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Hôtel Zephir ou l'Oasis Marine à Djerba/Zarzis? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir à Djerba (Zarzis) début juin en formule tout inclus. J'hésite entre 2 hôtels : - Zephir sur Promovacances, - Oasis Marine sur Thomas Cook Si quelqu'un les connait, lequel me conseillez vous ? Est-il nécessaire d'avoir la clim à cette époque ? (Le Zephir ne la propose qu'à partir du 15/06) Merci par avance pour vos réponses.
Je souhaiterais partir à Djerba (Zarzis) début juin en formule tout inclus. J'hésite entre 2 hôtels : - Zephir sur Promovacances, - Oasis Marine sur Thomas Cook Si quelqu'un les connait, lequel me conseillez vous ? Est-il nécessaire d'avoir la clim à cette époque ? (Le Zephir ne la propose qu'à partir du 15/06) Merci par avance pour vos réponses.
Faire du vélo et sites à visiter à L'Escala? (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé du 24 juillet au 07 août 2010 une villa avec piscine à l'escala. La ville est comment à cette époque de l'année ( animations, embouteillages, chaleur ...) La pratique du vélo sur route est t'elle possible ? Quelles sont les principaux sites à visiter ? Merci de nous renseigner c'est la premiére que nous allons dans cette ville. D.L
Nous avons réservé du 24 juillet au 07 août 2010 une villa avec piscine à l'escala. La ville est comment à cette époque de l'année ( animations, embouteillages, chaleur ...) La pratique du vélo sur route est t'elle possible ? Quelles sont les principaux sites à visiter ? Merci de nous renseigner c'est la premiére que nous allons dans cette ville. D.L
Idées d'itinéraires pour neuf jours en Catalogne? (Espagne) English translation pending
Bonjour à tous,
nous allons partir mon ami et moi 9 jours en Espagne. Le premier arrêt se fera à Barcelone, ont se donne 3 jours pour visiter la ville, puis direction Salou, pour 3 jours de folies à Port Aventura;) Sur le retour, en remontant en direction de Barcelone nous aimeriont nous arrêter, mais ont ne sait pas où encore? Auriez vous des idées de villes, de paysages ou plages sympa à voir au alentours de la Costa Brava? Merci pour vos conseils.
nous allons partir mon ami et moi 9 jours en Espagne. Le premier arrêt se fera à Barcelone, ont se donne 3 jours pour visiter la ville, puis direction Salou, pour 3 jours de folies à Port Aventura;) Sur le retour, en remontant en direction de Barcelone nous aimeriont nous arrêter, mais ont ne sait pas où encore? Auriez vous des idées de villes, de paysages ou plages sympa à voir au alentours de la Costa Brava? Merci pour vos conseils.
Manifestations dans les provinces thaïlandaises (avril 2010) English translation pending
De nombreuses manifestations sont signalées dans des discutions différentes différents.
Il serait souhaitable de les centraliser, d'ou l'objet de cette nouvelle discutions.
Avis sur itinéraire dans le sud du Maroc fin avril 2010? English translation pending
Bonjour à tous
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
De retour de l'hôtel Grand Sunset Princess English translation pending
Nous sommes revenus du Grand Sunset Princess éblouis mais.... avec certaines déceptions..
Quel bel hôtel Tout est misé, et plus, dans l'infrastructure; c'est grandiose, riche, beau, propre, le personnel est courtois, poli, tout brille, tout est moderne (salles de bain), les chambres sont magnifiques, les arbres, la végétation, les piscines, le marbre à profusion...
Mais.. Jamais nous n'avons vu autant de monde cordé sur une plage délimitée par des cordes; ridicule. Tôt le matin (7h15), toutes les chaises sont réservées.. et souvent innocupées toutes la journée. Et nous sommes au gros soleil, comme des gros poissons qui brulent.. Tu es la la bulle de ton voisin.. pas de place pour mettre un sac de plage entre nos chaises.. Un seul bar sur la plage pour tout ce beau monde; eau à profusion servie dans des bouteilles (3-4 bouteilles en même temps), et on ne recycle pas...
On ne peut luncher le midi autrement qu'en entrant sur le complexe; comme 5 étoiles, à nous voir attendre en ligne à 40 degré pour manger des hamburgers de cuisson douteuse (rosés), c'est ordinaire. Si les hamberger et hotdogs ne vous plaisent pas, il suffit de marcher 15 minutes (en traversant le complexe au complet) et hop, au buffet.. Pas d'autres choix. Enfermés à la climatisation en face d'un buffet.
Le vin est.. inbuvale ! De l'eau colorée avec vinaigre.
N'essayez pas d'apporter votre vino; ils n'aiment pas et veulent vous charger 15$ pour ouvrir votre bouteille ! Les restos à la carte sont toujours complets, on doit se présenter à tous les jours pour réserver pour le lendemain, et lorsqu'on arrive (souvent la seule réservation disponible étant à 21h00), et bien c'est vide... les restos sont vides je vous le jure...
Le buffet est bon... mais c'est un buffet avec grosses lumières, plein de monde, plein de bruit. JAMAIS nous n'avons vu un seul fruits de mer !
Dommage pour un 5 étoiles. Nous aurions dû nous renseigner un peu plus.
Oui le site est beau, oui la mer est belle, mais tant qu'à manger du buffet et me faire tasser sur une plage, je n'y retournerai plus jamais. À ceux qui partent, vous serez bien quand même, c'est un paradis, avec quelques obstacles.. Tout est personnel vous savez.
Je suis disponible pour plus d'informations.
Quel bel hôtel Tout est misé, et plus, dans l'infrastructure; c'est grandiose, riche, beau, propre, le personnel est courtois, poli, tout brille, tout est moderne (salles de bain), les chambres sont magnifiques, les arbres, la végétation, les piscines, le marbre à profusion...
Mais.. Jamais nous n'avons vu autant de monde cordé sur une plage délimitée par des cordes; ridicule. Tôt le matin (7h15), toutes les chaises sont réservées.. et souvent innocupées toutes la journée. Et nous sommes au gros soleil, comme des gros poissons qui brulent.. Tu es la la bulle de ton voisin.. pas de place pour mettre un sac de plage entre nos chaises.. Un seul bar sur la plage pour tout ce beau monde; eau à profusion servie dans des bouteilles (3-4 bouteilles en même temps), et on ne recycle pas...
On ne peut luncher le midi autrement qu'en entrant sur le complexe; comme 5 étoiles, à nous voir attendre en ligne à 40 degré pour manger des hamburgers de cuisson douteuse (rosés), c'est ordinaire. Si les hamberger et hotdogs ne vous plaisent pas, il suffit de marcher 15 minutes (en traversant le complexe au complet) et hop, au buffet.. Pas d'autres choix. Enfermés à la climatisation en face d'un buffet.
Le vin est.. inbuvale ! De l'eau colorée avec vinaigre.
N'essayez pas d'apporter votre vino; ils n'aiment pas et veulent vous charger 15$ pour ouvrir votre bouteille ! Les restos à la carte sont toujours complets, on doit se présenter à tous les jours pour réserver pour le lendemain, et lorsqu'on arrive (souvent la seule réservation disponible étant à 21h00), et bien c'est vide... les restos sont vides je vous le jure...
Le buffet est bon... mais c'est un buffet avec grosses lumières, plein de monde, plein de bruit. JAMAIS nous n'avons vu un seul fruits de mer !
Dommage pour un 5 étoiles. Nous aurions dû nous renseigner un peu plus.
Oui le site est beau, oui la mer est belle, mais tant qu'à manger du buffet et me faire tasser sur une plage, je n'y retournerai plus jamais. À ceux qui partent, vous serez bien quand même, c'est un paradis, avec quelques obstacles.. Tout est personnel vous savez.
Je suis disponible pour plus d'informations.
Itinéraire de trois semaines au Maroc en juin English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines au Maroc du 9 au 30 juin: 2 adultes et un bébé de 6 mois.
Nous ferions (dans le désordre):
- Marrakesh (3j)
- le Haut Atlas (logement à Ouirgane, 4j).
- Féz (2j)
- j'hésite entre 2 options:
- visiter la région de Ourzazate, Dadès, ... mais j'ai peur qu'il fasse chaud en juin pour bébé.
- monter dans le nord vers Chefchouan et se promener dans le Rif...
- qq jours à la plage: soit dans le nord vers Tetouan (Martil par ex.) ou alors Essaouira ou Oualidia...
Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Retour de l'hôtel Ifa Villas Bavaro à Punta Cana English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons passé une semaine de vacances en République Dominicaine à Punta Cana du 3 au 10 mars 2010 à l’IFA Villas Bavaro.
Malheureusement nous avons du choisir la mauvaise semaine de l’année car nous n’avons eu que 2/3 jours de soleil et le reste soit de la pluie soit gris ! C’est vraiment très peu quand on est venu chercher le beau temps.
Sinon à Punta Cana il n’y a pas grand-chose mis à part des hotels et il faut faire des km pour faire des excursions notamment Saona, à ne manquer sous aucun prétexte.
Quand il pleut (je sais que c’est rare mais bon… !) il n’y a pas grand-chose à faire dans l’hotel et tous les cafés sont bondés… les places sont chères ! C’est comme pour les transats des piscines quand il fait beau. Là on avait le choix des transats !!! On aurait préféré ne pas avoir le choix !!!
Sinon l’hôtel était très agréable. Nous étions dans la partie Villa 1221 dans les derniers bungalows au calme sauf quand une centaine d’étudiants américains, venus feter leur fin de diplôme sont arrivés. Ils sont plutot bruyants et sans gêne. Même quand on est dans les derniers bungalows, le côté agréable est de marcher dans un décor de verdure avec pleins d’animaux : les poules avec leurs petits poussins, les paons faisant la roue, les flamands roses… et je dirai que marcher un peu fait du bien surtout que l’on a tendance à manger plus que d’habitude !
Et si on a la fleme de marcher, le petit train est là !
Les chambres sont simples mais correctes et confortables… parfois petit problème d’eau chaude mais pour nous ça allait… certains étaient obligés de faire couler l’eau pendant 10 mn.
Très bonne impression pour les restaurants et je pense qu’il faut vraiment être difficile pour ne pas trouver son bonheur… et en plus c’est bon. Le snack pizza : les pizzas y sont délicieuses et même quand on choisissait d’aller déjeuner ailleurs, on piquait une petite part de pizza en passant… C’est peut etre pour cela que l’on a pris quelques kg !!! LOL !
Le snack de la plage est sympa. Dommage que la musique y est un peu forte. On adorait y manger des crêpes… les plats y sont corrects. Le soir et le matin, on mangeait dans l’un des deux restaurants. Beaucoup de choix pour le petit déjeuner et de bons jus de fruits frais pressés (banane, goyave, ananas…). On peut les mélanger et se faire un cocktail…
Le soir, on aimait bien le stand « pate » où l’on choisit les formes de pates, la sauce et les ingrédients : très sympa. Sinon bon choix de plats.
Sinon 3 restaurants à la carte mais il faut faire la queue tot le matin pour réserver et avoir de la place et ne pas avoir un horaire trop tardif style 22h/22h30. Donc plutot « chiant » en vacances. Alors finalement nous avons fait que le Caribe (poissons et viandes). Cadre sympa mais j’ai été décu par mon plat que je n’ai pas aimé. J’ai dû faire un mauvais choix car en général les gens sont plutot satisfaits. Donc après ça, on a laissé tombé pour les 2 autres restaurants Mexicain et Japonais… le buffet nous convenait bien et pas d’attente le matin.
Les bars sont sympas surtout le Dominicano. Au début on essaye les cocktails mais on les trouvait un peu trop sucrés… et oh que de calories engloutis !! Le problème c’est qu’ils ne sont pas réguliers, on peut demander 3 fois le meme et suivant la personne qui le fera, il sera totalement différent. En plus, on n’aime pas trop l’alcool. Donc après on prenait plus souvent du thé ou du café ! Mais c’est vraiment suivant les gouts de chacun.
La formule « all inclusive » est vraiment génial. On peut boire ou manger à tout moment sans rien dépenser… peut etre un petit pourboire de temps en temps pour ceux qui veulent mais pas obligatoire.
Concernant les animations de l’hotel nous n’avons pas fait grand-chose ni vu specialement les spectacles le soir donc nous n’avons pas trop d’avis. Nous sommes allés plusieurs fois à la salle de sport (il faut dire qu’avec le temps que nous avons eu…). Elle est correcte.
Pour les excursions nous avons fait Saone (trop bien) et le safari. Nous les avons pris avec Captain Pat qui est bien moins cher et super ! Avant de partir je suis allée sur leur site et pré-réservé mes excursions sans rien payer d’avance. On paye le jour meme donc pas d’arnaque !
Bien sur à l’hotel il incite fortement les gens à prendre les excursions chez eux en leur faisant peur etc etc… C’est plus cher et moins bien !
Donc dès que je suis arrivée j’ai appelé Patricia pour vraiment réserver (téléphoner de la salle d’internet c’est moins cher que dans la chambre).
Nous sommes allés à Saone mais de l’autre coté de l’ile où il n’y avait que nous cad un petit groupe de 25 personnes ! Très très cool ! Pas de plage aménagé, qu’un petit barbecue pour faire les langoustes. La plage s’appelle la plage du Docteur.
Idem pour l’excursion du safari, c’est très familial. Seul petit bémol c’est qu’il faut aller chez Paul (un peu plus loin que Higuey) donc quelques km en plus. Pour Saono il n’y a pas ce problème.
Mais dans tous les cas je conseille tout de meme Captain Pat pour son coté petit groupe familial, et ils sont très sympas.
N’ayez pas peur de passer par eux.
Pour l’avion on a eu XL Airway. On va dire moyen.
A l’aller on a eu 4h de retard ce qui fait énorme car on arrive déjà 3h à l’avance ! C’était épuisant. Pour le retour on a eu que 30 mn de retard et c’était à cause de passagers qui c’étaient fait controlés.
Les sièges sont vraiment très très étroits et il vaut mieux être menus !! Personnel de bord sympathique et les repas sont bons. Pas de petits écrans individuels mais je le savais après l’avoir lu sur internet donc pas surprise !
Je souhaite un bon voyage à ceux qui vont partir…
Myriam
Où passer les vacances de Pâques en camping-car? English translation pending
bonjour ,
je suis à la recherche d'un endroit sympa ou l'on pourrait passer nos vacances de pâques(maxi 500kms environ) avec notre fils de 12ans en camping car
nous sommes du pas de calais
merci d'avance pour vos idées
Taxi ou bus de l'aéroport de Marrakech à la place Jamaâ El Fna? English translation pending
salam je suis marocaine et quand jarrive a marrakech je preferes prendre le bus de laeroport jusqu'a la place dejamma el fna
Piste de Tamezrit à la vallée du Dadès? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connait-il une piste intéressante qui rejoint tamezrit à la vallée du dadès?
Nous serons en vtt.
Merci par avance.
Paul
Voyage en Anatolie avec mon fils de 15 ans English translation pending
Je me rends en Turquie en juillet avec mon fils de 15 ans et je voudrais savoir ce que je peux emmener avec moi comme petits cadeaux à offrir en remerciement ou tout simplement pour faire plaisir.
Merci à tous les voyageurs
Merci à tous les voyageurs
Route Msemrir - gorges du Todras puis retour par Skoura dans la journée? English translation pending
Bonjour,
Est-il possible dans une journee de faire Msemir-les gorges du todra puis retour skoura dans la journee avec quelques arrets photos.
Merci de vos reponses.
Marc.
Est-il possible dans une journee de faire Msemir-les gorges du todra puis retour skoura dans la journee avec quelques arrets photos.
Merci de vos reponses.
Marc.
Où dormir à Aït Benhaddou? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
je part au Maroc mi avril avec mon amie et mon fils, je projette de faire la vallée du Dra et de Dadés.
1er question: est il judicieux pour faire ce parcours de dormir à Ait benhaddou??
2 éme question: pouvez vous me conseiller un hébergement bon prix?
dernière question: est il vraiment nécéssaire de reserver en cette période ou risquons nous de nous retrouver en galère?
merci pour tous vos bons conseils!!!!!
je part au Maroc mi avril avec mon amie et mon fils, je projette de faire la vallée du Dra et de Dadés.
1er question: est il judicieux pour faire ce parcours de dormir à Ait benhaddou??
2 éme question: pouvez vous me conseiller un hébergement bon prix?
dernière question: est il vraiment nécéssaire de reserver en cette période ou risquons nous de nous retrouver en galère?
merci pour tous vos bons conseils!!!!!
Où partir à la Costa Brava avec deux enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants à la recherche d'un endroit sympa à la Costa Brava.
On souhaiterais partir dans une ville de taille "moyenne" : pas une grande ville remplie de boulevards et de monde mais pas non plus plus un petit village perdu où il n'y a rien... Qui peut-nous conseiller?
On compte loger en camping : n'étant jamais partis en Espagne, nous ne conaissons pas non plus de bons campings. Quelqu'un en connaît t'il un bon? Pas trop grand, pas trop petits, avec des animations, activités, pas trop loin de la plage, ...
Merci d'avance à tous...😉
Nous sommes 4 adultes et 2 enfants à la recherche d'un endroit sympa à la Costa Brava.
On souhaiterais partir dans une ville de taille "moyenne" : pas une grande ville remplie de boulevards et de monde mais pas non plus plus un petit village perdu où il n'y a rien... Qui peut-nous conseiller?
On compte loger en camping : n'étant jamais partis en Espagne, nous ne conaissons pas non plus de bons campings. Quelqu'un en connaît t'il un bon? Pas trop grand, pas trop petits, avec des animations, activités, pas trop loin de la plage, ...
Merci d'avance à tous...😉
Bons plans pour une randonnée/trek au Maroc? English translation pending
Bonjour,
j'aimerai faire une rando/trek au Maroc, auriez vous des bons plans pour un guide, un agence, ou tout autre chose pouvant m'aider ? Merci.
j'aimerai faire une rando/trek au Maroc, auriez vous des bons plans pour un guide, un agence, ou tout autre chose pouvant m'aider ? Merci.
Cuisine thaïlandaise English translation pending
Bientôt le départ !!😎
je vais retrouver la cuisine thailandaise !!! je ne vous demande pas ce que vous aimez ? moi tout !!!
J'ai souvenir d'un post magnifique sur la cuisine thaï, ça fait quelques temps qu'il n'est pas remonté, alors les experts vous n'avez plus rien à proposer ? Boum ou es-tu ? Lepiaf ? Thuan ? et les autres ?.... vous n'avez plus rien à proposer ?
Mon premier plat sur place PAD THAI !...............😏😏
Mon premier plat sur place PAD THAI !...............😏😏
Huit jours dans l'Atlas marocain fin avril 2010 English translation pending
BONJOUR,
VOICI NOTRE PROJET DE VOYAGE AVEC BEAUCOUP DE QUESTIONS POUR UN COURT SEJOUR FIN AVRIL 2010.
J1/MARRAKECH
J2/MARRAKECH/COL TIZI-N-TICHKA/AIT BENHADDOU
J3/AIT BENHADDOU-OUARZAZATE-GORGES DU DADES-MSEMIR (VOTRE AVIS SUR LA JOURNEE ? REALISABLE OU TROP RAPIDE ?)
J4/MSEMIR-SKOURA (PEUT-ON FAIRE DANS LA JOURNEE TOUJOURS SANS COURRIR UN ALLER RETOUR JUSQU'AUX GORGES DU TODRA?)
J5/SKOURA-DEMNATE-MARRAKECH
J6/MARRAKECH
POUR DORMIR A AIT BENHADDOU-MSEMIR-SKOURA FAUT-IL RESERVER AVANT ?
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES.
VOICI NOTRE PROJET DE VOYAGE AVEC BEAUCOUP DE QUESTIONS POUR UN COURT SEJOUR FIN AVRIL 2010.
J1/MARRAKECH
J2/MARRAKECH/COL TIZI-N-TICHKA/AIT BENHADDOU
J3/AIT BENHADDOU-OUARZAZATE-GORGES DU DADES-MSEMIR (VOTRE AVIS SUR LA JOURNEE ? REALISABLE OU TROP RAPIDE ?)
J4/MSEMIR-SKOURA (PEUT-ON FAIRE DANS LA JOURNEE TOUJOURS SANS COURRIR UN ALLER RETOUR JUSQU'AUX GORGES DU TODRA?)
J5/SKOURA-DEMNATE-MARRAKECH
J6/MARRAKECH
POUR DORMIR A AIT BENHADDOU-MSEMIR-SKOURA FAUT-IL RESERVER AVANT ?
MERCI D'AVANCE POUR VOS REPONSES.
Merzouga, y aller ou pas? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons entre amis sur Marrakech les 2 premières semaines de juin, et voulons nous rendre dans le sud la 1ere semaine. Ma 1ere idée était de nous rendre vers Erfoud, Merzouga, dunes Erg Chebbi, via Dades et Todra, mais beaucoup de personnes me l'ont déconseillé car beaucoup trop touristique (genre goudron au pied des dunes, autocars à gogo). On me conseille plutot de descendre vers Mhamid, plus authentique. Ok, de toute façon, la région est touristique, mais y'a t-il moyen de se ballader sereinement quand meme, et surtout de percevoir encore un peu d'authenticité ? Notre but est, hormis le bivouac dans le desert (evidemment touristique...), de dormir dans des chambres d'hotes ou petites stuctures. Pour ceux qui connaissent, que pouvez vous m'en dire ? Que conseillez vous ?
Merci à tous de vos réponses.
Nous partons entre amis sur Marrakech les 2 premières semaines de juin, et voulons nous rendre dans le sud la 1ere semaine. Ma 1ere idée était de nous rendre vers Erfoud, Merzouga, dunes Erg Chebbi, via Dades et Todra, mais beaucoup de personnes me l'ont déconseillé car beaucoup trop touristique (genre goudron au pied des dunes, autocars à gogo). On me conseille plutot de descendre vers Mhamid, plus authentique. Ok, de toute façon, la région est touristique, mais y'a t-il moyen de se ballader sereinement quand meme, et surtout de percevoir encore un peu d'authenticité ? Notre but est, hormis le bivouac dans le desert (evidemment touristique...), de dormir dans des chambres d'hotes ou petites stuctures. Pour ceux qui connaissent, que pouvez vous m'en dire ? Que conseillez vous ?
Merci à tous de vos réponses.
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Peninsule Valdès en août? (Argentine) English translation pending
Ca vaut le coup d'aller là bas en aout ? pourrais-je y voir de nombreux animaux marins (orques, baleines franches ...) ?
Qu'y a-t-il d'autre à voir à cet endroit ?
Cordialement
Cordialement
Retour de soixante neuf jours en Australie English translation pending
Bonjour à toue et toutes
De retour en métropole après un périple de 69jours en Australie.
Ce petit message pour apporter des éléments de réponses à tous ceux qui souhaiteront s' informer avant de partir . Ceci en toute modestie : je n'ai ni la prétention de tout savoir , ni d'avoir tout vu .
L'habitat le plus ancien(et tres peu important )n'a qu'un siecle environ. Donc les amoureux de vieilles pierres (comme moi )......il nous faudra attendre quelques.... siècles! Les rencontres avec les premiers occupants du territoire, n'ont pas été simples , beaucoup d'échecs, quelques belles rencontres aussi . Des paysages magnifiques, émouvants, plus rarement grandioses( l'Oz n' a pas, par exemple de hautes montagnes)beaucoup d'images surprenantes : des dunes de sable en plein milieu d'un monde de rochers, d'immenses lacs roses, , des troncs d'arbres "oranges", tres oranges ... , des "oasis "d'eucalyptus en situation desertique Et bien les animaux tel que : kangouroux , grands, moyens , petits , tout petits, roux , gris , fauves , vivants ou écrasés Emeus , Perroquets , Crocodiles , Dingos , Dromadaires , Koalas , Ornitorinques (une seule fois et apres 2 h d'attente....) J'ai parcouru environ 15000kms en petit"camper-van" -très usité en OZ pour ce type de voyage Mon itinéraire Arrivée à Darwin, descente plein sud (red center ) jusqu'à Adélaïde , en passant par tenant creeck, Alice spring , coober-pedy , port Augusta pour citer les points les plus "habités"!! Puis j'ai longé la côte vers le sud , visite de l'interieur de la péninsule : port Mc donnel , warrnanbool, Ballarat, pour arriver à Melbourne Re-descente par le côté Est: ferry puis geelong Remontée vers Cap tribulation en passant par Mildura , brocke-hill , boutkecharleville , chaters towers, Puis redescente par la côte, ou près de la côte : Cairns , townville , Bribane et enfin Sydney ; d'où j'ai embarqué je ne connais donc pas toute la partie Ouest du continent , ni la partie de l'extreme sud-est Voila les grandes lignes de ce dernier voyage et à la disposition de chacun
Cordialement, Pierre
Ce petit message pour apporter des éléments de réponses à tous ceux qui souhaiteront s' informer avant de partir . Ceci en toute modestie : je n'ai ni la prétention de tout savoir , ni d'avoir tout vu .
L'habitat le plus ancien(et tres peu important )n'a qu'un siecle environ. Donc les amoureux de vieilles pierres (comme moi )......il nous faudra attendre quelques.... siècles! Les rencontres avec les premiers occupants du territoire, n'ont pas été simples , beaucoup d'échecs, quelques belles rencontres aussi . Des paysages magnifiques, émouvants, plus rarement grandioses( l'Oz n' a pas, par exemple de hautes montagnes)beaucoup d'images surprenantes : des dunes de sable en plein milieu d'un monde de rochers, d'immenses lacs roses, , des troncs d'arbres "oranges", tres oranges ... , des "oasis "d'eucalyptus en situation desertique Et bien les animaux tel que : kangouroux , grands, moyens , petits , tout petits, roux , gris , fauves , vivants ou écrasés Emeus , Perroquets , Crocodiles , Dingos , Dromadaires , Koalas , Ornitorinques (une seule fois et apres 2 h d'attente....) J'ai parcouru environ 15000kms en petit"camper-van" -très usité en OZ pour ce type de voyage Mon itinéraire Arrivée à Darwin, descente plein sud (red center ) jusqu'à Adélaïde , en passant par tenant creeck, Alice spring , coober-pedy , port Augusta pour citer les points les plus "habités"!! Puis j'ai longé la côte vers le sud , visite de l'interieur de la péninsule : port Mc donnel , warrnanbool, Ballarat, pour arriver à Melbourne Re-descente par le côté Est: ferry puis geelong Remontée vers Cap tribulation en passant par Mildura , brocke-hill , boutkecharleville , chaters towers, Puis redescente par la côte, ou près de la côte : Cairns , townville , Bribane et enfin Sydney ; d'où j'ai embarqué je ne connais donc pas toute la partie Ouest du continent , ni la partie de l'extreme sud-est Voila les grandes lignes de ce dernier voyage et à la disposition de chacun
Cordialement, Pierre
Voyage en mars 2010 au vietnam English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 6 mars au 20 mars 2010 au vietnam, la grand mère de mon mari vient nous chercher à Hochiminh puis nous allons chez elle à Sadec. Pouvez vous nous donner des conseils pour les visites et les lieux à ne pas manquer. merci pour votre aide
Nous partons du 6 mars au 20 mars 2010 au vietnam, la grand mère de mon mari vient nous chercher à Hochiminh puis nous allons chez elle à Sadec. Pouvez vous nous donner des conseils pour les visites et les lieux à ne pas manquer. merci pour votre aide
Escale de croisière à Grand Turk: plages et excursions? English translation pending
C'est quoi les incontournables par rapport aux plages et excursions ??
Merci
Merci
Voyage au Maroc en mars: réserver à l'avance ou partir à l'aventure? English translation pending
Bonjour
Nous partons au Maroc au mois de mars 2010, nous sommes 4 personnes, Voici notre parcours
Marraklech - Ouerzazate - Tinerhir - Ar rachidia - Merzouga - Tazarine - Sagora - Ouazazate - Marrakech
Faut -il un 4 x4 ou une berline
La N12 entre Tazzarine et Zagora est-elle praticable - Combien de temps?
Recherche hotel sympa et éventuellement un hébergement dans le désert ?
Faut-il réservé à l'avance ou partir à l'aventure ?
Merci de vos réponses
Retour d'Argentine, Bolivie, Chili (+ Machu Picchu ) English translation pending
Hola
A tous ceux et celles qui préparent un voyage dans cette région fabuleuse.
Nord Ouest argentin, Sud Bolivie , Nord Chili
Je peux vous donner des infos : liaisons bus, excursions, hotels, coups de coeur, balades, climat, tarifs..
En 1 mois qq escales :
Argentine : Buenos Aires - Iguazu - Salta - Purmamarca - Humahuaca - Iruya
Bolivie : Tupiza - Sud Lipez - Salar Uyuni - Potosi - Sucre - La Paz
Perou : Puno - Cuzco - Machu Picchu -
Chili : Arica - San Pedro de Atacama - Toconao
Argentine : Salta - Buenos Aires - Paris
Ultra facile de voyager, on mange bien, aucun souci de securite, hostals tout budget, de belles rencontres, des paysages à couper le souffle !
Quebradas, volcans, lagunes, geysers, desert lunaire, desert de sel, canyons, champs de cactus, chutes d eau, oasis, sites incas.
Faune : Flamands roses, condors, vigognes, lamas, toucan, coatis..
C etait mon second voyage dans cette region ( 10 ans apres ). Un régal avec bien sur la Bolivie et le Sud Lipez le Must absolu.
A Salta entre 2 asados, je vous conseille un passage a la Boheme, une creperie pizzeria delicieuse tenue par un couple franco argentin super sympa.
San Martin 339, a cote du parque.
Amicalement Luc
Voyage en Inde du Nord avec une extension à Calcutta en janvier English translation pending
Bonjour à tous les amoureux de l'INDE,
J'ai prévu un circuit fin janvier en INDE DU NORD: DELHI, AGRA, VARANASI, KHAJURAHO, JAIPUR, DELHI. Ma première question est comment m'y rendre (parle pas anglais) bus, train, avion, taxi privé???? Connaissez-vous certains prix?
Ma 2ème question est que éventuellement, j'aurais fais une extension à CALCUTTA. Cette ville vaut-elle vraiment la peine d'y faire le détour (à part ce qu'on connait sur soeur TERESA) y a t-il des choses intéressantes à voir; il parait qu'il y aurait le temple de la déesse "kali"? Comment y aller aussi???
J'ai vu qu'en janvier, il y a la fête des roses à DELHI, qui connaît et à quelle date?
merci pour toutes vos réponses. Cordialement marie
J'ai prévu un circuit fin janvier en INDE DU NORD: DELHI, AGRA, VARANASI, KHAJURAHO, JAIPUR, DELHI. Ma première question est comment m'y rendre (parle pas anglais) bus, train, avion, taxi privé???? Connaissez-vous certains prix?
Ma 2ème question est que éventuellement, j'aurais fais une extension à CALCUTTA. Cette ville vaut-elle vraiment la peine d'y faire le détour (à part ce qu'on connait sur soeur TERESA) y a t-il des choses intéressantes à voir; il parait qu'il y aurait le temple de la déesse "kali"? Comment y aller aussi???
J'ai vu qu'en janvier, il y a la fête des roses à DELHI, qui connaît et à quelle date?
merci pour toutes vos réponses. Cordialement marie
Hébergement dans la région de Massada en Israël? English translation pending
Bonjour,
Un des objectifs de notre voyage en Israel est de se rendre en haut de Massada, au lever du soleil.
Malheureusment tous les hôtels lesplus près sont déjà réservés.
Auriez-vous des idées d'hébergements dans la région, qui nous permettrait de se rendre a Massada pour le lever du soleil et sans se presser ?
Merci
Un des objectifs de notre voyage en Israel est de se rendre en haut de Massada, au lever du soleil.
Malheureusment tous les hôtels lesplus près sont déjà réservés.
Auriez-vous des idées d'hébergements dans la région, qui nous permettrait de se rendre a Massada pour le lever du soleil et sans se presser ?
Merci
Préparation d'un voyage au Népal du 25 janvier au 5 février English translation pending
Bonjour tout le monde !
Comme l'indique mon titre, nous allons (mon fiancé et moi), partir pour 14 jours au Népal du 25 janvier au 5 février. Cela fait deux jours que je lis de nombreuses discutions sur ce forum à propos du Népal. J'ai effectué grâce à cela un petit "itinéraire", et je souhaiterais savoir s'il est suffisant pour 14 jours, si j'ai choisis les bons endroits... Si vous avez quelques conseils en plus de ce que j'ai lu. On ne sait pas encore si ont va prendre un guide ou non.. On hésite pas mal.. Car on préfère être "libre", plus autonome. Mais connait-on mieux le pays avec un guide ?
Soit ! Voici, 'L'Itinaire" !
Nous arrivons à Katmandou le 25 janvier à 11h. Je pensais passer l'après midi sur KTM, puis y dormir. Le lendemain partir à pied pour Bhaktapur, de là partir pour Pokhara. Visiter les alentours de Pokhara, aller voir l'Annapurna. Puis partir pour visiter le Parc de Chitwan Remonter à Patan, et retrouver ensuite KTM.
Alors qu'en pensez vous ?
Merci =)
Comme l'indique mon titre, nous allons (mon fiancé et moi), partir pour 14 jours au Népal du 25 janvier au 5 février. Cela fait deux jours que je lis de nombreuses discutions sur ce forum à propos du Népal. J'ai effectué grâce à cela un petit "itinéraire", et je souhaiterais savoir s'il est suffisant pour 14 jours, si j'ai choisis les bons endroits... Si vous avez quelques conseils en plus de ce que j'ai lu. On ne sait pas encore si ont va prendre un guide ou non.. On hésite pas mal.. Car on préfère être "libre", plus autonome. Mais connait-on mieux le pays avec un guide ?
Soit ! Voici, 'L'Itinaire" !
Nous arrivons à Katmandou le 25 janvier à 11h. Je pensais passer l'après midi sur KTM, puis y dormir. Le lendemain partir à pied pour Bhaktapur, de là partir pour Pokhara. Visiter les alentours de Pokhara, aller voir l'Annapurna. Puis partir pour visiter le Parc de Chitwan Remonter à Patan, et retrouver ensuite KTM.
Alors qu'en pensez vous ?
Merci =)
Itinéraires pour un mois et demi au Maroc? English translation pending
Ma petite fille de 20 ans se rendra ( avec une amie ) au Maroc le 28 déc.prochain. Elle arrivera à Casablanca. Vous auriez des itinéraires à proposer, en tenant compte qu'elles voyageront en back packers et y seront pour 1 1/2 mois. Elle se demande aussi quel serait le contenu idéal pour son sac à dos en tenant compta aussi de la température selon les endroits. Ensuite, elles iront en Espagne et en France pour env. 3 mois. C'est la trève avant le retour à l'université en sept. prochain...et ça m'inqiète bcq. merci