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Avis divergents sur le Vietnam English translation pending
by Nhaqué · 2009-05-14 · 81 replies
Je reviens sur ce forum après une longue absence, et je constate qu’il y a de l’ambiance ! Difficile de prendre le train en marche dans les discussions animées sur des sujets aussi divers, alors je me permets de donner mon point de vue sur deux thèmes qui me paraissent « sensibles », compte tenu de la quantité des réponses et de la passion qui les agitent. Sylvie n’a pas aimé le Vietnam, et elle le dit. Son avis est respectable, et je ne le mettrais pas en cause. Par contre, ce qui m’intéresse c’est de prendre un peu de hauteur par rapport aux critiques formulées, en essayant de comprendre comment le Vietnam peut donner une telle image de lui, alors que nous somme si nombreux à ne pas le voir ainsi ! Au fond, je pense que tout est question de perception culturelle et touristique. Dans les reproches émis par Sylvie je retrouve ceux des étrangers vis-à-vis des français, dont je le rappelle leur pays accueille le plus de tourisme au monde ! Dans les dernières enquêtes d’opinion réalisées à ce sujet, çà donne à peu près ceci : « la France est un des pays les moins accueillants du monde ! » J’imagine bien ce qu’un touriste venu visiter la France peut exprimer comme critiques dans un forum ! Je pourrais citer d’autres désillusions de touristes ayant voyagé dans de nombreux pays dans le monde : être touriste c’est courir le risque de la déconvenue, parce que on emporte dans ses bagages des rêves qui souvent ne correspondent pas à la réalité. Et ce n’est pas la lecture de guides, de conseils ou de reportages qui peuvent y faire quelque chose… Effectivement, rien ne pouvait préparer Sylvie au harcèlement incessant des loueurs de motos, de taxis, de vendeurs, de circuits, etc… Il faut être du pays, y vivre totalement pour comprendre le mode de fonctionnement des gens, surtout vis-à-vis des touristes. C’est vrai que tout étranger est à priori considéré comme riche. La faute à qui ? Sans doute aux premiers touristes qui se sont laissés aller à payer, sans discuter, cent fois les prix, considérant que de toute façon, même à ce prix là, ils payaient cent fois moins que chez eux…Sans doute à la propagande qui incite les autochtones à investir dans l’industrie sans fumée, en faisant miroiter des bénéfices mirobolant…Sans doute à la télévision qui ne montre de l’occident que les ors et les fastes… Songez que le moindre des vêtements que vous portez vaut près de la moitié du salaire d’un ouvrier, même si vous l’avez acheté dans une friperie ! Et que dire de votre montre, de votre téléphone portable, de vos bijoux, de vos valises, … ? Tous ce que nous montrons, même à notre corps défendant, confirme ce que pense les gens ici : nous avons plus d’argent qu’eux. Il est alors juste, dans la mentalité confucianisme, que l’équilibre soit assuré, en s’enrichissant aussi. D’où une démarche volontariste sur le plan commercial, que nous ne connaissons pas en occident. Petits conseils à tous les forumistes qui veulent comprendre le pays, avant, pendant et après : lire le livre de Tran Ngoc Them « Recherche sur l’identité de la culture vietnamienne » Bon, faut s’accrocher, car il y en a pour plus de 800 pages ! Lire aussi les Tranches de vie du Dimanche, dans le Courrier du Vietnam, dans la rubrique Société. Des anecdotes sur la vie au Vietnam vu par un français qui s’est installé là-bas. Sylvie, merci d’avoir remuées nos admirations béates, ce qui n’entament en rien les convictions des uns et des autres !

La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
Air Tahiti Nui English translation pending
by Schtroumfer · 2009-05-14 · 35 replies
Bonjour, je pars bientôt sur un A340.300 avec la compagnie Air Tahiti Nui, j'ai pris un A / R, CDG / PPT pour 10 jours au mois de juin sur Bravofly, c'est cher mais bon je me dis c'est pour faire le tour du monde (12h d'avion 🤪). Depuis le temps ou je bave devant les photos de mer bleue, de sable blanc, de cocotier ou encore de soleil. Seulement est ce que quelqu'un d'entre vous, sait dans quelles conditions le voyage s'effectue (écrans personalisés, espace des sièges, menu à bord...) Connaissez vous cette compagnie?? Est-elle fiable?? Merci!

Hugo 😉
Se promener à Varadero avec un ami cubain English translation pending
by Kira39 · 2009-05-12 · 79 replies
Bonjour à tous,

Je voulais savoir qu'est-ce qu'il en était de se promener à varadero, ou qu'importe la ville, avec son ami cubain. Je lis pas mal de messages sur les casa particulars, invitation d'un cubain dans un hôtel, etc, mais je voulais connaître les risques pour un cubain à ce niveau.

Je suis allé à Varadero en avril, et il est arrivé qu'un cubain se fasse embarquer par la policia pour avoir eu le malheur d'être assis à la même table qu'une touriste à la Calle 62, ou bien de danser avec elle.

Quelqu'un serait-il assez gentil pourme renseigner?

Merci!😉
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-05-11 · 30 replies
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »

L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion

TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM



L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).

Calgary : ils sont fous ces cowboys !



Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.





La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).



Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.



Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.

Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.







Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.







Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.



Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.



En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.









Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.













Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …







Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.





Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.





Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.







espiègles chiens de prairie!



L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.

Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …



Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.



Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.





Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.



Going-to-the-sun road : première foulée de montagne



Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.



L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?

Lac Sainte Mary

Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,

en passant par Baring falls et Sun point nature trail».







De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,



faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse







et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.





Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.

lac Mac Donald

Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.









Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).









Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.

Many glacier : le paradis du randonneur



Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.

Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).









Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.







Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".







Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, �� l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !





Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).



Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.









Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?



Waterton : le camping au milieu du lac



Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton



La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.



Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.



Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.



«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.



Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.





Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.

Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.



Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…



Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.



Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).



Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail



Départ en bateau, seul moyen d’accès.





18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.



La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.





Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.



Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.



Lac Louise

Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.











à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!



Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Voyage Montréal - Jacksonville (Floride) sans arrêt sauf pour l'essence English translation pending
by Zkarn · 2009-05-11 · 7 replies
Bonjour,

Je compte allez à Jacksonville Floride et je n'ai pas beaucoup de temps pour m'y rendre et revenir, je pensais faire le trajet d'un coup, partir autour de 20h-21h de montréal pour éviter le traffic à NYC et Washington. Le trajet est de 20-24h à peu prêt, la nuit, encore en bonne forme et reveillé j'évite le gros de la circulation, et le jour en plein soleil traverser la Caroline du N et S Virginie. Je voudrais avoir votre avis ladessus, est-ce pure folie ou possible, peut-être quelqu'un a eu une expérience semblable. J'ai une bmw serie 5, donc très confortable pour de long trajets(sur les cuisses, dos et support du corps); je suis jeune, 21ans; Je compte dormir mes 8heures par jour une semaine avant d'entreprendre ce voyage; Des pauses pour se dégourdir les jambes et mettre de l'essence(au 500-600km, 20min max). Y a-t-il des petits truques pour passer à travers ces 24heures? Des techniques de cour sommeil ou sieste, boisson energetique, type de nourriture, jeu de concentration. Merci à l'avance
Quel camping-car pour un tour du monde: traction ou propulsion? English translation pending
by Elisa44 · 2009-05-11 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons partir en camping car visiter le monde avec nos 3 enfants l'année prochaine. J'ai bien lu plein de posts sur les cc et j'en ai conclu que la "meilleure" marque niveau robustesse et confort était le Laika. Cependant, étant nocive sur ce sujet, je me demandais ce qui était le mieux selon vous: traction ou propulsion, sans rentrer dans des discussions métaphysiques ?😉 Merci de vos réponses

Elisa
Qui n'est jamais allé à Pondicherry? English translation pending
by Ragamuffin · 2009-05-11 · 48 replies
A force de voir dans de (très/trop) nombreux messages mentionné Pondicherry je me pose LA question :

Ai-je raté ma vie et mes nombreux voyages en Inde si je n'ai jamais été à Pondicherry ?

Mais j'aimerais aussi poser LA question aux nombreux voyageurs qui ont visité l'Inde sans être passé par Pondicherry :

Qui n'est jamais allé à Pondicherry ?
Qui connait le titre de ce film français tourné en Thaïlande? English translation pending
by Phasathai · 2009-05-10 · 17 replies
C'est un film français tourné en Thaïlande. L'histoire se passe au départ à Sukhumvit. Deux français sont en vacance la-bas, un marié, l'autre divorcé. Le gars marié connait déjà bien la Thaïlande et entraîne son pote célibataire dans des gogos bars pour rencontrer des filles et faire la fête. Le célibataire récalcitrant au début, fini par tomber amoureux d'une fille Thaï rencontrée dans un bar de Pataya. Le couple s'embrouille à plusieurs reprises car le mec est persuadé que la fille veut juste son argent. Il devient fou amoureux d'elle. Il se met grave à découvert avec son compte en banque. Après être rentré en France, il décide de repartir la chercher en Thaïlande car il ne peux vivre sans elle, il la retrouve.

Ce film est relativement fidèle à la triste réalité que connaissent beaucoup de touristes désorientés. J'ai enregistré ce film lorsqu'il a été diffusé (il y a 2 ou 3 ans je pense), mais étant donné que je n'ai pas les 5 premières minutes, je n'en connait pas le titre! Quelqu'un peut-il répondre à ma question ? Merci d'avance!
Mon dernier voyage (avril 2009) English translation pending
by Bikos · 2009-05-09 · 7 replies
Il y a ceux qui voyagent en voiture, en train, à moto, ou qui prennent l'avion pour des destinations dîtes de rêves... Moi j'ai choisi le vélo ! A pied c'est trop lent, et en voiture c'est trop rapide, puis pas écolo ! Le vélo se présente comme une forme simple et ajustée à notre rythme. On imprime une certaine cadence et ça laisse le temps d'apprécier les choses ... Pour cette nouvelle aventure, j'ai choisi le Grand-Duché, le Luxembourg. Coincé entre la Belgique, la France et L'Allemagne; le plus petit des pays européens m'attirait déjà depuis un petit moment. Après une tentative avortée en février (et tant mieux!), me voici en quête de cette nouvelle contrée... 1ere étape Je suis parti le lendemain d'un week-end club, assez agîté ! En ce lundi 20 avril, il fait beau, malgré de fraiches températures. Il ne pleut pas et c'est déjà le début d'un beau voyage ! Je quitte Vitry s/seine pour rejoindre Maisons-Alfort, Créteil, Boissy, Sucy ... Mon premier bonheur est l'étendue verte de Ferrières, ou je pose mon dévolu pour un premier repas nature! Pontcarré, Villeneuve-le-Comte... Crécy-la-Chapelle est incontournable! Véritable charme urbain! Roulant au gré du vent, je vais vite tout en profitant des nombreux paysages forestiers. La campagne fait place et bientôt la Marne qui me guide et m'amène à la route de la Champagne ! Joaurre et la Ferté-sous-Jouarre, Chamigny, Nanteuil-sur-Marne... Côteaux et vallons se succèdent laissant ça et là, une part d'émotion perceptible... Petit à petit je rentre dans une sorte de bulle, ou seul, je règne ! Quel pied ! Si vous saviez ! Je rencontre Patrick, cycliste du coin qui m'accompagne au premier camping sur ma route situé à Nogent-l'Artaud et qui après une belle ascension s'avère fermé ... définitivement par la commune ! Dommage ! Du coup on revient un peu plus bas à Charly-sur-Marne et pour mon plus grand plaisir, un camping est ouvert ! Je suis le premier cyclo de l'année ! 2ième étape Le lendemain je reverrai Patrick au super-marché du coin ! Bla-bla et échange de coordonnées... La magie du vélo opère dans ce sens; ce n'est pas en voiture que de tels échanges auraient lieu... en général... Je longe toujours la Marne et la quitte par moments. Relief varié, ici, en Champagne. Nature incroyable et parfum des futurs coupes qui couleront dans nos gosiers !! Château-Thierry marque un arrêt-collation avec du pain donné aux signes... Dormans, Verneuil, Anthenay, Olisy, Chambrecy, Chapelle-st-Lie... Reims s'offre à moi en cette après-midi chaude et printanière ! La Cathédrale de Reims fait partie de mes priorités ! Mon émotion est grande devant ce monument qui a vu l'histoire défiler, et qui doit garder mille et un secrets ! Reims est en travaux; ça déménage sec ! Parfois je descends pour pousser Pépito. La ville est en ébullition, car ce soir il y a foot... Cherchant ou poser ma bosse, une dame est prête à m'accueillir pour la nuit, mais je refuse et décide de vivre l'aventure à 100% en me disant : arrivera ce qui arrivera! Du coup je décide de poursuivre le canal de la Marne, pour enfin, revenir de nouveau sur Reims après 5 km ! Je n'ai rien trouvé de sécurisant et préfère aller à l'auberge indiqué par des locaux... A l'auberge je tombe sur Cyclotourisme d'avril et à ma grande surprise, tombe sur un article écrit par un certain Jean-Pierre Buys !! Décidément ils sont partout ces Brévannais! Ma soirée n'est pas si banale, car le Stade de Reims, accueille un match à rejouer, que Reims emporte 3-2 face à Brest! Du coup ils sortent de la zone rouge... 3ième étape Quittant le chef-lieu de la Champagne je reprends le canal de la Marne, sous un soleil bien présent. Chemin faisant, je le quitte pour récupérer plus loin à Asfeld, le canal des Ardennes. Celui-ci est d'une longueur de 89 km et possède pas moins de 27 écluses! C'est dire le dénivelé ! Car il finit à Sedan, ou la Meuse prend le relais... Toute une journée au bord de l'eau c'est vraiment le pied ! Déjeuner et collations en toute tranquillité! Je rencontrerai peu de gens, et à ce moment là, je me sens vraiment libre!! Une péniche Hollandaise suit le même chemin que moi, et on se rattrape au gré des arrêts et des écluses... Château-Porcien, Rethel, Attigny, Semuy et enfin le Chêsne ou après un dernier effort et une descente d'enfer, je me retrouve au Lac de Bairon, ou un camping superbe m'attend. Une nuit pleine d'étoiles me guide vers les bras de Morphée... Cette journée à été comblé par une nature d'une simplicité incroyable, mais d'une profondeur si intense que je me suis vraiment senti petit et humble... 4ième étape Cette nouvelle journée est pour moi une incroyable aventure. Alors que je range tout le barda et que je charge mon âne métallique, je m'aperçois au moment de décoller que je suis crevé à l'arrière ! Dès lors je comprends que c'est au canal que j'ai du choper quelque chose... Réparation, frustration ! RRRR il est déjà 11h00 ! Je quitte ce bout de paradis en direction de Sedan, en prenant le canal des Ardennes sur quelques portions. Quand je suis sur la route, le dénivelé augmente, mais pour l'instant ça va. Mon plateau de 22 dents est prêt à en découdre s'il le faut ! Sedan pointe son nez et je sens vite la pression des villes bétonnées... Sur un super-marché un camion-friterie me gardera Pépito alors que je ferai des provisions pour la nuit et pour le lendemain-matin... Je suis fainéant et je prends un sandwich américain! Parfois sortir la popote c'est galère! Demi-baguette avec viande et frites. C'est énorme! On est bien servi dans le coin ! En quittant Sedan, le pire et le meilleur est à venir! Un panneau touristique indique la forêt de Sedan, mais pour l'instant ça monte léger... Tu parles ! Après seulement quelques foulées me voici au pied du mur! Mes 22 dents rentrent en action et ça grimpe sévère et longtemps! Je m'arrête plusieurs fois pour reprendre mon souffle et admirer cette immensité ou je me sens définitivement ridicule! Le paysage est digne de ce nom et mon émerveillement est entier! Les Ardennes sont là. Plusieurs teintes de vert forment un relief riche et varié. L'endroit culmine à 400 km d'altitude. Plusieurs montées et descentes se succèdent sur plusieurs kilomètres; c'est dire le cumul ! Un dernier effort et me voici prêt à descendre une pente vertigineuse ! J'atteins la vitesse de 68 km tout en freinant! Mes freins hurlent à la mort et le bruit transperce la vallée ! Bouillon est en bas et des gens se précipitent pour voir ce qui provoque ce crissement si déchirant! J'avoue avoir eu peur, surtout quand tu freines à fond! L'arrêt sera juste! Bouillon me fait penser à Briançon. La petite montagne est environnante; on sent bien l'impact du tourisme, bien que discret en cette saison de l'année. Quelques Hollandais, Allemands et des petits groupes de motards forment une communauté étrangère et passagère ... Nous sommes en Belgique! Je ne passe pas inaperçu et aux rires des jeunes du coin, je me demande s'ils se moquent de moi ou pas! En plus ça parle Flamand ! Ici coule la Semois, qui se dit : Se-moi-se; et c'est encore ce court d'eau qui va me guider par moments! Les forêts de Bouillon et de Muno font leur apparition et je roulerai tout en grimpant pendant 2h00 durant !!! Je commence à avoir mal où je pense! En haut de ce qui s'avère être la dernière côte, stationne un camion-frites. J'y prend un soda bien frais, récompensant mes efforts. Je parlerai longtemps avec le patron de la vie ici à la frontière, où le tourisme est important économiquement. S'ensuit une descente toute légère qui m'amène à Florenville où un camping au bord de la Semois m'accueille! Une Orval, bière locale, au bar du camping... une deuxième m'est offerte par un groupe de résidents! La tête tourne un peu! Côtes, descentes, soleil et bière! Ma tente est posée au bord de l'eau avec un remou qui fait cascade! C'est magique! Ce soir je ne tarderai pas à m'endormir... 5ième étape La nuit à été fraiche, mais j'étais bien couvert et j'ai bien dormi. Bien récupéré... Un grand bol de café et quelques biscuits pour un petit déjeuner au bord de la Semois. Les oiseaux chantent, et quelques canards viennent donner vie à cette belle matinée ensoleillée... Je pars assez tôt avec à l'esprit Luxembourg-ville que je dois atteindre dans l'après-midi. Pas pressé, il y peu de route, et je veux faire durer le plaisir. Ca sent la fin, et ça me fais chier un max! La route est en revanche banale et je sens que la campagne cède du terrain à l'urbanisme. Quelques portions résistent ça et là, et un relief plus plat se fait sentir... Pin, Izel, Jamoigne, Tintigny, Etalle, Vance et Fouches et Arlon ou je suis à la frontière! Une barquette de frites! Une dernière! Elles sont si bonnes les frites belges, c'est pas une légende! Un coup à boire m'est offert par le parton de l'établissement, qui me questionne sur mon voyage. Partout ou je passe, je provoque l'étonnement et suscite la curiosité surtout avec Pépito chargé! Le Luxembourg est devant à quelques centaines de mètres et me voici enfin en terre Ducale! Steinford, marque le pas avec déjà une structure urbaine très différente de la Belgique. Propre, structurée et généreuse avec ses nombreux jardins fleuris. Beaucoup de panneaux de signalisation sont fournis en énergie solaire. Des poubelles et des collecteurs ici et là respectent et renforcent ce sentiment d'effort collectif et marque indiscutablement la volonté d'un état conscient des enjeux écologiques... Capellen, Mamer et enfin Luxembourg-ville! Ici le schéma est identique, avec le luxe en plus. L'architecture ancienne et contemporaine se mélange pour former un urbanisme de toute beauté. Banques et grosses cylindrées industrielles ont trouvé place et fief ici. La population est assez jeune, et le respect est de mise! Me renseignant à la gare, je prendrais mon billet pour le lendemain... J'ére dans les rues un moment savourant mon arrivée, et prend petit à petit le chemin de l'auberge pour la nuit... Une douche, et très vite je pars à pied pour visiter la vieille ville. Pour une si petite capitale, le dénivelé est assez impressionnant! Limeil avec le relief de Montmartre!! Des souvenirs sont achetés, et je rejoins la terrasse de mon auberge ou je sirote plusieurs bières! Le soleil est là et j'en profites encore avant que ça change... Ma chambre est partagé par d'autres individus, ce qui me gène au final. Mais je ne tarderai pas à tomber mort de fatigue. Puis c'est juste pour une nuit...

6ième étape Cette matinée est la dernière en terre Luxembourgeoise. Petit-déj au soleil, et départ assez rapide afin de profiter encore une dernière fois... Le ciel gris vient couvrir l'horizon et marque par la même occasion mon départ en train. TGV; compartiment spécial pour vélo. Je suis seul jusqu'à Metz, où Alain monte et prends place... Alain a 55 ans, marié une première fois, 2 filles et 1 garçon, vit et travaille 6 mois en France dans les transports routiers. Les 6 autres mois il vit au Laos en Thaillande, ou il possède maison, rizière et bétail. Une femme d'une autre union y partage sa vie... Nous parlerons des cultures et religions diverses que possède l'Asie et notamment la Thaillande... Gare de l'Est, nous descendons du wagon et sommes interpelés par un groupe de Luxembourgeoises, venues enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elle. Une liste sur laquelle figure un panel d'objets à obtenir, c'est le jeu. Pour ma part je sortirai une allumette du fond d'une sacoche. Heureuse, la future mariée part en quête d'autres objets me laissant un chocolat mars pour récompense! Alain et moi nous nous quittons et je suis chaleureusement invité à venir le voir en Thaillande. Rencontre brève et furtive qui encore me laisse le coeur plein de joie...

Paris et son effervescence! A République, une manif de sans-papiers à la bourse du travail donne le ton! Plus loin des sans-abri au pied de Picard-surgelés, que je photographie... Ils m'invectivent de noms d'oiseau, me réclamant de l'argent pour la photo! Bastille, Austerlitz, Ivry ou je me retrouve à la jonction de la Seine et la Marne. Je m'arrête pour m'y faire un sandwich, le dernier. Mon regard se porte su l'horizon, avant que les première gouttes de pluie ne vienne sonner définitivement la fin de mon périple... Bilan : 6 jours pour 521 km. Une crevaison! La première en voyage depuis 2006!!! Paysages variés et incroyables. Des rencontres très riches et énormes sur le plan humain. Cette aventure m'a apporté beaucoup de joie et de sérénité. De loin, un des plus beaux voyages que j'aurai fait... Mais d'autres sont déjà en vue! Roulez jeunesse !!! Joao et Pépito
Horaires des bateaux pour Koh Phangan en passant par Koh Samui? English translation pending
by Softail6666 · 2009-05-09 · 10 replies
bonjours je compte me rendre a koh phangan en passant par koh samui et je voulais savoir s il y une personne avit les horaires de bateaux pour s y rendre sans dormir a koh samui . car j arriverai a koh samui a 9H 20 du matin merci
L'habitat et sa population English translation pending
by Registoubkal · 2009-05-08 · 44 replies
Bonjour,

Je pense que l'architecture de l'habitat reflète systématiquement la façon d'être et de penser de sa population.

Je prends 2 exemples que je connais plutôt bien :

La Lorraine (ses villages sans unité et souvent "sales"), correspondant à une population assez décontractée, "bon enfant"... L'Alsace (ses villages propres et carrés), correspondant à une population stricte et refermée sur elle-même...

Je pense que cette relation "habitat-population" est évidente pour les pays, aussi. Comme les pays nordiques et les pays méridionaux, en Europe.

Mais, je me trompe peut-être...

Existe t-il des exemples contraires ?
Bonne adresse d'hôtel ou de motel à Miami ou Miami Beach? English translation pending
by Zztop91 · 2009-05-07 · 21 replies
Bonjour,

Je recherche une bonne adresse d'hotel ou de motel avec si possible une piscine pour mes enfants. Ce serait pour un week-end (samedi / dimanche), avec des facilités pour garer ma voiture de location. Je ne tiens pas à passer 2 heures à trouver une place de parking public et payant (mais économique), ni payer 30$ la nuit (de parking) ou pire retrouver ma voiture en fourrière ... J'ai consulté "Trip advisor", mais je très perturbé par les avis que j'y trouve ... Le moindre petit incident se transforme en catastrophe nationale ... j'ai beaucoup de mal à me faire une opinion ... en plus certaines Hotels de chaines connues, exemple Day Inns, semblent avoir de sérieux problèmes à Miami Beach. De plus par expérience, les photos des sites sont souvent très flatteuses par rapport à la réalité ...

Sinon, avec 2 enfants, je souhaite éviter les quartiers un peu chaud ... 🙂

budget : 100/150 $ la nuit pour 2 adultes, 2 enfants ...

Lieu : de préférence à Miami Beach, près du quartier art déco, mais pourquoi à Miami ... Port de Miami ?

Note : je connais assez bien les Etats Unis, mais je n'ai jamais séjourné en Floride.
Bataille de Dien Bien Phu le 7 mai 1954 (Vietnam) English translation pending
by Larsay · 2009-05-07 · 118 replies
Aujourd'hui, 7 mai 2009, c'est le 55e anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, 57 jours d'enfer integral. Les chiffres parlent: 15 700 hommes du cote francais au debut de la bataille, 11 700 survivants le 7 mai, dont 4400 blesses; ayons une pensee pour toutes les victimes -francaises et viets- de cet effroyable gachis commis par les politiciens de tous bords et de tous poils -les anglais ont ete plus beaucoup plus intelligents avec leurs colonies- et une pour les 7600 (sur 10 900, soit 70%) prisonniers francais morts en 4 mois dans les effroyables camps du vietminh
Accosté par les belles de nuit de Saigon English translation pending
by Jeansellier · 2009-05-05 · 147 replies
Je me permets de mettre ce titre racoleur, cela fera marcher le taux de consultation sur " forum" . Saigon n a pas la reputation de Bangkok mais au pays des descendants de l oncle Ho, certaines demoiselles n ont pas l air tres sages . Dans les annees 75, 76 elles auraient connu les cours de reeducation . Et a la veille de partir apres un deuxieme sejour d un mois, c est la premiere fois qu on me fasse des propositions aussi directes.

Hier soir en sortant d un cybercafe, une motocyclette avec deux femmes assez elegantes, maquillees casquees s arrete a mon niveau et la conductrice, apparemment la Mama san m interpelle dans un anglais abominable a comprendre . Cependant dans son charabia je saisis quelques mots dont le peu distingue terme anglo saxon "Fuck '', girl, sex et ses gestes sont explicites . Honnetement j en ai vu et entendu d autres mais je suis quand meme abasourdi car meme si la nuit est tombee, il est 7h30 et je suis a l angle de deux arteres frequentees par circulation et pietons, tout ceci se deroule a la visu de tous dans un pays dont l etat est cense ??? eviter ce genre de choses. Vous ne connaitrez pas le prix demande, tant pis pour les petits curieux, j ai continue mon chemin . Dans ce meme coin, rue Cung Quyn et Tran Hung Dao il y a quelques salons de coiffure dont les shampouineuses arborent des tenues minimales tres suggestives. Mouais pas vraiment tres catholique tout cela comme dirait un bonze de mes relations.

Mefiance aussi a Dalat, a deux ou trois reprises j ai ete accoste par des femmes soi-disant mototaxis, paraissant pas vraiment a l aise pour m aborder . J ai pas donne suite mais la aussi il y avait certainement quelque chose de louche .

cdlt Jean
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
by Arrawak · 2009-05-05 · 289 replies
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.

Périple sur 3 mois et 20 jours:

Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.

1O janvier New York ...............

13 Janvier Fort Lauderdale Floride

16 Janvier Williamstad Curaçao.

18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).

21..........Puerto Quetzal Guatémala

24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie

1er Février............Honolulu Oahu Hawaï

6...............Apia Samoa Occidentales

7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.

9................Nuku'Alofa Tonga

12..................Aukland Nlle Zélande

14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande

17..................Hobart Tasmanie

19 et 20..........Sydney

23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie

26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.

Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne

5...........................Nagazaki Japon

6.......................Pusan Corée du Sud

8........................Shanghaï Chine

11........................Hong Kong, Chine

13..........................Nha Trang Vietnam

14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon

16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande

19............................Singapour

21..............................Phuket Thaïlande

25...............................Mormugao (Goa ) en Inde

26.............................Mumbaï en Inde

29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.

Quatre Avril..................Aqaba Jordanie

6.................................Navigation dans le canal de Suez

7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte

9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie

10................................Istanbul Turquie

10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce

12...............................;Civitavecchia Italie

14................................Barcelone Espagne

20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.

Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.

J'aimerais assez l'Australie.

Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.

A bientôt, bonne journée à tous.
Mon dernier voyage au Japon English translation pending
by Tunifun · 2009-05-04 · 4 replies
Temple Sensoji à Asakusa

Je confirme que j’ai un peu abusé, mais cette fois ci c’est la bonne, je vais enfin raconter mon trip au japon : Pour commencer vous devez savoir que le Japon pour les Tunisiens est l’un des rares pays sans visa, on la prend sur place à l’aéroport et j’y reviendrai au bon moment.

Donc remontons tout au début, à l’aéroport Tunis Carthage, à l’enregistrement j’ai précisé à la jeune demoiselle je voulais avoir une chaise du coté d’hublot Tunis - Rome et de même Rome – Tokyo, mais c’était pas du tout le cas. Mon vol est annoncé à 12h00 et arrivera normalement 14h00 à Rome, puis je prendrais celui de 14h50 destination le pays du soleil levant. Première embrouille avec un petit policier de frontière qui m’accusait de vouloir « brûler » (partir clandestinement) en Italie, comme quoi, j’ai tellement de culot pour partir en Italie sans visa ou tellement con pour laisser tomber le Japon et trouver un moyen d’entrer clandestinement en Italie, (Je n’avais pas besoin de visa pour l’escale). Il a fallu que son supérieur intervienne et lui demande de me foutre la paix. Ah j’ai oublié de préciser que j’ai fait la grosse erreur de choisir Alitalia pour mon vol. A propos de ce dernier on avait annoncé 40 minutes de retard … donc il me restait que 10 minutes d’escale à l’aéroport de Rome, m’avait fallu courir partout, aucune indication pour la porte d’embarquement C27 que je devais prendre, je demandais en Anglais on me répondait en Italien, bref par hasard que j’avais trouvé une petite flèche cachée indiquant la zone du C25 au C30… Surprise quai de métro…changer carrément de Terminal…10 minutes passées entre attente de ce mini métro et arrivée à la fameuse C27 qui était encore loin de la ou s’était arrêté le métro. Arrivé après environ 20 minutes de retard, et heureusement que ces avions attendent leurs passagers tout le contraire de nos bus en Tunisie, et j’étais celui qu’ils attendaient. Ceinture attachée et c’est parti pour 12 heures de souffrances, un bruit super fort des moteurs de l’avion, je ne m’y attendais pas car je ne le remarquait jamais pour les courts courriers, en exception le cas Tuninter ou Sevenair (actuellement) avec les hélices. J’ai cru qu’on nous passerait des bouches oreilles, mais malheureusement y’en a pas avec cette compagnie, ils nous avaient fourni des écouteurs pour les brancher sur nos mini écrans et choisir de regarder des films ou écouter la musique, mais je vous assure que même le volume à fond, on n’entends que le bruit de l’avion. J’avais envie de dormir super fatigué ayant passé une nuit blanche la veille pour dormir dans l’avion, et me synchroniser avec le décalage horaire, mais hélas ça double ma fatigue. Ma seule petite solution était de me cachait de temps en temps dans les WC de l’avion la ou on entends moins le bruit, mais on ne pouvait y dormir malheureusement. Donc je ne vous raconte pas comment j’ai passé ces 12 heures de vols d’enfer… Arrivé enfin au Japon à l’aéroport Narita, à la police de frontière, une charmante demoiselle, toute mimi comme dans les mangas, parlait mal l’anglais et étant sous son charme + 48 heures sans sommeil + 12 heures de vols inconfortable, je ne la comprenais pas. Elle a du appeler son boss qui m’avait emmené « gentiment » dans une chambre à part, je précise le gentiment car j’ai remarqué qu’ils font tout pour ne pas faire sentir la personne mal à l’aise ou effrayée, et la je me retrouve avec un jeune américain et un autre français, on était les seuls à ne pas avoir réservé en hôtels au Japon. Ils nous posaient des questions individuellement, faut juste être honnête et leurs montrer qu’on est fan de ce pays et qu’on est venu pour découvrir et non autre. Et hop mon visa de touriste pour 3 mois n’a mis que 5 minutes. Puis me raccompagnait jusqu’à la sortie pour récupérer mes bagages…et vu que c’est Alitalia comme compagnie, nous étions une 40aine à ne pas avoir trouvé nos valises, et c’est parti pour les déclarations, je m’attendais à un gros bordel comme en Tunisie et en Italie, mais tout le personnel sur place s’était mobilisé pour nos cas et se sont bien occupé de nous, mais malgré ça quand même, ma valise je l’avais reçue que 5 jours après. Une fois la déclaration de la valise perdue est finie, direction la douane nippone, pour déclarer ce que j’ai, et c’est la que j’ai fait ma plus grosse boulette, mes amis au Japon m’ont conseillé de la jouer franc et ne rien cacher à la douane, donc je devais déclarer la nourriture que j’ai ramené, des gâteaux tunisiens et des dattes… et on montrant les photos sur leurs catalogues j’ai confondu les dattes avec des boulettes marrons de marijuana .. Et c’est parti pour une petite fouille à la quelle je ne m’attendais pas !! Mais heureusement à la fin ils ont compris que j’étais maladroit et que je parlais de fruit. Une fois tout ce qui concerne le vol est fini, première chose aller au toilettes suite au cumul du stress. Et c’est la, le premier contact culturo-Technologique, des toilettes HITECH, des boutons de partout, et j’avoue que c’est la fois ou j’étais resté le plus souvent dans les WC, non que je prenais mon temps, mais car je découvrais l’utilité de tout ces boutons, y’en avait pour régler la température de l’eau, celle de la chaise, la puissance du jet d’eau, son angle, bref c’est impressionnant. Une fois soulagé, parti changer la monnaie dans le guichet d’une des banques à l’aéroport, puis réserver une place dans le « Limousine Bus » qui s’arrête à « Hotel Crown Plaza » au centre de Tokyo (Narita est à 1h30 de route de Tokyo). Prix du billet 3000 Yen l'équivalent de 45 TND. à coté de l'hôtel Crown Plaza à Tokyo

C’était 15h10 (GMT+9) heure locale au japon, je me retenais dans le bus pour ne pas dormir, d’un coté pour admirer mes premières minutes dans ce pays et d’un autre pour ne pas rater ma station, que je devais lire sur l’écran lumineux à l’intérieur du bus pour prévenir les passagers. Arrivé a la station, après 2h30 d’embouteillages, c’était 17h40 et on dirait déjà tard le soir, mon ami m’attendais, j’avais oublié de mentionné qu’à l’aéroport je l’avais appelé lui annoncé mon arrivée et l’heure de mon bus, et ne s’inquiétais pas pour le retard du bus, il le savait via GPS…qu’en Tunisie veulent nous en priver… Déboussolé, bouche bée, perdu, entre fatigue, manque de sommeil, on a fait un petit tour dans la ville, trop de lumières, trop de gens, puis partis à la station de trains « Ikebukuro », l’équivalent de la station Barcelone en Tunisie mais en cent fois plus grand, direction la ligne privée Tōbu Tōjō, qui va m’emmener dans la ville Higashimatsuyama, dans la préfecture de Saitama, à 70 km de Tokyo, qui est en effet un petit village plus traditionnel et il n’y a presque personne qui y parle autre langue que le japonais. Voila c’était mon premier jour, ça suffit pour aujourd’hui je vous raconterai la suite demain « inchallah » ainsi que je vous donnerai plus de photos vu que le lendemain de mon arrivée c'était mon meilleur jour à Tokyo.
Choisir un hôtel à Koh Phi Phi? English translation pending
by MetV · 2009-05-03 · 39 replies
Bonjour à tous, Nous avons passé plusieurs heures à parcourir le forum, et nous sommes encore plus confus maintenant 🙁 Nous partons en Thailande 3 semaines en Juin. Nous avons deja planifié une bonne partie du sejour et nous souhaitons passer 4 jours à Koh Phi Phi avant de partir pour Koh Samui. Nous avons le probleme pour choisir l'hotel à Koh Phi Phi! On voulait aller au Phi Phi Island Resort mais il parrait qu'il est loin de tout ! Apres on a regardé pour le Phi Phi Natural Resort mais les critiques ne sont pas tres encourageantes ! Donc nous avons besoin de votre aide !! Nous souhaitons un hotel sur une belle plage et avec une belle prestation (budget 70eur/nuit). Nous aimerions avoir à proximité de l'hotel quelques restaurants pour ne pas etre obligé de manger uniquement à l'hotel ce qui peut s'averer assez cher, mais nous souhaitons etre au calme. Merci pour vos reponses !!
Circuit organisé de onze jours sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
by Alexandral17 · 2009-05-03 · 29 replies
Bonjour,

Nous partons avec mon mari du 14 au 25 août en voyage organisé par Leclerc, direction la côte ouest 😎. Certains d'entre vous ont ils déjà eu la chance de faire ce circuit avec ou sans Leclerc? Donnez nous votre avis, ça nous intéresse. Les bons plans, qualités et défauts du séjour, ou encore vos conseils.

Voici le détail : 1er jour : France Los Angeles

2ème jour : - Visite de Los Angeles (Hollywood, Sunset, Mann's Chinese Theatre sur Hollywood boulevard. Découverte de la côte Pacifique et de ses plages (Santa Monica, Venice, Malibu) et visite des studios Universal.

3ème jour : - Départ de Los Angeles pour Death Valley (la vallée de la mort) Déjeuner au Creek Range. Arrivée en fin de journée à Las Vegas (dîner et soirée libre)

4éme jour :- Départ de Las Vegas pour le parc national de Zion Visite du parc national de Bryce Canyon direction Page pour le dîner et la nuit

5éme jour : Arrêt au barrage du Lac Powell puis route vers Monument Valley à travers la route des indiens Navajos. Visite du parc en tout terrain, puis déjeuner avec les indiens. Dîner et nuit à Flagstaff

6ème jour : - Départ à travers la Kalbab Forest, traversée par la route 66. Visite de Grand Canyon. Direction Laughlin pour le dîner et la nuit

7ème jour : - Départ la freeway 40 et traversée du désert Mojave. Visite de la ville fantôme de Calico Route vers Bakersfield (dîner et nuit)

8ème jour : - Départ de Bakersfield pour le parc de Séquoias Déjeuner dans le parc et route vers San Fransisco

9ème jour : - Découverte de San Fransisco ( Union Square; Fisherman's Wharf; Golden Gate) Déjeuner à Chinatown Après midi libre

10éme et 11ème jour : retour en France depuis San Fransisco

Voilà en gros le détail de notre séjour. J'espère que certains pourront nous donner quelques conseils 🤪.

Merci à tous 🙂.
Pourquoi rester en France? English translation pending
by Jcender · 2009-05-01 · 43 replies
Depuis quelques temps lis pas mal de pensées et de sujet qui vont dans le sens qu'en France on se fait ch*** que les gens tirent la gueule et que y'a que des cons. En fait je trouve cela dommage que le voyage soit associé à quitter un pays de beaufs, et de ne pas se rendre compte des chances que nous avons.

Certes rien n'est parfait et je fais pas le chauvin de base c'est pas le but du post de dire tout est génial, mais je sens pas mal d'ingratitude et de frustration dans certains propos, depuis que je voyage je me rends compte de la chance que l'on a d'être nait en Europe, de la liberté de penser, de la liberté de critiquer sa propre culture et d'avoir suffisamment de recul pour y voir ce qui est bon ou mauvais, de la possibilité d'aller voir ce qui se passe sous les autres latitudes grâce au niveau de vie du pays, des énormes infrastructures sociales que l'europe offre, du droit à la santé, du droit à l'éducation, du fait de faire avancer un pays entier avec tous les gens qui y habitent, d'avoir le droit de dire à son employeur qu'il nous gonfle, que les gouvernements fassent tout pour protéger les gens des accidents des abus de pouvoir, de ne pas avoir un système corrompu qui empêche au pays d'avancer, d'avoir une structure politique stable, une liberté du culte........ Et je pourrais en citer encore........ Je pense que ce n'est pas seulement le cas de la France mais de l'europe, de l'amérique du nord et du japon. Donc faut essayer de positiver sur les chances qu'on a 🙂.
Les perles sur VF (suite) English translation pending
by Reneerachel · 2009-04-30 · 244 replies
bonjour à tous, juste pour continuer à rigoler sans méchanceté !

trouvé dans la très prolifique rubrique connue de tous

Est-ce que les hommes doivent porter le pantalon même au buffet ou seulement dans les restos à la carte? Nous y serons le 14 février prochain.

bonne journée

Renée
Les expatriés se font-ils à la nourriture thaï? English translation pending
by Vel74 · 2009-04-28 · 56 replies
Voici ma question existentielle du jour😄 Les expats se font ils à la nourriture thaï En effet, je n'arrive pas à manger thaïe plus que cela et mange donc régulièrement des plats différents de ma chère et tendre😊 Je me demande donc comment je pourrais faire si je vivais en Thaîlande🤪 Je trouve la nourriture thaïe à mon goût moins varié que la française et je me vois mal me placer des bons petits plats que je peux me faire ici😕😄 Les différents expats (ou même personne ayant un(e) thaï dans la famille) d'y sont ils fait avec le temps? ont-ils été toujours adepte? un bon steak frite, saucisson, reblochon, petit plats mijotés ne leur manquent-ils pas?

A vos stylos...vous avez 2 heures😏
Racisme en Espagne English translation pending
by Alhajadita · 2009-04-28 · 102 replies
Bonjour, je viens de passer une semaine en Espagne. Ma soeur fait son second semestre à Elche et j'en ai profité avec une copine pour lui rendre visite. On n'a jamais été autant regardé de notre vie. Ah, j'ai oublié de préciser, je suis d'origine marocaine. Donc je suis mate de peau. A chaque fois qu'on rentrait dans un musée, les personnes de l'accueil nous regardaient étonnées, du genre ah des maghrébins visitent des musées, ils savent ce que c'est. A Elche, on part visiter les bains arabes, la personne de l'accueil nous demande de quel pays on vient, on leur dit la France, elle fait genre de ne pas avoir entendu et nous repose la question, on lui redit la France. C'est apres qu'on comprend qu'à l'interieur des bains arabes, il y a une voix qui explique la fonction de chaque pièce des bains. La voix s'exprimait en francais. On resort des bains et la personne de l'accueil nous dit: "J'espère que je ne me suis pas trompé, j'ai mis du francais". Dans la rue, tout le monde nous scrute. On se disait peut etre que c'est elche qui est comme ca, meme les espagnols disent de cette ville que les gens qui y vivent sont snobes. On décide de partir a granada pour visiter Alhambra, les gens nous scrutent mais moins qu'à elche. On rentre à l'Alhambra, maintenant ce ne sont pas les espagnols qui nous scrutent mais les touristes étrangers. On arrive à l'entrée des jardins, il faut redonner son ticket et le gars de la sécurité murmure "Vous etes des marocains, des musulmans". Qu'est ce que ca peut lui faire? Bon sang!!! A chaque fois qu'on demande un renseignement, ils sont obligé de faire allusion a notre origine. On cherche une boulangerie:" il y a une boulangerie marocaine la bas", On veut acheter une carte téléphonique, le gars du bureau de tabac nous dit "J'en vend pas, mais celui d'a coté il en vend, c'est un marocain" On rentre dans une marroquinerie, la vendeuse nous dit" il y a une marocaine qui travaille ici mais elle est pas la". On s'en fout. Je n'ai jamais autant entendu le mot marroqui de toute ma vie. Le jour de notre départ, c'est le pompon, on se fait insulté par un homme et une femme de ménage à la gare d'alicante. On fait appel a un policier qui était sur place, il s'en fout. Je ne sais pas si vous avez vécu une experience similaire, mais je ne la souhaite à personne, se faire montrer du doigt tout le temps comme si on était des monstres, c'est insupportable. Honte à l'Espagne Est ce que c'est arrivé à certains d'entres vous ce genre de truc?
Hôtel ou guest house sur Pattaya? English translation pending
by Moulay94 · 2009-04-22 · 91 replies
bonjour, quelqu'un aurait t-il des adresse sur pattaya pour de bons hotel ou des guest house propres et pas trop chers??? avec si possible des gens qui ont deja sejournés sur place pour avoir un avis...entre budget maxi 1000bts! merci d'avance...
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (1ère partie) English translation pending
by Mlefevre · 2009-04-22 · 19 replies
Afrique australe : du Lesotho au Kruger (Afrique du sud) Avril 2009

Violence, pauvreté, criminalité, sida....

Oui, mais...

Il y a aussi la lumière de l'Afrique Australe, ses paysages, sa faune...

Pour voir le carnet en images cliquez ici

Et sans doute aussi sa population que nous ne connaissions qu'à peine malgré déjà 2 voyages dans cette partie de l'Afrique : - le premier en 2000 dans l'ouest de l'Afrique du sud (une dizaine d'années à peine après la libération de Mandela et la fin de l'Apartheid) : la population noire nous avait parue complètement « coincée », souffrant d'un immense complexe d'infériorité vis à vis des blancs. Étonnement des gens quand on les saluait, instant de perplexité, puis sourire timide et geste discret de la main. Attitude servile généralisée, évitement. A vous rendre honteux d'être blanc! Comment le pays avait-il évolué presque 10 ans plus tard? Comment allait-il encore évoluer? Vue d'Europe, la situation ne semblait pas sur une pente favorable : mieux valait peut-être y aller maintenant qu'avant qu'elle ne s'envenime encore plus.

- le deuxième en 2005 en Namibie : atmosphère plus détendue mais « apartheid social et économique » Contacts plus chaleureux, bien que rares (1, 8 millions d'habitants pour un pays une fois et demi plus grand que la France, c'est pas la foule!) et toujours à notre initiative, rien de spontané.

Courageuse mais pas téméraire, je décidai de centrer notre séjour d'abord sur le Lesotho à la réputation plus paisible que l'Afrique du Sud et dont les paysages me paraissaient prometteurs (j'adore les montagnes!), puis sur le parc Kruger, à la demande expresse de Fred et des enfants (maintenant âgés de 13, 14 et 15 ans), même si l'idée de me retrouver coincée dans une voiture pendant plusieurs jours dans un parc entièrement clôturé ne m'emballait pas vraiment à priori. Mais comme dit Fred qui est un garçon plein de bon sens : si le parc reçoit 1 million de visiteurs par an, il doit bien y avoir une raison! (UN million, ça fait beaucoup me disais-je en mon for intérieur, peut-être même trop.... )







Dimanche 05/04/09: Bref, nous atterrissons finalement à Johannesburg après une escale express au Caire à une heure du matin (moins de 5 minutes montre en main dans l'aéroport) au cours de laquelle nous sommes pris en charge par un préposé qui nous entraîne dans une cavalcade ébouriffante entre différents portiques qui sonnent et clignotent tous azimuts sans émouvoir quiconque : notre escale initialement prévue pour durer 5 h a été réduite au minimum pour compenser les 5h de retard au décollage à Amsterdam pour « mystérieuse raison technique »

A 14 h, nous avons récupéré la voiture, fait les courses. 'Y plus qu'à! Direction le Golden Gate National Park, parc sudafricain situé au NO du Lesotho à 350 km de Johannesburg. La route est parfaite et les km défilent rapidement au volant de notre 4X4 équipé camping.



Nous y arrivons pour le coucher du soleil, l'atmosphère est magique, le relief à la fois doux et torturé. Quelques zèbres et antilopes ponctuent les pentes d'herbe rase. J'adore!



Je me réjouis de la journée qui s'annonce pour demain! Nous nous installons dans un superbe lodge tout en rondins à Highland Mountain Retreat, à flanc de colline avec l'Afrique qui se déroule à perte de vue sous nos yeux (un peu rougis par le voyage quand même...)

Lundi 06/04/09 5h55, je me lève comme un diable sort de sa boîte : de notre lit, je vois que le ciel rosit...



Le soleil se lève à toute vitesse et très vite réchauffe l'atmosphère un peu fraîche car nous sommes à 1900 m d'altitude. Branle-bas de combat, je houspille tout le monde, il fait grand beau (contrairement aux prévisions d'internet) Nous sommes tout près du « vulture restaurant » qui n'est pas comme je l'avais d'abord cru un restaurant avec vue panoramique sur des vautours mais bien un « restaurant » pour les vautours. Nous décidons d'y faire un tour même si à cette heure matinale nos chances sont minces de voir ces bestioles qui ont besoin d'ascendances. De fait il n'y a que la carcasse censée les attirer mais la vue est belle et la grimpette pas bien longue.



Puis afin de prendre la mesure du parc, nous parcourons en voiture 2 charmantes petites boucles de qq km (Oribi Loop et Blesbok Loop)



Vraiment, ce parc est magnifique, nous décidons de passer une 2ème nuit ici, en camping cette fois. J'ai fait le choix de ne rien réserver au début du voyage (en dehors de la 1ère nuit) afin de pouvoir aviser en fonction de la météo et de l'état des routes. Notre équipement de camping nous laisse ainsi la liberté de décider au fur et à mesure de notre programme. Nous installons notre campement le long de la rivière au pied des falaises ocres



et partons vers 10h pour une balade de 4h vers Wodehouse Peak.



Nous longeons d'abord en contrebas une muraille de falaises rouges puis nous élevons peu à peu au-dessus.



On se rend vite compte que nous n'avons pas pris assez d'eau, quelle chaleur alors que nous sommes en automne (25°C environ mais nous sortons d'un bel hiver!)



Heureusement un ruisseau inespéré nous permet de refaire le plein. Aaahh!



Il nous faut attendre d'être vraiment sur la ligne de crête pour nous affranchir du bruit de la route qui transperce le parc de part en part (seul défaut du parc!)



Le ciel change.... D'abord de beaux gros cumulus comme je les aime...



Puis des cirrus qui n'annoncent rien de bon.



Le Lesotho à quelques km à vol d'oiseau est dans les nuages.



On a bien fait d'en profiter tant qu'il fait beau!

Au loin, le tonnerre gronde mais le vent nous dit que ce ne sera pas pour nous et ça vaut mieux car on ne ferait pas les fiers perchés sur notre crête dénudée....



Nous profitons des derniers rayons de soleil dans la descente. Belle balade, dommage pour le bruit de la route...

De retour au camp, nous allons voir à quoi ressemble la piscine « naturelle » : l'eau est glacée et le bassin pas franchement avenant. Il faudra donc sans doute attendre le Kruger pour faire un plouf.

Pendant notre absence, les petits (Arnaud et Marion) ont entrepris d'allumer le « braï » avec leurs petits doigts musclés, une tonne d'allumettes et du petit bois ramassé alentour. Heureusement les voisins, charmants, viennent à la rescousse, sauvant la situation d'un coup d'allume- feu magique. Le braï est une institution en Afrique du sud, comme le thé en Angleterre ou le pastis dans le sud de la France. Chaque aire de pique-nique ou de camping est équipée et chacun voyage avec son « nécessaire à braï » : allume-feu donc, charbon de bois, bois fendu, grille à saucisses, pique, grande fourchette, grande pince... Notre 4X4 minutieusement préparé possède tout cet attirail ça va de soi!

La nuit s'annonce agitée, le vent souffle dans tous les sens... Au lit ! Les parents dans la tente de toit et les enfants dans la tente de sol, choisie au dernier moment car bien plus spacieuse qu'une 2ème tente de toit qui aurait été trop juste pour les 3 enfants.

Mardi 07/04/09 Petit déjeuner à l'abri dans la tente car il pleuviote. On a mal dormi, le vent a fait battre les pans de notre abri toute la nuit. Bref, on prend notre temps pour décoller.... Nous roulons vers Clarens et en qq km le ciel se dégage : comme souvent ce sont les montagnes qui accrochent les nuages. J'ai lu qu'il n'était pas partout facile de trouver du carburant au Lesotho, aussi faisons-nous le plein (le réservoir fait 160l!) avant d'y entrer par le poste frontière de Calendonspoort. Les formalités s'effectuent rapidement et nous quittons la jolie plaine vallonnée de l'Etat Libre d'Orange pour partir à l'ascension des montagnes du Lesotho. L'ensemble du pays se situe au-dessus de 1400 m d'altitude, ce qui en fait le pays dont l'altitude moyenne est la plus élevée sur notre planète. Il culmine à 3482 m à l'est du Royaume. La partie ouest est la plus urbanisée mais en quelques dizaines de km nous nous retrouvons au milieu des montagnes arides et croisons de nombreux villages de huttes rondes.



Quelle harmonie!



La lessive est une activité sociale à part entière. Ce doit être moins fun en hiver!



Le cheval est le fidèle compagnon du Basotho: il y en a partout, tous ont fière allure mais leur usage est réservé aux hommes.



Quelques ânes, chèvres et vaches également.



Les bergers sont presque tous chaussés d'énormes bottes en caoutchouc et drapés dans une grande couverture de laine.



Il y a des gens partout : impossible de s'arrêter sans que surgisse en qq minutes un berger qui abandonne ses 3 biques pour venir nous voir et quasi systématiquement tendre la main. Seule la présence des adultes empêche les enfants de se livrer à ce « petit jeu » qui n'est pas sans danger quand ils courent pour prendre la voiture de vitesse.

Il faut dire que les 2/3 de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Aussi avant de partir avions-nous rassemblé quelques vêtements, chaussures et livres en anglais pour les donner dans une école.

Depuis qq centaines de mètres nous croisons de petits groupes d'écoliers tous en uniforme : nous approchons d'une école. C'est la fin de la récréation et le « principal » nous demande de l'attendre un peu car il est en train de préparer les fêtes de Pâques avec sa classe de grands : 140 élèves!



Nous devenons aussitôt l'attraction locale pour les petits qui ont fini la classe et les enfants se bousculent pour se faire prendre en photo.



Chacun veut avoir son portrait. Certains sont désespérés de ne pas pouvoir être seul sur la photo car tous s'agglutinent pour y figurer.



Ils prennent le plus souvent la chose très au sérieux.



Les cours se font en anglais dès l'école primaire et les enfants sont très contents de pouvoir utiliser leur savoir pour communiquer avec des étrangers! Nous nous retrouvons tous les 5 avec les paumes décorées de prénoms exotiques à rallonge.



Echange de bons procédés, nous inscrivons à notre tour nos prénoms sur d'innombrables petites paumes rosées. Au bout d'un moment, une dame âgée vient dire aux enfants qu'il est temps de rentrer chez eux car leurs parents risquent de s'inquiéter : certains habitent à plusieurs km de l'école et mieux vaut rentrer avant la nuit. Une bonne partie des enfants obtempère.



Certains préfèrent rester et se donner en spectacle!



Les petits aussi, très impressionnés, ont droit à leur portrait!



Ça fait 2 heures qui nous attendons le principal et nous aussi nous aimerions arriver à notre étape du soir avant la nuit : toujours pas de principal en vue.... Une jeune fille un peu timide d'une vingtaine d'année engage la conversation : elle est étudiante à Maseru la capitale et vient tenir la boutique de son frère pendant quelques jours. Elle tient à nous montrer ses propres photos sur son « laptop »! Ça alors! Si je m'attendais à voir un portable ici, dans cette région dépourvue d'eau courante et d'électricité! C'est un honneur qu'elle nous fait d'allumer son PC car elle ne pourra pas recharger sa batterie avant d'avoir regagné la ville. Elle nous montre avec fierté les photos de sa promotion d'étudiants et de son université.



Nous n'avons pas bien compris ce qu'elle étudiait, les Basotho ayant pour habitude de parler tout doucement, en murmurant sur un ton monocorde un anglais bizarre. Impossible de savoir où commence et où finit une phrase! Finalement devant le sérieux de la jeune fille nous lui remettons les affaires que nous avions apportées en la chargeant de les distribuer : elle est très fière de notre confiance et je suis persuadée qu'elle s'acquittera de cette tâche difficile du mieux possible.

Après un ultime échange d'adresses email, nous quittons Mapholaneng et reprenons la route, pensifs.... Parmi tous ces enfants, combien sont orphelins du Sida? Combien sont eux-mêmes malades? Au Lesotho (source OMS), 1 adulte sur 4 est contaminé. 43000 enfants sont orphelins de père et de mère à cause de cette maladie. 1 sur 6 a perdu au moins l'un de ses 2 parents. 29% des femmes enceintes sont porteuses du virus. Tous les jours dans ce petit pays de 1, 8 millions d'habitants, 63 personnes meurent du Sida. L'espérance de vie n'atteint pas 40 ans!

Et pourtant, quels sourires, quelle joie de vivre....



Nous traversons la rivière Orange (Senqu en Sesotho)



qui roule ses diamants jusque sur la côte atlantique de l'Afrique du sud. Elle est bien maigrelette comparée aux cataractes puissantes des Augrabies Falls que nous avions découvertes il y a presque 10 ans dans l'ouest de l'Afrique du sud.



Mais son lit est superbe!



Vu l'heure déjà avancée nous décidons de nous arrêter au Molumong Lodge au sud de Mokhotlong.



Je sais qu'on peut aussi y camper au cas où ce serait complet. Il reste de la place dans le dortoir, très rustique mais assez propre



et dont la vue achève de nous convaincre.



Je sais aussi qu'on peut y faire des randonnées à cheval et les filles y comptent bien! La petite demi-douzaine de sudafricains présents nous proposent de nous joindre à eux pour le braï mais nous sommes trop crevés et préférons nous coucher avec les poules. Rendez-vous est pris pour partir en rando demain à 8h.

Mercredi 08/04 Notre guide est là avec ses montures, à l'heure dite. Nous partons pour 2 h d'une très belle balade sur les hauteurs du village.







Les filles ont des chevaux assez vifs et galopent à bride abattue pendant que le « groupe des nuls » (Fred, Arnaud et moi) avance prudemment au pas.



Puis, mis en confiance par le caractère vraiment serein des bestioles, nous partons au trot puis au galop, cramponnés à la selle. Tout se passera bien en dehors d'un mal aux fesses qui durera bien 2 jours.



Ces poneys basotho ont le pied très sûr : dans les passages un peu difficiles, mieux vaut les laisser faire leur trace. Ils ont l'air hyperconcentré et plein de bons sens. Le mien m'a vraiment épaté quand en redescendant vers le lodge par la mauvaise piste (réservée aux 4X4) il a fait un écart pour éviter une branche basse qui m'aurait gênée...

Le paysage est époustouflant.



Nous surplombons la vallée de la Senqu : notre guide



nous explique qu'autrefois la rumeur de la rivière emplissait toute la vallée et que maintenant qu'il y a des « robinets partout dans la montagne » elle n'est plus si belle. Par solidarité féminine, je ne peux m'empêcher que ces robinets ont quand même du bon pour la vie des femmes. D'ailleurs ils sont finalement assez rares et il n'est pas rare de croiser des filles ou des femmes rapportant de l'eau sur leur tête ou dans des brouettes. Les chevaux sont réservés à des tâches plus nobles comme de transporter ces messieurs.



Les ânes servent au transport des céréales dont la culture et la transformation sont entièrement manuelles.





Je meurs d'envie d'aller voir le parc national de Sehlabathebe, situé dans une région paumée du Sud est du Lesotho. Son accès est difficile et constitue « une aventure » en soi-ai-je lu... Ce serait « un joyau méconnu ». Alléchant non? Après concertation avec le propriétaire du lodge nous décidons d'y aller par la piste passant par Sehonghong : « not so bad » nous dit-il...

En effet la piste est très roulante jusque Sehonghong, escaladant patiemment chaque repli de ce vaste territoire montagneux.



Une carte est toutefois nécessaire car depuis que nous avons quitté la route A1 à Mokhotlong nous n'avons pas vu le moindre panneau indicateur.



Très peu de voitures circulent sur ces routes: principalement des taxis collectifs pleins à ras-bord. Cependant chaque carrefour (ils sont finalement très peu nombreux vu la faible densité du réseau routier) est un lieu de rassemblement où les gens attendent qui un taxi, qui un client pour lui vendre ses 3 légumes. La plupart semble être là pour passer le temps en voyant du monde.



Tous vous renseignent volontiers pour vous confirmer la bonne direction : mieux vaut ne pas se tromper vu les temps de parcours dans ce relief montagneux et les difficultés d'approvisionnement en essence. Les seuls panneaux ponctuant notre parcours sont ceux qui indiquent la présence des écoles : « primary school du district de Sehonghong », par exemple, ce qui est bien utile au voyageur pour le rassurer dans ses choix.

Car en effet, il y a eu des moments où on s'est demandé si on était bien sur une « vraie piste » en particulier après Sehonghong. Nous n'avions jamais parcouru une piste aussi difficile : des déclivités incroyables, des cailloux énormes, des crevasses dans tous les sens. Il nous a fallu 5 heures pour faire les 50 derniers km!



Mais quels paysages! Un mélange de sud-ouest américain et de nord-ouest argentin!



Nous sommes précédés d'un taxi collectif type combi VW dont on se demande comment il arrive à passer. En fait il va nous distancer de plusieurs km, impressionnant!



Finalement nous franchissons le Matebeng Pass et entamons la descente vers Sehlabathebe.



Il nous faut une bonne demi-heure depuis l'entrée du parc (gratuite et matérialisée par un panneau déglingué) jusqu'au lodge. Le soleil se couche alors que nous arrivons...



Ouf! Quel parcours en effet! Le Sehlabathebe se mérite! Je pense qu'il doit être plus facilement accessible en passant par la route qui longe tout le sud du Lesotho (à vérifier) En arrivant nous sommes accueillis par un homme et 3 femmes qui s'occupent du lodge : nous sommes les seuls clients. Nous nous installons dans ce qui pourrait ressembler à une résidence d'été pour le roi : grand salon avec profonds canapés brodés de fils d'or, cheminée design au centre. Salle à manger avec longue table cernée de chaises très rustiques lourdingues dont l'une placée à une extrémité paraît encore plus « royale » que les autres. Nappe et napperons en dentelle. Portraits de rois et de princes figurant en bonne place dans le salon. Bibliothèque vitrée avec bocaux contenant différents serpents formolés. C'est vraiment très moche et incongru mais finalement assez confortable. Pas d'électricité donc l'éclairage est fourni par un système de lampes à gaz dont le réseau court dans les plafonds (tout ça fuit un peu et il faut veiller à aérer!). La cuisine est équipée pour faire à manger pour au moins un roi et sa cour. Il y a 4 SDB! Les 3 hôtesses sont visiblement très fières de s'occuper d'un tel endroit dans ce pays de huttes le plus souvent sans aucune commodité... Le fond de l'air est très frais à 2400 m et nous sommes bien contents de ne pas avoir à camper!

Jeudi 09/04/09 Ciel un peu couvert ce matin... Nous avons bien dormi dans notre lit royal « king size of course » avec tête de lit ornée d'une tapisserie encore recouverte de son plastique d'origine.



Nous partons pour une grande balade dans le parc. Pas de plan, pas de carte, l'homme du lodge nous montre du doigt quelques points remarquables et c'est parti!



Nous déambulons dans un dédale de formations rocheuses variées :



arches,



« mushrooms », pools, pozzines



avec en toile de fond les pics du Drakensberg et l'Afrique du sud.





Mélange incroyable d'Irlande, de Sud-ouest américain, de Corse, de Mongolie (enfin il me semble) Nous avons quelques rayons de soleil, quelle chance!



Plus loin nous rencontrons quelques chevaux destinés à la rando (mais nos postérieurs ne sont pas encore tout à fait remis!)



Dès qu'on s'éloigne un peu les sentiers disparaissent



et la marche dans les hautes herbes n'est pas de tout repos



mais quel régal.

Après avoir fait nos adieux à nos hôtes qui vont retrouver leur solitude loin de tout, nous reprenons la piste vers le col de Ramatselisao



qui doit nous ouvrir les portes de l'Afrique du sud.





Nous manquons de rater le poste frontière, pas signalé. Le tronçon de piste entre le poste du Lesotho et celui de l'Afrique du sud fait penser à une épreuve de sélection avant d'être jugé apte à descendre au-delà du col : complètement défoncé! Arrivé au poste sudaf : 100 m de pavés autobloquants parfaitement alignés puis nous retrouvons une piste digne de celle de la veille. Epique! Nous croisons plusieurs taxis collectifs bondés qui négocient la piste avec une maîtrise incroyable. Comment font-ils? Nous arrivons finalement en territoire zoulou



et croisons encore quelques beaux villages



avant de retrouver une architecture plus banale. Nous filons à toute allure sur les pistes parfaites du pays zoulou, serpentant au milieu des collines harmonieusement ponctuées de bosquets. C'est très beau, je ne m'y attendais pas. Quel pays de cocagne que l'Afrique du sud : on comprend l'enthousiasme des premiers immigrants! Bien sûr, après avoir craint 100 fois de crever sur les mauvaises pistes du Lesotho, c'est sur cette piste insignifiante que nous perçons un pneu, sans doute (comme souvent) à cause d'une vitesse excessive. La seule voiture rencontrée s'arrête gentiment pour nous proposer de l'aide mais tout va bien : nous avons 2 roues de secours.

Nous faisons le plein à Underberg, ville commerçante très animée où on trouve de tout et en particulier de nombreuses agences qui proposent des excursions au Sani Pass. Il faut 1 heure pour faire le plein, ça refoule, peut-être à cause d'un débit trop rapide à la pompe. Cela nous laisse le temps d'aller nous ravitailler au supermarché Spar du coin. Nous regrettons de n'avoir pas pris les lampes frontales pour aller faire nos emplettes : les coupures d'électricité se succèdent dans l'indifférence générale. Nous n'avions pas ce problème au Lesotho puisqu'il n'y avait pas d'électricité du tout.... Pas facile de trouver ce que l'on cherche dans la pénombre! Enfin nous sortons du supermarché au moment ou Fred arrive sur le parking et remplissons notre frigo de vivres frais. Nous décidons de voir à quoi ressemble le versant sudafricain du Drakensberg et choisissons d'aller camper à Drakensberg garden, tout proche.

Le visitor center est déjà fermé aussi nous installons-nous sur un emplacement libre tout simplement (on a de la chance car il n'y a que 10 places en tout mais le WE de Pâques ne commence que demain). Le site est magnifique, à la lisière d'une forêt d'eucalyptus qui embaume l'atmosphère, avec la vue sur les montagnes.



Le temps se gâte et nous installons le tarp, enfilons nos vêtements de pluie et nos bonnets.



Eh oui c'est l'automne. A vrai dire il ne fait pas vraiment froid mais c'est l'occasion d'utiliser tout ce fourbi que j'avais plutôt prévu pour le Lesotho au cas où nous aurions du camper en altitude sous la pluie.

La suite dans une 2ème partie : voyageforum.com/...eme_partie_D2550453/
Ecosse: protection contre la pluie? English translation pending
by Logosten · 2009-04-21 · 16 replies
Bonjour, Je pars le 8 mai en Ecosse jusqu'au 22. Je marche 7 jours sur la West Highland Way et ensuite j'embarque à Oban pour South Uist dans les Hébrides puis je vais parcourir les Hébrides. J'ai acheté une tente à Glasgow que je vais récupérer au départ. J'ai une cape de pluie et des guêtres. Pensez-vous que ce soit suffisant ? Est-ce que vous pensez qu'il me faut aussi un surpantalon et une veste imperméables ? J'ai un sac de 35L Atmos et je ne veux pas prendre trop de choses. Merci de vos tuyaux. Jean
J'adoooooooooore traîner mes guêtres à Louxoooooor English translation pending
by Simplybrice · 2009-04-21 · 4 replies
Voilà près de 2 mois que j'ai quitté le territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur j'imagine. Déjà les souvenirs se bousculent, les prénoms appris se multiplient, tout comme le nombre de fois où j'ai écrit les mots bus ou gare routière dans mon récit. Et comme rien ne ressemble plus à une gare routière qu'une autre gare routière, j'ai déjà oublié ce à quoi ressemble celle de Louxor. Pour dire la vérité, j'ai même oublié à quelle heure je m'y suis rendu en chemin depuis Assouan. La seule chose que je sais, c'est que c'était le vendredi 21 et c'est déjà pas mal!!

Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.

(retour au texte)

Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.

J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.

On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!

Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?

C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...

Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.

Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.

J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.

2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...

Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.

En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...

15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...

Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.

Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!

Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Visite de la Californie, du Grand Canyon et de Monument Valley English translation pending
by FrancoisLal · 2009-04-20 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 4 et avons l'intention de partir 3 semaines aux USA pour visiter la californie et faire une incursion en arizona pour le grand canyon et monument valley. Serait-il possible d'avoir votre avis sur le parcours suivant:

Parcours Arrivée11 setpembre 2009 San Francisco11->14Départ de SF le 14 Yosemite national park14-15-16-17Départ le 17 au matin - 2 jours complets: est-ce assez ou trop? Death Valley17-18-19-20Départ le 20 matinée - 2 jours complets: est-ce trop? Las Vegas20-21-22Départ le 22 en matinée Grand Canyon22-23-24-25Départ le 25 au matin - 2 jours complets: est-ce assez ou trop? Monument valley25-26-27Départ 27 matinée Flagstaff27-28Départ le 28 Matinée LA28-29-30-1Départ le 1 en matinée Arroyo Grande1-2Départ le 2 en matinée San Francisco2-3Départ le 3 back to Europe

Est-ce faisable? On a essayé de tenir compte au mieux des distances à parcourir. Exemple: départ de SF le 14 pour Yosemite, arrivée dans l'après-midi, 2 jours complets sur place et départ vers Death Valley le 17 dans la matinée. Nous pensons louer une voiture en quittant San Francisco: budget 500 euros Essence: 300 euros (calculé surbase 4500km, 3$/gallon, 11l/100 de consommation. Notre bugdet étant limité, on pense éventuellement à ne passer qu'une nuit à Death Valley, qu'une nuit à Las Vegas (nous ne raffolons pas des villes), et ne passer qu'une nuit à Monument Valley, voire le supprimer carrément. Qu'en pensez-vous? Les passages à Flagstaff et Arroyo Grande ont seulement pour but de limiter les km parcourus ces jours-là... Nous avons aussi l'intention de camper un maximum, les emplacements étant apparemment à +- 20$ par nuit? A ce sujet, faut-il réserver longtemps à l'avance? Je suppose que l'on ne peut pas se permettre d'arriver sans emplacement réservé et que l'on risquerait de devoir dormir dans la voiture?

Nourriture: en étant prudent un max, budget 500euros par personne...

Qu'en pensez-vous?? Merci d'avance pour vos commentaires...

Francois
Espace Affaires et Espace Première sur Air France (suite) English translation pending
by FàTahiti · 2009-04-20 · 495 replies
Bonjour,

Cette discussion a atteint plus de 500 réponses. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.

Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne.

Merci de votre compréhension.

Cordialement, VF
Nourriture dans un bagage en soute pour Cuba? English translation pending
by Christi51 · 2009-04-19 · 28 replies
Bonjour, je prends l'avion(Cuba).Je peux apporter des fruits dans le babage à main et les manger avant de passer aux douanes .Mais dans la sout à bagages, est-ce permis de passer aux douanes avec ou dois-je ouvrir la valise et les manger? 🤪

Bonne journée, bonne lecture!

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