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Plages paradisiaques en République Dominicaine English translation pending
Bonjour à tous.
Voilà mon conjoint et moi même avons décidé de partir une semaine en Mars du côté de la République dominicaine.
J'ai lu un peu partout sur le net pour essayer de savoir comment bien choisir le lieu exact.. En vain.
Nous sommes à la recherche de plages paradisiaque ( Eau vraiment Turquoise ) , cocotiers de fou... sinon autant rester à Carnon-Plage 😏 Mais également non loin de petit village ou ville avec des locaux sympa et accueillant.
J'ai vu que le nord de la RD borde plutôt l'Atlantique!? Nous sommes peut être + attirés par l'ambiance Caraïbes !
Nous sommes preneur de toute infos, retour de vos voyages ou autre!!
Très cordialement.
J'ai lu un peu partout sur le net pour essayer de savoir comment bien choisir le lieu exact.. En vain.
Nous sommes à la recherche de plages paradisiaque ( Eau vraiment Turquoise ) , cocotiers de fou... sinon autant rester à Carnon-Plage 😏 Mais également non loin de petit village ou ville avec des locaux sympa et accueillant.
J'ai vu que le nord de la RD borde plutôt l'Atlantique!? Nous sommes peut être + attirés par l'ambiance Caraïbes !
Nous sommes preneur de toute infos, retour de vos voyages ou autre!!
Très cordialement.
Prolonger la validité des Miles Air France English translation pending
J'ai la bagatelle de 720 000 miles Air France qui arrivent à expiration le 31 janvier.
Je m'étais mise en tête de prendre ma carte AMEX Air France, mais quand j'ai voulu m'inscrire début janvier, on m'a informée que les miles n'étant comptabilisés qu'à réception du relevé, donc dépense en janvier, crédit de miles en février.. mes miles seraient quand même perdus!
J'avais effectué un AR Paris-Marseille fin octobre sur Air France pour prolonger mes miles, mais bêtement en mini miles, car j'ai été mal informée par un conseiller téléphonique d'Air France qui m'avait assuré que cela fonctionnait..
En relisant dans le détail les conditions Flying Blue, les choses ne sont pas très claires et j'hésite à m'obliger à faire un AR à Londres ou ailleurs, sans être certaine que cela marche bien!!!
J'ai demandé par ailleurs à Flying Blue un sursis de mois... mais pas de réponse et le temps passe...
Quelqu'un peut-il m'éclairer et/ou a-t-il une bonne idée rapide et économique?
Climat au nord du Vietnam en avril-mai English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je souhaite me rendre en avril - mai au Nord du Vietnam pour visiter la partie montagneuse.
En me renseignant sur le climat à cette période de l'année à partir des sites, j'ai réalisé que le temps pouvait être très brumeux, pluvieux et humide. J'ai également eu le retour d'expérience d'une amie partie en Avril dans cette région: il a plu la plupart du temps (mais je ne veux pas faire généralité d'1 expérience!).
Or, que ce soit les sites consultés, ou les discussions des dernières années à ce sujet figurant sur ce site, j'ai l'impression qu'avril est considéré comme une période conseillée pour visiter cette partie du Vietnam, avec octobre-novembre (qui semble être LA période idéale).
Je souhaitais donc avoir le retour des forumeurs sur les tendances générales du climat en Avril ou Mai au Nord. Même si la météo n'est pas une science exacte, il est toujours possible de dégager des tendances (étant bretonne, je sais de quoi je parle 🙂).
Ma crainte: passer 2 semaines dans une ambiance humide et brumeuse et donc ne pas profiter des paysages.
Je vous remercie vivement par avance pour vos retours et vous souhaite un excellent dimanche!
Je souhaite me rendre en avril - mai au Nord du Vietnam pour visiter la partie montagneuse.
En me renseignant sur le climat à cette période de l'année à partir des sites, j'ai réalisé que le temps pouvait être très brumeux, pluvieux et humide. J'ai également eu le retour d'expérience d'une amie partie en Avril dans cette région: il a plu la plupart du temps (mais je ne veux pas faire généralité d'1 expérience!).
Or, que ce soit les sites consultés, ou les discussions des dernières années à ce sujet figurant sur ce site, j'ai l'impression qu'avril est considéré comme une période conseillée pour visiter cette partie du Vietnam, avec octobre-novembre (qui semble être LA période idéale).
Je souhaitais donc avoir le retour des forumeurs sur les tendances générales du climat en Avril ou Mai au Nord. Même si la météo n'est pas une science exacte, il est toujours possible de dégager des tendances (étant bretonne, je sais de quoi je parle 🙂).
Ma crainte: passer 2 semaines dans une ambiance humide et brumeuse et donc ne pas profiter des paysages.
Je vous remercie vivement par avance pour vos retours et vous souhaite un excellent dimanche!
Achat billets d'avion pour les États-Unis English translation pending
Bonjour, je pars cette année avec mes enfants aux États-Unis (en juillet exactement ) et je voulais savoir combien de temps à l'avance faut il prendre les billets d'avion pour avoir les meilleurs tarifs? Merci
Commencer son voyage aux États-Unis par l'Est ou par l'Ouest English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai une question à laquelle je n'ai pas trouvé réponse sur le forum (ou alors j'ai mal cherché). Lors d'un voyage aux USA, si l'itinéraire doit passer par la côte Est et la côte Ouest, de quel côté est-il le plus judicieux de commencer son voyage ?
Dans mon cas, les deux villes en question sont NYC et LA.
Si je commence par LA et que je me rends à NYC ensuite, j'ai +/-5h de vol + 3h de décalage horaire, je perds quasi une journée de voyage (8h).
Si je commence par NYC et que je me rends à LA ensuite, la durée de vol de +/- 6h est "gommée" par le décalage horaire de 3h, je ne perds que trois petites heures.
Vu comme ça, on a l'impression que la réponse est déjà donnée. Oui MAIS :
- pour le vol retour LA - CDG, le dernier vol actuel par AF est à 18h35. De plus, il n'y en a que deux, donc cela veut aussi dire prix moins intéressant en faisant le retour depuis LA (je suppose car moins il y a d'offres, plus les prix vont être chers ?)
- pour le vol retour NYC - CDG, le dernier vol actuel par AF est à 23h30. De plus, il y en a 5 dans l'après-midi donc les prix devraient être plus corrects ?
Ce qui fait donc une différence de +5h en faveur d'un retour depuis NYC, ce qui le ramène à égalité avec LA puisque 8h - 5h, il ne reste plus que 3h de voyage "perdues".
Alors je sais que tout ça reste de l'hypothétique avec des données super variables, mais comme je vois des personnes dans mon cas tantôt commencer par l'Ouest, tantôt par l'Est, je m'interroge sur les raisons derrière ce choix.
Merci par avance aux personnes qui pourront me donner leur avis 🙂
Bonne journée
J'ai une question à laquelle je n'ai pas trouvé réponse sur le forum (ou alors j'ai mal cherché). Lors d'un voyage aux USA, si l'itinéraire doit passer par la côte Est et la côte Ouest, de quel côté est-il le plus judicieux de commencer son voyage ?
Dans mon cas, les deux villes en question sont NYC et LA.
Si je commence par LA et que je me rends à NYC ensuite, j'ai +/-5h de vol + 3h de décalage horaire, je perds quasi une journée de voyage (8h).
Si je commence par NYC et que je me rends à LA ensuite, la durée de vol de +/- 6h est "gommée" par le décalage horaire de 3h, je ne perds que trois petites heures.
Vu comme ça, on a l'impression que la réponse est déjà donnée. Oui MAIS :
- pour le vol retour LA - CDG, le dernier vol actuel par AF est à 18h35. De plus, il n'y en a que deux, donc cela veut aussi dire prix moins intéressant en faisant le retour depuis LA (je suppose car moins il y a d'offres, plus les prix vont être chers ?)
- pour le vol retour NYC - CDG, le dernier vol actuel par AF est à 23h30. De plus, il y en a 5 dans l'après-midi donc les prix devraient être plus corrects ?
Ce qui fait donc une différence de +5h en faveur d'un retour depuis NYC, ce qui le ramène à égalité avec LA puisque 8h - 5h, il ne reste plus que 3h de voyage "perdues".
Alors je sais que tout ça reste de l'hypothétique avec des données super variables, mais comme je vois des personnes dans mon cas tantôt commencer par l'Ouest, tantôt par l'Est, je m'interroge sur les raisons derrière ce choix.
Merci par avance aux personnes qui pourront me donner leur avis 🙂
Bonne journée
3 semaines dans le Sud-Ouest américain en octobre 2016 (avec enfants) English translation pending
Bonjour très chers forumeurs spécialistes,
Je "prépare" dans les très grandes lignes notre prochain voyage aux USA pour les vacances de la Toussaint. Nous partirons 3 semaines, à 4 (deux enfants de presque 4 et 8 ans au moment du voyage). Nous sommes déjà allés 3 fois dans l'ouest américain, je crois que nous sommes accros... Pourtant nous ne randonnons pas (vivement que les filles grandissent), mais quel régal !
J'aurais aimé avoir vos précieux avis sur quelques points qui me turlupinent avant d'essayer d'établir un itinéraire. Je n'ai pas le choix des aéroports d'arrivée et de départ (nous sommes en GP).
Voici dans les très grandes lignes ce que j'ai en tête : - arrivée à SFO (pas de visite de SF) - selon l'ouverture de la tioga road : Yosemite vers Lee Vining, ou Lac Tahoe puis Lee Vining - direction Page et alentours (au sens large) - Grand Canyon - direction Sedona et alentours (au sens large) - direction White Sands NM (énorme détour mais j'en rêve) - direction Phoenix - départ de LAX (pas de visite de LA).
questions :
- en cas de fermeture de la tioga road (rare mais possible à la mi-octobre), j'ai des doutes par rapport au Lac Tahoe : cela en vaut-il la peine en hiver ? Est-ce une étape sans grand intérêt compte tenu du risque de neige ou bien au contraire doit-on y prévoir du temps pour une visite ?
- est-ce que certains des lieux évoqués vous semblent incongrus en octobre / novembre ? Je ne crois pas mais j'aimerais m'en assurer...
- et enfin, lors de nos deux derniers voyages, nous avions tout réservé, mais j'aimerais refaire comme la première fois et avancer au rythme de nos envies... C'était super (déjà en octobre / novembre) ! Mais c'était il y a 10 ans. Il me semble que la non nécessité de réserver est toujours valable, vous confirmez ? En dehors des nuits à l'arrivée (SFO) et au départ (LAX), et peut-être à The View (Monument Valley) si l'on y va, y a-t-il des lieux pris d'assaut qui demandent à être réservés à cette période de l'année ? Tusayan peut-être ?
Merci infiniment pour votre aide, A bientôt pour une itinéraire détaillé ! 😛
PS : Merci à tous et en particulier à Itat (Thibaud) dont le blog m'a déjà permis d'établir les premières grandes lignes de notre périple...
Je "prépare" dans les très grandes lignes notre prochain voyage aux USA pour les vacances de la Toussaint. Nous partirons 3 semaines, à 4 (deux enfants de presque 4 et 8 ans au moment du voyage). Nous sommes déjà allés 3 fois dans l'ouest américain, je crois que nous sommes accros... Pourtant nous ne randonnons pas (vivement que les filles grandissent), mais quel régal !
J'aurais aimé avoir vos précieux avis sur quelques points qui me turlupinent avant d'essayer d'établir un itinéraire. Je n'ai pas le choix des aéroports d'arrivée et de départ (nous sommes en GP).
Voici dans les très grandes lignes ce que j'ai en tête : - arrivée à SFO (pas de visite de SF) - selon l'ouverture de la tioga road : Yosemite vers Lee Vining, ou Lac Tahoe puis Lee Vining - direction Page et alentours (au sens large) - Grand Canyon - direction Sedona et alentours (au sens large) - direction White Sands NM (énorme détour mais j'en rêve) - direction Phoenix - départ de LAX (pas de visite de LA).
questions :
- en cas de fermeture de la tioga road (rare mais possible à la mi-octobre), j'ai des doutes par rapport au Lac Tahoe : cela en vaut-il la peine en hiver ? Est-ce une étape sans grand intérêt compte tenu du risque de neige ou bien au contraire doit-on y prévoir du temps pour une visite ?
- est-ce que certains des lieux évoqués vous semblent incongrus en octobre / novembre ? Je ne crois pas mais j'aimerais m'en assurer...
- et enfin, lors de nos deux derniers voyages, nous avions tout réservé, mais j'aimerais refaire comme la première fois et avancer au rythme de nos envies... C'était super (déjà en octobre / novembre) ! Mais c'était il y a 10 ans. Il me semble que la non nécessité de réserver est toujours valable, vous confirmez ? En dehors des nuits à l'arrivée (SFO) et au départ (LAX), et peut-être à The View (Monument Valley) si l'on y va, y a-t-il des lieux pris d'assaut qui demandent à être réservés à cette période de l'année ? Tusayan peut-être ?
Merci infiniment pour votre aide, A bientôt pour une itinéraire détaillé ! 😛
PS : Merci à tous et en particulier à Itat (Thibaud) dont le blog m'a déjà permis d'établir les premières grandes lignes de notre périple...
Aragon: pistes et randonnées English translation pending
Hello,
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la révolution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la révolution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Faisabilité d'un projet de 3 semaines en Alaska pour l'été 2016 English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un road-trip en Alaska pour cet été. Nous serons 2 adultes, nous pensons louer un 4x4 et dormir dans des motels ou B&B. Nous attendons de ce voyage de conduire dans de magnifiques paysages, pouvoir observer la faune et faire de petites randonnées (1/2 à 1 journée). Nous ne pouvons partir que 3 semaines maximum. Voilà le programme que j'ai établi et j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité des étapes. Rien n'est réservé et j'aimerais réserver rapidement les excursions. Je me demandais aussi si de pousser sur l'Alaska Highway jusqu'à Prince George avant de descendre sur Stewart en valait le coup. Nous réduirions le temps au Denali et à Juneau, mais seulement si cela en vaut vraiment la peine pour les paysages.
Voici notre programme : Samedi 9 juillet : arrivée à Anchorage depuis Zurich
Dimanche 10 juillet : package train pour Seward + croisière, retour sur Anchorage
Lundi 11 juillet au jeudi 14 juillet : package train d'Anchorage à Fairbanks avec 2 nuits au Denali. Sur place, nous ferons 1 jour un tour en shuttle bus et 1 jour une randonnée.
Vendredi 15 juillet : location de voiture à Fairbanks et départ pour Tok ou Chicken
Samedi 16 juillet : trajet jusqu'à Dawson City
Dimanche 17 juillet : trajet jusqu'à Whitehorse
Lundi 18 juillet : trajet jusqu'à Watson Lake
Mardi 19 juillet : trajet jusqu'à Stewart
Mercredi 20 juillet : ours à Hyder
Jeudi 21 juillet : retour à Watson Lake par la Cassiar Highway Vendredi 22 juillet au samedi 23 juillet : descente sur Juneau, les horaires des ferrys ne sont pas encore connus pour cet été....difficile de prevoir.
Dimanche 24 juillet : croisière Tracy Arms
Lundi 25 juillet : excursion ours à Admiralty Island
Mardi 26 juillet : randonnée dans les environs de Juneau
Mercredi 27 au vendredi 29 juillet : retour sur Anchorage en 3 jours et abandon de la voiture à Anchorage
Samedi 30 juillet : vol retour dans l'après-midi
Merci beaucoup pour votre retour. Il est difficile de faire des choix et les distances sont si grandes ! Tout commentaire, retour d'expérience et proposition seront les bienvenues.
Granini
Nous prévoyons un road-trip en Alaska pour cet été. Nous serons 2 adultes, nous pensons louer un 4x4 et dormir dans des motels ou B&B. Nous attendons de ce voyage de conduire dans de magnifiques paysages, pouvoir observer la faune et faire de petites randonnées (1/2 à 1 journée). Nous ne pouvons partir que 3 semaines maximum. Voilà le programme que j'ai établi et j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité des étapes. Rien n'est réservé et j'aimerais réserver rapidement les excursions. Je me demandais aussi si de pousser sur l'Alaska Highway jusqu'à Prince George avant de descendre sur Stewart en valait le coup. Nous réduirions le temps au Denali et à Juneau, mais seulement si cela en vaut vraiment la peine pour les paysages.
Voici notre programme : Samedi 9 juillet : arrivée à Anchorage depuis Zurich
Dimanche 10 juillet : package train pour Seward + croisière, retour sur Anchorage
Lundi 11 juillet au jeudi 14 juillet : package train d'Anchorage à Fairbanks avec 2 nuits au Denali. Sur place, nous ferons 1 jour un tour en shuttle bus et 1 jour une randonnée.
Vendredi 15 juillet : location de voiture à Fairbanks et départ pour Tok ou Chicken
Samedi 16 juillet : trajet jusqu'à Dawson City
Dimanche 17 juillet : trajet jusqu'à Whitehorse
Lundi 18 juillet : trajet jusqu'à Watson Lake
Mardi 19 juillet : trajet jusqu'à Stewart
Mercredi 20 juillet : ours à Hyder
Jeudi 21 juillet : retour à Watson Lake par la Cassiar Highway Vendredi 22 juillet au samedi 23 juillet : descente sur Juneau, les horaires des ferrys ne sont pas encore connus pour cet été....difficile de prevoir.
Dimanche 24 juillet : croisière Tracy Arms
Lundi 25 juillet : excursion ours à Admiralty Island
Mardi 26 juillet : randonnée dans les environs de Juneau
Mercredi 27 au vendredi 29 juillet : retour sur Anchorage en 3 jours et abandon de la voiture à Anchorage
Samedi 30 juillet : vol retour dans l'après-midi
Merci beaucoup pour votre retour. Il est difficile de faire des choix et les distances sont si grandes ! Tout commentaire, retour d'expérience et proposition seront les bienvenues.
Granini
Transit à Jeddah: une horreur! English translation pending
Je souhaite faire partager au forum mon experience vraiment inconfortable pour ce vol AR paris jeddah columbo (sri lanka).
Coté vol, le paris jeddah était tres correct (je suis actuellement dans l'aéroport dans l escalle du retour). Pour ce ui est du vol Jeddah Columbo : un boeign 747 qui avait au moins 30 ans : bruyant, intérieur en très mauvais état et écran ne fonctionnant pas, pour 6 heures de trajet c'est un peu long ...
Je me permet d'écrire car c'est la pause à Jeddah qui était difficile : 14h d'escale dans un aéroport (sachant que l'on ne peut sortir du fait du pays) bien trop petit dans lequel le personnel n'a aucune gêne de parquer des centaines de personnes dans un aéroport tout petit. Il existe un Lounge accessible à tous qui ne fait que 80 m² avec quelques fauteuils confortables mais le personnel fait tout pour que vous ne vous y installiez pas. D'ailleurs pour info c'est là ue vous pourrez retirer de la nourriture offerte par le compagnie. Pour retirer un plat chaud, il faut être muni d'un billet spécial fourni à votre arrivée dans l'aéroport. Petit hic ce lounge est placé avant le security check (pas trop difficile à passer à contre sens).
Bref j'ai trouvé ces conditions difficiles, j'ai eu la chance d'avoir une place dans le lounge mais en passant dans le hall, tout le monde est assis par terre, très peu de place pour passer, ca va encore pour attendre une heure ou 2 mais le vol pour paris necessite pour la pluspart des voyageurs au moins 8 à 10 heures d'escale, je trouve cela scandaleux !
Coté vol, le paris jeddah était tres correct (je suis actuellement dans l'aéroport dans l escalle du retour). Pour ce ui est du vol Jeddah Columbo : un boeign 747 qui avait au moins 30 ans : bruyant, intérieur en très mauvais état et écran ne fonctionnant pas, pour 6 heures de trajet c'est un peu long ...
Je me permet d'écrire car c'est la pause à Jeddah qui était difficile : 14h d'escale dans un aéroport (sachant que l'on ne peut sortir du fait du pays) bien trop petit dans lequel le personnel n'a aucune gêne de parquer des centaines de personnes dans un aéroport tout petit. Il existe un Lounge accessible à tous qui ne fait que 80 m² avec quelques fauteuils confortables mais le personnel fait tout pour que vous ne vous y installiez pas. D'ailleurs pour info c'est là ue vous pourrez retirer de la nourriture offerte par le compagnie. Pour retirer un plat chaud, il faut être muni d'un billet spécial fourni à votre arrivée dans l'aéroport. Petit hic ce lounge est placé avant le security check (pas trop difficile à passer à contre sens).
Bref j'ai trouvé ces conditions difficiles, j'ai eu la chance d'avoir une place dans le lounge mais en passant dans le hall, tout le monde est assis par terre, très peu de place pour passer, ca va encore pour attendre une heure ou 2 mais le vol pour paris necessite pour la pluspart des voyageurs au moins 8 à 10 heures d'escale, je trouve cela scandaleux !
Vacances de février 2016 dans le sud du Vietnam English translation pending
Bonjour
Notre voyage est enfin ficelé, 15 jours de vacances dans le sud du Vietnam pendant les vacances de Février, du 6 au 19. Nous sommes 4 : moi, mon épouse et mes 2 derniers garçons de 16 et 13 ans. Grâce aux informations de ce site, j'ai pu faire mon itinéraire :
> Le 7 nous arrivons à HCM et direction la baie du Mékong pour 3 jours. J'ai réservé 3 nuits sur l'île d'An Binh > le 10 on décollera de Can Tho pour Phu Khoc où on a réservé un bungalow les pieds dans l'eau > Le 17 on rejoindra en avion HCM pour y rester 2 jours et profiter de la fête du têt > Le 19 sera le retour vers Paris, vol direct Air France
Malgré la lecture des différents posts et carnets de voyage, il me reste quelques interrogations : > Comment aller de l'aéroport de HCM à l'île d'An Binh en bateau, les billets sont-ils disponibles à l'aéroport? > Quelles précautions prendre pour contre les piqûres moustisques > En plus de l'eau en bouteille, quels conseils pour ne pas risquer une intoxications alimentaire. > Y'a t'il un risque avec les serpents pendant les balades? (mon fils en a la phobie...) > cet itinéraire farniente vous parait-il bien pour une découverte en famille? Une fois sur place je me renseignerai sur les balades à faire
Merci
Notre voyage est enfin ficelé, 15 jours de vacances dans le sud du Vietnam pendant les vacances de Février, du 6 au 19. Nous sommes 4 : moi, mon épouse et mes 2 derniers garçons de 16 et 13 ans. Grâce aux informations de ce site, j'ai pu faire mon itinéraire :
> Le 7 nous arrivons à HCM et direction la baie du Mékong pour 3 jours. J'ai réservé 3 nuits sur l'île d'An Binh > le 10 on décollera de Can Tho pour Phu Khoc où on a réservé un bungalow les pieds dans l'eau > Le 17 on rejoindra en avion HCM pour y rester 2 jours et profiter de la fête du têt > Le 19 sera le retour vers Paris, vol direct Air France
Malgré la lecture des différents posts et carnets de voyage, il me reste quelques interrogations : > Comment aller de l'aéroport de HCM à l'île d'An Binh en bateau, les billets sont-ils disponibles à l'aéroport? > Quelles précautions prendre pour contre les piqûres moustisques > En plus de l'eau en bouteille, quels conseils pour ne pas risquer une intoxications alimentaire. > Y'a t'il un risque avec les serpents pendant les balades? (mon fils en a la phobie...) > cet itinéraire farniente vous parait-il bien pour une découverte en famille? Une fois sur place je me renseignerai sur les balades à faire
Merci
Itinéraire Ouganda août 2016 English translation pending
Bonjour,
Après l'Islande, cette année çà sera l'Ouganda.
L'Afrique équatoriale est une première pour nous.Je viens donc soumettre mon itinéraire( somme toute assez standard pour un premier voyage dans ce pays) et chercher à parfaire le tracé, la répartition des jours en fonction des avis qui seront émis.
alors en gros:
-arrivée à entebbe vers 14H
-deux nuits à kampala, pour récupérer la voiture et prendre le temps de visiter un peu la capitale
-deux nuits au WILDWATERS LODGE près de jinja( visite de jinja +rafting)
-une nuit au ZIWA RHINO SANCTUARY(pour que la route ne soit pas trop longue jusqu'au lodge suivant)
-trois nuits au MURCHINSON RIVER LODGE à l'extérieur du parc( deux jours de visite du parc avec notre propre voiture, chutes....)
Pour nous rendre au lodge, après Masindi, je pensais prendre la route qui longe le lac Albert(par bulisa) pour la vue, et éviter de traverser le parc (éviter donc les droits d'entrée )
Si quelqu'un a déjà emprunté cette route????
-une nuit à FORT PORTAL (simple stop sur la route vers Kibale)
-deux nuits au CHIMPS NEST, en route j'aimerai faire un stop dans la zone des "crater lake" avant d'entrer dans le parc. Est-ce vraiment possible?
A Kibale nous pensons réserver la journée aux chimpanzés.
-deux nuits dans le nord du QENP au TWIN LAKES LODGE
-deux nuits dans le sud au ISHASHA WILDERNESS CAMP
-trois nuits au NSONGI CAMP( gorilles et une journée de visite aux alentours)
pou atteindre le camp, je pense opter pour la route , peut être la moins belle, mais un peu plus rapide, celle qui passe par Kanungu.Si quelqu'un a déjà relié ishasha au Nsongi camp, par cette route, je suis preneuse de renseignements, car çà semble un peu chaotique ...
-trois nuits au lac Mburo pour faire des marches, du vélo....
-Deux nuits à Entebbe avant de repartir, pour explorer le lac victoria..
Concernant les entrées dans les parcs, je voulais savoir si nous devons payer les droits quand on traverse dans Kibale forest pour se rendre à notre hébergement??? Un autre point reste un peu flou pour moi: Pour les véhicules, je crois comprendre que c'est par visite, et pas par 24H(comme les entrées personnes)Est-ce-que cela veut dire que deux journées consécutives dans un parc ne sont facturées que 150USD, ou 150 par jour???(nous avons un 4X4)
Tous vos conseils seront d'une aide précieuse, alors merci d'avance de vos réponse
Concernant les entrées dans les parcs, je voulais savoir si nous devons payer les droits quand on traverse dans Kibale forest pour se rendre à notre hébergement??? Un autre point reste un peu flou pour moi: Pour les véhicules, je crois comprendre que c'est par visite, et pas par 24H(comme les entrées personnes)Est-ce-que cela veut dire que deux journées consécutives dans un parc ne sont facturées que 150USD, ou 150 par jour???(nous avons un 4X4)
Tous vos conseils seront d'une aide précieuse, alors merci d'avance de vos réponse
Ouest USA le retour: avancée du projet pour l'été 2016 English translation pending
Bonjour et d’abord bonne année à tous. J’espère qu’elle sera riche en voyages (ou en préparations, ce qui est déjà une belle partie du rêve).
Pour ma part, je continue à préparer notre retour dans l’ouest des USA pour l’été prochain. Nous avons décidé de refaire plus ou moins la même boucle (en sens inverse) que l’an dernier, avec des endroits que nous irons revoir et d’autres, nouveaux. Si certains d’entre vous ont un peu de temps pour lire mon projet et me donner des conseils, ce serait, comme toujours, super. J’ai mis en gras les questions les plus urgentes…D'avance, désolée pour ce long message...
L’itinéraire est pratiquement ficelé certains logements étant déjà réservés (je les ai noté en italique). Nous voudrions réserver les autres rapidement, donc j’ai mis quelques idées, mais suis prête à entendre vos conseils, et éventuellement changer quelques nuits (par exemple autour d’Escalante, c’est là que je vois moins bien). Pour les visites, trails, … j’ai encore du temps je relis des carnets, des discussions, et prends note de certaines idées.
Pour rappel, nous sommes un couple dans la cinquantaine (bien avancée), citadins, pas grands randonneurs mais aimant marcher (bon, pour vous donner une idée, les rando les plus « hard » que nous avons faites l’an dernier sont : delicate arch, Fire Wave, descente dans Bryce Canyon).
Voici donc le projet
J1- L11/7 : arrivée à Las Vegas (19h à l’aéroport) récupérer les bagages et la voiture.
J2: M12/7 : Las Vegas; Red Rock le matin
J3: Me 13 /7 : Las Vegas; Valley of Fire très tôt si possible (White Domes, Fire Wave (peut-être), Rainbow Vista )
J4: J 14/7 : LV à St Georges (Snow Canyon Yant Flat me tente aussi, mais comme j’ai lu qu’il fallait un GPS, je pense que je vais laisser tomber); 200km, 2h de route. On perd une heure. Nuit St Georges.
J5: V 15/7 : St Georges à Zion via Coral Pink Sand dunes: 1h40 jusqu’aux dunes; puis 65km, 1h20; arrêt au point de vue Checkerboard Mesa. Retenter Canyon Overlook ? (tétanisée par le vertige l’an dernier, j’ai dû faire demi-tour avant le « petit pont en bois »). Nuit Zion Lodge.
J6: S 16/7 : Zion; balade (Emerald Pools Trails ?) et repos. Nuit Zion Lodge.
J7- D17/7: Zion à Bryce, 141km, 2h, donc balade encore possible le matin à Zion (le long de la rivière ?). Arrêt peut-être à Red Canyon ( « Arches trail »). Nuit Bryce Canyon Lodge.
Autre alternative : passer par Cedar Breaks NM (230 km, 3h, plus visite 2h sur place), donc pas d’arrêt à Red Canyon (mais vu l’an dernier). Plus je vois des photos de Cedar Breaks, plus j’ai envie d’y aller, même si c’est sans doute fort semblable à Bryce. Trajet : 9-89-14, ou par l’autoroute ? Et de Cedar Breaks à Bryce, trajet par la 143.
J8 – L 18/7 : Bryce vu l’an dernier et adoré, donc on a décidé d’y rester davantage de temps pour profiter aussi du cadre. Je pense que nous retournerons dans l’amphithéâtre via la même boucle que l’an dernier (un de nos tops); et que nous en tenterons une autre (à voir sur place selon la motivation, la météo) refaire les points de vue un peu plus tôt dans la journée que ce que nous avions fait (notamment pour ne pas avoir Natural Brigde dans l’ombre). Nuit Bryce Canyon Lodge.
J9 – M19/7 : Bryce (ce qu’on n’aura pas fait la veille…). Nuit Bryce Canyon Lodge.
J10- Me 20/7: Bryce à Escalante (ou quelque part par là); 82km; 1h scenic 12 Mossy Cave à la sortie de Bryce. Nuit slotcanyons Inn ? La cotton wood (piste, donc voir selon la météo) semble vraiment intéressante et belle, mais est-ce le bon endroit pour la placer dans ce circuit ? (Grosvernor arch, Candyland )
J11-J21/7: Escalante; nuit Escalante ? J’ai noté (mais à voir sur place selon météo et motivation à nouveau): Hole in the rock road, Devils Garden, Calf Creek Falls Recreation Area
J12- V 22/7: Escalante à Torrey 105 km ; 1h30 (Burr Trail à refaire + Fruita + scenic road Capitol Reef et Cohab Canyon ( ?)), nuit Torrey.
J13-S 23/7- Torrey à Moab (Little Wild Horse Canyon près de Goblin Valley) 250km 2h30. Nuit Moab (on hésite à loger 2 nuits dans Moab même (plus proche de l’entrée de Arches) et 2 nuits au Sorrel Ranch (qui semble un très bel endroit pour se relaxer un peu, mais cher, et qui , du coup, nécessiterait un changement d’hôtel); ou les 4 à Moab)
J14-D24/7: Moab : refaire sans doute certains trails de l’an dernier et/ou (à répartir sur les 3 jours à Moab) - Delicate Arch: les 2 points de vue - Refaire R128 le long du Colorado moins tard - Il semble y avoir une randonnée à Fisher Towers ( à prévoir un matin ?) - Bowtie et Corona Arches ? - Coucher de soleil à Balanced Rock ou Windows - Faux Falls
J15-L25/7: Moab
J16-M26/7: Moab
J17 – Me 27/7: Moab à Monument Valley; 240 km; 2h40; nuit The View (Valley of the Gods ? )
J18-J28/7: MV; envie de faire la piste avec des Navajos. Plutôt la piste avec Navajos le soir et la refaire seuls le matin. Voir le Goulding’s Trading Post Museum. nuit The View
J19:V 29/7: Monument Valley à Canyon de Chelly ; Entre 2h et 2h30 selon la route; soit 163 vers l’est et puis 191 ou 163 vers Kayenta et puis 59 . nuit Chinle (Holiday Inn ou Lodge dans le canyon ? ) Canyon de Chelly : panorama Spider Rock; White House; South Rim (et North Rim peut-être) Si on a du temps, aller voir Window Rock (au Nouveau Mexique) ; Hope Arch ?
J20: S 30/7 : Canyon de Chelly à Winslow 280 km, 3h. Nuit à Winslow ou Holbrook ? Passage par Hubbell Trading Post Visite de Petrified forest et painted Desert (scenic drive et arrêts, trails)
J21-D :31/7: De Winslow (ou Holbrook) vers Sedona; entre 160 et 190 km selon la route (87 et 160 ou par le nord, via 180 et 17 ?); compter un peu plus de 2h Un détour sur la gauche pour Meteor Crater ( ?) si route 180; Walnut Canyon NM ? Nuit Sedona
J22-L1/8 : Sedona (visites non encore préparées). Nuit Sedona
J23-M2/8: Sedona; Nuit Sedona
J24: Me 3/8: Sedona à Page; 300km; 3h; nuit Lake Powell Resort Wupatki; et sunset volcano (cinder Hill Overlook, et Lava Flow trail); Coal Mine canyon en chemin ?
J25- J4/8 : nuit Lake Powell Resort environs de Page : beaucoup d’envies là-bas, soit à revoir de l’an dernier (Antelope Canyon surtout, Horseshoe Bend peut-être) soit à découvrir. Donc je note les idées et on verra sur place : - Toadstool Hoodoos? A faire compter 2h sur place - Une balade en bateau sur la Lac Powell - Lake Powell: panorama Alstom Point? Ça a l’air compliqué pour y arriver. - Voir CBS/white Pocket, avec Paria Outpost (les Dodson), attention réserver permis (4 mois avant) ? - Slot secret Canyon avec Hummer Adventure: 3h avec guide ? - Busckskin Guich. ( ?) - (ou à mettre en J28 ? ) Navajo Bridge et le Marble Canyon. Cliff Dwellers. Lees Ferry (Lees Feery River Trail), Balanced Rocks - Pahreah (Old Paria) - Stud Horse Hoodoos J26-V5/8: Page ; nuit Lake Powell Resort
J27- S6/8: Page; nuit Lake Powell Resort
J28: D 7/8: Page à Grand Canyon North Rim, AZ ; 212km; 3h ; s’arrêter à Marble Canyon et Lees Ferry nuit Grand Canyon Lodge
J29-L8/8 : GC; nuit Grand Canyon Lodge
J30: M9/8: GC(AZ) à Las Vegas (NV) 483 km,5h30; passer par Valley of Fire suivant l’heure Alt 89- 389 – 59 – 9 - 15 puis à gauche (sortie 93 ?) la 169 qui arrive à Valley of Fire et on traverse Valley of Fire.
J31- Me10/8: vol vers Miami
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout... et de vos conseils avisés.
Pour ma part, je continue à préparer notre retour dans l’ouest des USA pour l’été prochain. Nous avons décidé de refaire plus ou moins la même boucle (en sens inverse) que l’an dernier, avec des endroits que nous irons revoir et d’autres, nouveaux. Si certains d’entre vous ont un peu de temps pour lire mon projet et me donner des conseils, ce serait, comme toujours, super. J’ai mis en gras les questions les plus urgentes…D'avance, désolée pour ce long message...
L’itinéraire est pratiquement ficelé certains logements étant déjà réservés (je les ai noté en italique). Nous voudrions réserver les autres rapidement, donc j’ai mis quelques idées, mais suis prête à entendre vos conseils, et éventuellement changer quelques nuits (par exemple autour d’Escalante, c’est là que je vois moins bien). Pour les visites, trails, … j’ai encore du temps je relis des carnets, des discussions, et prends note de certaines idées.
Pour rappel, nous sommes un couple dans la cinquantaine (bien avancée), citadins, pas grands randonneurs mais aimant marcher (bon, pour vous donner une idée, les rando les plus « hard » que nous avons faites l’an dernier sont : delicate arch, Fire Wave, descente dans Bryce Canyon).
Voici donc le projet
J1- L11/7 : arrivée à Las Vegas (19h à l’aéroport) récupérer les bagages et la voiture.
J2: M12/7 : Las Vegas; Red Rock le matin
J3: Me 13 /7 : Las Vegas; Valley of Fire très tôt si possible (White Domes, Fire Wave (peut-être), Rainbow Vista )
J4: J 14/7 : LV à St Georges (Snow Canyon Yant Flat me tente aussi, mais comme j’ai lu qu’il fallait un GPS, je pense que je vais laisser tomber); 200km, 2h de route. On perd une heure. Nuit St Georges.
J5: V 15/7 : St Georges à Zion via Coral Pink Sand dunes: 1h40 jusqu’aux dunes; puis 65km, 1h20; arrêt au point de vue Checkerboard Mesa. Retenter Canyon Overlook ? (tétanisée par le vertige l’an dernier, j’ai dû faire demi-tour avant le « petit pont en bois »). Nuit Zion Lodge.
J6: S 16/7 : Zion; balade (Emerald Pools Trails ?) et repos. Nuit Zion Lodge.
J7- D17/7: Zion à Bryce, 141km, 2h, donc balade encore possible le matin à Zion (le long de la rivière ?). Arrêt peut-être à Red Canyon ( « Arches trail »). Nuit Bryce Canyon Lodge.
Autre alternative : passer par Cedar Breaks NM (230 km, 3h, plus visite 2h sur place), donc pas d’arrêt à Red Canyon (mais vu l’an dernier). Plus je vois des photos de Cedar Breaks, plus j’ai envie d’y aller, même si c’est sans doute fort semblable à Bryce. Trajet : 9-89-14, ou par l’autoroute ? Et de Cedar Breaks à Bryce, trajet par la 143.
J8 – L 18/7 : Bryce vu l’an dernier et adoré, donc on a décidé d’y rester davantage de temps pour profiter aussi du cadre. Je pense que nous retournerons dans l’amphithéâtre via la même boucle que l’an dernier (un de nos tops); et que nous en tenterons une autre (à voir sur place selon la motivation, la météo) refaire les points de vue un peu plus tôt dans la journée que ce que nous avions fait (notamment pour ne pas avoir Natural Brigde dans l’ombre). Nuit Bryce Canyon Lodge.
J9 – M19/7 : Bryce (ce qu’on n’aura pas fait la veille…). Nuit Bryce Canyon Lodge.
J10- Me 20/7: Bryce à Escalante (ou quelque part par là); 82km; 1h scenic 12 Mossy Cave à la sortie de Bryce. Nuit slotcanyons Inn ? La cotton wood (piste, donc voir selon la météo) semble vraiment intéressante et belle, mais est-ce le bon endroit pour la placer dans ce circuit ? (Grosvernor arch, Candyland )
J11-J21/7: Escalante; nuit Escalante ? J’ai noté (mais à voir sur place selon météo et motivation à nouveau): Hole in the rock road, Devils Garden, Calf Creek Falls Recreation Area
J12- V 22/7: Escalante à Torrey 105 km ; 1h30 (Burr Trail à refaire + Fruita + scenic road Capitol Reef et Cohab Canyon ( ?)), nuit Torrey.
J13-S 23/7- Torrey à Moab (Little Wild Horse Canyon près de Goblin Valley) 250km 2h30. Nuit Moab (on hésite à loger 2 nuits dans Moab même (plus proche de l’entrée de Arches) et 2 nuits au Sorrel Ranch (qui semble un très bel endroit pour se relaxer un peu, mais cher, et qui , du coup, nécessiterait un changement d’hôtel); ou les 4 à Moab)
J14-D24/7: Moab : refaire sans doute certains trails de l’an dernier et/ou (à répartir sur les 3 jours à Moab) - Delicate Arch: les 2 points de vue - Refaire R128 le long du Colorado moins tard - Il semble y avoir une randonnée à Fisher Towers ( à prévoir un matin ?) - Bowtie et Corona Arches ? - Coucher de soleil à Balanced Rock ou Windows - Faux Falls
J15-L25/7: Moab
J16-M26/7: Moab
J17 – Me 27/7: Moab à Monument Valley; 240 km; 2h40; nuit The View (Valley of the Gods ? )
J18-J28/7: MV; envie de faire la piste avec des Navajos. Plutôt la piste avec Navajos le soir et la refaire seuls le matin. Voir le Goulding’s Trading Post Museum. nuit The View
J19:V 29/7: Monument Valley à Canyon de Chelly ; Entre 2h et 2h30 selon la route; soit 163 vers l’est et puis 191 ou 163 vers Kayenta et puis 59 . nuit Chinle (Holiday Inn ou Lodge dans le canyon ? ) Canyon de Chelly : panorama Spider Rock; White House; South Rim (et North Rim peut-être) Si on a du temps, aller voir Window Rock (au Nouveau Mexique) ; Hope Arch ?
J20: S 30/7 : Canyon de Chelly à Winslow 280 km, 3h. Nuit à Winslow ou Holbrook ? Passage par Hubbell Trading Post Visite de Petrified forest et painted Desert (scenic drive et arrêts, trails)
J21-D :31/7: De Winslow (ou Holbrook) vers Sedona; entre 160 et 190 km selon la route (87 et 160 ou par le nord, via 180 et 17 ?); compter un peu plus de 2h Un détour sur la gauche pour Meteor Crater ( ?) si route 180; Walnut Canyon NM ? Nuit Sedona
J22-L1/8 : Sedona (visites non encore préparées). Nuit Sedona
J23-M2/8: Sedona; Nuit Sedona
J24: Me 3/8: Sedona à Page; 300km; 3h; nuit Lake Powell Resort Wupatki; et sunset volcano (cinder Hill Overlook, et Lava Flow trail); Coal Mine canyon en chemin ?
J25- J4/8 : nuit Lake Powell Resort environs de Page : beaucoup d’envies là-bas, soit à revoir de l’an dernier (Antelope Canyon surtout, Horseshoe Bend peut-être) soit à découvrir. Donc je note les idées et on verra sur place : - Toadstool Hoodoos? A faire compter 2h sur place - Une balade en bateau sur la Lac Powell - Lake Powell: panorama Alstom Point? Ça a l’air compliqué pour y arriver. - Voir CBS/white Pocket, avec Paria Outpost (les Dodson), attention réserver permis (4 mois avant) ? - Slot secret Canyon avec Hummer Adventure: 3h avec guide ? - Busckskin Guich. ( ?) - (ou à mettre en J28 ? ) Navajo Bridge et le Marble Canyon. Cliff Dwellers. Lees Ferry (Lees Feery River Trail), Balanced Rocks - Pahreah (Old Paria) - Stud Horse Hoodoos J26-V5/8: Page ; nuit Lake Powell Resort
J27- S6/8: Page; nuit Lake Powell Resort
J28: D 7/8: Page à Grand Canyon North Rim, AZ ; 212km; 3h ; s’arrêter à Marble Canyon et Lees Ferry nuit Grand Canyon Lodge
J29-L8/8 : GC; nuit Grand Canyon Lodge
J30: M9/8: GC(AZ) à Las Vegas (NV) 483 km,5h30; passer par Valley of Fire suivant l’heure Alt 89- 389 – 59 – 9 - 15 puis à gauche (sortie 93 ?) la 169 qui arrive à Valley of Fire et on traverse Valley of Fire.
J31- Me10/8: vol vers Miami
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout... et de vos conseils avisés.
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Idée d'itinéraire, Asie du Sud-Est pendant 3 mois en famille English translation pending
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous car je ne sais pas comment aborder mon problème...
Nous sommes une famille de 5, avec 3 enfants de 10, 8 et 6 ans, et nous sommes en train de planifier un voyage de 12 mois autour du globe. (si jamais il y a quelques infos sur notre blog www.untourdumonde.ch)
Les grandes étapes de ce voyage ont été fixées, pour pouvoir réserver les vols intercontinentaux. On débutera par l'Afrique Australe, puis ça sera l'Asie du SE, l'Australie, la Polynésie FR, puis pour terminer l'Amérique centrale. En gros, on fera 3 mois par continent.
En Asie, on sait qu'on atterrit à Singapour le 8 novembre 2016, et qu'on en repart le 6 février 2017... Pour l'instant, voilà ce que l'on sait de notre partie "Asie"... Et comme le temps file, on aimerait essayer d'articuler un projet d'itinéraire. Instinctivement, nous avions l'idée de remonter par la Malaisie, la Thailande, puis ensuite éventuellement le Laos ou / et le Cambodge, puis traverser le Vietnam et de là descendre au sud (en avion ? en bateau ? ) vers l'indonésie, puis remonter par Sumatra jusqu'à Singapour... La boucle serait ainsi bouclée.
Mais on se pose plein de questions : est-ce que faire tout ce que l'on a a annoncé, en programme "sac au dos" est envisageable ou c'est impossible ? On a l'impression avec (tout ) ce que l'on a lu que c'est relaitvement facile de se déplacer en Asie, et que les distances ne sont pas si grandes... Mais clairement, on ne veut pas passer notre trimestre dans des bus, on veut pouvoir alterner trajets et endroits où on serait posés... Avec les enfants qui sont encore petits, c'est l'un des point que l'on s'est fixé. Notre but n'est pas de mettre le plus de pays à notre tableau de chasse mais bien de découvrir de petites parties du monde et les gens qui y habitent, dans la mesure du possible de ce genre de voyage.
On se demande aussi où on passera les premiers jours à notre arrivée en Asie. On pose à Singapour, après 3 mois de camping en Afrique, on veut donc se laisser une petite semaine de farniente, avant de repartir à l'aventure. Est-ce que vous connaissez des paradis pour les familles, un bon rapport qualité prix qui ne grèverait pas notre budget mais qui nous permettrait de recharger les batteries avant de partir à la découverte de cette partie du monde ?
Et dans le même type de question, on se demande où on passera les fêtes, et surtout si il faut s'y prendre à l'avance pour réserver ? On va essayer de réserver le moins possible pour garder une liberté dans notre aventure, toutefois je pense que pour certaines dates c'est judicieux de s'y prendre à l'avance... Vous en pensez quoi ? Et quelqu'un a une proposition, un endroit super pour passer les fêtes de fin d'année, qui entrerait dans un itinéraire de trois mois ???
Bref, comme vous le voyez, on se pose plein de questions, et comme on est jamais allé en Asie, ben c'est dur dur de savoir par où commencer... !
Merci d'avance de votre aide précieuse !
A+
Je me tourne vers vous car je ne sais pas comment aborder mon problème...
Nous sommes une famille de 5, avec 3 enfants de 10, 8 et 6 ans, et nous sommes en train de planifier un voyage de 12 mois autour du globe. (si jamais il y a quelques infos sur notre blog www.untourdumonde.ch)
Les grandes étapes de ce voyage ont été fixées, pour pouvoir réserver les vols intercontinentaux. On débutera par l'Afrique Australe, puis ça sera l'Asie du SE, l'Australie, la Polynésie FR, puis pour terminer l'Amérique centrale. En gros, on fera 3 mois par continent.
En Asie, on sait qu'on atterrit à Singapour le 8 novembre 2016, et qu'on en repart le 6 février 2017... Pour l'instant, voilà ce que l'on sait de notre partie "Asie"... Et comme le temps file, on aimerait essayer d'articuler un projet d'itinéraire. Instinctivement, nous avions l'idée de remonter par la Malaisie, la Thailande, puis ensuite éventuellement le Laos ou / et le Cambodge, puis traverser le Vietnam et de là descendre au sud (en avion ? en bateau ? ) vers l'indonésie, puis remonter par Sumatra jusqu'à Singapour... La boucle serait ainsi bouclée.
Mais on se pose plein de questions : est-ce que faire tout ce que l'on a a annoncé, en programme "sac au dos" est envisageable ou c'est impossible ? On a l'impression avec (tout ) ce que l'on a lu que c'est relaitvement facile de se déplacer en Asie, et que les distances ne sont pas si grandes... Mais clairement, on ne veut pas passer notre trimestre dans des bus, on veut pouvoir alterner trajets et endroits où on serait posés... Avec les enfants qui sont encore petits, c'est l'un des point que l'on s'est fixé. Notre but n'est pas de mettre le plus de pays à notre tableau de chasse mais bien de découvrir de petites parties du monde et les gens qui y habitent, dans la mesure du possible de ce genre de voyage.
On se demande aussi où on passera les premiers jours à notre arrivée en Asie. On pose à Singapour, après 3 mois de camping en Afrique, on veut donc se laisser une petite semaine de farniente, avant de repartir à l'aventure. Est-ce que vous connaissez des paradis pour les familles, un bon rapport qualité prix qui ne grèverait pas notre budget mais qui nous permettrait de recharger les batteries avant de partir à la découverte de cette partie du monde ?
Et dans le même type de question, on se demande où on passera les fêtes, et surtout si il faut s'y prendre à l'avance pour réserver ? On va essayer de réserver le moins possible pour garder une liberté dans notre aventure, toutefois je pense que pour certaines dates c'est judicieux de s'y prendre à l'avance... Vous en pensez quoi ? Et quelqu'un a une proposition, un endroit super pour passer les fêtes de fin d'année, qui entrerait dans un itinéraire de trois mois ???
Bref, comme vous le voyez, on se pose plein de questions, et comme on est jamais allé en Asie, ben c'est dur dur de savoir par où commencer... !
Merci d'avance de votre aide précieuse !
A+
Itinéraire au Vietnam English translation pending
Salut à tous,
C'est mon premier voyage en Asie pour 6 mois pour Vietnam, Cambodge, Thailande, Laos, Birmanie et Malaysie.
Mais voila pour mon premier itinéraire j'ai besoin de conseil.
Je cherche avant tout l'authenticité, j'aime les musées, la découverte du milieu artisanal vietnamien, et l'art contemporain. J'aime beaucoup aussi marcher (j'ai un très bon rythme de marche). J'accepte le fait que je ne suis pas le seul touriste, mais si il y en a beaucoup trop trop, j'ai peur que ca entrave un peu mon périple. Si je peux aider quelques paysans je suis totalement open!
-Jour 1 à 3 : Hanoi -Jour 4 à 5 : Mai Chau (minorité ethnique, nature, authenticité, rizière) -Jour 6 à 9 : Sapa (Mont Fransipan, Lao Cai) -Jour 10 à 13 : Babé (Lac, paysages de ouf) -Jour 14 à 17 : Baie d’Halong, Hai Phong ( Ile Cat Ba) -Jour 18 à 19 : Ninh Binh, Tam Coc -Jour 20 à 21 : Phong Na et Dong Hoi (Grotte, rizières, paysages de ouf) -Jour 22 à 23 : Hué (Tombeaux, etc.) -Jour 24 : Hoi An -Jour 25 à 26 : Nha Trang, Ile de la Baleine -Jour 27 : Mui ne (Dunes, belles plages) -Jour 28 à 30 : Saigon Et Cu Chi (Tunnel) -Jour 30 : Cai be (Marché flottant) -Jour 32 : Phu Quoc
Faut que j'enleve un jour quelque part mais je sais pas ou lol! 🙂
Merci les collègues!
-Jour 1 à 3 : Hanoi -Jour 4 à 5 : Mai Chau (minorité ethnique, nature, authenticité, rizière) -Jour 6 à 9 : Sapa (Mont Fransipan, Lao Cai) -Jour 10 à 13 : Babé (Lac, paysages de ouf) -Jour 14 à 17 : Baie d’Halong, Hai Phong ( Ile Cat Ba) -Jour 18 à 19 : Ninh Binh, Tam Coc -Jour 20 à 21 : Phong Na et Dong Hoi (Grotte, rizières, paysages de ouf) -Jour 22 à 23 : Hué (Tombeaux, etc.) -Jour 24 : Hoi An -Jour 25 à 26 : Nha Trang, Ile de la Baleine -Jour 27 : Mui ne (Dunes, belles plages) -Jour 28 à 30 : Saigon Et Cu Chi (Tunnel) -Jour 30 : Cai be (Marché flottant) -Jour 32 : Phu Quoc
Faut que j'enleve un jour quelque part mais je sais pas ou lol! 🙂
Merci les collègues!
Vol pour les États-Unis avec escale: sécurité? English translation pending
Bonjour,
Je me demandais si prendre un vol pour les états-unis avec une escale dans un autre pays (Irlande, Islande, etc) rendait les choses plus facile à l'arrivée aux états-unis? Est-ce que cela exempte de passer la sécurité aux états-unis?
Je vous explique. Je sortais avec un américain il y'a quelque temps, lorsqu'il est venu me rendre visite en France, il a fait une escale par l'Islande, où il a été contrôlé. A son arrivée à Paris, il n'est pas normalement passé par la sécurité, il a pu aller récupérer ses bagages directement.
Lorsque j'ai été aux états-unis pour la première fois, j'ai subi un interrogatoire terrible qui m'a pratiquement couper l'envie d'y retourner. Donc, je me demande si faire une escale en allant aux états-unis pourrait rendre les choses plus facile.
Merci pour vos réponses.
Je me demandais si prendre un vol pour les états-unis avec une escale dans un autre pays (Irlande, Islande, etc) rendait les choses plus facile à l'arrivée aux états-unis? Est-ce que cela exempte de passer la sécurité aux états-unis?
Je vous explique. Je sortais avec un américain il y'a quelque temps, lorsqu'il est venu me rendre visite en France, il a fait une escale par l'Islande, où il a été contrôlé. A son arrivée à Paris, il n'est pas normalement passé par la sécurité, il a pu aller récupérer ses bagages directement.
Lorsque j'ai été aux états-unis pour la première fois, j'ai subi un interrogatoire terrible qui m'a pratiquement couper l'envie d'y retourner. Donc, je me demande si faire une escale en allant aux états-unis pourrait rendre les choses plus facile.
Merci pour vos réponses.
Croisière Divina du 24 octobre au 21 novembre (Yacht Club) English translation pending
Jour1
brignoles nice en voiture.
dépos de la voiture à quickpark (je recommande ++++++) . On nous emmène directement à l’aéroport.
Et là on prend le bus pour gênes ..aucune priorité pour les yc..on attend notre tour.
par contre dès l'arrivée , nous sommes pris en charge par les majordomes avec un autre couple.
Tout va très vite. On nous demande la photocopie de nos esta..ouf j'avais fait .
Dans les 15 minutes suivantes nous sommes à bord.
Là petite déception le majordome nous largue à la conciergerie...et nous irons seul à notre chambre..
A la conciergerie le maitre d’hôtel nous demande à quelle heure nous voulons manger..je lui dit qu'il n'y a pas d'heure à ma connaissance en yc..
Mais il insiste.. et nous pousse à manger plutôt vers 21h..Je lui dit 20h30 et cela ne l'arrange pas..
Bon au final nous prendrons le rythme de 20h45..
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Comment bien se nourrir au Vietnam? English translation pending
Bonjour a tous amis de l'aventure culinaire,
Je prépare mon voyage au Vietnam pour la fin du mois de janvier. Et il me reste quelque interrogation quand à la nourriture:
-Est ce que les restaurants sont bien entretenus ?
- Avez vous des plats typique a me conseiller/déconseiller?
Et surtout quelles sont les restaurants les plus authentique dans lesquelles vous êtes allé.
Merci d'avance pour vos réponses 😎
Préparation voyage 3 mois Cambodge, Laos et Vietnam English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Voici mes premiers pas sur votre forum que je suis depuis longtemps mais de façon anonyme. Pour me presenter brièvement, je suis « étudiant », j’ai stoppé mes etudes 1 an pour d’une, me perfectionner en anglais et de deux, voyager. Je suis actuellement en Angleterre depuis septembre.
L’été dernier je suis parti une dizaine de jours sur Singapour puis après 1 mois en Indonésie. J’ai fait cela avec un ami, c’était tout simplement magique. Et cela m’a donné envie de découvrir encore d’autres pays Asiatique, découvrir leurs populations, leurs cultures, leurs nourritures et bien sur leurs fabuleux paysages...
Je viens d’acheter mon vol pour Paris - Bangkok du 2 Février 2016 au 3 Mai 2016. Je vais donc partir 90 jours et cette fois ci, seul. Cela sera ma premiere aventure seul, j’angoisse un peu, mais je me dis que ca sera magique.
Voici le parcours que je souhaite faire:Arriver à Bangkok, prendre un avion la même journée (j’espère trouver un vol pas très cher avec AirAsia) pour Phnom Penh soit au Cambodge. Je souhaite passer 3 semaines au Cambodge.De là, je souhaite prendre la frontière terrestre pour le Laos et y passer 4 semaines. En passant une dizaine de jours dans le sud puis voir le nord. Etant au nord Laos, je passerai encore par la frontière terrestre pour le Vietnam. Je souhaiterais passer la encore 4 semaines au Vietnam, en descendant jusqu’à Ho Chi Minh. J’arriverai à la fin de mon voyage. Pour finir le voyage, je souhaite prendre un vol HCM - Bangkok (sachant que mon vol retour est à partir de Bangkok. Mais je souhaite aussi y passer une semaine pour voir rapidement les plages du Sud Thaïlande et passer 2-3 après midi relax sur la plage, à faire du snorkeling… Ma dernière semaine avant de rentrer, je compte me reposer et profiter un peu de ces plages paradisiaques du Sud Thaïlande. Pour enfin revenir sur Bangkok pour choper mon vol retour.Voici un peu le déroulement de ce voyage qui sera magnifique je l’espère, pleins de souvenirs et belle rencontres. Dans un premier temps, je ne connais pas encore les points que je souhaite réellement voir dans chaque pays, (mes etudes des bouquins lonely vont m’aider à me faire idée). Toutefois, je me tourne vers vous pour avoir votre avis sur cette aventure, choper des conseils, des recommandations, des choses à faire ou à ne pas faire, des idées d'itinéraires … Dés que je connaitrai les points important que je souhaite visiter ou voir dans chaque pays, je vous en ferrai part.
Merci beaucoup de votre aide et bonne soirée
Voici mes premiers pas sur votre forum que je suis depuis longtemps mais de façon anonyme. Pour me presenter brièvement, je suis « étudiant », j’ai stoppé mes etudes 1 an pour d’une, me perfectionner en anglais et de deux, voyager. Je suis actuellement en Angleterre depuis septembre.
L’été dernier je suis parti une dizaine de jours sur Singapour puis après 1 mois en Indonésie. J’ai fait cela avec un ami, c’était tout simplement magique. Et cela m’a donné envie de découvrir encore d’autres pays Asiatique, découvrir leurs populations, leurs cultures, leurs nourritures et bien sur leurs fabuleux paysages...
Je viens d’acheter mon vol pour Paris - Bangkok du 2 Février 2016 au 3 Mai 2016. Je vais donc partir 90 jours et cette fois ci, seul. Cela sera ma premiere aventure seul, j’angoisse un peu, mais je me dis que ca sera magique.
Voici le parcours que je souhaite faire:Arriver à Bangkok, prendre un avion la même journée (j’espère trouver un vol pas très cher avec AirAsia) pour Phnom Penh soit au Cambodge. Je souhaite passer 3 semaines au Cambodge.De là, je souhaite prendre la frontière terrestre pour le Laos et y passer 4 semaines. En passant une dizaine de jours dans le sud puis voir le nord. Etant au nord Laos, je passerai encore par la frontière terrestre pour le Vietnam. Je souhaiterais passer la encore 4 semaines au Vietnam, en descendant jusqu’à Ho Chi Minh. J’arriverai à la fin de mon voyage. Pour finir le voyage, je souhaite prendre un vol HCM - Bangkok (sachant que mon vol retour est à partir de Bangkok. Mais je souhaite aussi y passer une semaine pour voir rapidement les plages du Sud Thaïlande et passer 2-3 après midi relax sur la plage, à faire du snorkeling… Ma dernière semaine avant de rentrer, je compte me reposer et profiter un peu de ces plages paradisiaques du Sud Thaïlande. Pour enfin revenir sur Bangkok pour choper mon vol retour.Voici un peu le déroulement de ce voyage qui sera magnifique je l’espère, pleins de souvenirs et belle rencontres. Dans un premier temps, je ne connais pas encore les points que je souhaite réellement voir dans chaque pays, (mes etudes des bouquins lonely vont m’aider à me faire idée). Toutefois, je me tourne vers vous pour avoir votre avis sur cette aventure, choper des conseils, des recommandations, des choses à faire ou à ne pas faire, des idées d'itinéraires … Dés que je connaitrai les points important que je souhaite visiter ou voir dans chaque pays, je vous en ferrai part.
Merci beaucoup de votre aide et bonne soirée
Voyage en Espagne en septembre 2016 English translation pending
Nous sommes québécois au début de la cinquantaine. Nous allons en Espagne en septembre 2016. Nous prévoyons passer quelque jours à Madrid, quelques jours à Barcelone et quelques jours à Malaga (ou autre endroit près de la mer). On pense aussi arrête à certains endroits... Nous resterons 21 jours. Entre les villes, on se questionne trains, avion ou louer une auto ?
Combien jour me conseillez vous pour chacune de ces villes....et quelles sont les incontournables à voir? quels sont les endroits conseillés ?
Merci de vos conseils qui m'aideront à bâtir mon itinéraire.
Asie du Sud-Est: État des routes et accueil chez l'habitant English translation pending
Bonjour à tous
Je prépare actuellement un voyage en Asie du Sud Est, en couple et en vélo. On a déjà effectué quelques voyages en vélo, et on a pour habitude de demander l'hospitalité le soir venu. Cependant nous ne l'avons fait que dans des pays "développés" ( Europe ou Argentine ). Et nous n'avons jamais été en Asie, d'où plusieurs questions.
-Dans quels pays serions nous suscpetibles d'être le mieux accueillis ? ( Je me demande si au Laos/Vietnam, en tant qu'ancienne Indochine, il y a encore des gens parlant Français ?).
-Au niveau sécurité, est ce possible de se faire accueillir de la sorte ( ou faut il impérativement un hôtel pour mettre les vélos en sécurité, etc...)
-Au niveau des pistes/routes quels pays sont à privilégier dans cette zone ?
Je suis aussi preneur de tout témoignage sur le passage depuis le Vietnam vers le Laos en vélo :)
Un grand merci à tous !
Je prépare actuellement un voyage en Asie du Sud Est, en couple et en vélo. On a déjà effectué quelques voyages en vélo, et on a pour habitude de demander l'hospitalité le soir venu. Cependant nous ne l'avons fait que dans des pays "développés" ( Europe ou Argentine ). Et nous n'avons jamais été en Asie, d'où plusieurs questions.
-Dans quels pays serions nous suscpetibles d'être le mieux accueillis ? ( Je me demande si au Laos/Vietnam, en tant qu'ancienne Indochine, il y a encore des gens parlant Français ?).
-Au niveau sécurité, est ce possible de se faire accueillir de la sorte ( ou faut il impérativement un hôtel pour mettre les vélos en sécurité, etc...)
-Au niveau des pistes/routes quels pays sont à privilégier dans cette zone ?
Je suis aussi preneur de tout témoignage sur le passage depuis le Vietnam vers le Laos en vélo :)
Un grand merci à tous !
Voyager à vélo avec gros kilométrage journalier English translation pending
Bonjour à toutes et tous Je viens de découvrir la revue 200 et je suis totalement emballé. Il s'agit du numéro 6, j'ai immédiatement commandé les numéros 2,3,4,5 encore disponibles et je les dévore. Depuis 2009 j'ai fait un certain nombre de voyages à vélo sur 3 continents en tout entre 30 et 40 000 km. Je roule avec un matériel vélo de voyage traditionnel d'abord alu avec roues de 700 puis actuellement j'ai un fahradfabrik acier 26 pouces. Je fais en moyenne une centaine de km par jour. Ma dernière balade, début novembre, des Vosges à Chamonix en aller-retour à travers le Jura en 8 jours, 825 km et 10500 m de dénivelé avec matériel de bivouac.
Mais quand je lis la revue trimestrielle 200 on rentre dans une autre dimension, du style Sancerre- Saint-Emilion 440 km en 26 h., ou une traversée de l'Europe de Bruxelles à Istanbul en 8 jours et 3800 km en autonomie avec matériel de bivouac, en passant par de hautes zones montagneuses.
Voilà sans atteindre ces extrêmes de 400 km par jour je suis tenté par cette nouvelle forme de voyage à vélo, peut-être de passer de ma moyenne journalière de 100-120 km par jours à 160-180 sur des voyages d'une durée d'une dizaine de jours. Sans doute me faudrait-il par commencer à m'entraîner spécifiquement, ce que je ne fais pas actuellement, et puis sans doute acheter du matériel plus spécifique, plus léger. J'ai bien conscience que je serais limité au voyage sur route, alors que j'aime beaucoup les pistes, par exemple la traversée de l'Atacama que j'ai effectuée il y a deux ans. Mais on doit pouvoir mener de front les deux modes de voyages à vélo.
Je me souviens d'un post polémique il y a quelques années sur ce site, un voyageur à vélo parlait de 300 km par jour, personne ne semblait le croire, après avoir commencé à dévorer les revues 200 je le crois.
Voilà j'aimerais avoir des retours d'expérience et des conseils de ceux qui ont basculé dans ce type de voyage à vélo à grande vitesse en autonomie.
Luc
Circuit Yellowstone parcs nationaux English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre voyage dans l'ouest américain et je m'interroge sur l'itinéraire que nous avons choisi :
- est- il réalisable? Sachant que nous serons avec notre fils de 11 ans, je me doute que ce sera un marathon. Mais est-ce faisable et pourrons- nous tout de même en profiter ou c'est vraiment beaucoup courir et il est préférable de faire l'impasse sur certaines étapes?
- y a-t-il un sens préférable au circuit?
Voici le programme prévu du 8 au 26 aout :
jour 1 arrivée par vol transatlantique à Chicago
nuit 1 Chicago
jour 2 vol Chicago Las Vegas
nuit 2 Las Vegas
jour 3 Las Vegas (voiture de location) - Zion
nuit 3 Springdale
jour 4 Zion - Brice canyon
nuit 4 Tropic
jour 5 Brice canyon - Page
nuit 5 Page
jour 6 Page (lac Powell, ou lower Antelope , ou...)
nuit 6 Page
jour 7 Page - Horse shoe Bend - Grand Canyon
nuit 7 Grand Canyon
jour 8 Grand Canyon - Monument Valley
nuit 8 Monument Valley
jour 9 Monument Valley - Moab
nuit 9 Moab
jour 10 Moab (Arches ou Canyonlands)
nuit 10 Moab
jour 11 Moab (Canyonlands ou Arches)
nuit 11 Moab
jour 12 Moab - Dinosaur
nuit 12 Vernal
jour 13 (Dinosaur) - Rock Springs - Jackson
nuit 13 Jackson
jour 14 Grand Teton - Yellowstone
nuit 14 Yellowstone
jour 15 Yellostone
nuit 15 Yellowstone
jour 16 Yellowstone
nuit 16 Yellowstone
jour 17 Yellowstone
nuit 17 Gardiner
jour 18 Gardiner - Bozeman vol Bozeman -Chicago
nuit 18 Chicago
jour 19 vol Chicago retour
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance pour toutes vos suggestions...
Voyager seule en Asie du Sud-Est, inconscience? English translation pending
Bonjour à tous!
Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!
Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...
En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....
On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...
Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....
J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!
Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.
Vanessa
Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!
Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...
En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....
On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...
Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....
J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!
Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.
Vanessa
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou English translation pending
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute...
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)
"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...
(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
-
Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
-
Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
-
C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.
Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.
(Suite p 1 post 16)
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...

(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
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Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
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Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
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Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
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C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
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Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.(Suite p 1 post 16)
Namibie en mai 2016 English translation pending
Bonjour à toutes et tous, c'est notre premier contact avec la communauté VF et il faut bien se mettre dans le bain pour avancer.
Pour une première fois c'est aussi pour nous le grand saut dans l'inconnue Afrique australe...destination la Namibie en mai prochain. Avec mon épouse ce projet habitait notre esprit depuis un bon moment, comme toujours à la recherche des étendues désertiques, au plus près de la nature, de la faune et de la flore, des populations (surtout nomades).
Pourquoi en mai 2016...parce que le 16 du mois ce sera notre premier anniversaire de mariage 🙂 , nous sommes dans le registre "mariage plus vieux (...oui oui en deux mots!) mariage heureux".
Pourquoi la Namibie...parce que nature et désert coulent dans nos veines.
Depuis plusieurs semaines je parcours re, re et re tous les posts et autres carnets de voyages sur le sujet 🤪 , je déchiffre, je note, j'admire toutes vos photos...toutes magnifiques, je visite les sites d'hébergements, je jongle avec le taux de change et aussi...l'anglais, j'évolue sur Google Earth et piste sur T4A au fil de vos itinéraires et aujourd'hui , comme lu sur un post, "j'ai la tête en tambour" 🤪 et les yeux explosés de lapin "myxomateux" 😕. Donc je me lance sur VF alors soyez indulgents.
Durée du voyage 28/30 jours avec location 4x4 équipé camping, hébergement en campsite et 1 lodge par semaine...surtout le 16 mai...voyage de noce oblige 😇 😊.
NB: A chaque ville indiquée correspond 1 nuitée, si plus c'est noté à côté. Itinéraire 1er jet: Wdk-Mariental-FishRC (2nuits)-Luderitz-Aus-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei-Solitaire-Brandberg-Swakopmund (2nuits)-Palmwag-Koakoland (2nuits)-Epupa (2nuits)-Etosha (4nuits)-Grootfontein (2nuits)-Waterberg-Otjiwarango-Okahandja-Wdk.
Après réflexions, lectures de vos avis nombreux et analyse de ce que nous recherchions vraiment dans ce projet, un second itinéraire a vu le jour. Itinéraire 2ième jet: Wdk-Mariental-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei (2nuits)-Swakopmund (2nuits)-Spitzkoppe-Twifelfontein-Palmwag (2nuits)-Opuwo-Epupa (2nuits)-Kamanjab-Okaukuejo (2nuits)-Halali-Namutomi-Rundu-Mahango (2nuits)-Goma et/ou Maun-Tsumkwe-Grootfontein-Palmberg-Otiwarango (CCF)-Erindi-N/a'an ku se-Wdk.
Voilà, un peu touffu pour ce premier contact, les hébergements sont presque tous trouvés (à discuter sur un prochain post), reste à voir la prise en compte ou non du projet par un TO (Tourmaline entre autre) ce qui pour un premier voyage semblerait être plus "confortable" pour la tranquillité d'esprit et donc pour profiter au mieux de chaque journée. Nous attendons vos retours éclairés sur ce projet. A très vite 😉. PS: si ce premier post est mal construit merci de nous le faire savoir...
NB: A chaque ville indiquée correspond 1 nuitée, si plus c'est noté à côté. Itinéraire 1er jet: Wdk-Mariental-FishRC (2nuits)-Luderitz-Aus-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei-Solitaire-Brandberg-Swakopmund (2nuits)-Palmwag-Koakoland (2nuits)-Epupa (2nuits)-Etosha (4nuits)-Grootfontein (2nuits)-Waterberg-Otjiwarango-Okahandja-Wdk.
Après réflexions, lectures de vos avis nombreux et analyse de ce que nous recherchions vraiment dans ce projet, un second itinéraire a vu le jour. Itinéraire 2ième jet: Wdk-Mariental-NamibRandHideout (2nuits)-Sesriem/Sossusvlei (2nuits)-Swakopmund (2nuits)-Spitzkoppe-Twifelfontein-Palmwag (2nuits)-Opuwo-Epupa (2nuits)-Kamanjab-Okaukuejo (2nuits)-Halali-Namutomi-Rundu-Mahango (2nuits)-Goma et/ou Maun-Tsumkwe-Grootfontein-Palmberg-Otiwarango (CCF)-Erindi-N/a'an ku se-Wdk.
Voilà, un peu touffu pour ce premier contact, les hébergements sont presque tous trouvés (à discuter sur un prochain post), reste à voir la prise en compte ou non du projet par un TO (Tourmaline entre autre) ce qui pour un premier voyage semblerait être plus "confortable" pour la tranquillité d'esprit et donc pour profiter au mieux de chaque journée. Nous attendons vos retours éclairés sur ce projet. A très vite 😉. PS: si ce premier post est mal construit merci de nous le faire savoir...
Pourquoi certains vols uniquement de nuit English translation pending
Pourquoi certain vols uniquement de nuit.
C’est une question qui me tarabiscote depuis un moment.
Je préfère voyager de jour que de nuit, déjà car la vue par le hublot est parfois extraordinaire 🙂, ensuite c’est vraiment inconfortable d’etre assis dans un mètre carré pendant des heures, et la fatigue d’un vol de nuit n’arrange rien 🤪.
Seulement voila, je constate que bien souvent il n’y a pas le choix. Par exemple, dernièrement je suis rentré du Pérou, vol de nuit. Je dois me rendre en Arabie, tous les retours vers Paris (avec ou sans escale, hormis un vol passant par Beyrouth) se font de nuit. Aucun choix de jour !
Quelqu’un saurait ce qui explique ce fait ? Cela me semble vraiment surprenant compte tenu du nombre de vols au départ de Lima ou Riyadh, et ennuyeux.
Cordialement
Quelqu’un saurait ce qui explique ce fait ? Cela me semble vraiment surprenant compte tenu du nombre de vols au départ de Lima ou Riyadh, et ennuyeux.
Cordialement
Recherche randonnée à maximum 4000 mètres d'altitude (Inde / Népal) English translation pending
bOnjOur à tOus,
mOn ami et mOi envisageOns de partir en Inde et au Népal pOur une durée encOre indéterminée. nOus vOulOns visiter l'Inde au maximum à pied, et nOus vOulOns réaliser des randOnnées avec une altitude maximum de 4000m. Nous n'avOns pas dépassé les 3200m en France alOrs je ne sais pas s'il est réalisable de s'aventurer au delà avec le risque du mal aigu des mOntagnes... nOus envisageOns un départ à partir de Janvier.
Je m'y perds dans le flOt d'infOrmatiOns sur internet. Peut être y a t il quelqu'un qui pOurrait me renseigner sur d'éventuelles randOnnées et trek ? J'imagine un vOyage à pieds à la décOuverte de l'Inde pOur finir ensuite dans les mOntagnes du Nord et du Népal .!
Merci pOur vOs répOnses =)
mOn ami et mOi envisageOns de partir en Inde et au Népal pOur une durée encOre indéterminée. nOus vOulOns visiter l'Inde au maximum à pied, et nOus vOulOns réaliser des randOnnées avec une altitude maximum de 4000m. Nous n'avOns pas dépassé les 3200m en France alOrs je ne sais pas s'il est réalisable de s'aventurer au delà avec le risque du mal aigu des mOntagnes... nOus envisageOns un départ à partir de Janvier.
Je m'y perds dans le flOt d'infOrmatiOns sur internet. Peut être y a t il quelqu'un qui pOurrait me renseigner sur d'éventuelles randOnnées et trek ? J'imagine un vOyage à pieds à la décOuverte de l'Inde pOur finir ensuite dans les mOntagnes du Nord et du Népal .!
Merci pOur vOs répOnses =)
La face cachée de Ryanair révélée par une ex-hôtesse English translation pending
Au moment ou des discussions sur VF s'enflamment à propos d' Air France , au meme moment
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
Nouvelle demande Air France (pour le Vietnam) English translation pending
Bonjour à Tous,
Je requière particulièrement l'avis de nos co-forumistes qui sont versés dans les questions de navigation et/ou de formalités quant aux vols, Air France pour l'instant.
J'ai retenu mon billet pour Ho Chi Minh ville, dont le point de départ initial est dans le sud de la France - ce vol est un vol Vietnam airlines . - Or, déjà en possession de nos billets par le truchement d'une agence du 13e arrdt, je reçois aujourd'hui un "interrogatoire" pour "compléter mon dossier", demandant des renseignements d'ordre privé...que je n'ai pas l'intention de donner pour constituer un dossier.... - Tous ces renseignements figurent sur nos passeports, donc à l'enregistrement ils les auront...
Est-ce normal ???? - pourraient-ils avoir l'audace de m'empêcher d'embarquer ?
Merci à qui pourrait éclaircir ça ? - je fais la ligne depuis des lustres, toujours du même endroit, soit vers Ha Noi, soit vers Sai gon - est-ce une nouveauté d'Air France ? à un moment où il serait plus souhaitable de se faire oublier.😕
Cordialement - Kimtwo
Je requière particulièrement l'avis de nos co-forumistes qui sont versés dans les questions de navigation et/ou de formalités quant aux vols, Air France pour l'instant.
J'ai retenu mon billet pour Ho Chi Minh ville, dont le point de départ initial est dans le sud de la France - ce vol est un vol Vietnam airlines . - Or, déjà en possession de nos billets par le truchement d'une agence du 13e arrdt, je reçois aujourd'hui un "interrogatoire" pour "compléter mon dossier", demandant des renseignements d'ordre privé...que je n'ai pas l'intention de donner pour constituer un dossier.... - Tous ces renseignements figurent sur nos passeports, donc à l'enregistrement ils les auront...
Est-ce normal ???? - pourraient-ils avoir l'audace de m'empêcher d'embarquer ?
Merci à qui pourrait éclaircir ça ? - je fais la ligne depuis des lustres, toujours du même endroit, soit vers Ha Noi, soit vers Sai gon - est-ce une nouveauté d'Air France ? à un moment où il serait plus souhaitable de se faire oublier.😕
Cordialement - Kimtwo