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Sortie de Buenos Aires à vélo English translation pending
Bonjour a tous,
Pour faire court : je suis arrivee hier a buenos aires avec mon copain et nous planifions de rallier la capitale argentine a Cartagena en Colombie en 8 mois. Nous cherchons tout conseil pour sortir de la capitale argentine a velo (jour a éviter, route a prendre) en sachant que nous nous dirigeons vers Cordoba..
Itinéraire prévu : Buenos Aires - Rosario - Cordoba - Mendoza - Santiago - Mendoza - Salta - La Paz (via Sud Lipiez) et apres on suivra les grandes villes jusque Cartagena
Merci d avance pour vos conseils ! Pauline
www.inbikewetrust.net
Itinéraire prévu : Buenos Aires - Rosario - Cordoba - Mendoza - Santiago - Mendoza - Salta - La Paz (via Sud Lipiez) et apres on suivra les grandes villes jusque Cartagena
Merci d avance pour vos conseils ! Pauline
www.inbikewetrust.net
Chypre ou Malte pour une semaine en mai ou juin English translation pending
Bonjour
Nous envisageons une semaine au soleil en mai ou juin et nous regardons du côté de Chypre ou Malte. Nous recherchons surtout visites culturelles et paysages (mais les deux, surtout), et un tout petit peu la plage, mais ce ne sera pas déterminant.
Chypre m'intéresse notamment pour les vestiges archéologiques, mais aussi la géopolitique (un passage côté nord). Alors que Malte semble être plus diversifiée en visites, mais peut-être un peu petite pour une semaine si on ne souhaite pas traîner sur les plages.
Dans ceux qui ont visité l'une ou l'autre ou surtout les deux, qu'en pensez-vous ?
Nous envisageons une semaine au soleil en mai ou juin et nous regardons du côté de Chypre ou Malte. Nous recherchons surtout visites culturelles et paysages (mais les deux, surtout), et un tout petit peu la plage, mais ce ne sera pas déterminant.
Chypre m'intéresse notamment pour les vestiges archéologiques, mais aussi la géopolitique (un passage côté nord). Alors que Malte semble être plus diversifiée en visites, mais peut-être un peu petite pour une semaine si on ne souhaite pas traîner sur les plages.
Dans ceux qui ont visité l'une ou l'autre ou surtout les deux, qu'en pensez-vous ?
Budget minimum en Thaïlande? English translation pending
Bonjour a tous, je me suis enfin décidé a prendre un billet d'avion pour la Thaïlande. C'est le premier voyage que je fais donc forcément je suis stressée !!! 😕
Je pars avec un tout petit budget et j'aimerais rester le plus longtemps possible et faire un tour au Laos. Enfin bref ma question est la suivante, combien de budget minimum par mois est nécessaire pour vivre la bas?? (je n'ai pas besoin de confort, le strict minimum me convient très bien)
Je pars en Mars donc dans 1 mois. Je souhaite aller au Nord de la Thaïlande puis au Laos. J'ai pris seulement un billet aller pas de retour...
Je précise aussi que je pars seule et que je suis une femme...
Je pars avec un tout petit budget et j'aimerais rester le plus longtemps possible et faire un tour au Laos. Enfin bref ma question est la suivante, combien de budget minimum par mois est nécessaire pour vivre la bas?? (je n'ai pas besoin de confort, le strict minimum me convient très bien)
Je pars en Mars donc dans 1 mois. Je souhaite aller au Nord de la Thaïlande puis au Laos. J'ai pris seulement un billet aller pas de retour...
Je précise aussi que je pars seule et que je suis une femme...
Autotour de 15 jours à Cuba English translation pending
Bonsoir,
Mon mari est moi partons pour 15 jours pour un autotour à Cuba fin avril. J’ai besoin de vos avis afin de finaliser notre projet.
Voici notre itinéraire : J1 arrivée à La Havane, nuit à LH J2 LH, nuit à LH J3 LH – Vinales, nuit à Vinales J4 Vinales, nuit à Vinales J5 Vinales – Cayo Levisa, nuit à Cayo Levisa J6 Cayo Levisa – Guama (bateau ds la lagune l’a-midi), nuit à Guama J7 Guama – Cienfuegos (visite de la ville) + El Nicho – Trinidad, nuit à Trinidad J8 Trinidad (visite de la ville le matin) + Topes de la Collantes – Trinidad, nuit à Trinidad J9 Trinidad – Manaca Iznaga – Vallée de los ingenios - Sancti spiritus – Santa Clara, nuit à Santa Clara J10 Santa Clara (visite de la ville) – Cayo Santa Maria, nuit à CSM J11 Cayo Santa Maria, nuit à CSM J12 CSM – LH, nuit à LH J13 LH – envol pour Paris ds l’a-midi
Mes questions : J7 journée trop chargée ? Combien de tps pour visiter El Nicho en individuel ? J8 journée trop chargée ? Combien de tps pour visiter Trinidad ? et pour Topes ? J9 Qu’appelle-t-on la Vallée de los ingenios ? Qu’y a-t-il vraiment à voir ? J’ai entendu parler d’une balade en train à vapeur …?
Nous tenons vraiment à faire des balades en pleine nature comme El Nicho ou Topes De la Collantes. Y a-t-il d’autres parcs incontournables dans le coin ? Faut-il rajouter une journée quelque part ? A Trinidad ? Je ne peux rajouter qu’une nuit sur place dans mon planning. Je suis preneuse de toute idée ou suggestion, des choses à supprimer, des choses à rajouter. Merci à tous ceux qui prendront le tps de me lire et de me répondre.
Mon mari est moi partons pour 15 jours pour un autotour à Cuba fin avril. J’ai besoin de vos avis afin de finaliser notre projet.
Voici notre itinéraire : J1 arrivée à La Havane, nuit à LH J2 LH, nuit à LH J3 LH – Vinales, nuit à Vinales J4 Vinales, nuit à Vinales J5 Vinales – Cayo Levisa, nuit à Cayo Levisa J6 Cayo Levisa – Guama (bateau ds la lagune l’a-midi), nuit à Guama J7 Guama – Cienfuegos (visite de la ville) + El Nicho – Trinidad, nuit à Trinidad J8 Trinidad (visite de la ville le matin) + Topes de la Collantes – Trinidad, nuit à Trinidad J9 Trinidad – Manaca Iznaga – Vallée de los ingenios - Sancti spiritus – Santa Clara, nuit à Santa Clara J10 Santa Clara (visite de la ville) – Cayo Santa Maria, nuit à CSM J11 Cayo Santa Maria, nuit à CSM J12 CSM – LH, nuit à LH J13 LH – envol pour Paris ds l’a-midi
Mes questions : J7 journée trop chargée ? Combien de tps pour visiter El Nicho en individuel ? J8 journée trop chargée ? Combien de tps pour visiter Trinidad ? et pour Topes ? J9 Qu’appelle-t-on la Vallée de los ingenios ? Qu’y a-t-il vraiment à voir ? J’ai entendu parler d’une balade en train à vapeur …?
Nous tenons vraiment à faire des balades en pleine nature comme El Nicho ou Topes De la Collantes. Y a-t-il d’autres parcs incontournables dans le coin ? Faut-il rajouter une journée quelque part ? A Trinidad ? Je ne peux rajouter qu’une nuit sur place dans mon planning. Je suis preneuse de toute idée ou suggestion, des choses à supprimer, des choses à rajouter. Merci à tous ceux qui prendront le tps de me lire et de me répondre.
Finlande: quelle tenue emporter pour résister à -30° English translation pending
Bonjour
Partant en famille (2 parents, 2 grands ados) en Laponie pendant les vacances de février, je continue de me poser des questions sur ma valise....J'ai compris que si l'on faisait des activités par un tour op, ils fournissaient une tenue adequate, mais entre les activités, comment résiste t'on s'il fait -30°... Damart, Odlo, Uniqlo?
Un damart plus une polaire fine plus une polaire épaisse plus une veste de ski? Deux collantes plus un pantalon de ski ?
Le plus GROS problème c'est les chaussures. Des après skis fourreé avec 2 paires de chaussettes "thermiques" , ca peut suffire?
Merci à ceux qui sont revenus de me faire part de leur expérience ;-)
Fabienne
Partant en famille (2 parents, 2 grands ados) en Laponie pendant les vacances de février, je continue de me poser des questions sur ma valise....J'ai compris que si l'on faisait des activités par un tour op, ils fournissaient une tenue adequate, mais entre les activités, comment résiste t'on s'il fait -30°... Damart, Odlo, Uniqlo?
Un damart plus une polaire fine plus une polaire épaisse plus une veste de ski? Deux collantes plus un pantalon de ski ?
Le plus GROS problème c'est les chaussures. Des après skis fourreé avec 2 paires de chaussettes "thermiques" , ca peut suffire?
Merci à ceux qui sont revenus de me faire part de leur expérience ;-)
Fabienne
Cuba... sans Vinales? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai besoin de votre aide par rapport à un itinéraire prochain à Cuba. Je souhaite passer par une agence de voyage bien connue spécialisée dans l'organisation de trek. L'itinéraire proposé nous fait visiter La Havane, Trinidad, Camaguey, Remedios, Cayo Guillermo, Cayo las Brujas, Santa Clara, lac Hanabanilla, Sierra del Escambray, ... mais pas de Vinales ni sa vallée. Serait ce pour vous rédhibitoire ? ou bien tout le reste compense t il Vinales et mérite tout de même le voyage ?
Merci pour vos réponses !!
j'ai besoin de votre aide par rapport à un itinéraire prochain à Cuba. Je souhaite passer par une agence de voyage bien connue spécialisée dans l'organisation de trek. L'itinéraire proposé nous fait visiter La Havane, Trinidad, Camaguey, Remedios, Cayo Guillermo, Cayo las Brujas, Santa Clara, lac Hanabanilla, Sierra del Escambray, ... mais pas de Vinales ni sa vallée. Serait ce pour vous rédhibitoire ? ou bien tout le reste compense t il Vinales et mérite tout de même le voyage ?
Merci pour vos réponses !!
Recherche guide et bons plans pour un mois à Cuba English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons à Cuba dans 20 jours pour 1 mois et j'aimerai savoir si parmi vous il y a des ornithos et quel guide ils ont trouvés.
Si d'aucun veulent se séparer de leur guide le vendre ou le prêter je suis preneur......
La découverte de l'île ne sera pas seulement axée sur l'ornitho évidemment.
nous prenons toutes les bonnes adresses.
D'avance merci
A bientôt
Tour du Sri Lanka, 2500 km en 11 jours ou 12 jours: possible? English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions visiter le Sri Lanka en mai prochain.
Savez-vous s'il est possible de faire le tour du Sri Lanka en maximum 12 jours?
Voici l'itinéraire: Colombo, Kalpitiya et ses dauphins, Jaffna et ses temples indous, Nilaveli et ses coraux et requins, Polonnaruwa, Sigiriya et sa dent du lion, Pinnawala et ses éléphants, Pic d'Adam, Ella et ses plantations de thé, Pottuwil et ses crocodiles, Yala et sa réserve, Udawalawe et son parc national, Kirinda, Unawatuna pour un jour de repas et ses pierres, Galle pour sa ville, Retour colombo.
Je vous remercie pour votre aide.
Nous aimerions visiter le Sri Lanka en mai prochain.
Savez-vous s'il est possible de faire le tour du Sri Lanka en maximum 12 jours?
Voici l'itinéraire: Colombo, Kalpitiya et ses dauphins, Jaffna et ses temples indous, Nilaveli et ses coraux et requins, Polonnaruwa, Sigiriya et sa dent du lion, Pinnawala et ses éléphants, Pic d'Adam, Ella et ses plantations de thé, Pottuwil et ses crocodiles, Yala et sa réserve, Udawalawe et son parc national, Kirinda, Unawatuna pour un jour de repas et ses pierres, Galle pour sa ville, Retour colombo.
Je vous remercie pour votre aide.
Voyage 16 jours à Cuba English translation pending
Bonjour,
Bon, mon message tardant à apparaitre sur un autre forum...je vais essayer de m'en rappeler ici.
Je pars du 30 avril au 16 mai prochain soit 16 jours de visite (retour tard le soir).
Voici ce que j'envisage:
1er mai: la havane
2: la havane
3-depart vinales-visite village-nuit vinales ou bien stop à soroa? mais cela va empieter sur le programme à Vinales ou bien OK car jour 6 à combler ...?
4-vinales (balade dans les mogotes+grotte-mur de la préhistoire)-nuit vinales
5-cayo levisa-nuit levisa
6-autour de pinar? (visite plantation et puis...?) nuit vinales
7-route pour Cienfuegos-visite-nuit Cienfuegos
8-trinidad-visite-nuit Trinidad
9-topes de collantes-nuit Trinidad
10-valle de los ingenios-playa ancon-nuit trinidad
11-visite santa clara-nuit cayo santa maria
12-cayo santa maria
13-cayo santa maria
14varadero
15 varadero-nuit la havane
16 visite la havane-retour
Je pense utiliser une voiture malgré tous les inconvénients car pour chercher une casa je me vois mal le faire avec la valise à trainer... Si on ne plonge pas, intéret de stopper dans la baie des cochons (hormis voir des crocos...?) on n'est pas du genre à rester des jours sur une plage , j'ai peur que la fin du séjour soit trop plage, sauf s'il y a des sorties en mer à faire ou des trucs comme ca, votre avis?rajouter un jour à la havane plutôt sinon ailleurs? merci de vos retours svp!!
Je pense utiliser une voiture malgré tous les inconvénients car pour chercher une casa je me vois mal le faire avec la valise à trainer... Si on ne plonge pas, intéret de stopper dans la baie des cochons (hormis voir des crocos...?) on n'est pas du genre à rester des jours sur une plage , j'ai peur que la fin du séjour soit trop plage, sauf s'il y a des sorties en mer à faire ou des trucs comme ca, votre avis?rajouter un jour à la havane plutôt sinon ailleurs? merci de vos retours svp!!
Meilleure excursion Soufrière Ste-Lucie? English translation pending
bonjour,
nous partons en croisière sur le Breakaway de Norwegian dans 2 semaines et nous ferons escale à ste-lucie et on se demandait quelle était la meilleure excursion du bateau pour visiter la soufrière (volcan). nous hésitons entre celle terre et mer et celle en bu d'une durée de 5h.
je vous remercie à l'avance!
Randonnée à Cuba English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Cuba 3 semaines du 13 février au 5 mars 2015.
Nous aimerions consacrer une partie de notre voyage à randonner dans le "Parque National de Turquino" et dans le "Parque National de Humboldt".
Certains d’entre vous ont ils une expérience dans l'un où l'autre de ces parcs?
Comment trouver des guides? Y a t il des randonnées de 2 ou 3 jours?
Quels sont les tarifs?
Nous parlons espagnol donc si les guides sont Cubains ça ira.
Pour Turquino les départs s'effectuent plutôt de Santiago ou de Bayamo?
Pour Humboldt je suppose que c'est de Baracoa?
Comment s'organiser pour mettre tout ça en place?
Merci de vos réponse d'autant que notre départ approche...
Bien cordialement.
Christine
Trek à vélo en solitaire (Italie - Tunisie) English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons réaliser le premier trek à vélo depuis Grenoble en direction de SFAX via Gènes (Italie) Tunis, Monastir, Sfax. Le départ aura lieu le samedi 11 et retour le samedi 25 avril 2015.
Trois objectifs sous tendent ce projet: promouvoir l'écriture du voyage. Chacun des 10 trekkeurs à bicyclette, est invité à déposer sur la boite mail sacavelo@sacavelo.com, le récit de sa journée. Un grand quotidien publiera dans ses colonnes, le texte du jour qui lui parait le plus intéressant. inciter les voyageurs à utiliser des modes doux pour se déplacer (marche à pied, rollers, vélo, etc..) Renforcer nos liens avec la Tunisie, et faire mieux connaître le déplacement à bicyclette dans les villes traversées. Les transports: bateau, avion seront pris en charge par l'association : "une plume des jambes" Les hébergements sont à la charge du cycliste. Il choisi son itinéraire. Plusieurs rendez vous sont à respectés: Grenoble (départ à bicyclette), Gênes (départ bateau), Tunis (départ à bicyclette), Monastir, Sfax Tunis (embarquement pour la France) , Grenoble (arrivée à bicyclette) . N'hésitez pas à me poser vos questions. Bien sportivement😎
Trois objectifs sous tendent ce projet: promouvoir l'écriture du voyage. Chacun des 10 trekkeurs à bicyclette, est invité à déposer sur la boite mail sacavelo@sacavelo.com, le récit de sa journée. Un grand quotidien publiera dans ses colonnes, le texte du jour qui lui parait le plus intéressant. inciter les voyageurs à utiliser des modes doux pour se déplacer (marche à pied, rollers, vélo, etc..) Renforcer nos liens avec la Tunisie, et faire mieux connaître le déplacement à bicyclette dans les villes traversées. Les transports: bateau, avion seront pris en charge par l'association : "une plume des jambes" Les hébergements sont à la charge du cycliste. Il choisi son itinéraire. Plusieurs rendez vous sont à respectés: Grenoble (départ à bicyclette), Gênes (départ bateau), Tunis (départ à bicyclette), Monastir, Sfax Tunis (embarquement pour la France) , Grenoble (arrivée à bicyclette) . N'hésitez pas à me poser vos questions. Bien sportivement😎
Le sud-est du Brésil à vélo? English translation pending
Bonjour,
Est- il possible de voyager à vélo de Sao Paulo à Rio en passant par Ubatuba, paraty et cie? Si oui, est-ce que ça vous le coup?
Et dans le Minas Gérais?
N'hésitez pas, si vous avez d'autres conseils pour un voyage plus "lent" au Brésil et d'autres itinéraires dans le SE.....je suis preneuse !
Est- il possible de voyager à vélo de Sao Paulo à Rio en passant par Ubatuba, paraty et cie? Si oui, est-ce que ça vous le coup?
Et dans le Minas Gérais?
N'hésitez pas, si vous avez d'autres conseils pour un voyage plus "lent" au Brésil et d'autres itinéraires dans le SE.....je suis preneuse !
Mieux découvrir Cuba: itinéraire English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à Cuba en février prochain et nous nous posons quelques question.
Pour le transport, nous hésitons entre bus+taxi et voiture. Nous avons lu pas mal de retour sur les difficultés avec une voiture louée et cela nous fait un peu peur. Nous avons déjà fait ce choix au Mexique (Yucatan) et nous avons fait le Rajasthan en voiture avec chauffeur. Quels sont vos conseils ?
Pour le trajet, nous allons resté classique pour un premier voyage de 12 jours complets. Voici notre itinéraire de base
Jour 1 : Arrivée Soir La Havane. Nuit à La Havane. Jour 2 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 3 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 4 : Trajet vers Cienfuegos en Viazul. Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad. Jour 5 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad. Jour 6 : Excursion Topes de Collantes + Valle de Los Ingenios. Nuit à Trinidad. Jour 7 : Excursion playa Ancon. Nuit à Trinidad. Jour 8 : Trajet Trinidad-Vinales par Transtur. Nuit à Vinales. Jour 9 : Visite Vinales. Nuit à Vinales. Jour 10 : Excursion plantation tabac. Nuit à Vinales. Jour 11 : Excursion cayo levisa. Nuit à Vinales. Jour 12 : Trajet Vinales-La Havane par Viazul. Nuit à La Havane. Jour 13 : Visite La Havane + achats. Nuit à La Havane. Jour 14 : Départ Matin de La Havane.
Pour les jours 3 à 6 nous hésitons avec ces variantes:
Option 1 Jour 3 : Trajet vers Santa Clara en Viazul. Visite Santa Clara. Trajet vers Cienfuegos en taxi.. Nuit à Cienfuegos. Jour 4 : Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad. Jour 5 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad. Jour 6 : Excursion Topes de Collantes + Valle de Los Ingenios. Nuit à Trinidad.
Option 2 Jour 3 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 4 : Trajet vers Santa Clara en Viazul. Visite Santa Clara. Trajet vers Cienfuegos en taxi.. Nuit à Cienfuegos. Jour 5 : Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad.
Jour 6 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad.
Que pensez-vous de ces itinéraires ? Quels modifications feriez-vous ?
Enfin pour les casas particulares nous pensions réserver une première chambre pour La Havane (en hotel ou en cas ?) et ensuite les réserver pendant le voyage 2-3 jours à l'avance.
La période de février est-elle une période fréquentée ? Ne risque-t-on pas de devoir se rabattre sur une casa au hasard ?
Merci d'avance de vos conseils avisés quels qu'ils soient !
Bonnes fêtes à tous.
Nous partons à Cuba en février prochain et nous nous posons quelques question.
Pour le transport, nous hésitons entre bus+taxi et voiture. Nous avons lu pas mal de retour sur les difficultés avec une voiture louée et cela nous fait un peu peur. Nous avons déjà fait ce choix au Mexique (Yucatan) et nous avons fait le Rajasthan en voiture avec chauffeur. Quels sont vos conseils ?
Pour le trajet, nous allons resté classique pour un premier voyage de 12 jours complets. Voici notre itinéraire de base
Jour 1 : Arrivée Soir La Havane. Nuit à La Havane. Jour 2 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 3 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 4 : Trajet vers Cienfuegos en Viazul. Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad. Jour 5 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad. Jour 6 : Excursion Topes de Collantes + Valle de Los Ingenios. Nuit à Trinidad. Jour 7 : Excursion playa Ancon. Nuit à Trinidad. Jour 8 : Trajet Trinidad-Vinales par Transtur. Nuit à Vinales. Jour 9 : Visite Vinales. Nuit à Vinales. Jour 10 : Excursion plantation tabac. Nuit à Vinales. Jour 11 : Excursion cayo levisa. Nuit à Vinales. Jour 12 : Trajet Vinales-La Havane par Viazul. Nuit à La Havane. Jour 13 : Visite La Havane + achats. Nuit à La Havane. Jour 14 : Départ Matin de La Havane.
Pour les jours 3 à 6 nous hésitons avec ces variantes:
Option 1 Jour 3 : Trajet vers Santa Clara en Viazul. Visite Santa Clara. Trajet vers Cienfuegos en taxi.. Nuit à Cienfuegos. Jour 4 : Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad. Jour 5 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad. Jour 6 : Excursion Topes de Collantes + Valle de Los Ingenios. Nuit à Trinidad.
Option 2 Jour 3 : Visite La Havane. Nuit à La Havane. Jour 4 : Trajet vers Santa Clara en Viazul. Visite Santa Clara. Trajet vers Cienfuegos en taxi.. Nuit à Cienfuegos. Jour 5 : Visite Cienfuegos. Trajet vers Trinidad en taxi. Nuit à Trinidad.
Jour 6 : Visite Trinidad. Nuit à Trinidad.
Que pensez-vous de ces itinéraires ? Quels modifications feriez-vous ?
Enfin pour les casas particulares nous pensions réserver une première chambre pour La Havane (en hotel ou en cas ?) et ensuite les réserver pendant le voyage 2-3 jours à l'avance.
La période de février est-elle une période fréquentée ? Ne risque-t-on pas de devoir se rabattre sur une casa au hasard ?
Merci d'avance de vos conseils avisés quels qu'ils soient !
Bonnes fêtes à tous.
Circuit Cuba 9 jours faisable ou pas? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à CUBA en mars prochain. Nuits en casas et location de voiture.
Ci-dessous mon circuit : Est-ce faisable ou trop dense ?
JOUR 1 : LA HAVANE JOUR 2 : LA HAVANE Est-ce que 2 jours suffisent ou est-ce trop ?
JOUR 3 : VALLEE DE VINALES Nuitée à LAS TERREZAS
JOUR 4 : LAS TERREZAS => CIENFUEGOS En passant par la baie des cochons Nuit à Cienfuegos
JOUR 5 : CIENFUEGOS => TRINIDAD En passant par Topes Collantes Nuit à Trinidad
JOUR 6 : TRINIDAD Nuit à Trinidad
JOUR 7 : VALLEE DE LOS INGENIOS => REMEDIOS Nuit à Remedios
JOUR 8 : CAYO SANTA MARIA Nuit à Remedios
JOUR 9 : RETOUR LA HAVANE EN PASSANT PAR SANTA CLARA
Merci à tous,
Gaelle
Ci-dessous mon circuit : Est-ce faisable ou trop dense ?
JOUR 1 : LA HAVANE JOUR 2 : LA HAVANE Est-ce que 2 jours suffisent ou est-ce trop ?
JOUR 3 : VALLEE DE VINALES Nuitée à LAS TERREZAS
JOUR 4 : LAS TERREZAS => CIENFUEGOS En passant par la baie des cochons Nuit à Cienfuegos
JOUR 5 : CIENFUEGOS => TRINIDAD En passant par Topes Collantes Nuit à Trinidad
JOUR 6 : TRINIDAD Nuit à Trinidad
JOUR 7 : VALLEE DE LOS INGENIOS => REMEDIOS Nuit à Remedios
JOUR 8 : CAYO SANTA MARIA Nuit à Remedios
JOUR 9 : RETOUR LA HAVANE EN PASSANT PAR SANTA CLARA
Merci à tous,
Gaelle
2 semaines à Cuba en mai English translation pending
Bonjour à tous!
Je souhaite partir à Cuba en mai pour 2 semaines, j'ai l'habitude de voyager mais je suis toujours passé par des agences (voitures/hotel réservés mais on se debrouille sur place) Cette fois ci je me lance dans l'organisation... J'aurais donc besoin de vos conseils... Voici l'itineraire auquel je pensais
J1: arrivée a la Havane en soirée J2 et 3 La havane J456 Ouest de l'ile: Pinar del Rio, Vinales (mogotes, balade à cheval), cayo levisa, sierra des rosario, J7 depart vers Cienfuegos, (arret baie des cochons?) J8 Cienfuegos depart vers trinidad J9Trinidad J10 environs trinidad: plages? rando? topes collantes J11 Cayo? J12 fin d'apres midi soirée à santa clara J13 retour a la Havane J14 vol en fin d'apres midi
Au niveau du timing vous en pensez quoi? A la Havane il n'y a pas trop de nuit? Pour l'ouest de l'ile Pinar del Rio merite vraiment une etape? ou on peut juste faire un arret avant d'aller à vinales? Je pensais au debut louer une voiture mais je commence à hésiter avec la solution bus et taxi... qu'en pensez vous? Sachant que je ne parle par espagnol...
Merci pour votre aide!
Je souhaite partir à Cuba en mai pour 2 semaines, j'ai l'habitude de voyager mais je suis toujours passé par des agences (voitures/hotel réservés mais on se debrouille sur place) Cette fois ci je me lance dans l'organisation... J'aurais donc besoin de vos conseils... Voici l'itineraire auquel je pensais
J1: arrivée a la Havane en soirée J2 et 3 La havane J456 Ouest de l'ile: Pinar del Rio, Vinales (mogotes, balade à cheval), cayo levisa, sierra des rosario, J7 depart vers Cienfuegos, (arret baie des cochons?) J8 Cienfuegos depart vers trinidad J9Trinidad J10 environs trinidad: plages? rando? topes collantes J11 Cayo? J12 fin d'apres midi soirée à santa clara J13 retour a la Havane J14 vol en fin d'apres midi
Au niveau du timing vous en pensez quoi? A la Havane il n'y a pas trop de nuit? Pour l'ouest de l'ile Pinar del Rio merite vraiment une etape? ou on peut juste faire un arret avant d'aller à vinales? Je pensais au debut louer une voiture mais je commence à hésiter avec la solution bus et taxi... qu'en pensez vous? Sachant que je ne parle par espagnol...
Merci pour votre aide!
Ski entre Moscou et Saint-Pétersbourg (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
Nouveau dilemne pour les vacances de février ! Mes ados voudraient skier, je préfèrerais visiter Moscou et Saint Pétersbourg. Alors une idée peut-être un peu folle m'est venue : pourquoi ne pas concilier les 2 ? Si vous avez des infos sur les possibilités de skier, de se loger et de se déplacer entre ces deux villes, merci de me les indiquer. Il existe bien quelques sites mais rédigés en russe.
Nouveau dilemne pour les vacances de février ! Mes ados voudraient skier, je préfèrerais visiter Moscou et Saint Pétersbourg. Alors une idée peut-être un peu folle m'est venue : pourquoi ne pas concilier les 2 ? Si vous avez des infos sur les possibilités de skier, de se loger et de se déplacer entre ces deux villes, merci de me les indiquer. Il existe bien quelques sites mais rédigés en russe.
Deux jours entre Alpilles, Luberon et Ventoux English translation pending
Invités par des amis rencontrés sur VF, nous avons l’occasion - en ce beau mois d’octobre 2014 – de revenir dans la région de nos vacances 76, près de Carpentras. Cela va nous donner l’occasion de découvrir ou redécouvrir de nombreux villages classés parmi « les plus beaux villages de France ». Le plus souvent, ceux-ci sont perchés sur un éperon rocheux.
Après un « pèlerinage » auprès du lavoir de Malemort-du-Comtat dont nous étions nostalgiques, nous nous rendons à la cité perchée de Venasque. Les ruelles étroites sont bordées de jolies maisons, dont la pierre calcaire a bien du mal à résister à l’érosion du vent et de la pluie. Une rapide visite à l’Eglise avant de nous rendre au baptistère : ce monument a été classé Monument Historique lors de la création de ce statut en 1840 car il est effectivement le témoignage de nombreux siècles d’histoire. Le premier bâtiment fut érigé par Saint-Siffrein à l’époque mérovingienne (VI-VIIe siècle), très probablement à l’emplacement d’un temple romain. On y retrouve des colonnes romaines et des chapiteaux qui y ont été réemployées. On peut y voir des restes d’une cuve baptismale, un autel en marbre situé sous l’emplacement de vases acoustiques qui ont été malencontreusement détruits par les archéologues qui souhaitaient les étudier…

Tout près se trouve le joli village de Le Beaucet, bâti à flanc de rocher et protégé par son château-fort. Très belle balade parmi les vieilles pierres.

L’après-midi, nous nous rendons à Fontaine de Vaucluse. A cette époque de l’année, la résurgence de la rivière Sorgues située dans un gouffre de plus de 300 m, n’est guère visible mais au printemps le gouffre est généralement rempli. Nous apprécions néanmoins la promenade le long de la rivière qui serpente dans un terrain accidenté, produisant des chutes bouillonnantes.
Un ancien moulin à papier a été restauré et produit du papier artisanal.

Nous continuons vers Gordes,
lui aussi classé parmi « les plus beaux villages de France ». Il n’a guère changé en quarante ans. Nous sommes un peu déçus cependant par le village lui-même, qui manque de vie… Pour le retour, nous prenons la D177 qui nous offre de belles vues sur le paysage environnant et nous permet d’admirer de haut la belle petite abbaye de Notre-Dame de Sénanque.
Le lendemain, nous partons de bonne heure afin d’arriver aux Baux-de-Provence dès l’ouverture du spectacle « Carrières de lumières » consacré à KLIMT et VIENNE, (avec également des œuvres de SCHIELE et HUNDERTVASSER). Les anciennes carrières de Bauxite ont été aménagées pour la visite et depuis trois ans et la société Culturespaces y organise un spectacle son et lumière de toute beauté. Les œuvres viennoises sont particulièrement mises en valeur dans cet environnement grandiose.


Un autre espace est consacré à la projection d’un film sur les coulisses du « Testament d’Orphée » de Jean Cocteau, tourné dans ces carrières en 1959. Cela m’a donné envie d’emprunter ce film et j’ai été très surprise par sa modernité. Avant de retraverser les Alpilles,
nous faisons un petit tour du village lui-même, notre troisième parmi « les plus beaux villages de France » ! Cette région recèle vraiment de nombreux trésors.

Nous traversons St-Rémy-de-Provence, dont nous avions visité il y a quelques années la Maison de Santé St Paul où fut soigné Van Gogh, passons au sud de Cavaillon pour nous diriger vers le village de Lauris. Le parc du château est en accès libre et nous jouissons de la vue sur la vallée.
Il existe également un jardin médiéval qui mériterait la visite mais nous avons encore beaucoup de route… et le centre du village est également un régal à visiter.
Notre prochain village est Lourmarin (notre 4e des « Plus beaux… !). Bien achalandé pour faire notamment des emplettes de produits artisanaux locaux.

Il est encore temps de s’arrêter au Conservatoire des Ocres de Roussilon. On peut y suivre le cheminement de l’extraction et du traitement de l’ocre. Celui-ci a été extrait des carrières dans la région entre les années 1790-1950. Le site a été repris par l’association Ôkhra dans les années 90 pour le mettre en valeur et organise des formations artistiques en rapport avec la couleur : peinture, fabrication de papier, enduits décoratifs, photographie… et bien d’autres encore.

Ainsi se termine notre escapade d’automne dans notre belle Provence !

Tout près se trouve le joli village de Le Beaucet, bâti à flanc de rocher et protégé par son château-fort. Très belle balade parmi les vieilles pierres.

L’après-midi, nous nous rendons à Fontaine de Vaucluse. A cette époque de l’année, la résurgence de la rivière Sorgues située dans un gouffre de plus de 300 m, n’est guère visible mais au printemps le gouffre est généralement rempli. Nous apprécions néanmoins la promenade le long de la rivière qui serpente dans un terrain accidenté, produisant des chutes bouillonnantes.

Un ancien moulin à papier a été restauré et produit du papier artisanal.


Nous continuons vers Gordes,
lui aussi classé parmi « les plus beaux villages de France ». Il n’a guère changé en quarante ans. Nous sommes un peu déçus cependant par le village lui-même, qui manque de vie… Pour le retour, nous prenons la D177 qui nous offre de belles vues sur le paysage environnant et nous permet d’admirer de haut la belle petite abbaye de Notre-Dame de Sénanque.
Le lendemain, nous partons de bonne heure afin d’arriver aux Baux-de-Provence dès l’ouverture du spectacle « Carrières de lumières » consacré à KLIMT et VIENNE, (avec également des œuvres de SCHIELE et HUNDERTVASSER). Les anciennes carrières de Bauxite ont été aménagées pour la visite et depuis trois ans et la société Culturespaces y organise un spectacle son et lumière de toute beauté. Les œuvres viennoises sont particulièrement mises en valeur dans cet environnement grandiose.


Un autre espace est consacré à la projection d’un film sur les coulisses du « Testament d’Orphée » de Jean Cocteau, tourné dans ces carrières en 1959. Cela m’a donné envie d’emprunter ce film et j’ai été très surprise par sa modernité. Avant de retraverser les Alpilles,
nous faisons un petit tour du village lui-même, notre troisième parmi « les plus beaux villages de France » ! Cette région recèle vraiment de nombreux trésors.

Nous traversons St-Rémy-de-Provence, dont nous avions visité il y a quelques années la Maison de Santé St Paul où fut soigné Van Gogh, passons au sud de Cavaillon pour nous diriger vers le village de Lauris. Le parc du château est en accès libre et nous jouissons de la vue sur la vallée.

Il existe également un jardin médiéval qui mériterait la visite mais nous avons encore beaucoup de route… et le centre du village est également un régal à visiter.
Notre prochain village est Lourmarin (notre 4e des « Plus beaux… !). Bien achalandé pour faire notamment des emplettes de produits artisanaux locaux.

Il est encore temps de s’arrêter au Conservatoire des Ocres de Roussilon. On peut y suivre le cheminement de l’extraction et du traitement de l’ocre. Celui-ci a été extrait des carrières dans la région entre les années 1790-1950. Le site a été repris par l’association Ôkhra dans les années 90 pour le mettre en valeur et organise des formations artistiques en rapport avec la couleur : peinture, fabrication de papier, enduits décoratifs, photographie… et bien d’autres encore.

Ainsi se termine notre escapade d’automne dans notre belle Provence !
De la sierra à la selva English translation pending
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Les tribus Akkas au Laos English translation pending
Bonjour🙂,
Etant à Pai depuis quelques jours, je pense repartir de Pai sur Chang Rai afin de rejoindre le nord du Laos pour y rencontrer les tribus Akkas.
Je ne comprends pas bien les tarifs qui varient de 170 baths en partant de Chang Mai pour grimper à 500 baths au départ de Pai bien que le trajet soit de 3 heures indifféremment du lieu de départ ?
Je suis allée à la station de bus hier et la caissière n'avait jamais entendu parler des Akkas🤪
Bref, mes recherches sur le web ne me donnant pas les réponses mes questions, je me tourne vers vous afin de savoir où je dois débarquer en bus afin de rejoindre les villages Akkas ?
Merci d'avance et bonne journée.
Croisière Costa Fascinosa: transfert gare - port (Marseille) English translation pending
Bonjour à vous,
Je voudrais savoir si il y a un transfert costa de la gare de Marseille au port. Car je suis très surprise que costa me dise qu'il y aun car mais que le transfert dure 1 heure pour 15€ par personne . Je croyais que c'était gratuit ?? car je l'avais pris de nice à savone. merci de votre aide
8 jours pays Basque Navarre avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous
J'aimerais faire les Bardenas au mois d'avril, et je cherche un itinéraire.
à vu de nez, je dirais Bilbao Pampelune Bardenas Olite, mais ne connaissant pas la région, pouvez vous me dire comment coupler les bardenas, qui sont vraiment notre souhait numero 1.
nous sommes 2 adultes et 2 enfant 6 et 2 ans en avril.
Merci
J'aimerais faire les Bardenas au mois d'avril, et je cherche un itinéraire.
à vu de nez, je dirais Bilbao Pampelune Bardenas Olite, mais ne connaissant pas la région, pouvez vous me dire comment coupler les bardenas, qui sont vraiment notre souhait numero 1.
nous sommes 2 adultes et 2 enfant 6 et 2 ans en avril.
Merci
Randonnées fin novembre en Espagne English translation pending
Bonjour -
Qqn sait si il y a des randos interessantes a faire fin novembre en Espagne? Nous pensions arriver a Barcelone, et terminer par l'Andalousie (Grenada, Cordoba, Sevilla, etc.). Nous aimerions bien faire une petite rando d'une journee si il y en a qui valent la peine.
Merci!
Qqn sait si il y a des randos interessantes a faire fin novembre en Espagne? Nous pensions arriver a Barcelone, et terminer par l'Andalousie (Grenada, Cordoba, Sevilla, etc.). Nous aimerions bien faire une petite rando d'une journee si il y en a qui valent la peine.
Merci!
Concert de Lutan Fyah (Jamaïque) English translation pending
Il y a un concert de Lutan Fyah le 6 decembre 2014 dans la paroisse de Clarendon, a ne pas rater, avec des groupes live et une vingtaine d artistes tres connus , dont Ninjaman, Luciano, Nesbeth..C est une bonne occasion pour voir comment les gens s amusent et vivent loin du monde touristique, le poster du concert se trouve sur la page facebook de Lutan Fyah, c est a une heure de route de Runaway bay , une heure et quart depuis Ocho Rios, a l interieur des terres , dans un endroit de toute beauté dans les collines appelé Sanguinetti, vraiment une occasion de sortir du monde touristique, le genre d evenement pour les gens qui viennent en quete de roots , ou pour cotoyer des rastas loin des foules touristiques ...
Itinéraire de 15 jours dans la région des Fjords English translation pending
Après deux belles semaines cet été en Norvège, et malgré des températures plus fraîches que d'habitude, je voulais partager avec vous notre itinéraire de 15 jours dans la région des fjords, en famille (2 enfants de 2 et 5 ans). J'espère que cela vous sera utile !
J1 : Stavanger : arrivée de Paris - vieux quartier - musée du pétrole – nuit à Rogalandsheimen Guesthouse
J2 : Preikestolen : camping - randonnée au sommet (top !)
J3 : Sand : étape pour couper la route – observation des saumons – nuit au Fossheim B&B
J4 et J5 : Eidfjord : rando, balades, cascades, ferme Kjeasen – nuits en cabane dans le Saebo camping
J6 et J7 : Solvorn : notre coup de coeur ! Lustrafjord - Cascade Feigefossen - église debout de Urnes - glaciers (ne pas manquer le glacier Nigardsbreen) – B&B Eplet
J8 : Oldedalen : étape pour couper la route. endroit calme avec vue sur le glacier Briksdalbreen – camping Gryta
J9 et J10 : Geiranger fjord. Randos, balade en bateau, point de vue de Eidsdal. Nuit en cabane au camping Grande Hytteuleige
J11 et J12 : Bergen : vieux quartier en bois (Bryggen), collines - le musée de la Hanse. Musée de la Marine. Église debout de Fantoft. Nuit au camping Bratland (car les b&b étaient complets
J13 : ’île Karmoy : très belles plages - dommage que l'eau soit si froide ! – nuit en B&B (mais pas terrible donc je ne donne pas l'adresse).
J14 et J15 : Stavanger : ferry sur le Lysefjord de Lauvik à Lysebotn (aller/retour) – nuit au Rogalandsheimen Guesthouse
Retour à Paris
Bref, un très beau voyage ! Nous étions très contents de notre itinéraire. Seule la nourriture nous a déçus mais sinon, nous avons adoré les paysages ! Nous avons tout fait en voiture, avec traversées en ferries.
Un conseil : pour réserver un hébergement à Bergen, il faut s'y prendre à l'avance ! Je m'y suis prise trop tard, quelques jours avant notre départ et je n'ai rien trouvé. Nous sommes allés au camping à une quinzaine de kilomètres mais c'est dommage de ne pas profiter de la ville !
Bon voyage ! Et pour voir des photos vous pouvez aller sur mon blog (en signature).
J1 : Stavanger : arrivée de Paris - vieux quartier - musée du pétrole – nuit à Rogalandsheimen Guesthouse
J2 : Preikestolen : camping - randonnée au sommet (top !)
J3 : Sand : étape pour couper la route – observation des saumons – nuit au Fossheim B&B
J4 et J5 : Eidfjord : rando, balades, cascades, ferme Kjeasen – nuits en cabane dans le Saebo camping
J6 et J7 : Solvorn : notre coup de coeur ! Lustrafjord - Cascade Feigefossen - église debout de Urnes - glaciers (ne pas manquer le glacier Nigardsbreen) – B&B Eplet
J8 : Oldedalen : étape pour couper la route. endroit calme avec vue sur le glacier Briksdalbreen – camping Gryta
J9 et J10 : Geiranger fjord. Randos, balade en bateau, point de vue de Eidsdal. Nuit en cabane au camping Grande Hytteuleige
J11 et J12 : Bergen : vieux quartier en bois (Bryggen), collines - le musée de la Hanse. Musée de la Marine. Église debout de Fantoft. Nuit au camping Bratland (car les b&b étaient complets
J13 : ’île Karmoy : très belles plages - dommage que l'eau soit si froide ! – nuit en B&B (mais pas terrible donc je ne donne pas l'adresse).
J14 et J15 : Stavanger : ferry sur le Lysefjord de Lauvik à Lysebotn (aller/retour) – nuit au Rogalandsheimen Guesthouse
Retour à Paris
Bref, un très beau voyage ! Nous étions très contents de notre itinéraire. Seule la nourriture nous a déçus mais sinon, nous avons adoré les paysages ! Nous avons tout fait en voiture, avec traversées en ferries.
Un conseil : pour réserver un hébergement à Bergen, il faut s'y prendre à l'avance ! Je m'y suis prise trop tard, quelques jours avant notre départ et je n'ai rien trouvé. Nous sommes allés au camping à une quinzaine de kilomètres mais c'est dommage de ne pas profiter de la ville !
Bon voyage ! Et pour voir des photos vous pouvez aller sur mon blog (en signature).
Quel parcours en Afrique du Sud English translation pending
bjr voila nous avons 1 mois et demi i1/1/2015 17/02/2015 et l afrique du sud nous tenterais bien avec ma cop genre une boucle autour de johanesbourg un peu de szaziland ou un peu de Mozambique ou faire le cap johanesbourg voila en gros si vous pouviez me booker un peu merci d avance
Itinéraire 3 semaines à Cuba English translation pending
Bonjour,
1er voyage à Cuba prévu du 28 nov au 19 déc, vols sur Varadero - je voyage seule, parle espagnol, souhaite découvrir des facettes diverses de l'ïle - logement en casas, trajets en bus + 1 vol intérieur - Ville, nature (mais pas trop randos)- plage un peu - salsa. Je souhaite improviser en fonction du feeling du moment, mais me demande si mon projet de base est réaliste ou ambitieux en 3 semaines - Merci d'avance à tous pour vos conseils et bons plans...
Vend matin: arrivée et repos Varadero
Samedi matin: bus vers Havana pour 3 nuits
Mardi matin: vol (encore à réserver) vers Baracoa pour (?) 2 nuits et découvrir ds les environs ce qui est possible sans auto
Bus Route La Farola vers Santiago pour (?) 2 nuits
Bus vers Camaguey pour (?) une nuit
Ensuite: soit crochet par Santa Clara - Remedios- Un Cayo (santa Maria, las Brujas): mais il me semble que sans auto ce n'est pas top (et puis de Santa Clara vers Trinidad)
SOIT direct de Camaguey à Trinidad pour 4 nuits et excursions diverses (v. Ingenios, Topes de Collantes, playa Ancon, 1 AR ds la journée Cienfuegos)
Puis Bus Trinidad vers Vinales pour (?) x nuits et une journée à cayo levisa
Puis retour Varadero via Havana
D'un côté j'ai envie de voir tout cela pour avoir une 1ère approche globale de l'île - d'autre part, je sais que si je me sens bien quelque part, j'y restarai et le reste sera pr une autre fois.......
Des adresses de casas sont les bienvenues; je réserverai à l'avance Varadero, Havana et Baracoa.
A Havana, quel quartier privilégier?
Voyageant seule, je compte beaucoup sur les contacts via les casas pour des conseils de lieux où aller écouter de la musique et danser en me sentant en sécurité - je suppose que c'est comme ça que ça marche...
Merci pour vos 1ers conseils et ensuite je verrai si j'ai d'autres questions...
Bon dimanche ou bonne semaine à tous
Voyage linguistique en Angleterre English translation pending
Amis, frères et sœurs de voyages bonjour !
Je m'adresse à vous car je suis en quête d'avis, à la recherche d'idée, bref j'ai besoin de vos témoignages. En effet, je vais très certainement entreprendre un voyage de 2 semaines, la dernière semaine de janvier et la première semaine de février, et voyez vous, je n'arrive pas à départager sur la destination... Ce voyage étant un voyage linguistique pour m'aider à apprendre l'anglais je pensais à : Cambridge ou Oxford en Angleterre (pour le prestige et les potentielles rencontre d'étudiants locaux) qu'en pensez vous ?
Je précise que je suis un étudiant de 19 ans qui recherche tout à la fois : un endroit qui mêle activité sportives, culturelles (musée, expositions, représentations, tout autre chose), sociale, plutôt jeune et dynamique en outre : un endroit où je pourrai faire des rencontres, élargir mon horizon et me forger des souvenirs innoubliables. Je n'ai pas forcément peur du dépaysement ou du choque culturel, j'arrive plus ou moins à m'adapter.
Et je note que mon dernier voyage remonte à cet été : 1 mois à Brighton en Angleterre (avec pas mal de haltes autour : Bath, Stonehenge, London obviously ...)
A bientôt !
Je m'adresse à vous car je suis en quête d'avis, à la recherche d'idée, bref j'ai besoin de vos témoignages. En effet, je vais très certainement entreprendre un voyage de 2 semaines, la dernière semaine de janvier et la première semaine de février, et voyez vous, je n'arrive pas à départager sur la destination... Ce voyage étant un voyage linguistique pour m'aider à apprendre l'anglais je pensais à : Cambridge ou Oxford en Angleterre (pour le prestige et les potentielles rencontre d'étudiants locaux) qu'en pensez vous ?
Je précise que je suis un étudiant de 19 ans qui recherche tout à la fois : un endroit qui mêle activité sportives, culturelles (musée, expositions, représentations, tout autre chose), sociale, plutôt jeune et dynamique en outre : un endroit où je pourrai faire des rencontres, élargir mon horizon et me forger des souvenirs innoubliables. Je n'ai pas forcément peur du dépaysement ou du choque culturel, j'arrive plus ou moins à m'adapter.
Et je note que mon dernier voyage remonte à cet été : 1 mois à Brighton en Angleterre (avec pas mal de haltes autour : Bath, Stonehenge, London obviously ...)
A bientôt !
Retour de la Moselle Allemande English translation pending
Bonjour,
Revenus enchantés il y a quelques jours d'Allemagne .
De Luxembourg ville à Koblenz via Remich, Trier le long de la belle Moselle : une promenade de +/- 300 km.
Une multitude de campings, gîtes et hôtels "bed & bike", terrasses accueillantes, weinstubbe (bar à vin chez les producteurs), ...font de cette région un paradis du vélo "pépère".
Une ligne de chemin de fer où les trains sont facilement accessibles aux vélos longe également la rivière.
Vraiment à recommander aux cyclistes débutants et/ou aux familles avec enfants.
Yves
Laos/Cambodge/Thaïlande à vélo en famille English translation pending
Bonjour les cyclos!
Nous sommes un couple avec 3 filles de 2, 5 et 7 ans et nous voyageons à vélo depuis la naissance de notre première fille. A Noel dernier, nous avons fait la Thaïlande : nous avons longé la côte est pendant 800 kms, entre Bangkok et Surat Thani. C’était top : superbes paysages, tout plat, et très peu de touristes (à part à Hua Hin). Pour ce noel, on souhaite repartir en Asie. On hésite entre retourner en Thaïlande faire la côte ouest ou bien un autre pays comme le Laos. Nos critères de choix : peu de touristes, conditions sanitaires correctes (nous ne sommes pas exigeants, mais il faut veiller à la santé des enfants. La Thaïlande c’était le grand luxe!), et surtout un itinéraire PLAT. Nous comptons rouler 700 à 800 kms en 3 à 4 semaines. Que nous conseilleriez vous?
Merci!
www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com