Results for "Galle+et+restaurant+|+7+>+11"
6958 results found.
GR20 en Corse en juillet 2013: recherche de partenaires ou randonnée guidée? English translation pending
Bonjour,
Pour différentes raisons, je songe finalement à laisser tomber l'Asie pour me tourner vers la Corse en juillet. Randonneuse d'expérience, j'aimerais bien relever le défi que propose le GR20. Je suis flexible quant aux dates de départ en juillet. Toutefois, je ne suis pas prête à m'y lancer seule. Par ailleurs, une amie l'a fait l'an dernier, Sud-> Nord (75%), et m'a confié que le sac trop lourd avait été un grand obstacle. Ses genoux ont finalement lâché, raison pour laquelle elle a abandonné.
Un peu dernière minute pour trouver un ou des partenaires (mais peut-être n'est-il pas trop tard?), j'explore d'autres avenues possibles. J'ai lu que la compagnie Corsica-Aventure était la référence dans les offres... xxx Est-ce vrai? Est-ce que ça vaut la peine?
Merci!
Petitebulle1
Pour différentes raisons, je songe finalement à laisser tomber l'Asie pour me tourner vers la Corse en juillet. Randonneuse d'expérience, j'aimerais bien relever le défi que propose le GR20. Je suis flexible quant aux dates de départ en juillet. Toutefois, je ne suis pas prête à m'y lancer seule. Par ailleurs, une amie l'a fait l'an dernier, Sud-> Nord (75%), et m'a confié que le sac trop lourd avait été un grand obstacle. Ses genoux ont finalement lâché, raison pour laquelle elle a abandonné.
Un peu dernière minute pour trouver un ou des partenaires (mais peut-être n'est-il pas trop tard?), j'explore d'autres avenues possibles. J'ai lu que la compagnie Corsica-Aventure était la référence dans les offres... xxx Est-ce vrai? Est-ce que ça vaut la peine?
Merci!
Petitebulle1
Pérou: une journée à "caser" sur quinze jours, votre choix? English translation pending
Bonjour a tous,
Après de longues lectures de nombreux billets du forum je propose mon dernier jet pour notre voyage de 15 jours qui aura lieu dans .. 15 jours. Je remercie d'ores et deja tous ceux qui donnent de leur temps pour aider les autres de leur expérience et merci a direct monde et André notamment pour leurs bons tuyaux. j’espère pouvoir apporter des infos a mon retour
Mon souci UNE JOURNEE à "caser" entre arequipa, cusco ou autre car pas envi de rester à Lima en gras mes zones d'ombres n’hésitez pas a me dire ce que vous en pensez... hotbird tu ne devies pas mon sujet ce coup ci 😉😄
Je le fais exprès assez détailler pour donner des pistes a ceux qui préparent également... ca peut modestement aider
vendredi 19 Montparnasse/ charles de gaule Navette air france toute les demi-heure a moitié prix en ce moment par le biais du routard (voir leur site) Samedi 20 arrivée LIMA 9H30bus Cruz del sur vers Paracas départ 13H30 arrivée 21h00(durée 7h30)37 dollars/pers( je pense qu'on peut trouver moins cher) puis taxi 10 sol nuit Santa maria hôtel 100 sol pour chambre doubleDimanche 21 Petit-déjeuner 7:00--7:45 Iles Ballestas 8:00 --10:00 Réserve Nationale de Paracas 11:00--15:00 Transfer gare routière 17:00 Bus Ica 17:30 Bus Arequipa 20:30 vous pouvez réserver des billets de bus pour Paracas ver Ica à Lima le bus part à 17h30 et arrive à 18h30 Ica (programme gentillement fait par le gerant de l'hotel sans rien demander)ICA vers AREQUIPA bus de nuit avec Oltursa 20H30/ 8H00 135 sol siège CAMLundi 22Arrivée a Arequipa à 8h00 (penser a prendre billet pout cabaconde au terminal terrestre) laisser bagage soit hotel soit famille pouvant peut être nous accueillirJournée et nuit a aréquipa visite San catalina entre autreMardi 23départ 6h du mat en bus vers cabanaconde (laisser gros sac chez accueillant)Arrivée 13h penser a réserver place de droite pour la vue 😉 descente vers Sangale 3h de marche NUIT a Sangale 1ere question connaissez vous un logement sympa a Sangale Mercredi 24marche vers San juan puis retour a cabanacondeNuit a Cabanaconde Jeudi 25Bus retour 6h30 cabanaconde Arequipa arrivée 14hApres midi soirée a Arequipa Nuit a ArequipaVendredi 26Avion Arequipa Cusco sans arret a juliaca 7h30 -8h30Cusco Bus ou combi jusqu'a ollantaytambo puis train (prix avec perurail a ce jour 52 dollars pour train a 19h)direction Aguas Callientes, Nuit Aguas callientes si vous connaissez un bonne adresse... Samedi 27Levée 4/5 heures (j'ai mal au yeux rien qu'en l'ecrivant😛marche d'aguas calientes jusqu'a Macchu pitchu ouverture porte 6 hA ce stade je n'ai pas pu reserver mes billets en ligne sur le site du ministere de la culture refus carte étrangèrespremière étape foncer pour etre dans les 400 chanceux pour huyana picchuRetour vers 16h22/18H30 pour ollantaytambo Je ne sais pas trop quand redescendre pour être a cusco le soirNuit a cuscoDimanche 28Journée vallée Sacrée pas encore de choix mais aimerai pisac Salinas/morayje suis preneur d'une mini excursion d'une journée autour de cuscoSoit depart bus de nuit vers Puerto Maldonado 10h de route, soit nuit a Cusco pour avion le lendemain matin En fonction du budget deja bien explosé Lundi 29 Arrivée a Puerto Maldonado pour debut programme de Trois jours Deux nuit dans la Selva
Mardi 30 Puerto Maldonado
Mercredi 1depart de Puerto maldonado vol Puerto Maldonando/ Lima 102 € par personnesFin de Journée a LIMANuit a LimaEt c'est là que ca ne marche pas mon affaire car je voudrais etre a Lima que le vendredi et non le Jeudi mon idée etait : Vendredi depart de puerto maldonado LIMA en Avion apres midi et nuit a LimaSAMEDI RETOUR FRANCE 9H50Merci d'avoir pris le temps de me lire et encore plus merci pour votre point de vu 😛 Gil
Après de longues lectures de nombreux billets du forum je propose mon dernier jet pour notre voyage de 15 jours qui aura lieu dans .. 15 jours. Je remercie d'ores et deja tous ceux qui donnent de leur temps pour aider les autres de leur expérience et merci a direct monde et André notamment pour leurs bons tuyaux. j’espère pouvoir apporter des infos a mon retour
Mon souci UNE JOURNEE à "caser" entre arequipa, cusco ou autre car pas envi de rester à Lima en gras mes zones d'ombres n’hésitez pas a me dire ce que vous en pensez... hotbird tu ne devies pas mon sujet ce coup ci 😉😄
Je le fais exprès assez détailler pour donner des pistes a ceux qui préparent également... ca peut modestement aider
vendredi 19 Montparnasse/ charles de gaule Navette air france toute les demi-heure a moitié prix en ce moment par le biais du routard (voir leur site) Samedi 20 arrivée LIMA 9H30bus Cruz del sur vers Paracas départ 13H30 arrivée 21h00(durée 7h30)37 dollars/pers( je pense qu'on peut trouver moins cher) puis taxi 10 sol nuit Santa maria hôtel 100 sol pour chambre doubleDimanche 21 Petit-déjeuner 7:00--7:45 Iles Ballestas 8:00 --10:00 Réserve Nationale de Paracas 11:00--15:00 Transfer gare routière 17:00 Bus Ica 17:30 Bus Arequipa 20:30 vous pouvez réserver des billets de bus pour Paracas ver Ica à Lima le bus part à 17h30 et arrive à 18h30 Ica (programme gentillement fait par le gerant de l'hotel sans rien demander)ICA vers AREQUIPA bus de nuit avec Oltursa 20H30/ 8H00 135 sol siège CAMLundi 22Arrivée a Arequipa à 8h00 (penser a prendre billet pout cabaconde au terminal terrestre) laisser bagage soit hotel soit famille pouvant peut être nous accueillirJournée et nuit a aréquipa visite San catalina entre autreMardi 23départ 6h du mat en bus vers cabanaconde (laisser gros sac chez accueillant)Arrivée 13h penser a réserver place de droite pour la vue 😉 descente vers Sangale 3h de marche NUIT a Sangale 1ere question connaissez vous un logement sympa a Sangale Mercredi 24marche vers San juan puis retour a cabanacondeNuit a Cabanaconde Jeudi 25Bus retour 6h30 cabanaconde Arequipa arrivée 14hApres midi soirée a Arequipa Nuit a ArequipaVendredi 26Avion Arequipa Cusco sans arret a juliaca 7h30 -8h30Cusco Bus ou combi jusqu'a ollantaytambo puis train (prix avec perurail a ce jour 52 dollars pour train a 19h)direction Aguas Callientes, Nuit Aguas callientes si vous connaissez un bonne adresse... Samedi 27Levée 4/5 heures (j'ai mal au yeux rien qu'en l'ecrivant😛marche d'aguas calientes jusqu'a Macchu pitchu ouverture porte 6 hA ce stade je n'ai pas pu reserver mes billets en ligne sur le site du ministere de la culture refus carte étrangèrespremière étape foncer pour etre dans les 400 chanceux pour huyana picchuRetour vers 16h22/18H30 pour ollantaytambo Je ne sais pas trop quand redescendre pour être a cusco le soirNuit a cuscoDimanche 28Journée vallée Sacrée pas encore de choix mais aimerai pisac Salinas/morayje suis preneur d'une mini excursion d'une journée autour de cuscoSoit depart bus de nuit vers Puerto Maldonado 10h de route, soit nuit a Cusco pour avion le lendemain matin En fonction du budget deja bien explosé Lundi 29 Arrivée a Puerto Maldonado pour debut programme de Trois jours Deux nuit dans la Selva
Mardi 30 Puerto Maldonado
Mercredi 1depart de Puerto maldonado vol Puerto Maldonando/ Lima 102 € par personnesFin de Journée a LIMANuit a LimaEt c'est là que ca ne marche pas mon affaire car je voudrais etre a Lima que le vendredi et non le Jeudi mon idée etait : Vendredi depart de puerto maldonado LIMA en Avion apres midi et nuit a LimaSAMEDI RETOUR FRANCE 9H50Merci d'avoir pris le temps de me lire et encore plus merci pour votre point de vu 😛 Gil
Croisière sur le MSC Fantasia du 5 mars 2013 English translation pending
bonjour
nous partons sur le FANTASIA le 5 mars 2013 pour la croisière transocéanique nous sommes du var et prenons un vol a Roissy y a t il d'autre francophone pour ce départ msc nous a annoncer vol sur Lufthansa via franckfort
nous partons sur le FANTASIA le 5 mars 2013 pour la croisière transocéanique nous sommes du var et prenons un vol a Roissy y a t il d'autre francophone pour ce départ msc nous a annoncer vol sur Lufthansa via franckfort
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
Dans l'immensité de l'Ouest américain English translation pending
Pour ces vacances, je ne disposais que de trois semaines de congés et d’un budget serré (environ 1600 euros). Après de longues recherches sur le net, je n’ai trouvé aucun tour opérator qui me proposait ce que je cherchais: c’était soit seulement 10 jours de vacances (c’est à dire un tour express sans pouvoir profiter des lieux que je n’aurais pas choisis), soit deux semaines mais à plus de 2000 euros le séjour. Je me suis donc motivé à tout organiser moi-même. Le choix des sites à visiter fut difficile tant l’Ouest américain regorge de merveilles à explorer et tant il est immense mais après 6 mois de recherche, je suis parvenu à établir un itinéraire mélant des paysages grandioses connus de tous (la Monument Valley, la Death Valley, le Grand Canyon) à d’autres moins connus du grand public mais qui n’ont rien à envier à la beauté de leurs illustres voisins (Yosemite, Bryce Canyon, Valley Of the God). Il a fallu composer avec des trajets pas trop longs (maximum 600 kilomètres par jour), des sites où tout les hôtels était déjà réservés et des impératif de dates dans certaines endroits (comme être dans les meilleurs hôtels en semaine afin de ne pas payer plein tarif le weekend). Je parcourerai le tout en voiture de location afin de pouvoir m’arrêter où je veux pour prendre des photos et faire les détours qui me plairont.Afin d’aider ou de donner une idée de ce à quoi peut ressembler un itinéraire dans l’Ouest américain, vous trouverez donc ci-dessous toutes mes préparations en détail ainsi que les prix pour chaque hôtel, location ou toute autre activité.
Billets d’avion: Les billets d’avions ont été reservés sur Opodo, 618 euros aller-retour, départ de Bruxelles où il faut que je prenne le train pour Paris (avec obligation de valider mon billet à la gare pour pouvoir embarquer dans l’avion) puis de Charles de Gaulle je prends un avion en ligne directe pour Los Angeles.
Location de voiture: La voiture a été réservé sur elocationdevoitures.fr. Devant faire beaucoup de kilomètres (autour de 4000), j’ai opté pour une catégorie intermédiaire type Jeep Liberty. Je ne pense pas faire de la piste mais on ne sait jamais. La location pour 14 jours m’a coûté 329 euros. J’ai préféré appeler directement pour que l’opérateur puisse me confirmer qu’il n’y aurait aucune assurance supplémentaire à souscrire sur place (bien que celui-ci ait essayé de m’en refourguer) mais sachez que vous pouvez très bien réserver sur leur site.
Formalités administratives: Les formalités administratives ont changés depuis Janvier 2009. Pour les français (ainsi que pour moi et mon passeport italien) il n’est plus nécessaire d’obtenir un VISA sur son passeport (biométrique) pour se rendre aux États-Unis mais il vous faudra seulement faire une demande de formulaire ESTA qui une fois validé (généralement dans l’immédiat comme ça a été le cas pour moi) vous permettra de vous rendre aux États-Unis. ATTENTION: ce formulaire ne vous garantit pas l’entrée sur le territoire, vous pouvez toujours vous faire refouler au niveau de l’immigration si les inspecteurs jugent votre comportement douteux (ce qui est réservé à des cas rares comme des personnes qui arrivent sans bagages).
Achats divers: un adaptateur de prise Europe-USA (trouvé à Auchan, 1 euro), une carte routière de la région (trouvée à la FNAC, 7 euros), un guide Lonely Planet de l’Ouest américain, un guide Lonely Planet de Las Vegas, un guide National Geographic de San Francisco.
Itinéraire: Ci-dessous, le détail de l’itinéraire que je suivrai qui me fera passer par 3 grandes villes (Los Angeles (A), Las Vegas (J), San Francisco (N)), plusieurs parcs/réserves Navajo (Grand Canyon (C), Valley of the Gods (D), Monument Valley (E), Antelope Canyon(F), Bryce Canyon (G), Zion (H), Death Valley (K), Yosemite (M)) et quelques petits détours comme Bodie… (ne pas prendre en compte le I sur la carte, il correspondait à un détour par Rachel dans le Nevada que j'ai abandonné sur la route pour passer plus de temps à Vegas).
Billets d’avion: Les billets d’avions ont été reservés sur Opodo, 618 euros aller-retour, départ de Bruxelles où il faut que je prenne le train pour Paris (avec obligation de valider mon billet à la gare pour pouvoir embarquer dans l’avion) puis de Charles de Gaulle je prends un avion en ligne directe pour Los Angeles.
Location de voiture: La voiture a été réservé sur elocationdevoitures.fr. Devant faire beaucoup de kilomètres (autour de 4000), j’ai opté pour une catégorie intermédiaire type Jeep Liberty. Je ne pense pas faire de la piste mais on ne sait jamais. La location pour 14 jours m’a coûté 329 euros. J’ai préféré appeler directement pour que l’opérateur puisse me confirmer qu’il n’y aurait aucune assurance supplémentaire à souscrire sur place (bien que celui-ci ait essayé de m’en refourguer) mais sachez que vous pouvez très bien réserver sur leur site.
Formalités administratives: Les formalités administratives ont changés depuis Janvier 2009. Pour les français (ainsi que pour moi et mon passeport italien) il n’est plus nécessaire d’obtenir un VISA sur son passeport (biométrique) pour se rendre aux États-Unis mais il vous faudra seulement faire une demande de formulaire ESTA qui une fois validé (généralement dans l’immédiat comme ça a été le cas pour moi) vous permettra de vous rendre aux États-Unis. ATTENTION: ce formulaire ne vous garantit pas l’entrée sur le territoire, vous pouvez toujours vous faire refouler au niveau de l’immigration si les inspecteurs jugent votre comportement douteux (ce qui est réservé à des cas rares comme des personnes qui arrivent sans bagages).
Achats divers: un adaptateur de prise Europe-USA (trouvé à Auchan, 1 euro), une carte routière de la région (trouvée à la FNAC, 7 euros), un guide Lonely Planet de l’Ouest américain, un guide Lonely Planet de Las Vegas, un guide National Geographic de San Francisco.
Itinéraire: Ci-dessous, le détail de l’itinéraire que je suivrai qui me fera passer par 3 grandes villes (Los Angeles (A), Las Vegas (J), San Francisco (N)), plusieurs parcs/réserves Navajo (Grand Canyon (C), Valley of the Gods (D), Monument Valley (E), Antelope Canyon(F), Bryce Canyon (G), Zion (H), Death Valley (K), Yosemite (M)) et quelques petits détours comme Bodie… (ne pas prendre en compte le I sur la carte, il correspondait à un détour par Rachel dans le Nevada que j'ai abandonné sur la route pour passer plus de temps à Vegas).
Préparer son voyage en Bulgarie English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons découvrir la Bulgarie l'été prochain! Seulement, je n'ai jamais organiser un voyage si loin.
Je ne connais rien au pays, donc j'ai besoin de votre aide pour préparer ce voyage.
Nous souhaitons surtout rester dans la région de la mer noire, dans un hôtel si possible.
* Quelles sont les étapes à suivre pour organiser mon voyage? * Que visiter là-bas? * Quelle agence choisir pour trouver un Hôtel ainsi qu'un billet d'avion?
Merci d'avance!
Nous souhaitons découvrir la Bulgarie l'été prochain! Seulement, je n'ai jamais organiser un voyage si loin.
Je ne connais rien au pays, donc j'ai besoin de votre aide pour préparer ce voyage.
Nous souhaitons surtout rester dans la région de la mer noire, dans un hôtel si possible.
* Quelles sont les étapes à suivre pour organiser mon voyage? * Que visiter là-bas? * Quelle agence choisir pour trouver un Hôtel ainsi qu'un billet d'avion?
Merci d'avance!
Ambiances indiennes English translation pending
Après avoir longuement consulté les avis et conseils exprimés sur le forum nous avons opté pour la formule de location de voiture avec chauffeur qui nous a pleinement satisfaits. En effet, elle nous a permis d'avoir un large aperçu des différents aspects de l'Inde et, surtout, de profiter des connaissances de nos chauffeurs pour découvrir au mieux la vie des villages, les métiers et les traditions.
Pour l'Inde du nord nous avons contacté Barbara à Delhi (channi4@hotmail.com) qui nous a fourni de précieux conseils sur l'itinéraire et organisé la location de voiture et les réservations d'hôtels. Le chauffeur, Sukha, s'est avéré dynamique et très sympathique, plein d'humour et avec une excellente connaissance des routes du Rajasthan.
Pour l'Inde du Sud, nous avons loué la voiture auprès de Moksha Tours (www.mokshatours.com). Nous avons également été pleinement satisfaits du contact avec le chauffeur, Sekar, très professionnel, amical et attentif à nos souhaits. Il nous a bien conseillé tout au long du voyage pour adapter au mieux l'itinéraire et sélectionner les hôtels sans nous imposer ses choix.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Thaïlande pour quinze jours en mars à deux personnes: que mettre dans la valise? English translation pending
Bonjour les amis,
Tout est dit dans le titre 😉
Départ le 04/03 prochain, retour le 18/03, nous sommes 2, que mettre dans la valise ?
- Vêtements ? - Objets ? - Hygiène et soin ?
Sachant que nous serons grosso modo 1/3 au nord, 1/3 au sud et 1/3 à Bangkok.
Combien de sacs supplémentaires doit on prévoir pour les achats (objets, vetements, artisanant etc...) sachant qu'on en est assez friands et qu'on va aussi ramener le max pour nos 3 filles qui restent ici 🙁
Merci pour vos conseils,
Amitiès,
Tout est dit dans le titre 😉
Départ le 04/03 prochain, retour le 18/03, nous sommes 2, que mettre dans la valise ?
- Vêtements ? - Objets ? - Hygiène et soin ?
Sachant que nous serons grosso modo 1/3 au nord, 1/3 au sud et 1/3 à Bangkok.
Combien de sacs supplémentaires doit on prévoir pour les achats (objets, vetements, artisanant etc...) sachant qu'on en est assez friands et qu'on va aussi ramener le max pour nos 3 filles qui restent ici 🙁
Merci pour vos conseils,
Amitiès,
Endroits à visiter à Paris? English translation pending
Bonjour...je suis toute nouvelle sur ce site. Dans quelques jours, j'effectuerai mon premier voyage en France. J'aimerais savoir quels sont les endroits à visiter et les plus appréciés à Paris? Est-il vraiment nécessaire de réserver des billets d'entrée quelques jours d'avance? Par exemple, je prévoie sans aucun doute visiter la tour Eiffel. Y a-t-il une journée et une heure en particulier pour la visiter fin aôut? Vos suggestions sont les bienvenues. A bientôt.
Le Kala Patthar au pied de l'Everest English translation pending
Le rêve est devenu réalité
Vendredi 23 octobre 2009 à 10 heures locales, 5 h 15 heures GMT, j’arrive au sommet du Kala Pattar à 5630 m d'altitude ; je surplombe le camp de base de l'Everest et le monstre sacré est face à moi à moins de 5 km (Sagarmata en Népalais, la montagne la plus haute de la Terre). Des larmes de joie coulent sur mes joues.
Pour en arriver là, il faut revenir quelques années en arrière. 2006 après mon accident de parapente, je décide d'arrêter cette pratique sportive et me lance dans la randonnée en montagne. Après quelques essais dans le bas Luchonais, je m'attaque aux 3000 environnants, Le Perdigaire, la tusse de Montarqué, les Spijeoles, le Maupas, etc. A l'automne 2006, la décision est prise : En 2009, année de mes 60 ans, j'irai au Népal dans l'Himalaya pour voir l'Everest (Sagarmata la montagne la plus haute de la Terre). En 2008, ce sera mon premier glacier avec l'Anéto et ses 3404m. Au printemps 2009, mon premier 4000 le N’Goum au Maroc qui culmine à 4080 m.
- Le 14 octobre 2009 à 4 heures du matin, j’emprunte la navette qui fait le trajet entre Albi et l'aéroport de Toulouse-Blagnac et mon périple commence. À Toulouse, je prends un avion en direction de Roissy Charles De Gaulle où j'ai atterri à 9 h 15. Le rendez-vous est pour 12 heures au comptoir de Terres d'Aventure. Nous sommes tous là sauf celui qui habite le plus près, un parisien qui n’arrivera qu'une heure après. Après avoir enregistré les bagages et effectué les formalités de douane, nous nous retrouvons dans la salle qui donne directement accès au sas qui nous mène vers l'avion qui doit décoller à 15 h 15 ; 14 h 40 panne d'électricité, tout le terminal est privé de courant. Il faudra attendre plus d'1 h 30 pour que celui-ci soit rétabli.
Nous partons avec plus de deux heures de retard. Grâce au GPS de l’avion, nous pouvons voir les villes que nous survolons avant d’atterrir à Doha au Qatar où nous devons faire escale pour changer d'avion, Bagdad, Bassora, Koweït city qui est très illuminée. Peu avant d'y arriver, l'hôtesse a demandé en plusieurs langues à tous les passagers qui ne se rendaient pas à Katmandou de rester dans l'avion pour permettre aux voyageurs se rendant au Népal de pouvoir prendre leur correspondance dans les meilleurs délais. Qatar Airways est vraiment à la hauteur. En moins de 20 minutes, la centaine de voyageurs a changé d'avion et les bagages ont été transbordés dans le nouvel avion. Nous arrivons à Katmandou à huit heures du matin heure locale. Je tiens à préciser que Qatar Airways est classée 1re compagnie au monde. Après les formalités de débarquement, contrôles de passeport et du visa, nous sortons de l'aéroport ; notre guide est là qui nous attend. Il se nomme Nuru (Nourrrou), il nous remet autour du cou un foulard en guise de bon accueil. Nous prenons un minibus qui nous conduit au plus grand hôtel du Népal le Hyatt Regency, à proximité de Bodnath. Nous traversons une ville sale, avec beaucoup de brume dûe à la pollution, un trafic très important, des voitures et des motos qui klaxonnent en permanence, les poubelles déposées au bord de la route qui brûlent, tout cela dans un vacarme retentissant.
Arrivés à l'hôtel, nous prenons possession de notre spacieuse chambre que je partage avec Olivier. Jean-Philippe et Élisabeth ont chacun une chambre individuelle. Les quatre couples, Catherine et Didier, Dominique et Gérard, Nicole et Victor, Françoise et Jean-Pierre ont bien sûr leur chambre. Nuru nous donne rendez-vous pour 11 heures, nous partons à pied en direction de Bodnath, (également appelé Bouddhanath), un des principaux sanctuaires bouddhistes de la région de Katmandou au Népal. Les monuments religieux doivent toujours être contournés par la gauche et je m'efforcerai dans 99 % des cas à appliquer cette règle. Bien que non-croyant, je respecte les autres et je pense n'avoir enfreint qu'une fois cette règle à l'insu de mon plein gré. Vers 13 heures, nous mangeons dans un petit restaurant une spécialité locale, du riz avec du poulet, un plat délicieux pour moins de 300 roupies avec la boisson (un peu moins de trois euros). Nous continuons la visite et allons nous promener un petit peu aux alentours. Vers 17 heures, nous nous retrouvons à l'hôtel et préparons notre sac pour le lendemain. Nuru nous a fourni des sur sacs dans lesquels chacun mettra le sien, ce sont des sacs imperméables de couleur rouge et noir marqués Aventure 6000. Ils seront très pratiques pour les sherpas et les porteurs pour les reconnaître dans les différents lodges (nom donné aux hôtels de montagne dans l'Himalaya). Le soir nous prenons un repas à l'hôtel. - Vendredi 16 octobre début du trek. Katmandou 1400m Lukla 2840m Phakding 2810m (12km). Debout à 4 h 30, le départ est fixé à cinq heures. Le minibus quitte l'hôtel à 5 h 30 en direction de l'aéroport de Katmandou. Nous sommes censés avoir le premier avion en direction de Lukla. Nous arrivons 15 minutes après à l'aérodrome, nous enregistrons nos bagages et prenons un minibus qui nous emmène auprès de notre avion dont une vingtaine sont rangés côte à côte. 16 places dans l'avion, 6 h 40 l'avion décolle, il vole maximum à 700/ 800 m d'altitude, cela nous permet de voir après une dizaine de minutes de vol de nombreuses collines avec de nombreuses habitations, des villages tous les 500 m et des cultures en terrasses, aucunes routes, seules des pistes vont de maison en maison. Au vu de la distance parcourue avec l'avion, on se rend compte que certains villages sont au moins à 10 jours de marche de la première route. Nous approchons de la montagne, l'avion monte. À gauche une montagne, à droite une montagne, mais où va passer l'avion ? Il passe par un col et commence à redescendre, droit devant à moins de 2 km nous apercevons la piste. Celle-ci est en pente ascendante à l'atterrissage. Les pilotes doivent avoir une certaine dextérité, au début de la piste une falaise de 1000 m ; la piste mesure 525 m de longueur, avec une pente de 12%. Si le pilote est trop court il accroche la falaise, s'il est trop long il s'écrase sur une maison ou sur la montagne au fond de la piste. La piste de Lukla a été construite en 1964 par les Sherpas grâce à l’aide apportée par Edmond Hilary, afin de faciliter le transport d'urgence des balades vers Katmandou. En facilitant l'accès, la piste de Lukla a contribué au développement de la région en favorisant le tourisme. Elle a été réaménagée plusieurs fois depuis et le bitume a remplacé la terre battue en 2000. La piste est aménagée au creux des montagnes, sur un petit plateau en pente ayant pour but de ralentir l'avion lorsqu'il touche terre. À une extrémité de la piste, un ravin de 1 000 mètres ; à l'autre, le flanc d'une montagne. L'atterrissage se fait sans problème, mais est vraiment impressionnant ; on nous demande de descendre très vite de l'avion, car des passagers attendent pour redescendre vers Katmandou. Il n'y a pas plus de six minutes que nous avons atterri, que pas moins de cinq avions se sont déjà posés sur le tarmac et dans les 10 minutes suivantes ils auront tous décollés. Ce sera un incessant aller-retour pendant quelques heures. En période forte comme en ce milieu du mois d'octobre, ce sera entre 40 et 70 avions qui se poseront tous les jours à Lukla. N'ayant pu déjeuner à l'hôtel, nous allons pour la première fois entrer dans un Lodge. Beaucoup de bois à l'intérieur, des banquettes adossées aux murs et des tables autour de la pi��ce. Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous débutons notre trek. Pour transporter nos grands sacs nous avons 3 Dzos (issus du croisement entre un yak et une vache) et un jeune porteur âgé de 17 ans pour qui ce sera le premier trek. Nous n'avons pas de yak pour la simple raison que ceux-ci ne descendent pas en dessous de 3400 m ; ils ne supportent pas la chaleur à basse altitude. Lukla est très animée de bon matin avec une grande quantité de trekkeurs qui débutent leur trek, d’autres qui le terminent et toujours des porteurs qui amènent soit de la nourriture pour approvisionner les lodges, du matériel pour la construction ou les sacs des trekeurs. Il faut préciser que tout ce qui est mangé et vendu dans la province du *Khumbu (en dehors des légumes cultivés jusqu'à 4200 m d'altitude), tout est transporté à dos d'homme. Il n'y a aucune route qui mène à Lukla, la route qui part de Katmandou se termine à Jiri et il faut entre 6 et 10 jours de marche aux porteurs pour rejoindre Lukla et encore six à sept jours de marche pour arriver aux villages les plus éloignés. Le Khumbu est caractérisé par un climat rude, il s'étire jusqu'au pied de l'Everest. Son altitude est supérieure à 3 000 mètres et les Sherpas y représentent 94 % de la population. Adossé au nord sur l'impressionnante barrière formée par le Cho Oyu (8 153 m), l'Everest (8 850 m), le Lhotse (8 501 m) et le Makalu (8 463 m), le Khumbu constitue le cœur du pays sherpa et sans doute l'une des zones parmi les plus pittoresques du haut Himalaya népalais. Les sherpas sont des Tibétains qui ont fuit le Tibet il y a 700 ans lors de son invasion par la Chine, ils ont habité cette partie du Népal qui ne l’était pratiquement pas eu égard la rudesse du climat en hiver. Ils ont tracé tous les chemins et les pistes qui sont empruntés à ce jour. Nous avons pu voir sur le dos des porteurs, des WC, des cloisons en bois etc., la sommité qui dépasse l'entendement, 14 tuyaux de 2 m de long pour 50 mm de diamètre environ, nous avons essayé de les soulever et n'avons pu les décoller du sol, Nuru nous a dit qu'ils pesaient environ 120 kilos. Nous débutons la marche vers 9 heures du matin, nous entrons dans le Khumbu, Nous suivons la vallée de la Dudh Kosi sur un peu plus de 20 km qui va nous conduire à Namché bazar. Le chemin monte et descend en permanence et nous rencontrons un grand nombre de marches d’escalier. Les villages se suivent les uns après les autres tous les 500 m, nous rencontrons à de nombreuses reprises des moulins à prière et des stupas (structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent indien et que l’on doit contourner par la gauche) , les maisons sont très bien entretenues, toutes en pierre avec des toits de différentes couleurs, rouges, jaunes, bleus ; les terrains sont tous cultivés avec toutes sortes de légumes que nous trouvons chez nous. Le plus impressionnant est la foule incessante de marcheurs, de porteurs et de dzos que nous croisons, pour les dzos, nous devons nous coller à la paroi côté montagne pour éviter leurs cornes. Nous nous arrêtons vers 11 heures pour déjeuner dans un Lodge avec des pommes de terre et des légumes. Nous continuons notre route et arrivons à Pakding vers 14 heures et occupons pour la première fois un Lodge. Toutes les chambres sont équipées de deux lits et je continuerai tout le trek avec Olivier. Après avoir rangé nos affaires, nous allons faire un petit tour dans le village ; Didier fait réparer une veste polaire par un couturier ayant pignon sur rue. Le Népal se trouvant au niveau de l'Équateur, le matin le jour se lève vers 5 h 45 et se couche le soir à la même heure. Nous prendrons notre repas à 18 h 30 qui débutera tous les soirs par une soupe, suivie de légumes, de pommes de terre, de riz (Dal Bat) riz aux lentilles, quelquefois de la viande, du poulet ou du yak, le repas se terminant par un dessert fruit, yaourt etc. - Samedi 17 octobre Phakding - Namché Bazar 3440m (14km). Après une nuit agitée à 2800m où je me suis très souvent réveillé, nous prenons un copieux petit déjeuner, agrémenté de thé en abondance, de pain Népalais, des œufs, souvent des pommes de terre, de la confiture, du miel etc. Durant la montée jusqu’au Kala Pattar, je boirai tous les jours 10 à 12 chopes de thé de 25 cl plus 1 à 2 l d'eau que j'emportais avec moi. Nous continuons notre trek, nous traversons des sous-bois, des villages, rencontrons toujours beaucoup de monde. Parfois des terrains plats, des escaliers qui montent ou qui descendent et nous apercevons les premières cîmes enneigées qui dépassent les 6000 m, le Thamserku (6623m) et le Kusum Kanguru (6367m). Nous nous arrêtons pour déjeuner à Monjo et reprenons notre chemin. Nous entrons dans le parc de Sagarmata avec un permis spécial pour y entrer limité à un mois. Et toujours des escaliers et des passerelles immenses de 50 à 100 m de long qui traversent les torrents. Ces passerelles sont relativement neuves, elles sont suspendues par de gros câbles en acier de 35 mm. Nous attaquons la dernière montée qui va nous mener à Namche Bazar, nous débutons à 2800 m pour arriver à 3400m. La montée est assez difficile car il y a énormément de marches. Nous apercevons à mi-pente pour la première fois l'Everest. Namche Bazar le plus grand village du Khumbu, la capitale du sherpa, la Mecque de la randonnée en montagne, avec une cinquantaine de Lodges et un grand nombre de magasins où l'on peut trouver de tout. Tout ce que nous pouvons acheter à Namché Bazar a été porté à dos d'homme. Nous arrivons à notre Lodge et nous allons ranger nos affaires dans nos chambres que nous occuperons durant trois nuits, des chambres avec douches et WC. Ce sera le temps nécessaire pour nous acclimater à la haute montagne avant de continuer notre périple vers le pied de l'Everest. Au repas du soir, nous apprécions une soupe à l'oignon, des momos (pâtes en forme de mini croissants farcies avec de la viande ou des légumes), du riz, des légumes et un gâteau au chocolat en guise de dessert. - Dimanche 18 octobre Namché Bazar - Thamé 3828 - Namché Bazar 3440m (25km) Après une nuit moyenne où j'ai bien dormi jusqu'à une heure du matin et un copieux petit déjeuner, pommes de terre, œufs, tartines de pain avec confiture, nous commençons notre acclimatation en altitude. Namche Bazar est situé en flanc de colline, à part pour revenir vers Lukla où le chemin est descendant, pour tous les autres départs, nous avons droit à des centaines de marches d'escalier. Le matin juste après le petit déjeuner, ces marches sont relativement pénibles. Nous partons à 8 heures pour la journée en direction du village de Thamé 3800m en remontant en partie la vallée de la Bhote Koshi River jusqu'à Thamo. Après les marches, nous arrivons à l'héliport de Namché Bazar et marchons sur un agréable chemin dans des sous-bois et avons de magnifiques vues sur les 6000 environnants. Nous apercevons au loin pour la première fois, l’Ama Dablam (La Dame Blanche). Nous nous arrêterons dans un Lodge pour boire du thé et arrivons à Thamé vers 13 heures. Après un très bon repas en Lodge, suivi du traditionnel thé, nous entamons la descente par un autre chemin qui va nous mener à la centrale électrique construite en 1995 par les Autrichiens, cette centrale qui fournit 720 KVA a révolutionné la vie des habitants de cette partie du Kumbhu. Elle permet d'alimenter en électricité une dizaine de villages dont Namché Bazar. Après avoir visité la centrale, nous avons continué notre descente. Nous avons vu des femmes qui étaient en train de ramasser des pommes de terre dans un champ et sommes arrivés à Namché Bazar vers 16 h 30. Nous avons pu faire un petit tour des boutiques en prévision des achats que nous ferions au retour, si nous réussissions à arriver au sommet du Kala Pattar. Le soir un superbe repas nous attendait avec de la pizza, des frites et beaucoup de légumes. - Lundi 19 octobre Namché Bazar - Khumjunp 3780m - Namché Bazar 3440m (14km). Debout à 6 h 30, petit déjeuner à sept heures avec des saucisses et des pommes de terre, du pain, des confitures et du thé. Départ à 7 h 30 en direction des gros villages sherpas de Khunde et Khumjung, au pied du Khumbi Yla (5761m) la "montagne sacrée du Khumbu", une montée relativement difficile, en une heure nous avons réalisé un dénivelé de 400 m avec beaucoup de marches.
Nous arrivons dans un joli village où nous avons une superbe vue sur l'Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam.
Nous allons visiter un hôpital qui porte le nom d'Edmund Hillary le premier homme (néo-zélandais) qui a gravi l'Everest en 1953 avec le sherpa Tensin Norgay. Edmund Hillary a énormément fait pour cette région du Népal, de nombreux hôpitaux et écoles portent son nom et ont été construits grâce à lui. Edmund Hillary a fait construire l'aéroport de Lukla. À l'hôpital, le médecin nous a contrôlé le taux de l'oxygénation de notre corps à 3800 m d'altitude. Le chiffre allait de 78 % à 91 % et c'est moi qui avait le taux le plus élevé. Nous avons continué notre promenade en direction de Kunkjung et avant de déjeuner nous avons visité un monastère où nous avons pu prendre quelques photos dont celle du scalp du yéti !!! Une école baptisée Edmund Hillary, une dizaine de bâtiments la compose tous construits par différentes nations allant de la Corée en passant par l'Autriche.
Après le repas nous sommes montés à près de 4000 m pour visiter un hôtel japonais construit à la cîme d’une montagne avec une superbe vue sur l'Everest et l'Ama Dablam.
Nous sommes redescendus vers Namché Bazar et avons visité le musée du Népal, nous avons pu voir entre autre la tenue que le sherpa Tensin Norgay avait utilisé en 1953 pour gravir l'Everest. Nous avons continué par la visite du musée du sherpa où nous avons pu voir tout ce qui était encore utilisé dans une maison de sherpa, poêle à bois et à bouse de yak, toutes sortes de casseroles, de plats d'ustensiles de cuisine, le tube utilisé pour faire le thé au beurre de yak, etc. Nous avons pu voir ensuite une salle à la gloire de tous les sherpas qui ont vaincu l'Everest, nous sommes rentrés à notre Lodge vers 16 h 30 où nous attendaient comme tous les jours le thé et les petits gâteaux. - Mardi 20 octobre Namché Bazar - Phortse 3810m (14km). Après trois jours passés à Namche Bazar pour l'acclimatation, nous prenons le chemin qui va nous conduire en quatre jours au pied de l'Everest. Le départ est pour 7 h 30, comme toujours pour quitter Namché Bazar, nous avons droit à une montée assez raide avec des escaliers, nous arrivons sur un très beau sentier mais nous ne sommes pas seuls, nous rencontrons tous les jours des centaines de trekeurs et de porteurs. Les groupes d'une quinzaine de personnes se suivent les uns après les autres, des caravanes de yaks vont vers l'Everest ou en reviennent. Après un arrêt vers 10 h 30 dans un Lodge pour prendre un sirop de citron, nous continuons notre chemin en admirant les montagnes enneigées. Nous attaquons une sévère pente qui nous conduit vers un col à près de 4000 m où se trouve un village où nous allons prendre notre repas. Nous redescendons vers 3600m pour remonter à près de 4000 au village de Phortse en face du Thamserku (6623m) et du Kangtenga (6809m) où nous allons passer la nuit dans un Lodge. Avant le repas, nous allons jusqu'à un monastère qui est malheureusement fermé vu l’heure tardive.
- Mercredi 21 octobre Phortse - Pheriche 4240 (18km). Ce matin c’est la première nuit où il a gelé, mais dans mon duvet sarcophage super confort, j'ai passé une nuit au chaud. Me levant toujours le premier, Nuru m’invite à descendre à la cuisine avec les sherpas pour prendre un thé Népalais (thé avec du lait sucré).
rançoise a très mal à un genou, je lui donne mon remède miracle que m’avait prescrit un médecin à Luchon suite à ma descente de l’Anéto où j’avais eu très mal au genou. Le médicament est très efficace et Jean Pierre me demande ce que j’ai mis dans le médicament car il peine à la suivre !!! Ce matin, le ciel est grand bleu comme tous les matins, les après-midis précédentes les nuages montaient de la vallée et nous avions parfois des zones d'ombre à partir de 14/15 heures. À présent que nous sommes au dessus de 4000 nous ne verrons plus les nuages et nous serons toujours sous le soleil brûlant. Tous les jours j'étais en tee-shirt et je resterai toujours avec un seul tee-shirt jusqu'à 4500m jusqu'en début d'après-midi, ensuite le vent m'obligeant de me couvrir un peu plus. Pour le premier jour nous partons fortement habillés, mais au bout d'une demi-heure le soleil apparaît et la température passe de zéro à 25°. Après le passage d'un col, nous avons face à nous, toujours plus près, le monstre sacré, Sagarmata, l'Everest que nous connaissons depuis notre plus tendre enfance ; je me rappelle à l'école, l'instituteur nous parlait de cette montagne la plus haute du monde. Nous ne voyons que très rarement des bouses de yak sur le chemin, à plusieurs reprises nous avons vu des femmes ramasser les bouses de yak, les pétrir avec la main et les faire sécher sur des murettes (pour le chauffage). Nous avons de superbes vues sur le Kangtenga, le Thamserku et l’Ama Dablam la "dame blanche", "Mère des Sherpas" avant d’arriver aux alpages de Pheriché (4280m) et le village de Pheriché 4200m où j'ai un tout petit mal à la tête ; ayant peur d'avoir le MAM (mal aigu des montagnes) je décide de prendre un demi cachet de diamox comme me l'avait préconisé mon médecin. Je continuerai à en prendre jusqu'au vendredi midi. Le soir pour le souper au Lodge une bande d'Américains sont là et laissent très souvent la porte ouverte, dans mon tout petit anglais, je me permets à crier fortement « shut the door » et ça marche ! Pour la première fois nous nous chauffons à la bouse de yak. - Jeudi 22 octobre Phériche - Lobuche 4919m (16km). Nous partons à 7 h 30 après avoir déjeuné, la température est de -5°, en moins d'une heure elle est passée à +25°. Nous nous arrêtons à Dukla à 4620 m pour prendre le thé et manger un bol de soupe très épaisse à base de pâte de légumes et d'ail qui est très recommandé à haute altitude. Après avoir mangé notre bol de soupe, nous continuons notre montée vers le col Tokla Pass où ont été construites de nombreuses stèles à la mémoire des sherpas et des alpinistes morts dans l'Everest. Nous continuerons notre marche et arrivons sur un plateau qui nous conduit tout droit à Lobuché à 4930 m d'altitude, nous apercevons pour la première fois le Kala Pattar que nous devons gravir demain matin. Le village compte une dizaine de Lodges tous occupés à 100 %. Cami, un de nos sherpas est arrivé la veille pour réserver nos 12 places. Nous avons rencontré un couple de Français qui a dû rebrousser chemin pour trouver un Lodge dans un village plus bas. Arrivés au Lodge nous faisons une belote pour passer le temps, nous avons droit à un dal bat ( plat traditionnel Népalais riz et lentilles) précédé d'une soupe. À 19 heures 45 tout le monde était au lit, car le lendemain matin nous nous levons un petit peu avant quatre heures pour le summum de notre trek, la montée du Kala Pattar.
- Vendredi 23 octobre Lobuche - Kala Pattar 5630 - Lobuche 4919 (16km). Aujourd'hui est le grand jour ; arriverons-nous à gravir le Kala Pattar ? Nous nous levons à quatre heures, prenons deux tasses de thé et commençons notre marche à 4 h 30 à la frontale. Il fait très froid, aux environs de -12, je suis très habillé, deux tee-shirts chauds, un pull, un polaire et mon gros blouson de ski, j'ai deux paires de gants, ce qui ne m'empêche pas d'avoir l'onglée. Vers 5 h 30 , le jour commence à pointer et nous pouvons éteindre nos frontales, nous continuons notre montée en longeant un glacier en pente douce en direction de Gora Chep, plus haut village du Kumbhu 5180m où nous allons prendre le petit déjeuner. Nous sommes au pied du Kala Pattar (cailloux noirs), il est là face à nous, on voit très bien la piste qui monte tout droit vers le sommet. Je mesurerai au GPS une distance de 2 km pour un dénivelé de 430 m. Nous commençons la montée vers huit heures, l’émotion est à son comble, le soleil est déjà présent et la température commence à monter, le pas se fait très lent à la vitesse d’une tortue, je regarde le GPS qui indique 900 m à l'heure, au maximum 1 km à l'heure, il est impossible de faire un effort sans quoi je dois m'arrêter pour reprendre mon souffle. Je n’ai aucune force dans les bras pour appuyer sur les bâtons. Le taux d'oxygène au niveau de la mer est de 21%, au sommet du Kala Pattar il est à 10%. J'avance inexorablement vers le sommet. Près du celui-ci nous avons une vue fantastique sur l’Everest (8850m) et l’Ice Fall, le Pumori (7161m) et le Nuptse (7861m). Nuru nous avait dit « les premiers mettront 1 h 30, les derniers trois heures, » en dehors de Jean-Philippe qui a mis un peu moins d'une heure et Elisabeth moins de deux heures, nous sommes tous arrivés aux environs de deux heures à quelques minutes près. Le but n'étant pas le temps, mais le principal étant d'arriver au sommet pour admirer à sa droite le camp de base de l'Everest, l’Ice Fall (la cascade de glace), le col sud, le ressaut d'Hillary et le sommet de l'Everest, plus à droite le Nuptse 7861m. Mes yeux sont mouillés de larmes de joie, l'Everest est face à moi à quelques kilomètres. Je réalise mon rêve, mais je me dis que mon exploit, même s’il en est un, est tout petit quand je vois ce que doivent parcourir ceux qui sont allés au sommet, comme notre guide le sherpa Nuru qu'il l’a gravi deux fois, ne mettant l'oxygène qu'à partir de 8200 m et notre second sherpa Penba qui vient de gravir l'Everest au mois de mai 2009 pour la 1re fois !!!
Nous avons partagé le limoncello que j’avais emporté et après avoir pris des photos nous sommes redescendus, mes yeux toujours couverts de larmes de joie en direction de Gora Chep où nous avons déjeuné. L’après midi nous avons continué notre descente vers Lobuché après avoir fait quelques poses en quittant tristement Sagarmata. La soirée nous nous sommes racontés notre montée tous émus les uns plus que les autres. - Samedi 24 octobre Lobuché - Dingboché 4380 (23km). Nous quittons la haute altitude pour nous approcher des 4000 m. Nous prenons le même chemin qu’à l'aller jusqu'au village de Doukla ou nous bifurquons sur la gauche en direction de Dingboché. Dans la vallée nous voyons le village de Periché où nous avions dormi mercredi soir.
Nous arrivons à Dingboché par le haut d'une colline et descendons dans le village. Nous arrivons à notre Lodge et sommes enchantés des grands lits et des chambres avec WC intérieur. Après avoir mangé, les plus courageux sommes partis en direction du camp de base de L'Island Peak, nous nous arrêterons au village de Chhukhung avec de merveilleuses vues sur la face est du Lhotse (8501m, 4ème sommet de la planète),
la face nord de l’Ama Dablam (6856m) et du Baruntse (7129m). Jean-Pierre et Françoise, Nicole et Victor ainsi qu'Olivier ne participent pas la marche, au bout d'1 km Dominique et Gérard rebroussent chemin. Je me retrouve le plus âgé du groupe pour cette balade de 3 h 30 qui nous fait passer au pied de l'Ama Dablam, avec à notre gauche le Lhotse, une merveilleuse balade, les absents ont eu tort. Au repas du soir nous avons pu apprécier un steak de yak. Le plus beau Lodge depuis de nombreuses journées, nous avons eu droit avant le repas à un torchon humide et très chaud pour nous nettoyer les mains - Dimanche 25 octobre Dingboché - Kyangjuma 3550m (19km). Départ à huit heures du matin en direction du monastère de Temboché, un monastère détruit par un incendie il y a une quinzaine d'années mais entièrement reconstruit, nous avons descendu la vall��e, traversé la rivière par des ponts suspendus à des câbles, avant d'attaquer la montée vers Tengboché. Je distribue mes stylos aux enfants qui vont à l’école, nous en avons rencontré un à peine âgé de 5 ans qui y allait tout seul, sur un chemin avec un précipice de plusieurs centaines de mètres à sa gauche. Presque au sommet nous nous sommes arrêtés dans un monastère où des moines étaient en train de prier.
Arrivés à Tengboché, nous avons déposé nos sacs dans un Lodge où nous devions prendre le déjeuner et sommes allés visiter le monastère le plus haut du monde à 3990m d'altitude occupé par une soixantaine de moines.
Après le repas, une grande descente nous attendait jusqu'à 3300 m d'altitude, pour remonter à 3600 m vers un autre Lodge qui se nommait l'Ama Dablam face à cette magnifique montagne dans le village de Kyangjuma.
- Lundi 26 octobre Kyangjuma - Monjo 2840m (14km). Après le petit déjeuner nous continuons notre descente en direction de Monjo, nous faisons une escale à Namché Bazar, pour faire des courses et prendre le repas du midi, nous descendons vers Monjo en attaquant la grande descente qui va nous mener de 3400 m à 2800 m, dans cette descente nous avons rencontré des centaines de personnes.
Arrivés à Monjo nous avons passé avec nostalgie la porte de sortie du parc de Sagarmata. Soirée au Lodge très sympa où nous avons encore très bien mangé, pates et beaucoup de légumes, le tout précédé d'une soupe, le repas s'est terminé par des beignets de pommes.
- Mardi 27 octobre dernier jour du trek Monjo - Lukla 2840m (16km). Pour la dernière fois nous chaussons nos chaussures de marche. Nous partons de Monjo vers 7h45 en direction de Lukla, une série de montées et de descentes nous attend, avec de nombreuses marches. Nous rencontrons toujours autant de monde. Nous arrivons à Lukla et nous nous rendons au Lodge où nous avions déjeuné le premier matin, je peux choisir notre chambre et choisi celle qui a pour nom l'Everest, une très grande chambre avec salle de bains et WC. J’y prends ma première douche depuis 10 jours, je l'ai beaucoup appréciée. De la fenêtre de notre chambre nous voyons la piste d'atterrissage qui est à moins de 20 m. Au repas du soir, fait exceptionnel, Didier et Jean-Pierre fêtaient leur anniversaire le lendemain 28 octobre ; Nuru leur avait commandé pour l'occasion un superbe gâteau au chocolat que nous avons partagé avec les sherpas et les porteurs. - Mercredi 28 octobre. Nous quittons le Khumbu pour Katmandou, debout à cinq heures, les sacs doivent être prêts à six heures pour être acheminés à l'aéroport. Nous prenons le petit déjeuner à six heures et à 6 h 30 prenons le chemin de l'aéroport. À la sortie du Lodge un sherpa nous met autour du cou un foulard tibétain en guise d'adieu, nous sommes à l'aéroport en moins de cinq minutes et participons aux formalités d'embarquement. Nuru m'appelle et me dit viens vite, vite, tout le monde est déjà dans l’avion, quelques secondes plus tard un vacarme étourdissant envahit la cabine, l'avion part en trombe dans la descente et décolle une vingtaine de mètres avant le précipice. 32 minutes plus tard il se pose à Katmandou. Nous retrouvons nos bagages, prenons un minibus qui nous ramène à notre hôtel. Nous avons rendez-vous à 11 heures avec Nuru qui va nous conduire dans le quartier de Thamel où de nombreuses boutiques nous attendent. Nous nous retrouvons entassés dans trois mini taxis qui nous déposent à Thamel. Après s’être restauré, nous nous promenons dans les rues sans trop nous éloigner du point de rassemblement. Je rencontre des enfants abandonnés de Katmandou aux pieds nus. Je sors un billet de 50 roupies et le donne à un enfant, qui me dit merci en anglais et part en courant, de nombreux enfants accourent mais je n'ai plus de monnaie et ne peut satisfaire à leurs demandes, j’en suis désolé. À 16 h 30, nous reprenons des taxis pour rentrer à l'hôtel, Nuru nous y attend, il nous a invité le soir chez lui pour prendre le repas, un repas gargantuesque, nous laisserons les chaussures devant la porte dans le couloir et marcherons en chaussettes dans le séjour. Après de nombreux amuse-gueules servis en apéritif avec du vin français ou de la bière népalaise, nous avons eu un très bon repas, momos, dal bat, poulet et légumes. À 21 h 30 nous regagnons notre hôtel avec un minibus. Une soirée mémorable qui restera à jamais gravée en nous. Merci Nuru. - Jeudi 29 octobre. Journée visite autour de Katmandou, Nuru a loué un minibus qui va nous conduire àBhaktapur l’ancienne capitale du Népal. Longtemps appelée « la cité des dévots », elle a également su conserver son caractère religieux, car tout y est régi par les dieux. La cité est incluse dans un « triangle magique » formé par trois temples qui sont censés la protéger symboliquement. Jusqu'au XVIe siècle, Bhaktapur a dominé politiquement et économiquement tout le Népal. Bhaktapur a toujours constitué un monde à part, avec une autarcie économique. Une très ancienne ville où nous avons vu de nombreuses maisons et temples en bois. Après le repas nous avons quitté la ville pour aller visiter une menuiserie d’art où les ouvriers sculptent le bois et une fabrique de tapis. Nous sommes revenus à Katmandou pour aller sur une colline qui domine la ville ou se trouve le monastère de Swayambhunath, un des plus anciens sites religieux du Népal. De nombreux singes occupent la colline et nous pouvons les approcher.
Épilogue J’avais pris une soixantaine de stylos que j'ai distribué aux enfants, 7 tee-shirts que j'ai donné aux sherpas et aux porteurs, une douzaine de livres de National Géographie que j'ai laissé dans les Lodges. Une lampe dynamo que j’ai donné au jeune porteur et une polaire donnée au guide des Dzos. Je garderai un souvenir exceptionnel de ce voyage, la gentillesse des Népalais, les sherpas Cami et Penba toujours à nos petits soins. Un soir, voulant emporter une chaise dans ma chambre, Cami me la prise des mains pour la porter lui-même. Je n’oublierai pas l’accent du nord de Dominique (Nuru l’a prise pour une étrangère), la sympathie de Gérard, la gentillesse de Françoise et du camarade Jean Pierre, la gentillesse de Catherine et la nostalgie de Didier, la passivité d’Olivier et la désinvolture de Jean Philipe, la sincérité de Catherine et de Victor. La simplicité d’Élisabeth Ce trek est à la portée de tout randonneur préparé physiquement et psychologiquement. Il faut se le mûrir très longtemps à l’avance dans sa tête, de préférence avoir fait quelques 3000 voire un 4000, Françoise n’avait jamais dépassé 2000m. Je terminerai par un grand merci à Nuru notre si sympathique Sherpa guide. Alain Fabre - Falain81.info@orange.fr - Octobre 2009 Données GPS : dénivelé positif : 7128m ; dénivelé négatif : 6892m ; Distance totale : 206 km. Musique : The méditative Sound of Buddhist Chants Sans Terres d’Aventure à qui je dis merci, je n’aurai pu faire ce formidable trek. http://www.terdav.com/terdav/index.asp
Vendredi 23 octobre 2009 à 10 heures locales, 5 h 15 heures GMT, j’arrive au sommet du Kala Pattar à 5630 m d'altitude ; je surplombe le camp de base de l'Everest et le monstre sacré est face à moi à moins de 5 km (Sagarmata en Népalais, la montagne la plus haute de la Terre). Des larmes de joie coulent sur mes joues.
Pour en arriver là, il faut revenir quelques années en arrière. 2006 après mon accident de parapente, je décide d'arrêter cette pratique sportive et me lance dans la randonnée en montagne. Après quelques essais dans le bas Luchonais, je m'attaque aux 3000 environnants, Le Perdigaire, la tusse de Montarqué, les Spijeoles, le Maupas, etc. A l'automne 2006, la décision est prise : En 2009, année de mes 60 ans, j'irai au Népal dans l'Himalaya pour voir l'Everest (Sagarmata la montagne la plus haute de la Terre). En 2008, ce sera mon premier glacier avec l'Anéto et ses 3404m. Au printemps 2009, mon premier 4000 le N’Goum au Maroc qui culmine à 4080 m.
- Le 14 octobre 2009 à 4 heures du matin, j’emprunte la navette qui fait le trajet entre Albi et l'aéroport de Toulouse-Blagnac et mon périple commence. À Toulouse, je prends un avion en direction de Roissy Charles De Gaulle où j'ai atterri à 9 h 15. Le rendez-vous est pour 12 heures au comptoir de Terres d'Aventure. Nous sommes tous là sauf celui qui habite le plus près, un parisien qui n’arrivera qu'une heure après. Après avoir enregistré les bagages et effectué les formalités de douane, nous nous retrouvons dans la salle qui donne directement accès au sas qui nous mène vers l'avion qui doit décoller à 15 h 15 ; 14 h 40 panne d'électricité, tout le terminal est privé de courant. Il faudra attendre plus d'1 h 30 pour que celui-ci soit rétabli.
Nous partons avec plus de deux heures de retard. Grâce au GPS de l’avion, nous pouvons voir les villes que nous survolons avant d’atterrir à Doha au Qatar où nous devons faire escale pour changer d'avion, Bagdad, Bassora, Koweït city qui est très illuminée. Peu avant d'y arriver, l'hôtesse a demandé en plusieurs langues à tous les passagers qui ne se rendaient pas à Katmandou de rester dans l'avion pour permettre aux voyageurs se rendant au Népal de pouvoir prendre leur correspondance dans les meilleurs délais. Qatar Airways est vraiment à la hauteur. En moins de 20 minutes, la centaine de voyageurs a changé d'avion et les bagages ont été transbordés dans le nouvel avion. Nous arrivons à Katmandou à huit heures du matin heure locale. Je tiens à préciser que Qatar Airways est classée 1re compagnie au monde. Après les formalités de débarquement, contrôles de passeport et du visa, nous sortons de l'aéroport ; notre guide est là qui nous attend. Il se nomme Nuru (Nourrrou), il nous remet autour du cou un foulard en guise de bon accueil. Nous prenons un minibus qui nous conduit au plus grand hôtel du Népal le Hyatt Regency, à proximité de Bodnath. Nous traversons une ville sale, avec beaucoup de brume dûe à la pollution, un trafic très important, des voitures et des motos qui klaxonnent en permanence, les poubelles déposées au bord de la route qui brûlent, tout cela dans un vacarme retentissant.
Arrivés à l'hôtel, nous prenons possession de notre spacieuse chambre que je partage avec Olivier. Jean-Philippe et Élisabeth ont chacun une chambre individuelle. Les quatre couples, Catherine et Didier, Dominique et Gérard, Nicole et Victor, Françoise et Jean-Pierre ont bien sûr leur chambre. Nuru nous donne rendez-vous pour 11 heures, nous partons à pied en direction de Bodnath, (également appelé Bouddhanath), un des principaux sanctuaires bouddhistes de la région de Katmandou au Népal. Les monuments religieux doivent toujours être contournés par la gauche et je m'efforcerai dans 99 % des cas à appliquer cette règle. Bien que non-croyant, je respecte les autres et je pense n'avoir enfreint qu'une fois cette règle à l'insu de mon plein gré. Vers 13 heures, nous mangeons dans un petit restaurant une spécialité locale, du riz avec du poulet, un plat délicieux pour moins de 300 roupies avec la boisson (un peu moins de trois euros). Nous continuons la visite et allons nous promener un petit peu aux alentours. Vers 17 heures, nous nous retrouvons à l'hôtel et préparons notre sac pour le lendemain. Nuru nous a fourni des sur sacs dans lesquels chacun mettra le sien, ce sont des sacs imperméables de couleur rouge et noir marqués Aventure 6000. Ils seront très pratiques pour les sherpas et les porteurs pour les reconnaître dans les différents lodges (nom donné aux hôtels de montagne dans l'Himalaya). Le soir nous prenons un repas à l'hôtel. - Vendredi 16 octobre début du trek. Katmandou 1400m Lukla 2840m Phakding 2810m (12km). Debout à 4 h 30, le départ est fixé à cinq heures. Le minibus quitte l'hôtel à 5 h 30 en direction de l'aéroport de Katmandou. Nous sommes censés avoir le premier avion en direction de Lukla. Nous arrivons 15 minutes après à l'aérodrome, nous enregistrons nos bagages et prenons un minibus qui nous emmène auprès de notre avion dont une vingtaine sont rangés côte à côte. 16 places dans l'avion, 6 h 40 l'avion décolle, il vole maximum à 700/ 800 m d'altitude, cela nous permet de voir après une dizaine de minutes de vol de nombreuses collines avec de nombreuses habitations, des villages tous les 500 m et des cultures en terrasses, aucunes routes, seules des pistes vont de maison en maison. Au vu de la distance parcourue avec l'avion, on se rend compte que certains villages sont au moins à 10 jours de marche de la première route. Nous approchons de la montagne, l'avion monte. À gauche une montagne, à droite une montagne, mais où va passer l'avion ? Il passe par un col et commence à redescendre, droit devant à moins de 2 km nous apercevons la piste. Celle-ci est en pente ascendante à l'atterrissage. Les pilotes doivent avoir une certaine dextérité, au début de la piste une falaise de 1000 m ; la piste mesure 525 m de longueur, avec une pente de 12%. Si le pilote est trop court il accroche la falaise, s'il est trop long il s'écrase sur une maison ou sur la montagne au fond de la piste. La piste de Lukla a été construite en 1964 par les Sherpas grâce à l’aide apportée par Edmond Hilary, afin de faciliter le transport d'urgence des balades vers Katmandou. En facilitant l'accès, la piste de Lukla a contribué au développement de la région en favorisant le tourisme. Elle a été réaménagée plusieurs fois depuis et le bitume a remplacé la terre battue en 2000. La piste est aménagée au creux des montagnes, sur un petit plateau en pente ayant pour but de ralentir l'avion lorsqu'il touche terre. À une extrémité de la piste, un ravin de 1 000 mètres ; à l'autre, le flanc d'une montagne. L'atterrissage se fait sans problème, mais est vraiment impressionnant ; on nous demande de descendre très vite de l'avion, car des passagers attendent pour redescendre vers Katmandou. Il n'y a pas plus de six minutes que nous avons atterri, que pas moins de cinq avions se sont déjà posés sur le tarmac et dans les 10 minutes suivantes ils auront tous décollés. Ce sera un incessant aller-retour pendant quelques heures. En période forte comme en ce milieu du mois d'octobre, ce sera entre 40 et 70 avions qui se poseront tous les jours à Lukla. N'ayant pu déjeuner à l'hôtel, nous allons pour la première fois entrer dans un Lodge. Beaucoup de bois à l'intérieur, des banquettes adossées aux murs et des tables autour de la pi��ce. Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous débutons notre trek. Pour transporter nos grands sacs nous avons 3 Dzos (issus du croisement entre un yak et une vache) et un jeune porteur âgé de 17 ans pour qui ce sera le premier trek. Nous n'avons pas de yak pour la simple raison que ceux-ci ne descendent pas en dessous de 3400 m ; ils ne supportent pas la chaleur à basse altitude. Lukla est très animée de bon matin avec une grande quantité de trekkeurs qui débutent leur trek, d’autres qui le terminent et toujours des porteurs qui amènent soit de la nourriture pour approvisionner les lodges, du matériel pour la construction ou les sacs des trekeurs. Il faut préciser que tout ce qui est mangé et vendu dans la province du *Khumbu (en dehors des légumes cultivés jusqu'à 4200 m d'altitude), tout est transporté à dos d'homme. Il n'y a aucune route qui mène à Lukla, la route qui part de Katmandou se termine à Jiri et il faut entre 6 et 10 jours de marche aux porteurs pour rejoindre Lukla et encore six à sept jours de marche pour arriver aux villages les plus éloignés. Le Khumbu est caractérisé par un climat rude, il s'étire jusqu'au pied de l'Everest. Son altitude est supérieure à 3 000 mètres et les Sherpas y représentent 94 % de la population. Adossé au nord sur l'impressionnante barrière formée par le Cho Oyu (8 153 m), l'Everest (8 850 m), le Lhotse (8 501 m) et le Makalu (8 463 m), le Khumbu constitue le cœur du pays sherpa et sans doute l'une des zones parmi les plus pittoresques du haut Himalaya népalais. Les sherpas sont des Tibétains qui ont fuit le Tibet il y a 700 ans lors de son invasion par la Chine, ils ont habité cette partie du Népal qui ne l’était pratiquement pas eu égard la rudesse du climat en hiver. Ils ont tracé tous les chemins et les pistes qui sont empruntés à ce jour. Nous avons pu voir sur le dos des porteurs, des WC, des cloisons en bois etc., la sommité qui dépasse l'entendement, 14 tuyaux de 2 m de long pour 50 mm de diamètre environ, nous avons essayé de les soulever et n'avons pu les décoller du sol, Nuru nous a dit qu'ils pesaient environ 120 kilos. Nous débutons la marche vers 9 heures du matin, nous entrons dans le Khumbu, Nous suivons la vallée de la Dudh Kosi sur un peu plus de 20 km qui va nous conduire à Namché bazar. Le chemin monte et descend en permanence et nous rencontrons un grand nombre de marches d’escalier. Les villages se suivent les uns après les autres tous les 500 m, nous rencontrons à de nombreuses reprises des moulins à prière et des stupas (structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent indien et que l’on doit contourner par la gauche) , les maisons sont très bien entretenues, toutes en pierre avec des toits de différentes couleurs, rouges, jaunes, bleus ; les terrains sont tous cultivés avec toutes sortes de légumes que nous trouvons chez nous. Le plus impressionnant est la foule incessante de marcheurs, de porteurs et de dzos que nous croisons, pour les dzos, nous devons nous coller à la paroi côté montagne pour éviter leurs cornes. Nous nous arrêtons vers 11 heures pour déjeuner dans un Lodge avec des pommes de terre et des légumes. Nous continuons notre route et arrivons à Pakding vers 14 heures et occupons pour la première fois un Lodge. Toutes les chambres sont équipées de deux lits et je continuerai tout le trek avec Olivier. Après avoir rangé nos affaires, nous allons faire un petit tour dans le village ; Didier fait réparer une veste polaire par un couturier ayant pignon sur rue. Le Népal se trouvant au niveau de l'Équateur, le matin le jour se lève vers 5 h 45 et se couche le soir à la même heure. Nous prendrons notre repas à 18 h 30 qui débutera tous les soirs par une soupe, suivie de légumes, de pommes de terre, de riz (Dal Bat) riz aux lentilles, quelquefois de la viande, du poulet ou du yak, le repas se terminant par un dessert fruit, yaourt etc. - Samedi 17 octobre Phakding - Namché Bazar 3440m (14km). Après une nuit agitée à 2800m où je me suis très souvent réveillé, nous prenons un copieux petit déjeuner, agrémenté de thé en abondance, de pain Népalais, des œufs, souvent des pommes de terre, de la confiture, du miel etc. Durant la montée jusqu’au Kala Pattar, je boirai tous les jours 10 à 12 chopes de thé de 25 cl plus 1 à 2 l d'eau que j'emportais avec moi. Nous continuons notre trek, nous traversons des sous-bois, des villages, rencontrons toujours beaucoup de monde. Parfois des terrains plats, des escaliers qui montent ou qui descendent et nous apercevons les premières cîmes enneigées qui dépassent les 6000 m, le Thamserku (6623m) et le Kusum Kanguru (6367m). Nous nous arrêtons pour déjeuner à Monjo et reprenons notre chemin. Nous entrons dans le parc de Sagarmata avec un permis spécial pour y entrer limité à un mois. Et toujours des escaliers et des passerelles immenses de 50 à 100 m de long qui traversent les torrents. Ces passerelles sont relativement neuves, elles sont suspendues par de gros câbles en acier de 35 mm. Nous attaquons la dernière montée qui va nous mener à Namche Bazar, nous débutons à 2800 m pour arriver à 3400m. La montée est assez difficile car il y a énormément de marches. Nous apercevons à mi-pente pour la première fois l'Everest. Namche Bazar le plus grand village du Khumbu, la capitale du sherpa, la Mecque de la randonnée en montagne, avec une cinquantaine de Lodges et un grand nombre de magasins où l'on peut trouver de tout. Tout ce que nous pouvons acheter à Namché Bazar a été porté à dos d'homme. Nous arrivons à notre Lodge et nous allons ranger nos affaires dans nos chambres que nous occuperons durant trois nuits, des chambres avec douches et WC. Ce sera le temps nécessaire pour nous acclimater à la haute montagne avant de continuer notre périple vers le pied de l'Everest. Au repas du soir, nous apprécions une soupe à l'oignon, des momos (pâtes en forme de mini croissants farcies avec de la viande ou des légumes), du riz, des légumes et un gâteau au chocolat en guise de dessert. - Dimanche 18 octobre Namché Bazar - Thamé 3828 - Namché Bazar 3440m (25km) Après une nuit moyenne où j'ai bien dormi jusqu'à une heure du matin et un copieux petit déjeuner, pommes de terre, œufs, tartines de pain avec confiture, nous commençons notre acclimatation en altitude. Namche Bazar est situé en flanc de colline, à part pour revenir vers Lukla où le chemin est descendant, pour tous les autres départs, nous avons droit à des centaines de marches d'escalier. Le matin juste après le petit déjeuner, ces marches sont relativement pénibles. Nous partons à 8 heures pour la journée en direction du village de Thamé 3800m en remontant en partie la vallée de la Bhote Koshi River jusqu'à Thamo. Après les marches, nous arrivons à l'héliport de Namché Bazar et marchons sur un agréable chemin dans des sous-bois et avons de magnifiques vues sur les 6000 environnants. Nous apercevons au loin pour la première fois, l’Ama Dablam (La Dame Blanche). Nous nous arrêterons dans un Lodge pour boire du thé et arrivons à Thamé vers 13 heures. Après un très bon repas en Lodge, suivi du traditionnel thé, nous entamons la descente par un autre chemin qui va nous mener à la centrale électrique construite en 1995 par les Autrichiens, cette centrale qui fournit 720 KVA a révolutionné la vie des habitants de cette partie du Kumbhu. Elle permet d'alimenter en électricité une dizaine de villages dont Namché Bazar. Après avoir visité la centrale, nous avons continué notre descente. Nous avons vu des femmes qui étaient en train de ramasser des pommes de terre dans un champ et sommes arrivés à Namché Bazar vers 16 h 30. Nous avons pu faire un petit tour des boutiques en prévision des achats que nous ferions au retour, si nous réussissions à arriver au sommet du Kala Pattar. Le soir un superbe repas nous attendait avec de la pizza, des frites et beaucoup de légumes. - Lundi 19 octobre Namché Bazar - Khumjunp 3780m - Namché Bazar 3440m (14km). Debout à 6 h 30, petit déjeuner à sept heures avec des saucisses et des pommes de terre, du pain, des confitures et du thé. Départ à 7 h 30 en direction des gros villages sherpas de Khunde et Khumjung, au pied du Khumbi Yla (5761m) la "montagne sacrée du Khumbu", une montée relativement difficile, en une heure nous avons réalisé un dénivelé de 400 m avec beaucoup de marches.
Nous arrivons dans un joli village où nous avons une superbe vue sur l'Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam.
Nous allons visiter un hôpital qui porte le nom d'Edmund Hillary le premier homme (néo-zélandais) qui a gravi l'Everest en 1953 avec le sherpa Tensin Norgay. Edmund Hillary a énormément fait pour cette région du Népal, de nombreux hôpitaux et écoles portent son nom et ont été construits grâce à lui. Edmund Hillary a fait construire l'aéroport de Lukla. À l'hôpital, le médecin nous a contrôlé le taux de l'oxygénation de notre corps à 3800 m d'altitude. Le chiffre allait de 78 % à 91 % et c'est moi qui avait le taux le plus élevé. Nous avons continué notre promenade en direction de Kunkjung et avant de déjeuner nous avons visité un monastère où nous avons pu prendre quelques photos dont celle du scalp du yéti !!! Une école baptisée Edmund Hillary, une dizaine de bâtiments la compose tous construits par différentes nations allant de la Corée en passant par l'Autriche.
Après le repas nous sommes montés à près de 4000 m pour visiter un hôtel japonais construit à la cîme d’une montagne avec une superbe vue sur l'Everest et l'Ama Dablam.
Nous sommes redescendus vers Namché Bazar et avons visité le musée du Népal, nous avons pu voir entre autre la tenue que le sherpa Tensin Norgay avait utilisé en 1953 pour gravir l'Everest. Nous avons continué par la visite du musée du sherpa où nous avons pu voir tout ce qui était encore utilisé dans une maison de sherpa, poêle à bois et à bouse de yak, toutes sortes de casseroles, de plats d'ustensiles de cuisine, le tube utilisé pour faire le thé au beurre de yak, etc. Nous avons pu voir ensuite une salle à la gloire de tous les sherpas qui ont vaincu l'Everest, nous sommes rentrés à notre Lodge vers 16 h 30 où nous attendaient comme tous les jours le thé et les petits gâteaux. - Mardi 20 octobre Namché Bazar - Phortse 3810m (14km). Après trois jours passés à Namche Bazar pour l'acclimatation, nous prenons le chemin qui va nous conduire en quatre jours au pied de l'Everest. Le départ est pour 7 h 30, comme toujours pour quitter Namché Bazar, nous avons droit à une montée assez raide avec des escaliers, nous arrivons sur un très beau sentier mais nous ne sommes pas seuls, nous rencontrons tous les jours des centaines de trekeurs et de porteurs. Les groupes d'une quinzaine de personnes se suivent les uns après les autres, des caravanes de yaks vont vers l'Everest ou en reviennent. Après un arrêt vers 10 h 30 dans un Lodge pour prendre un sirop de citron, nous continuons notre chemin en admirant les montagnes enneigées. Nous attaquons une sévère pente qui nous conduit vers un col à près de 4000 m où se trouve un village où nous allons prendre notre repas. Nous redescendons vers 3600m pour remonter à près de 4000 au village de Phortse en face du Thamserku (6623m) et du Kangtenga (6809m) où nous allons passer la nuit dans un Lodge. Avant le repas, nous allons jusqu'à un monastère qui est malheureusement fermé vu l’heure tardive.
- Mercredi 21 octobre Phortse - Pheriche 4240 (18km). Ce matin c’est la première nuit où il a gelé, mais dans mon duvet sarcophage super confort, j'ai passé une nuit au chaud. Me levant toujours le premier, Nuru m’invite à descendre à la cuisine avec les sherpas pour prendre un thé Népalais (thé avec du lait sucré).
rançoise a très mal à un genou, je lui donne mon remède miracle que m’avait prescrit un médecin à Luchon suite à ma descente de l’Anéto où j’avais eu très mal au genou. Le médicament est très efficace et Jean Pierre me demande ce que j’ai mis dans le médicament car il peine à la suivre !!! Ce matin, le ciel est grand bleu comme tous les matins, les après-midis précédentes les nuages montaient de la vallée et nous avions parfois des zones d'ombre à partir de 14/15 heures. À présent que nous sommes au dessus de 4000 nous ne verrons plus les nuages et nous serons toujours sous le soleil brûlant. Tous les jours j'étais en tee-shirt et je resterai toujours avec un seul tee-shirt jusqu'à 4500m jusqu'en début d'après-midi, ensuite le vent m'obligeant de me couvrir un peu plus. Pour le premier jour nous partons fortement habillés, mais au bout d'une demi-heure le soleil apparaît et la température passe de zéro à 25°. Après le passage d'un col, nous avons face à nous, toujours plus près, le monstre sacré, Sagarmata, l'Everest que nous connaissons depuis notre plus tendre enfance ; je me rappelle à l'école, l'instituteur nous parlait de cette montagne la plus haute du monde. Nous ne voyons que très rarement des bouses de yak sur le chemin, à plusieurs reprises nous avons vu des femmes ramasser les bouses de yak, les pétrir avec la main et les faire sécher sur des murettes (pour le chauffage). Nous avons de superbes vues sur le Kangtenga, le Thamserku et l’Ama Dablam la "dame blanche", "Mère des Sherpas" avant d’arriver aux alpages de Pheriché (4280m) et le village de Pheriché 4200m où j'ai un tout petit mal à la tête ; ayant peur d'avoir le MAM (mal aigu des montagnes) je décide de prendre un demi cachet de diamox comme me l'avait préconisé mon médecin. Je continuerai à en prendre jusqu'au vendredi midi. Le soir pour le souper au Lodge une bande d'Américains sont là et laissent très souvent la porte ouverte, dans mon tout petit anglais, je me permets à crier fortement « shut the door » et ça marche ! Pour la première fois nous nous chauffons à la bouse de yak. - Jeudi 22 octobre Phériche - Lobuche 4919m (16km). Nous partons à 7 h 30 après avoir déjeuné, la température est de -5°, en moins d'une heure elle est passée à +25°. Nous nous arrêtons à Dukla à 4620 m pour prendre le thé et manger un bol de soupe très épaisse à base de pâte de légumes et d'ail qui est très recommandé à haute altitude. Après avoir mangé notre bol de soupe, nous continuons notre montée vers le col Tokla Pass où ont été construites de nombreuses stèles à la mémoire des sherpas et des alpinistes morts dans l'Everest. Nous continuerons notre marche et arrivons sur un plateau qui nous conduit tout droit à Lobuché à 4930 m d'altitude, nous apercevons pour la première fois le Kala Pattar que nous devons gravir demain matin. Le village compte une dizaine de Lodges tous occupés à 100 %. Cami, un de nos sherpas est arrivé la veille pour réserver nos 12 places. Nous avons rencontré un couple de Français qui a dû rebrousser chemin pour trouver un Lodge dans un village plus bas. Arrivés au Lodge nous faisons une belote pour passer le temps, nous avons droit à un dal bat ( plat traditionnel Népalais riz et lentilles) précédé d'une soupe. À 19 heures 45 tout le monde était au lit, car le lendemain matin nous nous levons un petit peu avant quatre heures pour le summum de notre trek, la montée du Kala Pattar.
- Vendredi 23 octobre Lobuche - Kala Pattar 5630 - Lobuche 4919 (16km). Aujourd'hui est le grand jour ; arriverons-nous à gravir le Kala Pattar ? Nous nous levons à quatre heures, prenons deux tasses de thé et commençons notre marche à 4 h 30 à la frontale. Il fait très froid, aux environs de -12, je suis très habillé, deux tee-shirts chauds, un pull, un polaire et mon gros blouson de ski, j'ai deux paires de gants, ce qui ne m'empêche pas d'avoir l'onglée. Vers 5 h 30 , le jour commence à pointer et nous pouvons éteindre nos frontales, nous continuons notre montée en longeant un glacier en pente douce en direction de Gora Chep, plus haut village du Kumbhu 5180m où nous allons prendre le petit déjeuner. Nous sommes au pied du Kala Pattar (cailloux noirs), il est là face à nous, on voit très bien la piste qui monte tout droit vers le sommet. Je mesurerai au GPS une distance de 2 km pour un dénivelé de 430 m. Nous commençons la montée vers huit heures, l’émotion est à son comble, le soleil est déjà présent et la température commence à monter, le pas se fait très lent à la vitesse d’une tortue, je regarde le GPS qui indique 900 m à l'heure, au maximum 1 km à l'heure, il est impossible de faire un effort sans quoi je dois m'arrêter pour reprendre mon souffle. Je n’ai aucune force dans les bras pour appuyer sur les bâtons. Le taux d'oxygène au niveau de la mer est de 21%, au sommet du Kala Pattar il est à 10%. J'avance inexorablement vers le sommet. Près du celui-ci nous avons une vue fantastique sur l’Everest (8850m) et l’Ice Fall, le Pumori (7161m) et le Nuptse (7861m). Nuru nous avait dit « les premiers mettront 1 h 30, les derniers trois heures, » en dehors de Jean-Philippe qui a mis un peu moins d'une heure et Elisabeth moins de deux heures, nous sommes tous arrivés aux environs de deux heures à quelques minutes près. Le but n'étant pas le temps, mais le principal étant d'arriver au sommet pour admirer à sa droite le camp de base de l'Everest, l’Ice Fall (la cascade de glace), le col sud, le ressaut d'Hillary et le sommet de l'Everest, plus à droite le Nuptse 7861m. Mes yeux sont mouillés de larmes de joie, l'Everest est face à moi à quelques kilomètres. Je réalise mon rêve, mais je me dis que mon exploit, même s’il en est un, est tout petit quand je vois ce que doivent parcourir ceux qui sont allés au sommet, comme notre guide le sherpa Nuru qu'il l’a gravi deux fois, ne mettant l'oxygène qu'à partir de 8200 m et notre second sherpa Penba qui vient de gravir l'Everest au mois de mai 2009 pour la 1re fois !!!
Nous avons partagé le limoncello que j’avais emporté et après avoir pris des photos nous sommes redescendus, mes yeux toujours couverts de larmes de joie en direction de Gora Chep où nous avons déjeuné. L’après midi nous avons continué notre descente vers Lobuché après avoir fait quelques poses en quittant tristement Sagarmata. La soirée nous nous sommes racontés notre montée tous émus les uns plus que les autres. - Samedi 24 octobre Lobuché - Dingboché 4380 (23km). Nous quittons la haute altitude pour nous approcher des 4000 m. Nous prenons le même chemin qu’à l'aller jusqu'au village de Doukla ou nous bifurquons sur la gauche en direction de Dingboché. Dans la vallée nous voyons le village de Periché où nous avions dormi mercredi soir.
Nous arrivons à Dingboché par le haut d'une colline et descendons dans le village. Nous arrivons à notre Lodge et sommes enchantés des grands lits et des chambres avec WC intérieur. Après avoir mangé, les plus courageux sommes partis en direction du camp de base de L'Island Peak, nous nous arrêterons au village de Chhukhung avec de merveilleuses vues sur la face est du Lhotse (8501m, 4ème sommet de la planète),
la face nord de l’Ama Dablam (6856m) et du Baruntse (7129m). Jean-Pierre et Françoise, Nicole et Victor ainsi qu'Olivier ne participent pas la marche, au bout d'1 km Dominique et Gérard rebroussent chemin. Je me retrouve le plus âgé du groupe pour cette balade de 3 h 30 qui nous fait passer au pied de l'Ama Dablam, avec à notre gauche le Lhotse, une merveilleuse balade, les absents ont eu tort. Au repas du soir nous avons pu apprécier un steak de yak. Le plus beau Lodge depuis de nombreuses journées, nous avons eu droit avant le repas à un torchon humide et très chaud pour nous nettoyer les mains - Dimanche 25 octobre Dingboché - Kyangjuma 3550m (19km). Départ à huit heures du matin en direction du monastère de Temboché, un monastère détruit par un incendie il y a une quinzaine d'années mais entièrement reconstruit, nous avons descendu la vall��e, traversé la rivière par des ponts suspendus à des câbles, avant d'attaquer la montée vers Tengboché. Je distribue mes stylos aux enfants qui vont à l’école, nous en avons rencontré un à peine âgé de 5 ans qui y allait tout seul, sur un chemin avec un précipice de plusieurs centaines de mètres à sa gauche. Presque au sommet nous nous sommes arrêtés dans un monastère où des moines étaient en train de prier.
Arrivés à Tengboché, nous avons déposé nos sacs dans un Lodge où nous devions prendre le déjeuner et sommes allés visiter le monastère le plus haut du monde à 3990m d'altitude occupé par une soixantaine de moines.
Après le repas, une grande descente nous attendait jusqu'à 3300 m d'altitude, pour remonter à 3600 m vers un autre Lodge qui se nommait l'Ama Dablam face à cette magnifique montagne dans le village de Kyangjuma.
- Lundi 26 octobre Kyangjuma - Monjo 2840m (14km). Après le petit déjeuner nous continuons notre descente en direction de Monjo, nous faisons une escale à Namché Bazar, pour faire des courses et prendre le repas du midi, nous descendons vers Monjo en attaquant la grande descente qui va nous mener de 3400 m à 2800 m, dans cette descente nous avons rencontré des centaines de personnes.
Arrivés à Monjo nous avons passé avec nostalgie la porte de sortie du parc de Sagarmata. Soirée au Lodge très sympa où nous avons encore très bien mangé, pates et beaucoup de légumes, le tout précédé d'une soupe, le repas s'est terminé par des beignets de pommes.
- Mardi 27 octobre dernier jour du trek Monjo - Lukla 2840m (16km). Pour la dernière fois nous chaussons nos chaussures de marche. Nous partons de Monjo vers 7h45 en direction de Lukla, une série de montées et de descentes nous attend, avec de nombreuses marches. Nous rencontrons toujours autant de monde. Nous arrivons à Lukla et nous nous rendons au Lodge où nous avions déjeuné le premier matin, je peux choisir notre chambre et choisi celle qui a pour nom l'Everest, une très grande chambre avec salle de bains et WC. J’y prends ma première douche depuis 10 jours, je l'ai beaucoup appréciée. De la fenêtre de notre chambre nous voyons la piste d'atterrissage qui est à moins de 20 m. Au repas du soir, fait exceptionnel, Didier et Jean-Pierre fêtaient leur anniversaire le lendemain 28 octobre ; Nuru leur avait commandé pour l'occasion un superbe gâteau au chocolat que nous avons partagé avec les sherpas et les porteurs. - Mercredi 28 octobre. Nous quittons le Khumbu pour Katmandou, debout à cinq heures, les sacs doivent être prêts à six heures pour être acheminés à l'aéroport. Nous prenons le petit déjeuner à six heures et à 6 h 30 prenons le chemin de l'aéroport. À la sortie du Lodge un sherpa nous met autour du cou un foulard tibétain en guise d'adieu, nous sommes à l'aéroport en moins de cinq minutes et participons aux formalités d'embarquement. Nuru m'appelle et me dit viens vite, vite, tout le monde est déjà dans l’avion, quelques secondes plus tard un vacarme étourdissant envahit la cabine, l'avion part en trombe dans la descente et décolle une vingtaine de mètres avant le précipice. 32 minutes plus tard il se pose à Katmandou. Nous retrouvons nos bagages, prenons un minibus qui nous ramène à notre hôtel. Nous avons rendez-vous à 11 heures avec Nuru qui va nous conduire dans le quartier de Thamel où de nombreuses boutiques nous attendent. Nous nous retrouvons entassés dans trois mini taxis qui nous déposent à Thamel. Après s’être restauré, nous nous promenons dans les rues sans trop nous éloigner du point de rassemblement. Je rencontre des enfants abandonnés de Katmandou aux pieds nus. Je sors un billet de 50 roupies et le donne à un enfant, qui me dit merci en anglais et part en courant, de nombreux enfants accourent mais je n'ai plus de monnaie et ne peut satisfaire à leurs demandes, j’en suis désolé. À 16 h 30, nous reprenons des taxis pour rentrer à l'hôtel, Nuru nous y attend, il nous a invité le soir chez lui pour prendre le repas, un repas gargantuesque, nous laisserons les chaussures devant la porte dans le couloir et marcherons en chaussettes dans le séjour. Après de nombreux amuse-gueules servis en apéritif avec du vin français ou de la bière népalaise, nous avons eu un très bon repas, momos, dal bat, poulet et légumes. À 21 h 30 nous regagnons notre hôtel avec un minibus. Une soirée mémorable qui restera à jamais gravée en nous. Merci Nuru. - Jeudi 29 octobre. Journée visite autour de Katmandou, Nuru a loué un minibus qui va nous conduire àBhaktapur l’ancienne capitale du Népal. Longtemps appelée « la cité des dévots », elle a également su conserver son caractère religieux, car tout y est régi par les dieux. La cité est incluse dans un « triangle magique » formé par trois temples qui sont censés la protéger symboliquement. Jusqu'au XVIe siècle, Bhaktapur a dominé politiquement et économiquement tout le Népal. Bhaktapur a toujours constitué un monde à part, avec une autarcie économique. Une très ancienne ville où nous avons vu de nombreuses maisons et temples en bois. Après le repas nous avons quitté la ville pour aller visiter une menuiserie d’art où les ouvriers sculptent le bois et une fabrique de tapis. Nous sommes revenus à Katmandou pour aller sur une colline qui domine la ville ou se trouve le monastère de Swayambhunath, un des plus anciens sites religieux du Népal. De nombreux singes occupent la colline et nous pouvons les approcher.
Épilogue J’avais pris une soixantaine de stylos que j'ai distribué aux enfants, 7 tee-shirts que j'ai donné aux sherpas et aux porteurs, une douzaine de livres de National Géographie que j'ai laissé dans les Lodges. Une lampe dynamo que j’ai donné au jeune porteur et une polaire donnée au guide des Dzos. Je garderai un souvenir exceptionnel de ce voyage, la gentillesse des Népalais, les sherpas Cami et Penba toujours à nos petits soins. Un soir, voulant emporter une chaise dans ma chambre, Cami me la prise des mains pour la porter lui-même. Je n’oublierai pas l’accent du nord de Dominique (Nuru l’a prise pour une étrangère), la sympathie de Gérard, la gentillesse de Françoise et du camarade Jean Pierre, la gentillesse de Catherine et la nostalgie de Didier, la passivité d’Olivier et la désinvolture de Jean Philipe, la sincérité de Catherine et de Victor. La simplicité d’Élisabeth Ce trek est à la portée de tout randonneur préparé physiquement et psychologiquement. Il faut se le mûrir très longtemps à l’avance dans sa tête, de préférence avoir fait quelques 3000 voire un 4000, Françoise n’avait jamais dépassé 2000m. Je terminerai par un grand merci à Nuru notre si sympathique Sherpa guide. Alain Fabre - Falain81.info@orange.fr - Octobre 2009 Données GPS : dénivelé positif : 7128m ; dénivelé négatif : 6892m ; Distance totale : 206 km. Musique : The méditative Sound of Buddhist Chants Sans Terres d’Aventure à qui je dis merci, je n’aurai pu faire ce formidable trek. http://www.terdav.com/terdav/index.asp
Itinéraire de neuf jours à partir de Lyon? English translation pending
Bonjour du Canada,
Nous sommes un couple dans la jeune quarantaine qui allons attérrir à Lyon le 28 juin pour 9 jours. Nous allons passer les 2 premieres journées dans cette ville car nous avons accès à une voiture qu' à partir du 30.
Nous avons aussi accès à une maison gratuitement à Saint-Martin d'Uriage qui est pres de Grenoble. Nous aimerions y passer quelques jours, questions de faire des économies. Nous voulons aussi faire un court voyage de 3 ou 4 nuits. Mon épouse aimerait bcp le nord de la France, moi j ai peur que ce soit trop peu de temps.
J'aimerais avoir des suggestions pour :
1. des voyages d'une journée à partir de Saint-Martin 2 un itinéraire de 3 ou 4 jours à partir de Lyon ou Saint-Martin
Nous devons retourner l'auto à Lyon le 6 juillet qui est le jour de notre départ
merci de m'avoir lu et j'espere pouvoir faire de même. 🙂
Nous sommes un couple dans la jeune quarantaine qui allons attérrir à Lyon le 28 juin pour 9 jours. Nous allons passer les 2 premieres journées dans cette ville car nous avons accès à une voiture qu' à partir du 30.
Nous avons aussi accès à une maison gratuitement à Saint-Martin d'Uriage qui est pres de Grenoble. Nous aimerions y passer quelques jours, questions de faire des économies. Nous voulons aussi faire un court voyage de 3 ou 4 nuits. Mon épouse aimerait bcp le nord de la France, moi j ai peur que ce soit trop peu de temps.
J'aimerais avoir des suggestions pour :
1. des voyages d'une journée à partir de Saint-Martin 2 un itinéraire de 3 ou 4 jours à partir de Lyon ou Saint-Martin
Nous devons retourner l'auto à Lyon le 6 juillet qui est le jour de notre départ
merci de m'avoir lu et j'espere pouvoir faire de même. 🙂
Récit de voyage au Vietnam en janvier 2010 English translation pending
Compte rendu de notre périple asiatique du 10 janvier au 02 février 2010
Merci aux contributeurs (particulièrement Abalone) de ce forum qui nous ont grandement facilité notre voyage.
Les différents liens du texte pointent vers les photos qui sont ici : http://picasaweb.google.com/...rangina/MiniVietnam# ou les vidéos également disponibles sur cette page : http://www.youtube.com/peeweeonline#g/u
Jour 1 Paris, Roissy Charles de Gaulle. 2°

C’est un pays habillé d’un long manteau blanc que nous quittons ce dimanche matin. Notre vol vers Singapour est sur l’A380 en pont supérieur. Une position avantageuse avec des rangées à 2 passagers côté hublot, et cela même en classe économique. Le confort en vol, les repas et surtout les hôtesses ;-) sont vraiment au top sur Singapore Airlines. Et même s’il manque quelques degrés d’inclinaison aux sièges pour une vrai bonne sieste, c’est dans de bonnes conditions que nous débarquons à Changi Airport à Singapore. 31°
Jour 2 Singapour, Siem Reap (Cambodge)

5 heures d’escale, tout juste le temps pour nous d’aller voir le Singapore Flyer via le shuttle gratuit de l’aéroport. Ce premier aperçu de la ville est sympa et nous nous réjouissons du stop over programmé au retour. Nous atterrissons en fin d’après midi à l’aéroport de Siem Reap Angkor, bel ouvrage Khmer, sous un superbe soleil. Après un retrait en dollars US, on embarque à bord de notre premier tuk tuk (cher payé !) qui nous transporte…non…disons qui nous trimballe, dans une chambre au confort spartiate mais très bon marché, 6 dollars, soit 4.50 de nos euros…
Jour 3 Siem Reap, Angkor l’ancienne capitale Khmer



Voilà nous sommes fins prêts, les blousons sont fourrés au fond de la valise, on a sorti les tongs et maintenant en avant ! Notre tableau de marche prévoyait la visite d’Angkor en vélo, romantique non ? L’étendue du site, 82 ha, nous ramène vite les pieds sur terre (où plutôt dans le tuk tuk) et c’est finalement l’option Angkor avec chauffeur qui est retenue. C’est donc à l’aube, après une nuit perturbée par le seul chien insomniaque de Siem Reap, que notre chauffeur nous charge et nous conduit à l’entrée du site pour assister au lever du soleil. Le complexe archéologique d’Angkor est vraiment très vaste et seuls 3 sites ont été privilégiés dans notre tour; Angkor Vat, Angkor Tom et Ta Prom. Ce dernier, littéralement dévoré par la végétation est fascinant. La nature y a repris ses droits avec force et fracas, genre Jayce et les monstroplantes pour les connaisseurs ;-) L’une des hypothèses de l’effondrement de cette civilisation serait le sous dimensionnement de son réseau hydraulique face à l’augmentation exponentielle de ses habitants…” Tiens tiens, ça rappelle Las Vegas ;—)
Jour 4 Siem Reap – Phnom Penh, bus local

C’est en bus local que nous rallions Phnom Penh, la capitale à 300 km au sud. Il est vraiment plein comme un œuf et ici on optimise vraiment le remplissage, j’ai des enfants dans les cheveux et des mobylettes dans les pattes ! A l’arrêt sur un marché écrasé par la chaleur, nous découvrons que la tarentule et la sauterelle grillée ne sont pas des attractions pour les touristes. D’ailleurs tout le bus en achète et ça grignote sec autour de nous ! (eh oui, même le petit derrière moi, il en croque de la sauterelle !)
Jour 5 Phnom Penh – Cantho

C’est à Phnom Penh capitale du Cambodge, que nous prenons la mesure de l’omniprésence des mobylettes dans le trafic routier. La circulation est complètement anarchique et traverser une chaussée relève du numéro d’équilibriste… Arrivés sans réservation nous trouvons malgré tout une chambre assez bien placée dans le centre ville. Le musée national et le palais royal sont de superbes édifices qui sont à deux pas de notre hôtel. Notre visite de la ville est vietnam (400) ponctuée par un somptueux repas au Romdeng, (non, ce n’est pas un gitan qui perdu la boule)où nous goûtons le Amok, plat national cambodgien. Nous pensions trouver un bus direct vers Cantho notre prochaine étape, mais cela s’avère plus compliqué que prévu... Ce sera finalement bus, puis bateau jusqu’au poste frontière de Vinh Xuong, changement de bateau jusqu’à Chau Doc au Vietnam, Moto taxi et enfin crazy bus ! (“crazy” est tout à fait approprié quand les dépassements sont faits à l’intimidation et au klaxon !) Nous arrivons finalement à Cantho vers 20h30, fatigués et affamés !!! Un bon Ban Bao et au lit dans une petite chambre aveugle de notre guesthouse très familiale.
Jour 6 Cantho – Delta du Mékong

La visite des marchés flottants de Cantho est convenue avec le propriétaire de la Guesthouse (un drôle de personnage !) dès notre arrivée. Notre guide bredouille à peine l’anglais mais nous sommes seuls sur une petite barque et nous nous immisçons facilement au coeur des marchés de Caï Rang (grossistes) et Phong Dien. Dans l’après midi nous retrouvons par hasard Simon et sa mère, rencontrés la veille sur le bateau pour Chau Doc, que le monde est petit ! (Cantho c’est pas très grand non plus ;—)
Jour 7 Cantho – Rach Gia – Phu Quoc

Avec eux nous passons une agréable soirée au restaurant So Hôm dans l’ancien marché (serpent au curry) Un dernier Caphé Sua Da sur les quais et au lit ! Le lendemain matin, le bus pour Rach Gia est aussi dingue que le précédent ! En plus, il ne veut rien savoir du petit mot en viêt que la patronne de la guesthouse a préparé à son attention “déposez ces touristes au ferry pour Phu Quoc” (où bien c’était autre chose ;—) Résultat, encore une motobike de liaison. C’est pas que c’est cher, mais je suis pas rassuré de voir Flo avec notre valise de 30 kg entre ses jambes et le pilote de cette petite pétrolette. Elle me dit qu’elle aime bien, que c’est marrant ! Faudrait pas qu’elle se tire avec un de ses chauffeurs de motobike !!! On embarque à 13h sur un bateau rapide pour rejoindre l’île de Phu Quoc où nous nous installons pour un break balnéaire…
Jour 8 Phu Quoc Maï House Hôtel, long Beach


Les seules nuits réservées avant notre départ étaient sur Phu Quoc island (peak season oblige) Nous ne sommes pas déçus de notre choix, le Maï House hotel, le cadre est magnifique et notre bungalow, confortable et aménagé avec goût. Notre premier jour sur l’île est marqué par une vilaine turista qui après une journée d’errance entre le bungalow et la plage, m’achève le soir au restaurant où je perds carrément connaissance. Petit malaise vagal sans gravité.
Jour 9 Phu Quoc Archipel An Toï Baï Sao Beach

Après une journée de diète, le breakfast du Maï house apprend à me connaitre ! (crêpes au chocolat, omelette, fruits et viennoiseries) Nous visitons aujourd’hui l’archipel d’An Toî au sud de l’île puis Bai Sao Beach, la plus belle plage de la côte Est. Elle est (presque) paradisiaque… Du sable blanc, des eaux turquoise… malheureusement gâchés par des détritus qui jonchent les abords… La plage est publique et c’est peut-être le prix à payer pour qu’elle le reste… Phu Quoc pourrait devenir le futur Phuket vietnamien avec la création d’un aéroport international. Ce n’est pas du goût de Gérard et Maï les propriétaires de notre hôtel, qui souhaitent que leur île reste confidentielle…. On le comprend aisément. Un dernier coucher de soleil sur le golfe de Thaïlande et notre séjour au paradis s’achève, place maintenant à la furia d’Ho Chi Minh City !
Jour 10 Phu Quoc vol vers Saigon

Le vol interne Phu Quoc – Saïgon s’effectue sur Vietnam Airlines. Les avions sont neufs, à l’heure et les hôtesses sexy (eh oui, Flo c’est les motobike, moi c’est les hôtesses !) Pendant le vol nous découvrons l’étendue des rizières sur le delta du Mékong. Ce fleuve de 5000 km traverse 6 pays et par un étrange phénomène voit son courant s’inverser à la mousson. 17h00, atterrissage pluvieux à Saïgon, la grande capitale du sud rebaptisée Ho Chi Minh ville par les communistes en 1976.
Jour 11 Saïgon Musée de la guerre, Poste centrale

Cette deuxième journée à Saïgon débute au musée des souvenirs de guerre autrefois appelé, musée des crimes de guerre américains. Le ton est donné dès l’entrée où des portraits de militaires US sont légendées des horreurs qu’ils ont commises lors du conflit. Ce n’est pas impartial et c’est assez troublant. La suite n’est que photos atroces des conséquences de l’agent orange, napalm, défoliant déversés par les américains. Au 2ème étage on trouve un historique du conflit illustré de magnifiques photos. Dans l’après midi, après un bon “Pho” nous écrivons nos cartes postales sous la bienveillance de l’oncle Ho dans la magnifique poste centrale de la ville. Notre guesthouse Giang Son, est à Pham Ngù Lao le quartier routard de Saïgon, dans une petite ruelle très calme. C’est très chaleureux, à proximité d’un grand parc animé où des gamins jouent au Da Cau (une sorte de tennis ballon avec un ressort à plume) En soirée les kiosques du parc se transforment en piste de danse populaire où Boney. M et Abba font encore un tabac !
Jour 12 Saïgon – Cu Chi tunnels, le district 1

Réseau souterrain d’environ 250 km au nord de Saïgon, les tunnels de Cu Chi sont le symbole de la déroute américaine au Vietnam. Nous visitons le site avec un très bon guide du Sinh Café, très fier de la résistance et de l’ ingéniosité de son peuple face à l’ennemi. Nous parcourons une centaine de mètres dans les souterrains (élargis pour les touristes) et on imagine la détermination nécessaire pour résister dans de telles conditions… Sur place, démonstration des pièges particulièrement sadiques des Viet Kong. De retour sur Saïgon, nous nous promenons vietnam (680) dans le district 1 où le centre historique de la ville est localisé, nous visitons l’opéra, l’hôtel de ville, la poste centrale et la cathédrale Notre Dame. A proximité, le Sheraton est l’endroit idéal pour une vue panoramique de la ville. C’est d’ici que nous admirons le coucher de soleil, devant une Pina Colada (x 2 en happy hour ;—) Pour les iphone addict, la photo ci-contre a été réalisée avec l’appli photo-stich !
Jour 13 Saïgon – Cholon, le quartier chinois

Comme l’annonce cet immense décompte publicitaire de l’aéroport, la fête du têt, le nouvel an lunaire, c’est dans 27 jours ! Dans le quartier chinois de Cholon les étalages sont remplis de magnifiques décos liées à l’évènement. Nous visitons le marché Binh-Tay et les pagodes de Ha Chuong, Thien Hau et Nghia An. De retour sur Pham Ngu Lao, je dépose Flo au confortable Highlands coffee, où elle dévore le livre des tunnels de Cu Chi … mais aussi quelques mignardises ! Pour moi c’est quartier libre et je profiter de mon statut de millionnaire en dong ! (1 euro = 26000 dongs)
Jour 14 Saïgon–Danang in the night train

Nous embarquons à 23h dans un train de nuit vers Danang. Un voyage de 17 heures en couchettes “luxe” : matelas mou / air conditionné. Je vous laisse imaginer la classe: siège dur, sans clim ! Même si nous ne dormons pas très bien (arrêts chaotiques), ça reste une expérience vraiment sympa. Le réveil dans une gare/restaurant où les échoppes ne sont là que pour notre train, à 5h du mat ! En toile de fond, des chapeaux coniques en plein labeur, dans des rizières verdoyantes à perte de vue…
Jour 15 Hoi An, site classé par l’UNESCO



Notre transfert en bus de la gare de Danang vers Hoi An se déroule de manière assez rocambolesque. L’engin ne s’arrête quasiment pas… Il roule doucement pendant qu’un gugusse nous fait signe de monter à bord. Un autre s’empare de notre valise pour la jeter entre 2 cages à poules dans le couloir central ! Quelques minutes avant l’arrivée, le gugusse de la valise se poste devant nous en montrant son tas de billets d’un air déterminé ! Résultat, nous payons 100 000 dongs (4 euros) le double du vrai tarif … mais bon, c’est le jeu ma pauv Lucette !
Hoi An est à la hauteur de nos attentes. Rare ville épargnée par la guerre, ses petites maisons aux toitures colorées sont intactes. Les façades pastels défraichies confèrent au lieu un charme authentique. Ville réputée pour ses tailleurs, on en trouve tous les 20 mètres ! Il est très facile de se faire tailler un costume ou une robe de soirée à partir d’une simple photographie. Au hasard d’une ruelle nous découvrons un atelier où des petites mains s’afférent sur des machines à coudre… Combien gagnent ces couturières dans un pays où le salaire moyen est de 70 dollars par mois ? En début de soirée la ville s’éclaire de petits lampions chinois et nous prenons notre diner à l’étage d’un petit restaurant avec une vue splendide sur le port. Le lendemain matin, nous louons des vélos pour aller à la plage de Cua Daï à quelques kms au nord de Hoï An. Sur la route, de superbes affiches de propagandes dans le plus pur style communiste, au programme: travail, famille et patrie !
Jour 16 Hué, les mausolées, la cité impériale.

Nous remontons vers le nord du pays en passant la fameuse barrière climatique nord/sud. Nous n’empruntons pas le col des nuages qui matérialise cette séparation de climat, mais un tunnel routier qui renforce encore plus le contraste. En arrivant à Hué la température est du coup beaucoup moins douce (15°) et le lendemain nous adaptons nos tenues pour les visites du jour : les mausolées de Tu Duc, Ming Mang, Kai Dinh et dans l’après midi la cité impériale. En 1947 un incendie à malheureusement détruit la cité pourpre interdite dont la complète restauration devrait être achevée 2035 (nous reviendrons en famille !)
Jour 17, Hanoï, visite de la ville.

Nous décollons de Hué dans la soirée en rentrant de la cité impériale. Nous avons réservé une chambre pour 2 nuits au Hanoï Holiday Hotel par Internet juste avant le départ. Le jeune réceptionniste est sympa mais la chambre pas terrible :—( On profite quand même du laundry service pour laver 3kg de linge (4 euros avec repassage) Notre visite d’Hanoï débute par le quartier des 36 corporations, tout proche de notre hôtel. Le nom des rues correspond à une profession. Par exemple : nous logeons à Hàng Manh (stores en bambou) secteur beaucoup plus calme que Hàng Bac (les graveurs sur marbre !) Flo vérifie sur la carte s’il n’existe pas un Hàng Nutella ! ;—) Dans le quartier routard nous réservons chez Ocean Tours nos excursions à venir et dans la même rue, nous investissons sur un Van Gogh et un Lichtenstein (des copies bien sûr, nous ne sommes millionnaires qu’en dongs Viêt !)
Nous remontons ensuite vers le nord de la ville vers le musée Ho Chi Minh et son mausolée, qui est malheureusement fermé. Nous planifions sa visite pour le jour de notre départ… comme un adieu au Vietnam et à l’oncle Ho ! Avides de nouvelles expériences culinaires nous avions une adresse pour gouter un bon morceau de chien en ville du côté du lac de l’ouest ! Après quelques recherches on s’installe finalement dans une gargote pour y déguster une belle brochette de “Tît Cho” …et contre toute attente, la viande est tendre, légèrement prononcée entre la chèvre et le porc mais pas mauvaise du tout ! Alors gare à vos toutous à notre retour :—) Avec nos 30 millions d’amis on est pas prêt de crever de faim…
Jour 18, Hanoï Ninh Binh, Hoa Lu, Tam Coc

Surnommée “Baie d’Ha Long terrestre" en raison de la similitude de ses paysages montagneux à ceux de la huitième merveille du monde, Tam Cốc (3 grottes en vietnamien), est l’un des plus beaux sites du Nord Vietnam. Ceux qui ont vu “Indochine” se souviendront de ce lieu magique où Vincent Perez et Linh Dam Pham viennent s’abriter. Malgré les messages d’attention du routard, pas de ventes forcées sur notre petite barque, sans doute grâce à la présence de Tuân, notre guide très sympa. Dans la soirée nous assistons aux spectacle de marionnettes sur eau, près du lac Hoan Kiem.
Jour 19, Baie d’Ha Long, croisière jonque Baï tho

Pour le point d’orgue de notre voyage, la mythique baie d’Ha Long, c’est à bord d’une jonque traditionnelle que nous embarquons pour un croisière de 2 jours / 1 nuit. Après un rafraichissement en cabine, un repas soigné et très copieux est servi. Dans l’après midi nous pagayons une petite heure au milieu des rochers karstiques de la baie. La légende dit qu’un dragon se débâtant dans l’eau aurait créé ses formes en taillant les montagnes avec sa queue.
Jour 20, Baie d’Ha Long, grotte Sung Sot

Nous faisons la connaissance de 2 québécois très sympas qui nous font voyager un peu plus avec leur irrésistible accent. Au réveil, de la fenêtre de notre cabine nous pouvons voir le jour se lever sur la baie. Nous visitons dans la matinée “Sung Sot cave” une des plus vastes grottes de la baie. 2 salles gigantesques aux éclairages multicolores. A la sortie, l’une des plus belles vues de la baie s’offre à nous. Au retour sur Hanoï, nous achetons nos derniers souvenirs, parmi lesquels de succulents bonbons chinois au yoghourt, au maïs et au riz de printemps !
Jour 21, Hanoï - Singapour

Ce matin direction le mausolée d’Ho Chi Minh père de la nation, mort en 1969. Le site est vraiment sous haute surveillance… si bien qu’on se fait reprendre de volée par un garde lorsque Flo me chuchote à l’oreille… Eh oui, les bras croisés, chuchotements et sourires sont interdits au passage devant le corps embaumé de l’oncle Ho. Nous quittons aujourd’hui le Vietnam direction Singapour, où nous nous installons pour un stop d’une longue journée…
Jour 22, 30 heures à Singapour


Qu’est ce qu’on a fait de nos 30 heures dans cette ville ULTRA clean, moderne, étonnante ? Inventaire : On perd nos toiles de maître à l’aéroport, on s’installe au 13ème étage du Peninsula Excelsior, on admire le skyline de la marina, on achète de jolies baguettes dans le quartier chinois et des stylos colorés dans Little India, à Sentosa on trempe nos pieds à Siloso Beach et on s’envoie en l’air dans le Tiger Sky Tower (en tout bien tout honneur !). On boit une drôle de boisson avec des boulettes flottantes, on flâne sur Orchard Road au milieu des gigantesques Mall, on goûte un double Mac Spicy vraiment spicy, on cherche des papiers qui trainent dans cette ville super propre… mais on n’en trouve pas ! On traverse le mythique Raffles Hôtel et pis, et pis, c’est déjà pas mal ! A 23h55, on retrouve nos toiles de maître (merci Singapore Airlines !) et on embarque en tongs dans notre 380 direction CDG et son froid polaire !
Jour 23, Paris – Lyon, choc thermique, fin du trip !


Roissy Charles de Gaulle, 06h40, on attend fébrilement nos valises (forcément en chemise et en tongs !) ensuite c’est TGV jusqu’à Part Dieu, métro et bus ! Des 31° de Singapour au –1° de Limonest, c’est le grand écart ! Notre carcasse supporte le choc mais il faut vite rallumer la chaudière pour trier les 1300 photos, le linge et les souvenirs de voyage. Nous pensons déjà au prochain qui s’est peut-être décidé dans le little India de Singapour…
Les logements, transports, budget et bons plans sur chaque étapes… A titre indicatif le budget global de ce voyage est de 1550 euros /personne tout compris, vols, hôtels, faux frais, visas etc. VOLS INTERNATIONAUX images Singapore Airlines: 750 euro aller le 10.01 retour 31.01
Paris – Singapore Singapore – Siem Reap Hanoï –Singapore Singapore – Paris
(CDG 11.15 - SIN 07.00) (SIN 14.35 - REP 15.45) (SGN 13.25 - SIN 16.25) (SIN 23.55 - CDG 06.40)
Achat en ligne sur le site de la Cie en mode multi-ville pour bénéficier du stop over de 24 heures à Singapour.
SINGAPOUR Pour une escale courte (-de10h) s’adressez au bureau d’accueil Singapore visitor center pour un free shuttle gratuit vers le centre ville.
SIEM REAP Golden Takeo : chambre double 6 dollars, Prom le gérant est très sympa et il parle bien anglais, voir avec lui pour le bus vers Phnom Penh (5 dollars environ), petit déjeuner en face chez Mother home Guesthouse. Tuk tuk à la journée sur Angkor 13 dollars pour les principaux sites : Angkor, Vat, Tom et Prom. Bus local :
PHNOM PENH Sokha Heng Guesthouse : chambre double 20 dollars, très bon emplacement proximité du palais royal et du musée national. Restaurant le Romdeng pour gouter le plat national le Amok dans un Ets qui réhabilite des enfants des rues, très classe, très bon… Bateau lent vers Chau Doc : 30 dollars /pers. bus local de Chau Doc vers Cantho : en arrivant à Chau direction la gare routière : 50000 dongs
CANTHO Hien Guesthouse : Chambre aveugle au RDC 6 dollars, au coeur de l’appartement des propriétaires dans une petite ruelle très étroite. Douches communes avec la famille. L’excursion sur le Mékong vendu par le propriétaire (60 dollars) n’est pas très pro, si vous avez le temps chercher par une agence. Bus vers Rach Ghia : 50 000 dongs Prepaid simcard Vinaphone pour votre téléphone portale 2 euros environ, plusieurs appels vers la France et une dizaine d’appels locaux.
RACH GHIA Ferry vers Phu Quoc : Superdong 1 : 250 000 dongs Attention aux restos sur le quai hygiène suspecte (Hey people, Ziss izz eu Turista Warning !)
PHU QUOC Maï House Hôtel: 55 dollars/nuit avec PTJ John’s Tour: 15 dollars/pers Phu Quoc – Saigon : Vietnam Airlines / 30 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire
SAIGON Giang Son Guesthouse : 20 dollars/nuit avec PTJ Sinh Café : Tunnels de Cuchi (très bons guides) Saigon – Danang ; SE2, 38 euros, achetez au guichet du service touristique de Saïgon sur Phang ngu Lao (pas de commission) info sur les trains au Vietnam www.seat61.com Restaurants : Pho 24, Pho Quyin (Phan Ngu Lao, Pho 2000
DANANG En descendant du train, si vous vous rendez vers Hoi An, demandez à être déposé à l’arrêt du bus local pour Hoi An où négociez un transport direct (mais pas plus de 10 dollars)
HOI AN Hotel Thanh Binh 1, 1 le Loi : 18 dollars avec PTJ très bien placé (mi chemin Sinh café et vieux quartier), PTJ au Thanh Binh 3 un buffet 3 étoiles. Before and now : Un bar /resto branché dont le propriétaire est un peintre qui réalise des tableaux magnifiques dans le style Wharol.
HUE Binh Minh Sunrise hôtel : 20 dollars, chambre, douche avec PTJ, bien placé dans le centre ville à 100m du Sinh Café (réservation en descendant du bus open tour à l’arrivée) Visite des mausolées et de la cité impériale, Sinh Café, 10 dollars / pers. Hue - Hanoi : Vietnam Airlines / 35 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire
HANOI Hanoï Holiday hotel : 18 dollars, 2 nuits, la chambre au dernier étage vraiment pas terrible ! Royal hôtel 2 : 1 nuit, 20 dollars, en face du Hanoï Holiday, très propre. Ocean tours : Ninh Binh - Hoa lu -Tam Coc : 49 dollars /pers Ocean tours : 2 jours 1 nuit baie Ha Long : 105 dollars/pers
SINGAPOUR SSH Singapore Stop Over Holiday : Package vendu par la Cie aérienne permettant d’obtenir 10% sur les hôtels sélectionnés mais surtout des entrées gratuites pour plusieurs attractions. Package 67 euros : chambre hôtel + hop-on bus (la ligne de bus touristique), les transferts, les entrées sur Sentosa, Tiger Sky Tower, jardin botanique et une carte Sim pour votre portable (quelques mn d’appel) Peninsula Excelsior Hotel : un 4* bénéficiant d’une vue superbe orientée pour certaine chambre sur Clarke Quay
Les différents liens du texte pointent vers les photos qui sont ici : http://picasaweb.google.com/...rangina/MiniVietnam# ou les vidéos également disponibles sur cette page : http://www.youtube.com/peeweeonline#g/u
Jour 1 Paris, Roissy Charles de Gaulle. 2°

C’est un pays habillé d’un long manteau blanc que nous quittons ce dimanche matin. Notre vol vers Singapour est sur l’A380 en pont supérieur. Une position avantageuse avec des rangées à 2 passagers côté hublot, et cela même en classe économique. Le confort en vol, les repas et surtout les hôtesses ;-) sont vraiment au top sur Singapore Airlines. Et même s’il manque quelques degrés d’inclinaison aux sièges pour une vrai bonne sieste, c’est dans de bonnes conditions que nous débarquons à Changi Airport à Singapore. 31°
Jour 2 Singapour, Siem Reap (Cambodge)

5 heures d’escale, tout juste le temps pour nous d’aller voir le Singapore Flyer via le shuttle gratuit de l’aéroport. Ce premier aperçu de la ville est sympa et nous nous réjouissons du stop over programmé au retour. Nous atterrissons en fin d’après midi à l’aéroport de Siem Reap Angkor, bel ouvrage Khmer, sous un superbe soleil. Après un retrait en dollars US, on embarque à bord de notre premier tuk tuk (cher payé !) qui nous transporte…non…disons qui nous trimballe, dans une chambre au confort spartiate mais très bon marché, 6 dollars, soit 4.50 de nos euros…
Jour 3 Siem Reap, Angkor l’ancienne capitale Khmer



Voilà nous sommes fins prêts, les blousons sont fourrés au fond de la valise, on a sorti les tongs et maintenant en avant ! Notre tableau de marche prévoyait la visite d’Angkor en vélo, romantique non ? L’étendue du site, 82 ha, nous ramène vite les pieds sur terre (où plutôt dans le tuk tuk) et c’est finalement l’option Angkor avec chauffeur qui est retenue. C’est donc à l’aube, après une nuit perturbée par le seul chien insomniaque de Siem Reap, que notre chauffeur nous charge et nous conduit à l’entrée du site pour assister au lever du soleil. Le complexe archéologique d’Angkor est vraiment très vaste et seuls 3 sites ont été privilégiés dans notre tour; Angkor Vat, Angkor Tom et Ta Prom. Ce dernier, littéralement dévoré par la végétation est fascinant. La nature y a repris ses droits avec force et fracas, genre Jayce et les monstroplantes pour les connaisseurs ;-) L’une des hypothèses de l’effondrement de cette civilisation serait le sous dimensionnement de son réseau hydraulique face à l’augmentation exponentielle de ses habitants…” Tiens tiens, ça rappelle Las Vegas ;—)
Jour 4 Siem Reap – Phnom Penh, bus local

C’est en bus local que nous rallions Phnom Penh, la capitale à 300 km au sud. Il est vraiment plein comme un œuf et ici on optimise vraiment le remplissage, j’ai des enfants dans les cheveux et des mobylettes dans les pattes ! A l’arrêt sur un marché écrasé par la chaleur, nous découvrons que la tarentule et la sauterelle grillée ne sont pas des attractions pour les touristes. D’ailleurs tout le bus en achète et ça grignote sec autour de nous ! (eh oui, même le petit derrière moi, il en croque de la sauterelle !)
Jour 5 Phnom Penh – Cantho

C’est à Phnom Penh capitale du Cambodge, que nous prenons la mesure de l’omniprésence des mobylettes dans le trafic routier. La circulation est complètement anarchique et traverser une chaussée relève du numéro d’équilibriste… Arrivés sans réservation nous trouvons malgré tout une chambre assez bien placée dans le centre ville. Le musée national et le palais royal sont de superbes édifices qui sont à deux pas de notre hôtel. Notre visite de la ville est vietnam (400) ponctuée par un somptueux repas au Romdeng, (non, ce n’est pas un gitan qui perdu la boule)où nous goûtons le Amok, plat national cambodgien. Nous pensions trouver un bus direct vers Cantho notre prochaine étape, mais cela s’avère plus compliqué que prévu... Ce sera finalement bus, puis bateau jusqu’au poste frontière de Vinh Xuong, changement de bateau jusqu’à Chau Doc au Vietnam, Moto taxi et enfin crazy bus ! (“crazy” est tout à fait approprié quand les dépassements sont faits à l’intimidation et au klaxon !) Nous arrivons finalement à Cantho vers 20h30, fatigués et affamés !!! Un bon Ban Bao et au lit dans une petite chambre aveugle de notre guesthouse très familiale.
Jour 6 Cantho – Delta du Mékong

La visite des marchés flottants de Cantho est convenue avec le propriétaire de la Guesthouse (un drôle de personnage !) dès notre arrivée. Notre guide bredouille à peine l’anglais mais nous sommes seuls sur une petite barque et nous nous immisçons facilement au coeur des marchés de Caï Rang (grossistes) et Phong Dien. Dans l’après midi nous retrouvons par hasard Simon et sa mère, rencontrés la veille sur le bateau pour Chau Doc, que le monde est petit ! (Cantho c’est pas très grand non plus ;—)
Jour 7 Cantho – Rach Gia – Phu Quoc

Avec eux nous passons une agréable soirée au restaurant So Hôm dans l’ancien marché (serpent au curry) Un dernier Caphé Sua Da sur les quais et au lit ! Le lendemain matin, le bus pour Rach Gia est aussi dingue que le précédent ! En plus, il ne veut rien savoir du petit mot en viêt que la patronne de la guesthouse a préparé à son attention “déposez ces touristes au ferry pour Phu Quoc” (où bien c’était autre chose ;—) Résultat, encore une motobike de liaison. C’est pas que c’est cher, mais je suis pas rassuré de voir Flo avec notre valise de 30 kg entre ses jambes et le pilote de cette petite pétrolette. Elle me dit qu’elle aime bien, que c’est marrant ! Faudrait pas qu’elle se tire avec un de ses chauffeurs de motobike !!! On embarque à 13h sur un bateau rapide pour rejoindre l’île de Phu Quoc où nous nous installons pour un break balnéaire…
Jour 8 Phu Quoc Maï House Hôtel, long Beach


Les seules nuits réservées avant notre départ étaient sur Phu Quoc island (peak season oblige) Nous ne sommes pas déçus de notre choix, le Maï House hotel, le cadre est magnifique et notre bungalow, confortable et aménagé avec goût. Notre premier jour sur l’île est marqué par une vilaine turista qui après une journée d’errance entre le bungalow et la plage, m’achève le soir au restaurant où je perds carrément connaissance. Petit malaise vagal sans gravité.
Jour 9 Phu Quoc Archipel An Toï Baï Sao Beach

Après une journée de diète, le breakfast du Maï house apprend à me connaitre ! (crêpes au chocolat, omelette, fruits et viennoiseries) Nous visitons aujourd’hui l’archipel d’An Toî au sud de l’île puis Bai Sao Beach, la plus belle plage de la côte Est. Elle est (presque) paradisiaque… Du sable blanc, des eaux turquoise… malheureusement gâchés par des détritus qui jonchent les abords… La plage est publique et c’est peut-être le prix à payer pour qu’elle le reste… Phu Quoc pourrait devenir le futur Phuket vietnamien avec la création d’un aéroport international. Ce n’est pas du goût de Gérard et Maï les propriétaires de notre hôtel, qui souhaitent que leur île reste confidentielle…. On le comprend aisément. Un dernier coucher de soleil sur le golfe de Thaïlande et notre séjour au paradis s’achève, place maintenant à la furia d’Ho Chi Minh City !
Jour 10 Phu Quoc vol vers Saigon

Le vol interne Phu Quoc – Saïgon s’effectue sur Vietnam Airlines. Les avions sont neufs, à l’heure et les hôtesses sexy (eh oui, Flo c’est les motobike, moi c’est les hôtesses !) Pendant le vol nous découvrons l’étendue des rizières sur le delta du Mékong. Ce fleuve de 5000 km traverse 6 pays et par un étrange phénomène voit son courant s’inverser à la mousson. 17h00, atterrissage pluvieux à Saïgon, la grande capitale du sud rebaptisée Ho Chi Minh ville par les communistes en 1976.
Jour 11 Saïgon Musée de la guerre, Poste centrale

Cette deuxième journée à Saïgon débute au musée des souvenirs de guerre autrefois appelé, musée des crimes de guerre américains. Le ton est donné dès l’entrée où des portraits de militaires US sont légendées des horreurs qu’ils ont commises lors du conflit. Ce n’est pas impartial et c’est assez troublant. La suite n’est que photos atroces des conséquences de l’agent orange, napalm, défoliant déversés par les américains. Au 2ème étage on trouve un historique du conflit illustré de magnifiques photos. Dans l’après midi, après un bon “Pho” nous écrivons nos cartes postales sous la bienveillance de l’oncle Ho dans la magnifique poste centrale de la ville. Notre guesthouse Giang Son, est à Pham Ngù Lao le quartier routard de Saïgon, dans une petite ruelle très calme. C’est très chaleureux, à proximité d’un grand parc animé où des gamins jouent au Da Cau (une sorte de tennis ballon avec un ressort à plume) En soirée les kiosques du parc se transforment en piste de danse populaire où Boney. M et Abba font encore un tabac !
Jour 12 Saïgon – Cu Chi tunnels, le district 1

Réseau souterrain d’environ 250 km au nord de Saïgon, les tunnels de Cu Chi sont le symbole de la déroute américaine au Vietnam. Nous visitons le site avec un très bon guide du Sinh Café, très fier de la résistance et de l’ ingéniosité de son peuple face à l’ennemi. Nous parcourons une centaine de mètres dans les souterrains (élargis pour les touristes) et on imagine la détermination nécessaire pour résister dans de telles conditions… Sur place, démonstration des pièges particulièrement sadiques des Viet Kong. De retour sur Saïgon, nous nous promenons vietnam (680) dans le district 1 où le centre historique de la ville est localisé, nous visitons l’opéra, l’hôtel de ville, la poste centrale et la cathédrale Notre Dame. A proximité, le Sheraton est l’endroit idéal pour une vue panoramique de la ville. C’est d’ici que nous admirons le coucher de soleil, devant une Pina Colada (x 2 en happy hour ;—) Pour les iphone addict, la photo ci-contre a été réalisée avec l’appli photo-stich !
Jour 13 Saïgon – Cholon, le quartier chinois

Comme l’annonce cet immense décompte publicitaire de l’aéroport, la fête du têt, le nouvel an lunaire, c’est dans 27 jours ! Dans le quartier chinois de Cholon les étalages sont remplis de magnifiques décos liées à l’évènement. Nous visitons le marché Binh-Tay et les pagodes de Ha Chuong, Thien Hau et Nghia An. De retour sur Pham Ngu Lao, je dépose Flo au confortable Highlands coffee, où elle dévore le livre des tunnels de Cu Chi … mais aussi quelques mignardises ! Pour moi c’est quartier libre et je profiter de mon statut de millionnaire en dong ! (1 euro = 26000 dongs)
Jour 14 Saïgon–Danang in the night train

Nous embarquons à 23h dans un train de nuit vers Danang. Un voyage de 17 heures en couchettes “luxe” : matelas mou / air conditionné. Je vous laisse imaginer la classe: siège dur, sans clim ! Même si nous ne dormons pas très bien (arrêts chaotiques), ça reste une expérience vraiment sympa. Le réveil dans une gare/restaurant où les échoppes ne sont là que pour notre train, à 5h du mat ! En toile de fond, des chapeaux coniques en plein labeur, dans des rizières verdoyantes à perte de vue…
Jour 15 Hoi An, site classé par l’UNESCO



Notre transfert en bus de la gare de Danang vers Hoi An se déroule de manière assez rocambolesque. L’engin ne s’arrête quasiment pas… Il roule doucement pendant qu’un gugusse nous fait signe de monter à bord. Un autre s’empare de notre valise pour la jeter entre 2 cages à poules dans le couloir central ! Quelques minutes avant l’arrivée, le gugusse de la valise se poste devant nous en montrant son tas de billets d’un air déterminé ! Résultat, nous payons 100 000 dongs (4 euros) le double du vrai tarif … mais bon, c’est le jeu ma pauv Lucette !
Hoi An est à la hauteur de nos attentes. Rare ville épargnée par la guerre, ses petites maisons aux toitures colorées sont intactes. Les façades pastels défraichies confèrent au lieu un charme authentique. Ville réputée pour ses tailleurs, on en trouve tous les 20 mètres ! Il est très facile de se faire tailler un costume ou une robe de soirée à partir d’une simple photographie. Au hasard d’une ruelle nous découvrons un atelier où des petites mains s’afférent sur des machines à coudre… Combien gagnent ces couturières dans un pays où le salaire moyen est de 70 dollars par mois ? En début de soirée la ville s’éclaire de petits lampions chinois et nous prenons notre diner à l’étage d’un petit restaurant avec une vue splendide sur le port. Le lendemain matin, nous louons des vélos pour aller à la plage de Cua Daï à quelques kms au nord de Hoï An. Sur la route, de superbes affiches de propagandes dans le plus pur style communiste, au programme: travail, famille et patrie !
Jour 16 Hué, les mausolées, la cité impériale.

Nous remontons vers le nord du pays en passant la fameuse barrière climatique nord/sud. Nous n’empruntons pas le col des nuages qui matérialise cette séparation de climat, mais un tunnel routier qui renforce encore plus le contraste. En arrivant à Hué la température est du coup beaucoup moins douce (15°) et le lendemain nous adaptons nos tenues pour les visites du jour : les mausolées de Tu Duc, Ming Mang, Kai Dinh et dans l’après midi la cité impériale. En 1947 un incendie à malheureusement détruit la cité pourpre interdite dont la complète restauration devrait être achevée 2035 (nous reviendrons en famille !)
Jour 17, Hanoï, visite de la ville.

Nous décollons de Hué dans la soirée en rentrant de la cité impériale. Nous avons réservé une chambre pour 2 nuits au Hanoï Holiday Hotel par Internet juste avant le départ. Le jeune réceptionniste est sympa mais la chambre pas terrible :—( On profite quand même du laundry service pour laver 3kg de linge (4 euros avec repassage) Notre visite d’Hanoï débute par le quartier des 36 corporations, tout proche de notre hôtel. Le nom des rues correspond à une profession. Par exemple : nous logeons à Hàng Manh (stores en bambou) secteur beaucoup plus calme que Hàng Bac (les graveurs sur marbre !) Flo vérifie sur la carte s’il n’existe pas un Hàng Nutella ! ;—) Dans le quartier routard nous réservons chez Ocean Tours nos excursions à venir et dans la même rue, nous investissons sur un Van Gogh et un Lichtenstein (des copies bien sûr, nous ne sommes millionnaires qu’en dongs Viêt !)
Nous remontons ensuite vers le nord de la ville vers le musée Ho Chi Minh et son mausolée, qui est malheureusement fermé. Nous planifions sa visite pour le jour de notre départ… comme un adieu au Vietnam et à l’oncle Ho ! Avides de nouvelles expériences culinaires nous avions une adresse pour gouter un bon morceau de chien en ville du côté du lac de l’ouest ! Après quelques recherches on s’installe finalement dans une gargote pour y déguster une belle brochette de “Tît Cho” …et contre toute attente, la viande est tendre, légèrement prononcée entre la chèvre et le porc mais pas mauvaise du tout ! Alors gare à vos toutous à notre retour :—) Avec nos 30 millions d’amis on est pas prêt de crever de faim…
Jour 18, Hanoï Ninh Binh, Hoa Lu, Tam Coc

Surnommée “Baie d’Ha Long terrestre" en raison de la similitude de ses paysages montagneux à ceux de la huitième merveille du monde, Tam Cốc (3 grottes en vietnamien), est l’un des plus beaux sites du Nord Vietnam. Ceux qui ont vu “Indochine” se souviendront de ce lieu magique où Vincent Perez et Linh Dam Pham viennent s’abriter. Malgré les messages d’attention du routard, pas de ventes forcées sur notre petite barque, sans doute grâce à la présence de Tuân, notre guide très sympa. Dans la soirée nous assistons aux spectacle de marionnettes sur eau, près du lac Hoan Kiem.
Jour 19, Baie d’Ha Long, croisière jonque Baï tho

Pour le point d’orgue de notre voyage, la mythique baie d’Ha Long, c’est à bord d’une jonque traditionnelle que nous embarquons pour un croisière de 2 jours / 1 nuit. Après un rafraichissement en cabine, un repas soigné et très copieux est servi. Dans l’après midi nous pagayons une petite heure au milieu des rochers karstiques de la baie. La légende dit qu’un dragon se débâtant dans l’eau aurait créé ses formes en taillant les montagnes avec sa queue.
Jour 20, Baie d’Ha Long, grotte Sung Sot

Nous faisons la connaissance de 2 québécois très sympas qui nous font voyager un peu plus avec leur irrésistible accent. Au réveil, de la fenêtre de notre cabine nous pouvons voir le jour se lever sur la baie. Nous visitons dans la matinée “Sung Sot cave” une des plus vastes grottes de la baie. 2 salles gigantesques aux éclairages multicolores. A la sortie, l’une des plus belles vues de la baie s’offre à nous. Au retour sur Hanoï, nous achetons nos derniers souvenirs, parmi lesquels de succulents bonbons chinois au yoghourt, au maïs et au riz de printemps !
Jour 21, Hanoï - Singapour

Ce matin direction le mausolée d’Ho Chi Minh père de la nation, mort en 1969. Le site est vraiment sous haute surveillance… si bien qu’on se fait reprendre de volée par un garde lorsque Flo me chuchote à l’oreille… Eh oui, les bras croisés, chuchotements et sourires sont interdits au passage devant le corps embaumé de l’oncle Ho. Nous quittons aujourd’hui le Vietnam direction Singapour, où nous nous installons pour un stop d’une longue journée…
Jour 22, 30 heures à Singapour


Qu’est ce qu’on a fait de nos 30 heures dans cette ville ULTRA clean, moderne, étonnante ? Inventaire : On perd nos toiles de maître à l’aéroport, on s’installe au 13ème étage du Peninsula Excelsior, on admire le skyline de la marina, on achète de jolies baguettes dans le quartier chinois et des stylos colorés dans Little India, à Sentosa on trempe nos pieds à Siloso Beach et on s’envoie en l’air dans le Tiger Sky Tower (en tout bien tout honneur !). On boit une drôle de boisson avec des boulettes flottantes, on flâne sur Orchard Road au milieu des gigantesques Mall, on goûte un double Mac Spicy vraiment spicy, on cherche des papiers qui trainent dans cette ville super propre… mais on n’en trouve pas ! On traverse le mythique Raffles Hôtel et pis, et pis, c’est déjà pas mal ! A 23h55, on retrouve nos toiles de maître (merci Singapore Airlines !) et on embarque en tongs dans notre 380 direction CDG et son froid polaire !
Jour 23, Paris – Lyon, choc thermique, fin du trip !


Roissy Charles de Gaulle, 06h40, on attend fébrilement nos valises (forcément en chemise et en tongs !) ensuite c’est TGV jusqu’à Part Dieu, métro et bus ! Des 31° de Singapour au –1° de Limonest, c’est le grand écart ! Notre carcasse supporte le choc mais il faut vite rallumer la chaudière pour trier les 1300 photos, le linge et les souvenirs de voyage. Nous pensons déjà au prochain qui s’est peut-être décidé dans le little India de Singapour…
Les logements, transports, budget et bons plans sur chaque étapes… A titre indicatif le budget global de ce voyage est de 1550 euros /personne tout compris, vols, hôtels, faux frais, visas etc. VOLS INTERNATIONAUX images Singapore Airlines: 750 euro aller le 10.01 retour 31.01
Paris – Singapore Singapore – Siem Reap Hanoï –Singapore Singapore – Paris
(CDG 11.15 - SIN 07.00) (SIN 14.35 - REP 15.45) (SGN 13.25 - SIN 16.25) (SIN 23.55 - CDG 06.40)
Achat en ligne sur le site de la Cie en mode multi-ville pour bénéficier du stop over de 24 heures à Singapour.
SINGAPOUR Pour une escale courte (-de10h) s’adressez au bureau d’accueil Singapore visitor center pour un free shuttle gratuit vers le centre ville.
SIEM REAP Golden Takeo : chambre double 6 dollars, Prom le gérant est très sympa et il parle bien anglais, voir avec lui pour le bus vers Phnom Penh (5 dollars environ), petit déjeuner en face chez Mother home Guesthouse. Tuk tuk à la journée sur Angkor 13 dollars pour les principaux sites : Angkor, Vat, Tom et Prom. Bus local :
PHNOM PENH Sokha Heng Guesthouse : chambre double 20 dollars, très bon emplacement proximité du palais royal et du musée national. Restaurant le Romdeng pour gouter le plat national le Amok dans un Ets qui réhabilite des enfants des rues, très classe, très bon… Bateau lent vers Chau Doc : 30 dollars /pers. bus local de Chau Doc vers Cantho : en arrivant à Chau direction la gare routière : 50000 dongs
CANTHO Hien Guesthouse : Chambre aveugle au RDC 6 dollars, au coeur de l’appartement des propriétaires dans une petite ruelle très étroite. Douches communes avec la famille. L’excursion sur le Mékong vendu par le propriétaire (60 dollars) n’est pas très pro, si vous avez le temps chercher par une agence. Bus vers Rach Ghia : 50 000 dongs Prepaid simcard Vinaphone pour votre téléphone portale 2 euros environ, plusieurs appels vers la France et une dizaine d’appels locaux.
RACH GHIA Ferry vers Phu Quoc : Superdong 1 : 250 000 dongs Attention aux restos sur le quai hygiène suspecte (Hey people, Ziss izz eu Turista Warning !)
PHU QUOC Maï House Hôtel: 55 dollars/nuit avec PTJ John’s Tour: 15 dollars/pers Phu Quoc – Saigon : Vietnam Airlines / 30 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire
SAIGON Giang Son Guesthouse : 20 dollars/nuit avec PTJ Sinh Café : Tunnels de Cuchi (très bons guides) Saigon – Danang ; SE2, 38 euros, achetez au guichet du service touristique de Saïgon sur Phang ngu Lao (pas de commission) info sur les trains au Vietnam www.seat61.com Restaurants : Pho 24, Pho Quyin (Phan Ngu Lao, Pho 2000
DANANG En descendant du train, si vous vous rendez vers Hoi An, demandez à être déposé à l’arrêt du bus local pour Hoi An où négociez un transport direct (mais pas plus de 10 dollars)
HOI AN Hotel Thanh Binh 1, 1 le Loi : 18 dollars avec PTJ très bien placé (mi chemin Sinh café et vieux quartier), PTJ au Thanh Binh 3 un buffet 3 étoiles. Before and now : Un bar /resto branché dont le propriétaire est un peintre qui réalise des tableaux magnifiques dans le style Wharol.
HUE Binh Minh Sunrise hôtel : 20 dollars, chambre, douche avec PTJ, bien placé dans le centre ville à 100m du Sinh Café (réservation en descendant du bus open tour à l’arrivée) Visite des mausolées et de la cité impériale, Sinh Café, 10 dollars / pers. Hue - Hanoi : Vietnam Airlines / 35 dollars Vols type Low Cost tarif aléatoire
HANOI Hanoï Holiday hotel : 18 dollars, 2 nuits, la chambre au dernier étage vraiment pas terrible ! Royal hôtel 2 : 1 nuit, 20 dollars, en face du Hanoï Holiday, très propre. Ocean tours : Ninh Binh - Hoa lu -Tam Coc : 49 dollars /pers Ocean tours : 2 jours 1 nuit baie Ha Long : 105 dollars/pers
SINGAPOUR SSH Singapore Stop Over Holiday : Package vendu par la Cie aérienne permettant d’obtenir 10% sur les hôtels sélectionnés mais surtout des entrées gratuites pour plusieurs attractions. Package 67 euros : chambre hôtel + hop-on bus (la ligne de bus touristique), les transferts, les entrées sur Sentosa, Tiger Sky Tower, jardin botanique et une carte Sim pour votre portable (quelques mn d’appel) Peninsula Excelsior Hotel : un 4* bénéficiant d’une vue superbe orientée pour certaine chambre sur Clarke Quay
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
La Première d'Air France English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Je suis optimiste et je créé ce nouveau topic en me disant que dorénavant La Première et la Classe Affaires allaient être deux produits différents.
Première info, la sélection pour le recrutement des PNC dédiés à La Première est lancée depuis le 22 juin, elle s'étalera jusqu'au 20 août. Les stages de formation suivront très rapidement. A suivre...
Très beau site à Ninh Binh (Vietnam) English translation pending
Aujourd'hui, j'aimerais vs parler d'une tres beau site ou je ne vois jamais un touriste, et c'est bien dommage car, non seulement le panorama du haut du piton est magnifique, mais il fait partie de l'Histoire de France. Le lieu s'appelle Non Nuoc et est situé en plein milieu de Ninh Binh, la ville où passer pour aller au célèbre Tam Coc. C'est un piton qui domine la vallée de la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge; d'un côté, ssuperbe panorama sur la rivière et le delta, de l'autre, sur Ninh Binh et la Baie d'Along terrestre, le tout pour 2000 dong d'entrée.
Pour ceux que l'histoire interresse, vu son emplacement, ce piton etait occupé par l'Armée française, qui y avait construit 2 blockhaus. C'est là que Bernard de Lattre de Tassigny, fils du maréchal, résistant à l'âge de 15 ans et soldat de l'Armée de Libération à 16 sur dispense de de Gaulle -il a fait toute la Campagne de France- a été tué le 30 mai 1951 lors d'une attaque surprise de nuit du Vietminh; il avait 23 ans. Cela fait partie de l'histoire non parce qu'il a été tué au Vietnam, comme 150 000 autres, mais parce que le gouvernement lui a organisé des funérailles nationales très émouvantes, qui ont fait prendre conscience aux français, jusqu'ici peu informés, qu'une guerre terrible se déroulait à 12 000 km de chez eux, tout comme le répugnant massacre de My Lai par les américains a enfin ouvert les yeux de la masse sur les horreurs de la Guerre du Vietnam.
A gauche des marches, statue d'un jeune étudiant viet qui a planté un drapeau vietnamien sur un édifice public de Hanoi dans les années 30 et a été guillotinné; à gauche, le blockhaus, encore intact, contrôlant le passage sur la rivière, à droite, celui, détruit, surveillant la ville: entre les deux, un petit pagodon au pied duquel Bernard de Lattre a été retrouvé couvert de 80 blessures. Soyez gentils, brûlez des bâtons d'encens à la mémoire de Bernard de Lattre; sans des garçons comme lui, nous serions encore sous la botte des nazis !
Il est très simple d'y aller, c'est au bout de l'avenue sur le côté de laquelle se trouvent les gares routières et ferroviaire.
Pour ceux que l'histoire interresse, vu son emplacement, ce piton etait occupé par l'Armée française, qui y avait construit 2 blockhaus. C'est là que Bernard de Lattre de Tassigny, fils du maréchal, résistant à l'âge de 15 ans et soldat de l'Armée de Libération à 16 sur dispense de de Gaulle -il a fait toute la Campagne de France- a été tué le 30 mai 1951 lors d'une attaque surprise de nuit du Vietminh; il avait 23 ans. Cela fait partie de l'histoire non parce qu'il a été tué au Vietnam, comme 150 000 autres, mais parce que le gouvernement lui a organisé des funérailles nationales très émouvantes, qui ont fait prendre conscience aux français, jusqu'ici peu informés, qu'une guerre terrible se déroulait à 12 000 km de chez eux, tout comme le répugnant massacre de My Lai par les américains a enfin ouvert les yeux de la masse sur les horreurs de la Guerre du Vietnam.
A gauche des marches, statue d'un jeune étudiant viet qui a planté un drapeau vietnamien sur un édifice public de Hanoi dans les années 30 et a été guillotinné; à gauche, le blockhaus, encore intact, contrôlant le passage sur la rivière, à droite, celui, détruit, surveillant la ville: entre les deux, un petit pagodon au pied duquel Bernard de Lattre a été retrouvé couvert de 80 blessures. Soyez gentils, brûlez des bâtons d'encens à la mémoire de Bernard de Lattre; sans des garçons comme lui, nous serions encore sous la botte des nazis !
Il est très simple d'y aller, c'est au bout de l'avenue sur le côté de laquelle se trouvent les gares routières et ferroviaire.
Retour de l'hôtel Majestic Colonial, du 12 au 22 décembre 2008 English translation pending
Voyage à l’hôtel MAJESTIC COLONIAL, du 12 au 22 décembre 08
Nous voici de retour du Majestic colonial, et je vais essayer de faire un compte rendu clair et précis ( et un peu long je le crains J)
Commençons par le début : la réservation ! Nous sommes un couple, et nous voulions partir absolument dix nuits, pour en profiter un peu plus, car 7 nuits c’est juste. Bon pas beaucoup de voyagistes propose cela, ou très cher… En cherchant, je trouve le site Expédia .fr. Je fais plusieurs simulations, et finis par retenir la formule « voyage sur mesure ».
Je réserve donc pour des billets d’avions ( air France), puis l’hôtel… et je m’aperçois que je peux aussi réserver un transfert aéroport- hôtel et idem pour le départ … Cool… Ca évite le taxi. En regardant bien, je vois que nous serons pris en charge par l’agence réceptive « Club Caribe », avec qui nous avons fait toutes nos excursions les années précédentes, car ils collaborent avec Marsans. Jamais eu de problème, je réserve. Que vois je encore, je peux aussi réserver des excursions tjs avec Club Caribe ???? Ok, je signe, ce sera « Caribe Jet Set », que nous avions déjà fait, et que nous avions adoré.
Je paye, et je reçois toutes les confirmations par mail, avec les résas à imprimer. Deux jours après, nouveau mail m’indiquant nos places sur Air France. Ah, on est pas à côté… Bon, on est en Aout, j’appelle Air France, et une charmante dame me répond, pas de problème, je vais vous changer cela… Une heure après, je retourne sur le site d’ Expédia, les modifications étaient bien enregistrées.
IMPORTANT : la taxe d’entrée n’est pas comprise dans le prix, donc aller sur le site du consulat republique dominicaine, il y a un formulaire a imprimer pour faire la demande de carte d’entrée, vous envoyer un chèque, et vous l’avez par retour du courrier. Ou vous pouvez l’acheter à l’aéroport de Punta Cana, mais j’avais pas envie de faire la queue !
Une semaine avant le départ, j’appelle Club Caribe ( comme indiqué sur le bon de resa) pour confirmé les transferts et l’excursion. Je fais le n°, un monsieur me répond en espagnol, je tente un « vous parlez français ? », et il me répond, en français, « un instant s’il vous plait », et il me transfert sur la ligne d’un collègue parlant français. Ok, on confirme tout.
Le jour du départ : La veille, j’avais imprimer mes billets électroniques sur le site d’ Air France, on arrive, on va à la dépose bagage, passage à la douane et on attends … Embarquement à l’heure… mais là, ça coince.. Un Stewart nous informe qu’on attend encore 50 passagers, car problème à l’enregistrement… Bref, 2 heures de retard, car A Charles de Gaulle, ils y a eu un cafouillage pour l’enregistrement des bagages, et du coup tout le monde s’est retrouvé à la douane en même temps. Pas la faute d’Air France. Voyage impeccable, personnel souriant, repas meilleur qu’avec XL Airways !!
A l’arrivée : 1h30 de retard, mon inquiétude : notre transport sera-t-il encore làààààààà ???? Et bien oui ! Laissant lâchement mon cher et tendre récupérer les valises, une fois les formalités accomplies, je file chercher mon chauffeur. Il y a plusieurs comptoirs, et plein de gens avec des panneaux… je repère le comptoir « expédia- club caribe ». Le chauffeur nous attends, il verifie mes bons, me donne un livret « expédia » et m’informe que j’ai une réunion d’information le lendemain matin à 9h00. Ils sont habitué a travailler avec expédia, mais Etats-Unis, donc le livret est en anglais. Pas grave. Une fois les bagages récupérés, il nous conduit à notre mini bus, pour nous tous seuls ! 30 mn plus tard, arrivée à l’hôtel.
L’hôtel :
Très belle réception… à peine installés au comptoir, Roddy, qui parle français, nous donne nos bracelets, le plan, nos clés de chambre, et pour les serviettes. Pendant ce temps, un cocktail de bienvenue nous a été servi. 3 semaines auparavant, j’avais envoyé un mail ( en espagnol, merci les sites de traduction) pour demander une chambre bloc 1 ou 2, et un lit king size. Nos souhaits on été respectés, nous sommes bâtiment 1, chambre 1246 . Un porteur nous amène avec nos valises, nous fait visiter la chambre, mini bar, coffre ( gratuit)… parfait. La chambre est très grande, comme sur les photos, avec un vrais jacuzzi 2 places ! La douche est immense ! Les portes en verre ne nous ont jamais gênés. Nous avions une grande terrasse, avec vue partielle sur la mer. La chambre sent un peu l’humidité, mais des que l’on arrête la clim et que l’on ouvre la porte fenêtre, plus rien ne sent. Nous n’avons pas mis la clim du séjour. De l'anti moustique le soir peut servir .
Ménage : je laissais 2 dollars par jour à la femme de chambre ( les seuls pourboires d’ailleurs), et tout était impeccable : serviettes et draps changés tous les jours, jolies fleurs, et même des débarbouillettes . C’était la même femme de chambre tous les jours et elle nous a fait un grand au revoir le dernier jour.
Le site : très beau, super bien entretenu, ils nettoient sans cesse. Pas contre, pas de déco de Noël a notre arrivée, lorsque j’ai posé la question à la réception, on m’a répondu qu’avec L’ Elégance à côté, ils ont pris du retard. Ils ont installés les déco dans la semaine, mais en privilégiant l’ Elégance, je pense qu’ils n’avaient pas reçu toutes les déco.
La piscine : géniale ! le fait qu’elle soit tout en longueur, on n’est jamais les uns sur les autre, on ne se bagarre pas pour les places. Nous étions super bien placé, on sortait de la chambre, on descendait l’escalier, on faisait 25 m, et on arrivait direct sur la piscine, et la plage juste après. On a passé la semaine installés à la piscine, et on allait se baigner dans la mer. Très peu d’algues, un peu le matin, mais rien de gênant. Beaucoup d’espace sur la plage. On a été se ballader sur la gauche en regardant la plage, passé le bavaro hotel et le barcelo, il y a la construction du Moon palace ( c’est immense, mais pas fini du tout) et après une grande plage sauvage, super pour faire des photos ! Le temps : il a plu tous les jours … au moins 10 mn lol, rien de gênant ! Du vent, donc des vagues, sauf les 2 derniers jours, ca aide à supporter la chaleur.
Les restos : Accès libre, mais réservation pour Le gourmet et le Japonais, on peut réservé tous les jours si on veut !
Buffet de la plage le midi « hispagnola » : Bof, c’est pour manger vite fait sans quitter la plage. Vue sublime. Le soir cela se transforme en 2 restos : le steak house à la carte, et le tres carabelas, a la carte aussi. Steak house viande ( ils ne savent pas faire cuire la viande, mais le chateaubriand était très bon, pas trop cuit !) et le tres carabelas poisson : langouste très bonne, ainsi que les crevettes.
Buffet Supreme : Petit dej, dejeuner, diner :
Beaucoup de choix au petit dej, crêpes faites à la demande, omelettes, pan cakes, milk shakes frais, et vrai jus d’orange. Bon les viennoiseries, il n’y a qu’en France que j’arrive à les manger… Mais les crêpes..hummm
Déjeuner et diner : viande/ poisson grillés, buffet avec du choix, ilots de pates, pizzas ( très bonnes), salade bar… Faut être difficile pour pas trouver, et des vraies frites fraiches ! Les desserts sont fait maison, et c’est la première fois que je trouve cela très bon !
Restaurant Taino : Mexicain / Dominicain : bof
Le japonais ( show cooking) : sur réservation, pantalon long et t shirt ou chemise manche courtes pour les messieurs. Un vrai show, j’ai trouvé très bon, les sushis en entrée sont frais, les tempuras aussi, puis une assiettes avec riz, poulet, bœuf, poisson, crevettes, le tout fait devant nous… très bon !
Le goumet : sur réservation aussi, chaussures fermées pour les messieurs. Vous avez doit a une entrée, un potage (la bisque de homard un délice)et un plat : pour le filet de bœuf : demander saignant « bloody », ça les surprends un peu, mais au moins il est pas trop cuit ! le poisson très bon, c’est fin. Cela ne peut être comparé à un gastronomique français, mais cela est plus que valable !
Le personnel : super gentil, serviable .. beaucoup parle un peu français, on arrive tjs à se faire comprendre, et ils apprécient quand on essaye de parler espagnol ! Je le parle un peu, et je voyait a leur grand sourire que cela les touche. Ils travaillent 6 jours sur 7, sont peu payés, mais ils sont étonnants de gentillesse et de joie de vivre !
Ils y avait des français ( bises à Valérie et Dominique ! ), des Québécois ( trop cool), des espagnols et des américains ( ne savent pas se tenir) . Et beaucoup de mariages !
En résumé ( hum hum), nous avons passé une semaine idyllique, nous reviendrons l’année prochaine, à l’ Elégance cette fois ci, qui était presque fini, et qui est encore plus beau ! Cet hôtel se rapproche vraiment d’un service parfait, il y a une salle internet, et dans cette salle vous avez aussi des livres, presse.
Pour finir, la veille le représentant de Club caribe a affiché nos horaires de départ ( 17h00 pour décollage 21h) et nous a appelé dans notre chambre pour confirmer. L’excursion avec eux était géniale, tout en catamaran, nous étions 28 pour un cata de 100 places, et nous étions 4 français, ils ont eu la gentillesse de nous faire une table de français pour le déjeuner. Merci Israel, vous êtes un guide top !
Le voyage de retour est impeccable, rien à redire. Tout cela me manque déjà, vivement décembre 2009 !!!!!
Pour ceux qui aurons eu la patience de tout lire, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions, car j’ai du oublier pleins de détails !
Une petite chose encore : je sais que nous sommes en vacances, mais s’il vous plait, faite un effort le soir pour vous habiller un minimum ! Cela est choquant dans le lobby, de voir le soir déambuler des gens en tongs avachies, bermudas et marcel… mesdames cela vaut aussi pour vous ! J’ai de nouveau pu apprécier l’élégance des espagnol(e)s, que je côtoies chaque été, c’est un plaisir pour les yeux ! Et un sourire envers le personnel aide beaucoup …. Mais cela n’est qu’une question de savoir vivre !
Nous voici de retour du Majestic colonial, et je vais essayer de faire un compte rendu clair et précis ( et un peu long je le crains J)
Commençons par le début : la réservation ! Nous sommes un couple, et nous voulions partir absolument dix nuits, pour en profiter un peu plus, car 7 nuits c’est juste. Bon pas beaucoup de voyagistes propose cela, ou très cher… En cherchant, je trouve le site Expédia .fr. Je fais plusieurs simulations, et finis par retenir la formule « voyage sur mesure ».
Je réserve donc pour des billets d’avions ( air France), puis l’hôtel… et je m’aperçois que je peux aussi réserver un transfert aéroport- hôtel et idem pour le départ … Cool… Ca évite le taxi. En regardant bien, je vois que nous serons pris en charge par l’agence réceptive « Club Caribe », avec qui nous avons fait toutes nos excursions les années précédentes, car ils collaborent avec Marsans. Jamais eu de problème, je réserve. Que vois je encore, je peux aussi réserver des excursions tjs avec Club Caribe ???? Ok, je signe, ce sera « Caribe Jet Set », que nous avions déjà fait, et que nous avions adoré.
Je paye, et je reçois toutes les confirmations par mail, avec les résas à imprimer. Deux jours après, nouveau mail m’indiquant nos places sur Air France. Ah, on est pas à côté… Bon, on est en Aout, j’appelle Air France, et une charmante dame me répond, pas de problème, je vais vous changer cela… Une heure après, je retourne sur le site d’ Expédia, les modifications étaient bien enregistrées.
IMPORTANT : la taxe d’entrée n’est pas comprise dans le prix, donc aller sur le site du consulat republique dominicaine, il y a un formulaire a imprimer pour faire la demande de carte d’entrée, vous envoyer un chèque, et vous l’avez par retour du courrier. Ou vous pouvez l’acheter à l’aéroport de Punta Cana, mais j’avais pas envie de faire la queue !
Une semaine avant le départ, j’appelle Club Caribe ( comme indiqué sur le bon de resa) pour confirmé les transferts et l’excursion. Je fais le n°, un monsieur me répond en espagnol, je tente un « vous parlez français ? », et il me répond, en français, « un instant s’il vous plait », et il me transfert sur la ligne d’un collègue parlant français. Ok, on confirme tout.
Le jour du départ : La veille, j’avais imprimer mes billets électroniques sur le site d’ Air France, on arrive, on va à la dépose bagage, passage à la douane et on attends … Embarquement à l’heure… mais là, ça coince.. Un Stewart nous informe qu’on attend encore 50 passagers, car problème à l’enregistrement… Bref, 2 heures de retard, car A Charles de Gaulle, ils y a eu un cafouillage pour l’enregistrement des bagages, et du coup tout le monde s’est retrouvé à la douane en même temps. Pas la faute d’Air France. Voyage impeccable, personnel souriant, repas meilleur qu’avec XL Airways !!
A l’arrivée : 1h30 de retard, mon inquiétude : notre transport sera-t-il encore làààààààà ???? Et bien oui ! Laissant lâchement mon cher et tendre récupérer les valises, une fois les formalités accomplies, je file chercher mon chauffeur. Il y a plusieurs comptoirs, et plein de gens avec des panneaux… je repère le comptoir « expédia- club caribe ». Le chauffeur nous attends, il verifie mes bons, me donne un livret « expédia » et m’informe que j’ai une réunion d’information le lendemain matin à 9h00. Ils sont habitué a travailler avec expédia, mais Etats-Unis, donc le livret est en anglais. Pas grave. Une fois les bagages récupérés, il nous conduit à notre mini bus, pour nous tous seuls ! 30 mn plus tard, arrivée à l’hôtel.
L’hôtel :
Très belle réception… à peine installés au comptoir, Roddy, qui parle français, nous donne nos bracelets, le plan, nos clés de chambre, et pour les serviettes. Pendant ce temps, un cocktail de bienvenue nous a été servi. 3 semaines auparavant, j’avais envoyé un mail ( en espagnol, merci les sites de traduction) pour demander une chambre bloc 1 ou 2, et un lit king size. Nos souhaits on été respectés, nous sommes bâtiment 1, chambre 1246 . Un porteur nous amène avec nos valises, nous fait visiter la chambre, mini bar, coffre ( gratuit)… parfait. La chambre est très grande, comme sur les photos, avec un vrais jacuzzi 2 places ! La douche est immense ! Les portes en verre ne nous ont jamais gênés. Nous avions une grande terrasse, avec vue partielle sur la mer. La chambre sent un peu l’humidité, mais des que l’on arrête la clim et que l’on ouvre la porte fenêtre, plus rien ne sent. Nous n’avons pas mis la clim du séjour. De l'anti moustique le soir peut servir .
Ménage : je laissais 2 dollars par jour à la femme de chambre ( les seuls pourboires d’ailleurs), et tout était impeccable : serviettes et draps changés tous les jours, jolies fleurs, et même des débarbouillettes . C’était la même femme de chambre tous les jours et elle nous a fait un grand au revoir le dernier jour.
Le site : très beau, super bien entretenu, ils nettoient sans cesse. Pas contre, pas de déco de Noël a notre arrivée, lorsque j’ai posé la question à la réception, on m’a répondu qu’avec L’ Elégance à côté, ils ont pris du retard. Ils ont installés les déco dans la semaine, mais en privilégiant l’ Elégance, je pense qu’ils n’avaient pas reçu toutes les déco.
La piscine : géniale ! le fait qu’elle soit tout en longueur, on n’est jamais les uns sur les autre, on ne se bagarre pas pour les places. Nous étions super bien placé, on sortait de la chambre, on descendait l’escalier, on faisait 25 m, et on arrivait direct sur la piscine, et la plage juste après. On a passé la semaine installés à la piscine, et on allait se baigner dans la mer. Très peu d’algues, un peu le matin, mais rien de gênant. Beaucoup d’espace sur la plage. On a été se ballader sur la gauche en regardant la plage, passé le bavaro hotel et le barcelo, il y a la construction du Moon palace ( c’est immense, mais pas fini du tout) et après une grande plage sauvage, super pour faire des photos ! Le temps : il a plu tous les jours … au moins 10 mn lol, rien de gênant ! Du vent, donc des vagues, sauf les 2 derniers jours, ca aide à supporter la chaleur.
Les restos : Accès libre, mais réservation pour Le gourmet et le Japonais, on peut réservé tous les jours si on veut !
Buffet de la plage le midi « hispagnola » : Bof, c’est pour manger vite fait sans quitter la plage. Vue sublime. Le soir cela se transforme en 2 restos : le steak house à la carte, et le tres carabelas, a la carte aussi. Steak house viande ( ils ne savent pas faire cuire la viande, mais le chateaubriand était très bon, pas trop cuit !) et le tres carabelas poisson : langouste très bonne, ainsi que les crevettes.
Buffet Supreme : Petit dej, dejeuner, diner :
Beaucoup de choix au petit dej, crêpes faites à la demande, omelettes, pan cakes, milk shakes frais, et vrai jus d’orange. Bon les viennoiseries, il n’y a qu’en France que j’arrive à les manger… Mais les crêpes..hummm
Déjeuner et diner : viande/ poisson grillés, buffet avec du choix, ilots de pates, pizzas ( très bonnes), salade bar… Faut être difficile pour pas trouver, et des vraies frites fraiches ! Les desserts sont fait maison, et c’est la première fois que je trouve cela très bon !
Restaurant Taino : Mexicain / Dominicain : bof
Le japonais ( show cooking) : sur réservation, pantalon long et t shirt ou chemise manche courtes pour les messieurs. Un vrai show, j’ai trouvé très bon, les sushis en entrée sont frais, les tempuras aussi, puis une assiettes avec riz, poulet, bœuf, poisson, crevettes, le tout fait devant nous… très bon !
Le goumet : sur réservation aussi, chaussures fermées pour les messieurs. Vous avez doit a une entrée, un potage (la bisque de homard un délice)et un plat : pour le filet de bœuf : demander saignant « bloody », ça les surprends un peu, mais au moins il est pas trop cuit ! le poisson très bon, c’est fin. Cela ne peut être comparé à un gastronomique français, mais cela est plus que valable !
Le personnel : super gentil, serviable .. beaucoup parle un peu français, on arrive tjs à se faire comprendre, et ils apprécient quand on essaye de parler espagnol ! Je le parle un peu, et je voyait a leur grand sourire que cela les touche. Ils travaillent 6 jours sur 7, sont peu payés, mais ils sont étonnants de gentillesse et de joie de vivre !
Ils y avait des français ( bises à Valérie et Dominique ! ), des Québécois ( trop cool), des espagnols et des américains ( ne savent pas se tenir) . Et beaucoup de mariages !
En résumé ( hum hum), nous avons passé une semaine idyllique, nous reviendrons l’année prochaine, à l’ Elégance cette fois ci, qui était presque fini, et qui est encore plus beau ! Cet hôtel se rapproche vraiment d’un service parfait, il y a une salle internet, et dans cette salle vous avez aussi des livres, presse.
Pour finir, la veille le représentant de Club caribe a affiché nos horaires de départ ( 17h00 pour décollage 21h) et nous a appelé dans notre chambre pour confirmer. L’excursion avec eux était géniale, tout en catamaran, nous étions 28 pour un cata de 100 places, et nous étions 4 français, ils ont eu la gentillesse de nous faire une table de français pour le déjeuner. Merci Israel, vous êtes un guide top !
Le voyage de retour est impeccable, rien à redire. Tout cela me manque déjà, vivement décembre 2009 !!!!!
Pour ceux qui aurons eu la patience de tout lire, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions, car j’ai du oublier pleins de détails !
Une petite chose encore : je sais que nous sommes en vacances, mais s’il vous plait, faite un effort le soir pour vous habiller un minimum ! Cela est choquant dans le lobby, de voir le soir déambuler des gens en tongs avachies, bermudas et marcel… mesdames cela vaut aussi pour vous ! J’ai de nouveau pu apprécier l’élégance des espagnol(e)s, que je côtoies chaque été, c’est un plaisir pour les yeux ! Et un sourire envers le personnel aide beaucoup …. Mais cela n’est qu’une question de savoir vivre !
Croisière Costa "Perles de l'océan Indien" English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons mon mari et moi le 15 janviers de la réunion pour une croisière de 15 jours avec costa qui s'appelle per le de l'océan indien. On aurait aimé avoir des témoignages de personnes qui ont déjà fait cette croisière. Si des personnes partent à la mâme date que nous n'hésitez pas à nous contacter.
à bientôt. Et j'attend tous vos témoignages. 😎
Koh Phayam, île près de Ranong (Thaïlande) English translation pending
Bonjour ! Peut on se déplacer à moto sur l'île de Koh Phayam (et aussi sur Chang 2) ? Des témoignages récents de Phayam (bungalows, restôs, balades batô, ...) ?
Rien de récent sur le forum ... Merci à vous !
Voyage à planifier au Costa Rica English translation pending
Bonjour, Nous voulons, mon conjoint et moi nous planifier un voyage en partance du Québec, pour le Costa-Rica.
Nous n'avons pas un énorme budget, donc nous aimerions avoir des idées pour un itinéraire et des endroits pour coucher, soit des cabanas et des hotels pas trop dispendieuses. Nous disposons de 12 a 15 jours.Nous voulons voir au moins un volcan, la parc Manuel Antonio, les plages coté pacifique et caraibes, Si on a le temps les forest nuageuse. Avez vous des idées. Nous allons louer un 4X4 arrivé a San José. C'est notre premier voyage, et avec si peu de temps on voudrait voir ce qu'il y a de plus beau... Alors S.V.P. mes amis voyageurs, voulez vous m'aider en me donnant une idée de combien cela me couterait. On pourrait disposer de 2000. canadien en forcant la note. Est-Ce réalisable . On veut quand même pas manger tous les jours la même chose. J'attends vos réponse ceux et celles qui ont déja fait ce voyage. Merci à l'avance. ( on partirait fin mars ) ( je crois que les billets d'avion sont 900.00 ?? )
Japon hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendons au Japon pour 17 jours fin avril. Nous avons tout réservé: hôtels, ryokans, visites diverses sur Tokyo et Kyoto, etc. et avant déjà pas mal de documentation (guides et docs de l'office de tourisme à Paris). Pour info, notre tour prévoit 7 nuits à Tokyo, 6 à Kyoto, 2 à Myiajima et 1 à Osaka. Cependant nous voudrions savoir si certains d'entre vous auraient des adresses d'endroits peu (moins) touristiques (en tous les cas hors touristes européens/américains) qui sortent des adresses habituelles ? Visite sde villages, de petits ports, de sites divers, etc.. Nous serions intéressés par une incursion dans un Japon moins "urbain", plus rural ou plus maritime sans avoir à "monter" trop vers le Nord.
Merci d'avance
Popsette
Nous nous rendons au Japon pour 17 jours fin avril. Nous avons tout réservé: hôtels, ryokans, visites diverses sur Tokyo et Kyoto, etc. et avant déjà pas mal de documentation (guides et docs de l'office de tourisme à Paris). Pour info, notre tour prévoit 7 nuits à Tokyo, 6 à Kyoto, 2 à Myiajima et 1 à Osaka. Cependant nous voudrions savoir si certains d'entre vous auraient des adresses d'endroits peu (moins) touristiques (en tous les cas hors touristes européens/américains) qui sortent des adresses habituelles ? Visite sde villages, de petits ports, de sites divers, etc.. Nous serions intéressés par une incursion dans un Japon moins "urbain", plus rural ou plus maritime sans avoir à "monter" trop vers le Nord.
Merci d'avance
Popsette
Hôtel pas trop cher près de l'aéroport de Tahiti English translation pending
Bonjour,
Je dois aller à Tahiti début novembre. Mon vol arrivera tard . Je cherche un hôtel ou une pension pas trop cher et pas trop loin de l'aéroport pour 2 nuits. Je n'ai pas besoin d'un hotel de luxe. Je voudrais un truc propre et une chambre avec douche et WC. Avez vous des idées ? Merci d'avance, N
Je dois aller à Tahiti début novembre. Mon vol arrivera tard . Je cherche un hôtel ou une pension pas trop cher et pas trop loin de l'aéroport pour 2 nuits. Je n'ai pas besoin d'un hotel de luxe. Je voudrais un truc propre et une chambre avec douche et WC. Avez vous des idées ? Merci d'avance, N
Hôtel Sunscape Casa del Mar à Bayahibe? English translation pending
Je pars en voyage de noces (2 semaines) en janvier 2007, et j'aimerais avoir les impressions des personnes qui y sont déjà allées.
Merci
Votre avis sur les aéroports English translation pending
Loin de moi l'idée de lancer un débat ou une quelconque polémique, mais je voudrai bien savoir et avoir votre avis sur "notre" aéroport national, savoir si je suis vraiment un raleur (ce que je ne crois pas) ou si vous avez la même opinion que moi à son propors...à savoir qu'il est vraiment indigne d'un pays comme la France qui se veut toujrous aux avants postes (hhahaha...) et qui ne cesse de "crier" qu'elle est la meilleure....
Franchement, je trouve que Charles de Gaulle "craint" de plus en plus, et vous ?🤪
Rencontre à Nandrin (Belgique) le 9 juillet 2005 English translation pending
La rencontre parisienne du 30 mai a accouché d'une nouvelle occasion de se retrouver et d'accueillir de nouvelles frimousses liées à des pseudos sympas ou farfelus.
Je n'ai pas encore trop d'idées sur le programme des festivités mais je vous tiens au courant de l'évolution des choses et j'ouvre la liste des participants avec mon cher prof de photo et sa moitié, j'ai nommé :
VILCANOTA & FRANCOISE
J'espère que vous viendrez nombreux et que cette liste s'allongera très vite.
Pour info, Nandrin se situe à 22 kms de Liège, c'est à la porte des Ardennes Belges. C'est un village de campagne et ma maison est un peu difficile à trouver mais l'itinéraire sera bien flêché car j'entends déjà d'ici certaines mauvaises langues qui vous diront que quand j'explique comment faire pour y arriver, c'est encore pire pour la trouver...😠 hein Marie!!!
Je n'ai pas encore trop d'idées sur le programme des festivités mais je vous tiens au courant de l'évolution des choses et j'ouvre la liste des participants avec mon cher prof de photo et sa moitié, j'ai nommé :
VILCANOTA & FRANCOISE
J'espère que vous viendrez nombreux et que cette liste s'allongera très vite.
Pour info, Nandrin se situe à 22 kms de Liège, c'est à la porte des Ardennes Belges. C'est un village de campagne et ma maison est un peu difficile à trouver mais l'itinéraire sera bien flêché car j'entends déjà d'ici certaines mauvaises langues qui vous diront que quand j'explique comment faire pour y arriver, c'est encore pire pour la trouver...😠 hein Marie!!!
Ah les préjugés! English translation pending
Qui n'a jamais entendu des préjugés grotesques et qui vous ont fait marrer!!!!!!!!!!!
Voici quelques petits préjugés donc j'ai eu l'honneur d'entendre: Mais au burkina ils ont de l'electricité? Ils doivent tous dormir dans des huttes en bois! En syrie mais ils vont tous te fusillier. Mais il n'y a pas de routes au maroc tu vas te perdre!
Si vous avez eu echos de quelques prejugés n'hesitez pas a les mettre !!
Voici quelques petits préjugés donc j'ai eu l'honneur d'entendre: Mais au burkina ils ont de l'electricité? Ils doivent tous dormir dans des huttes en bois! En syrie mais ils vont tous te fusillier. Mais il n'y a pas de routes au maroc tu vas te perdre!
Si vous avez eu echos de quelques prejugés n'hesitez pas a les mettre !!
Où iriez-vous "sur un coup de tête"? English translation pending
Admettons que vous traversiez une période très difficile de votre vie, et que des fois, pour aller mieux, la solution c'est de partir loin, se ressourcer, etc.
On est l'hiver, donc ça limite.
Vous avez des sous de côté mais c'est pas non plus le Pérou.
Vous iriez où, là comme ça ?
On est l'hiver, donc ça limite.
Vous avez des sous de côté mais c'est pas non plus le Pérou.
Vous iriez où, là comme ça ?
Elles voyagent seules... English translation pending
Elles voyagent seules .
Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres .
Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages .
Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Retour sur 3 semaines en Équateur (sans Galapagos), août / septembre 2017 English translation pending
Voilà, comme pas mal de monde, j'aime bien ce site car on trouve des informations très intéressantes.
Il est donc temps pour moi de rendre un peu de ce que vous m'avez donné.
Nous sommes partis à deux cet été pour visiter une partie de l'Equateur. Ce fut un choix de ne pas aller aux Galapagos, notamment pour des raisons de contraintes.
J1 : de Paris à Quito
Pour des raisons de budget, nous sommes partis avec Delta Airlines ( les autres billets étaient 300 euros plus chers ), en passant par Atlanta.
A Charles De Gaulle, on nous explique que les bagages suivront automatiquement jusqu'à Quito.
Or, à chaque fois que nous sommes passés par les Etats-Unis, nous avons du récupérer les bagages.
A Atlanta, le passage à la douane est super-efficace. Nous attendons quand même les bagages, vu qu'il vous restait trois heures.
Et, effectivement, mon bagage arrive ( celui de ma femme était resté à Paris ).
Le trajet se déroule sans encombre jusqu'à Quito, où nous récupérons un seul bagage.
Après avoir donné nos coordonnées, nous prenons un taxi jusqu'à notre hôtel, le Colonial Hostal, non loin du centre historique.
Prix du taxi : 26 $
Vers 23 heures, nous arrivons à l'Hostal. Il faut appuyer sur la sonnette pour qu'on nous ouvre ( ce fut d'ailleurs le cas dans tous les hébergements ).
Les rues sont complètement désertes à cette heure. C'est un sentiment assez bizarre.
Nous avions pris une nuit à l'Hostal, avec salle de bains dans la chambre ( 25$ sans le petit-déjeuner, 20$ avec sanitaires communs et moins chers en dortoirs ).
Préparation de 2ème séjour au Portugal fin septembre / début octobre 2016 English translation pending
B🙂njour/Bom dia, Camarades d'la Rubrique Portugaise (Championne d'Europe svp),
Je me permets de vous solliciter pour la préparation d'un second séjour (après celui, tant kiffé, de 6 semaines du Nord au Sud, d'Est en Ouest en...oct-nov 2010). Nous venons de réserver nos billets Marseille-Lisboa (fin sept)/Porto-Marseille (début oct) chez RyanAir. Nous prévoyons 3-4 nuits à Lisboa (en début de séjour) et 2-3 nuits à Porto (en fin de périple) et nous interrogeons sur l'"emploi" des 7-9 jours dispos entre ces 2 villes, sachant que:
-Nous aimerions aller saluer l'Océan (1-2 nuits, pas forcément dans le même port/station-village côtier); Nous avions découvert Nazaré (jolie) lors de notre 1er voyage, auriez-vous d'autres lieux à nous recommander? si possible tranquille(s), typique(s), pas ambiance station balnéaire bétonnée (avons ça pas loin de chez nous, dans le Gard).
-Nous envisageons de retourner au "boisdormantesque" Buçaco Palace Hôtel où nous avions merveilleusement dîné en 2010 et, ce coup-ci peut-être s'y offrir le grand luxe d'une nuitée (les lieux sont tellement extra-ordinaires).Dans un rayon de 100 kms de Luso, ptêtre un peu plus bas/haut/à l'Est, auriez-vous dans vos précieux "cartons", des suggestions de coins de jolie campagne où nous pourrions faire de chouettes marches ? La Serra da Estrela, vous connaissez? Pensez-vous que ce massif puisse correspondre à notre recherche?
-D'autres conseils d'étapes, ptêtre, en précisant qu'entre Lisboa&Porto nous louerons une voiture? Pour rappel, en 2010, dans ce secteur du Pays, avions visité: Coimbra , Fatima, Alcobaça&Batalha, Golega (Fête du Cheval).Avions fait l'impasse sur Tomar (ptêtre une idée, de s'y arrêter ce coup-ci?).
Si nous partons moins à l'"assaut" du fantastique Patrimoine Culturel du Pays dans ce futur séjour que lors du 1er, nous demeurons toujours épris d'églises barroques et curieux de joyaux architecturaux.Néanmoins nous envisageons prioritairement ces 2 semaines Lusitaniennes sous l'angle du dépaysement et des plaisirs "authentiques": des papilles (cuisine locale&Brasilienne, pourquoi pas aussi Cap Verdienne?), des oreilles (Fado), du contact des Portugais, sans foncer partout ni avaler les distances, prendre du bon temps au Portugal quoi !!!
Pardon pour mon laïus, mais la description détaillée de nos attentes&goûts me semble utile à vos avis&suggestions.
Je vous remercie grandement de votre attention et d'avance, de vos tuyaux.Je précise que j'ai édité les 2 trésors sur Lisboa&Porto de Monsieur Larazou qui, incha Allah, me lira&répondra, lui aussi...
@ vous lire donc.
Cordialement,
Yell😉wmop.
ps: nous souhaitons ramener 2-3 m2 d'azulejos (pour habiller une façade de cheminée intérieure), des adresses de points de fabrication et/ou vente, sur notre parcours?
Je me permets de vous solliciter pour la préparation d'un second séjour (après celui, tant kiffé, de 6 semaines du Nord au Sud, d'Est en Ouest en...oct-nov 2010). Nous venons de réserver nos billets Marseille-Lisboa (fin sept)/Porto-Marseille (début oct) chez RyanAir. Nous prévoyons 3-4 nuits à Lisboa (en début de séjour) et 2-3 nuits à Porto (en fin de périple) et nous interrogeons sur l'"emploi" des 7-9 jours dispos entre ces 2 villes, sachant que:
-Nous aimerions aller saluer l'Océan (1-2 nuits, pas forcément dans le même port/station-village côtier); Nous avions découvert Nazaré (jolie) lors de notre 1er voyage, auriez-vous d'autres lieux à nous recommander? si possible tranquille(s), typique(s), pas ambiance station balnéaire bétonnée (avons ça pas loin de chez nous, dans le Gard).
-Nous envisageons de retourner au "boisdormantesque" Buçaco Palace Hôtel où nous avions merveilleusement dîné en 2010 et, ce coup-ci peut-être s'y offrir le grand luxe d'une nuitée (les lieux sont tellement extra-ordinaires).Dans un rayon de 100 kms de Luso, ptêtre un peu plus bas/haut/à l'Est, auriez-vous dans vos précieux "cartons", des suggestions de coins de jolie campagne où nous pourrions faire de chouettes marches ? La Serra da Estrela, vous connaissez? Pensez-vous que ce massif puisse correspondre à notre recherche?
-D'autres conseils d'étapes, ptêtre, en précisant qu'entre Lisboa&Porto nous louerons une voiture? Pour rappel, en 2010, dans ce secteur du Pays, avions visité: Coimbra , Fatima, Alcobaça&Batalha, Golega (Fête du Cheval).Avions fait l'impasse sur Tomar (ptêtre une idée, de s'y arrêter ce coup-ci?).
Si nous partons moins à l'"assaut" du fantastique Patrimoine Culturel du Pays dans ce futur séjour que lors du 1er, nous demeurons toujours épris d'églises barroques et curieux de joyaux architecturaux.Néanmoins nous envisageons prioritairement ces 2 semaines Lusitaniennes sous l'angle du dépaysement et des plaisirs "authentiques": des papilles (cuisine locale&Brasilienne, pourquoi pas aussi Cap Verdienne?), des oreilles (Fado), du contact des Portugais, sans foncer partout ni avaler les distances, prendre du bon temps au Portugal quoi !!!
Pardon pour mon laïus, mais la description détaillée de nos attentes&goûts me semble utile à vos avis&suggestions.
Je vous remercie grandement de votre attention et d'avance, de vos tuyaux.Je précise que j'ai édité les 2 trésors sur Lisboa&Porto de Monsieur Larazou qui, incha Allah, me lira&répondra, lui aussi...
@ vous lire donc.
Cordialement,
Yell😉wmop.
ps: nous souhaitons ramener 2-3 m2 d'azulejos (pour habiller une façade de cheminée intérieure), des adresses de points de fabrication et/ou vente, sur notre parcours?
Choisir son vol Japon: privilégier le prix ou le côté pratique English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de partir au japon en octobre prochain ( 15 jours). Au programme, rien de très original : Osaka, Kyoto, Hiroshima et l'ile de Miyajima (à répartir sur la première semaine) et Tokyo (2ème semaine)
C'est notre première fois dans ce pays et j'appréhende pas mal, nous qui sommes habitués aux Etats Unis, là ou tout nous semble simple, mais le Japon, les transports, la langue, ... tout semble compliqué.
Bref, je m'inspire pas mal des différentes conversations et carnets mais mon premier soucis est sur le choix de mon billet d'avion.
Nous avons trouvé un A/R Genève Osaka pour 415€ via Turkish Airlines ou un multi destination avec arrivée Osaka et retour depuis Tokyo pour 720€, soit quasi le double, d'où ma réflexion.
Qu'en pensez vous? Vous qui avez l'expérience de ce pays et de ses transports.
Merci par avance pour vos retour.
Nous prévoyons de partir au japon en octobre prochain ( 15 jours). Au programme, rien de très original : Osaka, Kyoto, Hiroshima et l'ile de Miyajima (à répartir sur la première semaine) et Tokyo (2ème semaine)
C'est notre première fois dans ce pays et j'appréhende pas mal, nous qui sommes habitués aux Etats Unis, là ou tout nous semble simple, mais le Japon, les transports, la langue, ... tout semble compliqué.
Bref, je m'inspire pas mal des différentes conversations et carnets mais mon premier soucis est sur le choix de mon billet d'avion.
Nous avons trouvé un A/R Genève Osaka pour 415€ via Turkish Airlines ou un multi destination avec arrivée Osaka et retour depuis Tokyo pour 720€, soit quasi le double, d'où ma réflexion.
Qu'en pensez vous? Vous qui avez l'expérience de ce pays et de ses transports.
Merci par avance pour vos retour.