J'ai encore 6 mois pour établir un petit programme mais en gros nous arrivons à Dar Es Salam . Je souhaite allez sur Zanzibar, faire un safari et aller faire un tour du côté du Kilimanjaro. En 3 semaines, je pense que nous avons le temps mais je ne sais pas du tout comment me rendre d'un lieu à un autre ? L'avion doit être trop cher, et que dire sur les trains ou les bus , quel est la durée d'un trajet et le coût ? Ex: transport entre la capital et Zanzibar ? Entre la capitale et le Kilimanjaro...

Merci d'avance pour vos infos,

Bonne journée.
Tanzanie sans réservation du safari, logement et transport English translation pending
by Guitchmarion · 2008-03-01 · 20 replies
bonjour, nous partons a deux pour la tanzanie a dar el salaam du 1er au11 mai 2008 en vol sec. nous n'avons rien reservé sur place. la saison n'est pas la meilleurs mais pas le choix nous aimerions voyager en train et faire quelques jours de safari et aussi une journée de peche au gros en mer. est il possible de reservé un safari sur place a arusha ou autre? est il facile de se loger? a dar es salaam puis a arusha ... et quels sont les lieux ou il est possible de se loger? et quels type de transport me conseillez vous? (preference pour le train) merci
Hôtel Club Playa del Sol English translation pending
by Anne63 · 2007-09-11 · 4 replies
bonjour a tous le 20 septembre mon mari et moi partons pour la tunisie. nous allons a l'hotel club playa sol et apparament c'est une catastrophe . a tous ce qui y seront pendant cette période merci de m'en faire part pour essayer de ce voir merci
Bateau entre Dar es Salam et Pemba (Zanzibar) et logement sur Pemba? English translation pending
by Rv38 · 2007-03-14 · 8 replies
Existe t il des bateaux Dar es salam Pemba sans changement à Zanzibar et quels sont les meilleurs plans pour se loger à Pemba.
Festivals en Europe de l'Est English translation pending
by Odilou · 2007-02-15 · 12 replies
Bonjour !

Je prévois un petit tour en août 2007 en Europe de l'Est en camion pour faire la tournée des festivals. Il y a bien sur le Sziget à Budapest mais qu'y a t-il d'autre de bien dans les autres pays autour ? Ouverte à tous les conseils ! Odile
Égypte: que voir en douze jours avec petit budget? English translation pending
by Québécoise2 · 2007-01-30 · 11 replies
Bonjour chers membres de VoyageForum! Je m'adresse à vous pour conseiller un jeune couple de ma connaissance qui ne peut s'accorder que 12 jours en Égypte avec un petit budget. Je suis à la recherche d'un itinéraire avec suggestions d'endroits où loger, manger et visiter. Vos conseils sont bienvenus. Merci d'avance. Ces jeunes gens partiront entre mars et juin. Si c'était leur unique voyage en Égypte, que devraient-ils voir absolument?😊
Conseils sur l'Ile Maurice English translation pending
by Caro17 · 2004-12-16 · 19 replies
Bonjour a tous,

Je pars pour l'ile maurice mi-janvier et si éventuellement vous aviez quelques adresses ou tuyaux qui vous permis de passer un séjour agréable et peut-être un peu moins cher... ce serait super!

Merci beaucoup et a trés bientôt
Un mois en Tanzanie en "self-drive" English translation pending
by Serraggia · 2018-12-15 · 51 replies
Bonjour,

Nous partons en couple en septembre prochain pour découvrir la Tanzanie :) J'avais prévu un voyage de 3 semaines afin de découvrir les parcs du nord mais au final après reflexion (et la lecture de récit d'autres personnes sur le forum qui l'ont fait) j'ai pu ajouter une semaine supplémentaire à mon circuit afin d'avoir la possibilité de combiner les parcs du nord et du sud, Avec encore beaucoup d'interrogations ... les distances étant longues et difficiles à calculer (google maps ayant ses limites) je n'arrive pas toujours à voir si c'est réalisable où s'il faut rajouter des nuits d'étapes supplémentaires en limitant du coup le temps passé dans les parcs :( Je me pose également la question concernant le lac natron qui a l'air magnifique mais qui fait faire un grand détour (par contre cela permet de rentrer dans le serengeti par le nord et éviter ensuite de faire l'aller retour dans le parc) et où les conditions sont parfois difficiles (route en mauvais état, nombreux péages), Concernant le temps passé dans chaque parc cela est-il bien réparti ? Je me suis inspirée des récits de Francky et de Girardinpho (et d'autres personnes dont je n'ai pas les noms et tête) que je remercie encore pour leur retour d'expérience bien utiles pour tous :) Pour les hébergements nous logerons essentiellement en camping (4x4 avec tente sur le toit) avec parfois éventuellement des hébergements en "dur", pour avoir un "vrai lit" 😉

J1 Arrivée à Arusha - nuit J2 Arusha/Lake Natron - Maasai Giraffe Eco Lodge J3 Lake Natron - Maasai Giraffe Eco Lodge J4 Lake Natron/Wasso J5 Wasso/Serengeti - Lobo campsite ? 5 nuits à répartir au Serengeti (1 nuit au bord du cratère, camping en fonction des dispos) J6 Serengeti - Lobo campsite ? J7 Serengeti - Lobo campsite ? J8 Serengeti - Seronera ? J9 Serengeti - Ngorogorong - Simba A Campsite ? J10 Serengeti - visite du cratère/Fanaka Campsite J11 Fanaka Campsite/Tarangire public Campsite3 nuits à Tarangire J12 Tarangire public Campsite J13 Tarangire public Campsite/Amarula Campsite J14 Amarula Campsite/ Isimila African Garden J15 Isimila African Garden/Chogela Campsite J16 Chogela Campsite - Ruaha National Park5 nuits à Ruaha J17 Ruaha National Park J18 Ruaha National Park J19 Ruaha National Park J20 Ruaha National Park J21 : Crocodile Camp (Kidayi) - Selous3 nuits à Selous J22: Selous National Park J23 : Selous National Park J24 : Selous/Lake Tagala Campsite J25 : Lake Tagala/Dar es salaam

Et nous finirons par 4/5 nuits sur l’ile de Mafia... Vos avis sont les bienvenus :) Bonne journée, Nathalie
Kilimanjaro, safari et Zanzibar English translation pending
by Sabeb · 2017-12-13 · 42 replies
Bonjour,

je suis à l'élaboration d'un futur voyage et j'en suis au tout début. Beaucoup de questions me trotte dans la tête....normalement je pars 1 mois par année mais pour la Tanzanie je me suis pas certaine que mon budget me le permettra car ce sera sans doute le voyage qui me coutera le plus cher!

J'aimerais d'abord faire le kilimanjaro par le voie Machame sur 7 jours. Ensuite un petit safari de 5-6 jours car je crois bien que mon budget ne me permettra pas d'en faire plus. Est-ce que cela en vaudra la peine vous croyez? Et je terminerais par Zanzibar, est-ce que c'est possible de loger à moindre frais à Zanzibar autre que dans des lodges luxueux?

Mai la première grande question est ( et j'ai lu pas mal sur le sujet) : quel est le meilleur temps voir mois de l'année pour un mixte de ces 3 endroits?

Janvier-Février? septembre-octobre? ou autre?

Merci beaucoup à l'avance
Route d'Haridwar à Calcutta (et west Bengal) et fin à Udaipur English translation pending
by Aleph240758 · 2016-12-24 · 177 replies
c'est parti !!! mon voyage s'est déroulé du 26 oct au 10 décembre. Oui j'ai vécu la démonétisation de plein fouet, et j'ai bien compris la formule " l'Inde ne se visite pas mais se vit !!!" et que de galères avec ces problèmes mais je n'y suis pas encore Je suis arrivée à Dehli vers minuit, douane, taxi et me voici à l'hôtel Cottage yes please, réservé et confirmé par mail !!! et en arrivant je réveille le personnel qui cherche longuement ma réservation !!! non enregistrée et il me demande le mail que je retrouve !! ok ok no problem, no problem et me donne une chambre...ouf je suis fatiguée. Le lendemain avant de partir je vérifie si ma réservation pour le retour est enregistrée, et que nenni, donc là il la note devant moi !!! je tiens à vous signaler que cet hôtel n'est plus aussi fiable qu'auparavant. Je change mes euros avant de prendre le train pour être tranquille pendant mon voyage!!! j'ai de grosses liasses à cacher dans différents endroits. Je traverse la rue et me rends à la gare prendre mon train de 15h20 (Ddn Janshtbdi), nous arrivons avec une heure de départ à 20h30 J'ai réservé l'hôtel Sun city où j'arrive fatiguée et une fois installée je pars dîner au premier restaurant sur la rue principale .Cet hôtel est simple, propre et le personnel très serviable. Ma première journée à Haridwar se passe en grande partie sur les ghats et rues commerçantes avoisinantes avec des touristes indiens venant pour Divali qui approche.













Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux





Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible



De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga

petite méditation pendant que la foule s'installe





désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
by Jclarasso · 2016-04-01 · 4 replies
Birmanie 2015.

Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.

Note sur Mandalay.

La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.

Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.

Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.

Vendredi 7 Fevrier

Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.

Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.

Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.

Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.

Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.

Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.

Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.

Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.

Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.

Jeudi 13 Février. Visite de Bagan

Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.

Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.

Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.

Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.

Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.

Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.

Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.

Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.

Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Circuit d'environ 3 mois Tanzanie, Malawi, Mozambique (juin-juillet-août) English translation pending
by Cybercaribea · 2015-02-07 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'aimerai cette année changer de région du monde, envisageant ainsi un circuit allant de la Tanzanie à Madagascar. Cependant, étant en ce moment en long trips avec des connexions internet svnt désastreuses (ne serait ce que pour charger google map), je cafouillle un peu dans l'élaboration de ce circuit. Par habitude, voyageant sans rien réserver d'avance, et parfois sans circuit prédéterminé, l'Afrique de l'est me semblant un peu moins ''easy'' que l'Asie (je peux me tromper), je viens donc vers vous pour avoir quelques informations récentes.

1) Mon budget par jour et pour 2 personnes, n'excède pas 55 euros, maxi 60 euros pas jour, tout compris. D'emblée, la Tanzanie, Malawi et Mozambique sont ils envisageable, en sachant que j'exclut déjà les safaris dans ces pays (trop couteux et déjà fait) ?

TANZANIE 24 jours : 2) La ville frontière entre la Tanzanie et le Malawi est-elle Mbeya ou proche? 3) Si oui, faut il privilégier le train ou le bus pour s'y rendre depuis Dar es Salaam)? 4) Quelle est le cout et la durée du trajet? 5) Y a t'il une étape (autre qu'une réserve) à conseiller sur ce trajet ?

MALAWI 18 jours : 6) 18 jours sont ils suffisant pour réaliser sans trop courir un circuit partant du nord jusqu'a la frontière avec le Mozambique (vers Cuemba), en passant par l'ile de Likoma, et restant 5 jours a Lilongwe pour faire le visa mozambicain. 7) Quelles étapes conseillez vous sur ce trajet? 8) Y a t'il des guest housses petits budget, aux environs de 25-30€ ?

MOZAMBIQUE 30 jours : 9) Qu'elle est la ville frontalière entre le Malawi et le Mozambique me permettant de prendre le train Cuemba - Nampula? 10) J'ai lu que les trajet sont longs et pénibles dans ce pays, 30 jours de Cuemba à Maputo est ce envisageable sans trop courir ? 11) Qu'elles étapes pour petit budget conseillez vous entre Cuemba et Maputo? (ilha et vilanculos me semble inévitable non?)

Pour infos, j'aime beaucoup ''l'eau'', disons la mer, lac, rivière, cascade, et les beaux paysages montagneux. Je ne recherche ni bars ni ambiance nocturne, et voyageant lentement, passer 1 semaine voir plus dans une guest house au bord de l'un de ces éléments ne me pose aucun problème.

Désolé pour l'effet ''pavé'' , 11 questions ca fait beaucoup, je sais, mais si certain connaisseurs ont une partie des réponses ca m'aidera déjà beaucoup.

Merci d'avance, et bon voyage aux futures voyageurs ou ceux qui sont sur les routes.

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