Results for "camping+et+Marrakech+|+1+>+66"
49698 results found.
Avis sur itinéraire au Maroc en vingt jours? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous partons au Maroc pour plus ou moins 20 jours. J'aimerais connaître votre avis sur l'itinéraire que nous nous sommes pré-établis, à savoir s'il est réalisable en 20 jours, sachant que nous ne nous accorderons pas vraiment de répit. Alors voilà.
Casablanca
Essaouira
Marrakech
Agadir (On hésite à y aller, est-ce vraiment un incontournable ou est-ce plutôt plein de touristes?)
Ouarzazate (Est un incontournable!!??)
Désert (Soit Merzouga ou Zagora, justement le choix n'est pas arrêté encore, avez-vous des commentaires??)
Fès
Al-Hoceima
Alors, passons-nous à côté d'incontournables? Est ce que certains choix ne méritent pas que l'on s'y attardent? Nous sommes un jeune couple qui voyage ''sac à dos'' nous aimons principalement être en contact avec les gens des pays que nous découvrons, créer des liens. Nous voulons connaître le Maroc, le pays, la nature qui s'y trouve mais aussi ses habitants.
Si vous connaissez des petits villages pas touristiques sympas, faites-le moi savoir! S'il y a entre le désert et Fès un endroit à ne pas manquer, faites-le savoir aussi. Je suis au début de mes recherches et donc pas trop bien renseignés pour le moment. Le départ est pour mars.
Merci beaucoup!!! :)
Alors, passons-nous à côté d'incontournables? Est ce que certains choix ne méritent pas que l'on s'y attardent? Nous sommes un jeune couple qui voyage ''sac à dos'' nous aimons principalement être en contact avec les gens des pays que nous découvrons, créer des liens. Nous voulons connaître le Maroc, le pays, la nature qui s'y trouve mais aussi ses habitants.
Si vous connaissez des petits villages pas touristiques sympas, faites-le moi savoir! S'il y a entre le désert et Fès un endroit à ne pas manquer, faites-le savoir aussi. Je suis au début de mes recherches et donc pas trop bien renseignés pour le moment. Le départ est pour mars.
Merci beaucoup!!! :)
Hébergements au sud du Maroc English translation pending
Bonjour,
Je finalise notre voyage au Maroc (à vélo), départ dans 10 jours et je voudrais savoir :
- ou se trouve exactement "chez Ibrahim" à Agoudal : sur la route de Tinerhir, sur la piste du Dadès ou à l'écart du village ?
- je cherche aussi quelque chose entre tizi n isly et el ksiba
Merci d'avance !
Je finalise notre voyage au Maroc (à vélo), départ dans 10 jours et je voudrais savoir :
- ou se trouve exactement "chez Ibrahim" à Agoudal : sur la route de Tinerhir, sur la piste du Dadès ou à l'écart du village ?
- je cherche aussi quelque chose entre tizi n isly et el ksiba
Merci d'avance !
Parcours à moto pour débutant au Maroc? English translation pending
Bonjour,
Nous partons au mois d'avril 2011 au Maroc en moto avec mon épouse (2motos) et j'ai vu sur le forum une mine d'informations à propos des différents parcourts , mais je voudrais savoir si quelqu'un à un itinairaire avec de la bonne piste roulante bien sur je sais qu'il y aura des dificultées à certains endroits mais j'essaye de préparer un périple relativement facile car pour elle c'est une première et je ne voudrais pas la dégouter.(elle n'a qu'un an de permis moto). Sachant quand même que nous voulons passer dans le Dades voir des amis et l'objectif étant Merzouga. Je possède également un GPS. Amicalement. Peyot2.
Nous partons au mois d'avril 2011 au Maroc en moto avec mon épouse (2motos) et j'ai vu sur le forum une mine d'informations à propos des différents parcourts , mais je voudrais savoir si quelqu'un à un itinairaire avec de la bonne piste roulante bien sur je sais qu'il y aura des dificultées à certains endroits mais j'essaye de préparer un périple relativement facile car pour elle c'est une première et je ne voudrais pas la dégouter.(elle n'a qu'un an de permis moto). Sachant quand même que nous voulons passer dans le Dades voir des amis et l'objectif étant Merzouga. Je possède également un GPS. Amicalement. Peyot2.
Voyage à vélo Demnate - Zagora? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Nous partons à 4 faire du vtt en Avril. Notre projet: Partir de Demnate, passer par la vallée de la tessaout, le tizi oulaoun, imi n oulaoun, tizguin, bou tharar, gorges du dadès, djebel sarho, tizi n tazazert, pour enfin arriver sur Zagora et voir les dunes du Sahara.
Que pensez vous de ce circuit? La vallée de la tessaout est-elle praticable en vtt?
Par ailleurs, nous comptons venir avec nos vtt et une remorque BOB IBEX. Nous comptons les mettre dans un carton de protection, avec du papier bulle. Connaisssez-vous une adresse sur Marrakech (hotel, pension, ...) qui pourrais nous garder ces emballage le temps de notre voyage (nous passerions evidemment 2 nuit à l'aller et 2 au retour à marrakech)? Serais-t-il possible de laisser aussi le vélo une semaine (la suivante), car ma compagne me rejoins pour faire du "tourisme pédestre"? Merci par avance de vos conseils et infos. a bientot de vous lire, Paul
Poitiers-Niort-La Rochelle-Bordeaux à vélo? English translation pending
Bonjour!
On est un groupe de jeunes de Poitiers, et on aimerait faire un petit bout de la côte atlantique à vélo à pâques 2009 !
On partirait de Poitiers, on rejoindrait la Rochelle, et ensuite de la Rochelle on voudrait descendre jusqu'à Bordeaux en longeant la côte bien sûr!
On n'a jamais fait ça avant, on n'a pas d'expérience de rando vélo, on n'est pas non plus des cyclistes avérés, on sait juste faire du vélo mais on est quand même relativement sportif et surtout on est super motivés !!!
mais bon du coup comme on tente quelque chose de nouveau pour nous, on manque d'expérience, donc j'ai plein de questions !! quel équipement emporter : le vélo, les affaires ? une tente ? la nourriture ? des sacs ? les vélos doivent être des vélos spéciaux ou on peut prendre ceux qu'on a déjà ? quelle est la meilleure option pour manger et dormir ? et la moins chère ? : camping, sauvage ou pas? auberges? => on cherche à avoir une expérience inoubliable, des aventures marrantes donc on n'a pas peur s'il faut faire du camping sauvage !!! tant que ce n'est pas irresponsable au niveau sportif :combien on parcours par jour ? estce que rejoindre poitiers à bordeaux c'est infaisable en une semaine ? (jen n'ai absolument aucune idée) est-ce qu'on doit s'entraîner avant de partir ? est-ce qu'on va beaucoup souffrir ??? aux fesses ? 🤪 comment on sait par ou on doit passer? l'itinéraire ?
Bref si vous avez déjà fait ça, j'attends vos petits conseils !!!
merci d'avance!
mais bon du coup comme on tente quelque chose de nouveau pour nous, on manque d'expérience, donc j'ai plein de questions !! quel équipement emporter : le vélo, les affaires ? une tente ? la nourriture ? des sacs ? les vélos doivent être des vélos spéciaux ou on peut prendre ceux qu'on a déjà ? quelle est la meilleure option pour manger et dormir ? et la moins chère ? : camping, sauvage ou pas? auberges? => on cherche à avoir une expérience inoubliable, des aventures marrantes donc on n'a pas peur s'il faut faire du camping sauvage !!! tant que ce n'est pas irresponsable au niveau sportif :combien on parcours par jour ? estce que rejoindre poitiers à bordeaux c'est infaisable en une semaine ? (jen n'ai absolument aucune idée) est-ce qu'on doit s'entraîner avant de partir ? est-ce qu'on va beaucoup souffrir ??? aux fesses ? 🤪 comment on sait par ou on doit passer? l'itinéraire ?
Bref si vous avez déjà fait ça, j'attends vos petits conseils !!!
merci d'avance!
Voyager au Maroc avec un chien English translation pending
nous voudrions aller passer 2/3 semaines au maroc en mai, en voiture et hébergement hotel (pas trop chers !). nous avons un petit chien que j'aimerai emmener, il a tout ses papiers, vaccins, titrage antirabique etc....
est-ce possible et qqu'un l'a-t-il fait, quel accueil a-t-on dans les hotels ?
L'Afrique à vélo English translation pending
Bonjour,
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Où aller au Maroc cet été? English translation pending
Salut!
Je pars au Maroc cet été pour une paire de mois (j'y arriverai probablement début juillet... avec le ramadan!) D'aprés ce qu'on m'a dit du climat a cette période, mieux vaut éviter la cote méd. et le sahara bien sur! Par contre a priori dans l'Atlas et le long de l'océan, les températures seront plus clémente (autour de 25°... à -25 selon l'altitude!!?). A vérifier quand mm, si quelqu'un peut confirmer...
Bref, de toute façon, je vise plutot la montagne. Je pense d'abord allez dans le Rif puis descendre vers l'Atlas via Fés et Azrou puis remonter par la cote via Marrakech, Essaouira et Casa voir Agadir si je décide de pousser jusqu'en Mauritanie Sénégal...
Quelle route me conseillerai vous d'emprunter pour visiter le Rif? Les endroits à visiter? Et dans l'Atlas? J'hésite à tirer plein sud d'Azrou vers Errachidia Tinghir et Ouarzazate, ou passer au nord par Khénifra et Marrakesh (Moyen Atlas?).. Qu'est qui vous semble le plus intéressant question paysage, climat...? Des lieux ou sommets à recommander dans l'atlas? Je suis plutot campagne mais quelle sont les villes à ne pas contourner? Fés, Meknes, Marrakech, Casa, Rabat, Agadir??
Enfin, je connais pas du tout le pays (a par la Harira et les makrout!) et j'aime prendre le temps alors je suis preneur de tout bonne idée de visites, rencontres et découvertes sur mon parcours (sites et parc naturels, jolis petit villages, rando sport de plein air, adresse de woofing, écoconstruction...)
Merci à tous pour vos bons conseils!
Mathieu
Je pars au Maroc cet été pour une paire de mois (j'y arriverai probablement début juillet... avec le ramadan!) D'aprés ce qu'on m'a dit du climat a cette période, mieux vaut éviter la cote méd. et le sahara bien sur! Par contre a priori dans l'Atlas et le long de l'océan, les températures seront plus clémente (autour de 25°... à -25 selon l'altitude!!?). A vérifier quand mm, si quelqu'un peut confirmer...
Bref, de toute façon, je vise plutot la montagne. Je pense d'abord allez dans le Rif puis descendre vers l'Atlas via Fés et Azrou puis remonter par la cote via Marrakech, Essaouira et Casa voir Agadir si je décide de pousser jusqu'en Mauritanie Sénégal...
Quelle route me conseillerai vous d'emprunter pour visiter le Rif? Les endroits à visiter? Et dans l'Atlas? J'hésite à tirer plein sud d'Azrou vers Errachidia Tinghir et Ouarzazate, ou passer au nord par Khénifra et Marrakesh (Moyen Atlas?).. Qu'est qui vous semble le plus intéressant question paysage, climat...? Des lieux ou sommets à recommander dans l'atlas? Je suis plutot campagne mais quelle sont les villes à ne pas contourner? Fés, Meknes, Marrakech, Casa, Rabat, Agadir??
Enfin, je connais pas du tout le pays (a par la Harira et les makrout!) et j'aime prendre le temps alors je suis preneur de tout bonne idée de visites, rencontres et découvertes sur mon parcours (sites et parc naturels, jolis petit villages, rando sport de plein air, adresse de woofing, écoconstruction...)
Merci à tous pour vos bons conseils!
Mathieu
Programme d'un voyage au Maroc English translation pending
Bonjour, Que pensez-vous de mon itinéraire, des hébergements?
Qu'avez-vous à me suggérer ou à me déconseiller?
Vivre le Maroc simplement entre vallée, oasis, palmeraie et montagne. Moyen de locomotion: le plus possible bus, taxis collectifs. Particularité du voyage: voyage à petit budget en voyant le plus de choses possibles;
Détail du programme à partir du 6 MAI. 2 nuits Marrakech (petit hôtel médina El Faouzi) 2 nuits Skoura (Kasbah la Datte d'Or) 2 nuits El Kelaa m'Gouna (pour le festival des roses) = (kasbah Amnay) 1 nuit Boulmane (auberge les jardins du Dades) 2 nuits Tinghir (maison d'hôte Valentine) 1 nuit Ouarzazate (hôtel Marmar) 2 nuits oasis de Fint (étoile Fint, auberge Tissili) 1 nuit Marrakech (el Faouzi) 3 nuits Imlil (dar Tighoula) 1 nuit Marrakech il reste une semaine à déterminer mais je pensais à Tigmmi N'tmazirtemais 40€ de taxi pour venir me chercher.... Cordialement Marie
Vivre le Maroc simplement entre vallée, oasis, palmeraie et montagne. Moyen de locomotion: le plus possible bus, taxis collectifs. Particularité du voyage: voyage à petit budget en voyant le plus de choses possibles;
Détail du programme à partir du 6 MAI. 2 nuits Marrakech (petit hôtel médina El Faouzi) 2 nuits Skoura (Kasbah la Datte d'Or) 2 nuits El Kelaa m'Gouna (pour le festival des roses) = (kasbah Amnay) 1 nuit Boulmane (auberge les jardins du Dades) 2 nuits Tinghir (maison d'hôte Valentine) 1 nuit Ouarzazate (hôtel Marmar) 2 nuits oasis de Fint (étoile Fint, auberge Tissili) 1 nuit Marrakech (el Faouzi) 3 nuits Imlil (dar Tighoula) 1 nuit Marrakech il reste une semaine à déterminer mais je pensais à Tigmmi N'tmazirtemais 40€ de taxi pour venir me chercher.... Cordialement Marie
Carnet de route, sud Maroc (avril 2011) English translation pending
1er jour
Hotel central casablanca
Tres bien, pas forcément très bien entretenu, c’est dommage mais c’est propre, patron tres sympa bien qu’un peu rustre au premier abord. Petit déjeuner marocain nickel
Dans le quartier, plein de bouis bouis pour manger, epiceries pour acheter de l’eau, du pain…
Location de voiture chez jawacars. Logan neuve. Pas de problème. 23€/jour
2 eme jour
Hotel toulousain : accueil bien mieux qu’il y a trois ans
Toujours très propre. Wifi gratuite
Attention, dans marrakech, zones bleues à parcmètres. C’est nouveau et ça coute 40 dhs le sabot…forcement on a testé ça aussi.
Dejeuner chez bej gueni : compter 35 dhs les 250 g de viande – c pas cher et correct.
On a aussi testé la gamine malade, essayé la clinique privée qui nous a renvoyé à un spécialiste, finalement on a trouvé un généraliste sur notre chemin quartier Majorelle : pas d’attente , nickel
Coût d’une consultation : 80 dhs. Ca marche bien et c’est plus simple que l’hôpital que nous avons testé le surlendemain !!!
Visite des jardins majorelle toujours aussi beaux.
Cette fois ci on a essayé le mellah : souk dans son jus : peu de touristes et prix bien plus bas : babouches michelin : 100 dhs tout cousu collé et semelle en pneu
Raz el hanout 20 dhs les 100g et un peu plus loin 10 dhs !! l’avantage ici c’est qu’on vous le broie à la demande : le mélange garde tout son parfum.
Diner au Toubkal : pas de surprise, bien, pas cher du tout, salade offerte en entrée.
Glace glacier Argana (éh oui, avant l’attentat !)
Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration
Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam
Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».
Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.
A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.
Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…
Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!
Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration
Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam
Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».
Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.
A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.
Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…
Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!
Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
Bivouac dans l'Erg Chebbi: palais des dunes ou Ksar Bicha? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 5 amis à nous rendre dans le sud marocain du 12 au 20 mars 2010. Nous souhaiterions passer une nuit en bivouac sous tente berbere dans le desert. Comme nous souhaitons faire la vallée des roses, les gorges etc nous pensions aux dunes de l'Erg chebbi et apès plusieurs recherches sur forums nous nous sommes arrêtés sur 2 adresses d'auberge proposant un bivouac dans le desert: palais des dunes et ksar Bicha: lequel me recommandez vous? pour le palais des dunes il n'est pas indiqué si ce sont des lits ou sacs de couchage et le nombre de personnes par tente: quelqu'un a t-il déjà eu recours à eux pour le bivouac? comment cela se passe t-il?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre!
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvement�� prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvement�� prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Circuit au Maroc avec deux enfants en avril? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais l'avis de quelques voyageurs aguerris sur le circuit que j'ai prévu pour un voyage au maroc en avril prochain .
Conditions : Nous voyageons en voiture de tourisme et avec mes deux enfants de 8 et 11 ans pour qui ce sera le premier vrai grand voyage.
1er jour : arrivée à casa puis direction Meknes ou nous séjournerons quelques jours car j'ai de la famille là bas
second jour :visite Meknes
troisième jour Rabat ( AR dans la journée )
4° jour : Fez
5° jour : Meknes-Midelt
6° jour Midelt-Merzouga ( gorges du ziz ; bivouac dans le désert )
7° jour : Merzouga-tinghir
8° jour : Tinghir-ait Benhamouh
9° jour Marrakech
10 ° jour : retour vers Meknes par l'autoroute
11 jour : rien
12 ° jour : retour vers Casa
13° jour : avion tôt le lendemain
Tout ça est fait sans doute trop vite mais on voudrait faire des étapes courtes . Qu'en pensez vous ? Je n'ai pas vraiment réserver d'hébergement ( sauf le bivouac dans le désert ) Connaissez vous des solutions adaptées pour 4 ( plutôt riad avec un minimum de confort . Est ce que la présence d'une piscine est utile fin avril ( cette option plait bien sur beaucoup à mes enfants ) ?? Toutes les idées sont les bienvenues . Merci pour vos conseils
Luciole
Tout ça est fait sans doute trop vite mais on voudrait faire des étapes courtes . Qu'en pensez vous ? Je n'ai pas vraiment réserver d'hébergement ( sauf le bivouac dans le désert ) Connaissez vous des solutions adaptées pour 4 ( plutôt riad avec un minimum de confort . Est ce que la présence d'une piscine est utile fin avril ( cette option plait bien sur beaucoup à mes enfants ) ?? Toutes les idées sont les bienvenues . Merci pour vos conseils
Luciole
Circuit à moto sur dix jours au Maroc English translation pending
bonjour nous comptons faire une virée moto au marox.
apparemment je ne trouve pas de location de moto 1ere question est ce c'est vrai ??😇
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
Quelle voiture pour un road trip au Maroc? English translation pending
Bonjour à tous,
Avec une amie, nous comptons visiter le maroc en 12j en aout.
Nous avons prevu une excursion en voiture de location de marrakesh a Merzouga avec des arrêts dans certaines villes entre temps.
Nous avons loué une dacia sandero (avec assurance mais sans clim). Je me demande si cette voiture est appropriée pour la route et surtout pour le trajet à venir? Elle doit également nous emmener plus au nord vers Rabat, Tanger, chefchaouen et Fes notamment.
Merci pour vos réponses !!
Avec une amie, nous comptons visiter le maroc en 12j en aout.
Nous avons prevu une excursion en voiture de location de marrakesh a Merzouga avec des arrêts dans certaines villes entre temps.
Nous avons loué une dacia sandero (avec assurance mais sans clim). Je me demande si cette voiture est appropriée pour la route et surtout pour le trajet à venir? Elle doit également nous emmener plus au nord vers Rabat, Tanger, chefchaouen et Fes notamment.
Merci pour vos réponses !!
Voyager seul, dissipation des doutes English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum donc je vais d’abord me présenter. Je m’appelle Giugno Fabrizio, j’ai 22 ans et je suis étudiant en informatique de gestion à Bruxelles.
Depuis toujours j’adore voyager, mais cela fait environ un an et demi que cette envie ne fait que croitre. Je ne me sens plus à mon aise en Belgique. J’ai des amis, une petite-amie, une famille, je réussis dans mes études, pourtant l’envie de partir à l’aventure est toujours aussi présente.
À l’âge de 9 ans je suis partie skier en Suisse et j’ai vu, pour la première fois de ma vie, une chose qui est à mes yeux l’une des plus belles de la nature : une montagne.
Je sais que ça peut paraitre idiot, mais je suis inexorablement attiré par les montagnes. J’ai d’ailleurs fait un voyage sous tente dans le Jura (France) et je dois dire que je me suis rarement senti aussi bien, comme si j’étais à l’endroit où je devais être. Depuis l’idée de repartir en est que plus importante, et c’est pour cela que je viens vers vous. Je souhaiterais partir seul quelque part, mais où ? Et comment ?
J’ai environ trois semaines de libres ce mois d’aout. J’ai pensé à la Suède, à la France, à la Suisse, à la Norvège. Si quelqu’un à des conseils, je suis preneur. Qu’est-ce que je dois absolument prévoir ? Est-ce que c’est une bonne idée d’y aller seul (je n’ai encore jamais fait ça) ? N’est-ce pas un peu égoïste ?
Merci à tous.
Je suis nouveau sur le forum donc je vais d’abord me présenter. Je m’appelle Giugno Fabrizio, j’ai 22 ans et je suis étudiant en informatique de gestion à Bruxelles.
Depuis toujours j’adore voyager, mais cela fait environ un an et demi que cette envie ne fait que croitre. Je ne me sens plus à mon aise en Belgique. J’ai des amis, une petite-amie, une famille, je réussis dans mes études, pourtant l’envie de partir à l’aventure est toujours aussi présente.
À l’âge de 9 ans je suis partie skier en Suisse et j’ai vu, pour la première fois de ma vie, une chose qui est à mes yeux l’une des plus belles de la nature : une montagne.
Je sais que ça peut paraitre idiot, mais je suis inexorablement attiré par les montagnes. J’ai d’ailleurs fait un voyage sous tente dans le Jura (France) et je dois dire que je me suis rarement senti aussi bien, comme si j’étais à l’endroit où je devais être. Depuis l’idée de repartir en est que plus importante, et c’est pour cela que je viens vers vous. Je souhaiterais partir seul quelque part, mais où ? Et comment ?
J’ai environ trois semaines de libres ce mois d’aout. J’ai pensé à la Suède, à la France, à la Suisse, à la Norvège. Si quelqu’un à des conseils, je suis preneur. Qu’est-ce que je dois absolument prévoir ? Est-ce que c’est une bonne idée d’y aller seul (je n’ai encore jamais fait ça) ? N’est-ce pas un peu égoïste ?
Merci à tous.
Mésaventure sur un hôtel "top secret" chez Lastminute English translation pending
Bonjour,
je viens vous faire part d'une mesaventure sur un hotel top secret sur le site lastminute,
lors de la confirmation on recoit par email l'adresse de l'hotel, je me renseigne sur internet et je m'apercois que l'annonce du site "Magnifique hôtel avec Spa & près de Florence! - 4* - Chianti"
est en faite un camping 4 etoiles et non pas un hotel 4 etoiles.
je vous laisse imaginer ma grosse deception car je vais partir en septembre pour mon voyage de noce en italie.
biensur, il est trop tard pour demander le remboursement car ce type d'offre est non remboursable ceci est précisé dans les conditions générales de vente.
je trouve qu'il est tres regrettable qu'un site internet aussi connu en france lastminute propose ce type d'annonce qui je trouve est une véritable arnaque.
Retour de deux semaines au Maroc English translation pending
De retour d'un voyage de 2 semaines au Maroc (hors désert), je me propose de vous faire partager ma modeste expérience (restau - hôtels - trajets - petits pièges ...).
Faire du 4x4 dans le Sahara marocain depuis Agadir? English translation pending
Bonjour à tous, je viens de gagner un voyage "tout compris" à Agadir. N'ayant pas l'habitude de rester coincer dans un Hôtel, je compte bien profiter de ce séjour pour visiter le Sud Marocain. j'ai déjà pris connaissance de certaines discussions pour la location de véhicule, nous comptons nous rendre une journée vers tiznit, Tafraout, Biougra et retour à agadir (possible en une journée ??),
De plus, mon ami aimerait faire du 4x4 dans le sahara, ou sur des plages, et là, je ne trouve pas sur internet. Est-ce possible vers sidi ifni, mirleft, Ifni? doit-on descendre plus bas ? à combien de Kms nous retrouvons nous d'Agadir, est-ce possible en une journée de se rendre à Tarfaya ?
j'ai déjà fait tout le Nord du Maroc, l'an dernier.
En vous remerciant tous par avance des informations que vous pourrez me fournir
De plus, mon ami aimerait faire du 4x4 dans le sahara, ou sur des plages, et là, je ne trouve pas sur internet. Est-ce possible vers sidi ifni, mirleft, Ifni? doit-on descendre plus bas ? à combien de Kms nous retrouvons nous d'Agadir, est-ce possible en une journée de se rendre à Tarfaya ?
j'ai déjà fait tout le Nord du Maroc, l'an dernier.
En vous remerciant tous par avance des informations que vous pourrez me fournir
Trek sans guide à travers le massif du M'Goun (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple voulant faire la traversee du Mgoun en début aout préférablement sans guide. Nous sommes assez expérimentés en montagne et on se débrouille très bien avec des cartes. On a déjà fait plusieurs treks au Népal et en NZ. J'ai juste quelques questions concernant la traversée du Mgoun de Agouti a Ait Alla : est-ce qu'on peut partir sans tentes et sans sac de couchage? J'ai entendu dire qu'il y a des gites sur tout le chemin. faut-il prendre des reserves de nourriture ou est-ce qu'on trouve des endroits pour manger sur le chemin (comme au Népal)? finalement est-ce que c'est difficile de trouver de l'eau en plein été sur ce trek ou on trouve assez facilement dans les villages?
Merci pour votre aide
Nous sommes un couple voulant faire la traversee du Mgoun en début aout préférablement sans guide. Nous sommes assez expérimentés en montagne et on se débrouille très bien avec des cartes. On a déjà fait plusieurs treks au Népal et en NZ. J'ai juste quelques questions concernant la traversée du Mgoun de Agouti a Ait Alla : est-ce qu'on peut partir sans tentes et sans sac de couchage? J'ai entendu dire qu'il y a des gites sur tout le chemin. faut-il prendre des reserves de nourriture ou est-ce qu'on trouve des endroits pour manger sur le chemin (comme au Népal)? finalement est-ce que c'est difficile de trouver de l'eau en plein été sur ce trek ou on trouve assez facilement dans les villages?
Merci pour votre aide
Agadir au mois d'août English translation pending
Bonjour à tous,
Cet été, on a décidé de passe nos vacances au Maroc. On séjournera dans la ville d’Agadir et Casablanca.
Sachant qu’on part en famille : parents et enfants (jeunes filles et jeunes hommes (entre 18 et 25 ans)), qu’est ce que vous me conseiller de visiter à Agadir? Et est ce qu’il y a des lieux d’animation et beaucoup de loisir ?
Aussi, je voudrai savoir quel temps fait –il là bas au mois d’août surtout le soir?
Je vous remercie d’avance.🙂
Cet été, on a décidé de passe nos vacances au Maroc. On séjournera dans la ville d’Agadir et Casablanca.
Sachant qu’on part en famille : parents et enfants (jeunes filles et jeunes hommes (entre 18 et 25 ans)), qu’est ce que vous me conseiller de visiter à Agadir? Et est ce qu’il y a des lieux d’animation et beaucoup de loisir ?
Aussi, je voudrai savoir quel temps fait –il là bas au mois d’août surtout le soir?
Je vous remercie d’avance.🙂
Faire parvenir des colis de France au Maroc English translation pending
Bonjour,
Suite au voyage de cette été au maroc, je voudrais faire parvenir des habits aux personnes avec lesquelles nous avons coexisté. J'ai regardé pour envoyer un colis par la poste ... et le prix est vraiment etonnant... autant acheter la bas ! Est ce que quelqu'un connait des moyens pour faire parvenir ce que je souhaite donner ?
Merci d'avance
Suite au voyage de cette été au maroc, je voudrais faire parvenir des habits aux personnes avec lesquelles nous avons coexisté. J'ai regardé pour envoyer un colis par la poste ... et le prix est vraiment etonnant... autant acheter la bas ! Est ce que quelqu'un connait des moyens pour faire parvenir ce que je souhaite donner ?
Merci d'avance
Bons plans pour voyager le Maroc en 4x4? English translation pending
Bonsoir à tous,
Nouveau sur ce forum, je viens aux renseignements, le Maroc, je ne connait pas encore, j'envisage un raid en 4x4, (un seul véhicule) en bon père de famille, (à deux personnes) tranquille, je pratique le 4x4 depuis quelques années en m'échinant à donner une image positive de cette passion, bref ! me rendant pour un périple de trois semaines pour commencer, dans ce magnifique pays, je souhaite savoir ou l'on peut stationner en sécurité, près, ou dans les villes et dans les campagnes, car je sent que si je retrouve mon vieux compagnon de route sur cales, je vais apprécier que modérément. Voilà, c'est un premier contact, si vous voulez en parler, que ce soit des endroits à visités, l'Atlas, par exemple ou les grande villes, les endroits à ne pas manquer, etc, je suis preneur.
Par avance merci à tous.
A très bientot.😉
Marc
Pêche au Maroc English translation pending
😉
j'aimerai beaucoup pratiquer la peche en riviere ou en lac au maroc difficile d'obtenir des renseignements car cela n'a pas l'air de passionner les marocains ni meme les touristes qui vont dans ce pays, quelqu'un a t il déjà pratiqué ce sport au maroc
dans l'attente de vos renseignements
sincéres salutations
j'aimerai beaucoup pratiquer la peche en riviere ou en lac au maroc difficile d'obtenir des renseignements car cela n'a pas l'air de passionner les marocains ni meme les touristes qui vont dans ce pays, quelqu'un a t il déjà pratiqué ce sport au marocdans l'attente de vos renseignements
sincéres salutations
Road trip dans le Sud marocain cet été (désert, océan, Haut-Atlas) English translation pending
Bonjour,
est-ce que parmi vous il y en a qui auraient effectué un road trip en été dans le centre et le sud du Maroc?
Le souhait serait de découvrir le plus possible entre désert, villages enclavés, oasis, haut atlas et océan sans faire trop de zig-zag en meme temps.
Voici un brouillon
Quelles, selon vous, les destinations à ne pas rater, et celles qui au contraire peuvent etre oubliés? Nous aurons 3-4 semaines.
Sefrou Bhalil Lac aoua Ain Vittel (Ifrane) Parc national d'Ifrane Cedre Gouraud Ain leuh Zaouia d'Ifrane Sources Oum Rabia Midelt Erfoud Rissani Merzouga Desert Tinejdad Goulmima (Ksar) Tinghir canoé? Gorges Todra Gorges du Dades Vallée des roses Skoura Ouarzazate Fint Oasis Kasbah Ait Ben Haddou Tamnougalt - (ksar) Tazarine - (oasis) Tamegroute M'Hamid El Ghizlane Desert Chegaga Taliouine Oasis Aguinane Vallée des Ammeln, Roches bleues (peintures) Gorges ait Mansour Guelmim Plage blanche Plage Legzira Plage Mirleft Sidi Ifni Oued Massa Parc Souss Massa Agadir Imouzzer Ida Ou Tanane Cascades Imsouane Tamanar El Jadida Trek Lac Ifni, Jbel Toubkal Haut Altas trek village Megdaz et Jebel n' Anghomar lac Agouti vallé des heureux Demnate vallé des heureux Cascades d'Ouzoud Beni Mellal Barrage Lalla Takerkoust Vallée de l'Ourika Ait Ourir
Sefrou Bhalil Lac aoua Ain Vittel (Ifrane) Parc national d'Ifrane Cedre Gouraud Ain leuh Zaouia d'Ifrane Sources Oum Rabia Midelt Erfoud Rissani Merzouga Desert Tinejdad Goulmima (Ksar) Tinghir canoé? Gorges Todra Gorges du Dades Vallée des roses Skoura Ouarzazate Fint Oasis Kasbah Ait Ben Haddou Tamnougalt - (ksar) Tazarine - (oasis) Tamegroute M'Hamid El Ghizlane Desert Chegaga Taliouine Oasis Aguinane Vallée des Ammeln, Roches bleues (peintures) Gorges ait Mansour Guelmim Plage blanche Plage Legzira Plage Mirleft Sidi Ifni Oued Massa Parc Souss Massa Agadir Imouzzer Ida Ou Tanane Cascades Imsouane Tamanar El Jadida Trek Lac Ifni, Jbel Toubkal Haut Altas trek village Megdaz et Jebel n' Anghomar lac Agouti vallé des heureux Demnate vallé des heureux Cascades d'Ouzoud Beni Mellal Barrage Lalla Takerkoust Vallée de l'Ourika Ait Ourir
Traversée Espagne/Maroc juillet 2016 English translation pending
Bonjour,
lors de 4 précédents road trip en moto au Maroc, nous avons pris les lignes Ferry depuis Sète ou Barcelone.
Cette année nous partons seuls début Juillet en DEF aménagé et compte tenu des prix prohibitifs en cette saison (+ fin de Ramadan), nous pensons rejoindre le sud de l'Espagne pour traverser.
Selon vos expériences, quels seraient les bons plans "traversée" avec leurs avantages et inconvénients (Améria, Motril ou Algegiras ? Nador ou Melilla ?).
Notre destination est plutôt axée dans le massif du M'Goun, je pensais rejoindre Midelt depuis l'Est, les bivouacs seront préférés sans oublier quelques passages en auberges bien entendu.
Nous sommes également ouverts à faire un bout de route et/ou de piste avec nos rencontres inopinées.
Bonne journée et bons trip
Authentique... English translation pending
Je lis souvent sur ce forum ou ailleurs (ou oralement) des voyageurs qui veulent que de l'authentique.. mais j'aimerais mieux comprendre quel est cette quête absolue de l'authentique?
Moi quand je voyage, je trouve aussi sympa de rencontrer d'autre touriste, je trouve que l'échange peut-être autant enrichissant qu'avec des locaux (sur d'autres points on s'entend) mais si je rencontre des gens de divers pays j'aime bien aussi en apprendre sur le pays d'ou viennent ces gens, même si ça n'a rien à voir avec le pays que je visite, c'est des échanges humains qui peuvent être très agréable.
et je dois dire que oui effectivement quand il y a beaucoup de monde à quelque part ça peut être un peu casse-pied, mais je trouve que on peut pas en vouloir au gens de vouloir visiter Angkor, ou la tour Eiffel, et je me vois mal aller à Paris sans aller voir la tour Eiffel ou le sacré cœur, même si c'est bondé de touriste cela reste des endroits fantastique à visiter..
et je lis souvent, que c'est dommage que certains pays s'occidentalise (se modernise à mon avis) et qu'ils perdent de leurs authenticité, mais je trouve cela très égoïste de vouloir à tout prix que ces pays continue à vivre comme nous vivions en occident il y a 100 ans pour notre plaisir, et je trouve tout à fait normale que les jeunes générations de ces pays veulent vivre dans des pays modernes, et perso je trouve pas qu'il s'occidentalise tant que ça, il se modernisent simplement, mais ils continuent à apprécier leurs gastronomie et à aimer parler leurs langues, et écouter des musique venues de chez eux...
enfin pour finir je trouve qu'en fait ce qui me déplaît de plus en plus en voyage ou en parlant de voyage c'est cette quête du plus absolue que l'autre, du plus authentique et cet énorme mépris pour l'autre de la part de ces voyageurs en quête d'authentique, jusqu'à il y a pas longtemps je trouvais le touriste de masse qui allait dans son hôtel-club inintéressant, et finalement malgré qu'il ne soit pas très intéressant il n'est pas méprisant lui au moins.
Pourquoi vouloir fuir les autres touristes/voyageurs à tout prix selon vous?
Moi quand je voyage, je trouve aussi sympa de rencontrer d'autre touriste, je trouve que l'échange peut-être autant enrichissant qu'avec des locaux (sur d'autres points on s'entend) mais si je rencontre des gens de divers pays j'aime bien aussi en apprendre sur le pays d'ou viennent ces gens, même si ça n'a rien à voir avec le pays que je visite, c'est des échanges humains qui peuvent être très agréable.
et je dois dire que oui effectivement quand il y a beaucoup de monde à quelque part ça peut être un peu casse-pied, mais je trouve que on peut pas en vouloir au gens de vouloir visiter Angkor, ou la tour Eiffel, et je me vois mal aller à Paris sans aller voir la tour Eiffel ou le sacré cœur, même si c'est bondé de touriste cela reste des endroits fantastique à visiter..
et je lis souvent, que c'est dommage que certains pays s'occidentalise (se modernise à mon avis) et qu'ils perdent de leurs authenticité, mais je trouve cela très égoïste de vouloir à tout prix que ces pays continue à vivre comme nous vivions en occident il y a 100 ans pour notre plaisir, et je trouve tout à fait normale que les jeunes générations de ces pays veulent vivre dans des pays modernes, et perso je trouve pas qu'il s'occidentalise tant que ça, il se modernisent simplement, mais ils continuent à apprécier leurs gastronomie et à aimer parler leurs langues, et écouter des musique venues de chez eux...
enfin pour finir je trouve qu'en fait ce qui me déplaît de plus en plus en voyage ou en parlant de voyage c'est cette quête du plus absolue que l'autre, du plus authentique et cet énorme mépris pour l'autre de la part de ces voyageurs en quête d'authentique, jusqu'à il y a pas longtemps je trouvais le touriste de masse qui allait dans son hôtel-club inintéressant, et finalement malgré qu'il ne soit pas très intéressant il n'est pas méprisant lui au moins.
Pourquoi vouloir fuir les autres touristes/voyageurs à tout prix selon vous?
Conseils d'itinéraire dans le nord du Maroc, départ imminent en famille English translation pending
🙂*Bonjour, nous partons à 5 , 3enfants de 9 à 15 ans pour 12 jours . Arrivée à CASA.
Nous partons direct sur RABAT(salé pour passer la nuit) puis j'envisage un passage rapide MEKNES (1j), FES (3 jours). puis AZROU pour petite ballade cascades, forêt. Ifrane (le détour jusqu'au gouffre de triuoto est il mérité? ensuite j'hésite, l'idée n'est pas forcément de parcourir des kms au taquet donc soit tranquille BEni MELLAL et que nous conseilleriez vous aux alentours sur route retour CASA soit si ca vaut vraiment le coup devons nous filer sur midelt et gorge du ZIZ qui semblent aussi promettre un dépaysement total.
Merci pour vos réponses!!le temps presse!!
Fauteuil roulant en avion English translation pending
Bonjour tout le monde,
Ce message peut être pris pour un coup de gueule, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir la discussion... Voilà, je suis paraplégique et me déplace en fauteuil roulant depuis de nombreuses années. J'ai commencé à voyager en avion pour mon travail et de plus en plus pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures. J'adore voyager, mais le transport en avion devient de plus en plus désagréable. Les conditions de transport pour les personnes à mobilité réduite ont toujours été difficiles, mais avec la compression des coûts dans le domaine des transports (aériens dans le sujet), cela devient vraiment la jungle. Je m'explique : pour accéder à l'intérieur de l'avion, la compagnie utilise en général des fauteuils très étroits qui permettent de passer entre les rangées des sièges. Souvent, ils n'ont pas ce matériel et nous transportent en nous portant (deux personnes qui me tiennent un par les jambes, l'autre en dessous des bras !). Les sièges : je ne demande pas de voyager en première classe ou en business (budget oblige !), mais impossible d'obtenir un siège ayant un accès pour étendre les jambes... Imaginez voyager quelquefois plus de 12 heures sans pouvoir étendre, ni bouger vos jambes, dans une position recroquevillée, et bien sûr sans pouvoir se lever dans mon cas ! Les toilettes : ce qui est incroyable, c'est que la porte des toilettes dans les avions arborre un autocollant "handicap", mais à l'intérieur, c'est tellement étroit et rien n'est prévu pour les personnes handicapées. De plus, il m'est arrivé souvent de ne pas pouvoir y accéder, car la compagnie d'aviation n'a même pas un fauteuil étroit pour se déplacer à l'intérieur de l'avion et pouvoir aller aux toilettes. J'ai fait un trajet Ko Samui - Bangkok sans pouvoir accèder aux toilettes, avoir été amené à l'intérieur de l'avion en me faisant porter sur le dos d'une personne, puis la correspondance Bangkok-Zurich (12 heures de voyage) sans pouvoir aller aux toilettes car pas de fauteuil roulant de transfert à l'intérieur de l'avion... Pas besoin de dire qu'en cas d'accident, c'est la mort à coup sûr, car nous ne sommes même pas placés vers des portes de sortie d'urgence... Bref, la galère !!! Et vous, aimeriez-vous voyager dans ces conditions ?
Ce message peut être pris pour un coup de gueule, mais j'espère qu'il permettra d'ouvrir la discussion... Voilà, je suis paraplégique et me déplace en fauteuil roulant depuis de nombreuses années. J'ai commencé à voyager en avion pour mon travail et de plus en plus pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures. J'adore voyager, mais le transport en avion devient de plus en plus désagréable. Les conditions de transport pour les personnes à mobilité réduite ont toujours été difficiles, mais avec la compression des coûts dans le domaine des transports (aériens dans le sujet), cela devient vraiment la jungle. Je m'explique : pour accéder à l'intérieur de l'avion, la compagnie utilise en général des fauteuils très étroits qui permettent de passer entre les rangées des sièges. Souvent, ils n'ont pas ce matériel et nous transportent en nous portant (deux personnes qui me tiennent un par les jambes, l'autre en dessous des bras !). Les sièges : je ne demande pas de voyager en première classe ou en business (budget oblige !), mais impossible d'obtenir un siège ayant un accès pour étendre les jambes... Imaginez voyager quelquefois plus de 12 heures sans pouvoir étendre, ni bouger vos jambes, dans une position recroquevillée, et bien sûr sans pouvoir se lever dans mon cas ! Les toilettes : ce qui est incroyable, c'est que la porte des toilettes dans les avions arborre un autocollant "handicap", mais à l'intérieur, c'est tellement étroit et rien n'est prévu pour les personnes handicapées. De plus, il m'est arrivé souvent de ne pas pouvoir y accéder, car la compagnie d'aviation n'a même pas un fauteuil étroit pour se déplacer à l'intérieur de l'avion et pouvoir aller aux toilettes. J'ai fait un trajet Ko Samui - Bangkok sans pouvoir accèder aux toilettes, avoir été amené à l'intérieur de l'avion en me faisant porter sur le dos d'une personne, puis la correspondance Bangkok-Zurich (12 heures de voyage) sans pouvoir aller aux toilettes car pas de fauteuil roulant de transfert à l'intérieur de l'avion... Pas besoin de dire qu'en cas d'accident, c'est la mort à coup sûr, car nous ne sommes même pas placés vers des portes de sortie d'urgence... Bref, la galère !!! Et vous, aimeriez-vous voyager dans ces conditions ?
Lessive au Maroc English translation pending
bonjour,
quelqu'un pourrait me dire quels sont les moyens pour laver le linge au maroc ? à la main ? y a -t-il du savon style savon de marseille ou copeaux de marseille, qui lave bien ? merci ! 🙂