Rota Vicentina... Nous voilà !

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DO
A la recherche du soleil, j'envisage de parcourir la Rota Vicentina, sentiers situés sur la côte atlantique au sud-ouest du Portugal. 3 personnes me rejoindront sur place. Parti de Franckfurt Hahn, sous la neige, j'atterris à Lisbonne à 15h00. Le temps d'aller acheter des bâtons de marche, je pars 2 heures plus tard pour Sines où j'arrive à 20h00 après 3 heures de bus. - Mardi 12 décembre 2017 : Sines - Porto Covo Je quitte Sines de bon matin sous un ciel bleu et un soleil qui ne tardera pas à chauffer. Le port de pêche et de plaisance de Sines m'offre un premier panorama côtier.

Entre Eglise et château, Vasco de Gama salue mon passage.

Il faut franchir quelques kilomètres de bitume pour retrouver le littoral qui exprime toute la diversité de la nature. Une plage de sable fin est traversée par un cours d'eau que je contourne en gravissant quelques dunes.



Plus loin des rochers où les vagues viennent s'écraser.

Par la suite, les dunes représentent l'essentiel du relief.



Elles sont souvent recouvertes de végétation aux multiples plantes. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas. Il vaut mieux ne pas avoir le vertige. A l'approche de Porto Covo, les plages accessibles uniquement par de raides escaliers se multiplient. escalier En début d'après-midi, je traverse Porto Covo assoupie sous un soleil maintenant bien chaud. Un petit vent du nord apporte une bienfaisante fraîcheur. Je retrouve mes coéquipier(e)s et nous rejoignons le campinq de Porto Covo où nous partagerons 2 bungalows. Le soir sera le premier contact avec la cuisine portugaise : un magnifique poulpe et ses légumes.

Distance parcourue : 23 km Dénivelée positive : 234 m - Mercredi 13 décembre : Porto Covo - Vila Nova de Milfontes Le soleil accompagne nos premiers pas en direction du rivage par le sentier parcouru la veille pour aller au camping. Cela fait 2,3 km. Nous empruntons le trilho dos Pescadores (sentier des pêcheurs) balisé en bleu/vert. L'accès au sommet des falaises s'opère au prix d'une rude montée. La plage miniature de Sissal fait rêver à l'été. Celle, immense de Ilha est pout l'instant occupée par une colonie de mouettes. Juste en face, l'île de Peissegueiro est dominée par une forteresse en ruine. La Forte de Pessegueiro qui lui fait face est bien entretenue. Dunes, falaises et plages rythment notre progression dans un décor sans cesse renouvelé. Les yeux et les jambent ne s'arrêtent pas.

Une cigogne perchée sur son nid attend impassiblement une congénère. L'arrivée à Vila Nova de Milfontes est précédée par une vue sur son port de pêche. Nous arrivons à l'hostel et avec une dame seule, sommes les seuls occupants de l'auberge de jeunesse. Vila Nova est une petite ville très animée. Sur les conseils de la responsable de l'AJ, nous réservons dans un restaurant à proximité. Bonne précaution car le soir les 2 salles se remplissent à vue d'oeil. C'est l'occasion de déguster le plat emblématique de la cuisine portugaise : la bacalhau (morue) Distance parcourue : 19 km Dénivelée positive : 287 m

La suite du séjour à la prochaine page.

Dominique
Doume
DO
Suite du séjour au Portugal le long de la Rota Vicentina. - jeudi 14 décembre : Vila Nova de Milfontes - Almograve

Une averse matinale rafraichit l'ambiance. Heureusement, elle ne durera pas. L'itinéraire débute par une longue ligne droite et traverse le pont majestueux qui enjambe l'estuaire de la Mira.

Il continue le long d'un chemin qui jouxte des terres agricoles où l'on peut observer une plantation de gazon. Il faut traverser une longue forêt d'acacias dont les branches gorgées d'eau fouettent le visage au passage. 2 kilomètres avant Almograve, une averse impose de sortir le kway. Le ciel avait été clément jusque-là. J'accueille ma chambre avec soulagement. J'y accède grâce à une clé placée dans un coffre mural. Chauffage d'appoint et cuisine équipée complètent cette habitation confortable. Un jeu de belote fourni par le propriétaire permet de se distraire quelques heures avant l'aller consommer l'incontournable bacalhau.

Distance parcourue : 16 km Dénivelée positive : 132 m

- Vendredi 15 décembre : Almograve - Zambujeira do Mar

Le temps est orienté à l'humidité et les premiers kilomètres sont ponctués d'averses brèves mais cinglantes. Le temps s'éclaircit par la suite. Le sentier longe un ruisseau gonglé par la pluie et qui se jette dans l'océan par la plage d'Almograve. Les falaises dominent cette côte sauvage avec un détour par le village de Cavaleiro



Les cigognes se sont appropriées les rochers.

Elles sont nombreuses sur le secteur. J'arrive par le haut du village où des ouvriers s'affairent à flanc de falaise avec une drôle de machine. La rue proche de la baie offre ses façades colorées. L'auberge de jeunesse est de toute beauté. 2 allemandes qui marchent seules, l'une vers le nord, l'autre vers le sud, nous tiennent compagnie.

Distance parcourue : 23 km Dénivelée positive : 197 m

- Samedi 16 décembre : Zambujeira do Mar - Odeceixe Le soleil brille à nouveau dans un ciel uniformément bleu. Belle journée en perspective. Le parcours longe la baie de Zambujeira avant de grimper sur les falaises qui domine cette côte. Cela implique de franchir des obstacles car de nombreux cours d'eau, en cette saison, viennent nous barrer la route. La récompense se traduit par des panoramas qui tendent vers l'infini. Au détour d'une route, paissent, à l'abri d'une clôture, de niolmbreux animaux exotiques : Nandou, lama, buffle, antilope, autruche, vigogne Le petit village d'Azenha est l'occasion d'une pause à une terrasse ensoleillée... … d'autant que la vue sur la baie cernée de roches et de falaises est stupéfiante. Un couple de cigognes en assure la garde. Je m'insère dans l'ensemble.



Dans quelques mois voici le résultat tant attendu (photo prise sur une affiche du rota vicentina). L'apothéose du parcours sera la vue sur la baie d'Odeceixe et la longue embouchure de la rivière Seixe. A l'hostel d'Odeceixe, je retrouve Carmen rencontrée la veille et c'est l'occasion de partager le dîner.

Distance parcourue : 19 km Dénivelée positive : 243 m

La suite du séjour à la prochaine page.

Dominique
Doume
DO
Suite du séjour au Portugal le long de la Rota Vicentina.

- Dimanche 17 décembre : Odéceixe - Aljézur - Arrifana Ce dimanche ne sera pas un jour de grasse matinée. Je quitte Odeceixe dés le lever du soleil vers 7h15. Le parcours emprunte le sentier historique balisé rouge et blanc. Une rude montée le long des rues pavées du village permet de contempler le moulin prêt à fonctionner. Un belvédère offre une vue sur Odeceixe endormi. Le sentier suite le canal d'irrigation qui amène l'eau depuis le fleuve Mira. Le terrain plat permet une cadence élevée. De nombreuses détonations brisent le silence : c'est jour de chasse. Je traverse Rogil, joli village tout en longueur. La campagne s'étend à perte de vue garnie de bois d'eucalyptus, d'étangs et de toute une végétation variée où la bruyère domine à l'approche des côtes. Du plateau, il faut descendre sur Aljézur avant de remonter vers l'église et le château qui mérite une visite. Sa position dominante permet s'embrasser toute la région. Pour renouer avec la côte je prends la direction de la plage de Monte Clerigo. Le relief devient plus abrupte, des pins annoncent un environnement méditerrannéen. Au loin se profile la Praia da Amoreira. Après un kilomètre de route, un chemin débouche dans une prairie où paissent des vaches. Prudemment, je choisis de m'orienter vers les dunes et c'est au terme d'une marche éprouvante dans le sable que j'arrive à la plage de Clérigo. Il faut remonter sur un vaste plateau bordé de falaises et recouvert d'une abondante végétation qui rappelle la lande. Arrifana réclame une autre montée pour découvrir un spot qui attire de nombreux surfeurs. L'auberge de jeunesse au design moderne offre une vue fantastique sur l'horizon qui se conclue par l'embrasement du coucher du soleil La journée s'achève dans un restaurant qui jouxte la forteresse illuminée, Après l'effort, le réconfort !

Distance parcourue : 35 km Dénivelée positive : 564 m La suite du séjour à la prochaine page.

Dominique
Doume
DO
Suite du séjour sur la Rota vicentina.

- Lundi 18 décembre : Arrifana - Carrapateira C'est par une matinée ensoleillée que l'itinéraire se poursuit sur la route pour rapidement s'engager dans la campagne par un large chemin qui serpente entre monts et vaux. La praia do Canal offre un ultime contact avec le littoral. Les pins, eucalyptus, arbousiers, chênes-liège constituent les principales essences. Cette nature sauvage est fascinante. A Bordeira, une pause se mérite dans une agréable auberge. Il reste 5 km avant Carrapateira dont les murs blancs brillent au soleil. Une pension baignant dans une végétation luxuriante nous accueille. Le couple propriétaire parle français.

Le village offre toutes les ressources pour s'alimenter et se désaltérer. En fin de journée, je m'offre une boucle de quelques kilomètres sur le front de mer distant de 2 km. Grimper dans les dunes...

… longer les falaises est un plaisir rare.



L'érosion à creusé des ravines, dessinant des formes étranges. A 17h15, le soleil se couche. Il est temps d'aller préparer le repas.



Distance parcourue : 28 km Dénivelée positive : 526 m - Mardi 19 décembre : Carrapateira - Vila do Bispo La traversée de Carrapateira conduit à nouveau dans la campagne où le chemin traverse plusieurs villages. En cette saison, la voie alternative n'est pas indispensable. Seule une grosse flaque d'eau impose la prudence Après Pedralva, un plateau est peuplé d'éoliennes qui ont remplacé les moulins. Les derniers kilomètres se font en compagnie d'un anglais solitaire qui préfère dormir sur les plages. Les clés de l'appartement se trouvent bien dans la boîte aux lettres comme indiqué par la propriétaire. Il y a une chambre pour chacun. Le supermarché tout proche permettra de réussir un copieux dîner à base de gambas.

Distance parcourue : 24 km Dénivelée positive : 293 m La suite du séjour à la prochaine page.

Dominiquue
Doume
DO
Suite et fin du tek le long de la Rota vicentina.

- mercredi 20 décembre : Vila do Bispo - Cabo de Sao Vicente - Sagres Cette dernière étape du rota vicentina est aussi celle qui offre le plus de motifs d'émerveillement. Le sentier longe des falaises vertigineuses.



Enfin, le moment tant attendu, pénétrer dans l'enceinte du phare de Cabo de Sao Vicente.

Après un rafraichissement bien mérité et les photos d'usage, il faut parcourir les 6 km de bitume qui conduisent à Sagres, le point de chute de la journée. L'appartement est luxueux dans un hôtel *** La terrasse offre un panorama unique. Le coucher de soleil, dont les rougeurs se prolongent longtemps, est accompagné du croissant de lune et des lumières du phare. Panorama éblouissant comme conclusion d'un trek qui, par une succession d'étapes, parcourt la rota vicentina en combinant le sentier historique et le sentier des pêcheurs.

Distance parcourue : 24 km Dénivelée positive : 200 m Au total, c'est un trajet de 211 km et 2676 m de dénivellé positive qui a été parcouru. Que du bonheur !

-Jeudi 21 et vendredi 22 décembre : Lagos et Faro Les 2 villes seront rejointes en bus. Aux falaises jaunes de Lagos succèdent les lagunes de Faro. Beau logement à Lagos noyé dans la végétation tropicale. Auberge de jeunesse au cachet historique à Faro. Flâner dans les rues de Faro est l'occasion d'épuiser les heures qui nous séparent du retour dans une température presqu'estivale. L'apéritif au sommet du plus grand hôtel de la ville nous renvoit les lumières du littoral.

Les avions nous survolent.

Demain, j'en prendrai un. Fin de l'histoire.

Dominique
Doume
MA
Bonjour Doume,

Merci pour ce récit et ces photos. Grand air, nature superbe, soleil, plats savoureux... oh la la, ce GR me fait rêver depuis son ouverture.

Question purement pratique : êtes-vous partis les mains dans les poches (et sur les bâtons) ou aviez-vous réservé les hébergements ?
DO
Bonjour mariecury. J'ai acheté des bâtons à lisbonne. J'ai réservé tous les logements avant de partir. Cordialement Dominique
Doume
KE
Bonjour, 13/09 au 16/10/2016, la Rota Vincentina-Porto Covo par le Chemin des pêcheurs puis le Camino Portugues jusqu'à Saint Jacques, au plus prés du littoral, donc dans le sens inverse - Mon plus beau Chemin pour l'instant - Avantages ? (pour moi) - Soleil dans le dos, vent rafraichissant de face et océan à gauche - Je l'avais à ma droite l'année précédente pour un Pointe Saint Mathieu-Santiago par le littoral français puis le Norte, de toute beauté - Pour moi, Easy jet Paris-Faro, bus jusqu'à Sagres (à éviter, trop d'arrêts) - Goudron peu agréable à Sagres, avec des bâtons de marche nordique (attachés sur mon sac dans un tuyau en pvc pour l'avion- TB, je repars pour la Plata , l'Inglesis et Fisterre dans la même configuration)- Très, très peu de marcheurs, des randonneurs tout juste descendus de leur camping car pour la journée - De superbes rencontres (je marche seul !) - Peu de goudron, 2 passages à déconseiller aux personnes à mobilité réduite, passage sableux en utilisant des tongues de surfeurs très large, beaucoup moins fatiguant Hébergements à réserver dans les haltes touristiques - Alternance entre ceux du guide de la Rota Vincentina, Airbnb, booking, ou au "feeling" et bar où je commandais et payais ma consommation à l'entrée de l'étape en demandant une chambre pour une personne (Traductions par mon smartphone - Traçage des chemins très efficace et puis ...l'océan est à gauche) - Jamais dormi dehors - Des portugais charmants, une bouffe très nature ! Le bio n'existe pas ! De la bacalao, poulvo , calamares, du bon vin, des prix attractifs - J'y retournerai pour un Faro-Santiago si ..... Pas une goutte de pluie, mais pas de cigognes !! Merci pour le reportage ! Jean
NA
Très chouette récit et qui me permet de voir qu'en hiver la rota vicentina est ensoleillée et beaucoup, beaucoup, beaucoup plus tranquille qu'en été.

Moi j'y suis toujours allée en été (fin août/début septembre), la 1ère fois c'était génial : peu de monde, principalement des surfeurs, des villages plus ou moins proches de la mer (type Odeceixe) calmes et typiques. Et ce n'est pas si vieux, peut-être 4/6 ans?

C'était une côte, un peu comme vous l'avez vue en hiver, peu fréquentée, avec des paysages à couper le souffle.

Les paysages sont toujours là, bien entendu, mais... il y a maintenant un tourisme de masse, peu respectueux, malpropre les 3/4 du temps, bruyant. Les choses ont changé de façon dramatique sur 2 ou 3 ans. En août dernier, j'avais pensé logé à Odeceixe, me rappelant la tranquillité et la joliesse du village : nous nous sommes sauvés, épouvantés par le monde qui avait pris possession de tout ça.

Au point que cette année, la visite traditionnelle que je fais presque chaque année avant de me rendre en Algarve, sera consacrée à l'Alentejo Alto et Baixo. Là, les villages sont encore préservés authentiques et calmes

Mais vous m'avez renforcé mon idée d'aller un jour passer quelques semaines hivernales de ce côté-là. Merci encore
CU
Merci pour toutes ces photos et précisions. Je pars la semaine prochaine du cap vers le nord et ces echanges me confortent dans l idee que je peux y aller en solo, batons de marche nordique en mains, sans trop avoir préparé mon petit trip, ni tout réservé. Et smartphone en poche pour la traduction. A de ces jours peut etre sur les chemins. Caroline.
NA
smartphone en poche pour la traduction. Caroline.

Et encore!! vous verrez que nombre de portugais parlent français, même dans des endroits un peu plus reculés.

Bon trip :)

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