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Préparatifs de trois semaines en Australie au mois de février 2011 English translation pending
Voili voilà, notre voyage est réservé. Nous partons 3 semaines en Australie en Février 2011.
Nous allons maintenant nous plonger dans les préparatifs. Et je suis preneuse des recommandations sur tout.
Je sais qu'il faut prévoir une moustiquaire pour les mouches et insectes, crème solaire, anti moustique, médicaments bien évidemment.
Pas de vaccins particuliers ?
Faut-il prévoir quelque chose pour les morsures d'araignées ou serpents ? (nous voyageons en circuit organisé)
25 heures d'avion me font un peu peur pour les jambes. Faut-il prendre un traitement préventif pour les phlébites ?
Sinon, au niveau de l'argent, comment faites vous ? Faut-il acheter des dollars australiens avant de partir ? Ou retirez vous sur place sans problème avec carte bancaire ?
Au niveau sécurité, je n'ai rien lu de particulier .
Au niveau des vols internationaux, nous n'avons pas encore les types d'appareils. Mais faut pas rêver, nous n'aurons sûrement pas l'Airbus A380. Boening 777 ?? ça vous dit quelque chose.
Allez je relance la discussion.
A bientôt mes amis voyageurs.
Cinq jours à Hong Kong: visites en priorité? English translation pending
Bonjour,
Je pars à HKG avec ma femme du 25 octobre au 1er novembre. Nous serons situé vers Tai Koo Station.
- Quels sont d'après vous les lieux à visiter en priorité ?
Merci !
Je pars à HKG avec ma femme du 25 octobre au 1er novembre. Nous serons situé vers Tai Koo Station.
- Quels sont d'après vous les lieux à visiter en priorité ?
Merci !
Récit d'une expatriée française au Texas English translation pending
Carnet de voyage à travers les yeux d'une jeune fille au pair au Etats unis;
Un journal en construction qui se devellopera incessamment sous peu 🙂
www.cheesecakefactory.over-blog.com
Bonne visite!
www.cheesecakefactory.over-blog.com
Bonne visite!
Fin des hostilités en Thaïlande? English translation pending
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements.
Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie.
Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges.
La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.
🙂
🙂
Questions sur voyage au Vietnam-Cambodge-Laos-Thailande-Chine English translation pending
Salut à tous,
Je me permet de vous poser quelques questions car je prévois de partir avec un pote et ma copine en voyage.
Nous partons en Janvier et avons comme date présumé de retour fin mars/début avril, soit 3 mois.
Nous souhaitons visiter le Vietnam, le Laos, le Cambodge, la Thailande et la Chine. Nous savons que c'est trop peu pour tout voir, et nous concentrerons surtout sur le Vietnam/Laos/Cambodge.
En Chine nous irons vers shanghai ou un ami a moi habite, nous logera et nous servira de "guide" et on passera peut-être à Beijing.
Avez vous une idée d'itinéraire à suivre (pas spécialement précis) ? Nous pensions arriver à Bangkok, visiter un peu la Thailande, puis tracer au nord du Laos. Descendre le Laos, passer au cambodge, puis remonter le Vietnam, passer et finir en Chine. Certes un peu compliqué mais bon... ce n'est qu'une idée parmi d'autre d'organisation du trajet donc on est ouvert à toute proposition.
Quels conseils auriez vous à nous donner en général concernant l'organisation de ce voyage? au niveau des dates, du climat etc...
Pour un billet d'avion le moins chère possible, faut-il partir sur un Paris-Bangkok? avec retour de Beijing par ex? Actuellement les A/R Paris Bangkok sont à 750€ pour janvier.
Quel budget "général" pensez vous qu'il soit nécessaire? nous pensions à une moyenne de 20€/jour, sachant que nous voyageons en délire sac à dos et habitués aux voyages et à privilégié les rencontres et autres bons moments au confort (stop, bus locaux, bouffe dans la rue etc...) (je sais ça fait très "djeuns branchouille") Je pense que le gros des dépenses doivent être des frais annexes style visas, vaccins etc...
Concernant les vaccins devons nous y prendre dès maintenant?
Pour le paludisme, j'ai vu beaucoup de sons de cloches, je sais que vous allez tous me dire "le mieux est d'en parler à ton medecin", certe mais j'aimerais quand même la confirmation auparavant des prix des différents traitements et des conditions d'utilisation si possible... J'ai du mal à faire confiance aux médecin tout comme aux pharmaciens sachant qu'ils se font payer leurs vacances par les labo pharmaceutiques... Sachant qu'on va séjourner plus de deux mois dans ces "zones à risque", ne serait-ce pas un gouffre financier et même un peu bof bof pour la santé de se gaver d'anti-paludéens aussi longtemps?
Voili Voilou, j'ai pleins pleins d'autres questions, mais + des détails, donc pour l'instant j'en reste là.
Merci d'avance ;)
Je me permet de vous poser quelques questions car je prévois de partir avec un pote et ma copine en voyage.
Nous partons en Janvier et avons comme date présumé de retour fin mars/début avril, soit 3 mois.
Nous souhaitons visiter le Vietnam, le Laos, le Cambodge, la Thailande et la Chine. Nous savons que c'est trop peu pour tout voir, et nous concentrerons surtout sur le Vietnam/Laos/Cambodge.
En Chine nous irons vers shanghai ou un ami a moi habite, nous logera et nous servira de "guide" et on passera peut-être à Beijing.
Avez vous une idée d'itinéraire à suivre (pas spécialement précis) ? Nous pensions arriver à Bangkok, visiter un peu la Thailande, puis tracer au nord du Laos. Descendre le Laos, passer au cambodge, puis remonter le Vietnam, passer et finir en Chine. Certes un peu compliqué mais bon... ce n'est qu'une idée parmi d'autre d'organisation du trajet donc on est ouvert à toute proposition.
Quels conseils auriez vous à nous donner en général concernant l'organisation de ce voyage? au niveau des dates, du climat etc...
Pour un billet d'avion le moins chère possible, faut-il partir sur un Paris-Bangkok? avec retour de Beijing par ex? Actuellement les A/R Paris Bangkok sont à 750€ pour janvier.
Quel budget "général" pensez vous qu'il soit nécessaire? nous pensions à une moyenne de 20€/jour, sachant que nous voyageons en délire sac à dos et habitués aux voyages et à privilégié les rencontres et autres bons moments au confort (stop, bus locaux, bouffe dans la rue etc...) (je sais ça fait très "djeuns branchouille") Je pense que le gros des dépenses doivent être des frais annexes style visas, vaccins etc...
Concernant les vaccins devons nous y prendre dès maintenant?
Pour le paludisme, j'ai vu beaucoup de sons de cloches, je sais que vous allez tous me dire "le mieux est d'en parler à ton medecin", certe mais j'aimerais quand même la confirmation auparavant des prix des différents traitements et des conditions d'utilisation si possible... J'ai du mal à faire confiance aux médecin tout comme aux pharmaciens sachant qu'ils se font payer leurs vacances par les labo pharmaceutiques... Sachant qu'on va séjourner plus de deux mois dans ces "zones à risque", ne serait-ce pas un gouffre financier et même un peu bof bof pour la santé de se gaver d'anti-paludéens aussi longtemps?
Voili Voilou, j'ai pleins pleins d'autres questions, mais + des détails, donc pour l'instant j'en reste là.
Merci d'avance ;)
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
État des routes vers Wutaishan dans la première quinzaine d'avril? (Chine) English translation pending
Nous allons en famille en Chine pour les vacances scolaire du 5 au 18 avril. 🙂
Je suis assez attiré par les descriptions que je peux lire de Wutaishan (dans le Shanxi) 🙂🙂
Par contre il semblerait que les routes de Taiyuan et Datong pourraient être enneigées assez tardivement. Déjà que la route est un peu longue avec des petits enfants, je ne me sens pas de faire la route si ce n'est pas dans un état "nickel"...
D'où ma question : quelqu'un a une idée si la route est pratiquable début avril ? Une idée sur comment se renseigner sur l'état actuel de la route ? Un site internet (pas en chinois de préférence ) ? Une webcam ??
Merci pour vos lumières !
Par contre il semblerait que les routes de Taiyuan et Datong pourraient être enneigées assez tardivement. Déjà que la route est un peu longue avec des petits enfants, je ne me sens pas de faire la route si ce n'est pas dans un état "nickel"...
D'où ma question : quelqu'un a une idée si la route est pratiquable début avril ? Une idée sur comment se renseigner sur l'état actuel de la route ? Un site internet (pas en chinois de préférence ) ? Une webcam ??
Merci pour vos lumières !
C'est officiel: le Japon n'aime plus les étrangers English translation pending
Voilà, c'est fait : prise d'empreintes obligatoire par les services de l'immigration
pour tous les étrangers dès l'arrivée sur le territoire!
Bien qu'étant (un ancien?) amoureux du Japon, ce pays me déçoit de plus en plus. Lors de ma dernière visite, les gars des services de l'immigration m'ont pris à part et m'ont questionné pendant plus d'une heure.
Que va-t-il m'arriver la prochaine fois? Dailleurs, je me demande si je vais leur laisser le plaisir de me traiter une nouvelle fois comme un criminel. Il doit y avoir des pays bien plus accueillants à visiter ...
Bien qu'étant (un ancien?) amoureux du Japon, ce pays me déçoit de plus en plus. Lors de ma dernière visite, les gars des services de l'immigration m'ont pris à part et m'ont questionné pendant plus d'une heure.
Que va-t-il m'arriver la prochaine fois? Dailleurs, je me demande si je vais leur laisser le plaisir de me traiter une nouvelle fois comme un criminel. Il doit y avoir des pays bien plus accueillants à visiter ...
Hébergement de grand luxe à Luang Prabang? English translation pending
Bonjour, qui a déjà passé une ou plusieurs nuits dans un établissement grand luxe à Luang Prabang?
Je vais y passer 4 ou 5 jours et j'ai envie de me faire plaisir donc si qqun connaît, pour y avoir séjourné, de bonnes adresses, je suis preneur.
J'avais pensé à une maison coloniale reconvertie en guesthouse haut de gamme genre les 3Nagas car je n'apprécie pas vraiment le style gros complexe en béton, mais si qqun à d'autres recommandations, n'hésitez pas.
Quel est votre endroit préféré? English translation pending
😉 Mes amis bonjours!
Quel est l'endroit (pays, ville, place, region.. peu importe) sur cette terre si riche que vous preferez ou qui vous a le plus plu pendant vos voyage. Ou se trouve le jardin d'Eden pour vous, votre petit paradis, l'endroit ou vous vous etes senti le mieux. Exprimez vous, faites nous rever ou donnez nous envie d'y aller!!!
Eclairez ma lanterne!
Quel est l'endroit (pays, ville, place, region.. peu importe) sur cette terre si riche que vous preferez ou qui vous a le plus plu pendant vos voyage. Ou se trouve le jardin d'Eden pour vous, votre petit paradis, l'endroit ou vous vous etes senti le mieux. Exprimez vous, faites nous rever ou donnez nous envie d'y aller!!!
Eclairez ma lanterne!
Données sur la muraille de Chine English translation pending
Bonjour!!!
Je vais à pekin 4 jours. D'apres certains guides, badaling c'est un peu disney land, ils disent que le mieux est de faire un randonnée de jinshanling à simatai. Je souhaiterais savoir deja si mon info est bonne (nous avons 30 ans et n'avons pas peur de marcher plusieurs heures) et aussi comment organiser cela : faut il passer par les hotels, prendre un taxi (je ne parle pas chinois... et anglais il parait qu'il ne le parle pas tres bien!), prendre un bus????
merci juliette
Je vais à pekin 4 jours. D'apres certains guides, badaling c'est un peu disney land, ils disent que le mieux est de faire un randonnée de jinshanling à simatai. Je souhaiterais savoir deja si mon info est bonne (nous avons 30 ans et n'avons pas peur de marcher plusieurs heures) et aussi comment organiser cela : faut il passer par les hotels, prendre un taxi (je ne parle pas chinois... et anglais il parait qu'il ne le parle pas tres bien!), prendre un bus????
merci juliette
Vos expériences en Chine English translation pending
😎
Bonjour, je m'appelle Carine, je vis au Havre avec mon ami. J'ai 25 ans.
Je viens tout juste de découvrir ce site qui, ma foi, m'à l'air trèqs intéressant.
Vous m'avez tous appris beaucoup de choses. Mais je suis d'une nature curieuse.
Nous partons en Chine avec jet Tours pour un voyage organisé "le bleu de Chine"
Dans les grandes lignes, nous partons 13 jours en faisant un petit préiple : Pékin, Xian, Shanghaï, Suzhou, Guilin, Yang Shuo et Honk-Kong.
Pour tous ceux qui ont fait tout ou partie de ce voyage, quelles sont vos appréciations?
Quelles difficultés avez-vous rencontré là-bas?
Nous partons mi-mai, comment devons-nous nous habiller?
S'il nous reste de l'argent de poche avant de repartir, il y a-t'il un seuil pour pouvoir l'échanger?
Y-a-il des problèmes digestifs ou autres à éviter en prenant nos précautions? Genre tourista en Egypte?
Merci pour toutes vos précieuses réponses.
PS : A l'attention de Roger, la Polynésie est un endroit merveilleux, que l'on a beaucoup de mal à quitter. J'espère avoir la possibilité d'y retourner un jour.
Je viens tout juste de découvrir ce site qui, ma foi, m'à l'air trèqs intéressant.
Vous m'avez tous appris beaucoup de choses. Mais je suis d'une nature curieuse.
Nous partons en Chine avec jet Tours pour un voyage organisé "le bleu de Chine"
Dans les grandes lignes, nous partons 13 jours en faisant un petit préiple : Pékin, Xian, Shanghaï, Suzhou, Guilin, Yang Shuo et Honk-Kong.
Pour tous ceux qui ont fait tout ou partie de ce voyage, quelles sont vos appréciations?
Quelles difficultés avez-vous rencontré là-bas?
Nous partons mi-mai, comment devons-nous nous habiller?
S'il nous reste de l'argent de poche avant de repartir, il y a-t'il un seuil pour pouvoir l'échanger?
Y-a-il des problèmes digestifs ou autres à éviter en prenant nos précautions? Genre tourista en Egypte?
Merci pour toutes vos précieuses réponses.
PS : A l'attention de Roger, la Polynésie est un endroit merveilleux, que l'on a beaucoup de mal à quitter. J'espère avoir la possibilité d'y retourner un jour.
Retour d'expérience Chine English translation pending
Notre voyage, Pekin, Ping Yao, Xian, le Sichuan et le Yunnan en un mois et demi. Aout/sept/oct 2005 Impression generale: Melange “j’adore j’ desteste”, attraction-repulsion. Une culture ancestrale, les purges en ont efface les traces, des paysages splendides, ils les detruisent, une faune riche et variee, le braconnage continue. Et pourtant bcp de moments forts et d’images superbes en tete. On reviendra? Peut etre, en tout cas differemment. Bons plans: - Le monastere de Xiangcheng dans le Sichuan, sur peu de guides, tres beau esthetiquement, c'est son atmosphere qui nous a charme. Une tres belle guesthouse dans la meme ville, une maison tibetaine decoree tel un palais, 50 m au dessus de la gare routiere. Demander a la gare si la dame n’est pas a l’arrivee du bus, ils indiqueront sans pb. - a la cite interdite, pour eviter la tres longue queue, aller directement au kiosque ou on loue les guides auditifs, ils vendent les billets d'entree egalement. - A Ping Yao ds le Shanxi, guesthouse Jinjinglou Binguan 29 nan dajie tres agreable. Jolie courtyard, free pickup, famille tres sympathique, chambres traditionnelles (matelas immense sur 1 lit de brique) et moins chere que les autres... - Tjrs du papier toilette, sur soi, il y en a nulle part. - A Lijiang, Mama's Naxi Guesthouse 78 Wen Hua, WuYi, DaYan 0888 5185930. On a pas eu la chance d'y descendre, mais de nombreux voyageurs nous l'ont tellement encenses qu'on se doit d'en parler: apparemment c'est comme a la maison, "your home away from home" comme ils disent. - The Hump a Kunming pour sa terrasse et son ambiance sympathique - Mix and Backpaker’s guesthouse a Chengdu, jeune guest qui vient d’ouvrir, super ambiance, staff royal et chambres nickel. A faire meme si c’est legerement excentre. A faire: - velo un peu partout pour visiter les villes, pratique, pas cher et agreable (a partir du moment ou on a pris conscience qu'on est jamais prioritaire, sauf sur les pietons!). - Une nuit sur la muraille entre Jinshanling et Simatai. On avait opte pour une tour juste apres les 2/3 plus hautes. Se mefier cependant des orages. - Le Hua Shan, une des cinq montagnes sacrees, a faire en 2 jours avec nuit au sommet. Une veritable atmosphere pendant l’ascenssion, escaliers vertigineux et superbes paysages. L’Emei Shan a de tres mauvais echos pour ceux qui hesitent, nous on l’a fait sauter du programme. - Le tour a velo de l'Erhai Hu pres de Dali, notamment la partie est, elle est tres peu touristique et la route peu frequentee. C'est du bonheur (excepte les odeurs de crevettes sechees!). On l'a attaque en prenant le bateau jusqu a Haidong, soit 80kms en 2 jours, que du plat… - A consommer sans moderation, les massages chinois, pieds, tete, corps, 2h pour pour 4/5 euros… - marche des “antiquaires” Panjiayuan artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…)le dimanche matin a Pekin - Pour ceux qui veulent retrouver la Chine traditionnelle, paradoxalement, il faut aller a Macao ou Hong Kong qui, en restant a l'abri des grandes purges communistes, ont su preserver une culture plusieurs fois centenaire ... A voir: - Parc de Jiuzhaigou, superbe, y passer au moins une nuit a l'interieur. Demander au village de Shuzheng pour etre loger dans une famille tibetaine. Petite astuce, au guichet, ne pas payer le supplement des bus verts a 90yuans, ils ne verifient pas nous les avons utilises sans probleme. Un petit sentier a ne pas rater sous le village de Shuzheng, au niveau du sparkling lake. Il relie la rive droite a la rive gauche et traverse de multiples cascades donnant sur le lac, superbe… A fuir: - les toilettes, mais vous n'aurez pas le choix! - Tina 's guesthouse dans les gorges du saut du tigre, a la tete du racket local. Eviter egalement de descendre dans les gorges a son niveau, on peut y acceder un peu plus loin et sans probleme sous Sam’s guesthouse. Plusieurs plaintes ont ete deposees, la police locale nous a promis de faire bouger les choses, on espere que le ménage sera fait tres bientot. - Le Lonely, tout du moins notre version: mini dico peu pratique (ca peut servir en Chine), bcp d'endroits inexistant, cartes moyennes, des parties non traites (sud du Sichuan, la region des rizieres etc...).Pas glop glop du tout. - les virtuoses de l'escroquerie Liste des arnaques chinoises dont nous avons ete victimes: faux taxis, groupe de voleurs ds le train, bouteille non capsulee, menu touriste surevalue (comparer les ideogrammes), racket gorges du tigre, harcelement par les locaux sur la muraille( “on arrete de vous coller si vous achetez 1 Tshirt!), achat d’une place en 1ere mais se retrouve en bus couchette 2eme classe, attention aux unites ( 1 doigt peut signifier 1 yuan, 10 yuans, 1 euro ou 1 dollar), prix au kilos surfactures etc... dont nous avons entendu parle:bousculer un touriste en laissant tomber un sac rempli de porcelaines bon marche ou deja cassees, puis faire constater les degats au voyageur exiger une compensation, agressions aux couteaux ds endroits isoles. -Le scrapping et cupping, pas vraiment agreable et des marques sur le dos pendant 1 semaine, pour les fanas uniquement. On a aime: - la cuisine (surtout apres la Mongolie), plus specialement celle du Sichuan, epicee a souhait! - Pekin, alliance de traditions et modernite, on s’y sent bien malgre le nuage de pollution, ville tres agreable. - les paysages quand la presence humaine ne les a pas defigures - le fourmillement, echoppes et magazins ouverts a toutes heures, beaucoup de vie et d’agitation dans les villes et villages chinois - le shopping, bcp de choix et vetements pas chers - l’artisanat (meubles, émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…) On a pas aime: - les couchers et levers de soleil, toujours nappes de brume, autant faire la grass’mat…. - Pas de politiquement correct, le comportement des chinois (minorities exclues)… Certes nous avons frequente beaucoup d’endroits tres touristiques mais tout de meme. Pas serviable, malaimable et escrocs. Contraste saisissant avec la mongolie que nous avons quitte et la Birmanie ou nous sommes. Nos excuses cependant a ceux qui nous ont gratifie de leur sourire et de leur gentillesse, il y en a beaucoup aussi. Si certains ont des questions sur des points précis, n’hezitez pas a nous envoyer un mail: latetedslesetoiles@hotmail.fr ou a consulter notre site. Christophe et Sophie
Nice Acte III... 11 Septembre 2004 English translation pending
A la demande de quelques forumistes du coin et des habitués, une nouvelle rencontre aura lieu à Nice ou ses environs le Samedi 11, et voulant cette fois ci l'ouvrir à tout le monde, au contraire de l'Acte II qui était une surprise pour Merlin je le rappelle ...... on me demande de me faire le porte parole pour rameuter la foule des inconditionnels du forum ..... 🙂
Seront présents surs : Alan, Darkette, Chris51 et MF, Fabricia et Bernard, Douya, Seshat et je pense ....... Gayatri et Suresh, Mireille06, Chriso6 et sa femme, Mély ....... etje souhaiterais plein d'autres membres qui n'ont pas l'habitude encore de ces rencontres .......
J'attends vos confirmations avant Lundi ..... je sais, c'est speed mais je serais absent la semaine prochaine et j'ai besoin de réserver quelquepart, d'aucun me suggérent encore mon fief le Lou Balico, avantage du tarif ( 20 Euros tout compris ), on y mange bien, service sympa, facilité pour discuter au calme ........ inconvénient, celà fairait la troisième fois, à vous de me dire .......
A bientôt les petits,
Seront présents surs : Alan, Darkette, Chris51 et MF, Fabricia et Bernard, Douya, Seshat et je pense ....... Gayatri et Suresh, Mireille06, Chriso6 et sa femme, Mély ....... etje souhaiterais plein d'autres membres qui n'ont pas l'habitude encore de ces rencontres .......
J'attends vos confirmations avant Lundi ..... je sais, c'est speed mais je serais absent la semaine prochaine et j'ai besoin de réserver quelquepart, d'aucun me suggérent encore mon fief le Lou Balico, avantage du tarif ( 20 Euros tout compris ), on y mange bien, service sympa, facilité pour discuter au calme ........ inconvénient, celà fairait la troisième fois, à vous de me dire .......
A bientôt les petits,
L'improvisation en voyage, de plus en plus difficile English translation pending
Avec la multiplication des Expedia/Booking/Agoda etc., la prolifération des téléphones cellulaires et l'explosion du nombre de touristes, je trouve qu'il devient de plus en plus difficile de voyager sans avoir à tout, tout, tout planifier des mois à l'avance.
Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!
Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Quand je partais en voyage, J'avais l'habitude de réserver quelques nuits au lieu d'arrivée pour me remettre du décalage puis y aller au pif par la suite. Mais depuis quelques années, c'est devenu plus compliqué. Une réceptionniste d'hôtel m'a même déjà dit de réserver par Booking pour la nuit même!
Je me demande si nous ne sommes pas en train de perdre notre sens de l'improvisation, le plaisir de découvrir des lieux sans savoir à quoi nous attendre. Est-ce encore possible de partir en voyage sans avoir tout prévu?
Croisère MSC Divina en Yacht Club English translation pending
ON a loue 2 cabine catégorie yacht club sur MSC DIVINA escale marseille genes rome palerme gagliari majorque valencia
trés décu
priorié embarquement débarquement ( prévu mais réalité = inexistante ) exemple il mette 2 passerelles mitoyenne pont 4 et pont 5 , meme ascenseur ( pour 4.000 pax ) dont les client vont pour ascenseur pont 5 çà rempli 100% les ascenseur , ceux au pont 4 appelle l’ascenseur qui descend au 4 - plein- donc les passagers rentrant ne peuvent pas y pénétrer, mais essayent quand même , ascenseur déclenche = surcharge...... et çà pousse etc
ne parlons pas de l'arrivé sur le quai pour embarquer aux escales ( là msc se réfugie derriere autorité portuaire pour la foire d'empoigne ) on arrive à un bout du navire , on passe en se bousculant la longue sécurité - même accompagné par gentil personnel Yacht club - parfois qu un poste !!! avec écran , pour ressortir à l'autre bout du bateau sous les tentes , mais par le jeux des barrieres , vous refaites ( notre cas 6 fois sur 7 escales) toute la longueur du bateau pour marcher sur le quai et y rentrer principalement à l arrière , donc si yacht club , une fois à l interieur , vous refaite les 250/300m m pour accéder à vos cabines soit 3 à 4 fois 250/300 m à pied
comme ce bateau et Bellissima idem est un autobus faisant de avril à octobre chaque semaine le meme circuit et embarquant debarquant des pax à chaque escale ( non pas une seule fois ) dont la séance obligatoire sécurité gilet de sauvetage tous les jours pour les nouveaux - çà vous pollue les oreilles tous les jours de 16 à 17 hr , eles gens courant dans tious les ens pour rejoindre le théatre
spectacles Bien beaucoup de dance , ou de plus en plus , croisieres aprés croisieres les danceurs/ danceuses bougent plutot que les bras et des bout de tissus que les jambes mais ils sont 10 à 12 parfois 15/16 , c'est mieux que certaines compagnies ou ils sont 3 à 4...... les chants à 90% en anglais et le concours étant = à celui qu gueulera le plus fort lolllll quelques beaux numeros acrobaties ou voltige c'est plutot beaucoup mieux que beaucoup meme chez Cunard le meneur du show lui aussi se croie intelligent de gueuler son bla bla stupide pour nous mais c'est le progrés ....... lolll
les restaurants attribués client yacht club - dont 100% des cabines sont tout a l'avant -est tout à l'arriére du bateau il faut quitté le pont 15 , descendre au pont 7 traverser toute la longueur du bateau en étant trés genéé par la dizaine de stands de photographe qui débordent dans l'allée ( reste moins de 1 m de passage ) puis au bout , reprendre l’ascenseur pour remonter au 15 pour diner : duré trajet si tout va bien 10 ' pour 50/60% non climatisée ......., meme scenario pour le petit déjeuner ou pour petit dejeuner si on veut rester coté yacht club il y a un Petit dejeuner continental restreint au pont 15 ( climatisé ) , si vous voulez du chaud omelette etc il faut monter au pont 18 a l'extérieur dans la chaleur à 9.30 déjà 30/31° , il y a une tente sur 4 poteaux qui vous fait = omelette , oeuf au plat
irrrréaliste service et personnel tres gentil pour tou t yacht club butller aussi n a que 9 cabines et femmes de chambre aussi , ont 30/40 par cabine 2 à 3 fois jour super propre buttler efficace et service accueil yacht club trés efficace les autre pont elles ont 15' par cabine et 18/20 cabines chacune midi soir idem tres basic mini snack ( rondelle de pain avec mini tranche de jambon ) au 15, si vous voulez du chaud = monter au 18 , et là nourriture type fast food sans saveur fade et 2 choix ) 1 bout de poisson , ou un bout de viande avec pate sauce tomate , et 30 metre plus loin salade crudité c'est tout avec 35/40° de chaleur ou vous faite le périple vers l'arriére à votre restaurant dédié mais ce que vous lisez sur menu est trés poétique , mais dans l assiette c'est different lolllllll fade, insipîde idem le soir là = servi à table , trés rapide , mais tiéde .... , nappe, serviette tissus enfin nourriture tres insipide , fade , partout à peine tiéde ou vous allez dans les 2 /3 restaurants payant certain vide tous les soirs . à 40€ minimum par pax ???? piscine privé yacht club ( pour 70/71 cabines = 200 pax ) au 18 etage 4 metres sur 4 metres profondeur 1.10 m il y a 20 personnes dedans ( debout ) plus 2 jacuzzi 6 places
on a été voir le buffet pour les catégories pax moins chers , c'est de 12 à 15.30 hr comme dans un metro parisien , la foule qui se bouscule , pas assez de place assisse et pizza , hamburger , barquette papier = frite , hot dog , fruit.........
pour trouver la piscine catégorie aurea c'est le parcours de combattant , mais là personne oufff calme , idem introuvable l'accés au tobogan aquatique ( court) mais personne aussi
voilà bonne critique
comme ce bateau et Bellissima idem est un autobus faisant de avril à octobre chaque semaine le meme circuit et embarquant debarquant des pax à chaque escale ( non pas une seule fois ) dont la séance obligatoire sécurité gilet de sauvetage tous les jours pour les nouveaux - çà vous pollue les oreilles tous les jours de 16 à 17 hr , eles gens courant dans tious les ens pour rejoindre le théatre
spectacles Bien beaucoup de dance , ou de plus en plus , croisieres aprés croisieres les danceurs/ danceuses bougent plutot que les bras et des bout de tissus que les jambes mais ils sont 10 à 12 parfois 15/16 , c'est mieux que certaines compagnies ou ils sont 3 à 4...... les chants à 90% en anglais et le concours étant = à celui qu gueulera le plus fort lolllll quelques beaux numeros acrobaties ou voltige c'est plutot beaucoup mieux que beaucoup meme chez Cunard le meneur du show lui aussi se croie intelligent de gueuler son bla bla stupide pour nous mais c'est le progrés ....... lolll
les restaurants attribués client yacht club - dont 100% des cabines sont tout a l'avant -est tout à l'arriére du bateau il faut quitté le pont 15 , descendre au pont 7 traverser toute la longueur du bateau en étant trés genéé par la dizaine de stands de photographe qui débordent dans l'allée ( reste moins de 1 m de passage ) puis au bout , reprendre l’ascenseur pour remonter au 15 pour diner : duré trajet si tout va bien 10 ' pour 50/60% non climatisée ......., meme scenario pour le petit déjeuner ou pour petit dejeuner si on veut rester coté yacht club il y a un Petit dejeuner continental restreint au pont 15 ( climatisé ) , si vous voulez du chaud omelette etc il faut monter au pont 18 a l'extérieur dans la chaleur à 9.30 déjà 30/31° , il y a une tente sur 4 poteaux qui vous fait = omelette , oeuf au plat
irrrréaliste service et personnel tres gentil pour tou t yacht club butller aussi n a que 9 cabines et femmes de chambre aussi , ont 30/40 par cabine 2 à 3 fois jour super propre buttler efficace et service accueil yacht club trés efficace les autre pont elles ont 15' par cabine et 18/20 cabines chacune midi soir idem tres basic mini snack ( rondelle de pain avec mini tranche de jambon ) au 15, si vous voulez du chaud = monter au 18 , et là nourriture type fast food sans saveur fade et 2 choix ) 1 bout de poisson , ou un bout de viande avec pate sauce tomate , et 30 metre plus loin salade crudité c'est tout avec 35/40° de chaleur ou vous faite le périple vers l'arriére à votre restaurant dédié mais ce que vous lisez sur menu est trés poétique , mais dans l assiette c'est different lolllllll fade, insipîde idem le soir là = servi à table , trés rapide , mais tiéde .... , nappe, serviette tissus enfin nourriture tres insipide , fade , partout à peine tiéde ou vous allez dans les 2 /3 restaurants payant certain vide tous les soirs . à 40€ minimum par pax ???? piscine privé yacht club ( pour 70/71 cabines = 200 pax ) au 18 etage 4 metres sur 4 metres profondeur 1.10 m il y a 20 personnes dedans ( debout ) plus 2 jacuzzi 6 places
on a été voir le buffet pour les catégories pax moins chers , c'est de 12 à 15.30 hr comme dans un metro parisien , la foule qui se bouscule , pas assez de place assisse et pizza , hamburger , barquette papier = frite , hot dog , fruit.........
pour trouver la piscine catégorie aurea c'est le parcours de combattant , mais là personne oufff calme , idem introuvable l'accés au tobogan aquatique ( court) mais personne aussi
voilà bonne critique
De Kangding à Dergé: les monastères bouddhistes historiques dans le Kham English translation pending
Nous sommes partis de la gare routiere "Xinnamen" de Chengdu le 7 octobre 2016( aprés une journée de voyage ( vol Paris / Chengdu sur Asia Airlines et une journée prise pour visiter la grande ville de Chengdu).
Nous avions réservé un hotel au centre ville: le Traffic Hotel , chambre tout confort pour deux personnes : 280y soit au cour de notre change :environ l'équivalent de 40€ cet hotel est situé à 100m de la gare routiere ce qui est tres commode pour prendre le bus de Kangding le 7 oct au matin
Voyage sans probleme particulier mais qui dure tout de même pres de 8h30 , coût de ce transport : 110y/p en route, arret à Luding pour un casse croute , il pleut, ce sera notre seul jour de pluie sur les 3 semaines de notre voyage
KANGDING :
Kangding, ville encaissée dans la montagne , la gare routiere est un peu excentrée au nord , pratiquement située dans les premiers faubourgs en arrivant, 50% des habitants sont des Tibétains et ça ne ressemble plus à une ville chinoise comme on en a l'habitude
c'est une Tibétaine qui, nous voyant nous renseigner pour regagner le centre ville, vient à notre secours et nous indique le bus à prendre et son prix: 5Y
Nous trouvons rapidement notre hotel apres une montée escarpée et l'altitude (2800m)qui fait peser nos sacs à dos 3 fois plus lourds que leur poids réel, il faudra s'y habituer.
Le "ZHILAM Hotel" sera pour 2 jours notre port d'attache, cet hotel ( plus tot guest house) est tenu par un américain et sa compagne Tibétaine , l'ambiance est fort sympathique , le décor intérieur est à la Tibétaine la salle de bain utilise une baignoire en bois , c'est changeant et tres cosi
Kangding à Tagong : Finalement, nous avons décidé de quitter Kangding avant la date initialement prévue pour : Tagong . c'est une petite bourgade située à 3800m , une rue principale un temple : le Tagong si . Le trajet kangding/Tagong aura duré environ 3h et couté 60y par personne et par minivan privé négocié au départ de Kangding.
Nous arrivons vers 15h et trouvons notre gite au "Kampa café "situé à notre gauche lorsqu'on est face au temple, cette G.H est tenue par de nouveaux propriétaires :un tcheque (Max) et sa compagne (Coco). atmosphere sympa , chambre un peu rustique pour un prix de 120Y. En arrivant , nous dejeunons rapidement d'un Momo et d' une salade , et , prenons la direction de la colline qui domine Tagong . pour ce faire, quitter la petite place en mettant le temple derriere vous , prendre la rue principale ( a priori il n'y en a qu'une)marcher environ 3 à400m et prendre un petit chemin (Sente) à votre Gauche dés après un batiment de couleur jaune . vous grimpez et vous y etes .
Là, vous constatez que vous avez quitté la Chine et qu'ici commence le Far-west Tibétain : paysage ondulé dominé par une montagne située à 5500m . Beaucoup de ballades à faire dans le secteur surtout qu'elles ne sont pas trop denivellées, essayez d'aller jusque :Any Gompa , c'est une nonnerie , un monastere où ne vivent que des nonnes qui est bien particulier et haut en couleurs , c'est ici que nous avons pu admirer les plus belles pierres sulptées et peintes ( ou gravées) les " mani" il y en a des milliers Vous pouvez joindre Any Gompa a travers les collines( environ 4 h de marche ) ou en negociant un taxi (120Y) pour la demi journée, ce monastere vaut le détour (vous etes à 100% immergé dans le tibet profond)
A environ 1km en sortant de Tagong sur la route de Kangding, deux temples d'un faible interet (un semble désafecté et de prime abord semble avoir été construit pour attirer le touristes de passage , des tibétains ont planté leurs tentes sur la colline et installé quelques gargotes où il est possible de se restaurer sur le pouce . lacampagne est magnifique 
temple jinjang à Kangding ceremonie au temple



temple jinjang à Kangding ceremonie au temple

Comment s'organiser pour 2 jours à Jakarta? English translation pending
Avant de rejoindre un groupe pour faire un trek dans les volcans de Java, Bali et Lombok, je vais faire 2 stops de 2 jours à Kuala Lumpur et à Jakarta.
J'avais choisi cette halte à Jakarta, sachant que dans toute capitale, il y a beaucoup à faire et à voir. Mais d'après les échos que j'ai eu, il y aurait peu de choses à faire et à voir à Jakarta. Maintenant, si cette escale permet de visiter une ville loin des foules de touristes et plus proche de la population et de la vie locale, çà aura un certain charme.
Mes questions seraient les suivantes :
1/ Sur un post qui date de plusieurs années, il se disait que traverser la route à Jakarta était presque mission impossible. Sûr que ce serait dommage pour moi, car j'aime beaucoup marcher et visiter les capitales à pied (Paris, Londres, Tokyo...).
2/ Pour le transfert de l'aéroport à l'hotel, existe-t-il un train ou un bus qui amène directement au centre ville ? Si c'est le cas, où acheter les tickets ? Je parle très peu l'anglais, ce qui est souvent un handicap pour mes voyages à l'étranger.
3/ Y'a-t-il des offices de tourisme qui proposent des excursions à faire à Jakarta ou dans les environs ?
4/ Ayant une carte ibis, je pense choisir un hotel de cette chaîne, mais quel serait le mieux situé : près des attractions principales de la ville, et pratique pour le transfert depuis l'aéroport ? all seasons Jakarta Gajah Mada le nouveau ibis Jakarta Harmoni
h ibis Jakarta Kemayoran ibis Jakarta Mangga Dua ibis Styles Jakarta Mangga Dua Square ibis Jakarta Arcadia ibis Jakarta Tamarin ibis Jakarta Senen ou encore ibis Jakarta Slipi dont ils disent qu'il est facilement accessible depuis l'aéroport (mais peut être loin du centre ?)
Merci d'avance si vous pouvez m'éclairer.
1/ Sur un post qui date de plusieurs années, il se disait que traverser la route à Jakarta était presque mission impossible. Sûr que ce serait dommage pour moi, car j'aime beaucoup marcher et visiter les capitales à pied (Paris, Londres, Tokyo...).
2/ Pour le transfert de l'aéroport à l'hotel, existe-t-il un train ou un bus qui amène directement au centre ville ? Si c'est le cas, où acheter les tickets ? Je parle très peu l'anglais, ce qui est souvent un handicap pour mes voyages à l'étranger.
3/ Y'a-t-il des offices de tourisme qui proposent des excursions à faire à Jakarta ou dans les environs ?
4/ Ayant une carte ibis, je pense choisir un hotel de cette chaîne, mais quel serait le mieux situé : près des attractions principales de la ville, et pratique pour le transfert depuis l'aéroport ? all seasons Jakarta Gajah Mada le nouveau ibis Jakarta Harmoni
h ibis Jakarta Kemayoran ibis Jakarta Mangga Dua ibis Styles Jakarta Mangga Dua Square ibis Jakarta Arcadia ibis Jakarta Tamarin ibis Jakarta Senen ou encore ibis Jakarta Slipi dont ils disent qu'il est facilement accessible depuis l'aéroport (mais peut être loin du centre ?)
Merci d'avance si vous pouvez m'éclairer.
Séjour Taïwan juillet-août 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous contacte afin de vous demander quelques informations. Je vais partir à Taïwan du 23 juillet 2014 au 11 aout 2014, et oui je sais, ce n'est pas une bonne période au niveau du climat, mais je ne peux pas partir à un autre moment dans l'année...
Je vais voyager de la manière suivante : Taipei (3 jours) / Zhongli (2 jours) / Tainan (4 jours) / Kenting (2 jours) / Taitung (1 jour) / Yilan (1 jour) / Taipei (5 jours). J'ai entendu parler d'une "tourist card" qui faciliterais les déplacements pour les étrangers... Comment fonctionne cette carte ? Combien coûte elle ? Temps de validité ? J'aurais besoin notamment d'utiliser le métro de Taipei, ainsi que des bus ou trains reliant entre elles les villes de mon circuit...
A propos de la nourriture, je suis végétarien. Je recherche des solutions assez bon marché pour manger tous les jours sur place... Est il vrai que la plupart de la nourriture végétarienne à Taïwan est frite ? Auriez vous quelques enseignes ou bonnes adresses à me communiquer ?
Concernant la religion, je n'en ai aucune, et c'est ma première fois en Asie. Je désire visiter quelques temples... Que dois je éviter de faire lors de la visite d'un temple bouddhiste ?
Conseils à propos de la chaleur humide ? je ne l'ai jamais connue...
Merci à vous
Je vous contacte afin de vous demander quelques informations. Je vais partir à Taïwan du 23 juillet 2014 au 11 aout 2014, et oui je sais, ce n'est pas une bonne période au niveau du climat, mais je ne peux pas partir à un autre moment dans l'année...
Je vais voyager de la manière suivante : Taipei (3 jours) / Zhongli (2 jours) / Tainan (4 jours) / Kenting (2 jours) / Taitung (1 jour) / Yilan (1 jour) / Taipei (5 jours). J'ai entendu parler d'une "tourist card" qui faciliterais les déplacements pour les étrangers... Comment fonctionne cette carte ? Combien coûte elle ? Temps de validité ? J'aurais besoin notamment d'utiliser le métro de Taipei, ainsi que des bus ou trains reliant entre elles les villes de mon circuit...
A propos de la nourriture, je suis végétarien. Je recherche des solutions assez bon marché pour manger tous les jours sur place... Est il vrai que la plupart de la nourriture végétarienne à Taïwan est frite ? Auriez vous quelques enseignes ou bonnes adresses à me communiquer ?
Concernant la religion, je n'en ai aucune, et c'est ma première fois en Asie. Je désire visiter quelques temples... Que dois je éviter de faire lors de la visite d'un temple bouddhiste ?
Conseils à propos de la chaleur humide ? je ne l'ai jamais connue...
Merci à vous
Je vais faire la connaissance de Tokyo... English translation pending
...enfin !
Bonjour
En préparation d'un voyage d'une dizaine de jours à Tokyo je constitue un bloc-notes sur lequel j'inscris en vrac toutes les bonnes idées récoltées, grâce aux Vfistes accrédités (merci 😉) et surtout grâce à la bienveillance de mon "japonais" préféré...(re re merci 😊)
La pelote de laines emmêlées se déroule doucement. Je crois avoir intégré l’essentiel et compris qu'il valait mieux profiter de la capitale plutôt que de se disperser... Ce sera donc une première partie du séjour dans un quartier, une nuit à Nikko et la deuxième partie dans un autre quartier. Du classique quoi !
Cependant, quelques points de détails manquent à mon bloc-notes:
Je me suis inscrite sur le Tokyo Safari de David Michaud http://www.tokyosafari.com/ et malgré une relance je n'ai pas eu de réponse. Quelqu'un connaitrait-il ce photographe ? Est-il toujours en activité (son site semble être à jour)? Éventuellement une autre adresse mail que celle de la page "contact" ?
Je souhaiterais dîner dans un "grand" restau. Chef japonais et cuisine japonaise, bien sûr. Je ne doute pas des talents de Joël Robuchon mais ce n'est pas le but... Une adresse à me conseiller ?
Existe-t-il à Tokyo une piscine municipale avec lignes d'eau ? (c'est pas pour faire trempette, c'est pour nager 😛) Peut-on y rentrer sans abonnement ou autres règlements ?
J'ai lu qu'à vélo il était obligatoire de rouler sur les trottoirs... Du coup, je ne vois pas trop l'intérêt... Il n'y a pas la moindre piste cyclable ?
J'en ai fini avec mes questions pour le moment 🙂 Merci d'avance.
Bonjour
En préparation d'un voyage d'une dizaine de jours à Tokyo je constitue un bloc-notes sur lequel j'inscris en vrac toutes les bonnes idées récoltées, grâce aux Vfistes accrédités (merci 😉) et surtout grâce à la bienveillance de mon "japonais" préféré...(re re merci 😊)
La pelote de laines emmêlées se déroule doucement. Je crois avoir intégré l’essentiel et compris qu'il valait mieux profiter de la capitale plutôt que de se disperser... Ce sera donc une première partie du séjour dans un quartier, une nuit à Nikko et la deuxième partie dans un autre quartier. Du classique quoi !
Cependant, quelques points de détails manquent à mon bloc-notes:
Je me suis inscrite sur le Tokyo Safari de David Michaud http://www.tokyosafari.com/ et malgré une relance je n'ai pas eu de réponse. Quelqu'un connaitrait-il ce photographe ? Est-il toujours en activité (son site semble être à jour)? Éventuellement une autre adresse mail que celle de la page "contact" ?
Je souhaiterais dîner dans un "grand" restau. Chef japonais et cuisine japonaise, bien sûr. Je ne doute pas des talents de Joël Robuchon mais ce n'est pas le but... Une adresse à me conseiller ?
Existe-t-il à Tokyo une piscine municipale avec lignes d'eau ? (c'est pas pour faire trempette, c'est pour nager 😛) Peut-on y rentrer sans abonnement ou autres règlements ?
J'ai lu qu'à vélo il était obligatoire de rouler sur les trottoirs... Du coup, je ne vois pas trop l'intérêt... Il n'y a pas la moindre piste cyclable ?
J'en ai fini avec mes questions pour le moment 🙂 Merci d'avance.
Bagages pour la Chine English translation pending
Bonjour à tous
Depuis longtemps nous voyageons avec un sac à dos mais nous allons partir
en Chine pour 1 mois (avec déplacements en train, bus etc...) et je me demandais si la valise légère ne serait pas préférable au sac pour ce pays.J'ai lu dans une discussion qu'il ne fallait rien poser
à terre d'où mon interrogation.Est-ce si différent de l'Inde par exemple pour
l'hygiène?
Merci pour vos avis éclairés
Premier voyage en Chine avec un petit budget English translation pending
bonsoir, je voudrais partir en chine avec 3 personnes mais je ne roule pas sous l'or, il est mieux de faire des voyages organisés (un jour ici un autre là) ou se débrouiller tout seul? Je vie en Suisse, combien faut il compter pour partir 5000.-?
Je n'ai vraiment pas d’expérience là dedans.
Merci d'avance, bonne soirée
Merci d'avance, bonne soirée
Bons plans pour un séjour de trois semaines à Vladivostok? (Russie) English translation pending
Bonjour
Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.
Merci d'avance pour toute info.
Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.
Merci d'avance pour toute info.
Bangkok, amour ou haine? English translation pending
Suite à une demande d'un forumiste qui me posait la question de savoir que faire à BBK durant trois jours, j'ai essayé de lui apporter ma propre et humble perception , lui précisant bien que la 1° fois où j'ai découvert BBK , j'ai sincérement détesté cette ville bruyante, polluée et anachronique! J'y retourne tous les ans depuis plus de dix années et maintenant je suis super heureux d'y revenir.
Et vous, qu'en pensez vous? Amour ou Haine pour BBK ? 🙂 🙁 ?
"Je te remerçie tout d'abord pour ta question et ma réponse ne sera que subjective: Bangkok est une ville impressionnante par son fourmillement , que le 1° spectacle est déjà celui de la rue, par sa diversité , ses bruits, ses odeurs et ses couleurs! Je vais te la jouer "coup de coeur" (avec toute la modestie qui s'impose):
a): Il est impensable d'arriver à BBK, sans visiter le What Phra Kaeo , le What Pho et le grand palais! , des temples certes mais impressionnants par leurs beautés , (ne pas oublier de visiter à l'intérieur le centre de massage, dans le what Pho, il me semble) , entre les deux visites , aller manger prés du petit marché de l'embarcadère du Chao Phraya, où seront servis les mets les plus délicieux , les uns qe les autres (à prix défiant toute concurrence). Pour le soir , pourquoi ne pas aller boire une Chang beer ou une Tiger beer à khao San Road, voir et écouter cette foule immense composée de babab cool, de touristes de toutes horizons et de marchands ambulants, spectacle garanti (se méfier tout de même les prix excercés sont souvent plus chers qu'ailleurs)! Aprés ne t'inquiètes pas t'aura pas besoin de somminifère pour dormir !
b): Si t'es adepte du shooping moderne (qui ne le serait pas à BBK ?), les grands magasins de type MBK, Central Department Store, Zen store, etc ....
c) : Chatuchak Market, considéré comme le plus grand marché du monde (essayer d'y aller le week-end), tu trouves de tout à des prix défiants toute concurence. (une bonne journée)
d) : Le quartier de Lumphini park, déjà parce qu'il représente un bain de fraicheur dans BBK , c'est le quartier ou se côtoient les jeunes universitaires, les hommes d'affaires et les bateleurs. A proximité tu auras un autre marché de nuit Suan Lum Night Bazaar , assez sympa et je vais me faire insulter, les différentes soys où sont toutes les boites gays, prostistuées etc.... à voir (pas conseillé en famille)car malheuresement cela fait partie d'une réalité! Il ya de nombreux petits restaurants, d'échoppes, trés animé . Sinon un peu plus loin le Lumphini Boxing Stadium (se renseignement pour les dates et prix!)
e) : Chinatown est un quartier pittoresque, exotique et animée, regorge de stands de marché et Probablement la plus grande concentration de magasins d'or de la Ville.
f) Si tu as des enfants , la visite de Dusit Zoo peut être sympa, belle ballade au milieu de la population thaï! Toutes ces activités , restent dans une fourchette de prix , les plus raisonnables, sinon , il a la remontée du chao phraya en bateau restaurant, la visite du Marché flottant de Damnoen Saduak et tant d'autres , mais pour cela , il faut sortir les billets lol!
Sans aucune prétention, j'espère que tu trouveras ton bonheur et j'espère qu'un (une) autre forumistes, viendra enrichir ces programmes. Bon séjour en Thaïlande! . Etre déçu de la Thaïlande ? Si tu aime la vie , il n'y a aucune raison de l'être!"
"Je te remerçie tout d'abord pour ta question et ma réponse ne sera que subjective: Bangkok est une ville impressionnante par son fourmillement , que le 1° spectacle est déjà celui de la rue, par sa diversité , ses bruits, ses odeurs et ses couleurs! Je vais te la jouer "coup de coeur" (avec toute la modestie qui s'impose):
a): Il est impensable d'arriver à BBK, sans visiter le What Phra Kaeo , le What Pho et le grand palais! , des temples certes mais impressionnants par leurs beautés , (ne pas oublier de visiter à l'intérieur le centre de massage, dans le what Pho, il me semble) , entre les deux visites , aller manger prés du petit marché de l'embarcadère du Chao Phraya, où seront servis les mets les plus délicieux , les uns qe les autres (à prix défiant toute concurrence). Pour le soir , pourquoi ne pas aller boire une Chang beer ou une Tiger beer à khao San Road, voir et écouter cette foule immense composée de babab cool, de touristes de toutes horizons et de marchands ambulants, spectacle garanti (se méfier tout de même les prix excercés sont souvent plus chers qu'ailleurs)! Aprés ne t'inquiètes pas t'aura pas besoin de somminifère pour dormir !
b): Si t'es adepte du shooping moderne (qui ne le serait pas à BBK ?), les grands magasins de type MBK, Central Department Store, Zen store, etc ....
c) : Chatuchak Market, considéré comme le plus grand marché du monde (essayer d'y aller le week-end), tu trouves de tout à des prix défiants toute concurence. (une bonne journée)
d) : Le quartier de Lumphini park, déjà parce qu'il représente un bain de fraicheur dans BBK , c'est le quartier ou se côtoient les jeunes universitaires, les hommes d'affaires et les bateleurs. A proximité tu auras un autre marché de nuit Suan Lum Night Bazaar , assez sympa et je vais me faire insulter, les différentes soys où sont toutes les boites gays, prostistuées etc.... à voir (pas conseillé en famille)car malheuresement cela fait partie d'une réalité! Il ya de nombreux petits restaurants, d'échoppes, trés animé . Sinon un peu plus loin le Lumphini Boxing Stadium (se renseignement pour les dates et prix!)
e) : Chinatown est un quartier pittoresque, exotique et animée, regorge de stands de marché et Probablement la plus grande concentration de magasins d'or de la Ville.
f) Si tu as des enfants , la visite de Dusit Zoo peut être sympa, belle ballade au milieu de la population thaï! Toutes ces activités , restent dans une fourchette de prix , les plus raisonnables, sinon , il a la remontée du chao phraya en bateau restaurant, la visite du Marché flottant de Damnoen Saduak et tant d'autres , mais pour cela , il faut sortir les billets lol!
Sans aucune prétention, j'espère que tu trouveras ton bonheur et j'espère qu'un (une) autre forumistes, viendra enrichir ces programmes. Bon séjour en Thaïlande! . Etre déçu de la Thaïlande ? Si tu aime la vie , il n'y a aucune raison de l'être!"
Avis sur itinéraire en Chine du Sud de treize jours en hiver? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous preparons un voyage d'une 12aine de jours a HK et le sud de la Chine vers fin Decembre - debut Janvier.
Nous aimerions visiter les villes/regions: - HK - Guilin - Yangshuo - Kunming - Dali - Lijang - Xishuangbanna
Je me rends bien compte que 13 jours c'est TRES peu de temps pour visiter tout ca... Que devrions nous voir en priorite?
Autre chose: il parait que certaines de ces regions sont decevantes a cette periode de l'annee? Est-ce que Dec/Janvier est une mauvaise periode pour visiter ces coins? On envisage eventuellement de decaler notre voyage au printemps si c'est necessaire pour vraiment en profiter.
Merci de votre aide 🙂
Nous preparons un voyage d'une 12aine de jours a HK et le sud de la Chine vers fin Decembre - debut Janvier.
Nous aimerions visiter les villes/regions: - HK - Guilin - Yangshuo - Kunming - Dali - Lijang - Xishuangbanna
Je me rends bien compte que 13 jours c'est TRES peu de temps pour visiter tout ca... Que devrions nous voir en priorite?
Autre chose: il parait que certaines de ces regions sont decevantes a cette periode de l'annee? Est-ce que Dec/Janvier est une mauvaise periode pour visiter ces coins? On envisage eventuellement de decaler notre voyage au printemps si c'est necessaire pour vraiment en profiter.
Merci de votre aide 🙂
Budget de sept cents euros en Chine pour trois semaines: réalisable? English translation pending
Oyé !
Malgré la galère pour trouver un job étudiant cet été, on a quand même décidé de partir (repartir pour mon copain) en Chine au mois de juillet. On a réussi à trouver des billets à un peu moins de 400 euros pour Pékin. Or, on est prêt à dépenser chacun 700 euros en tout (ce qui fait 300 euros sans billets d'avion + visa) pour trois semaines. Mon copain qui a passé un an en Chine pense que c'est possible, surtout si on laisse tomber Hong Kong (ça sera moins compliqué) et qu'on se concentre dans le nord, et le Chine intérieur (voir pourquoi pas la Mongolie ^^)
Est-ce que c'est vraiment possible (si on mange chacun pr 3 euros pas jours et qu'on dort en dortoir) ??
Malgré la galère pour trouver un job étudiant cet été, on a quand même décidé de partir (repartir pour mon copain) en Chine au mois de juillet. On a réussi à trouver des billets à un peu moins de 400 euros pour Pékin. Or, on est prêt à dépenser chacun 700 euros en tout (ce qui fait 300 euros sans billets d'avion + visa) pour trois semaines. Mon copain qui a passé un an en Chine pense que c'est possible, surtout si on laisse tomber Hong Kong (ça sera moins compliqué) et qu'on se concentre dans le nord, et le Chine intérieur (voir pourquoi pas la Mongolie ^^)
Est-ce que c'est vraiment possible (si on mange chacun pr 3 euros pas jours et qu'on dort en dortoir) ??
Voyage de dix jours en Corée du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Je devais aller en Chine mais finallement je vais partir en Corée du sud pour 10 jours/9 nuits.
Je compte réster 4 nuits à Séoul chez des amis, mais après c'est un peu le flou... j'aimerai faire 2 nuits dans deux villes/régions differentes de Séoul avant de passer la derniere nuit à Séoul vu que je dois prendre l'avion tot le matin. Comme je peux avoir des billets sur KE avec Onepass, j'avais penser à faire 2 nuits à Jeju et 2 nuits à Pusan... mais je ne connais rien à la Corée du Sud donc les conseilles de visites ou d'un meilleur itinéraire sont les biens venu. Je suis deja aller plusieurs fois au Japan, mais encore jamais en Corée.
Et aussi une petite question. quel quartier choisir pour les sorties nocturnes à Séoul pour ne pas être entouré de G.I. éméchés...
Merci de votre aide.
Crosby
Je devais aller en Chine mais finallement je vais partir en Corée du sud pour 10 jours/9 nuits.
Je compte réster 4 nuits à Séoul chez des amis, mais après c'est un peu le flou... j'aimerai faire 2 nuits dans deux villes/régions differentes de Séoul avant de passer la derniere nuit à Séoul vu que je dois prendre l'avion tot le matin. Comme je peux avoir des billets sur KE avec Onepass, j'avais penser à faire 2 nuits à Jeju et 2 nuits à Pusan... mais je ne connais rien à la Corée du Sud donc les conseilles de visites ou d'un meilleur itinéraire sont les biens venu. Je suis deja aller plusieurs fois au Japan, mais encore jamais en Corée.
Et aussi une petite question. quel quartier choisir pour les sorties nocturnes à Séoul pour ne pas être entouré de G.I. éméchés...
Merci de votre aide.
Crosby
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Les Chinois passent leur temps à cracher English translation pending
Les Chinois passent leur temps à cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'il crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'aggressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un.
Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs - 1986
Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs - 1986
Compagnie Aeroflot pour Ulan Bator en Mongolie English translation pending
Salut! je suis à planifier un voyage en mongolie vers mai 2008. Je pars de montréal et la plupart des vols que je trouve passe par moscou, avec aeroflot vers ullan. Je me demandais si qqun a pris aeroflot récemment, qu'est-ce que ça dit comme fiabilité des horaires et des avions surtout!
Si vous êtes allés en mongolie et avez des recommandations de guide ou d, agence, je suis preneuse de toute info!!!! On ne sait pas encore ce qu'on va faire au juste, on est encore à se chercher des billets d'avion .... !!
stéphanie
stéphanie