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Népal Haut Mustang English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Madagascar: insécurité pour les touristes English translation pending
Une connaissance d'Alsace, revient de deux mois à Madagascar, (juillet et août) Tana et autres. Je lui annonce fièrement mon prochain voyage à Mada, réponse :" tu es fou, je suis rentrée et content d'être en France, là-bas, attaques au couteau, vols, etc.... au moins une agression par jour à Tana par des jeunes, y compris envers de jeunes femmes malgaches" . D'après lui, sortir le jour ou la nuit serait dangereux!!!!!!!!!!
Il faudrait tout de même que nous soyons informer du danger ou pas d'aller à Mada en septembre ou octobre. Les avis de préférence de vahazas vivants à Mada et plutôt à Tana, me seraient utiles, car je me pose pas mal de question depuis cette discussion. Cet homme a déjà fait 3 fois 2 mois de séjour en 3 années et affirme que la situation est de plus en plus critique! J'ai insisté pour lui dire qu'il abusait un peu, il maintient ses affirmations.
Compte rendu croisière Visions d'Orient Costa Fascinosa 21 août 2013 English translation pending
Bonsoir,
Tout d'abord encore un grand merci à toutes les personnes qui m'ont aidés à préparer cette croisière. C'était ma première croisière et j'avais de nombreuses interrogations, je vais donc à mon tour apporter ma contribution à ce sympathique forum.
Je commencerai par dire que j'ai adoré ce voyage et qu'il fait parti de mes plus beaux souvenirs, j'espère qu'il en sera de même pour les autres croisièristes. J'avais jusqu'alors l'habitude de passer 4 à 5 jours par an dans une grande ville afin de la découvrir (en général en avril) et de passer l'été ; 2 semaines en hôtel club afin de satisfaire les envies de plage de mes enfants ( 20ans, 17 ans et 11 ans) tout en faisant quelques excursions afin de me faire plaisir à moi-même. Jamais l'idée de la croisière ne m'avait effleuré ayant eu un mal de mer terrible lors d'une traversée sur un énorme bateau par une mer d'huile pour me rendre à Ibiza ! Cette année ne supportant plus de faire la planche sur un transat pendant 15 jours j'ai eu l'idée de la croisière afin de pouvoir satisfaire aux exigences de tous les membres de la famille : excursions, bronzing et club enfant.
Le 21 août départ de Paris par vol Air France réservé par Costa. Une fois arrivés à Venise une représentante Costa nous attendait dans l'aéroport pour nous indiquer où nous rendre pour le transfert en bus que nous avions réservé via Costa. Là on nous donne un document à remplir puis au bout d'un quart d'heure nous embarquons dans le bus qui nous amène jusqu'au terminal du bateau. Dans le bus il y a une représentante de Costa qui nous explique que nos bagages vont être pris en charge par Costa et que nous les récupèrerons dans nos cabines. Que nous sommes en vacances et que si nous le souhaitons nous pouvons nous rendre à Venise à condition d'être de retour pour le tous à bord. Une fois descendus du bus nous nous dirigeons vers le vaporetto pour nous rendre place St Marc mais après reflexion nous abandonnons notre projet car 15 euros l'aller retour fois 5 personnes pour 1 heure nous a semblé excessif, de plus ne connaissant pas les procédures d'embarquement nous avions peur de râter notre départ. Nous nous rendons donc dans la salle d'embarquement où règne un grand tumulte. Les gens sont appelés par numéro, nous avions un numéro 7 donc nous attendons longtemps avant de pouvoir monter sur le bateau. Enfin c'est notre tour, nous montons, le bateau est superbe, notre cabine est grande avec une belle fenêtre qui donne sur la mer, nos filles aînées ont une cabine intérieure de l'autre côté du couloir. Nos valises sont déjà devant nos cabines. Il y a 3 grands placards et de nombreux tiroirs, je peux tout ranger sans problème (ceux qui n'est jamais le cas dans les hôtels clubs). Nous montons ensuite sur le pont et nous admirons Venise. La traversée de la lagune est magique ! Pour être au premier rang postez vous à gauche du bateau. Ensuite nous profitons tous de la piscine et nous rentrons dans nos cabines afin de nous préparer pour le dîner (nous sommes au premier service à 19 h). Le repas est très long, le service très lent, nous sortons du restaurant vers 21 heures et les ados râlent qu'elles vont pas passer 2 h à table tous les soirs. Nous sommes tous crevés et nous allons directement nous coucher. Le matelas est sublime, je n'ai jamais mieux dormi de toute ma vie c'est incroyable ! Demain je vous raconterai notre seconde journée
Le 21 août départ de Paris par vol Air France réservé par Costa. Une fois arrivés à Venise une représentante Costa nous attendait dans l'aéroport pour nous indiquer où nous rendre pour le transfert en bus que nous avions réservé via Costa. Là on nous donne un document à remplir puis au bout d'un quart d'heure nous embarquons dans le bus qui nous amène jusqu'au terminal du bateau. Dans le bus il y a une représentante de Costa qui nous explique que nos bagages vont être pris en charge par Costa et que nous les récupèrerons dans nos cabines. Que nous sommes en vacances et que si nous le souhaitons nous pouvons nous rendre à Venise à condition d'être de retour pour le tous à bord. Une fois descendus du bus nous nous dirigeons vers le vaporetto pour nous rendre place St Marc mais après reflexion nous abandonnons notre projet car 15 euros l'aller retour fois 5 personnes pour 1 heure nous a semblé excessif, de plus ne connaissant pas les procédures d'embarquement nous avions peur de râter notre départ. Nous nous rendons donc dans la salle d'embarquement où règne un grand tumulte. Les gens sont appelés par numéro, nous avions un numéro 7 donc nous attendons longtemps avant de pouvoir monter sur le bateau. Enfin c'est notre tour, nous montons, le bateau est superbe, notre cabine est grande avec une belle fenêtre qui donne sur la mer, nos filles aînées ont une cabine intérieure de l'autre côté du couloir. Nos valises sont déjà devant nos cabines. Il y a 3 grands placards et de nombreux tiroirs, je peux tout ranger sans problème (ceux qui n'est jamais le cas dans les hôtels clubs). Nous montons ensuite sur le pont et nous admirons Venise. La traversée de la lagune est magique ! Pour être au premier rang postez vous à gauche du bateau. Ensuite nous profitons tous de la piscine et nous rentrons dans nos cabines afin de nous préparer pour le dîner (nous sommes au premier service à 19 h). Le repas est très long, le service très lent, nous sortons du restaurant vers 21 heures et les ados râlent qu'elles vont pas passer 2 h à table tous les soirs. Nous sommes tous crevés et nous allons directement nous coucher. Le matelas est sublime, je n'ai jamais mieux dormi de toute ma vie c'est incroyable ! Demain je vous raconterai notre seconde journée
3 semaines en famille en Aôut au pays des gens qui sourient et des trains qui partent à l'heure.. English translation pending
Cette année , pas de paysage hallucinant, pas de faune exotique , pas de "rendez-vous en terre inconnue " : mieux : 3 semaines à 5 (avec nos 3 "grands ados" ) sur une autre planète , un univers parallèle ... : LE JAPON !
ITINERAIRE RAPIDE : pour un premier voyage, les circuits "classiques" comportent en gros une semaine à Tokyo et environs , et une semaine à Kyoto , ce que nous avons fait ; ça se complique quand on a la chance de disposer de quelques jours supplémentaires : après quelques interrogations liées essentiellement à la météo en Aôut , on a décidé d'intercaler (après Hiroshima-Miyajima ) , en louant une voiture, quelques jours sur Kyushu (Kumamoto-Aso) afin de voir un peu de "nature" ( nous sommes également fans de volcans ..) , et on a bien fait (pas de typhon ! ) ; autre "input" du programme : essayer de "profiter" des différentes fêtes , cérémonies, feux d'artifice ... qui ponctuent le mois d'Aôut au Japon ; au final le résultat fut donc :
J1 (30 juillet) : départ - J2 -->J7 : Tokyo (dont un jour à Nikko ) ; J8 (6 aout) : Hiroshima (cérémonie) ->Miyajima ; J9 : Kumamoto - J10-J11 : Aso - J12 : Kumamoto - J13 (11 aout) :Miyajima (fireworks) - J14 -> J18 : Kyoto (dont un jour à Nara (14 )pour la cérémonie des lanternes , et le 16 à Kyoto pour les feux de Daimonji ) - J19 (17 Aout) : départ TRANSPORTS : VOL : Turkish Airlines départ Genève ( donc escale courte (2-3h à Istanbul ) avec arrivée Tokyo et retour par Osaka ; tarif : 800 Eur ( vol pris en Avril ) ; Turkish a un service à bord très correct ( ciné +repas) ; Emirates propose également le panachage Tokyo /Osaka , avec un service encore supérieur , mais pour nos dates le tarif était plus élevé et le stop à Dubai plus long , d'où la préférence Turkish TRAIN /JR Pass : en fonction de notre itinéraire, JR pass une semaine activé au départ de Tokyo (J8 ) et se terminant J14 ( Kyoto + AR pour une soirée Osaka ) ; shinkansen réservés sur place la veille ( tokyo ->hiroshima , hiroshima ->kumamoto ) ... ou pas ( hiroshima ->kyoto ) : vu le nombre de trains , pas de problème pour trouver des places même durant la semaine de vacances (Obon ) des Japonais ; on est resté sans voix devant l'efficacité du personnel JR pour délivrer les pass , les billets , les réservations et répondre efficacement aux questions des "touristes" et on a apprécié le confort (place , clim , propreté ) des Shinkansen , sans parler évidemment du respect des horaires ... et on ne peut s'empêcher de comparer avec notre SNCF .... METRO/TRAIN : à Tokyo , prendre des cartes Suica qui évitent de perdre trop de temps à acheter des tickets et sont utilisables sur tous les réseaux (on a également pu les utiliser à Kyoto (lignes JR et métro )) VOITURE : utilisée pour 3 jours départ/retour Kumamoto ( afin de se déplacer facilement dans le secteur du mont Aso ) ; traduction du permis de conduire effectuée auparavant (on me l'a demandée lors de la prise du véhicule) - agence de loc/véhicule : Nissan Cube (histoire d'avoir un véhicule au look vraiment Japonais ! ) ; volume un peu limite pour 5 adultes avec bagages , mais ça passe pour 3 jours ; la conduite à gauche n'est pas un problème , la vitesse moyenne des conducteurs japonais est faible donc être modeste quant aux distances à parcourir chaque jour ... . GPS indispensable fourni à la loc (voix en anglais , cartes exclusivement en Japonais ) - bien penser à partir avec les numéros de téléphone des hôtels /sites prévus puisque le GPS ne fonctionne qu'avec ces infos ( précision du GPS m' a semblé excellente vs modèles "occidentaux ") ; à ceux qui hésitent à louer une voiture au Japon : en dehors des villes , faites le : ça vous permettra d'atteindre des secteurs sans "occidentaux " et comme tout au Japon , ça se fait très facilement !
DIVERS : GUIDES PAPIER : j'avais emmené le guide Voir aux illustrations toujours utiles et le LP récent "essentiel du Japon" (le LP classique est un gros pavé un peu lourd à transporter) ; sur place , plans , guides dispos un peu partout qui évitent donc de trop s'alourdir ( une loupe peut s'avérer parfois utile vu le niveau de détail des plans nippons... ! ) ; INTERNET : pouvoir se connecter localement pour par exemple consulter les horaires de transport (train , avion ...)sur le site :http://www.hyperdia.com/en/ est un plus ; mais pas toujours évident de trouver des spots wifi hors les hotels ( nécessité d'avoir un code dans les starbucks par ex : on sent que ce n'est pas "fait pour les touristes étrangers" ..) CLIMAT : évidemment Aôut n'est pas la période idéale, mais pas le choix ... ; chaleur supportable à Tokyo ( avec des pauses "clim" dès que c'est possible dans les magasins, le métro ....et vending machines tous les 100m ! ) , un peu plus pénible à Kyoto (38C dès le matin , c'est limite) ; les quelques jours sur Kyushu ont en fait été les plus supportables (altitude mont Aso = 1500m ) alors que sur les forums on nous promettait typhons , pluies diluviennes ... ; on a sans doute eu de la chance, car durant 3 semaines soleil et zéro goutte de pluie .... SANTE -SECURITE -HYGIENE-PROPRETE ... : ????????????????? (on comprend mieux après 3 semaines sur place combien les Japonais peuvent être désorientés lorsqu'ils viennent par exemple visiter notre beau pays , le métro , .... ) - évidemment , ne pas rater le rayon "Toto " dans un grand magasin ! ARGENT : viser un peu partout les magasins 7 Eleven dont les ATM acceptent les cartes visa européennes pour retirer du liquide ; sinon cartes visa et amex très souvent acceptées
HEBERGEMENT (j'ai laissé des avis plus détaillés sur tripadvisor ) : TOKYO : Cerulean Tower : "top Hotel " à Shibuya - le tarif est habituellement rédhibitoire , surtout à 5 .... mais il y avait une promo à -50 % en mars ... ; c'est donc la première fois ou j'ai réservé un hotel avant le billet d'avion ! ; sachant que , comme généralement au Japon , il y a possibilité d'annuler jusque quasiment la veille , j'ai pu ensuite " ajuster les dates exactes une fois le billet d'avion acheté ; les chambres sont magnifiques et spacieuses ( mini 20e étage ->vue sur Tokyo ), la situation top à 2 pas du "crossing" de Shibuya , le bar en haut de la tour façon Park Hyatt dans "lost in translation" un must (même si on n'y dort pas !) , et le service est , comment dire ... japonais ! KYOTO : Matsubaya Inn : Bien "coté" à juste raison sur les forums et sur tripadvisor : excellente situation à 10' à pied de la gare (donc très pratique puisque la majorité des sites à Kyoto se visitent avec bus/train départ gare ) , chambres (futons) très propres , wifi ... (mais ce n'est pas un "vrai" ryokan type celui testé à Aso ci-dessous ) MIYAJIMA : Nakaya B&B : 3 chambres impeccables , en plein centre du village ; à un tarif très compétitif pour Miyajima ; (la propriétaire parle un Anglais parfait ; allez y de ma part ! ) http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1022438-d2413888-Reviews-Nakaya_B_B-Hatsukaichi_Hiroshima_Prefecture_Chugoku.html KUMAMOTO : Toyoko Inn : business hotel classique : tarif imbattable, tout le confort nécessaire , mais chambre très petite (maxi 2 /chambre) ; à 50 m de la gare , elle même à 50 m de la location de voiture -> très pratique ! ASO : Sozankyo Ryokan : "vrai " Ryokan à essayer au moins une nuit lors d'un séjour au Japon , pour avoir le plaisir de pratiquer l'onsen ("privé" et "public" cohabitent dans ce ryokan) , de se balader en yukata , de tester un "vrai" repas japonais ( menu long comme le bras, saveurs inconnues , poisson au petit déj ...) et d'apprécier le service nippon à son meilleur !
RESTAURANTS : un des points "forts" d'un séjour au Japon .... ; on a donc testé un peu de tout au niveau nourriture , ambiance ... . voici notre sélection (critiques sur tripadvisor pour plus de détails ... ) TOKYO :
Genki Sushi (shibuya ) : la description : http://localglobalworld.blogspot.fr/2012/10/genki-sushi-shibuya-tokyo.html
http://www.youtube.com/watch?v=f-UwaIriMdI
donc , plus fort que le tapis roulant de sushis , le sushi sur navette automatique qui s'arrête devant votre place ... ; rapide , efficace (japonais ...) , et en plus bon marché
Christon Cafe (shinjuku ) : déco kitch "religieuse chrétienne " évidemment inimaginable en Occident ; cuisine correcte
Ninja Restaurant (Akasaka) : resto à thème (donc Ninja) assez connu : décor "ninja" , serveurs " ninja" , menu japonais ( une dizaine de plats) très correct mais un peu cher
Robot Restaurant ( Shinjuku-kabuchiko ) : là on entre dans l'indescriptible : on n 'y vient pas pour le repas (lunch box banale) mais pour le spectacle dans la salle : à prendre au x ième degré , et pour (un peu ) comprendre ce qu'est le Japon "moderne" ( et par exemple enchainer le lendemain par un diner traditionnel dans un ryokan pour bien saisir le contraste ... ) ; pour l'anecdote le clip du groupe muse "panic station " a été pour partie tourné dans ce resto (http://www.youtube.com/watch?v=6uBK5kvakD8
HIROSHIMA : okonomi mura : " village des okonomiyakis" : dans un building, une quinzaine de restos identiques consacrés à la spécialité locale ( qu'on trouve heureusement aussi ailleurs au japon ! ) : l'okonomiyaki ! : pas cher, consistant ( ce qui n'est pas toujours le cas des "portions japonaises " un peu légères pour les estomacs occidentaux , donc plat bien apprécié de nos ados ! ) MIYAJIMA : tenter les huitres chaudes ....
JOUR APRES JOUR ....
J1 ->J6 : TOKYO
J1 : arrivée Narita vers 10h ; en logeant au Cerulean , le plus simple pour s'y rendre avec les bagages est de prendre un "limousine bus" qui amène directement à Shibuya ; après midi : visite à pied de Shibuya ( crossing , hachiko, building 109 , magasin tokyu hands , premiers pachinkos .... ) ; le quartier des "love hotels " (dogenzaka) très kitsch est à voir, et idem , il faut trouver les miniscules bars qui se trouvent en bordure de la ligne yamanote vers le nord )
J2 : Asakusa , Senso-Ji --> à pied jusque Ueno via kappabashi -dori ( quartier des ustensiles de cuisine mais pas trouvé les "usines" ou sont fabriqués les plats artificiels ; help !!!) - visite "rapide" du parc d'Ueno (tosho -gu , étang avec pédalos canards ...) --> à pied vers marché d'Ameyoko --> à pied vers Akihabara ... pause+test dans les nombreux "game center" ...
soirée à Shinjuku (kabuchiko , golden gai .... : ne pas rater le temple hanazone "caché " qui se trouve à proximité du golden gai )
J3 : Nikko ! ( vendredi, donc on a sciemment évité la cohue du we ) ... . à la classique question "que faire à proximité de Tokyo sur un jour" , j'avais donc opté pour Nikko ( histoire de prendre (un peu ... ) le frais et de voir des temples et un environnement un peu différents ) , et rejeté les autres sites Hakone ( peu de chance de voir le fuji en été ) et Kamakura ( vu qu'on allait ensuite à Nara-Kyoto ) ; comme on a quitté Tokyo pas très tot le matin , nous n'avons pas eu le temps de monter jusqu'aux lacs de chuzenji ( trajet en bus assez long et bus pas très fréquents) ; Sans JR pass activé , le meilleur plan pour se rendre à Nikko est d'aller à la gare d'Asakusa (tobu line) et de prendre le pass adhoc (plusieurs formules , mais comme dab, on vous expliquera au bureau ! )
Le soir , ça vaut la peine de repasser au senso -ji à Asakusa , puisque tout est "illuminé " et qu'il y a beaucoup moins de touristes (boutiques de l'allée fermées)
J4 : Ryogoku : pas de tournoi de Sumo en Aout (et le musée du sumo est fermé le Samedi ) , mais on avait bien l'intention avec nos ados de "visiter" une écurie ... ; j'avais noté l'adresse de "kokonoe beya" dans le secteur, et on a tenté le coup en sonnant à l'entrée vers 8H30 .... en insistant "un peu" , on nous a laissé entrer, et on a pu assister à la fin de l'entrainement (arriver plus tôt aurait été meilleur) : super expérience , impressionnant et à mon avis incontournable si on veut vraiment voir tous les aspects du Japon ... . Ensuite : musée Edo (dans le même quartier ) : les maquettes en particulier sont magnifiques ( avec évidemment le gout du détail propre aux Japonais ...) , puis retour Asakusa pour croisière sur la Sumida - Shinjuku (quartier moderne -> montée à la mairie de Tokyo )
J5 (dimanche ) : métro jusque Harajuku , puis : parc Yoyogi (pour voir les rockers à l'entrée du parc) - Meiji Jingu (pour voir les cérémonies de mariage) - Pont Harajuku ( pour voir les cosplayers , mais absents ce dimanche, sans doute à cause du festival à Nagoya au même moment nous a t on indiqué ! ) - Harajuku ( takeshita dori) - Omote sando avec arrêt obligatoire chez kiddyland pour les jouets et à l'oriental Bazaar pour les "souvenirs de bonne facture" - retour à pied Shibuya via les ruelles ...
J6 : Akasaka (temple hie jinja avec très belle allée de toris rouge , pour ceux qui n'iront pas à Fushimi Inari à Kyoto) -> Ginza ( juste pour se faire le magasin de jouets Hakuhinkan , à mon avis plus "riche " que kiddyland )) --> Odaiba : musée des sciences (miraikan : pas mal , mais on reste un peu sur sa faim pour la partie "robots" (alors qu'on parle sans cesse du Japon "pays des robots" .... ) , puis parc avec statue de la liberté pour la vue sur la baie, centre commercial "diver city " pour la statue taille réelle du robot gundam (18m ...) , , et Toyota megaweb pour les voitures pokemon ... FIN DU SEJOUR A TOKYO !!!!! : en 4.5 jours "intra muros" , on parvient donc à voir pas mal de choses bien différentes, en combinant marche , métro, voire bateau , en switchant en permanence entre le Japon ancien et actuel , sans overdose de temples ou de musées , et sans risquer à un seul moment l'ennui tant le "spectacle" est autant dans la rue que dans les points à "visiter" ; vue le "confort" du métro (clim, propreté etc ...) et les vendings machines à profusion , on n' a pas trop souffert de la chaleur et pu s'enfiler ce copieux programme sans overdose ni lassitude de nous 5 !
J7 (6 Aout) : départ Tokyo ( JR pass validé et résas effectuées la veille) - arrivée HIROSHIMA vers 14h : okonomi mura puis --> parc +musée de la Bombe
Volontairement, j'avais calé le programme pour étre à Hiroshima le jour anniversaire afin d'assister à l'émouvante cérémonie des lanternes
http://www.youtube.com/watch?v=lD9Imb3u8OU ; no comment .....
le soir , après la cérémonie , train +ferry (inclus dans le JR pass ) ->miyajima ( vers 21h , ferry et rues de Miyajima vides ...)
(ça se fait donc sur la journée , sans forcément devoir dormir à Hiroshima avant d'aller à Miyajima) -le Tori est éclairé jusque 23h ...
J8 : MIYAJIMA :
le matin , mont Misen ( AR en téléphérique, lui aussi avec clim , ventilateurs ... à la japonaise , car chaleur vraiment trop forte pour faire toute la ballade à pied) ;
vue assez dégagée sur la mer intérieure en haut, et temples sur le chemin pas mal ... donc ça vaut la peine d'y monter !
apres -midi : retour Hiroshima -> Shinkansen jusque Kumamoto (sans résa préalable)
J9 : KUMAMOTO - ASO : prise de la voiture de loc ("évidemment" on est au Japon, j'étais attendu ....), puis environ 2h de route jusque Aso ; montée au bord du cratère principal (on y est allé directement sans attendre , car pas "d'interdiction à cause des fumées toxiques ce jour-là ) - la vue est spectaculaire, même si , quand on y est passé, le lac volcanique était un peu dans la brume et pas de la couleur bleue outremer souvent visible sur les photos .. . pas un seul "occidental" aux alentours comme d'ailleurs durant les 3 jours passés dans cette région . le musée du volcan est intéressant également
J10 : ASO - BEPPU : une petite route de montagne spectaculaire permet de monter "droit " de Aso jusqu'au bord de la caldeira (demander le plan au sozankyo ) et de profiter des meilleurs points de vue sur l'ensemble du volcan ; ensuite trajet -> Hita -> Yufuin ->beppu -> retour Aso ; on a fait un stop à Yufuin : longue rue piétonne "touristique " intéressante surtout par le fait que nous étions les seuls non -japonais , mais le "folk art village" décrit dans le guide voir ne vaut pas tripette ... . A Beppu , visite au pas de course des enfers ( les 7 situés dans le même secteur avec le bassin bleu , le rouge .... ) : pas mal , mais pas incontournable et attention àux horaires de fermeture ( 17h , donc pas 17H05 ! )
J11 : ASO - TAKACHIHO-KUMAMOTO : le temple d'Aso est à voir (et comme dab pas envahi par les touristes ) ; ensuite direction la gorge de Takachiho (orgues basaltiques) - inutile d'espérer faire le petit tour en bateau au fond de la gorge : 3h d'attente ce jour-là .... (enfin plutôt entre 2H30 et 2H45 comme indiqué sur les panneaux mis à jour quasiment en temps réel ! ) ; tout le secteur (tour du mont Aso ) et le retour vers Kumamoto sont agréables a parcourir en voiture : routes peu fréquentées , mais ne pas espérer dépasser le 50 km/h de moyenne (les dépassements , l'usage du klaxon, les accélarations brusques ....etc étant bien entendu des pratiques complètement inusitées au Japon , mais on s'y fait ! ) ; pour compléter ce mini trip volcanique , on aurait aimé descendre par exemple jusque Yagoshima ( juste avant l'eruption du sakurajima ...) , ou pousser vers Nagasaki via le Unzen , mais il aurait fallu 2/3 jours de plus...
J12 (11 aout ) : KUMAMOTO -MIYAJIMA : le matin , visite du chateau : celui de Himeji étant en travaux, celui de Kumamoto , moins "fréquenté" fait très bien l'affaire si on veut avoir une bon exemple de chateau Japonais ( magnifiques salles "reconstruites" , plusieurs "tours" , énormes remparts , ...) ; après -midi shinkansen -> hiroshima ->miyajima ; la raison d'un second passage à Miyajima était la possibilité d'assister au feu d'artifice qui draine une foule énorme .. . :
http://gyozafox.wordpress.com/2010/08/15/sacred-fireworks/ ; vaut vraiment le déplacement , non seulement pour les "fireworks " eux -memes ( le combo feu + tori est très recherché .... ) mais également pour "l'atmosphère " de fête , les familles en yukatas , les trains et ferries bondés .... ) - on a eu le privilège de pouvoir encore dormir sur l'ile une fois la foule repartie ..
J13 : MIYAJIMA ->KYOTO ->OSAKA ->KYOTO
le matin , visite du sanctuaire Utsukushima , puis du Daisho-in : parmi les nombreux temples vus et à voir ensuiteà Kyoto , celui-ci , bouddhique , sort vraiment du lot , et il ne faut surtout quitter miyajima sans faire le détour (est sur le chemin du mont misen , pour les courageux ...) ; après midi : Hiroshima ->Kyoto , puis soirée à Osaka (pour profiter du dernier jour de notre JR pass ) - l'atmosphère de Dotonbori le soir "vaut le détour" et pas redondante avec par exemple shibuya-shinjuku à Tokyo .... entre le calme d'Aso et les soirées à Kyoto , ce petit intermède urbain à Osaka , avec une dose de pachinkos, game center ... fut bien apprécié par nos ados !
J14 : KYOTO :
circuit classique à pied à Higashiyama : Kyomizu dera -Yasaka- parc Maruyama- Chion in .... puis Gion Potoncho .... . ; un peu "pénible" sous la chaleur pas le choix ! J15 : KYOTO -NARA
matin : la suite classique : temple d'or - Ryoan Ji pour le jardin zen ... nb : plutot que de revenir en bus, on a pris les "petites lignes de train locales " départ près du Ryoan-Ji , pas plus long que le bus malgré les changements et beaucoup plus agréable (pas de touristes ...) ;
après midi : Nara
le but était de rester le soir pour la cérémonie des lanternes au sanctuaire Kasuga : c'est magnifique, mais le plus spectaculaire fut sans doute la vision de la tête du bouddah apparaissaissant par la fenètre d'habitude fermée du Todai-ji ; des milliers de japonais étaient venus voir ce spectacle ( Todai ji exceptionnellement ouvert et éclairé après 19h et entrée gratuite) et , à mon avis , ca justifie qu'on organise son séjour à Kyoto autour de cet événement ( davantage que daimonji bon fire le surlendemain à Kyoto )
J16 : KYOTO -ARASHIYAMA
on continue dans le classique : le matin temple d'argent -> chemin des philosophes (faire un petit détour pour voir le honen-in ) ; la vision des jardiniers qui enlévent les minuscules mauvaises herbes dans les jardins zen ( récolte journalière : maxi un bac ? ) est surréaliste .. -> nanzen ji
après midi : Arashiyama : la bambouseraie est à voir , mais en revanche le pont togetsu -kyo ne nous a pas vraiment impressionné ... ; en fait on venait principalement pour assister à la pêche aux cormorans (visible uniquement de juillet à septembre) : c'est évidemment "touristique" , mais quand même intéressant et permet de voir autre chose que des temples lors d'un séjour à Kyoto (et pas de touristes occidentaux ...) ; attention , les bateaux étaient pleins quand on l'a fait, mais on peut prendre les billets dès 18h ( séances à 19h et 20h ) .... ; pas tenté la descente en "raft japonais" proposée dans le secteur , car ne m'avait pas semblé vraiment "sportif" (des avis contraires ? )
J17 (16 Aout ) : KYOTO
matin : Fushimi Inari : magnifiques allées de toris rouge .... on n'est pas monté jusqu'en haut de la colline vu la chaleur , et ça ne semblait pas indispensable...
après midi : studios cinématographiques Toei (idem, histoire de voir autre chose que des temples ...) : entrée assez chère (et la plupart des attractions avec supplément ) , et niveau "moyen" (donc en résumé à notre avis , évitable surtout si on cherche à comparer avec des sites/parcs style "universal studios " aux USA )
le soir : Daimonji (kanji en feux sur les collines) ; l'OT de Kyoto fournit la liste détaillée des différents feux et des emplacements d'où les voir ; pour notre part , vers le pont Marutamachi (mais on ne voit que 2 feux ) ; attention , les feux ne sont visibles qu'environ 15' vers 20h donc nécessité d'etre au bon endroit tout de suite ! à choisir, cérémonie à Nara plus impressionnante
J18 :KYOTO
matin : temple To Ji ( proche de la gare , belle pagode)
après midi : marché Nishiki ( on ne se lasse pas des étals de poisson , des légumes emballés à l'unité ...) + galeries couvertes Teramachi
limousine bus -> Aéroport Osaka ... FIN !
CONCLUSION : les tops :
- pêle mêle les "poncifs " japonais qui se vérifient sur place : propreté, sécurité, organisation , ponctualité, pragmatisme , amabilité , sourire , sens du service ...
- le spectacle continuel dans la rue dû au décalage complet vs nos "standards" (avec le petit plus : les enseignes en "franponais" un peu partout ...)
- la nourriture (expériences culinaires, choix , tarifs ...) ,
- le peu de temps perdu dans les transports , les attentes diverses ... vu que tout est "fluide " ( donc notre programme a été "avalé " sans problème)
- les différents festivals , cérémonies .... auxquelles on a pu assister
- l'exotisme du en particulier à la "rareté " voire l'absence de touristes non-japonais
-destination à mon avis à privilégier (en famille ) avec des ados plutôt qu'avec des enfants ( sinon , une grande partie des "poncifs " ci-dessus risque de leur échapper ce qui serait dommage ) les bémols (pas de flops ! ) :
- climat pas idéal , mais c'était prévu et ne nous a pas "freiné " (on a cependant eu de la chance : pas de pluie, pas de typhon .. et ... zéro secousse sismique ressentie ) - paysages , nature , animaux : rien d'extraordinaire, mais on le savait avant d'y aller (idem évidemment pour le balnéaire , puisque okinawa pas au programme ) !
commentaires , réactions ...attendus avec impatience !
ITINERAIRE RAPIDE : pour un premier voyage, les circuits "classiques" comportent en gros une semaine à Tokyo et environs , et une semaine à Kyoto , ce que nous avons fait ; ça se complique quand on a la chance de disposer de quelques jours supplémentaires : après quelques interrogations liées essentiellement à la météo en Aôut , on a décidé d'intercaler (après Hiroshima-Miyajima ) , en louant une voiture, quelques jours sur Kyushu (Kumamoto-Aso) afin de voir un peu de "nature" ( nous sommes également fans de volcans ..) , et on a bien fait (pas de typhon ! ) ; autre "input" du programme : essayer de "profiter" des différentes fêtes , cérémonies, feux d'artifice ... qui ponctuent le mois d'Aôut au Japon ; au final le résultat fut donc :
J1 (30 juillet) : départ - J2 -->J7 : Tokyo (dont un jour à Nikko ) ; J8 (6 aout) : Hiroshima (cérémonie) ->Miyajima ; J9 : Kumamoto - J10-J11 : Aso - J12 : Kumamoto - J13 (11 aout) :Miyajima (fireworks) - J14 -> J18 : Kyoto (dont un jour à Nara (14 )pour la cérémonie des lanternes , et le 16 à Kyoto pour les feux de Daimonji ) - J19 (17 Aout) : départ TRANSPORTS : VOL : Turkish Airlines départ Genève ( donc escale courte (2-3h à Istanbul ) avec arrivée Tokyo et retour par Osaka ; tarif : 800 Eur ( vol pris en Avril ) ; Turkish a un service à bord très correct ( ciné +repas) ; Emirates propose également le panachage Tokyo /Osaka , avec un service encore supérieur , mais pour nos dates le tarif était plus élevé et le stop à Dubai plus long , d'où la préférence Turkish TRAIN /JR Pass : en fonction de notre itinéraire, JR pass une semaine activé au départ de Tokyo (J8 ) et se terminant J14 ( Kyoto + AR pour une soirée Osaka ) ; shinkansen réservés sur place la veille ( tokyo ->hiroshima , hiroshima ->kumamoto ) ... ou pas ( hiroshima ->kyoto ) : vu le nombre de trains , pas de problème pour trouver des places même durant la semaine de vacances (Obon ) des Japonais ; on est resté sans voix devant l'efficacité du personnel JR pour délivrer les pass , les billets , les réservations et répondre efficacement aux questions des "touristes" et on a apprécié le confort (place , clim , propreté ) des Shinkansen , sans parler évidemment du respect des horaires ... et on ne peut s'empêcher de comparer avec notre SNCF .... METRO/TRAIN : à Tokyo , prendre des cartes Suica qui évitent de perdre trop de temps à acheter des tickets et sont utilisables sur tous les réseaux (on a également pu les utiliser à Kyoto (lignes JR et métro )) VOITURE : utilisée pour 3 jours départ/retour Kumamoto ( afin de se déplacer facilement dans le secteur du mont Aso ) ; traduction du permis de conduire effectuée auparavant (on me l'a demandée lors de la prise du véhicule) - agence de loc/véhicule : Nissan Cube (histoire d'avoir un véhicule au look vraiment Japonais ! ) ; volume un peu limite pour 5 adultes avec bagages , mais ça passe pour 3 jours ; la conduite à gauche n'est pas un problème , la vitesse moyenne des conducteurs japonais est faible donc être modeste quant aux distances à parcourir chaque jour ... . GPS indispensable fourni à la loc (voix en anglais , cartes exclusivement en Japonais ) - bien penser à partir avec les numéros de téléphone des hôtels /sites prévus puisque le GPS ne fonctionne qu'avec ces infos ( précision du GPS m' a semblé excellente vs modèles "occidentaux ") ; à ceux qui hésitent à louer une voiture au Japon : en dehors des villes , faites le : ça vous permettra d'atteindre des secteurs sans "occidentaux " et comme tout au Japon , ça se fait très facilement !
DIVERS : GUIDES PAPIER : j'avais emmené le guide Voir aux illustrations toujours utiles et le LP récent "essentiel du Japon" (le LP classique est un gros pavé un peu lourd à transporter) ; sur place , plans , guides dispos un peu partout qui évitent donc de trop s'alourdir ( une loupe peut s'avérer parfois utile vu le niveau de détail des plans nippons... ! ) ; INTERNET : pouvoir se connecter localement pour par exemple consulter les horaires de transport (train , avion ...)sur le site :http://www.hyperdia.com/en/ est un plus ; mais pas toujours évident de trouver des spots wifi hors les hotels ( nécessité d'avoir un code dans les starbucks par ex : on sent que ce n'est pas "fait pour les touristes étrangers" ..) CLIMAT : évidemment Aôut n'est pas la période idéale, mais pas le choix ... ; chaleur supportable à Tokyo ( avec des pauses "clim" dès que c'est possible dans les magasins, le métro ....et vending machines tous les 100m ! ) , un peu plus pénible à Kyoto (38C dès le matin , c'est limite) ; les quelques jours sur Kyushu ont en fait été les plus supportables (altitude mont Aso = 1500m ) alors que sur les forums on nous promettait typhons , pluies diluviennes ... ; on a sans doute eu de la chance, car durant 3 semaines soleil et zéro goutte de pluie .... SANTE -SECURITE -HYGIENE-PROPRETE ... : ????????????????? (on comprend mieux après 3 semaines sur place combien les Japonais peuvent être désorientés lorsqu'ils viennent par exemple visiter notre beau pays , le métro , .... ) - évidemment , ne pas rater le rayon "Toto " dans un grand magasin ! ARGENT : viser un peu partout les magasins 7 Eleven dont les ATM acceptent les cartes visa européennes pour retirer du liquide ; sinon cartes visa et amex très souvent acceptées
HEBERGEMENT (j'ai laissé des avis plus détaillés sur tripadvisor ) : TOKYO : Cerulean Tower : "top Hotel " à Shibuya - le tarif est habituellement rédhibitoire , surtout à 5 .... mais il y avait une promo à -50 % en mars ... ; c'est donc la première fois ou j'ai réservé un hotel avant le billet d'avion ! ; sachant que , comme généralement au Japon , il y a possibilité d'annuler jusque quasiment la veille , j'ai pu ensuite " ajuster les dates exactes une fois le billet d'avion acheté ; les chambres sont magnifiques et spacieuses ( mini 20e étage ->vue sur Tokyo ), la situation top à 2 pas du "crossing" de Shibuya , le bar en haut de la tour façon Park Hyatt dans "lost in translation" un must (même si on n'y dort pas !) , et le service est , comment dire ... japonais ! KYOTO : Matsubaya Inn : Bien "coté" à juste raison sur les forums et sur tripadvisor : excellente situation à 10' à pied de la gare (donc très pratique puisque la majorité des sites à Kyoto se visitent avec bus/train départ gare ) , chambres (futons) très propres , wifi ... (mais ce n'est pas un "vrai" ryokan type celui testé à Aso ci-dessous ) MIYAJIMA : Nakaya B&B : 3 chambres impeccables , en plein centre du village ; à un tarif très compétitif pour Miyajima ; (la propriétaire parle un Anglais parfait ; allez y de ma part ! ) http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g1022438-d2413888-Reviews-Nakaya_B_B-Hatsukaichi_Hiroshima_Prefecture_Chugoku.html KUMAMOTO : Toyoko Inn : business hotel classique : tarif imbattable, tout le confort nécessaire , mais chambre très petite (maxi 2 /chambre) ; à 50 m de la gare , elle même à 50 m de la location de voiture -> très pratique ! ASO : Sozankyo Ryokan : "vrai " Ryokan à essayer au moins une nuit lors d'un séjour au Japon , pour avoir le plaisir de pratiquer l'onsen ("privé" et "public" cohabitent dans ce ryokan) , de se balader en yukata , de tester un "vrai" repas japonais ( menu long comme le bras, saveurs inconnues , poisson au petit déj ...) et d'apprécier le service nippon à son meilleur !
RESTAURANTS : un des points "forts" d'un séjour au Japon .... ; on a donc testé un peu de tout au niveau nourriture , ambiance ... . voici notre sélection (critiques sur tripadvisor pour plus de détails ... ) TOKYO :
Genki Sushi (shibuya ) : la description : http://localglobalworld.blogspot.fr/2012/10/genki-sushi-shibuya-tokyo.html
http://www.youtube.com/watch?v=f-UwaIriMdI
donc , plus fort que le tapis roulant de sushis , le sushi sur navette automatique qui s'arrête devant votre place ... ; rapide , efficace (japonais ...) , et en plus bon marché
Christon Cafe (shinjuku ) : déco kitch "religieuse chrétienne " évidemment inimaginable en Occident ; cuisine correcte
Ninja Restaurant (Akasaka) : resto à thème (donc Ninja) assez connu : décor "ninja" , serveurs " ninja" , menu japonais ( une dizaine de plats) très correct mais un peu cher
Robot Restaurant ( Shinjuku-kabuchiko ) : là on entre dans l'indescriptible : on n 'y vient pas pour le repas (lunch box banale) mais pour le spectacle dans la salle : à prendre au x ième degré , et pour (un peu ) comprendre ce qu'est le Japon "moderne" ( et par exemple enchainer le lendemain par un diner traditionnel dans un ryokan pour bien saisir le contraste ... ) ; pour l'anecdote le clip du groupe muse "panic station " a été pour partie tourné dans ce resto (http://www.youtube.com/watch?v=6uBK5kvakD8
HIROSHIMA : okonomi mura : " village des okonomiyakis" : dans un building, une quinzaine de restos identiques consacrés à la spécialité locale ( qu'on trouve heureusement aussi ailleurs au japon ! ) : l'okonomiyaki ! : pas cher, consistant ( ce qui n'est pas toujours le cas des "portions japonaises " un peu légères pour les estomacs occidentaux , donc plat bien apprécié de nos ados ! ) MIYAJIMA : tenter les huitres chaudes ....
JOUR APRES JOUR ....
J1 ->J6 : TOKYO
J1 : arrivée Narita vers 10h ; en logeant au Cerulean , le plus simple pour s'y rendre avec les bagages est de prendre un "limousine bus" qui amène directement à Shibuya ; après midi : visite à pied de Shibuya ( crossing , hachiko, building 109 , magasin tokyu hands , premiers pachinkos .... ) ; le quartier des "love hotels " (dogenzaka) très kitsch est à voir, et idem , il faut trouver les miniscules bars qui se trouvent en bordure de la ligne yamanote vers le nord )
J2 : Asakusa , Senso-Ji --> à pied jusque Ueno via kappabashi -dori ( quartier des ustensiles de cuisine mais pas trouvé les "usines" ou sont fabriqués les plats artificiels ; help !!!) - visite "rapide" du parc d'Ueno (tosho -gu , étang avec pédalos canards ...) --> à pied vers marché d'Ameyoko --> à pied vers Akihabara ... pause+test dans les nombreux "game center" ...
soirée à Shinjuku (kabuchiko , golden gai .... : ne pas rater le temple hanazone "caché " qui se trouve à proximité du golden gai )
J3 : Nikko ! ( vendredi, donc on a sciemment évité la cohue du we ) ... . à la classique question "que faire à proximité de Tokyo sur un jour" , j'avais donc opté pour Nikko ( histoire de prendre (un peu ... ) le frais et de voir des temples et un environnement un peu différents ) , et rejeté les autres sites Hakone ( peu de chance de voir le fuji en été ) et Kamakura ( vu qu'on allait ensuite à Nara-Kyoto ) ; comme on a quitté Tokyo pas très tot le matin , nous n'avons pas eu le temps de monter jusqu'aux lacs de chuzenji ( trajet en bus assez long et bus pas très fréquents) ; Sans JR pass activé , le meilleur plan pour se rendre à Nikko est d'aller à la gare d'Asakusa (tobu line) et de prendre le pass adhoc (plusieurs formules , mais comme dab, on vous expliquera au bureau ! )
Le soir , ça vaut la peine de repasser au senso -ji à Asakusa , puisque tout est "illuminé " et qu'il y a beaucoup moins de touristes (boutiques de l'allée fermées)
J4 : Ryogoku : pas de tournoi de Sumo en Aout (et le musée du sumo est fermé le Samedi ) , mais on avait bien l'intention avec nos ados de "visiter" une écurie ... ; j'avais noté l'adresse de "kokonoe beya" dans le secteur, et on a tenté le coup en sonnant à l'entrée vers 8H30 .... en insistant "un peu" , on nous a laissé entrer, et on a pu assister à la fin de l'entrainement (arriver plus tôt aurait été meilleur) : super expérience , impressionnant et à mon avis incontournable si on veut vraiment voir tous les aspects du Japon ... . Ensuite : musée Edo (dans le même quartier ) : les maquettes en particulier sont magnifiques ( avec évidemment le gout du détail propre aux Japonais ...) , puis retour Asakusa pour croisière sur la Sumida - Shinjuku (quartier moderne -> montée à la mairie de Tokyo )
J5 (dimanche ) : métro jusque Harajuku , puis : parc Yoyogi (pour voir les rockers à l'entrée du parc) - Meiji Jingu (pour voir les cérémonies de mariage) - Pont Harajuku ( pour voir les cosplayers , mais absents ce dimanche, sans doute à cause du festival à Nagoya au même moment nous a t on indiqué ! ) - Harajuku ( takeshita dori) - Omote sando avec arrêt obligatoire chez kiddyland pour les jouets et à l'oriental Bazaar pour les "souvenirs de bonne facture" - retour à pied Shibuya via les ruelles ...
J6 : Akasaka (temple hie jinja avec très belle allée de toris rouge , pour ceux qui n'iront pas à Fushimi Inari à Kyoto) -> Ginza ( juste pour se faire le magasin de jouets Hakuhinkan , à mon avis plus "riche " que kiddyland )) --> Odaiba : musée des sciences (miraikan : pas mal , mais on reste un peu sur sa faim pour la partie "robots" (alors qu'on parle sans cesse du Japon "pays des robots" .... ) , puis parc avec statue de la liberté pour la vue sur la baie, centre commercial "diver city " pour la statue taille réelle du robot gundam (18m ...) , , et Toyota megaweb pour les voitures pokemon ... FIN DU SEJOUR A TOKYO !!!!! : en 4.5 jours "intra muros" , on parvient donc à voir pas mal de choses bien différentes, en combinant marche , métro, voire bateau , en switchant en permanence entre le Japon ancien et actuel , sans overdose de temples ou de musées , et sans risquer à un seul moment l'ennui tant le "spectacle" est autant dans la rue que dans les points à "visiter" ; vue le "confort" du métro (clim, propreté etc ...) et les vendings machines à profusion , on n' a pas trop souffert de la chaleur et pu s'enfiler ce copieux programme sans overdose ni lassitude de nous 5 !
J7 (6 Aout) : départ Tokyo ( JR pass validé et résas effectuées la veille) - arrivée HIROSHIMA vers 14h : okonomi mura puis --> parc +musée de la Bombe
Volontairement, j'avais calé le programme pour étre à Hiroshima le jour anniversaire afin d'assister à l'émouvante cérémonie des lanternes
http://www.youtube.com/watch?v=lD9Imb3u8OU ; no comment .....
le soir , après la cérémonie , train +ferry (inclus dans le JR pass ) ->miyajima ( vers 21h , ferry et rues de Miyajima vides ...)
(ça se fait donc sur la journée , sans forcément devoir dormir à Hiroshima avant d'aller à Miyajima) -le Tori est éclairé jusque 23h ...
J8 : MIYAJIMA :
le matin , mont Misen ( AR en téléphérique, lui aussi avec clim , ventilateurs ... à la japonaise , car chaleur vraiment trop forte pour faire toute la ballade à pied) ;
vue assez dégagée sur la mer intérieure en haut, et temples sur le chemin pas mal ... donc ça vaut la peine d'y monter !
apres -midi : retour Hiroshima -> Shinkansen jusque Kumamoto (sans résa préalable)
J9 : KUMAMOTO - ASO : prise de la voiture de loc ("évidemment" on est au Japon, j'étais attendu ....), puis environ 2h de route jusque Aso ; montée au bord du cratère principal (on y est allé directement sans attendre , car pas "d'interdiction à cause des fumées toxiques ce jour-là ) - la vue est spectaculaire, même si , quand on y est passé, le lac volcanique était un peu dans la brume et pas de la couleur bleue outremer souvent visible sur les photos .. . pas un seul "occidental" aux alentours comme d'ailleurs durant les 3 jours passés dans cette région . le musée du volcan est intéressant également
J10 : ASO - BEPPU : une petite route de montagne spectaculaire permet de monter "droit " de Aso jusqu'au bord de la caldeira (demander le plan au sozankyo ) et de profiter des meilleurs points de vue sur l'ensemble du volcan ; ensuite trajet -> Hita -> Yufuin ->beppu -> retour Aso ; on a fait un stop à Yufuin : longue rue piétonne "touristique " intéressante surtout par le fait que nous étions les seuls non -japonais , mais le "folk art village" décrit dans le guide voir ne vaut pas tripette ... . A Beppu , visite au pas de course des enfers ( les 7 situés dans le même secteur avec le bassin bleu , le rouge .... ) : pas mal , mais pas incontournable et attention àux horaires de fermeture ( 17h , donc pas 17H05 ! )
J11 : ASO - TAKACHIHO-KUMAMOTO : le temple d'Aso est à voir (et comme dab pas envahi par les touristes ) ; ensuite direction la gorge de Takachiho (orgues basaltiques) - inutile d'espérer faire le petit tour en bateau au fond de la gorge : 3h d'attente ce jour-là .... (enfin plutôt entre 2H30 et 2H45 comme indiqué sur les panneaux mis à jour quasiment en temps réel ! ) ; tout le secteur (tour du mont Aso ) et le retour vers Kumamoto sont agréables a parcourir en voiture : routes peu fréquentées , mais ne pas espérer dépasser le 50 km/h de moyenne (les dépassements , l'usage du klaxon, les accélarations brusques ....etc étant bien entendu des pratiques complètement inusitées au Japon , mais on s'y fait ! ) ; pour compléter ce mini trip volcanique , on aurait aimé descendre par exemple jusque Yagoshima ( juste avant l'eruption du sakurajima ...) , ou pousser vers Nagasaki via le Unzen , mais il aurait fallu 2/3 jours de plus...
J12 (11 aout ) : KUMAMOTO -MIYAJIMA : le matin , visite du chateau : celui de Himeji étant en travaux, celui de Kumamoto , moins "fréquenté" fait très bien l'affaire si on veut avoir une bon exemple de chateau Japonais ( magnifiques salles "reconstruites" , plusieurs "tours" , énormes remparts , ...) ; après -midi shinkansen -> hiroshima ->miyajima ; la raison d'un second passage à Miyajima était la possibilité d'assister au feu d'artifice qui draine une foule énorme .. . :
http://gyozafox.wordpress.com/2010/08/15/sacred-fireworks/ ; vaut vraiment le déplacement , non seulement pour les "fireworks " eux -memes ( le combo feu + tori est très recherché .... ) mais également pour "l'atmosphère " de fête , les familles en yukatas , les trains et ferries bondés .... ) - on a eu le privilège de pouvoir encore dormir sur l'ile une fois la foule repartie ..
J13 : MIYAJIMA ->KYOTO ->OSAKA ->KYOTO
le matin , visite du sanctuaire Utsukushima , puis du Daisho-in : parmi les nombreux temples vus et à voir ensuiteà Kyoto , celui-ci , bouddhique , sort vraiment du lot , et il ne faut surtout quitter miyajima sans faire le détour (est sur le chemin du mont misen , pour les courageux ...) ; après midi : Hiroshima ->Kyoto , puis soirée à Osaka (pour profiter du dernier jour de notre JR pass ) - l'atmosphère de Dotonbori le soir "vaut le détour" et pas redondante avec par exemple shibuya-shinjuku à Tokyo .... entre le calme d'Aso et les soirées à Kyoto , ce petit intermède urbain à Osaka , avec une dose de pachinkos, game center ... fut bien apprécié par nos ados !
J14 : KYOTO :
circuit classique à pied à Higashiyama : Kyomizu dera -Yasaka- parc Maruyama- Chion in .... puis Gion Potoncho .... . ; un peu "pénible" sous la chaleur pas le choix ! J15 : KYOTO -NARA
matin : la suite classique : temple d'or - Ryoan Ji pour le jardin zen ... nb : plutot que de revenir en bus, on a pris les "petites lignes de train locales " départ près du Ryoan-Ji , pas plus long que le bus malgré les changements et beaucoup plus agréable (pas de touristes ...) ;
après midi : Nara
le but était de rester le soir pour la cérémonie des lanternes au sanctuaire Kasuga : c'est magnifique, mais le plus spectaculaire fut sans doute la vision de la tête du bouddah apparaissaissant par la fenètre d'habitude fermée du Todai-ji ; des milliers de japonais étaient venus voir ce spectacle ( Todai ji exceptionnellement ouvert et éclairé après 19h et entrée gratuite) et , à mon avis , ca justifie qu'on organise son séjour à Kyoto autour de cet événement ( davantage que daimonji bon fire le surlendemain à Kyoto )
J16 : KYOTO -ARASHIYAMA
on continue dans le classique : le matin temple d'argent -> chemin des philosophes (faire un petit détour pour voir le honen-in ) ; la vision des jardiniers qui enlévent les minuscules mauvaises herbes dans les jardins zen ( récolte journalière : maxi un bac ? ) est surréaliste .. -> nanzen ji
après midi : Arashiyama : la bambouseraie est à voir , mais en revanche le pont togetsu -kyo ne nous a pas vraiment impressionné ... ; en fait on venait principalement pour assister à la pêche aux cormorans (visible uniquement de juillet à septembre) : c'est évidemment "touristique" , mais quand même intéressant et permet de voir autre chose que des temples lors d'un séjour à Kyoto (et pas de touristes occidentaux ...) ; attention , les bateaux étaient pleins quand on l'a fait, mais on peut prendre les billets dès 18h ( séances à 19h et 20h ) .... ; pas tenté la descente en "raft japonais" proposée dans le secteur , car ne m'avait pas semblé vraiment "sportif" (des avis contraires ? )
J17 (16 Aout ) : KYOTO
matin : Fushimi Inari : magnifiques allées de toris rouge .... on n'est pas monté jusqu'en haut de la colline vu la chaleur , et ça ne semblait pas indispensable...
après midi : studios cinématographiques Toei (idem, histoire de voir autre chose que des temples ...) : entrée assez chère (et la plupart des attractions avec supplément ) , et niveau "moyen" (donc en résumé à notre avis , évitable surtout si on cherche à comparer avec des sites/parcs style "universal studios " aux USA )
le soir : Daimonji (kanji en feux sur les collines) ; l'OT de Kyoto fournit la liste détaillée des différents feux et des emplacements d'où les voir ; pour notre part , vers le pont Marutamachi (mais on ne voit que 2 feux ) ; attention , les feux ne sont visibles qu'environ 15' vers 20h donc nécessité d'etre au bon endroit tout de suite ! à choisir, cérémonie à Nara plus impressionnante
J18 :KYOTO
matin : temple To Ji ( proche de la gare , belle pagode)
après midi : marché Nishiki ( on ne se lasse pas des étals de poisson , des légumes emballés à l'unité ...) + galeries couvertes Teramachi
limousine bus -> Aéroport Osaka ... FIN !
CONCLUSION : les tops :
- pêle mêle les "poncifs " japonais qui se vérifient sur place : propreté, sécurité, organisation , ponctualité, pragmatisme , amabilité , sourire , sens du service ...
- le spectacle continuel dans la rue dû au décalage complet vs nos "standards" (avec le petit plus : les enseignes en "franponais" un peu partout ...)
- la nourriture (expériences culinaires, choix , tarifs ...) ,
- le peu de temps perdu dans les transports , les attentes diverses ... vu que tout est "fluide " ( donc notre programme a été "avalé " sans problème)
- les différents festivals , cérémonies .... auxquelles on a pu assister
- l'exotisme du en particulier à la "rareté " voire l'absence de touristes non-japonais
-destination à mon avis à privilégier (en famille ) avec des ados plutôt qu'avec des enfants ( sinon , une grande partie des "poncifs " ci-dessus risque de leur échapper ce qui serait dommage ) les bémols (pas de flops ! ) :
- climat pas idéal , mais c'était prévu et ne nous a pas "freiné " (on a cependant eu de la chance : pas de pluie, pas de typhon .. et ... zéro secousse sismique ressentie ) - paysages , nature , animaux : rien d'extraordinaire, mais on le savait avant d'y aller (idem évidemment pour le balnéaire , puisque okinawa pas au programme ) !
commentaires , réactions ...attendus avec impatience !
Salar de Tara en solo (Chili) English translation pending
Bonjour,
nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
nous voudrions aller voir fin novembre les cathédrales de Tara en solo avec un 4X4, mais nous ne trouvons pas d'infos ou beaucoup mais en tour organisé. Impossible d'installer Google Earth sur mon PC car ma carte graphique n'en veut pas. Donc, je serais intéressée par vos conseils, coordonnées GPS ... Peut-on faire le tour du Salar ou est-ce déconseillé ? Merci pour toutes les infos que vous pourrez me communiquer.
Trek des 88 temples de Shikoku English translation pending
Bonjour,
Auriez vous des infos sur le pélerinage des 88 temples, je compte m'y rendre en juillet et aout 2014, je crois qu'il fait trés chaud à cette saison mais qu'il y a moins de monde en revanche; j'ai lu que le parcours était difficile car bcp de portion sont goudronnées donc dure pour les pieds. J aimerai connaitre vos impressions sur ce chemins ( bien, pas bien, bof... ) Merci d'avance pour toutes vos remarques et infos concernant les logements, ravitaillements, tarifs, si ça vous intéresse j'ai déjà marché sur les chemins de Compostelle , la via francigena, la hrp, le gr20 demandez moi;😉
merci vincent
Auriez vous des infos sur le pélerinage des 88 temples, je compte m'y rendre en juillet et aout 2014, je crois qu'il fait trés chaud à cette saison mais qu'il y a moins de monde en revanche; j'ai lu que le parcours était difficile car bcp de portion sont goudronnées donc dure pour les pieds. J aimerai connaitre vos impressions sur ce chemins ( bien, pas bien, bof... ) Merci d'avance pour toutes vos remarques et infos concernant les logements, ravitaillements, tarifs, si ça vous intéresse j'ai déjà marché sur les chemins de Compostelle , la via francigena, la hrp, le gr20 demandez moi;😉
merci vincent
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2014 English translation pending
Mise à jour N°1 CALENDRIERDEPARTS CROISIERES 2014 Le calendrier 2014 est donc ouvert…Je reprends la main à la suite de Titi. Encore merci à lui pour les précédents calendriers. AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! cela créé une confusion pour tous les membres !!! Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!! Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date – pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!!Dernières Informations :
Ø -Totalactuel de croisières/membres = 36 !!!
Ø - 12 nouvelles informations en gras dans la liste (N’hésitez pas àéchanger vos infos) !!!
JANVIER(8 Croisière(s) de membre(s)) 8 –Klodet (Québec) / Holland América Lines - MSRotterdam / 1 mois et 20 jours /Route des épices (Rotterdam à Singapour) 8 - Glionne (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 8 – Saimoidomi (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 14 – Tc38 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 16- Clajo (Belgique) / Costa Luminosa / 10 jours / Arc-en-ciel tropical (Miami) 17– Zoubbye (FR) / Costa SERENA / 12 jours / Méditerranée (Nice / Savone) 21 – Clown83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 22– Christonet (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles (Point à pitre)
FEVRIER(14 Croisière(s) de membre(s)) 4 – Simlh83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 5 - Philippe86(FR) / Costa LUMINOSA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) 11 – Poseidon26 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Bernardpes (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 19 – Canoma54 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 19 – Ericat1505 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Point à pitre) 25 – Artaban1987 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Nini06 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Rct (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Dacy (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Ptilou (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Jcnb (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles(Fort de France) 25 – Chochoyette (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Bruno06220 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France)
MARS(8 Croisière(s) de membre(s)) 1ER– Anjuvani (FR) / Hurtigruten KONG HARALD / 11 jours / Norvège (Bergen) 1ER – Luluval (FR) / Costa MAGICA / 8 jours/ Caraïbes (Guadeloupe) 4 – Carole8161 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Mamolulu (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Vanhauden (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 9 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Emerald Princess / 12 jours / Caraïbes Est(Lauderdale) 11 – Sissi76770 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Pilou069 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes ���Antilles (Fort de France)
AVRIL(1 Croisière(s)de membre(s)) 24 – Savaton (FR) / Costa FORTUNA / 10 jours /Méditerranée (Savone)
MAI(1 Croisière(s)de membre(s)) 31- Tatima (FR) / Costa LUMINOSA / 8 jours / Europe du Nord (Copenhague)
JUIN(0 Croisière(s) de membre(s))
JUILLET(2 Croisière(s) de membre(s)) 18– Christel30 (FR) / Costa DELIZIOSA / 14jours / Méditerranée occidentale (Savone) 19– Ericat1505 (FR) / MSC POESIA / 15 jours / Europe du nord (Copenhague)
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE(1 Croisière(s) de membre(s)) 16– Marschat (FR) / Costa NEOROMANTICA / 12 jours / Méditerranée (Marseille)
OCTOBRE(2 Croisière(s) de membre(s)) 5 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Regal Princess / 12 jours / Méditerranée(Barcelone) 7 - Pasan59 (FR) / CUNARD QUEEN MARY 2 / 10 jours / TransatlantiqueCherbourg – NYC
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
DECEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
JANVIER(8 Croisière(s) de membre(s)) 8 –Klodet (Québec) / Holland América Lines - MSRotterdam / 1 mois et 20 jours /Route des épices (Rotterdam à Singapour) 8 - Glionne (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 8 – Saimoidomi (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 14 – Tc38 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 16- Clajo (Belgique) / Costa Luminosa / 10 jours / Arc-en-ciel tropical (Miami) 17– Zoubbye (FR) / Costa SERENA / 12 jours / Méditerranée (Nice / Savone) 21 – Clown83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 22– Christonet (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles (Point à pitre)
FEVRIER(14 Croisière(s) de membre(s)) 4 – Simlh83 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 5 - Philippe86(FR) / Costa LUMINOSA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) 11 – Poseidon26 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Bernardpes (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 19 – Canoma54 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Point à pitre) 19 – Ericat1505 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Point à pitre) 25 – Artaban1987 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Nini06 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Rct (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Dacy (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Ptilou (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 25 – Jcnb (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes – Antilles(Fort de France) 25 – Chochoyette (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 25 – Bruno06220 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France)
MARS(8 Croisière(s) de membre(s)) 1ER– Anjuvani (FR) / Hurtigruten KONG HARALD / 11 jours / Norvège (Bergen) 1ER – Luluval (FR) / Costa MAGICA / 8 jours/ Caraïbes (Guadeloupe) 4 – Carole8161 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Mamolulu (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 4 – Vanhauden (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes –Antilles (Fort de France) 9 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Emerald Princess / 12 jours / Caraïbes Est(Lauderdale) 11 – Sissi76770 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes– Antilles (Fort de France) 11 – Pilou069 (FR) / MSC MUSICA / 8 jours / Caraïbes ���Antilles (Fort de France)
AVRIL(1 Croisière(s)de membre(s)) 24 – Savaton (FR) / Costa FORTUNA / 10 jours /Méditerranée (Savone)
MAI(1 Croisière(s)de membre(s)) 31- Tatima (FR) / Costa LUMINOSA / 8 jours / Europe du Nord (Copenhague)
JUIN(0 Croisière(s) de membre(s))
JUILLET(2 Croisière(s) de membre(s)) 18– Christel30 (FR) / Costa DELIZIOSA / 14jours / Méditerranée occidentale (Savone) 19– Ericat1505 (FR) / MSC POESIA / 15 jours / Europe du nord (Copenhague)
AOUT (0 Croisière(s)de membre(s))
SEPTEMBRE(1 Croisière(s) de membre(s)) 16– Marschat (FR) / Costa NEOROMANTICA / 12 jours / Méditerranée (Marseille)
OCTOBRE(2 Croisière(s) de membre(s)) 5 –Melcar (Québec) / PRINCESS CRUISES Regal Princess / 12 jours / Méditerranée(Barcelone) 7 - Pasan59 (FR) / CUNARD QUEEN MARY 2 / 10 jours / TransatlantiqueCherbourg – NYC
NOVEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
DECEMBRE (0 Croisière(s)de membre(s))
Parcours au Cambodge 1 mois avec bébé 2 ans English translation pending
bonjour, j'ai besoin de petits conseils pour un voyage en fevrier d'un mois au cambodge.
je comptais faire un tour; -Phnom penh -kampot -kaoh kong -baat dambang -siem reap -kampong chaam -phnom penh
je voulais savoir si en un mois c'est pas trop court et jre voulais aussi savoir si il vallait mieux que je loue un vehicule ou que j'utilise les moyens de la bas? est ce que le stop marche et si ca craint pas seule avec un bébé de 2ans.
merci d'avance pour vos reponses, je suis novices en voyage en solitaire donc j'ai besoin de conseils.
je comptais faire un tour; -Phnom penh -kampot -kaoh kong -baat dambang -siem reap -kampong chaam -phnom penh
je voulais savoir si en un mois c'est pas trop court et jre voulais aussi savoir si il vallait mieux que je loue un vehicule ou que j'utilise les moyens de la bas? est ce que le stop marche et si ca craint pas seule avec un bébé de 2ans.
merci d'avance pour vos reponses, je suis novices en voyage en solitaire donc j'ai besoin de conseils.
Itinéraire de 30 jours en Inde du Sud English translation pending
Bonjour,
Je prépare un séjour en Inde du Sud d'une durée de 30 jours. Nous sommes 3 personnes.
Arrivée à Chennai le 19 Novembre et départ de Goa le 19 Décembre. Voici le parcours envisagé : Chennai – Kanchipuram – Mamallapuram – Pondichery – Chidambaram – Tanjore – Trichy – Madurai Rameswaram – Comorin cap – Kanyakumary – Trivandrum – Quillon – Allepey (house boat) – Cochin – Truchur Guruvayur – Punnthur Kotta – Ooty (little train) – Mysore – Hassam – Hampi – Goa (train from Hospet to Goa)
Qu'en pensez-vous ? Est-ce possible de tout visiter OU dois-je supprimer des sites OU en ajouter d'autres (que j'aurai omis) ?
Je suis, aussi, à la rechercher un chauffeur pour ce trajet. En avez-vous un à me proposer ?
Pour les hôtels, nous souhaitons une chambre triple, est-il possible d'en trouver facilement ?
D'avance merci pour votre aide. Bien à vous.
Je prépare un séjour en Inde du Sud d'une durée de 30 jours. Nous sommes 3 personnes.
Arrivée à Chennai le 19 Novembre et départ de Goa le 19 Décembre. Voici le parcours envisagé : Chennai – Kanchipuram – Mamallapuram – Pondichery – Chidambaram – Tanjore – Trichy – Madurai Rameswaram – Comorin cap – Kanyakumary – Trivandrum – Quillon – Allepey (house boat) – Cochin – Truchur Guruvayur – Punnthur Kotta – Ooty (little train) – Mysore – Hassam – Hampi – Goa (train from Hospet to Goa)
Qu'en pensez-vous ? Est-ce possible de tout visiter OU dois-je supprimer des sites OU en ajouter d'autres (que j'aurai omis) ?
Je suis, aussi, à la rechercher un chauffeur pour ce trajet. En avez-vous un à me proposer ?
Pour les hôtels, nous souhaitons une chambre triple, est-il possible d'en trouver facilement ?
D'avance merci pour votre aide. Bien à vous.
À vélo et en camping en Écosse English translation pending
Je rentre de plus de 3 semaines à vélo en Écosse. Géant...
Quelques trucs pour ceux qui se déplacent à vélo là-bas (pas rencontré d'autres Français à vélo, mais on ne sait jamais).
Les midges et autres nuisances : c'est la cata quand il y en a. Vraiment. Et pour peu que l'on soit un peu réactif aux piqûres... > IMPERATIVEMENT s'asperger de "repellent" sur toutes les parties exposées dès le 1er jour : soit de SMIDGE, soit d'AVON SO SOFT. Nous nous en sommes procurés trop tard (j'avais déjà 20 piqures sur chaque pied). A l'aéroport de Glasgow, un Booth (para-parmacie) est ouvert H24, de même qu'un TESCO (qui vend de la nourrure en plus de la para-pharmacie). Il y a aussi des taons particulièrement voraces (qui piquent à travers les collants et t-shirts) ainsi que des moustiques. > Ou se couvrir des pieds à la tête, porter des gants, un pantalon ou collant par-dessus le cuissard, un midge-net (moustiquaire de tête). Pas évident quand vient l'heure de manger. Pénible quand il fait chaud (cela a été le cas). > A noter que beaucoup de médicaments sont en vente libres dans les Tesco, Co-op, Spar : anti-inflammatoire, aspirine etc.
Le soleil. Il a fait souvent très beau et chaud. Le soleil est particulièrement fort dans le nord de l'Ecosse et sur les îles. Surtout combiné au vent. Résultat : un début d'insolation à Stornoway. > Prévoir de l'écran total pour ne pas être complètement cramé. > Consommer beaucoup d'eau. A ceci près que l'on n'en trouve pas facilement : pas de fontaine dans les villages comme chez nous. Par contre des WC publics un peu partout (extrêmement propres d'ailleurs). Et des épiceries type Spar ou Co-op dans de nombreux villages qui ne refuseront pas de remplir vos bidons avec leur eau du robinet (un peu chlorée parfois). Idem pour les habitants.
Les transports en commun. Pratiques en cas de fatigue ou pour shunter une étape ou deux. > Les bus : certains prennent les vélos comme bagages de soute par exemple sur Harris entre Leverburgh et Stornoway. Pas de réservation : "first arrived, first in", mieux vaut se présenter au départ qu'à mi-chemin, et prendre le 1er bus du matin qui est moins fréquenté. Transport gratuit (mais les vélos risquent de valser un peu). > Certains bus de compagnies privées offrent spécifiquement ce service : le bus 803 DE Coaches qui effectue le trajet Inverness-Durness. Résa la veille par téléphone. La remorque peut transporter jusqu'à 112 vélos. > Les trains : transport gratuit. Mais le nombre d'emplacements pour vélos est limité. Il est recommandé de réserver son emplacement en même temps que son siège par internet auprès de Scotrail pour certains trajets très fréquentés. Oban-Glasgow par exemple. Les trains entre Glasgow et Paisley Gilmour Street (10 mn à vélo de l'aéroport international) prennent les vélos sans résa. A noter l'extrême aimabilité des contrôleurs qui s'efforcent de trouver de la place même quand c'est complet : par exemple en mettant les vélos dans l'emplacement réservé aux handicapés.
La nourriture. On mange très bien en Ecosse. Et pour pas cher. > Les biscuits à l'avoine oatcakes fournissent beaucoup d'énergie, ne pèsent rien et ne sont pas très chers : £1 à £1.20. > Idem pour les potato cakes ou potato scones : nourrissants, se réchauffent vite, comme une crêpe épaisse. > Le haggis, black-pudding sont à prix très bas. On en trouve en boite, en tranches sous blisters. Et c'est bon ! > Les légumes : coup de coeur pour le coeur de céleri : on en trouve partout. £1 et rien à jeter. Les pommes de terre locales sont très gouteuses, comme notre rate du Touquet. > Les fruits : plus chers car importés. > Les poissons fumés : prix raisonnables. Achetés dans les smoke house artisanales (à Glenuig par ex.), ils sont + chers mais à tomber. > La viande : chère. Mais géniale. Une entrecôte d'Angus à la braise c'est un grand moment. > Le fromage. Préférer l'extra-strong ou le seriously strong. £1.30 à £2 les 200 g. > Le porridge : super au petit déj. Préférer une version "micro-wave" qui cuit plus vite dans la gamelle. Cuire dans beaucoup d'eau. Ajouter du demerara sugar (sucre de canne) et un peu de lait en poudre dans l'assiette, quelques fruits secs. Top ! > Pâtes fraiches, riz etc. partout.
Les boissons. > Le thé. Des tea shop partout. Avec des gâteaux maison. Le thé est bcp plus fort que chez nous. L'arroser de lait et le sucrer est incontournable. £1 à £2 selon l'endroit. > La bière. Bonnes bières locales en pression au pub : £3.20 à £3.80 la pinte. Et dans les supérettes : £1.39 à £2.75 selon la marque. > Les whiskies. £3.70 à £4.70 selon l'endroit et la marque. > Le café. Forget about it. Encore que l'on trouve parfois de bons expressos.
Dormir. On peut camper partout en Ecosse. Et même faire du feu en prenant les précautions nécessaire, bien évidemment. > Bivouacs fabuleux : en bord de mer dans les îles, à côté d'un cimetière, sur la pelouse à côté d'une église, en face d'un pub. En cas d'interdiction, respecter impérativement ladite. Car un "local" n'hésitera pas à vous le faire remarquer et à vous prier de partir. En cas de doute, vérifier (on ne s'est jamais fait jeter), ne pas hésiter à demander à un pub ou un restaurant si l'on peut pitcher sur sa pelouse (et aller y manger, c'est la moindre des choses). > Quelques campings très sympas comme Laxdale Park à Stornoway ou celui d'Horgabost sur Harris ou celui de Portree sur Skye. A noter que certains endroits sont très appréciés et quand c'est "complet" pas moyen de négocier : le responsable du camping respecte le quota de place qui lui est alloué.
Hôtels et restaurants. Best of. > Loch Shiel House Hotel and Restaurant à Acharacle sur la péninsule d'Ardnamurchan (superbe région). Un Hôtel familial un peu défraichi où l'on s'est bien requinqué après deux journées assez crevantes. £40/pers. la nuit en B&B. Pdj généreux. Au diner, cuisine absolument délicieuse et à bon prix. Bar très sympa et animé. > The Dhabba à Glasgow : cuisine indienne très fine. Service irréprochable. Déco moderne sans tous les chichis folklo. Un peu branché. Très cool. Prix "pre-theatre" le soir et remise substantielle.
Vélos. Pas mal de boutiques de vélos qui peuvent réparer la bête rapidement. > Je recommande particulièrement Bike Fix à Oban qui a réparé ma roue AR voilée et changé un rayon en moins d'une heure sans RV et pour £10.
Quelques trucs pour ceux qui se déplacent à vélo là-bas (pas rencontré d'autres Français à vélo, mais on ne sait jamais).
Les midges et autres nuisances : c'est la cata quand il y en a. Vraiment. Et pour peu que l'on soit un peu réactif aux piqûres... > IMPERATIVEMENT s'asperger de "repellent" sur toutes les parties exposées dès le 1er jour : soit de SMIDGE, soit d'AVON SO SOFT. Nous nous en sommes procurés trop tard (j'avais déjà 20 piqures sur chaque pied). A l'aéroport de Glasgow, un Booth (para-parmacie) est ouvert H24, de même qu'un TESCO (qui vend de la nourrure en plus de la para-pharmacie). Il y a aussi des taons particulièrement voraces (qui piquent à travers les collants et t-shirts) ainsi que des moustiques. > Ou se couvrir des pieds à la tête, porter des gants, un pantalon ou collant par-dessus le cuissard, un midge-net (moustiquaire de tête). Pas évident quand vient l'heure de manger. Pénible quand il fait chaud (cela a été le cas). > A noter que beaucoup de médicaments sont en vente libres dans les Tesco, Co-op, Spar : anti-inflammatoire, aspirine etc.
Le soleil. Il a fait souvent très beau et chaud. Le soleil est particulièrement fort dans le nord de l'Ecosse et sur les îles. Surtout combiné au vent. Résultat : un début d'insolation à Stornoway. > Prévoir de l'écran total pour ne pas être complètement cramé. > Consommer beaucoup d'eau. A ceci près que l'on n'en trouve pas facilement : pas de fontaine dans les villages comme chez nous. Par contre des WC publics un peu partout (extrêmement propres d'ailleurs). Et des épiceries type Spar ou Co-op dans de nombreux villages qui ne refuseront pas de remplir vos bidons avec leur eau du robinet (un peu chlorée parfois). Idem pour les habitants.
Les transports en commun. Pratiques en cas de fatigue ou pour shunter une étape ou deux. > Les bus : certains prennent les vélos comme bagages de soute par exemple sur Harris entre Leverburgh et Stornoway. Pas de réservation : "first arrived, first in", mieux vaut se présenter au départ qu'à mi-chemin, et prendre le 1er bus du matin qui est moins fréquenté. Transport gratuit (mais les vélos risquent de valser un peu). > Certains bus de compagnies privées offrent spécifiquement ce service : le bus 803 DE Coaches qui effectue le trajet Inverness-Durness. Résa la veille par téléphone. La remorque peut transporter jusqu'à 112 vélos. > Les trains : transport gratuit. Mais le nombre d'emplacements pour vélos est limité. Il est recommandé de réserver son emplacement en même temps que son siège par internet auprès de Scotrail pour certains trajets très fréquentés. Oban-Glasgow par exemple. Les trains entre Glasgow et Paisley Gilmour Street (10 mn à vélo de l'aéroport international) prennent les vélos sans résa. A noter l'extrême aimabilité des contrôleurs qui s'efforcent de trouver de la place même quand c'est complet : par exemple en mettant les vélos dans l'emplacement réservé aux handicapés.
La nourriture. On mange très bien en Ecosse. Et pour pas cher. > Les biscuits à l'avoine oatcakes fournissent beaucoup d'énergie, ne pèsent rien et ne sont pas très chers : £1 à £1.20. > Idem pour les potato cakes ou potato scones : nourrissants, se réchauffent vite, comme une crêpe épaisse. > Le haggis, black-pudding sont à prix très bas. On en trouve en boite, en tranches sous blisters. Et c'est bon ! > Les légumes : coup de coeur pour le coeur de céleri : on en trouve partout. £1 et rien à jeter. Les pommes de terre locales sont très gouteuses, comme notre rate du Touquet. > Les fruits : plus chers car importés. > Les poissons fumés : prix raisonnables. Achetés dans les smoke house artisanales (à Glenuig par ex.), ils sont + chers mais à tomber. > La viande : chère. Mais géniale. Une entrecôte d'Angus à la braise c'est un grand moment. > Le fromage. Préférer l'extra-strong ou le seriously strong. £1.30 à £2 les 200 g. > Le porridge : super au petit déj. Préférer une version "micro-wave" qui cuit plus vite dans la gamelle. Cuire dans beaucoup d'eau. Ajouter du demerara sugar (sucre de canne) et un peu de lait en poudre dans l'assiette, quelques fruits secs. Top ! > Pâtes fraiches, riz etc. partout.
Les boissons. > Le thé. Des tea shop partout. Avec des gâteaux maison. Le thé est bcp plus fort que chez nous. L'arroser de lait et le sucrer est incontournable. £1 à £2 selon l'endroit. > La bière. Bonnes bières locales en pression au pub : £3.20 à £3.80 la pinte. Et dans les supérettes : £1.39 à £2.75 selon la marque. > Les whiskies. £3.70 à £4.70 selon l'endroit et la marque. > Le café. Forget about it. Encore que l'on trouve parfois de bons expressos.
Dormir. On peut camper partout en Ecosse. Et même faire du feu en prenant les précautions nécessaire, bien évidemment. > Bivouacs fabuleux : en bord de mer dans les îles, à côté d'un cimetière, sur la pelouse à côté d'une église, en face d'un pub. En cas d'interdiction, respecter impérativement ladite. Car un "local" n'hésitera pas à vous le faire remarquer et à vous prier de partir. En cas de doute, vérifier (on ne s'est jamais fait jeter), ne pas hésiter à demander à un pub ou un restaurant si l'on peut pitcher sur sa pelouse (et aller y manger, c'est la moindre des choses). > Quelques campings très sympas comme Laxdale Park à Stornoway ou celui d'Horgabost sur Harris ou celui de Portree sur Skye. A noter que certains endroits sont très appréciés et quand c'est "complet" pas moyen de négocier : le responsable du camping respecte le quota de place qui lui est alloué.
Hôtels et restaurants. Best of. > Loch Shiel House Hotel and Restaurant à Acharacle sur la péninsule d'Ardnamurchan (superbe région). Un Hôtel familial un peu défraichi où l'on s'est bien requinqué après deux journées assez crevantes. £40/pers. la nuit en B&B. Pdj généreux. Au diner, cuisine absolument délicieuse et à bon prix. Bar très sympa et animé. > The Dhabba à Glasgow : cuisine indienne très fine. Service irréprochable. Déco moderne sans tous les chichis folklo. Un peu branché. Très cool. Prix "pre-theatre" le soir et remise substantielle.
Vélos. Pas mal de boutiques de vélos qui peuvent réparer la bête rapidement. > Je recommande particulièrement Bike Fix à Oban qui a réparé ma roue AR voilée et changé un rayon en moins d'une heure sans RV et pour £10.
Cap Nord en fourgon avec nos enfants de 1 et 3 ans English translation pending
Bonjour à tous,
voici mon dernier carnet...
Je posterai petit à petit, le nouveau système de publication des photos ne me simplifie pas la tâche...
Un fourgon, une famille, deux enfants de 1 an et 3 ans, 8 m² pour vivre et se déplacer, huit pays, 41 jours, 7615 photos et 10 017 km. Voici en quelques chiffres les contours de notre petit périple vers le Cap Nord, au-delà du cercle polaire et sous le soleil de minuit. Récit en images et en mots d’une aventure familiale riche et pleine de vie. J’aurais pu intituler ce récit « Tour de Scandinavie des toboggans et autres balançoires » ou « record du monde de lancers de cailloux dans les lacs, rivières et mers d’Europe du Nord »… En route pour le Cap Nord…
Un fourgon, une famille, deux enfants de 1 an et 3 ans, 8 m² pour vivre et se déplacer, huit pays, 41 jours, 7615 photos et 10 017 km. Voici en quelques chiffres les contours de notre petit périple vers le Cap Nord, au-delà du cercle polaire et sous le soleil de minuit. Récit en images et en mots d’une aventure familiale riche et pleine de vie. J’aurais pu intituler ce récit « Tour de Scandinavie des toboggans et autres balançoires » ou « record du monde de lancers de cailloux dans les lacs, rivières et mers d’Europe du Nord »… En route pour le Cap Nord…
L’Espagne avec des adolescents English translation pending
Bonjour a tous, cette année (en 2013) nous sommes allés en Espagne. A ma petite famille (Magali et Romane) s'est rajouté mon neveux Erwoan.
Je vais tenter de vous raconter nos vacances, comme pour mes précédents voyages aux Royaumes-Unis et en Thaïlande, en faisant jour par jour, pour vous faire partager notre expérience.
N'hésitez pas à intervenir si le cœur vous en dit. 😉
Je vais tenter de vous raconter nos vacances, comme pour mes précédents voyages aux Royaumes-Unis et en Thaïlande, en faisant jour par jour, pour vous faire partager notre expérience.
N'hésitez pas à intervenir si le cœur vous en dit. 😉
Votre région préférée de la France English translation pending
Quel est votre région préférée de la France (excluant Paris et ses environs ) et pourquoi ? ( Nature, culture, nourriture...)
De retour de Québec avec enfants English translation pending
bonjour, tenant à remercier les membres de ce forum pour leurs conseils avisés , je souhaitais à faire un compte-rendu de notre voyage.Nous sommes partis 25 jours en famille (2 enfants de 11 et 17 ans) du 10 Juillet au 3 Août pour les régions de Quebec-Montréal-Mauricie-lac St Jean-charlevoix-fjord du Saguenay -gaspésie .Nous avons mixé les hébergements (camping, gîtes, cabanes dans les arbres, yourte...): tout s'est déroulé sans encombre , beaucoup de beau temps...et un accueil exceptionnel des québécois...bref, un beau voyage!
10 Juillet , Jour 1:nous allons à Paris pour prendre notre vol Corsair : l'enregistrement est rapide , les tentes" 2 secondes"décathlon passent sans problème.Nous sommes 4 et donc avons 4 bagages en soute: les tentes + 1 sac de duvet + 1 valise avec les affaires pour 3 + 1 valise avec les vêtements pour 1 et le "divers":pas de place pour le superflu ...mais on y arrive!Le vol se passe sans encombre: superbe avion avec écrans individuels, nourriture correcte, rafraichissements, personnel de bord agréable, horaire respecté, très bien (nous étions resté sur un mauvais souvenir il y a 5 ans pour la guadeloupe avec 26 h de retard et un service déplorable...).Nous arrivons à Montréal à 18h.Nous allons récupérer la voiture chez Budget, nous la garderons les 25 jours.C'est une dodge caravan, suffisamment spacieuse quand on fait du camping...et , bonne surprise, elle est neuve, 20 km au compteur !
Nous allons à notre hôtel (ce sera le seul "hôtel" du voyage): le Holliday Inn express qui a pour intérêt d'être près de l'aéroport et d'avoir une piscine où nous allons nous rafraîchir.Nous allons grignoter au bistrot de l'hôtel puis filons nous coucher pour conclure cette lonnngue journée!
Nos impressions: nous ne sommes pas trop dépaysés , forcément le français facilite la communication même si nous avons l'impression qu'à Montréal l'anglais est beaucoup utilisé...
Itinéraire au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour 15 jours dans le Rajasthan. Nous voulons voir assez de choses diversifiées sans non plus être sur un rythme hyper élevé. Rythme que je pense déjà très élevé (trop ?).
Merci de vos avis notamment sur les propositions d'aménagement, retrait de ville avec moyen de transport en remplacement ... En sachant que J2 et J3 nous pourrions les retirer en faisant directement Delhi > Johpur. Est-ce dommageable de ne pas aller dans le Shekawati / Bikaner ? Nous avons déjà retiré Jaisalmer après Bikaner pour intégrer Varanasi en fin de séjour.
Nous allons prendre un chauffeur pour le circuit de J2 à J13. Des adresses, contacts à nous donner.
J1 - Delhi J2 - Dehli > Nawalgarh (Shekhawati) J3 - Nawalgarh > Bikaner J4 - Bikaner > Jodhpur J5 - Jodphur > Udaipur J6 - Udaipur J7 - Udaipur > Chittorgarh J8 - Chittorgarh > Bundi J9 - Bundi > Jaipur J10 - Jaipur J11 - Jaipur > Agra J12 - Agra > Delhi J13 - Delhi > Varanasi J14 - Varanasi J15 - Varanasi > Delhi
Je vous remercie par avance.
Nous partons pour 15 jours dans le Rajasthan. Nous voulons voir assez de choses diversifiées sans non plus être sur un rythme hyper élevé. Rythme que je pense déjà très élevé (trop ?).
Merci de vos avis notamment sur les propositions d'aménagement, retrait de ville avec moyen de transport en remplacement ... En sachant que J2 et J3 nous pourrions les retirer en faisant directement Delhi > Johpur. Est-ce dommageable de ne pas aller dans le Shekawati / Bikaner ? Nous avons déjà retiré Jaisalmer après Bikaner pour intégrer Varanasi en fin de séjour.
Nous allons prendre un chauffeur pour le circuit de J2 à J13. Des adresses, contacts à nous donner.
J1 - Delhi J2 - Dehli > Nawalgarh (Shekhawati) J3 - Nawalgarh > Bikaner J4 - Bikaner > Jodhpur J5 - Jodphur > Udaipur J6 - Udaipur J7 - Udaipur > Chittorgarh J8 - Chittorgarh > Bundi J9 - Bundi > Jaipur J10 - Jaipur J11 - Jaipur > Agra J12 - Agra > Delhi J13 - Delhi > Varanasi J14 - Varanasi J15 - Varanasi > Delhi
Je vous remercie par avance.
Croatie en solo et en routarde English translation pending
Voila j 'aimerais partir en croatie en solo et en routarde certainement et oui car en septembre tout le monde à repris le boulot c 'est bien dommage car je stress un peu mais en meme temps j 'ai besoin d 'autre chose
je me pose certaines questions
est ce dangereux ?
est ce un pays accueillant ?
Pour l hebergement chez l habitant c 'est possible??
pour louer une voiture et faire le tour c 'est possible en une semaine ??
merci pour vos reponses!
Tour du monde en camping car English translation pending
Bonjour
Nous envisageons un tour du monde en camping car en famille. 3 enfants (11, 6, 9 ans) Quel camping ou 4x4 camion car pouvons nous prendre sachant que nous aimons faire de la piste et que nous avons besoin de 5 couchages, cuisine et sdb. Pour l école des enfants comment faut il faire ? Est ce une contrainte ? Peut on acheter un camping car au Canada/états unis ou faut il acheter en France et le mettre dans le bateau? Merci
Nous envisageons un tour du monde en camping car en famille. 3 enfants (11, 6, 9 ans) Quel camping ou 4x4 camion car pouvons nous prendre sachant que nous aimons faire de la piste et que nous avons besoin de 5 couchages, cuisine et sdb. Pour l école des enfants comment faut il faire ? Est ce une contrainte ? Peut on acheter un camping car au Canada/états unis ou faut il acheter en France et le mettre dans le bateau? Merci
Croisière Argentine Chili English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons le 4 janvier 2014 de ROISSY pour embarquer le 5 à BUENOS AIRES sur le CELEBRITY INFINITY pour une croisière jusqu'à VALPARAISO au Chili. J'aimerai savoir si d'autres personnes sont de ce voyage. J'ai déjà consulté ce forum et j'aimerai connaître les excursions à ne pas manquer... celles à faire avec CELIBRITY et éventuellement celles qu'on peut faire soi-mêmes (peut-être en compagnie d'autres passagers du bâteau). Merci de votre aide
Cordialement
Nous partons le 4 janvier 2014 de ROISSY pour embarquer le 5 à BUENOS AIRES sur le CELEBRITY INFINITY pour une croisière jusqu'à VALPARAISO au Chili. J'aimerai savoir si d'autres personnes sont de ce voyage. J'ai déjà consulté ce forum et j'aimerai connaître les excursions à ne pas manquer... celles à faire avec CELIBRITY et éventuellement celles qu'on peut faire soi-mêmes (peut-être en compagnie d'autres passagers du bâteau). Merci de votre aide
Cordialement
Estonie - Juillet 2013 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut ��tre bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut ��tre bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
De San Francisco à Yellowstone en 24 jours English translation pending
Hello tout le monde!
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Voilà! Le pays de l'Oncle Sam, c'est terminé! Nous sommes revenus en Belgique il y a quelques jours... 🙁 Histoire de ne pas tomber dans une sombre dépression, je me replonge dans les photos et vidéos... Je pense que c'est le cas de beaucoup de monde ici, non? 😄
Je tiens avant tout à remercier les gens du forum et les précieuses infos glanées ici et là, qui ont permis à ce que ce voyage reste à jamais gravé dans mon esprit 😉
Bon, vous verrez que tout ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu... mais heureusement, la beauté des paysages et l'accueil des américains rencontrés sur ces 24 jours auront vite fait d'effacer les mauvais souvenirs, pour n'en retenir que le meilleur 😄
Voici notre parcours initialement prévu:
Samedi 6 juillet : Bruxelles - San Francisco Dimanche 7 juillet : San Francisco Lundi 8 juillet : San Francisco Mardi 9 juillet : San Francisco - Yosemite NP Mercredi 10 juillet : Yosemite NP - Tioga Road - Bodie - Mammoth Lakes Jeudi 11 juillet : Mammoth Lakes - Death Valley NP Vendredi 12 juillet : Death Valley NP - Las Vegas Samedi 13 juillet : Las Vegas Dimanche 14 juillet : Las Vegas- Bryce Canyon NP Lundi 15 juillet : Bryce Canyon NP Mardi 16 juillet : Bryce Canyon NP - Page Mercredi 17 juillet : Page - Grand Canyon NP Jeudi 18 juillet : Grand Canyon NP - Monument Valley Vendredi 19 juillet : Monument Valley - Moab Samedi 20 juillet : Moab Dimanche 21 juillet : Moab Lundi 22 juillet : Moab - Dinosaur NP - Flaming Gorge Mardi 23 juillet : Flaming Gorge - Jackson Hole Mercredi 24 juillet : Jackson Hole - Yellowstone NP Jeudi 25 juillet : Yellowstone NP Vendredi 26 juillet : Yellowstone NP Samedi 27 juillet : Yellowstone NP Dimanche 28 juillet : Yellowstone NP - Cody Lundi 29 juillet : Cody- Bruxelles
Récit de mon séjour à Washington en août 2012 English translation pending
Bonjour à tous.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
2013 Renseignements pratiques pour visiter Angkor English translation pending
Bonjour à tous
Voici quelques renseignements pratiques pour visiter les temples d'Angkor.
Mon texte initial datait du 20/12/2008. Depuis il y a eu des changements, ce qui suit est une version actualisée.
Première partie : Pass Accès aux temples Les guides Livres sur la description des temples - autres ouvrages - la bibliothèque de l'EFEO Sites internet Musées et la conservation d'Angkor
Deuxième partie : Programme de 3 jours de visite Programme de 7 jours de visite
Troisième partie : Quelques particularités des temples d'Angkor Temples en dehors du site d'Angkor : Beng Mealea – Preah Vihear Autres temples : Banteay Chhmar – Koh ker – Sambor Prei Kuk
Jacques
Première partie : Pass Accès aux temples Les guides Livres sur la description des temples - autres ouvrages - la bibliothèque de l'EFEO Sites internet Musées et la conservation d'Angkor
Deuxième partie : Programme de 3 jours de visite Programme de 7 jours de visite
Troisième partie : Quelques particularités des temples d'Angkor Temples en dehors du site d'Angkor : Beng Mealea – Preah Vihear Autres temples : Banteay Chhmar – Koh ker – Sambor Prei Kuk
Jacques
Pays arabes English translation pending
Bonjour , je pense que ça a dû être demandé plein de fois mais j'ai un passeport rempli de pays arabes ( Maroc , Algérie , Jordanie , Egypte , Mauritanie ) est-ce que ça pose un problème à la frontière ? Je pars fin août 2013 . Ah oui peut-on franchir les " frontières " pour aller en Cisjordanie à notre guise car j'ai l'intention de garder un hôtel à Jérusalem et de me servir des bus palestiniens pour aller à Ramallah , Béthléem , Nazareth, etc ... pour la journée et revenir à Jérusalem le soir . Merci 🙂
Hôtel à Pattaya English translation pending
Hello j arrive le 5aout a pattaya avec un pote.
Je cherche un hotel a 900bath maxi qui ne soit pas trop exentrer style jombtien ou nuklua.
Pas non plus a coter de la working street on va louer des scoots.
Petite precision importante je cherche cette hotel avec des joiners free et ou il laisse rentrer des ladyboy aussi ( pour mon pote ) car j ai lu sur le net que beaucoup d hotel en refuse la presence... Ce qui est au passage un peu discriminatoire.
Sinon si quelqu un a des bon plan pour louer un t max pas trop chere je suis prenneur.
Merci bonne journee.
Kylian
Sinon si quelqu un a des bon plan pour louer un t max pas trop chere je suis prenneur.
Merci bonne journee.
Kylian
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d���oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d���oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Concours photo VF août 2013: supports d'écriture English translation pending
Bonjour,
Je ne fais que reporter ici le lancement du concours photo d'août de Jakatite. 🙂
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Bonjour à tous les artistes photographes de ce forum,
encore un grand merci pour vos votes et commentaires, mais voici venu le temps le plus difficile pour moi 🤪 ORGANISER...et je suis loin d'être aussi douée que certain(e)s d'entre vous
voici enfin le titre tant attendu, supports d'écritures.
J'imagine que vous avez des collections de lettres, symboles ou chiffres, gravés sur des papyrus, dans le sable, sur des troncs de bambous, sur des pierres, ou imprimés sur des drapeaux de prières, des livres de prières de toutes les religions...
Les dates fatidiques: envoi des photos dès maintenant, jusqu'au 23 août, à minuit
Vos votes: du 24 août au vendredi 30 ( A MIDI et pas à minuit ) car je serai en voyage en Asie et les cyber cafés ne seront pas ouverts à 6 heures du matin là-bas !!!
N'oubliez pas de mentionner dans votre choix : le pseudo ainsi que le N° de la photo choisie
premier choix 3 points
2 ème 2 points
3 ème 1 point
Merci à toute personne désireuse de me soutenir ... j'accepte de jouer le jeu et d'organiser le prochain concours, ainsi que de compter et publier les votes, mais qui va me donner un coup de main pour l'infrastructure et le diaporama ??? Vous avez l'air si douéEs que j'ose espérer un peu d'aide, sinon je dois passer la main mais à qui ???
A bientôt, je me réjouis de découvrir vos belles prises de vues.
Jacqueline
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - PS: on discute là-bas, pas ici. 😠 Le diaporama (s'il y a des amateurs... welcome !) 🙂
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encore un grand merci pour vos votes et commentaires, mais voici venu le temps le plus difficile pour moi 🤪 ORGANISER...et je suis loin d'être aussi douée que certain(e)s d'entre vous
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J'imagine que vous avez des collections de lettres, symboles ou chiffres, gravés sur des papyrus, dans le sable, sur des troncs de bambous, sur des pierres, ou imprimés sur des drapeaux de prières, des livres de prières de toutes les religions...
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A bientôt, je me réjouis de découvrir vos belles prises de vues.
Jacqueline
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The Wave rêve ou cauchemar English translation pending
Bonsoir
J'espère pouvoir y accéder l'an prochain mais l'article me "douche" un peu ...
http://www.theblaze.com/stories/2013/07/23/wife-dies-on-anniversary-hike-to-famed-natural-phenomenon-in-utah/
C'est si difficile que ça? absence de cairns, pas de trail "officiel", quantité d'eau à emporter.... durée du trek...
J'ai largement dépassé l'âge de la retraite mais ces photos me fascinent depuis des années et j'aimerai bien fouler ce relief...
Avis des spécialistes ?
Alain
J'espère pouvoir y accéder l'an prochain mais l'article me "douche" un peu ...
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C'est si difficile que ça? absence de cairns, pas de trail "officiel", quantité d'eau à emporter.... durée du trek...
J'ai largement dépassé l'âge de la retraite mais ces photos me fascinent depuis des années et j'aimerai bien fouler ce relief...
Avis des spécialistes ?
Alain
Retour de Chine en juillet 2013 English translation pending
Bonjour à tous ,
et voilà nous sommes rentrés ce matin de notre 3ème voyage de Chine .Que ces 3 semaines m' ont parues courtes ...
elles se sont passées moins sereinement que lors de nos deux premiers voyages , de plus, nous partions tous les trois dans des dispositions difficiles mais ce voyage a encore un peu plus conforté notre penchant pour la Chine .
Notre itinéraire: Pékin(3 nuits) vol Chengdu(4 nuits) vol Jiuzhaigou(2 nuits) ( route fermée pour cause de mauvais temps)voiture Langmusi (1nuit)( pas de bus!)bus Xiahe(4nuits)( c'est la dernière fois que nous prendrons le bus en Chine chauffeur totalement irresponsable!) voiture Tongren2(nuits) voiture Lanzhou(3nuits) vol Pékin(1nuit)
J ' aimerais apporté un témoignage qui pourra peut-être aidé : nous avons appris vers la fin mai que ma femme était atteinte d' un cancer de la thyroïde qu 'il va falloir opérer rapidement .L ' opération a lieu le 12/06 .Evidemment pour nous il n' était plus question de partir heureusement nous posons la question au chirurgien qui nous conseille de ne pas annuler notre voyage qui aura lieu 3 semaines plus tard .Il avait raison tout s' est bien passé ...Nous avons tout de même beaucoup hésité car nous étions évidemment inquiets et perturbés...Qu ' auriez vous fait à notre place?
Je développerais notre voyage plus tard...Promis !
Récit de voyage à Cuba, juillet 2013 English translation pending
13/07/2013 – 11h30
Départ pour Cuba !!! Avec Yanis.
Vu mon petit incident au Bénin, j'ai préféré sécuriser Yanis et choisir pour une fois de voyager avec une agence. J'ai choisit Allibert, une agence d'éco-tourisme.
Nous allons nous retrouver dans un petit groupe, dont je sais déjà qu'il y a une maman avec sa fille de 11 ans. Voyage spécial famille :)
Je ne pense pas voyager souvent comme çà, question budget, mais je pense que c'est une bonne alternative avec un enfant. Nous verrons bien. Let's go to Havana !!!
14/07/2012 – 6h15 Réveil de bonne heure. Décalage horaire de 6h qui rend maboule ;) On a du se coucher à 10h du soir (4h du mat. En France)... J'ai comme çà le temps d'écrire un peu sur la soirée d'hier. Nous sommes 4, ce qui pour moi est génial ! Une autre maman et sa fille, habituées à se laisser guider totalement dans leurs voyages, alors que pour moi, c'est dur, et pour Yanis, carrément nouveau. Mais Yanis est content de pouvoir poser pleins de questions à notre guide, Alejandro (alias Alex). La Havane : comme je l'imaginais, vieille ville coloniale, en ruine ou très mauvais état dans certains quartiers, en pleine rénovation dans d'autres : magnifique !!! Nous sommes dans un superbe hôtel colonial restauré, tout près du vieux quartier. Chose étrange, nous sommes samedi, c'est les vacances, mais vraiment pas grand monde dans les rues. Alex nous a dit que la saison des pluies (et il avait plu ce jour), et le week-end, les familles restent chez elles. Étrange, je ne voyais pas le caractère cubain ainsi, mais plutôt fêtard ! Que de belles voitures américaines, c'est un régal. L'atmosphère cubain est là, çà c'est sur …
14/07/2012 – 6h15 Réveil de bonne heure. Décalage horaire de 6h qui rend maboule ;) On a du se coucher à 10h du soir (4h du mat. En France)... J'ai comme çà le temps d'écrire un peu sur la soirée d'hier. Nous sommes 4, ce qui pour moi est génial ! Une autre maman et sa fille, habituées à se laisser guider totalement dans leurs voyages, alors que pour moi, c'est dur, et pour Yanis, carrément nouveau. Mais Yanis est content de pouvoir poser pleins de questions à notre guide, Alejandro (alias Alex). La Havane : comme je l'imaginais, vieille ville coloniale, en ruine ou très mauvais état dans certains quartiers, en pleine rénovation dans d'autres : magnifique !!! Nous sommes dans un superbe hôtel colonial restauré, tout près du vieux quartier. Chose étrange, nous sommes samedi, c'est les vacances, mais vraiment pas grand monde dans les rues. Alex nous a dit que la saison des pluies (et il avait plu ce jour), et le week-end, les familles restent chez elles. Étrange, je ne voyais pas le caractère cubain ainsi, mais plutôt fêtard ! Que de belles voitures américaines, c'est un régal. L'atmosphère cubain est là, çà c'est sur …
Planning de visites à Paris English translation pending
Bon, me voilà fin prête à partir pour Paris la semaine prochaine. J'ai essayé de regrouper les choses que je veux voir, car c'est mon premier voyage à Paris. J'ai essayé de voir le plus de choses sans trop surcharger mes journées. Je veux me garder du temps pour flâner. Je sais qu'il y a des choses que je ne pourrai pas voir, mais cela me servira de prétexte pour un autre voyage.
Voici ce que j'ai prévu, sans que ce soit obligatoire que je vois tout.
Visite à Paris
Jour Visite
Jeudi 1er août Arrivée sur Paris Arrivée à l’hôtel Tour rapide du quartier (11e)
Vendredi 2 août Musée Carnavalet; Cimetière du Père-Lachaise
Samedi 3 août Montmartre : Moulin de la galette; Cimetière Montmartre; Mur des Je t’aime; Basilique du Sacré-cœur
Tour Eiffel Croisière sur la Seine Champs Élysées
Dimanche 4 août Hôtel de ville de Paris; Versailles
Lundi 5 août Visite du Louvre (MP); Jardin des Tuileries
Mardi 6 août Musée d’Orsay (MP); Canal Saint-Martin
Mercredi 7 août Notre-Dame de Paris et crypte et Tours (MP); Arc de Triomphe (MP)
Jeudi 8 août Musée de Cluny (MP); Sorbonne; Eglise Saint-Germain-des-prés
Vendredi 9 août Basilique Saint-Denis Place d’Italie
Samedi 10 août Jardins du Luxembourg Montparnasse
Dimanche 11 août Retour sur Montréal
Pouvez-vous me dire si c'est trop?
Merci à l'avance.
Voici ce que j'ai prévu, sans que ce soit obligatoire que je vois tout.
Visite à Paris
Jour Visite
Jeudi 1er août Arrivée sur Paris Arrivée à l’hôtel Tour rapide du quartier (11e)
Vendredi 2 août Musée Carnavalet; Cimetière du Père-Lachaise
Samedi 3 août Montmartre : Moulin de la galette; Cimetière Montmartre; Mur des Je t’aime; Basilique du Sacré-cœur
Tour Eiffel Croisière sur la Seine Champs Élysées
Dimanche 4 août Hôtel de ville de Paris; Versailles
Lundi 5 août Visite du Louvre (MP); Jardin des Tuileries
Mardi 6 août Musée d’Orsay (MP); Canal Saint-Martin
Mercredi 7 août Notre-Dame de Paris et crypte et Tours (MP); Arc de Triomphe (MP)
Jeudi 8 août Musée de Cluny (MP); Sorbonne; Eglise Saint-Germain-des-prés
Vendredi 9 août Basilique Saint-Denis Place d’Italie
Samedi 10 août Jardins du Luxembourg Montparnasse
Dimanche 11 août Retour sur Montréal
Pouvez-vous me dire si c'est trop?
Merci à l'avance.