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Qui est parti en Namibie avec ce tour opérateur? English translation pending
by Norbert74 · 2013-02-18 · 26 replies
Nous pensons partir avec Tourmaline, avec un 2x4 quelle assurance la plus compléte faut il prendre? Merci pour vos réponses
La Floride accepte toujours le permis de conduire français, même si... English translation pending
by VoyageForum · 2013-02-18 · 48 replies
L'Etat de Floride vient de voter une loi qui stipule que les étrangers non-résidents doivent désormais avoir un permis de conduire international pour louer une voiture. Mais la mesure n'est pas encore effective. Lire la suite...
Road trip express dans l'Ouest américain depuis Los Angeles en avril 2013 English translation pending
by Nik66 · 2013-02-17 · 20 replies
Bonjour à tous, Et tout d'abord merci pour toutes les contributions qui permettent vraiment bien des améliorations... J'habite à Los Angeles et des amis viennent nous voir pour le mois d'avril. Ils ont des contraintes de temps, comme tout le monde, et ont pris des vols LA aller/retour depuis longtemps. Ils m'ont demandé de les aider à faire leur trajet sachant qu'ils voulaient voir Vegas, le Grand Canyon et Frisco en incontournables. Autre contrainte : aller dans les parcs la première semaine, pas possible pour la deuxième. Ils sont OK pour faire qqs jours un peu denses pour en faire le plus possible. J'ai du faire bien des sélections et pas sûr du tout d'avoir fait toujours les bons choix. Je leur ai proposé ceci, en essayant de faire des choses différentes. Merci de me donner votre avis pour amélioration et/ou modifications selon votre temps. D'avance merci ! Nicolas PS : à noter que j'habite sur L.A. alors si vous avez besoin d'un conseil ici... n'hésitez pas !

Samedi 13 avril : Arrivée Los Angeles Installation Visite LA Nuit Los Angeles

Dimanche 14 avril : visite Los Angeles Visite LA Soirée : Basket Staples center (Lakers vs Spurs) Nuit Los Angeles

Lundi 15 avril : départ de Los Angeles vers Grand Canyon (850 km) Départ 7 heures Route vers Grand Canyon Nuit près de Grand Canyon ou Tusayan Best Western Premier Grand Canyon Squire Inn

Mardi 16 avril : Grand Canyon à Monument Valley (300 km) Départ 7 heures Grand Canyon le matin : ballade le long de la rim sur la Hermit Rest Road Départ vers midi et route vers Monument Valley Pause casse croute à Navajo national monument Arrivée à Monument Valley vers 16-17h, visite et coucher de soleil. Nuit à Hat rock Inn à Mexican Hat (40 km de Monument Valley)

Mercredi 17 avril : de Monument Valley à Page (200 km) à Wire pass (60 km) à Bryce (200 km) Départ 7 heures Route Page vers Monument Valley, 2h30. Sur la route US98 avant Page : Lower Antelope Canyon. Aller-retour vers Horseshoe Bend Arrêt Lac Powell, casse-croute dans le coin. Route vers Bryce Canyon. Arrêt et petite rando à Wire pass (slot canyon sympa) et début de Buckskin Gulch si temps sec et si pas trop tard (prévoir environ 2 heures). Route vers Bryce Nuit Best Western Plus Bryce Canyon Grand Hôtel

Jeudi 18 avril : Bryce Canyon vers Cedar city (130 km) Journée rando à Bryce Canyon (1 journée) Mossy Cave si possible (1 heure) Route de Bryce à Cedar city via Dixie National Forest (130 km) Nuit Cedar city Best Western PLUS Town and Country Inn (peu coûteux)

Vendredi 19 avril : de Cedar city à Las Vegas (280 km) Route de Cedar City à Valley of fire (240 km) Valley of fire (qqs heures de ballade) De Valley of fire à Vegas (80 km) Arrivée Las Vegas en fin d’après midi Nuit Vegas. Prévoir de se coucher un peu tard... Hotel à choisir parmi : Marriott's Grand chateau, The Palazzo, Vdara ou Polo Towers

Samedi 20 avril : de Vegas à Death Valley (200 km) Lever cool, grasse matinée, shopping possible dans les outlets de Vegas Départ début d’après midi vers Death Valley, Furnace creek (200 km) Coucher de soleil sur place Nuit Longstreet Inn

Dimanche 21 avril : Death Valley à LA (500 km) Lever tôt si possible pour lever de soleil sur Death Valley, puis fin de visite du parc par la 190 Route vers LA dans l’après midi. Nuit à LA

Lundi 22 avril : Los Angeles Journée visite et relâche à LA Nuit LA

Mardi 23 avril : SFO Matin : Vol LAX vers SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco

Mercredi 24 avril : SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco

Jeudi 25 avril : 400 km boucle route pacifique 1 Location voiture à SFO airport Boucle Frisco vers Carmel et retour (400 km) Point Lobos reserve et début de Big Sur. Carmel – Monterey – Point Lobos Retour fin de journée, restitution de la voiture à l'airport Vol vers LA le soir. Nuit LA

Vendredi 26 avril : départ Petit tour à LA possible dans la matinée. Départ vers airport à 12h Vol 15h
Les parcs Universal et les autres à Orlando English translation pending
by 59Dédé · 2013-02-15 · 35 replies
Bonsoir,

Je vais très prochainement passer une semaine de vacances en Floride. Mon dilemme actuel est de savoir quels parcs nous allons faire à Orlando (nous sommes deux adultes).

Le parc Universal a, à priori, une très bonne réputation mais voilà, j'ai déjà fait celui de Los Angeles et j'ai peur de retrouver les mêmes attractions. Quelqu'un qui aurait fait les deux parcs pourrait-il m'éclairer sur ce sujet ????

Et quels autres parcs me conseilleriez-vous sachant qu'on n'est pas très fan de manèges à sensations très fortes ????

Merci pour vos réponses
Itinéraire d'une semaine au Québec avec enfants cet été 2013 English translation pending
by Vianstedi · 2013-02-13 · 26 replies
Bonjour , nous voudrions passer une semaine au Québec cet été 2013. Nous sommes 8: 4 adultes 2 grands enfants 20 et 18 ans et 2 plus petits 8 et 11 ans. Je voudrais vous soumettre le programme que nous avons en tête pour l'instant après consultations prospectus et pages de ce forum. Pouvez-vous me dire si ce programme tient la route ou si il est selon vous améliorable. Ce que je recherche c'est un bon mix entre ville et nature et un voyage qui peut plaire à tous les membres de notre petit groupe.

j1 arrivée à Montréal j2 départ pour Québec j3 Québec j4 en route pour Tadoussac ou environs j5 Tadoussac et environs j6 val jalbert/ zoo st Félicien j7 lac edouard j8 retour à Montréal

A Montréal j1 se sera une visite light car arrivée début d'après midi que conseillez vous? A Québec visite du parc des chutes de montmorency et Wendake A Tadoussac/environs une croisière Baleines sera au programme j4 Pour le j5 à Tadoussac une visite du fjord (en bateau?) Nous prévoyons de passer une nuit à Val JALBERT le j6 le lendemain est il possible de visiter le zoo st Félicien avant de partir vers Lac edouard? j7 une nuit à la seigneurie des tritons J8 retour à Montréal puis le soir vol pour Boston

Merci d'avance pour vos remarques et conseils.
Comment choisissez-vous votre compagnie de croisière et pourquoi? English translation pending
by Wanderer91 · 2013-02-13 · 78 replies
Bonjour,

En lisant le calendrier des départs en croisières je constate que la majorité des croisières se font sur les compagnies Italiennes Costa et MSC. Je me demandais ce qui motive ce choix ?

Nous ne sommes pas particulierements satisfait de ces 2 compagnies que nous avons bien sùr essayé et préférons nettement Royal Caribbean et NCL, notre choix semble atypique et je me demandais pourquoi ?

Merci de vos réponses !
Randonnée Edmaier's Secret - Buckskin Gulch (États-Unis) English translation pending
by Loulouy275 · 2013-02-07 · 119 replies
Hello tout le monde,

Besoin de votre aide pour notre prochain voyage aux USA début mai. Dans les environs de Kanab, nous avons en tête de nous faire une randonnée dans la zone de Edmaier's secret. Nous sommes déjà allés dans ce coin pour faire le Buckskin Gulch en le descendant vers la droite à partir du Confluence. Notre question : est-il possible de suivre le trajet en fleche verte pour acceder à la zone de Edmaier's secret (partir du parking remonter le Buckskin Gulch vers la gauche à partir du Confluence) ? Nos amis qui voyage avec nous n'ont jamais fait de slot canyon et j'ai envie de faire d'une pierre deux coups : remontée du slot canyon Buckskin Gulch et accès à Edmaier's secret. Mon interrogation peux-t-on vraiment remonter vers la gauche le Buckskin Gulch et est-il en slot canyon dans cette partie ?

Un grand merci d'avance au sachants 🙂 !
Route 1 pour découvrir la Californie English translation pending
by Adeline31 · 2013-02-07 · 14 replies
Bonjour à tous !

Je recherche des avis/conseils sur le voyage que je suis en train de préparer avec un ami pour "découvrir" la Californie, et surtout San Francisco. Nous partons pour 3 semaines en Mai (du 8 au 28)

Voici ce que nous avons imaginé:

Jour 1-5 : San Diego Arrivée à San Diego Location d'une voiture Visite de SD + environs. On m'a parlé de Balboa Park, La Jolla, Sea World, le Zoo.... Peut-être une escapade d'un jour au Mexique (certainement à Ensenada. Pas du tout à Tijuana) mais je lis cà et là qu'il est compliqué ou dangereux de prendre une voiture de loc aux US et de passer la frontière avec....

Jour 5-6 : Palm Springs Nous rendons visite à un ami là-bas. Nous comptons y dormir une seule nuit. Nous pensions visiter le Joshua Tree National Park. Des avis/conseils ? Y-a-t-il d'autres parcs, entre SD et Palm Springs à découvrier, ou bien autour de Palm Springs ?

Jour 6-7 : Los Angeles Nous souhaiterions passer au moins une journée + une nuit à LA (voire 2 journées)

Jour 8-10 : Route 1 (de LA à SF) Pour ces 3 jours nous n'avons pas encore de "stops" prévus et niveau hébergement je pense que ce sera "au feeling" selon l'endroit où l'on se trouve. J'ai entendu parler de Santa Barbara, Big Sur, Carmel... Avez-vous des expériences à partager sur cette fameuse Route 1 ?!

Jour 10-20 : SF et environs Nous prévoyons de rendre la voiture de loc à SF. Niveau hébergement nous serons chez des amis.

Quelles villes environnantes seraient intéressantes à visiter ?

Nous prévoyons de conclure nos vacances par 3 jours à la Napa Valley. Des avis/suggestions d'activité ? Ce sera le dernier weekend de Mai qui est un weekend de 3 jours. Là aussi nous serons héberger par des amis.

Voilà, Qu'en pensez-vous ?!! Toutes vos suggestions/remarques seront étudiés pour que ce voyage soit fabuleux !!! Adeline
État des bus en Argentine English translation pending
by Ladrech · 2013-02-07 · 30 replies
Jusqu'à present les bus en argentine etaient de très bonne qualité, mais il me semble que cette année l'état des bus s'est dégradé. Ceux que nous avons pris ou rencontrés sur la route sont des bus vieillissants Le bus Buenos Aires Salta, cama suite ( la meilleure catégorie à 994 ars) avait 7 ans d'age et des millions de Km, tous les équipements étaient défaillants. Il pleuvait même dans le bus sur les passagers. Est-ce la crise ou les restrictions d'importation , les prix ont beaucoup augmenté mais les conditions de voyage se sont dégradées.
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
by Stefride · 2013-02-07 · 421 replies
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
De retour d'un safari au Kenya en famille English translation pending
by Marcodef · 2013-02-05 · 8 replies
Jambo. Et bien ça, c'est fait ! Et le temps ici est tellement pourri qu'une bonne manière de prolonger les ouacances est encore de partager quelques infos ;)

Après pas mal de recherches on avait opté pour Leboo Safaris pour un trip de 12 jours en minibus 4x4 privé. L'angoisse des envois de milliers d'euros vers l'afrique est estompée dès l'arrivée à nairobi où le directeur kenyan, notre chauffeur et le van sont là à nous attendre: "Karibu", ils nous reconnaissent avant qu'on aperçoive l'écriteau avec notre nom: forcément, on est à 3 avec notre fille de 12 ans en dehors des vacances scolaires ( on lui a fait craquer !) . Nos deux réceptifs parlent très bien le français, c'était prévu et ça nous repose le cerveau tout en permettant les longues conversations facilement. Le van est nickel. Et, hop, gaz vers Tsavo ouest avec 6 heures de route. Nous découvrons le Kenya avec des souvenirs d'autres pays africains dont Mali, Sénégal, sans compter la totalité du maghreb du Maroc à l'Egypte et nous avons la bonne surprise de rouler sur une belle route, propre, au milieu de conducteurs aux comportements plutôt "normaux" et de beaux véhicules. Bon, il y a toujours les "bleds" blindés de camions, cabanes de mécanos et vendeurs de fruits, le tout au milieu des sacs plastiques mais on est en afrique... Nous faisons tranquillement connaissance avec notre chauffeur Albert, 30 ans, marié 1 petit de 16 mois et qui conduit en toute sécurité...Dis Albert, on peut pas accélérer un peu ? Bah non car les transports de touristes sont équipés de limitateurs de vitesse à 80: faut savoir gérer le système pour doubler les camions :) Arrivée dans le parc de Tsavo ouest, au Rhino Valley Lodge. Tout simplement magnifique. Nous n'avions pas opté pour un safari "de luxe" et ne pensions pas avoir droit à un tel hébergement. De plus, la saison est creuse et il y a très peu de monde. Ce sera d'ailleurs vrai pendant tout notre séjour. Le paysage est époustouflant de quiétude. Notre fille en a les larmes aux yeux. Ce sera l'image la plus forte de notre voyage et l'impression de "berceau de l'humanité" reflète exactement notre ressenti. Notre terrasse est juste au dessus d'un point d'eau où les éléphants viennent matin et soir. D'ailleurs comme l'espace "resto" est à une centaine de mètres, le soir on est raccompagné par un "garde". La 1ère nuit on pensait à un folklore touristique. Le matin on avait trouvé bizarre les grosses boules de crottin au milieu des allées du lodge. Jusqu'au second soir où, après diner, un gros pèpère de quelques tonnes était en train de débroussailler à une dizaines de mètres du chemin de notre chambre !( en fait une petite maison avec espace cuisine et belle salle de bain; superbe ) Le game drive se déroule sous un grand ciel bleu au milieu d'une végétation très dense et d'un paysage de moyennes montagnes. Les animaux sont difficiles à découvrir dans ces arbustes et grands arbres. le jeu est sympa et nous scrutons pour essayer d'apercevoir guépard, éléphants, buffles, girafes et autres antilopes avant Albert. A ce petit jeu, nous, pauvres européens urbains, nous perdons à tous les coups: "oeil de chasseur" repère de loin les traces et les animaux...On s'améliorera quand même au fil du voyage... Le mini van 4x4 est idéal avec son toit relevable, il passe partout, on a de la place et le toit nous offre toutes les possibilités de vues tout en nous abritant du soleil. Nous avons croisé des Toyota land-cruiser découvrables mais sans ces toits relevables: bonjour la cagna sous le soleil!!! ( A bien se faire préciser lors de la résa ). De Tsavo nous remontons vers le parc d'Amboselli. Le paysage y est plus sec, plus savane. Le Kibo safari camp est superbe, avec de grandes tentes demi-dur nickel, piscine et ambiance au bar "Karibu". Il y a beaucoup plus de minibus et 4x4 qu'à Tsavo et le game-drive dans le parc est beaucoup moins intimiste, ce qui n'entame pas la beauté des spectacles, même quand nous sommes à 5 ou 6 véhicules arrétés devant un couple de lion ou une famille d'éléphants avec leur petit, voir tout petit. Le parc est très peuplé et nous y verrons pratiquement tous les carnivores et herbivores. Après nos 2 nuits à Ambosseli et quelques photos du "Kili" parfaitement dégagé, nous reprenons la route vers le lac Naivasha. La visite accompagnée de la presqu'ile "Crescent island", à pied, nous gave un peu; le guide ne sert pas à grand chose à part nous priver d'instants tranquilles au presque milieu des girafes, buffles (attention!) antilopes et zèbres. Pas de super souvenirs de ce coté ci. Heureusement notre agence nous a réservé une belle surprise avec la location d'une superbe guest house dont le terrain donne sur le lac et les hippos. Nous sommes seuls avec Albert....et David que nous avons récupéré aux bureaux de l'agence à Nairobi et qui s'occupera de nous jusqu'à la fin du voyage car David est maintenant notre cuisinier attitré. Ambiance zen sur fond d'images lacustres, singes verts dans les arbres et...les hippos qui montent jusqu'au pied de la terrasse de la maison pour brouter. Hélas, ils ne sortent du lac que la nuit et un hippo la nuit c'est plutôt sombre. Et comme l'animal est relativement dangereux, le souvenir sera plus sonore que visuel (grrr, le flash qui ne porte pas assez loin : que 2 yeux rouges ). Lendemain , petit bout de route vers Nakuru, beau game-drive dans une belle végétation ( il a pas mal plu les jours précédents ) et encore une surprise avec la résa de l'ancienne maison du directeur du parc, située au milieu du parc, pas loin des hébergements des Rangers, avec tout le confort et les animaux autour ( et les petits singes verts qui guettent toute occasion de chiper de la nourriture ). Encore une fois nous sommes tout seuls: ambiance Out of Africa ! Diner super avec David qui a appris qu'il faisait à manger à une élève de Bocuse. Grosse journée de route pour descendre dans le dernier parc au Massaï Mara pour 3 nuits. La journée est pluvieuse et nous arrivons avec un superbe orage qui durera presque tout la nuit. Le parc est encore très différent avec ces dizaines (centaines?) de kilomètres de savanes dont l'herbe verte ondule sous la brise. La recherche des animaux nous met les pupilles à rude épreuve mais les récompenses sont là sous des formes surprenantes commes des "lunes de miel" entre lion-lionne ou...tortues. Et encore ces 2 gros lions autour de leur carcasse sanglante de zèbre guettée par les hyènes et les vautours, ou cette famille de guépards en plein breakfast d'antilope, ce léopard en compagnie des restes de sa proie perché dans un arbre, les crocos immobiles, le grand mâle éléphant qui a décidé qu'on ne passerait pas sur la piste, ... j'en passe et j'en passe... Petite variante le 3ème et dernier jour au Massaï-Mara: comme il a beaucoup plu, certaines petites pistes deviennet un peu rock n' roll et paf, on se plante avec le minibus dans un superbe bourbier caché par des herbes et bien sûr, dans un coin bien "hors des sentiers battus" ( la devise de Leboo safari ). L'expérience est sympa. Voir très enrichissante! D'abord, on est très habitués au 4x4 et à barouder donc pas de panique: on est en dehors du minibus, ce qui est extrèmement rare, pieds nus dans une bouillasse étrange et noire, avec pelle, cric, à chercher des pierres, des branches. C'est là qu'on prend la mesure de l'endroit. A force de se balader dans des véhicules on en vient à perdre la notion de bête sauvage et presque se croire dans un immense zoo. Etre à l'extérieur au milieu d'une savane aux herbes de presque 1m de haut oblige à guetter et être très attentif aux alentours...on est pas au zoo justement! 3 heures de bouillasse et de recherche du réseau qui évidemment ne passe que de temps en temps. On est vraiment bien posé sur le chassis et on n'a pas l'équipement camel trophy. Heureusement Albert parviendra à choper un bout de réseau puis un collègue qui viendra d'ici une bonne heure. A coups de chaine de remorquage, on parviendra à déventouser notre petit toyota: on ne regrette absolument pas. Le soupçon d'angoisse d'être "à portée" de prédateurs était bien là ! D'ailleurs en repartant les éléphants n'étaient qu'à 500m et ce ne sont pas forcément les plus sympas quand ils le décident. Dernier diner au Mara Spring Camp et dernière des 3 nuits. David se déchaine et nous cuisine un repas qui rivalisera avec le diner du départ du lendemain au fameux resto Le carnivore à Nairobi ( croco à goûter...un peu). Des centaines de souvenirs, des milliers de photos, des séparations émouvantes avec notre cuisinier ( very friendly nous dira-t-il, il a apprécié le fait qu'il est totale carte blanche et totale confiance, c'est assez rare apparemment ) et notre guide kikuyu qui nous a si bien parlé de son pays ( la politique, l'immobilier, les coutumes, les clichés, les prix, le passé, le présent, son futur, sa famille, tout y compris certaines habitudes détestables de certains touristes asiatiques..... ) et nous a si bien fait profiter de toute la faune exceptionnelle. Et au-delà, merci à l'organisation hyper professionnelle des boss de Leboo qu'on ne peut que recommander ( et même un peu hakuna matata que nous sommes, nous avons tout de même l'oeil très critique d'anciens boss d'agence évènentiel entreprise que nous avons été pendant 15 ans ) Voilà , en espérant que ce "petit" résumé vous aidera dans vos recherches d'infos.

Kwaheli
Itinéraire de trois semaines Équateur-Galapagos English translation pending
by Camcam92 · 2013-02-03 · 24 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple de trentenaire qui souhaitons découvrir l'Equateur et ses différentes facettes (volcans, villes coloniales, marchés, Amazonie et Galapagos) en 3 semaines, du 06/09 au 28/09. Après avoir lu pas mal de conversations sur ce forum, nous souhaitons vous soumettre l'itinéraire que nous avons imaginé. Nous sommes preneurs de toutes vos remarques sur la faisabilité, les incontournables oubliés, les bons plans logement/transports, ...

vendredi 30/08Arrivée à Quito samedi 31/08Quito dimanche 01/09Quito -> Amazonie (Cuyabeno) lundi 02/09AmazonieAmazonie mardi 03/09AmazonieAmazonie mercredi 04/09Route Amazonie -> Quito jeudi 05/09Quito - Latacunga(marché Saquisili / trajet en train ?) vendredi 06/09Latacunga - Cotopaxi - Latacunga samedi 07/09Latacunga - Quilotoa - Latacunga(marché Latacunga ? / Marché Zumbahua ?) dimanche 08/09Latacunga - Alausi (Marché Alausi) lundi 09/09Alausi - Cuenca(pas de train car lundi... / Stop à Ingapirca) mardi 10/09Cuenca mercredi 11/09Cuenca - Cajas - Cuenca jeudi 12/09Route Cuenca -> Guayaquil vendredi 13/09Guayaquil -> Galapagos samedi 14/09Galapagos dimanche 15/09Galapagos lundi 16/09Galapagos mardi 17/09Galapagos mercredi 18/09Galapagos -> Quito jeudi 19/09Quito -> Région d'Otavalo (marché Otavalo + Peguche) vendredi 20/09Région d'Otavalo (marché Cotacachi + Lagune Cuicocha) -> Quito samedi 21/09Vol retour

Merci d'avance pour tous vos conseils ! Camcam
De Las Vegas à Yellowstone , 15 jours inoubliables en famille English translation pending
by Wallis06 · 2013-02-02 · 14 replies
Il y a un an et demi, nous avions fait notre premier voyage dans l’Ouest Américain. Je n’avais pas fait de carnet mais je me suis tellement aidée de ceux des autres pour notre prochain voyage de cet été que je me dis que ce serait la moindre des choses, que j’apporte ma petite contribution. Donc voilà nos 15 jours, entre Las Vegas et Yellowstone avec nos filles de 10 et 12 ans.

J1 : Vol Nice-Las Vegas Premier Vol Nice-New York sur DELTA , sans encombre avec un passage de l'immigration en 20 min. L'officier s'est contenté de nous montrer par signes comment placer les doigts pour les empreintes sans nous dire un mot ! Même chose pour le passage de douane. Quelle déception, je m'étais préparée à toutes leurs questions et je n’ai pas eu besoin de dire un mot. En tout, cela nous a pris 1h30. Par contre, les choses ont été plus compliquées pour le vol N.Y-Las Vegas qui a décollé avec plusieurs heures de retard pour cause d’orage. On est finalement arrivés à Las Vegas vers minuit bien fatigués mais contents d'être au Luxor que l'on repère de très loin grâce à son laser, ça nous a évité de sortir le GPS. Au Luxor, il n’y avait pas de chambre non fumeur de disponible et on nous a reclassé dans une énorme suite rutilante (ou très kitch, c’est selon) avec deux salles de bain, un coin cuisine un énorme salon mais un seul lit king size pour 4. Vu la taille de l’hôtel, l’attente pour avoir un lit pliant supplémentaire a semblé interminable, on était tellement fatigués que l’on aurait pu dormir par terre !

J2 : Las Vegas Matinée shopping dans l'Outlet du nord, pour faire plaisir aux filles car mystère de la génétique, elles adorent faire les boutiques contrairement à leurs parents : excellents prix pour Levi’s, bien pour Guess mais pas terribles pour les Converses . Moi, je n’ai pas été très subjuguée mais comme je l’ai dit, faire les magasins ne fait pas partie de mes activités favorites. Puis un petit passage à la piscine du Luxor (très grande mais à peine plus profonde qu'une pataugeoire !), avant d’aller voir l’expo « Bodies » qui se tenait dans l’hôtel (très étonnant) et d'attaquer la visite du Strip. On a beau avoir vu des photos, c’est quand même incroyable ! Des lumières partout, des hôtels plus surprenants les uns que les autres ... Après presque 3 heures de marche sous 42 °C, plus le décalage horaire, les filles étaient mortes et nous sommes rentrés en bus (billets achetés à la machine devant l'arrêt, 5 $/pers tout de même, pour faire un kilomètre).

Hôtel New York- New York Hôtel Luxor

J3 : Grand Canyon Départ matinal pour le Grand Canyon avec 5 heures de route où l’on ne croise pas grand monde, ça change de la Côte d’Azur l’été mais au même temps, on se dit qu’il vaudrait mieux ne pas tomber en panne. Arrêt à l'hôtel à Tusayan pour déposer les bagages puis direction le parc qui est juste à côté. Nous avons laissé la voiture au 1er parking pour prendre une première navette qui mène au départ de la navette d'Hermits Route mais on peut aller jusque là avec son propre véhicule, il faut juste réussir à se garer, ce qui peut être difficile en fin de journée. La première vision du Grand Canyon m'a laissée sans voix et pourtant je suis bavarde ! Nous sommes descendus au 1er arrêt pour marcher environ 1h30 le long du Canyon. C'était juste extraordinaire, il n'y avait pratiquement personne, un silence impressionnant et cette vision limpide du canyon que l'on n'a pas sur les photos qui écrasent les perspectives. J'ai vraiment ressenti une énorme émotion, l’impression d’être minuscule. Mais tout d'un coup, des nuages bien noirs qui s'approchaient depuis un moment se sont transformés en une grosse averse et le Canyon si clair jusque là, a pratiquement disparu sous nos yeux. Nous sommes donc rentrés sans voir le couché de soleil. Tant pis !



J4 : Grand Canyon – Page Survol matinal avec Papillon. La veille nous étions passés confirmer le vol, ce qui nous évitait un coup de fil beaucoup plus compliqué vu notre niveau d’anglais. Au passage, nous avons su que le vol en Ecostar se faisait avec des hélicos sur lesquels il était écrit "Grand Canyon" et non Papillon. Bon, je vais être honnête, bien que placée devant et dans des conditions excellentes, je n'ai pas ressenti les émotions de la veille et tout compte fait, vu le prix du vol, cela ne m'a pas paru indispensable de survoler le Grand Canyon pour pleinement l'apprécier. Inutile de dire que les filles ont par contre préféré l'hélico à la marche ... Départ ensuite pour Page par la Desert View, très beaux points de vue. En arrivant à Page, arrêt àHorseshoe Bend. Inratable puisqu'il y a un panneau et plein de voitures sur le parking. Les mots vont me manquer pour dire ce que nous avons ressenti. J’avais déjà vu des photos mais la vue que l'on découvre au dernier moment au bord du précipice, mérite à elle seule tout ce voyage. INOUBLIABLE ! D’ailleurs, les filles qui ne sont pas du genre à s’extasier devant un paysage, ont poussé en cœur un « OHHHH !!! » en voyant ce panorama extraordinaire.



J5 : Page-Monument Valley A 8 heures nous étions déjà devant l'entrée d'Antelope lower, patientant derrière quelques voitures. Nous étions les premiers à faire la visite de 8h30 avec Justin, un jeune guide Navajo très sympathique (comme tous les autres Navajos croisés pendant le voyage). C'est très beau mais les couleurs un peu décevantes par rapport aux photos que j'avais vues. C'est quelquefois l'inconvénient de trop préparer un voyage. 2h30 heures de route plus tard et après un petit arrêt au barrage de Glen Canyon Dam, nous étions à Monument Valley. Nous avons fait le tour dans notre voiture. Cela permet de s'arrêter où l'on veut (en particulier à toutes les échoppes de bijoux Navajo, pour les filles...) et d'avaler moins de poussière. Nous avions prévu une balade à cheval à M. V. ou Yellowstone. Les 35°C, sans ombre et la poussière, ont permis un consensus immédiat : ce serait à Yellowstone ! Monument Valley est un endroit magnifique et très photogénique (impossible de rater ses photos même quand on est peu doué comme moi) mais c’est le lieu qui nous a procuré le moins d’émotion.



J6 : Monument Valley – Moab Petit dej au Goulding's Lodge que nous avons beaucoup apprécié pour sa situation géographique et moins pour sa restauration (on paye le quasi monopole !) et départ pour Moab. La chambre d'hôtel n'étant pas prête à notre arrivée vers midi, nous avons poursuivi la route jusqu'à Dead Horse Point State Park. Très honnêtement, nous avons été déçus et sommes assez vite repartis vers Island in the Sky où nous avons fait le Upheaveal Dome trail. Malgré la chaleur (35°C), je n'ai ressenti que du bonheur. Le paysage est magnifique. Nous avons adoré Canyonland. Le « Grand View Point Overlook » offre une vue particulièrement extraordinaire.



J7 : Moab Départ (pas assez matinal) pour Arches, au programme « Devils Garden Trailhead ». Une rando fantastique à elle seule et qui permet en plus de voir des arches ... Pendant presque 4 heures, on monte et on descend sur d'énormes rochers, on se faufile dans des passages plus étroits. Si on aime faire de la rando, c'est un vrai régal ! Maintenant un petit bémol. Un individu sain d'esprit évite de le faire en août avec 35°C ou alors il part à 7h du matin quand il fait encore 22°C. Si on est toutefois obligé de le faire dans ces conditions, il y a quelques précautions à prendre pour éviter que cette marche magnifique ne ressemble à un chemin de croix: - de bonnes chaussures de rando qui agrippent bien la roche - beaucoup d'eau (nous avons bu 1,5 L chacun et en avions prévu plus encore) et le détail qui change tout ... mon mari qui porte l'eau dans un sac de rando isotherme qui permet de la garder fraiche grâce aux glaçons que l'on trouve dans tous les hôtels et qu'il suffit de placer dans des sacs de congélation. Malgré tout, les filles et moi (qui ne portions rien...) étions cuites à la fin de la marche et l'après-midi a été honteusement consacrée à faire la sieste, aller à la piscine et faire un tour à Moab au lieu de faire la rando à Delicate Arche !

Landscape Arch

Double O Arch

J8 : Moab Au programme une matinée de rafting sur le Colorado. Surtout s'inscrire au plus vite. Le jour de notre arrivé, il n'y avait plus de places pour les deux jours suivant avec Moab Adventures qui est la plus grosse agence. Par chance, il était possible d'en faire le surlendemain avec Canyon Voyages. En plus d'être très sympas (les autres aussi d'ailleurs) ils ont été très pros et on s'est beaucoup amusés bien que ce soit une petite descente tranquille. En fin d'après-midi, retour à Canyonland pour faire la petite marche de « Grand View Point ». Une petite balade de santé sur du plat!

J9 : Salt Lake City Petite balade matinale à Arches pour voir Double Arche et départ pour Salt Lake City, presque 5 heures de route. La visite de Temple Square est assez rapide puisque le Temple ne se visite pas. Par contre, on peut, au visitor center à coté, voir des vidéos de l'intérieur et une belle maquette. Salt Lake City est une belle ville composée de bâtiments imposants mais on l’a trouvée bien triste, il faut dire aussi que c’était un dimanche.



J10 : Jackson Hole Route pour Jackson (6h !), petite ville charmante et très touristique. Spectacle de rue qui, comme le souligne Le Routard, plait beaucoup aux Américains ... et à mes filles aussi. Puis à 20h, rodéo. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes restés qu'une heure et demie et le spectacle autour de nous dans les gradins, m'a paru plus amusant que le rodéo lui-même. Le discours avant le rodéo, avec l’hymne national chanté par tout le monde la main sur le cœur, c’est surprenant !





J11,12,13,14 : Yellowstone Enfin, Yellowstone but initial de notre voyage, que nous rêvions de voir un jour ! Nous y sommes restés 4 jours et je vais juste parler du plus beau car sinon, il faudrait remplir plusieurs pages :

- Midway Geyser Basin et son Grand Prismatic Spring que tout le monde a vu mille fois en photo : sublime ! Surtout, il faut monter sur la colline au sud-est en face pour le voir de haut. Comme ce n'est pas un chemin de rando officiel, la montée est difficile et la descente pas facile non plus quand on n’a comme moi aucun sens de l’équilibre, donc, ne pas partir en tongues.

- Upper Geyser Basin avec bien sûr Old faithful qui a le bon goût d'être régulier et avec un peu de chance, d'autres Geysers. Pour nous, le souvenir inoubliable, c'est la douche magistrale que nous avons prise (et l'eau était froide contre toute attente!) en nous approchant de Beehive Geyser, quand le vent à soudainement tourné.

- Le Canyon et ses chutes d'eau. Beaucoup de marches à descendre et surtout à remonter mais un spectacle magnifique.

- Mammoth hot Springs. Attention quand on arrive par le bas, on voit d'horribles terrasses grisâtres. L'eau coule dans des directions différentes dans le temps et les terrasses extraordinaires sont maintenant en haut.

- Hayden Valley et ses bisons qui traversent la route devant les voitures. Nous avons aussi vu deux coyotes mais pas d'ours. J'ai oublié de dire qu'il y a des cerfs et des écureuils (chipmunks et autres) partout.

Lake Yellowstone Hotel



Upper Geyser Basin

Grotto Geyser

Grand Prismatic Spring

Grand Prismatic Spring vu de la colline en face

Cerfs devant l'hôtel de Mammoth Hot Springs



Canary Spring à Mammoth Hot Springs



Pronghoorn à Hayden Valley

Canyon

J 15 : retour à Salt Lake city C’est déjà fini … Longue route pour rentrer à Salt Lake City pour reprendre l’avion le lendemain.

En résumé, que du bonheur et des vacances sans stress. Et en 2 semaines, un condensé de paysages extraordinaires et variés qui m’a laissé sur un petit nuage longtemps après notre retour.

Hôtels testés : Las Vegas : Le Luxor (très bien mais au bout du Strip) Grand Canyon : Holiday Inn Express à Tusayan (correct mais on paye clairement sa proximité avec le parc, proche du départ des hélicoptères donc pratique pour un survol matinal). Page : Courtyard by Marriott (très, très beau et excellent petit déj) Monument Valley : Gouldin’s lodge (proche de M.V, correct, restauration par contre pas terrible). Moab : River Canyon Lodge (pratique pour plusieurs jours en famille car beaucoup de rangements) Salt Lake City : Shilo Inn (bien situé, pas de charme particulier) Quality inn Salt Lake City Airport (bof, bof, mais près de l’aéroport) Jackson : Painted Buffalo (un motel classique, propre et fonctionnel) Yellowstone : - cabins au Lake Yellowstone Hotel ( bungalows rustiques au calme, l’hôtel où l’on mange bien a beaucoup de charme) - Mammoth Hot Springs Hotel (un charme fou mais le bruit du parquet la nuit fait regretter de ne pas avoir pris un bungalow) - Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone ( très bien mais évidemment, on n’est plus dans le parc).
GPS fiable pour France-Espagne-Maroc English translation pending
by Sergedanel76 · 2013-02-02 · 15 replies
BONJOUR je suis à la recherche d'un GPS fiable pour me rendre au MAROC fin août pour 2 mois pour traversé la France. l'Espagne et circuler au Maroc!!! merci pour les infots serge76
Taxi officiel ou location de voiture à Cuba? English translation pending
by Fullbeef · 2013-02-01 · 14 replies
Bonjour à tous, Voilà, nous partons mon mari, mes enfants (6 et 8 ans) et moi-même à Cuba début avril. Nous avons réservé les hôtels et le premier transfert (car l'avion atterrit à 21h15 à Varadero et que nous logeons à la Havane, pour être rassurés de trouver un transfert, nous l'avons réservé (bien qu'un peu cher...) Par contre, nous avons refusé les autres transferts proposés par l'agence (il demandait un peu plus de 1500 euros pour 2 transferts🤪)

Voici notre périple: 3 nuits à la Havane 4 nuits à Trinidad 7 nuits à Varadero

Et c'est maintenant que j'ai besoin de votre avis😉: 1)Est-il préférable de prendre un taxi officiel pour faire la Havane -Trinidad et, combien devra-t-on payer? Quel temps cela va-t-il prendre? Doit-on le réserver en arrivant à La Havane (le jour avant par exemple) 2)Est-il préférable de louer une voiture de la Havane à Varadero (on la garderait 5jours) et, est-ce simple de louer une voiture? Les routes sont-elles correctes? Est-il facile de trouver de l'essence? Est-il facile de se garer pour visiter (pas trop tape à l'oeil la voiture du touriste...).

Je sais qu'il est possible de faire ces trajets en bus Viazul mais, avec les enfants, prendre un bus pendant 6h..; Pfff, je pense qu'on appréciera plus soit la liberté de la voiture soit la compagnie d'un taximen. Je crois que ces deux dernières possibilités seront plus dépaysantes et relax... même si plus couteuses Vous pouvez m'éclairer???

Merci déjà pour vos bons plans!
Prix du visa pour Madagascar en 2013? English translation pending
by Sisi30 · 2013-01-30 · 72 replies
bonjour à tous !!

Quelqu'un peut il me dire à combien est le visa d'entrée à mada pour 2013 ??? en le prenant à l'aéroport d'ivato biensur ! Je pars le 19 avril !! il me tarde !!! merci
Grand Canyon, nuit à Tusayan ou Page? English translation pending
by Kmigre · 2013-01-28 · 40 replies
Bonjour

Après avoir parcouru le site et d’autres sites en long en large et en travers, j’aimerai bien connaitre votre avis sur le point suivant.

Nous sommes 4, et partirons le matin de Seligman pour le south rim grand canyon.

Nous avons réserver 1 nuit à Tusayan dans un motel sans plus.

Le lendemain nous allons sur Page.

Que pensez-vous de passer la journée dans le par et de ne pas dormir a Tusayan ( petit retour en arrière) mais de faire la route Est en fin de journée, car parait-il très belle a cette heure-là, et de dormir a page.

Nous n’avons pas l’intention de faire de grandes promenades dans le fond du canyon, mais les points de vues classiques ( un peu de marche) et de la voiture du côté est pour ressortir.

Est-ce une bonne idée ou est ce mieux de dormir a Tusayan ?

Nous aurons d’autre parcs a visiter avec nuit sur place (Bryce, Zion, Yosemite)

Merci pour vos réponses
Cracovie et Prague en février: train, visite, hébergements... English translation pending
by JeremFlash · 2013-01-27 · 40 replies
Bonjour à tous.

Je me présente rapidement, je m'appelle jérémy, j'ai 20ans et j'envisageais depuis un certain temps de partir en europe de l'est ; puis, récemment, en voyant des prix de billets d'avion qui ne grimpent pas plus que ça, je me suis dit : " Allez hop, et si je partais en février afin de profiter de mon dernier mois libre de l'année". Ayant un budget serré et étant flexible, j'ai donc choisis mes destinations en fonction du prix des billets d'avion, et ça tombe bien, parmi les prix bas figurait deux villes que je souhaite absolument visiter : Cracovie et Prague. Alors que j'allais trancher et choisir une ville, j'ai découvert que le trajet entre les deux villes se faisait plutôt bien, à un prix pas trop excessif. Du coup, j'envisage de visiter les deux.

Cela donnerait : (Prix transport)

- Vol depuis Marseille pour Paris Beauvais, puis Vol depuis Beauvais jusqu'à Cracovie le même jour. (34eur) - 3 jours complet à Cracovie, puis départ pour Prague avec un train de nuit. (Environ 60eur) - 5 jours complet à Prague, puis départ pour Lyon. (32eur)

Niveau budget, ça fait donc environ 130eur de vol+train ; j'ai regardé attentivement les auberges de jeunesse dans les 2 villes, pour des auberges bien notées et appréciées par les voyageurs, bien situées, je m'en sort pour 80euro maximum les 7 nuitées (je peux trouver moins cher encore). Un total d'environ 200eur sans compter les transports pour se déplacer dans les villes, la nourriture et les sorties.

J'ai pu lire plusieurs sujet comme quoi la vie n'est pas trop chère dans ces deux pays, même si ces grandes villes touristiques sont plus chère, elles restent abordable surtout en cette saison. Combien dois-je compter pour 8 jours dans ces deux villes, niveau budget nourriture, boisson, transports ? Des bonnes adresses à me passer ? Même si le temps risque d'être rude, j'espère que cela ne sera pas au point d'être désagréable.

Ou dois-je réserver le train entre Prague et Cracovie ? Et enfin, une dernière question : les transferts aéroports-centre ville se font bien à un prix abordable ?

Merci beaucoup, ce sont les dernières interrogations qui subsistent et qui m'empêche encore de réserver.

:)
Quel type et modèle d'appareil pour un novice au Canada? English translation pending
by Error404 · 2013-01-25 · 27 replies
Salut,

Je prévois un voyage au Canada pour environ une année et j'aimerais en rapporter de belles photos de paysages et de la faune (coucher de soleil, forêts, neige, montagnes, pénombre et des aurores boréales avec un peu de chances ;-). Étant donné que je suis un novice dans ce domaine et sachant que je voyage avec sac-à-dos, j'ai cherché conseil et voilà ce que j'ai trouvé:Compact: pratique car petit, moins cher, mais pas optimal au niveau de la luminosité;Reflex: encombrant, (très) cher (surtout qu'il faut généralement acheter un objectif supplémentaire et un flash externe), bonne qualité de photo si on sait s'en servir.Mon budget dépend de la qualité, je veux un bon rapport qualité/prix mais j'espère ne pas dépasser les 500CHF.

Des suggestions ?

Merci d'avance ;-)

P.S: J'espère que j'ai mis toutes les informations nécessaires.
Récit et expérience de deux mois en Colombie English translation pending
by Eowann · 2013-01-23 · 32 replies
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée. Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.

Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.

1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie

1. Bref aperçu historique

Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.

À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Peut-on voyager sans téléphone portable? English translation pending
by Sociologue · 2013-01-23 · 43 replies
Il y a 15 ans, on voyageait sans téléphone. On ne réservait pas lorsque l'on partait avec son sac-à-dos. On arrivait sur place, et on visitait des hostels, négociait sur place, repartait, etc.

Mais aujourd'hui, est-ce possible de voyager sans téléphone portable ? Si oui, dites-moi comment vous faites !!!
Avis sur deux circuits organisés dans l'ouest des Etats-Unis? English translation pending
by Voyageois · 2013-01-22 · 42 replies
Bonjour,

Nous avons décidé mon amie et moi (la 30aine) de faire un circuit dans l'Ouest des Etats-Unis.

Après s'être posé la question : Autotour ou voyage organisé, nous optons pour un circuit organisé - coût trop élevé en prennant vol sec - Hotel - voiture à part. - pas besoin de conduire 3-4h mini par jour et arriver crevé dans les parcs...

J'ai donc trouvé 2 circuits chez Opodo (le moins cher de ce que j'ai trouvé)

Seulement j'hésite entre les 2 et j'aimerai avoir les avis des experts de l'ouest des USA

l'Ouest en Grand Ecran + San Francisco en cadeau
http://voyage.opodo.fr/Packagio/ProductDetail.do?productId=150904

Dans le Grand Ouest Americain http://voyage.opodo.fr/Packagio/ProductDetail.do?productId=132642

Au départ de Strasbourg, le prix aux dates que j'aimerai (Juin) sont identiques.Le 1er, avec 2 jours offert à San Francisco (en B&B) serai sympa pour profiter d'une ville tranquillement à son rythme et pouvoir plus s'imprégner des lieux mais j'ai l'impression qu'il y a d'autres lieux qui sont plus négligés. - Seulement une soirée à Las Vegas (ca suffit ???) - La Vallée de Feu n'est pas citée (c'est un truc à ne pas rater ça ? pas sûr) - La Vallée de la Mort (idem)

Je connais les bases du genre Monument Vallée, Grand Canyon, Las Vegas mais pour le reste je sais pas ce qui est important ou qui peut-être facultatif

Vaut mieux privilégier ces endroits apparement de nature ou plutôt la ville de San Francisco ? D'aileur je ne sais pas trop si y a de quoi faire 2 journées à San Francisco...

Voilà, dans l'attente de vos réponses/aides
San Francisco - Las-Vegas en HD (moto) du 13 au 22 avril 2013 English translation pending
by Franckr1 · 2013-01-22 · 39 replies
Bonjour à tous,

j'ai besoin de votre expérience, nous sommes 2 couples et voilà le parcours que je projète de faire je colle le lien, je ne sais pas mieux faire. En vous lisant tous j'ai peur d'avoir froid, je n'ai vu personne y aller en avril 😕

https://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=8th+St&daddr=CA-1+S/Cabrillo+Hwy+to:CA-1+S/Cabrillo+Hwy+to:CA-1+S/Cabrillo+Hwy+to:los+angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:E+Andy+Devine+Ave+to:Grand+Canyon+National+Park, +Grand+Canyon+Village, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Lake+Powell+Yacht+Club, +Aqua+Avenue, +Page, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Las+Vegas+eagle-rider, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Las+Vegas+McCarran+International+Airport, +Wayne+Newton+Boulevard, +Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&geocode=FeFdQAIdrza0-A%3BFSRCNwIdP9S0-A%3BFU0LLAIdl567-A%3BFWL_HAIdeGTK-A%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFWsgGQIdkx40-Q%3BFV0tJgIdIj1R-SEmONnjZtVU0ilzNKB5B4_MgDEmONnjZtVU0g%3BFcItMwIdxV1b-SH_4WwZ9dvHwinxmsHIXxM0hzH_4WwZ9dvHwg%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFcTGJgIdADUi-SEu_ePob6g3Wymlg84SfcbIgDEu_ePob6g3Ww%3BFRCcJgIdLfIi-SEeHsQeJFkTRyldnAQfn8XIgDEeHsQeJFkTRw&abauth=50fd648fJv60fK7dq7eny_JHFaZuI6LPLno&aq=&vps=75&jsv=444h&sll=35.88905, -116.938477&sspn=15.338663,19.753418&vpsrc=0&t=h&mra=luc&via=1,2&num=10

Franck
An 80-Day Tour of Southern Africa
by Voyajou · 2013-01-21 · 435 replies
An 80-Day Tour of Southern Africa

Back in South Africa

January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town

Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.

The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.

A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.

We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.

At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.

The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.

Water and shade that make life possible.

We’ll return here by the backroads.

Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?

A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!

The Colors of Cape Town

The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.

In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.

After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.

We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.

In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.

Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.

The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.

For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.

At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.

For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.

A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.

A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.

If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.

Columbine of Brittany

200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.

Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.

With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.

At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.

Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)

I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.

So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?

Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.

I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.

The Kalahari Trails

(No, no, I haven’t converted to hiking.)

North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.

We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).

The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.

Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.

Orange, Right Bank

North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.

The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.

A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).

The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?

I Love You, I Eat You

In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.

A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.

It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.

Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.

A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.

It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).

In and Out

Kgalagadi, Nossob Camp.

We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.

At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.

A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.

Another Morning

By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.

It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
by Hermine82 · 2013-01-20 · 4 replies
De Buenos Aires �� Bariloche Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants. A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons. La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé. Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue. Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle. Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir. Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion. Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter. Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française. L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.

CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.

SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.

ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Trois jours à San Francisco: transport? English translation pending
by Masselot · 2013-01-20 · 30 replies
Bonjour, Après un périple de 20 jours dans l'ouest l'été prochain, nous resterons 4 nuits à San Francisco donc 3 jours pleins et je me demande s'il est mieux de visiter SF pendant 2 jours (d'ailleurs, si vous avez un ordre logique de visites je suis preneuse) et de réserver un jour pour aller à Monterey et Carmel ou s'il est plus intéressant de passer les 3 jours à SF. Nous logerons au Days Inn Civic Center dans Grove street. Je ne sais pas non plus si nous devons tout faire en transports en commun ou si c'est mieux de louer un vélo une journée ou si nous pourrons utiliser la voiture pour voir certaines choses ( nous ne rendrons la voiture que le dernier jour) . Merci de vos idées et conseils
Qui sera sur la croisière Splendida du 2 février 2013? English translation pending
by Lesbarres · 2013-01-19 · 20 replies
Nous sommes deux amies pour notre première croisière et cherchons de nombreux renseignements. Comment organiser les escales : Barcelone, La Goulette, Palerme, Rome ? Nous partirons de Nice par le bus. Devons-nous faire l'enregistrement à l'avance sur internet et prendre les forfaits boisson. Merci à tous pour vos réponses et à bientôt.
Bébé de 15 mois en camping-car en Grèce est-ce raisonnable? English translation pending
by AnouchkaL · 2013-01-19 · 25 replies
Bonjour, nous projetons d'aller en Grèce cet été avec nos 3 enfants, 13 ans 11 ans et 15 mois, en camping-car sans la clim; certaines personnes nous le déconseillent à cause de la chaleur. J'aimerais savoir si des personnes ont déjà voyagé en Grèce avec un bébé et si vous avez souffert de la chaleur au point de nous conseiller de ne pas y aller ! Merci
Quel réchaud pour un tour du monde à vélo? English translation pending
by 66 · 2013-01-18 · 64 replies
Salut a tous, je cherche 1 réchaud multi combustibles pour 1 tour du monde en vélo... Je suis preneur de tous vos bons conseils, quelle marque ? quel prix ? où en trouver ?..... Merci d'avance !

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