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Laisser un pourboire à la masseuse thaïlandaise? English translation pending
by Geob · 2008-07-20 · 123 replies
L'autre jour, a Chiang Rai, j'etais en train de ma faire masser les pieds quand survint un japonais que je venais de voir au au Seven/Eleven d'a coter. Il s'est approcher de ma masseuse et lui a tendu un billet...un pourboire, quoi. Au 7/11, il a du acheter quelque chose pour faire de la monnaie. Elle l'a remercier en se marrant, et le japonais est reparti tout content, tout fier de son geste. La masseuse n'arretait pas de se moquer de son geste. Devant mon incomprehension, elle a deplier le billet qu'elle avait poser negligemment sur un banc, a cote d'elle, comme si elle voulait se debarrasser de quelque chose d'inutile : c'etait un billet de 20 baths ! - Revenir pour me donner 20 baths ! 100 baths, d'accord, mais ving baths ! continuait-elle en se moquant du geste du japonais. Pour ceux qui vont la premiere fois en Thailande, ne vous croyez donc pas obliger de laisser un pourboire ! Si vous entendez : "farang kinio", repondez en souriant : "mai chaille, pen prayat" Vous dites ? Evidemment, je n'ai pas laisser de pourboire !
Transcription de l'acte de mariage d'une Française à Nantes English translation pending
by Nadibouh · 2008-07-17 · 560 replies
bonjour; je suis une française d'origine algérienne mariée en aout2006 en ALGERIE. je n'ai pas encore fait mon inscription de mariage vu que on m'a retourner 2fois le dossier afin de solliciter de nouveaux documents en+. mon dernier envoi du dossier de demande de transcription date il y a une semaine à Nantes. ma question est: dois je partir en France pour poursuivre mes démarches de transcription afin de faire avancée les choses. ou non🤪. je trouve que sa prend beaucoup de temps.😕 peux être en partant en France sa va être plus vite. vos conseils sont les biens venu. merci d'avance.🙂
Achat d'une maison au Costa Rica English translation pending
by Proxi49 · 2008-07-17 · 52 replies
🙂Bonjour à toutes et a tous!Nous sommes exploitants de superette dans une petite ville nommée Gesté, dans le Maine-et-Loire.Je suis, pour ma part, à la retraite d'ici 3/4ans.Nous recherchons une maisonnette(à acheter) au Costa-Rica, sur la côte pacifique au bord d'une rivière.Nous aimerions y passer l'hiver car, dans le Maine-et-Loire c'est assez froid!Nous recherchons donc quelques renseignements par rapports aux prix d'un achat moyen d'une petite maison, aux agences locales ou l'on peut se renseigner, et d'autres renseignements qui sont les très bienvenues, (préservations d'arnaques).Si certaines personnes ont séjournées au Costa-Rica, nous nous ferons une joie de dialoguer avec elles.N'ayant que peu de temps pour aller sur internet, nous ferons de notre mieux pour venir consulter les messages.En vous remeriants tous d'avance, Bernard et Jocelyne.😄
Papiers pour un mariage devant adoul au Maroc? English translation pending
by Abdouabde · 2008-07-13 · 45 replies
bonjour tout le monde, Ayant passé mon rendez-vous au consulat de Fès pour le CCM Il me reste plus qu à attendre mon certicat CCM pour passé devant l adoul au maroc.Sauf que je ne sais pas quels sont les papiers qu ils demandent. Merci pour votre aide.Et est ce qu il faut aussi un extrait de casier judiciaire de france ou du maroc ou les 2.Et une visite médical. Merci à bientot.
Bienvenue chez les chiites! cinq semaines en Iran English translation pending
by Phil64 · 2008-07-12 · 84 replies
Salam a tous, pour vous epargner les fauites de frappes de clavier et les accents manquants, voici mon recit en direct d'Iran apres correction par Mu... (desole pour ce petit differe...) j'espere en partager avec vous un peu de la magie... Safar khosh ! comme on dit en farsi 🙂
Croisière sur le Splendour of the Seas? English translation pending
by Sophieh · 2008-07-12 · 27 replies
Bonjour à tous ! Quelqu'un aurait il voyagé à bord du splendeur of the sea ? Le personnel parle normalement (en petit nombre) le français ? Vos impressions sur cette compagnie? Je vous remercie.
Via de la Plata (Séville - Saint-Jacques-de-Compostelle) en janvier English translation pending
by Jpp41 · 2008-07-12 · 15 replies
bonjour à tous, j'ai l'idee de faire la via de la plata de seville à compostelle en 2 fois. Le premier troncon je ne pourrais le faire que en janvier 2009, depart vers le 7 ou le 8. J'ai plusieurs questions qui me viennent à l'esprit si par hasard quelqu'un d'autre avait cheminé à cette epoque de l'année de ce coté la:

Quel temps fait il en general dans cette pertie de l'espagne en hiver? Les auberges de pelerin sont elles ouvertes? Le chemin est il bien tracé et interessant sans trop de bitume? y a t"il du monde sur ce chemin en hiver ? car bien que craignant la foule, j'aime bien cependant pouvoir partager de temps en temps.

cela serait bien si quelqu"un pouvait m'apporter une ou plusieurs reponses à mes questions merci

jpp
Trajet entre les aéroports Newark et JFK English translation pending
by Usanousvoilà · 2008-07-12 · 4 replies
Bonjour à tous, je vais devoir faire le trajet newark-JFK en 4h40 maximum début août et j'aurais voulu savoir quels sont les billets à acheter pour prendre ce périple!! Nous comptons prendre l'air train puisque c'est apparemment le moyen le plus court de relier les deux aéroports. Est-ce qu'il faut en acheter plusieurs ou un seul suffira pour tous les trajets et quel est leur prix approximatif? et où faut-il acheter ces tickets? Désolée pour toutes ces questions mais j'avoue que la perspective de rater mon second vol me stresse un peu donc j'essaie de tout préparer au mieux! Merci d'avance
Premier voyage seule au Mexique: précautions à prendre? English translation pending
by Galou80 · 2008-07-10 · 18 replies
Bonjour, Je souhaite faire un voyage de 2 semaines au Mexique cet été à la fin du mois d'août, et n'ayant trouvé personne autour de moi de disponible à cette période là pour partager mon voyage, je me suis décidée à me lancer toute seule. J'ai opté pour un voyage sac à dos car les voyages organisés ne correspondent pas à ce que je recherche comme voyages... Mais c'est mon premier grand voyage et je ne parle pas l'espagnol donc j'appréhende un peu! J'ai choisi un itinéraire classique: Mexico/Teotihuacan, Oaxaca, Palenque, Tulum, Mexico et je souhaiterais avoir des conseils sur les précautions à prendre, les conditions de voyages notamment sur la sécurité au niveau des trajets en car la nuit, sur les hôtels ou restos sympas et si il y a la possibilité auprès de certains hôtels ou offices du tourisme de faire des excursions en groupes sur les sites archéo...

A+
Retour de croisière à bord du Coral (juin 2008) English translation pending
by Klint · 2008-07-09 · 31 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes rentrés le 29/06/2008 de notre croisière à bord du Coral.

Sincèrement malgré tous les avis positifs que j’avais pu lire, je ne pensais pas être autant comblé par cette croisière !!!!!

C’était notre première, mais quel plaisir nous avons pris.

Je vais essayer de vous faire un petit résumé qui je l’espère apportera de l’aide aux futurs partant.

J1 : Embarquement à Marseille

Nous sommes arrivés au poste d’embarquement à 12h30, nous avons fait enregistrer nos bagages (par Vasco le chanteur) puis nous nous sommes présenté à l’enregistrement à l’étage. L’enregistrement se fait par ordre des ponts (le pont Zeus en 1er et le Poséidon en dernier) On nous a donc remis notre carnet de voyage ainsi que nos carte magnétiques. Nous avons également choisi notre service au restaurant (le 2ème)

Ca y est, nous embarquons enfin après des heures passées à rêver.

Nous nous dirigeons vers notre cabine (la P04) et nous rentrons nos valises. Direction le lido pour se restaurer.
http://blufiles.storage.live.com/y1py5k1fidOTQrEa6mgnFDS85IrMtnWrmUs5EyzaY9i2HOtq4RKea-aSPrWTQP8G6go Biens renseignés avant nous n’en choisirons que 2.

Après une visite du bateau, une séance de bronzage, vient l’heure de se préparer pour le repas du soir. Nous sommes placés à une table de 4, avec un couple de notre age. On accroche tellement bien ensemble lors du repas, que l’on passera toute la croisière ensemble. Direction le salon sirène pour le premier et magnifique spectacle.

J2 : Palma de Majorque.

Nous faisons la visite par nous même. Une fois descendus du bateau, nous nous rendons à la cathédrale à pied (compter 25 minutes). Nous visitons la cathédrale puis prenons le bus touristique (rouge, il faut compter 13 € par personnes). Après un très beau tour de ville, nous nous arrêtons au Castell de bellverde. Le billet d’entrée est à un prix dérisoire et nous avons une vue imprenable sur la ville de Palma de là haut. Nous rejoignons le bateau à pied en passant par le parc (là aussi, compter 20 minutes). Vous avez aussi la possibilité de prendre le bus touristique ( N°50) au pied du bateau

J3 : Alméria et Malaga

Escale technique à Alméria où seuls les passagers visitant le palais de l’alambra descendent (nous n’avons pas eu d’échos sur la visite)

Malaga, là aussi nous faisons la visite par nos soins. Nous avons pris la navette du Coral (5€ A/R par personne) Tour de ville toujours avec le bus touristique que nous prenons le longs de l’allée des palmiers.

Nous nous arrêtons au castillo de Gibralfaro sur les hauteurs. (Billet d’entrée à 3.30 € par personnes avec l’alcazaba). La vue est magnifique !!!!!!!!!!! que ca soit sur les arènes, sur l’hôtel de ville, sur la cathédrale, …

http://blufiles.storage.live.com/y1pIvhS0qTr_PmFmz1cW4PVsRo7q7PCjpeRIfWTGoD4UfphEf8-p6ZVf7C8rkEhZAch

Une fois ce magnifique tour de fait, nous nous rendons à pied pour visiter l’alcazaba avec vue sur les arènes



Nous en prenons plein les yeux !!!!!! Compter 2h30 /3h pour la visite. A la sortie nous reprenons le bus touristique et bouclons notre tour de ville.

Ce fut notre excursion préférée

J4 : Tanger

Nous avons choisis l’excursion « Les parfums de Tanger ». Nous commençons la visite par la grotte d’Hercule (sans plus à mon goût)

Nous faisons un passage éclair de 5 minutes au cap spartel.

Enfin nous finissons la visite dans les souks.

Nous avons même écourtés la visite en rentrant à pied au bateau. On dira que Tanger n’est pas la ville qui nous a le plus marquée.

Gibraltar Nous arrivons en début d’après midi sous une chaleur étouffante.

Nous rejoignons le téléphérique à pied après 30 minutes de marche. Mauvaise surprise au téléphérique, ils ne prennent pas la CB, nous n’avons pas pris de liquide, le distributeur de plus près est à 15 minutes aller. Nous nous promenons dans le parc à coté (très joli soit dit en passant)

Nous essayons tout de même de négocier avec le bar à coté, sil peut nous encaisser en CB et nous rentre la monnaie afin de monter sur le rocher. Réponse négative.

Quand on voit que Tanger compte une banque tous le 3 mètres, on se demande à Gibraltar, dans une ville où on arrive plus à compter les ferrari, rolls royce, Bentley, on n’est pas foutu d’avoir des distributeurs. Ca me conforte, je n’aime décidément pas les Anglais loooool. Mauvaise journée pour moi, car je perds la carte magnétique du Coral, je me fais donc escorter par les autorités maritimes jusque dans le bateau.

Je tiens aussi à préciser que de passer le détroit de Gibraltar reste quelque chose de magnifique

J5 : Ibiza Nous accostons en plein centre ville, ca vaut le coup d’œil.

A première vu, la ville est drôlement belle !!

Nous montons donc à pieds à la cathédrale. Nous avons une très belle vu sur la mer et sur la ville. Nous descendons dans la ville faire un peu de shopping.

Et là, grosse déception, Ibiza donne l’impression de n’être qu’une ville de fête. Boutiques de vêtements de discothèques, on nous a proposé de la drogue en pleine rue à plusieurs reprises, et j’en passe. Nous y étions le soir de la ½ finale de l’euro ou l’Espagne à gagnée. Nous avons assistés à un très beau feu d’artifice

J6 : Barcelone A la sortie du bateau nous prenons le métro (1.30 €/ pers) jusqu’à la légendaire Segrada Familia, puis nous redescendons à pied par la vielle ville avec un arrêt dans une magnifique cathédrale.

Nous finissons par la Rambla avant de rejoindre le bateau.

J7 : Gênes



Nous avons choisi l’excursion de Portofino. Après 40 minutes de bus, nous rejoignons un bateau qui nous amène à Portofino. C’est un petit village absolument magnifique où se fondent couleurs et trompes l’œil.

C’est avec un gros pincement au cœur que nous passons notre dernière soirée à bord du Coral.



Même s’il s’agit d’un vieux bateau, il règne à bord une ambiance exceptionnelle. Super équipe d’animation avec Kamel, Danny, Ramona, Laetizia, Natalia, Georgette. Du personnel d’une énorme sympathie (un petit coucou à Jennelyn, Alain, Ivan, Salazar), tous aux petits soins.



Je ne garderai que d’exceptionnels souvenirs de cette croisière, grâce aussi à un couple que nous avons rencontré et qui aura fait en sorte que notre séjour soit encore plus beau. Comme quoi, le Coral est une grande famille
Croisière sur le MCS Orchestra English translation pending
by Pierchris · 2008-07-05 · 11 replies
Bonjour,

Nous avions prévu de réserver sur le Norwegian Gem et déception hier à l'agence tout était complet.Alors, la responsable de l'agence nous as fait plusieurs proposition sur le costa mais tarif élevé et notre choix s'est porté sur le MSC ORCHESTRA en cabine extérieur pont 11 grâce à une promo .Par contre, j'espère que nous serons pas déçu car je lis beaucoup de négatif sur ce forum à propos de MSC.C'est notre première croisière, et toutes les informations me sont utiles pour les escales ainsi que pour le fonctionnement du bateau, faut'il demander une table de 2 ainsi que l'heure du service à l'agence ou directement au bateau ?. Avez vous des informations sur le parking à Marseille, notamment tarif . Nous allons faire marseille, genes, naples, tunis, palma, barcelone.génes, que faire comme visite par soi-mêmeNaples, pompei par le train je pense Mais d'après ce que j'ai compris la gare est loin du port.Tunis, sidi bou said par le train également mais comment fait'on pour se rendre à la gare à partir du port.Palma? merci
Acheter un cheval en Argentine English translation pending
by Cacac · 2008-07-02 · 14 replies
bonjour, Je souhaite partir avec en argentine un bon moi avec mon frere et une amie.Nous somme deux cavalieres confirmee et un neophite qui ne peut pas marche correctement a cause d'un accident de moto et qui avait l'habitude de beaucoup voyager a pied, a velo ou a cheval, jusqu'a cet accident il ya un an, donc projet est ne d'une passiond'amitie et d'entre aide entre baroudeur.

Est ce a votre avis andicapant de ne pas savoir bien parler Espagnol? mais ayant etant bilingue en Anglais.

je recherche a savoir ou pourrait etre le meilleur endroit dans le nord du pays pour acheter des chevaux en Argentine. Combien coute le matos pour les chevaux comme les selles, etc et ou sont les meilleurs endoits pour se les procurer? peut il etre interessant d'amener sa propre selle?

Je crois que c'est asse de questions pour le moment, si quelqu'un peut deja repondre a qq'une d'entre elles merci beaucoup

caro
Assignement des sièges chez Iberia? English translation pending
by Pedrodu13 · 2008-06-29 · 21 replies
Bonsoir a toutes et tous, j'aimerai savoir si certains d'entre vous etait arrivé a faire assigné leurs places dans l'avion autrement que par internet avec le "check on line" d'iberia qui me demande un numero de reservation que je n'ai pas !!! Comme par exemple par telephone ou autres ! J'aimerais ne plus voyager avec 20 sieges d'ecart entre moi et ma femme ! merci d'avance !!
Voyage en Argentine en décembre 2008: logement, visites, transports, budget English translation pending
by Ronnyleandro · 2008-06-26 · 22 replies
Bonjour à tous

Je suis en train d'organiser un voyage en argentine. La période serait du 09/12/08 au 06/01/09, où moins de temps je ne sais pas encore. J'ai déjà prévu un petit parcours, qui serait visiter iguaçu, puerto madryn, calafate, ushuaia, et buenos aires. J'aimerais connaitre quelques conseils de logement, d'endroits à ne pas rater, d'éventuellement certains événements pendant cette période, de transports au niveau interne.J'ai vu que le bus est très économique mais est-il vrai quil met 2 ou 3 jours pour arriver à certains endroits?je ne suis pas contre l'avion pour les longues distances.(conseils la dessus aussi) Et le plus important, le budget qu'on me conseille pour un mois la bas, en vivant sans restriction, pas de luxe mais vivre bien.

Merci pour votre aide

Ps:si quelqu'un qui voyage seul, va égalelment à la même période il peut m'écrire également 😛
S'installer à Los Angeles English translation pending
by Sabrina1212 · 2008-06-24 · 34 replies
cc tous le monde, j'aimerai m'installer au états unis en californie, je cherche qqlqn pr m'accompagner dans ce périple lol
Attention aux oublis sur les bateaux MSC English translation pending
by Desbell83 · 2008-06-21 · 19 replies
Bonjour à tous, 🙂

Comme je le relatais dernierement au retour de notre croisiere a bord du Rhapsody, croisiere pour laquelle nous etions enchantes, 😉a notre retour nous avons eu la desagreable surprise de constater que nous avions oublie a bord une saharienne contenant nos clefs (carte electronique ) de voiture.🤪

Depuis c'est le parcours du combattant afin d'essayer de recuperer celles-ci 🙁

Nous avons de suite contacte le bateau a notre retour celui ci se trouvant encore a Genes, a la reception on nous confirme que cette veste contenant les clefs s'y trouve bien.-(soulagement, mais pourquoi des annonces n'ont elles pas ete faites quand nous y etions encore afin d'appeler le proprietaire du vetement a venir le recuperer)😎 Nous demandons donc de nous la retourner a notre adresse en port dû.😛

Apres avoir epelè lettre par lettre notre nom adresse telephone on arrive je pense a se comprendre car meme en precisant notre N° de Cabine, et N° d'enregistrement de notre croisiere, l'accueil semble ne pas comprendre nos noms et adresse. (comme si nous n'etions pas passe sur le bateau)😠

Par securite nous envoyons egalement un fax afin de bien preciser adresse et telephone.😐

Le colis doit etre expedie le lendemain Au milieu de semaine n'ayant aucun n° d'expedition ni nom du transporteur nous rappelons le bateau.🤪

La reception nous indique que le paquet a ete remis non pas a livourne comme prevu mais a Salerne a la Sté trasporti Catalamessa qui se trouve au port tel : 0039 08 922 99 26.😐

Nous appelons donc la Ste catalamessa qui de suite semble etre au courant que le paquet a ete remis par le Rhapsody, mais suite aux barrieres du langage, la personne ne parlant qu'italien, nous ne comprenons pas sauf que le colis a ete transmis par leurs soins a Naples.( on fait tres simple chez MSC)😕

Biensur entre temps nous demandons a la Boutique des croisieres qui nous a vendu le voyage si ils pouvaient intervenir afin de nous aider dans les demarches, mais on comprend tres vite que cela n'est pas leur probleme, nous contactons donc le siege social de la MSC a paris en expliquant a nouveau nos problemes et que nous recherchons a connaitre le N° d'expedition ainsi que le transporteur qui doit nous acheminer le colis.

Reponse de la direction MSC nous effectuons des recherches sans plus.😮

suite a cela nous trouvons l'adresse e-mail de l'office du Tourisme a Naples et apres explications nous leur demandons si ils pourraient contacter la Ste trasporti Cantalamessa pour nous afin de savoir ou se trouvent nos clefs. 😄 Quelques heures apres un mail de l'office du tourisme nous indique que nos clefs se trouvent dorenavant au MSCclub a Naples et ils nous donnent leur e-mail. MSCclub@msccrociere.it

Nous pensions enfin pouvoir avoir des indications precises sur l'expedition du colis. et envoyons de suite un mail au club MSC de Naples.😐

Cela fait plus de 8 jours et biensur aucune reponse.😠

Nous recontactons donc la direction a Paris qui nous indique ne pas pouvoir communiquer ni avec le bateau(Rhapsody, et ne pas non plus parler l'italien) il s'agit pourtant d'une Ste italienne, mais biensur qu'ils s'occupent toujours de rechercher ce paquet.🤪

Mauvaise volonté, inertie ou (et) incompetence du personnel, toujours est il qu'il est preferable de numeroter tout ce qu'on emporte avec nous et de bien veiller a ne rien oublier. 😇 nous n'avons droit a aucune erreur

Les armateurs, et croisieristes semblent oublier que nous sommes clients et que la vente seule des produits n' est pas un gage de la qualite des services, mais le suivi de la clientéle.

Sevice apres vente et satisfaction des clients ne sont pas a negliger, car on a vite fait de trouver d'autres produits meme moins chers avec un meilleur suivi.😎

Nous comptions repartir avec MSC pour une grande croisiere en Novembre, mais devant le fait qu'aucune petite erreur n'est possible, nous partirons sans doute avec le concurrent qui en plus pratique des prix plus attractifs sur une croisiere similaire Italie, Grece, Turquie, Chypre.(il y a en ce moment une promo interessante)

Nous devons en etre a une dizaine d'appels telephoniques, pas satellite sur le bateau)😕 et mails sans aucun resultat. Cordialement a tous
Sénégal: sécurité actuelle en Casamance? (mi-juin 2008) English translation pending
by Sev09 · 2008-06-14 · 38 replies
Bonjour,

J'étais venu déjà écrire sur ce forum pour avoir vos conseils pour un voyage au sénégal en juillet prochain (petite cote + casamance). Le départ est dans moins d'un mois. On est toujours trois nenettes, et l'une d'entre nous a trouvé cet article qui date de qques jours:
http://www.infosdelaplanete.org/3977/casamance-la-nature-nourrit-l-insecurite.html

Et elle a peur à présent et ne veut plus partir en Casamance, car jusqu'à maintenant toutes les info d'insécurités qu'on avait lu sur la Casamance dataient de 2004 or celle-là date de qques jours. Je la comprends et j'avoue ne plus être rassurée à présent. Donc je vais appeler l'ambassade lundi mais j'aimerai avoir vos avis. Qu'en pensez vous? est-ce risqué?

En plus, on vient d'appeler le service du nouveau bateau (aline dattia) et il est en panne pour une durée indéterminée. Donc pas évident d'y aller..A part prendre l'avion surement car traverser la Gambie..non, on y tient pas!

Merci

Sev
Vous le regardez où l'Euro 2008? English translation pending
by Jcender · 2008-06-13 · 88 replies
Moi a Tokyo, et je viens d'assister en live a notre raclee face a la Hollande. 🤪 meme pas pu chambrer les Hollandais qui y assistez, on c'est vraiment fait crever 🙁
Les routiers thaïlandais menacent de bloquer Bangkok English translation pending
by Barbot · 2008-06-12 · 29 replies
Le prix du carburant flambe, près de 40% d'augmentation en Thaïlande pour eux ça devient très critique au vu de leur salaire de base . 🤪

Manif - Les routiers thaïlandais menacent de bloquer Bangkok.-

Les chauffeurs de poids lourds thaïlandais ont menacé hier de faire grève la semaine prochaine et de bloquer les routes de la capitale si le gouvernement ne les aide pas à faire face à l’augmentation continue des prix du pétrole. La Confédération du transport de Thailande (CTT), a remis sa requête aux ministères et au premier Ministre Samak Sundaravej en leur fixant l’ultimatum à mardi prochain. "S’il n’y a pas de mesures de la part du gouvernement avant le 17 juin, vous allez voir des centaines de milliers se diriger vers Bangkok de tout le pays”, a indiqué Thongyoo Khongkhan, secrétaire général de la CTT. Et d’ajouter "nous conduirons doucement, probablement 10 kilomètres heure, sur la bande de gauche autour de Bangkok". Thongyoo et ses collègues se disent très déçus que le gouvernement ait refusé d’entendre leurs revendications lors du conseil des ministres mardi. Une centaine de camions s’étaient déjà alignée hier matin le long de l’autoroute Bangna-Trad. Les routiers thaïlandais demandent que le gouvernement leur fournisse du carburant à bas prix et aide les compagnies de transport à convertir leurs véhicules au gaz naturel. Les prix du diesel ont atteint un record de 41, 34 bahts (1, 25 dollars) par litre mercredi. Des milliers de routiers en Europe protestent contre la flambée des prix du pétrole. En Inde, des manifestations ont fait 20 blessés mardi. (
http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) jeudi 12 juin 2008
Cherche bons plans pour un voyage à Bali English translation pending
by Deniso · 2008-06-06 · 15 replies
bonjour je c qu'il y a beaucoup de discussions portant sur l'Indonésie. Mais j'aimerais avoir des réponses plutôt récente. je part avec ma copine a bali pour me fiancer pour une durée de 1 mois je prend seulement le billet d'avion et je compte me débrouiller pour trouver hotel et tout sa. mon avion arrivera vers 15h ya t'il des hôtel prés de l'aéroport parce que 20h de vol sa met K.O? ou c préférable d'aller directement dans une ville directement par quel ville pourrais je commencer pouvez vous me donner un itinéraire a faire nous somme jeune et nous voulons voir les chose les plus belles ex:kawa ijen dois je réserver un hôtel avant d'arriver ?

j'aimerais savoir combien d'argent je dois prendre pour nous deux et pour être a l'aise la bas (bien manger, de bon hôtel (clim douche ou baignoire, piscine un truc propre si vous avez des noms et leur ville se serait cool).

quel est le temps au mois de septembre et on ni va en pleine période de ramadan y'aura til des truc fermer.

quels sont les beau sites qu'il est possible de visiter : temple, volcans, rizière, plage, les iles (pourrais je avoir les noms, les villes et sur quelle ile aller svp). combien coute les bateaux ou avions pour aller sur les autres iles (c quoi le mieux)? je voudrais faire un tour en Thailande 3jours est ce possible ? combien de temps environ pour aller d'ile en ile combien de temps rester dans chaque ville? quel type d'activités est il possible de faire les endroit paradisiaque pour avoir un dépaysement total et combien sa coute environ(jet ski rafting canyoning plongés etc ...)?

vous me recommander de prendre un chauffeur guide, une voiture, une moto ou des taxi ? comment sa se passe pour le visa est il mieux de le faire en France ou la bas ?

pourrais je aussi avoir des nom d'hôtel qui font rêver comme le (tegal sari a Ubud)maximum 80 euro ?et comment sa se passe pour les réservations. au niveau vestimentaire ya des truc intéressant a acheter ou je blinde ma valise ? quel sont les choses indispensable que je dois prendre (habit, lampe, moustiquaire ....) quelles sont les villes, temples, monument a éviter svp😕

je c que je demande beaucoup de chose mais j'aimerais bien avoir un souvenir et des images inoubliable et rentrer chez moi avec plein de chose en tête 😎😉 merci pour vos réponse 😏😏😏😏
Vivre à Lausanne en Suisse avec un seul salaire English translation pending
by Bildebool · 2008-06-05 · 48 replies
Bonjour,

j'ouvre cette discussion car je suis un peu perdu avec le cout de la vie en suisse.

Je travaille actuellement à paris 28 ans, marié un enfant de 1 an. Notre revenu mensuel est d'environ 3000 euros net (pour le couple) et j'habite dans 50m2 pour 1100 euros par mois. On me propose un poste à lausanne pour 5000frs par mois. Le problème est que pour l'instant je serais le seul à travailler ma femme n'aura pas tout de suite du travail.

Qu'est ce que cela vaut par rapport à mon niveau de vie actuel ? Combien ma femme devrait ramener pour "vivre" correctement ? EN dehors du cadre de vie qui sera certainement meilleur, ma vie est installée à paris et retrouver les galères m'inquiètent, mais une vie plus nature que la vie parisienne me font hésiter.

Auriez-vous des conseils ?

Merci.

Bildebool
Aller aux États-Unis: restrictions renforcées pour l'Union européenne (janvier 2009) English translation pending
by LeTigre · 2008-06-03 · 86 replies
[ Désolé la modération mais c'est le genre de post dont je ne sais jamais s'il doit aller ici ou dans "'formalité administratives" ]

Pfffff ... Lu sur Yahoo qui eux même citent l'AFP :

WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont annoncé mardi de nouvelles restrictions pour les voyageurs en provenance d'Europe de l'ouest, du Japon et de quelques autres pays, souhaitant se rendre sur le territoire américain pour une courte durée. Le ministre américain à la Sécurité nationale Michael Chertoff a annoncé que les ressortissants de 27 pays bénéficiant actuellement d'un système d'exemption de visas devront, à compter de janvier, déposer une demande d'autorisation de voyage préalable via l'internet. La nouvelle mesure, qui figure parmi les recommandations de la commission du 11-Septembre, vise à rendre plus difficile l'accès aux Etats-Unis pour des terroristes potentiels depuis des pays comme la France, l'Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Portugal, l'Espagne, Singapour, la Nouvelle-Zélande, le Japon et l'Australie.

L'intégralité de l'article ICI
Croisière sur le Nil English translation pending
by Rene35 · 2008-06-01 · 32 replies
bonjour nous revenons de la croisière la gloire des pharaons avec fram. nous étions sur le bateau le tarot, c'etait bien et personnel sympa. notre guide nous donnait beaucoup d'explications et c'était assez passionnantet avions du temps de disponible après. ce n'etait plus la haute saison et nous partions de bonne heure pour profiter des sites bien sur nous avons eu droit de visiter parfumerie, bijouterie et boutique de papyrus . le dernier jour nous avons traversé le marché de louxor et c'était un autre monde que du bonheur
Des idées pour un séjour de trois semaines dans le Kerala en août? English translation pending
by Tiu · 2008-05-31 · 18 replies
bonjour à vous les voyageurs,

je pars 3 semaines dans le kerala au mois d'août, et je voulais avoir vos conseils déjà sur l'arrivée à l'aéroport... TRIVANDRUM (ancienne appellation je crois...).... pourriez vous me conseiller des hôtels pas trop chers mais correct (je ne souhaite pas revivre ma dernière expérience en arrivant à delhi, avec mon conjoint nous avons demandé à un taxi de nous amener au centre ville mais au final il nous a déposé à la porte d'un hôtel, quartier populaire (mais ça on adore) avec des lits très sales, draps et oreillers proches de la couleur noire (on aime beaucoup moins....), bref, pour un premier contact ce n'était pas tout rose...)... alors voyageurs, peut être avez vous de bonnes adresses à me proposer...

je profite de l'occasion pour vous demander aussi vos conseils. nous partons 3 semaines .... on aime la nature, l'architecture, les plages, la gastronomie, les peuples et leurs traditions, bref on est très ouvert... on voudrait faire le maximum du kerala (sur 3 semaines, certes un peu court).... qu'est-ce qui est à visiter....

tous vos conseils sont les bienvenus.... merci....

_🙂_ 🙂__🙂
Corruption et piston English translation pending
by Montagne666 · 2008-05-31 · 49 replies
Bonjour tout le monde! Certain-e-s d'entre vous savent dans quelle situation je me trouve en Arménie avec mon visa périmé (http://voyageforum.com/v.f?post=1732918;#1732918). Pour r��gler ce problème, j'avais le choix d'utiliser la corruption ou le piston. J'ai choisi le piston. Ou j'aurais pu choisir de n'utiliser ni l'une ni l'autre et de quitter l'Arménie avant la fin de mon projet de volontariat.

Du coup, j'avais envie de réfléchir un peu aux conséquences, et de voir ce que les autres en pensent.

Vous est-il déjà arrivé, en voyage, d'etre en galère de visa (ou autre), et d'avoir la possibilité de glisser un billet pour régler le problème, et l'avez-vous fait? De façon générale, seriez-vous pret à l'utiliser pour vos problèmes personnels, meme en y étant opposé de façon générale? Et pensez-vous que le piston (réglement du problème via une personne influente que l'on connait), vale mieux que la corruption? L'utiliseriez-vous? Et en ayant le choix entre les deux, préférez-vous une solution rapide et souvent moins onéreuse (corruption) à une solution plus longue et parfois aussi plus chère (piston, ou légalité)?

En fait je me pose cette question, car étant totalement contre la corruption, j'ai toujours refusé de donner le moindre backchich pour faire avancer le chmilblick (frontières, problèmes de visa), mais voilà que je me retrouve dans une situation où je me sers de piston, et je ne suis pas bien sure que ça soit beaucoup plus éthique que la corruption.

Bon voilà, j'attends vos avis sur cette question épineuse. Ah et au fait, avez-vous déjà été témoin ou acteur de corruption, si minime soit-elle, dans un pays non réputé pour etre corrompu ?
Retour du Sri Lanka English translation pending
by Lepiaf · 2008-05-27 · 73 replies
Je viens de passer deux semaines au Sri Lanka et j'ai été conquis par ce beau pays et par ses habitants. Il n'y a hélas plus beaucoup de touristes à cause des problèmes politiques alors que je n'ai ressenti aucune insécurité sur place en dehors de Colombo. L'économie du pays souffre et ça ne s'arrange pas avec la hausse du pétrole. Le prix du gazole est ainsi passé brutalement de 80 roupies le litre à 110 le jour de notre départ. Le prix du riz a doublé en deux mois.

Nous avons utilisé les services d'un guide-chauffeur francophone pendant 7 jours et il a été compétent, attentionné et honnête (un guide qui reverse ses commissions aux clients, je n'avais jamais vu ça). Nous avions concocté ensemble avant le départ un circuit, et tout ce qui était prévu a été respecté avec même des bonus, le tout pour un prix très modique : 900€ pour 7 jours et 7 nuits, prix comprenant le véhicule, tous les frais du guide, le prix des entrées sur les sites (pas données pour les étrangers, par exemple 600 RPS pour le jardin botanique de Kandy contre 30 pour un sri lankais), les hôtels avec AC et salle d'eau particulière, le dîner et le petit-déjeuner, bref tout sauf le déjeuner et les boissons à l'hôtel. Il travaille en indépendant directement par internet et dépend donc beaucoup de la satisfaction de ses clients. Je vous le recommande et peux vous donner ses coordonnées en message privé.

Et si vous voulez d'autres infos, je répondrai avec plaisir à vos questions.
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Soyez les bienvenus en Algérie English translation pending
by Mvbergen · 2008-05-23 · 60 replies
Pour l’avoir lu et entendu à de multiples reprises, je peux vous confirmer que cette affirmation est tout à fait exacte. Vous ne devez pas hésiter à venir dans ce magnifique pays et y circuler par vous-même (avec un bémol pour le Sahara) pour découvrir ses richesses. Cette invitation s’adresse surtout aux personnes qui n’ont pas de liens avec l’Algérie (ni familiaux, ni de naissance) et qui sont peut-être perplexes à l’idée de s’y rendre. J’en reviens après un voyage de plus de trois semaines et n’en garde que d’excellents souvenirs. Michel
Kerala: bienfaits d'une cure ayurvédique English translation pending
by Corinnedb · 2008-05-21 · 51 replies
Bonjour,

je pars en juin dans le Kérala afin de découvrir les bienfaits d'une cure en médecine ayurvédique durant 15 jours et aussi pour explorer les backwaters quelques jours.

Si vous pouvez m'offrir des commentaires, adresses ou conseils, sur l'un ou l'autre de mes projets, je vous en remercie d'avance.

Cordialement, Corinne

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