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Thaïlande Nord puis les îles English translation pending
Bonjour,
nous partons du 26 juillet au 17 Aout 2012 en famille (03).
Apres avoir parcouru Bangkok et les iles de Kho Phangan et Samui en 2010, nous désirons découvrir le Nord avant de descendre profiter des plages. Voici notre programme que je soumets à votre expérience passée pour le faire évoluer :
Nous pensons quitter bangkok le 29/07 pour rejoindre Sudhokai via ayuthaya - visite des parcs historiques. Chiang mai pour une durée de 03 jours avec visite de la vieille ville - Accrobranche dans la canopée - Wat Phrathat Doi Suthep.
Nous hésitons sur Chang Rai ! Nous aimerions naviguer sur le mékong. est ce que la magie opère ?
Vol interne pour rejoindre les iles et là le dilemne - mon attirance irait vers Phuket - Koh lanta et Kho Phi Phi ou alors Koh Chang.
Merci de votre aide à la décision.
Apres avoir parcouru Bangkok et les iles de Kho Phangan et Samui en 2010, nous désirons découvrir le Nord avant de descendre profiter des plages. Voici notre programme que je soumets à votre expérience passée pour le faire évoluer :
Nous pensons quitter bangkok le 29/07 pour rejoindre Sudhokai via ayuthaya - visite des parcs historiques. Chiang mai pour une durée de 03 jours avec visite de la vieille ville - Accrobranche dans la canopée - Wat Phrathat Doi Suthep.
Nous hésitons sur Chang Rai ! Nous aimerions naviguer sur le mékong. est ce que la magie opère ?
Vol interne pour rejoindre les iles et là le dilemne - mon attirance irait vers Phuket - Koh lanta et Kho Phi Phi ou alors Koh Chang.
Merci de votre aide à la décision.
Finalement, peu d'arguments pour aller en Thaïlande... English translation pending
Bonjour à tous !
Je m'interroge d'ores et déjà sur mon futur voyage d'hiver (ou Printemps 2013). Cette année, une triple considération : Mon mari qui commence à prendre confiance mais faut faire attention à lui, mes enfants (12 et 9 d'ci là) et mon meilleur ami qui veut venir avec moi (grande première depuis mon premier voyage en 1991) mais homosexuel avec son ami (qui a tendance à parler avec tout le monde mais se fait souvent casser la gueule ; ceci étant dit, il est génial et je l'adore !!!) Avec mon mari, on est partis au viet nam il y a deux ans, il est tombé sous le charme et ne veut aller qu'en Asie (ce qui, temporairement, ne me déplaît pas) On est partis sur le delta du Mekong, nuits chez l'habitant, gesthouse, transports en communs, virée à Pho Quoc (le kiff total ; les touristes restent devant leur hôtel, vous marchez 5 minutes et, malgré tous vos complexes, vous vous retrouvez le cul en l'air à faire des châteaux de sable et choper des crabes pour "élever une colonie" ; j'ai même fait du seins nus, c'est dire qu'il n'y avait personne...) L'année d'après, on a voulu emmener les enfants en Asie, mais comme je flippe toujours d'une crise d'appendicite ou autre, je ne voulais pas être loin de Bangkok ou Singapourg. On a choisi Bali. Mon mari et moi, on n'a pas aimé ; trop de touristes !! Ca fait con de dire ça, on peut paraître prétencieux. En tous les cas, les enfants ont adoré. Pour cause, c'est tellement touristique, qu'ils se sont fait plein de potes francophones. Cette année, j'ai choisi l'Inde (les billets d'avion étaient tellement cas, que je n'ai pas hésité 2 secondes). Le voyage a été génial. (Moi seule a été malade parce que j'ai "tenté une expérience", je suis vraiment con parfois ...) Mes enfants n'ont rencontré que des locaux et ont dû communiquer avec leurs 5 mots d'anglais et des gestes internationaux ... Génial. Pour l'an prochain, ils seront plus grands, je voudrais un vrai trekking sur 3 jours (on ne peut pas beaucoup marcher, ma fille a un handicape et doit se faire ré-opérer, mais je ne suis pas une mère très à l'écoute, elle peut le faire 3 heures par jour). Aussi, je voudrais qu'on rentre en contact avec la vie d'un village (OK, sur 3 jours, ça ne veut pas dire grand chose) mais je voudrais qu'avec mes enfants, on prépare des séances de cours de français (les couleurs, des objets communes, une chanson...) à proposer dans un village. Pour finir, j'aimerais qu'on aille sur une plage sympa, avec des pêcheurs locaux, pas de musique forte le soir ou de happy hour, pas d'occidentaux avec plein de tatouages (mon mari finit par croire que c'est une mention à mettre sur le visa et pourtant c'nest pas le style bon chic bon genre, juste inaperçu). Je voudrais aussi un endroit où on ne jette pas de pierre aux homo, mes mais sont discrets mais pour réserver des chambres, ... je ne sais pas... Au vu des post concernant la Thailande, j'ai l'impression que plus rien est authentique, les plages sont bondées de touristes, les villages reculés captent "M6" (pour grossir le trait), du coup, je me demande où aller ? La Birmanie me semble encore trop "sauvage et chère" (50 euros par jour pour un chauffeur et pas d'ATM). je retournerais bien au Viet nam, La philippine m'appelle aussi ... Bref, maintenant que vous connaissez les détails de ma vie, je vais me fier à vos coneiles. Ah oui ! le budget : Nuit à 4 grand max 60 euros, bouffe : 12 euros par jour à 4, transport 30 euros par jour à 4, parcs nationaux : pas de limite, faut bien entretenir avec notre fric de pays qui va bien (ou presque). Billet d'avion, je ne veux pas dépasser 850 par presonne (si on ne voyage pas à noël ou en juillet/aout ; on peut aller loin). Je peux réserver un budget pour un vol intérieur (250 euros pour 4 max). Si vous avez un moment pour proposer 2 à 3 idées, je vous serai extrèment reconnaissante. Bons voyages à tous, Sandrine.
Je m'interroge d'ores et déjà sur mon futur voyage d'hiver (ou Printemps 2013). Cette année, une triple considération : Mon mari qui commence à prendre confiance mais faut faire attention à lui, mes enfants (12 et 9 d'ci là) et mon meilleur ami qui veut venir avec moi (grande première depuis mon premier voyage en 1991) mais homosexuel avec son ami (qui a tendance à parler avec tout le monde mais se fait souvent casser la gueule ; ceci étant dit, il est génial et je l'adore !!!) Avec mon mari, on est partis au viet nam il y a deux ans, il est tombé sous le charme et ne veut aller qu'en Asie (ce qui, temporairement, ne me déplaît pas) On est partis sur le delta du Mekong, nuits chez l'habitant, gesthouse, transports en communs, virée à Pho Quoc (le kiff total ; les touristes restent devant leur hôtel, vous marchez 5 minutes et, malgré tous vos complexes, vous vous retrouvez le cul en l'air à faire des châteaux de sable et choper des crabes pour "élever une colonie" ; j'ai même fait du seins nus, c'est dire qu'il n'y avait personne...) L'année d'après, on a voulu emmener les enfants en Asie, mais comme je flippe toujours d'une crise d'appendicite ou autre, je ne voulais pas être loin de Bangkok ou Singapourg. On a choisi Bali. Mon mari et moi, on n'a pas aimé ; trop de touristes !! Ca fait con de dire ça, on peut paraître prétencieux. En tous les cas, les enfants ont adoré. Pour cause, c'est tellement touristique, qu'ils se sont fait plein de potes francophones. Cette année, j'ai choisi l'Inde (les billets d'avion étaient tellement cas, que je n'ai pas hésité 2 secondes). Le voyage a été génial. (Moi seule a été malade parce que j'ai "tenté une expérience", je suis vraiment con parfois ...) Mes enfants n'ont rencontré que des locaux et ont dû communiquer avec leurs 5 mots d'anglais et des gestes internationaux ... Génial. Pour l'an prochain, ils seront plus grands, je voudrais un vrai trekking sur 3 jours (on ne peut pas beaucoup marcher, ma fille a un handicape et doit se faire ré-opérer, mais je ne suis pas une mère très à l'écoute, elle peut le faire 3 heures par jour). Aussi, je voudrais qu'on rentre en contact avec la vie d'un village (OK, sur 3 jours, ça ne veut pas dire grand chose) mais je voudrais qu'avec mes enfants, on prépare des séances de cours de français (les couleurs, des objets communes, une chanson...) à proposer dans un village. Pour finir, j'aimerais qu'on aille sur une plage sympa, avec des pêcheurs locaux, pas de musique forte le soir ou de happy hour, pas d'occidentaux avec plein de tatouages (mon mari finit par croire que c'est une mention à mettre sur le visa et pourtant c'nest pas le style bon chic bon genre, juste inaperçu). Je voudrais aussi un endroit où on ne jette pas de pierre aux homo, mes mais sont discrets mais pour réserver des chambres, ... je ne sais pas... Au vu des post concernant la Thailande, j'ai l'impression que plus rien est authentique, les plages sont bondées de touristes, les villages reculés captent "M6" (pour grossir le trait), du coup, je me demande où aller ? La Birmanie me semble encore trop "sauvage et chère" (50 euros par jour pour un chauffeur et pas d'ATM). je retournerais bien au Viet nam, La philippine m'appelle aussi ... Bref, maintenant que vous connaissez les détails de ma vie, je vais me fier à vos coneiles. Ah oui ! le budget : Nuit à 4 grand max 60 euros, bouffe : 12 euros par jour à 4, transport 30 euros par jour à 4, parcs nationaux : pas de limite, faut bien entretenir avec notre fric de pays qui va bien (ou presque). Billet d'avion, je ne veux pas dépasser 850 par presonne (si on ne voyage pas à noël ou en juillet/aout ; on peut aller loin). Je peux réserver un budget pour un vol intérieur (250 euros pour 4 max). Si vous avez un moment pour proposer 2 à 3 idées, je vous serai extrèment reconnaissante. Bons voyages à tous, Sandrine.
Itinéraire Gaspésie - Nouvelle-Écosse - Nouveau-Brunswick - États-Unis - Saint-Pierre-et-Miquelon English translation pending
Bonjour à tous
Je démarre une nouvelle discussion pour faire appel à vos bons conseils et à votre expérience.
Je suis entrain de préparer mes vacances 2012 qui se passeront au CANADA et un petit peu aux USA.
Je rejoins un ami qui habite à Montréal. Nous avons un budget de 4000€ pour deux environs. Cela ne nous dérange pas de faire pas mal de kilomètres, nous aimons ça. On est conscient que parfois nouas allons avoir plus les fesses dans la voiture que dehors. Mais bon, ce n’est pas tous les jours que nous pourrons faire ce genre de voyage alors c’est pour cela que l’on va chercher à en faire un maximum quitte a faire des compromis. Nous sommes entrain de concocter le trajet qui va surement recevoir certaines modifications mais pour l’instant il ressemblerait à cela : · vendredi 3 août 2012 --> arrivée à Montréal · samedi 4 août 2012 --> Chambly – Match de L’impact · dimanche 5 août 2012 --> Départ pour Boston. Match des Red Sox en soirée · lundi 6 août 2012 --> Boston – Encore Match des Red socks · mardi 7 août 2012 --> Départ de Boston – Baleines - Nuit dans le Maine · mercredi 8 août 2012 --> Maine - Nova Scotia · jeudi 9 août 2012 --> Nova Scotia - Fundy National Park - Halifax · vendredi 10 août 2012 --> Halifax - SPM · samedi 11 août 2012 --> SPM · dimanche 12 août 2012 --> SPM - Halifax · lundi 13 août 2012 --> Halifax -Fredericton · mardi 14 août 2012 --> Fredericton · mercredi 15 août 2012 --> Gaspésie · jeudi 16 août 2012 --> Gaspésie · vendredi 17 août 2012 --> Gaspésie · samedi 18 août 2012 --> Gaspésie · dimanche 19 août 2012 --> Baie de Comeau - Manic 5 · lundi 20 août 2012 --> Retour sur Montréal · mardi 21 août 2012 --> Montréal
· mercredi 22 août 2012 --> Retour pour Toulouse
Nous sommes tous d’abord conscient qui faut que l’on se bouge le derrière car effectivement, c’est très bientôt !
Revenons au voyage... Je connais assez bien Montréal d’où le peu de temps que nous allons y passer. J’ai déjà été pour ma part à Niagara, Québec, chutes de Montmorency, Ottawa et Toronto donc c’est pour ça que nous ne privilégions pas cette partie du Canada.
Pour l’instant je n’ai qu’une question et c’est d’ordre automobile. Suivant votre vécu et vos retours de voyage dans ces belles contrées, que croyait qu’il soit le plus intéressant :Louer un Dodge Grand Caravan et dormir dedans (matelas gonflable) et ainsi pouvoir être « libre ». Sachant que nous faisons tous les deux 1m90 et que nous ne sommes pas très large des épaules, pensez vous que nous pourrions dormir relativement confortablement ? (Nous avons tous les 2 des dos assez capricieux -> Hernies discales entre autres)Louer une voiture classique et partager les nuits entre la tente et les motels ?Si vous connaissez un loueur pas trop cher à Montréal, nous serions très intéressés.J’ai pu faire quelques comparaisons sur Internet mais j'ai l'impression que lors des locations de mini-van, il semble assez difficile de trouver des km illimités quelque soit la destination. Pour l'instant, le moins cher que j'ai trouvé (sans assurances) et THRIFTY...
Merci d'avance pour votre aide, elle m'a toujours été de bon conseils durant tous mes voyages préparés grâce à ce forum. Cordialement Fred
Je rejoins un ami qui habite à Montréal. Nous avons un budget de 4000€ pour deux environs. Cela ne nous dérange pas de faire pas mal de kilomètres, nous aimons ça. On est conscient que parfois nouas allons avoir plus les fesses dans la voiture que dehors. Mais bon, ce n’est pas tous les jours que nous pourrons faire ce genre de voyage alors c’est pour cela que l’on va chercher à en faire un maximum quitte a faire des compromis. Nous sommes entrain de concocter le trajet qui va surement recevoir certaines modifications mais pour l’instant il ressemblerait à cela : · vendredi 3 août 2012 --> arrivée à Montréal · samedi 4 août 2012 --> Chambly – Match de L’impact · dimanche 5 août 2012 --> Départ pour Boston. Match des Red Sox en soirée · lundi 6 août 2012 --> Boston – Encore Match des Red socks · mardi 7 août 2012 --> Départ de Boston – Baleines - Nuit dans le Maine · mercredi 8 août 2012 --> Maine - Nova Scotia · jeudi 9 août 2012 --> Nova Scotia - Fundy National Park - Halifax · vendredi 10 août 2012 --> Halifax - SPM · samedi 11 août 2012 --> SPM · dimanche 12 août 2012 --> SPM - Halifax · lundi 13 août 2012 --> Halifax -Fredericton · mardi 14 août 2012 --> Fredericton · mercredi 15 août 2012 --> Gaspésie · jeudi 16 août 2012 --> Gaspésie · vendredi 17 août 2012 --> Gaspésie · samedi 18 août 2012 --> Gaspésie · dimanche 19 août 2012 --> Baie de Comeau - Manic 5 · lundi 20 août 2012 --> Retour sur Montréal · mardi 21 août 2012 --> Montréal
· mercredi 22 août 2012 --> Retour pour Toulouse
Nous sommes tous d’abord conscient qui faut que l’on se bouge le derrière car effectivement, c’est très bientôt !
Revenons au voyage... Je connais assez bien Montréal d’où le peu de temps que nous allons y passer. J’ai déjà été pour ma part à Niagara, Québec, chutes de Montmorency, Ottawa et Toronto donc c’est pour ça que nous ne privilégions pas cette partie du Canada.
Pour l’instant je n’ai qu’une question et c’est d’ordre automobile. Suivant votre vécu et vos retours de voyage dans ces belles contrées, que croyait qu’il soit le plus intéressant :Louer un Dodge Grand Caravan et dormir dedans (matelas gonflable) et ainsi pouvoir être « libre ». Sachant que nous faisons tous les deux 1m90 et que nous ne sommes pas très large des épaules, pensez vous que nous pourrions dormir relativement confortablement ? (Nous avons tous les 2 des dos assez capricieux -> Hernies discales entre autres)Louer une voiture classique et partager les nuits entre la tente et les motels ?Si vous connaissez un loueur pas trop cher à Montréal, nous serions très intéressés.J’ai pu faire quelques comparaisons sur Internet mais j'ai l'impression que lors des locations de mini-van, il semble assez difficile de trouver des km illimités quelque soit la destination. Pour l'instant, le moins cher que j'ai trouvé (sans assurances) et THRIFTY...
Merci d'avance pour votre aide, elle m'a toujours été de bon conseils durant tous mes voyages préparés grâce à ce forum. Cordialement Fred
Ma première croisière Costa: transatlantique "Mer des Caraïbes" English translation pending
Voici mon appréciation d’une première croisière telle que je l’ai vécue, telle que je l’ai ressentie, elle n’implique que moi, c’est juste mon témoignage sur la croisière « Mers des Caraïbes »
Transatlantique sur le Costa Luminosa du 27 avril au 14 mai 2012 au départ de Bordeaux/Paris Orly/Pointe à Pitre
ESCALES ET MONNAIES :
Antilles - Guadeloupe – Pointe à Pitre (arrivée) euros, CB
Antilles - Martinique – Fort de France (12h 22h) euros, CB
Antilles - Saint Martin – Philipsburg (partie hollandaise) (12h 18h) euros et dollars US, CB République Dominicaine – La Romana- (13h 23h59) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1€), CB
République Dominicaine – Ile Catalina (9h 17h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
Iles vierges britanniques – La Tortola (9h 18h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
Antigua – (8h 14h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
5 jours en mer
Iles Canaries – Santa Cruz de Ténérife (8h 17h) euros, CB
Portugal - Madère – Funchal (8h 17h) euros, CB
1 jour en mer
Espagne – Malaga (8h 13h) euros, CB
1 jour en mer
Italie – Savone (Gênes) arrivée 9h – bus pour Nice aéroport ou gare, euros, CB
AVANT LA CROISIERE
Première chose capitale :
- bien choisir l’agence avec laquelle on a décidé de partir, ne pas faire comme moi, prendre celle qui vous promet monts et merveilles pour finalement vous compter des hausses carburant (24 euros par personne) dès le mois de décembre alors qu’aucune agence ne peut savoir à 4 mois avant le départ si la hausse sera effective ou pas, et qui vous rajoute un supplément vol de 120 euros par personne alors qu’à l’issue de la croisière j’apprendrais que je suis la seule à y avoir eu droit. Malgré 4 demandes de justificatifs sur ces augmentations avant mon départ, je n’aurai aucune réponse, alors que, je le sais aujourd’hui, lorsqu’il y a des augmentations par rapport au prix initial de la croisière cela ne peut émaner que de Costa, et que pour ce faire, Costa envoie des mails ou des fax à l’agence afin qu’elle répercute les hausses ! Donc je le dis clair et net évitez Côté Croisière !!!! De plus aucune personne ne vous renseignera sur votre séjour pour la bonne raison que votre interlocuteur ne sera plus jamais disponible dès lors que vous aurez versé les 30 % de réservation. L’agence sur le net qui reçoit le plus de faveurs de la part de croisiéristes confirmés est AZUR.
Attention : si vous choisissez de partir avec un (ou plusieurs) couple d’amis, un conseil dissociez vos réservations achetez une croisière pour M et Mme Durand, et une croisière pour M et Mme Dupont pas une croisière pour l’ensemble des personnes. En effet, si vous décidez d’acheter une prestation (style la carte all inclusive de Costa) si vous avez pris votre croisière communément cette carte devra obligatoirement être prise par tous les participants et non pas par cabine ! Vous pourrez toujours demander à votre agence de vous faire voyager sur le même vol, puis sur le bateau à être placés à la même table le soir (à faire dès votre arrivée auprès du maître d’hôtel, je l’ai fait sans aucun problème)
Deuxième point :
- bien définir sa destination, sa durée, ses besoins et ses envies.
Par exemple, si vous comptez faire un voyage, prendre votre temps pour entrer dans le cœur d’un pays et de ses habitants, ce n’est pas une croisière qu’il vous faut. La croisière est avant tout un séjour sur un paquebot de luxe avec un service impeccable et une rupture avec votre vie quotidienne, les escales sont trop courtes (un jour au mieux, une demie journée au pire) pour aller visiter une ville, ne comptez pas découvrir un pays. Par contre, les escales vous permettent de rentrer dans une carte postale vivante et de vous sortir pendant quelques heures du bateau, de vous endormir en un lieu et de vous réveiller dans un autre, et oui, c’est magique !
La durée est importante aussi, dans mon cas ce fut 17 jours dont le jour d’arrivée, 6 escales, 5 en mer consécutifs deux escales, un jour en mer, une escale, un jour en mer et le lendemain arrivée.
La première partie (les îles en Caraïbes) était sympa, même si les escales sont toujours trop courtes à mon goût, la deuxième avec les 5 jours en mer furent un mélange de calme très agréable et d’un potentiel ennuyeux (rien à l’horizon, ciel couvert), il faut savoir se lier aux autres, partager et occuper son temps pendant cette période, la dernière partie concernait deux îles et une ville européennes entrecoupée de deux jours en mer, partie fort agréable même si pour certains croisiéristes cette partie ne comptait que peu puisque les Caraïbes étaient bien loin déjà ! Donc, à mon avis, si ce n’est que la partie îles tropicales qui vous intéresse, ne prenez pas une croisière qui englobe autre chose que les Caraïbes, n’y rajoutez pas des jours en mer où à part le bateau et ses occupants vous ne voyez rien, à moins de le vouloir vraiment !
troisième point
- les tenues vestimentaires
si vous n’aimez pas vous habiller le soir, aller au restaurant tous les jours, si vous n’êtes pas à l’aise lors de soirées de gala, si le côté bling bling vous énerve et que malgré tout un séjour sur un paquebot vous tente…. Vous allez de suite penser que la croisière ce n’est pas pour vous ! Je vous dirais que vous vous trompez car finalement ce n’est pas ça, du moins chez Costa, c’est beaucoup moins formel, évidemment aller au resto en short, débardeur et tongs n’est pas conseillé, mais le feriez-vous à votre restaurant préféré ? Non ? Alors sur le bateau vous ne le ferez pas non plus. Bien sûr vous y verrez des paillettes et des satins, des bijoux scintillants au cou des dames et des smokings sur des messieurs, mais la majorité se contentera d’une robe dans laquelle on se sent jolie et à l’aise ou dans un pantalon de ville avec chemise sympa, agrémenté éventuellement d’une veste et ou d’une cravate, voilà il suffit d’être un peu élégant, et c’est souvent le cas quand on reste simple. Et ce n’est que pour une fois seulement, à la soirée du commandant, où même les serveurs sont tout beau, pour les autres soirées de gala c’est bien plus simple, rien n’est obligatoire, il suffit d’être convenable.
LE BUDGET
Gros point d’interrogation pour chacun avant de partir, même si votre croisière est en pension complète il faut savoir qu’il va y avoir des frais annexes d’importance.
Les boissons ne sont pas incluses, il faudra le prévoir avec les forfaits proposés par Costa, donc déterminer quels sont vos besoins journaliers (le mini-bar, eaux, bières, cocktails, apéritifs, cafés, sodas…) pour prendre la bonne formule et la mieux adaptée à vos besoins.
Vous pourrez acheter ses forfaits sur le site Costa ou une fois à bord avec la carte Costa
La carte Costa sera votre clef pour entrer dans votre cabine votre moyen de paiement à bord (aucunes espèces, ni CB, ni chèques ne sont pris à bord) et votre carte d’identité Costa
La carte Costa vous attend dans votre cabine dès votre arrivée mais à cet instant-là elle n’aura d’usage que celui d’une clef, il vous faudra l’enregistrer soit à une des bornes situées en divers endroits du Luminosa (très facile) ou à l’accueil. Je vous conseille de le faire avant même de défaire vos valises, elle vous permet d’enregistrer votre CB sur laquelle sera débité vos divers achats à bord (boissons, restaurant club payant, photos, boutiques, casino, playstation etc…), comme la carte sert aussi de pièce d’identité Costa lors des débarquements et des embarquements aux différentes escales, gardez la précieusement sur vous pendant tous vos déplacements à bord ou en dehors.
Normalement si vous avez choisi de prendre la « all inclusive » (détail dans la rubrique : les forfaits boissons) par l’intermédiaire du site Costa ou par votre agence, vous devriez voir au dos de votre carte Costa la mention « extra » ce qui vous permet de consommer immédiatement (attention bien vérifier que les notes présentées et que vous devrez contresigner, affichent 0.00 euros, sinon aucune réclamation ne sera prise en compte). Si, comme nous, rien n’est inscrit au dos de votre carte, il faudra vous rendre à l’accueil pour le signaler et ils vous apposeront une pastille qui sera reconnue par les différents serveurs que vous solliciterez.
LES DOCUMENTS UTILES
Outre votre carte Costa qu’il vous faudra en permanence sur vous, il vous faudra
Votre passeport (inutile d’emmener votre carte d’identité, le passeport suffit) que vous emmènerez avec vous à chaque escale
Votre permis de conduire si vous pensez louer un véhicule
LES BOBOS EN CROISIERE
Risque premier, le mal de mer : certains en sont atteints (personne parmi ceux que j’ai côtoyé) la cocculine et le bracelet anti nauséeux semblent en venir à bout.
Le mal de terre existe bien, j’en ai fait les frais quand j’ai posé les pieds sur la terre ferme après 5 jours de mer, tangage état nauséeux… , cela a duré toute la journée, sauf quand j’étais en voiture, puis après un jour en mer, ça s’est réduit à une demie journée mais en moins pénible, je n’ai pas trouvé d’autre solution que de remonter sur le bateau !
En suivant la glissade, et oui, le carrelage est lisse et brillant souvent mouillé car fréquemment nettoyé, donc les risques d’entorse de la cheville, du genou, des poignets sont réels, surtout autour des piscines.
Les problèmes intestinaux, une seule personne a été dérangée par ce souci, quelques imodiums et quelques smecta en ont eu raison.
VISITES MEDICALES A BORD
Un médecin est présent
Visite médicale en journée : 52 € pour la première visite, 40 € les suivantes
Visite médicale en cabine : 75 € pour la première visite, 50 € les suivantes
Visite médicale en nocturne : 90 €
Il faut savoir qu’il n’y a pas possibilité de la moindre intervention chirurgicale à bord (problème lors des journées en mer) même pas pour une appendicectomie, par contre, si un souci survient entre deux escales un hélico viendra vous chercher pour vous emmener à l’hôpital le plus proche (d’après ce que m’a rapporté Virginie qui tient l’information de Thibault notre hôte francophone).
En cas d’entorse, les cannes sont prêtées aux passagers
TROUSSE A PHARMACIE
Antalgiques, anti nauséeux, smecta, imodium, rcfuryl, spasfon, pommade pour massage, pommade pour entorse, bande velpeau, pansements, biafine, traitements contre le rhume (merci la clim) et la tracheite, anti-moustiques, anti histaminiques, vos traitements en cours. Des kleenex sont à disposition dans votre salle de bain .
Le moindre médicament acheté à bord coûte une fortune !
A SAVOIR : lors des escales, Costa met à la disposition des parents des poussettes pour les petits
LES FORFAITS BOISSONS (j’ai arrondi les sommes), les vins sont des vins italiens
COFFRET VIN « sélection spéciale » 5 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs +7 eaux minérales) 130 €
COFFRET VIN « classic » 6 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs + 7 eaux minérales) 104 €
COFFRET « easy collection » 4 bouteilles de vin (2 rouges + 2 blancs + 7 eaux minérales) 78 €
B&G (Boys and Girls) 20 conso sans alcool (soda, long drink sans alcool, agrumes pressés, thé froid, cocktail sans alcool, fruits mixés, sirop) 49 €
FORFAIT EAUX MINERALES - 13 bouteilles26€
FORFAIT EXPRESSO – 22 expressos + 3 style cappucino 32 €
ALL INCLUSIVE tout ce qui se trouve sur la carte des boissons, à tous les bars, tous les restos, (hors ceux notés d’un astérisque) alcoolisé ou non, chaud ou froid, ainsi que les fruits du bar de la fontaine à chocolat. Obligatoire pour tous les membres d’une même cabine, enfants inclus, et pour toute réservation de la croisière en combiné, d’où l’importance de dissocier les achats de croisière quand on part à plusieurs cabines. Compter environ 19/20€ par personne, je crois que c’est demi-tarif pour les enfants. Pour nos 17 jours de croisière il nous en a coûté 663 €, et on est rentré dans nos frais. Elle est valable dès l’entrée sur le bateau, jusqu’à la dernière minute.
Ses avantages : ne se poser aucune question sur nos consommations, il suffit juste de vérifier sur la carte que la boisson soit bien incluse puis la note quand on nous la présente pour la signer, aucune réclamation ne sera acceptée après la signature.
Ses inconvénients : qu’elle ne soit pas allouée pour toutes les boissons. Que les grands crus et le champagne soient exclus pourrait se comprendre, et dans ce cas- là faire une carte « prestige » à part, mais que dire du Perrier et pourquoi un whisky coca commandé est-il exclus alors qu’on peut prendre le whisky et le coca séparément sans problème (ce que fit un des croisiéristes qui nous signalé cette bizarrerie)
Personnellement je ne suis pas persuadée qu’elle soit rentable quand on a un enfant avec soi, il faut vraiment évaluer ses besoins quand on est en famille et faire ses calculs avant de réserver la « all in »
A ces forfaits, il vous faudra rajouter les excursions, que vous les preniez par Costa (sécurisantes mais très chères) ou que vous vouliez tout faire par vous-mêmes, il vous faudra ouvrir le porte-monnaie. Rajoutez les souvenirs locaux, et les boissons ou restos à l’extérieur du bateau, éventuellement les locations de véhicules, ou autres moyens de transport (taxis) et votre budget peut s’envoler. J’ai compté un voyageur supplémentaire en frais annexes, donc en clair si vous payez votre croisière 2000 euros/pers, rajoutez 2000 pour les frais (j’y inclus les dépenses à bord type photo, casino, boutique…), vous ne dépenserez sûrement pas tout (sauf si vous voulez beaucoup acheter en dehors du bateau, en détaxe ou autre), mais vous serez tranquilles, en sachant que j’avais pris le forfait « all in » sur internet (débité aussitôt) et donc je ne le comptabilise pas dans les frais.
Sur cette croisière il faut compter aussi « les frais de service » autant dire le pourboire obligatoire qui s’élève à 6 €/jour/pers adulte, ça fait une jolie somme à la fin, qui s’ajouteront au jour le jour sur votre carte Costa !
Vous pourrez suivre l’évolution de vos dépenses à bord sur l’écran de télévision de votre cabine au jour le jour, les frais de service y apparaitront puisqu’ils seront débités en fin de croisière.
Pour info : vos dépenses carte Costa seront débités le lendemain de votre retour (dans mon cas, arrivée le 14 mai, compte débité le 15 mai)
LES VALISES
A ce jour : Paris/Pointe à Pitre avec Air France = 23kgs x 2 par personne, mais méfiez-vous si vous devez rentrer en avion à votre retour ce ne sera plus que 23 kgs par personne, pour les bagages à main il faut compter 10 kgs/pers + un accessoire (type appareil photo en bandoulière, ordinateur, un grand sac à main)
Prévoyez des valises autour des 15/16 kgs, ça vous laisse une marge, rappelez-vous que les Antilles font des rhums formidables que vous ne pourrez ramener qu’en soute (pensez aussi au papier bulle et au scotch pour les emballer avant de rentrer, ça ne pèse rien et ça rend de grands services). Attention il n’y a pas de balance à bord pour vérifier le poids des valises au moment du départ, ça risque de se compliquer à l’aéroport de Nice pour ceux qui rentrent en avion, de peser sa valise, se rendre compte qu’elle est trop lourde, ouvrir les valises au milieu de tout le monde pour répartir les poids, sinon dès le 24ième kg c’est 55 € !
Par crainte de retard de bagages, je mets toujours dans ma valisette en cabine, 2 à 3 tenues complètes pour mon mari et moi, ainsi qu’un nécessaire de toilette (dans la limite des autorisations des compagnies aériennes) à mettre dans des pochettes transparentes vendues dans les grandes surfaces avec leur flaconnage, ou alors, moins pratique, une poche congélation qui se zippe.
Pour la même raison, je répartis dans mes deux valises en soute, les vêtements de Monsieur et de Madame, comme ça si une seule arrive on peut gérer
Ne vous encombrez pas de trop, 2 ou 3 jolies tenues pour Madame, 1 ou 2 costumes et cravates pour Monsieur, en sachant qu’il y a une soirée aux couleurs italiennes (vert, rouge, blanc) non obligatoire, le reste demeure des tenues de ville confortables pour le soir mignonnes robes pour Madame, et pantalons chemises pour Monsieur font l’affaire, sportwear pour la journée, de bonnes chaussures pour cavaler pendant les escales, maillots de bains, paréo, shorts anglais et t shirts, prévoyez pour une semaine de rechange, il y a un service lavage ou blanchissage à bord, sans compter que les vêtements légers peuvent être lavés en cabine et mis à sécher sur le balcon pendant la nuit (avec pinces à linge j’insiste)
Ne prenez pas de serviettes de toilette votre cabine en est équipée, ni de plage, Costa met à votre disposition des serviettes bleues autour des piscines, et des vertes pour vos sorties plage en excursion que vous partiez avec Costa ou pas, attention à ne pas les perdre, elles vous seront facturées 20€ dans ce cas, redéposez les en cabine après usage, elles seront remplacées par des propres.
ETIQUETAGE COSTA
Vous les recevrez avec votre carnet de voyage Costa une dizaine de jours avant de partir, pensez à les accrocher à vos valises depuis chez vous, c’est important, ces étiquettes permettent le repérage de votre bagage que vous n’aurez plus besoin de récupérer (sauf si votre vol province/Paris n’a pas été pris en charge avec votre achat de croisière, là ça se complique, vous devrez le signaler à l’aéroport de départ pour que votre valise soit acheminée jusqu’à Pointe à Pitre. Elles permettent au personnel Costa de vous déposer les valises devant votre porte de cabine le soir même de votre arrivée, ce qui est très appréciable
MA CABINE
C’est la 5214, situé à l’avant du bateau, elle comporte un balcon et se situe au 5ième étage, quasiment au milieu du Luminosa. Parfait !
Le nom de votre cabinier (Elaine pour nous) est signalé dès votre entrée dans les lieux, c’est elle ou lui qui s’occupera de l’intendance de votre chambre tout votre séjour.
La cabine est claire, bien équipée. 2 penderies une dans laquelle se trouve 3 gilets de sauvetage (pour 2) et des cintres, une autre comprenant elle aussi des cintres (au total une quinzaine) qui sont sans crochet donc pas pratique si on veut accrocher un vêtement en dehors de la penderie, pensez à en emmener un ou deux si vous voulez suspendre un vêtement pour le faire sécher par exemple, un placard avec 5 étagères et un coffre-fort personnel au milieu. L’ensemble est suffisant pour y placer tout son linge. Nous avons placé nos deux grosses valises sous le lit sans problème et les petites dans les grosses !
Face au lit, le long du mur un ensemble avec un bureau, et l’unique prise de courant (normes européennes) et différents petits placards pour y placer d’autres éléments dont nous ne nous sommes pas servis et où se trouve le mini bar. La TV est face au lit accrochée au mur et reçoit plusieurs chaînes dont TV5 monde et sur laquelle on peut vérifier nos dépenses quotidiennes entre autres (pour l’avoir très peu regardée, je ne peux dire combien de chaînes sont à disposition). Un téléphone est à disposition qui vous permet d’appeler directement une autre cabine, et de programmer votre réveil très facilement si besoin est . Pensez à amener une multiprise, je m’en suis servi pour mettre à charger mes différents appareils (téléphone, appareil photo)
Le lit est grand, c’est en fait deux lits de 90 accolés, un petite table de chevet de part et d’autre avec rangement et lampe de chevet indépendante.
Rajoutez un canapé (apparemment un convertible) une applique murale au-dessus de lui et une table basse
La salle de bain est correcte et suffisamment grande pour deux, un grand miroir avec une vasque et de chaque côté des étagères en verre pour y placer divers objets de toilette, en bas à gauche de la vasque un distributeur de mouchoir en papier, à droite un renfoncement avec un rouleau de papier toilette d’avance et possibilité de mettre encore des affaires de toilette. L’unique prise de courant est placée quasiment au plafond à droite ainsi qu’un miroir grossissant à une hauteur ahurissante idem pour les deux patères derrière la porte ! Pas pratique du tout !
La douche sans être grande est suffisante, un distributeur de gel douche (qui sent très bon) est rempli pour notre usage et une étagère est là pour placer nos shampoings et autres produits de toilette. Vous pouvez tirer un fil sur la largeur et en hauteur pour faire sécher un peu de linge. Personnellement j’ai préféré le mettre sur le dos des fauteuils sur le balcon, le cabinet de toilette est bien clos et le linge a du mal à sécher. Penser à emmener 6 pinces à linge car que ce soit dans la salle de bain ou sur le balcon votre linge risque soit de tomber soit de s’envoler !
A disposition : deux grandes serviettes de toilette, deux petites, un tapis de bain
En 17 jours nous aurons eu par deux fois une savonnette pour deux, un peu juste !
La chambre est faite deux fois par jour, ainsi que la salle de bain, les serviettes de toilette utilisées changées à chaque fois
Tous les soirs est déposé sur le lit le TODAY qui nous donne toutes les informations relatives à la journée du lendemain, aux différentes options des buffets, des tenues vestimentaires suggérées pour le diner et sa thématique quand il y en a une, les horaires des animations, des informations sur l’escale à venir et les propositions des excursions Costa, les différents RV, et quelques renseignements concernant la vitesse du bateau, les endroits traversés à certaines heures, la température prévue etc … le TODAY est très bien fait, c’est une mine !
ZONES FUMEURS
Le ¾ du bateau est non-fumeur, quasiment tous les bars ont une petite zone réservée aux fumeurs, ainsi qu’aux piscines, toutes les zones communes sont non-fumeur, il y a même un cigar loundge. Vous pouvez fumer dans votre cabine, (demandez un cendrier à votre cabinier) et sur votre balcon soyez prudent, pas de cendres ni de mégot jetés par-dessus la rambarde, vous risquez de mettre le feu ou d’envoyer tout ça chez votre voisin d’à côté ou d’en dessous.
NOTRE CROISIERE
5h Enregistrement des bagages
Rencontre avec un VF Felixien et un de ses amis, partis de Dordogne depuis la veille, ils ont fait 5O kms pour se rendre compte que Chriss avait oublié son passeport, donc retour, puis arrivés à l’aéroport de Mérignac, ils sont passés la nuit à l’extérieur sous la pluie, le vent et le froid, car l’aéroport ne rouvrait qu’à 5h !!!!!!
6h10 Départ de Bordeaux, arrivée à Orly 7h15
9h30 Première rencontre avec des membres VF, Gladfred qui sont 2, Virginie1978 qui sont 4, Vadijo qui sont 3, rcoucou qui sont 2 + leurs 2 cousins, c’est très agréable de mettre un visage sur des pseudos, et les visages sont avenants et sympathiques
11h Embarquement à bord d’un boeing 777 300 ER d’Air France (se fait par n° de siège, du fond de l’appareil vers l’avant) pour nous places confort 45 B et C (+ 50€/pers)
12h départ – à bord repas servi avec une mignonnette de planteur en guise d’apéritif
14H15 heure locale – Pointe à Pitre (20h15 heure de métropole)
POINTE A PITRE
Dès notre descente, prise en charge directe par Costa, pas de récupération des valises en soute (l’avantage de l’étiquetage Costa et des arrangements avec la douane de Pointe à Pitre avec Costa), pas de passage en douane, on suit les flèches tenues par des hôtesses pour nous rendre directement dans des bus climatisés qui nous attendent pour nous amener au port. Rapide et efficace. Il fait très chaud et il pleut. Les lieux traversés en bus sont très moches et ne donnent pas envie de s’attarder à Pointe à Pitre.
Arrivés au port, on se met en file pour le contrôle d’identité et douanier, scannage des bagages à main, confiscation des bouteilles d’alcool (qui seront rendues la veille du retour) puis prise d’une photo qui servira de reconnaissance physique à chaque descente du bateau conjointement à notre carte Costa qui nous attend à bord. C’est la partie la plus longue.
1h30 se sont écoulés entre notre arrivée à Pointe à Pitre et notre entrée sur le Luminosa qu’on découvre avec émerveillement, il est magnifique !
Une fois à bord, on se rend à notre cabine qui est ouverte, sur le lit est posée une pièce en plastique où déposer nos valises pour ne pas salir nos draps (bonne idée). Nous laissons nos bagages à main et partons de suite enregistrer notre CB à une borne au pont 3 pour valider notre carte Costa bien que nous ayons 48h pour le faire, mais on veut savoir si la « all in » fonctionne ! Donc direction le bar et la carte ne fonctionne pas, le serveur fait donc une note à la main, met une pastille sur notre carte et tout va bien (normalement il aurait fallu se rendre à l’accueil pour la même chose)
Nous allons en suivant au restaurant Taurus pour rencontrer le maître d’hôtel afin d’être placés avec un membre VF avec lequel j’ai lié une bonne relation sur le forum, Phiippe86, ce sera fait pour le soir même sans problème et avec le sourire en plus ! Nous le rencontrerons plus tard, avec son épouse Brigitte, car ils ont pris le vol de 15h30 au départ d’Orly.
Petite promenade de reconnaissance du Luminosa encore tranquille puisque tout le monde n’a pas embarqué très agréable
21h nous allons dîner, excellent repas, sauf qu’à 21h30 un premier appel au micro nous demande de nous présenter pour les consignes de sécurité, on attend le dessert, mais le serveur nous rassure disant qu’on a bien le temps, donc nous finissons notre repas tranquillement.
21h40 allons chercher nos gilets de sauvetage qu’on attache dans notre cabine puis nous nous rendons sur le pont en utilisant les escaliers muni du carton rouge qu’on doit remettre au personnel à l’entrée du pont pour prouver notre présence à l’exercice de sécurité. Le plus difficile n’est pas de rester planté pendant plus de 30 mn à écouter dans 6 langues comment attacher notre gilet, c’est de déambuler dans les couloirs du bateau qu’on ne connait absolument pas, se perdre, longer 2 fois le même couloir, enfin ça permet aussi de digérer et de nous réveiller !
Au retour, mon cher et tendre se rend compte qu’il n’a pas remis son ticket de présence, et donc repart pour réparer cet oubli !
Minuit le bateau quitte le quai, on n’aura rien vu de Pointe à Pitre, sauf le trajet (pas très engageant) en bus entre l’aéroport et le port !
FORT DE FRANCE
6h : Réveillée
6h30 : promenade à la découverte du Luminosa, beaucoup de francophones déjà debout (décalage horaire sûrement)
7h : ouverture des buffets au niveau 9 pour le petit déjeuner, beaucoup de choix entre salé et sucré, éviter les viennoiseries pas bonnes, jus d’orange frais et expresso grâce à la « all in »
8h : promenade sur les ponts supérieurs, beaucoup de vent, il fait chaud et le ciel est bleu, le personnel qu’on croise est très courtois, sauf le staff habillé en blanc qui nous snobe
11h : réunion francophone avec Lindsay et Thibault au théâtre Phoenix (niveau 2 et 3), présentation des différentes équipes (sport, animation, club enfant etc.), info sur les excursions Costa, le « tous à bord » (en fait il sera indiqué dans le Today l’heure du départ du bateau, le « tous à bord » est l’heure à laquelle les passerelles sont remontées, donc le mieux est de revenir au bateau 30 mn avant le « tous à bord » soit une heure avant le départ du Luminosa
Midi : le bateau est à quai, direction pour nous le marché des épices, une ligne bleue part du quai pour nous indiquer la direction à prendre pour aller vers le centre-ville – pratique – puis direction le bord de mer, sur la droite plusieurs rues parallèles (V Hugo, Blenac, Lamartine) chacune d’entre elles nous mène droit au marché (il faudra traverser une rue piétonne et on y est). Entre le Luminosa et le marché il faut compter 30 bonnes minutes à pied en marchant tranquillement. Le marché est petit on y trouve des fruits, des légumes, des rhums arrangés (aucun rhum blanc ils n’ont pas le droit), de la vanille et des épices. A l’étage se trouve le resto « chez Geneviève » où pour 14 euros on peut se régaler avec des plats locaux (accras, légumes exotiques, bananes plantain, etc…) boissons incluses, on y déjeune avec nos amis VF Philippe et Brigitte. A la sortie du marché sur la gauche se trouve au bout de la rue on y voit des palmiers et des colonnes vertes qui s’avèrent être l’entrée de Carrefour ! On y achètera le rhum blanc (le Neisson et le JM sont super), puis retour au bateau à pied tranquillement aux alentours de 15h30. Le rhum nous est confisqué à l’entrée du bateau, il doit nous être restitué la veille de notre arrivée en Italie.
J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu de Fort de France, c’est très joli, les gens sont gentils et serviables, mais attention tout est fermé le samedi après-midi !
SAINT MARTIN
Après avoir déjeuné au restaurant Taurus, nous débarquons vers midi 15, opération shopping, la journée est chaude et belle.
De suite à la gauche du Luminosa, nous avons pris le water-taxi (6$/pers AR) on vous donne un bracelet à conserver pour pouvoir le reprendre pour rentrer. Nous y serons avec les membres VF Vadijo qui ont rendez-vous avec leurs cousins qui vivent sur place, mais ils se sont râtés, Valérie a oublié son portable, et ils sont un peu stressés craignant de ne pas trouver leur famille ! Nous longeons la route du front de mer où se trouvent beaucoup de bars et de restos+ la plage, puis prenons une rue transversale pour nous retrouver dans la rue où se trouvent toutes les boutiques. De nombreuses marques de prestige sont présentes (pour ma part c’est Longchamp qui m’intéresse, attention mesdames, les sacs pliages ne sont pas remisés et coûtent aussi cher qu’en France, ce n’est pas le cas pour les sacs en cuir et le magasin ferme vers 15h, nous sommes dimanche). Beaucoup de choix pour les magasins hi-fi et photo (bien s’informer sur les modèles et les prix avant de venir à St Martin). Achetez dans les magasins officiels des marques, évitez les petites rues il y a beaucoup de copies, information donnée par un habitant local. Après quelques petits achats, nous retrouvons Valérie (Didier et leur fils Joris) qui auront finalement retrouvé leurs cousins pas loin de Philippe qui lui déjeune avec son fils et sa belle-fille, puis nous prenons un pot sur le bord de mer, nous aurons la chance de voir un petit bout de carnaval (qui a lieu le lendemain) et rentrons vers 16h.
Philipsburg est une jolie ville, mais il n’y a rien à faire, il y a beaucoup de monde sur la plage et dans les rues, c’est une ville dédiée au shopping détaxé ! Les restos et les bars du front de mer louent parasols et transats pour ceux qui veulent se baigner et Costa vous prête des serviettes vertes pour vos escales (voir rubrique Valises)
Le soir nous rencontrons rcoucou et ses cousins, son épouse Andrée s’est blessée au genou et craint de ne pouvoir faire la sortie de demain Saona, mais on insiste pour qu’elle vienne, ce serait trop dommage et trop triste de la savoir seule sur le Luminosa !
LA ROMANA
7h30 : le temps est gris nuageux et chaud
11h45 : rendez-vous au bar Antares avec le groupe VF (Philippe86, rcoucou et ses cousins (Andrée sera là), Virginie1978, Vadijo, Vivalex, amv 600 au total 20 personnes dont 4 enfants). Nous avons prévu une excursion privée avec Tropical Paradise que j’ai préparé depuis Janvier, en contact avec Cathy le tour opérator
12h15 : sortie du bateau, il nous faut passer le premier parking avec les bus (sûrement pour les excursions Costa), il nous faudra passer par une guitoune sur la gauche après le parking pour pouvoir sortir, puis à droite après un petit virage (20m) un taxi (Carlos) et un guide (Francisco) nous attendent pour nous conduire à Bayahibé où se trouve le bureau de Cathy.
30 à 40 mn plus tard nous sommes arrivés, Cathy nous attend et nous présente la photographe qui va nous accompagner pendant toute l’après-midi ainsi qu’une petite jeune femme dominicaine (Mata, je crois) pour aider à la cuisine. Accueil très chaleureux, et nous voilà partis en bateau pour Mano Juan plage de l’Ile de Saona. Heureusement que nous ne sommes pas plus nombreux, le bateau est plein à craquer ! Mise du gilet obligatoire !
Nous sommes le 30 avril et pour les dominicains c’est férié, donc nous ne verrons pas l’école et ses élèves puisque elle sera fermée, nous ne verrons pas non plus la nursery de tortues, car elles sont parties, l’éclosion ayant eu lieu 3 semaines auparavant ! Tant pis !
Après 20 mn d’un début de promenade sur l’eau fort sympathique, on croisera le bateau de l’excursion Costa, petit arrêt cuba libre et soda pour les enfants, face à une plage bondée (il semblerait que ce soit la plage de l’excursion Costa) et on repart pour 20 autres minutes et nous arrivons à Mano Juan, c’est super joli avec ses petites maisons toutes colorées, nous croiserons un seul groupe de touristes et aurons l’impression d’être seuls le reste du temps, très très agréable, nous marchons quelques petites minutes et découvrons avec ravissement le coin repas où le père de Cathy nous attend.
Face à la plage sont dressées 3 tables avec des bancs en bois placées en U, de vraies assiettes, de vrais verres et de vrais couverts et sur une table de présentation une magnifique salade composée de tomates, courgettes, laitue et autres, des légumes et une belle salade de fruits. Un apéritif nous est servi, et aussitôt après le repas commence – 1 langouste par personne (1/2 langouste nous sera servi à tous après), 1 cuisse de poulet, une saucisse, tout ceci grillé à la perfection, accompagnés de la salade composée très copieuse (nous ne la finirons pas), une salade de fruits frais, une part de cake coco/chocolat, et en boisson du rosé de Californie très frais (bon, diront ceux qui en boiront), du coca, de l’eau minérale l’ensemble à volonté, du café après le repas. Pour les enfants le plat sera le même la langouste en moins.
Les lieux sont très propres et des toilettes sont à notre disposition (nickel) !
Après le repas, une petite marche de 5 mn (histoire de passer entre les bicoques des marchandes des lieux) nous rapproche du bateau, puis baignade pour ceux qui le souhaitent pendant une petite demi-heure. Nous remontons sur le bateau et direction la mangrove (honnêtement aucun intérêt) puis la piscine naturelle où aura lieu la dernière baignade, il s’agit d’un endroit où l’eau atteint 60/ 80 cm de hauteur et où les enfants peuvent s’éclater ! Les grands aussi car du planteur leur sera servi dans l’eau, Cathy nous met de la musique et certains danseront au rythme du merengue, verre à la main. Le guide Francisco, qui nous a accompagnés, va chercher des étoiles de mer, en trouve deux et nous les ramène. Si vous en trouvez rappelez-vous que hors de l’eau elles meurent très vite alors s’il vous plait laissez-les en contact avec l’eau. Les touristes en tuent comme ça par centaines et les font disparaitre.
Nous avons essuyé deux averses et malgré ça nous sommes arrivés secs à bon port !
Alessia la très sympathique photographe a fait un cd pour chaque famille qu’elle nous vend 40 euros, chacun d’entre nous lui achètera tant on a passé une merveilleuse après-midi, certains craqueront sur le rhum dominicain que Cathy vend 10 $ dans son agence et c’est à la nuit tombée vers 19h30 que nous retournerons sur le Luminosa.
Le conseil de Cathy : ne pas sortir à la nuit tombée à la Romana, l’endroit n’est pas sûr du tout !
Cette excursion nous aura coûté 60 € + 10 € pour le taxi, les enfants payant moitié prix sauf le taxi le prix reste à 10 €. Ce fut une après-midi magnifique, une organisation du tonnerre ! Aucune fausse note n’est venue entacher cette excursion, même pas la pluie, attention aux moustiques à l’agence cependant, j’ai été piquée !
Pour ce joli moment qui reste un de mes meilleurs souvenirs de la croisière MERCI CATHY
Soirée sur le bateau, orchestre et danse, autour de la piscine, sculptures sur fruits et sur glace + pâtisseries magnifiques, mais très très bruyant !!!!
Le bateau reste à quai toute la nuit et ne repartira qu’à 7h le matin pour rejoindre Catalina, ce qui obligera les passagers qui veulent faire une excursion hors Costa à quitter le paquebot avant 6h45 !
CATALINA
La journée est fort belle, le ciel est clair et ensoleillé
Catalina est privatisée par Costa pour la journée, tout le staff descend pour préparer le buffet qui sera servi sur place, et des chaloupes feront des allées et venues toutes la journée pour déposer et ramener les croisiéristes à leur gré et, ce, toute la journée, des parasols et des transats sont à disposition sur la plage.
Pour descendre à Catalina, il faut aller récupérer les billets (gratuits) pour les chaloupes au pont 2 face à la réception et ce, uniquement au moment où on souhaite rejoindre l’île, inutile donc de se précipiter, les chaloupes couvertes font des navettes en permanence. Dernier retour 16h. Des activités sont prévues sur l’ïle (Stretching, match de volley, leçons de danse, aquagym… )
Attention le verre de bienvenue sur l’île vous sera facturé ! Pour les « all in » il faudra attendre d’être sur le bateau pour le faire annuler ! Pas de terminal informatique sur l’île c’est pour ça !
Il est possible de manger une langouste sur l’île, Philippe l’a fait.
Je suis restée sur le bateau et je me suis régalée avec le Luminosa quasi vide !
Ce soir soirée de gala « Cocktail de bienvenue du Commandant » avec possibilité de se faire photographier avec lui à 18 et 20h30 (suivant votre heure de repas). Pour nous ce sera Luminosa club, le restaurant payant (25 €/pers) où nous nous régalons, le repas est gastronomique, le service impeccable, la présentation super, et le restaurant (au 10ième étage) a un point de vue magnifique sur la mer !
LA TORTOLA
9h : RV avec le même groupe VF qui est parti à Saona pour aller jusqu’au ferry (SPEEDY’S), et nous rendre sur le site de Virgin Gorda
9h30 : à 800 m du bateau se trouve le ferry qui pour 38 $ vous emmènera jusqu’à Virgin Gorda + le taxi qui vous déposera au départ du site et ce, aller-retour, 2 tickets/personne vous seront remis (un pour le ferry, l’autre pour le taxi) + 1 bracelet à garder au poignet.
10h45 : départ du ferry (au lieu de 10h30), le bateau est confortable, on arrivera 40/45 mn plus tard, un taxi (ou plutôt un van d’une vingtaine de personnes) nous prend en charge, la conduite est musclée et en 10 mn nous sommes au parking qui jouxte l’unique restaurant « The top of the bath », nous décidons de déjeuner de suite, histoire de ne pas commencer notre ballade pour remonter et repartir ! Ce n’est pas terrible et plutôt cher, le choix est limité, ce que nous voyons en train de griller ou de cuire est réservé à l’excursion Costa à 99 euros ! Tant pis, on passe un bon moment avec Virginie1978 et Vadijo.
13h : hop on entame la descente, normalement avant de commencer nous aurions dû régler 3 $ mais ne voyant personne, on est donc partis prenant le chemin le plus court ! Ça glisse, les chaussures sont les bienvenues, première rencontre avec un granit énorme qui représente, naturellement, une tête de mort, à peine plus loin… la plage ! Magnifique ! Mais avant d’y arriver sur notre droite un bar de plage (un sprite = 2$) qui sert aussi à manger, et des toilettes ! Malgré le temps gris le paysage est merveilleux, des blocs de granit, un point de vue superbe et cela en un petit quart d’heure. Nous essuierons un peu de pluie mais rien de bien méchant. Malheureusement un genou me fait mal et je n’irai pas plus loin, par contre, alors que je remonte, notre petite équipe continue passant par les caves pour rejoindre la deuxième plage ! Ils ont adoré ! Elle semble encore plus belle que la première ! En remontant je vais croiser Gladfred qui ont eu une grosse pluie orageuse pendant qu’ils étaient au Top of the bath, pas nous et pourtant nous ne sommes qu’à ¼ d’heure de distance ! Ce n’est pour autant que le temps s’est rafraichi, il fait très chaud !
15h15 : nous prenons le taxi qui nous ramène au ferry, nous embarquons une première fois, puis sans raison précise on nous débarque et on nous met dans un deuxième ferry !
16h : sommes au port, 15 mn après nous sommes à bord du Luminosa
Prendre Speedy’s est une excellente option, nous n’avons eu aucun problème, tout est bien organisé.
La soirée sera tranquille et le coucher tôt !
En mer J1 – J2 – J3 – J4 – J5
Rattrapage du décalage horaire : à midi il sera 13h, ça va aussi réduire le temps du repas ! Et ce, chaque jour ! C’est là que je verrai au buffet, des personnes que je pensais être de mobilité plutôt lente, devenir de vrais bolides, passer devant tout le monde et bousculer tout ce qui peut les gêner pour atteindre leur but : manger !!!! Mais surtout manger avant tout le monde !!!! Nostalgie de la maison de retraite peut-être ? Je suis sûre que ce sont ces mêmes personnes qui font leurs courses aux heures de pointe alors qu’elles ne travaillent plus, et la queue devant ma supérette un quart d’heure avant son ouverture et se jettent à l’intérieur avec leur caddie histoire de dire qu’elles sont les premières rentrées !!!!
Pendant ces journées, le today devient indispensable puisque c’est lui qui vous indiquera tous les horaires des activités proposées à bord, qu’elles soient physiques (gym, cours de danses…) ou intellectuelles (quizz, cours d’italien…), des jeux (bingo), et des lieux où cela va se dérouler, une bibliothèque avec un espace internet est à disposition, deux boutiques avec des promos tous les soirs, les piscines sont prises d’assaut surtout aux heures des repas, c’est autour d’elles que sont les différents buffets du midi (la pizzeria fonctionne toute la journée jusqu’à tard le soir), les soirées s’animent avec différentes prestations autour de la piscine, dans certains bars où l’on peut danser, la discothèque, le casino et avec des soirées de gala. C’est durant ces journées en mer que je vais découvrir le bar de la fontaine à chocolat et ses locataires permanents (Gladfred), ça deviendra un lieu de rendez-vous incontournable, partages et rires assurés sans compter les brochettes de fruits incluses dans le « all in » autrement 0.90 € la brochette 1.02 € taxes incluses ! Nous n’y seront pas seuls, Virginie, Vadijo, Liisou, quelques fois Vivalex et sa mère Yvonne, nous y rejoindront pour peaufiner l’ambiance, surtout le soir où j’ai dit à tout le monde que je rencontrais de nous retrouver au bar Antarès pour fêter l’anniversaire surprise de Philippe et que j’avais juste un jour d’avance !
Il faut aussi savoir qu’au théâtre Phoenix, un spectacle est proposé tous les soirs durant le premier service, et durant le deuxième. Personnellement je n’irai que deux fois et serai déçue à chaque fois, mauvais choix peut-être de notre part, mais les costumes et les décors sont super, pour le reste c’est une question de goût personnel.
Pendant ces 5 jours, le ciel sera essentiellement gris et la mer d’huile, la température très agréable, quelques gouttes de pluie passagère. Un temps pour se reposer quoi ! Ce que nous ferons entrecoupé de jolis moments avec les membres VF, entre autre l’anniversaire surprise de Philippe, ou de amv600, et là la « all in » se justifiait pleinement !
La 5ième soirée sera celle du Gala du Commandant, là encore nous serons au Luminosa club pour un repas en amoureux !
Les enfants présents auront beaucoup profité du club Squok, et réclament à y aller ! Dommage pour le petit Nicolas qui n’a que 2 ans et demi et pour lequel rien n’est prévu ! Il s’est bien éclaté quand même, parfois même au détriment de ses parents !
SANTA CRUZ DE TENERIFE
Après le petit déjeuner, nous débarquons aux alentours de 9h15
Nous suivons la ligne bleue qui nous mène sur la droite à un grand bâtiment vitré (Fred Olsen) où à l’étage se trouve la compagnie de location de véhicules que j’ai réservé sur internet depuis la France pour 38.53 € de 10h à 16h sans avoir eu besoin de verser d’arrhes ! Accueil et service impeccable, dommage qu’ils ne parlent pas français, l’usage de l’anglais ou de l’espagnol, évidemment, vous sera utile.
www.cicar.com
Agence CICAR
Edifice Ciudad – local E1 – 38001 SANTA CRUZ DE TENERIFE
Tél : (0034) 922 244 097
10h : Donc on récupère une Opel Corsa (carburant sans plomb) réservoir à moitié plein, et nous voilà partis pour le village de Taganana, et direction San Andrès sans problème tout est bien flêché, même si la route serpente tout au long de la montagne que nous devons traverser de bout en bout, la route est impeccable et les points de vue superbes !
Nous arrivons sur place une heure plus tard, après une conduite gentillette, des petits arrêts photos, nous n’aurons croisé que très peu de véhicule durant notre trajet, une seule nous doublera, la température avoisine 29°, le ciel est limpide et notre destination finale superbe !!!!!
Nous rencontrerons une excursion Costa (celle en 4x4) qui ne fait que passer pour une petite collation.
L’endroit est sauvage, le sable noir sur la plage qui n’empêchent pas 5 ou 6 lézards humains d’y poser leur serviette et de s’y faire bronzer, rochers volcaniques taillés par les vagues, une petite digue où se trouvent 3 ou 4 pêcheurs à la ligne locaux.
Nous avions prévu d’aller à Orotava, puis au LORO park, et bien nous resterons sur place tellement nous avons aimé Taganana ! Ça c’est les vacances…. Et puis on se rend bien compte qu’à part Orotava, nous n’aurons pas le temps d’aller plus loin, donc on ne veut plus regarder la montre et décidons de stopper là puisque nous nous y plaisons
12h : Nous déjeunons local au resto « Casa Africa », (ils sont gentils et affables) et ceci, face à la plage ! Nous allons nous délecter d’une belle salade composée de tomates, olives, betteraves, carottes, salade, fraises, kiwi et papaye, graines exotiques diverses, accompagnée d’une vinaigrette très pimentée. Mon homme se régale avec du poulpe, alors que je choisis le poisson frit juste pêché et présenté avant cuisson, quelques pommes de terre cuites à l’eau de mer servent de légumes. Très copieux, 2 expressos pas bons du tout terminent le repas qui nous revient à 31 € ! Une promenade pour digérer et nous allons à un bar plus loin (chez Olga), où les serveurs sont moins affables (ils y servent de la paella pour ceux que ça intéressent) reprenons un café (1 € le café), toujours aussi mauvais.
13h30 Nous reprenons la route et c’est à 14h que nous atteindrons Santa Cruz de Ténérife !
Bien nous en a pris de partir plus tôt que prévu, tout le long des quais il y a des travaux et nous tournons, virons pour pouvoir accéder au port et rendre le véhicule ! Ça se terminera par la prise d’un sens interdit pour retrouver le bâtiment du loueur, très franchement ce fut une galère ! On n’a pas retrouvé le parking, donc stationnement sauvage à côté du poste de police, mon mari file vers l’agence de location pendant que j’attends, et finalement c’est un employé de chez Cicar qui ira garer la voiture après avoir méticuleusement inspecté le véhicule pour voir si on n’avait rien oublié, ça c’est gentil ! Dans l’affolement on n’aura même pas refait le niveau du réservoir !
15h15 : on est à bord
16h45 : on quitte Santa Cruz de Ténérife
Ce soir c’est grande surprise pour Philippe qui fête ses 60 ans organisée par Brigitte, sa douce, les membres VF ont tous rendez-vous au bar Antarès pour le lui souhaiter, mais avant à table c’est un gros, beau et excellent gâteau au chocolat qui lui est apporté par les serveurs (Johnhill et Goncalves) et le maitre d’hôtel qui lui chante « Joyeux Anniversaire », il ne s’attendait à rien et apparemment il a l’air ravi ! Le gâteau sera partagé avec tous les membres VF, et on fêtera dignement cet anniversaire avec un bon cocktail, merci la « all in » !
Minuit 30 : dodo
J’ai adoré cette escale, Santa Cruz est super joli, je ne m’attendais pas à ces paysages ni à autant de gentillesse de la part des locaux, pour la première fois depuis la Martinique, j’ai pu manger local, tout était réussi malgré le fait que nous soyons un peu perdus avant de rendre la voiture de location. En discutant avec d’autres croisiéristes qui ont fait tout autre chose, l’avis général est le même, c’est une escale fort appréciée.
MADERE – FUNCHAL
7h debout
8h30 : rendez-vous avec notre équipe VF pour prendre le téléphérique et faire les cestinhos par nous-mêmes
Les cestinhos : il s’agit de paniers qui peuvent accueillir jusqu’à 3 personnes, montés sur des patins de bois, qui sont tirés pour donner de l’élan, puis poussés par des hommes le long d’une descente un peu abrupte depuis le haut de Funchal, le Monte, sur 2,5 km à une vitesse de 20 km/h, ce n’est pas dangereux du tout, ils ont des chaussures à semelles spéciales, on dirait du pneu, qui leur permettent de freiner et d’arrêter les paniers.
Donc nous voilà descendus à quai, et là multitude de taxis sont à la queue leu leu proposant leurs services.
Je vois 3 personnes de notre groupe monter dans un taxi (ceux qui se sont blessés, dont Brigitte la veille et Andrée toujours pas remise de son genou), le vois démarrer. Le groupe à pied est déjà bien éloigné et je ne sais plus quoi faire, pas plus que Valérie, Didier (Vadijo) et leur fils de 8 ans Joris, bon ben tant pis on va prendre un taxi pour nous rendre en ville et prendre le téléphérique qui va nous emmener au Monte, on finira bien par les retrouver tous là-haut !
Allez hop en taxi, un couple se greffe à nous, et il nous en coûtera 20€/pers pour rejoindre le téléphérique, mais en arrivant au centre-ville où il doit déposer le couple, le taxi nous propose pour 35€/pers de faire le tour de l’île, incluant le marché, le jardin botanique, les cestinhos, la falaise et son téléphérique, un village de pêcheurs puis de nous déposer au pied du Luminosa en temps et heure !!!! Sur les conseils avisés du couple présent qui connait l’île, nous acceptons !
Le marché, on y voit des fruits exotiques dont des pommes cannelles de toute beauté, des fleurs magnifiques, en contrebas se trouve le marché aux poissons (très propre) je suis surprise par un poisson très long, noir avec de gros yeux globuleux, la partie arrière aplatie, et plein de petites dents toutes pointues (bien moche quoi !) c’est un espada, il y en a plein les étals, du thon, des murènes, des harengs, des rougets… à des prix défiant toute concurrence, durée de la visite 20 petites minutes.
En sortant du marché, Valérie décide d’acheter des cartes postales, et là je vois le prix des cigarettes (JPS noire), 2.20 € pour 3.95 € en Espagne et 6.50 € en France !!! Moins chères qu’en zone détaxée ! Donc c’est au Portugal qu’il vaut mieux faire le plein de cigarettes !
Notre taxi (Lionel) nous conduit au jardin botanique, sympa à faire car pas trop long (40/45 mn tranquillement) je vais découvrir un avocatier, arbre que je n’avais jamais vu ! Donc nous y verrons des plantes, un jardin bien entretenu, le Luminosa au loin, puis des oiseaux de toutes sortes, essentiellement des papagayos (perroquets) et des paons qui nous feront la roue ! L’entrée coûte environ 3 € je crois.
Direction le Monte : arrivés en haut nous découvrons les cestinhos et encore plus haut, une belle volée de marches plus tard on découvre une église dédiée à Charles de Hasbourg (fils de Sissi). Puis ce sera la descente en cestinhos pour Valérie, Didier et Joris. Alors qu’une queue est déjà constituée Lionel, sans qu’on lui demande quoi que ce soit, fait passer nos amis et a négocié la gratuité pour Joris ! 15 €/pers la descente ! Nous les précéderons en voiture pour ne pas rater les photos de l’arrivée !
Il est midi et on a faim, Lionel propose de nous emmener dans un beau restaurant avec un joli point de vue qui sert du poisson ! 10 à 15 mn plus tard nous arrivons à « O Barquieros » le restaurant en question, les poissons et crustacés sont tout frais, présentés sur un banc réfrigéré. Trop tentant, on s’installe. Le garçon et la majorité du personnel parle correctement le français, on ne passera pas de commande ce sera assortiment de poissons grillés. En attendant, une soupe de poisson nous est amenée, des beignets de morue succulents, une grande salade composée, et voilà notre plat qui arrive : mérou, moules, gambas tigre, cigale de mer (présentée d’abord vivante), espada, rouget et d’autres dont j’ai oublié le nom, tout ça grillé et avec 3 sauces différentes, une à l’avocat, une hyper piquante, et une vinaigrée avec de la tomate fraiche coupée en petit dés et des oignons, en accompagnement du riz façon madère, des pommes de terre, une assiette de légumes verts (choux, carottes, haricots verts et chou chou, tout cuit à la vapeur) 1 bouteille de vin blanc (très léger et très bon), 2 bouteilles d’eau, pas de dessert, du bon expresso pour les grands, total de la note 95 € par couple ! Plus que raisonnable compte-tenu de la qualité des mets présentés et de leur fraicheur, sans compter la quantité !
Nous retrouvons Lionel, qui nous conduit vers un village de pêcheurs où W. Chrurchill a séjourné pour peindre. Le petit port est très joli, les bateaux de pêche sont très colorés, les terrasses des cafés essentiellement occupées par des touristes anglais (on se demande pourquoi), et la petite chapelle des pêcheurs est bien à l’image du lieu, simple et ravissante.
Direction la plus haute falaise d’Europe (580m), le point de vue sur la mer est fantastique, il y a aussi un restaurant panoramique et un téléphérique fait la navette du haut vers le bas pour transporter des seaux en plastique remplis de pierres noires qui seront déchargés par un seul ouvrier qui se trouve tout en bas. C’est ce téléphérique que nous prendrons pour 5€/pers pour descendre, malgré mon vertige, je trouve ce moment génial car c’est franchement très beau ! Une fois en bas, on peut se promener sur un chemin qui longe le littoral.
Il est prévu qu’au-dessus de la falaise, suspendue dans le vide, doit être créé une terrasse dont le plancher sera vitré pour le panorama et sûrement des montées d’adrénaline pour le visiteur !
Il faut savoir aussi qu’à Madère, il n’y a pas de plage, tout le bord de mer est rocailleux, noir et volcanique, ce qui lui confère son côté sauvage.
15h30 Lionel nous dépose au pied du Luminosa.
Nous avons été ravis de notre journée à Funchal, à part ceux qui ont fait l’excursion Costa, nous avons été parmi les rares à faire autant en cette escale, hors cestinhos nous aurons dépensé 180 € à deux, en ayant mangé dans un super resto, à un rythme zen, avec un accompagnateur formidable (notre taxi Lionel) même s’il ne parlait qu’anglais, il a été entièrement à notre disposition et à notre écoute. En plus partager ces moments avec Valérie, Didier et Joris était génial.
Je ne sais pas combien il y avait de participants à la sortie Costa qui coûtait 99 €/pers, mais pour quasiment le même prix par personne nous étions 4 + un enfant ! Ce serait à refaire, je recommencerais de suite de la même manière !
UNE JOURNEE EN MER
Idéale pour commencer les valises !
MALAGA
Départ du bateau à 8h30
Pour ne pas perdre de temps nous prenons de suite un taxi en bas du bateau (15 €) qui nous dépose à la Cathédrale que nous visitons succinctement (c’est la messe) en attendant l’ouverture du musée Picasso à quelques mètres de là qui n’ouvre qu’à 10h
10h Nous entrons dans le musée, la maison où sont exposées les toiles est superbe, nous choisissons la formule « la Collection Picasso » faute de temps pour 6 €/pers, aucune des notices n’est en français et bien sûr les photos sont interdites. Picasso est né à Malaga où il a vécu pendant 19 ans, puis il est parti et n’est jamais revenu dans sa ville natale. La première salle expose des œuvres de Picasso avant sa période cubiste, les autres présentent des œuvres picturales cubistes, des sculptures, des poteries.
11h15 Petite promenade dans le quartier qui est très agréable, le temps est magnifique, puis nous retournons vers la Cathédrale où se trouvent les calèches pour le tour de Malaga et les taxis. 30 mn plus tard c’est avec un d’entre eux que nous retournerons au Luminosa à 11h45.
Le bateau appareille à 13h, nous allons déjeuner au buffet, thématique espagnole, c’est bon, pas vraiment espagnol mais bon !
L’après-midi se passe entre copains, petit repos, tri pour les valises, et la soirée se finira, comme d’habitude au bar de la fontaine à chocolat.
DERNIERE JOURNEE EN MER
Réunion francophone pour l’opération départ avec Lindsay
Nous avons rendez-vous pour le pot de l’au revoir avec les membres VF, comme d’habitude un moment toujours très sympa.
La journée se déroule tranquillement, il nous faut finaliser les valises (hors bagages à mains) que nous devrons déposer devant notre porte de cabine avant une heure du matin, il faudra éviter de se retrouver dans le couloir sans la clef, eh oui la porte se ferme toute seule, et penser à garder des vêtements de rechange pour le lendemain si on ne veut pas se retrouver à descendre en pyjama (pour ceux qui en mettent) alors que les valises ont déjà été débarquées.
On trouve sur notre lit une étiquette de couleur (pour nous ce sera blanc donc 8h45 prévu pour descendre) qu’on doit attacher à la poignée de nos valises. A notre descente du bateau, on devra les récupérer pour monter dans le bus qui nous ramène vers Nice aéroport.
Notre dernière soirée se finira à la fontaine au chocolat.
Grosse déception, on n’a quasiment vu personne de VF, donc on n’a pu dire au revoir qu’à très peu !
SAVONE/NICE
6h debout, mais le buffet n’ouvre qu’à 7h donc vérification de tous les meubles avant de sortir de la cabine, on range les derniers flacons (eh oui on se douche quand même avant de partir), il faut savoir qu’à 8h on doit rendre les cabines qui vont être nettoyées pour accueillir les prochains croisiéristes.
Dernier petit déjeuner
Puis direction le théâtre Phoenix pour le départ prévu à 8h45 pour les étiquettes blanches, avant nous ce sont les rouges. A part que là rien ne se passe, aucune information, aucun hôte Costa, rien de rien. On se retrouve par hasard avec Valérie et Didier qui attendent eux aussi, les hommes vont à la pêche aux infos, et reviennent bredouilles !!!! Au bout d’une demie heure d’attente ça devient pénible, d’autant qu’on a encore droit à ces personnes qui vont et viennent en vous marchant sur les pieds, vous cognent avec leur bagage sans s’excuser, je suis sûre ce sont les mêmes qui se précipitent au buffet !!! Finalement, avec ¾ d’heure de retard on voit passer un membre de Costa la main levée, on lui demande si ce sont les étiquettes blanches et il nous dit que oui, si on ne demande pas il n’y a aucun moyen de le savoir !
On quitte définitivement le bateau, mais pas nos excités du buffet, qui se jettent sur leurs valises se précipitent dans les bus (et ce n’est pas ce qui manque, les bus), on a perdu Valérie et Didier dans cette foire d’empoigne et eux aussi on ne leur dira pas au revoir !
Deux membres féminins de Costa sont devant un bus, et ne servent strictement à rien !
Ca y est, on est dans le bus, une personne s’y retrouve d’office alors qu’elle a ses valises dans un autre ! C’est une vraie pagaille !
En route pour Nice, le bus n’est pas de première fraicheur, c’est le moins que l’on puisse dire, mais bon, une pause pipi, et on arrive à l’aéroport sans encombre 2h plus tard, ce qui ne sera pas le cas de Felixien que l’on retrouve à l’aéroport qui a eu un bus qui est tombé en panne de batterie ! Quand je vous dis que les bus ne sont pas de première fraicheur… !
On rencontre Philippe et Brigitte qui reste à Nice tout le lendemain, et nos voisins de table qui attendent leur avion pour Strasbourg.
Nous déjeunons au restaurant de l’aéroport, fort bien.
Enregistrement des bagages : 3 kgs en trop = 55 euros à payer, et bien puisque c’est comme ça et qu’on ne peut les dispatcher dans nos bagages à main, on en rajoute 3 dans nos valises en soute, ça nous allégera celles que nous trimballons!
Nous arriverons sans encombre à Bordeaux.
Notre départ du Luminosa fut pitoyable, j’ai l’impression qu’on se débarrassait de nous ! L’organisation d’arrivée était impeccable, celle du départ lamentable ! On ne compte plus ! C’est quand même dommage de rester sur cette impression après 17 jours où on vous chouchoute, c’est peut-être pour nous préparer au retour au quotidien et qu’on ait moins de regrets !!!!!
Transatlantique sur le Costa Luminosa du 27 avril au 14 mai 2012 au départ de Bordeaux/Paris Orly/Pointe à Pitre
ESCALES ET MONNAIES :
Antilles - Guadeloupe – Pointe à Pitre (arrivée) euros, CB
Antilles - Martinique – Fort de France (12h 22h) euros, CB
Antilles - Saint Martin – Philipsburg (partie hollandaise) (12h 18h) euros et dollars US, CB République Dominicaine – La Romana- (13h 23h59) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1€), CB
République Dominicaine – Ile Catalina (9h 17h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
Iles vierges britanniques – La Tortola (9h 18h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
Antigua – (8h 14h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB
5 jours en mer
Iles Canaries – Santa Cruz de Ténérife (8h 17h) euros, CB
Portugal - Madère – Funchal (8h 17h) euros, CB
1 jour en mer
Espagne – Malaga (8h 13h) euros, CB
1 jour en mer
Italie – Savone (Gênes) arrivée 9h – bus pour Nice aéroport ou gare, euros, CB
AVANT LA CROISIERE
Première chose capitale :
- bien choisir l’agence avec laquelle on a décidé de partir, ne pas faire comme moi, prendre celle qui vous promet monts et merveilles pour finalement vous compter des hausses carburant (24 euros par personne) dès le mois de décembre alors qu’aucune agence ne peut savoir à 4 mois avant le départ si la hausse sera effective ou pas, et qui vous rajoute un supplément vol de 120 euros par personne alors qu’à l’issue de la croisière j’apprendrais que je suis la seule à y avoir eu droit. Malgré 4 demandes de justificatifs sur ces augmentations avant mon départ, je n’aurai aucune réponse, alors que, je le sais aujourd’hui, lorsqu’il y a des augmentations par rapport au prix initial de la croisière cela ne peut émaner que de Costa, et que pour ce faire, Costa envoie des mails ou des fax à l’agence afin qu’elle répercute les hausses ! Donc je le dis clair et net évitez Côté Croisière !!!! De plus aucune personne ne vous renseignera sur votre séjour pour la bonne raison que votre interlocuteur ne sera plus jamais disponible dès lors que vous aurez versé les 30 % de réservation. L’agence sur le net qui reçoit le plus de faveurs de la part de croisiéristes confirmés est AZUR.
Attention : si vous choisissez de partir avec un (ou plusieurs) couple d’amis, un conseil dissociez vos réservations achetez une croisière pour M et Mme Durand, et une croisière pour M et Mme Dupont pas une croisière pour l’ensemble des personnes. En effet, si vous décidez d’acheter une prestation (style la carte all inclusive de Costa) si vous avez pris votre croisière communément cette carte devra obligatoirement être prise par tous les participants et non pas par cabine ! Vous pourrez toujours demander à votre agence de vous faire voyager sur le même vol, puis sur le bateau à être placés à la même table le soir (à faire dès votre arrivée auprès du maître d’hôtel, je l’ai fait sans aucun problème)
Deuxième point :
- bien définir sa destination, sa durée, ses besoins et ses envies.
Par exemple, si vous comptez faire un voyage, prendre votre temps pour entrer dans le cœur d’un pays et de ses habitants, ce n’est pas une croisière qu’il vous faut. La croisière est avant tout un séjour sur un paquebot de luxe avec un service impeccable et une rupture avec votre vie quotidienne, les escales sont trop courtes (un jour au mieux, une demie journée au pire) pour aller visiter une ville, ne comptez pas découvrir un pays. Par contre, les escales vous permettent de rentrer dans une carte postale vivante et de vous sortir pendant quelques heures du bateau, de vous endormir en un lieu et de vous réveiller dans un autre, et oui, c’est magique !
La durée est importante aussi, dans mon cas ce fut 17 jours dont le jour d’arrivée, 6 escales, 5 en mer consécutifs deux escales, un jour en mer, une escale, un jour en mer et le lendemain arrivée.
La première partie (les îles en Caraïbes) était sympa, même si les escales sont toujours trop courtes à mon goût, la deuxième avec les 5 jours en mer furent un mélange de calme très agréable et d’un potentiel ennuyeux (rien à l’horizon, ciel couvert), il faut savoir se lier aux autres, partager et occuper son temps pendant cette période, la dernière partie concernait deux îles et une ville européennes entrecoupée de deux jours en mer, partie fort agréable même si pour certains croisiéristes cette partie ne comptait que peu puisque les Caraïbes étaient bien loin déjà ! Donc, à mon avis, si ce n’est que la partie îles tropicales qui vous intéresse, ne prenez pas une croisière qui englobe autre chose que les Caraïbes, n’y rajoutez pas des jours en mer où à part le bateau et ses occupants vous ne voyez rien, à moins de le vouloir vraiment !
troisième point
- les tenues vestimentaires
si vous n’aimez pas vous habiller le soir, aller au restaurant tous les jours, si vous n’êtes pas à l’aise lors de soirées de gala, si le côté bling bling vous énerve et que malgré tout un séjour sur un paquebot vous tente…. Vous allez de suite penser que la croisière ce n’est pas pour vous ! Je vous dirais que vous vous trompez car finalement ce n’est pas ça, du moins chez Costa, c’est beaucoup moins formel, évidemment aller au resto en short, débardeur et tongs n’est pas conseillé, mais le feriez-vous à votre restaurant préféré ? Non ? Alors sur le bateau vous ne le ferez pas non plus. Bien sûr vous y verrez des paillettes et des satins, des bijoux scintillants au cou des dames et des smokings sur des messieurs, mais la majorité se contentera d’une robe dans laquelle on se sent jolie et à l’aise ou dans un pantalon de ville avec chemise sympa, agrémenté éventuellement d’une veste et ou d’une cravate, voilà il suffit d’être un peu élégant, et c’est souvent le cas quand on reste simple. Et ce n’est que pour une fois seulement, à la soirée du commandant, où même les serveurs sont tout beau, pour les autres soirées de gala c’est bien plus simple, rien n’est obligatoire, il suffit d’être convenable.
LE BUDGET
Gros point d’interrogation pour chacun avant de partir, même si votre croisière est en pension complète il faut savoir qu’il va y avoir des frais annexes d’importance.
Les boissons ne sont pas incluses, il faudra le prévoir avec les forfaits proposés par Costa, donc déterminer quels sont vos besoins journaliers (le mini-bar, eaux, bières, cocktails, apéritifs, cafés, sodas…) pour prendre la bonne formule et la mieux adaptée à vos besoins.
Vous pourrez acheter ses forfaits sur le site Costa ou une fois à bord avec la carte Costa
La carte Costa sera votre clef pour entrer dans votre cabine votre moyen de paiement à bord (aucunes espèces, ni CB, ni chèques ne sont pris à bord) et votre carte d’identité Costa
La carte Costa vous attend dans votre cabine dès votre arrivée mais à cet instant-là elle n’aura d’usage que celui d’une clef, il vous faudra l’enregistrer soit à une des bornes situées en divers endroits du Luminosa (très facile) ou à l’accueil. Je vous conseille de le faire avant même de défaire vos valises, elle vous permet d’enregistrer votre CB sur laquelle sera débité vos divers achats à bord (boissons, restaurant club payant, photos, boutiques, casino, playstation etc…), comme la carte sert aussi de pièce d’identité Costa lors des débarquements et des embarquements aux différentes escales, gardez la précieusement sur vous pendant tous vos déplacements à bord ou en dehors.
Normalement si vous avez choisi de prendre la « all inclusive » (détail dans la rubrique : les forfaits boissons) par l’intermédiaire du site Costa ou par votre agence, vous devriez voir au dos de votre carte Costa la mention « extra » ce qui vous permet de consommer immédiatement (attention bien vérifier que les notes présentées et que vous devrez contresigner, affichent 0.00 euros, sinon aucune réclamation ne sera prise en compte). Si, comme nous, rien n’est inscrit au dos de votre carte, il faudra vous rendre à l’accueil pour le signaler et ils vous apposeront une pastille qui sera reconnue par les différents serveurs que vous solliciterez.
LES DOCUMENTS UTILES
Outre votre carte Costa qu’il vous faudra en permanence sur vous, il vous faudra
Votre passeport (inutile d’emmener votre carte d’identité, le passeport suffit) que vous emmènerez avec vous à chaque escale
Votre permis de conduire si vous pensez louer un véhicule
LES BOBOS EN CROISIERE
Risque premier, le mal de mer : certains en sont atteints (personne parmi ceux que j’ai côtoyé) la cocculine et le bracelet anti nauséeux semblent en venir à bout.
Le mal de terre existe bien, j’en ai fait les frais quand j’ai posé les pieds sur la terre ferme après 5 jours de mer, tangage état nauséeux… , cela a duré toute la journée, sauf quand j’étais en voiture, puis après un jour en mer, ça s’est réduit à une demie journée mais en moins pénible, je n’ai pas trouvé d’autre solution que de remonter sur le bateau !
En suivant la glissade, et oui, le carrelage est lisse et brillant souvent mouillé car fréquemment nettoyé, donc les risques d’entorse de la cheville, du genou, des poignets sont réels, surtout autour des piscines.
Les problèmes intestinaux, une seule personne a été dérangée par ce souci, quelques imodiums et quelques smecta en ont eu raison.
VISITES MEDICALES A BORD
Un médecin est présent
Visite médicale en journée : 52 € pour la première visite, 40 € les suivantes
Visite médicale en cabine : 75 € pour la première visite, 50 € les suivantes
Visite médicale en nocturne : 90 €
Il faut savoir qu’il n’y a pas possibilité de la moindre intervention chirurgicale à bord (problème lors des journées en mer) même pas pour une appendicectomie, par contre, si un souci survient entre deux escales un hélico viendra vous chercher pour vous emmener à l’hôpital le plus proche (d’après ce que m’a rapporté Virginie qui tient l’information de Thibault notre hôte francophone).
En cas d’entorse, les cannes sont prêtées aux passagers
TROUSSE A PHARMACIE
Antalgiques, anti nauséeux, smecta, imodium, rcfuryl, spasfon, pommade pour massage, pommade pour entorse, bande velpeau, pansements, biafine, traitements contre le rhume (merci la clim) et la tracheite, anti-moustiques, anti histaminiques, vos traitements en cours. Des kleenex sont à disposition dans votre salle de bain .
Le moindre médicament acheté à bord coûte une fortune !
A SAVOIR : lors des escales, Costa met à la disposition des parents des poussettes pour les petits
LES FORFAITS BOISSONS (j’ai arrondi les sommes), les vins sont des vins italiens
COFFRET VIN « sélection spéciale » 5 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs +7 eaux minérales) 130 €
COFFRET VIN « classic » 6 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs + 7 eaux minérales) 104 €
COFFRET « easy collection » 4 bouteilles de vin (2 rouges + 2 blancs + 7 eaux minérales) 78 €
B&G (Boys and Girls) 20 conso sans alcool (soda, long drink sans alcool, agrumes pressés, thé froid, cocktail sans alcool, fruits mixés, sirop) 49 €
FORFAIT EAUX MINERALES - 13 bouteilles26€
FORFAIT EXPRESSO – 22 expressos + 3 style cappucino 32 €
ALL INCLUSIVE tout ce qui se trouve sur la carte des boissons, à tous les bars, tous les restos, (hors ceux notés d’un astérisque) alcoolisé ou non, chaud ou froid, ainsi que les fruits du bar de la fontaine à chocolat. Obligatoire pour tous les membres d’une même cabine, enfants inclus, et pour toute réservation de la croisière en combiné, d’où l’importance de dissocier les achats de croisière quand on part à plusieurs cabines. Compter environ 19/20€ par personne, je crois que c’est demi-tarif pour les enfants. Pour nos 17 jours de croisière il nous en a coûté 663 €, et on est rentré dans nos frais. Elle est valable dès l’entrée sur le bateau, jusqu’à la dernière minute.
Ses avantages : ne se poser aucune question sur nos consommations, il suffit juste de vérifier sur la carte que la boisson soit bien incluse puis la note quand on nous la présente pour la signer, aucune réclamation ne sera acceptée après la signature.
Ses inconvénients : qu’elle ne soit pas allouée pour toutes les boissons. Que les grands crus et le champagne soient exclus pourrait se comprendre, et dans ce cas- là faire une carte « prestige » à part, mais que dire du Perrier et pourquoi un whisky coca commandé est-il exclus alors qu’on peut prendre le whisky et le coca séparément sans problème (ce que fit un des croisiéristes qui nous signalé cette bizarrerie)
Personnellement je ne suis pas persuadée qu’elle soit rentable quand on a un enfant avec soi, il faut vraiment évaluer ses besoins quand on est en famille et faire ses calculs avant de réserver la « all in »
A ces forfaits, il vous faudra rajouter les excursions, que vous les preniez par Costa (sécurisantes mais très chères) ou que vous vouliez tout faire par vous-mêmes, il vous faudra ouvrir le porte-monnaie. Rajoutez les souvenirs locaux, et les boissons ou restos à l’extérieur du bateau, éventuellement les locations de véhicules, ou autres moyens de transport (taxis) et votre budget peut s’envoler. J’ai compté un voyageur supplémentaire en frais annexes, donc en clair si vous payez votre croisière 2000 euros/pers, rajoutez 2000 pour les frais (j’y inclus les dépenses à bord type photo, casino, boutique…), vous ne dépenserez sûrement pas tout (sauf si vous voulez beaucoup acheter en dehors du bateau, en détaxe ou autre), mais vous serez tranquilles, en sachant que j’avais pris le forfait « all in » sur internet (débité aussitôt) et donc je ne le comptabilise pas dans les frais.
Sur cette croisière il faut compter aussi « les frais de service » autant dire le pourboire obligatoire qui s’élève à 6 €/jour/pers adulte, ça fait une jolie somme à la fin, qui s’ajouteront au jour le jour sur votre carte Costa !
Vous pourrez suivre l’évolution de vos dépenses à bord sur l’écran de télévision de votre cabine au jour le jour, les frais de service y apparaitront puisqu’ils seront débités en fin de croisière.
Pour info : vos dépenses carte Costa seront débités le lendemain de votre retour (dans mon cas, arrivée le 14 mai, compte débité le 15 mai)
LES VALISES
A ce jour : Paris/Pointe à Pitre avec Air France = 23kgs x 2 par personne, mais méfiez-vous si vous devez rentrer en avion à votre retour ce ne sera plus que 23 kgs par personne, pour les bagages à main il faut compter 10 kgs/pers + un accessoire (type appareil photo en bandoulière, ordinateur, un grand sac à main)
Prévoyez des valises autour des 15/16 kgs, ça vous laisse une marge, rappelez-vous que les Antilles font des rhums formidables que vous ne pourrez ramener qu’en soute (pensez aussi au papier bulle et au scotch pour les emballer avant de rentrer, ça ne pèse rien et ça rend de grands services). Attention il n’y a pas de balance à bord pour vérifier le poids des valises au moment du départ, ça risque de se compliquer à l’aéroport de Nice pour ceux qui rentrent en avion, de peser sa valise, se rendre compte qu’elle est trop lourde, ouvrir les valises au milieu de tout le monde pour répartir les poids, sinon dès le 24ième kg c’est 55 € !
Par crainte de retard de bagages, je mets toujours dans ma valisette en cabine, 2 à 3 tenues complètes pour mon mari et moi, ainsi qu’un nécessaire de toilette (dans la limite des autorisations des compagnies aériennes) à mettre dans des pochettes transparentes vendues dans les grandes surfaces avec leur flaconnage, ou alors, moins pratique, une poche congélation qui se zippe.
Pour la même raison, je répartis dans mes deux valises en soute, les vêtements de Monsieur et de Madame, comme ça si une seule arrive on peut gérer
Ne vous encombrez pas de trop, 2 ou 3 jolies tenues pour Madame, 1 ou 2 costumes et cravates pour Monsieur, en sachant qu’il y a une soirée aux couleurs italiennes (vert, rouge, blanc) non obligatoire, le reste demeure des tenues de ville confortables pour le soir mignonnes robes pour Madame, et pantalons chemises pour Monsieur font l’affaire, sportwear pour la journée, de bonnes chaussures pour cavaler pendant les escales, maillots de bains, paréo, shorts anglais et t shirts, prévoyez pour une semaine de rechange, il y a un service lavage ou blanchissage à bord, sans compter que les vêtements légers peuvent être lavés en cabine et mis à sécher sur le balcon pendant la nuit (avec pinces à linge j’insiste)
Ne prenez pas de serviettes de toilette votre cabine en est équipée, ni de plage, Costa met à votre disposition des serviettes bleues autour des piscines, et des vertes pour vos sorties plage en excursion que vous partiez avec Costa ou pas, attention à ne pas les perdre, elles vous seront facturées 20€ dans ce cas, redéposez les en cabine après usage, elles seront remplacées par des propres.
ETIQUETAGE COSTA
Vous les recevrez avec votre carnet de voyage Costa une dizaine de jours avant de partir, pensez à les accrocher à vos valises depuis chez vous, c’est important, ces étiquettes permettent le repérage de votre bagage que vous n’aurez plus besoin de récupérer (sauf si votre vol province/Paris n’a pas été pris en charge avec votre achat de croisière, là ça se complique, vous devrez le signaler à l’aéroport de départ pour que votre valise soit acheminée jusqu’à Pointe à Pitre. Elles permettent au personnel Costa de vous déposer les valises devant votre porte de cabine le soir même de votre arrivée, ce qui est très appréciable
MA CABINE
C’est la 5214, situé à l’avant du bateau, elle comporte un balcon et se situe au 5ième étage, quasiment au milieu du Luminosa. Parfait !
Le nom de votre cabinier (Elaine pour nous) est signalé dès votre entrée dans les lieux, c’est elle ou lui qui s’occupera de l’intendance de votre chambre tout votre séjour.
La cabine est claire, bien équipée. 2 penderies une dans laquelle se trouve 3 gilets de sauvetage (pour 2) et des cintres, une autre comprenant elle aussi des cintres (au total une quinzaine) qui sont sans crochet donc pas pratique si on veut accrocher un vêtement en dehors de la penderie, pensez à en emmener un ou deux si vous voulez suspendre un vêtement pour le faire sécher par exemple, un placard avec 5 étagères et un coffre-fort personnel au milieu. L’ensemble est suffisant pour y placer tout son linge. Nous avons placé nos deux grosses valises sous le lit sans problème et les petites dans les grosses !
Face au lit, le long du mur un ensemble avec un bureau, et l’unique prise de courant (normes européennes) et différents petits placards pour y placer d’autres éléments dont nous ne nous sommes pas servis et où se trouve le mini bar. La TV est face au lit accrochée au mur et reçoit plusieurs chaînes dont TV5 monde et sur laquelle on peut vérifier nos dépenses quotidiennes entre autres (pour l’avoir très peu regardée, je ne peux dire combien de chaînes sont à disposition). Un téléphone est à disposition qui vous permet d’appeler directement une autre cabine, et de programmer votre réveil très facilement si besoin est . Pensez à amener une multiprise, je m’en suis servi pour mettre à charger mes différents appareils (téléphone, appareil photo)
Le lit est grand, c’est en fait deux lits de 90 accolés, un petite table de chevet de part et d’autre avec rangement et lampe de chevet indépendante.
Rajoutez un canapé (apparemment un convertible) une applique murale au-dessus de lui et une table basse
La salle de bain est correcte et suffisamment grande pour deux, un grand miroir avec une vasque et de chaque côté des étagères en verre pour y placer divers objets de toilette, en bas à gauche de la vasque un distributeur de mouchoir en papier, à droite un renfoncement avec un rouleau de papier toilette d’avance et possibilité de mettre encore des affaires de toilette. L’unique prise de courant est placée quasiment au plafond à droite ainsi qu’un miroir grossissant à une hauteur ahurissante idem pour les deux patères derrière la porte ! Pas pratique du tout !
La douche sans être grande est suffisante, un distributeur de gel douche (qui sent très bon) est rempli pour notre usage et une étagère est là pour placer nos shampoings et autres produits de toilette. Vous pouvez tirer un fil sur la largeur et en hauteur pour faire sécher un peu de linge. Personnellement j’ai préféré le mettre sur le dos des fauteuils sur le balcon, le cabinet de toilette est bien clos et le linge a du mal à sécher. Penser à emmener 6 pinces à linge car que ce soit dans la salle de bain ou sur le balcon votre linge risque soit de tomber soit de s’envoler !
A disposition : deux grandes serviettes de toilette, deux petites, un tapis de bain
En 17 jours nous aurons eu par deux fois une savonnette pour deux, un peu juste !
La chambre est faite deux fois par jour, ainsi que la salle de bain, les serviettes de toilette utilisées changées à chaque fois
Tous les soirs est déposé sur le lit le TODAY qui nous donne toutes les informations relatives à la journée du lendemain, aux différentes options des buffets, des tenues vestimentaires suggérées pour le diner et sa thématique quand il y en a une, les horaires des animations, des informations sur l’escale à venir et les propositions des excursions Costa, les différents RV, et quelques renseignements concernant la vitesse du bateau, les endroits traversés à certaines heures, la température prévue etc … le TODAY est très bien fait, c’est une mine !
ZONES FUMEURS
Le ¾ du bateau est non-fumeur, quasiment tous les bars ont une petite zone réservée aux fumeurs, ainsi qu’aux piscines, toutes les zones communes sont non-fumeur, il y a même un cigar loundge. Vous pouvez fumer dans votre cabine, (demandez un cendrier à votre cabinier) et sur votre balcon soyez prudent, pas de cendres ni de mégot jetés par-dessus la rambarde, vous risquez de mettre le feu ou d’envoyer tout ça chez votre voisin d’à côté ou d’en dessous.
NOTRE CROISIERE
5h Enregistrement des bagages
Rencontre avec un VF Felixien et un de ses amis, partis de Dordogne depuis la veille, ils ont fait 5O kms pour se rendre compte que Chriss avait oublié son passeport, donc retour, puis arrivés à l’aéroport de Mérignac, ils sont passés la nuit à l’extérieur sous la pluie, le vent et le froid, car l’aéroport ne rouvrait qu’à 5h !!!!!!
6h10 Départ de Bordeaux, arrivée à Orly 7h15
9h30 Première rencontre avec des membres VF, Gladfred qui sont 2, Virginie1978 qui sont 4, Vadijo qui sont 3, rcoucou qui sont 2 + leurs 2 cousins, c’est très agréable de mettre un visage sur des pseudos, et les visages sont avenants et sympathiques
11h Embarquement à bord d’un boeing 777 300 ER d’Air France (se fait par n° de siège, du fond de l’appareil vers l’avant) pour nous places confort 45 B et C (+ 50€/pers)
12h départ – à bord repas servi avec une mignonnette de planteur en guise d’apéritif
14H15 heure locale – Pointe à Pitre (20h15 heure de métropole)
POINTE A PITRE
Dès notre descente, prise en charge directe par Costa, pas de récupération des valises en soute (l’avantage de l’étiquetage Costa et des arrangements avec la douane de Pointe à Pitre avec Costa), pas de passage en douane, on suit les flèches tenues par des hôtesses pour nous rendre directement dans des bus climatisés qui nous attendent pour nous amener au port. Rapide et efficace. Il fait très chaud et il pleut. Les lieux traversés en bus sont très moches et ne donnent pas envie de s’attarder à Pointe à Pitre.
Arrivés au port, on se met en file pour le contrôle d’identité et douanier, scannage des bagages à main, confiscation des bouteilles d’alcool (qui seront rendues la veille du retour) puis prise d’une photo qui servira de reconnaissance physique à chaque descente du bateau conjointement à notre carte Costa qui nous attend à bord. C’est la partie la plus longue.
1h30 se sont écoulés entre notre arrivée à Pointe à Pitre et notre entrée sur le Luminosa qu’on découvre avec émerveillement, il est magnifique !
Une fois à bord, on se rend à notre cabine qui est ouverte, sur le lit est posée une pièce en plastique où déposer nos valises pour ne pas salir nos draps (bonne idée). Nous laissons nos bagages à main et partons de suite enregistrer notre CB à une borne au pont 3 pour valider notre carte Costa bien que nous ayons 48h pour le faire, mais on veut savoir si la « all in » fonctionne ! Donc direction le bar et la carte ne fonctionne pas, le serveur fait donc une note à la main, met une pastille sur notre carte et tout va bien (normalement il aurait fallu se rendre à l’accueil pour la même chose)
Nous allons en suivant au restaurant Taurus pour rencontrer le maître d’hôtel afin d’être placés avec un membre VF avec lequel j’ai lié une bonne relation sur le forum, Phiippe86, ce sera fait pour le soir même sans problème et avec le sourire en plus ! Nous le rencontrerons plus tard, avec son épouse Brigitte, car ils ont pris le vol de 15h30 au départ d’Orly.
Petite promenade de reconnaissance du Luminosa encore tranquille puisque tout le monde n’a pas embarqué très agréable
21h nous allons dîner, excellent repas, sauf qu’à 21h30 un premier appel au micro nous demande de nous présenter pour les consignes de sécurité, on attend le dessert, mais le serveur nous rassure disant qu’on a bien le temps, donc nous finissons notre repas tranquillement.
21h40 allons chercher nos gilets de sauvetage qu’on attache dans notre cabine puis nous nous rendons sur le pont en utilisant les escaliers muni du carton rouge qu’on doit remettre au personnel à l’entrée du pont pour prouver notre présence à l’exercice de sécurité. Le plus difficile n’est pas de rester planté pendant plus de 30 mn à écouter dans 6 langues comment attacher notre gilet, c’est de déambuler dans les couloirs du bateau qu’on ne connait absolument pas, se perdre, longer 2 fois le même couloir, enfin ça permet aussi de digérer et de nous réveiller !
Au retour, mon cher et tendre se rend compte qu’il n’a pas remis son ticket de présence, et donc repart pour réparer cet oubli !
Minuit le bateau quitte le quai, on n’aura rien vu de Pointe à Pitre, sauf le trajet (pas très engageant) en bus entre l’aéroport et le port !
FORT DE FRANCE
6h : Réveillée
6h30 : promenade à la découverte du Luminosa, beaucoup de francophones déjà debout (décalage horaire sûrement)
7h : ouverture des buffets au niveau 9 pour le petit déjeuner, beaucoup de choix entre salé et sucré, éviter les viennoiseries pas bonnes, jus d’orange frais et expresso grâce à la « all in »
8h : promenade sur les ponts supérieurs, beaucoup de vent, il fait chaud et le ciel est bleu, le personnel qu’on croise est très courtois, sauf le staff habillé en blanc qui nous snobe
11h : réunion francophone avec Lindsay et Thibault au théâtre Phoenix (niveau 2 et 3), présentation des différentes équipes (sport, animation, club enfant etc.), info sur les excursions Costa, le « tous à bord » (en fait il sera indiqué dans le Today l’heure du départ du bateau, le « tous à bord » est l’heure à laquelle les passerelles sont remontées, donc le mieux est de revenir au bateau 30 mn avant le « tous à bord » soit une heure avant le départ du Luminosa
Midi : le bateau est à quai, direction pour nous le marché des épices, une ligne bleue part du quai pour nous indiquer la direction à prendre pour aller vers le centre-ville – pratique – puis direction le bord de mer, sur la droite plusieurs rues parallèles (V Hugo, Blenac, Lamartine) chacune d’entre elles nous mène droit au marché (il faudra traverser une rue piétonne et on y est). Entre le Luminosa et le marché il faut compter 30 bonnes minutes à pied en marchant tranquillement. Le marché est petit on y trouve des fruits, des légumes, des rhums arrangés (aucun rhum blanc ils n’ont pas le droit), de la vanille et des épices. A l’étage se trouve le resto « chez Geneviève » où pour 14 euros on peut se régaler avec des plats locaux (accras, légumes exotiques, bananes plantain, etc…) boissons incluses, on y déjeune avec nos amis VF Philippe et Brigitte. A la sortie du marché sur la gauche se trouve au bout de la rue on y voit des palmiers et des colonnes vertes qui s’avèrent être l’entrée de Carrefour ! On y achètera le rhum blanc (le Neisson et le JM sont super), puis retour au bateau à pied tranquillement aux alentours de 15h30. Le rhum nous est confisqué à l’entrée du bateau, il doit nous être restitué la veille de notre arrivée en Italie.
J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu de Fort de France, c’est très joli, les gens sont gentils et serviables, mais attention tout est fermé le samedi après-midi !
SAINT MARTIN
Après avoir déjeuné au restaurant Taurus, nous débarquons vers midi 15, opération shopping, la journée est chaude et belle.
De suite à la gauche du Luminosa, nous avons pris le water-taxi (6$/pers AR) on vous donne un bracelet à conserver pour pouvoir le reprendre pour rentrer. Nous y serons avec les membres VF Vadijo qui ont rendez-vous avec leurs cousins qui vivent sur place, mais ils se sont râtés, Valérie a oublié son portable, et ils sont un peu stressés craignant de ne pas trouver leur famille ! Nous longeons la route du front de mer où se trouvent beaucoup de bars et de restos+ la plage, puis prenons une rue transversale pour nous retrouver dans la rue où se trouvent toutes les boutiques. De nombreuses marques de prestige sont présentes (pour ma part c’est Longchamp qui m’intéresse, attention mesdames, les sacs pliages ne sont pas remisés et coûtent aussi cher qu’en France, ce n’est pas le cas pour les sacs en cuir et le magasin ferme vers 15h, nous sommes dimanche). Beaucoup de choix pour les magasins hi-fi et photo (bien s’informer sur les modèles et les prix avant de venir à St Martin). Achetez dans les magasins officiels des marques, évitez les petites rues il y a beaucoup de copies, information donnée par un habitant local. Après quelques petits achats, nous retrouvons Valérie (Didier et leur fils Joris) qui auront finalement retrouvé leurs cousins pas loin de Philippe qui lui déjeune avec son fils et sa belle-fille, puis nous prenons un pot sur le bord de mer, nous aurons la chance de voir un petit bout de carnaval (qui a lieu le lendemain) et rentrons vers 16h.
Philipsburg est une jolie ville, mais il n’y a rien à faire, il y a beaucoup de monde sur la plage et dans les rues, c’est une ville dédiée au shopping détaxé ! Les restos et les bars du front de mer louent parasols et transats pour ceux qui veulent se baigner et Costa vous prête des serviettes vertes pour vos escales (voir rubrique Valises)
Le soir nous rencontrons rcoucou et ses cousins, son épouse Andrée s’est blessée au genou et craint de ne pouvoir faire la sortie de demain Saona, mais on insiste pour qu’elle vienne, ce serait trop dommage et trop triste de la savoir seule sur le Luminosa !
LA ROMANA
7h30 : le temps est gris nuageux et chaud
11h45 : rendez-vous au bar Antares avec le groupe VF (Philippe86, rcoucou et ses cousins (Andrée sera là), Virginie1978, Vadijo, Vivalex, amv 600 au total 20 personnes dont 4 enfants). Nous avons prévu une excursion privée avec Tropical Paradise que j’ai préparé depuis Janvier, en contact avec Cathy le tour opérator
12h15 : sortie du bateau, il nous faut passer le premier parking avec les bus (sûrement pour les excursions Costa), il nous faudra passer par une guitoune sur la gauche après le parking pour pouvoir sortir, puis à droite après un petit virage (20m) un taxi (Carlos) et un guide (Francisco) nous attendent pour nous conduire à Bayahibé où se trouve le bureau de Cathy.
30 à 40 mn plus tard nous sommes arrivés, Cathy nous attend et nous présente la photographe qui va nous accompagner pendant toute l’après-midi ainsi qu’une petite jeune femme dominicaine (Mata, je crois) pour aider à la cuisine. Accueil très chaleureux, et nous voilà partis en bateau pour Mano Juan plage de l’Ile de Saona. Heureusement que nous ne sommes pas plus nombreux, le bateau est plein à craquer ! Mise du gilet obligatoire !
Nous sommes le 30 avril et pour les dominicains c’est férié, donc nous ne verrons pas l’école et ses élèves puisque elle sera fermée, nous ne verrons pas non plus la nursery de tortues, car elles sont parties, l’éclosion ayant eu lieu 3 semaines auparavant ! Tant pis !
Après 20 mn d’un début de promenade sur l’eau fort sympathique, on croisera le bateau de l’excursion Costa, petit arrêt cuba libre et soda pour les enfants, face à une plage bondée (il semblerait que ce soit la plage de l’excursion Costa) et on repart pour 20 autres minutes et nous arrivons à Mano Juan, c’est super joli avec ses petites maisons toutes colorées, nous croiserons un seul groupe de touristes et aurons l’impression d’être seuls le reste du temps, très très agréable, nous marchons quelques petites minutes et découvrons avec ravissement le coin repas où le père de Cathy nous attend.
Face à la plage sont dressées 3 tables avec des bancs en bois placées en U, de vraies assiettes, de vrais verres et de vrais couverts et sur une table de présentation une magnifique salade composée de tomates, courgettes, laitue et autres, des légumes et une belle salade de fruits. Un apéritif nous est servi, et aussitôt après le repas commence – 1 langouste par personne (1/2 langouste nous sera servi à tous après), 1 cuisse de poulet, une saucisse, tout ceci grillé à la perfection, accompagnés de la salade composée très copieuse (nous ne la finirons pas), une salade de fruits frais, une part de cake coco/chocolat, et en boisson du rosé de Californie très frais (bon, diront ceux qui en boiront), du coca, de l’eau minérale l’ensemble à volonté, du café après le repas. Pour les enfants le plat sera le même la langouste en moins.
Les lieux sont très propres et des toilettes sont à notre disposition (nickel) !
Après le repas, une petite marche de 5 mn (histoire de passer entre les bicoques des marchandes des lieux) nous rapproche du bateau, puis baignade pour ceux qui le souhaitent pendant une petite demi-heure. Nous remontons sur le bateau et direction la mangrove (honnêtement aucun intérêt) puis la piscine naturelle où aura lieu la dernière baignade, il s’agit d’un endroit où l’eau atteint 60/ 80 cm de hauteur et où les enfants peuvent s’éclater ! Les grands aussi car du planteur leur sera servi dans l’eau, Cathy nous met de la musique et certains danseront au rythme du merengue, verre à la main. Le guide Francisco, qui nous a accompagnés, va chercher des étoiles de mer, en trouve deux et nous les ramène. Si vous en trouvez rappelez-vous que hors de l’eau elles meurent très vite alors s’il vous plait laissez-les en contact avec l’eau. Les touristes en tuent comme ça par centaines et les font disparaitre.
Nous avons essuyé deux averses et malgré ça nous sommes arrivés secs à bon port !
Alessia la très sympathique photographe a fait un cd pour chaque famille qu’elle nous vend 40 euros, chacun d’entre nous lui achètera tant on a passé une merveilleuse après-midi, certains craqueront sur le rhum dominicain que Cathy vend 10 $ dans son agence et c’est à la nuit tombée vers 19h30 que nous retournerons sur le Luminosa.
Le conseil de Cathy : ne pas sortir à la nuit tombée à la Romana, l’endroit n’est pas sûr du tout !
Cette excursion nous aura coûté 60 € + 10 € pour le taxi, les enfants payant moitié prix sauf le taxi le prix reste à 10 €. Ce fut une après-midi magnifique, une organisation du tonnerre ! Aucune fausse note n’est venue entacher cette excursion, même pas la pluie, attention aux moustiques à l’agence cependant, j’ai été piquée !
Pour ce joli moment qui reste un de mes meilleurs souvenirs de la croisière MERCI CATHY
Soirée sur le bateau, orchestre et danse, autour de la piscine, sculptures sur fruits et sur glace + pâtisseries magnifiques, mais très très bruyant !!!!
Le bateau reste à quai toute la nuit et ne repartira qu’à 7h le matin pour rejoindre Catalina, ce qui obligera les passagers qui veulent faire une excursion hors Costa à quitter le paquebot avant 6h45 !
CATALINA
La journée est fort belle, le ciel est clair et ensoleillé
Catalina est privatisée par Costa pour la journée, tout le staff descend pour préparer le buffet qui sera servi sur place, et des chaloupes feront des allées et venues toutes la journée pour déposer et ramener les croisiéristes à leur gré et, ce, toute la journée, des parasols et des transats sont à disposition sur la plage.
Pour descendre à Catalina, il faut aller récupérer les billets (gratuits) pour les chaloupes au pont 2 face à la réception et ce, uniquement au moment où on souhaite rejoindre l’île, inutile donc de se précipiter, les chaloupes couvertes font des navettes en permanence. Dernier retour 16h. Des activités sont prévues sur l’ïle (Stretching, match de volley, leçons de danse, aquagym… )
Attention le verre de bienvenue sur l’île vous sera facturé ! Pour les « all in » il faudra attendre d’être sur le bateau pour le faire annuler ! Pas de terminal informatique sur l’île c’est pour ça !
Il est possible de manger une langouste sur l’île, Philippe l’a fait.
Je suis restée sur le bateau et je me suis régalée avec le Luminosa quasi vide !
Ce soir soirée de gala « Cocktail de bienvenue du Commandant » avec possibilité de se faire photographier avec lui à 18 et 20h30 (suivant votre heure de repas). Pour nous ce sera Luminosa club, le restaurant payant (25 €/pers) où nous nous régalons, le repas est gastronomique, le service impeccable, la présentation super, et le restaurant (au 10ième étage) a un point de vue magnifique sur la mer !
LA TORTOLA
9h : RV avec le même groupe VF qui est parti à Saona pour aller jusqu’au ferry (SPEEDY’S), et nous rendre sur le site de Virgin Gorda
9h30 : à 800 m du bateau se trouve le ferry qui pour 38 $ vous emmènera jusqu’à Virgin Gorda + le taxi qui vous déposera au départ du site et ce, aller-retour, 2 tickets/personne vous seront remis (un pour le ferry, l’autre pour le taxi) + 1 bracelet à garder au poignet.
10h45 : départ du ferry (au lieu de 10h30), le bateau est confortable, on arrivera 40/45 mn plus tard, un taxi (ou plutôt un van d’une vingtaine de personnes) nous prend en charge, la conduite est musclée et en 10 mn nous sommes au parking qui jouxte l’unique restaurant « The top of the bath », nous décidons de déjeuner de suite, histoire de ne pas commencer notre ballade pour remonter et repartir ! Ce n’est pas terrible et plutôt cher, le choix est limité, ce que nous voyons en train de griller ou de cuire est réservé à l’excursion Costa à 99 euros ! Tant pis, on passe un bon moment avec Virginie1978 et Vadijo.
13h : hop on entame la descente, normalement avant de commencer nous aurions dû régler 3 $ mais ne voyant personne, on est donc partis prenant le chemin le plus court ! Ça glisse, les chaussures sont les bienvenues, première rencontre avec un granit énorme qui représente, naturellement, une tête de mort, à peine plus loin… la plage ! Magnifique ! Mais avant d’y arriver sur notre droite un bar de plage (un sprite = 2$) qui sert aussi à manger, et des toilettes ! Malgré le temps gris le paysage est merveilleux, des blocs de granit, un point de vue superbe et cela en un petit quart d’heure. Nous essuierons un peu de pluie mais rien de bien méchant. Malheureusement un genou me fait mal et je n’irai pas plus loin, par contre, alors que je remonte, notre petite équipe continue passant par les caves pour rejoindre la deuxième plage ! Ils ont adoré ! Elle semble encore plus belle que la première ! En remontant je vais croiser Gladfred qui ont eu une grosse pluie orageuse pendant qu’ils étaient au Top of the bath, pas nous et pourtant nous ne sommes qu’à ¼ d’heure de distance ! Ce n’est pour autant que le temps s’est rafraichi, il fait très chaud !
15h15 : nous prenons le taxi qui nous ramène au ferry, nous embarquons une première fois, puis sans raison précise on nous débarque et on nous met dans un deuxième ferry !
16h : sommes au port, 15 mn après nous sommes à bord du Luminosa
Prendre Speedy’s est une excellente option, nous n’avons eu aucun problème, tout est bien organisé.
La soirée sera tranquille et le coucher tôt !
En mer J1 – J2 – J3 – J4 – J5
Rattrapage du décalage horaire : à midi il sera 13h, ça va aussi réduire le temps du repas ! Et ce, chaque jour ! C’est là que je verrai au buffet, des personnes que je pensais être de mobilité plutôt lente, devenir de vrais bolides, passer devant tout le monde et bousculer tout ce qui peut les gêner pour atteindre leur but : manger !!!! Mais surtout manger avant tout le monde !!!! Nostalgie de la maison de retraite peut-être ? Je suis sûre que ce sont ces mêmes personnes qui font leurs courses aux heures de pointe alors qu’elles ne travaillent plus, et la queue devant ma supérette un quart d’heure avant son ouverture et se jettent à l’intérieur avec leur caddie histoire de dire qu’elles sont les premières rentrées !!!!
Pendant ces journées, le today devient indispensable puisque c’est lui qui vous indiquera tous les horaires des activités proposées à bord, qu’elles soient physiques (gym, cours de danses…) ou intellectuelles (quizz, cours d’italien…), des jeux (bingo), et des lieux où cela va se dérouler, une bibliothèque avec un espace internet est à disposition, deux boutiques avec des promos tous les soirs, les piscines sont prises d’assaut surtout aux heures des repas, c’est autour d’elles que sont les différents buffets du midi (la pizzeria fonctionne toute la journée jusqu’à tard le soir), les soirées s’animent avec différentes prestations autour de la piscine, dans certains bars où l’on peut danser, la discothèque, le casino et avec des soirées de gala. C’est durant ces journées en mer que je vais découvrir le bar de la fontaine à chocolat et ses locataires permanents (Gladfred), ça deviendra un lieu de rendez-vous incontournable, partages et rires assurés sans compter les brochettes de fruits incluses dans le « all in » autrement 0.90 € la brochette 1.02 € taxes incluses ! Nous n’y seront pas seuls, Virginie, Vadijo, Liisou, quelques fois Vivalex et sa mère Yvonne, nous y rejoindront pour peaufiner l’ambiance, surtout le soir où j’ai dit à tout le monde que je rencontrais de nous retrouver au bar Antarès pour fêter l’anniversaire surprise de Philippe et que j’avais juste un jour d’avance !
Il faut aussi savoir qu’au théâtre Phoenix, un spectacle est proposé tous les soirs durant le premier service, et durant le deuxième. Personnellement je n’irai que deux fois et serai déçue à chaque fois, mauvais choix peut-être de notre part, mais les costumes et les décors sont super, pour le reste c’est une question de goût personnel.
Pendant ces 5 jours, le ciel sera essentiellement gris et la mer d’huile, la température très agréable, quelques gouttes de pluie passagère. Un temps pour se reposer quoi ! Ce que nous ferons entrecoupé de jolis moments avec les membres VF, entre autre l’anniversaire surprise de Philippe, ou de amv600, et là la « all in » se justifiait pleinement !
La 5ième soirée sera celle du Gala du Commandant, là encore nous serons au Luminosa club pour un repas en amoureux !
Les enfants présents auront beaucoup profité du club Squok, et réclament à y aller ! Dommage pour le petit Nicolas qui n’a que 2 ans et demi et pour lequel rien n’est prévu ! Il s’est bien éclaté quand même, parfois même au détriment de ses parents !
SANTA CRUZ DE TENERIFE
Après le petit déjeuner, nous débarquons aux alentours de 9h15
Nous suivons la ligne bleue qui nous mène sur la droite à un grand bâtiment vitré (Fred Olsen) où à l’étage se trouve la compagnie de location de véhicules que j’ai réservé sur internet depuis la France pour 38.53 € de 10h à 16h sans avoir eu besoin de verser d’arrhes ! Accueil et service impeccable, dommage qu’ils ne parlent pas français, l’usage de l’anglais ou de l’espagnol, évidemment, vous sera utile.
www.cicar.com
Agence CICAR
Edifice Ciudad – local E1 – 38001 SANTA CRUZ DE TENERIFE
Tél : (0034) 922 244 097
10h : Donc on récupère une Opel Corsa (carburant sans plomb) réservoir à moitié plein, et nous voilà partis pour le village de Taganana, et direction San Andrès sans problème tout est bien flêché, même si la route serpente tout au long de la montagne que nous devons traverser de bout en bout, la route est impeccable et les points de vue superbes !
Nous arrivons sur place une heure plus tard, après une conduite gentillette, des petits arrêts photos, nous n’aurons croisé que très peu de véhicule durant notre trajet, une seule nous doublera, la température avoisine 29°, le ciel est limpide et notre destination finale superbe !!!!!
Nous rencontrerons une excursion Costa (celle en 4x4) qui ne fait que passer pour une petite collation.
L’endroit est sauvage, le sable noir sur la plage qui n’empêchent pas 5 ou 6 lézards humains d’y poser leur serviette et de s’y faire bronzer, rochers volcaniques taillés par les vagues, une petite digue où se trouvent 3 ou 4 pêcheurs à la ligne locaux.
Nous avions prévu d’aller à Orotava, puis au LORO park, et bien nous resterons sur place tellement nous avons aimé Taganana ! Ça c’est les vacances…. Et puis on se rend bien compte qu’à part Orotava, nous n’aurons pas le temps d’aller plus loin, donc on ne veut plus regarder la montre et décidons de stopper là puisque nous nous y plaisons
12h : Nous déjeunons local au resto « Casa Africa », (ils sont gentils et affables) et ceci, face à la plage ! Nous allons nous délecter d’une belle salade composée de tomates, olives, betteraves, carottes, salade, fraises, kiwi et papaye, graines exotiques diverses, accompagnée d’une vinaigrette très pimentée. Mon homme se régale avec du poulpe, alors que je choisis le poisson frit juste pêché et présenté avant cuisson, quelques pommes de terre cuites à l’eau de mer servent de légumes. Très copieux, 2 expressos pas bons du tout terminent le repas qui nous revient à 31 € ! Une promenade pour digérer et nous allons à un bar plus loin (chez Olga), où les serveurs sont moins affables (ils y servent de la paella pour ceux que ça intéressent) reprenons un café (1 € le café), toujours aussi mauvais.
13h30 Nous reprenons la route et c’est à 14h que nous atteindrons Santa Cruz de Ténérife !
Bien nous en a pris de partir plus tôt que prévu, tout le long des quais il y a des travaux et nous tournons, virons pour pouvoir accéder au port et rendre le véhicule ! Ça se terminera par la prise d’un sens interdit pour retrouver le bâtiment du loueur, très franchement ce fut une galère ! On n’a pas retrouvé le parking, donc stationnement sauvage à côté du poste de police, mon mari file vers l’agence de location pendant que j’attends, et finalement c’est un employé de chez Cicar qui ira garer la voiture après avoir méticuleusement inspecté le véhicule pour voir si on n’avait rien oublié, ça c’est gentil ! Dans l’affolement on n’aura même pas refait le niveau du réservoir !
15h15 : on est à bord
16h45 : on quitte Santa Cruz de Ténérife
Ce soir c’est grande surprise pour Philippe qui fête ses 60 ans organisée par Brigitte, sa douce, les membres VF ont tous rendez-vous au bar Antarès pour le lui souhaiter, mais avant à table c’est un gros, beau et excellent gâteau au chocolat qui lui est apporté par les serveurs (Johnhill et Goncalves) et le maitre d’hôtel qui lui chante « Joyeux Anniversaire », il ne s’attendait à rien et apparemment il a l’air ravi ! Le gâteau sera partagé avec tous les membres VF, et on fêtera dignement cet anniversaire avec un bon cocktail, merci la « all in » !
Minuit 30 : dodo
J’ai adoré cette escale, Santa Cruz est super joli, je ne m’attendais pas à ces paysages ni à autant de gentillesse de la part des locaux, pour la première fois depuis la Martinique, j’ai pu manger local, tout était réussi malgré le fait que nous soyons un peu perdus avant de rendre la voiture de location. En discutant avec d’autres croisiéristes qui ont fait tout autre chose, l’avis général est le même, c’est une escale fort appréciée.
MADERE – FUNCHAL
7h debout
8h30 : rendez-vous avec notre équipe VF pour prendre le téléphérique et faire les cestinhos par nous-mêmes
Les cestinhos : il s’agit de paniers qui peuvent accueillir jusqu’à 3 personnes, montés sur des patins de bois, qui sont tirés pour donner de l’élan, puis poussés par des hommes le long d’une descente un peu abrupte depuis le haut de Funchal, le Monte, sur 2,5 km à une vitesse de 20 km/h, ce n’est pas dangereux du tout, ils ont des chaussures à semelles spéciales, on dirait du pneu, qui leur permettent de freiner et d’arrêter les paniers.
Donc nous voilà descendus à quai, et là multitude de taxis sont à la queue leu leu proposant leurs services.
Je vois 3 personnes de notre groupe monter dans un taxi (ceux qui se sont blessés, dont Brigitte la veille et Andrée toujours pas remise de son genou), le vois démarrer. Le groupe à pied est déjà bien éloigné et je ne sais plus quoi faire, pas plus que Valérie, Didier (Vadijo) et leur fils de 8 ans Joris, bon ben tant pis on va prendre un taxi pour nous rendre en ville et prendre le téléphérique qui va nous emmener au Monte, on finira bien par les retrouver tous là-haut !
Allez hop en taxi, un couple se greffe à nous, et il nous en coûtera 20€/pers pour rejoindre le téléphérique, mais en arrivant au centre-ville où il doit déposer le couple, le taxi nous propose pour 35€/pers de faire le tour de l’île, incluant le marché, le jardin botanique, les cestinhos, la falaise et son téléphérique, un village de pêcheurs puis de nous déposer au pied du Luminosa en temps et heure !!!! Sur les conseils avisés du couple présent qui connait l’île, nous acceptons !
Le marché, on y voit des fruits exotiques dont des pommes cannelles de toute beauté, des fleurs magnifiques, en contrebas se trouve le marché aux poissons (très propre) je suis surprise par un poisson très long, noir avec de gros yeux globuleux, la partie arrière aplatie, et plein de petites dents toutes pointues (bien moche quoi !) c’est un espada, il y en a plein les étals, du thon, des murènes, des harengs, des rougets… à des prix défiant toute concurrence, durée de la visite 20 petites minutes.
En sortant du marché, Valérie décide d’acheter des cartes postales, et là je vois le prix des cigarettes (JPS noire), 2.20 € pour 3.95 € en Espagne et 6.50 € en France !!! Moins chères qu’en zone détaxée ! Donc c’est au Portugal qu’il vaut mieux faire le plein de cigarettes !
Notre taxi (Lionel) nous conduit au jardin botanique, sympa à faire car pas trop long (40/45 mn tranquillement) je vais découvrir un avocatier, arbre que je n’avais jamais vu ! Donc nous y verrons des plantes, un jardin bien entretenu, le Luminosa au loin, puis des oiseaux de toutes sortes, essentiellement des papagayos (perroquets) et des paons qui nous feront la roue ! L’entrée coûte environ 3 € je crois.
Direction le Monte : arrivés en haut nous découvrons les cestinhos et encore plus haut, une belle volée de marches plus tard on découvre une église dédiée à Charles de Hasbourg (fils de Sissi). Puis ce sera la descente en cestinhos pour Valérie, Didier et Joris. Alors qu’une queue est déjà constituée Lionel, sans qu’on lui demande quoi que ce soit, fait passer nos amis et a négocié la gratuité pour Joris ! 15 €/pers la descente ! Nous les précéderons en voiture pour ne pas rater les photos de l’arrivée !
Il est midi et on a faim, Lionel propose de nous emmener dans un beau restaurant avec un joli point de vue qui sert du poisson ! 10 à 15 mn plus tard nous arrivons à « O Barquieros » le restaurant en question, les poissons et crustacés sont tout frais, présentés sur un banc réfrigéré. Trop tentant, on s’installe. Le garçon et la majorité du personnel parle correctement le français, on ne passera pas de commande ce sera assortiment de poissons grillés. En attendant, une soupe de poisson nous est amenée, des beignets de morue succulents, une grande salade composée, et voilà notre plat qui arrive : mérou, moules, gambas tigre, cigale de mer (présentée d’abord vivante), espada, rouget et d’autres dont j’ai oublié le nom, tout ça grillé et avec 3 sauces différentes, une à l’avocat, une hyper piquante, et une vinaigrée avec de la tomate fraiche coupée en petit dés et des oignons, en accompagnement du riz façon madère, des pommes de terre, une assiette de légumes verts (choux, carottes, haricots verts et chou chou, tout cuit à la vapeur) 1 bouteille de vin blanc (très léger et très bon), 2 bouteilles d’eau, pas de dessert, du bon expresso pour les grands, total de la note 95 € par couple ! Plus que raisonnable compte-tenu de la qualité des mets présentés et de leur fraicheur, sans compter la quantité !
Nous retrouvons Lionel, qui nous conduit vers un village de pêcheurs où W. Chrurchill a séjourné pour peindre. Le petit port est très joli, les bateaux de pêche sont très colorés, les terrasses des cafés essentiellement occupées par des touristes anglais (on se demande pourquoi), et la petite chapelle des pêcheurs est bien à l’image du lieu, simple et ravissante.
Direction la plus haute falaise d’Europe (580m), le point de vue sur la mer est fantastique, il y a aussi un restaurant panoramique et un téléphérique fait la navette du haut vers le bas pour transporter des seaux en plastique remplis de pierres noires qui seront déchargés par un seul ouvrier qui se trouve tout en bas. C’est ce téléphérique que nous prendrons pour 5€/pers pour descendre, malgré mon vertige, je trouve ce moment génial car c’est franchement très beau ! Une fois en bas, on peut se promener sur un chemin qui longe le littoral.
Il est prévu qu’au-dessus de la falaise, suspendue dans le vide, doit être créé une terrasse dont le plancher sera vitré pour le panorama et sûrement des montées d’adrénaline pour le visiteur !
Il faut savoir aussi qu’à Madère, il n’y a pas de plage, tout le bord de mer est rocailleux, noir et volcanique, ce qui lui confère son côté sauvage.
15h30 Lionel nous dépose au pied du Luminosa.
Nous avons été ravis de notre journée à Funchal, à part ceux qui ont fait l’excursion Costa, nous avons été parmi les rares à faire autant en cette escale, hors cestinhos nous aurons dépensé 180 € à deux, en ayant mangé dans un super resto, à un rythme zen, avec un accompagnateur formidable (notre taxi Lionel) même s’il ne parlait qu’anglais, il a été entièrement à notre disposition et à notre écoute. En plus partager ces moments avec Valérie, Didier et Joris était génial.
Je ne sais pas combien il y avait de participants à la sortie Costa qui coûtait 99 €/pers, mais pour quasiment le même prix par personne nous étions 4 + un enfant ! Ce serait à refaire, je recommencerais de suite de la même manière !
UNE JOURNEE EN MER
Idéale pour commencer les valises !
MALAGA
Départ du bateau à 8h30
Pour ne pas perdre de temps nous prenons de suite un taxi en bas du bateau (15 €) qui nous dépose à la Cathédrale que nous visitons succinctement (c’est la messe) en attendant l’ouverture du musée Picasso à quelques mètres de là qui n’ouvre qu’à 10h
10h Nous entrons dans le musée, la maison où sont exposées les toiles est superbe, nous choisissons la formule « la Collection Picasso » faute de temps pour 6 €/pers, aucune des notices n’est en français et bien sûr les photos sont interdites. Picasso est né à Malaga où il a vécu pendant 19 ans, puis il est parti et n’est jamais revenu dans sa ville natale. La première salle expose des œuvres de Picasso avant sa période cubiste, les autres présentent des œuvres picturales cubistes, des sculptures, des poteries.
11h15 Petite promenade dans le quartier qui est très agréable, le temps est magnifique, puis nous retournons vers la Cathédrale où se trouvent les calèches pour le tour de Malaga et les taxis. 30 mn plus tard c’est avec un d’entre eux que nous retournerons au Luminosa à 11h45.
Le bateau appareille à 13h, nous allons déjeuner au buffet, thématique espagnole, c’est bon, pas vraiment espagnol mais bon !
L’après-midi se passe entre copains, petit repos, tri pour les valises, et la soirée se finira, comme d’habitude au bar de la fontaine à chocolat.
DERNIERE JOURNEE EN MER
Réunion francophone pour l’opération départ avec Lindsay
Nous avons rendez-vous pour le pot de l’au revoir avec les membres VF, comme d’habitude un moment toujours très sympa.
La journée se déroule tranquillement, il nous faut finaliser les valises (hors bagages à mains) que nous devrons déposer devant notre porte de cabine avant une heure du matin, il faudra éviter de se retrouver dans le couloir sans la clef, eh oui la porte se ferme toute seule, et penser à garder des vêtements de rechange pour le lendemain si on ne veut pas se retrouver à descendre en pyjama (pour ceux qui en mettent) alors que les valises ont déjà été débarquées.
On trouve sur notre lit une étiquette de couleur (pour nous ce sera blanc donc 8h45 prévu pour descendre) qu’on doit attacher à la poignée de nos valises. A notre descente du bateau, on devra les récupérer pour monter dans le bus qui nous ramène vers Nice aéroport.
Notre dernière soirée se finira à la fontaine au chocolat.
Grosse déception, on n’a quasiment vu personne de VF, donc on n’a pu dire au revoir qu’à très peu !
SAVONE/NICE
6h debout, mais le buffet n’ouvre qu’à 7h donc vérification de tous les meubles avant de sortir de la cabine, on range les derniers flacons (eh oui on se douche quand même avant de partir), il faut savoir qu’à 8h on doit rendre les cabines qui vont être nettoyées pour accueillir les prochains croisiéristes.
Dernier petit déjeuner
Puis direction le théâtre Phoenix pour le départ prévu à 8h45 pour les étiquettes blanches, avant nous ce sont les rouges. A part que là rien ne se passe, aucune information, aucun hôte Costa, rien de rien. On se retrouve par hasard avec Valérie et Didier qui attendent eux aussi, les hommes vont à la pêche aux infos, et reviennent bredouilles !!!! Au bout d’une demie heure d’attente ça devient pénible, d’autant qu’on a encore droit à ces personnes qui vont et viennent en vous marchant sur les pieds, vous cognent avec leur bagage sans s’excuser, je suis sûre ce sont les mêmes qui se précipitent au buffet !!! Finalement, avec ¾ d’heure de retard on voit passer un membre de Costa la main levée, on lui demande si ce sont les étiquettes blanches et il nous dit que oui, si on ne demande pas il n’y a aucun moyen de le savoir !
On quitte définitivement le bateau, mais pas nos excités du buffet, qui se jettent sur leurs valises se précipitent dans les bus (et ce n’est pas ce qui manque, les bus), on a perdu Valérie et Didier dans cette foire d’empoigne et eux aussi on ne leur dira pas au revoir !
Deux membres féminins de Costa sont devant un bus, et ne servent strictement à rien !
Ca y est, on est dans le bus, une personne s’y retrouve d’office alors qu’elle a ses valises dans un autre ! C’est une vraie pagaille !
En route pour Nice, le bus n’est pas de première fraicheur, c’est le moins que l’on puisse dire, mais bon, une pause pipi, et on arrive à l’aéroport sans encombre 2h plus tard, ce qui ne sera pas le cas de Felixien que l’on retrouve à l’aéroport qui a eu un bus qui est tombé en panne de batterie ! Quand je vous dis que les bus ne sont pas de première fraicheur… !
On rencontre Philippe et Brigitte qui reste à Nice tout le lendemain, et nos voisins de table qui attendent leur avion pour Strasbourg.
Nous déjeunons au restaurant de l’aéroport, fort bien.
Enregistrement des bagages : 3 kgs en trop = 55 euros à payer, et bien puisque c’est comme ça et qu’on ne peut les dispatcher dans nos bagages à main, on en rajoute 3 dans nos valises en soute, ça nous allégera celles que nous trimballons!
Nous arriverons sans encombre à Bordeaux.
Notre départ du Luminosa fut pitoyable, j’ai l’impression qu’on se débarrassait de nous ! L’organisation d’arrivée était impeccable, celle du départ lamentable ! On ne compte plus ! C’est quand même dommage de rester sur cette impression après 17 jours où on vous chouchoute, c’est peut-être pour nous préparer au retour au quotidien et qu’on ait moins de regrets !!!!!
Itinéraire de huit jours en Gaspésie English translation pending
Bonjours,
Nous sommes en train d'organiser notre prochain voyage au canada pour Aout 2012... Nous irons dans la région de Charlevoix, puis nous voudrions aller en Gaspésie... C'est là que nous avons besoin de votre aide parce qu'on a des difficultés à établir notre itinéraire....
Nous finissons la région de Charlevoix par Bergeronne
Quel est le mieux pour la traversée? Forestville vers Rimouski?
Nous avions pensé faire comme ca: J1: Traversée Forestvile vers Rimouski. Puis route vers le parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspésie J2: Parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspesie J3: parc de la gaspesie vers perce. Nuit a perce J4: perce puis route vers le parc national de forillon. Nuit au parc de Forillon J5: parc national de forillon. Nuit au parc national de forillon J6: Parc national de forillon vers Baie des chaleurs. Nuit a baie des chaleurs J7: baie des chaleurs vers parc aux bics J8: parc aux bics J9: ensuite départ vers montreal...
Qu'en pensez vous?? On est branché randos, nature... on voudrait faire le moins de voiture possible... Du coup, est ce que vous pouvez nous dire si on aura le tps de bien profiter en faisant comme ca?
On est preneur: - d'idée de belle randos, activités(...) à faire dans chaque endroit ou on s'arrete - si vous avez de bonnes adresse pour dormir (B&B, camping... on est plutot petit budget)
Merci de nous aider...en 8 jours, on voudrait en voir le maximum..!!!!!
Quel est le mieux pour la traversée? Forestville vers Rimouski?
Nous avions pensé faire comme ca: J1: Traversée Forestvile vers Rimouski. Puis route vers le parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspésie J2: Parc de la gaspesie. Nuit au parc de la gaspesie J3: parc de la gaspesie vers perce. Nuit a perce J4: perce puis route vers le parc national de forillon. Nuit au parc de Forillon J5: parc national de forillon. Nuit au parc national de forillon J6: Parc national de forillon vers Baie des chaleurs. Nuit a baie des chaleurs J7: baie des chaleurs vers parc aux bics J8: parc aux bics J9: ensuite départ vers montreal...
Qu'en pensez vous?? On est branché randos, nature... on voudrait faire le moins de voiture possible... Du coup, est ce que vous pouvez nous dire si on aura le tps de bien profiter en faisant comme ca?
On est preneur: - d'idée de belle randos, activités(...) à faire dans chaque endroit ou on s'arrete - si vous avez de bonnes adresse pour dormir (B&B, camping... on est plutot petit budget)
Merci de nous aider...en 8 jours, on voudrait en voir le maximum..!!!!!
L'avenir du tourisme en Tunisie English translation pending
La Tunisie se cherche un deuxième souffle pour relancer le tourisme. Un an après sa révolution le pays multiplie les initiatives pour que son tourisme retrouve dynamisme et efficacité auprès des marchés émetteurs.
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En complément : La Tunisie veut attirer 6 millions de touristes en 2012. Lire la suite...
En complément : La Tunisie veut attirer 6 millions de touristes en 2012. Lire la suite...
Retour du monde: une semaine en Laponie finlandaise English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Votre aide pour peaufiner notre second séjour de trois semaines en Utah-Arizona English translation pending
Hello,
Je poste ici notre nouveau projet, nous partons le 13/05/2012 pour Los Angeles, retour le 02/06/2012 depuis Las Vegas.
Il s’agit de notre 3ème voyage dans l’Ouest, les deux précédents nous ayant conduits à travers les parcs de la Californie, du Nevada, de l’Utah et de l’Arizona, puis les parcs du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Dakota du Sud et du Wyoming.
Lors de ce voyage-ci, nous souhaitons revoir (et parfois approfondir) les parcs que nous avons préférés et aussi découvrir des endroits un rien moins classiques, dont j’ai eu connaissance en lisant les nombreux posts et carnets de voyage sur les différents forums.
J1 > BRU – LAX (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J2 > Balade le long de la côte (Venice Beach / Santa Monica / Malibu) + Sunset Bld / Hoolywood Bld / West Hollywood / Panneau Hlloywood / Kodak Theater / Walk of Fame (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J3 > Route vers Red Rock Canyon (480 km / 5h) + Visite (3-4h), puis Route vers Las Vegas (60 km / 1h) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J4 > Route vers Valley of Fire SP (90 km / 1h10) : White Domes + Wave of Fire jusqu'au Sunset, puis Route vers Las Vegas (90 km / 1h10) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J5 > un peu de shopping (quand-même !) puis Route vers Little Finland (100 km / 1h) pour Gold Butte, puis Route vers Zion via GRAFTON GHOSTTOWN (180 km / 2h) (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J6 > Visite de Zion : East Mesa Trail to Observation Point : 11 km / 3h + Many Pools / Emerald Pools (lower and upper): 5km / 2h + Taylor Creek (Double Arch Alcove) : 8,6 km / 2h (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J7 > Visite de Zion : Angels Landing Hike : 7km / 3h + Orderville Canyon / Canyon Overlook : 2km / 1h, puis route vers Bryce (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J8 > Visite de Bryce : Peekaboo Loop + Navajo loop + Queens garden : 6,5 miles / 5h - Mossy Cave (1h de rando) + Sunset à Bryce Canyon (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J9 > Visite de Bryce : Fairyland loop : 13 km / 4h, puis Kodachrome State Park (15 km / 20 min) : Panorama Trail : 10 km / 3h, l'après-midi pour la lumière (Ballerine Spire, Hat Shop, Secret Passage) + Eagle's view : 2km / 1h (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J10 > Visite de Grand Staircase Escalante (via Escalante - 55 km / 40 min) : Hole in the Rock Road + Devil's Garden : 2h + Zebra slot : 10 km / 4h + Cedar Wash Arch + Broken Bow Arch (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J11 > Visite de Grand Staircase Escalante : White Gosts : 3h + Willis Creek : 6km / 2h + Yellow Rock : 2-3h (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J12 > Route vers Arches (410 km / 4h50) : Thousand Mountain + Wedge Overlook + Little Grand Canyon + Swinging bridge + Spotted Wolf Overlook + Crystal Geyser, puis visite à Arches : Delicate Arch au sunset : 5 km / 2h (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J13 > Visite de Canyonlands, Island in the Sky (40 km / 50 min x 2) : Mesa Arch (sunrise) : 0,5 miles / 30 min + Grand View Point trail : 2 miles / 1h + White Rim Overlook + Upheaval Dome : 1,8 miles / 1h + Murphy Point Overlook : 4 miles / 2h + Rim trail + Fort bottom + Taylor Canyon : Moses & Zeus + Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Road (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J14 > Visite Arches : Double O arch via Devil's Garden Trail + Primitive Trail : 7 km / 3h + Ring Arch dans Courthouse Wash : 2h AR + Tower Arch / Marching Men + Bow Tie / Corona Arch (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J15 > Visite de Canyonlands, The Needles : Joint Trail vers Chesler Park : 17,8 km - 6h + Druid Arch via Chesler Park (Nuit au Rodeway Inn à Monticello)
J16 > Route (120 km / 1h30) : Valley of the Gods, puis route (60 km / 1h) : Monument Valley, puis Route vers Page (200 km / 2h15) (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J17 > Loterie à Paria pour CBN, si OK (youpie !) : Coyote Buttes North (The Wave) : 6 miles / 3h OU Alternative, au Sud de Grand Staircase Escalante, via Paria Contact Station : Buckskin Gulch + House Rock Valley Road / White Pocket + Wire Pass + Stud Horse Point + Waterholes Canyon (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J18 > Loterie à Paria pour CBN, si pas OK la veille OU Coyote Buttes South : Cottonwood Cove : 2-3 miles / 4h + Cottonwood Canyon Road : Yellow Rock, Castle Rock, Red Top, Paw Hole : 2-3 miles / 2h (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J19 > Lower + Upper Antelope Canyon (Upper à 11h), Horse shoe Bend : 3km / 1h, puis route vers Las Vegas (460 km / 5h15) (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J20 > Piscine, shopping à Las Vegas, bagages (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J21 > LAS – BRU
Pour arriver à ce résultat, j’ai lu pas mal de carnets de voyage, parcouru le site ouestusa.fr (une mine d’or, bien sûr), lu de nombreux posts.
Malgré tout, je ne suis certaine de rien, donc voici mes petites questions :
1/ est ce que ce parcours est cohérent ?
2/ est-ce que les randos prévues chaque jour ne sont pas trop ambitieuses (même si nous souhaitons marcher un maximum) ?
3/ est-ce que je n’ai pas oublié certains sites plus intéressants ?
4/ est-ce que j’ai prévu parfois trop de temps (ou pas assez) sur certains sites ?
5/ est-ce qu'il n'y a pas moyen d'optimiser J1 à J5 (Los Angeles - Las Vegas) ? idem pour J16 à J20 (de Moab à Las Vegas en passant par la région de Page )? une meilleure idée ?
Bref, qu’en pensez-vous ?!
Merci d’avance pour vos commentaires bienvenus. Notre premier voyage nous avait laissés un peu sur notre faim, nous n’avions fait que les principales randos dans les sites majeurs.
Par contre, je n’ai pas reprévu GCS (qui n’a pas été notre préféré), ni Capitol Reef.
À vous lire j’espère !
Stéphanie
Je poste ici notre nouveau projet, nous partons le 13/05/2012 pour Los Angeles, retour le 02/06/2012 depuis Las Vegas.
Il s’agit de notre 3ème voyage dans l’Ouest, les deux précédents nous ayant conduits à travers les parcs de la Californie, du Nevada, de l’Utah et de l’Arizona, puis les parcs du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Dakota du Sud et du Wyoming.
Lors de ce voyage-ci, nous souhaitons revoir (et parfois approfondir) les parcs que nous avons préférés et aussi découvrir des endroits un rien moins classiques, dont j’ai eu connaissance en lisant les nombreux posts et carnets de voyage sur les différents forums.
J1 > BRU – LAX (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J2 > Balade le long de la côte (Venice Beach / Santa Monica / Malibu) + Sunset Bld / Hoolywood Bld / West Hollywood / Panneau Hlloywood / Kodak Theater / Walk of Fame (Nuit à l'hôtel Days Inn Los Angeles LAX Airport/Venice Beach/Marina Del Ray)
J3 > Route vers Red Rock Canyon (480 km / 5h) + Visite (3-4h), puis Route vers Las Vegas (60 km / 1h) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J4 > Route vers Valley of Fire SP (90 km / 1h10) : White Domes + Wave of Fire jusqu'au Sunset, puis Route vers Las Vegas (90 km / 1h10) (Nuit à l'hôtel El Cortez Hotel & Casino à Las Vegas)
J5 > un peu de shopping (quand-même !) puis Route vers Little Finland (100 km / 1h) pour Gold Butte, puis Route vers Zion via GRAFTON GHOSTTOWN (180 km / 2h) (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J6 > Visite de Zion : East Mesa Trail to Observation Point : 11 km / 3h + Many Pools / Emerald Pools (lower and upper): 5km / 2h + Taylor Creek (Double Arch Alcove) : 8,6 km / 2h (Nuit à l'Hôtel Terrace Brook Lodge At Zion National Park de Springdale)
J7 > Visite de Zion : Angels Landing Hike : 7km / 3h + Orderville Canyon / Canyon Overlook : 2km / 1h, puis route vers Bryce (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J8 > Visite de Bryce : Peekaboo Loop + Navajo loop + Queens garden : 6,5 miles / 5h - Mossy Cave (1h de rando) + Sunset à Bryce Canyon (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J9 > Visite de Bryce : Fairyland loop : 13 km / 4h, puis Kodachrome State Park (15 km / 20 min) : Panorama Trail : 10 km / 3h, l'après-midi pour la lumière (Ballerine Spire, Hat Shop, Secret Passage) + Eagle's view : 2km / 1h (Nuit au Bybee's Steppingstone Motel à Tropic)
J10 > Visite de Grand Staircase Escalante (via Escalante - 55 km / 40 min) : Hole in the Rock Road + Devil's Garden : 2h + Zebra slot : 10 km / 4h + Cedar Wash Arch + Broken Bow Arch (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J11 > Visite de Grand Staircase Escalante : White Gosts : 3h + Willis Creek : 6km / 2h + Yellow Rock : 2-3h (Nuit au Circle D Motel à Escalante)
J12 > Route vers Arches (410 km / 4h50) : Thousand Mountain + Wedge Overlook + Little Grand Canyon + Swinging bridge + Spotted Wolf Overlook + Crystal Geyser, puis visite à Arches : Delicate Arch au sunset : 5 km / 2h (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J13 > Visite de Canyonlands, Island in the Sky (40 km / 50 min x 2) : Mesa Arch (sunrise) : 0,5 miles / 30 min + Grand View Point trail : 2 miles / 1h + White Rim Overlook + Upheaval Dome : 1,8 miles / 1h + Murphy Point Overlook : 4 miles / 2h + Rim trail + Fort bottom + Taylor Canyon : Moses & Zeus + Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Road (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J14 > Visite Arches : Double O arch via Devil's Garden Trail + Primitive Trail : 7 km / 3h + Ring Arch dans Courthouse Wash : 2h AR + Tower Arch / Marching Men + Bow Tie / Corona Arch (Nuit au Silver Sage Motel à Moab)
J15 > Visite de Canyonlands, The Needles : Joint Trail vers Chesler Park : 17,8 km - 6h + Druid Arch via Chesler Park (Nuit au Rodeway Inn à Monticello)
J16 > Route (120 km / 1h30) : Valley of the Gods, puis route (60 km / 1h) : Monument Valley, puis Route vers Page (200 km / 2h15) (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J17 > Loterie à Paria pour CBN, si OK (youpie !) : Coyote Buttes North (The Wave) : 6 miles / 3h OU Alternative, au Sud de Grand Staircase Escalante, via Paria Contact Station : Buckskin Gulch + House Rock Valley Road / White Pocket + Wire Pass + Stud Horse Point + Waterholes Canyon (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J18 > Loterie à Paria pour CBN, si pas OK la veille OU Coyote Buttes South : Cottonwood Cove : 2-3 miles / 4h + Cottonwood Canyon Road : Yellow Rock, Castle Rock, Red Top, Paw Hole : 2-3 miles / 2h (Nuit au Red Rock Motel à Page)
J19 > Lower + Upper Antelope Canyon (Upper à 11h), Horse shoe Bend : 3km / 1h, puis route vers Las Vegas (460 km / 5h15) (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J20 > Piscine, shopping à Las Vegas, bagages (Nuit à l'hôtel Stratosphère à Las Vegas)
J21 > LAS – BRU
Pour arriver à ce résultat, j’ai lu pas mal de carnets de voyage, parcouru le site ouestusa.fr (une mine d’or, bien sûr), lu de nombreux posts.
Malgré tout, je ne suis certaine de rien, donc voici mes petites questions :
1/ est ce que ce parcours est cohérent ?
2/ est-ce que les randos prévues chaque jour ne sont pas trop ambitieuses (même si nous souhaitons marcher un maximum) ?
3/ est-ce que je n’ai pas oublié certains sites plus intéressants ?
4/ est-ce que j’ai prévu parfois trop de temps (ou pas assez) sur certains sites ?
5/ est-ce qu'il n'y a pas moyen d'optimiser J1 à J5 (Los Angeles - Las Vegas) ? idem pour J16 à J20 (de Moab à Las Vegas en passant par la région de Page )? une meilleure idée ?
Bref, qu’en pensez-vous ?!
Merci d’avance pour vos commentaires bienvenus. Notre premier voyage nous avait laissés un peu sur notre faim, nous n’avions fait que les principales randos dans les sites majeurs.
Par contre, je n’ai pas reprévu GCS (qui n’a pas été notre préféré), ni Capitol Reef.
À vous lire j’espère !
Stéphanie
Traversée du Tibet à vélo (Chengdu - Lhassa- Katmandou) English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir parcouru le forum et lu pas mal de discussions au sujet de l'entrée au tibet, des questions restent en suspens!
Est-il toujours possible, depuis les évènements de mars 2008, d'entrer au Tibet via la Chine sans permis ou au moins sans guide? Connaissez vous des cyclotouristes l'ayant fait récemment?! Nous avons entendu parlé de quelques réussites en 2007 mais rien depuis! Le guide du routard 2011 annonce que cela est possible mais difficile de se faire une opinion à partir d'un livre!!
De plus, qu'en est-il de la route entre Lhassa et Katmandou? Faut-il un permis?!
Merci d'avance pour vos réponses!
Mick & Julie
Après avoir parcouru le forum et lu pas mal de discussions au sujet de l'entrée au tibet, des questions restent en suspens!
Est-il toujours possible, depuis les évènements de mars 2008, d'entrer au Tibet via la Chine sans permis ou au moins sans guide? Connaissez vous des cyclotouristes l'ayant fait récemment?! Nous avons entendu parlé de quelques réussites en 2007 mais rien depuis! Le guide du routard 2011 annonce que cela est possible mais difficile de se faire une opinion à partir d'un livre!!
De plus, qu'en est-il de la route entre Lhassa et Katmandou? Faut-il un permis?!
Merci d'avance pour vos réponses!
Mick & Julie
De l'Inde aux Maldives en 30 jours (13 janvier-13 février 2012) English translation pending
Compte rendu de voyage de l'Inde aux îles maldives 13 janvier au 13 février 2012
Les photos de ce voyage sont visibles sur cet album : Indes Maldives
Des vidéos sont également disponibles sur cette page : Youtube
LYON - PARIS et CDG - DELHI via DUBAI Partir un mois ce n'est pas rien dans nos vies bien rangées... Emmener les bonnes fringues et l'indispensable est toujours assez cornélien, d'autant que sur place nous traverserons plusieurs climats, des populations aux sensibilités différentes et des terrains plus ou moins praticables. C'est là que les blogs lus sur Internet sont de vrais mines d'or d'infos. Grâce à quelques témoignages, nous avons pu condensé la check list idéale en 2 valises légères et surtout mieux organisées.L'avion du premier vol est confortable (777) mais il manque comme souvent ces quelques degrés d'inclinaison du siège qui permettraient de bien dormir. Nous arrivons donc à Dubaï un peu naze dans le duty free de l'aéroport qui ressemble à Part dieu au moment des fêtes même à 6 heures du mat. Un petit break au Starbuck et nous voila repartis ...! En arrivant à New Delhi, les formalités douanières sont très longues et ce n'est qu'après 1h30 que nous sortons de l'aéroport. Un petit gars tout timide nous attend avec une pancarte "Pascal et Florence" Namaste, I'am Jitu, Asif your driver is not here, he's with guests in Madras, i'll be your driver few days." Bon ça commence bien le chauffeur a changé ;--). Enfin celui là à l'air très gentil et se démène comme un beau diable pour trouver notre hôtel, bien caché au coeur de Pahar Ganj. C'est le premier contact avec Delhi et ce quartier est vraiment d'une densité incroyable. De minuscules ruelles où rickshaws, bus, taxis et piétons se croisent en complète anarchie ! La voiture de Jitou est quasi neuve et nous tremblons un peu pour la carrosserie.. Mais ça passe.. Très près des fois ... mais dans ce joyeux bordel il y a comme une normalité. A nous la capitale pour cette première journée complète. Le métro est à 200 mètres de l'hôtel pour rejoindre old delhi le quartier historique. Visite de la mosquée Djouma Masjid (la plus grande d'asie) Du sommet du minaret sud s'offre à nous une magnifique vue sur le fort rouge. Les premières impressions que nous ressentons au contact de la population sont qu'ils sont très curieux à notre égard. Nous avons même été photographiés dans la rue pas des jeunes. Nous avons aussi remarqué qu'ils sont les uns collés aux autres dans les files d'attente, sans laisser un cm entre eux. On laisse un espace devant soi dans une file d'attente et hop...l'indien qui est derrière toi te demande pourquoi tu n'avance pas ! Le soir nous dînons avec Adrien un jeune routard qui vient de faire 4000km en vélo. Puis nous avons été rejoints par Alain un grossiste en bijoux toulousain. Nous discutons, Inde, voyages et philosophie de la vie jusqu'à minuit
Mandawa dans le Shekawati En chemin pour Mandawa nous faisons plus ample connaissance avec notre chauffeur Jitu. Il vit à Jaïpur. Il apprend le français depuis un an et nous lui donnons quelques cours durant le voyage. En lisant son cahier d'exercices je devine que nous serons invités chez lui à Jaïpur en voyant la traduction de : bienvenue chez moi ! Aprés 7h00 de route pour 220km dont 100 bien cahotiques, nous arrivons enfin a MANDAWA en début d'après midi. Nous nous installons à l'hôtel Mandawa héritage, un superbe haveli récemment restauré. Notre chambre a du cachet mais il fait vraiment frais ! Je demande au bagagiste s'il y a du chauffage, et il me repond en rigolant dans sa belle moustache " le chauffage c'est toi ! "
Deshnok, Bikaner et Jaisalmer En quittant Mandawa nous constatons que le paysage change radicalement avec l'apparition du désert mais aussi d'attelages tractés par des dromadaires En début d'après midi nous arrivons à Deshnok où j'ai rendez vous avec ma plus grande phobie : les rats ! Le temple de cette ville est dédié à cet animal répugnant qui s'engraisse donc sur le dos des adeptes qui offrent lait et sucreries à profusion. Il y en a des centaines et c'est vraiment...Dans une pièce dédiée aux offrandes, ils passent même entre nos pattes ! Florence faisait la maline en se moquant de moi, mais elle n'était pas fière quand l'un des bestiaux s'est approché d'elle. A Bikaner on s'installe à l'hôtel Harasar Haveli. Nous visitons le fort Junagarh, ancienne demeure de Marahadja, au coucher du soleil. Plus tard nous déambulons dans la vieille ville où nous goutons à quelques sucreries locales. Le lendemain direction Jaïsalmer à 100km de la frontière pakistanaise (sous haute tension) à l'extreme ouest du pays. La vieille cité en grès ocre nous rappelle beaucoup Carcassonne avec ses ruelles escarpées. Nous restons là haut jusqu'à la tombée de la nuit où nous passons de superbes moments avec des enfants qui jouent au cerf volant (très populaire en Inde) Pour le diner nous tombons par hasard sur la meilleure table du fort. Aujourd'hui Jitu nous a parlé également de ses rêves, conduire des camions en France et manger au restaurant de la tour Eiffel, tout un programme !
Jodhpur, la cité bleue Réveil difficile ce matin à cause d'un rhume contracté dans la fraîcheur de Mandawa, heureusement Jodhpur n'est qu'à 3h de route. Nous faisons une halte sur de belles dunes du désert de Thar. Nous progressons très difficilement jusqu'au sommet ... Ah...elle est loin la SainteLyon ! En arrivant à destination, le temps est superbe et malgré le rhume nous visitons la citadelle de la ville. Les indiens sont vraiment très curieux lorsqu'ils nous croisent. Nous avons été photographiés plusieurs fois durant l'après midi par des familles, des jeunes et même des militaires ! En descendant dans la vieille ville autour de clock tower nous achetons une nouvelle paire de tongs pour Flo qui à pris l'habitude de les casser en voyage ! Je déguste mon premier Lassi (boisson à base de yaourt battu) et nous tentons de trouver un restaurant conseillé dans le guide vert dans la ville basse. Mais le bruit et la pollution ambiante nous poussent dans un rickshaw pour rentrer à l'hôtel. Je donne un petit cours d'internet à Jitu dans le hall de l'hôtel, il semble ne s'être jamais servi d'un ordinateur... Mais il apprend très vite... A la fin de la soirée il spam déjà ma boite mail !
Pushkar un avant goût de Varanasi Pushkar est une ville sainte avec temples, baba cool et touristes qui donnent à cet endroit un mélange de mystique et de mercantile. Il y a des adeptes hindous qui viennent au bord du lac se purifier dans une eau poisseuse, et des petits européens en plein trip mystique qui tentent de trouver une autre voie ( comme vivre en Inde avec un RMI français par exemple !) D'autres se font escroquer par des donneurs d'offrandes : "voilà une fleur pour toi, si tu vas la jeter dans le lac pour ta famille et tes amis cela t'apportera du bonheur etc.. Mais après cela tu dois faire une offrande.. et 100 roupies et 200, 300, etc.. En parlant de roupies nous en avons retiré quelques milliers aujourd'hui en prévision du paiement de notre Jitu. A 65 roupies l'euro on se retrouve rapidement avec de sacrées liasses dans notre ceinture secrète. Depuis le début du voyage nous ne ressentons vraiment pas d'insécurité. Il y a des petites arnaques ça et là, mais bon ça reste bon enfant.
Jaipur the Pink City Aujourd'hui arrivée à Jaipur où nous resterons 2 jours. Nous allons pouvoir y faire un mini break, une petite lessive et préparer les prochaines étapes de notre voyage vers Agra et Varanasi. Nous sommes également dans la ville de Jitu qui rentre enfin chez lui et qui, comme nous le pressentions, nous invite a diner le soir même. Notre hôtel est en marge du centre ville et pas trés facile a repérer, nous l'apprendrons à nos dépens dans l'après midi... Après la visite du city palace, nous grimpons au sommet du palais des vents, où s'offre à nous une magnifique vue sur les hauteurs de Jaipur. Après avoir acheté quelques sucreries pour la famille de Jitu nous tentons de regagner l'hôtel en rickshaw. Malheureusement la photo de sa façade et son nom ne suffiront pas à le retrouver... Après avoir tourné en rond 30mn dans la ville nous appelons Jitu et lui passons notre pilote, qui ne parle pas anglais afin qu'il lui donne l'adresse exacte. Le soir nous passons chez Jitu un moment très chaleureux dans l'intimité de sa famille. Son logement est vraiment très modeste et nous mesurons à cet instant le décalage qu'il y a entre nos univers. Ils sont bien sûr tous, très curieux à notre encontre, mais particulièrement sa soeur (une superbe indienne) et les enfants. Ils sont tous adorables, bien peignés, assis sagement face à nous en lotus. J'ai mon petit succès auprés d'eux avec l'Ipad, devant lequel ils sont hilares face à "tom le chat" qui finalement miaule et répète de la même manière en hindi ou en français ;--) l'un des fils de son frère me tient le bras pendant la démonstration ... c'est touchant. La communication n'est pas facile car seul Jitu parle anglais et fait la traduction en Hindi pour les autres. Nous mangeons des chapatis, du riz et des pommes de terre qu'ils n'ont pas épicées à cause de nous. Malgré cela... C'était quand même un poil épicé. Nous faisons des tas de photos tous ensemble et nous nous quittons assez émus de cette rencontre. Florence embrasse la soeur, la femme et la mère de Jitu ce qui amuse tout ce petit monde peu habitué aux french kiss ! Le lendemain nous visitons le fort d'Amber à une dizaine de km de Jaipur. L'ambiance de ce superbe palais dans les collines est évocatrice d'aventures romanesques à dos d'éléphants avec princesse et mystérieux trésor ... Nous y passons la matinée puis nous redescendons sur Jaipur. En chemin nous stoppons au Water Palace, paisible palais sur l'eau qui contraste avec la frénésie urbaine des villes indiennes. Le soir nous assistons à notre premier film Bollywood, Don 2, avec la super star nationale Sharuk Khan.
Fatepur Sikri, Agra et le Taj Mahal En chemin pour Agra nous stoppons à Fatephur Sikri, cité classée dans notre guide. Nous n'avons qu'une petite heure à y consacrer et en sortant de la voiture nous nous faisons alpaguer par un pseudo guide qui promet en 40 mn de nous faire la totale pour 600 rs... Nous n'en aurons pas tant et lui non plus ! Aujourd'hui c'est l'aventure qui démarre sans notre chauffeur. Les billets de train achetés il y a plusieurs semaines ne sont pas confirmés et nous ne sommes qu'en liste d'attente... Sans trop nous en soucier, nous partons visiter une des 7 merveilles du monde le Taj Mahal ! A notre grande surprise, pas de file d'attente et nous rentrons facilement sur le site en quelques minutes. L’accès est facilité aux touristes (qui payent l'entrée 11€) par rapport aux indiens qui ne payent que quelques centimes. Le Taj nous apparaît enfin ... Grandiose... imposant... immaculé sous un soleil magnifique. Une cohorte de touristes s'empresse sur le parvis pour photographier et se faire photographier devant l'édifice dans toutes les positions imaginables. C'est magique d'être ici et nous ne regrettons pas de terminer notre itinéraire au Rajasthan par cet édifice mythique. Nous en sortons vers 18h00 et nous prenons un vélo électrique rikshaw (oui ! oui ! ça existe !) pour rejoindre nos valises à la gare de Agra Fort. Là bas nous vérifions notre position dans la liste d'attente et on nous annonce que le train est complet aucune place ne s'est libérée pour nous ! Aïe là c'est la tuile... Hôtel réservé là bas le lendemain et avion le surlendemain, nous n'avons pas trop le choix. Le guichetier propose des tickets : general admission. Nous pensons qu'il s'agit de places : "asseyez vous où il y a de la place" et en achetons. Mais après nous être mieux renseignés et avoir vu où les general admission étaient parqués (oui c'est le bon terme) on a changé de couleur ! Vous voyez une rame de RER parisien aux heures de pointe ? Imaginez la, pleine d'indiens chargés de bagages et vous aurez une petite idée. Sachant que nous avons la nuit à passer, nous commençons un travail de harcèlement auprès d'un chef contrôleur. Au bout de notre 3ème passage il nous indique finalement comment faire pour avoir un lit ! Ouf on rentre dans la dernière classe "sleeper" mais franchement ce trajet nous étions prêts à le faire dans les sacs postaux plutôt qu'avec les bestiaux ! Il est maintenant 23h53. Je vais me replier dans mon sac à viande, les valises sont cadenassées au pied de ma couchette, Flo est au dessus de moi... Je ferme les yeux... en route pour Varanasi !
Varanasi, ville sacré au bord du Gange. J'ai vécu cette nuit la pire expérience en train de ma vie. La "sleeper" class était tout simplement atroce ! Le froid, le bruit et la saleté ont été nos compagnons de route toute la nuit. L'aventure, ç'est l'aventure ! Nous débarquons vers midi à la Guesthouse de Suraj qui nous offre un chaï à notre arrivée. C'est propre y'a une petite vue sur le Gange et surtout l'eau est chaude H24 dans la salle de bain commune. Pour des crasseux comme nous qui sortons d'un train de nuit, ça ne va pas être du luxe ! Nous partons ensuite pour notre première balade sur les bords du Gange. Après avoir traversé de petites ruelles étroites, nous arrivons à proximité du "cremation Ghat" qui est tout près de notre hôtel. Se faire incinérer à Varanasi pour un indien est un acte de foi. Nous assistons pendant quelques minutes à ces cérémonies où plusieurs bûchers sont actifs 24h/24h, pour plus de 200 crémations/jour. Là, près du fleuve, les défunts y sont déposés puis recouvert de bois jusqu'aux épaules. Lorsque le corps est carbonisé, un homme frappe le crâne avec un morceau de bois pour "libérer" l'âme. C'est crû. Nous ne restons que quelques minutes, pas très à l'aise... Que peuvent penser les indiens en voyant les touristes regarder leurs proches se consumer ? Pas que du mal puisque certains nous invitent à nous rapprocher pour mieux voir. Mais par respect pour les autres, nous restons à distance. Le Gange est un fleuve extrêmement pollué. Pourtant les indiens y font des ablutions, des purifications et y déposent les restes de leurs proches... Sans être initié, c'est difficile de comprendre toutes ces pratiques si éloignées de nos modes de vies occidentaux. Mais dans des endroits comme celui-ci avec autant de ferveur, ou comme à Delhi, où nous avons vu dans les rues, des chiites se fouetter en rythme jusqu'au sang lors d'une manifestation religieuse, on s'interroge...
A Mumbaî une des villes les plus chères du pays nous avons choisi l'hôtel le plus modeste où il restait une chambre... Enfin plutôt un box ! Les photos parlerons pour nous car il faut le voir pour le croire. L'hôtel est découpé en petits box de 3m x 4m séparés par du contreplaqué mais pas jusqu'au plafond. On a peu l'impression d'être dans un open space de bureau à part qu'il s'agit de chambres. Enfin c'est propre et les salles d'eau communes sont neuves. Nous sommes dans le quartier animé de Colaba au bord de la baie à 2 pas du Taj Mahal hôtel. Nous visitons les monuments du sud de la ville en suivant une promenade conseillée dans le Lonely Planet. Les grandes bâtisses sont d'inspiration victorienne et rappellent que le pays est une ancienne colonie britannique. Nous remontons ensuite en taxi vers le nord où les quartiers se font plus pauvres jusqu'à "Dhobi Ghat" la fameuse machine à laver géante. Il s'agit d'un quartier composé de tôles ondulées abritant plus d'un millier de lavoirs où la quasi totalité du linge de Mumbai est lavé chaque jour. Parmi les milliers de vêtements qui sont en train de sécher, nous tentons sans succès, de voir les petites culottes de Flo laissées le matin à l'hôtel ;--) A 16h00 nous assistons à notre deuxième film "made in bollywood" Le film s'appelle "Agneepath" il est riche en couleurs, en musiques et en sensations puisque toute la salle hurle et chante pendant les parties musicales. C'est vraiment une expérience ce cinéma indien ! Il se suffit à lui même sans s'exporter... Le lendemain, nous commençons par la visite supposée nous transporter vers la magie de film city, l'usine à rêves de Bollywood. Ça commence plutôt mal car notre intermédiaire nous annonce que les studios ne sont pas ouverts et que nous irons sur un autre site. Sur place nous constatons qu'il s'agit d'un studio de bric et de broc où se tourne une obscure série TV. Voyant notre déception ils décident de nous emmener sur un tournage situé dans le centre ville. Il s'agit d'une grosse production dont le titre est "Oh my God" la scène tournée se déroule dans un tribunal. On se sent privilégiés, il y a des indiens qui observent de l'extérieur au travers de grilles. L'acteur principal est une star apparemment assez connue. Notre train de nuit est programmé au départ de Mumbai a 22h15. Nous avons donc l’après midi pour faire quelque achats sur le bazar de Colaba Causeway. Mumbai étant une ville importante c'est ici que nous trouverons la plus grande variété de souvenirs et nous en profitons pour négocier ferme, tissus, boites, porte clés, rickshaw miniature, stylos et autres babioles... Nous mangeons le soir au restaurant pur veggie (végétarien) découvert la veille, puis direction l'Indian's guesthouse, pour prendre une douche, récupérer les valises et prendre un taxi pour Victoria Station. La gare est magnifique ! C'est ici que des scènes du film de Danny Boyle Slumdog millionnaire ont été tournées. Il y a énormément de monde, des familles entières attendent leur train â même le sol. Nous n'attendons pas très longtemps puisque le Bangalore express est mis en place à 21h00. Nos places en AC 2 TIER, sont dans la catégorie juste en dessous de la 1ère classe. C'est très confortable, 4 par compartiment, lit souple, draps propres et clientèle soignée. Nous sommes avec un gentil couple discret qui est également en route pour Goa. Sur le quai de la gare nous sympathisons avec un groupe aux forts accents quebecois. L'un des gars à une voix de stentor et quand il vient nous dire bonsoir dans le wagon il ne passe pas inaperçu ! Après avoir fait nos lits douillets nous fermons les lumières et réglons le réveil à 6h30..
Nous arrivons en gare de Margao (Goa) à 9h00 et nous partageons un prepaid taxi avec Claude, Jean François et Jocelin qui vont vérifier s'il reste des chambres dans notre hôtel. Benaulim est un charmant petit village de pécheurs loin de la folie de Calangute et Arambol. Nous avons sélectionné la Guesthouse O'Mangueiro, dans les premières adresses du routard pour sa proximité avec la gare d'où nous partirons aprés demain assez tôt. Nous prenons tous un petit déjeuner dans le jardin de la maison sous les premiers rayons du soleil. Chacun part dans sa direction dans l'aprés midi, pour nous ce sera jonction des plages de Benaulim et Colva en vélo. D'un côté comme de l'autre ce sont des kilomètres de plage animées (c'est le W.E) Nous terminons la journée avec les quebecois dans un restaurant du village où nous partageons une bouteille de blanc indien du Maharashtra pas trés bon mais indien.. ;--) Le lendemain, en taxi privé nous visitons old Goa la portugaise et une station balnéaire de masse, Calangute, où se croisent classes populaires indiennes et touristes russes qui semblent avoir conquis ce territoire. Nous marchons un peu pour nous éloigner du brouhaha du centre ville et nous installons sur une terrasse en surplomb de la plage. Nous y mangeons un Xacuti délicieux (cuisine goanaise) Nous retrouvons le soir nos amis québécois au restaurant Art Place où un joueur de Sitare va saturer nos oreilles toute la soirée... Jean François et Jocelyn sont des vérificateurs (agents du fisc) et Claude est routier, mais il a eu plusieurs vies, dont la gestion d'un hôtel au Costa Rica ! Jean François est musicien, amateur de cinéma. Il est drôle et sensible et parle de son histoire d'enfant adopté avec beaucoup d'émotion. Jocelyn est plus réservé mais j'ai avec lui une intéressante conversation concernant son voyage en France. Nous prenons des photos tous ensemble et nous promettons de donner des nouvelles... Encore de belles rencontres !
Aujourd'hui longue journée de train jusqu'à Ernakulam. Nous appréhendions un peu la durée du voyage (de 07h40 à 22h40) mais finalement le temps est passé assez vite. Au départ en classe SLEEPER nous avons pu acheter au contrôleur des billets d'une classe supérieure en AC3TIER. Au rythme des paysages de Goa, du Karnataka et du Kerala nous avons parcouru les 850km. 14 heures dans un train cela donne également le temps d'observer les différentes classes, les employés et l'organisation de cette petite ruche. Au wagon cuisine les grosses gamelles métalliques remplies à ras bord d'on ne sait quoi sont prêtes a verser au moindre soubresaut du train ! Dans les classes supérieures l'atmosphère calme et polissée tranche avec la classe Sleeper où c'est carrément la foire : les gens se mettent a crier dans les tunnels comme dans une fête foraine. Nous arrivons à 23h00 où nous nous installons au Shalimar Metro Hotel, non loin de la gare de Ernakulam junction. Le lendemain nous traversons en ferry le bras de mer qui nous sépare de fort Cochin. Ce site historique classé au patrimoine mondial possède une architecture européenne, qui malgré sa décrépitude est pleine de charme. Nous avions remarqué lors du voyage en train, des drapeaux communistes dans les villages que nous traversions. Nous trouvons l'explication dans le Lonely : Le Kerala est sous un gouvernement communiste qui obtient d'ailleurs de très bons résultats (scolarité, protection sociale etc.) ! Il n'en fallait pas plus pour réveiller ma fibre rouge, je savais bien que cela pouvait fonctionner quelque part cette politique ! Les filets chinois, les "chinese nets" sont une des attractions de fort Cochin, notamment le soir au coucher du soleil. Des dizaines de photographes amateurs se pressent alors sur le quai pour y faire le meilleur cliché. Je m'en tire pas trop mal, avec mon iphone, puisque ce soir je suis en rade de batterie avec l'appareil photo !
C'est dans un bus public chaotique que nous prenons la route pour Munnar. Il n'y a aucun touriste et une fois n'est pas coutume, nous sommes les curiosités... Le controleur essaye de nous faire comprendre que Flo doit rester à l'avant et moi à l'arrière (les hommes et femmes sont souvent séparés dans les lieux publics) mais devant notre incompréhension, il laisse finalement tomber et nous laisse nous installer à l'avant. Nous arrivons à 12h30 après 5h30 de route. L'environnement est extraordinaire, des collines verdoyantes finement ciselées par les plantations de thé, s'étendent tout autour du village. C'est la couverture de notre guide LP qui nous a enmené ici et nous ne sommes pas déçus ! Dés notre arrivée, nous partons en randonnée au coeur des plantations dans la direction du point de vue de Pothamedu. En chemin nous rencontrons des cueilleuses de thé en plein travail. Ils cueillent toute l'année à la main ou avec un outil spécifique. Florence s'y essaye avec une grande aisance ! Elle me dit que de tous les métiers qu'elle a vu en Inde, c'est celui qui lui conviendrait le mieux. Nous montrons notre guide LP aux cueilleuses qui sont très surprises de voir Munnar en couverture. Intriguées, elles parcourent même quelques pages sur la cuisine du sud. Plus loin dans leur village au milieu des plantations, nous échangeons quelques mots avec leurs hommes. Ils travaillent aussi dans le business du thé à d'autres taches. Grace au LP, nous comptons avec eux en Tamoul (un des langues locales) , ce qui les fait beaucoup rire ! Le lendemain nous montons jusqu'à 2000 m pour atteindre top station. L'ascension est superbe, nous découvrons pendant le trajet d'autres plantations de thé, le lac de Mathupetty et le site d'Echo Point. Arrivés au sommet nous prenons un chaï dans une gargotte avant d'atteindre le point du vue où un panorama exceptionnel s'offre à nous. Une impression de toit du monde se dégage de l'endroit, tant l'arrête d'accès à la plateforme est étroite et la vue vertigineuse. Sur les conseils de Mano un guide local nous découvrons d'autres plantations à proximité en attendant le bus. L'après midi est consacrée à la visite du Tata Tea Museum où nous découvrons tout le processus de fabrication du thé. Dans la ville achat de safran, de chocolat et de thé de fabrication locale bien sûr !
La route entre Munnar et Maduraï est splendide. Elle était conseillée comme une des plus belles routes du sud et c'est une des raisons qui nous a poussé à modifier l'itinéraire, en plus du temple de Sri Meenakshi de Maduraï. A notre arrivée dans la ville nous partons en rickshaw vers Shri Meenashki pour la visite de ce temple hindou, le plus vaste du sud de l'Inde. Les tours principales sont très imposantes, d'une hauteur de 60m, elles sont visibles de toute la ville. Une multitude de personnages (près de 30000) sont représentés en statues sur les différentes tours. Nous mangeons le soir dans un resto terrasse avec une vue sur le temple, qui n'est malheureusement pas éclairé :--( Demain direction Thiruvananthapuram, mais disons plutôt Trivandrum l'ancien nom ;--) Nous y passerons nos dernières nuits en Inde avant l'envol vers les Maldives.
Un long voyage routier (8h15) a conclu notre traversée du pays... Dans un premier temps nous avons rejoins Nagercoil, une grande ville qui se trouve à quelques kms de Cap Comorin, la pointe sud du pays. Puis changement du bus dans une gare routière sordide écrasée par la chaleur où les odeurs d'urine se mèlent à celles des égouts. Nous y avalons 2 bananes et 2 sachets de chips avant de reprendre la route. La fréquence des bus est impressionnante ! Pour certaines destinations il y a des départs toutes les minutes, et tous les bus sont pleins à craquer ! Il y a tant de monde dans ce pays... Dans les liaisons d'une ville à l'autre, le bus ne désemplit pas... Il n'y a presque pas de rase campagne, on passe de ville en ville avec du monde partout dans les rues... Notre dernière journée à Trivandrum ne comporte aucun impératif si ce n'est de passer nos derniers moments indiens tranquillement, sans être trop exposés au capharnaüm de la ville. L'après midi nous allons au cinéma pour voir notre 3ème film indien. Il s'agit d'une comédie / film d'action en Malayalam (langue locale) que nous ne comprenons pas plus que l'hindi mais cela reste distrayant. Le personnage principal, héros du film est un indien bien gras à moustache qui fait tomber toutes les femmes... Les canons de beauté des indiens sont définitivement différents des nôtres...
Départ ce matin pour les Maldives. En arrivant à l'aéroport de Trivandrum (ultra moderne comme à Varanasi) nous apprenons que notre vol pour Malé est retardé de 2 heures. Nous nous installons donc dans une loge confortable où nous pouvons consulter les dernières nouvelles et envoyer les derniers récits de voyage avant le départ. C'est aussi l'occasion de terminer le crédit téléphonique de la carte sim indienne que nous avions dans le pays, petit coup de fil à maman coupé net par la carte. Nous décollons finalement à 13h30 pour un vol express de 45mn. L'arrivée sur l'aéroport est spectaculaire car le turquoise des différents lagons est immédiatement visible dès l'approche sur Malé. L'aéroport est une île à part entière à quelques encablures de la capitale.
Les formalités douanières nous réservent une petite surprise. La république islamique des Maldives est régie par des lois très strictes basées sur la charia. Il est par exemple interdit d'introduire sur le territoire tout objet faisant référence à une autre religion que l'islam. Dans notre valise nous avons une statue en bronze représentant le dieu éléphant Ganesh. Au passage du rayon x, nous voyons une femme voilée au regard sévère désigner à un de ses subordonnés une forme sombre dans notre valise. C'est bien sûr notre éléphant ! Nous ouvrons donc notre bagage et présentons à l'officier l'objet du délit en expliquant que nous ne savions pas etc etc.. L'éléphant est placé en consigne (en compagnie de bouteilles d'alcool diverses et variées également interdites) nous le récupérerons dimanche à notre départ. Un bateau rapide de l'hôtel nous transporte de l'aéroport vers notre île, Fihalhohi island, située à 28km au sud. Très bon accueil sur une superbe plage de sable blanc, une noix de coco fraîche plantée d'une paille nous est proposée et nous sommes installés à la réception. Un responsable nous prend alors en charge et nous explique que nous allons être transportés dès le lendemain sur un autre établissement. Nous sommes un peu surpris et méfiants, l'île a l'air fantastique au premier coup d'oeil et nous ne voyons pas pourquoi nous partirions. Il explique qu'à partir de demain notre chambre n'est plus disponible et qu'en compensation nous sommes déplacés sur une île avec un complexe plus luxueux en all inclusive. Les excursions seront également offertes. Nous acceptons donc le deal en demandant à pouvoir revenir le surlendemain pour changer d'air.
Transfert sur l'île de Farukulofushi pour intégrer notre nouvelle chambre puis nous départ du bateau de l'excursion island hoping. Direction Bodu Huura, un îlot habité par des locaux qui vivent de la pêche ou sont employés par les resort voisins. La visite se limite à une ballade dans le village en paquet de touristes sans aucune explication... Dans une rue de magasins de souvenirs, des femmes voilées tentent de vendre des vêtements, qu'aucune touriste ne serait autorisée à porter dans leur pays... C'est assez pathétique... Nous partons ensuite pour l'île de Bandos, où nous nageons au milieu de poissons multicolores et lunchons au bord de la plage, grace au barbecue préparé par l'équipage. L'après midi est conclue par la visite d'un grand hôtel voisin, le Bandos Resort. Au retour nous découvrons le club Faru. Si la plage et le restaurant sont bien positionnés en bord de plage, la chambre est moins jolie et l'île n'a pas le charme de Fihalhohi. Nous demanderons demain à être rapatriés là bas... Et tant pis pour les rhum coca à volonté du all inclusive !
A l'accueil du ponton sur Filhalhohi, c'est un welcome back au débarquement ! Sans perdre de temps nous louons notre matériel de snorkling et partons observer les récifs environnants. L'eau est à température idéale et nous pouvons voir une multitude de poissons. L'hôtel est vraiment à la hauteur et notre bungalow au bord de la plage est idéal. Le lendemain c'est déjà le dernier jour. Dernier bain dans le lagon avant le check out... Nous saluons le couple de septuagénaires suisses qui étaient nos voisins de bungalow, et embarquons à bord du bateau rapide direction aéroport de Malé. Nous atterrissons à Dubaï à 02h55. L'enregistrement sur l'A380 débute à 7h00, nous patientons en somnolant dans les confortables fauteuils du Starbucks de l'aéroport. . Ce qui est impressionnant au moment de l'accès à bord de l'A380, ce sont les salles d'attente immenses (600 passagers environ) C'est difficile à cet instant, de tous s'imaginer dans le même avion... Cela ressemble plus à l'attente pour rentrer dans une salle de spectacle. Nous connaissons l'appareil pour l'avoir utilisé lors de notre voyage au Vietnam avec la Singapore Airlines. Sur l’aménagement Emirates l'écart entre les rangées est similaire, avec mes 1m75, j'ai 30 cm devant mes genoux. Il semble que l'inclinaison des sièges est plus importante, ce qui permet de s'assoupir plus facilement. Le système de divertissement est également nettement supérieur avec plusieurs caméras embarquées, dont une sur le sommet de l'empennage, du plus bel effet en vol. Le point fort de l'appareil est encore son silence, nettement inférieur que sur n'importe quel autre appareil. Nous avons le temps de nous changer dans les toilettes de l'aéroport, pour affronter le froid polaire qui balaye le pays, terminé tongs et shorts... Un peu l'impression d'être déguisés... Ça gratte un peu les fringues... Nous arrivons à destination en fin d'après midi où nous retrouvons notre petite voiture qui attend sagement à la gare. ;--) THE END
Une version avec photos et renseignements divers concernant ce voyage est disponible sur le blog http://www.thefloatingspace.com
LYON - PARIS et CDG - DELHI via DUBAI Partir un mois ce n'est pas rien dans nos vies bien rangées... Emmener les bonnes fringues et l'indispensable est toujours assez cornélien, d'autant que sur place nous traverserons plusieurs climats, des populations aux sensibilités différentes et des terrains plus ou moins praticables. C'est là que les blogs lus sur Internet sont de vrais mines d'or d'infos. Grâce à quelques témoignages, nous avons pu condensé la check list idéale en 2 valises légères et surtout mieux organisées.L'avion du premier vol est confortable (777) mais il manque comme souvent ces quelques degrés d'inclinaison du siège qui permettraient de bien dormir. Nous arrivons donc à Dubaï un peu naze dans le duty free de l'aéroport qui ressemble à Part dieu au moment des fêtes même à 6 heures du mat. Un petit break au Starbuck et nous voila repartis ...! En arrivant à New Delhi, les formalités douanières sont très longues et ce n'est qu'après 1h30 que nous sortons de l'aéroport. Un petit gars tout timide nous attend avec une pancarte "Pascal et Florence" Namaste, I'am Jitu, Asif your driver is not here, he's with guests in Madras, i'll be your driver few days." Bon ça commence bien le chauffeur a changé ;--). Enfin celui là à l'air très gentil et se démène comme un beau diable pour trouver notre hôtel, bien caché au coeur de Pahar Ganj. C'est le premier contact avec Delhi et ce quartier est vraiment d'une densité incroyable. De minuscules ruelles où rickshaws, bus, taxis et piétons se croisent en complète anarchie ! La voiture de Jitou est quasi neuve et nous tremblons un peu pour la carrosserie.. Mais ça passe.. Très près des fois ... mais dans ce joyeux bordel il y a comme une normalité. A nous la capitale pour cette première journée complète. Le métro est à 200 mètres de l'hôtel pour rejoindre old delhi le quartier historique. Visite de la mosquée Djouma Masjid (la plus grande d'asie) Du sommet du minaret sud s'offre à nous une magnifique vue sur le fort rouge. Les premières impressions que nous ressentons au contact de la population sont qu'ils sont très curieux à notre égard. Nous avons même été photographiés dans la rue pas des jeunes. Nous avons aussi remarqué qu'ils sont les uns collés aux autres dans les files d'attente, sans laisser un cm entre eux. On laisse un espace devant soi dans une file d'attente et hop...l'indien qui est derrière toi te demande pourquoi tu n'avance pas ! Le soir nous dînons avec Adrien un jeune routard qui vient de faire 4000km en vélo. Puis nous avons été rejoints par Alain un grossiste en bijoux toulousain. Nous discutons, Inde, voyages et philosophie de la vie jusqu'à minuit
Mandawa dans le Shekawati En chemin pour Mandawa nous faisons plus ample connaissance avec notre chauffeur Jitu. Il vit à Jaïpur. Il apprend le français depuis un an et nous lui donnons quelques cours durant le voyage. En lisant son cahier d'exercices je devine que nous serons invités chez lui à Jaïpur en voyant la traduction de : bienvenue chez moi ! Aprés 7h00 de route pour 220km dont 100 bien cahotiques, nous arrivons enfin a MANDAWA en début d'après midi. Nous nous installons à l'hôtel Mandawa héritage, un superbe haveli récemment restauré. Notre chambre a du cachet mais il fait vraiment frais ! Je demande au bagagiste s'il y a du chauffage, et il me repond en rigolant dans sa belle moustache " le chauffage c'est toi ! "
Deshnok, Bikaner et Jaisalmer En quittant Mandawa nous constatons que le paysage change radicalement avec l'apparition du désert mais aussi d'attelages tractés par des dromadaires En début d'après midi nous arrivons à Deshnok où j'ai rendez vous avec ma plus grande phobie : les rats ! Le temple de cette ville est dédié à cet animal répugnant qui s'engraisse donc sur le dos des adeptes qui offrent lait et sucreries à profusion. Il y en a des centaines et c'est vraiment...Dans une pièce dédiée aux offrandes, ils passent même entre nos pattes ! Florence faisait la maline en se moquant de moi, mais elle n'était pas fière quand l'un des bestiaux s'est approché d'elle. A Bikaner on s'installe à l'hôtel Harasar Haveli. Nous visitons le fort Junagarh, ancienne demeure de Marahadja, au coucher du soleil. Plus tard nous déambulons dans la vieille ville où nous goutons à quelques sucreries locales. Le lendemain direction Jaïsalmer à 100km de la frontière pakistanaise (sous haute tension) à l'extreme ouest du pays. La vieille cité en grès ocre nous rappelle beaucoup Carcassonne avec ses ruelles escarpées. Nous restons là haut jusqu'à la tombée de la nuit où nous passons de superbes moments avec des enfants qui jouent au cerf volant (très populaire en Inde) Pour le diner nous tombons par hasard sur la meilleure table du fort. Aujourd'hui Jitu nous a parlé également de ses rêves, conduire des camions en France et manger au restaurant de la tour Eiffel, tout un programme !
Jodhpur, la cité bleue Réveil difficile ce matin à cause d'un rhume contracté dans la fraîcheur de Mandawa, heureusement Jodhpur n'est qu'à 3h de route. Nous faisons une halte sur de belles dunes du désert de Thar. Nous progressons très difficilement jusqu'au sommet ... Ah...elle est loin la SainteLyon ! En arrivant à destination, le temps est superbe et malgré le rhume nous visitons la citadelle de la ville. Les indiens sont vraiment très curieux lorsqu'ils nous croisent. Nous avons été photographiés plusieurs fois durant l'après midi par des familles, des jeunes et même des militaires ! En descendant dans la vieille ville autour de clock tower nous achetons une nouvelle paire de tongs pour Flo qui à pris l'habitude de les casser en voyage ! Je déguste mon premier Lassi (boisson à base de yaourt battu) et nous tentons de trouver un restaurant conseillé dans le guide vert dans la ville basse. Mais le bruit et la pollution ambiante nous poussent dans un rickshaw pour rentrer à l'hôtel. Je donne un petit cours d'internet à Jitu dans le hall de l'hôtel, il semble ne s'être jamais servi d'un ordinateur... Mais il apprend très vite... A la fin de la soirée il spam déjà ma boite mail !
Pushkar un avant goût de Varanasi Pushkar est une ville sainte avec temples, baba cool et touristes qui donnent à cet endroit un mélange de mystique et de mercantile. Il y a des adeptes hindous qui viennent au bord du lac se purifier dans une eau poisseuse, et des petits européens en plein trip mystique qui tentent de trouver une autre voie ( comme vivre en Inde avec un RMI français par exemple !) D'autres se font escroquer par des donneurs d'offrandes : "voilà une fleur pour toi, si tu vas la jeter dans le lac pour ta famille et tes amis cela t'apportera du bonheur etc.. Mais après cela tu dois faire une offrande.. et 100 roupies et 200, 300, etc.. En parlant de roupies nous en avons retiré quelques milliers aujourd'hui en prévision du paiement de notre Jitu. A 65 roupies l'euro on se retrouve rapidement avec de sacrées liasses dans notre ceinture secrète. Depuis le début du voyage nous ne ressentons vraiment pas d'insécurité. Il y a des petites arnaques ça et là, mais bon ça reste bon enfant.
Jaipur the Pink City Aujourd'hui arrivée à Jaipur où nous resterons 2 jours. Nous allons pouvoir y faire un mini break, une petite lessive et préparer les prochaines étapes de notre voyage vers Agra et Varanasi. Nous sommes également dans la ville de Jitu qui rentre enfin chez lui et qui, comme nous le pressentions, nous invite a diner le soir même. Notre hôtel est en marge du centre ville et pas trés facile a repérer, nous l'apprendrons à nos dépens dans l'après midi... Après la visite du city palace, nous grimpons au sommet du palais des vents, où s'offre à nous une magnifique vue sur les hauteurs de Jaipur. Après avoir acheté quelques sucreries pour la famille de Jitu nous tentons de regagner l'hôtel en rickshaw. Malheureusement la photo de sa façade et son nom ne suffiront pas à le retrouver... Après avoir tourné en rond 30mn dans la ville nous appelons Jitu et lui passons notre pilote, qui ne parle pas anglais afin qu'il lui donne l'adresse exacte. Le soir nous passons chez Jitu un moment très chaleureux dans l'intimité de sa famille. Son logement est vraiment très modeste et nous mesurons à cet instant le décalage qu'il y a entre nos univers. Ils sont bien sûr tous, très curieux à notre encontre, mais particulièrement sa soeur (une superbe indienne) et les enfants. Ils sont tous adorables, bien peignés, assis sagement face à nous en lotus. J'ai mon petit succès auprés d'eux avec l'Ipad, devant lequel ils sont hilares face à "tom le chat" qui finalement miaule et répète de la même manière en hindi ou en français ;--) l'un des fils de son frère me tient le bras pendant la démonstration ... c'est touchant. La communication n'est pas facile car seul Jitu parle anglais et fait la traduction en Hindi pour les autres. Nous mangeons des chapatis, du riz et des pommes de terre qu'ils n'ont pas épicées à cause de nous. Malgré cela... C'était quand même un poil épicé. Nous faisons des tas de photos tous ensemble et nous nous quittons assez émus de cette rencontre. Florence embrasse la soeur, la femme et la mère de Jitu ce qui amuse tout ce petit monde peu habitué aux french kiss ! Le lendemain nous visitons le fort d'Amber à une dizaine de km de Jaipur. L'ambiance de ce superbe palais dans les collines est évocatrice d'aventures romanesques à dos d'éléphants avec princesse et mystérieux trésor ... Nous y passons la matinée puis nous redescendons sur Jaipur. En chemin nous stoppons au Water Palace, paisible palais sur l'eau qui contraste avec la frénésie urbaine des villes indiennes. Le soir nous assistons à notre premier film Bollywood, Don 2, avec la super star nationale Sharuk Khan.
Fatepur Sikri, Agra et le Taj Mahal En chemin pour Agra nous stoppons à Fatephur Sikri, cité classée dans notre guide. Nous n'avons qu'une petite heure à y consacrer et en sortant de la voiture nous nous faisons alpaguer par un pseudo guide qui promet en 40 mn de nous faire la totale pour 600 rs... Nous n'en aurons pas tant et lui non plus ! Aujourd'hui c'est l'aventure qui démarre sans notre chauffeur. Les billets de train achetés il y a plusieurs semaines ne sont pas confirmés et nous ne sommes qu'en liste d'attente... Sans trop nous en soucier, nous partons visiter une des 7 merveilles du monde le Taj Mahal ! A notre grande surprise, pas de file d'attente et nous rentrons facilement sur le site en quelques minutes. L’accès est facilité aux touristes (qui payent l'entrée 11€) par rapport aux indiens qui ne payent que quelques centimes. Le Taj nous apparaît enfin ... Grandiose... imposant... immaculé sous un soleil magnifique. Une cohorte de touristes s'empresse sur le parvis pour photographier et se faire photographier devant l'édifice dans toutes les positions imaginables. C'est magique d'être ici et nous ne regrettons pas de terminer notre itinéraire au Rajasthan par cet édifice mythique. Nous en sortons vers 18h00 et nous prenons un vélo électrique rikshaw (oui ! oui ! ça existe !) pour rejoindre nos valises à la gare de Agra Fort. Là bas nous vérifions notre position dans la liste d'attente et on nous annonce que le train est complet aucune place ne s'est libérée pour nous ! Aïe là c'est la tuile... Hôtel réservé là bas le lendemain et avion le surlendemain, nous n'avons pas trop le choix. Le guichetier propose des tickets : general admission. Nous pensons qu'il s'agit de places : "asseyez vous où il y a de la place" et en achetons. Mais après nous être mieux renseignés et avoir vu où les general admission étaient parqués (oui c'est le bon terme) on a changé de couleur ! Vous voyez une rame de RER parisien aux heures de pointe ? Imaginez la, pleine d'indiens chargés de bagages et vous aurez une petite idée. Sachant que nous avons la nuit à passer, nous commençons un travail de harcèlement auprès d'un chef contrôleur. Au bout de notre 3ème passage il nous indique finalement comment faire pour avoir un lit ! Ouf on rentre dans la dernière classe "sleeper" mais franchement ce trajet nous étions prêts à le faire dans les sacs postaux plutôt qu'avec les bestiaux ! Il est maintenant 23h53. Je vais me replier dans mon sac à viande, les valises sont cadenassées au pied de ma couchette, Flo est au dessus de moi... Je ferme les yeux... en route pour Varanasi !
Varanasi, ville sacré au bord du Gange. J'ai vécu cette nuit la pire expérience en train de ma vie. La "sleeper" class était tout simplement atroce ! Le froid, le bruit et la saleté ont été nos compagnons de route toute la nuit. L'aventure, ç'est l'aventure ! Nous débarquons vers midi à la Guesthouse de Suraj qui nous offre un chaï à notre arrivée. C'est propre y'a une petite vue sur le Gange et surtout l'eau est chaude H24 dans la salle de bain commune. Pour des crasseux comme nous qui sortons d'un train de nuit, ça ne va pas être du luxe ! Nous partons ensuite pour notre première balade sur les bords du Gange. Après avoir traversé de petites ruelles étroites, nous arrivons à proximité du "cremation Ghat" qui est tout près de notre hôtel. Se faire incinérer à Varanasi pour un indien est un acte de foi. Nous assistons pendant quelques minutes à ces cérémonies où plusieurs bûchers sont actifs 24h/24h, pour plus de 200 crémations/jour. Là, près du fleuve, les défunts y sont déposés puis recouvert de bois jusqu'aux épaules. Lorsque le corps est carbonisé, un homme frappe le crâne avec un morceau de bois pour "libérer" l'âme. C'est crû. Nous ne restons que quelques minutes, pas très à l'aise... Que peuvent penser les indiens en voyant les touristes regarder leurs proches se consumer ? Pas que du mal puisque certains nous invitent à nous rapprocher pour mieux voir. Mais par respect pour les autres, nous restons à distance. Le Gange est un fleuve extrêmement pollué. Pourtant les indiens y font des ablutions, des purifications et y déposent les restes de leurs proches... Sans être initié, c'est difficile de comprendre toutes ces pratiques si éloignées de nos modes de vies occidentaux. Mais dans des endroits comme celui-ci avec autant de ferveur, ou comme à Delhi, où nous avons vu dans les rues, des chiites se fouetter en rythme jusqu'au sang lors d'une manifestation religieuse, on s'interroge...
A Mumbaî une des villes les plus chères du pays nous avons choisi l'hôtel le plus modeste où il restait une chambre... Enfin plutôt un box ! Les photos parlerons pour nous car il faut le voir pour le croire. L'hôtel est découpé en petits box de 3m x 4m séparés par du contreplaqué mais pas jusqu'au plafond. On a peu l'impression d'être dans un open space de bureau à part qu'il s'agit de chambres. Enfin c'est propre et les salles d'eau communes sont neuves. Nous sommes dans le quartier animé de Colaba au bord de la baie à 2 pas du Taj Mahal hôtel. Nous visitons les monuments du sud de la ville en suivant une promenade conseillée dans le Lonely Planet. Les grandes bâtisses sont d'inspiration victorienne et rappellent que le pays est une ancienne colonie britannique. Nous remontons ensuite en taxi vers le nord où les quartiers se font plus pauvres jusqu'à "Dhobi Ghat" la fameuse machine à laver géante. Il s'agit d'un quartier composé de tôles ondulées abritant plus d'un millier de lavoirs où la quasi totalité du linge de Mumbai est lavé chaque jour. Parmi les milliers de vêtements qui sont en train de sécher, nous tentons sans succès, de voir les petites culottes de Flo laissées le matin à l'hôtel ;--) A 16h00 nous assistons à notre deuxième film "made in bollywood" Le film s'appelle "Agneepath" il est riche en couleurs, en musiques et en sensations puisque toute la salle hurle et chante pendant les parties musicales. C'est vraiment une expérience ce cinéma indien ! Il se suffit à lui même sans s'exporter... Le lendemain, nous commençons par la visite supposée nous transporter vers la magie de film city, l'usine à rêves de Bollywood. Ça commence plutôt mal car notre intermédiaire nous annonce que les studios ne sont pas ouverts et que nous irons sur un autre site. Sur place nous constatons qu'il s'agit d'un studio de bric et de broc où se tourne une obscure série TV. Voyant notre déception ils décident de nous emmener sur un tournage situé dans le centre ville. Il s'agit d'une grosse production dont le titre est "Oh my God" la scène tournée se déroule dans un tribunal. On se sent privilégiés, il y a des indiens qui observent de l'extérieur au travers de grilles. L'acteur principal est une star apparemment assez connue. Notre train de nuit est programmé au départ de Mumbai a 22h15. Nous avons donc l’après midi pour faire quelque achats sur le bazar de Colaba Causeway. Mumbai étant une ville importante c'est ici que nous trouverons la plus grande variété de souvenirs et nous en profitons pour négocier ferme, tissus, boites, porte clés, rickshaw miniature, stylos et autres babioles... Nous mangeons le soir au restaurant pur veggie (végétarien) découvert la veille, puis direction l'Indian's guesthouse, pour prendre une douche, récupérer les valises et prendre un taxi pour Victoria Station. La gare est magnifique ! C'est ici que des scènes du film de Danny Boyle Slumdog millionnaire ont été tournées. Il y a énormément de monde, des familles entières attendent leur train â même le sol. Nous n'attendons pas très longtemps puisque le Bangalore express est mis en place à 21h00. Nos places en AC 2 TIER, sont dans la catégorie juste en dessous de la 1ère classe. C'est très confortable, 4 par compartiment, lit souple, draps propres et clientèle soignée. Nous sommes avec un gentil couple discret qui est également en route pour Goa. Sur le quai de la gare nous sympathisons avec un groupe aux forts accents quebecois. L'un des gars à une voix de stentor et quand il vient nous dire bonsoir dans le wagon il ne passe pas inaperçu ! Après avoir fait nos lits douillets nous fermons les lumières et réglons le réveil à 6h30..
Nous arrivons en gare de Margao (Goa) à 9h00 et nous partageons un prepaid taxi avec Claude, Jean François et Jocelin qui vont vérifier s'il reste des chambres dans notre hôtel. Benaulim est un charmant petit village de pécheurs loin de la folie de Calangute et Arambol. Nous avons sélectionné la Guesthouse O'Mangueiro, dans les premières adresses du routard pour sa proximité avec la gare d'où nous partirons aprés demain assez tôt. Nous prenons tous un petit déjeuner dans le jardin de la maison sous les premiers rayons du soleil. Chacun part dans sa direction dans l'aprés midi, pour nous ce sera jonction des plages de Benaulim et Colva en vélo. D'un côté comme de l'autre ce sont des kilomètres de plage animées (c'est le W.E) Nous terminons la journée avec les quebecois dans un restaurant du village où nous partageons une bouteille de blanc indien du Maharashtra pas trés bon mais indien.. ;--) Le lendemain, en taxi privé nous visitons old Goa la portugaise et une station balnéaire de masse, Calangute, où se croisent classes populaires indiennes et touristes russes qui semblent avoir conquis ce territoire. Nous marchons un peu pour nous éloigner du brouhaha du centre ville et nous installons sur une terrasse en surplomb de la plage. Nous y mangeons un Xacuti délicieux (cuisine goanaise) Nous retrouvons le soir nos amis québécois au restaurant Art Place où un joueur de Sitare va saturer nos oreilles toute la soirée... Jean François et Jocelyn sont des vérificateurs (agents du fisc) et Claude est routier, mais il a eu plusieurs vies, dont la gestion d'un hôtel au Costa Rica ! Jean François est musicien, amateur de cinéma. Il est drôle et sensible et parle de son histoire d'enfant adopté avec beaucoup d'émotion. Jocelyn est plus réservé mais j'ai avec lui une intéressante conversation concernant son voyage en France. Nous prenons des photos tous ensemble et nous promettons de donner des nouvelles... Encore de belles rencontres !
Aujourd'hui longue journée de train jusqu'à Ernakulam. Nous appréhendions un peu la durée du voyage (de 07h40 à 22h40) mais finalement le temps est passé assez vite. Au départ en classe SLEEPER nous avons pu acheter au contrôleur des billets d'une classe supérieure en AC3TIER. Au rythme des paysages de Goa, du Karnataka et du Kerala nous avons parcouru les 850km. 14 heures dans un train cela donne également le temps d'observer les différentes classes, les employés et l'organisation de cette petite ruche. Au wagon cuisine les grosses gamelles métalliques remplies à ras bord d'on ne sait quoi sont prêtes a verser au moindre soubresaut du train ! Dans les classes supérieures l'atmosphère calme et polissée tranche avec la classe Sleeper où c'est carrément la foire : les gens se mettent a crier dans les tunnels comme dans une fête foraine. Nous arrivons à 23h00 où nous nous installons au Shalimar Metro Hotel, non loin de la gare de Ernakulam junction. Le lendemain nous traversons en ferry le bras de mer qui nous sépare de fort Cochin. Ce site historique classé au patrimoine mondial possède une architecture européenne, qui malgré sa décrépitude est pleine de charme. Nous avions remarqué lors du voyage en train, des drapeaux communistes dans les villages que nous traversions. Nous trouvons l'explication dans le Lonely : Le Kerala est sous un gouvernement communiste qui obtient d'ailleurs de très bons résultats (scolarité, protection sociale etc.) ! Il n'en fallait pas plus pour réveiller ma fibre rouge, je savais bien que cela pouvait fonctionner quelque part cette politique ! Les filets chinois, les "chinese nets" sont une des attractions de fort Cochin, notamment le soir au coucher du soleil. Des dizaines de photographes amateurs se pressent alors sur le quai pour y faire le meilleur cliché. Je m'en tire pas trop mal, avec mon iphone, puisque ce soir je suis en rade de batterie avec l'appareil photo !
C'est dans un bus public chaotique que nous prenons la route pour Munnar. Il n'y a aucun touriste et une fois n'est pas coutume, nous sommes les curiosités... Le controleur essaye de nous faire comprendre que Flo doit rester à l'avant et moi à l'arrière (les hommes et femmes sont souvent séparés dans les lieux publics) mais devant notre incompréhension, il laisse finalement tomber et nous laisse nous installer à l'avant. Nous arrivons à 12h30 après 5h30 de route. L'environnement est extraordinaire, des collines verdoyantes finement ciselées par les plantations de thé, s'étendent tout autour du village. C'est la couverture de notre guide LP qui nous a enmené ici et nous ne sommes pas déçus ! Dés notre arrivée, nous partons en randonnée au coeur des plantations dans la direction du point de vue de Pothamedu. En chemin nous rencontrons des cueilleuses de thé en plein travail. Ils cueillent toute l'année à la main ou avec un outil spécifique. Florence s'y essaye avec une grande aisance ! Elle me dit que de tous les métiers qu'elle a vu en Inde, c'est celui qui lui conviendrait le mieux. Nous montrons notre guide LP aux cueilleuses qui sont très surprises de voir Munnar en couverture. Intriguées, elles parcourent même quelques pages sur la cuisine du sud. Plus loin dans leur village au milieu des plantations, nous échangeons quelques mots avec leurs hommes. Ils travaillent aussi dans le business du thé à d'autres taches. Grace au LP, nous comptons avec eux en Tamoul (un des langues locales) , ce qui les fait beaucoup rire ! Le lendemain nous montons jusqu'à 2000 m pour atteindre top station. L'ascension est superbe, nous découvrons pendant le trajet d'autres plantations de thé, le lac de Mathupetty et le site d'Echo Point. Arrivés au sommet nous prenons un chaï dans une gargotte avant d'atteindre le point du vue où un panorama exceptionnel s'offre à nous. Une impression de toit du monde se dégage de l'endroit, tant l'arrête d'accès à la plateforme est étroite et la vue vertigineuse. Sur les conseils de Mano un guide local nous découvrons d'autres plantations à proximité en attendant le bus. L'après midi est consacrée à la visite du Tata Tea Museum où nous découvrons tout le processus de fabrication du thé. Dans la ville achat de safran, de chocolat et de thé de fabrication locale bien sûr !
La route entre Munnar et Maduraï est splendide. Elle était conseillée comme une des plus belles routes du sud et c'est une des raisons qui nous a poussé à modifier l'itinéraire, en plus du temple de Sri Meenakshi de Maduraï. A notre arrivée dans la ville nous partons en rickshaw vers Shri Meenashki pour la visite de ce temple hindou, le plus vaste du sud de l'Inde. Les tours principales sont très imposantes, d'une hauteur de 60m, elles sont visibles de toute la ville. Une multitude de personnages (près de 30000) sont représentés en statues sur les différentes tours. Nous mangeons le soir dans un resto terrasse avec une vue sur le temple, qui n'est malheureusement pas éclairé :--( Demain direction Thiruvananthapuram, mais disons plutôt Trivandrum l'ancien nom ;--) Nous y passerons nos dernières nuits en Inde avant l'envol vers les Maldives.
Un long voyage routier (8h15) a conclu notre traversée du pays... Dans un premier temps nous avons rejoins Nagercoil, une grande ville qui se trouve à quelques kms de Cap Comorin, la pointe sud du pays. Puis changement du bus dans une gare routière sordide écrasée par la chaleur où les odeurs d'urine se mèlent à celles des égouts. Nous y avalons 2 bananes et 2 sachets de chips avant de reprendre la route. La fréquence des bus est impressionnante ! Pour certaines destinations il y a des départs toutes les minutes, et tous les bus sont pleins à craquer ! Il y a tant de monde dans ce pays... Dans les liaisons d'une ville à l'autre, le bus ne désemplit pas... Il n'y a presque pas de rase campagne, on passe de ville en ville avec du monde partout dans les rues... Notre dernière journée à Trivandrum ne comporte aucun impératif si ce n'est de passer nos derniers moments indiens tranquillement, sans être trop exposés au capharnaüm de la ville. L'après midi nous allons au cinéma pour voir notre 3ème film indien. Il s'agit d'une comédie / film d'action en Malayalam (langue locale) que nous ne comprenons pas plus que l'hindi mais cela reste distrayant. Le personnage principal, héros du film est un indien bien gras à moustache qui fait tomber toutes les femmes... Les canons de beauté des indiens sont définitivement différents des nôtres...
Départ ce matin pour les Maldives. En arrivant à l'aéroport de Trivandrum (ultra moderne comme à Varanasi) nous apprenons que notre vol pour Malé est retardé de 2 heures. Nous nous installons donc dans une loge confortable où nous pouvons consulter les dernières nouvelles et envoyer les derniers récits de voyage avant le départ. C'est aussi l'occasion de terminer le crédit téléphonique de la carte sim indienne que nous avions dans le pays, petit coup de fil à maman coupé net par la carte. Nous décollons finalement à 13h30 pour un vol express de 45mn. L'arrivée sur l'aéroport est spectaculaire car le turquoise des différents lagons est immédiatement visible dès l'approche sur Malé. L'aéroport est une île à part entière à quelques encablures de la capitale.
Les formalités douanières nous réservent une petite surprise. La république islamique des Maldives est régie par des lois très strictes basées sur la charia. Il est par exemple interdit d'introduire sur le territoire tout objet faisant référence à une autre religion que l'islam. Dans notre valise nous avons une statue en bronze représentant le dieu éléphant Ganesh. Au passage du rayon x, nous voyons une femme voilée au regard sévère désigner à un de ses subordonnés une forme sombre dans notre valise. C'est bien sûr notre éléphant ! Nous ouvrons donc notre bagage et présentons à l'officier l'objet du délit en expliquant que nous ne savions pas etc etc.. L'éléphant est placé en consigne (en compagnie de bouteilles d'alcool diverses et variées également interdites) nous le récupérerons dimanche à notre départ. Un bateau rapide de l'hôtel nous transporte de l'aéroport vers notre île, Fihalhohi island, située à 28km au sud. Très bon accueil sur une superbe plage de sable blanc, une noix de coco fraîche plantée d'une paille nous est proposée et nous sommes installés à la réception. Un responsable nous prend alors en charge et nous explique que nous allons être transportés dès le lendemain sur un autre établissement. Nous sommes un peu surpris et méfiants, l'île a l'air fantastique au premier coup d'oeil et nous ne voyons pas pourquoi nous partirions. Il explique qu'à partir de demain notre chambre n'est plus disponible et qu'en compensation nous sommes déplacés sur une île avec un complexe plus luxueux en all inclusive. Les excursions seront également offertes. Nous acceptons donc le deal en demandant à pouvoir revenir le surlendemain pour changer d'air.
Transfert sur l'île de Farukulofushi pour intégrer notre nouvelle chambre puis nous départ du bateau de l'excursion island hoping. Direction Bodu Huura, un îlot habité par des locaux qui vivent de la pêche ou sont employés par les resort voisins. La visite se limite à une ballade dans le village en paquet de touristes sans aucune explication... Dans une rue de magasins de souvenirs, des femmes voilées tentent de vendre des vêtements, qu'aucune touriste ne serait autorisée à porter dans leur pays... C'est assez pathétique... Nous partons ensuite pour l'île de Bandos, où nous nageons au milieu de poissons multicolores et lunchons au bord de la plage, grace au barbecue préparé par l'équipage. L'après midi est conclue par la visite d'un grand hôtel voisin, le Bandos Resort. Au retour nous découvrons le club Faru. Si la plage et le restaurant sont bien positionnés en bord de plage, la chambre est moins jolie et l'île n'a pas le charme de Fihalhohi. Nous demanderons demain à être rapatriés là bas... Et tant pis pour les rhum coca à volonté du all inclusive !
A l'accueil du ponton sur Filhalhohi, c'est un welcome back au débarquement ! Sans perdre de temps nous louons notre matériel de snorkling et partons observer les récifs environnants. L'eau est à température idéale et nous pouvons voir une multitude de poissons. L'hôtel est vraiment à la hauteur et notre bungalow au bord de la plage est idéal. Le lendemain c'est déjà le dernier jour. Dernier bain dans le lagon avant le check out... Nous saluons le couple de septuagénaires suisses qui étaient nos voisins de bungalow, et embarquons à bord du bateau rapide direction aéroport de Malé. Nous atterrissons à Dubaï à 02h55. L'enregistrement sur l'A380 débute à 7h00, nous patientons en somnolant dans les confortables fauteuils du Starbucks de l'aéroport. . Ce qui est impressionnant au moment de l'accès à bord de l'A380, ce sont les salles d'attente immenses (600 passagers environ) C'est difficile à cet instant, de tous s'imaginer dans le même avion... Cela ressemble plus à l'attente pour rentrer dans une salle de spectacle. Nous connaissons l'appareil pour l'avoir utilisé lors de notre voyage au Vietnam avec la Singapore Airlines. Sur l’aménagement Emirates l'écart entre les rangées est similaire, avec mes 1m75, j'ai 30 cm devant mes genoux. Il semble que l'inclinaison des sièges est plus importante, ce qui permet de s'assoupir plus facilement. Le système de divertissement est également nettement supérieur avec plusieurs caméras embarquées, dont une sur le sommet de l'empennage, du plus bel effet en vol. Le point fort de l'appareil est encore son silence, nettement inférieur que sur n'importe quel autre appareil. Nous avons le temps de nous changer dans les toilettes de l'aéroport, pour affronter le froid polaire qui balaye le pays, terminé tongs et shorts... Un peu l'impression d'être déguisés... Ça gratte un peu les fringues... Nous arrivons à destination en fin d'après midi où nous retrouvons notre petite voiture qui attend sagement à la gare. ;--) THE END
Une version avec photos et renseignements divers concernant ce voyage est disponible sur le blog http://www.thefloatingspace.com
Un bateau Costa à la dérive aux Seychelles! English translation pending
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00497-un-navire-costa-a-la-derive-aux-seychelles.php
Suite à un incendie, un bateau Costa est à la dérive. C'est vraiment pas de chance pour Costa et les croisiéristes et cela va encore leur faire du tord je pense !
J'espère qu'il n'y a pas de victimes.
Suite à un incendie, un bateau Costa est à la dérive. C'est vraiment pas de chance pour Costa et les croisiéristes et cela va encore leur faire du tord je pense !
J'espère qu'il n'y a pas de victimes.
Vélo chargé et cols à gravir English translation pending
Amis cyclo bonjour !
Voilà, j'envisage probablement au printemps prochain de partir faire une semaine de vélo dans un terrain particulièrement accidenté puisque je prévois de parcourir les Alpes (région que j'affectionne particulièrement avec ses paysages magnifiques).
Ma question est simple : cela étant une grande première pour moi de rouler sur ce genre de relief avec un vélo chargé, le risque n'est-il pas que le plaisir de pédaler tourne à la galère lorsqu'il faudra gravir les nombreux cols ?
Pour information, je roule avec un VTT (pneus à crampons) équipé de sacoches; le poids du vélo équipé est d'environ 30kgs et la charge des sacoches seules environ 15kg, sans oublier de rajouter le poids du cycliste qui est de 67kg.
Habituellement, sur des terrains beaucoup plus plats, je fais souvent des étapes de 80 à 100km en moyenne, en montagne dois-je réduire considérablement le nombre de kms journaliers sachant que je serai surement amené à gravir un col par jour voire deux de temps en temps?
Egalement, pour ceux qui ont roulé sur ce genre de terrain, à combien estimez vous votre vitesse moyenne sur une étape si vous franchissez un col dans la journée (type Galibier, Bonnette, Iseran...etc)?
J'attends vos avis impatiemment car je sais que beaucoup d'entre vous apprécient et ont déjà pratiqué le voyage en montagne, normal me direz vous car l'endroit est tout simplement magique.
A+
Voilà, j'envisage probablement au printemps prochain de partir faire une semaine de vélo dans un terrain particulièrement accidenté puisque je prévois de parcourir les Alpes (région que j'affectionne particulièrement avec ses paysages magnifiques).
Ma question est simple : cela étant une grande première pour moi de rouler sur ce genre de relief avec un vélo chargé, le risque n'est-il pas que le plaisir de pédaler tourne à la galère lorsqu'il faudra gravir les nombreux cols ?
Pour information, je roule avec un VTT (pneus à crampons) équipé de sacoches; le poids du vélo équipé est d'environ 30kgs et la charge des sacoches seules environ 15kg, sans oublier de rajouter le poids du cycliste qui est de 67kg.
Habituellement, sur des terrains beaucoup plus plats, je fais souvent des étapes de 80 à 100km en moyenne, en montagne dois-je réduire considérablement le nombre de kms journaliers sachant que je serai surement amené à gravir un col par jour voire deux de temps en temps?
Egalement, pour ceux qui ont roulé sur ce genre de terrain, à combien estimez vous votre vitesse moyenne sur une étape si vous franchissez un col dans la journée (type Galibier, Bonnette, Iseran...etc)?
J'attends vos avis impatiemment car je sais que beaucoup d'entre vous apprécient et ont déjà pratiqué le voyage en montagne, normal me direz vous car l'endroit est tout simplement magique.
A+
Alternative à Bali? English translation pending
Bonjour à tous,
en prévision d'un voyage en Indonésie cet été (fin juillet à fin août 2012) en famille, je m'interroge sur une "belle" alternative à Bali… non, je ne fais pas la fine bouche mais on parle tellement et depuis si longtemps de Bali que ça m'inquiète quelque peu en termes "d'occidentalisation"… exemple Kuta qui ressemble paraît-il pas mal à une costa Brava Australienne (??) mais j'exagère peut être ? 😇 Et l'Indonésie est si vaste que je me dis qu'il y a peut être aussi paradisiaque (c'est toujours le terme récurrent pour parler de Bali) : Lombok ? Sulawesi ? Makassar ?… Et pourquoi pas en poussant au nord, vers la Malaisie ? (Brunei, Seri Begawan, voire les Célèbes ?)
Et niveau plongée ?
En bref, l'Indonésie ce n'est pas que Bali loin de là et tout reste encore ouvert. Je m'interroge aussi car via Air Asia & Co, au départ de Singapore, KL ou BKK, on a un tel choix ! Donc appel à expérience !
Merci à tous !
😄
en prévision d'un voyage en Indonésie cet été (fin juillet à fin août 2012) en famille, je m'interroge sur une "belle" alternative à Bali… non, je ne fais pas la fine bouche mais on parle tellement et depuis si longtemps de Bali que ça m'inquiète quelque peu en termes "d'occidentalisation"… exemple Kuta qui ressemble paraît-il pas mal à une costa Brava Australienne (??) mais j'exagère peut être ? 😇 Et l'Indonésie est si vaste que je me dis qu'il y a peut être aussi paradisiaque (c'est toujours le terme récurrent pour parler de Bali) : Lombok ? Sulawesi ? Makassar ?… Et pourquoi pas en poussant au nord, vers la Malaisie ? (Brunei, Seri Begawan, voire les Célèbes ?)
Et niveau plongée ?
En bref, l'Indonésie ce n'est pas que Bali loin de là et tout reste encore ouvert. Je m'interroge aussi car via Air Asia & Co, au départ de Singapore, KL ou BKK, on a un tel choix ! Donc appel à expérience !
Merci à tous !
😄
"The Challenge": trente-deux états, trente jours avec 1 800 euros (États-Unis) English translation pending
Bonjour, en juin prochain je vais essayer avec 3 autres amis ( 4 au total ) de faire le tour des stats en 30 jours, et comme l'indique le titre passé par 32 états en seulement 30 jours. J'ai beaucoup de questions et j'espere qu'il y a du monde qui pourra m'aider.
Pour commencer, l'itinéraire sera ainsi :
New York - Philadelphia - Wilmington (DE) - Baltimore - Washington DC - Virginia Beach - Wilmington (NC) - Charleston - Savannah - Miami - Panama City - Mobile - New Orleans - Houston - San Antonio - Roswell - Four Corner - Las Vegas - Los Angeles - San francisco - Portland - Seattle - Coeur d'Elene - Great Falls - Bismarck - Minneapolis - Dubuque - Chicago - Fort Wayne - Detroit - Cleveland - Niagara Falls - New York.
Pour résume on fait une boucle sur toute la cote des stats, de l'Est au Sud a L'ouest au nord et de retour au point du départ a l'Est.
Voila 2 liens pour mieux expliquer:
http://maps.google.tn/maps?saddr=New+York, +United+States&daddr=Philadelphie, +Pennsylvanie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Delaware, +%C3%89tats-Unis+to:Baltimore, +Maryland, +%C3%89tats-Unis+to:Washington, +District+de+Columbia, +%C3%89tats-Unis+to:Virginia+Beach, +Virginie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Caroline+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Charleston, +Caroline+du+Sud, +%C3%89tats-Unis+to:Savannah, +G%C3%A9orgie, +%C3%89tats-Unis+to:Miami, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Panama+City, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Mobile, +Alabama, +%C3%89tats-Unis+to:New+Orleans, +LA, +United+States+to:Houston, +TX, +United+States+to:San+Antonio, +Texas, +%C3%89tats-Unis+to:Roswell, +Nouveau-Mexique, +%C3%89tats-Unis+to:4+Corners+Road, +San+Juan, +NM, +United+States+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:San+Francisco, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.675147, -98.701172&spn=38.37868,86.572266&sll=44.715514, -101.513672&sspn=33.862296,86.572266&geocode=FXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA%3BFc-fYQIdcxeF-ynrS7XU2LfGiTHBWD6M2BT1iQ%3BFSl5XgId1T9_-ylvr0ZcGA_HiTEAjDB3UNoWhQ%3BFRGGVwIdo_1u-ym3g_TWrgPIiTFY5yNCqJZIBA%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFb5UMgId_6p4-ymnJxX86MG6iTFzAS6jgBAWBA%3BFT0-CgIdeqha-ynVrusNovWpiTEyMAmEOElmXg%3BFXYh9AEd1lk8-yl3JKjcQnr-iDFr7OGu4Pf6NQ%3BFVWO6QEdxoMq-ylZBvJ4_HX7iDG8IGADUWcMTg%3BFSmCiQEdedc3-ykRwcgOorDZiDFlT63dcfKW_w%3BFd0vzAEd0u3k-ilBY8YqVoGTiDHzAUcs1V5Yvw%3BFdVb1AEd0pHA-imp-EzxHU6aiDEanol3VA7oTA%3BFVoEyQEdFJ6h-illghGyVKQghjG00yJe6FsG2w%3BFcEaxgEdUsdQ-ikBhY1ItLhAhjE7BWXz3gINyg%3BFfr5wAEdRBsh-imvDtAEr1hchjG8FqAQO-FWCA%3BFVmO_QEd8BrF-SlV7axlE2XihjF-18905Asb5A%3BFY6MNAIdPByA-Sll1ZKk0iU6hzHmmUNsD1zxbw%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA&oq=bismarck&mra=ls&t=m&z=4
http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.
Et Merci d'avance :))
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Et Merci d'avance :))
Randonnée à vélo au Québec en juillet/août 2012 English translation pending
Bonjour
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Nous cherchons des tuyaux pour faire une randonnée d'une quinzaine de jours en vélo au Québec. Nous sommes 4 adultes Nous partons par un vol Toulouse - Montréal
Nous nous posons les questions suivantes : - possibilités d'aller (ou retour) en train+vélo ou bus+vélo ou covoiturage ? il semble que le train soit très cher - besoin de réserver dans les camping d'étape ? - Est-il envisageable d'acheter des vélo d'occasion et de le revendre à la fin ? la location risque de couter cher sur 15 j
- témoignages sur le transport de vélo dans l'avion
Itinéraire d'un mois au Vietnam (Sud) English translation pending
Bonjour, j'atterris dans 3 jours Da Nang avec ma copine. Vous avez raison je m'y prends un peu tard!!
D'abord un grand merci aux grands contributeurs de ce forum qui reconnaîtront leur plume dans mon itinéraire (ne connaissant pas le pays j'ai fait une synthèse de ce que j'ai lu).
Pourriez-vous SVP me donner votre avis sur cet itinéraire à cette saison ?? Combien de temps me conseillez vous de rester à chaque endroit ? faut-il sauter certaines étapes au profit d'autres ?
Nous avons 30 jours, nous sommes un couple relativement habitué à se débrouiller à l'étranger sans parler la langue, mais nous avons aussi conscience des limites de la communication gestuelle :) Nous voyageons généralement l'habitant ce qui nous aide beaucoup. Notre budget a beau être très limité si vous nous conseillez un guide pour certains endroits où vous pensez que c'est indispensable, nous le contacterons. Nous reviendrons en avril pour le nord du pays.
J1 Arrivée à Da Nang à 11h, 1ère nuit à Hué
- La cité impériale
- la rivière des Parfums?? et visite des tombeaux impériaux de Minh Mang, de Tu Duc et de Khai Dinh???? Hoi An - Centre historique - les montagnes de marbres à Da Nang ?? Kontum - villages de minorités à coté de la ville - visite de la salle d'exposition de l'évêché de Kontum, la cathédrale en bois, l'ancienne prison, village des Bahnars Kon Klor avec le pont suspendu. Départ pour Pleiku : visite le lac Bien Ho (avant d'arriver à Pleiku), la pagode, nuit à Pleiku Buôn Ma Thuột - ville - le parc national de Buon Don ou celui de Yok Don en une petite journee. - Lac Tak départ pour Dak Lak, visite de la ville de Dak Lak, Buon Don nuit à Da Lat - balade en elephant ? My son - ca vaut la peine ? Ho chi ming Bến Tre Vinh Long - L'ile en face de Vinh Long accessible en bac. Intéressant ? Can Tho - le marche flottant pres de Can Tho ( pas celui de Cair rang, l'autre ) Rạch Giá Ðảo Phú Quốc - peut-on faire de la plongée en janvier ? Châu Dôc (doit-on repasser par Rach Gia ??)
Bateau pour Phnom Penn : possible de Chau Doc??? J30 arrivée au Cambodge
Un grand merci à tous :))
Pourriez-vous SVP me donner votre avis sur cet itinéraire à cette saison ?? Combien de temps me conseillez vous de rester à chaque endroit ? faut-il sauter certaines étapes au profit d'autres ?
Nous avons 30 jours, nous sommes un couple relativement habitué à se débrouiller à l'étranger sans parler la langue, mais nous avons aussi conscience des limites de la communication gestuelle :) Nous voyageons généralement l'habitant ce qui nous aide beaucoup. Notre budget a beau être très limité si vous nous conseillez un guide pour certains endroits où vous pensez que c'est indispensable, nous le contacterons. Nous reviendrons en avril pour le nord du pays.
J1 Arrivée à Da Nang à 11h, 1ère nuit à Hué
- La cité impériale
- la rivière des Parfums?? et visite des tombeaux impériaux de Minh Mang, de Tu Duc et de Khai Dinh???? Hoi An - Centre historique - les montagnes de marbres à Da Nang ?? Kontum - villages de minorités à coté de la ville - visite de la salle d'exposition de l'évêché de Kontum, la cathédrale en bois, l'ancienne prison, village des Bahnars Kon Klor avec le pont suspendu. Départ pour Pleiku : visite le lac Bien Ho (avant d'arriver à Pleiku), la pagode, nuit à Pleiku Buôn Ma Thuột - ville - le parc national de Buon Don ou celui de Yok Don en une petite journee. - Lac Tak départ pour Dak Lak, visite de la ville de Dak Lak, Buon Don nuit à Da Lat - balade en elephant ? My son - ca vaut la peine ? Ho chi ming Bến Tre Vinh Long - L'ile en face de Vinh Long accessible en bac. Intéressant ? Can Tho - le marche flottant pres de Can Tho ( pas celui de Cair rang, l'autre ) Rạch Giá Ðảo Phú Quốc - peut-on faire de la plongée en janvier ? Châu Dôc (doit-on repasser par Rach Gia ??)
Bateau pour Phnom Penn : possible de Chau Doc??? J30 arrivée au Cambodge
Un grand merci à tous :))
Voyage de dix jours à la Réunion et à l'île Maurice English translation pending
Bonjour à tous,
Au mois de février prochain je vais faire un voyage de 10 jours avec ma sœur et ma maman. Nous ferons 5 jours à la Réunion et 5 jours à l''ile Maurice. Je souhaiterais faire le plus de choses possible durant mon voyage. J'ai entendu dire qu'à La réunion il fallait visiter les 3 cirques, je ne sais pas si c'est exact ou si le cirque de Salazie suffit ? Nous avons une voiture et nous voudrions faire de la randonnée, voir des cascades, les volcans, de super paysages, nous avions prévu d'aller au jardin d'Eden car nous aimons beaucoup les fleurs et de visiter l'aquarium ou le musée de la vanille peut-être. Nous voudrions aussi faire un tour de l'ile en Hélicoptère...Nous n'avons que 05 jours pour faire toutes ces activités alors je ne voudrais faire que les choses qui en vaillent vraiment la peine. Je souhaiterais aussi faire de la plongée, mais je crois que c'est déconseillé à la Réunion à cause des requins. Je voudrais voir des dauphins mais je doute que ce soit possible. J’ai entendu dire que nous pourrions faire un tour en bateau et que peut-être nous pourrons voir quelques poissons. C'est la première fois que je vais faire un voyage comme celui là et je voudrais vraiment qu'il soit inoubliable et je voudrais aussi avoir de super souvenirs. J'espère que vous pourrez m'aider à choisir mes activités alors j’attends avec impatience vos suggestions merci d'avance à vous tous !
bonne soirée
Elodie
bonne soirée
Elodie
Trois semaines en Chine septembre 2012: votre avis English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir 3 semaines en septembre, en couple, en Chine.
Idéalement j'aimerais faire : le coin de Guilin, Xian et Pékin.
J'ai vu un vol multi : Paris-Guilian via Shangai (escale de 10h pour avoir un petit aperçu de la ville?) Pékin-Paris pour environ 750€ et deux vol internes : Guilin-Xian et Xian-Pékin à 150€ chacun environ. ça nous fait un budget avion d'environ 1050€ par personne donc.
Mes interrogations: 1) Combien de temps passer dans chaque coin ? je pensais une semaine à Guilin (pour faire Guilin -Longji-Ping'an-Yangshuo), une courte semaine à Xian compensée par une longue semaine à Pékin.
2) Quel budget prévoir ? compte tenu de la période (setpembre), que l'on reste essentiellement en ville, hors vol ? ( pas de grandes prétentions en terme de logement/nourriture, nous voulons juste un hotel correct, et nous pensons que la nourriture locale nous conviendra bien). Estimer pour 18 jours : le logement - le transport interne hors vols - la nourriture - les visites - les souvenirs - les imprévus
3) Des sites/livres particuliers où se renseigner ? Je pense acheter la panoplie routard/lonely planet et me constituer un dossier pour le départ pour ne pas partir trop chargée, toute documentation est la bienvenue
4) Toute expérience personnelle, mise en garde, conseil, avis, est la bienvenue.
J'ai vu un vol multi : Paris-Guilian via Shangai (escale de 10h pour avoir un petit aperçu de la ville?) Pékin-Paris pour environ 750€ et deux vol internes : Guilin-Xian et Xian-Pékin à 150€ chacun environ. ça nous fait un budget avion d'environ 1050€ par personne donc.
Mes interrogations: 1) Combien de temps passer dans chaque coin ? je pensais une semaine à Guilin (pour faire Guilin -Longji-Ping'an-Yangshuo), une courte semaine à Xian compensée par une longue semaine à Pékin.
2) Quel budget prévoir ? compte tenu de la période (setpembre), que l'on reste essentiellement en ville, hors vol ? ( pas de grandes prétentions en terme de logement/nourriture, nous voulons juste un hotel correct, et nous pensons que la nourriture locale nous conviendra bien). Estimer pour 18 jours : le logement - le transport interne hors vols - la nourriture - les visites - les souvenirs - les imprévus
3) Des sites/livres particuliers où se renseigner ? Je pense acheter la panoplie routard/lonely planet et me constituer un dossier pour le départ pour ne pas partir trop chargée, toute documentation est la bienvenue
4) Toute expérience personnelle, mise en garde, conseil, avis, est la bienvenue.
Avis sur circuit de 25 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour le forum
Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2012: qu'elle vous apporte santé, réussite et surtout des voyages exceptionnels...🙂
Après une lecture attentive du forum, j'ai une première version de circuit que je souhaite soumettre à vos avis d'experts (pour ceux qui auront la patience de lire cet interminable post 😕).
Je replace le contexte: voyage "Eté 2012 - 1ère fois dans l'Ouest américain" pour 4 personnes (papa+maman+2 filles de 7 et 11 ans). Début et fin à Las Vegas et 25 jours sur place.
J'ai privilégié les étapes de route en début d'après-midi car ma femme souffre d'un problème médical qui lui impose de faire une sieste quasiment quotidiennement et j'ai aussi pensé que ça nous permettrait d'être au frais (clim dans la voiture) aux heures les plus chaudes.
Nos centres d'intérêts : les parcs (j'ai évidemment du faire des choix) avec des randos plutôt courtes (2-3h maxi) et les villes.
Jour 1 Arrivée à Las Vegas vers 14-15h Route vers Death Valley National Park (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Death Valley National Park Question : Où dormir ?
Jour 2 Visite de Death Valley National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 3 Route jusqu'à Los Angeles (durée = 8h) Nuit à Los Angeles Visite de Los Angeles si arrivée pas trop tardive Question : Où dormir ?
Jour 4 Visite de Los Angeles Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 5 DisneyLand Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 6 Universal Studio Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 7 Visite de Los Angeles le matin Route vers la région de Morro Bay en début d'après-midi (durée = 4h) Nuit dans la région de Morro Bay Question : Où dormir ?
Jour 8 Route jusqu'à Monterey (durée = 3h) Avec arrêt visite de Hearst Castle Nuit à Monterey Question : Où dormir ?
Jour 9 Route jusqu'à San Francisco (durée = 2h) Visite de San Francisco Nuit à San Francisco Question : Où dormir ?
Jour 10 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 11 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 12 Visite de San Francisco le matin Route jusqu'à Yosemite National Park (durée = 5h) Nuit dans ou proche de Yosemite National Park Question : Où dormir ?
Jour 13 Visite de Yosemite National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 14 Route vers Las Vegas (durée = 9h) Nuit dans la région de Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 15 Visite de Las Vegas Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 16 Visite de Las Vegas le matin Route jusqu'à Zion National Park (durée = 3h) Nuit dans ou proche de Zion National Park Question : Où dormir ?
Jour 17 Visite de Zion National Park le matin Route jusque Bryce Canyon National Park l'après-midi (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Bryce Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 18 Visite de Bryce Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 19 Visite de Bryce Canyon National Park le matin Route vers Moab (durée = 5h) Nuit à Moab Question : Où dormir ?
Jour 20 Visite de Arches National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 21 Visite de CanyonLand National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 22 Route jusqu'à Mesa Verde National Park (durée = 3h) Visite de Mesa Verde National Park Nuit dans ou proche de Mesa Verde National Park Question : Où dormir ?
Jour 23 Visite de Mesa Verde National Park le matin Route jusqu'à Grand Canyon National Park (durée = 6h) Nuit dans ou proche de Grand Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 24 Visite de Grand Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 25 Route jusqu'à Las Vegas (durée = 4h) Visite des outlets centers Nuit à Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 26 Départ vers 16h
J'ai encore quelques questions complémentaires...Je sais, j'abuse un peu 😛. Notamment sur la question de l'hébergement que je n'ai pas encore approfondie. Je veux toutes les réserver à l'avance pour avoir l'esprit tranquille. Je privilégie le prix (j'ai vu que je pouvais trouver pour environ 70€ la nuit) mais je suis prêt à ajouter un extra s'il y a des arguments. Le camping n'est malheureusement pas envisageable 😐. Je pensais passer par un site comme hotels.com ou booking.com mais j'ai parfois lu que ce n'était pas conseillé, sans trop d'explication. Pourquoi ? Quelles alternatives ? Les chambres sont-elles débitées dès la réservation, quelques jours avant ou après la nuit ? Quelles sont les modalités d'annulation ? J'ai vu aussi que certains parcs proposent des hébergements. Comment ça se passe ? Est-ce abordable ? Existe-t-il des chambres avec des petites cuisines, notamment dans les villes ? Dernière question. Est-ce qu'il faut louer un 4x4 pour ce type de circuit?
Encore merci à ceux qui auront quelques éléments de réponse.
Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2012: qu'elle vous apporte santé, réussite et surtout des voyages exceptionnels...🙂
Après une lecture attentive du forum, j'ai une première version de circuit que je souhaite soumettre à vos avis d'experts (pour ceux qui auront la patience de lire cet interminable post 😕).
Je replace le contexte: voyage "Eté 2012 - 1ère fois dans l'Ouest américain" pour 4 personnes (papa+maman+2 filles de 7 et 11 ans). Début et fin à Las Vegas et 25 jours sur place.
J'ai privilégié les étapes de route en début d'après-midi car ma femme souffre d'un problème médical qui lui impose de faire une sieste quasiment quotidiennement et j'ai aussi pensé que ça nous permettrait d'être au frais (clim dans la voiture) aux heures les plus chaudes.
Nos centres d'intérêts : les parcs (j'ai évidemment du faire des choix) avec des randos plutôt courtes (2-3h maxi) et les villes.
Jour 1 Arrivée à Las Vegas vers 14-15h Route vers Death Valley National Park (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Death Valley National Park Question : Où dormir ?
Jour 2 Visite de Death Valley National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 3 Route jusqu'à Los Angeles (durée = 8h) Nuit à Los Angeles Visite de Los Angeles si arrivée pas trop tardive Question : Où dormir ?
Jour 4 Visite de Los Angeles Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 5 DisneyLand Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 6 Universal Studio Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 7 Visite de Los Angeles le matin Route vers la région de Morro Bay en début d'après-midi (durée = 4h) Nuit dans la région de Morro Bay Question : Où dormir ?
Jour 8 Route jusqu'à Monterey (durée = 3h) Avec arrêt visite de Hearst Castle Nuit à Monterey Question : Où dormir ?
Jour 9 Route jusqu'à San Francisco (durée = 2h) Visite de San Francisco Nuit à San Francisco Question : Où dormir ?
Jour 10 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 11 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 12 Visite de San Francisco le matin Route jusqu'à Yosemite National Park (durée = 5h) Nuit dans ou proche de Yosemite National Park Question : Où dormir ?
Jour 13 Visite de Yosemite National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 14 Route vers Las Vegas (durée = 9h) Nuit dans la région de Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 15 Visite de Las Vegas Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 16 Visite de Las Vegas le matin Route jusqu'à Zion National Park (durée = 3h) Nuit dans ou proche de Zion National Park Question : Où dormir ?
Jour 17 Visite de Zion National Park le matin Route jusque Bryce Canyon National Park l'après-midi (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Bryce Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 18 Visite de Bryce Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 19 Visite de Bryce Canyon National Park le matin Route vers Moab (durée = 5h) Nuit à Moab Question : Où dormir ?
Jour 20 Visite de Arches National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 21 Visite de CanyonLand National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 22 Route jusqu'à Mesa Verde National Park (durée = 3h) Visite de Mesa Verde National Park Nuit dans ou proche de Mesa Verde National Park Question : Où dormir ?
Jour 23 Visite de Mesa Verde National Park le matin Route jusqu'à Grand Canyon National Park (durée = 6h) Nuit dans ou proche de Grand Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 24 Visite de Grand Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 25 Route jusqu'à Las Vegas (durée = 4h) Visite des outlets centers Nuit à Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 26 Départ vers 16h
J'ai encore quelques questions complémentaires...Je sais, j'abuse un peu 😛. Notamment sur la question de l'hébergement que je n'ai pas encore approfondie. Je veux toutes les réserver à l'avance pour avoir l'esprit tranquille. Je privilégie le prix (j'ai vu que je pouvais trouver pour environ 70€ la nuit) mais je suis prêt à ajouter un extra s'il y a des arguments. Le camping n'est malheureusement pas envisageable 😐. Je pensais passer par un site comme hotels.com ou booking.com mais j'ai parfois lu que ce n'était pas conseillé, sans trop d'explication. Pourquoi ? Quelles alternatives ? Les chambres sont-elles débitées dès la réservation, quelques jours avant ou après la nuit ? Quelles sont les modalités d'annulation ? J'ai vu aussi que certains parcs proposent des hébergements. Comment ça se passe ? Est-ce abordable ? Existe-t-il des chambres avec des petites cuisines, notamment dans les villes ? Dernière question. Est-ce qu'il faut louer un 4x4 pour ce type de circuit?
Encore merci à ceux qui auront quelques éléments de réponse.
Circuit en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 16 (de 70 à 8ans ) à partir en famille en Afrique du Sud pour 10 jours.
Certains veulent absolument faire Le Cap et moi, je suis beaucoup plus attirée par le Nord.
mais nous devons contenter tout le monde donc on s'y plie.
Voici, à ce jour, ce que j'envisage approximativement de réaliser comme circuit :
- Le Cap : 3 jours - vol pour Kruger : 4 jours - vol (si possible ) pour Sta Lucia : 2 jours
Ce circuit vous semble t il raisonnable ?
Connaissez vous l'Inyati Game Lodge dans la réserve de Sabie Sand qui se situe dans le parc Kruger ? et le MannaBay Boutique Hotel au 1 Denholm Road oranjezicht au Cap ?
Merci pour vos réponses
angiedeb
Nous sommes 16 (de 70 à 8ans ) à partir en famille en Afrique du Sud pour 10 jours.
Certains veulent absolument faire Le Cap et moi, je suis beaucoup plus attirée par le Nord.
mais nous devons contenter tout le monde donc on s'y plie.
Voici, à ce jour, ce que j'envisage approximativement de réaliser comme circuit :
- Le Cap : 3 jours - vol pour Kruger : 4 jours - vol (si possible ) pour Sta Lucia : 2 jours
Ce circuit vous semble t il raisonnable ?
Connaissez vous l'Inyati Game Lodge dans la réserve de Sabie Sand qui se situe dans le parc Kruger ? et le MannaBay Boutique Hotel au 1 Denholm Road oranjezicht au Cap ?
Merci pour vos réponses
angiedeb
Circuit de vingt-deux jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur le forum et en plus bizu des voyages.
Mon projet est 3 semaines dans l'ouest américain en aout prochain en famille (avec nos deux jeunes de 15 et 20 ans) et après avoir lu et relu vos posts, j'ai besoin de votre expertise !
donc je me lance, mais peut-être est-ce optimiste (je ne connais pas les US et je ne pense pas refaire un jour ce voyage vu le budget donc la tentation est grande de vouloir tout faire...)
Jour 1 : San Francisco - on arrive en fin de journée donc ballade et dodo Jour 2 : San Francisco - ballade à pied ou en transport Jour 3 : idem (mais peut-être est-ce trop ? la ville a l'air sympa et 2 jours c'est court non ?) Jour 4 : on récupére la voiture de loc et direction Monterey Jour 5 : Monterey - Santa Barbara (on compte prendre la route 1 qui longe la côte par Carmel) Jour 6 : Santa Barbara - LA Jour 7 : Universal Studios (ma fille y tient mais nous bof) Jour 8 : LA - Laughlin Jour 9 : Laughlin - Hualapai Indian Reserve Jour 10 : Hulapai - Grand Canyon Jour 11 : Grand Canyon - Flagstaff Jour 12 : Flagstaff - Monument Valley Jour 13 : Monument Valley - Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon Jour 15 : Bryce Canyon - Las Vegas en traversant Zion Jour 16 : Las Vegas Jour 17 : Las Vegas - Death Valley Jour 18 : Death Valley - Fresno Jour 19 : Fresno - Yosemite Jour 20 : Yosemite Jour 21 : Yosemite - San Francisco Jour 22 : San Francisco
Je suis partie sur un circuit de TO de 15 jours et je me suis dit que ce serait bien de le faire en 3 semaines mais même là j'en suis à 3 ou 4 heures en moyenne de route par jour et j'ai peur de passer à côté de trucs... De plus, je pense réserver les hôtels uniquement à LA, SF et LV mais ailleurs on part à l'aventure et on se prend des motels sur la route. La liberté quoi ! si ça existe encore...
Merci pour vos avis éclairés ! Ce site est une pépite ! surtour pour l'ouest !!
donc je me lance, mais peut-être est-ce optimiste (je ne connais pas les US et je ne pense pas refaire un jour ce voyage vu le budget donc la tentation est grande de vouloir tout faire...)
Jour 1 : San Francisco - on arrive en fin de journée donc ballade et dodo Jour 2 : San Francisco - ballade à pied ou en transport Jour 3 : idem (mais peut-être est-ce trop ? la ville a l'air sympa et 2 jours c'est court non ?) Jour 4 : on récupére la voiture de loc et direction Monterey Jour 5 : Monterey - Santa Barbara (on compte prendre la route 1 qui longe la côte par Carmel) Jour 6 : Santa Barbara - LA Jour 7 : Universal Studios (ma fille y tient mais nous bof) Jour 8 : LA - Laughlin Jour 9 : Laughlin - Hualapai Indian Reserve Jour 10 : Hulapai - Grand Canyon Jour 11 : Grand Canyon - Flagstaff Jour 12 : Flagstaff - Monument Valley Jour 13 : Monument Valley - Bryce Canyon Jour 14 : Bryce Canyon Jour 15 : Bryce Canyon - Las Vegas en traversant Zion Jour 16 : Las Vegas Jour 17 : Las Vegas - Death Valley Jour 18 : Death Valley - Fresno Jour 19 : Fresno - Yosemite Jour 20 : Yosemite Jour 21 : Yosemite - San Francisco Jour 22 : San Francisco
Je suis partie sur un circuit de TO de 15 jours et je me suis dit que ce serait bien de le faire en 3 semaines mais même là j'en suis à 3 ou 4 heures en moyenne de route par jour et j'ai peur de passer à côté de trucs... De plus, je pense réserver les hôtels uniquement à LA, SF et LV mais ailleurs on part à l'aventure et on se prend des motels sur la route. La liberté quoi ! si ça existe encore...
Merci pour vos avis éclairés ! Ce site est une pépite ! surtour pour l'ouest !!
En direct d’une croisière Hurtigruten Kirkenes - Bergen en novembre 2011 (peut-être) English translation pending
Bonjour,
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
Retour de croisière sur le Costa Serena "Dolce Vita" (novembre 2011) English translation pending
Me voici revenue de ma première croisière et je n'ai qu'un mot pour la résumer merveilleuse.
Je suis partie de Marseille avec mon chéri le 05 novembre 2011 et nous avions peur du mauvais temps annoné.
Nous avons eu un temps magnifique avec des après midi ensolleillés chaque fois que nous sommes descendus à terre.
Nous avons trouvé facilement le parking à Marseille en suivant les indications de tous ceux qui ont déposé ici même des indications.L'embarquement a commencé vers 14h, nous venions d'arriver, en un rien de temps nous voici appelés pour entrer sur le bateau et là de suite nous avions été éblouis par autant de magnificence!
Etant surclassé nous avons hérité de la mini suite 8457 pont 8, à l'arrière du bateau côté droit, avec tous les avantages d'une suite.Une corbeille de fruits nous attendait ainsi qu'une bouteille de mousseux au frais et quelques canapés.Nous avions deux peignoirs et des chaussons qui nous attendaient.
Cette mini suite est magique, il y a une petite table avec deux fauteuils un très grand lit et une porte avec deux fenêtres donnant sur une terrasse balcon de plus de 10 mètres de long qu permet une vue des deux côtés...
Après nous être installés, nous sommes sortis faire le tour du bateau.
Nous avions sur notre lit le journal today avec toutes les informations pour le soir ainsi que nos cartes costa pour tous les paiements qui servent aussi de clef.Le soir nous sommes de suite allés au spectacle magnifique et après ayant choisi le repas de 21h, nous étions bien calés avec la réception dans notre chambre, nous sommes allés dîner au restaurant Vesta servis à une table pour quatre personnes , comme des rois , ce soir là en partant il y avait des vagues de 10m et nous n'avons rien senti...Nous avons dormi comme des bébés...
La Saison des Illusions English translation pending
Chapitre 1
J’y étais finalement, j’embarquais. L’euphorie est toujours omniprésente lors des quelques quinze jours avant un départ, cette euphorie qui vous amène déjà en pensées, en rêves sur le terrain, qu’on espère fertile, de vos prochaines aventures. Puis le doute reprend le dessus lorsque les valises finissent par lasser leurs souliers pour devenir vos premiers compagnons de voyage ; avant d’être délaissées sur le coin d’une armoire ou pire sur un balcon en proie au vent et au froid. Alors que j’entrais dans la carlingue de l’avion ; les deux sentiments se frôlaient, s’épiaient, se prenaient par les hanches et dansaient sans pour autant que l’un décide réellement de prendre le pas sur l’autre, de mener la danse.
J’avais toujours aimé cette sensation si enivrante du départ. Alors que l’hôtesse fermait les coffres en gratifiant mécaniquement chaque voyageur d’un sourire trop peu flâneur ; je pensais aux derniers regards et aux derniers silences de mes parents et de ma sœur, quelques minutes auparavant. D’échanges, il n’y en avait pas vraiment eu au moment de l’au revoir. Comme si la froideur austère des couloirs de cet aéroport parisien avait transpiré sur nos propres facultés d’expression. Je n’avais jamais vraiment été bon pour les aurevoirs. Ah ça, je les avais rêvé, le scénario était déjà établi dans mes pensées : la manière dont j’étreindrai mes parents, les derniers mots échangés. Et puis, quand viennent les actes ; une pudeur ou un manque de courage prend le dessus et la scène, qu’on avait rêvée si chaleureuse, grandiose, célébrant quelque vingtaine d’années d’affection familiale, s’était résumée à de mièvres embrassades et à des regards qui soulignaient à la fois l’inquiétude quant à mes pérégrinations et le soutien indéniable apporté à mon expérience solitaire.
Pour être honnête, je ne savais pas vraiment où j’allais. La présence, juste derrière moi, de deux enfants en bas âge et de leur mère parlant un langage qui m’était étranger me rappelait que je m’enrôlais dans une aventure inédite pour moi. J’avais déjà certes quitté le cocon familial depuis quelques temps, au gré d’études m’ayant menées bien loin de ma Champagne natale, mais mes apartés étudiants s’étaient toujours cantonnés aux frontières de notre Hexagone. L’avion prenait son envol sur ces pensées, non pas teintées de mélancolie mais surtout d’appétit pour les découvertes à venir.
Un homme d’une trentaine d’années avait pris place à mes côtés. Je sentais depuis quelques minutes qu’il scrutait par-dessus mon épaule les titres de l’Equipe, que je lisais avec intérêt. Devant moi, une jeune femme faisait retentir quelques accords via son énorme casque vert. Je reconnaissais quelques notes emblématiques de Feeling Good de Nina Simone: « it’s a new dawn, it’s a new day for me and I’m feeling good ». Ces paroles, que je fredonnais, me ramenaient à ma propre situation.
Le reste du vol ne fut ponctué que d’aller-retour des hôtesses et stewards, portant leurs sourires forcés comme un deuxième nœud papillon. J’avais eu un contact rapide avec l’homme à mes côtés. Nous n’avions pas parlé mais il m’avait demandé s’il pouvait emprunter l’Equipe en le pointant du doigt. J’avais bien entendu acquiescé. Je supposais que c’en était un. Un de ces autochtones chez qui j’allais vivre pendant un an. Je m’étais surpris à commencer ce jeu stupide dans la file d’attente pour monter à bord de l’avion : j’essayais de deviner qui était français ou non. Bien entendu, j’essayais de le faire avant que j’entende quelques paroles émanant de ces personnes, sans quoi le jeu aurait été trop aisé.
Pour mon « compagnon » de voyage, j’avais douté pendant quelques instants. La seule preuve tangible à examiner était cette écharpe du Dinamo. J’avais donc estimé qu’il était sans doute plus probable qu’il ne soit pas français ou bien que c’était un fin connaisseur de football voire un collectionneur. Bien entendu, l’absence de dialogue en français pendant le vol renforça ma conviction puis soudainement les derniers mots échangés, lorsque le journal reprit sa place entre nous, finirent de me convaincre : cet homme, qui se présenta sous le nom de Cosmin, était roumain. C’était mon premier réel contact avec un Roumain, le premier souvenir à afficher au portfolio de mon voyage. Finalement, l’homme parlait un français plutôt compréhensible, certes teinté de quelques bribes d’italien mais cela nous avait suffi pour échanger lors des quelques minutes entre l’atterrissage et la sortie de l’avion.
Je me retrouvais sur le tarmac de ce petit aéroport et lisais Bucuresti en grandes lettres noires. En attendant mes bagages, je prenais connaissance de notes griffonnées sur un bout de papier ; car Bucarest n’était finalement qu’une étape, ma destination finale était Targu Jiu. Andreea, une des jeunes femmes de l’association où je devais travailler pendant cette année, m’avait donné des indications par mail pour aller de l’aéroport à la Gara de Nord. Je me fis comprendre tant bien que mal par une guichetière placée en dehors de l’aéroport, en pointant du doigt sur ma feuille le numéro du bus que je souhaitais emprunter. Celle-ci finit par me donner, après quelques minutes de quiproquo, un billet.
Le bus arriva bien vite. Par acquis de conscience, je demandais quand même au chauffeur si c’était bien le bon bus en lui disant « Gara de Nord ? », il opina du chef avec un léger sourire fatigué. Je poinçonnais mon billet sur une machine désuète puis pris place au fond du bus. Le bus nous gratifia de lacets au milieu d’une zone industrielle, puis d’une zone commerciale où montèrent trois personnes habillées en noir. Je ne mis pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait de contrôleurs même s’ils n’avaient pas de tenues officielles. Mon ticket poinçonné passa le contrôle haut la main mais ce n’était pas le cas pour tout le monde : une mère et sa fille n’avaient qu’un billet pour deux. Je regardais la scène distante de quelques mètres, les deux tentant semble-t-il de s’expliquer mais les agents ne leur portaient guère d’intérêt. Un homme, qui était jusque-là silencieux, prit alors le parti des deux femmes et incendia verbalement les agents. Bien entendu, je ne comprenais pas la teneur du discours mais son faciès et ses changements de ton ne laissaient guère de doute ; si bien que le chauffeur resta quelques temps arrêté sur le bord de la route. Finalement, la scène laissa place à un marchandage bon enfant et l’amende passa de 50 lei à 20 (environ 4 euros) grâce au soutien d’une bonne partie des voyageurs de ce bus. La scène me fit sourire alors que deux Polonais, semblant avoir discerné que j’étais étranger, me dirent en anglais très gaiement : « c’est ça la Roumanie ».
J’arrivais bientôt à la Gara de Nord. Un carrelage jaune crasseux m’accueillit. J’essayais de trouver les panneaux indicatifs concernant les prochains trains. Je fus bien vite surpris : les panneaux étaient en fait de fines lamelles de bois de toutes les couleurs accrochées à un mur, indiquant les trains et les heures. Cela rendait l’endroit encore plus improbable avec ces mélanges absurdes de couleur mais surtout le panneau m’était difficilement lisible. Je me dirigeais donc vers un guichet. « Targu Jiu ». L’homme me donna un billet puis me demanda 40 lei. Il me restait 2 heures avant ce train. Malheureusement, mes volumineux bagages m’empêchaient de me lancer dans l’exploration de Bucarest. Je ressortais simplement pour découvrir des bâtiments gris-jaunes de cinq-six étages assez désuets, cernant le quartier. Une statue à la mémoire des héros des chemins de fer et un descriptif historique de la Gare égayèrent brièvement mon après-midi.
Je pris finalement place sur le quai, téléphonant pour rassurer mes parents et scrutant les gens. Je regardais mon billet de train qui m’indiquait que le trajet allait durer cinq heures pour effectuer 300 kilomètres. Il ne faisait aucun doute que j’étais maintenant dans un pays où le temps n’avait pas la même valeur qu’en France. Et les premiers kilomètres effectués à bord de ce vieux train bleu rongé par la rouille finirent par m’en convaincre. Il me restait maintenant cinq heures à scruter de nouveaux paysages avant de réellement savoir où j’allais poser mes guêtres pendant quelques temps...
J’avais toujours aimé cette sensation si enivrante du départ. Alors que l’hôtesse fermait les coffres en gratifiant mécaniquement chaque voyageur d’un sourire trop peu flâneur ; je pensais aux derniers regards et aux derniers silences de mes parents et de ma sœur, quelques minutes auparavant. D’échanges, il n’y en avait pas vraiment eu au moment de l’au revoir. Comme si la froideur austère des couloirs de cet aéroport parisien avait transpiré sur nos propres facultés d’expression. Je n’avais jamais vraiment été bon pour les aurevoirs. Ah ça, je les avais rêvé, le scénario était déjà établi dans mes pensées : la manière dont j’étreindrai mes parents, les derniers mots échangés. Et puis, quand viennent les actes ; une pudeur ou un manque de courage prend le dessus et la scène, qu’on avait rêvée si chaleureuse, grandiose, célébrant quelque vingtaine d’années d’affection familiale, s’était résumée à de mièvres embrassades et à des regards qui soulignaient à la fois l’inquiétude quant à mes pérégrinations et le soutien indéniable apporté à mon expérience solitaire.
Pour être honnête, je ne savais pas vraiment où j’allais. La présence, juste derrière moi, de deux enfants en bas âge et de leur mère parlant un langage qui m’était étranger me rappelait que je m’enrôlais dans une aventure inédite pour moi. J’avais déjà certes quitté le cocon familial depuis quelques temps, au gré d’études m’ayant menées bien loin de ma Champagne natale, mais mes apartés étudiants s’étaient toujours cantonnés aux frontières de notre Hexagone. L’avion prenait son envol sur ces pensées, non pas teintées de mélancolie mais surtout d’appétit pour les découvertes à venir.
Un homme d’une trentaine d’années avait pris place à mes côtés. Je sentais depuis quelques minutes qu’il scrutait par-dessus mon épaule les titres de l’Equipe, que je lisais avec intérêt. Devant moi, une jeune femme faisait retentir quelques accords via son énorme casque vert. Je reconnaissais quelques notes emblématiques de Feeling Good de Nina Simone: « it’s a new dawn, it’s a new day for me and I’m feeling good ». Ces paroles, que je fredonnais, me ramenaient à ma propre situation.
Le reste du vol ne fut ponctué que d’aller-retour des hôtesses et stewards, portant leurs sourires forcés comme un deuxième nœud papillon. J’avais eu un contact rapide avec l’homme à mes côtés. Nous n’avions pas parlé mais il m’avait demandé s’il pouvait emprunter l’Equipe en le pointant du doigt. J’avais bien entendu acquiescé. Je supposais que c’en était un. Un de ces autochtones chez qui j’allais vivre pendant un an. Je m’étais surpris à commencer ce jeu stupide dans la file d’attente pour monter à bord de l’avion : j’essayais de deviner qui était français ou non. Bien entendu, j’essayais de le faire avant que j’entende quelques paroles émanant de ces personnes, sans quoi le jeu aurait été trop aisé.
Pour mon « compagnon » de voyage, j’avais douté pendant quelques instants. La seule preuve tangible à examiner était cette écharpe du Dinamo. J’avais donc estimé qu’il était sans doute plus probable qu’il ne soit pas français ou bien que c’était un fin connaisseur de football voire un collectionneur. Bien entendu, l’absence de dialogue en français pendant le vol renforça ma conviction puis soudainement les derniers mots échangés, lorsque le journal reprit sa place entre nous, finirent de me convaincre : cet homme, qui se présenta sous le nom de Cosmin, était roumain. C’était mon premier réel contact avec un Roumain, le premier souvenir à afficher au portfolio de mon voyage. Finalement, l’homme parlait un français plutôt compréhensible, certes teinté de quelques bribes d’italien mais cela nous avait suffi pour échanger lors des quelques minutes entre l’atterrissage et la sortie de l’avion.
Je me retrouvais sur le tarmac de ce petit aéroport et lisais Bucuresti en grandes lettres noires. En attendant mes bagages, je prenais connaissance de notes griffonnées sur un bout de papier ; car Bucarest n’était finalement qu’une étape, ma destination finale était Targu Jiu. Andreea, une des jeunes femmes de l’association où je devais travailler pendant cette année, m’avait donné des indications par mail pour aller de l’aéroport à la Gara de Nord. Je me fis comprendre tant bien que mal par une guichetière placée en dehors de l’aéroport, en pointant du doigt sur ma feuille le numéro du bus que je souhaitais emprunter. Celle-ci finit par me donner, après quelques minutes de quiproquo, un billet.
Le bus arriva bien vite. Par acquis de conscience, je demandais quand même au chauffeur si c’était bien le bon bus en lui disant « Gara de Nord ? », il opina du chef avec un léger sourire fatigué. Je poinçonnais mon billet sur une machine désuète puis pris place au fond du bus. Le bus nous gratifia de lacets au milieu d’une zone industrielle, puis d’une zone commerciale où montèrent trois personnes habillées en noir. Je ne mis pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait de contrôleurs même s’ils n’avaient pas de tenues officielles. Mon ticket poinçonné passa le contrôle haut la main mais ce n’était pas le cas pour tout le monde : une mère et sa fille n’avaient qu’un billet pour deux. Je regardais la scène distante de quelques mètres, les deux tentant semble-t-il de s’expliquer mais les agents ne leur portaient guère d’intérêt. Un homme, qui était jusque-là silencieux, prit alors le parti des deux femmes et incendia verbalement les agents. Bien entendu, je ne comprenais pas la teneur du discours mais son faciès et ses changements de ton ne laissaient guère de doute ; si bien que le chauffeur resta quelques temps arrêté sur le bord de la route. Finalement, la scène laissa place à un marchandage bon enfant et l’amende passa de 50 lei à 20 (environ 4 euros) grâce au soutien d’une bonne partie des voyageurs de ce bus. La scène me fit sourire alors que deux Polonais, semblant avoir discerné que j’étais étranger, me dirent en anglais très gaiement : « c’est ça la Roumanie ».
J’arrivais bientôt à la Gara de Nord. Un carrelage jaune crasseux m’accueillit. J’essayais de trouver les panneaux indicatifs concernant les prochains trains. Je fus bien vite surpris : les panneaux étaient en fait de fines lamelles de bois de toutes les couleurs accrochées à un mur, indiquant les trains et les heures. Cela rendait l’endroit encore plus improbable avec ces mélanges absurdes de couleur mais surtout le panneau m’était difficilement lisible. Je me dirigeais donc vers un guichet. « Targu Jiu ». L’homme me donna un billet puis me demanda 40 lei. Il me restait 2 heures avant ce train. Malheureusement, mes volumineux bagages m’empêchaient de me lancer dans l’exploration de Bucarest. Je ressortais simplement pour découvrir des bâtiments gris-jaunes de cinq-six étages assez désuets, cernant le quartier. Une statue à la mémoire des héros des chemins de fer et un descriptif historique de la Gare égayèrent brièvement mon après-midi.
Je pris finalement place sur le quai, téléphonant pour rassurer mes parents et scrutant les gens. Je regardais mon billet de train qui m’indiquait que le trajet allait durer cinq heures pour effectuer 300 kilomètres. Il ne faisait aucun doute que j’étais maintenant dans un pays où le temps n’avait pas la même valeur qu’en France. Et les premiers kilomètres effectués à bord de ce vieux train bleu rongé par la rouille finirent par m’en convaincre. Il me restait maintenant cinq heures à scruter de nouveaux paysages avant de réellement savoir où j’allais poser mes guêtres pendant quelques temps...
Circuit de dix jours au départ de Las Vegas en avril English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais réaliser en avril 2012 mon premier road-trip dans l'Ouest (le premier, je l'espère, d'une longue série). Je voyage seule avec mes deux enfants, qui auront alors 8 et 12 ans, et sont en général assez cool (et peuvent donc supporter un peu de voiture). Je parle anglais très couramment. (Mais je ne vous cache pas qu'être seule avec deux gamins si loin de chez moi, je trouve que c'est une grosse responsabilité, et je prendrai toutes les assurances rapatriement imaginables...) Comme le plus jeune sera encore assez petit, je voudrais faire un voyage assez tranquille, et pour qu'il soit heureux, lui proposer quelques visites autres que les parcs (toutes les suggestions sont les bienvenues, je n'ai pas encore creusé cette question. Un village fantôme, par exemple, ravirait son âme de petit cow-boy).
Voici l'itinéraire que j'envisage :
J1 : Arrivée Las Vegas
J2 : Las Vegas
J 3 : Las Vegas : excursion vers Red Rock Canyon ou Valley of Fire
J 4 : Départ pour Death Valley
300kilomètres, 2h30 de route d’après google maps
Pause à Shoshone
J 5 Death Valley
J 6 Death Valley
J 7 : départ pour Twentynine Palms, point de départ pour visiter Joshua. 440 kilomètres, 5h
J 8 : Joshua Tree National Park
J 9 : départ pour Las Vegas en traversant Mojave Desert : si on passe par Kelso, il y a 3h40 de route depuis 29 Palms
J 10 : départ pour Paris
N'hésitez pas à être francs dans vos remarques, je me soumets à votre sagacité et à votre expérience. Si vous pensez que je dois attendre que les enfants grandissent, ou trouver un(e) autre adulte pour m'accompagner, dites-le moi...
Je vous remercie d'avance.
J'aimerais réaliser en avril 2012 mon premier road-trip dans l'Ouest (le premier, je l'espère, d'une longue série). Je voyage seule avec mes deux enfants, qui auront alors 8 et 12 ans, et sont en général assez cool (et peuvent donc supporter un peu de voiture). Je parle anglais très couramment. (Mais je ne vous cache pas qu'être seule avec deux gamins si loin de chez moi, je trouve que c'est une grosse responsabilité, et je prendrai toutes les assurances rapatriement imaginables...) Comme le plus jeune sera encore assez petit, je voudrais faire un voyage assez tranquille, et pour qu'il soit heureux, lui proposer quelques visites autres que les parcs (toutes les suggestions sont les bienvenues, je n'ai pas encore creusé cette question. Un village fantôme, par exemple, ravirait son âme de petit cow-boy).
Voici l'itinéraire que j'envisage :
J1 : Arrivée Las Vegas
J2 : Las Vegas
J 3 : Las Vegas : excursion vers Red Rock Canyon ou Valley of Fire
J 4 : Départ pour Death Valley
300kilomètres, 2h30 de route d’après google maps
Pause à Shoshone
J 5 Death Valley
J 6 Death Valley
J 7 : départ pour Twentynine Palms, point de départ pour visiter Joshua. 440 kilomètres, 5h
J 8 : Joshua Tree National Park
J 9 : départ pour Las Vegas en traversant Mojave Desert : si on passe par Kelso, il y a 3h40 de route depuis 29 Palms
J 10 : départ pour Paris
N'hésitez pas à être francs dans vos remarques, je me soumets à votre sagacité et à votre expérience. Si vous pensez que je dois attendre que les enfants grandissent, ou trouver un(e) autre adulte pour m'accompagner, dites-le moi...
Je vous remercie d'avance.
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Réveillon du 31 décembre à Tamanrasset (Algérie) English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisageai de passer mon réveillon du 31 décembre avec des amis dans le désert. Une cousine m'a parlé de tamanrasset en me disant que pas mal de touristes y allaient pour feter la nouvelle année... Est ce que quelqu'un a deja passé un 31 dans le désert en Algerie ?! Vos conseils sont les bienvenues ;) je mobilise mes reseaux un peu partout : FB, forum, etc ;)
j'envisageai de passer mon réveillon du 31 décembre avec des amis dans le désert. Une cousine m'a parlé de tamanrasset en me disant que pas mal de touristes y allaient pour feter la nouvelle année... Est ce que quelqu'un a deja passé un 31 dans le désert en Algerie ?! Vos conseils sont les bienvenues ;) je mobilise mes reseaux un peu partout : FB, forum, etc ;)
Onze jours au Gujarat, quel programme? English translation pending
Bonjour,
Quel programme me conseilleriez-vous pour un circuit de 11 jours pleins (départ et retour d'Ahmedabad) en voiture de location avec chauffeur ?
J'avais pensé aller plus tôt vers le Nord du Gujarat.
Merci.
Plusieurs mois aux Philippines: visa? English translation pending
Bonsoir,
J'avais prévu de partir (bientôt) en Thaïlande, mais finalement je vais partir au philippines, pays qui semble avoir plus besoin de "manne" touristique !
Alors voila, j'étais calé sur les modalités des Visas touristique pour la Thaïlande, mais pour les philippines + j'en lis et - j'y comprend (un comble) :(
Mais comme le dit geslin via ce topic : http://voyageforum.com/...philippines_D333650/
mais l'inconvénient avec les Forums c'est qu'il est difficile d'avoir une réponse précise.
Je compte passer aux philippines plusieurs mois ...
Donc j'ai bien compris l'histoire des 21 premiers jour sans Visa, mais je ne rentre pas dans ce cadre et pour le reste je lis tout et son contraire ...
J'ai cru comprendre qu'il valait (en ce qui concerne les Philippines) mieux tout faire sur place 1 - Vrai / Faux ?
2 - Si Faux, peut-on tout de même tout faire sur place ?
J'ai cru comprendre qu'il était possible en payant d'avoir 3 extensions de 3x2mois, soit 6 mois au Total ... 3 - Vrai / Faux ?
4 - Si Faux, quel est la meilleur démarche sur place pour y resté au moins 6 mois ? voir plus ? et en ne sortant pas du pays ?
Merci
J'avais prévu de partir (bientôt) en Thaïlande, mais finalement je vais partir au philippines, pays qui semble avoir plus besoin de "manne" touristique !
Alors voila, j'étais calé sur les modalités des Visas touristique pour la Thaïlande, mais pour les philippines + j'en lis et - j'y comprend (un comble) :(
Mais comme le dit geslin via ce topic : http://voyageforum.com/...philippines_D333650/
mais l'inconvénient avec les Forums c'est qu'il est difficile d'avoir une réponse précise.
Je compte passer aux philippines plusieurs mois ...
Donc j'ai bien compris l'histoire des 21 premiers jour sans Visa, mais je ne rentre pas dans ce cadre et pour le reste je lis tout et son contraire ...
J'ai cru comprendre qu'il valait (en ce qui concerne les Philippines) mieux tout faire sur place 1 - Vrai / Faux ?
2 - Si Faux, peut-on tout de même tout faire sur place ?
J'ai cru comprendre qu'il était possible en payant d'avoir 3 extensions de 3x2mois, soit 6 mois au Total ... 3 - Vrai / Faux ?
4 - Si Faux, quel est la meilleur démarche sur place pour y resté au moins 6 mois ? voir plus ? et en ne sortant pas du pays ?
Merci
Parcours Thaïlande-Cambodge-Laos-Vietnam à vélo English translation pending
Bonjour,
Il nous faut bien maintenant préparer notre prochain voyage. Nous avons pensé à l'Asie u Sud Est. De votre connaissance que pouvez vous nous proposer comme parcours sachant que pas que cela nous gène mais les dénivelés importants ne sont pas vraiment de notre goût. durée du périple environ deux mois. Date de départ la meilleure période que vous nous indiquerez. Je sais il n'y a pas beaucoup d'initiatives personnelles là dedans mais il s'agit pour nous d'avoir des pistes!
merci d'avance
Il nous faut bien maintenant préparer notre prochain voyage. Nous avons pensé à l'Asie u Sud Est. De votre connaissance que pouvez vous nous proposer comme parcours sachant que pas que cela nous gène mais les dénivelés importants ne sont pas vraiment de notre goût. durée du périple environ deux mois. Date de départ la meilleure période que vous nous indiquerez. Je sais il n'y a pas beaucoup d'initiatives personnelles là dedans mais il s'agit pour nous d'avoir des pistes!
merci d'avance