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Nord Vietnam du 16 septembre au 11 octobre 2017 (photos) English translation pending
by Médulien · 2018-01-03 · 10 replies
Bonjour, Les photos triées et les fêtes passées, je vais raconter notre voyage de 25 jours dans le Nord du Vietnam. Tout d'abord le circuit : 16, 17 et 18 septembre : Hanoï 19 septembre : Hanoï - Lang Son 20 septembre : Lang Son - Dong Khê 21 septembre : Dong Khê 22 septembre : Dong Khê - Cao Bang 23 septembre : Cao Bang 24 septembre : Cao Bang - Bao Lac 25 septembre : Bao Lac - Dong Van 26, 27 septembre : Dong Van 28 septembre : Dong Van - Ha Giang 29 septembre : Ha Giang - Bac Ha 30 septembre : Bac Ha 1er octobre : Bac Ha - Sapa 2 et 3 octobre : Nuit chez l'habitant et trek 4 octobre : Sapa - Ninh Binh 5, 6 et 7 octobre : Tam Coc 7 et 8 octobre : baie d'Halong 9, 10 octobre : Hanoï 11 octobre : retour Paris

16 septembre : Hanoï Arrivée à Hanoï tôt le matin, première surprise : la chaleur moite qui nous surprend dès le hall de l'aéroport. Le taxi envoyé par notre hôtel est bien au rendez-vous et nous conduit à notre hôtel. Nous ouvrons grands les yeux devant ce qui nous semble être l'anarchie totale en matière de conduite.

Notre hôtel ( Holiday center) est situé dans les vieux quartiers mais plutôt calme, avec un personnel très sympathique. Nous resterons 3 jours à découvrir ces quartiers grouillant de vie où tout se passe dans la rue. Le week-end, les rues autour du lac Hoan Kiem sont rendues aux piétons et là, c'est surprenant la foule qui déambule autour du lac.

Dans le vieux quartier, chaque rue est dédiée à un métier. Un exemple : la quincaillerie !

Encore quelques photos :

Prix hébergement et nourriture au Sri Lanka? English translation pending
by Denrael · 2018-01-03 · 24 replies
Bonjour.

Cette année j'envisage de délaisser la Thaïlande pour le Sri Lanka.

Quand je voyage je cherche juste une chambre avec ventilateur basique mais propre, avec salle de bain (eau froide) et toilettes incluses, et le wi-fi. En Thaïlande, selon la région, je peux trouver ça entre 7,50 € et 11 €. En ville je trouve dans les 16 € avec eau chaude et parfois la clim.

J'ai commencé à regarder sur les sites de réservation simplement pour avoir une idée des prix en mars ou avril (après quand je peux je contacte directement la guesthouse), et il semblerait que pour 12 € je n'aie que des dortoirs ou des chambres individuelles mais sans salle de bain ni toilettes. Sachant que tous les hébergements, surtout les plus modestes, ne figurent pas sur ces sites, est-il possible de trouver une fan room sdb (eau froide), toilettes et wi-fi dans les 10 € ?

Pour la nourriture, est-il possible comme en Thaïlande de manger dans des petites cantines de rue pour 1,50 € ?

Merci pour vos informations. 🙂
Souvenirs de baroudes en camping-car - Aux commandes du "Groland-Express"! English translation pending
by Trollounet · 2018-01-02 · 2 replies
Bonjour 🙂

Je vous propose, si vous le voulez bien, de découvrir mes souvenirs de baroudes en vieux "tromblon"... cela n'a pas duré bien longtemps, mais ce fut une expérience riche en enseignements !

Mon ancien véhicule ... Bedford CF230 1800cc année 1978 !



Le grand jour

Il est 15h30, à Romorantin, bourgade au milieu des domaines de chasse, quelque part en Sologne. Papiers en poche, les dernières vérifications sont vite réglées. Plein d'essence, et c'est parti ! Je viens d'acheter mon Bedford. L'impression de liberté m'accompagnant, les premiers kilomètres sont dévolus à la découverte des fonctionnalités : compteur à 5 chiffres, essuie glaces 'tout ou rien", feux et clignotants... Encore immatriculé en anciennes plaques dans le Loir-et-Cher, le "Groland-Express" fend la grisaille locale par ce samedi d'octobre 2009. Les panneaux défilent, direction Châteauroux ! Ne cessant de traverser des forêts immenses, l'Indre m'accueille après le pont de Selles sur Cher, et les maisons berrichonnes me rappellent que je suis encore loin du but : Ladapeyre, quelque part en Creuse.

Un convoi de "Traction" en goguette, certainement de retour d'une concentration, me gratifie de quelques appels de phares... la passion est plus forte que tout ! Si les fourgons aménagés font de même, certains "fortunés" avec des camping-cars valant le prix d'une baraque dans le Berry ont oublié la politesse, et me regardent d'un œil bizarre ... Bah, qu'importe, contrairement à eux, je n'ai pas à payer un crédit pour mon camping-car (et heureusement ^^) En tout cas, moi qui imaginais le Berry plat comme le port de Rotterdam... que nenni ! C'est même carrément vallonné ! Ah, le temps de la SEAT Ibiza est révolu !

Un petit village à l'est de Châteauroux... arrêt café. Troquet multi-services (café-tabac-snack-carburant-presse-dépôt de pain), avec le comptoir en zinc qui en a au compteur, et les toilettes au fond du jardin... tout y est. Un grand chocolat, et je suis reparti ! Après la traversée de La Châtre, ça devient "rallye"... au delà du panneau "bienvenue en Creuse", le bitume sent la France profonde ! Le Bed' résiste à merveille... il en a vu d'autres ! Et après 3h30 de route, je suis enfin un Bedfordiste rentré, et heureux...

Pousse-pousse à Charolles

Pour sa première grande sortie, un trajet vers Grenoble, ce fut la totale : départ de Guéret à 18h30, juste après avoir quitté le garage Iveco (pour faire réparer les freins avant...) et tout d'un coup... miledieu, j'ai oublié de prendre à manger ! Les supermarchés commencent à baisser le rideau, et je ne tente pas à m'aventurer place Bonnyaud pour aller au Monoprix ... Comment faire ? Après Montluçon, me vient une idée saugrenue : tourner à gauche dans le village de Doyet, et rejoindre l'aire d'autoroute A71, toute proche selon les panneaux... 3 km de piste en pleine nuit, en pleine cambrousse. Et une seule pensée me traversa l'esprit alors : plus jamais ! Non, c'est bien trop risqué, 3 kilomètres de piste, à la lueur des phares, sans trop savoir où j'allais ...

Charolles, il est 22h15. Une fois le plein d'essence et de café effectué, impossible de démarrer ! Clic, clic, fait le démarreur... Bon, allez. La Shell est en pente, donc je desserre le frein à main, et je pousse, essayant une technique bien connue des motards en panne de batterie pour démarrer. Marche arrière ... ça pogne ! J'embraye en tournant la clé de contact, et le Vauxhall démarre en toussotant. Une fois reparti, je ne l'arrêterai plus jusqu'à la Chapelle de Guinchay, où je dormis cette nuit là... Un mois et demi plus tard, je changeais le démarreur à Guéret...

Au pied des Menhirs...

Un samedi après midi, aux environs de Bellac (Haute-vienne), je prends la direction de Cieux, et Cinturat. Le domaine des fadettes et des lutins m'attend... Mais un panneau, au détour d'un croisement, appelle au devoir de mémoire : Oradour-sur-Glane... Tant d'innocents sont morts ici, massacrés par les SS. Ça fait un drôle d'effet d'y repenser : je m'étais promis d'y aller en 2009, mais je n'ai pas pu. Ce sera pour une autre fois.

Cinturat, petit village en pleine forêt. La route est à peine plus large que mon Bed', la lande austère et les futaies me font presque penser à l'Irlande... mais c'est bien une croix de St-Patrick que je vois ici ! Allez, on se gare au milieu de nulle part, en légère pente... hop, la cale va servir ! Et je me mitonne un petit repas scandinave : saumon, pâtes, bière ! Les éléments fondateurs de la culture gastronomique troll ^^

Ensuite, un cappuccino, et lecture de circonstance : "B-A BA des Lutins". L'appel de la forêt est trop fort, il est 21h, je m'en vais folâtrer dans les chemins creux... Un menhir est mon but !

Après une nuit peuplée de créatures diverses, un réveil à 8h du matin avec les écureuils à ma porte, je repris ma route vers La Souterraine, via Bellac, Le Dorat, Le Blanc, et Argenton sur Creuse ...

Psytrance Expedition

Et ce 6 février, me voici parti pour Porcieu-Amblagnieu, quelque part à la frontière entre l'Ain et le nord de l'Isère. Parti à 13h30, je passe d'abord dans un centre auto pour changer mes balais d'essuie glaces (ça arrive toujours au bon moment !)... Juste après avoir demandé au vendeur deux balais d'essuie glaces pour un Bedford CF, j'ai cru qu'il allait se convertir à Haré Krishna ... mais il a été sympa, il m'a prêté un mètre ruban pour que je mesure la dimension des balais. Finalement j'en ai trouvé une paire pour 7 euros et quelque. C'est parti. Route nationale tout le long. Tout va bien jusqu'à Voiron, en démarrant un peu fort à un feu, j'entends un craquement sinistre... je crains le pire : embrayage ? boîte de vitesses ? différentiel de pont ? Mais une fois arrêté, diagnostic : l'attache du berceau du siège a cédé ... Si ce n'est que ça ! Je verrai avec un carrossier que je connais bien, un point de soudure et ça ira ^^

Obstiné, je repars... passant le col du Banchet à 35km/h, une rampe de 12%... il peut monter le Lautaret, avec une bonne révision ! On continue. La météo n'est pas franchement une incitation au voyage, c'est simple, il pleut ! A 17h, j'arrive sur les lieux, et après une séance de patinage sur l'herbe détrempée, le stationnement sur le terrain "stabilisé" est de rigueur pour éviter de sortir la pelle allemande ! Oui, avec un camping-car à propulsion, on va éviter de prendre le risque d'être embourbé ...

Un petit sieston avant d'aller m'imprégner de musique... c'est parti pour 6 heures de trance psychédélique. Vers 4h30 du matin, je m'allonge sur la couchette du Bed'. J'ai eu très froid. Rajouter sur la liste : rideaux isolants... Et, ensuite, retour sans histoire sur Grenoble, avec 5 "stoppeurs" à bord... sacrée mécanique de tracteur !

Rencontres

Quelques rencontres en Bed... que je n'oublierai jamais.

Un Mercedes en goguette...

Midi, quelque part sur la route de Guéret à La Châtre (Indre). Je me suis trouvé un coin tranquille pour manger, en bord de route. La casserole de pâtes fume tranquillement, alors que le poste CD joue de la PsyTrance. Session "full-on" en Creuse !

Soudain, j'entends un bruit de moteur ancien, peut être un PL. Certainement un livreur... quelle surprise de voir débouler un Mercedes 508, carrément "teuffeur" (autocollants et panneaux de chantier, tenture hippie, couleurs psychédéliques...) Et apparemment aussi surpris de croiser un Bedford !

Grands coups de klaxon et appels de phares de sa part ! Même si il ne s'est pas arrêté, ça fait plaisir de voir que l'on est pas seul à vivre ainsi...

Le Ford à Dédé...

Encore une nuit sur l'aire des Monts de Guéret... je me prépare à faire la gamelle, quand un bruit de moteur au ralenti me fait tendre l'oreille... une voiture qui se gare là pour la pause ? Eh non, c'est bien un camping-car Ford, flambant neuf, qui cherche où se garer... après quelques manœuvres, c'est chose faite ! En sort alors un homme, 70 ans environ, qui semble péter la forme. Dédé. Pendant une bonne heure, nous discutons de nos vies, nos campings-cars, et j'ai vraiment ressenti quelque chose d'unique en lui parlant !

J'en garderai un souvenir impérissable, surtout parce que Dédé est venu me parler sans appréhension, sans aucun jugement, et a parfaitement compris mon choix d'une vie différente...

Une 504 pas comme les autres !

Le lendemain soir, encore à l'aire des Monts de Guéret, je suis allé manger à la cafétéria (d'ailleurs on y mange correctement), puis un cappuccino avant d'aller dormir... et, encore une surprise ! une 504 pick-up, avec une cellule camping-car... immatriculée en Creuse !

Aussi improbable et rare que mon Bedford ... Un couple de quinquagénaires descend, et on engage aussitôt la conversation. Voyages, aménagement, coins sympas à visiter, tout y passe ! Encore un café, et, le cœur ragaillardi, nous rentrons dans nos "cabanes" respectives ...

*****

Vikings en Bedford

Fin mars, un concert intéressant à Annecy : Dark Funeral, Nefarium, Carach Angren et Zonaria. Avec un copain, nous avons nos places depuis 15 jours. Et ce samedi après midi, c'est le grand départ ! Niveaux (eau, huile), pression des pneus, "tour de vérifications" (oui oui, comme au permis C)... habillés en mode "Black metal" (le copain tout en noir, sweat Bathory, rangers commando, moi en rangers gore-tex+treillis, t-shirt Darkthrone, veste à patchs et béret, on ne change pas deux Trolls contre une équipe d'Elfes ...) nous choisissons de sortir de Grenoble par St-Martin d'Hères (au niveau du grand magasin suédois visible de la rocade) Ça tombe bien, car dans le poste CD...

"Dei for i fra Nord... mot dei anna tid..." Un vieux chant Viking repris par le groupe Enslaved.

Les patelins défilent : Gières, Murianette, Domène, Le Versoud, Tencin, Goncelin, Pontcharra... et les ralentisseurs aussi.... bah c'est solide, les lames de ressort ! Enfin ça n'empêche pas le mode "fiesta" des boîtes de... chili con carne (!) qui bondissent dans les placards de la cellule ... Après Pontcharra arrive la pluie... mon navigateur s'étant endormi, je navigue "à vue", c'est à dire aux panneaux et avec le souvenir de la carte !

La grande ligne droite entre le pont des confluents (l'Arc et l'Isère) et Albertville m'offrira une frayeur monumentale : des trombes d'eau, et l'angoisse de l'aquaplanage... du coup, 70km/h, pas plus. Puis nous entrons dans la vallée de l'Arve, entre la cité médiévale de Conflans (on dirait un donjon...) et Albertville qui disparaît derrière nous.

Entre deux montagnes... une voie ferrée désaffectée, une route et une rivière. Ugine. L'après-midi est vraiment triste ici, nous ne nous attardons pas... Le black metal québécois tourne à fond dans les haut-parleurs, et nous fait disserter sur notre avenir... jusqu'à Doussard...

Annecy, on y arrive au crépuscule. Le lac est vraiment agréable à voir, illuminé par la ville, imposante, huppée, cossue. La salle, bien nommée (le Brise Glace) est là... surprise, hauteur limitée à 2.20m par une barre ! Donc, "demi-tour bourrin" (comprenez 'braquer à fond, puis reculer avec les warning pour repartir en trombe') et on entre sur le parking par... la seule entrée accessible (pô bien ! mais plusieurs C/C sont passés par là, ceux de l'organisation sans doute.) Gamelle au réchaud, cappuccino, "cigarillo, tu me colles à la peau" Et c'est le concert ! 3h30 de pure ambiance.

A minuit 20, nous quittons le parking, après un ultime délire sur du Nargaroth... et nous nous garons à St Férréol, en pleine campagne... tout simplement pour éviter d'être bloqués par les barres le lendemain... on ne sait jamais. Discussions sur l'écologie, la société, le sens du Black Metal et nos vies... ca nous mène à 2h du matin, où mon coéquipier choisit la capucine, alors je dors sur le grand couchage. Plus tard, il m'a dit "On y dort comme dans un bateau..."

Retour au pays

Au mois d'Octobre 2009, je viens de passer quatre jours sur Grenoble, pour voir ma famille... Puis le téléphone sonne ! Je suis embauché en tant que chauffeur routier, quelque part en Creuse. Toujours sur la brèche ! J'y vais !

Le Bed' démarre, toujours vaillant et prêt à tailler la route ! Après quelques contrôles de base, c'est parti. RN 75 jusqu'à Bourgoin Jallieu, puis la RN 6 jusqu’à l'est de Lyon. Hors de question de prendre l'autoroute, pas envie de payer en classe 3 ! Les côtes et descentes s'enchaînent jusque sur les Terres Froides (vers la Côte St André, le pays de Berlioz...) dans le poste, un petit Moonsorrow ! La descente de la combe des Eparres est négociée à 50km/h, comme en poids lourd ! Frein moteur pour éviter de s'emballer...

Après une traversée de Bourgoin semée de feux rouges, c'est que de la ligne droite jusqu'à Meyzieu, où je rejoins la rocade est de Lyon. Le trafic est important, et nombreux sont les poids lourds qui me doublent... Après la sévère montée de Rillieux, petite pause à Mionnay, histoire de faire refroidir le bouzin, et de prendre un café. La route est encore longue...

Puis c'est la descente de Genay, et une dizaine de kilomètres plus loin, le péage de Villefranche sur Saône. Je sors de l'autoroute ici. Alors commence la remontée vers Mâcon, par la route nationale. Trajet sans histoire. La nuit commence à tomber, alors, un temps je pense à m'arrêter pour dormir un peu... Mais je décide délibérément de continuer !

Mâcon sud, je tombe enfin sur le rond point de l'autoroute. La RCEA commence ici. Direction Charolles, puis Moulins et Montluçon, plein ouest ! Petite pause à la Shell de Charolles, comme d'habitude. Café, et plein d'essence. Consommation moyenne depuis Grenoble : 12 litres aux 100km. C'est moins pire que ce que je pensais !

La route continue... Paray le Monial, Vitry, Dompierre... Je traverse la campagne déserte de l'Allier. Pas de panne ici SVP. Le Bed' tient bon, chauffe un peu, heureusement qu'il ne fait que 10 degrés dehors ! Nouvelle pause juste avant Montmarault... Et nouveau café. 10 minutes pour me dégourdir les jambes, et je repars !

A Montmarault justement, des voitures venant dans l'autre sens me font des appels de phares. Il est 22h. Je m'attends à voir les gendarmes... et ca n'a pas manqué !

"Bonjour, les papiers du véhicule et votre permis de conduire SVP" "Ok, les voici !" "Contrôle d'alcoolémie. Soufflez dans l'appareil, jusqu'au bip." "Pffffff BIIP" (rien) "Très bien, tout est en ordre. De quelle année est votre véhicule ?" "De 1978." "Ah, comme ma fille ! Bonne route à vous." 😄 "Merci, bonne soirée !"

La traversée de Montluçon ne posera aucun problème, la ville est déserte. Il est 22h45. Enfin ! Direction Guéret/Poitiers... Je m'engage sur la RCEA, qui est maintenant à 2x2 voies sur le reste du trajet. A 23h10, le panneau tant attendu apparaît à la lueur de mes phares : Département de la Creuse ! Ça y est !

Plus que quelques kilomètres... Je sors au niveau de Jarnages, puis file vers le nord.

Il est 23h40, je suis rentré. Quel voyage !

La Chevauchée des Ménestrolls, par là bas à travers ...

Et donc, ce jour froid et humide de janvier 2010, j'appelle un de mes amis Metalleux de l'époque, à savoir Skog, et je lui propose une petite virée en Bedford. Il accepte sans discuter, et il me rejoint à en banlieue Ouest de Grenoble, sur le parking "visiteurs" de la résidence où habitaient mes parents à l'époque. Eh oui, parking visiteurs... Car le Bed' ne pouvait pas entrer sur le parking dévolu aux propriétaires et locataires de la résidence, impossible de le manœuvrer sans risques, non seulement pour son intégrité de carrosserie, mais aussi par peur d'égratigner un véhicule plus moderne... Donc, nous nous retrouvons sur ce parking. Tour de vérifications (comme avant chaque départ, eh oui, comme à l'épreuve pratique du permis PL !), 10 minutes de montée en température du moteur, je branche mon walkman MP3 de l'époque sur la prise USB du poste radio (entre parenthèses, le seul truc électronique monté dans le Bedford !) et en avant pour la France !

Nous sortons donc de la ville par la route du pont de Catane, la meilleure option pour s'insérer sans souci sur l'autoroute urbaine A480 qui traverse l'agglo, du nord de St Egrève au sud de Claix et jusqu'à la jonction avec la branche nord de l'A51. Autoroute urbaine surchargée aux heures de pointe, mais aussi, bien évidemment, quand viennent les vacances d'hiver, c'est une route d'accès majeure aux stations de l'Oisans, du Dévoluy, et même Gresse en Vercors... Et c'est un peu avant, à hauteur de Pont de Claix, et de sa magnifique tour d'alarme (tour ressemblant à un phare, mais abritant l'alarme pompiers permettant d'annoncer un accident à la plateforme chimique toute proche...), que nous quittons l'A480. Nous nous retrouvons immédiatement sur une route 2x1 voies, sans possibilité de dépassement pendant plusieurs kilomètres... Et un premier test pour les phares et feux du Bed', un magnifique tunnel... A l'entrée du quel il est précisé "Distance minimale entre deux véhicules : 70 mètres" par un panneau bien visible. Évidemment, personne ne respecte ça, et toute la "noce" des véhicules suiveurs se colle à nos basques. Bien forcé de ralentir, le tunnel étant limité à 80 km/h, j'encaisse la "rage routière" des possesseurs de Taudis A3 TDI et autres voitures onéreuses de "frimeux" qui, en nous doublant rageusement 5 km plus tard, nous feront bien comprendre que "la route est à eux" et que nous n'y avons pas notre place, avec notre armoire normande sur roues ^^ Manque de pot pour eux, j'ai l'habitude de ce tunnel : je l'ai pris je ne sais combien de fois, en véhicule présentant ô combien plus de risques que le Bed' : à savoir un ensemble routier tracteur + semi citerne... Option produits chimiques (!) Il est samedi, alors bien sûr, les véhicules relevant de la RTMD (réglementation du transport de marchandises dangereuses par la route) ne roulent pas !

Peu nous chaut, nous continuons sur la route. A notre gauche, arrive le terrain vague sur lequel, des années auparavant, s'élevait l'usine Enichem Polymères (groupe ENI, anciennement Agip). Il n'en reste rien que quelques fondations éparses, dans une savane d'herbes jaunies, similaire à ce qu'on croise en forêt des Landes après la tempête de 1999...

Sur ces considérations post-apocalyptiques, nous prenons volontiers le pont routier surplombant la gigantesque plateforme Arkema de Jarrie/Champ sur Drac, accompagnée de l'usine AREVA et du dépôt Air Liquide... Tous ces logos sympathiques nous rappellent que nous sommes bel et bien en zone SEVESO. Inutile de s'en approcher, encore moins d'ouvrir les fenêtres ! Quelques kilomètres plus loin, ayant retrouvé le plancher des vaches, nous entrons dans le défilé de la Romanche (non, pas Gromanche comme dans Groland ^^), le torrent, affluent du Drac, qui naît dans le secteur de Bourg d'Oisans. C'est dans cette localité que nous nous rendons, à vitesse très modérée. Le passage au droit des Ruines de Séchilienne, après le contournement de Vizille (haut lieu de la Révolution Française) est impressionnant, on s'attend à tout moment à prendre 3.000.000 de mètres cubes de roches dans la poire (ça devait se produire il y a 40 ans, un lotissement entier a été exproprié et rasé, une déviation routière et un aqueduc ont été construits, et puis bon, Grenoble et Vizille sont toujours debout...) Bonne nouvelle, la rude et étroite traversée de Livet-et-Gavet et d'une partie de Rioupéroux n'est plus obligatoire, une déviation bien conçue fait son office pour éviter les bouchons. A la bonne heure !

Ensuite, nous attaquons une portion en 2x2 voies, limitée à 110. A quoi bon se prendre la tête, dans ces conditions et la rampe de 3%, le Bed ne dépasse pas 75 km/h ! De fait, nous nous faisons violemment déposer par toutes sortes de voitures plus... conventionnelles que notre engin de teufeur ^^ Et c'est à ce moment là que se justifie notre surnom de "Ménestrolls" : le troll étant une créature de la mythologie scandinave, et le cœur à chanter, nous entonnons un ancien chant Viking en Danois ancien, le "De To Spellemenn", dont voici une vidéo musicale ! Ça reste du Metal bourrin, donc vous êtes libres de ne pas écouter...

https://www.youtube.com/watch?v=ea6j-Lda58E

En gros, c'est l'histoire de deux sœurs, dans un village Viking ancien. Et une des deux est malchanceuse en amour... Deux ménestrels ("Spellemenn" en Danois) arrivent au village, et jouent. La sœur la plus malheureuse en amour lance un sort pour séduire un musicien. Manque de bol, le sort échoue, et se retourne contre elle : non seulement l'autre sœur (donc la plus chanceuse) part en couple avec le ménestrel, mais la "sorcière" meurt brûlée par une force occulte le lendemain...

Emportés par l'élan Viking bien compréhensible, surtout sur une route de Trolls (en pleine vallée, traversant des forêts et des étendues désolées, avec une rivière qui serpente...), nous nous mettons à chanter en yaourt et à l'unisson éraillé par la cigarette :"Saucisson, Tradition, Baston, Pâtes au Saumon, Viande des Grisons" (allez savoir pourquoi !) Bons vivants, les Metalleux ? Plus que jamais !

Aucun souci mécanique, le Bed' chauffe normalement, et l'essence ne manque pas dans le réservoir. Le rayon de braquage impressionnant (des années après, je ne m'en remets pas !) nous aide bien dans les rond-points les plus serrés. Tout va bien. Les balais d'essuie glaces font aussi leur office, pour lutter contre la bruine ! Feux de croisement allumés, bien sûr, pour ça.... J'ai toujours fait un peu comme les Scandinaves, justement ! Qui, eux, allument leurs feux de croisement à la moindre chute de luminosité... (et chez eux, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, c'est obligatoire !)

Nous arrivons à Bourg d'Oisans... exactement 1h25 après notre départ de Grenoble, en bon état (l'équipage comme le tromblon)...

Nous nous baladons quelque peu en ville, et nous trouvons sans peine un troquet pour boire... une Bière, évidemment ! La pause toilettes s'impose aussi, le Bed n'étant pas pourvu de WC chimiques.

Ensuite, une petite halte au supermarché de la ville (Super Casino il me semble), nous achetons là bas... Un pack de bière Belge (on n'en a jamais assez ^^) et un saucisson de "par là bas à travers" !

Retour sans histoire, bon souvenir, carrément barré (autant dans la musique, dans le véhicule, que dans le look : treillis noir pour le pote, camouflage pour moi, Rangers au pied, sweat Pagan Metal pour moi, tee shirt Taake et perfecto pour mon coéquipier, et bien évidemment, le béret pour moi, ajoutez à cela le marteau de Thor au cou et vous aurez le tableau complet) !

Au plaisir de vous lire ! 🙂
Trajet entre Las Vegas et San Francisco par Death Valley en mars English translation pending
by Trodatt · 2018-01-02 · 4 replies
Bonjour, Après quelques jours �� LA puis à Las Vegas, je compte louer un véhicule et partir de Las Vegas pour San Francisco. Je partirai du 22 Mars de LV et arriverai le 24 Mas à San Francisco. Je souhaiterais vraiment passer par la Death Valley même si c'est un peu plus long (10 heures en tout si j'ai bien compris). Je souhaiterais faire une première halte à Furnace Creek, à priori c'est un bon point de transit. Puis je souhaiterais partir le lendemain pour visiter un des parcs mais, du fait des conditions hivernales, est ce que la route sera compliquée, dans ce cas ne vaut-il mieux pas passer par Bakersfield? Mais si je passe par Bakersfield je peux faire une croix sur les parcs nationaux? En vous remerciant pour votre aide.
Voyage au Japon en juillet, version "nature": que visiter? English translation pending
by Pripri88 · 2018-01-01 · 5 replies
Bonjour,

Avec mon copain nous partons sac à dos au Japon en juillet 2018 durant 1 mois. Nous allons certes faire une petite halte à Tokyo, Kyoto.. Mais le but principal de notre voyage est avant tout de sortir des sentiers battus et d'aller à la découverte de la belle nature du Japon ! (Montagnes, volcans, parcs nationaux, etc.) en passant entre autre par l'île d'Hokkaido mais également Honshu et Kyushu si le temps nous le permet.

Auriez-vous des conseils, des lieux à ne pas manquer, pour notre voyage ?

Merci infiniment d'avance

Et bonne année 2018... ! 😉

Prisca
Un troll vous rejoint avec plaisir! English translation pending
by Trollounet · 2017-12-31 · 3 replies
Bonjour à vous toutes et tous 😄

Alors, je n'ai pas trouvé la section adéquate dans le Forum pour me présenter - mais comme j'ai l'habitude de le faire sur chaque forum auquel je m'inscris, je ne vais pas déroger à la tradition ^^

Antonin, alias "le Troll" (pas "internet troll", c'est juste un "alter-ego" façon Metal et Pagan/Folk !), 31 ans, originaire des Alpes (Grenoble), exilé en Bretagne. Autrefois chauffeur routier et possesseur d'un vieux camping-car (voir photo plus bas !), maintenant sans emploi (cause dépression ...) mais pas sans occupations ! Je lis beaucoup, je me balade beaucoup aussi (quoique, ces jours-ci, en Bretagne, c'est la tempête ...), j'écris pour mes blogs, je collectionne les timbres et les couteaux suisses, et j'aime les bières de luxe, la Scandinavie, les cultures Viking et Celtiques, tout ce qui touche au Moyen Âge et à la féerie (bestioles genre lutins, korrigans, farfadets ...)

Bon, j'ai toujours le permis de conduire et ma voiture ! Si j'ai abandonné l'idée de posséder à nouveau un vieux camping-car ou un fourgon aménagé plus compact et de voyager avec (ou de vivre à l'année sur la route), je n'ai pas renoncé à rêver de voyager. Autant le faire de la façon la plus économique qui soit dans ma situation, c'est à dire avec ma brave et vaillante Ford Fiesta essence ! Je vais prochainement (courant février) acheter une tente, du matos de camping (oreiller et tapis de sol auto-gonflants, popote en inox, réchaud, quelques autres trucs), et je pense aller faire un tour en Forêt de Paimpont (Brocéliande) à l'été ou à l'automne 2018.

Et, en 2019, ce sera, je l'espère, Montmorillon (Vienne), cité du Livre, donc ça fait une destination toute trouvée 😉

Et ... si un jour, je rencontre une Trollette sympa, ce sera peut être bien la Suède ou la Norvège en "double équipage" (on se relaiera pour arriver à Helsinggör ou à Stavanger en moins de 40 heures ... sans autoroute à péage !) 🤪

Faut vous dire que je n'aime pas des masses les "usines à touristes" (campings immenses, impersonnels à mon goût ...), et que j'ai besoin de calme. Donc, autant privilégier les petits campings municipaux ou campings à la ferme (sans "animations" et autres "soirées miss camping" qui durent jusqu'à 02h00 du mat' !), pour avoir un "camp de base" de façon à partir marauder dans "la verte", comme tout troll qui se respecte. Et, s'il y a des mégalithes ou des lieux chargés de légendes, c'est encore mieux 🙂

Voilà, je crois que j'ai tout dit. Alors bon réveillon de la nouvelle année à vous toutes et tous ! Si jamais vous avez des conseils pour l'acquisition du futur matos de camping, ils sont les bienvenus 😎

Au plaisir de vous lire !

- Antonin "Trollounet"
Rota Vicentina... Nous voilà ! English translation pending
by Doume512 · 2017-12-30 · 11 replies
A la recherche du soleil, j'envisage de parcourir la Rota Vicentina, sentiers situés sur la côte atlantique au sud-ouest du Portugal. 3 personnes me rejoindront sur place. Parti de Franckfurt Hahn, sous la neige, j'atterris à Lisbonne à 15h00. Le temps d'aller acheter des bâtons de marche, je pars 2 heures plus tard pour Sines où j'arrive à 20h00 après 3 heures de bus. - Mardi 12 décembre 2017 : Sines - Porto Covo Je quitte Sines de bon matin sous un ciel bleu et un soleil qui ne tardera pas à chauffer. Le port de pêche et de plaisance de Sines m'offre un premier panorama côtier.

Entre Eglise et château, Vasco de Gama salue mon passage.

Il faut franchir quelques kilomètres de bitume pour retrouver le littoral qui exprime toute la diversité de la nature. Une plage de sable fin est traversée par un cours d'eau que je contourne en gravissant quelques dunes.



Plus loin des rochers où les vagues viennent s'écraser.

Par la suite, les dunes représentent l'essentiel du relief.



Elles sont souvent recouvertes de végétation aux multiples plantes. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. Il vaut mieux ne pas avoir le vertige. A l'approche de Porto Covo, les plages accessibles uniquement par de raides escaliers se multiplient. escalier En début d'après-midi, je traverse Porto Covo assoupie sous un soleil maintenant bien chaud. Un petit vent du nord apporte une bienfaisante fraîcheur. Je retrouve mes coéquipier(e)s et nous rejoignons le campinq de Porto Covo où nous partagerons 2 bungalows. Le soir sera le premier contact avec la cuisine portugaise : un magnifique poulpe et ses légumes.

Distance parcourue : 23 km Dénivelée positive : 234 m - Mercredi 13 décembre : Porto Covo - Vila Nova de Milfontes Le soleil accompagne nos premiers pas en direction du rivage par le sentier parcouru la veille pour aller au camping. Cela fait 2,3 km. Nous empruntons le trilho dos Pescadores (sentier des pêcheurs) balisé en bleu/vert. L'accès au sommet des falaises s'opère au prix d'une rude montée. La plage miniature de Sissal fait rêver à l'été. Celle, immense de Ilha est pout l'instant occupée par une colonie de mouettes. Juste en face, l'île de Peissegueiro est dominée par une forteresse en ruine. La Forte de Pessegueiro qui lui fait face est bien entretenue. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas.

Une cigogne perchée sur son nid attend impassiblement une congénère. L'arrivée à Vila Nova de Milfontes est précédée par une vue sur son port de pêche. Nous arrivons à l'hostel et avec une dame seule, sommes les seuls occupants de l'auberge de jeunesse. Vila Nova est une petite ville très animée. Sur les conseils de la responsable de l'AJ, nous réservons dans un restaurant à proximité. Bonne précaution car le soir les 2 salles se remplissent à vue d'oeil. C'est l'occasion de déguster le plat emblématique de la cuisine portugaise : la bacalhau (morue) Distance parcourue : 19 km Dénivelée positive : 287 m

La suite du séjour à la prochaine page.

Dominique
Itinéraire en Nouvelle-Zélande pour 5 semaines English translation pending
by Ironpat666 · 2017-12-28 · 3 replies
Bonjour, nous partons 5 semaines en Nouvelle-Zélande en camping-car! Voici un premier essaie d'itinéraire:

27 Janvier: Départ de Québec pour Auckland 28 Janvier: Avion 29 Janvier: Arrive à Auckland et visite de la ville 30 Janvier: Récupérer la van et direction Northland 31 Janvier: Northland, 90 Miles beach Cape Ringua en tour organisé 1er Février: Northland, Waipua Kori forest et AD Pahia (sand dunes) 2 Février: Northland, Bay of island 3 Février: Direction Coromandel (5h de route) 4 Février: Coromandel, Cathédral Cove et Hot water beach 5 Février: Hobitton, dormir à matamata 6 Février: Waitomo Cave et direction Rotorua 7 Février: Rotorua, White island (volcan) 8 Février: Rotorua, Wai-o-tapo et piscine thermale (geyser) direction Taupo 9 Février: Taupo 10 Février: Taupo, Trek au Tongariro 11 Février: Direction Wellington 12 Février: Wellington traversier vers Picton (3h30) 13 Février: Nelson, vignoble de Marlboro et direction Abel Tasman 14 Février: Abel Tasman 15 Février: Abel Tasman 16 Février: Franz Joseph Glacier 17 Février: Fox Glacier 18 Février: Lac Pukaki et lac Tekapo 19 Février: Te Anau 20 Février: Fjord Milford sound 21 Février: Fjord 22 Février: Queenstown 23 Février: Queenstown 24 Février: Wanaka (Roys peak) 25 Février: Wanaka 26 Février: Mont Cook 27 Février: Mont Cook 28 Février: Catlins ou autre? 1 Mars: Christchurch 2 mars: avion vers Auckland tôt 3 mars: Auckland et avion vers Québec

Nous avons déjà les vols de réservés, le camping car et les 5 premières nuits. Est-ce que cet itinéraire est bien, Est-ce qu'il faut tout réserver à l'avance puisque sa risque d'être la haute saison? Est-ce qu'il y a des endroits ou il faut prévoir plus de temps que d'autres? Merci
Guatemala et un petit détour au Belize, en famille English translation pending
by GabyetJuju · 2017-12-23 · 25 replies
Bonjour !

De retour depuis le 16 novembre 2017 d'un voyage d'un peu plus de 3 semaines au Guatemala et au Belize, je résume rapidement notre périple ci-dessous, mais je reste à disposition de tout ceux qui se posent pleins de question sur ce merveilleux et intense pays, que nous avons adoré, en famille !

Quand : du 25/10 au 16/11/2017 (hors jours de vols) Qui : Une famille de 4 dont deux enfants de 5 et 8 ans, avec une certaine habitude du voyage longue distance, pas bégueules pour un sous, mais aimant un p'tit confort quand même, surtout depuis les enfants. Comment : itinéraire fabriqué assidument avec une agence locale très à l'écoute qui a accompagné nos désirs de voyages au Guatemala en respectant nos souhaits et en nous conseillant avec délicatesse. Transports : Location de voiture pendant 15 jours (4x4), sinon transferts en shuttle Hébergement : Principalement hôtels de bon confort, Ecolodges, 1 nuit chez l'habitant

Préambule : j'ai beaucoup "bossé " sur la destination avant de faire appel à l'agence locale, car cela constitue aussi mon plaisir de voyager. (merci aux forumers entre autres !) 3 semaines de voyage : c'est finalement assez court : réserver les hébergements, prévoir certains transports permet d'optimiser d'une part, et aussi de partir sereins avec de jeunes enfants en un temps aussi court sur ce type de destination aussi intense. C'est la seconde fois que je procède ainsi (la première c'était pour le Myanmar, d'habitude je fais tout toute seule) et je ne regrette pas. Les conseils étaient avisés sans être intrusifs, bref cela nous correspondait à ce moment là et pour cet endroit là. J0 : Bretagne, Paris, Mexico, Ciudad Guatemala J1,2 : Antigua, parfait pour atterrir dans tous les sens du terme. Belle ville coloniale, la dolce vita au Guatemala. J3 : Pacaya : Le plus accessible des volcans, parfait pour les enfants, belle expérience en famille, guide vraiment charmant. Un souvenir fantastique pour les enfants. J4 : Début de la location de voiture, Route vers Panajachel via Iximche (site maye bucolique autant que chamanique !) Quel, incroyable route est celle qui descend au Lac ! J5 : Visite San Pedro, Tuk tuk vers San Juan (gros coup de coeur) et nuit chez l'habitant (fabuleux de gentillesse) J6 : Visite Santiago et retour Pana J7 : Quetzaltenango, Zunil et Fuentes Georginas en famile parmi les famille chapinas, trop beau et trop sympa J8 : Route vers Nebaj et quelle route ! des paysage et de la géologie plein les yeux ! J9 : Marché de Nebaj et route vers Coban, enfin plutôt piste vers Coban, mais quelle aventure, quels paysages, quels Aldeas !! c'était vraiment géant comme trajet ! arrivés à Lanquin, nous nous sommes délectés de la piscine de rivière de l'Hostal, dans un cadre tropical, c'était une journée mémorable J10 : Seymuc Champey, détente, site naturel fabuleux. Etape incontournable que nous fumes contents de connaitre en tout début de saison. (en haute saison, ça sent l'usine à backpackers, même s'il faut relativiser vis à vis du nombre de visiteurs total , c'est pas le Mont Saint-Michel non plus..) J11 : Biotope del Quetzal : on a adoré: la foret primaire est juste sublime et le ptit bungalow, certe rustique mais avec une cheminée feu allumé à l'arrivé nous a séduit, reposé, transporté, on avait l'impression d'avoir (encore) changé de pays ! C'était top pour des amoureux de nature, même si on n'a pas vu de Quetzal... J12 et 13 : Via Quirigua (c'est à la fin du voyage qu'on réalisera la chance de voir des stèles si bien conservées) puis Livingston (on encore changé de pays ?) repos pendant 2 jours dans hôtel luxueux, ambiance caribéenne.. trajet en bateau juste fabuleux.. J14, Castillo San Felipe puis Flores, via la grève pendant 3 heures sur la route :-( enfin ça fait partie de l'expérience ;-) Flores hors saison c'est super sympa. J15 Aguateca et lagune de Petexbatun : quel privilège de vivre ça ! Punta Chiminos, ou l'accueil comme en famille et une partie de pêche et de rigolade en pleine jungle J16 Route vers Tikal ou pourquoi c'est sympa aussi de visiter ce site en deuxième partie de journée (moins de groupe, plus d'animaux..) et pourquoi la bonne option c'est de dormir sur place (moins pour le porte-feuille c'est sur..) J17 : Yahxa, visite du site et nuit sur place. Juste superbe. Encore un privilège, un luxe d'être là . En plus le top 3 des meilleures pizzas de toute notre vie à l'EcoSombrero. Coucher du soleil fabuleux. fin voiture de loc. J18 : Frontière du Belize (moi je n'avais jamais passé de frontière terrestre, enfant de l'Europe..) puis excursion dans la foulée (on s'est levé tôt) à ATM.Incontournable. Un maximum de superlatifs. On était le dernier groupe à rentrer dans la grotte. (c'est quand même très visité par nos amis d'outre-atlantique) et c'était un luxe car les 2 tiers de la visite, nous avions la grotte pour nous seuls. C'est un peu chaud pour les enfants, mais ça l'a fait. Pas de regret, souvenir incroyable en famille. Géologique et archéologique : 10/10

J19, 20, 21 et 22 : Détente et plongée à Caye Caulker (très belles plongées mais prix très US !!(aie) de la raie, du requin, de la tortue, des coraux en veux-tu en voilà et même un lamentin (le kiffe) ambiance à la jamaïcaine, gentillesse de la population garifuna et ladinos, détente absolue, même les américains en vacances dans cette île sont cool ;-))))Belle fin de voyage, premier vrais snorkelling pour ma fille de 8ans, une révélation ! J23 : retour Belize city, Miami, Paris, Bretagne

En quelques mots : Pays intense et très diverse, hors Tikal, Antigua et Atitlan, cela reste une destination relativement hors sentiers battus à la fréquentation très modérée. Gentillesse et bienveillance des Guatemaltèques rencontrés. Ce qui n'empêche pas les principes de précautions habituels en pays d'am centrale !!! Sachez-le, faites-le et allez-y! Nourriture : rassasiante mais récurrente. Pas de revanche de Moctezuma pour nous !!! Principe de précautions usuels sans être complètement paranos. Route : conduite pas si dangereuse, mais plus latine ! (expérience de taxi parisien serait un plus !) On prend son temps sur les pistes et voilà tout. Après en saison des pluies c'est surement autre choses attention ! Le plus difficile c'est l'absence de panneaux de direction. Merci MAPS ME. une carte routière en plus est nécessaire quand les mises à jour ne sont pas à jours...Sinon un brin d'espagnol et du bon sens vous sauveront la mise !

A part cela, ce fut pour nous un voyage extraordinaire. Mais honnêtement je dis cela à chaque retour. Tout est dans le regard, n'est ce pas ! cela dit, le Guaté m'a pas mal bousculé quand même. Je souhaite à cette nation : le meilleur, car ils le méritent (enfin).

Si vous avez des questions , n'hésitez pas, ce sera un plaisir de se re-plonger dans ce voyage ! Beaux rêves d'évasion à tous !
De Cusco à Huancayo et trajet en train English translation pending
by Nadnormandie · 2017-12-20 · 9 replies
Bonjour, ce trajet est peu visité, pas ou peu proposé par les agences.... je cherche une voiture avec chauffeur avec une agence/Cie sérieuse. nous prendrions le train de Huancavelica à Huancayo, puis le train d'Huancayo à Lima. merci pour des adresses et conseils Nadine
Quelle formule choisir au Botswana? English translation pending
by Regence · 2017-12-19 · 6 replies
Bonjour à tous

Préparant mon voyage pour novembre 2018, je ne sais plus trop quoi choisir. Ayant lu beaucoup de commentaires sur VF et ayant commencé à contacter des agences locales j'hésite entre deux formules . Le self drive en 4X4 en hébergement genre guest house , bungalow , tented camp pour une quinzaine de jours ou choisir plus luxueux et moins long: 4 jours à Moreni , 3 à Chobé et 2 à Vic Falls .Sachant que c'est mon premier voyage au Botswana je ne voudrais pas avoir des regrets. Merci d'avance pour vos conseils
Compte rendu 18 jours au Cambodge en novembre English translation pending
by Cebvl · 2017-12-17 · 21 replies
Petit compte rendu de notre voyage au Cambodge du 10 au 28 novembre 2017. Nous avons dépensé par personne 673 euros pour le vol et 553 dollars sur place. Nous avions pris tous nos dollars avant de partir (sur site en ligne). Il y a 2 monnaies officielles au Cambodge : le dollars américain et le riel. Inutile de changer des riels en arrivant, les commerçants acceptent tous les 2 monnaies. Cela oblige juste à faire une petite gymnastique de l’esprit pour jongler entre les 2 : 1 $ = 4000 riels. J1 : Train Lyon-Paris puis vol Paris-Phnom Penh avec Vietnam Airlines. J2 : Arrivée à Phnom Penh à 9h30. Prévoir 30 dollars (rendent la monnaie) + une photo pour le visa. Ayant du retard à l’escale à Ho Chi Minh, nous avons juste eu le temps d’avoir la correspondance mais nos bagages n’ont pas suivi. Ils sont arrivés par l’avion suivant en début d’après-midi et on nous les a livrés à l’hôtel. Il a fallu faire une déclaration qui a pris au moins 2h car beaucoup de monde dans ce cas. Les habitués nous ont dit que c’était courant. Donc rien de catastrophique mais mieux vaut avoir prévu une tenue légère en bagage à main et avoir sous la main le nom et surtout l’adresse/le numéro de téléphone de l’hôtel pour pouvoir la noter sur le formulaire. L’après midi visite du Wat phnom (1$) et du palais royal (10,25 $). Repas au marché de nuit : 7$ pour 4 14 petites bananes : 1$ 1 grande bouteille eau : 0,5 $ Logement : europeguesthouse (15$) : Très bon accueil, très bien située dans le quartier animé et proche des visites

J3 : Départ en minivan pour Battambang (10$ - 6h). L’après-midi, visite de Battambang à pieds (temples et architecture). Logement : Blue guesthouse (9$) : très bon accueil et bien située J4 : Excursion à vélo avec freecyclingtour pour voir les artisans autour de Battambang (fabrication galette de riz, alcool de riz, bananes séchées, noodles, poissons) : promenade facile et intéressante (11$/personne) L’après-midi, tuk-tuk (5$) vers Wat kor et visite d’une maison coloniale : nous n’avons pas trop profité de la promenade car il a bien plu. Repas dans petit restaurant : 14$ pour 4 J5 : Bateau pour Siem Reap (6h30 car niveau d’eau haut - 21$) : promenade très agréable où l’on peut voir la vie le long des rives (village flottant, maisons sur pilotis) J6 : Angkor, Grand circuit en tuk-tuk (20$). Nous avions réservé un tuk tuk francophone Mr Vung, très sympathique qui parle très bien le français. Nous avons pris nos billets le matin à 8h20, aucune attente, il y a beaucoup de files. Logement : Schein Guesthouse (19$ avec clim et petit déjeuner inclus) : Très bien. Chambres impeccables et personnel toujours prêt à aider. J7 : Angkor, les temples lointains (Kbal Spean, Banteay Srei, Bantey Samre) en tuk-tuk (1h30 de route – 30$). J8 : Excursion à Kompong Khleang en voiture+chauffeur. Balade en bateau pendant 2-3h et visite à pieds du marché dans le village. (50$ voiture – bateau : 20$ / pers) : permet de voir la vie dans les villages flottants et maisons sur pilotis. Par rapport au J5, on prend plus le temps et surtout on a un guide qui nous explique plein de chose. Sur la route du retour, arrêt pour voir des maisons traditionnelles et des rizières. J9 : le petit circuit en tuk-tuk avec lever de soleil sur Angkor (que de monde !) Angkor : Nous avons apprécié nos 3 jours de visite et, contrairement à nos craintes, n’avons pas trouvé le temps long, pas de lassitude de voir trop de « vieilles pierres ». Les temples sont tous différents. Vaut vraiment le voyage au Cambodge. Il y a du monde surtout dans les temples les plus connues, ailleurs ça va. Nous avons fait les circuits à l’envers et avons visiter à midi pour éviter la foule. Par contre, nous n’avons pas aimé l’ambiance de Siem Reap, trop touristique. Forfait 3 jours Angkor : 62$ J10 : Minibus vers Banlung (Ratanakiri) : 8h – 23$ Logement : Banlung Balcony (6$) : Très bon accueil francophone. Chambre simple mais très propre. J11 : Tour en tuk tuk pour voir des éléphants (30$/pers) + cascades/lac autour de Banlung. Ce sont les éléphants de la fondation Airvata qui sont dans la forêt. (1 petite heure de marche pour y aller). J12,13, 14 : trek – nuit chez l’habitant en hamac et marche dans la jungle (20$ / pers / jour) : sympa, 2e jour assez sportif, permet de découvrir la vie à la campagne, l’intérieur des maisons ainsi que les grands arbres du parc de Virachey. Pas de paysages spectaculaires mais un gros orage et des sansues pour pimenter la rando. Une bonne transition après la foule de Siem Reap ! J15 : Minibus vers Kompong Cham (14$ - 6h) Logement à l’OBT chiro village homestay : bungalow en bambou (10$) au milieu d’un village. Notre coup de cœur au Cambodge. Ce ne sont que des « hellos » de partout où qu’on aille. Situé au bord du Mekong. Beaucoup de villages/quartiers musulmans qui cohabitent avec les boudhistes. J16 : A 6h du matin, participation à un mariage (musique à fond à partir de 4h30 du matin donc, réveillés, nous sommes allés faire les curieux et avons été invités à petit déjeuner avec eux). Excursion à l’ile de Koh Paen en vélo (2$ / vélo). Le pont en bambou a disparu (ce n’est pas indiqué dans les guides) pour faire place à un pont en béton permanent. La aussi que des « hellos » tout le long. Petite ile tranquille où nous avons assisté à des sorties d’écoles, travail dans les champs, visite de temples, mosquée… : une journée bien remplie, très agréable à la campagne. J17 : Promenade en tuk-tuk pour voir un vieux temple en bois (très joli) et village des tisserands (notre chauffeur ne connaissait pas, on a fini par trouver un tisserand dans une maison mais un peu décevant, on pensait voir un village). A 16h, minibus pour rentrer sur Phnom penh (3h – 6,25$) Logement : Flora boutique hotel (21$) : tout à côté du S21. J18 : Visite du S21 (tuol sleng museum) (5$ +3$ l’audio guide). On nous avait conseillé de prendre un audio guide et nous n’avons pas regretté. Très poignant. Pour finir, nous avons fait un tour au marché russe pour acheter quelques souvenirs avant de prendre l’avion du retour. En conclusion, un voyage dépaysant avec un temps fort : Angkor. Nous avons trouvé les cambodgiens gentils et accueillants mais pas plus ni moins que dans un autre pays asiatique. Si vous souhaitez des compléments, je répondrai avec plaisir à vos questions. Christine
Étape entre Percé et Rimouski English translation pending
by Sylvie1311 · 2017-12-16 · 11 replies
Bonjour,

En pleine préparation de notre itinéraire je bloque sur l’étape entre Percé et Rimouski... je bloque également sur l’étape entre Rimouski et Montréal mais pour cela je posterai une autre discussion (j’espère que ce sera ok pour les modérateurs)

Voyage en juin 2018 2 adultes Ce qu’on aime : les paysages, la faune, les balades mais nous ne sommes pas des randonneurs Ce qu’on aime moins : les musées

Étapes sur lesquelles nous hésitons : Bonaventure, Carleton sur Mer, Escuminac, Matapédia, Amqui

À quelle ville devons nous donner notre préférence? Un grand merci pour vos avis/suggestions/idées

Sylvie
Laponie en décembre English translation pending
by Ali3 · 2017-12-14 · 7 replies
Bonjour à tous,

j'envisage un voyage en Laponie en hiver 2018 afin de tenter d'observer les aurores boréales entre autres. Malheureusement, tous les retours que je trouve sont surtout pour des séjours en février ou en été. J'ai donc besoin de votre aide pour dégrossir tout ça!

j'ai vu que la nouvelle lune serait le 7 novembre et 7 décembre , donc on irait à cette période-là pour optimiser nos chances. Cependant, l'ensoleillement serait de 4-5h en novembre et totalement nul en décembre? Clairement, une nuit aussi longue ne nous dérange pas et nous attire beaucoup. Mais de ce fait, que peut-on faire avec si peu d'ensoleillement? j'imagine que les activités telles que raquette, chien de traîneau et autres se font de jour, mais quid de la nuit?

de plus, avec si peu d'ensoleillement vaut-il mieux se baser sur une ville et rayonner ou un voyage de type "road-trip" est envisageable?

Merci d'avance
Trek de plusieurs jours en Patagonie? English translation pending
by Cookntrip · 2017-12-13 · 20 replies
Bonjour , Nous sommes actuellement en Patagonie , nous avons 1 mois sur place et nous aimerions faire un ou plusieurs treks de plusieurs jours ... si possible en autonomie totale. Connaissez vous ou avez vous déjà des treks de ce genre ici et lesquels ? Nous avons voulu faire le circuit O ou W à Torres del paine mais sans réserver c'est compliqué, il ne reste que 2 campings dispo pour dans deux jours (les prochaines dispo sont en mars...) et le temps dans deux jours est très mauvais (rafale de vent a 120 et température ressenti de -20 degrés ) donc nous ne pouvons malheureusement pas faire ce trek ... merci pour vos réponses
L'argent de la vie English translation pending
by Ima33 · 2017-12-13 · 159 replies
Vous connaissez la maxime "le temps c'est de l'argent" n'est-ce pas ? Si je ne m'abuse, celui-ci veut dire qu'une perte de temps = à une perte d'argent. Mais si nous le prenons à l'envers, son sens prend réellement forme à mes yeux.

Puisque le temps c'est de l'argent, dépenser de l'argent c'est dépenser du temps. Hors, le temps me parait bien plus précieux que l'argent. Mais ne nous méprennons pas, je suis bel et bien conscient du pouvoir vital que détient l'argent dans le fonctionnement de notre société moderne. Ainsi, depenser de l'argent pour des besoins de vie dit "primaire" est comme son nom l'indique, vital. A contrario, utiliser /dépenser de l'argent pour des objets ou services secondaire devient une perte de temps.

C'est un raisonnement simpliste j'en conviens, mais cette simplicité ne me pose, à titre perso, aucun problème. Bien au contraire.

Je m'applique donc à penser en "mois de vie" voir en "années de vie", car certaines dépenses peuvent être lissées sur plusieurs mois /années. Je fais donc mes calculs en pensant au coût des besoins primaire de mon mode de vie du moment + certains faux frais prévisibles.

Pour exemple, je suis actuellement en mode nomade. Je ne peux donc pas m'occuper d'un potager pour faire baisser mes dépensent en nourriture (et augmenter en qualité, autre sujet...). En revanche, je peux aisément rogner sur la partie "habitat". Celle-ci se réduit à une tente et aux différentes alternatives qui se présentent sur le chemin. Pour un sédentaire, ça pourrait être de quitter une ville ou la "réalité économique" dévient absurde. Ou vivre à plusieurs, ou dans des habitats alternatifs... Un autre exemple simpliste, privilégier une promenade en forêt à la quête de bois sec plutôt que l'achat de charbon. Une dépense d'evité, du temps et une promenade en nature de gagnés.

Ce sont simplement des exemples pour démontrer cette manière de penser. Ensuite, c'est une simple dynamique à instaurer. Chacun l'adaptera en fonction de sa vie, sa vision, son évolution.

Garder à l'esprit qu'il est plus facile et moins coûteux (en temps) de réduire ses dépenses plutôt que de chercher à augmenter ses revenus. Évidemment, ça fonctionne pour les riches européens que nous sommes, qui avons le minimum vital.

Des notions de partage, d'afect qui ont un coût financier entrent également en compte. Ne mélangeonspas tout et n'entrons pas dans des notions personnelles. Chacun trouvera son équilibre. Équilibre qui changera selon son mode de vie /envies.

De plus, je survole qu'une notion personnelle de l'argent-temps. Non un rapport global à l'argent des individues du monde. Cela me paraît être une autre complexité qui, pour ma part, sera decortiqué plus tard.

Prendre garde également aux nombreux pièges que nous tend la société de consommation. Car ils veulent l'alimenter la sacro sainte croissance (heu, dette). Pour exemple, un loisir doit être apparenter à une perte de temps-argent ? Et puis, qu'est ce qu'un "loisir" d'abord ? D'où il sort ce concept ? Se déplacer doit-il coûter du temps- argent, ou du temps-temps ?

Soyons vigilant, ça serait dommage d'être à la fois le maître et l'esclave.

L'argent c'est effectivement du temps. Et le temps, c'est la vie.

Ima
Piste cyclable "Le P'tit train du Nord" dans les Laurentides English translation pending
by Pierrecoq · 2017-12-13 · 8 replies
Bonjour, Nous serons au Quebec l'été prochain ( aout ou septembre) Et nous envisageons de parcourir à vélo la piste cyclable "le P'tit Train du Nord" dans les Laurentides . Mont Laurier/St-Jérôme En 5 jours et en pratiquant le camping de préférence . Nous avons une certaine expérience de la rando vélo au long cours ( euro vélo 6, l'Alsace, la vallée du Lot, la Hollande , etc...) Mais cette fois on louerait les vélos sur place en faisant le retour par bus vers Montréal . Quelqu'un a-t-il fait ce voyage , dans quel sens est-ce préférable ? quelles sont les difficultés éventuelles , les possibilités de camping ? Merci et à bientôt sur ce forum Pierre de Lorient
Trek région du Langtang: lac Gosainkund et Helambu English translation pending
by Talweg · 2017-12-13 · 19 replies
Bonjour,

Voici quelques informations sur un trek que je viens de terminer dans la region du Langtang ; lac de Gosainkund (Gosaikhund /Gosaikhunda...).

Permis : Vous aurez besoin d'un TIMS (2000 NPR), d'ume entree pour le parc du Langtang (3390 NPR) et d'une entree pour le parc de Shivapuri (a partir de Chisopani ; 500 NPR + 65 NPR / jour). Le TIMS et permis pour le Langtang peuvent etre achetes a Kathmandu (National Tourism Office Board) ou a Dhunche (le bus s'y arrete et attend que les touristes aient procede aux formalites necessaires). Le permis pour le parc Shivapuri s'achete a Chisopani (pour un trek fait dans le sens indique ci-dessus).

Cartes : Nous avions 2 cartes achetees localement : Lamgtang / Tamang Heritage au 1:50 000 et Langtang Gosainkunda et Helambu au 1:150 000). Ces cartes permettent de se diriger nais manquent parfois de precisions notamment aux abords des villages ou/et apres Kutumsang ou il y a plus de chemins que ce qui est represente sur la carte). La 1ere carte ne montre pas la toute derniere partie du trek (Sundarijal) mais la 2eme me parait vraiment trop peu detaillee pour s'en servir pendant le trek sans autre moyen d'orientation. A noter que ces cartes semblent avoir ete deitees avant le tremblement de terre de 2015 et donc certaines options d'hebergement ne sont pas a jour.

Tremblement de terre de 2015 : La region a ete gravement touchee par le tremblement de terre de 2015. Les stigmates sont visibles entre autres a Gosainkund, Kutumsang, Gophu Bhanjyang mais il y a des hebergements disponibles dans tous ces endroits et bien sur dans d'autres villages. Verifiez tout de meme la veille l'ouverture des lodges dans les villages ou vous projetez de vous arretez notamment en debut / fin de saison.

Se rendre au depart du trek en bus : Les billets s'achetent directement a la station de bus de Kathmandu (Macha Pohari bus station). A priori au moins 3 bus par jour, 2 "deluxe" (le 1er a 6h30) et 1 "normal". Nous avons achete notre billet la veille mais il est sans doute possible de l'acheter le jour meme, en arrivant assez tot). Cout pour le deluxe 600 NPR. Temps de trajet environ 8-9h.

Revenir en bus a Kathmadu : De nombreux bus partent de Sundarijal. Je me suis arretee a Bodnath / Bouddha en revenant cout du bus 50 NPR, compter environ 1h. Il est sans aucun doute possible de rejoindre le centre mais en changeant de bus.

Option pour le depart du trek : Dhunche ou Syabru Besi De Dhunche etape plus courte vers Sing Gomba mais assez raide et dans la foret. De Syabru Besi etape plus longue et denivele plus important mais tres belles vues.

Couts : De 200 a 500 NPR en moyenne pour hebergement. Pour les repas, comme ailleurs plus on monte plus les prix augmentent. Compter jusqu'a 650 NPR pour un dal bhat. Prevoir 1500 - 2000 NPR par jour pour 1 plat par repas.

Charge appareils electriques : Attention depuis 2015 certains villages semblent avoir un acces restreint a l'electricite et il ne sera pas toujours possible de recharger vos appareils electriques (nous n'avons pas pu a Tadepati et a Gosainkhund seulement chargeur solaire du lodge).

Itineraire sur 6 jours : J1 Syabru Besi - Sing Gomba (= Chandanbari) J2 Sing Gomba - Gosainkund J3 Gosainkund - Tadepati J4 Tadepati - Kutumsang J5 Kutumsang - Chisopani (= Chisapani) J6 Chisopani - Sundarijal

Remarques sur l'itineraire : - nous avions fait d'autres treks precedemment donc pas de soucis avec l'altitude ; si c'est votre 1er trek attention aux 1eres etapes. - nous sommes assez bons marcheurs et certaines etapes etaient assez exigentes notamment au vu des deniveles (J1, J3). - depart du trek possible a Dhunche cf ci-dessus). - pour la fin du trek plusieurs options possibles en allant notamment de l'autre cote du trek Helambu, vers Tarkeghyang.

Ce trek offre des vues magnifiques du debut a la fin et me semble assez accessible (condition physique, a condition de prendre son temps si besoin ; proximite avec Kathmandu).

N'hesitez pas a completer les informations ou a me solliciter si besoin. Bons treks a tous,

Anne
L'Annapurna Dhaulagiri Community / Khopra Trek ou le Mardi Himal? English translation pending
by Nikolast · 2017-12-12 · 45 replies
Bonjour à tous,

Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.

Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.

Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.

Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.

J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?

j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂

Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,

Nico
Costa Rica en 4x4 hors des sentiers battus: des idées? English translation pending
by Natloulou · 2017-12-12 · 4 replies
Bonjour amis voyageurs!

Je vous écris, je pars avec mon ami 15 jours fin février 2018, Nous aimons bcp la nature, les paysages grandioses, les animaux et les plages où l'on peut se baigner et faire du snorkeling!

Nous aimons bcp moins les endroits très touristiques,

Ayant conscience que le Costa Rica est un pays touristique, auriez vous néanmoins des idées d'endroits qui peuvent l'être moins que d'autres?? Sachant que nous irons quand même voir le volcan Arenal (même si touristique ;)

Précisions : Nous voyagerons en location de 4*4, et pour l'instant le circuit prévu n'est pas arrêté! donc ça peut être caraibes, ou pacifique ou autre!

Merci d'avance! Nathalie
Volcan Tenorio ou Rincon de la Vieja au Costa Rica English translation pending
by Goddy · 2017-12-10 · 16 replies
BOnjour à tous,

Nous partons au Costa Rica fin janvier prochain; J'ai organisé mon voyage seul, et il me reste une interrogation. Nous hésitons entre aller randonner (grosse demi-journée) au Rio Celeste (dans le PN du volcan Tenorio) ou au Rincon de la Vieja. Compte-tenu de nos étapes, nous sommes contraints de choisir et je vous avoue hésiter sérieusement. Si certains d'entre vous ont déjà fait les deux, quelles recommandations pourriez-vous me donner? Merci d'avance!

Gaudérique
Site archéologique de Sambor Prei Kuk (Cambodge) English translation pending
by Masiel · 2017-12-05 · 9 replies
Bonjour,

Toujours à la préparation de mon voyage de 30 jours, je viens vers vous pour vous demander votre avis sur Sambor Prei Kuk. Je voudrais savoir combien de temps consacrer à ce site archéologique? Il a l'air immense et une journée me semble peu. Est-ce possible d'organiser une visite sur deux ou trois jours? Y a-t-il un droit d'entrée par jour ou pour plusieurs jours?

Ensuite, est-ce facile d'aller à Sra Em (Preah Vihear), puis à Chong Sa-ngam? Ou est-ce plus facile de faire le chemin inverse? Est-ce que 4 jours seront suffisants pour effectuer cette portion de mon voyage, incluant Kompong Cham?

Sachant que pour la suite de mon voyage, je m'arrête une semaine à l'Elephant Sanctuary Park et que les options de transport offertes sont de Chong Sa-ngam ou Siem Reap le lundi seulement, je dois calculer mon séjour dans le nord de façon un peu plus serrée que je n'aimerais le faire.

J'aurais sans doute plus de latitude en commençant cette portion du voyage par SR, mais j'aime bien l'idée de suivre l'ordre chronologique de construction. Est-ce trop pinailler, surtout si je ne suis pas une férue d'architecture?

Merci :)
Itinéraire à vélo Lisbonne - Grenade English translation pending
by Ludolala · 2017-12-05 · 5 replies
Bonjour à tous je souhaite faire un periple Lisbone Grenade (ou autre), l'idée étant de retourner d'Espagne en train ou en avion. Hébergement en warmshower ou autre... Je sais nous parlons de Janvier et y a mieux comme date pour le climat mais bon j'ai pas la chance d’être dispo à un autre moment et n' ai pas prévu de changer hémisphère! donc j'assume, après si vous connaissez des itinéraires dans ce style , je suis preneur, mais dans un premier temps j'aurai besoin de vos expériences sur les meilleurs routes , les moins fréquentées, les plus belles... J'ai idéalement 20jours au max Un grand merci pour vos retours 🙂
Laos en janvier: risques de moustiques? English translation pending
by Espaces · 2017-12-04 · 9 replies
Bonjour à tous, Je n'ai pas trouvé la réponse à mes questionnements concernant l'utilité ou non d'emmener des produits pour se protéger des moustiques... Je pars en janvier, de la région de Luang Prabang jusqu'au sud... Merci à l'avance de vos précisions et bonne journée ! Sylvie
Voyage Montréal - Québec en été English translation pending
by Odie974 · 2017-12-04 · 44 replies
Bonjour à tous ! Je sais que le sujet a déjà été abordé à maintes reprises mais je souhaitais avoir vos avis sur mon planning de vacances chez nos cousins prévu cet été. Je n'ai encore rien réservé donc je suis ouverte à toute suggestion ou tout conseil de logement à chaque étape de notre parcours :) Sachant que nous partons avec nos fils qui auront 9 et 4 ans, qu'ils bougent bcp et que nous essaierons de passer le minimum syndical dans les grandes villes (car les petits préfèrent la nature, les parcs, les animaux, etc)... :)

Nous prendrons des billets Paris => Toronto puis Québec => Paris pour éviter un maximum de revenir sur nos pas et nous louerons une voiture directement à l'aéroport... Voilà donc un premier jet de notre planning :)

Arrivée TORONTO (2 jours pleins et 3 nuits)

Tour CN Toronto souterrain Fort York Aquarium

TORONTO => NIAGARA FALLS (1 jour et 1 nuit)

Chutes (avec balade en bateau ?) Visite de Niagara on the lake (voir Fort George)

NIAGARA FALLS => KINGSTON (1 jour et 1 nuit)

Visite ville Fort Henry Croisière 1000 îles

KINGSTON => OTTAWA (1,5 jours et 2 nuits)

Colline du Parlement (relève de la garde à 10h00) Balade Canal Rideau Long Sault Parkway (sur la route) Upper Canada Village

OTTAWA => Parc OMEGA (1 jour et 1 nuit)

Observation des animaux et nuit avec les loups ?

Parc OMEGA => MONT TREMBLANT (2 jours et 2 nuits)

Chutes du Diable (30 mns de marche) Baignades / kayak Visite ville ?

MONT TREMBLANT => MONTREAL (2 jours et 3 nuits)

Visite vieux Montréal + vieux port Balade Canal Lachine Plateau Mont-Royal (observatoire et Biodôme)

MONTREAL => MAURICIE (2 jours et 2 nuits)

Passage à Trois-Rivière Balade en forêt Observation des ours ?

MAURICIE => TADOUSSAC (1 jour)

TADOUSSAC (2 nuits et 1 jour)

Safari baleine

TADOUSSAC => CHARLEVOIX (1 jour et 1 nuit)

Fjord (passage par Saguenay) Observation des belugas (Baie Ste Marguerite)

CHARLEVOIX => Parc Jacques CARTIER (1 jour et 1 nuit)

passage par la portion de route 138 entre Baie St Paul et le Parc Chutes Montmorency Balades Observation de ours ?

Parc J. CARTIER => QUEBEC (2,5 jour et 2 nuits)

Citadelle + fortifications Site traditionnel Huron ? Vieux Québec

DEPART

Merci d'avance !
Retour de 3 semaines dans les Pouilles English translation pending
by Bouboulette · 2017-12-03 · 15 replies
Nous avons effectué un périple de 3 semaines dans les Pouilles l’été dernier.

Nous partageons nos infos donc n’hésitez pas à nous poser des questions.

Arrivés à Bari, nous avons loué une voiture. Attention les normes ont changé donc faîtes bien attention à l’indication carte de crédit sinon vous aurez de grande difficulté à louer un véhicule ! Après avoir été refoulé de la totalité des agence de location, nous nous tournons vers la seule qui acceptera notre carte : Sicilybycar mais il a fallu payer 1500€ au lieu de 1000€ prévu (l'assurance complète était obligatoire). Quelques mois plus tard, notre carte a été piratée alors que c'est le seul achat effectué avec cette carte). Merci Sicilybycar !!!

Notre parcours :

4 nuits à Monopoli. Nous avons rayonné pour visiter les alentours : Alberobello, Locorotondo, Cisternino, Martina Franca, Ostuni, Polignano, grotte de Castellana, Plages Torre Guaceto et Dune canne.

Nous avons ensuite pris la route vers Lecce où nous avons dormi. Nous avons continué notre route en longeant la côte de Lecce à Otrante. Nous avons séjournés 2 nuits à Castro di Lecce (Balade en bateau pour voir les grottes, visite de la grotte de Zinzula à pied + piscine). Nous avons continué la route de la côte de Castro di Lecce à Leuca (une nuit). Nous sommes ensuite remontés vers Gallipoli où nous avons passé 3 nuits et en avons profité pour rayonner (Nardo, Dune di Campomarino à Porto Cesareo, Gallatina, Parco naturale regionale du porto selvagio). Direction Matera o�� nous avons passé la nuit. Ensuite direction Trani. Sur la route, nous en profitons pour visiter Altamura, Gravina et Castel del Monte. Nous séjournons deux nuits à Trani. Nous en profitons pour visiter aussi Bitonto et Giovinazzo. Direction le Gargano où nous avons réservé 3 nuits à Peschici. Visite de Rodi Garganico, une journée aux iles tremiti, la côte de Peschici à Isola la Chianca. A l’intérieur des terres, visite de Vico del Gargano, passage par la forêt d'Umbra et visite de Monte sant'Angelo. Nous passerons également 3 nuits à Vieste. Nous en profitons pour longer la côte de Vieste à Pugnocchioso, voir les grottes marines de Vieste à Baia delle Zagare et longer la côte de Vieste à Mattinata. Retour sur Trani avec visite des alentours : Barletta, Bisceglie, Molfetta. Dernière nuit à Bari
Japon, Kyushu English translation pending
by Mlefevre · 2017-12-02 · 56 replies


Bonjour à tous!

Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.

Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.

Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!

Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.

Budget:

BUDGET JAPON

AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ

1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes

4544 € Soit par personne

1515 €

Au jour le jour…

Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.

Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.

Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.

Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.

Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle :
https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !

Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.

Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.

Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !

Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.

Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.

Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.

Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.

Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.

Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.

Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)

Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.

Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
Indigenous People Trail: un court trek hors des chemins battus English translation pending
by Willemspie · 2017-11-29 · 4 replies
L'antidote des treks ultra touristiques de l'Everest ou les Annapurnas. Trek très peu fréquenté (50 touristes par an peut être), proche de Kathmandu, possible en 4 ou 5 jours, avec un point de vue et des logements chez l'habitant dans des villages. Aussi le trek le moins cher de tous. Pas de permis. 250 rps pour y aller en bus. Des gens honnêtes. Un budget tout compris sous les 10 euros par jour. Achetez la carte Indigenous People Trail à Kathmandu. Prenez un bus de Ratna Park pour Charikot jusque Mude (route fort dégradée ). Vous pouvez commencer à marcher ici ou aller en bus jusqu'à Deorali. Deorali a des lodges basiques modernes. Je conseille de marcher après Deorali car c'est très beau. Le lodge de Dhunghe n'est qu'un taudis. Beaucoup de logements sur ce trek ont été détruits dans le tremblement de terre. On monte ensuite à 3100 mètres sur Sailung, un point de vue sur les sommets. Je n'ai pas fait la boucle par Surkhe, il y a un homestay mais je recommande totalement le homestay de Doramba (le plus propre de tout le Népal sans doute). On visite ensuite le temple hindou de Kandadevi, spécialisé dans le sacrifice d'animaux, pour suivre le sommet de la crête jusqu'au homestay du village de Dongme. Enfin descente de 1500 mètres sur la Sunkosi (plage et éventuellement baignade) et on rejoint la Sindhuli Highway, une grand route, à Nepalthok. 3 heures (30) de bus seulement pour Kathmandu.
Visiter Madagascar avec quelques amis English translation pending
by Pierreduval · 2017-11-29 · 7 replies
Bonjour à tous, Je prévois de visiter Madagascar avec quelques amis prochainement et j'aurais besoins de quelques conseils de la part de ceux qui on déjà fait le voyage. Nous serons au nombre de 7 personnes, pour un séjour de 15 jours, et nous avons besoins de quelques conseils pour les destinations, les moyens de transport de la part de ceux qui ont déjà effectuer le voyage. Nous envisageons de partir début fevrier. Je vous remercie déjà pour vos réponse 🙂
Boucle dans l'Ouest américain à partir de San Francisco English translation pending
by CharlotteTr · 2017-11-28 · 15 replies
Bonjour,

Voici mon ébauche de circuit pour un voyage dans les parcs de l'ouest en juin 2018. Nous avons pris nos billets, A/R Paris-SF. L'idée est donc de visiter les villes SF, LV, LA et les parcs.

2018-06-02Arrivée à San Francisco à 13 h - Récupération voiture - visite centre ville, Painted Ladies - Twin Peaks au coucher de soleil 2018-06-03Visite Alcatraz - traversée Golden Gate - Golden Gate Park - Sausalito 2018-06-04San Francisco vers Yosemite village 2018-06-05Yosemite - randonnée de Glacier Point (départ tôt matin par navette) et descente à pied 2018-06-06Tioga road - points de vue - Séquoias géants? - Death valley 2018-06-07Death valley au matin - route jusque Las Vegas - soirée Las Vegas 2018-06-08Visite Las Vegas au matin - Valley of Fire - route vers Zion 2018-06-09Zion - randonnées The Narrows 2018-06-10Zion - observation Trail - route vers Bryce - coucher de soleil à Bryce 2018-06-11Visite Bryce canyon - route vers Moab 2018-06-12Arches NP 2018-06-13Canyonlands NP - route vers Mexican Hat - Forrest Gump view 2018-06-14Monument Valley - Page - Lake Powell - Horseshoe Bend 2018-06-15Lower Antelope Canyon (7h du matin?) - Grand Canyon 2018-06-16Grand Canyon 2018-06-17Route vers Joshua Tree 2018-06-18 2018-06-19Visite Joshua Tree dans matinée - route vers Los Angeles 2018-06-20Universal Studio - Hollywood 2018-06-21Visite Los Angeles dans matinée - route vers Santa Barbara 2018-06-22Visite de la côte ouest - remontée vers SF 2018-06-23 2018-06-24Départ de San Francisco à 15h

Comme vous le voyez, le 17 et le 22 sont des journées chargée en route (6h). J'aimerai donc les diviser en 2 jours, en ajoutant des arrêts sur le trajet. Avez vous des idées ? Et pour le 6, j'aimerai voir une forêt avec des séquoias géants, y en a t il le long de la tioga road? Il faut également que je prévois un plan B au cas où la tioga road soit fermée.

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