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Japon en 1 semaine: ça vaut le coup? English translation pending
by Taber · 2005-07-06 · 6 replies
Salut tout le monde!

j'ai (pour l'instant) intégré le japon en 1 semaine dans mon TDM.

pensez-vous que ça vaille le coup ???

sachant que : ça coute cher si on ne fait que ça (là du coup, le prix de la semaine est noyé dans la mare et le billet amorti par le forfait billet TDM) que si je ne le fait pas a cette occasion je ne le ferai jamais (je le sais car je n'ai pas de passion particulière je me dit juste que c la bonne occasion pour le voir une fois au moins) que je ne veux pas etre trop speed dans mon voyage et donc me demande si cette semaine en vaut la peine.

merci!😛
Thaïlande: que vaut Doi Suthep? English translation pending
by Lexou · 2005-06-21 · 26 replies
Salut tout le monde ! 😛

On débarque à Chiang Mai pour quelques jours à compter du 2 août...

On se disait que ça serait pas mal niveau dépaysement de se trouvr une pension ou un petit hôtel du côté de Doi Suthep, dans la montagne, genre 15 kms de Chiang Mai... Quelqu'un a t-il déjà tenté l'expérience ou vaut-il mieux sans hésitation se retrouver dans le centre ville ?

Ensuite on file sur Pai...puis Sukhotai et les iles les 15 derniers jours...

Il va vraiment pleuvoir pendant trois semaines ? Pitié ! Dites moi qu'on va voir le soleil ! 😕

Merci à tous (Thuan tu as raison, la France est un très beau pays !)
Phénomènes mystérieux en voyage English translation pending
by Mohamma2 · 2005-06-17 · 30 replies
En voyageant, vous avez peut-être assisté à des phénomènes que vous n'avez pas pu arriver à vous expliquer de façon rationnelle: transes, perfomances physiques incroyables, automutilations, rites anciens...?

J'ai eu l'occasion de participer au montage d'un VCD sur le punk-rock indonésien il y a maintenant près de trois ans... le type disposait dans son studio de milliers de copies CD sur lesquelles il avait travaillé. L'une d'elles contenait un film amateur tourné à l'Est de Java, en rase campagne, en pleine nuit. Un vieil homme, un sorcier, faisait face sur une petite scène en bois à une assemblée venue des villages alentours (vu leur comportement, leurs vêtements...). Il y avait deux autres cameramen. Le sorcier a commencé son spectacle par quelques numéros dignes de Gérad Majax et autres Garcimore. Il a fait s'envoler son assistante, une belle femme vêtue de blanc, à quelques dizaines de centimètres du sol... puis, ça s'est un peu corsé. Alors que celle-ci était encore sous hypnose il lui a percé la langue avec une pointe en fer. Mais j'avais déjà assisté à ce genre de pratiques, beaucoup plus spectaculaires, en Malaisie. Ce numéro ne m'a donc pas surpris. Suite à ça, le dukun a fait s'allonger la jeune femme sur le dos. Celle-ci étant toujours endormie. Il s'est emparé d'un couteau et lui a lentement cisaillé la gorge 🤪 jusqu'�� buter sur l'os de la nuque... du sang partout... l'assistance médusée... le sorcier a brisé l'os du cou en tirant les cheveux de son assistante et en faisant tourner la tête sur elle-même. Il a brandi la tête, séparée du corps, et l'a cachée sous un drap blanc. Sur l'estrade gisait le corps décapité de la jeune femme. Le sorcier a emporté la tête à l'écart et s'est livré sur elle à des gestes magiques... il a rapporté celle-ci, toujours couverte d'un linceul blanc, l'a jointe au corps comme s'il cherchait à la recoller... puis a retiré le drap. La jeune femme s'est levée, pâle, sonnée, sanguinolente, mais bel et bien vivante...

un trucage? sans doute, sans doute...
De la France à la Lettonie... English translation pending
by Nk · 2005-06-09 · 4 replies
Salut!

J'ai vu qu'il y avait des tourdeuropistes, alors p'tet que qqun pourra m'aider.

Je compte rejoindre la Lettonie depuis la France en vélo, et j'me demandais combien de bornes y'a et combien de temps il faudrait compter grossomodo en ayant une bonne condition physique et en traçant, pis si zavez des infos/conseils (genre lieux à pas ratter/éviter etc) je suis prenneur!

Pis si personne à fait ce trajet là, ca m'interesserait d'avoir des infos/conseils les traversée de l'allemagne, de la pologne et de la littuanie (et pis de la lettonie jusqu'à Riga tant qu'on y est)

Merki!
Conseils pour San Francisco English translation pending
by JM168 · 2005-05-28 · 10 replies
Bonjour à tous,

Ma fille (17ans) part 1 mois 1/2 à San Francisco en "immersion" et sans brevet de plongée😉. L'organisme l'envoie dans la vallée de Napa, au nord de SF. Y a-t-il une bonne âme qui puisse me renseigner sur ce bled? Pas trop loin de SF? Mentalité? Ne risque-t-elle pas de s'emm...er, à force... etc, et, de louper de bonnes visites sympas? Bref, les bons conseils pour découvrir une région viticole aux USA pour les moins de 21 ans 😇 et de remplacer le pinard par un hectolitre d'anglais, sans rencontrer un seul français... SF doit être extra, mais Napa...?!?

Merci,

Et cordialement, comme d'habitude sur ce site,

Jean-Michel
Vos avis sur l'Ile de Lombok? English translation pending
by Yumi · 2005-05-22 · 12 replies
Bonsoir,

Qui pourrait me dire si cette ile est réellement intéressante et si les paysages y sont aussi beaux qu'on le dit parfois..

Merci d'avance
La Thaïlande outrée par des Miss en bikini devant ses temples English translation pending
by Thuan · 2005-05-19 · 6 replies
La nuée de reines de beauté présentes en Thaïlande pour le concours de Miss Univers en fin de mois s'est attirée les foudres des autorités religieuses en paradant en bikini devant des temples bouddhiques, a rapporté mercredi la presse. La Thaïlande doit accueillir le 31 mai le concours Miss Univers, et il ne se passe plus de jours sans que les photos des prétendantes au titre de tous les continents ne soient publiées par la presse, dans un pays traditionnellement fasciné par les concours de beauté.

Mais mercredi, des photos d'une brochette de Miss en deux-pièces à bord d'un bateau sur la rivière qui baigne la capitale, le Chao Praya, avec pour arrière-plan le célèbre temple Wat Arun, ont provoqué la consternation de nombreux Thaïlandais.

"Ces visiteurs ne sont pas bouddhistes, ils ne comprennent pas notre culture", a déclaré à l'AFP Udom Charoen, directeur du Bureau national du bouddhisme.

Le ministre du Sport et du Tourisme, Somsak Thepsuthin, a indiqué que ces scènes auraient disparu lors de la diffusion d'un film sur les activités des Miss à Bangkok, le 31 mai, a annoncé le quotidien The Nation.

Quatre-vingt-une Miss participent au concours dont les images seront diffusées pour toute la planète et la Thaïlande espère que ce sont surtout ses méritoires efforts de reconstruction après le tsunami de décembre dernier qui attireront l'attention.
Mongolie: combien de temps et où? English translation pending
by Bluocchi74 · 2005-05-12 · 6 replies
Salut à tous,

Un ami me demande : combien de temps faut-il envisager de passer en Mongolie en juillet-aout pour vraiment bien en profiter ? Les TO proposent souvent 16 ou 23 jours, mais est-ce que 2 semaines c'est suffisant ? Par ailleurs, où peut-on avoir un "concentré" des paysages mongols et de leurs variétés ? Vaut-il mieux faire un voyage nord-sud ( en gros, Gobi et Khangai ) ou un circuit est-ouest ( Ulan Baatar et Khenti jusqu'à l'Altai ) pour avoir un maximum de variété et de rencontres avec les nomades ? Enfin, quelqu'un est-il déjà parti avec un TO genre Terdav, Club Aventure, Allibert ou Nomade ? Qu'en penser ? Cela fait beaucoup de questions mais je suis preneuse de tous tuyaux.

Merci beaucoup par avance

Stéphanie
info sumatra et borneo English translation pending
by Merou · 2005-04-27 · 12 replies
je recherche info :(quelques minutes maintenant, pour quelques heures gagnaient cette été) prix (un ordre d idée)du billet avion malaisie sarawak prix bateau et meilleur acces malaisie sumatra

et un choix pour les connaisseurs entre les deux vous feriez quoi?, et vos coins preferés?.

mon type de voyage, plutot nature, montagne jungle et coraux, un peu de culture, tres peu de ville, car 80%camping

merci je prend toutes les infos
Chang Rai... Ca vaut le coup??? English translation pending
by Yann76 · 2005-03-25 · 7 replies
Salut Salut!!! Je suis a Chang Mai en ce moment... Je me suis fais un bon trekking de 3 jours dans la region de Pai, et visite les temples du coin. Maintenant il ne me reste que deux ou trois jours avant de redescendre vers Bangkok... J'hesite a rester encore a Chang Mai et me prendre une journee de cours de cuisine thailandaise + shopping au Night market, ou bien me prendre un bus vers Chang Rai, voir une bus vers Tathon et descendre sur Chang Rai en bateau... Est ce que Chang Rai vaut le coup? Qu'y a t il a voir la bas? Ca ne serait juste que pour deux jours... Mon guide Lonely Planet ne me dit pas grand chose sur Chang Rai... Qu'est ce que vous en pensez? Chang Rai vaut il le deplacement (pour deux jours uniquement) ou vaut il mieux rester plus longtemps du cote de Chang Mai? Merci pour vos conseils! Yann
Toraja - Indonésie English translation pending
by Sidartha · 2005-03-17 · 30 replies
Le meilleur moment d'aprés vous pour visiter le pays Toraja ?? 🙂
VietNord ou VietSud? English translation pending
by Wabé · 2005-03-07 · 6 replies
😏Bonjour,

nous sommes en plein préparation de notre tour du monde et nous voudrions rester à peu près 3 mois entre le Laos, Cambodge, Thailande et Vietnam. Concernant ce dernier, quelle est la partie la plus intérressante du pays ? Le nord ou le sud ?

D'après vous, visitez une partie du Laos, du Cambodge, du Vietnam (et de la Thaïlande en option) en trois mois, est ce que cela vous semble court ?

Merci d'avance pour vos réponses
Choix de la voiture pour visiter le Québec English translation pending
by Pauleberna · 2005-01-22 · 11 replies
finalement, mon mari et moi avec nos 3 jeunes enfants : 10, 7 et 3 ans allons visiter le QUEBEC (indication par une agence sur PARIS) en utilisant une voiture! (je ne suis pas voiture, mais mon mari est un passionné de voiture, nous nous relayerons, en plus on nous a indiqué que voyager par voiture revenait moins cher que par train (j'en conviens🙂

L'essentiel de notre préoccupation : c'est de ne pas conduire de manière continue, mais de faire des pauses assez longue pour bien visiter le QUEBEC et pour que nos chérubins puissent souffler un peu également.

Vouloir prendre le train, n'était pas de notre part un caprice, ni une idée du 19 ème siècle, mais nous pensions surtout à nos jeunes enfants, qui sont très toniques (et par expérience, s'énervent au bout d'un moment en voiture) mais en discutant avec l'agence, le séjour que nous envisageons de faire au QUEBEC en trois semaines peut être envisagé avec des pauses entre deux assez longues afin de pouvoir visiter tranquillement et détendre toute la famille.

En effet nous devons tenir compte de nos enfants (que nous adorons), bien que nous ayons l'âme depuis longtemps d'explorateurs, nous ne pouvons nous permettre de faire certains sports, d'ailleurs ce sera notre premier grand voyage.(les voyages forment la jeunesse....😉)

Notre budget va s'échelonner entre 5500 euros et 6000 euros.

y a t-il des formules intéressantes pour visiter le QUEBEC ? (hébergement éventuellement chez l'habitant ?°

Des adresses d'hôtels ou nous pourrions bénéficier de réductions pour la famille (hébergement et repas)

Quels sont les endroits à voir (pas forcément touristique (où parfois il est précisé que les prix sont exagérés)

J'aime beaucoup la nature, les plantes vertes, (origine flamande qui parle....) et les animaux

Y a t-il des parcs animaliers intéressants à voir ?

Quelle est la valeur de la monnaie canadienne par rapport à l'euro ?

Combien faut t-il compter pour faire un aller retour PARIS-QUEBEC par avion ?

Nous envisageons par la suite de vivre au QUEBEC, d'ici 8 ans quand j'aurai ma retraite, 😉y a t-il des endroits à repérer ?

Merci de vos réponses

à ++++

Bernadette
Une journée de la femme Dogon English translation pending
by Douya · 2005-01-12 · 8 replies
Deux créatures se lèvent avec le soleil ; l’âne qui paisiblement et bruyamment va commencer sa journée en broutant dans les champs, et la femme.

Le petit dernier ficelé dans le dos, elle commence par la corvée du puit. Laisser filer la corde sans la lâcher, la tirer à plusieurs en un rythme soutenu, remplir les bassines bicolores, tout en papotant avec les voisines de cordée pour prendre des nouvelles de chacun. S’ensuit une série d’allers-retours entre la case en banco et le puit, seau lourdement chargé sur la tête, petit toujours dans le dos, l’allure fière malgré le poids et sans jamais se plaindre. Dans la plaine, le soleil prend son envol, et résonnent les sons magiques « Salawe, salawe, a la pia le, a la pia le » « aaahhh, mhhhh ». Le matin, la femme réchauffe les restes du dîner de la veille, mais déjà il faut songer au repas du midi. Un autre voyage se prépare, les épis de mil sur la tête, le pilon à la main, jusqu’à l’aire de battage la plus proche. A deux ou trois, en cadence bien synchronisée, elles pilent encore et encore, pour écraser les épis et en extraire les grains. Le pilon est lourd, la femme change de bras, droit, gauche, des deux mains, lâche le pilon et frappe des mains entre chaque butée, s’accorde une petite pause et continue, se penche et se relève, inlassablement. La plaine bat en rythme, bam, bam, bam, bruit sourd, qui, au loin, est freiné par les falaises de Digny. Le bébé, bercé par la musique du bois contre le bois et le balancement de sa mère, s’endort, la tête bien calée sur le dos chaud et protecteur. La femme sépare le mil des débris avec l’aide du vent, en transvasant de calebasse en calebasse ce qu’elle vient juste d’écraser. De retour chez elle, elle va moudre les grains en les frottant pierre contre pierre pour obtenir de la farine de mil. Le petit enfin libéré, déambule les fesses à l’air parmi les marmites, les poules, le bois et les autres enfants de tous ages. Le tô vite avalé, la vaisselle faite, la femme profite d’un peu de temps libre pour s’occuper de son champ. A l’heure où l’on voudrait faire la sieste, toujours accompagnée du petit dernier, elle va entretenir et récolter mil, arachides ou dâ pour son usage personnel, soit qu’elle vendra au marché, soit qu’elle partagera avec sa famille lors du prochain repas. Repas qu’il faut déjà songer à préparer, si il reste encore du mil pilé, repas chauffé avec le bois sec rapporté par les enfants lors de leurs escapades ludiques dans les environs. Avec le soir, le retour au puit, le moment approprié pour faire la lessive, savonner de haut en bas tous les enfants et remplir les canaris de cette eau puisée à 70 m de profondeur. Sur le point de se coucher, elle songe à la journée de demain, identique à celle d’aujourd’hui, pareille à celle d’hier. L’âne a lui aussi fini ses taches de la journée : tirer la charrette pour rapporter le mil des champs ou transporter les marchandises au marché de Doundé. Le soleil se couche et se lève la lune. Dans le ciel immense, couvrant le calme de la brousse, Persée, Andromède, Orion, les Gémeaux, le poisson austral et toutes les autres étoiles, surveillent le sommeil des hommes et des bêtes de ce village Dogon, petit coin de vie, petit coin de bonheur.
Climat en septembre pour République Dominicaine ou Cuba English translation pending
by Benjaminmaj · 2005-01-02 · 3 replies
Bonjour a tous, voici mon probleme je voudrais partir en septembre 2005 pour la republique dominicaine du cote de bayahibe, mais en lisant sur plusieurs forum, je me rend compte que le temps( soleil ciel bleu) n 'est pas toujours au beau fixe et en plus risque d ouragan frequent. De plus je souhaiterais savoir si la mer est si belle que ca? On s attend a avoir de l eau translucide sable fin iles paradisiaque en fait. car en regagrdant sur certain site j ai vu du cote de boca de yuma une eau marron et eau de mer pas toujours translucide ???? aider moi svp

ps:merci d avance photo avec plaisir.
Retour de Montréal English translation pending
by Manouch13 · 2004-11-23 · 27 replies
Salut à tous,

nous revenons de Montréal il y a 2 jours et nous nous sommes éclater.

Nous avons visiter plein de choses si ça intéresse des personnes n'hésitez pas à me demander.

A + plus
D'abord ils ont tués mon père...... English translation pending
by Alan · 2004-11-17 · 1 reply
" D'abord ils ont tué mon père " de Loung Ung, Editions Plon ........

Plusieurs d'entre vous m'ont demandés les coordonnées de ce livre, donc je les donne en live afin que d'autres puissent en profiter afin surtout de mieux saisir les souffrances qu'à pu endurer le peuple khmer .....

J'ai tout simplement trouvé ce livre dans les allées du Marché Russe ou il fait si bon se perdre, et comme beaucoup d'autres voyageurs je l'ai acheté pour me plonger plus avant dans les horreurs du génocide .....

Celui ci est évoqué à travers les yeux d'une enfant, Loung, qui avait cinq ans au moment de l'arrestation de toute sa famille en 1975 et nous entraîne durant quatre années au plus profond de l'horreur, et je dois dire que ce livre m'a bien souvent arraché des larmes et me fait bien souvent regretter de ne pas être au plus prés des miens au Cambodge, juste pour être là si des fois .......

Je les vois avancer lentement au milieu d'une file de vingt personnes qu'ils sont venus chercher dans d'autres villages de la région. Les villageois sont encadrés par deux groupes de cinq ou six soldats khmers rouges. Leurs fusils sont pointés sur les prisonniers. Les pluies des trois jours précédents ont détrempé les champs, ils ont du mal à garder leur équilibre dans la boue glissante. Tout est silencieux, on n'entend pas que des grognements, des halètements et des gémissements. Tous, les soldats comme les villageois, portent des pyjamas noirs et des foulards à carreaux rouges, tous ont les genoux et le derrière couverts de boue. Les hommes ont les mains sur la nuque. La sueur qui coule sur leur front leur pique les yeux, mais ils n'osent pas libérer une main pour les essuyer. Les femmes, les enfants et les vieux sont autorisés à utiliser leurs bras pour garder l'équilibre tandis qu'ils avancent péniblement sur le sol inégal. Quelle que soit leur histoire, quel que soit leur passé, ils marchent ainsi en file parce que l'Angkar les a taxés de traîtes et d'ennemis du gouvernement.

Maman, portant Geak sur le dos, avance lentement derrière les autres. Elle pleure en silence, le corps tendu par la peur, les mains levées pour tenir Geak. Une fois, en faisant un geste brusque pour garder l'équilibre et ne pas tomber dans la boue, elle sent Geak rebondir légérement sur son dos. Se mordant les lèvres, elle pense à Papa, et se demande si lui aussi avait peur quand ils l'ont enmené. Elle secoue la tête pour chasser cette idée. Une partie d'elle même croit toujours qu'il est vivant, quelquepart. Il y a presque deux ans de celà, et il n'a cessé de lui manquer, pas une minute n'a passé sans qu'elle pense à lui. Et dans ses rêves, il était tellement réel qu'au réveil elle était en proie à une douleur plus vive encore que la veille. Parfois, en arrachant les mauvaises herbes du potager, son esprit vagabondait ; elle revivait leur première rencontre au bord de la rivière, lorsque leurs regards s'étaient croisés. Elle le trouvait si beau, mais elle savait que ses parents n'approuveraient pas leur mariage. Elle l'aimait; en dépit des objections de ses parents, elle avait quitté la maison pour s'enfuir avec lui. Son unique désir était d'être avec lui. Peut être seraient ils réunis bientôt.

Les soldats les enmènent au delà des rizières, au delà des palmiers agités par le vent, jusqu'à un champ situé à quelque distance du village. Là, à l'abri des regards, ils forcent Maman et les autres villageois à s'agenouiller. Maman et Geak s'enfoncent dans la terre humide et fraîche. Elle serre Geak sur sa poitrine, trés fort, comme si elle voulait faire rentrer son bébé dans son sein pour lui épargner la douleur. Elle lui tient la nuque pour s'assurer que son visage est tourné de l'autre côté ; il ne faut pas qu'elle voie le massacre qui est sur le point de se produire. Le corps de Geak tremble entre ses bras, ses dents claquent contre ses oreilles. Elle sent sa petite main s'agripper plus fort à son cou, mais elle ne pleure pas.

Les soldats sont en position derrière le groupe, le fusil levé, le doight sur la détente. Des nuages filent dans le ciel, projetant des ombres noires. Un vent chaud s'est levé ; pourtant, Maman frissonne. Elle sait qu'il est inutile de lutter. Il serait vain de supplier, rien ne lui permettra d'échapper à son destin. Serrant Geak encore plus fort contre elle, elle ferme les yeux et se met à prier, tandis que les autres supplient les soldats de les épargner. Elle évoque l'image de Papa et attend. Chaque seconde dure une éternité. Elle lutte contre l'envie de hurler, de provoquer les soldats pour en finir une fois pour toutes. Combien de temps pourra-t-elle être courageuse ? L'attente fait naître une lueur d'espoir dans son coeur. Se pourrait il que les soldats changent d'avis et les laissent tous partir ? A cette pensée, son souffle s'accélére. " Non, se dit elle, je dois me montrer forte. Pour Geak. Il ne faut pas qu'elle quitte ce monde en partageant ma terreur. "

Maman entend alors un bruit indiquant qu'un soldat a changé de position. Son coeur bat comme s'il voulait s'échapper de sa poitrine. Le soldat met son fusil en bandoulière et s'avance vers le groupe. Maman snet la terre devenir chaude et humide sous ses genoux. Tournant légèrement la tête, elle voit que l'homme qui est à côté d'elle a mouillé son pantalon. Le soldat se rapproche. Il se dirige droit vers elle. Les yeux de Maman s'agrandissent d'espoir. Son coeur palpite de terreur. Le soldat se penche vers Geak et la prend par les épaules. Maman et Geak poussent un cri perçant qui s'attarde dans l'air. Celà n'arrête pas le soldat. Il arrache Geak des bras de Maman, qui lui crie de ne pas lâcher prise. Geak elle aussi supplie Maman de ne pas la lâcher. Le soldat continue de tirer, jusqu'à ce que seule l'extrémité de leurs doights se tiennent encore, puis il brise ce dernier lien. Les villageois se mettent tous à crier et à implorer, et commencent à se lever. Soudain, le crépitement des armes se fait entendre et les balles percent les corps.

Geak court vers Maman, qui s'est affalée, le visage dans la boue.Geak n'a que cinq ans, elle est trop petite pour comprendre ce qui vient de se passer. Elle appelle Maman, la secoue par les épaules, touche ses joues, ses oreilles, puis empoigne ses cheveux et essaie de soulever sa tête, mais elle n'en a pas la force. Elle s'essuie les yeux, barbouillant son visage du sang de Maman. Elle lui martèle le dos de ses poings pour tenter de la réveiller, mais Maman n'est plus là. Tenant la tête de Maman entre ses mains, Geak semet à hurler, sans prendre le temps de respirer. Le visage d'un soldat s'assombrit, il lève son fusil. Quelques secondes aprés, Geak est elle aussi réduite au silence.

Si aprés celà vous ne comprenez pas pourquoi je les aime tant .....
Treehouses du Kerala (Inde) English translation pending
by Tyftou · 2004-11-16 · 3 replies
bonjour

j ai trouve sur ce site les treehouse du kerala

tourindiakerala.com/treehouse.htm

ca a l air vraiment tres chouette 😏?

est ce quelq un a deja logé la bas ?

j aimerai savoir si cet endroit propice a l observation de la faune est geré comme une guest houses ou si il faut reserver par une agence ? comme un mini trek ?

y a t il un guide qui explique la faune ?

je suis dans l optique de decouvrir la faune et en logeant dans les arbres ca me semble ideal

le kerala c est plutot grand et je me demande ou c est exactement et avez vous une idée du tarif

merci pour vos reponses

tyftou

Randos dans les rocheuses canadiennes English translation pending
by Cath50 · 2004-10-21 · 24 replies
bonjour,

Nous projetons un voyage dans les rocheuses canadiennes en juillet prochain d'environ 3 semaines, avec arrivée et départ de Vancouver, le circuit n'est pas encore déterminer à ce jour, le but principal étant la montagne.

Nous pensons faire un certain nombre de randonnées pédestres (à la journée) dans les parcs, et nous faisons beaucop de photos. Là est le problème : j'ai lu que les campings étaient peu équipés en électricité, commnt fait-on pour recharger fréqemment les batteries de nos appareils ? (48h environ)

Quelqu'un a-t'il eu le problème (et trouvé une solution !) ? Nous avons rejeté l'option de trek en groupe pour cette raison, car la plupart des hébergements sont sans électricité.

Toutes les suggestions sont les bienvenues, ayant rapport à la rando et la nature, ainsi qu'à Vancouver

Est-il aisé de trouver des places dans les campings dans les parcs au mois de Juillet. Qu'en est-il des ours ? nous serons dans un van.

Dernière chose : coment se procure-t-on la carte annuelle d'entrée dans les parcs ? de France ou sur place ? n'ya t'il pas de limites de places (j'ai lu ça quelque part)

Merci.
Bons plans au Québec et à New York English translation pending
by Senmout · 2004-10-21 · 5 replies
Nous sommes une famille de 5 pers avec 3 enfants (entre 12 et 10 ans) et nous souhaitons visiter cet étè New york, les chutes du Niagara puis aller de toronto à quebec

Avez vous de bonnes adresses, des curiosites indispensables à voir bref à l'aide!

merci à nos cousins et autres voyageurs
De retour de Langkawi à Holiday Villa English translation pending
by Marievague · 2004-09-10 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà revenus de Langkawi où nous avons passé 10 jours inoubliables ! L'hôtel Holiday Villa est d'un confort moyen avec de grandes chambres et balcon privé ainsi que d'une salle de bain assez vaste. Les buffets au restaurant y sont copieux et variés !La piscine est géniale (la plus grande d'Asie), et la mer est très cristalline et le sable tout blanc ! Il y a plein de choses à faire : la mangrove, les trois iles, l'ile de payar où on nage avec les requins, le village occidental, les cascades ! enfin on ne s'ennuie pas ! La seule ombre au tableau et qui m'a choquée un peu c'est l'invasion de saoudiens avec leurs épouses toutes vêtues de noir ! on ne leur voit que les yeux ! alors que les malaises, à part le voile hislamique sont habillées à l'occidental ou avec de très jolis ensembles aux couleurs chatoyantes ! mais on finit par s'y habituer ! La Malaisie je la conseille à tous ! peut être que Langkawi est le piège à touristes mais ça n'enlève pas que c'est une très jolie île et que c'est reposant !

voilà pour mes impressions si ça peut aider quelqu'un !

Marie
Que faire en Chine et monastères English translation pending
by Philobate · 2004-09-07 · 11 replies
Hello a tous !!

Bon voila, je n'avait pas vraiment prévut que j'aurais 2 mois de libre en chine ..., je suis basée sur Shanghai, je peut rayonné à partire de cette ville ou a partire de Pekin, mais je peut aussi faire un circuit (attention juste l'image pas de truc organisé ...).

Que faire, j'ai un vieux guide (c'est déja beaucoup) mais que me conseillé vous, en sachant que je ne fait rien par avion (je suis pas rassuré en avion ...) ..., donc train bus à pied ...

Si vous avez des idées de treck de quelques jours je suis preneur aussi ...

Enfin je suis à la recherche d'un monaster perdut dans la montagne (je n'exclus pas le tibet, mais bon pour des raison de coups et de formalité je ne sait pas si je le fairait ce coup si ...) pour deux ou trois jours de méditation un peut à l'écart des touristes ....

Lacher vous le fairait le tris, je fairait de toute foncont Pekin et Xi-an (pendant ma semainde de vacances ...)

Merci a vous tous d'avance ...

Philo
Un p'tit tour en Australie? English translation pending
by Parvat · 2004-08-28 · 12 replies
"Alentours de Cairns, Queensland, juillet 98...

Je me suis levée tôt ce matin, après un super p'tit dej' sur la terrasse, où j'ai encore eu droit aux cris des cacatoès blancs à crêtes jaunes passant sans arrêt, je suis partie aux « Boulders » de Babinda, à une vingtaine de kilomètres au sud de Cairns. Au milieu de la jungle, au pied du « Mount Battle Frere », la plus haute montagne du Queensland, s'étend les « Boulders », l'eau claire et transparente comme du cristal, cascade au dessus de ces rochers, et forme une rivière bien dangereuse pour qui ose s'aventurer dans ses eaux.

La nature avoisinante contient une multitude de plantes, d'arbres, qui font la richesse et la beauté de cette forêt tropicale humide. La faune est très diversifiée aussi, j'ai déjà aperçu un papillon « Ulysse », très grand, et d'un bleu flashant, ainsi qu'un possum, sorte de petit marsupial...

Ces boulders, gros rochers, sont sur un territoire aborigène, j'aime beaucoup la légende qui s'y rapporte.. Une tribu, les « Yindinji » vivait dans la vallée de Babinda. Oolana était une très jolie jeune femme de la tribu, et Waroonoo, un vieux sage très respecté. Il fut décider de les marier. Une autre tribu vint à passer, et les Yindinji les acceuilla, et les invita à rester. Un très beau jeune homme, Dyga, faisait partie de l'autre tribu. Dès le premier regard, Dyga et Oolana tombèrent amoureux. Sachant que leurs tribus ne permettrait jamais leur amour, ils s'enfuirent, et connurent d'heureux moments... jusqu'au jour où les tribus les retrouva... Ils bannirent Dyga, et forcèrent Oolana à revenir près de son vieux mari. Sur le chemin, elle s'échappa, et se jeta dans la rivière, elle appela désespérément Dyga, mais il fut contraint de partir. Alors Oolana frappa la rivière de colère, et un formidable bouleversement advint. La terre trembla de colère et de chagrin, ses cris d'angoisses fit déborder l'eau tranquille devenant furie, et cascada à travers la région, la terre jeta de gros rochers, et Oolana disparut...Elle semble devenue une part des rochers comme gardienne de cet endroit, et il est dit qu'on peut parfois entendre encore ses cris d'angoisses, appelant son amour perdu... Cette légende est d'autant plus vivante suite à de nombreuses morts relativement récentes de jeunes hommes, noyés dans ses eaux turbulentes...

Je remonte la rivière, m'extasie devant un superbe billabong, (petit étang) observe les oiseaux, les papillons, les arbres... J'adore cette sorte de palmiers, aux feuilles comme des fougères... Je continue ma promenade à travers la "Rainforest", et regarde avec délice une dizaine de petites tortues d'eau douce, absolument pas farouches. Il fait beau, le soleil lance des jolis rayons à travers la jungle, je me balade sur les petits sentiers, et m'imprègne des odeurs, de l'endroit, du moment... Je m'arrête, j'écoute les sons, ils sont prodigieux, je reconnaît le cri très spécial comme un rire éclatant du « kookaburra », un oiseau typiquement australien, il est trop délirant... J'aperçois une « giant tree frog », grenouille d'un vert brillant, d'une moyenne de 10cm, son croassement est très particulier aussi..

Je continue mon chemin en faisant le moins de bruit possible, et je stoppe encore à tous les dix pas, la nature est vraiment fabuleuse... Je m'installe sur un petit rocher, les pieds dans l'eau d'un ruisseau, le dos contre les racines toutes tordues des arbres, j'observe encore deux trois petites tortues qui nagent entre les racines... Je n'ose bouger les pieds, de peur de les faire fuir... La lumière à travers la jungle donne une ambiance surréaliste..

J'ai l'impression d'être seule au monde au milieu de nulle part, un autre papillon jaune et orange tourne autour de moi... Un mini marsupial dont je ne sais le nom, me regarde de ses yeux ronds.. Il est gris clair, gros comme un rat, et juste quand je veux prendre une photo, il s'en va au milieu des buissons, faisant des bonds comme son grand frère le kangourou. Bien une heure après, j'ai dû partir, mes fesses ne supportant plus le rocher, alors je me suis baladée en remontant la rivière, les pieds dans l'eau, j'ai trouvé un autre billabong, le soleil tapant, j'ai pris un bain au milieu de cette jungle, de cette nature magique.. Qu'est ce que l'Australie est belle... "
Article de fond sur la situation au Népal English translation pending
by Grosminet · 2004-08-21 · 1 reply
Bonjour,

Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.

J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.

Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.

Bonne Lecture.

Emmanuel BETHUNE

Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières

Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.

Le Népal entre deux feux

Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala

Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par

un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,

préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre

et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "

Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.

J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de

parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.

A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même

histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est

seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront

qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version

officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.

Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille

membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure

Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.

Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-

maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-

cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de

l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle

l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-

quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.

Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de

province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre

d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire

connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-

sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :

"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce

que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •

Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de

motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.

Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit

une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se

mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.

A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste

explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais

pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un

journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste

sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».

« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime

monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une

camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de

les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens

ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa

femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».

Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des

droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village

où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous

sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu

montrer la barbarie des maoïstes. »

Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui

avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour

d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.

Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des

reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire

pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.

(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version

(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes

Véronique Brocard

PETIT COMPLEMENT

L'état de la presse au Népal

Un nombre record d'arrestations

Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),

le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux

quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications

gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux

et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.

En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes

ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé

des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.

Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu

au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.

Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Inde du Sud-Est, Mamallapuram English translation pending
by Clement24 · 2004-07-30 · 18 replies
Salut🙂. Deja 18jours en Inde!

Je viens d'arriver a Pondichery apres avoir passe 1 semaine a Mamallapuram...alors que je comptais y rester seulement 2 jours. C'est un endroit tres touristique en cette saison, avec beaucoup de francais (french season comme ils disent) mais...C'est tres dur de quitter ce village en bord d' ocean: les plages sont belles, on peut se baigner sans trop de risque et l'eau est pas crade( pas bleu non plus), il fait pas trop chaud, on mange trop bien, il y a plusieurs endroits sympas a visiter aux alentours en moto (dont le temple en hauteur de Tirukkalikundram, a 18 bornes, avec sa superbe vue sur le village, la plaine et ses rizieres), on peut deja plus facilement aborder les Indiens et leur culture que dans les grandes villes, pour la plupart se sont des pecheurs ou sculpteurs sur marbre, et en plus il y a plusieurs francais tres cools qui s'y sont installe, ont ouvert des restos excellents ( Jean-Jacques pour Le Nautilus, Lucie et Christelle pour le Dreamland) et qui donnent des tas de conseils tres, tres pratiques sur le Sud. Bref, Mamallapuram c'est une etape a pas rater, un super break si necessaire quand on voyage en Inde...surtout lorsqu'on vient d'enchainer Delhi-Agra-Chennai!

Mais par contre, attention aux arnaques avec tous ces faux orphelinats a Mamallapuram et dans la region😮😠!! Meme celui dans le lonely est bibon!! Tous les frenchies installes dans le coin previennent que ce n'est qu'un gros business tres, tres lucratif et courant dans le Tamil Nadu. Des Indiens sans scrupules "louent" des gosses aux familles des villages de la region, preparent des faux dossiers et ouvrent leur "asso" dans les lieux touristiques. J'ai meme vu des enfants de 5ans faire 2 bornes sur la plage pour venir donner les cartes de visite aux touristes!Malheureusement, ca brasse tellement de fric qu'il serait dangereux de s'y opposer. Et encore plus grave, la pedophilie😠🏴‍☠️ semble assez presente dans la region Mamallapuram-Pondichery, toujours d'apres beaucoup d'expats installes. Et le probleme c'est que les indiens pensent que c'est tellement mal...qu'il faut pas en parler ou s'en occuper😐!! S'il y en a qui peuvent en dire plus sur tout ca...

Maintenant Pondichery...et toujours cette etrange impression, depuis Chennai, surement a cause de l'enorme difference de densite avec les villes surpeuplees du nord, la presence de l'ocean peut-etre aussi, que la vie est plus facile dans le Sud-Est, que tout est plus calme, plus lent, des gens plus souriants, qu'il y a moins de misere...C'est tres reposant, agreable mais d'une autre cote le chaos organise des rues bondees du Nord me manque deja! Deroutante Inde🤪😄

a bientot Clement.
Visiter la Jamaïque English translation pending
by Raf38 · 2004-07-20 · 6 replies
Bonjour,

Après avoir écumé les différentes discussions je n'ai pas trouvé grand chose a propos de cette ile, mise à part les pb de sécurité..

Je pars 15j voir un ami qui y vit à kingston depuis très peu de temps et ne connait dc pas bien non plus.. Lui travaille, je serai dc seule la semaine pour me ballader..

J'ai vu des photos de plages mais aussi de rivères cascades et autre paysages ds les terres absolument superbes..

J'ai envie de bouger de découvrir cette ile et de revenir avec des paysages à couper le souffle plein la tete..Quels sont les coins circuits à ne pas manquer?

Merci d'avance de vos conseils..
Hésitation entre l'Inde du Sud et le Sri Lanka English translation pending
by Jacline · 2004-06-01 · 13 replies
Bonjour à tous,

Après un premier voyage organisé par une association culturelle au Rajasthan, Benares et vallée de Katmandu (vraiment extraordinaire, surtout le Népal), je voudrais continuer ma découverte de cette partie du monde mais j'hésite entre le Kerala/Tamil Nadu et le Sri Lanka. Pourriez-vous me conseiller et me dire si cela mérite deux voyages séparés sachant que je ne dispose que de deux voire trois semaines pour l'un ou l'autre de ces voyages car je suis encore en activité et les congés ne sont pas faciles à obtenir sur une longue durée. Merci de votre aide😎
Shanti India... Une vallée dans l'Himalaya... English translation pending
by Parvat · 2004-05-23 · 27 replies
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...

"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…

Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
Au fin fond du mékong! English translation pending
by Lotusbleue · 2004-05-16 · 6 replies
Nous voici de retour à O mon village au fin fond du sud mékong. Cette fois-ci nous pouvons accéder à la maison par le petit chemin de terre. Nous sommes en février et ce n'est plus la saison des moussons.

Le taxi nous arrête en bord de route... la seule voiture d'ailleurs car nous croisons que des vélos ou des cyclo poussiéreux. Pour venir nous avons pris soin pour notre tenue de la rendre pratique et sobre. Le chemin est étroit et plein de trous...

Nous marchons sous le soleil, pfff quelle chaleur... des enfants nous accompagnent et nous regardent avec curiosité. Ils parlent tous en même temps. Tata et notre cousin nous pr��cèdent nous marchons un bon moment et nous enfonçons au milieu des bois. La fraicheur soudaine nous redonne des forces et nous continuons notre petit bonhomme de chemin en longeant une rivière presque à sec. Tiens il me semble que c'est la rivière qui longe devant la maison de tata. Ah la voilà je re connais la grosse jarre devant. Oh, quel changement la maison est désormais carrelée, des fenêtres ont été créées et tout est peint en blanc. C'est joli et très propre, Tata me prend par la main, il faut dire que nous n'échangeons aucun mot je ne parle pas encore le vietnamien mais je compte bien m'y mettre, elle m'emmène au fond d'un couloir et me montre fière avec son sourire fendu jusqu'aux oreilles : les toilettes et la salle de bain. Waouhhhh, il faut savoir que dans cette région posséder des toilettes est signe de richesse. Comme elle est contente ma tata, j'en ai les larmes aux yeux d'émotion, elle m'invite à les utiliser et me montre un lavoir à côté des toilettes et une petite casserole en plastique. J'avais compris... la chasse d'eau système d made in Vietnam. Le lavoir c'est l'eau de récupération de pluie, en plus il est commun aux toilettes et à la salle de bain. Mais je vous assure c'est un grand luxe et je ressens comme une fierté moi aussi pour ma tata si grande si belle si.... ah !

Bien, notre interprète nous indique que le responsable du comité, le chef du village, et le directeur de l'école sont invité à notre table. Quel honneur ! Bien tata me refuse dans la cuisine, je m'incline et vais sur le perron. Puis tout à coup je vois les voisins passer un à un et je décide d'aller à leur rencontre pour les saluer, c'est la moindre des politesses. J'attrape mon appareil photo et me dirige vers le petit sentier, je souris et incline ma tête devant une petite mamie vietnamienne qui me rend un sourire immense. Je n'ose m'approcher et continue un peu plus loin... tiens un vieux tracteur bleu et deux vietnamiens l'un deux s'approche et me prend par la main en me montrant l'appareil photo et me fait monter sur l'engin, je suis émue et me prête à leur petit jeu, aller séquence photos avec grand sourire et bras autour des épaules, mon cousin est tout content ! Je n'oublie pas de m'incliner en partant en joignant mes mains.

De retour à la maison, ouh la la c'est gargantuesque Tata nous a concocté des nems, des brochettes de viande, des bin sao (crêpe vietn.) du riz cantonnais, du porc au caramel. Oh il y a même le porc comme me préparait maman, baignant dans une sauce marron clair avec des oeufs. Miam miam !!! Nous voilà installés pffff 12 autour d'une table ronde + 6 sur une autre table + 6 sur une autre. Et bien nous sommes tous rentrés et nous nous sommes régalés.

Nous avons partagé et échangé des rires des émotions, de la joie ! Les délégations officiels nous ont laissés après le déjeuner et sommes restés en famille. Une grosse sieste s'est fait ressentir, le ventre plein et la chaleur ... hop en deux temps trois mouvements les tables se sont transformées en lit... un ventilateur sur chaque avec un bac de glaçon devant et voilà notre petit lit pour la sieste était prêt. Mon mari ne s'est pas fait prié je l'ai même pris en photo sur la natte tressée. Moi j'ai préféré le hamac devant la maison et je suis restée avec tata et mes cousines. Séquences photos... émotions... rêves.

Je me dirige vers la cuisine oh la la promis je ne me plaindrais plus de ma cuisine qui est trop petite, celle de tata c'est un couloir long de 2m et large... on y rentre à peine à deux, au fond un petit poëlon et quelques casseroles wok au mur. C'EST TOUT et elle nous a préparé un repas gargantuesque et en plus avec le sourire. Oh mais elle est immensément gigantesque ma cuisine en france, un sentiment de honte m'envahit ! un peu avant une planche en bois et quelques récipients en plastique C'EST TOUT ! Ah la jarre, mais oui bien sûr l'eau c'est pour préparer le repas et faire la vaisselle.

Eh bien vous savez quoi, maintenant Tata on l'appelle MADAME maintenant et en plus elle est appelée par les gens du village pour leur faire la cuisine, comme c'est bon ce qu'elle prépare avec trois fois rien et un sourire immense. En plus, maintenant tata peut manger de la viande toute l'année et non plus une fois par an, en novembre je vais racheter des animaux... Cette année nous avons fait refaire le toit car un ouragan l'a emporté, je suis heureuse pour tata. Hung mon cousin est heureux aussi, grâce à notre interprète il a pu avoir à nouveau des papiers et un travail. (Le village avait été rasé lors de la guerre et tous les papiers ont brûlé...)

Il va bientôt être l'heure de partir, nous ne pouvons pas rester pour la nuit c'est interdit, l'eau de la rivière a monté brusquement, lorsque nous repartons nous rencontrons par ci par là ... c'est l'heure de la toilette... dans la rivière... les longs cheveux noirs... les lessives... et tout le reste.. nous approchons du taxi et repartons pour Sadec.
Sumatra, Bali, Lombok ou Flores? English translation pending
by Rastad · 2004-04-24 · 4 replies
BONJOUR A TOUS NOUS SOMMES UNE FAMILLE AVEC 3 ENFANTS ENTRE 12 ET 4 ANS ET NOUS PARTONS POUR 4 SEMAINES EN INDONéSIE NOUS AIMONS LA MER LA FORET LE SNORKELLING QUELS SERAIT LE MIEUX POUR CEUX QUI CONNAISSENT CES RéGIONS CAR NOUS HéSITONS ENCORE MERCI D'AVANCE

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