Search VoyageForum
FR
Les Bardenas fin octobre début novembre en camping? English translation pending
by Calaz · 2012-06-27 · 29 replies
bonjour à tous ,

Le désert des Bardenas nous intéresse mais je me demandais si j'étais réaliste de vouloir dormir en tente fin octobre / début novembre ? Comme j'ai déjà lu sur certain post , il vaut mieux éviter juillet/Août car il fait très chaud et très sec ( paysage cuit et recuit ) . Il ne me reste donc que fin octobre pour mes derniers congés 😕 . Ou bien dois-je plutôt attendre mai 2013 ? Apparemment 3 jours suffisent pour faire le " tour " mais comme j'aurai + de 1000km de route, je préfère descendre sur 2 jours et idem pour remonter en Belgique.

des avis , des conseils , des adresses de camping pas trop cher ?

merci d'avance calaz
Bornéo: destination devenue très chère? English translation pending
by Karukerah · 2012-06-25 · 16 replies
Bonsoir à tous !

Mon ami et moi-même sommes en train de recueillir des informations sur Bornéo afin d'organiser un peu le périple que nous souhaitons y faire pendant 3 semaines au mois d'août. Nous avons déjà pris nos billets et nous arrivons le 3 août à KL d'où nous pensions prendre un vol avec Air Asia pour Kuching. Seulement nous sommes en plein désenchantement (le mot est un peu fort... ;)) car nous nous aperçevons que tout est très cher et difficilement faisable en s'organisant seulement une fois arrivés sur place (hôtels déjà bien bookés autour de Sipadan, packages 3 jours - 2 nuits tournant autour de 1000€ pour des treks dans la vallée de Danum et dans le bassin de Maliau, journée à 750RM soit environ 180€ pour plongée à Sipadan, package à 800€ pour le Mont Kinabalu...!).

Peut-être nous y prenons nous mal dans nos recherches ! Nous sommes donc très preneurs de votre expérience : - doit-on absolument réserver en avance nos séjours au Mt Kinabal, au bassin de Maliau, à la vallée de Danum ou peut-on s'organise une fois sur place ? Les tarifs sont-ils plus intéressants sur place? - y a t il des hôtels / guesthouses agréables et sympathiques autour de Sipadan sans que ce soit non plus le gros resort et à des tarifs abordables (certains sont à des prix à la limite du décent... 800€ pour 3 jours - 2 nuits...).

En bref, est-ce envisageable d'inclure le Mt Kinabal, Sipadan, la vallée de Danum et le bassin de Maliau avec un budget d'environ 1500€/pers. hors billets d'avion?

Nous sommes preneurs de toutes les bonnes adresses / bons plans que vous pourriez nous communiquer. Et de tous vos conseils aussi 🙂.

Vraiment désolée pour la longueur du message! J'ai eu un peu de mal à faire court pour le coup 😄

Merci beaucoup pour vos réponses / commentaires / suggestions!

Vanessa
Trente jours pour une premiere visite en France en auto ou en VR? English translation pending
by Laserman58 · 2012-06-25 · 58 replies
Ma femme et moi ne sommes jamais allés en France et connnaissons que très peu de votre pays et les endroits a visiter. Nous sommes un couple de 55-60 ans et désirons louer un VR en JUin 2013 pour une période de 30 jours . On veut voir les plus beaux paysages, rencontrer le meilleurs gens, bien manger et boire du bon vin.Quelqu'un peut-il nous guider dans notre choix de parcours et nous conseiller sur ce que nous devrions savoir avant de partir Nos premieres idées, ,Paris 3-4 jours puis Strasbourgh, l'Alsace, descendre vers la Provence, remonter vers Bordeaux, Paris.
Accrocher un vélo enfant sur remorque/charrette à vélo English translation pending
by Sanoliv · 2012-06-22 · 22 replies
Bonjour,

Nous recherchons une solution pour accrocher un vélo enfant sur une charette qui sera derriere mon vélo. En effet, nous prevoyons de faire un grand circuit avec nos 2 enfants qui auront 4 et 6 ans. Le plus jeune sera dans une charette et la grande de 6 ans aura son vélo mais ne pourra pas pédaler tout le temps. Nous prendrions alors une 2eme charette mais nous ne savons pas comment accrocher son vélo à la charette pendant que notre fille se reposera tranquillement dans la charette.

Avez vous une idée ?

Merci et à bientot, Olivier
Survol de la Réunion en hélicoptère English translation pending
by Marilynb · 2012-06-19 · 23 replies
Lors de notre prochain voyage à la Réunion en novembre, nous désirons faire un survol de l'ile en hélico. Je suis tombée sur le site internet de Helilagon qui propose le circuit incontournable pour 239 Euro pour 45min de vol en passant par Le Trou de Fer, le Volcan, Mafate, Salazie Cilaos et le littoral de l’ouest.

L'avez-vous déjà fait? Faut-il réserver à l'avance ou peut arriver sur place le jour même et réserver un vol? Y a-t-il d'autre société qui propose des vols en hélico sur l'ile? Vu qu'apparement l'Altiport de l'Eperon (d'ou parte les vols) se situe proche de l'aéroport, vaut-il mieux le faire le 1er jour en arrivant ou le dernier jour? Sera-t-on blasé du reste une fois le vol fait ou es-ce au contraire intéressant de le faire le 1er jour pour déjà repérer des choses et découvrir l'ile?

Merci d'avance de vos prochaines réponses et pour votre précieuse aide😎
Avis sur circuit de dix-sept jours au départ de Montréal? English translation pending
by Luke06 · 2012-06-17 · 80 replies
Bonjour , je prépare un voyage dans la région du Quebec pour septembre. Le séjour se fera du 10 au 27 septembre à 2. Voici mon trajet : Du 10au 14 : visite de Montreal . Arrivé vers 12h le 10 ce qui nous laisse 3 jours et demi pour visiter. Que pensez vous de l'hotel du fort

du 14 au 15 route vers Shawinigan ou grand mére via St Alexis des monts : que voir

du 15 au 17 Route vers Roberval 2 nuits à Roberval avec le 15 stop à Val Jalbert et le 16 visite du zoo de St Felicien

du 17 au 18 route vers Saguenay via Honfleur pour faire le tour du Lac St Jean

Du 18 au 20 Tadoussac avec le 18 route via les Fjords et le 19 croisiere baleine

Du 20 au 22 Baie Saint Paul le 20 route pour profiter des villages et le 21 visite du parc Hautes Gorges

Du 22 au 25 Quebec . LE 22 route avec stop au canyon de St Anne , St Anne de Beaupré et ile d'Orleans. Le 23 et 24 visite Quebec : que faire?

Du 25 au 26 route vers trois rivieres avec stop aux chutes de Montmorency

Du 26 au 27 route vers Montreal. Départ le 27 en fin d'aprés midi.

Voila qu'en pensez vous? Je pense réserver dans des BandB pour toutes les nuits sauf Montreal et Quebec. Les étapes qui me posent problême sont les premieres , je ne sais quoi voir entre Shawinigan et Roberval.

Merci pour vos réponses
Mutation en Guadeloupe English translation pending
by Africana · 2012-06-17 · 16 replies
bonjour à tous,

je vais être mutée en Guadeloupe au 1er septembre prochain, j'aurais préféré la Grande Terre mais apparemment il n'y a des postes vacants que sur la Basse Terre...

Mon souci est que je ne peux plus conduire suite à pb de santé et que je devrai me débrouiller avec les bus et trouver un logement pas très loin du travail...

Je dois donner mes désidératas entre les villes de Sainte Rose, Basse Terre et Capesterre Belle Eau...

Comme je ne connais pas, pouvez vous m'aider à prendre ma décision, à savoir dans laquelle de ces villes je me débrouillerai le mieux sans voiture, et aussi comme je débarque seule, celle ou il y a le plus d'activités...

Merci d'avance!
Suggestions pour visiter le sud de la Corse English translation pending
by Tournesol13 · 2012-06-16 · 13 replies
Bonjour tout le monde!

J ai loue un appartement en banlieu d Ajaccio pour une dizaine de jours et je me demande s il serait préférable de dormir une nuit autour de Bonifacio ou Porto Vecchio au lieu de voyager Ajaccio/Bonifacio et Porto Vecchio. Auriez vous des suggestions à me faire? Aussi, pourriez-vous me dire s il y a une route qui part d Ajaccio et se rend à Porto Vecchio sans passer par Bonifacio? Mon voyage sera en fin septembre. Merci d avance pour votre aide!
Argentine: Tafí del Valle ou San Miguel de Tucumán, où vaut-il mieux dormir? English translation pending
by Diamina · 2012-06-10 · 11 replies
salut,

Après avois dormi 1 nuit à Cachi, puis 1 nuit à Cafayate, où vaut-il mieux passer la nuit? A taffi del valle ou à san miguel de tucuman? En sachant qu'après nous allons vers dique cabra corral.

merci de vos avis!
Écovolontariat non payant, ça existe? English translation pending
by Morice55 · 2012-06-09 · 27 replies
Bonjour, Oui, j’ai du mal à comprendre qu’il faille payer quasiment systématiquement pour apporter son aide et sa motivation là ou il y a vraiment des besoins à ce niveau là. Ok, je comprend bien que de nombreux projets ont besoin d’argent pour exister, c’est tout à fait normal et logique. Et participer n’est pas forcément une perte au regard de ce que l’on gagne. Mais il y a aussi beaucoup d’endroits ou l’aide de personnes volontaires est un apport plus qu’important qui couvre largement les frais de logement et de nourriture. C’est donc dommage qu’il ne soit pas plus facile de partir aider juste pour aider . Moi aussi j’aimerai bien participer à un projet d’écovolontariat (je cherche!) mais je n’ai ni l’envie ni les moyens de débourser pour aller travailler. C’est d’ailleurs complètement absurde que seuls les gens qui ont de l’argent peuvent aider d’autres gens qui n’en ont pas!
Bilan de voyage à Madagascar English translation pending
by Kare · 2012-06-05 · 11 replies
Salamo! Voici un résumé de notre séjour à Madagascar pour les intéressés qui a eu lieu en janvier-février 2012. Nous aurons parcouru quelques coins de cette grande île (et il en reste encore tellement) du mieux que nous pouvions. Nous avons sillonné les routes principales asphaltées, ce qui est plus facile évidemment. Mais attention, elles sont rares dans ce pays.

ANTANANARIVO : Tana est une ville quand même chouette pour un pays peu développé. Nous nous sommes sentis en sécurité en nous nous promenant. Gare aux sacs comme d’habitude, mais nous n’avons remarqué aucune tentative de vol. Nous avons logé à l’hôtel Mercury à 33 000 la double avec wifi et une propreté correcte. Je crois que cet hôtel est tenu par un Français d’ailleurs. Il n’est pas au centre de la ville (ni la Basse ni la Haute ville), mais prendre un taxi coûte entre 2 000 et 5 000, ce qui ne ruine personne (pour se rendre en au centre ou aux stations de bus). Sinon, marcher est possible, nous l’avons fait souvent. Mais, il y a beaucoup de Malgaches dans les rues et pas vraiment de trottoirs OU s’il y en a, il y a plein de voitures dessus ou des piétons. Les rues de Tana sont sinueuses, abruptes à certains endroits et étroites. Un bon amalgame de tout, parfait pour se faire heurter par une voiture. Soyez prudents.

FIANARANTSOA : Une petite ville d’arrêt parfaite après une journée de taxi-brousse (petite vanette collective) provenant de Tana ou du sud. Elle n’est certes pas très belle, mais il y a de bons restaurants comme celui du Zomatel (ou celui de l’hôtel à côté) le Grill (quelque chose) et Chez Dom au centre. Quant à l’hébergement, nous avons dormi au Raza-ôtel. Très bien, très propre avec toilettes à partager. Il vau mieux réserver en haute saison. Les chambres sont grandes avec des moustiquaires. La chambre double est 23 000, ce qui est un excellent prix. Leur restaurant n’est toutefois pas vraiment conseillé. C’est long et la nourriture n’est pas bonne. À moins qu’ils aient changé de cuisinier depuis! Le propriétaire de l’endroit, Christian, est très gentil aussi. En passant, prenez gare aux rabatteurs de la station d’autobus, ce sont les pires que nous ayons rencontrés. Ils vous arnaqueront, ils vous mentiront, ils vous suivront pas à pas. Sans blague. Ils sont tenaces et agressifs. Le mieux à faire est de les ignorer et de se rendre à un guichet particulier pour acheter les billets de taxi-brousse. Toutefois, pour des parcs commes Ranomafana et la ville d’Ambalavao, je ne suis pas certaine que es guichets vendent des billets étant donné que ces lieux sont près. Il faut voir. Mais méfiez-vous, les tarifs sont haussés de 5 fois le prix pour les vazas (étrangers) se rendant à cette station. Informez-vous du prix réel du taxi-brousse pour la destination désirée auprès de votre hôtel avant de quitter. Oui, les montants demandés ne sont pas énormes, mais c’est une question de principe. En tant que vaza, je peux bien payer un peu plus cher, mais tout de même pas 5 fois le prix réel. À vous de voir…

PARC NATIONAL RANOMAFANA : À ce parc, vous pouvez prendre des guides pour plusieurs jours de marche ou une journée d’éco-randonnée. Nous avons pris la journée (ou demi-journée) et nous avons eu la chance d’apercevoir plusieurs sortes de lémuriens. Il est possible de faire du camping au parc et il y aussi un dortoir avec une cuisine correcte. Sinon, il faut loger plus loin au village de Ranomafana qui offre plusieurs possibilités d’hébergement.

AMBALAVAO ET LE PARC NATIONAL D’ANDRINGITRA : Ambalavao est une belle petite ville, sécuritaire et quand même charmante. Parfaite pour se reposer. Nous avons logé à l’hôtel Bourlingueur où la cuisine du restaurant est excellente. Essayez les steaks de zébu, ils sont épais et délicieux. Les meilleurs que nous avons mangés à Madagascar. La chambre est sommaire à environ 20 000 la double. Il n’y a pas de moustiquaire et nous nous sommes fait piquer toute la nuit. Sinon, il y a des chambres à 45 000 je crois plus spacieuses. Sinon, il y a d’autres bons hôtels dans le coin qui demandent environ 30 000 la nuit. C’est à partir d’Ambalavao que vous pouvez prendre un Jeep ou un tour vous permettant d’aller au parc nation d’Andringitra. Un bon 3 à 4 jours de marche qui restent inoubliables pour nous. Il y a d’autres façons de s’y rendre comme de prendre un taxi-brousse pour le village situé à 15 km à pied de l’entrée du parc, soit Sendrisoa, à tous les jeudis je crois. Ça reste toujours incertain à Madagascar compte tenu du peu de services dans le pays. Tant qu’à nous, nous sommes allés au bureau officiel du parc à Ambalavao. De là, nous avons demandé si c’était possible d’avoir un transport (si quelqu’un du parc se rendait à l’accueil – débuts des sentiers – dans les prochains jours). Nous avons été chanceux, ils y allaient, mais ça n’arrive pas tellement souvent à ce qu’il paraît. Il vaut mieux s’essayer au cas où vous seriez chanceux vous aussi! Sinon, il faut prendre un tour qui coûte plus cher. Après 3-4 jours de marche, vous arrivez au camp Catta (possibilité de se rendre seulement à cet endroit en taxi-brousse, mais encore là, vous vous rendez seulement au village de Vohitsoaka et vous devez marcher 10 km à pied qui se fait bien pour rejoindre le camp Catta). C’est une route de terre battue où vous croiserez plein de paysans souriants. Vous pouvez commencer votre trek (je pense) du camp Catta, mais vous aurez le même problème pour revenir sur vos pas du village de Sendrisoa. C’est moins conseillé. Vaut mieux arriver au camp Catta et relaxer, c’est un endroit super beau et plein d’autres randonnées d’une journée vous sont proposées. Le restaurant est coûteux et le menu peu varié, mais c’est bon. L’endroit est idéal pour se reposer. Si vous voulez voir des lémuriens, vous en aurez la possibilité dans la forêt derrière le camp Catta où de curieux Maki viendront vous voir. Beaucoup de chance de voir des caméléons aussi. Le camp Catta offre des bungalows, mais aussi beaucoup de sites de camping. Le site coûtait 7 000 la nuit pour deux. Près d’Ambalavao, il y a aussi la réserve d’Anja où il est possible de voir des Makis, mais nous n’y sommes pas allés puisque nous en avions vus au Camp Catta et ils étaient libres (pas une ferme). Mais la réserve d’Anja est bien à ce qu’il paraît.

RANOHIRA ET LE PARC NATIONAL D’ISALO : Pour planifier son périple au parc national d’Isalo, il vaut mieux se rendre à Ranohira, un petit village. Nous avons dormi Chez Alice à quelques minutes à pied du centre, mais qui offre une vue superbe sur le parc. Il y a des bungalows en terre battue pour presque tous les budgets. Le moins cher étant de 15 000-20 000 la double. Alice est la propriétaire, un vrai bout-en-train. La cuisine est bonne aussi. Possibilité de faire du camping, ce que nous avons fait. À Ranohira, vous pouvez choisir un guide et vos excursions. Pour chaque randonnée choisie, un prix est fixé. Les piscines noire et bleue sont bien (et le canyon) avec un arrêt au site de camping, endroit parfait pour voir les lémuriens marrons et les Makis. Nous y avons fait du camping avec notre guide Léonard (bon guide proposé par Alice) et sommes allés au canyon des Makis le lendemain nous baigner. Le soleil est vraiment fort, mais la balade en vaut le coup pour ceux qui aiment la randonnée.

TOLIARA OU TULÉAR : Pour nous, cette ville n’est pas accueillante et tout est fermé tout l’après-midi. Nous sommes allés Chez LALA (À NE PAS FAIRE!!!) qui en passant, est un hostel cité dans tous les guides, mais qui n’a aucune éthique. Premièrement, des lémuriens bébés makis étaient enfermés dans une minuscule cage (c’est interdit). Deuxièmement, il y a plein de prostituées (souvent mineures à leur voir l’air) avec des vieux papis louches ou des jeunes hommes insouciants. Vraiment dégoûtant. Deux autres couples de Français que nous avons rencontrés à Madagascar ont fichu le camp après une nuit dans cet endroit misérable. Nous sommes allés à un hôtel plus loin, Le Refuge, qui était sympa avec un resto bien. En passant, un bon restaurant à aller est L’Étoile de Mer, plus dispendieux mais délicieux. Ne restez pas à Tuléar, fichez le camp à Anakao ou à Mangily. En passant, les rabatteurs de la station de taxi-brousse sont épuisants et malhonnêtes. Soyez sur vos gardes et rendez-vous directement aux guichets de vente de billet. Mais encore là, vous devrez négocier les prix et comparer les prix entre les différentes compagnies.

MANGILY : C’est un petit village de cabanes de bois avec plein d’hôtel sur le bord de l’eau pour tous les budgets. Plusieurs personnes (backpakers) vont Chez Freddy, mais nous sommes allés Chez Julie qui a changé de nom pour « Les chemins de Mangily » ou quelque chose comme ça. Il y a des bungalows à 10 000-15 000 et il y a possibilité de faire du camping. Bref, il est situé en face du DÉLICIEUX restaurant Chez Freddy si je me souviens bien du nom. Mais Mangily reste encore une place de prostitution (faut voir certains soirs au restaurant Chez Freddy) sans jamais être comparable à Tuléar. Plusieurs taxi-brousse se rendent tous les jours de Tuléar à Magily (de gros camions taxi-brousse) sur une route de sable. Il est possible de faire de sorties de pêche ou de snorkeling avec les locaux. Il est possible de voir des baobabs au centre écologique de la communauté locale de Mangily. Renseignez-vous sur place.

ANAKAO Vraiment un très bel endroit, mais davantage à cause des sorties en mer (en pirogue) sur l’île de Nosy Ve avec les locaux. Très facile de trouver quelqu’un pour vous accompagner de 7 000 à 10 000 par personne avec le déjeuner inclus (les poissons qu’ils auront pêché au harpon le matin). Par la même occasion, vous pouvez faire du snorkeling ou vous faire dorer sur la plage. Nous avons dormi Chez Émile qui offre des bungalows de 15 000-30 000 selon la saison. Le restaurant y est très bon et Émile, le propriétaire, est très gentil. Pour se rendre de Tuléar à Anakao, rendez-vous au quai des piroguiers à Tuléar. Certaines compagnies offrent l’aller en gros bateau (speed boat) pour 50 000 par personne. Même tarif pour le retour. Sinon, il y a possibilité de prendre le service d’un piroguier qui vous y mènera pour beaucoup moins cher. Le trajet risque par contre d’être beaucoup plus long et vraiment moins sécuritaire. Nous ne l’avons pas fait, car nous étions en saison des cyclones et il y avait beaucoup de vent et de vagues. Sinon, en saison adéquate, fort probablement que c’est une expérience intéressante, une vraie bonne aventure. Il y a plusieurs types d’hébergement à Anakao (pour tous les budgets). Une autre bonne adresse pour les routards est Peter Pan, tenue par des Italiens. La nourriture y est excellente et l’endroit est bien.

FLEUVE TSIRIBINE ET L’ALLÉE DES BAOBABS Il est possible d’arranger l’excursion en pirogue de 3 jours à partir d’Antsirabe, mais nous avons choisi de diminuer les intermédiaires en nous rendant directement à Miandrivazo pour trouver des piroguiers. Nous les avons trouvés depuis le gîte Tsiribine (si je me souviens bien du nom, il est cité dans le Petit Futé). Négociez les prix. Nous possédions notre tente et nous apportions notre propre nourriture, ce qui a diminué grandement le prix. Je crois que le tout nous est revenu à 120 000, ce qui est un prix excessivement bas. Plusieurs personnes nous proposaient l’excursion à 300 Euros, mais c’est de la frime! Il est possible de combiner le tout avec l’allée des baobabs. Le dernier jour du fleuve, nous avons rejoint un taxi-brousse près de Belo-sur-Tsiribine. Cette excursion est sympathique. Nous y avons vu le rare lémurien blanc et croisé plusieurs villages où les gens vivent dans une pauvreté inacceptable. Après le fleuve Tsiribine, nous avons pu voir l’allée des baobabs et trouver un Jeep avec d’autres touristes sur place pour dormir à Morondava. Il n’y a pas d’hébergement à l’allée des baobabs. La plupart des gens prennent un tour privé ou un taxi de Morondava. L’allée est petite, mais superbe. On y fait le tour en 30 minutes, mais ça vaut le coup de rester plus longtemps pour attendre le coucher du soleil.

ANTSIRABE : Antsirabe est une belle ville avec une température agréable et plus fraîche puisqu’elle est située au centre du pays dans les hautes terres. Nous avons dormi Chez Billy, un hostel sympathique qui organise des tours (comme le fleuve Tsiribine) et loue des vélos pour se balader dans les environs. Parfois, l’hostel Chez Billy est plein et à même pas 2 coins de rue, il y a une pension familiale peu coûteuse et très bien. Je ne me souviens plus du nom, mais c’est de Chez Billy qu’on nous l’avait référée. Il y a plusieurs artisans à Antsirabe, un endroit parfait pou faire le plein de souvenirs à rapporter au bercail.

PARC NATIONAL ANDASIBE-MANTADIA : Lorsque nous sommes allés dans ce pays, un cyclone venait de passer par-là (Giovanni) et avait abîmé les sentiers du parc. Il était donc fermé. Toutefois, les guides naturalistes étaient toujours à l’affût de potentiels clients pour visiter la petite réserve écologique située à côté du parc. Malgré la petitesse de l’endroit, c’est le parc que nous avons préféré. Nous y avons vu les lémuriens Indri à plusieurs reprises et les lémuriens marron. Nous avons vu le minuscule lémurien nocturne appelé le microcèbe. Puis, nous avons observé de nombreuses espèces de caméléons, de toute beauté. Nous avons tellement aimé cet endroit que nous sommes allés nous y promener 2 jours et un soir avec notre très savant et spécialiste guide, Nestor, que je recommande de loin à tous pour son savoir en général (et il va de soi, surtout sur la nature). Il nous a grandement épatés avec ses multiples connaissances. Il parle très bien le français, l’anglais et un peu l’allemande. Un vrai pro de la nature. Nous avons logé à l’hôtel Feon’ny Ala où il y a des bungalows pour tous les budgets. L’endroit est un vrai rêve : chaque matin et chaque soir, il est possible d’entendre le chant des Indri se trouvant de l’autre côté de l’étang dans le parc. Le bon restaurant offre une vue imprenable sur la nature du parc et nous permettent d’observer les Indri s’il y en a. Une adresse à ne pas louper. Ceux qui voyagent en taxi-brousse, demandez au chauffeur de vous laisser au coin de la RN2 et la route menant au village d’Andasibe. De là, vous avez 500 mètres à marcher pour arriver à l’hôtel. Il est en face du guest house Chez Marie. Il pleut réellement souvent dans ce parc, mais je crois que l’endroit en vaut le détour. Quant à nous, après un gigantesque cyclone, nous avons été chanceux et avons eu que du soleil et du ciel bleu pendant 3 jours, mais nous savons que c’est loin d’être comme ça toute l’année…

Bref, voici notre bilan d’un mois et demi à Madagascar. Nous souhaitons ardemment qu’il ait pu vous aider. Avant de s’y rendre, nous savions que nous étions dans pleine saison des pluies et des cyclones, mais nous y sommes allés tout de même et nous ne regrettons rien. Certaines personnes nous avaient dit de ne pas y aller dans ces mois-là (janvier et février), mais nous avons presque eu que du beau temps. Il va sans dire que certains endroits plus éloignés sont difficiles d’accès en période des pluies compte tenu que plusieurs routes sont en terre. Toutefois, si vous compter visiter le pays par ses routes nationales asphaltées principalement – comme nous l’avons fait -, je ne crois pas que la saison des pluies est un obstacle au voyage. Surtout qu’à cette période, il fait plus chaud et les prix sont plus bas (excursions, chambres). Le guide du Lonely Planet ne nous a pas vraiment aidé mis à part au niveau des cartes géographiques que le Petit Futé n’a pas (ou très peu) malheureusement. Le Petit Futé Madagascar et Éthiopie nous a grandement impressionné au cours de ce voyage. Il contient de très bonnes adresses pour dormir et de bons conseils. Il est également à jour, ce que le Lonely Planet n’était pas. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. chroniquesduvastemonde@gmail.com Karine et François
Que faire en cinq jours/quatre nuits en Islande? English translation pending
by Vivienne75 · 2012-06-05 · 21 replies
Bonjour à tous,

Malgré notre envie d'y faire un vrai voyage, pour des raisons familiales nous ne pourrons partir en Islande que 5 jours cet été fin juillet. Est-ce que vous auriez la gentillesse de nous dire ce que nous avons le temps de faire sur un séjour aussi court pour ne pas rester que a Reykjavik? D'autant que nous mourrons d'envie de voir des paysages fantastiques! Merci d'avance à quiconque saurait nous aiguiller un peu
Autotour de dix-neuf jours au Québec English translation pending
by Nirvanien · 2012-06-01 · 10 replies
Bonjour à tous.

Nous (moi et ma compagne) partons au Québec du 13 octobre au 31 octobre 2012. L'avion arrive à Montréal le 13/10 à 11h et quitte Montréal le 31/10 à 23h30.

J'ai effectué 1 an d'étude à Montréal il y a quelques années. Ma compagne n'avait pu venir avec moi. De ce fait, je souhaite lui faire découvrir ce beau pays qu'est le Québec et les gens merveilleux qui y sont. Pour rien vous cacher, j'aimerai que comme moi elle tombe amoureuse du Quebec afin qu'un jour on puisse venir y résider.

Nous souhaitons effectuer un autotour et dormir chez l'habitant.

D'après mes souvenirs et d'après ce que j'ai pu lire, pas mal de parcs nationaux sont fermés (les activités en en tout cas ferment en général vers 08/10) par conséquent j'ai des doutes sur le circuit à effectuer. Je me permets donc de venir vers vous.

Une portion de l'itinéraire me semble figée: - Jour 1 à 4: Montréal -Jour 5 et 6:Laurentides+ Trois-rivière - Jour 7 et 8: Quebec - Jour 9: Côtes Beaupré - Jour 10: Côtes de Charlevoix - Jour 11 et 12: Saguenay, Lac saint jean, Zoo St Félicien

Nous ne souhaitons pas faire comme dans la plupart des circuits, où on fait tout à toute vitesse. Par exemple dans pas mal de circuit, il est proposé de passer 1 seul journée à Montréal. Quelle idée!!! Il y a tellement de choses à voir dans cette ville. Par contre, on charge un maximum nos journées: on veut voir un maximum de choses.

Je suis rentré en contact avec le parc des Laurentides, visiblement le parc est ouvert mais il n'y a plus d'activité. Je pense qu'il est tout de même intéressant d'y passer, car d'après mes souvenirs en automne c'est un des parcs avec les plus belles couleurs. Est-ce judicieux?

A l'origine, les jours suivants, j'avais prévu de faire le tour de la Gaspésie ( 4 jours) et d'aller à Ottawa (2 jours pour aller au musée de la civilisation et au parc Gatineau et biensûr visiter Ottawa)

J'ai vu que la compagnie Cloutier à Percé proposait encore des tours de bateau pour aller voir les baleines. Pensez-vous qu'il y en a encore à cette période? L'ile bonaventure est fermée. Il n'y a pas plus d'activité au parc Forillon. Je me demande donc si ce tour de la gaspésie qui prend du temps, des kms, en vaut le cout?

Donc si le tour de la gaspésie n'est pas effectué. Que faire? -Continuer vers Toronto, les chutes de Niagara, mille îles... -Continuer vers Boston?? -Autre proposition?

De plus, savez-vous s'il est encore possible à cette époque de l'année de dormir dans un refuge d'un parc national?

Merci d'avance pour votre aide.

A tantôt.

Xavier
Trois semaines au Vietnam en automne English translation pending
by Danlydou · 2012-05-24 · 18 replies
Bonjour, je prépare un voyage au Vietnam pour la première fois et je dois avouer que je ne connais pas beaucoup cette destination. J'ai 3 semaines à l'automne (je pourrais partir entre le début septembre fin novembre). Est-ce que qqu'un parmi vous qui connait bien le Vietnam pourrait me donner qq piste de départ. Je ne prévois pas voir tout du sud au nord, mais si vous aviez un ou deux endroits coup de coeur à ne pas rater et si possible avec un temps favorable (pas trop de pluie). Merci beaucoup d'avance.
Tour du Mont Blanc: meilleurs endroits? English translation pending
by Stalok · 2012-05-21 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je viens de m'inscrire sur le forum et j'ai quelques questions à vous poser concernant le TMB.

J'ai planifié de faire le TMB avec ma compagne début septembre ou fin août. Nous sommes de bon marcheurs et nous avons déjà fait plusieurs randonnée de plusieurs jours en moyenne montagne. Je suis également passionné de photographie et c'est pourquoi je souhaite faire ce TMB en tout autonomie de manière à pouvoir bivouaquer dans les plus beaux endroits et ainsi être là au moment les plus propice à la photo.

Tout d'abord, je voudrai savoir pour vous, quelles sont les passages incontournables du TMB? En effet je pense réaliser le tour en 8 à 9 jours maximum. Cependant, vu que le sac à dos risque d'être relativement lourd, je serai obligé de faire l'impasse sur des secteurs du tour. J'aimerai toutefois avoir plusieurs opinions de randonneurs afin d'avoir une idée des endroits à ne pas manquer ou des secteurs où je pourrai passer un peu plus de temps. Ensuite, bien qu'étant très sportif, je ne connais pas bien la haute montagne. Je possède deux sac de couchage pour le froid (température de confort jusqu'à -3°C). Cela suffira t'il pour camper à plus de 2500m selon vous? Et enfin, j'ai toujours été tenté par la haute montagne, et j'aimerai beaucoup profiter de ce voyage pour m'initier aux crampons! Pensez vous que c'est possible pour des débutants de pratiquer seuls? Je débute seulement mes recherches mais j'ai vu par exemple que l'on peut traverser le plateau du Trient? Quels genre de matériels et quels type d’expérience faut-il pour s'attaquer à cela? Quels sont les dangers à cette période de l'année? En gros, es ce que c'est du suicide de partir à plus de 3200m d’altitude ou es ce que c'est envisageable pour quelqu'un de sportif avec le bon matériel et de quoi bivouaquer.

Voilà, ça fait beaucoup de questions d'un coup pour un nouvel arrivant... :-p

Merci d'avance!

Stalok
S'expatrier en Guyane English translation pending
by AurélieJ · 2012-05-21 · 11 replies
Bonjour,

Je suis actuellement étudiante en formation d'assistante sociale. Je termine normalement en juin. J'aimerais m'installer vers Cayenne. Y'a t'il des postes de disponibles, et quelles administrations/associations sont susceptibles d'embaucher une assistante sociale. Y a t'il d'autres secteurs qui embauchent (au cas ou j'ai pas mon diplôme)? J'ai un bébé de 18 mois, comment ça se passe pour le mode de garde, y a t'il des places disponibles en crèches ou autant d'assistantes maternelles qu'en métropole? J'ai besoin d'un mode de garde "solide" car je pars seule avec mon trésor. Je cherche également quelqu'un qui pourrait m'indiquer le coût moyen d'un container? Est ce judicieux d'emmener ses meubles? Voila si j'arrive avec mon bébé, j'aurais que le RSA car j'ai épuisé mes droits chômages pour ma formation, donc mes moyens sont limités, j'aurais environ un mois maximum pour trouver un travail et tout mettre en place. J'espère que c'est réalisable😊

Enfin voila j'ai plein de questions, mais j'aimerais bien aussi échanger sur la vie là bas.

Merci Aurélie
La Sicile volcanique English translation pending
by Senmout · 2012-05-20 · 19 replies
La Sicile volcanique :

Nous avons décidé cette année pour des raisons pratiques de ne pas partir trois semaines mais trois fois une semaine sur des destinations plus proches, moins couteuses en aérien. Peu coutumiers de l' Europe , ce fut néanmoins la Sicile qui a retenue la première notre attention, mais pas n'importe quelle Sicile : la Sicile volcanique! Ce fut donc , cette fois , facile de tracer un itinéraire , de réserver via booking ( annulation jusque 24h avant) nos hébergements et de s'en tirer à moindre frais avec un vol easyjet…. du très , très facile . De plus , la saison s'y prêtée à merveille : beau, pas trop chaud environ 28°, animée mais pas surpeuplée!

J'ai , une fois de plus , réalisé un rêve car la Sicile n'était pour moi : ni Palerme, ni la douceur de Syracuse , ni la mafia, ni ses merveilles archéologiques mais , la vulcanologie .

Je vous propose un petit compte rendu qui n'engage que moi et un carnet de voyage pour ceux qui auront le courage d'en lire plus .

ITINERAIRE : du 5 mai au 15 mai

J1 : Valence / Paris / Catane J2 : Journée à l 'Etna J3 : Visite de Catane et son marché / Arci trezza / Arcireale / Linguaglossa/ Castiglione di sicilia/ Novara di sicilia / Milazzo J4 : Milazzo/ Lipari . Tour de l'île et musée archéologique J5 : Vulcano J6 : Salina J7 : Lipari/ Stromboli J8 : Stromboli / Milazzo / Taormina J9 : Etna / Syracuse : Ortigia J10 : Cava grande de passibile / capo di passero / Novo / Catane J11 : Retour

LES TRANSPORTS :

Aérien : vol Paris / Catane AR 180e/ personne

TGV : 64 e AR Valence / Paris

Location de voiture :

- par autoeurope ( chez budget) d'une Kia Ceed pour 9 jours : 270e Km illimité et un plein d'essence : 65e ( 1,79 / L) - Sur Lipari : à la journée : Smart chez Pit shop ( sur le port ) : 25e - Sur Vulcano : Mehari citroën chez Nolo spring da Luidgi : 55e - Sur Salina : chez Bongiorno , à la journée , d'une ' mini car' : 35 e ( entre le scooter et la voiturette… bof)

Ferry :

Nous avons fait le choix pour ne pas trimballer les valises chaque jour, de passer trois nuits à Lipari et rayonner vers les autres îles à la journée. C'est largement faisable et très facile. Nous avons changé que pour Stromboli plus loin et surtout car nous souhaitions voir le volcan de nuit.

- Milazzo/ Lipari ( ustica lines ) aller: 14,70 / pers : 1H - Lipari / Vulcano ( siremar) AR 11e / pers: 15mn - Lipari/ Salina ( ustica line) AR 17,20/ pers : 30 mn - Lipari/ Stromboli Aller 18,30 / pers : 1H10 - Stromboli / Milazzo Aller ( ustica line) 20,35/ pers : 2H20

Aussi bien l'ustica line que siremar sont très ponctuels et respectent leurs horaires affichés. Attention n'arrivez surtout pas une minute en retard ... Prendre son billet le jour même permet d'économiser 1,5 e par billet. Nous n'avons eu aucun problème de place mais je dirai 'gare' en pleine saison sur certaines lignes.

Parking à Milazzo : J'avais étudié toutes les possibilités… Et on ne savait toujours que faire de la voiture partagé entre la sécurité et le prix exorbitant des parkings privés. Nous avons finalement pris le risque de stationner la voiture en ville , en prenant bien gare à être sur une place blanche , non payante. Cela nous a demandé de marcher 20MN en bord de mer vers la citadelle. Au retour , elle nous attendait sagement . On a économisé 75e.

Autoroute : Milazzo / Taormina : 4e

HEBERGEMENTS

- Catane : Globetrotter BB : 75E la nuit avec petit déjeuner pour un appartement 3 pers . A 500 m du domo , dans une toute petite rue , stationnement gratuit , un joli appartement très bien décoré pour 3, cuisine tout équipée et spacieuse . Accueil excellent et ambiance conviviale et internationale. Je le recommande . Il dispose aussi de chambres.

- Catane : Castello d'Urso Somma : 79 e la nuit avec petit déjeuner self service. 🙂🙂 En fin de séjour à Catane , à 15mn du centre et 10 de l'aéroport. On s'y est si bien senti que nous avons regretté de ne pas y rester plus. Magnifique chambre d'hôte dans l'annexe neuve d'un château. Très agréablement décorée , rien n'est laissé au hasard. WIFI, Immense piscine , nombreuses terrasses, grand parc arboré… Un excellent endroit pour se détendre. Accueil exceptionnel par Santuza qui parle un français impeccable et de très bon conseil. On se croirait faire partie de la famille.

- Milazzo : Hotel Cassisi : 80e la nuit avec petit déjeuner buffet. Choisi pour sa proximité de l'embarcadère des ferrys. Un hôtel où on a rien à reprocher mais sans âme et accueil quelconque …Cependant belle chambre et très propre.

- Lipari Case Vacanze Arcobaleno : appartement 55e Reservé pour 3 nuits . A 1 KM du port et 10 mn du centre. Très spacieux et propre. Pratique . La fille du propriétaire vient vous chercher à l'embarcadère. Belle terrasse panoramique sur le toit , très agréable.

- Stromboli : COUP DE COEUR 🙂🙂🙂 Pension Aquilone : 50e avec petit déjeuner. Un des pets paradis comme on les aime ! Dans le centre , proche de l'église . Dans une ruelle, dans un vaste jardin qui ressemble au paradis , au milieu des arbres fruitiers, des fleurs à profusion… des petits bungalows avec une chambre, SDB et terrasse privative. Trés calme. Accueil super sympa et bon petit déjeuner servi en terrasse…. Bref on a ADORE !!!!

- Syracuse : Globetrotter : 70E avec petit déjeuner Très bien situé , dans un immeuble de la rue principale d'Ortigia. Quelques chambres très propres , WIFI, Clim, petit balcon. Accueil fort sympathique comme à Catane , convivial et de bons conseils. Seul inconvénient de part sa situation: un peu bruyant.

- Taormina: Villa fiorita : 130 e avec petit déjeuner : MAUVAIS RAPPORT QUALITE/PRIX 😠 Sans doute l'erreur du séjour. Très bien placé ( prés téléphérique, du centre, derrière le théâtre ) avec panorama formidable sur la baie … mais sans vie… Rustique, vieillot, accueil quelconque , piscine vetuste . Chambre confortable mais ancienne , SDB propre mais aussi vétuste. On se croirait dans un château hanté… Bref , ce n'est même pas que nous n'avons pas aimé mais surtout que le prix ne se justifiait absolument pas …

SORTIES ET VISITES :

- Une journée à l'Etna : avec Etna expérience : 59E / pers la journée Excellente prestation , tout comme les nombreux echanges avec Agata avant la réservation. Très pro . Le prix comprenait le mini bus, le guide francophone, le déjeuner dans une auberge pour y déguster des spécialit��s sicilienne( dégustation de vins) . Programme: 2h de rando à la valle del Bove , ancienne coulée de lave. Balade jsuqu'au cratère de Silvestri au milieu d'une bétulaie . Visite d'une grotte de lave ( casque et torches fournis) La visite des gorges del Alcantara. Départ 9h et retour 19h . Très agréable et beaucoup d'explication sur l'Etna. Nous recommandons :)

- Etna : tour complet : 60 e / pers . Comprend montée en téléphérique, montée en bus chenillé, rando 1h avec guide au sommet.

- Lipari Musée archéologique et volcanique : 6e / pers

- Accés à Vulcano : 3e / Pers

- Bateau de nuit à Stromboli : 20e / pers avec Pipo barque. Sympa. Tous au même prix sur le port mais le bateau était plus grand que certaines compagnies …

RESTAURANTS RECOMMANDES :

- La Tavernetta , via cavour , ortigia à Syracuse. 🙂🙂 Un régal !!!!!! Une magnifique carte , très diversifiée et pleine de découverte. Patron charmant , de bons conseils. On s'est regalé notamment avec un risotto au potiron et une grande assiette mix grilled de poisson: thon, espadon, rouget, calamars, gambas, sébaste..

- Ritrovo Sottomonadtero à Lipari ( proche du port sur avenue principale sur la gauche) Très sympa et portion généreuse. les recettes de pâtes autant que de pizza y sont bonnes et à prix modérées.

- La Ciciulena à Catane : COUP DE COEUR via di sangiuliano 207. 🙂🙂🙂 Recommandé par la chambre d'hôte : MERCI !! Cuisine originale avec les produits du pays. Excellents conseils du patron Tito ( charmant et mignon chut..) . Amenagement moderne , trés agréable . Prix modérés. Un excellent moment et produits de qualité!

GUIDES : - le routard et le guide vert

APPRECIATIONS GENERALES DU SEJOUR :

- Nous avons adoré : les îles pour leur diversité : Stromboli l'endormie au pied du monstre : la cuisine

- Nous avons aimé : la vulcanologie omniprésente dans notre programme : L'accueil des siciliens ( j'ose dire à la différence de la froideur des italiens du nord et des romains roublards) : La petite vie animée de Lipari , excellent point d'ancrage pour visiter les îles : l'animation des duomo : Le port Marina Conti à Lipari

- Nous n'avons pas aimé : bof des détails agaçants sur le coups mais si vite oubliés… : le prix exorbitant du repas 'al cratère' sur vulcano

CARNET DE VOYAGE :

5 mai : Arrivée à Catane , vol bien passé, on récupére la voiture de location et 15 mn plus tard , nous sommes au Globetrotter. On dépose nos valises , repas à la trattoria en bas très familiale, on file vers le duomo très animé… Nous revoilà plongés dans la ferveur italienne, la cathédrale nous charme … Bref , le voyage peut commencer !!!

6 mai : Nous avons décidé d'aborder l'Etna de deux façons différentes : les alentours de l' Etna et son 'sommet sur deux journées différentes. Aujourd'hui , visite avec Etna expérience, en petit groupe , nous étions 8 de tout horizon ce qui a rendu la journée très agréable et conviviale. Vicenze , notre guide très pro et agréable a largement contribué à cette belle journée . Incollable en vulcanologie , super intéressant. Belle rando de deux heures dans la vallée del Bove et ses paysages lunaires ou au milieu des chênes et châtaigniers. Belle balade jusqu'au cratère Salvestri au milieu d'une bétulaie contrastant avec les paysage de lave. Découverte des cratères en boutonnières. Visite d'une grotte de lave : grotte Cassone où on entreposait les blocs de glace. Systéme de formation intéressante. Pause déjeuner dans une auberge agritouristique pour y savourer les produits du terroir( charcuterie, tomates, légumes, champignons, fromage, vins. Un beau moment d'échange entre convives. Puis arrêt aux gorges del Alcantara. J'avais lu les avis partagés sur ces gorges. Nous n'avons pas regretté car la rencontre de la lave et la glace a magnifiquement sculpté le paysage. De belles roches un peu comme les potholes en Afrique du sud mais en tout petit) et des tuyaux d'orgues :) . J'adore les tuyaux d'orgue donc rien que cela m'a ravie. Le site peu fréquenté a , sans doute aussi, rendu la visite plus agréable. Retour à Catane à 19H30. Une journée bien remplie. Nous avons dejeuné tard donc , ce soir , on se contente d'une glace ( bon , je sais 'se contenter' pour une glace italienne est un terme un peu exagéré:)

7 mai : Visite du centre historique de Catane( centre baroque, fontaine de l'éléphant, St Agathe…) et surtout du marché dont le marché aux poissons ;.. moment que j'adore !!! c'est la vraie vie !!!! On y achéte notre pique nique du midi . Départ vers Milazzo. On devait rejoindre Milazzo par Messine mais , nous n'avions pas envie de perdre de vue l'Etna … Premier arrêt à Arci Trezza pour y voir les Faraglioni die cyclope ( rochers que le cyclope aurait mythologiquement lancé en direction d'Ulysse) . Joli effet et vie du port. Aciréale , la ville aux 100 églises. Linguaglossa : arrêt pique nique sur la place du village. Visite des magnifiques village speeches de Castiglione di Sicilia et Novara di Sicila. Bref un bel itinéraire de montagne et petites routes sinueuses. Nous ne trouverons pas grand charme à Milazzo.

8 mai : Départ vers Lipari par le ferry. Mareza nous attend à l'embarcadère et nous améne à l'appartement. On constate avec plaisir , en la traversant, qu'il s'agit d'une petite ville pleine d'animation:). Nous louons une smart pour faire le tour de l'île (en trois heures ) :Canneto minuscule village, les anciennes exploitations de pierres ponce, la veine obsidienne… En 1km , on passe de la roche blanche, poreuse à une roche dure, noire et brillante… Que la Nature est surprenante. Puis les plateaux plus arides, Pianoconte et le clou du spectacle le belvédère de Quattochi avec les pitons rocheux ( faraglioni) et une vue idyllique sur Vulcano. Pause resto ( voir ci dessus) Visite de Lipari centre et du musée archéologique et volcanique ( nous avons passé deux heures). Très beau musée mais toutes les salles ne sont pas ouvertes hélas… et la salle vulcanologie , très à la pointe voit tous ses commentaires uniquement en italien … On devine , dommage car un étage est consacré à la vulcanologie en général et deux aux îles éoliennes. C'était une excellente mise en bouche pour ce que nous allions découvrir.La salle âge classique recéle des merveilles jarres de crémation, sarcophages, vases grecs mais surtout une collection de statuettes des personnages de la tragédie grecque. Très fin , subtil …. superbe dans les expressions. Nous avons aussi passé beaucoup d temps dans les jardins à savourer le panorama et le calme …enchanteur! Nous avons fini sur le petit port Marina Conti avec ses bateaux colorés, une petite chapelle ( à l'intérieur, une reconstitution en santons de la vie sicilienne : sympa)… un bel endroit.

9 mai : Aujourd'hui , journée consacrée à Vulcano , atteinte en 10mn en ferry. Location pour le fun d'une Mehari, jaune canari auprès de luidgi et sa femme super sympa et francophone. En 5 mn paperasse faite et partis vers le cratère:) Nous commençons l'ascension vers 1OH30, il fait déjà chaud. On y montait en 45 mn , photos après photos. Après 400m de dénivelle : une autre planète!!!!!!!!! Fumerolles, fusion du soufre, couleurs jaunes écarlates, vue sur le cratère , les alentours c'est prodigieux ! Tour du cratère en 40mn ce qui permet de voir l'autre côté de l'île puis redescende… Bref 2h de bonheur intense qui nous ont comblées et fascinées… jamais , je n'arriverai à me lasser de cette vie sous nos pieds, on parait si petit.. Direction Capo grillo , panorama de carte postale qui permet d'embrasser les éoliennes au complet… C'était serein juste avant l'arrivée d'un groupe russe , au combien bruyant et gras … GRRR , franchement aucun respect. Dejeuner 'Al Cratere' bof cher , qualité passable, une adresse de plus du routard à ne pas suivre… Belle balade dans la Vallée des monstres ( côté vulcanello) , reste d'une explosion de 1888 au milieu de la végétation. Concrétions très photogéniques . Pause sur la plage de sable noire de Porto Ponente. On finit le tour en poussant jusqu'au capo gels mais outre la superbe vue du hait , en autre sur l'Etna, on ne vous conseille pas de descendre car il n'y a rien de plus en bas part une toute petite plage. Nous n'avons pas souhaité aller aux bains de boue: pas envie, pas motivés à embarquer maillots de bains … et on préfére garder en tête, pour l'instant , les fabuleux bains en Islande. Bref chacun ses choix mais pour les amateurs , ils se situent juste derrière le port . Retour par le ferry de 18H10 encore une journée bien remplie :)

10 mai : Au tour de Salina ! attention moins de navettes que pour les autres îles ) Comme chaque jour, location en arrivant , chez Anna de bongiorno , d'une mini car pour le fun encore… entre la voiturette et le scooter… Ben le fun n'a pas duré longtemps car c'est bruyant, très bruyant et inconfortable !!! Bon c'était une expérience … Balade à salins Marina et composition de notre panier pique nique.Joli bourg endormi. Puis Lingua: l'endroit que j'ai préferé sur l'île. Toute blanche, toute calme… on reviendra s'y reposer dans l'après-midi. Passage à capo afro puis arrêt plus animé à Malfa. Pique nique qui aurait pu être idyllique au panorama de Pollara… Mais à peine installés, vous n'allez pas le croire, qui a debarqué? Ben oui, grrrr et re grrrr : les russes d'hier , ni plus respectueux, ni moins bruyants . J'avais presque envie de demander 'vous allez où demain ? ' mais je ne parle pas russe… Puis cap sur rinelli et Lini. Nous avons fait le tour de l'île en 4h. Pas de ferry… nous attendrons à Lingua avec une glace et les russes:( salins est encore complètement différente de Lipari la vivante et Vulcano la volcanique … Ici c'est Salina la Nature : petites routes , végétations de massifs, figuiers, genêts en fleur, myrtes, fougéres, vignes… Par contre, ne connaissant pas l'arbre, nous n'avons pas vu la culture des câpres… nous le verrons sur Stromboli. Retour par le ferry de 16H10 avec la ferme intention en rentrant de revoir ' le facteur ' avec Massimo Troisi. Longue pause sur la terrasse de l'appartement à se régaler des fraises et d'oranges ( ben quoi , cela ne fait pas grossir ) et en rêvassant à demain , à l'apothéose du voyage : Stromboli.

11 mai : On quitte Lipari pour Stromboli.

STROMBOLI …. toute petite c'était 'le méchant' de Pinnochio, vers 7 ans c'est devenu une force de la Nature en feuilletant des magazines de voyage, ma lecture de chevet, puis ado c'est devenu l'ultime étape de 'voyage au centre de la Terre… Hier , on l'apercevait au loin , aujourd'hui , non sans la petite angoisse du dernier moment d être déçue, le réve devient réalité !!! On s'est posé et reposé la question depuis des semaines : ascension ou pas ? belvédère ou la mer ? On ré étudie la question . Programme : 3h de montée dont 2h dans lave sablonneuse puis 2h de descente de nuit en groupe :( … Depuis la Dominique , j'ai des problèmes à un genou qui commence juste à se remettre. On prend la décision la plus sage … avec l'âge deviendrions nous sages ? On renonce le coeur dans l'âme… On dépose nos bagages à la pension aquilons qui nous enchante de suite. On s'y restaure avec les produits de l'épicerie du coin. On part finalement marcher jusqu'au belvédère de suite malgré la chaleur et nous prendrons la bateau , ce soir, pour voir le Stromboli dans la nuit… Faute de grive … Une rando de 4h absolument génial, seuls au monde, avec , à intervalles réguliers, des explosions.. Jusqu'à l'Observattorio c'est une balade de santé, puis sentier montant régulièrement sur 400m de dénivelle jusqu'au prier belvédère 'scira del fufo' , puis tronçon pentu , assez glissant… on pensait finir par voir une interdiction d'aller plus loin mais non… on se rendra compte après qu'on pouvait atteindre le cratère. Nous sommes monté jusqu'à 600 m. Tout était en fleur, c'était superbe ? Quelques éruptions par moment , explosion, jets de pierres, crépitement , grondement, coulée de pierre chaudes dans la mer… on y restés longtemps fascinés… premier grand moment d'émotions. Pause sur notre petite terrasse… enchanteur.. Un Panini acheté au vol et embarquement pour aller voir le Stromboli de nuit. Le bateau se positionne à la sciera de fugo que nous voyons cette fois du bas… après tout est question de patience… Une heure à admirer les effusions rougeâtres, les jets de lave et de pierres embrasées… Bien sûr , cela ne vaut surement pas d'être au dessus mais c'était magique ! Encore un grand moment d'émotion!!! 0 22H retour à la pension, des images plein la tête…

12 mai : Petit déjeuner en terrasse puis on descendra vers le port , nostalgiques de partir si vite ... On a adoré cette île pour sa beauté sauvage , sa flore, son isolement, son mystère, son impression de bout du monde, son magnifique village blanc , son dédales de ruelles, le bleu unique de la mer marié au couleur de l'île , ses vues, le strombolicchio, Tout y est paisible pourtant sous terre… Un paradis !!!!! 2H30 plus tard , nous revoilà à Milazzo direction Taormina par l'autoroute. Vue magnifique sur la côte et le continent italien. Belle balade dans le centre en pleine effervescence , avec ses multiples mariages… Coucher de soleil admirable sur la baie et l'Etna. Une ville où il fait bon s'y promener mais qu'on sent riche et très touristique .

13 mai : Après le petit déjeuner, on part pour le théâtre grec . Premier gloups : le prix : 8e / Pers … Deuxiéme loups : le panneau ' le théâtre est partiellement visible' . En effet , en raison du festival, on ne voit plus l'orchestre et les gradins recouverts de sièges… Plus très grec tout cela et le prix n'est pas pour autant 'partiellement' divisé. On renonce , presque par principe… Serions nous sauvage sur les îles ? Route vers l'Etna par Nicolosi pour notre seconde approche : y monter . Très simple, un peu cher mais pas de doublon avec ce que nous avions fait et très intéressant. Multiples formules proposées; on choisit 'la compléte' … : téléphérique , puis bus, puis balade d'une heure à pied au bord du cratère. La route Nicolosi / sapienza est étonnante car tracée au milieu de coulées de lave, c'est dantesque! La montée en téléphérique offre de belles vues tant sur les petits cratères que sur le paysage côtier. La montée en bus ( 400m de dénivelé) d'ailleurs possible à pied , est lunaire entre le paysage noir et la route tracée entre des parois de glace. Au sommet , n'être plus qu'à 200 m de dénivelé des principaux cratères est magique : fumerolles, terre chaude… décidemment en vulcanologie rien n'est lassant!

Pause déjeuner au petit troquet Pic Nic dans Nicolosi où on mange sur le pouce de la cuisine familiale pour 6e : primo, secundo, boisson.

Route vers Syracuse .On va passer des heures à flâner au fil des ruelles, au bord de mer , au gré de superbes monuments , le nez en l'air à admirer les balcons…. La ferveur est à son comble dans la ville avec la procession de la patronne de la ville : sainte Lucie qui est ' promenée' dans toute la ville. Coup d égueulé néanmoins : l'expo Caravage ( mon peintre par excellence ) de St Lucie n'est ouverte que de 10H à 13H et fermée le LUNDI : GRRRRR

Succulent repas pour couronner cette superbe journée!!

14 mai : Ce matin , nous voulions visiter le 'Neapolis' : théâtre grec et romain , latonie.. mais même scénario pour les mêmes raisons : le festival… le musée étant fermé, même décision : on renonce. On s'improvise donc un petit programme… Direction la cava grande de cassable qui offre une magnifique balade dans un canyon… Le sort s'acharnerait il contre nous ??? Il a plu cette nuit ( seul moment d emauvais temps du séjour) , le canyon ets donc fermé… Dommage car du haut le paysage a l'air grandiose/. Passage à Capo di passero mais franchement ( oui j'ose l'avouer :() uniquement pour le snobisme d'être descendus au point le plus bas de la Sicile car il n'y a rien. Ensuite visite de Noto, une vingtaine d'églises de palais baroques, un petit joyau aux couleurs tendres rosâtres… Superbe. On achéve notre séjour à Catane par une longue pause dans le jardin du castello d'urso somma à faire le bilan de notre voyage, regarder nos photos et fignoler le carnet de voyage :)

15 mai : Retour

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.237540469687798.48414.100002955416595&type=3 https://www.facebook.com/media/set/?set=a.237526546355857.48408.100002955416595&type=3
Hôtels du quartier tibétain à Delhi? English translation pending
by Travel42 · 2012-05-16 · 15 replies
Bonjour , Je 'débarque ' à Delhi le 13.06.12 . Je voudrais loger dans un hotel simple du quartier tibetain . Si vous y etes allé recement et avez des adresses sympas et abordables , faites le moi savoir ( si possible avec les prix et les adresses internet ) . Point important : je ne cohabite pas avec les ' petites betes ! Merci d'avance pour vos infos . Good lock à vous
Trajet Delhi - Leh en bus en deux jours? English translation pending
by Meurwinn · 2012-05-14 · 20 replies
Bonjour, j'expose rapidement notre problème.

Nous devions aller à Leh avec Kingfisher qui a annulé nos vols. Nous ne sommes toujours pas remboursé, et les autres vols sont désormais trop cher. Nous comptions faire le trek marka valley en 7j, avec 3 jours d'acclimatation.

Après de nombreuses recherches sur le forum, une solution un peu tendu semble possible en bus, mais je ne sais pas si la jonction des bus à manali se fait bien... Notre plan : - Jour 1 : arrivée à minuit à delhi - Jour 1 : delhi-> manali en bus le jour même (est il possible de réserver à l'avance un bus pour manali de france ?) - Jour 2 : manali -> leh en minibus sur 1 jour (nous arriverions à manali la veille au soir, les minibus semblent partir de manali très tôt dans la nuit, peut on en choper un à coup sûr dans la nuit) - Jour 3 : repos à LEH, ballade - Jour 4 : repos à LEH, ballade - Jour 5 : taxis jusqu'à Cheling pour faire le trek Marka Vallée via la passerelle (en 5 jour donc). - Jours 6-7-8-9 : trek et retour au soir à LEH - Jour 10 : repos à LEH et shopping - Jour 11-12 : LEH -> Manali avec un arrêt à Keylong (minibus en 1 jour nous fait louper les bus de nuit pour delhi, donc ca ne sert à rien) - Jour 12-13 : Manali -> Delhi, trajet dans la nuit en bus - Jour 14 : Départ de Delhi à 1h pour retour en France

Que pensez vous : - de l'enchainement bus/minibus A/R, est ce possible, comment réserver au mieux, etc. - du timing acclimatation/tek (peut on réduire à 1 jour d'acclimatation vu qu'on monte en bus et pas en avion ?) - au pire on fait sauter la journée shopping :)

Merci, on a grave besoin de conseil !

Seb.
Conseil pour une semaine ou dix jours autour de Marrakech English translation pending
by Elodie360 · 2012-05-01 · 8 replies
bonjour,

je pars a marrakech avec mon ami en aout 2012 et j'ai quelques questions a poser.

je ne sais pas si c''est plus judicieux de visiter tout d'abord marrakech ou de tout de suite aller en direction du désert. concernant le désert je ne pourrais pas y passer beaucoup de temps environ deux jours et je souhaiterais savoir ou m'adresser arrivé a marrakech pour trouver cette excursion. après le désert et marrekech je pensais aller une journée en bus a essaouira, est ce que ça en vaut le cout? puis sinon aller les voir les chutes d'ouzoud. d'autre part je voudrais savoir si le mois d'aout correspond au ramadan et dans ce cas est ce que ceci change beaucoup de chose au niveau des visites ou bien des marchés etc....

si vous avez d'autres suggestions et de bon plan je serais ravie de les connaitre. je vous remercie d'avance!
Aller faire un tour à Tataouine depuis Djerba par les transports locaux? English translation pending
by Funnycalamar · 2012-05-01 · 17 replies
Bonjour,

Une fois n'est pas coutume, je pars avec un pote dans un all-in à Djerba (village Negresco de Thomas Cook, des avis?) pour une semaine fin mai. Au programme : du repos, la plage, rien à penser ! (comme je voyage en vol sec d'habitude, ça va me changer, là ce que je veux c'est faire un break, prendre une petite respiration sans prise de tête) MAIS, je sais que nous ne serons pas "capables" de faire farniente-plage pendant 7 jours, et avons d'ailleurs choisi Djerba pour le soleil _presque- assuré mais surtout pour sa proximité avec le désert. J'ai vu qu'un bateau gratuit reliait djerba et le continent, mais je ne trouve pas d'infos sur les transports locaux (bus, tacos) vers Tataouine , une fois arrivés sur le continent. Nb : Nous n'avons pas l'intention de louer une voiture, ma question ne concerne donc que les transports "publics" pour faire cet itinéraire ; notre plan est de se reposer sur Djerba, mais tout de même de faire un petit tour (une nuit sur place, si vous avez bons plans à 20E max sur Tataouine suis preneuse) pour tater le desert Tunisien... Merci d'avance pour vos infos Bien cordialement, Laurence
Visite de la France: par quelle partie commencer? English translation pending
by Kkay · 2012-04-30 · 36 replies
Bonjour,

Nous sommes de plus en plus intéressés par une visite de la France et avec le temps nous aimerions la couvrir au complet. Cependant puisqu'il faut bien commencer par quelque part quelle partie de la France serait-il le plus agréable à visiter en 2 mois vers septembre-octobre.

Nous connaissons Paris et les environs, il nous serait agréable d'y découvrir autre chose,

Merci,
Projet de visite en Sicile - De Syracuse à Catane et à Taormine via l’Etna (en voiture) English translation pending
by MoniqueM · 2012-04-29 · 20 replies
Bonjour aux VF amoureux de la Sicile - actuels et futurs,

Voici mon projet pour 1 journée de visite consacrée à Catane dans l’avant-midi et à l’Etna dans l’après-midi. J’aimerais connaître votre opinion SVP : réalisable sans trop se presser ou trop ambitieux dans une journée? Vos questions, vos coups de cœur?

Départ de SYRACUSE (un jeudi matin J10)

8h am -Départ d'Ortigia, Syracuse (où nous aurons passé 2 nuits). Route vers Catania, 2e ville de Sicile, à 67 km au nord de Syracuse (par les SS114; A18; E45)

9h00 am – CATANE Arrivée dans le centre historique.

Stationnement via Dusmet près de la piazza del Duomo et du Palazzo Biscari (si possible).

9h00 à midi (3h) – Promenade à pied dans le centre historique de Catane et brève visite :

- Piazza del Duomo (Cathédrale Sant’Agatha ouv. 7h-12h; v. tombeau de Bellini)

- Fontaine dell’Elephante Liotru (symbole de Catane)

- Porta Uzeda

- Pescheria (Marché aux poissons ouv. 7-14h)

- Fontaine dell'Amenano

- Piazza dell'Università

- Musée Bellini (ouv. 9-13h entrée libre) sur la piazza san Francesco 3

- Théâtre romain et odéon

- Château d’Ursino (entrée libre ouv. 9h à 13h)

- Amphithéâtre romain, Piazza Stesicoro (Y aller en auto? Possible de stationner?)

Lunch rapide à la Trattoria di De Flore, via Coppola 24, Catane («Pasta alla norma», réputée spécialité de Catane)- (Y aller en auto? Possible de stationner?)

12h00 pm - Départ de Catane pour l’ETNA.

Route vers le Rifugio Sapienza (1 923 m) à 35 km – environ 1 heure (Via Etnea/SP10/SP92)

13h00 Stationnement payant près du refuge?

Acheter un billet (au refuge?) pour le téléférique (Funivia dell’Etna jusqu’à 2500 m), minibus et guide 53€ pp (ouv 9h -16h30) jusqu’à Torre del Filosfoat à 2920 m.

Nous apporterons gilet, coupe-vent, crème solaire (toujours!), eau…

- Le plus grand volcan d’Europe, l’un des plus actifs et dangereux – espérons qu’il sera accessible…

16h00 – On reprend l’auto et on se dirige vers TAORMINE via Zafferana Etnaea Catane, à 19 km – environ 25 min. (SP92; SP148/SP9-I).

Puis direction Taormine, à 36 km – environ 40 min. de Zafferana (SP41; A18/E45; SP10)

17h30 - Arrivée à TAORMINE où on passera 2 nuits.

N.B. Cette discussion aura l’immense avantage pour moi de me servir d’aide-mémoire…

Merci à ceux qui m’ont aidé jusqu’à maintenant , Sicilien64, Jjwil, Mguibentif, que je remercie beaucoup.
Bornéo entre jungle et océan English translation pending
by Grisemote · 2012-04-29 · 71 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s���ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Premier voyage au Canada de deux semaines English translation pending
by Pacalin · 2012-04-27 · 22 replies
bonjour à tous et à toutes

nous partons pour la premiere fois au Canada du 17 au 31 juillet un couple et un enfant de 12 Ans arrivée/ depart de Montreal 😎

on y connait absolument rien !! nous avons reservé les billets et nous sommes en pleins preparatifs du parcours terrestre nous arrivons donc le 17 en fin d'aprem je crois on va se reposer un jour et prendre la route (voiture de location) à partir 19 dans un premiere temps on voudrait voir les chutes du Niagara (évidemment) j'ai beaucoup de mal à evaluer les distances je pense quil faut qu'on fasse une pause d'une nuit mais où. Kingston à mi chemin ou direct Toronto ? combien de jours faut-il prevoir pour cette escapade montreal- les chutes- montreal à apres une autre pause à Montreal direction le Quebec on voudrait ensuite voir des ours et des baleines mais de ce coté je ne me suis pas encore assez renseignée 😕

voilà les grandes lignes de nos envies je suis à l'ecoute de tous vos conseils et de vos infos merci d'avance😉
Avis sur trajet au Québec avec des enfants de 20 mois et 4,5 ans? English translation pending
by Catheline78 · 2012-04-27 · 23 replies
Bonjour,

Mi septembre 2012 nous partons au Canada pour 16 jours. Nous avons choisi la solution camping-car vu que nous voyageons avec un petit garçon de 4ans et demi et une petite fille de 20 mois. J'ai essayé de composer un voyage en fonction d'eux, mais ce n'est pas toujours facile. Il y a tellement de choses à voir! ;-) Ci-dessous la proposition.

Jour 1 - 14 septembre 2012 - Arrivée à Montréal Jour 2 - 15 septembre 2012 - Montréal / Mauricie (193 km / 02h23) Jour 3 - 16 septembre 2012 - Mauricie Jour 4 - 17 septembre 2012 - Mauricie/ Lac St-Jean (270 km / 04h01) Jour 5 - 18 septembre 2012 - Lac St-Jean (Parc Sauvage de St-Félicien) Jour 6 - 19 septembre 2012 – Lac St-Jean - Fjord du Saguenay (156 km / 02h12) Jour 7 - 20 septembre 2012 – Fjord du Saguenay / Tadoussac (155 km / 02h29) Jour 8 - 21 septembre 2012 - Tadoussac Jour 9 - 22 septembre 2012 - Tadoussac / Charlevoix (111 km / 01h55) Jour 10 - 23 septembre 2012 - Charlevoix / Parc J-Cartier (181 km / 03h14) Jour 11 - 24 septembre 2012 - Parc J-Cartier Jour 12 - 25 septembre 2012 - Excursion à Québec Jour 13 - 26 septembre 2012 - Parc J-Cartier (Excursion au site traditionnel Huron / Cantons-de-l’Est (303 km / 03h36) Jour 14 - 27 septembre 2012 - Cantons-de-l’Est Jour 15 - 28 septembre 2012 - Cantons-de-l’Est / Montréal (126 km / 01h33) Jour 16 - 29 septembre 2012 - Montréal

Je n'ai pas encore réservé les campings, je veux d'abord être sûre du trajet... Qu'en pensez-vous? Donc si vous avez des bons endroits, n'hésitez pas! :-) J'aimerais également faire un jour un parc d'attraction avec eux mais fin septembre il y en pas mal de fermé!! Avez-vous une proposition à me faire!

D'avance merci pour votre aide!

Bonne journée, cdtl, Catheline
Québec vers Les Bergeronnes (itinéraire de cinq jours) English translation pending
by Lizoooo · 2012-04-22 · 15 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de 28 ans et nous partons cet été au Canada. Nous aurions besoin de votre aide pour établir notre itinéraire dans la région de Charlevoix (sur 5 jours).

Nous comptions faire ainsi: - J1: Quebec (vieux Quebec, chute Montmorency) Nuit à Quebec - J2: Départ vers le parc des hautes gorges. Nuit au parc des hautes gorges (ou???) - J3: Rando dans le parc des hautes gorges (?? des idées de randos) Départ pour Saguenay en fin d'après midi et nuit à Saguenay - J4: Saguenay: rando, fjord. Départ pour Bergeronne en fin d'après midi. Nuit à Bergeronne - J5: Bergeronne pour observer les baleines en zodiac Puis, départ vers Forestville le soir (pour traversée vers la gaspésie le lendemain)

Nos questions: - Qu'en pensez vous?? Y a t-il des étapes à rajouter, d'autres a enlever? - la traversée Forestville vers Rimouski est elle la plus pratique par rapport a notre circuit?? - Avez vous des adresses sympa ou dormir ??(B&B ou camping...on est plutot petit budget) - Avez vous des idées de randonnées, d'activités à chacune de nos étapes????

Merci bcp d'avance pr votre aide;)))
Itinéraire de huit jours en Gaspésie English translation pending
by Lizoooo · 2012-04-22 · 23 replies
Bonjours, Nous sommes en train d'organiser notre prochain voyage au canada pour Aout 2012... Nous irons dans la région de Charlevoix, puis nous voudrions aller en Gaspésie... C'est là que nous avons besoin de votre aide parce qu'on a des difficultés à établir notre itinéraire.... Nous finissons la région de Charlevoix par Bergeronne

Quel est le mieux pour la traversée? Forestville vers Rimouski?

Nous avions pensé faire comme ca: J1: Traversée Forestvile vers Rimouski. Puis route vers le parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspésie J2: Parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspesie J3: parc de la gaspesie vers perce. Nuit a perce J4: perce puis route vers le parc national de forillon. Nuit au parc de Forillon J5: parc national de forillon. Nuit au parc national de forillon J6: Parc national de forillon vers Baie des chaleurs. Nuit a baie des chaleurs J7: baie des chaleurs vers parc aux bics J8: parc aux bics J9: ensuite départ vers montreal...

Qu'en pensez vous?? On est branché randos, nature... on voudrait faire le moins de voiture possible... Du coup, est ce que vous pouvez nous dire si on aura le tps de bien profiter en faisant comme ca?

On est preneur: - d'idée de belle randos, activités(...) à faire dans chaque endroit ou on s'arrete - si vous avez de bonnes adresse pour dormir (B&B, camping... on est plutot petit budget)

Merci de nous aider...en 8 jours, on voudrait en voir le maximum..!!!!!
Circuit de vingt-trois jours à l'est du Canada et New York English translation pending
by Lizoooo · 2012-04-17 · 15 replies
Bonjour, Nous projetons de partir au mois d'Aout prochain au Canada (est), en terminant par 4 jours à New-York. Nous avons pris nos billets d'avion avec un aller à Toronto et un retour de New-York: nous avons 23 jours complets la-bas. Maintenant, ya plus qu'à...... avec l'aide du forum et de qq sites sur internet, nous avons monté un circuit... qu'est ce que vous en pensez??

J1: Paris > Toronto J2: Toronto (balade, on récupère la voiture de location) et départ en fin de journée pour Niagara falls J3: Niagara Falls > Kingston (1000 iles) J4: Kingston > Ottawa J5: Ottawa > Mont tremblant J6: Mont tremblant > 3 rivières J7: 3 rivières > parc haute gorge Malbaie J8: Parc haute gorge Malbaie > Lac st jean J9: Lac st jean > Saguenay ( ou ste rose du nord) J10: Saguenay (ou ste rose du nord)> Tadoussac J11: Tadoussac > Matane J12: Matane > Carleton J13: Carleton > Gaspe J14: Gaspe> St anne des monts J15: St anne des monts > Rivière du loup J16: Rivière du loup > Quebec J17: Quebec J18: Quebec > montreal J19: Montreal (on rend la voiture de location) J20: Montreal > new-York (en bus) J21, J22, J23, J24: New York J25: New-York > Paris

C'est très intense comme circuit... mais on veut voir un maximum de trucs... Est ce qu'il y a des endroits que l'on peut supprimer? D'autres qu'on a oublié? Est ce que c'est faisable?? (on ne veut pas faire trop de voiture qd meme....) Merci par avance pour votre aide.....

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display