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Thaïmement vôtre: 20 jours en Issan English translation pending
Hello,
Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS
Prologue :
Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.
Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.
Période de voyage :
Du 30 mars au 20 avril 2018
Note :
Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)
Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.
Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.
Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.
Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).
Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....
Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.
La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Un petit retour sur bien sympathique séjour au PDS
Prologue :
Je souhaiterai tout d'abord remercier les membre, oh combien éminents, de ce forum. Leurs avis, conseils, trucs et astuces m'ont aidé à préparer ce périple.
Une pensée pour toi, courageux lecteur, qui t'aventure dans ce carnet. Puis-je, je l'espère, t'apporter quelques infos utiles et te donner un peu de plaisir.
Période de voyage :
Du 30 mars au 20 avril 2018
Note :
Plutôt qu'un récit complet de tout mon voyage, je choisis de raconter quelques anecdotes, rencontres ou autres curiosités vécues lors de ce trip. C'est un choix qui, je l'espère, rendre ce récit vivant et léger. J'essaierai d'indiquer les prix en bahts (ceux dont je me souviens !)
Merci d'excuser les fautes, je viens de rentrer, jet lag en cours.
Premier et deuxième jour Arrivée à Bangkok, City line pour Payathai (45.-). A mon avis et selon mes critères, c'est le meilleur moyen de rejoindre le centre ville. Puis un petit trajet en BTS pour Nana. Je retrouve ma chambre du Eight Ville Appartment, soi 8. Bon rapport qualité prix (1200.- la chambre de luxe. Attention les chambres premiers prix n'ont pas de fenêtre.
Je suis arrivé tard dans l'après-midi, pour terminer cette journée, direction soi 22 pour une pédicure à 200.-, un repas dans un restau local et quelques bières dans plusieurs bars de cette soi. Encore une fois, je me rendrai compte que tout change très vite en Thaïlande. Ce qui était à mon avis la meilleur table de billard que je connaisse à Bangkok, est maintenant un espèce de gogo bar, qui ne donne pas envie d'y entrer. Je ne traînerai pas tard, j'ai un programme bien fournis pour demain.
Le lendemain...Petit déjeuner au bout de la soi. Omaltine yen, toast, beurre et confiture. Entre le beurre salé et la confiture industrielle, disons que mon choix aurait pu être plus judicieux. Mais bon, c'est pas bien grave, je regarde la vie de la rue...la femme qui cuisine je sais pas quoi sur son petit stand à roulette. le livreur de glace qui fait ses livraisons (le saviez-vous ? : La glace est gérée par l'état en Thäilande, c'est donc très bon marché d'acheter des glaçons. 50.- le gros sac). En fait, c'est tellement peu cher, que nombreux sont les Thaïs qui garde au froid ce qui doit l'être dans des glacières pleine de glace, plutôt que d'acheter un frigo électrique).
Ensuite, c'est BTS pour aller faire quelques emplettes au MBK (très bon centre commercial, produits très diversifiés). T-shirts, pantalons, soquettes, protections pour mon smartphone. Je fois faire vite mon avion décolle dans l'après-midi. Retour à la chambre, petite douche, paquetage, check out. Me voilà propre et sec, prêt à découvrir l'Issan. Depuis Sukumivit, c'est à dire le centre ville, il est préférable de prendre le BTS jusqu'à Mo Chit, puis, au choix, un taxi ou le bus jusqu'à l'aéroport. Grosso modo 300.- en taxi, moins de 100.- en bus. Souhaitant garder une certaine fraîcheur et comme je ne suis pas en avance, j'opte pour le taxi. Le chauffeur est sympathique, il connait quelques mots d'anglais, moi quelques mots de Thaï, on discute un peu, c'est sympa. On arrive à l'aéroport, comme il a été sympa, qu'il n'a pas essayé de m'arnaquer, je lui laisse un pourboire et je lui dit d'attendre le temps que je prenne ma valise dans le coffre, il me dit ok, ok. Je sors, je ferme la porte et .....il démarre sans attendre que je prenne ma valise. J'ai la voix qui porte loin, je essaie d'attirer son attention en criant "wait wait !", mais il ne m'entend pas. Me voilà parti à la course pour poursuivre mon taxi tout en criant "wait", "wait" Heureusement pour moi, mon comportement à attirer l'attention des Thaïs qui sont par là et avec la circulation, il ne peut pas partir vite. 200 mètres plus loin, il s'arrête et sors du taxi tout désolé et d'excusant à plusieurs reprises. Mai Pai lai (ça fait rien). J'ai retrouvé ma valise, par contre, question fraîcheur, c'est plus tout à fait ça. J'entre dans le terminal, c'est la foule des départs, il y a vraiment beaucoup de monde. Petit détail amusant, on enregistre son bagage, on prend le ticket et on doit attendre quelques mètres plus loin devant un écran de TV, jusqu'à qu'on ai vu notre valise passer après le scan. Il y a un préposé, qui vous laisse passer une fois que vous avez vu votre valise. On est 5 ou 6 personnes à attendre....10 minutes plus tard, toujours pas de valise...Alors bon, c'est avec la plus grande conviction que j'ai désigné l'écran en disant ok, it's my luggage en voyant une jolie valise rose passer. Bon, la mienne est noir, mais elle a un peu la même forme que la rose, on ne va pas chipoter sur la couleur....
Vol Air Asia Bangkok - Udon Thani. Court vol sans histoire....f'in sans histoire... Je ne suis pas un grand fan de l'avion, je pense qu'on peut dire que j'ai le même niveau d’appréhension que la majorité des gens. Donc on décolle, on monte, les jolies hôtesses passent dans l'allée. Entre l'allée et la fenêtre, il y a de quoi se mettre quelques jolis souvenirs dans les mirettes. Arrive la descente sur Udon. Quelques petites turbulences, pas bien méchantes, mais quand même. On descend encore....en fait en descend tellement que je peux voir ce que font les gens dans leur jardin. Ce qui commence à m'inquiéter un peu, c'est que je trouve qu'on est très très bas et que je ne vois toujours pas de piste, c'est de l'herbe....put...on va se poser dans l'herbe ! On est tellement bas que je suis surpris que les roues n'aient pas encore touchés l'herbe. Et là, comme par miracle, apparaît la piste, au moment même où on touche le sol. Ami de la frayeur gratuite, bienvenue ! Bref, me voilà arrivé, entier, à Udon Thani.
La suite arrive après une sieste qui s'impose...
Deux jours dans le delta du Mékong English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Vietnam à la fin du mois pour 17 jours. Notre périple débutera par un rapide passage à Ho Chi Minh puis nous prévoyons de passer 2 jours dans le delta du Mékong. Nous arriverons donc samedi soir en fin de journée et repartirons le lundi soir à 19h en avion depuis Can Tho. Nous hésitons entre : Option 1: Arrivée à Vinh Long et ferry jusqu'à Ann Binh - Nuit à Ann Binh / Lendemain visite de Cai Be et My Tho (faisable ? Intérréssant ?) Puis départ pour Can Tho - Nuit à Can Tho / Lendeain visite du marché flottants et promenades avant de prendre notre avion pour Can Tho
Option 2: Aller directement à Can Tho, y passer nos deux nuits et aller vers Ann Binh/ My Tho que pour la journée ?
Merci d'avance de votre aide
Claudia
Nous partons au Vietnam à la fin du mois pour 17 jours. Notre périple débutera par un rapide passage à Ho Chi Minh puis nous prévoyons de passer 2 jours dans le delta du Mékong. Nous arriverons donc samedi soir en fin de journée et repartirons le lundi soir à 19h en avion depuis Can Tho. Nous hésitons entre : Option 1: Arrivée à Vinh Long et ferry jusqu'à Ann Binh - Nuit à Ann Binh / Lendemain visite de Cai Be et My Tho (faisable ? Intérréssant ?) Puis départ pour Can Tho - Nuit à Can Tho / Lendeain visite du marché flottants et promenades avant de prendre notre avion pour Can Tho
Option 2: Aller directement à Can Tho, y passer nos deux nuits et aller vers Ann Binh/ My Tho que pour la journée ?
Merci d'avance de votre aide
Claudia
Comment avoir l'accent anglais? English translation pending
Bonjour
Comment avoir l'accent anglais ?
J'apprends l'anglais en autodidacte avec des livres, des audios, des vidéos, des dialogues quotidiens écrits avec des personnes ne parlant que anglais...mais je peine à acquérir l'accent anglais.
J'ai toujours ce french accent qui n'est pas très joli. Je trouve que ça décrédibilise mes propos lorsque l' accent n'est pas bon.
Ya t il une manière précise d'avoir l'accent anglais ?!
Comment avoir l'accent anglais ?
J'apprends l'anglais en autodidacte avec des livres, des audios, des vidéos, des dialogues quotidiens écrits avec des personnes ne parlant que anglais...mais je peine à acquérir l'accent anglais.
J'ai toujours ce french accent qui n'est pas très joli. Je trouve que ça décrédibilise mes propos lorsque l' accent n'est pas bon.
Ya t il une manière précise d'avoir l'accent anglais ?!
Risques santé pour les enfants à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je suis déjà allée dans ce chouette pays en couple, sac au dos, il y a 10 ans, et j'envisage d'y retourner cet été avec mes enfants de 8 et 9 ans. Nous avions pris de la malarone par sécurité, pour le reste n'avons pas échappé à quelques soucis d'ordre intestinaux sur place. J'ai lu qu'il existait de la malarone pour enfants, mais j'ai aussi vu que le lonely planet ne recommandait pas spécialement cette destination avec des enfants pour des raisons sanitaires. Du coup je doute....
Quelqu'un aurait-il testé la malarone pour enfants? Quels sont les risques niveau santé de voyager là-bas avec des enfants?
Vaérie.
Je suis déjà allée dans ce chouette pays en couple, sac au dos, il y a 10 ans, et j'envisage d'y retourner cet été avec mes enfants de 8 et 9 ans. Nous avions pris de la malarone par sécurité, pour le reste n'avons pas échappé à quelques soucis d'ordre intestinaux sur place. J'ai lu qu'il existait de la malarone pour enfants, mais j'ai aussi vu que le lonely planet ne recommandait pas spécialement cette destination avec des enfants pour des raisons sanitaires. Du coup je doute....
Quelqu'un aurait-il testé la malarone pour enfants? Quels sont les risques niveau santé de voyager là-bas avec des enfants?
Vaérie.
Birmanie à vélo: le sud-est (compte rendu) English translation pending
Bonjour,
J'avais déjà fait une balade en vélo en Birmanie au cours de l'hiver 2014 – 2015. Le compte rendu est ici : voyageforum.com/...nvier-2015-d6867758/
Cette fois, je souhaitais visiter le sud du pays. Comme il n'était pas possible d'aller en vélo jusqu'à Mrauk U, j'ai limité mon séjour au Sud-Est, gardant la découverte du sud-ouest pour un prochain voyage. Je venais de Thaïlande et je comptais y retourner après mon escapade birmane.
La longueur des étapes a été dictée par les possibilités d'hébergement. En effet, en Birmanie, seule une partie des hôtels est autorisée à recevoir des étrangers. Et il n'y en a pas partout. A priori, le bivouac est interdit aux étrangers. Quant aux séjours dans les temples, j'ai préféré éviter de détourner cette hospitalité à des fins touristiques.
Le réseau routier secondaire est limité.
J'ai effectué ce voyage en décembre 2017 et janvier 2018.
Les étapes
1ère étape : Mae Sot -> Hpa An (145 kms)
Je n'avais pas prévu de faire une étape aussi longue. Au départ, je souhaitais m'arrêter à Kawkareik. Mais j'ai été refusé par les 2 guest house que j'ai trouvées (Honey Guesthouse et sa voisine). Jusqu'à Kawkareik, la nouvelle route ouverte en 2015 est large, le revêtement est en bon état et la circulation relativement peu importante. Il s'agit d'une route comportant une voie dans chaque sens et non pas une 4 voies, comme j'ai pu le lire sur Internet. À partir du 24e kilomètre, il y a une montée de 6/7 kms. En effet, il faut franchir une montagne. J'ai trouvé cette partie du parcours jolie. Après Kawkareik, la route est étroite, son revêtement est dégradé et la circulation est assez importante. Ce parcours est légèrement vallonné. Le paysage sans intérêt à mon goût. Une vingtaine de kilomètres avant d'arriver la chaussée est plus large et en meilleur état. Le paysage est composé de pics karstiques. C'est la récompense avant d'arriver.
2ème étape : Hpa An -> Kinpun (Rocher d'Or) (130 kms)
J'ai pris la route principale jusqu'à Bilin. A Bilin, j'ai trouvé une route secondaire sur la droite (merci Maps Me). Il s'agit d'une petite route traversant des villages et des plantations. La circulation y est faible. Magique. L'ensemble du parcours est légèrement vallonné.
3e étape : Kinpun -> Bago (107 kms)
Quelques kilomètres après la sortie de Kinpun, Grace à Maps Me, j'ai trouvé sur la droite une route goudronnée qui se transforme très rapidement en piste (défoncée). Je suis tombé sur un premier gué à franchir. Il y en avait au moins un autre après. Étant seul et vu la longueur prévisible de l'étape, j'ai abandonné et j'ai pris la route principale. Le parcours est légèrement vallonné jusqu'à un fleuve. Ensuite, il est extra plat. La chaussée est large et le revêtement en très bon état. Mais la circulation est très importante, ce qui a rendu l'étape déplaisante.
4e étape : Bago -> Mawlamyne
J'avais le temps de faire cette étape en vélo mais, vu le peu d'intérêt du parcours (que j'avais fait dans l'autre sens), j'ai pris un bus (8000 kyats pour le passager 5000 kyats pour le vélo)*.
5e étape : Mawlamyne -> Thanbyuzayat (68 kms)
La chaussée est relativement étroite et le revêtement assez bon. La circulation est assez importante jusqu'à Mudon et plus faible après.
6e étape : Thanbyuzayat -> Ye (97 kms)
La route est pour l'essentiel vallonnée. Le revêtement est assez bon et il y a relativement peu de circulation.
7e étape : Ye -> Dawei (160 kms)
En raison de la longueur de l'étape, j'ai été contraint de prendre un bus (10 500 kyats pour un bus non climatisé + 4000 Kyats pour le vélo). Vu par la fenêtre du bus, c'était assez joli. Il y a un col vers 30/40 km (avec bien sûr un checkpoint). Le reste du parcours est vallonné dans l'ensemble sauf les 20 derniers kilomètres qui sont extra plats.
Je comptais retourner en Thaïlande par Ranong. Comme il n'existe semble-t-il pas de possibilité d'hébergement entre Dawei et Ranong, j'ai préféré retourner en Thaïlande par Phunaron / Htee Kee plutôt que de passer des heures et des heures, en grande partie de nuit, dans les bus qui vont vers Ranong. C'est 140 kms dont une centaine de kilomètres de pistes dans la montagne. Le voyage se fait en minivan et dure 7 heures (23 000 kyats + 10 000 kyats pour le vélo)*. Éprouvant.
Ravitaillement : on trouve régulièrement de quoi boire et manger en chemin. Un peu moins après Thanbyuzayat.
La sécurité du cycliste : tout au long de ce séjour, j'ai été régulièrement frôlé par des véhicules, ce qui ne m'était pas arrivé lors de mon précédent séjour. Paradoxalement, ce sont les camions qui s'écartaient le plus pour me doubler.
Conclusion : contrairement à mon précédent séjour, cette fois la magie n'a pas opéré. Je me demande d'ailleurs si cette partie de la Birmanie se prête bien aux cyclotourisme.
(*) 1 € = 1628 kyats
J'avais déjà fait une balade en vélo en Birmanie au cours de l'hiver 2014 – 2015. Le compte rendu est ici : voyageforum.com/...nvier-2015-d6867758/
Cette fois, je souhaitais visiter le sud du pays. Comme il n'était pas possible d'aller en vélo jusqu'à Mrauk U, j'ai limité mon séjour au Sud-Est, gardant la découverte du sud-ouest pour un prochain voyage. Je venais de Thaïlande et je comptais y retourner après mon escapade birmane.
La longueur des étapes a été dictée par les possibilités d'hébergement. En effet, en Birmanie, seule une partie des hôtels est autorisée à recevoir des étrangers. Et il n'y en a pas partout. A priori, le bivouac est interdit aux étrangers. Quant aux séjours dans les temples, j'ai préféré éviter de détourner cette hospitalité à des fins touristiques.
Le réseau routier secondaire est limité.
J'ai effectué ce voyage en décembre 2017 et janvier 2018.
Les étapes
1ère étape : Mae Sot -> Hpa An (145 kms)
Je n'avais pas prévu de faire une étape aussi longue. Au départ, je souhaitais m'arrêter à Kawkareik. Mais j'ai été refusé par les 2 guest house que j'ai trouvées (Honey Guesthouse et sa voisine). Jusqu'à Kawkareik, la nouvelle route ouverte en 2015 est large, le revêtement est en bon état et la circulation relativement peu importante. Il s'agit d'une route comportant une voie dans chaque sens et non pas une 4 voies, comme j'ai pu le lire sur Internet. À partir du 24e kilomètre, il y a une montée de 6/7 kms. En effet, il faut franchir une montagne. J'ai trouvé cette partie du parcours jolie. Après Kawkareik, la route est étroite, son revêtement est dégradé et la circulation est assez importante. Ce parcours est légèrement vallonné. Le paysage sans intérêt à mon goût. Une vingtaine de kilomètres avant d'arriver la chaussée est plus large et en meilleur état. Le paysage est composé de pics karstiques. C'est la récompense avant d'arriver.
2ème étape : Hpa An -> Kinpun (Rocher d'Or) (130 kms)
J'ai pris la route principale jusqu'à Bilin. A Bilin, j'ai trouvé une route secondaire sur la droite (merci Maps Me). Il s'agit d'une petite route traversant des villages et des plantations. La circulation y est faible. Magique. L'ensemble du parcours est légèrement vallonné.
3e étape : Kinpun -> Bago (107 kms)
Quelques kilomètres après la sortie de Kinpun, Grace à Maps Me, j'ai trouvé sur la droite une route goudronnée qui se transforme très rapidement en piste (défoncée). Je suis tombé sur un premier gué à franchir. Il y en avait au moins un autre après. Étant seul et vu la longueur prévisible de l'étape, j'ai abandonné et j'ai pris la route principale. Le parcours est légèrement vallonné jusqu'à un fleuve. Ensuite, il est extra plat. La chaussée est large et le revêtement en très bon état. Mais la circulation est très importante, ce qui a rendu l'étape déplaisante.
4e étape : Bago -> Mawlamyne
J'avais le temps de faire cette étape en vélo mais, vu le peu d'intérêt du parcours (que j'avais fait dans l'autre sens), j'ai pris un bus (8000 kyats pour le passager 5000 kyats pour le vélo)*.
5e étape : Mawlamyne -> Thanbyuzayat (68 kms)
La chaussée est relativement étroite et le revêtement assez bon. La circulation est assez importante jusqu'à Mudon et plus faible après.
6e étape : Thanbyuzayat -> Ye (97 kms)
La route est pour l'essentiel vallonnée. Le revêtement est assez bon et il y a relativement peu de circulation.
7e étape : Ye -> Dawei (160 kms)
En raison de la longueur de l'étape, j'ai été contraint de prendre un bus (10 500 kyats pour un bus non climatisé + 4000 Kyats pour le vélo). Vu par la fenêtre du bus, c'était assez joli. Il y a un col vers 30/40 km (avec bien sûr un checkpoint). Le reste du parcours est vallonné dans l'ensemble sauf les 20 derniers kilomètres qui sont extra plats.
Je comptais retourner en Thaïlande par Ranong. Comme il n'existe semble-t-il pas de possibilité d'hébergement entre Dawei et Ranong, j'ai préféré retourner en Thaïlande par Phunaron / Htee Kee plutôt que de passer des heures et des heures, en grande partie de nuit, dans les bus qui vont vers Ranong. C'est 140 kms dont une centaine de kilomètres de pistes dans la montagne. Le voyage se fait en minivan et dure 7 heures (23 000 kyats + 10 000 kyats pour le vélo)*. Éprouvant.
Ravitaillement : on trouve régulièrement de quoi boire et manger en chemin. Un peu moins après Thanbyuzayat.
La sécurité du cycliste : tout au long de ce séjour, j'ai été régulièrement frôlé par des véhicules, ce qui ne m'était pas arrivé lors de mon précédent séjour. Paradoxalement, ce sont les camions qui s'écartaient le plus pour me doubler.
Conclusion : contrairement à mon précédent séjour, cette fois la magie n'a pas opéré. Je me demande d'ailleurs si cette partie de la Birmanie se prête bien aux cyclotourisme.
(*) 1 € = 1628 kyats
Un endroit doit-il obligatoirement être vieux et pauvre (ou présumé tel) pour être beau? English translation pending
Une question qui me vient à l'esprit quand je lis
-n'allez pas à Monaco , ça pue le fric
-n'allez pas à Capri , ça pue le fric
-à Marseille , visitez le Panier , mais on ne vous dit jamais d'aller sur la Corniche ou le Prado
-à Palerme , visitez le marché Ballaro , mais on ne vous dit jamais d'aller visiter la via della Libertà , la grande avenue du luxe .
ou quand dans les récits de voyage en Inde , à part les monuments historiques on ne montre que des rues délabrées : il y a quand même 2 ou 300 millions d'indiens riches ou de classes moyennes sup qui doivent habiter de belles maisons
qu'en pensez vous
Les plus belles choses à voir sur le débarquement de Normandie English translation pending
Bonjour, je vais passer 2 nuits à Caen et j'aimerais savoir les lieux les plus intéressants à visiter qui ont rapport avec le débarquement de Normandie. Je vais arriver par le mont saint Michel et repartir vers Honfleur apres ces deux nuits. Je vais être là vers le premier juin 2018. Et si quelqu'un peut m'aider j'aimerais aussi savoir combien de temps il faut compter pour visiter le Mont Saint Michel ? Merci
Transport Cebu - Moalboal English translation pending
Bonjour à tous,
Préparant notre voyage de mai 18, j'ai des petits renseignements à vous demander:
On va atterrir directement à Cebu (par Emirate) pour se rendre dans la foulée à Moal Boal.
1°) Quels sont les moyens de transport à disposition (avec la durée de transfert) sachant qu'étant plongeurs, on voyage lourd : 2 bagages de 20 kgs et 2 bagages cabines. Je pense que c"est trop encombrant pour un Jeepney. Est-ce qu'il y a des vans qui font la liaison ? (si vous avec les coordonnées...😉.)
2°) Est il facile de faire, dans la journée, Moal Boal - Oslob (l'aller, voir les requins baleine et le retour, sans trop courir) ? Ou bien est il préférable de passer une nuit à Oslob avant le retour sur Cebu city ?
Par avance, merci de vos précieux renseignements.
Préparant notre voyage de mai 18, j'ai des petits renseignements à vous demander:
On va atterrir directement à Cebu (par Emirate) pour se rendre dans la foulée à Moal Boal.
1°) Quels sont les moyens de transport à disposition (avec la durée de transfert) sachant qu'étant plongeurs, on voyage lourd : 2 bagages de 20 kgs et 2 bagages cabines. Je pense que c"est trop encombrant pour un Jeepney. Est-ce qu'il y a des vans qui font la liaison ? (si vous avec les coordonnées...😉.)
2°) Est il facile de faire, dans la journée, Moal Boal - Oslob (l'aller, voir les requins baleine et le retour, sans trop courir) ? Ou bien est il préférable de passer une nuit à Oslob avant le retour sur Cebu city ?
Par avance, merci de vos précieux renseignements.
Compte rendu 18 jours au Cambodge en novembre English translation pending
Petit compte rendu de notre voyage au Cambodge du 10 au 28 novembre 2017.
Nous avons dépensé par personne 673 euros pour le vol et 553 dollars sur place. Nous avions pris tous nos dollars avant de partir (sur site en ligne). Il y a 2 monnaies officielles au Cambodge : le dollars américain et le riel. Inutile de changer des riels en arrivant, les commerçants acceptent tous les 2 monnaies. Cela oblige juste à faire une petite gymnastique de l’esprit pour jongler entre les 2 : 1 $ = 4000 riels.
J1 : Train Lyon-Paris puis vol Paris-Phnom Penh avec Vietnam Airlines.
J2 : Arrivée à Phnom Penh à 9h30. Prévoir 30 dollars (rendent la monnaie) + une photo pour le visa. Ayant du retard à l’escale à Ho Chi Minh, nous avons juste eu le temps d’avoir la correspondance mais nos bagages n’ont pas suivi. Ils sont arrivés par l’avion suivant en début d’après-midi et on nous les a livrés à l’hôtel. Il a fallu faire une déclaration qui a pris au moins 2h car beaucoup de monde dans ce cas. Les habitués nous ont dit que c’était courant. Donc rien de catastrophique mais mieux vaut avoir prévu une tenue légère en bagage à main et avoir sous la main le nom et surtout l’adresse/le numéro de téléphone de l’hôtel pour pouvoir la noter sur le formulaire.
L’après midi visite du Wat phnom (1$) et du palais royal (10,25 $).
Repas au marché de nuit : 7$ pour 4
14 petites bananes : 1$
1 grande bouteille eau : 0,5 $
Logement : europeguesthouse (15$) : Très bon accueil, très bien située dans le quartier animé et proche des visites
J3 : Départ en minivan pour Battambang (10$ - 6h). L’après-midi, visite de Battambang à pieds (temples et architecture). Logement : Blue guesthouse (9$) : très bon accueil et bien située J4 : Excursion à vélo avec freecyclingtour pour voir les artisans autour de Battambang (fabrication galette de riz, alcool de riz, bananes séchées, noodles, poissons) : promenade facile et intéressante (11$/personne) L’après-midi, tuk-tuk (5$) vers Wat kor et visite d’une maison coloniale : nous n’avons pas trop profité de la promenade car il a bien plu. Repas dans petit restaurant : 14$ pour 4 J5 : Bateau pour Siem Reap (6h30 car niveau d’eau haut - 21$) : promenade très agréable où l’on peut voir la vie le long des rives (village flottant, maisons sur pilotis) J6 : Angkor, Grand circuit en tuk-tuk (20$). Nous avions réservé un tuk tuk francophone Mr Vung, très sympathique qui parle très bien le français. Nous avons pris nos billets le matin à 8h20, aucune attente, il y a beaucoup de files. Logement : Schein Guesthouse (19$ avec clim et petit déjeuner inclus) : Très bien. Chambres impeccables et personnel toujours prêt à aider. J7 : Angkor, les temples lointains (Kbal Spean, Banteay Srei, Bantey Samre) en tuk-tuk (1h30 de route – 30$). J8 : Excursion à Kompong Khleang en voiture+chauffeur. Balade en bateau pendant 2-3h et visite à pieds du marché dans le village. (50$ voiture – bateau : 20$ / pers) : permet de voir la vie dans les villages flottants et maisons sur pilotis. Par rapport au J5, on prend plus le temps et surtout on a un guide qui nous explique plein de chose. Sur la route du retour, arrêt pour voir des maisons traditionnelles et des rizières. J9 : le petit circuit en tuk-tuk avec lever de soleil sur Angkor (que de monde !) Angkor : Nous avons apprécié nos 3 jours de visite et, contrairement à nos craintes, n’avons pas trouvé le temps long, pas de lassitude de voir trop de « vieilles pierres ». Les temples sont tous différents. Vaut vraiment le voyage au Cambodge. Il y a du monde surtout dans les temples les plus connues, ailleurs ça va. Nous avons fait les circuits à l’envers et avons visiter à midi pour éviter la foule. Par contre, nous n’avons pas aimé l’ambiance de Siem Reap, trop touristique. Forfait 3 jours Angkor : 62$ J10 : Minibus vers Banlung (Ratanakiri) : 8h – 23$ Logement : Banlung Balcony (6$) : Très bon accueil francophone. Chambre simple mais très propre. J11 : Tour en tuk tuk pour voir des éléphants (30$/pers) + cascades/lac autour de Banlung. Ce sont les éléphants de la fondation Airvata qui sont dans la forêt. (1 petite heure de marche pour y aller). J12,13, 14 : trek – nuit chez l’habitant en hamac et marche dans la jungle (20$ / pers / jour) : sympa, 2e jour assez sportif, permet de découvrir la vie à la campagne, l’intérieur des maisons ainsi que les grands arbres du parc de Virachey. Pas de paysages spectaculaires mais un gros orage et des sansues pour pimenter la rando. Une bonne transition après la foule de Siem Reap ! J15 : Minibus vers Kompong Cham (14$ - 6h) Logement à l’OBT chiro village homestay : bungalow en bambou (10$) au milieu d’un village. Notre coup de cœur au Cambodge. Ce ne sont que des « hellos » de partout où qu’on aille. Situé au bord du Mekong. Beaucoup de villages/quartiers musulmans qui cohabitent avec les boudhistes. J16 : A 6h du matin, participation à un mariage (musique à fond à partir de 4h30 du matin donc, réveillés, nous sommes allés faire les curieux et avons été invités à petit déjeuner avec eux). Excursion à l’ile de Koh Paen en vélo (2$ / vélo). Le pont en bambou a disparu (ce n’est pas indiqué dans les guides) pour faire place à un pont en béton permanent. La aussi que des « hellos » tout le long. Petite ile tranquille où nous avons assisté à des sorties d’écoles, travail dans les champs, visite de temples, mosquée… : une journée bien remplie, très agréable à la campagne. J17 : Promenade en tuk-tuk pour voir un vieux temple en bois (très joli) et village des tisserands (notre chauffeur ne connaissait pas, on a fini par trouver un tisserand dans une maison mais un peu décevant, on pensait voir un village). A 16h, minibus pour rentrer sur Phnom penh (3h – 6,25$) Logement : Flora boutique hotel (21$) : tout à côté du S21. J18 : Visite du S21 (tuol sleng museum) (5$ +3$ l’audio guide). On nous avait conseillé de prendre un audio guide et nous n’avons pas regretté. Très poignant. Pour finir, nous avons fait un tour au marché russe pour acheter quelques souvenirs avant de prendre l’avion du retour. En conclusion, un voyage dépaysant avec un temps fort : Angkor. Nous avons trouvé les cambodgiens gentils et accueillants mais pas plus ni moins que dans un autre pays asiatique. Si vous souhaitez des compléments, je répondrai avec plaisir à vos questions. Christine
J3 : Départ en minivan pour Battambang (10$ - 6h). L’après-midi, visite de Battambang à pieds (temples et architecture). Logement : Blue guesthouse (9$) : très bon accueil et bien située J4 : Excursion à vélo avec freecyclingtour pour voir les artisans autour de Battambang (fabrication galette de riz, alcool de riz, bananes séchées, noodles, poissons) : promenade facile et intéressante (11$/personne) L’après-midi, tuk-tuk (5$) vers Wat kor et visite d’une maison coloniale : nous n’avons pas trop profité de la promenade car il a bien plu. Repas dans petit restaurant : 14$ pour 4 J5 : Bateau pour Siem Reap (6h30 car niveau d’eau haut - 21$) : promenade très agréable où l’on peut voir la vie le long des rives (village flottant, maisons sur pilotis) J6 : Angkor, Grand circuit en tuk-tuk (20$). Nous avions réservé un tuk tuk francophone Mr Vung, très sympathique qui parle très bien le français. Nous avons pris nos billets le matin à 8h20, aucune attente, il y a beaucoup de files. Logement : Schein Guesthouse (19$ avec clim et petit déjeuner inclus) : Très bien. Chambres impeccables et personnel toujours prêt à aider. J7 : Angkor, les temples lointains (Kbal Spean, Banteay Srei, Bantey Samre) en tuk-tuk (1h30 de route – 30$). J8 : Excursion à Kompong Khleang en voiture+chauffeur. Balade en bateau pendant 2-3h et visite à pieds du marché dans le village. (50$ voiture – bateau : 20$ / pers) : permet de voir la vie dans les villages flottants et maisons sur pilotis. Par rapport au J5, on prend plus le temps et surtout on a un guide qui nous explique plein de chose. Sur la route du retour, arrêt pour voir des maisons traditionnelles et des rizières. J9 : le petit circuit en tuk-tuk avec lever de soleil sur Angkor (que de monde !) Angkor : Nous avons apprécié nos 3 jours de visite et, contrairement à nos craintes, n’avons pas trouvé le temps long, pas de lassitude de voir trop de « vieilles pierres ». Les temples sont tous différents. Vaut vraiment le voyage au Cambodge. Il y a du monde surtout dans les temples les plus connues, ailleurs ça va. Nous avons fait les circuits à l’envers et avons visiter à midi pour éviter la foule. Par contre, nous n’avons pas aimé l’ambiance de Siem Reap, trop touristique. Forfait 3 jours Angkor : 62$ J10 : Minibus vers Banlung (Ratanakiri) : 8h – 23$ Logement : Banlung Balcony (6$) : Très bon accueil francophone. Chambre simple mais très propre. J11 : Tour en tuk tuk pour voir des éléphants (30$/pers) + cascades/lac autour de Banlung. Ce sont les éléphants de la fondation Airvata qui sont dans la forêt. (1 petite heure de marche pour y aller). J12,13, 14 : trek – nuit chez l’habitant en hamac et marche dans la jungle (20$ / pers / jour) : sympa, 2e jour assez sportif, permet de découvrir la vie à la campagne, l’intérieur des maisons ainsi que les grands arbres du parc de Virachey. Pas de paysages spectaculaires mais un gros orage et des sansues pour pimenter la rando. Une bonne transition après la foule de Siem Reap ! J15 : Minibus vers Kompong Cham (14$ - 6h) Logement à l’OBT chiro village homestay : bungalow en bambou (10$) au milieu d’un village. Notre coup de cœur au Cambodge. Ce ne sont que des « hellos » de partout où qu’on aille. Situé au bord du Mekong. Beaucoup de villages/quartiers musulmans qui cohabitent avec les boudhistes. J16 : A 6h du matin, participation à un mariage (musique à fond à partir de 4h30 du matin donc, réveillés, nous sommes allés faire les curieux et avons été invités à petit déjeuner avec eux). Excursion à l’ile de Koh Paen en vélo (2$ / vélo). Le pont en bambou a disparu (ce n’est pas indiqué dans les guides) pour faire place à un pont en béton permanent. La aussi que des « hellos » tout le long. Petite ile tranquille où nous avons assisté à des sorties d’écoles, travail dans les champs, visite de temples, mosquée… : une journée bien remplie, très agréable à la campagne. J17 : Promenade en tuk-tuk pour voir un vieux temple en bois (très joli) et village des tisserands (notre chauffeur ne connaissait pas, on a fini par trouver un tisserand dans une maison mais un peu décevant, on pensait voir un village). A 16h, minibus pour rentrer sur Phnom penh (3h – 6,25$) Logement : Flora boutique hotel (21$) : tout à côté du S21. J18 : Visite du S21 (tuol sleng museum) (5$ +3$ l’audio guide). On nous avait conseillé de prendre un audio guide et nous n’avons pas regretté. Très poignant. Pour finir, nous avons fait un tour au marché russe pour acheter quelques souvenirs avant de prendre l’avion du retour. En conclusion, un voyage dépaysant avec un temps fort : Angkor. Nous avons trouvé les cambodgiens gentils et accueillants mais pas plus ni moins que dans un autre pays asiatique. Si vous souhaitez des compléments, je répondrai avec plaisir à vos questions. Christine
Vols et attaques! Madagascar, plus jamais! English translation pending
Bonjour !
Cela faisait un an que je n'était pas venu sur le site , n'étant pas a même de voyager très souvent ! La dernière fois , c'était pour préparer mon voyage sur Madagascar !
Je suis revenu sur le forum , il y a peu, dans l'optique de préparer un nouveau voyage vers " l'île Rouge ", et de me renseigner sur d'éventuels bon plan pour des massages professionnels sur Tananarive , post très intéressant au passage mais ayant eu très peu d'écho dans la communauté globe-trotter !
Je constate qu'au bout d'un an , les discussions et thèmes évoqués sur Mada sont toujours les même !! ( seriez-vous en boucle ? )
Tout d'abord , je tiens a préciser que je ne suis pas un grand voyageur et que mon expérience sur Madagascar , se résume a un seul voyage effectué l'année dernière !
Donc, voilà... " vols et attaques !!! Madagascar , Plus jamais !!!! " , titre vendeur et racoleur mais aussi très réducteur ! Personnellement, voici ma petite analyse...
La première chose a savoir est que se rendre a Madagascar , c'est se rendre en Afrique ! Vous y trouverez , ce que vous pourriez vous attendre a trouver lors d'un voyage sur les terres africaines profonde ! ( personnellement je n'y ai jamais mis les pieds , mais c'est l'idée que je m'en fais !)
En suite , je suis étonné de tous ces gens qui se plaignent sur ce forum !! Alors, soit vous ne vous êtes pas assez renseigné et vous n'avez pas lus les bon post sur ce forum très intéressant ! Ou soit, vous vous étés inscrit après coup , pour y déverser votre rancœur !!!
Donc, pour vous tous , détracteurs de Madagascar , j'ai quelques questions :
- iriez-vous dans les Favelas du Brésil , appareil photo dernier cri en bandoulière ?
- vous promeneriez-vous en plein Coeur de Mexico , avec une pancarte pour faire du stop avec votre passeport qui dépasse de votre poche de chemisette ?
-iriez-vous faire des promenade fluviales en Guyane , visiter les sites d'orpaillage illégaux tout près de la frontière brésilienne ?
Je pense que non!! Il est vrai que Madagascar est moins médiatisée mais si vous êtes sur un forum de voyage , c'est normalement pour vous renseigner !!!
Vous qui touchez le SMIC ou vers les 1 200 € , sachez que le SMIC malgache est de 155 000 Ar , une quarantaine d'euros ( qu'il est très rarement respecté et que beaucoup de personnes touchent moins que cela !!! ) , et qu'un logement décent coûte environ 300 000 Ar sur la capital !!
Comment auriez-vous réagit face a cette réalité ? Qu'auriez-vous pensé si votre loyer coûtait deux fois votre salaire mensuel ? Et surtout ; [ votre salaire étant de 1 200€ , votre loyer de 2 400€ ] ; comment auriez-vous réagit en voyant des "américains" avec un salaire mensuel de 36 000€/mois se promener nonchalansement alors que vous même ne pourrez certainement pas prendre de vacances de votre vie ?
Pour vous renseigner un peu plus sur mon voyage , j'étais sur la capitale en vacances , j'avais loué un appartement individuel en ville, j'ai fait tout les parcs animalier et réserves de la province , visité tout les rovas et lieux sacrés avec mon chauffeur et parfois une amie , je me suis promené seul dans les rues de Tana , j'ai fais mes courses seul , je roulais vitre ouverte en pleine ville , j'allais dans les gargotes chercher mon "sakafo" , vous trouverez beaucoup de personnes vous regardant bizarrement car le vazaha ne fait pas cela normalement ! Mais vous pouvez le faire avec un minimum de précautions !!
A Madagascar , j'ai retrouvé l'atmosphère qui régnait , il y a 30 ans , quand je suis arrivé sur mon île ! ( la Réunion) J'ai rencontré des gens merveilleux et très intéressant ! Des hommes qui commence a courir a 4 h 30 du matin , avec leur carriole pour aller travailler ! Des femmes courageuses qui elles aussi courent du matin au soir , en faisant 3 ou 4 métiers par jours pour pouvoir nourrir leur famille ! Une architecture et une organisation urbaine très riche et intéressante ! Pour ceux que cela intéresse !
Bref , Mada , j'ai trop aimé !! Malheureusement je n'ai pas les moyens d'y passer plus de temps mais dès que je peux y aller , j'y retourne !!!
Donc voilà , Madagascar est une île magnifique , avec des gens qui le sont tout autant mais ce n'est pas comme visiter Rome, Paris , New-York !!!
Et petite précision , vous ne trouverez pas de pingouins sur l'île , a part un ou deux , qui se prennent pour des grands " décideurs " dans leurs costumes trop large et qui vous regarderont de haut vous mais surtout vos amis malgaches lorsqu'ils rentrent manger le midi dans un 4 étoiles en chemisette !!
Pour conclure , vous pouvez vous rendre tranquillement a Madagascar , vous ne serez pas déçu !!! A part , si votre idée de départ et vos attentes sont en décalage avec la réalité du pays !
C'est sûr que si vous vous balladez a Manjakaray , 67 Ha , ou Malakam en pleine nuit , vous aurez certainement des déboires voir plus mais il suffit d'être prudent !
Pour ceux qui veulent se lancer et voyager sur Madagascar , n'hésitez pas , faîtes juste attention et soyez conscient de la réalité !
En vous remerciant et en espérant avoir aidé certains globes- trotters dans leurs recherches !
PS : merci a ceux qui ont lu mon post sur : " Massages a des prix abordables (et le dimanche !!!) sur Tananarive " , une centaine comparé aux milliers qui lisent les messages sur l'insécurité , et si cela les intéresse , j'ai trouvé un salon qui vient d'ouvrir avec des prix abordables , un choix , et une ambiance qui on l'air relativement "haut de gamme " !!?
Cela faisait un an que je n'était pas venu sur le site , n'étant pas a même de voyager très souvent ! La dernière fois , c'était pour préparer mon voyage sur Madagascar !
Je suis revenu sur le forum , il y a peu, dans l'optique de préparer un nouveau voyage vers " l'île Rouge ", et de me renseigner sur d'éventuels bon plan pour des massages professionnels sur Tananarive , post très intéressant au passage mais ayant eu très peu d'écho dans la communauté globe-trotter !
Je constate qu'au bout d'un an , les discussions et thèmes évoqués sur Mada sont toujours les même !! ( seriez-vous en boucle ? )
Tout d'abord , je tiens a préciser que je ne suis pas un grand voyageur et que mon expérience sur Madagascar , se résume a un seul voyage effectué l'année dernière !
Donc, voilà... " vols et attaques !!! Madagascar , Plus jamais !!!! " , titre vendeur et racoleur mais aussi très réducteur ! Personnellement, voici ma petite analyse...
La première chose a savoir est que se rendre a Madagascar , c'est se rendre en Afrique ! Vous y trouverez , ce que vous pourriez vous attendre a trouver lors d'un voyage sur les terres africaines profonde ! ( personnellement je n'y ai jamais mis les pieds , mais c'est l'idée que je m'en fais !)
En suite , je suis étonné de tous ces gens qui se plaignent sur ce forum !! Alors, soit vous ne vous êtes pas assez renseigné et vous n'avez pas lus les bon post sur ce forum très intéressant ! Ou soit, vous vous étés inscrit après coup , pour y déverser votre rancœur !!!
Donc, pour vous tous , détracteurs de Madagascar , j'ai quelques questions :
- iriez-vous dans les Favelas du Brésil , appareil photo dernier cri en bandoulière ?
- vous promeneriez-vous en plein Coeur de Mexico , avec une pancarte pour faire du stop avec votre passeport qui dépasse de votre poche de chemisette ?
-iriez-vous faire des promenade fluviales en Guyane , visiter les sites d'orpaillage illégaux tout près de la frontière brésilienne ?
Je pense que non!! Il est vrai que Madagascar est moins médiatisée mais si vous êtes sur un forum de voyage , c'est normalement pour vous renseigner !!!
Vous qui touchez le SMIC ou vers les 1 200 € , sachez que le SMIC malgache est de 155 000 Ar , une quarantaine d'euros ( qu'il est très rarement respecté et que beaucoup de personnes touchent moins que cela !!! ) , et qu'un logement décent coûte environ 300 000 Ar sur la capital !!
Comment auriez-vous réagit face a cette réalité ? Qu'auriez-vous pensé si votre loyer coûtait deux fois votre salaire mensuel ? Et surtout ; [ votre salaire étant de 1 200€ , votre loyer de 2 400€ ] ; comment auriez-vous réagit en voyant des "américains" avec un salaire mensuel de 36 000€/mois se promener nonchalansement alors que vous même ne pourrez certainement pas prendre de vacances de votre vie ?
Pour vous renseigner un peu plus sur mon voyage , j'étais sur la capitale en vacances , j'avais loué un appartement individuel en ville, j'ai fait tout les parcs animalier et réserves de la province , visité tout les rovas et lieux sacrés avec mon chauffeur et parfois une amie , je me suis promené seul dans les rues de Tana , j'ai fais mes courses seul , je roulais vitre ouverte en pleine ville , j'allais dans les gargotes chercher mon "sakafo" , vous trouverez beaucoup de personnes vous regardant bizarrement car le vazaha ne fait pas cela normalement ! Mais vous pouvez le faire avec un minimum de précautions !!
A Madagascar , j'ai retrouvé l'atmosphère qui régnait , il y a 30 ans , quand je suis arrivé sur mon île ! ( la Réunion) J'ai rencontré des gens merveilleux et très intéressant ! Des hommes qui commence a courir a 4 h 30 du matin , avec leur carriole pour aller travailler ! Des femmes courageuses qui elles aussi courent du matin au soir , en faisant 3 ou 4 métiers par jours pour pouvoir nourrir leur famille ! Une architecture et une organisation urbaine très riche et intéressante ! Pour ceux que cela intéresse !
Bref , Mada , j'ai trop aimé !! Malheureusement je n'ai pas les moyens d'y passer plus de temps mais dès que je peux y aller , j'y retourne !!!
Donc voilà , Madagascar est une île magnifique , avec des gens qui le sont tout autant mais ce n'est pas comme visiter Rome, Paris , New-York !!!
Et petite précision , vous ne trouverez pas de pingouins sur l'île , a part un ou deux , qui se prennent pour des grands " décideurs " dans leurs costumes trop large et qui vous regarderont de haut vous mais surtout vos amis malgaches lorsqu'ils rentrent manger le midi dans un 4 étoiles en chemisette !!
Pour conclure , vous pouvez vous rendre tranquillement a Madagascar , vous ne serez pas déçu !!! A part , si votre idée de départ et vos attentes sont en décalage avec la réalité du pays !
C'est sûr que si vous vous balladez a Manjakaray , 67 Ha , ou Malakam en pleine nuit , vous aurez certainement des déboires voir plus mais il suffit d'être prudent !
Pour ceux qui veulent se lancer et voyager sur Madagascar , n'hésitez pas , faîtes juste attention et soyez conscient de la réalité !
En vous remerciant et en espérant avoir aidé certains globes- trotters dans leurs recherches !
PS : merci a ceux qui ont lu mon post sur : " Massages a des prix abordables (et le dimanche !!!) sur Tananarive " , une centaine comparé aux milliers qui lisent les messages sur l'insécurité , et si cela les intéresse , j'ai trouvé un salon qui vient d'ouvrir avec des prix abordables , un choix , et une ambiance qui on l'air relativement "haut de gamme " !!?
Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais... English translation pending
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
GENÈSE DU VOYAGE
Pourquoi le Vietnam ?
Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.
Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.
Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.
Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?
Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.
Ce sera le Nord, en automne
Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.
L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...
Quelle formule ?
Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.
Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛
C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...
L'agence
Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂
Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕
Remerciements
Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.
S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
Quel gadget ou que prévoir pour éviter l'ennui du voyageur solitaire English translation pending
Salut tout le monde petite question étant donné que je vais repartir pour un long voyage de 4-5 mois en Amérique du sud et que je vais repartir seul(j'avais déjà fait un PVT en Nouvelle Zélande en passant pas l'Australie et la Thailande).
Je me demandais pour vous quels sont les objets à apporter pour un voyage en solo quand l'ennui ou la solitude arrive à vous. Par expérience je trouve que la solitude arrive souvent quand l'ennuie est là et j'aimerai les combattre au maximum pour profiter un max.
Je penses acheter une kindle pour avoir pas mal de bouquins et pouvoir lire tranquillement, j'aurai aussi mon ordinateur car pas trop le choix pour les photos ou entrer en contact. Voilà j'attend des conseils de vos parts et vos expériences, merci d'avance :).
Je me demandais pour vous quels sont les objets à apporter pour un voyage en solo quand l'ennui ou la solitude arrive à vous. Par expérience je trouve que la solitude arrive souvent quand l'ennuie est là et j'aimerai les combattre au maximum pour profiter un max.
Je penses acheter une kindle pour avoir pas mal de bouquins et pouvoir lire tranquillement, j'aurai aussi mon ordinateur car pas trop le choix pour les photos ou entrer en contact. Voilà j'attend des conseils de vos parts et vos expériences, merci d'avance :).
Pourquoi tu esclavagises tes semblables English translation pending
Bonjour tout le monde
Plus on semble avancer, plus l'homme devient de plus en plus impitoyable pour l'homme. Même la pensée de Hobbes selon laquelle l'homme est un loup pour l'homme semble trouver ses limites ici.
Cette chaine CNN ouvre les yeux du monde sur un phénomène qui grandissait en sourdine et donc plusieurs pouvaient déjà être au courant. nous savons tous que l'esclavage existe encore et a encore des beaux jours devant, mais tout le monde est stupéfait de cette façon de vendre les esclaves à la criée comme de vulgaire objet de brocante. En 2017, ON VEND DES ETRES HUMAINS AUX ENCHÈRES. Çà donne le frisson, la chaire de poule, j'en tremble.
A qui la faute ????
j'en sais très peu
- A tous ces aventureux qui savent très bien comment est la route vers l’Europe. ils savent tous qu'ils peuvent finir comme ça, mais la tentation est trop forte.
- A tous ces gouvernements des pays d'origine qui ne créent pas des conditions d'une vie meilleure pour tout le monde.
- A tous ces libyens qui exploitent l’être humain comme du bétail
- A tous ces passeurs qui garantissent l’Europe (le paradis ?????) a tous ces naïfs
- A cette Europe qui a négocier un bon pacte pour que la Libye bloque toute tentative d'embarcation
- A cette communauté internationale qui sait très bien ce qui se passe, mais ne fait que parler et parler. Au fait, que vaut bien un migrant africain ?
Un peu de bon sens et notre monde sera sans doute meilleur que ce visage hideux qu'ils nous montre aujourd'hui. Bien a vous
Marcà
Un peu de bon sens et notre monde sera sans doute meilleur que ce visage hideux qu'ils nous montre aujourd'hui. Bien a vous
Marcà
Plusieurs morts dans un mouvement de foule dans la région d'Essaouira English translation pending
Il y aurait eu plusieurs morts dans un mouvement de foule , ce dimanche , lors d’une distribution d’aide alimentaire.." Selon le site d'informations marocain le360 un mécène s’apprêtait à distribuer des denrées alimentaires à la population de cette commune quand il a été littéralement submergé par la foule.
Quelque 800 personnes se seraient précipitées devant l’échoppe servant de point de distribution. Face au manque d’organisation et de canalisation de la foule, une bousculade aurait alors eu lieu. Au moins 17 personnes, dont 14 femmes et 3 enfants, ont été tuées et 38 autres autre blessées
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/19/2687742-maroc-moins-17-morts-bousculade-lors-distribution-aide-alimentaire.html
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/19/au-maroc-plusieurs-morts-dans-un-mouvement-de-foule-lors-d-une-distribution-d-aide-alimentaire_5217261_3212.html#Dv8F0qBWlWzRoVAM.99
Quelque 800 personnes se seraient précipitées devant l’échoppe servant de point de distribution. Face au manque d’organisation et de canalisation de la foule, une bousculade aurait alors eu lieu. Au moins 17 personnes, dont 14 femmes et 3 enfants, ont été tuées et 38 autres autre blessées
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/19/2687742-maroc-moins-17-morts-bousculade-lors-distribution-aide-alimentaire.html
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/19/au-maroc-plusieurs-morts-dans-un-mouvement-de-foule-lors-d-une-distribution-d-aide-alimentaire_5217261_3212.html#Dv8F0qBWlWzRoVAM.99
Une semaine au soleil en mars: où en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour un court séjour d'une semaine quelle île me conseilleriez vous? Genre île vite accessible, avec l'idée plutot d'un bungalow sur la plage qu'un complexe avec piscine....vous l'aurez compris je privilégie le cadre et le calme.
Tous vos conseils sont les bienvenus! ( je connais la thailande en mode routard mais je n'ai fait aucune île!) Merci à vous
Pour un court séjour d'une semaine quelle île me conseilleriez vous? Genre île vite accessible, avec l'idée plutot d'un bungalow sur la plage qu'un complexe avec piscine....vous l'aurez compris je privilégie le cadre et le calme.
Tous vos conseils sont les bienvenus! ( je connais la thailande en mode routard mais je n'ai fait aucune île!) Merci à vous
Trente jours à Cuba: total désillusion! English translation pending
Cuba ! Le Che, Fidel Castro, la Révolution, la Baie des Cochons, La Havane, les voitures américaines des années 50, les cigares Cohiba, le rhum, la salsa, les plages, ... Autant de symboles et d'images qui ont construit une icône mondiale d'un monde possible anti capitaliste et romantisé à l'extrême.
58 ans après la prise de la Havane par Fidel, que reste-t-il de cet immense espoir ?
Pour le savoir, durant 30 jours de Juillet et Août, nous avons sillonné Cuba, de Viñales à Santiago de Cuba en faisant halte dans une dizaine de villes.
Et bien, il faut être allé à Cuba pour le voir ... et le croire !
1°/ C'est un peuple dont le salaire mensuel d'Etat s'étale entre 8.50 € pour un employé et 25 €/mois pour un médecin, obligeant ces derniers, tout comme des milliers d’avocats, ingénieurs, radiologues, professeurs ou géologues à abandonner leur profession pour conduire les touristes, sous un soleil d'enfer, en pédalant sur un vélo - taxi, en faisant le ménage ou en louant une chambre ou deux de leur "casa" ! Nombre d'entre eux sont désespérés, et nourrissent un sentiment d'impuissance face à l'absurdité de la situation conduisant les "cerveaux" du pays à accomplir des tâches sans aucun rapport avec leurs études.
Les taxes et prélèvements peuvent atteindre 90% et les amendes aux motifs totalement ubuesques relèvent tout simplement d'un racket d'Etat accentuant encore le marché noir et autres magouilles pour s'en sortir.
Un système où les plus anciens renoncent à toucher leur maigre retraite insuffisante pour survivre et tentent d'avoir une petite activité, synonyme d'un quotidien un peu amélioré.
Certains quartiers de la Havane sont identiques à des zones qui auraient subi un bombardement tant ce qu'il reste des bâtiments s'apparente plus à un amas de gravats qu'à des constructions... Certains sont d'ailleurs habités.
Des rues où des hommes et femmes par dizaines tuent le temps, assis devant le perron de leur maison, en regardant passer les voyageurs.
2°/ Dans de nombreux domaines, le comportement des cubains atteint une ... bêtise abyssale : Un peuple sans aucune conscience écologique, jetant leurs déchets à même la rue, la plage ou la mer des Caraïbes !
- Jamais nous n'aurons vu de telles plages-poubelles, jonchée de détritus par milliers. Au point que trouver une plage "praticable" relève de la gageure.
Déchets alimentaires, gobelets, assiettes en plastique, bouteilles de bières brisées à même les rochers, et ce sur des centaines des mètres ...
- A cela, il faut encore ajouter un manque de respect vis à vis des autres qui laisse pantois : les cubains n'hésiteront pas à mettre de la musique "à fond", à l'aide de baffles dignes d'une soirée en discothèque, sans jamais se soucier si le volume assourdissant peut gêner les personnes assises à moins de 2 mètres.
Ils n'hésiteront pas' non plus, à jeter à la mer la bouteille de rhum qu’ils auront bue en se baignant... Que dire du harcèlement verbal dont sont victimes quotidiennement les touristes européennes avec des propositions sans équivoque ...
- Le surpoids et l'obésité qui touchent près des 43 % de la population, l'envie de consommer et la perte du respect de son compañero ont remplacé dans les ventres et les cerveaux les idéaux qui les nourrissaient il y a encore 20 ans.
(A ce sujet, la cuisine est très décevante : intoxication alimentaire (oui ! Et d'autres voyageurs rencontrés en ont été victimes également), plats pratiquement inmangeables tant le poisson ou le blanc de poulet manquaient de fraîcheur au point de ne pouvoir les couper, légumes ayant de toute évidence traînés dans le frigidaire, ou assiette de quelques fruits à un prix exorbitant ont accompagné notre périple de bout en bout.
On ne peut que trop vous inviter à vous méfier des langoustes dont la fraîcheur de la plupart d'entre elles restent à démontrer. Autant dans les casas que dans les restaurants).
- Rarement, nous n'avions été reçus avec autant de visages fermés et sans sourire. Marquant souvent une réelle antipathie, et parfois même de l'agressivité.
- Là encore, jamais nous n'aurons vécu de tentatives quasi systématiques d'arnaques, accompagnées de mensonges ou d'histoires à dormir debout.
Au restaurant, en prenant un taxi, en achetant une bouteille d'eau dans une "supérette" ou bien même un billet de bus.
Même la compagnie nationale de cars "Viazul" se livre à des stratagèmes incroyables pour obliger les touristes à prendre des taxis collectifs aux pratiques encore plus scandaleuses, à des tarifs souvent supérieurs et avec des temps de parcours.
Pour exemple, il nous aura fallu 7 heures pour parcourir 230 kilomètres, entassés à 17 dans un de ces taxis collectifs, après avoir été changés de véhicule, comme du bétail, séparés de nos premiers compagnons de route, sans aucune explication. Pour finalement tous se retrouver dans le même véhicule lors des derniers kilomètres après que le chauffeur ait prétexté une panne imaginaire d'un autre taxi collectif...
Nous pourrions décliner en dizaines d'exemples la manière dont le mensonge est utilisé de manière récurrente par une large majorité de cubains qui ne voient dans le touriste qu'une bourse à vider.
3°/ - Que penser de la prostitution où de jeunes hommes et des femmes de tout âge se vendent pour une bière, et où des hommes n'hésitent pas à offrir leur épouse ou leur fille pour quelques Cuc, l'équivalent de quelques euros ?
Quand on pense que le Che parlait de l'Homme nouveau ...
- La corruption a gangrené toute la société obligeant les cubains à se livrer à "un negocio" plus ou moins illégal dans l'angoisse permanente d'être contrôlé et pris en flagrant délit.
Apprendre au détour d’une conversation qu'un cubain est mort, il y a quelques années, d'un infarctus lors un contrôle inopiné alors qu'il préparait "illégalement" une langouste à un touriste qu'il avait reçu dans sa "casa" laisse sans voix...
Enfin, entendre les mêmes témoignages dans toute l'île sur le sentiment d'impuissance, le désarroi ou la désillusion des cubains ne fait que renforcer l'idée que le romantisme révolutionnaire cubain est un mirage savamment entretenu.
Non, Cuba n'est pas le pays, ni le peuple que l'on pensait découvrir ou redécouvrir. Le choc entre le fantasme et la réalité est rude et mettra vos certitudes en pièces si vos yeux et votre cerveau daignent en accepter l'existence.
Bien entendu, certains s'horrifieront à la lecture de ces lignes jurant qu'ils n'ont jamais rien vu de tel. Et pour cause !
Certains voyageurs y seront allés dans des périodes de faible affluence ou hors vacances cubaines. D'autres auront voyagé par l'intermédiaire de tour - opérateurs qui prennent grand soin de débarquer leurs clients dans les zones les plus touristiques de chaque ville en évitant soigneusement les quartiers dont l'image et les odeurs pestilentielles relèvent plus du tiers monde que de ce qu'en attendent des touristes avides d'entendre de la musique cubaine ou de boire un daikiri dans un des bars fréquenté par Ernest Hemingway !
Quant aux plages, ils préféreront réserver des chambres dans un des hôtels 5 étoiles de Varanero aux plages parfaitement propres et fréquentées exclusivement par des étrangers et sous bonne surveillance. Sur ces plages-là, point de cubains ! Et pour cause ...
D'autres soutiendront avoir fréquenté des plages "cubaines". C'est fort probable mais certainement pas pendant les mois de vacances de Juillet et Août !
Heureusement, dans ce pays en lente désagrégation politique, morale et sociétale, une petite minorité de cubains, très cultivée pour l'essentiel, tente de survivre dans ce qui était pour eux aussi un espoir. Celui de voir surgir de Cuba un monde équitable, juste et moderne.
Ce sont eux qui nous confié le plus souvent et le plus sincèrement leurs désillusions.. Eux aussi qui nous ont accueilli avec cœur, sincérité et envie d'expliquer la situation politique, économique et morale passée et actuelle.
(Ce sont d'ailleurs ces « casa particulares » là qui vous aideront dans l'organisation de votre périple et vous éviteront souvent de très nombreuses arnaques de taxis et restaurateurs sans scrupules. De plus, ils vous proposeront une cuisine souvent authentique, fraîche et traditionnelle à des prix défiants toute concurrence. Vous tiendrez là vos véritables anges gardiens même si les problèmes d'eau, électricité, climatisations plus ou moins défaillantes, literies ou tout simplement confort de base sont légions ! Et même si sur la douzaine de casas que nous avons habitées, très peu nous ont accueilli chaleureusement. Souvent, la très bonne première impression se transforme rapidement en absence d'un réel intérêt pour leurs hôtes ou de manière plus pragmatique en relation exclusivement commerciale).
En résumé, celles et ceux d'entre vous qui viendront chercher ou ramener de Cuba les repères historiques et traditionnels de l'île y trouveront leur compte : images éternelles ou phrases célèbres de Fidel et du Che sur les murs, cigares authentiques ou non à gogo, musique cubaine dans presque tous les bars, rhum à volonté, ..
Pour les autres, vous voilà prévenus ...
Le Che avait en horreur le mensonge :
Hasta la verdad ( vérité )... Siempre ?
58 ans après la prise de la Havane par Fidel, que reste-t-il de cet immense espoir ?
Pour le savoir, durant 30 jours de Juillet et Août, nous avons sillonné Cuba, de Viñales à Santiago de Cuba en faisant halte dans une dizaine de villes.
Et bien, il faut être allé à Cuba pour le voir ... et le croire !
1°/ C'est un peuple dont le salaire mensuel d'Etat s'étale entre 8.50 € pour un employé et 25 €/mois pour un médecin, obligeant ces derniers, tout comme des milliers d’avocats, ingénieurs, radiologues, professeurs ou géologues à abandonner leur profession pour conduire les touristes, sous un soleil d'enfer, en pédalant sur un vélo - taxi, en faisant le ménage ou en louant une chambre ou deux de leur "casa" ! Nombre d'entre eux sont désespérés, et nourrissent un sentiment d'impuissance face à l'absurdité de la situation conduisant les "cerveaux" du pays à accomplir des tâches sans aucun rapport avec leurs études.
Les taxes et prélèvements peuvent atteindre 90% et les amendes aux motifs totalement ubuesques relèvent tout simplement d'un racket d'Etat accentuant encore le marché noir et autres magouilles pour s'en sortir.
Un système où les plus anciens renoncent à toucher leur maigre retraite insuffisante pour survivre et tentent d'avoir une petite activité, synonyme d'un quotidien un peu amélioré.
Certains quartiers de la Havane sont identiques à des zones qui auraient subi un bombardement tant ce qu'il reste des bâtiments s'apparente plus à un amas de gravats qu'à des constructions... Certains sont d'ailleurs habités.
Des rues où des hommes et femmes par dizaines tuent le temps, assis devant le perron de leur maison, en regardant passer les voyageurs.
2°/ Dans de nombreux domaines, le comportement des cubains atteint une ... bêtise abyssale : Un peuple sans aucune conscience écologique, jetant leurs déchets à même la rue, la plage ou la mer des Caraïbes !
- Jamais nous n'aurons vu de telles plages-poubelles, jonchée de détritus par milliers. Au point que trouver une plage "praticable" relève de la gageure.
Déchets alimentaires, gobelets, assiettes en plastique, bouteilles de bières brisées à même les rochers, et ce sur des centaines des mètres ...
- A cela, il faut encore ajouter un manque de respect vis à vis des autres qui laisse pantois : les cubains n'hésiteront pas à mettre de la musique "à fond", à l'aide de baffles dignes d'une soirée en discothèque, sans jamais se soucier si le volume assourdissant peut gêner les personnes assises à moins de 2 mètres.
Ils n'hésiteront pas' non plus, à jeter à la mer la bouteille de rhum qu’ils auront bue en se baignant... Que dire du harcèlement verbal dont sont victimes quotidiennement les touristes européennes avec des propositions sans équivoque ...
- Le surpoids et l'obésité qui touchent près des 43 % de la population, l'envie de consommer et la perte du respect de son compañero ont remplacé dans les ventres et les cerveaux les idéaux qui les nourrissaient il y a encore 20 ans.
(A ce sujet, la cuisine est très décevante : intoxication alimentaire (oui ! Et d'autres voyageurs rencontrés en ont été victimes également), plats pratiquement inmangeables tant le poisson ou le blanc de poulet manquaient de fraîcheur au point de ne pouvoir les couper, légumes ayant de toute évidence traînés dans le frigidaire, ou assiette de quelques fruits à un prix exorbitant ont accompagné notre périple de bout en bout.
On ne peut que trop vous inviter à vous méfier des langoustes dont la fraîcheur de la plupart d'entre elles restent à démontrer. Autant dans les casas que dans les restaurants).
- Rarement, nous n'avions été reçus avec autant de visages fermés et sans sourire. Marquant souvent une réelle antipathie, et parfois même de l'agressivité.
- Là encore, jamais nous n'aurons vécu de tentatives quasi systématiques d'arnaques, accompagnées de mensonges ou d'histoires à dormir debout.
Au restaurant, en prenant un taxi, en achetant une bouteille d'eau dans une "supérette" ou bien même un billet de bus.
Même la compagnie nationale de cars "Viazul" se livre à des stratagèmes incroyables pour obliger les touristes à prendre des taxis collectifs aux pratiques encore plus scandaleuses, à des tarifs souvent supérieurs et avec des temps de parcours.
Pour exemple, il nous aura fallu 7 heures pour parcourir 230 kilomètres, entassés à 17 dans un de ces taxis collectifs, après avoir été changés de véhicule, comme du bétail, séparés de nos premiers compagnons de route, sans aucune explication. Pour finalement tous se retrouver dans le même véhicule lors des derniers kilomètres après que le chauffeur ait prétexté une panne imaginaire d'un autre taxi collectif...
Nous pourrions décliner en dizaines d'exemples la manière dont le mensonge est utilisé de manière récurrente par une large majorité de cubains qui ne voient dans le touriste qu'une bourse à vider.
3°/ - Que penser de la prostitution où de jeunes hommes et des femmes de tout âge se vendent pour une bière, et où des hommes n'hésitent pas à offrir leur épouse ou leur fille pour quelques Cuc, l'équivalent de quelques euros ?
Quand on pense que le Che parlait de l'Homme nouveau ...
- La corruption a gangrené toute la société obligeant les cubains à se livrer à "un negocio" plus ou moins illégal dans l'angoisse permanente d'être contrôlé et pris en flagrant délit.
Apprendre au détour d’une conversation qu'un cubain est mort, il y a quelques années, d'un infarctus lors un contrôle inopiné alors qu'il préparait "illégalement" une langouste à un touriste qu'il avait reçu dans sa "casa" laisse sans voix...
Enfin, entendre les mêmes témoignages dans toute l'île sur le sentiment d'impuissance, le désarroi ou la désillusion des cubains ne fait que renforcer l'idée que le romantisme révolutionnaire cubain est un mirage savamment entretenu.
Non, Cuba n'est pas le pays, ni le peuple que l'on pensait découvrir ou redécouvrir. Le choc entre le fantasme et la réalité est rude et mettra vos certitudes en pièces si vos yeux et votre cerveau daignent en accepter l'existence.
Bien entendu, certains s'horrifieront à la lecture de ces lignes jurant qu'ils n'ont jamais rien vu de tel. Et pour cause !
Certains voyageurs y seront allés dans des périodes de faible affluence ou hors vacances cubaines. D'autres auront voyagé par l'intermédiaire de tour - opérateurs qui prennent grand soin de débarquer leurs clients dans les zones les plus touristiques de chaque ville en évitant soigneusement les quartiers dont l'image et les odeurs pestilentielles relèvent plus du tiers monde que de ce qu'en attendent des touristes avides d'entendre de la musique cubaine ou de boire un daikiri dans un des bars fréquenté par Ernest Hemingway !
Quant aux plages, ils préféreront réserver des chambres dans un des hôtels 5 étoiles de Varanero aux plages parfaitement propres et fréquentées exclusivement par des étrangers et sous bonne surveillance. Sur ces plages-là, point de cubains ! Et pour cause ...
D'autres soutiendront avoir fréquenté des plages "cubaines". C'est fort probable mais certainement pas pendant les mois de vacances de Juillet et Août !
Heureusement, dans ce pays en lente désagrégation politique, morale et sociétale, une petite minorité de cubains, très cultivée pour l'essentiel, tente de survivre dans ce qui était pour eux aussi un espoir. Celui de voir surgir de Cuba un monde équitable, juste et moderne.
Ce sont eux qui nous confié le plus souvent et le plus sincèrement leurs désillusions.. Eux aussi qui nous ont accueilli avec cœur, sincérité et envie d'expliquer la situation politique, économique et morale passée et actuelle.
(Ce sont d'ailleurs ces « casa particulares » là qui vous aideront dans l'organisation de votre périple et vous éviteront souvent de très nombreuses arnaques de taxis et restaurateurs sans scrupules. De plus, ils vous proposeront une cuisine souvent authentique, fraîche et traditionnelle à des prix défiants toute concurrence. Vous tiendrez là vos véritables anges gardiens même si les problèmes d'eau, électricité, climatisations plus ou moins défaillantes, literies ou tout simplement confort de base sont légions ! Et même si sur la douzaine de casas que nous avons habitées, très peu nous ont accueilli chaleureusement. Souvent, la très bonne première impression se transforme rapidement en absence d'un réel intérêt pour leurs hôtes ou de manière plus pragmatique en relation exclusivement commerciale).
En résumé, celles et ceux d'entre vous qui viendront chercher ou ramener de Cuba les repères historiques et traditionnels de l'île y trouveront leur compte : images éternelles ou phrases célèbres de Fidel et du Che sur les murs, cigares authentiques ou non à gogo, musique cubaine dans presque tous les bars, rhum à volonté, ..
Pour les autres, vous voilà prévenus ...
Le Che avait en horreur le mensonge :
Hasta la verdad ( vérité )... Siempre ?
Morocco Discovery Loop: Travel Journal
Hello,
My daughter (22) and I set off to explore a bit of her grandfather’s homeland. We left on July 26 from Roissy and arrived in Rabat with Air France. We had a few hiccups retrieving our luggage—1.5 hours of waiting and a mini interrogation at customs about our host’s address (they asked for a reference) and questions about a Moroccan ID card I’ve never applied for. Next time, I’d better have it—dual nationals get extra scrutiny.
We headed to the ONCF station to catch the train to Marrakech. First-class tickets cost 195 MAD, with assigned seats and decent comfort… the catch? The train was delayed, so we arrived at 2:50 AM instead of 12:10 AM.
We chose the Ibis Gare, located between the ONCF station and the Supratours bus terminal. We booked two nights from France for 79.85 €. To avoid the premium-rate call, just dial the hotel directly—they’ll handle the reservation. I’d signed up on the Ibis website beforehand for a discount (free and comes with perks).
On-site, we added 44 MAD for the tourist tax (11 MAD x 4 nights). We skipped breakfast—too pricey at 6.50 € per person. The hotel has a nice pool and a pleasant setting. The shower seals weren’t perfect, but the bedding was comfy, the linens soft, and the AC worked (though it was noisy). We were overall happy with it.
We had breakfast and lunch at a café/restaurant right across from the hotel—affordable and tasty.
For phones, we bought two Inwi SIM cards for 30 MAD each and a 5 GB internet top-up for 50 MAD—more than enough for our 16-day trip. Later, we added two 20 MAD call top-ups. Total phone budget for both of us: 150 MAD.
Taxis in Marrakech: No issues. We always asked for the meter—if a driver refused, we’d just move on. No haggling for us!
Day 1: We visited the Majorelle Garden (70 MAD per person). It was beautiful and peaceful. We walked there. In the afternoon, we took a taxi to Jemaa el-Fnaa square. The constant solicitations were exhausting—I felt like a guard dog fending people off. The worst part? We got lured deep into the medina to some sketchy spot under the pretense of seeing "Berber tanneries"—"last day!"—then had a guy grab our arms, demanding 200 MAD. I offered 50 MAD max since we hadn’t asked for anything. When he insisted, I threatened to go to the police. He finally let go for the 50 MAD. We headed back to the hotel to enjoy the pool before returning to the square for the evening. It was lively but noisy, and I found the vendors *way* too pushy. We walked back to the hotel—an hour-long stroll that was actually really nice. We kept no more than 150 MAD in our wallet at a time. We stuffed ourselves with smoothies—they’re *so* good.
Day 2: We left at 8:30 AM for Tinghir with Supratours, arriving at 4:45 PM instead of 4:00 PM (lots of roadwork). Tickets were 130 MAD per person + 5 MAD per checked bag. We stayed one night at the "Retour au Calme" hostel—super cozy! 150 MAD for a room with a private shower and toilet. AC was an extra 80 MAD per night (not mandatory) but worked great. Phone: +212 5248-34924. Breakfast was 30 MAD, and they offer tons of options, including budget-friendly choices like a couch for 80 MAD per person with shared showers/toilets. Half-board and full-board are also available. Mohamed and Alexandra are lovely. I booked by phone and paid on-site—they even picked us up from the bus station!
We took a taxi to the Todra Gorge—a breath of fresh air! It’s stunning and humbling. You feel tiny there. Shared taxis cost 8 MAD per person (fixed price). The organization was impressive. To get from the city center to the bus station: 3 MAD per person.
Day 3: We left at 4:00 PM for Merzouga, arriving at 9:30 PM. Tickets were 80 MAD per person + 5 MAD per checked bag. Upon arrival, we were greeted by Houssein, one of five brothers running the "Auberge Océan des Dunes." We had a lovely room with a private bathroom and kitchen access. Two rooms are available in this unit for 190 MAD per night for two, including breakfast.
My daughter (22) and I set off to explore a bit of her grandfather’s homeland. We left on July 26 from Roissy and arrived in Rabat with Air France. We had a few hiccups retrieving our luggage—1.5 hours of waiting and a mini interrogation at customs about our host’s address (they asked for a reference) and questions about a Moroccan ID card I’ve never applied for. Next time, I’d better have it—dual nationals get extra scrutiny.
We headed to the ONCF station to catch the train to Marrakech. First-class tickets cost 195 MAD, with assigned seats and decent comfort… the catch? The train was delayed, so we arrived at 2:50 AM instead of 12:10 AM.
We chose the Ibis Gare, located between the ONCF station and the Supratours bus terminal. We booked two nights from France for 79.85 €. To avoid the premium-rate call, just dial the hotel directly—they’ll handle the reservation. I’d signed up on the Ibis website beforehand for a discount (free and comes with perks).
On-site, we added 44 MAD for the tourist tax (11 MAD x 4 nights). We skipped breakfast—too pricey at 6.50 € per person. The hotel has a nice pool and a pleasant setting. The shower seals weren’t perfect, but the bedding was comfy, the linens soft, and the AC worked (though it was noisy). We were overall happy with it.
We had breakfast and lunch at a café/restaurant right across from the hotel—affordable and tasty.
For phones, we bought two Inwi SIM cards for 30 MAD each and a 5 GB internet top-up for 50 MAD—more than enough for our 16-day trip. Later, we added two 20 MAD call top-ups. Total phone budget for both of us: 150 MAD.
Taxis in Marrakech: No issues. We always asked for the meter—if a driver refused, we’d just move on. No haggling for us!
Day 1: We visited the Majorelle Garden (70 MAD per person). It was beautiful and peaceful. We walked there. In the afternoon, we took a taxi to Jemaa el-Fnaa square. The constant solicitations were exhausting—I felt like a guard dog fending people off. The worst part? We got lured deep into the medina to some sketchy spot under the pretense of seeing "Berber tanneries"—"last day!"—then had a guy grab our arms, demanding 200 MAD. I offered 50 MAD max since we hadn’t asked for anything. When he insisted, I threatened to go to the police. He finally let go for the 50 MAD. We headed back to the hotel to enjoy the pool before returning to the square for the evening. It was lively but noisy, and I found the vendors *way* too pushy. We walked back to the hotel—an hour-long stroll that was actually really nice. We kept no more than 150 MAD in our wallet at a time. We stuffed ourselves with smoothies—they’re *so* good.
Day 2: We left at 8:30 AM for Tinghir with Supratours, arriving at 4:45 PM instead of 4:00 PM (lots of roadwork). Tickets were 130 MAD per person + 5 MAD per checked bag. We stayed one night at the "Retour au Calme" hostel—super cozy! 150 MAD for a room with a private shower and toilet. AC was an extra 80 MAD per night (not mandatory) but worked great. Phone: +212 5248-34924. Breakfast was 30 MAD, and they offer tons of options, including budget-friendly choices like a couch for 80 MAD per person with shared showers/toilets. Half-board and full-board are also available. Mohamed and Alexandra are lovely. I booked by phone and paid on-site—they even picked us up from the bus station!
We took a taxi to the Todra Gorge—a breath of fresh air! It’s stunning and humbling. You feel tiny there. Shared taxis cost 8 MAD per person (fixed price). The organization was impressive. To get from the city center to the bus station: 3 MAD per person.
Day 3: We left at 4:00 PM for Merzouga, arriving at 9:30 PM. Tickets were 80 MAD per person + 5 MAD per checked bag. Upon arrival, we were greeted by Houssein, one of five brothers running the "Auberge Océan des Dunes." We had a lovely room with a private bathroom and kitchen access. Two rooms are available in this unit for 190 MAD per night for two, including breakfast.
Voyageurs longue durée / expatriés: que faites-vous dans la vie? English translation pending
Bonjour à tous,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée.
Je me permets de parler de ma situation pour donner du contexte a ma question: je suis une femme de 27 ans, fille d'expatriés (mon père travaille dans l'hôtellerie et nous avons habités dans plusieurs pays jusqu' à mes 15 ans). Après mes études en France je suis partie habiter/travailler deux ans à Singapour et j'habite et travaille depuis deux ans à Londres.
J’ai beaucoup aimé vivre à Singapour pour de nombreuses raisons – dont la possibilité de partir en weekend facilement dans les pays autour (Thailande, Indonesie, Malaisie, Vietnam…). Cependant, j’ai eu du mal à supporter la distance avec ma famille restée en France. Etant en contrat local, j’avais seulement 14 jours de vacances par an – donc tous les pays en Asie que j’ai visité, je les visité lors de weekends prolongés, car je gardais mes vacances pour rentrer en France. Même si j’ai adoré ces deux années à Singapour, j’ai été frustrée de ne pas pouvoir partir en vacances plus longtemps dans les magnifiques pays d’Asie du Sud Est. Ne vous méprenez pas, malgré ce constat, je suis vraiment heureuse et reconnaissante d’avoir pu voir un peu de ces pays.
Aujourd’hui en Angleterre j’ai 4 semaines de vacances par an (je ne peux poser que 2 semaines d’affilée), que je peux vraiment prendre pour partir visiter de nouveaux pays, puisque je peux facilement voir ma famille lors de weekend en France. L’année dernière je suis partie 2 semaines au Japon/Corée du Sud, et 2 semaines au Costa Rica, et j’ai vraiment aimé pouvoir prendre le temps et me sentir en vacances – même si c’était trop court pour véritablement découvrir ces pays en profondeur.
La vie dans un pays plus exotique que l’Angleterre ou la France me manque et m’attire, et en même je suis contente de pouvoir être facilement en France pour Noel, pour les mariages, ou tout simplement en weekend. Apres avoir pesé le pour et le contre, je pense que je serai plus épanouie en habitant proche de ma famille mais en pouvant partir lors de longues vacances pour découvrir un pays – plutôt que l’inverse.
J’en viens à ma question. Vous qui partez 4 semaines voire 2 ou 3 mois en vacances, que faites-vous dans la vie ? Quelle profession vous permet de partir si longtemps ?
Ou alors, y-a-t’il des expatriés ayant assez de vacances pour visiter de nouveaux endroit ET rentrer voir la famille ?
Merci de m’avoir lue jusqu'à là et bonne journée,
Faux-semblants au Maroc? English translation pending
bonjour
nous allons 2 semaines au maroc en octobre et je commence à préparer notre voyage car j'adore ça (peut être encore plus que voyager!!)
le maroc a l'air magique et tout le monde en parle avec extase
alors je viens de feuilleter un magazine spéciale maroc et tout a l'air très beau mais qu'en est il vraiment?
l'artisanat par exemple : juste un attrape touriste ou la vie quotidienne des marocains? (je sais, même si c'est de l'attrape touriste ça fait vivre des familles quand même)
les hébergements? il y a une profusion de chambres d'hôtes, ryads … comment choisir?
on a fait 2 séjours en tunisie cette année et nos souvenirs sont magiques, j'espère qu'il en sera de même pour le maroc qui a l'air d'un pays dont l'Europe profite de plus en plus
merci pour vos conseils
anne
Madagascar avec guide-chauffeur et randonnées English translation pending
Bonjour,
Je devais aller en Namibie en 2018 mais ça coûte une fortune.
Je suis déjà venue sur ce forum Madagascar et plusieurs d'entre vous m'ont bien aidée.
J'ai notamment les coordonnées d'un guide-chauffeur. A priori, ça sera la Nationale 7 mais je voudrais marcher au minimum 3 heures par jour sans trop de dénivelés (articulations très douloureuses)
Le guide est il censé m'accompagner lors des rando ?
Je compte y rester un mois dont une semaine dans l'île Ste Marie. Est il possible de prendre le bateau à Tamatave pour se rendre à Ste Marie ? Faut il réserver pour le bateau et pour l'hébergement (peu coûteux) à Sainte-Marie et si oui combien de temps à l'avance ?
Il paraît que la météo la meilleure se situe en septembre-octobre mais c'est aussi la haute saison....
Est-ce qu'avril ou mai c'est une bonne idée ? Je veux y aller en dehors de la saison des pluies évidemment.
A vous lire. Cordialement.
Je devais aller en Namibie en 2018 mais ça coûte une fortune.
Je suis déjà venue sur ce forum Madagascar et plusieurs d'entre vous m'ont bien aidée.
J'ai notamment les coordonnées d'un guide-chauffeur. A priori, ça sera la Nationale 7 mais je voudrais marcher au minimum 3 heures par jour sans trop de dénivelés (articulations très douloureuses)
Le guide est il censé m'accompagner lors des rando ?
Je compte y rester un mois dont une semaine dans l'île Ste Marie. Est il possible de prendre le bateau à Tamatave pour se rendre à Ste Marie ? Faut il réserver pour le bateau et pour l'hébergement (peu coûteux) à Sainte-Marie et si oui combien de temps à l'avance ?
Il paraît que la météo la meilleure se situe en septembre-octobre mais c'est aussi la haute saison....
Est-ce qu'avril ou mai c'est une bonne idée ? Je veux y aller en dehors de la saison des pluies évidemment.
A vous lire. Cordialement.
Changement gare de Lyon - gare du Nord pour une adolescente seule English translation pending
bonjour,
Ma fille de 13 ans part en séjour linguistique en Angleterre cet été.
Nous habitons la campagne iséroise. Elle est capable de prendre le train seule. Par contre, elle arrive gare de Lyon et doit se rendre Gare du Nord pour prendre l'Eurostar. Elle est plus familière des vaches et du tracteur que du RER.... L'organisme proposant ce séjour facture l'accompagnement à partir de Lyon, ce qui déjà ne nous arrange pas, pour 400 € aller / retour....J'ai réussi à avoir des billets Prem's à 25€.... Je trouve donc l'accompagnement un peu cher....
Savez-vous s'il existe un service d'accompagnement entre les gares parisiennes ? Ou peut-être avez-vous des idées ?
Merci d'avance
Ma fille de 13 ans part en séjour linguistique en Angleterre cet été.
Nous habitons la campagne iséroise. Elle est capable de prendre le train seule. Par contre, elle arrive gare de Lyon et doit se rendre Gare du Nord pour prendre l'Eurostar. Elle est plus familière des vaches et du tracteur que du RER.... L'organisme proposant ce séjour facture l'accompagnement à partir de Lyon, ce qui déjà ne nous arrange pas, pour 400 € aller / retour....J'ai réussi à avoir des billets Prem's à 25€.... Je trouve donc l'accompagnement un peu cher....
Savez-vous s'il existe un service d'accompagnement entre les gares parisiennes ? Ou peut-être avez-vous des idées ?
Merci d'avance
Le Vietnam du sud au nord English translation pending
VIETNAM DU SUD AU NORD
Je commence ce récit en évoquant quelques mots sur le pays. Le Vietnam faisait partie de l'Indochine avec le Laos et le Cambodge. On ne peut parler du Vietnam sans penser à la guerre la plus destructrice du monde au 20ème siècle (entre le nord et le sud). Les américains ont répendu sur les trois pays le terrible "agent orange", un liquide à base de dioxine. Ils en ont largué 72 millions de mètres cube dont 60 millions sur le Vietnam. C'est surtout le sud qui a été le plus touché. Treize à quinze millions de bombes et d'explosifs ont également été largués de 1962 à 1975 soit trois à quatre plus que pendant la 2ème guerre mondiale. Deux à quatre millions de personnes ont été atteintes ainsi qu’animaux et forêts (16% des terres). Aujourd'hui encore, des enfants naissent avec des cancers ou des malformations. Le sol vietnamien serait encore bourré de 150.000 tonnes d'engins non encore explosés. Après la chute de Saigon en 1975, on ne sait toujours pas où se trouve le trésor du sud de la république (des tonnes de lingots d'or). Ho Chi Ming (surnommé oncle Ho) qui luttait pour l’indépendance du sud est mort en 1969 et n'aura donc pas assisté à l'indépendance. Des chars d'assaut de l'armée Nord-Vietnamienne (communiste) défoncèrent les lourdes grilles de fer forgé du parc. C'est la fin. 30 années de guerre. Saigon portera désormais le nom de Ho Chi Ming Ville.
Départ le 17 avril 2017 A 19H25 avec Turkish Airlines (3h20 de vol), courte escale à Istanbul puis 10H de vol pour Saigon (Ho Chi Ming). J’arrive le 18. Il me faudra attendre environ 45 minutes pour obtenir le visa (25 USD) et autant pour faire 8 km... (9USD). Je change 100 € à l'aéroport (même taux qu'en ville quasiment). Je prends aussi ma carte Sim à l'aéroport (19USD) pour internet illimité et 4 USD de crédit.
HO CHI MING VILLE que beaucoup appelle encore Saigon est peuplée de 8.000.000 d'habitants. L'air y est très chaud et humide en cette saison (avril). La circulation est vertigineuse tant il y a des motos. Il y aurait 4.000.000 de mobylettes; c’est à couper le souffle quand on arrive pour la première fois; C’est un passage obligatoire pour faire le delta du Mékong.
Le soir, j'ai été prendre l'apéro puis manger deux sandwichs dans la rue, très bons. Dans chaque bar ou resto, il y a des filles en mini jupe qui entraînent les clients à boire.
Je suis à My hôtel, réservé avec booking.com. Il est simple mais très propre et il y a tout ce qu'il faut dans la salle de bain. Le prix sans petit déjeuner est de 19 USD la nuit. Je le recommande vivement. Il se situe dans le quartier des routards où il y a beaucoup de bruit et de musique. C'est à qui va le plus fort! Mais l’hôtel se trouve dans une ruelle calme. Je suis prise par la chaleur et fatiguée du voyage. Je vais faire un massage des pieds pour me détendre.
Le 19 avril C'est chez les aveugles que je fais faire un body-massage d'une heure pour la somme de 3,5€ (en face du marché). Par contre, je ne fais aucune visite et me balade juste un peu. Il me faut un temps d'adaptation à cause de la forte chaleur de 36 degrés à l'ombre. Un avantage de voyager seule; je me repose ou je visite quand je veux… Je rentre à 2H du matin étant prise par l’ambiance; l’hôtel a fermé ses volets. Un petit vent de panique mais je sonne et on vient m’ouvrir.
Le 20 avril: Vu ma virée de hier soir, c'est assez tard que je me mets en route vers le Palais de la Réunification. J’y vais à pied ce qui est pénible car les trottoirs sont en travaux et il y a du trafic de mobylettes et la pollution qui va avec. La visite dure deux heures et coûte 40.000 dongs (1,7€). Avant la réunification, le Vietnam était coupé en deux et c'est le 30/04/1975 que les chars ont arraché la pelouse avec des chenilles. C'est ainsi que la prise du Palais marqua la fin des conflits. La visite est agréable bien que pas trop joyeuse. Je n'ai pas fait le musée de la guerre ni les tunnels de Cu Chi volontairement car trop d'horreurs de la guerre. Je me laisse tenter par un mototaxi qui propose de me faire voir la Pagode de l’Empereur de Jade (en vietnamien Pagode Ngnoc Hoang). Elle est belle et je ne regrette pas. Elle a beaucoup de postures à l‘aspect un peu guignol. L'intérieur est spécial, mélangeant bouddhisme et taoïsme; c‘est l‘intérieur le plus étrange de Saigon. L'étang adjacent est peuplé de centaines de tortues d'espèces différentes. On l’appelle aussi Pagode de tortue. Elle date de 1909, Barak Obama l'a visitée lors de sa venue. Avant de continuer mon récit, je dois expliquer la différence entre une Pagode et un Temple. Dans la Pagode, on vénère le Bouddha et dans le Temple, on vénère les Génies. Toujours en mototaxi, je me rends en direction de la Général Post office d'où j'ai envoyé mes cartes postales. C’est un bijou de l'époque de l'Indochine à l'architecture Française. Elle fut construite de 1886 à 1891. Elle est supportée par une immense charpente métallique œuvre de Mr. Eiffel. Elle se visite et m'a fait penser à la gare Victoria en Inde.... Magnifique. En face, se trouve la Cathédrale Notre-Dame. Il y avait un office et je n'ai pas pu entrer. Je me suis contentée d'admirer l'extérieur. Je regrimpe sur la moto, pour passer devant l'Hôtel de Ville, fermé aussi; l’extérieur est grandiose. Mon chauffeur me rapproche de l'hôtel. J'ai payé 7 USD pour ces quelques heures de visite. Je terminé la journée par un foot massage pour 6€ et un succulent repas. J'adore la cuisine vietnamienne (jusqu'à présent). Je rentre préparer ma valise et écrire mon récit. Demain départ à 8 H pour de nouvelles aventures vers le Delta du Mékong. J’ai décidé de faire le Delta avec l’agence francophone Khoa Viet Travel dont je n’aurais jamais été déçue.
Le 21 avril: Je me lève à 7 H et quand je descends, mon chauffeur et ma guide sont déjà à la réception. Direction Delta du Mékong. Environ deux heures de route pour arriver à MY TO.
Le Delta du Mékong se situe à l'extrémité sud du pays, faisant frontière avec le Cambodge. On l'appelle le grenier du riz. Ma guide francophone me dit qu'il est le 3ème exportateur du monde après la Thaïlande et le sud américain mais le guide du routard dit que le 2ème, c’est l'Inde! Qui a raison??? Les plaines sont très fertiles grâce aux alluvions et aux sédiments du fleuve. Il y a trois récoltes par an contre une récolte par an dans le nord. Ici dans le sud, on sème le riz tandis que dans le nord, on le plante... En cet endroit, le Mékong est reparti en neuf bras appelés les neufs dragons. Le pays aussi a la forme d'un dragon. Dans le Delta, c'est un monde mi-terrain et mi-aquatique, constitué d'arroyos (petits canaux naturels), de rizières et de vergers. Tout se passe au rythme du Mékong aussi bien courses, mariages, cortèges funèbres ...la vie et la mort....et où il est préférable d'avoir une barque qu'un vélo…
De My To, nous passons à BEN TREE sur l'Ile de la Licorne. Il y a aussi l'île de la tortue où l'on pratique principalement la culture maraîchère. Aussi, l'île du dragon où l'on fabrique les bateaux et l'île du Phoenix où l'on cultive la noix de. Coco. Mais je reste sur la plus grande, j'ai cité l'île de la Licorne.
C'est d'abord en bateau à moteur que je rejoins un premier petit village. Là, on y fait des briques à la main. J'ai vu tout le processus de la boue à la brique cuite. Beaucoup de femmes y travaillent. Le four est alimenté d'écorces de riz. La suie est mélangée à je ne sais plus quoi puis est reversée sur les champs de riz. Un cercle de vie écologique.
Au deuxième village, on y travaille la noix de coco de manière artisanale pour les locaux et les touristes. Pour l'exportation, il y a une industrie. On a droit à une démonstration: un ouvrier sort la noix de son écorce. Avec les filaments, ils font des paillassons et des brosses; avec le bois de la noix, ils font du feu ou des ustensiles divers et avec la chair, ils font des confiseries. Il y a une dégustation de plusieurs variantes suivie d'une dégustation de thé au miel et un plateau de fruits exotiques..... Après tout ça, je n'ai déjà plus faim et le diner prévu chez l'habitant approche. Après une marche de 10 minutes, nous prenons un tuc-tuc pour nous rendre dans le troisième village où ils font des nattes, paniers, sous-verres, etc… avec le jonc. C'est là que j'achète mon chapeau conique que j’oublierai plus tard dans une chambre d’hôtel… Nous naviguons dans une petite barque à rame a travers les méandres du Mékong pour aller diner dans le quatrième petit village. Il y aura un petit pont en bambou à traverser après le diner mais pendant que nous mangions, un monsieur bien portant et son guide sont tombés dans l'eau (plutôt la boue) car la vieille rampe en bambou de ce petit pont a cédé.... Pour une fois, je ne suis pas de la partie!!! J'étais spectatrice. Ce pauvre homme n'arrivait pas à en sortir malgré les secours prodigués. Au final, plus de peur que de mal et grosse douche chez habitant (tout habillé) pendant que son épouse tentait de sécher leurs passeports boueux. Ceci étant dit, bon repas local (sauf la carpe grillée). Puis passage sur le fameux petit pont de 40 cm de large dont on a plus ou moins réparé la rampe en bambou. Avec ma guide, nous faisons une agréable balade à pied dans la nature luxuriante. Il fait très chaud. Le long du Mékong, j'aperçois beaucoup de paniers à crevettes faits en palétuvier. Avec cet arbre tropical, on fabrique aussi des piliers pour les maisons sur pilotis ainsi que du papier. Le toit des maisons de villages ruraux sont faits en branches de palmiers. Pour rester dans les arbres, il y a les mangroves dont les racines protègent les terres.
Nous retrouvons notre bateau à moteur qui nous ramène à la voiture. Nous avons encore deux heures de route pour arriver à Ben Tree chez l’habitant à la charmante maison d’hôte" le jardin du Mékong" inaccessible en voiture… une moto viendra chercher nos bagages. Repos dans mon hamac devant mon entrée puis cours de cuisine pour quelques visiteurs et moi: La crêpe de riz au lait de coco farcie. Après le diner, on nous amène un bassin d'eau tiède à la citronnelle et moi perso, en option, petit massage de pieds.
Le 22 avril Ce matin vers 8H45, départ à vélo pour rejoindre le marché de Lach. Ce qui fera un aller-retour de 8 km environ. Ce marché est petit mais agréable. Par contre, faire du vélo en plein soleil relève de l'inconscience. Mais ça va, j’ai mon chapeau et de l’eau. Puis ça m’amuse quand même de parcourir cette nature tropicale. A mon retour, le chauffeur attend pour nous conduire, la guide et moi, à Can Tho que je ne voyais pas comme ça...sais pas pourquoi.
CAN THO se trouve à 160 km de Saigon. Cette région est gravement menacée car chaque année, le fleuve reprend la terre. Il est dit que d'ici 2100, il ne restera pas grand chose de Can Tho.
J'ai visité l'extérieur d'un Temple Cambodgien et l'intérieur d'une Pagode Chinoise. Alors ça, c'est spécial avec les génies à l'entrée (l’équivalent de nos anges à l'Église) et tous les serpentins d'encens au plafond avec les vœux des fidèles. Petit tour au marché de Can Tho pour découvrir la variété saisissante de légumes, fruits et poissons. Arrivée à l'hôtel pour deux nuits, confortable mais un peu éloigné, pas grave!
Le 23 avril Départ à 6h30 pour le marché flottant de CAN RANG qui se trouve à 4 km du centre; je l’ai trouvé plus petit que ce que je ne l’imaginais… Plus de touristes que de barques commerçantes Vietnamiennes. Ça devait être authentique autrefois mais plus maintenant. Il doit avoir mieux. Je le déconseille plutôt attrape touristes
L'embarquement est difficile; la marche de la digue est loin du bateau; de plus, le plancher (si je peux dire) est en aluminium... Mon chapeau géant est tombé dans le Mékong et moi, je suis arrivée tête en avant comme une déesse qui a la souplesse d'un hippopotame. Sur le coup, mal au tibia puis plaie mais ça va, j'ai survécu… Moralité: il ne faut jamais rire des autres car presque comme le gros monsieur d'il y a quelques jours, j'ai failli me retrouver, non pas dans le petit ruisseau boueux mais dans le Mékong.
La visite se poursuit dans les arroyos (petits canaux naturels du Mékong). Puis visite d'une plantation où il y a beaucoup d'arbres fruitiers. Le reste de la journée sera consacrée au repos et aux adieux avec la guide et le chauffeur.
Le 24 avril Ce matin, l’agence m’a envoyé une voiture pour me conduire à l’aéroport de Can Tho où je prends l'avion (Viet jet) pour DANANG dans le centre du pays (même pas une heure de vol). A l’arrivée, un autre chauffeur m’attend pour me conduire dans la jolie ville de HOI AN où je resterai trois jours seule. J'ai pu me balader longuement, voir les boutiques, la vie de cette ville est plus chère que dans le sud. En allant vers le pont japonais, je suis attirée par des chansons de Brassens au café des amis. C'est là-bas que je prendrai mon repas du soir. Ensuite je crois rejoindre le pont japonais mais je m‘apercevrais plus tard que ce n‘est pas ce pont là. Le passage est gratuit après 20H. Je le traverse sous les lampions et apprécie l'ambiance qui y règne ainsi que le marché de nuit de l’autre côté de la rive et toutes les échoppes où l’on mange de tout. Ce n'est pas sans difficulté que je rejoins mon hôtel à 3\4 km de là. J'ai mon plan mais il fait noir et je ne suis pas douée. De surcroît, j'ai mal aux pieds.
Le 25 avril Aujourd'hui, je parcours la ville de long en large. Tout d'abord, je trouve le vrai pont japonais qui est tout petit (20 mètres de long) qui a résisté aux guerres depuis 1593. Autant dire qu'ici, il est vénéré...on le dit indestructible! Ensuite, je visite une panoplie de Temples et/ou Pagodes chinois, japonais, vietnamiens...je ne m'y retrouve plus et j'en ai fait une overdose.... Je visite aussi jusqu’à en avoir assez des anciennes maisons ayant appartenu à une ancienne famille ou l'autre … mais ça se termine toujours par de la vente.... Dans une des maisons, j’ai acheté un livre: la bibliographie de Ho Chi Ming (l’oncle HO). Je me promène au marché central mais c'est franchement désagréable autant je suis abordée avec insistance, au point de me tenir le bras. On dirait qu'ici, c'est pire que dans les autres pays et pourtant je connais l'Inde, le Maroc, etc... Je rentre en moto - taxi car je suis fatiguée. Je passe un accord avec lui pour le lendemain aller voir les environs vu que le centre ville est terminé. En rentrant à l'hôtel: Rhum coca et foot massage!
Le 26 avril Je pars en moto - taxi pour voir le tombeau d'un commerçant japonais en pleine pampa; ce tombeau est dirigé vers le Japon. Pour y arriver, on passe le long des rizières des deux côtés. Après cette courte visite, droit vers la plage d'An Bang à 7 km de Hoi An. On peut avoir un transat gratuit et se changer si on mange au resto. Ceux-ci se succèdent. Le prix est correct. La plage est propre. L'eau est plus que bonne. Après quelques heures, je vais boire un café frappé à la plage de Cua Dai qui est bien aussi.
De retour à l'hôtel, douche puis je loue un vélo pour me balader dans la vieille ville et un peu aussi dans la nouvelle. Je me suis bien amusée jusqu’à la tombée de la nuit où je suis restée un moment à admirer les bateaux et les lanternes voguant sur l’eau. En rentrant, J'ai failli faire un face à face avec une mobylette. J'ai au-moins frôlé 20 piétons. Il y avait un monde fou. Je ne trouvais pas mon chemin pour revenir (pas de lampe au vélo). Toute une histoire!!!
Le 27 avril Départ à 8H du matin en taxi (envoyé par l’agence) pour rejoindre Hué à environ 130 km. Je m'endors jusqu'à la fabrique de statues en marbre provenant de la montagne à 10 km de Danang. Puis le paysage devient de plus en plus beau, surplombant la plage de Lang Co. Puis on arrive au col des nuages (le HAI VAN QUAN). C’est vraiment exceptionnel. On est vraiment dans les nuages… Je m’y arrête, comme tout le monde, pour aller me balader vers le fort construit par la dynastie Nguyen Minh Mang en 1826. Certaines fortifications sont reconstruites par les français pendant la guerre d’Indochine et ensuite par les américains. J’ai adoré cet endroit entre HUE et HOI AN. C’est à mon sens un arrêt indispensable. Arrivée à HUE. Repos puis balade en bateau sur la rivière des parfums. Hué est situé au centre du pays à 20 km du golf du Tonkin. C'est la cité des Empereurs NGUYEN et des Tombeaux Royaux dispersés dans les campagnes au bord des collines. La ville est séparée par la rivière des parfums: d'un côté, les tombeaux royaux, la citadelle avec sa cité impériale et la cité interdite et de l'autre côté, la ville moderne avec ses boutiques, ses hôtels, ses restos et ses marchés.
Le 28 avril Aujourd'hui, je suis accompagnée d’une guide francophone pour me faire découvrir la ville. On part en bateau sur la rivière des parfums pour arriver à la Pagode Thien Mu ou Pagode de la Dame Céleste, avec ses 7 étages dont le dernier renfermait un Bouddha en or qui fut volé. Il est remplacé maintenant par un Bouddha en marbre. Ensuite, visite du tombeau Ming Mang qui est majestueux. Pour y arriver, on doit passer plusieurs étapes pour enfin se trouver face à un immense terrain rond au pied de la montagne. Personne ne sait où est placé exactement le tombeau, afin qu'on ne vienne pas voler les présents qui accompagnent l’Empereur dans la tombe. Ce sont donc des prisonniers à mort qui l'ont enterré. On les exécutait ensuite. Ensuite, arrêt à la Pagode de Ti Hieu. Après-midi, visite de la Cité Impériale dans la Citadelle ainsi que la Cité Interdite beaucoup plus ravagée par la guerre des américains. J'ai terminé la journée par le marché de Dong Ba. La spécialité c'est le chapeau conique brodé. Ils sont harcelants encore une fois. Je n'y ai pas fais long feu.
Le 29 avril Ce matin, après le petit déjeuner: Repos. Après-midi, je désespère car les taxis me demandent une somme folle (y compris les cyclo-pousses) pour aller voir le tombeau de Tu Duc. Je renonce. Je vais manger puis décide de me balader.
Il se trouve qu'il n'y a pas de hasard. Je vois le passage à niveau fermé et comme j'aime les trains, j'attends sur le quai 10 minutes avant qu'il n'arrive. Ensuite, je vais trouver le "chef de gare" pour demander le chemin du musée Ho Chi Ming. Il était accompagné d'un copain qui parlait français. Celui-ci m'a proposé de m'emmener en moto voir le fameux tombeau de l'empereur Tu Duc, sa femme et son successeur. Je n'ai pas regretté. Ensuite, le gars m'a conduit au musée Ho Chi Ming, que je voulais visiter, puis m'a ramené à l'hôtel. 15 USD, pas trouvé mieux. A 18 H, le chauffeur de l’agence est venu me chercher à l'hôtel pour me conduire à l'aéroport de Hué pour un vol sur HANOI où j’ai réservé, sur booking.com, l’hôtel MOON GUESTHOUSE. J’y ferai une halte à chaque retour d’excursions (trois fois).
Le 30 avril Une guide francophone et son mari chauffeur, toujours de l’agence l’agence Khoa Viet Travel viennent me chercher à l’hôtel MOON GUESTHOUSE. Ils ont pris leur petite fille avec car c’est un grand congé et ils n’ont personne pour la garder. Elle ne me dérange pas. Elle est assise devant près de son père.
Départ pour NING MING dite la baie terrestre d'Halong. Beaucoup de trafic vu le long congé pour les vietnamiens. Le 30 avril, c'est la fête de la réunification du pays puis il y a le 1er mai qui est la fête du travail. Et comme le 30 avril tombait un dimanche, ils récupéraient. Donc full partout. En quittant Hanoï, plus on s’approchait, plus le paysage se dessinait de collines les unes après les autres. C'est très très beau. Je visite le Mausolée du premier Roi empoisonné par son frère cadet. A 300 mètres, celui de la femme du 2ème roi et son 2ème mari qui était mandarin avant d'être roi (grâce à son mariage). Après le diner, tour en Sampan (barque à rame) en passant par trois grottes dont une de 500 mètres de long. La rameuse rame avec ses pieds, ça lui donne plus de force. On continue sur un autre bateau vers la vallée des oiseaux mais d’abord, on traverse une grotte à pied sur un pont flottant en bambou qui bouge bien. C’est magnifique. La grotte est illuminée en rouge et bleu. Je passe la nuit dans un charmant hôtel que j’ai réservé sur booking.com: « la belle vie » à TAM COC.
Le 1er mai Nous partons tôt pour le parc national mais on ne pourra jamais y arriver tellement il y a du monde et c'est une petite route unique. Nous sommes en plein bouchon et il reste 15 km. La guide me conseille de renoncer et d’aller plutôt visiter le centre des primates. J'ai été assez déçue car je voulais voir les singes à mon aise mais on était obligé de rester en groupe, accompagné d'un guide local anglophone. Pas même le temps de prendre des photos ni de les regarder jouer. C'était des espèces différentes que je n'avais jamais vues. Je râlais mais pas le choix car pas de visite individuelle surtout avec le monde qu’il y a. Ensuite, le centre des tortues y compris celles aux oreilles rouges qui sont dangereuses et peuvent arracher un doigt.... Cela me passionne moins que les primates; là, c’est visite libre. Retour sur Hanoï et sa pollution, mes adieux à ma guide, mon chauffeur et leur petite fille. Je retourne dormir à MOON GUESTHOUSE pour la 2ème fois.
Le 2 mai Une navette commune vient me chercher à 8h du matin pour la croisière de deux jours à la baie d'Halong. Le guide ne parle qu’anglais et ne fait aucun effort pour que je comprenne les instructions. Il demande à un jeune couple en voyage de noces de tout me traduire. Quand ils m’ont dit ça, j’étais honteuse et ai bien sûr refusé la demande du guide, juste me communiquer les heures de rendez-vous… le chemin est assez long (4 H). A Halong, nous embarquons sur un petit bateau qui nous conduit sur le plus grand: le V’SPIRIT. Nous nous installons dans nos cabines respectives puis le guide nous informe du programme. Je n'ai rien compris. Il y a 10 portugais, 4 indiens, 2 polonaises, 2 argentins, 2 français en voyage de noces que je n'irai pas embêter puis moi belge purement francophone. Nous allons visiter une grotte puis passer une heure et demie sur la plage de TI TOP.
A cause du manque de communication, j'ai passé une journée triste de solitude au milieu de cette beauté naturelle sur terre. Le coucher du soleil entre ces pains de sucre est juste merveilleux. Après le souper, je rentre dans ma cabine. Je n’assiste pas à la pêche aux calamars.
Le 3 mai La journée a commencé par une séance de thaï chi à 6H30 du matin. Aujourd'hui, ceux qui ont pris, comme moi, deux Jours sur le bateau, avons été transférés sur un plus petit bateau à 8h30. Nous avons un autre guide, beaucoup plus sympathique. Nous commençons par voir la cave (non pas la cave à vin) mais la cave grotte de Sung Sot, une des plus belles grottes de la baie. Des passages à franchir à quatre pattes, ce qui m'a valu de perdre mon pull attaché à ma taille. Je m'en suis rendue compte sur le bateau... Ensuite balade en kayak. Étant seule, le guide l'a fait avec moi. Encore bien sinon à ma vitesse, je n’aurais pas été loin, peut-être juste le tour du bateau et encore. Ce moment fut très agréable et dans un silence de plomb, c’était juste du bonheur… Diner puis sieste sur le pont avant d’aller visiter une ferme perlière avant de rentrer sur le grand bateau. La visite de la ferme est intéressante mais ça fini toujours par du commerce. Après le coucher du soleil, je mange à la table des deux jeunes français et de deux jeunes coréens sympathiques. Le chef de cuisine vient faire flamber des crevettes dans le resto! Je suis plus détendue que la veille; j’assiste à la pêche aux calamars.
Le 4 mai Je suis la seule à assister au cours de thaï chi à 6H30. Puis visite d’une très belle grotte classée a l’Unesco, appelée aussi la grotte des surprises. Nous retournons sur le bateau préparer nos bagages pendant que nous naviguons. Ensuite, nous avons un cours de cuisine; le chef nous apprend à faire des nems que nous mangeons au fur et à mesure. Retour en navette vers Hanoï, toujours à MOON GUESTHOUSE;
Le 5 mai J’ai réservé mon séjour en montagne avec l’agence francophone MONVIETNAM ou FLEUR DE LOTUS; c’est Gérard qui dirige les opérations. Il ne peut m’accompagner comme il pensait le faire donc désigne un guide francophone. Il se trouve que ce guide, c’est le patron de l’hôtel « la belle vie à Tam Coc » où j’ai séjourné une nuit. Ce guide s’avère ne pas être un gai luron mais je vais faire avec, pensais-je au départ!!!
Au Vietnam, il y a 54 ethnies minoritaires. La plus grande ethnie est les Viet Minh représentant 84% de la population. Les 16 autres % sont les ethnies minoritaires. J’aurai le bonheur d'en côtoyer quelques unes.
Nous partons à 10H vers HA GIANG mais on s’arrête à mi-chemin pour faire une halte et y passer la nuit. Toan, le guide, m’emmène chez des amis à lui. C’est une maison sur pilotis, comme toutes les autres. J’ai une grande chambre dortoir pour moi seule. Je dors sur un matelas à terre. Il y a une moustiquaire. Le nom de l’ethnie minoritaire où je me trouve s’appelle les Dao aux pantalons noirs. Accueil très sympathique par la maîtresse de maison habillée de ses habits traditionnels. Je vais faire une balade avec le guide puis cours de cuisine au retour. Nous allons couper des feuilles, des épinards et déterrer des racines de curcuma. J’aide à la cuisine en préparant des nems ou rouleaux de printemps dont voici la recette: Emballer dans de jeunes feuilles de courgettes ou feuilles de riz le mélange suivant: champignons noirs, échalotes, vermicelles transparents, ciboulette, ail, œuf entier battu. Le tout coupé en petits morceaux. Autre recette, on peut faire des feuilles de courgettes sautées à l’ail frais et morceaux de gingembre frais coupés. Nous mangeons tous ensemble autour de la table mais là, j'ai une altercation avec le guide. Vu le prix de mon repas, je lui dis qu'en fait, c'est moi qui paye pour tout le monde.... Hou là là, il s'est vexé, s'est mis en colère; Il dit ne pas vouloir continuer le circuit avec moi car je suis une femme difficile et avare…. Car je demande le prix de tout…. Je suis bien embarrassé car le chauffeur n'a jamais fait ce circuit là et ne parle que vietnamien. Gérard, responsable de l'agence, aussi est très embêté et va chercher un autre guide. La nuit portant conseil, tout le monde va dormir. Je suis énervée après cette si belle journée.
Le 6 mai Le matin, le guide me dit qu'il ne pourrait pas me supporter 8 jours, car je ne lui fait pas confiance. dit-il! ...bon voilà, en plein dans la tronche... Je commence à pleurer et là, il a pitié de moi. Il reste. Ce que je ne savais pas, c’est qu’entre-temps, Gérard m’avait trouvé un autre guide. Zut alors, si j’avais su avant de pleurer… Maintenant, j’ai deux guides… Ils se sont arrangés entre-eux et c’est Toan qui est resté. Dommage pour moi…
Nous partons donc à HA GIANG encore chez des amis à lui. Les conditions pour dormir changent car je dois dormir dans la même chambre que la famille, le guide et le chauffeur. Seule une fine tenture nous sépare. Contre toute attente, je dors bien. Là, je suis chez l'ethnie des Tay. Les habits sont différents. Je fais une balade de 20 minutes avec Toan puis il me laisse quartier libre. Je repars seule à la découverte des habitants très sympathiques. Je fais des magnifiques photos. Je rencontre d'autres touristes qui se promènent avec leur guide. J'en fais part à Toan, au risque d'encore le vexer. Il me répond que les autres sont payés mieux que lui et qu’il travaille pour le salaire qu'il a eu....pas marrant le gars! Gérard n’est pas très heureux d’apprendre ça! Pour en revenir à ma balade seule, j’ai quand même vraiment apprécié d’être sans lui et de pouvoir saluer les habitants et faire des photos à mon aise. Le souper est à 20 H. Ils ont cuit un canard à la vapeur. Je ne peux pas avaler une bouchée tellement c'est dur. Je me lance sur les délicieux nems. Le guide est petit et mince mais alors, il mange pour quatre. Il mangera tout le canard avec le chauffeur et le chef de maison.
Le 7 mai Départ pour une longue journée vers DONG VAN, à 150 km de distance, avec des routes serpentées. Le matin, nous faisons d’abord un marché local. Plus on avance, plus les paysages deviennent majestueux. Nous entrons dans les villages de l’ethnie des Dao rouges. On arrive ensuite chez les H'Mongs blancs, un peuple nomade qui vient de Mongolie et qui changent d'endroit tous les vingt ans. Les montagnes deviennent de plus en plus belles. Nous sommes à trois kilomètres de la Chine. On s'arrête pour visiter le Palais du roi des H'Mongs. Il fut bâti en 1859. L'architecture est en partie française et chinoise. Il y a des tombeaux des rois.
Toan me raconte alors (enfin une explication) leurs traditions ici pour les funérailles, valable aussi pour les Vietnamiens en général. Ils ne peuvent pas se faire incinérer. On les enterre deux fois. La première fois, on met le cercueil pendant trois ans dans les rizières puis on ouvre le cercueil, on prend les os pour les transférer dans un autre cercueil et là, ils vont au cimetière pour les urbains et pour les ruraux, ils sont enterrés dans leur champ ou jardin. Toan me raconte qu'il a du aller, à 12 ans, déterrer son grand père avec sa mère. Mais le corps était toujours en décomposition. Ils ont été chercher deux couteaux et racler la chair jusqu'aux os afin de pouvoir le transférer dans le 2ème cercueil. Et dire que j’écris ça juste avant de dormir. On continue notre chemin vers Dong Van où on cultive surtout le mais (mais aussi du cannabis). Arrêt a la porte du ciel où il faut monter 147 marches pour y découvrir un magnifique paysage donnant sur la montagne et la vallée. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude.
Après 8 heures de route avec les arrêts, nous arrivons à DONG VAN appelé aussi « plateau de pierre ». C'est un parc géologique unique en Asie, formé de pics et de canyons calcaires;
Le 8 mai Aujourd'hui visite du petit centre historique de Dong Van avant de démarrer. En route pour des paysages encore plus spectaculaire.
Nous voyons les montagnes de la Chine séparée du Vietnam par une rivière. On s'arrête à un point de vue superbe. C'est là que je profite d'acheter des champignons locaux séchés, noirs et marrons, pour faire des nems quand je serai rentrée. J’achète aussi du laurier et du curcuma jaune et blanc (je ne savais pas qu’il y avait du curcuma blanc)… On continue vers MEO VAC où la route est encore plus sauvage. On passe par l’ethnie des San Chi. Le guide m'emmène sous le soleil de plomb de midi faire un petit trek d'une heure. Je suis trempée. On reste dans ce village pour diner. Le reste du parcours, je m'endors un peu puis nous arrivons à BAO LAC. Nous avons parcouru 110 km sur ces serpentées et en mauvais état. Début de soirée, petit tour au marché de Bao Lac où je vois, pour la première fois, du chien découpé en vitrine... J'achète des vermicelles transparents et des feuilles de riz toujours pour faire mes nems au retour. Logement dans un petit hôtel où la clim ne va pas et je dégouline.
Le 9 mai A 7 km de Bao Lac, se trouve l'ethnie des Lo Lo noirs, petite minorité de 4000 habitants. Ils sont originaires du sud de la Chine, arrivés il y a 400 ans. Ils vivent dans des maisons sur pilotis; les animaux en bas; eux à l'unique étage. C'est la seule ethnie qui utilise encore des anciens tambours en bronze lors des cérémonies funéraires. « Terre inconnue » a tourné un documentaire là. Malheureusement, arrivé au moment du trek, le guide m'annonce qu'il y a 7 km de pente raide (idem pour la descente)... Il fait très chaud. J'ai mal au dos. Je ne me sens pas capable de faire ce périple...je regarderai l'émission sur France 2! On continue donc la route faisant un arrêt chez les Man. Petite ethnie sympa. On s'arrête. Les vieilles dames boivent de l'alcool de maïs. Je les prends en photo; elle m'offre un verre de leur breuvage. Je sens où ça passe. C'est plus fort que l'alcool de riz que j'ai bu chez les Dao rouges. J'espère qu'il n'y avait pas de serpent dans la bouteille. Enfin, sinon, c'est trop tard. Je passe à Tinh Tuc où il y a une mine de fer. On s’arrête pour manger. A chaque restaurant, dehors, il y a une table avec un thermo d'eau chaude pour le thé, du tabac et une pipe à l'eau en bois. C'est gratuit. Nous arrivons vers 14 H à CAO BANG où l'on cultive en premier le maïs, puis le riz et enfin, le tabac. A 17 H, je vais au plus grand marché du nord. J'achète des sandales pour 8 €; le guide me dit que normalement c'est 5€ et que je me suis fait arnaquer, j’avais déjà négocié!!!
Le 10 mai Nous partons pour les cascades de BAN GIOC. Ce sont les plus belles du Vietnam. Altercation avec le guide. Il ne veut pas que je fasse un tour en radeau, prétextant que c'est uniquement pour les chinois. Au final, je rencontre des touristes canadiens qui vont faire le tour et m'invite à les suivre. Mon guide raconte n'importe quoi...ce qui l'arrange. Je ne suis pas prête de l'oublier celui-là. Deux kilomètres plus loin, il y a l'immense grotte de Nguom Ngao mais il fait trop chaud et il faut marcher 4 km aller / retour. Je décline. Nous rentrons à Cao Bang pour la nuit.
Le 11 mai En route pour BA BE. On arrive vers 14 H et le guide m'abandonne. Je fais une sieste. Je rencontre un couple suisse et je passe une excellente soirée avec eux et leur guide.
Le 12 mai Je suis à Ba Be où j'ai fait 5 heures de bateau et visité une caverne souterraine. La situation avec mon guide ne s'arrange pas du tout. Il me laisse seule. Fini très tôt son " service". Je serai contente de ne plus le voir. Encore une fois, je rencontre des touristes anglais qui passent la soirée avec leur guide. Le mien, il est parti chez des amis....
Le 13 mai Retour sur Hanoï. Contente de quitter le guide. Il m’a tapé sur les nerfs. Sinon, en ce qui concerne mon circuit dans le nord, ce n’était que du bonheur pour les yeux tous ces magnifiques paysages dans le nord-est du Vietnam. Le chauffeur était prudent et sympa. Gérard toujours soucieux de la situation. Dommage pour le guide!
Cette fois, à HANOI, j’ai changé d’hôtel pour un plus central, proche de la cathédrale et du lac. Je le recommande vraiment, propre, agréable, grande chambre: l’hôtel Golden Land L’après-midi, je prends un cyclo -pousse après 30 minutes de marche pour trouver un atelier de couture pour réparer mon sac qui a cédé sous le poids....
Le soir, je me dirige vers le lac où il y avait une foule incroyable (Samedi). Il y règne une ambiance de fête avec chants, danses, jeux, marché nocturne. J’aperçois sur le lac de l'épée restituée (Toan Kiem) le pont rouge The Huc. Je l'emprunte pour visiter la Pagode Ngoc Son au milieu du lac. Je rentre à pied me perdant à tous les coins de rues.
Depuis que je suis rentrée à Hanoï, harcèlement par Hang, ma guide francophone de la baie terrestre, ex-amie de Toan, pour que j'écrive un commentaire négatif sur lui. Finalement, sous la pression, je l'écrit en fin de soirée et le poste sur facebook. Le lendemain, Toan me harcèle à son tour et j’enlève le commentaire. Qu’ils se débrouillent entre-eux!
Le 14 mai Gérard m’invite à diner. Nous discutons du circuit dans le nord et du guide qu’il n’est pas prêt de réengager, me semble t’il… Ensuite Gérard me guide sur le chemin car je veux me rendre au Musée de la femme vietnamienne. Je retrouve des explications sur les ethnies minoritaires, leurs modes de vie et les magnifiques costumes de cérémonies notamment. On y parle également de la femme pendant la guerre, qui avait une large place au niveau de la résistance. Aussi bien en partant qu’en revenant, je passe devant la Cathédrale St Joseph où il y a beaucoup d’enfants qui s’adonnent à des activités.
Je terminerai ma journée par un massage de pied dans un centre qui m’est renseigné par Gérard, le moins cher d’Hanoï, je pense. Je décide de ne pas aller au Musée ethnographique car j’ai déjà vu les costumes au musée de la femme. Les maisons reconstruites, je les ai vues en vrai dans les villages en montagne.
Le 15 mai Je me lève tôt car j'ai une journée bien remplie. Je pars en mototaxi pour me conduire au lac Ouest voir la plus ancienne et la plus grande Pagode de Hanoï; c'est la Pagode Tran Quoc. Je ne regrette vraiment pas d'y être allée. Elle a un charme particulier. On s'y sent bien surtout que c'est lundi et qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Ensuite, je longe le lac à pied pour arriver au Musée de Ho Chi Ming qui ferme à 11H. Je passe devant le Mausolée Ho Chi Ming mais là, c'est fermé... j'aperçois la garde qui s'en va. J'arrive au Musée de Ho Chi Ming que je trouve intéressant puisqu'il me prend l'envie de mieux le connaître depuis mon arrivée à Saigon. J'ai d'ailleurs acheté sa bibliographie. Reste plus qu'à lire!!! En sortant du musée, il drache (comme on dit en Belgique)...donc il pleut fort! Je suis obligée de prendre un taxi pour me conduire au Temple de la Littérature. Il me demande quatre fois le prix...je ne sais pas ce qu'il a magouillé avec son compteur mais je ne lui donne que le tiers. Il rouspète. Je ne m'en soucie guère car je sais qu'il a voulu m'arnaquer. C’est quasi le prix pour arriver à l’aéroport qu’il me demande alors que là, je n’ai fait qu’un petit bout de chemin…
Enfin, me voici au Temple de la Littérature. J'imaginais bêtement que c'était comme une bibliothèque (n'ai pas bien travaillé avant de partir…). En fait, c'est un immense Temple consacré au culte de Confucius. C'est la première Université du Vietnam. Il y a 4 cours. La dernière abritait le Collège. Dans la 3ème, il y a 82 stèles portées par des tortues en pierre. Ce sont les lauréats dont 1307 docteurs. La plus ancienne date de 1442 et la plus récente de 1779. C'est vraiment le lieu à voir à Hanoï....
Je fais une halte pour manger. Je commande un plat dont je crois être des crevettes. Au visuel, ça n'y ressemble pas trop mais c'est une bébête de 5 cm au goût de mer mais pas tendre comme une grosse crevette ou gambas. Je mange. Je suis là pour ça. Mais je ne saurais jamais ce que j'ai mangé (j'ai pris une photo pour les habitués qui pourraient me renseigner)....
Je compte aller à la prison mais en chemin (à pied car il fait soleil), je vois une Pagode cachée. Je traverse la rue au péril de ma vie et je rentre timidement dans la déserte Pagode Chua Thien Phuc. J'ai tout simplement adoré. J'étais seule avec tous ces Bouddhas, ces Génies. Ça sentait bon l'encens. Vrai moment de plaisir et de recueillement. Les touristes ne doivent pas trop connaître ce merveilleux endroit.
Je continue mon chemin, non sans demander dix fois, pour la prison de Hoa La. C'est fou, les gens du coin ont du mal à s'y retrouver eux même...ou c'est moi qui baragouine si bien l'anglais qui doit les perturber. Mais aussi, beaucoup ne parlent pas anglais.
Ceci étant dit, j'arrive à la maison carcérale. C'est une visite assez troublante. On y voit les horreurs de la guerre, les conditions de vie des détenus et détenues. Les cachots, la guillotine etc.... Après la visite, je vais faire un massage.
Le 16 mai
Voilà mon voyage au VIETNAM se termine ici. C’est un beau voyage, plein de belles choses à voir et de beaux paysages. Je consacre une partie de la journée à l’achat de cadeaux et à faire ma valise.
A 18 H, un taxi vient me chercher pour me conduire à l’aéroport.
MARIE Le 25 mai 2017
Je commence ce récit en évoquant quelques mots sur le pays. Le Vietnam faisait partie de l'Indochine avec le Laos et le Cambodge. On ne peut parler du Vietnam sans penser à la guerre la plus destructrice du monde au 20ème siècle (entre le nord et le sud). Les américains ont répendu sur les trois pays le terrible "agent orange", un liquide à base de dioxine. Ils en ont largué 72 millions de mètres cube dont 60 millions sur le Vietnam. C'est surtout le sud qui a été le plus touché. Treize à quinze millions de bombes et d'explosifs ont également été largués de 1962 à 1975 soit trois à quatre plus que pendant la 2ème guerre mondiale. Deux à quatre millions de personnes ont été atteintes ainsi qu’animaux et forêts (16% des terres). Aujourd'hui encore, des enfants naissent avec des cancers ou des malformations. Le sol vietnamien serait encore bourré de 150.000 tonnes d'engins non encore explosés. Après la chute de Saigon en 1975, on ne sait toujours pas où se trouve le trésor du sud de la république (des tonnes de lingots d'or). Ho Chi Ming (surnommé oncle Ho) qui luttait pour l’indépendance du sud est mort en 1969 et n'aura donc pas assisté à l'indépendance. Des chars d'assaut de l'armée Nord-Vietnamienne (communiste) défoncèrent les lourdes grilles de fer forgé du parc. C'est la fin. 30 années de guerre. Saigon portera désormais le nom de Ho Chi Ming Ville.
Départ le 17 avril 2017 A 19H25 avec Turkish Airlines (3h20 de vol), courte escale à Istanbul puis 10H de vol pour Saigon (Ho Chi Ming). J’arrive le 18. Il me faudra attendre environ 45 minutes pour obtenir le visa (25 USD) et autant pour faire 8 km... (9USD). Je change 100 € à l'aéroport (même taux qu'en ville quasiment). Je prends aussi ma carte Sim à l'aéroport (19USD) pour internet illimité et 4 USD de crédit.
HO CHI MING VILLE que beaucoup appelle encore Saigon est peuplée de 8.000.000 d'habitants. L'air y est très chaud et humide en cette saison (avril). La circulation est vertigineuse tant il y a des motos. Il y aurait 4.000.000 de mobylettes; c’est à couper le souffle quand on arrive pour la première fois; C’est un passage obligatoire pour faire le delta du Mékong.
Le soir, j'ai été prendre l'apéro puis manger deux sandwichs dans la rue, très bons. Dans chaque bar ou resto, il y a des filles en mini jupe qui entraînent les clients à boire.
Je suis à My hôtel, réservé avec booking.com. Il est simple mais très propre et il y a tout ce qu'il faut dans la salle de bain. Le prix sans petit déjeuner est de 19 USD la nuit. Je le recommande vivement. Il se situe dans le quartier des routards où il y a beaucoup de bruit et de musique. C'est à qui va le plus fort! Mais l’hôtel se trouve dans une ruelle calme. Je suis prise par la chaleur et fatiguée du voyage. Je vais faire un massage des pieds pour me détendre.
Le 19 avril C'est chez les aveugles que je fais faire un body-massage d'une heure pour la somme de 3,5€ (en face du marché). Par contre, je ne fais aucune visite et me balade juste un peu. Il me faut un temps d'adaptation à cause de la forte chaleur de 36 degrés à l'ombre. Un avantage de voyager seule; je me repose ou je visite quand je veux… Je rentre à 2H du matin étant prise par l’ambiance; l’hôtel a fermé ses volets. Un petit vent de panique mais je sonne et on vient m’ouvrir.
Le 20 avril: Vu ma virée de hier soir, c'est assez tard que je me mets en route vers le Palais de la Réunification. J’y vais à pied ce qui est pénible car les trottoirs sont en travaux et il y a du trafic de mobylettes et la pollution qui va avec. La visite dure deux heures et coûte 40.000 dongs (1,7€). Avant la réunification, le Vietnam était coupé en deux et c'est le 30/04/1975 que les chars ont arraché la pelouse avec des chenilles. C'est ainsi que la prise du Palais marqua la fin des conflits. La visite est agréable bien que pas trop joyeuse. Je n'ai pas fait le musée de la guerre ni les tunnels de Cu Chi volontairement car trop d'horreurs de la guerre. Je me laisse tenter par un mototaxi qui propose de me faire voir la Pagode de l’Empereur de Jade (en vietnamien Pagode Ngnoc Hoang). Elle est belle et je ne regrette pas. Elle a beaucoup de postures à l‘aspect un peu guignol. L'intérieur est spécial, mélangeant bouddhisme et taoïsme; c‘est l‘intérieur le plus étrange de Saigon. L'étang adjacent est peuplé de centaines de tortues d'espèces différentes. On l’appelle aussi Pagode de tortue. Elle date de 1909, Barak Obama l'a visitée lors de sa venue. Avant de continuer mon récit, je dois expliquer la différence entre une Pagode et un Temple. Dans la Pagode, on vénère le Bouddha et dans le Temple, on vénère les Génies. Toujours en mototaxi, je me rends en direction de la Général Post office d'où j'ai envoyé mes cartes postales. C’est un bijou de l'époque de l'Indochine à l'architecture Française. Elle fut construite de 1886 à 1891. Elle est supportée par une immense charpente métallique œuvre de Mr. Eiffel. Elle se visite et m'a fait penser à la gare Victoria en Inde.... Magnifique. En face, se trouve la Cathédrale Notre-Dame. Il y avait un office et je n'ai pas pu entrer. Je me suis contentée d'admirer l'extérieur. Je regrimpe sur la moto, pour passer devant l'Hôtel de Ville, fermé aussi; l’extérieur est grandiose. Mon chauffeur me rapproche de l'hôtel. J'ai payé 7 USD pour ces quelques heures de visite. Je terminé la journée par un foot massage pour 6€ et un succulent repas. J'adore la cuisine vietnamienne (jusqu'à présent). Je rentre préparer ma valise et écrire mon récit. Demain départ à 8 H pour de nouvelles aventures vers le Delta du Mékong. J’ai décidé de faire le Delta avec l’agence francophone Khoa Viet Travel dont je n’aurais jamais été déçue.
Le 21 avril: Je me lève à 7 H et quand je descends, mon chauffeur et ma guide sont déjà à la réception. Direction Delta du Mékong. Environ deux heures de route pour arriver à MY TO.
Le Delta du Mékong se situe à l'extrémité sud du pays, faisant frontière avec le Cambodge. On l'appelle le grenier du riz. Ma guide francophone me dit qu'il est le 3ème exportateur du monde après la Thaïlande et le sud américain mais le guide du routard dit que le 2ème, c’est l'Inde! Qui a raison??? Les plaines sont très fertiles grâce aux alluvions et aux sédiments du fleuve. Il y a trois récoltes par an contre une récolte par an dans le nord. Ici dans le sud, on sème le riz tandis que dans le nord, on le plante... En cet endroit, le Mékong est reparti en neuf bras appelés les neufs dragons. Le pays aussi a la forme d'un dragon. Dans le Delta, c'est un monde mi-terrain et mi-aquatique, constitué d'arroyos (petits canaux naturels), de rizières et de vergers. Tout se passe au rythme du Mékong aussi bien courses, mariages, cortèges funèbres ...la vie et la mort....et où il est préférable d'avoir une barque qu'un vélo…
De My To, nous passons à BEN TREE sur l'Ile de la Licorne. Il y a aussi l'île de la tortue où l'on pratique principalement la culture maraîchère. Aussi, l'île du dragon où l'on fabrique les bateaux et l'île du Phoenix où l'on cultive la noix de. Coco. Mais je reste sur la plus grande, j'ai cité l'île de la Licorne.
C'est d'abord en bateau à moteur que je rejoins un premier petit village. Là, on y fait des briques à la main. J'ai vu tout le processus de la boue à la brique cuite. Beaucoup de femmes y travaillent. Le four est alimenté d'écorces de riz. La suie est mélangée à je ne sais plus quoi puis est reversée sur les champs de riz. Un cercle de vie écologique.
Au deuxième village, on y travaille la noix de coco de manière artisanale pour les locaux et les touristes. Pour l'exportation, il y a une industrie. On a droit à une démonstration: un ouvrier sort la noix de son écorce. Avec les filaments, ils font des paillassons et des brosses; avec le bois de la noix, ils font du feu ou des ustensiles divers et avec la chair, ils font des confiseries. Il y a une dégustation de plusieurs variantes suivie d'une dégustation de thé au miel et un plateau de fruits exotiques..... Après tout ça, je n'ai déjà plus faim et le diner prévu chez l'habitant approche. Après une marche de 10 minutes, nous prenons un tuc-tuc pour nous rendre dans le troisième village où ils font des nattes, paniers, sous-verres, etc… avec le jonc. C'est là que j'achète mon chapeau conique que j’oublierai plus tard dans une chambre d’hôtel… Nous naviguons dans une petite barque à rame a travers les méandres du Mékong pour aller diner dans le quatrième petit village. Il y aura un petit pont en bambou à traverser après le diner mais pendant que nous mangions, un monsieur bien portant et son guide sont tombés dans l'eau (plutôt la boue) car la vieille rampe en bambou de ce petit pont a cédé.... Pour une fois, je ne suis pas de la partie!!! J'étais spectatrice. Ce pauvre homme n'arrivait pas à en sortir malgré les secours prodigués. Au final, plus de peur que de mal et grosse douche chez habitant (tout habillé) pendant que son épouse tentait de sécher leurs passeports boueux. Ceci étant dit, bon repas local (sauf la carpe grillée). Puis passage sur le fameux petit pont de 40 cm de large dont on a plus ou moins réparé la rampe en bambou. Avec ma guide, nous faisons une agréable balade à pied dans la nature luxuriante. Il fait très chaud. Le long du Mékong, j'aperçois beaucoup de paniers à crevettes faits en palétuvier. Avec cet arbre tropical, on fabrique aussi des piliers pour les maisons sur pilotis ainsi que du papier. Le toit des maisons de villages ruraux sont faits en branches de palmiers. Pour rester dans les arbres, il y a les mangroves dont les racines protègent les terres.
Nous retrouvons notre bateau à moteur qui nous ramène à la voiture. Nous avons encore deux heures de route pour arriver à Ben Tree chez l’habitant à la charmante maison d’hôte" le jardin du Mékong" inaccessible en voiture… une moto viendra chercher nos bagages. Repos dans mon hamac devant mon entrée puis cours de cuisine pour quelques visiteurs et moi: La crêpe de riz au lait de coco farcie. Après le diner, on nous amène un bassin d'eau tiède à la citronnelle et moi perso, en option, petit massage de pieds.
Le 22 avril Ce matin vers 8H45, départ à vélo pour rejoindre le marché de Lach. Ce qui fera un aller-retour de 8 km environ. Ce marché est petit mais agréable. Par contre, faire du vélo en plein soleil relève de l'inconscience. Mais ça va, j’ai mon chapeau et de l’eau. Puis ça m’amuse quand même de parcourir cette nature tropicale. A mon retour, le chauffeur attend pour nous conduire, la guide et moi, à Can Tho que je ne voyais pas comme ça...sais pas pourquoi.
CAN THO se trouve à 160 km de Saigon. Cette région est gravement menacée car chaque année, le fleuve reprend la terre. Il est dit que d'ici 2100, il ne restera pas grand chose de Can Tho.
J'ai visité l'extérieur d'un Temple Cambodgien et l'intérieur d'une Pagode Chinoise. Alors ça, c'est spécial avec les génies à l'entrée (l’équivalent de nos anges à l'Église) et tous les serpentins d'encens au plafond avec les vœux des fidèles. Petit tour au marché de Can Tho pour découvrir la variété saisissante de légumes, fruits et poissons. Arrivée à l'hôtel pour deux nuits, confortable mais un peu éloigné, pas grave!
Le 23 avril Départ à 6h30 pour le marché flottant de CAN RANG qui se trouve à 4 km du centre; je l’ai trouvé plus petit que ce que je ne l’imaginais… Plus de touristes que de barques commerçantes Vietnamiennes. Ça devait être authentique autrefois mais plus maintenant. Il doit avoir mieux. Je le déconseille plutôt attrape touristes
L'embarquement est difficile; la marche de la digue est loin du bateau; de plus, le plancher (si je peux dire) est en aluminium... Mon chapeau géant est tombé dans le Mékong et moi, je suis arrivée tête en avant comme une déesse qui a la souplesse d'un hippopotame. Sur le coup, mal au tibia puis plaie mais ça va, j'ai survécu… Moralité: il ne faut jamais rire des autres car presque comme le gros monsieur d'il y a quelques jours, j'ai failli me retrouver, non pas dans le petit ruisseau boueux mais dans le Mékong.
La visite se poursuit dans les arroyos (petits canaux naturels du Mékong). Puis visite d'une plantation où il y a beaucoup d'arbres fruitiers. Le reste de la journée sera consacrée au repos et aux adieux avec la guide et le chauffeur.
Le 24 avril Ce matin, l’agence m’a envoyé une voiture pour me conduire à l’aéroport de Can Tho où je prends l'avion (Viet jet) pour DANANG dans le centre du pays (même pas une heure de vol). A l’arrivée, un autre chauffeur m’attend pour me conduire dans la jolie ville de HOI AN où je resterai trois jours seule. J'ai pu me balader longuement, voir les boutiques, la vie de cette ville est plus chère que dans le sud. En allant vers le pont japonais, je suis attirée par des chansons de Brassens au café des amis. C'est là-bas que je prendrai mon repas du soir. Ensuite je crois rejoindre le pont japonais mais je m‘apercevrais plus tard que ce n‘est pas ce pont là. Le passage est gratuit après 20H. Je le traverse sous les lampions et apprécie l'ambiance qui y règne ainsi que le marché de nuit de l’autre côté de la rive et toutes les échoppes où l’on mange de tout. Ce n'est pas sans difficulté que je rejoins mon hôtel à 3\4 km de là. J'ai mon plan mais il fait noir et je ne suis pas douée. De surcroît, j'ai mal aux pieds.
Le 25 avril Aujourd'hui, je parcours la ville de long en large. Tout d'abord, je trouve le vrai pont japonais qui est tout petit (20 mètres de long) qui a résisté aux guerres depuis 1593. Autant dire qu'ici, il est vénéré...on le dit indestructible! Ensuite, je visite une panoplie de Temples et/ou Pagodes chinois, japonais, vietnamiens...je ne m'y retrouve plus et j'en ai fait une overdose.... Je visite aussi jusqu’à en avoir assez des anciennes maisons ayant appartenu à une ancienne famille ou l'autre … mais ça se termine toujours par de la vente.... Dans une des maisons, j’ai acheté un livre: la bibliographie de Ho Chi Ming (l’oncle HO). Je me promène au marché central mais c'est franchement désagréable autant je suis abordée avec insistance, au point de me tenir le bras. On dirait qu'ici, c'est pire que dans les autres pays et pourtant je connais l'Inde, le Maroc, etc... Je rentre en moto - taxi car je suis fatiguée. Je passe un accord avec lui pour le lendemain aller voir les environs vu que le centre ville est terminé. En rentrant à l'hôtel: Rhum coca et foot massage!
Le 26 avril Je pars en moto - taxi pour voir le tombeau d'un commerçant japonais en pleine pampa; ce tombeau est dirigé vers le Japon. Pour y arriver, on passe le long des rizières des deux côtés. Après cette courte visite, droit vers la plage d'An Bang à 7 km de Hoi An. On peut avoir un transat gratuit et se changer si on mange au resto. Ceux-ci se succèdent. Le prix est correct. La plage est propre. L'eau est plus que bonne. Après quelques heures, je vais boire un café frappé à la plage de Cua Dai qui est bien aussi.
De retour à l'hôtel, douche puis je loue un vélo pour me balader dans la vieille ville et un peu aussi dans la nouvelle. Je me suis bien amusée jusqu’à la tombée de la nuit où je suis restée un moment à admirer les bateaux et les lanternes voguant sur l’eau. En rentrant, J'ai failli faire un face à face avec une mobylette. J'ai au-moins frôlé 20 piétons. Il y avait un monde fou. Je ne trouvais pas mon chemin pour revenir (pas de lampe au vélo). Toute une histoire!!!
Le 27 avril Départ à 8H du matin en taxi (envoyé par l’agence) pour rejoindre Hué à environ 130 km. Je m'endors jusqu'à la fabrique de statues en marbre provenant de la montagne à 10 km de Danang. Puis le paysage devient de plus en plus beau, surplombant la plage de Lang Co. Puis on arrive au col des nuages (le HAI VAN QUAN). C’est vraiment exceptionnel. On est vraiment dans les nuages… Je m’y arrête, comme tout le monde, pour aller me balader vers le fort construit par la dynastie Nguyen Minh Mang en 1826. Certaines fortifications sont reconstruites par les français pendant la guerre d’Indochine et ensuite par les américains. J’ai adoré cet endroit entre HUE et HOI AN. C’est à mon sens un arrêt indispensable. Arrivée à HUE. Repos puis balade en bateau sur la rivière des parfums. Hué est situé au centre du pays à 20 km du golf du Tonkin. C'est la cité des Empereurs NGUYEN et des Tombeaux Royaux dispersés dans les campagnes au bord des collines. La ville est séparée par la rivière des parfums: d'un côté, les tombeaux royaux, la citadelle avec sa cité impériale et la cité interdite et de l'autre côté, la ville moderne avec ses boutiques, ses hôtels, ses restos et ses marchés.
Le 28 avril Aujourd'hui, je suis accompagnée d’une guide francophone pour me faire découvrir la ville. On part en bateau sur la rivière des parfums pour arriver à la Pagode Thien Mu ou Pagode de la Dame Céleste, avec ses 7 étages dont le dernier renfermait un Bouddha en or qui fut volé. Il est remplacé maintenant par un Bouddha en marbre. Ensuite, visite du tombeau Ming Mang qui est majestueux. Pour y arriver, on doit passer plusieurs étapes pour enfin se trouver face à un immense terrain rond au pied de la montagne. Personne ne sait où est placé exactement le tombeau, afin qu'on ne vienne pas voler les présents qui accompagnent l’Empereur dans la tombe. Ce sont donc des prisonniers à mort qui l'ont enterré. On les exécutait ensuite. Ensuite, arrêt à la Pagode de Ti Hieu. Après-midi, visite de la Cité Impériale dans la Citadelle ainsi que la Cité Interdite beaucoup plus ravagée par la guerre des américains. J'ai terminé la journée par le marché de Dong Ba. La spécialité c'est le chapeau conique brodé. Ils sont harcelants encore une fois. Je n'y ai pas fais long feu.
Le 29 avril Ce matin, après le petit déjeuner: Repos. Après-midi, je désespère car les taxis me demandent une somme folle (y compris les cyclo-pousses) pour aller voir le tombeau de Tu Duc. Je renonce. Je vais manger puis décide de me balader.
Il se trouve qu'il n'y a pas de hasard. Je vois le passage à niveau fermé et comme j'aime les trains, j'attends sur le quai 10 minutes avant qu'il n'arrive. Ensuite, je vais trouver le "chef de gare" pour demander le chemin du musée Ho Chi Ming. Il était accompagné d'un copain qui parlait français. Celui-ci m'a proposé de m'emmener en moto voir le fameux tombeau de l'empereur Tu Duc, sa femme et son successeur. Je n'ai pas regretté. Ensuite, le gars m'a conduit au musée Ho Chi Ming, que je voulais visiter, puis m'a ramené à l'hôtel. 15 USD, pas trouvé mieux. A 18 H, le chauffeur de l’agence est venu me chercher à l'hôtel pour me conduire à l'aéroport de Hué pour un vol sur HANOI où j’ai réservé, sur booking.com, l’hôtel MOON GUESTHOUSE. J’y ferai une halte à chaque retour d’excursions (trois fois).
Le 30 avril Une guide francophone et son mari chauffeur, toujours de l’agence l’agence Khoa Viet Travel viennent me chercher à l’hôtel MOON GUESTHOUSE. Ils ont pris leur petite fille avec car c’est un grand congé et ils n’ont personne pour la garder. Elle ne me dérange pas. Elle est assise devant près de son père.
Départ pour NING MING dite la baie terrestre d'Halong. Beaucoup de trafic vu le long congé pour les vietnamiens. Le 30 avril, c'est la fête de la réunification du pays puis il y a le 1er mai qui est la fête du travail. Et comme le 30 avril tombait un dimanche, ils récupéraient. Donc full partout. En quittant Hanoï, plus on s’approchait, plus le paysage se dessinait de collines les unes après les autres. C'est très très beau. Je visite le Mausolée du premier Roi empoisonné par son frère cadet. A 300 mètres, celui de la femme du 2ème roi et son 2ème mari qui était mandarin avant d'être roi (grâce à son mariage). Après le diner, tour en Sampan (barque à rame) en passant par trois grottes dont une de 500 mètres de long. La rameuse rame avec ses pieds, ça lui donne plus de force. On continue sur un autre bateau vers la vallée des oiseaux mais d’abord, on traverse une grotte à pied sur un pont flottant en bambou qui bouge bien. C’est magnifique. La grotte est illuminée en rouge et bleu. Je passe la nuit dans un charmant hôtel que j’ai réservé sur booking.com: « la belle vie » à TAM COC.
Le 1er mai Nous partons tôt pour le parc national mais on ne pourra jamais y arriver tellement il y a du monde et c'est une petite route unique. Nous sommes en plein bouchon et il reste 15 km. La guide me conseille de renoncer et d’aller plutôt visiter le centre des primates. J'ai été assez déçue car je voulais voir les singes à mon aise mais on était obligé de rester en groupe, accompagné d'un guide local anglophone. Pas même le temps de prendre des photos ni de les regarder jouer. C'était des espèces différentes que je n'avais jamais vues. Je râlais mais pas le choix car pas de visite individuelle surtout avec le monde qu’il y a. Ensuite, le centre des tortues y compris celles aux oreilles rouges qui sont dangereuses et peuvent arracher un doigt.... Cela me passionne moins que les primates; là, c’est visite libre. Retour sur Hanoï et sa pollution, mes adieux à ma guide, mon chauffeur et leur petite fille. Je retourne dormir à MOON GUESTHOUSE pour la 2ème fois.
Le 2 mai Une navette commune vient me chercher à 8h du matin pour la croisière de deux jours à la baie d'Halong. Le guide ne parle qu’anglais et ne fait aucun effort pour que je comprenne les instructions. Il demande à un jeune couple en voyage de noces de tout me traduire. Quand ils m’ont dit ça, j’étais honteuse et ai bien sûr refusé la demande du guide, juste me communiquer les heures de rendez-vous… le chemin est assez long (4 H). A Halong, nous embarquons sur un petit bateau qui nous conduit sur le plus grand: le V’SPIRIT. Nous nous installons dans nos cabines respectives puis le guide nous informe du programme. Je n'ai rien compris. Il y a 10 portugais, 4 indiens, 2 polonaises, 2 argentins, 2 français en voyage de noces que je n'irai pas embêter puis moi belge purement francophone. Nous allons visiter une grotte puis passer une heure et demie sur la plage de TI TOP.
A cause du manque de communication, j'ai passé une journée triste de solitude au milieu de cette beauté naturelle sur terre. Le coucher du soleil entre ces pains de sucre est juste merveilleux. Après le souper, je rentre dans ma cabine. Je n’assiste pas à la pêche aux calamars.
Le 3 mai La journée a commencé par une séance de thaï chi à 6H30 du matin. Aujourd'hui, ceux qui ont pris, comme moi, deux Jours sur le bateau, avons été transférés sur un plus petit bateau à 8h30. Nous avons un autre guide, beaucoup plus sympathique. Nous commençons par voir la cave (non pas la cave à vin) mais la cave grotte de Sung Sot, une des plus belles grottes de la baie. Des passages à franchir à quatre pattes, ce qui m'a valu de perdre mon pull attaché à ma taille. Je m'en suis rendue compte sur le bateau... Ensuite balade en kayak. Étant seule, le guide l'a fait avec moi. Encore bien sinon à ma vitesse, je n’aurais pas été loin, peut-être juste le tour du bateau et encore. Ce moment fut très agréable et dans un silence de plomb, c’était juste du bonheur… Diner puis sieste sur le pont avant d’aller visiter une ferme perlière avant de rentrer sur le grand bateau. La visite de la ferme est intéressante mais ça fini toujours par du commerce. Après le coucher du soleil, je mange à la table des deux jeunes français et de deux jeunes coréens sympathiques. Le chef de cuisine vient faire flamber des crevettes dans le resto! Je suis plus détendue que la veille; j’assiste à la pêche aux calamars.
Le 4 mai Je suis la seule à assister au cours de thaï chi à 6H30. Puis visite d’une très belle grotte classée a l’Unesco, appelée aussi la grotte des surprises. Nous retournons sur le bateau préparer nos bagages pendant que nous naviguons. Ensuite, nous avons un cours de cuisine; le chef nous apprend à faire des nems que nous mangeons au fur et à mesure. Retour en navette vers Hanoï, toujours à MOON GUESTHOUSE;
Le 5 mai J’ai réservé mon séjour en montagne avec l’agence francophone MONVIETNAM ou FLEUR DE LOTUS; c’est Gérard qui dirige les opérations. Il ne peut m’accompagner comme il pensait le faire donc désigne un guide francophone. Il se trouve que ce guide, c’est le patron de l’hôtel « la belle vie à Tam Coc » où j’ai séjourné une nuit. Ce guide s’avère ne pas être un gai luron mais je vais faire avec, pensais-je au départ!!!
Au Vietnam, il y a 54 ethnies minoritaires. La plus grande ethnie est les Viet Minh représentant 84% de la population. Les 16 autres % sont les ethnies minoritaires. J’aurai le bonheur d'en côtoyer quelques unes.
Nous partons à 10H vers HA GIANG mais on s’arrête à mi-chemin pour faire une halte et y passer la nuit. Toan, le guide, m’emmène chez des amis à lui. C’est une maison sur pilotis, comme toutes les autres. J’ai une grande chambre dortoir pour moi seule. Je dors sur un matelas à terre. Il y a une moustiquaire. Le nom de l’ethnie minoritaire où je me trouve s’appelle les Dao aux pantalons noirs. Accueil très sympathique par la maîtresse de maison habillée de ses habits traditionnels. Je vais faire une balade avec le guide puis cours de cuisine au retour. Nous allons couper des feuilles, des épinards et déterrer des racines de curcuma. J’aide à la cuisine en préparant des nems ou rouleaux de printemps dont voici la recette: Emballer dans de jeunes feuilles de courgettes ou feuilles de riz le mélange suivant: champignons noirs, échalotes, vermicelles transparents, ciboulette, ail, œuf entier battu. Le tout coupé en petits morceaux. Autre recette, on peut faire des feuilles de courgettes sautées à l’ail frais et morceaux de gingembre frais coupés. Nous mangeons tous ensemble autour de la table mais là, j'ai une altercation avec le guide. Vu le prix de mon repas, je lui dis qu'en fait, c'est moi qui paye pour tout le monde.... Hou là là, il s'est vexé, s'est mis en colère; Il dit ne pas vouloir continuer le circuit avec moi car je suis une femme difficile et avare…. Car je demande le prix de tout…. Je suis bien embarrassé car le chauffeur n'a jamais fait ce circuit là et ne parle que vietnamien. Gérard, responsable de l'agence, aussi est très embêté et va chercher un autre guide. La nuit portant conseil, tout le monde va dormir. Je suis énervée après cette si belle journée.
Le 6 mai Le matin, le guide me dit qu'il ne pourrait pas me supporter 8 jours, car je ne lui fait pas confiance. dit-il! ...bon voilà, en plein dans la tronche... Je commence à pleurer et là, il a pitié de moi. Il reste. Ce que je ne savais pas, c’est qu’entre-temps, Gérard m’avait trouvé un autre guide. Zut alors, si j’avais su avant de pleurer… Maintenant, j’ai deux guides… Ils se sont arrangés entre-eux et c’est Toan qui est resté. Dommage pour moi…
Nous partons donc à HA GIANG encore chez des amis à lui. Les conditions pour dormir changent car je dois dormir dans la même chambre que la famille, le guide et le chauffeur. Seule une fine tenture nous sépare. Contre toute attente, je dors bien. Là, je suis chez l'ethnie des Tay. Les habits sont différents. Je fais une balade de 20 minutes avec Toan puis il me laisse quartier libre. Je repars seule à la découverte des habitants très sympathiques. Je fais des magnifiques photos. Je rencontre d'autres touristes qui se promènent avec leur guide. J'en fais part à Toan, au risque d'encore le vexer. Il me répond que les autres sont payés mieux que lui et qu’il travaille pour le salaire qu'il a eu....pas marrant le gars! Gérard n’est pas très heureux d’apprendre ça! Pour en revenir à ma balade seule, j’ai quand même vraiment apprécié d’être sans lui et de pouvoir saluer les habitants et faire des photos à mon aise. Le souper est à 20 H. Ils ont cuit un canard à la vapeur. Je ne peux pas avaler une bouchée tellement c'est dur. Je me lance sur les délicieux nems. Le guide est petit et mince mais alors, il mange pour quatre. Il mangera tout le canard avec le chauffeur et le chef de maison.
Le 7 mai Départ pour une longue journée vers DONG VAN, à 150 km de distance, avec des routes serpentées. Le matin, nous faisons d’abord un marché local. Plus on avance, plus les paysages deviennent majestueux. Nous entrons dans les villages de l’ethnie des Dao rouges. On arrive ensuite chez les H'Mongs blancs, un peuple nomade qui vient de Mongolie et qui changent d'endroit tous les vingt ans. Les montagnes deviennent de plus en plus belles. Nous sommes à trois kilomètres de la Chine. On s'arrête pour visiter le Palais du roi des H'Mongs. Il fut bâti en 1859. L'architecture est en partie française et chinoise. Il y a des tombeaux des rois.
Toan me raconte alors (enfin une explication) leurs traditions ici pour les funérailles, valable aussi pour les Vietnamiens en général. Ils ne peuvent pas se faire incinérer. On les enterre deux fois. La première fois, on met le cercueil pendant trois ans dans les rizières puis on ouvre le cercueil, on prend les os pour les transférer dans un autre cercueil et là, ils vont au cimetière pour les urbains et pour les ruraux, ils sont enterrés dans leur champ ou jardin. Toan me raconte qu'il a du aller, à 12 ans, déterrer son grand père avec sa mère. Mais le corps était toujours en décomposition. Ils ont été chercher deux couteaux et racler la chair jusqu'aux os afin de pouvoir le transférer dans le 2ème cercueil. Et dire que j’écris ça juste avant de dormir. On continue notre chemin vers Dong Van où on cultive surtout le mais (mais aussi du cannabis). Arrêt a la porte du ciel où il faut monter 147 marches pour y découvrir un magnifique paysage donnant sur la montagne et la vallée. Nous sommes à 1900 mètres d’altitude.
Après 8 heures de route avec les arrêts, nous arrivons à DONG VAN appelé aussi « plateau de pierre ». C'est un parc géologique unique en Asie, formé de pics et de canyons calcaires;
Le 8 mai Aujourd'hui visite du petit centre historique de Dong Van avant de démarrer. En route pour des paysages encore plus spectaculaire.
Nous voyons les montagnes de la Chine séparée du Vietnam par une rivière. On s'arrête à un point de vue superbe. C'est là que je profite d'acheter des champignons locaux séchés, noirs et marrons, pour faire des nems quand je serai rentrée. J’achète aussi du laurier et du curcuma jaune et blanc (je ne savais pas qu’il y avait du curcuma blanc)… On continue vers MEO VAC où la route est encore plus sauvage. On passe par l’ethnie des San Chi. Le guide m'emmène sous le soleil de plomb de midi faire un petit trek d'une heure. Je suis trempée. On reste dans ce village pour diner. Le reste du parcours, je m'endors un peu puis nous arrivons à BAO LAC. Nous avons parcouru 110 km sur ces serpentées et en mauvais état. Début de soirée, petit tour au marché de Bao Lac où je vois, pour la première fois, du chien découpé en vitrine... J'achète des vermicelles transparents et des feuilles de riz toujours pour faire mes nems au retour. Logement dans un petit hôtel où la clim ne va pas et je dégouline.
Le 9 mai A 7 km de Bao Lac, se trouve l'ethnie des Lo Lo noirs, petite minorité de 4000 habitants. Ils sont originaires du sud de la Chine, arrivés il y a 400 ans. Ils vivent dans des maisons sur pilotis; les animaux en bas; eux à l'unique étage. C'est la seule ethnie qui utilise encore des anciens tambours en bronze lors des cérémonies funéraires. « Terre inconnue » a tourné un documentaire là. Malheureusement, arrivé au moment du trek, le guide m'annonce qu'il y a 7 km de pente raide (idem pour la descente)... Il fait très chaud. J'ai mal au dos. Je ne me sens pas capable de faire ce périple...je regarderai l'émission sur France 2! On continue donc la route faisant un arrêt chez les Man. Petite ethnie sympa. On s'arrête. Les vieilles dames boivent de l'alcool de maïs. Je les prends en photo; elle m'offre un verre de leur breuvage. Je sens où ça passe. C'est plus fort que l'alcool de riz que j'ai bu chez les Dao rouges. J'espère qu'il n'y avait pas de serpent dans la bouteille. Enfin, sinon, c'est trop tard. Je passe à Tinh Tuc où il y a une mine de fer. On s’arrête pour manger. A chaque restaurant, dehors, il y a une table avec un thermo d'eau chaude pour le thé, du tabac et une pipe à l'eau en bois. C'est gratuit. Nous arrivons vers 14 H à CAO BANG où l'on cultive en premier le maïs, puis le riz et enfin, le tabac. A 17 H, je vais au plus grand marché du nord. J'achète des sandales pour 8 €; le guide me dit que normalement c'est 5€ et que je me suis fait arnaquer, j’avais déjà négocié!!!
Le 10 mai Nous partons pour les cascades de BAN GIOC. Ce sont les plus belles du Vietnam. Altercation avec le guide. Il ne veut pas que je fasse un tour en radeau, prétextant que c'est uniquement pour les chinois. Au final, je rencontre des touristes canadiens qui vont faire le tour et m'invite à les suivre. Mon guide raconte n'importe quoi...ce qui l'arrange. Je ne suis pas prête de l'oublier celui-là. Deux kilomètres plus loin, il y a l'immense grotte de Nguom Ngao mais il fait trop chaud et il faut marcher 4 km aller / retour. Je décline. Nous rentrons à Cao Bang pour la nuit.
Le 11 mai En route pour BA BE. On arrive vers 14 H et le guide m'abandonne. Je fais une sieste. Je rencontre un couple suisse et je passe une excellente soirée avec eux et leur guide.
Le 12 mai Je suis à Ba Be où j'ai fait 5 heures de bateau et visité une caverne souterraine. La situation avec mon guide ne s'arrange pas du tout. Il me laisse seule. Fini très tôt son " service". Je serai contente de ne plus le voir. Encore une fois, je rencontre des touristes anglais qui passent la soirée avec leur guide. Le mien, il est parti chez des amis....
Le 13 mai Retour sur Hanoï. Contente de quitter le guide. Il m’a tapé sur les nerfs. Sinon, en ce qui concerne mon circuit dans le nord, ce n’était que du bonheur pour les yeux tous ces magnifiques paysages dans le nord-est du Vietnam. Le chauffeur était prudent et sympa. Gérard toujours soucieux de la situation. Dommage pour le guide!
Cette fois, à HANOI, j’ai changé d’hôtel pour un plus central, proche de la cathédrale et du lac. Je le recommande vraiment, propre, agréable, grande chambre: l’hôtel Golden Land L’après-midi, je prends un cyclo -pousse après 30 minutes de marche pour trouver un atelier de couture pour réparer mon sac qui a cédé sous le poids....
Le soir, je me dirige vers le lac où il y avait une foule incroyable (Samedi). Il y règne une ambiance de fête avec chants, danses, jeux, marché nocturne. J’aperçois sur le lac de l'épée restituée (Toan Kiem) le pont rouge The Huc. Je l'emprunte pour visiter la Pagode Ngoc Son au milieu du lac. Je rentre à pied me perdant à tous les coins de rues.
Depuis que je suis rentrée à Hanoï, harcèlement par Hang, ma guide francophone de la baie terrestre, ex-amie de Toan, pour que j'écrive un commentaire négatif sur lui. Finalement, sous la pression, je l'écrit en fin de soirée et le poste sur facebook. Le lendemain, Toan me harcèle à son tour et j’enlève le commentaire. Qu’ils se débrouillent entre-eux!
Le 14 mai Gérard m’invite à diner. Nous discutons du circuit dans le nord et du guide qu’il n’est pas prêt de réengager, me semble t’il… Ensuite Gérard me guide sur le chemin car je veux me rendre au Musée de la femme vietnamienne. Je retrouve des explications sur les ethnies minoritaires, leurs modes de vie et les magnifiques costumes de cérémonies notamment. On y parle également de la femme pendant la guerre, qui avait une large place au niveau de la résistance. Aussi bien en partant qu’en revenant, je passe devant la Cathédrale St Joseph où il y a beaucoup d’enfants qui s’adonnent à des activités.
Je terminerai ma journée par un massage de pied dans un centre qui m’est renseigné par Gérard, le moins cher d’Hanoï, je pense. Je décide de ne pas aller au Musée ethnographique car j’ai déjà vu les costumes au musée de la femme. Les maisons reconstruites, je les ai vues en vrai dans les villages en montagne.
Le 15 mai Je me lève tôt car j'ai une journée bien remplie. Je pars en mototaxi pour me conduire au lac Ouest voir la plus ancienne et la plus grande Pagode de Hanoï; c'est la Pagode Tran Quoc. Je ne regrette vraiment pas d'y être allée. Elle a un charme particulier. On s'y sent bien surtout que c'est lundi et qu'il n'y a pas beaucoup de monde. Ensuite, je longe le lac à pied pour arriver au Musée de Ho Chi Ming qui ferme à 11H. Je passe devant le Mausolée Ho Chi Ming mais là, c'est fermé... j'aperçois la garde qui s'en va. J'arrive au Musée de Ho Chi Ming que je trouve intéressant puisqu'il me prend l'envie de mieux le connaître depuis mon arrivée à Saigon. J'ai d'ailleurs acheté sa bibliographie. Reste plus qu'à lire!!! En sortant du musée, il drache (comme on dit en Belgique)...donc il pleut fort! Je suis obligée de prendre un taxi pour me conduire au Temple de la Littérature. Il me demande quatre fois le prix...je ne sais pas ce qu'il a magouillé avec son compteur mais je ne lui donne que le tiers. Il rouspète. Je ne m'en soucie guère car je sais qu'il a voulu m'arnaquer. C’est quasi le prix pour arriver à l’aéroport qu’il me demande alors que là, je n’ai fait qu’un petit bout de chemin…
Enfin, me voici au Temple de la Littérature. J'imaginais bêtement que c'était comme une bibliothèque (n'ai pas bien travaillé avant de partir…). En fait, c'est un immense Temple consacré au culte de Confucius. C'est la première Université du Vietnam. Il y a 4 cours. La dernière abritait le Collège. Dans la 3ème, il y a 82 stèles portées par des tortues en pierre. Ce sont les lauréats dont 1307 docteurs. La plus ancienne date de 1442 et la plus récente de 1779. C'est vraiment le lieu à voir à Hanoï....
Je fais une halte pour manger. Je commande un plat dont je crois être des crevettes. Au visuel, ça n'y ressemble pas trop mais c'est une bébête de 5 cm au goût de mer mais pas tendre comme une grosse crevette ou gambas. Je mange. Je suis là pour ça. Mais je ne saurais jamais ce que j'ai mangé (j'ai pris une photo pour les habitués qui pourraient me renseigner)....
Je compte aller à la prison mais en chemin (à pied car il fait soleil), je vois une Pagode cachée. Je traverse la rue au péril de ma vie et je rentre timidement dans la déserte Pagode Chua Thien Phuc. J'ai tout simplement adoré. J'étais seule avec tous ces Bouddhas, ces Génies. Ça sentait bon l'encens. Vrai moment de plaisir et de recueillement. Les touristes ne doivent pas trop connaître ce merveilleux endroit.
Je continue mon chemin, non sans demander dix fois, pour la prison de Hoa La. C'est fou, les gens du coin ont du mal à s'y retrouver eux même...ou c'est moi qui baragouine si bien l'anglais qui doit les perturber. Mais aussi, beaucoup ne parlent pas anglais.
Ceci étant dit, j'arrive à la maison carcérale. C'est une visite assez troublante. On y voit les horreurs de la guerre, les conditions de vie des détenus et détenues. Les cachots, la guillotine etc.... Après la visite, je vais faire un massage.
Le 16 mai
Voilà mon voyage au VIETNAM se termine ici. C’est un beau voyage, plein de belles choses à voir et de beaux paysages. Je consacre une partie de la journée à l’achat de cadeaux et à faire ma valise.
A 18 H, un taxi vient me chercher pour me conduire à l’aéroport.
MARIE Le 25 mai 2017
Retour d'un mois au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours.
Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord.
J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation.
Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué.
L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement).
Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits.
Mes conclusions sur le VIETNAM:
C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord.
LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises.
Le récit détaillé suivra sous peu.
MARIE
Un mois en solo à Madagascar, sans trop de randonnée, ni trop de plage English translation pending
Bonsoir à tous,
Je pense partir à la dernière minute pour 30 jours à Madagascar, du 29 mai au 26 juin. Je voyagerai en solo (avec les règles de sécurité d'usage; j'aurai néanmoins mon appareil photo réflex), pour la toute première fois en Afrique (mais j'ai bien l'habitude en Asie, ainsi qu'en Amérique du Sud). Le petit problème que je rencontre est que j'ai eu un accident de rando au Laos il y a 6 mois et que ma cheville n'est pas encore 100% stable suite à l'opération. Je ne peux donc pas faire de randonnée à dénivelé ou sol trop instable, mais je suis capable de marcher pendant 5-6h d'affilée sur un sentier.
Souhaitant que ce voyage soit un voyage de découverte de la faune et de la flore malgré tout, connaissez-vous des parcs qui correspondraient à ces critères, me permettant ainsi d'approcher lémuriens, caméléons etc ?
Je compte utiliser les transports locaux et voyager à petit budget. Je commence à peine à me renseigner et pour l'instant, j'ai noté les lieux suivants que je souhaiterais visiter :
- Maroantsetra pour faire par exemple un peu de snorkelling (?) - 3 ou 4 jours sur l'île Sainte Marie - trajet en train de Fianarantsoa à Manakara (j'adore prendre le train !) et petit tour sur le canal des pangalanes - allée des baobabs (Morondava)
Auriez-vous d'autres suggestions que je puisse intégrer à la boucle ? Je vais essayer de ne pas trop charger mon séjour pour éviter une nouvelle blessure, mais je suis normalement assez hypéractive en voyage et pas trop du genre farniente. Voyager différemment, c'est également un challenge intéressant !
Merci pour toutes vos informations ! Sophie
Je pense partir à la dernière minute pour 30 jours à Madagascar, du 29 mai au 26 juin. Je voyagerai en solo (avec les règles de sécurité d'usage; j'aurai néanmoins mon appareil photo réflex), pour la toute première fois en Afrique (mais j'ai bien l'habitude en Asie, ainsi qu'en Amérique du Sud). Le petit problème que je rencontre est que j'ai eu un accident de rando au Laos il y a 6 mois et que ma cheville n'est pas encore 100% stable suite à l'opération. Je ne peux donc pas faire de randonnée à dénivelé ou sol trop instable, mais je suis capable de marcher pendant 5-6h d'affilée sur un sentier.
Souhaitant que ce voyage soit un voyage de découverte de la faune et de la flore malgré tout, connaissez-vous des parcs qui correspondraient à ces critères, me permettant ainsi d'approcher lémuriens, caméléons etc ?
Je compte utiliser les transports locaux et voyager à petit budget. Je commence à peine à me renseigner et pour l'instant, j'ai noté les lieux suivants que je souhaiterais visiter :
- Maroantsetra pour faire par exemple un peu de snorkelling (?) - 3 ou 4 jours sur l'île Sainte Marie - trajet en train de Fianarantsoa à Manakara (j'adore prendre le train !) et petit tour sur le canal des pangalanes - allée des baobabs (Morondava)
Auriez-vous d'autres suggestions que je puisse intégrer à la boucle ? Je vais essayer de ne pas trop charger mon séjour pour éviter une nouvelle blessure, mais je suis normalement assez hypéractive en voyage et pas trop du genre farniente. Voyager différemment, c'est également un challenge intéressant !
Merci pour toutes vos informations ! Sophie
Circuit 3 semaines à 1 mois seule à Madagascar, dernière minute English translation pending
Bonsoir les voyageurs 🙂
Je me tourne vers vous car je me suis décidée, un peu à la dernière minute, de me ressourcer avec un voyage à Madagascar. N'ayant pas encore mon guide, je fais des recherches acharnées pour trouver un circuit qui pourrait me correspondre. Je serais probablement seule (a priori, pas un problème niveau sécurité?), avec un petit budget et je n'aurais pas le temps d'obtenir le permis international. A priori, l'itinéraire le plus accessible et conseillé serait par la RN7 (avec un repos de fin à Nosy Komba éventuellement). J'ai cru comprendre que les réservations ne sont pas indispensables sauf pour Tana... Mes dates sont assez flexibles pour le moment mais ce serait de mi-mai à mi-juin, 3 semaines à 1 mois. Je me renseigne progressivement mais je suis preneuse de vos précieux conseils, avec le peu de temps qu'il me reste. Je suis plongeuse niveau PADI II (même si j'ai l'impression qu'il n'y ait pas de spots incontournables?), je préfère faire des randonnées que rester bronzer sur la plage ou traîner longuement dans les villes.
Merci d'avance pour vos réponses et navrée pour ce post qui est très vague 🙂
Je me tourne vers vous car je me suis décidée, un peu à la dernière minute, de me ressourcer avec un voyage à Madagascar. N'ayant pas encore mon guide, je fais des recherches acharnées pour trouver un circuit qui pourrait me correspondre. Je serais probablement seule (a priori, pas un problème niveau sécurité?), avec un petit budget et je n'aurais pas le temps d'obtenir le permis international. A priori, l'itinéraire le plus accessible et conseillé serait par la RN7 (avec un repos de fin à Nosy Komba éventuellement). J'ai cru comprendre que les réservations ne sont pas indispensables sauf pour Tana... Mes dates sont assez flexibles pour le moment mais ce serait de mi-mai à mi-juin, 3 semaines à 1 mois. Je me renseigne progressivement mais je suis preneuse de vos précieux conseils, avec le peu de temps qu'il me reste. Je suis plongeuse niveau PADI II (même si j'ai l'impression qu'il n'y ait pas de spots incontournables?), je préfère faire des randonnées que rester bronzer sur la plage ou traîner longuement dans les villes.
Merci d'avance pour vos réponses et navrée pour ce post qui est très vague 🙂
Petite escapade au pays du sourire English translation pending
Hello,
Un petit récit d'une escapade au pays du sourire.
Récit sans prétention aucune, fait de trucs et astuces, d’anecdotes et de moments qui ont été fort pour moi.
Afin que ceux qui liront ce récit puisse se faire une idée, voici quelques détails.
L'auteur : Début de cinquantaine, une dizaine de voyage au PDS. J'ai des rudiments de Thaïs très limités. Je sais plus ou moins bien compter en Thaïs. J'ai visité les principaux endroits touristiques lors de mes premiers voyages. Maintenant je recherche plutôt des endroits un peu moins courus, quoi que...
Date de séjour : Du 9 au 28 avril 2017 (période chaude de l'année).
Bangkok :
Contrairement à mes habitudes, je n'y suis pas resté. Juste le temps de prendre le sky train et le BTS pour aller au MBK refaire ma provision de t-shirt.
Truc et astuce : Le sky train est une ligne de métro aérien qui va de l'aéroport au centre ville. Peu cher (42 bhats), climatisé, rapide et confortable. En 30 minutes il vous amènera à Payathai. Depuis là vous trouverez des taxis ou le BTS pour aller rejoindre le lieu souhaité dans la ville. Il faut savoir que l'aéroport est situé à une grosse vingtaine de kilomètre de la ville. Le sky train vous permettra de "voir arriver" la ville. Si vous arrivez à Bkk entre 6h et 23h, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour rejoindre le centre.
Cha Am :
Petite station balnéaire, fréquentée principalement par les Thaïs le week-end, très calme durant la semaine. Sauf que....j'y suis durant Songkran, le nouvel an Thaï. Ce sont deux journées de festivité, avec un cortège, des stands de nourriture et de produits artisanaux ( ou pas) un peu partout. Dans un stand, j'ai vu des savons des les propriétés méritent à elles seules un record dans le guinness book. Ils soignent tout ou presque. On trouve des stands de nourriture qui vendent des trucs originaux. Généralement très bons.
Traditionnellement, on fête les ainés durant Songkran. On leur verse de l'eau sur les mains et on leur met une espèce de pâte blanche sur les joues.
La tradition s'est adaptée au fil des année...maintenant, tout le monde arrose tout le monde à grand renfort de pistolet à eau, de sceaux d'eau, voir de tuyau d'arrosage.
Il m'est arrivé un truc amusant. Je sors de ma guesthouse, encore sec (vouloir rester sec pendant sonkgran relève de l'hérésie pur et simple), je remonte la Soï en flânant. Une jeune fille, dans les 10 ans, s'avance vers moi, timide, avec une petit sceaux d'eau. Je lui tend les mains et elle me verse un peu d'eau sur les mains. Son frère, enhardi par le succès de sa soeur viendra avec la pâte blanche. Je m’accroupis et il me met un peu de pâte blanche sur les joues sous le regard amusé de leurs parents. Tous les deux repartiront en courant vers leurs parents en racontant un trucs en Thaï que je n'ai pas compris, mais ils était visiblement heureux.....moi aussi. J'adore ces furtifs petits moments, plein de gentillesse, des moments d'échange simples et plaisant à vivre.
En début d'après-midi, je suis avec une amie et je lui fait remarqué qu'on ne nous arrose pas beaucoup.... Elle me dit que c'est parce que je suis un vieux farang (merci, ça fait toujours plaisir), que les gens ne me connaissent pas. Je suis un peu dépité... elle achètera un espèce de collier de fleur en plastic dans un stand, une fois le collier autours de mon cou, ça va nettement mieux. Le collier étant porté par gens qui ont envie de faire la fête, c'est un espèce de signal qui dit qu'on peut m'arroser sans retenue. Top ! Quelques minutes plus tard, je n'avais plus un poil de sec et je pèse mes mots quand j'écris cela.
Avril étant un des mois les plus chaud en Thaïlande, se faire arroser est plutôt plaisant, ça rafraichis. C'est une ambiance bon enfant, les Thaïs aiment faire la fête.
Bien sur, toute médaille à son revers. Il y a aussi des débordements, des trucs pas cool fait par des personnes au Q.I. plus que limité. C'est aussi la période où il y a le plus d'accident sur les routes. Je ne connais pas proportion exact, mais il semblerait que 50% des Thaïs roulent sans permis. Comme en plus, durant Songkran, on boit beaucoup, ça fait un carnage sur les routes.
Rien n'est jamais parfait....à vous de savoir prendre ce qui vous plait et d'éviter le reste.
khao sok :
Départ de Cha Am pour Hua hin, nous y passerons la soirée avant de prendre le train de nuit pour Surat Thani. Hua Hin est une station balnéaire à vocation très touristique. C'est pas trop mon truc.
J'y passerai la soirée, avec le but caché d'offrir une soirée romantique à Oye, que je connais depuis 2 ans et qui voyage parfois quelques jours avec moi.
J'ai trouvé sur le net un hôtel de luxe qui a un bar très romantique sur la plage. Sauf que les photos du bar sur la plage ne montre pas les moustiques. Par contre, le produits anti moustique est apporté gracieusement en même temps que les boissons. Alors oui, c'était romantique, mais c'était aussi l'invasion des moustiques.
S'en est suivi un repas dans un restaurant d'une soi peu fréquentée, quelques verres dans les bars des alentours et départ par le train de nuit.
J'aime prendre le train en Thaïlande. De jour je prends la 3ème classe, pour être avec les Thäis (les touristes prennent soit de la 2ème classe climatisée, soit dans la première quand il y en a). Cette fois-ci, c'est un train de nuit, j'ai envie de bien dormir, donc 1ère classe couchette. Ce fût presque parfait. Départ à 23h30 d'Hua Hin pour arriver reposé à 7h00 à Surat.
Arriver dans une ville peu touristique tôt le matin est très sympa (les gens passent par Surat, mais ne s'y arrête pas). On peut y observer la vie des Thaïs tôt le matin. Les enfants qui prennent le bus, portant tous le même uniforme pour aller l'école. Les magasins qui ouvrent tranquillement. Il n'y a pas encore trop de circulation, il ne fait pas encore trop chaud.
Truc et astuce : En descendant du train, il y a une foule de rabatteur qui essayeront de vous vendre des tickets de bus et de minivan pour les principales destinations touristiques du sud. Je préfère me rendre à la station de bus pour aller acheter mon billet, c'est moins cher. Cela dit, la station de bus n'est pas tout près (environ 3km) et il faut s'y rendre avec un bus local pas forcement évident à trouver si vous ne lisez pas le Thaïs ou si quelqu'un ne peut le faire pour vous.
Pour ma part, j'ai trouvé un "taxi" privé. C'est un Thaïs qui travaille comme infirmier à l'hôpital et qui fait taxi quand il le peut pour arrondir ses fins de mois. J'ai négocié dans la bonne humeur, ça a pris une dizaine de minute au chacun avance ses arguments tous plus faux les uns que les autres. On peut négocier pas mal de chose en Thaïlande, le tout étant de le faire dans le respect du vendeur et dans la bonne humeur. Il faut aussi savoir arrêter de négocier. J'ai vu des touristes négocier pour des sommes dérisoires...je trouve que c'est malvenu.
Par chance mon taxi du jour roule à l'européenne ! C'est à dire en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et le code de la route. Et oui, avoir un chauffeur comme celui-ci est une chance.
Arrivée à Khao Sok en fin de matinée. Nous passerons notre après-midi à organiser la journée du lendemain. Khao Sok est une des forêts primitives les plus ancienne de la planète. On peut y faire des trekking dans la jungle, y dormir dans des bungalows sur le lac Chew Larn, y voir une flore est une faune typique de l'endroit.
Truc et astuce : Si vous prenez les tours en groupe, sont qui sont habituellement proposés, les prix sont assez chers, mais ça va. Par contre, si vous souhaitez un truc plus privatif, c'est cher, voir très cher. Tous les tours opérateur du coin proposent plus ou moins la même chose au même prix. Difficile d'avoir un bon prix, ils s'entendent entre eux.
Pour ma part, je souhaitais passer une journée sur le lac, en bateau privé. Après quelques recherches j'ai trouvé une dame qui m'a organisé ça avec un excellent guide. là, j'ai eu de la chance. Le guide est la personne qui a aidé pendant quelques mois un canadien venu écrire un livre sur le parc il y a de ça une trentaine d'année. Son nom est Nick, il est guide depuis plus de 40 ans dans le parc.
6h00 du matin, comme tous les matins un brouillard typique de l'endroit est établi, pas très bien réveillé, nous attendons devant notre guesthouse que Nick passe nous prendre. Et voici qu'arrive un pickup aussi vieux de son propriétaire, c'est à dire la soixantaine. Cela ne serait pas encore trop dérangeant si les essuies-glaces n'avaient pas le même âge que le pick-up ! On n'y voit rien de rien et c'est encore pire quand il passe un coup d'essuie-glace. Après avoir failli écraser une poule, un chien et que sais-je d'autre, nous voilà finalement arrivé au lac. Départ pour le périple du jour en bateau longue queue, pour une fois pas trop bruyant, chose assez rare pour être remarquée.
Que vous dire de ce périple sur le lac ? C'est beau, très beau et encore plus beau que ça ! Nous y avons vu des singes, des aigles et des papillons. Comme nous y étions très tôt, il n'y avait pas encore trop de monde. Nous avons pu voir des coins magnifiques. Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la beauté de l'endroit.
Trucs et astuces : Allez-y tôt ! Voir très tôt. Nous sommes parti vers les 7h00 avec le bateau, c'est à mon avis une heure de trop tard. Il faut vraiment partir sur le lac au première lueur de l'aube.
Nick est un guide qui connait son job, qui est attentionné, plein d'humour, mais qui sait aussi se faire discret. A un moment, il demande si on peut s'arrêter quelques minutes sur une île. Pour moi, c'est sans problème, arrête toi où tu veux quand tu veux, c'est beau partout. Et le voilà parti dans la jungle, cela nous laissera le temps de discuter un peu avec le jeune Birman qui conduit le bateau. Quelques minutes plus tard retour de Nick. Il a ramené 2 manques et des petites branches. Les mangues seront découpées avec agilité à la machette et dégustée avec plaisir.
La journée se déroule tranquillement, nous nous arrêterons 2x. Une fois pour le petit déjeuner dans un restaurant sur l'eau. Le truc à touriste typique. Vu mon empressement à repartir, Nick se renseignera auprès de Oye pour savoir pourquoi je suis si pressé de repartir. Oye lui explique que moi et les touristes, ça fait deux.
Et Nick, il a tout compris ! Pour la pause de midi, nous nous arrêterons dans un espèce de hameau de maison sur pilotis fait de planches disjointes, de bambous. Ce sont des pêcheurs qui vivent là. Visiblement ils connaissent Nick et ne voient pas souvent, si ce n'est jamais, de touriste. Se déplacer d'un maison à l'autre ou aller aux "toilettes" (f'in à la case qui sert de toilette) demande un bon sens de l'équilibre. Entre les bambous mouillés, les planches pas fixées, il y a de quoi passer à l'eau facilement. Ici rien n'est fait pour les touristes, c'est parfait !
Je ne sais pas quelle langue ils parlent, Oye de ne comprend pas tout non plus. Nick passe la commande pour le lunch : Poissons grillé, poisson en soupe, poisson séché, le tout accompagné de riz. Ananas pour le désert. Gros repas, 300 bhats pour 3. On attire la curiosité, quelques pêcheurs viennent discuter avec moi et Nick, les femmes discutent avec Oye. Il y a en un qui baragouine 3 mots d'anglais-Thaï et moi qui arrive à mélanger 3 mots de Thaïs avec de l'anglais, on arrive à se comprendre, avec des mots et des gestes. Si vraiment on y arrive pas, Oye ou Nick traduisent un petit coup. Les Thaïs on le sens de l'humour, après le repas, une petite sieste s'impose. Oye me demande où je vais. Je lui dit que je vais réfléchir et je m'allonge sur le banc, le Thaï lui dit que je vais inspecter le toit. Tout le monde rigole. Il est difficile de retranscrire ce moment. A la relecture, je me rends compte que c'est pas drôle, mais sur le moment, c'était très drôle et tout le monde à bien rigolé.
Cette journée s'est terminée vers les 15 heures....avec une surprise. Vous vous souvenez des branches que Nick a pris le matin ? Il les a mise à tremper dans l'eau, puis les a fendues et finalement en a tressé 2 bagues et un bracelet qu'il nous a offert.
Ce fût, à mon gouts, une très belle journée sur le lac du parc de Khao Sok.
La suite arrive bientôt....merci à ceux qui ont pris le temps de lire jusqu'ici.
Un petit récit d'une escapade au pays du sourire.
Récit sans prétention aucune, fait de trucs et astuces, d’anecdotes et de moments qui ont été fort pour moi.
Afin que ceux qui liront ce récit puisse se faire une idée, voici quelques détails.
L'auteur : Début de cinquantaine, une dizaine de voyage au PDS. J'ai des rudiments de Thaïs très limités. Je sais plus ou moins bien compter en Thaïs. J'ai visité les principaux endroits touristiques lors de mes premiers voyages. Maintenant je recherche plutôt des endroits un peu moins courus, quoi que...
Date de séjour : Du 9 au 28 avril 2017 (période chaude de l'année).
Bangkok :
Contrairement à mes habitudes, je n'y suis pas resté. Juste le temps de prendre le sky train et le BTS pour aller au MBK refaire ma provision de t-shirt.
Truc et astuce : Le sky train est une ligne de métro aérien qui va de l'aéroport au centre ville. Peu cher (42 bhats), climatisé, rapide et confortable. En 30 minutes il vous amènera à Payathai. Depuis là vous trouverez des taxis ou le BTS pour aller rejoindre le lieu souhaité dans la ville. Il faut savoir que l'aéroport est situé à une grosse vingtaine de kilomètre de la ville. Le sky train vous permettra de "voir arriver" la ville. Si vous arrivez à Bkk entre 6h et 23h, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour rejoindre le centre.
Cha Am :
Petite station balnéaire, fréquentée principalement par les Thaïs le week-end, très calme durant la semaine. Sauf que....j'y suis durant Songkran, le nouvel an Thaï. Ce sont deux journées de festivité, avec un cortège, des stands de nourriture et de produits artisanaux ( ou pas) un peu partout. Dans un stand, j'ai vu des savons des les propriétés méritent à elles seules un record dans le guinness book. Ils soignent tout ou presque. On trouve des stands de nourriture qui vendent des trucs originaux. Généralement très bons.
Traditionnellement, on fête les ainés durant Songkran. On leur verse de l'eau sur les mains et on leur met une espèce de pâte blanche sur les joues.
La tradition s'est adaptée au fil des année...maintenant, tout le monde arrose tout le monde à grand renfort de pistolet à eau, de sceaux d'eau, voir de tuyau d'arrosage.
Il m'est arrivé un truc amusant. Je sors de ma guesthouse, encore sec (vouloir rester sec pendant sonkgran relève de l'hérésie pur et simple), je remonte la Soï en flânant. Une jeune fille, dans les 10 ans, s'avance vers moi, timide, avec une petit sceaux d'eau. Je lui tend les mains et elle me verse un peu d'eau sur les mains. Son frère, enhardi par le succès de sa soeur viendra avec la pâte blanche. Je m’accroupis et il me met un peu de pâte blanche sur les joues sous le regard amusé de leurs parents. Tous les deux repartiront en courant vers leurs parents en racontant un trucs en Thaï que je n'ai pas compris, mais ils était visiblement heureux.....moi aussi. J'adore ces furtifs petits moments, plein de gentillesse, des moments d'échange simples et plaisant à vivre.
En début d'après-midi, je suis avec une amie et je lui fait remarqué qu'on ne nous arrose pas beaucoup.... Elle me dit que c'est parce que je suis un vieux farang (merci, ça fait toujours plaisir), que les gens ne me connaissent pas. Je suis un peu dépité... elle achètera un espèce de collier de fleur en plastic dans un stand, une fois le collier autours de mon cou, ça va nettement mieux. Le collier étant porté par gens qui ont envie de faire la fête, c'est un espèce de signal qui dit qu'on peut m'arroser sans retenue. Top ! Quelques minutes plus tard, je n'avais plus un poil de sec et je pèse mes mots quand j'écris cela.
Avril étant un des mois les plus chaud en Thaïlande, se faire arroser est plutôt plaisant, ça rafraichis. C'est une ambiance bon enfant, les Thaïs aiment faire la fête.
Bien sur, toute médaille à son revers. Il y a aussi des débordements, des trucs pas cool fait par des personnes au Q.I. plus que limité. C'est aussi la période où il y a le plus d'accident sur les routes. Je ne connais pas proportion exact, mais il semblerait que 50% des Thaïs roulent sans permis. Comme en plus, durant Songkran, on boit beaucoup, ça fait un carnage sur les routes.
Rien n'est jamais parfait....à vous de savoir prendre ce qui vous plait et d'éviter le reste.
khao sok :
Départ de Cha Am pour Hua hin, nous y passerons la soirée avant de prendre le train de nuit pour Surat Thani. Hua Hin est une station balnéaire à vocation très touristique. C'est pas trop mon truc.
J'y passerai la soirée, avec le but caché d'offrir une soirée romantique à Oye, que je connais depuis 2 ans et qui voyage parfois quelques jours avec moi.
J'ai trouvé sur le net un hôtel de luxe qui a un bar très romantique sur la plage. Sauf que les photos du bar sur la plage ne montre pas les moustiques. Par contre, le produits anti moustique est apporté gracieusement en même temps que les boissons. Alors oui, c'était romantique, mais c'était aussi l'invasion des moustiques.
S'en est suivi un repas dans un restaurant d'une soi peu fréquentée, quelques verres dans les bars des alentours et départ par le train de nuit.
J'aime prendre le train en Thaïlande. De jour je prends la 3ème classe, pour être avec les Thäis (les touristes prennent soit de la 2ème classe climatisée, soit dans la première quand il y en a). Cette fois-ci, c'est un train de nuit, j'ai envie de bien dormir, donc 1ère classe couchette. Ce fût presque parfait. Départ à 23h30 d'Hua Hin pour arriver reposé à 7h00 à Surat.
Arriver dans une ville peu touristique tôt le matin est très sympa (les gens passent par Surat, mais ne s'y arrête pas). On peut y observer la vie des Thaïs tôt le matin. Les enfants qui prennent le bus, portant tous le même uniforme pour aller l'école. Les magasins qui ouvrent tranquillement. Il n'y a pas encore trop de circulation, il ne fait pas encore trop chaud.
Truc et astuce : En descendant du train, il y a une foule de rabatteur qui essayeront de vous vendre des tickets de bus et de minivan pour les principales destinations touristiques du sud. Je préfère me rendre à la station de bus pour aller acheter mon billet, c'est moins cher. Cela dit, la station de bus n'est pas tout près (environ 3km) et il faut s'y rendre avec un bus local pas forcement évident à trouver si vous ne lisez pas le Thaïs ou si quelqu'un ne peut le faire pour vous.
Pour ma part, j'ai trouvé un "taxi" privé. C'est un Thaïs qui travaille comme infirmier à l'hôpital et qui fait taxi quand il le peut pour arrondir ses fins de mois. J'ai négocié dans la bonne humeur, ça a pris une dizaine de minute au chacun avance ses arguments tous plus faux les uns que les autres. On peut négocier pas mal de chose en Thaïlande, le tout étant de le faire dans le respect du vendeur et dans la bonne humeur. Il faut aussi savoir arrêter de négocier. J'ai vu des touristes négocier pour des sommes dérisoires...je trouve que c'est malvenu.
Par chance mon taxi du jour roule à l'européenne ! C'est à dire en respectant plus ou moins les limitations de vitesse et le code de la route. Et oui, avoir un chauffeur comme celui-ci est une chance.
Arrivée à Khao Sok en fin de matinée. Nous passerons notre après-midi à organiser la journée du lendemain. Khao Sok est une des forêts primitives les plus ancienne de la planète. On peut y faire des trekking dans la jungle, y dormir dans des bungalows sur le lac Chew Larn, y voir une flore est une faune typique de l'endroit.
Truc et astuce : Si vous prenez les tours en groupe, sont qui sont habituellement proposés, les prix sont assez chers, mais ça va. Par contre, si vous souhaitez un truc plus privatif, c'est cher, voir très cher. Tous les tours opérateur du coin proposent plus ou moins la même chose au même prix. Difficile d'avoir un bon prix, ils s'entendent entre eux.
Pour ma part, je souhaitais passer une journée sur le lac, en bateau privé. Après quelques recherches j'ai trouvé une dame qui m'a organisé ça avec un excellent guide. là, j'ai eu de la chance. Le guide est la personne qui a aidé pendant quelques mois un canadien venu écrire un livre sur le parc il y a de ça une trentaine d'année. Son nom est Nick, il est guide depuis plus de 40 ans dans le parc.
6h00 du matin, comme tous les matins un brouillard typique de l'endroit est établi, pas très bien réveillé, nous attendons devant notre guesthouse que Nick passe nous prendre. Et voici qu'arrive un pickup aussi vieux de son propriétaire, c'est à dire la soixantaine. Cela ne serait pas encore trop dérangeant si les essuies-glaces n'avaient pas le même âge que le pick-up ! On n'y voit rien de rien et c'est encore pire quand il passe un coup d'essuie-glace. Après avoir failli écraser une poule, un chien et que sais-je d'autre, nous voilà finalement arrivé au lac. Départ pour le périple du jour en bateau longue queue, pour une fois pas trop bruyant, chose assez rare pour être remarquée.
Que vous dire de ce périple sur le lac ? C'est beau, très beau et encore plus beau que ça ! Nous y avons vu des singes, des aigles et des papillons. Comme nous y étions très tôt, il n'y avait pas encore trop de monde. Nous avons pu voir des coins magnifiques. Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la beauté de l'endroit.
Trucs et astuces : Allez-y tôt ! Voir très tôt. Nous sommes parti vers les 7h00 avec le bateau, c'est à mon avis une heure de trop tard. Il faut vraiment partir sur le lac au première lueur de l'aube.
Nick est un guide qui connait son job, qui est attentionné, plein d'humour, mais qui sait aussi se faire discret. A un moment, il demande si on peut s'arrêter quelques minutes sur une île. Pour moi, c'est sans problème, arrête toi où tu veux quand tu veux, c'est beau partout. Et le voilà parti dans la jungle, cela nous laissera le temps de discuter un peu avec le jeune Birman qui conduit le bateau. Quelques minutes plus tard retour de Nick. Il a ramené 2 manques et des petites branches. Les mangues seront découpées avec agilité à la machette et dégustée avec plaisir.
La journée se déroule tranquillement, nous nous arrêterons 2x. Une fois pour le petit déjeuner dans un restaurant sur l'eau. Le truc à touriste typique. Vu mon empressement à repartir, Nick se renseignera auprès de Oye pour savoir pourquoi je suis si pressé de repartir. Oye lui explique que moi et les touristes, ça fait deux.
Et Nick, il a tout compris ! Pour la pause de midi, nous nous arrêterons dans un espèce de hameau de maison sur pilotis fait de planches disjointes, de bambous. Ce sont des pêcheurs qui vivent là. Visiblement ils connaissent Nick et ne voient pas souvent, si ce n'est jamais, de touriste. Se déplacer d'un maison à l'autre ou aller aux "toilettes" (f'in à la case qui sert de toilette) demande un bon sens de l'équilibre. Entre les bambous mouillés, les planches pas fixées, il y a de quoi passer à l'eau facilement. Ici rien n'est fait pour les touristes, c'est parfait !
Je ne sais pas quelle langue ils parlent, Oye de ne comprend pas tout non plus. Nick passe la commande pour le lunch : Poissons grillé, poisson en soupe, poisson séché, le tout accompagné de riz. Ananas pour le désert. Gros repas, 300 bhats pour 3. On attire la curiosité, quelques pêcheurs viennent discuter avec moi et Nick, les femmes discutent avec Oye. Il y a en un qui baragouine 3 mots d'anglais-Thaï et moi qui arrive à mélanger 3 mots de Thaïs avec de l'anglais, on arrive à se comprendre, avec des mots et des gestes. Si vraiment on y arrive pas, Oye ou Nick traduisent un petit coup. Les Thaïs on le sens de l'humour, après le repas, une petite sieste s'impose. Oye me demande où je vais. Je lui dit que je vais réfléchir et je m'allonge sur le banc, le Thaï lui dit que je vais inspecter le toit. Tout le monde rigole. Il est difficile de retranscrire ce moment. A la relecture, je me rends compte que c'est pas drôle, mais sur le moment, c'était très drôle et tout le monde à bien rigolé.
Cette journée s'est terminée vers les 15 heures....avec une surprise. Vous vous souvenez des branches que Nick a pris le matin ? Il les a mise à tremper dans l'eau, puis les a fendues et finalement en a tressé 2 bagues et un bracelet qu'il nous a offert.
Ce fût, à mon gouts, une très belle journée sur le lac du parc de Khao Sok.
La suite arrive bientôt....merci à ceux qui ont pris le temps de lire jusqu'ici.
7 jours Hué - Hoi An en mai English translation pending
Bonjour à tous,
A l’occasion d’un déplacement professionnel de mon conjoint en Malaisie, nous allons faire une escapade d’une semaine au vietnam début mai. Nous avons eu un véritable coup de cœur en 2013 lors de nos 3 semaines dans le nord du pays grâce aux bons conseils trouvés sur ce forum (encore merci Larsay !). Nous avons envie de remettre ça, mais la situation a bien changé ! Nous n’aurons que 7 jours pleins sur place, arriverons et repartirons de Da Nang et voyagerons… à 3 avec notre fille d’un peu plus d’un an ! Nous allons profiter tout en nous adaptant à son rythme, aussi nous nous concentrerons uniquement sur les villes de Hue et Hoi An. Je vous présente ce que nous envisageons de faire, j’attends vos avis et conseils !
1/ Arrivée à Da Nang à 12h le 06/05 et transfert direct à Hue Nous n’envisageons pas de rester à Da Nang et souhaitons aller directement à Hue depuis l’aéroport. Comment ça se passe ? Quel mode de transport privilégier ?
2/ Hue Nous logeons pas loin de la rivière des parfums et de l’avenue Lê Loi. 06/05 : arrivée tranquillou dans la ville. Nous ne prévoyons pas grand-chose à part de prendre l’ambiance et nous balader dans la vieille ville et éventuellement le marché de Dong Ba. 07/05 : Cité impériale / Pagode de Thien Mu / Temple de la littérature à vélo => Journée réalisable ? Principale difficulté que j’identifie de mon côté : trouver un loueur de vélo qui propose des sièges bébés. Ou alors acheter un siège vélo le jour de notre arrivée. => Des pistes à nous communique pour l’achat / location du siège bébé ? => Pouvons-nous laisser nos vélos loués en toute sécurité devant chaque site ? => Si nous finissons par faire cette journée en cyclo-pousse, des notions de quelques tarifs ? => Dans la cité, le spectacle au théâtre royal vaut-il le coup ? 08/05 : Tour des tombeaux : Arènes aux tigres / Tombeau de Ming Mang / Tombeau de Gia Long / Tombeau de Khai Dinh / Tombeau de Tu Duc => Faisons-nous les bons choix en matière de sites visités ? Est-ce réalisable ou trop ambitieux pour une seule journée ? Je ne me rends pas compte si ça fait beaucoup de route ou pas… => L’ordre de visite est-il cohérent ? J’ai l’impression que le site de Ming Mang sera celui où il y aura le plus de monde. Le faire en 2ème est-il une bonne idée ? => Sinon, j’ai beau tourner la question dans tous les sens, il me parait évident que cette journée se fera via une voiture avec chauffeur. A nouveau, l’idée serait d’avoir un siège enfant… Si vous avez des contacts je suis preneuse, sinon nous verrons avec notre hôtel.
3/ Trajet Hue – Hoi An le 09/05 Le plan est la de louer une voiture avec chauffeur pour faire tranquillement le trajet sur la journée. On pense passer par le col des nuages et faire les arrêts suivants : Montagne de marbre, Suoi Voi (elephant springs), Village de pécheurs de Lang Co => D’autres arrêts à faire sur le trajet entre les 2 villes ?
4/ Hoi An : J’ai pas eu le temps de me pencher en détail sur cette étape pour le moment… 10/05 et 11/05 : Visite de la ville => Des recommandations sur comment remplir ces 2 jours ? => Des sites à prioriser dans la vieille ville ? 12/05 : Balade en vélo à la plage de An Bang en s‘arrêtant à Tra Que 13/05 : autre journée à vélo + retour Da Nang en fin d’aprem : début de soirée => des idées d’où aller en vélo ?
5/ Vol retour le 14/05 à 12h30
Je me rends bien compte que ça fait beaucoup de questions tout ça, en tout cas je remercie par avance ceux qui auront eu le courage de me le lire et qui me répondront !
A l’occasion d’un déplacement professionnel de mon conjoint en Malaisie, nous allons faire une escapade d’une semaine au vietnam début mai. Nous avons eu un véritable coup de cœur en 2013 lors de nos 3 semaines dans le nord du pays grâce aux bons conseils trouvés sur ce forum (encore merci Larsay !). Nous avons envie de remettre ça, mais la situation a bien changé ! Nous n’aurons que 7 jours pleins sur place, arriverons et repartirons de Da Nang et voyagerons… à 3 avec notre fille d’un peu plus d’un an ! Nous allons profiter tout en nous adaptant à son rythme, aussi nous nous concentrerons uniquement sur les villes de Hue et Hoi An. Je vous présente ce que nous envisageons de faire, j’attends vos avis et conseils !
1/ Arrivée à Da Nang à 12h le 06/05 et transfert direct à Hue Nous n’envisageons pas de rester à Da Nang et souhaitons aller directement à Hue depuis l’aéroport. Comment ça se passe ? Quel mode de transport privilégier ?
2/ Hue Nous logeons pas loin de la rivière des parfums et de l’avenue Lê Loi. 06/05 : arrivée tranquillou dans la ville. Nous ne prévoyons pas grand-chose à part de prendre l’ambiance et nous balader dans la vieille ville et éventuellement le marché de Dong Ba. 07/05 : Cité impériale / Pagode de Thien Mu / Temple de la littérature à vélo => Journée réalisable ? Principale difficulté que j’identifie de mon côté : trouver un loueur de vélo qui propose des sièges bébés. Ou alors acheter un siège vélo le jour de notre arrivée. => Des pistes à nous communique pour l’achat / location du siège bébé ? => Pouvons-nous laisser nos vélos loués en toute sécurité devant chaque site ? => Si nous finissons par faire cette journée en cyclo-pousse, des notions de quelques tarifs ? => Dans la cité, le spectacle au théâtre royal vaut-il le coup ? 08/05 : Tour des tombeaux : Arènes aux tigres / Tombeau de Ming Mang / Tombeau de Gia Long / Tombeau de Khai Dinh / Tombeau de Tu Duc => Faisons-nous les bons choix en matière de sites visités ? Est-ce réalisable ou trop ambitieux pour une seule journée ? Je ne me rends pas compte si ça fait beaucoup de route ou pas… => L’ordre de visite est-il cohérent ? J’ai l’impression que le site de Ming Mang sera celui où il y aura le plus de monde. Le faire en 2ème est-il une bonne idée ? => Sinon, j’ai beau tourner la question dans tous les sens, il me parait évident que cette journée se fera via une voiture avec chauffeur. A nouveau, l’idée serait d’avoir un siège enfant… Si vous avez des contacts je suis preneuse, sinon nous verrons avec notre hôtel.
3/ Trajet Hue – Hoi An le 09/05 Le plan est la de louer une voiture avec chauffeur pour faire tranquillement le trajet sur la journée. On pense passer par le col des nuages et faire les arrêts suivants : Montagne de marbre, Suoi Voi (elephant springs), Village de pécheurs de Lang Co => D’autres arrêts à faire sur le trajet entre les 2 villes ?
4/ Hoi An : J’ai pas eu le temps de me pencher en détail sur cette étape pour le moment… 10/05 et 11/05 : Visite de la ville => Des recommandations sur comment remplir ces 2 jours ? => Des sites à prioriser dans la vieille ville ? 12/05 : Balade en vélo à la plage de An Bang en s‘arrêtant à Tra Que 13/05 : autre journée à vélo + retour Da Nang en fin d’aprem : début de soirée => des idées d’où aller en vélo ?
5/ Vol retour le 14/05 à 12h30
Je me rends bien compte que ça fait beaucoup de questions tout ça, en tout cas je remercie par avance ceux qui auront eu le courage de me le lire et qui me répondront !
En Isaan: une famille, un village English translation pending
1 Frères et Soeurs
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
Qu’on me pardonne le style quasi lapidaire de ce texte! Je pourrais certainement le fleurir de commentaires et d’interprétations, mais cela donnerait un ton plus personnel et il y a toujours un tas de petits malins sur VF qui n’attendent que la première occasion pour se jeter sur ceux qui parlent de la Thaïlande et pour les accuser de « généraliser », d’avoir des vues faussées sur le pays etc. Une partie de ces petits malins n’ont d’ailleurs eux-mêmes qu’une expérience et une connaissance limitées du pays mais ne se gênent pas pour parader sur VF comme s’ils étaient des grands spécialistes de la Thaïlande.
Donc, je vais garder un style sobre et aussi factuel que possible. On pourra en tirer ce qu’on en voudra. Pour des récits plus agrémentés, y compris des photos, je renvois aux quelques contributions que j’ai faites dans le passé – voir les liens sur mon profil.
Je vais commencer par dénombrer la famille de Y, ma compagne Thaïe. Elle est originaire d’un petit village de l’Isàán, cette région du nord-est de la Thaïlande qui fait à peu près le tiers du pays, aussi bien par sa population que par sa superficie. Pour éviter la confusion possible avec d’autres villages, j’appellerai le village de Y « Nàáwng Bâan Naa Dii », que j’abrègerai par NBND. Le village se situe dans un « ampheuu » (district) que j’appellerai « Bâan Nâwk ». Ce qu’on peut plus ou moins traduire par « l’étang de la maison de la bonne rizière », et par « la Cambrousse » ou « Pétaouchnoque ». NBND était le village des parents, décédés depuis plusieurs années. En fait, NBND était le village de la mère car le père venait d’un district voisin.
Y est la cadette d’une famille de 10 enfants. Ses 5 sœurs vivent toutes dans NBND. Je ne sais pas d’où viennent leurs maris, à une exception : Sak, le mari de Phîi Ploy, est du village. Je le déduis de ce que deux sœurs que je lui connais vivent dans NBND. Une sœur aînée a en fait la maison qui jouxte celle de Y. Des 4 frères, Phîi Jet est le seul à être resté à NBND, d’où sa femme est donc probablement originaire. Phîi Lek, l’aîné vit à une quinzaine de kilomètres d’ici. Quant aux deux autres, ils vivent dans des villages très éloignés.
Une remarque : les termes employés pour désigner un frère ou une sœur indiquent s’il s’agit d’un/une aîné/ée (« Phîi ») ou d’un/une cadet/ette (« Nàáwng »). Pour préciser, on rajoute les termes « Chái » ou « Sàó » s’il s’agit d’un garçon / d’un homme, ou d’une fille / d’une femme.
Y a hérité de la maison des parents. Pourquoi ? Parce que, m’a-t-elle dit, elle s’est occupée de ses parents dans leur vieil âge. Elle a aussi hérité de la moitié des terres. Les 9 frères et sœurs aînés ont eu le reste. C’est Y aussi qui conserve le petit autel familial, qui comprend quelques vieilles statuettes de Bouddha et autres et la jarre qui contient quelques restes des parents après leur incinération.
Je suis tombé sur une discussion en Anglais où un étranger parlait de sa petite amie de l’Isàán, qui étant la fille cadette avait la charge de sa vieille mère et allait hériter de la maison. D’après les quelques interventions sur cette discussion, il semblait bien qu’il s’agissait donc là d’une pratique courante.
La maison de Y était une maison traditionnelle à l’origine. Y a muré le rez-de-chaussée autour des piliers qui supportent l’étage, ce qui fait une grande pièce de 40 mètres carrés où j’ai installé mes affaires personnelles, instruments de musique et autres. L’étage est en bois. Nous avons installé quelques cloisons pour y faire 2 chambres et un petit salon, ouvrant sur une terrasse. J’ai réussi à donner à Y un certain sens de la propreté domestique. Ce n’est pas pour dire qu’elle est fainéante, très loin de là, mais disons que le sens de la propreté par ici n’est pas celui auquel un Européen a l’habitude.
Les maisons de deux de ses sœurs et de son frère Phîi Jet, assez petites, sont groupées dans un coin du village, au bord même de la rizière. Je ne suis jamais allé qu’une ou deux fois dans ces maisons. La maison de Phîi Han était très encombrée et les toiles d’araignée dans tous les coins, alourdies par des générations de poussière, étaient dignes d’un film d’horreur. Il ne devait pas y avoir eu un coup de balai depuis des décennies. Le devant de la maison de Phîi Thong est une exposition permanente. Il me faudrait une page pour en faire le tour mais citons : une collection de vieux pneus suspendus à une tige de bois qui émerge d’un toit de tôles tordues et rouillées, quelques sacs de ciment éventrés reposant dans un coin au milieu de quelques briques, la magnifique cage de fer du chien, transportable je présume, car montée sur deux roues comme une brouette et affublée d’un manche auquel pendouille un seau en plastique.
Passons à la génération suivante. Y a deux garçons. Son mari gagnait assez bien sa vie mais gaspillait beaucoup d’argent dans la boisson. Y était malgré tout assez heureuse ainsi et vivait à NBND. Mais à la suite de la mort de son mari, suite à un accident de la route, elle avait dû trouver un emploi dans une laverie/buanderie à Bangkok pour survenir à ses besoins. Et puisque nous y sommes, je l’ai rencontrée dans un restaurant le soir où elle était sortie avec quelques amies pour fêter son anniversaire.
Toey, l’aîné des deux fils, est un garçon sérieux et intelligent avec lequel il m’arrive de discuter, soit en Anglais soit en Thaï. Après avoir étudié la Loi, il est rentré dans une école de cadets de l’armée. Une petite anecdote intéressante. Sur ses 16 ans, alors qu’il fréquentait une école dans un gros village voisin, il avait engrossé sa petite amie par mégarde. Il en avait averti sa mère trop tard et Y s’était trouvée dans une situation difficile. Elle ne voulait pas que Toey se marie, ce qui aurait contrecarré ses plans d’études supérieures pour Toey. Pour apaiser la mère de la fille qui lui « chauffait les oreilles», elle avait dû lui payer 100,000 bahts. Depuis, il n’y a plus jamais eu le moindre mot sur la naissance de l’enfant naturel de Toey. C’est comme si rien ne s’était jamais passé.
Je n’ai pratiquement aucun rapport avec Bon, le fils cadet. Il sait sans doute parfaitement parler le Thaï, puisqu’il a passé 3 ans avec nous à Bangkok et qu’il y allait à l’école, mais je ne l’ai jamais rien entendu dire qu’en « Phasàá Isàán » - la « Langue de l’Isàán » qui est en fait pratiquement du Lao. Je n’ai jamais vu Toey ou Bon lever un petit doigt pour nettoyer quoi que ce soit dans la maison. Ils peuvent rester des heures, des jours, des nuits et des années allongés sur leurs lits à dormir ou à jouer sur l’ordinateur ou à tapoter sur leurs écrans respectifs. Les reliquats de tous ces objets de la vie courante, sacs en plastique déchirés, papiers froissés, habits oubliés etc, tout ça s’accumule dans la poussière et ne les dérange pas le moins du monde. Y m’a dit qu’elle ne pouvait pas inculquer à des garçons les mêmes devoirs qu’à une fille.
La suite bientôt!
"Authenticité" et tourisme de masse English translation pending
Bonjour,
je me permet une petite réflexion suite aux posts de plus en plus nombreux de voyageurs qui semblent être , de plus en plus, en quête d'authenticité lors de leurs voyages.
On se dit en permanence que voyager "hors des sentiers battus" nous permettrait de découvrir plus de culture et des gens plus authentiques.
Eh bien pour ma part je pense que c'est un concept qui va bientôt devenir une mode touristique.
Trouver de l'"authentique" selon moi dépend de l état d'esprit dans lequel on voyage.
Je prend l'exemple de Bali, c'est a Kuta (endroit le plus touristique et le plus débauché de l'ile) que j'ai découvert le Bali authentique et traditionnel, la ou j'ai appris le plus sur la culture balinaise, les traditions, les cérémonies etc....(j'y suis resté 3 mois) .Je trouve, a titre personnel, que beaucoup trop de voyageurs cherchent à avoir l'authenticité d'un pays, d'une population, servi sur un plateau ( c'est un constat, pas une critique).
Si on prend le temps de se poser un temps soit peu dans un lieu, même ultra touristique, et de discuter avec les gens, de s'attarder un peu, les locaux seront ravis de vous faire découvrir autres choses que les boites, la bintang et la plage (en parlant de Kuta).
Je suis le premier a fustigé le tourisme de masse qui malheureusement défigure beaucoup de lieux, mais je suis heureux de constaté qu'en creusant un peu, le coté culturel demeure encore bien ancrée dans la population locale.
Donc amis voyageurs, prenez un peu plus le temps de creuser votre sujet :) car l'authentique se cache partout, même dans les hauts lieux du tourisme. (je n'en dirais malheureusement pas autant pour ce qui est des paysages :( ......)
Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
Le Laos: pays d'enchantement English translation pending
Arrivée Pakse lundi 20 février fin d'après midi
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....