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De retour de la Colombie-Britannique et de l'Alberta (résumé) English translation pending
Bonsoir à tous!
Je suis revenu de mon voyage en BC et Alberta...
Pour résumer, les rocheuses, malgré un temps médiocre : magnifique... J'ai fait étape à revelstoke, petite ville agréable, logé à l'old frontier motel. Il est plutôt conseillé de réserver dans les Rocheuses... Pour Banff, se loger à Canmore, c'est moins cher et accessible. A Banff, vue à ne pas rater depuis sulphur mountain, pour une vue moins courante, aller au mont norquay. Banff en elle même... bof. La promenade des glaciers est particulièrement impressionnante. Pour Jasper, à moins de réserver très à l'avance dans des b&b, camping obligatoire ou alors nuits à 150$cad. Je suis allé voir la spirit island sur le lac maligne, la balade à bateau, bien que très touristique (pleine de touristes japonais et coréens, comme toujours)... est vraiment à faire. Retour sur vancouver avec nuit à chilliwack...
Ensuite ferry pour l'ile de vancouver et ensuite route sur Tofino, plages incroyables, et forêt humide magnifique. camping, cher. Direction victoria, camping au goldstream park. Plutôt déçu par Victoria qui est un bel attrape touriste, sauf son musée, bien fait, mais en revanche enthousiasmé par le butchart garden, et la vue incroyable depuis l'observatoire de Saanich avant victoria sur le détroit avec le mont baker en arrière plan. Vancouver, logé au travelodge lions gate, plutôt bien situé pour les attractions de van : grouse mountain, capilano, stanley park, magnifique, et l'aquarium et le front de mer le soir, superbe. Whistler, à découvrir en louant un VTT, ses alentours faits de lac et rivières sont très agréables. vancouver même : la ville même n'arien de très excitant, sauf la vue depuis la tour et le front de mer, superbe le soir, gastown est vraiment trop surfait. Il est dangereux vraiment de rejoindre china town le soir à pied. (obligé de couper la rue des drogués...)
A vancouver, pour ressentir l'effet westcoast, écouter clearfm, radio très jazzy, vancouver... on peut en avoir un avant gout sur www.1049clearfm.com
c'est un premier résumé bien succinct (je dois oublier plein d'expériences) de mon voyage, et je peux dire à tous que ce furent 15 jours de "grand pied..." malgré une panne d'APN au bout de 3 jours...
Je serai ravi d'en parler un peu plus longuement avec vous!
A bientôt
Olivier
Je suis revenu de mon voyage en BC et Alberta...
Pour résumer, les rocheuses, malgré un temps médiocre : magnifique... J'ai fait étape à revelstoke, petite ville agréable, logé à l'old frontier motel. Il est plutôt conseillé de réserver dans les Rocheuses... Pour Banff, se loger à Canmore, c'est moins cher et accessible. A Banff, vue à ne pas rater depuis sulphur mountain, pour une vue moins courante, aller au mont norquay. Banff en elle même... bof. La promenade des glaciers est particulièrement impressionnante. Pour Jasper, à moins de réserver très à l'avance dans des b&b, camping obligatoire ou alors nuits à 150$cad. Je suis allé voir la spirit island sur le lac maligne, la balade à bateau, bien que très touristique (pleine de touristes japonais et coréens, comme toujours)... est vraiment à faire. Retour sur vancouver avec nuit à chilliwack...
Ensuite ferry pour l'ile de vancouver et ensuite route sur Tofino, plages incroyables, et forêt humide magnifique. camping, cher. Direction victoria, camping au goldstream park. Plutôt déçu par Victoria qui est un bel attrape touriste, sauf son musée, bien fait, mais en revanche enthousiasmé par le butchart garden, et la vue incroyable depuis l'observatoire de Saanich avant victoria sur le détroit avec le mont baker en arrière plan. Vancouver, logé au travelodge lions gate, plutôt bien situé pour les attractions de van : grouse mountain, capilano, stanley park, magnifique, et l'aquarium et le front de mer le soir, superbe. Whistler, à découvrir en louant un VTT, ses alentours faits de lac et rivières sont très agréables. vancouver même : la ville même n'arien de très excitant, sauf la vue depuis la tour et le front de mer, superbe le soir, gastown est vraiment trop surfait. Il est dangereux vraiment de rejoindre china town le soir à pied. (obligé de couper la rue des drogués...)
A vancouver, pour ressentir l'effet westcoast, écouter clearfm, radio très jazzy, vancouver... on peut en avoir un avant gout sur www.1049clearfm.com
c'est un premier résumé bien succinct (je dois oublier plein d'expériences) de mon voyage, et je peux dire à tous que ce furent 15 jours de "grand pied..." malgré une panne d'APN au bout de 3 jours...
Je serai ravi d'en parler un peu plus longuement avec vous!
A bientôt
Olivier
Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver English translation pending
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Namibie en novembre? English translation pending
Bonjour à tous,
A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.
Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)
Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.
Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion : "En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "
Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)
Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?
Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...
Je suis sûre que vous aurez plein d'idées ! 😉
A+
Christine
A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.
Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)
Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.
Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion : "En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "
Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)
Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?
Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...
Je suis sûre que vous aurez plein d'idées ! 😉
A+
Christine
Le Pérou en janvier: froid ou pas froid? English translation pending
Hola!
J'ai regardé quelques ancienne discussion concernant la météo du Pérou en janvier, bon j'ai bien compris que c'est la saison des pluie 😕 mais certaine personne disent que il fait quand même chaud et d'autre qu'il fait très froid... Je pense que bien sur, plus on monte en altitude et plus il fait froid mais d'une manière général , janvier correspond à quelle saison?? = je prend un gros pull, un bonnet et des gants???
La je suis en uruguay et janvier-février c'est l'été, je me suis dis que ça devait l'être également pour le Pérou...
Dailleurs, les prix sont -ils plus ou moins élevés qu'en juillet/août?
Gracias a todos por sus noticias!!
J'ai regardé quelques ancienne discussion concernant la météo du Pérou en janvier, bon j'ai bien compris que c'est la saison des pluie 😕 mais certaine personne disent que il fait quand même chaud et d'autre qu'il fait très froid... Je pense que bien sur, plus on monte en altitude et plus il fait froid mais d'une manière général , janvier correspond à quelle saison?? = je prend un gros pull, un bonnet et des gants???
La je suis en uruguay et janvier-février c'est l'été, je me suis dis que ça devait l'être également pour le Pérou...
Dailleurs, les prix sont -ils plus ou moins élevés qu'en juillet/août?
Gracias a todos por sus noticias!!
New York et la côte est en juin 2010: vos idées d'itinéraire? English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Après 2 superbes voyages dans l'ouest en 2007 et 2009 je vais visiter en juin 2010 la partie Nord - Est des USA. (obligé de faire plaisir à ma moitié qui menaçait de me trainer sur les pentes de l'Etna pour me guérir d'une grave maladie, les cailloux de l'Utah et de l'Arizona).
Pour l'instant je n'ai pas grand chose de précis au programme si ce n'est des villes et un début d'itinéraire, New-york et 5 ou 6 jours sur place avant de descendre vers philadelphia et Washington DC (obligé/impératif). Ensuite ce sera la remontée vers le Maine, New Hampshire, le vermont et pourquoi pas une incursion au Canada avant de revenir vers Boston et y finir le séjour. C'est un peu dans le désordre , peut être cela m'amènera quelques bonnes suggestions de la part des initiés.
Sans oublier de dire que je dispose de 4 semaines.
Merci et bonne soirée !!
Après 2 superbes voyages dans l'ouest en 2007 et 2009 je vais visiter en juin 2010 la partie Nord - Est des USA. (obligé de faire plaisir à ma moitié qui menaçait de me trainer sur les pentes de l'Etna pour me guérir d'une grave maladie, les cailloux de l'Utah et de l'Arizona).
Pour l'instant je n'ai pas grand chose de précis au programme si ce n'est des villes et un début d'itinéraire, New-york et 5 ou 6 jours sur place avant de descendre vers philadelphia et Washington DC (obligé/impératif). Ensuite ce sera la remontée vers le Maine, New Hampshire, le vermont et pourquoi pas une incursion au Canada avant de revenir vers Boston et y finir le séjour. C'est un peu dans le désordre , peut être cela m'amènera quelques bonnes suggestions de la part des initiés.
Sans oublier de dire que je dispose de 4 semaines.
Merci et bonne soirée !!
Recherche mission humanitaire pendant le mois de juillet 2009 English translation pending
j'ai 18 ans, bientôt 19 au mois d'aout, et je souhaiterais partir au mois de juillet pour faire de l'humanitaire.
j'ai mon BAFA et une grande motivation pour partir, pouvoir monter un projet, ou simplement donner un coup de main que ce soit avec ma qualification ou non... il faut savoir être polyvalent !
bref. si quelqu'un connait des organisations pour partir cet été pou simplement pour me renseigner, j'attends vos réponses avec impatience !
bonne journée à tous.
j'ai mon BAFA et une grande motivation pour partir, pouvoir monter un projet, ou simplement donner un coup de main que ce soit avec ma qualification ou non... il faut savoir être polyvalent !
bref. si quelqu'un connait des organisations pour partir cet été pou simplement pour me renseigner, j'attends vos réponses avec impatience !
bonne journée à tous.
Retour d'expérience de trois semaines au Japon English translation pending
Bonjour a tous,
Voici un post qui pourra peut etre aider ceux qui sont entrain d organiser leur sejour au japon. Je reviens de 3 semaines de vacances a Honshu apres avoir vu plein de belles choses. Voici donc mon parcours agremente de quelques conseils pratiques.
Itineraire: Tokyo: 2 jours Fujiyoshida (pour l ascension du mon Fuji): 2 jours Nikko/parc de nikko: 2 jours Yamagata/Yamadera/Zao Onsen: 1 jour Matsushima: 1 jour Shimokita/Osore Zan/Wakinosawa: 1, 5 jours Hirosaki: 0.5 jour Niigata: escale Sado Ga: 2 jours Matsumoto/Kamikochi: 2 jours Kyoto: 3 jours Nara: 1 jour Hiroshima/Miyajima: 1 jour Tokyo
Vol: de Paris vers Tokyo avec Aeroflot 790 euros en Octobre via Moscou. Rien de particulier a dire sur le vol. L escale a Moscou rallonge un peu (17 heures) mais c'etait le billet le moins cher. Preparez juste de la lecture car pas de films pendant le vol... Budget total du voyage: environ 2200 euros. Ca peut etre encore optimise mais pour cet itineraire, difficile de descendre en dessous de 1900 euros. J ai fait tous les trajets en train et bien sur en utilisant le fameux JR pass (350 euros pour 3 semaines) qui a ete pour ma part bien rentabilise. Le JR pass est hyper pratique car il donne une flexibilite tres utile (on prend le train qu on veut jusqu au dernier moment). Pour les longs trajets, reserver a l avance soit dans les bureau JR pass a l aeroport ou au grosses gares ou bien directement dans les bureau de reservation JR de n importe quel gare (mais la a vous de vous faire comprendre). Pas possible de reserver de la france (en tous cas j ai pas trouve comment). Le site hyperdia.com m a vraiment beaucoup rendu service pour organiser le voyage. Vu la ponctulite des trains et le flechage clair et intelligent des plateformes, vous pouvez tabler sur des correspondances de train a 2 ou 3 minutes. Pour ce qui est des logement d habitude je ne reserve jamais quand je voyage, le mieux n est il pas de trouver sur place? Pour le Japon j avais reserve juste quelques nuits. Au retour de l ascension du Fuji apres 15 heures de marche, les 2 heures passees a trouver un hotel a prix raisonnable pour m en sortir finalement avec une nuit a 60euros m ont calme, j ai tout reserve jusqu a la fin! Conseil aux petits budgets, il est bizzarement beacoup plus facile de loger pas cher (un peu plus de 2000 yen par pers et par nuit) dans les tres grosses villes (Tokyo et Kyoto) mais prenez-vous y a l avance. A kyoto vraiment un super rapport qualite prix avec le K's house. Pour les horaires de bus: les offices de tourisme a la sortie des gares savent toujours vous renseigner. N hesitez pas a demander a votre hotelier sinon: vu la gentillesse des japonais ils se pliront en 4 pour trouver la reponse a votre question Sans surprises, je conseille Tokyo aux amoureux de la ville et des immeubles tout droits sortis de l espace! Pour ceux qui veulent tenter l ascension du Fuji: je suis parti de la base a Fujiyoshida et non pas de la 5 eme station. Sur le premier troncon j etais tout seul:) Contrairement a ce que disent plein de guides, c est possible de grimper le Fuji en Octobre sous reserve que le temps ne soit pas mauvais. J ai dormi hors refuge (mais je me les suis pelees grave...) mais le refuge seikanso au niveau de la 5eme etait ouvert jusqu a mi Octobre (le seul). Les paysages sont vraiment magnifiques mais par contre ne vous y trompez pas, ca n est pas une promenade. Avec mon sac a dos de 3 semaines, j ai mis 1, 5 jour a tout monter et redescendre mais waooo les genoux chauffaient. Pas de vallonnements: que de la montee (ou de la descente). Au sommet ca caille. Pour l eau il y a pas mal de sources sur le chemin donc ne prenez pas 4 litres.... Nikko, la tenanciere de notre Minshuku etait tellement sympa que je ne peux que faire de la pub pour sa maison: Rindo-no-ie reservable sur hostelworld.com http://www.hostelworld.com/...indonoie-Nikko-11583 Vraiment tres bonne mise en bouche pour le Japon des temples Yamadera: Vraiment tres chouette ballade avec ses temples entre roches et foret Ne loupez pas un crochet vers Zao Onsen et son super Rotemburo. Idyllique le soir tombe. Matsushima: Pas mal de toursites mais en vous eloignant un tout petit peu vers Oku Matsushima il n y a plus grand monde et c est toujours tres tres beau Peninsule de Shimokita: Osore Zan a ne louper sous aucun pretexte si vous faites le nord du japon. Pose sur un volcan, un lac aux cotes de sable jaune souffre, une foret rougeoyante vous trouverez un temple incroyable. La pause dans l onsen qui se trouve dans le site (et en acces libre) rajoute du piment a la visite. Faites gaffe en revanche aux horaires du dernier bus. Au Ryokan ils s etaient goures et nous avaient dit que le dernier bus etait a 17h30 mais non en automne c est 16 heures. Du coup on a du faire a pied les 18 km pour rentrer a Shimokita. La cote du cote de Wakinasawa est tres sympa meme si on a pas reussi a voir les fameux macquaques au poil long... En revanche on a vu des especes d animaux a 4 pattes. Un japonais que nous avons croise nous a fait faire decouvrir la foret et ses arbres qui sentent le caramel, et les cotes du coin. De bien bonnes ballades, un peu gachees par la pluie... Hakkoda San: Waooo amoureux des couleurs et de la montagne boisee. On a adorre. On a pris le telepherique puis fait l ascension des trois petits monts qui offrent de splendides perspectives. A l arrivee un super Onsen a Sakuya Onsen Hirosaki: charmante visite du jardin et bon delire dans le kitschouille jardin botanique. Rien d immanquable cependant. On a quasiment pas eu le temps d explorer le quartier des temples horaire de train oblige. Attention pour descendre la cote sur le versant Ouest, ca va pas vite. En revanche, les paysage de campagne/montagne et cotes valent le coup. Quasi 8 heures pour faire Hirosaki Niigata Sado Ga: Ile splendide a faire en velo si vous avez la forme. Belles scenes de vie de campagne, de peche. Par contre attention, les routes qui traversent l ile sont souvent fermees et a part les habitants qui peuvent vous renseigner pas facile d avoir l info... Par contre la route qui fait la cote pas de soucis. On a dormi dans un petit Havre de paix a Iwayaguchi. La pointe Nord de l ile est splendide. Pas le temps de faire le sud comme on s est paume en essayant de prendre un chemin qui traversait l ile et qui nous a fait bouffer de la toile d enorme araignee en portant a bout de bras le velo. Kamikochi: Waoo again pour les amoureux de la montagne. Des paysages hors du reel avec les couleurs d automne d un cote, les somments enneiges, l eau bleu ecarlate des rivieres. On a dormi hors refuge et il faisait tellement froid que mon pote a pas ferme l oeuil. Bon plan dormir dans le refuge au pied du mont Hotaka date (je me souviens plus du nom de l etape) avant de se lancer dans la montee avec le soleil qui se pointe. Attention a la saison, il y a pas mal de neige en haut. Pas encore besoin d equipement special pour l escension mais 2 semaines plus tard a mon avis c etait une autre histoire. Kyoto: densite de temple impressionant. Je vous laisse lire les guides. Par contre beaucoup de toursites contrairement aux autres etapes. Ne loupez pas la bambouseraie de Arashiyama et ses petites rues pittorestques de chaumieres. J ai beaucoup aime le Nina Ji car beaucoup moins peuple de touristes. Nara: Ca le fait bien a velo. Avec le plan du lonely, j ai pas arrete de me perdre. Le daibutsu vaut le detour et le temple aux lanternes dans le kasuga taisha aussi. Joli point de vue sit vous atteignez le sommet du mont wakakusa. L auberge de jeunesse nara seishonenekaikan est un peu glauque et rythme militaire mais bon pour dormir ca suffit... Miyajima: Pas de regret d avoir fait le crochet. Le palais et tori flottant autant que la ballade pour grimper le sommet du mont misen ou la visite du temple boudhiste exceptionnel au depart de la rando. Voila j espere que ce post vous aura bien aide. Si vous voulez voir quelques modestes photos: http://www.flickr.com/...s/72157607783213366/
Bon voyage, cedric
Voici un post qui pourra peut etre aider ceux qui sont entrain d organiser leur sejour au japon. Je reviens de 3 semaines de vacances a Honshu apres avoir vu plein de belles choses. Voici donc mon parcours agremente de quelques conseils pratiques.
Itineraire: Tokyo: 2 jours Fujiyoshida (pour l ascension du mon Fuji): 2 jours Nikko/parc de nikko: 2 jours Yamagata/Yamadera/Zao Onsen: 1 jour Matsushima: 1 jour Shimokita/Osore Zan/Wakinosawa: 1, 5 jours Hirosaki: 0.5 jour Niigata: escale Sado Ga: 2 jours Matsumoto/Kamikochi: 2 jours Kyoto: 3 jours Nara: 1 jour Hiroshima/Miyajima: 1 jour Tokyo
Vol: de Paris vers Tokyo avec Aeroflot 790 euros en Octobre via Moscou. Rien de particulier a dire sur le vol. L escale a Moscou rallonge un peu (17 heures) mais c'etait le billet le moins cher. Preparez juste de la lecture car pas de films pendant le vol... Budget total du voyage: environ 2200 euros. Ca peut etre encore optimise mais pour cet itineraire, difficile de descendre en dessous de 1900 euros. J ai fait tous les trajets en train et bien sur en utilisant le fameux JR pass (350 euros pour 3 semaines) qui a ete pour ma part bien rentabilise. Le JR pass est hyper pratique car il donne une flexibilite tres utile (on prend le train qu on veut jusqu au dernier moment). Pour les longs trajets, reserver a l avance soit dans les bureau JR pass a l aeroport ou au grosses gares ou bien directement dans les bureau de reservation JR de n importe quel gare (mais la a vous de vous faire comprendre). Pas possible de reserver de la france (en tous cas j ai pas trouve comment). Le site hyperdia.com m a vraiment beaucoup rendu service pour organiser le voyage. Vu la ponctulite des trains et le flechage clair et intelligent des plateformes, vous pouvez tabler sur des correspondances de train a 2 ou 3 minutes. Pour ce qui est des logement d habitude je ne reserve jamais quand je voyage, le mieux n est il pas de trouver sur place? Pour le Japon j avais reserve juste quelques nuits. Au retour de l ascension du Fuji apres 15 heures de marche, les 2 heures passees a trouver un hotel a prix raisonnable pour m en sortir finalement avec une nuit a 60euros m ont calme, j ai tout reserve jusqu a la fin! Conseil aux petits budgets, il est bizzarement beacoup plus facile de loger pas cher (un peu plus de 2000 yen par pers et par nuit) dans les tres grosses villes (Tokyo et Kyoto) mais prenez-vous y a l avance. A kyoto vraiment un super rapport qualite prix avec le K's house. Pour les horaires de bus: les offices de tourisme a la sortie des gares savent toujours vous renseigner. N hesitez pas a demander a votre hotelier sinon: vu la gentillesse des japonais ils se pliront en 4 pour trouver la reponse a votre question Sans surprises, je conseille Tokyo aux amoureux de la ville et des immeubles tout droits sortis de l espace! Pour ceux qui veulent tenter l ascension du Fuji: je suis parti de la base a Fujiyoshida et non pas de la 5 eme station. Sur le premier troncon j etais tout seul:) Contrairement a ce que disent plein de guides, c est possible de grimper le Fuji en Octobre sous reserve que le temps ne soit pas mauvais. J ai dormi hors refuge (mais je me les suis pelees grave...) mais le refuge seikanso au niveau de la 5eme etait ouvert jusqu a mi Octobre (le seul). Les paysages sont vraiment magnifiques mais par contre ne vous y trompez pas, ca n est pas une promenade. Avec mon sac a dos de 3 semaines, j ai mis 1, 5 jour a tout monter et redescendre mais waooo les genoux chauffaient. Pas de vallonnements: que de la montee (ou de la descente). Au sommet ca caille. Pour l eau il y a pas mal de sources sur le chemin donc ne prenez pas 4 litres.... Nikko, la tenanciere de notre Minshuku etait tellement sympa que je ne peux que faire de la pub pour sa maison: Rindo-no-ie reservable sur hostelworld.com http://www.hostelworld.com/...indonoie-Nikko-11583 Vraiment tres bonne mise en bouche pour le Japon des temples Yamadera: Vraiment tres chouette ballade avec ses temples entre roches et foret Ne loupez pas un crochet vers Zao Onsen et son super Rotemburo. Idyllique le soir tombe. Matsushima: Pas mal de toursites mais en vous eloignant un tout petit peu vers Oku Matsushima il n y a plus grand monde et c est toujours tres tres beau Peninsule de Shimokita: Osore Zan a ne louper sous aucun pretexte si vous faites le nord du japon. Pose sur un volcan, un lac aux cotes de sable jaune souffre, une foret rougeoyante vous trouverez un temple incroyable. La pause dans l onsen qui se trouve dans le site (et en acces libre) rajoute du piment a la visite. Faites gaffe en revanche aux horaires du dernier bus. Au Ryokan ils s etaient goures et nous avaient dit que le dernier bus etait a 17h30 mais non en automne c est 16 heures. Du coup on a du faire a pied les 18 km pour rentrer a Shimokita. La cote du cote de Wakinasawa est tres sympa meme si on a pas reussi a voir les fameux macquaques au poil long... En revanche on a vu des especes d animaux a 4 pattes. Un japonais que nous avons croise nous a fait faire decouvrir la foret et ses arbres qui sentent le caramel, et les cotes du coin. De bien bonnes ballades, un peu gachees par la pluie... Hakkoda San: Waooo amoureux des couleurs et de la montagne boisee. On a adorre. On a pris le telepherique puis fait l ascension des trois petits monts qui offrent de splendides perspectives. A l arrivee un super Onsen a Sakuya Onsen Hirosaki: charmante visite du jardin et bon delire dans le kitschouille jardin botanique. Rien d immanquable cependant. On a quasiment pas eu le temps d explorer le quartier des temples horaire de train oblige. Attention pour descendre la cote sur le versant Ouest, ca va pas vite. En revanche, les paysage de campagne/montagne et cotes valent le coup. Quasi 8 heures pour faire Hirosaki Niigata Sado Ga: Ile splendide a faire en velo si vous avez la forme. Belles scenes de vie de campagne, de peche. Par contre attention, les routes qui traversent l ile sont souvent fermees et a part les habitants qui peuvent vous renseigner pas facile d avoir l info... Par contre la route qui fait la cote pas de soucis. On a dormi dans un petit Havre de paix a Iwayaguchi. La pointe Nord de l ile est splendide. Pas le temps de faire le sud comme on s est paume en essayant de prendre un chemin qui traversait l ile et qui nous a fait bouffer de la toile d enorme araignee en portant a bout de bras le velo. Kamikochi: Waoo again pour les amoureux de la montagne. Des paysages hors du reel avec les couleurs d automne d un cote, les somments enneiges, l eau bleu ecarlate des rivieres. On a dormi hors refuge et il faisait tellement froid que mon pote a pas ferme l oeuil. Bon plan dormir dans le refuge au pied du mont Hotaka date (je me souviens plus du nom de l etape) avant de se lancer dans la montee avec le soleil qui se pointe. Attention a la saison, il y a pas mal de neige en haut. Pas encore besoin d equipement special pour l escension mais 2 semaines plus tard a mon avis c etait une autre histoire. Kyoto: densite de temple impressionant. Je vous laisse lire les guides. Par contre beaucoup de toursites contrairement aux autres etapes. Ne loupez pas la bambouseraie de Arashiyama et ses petites rues pittorestques de chaumieres. J ai beaucoup aime le Nina Ji car beaucoup moins peuple de touristes. Nara: Ca le fait bien a velo. Avec le plan du lonely, j ai pas arrete de me perdre. Le daibutsu vaut le detour et le temple aux lanternes dans le kasuga taisha aussi. Joli point de vue sit vous atteignez le sommet du mont wakakusa. L auberge de jeunesse nara seishonenekaikan est un peu glauque et rythme militaire mais bon pour dormir ca suffit... Miyajima: Pas de regret d avoir fait le crochet. Le palais et tori flottant autant que la ballade pour grimper le sommet du mont misen ou la visite du temple boudhiste exceptionnel au depart de la rando. Voila j espere que ce post vous aura bien aide. Si vous voulez voir quelques modestes photos: http://www.flickr.com/...s/72157607783213366/
Bon voyage, cedric
Montréal-Vancouver en train English translation pending
Salut à toutes et à tous!
J'aimerais bien faire Montréal-Vancouver en train cette été, je reviendrais en avion. Si certains d'entre vous ont vécus cette expérience avec Via Rail je serais heureux d'avoir vos commentaires sur ce voyage; bien sûr à propos des paysages, mais aussi et surtout sur le train (siège, confort, nourriture, appréciation générale). Merci d'avance.
Ethan
J'aimerais bien faire Montréal-Vancouver en train cette été, je reviendrais en avion. Si certains d'entre vous ont vécus cette expérience avec Via Rail je serais heureux d'avoir vos commentaires sur ce voyage; bien sûr à propos des paysages, mais aussi et surtout sur le train (siège, confort, nourriture, appréciation générale). Merci d'avance.
Ethan
Les pieds en Mongolie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Avant d'attaquer cette aventure mongole, quelques mots pour ressituer le contexte. Nous (Christophe et Sophie)descendons a Ulan Bator apres une semaine de transsiberien voyage au cours duquel nous avons rencontre Lenny, un americain bien sympathique. Mardi 26 juillet: Sain bainuu Mongolie
La nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes, c'est magnifique…
A la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir et déja, à la descente du train, une étrange nostalgie nous innonde. Quelques petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2, 4 milions (pour un pays grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese. Sophie s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre, ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans notre chambre! Vivement le camping…
Mercredi 27 juillet: Ulan Bator, Beurk…
Toujours en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre "purificatrice" lorsqu'on la brule.
Au detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines telephoniques "humaines": des personnes, souvent des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants, attendent le client avec un telephone sur les genoux (on ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font remunerer pour la pesee.
Heureusement que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville qui manque cruellement de charme.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
L'architecture sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique, le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers, les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous avons vues a la peripherie. Les trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux, et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees, notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees! On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations… La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir! Concernant l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais (mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop de mauvaises surprises pour l'instant.
Jeudi 28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui On a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes; Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner 14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai. Petite anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux, s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart, se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir. De retour "at home", nous negocions une petite viree d'une semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa cette semaine avec toi.
Vendredi 29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha 3 heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port, au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes (ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer…Le "sain bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants. Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides, ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge. Vint alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente, le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire…pour etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski" : "Ah…c'est goutu, il a du r'tour!". Les lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser. Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges, pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile pour la plongee sous-marine!). !! Description de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger, et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2, 5 metres est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2 ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin, les Yaks arrivent… La premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments. L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente, tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations" nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition. Samedi 30 juillet: Naadam a Luun Lever 7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local. Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee, combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de chez nous avec la playstation…La lutte est elle pratiquee par les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant, on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas "d'encules l'arbitre" ici… Le peuple mongol garde un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se tenir par l'epaule ou se consoler. Sinjhun, 9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards, rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache, puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles, une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture. Tout le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est peut-etre aussi celle de faire des rencontres… Pas d'internet ici, "le bal du village" est souvent une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon! Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage n a pas ete negligee. A l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete, les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon, l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement pas notre favori qui arrivera quand meme 8e. Nous avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare, des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre, c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture a l'autre dont certaines finiront dans la foule. Le retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller. En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir au patriarche pour l'occasion. Nous nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter, malheureusement, les chiens les ont accompagnes…!
Dimanche 31 juillet, tomate party 11h, reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et, c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout cas Christophe s'est brule la main… Toujours est il qu'on a bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et…). En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter 3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous, comme l'eau qui coule d'un robinet.
Lundi 1er aout, Premiere chevauchee Orcho, 25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui, tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"! La fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite des paysages environnants et assister a l'envol majestueux d'une chouette. Nous partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours… Abracadabra! Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB; nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj. Les paysages sont très différents: conifères, hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent le paysage. Nous sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après notre dernière expérience, pas question de se retrouver parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic: l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances; Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres, trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante, nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse de maison, après nous avoir allumé un feu et porté du thé, nous a gracieusement offert des "buuz", raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin, ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l' absence de biens matériels qui entretient cette culture de l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du monde et encore préservé du matérialisme. Nous nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes. Retour a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités. Eclairés à la bougie (pas d'électricité oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons seuls avec le père attablés par terre alors que les autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main. Suite a cette deuxième expérience mongole, nous constatons qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la même ferveur. La semaine précédente passée aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés un certain investissement pour les connaître, les comprendre et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante. Dans la même journée quitter les uns et se retrouver en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance. Avec notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres", on débarque avec nos clichés en tête et la réalité est souvent très différente de ce qu'on imaginait, avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
Samedi 6 aout: c'est parti pour 15 jours. Nous retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est capitonné gris style corbillard (c'est sans doute pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs, nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait nous trimballer pour une virée de 2500 km. Avant de partir, nous devons faire quelques provisions car en dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile de se ravitailler sur la route notamment en produit frais tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres 6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant. De style chinois, préservé malgré les purges religieuses des années 30, son charme réside dans ses murs légèrement délabrés et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient au début du XX e siècle, ils ne sont plus que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce dernier est l'alphabet originel des Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même si une tentative de retour a l'ancien a été faite récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé, ce qui aurait rompu le lien entre les générations (les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment" bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme. Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet (heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos. Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule. La journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses, nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4 mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous avons quand même réussi les 100km/h en descente sur route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française (merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement aux véhicules bourrés d'électronique, c'est que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer (pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête, observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre. Partout dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un monticule composé de pierres, de fragments de rochers ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en disant des prières après y avoir jeté une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag", longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag, nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade, ce qui nous permet quelques menues économies. De passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait, un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau du gros orteil! Nous plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle étant donné le peu d'habitants et de grandes villes. Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont facilement repérables, même la Voie Lactée se détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre, les Bronzés III en- avant première à Ulan Bator et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
Lundi 8 aout: La faune locale Cette nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks, deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour admirer des étendues de steppes et de plaines à perte de vue. Le soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour », de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand poète franco-espagnol à des milliers de Kms à la ronde! En s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée a près de 0 degré la nuit, à tel point que nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes qui puent!).
Mardi 9 aout: le lac sous la pluie Nous aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel c'est-à-dire du lait assez fort relevé de sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût très acide et tranche de pain a tartiner, non pas avec de la confiture mais avec de la crême de lait, l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait) que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère dans leur "thé". A étaler avec parcimonie et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante, pas évident pour Sophie dans ces conditions de se faire un shampoing.folklorique! Nous longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local, le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des russes et leur politique "sociale" peu adaptée à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment. Après avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade, toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé, sans se presser... On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
Mercredi 10 aout: le lait de yack, enfin! Le soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée. Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs très "animales" provenant des troupeaux de chèvres, vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage. Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots", mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A réfléchir... Nous passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag. Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à cela près qu'il est trois fois plus riche en matière grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend en général que le pain par politesse. Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en propose mais c'est généralement Christophe qui finit la viande discrètement. La soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque côté et l'autre se régalait des cordons et des joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages: 1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas, cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée, les "Champs-Elysées" succédant aux beaux chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont les rapports avaient été légèrement tendus au début, notamment à cause de nos divergences sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines: Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet, la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée "très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième sexe" de Simone de Beauvoir. Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant à passer une année d'étude en Allemagne. Fan de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes contre leur tente depuis notre mésaventure.
Jeudi 11 aout: la marmotte On s'arrête pour demander le chemin chez une famille et nous voila invités à boire un "thé". Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que cette chasse est désormais interdite en Mongolie et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la tête dès que la curieuse sort de son terrier. Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes, riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée au crottin de cheval. Apres l'installation du campement, le ramassage de bois pour le feu et la corvée de remplissage d'eau à la rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau environnants, elle vous livre ici, en exclusivité, sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau (praticable n'importe où, même sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide du gant dans le deuxième récipient, se sécher puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites culottes.
Vendredi 12 aout: l'aile ou la cuisse? On attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche souvent le nôtre. Le midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans une yourte indiquée par un panneau comme étant un "gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément, difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait fermenté qui vous écoeure, à la limite de la nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant". Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée au rouleau puis légèrement cuite sur le poële afin de faciliter l'étape du découpage "technique" en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie la marmite. Nous arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison". En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique époustouflante.
Samedi 13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile nous laisse augurer une journée "au coin du feu". Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto de la veille pour profiter de cette inactivité forcée et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes. Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils, on ne rencontre personne. Ps: pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien, mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
Dimanche 14 aout: le volcan Khorgo oul Nous quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin, et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps mais les distances à parcourir compte tenu du temps dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie de nos journées. La région connut une grande activité sismique au vue des nombreux volcans éteints qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967 mètres, que nous observerons l'intérieur du cratère, Christophe se risquera même à y descendre, ce sera bien sur le seul! En route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire véreux qui veut nous faire payer la "sortie" du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage, plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela lui pose le moindre problème. On refuse toujours et on se tire. Hasta la vista, baby.La température est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons monté la tente peu avant une tempête de grêle. Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
Lundi 15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En même temps que nous replions notre tente, la famille a côté de laquelle nous nous étions installés déménage pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles nomades comme celle- là continuent de déménager 4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été. La sédentarisation gagne du terrain... Nous nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne douche et un repas équilibré. Le "hic", c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque! Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire. On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres (qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
Mardi 16 Aout: la vallee de l'Orkhon Sur le chemin nous faisons une agréable halte aux hot spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que c'est bon pour le ventre... Arrivés a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon, nous décidons de planter la tente près de la rivière qui s'y jette. Le montage à peine terminé, un jeune homme arrive à toute bombe sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur leur territoire et cela les dérange, (autant que nous de devoir la démonter pour la remonter quelques mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent avec une petite échoppe et des ghers a louer! On s'installera près de la falaise (attention au pipi de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles à toute négociation et déjà bien allumés à la vodka! Mercredi 17 Aout: bagarre a la mongole Départ le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux étant donné les nombreux précipices qui jalonnent le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3, nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le prix défini au départ, lequel prendra de proportions "inattendues". Notre guide équestre qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale" à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit. Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant proche, nous redoutions quelques représailles. Comme à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur, surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne. Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait mérité de mijoter plusieurs heures pour être moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques naturel; une gousse par jour écrasée à avaler avec de l'eau et bye-bye le paludisme. Ballade l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe l'a même aidé à chasser des sauterelles qui grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui une belle prise.
Jeudi 18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...). Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas à intervales réguliers, trois temples de style chinois et un de style tibétain. C'est assez décevant car présenté comme à ne pas manquer, nous avions préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé au milieu des collines. La soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel assez semblable au précédent. Même si les chants diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous avons croisés.
Vendredi 19 Aout: "Que la force soit avec toi." Beaucoup de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le parc national Khustain Nuruu, célèbre pour apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux. On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire, un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme si nous étions inexistants pour venir se désaltérer dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir, ils ne connaissent pas encore le "côté obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!). Le bémol de la journée fut pour nos oreilles: Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers hits de house music des années 90 qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..." le tout en version mongole.
Samedi 20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour les intimes) Un petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La texture est très agréable à même la peau, dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion". On ne prélève que quelques grammes de poils sur les chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull, pas étonnant que ce soit si cher! Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book en français pour le remercier de ses services. L'après-midi est chargé: on récupère enfin les tickets de train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France, on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge, on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir aussi à Pekin, avec un peu de chance... Chez notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient là à notre arrivée, décidemment c'est un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la famille au passage, mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Vacances de deux semaines début octobre: Inde ou pays d'Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour,
J’ai les deux premières semaines de vacances et j.hésites entre l’inde et un autre pays du d’asie Du sud est. Que me conseillez vous?
Merci d’avance
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :
09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre
10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur
11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque
12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco
13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine
14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate
16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno
17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy
18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol
22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral
24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera
25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho
26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
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Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra English translation pending
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Itinéraire de presque un mois et hôtel sur Bangkok English translation pending
Bonjour,
J’ai les billets d’avion, Malaisia arrivée le matin le 1 juillet, départ le 26 vers 18 H 30 pour 450 euros avec petite escale à KUL.
J’aimerais un petit ou un grand coup de main pour mon itinéraire, choix, pour hôtels, etc.
En gros, je dispose d’un petit mois, 25 jours et je suis accompagné d’un ado.
J’ai parcouru le Lonely planet, (vocalement après conversion word compliqué au passage avec des retours à la ligne et une conversion…) j’ai lu 10 000 choses et à la fin j’ai tout oublié
Je précise que je suis aveugle, du coup, j’ai vraiment du mal à situer les différentes villes du notamment du Nord.
Pour les iles et la plage, j’ai lu beaucoup de messages et au final je suis aussi hésitant voire perplexe face aux choix.
Effectivement, Samui et les 2 autre iles, j’y suis déjà passé et chaque année c’est disons moins attirant pour moi, notamment j’ai peur d’exploser mon budget, moi ça va mais mon ado il mange beaucoup plus et il faut l’occuper…
Par exemple il va vouloir faire de la plongée mais là aussi sans en avoir fait avant, ça va me couter un bras, hôtels, restos, etc. tarifs des bateaux qui m’ont l’air d’avoir bien flambé, idem pour les hôtels, restos, activités, ?
Car samui, sans véhicule, c’est sans cesse aussi discuter les taxis collectifs surtout le soir, soit sur une plage peu animée soit au contraire l’excès de Chaweng, peut-être plus agréable en juillet ? Lamai avec ses bars à filles, exclu de prendre le bungalow ici pourtant moins cher de mémoire, Chaweng j’ai pas logé là bas, mais ça me semble cher et tout le monde les uns sur les autres, des tas de restos mais à touristes.
Ko tao, j’ai cru comprendre que c’était cher et surtout aussi comme pour Ko pha ngan est-ce que je vais pas me retrouver coincé sur une plage sans pouvoir faire le tour facilement…
Je ne suis pas contre le calme mais il me faut à la fois le calme mais accès facilement aussi à des coins qui bougent et accès aux services, restos de tout prix, activités et pas être tributaire et coincé sur place avec le resto de l’hotel par exemple et m’ennuyer.
Sinon, à l’ouest, je serais plus attiré par les iles de l’autre coté, certes la météo mais un peu de pluie gênante mais avec la chaleur, ça passe, si c’est compensé par une vie plus agréable, beaucoup moins chère et des activités plus accessibles et des plages plus belles…
Donc du coté de phuket, etc.…
Aussi Ko Chang semble un bon compromis mais au mois de juillet je ne suis pas sûr mais me semble plus facile à organiser sur place, sauf que peut-être au mois de juillet les iles en face risquent de fermer ? Sur le papier de ce côté ça a l’air pas mal mais on lit tout et son contraire…
Pour le Nord, je me demande, s’il ne serait pas possible de faire une boucle du style Nord-Ouest, Nord-Nord, Nord-est et revenir à Bangkok avec des escales et des trajets moins longs et éviter de faire le trajet Bankok-Chiang mai tout simplement ou seulement à l’aller ?
J’ai lu le guide mais n’ai pas tout compris, j’ai l’impression qu’en revenant du Nord-est ce n’est pas si loin de BKK, après être allé à CM par exemple ou au N-O …
Autant dire que pour moi, les temples c’est pas ce que je recherche le plus et que mon ado lui si il a déjà fait les visites incontournables à Bangkok, une ou deux visites culturelles de temps en temps, il risque de n’être pas très demandeur de marches culturelles au soleil tous les jours sauf exceptions…
Par contre varier tous les 3 jours environ, voyager, découvrir, il doit y avoir moyens de faire des étapes et voir plein de trucs, bien profiter.
Car je dois concilier le fait de toujours faire toujours tout à pied, je veux éviter aussi sur place au maximum les galères pour aller trouver l’agence, acheter des billets de bus ou train, perdre trop de temps dans des circuits où on met plus d’énergie à organiser qu’à en profiter.
Par exemple, sukothai par exemple ou Ayutthaya à pied, ça serait une galère sans doute et des étapes qu’on pourrait éviter sans doute ?
Donc, plutôt animaux, balades sur rivières, balades dans les marchés, contacts locaux, etc. et des visites bien sûr mais facilement accessibles en bus ou à pied sans trop galérer.
Alors, j’avais vu je ne sais plus où en lisant le guide du coté de chiang rai par exemple, des escales possibles plus authentiques et des petits trajets sur la rivière pour rejoindre…
Chian mai disons 2 ou 3 jours maximum, visite temple et 3 bricoles, les treks j’ai fait il y a 25 ans environ, à CM, ça ne me tente pas, j’aimerais bien qu’il puisse approcher les éléphants mais pas dans ces treks avec lesquels on visite des villages qui doivent voir passer des centaines de milliers de touristes et puis j’ai vieilli et n’ai plus trop la santé.
Pour les éléphants, il y a bien les organismes de protection mais ça me semble souvent très couteux ou bien peut-être que dans d’autres régions que CM on pourrait le faire…
J’ai bien pensé à tous ces parcs nationaux que j’ai survolés mais là aussi à moins d’être véhiculé ça ne m’a pas l’air très pratique sauf peut-être à trouver des bons plans un peu organisés.
Par contre, en lisant la région du Nord-est, même si j’ai tout oublié, les noms des villes je trouvais ça plus intéressant, plus sympa que Chiang Mai, sauf pour quelques exceptions à faire à CM faisables rapidement et plein de choses à faire et à à voir et comme j’ai tout lu à l’oral faudrait que j’aille relire les orthographes.
Pour BKK les temples, grand palais etc. du côté de Kao san road…
Je suis long mais c’est mon premier questionnement, qu’est-ce qui est le mieux.
Du coté de kao san road, il me faut un hotel qui soit proche des transports, rivière mais pour moi le plus pratique ça me semble le métro.
Et est-ce si intéressant de loger vers kaosan road pour se balader dans BKK.
Par exemple, si je prends l’axe Sukhumvit sans voir je me le représente très bien, une grande artère coupée de sois numérotés, là je ne me perds pas, j’ai des tas de repères, le métro, les restos, des hotels, juste à repérer l’escalier qui coupe l’axe pour traverser ou prendre les métros, trouver facilement une agence dont j’ai l’adresse ou pasetc, juste le problème des filles le soir qui risquent de faire tourner la tête du garçon qui pense déjà beaucoup trop à ça…
Mais on peut loger après les premiers sois et éviter la partie la plus chaude.
Pour les prix, ça m’a pas l’air beaucoup moins cher du coté de kao san road en rapport qualité/prix que d’autres quartiers ?
Surtout si souvent on doit aller traverser la ville en taxis pour revenir le soir ou en sortir ou pour rejoindre les bus et trains ou l’aéroport…
Mais on pourra faire 3 quartiers durant le voyage, à l’arrivée, en revenant du Nord ou du Sud avant le départ et répartir ce qu’on fait pour plus de simplicité ?
Sachant qu’après l’arrivée, nous irons faire les visites grand palais, bouddha d’émeraude… probablement le marché du WE arrivant un mercredi mais aussi sans doute aller dans d’autres quartiers, monter une fois en haut d’un gratte-ciel, je ne sais et peut-être plein d’autres choses… Donc peut-être que kao san road et alentours serait mieux pour les premiers jours.
Est-ce que vous auriez des idées d’hôtels avec climatisation, relativement propres et pas trop bruyants, je n’ai pas de prix, mais plutôt vers 1 200-1 500 bats max, si ça peut être moins… je dis ça, avec les promos ensuite sur bbooking et Cie, j’affinerai ce que je peux mettre.
Tout ce que je peux économiser sur l’hôtel permettra plus de choses ensuite.
Un hôtel facile d’accès quand on vient des transports de l’aéroport, pas trop loin des transports pour aller dans les gares de bus ou train pour repartir et disons pas trop loin de kao san road pour les agences et de l’animation pour le soir si c’est dans ce quartier.
Mais pas non plus un hôtel sans fenêtre ou avec la grille qui donne sur la rue animée et les bestioles comme j’ai pu en observer par le passé.
J’aimerais ne pas avoir à trop marcher dans la pollution non plus, j’en ai un peu souffert les fois précédentes et être trop éloigné des coins touristiques.
Car un hotel peut sembler bien placé mais quand on y est, on doit se taper des boulevards et se prendre plein de gaz pour rejoindre…
Ou dans d’autres quartiers éventuellement avec accès au métro et à la rivière ou des suggestions.
Par exemple, est-ce qu’un hôtel dans un autre quartier, je dis ça au hasard de l’autre côté qui aurait un accès à la rivière facilement via le métro ou à pied, permettrait d’aller visiter ensuite le quartier des monuments ?
Idem le plus pratique pour rejoindre les gares de bus et train…
Important, il me faut un accès internet. Sinon, je ne suis pas trop exigeant sur le confort, la clim, le wifi ou internet, je suis ouvert.
Désolé, je sais il y a déjà des milliers de post, j’en ai lus beaucoup mais avec mon système de vocalisation, ce n’est pas non plus très pratique et ce site comme nombreux n’est pas parfaitement accessible et demande énormément de temps de lire, trouver les messages et je perds des heures…
Donc je commence par l’hôtel et tenter de dessiner à peu près un itinéraire.
Ensuite peut-être que je pourrai affiner.
Comme vous voyez, j’ai lu plein de trucs, je connais et en même temps, je suis un peu pommé.
Grands remerciement d’avance
J’ai les billets d’avion, Malaisia arrivée le matin le 1 juillet, départ le 26 vers 18 H 30 pour 450 euros avec petite escale à KUL.
J’aimerais un petit ou un grand coup de main pour mon itinéraire, choix, pour hôtels, etc.
En gros, je dispose d’un petit mois, 25 jours et je suis accompagné d’un ado.
J’ai parcouru le Lonely planet, (vocalement après conversion word compliqué au passage avec des retours à la ligne et une conversion…) j’ai lu 10 000 choses et à la fin j’ai tout oublié
Je précise que je suis aveugle, du coup, j’ai vraiment du mal à situer les différentes villes du notamment du Nord.
Pour les iles et la plage, j’ai lu beaucoup de messages et au final je suis aussi hésitant voire perplexe face aux choix.
Effectivement, Samui et les 2 autre iles, j’y suis déjà passé et chaque année c’est disons moins attirant pour moi, notamment j’ai peur d’exploser mon budget, moi ça va mais mon ado il mange beaucoup plus et il faut l’occuper…
Par exemple il va vouloir faire de la plongée mais là aussi sans en avoir fait avant, ça va me couter un bras, hôtels, restos, etc. tarifs des bateaux qui m’ont l’air d’avoir bien flambé, idem pour les hôtels, restos, activités, ?
Car samui, sans véhicule, c’est sans cesse aussi discuter les taxis collectifs surtout le soir, soit sur une plage peu animée soit au contraire l’excès de Chaweng, peut-être plus agréable en juillet ? Lamai avec ses bars à filles, exclu de prendre le bungalow ici pourtant moins cher de mémoire, Chaweng j’ai pas logé là bas, mais ça me semble cher et tout le monde les uns sur les autres, des tas de restos mais à touristes.
Ko tao, j’ai cru comprendre que c’était cher et surtout aussi comme pour Ko pha ngan est-ce que je vais pas me retrouver coincé sur une plage sans pouvoir faire le tour facilement…
Je ne suis pas contre le calme mais il me faut à la fois le calme mais accès facilement aussi à des coins qui bougent et accès aux services, restos de tout prix, activités et pas être tributaire et coincé sur place avec le resto de l’hotel par exemple et m’ennuyer.
Sinon, à l’ouest, je serais plus attiré par les iles de l’autre coté, certes la météo mais un peu de pluie gênante mais avec la chaleur, ça passe, si c’est compensé par une vie plus agréable, beaucoup moins chère et des activités plus accessibles et des plages plus belles…
Donc du coté de phuket, etc.…
Aussi Ko Chang semble un bon compromis mais au mois de juillet je ne suis pas sûr mais me semble plus facile à organiser sur place, sauf que peut-être au mois de juillet les iles en face risquent de fermer ? Sur le papier de ce côté ça a l’air pas mal mais on lit tout et son contraire…
Pour le Nord, je me demande, s’il ne serait pas possible de faire une boucle du style Nord-Ouest, Nord-Nord, Nord-est et revenir à Bangkok avec des escales et des trajets moins longs et éviter de faire le trajet Bankok-Chiang mai tout simplement ou seulement à l’aller ?
J’ai lu le guide mais n’ai pas tout compris, j’ai l’impression qu’en revenant du Nord-est ce n’est pas si loin de BKK, après être allé à CM par exemple ou au N-O …
Autant dire que pour moi, les temples c’est pas ce que je recherche le plus et que mon ado lui si il a déjà fait les visites incontournables à Bangkok, une ou deux visites culturelles de temps en temps, il risque de n’être pas très demandeur de marches culturelles au soleil tous les jours sauf exceptions…
Par contre varier tous les 3 jours environ, voyager, découvrir, il doit y avoir moyens de faire des étapes et voir plein de trucs, bien profiter.
Car je dois concilier le fait de toujours faire toujours tout à pied, je veux éviter aussi sur place au maximum les galères pour aller trouver l’agence, acheter des billets de bus ou train, perdre trop de temps dans des circuits où on met plus d’énergie à organiser qu’à en profiter.
Par exemple, sukothai par exemple ou Ayutthaya à pied, ça serait une galère sans doute et des étapes qu’on pourrait éviter sans doute ?
Donc, plutôt animaux, balades sur rivières, balades dans les marchés, contacts locaux, etc. et des visites bien sûr mais facilement accessibles en bus ou à pied sans trop galérer.
Alors, j’avais vu je ne sais plus où en lisant le guide du coté de chiang rai par exemple, des escales possibles plus authentiques et des petits trajets sur la rivière pour rejoindre…
Chian mai disons 2 ou 3 jours maximum, visite temple et 3 bricoles, les treks j’ai fait il y a 25 ans environ, à CM, ça ne me tente pas, j’aimerais bien qu’il puisse approcher les éléphants mais pas dans ces treks avec lesquels on visite des villages qui doivent voir passer des centaines de milliers de touristes et puis j’ai vieilli et n’ai plus trop la santé.
Pour les éléphants, il y a bien les organismes de protection mais ça me semble souvent très couteux ou bien peut-être que dans d’autres régions que CM on pourrait le faire…
J’ai bien pensé à tous ces parcs nationaux que j’ai survolés mais là aussi à moins d’être véhiculé ça ne m’a pas l’air très pratique sauf peut-être à trouver des bons plans un peu organisés.
Par contre, en lisant la région du Nord-est, même si j’ai tout oublié, les noms des villes je trouvais ça plus intéressant, plus sympa que Chiang Mai, sauf pour quelques exceptions à faire à CM faisables rapidement et plein de choses à faire et à à voir et comme j’ai tout lu à l’oral faudrait que j’aille relire les orthographes.
Pour BKK les temples, grand palais etc. du côté de Kao san road…
Je suis long mais c’est mon premier questionnement, qu’est-ce qui est le mieux.
Du coté de kao san road, il me faut un hotel qui soit proche des transports, rivière mais pour moi le plus pratique ça me semble le métro.
Et est-ce si intéressant de loger vers kaosan road pour se balader dans BKK.
Par exemple, si je prends l’axe Sukhumvit sans voir je me le représente très bien, une grande artère coupée de sois numérotés, là je ne me perds pas, j’ai des tas de repères, le métro, les restos, des hotels, juste à repérer l’escalier qui coupe l’axe pour traverser ou prendre les métros, trouver facilement une agence dont j’ai l’adresse ou pasetc, juste le problème des filles le soir qui risquent de faire tourner la tête du garçon qui pense déjà beaucoup trop à ça…
Mais on peut loger après les premiers sois et éviter la partie la plus chaude.
Pour les prix, ça m’a pas l’air beaucoup moins cher du coté de kao san road en rapport qualité/prix que d’autres quartiers ?
Surtout si souvent on doit aller traverser la ville en taxis pour revenir le soir ou en sortir ou pour rejoindre les bus et trains ou l’aéroport…
Mais on pourra faire 3 quartiers durant le voyage, à l’arrivée, en revenant du Nord ou du Sud avant le départ et répartir ce qu’on fait pour plus de simplicité ?
Sachant qu’après l’arrivée, nous irons faire les visites grand palais, bouddha d’émeraude… probablement le marché du WE arrivant un mercredi mais aussi sans doute aller dans d’autres quartiers, monter une fois en haut d’un gratte-ciel, je ne sais et peut-être plein d’autres choses… Donc peut-être que kao san road et alentours serait mieux pour les premiers jours.
Est-ce que vous auriez des idées d’hôtels avec climatisation, relativement propres et pas trop bruyants, je n’ai pas de prix, mais plutôt vers 1 200-1 500 bats max, si ça peut être moins… je dis ça, avec les promos ensuite sur bbooking et Cie, j’affinerai ce que je peux mettre.
Tout ce que je peux économiser sur l’hôtel permettra plus de choses ensuite.
Un hôtel facile d’accès quand on vient des transports de l’aéroport, pas trop loin des transports pour aller dans les gares de bus ou train pour repartir et disons pas trop loin de kao san road pour les agences et de l’animation pour le soir si c’est dans ce quartier.
Mais pas non plus un hôtel sans fenêtre ou avec la grille qui donne sur la rue animée et les bestioles comme j’ai pu en observer par le passé.
J’aimerais ne pas avoir à trop marcher dans la pollution non plus, j’en ai un peu souffert les fois précédentes et être trop éloigné des coins touristiques.
Car un hotel peut sembler bien placé mais quand on y est, on doit se taper des boulevards et se prendre plein de gaz pour rejoindre…
Ou dans d’autres quartiers éventuellement avec accès au métro et à la rivière ou des suggestions.
Par exemple, est-ce qu’un hôtel dans un autre quartier, je dis ça au hasard de l’autre côté qui aurait un accès à la rivière facilement via le métro ou à pied, permettrait d’aller visiter ensuite le quartier des monuments ?
Idem le plus pratique pour rejoindre les gares de bus et train…
Important, il me faut un accès internet. Sinon, je ne suis pas trop exigeant sur le confort, la clim, le wifi ou internet, je suis ouvert.
Désolé, je sais il y a déjà des milliers de post, j’en ai lus beaucoup mais avec mon système de vocalisation, ce n’est pas non plus très pratique et ce site comme nombreux n’est pas parfaitement accessible et demande énormément de temps de lire, trouver les messages et je perds des heures…
Donc je commence par l’hôtel et tenter de dessiner à peu près un itinéraire.
Ensuite peut-être que je pourrai affiner.
Comme vous voyez, j’ai lu plein de trucs, je connais et en même temps, je suis un peu pommé.
Grands remerciement d’avance
Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Road trip caucasien: Géorgie et Arménie English translation pending
Le mois d'Août s'achève et avec lui le "périple" caucasien....
Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Ébauche d'un projet pour la Namibie en été 2011 English translation pending
Bonjour,
habitué du forum, puisque j'ai construit pas mal de voyages ( pour les USA et le Canada) avec son aide, je sollicite des conseils pour mon nouveau projet.
J'en suis aux balbutiements, j'ai déjà lu pas mal de carnets de voyages, mais bien sur plein de questions me viennent à l'esprit :
Tout d'abord mon cahier des charges :
Période : été 2011
Durée : entre 2 et 3 semaines
Budget : dur à dire, il y a tellement de choses à tenir compte à mon stade de réflexion, mais à coup sur on ne va pas taper dans le grand luxe .
Nombre : surement 3, mais si ma fille se décide 4, et peut être 8 si on convaint des amis.
Voiture - hébergement : Première question : 4*4 avec tentes sur le toit ( on n'est pas du tout, du tout camping : je suis prêt à voir, mais il faudra convaincre mon entourage), ou lodges ( attention aux prix !). Sur ce que j'ai lu, il semble qu'il existe des lodges qui soient de prix corrects sans être des lodges de luxe ( ça j'en ai vu!!), est-ce vrai ?
Deuxième question : avantages et inconvénients du camping par rapport au lodges ( prix, mis à part) ? Proximité par rapport à la nature ? etc ...
Les goûts : Les grands espaces, les animaux, les rencontres avec les gens
Intérêts de visite :
Par rapport aux carnets de voyages que j'ai lu, j'aimerai (cela me semble très classique) voir :
Les dunes de Sesriem ( sossuvlei)
La côte avec les dauphins et baleines
Twylfontein
Epupa falls
Rencontre avec les Himbas
Etosha.
Il ya bien sur plein d'autres choses d'après ce que j'ai lu, mais tout ne sera pas possible, car je préfère prendre le temps.
Le Fish river canyon, les chutes victoria, okavongo, sont à mon avis à oublier, mais par contre par rapport à l'ébauche qui suit je suis sur qu'il y a plein de choses à rajouter et à compléter.
Une toute première ébauche faite un peu à l'aveugle et qui va susciter, je l'espère, des réactions:
Windhoek
Mariental
Sesriem (2nuits)
Walwis Bay
Brandberg
Twylfontein
..........
Opuwo
Epupa ( 2 nuits)
Opuwo
Etosha ( 3nuits)
........
Windhoek
Il y a des trous à compléter, des lieux choisis un peu à l'instinct ( dur à évaluer le temps de trajet), des nombres de nuits, mais bien sur, à la fin on sera loin de tout ceci ( à mon avis)
Donc j'attends avec impatience vos avis Merci a+
Il y a des trous à compléter, des lieux choisis un peu à l'instinct ( dur à évaluer le temps de trajet), des nombres de nuits, mais bien sur, à la fin on sera loin de tout ceci ( à mon avis)
Donc j'attends avec impatience vos avis Merci a+
Cherche organisation humanitaire English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je souhaiterais m’engager dans une organisation humanitaire. Je ne sais pas comment m’y prendre. Est ce que quelqu’un aurait des infos ou des conseils à me donner.
Je suis une personne motivée, intéressée, animée par une grande curiosité intellectuelle qui souhaiterait se réorienter vers le milieu social et humanitaire. Aujourd’hui je me suis engagée au sein de la croix rouge social paris 6eme afin d’apporter une première aide. J’ai par ailleurs des compétences en marketing et finance mais je serais intéressée vers tout type de projets en tant que bénévole ou salarié. N’hésitez pas à me contacter si vous travaillez pour une association, ou avez eu les mêmes aspirations…
Merci beaucoup par avance Julie
Je souhaiterais m’engager dans une organisation humanitaire. Je ne sais pas comment m’y prendre. Est ce que quelqu’un aurait des infos ou des conseils à me donner.
Je suis une personne motivée, intéressée, animée par une grande curiosité intellectuelle qui souhaiterait se réorienter vers le milieu social et humanitaire. Aujourd’hui je me suis engagée au sein de la croix rouge social paris 6eme afin d’apporter une première aide. J’ai par ailleurs des compétences en marketing et finance mais je serais intéressée vers tout type de projets en tant que bénévole ou salarié. N’hésitez pas à me contacter si vous travaillez pour une association, ou avez eu les mêmes aspirations…
Merci beaucoup par avance Julie
Couple cherche mission de volontariat longue durée pour septembre 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 25 ans issu d'une formation de protection de l'environnement en milieu tropical (niveau licence) avec quelques actions de bénévolat à notre actif. Nous avons également une expérience d'un an en tant qu'instituteur FLE/FLS dans un village amérindien en site isolé en Guyane Française.
Nous désirons acquérir de l'expérience via le bénévolat/volontariat à l'étranger et cherchons des associations pouvant avoir besoin de nos compétences, ou autres, et ne demandant pas des prix exorbitants pour donner de soi.
N'hésitez pas à nous faire parvenir diverses pistes que nous prendrons le temps d'étudier.
Notre départ se situerai vers septembre 2009.
Merci d'avance pour vos réponses.
Effectuer un chantier volontaire: associations ou organismes vraiment sérieux? English translation pending
Bonjour,
Pour enrichir mon expérience et ma formation (je suis étudiant en science politique), je souhaitera effectuer un chantier volontaire cet été (ou l'été prochain si c'est trop tard...). j'ai cherché un peu et le net regorge d'association plus ou moins sérieuse qui propose des chantiers humanitaire un peu partout dans le monde. La destination n'est pas un facteur très important pour moi (du moins tout dépend du prix du billet d'avion...). je souhaiterai savoir votre avis sur quel assos ou organismes vraiment sérieux. car j'ai l'impression que beaucoup de ses séjours sont en faite des séjours touristiques pour occidentaux en mal d'humanisme... On m'a aussi raconté le cas de gens qui sont parti avec des assos, et une fois sur le terrain ils se sont bien rendu compte du manque de professionnalisme et de sérieux de celles-ci... c'est un bisness juteux il faut le dire....
Merci bien
léo
Pour enrichir mon expérience et ma formation (je suis étudiant en science politique), je souhaitera effectuer un chantier volontaire cet été (ou l'été prochain si c'est trop tard...). j'ai cherché un peu et le net regorge d'association plus ou moins sérieuse qui propose des chantiers humanitaire un peu partout dans le monde. La destination n'est pas un facteur très important pour moi (du moins tout dépend du prix du billet d'avion...). je souhaiterai savoir votre avis sur quel assos ou organismes vraiment sérieux. car j'ai l'impression que beaucoup de ses séjours sont en faite des séjours touristiques pour occidentaux en mal d'humanisme... On m'a aussi raconté le cas de gens qui sont parti avec des assos, et une fois sur le terrain ils se sont bien rendu compte du manque de professionnalisme et de sérieux de celles-ci... c'est un bisness juteux il faut le dire....
Merci bien
léo
Partir en mission humanitaire pour l'été 2009 English translation pending
Bonjour,
Je me présente succinctement, je suis encore étudiant, j'ai 21 ans et je voudrais pour cet été (2009) partir en mission humanitaire ... qu'importe le pays. Je n'ai pas de compétences particulières mais je suis un partisan de cet adage "quand on veut, on peut" ! La volonté et l'altruisme, je pense en avoir à revendre. Je voudrais donc avoir plus d'informations sur comment se passe un voyage humanitaire, ce qu'il faut savoir, ce qu'il faut prévoir, ce qu'il est recommandé d'avoir. Y a t-il parmi vous des gens qui ont déjà vécu ce genre d'expérience ? Comment faire pour mener à bien son projet ? Y a t-il des choses importantes à savoir ?
Chaque réponse sera une aide.
Cordialement, N.
Je me présente succinctement, je suis encore étudiant, j'ai 21 ans et je voudrais pour cet été (2009) partir en mission humanitaire ... qu'importe le pays. Je n'ai pas de compétences particulières mais je suis un partisan de cet adage "quand on veut, on peut" ! La volonté et l'altruisme, je pense en avoir à revendre. Je voudrais donc avoir plus d'informations sur comment se passe un voyage humanitaire, ce qu'il faut savoir, ce qu'il faut prévoir, ce qu'il est recommandé d'avoir. Y a t-il parmi vous des gens qui ont déjà vécu ce genre d'expérience ? Comment faire pour mener à bien son projet ? Y a t-il des choses importantes à savoir ?
Chaque réponse sera une aide.
Cordialement, N.
Sacoche et stratégie de rangement pour vélo English translation pending
Bonjour, je viens de faire mon premier petit WE en vélo camping. Je suis parti avec deux sacoches Ortlieb bikepacker et une tout petite sacoche de guidon. Je me demandais comment organiser le rangement dans les sacoches (mis à part la répartition du poids). par exemple mettre au-dessus la tente car on la sortira en premier, etc ... D'autre part est-ce que chaque jour vous faite un vidage total pour le bivouac quitte à tout ranger correctement à chaque départ le matin ?
Merci pour les idées.
Merci pour les idées.
Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.

Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses

A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.
Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.
The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...
I had a market overdose.
Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...
Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.
But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...
You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.
I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?
See? The digressions are starting already. Forgive me.
You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
Circuit au Pérou, en Bolivie et retour par l'Argentine English translation pending
Août, septembre et octobre 2017
Départ le 27 aout de Nouméa. Vol Air New Zetland NOUMEA/AUCKLAND/BUENOS AIRES Vol Latam BUENOS AIRES/LIMA/SANTA CRUZ. Nous avons choisi ce vol Lufthansa tour du monde qui offre un tarif très avantageux et permet des stops le long du parcours, deux stops étant compris dans le tarif, arrivée prévue dans une ville d’Europe via Frankfurt, les arrêts supplémentaires étant facturés en sus. Arrivée à LIMA ce dimanche à minuit après 30 heures de voyage Nous logerons pour quelques heures dans l'hôtel à la sortie de l'aéroport. Lundi 28 août : Départ vers la Bolivie. Grosse chaleur à l'arrivée dans cette ville. Change 100 USD à l’aéroport, taxi 70 bol = 10 usd (paiement USD accepté). Nous logeons à l'Hôtel boutique Cosmopolitano au centre-ville, réservé avec Booking.com. La première nuit est facturée à 70 usd, les 3 nuits supplémentaires seront facturées plus chères. Dîner dans un restaurant, au menu : « empanadas » chausson de viande, salade pomme verte et céleri arrosés de bières boliviennes : 120 bol. Mardi 29 aout : Santa Cruz de la Sierra Départ en « colectivo » vers Samaipata 80 km à 1800 m d’altitude. Route très encombrée, conduite anarchique, ce qui contribue à décourager François à louer un véhicule ce qui était initialement prévu. Visite du musée du Village montagnard de Samaipata, (50 bol/pers tarif étrangers). Des panneaux explicatifs sur la culture des peuples pré-Inca et la collection d’objets usuels en poterie rendent cette visite très intéressante. Nous poursuivons vers El FUERTE, site préhispanique mystérieux occupée par les espagnoles pour installations de leur armée au 16ème siècle. Point de vue magnifique sur le parc national Amboro. Retour dans la soirée à Santa Cruz. Mercredi 30 aout : Santa Cruz de la Sierra Visite du centre de la ville : place du 24 septembre entourée de constructions préhispaniques anciennes, marché de la ville occupé essentiellement par des stalles de restauration. Cette gastronomie ne nous attire pas et surtout nous craignons pour nos estomacs fragiles. Repas à la pizzeria LABELLA NAPOLI 177 bol/p 2. Nous expédions par Western Union les 500 usd réclamés par l'agence TUPIZA TOURS. Retrait de dollars possible avec une carte de crédit dans les distributeurs. Cette monnaie étant nécessaire pour le règlement du solde du circuit réservé avec cette agence pour l'altiplano Bolivien, excursion que nous effectuerons à la fin de ce voyage. Soirée au restaurant « la Casa de Camba », renommée par sa cuisine typique de la région de Chiquitania. Les tables sont installées pour des familles boliviennes, toutes les générations sont présentes, plus de 20 convives par groupes familiaux. Établissement à recommander car authentique et sans connotation touristique. Jeudi 31 aout : Départ vers les missions jésuites - Nuit à Concepcion Nous préférons effectuer un circuit de 2jrs vers deux missions jésuites au nord de Santa Cruz, avec un chauffeur guide; ce dernier rencontré à l’hôtel nous a proposé cette formule pour 3000 bol tout compris (420 USD).
Nous traversons la Chiquitania -très belle région verte et ombragée - occupée par de grandes estancias d'élevage de bovins et de buffalos, route en partie asphaltée. REGION CHIQUITANIA Les missions Jésuites de cette région ont été créées au XVIIIème siècle :
Nous visiterons deux missions Jésuites de Chiquitos classées au patrimoine mondial de l’humanité dans les villages de - Saint Javier à 220 km au nord de SANTA CRUZ. Église restaurée en 1980. Visite avec guide. - Concepcion à 300 km au nord de SANTA CRUZ où nous assistons à la messe de 19 h. Eglise de la Conception restaurée dans les années 1980. Nuit dans un hostal réservé et réglé par le guide.
Vendredi 1er septembre CONCEPTION et retour vers SANTA CRUZ DE LA SIER Visite de la mission de La Conception accompagnés par le conservateur du musée de ce village. Il est l’auteur des peintures illustrant le chemin de croix de cette église, chacune d’elle comporte un message écologique : des scènes de coupes de grumes d’arbres chargées sur des camions, des forêts calcinées…. Cette visite sera passionnante dans la mesure où cette personne, d'origine indienne, a participé à la restauration de cette église en bois, elle nous fournira en outre beaucoup d'informations sur le rôle évangélisateur et pacificateur des jésuites, de l'organisation sociale des villages, de la formation des indiens au travail du bois et la confection des instruments de musique, jusqu'à l'apprentissage du violon.
Repas à San Javier, jus de fruits maracuya (fruits de la passion), soupe et riz au « charque » (viande de lama séchée), retour sur Santa-Cruz dans l'après-midi. Sur la route nous croisons deux jeunes hommes blonds en salopette, sur une carriole tirée par des chevaux. Le guide nous explique que ce sont des mennonites. Le mennonitisme est un mouvement religieux. Ses membres sont conservateurs et traditionnalistes, ils refusent le modernisme. Le gouvernement bolivien leur a attribué des dérogations pour leur installation dans cette région pour laquelle ils contribuent au développement économique surtout dans le domaine agricole. Ils sont les principaux producteurs de fromage.
Ce circuit et la découverte de l'histoire de cette région de l'Amérique du sud restera notre coup de cœur de ce voyage. Samedi 2 septembre : Arrivée LIMA Départ sur lima avec Latam. Taxi réservé au kiosque dans l’aéroport de LIMA : 60 soles. Installation à l’hostal "del patio" dans le quartier Miraflores. Nous dînons sur une terrasse du restaurant EL Parequito pour 121 soles de coquilles st Jacques gratinées, d'un ceviche de poisson, d'un "anticuchos" (brochettes de cœur), le tout délicieux.
Nous attendons Monique qui arrive depuis Marseille pour participer à notre circuit. Le gérant de l'hôtel nous propose de lui envoyer un taxi dont il utilise régulièrement les services pour l'accueillir à l'aéroport de Lima. Monique nous rejoint donc vers 20 h à l'hôtel. L’heure est au repos pour récupérer du décalage horaire et de la fatigue de ce long voyage. Dimanche 3 septembre : LIMA LE MATIN, nous faisons le point sur l’organisation du voyage. Nous nous organisons pour le suivi du voyage, Monique gèrera l’alimentation, pour ma part, ce sera le reste, étant responsable au premier chef de ce voyage en tant qu’organisatrice. François est chargé du retrait des fonds dans les distributeurs ou du change des euros et des dollars.
Pour la préparation du circuit, J’avais établi des tableaux prévisionnels des coûts de chaque poste de dépenses. Les tableaux joints en annexe ont été actualisés au fur et à mesure pour indiquer les coûts réels : - Trois fichiers joints à ce compte rendu reprennent les coûts des hôtels, des transports et des excursions pour nous trois. - Quelques indications de coûts sont données pour les repas afin de donner une moyenne du prix des repas. A noter que la majorité des hôtels offrent des petits déjeuners copieux. Le repas principal étant pris assez tard dans la journée, nous nous contenterons le soir d’une collation.
Ce matin nous procéderons à l’achat de billets auprès de la Compagnie de bus « Cruz Del Sur » pour assurer les trajets Lima/Paracas et Ica/Arequipa, les jours suivants.
Nestor, taximan, après nous avoir conduits à la gare, nous propose un tour du centre-ville et des quartiers historiques (180 soles). - Visite du centre historique, du palais présidentiel avec la relève de la garde présidentielle en fanfare. - Des groupes folkloriques défilent le long de la place Mayor, les danseurs sont vêtus de magnifiques costumes très colorés. - Promenade dans les rues, les maisons ont gardés leur caractère hispanique. Certaines sont délabrées. - Nous poursuivons le long du bord de mer jusqu’au quartier cochillos, Nestor nous conduit dans un resto de famille. Dégustation d’un pisco saur accompagné de divers plats : « conchas » gratinées au parmesan (coquille st Jacques), poisson cru servi en ceviche, crevettes et poulpes. Délicieux. Coût pour les 4 : 220 soles. - Découverte du vieux quartier Barranco. Retour à l’hostal. Lundi 4 septembre – LIMA vers PARACAS Nestor nous conduit très tôt au terminal des bus de la compagnie Cruz del Sur (15 s) cette Cie est très connue car elle dessert plusieurs pays d’Amérique du sud. Route LIMA/PARACAS: 5 h. A l’arrivée au terminal des bus, un taxi nous attend (10 s) Hôtel Santa Maria. . A l’hôtel, Le point est fait sur le programme à venir : chambre + excursion des Ilas Ballestas ( coût 250s). Cette excursion est offerte avec le prix de la chambre triple. Nous réservons pour l’après-midi le tour privé pour le parc national 90 s, à notre charge. Réservation pour le lendemain d’un taxi Paracas/ gare routière Cruz Del Sur d’ICA (150 s) Hostal à recommander fortement, George francophone très professionnel a organisé le séjour. Pas de surprise dans les tarifs indiqués sur les échanges par messagerie. Contact : "reservas_santamaria@hotmail.com" "www.hostalsantamariaparacasExcursion parc national de Paracas : Départ immédiat, Entrée parc national 5 s/p + Tour privé 90 soles pour les trois payé au gérant de l’hôtel.
Le chauffeur au départ, nous propose une extension de l’excursion sur une côte plus éloignée (+60 s). 3 h de route sur des pistes sableuses, paysage aride, dunes de sables….Nous le suivons. Repas dans un resto dans la presque île proposé par le guide, nous sommes déçus par la qualité des plats de poissons surtout sur ce site marin. (Trop touristique). Mardi 5 septembre : Excursion îles Ballestas Départ 8 h vers l’embarquement. Des « lanchas » attendent les centaines de touristes. Nous sommes surpris que cette petite ville qui semblait endormie en accueille autant. Boletos : 5 s/P Des barques avec 36 personnes filent vers les îles occupées par des milliers d’oiseaux, quelques phoques paraissent sur les rochers. Les prises de vue sont difficiles compte tenu du nombre de passagers et des nombreuses barques navigant autour des îles. Retour 10 h. Belle excursion toutefois à recommander. Avant de prendre la route vers ICA nous déjeunons dans un resto sur le front de mer d’un « Ceviche » de poisson (spécialité nationale) et d’une petite friture de poisson, excellent, coût 95 s. Recette du ceviche : 1 kg de filet de poisson très frais à chair ferme, 1 oignons rouge, 1 patate douce, 1 gousse d'ail, 1 piment oiseau, coriandre haché. Cuire la patate qui servira d'accompagnement. Découper en dés le poisson, ajouter le jus du citron, laissé reposer 10 mn. Ajouter à la préparation l'oignon coupé en lamelles, la gousse d'ail écrasée au mortier, le piment découpé en fine lamelles (doser en fonction de votre goût), la coriandre ciselée. Laisser reposer 5 mn et servir accompagné de la patate douce. On peut ajouter des grains de maïs toastés. On peut compléter le « ceviche » de poisson de fruits de mer comme la coquille saint jacques etc…. Départ à 13h vers ICA en taxi privé. Le paysage est désertique, plusieurs plantations d’asperges sur des terres arides et sablonneuses et de nombreuses serres bordent la route. Arrêt à la cave de production de Pisco, courte présentation de la méthode de vinification et distillation. Une dégustation de Pisco et de cocktails nous est offerte. Impossible de résister à ce doux breuvage (à consommer avec modération) Nous poursuivons vers ICA ville brouillonne, avec une circulation anarchique. Le taximan nous dépose au terminal de Bus de Cruz Del Sur : voyage de nuit avec inclinaison des sièges à 160°, voyage confortable, mais plateau repas minable, un verre de coca ou de thé, pas de petit déjeuner. Nous sommes très loin du confort des trajets en bus en Argentine. Mercredi 6 au samedi 16 septembre : AREQUIPA Long séjour nécessaire pour l’adaptation à l’altitude (Conseil de notre médecin). Arrivée à 8h à la gare routière : taxi 12 soles jusqu’à l’hôtel la Casa de Ana dans le quartier de Yanahuara proche du centre-ville. Tarif avantageux compte tenu du séjour de 10 nuits 46 USD/n au lieu de 56 USD pour une chambre triple confortable et spacieuse. Excellent et copieux petit déjeuner : fruits, pains, confiture, œufs, « empanadas », pris sur la terrasse avec la vue sur le volcan Misti….. Accueil chaleureux de la maman d'Ana et de ses employées, toujours attentives, prêtes à satisfaire et à apporter des conseils à ses clients. Nous serons choyés tout au long du séjour, profitant de la terrasse et de la cuisine mises à disposition. Je vous conseille vivement ce B&B, vous ne serez pas déçus.
Découverte d’Arequipa au cours de ces 10 jours : - Visite de la ville en bus panoramique : 25 s/p. De très beaux édifices de l'époque coloniale donnent un cachet particulier à cette ville construite en sillar ( pierres volcaniques de couleur blanche). - Visite guidée du Monastère de Santa Catalina (40 s/p + 20 s guide). - A ne pas manquer son marché haut en couleur : échoppes de viandes de poulets, de lamas etc exposées sur des étals rustiques loin des conditions sanitaires usuelles en Europe.
- Un arrêt aux stalles de fruits exotiques pour déguster un délicieux jus de fruits 100 % naturel (30 soles). Des échoppes offrant des pommes de terre de nombreuses variétés, festival de couleurs, de goûts et de formes : 5000 espèces existent, 3500 sont originaires du Pérou, 75 espèces y sont cultivées. Nous découvrons des stands de plantes et de fleurs médicinales, de fœtus de lamas, destinés aux cérémonies de croyances traditionnelles.
Les déplacements dans la ville coûtententre 5 et 10 soles en taxi.
Circuit touristique des environs en bus durant 5 h : 465 s p. 3. Intéressant dans la mesure où nous traversons les villages campagnards à la périphérie de la ville, avec leur culture en terrasse. Arrêt aux points de vue sur les vallées traversées de torrents. Visite du musée consacré aux combats de taureaux et tout spécialement à leur champion MENELIK. Des combats sont organisés tous les dimanches dans les villages alentour.
Restaurants recommandés : - La terraza, vue sur la Plaza de Armas. - la picanteria de Nuevo Palomino dans Yanahuara, cuisine traditionnelle servie dans une jolie cour décorée par des ustensiles de cuisine à l’ancien temps. - Chicha : dans un bâtiment historique en « sillar », resto très chic, mets délicieux du terroir prépares par le chef Gaston Acurio. - Dimas, rue Santa Catalina, au fond du patio. Excellente carte d’une douzaine de plats, délicieux, décor sobre dans des alcôves en « sillar ». Goûtez le mojito revisité aux fruits de la passion. Coût très raisonnable pour cette qualité et pour ce cadre. - Zig-zag en face de l'église San Francisco, plats originaux, bien présentés. - Dans les échoppes autour de la place de Yanahuara dégustation d’« helado de queso », glace parfumée à la cannelle. Des jeunes filles en costumes traditionnelles les préparent dans une bassine de cuivre reposant sur une cuve de glace. Samedi 16 septembre : départ vers le canyon de Colca – YANQUE Trajet touristique en minibus, 100 soles/p, plusieurs arrêts en chemin pour observer alpagas, lamas, vicunias. Accès au canyon (boleto) 70 s p.p La route passe par le col de Patapampa à 4910 m d'altitude, arrêt au point de vue d'où il est impossible de voir les trois volcans masqués par les nuages, le temps est froid avec la neige qui commence à tomber. Descente avec une vue magnifique vers le canyon de Colca à Chivay où un buffet est servi dans le restaurant « El Turko » 25 s/p, tous les plats sont délicieux.
L’après- midi sous la pluie nous allons aux thermes de Yanque, après la traversée d’un petit pont suspendu (entrée 15 s/p) nous accédons à plusieurs bassins à t° différentes, les cabines pour se changer sont très rustiques, nous entrons dans les bassins d’eau très chaude pour passer un agréable moment .
Au retour le bus nous laisse à l’hôtel réservé à Yanque au « Miskywasi » 75 USD p3, petit déjeuner compris. Nous y resterons deux nuits l’hôtel est très confortable. Les propriétaires sont très attentionnés, les repas servis sont excellents : pour les deux dîners et le déjeuner 84 euros apéritifs compris. Le petit déjeuner est très copieux. Hôtel à recommander. Dimanche 17 septembre - YANQUE Marche de 4 h a/r au départ de l’hôtel vers le site précolombien UyoUyo sur le versant opposé du Canyon. Traversée d’un pont suspendu, rencontre avec des villageois qui escaladent d'un pas rapide les montagnes en direction de leur village, alors que nous peinons sur les sentiers caillouteux.
Rencontre sur le chemin de cet alpaga, qui nous a approchés menaçant, cabré sur ses pattes arrière. Il nous a poursuivis à l’intérieur du mini musée….. Heureusement le gardien l’a refoulé et nous avons pu passer. Lundi 18 septembre –CANON DE COLCA – RETOUR AREQUIPA Nous poursuivons le circuit du canyon de Colca avec l’agence d’Arequipa, le bus passe nous prendre sur la place du village, nous rejoignons un groupe de touristes partis très tôt d’Arequipa. Arrêt dans le village de Maca caractérisé par son église. Puis au mirador de La Croix des condors. Des dizaines de bus et des centaines de touristes stationnent pour observer le vol des condors. Ils sont rares, une dizaine au plus. Déception pour certains, pour notre part, nous en avions déjà vu à plusieurs reprises lors de notre grand circuit en 2014. Ce site ne mérite pas à mon sens sa renommée.
Les deux versants du canyon sont occupés de terrasses agricoles étagées, ce qui donnent un panorama extraordinaire. Excursion à ne pas rater.
Retour sur Arequipa après une pause repas dans un resto campagnard. Sur le retour qq arrêts pour apercevoir alpacas et lamas broutant l’herbe des lagunas. Nous rentrons à la casa de Anna pour récupérer les bagages et rejoindre le terminal des bus : bus de nuit vers Cusco avec la Cie Oltursa au prix de 103 soles/p. Le bus est confortable mais le plateau repas est nul. Un conseil, prendre son repas avant de monter dans le bus. Du Mardi 19 au 25 septembre : Cusco et la vallée Sacrée. Arrivée à 7 h à Cusco. Nous allons chez William, un français marié à une péruvienne. Parents de deux jumeaux très sages, ils louent des chambres dans leur appartement. Après deux nuits nous préférons ns installer dans un Hôtel au centre-ville, formule plus impersonnelle qui nous convient mieux. L’hôtel Amerinka dans la rue piétonne -rue Marques- est à 400 m de place d’Armes. 1 er jour : Cusco : Plaza de ARMAS et Monolithe équarri aux 12 angles Cette journée sera consacrée à l’organisation du séjour d’une semaine : achat des boletos (billets d’entrée) :-boleto 10 sites et 5 musées ns permettra de visiter les sites les plus importants : 130 soles /p - entrée Machupichu 152 soles/p - paiement des billets de train chez Inka Rail, réservé par internet : 463 USD réglés par carte de crédit. 2 ème jour : site Inca SAQSAYHUAMAN Avec un taxi nous allons découvrir le site inca Saqsayhuamàn, forteresse construite dans un but défensif, les blocs constituant les murs sont impressionnants, l’esplanade est grandiose. Nous redescendons à pieds vers la ville. Visite du musée de l’Inka (10 s/p), les panneaux informatifs sur le monde inca et sur l’environnement sont très instructifs. A ne pas louper même si ce site n'est pas repris dans la liste des 5 musées pour lesquels nous avons payé l'entrée 3ème jour : Site Inca PISAQ Nous arrêtons un taxi pour aller à la gare pour prendre un bus allant à Pisaq. Le chauffeur nous propose de nous conduire directement à Pisaq et vers d’autres sites pour la somme de 160 soles/jour. Nous acceptons cette offre et la renouvellerons les jours suivants pour découvrir les sites Inca de la Vallée Sacrée. Nous apprécierons la formule « taxi », les déplacements étant bien plus faciles conduits par un chauffeur connaissant bien la région, gardant les sacs à dos pendant les visites pour une somme relativement raisonnable. Après la visite des trois premiers sites : visite du site Q’engo, Tambomachayet Puca Pukara, ces deux derniers étant assez proches, nous roulons pendant une ½ h vers le village de Pisaq, ns grimpons vers le site Inka de Pissaq où notre chauffeur se faufile entre van et mini bus, grosses affluence de touristes. Nous découvrons ce site grandiose sous un vent violent : cultures en étage et fort inca. 4 ème jour : Sites des Salinas de MARAS et de MORAY Ns poursuivons avec notre chauffeur José qui ns conduit aux salines de Maras : plus de 300 bassins pour recueillir le sel (entrée 10 /p), le site est magnifique, nous n’arrêtons pas de prendre des photos.
Ensuite nous allons vers Moray. Ns descendons vers les cultures étagées et suivons le chemin balisé.
Ces terrasses agricoles inca de forme circulaire avaient pour objet de créer des microclimats pour cultiver de nombreuses variétés de plantes des Andes, des milieux tempérés et des Yungas (végétation tropicale). Sur le retour vers Cusco nous nous arrêtons à Chicheros, village renommé pour ses tisseuses traditionnelles, nous écoutons les explications d'une petite jeune femme sur les tissages, les teintures etc…. Nous poursuivons vers les ruines inca de ce village qui abrite une magnifique église comportant des plafonds en bois et des murs peints de l'époque du XVIème siècle, c’est tout simplement magnifique. Nous contemplons ces merveilles assis sur un banc (il est interdit de prendre des photos), Considérant notre intérêt, le conservateur nous donne son sentiment sur son appartenance au peuple quechuas et sur l'histoire du pays conquis par les espagnols. Il nous explique que son peuple a su conserver sa langue bien qu’à l’école c’était en espagnol qu’il fallait s’exprimer. 5 ème jour : CUSCO Cette Journée est consacrée aux musées et à une promenade dans la ville. Nous rencontrons deux classes d’enfants venant d’un village éloigné dans la Vallée sacrée, très timides, leurs joues portent des traces de brûlures causées par leur exposition au froid. Ils sontaccompagnés de leurs instituteurs. Ils viennent découvrir la capitale, ils sont regroupés pour la pause pique- nique. Nous demandons l’autorisation de les prendre en photo charmés par ces enfants vivant encore de façon traditionnelle. Dernière soirée à CUSCO, nous allons au restaurant « l’Inkagrille » avec musique andine. Les plats sont excellents, beaucoup de créativité pour présenter les mets locaux 6ème jour : OLLANTAYTAMBO José vient ns chercher et nous emmène à Ollantaytambo, point de départ pour Aguas Calientes. Un site inca à découvrir, flânerie dans le village qui comporte des ruelles étroites bordées de constructions dont la base est composée d’énormes blocs taillés, semblables à ceux de CUSCO.
Nous prenons le train vers Aguas Calientes. C’est dans une cohue incontrôlée que nous cherchons des indications, enfin des employés d’inca Trail brandissent des panneaux et les fixent sur les wagons. Nous montons dans le train pour une 1 h 40. Nuit à l’hostal Cusiqoylloy, un hôtel propre est correct pour une nuit 113 soles /n pour 2, nous prendrons deux chambres. Nous allons acheter nos tickets de bus pour le lendemain, ne pas oublier son passeport. Nous paierons en USD. Rapide tour dans la ville occupée essentiellement par des commerces touristiques pour rechercher un resto, ce soir ce sera une soupe. 7ème jour – MACHU PICHU Levée à 4 h30, petit déjeuner basique, à 5 h nous arrivons le long de la rivière, une longue queue nous attend pour monter dans le bus, attente 1 h20. A 7 h nous passons les contrôles d’entrées du Machu Pichu. Pas de chance, une petite pluie fine et la brume voilent le paysage. Nous optons pour le circuit 2 (plus accessible pour nous) impressionnés par le chemin constitué d‘escaliers pavés conduisant aux terrasses et au mirador du circuit 1. Nous suivons le parcours complet du deuxième secteur avec ses nombreuses marches en descente et en montée et son escalier vertigineux en descente.
Vers 11 h, le temps se découvre et, après réflexion (c’est un moment exceptionnel, un site exceptionnel, nous ne reviendrons jamais au Machu Pichu, alors autant mobiliser notre énergie) nous décidons de tenter le circuit 1 avec pour objectif d’admirer la cité dans son ensemble, de réaliser des photos marquantes et de s’imprégner de l’ambiance particulière de ce site unique. Ns repassons le contrôle à l’entrée et entamons la montée, lentement aidés de nos bâtons de marche. Nous serons récompensés de nos efforts
Un peu d’histoire : La citée inca du MACHU PICHU où vivait un souverain (en présence d’une cour et d’une garnison), était composée de maisons et de greniers -dont les ruines sont visibles- de cultures en terrasse, etc. Les incas construisirent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les pluies torrentielles qui tombent sur la région à la végétation dense. Nous en aurons un aperçu dans l’après-midi. Les espagnols n’ont jamais découvert cette citée inaccessible, enfouies dans la végétation. Le MACHU PICHU, citée inca, perchées à 3100 m d’altitude, appartient à la famille des grandes citées perdues.
Une pluie torrentielle se déverse au retour vers le village. Nous reprenons le train vers Poroy. José le taxi nous attend à la gare pour nous ramener à notre hôtel. Mardi 26 Septembre : Puno Nous avons opté pour le circuit touristique avec Tourismomer www.turismomer.com qui nous conduira de Cusco à Puno, au bord du lac Titicaca avec 5 arrêts touristiques dont un arrêt au restaurant LA PESCANA.
Village d’Andahuaylillas qui possède La magnifique église De San Pedro nommée « La chapelle Sixtine d’Amérique". À visiter sans hésitation, vous serez émerveillés par les sculptures, les peintures des fresques. Son plafond est recouvert par une décoration de style « mudéjar » avec des motifs de fleurs de fruits. Village de Raqchi (alt 3500m) et ses ruines pré-Inca. Village de Pukara : le Musée du village de Pukara expose desœuvres en pierres, une grande collection de monolithes, de céramiques et d’autres objets de cette grande culture pré- inca. Pour notre part vivant dans le Pacifique sud nous reconnaissons le style des statues polynésiennes et maories, ce qui nous laisse perplexes. Col de La RAYA à 4338 m d’altitude où nous attendent de nombreux vendeurs de souvenirs accompagnés d’alpagas. Mercredi 27 septembre Puno –Lac Titicaca Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca (3800 m d’alt.) est le berceau de la vie et de ses eaux est sorti le dieu Viracocha pour créer le monde.
Sur une journée, le seul circuit possible réservé auprès d’une agence de Puno (50 usd p.p) nous permet de naviguer vers les îles Taquine et Uros (50 usd p.p).
Sur l’île Taquine, nous ferons une longue marche à la rencontre du peuple Aymaras pour arriver en haut de l’île, nous avançons lentement le souffle court. Un court exposé sur la vie au confort spartiate des habitants dans cet espace réduit. Les femmes sont penchées sur leur tissage, les hommes tricotent sans cesse. Un maté de coca nous est servi, nous rejoindrons le bateau au nord de l’île en poursuivant notre marche. Cette île est connue pour son artisanat et ses tissages. Les Aymaras proposent à la vente leurs ouvrages : ceintures, bonnets, etc.
Poursuite de la navigation jusqu’au rivage de la péninsule de Capa chica où nous assistons après une mini cérémonie à l’adresse de la Pacha Mama, à la préparation du repas : viandes et légumes cuits dans un four tapissé de pierres chaudes à même le sol. Nous sommes familiarisés à ce type de cuisson dans le pacifique avec les Canaques, les polynésiens, etc… Poursuite vers les îles Uros, îles flotantes.
Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants (jonc Totora) et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme. L’attente des locaux qui ont étalé leurs travaux est notable, cela me gêne. Quelques touristes font une petite navigation sur une jonque en roseaux. Jeudi 28 septembre : Trajet en bus Puno-Copacabana- La Paz Le bus longe le lac Titicaca. Après deux heures de route, nous arrivons aux postes frontières, après avoir effectué les formalités de passage, arrêt 3 H à Copacabana en attendant la prochaine étape. Nous faisons une petite balade dans ce village style baroudeurs, qui ne nous plaît pas du tout. À 14 h nous montons dans un bus qui se remplit rapidement de touristes de tout âge. Surprise, une heure plus tard on nous invite à descendre pour traverser un détroit, le détroit de TIQUINA (3810 m altitude). Les voyageurs sont conduits vers de petites embarcations, le bus est chargé sur une barge qui tangue sérieusement tout au long de la traversée sous la houle. Moment épique.
Arrivée à LA PAZ, le chauffeur refuse d'aller au terminal et nous dépose devant son agence, chacun doit se débrouiller pour se rendre à son hôtel ou au terminal pour ceux qui doivent poursuivre leur voyage vers Uyuni, pas de taxi libre. Heureusement notre hôtel se situe une rue plus loin, il faut tirer les bagages sur la rue pavée et pentue, moment désagréable. Installation pour deux nuits à hôtel Alta vista. Hôtel correct. La chambre triple ne correspondant pas à l’offre de Booking, la propriétaire nous installe dans deux chambres plus confortables. Le petit déjeuner est servi au dernier étage qui offre une vue sur La Paz, ville surprenante par sa configuration et ses constructions, rouges en brique, accrochées sur les différents versants des collines. Vendredi 29 septembre au mercredi 4 octobre – La Paz Nous passons le troisième jour à l’hôtel TerrAndes tout près dans la rue Illampi du quartier historique et du marché des sorcières appelé aussi « mercado de hechicerias » lieu de vente d’objets rituels (fœtus de lamas séché, herbes, poudre magique, insectes séchés) et de pratiques de rites magiques de la culture Aymaras pour offrandes à la Pacha Mama. La marche y est ardue en raison du relief des rues, de l’état des trottoirs encombrés des stalles de petits marchands de toutes sortes. L’hôtel est agréable, le petit déjeuner pris au 8ème étage offre une vue splendide sur la ville et sur le quartier « El Alto » perché en haut de la ville à 4000 m d’altitude. Les journées seront occupées par des promenades dans les différents quartiers de la ville qui diffèrent totalement du centre historique, relativement pauvre. Nous découvrirons des quartiers aisés, de belles maisons, de beaux immeubles modernes. Plusieurs déplacements en téléphérique, le rouge pour El Alto, le jaune et le vert pour les quartiers riches du Sud de la ville, l’orange -inauguré trois jours plus tôt – pour Miraflores. La première sortie en téléphérique est réservée avec le tour « hanaqPacha Travel » Réservée sur tripadvisor au tarif de 195 bob/3 p.
Une soirée passée à l’ALTO pour assister aux combats de catch des Cholitas
Les repas seront pris dans les petits restos offrant pizzas et pâtes dans la rue Illampipour 8 à 10 euro p/p boissons comprises. Nous nous offrons un repas au restaurant « la Comédie » à Sopocachi pour 55 euro à trois avec des mets raffinés et un excellent service.
Les taxis se négocient à 12 bob le trajet. Les Micros bus transportent d’un quartier à l’autre, c’est prendre un risque à les utiliser sans connaître précisément les trajets empruntés et les quartiers traversés. Belle expérience, nous les avons utilisés plusieurs fois, ayant repéré quelques destinations, le coût est dérisoire (5 cts d’Euro). Mercredi 4 octobre – Vol La Paz-Sucre Avec BOA ns prenons le vol à l’aéroport d’EL ALTO 41OO m d’altitude, le passage coûte 50 USD /p.
Nous sommes attendus par Christophe, consul honoraire de France à Sucre. Nous logerons chez lui dans deux petites chambres assez vétustes (220 bol), pour un prix modique, il est vrai. Peu de confort, nous sommes près du centre-ville, la maison ancienne est construite autour de deux patios, nous avions fait ce choix en tenant compte du fait que Christophe a son agence de voyage. Ce qui nous a facilité l’organisation du déplacement privé à la découverte de l’arrière-pays et surtout le circuit de MARAGUA. Jeudi 5 au lundi 9 Octobre – SUCRE SUCRE est une ville très paisible, agréable, le centre est propre, les maisons chaulées de blanc ont conservé l’architecture hispanique. Visite dans le quartier Récoleta, du musée des arts autochtones et du textile des ethnies des villages environnants. À ne pas rater. Pause agréable sur le mirador de Recoleta à la sortie du musée tout proche. Restaurants de la ville : bons repas à « La Posada » et « El Solar » à des prix très raisonnables 40 bob le menu + boissons. Vendredi 6 octobre – Excursion à Macara En véhicule privé avec chauffeur et guide -excursion réservée auprès de Christophe- nous partons vers la cordillère de Los Frailes. Arrêt à Chataquilla, point de départ du sentier Inca (alt 3600 m) qui descend sur 4,5 km vers Chaunaca avec un dénivellement important. La randonnée offre des vues panoramiques sur la cordillère andine. François et Monique accompagnés du guide descendront pendant plus de 3 h moi je les attends à l’abri au bout du chemin. J’ai opté pour le trajet en véhicule sur une piste très sinueuse. Monique voulant marcher au rythme du guide et de François n’avait pas le temps de bien récupérer, elle peinera pour atteindre le bout du sentier. Mais l’honneur est sauf, elle est arrivée au bout fière d’elle. Premiers pas sur le sentier inca … Dans cette région sont installées les Jalq’a, communauté autochtone de Bolivie. Leurs tissages caractéristiques, toujours de couleur noire et rouge, représentent les Enfers ou le monde ‘d’en bas ‘. Dimanche 8 octobre- VillageTarabuco Il faut prendre un bus touristique 35 bob/p le dimanche matin 8h30 devant la cathédrale. Un marché paysan se tient le dimanche dans ce village : légumes, fruits, viandes, laine brutes, colorants pour les fils, pelotes de laine, vaisselle, vêtements enfin tout le nécessaire pour la vie en montagne. Des cantines offrent poulets frits, soupes, Des villageois en costumes authentiques -chapeaux casque, capes de laine- font leurs achats, impossible de les prendre en photos, refus catégorique.
Autour de la place et le long des ruelles, des boutiques de souvenirs, l’intérêt ici ce sont les sacs et les tissages manuels représentant La pacha Mama ou des scènes de croyances andines. Les prix sont plus élevés qu’à Sucre. Le Côté touristiques ne ns plait pas trop. Nous retournons au resto Wasi où un menu à 40 bob est servi, clôturé par un petit spectacle de danse bolivienne. Mardi 10 octobre Départ vers Tupiza Départ vers Tupiza à 7 h du matin. Nous avons opté pour un taxi privé car il aurait fallu prendre un bus de nuit ou aller en taxi à Potosí et y prendre un bus pour Tupiza, trop aléatoire, les bus boliviens ne sont pas de tout confort.
TAXI PRIVE : Le coût est de 170 usd. Pour sa réservation, aller en face au terminal des bus, des chauffeurs proposent des transports vers le sud, pour la ville de TARIJA. Nous négocions le trajet pour Tupiza, le chauffeur promet de prendre son van (véhicule très récent) et de nous conduire en personne. Une avance de 200 bob est versée avec remise d’une quittance. Le matin du départ, horaire respecté, mais ce n’est pas le même chauffeur et pas le même véhicule….. Déçus, nous embarquons néanmoins. Il s’avèrera que le jeune chauffeur, de bonne volonté, ne connait pas du tout la route de Tupiza, habitué à conduire autour de sa ville de TARIJA, il faudra tempérer sa conduite.
Le trajet est très agréable, nous longeons des rivières bordées de pâturages.
Nous arrivons à POTOSI (4090 m d’altitude). Nous faisons une petite incursion dans la ville pour visiter la Casa de la Moneda et la place centrale qui est occupée par des manifestants.
La mine de Potosi, El Cerro Rico (la montagne d’argent), a été exploitée pendant 3 siècles par les espagnols, au prix d’un génocide de 8 millions d’indiens aymaras, quechuas, et esclaves venus d’Afrique. Elle contribua à l’enrichissement de l’Espagne coloniale pendant plusieurs siècles. Ces mines sont toujours exploitées par des mineurs boliviens. Une suite sera consacrée pour l'Altiplano Bolivien et le retour via Villazon/Quiaca au nord de l'Argentine.
Départ le 27 aout de Nouméa. Vol Air New Zetland NOUMEA/AUCKLAND/BUENOS AIRES Vol Latam BUENOS AIRES/LIMA/SANTA CRUZ. Nous avons choisi ce vol Lufthansa tour du monde qui offre un tarif très avantageux et permet des stops le long du parcours, deux stops étant compris dans le tarif, arrivée prévue dans une ville d’Europe via Frankfurt, les arrêts supplémentaires étant facturés en sus. Arrivée à LIMA ce dimanche à minuit après 30 heures de voyage Nous logerons pour quelques heures dans l'hôtel à la sortie de l'aéroport. Lundi 28 août : Départ vers la Bolivie. Grosse chaleur à l'arrivée dans cette ville. Change 100 USD à l’aéroport, taxi 70 bol = 10 usd (paiement USD accepté). Nous logeons à l'Hôtel boutique Cosmopolitano au centre-ville, réservé avec Booking.com. La première nuit est facturée à 70 usd, les 3 nuits supplémentaires seront facturées plus chères. Dîner dans un restaurant, au menu : « empanadas » chausson de viande, salade pomme verte et céleri arrosés de bières boliviennes : 120 bol. Mardi 29 aout : Santa Cruz de la Sierra Départ en « colectivo » vers Samaipata 80 km à 1800 m d’altitude. Route très encombrée, conduite anarchique, ce qui contribue à décourager François à louer un véhicule ce qui était initialement prévu. Visite du musée du Village montagnard de Samaipata, (50 bol/pers tarif étrangers). Des panneaux explicatifs sur la culture des peuples pré-Inca et la collection d’objets usuels en poterie rendent cette visite très intéressante. Nous poursuivons vers El FUERTE, site préhispanique mystérieux occupée par les espagnoles pour installations de leur armée au 16ème siècle. Point de vue magnifique sur le parc national Amboro. Retour dans la soirée à Santa Cruz. Mercredi 30 aout : Santa Cruz de la Sierra Visite du centre de la ville : place du 24 septembre entourée de constructions préhispaniques anciennes, marché de la ville occupé essentiellement par des stalles de restauration. Cette gastronomie ne nous attire pas et surtout nous craignons pour nos estomacs fragiles. Repas à la pizzeria LABELLA NAPOLI 177 bol/p 2. Nous expédions par Western Union les 500 usd réclamés par l'agence TUPIZA TOURS. Retrait de dollars possible avec une carte de crédit dans les distributeurs. Cette monnaie étant nécessaire pour le règlement du solde du circuit réservé avec cette agence pour l'altiplano Bolivien, excursion que nous effectuerons à la fin de ce voyage. Soirée au restaurant « la Casa de Camba », renommée par sa cuisine typique de la région de Chiquitania. Les tables sont installées pour des familles boliviennes, toutes les générations sont présentes, plus de 20 convives par groupes familiaux. Établissement à recommander car authentique et sans connotation touristique. Jeudi 31 aout : Départ vers les missions jésuites - Nuit à Concepcion Nous préférons effectuer un circuit de 2jrs vers deux missions jésuites au nord de Santa Cruz, avec un chauffeur guide; ce dernier rencontré à l’hôtel nous a proposé cette formule pour 3000 bol tout compris (420 USD).
Nous traversons la Chiquitania -très belle région verte et ombragée - occupée par de grandes estancias d'élevage de bovins et de buffalos, route en partie asphaltée. REGION CHIQUITANIA Les missions Jésuites de cette région ont été créées au XVIIIème siècle :
Nous visiterons deux missions Jésuites de Chiquitos classées au patrimoine mondial de l’humanité dans les villages de - Saint Javier à 220 km au nord de SANTA CRUZ. Église restaurée en 1980. Visite avec guide. - Concepcion à 300 km au nord de SANTA CRUZ où nous assistons à la messe de 19 h. Eglise de la Conception restaurée dans les années 1980. Nuit dans un hostal réservé et réglé par le guide.
Vendredi 1er septembre CONCEPTION et retour vers SANTA CRUZ DE LA SIER Visite de la mission de La Conception accompagnés par le conservateur du musée de ce village. Il est l’auteur des peintures illustrant le chemin de croix de cette église, chacune d’elle comporte un message écologique : des scènes de coupes de grumes d’arbres chargées sur des camions, des forêts calcinées…. Cette visite sera passionnante dans la mesure où cette personne, d'origine indienne, a participé à la restauration de cette église en bois, elle nous fournira en outre beaucoup d'informations sur le rôle évangélisateur et pacificateur des jésuites, de l'organisation sociale des villages, de la formation des indiens au travail du bois et la confection des instruments de musique, jusqu'à l'apprentissage du violon.
Repas à San Javier, jus de fruits maracuya (fruits de la passion), soupe et riz au « charque » (viande de lama séchée), retour sur Santa-Cruz dans l'après-midi. Sur la route nous croisons deux jeunes hommes blonds en salopette, sur une carriole tirée par des chevaux. Le guide nous explique que ce sont des mennonites. Le mennonitisme est un mouvement religieux. Ses membres sont conservateurs et traditionnalistes, ils refusent le modernisme. Le gouvernement bolivien leur a attribué des dérogations pour leur installation dans cette région pour laquelle ils contribuent au développement économique surtout dans le domaine agricole. Ils sont les principaux producteurs de fromage.
Ce circuit et la découverte de l'histoire de cette région de l'Amérique du sud restera notre coup de cœur de ce voyage. Samedi 2 septembre : Arrivée LIMA Départ sur lima avec Latam. Taxi réservé au kiosque dans l’aéroport de LIMA : 60 soles. Installation à l’hostal "del patio" dans le quartier Miraflores. Nous dînons sur une terrasse du restaurant EL Parequito pour 121 soles de coquilles st Jacques gratinées, d'un ceviche de poisson, d'un "anticuchos" (brochettes de cœur), le tout délicieux.
Nous attendons Monique qui arrive depuis Marseille pour participer à notre circuit. Le gérant de l'hôtel nous propose de lui envoyer un taxi dont il utilise régulièrement les services pour l'accueillir à l'aéroport de Lima. Monique nous rejoint donc vers 20 h à l'hôtel. L’heure est au repos pour récupérer du décalage horaire et de la fatigue de ce long voyage. Dimanche 3 septembre : LIMA LE MATIN, nous faisons le point sur l’organisation du voyage. Nous nous organisons pour le suivi du voyage, Monique gèrera l’alimentation, pour ma part, ce sera le reste, étant responsable au premier chef de ce voyage en tant qu’organisatrice. François est chargé du retrait des fonds dans les distributeurs ou du change des euros et des dollars.
Pour la préparation du circuit, J’avais établi des tableaux prévisionnels des coûts de chaque poste de dépenses. Les tableaux joints en annexe ont été actualisés au fur et à mesure pour indiquer les coûts réels : - Trois fichiers joints à ce compte rendu reprennent les coûts des hôtels, des transports et des excursions pour nous trois. - Quelques indications de coûts sont données pour les repas afin de donner une moyenne du prix des repas. A noter que la majorité des hôtels offrent des petits déjeuners copieux. Le repas principal étant pris assez tard dans la journée, nous nous contenterons le soir d’une collation.
Ce matin nous procéderons à l’achat de billets auprès de la Compagnie de bus « Cruz Del Sur » pour assurer les trajets Lima/Paracas et Ica/Arequipa, les jours suivants.
Nestor, taximan, après nous avoir conduits à la gare, nous propose un tour du centre-ville et des quartiers historiques (180 soles). - Visite du centre historique, du palais présidentiel avec la relève de la garde présidentielle en fanfare. - Des groupes folkloriques défilent le long de la place Mayor, les danseurs sont vêtus de magnifiques costumes très colorés. - Promenade dans les rues, les maisons ont gardés leur caractère hispanique. Certaines sont délabrées. - Nous poursuivons le long du bord de mer jusqu’au quartier cochillos, Nestor nous conduit dans un resto de famille. Dégustation d’un pisco saur accompagné de divers plats : « conchas » gratinées au parmesan (coquille st Jacques), poisson cru servi en ceviche, crevettes et poulpes. Délicieux. Coût pour les 4 : 220 soles. - Découverte du vieux quartier Barranco. Retour à l’hostal. Lundi 4 septembre – LIMA vers PARACAS Nestor nous conduit très tôt au terminal des bus de la compagnie Cruz del Sur (15 s) cette Cie est très connue car elle dessert plusieurs pays d’Amérique du sud. Route LIMA/PARACAS: 5 h. A l’arrivée au terminal des bus, un taxi nous attend (10 s) Hôtel Santa Maria. . A l’hôtel, Le point est fait sur le programme à venir : chambre + excursion des Ilas Ballestas ( coût 250s). Cette excursion est offerte avec le prix de la chambre triple. Nous réservons pour l’après-midi le tour privé pour le parc national 90 s, à notre charge. Réservation pour le lendemain d’un taxi Paracas/ gare routière Cruz Del Sur d’ICA (150 s) Hostal à recommander fortement, George francophone très professionnel a organisé le séjour. Pas de surprise dans les tarifs indiqués sur les échanges par messagerie. Contact : "reservas_santamaria@hotmail.com" "www.hostalsantamariaparacasExcursion parc national de Paracas : Départ immédiat, Entrée parc national 5 s/p + Tour privé 90 soles pour les trois payé au gérant de l’hôtel.
Le chauffeur au départ, nous propose une extension de l’excursion sur une côte plus éloignée (+60 s). 3 h de route sur des pistes sableuses, paysage aride, dunes de sables….Nous le suivons. Repas dans un resto dans la presque île proposé par le guide, nous sommes déçus par la qualité des plats de poissons surtout sur ce site marin. (Trop touristique). Mardi 5 septembre : Excursion îles Ballestas Départ 8 h vers l’embarquement. Des « lanchas » attendent les centaines de touristes. Nous sommes surpris que cette petite ville qui semblait endormie en accueille autant. Boletos : 5 s/P Des barques avec 36 personnes filent vers les îles occupées par des milliers d’oiseaux, quelques phoques paraissent sur les rochers. Les prises de vue sont difficiles compte tenu du nombre de passagers et des nombreuses barques navigant autour des îles. Retour 10 h. Belle excursion toutefois à recommander. Avant de prendre la route vers ICA nous déjeunons dans un resto sur le front de mer d’un « Ceviche » de poisson (spécialité nationale) et d’une petite friture de poisson, excellent, coût 95 s. Recette du ceviche : 1 kg de filet de poisson très frais à chair ferme, 1 oignons rouge, 1 patate douce, 1 gousse d'ail, 1 piment oiseau, coriandre haché. Cuire la patate qui servira d'accompagnement. Découper en dés le poisson, ajouter le jus du citron, laissé reposer 10 mn. Ajouter à la préparation l'oignon coupé en lamelles, la gousse d'ail écrasée au mortier, le piment découpé en fine lamelles (doser en fonction de votre goût), la coriandre ciselée. Laisser reposer 5 mn et servir accompagné de la patate douce. On peut ajouter des grains de maïs toastés. On peut compléter le « ceviche » de poisson de fruits de mer comme la coquille saint jacques etc…. Départ à 13h vers ICA en taxi privé. Le paysage est désertique, plusieurs plantations d’asperges sur des terres arides et sablonneuses et de nombreuses serres bordent la route. Arrêt à la cave de production de Pisco, courte présentation de la méthode de vinification et distillation. Une dégustation de Pisco et de cocktails nous est offerte. Impossible de résister à ce doux breuvage (à consommer avec modération) Nous poursuivons vers ICA ville brouillonne, avec une circulation anarchique. Le taximan nous dépose au terminal de Bus de Cruz Del Sur : voyage de nuit avec inclinaison des sièges à 160°, voyage confortable, mais plateau repas minable, un verre de coca ou de thé, pas de petit déjeuner. Nous sommes très loin du confort des trajets en bus en Argentine. Mercredi 6 au samedi 16 septembre : AREQUIPA Long séjour nécessaire pour l’adaptation à l’altitude (Conseil de notre médecin). Arrivée à 8h à la gare routière : taxi 12 soles jusqu’à l’hôtel la Casa de Ana dans le quartier de Yanahuara proche du centre-ville. Tarif avantageux compte tenu du séjour de 10 nuits 46 USD/n au lieu de 56 USD pour une chambre triple confortable et spacieuse. Excellent et copieux petit déjeuner : fruits, pains, confiture, œufs, « empanadas », pris sur la terrasse avec la vue sur le volcan Misti….. Accueil chaleureux de la maman d'Ana et de ses employées, toujours attentives, prêtes à satisfaire et à apporter des conseils à ses clients. Nous serons choyés tout au long du séjour, profitant de la terrasse et de la cuisine mises à disposition. Je vous conseille vivement ce B&B, vous ne serez pas déçus.
Découverte d’Arequipa au cours de ces 10 jours : - Visite de la ville en bus panoramique : 25 s/p. De très beaux édifices de l'époque coloniale donnent un cachet particulier à cette ville construite en sillar ( pierres volcaniques de couleur blanche). - Visite guidée du Monastère de Santa Catalina (40 s/p + 20 s guide). - A ne pas manquer son marché haut en couleur : échoppes de viandes de poulets, de lamas etc exposées sur des étals rustiques loin des conditions sanitaires usuelles en Europe.
- Un arrêt aux stalles de fruits exotiques pour déguster un délicieux jus de fruits 100 % naturel (30 soles). Des échoppes offrant des pommes de terre de nombreuses variétés, festival de couleurs, de goûts et de formes : 5000 espèces existent, 3500 sont originaires du Pérou, 75 espèces y sont cultivées. Nous découvrons des stands de plantes et de fleurs médicinales, de fœtus de lamas, destinés aux cérémonies de croyances traditionnelles.
Les déplacements dans la ville coûtententre 5 et 10 soles en taxi.
Circuit touristique des environs en bus durant 5 h : 465 s p. 3. Intéressant dans la mesure où nous traversons les villages campagnards à la périphérie de la ville, avec leur culture en terrasse. Arrêt aux points de vue sur les vallées traversées de torrents. Visite du musée consacré aux combats de taureaux et tout spécialement à leur champion MENELIK. Des combats sont organisés tous les dimanches dans les villages alentour.
Restaurants recommandés : - La terraza, vue sur la Plaza de Armas. - la picanteria de Nuevo Palomino dans Yanahuara, cuisine traditionnelle servie dans une jolie cour décorée par des ustensiles de cuisine à l’ancien temps. - Chicha : dans un bâtiment historique en « sillar », resto très chic, mets délicieux du terroir prépares par le chef Gaston Acurio. - Dimas, rue Santa Catalina, au fond du patio. Excellente carte d’une douzaine de plats, délicieux, décor sobre dans des alcôves en « sillar ». Goûtez le mojito revisité aux fruits de la passion. Coût très raisonnable pour cette qualité et pour ce cadre. - Zig-zag en face de l'église San Francisco, plats originaux, bien présentés. - Dans les échoppes autour de la place de Yanahuara dégustation d’« helado de queso », glace parfumée à la cannelle. Des jeunes filles en costumes traditionnelles les préparent dans une bassine de cuivre reposant sur une cuve de glace. Samedi 16 septembre : départ vers le canyon de Colca – YANQUE Trajet touristique en minibus, 100 soles/p, plusieurs arrêts en chemin pour observer alpagas, lamas, vicunias. Accès au canyon (boleto) 70 s p.p La route passe par le col de Patapampa à 4910 m d'altitude, arrêt au point de vue d'où il est impossible de voir les trois volcans masqués par les nuages, le temps est froid avec la neige qui commence à tomber. Descente avec une vue magnifique vers le canyon de Colca à Chivay où un buffet est servi dans le restaurant « El Turko » 25 s/p, tous les plats sont délicieux.
L’après- midi sous la pluie nous allons aux thermes de Yanque, après la traversée d’un petit pont suspendu (entrée 15 s/p) nous accédons à plusieurs bassins à t° différentes, les cabines pour se changer sont très rustiques, nous entrons dans les bassins d’eau très chaude pour passer un agréable moment .
Au retour le bus nous laisse à l’hôtel réservé à Yanque au « Miskywasi » 75 USD p3, petit déjeuner compris. Nous y resterons deux nuits l’hôtel est très confortable. Les propriétaires sont très attentionnés, les repas servis sont excellents : pour les deux dîners et le déjeuner 84 euros apéritifs compris. Le petit déjeuner est très copieux. Hôtel à recommander. Dimanche 17 septembre - YANQUE Marche de 4 h a/r au départ de l’hôtel vers le site précolombien UyoUyo sur le versant opposé du Canyon. Traversée d’un pont suspendu, rencontre avec des villageois qui escaladent d'un pas rapide les montagnes en direction de leur village, alors que nous peinons sur les sentiers caillouteux.
Rencontre sur le chemin de cet alpaga, qui nous a approchés menaçant, cabré sur ses pattes arrière. Il nous a poursuivis à l’intérieur du mini musée….. Heureusement le gardien l’a refoulé et nous avons pu passer. Lundi 18 septembre –CANON DE COLCA – RETOUR AREQUIPA Nous poursuivons le circuit du canyon de Colca avec l’agence d’Arequipa, le bus passe nous prendre sur la place du village, nous rejoignons un groupe de touristes partis très tôt d’Arequipa. Arrêt dans le village de Maca caractérisé par son église. Puis au mirador de La Croix des condors. Des dizaines de bus et des centaines de touristes stationnent pour observer le vol des condors. Ils sont rares, une dizaine au plus. Déception pour certains, pour notre part, nous en avions déjà vu à plusieurs reprises lors de notre grand circuit en 2014. Ce site ne mérite pas à mon sens sa renommée.
Les deux versants du canyon sont occupés de terrasses agricoles étagées, ce qui donnent un panorama extraordinaire. Excursion à ne pas rater.
Retour sur Arequipa après une pause repas dans un resto campagnard. Sur le retour qq arrêts pour apercevoir alpacas et lamas broutant l’herbe des lagunas. Nous rentrons à la casa de Anna pour récupérer les bagages et rejoindre le terminal des bus : bus de nuit vers Cusco avec la Cie Oltursa au prix de 103 soles/p. Le bus est confortable mais le plateau repas est nul. Un conseil, prendre son repas avant de monter dans le bus. Du Mardi 19 au 25 septembre : Cusco et la vallée Sacrée. Arrivée à 7 h à Cusco. Nous allons chez William, un français marié à une péruvienne. Parents de deux jumeaux très sages, ils louent des chambres dans leur appartement. Après deux nuits nous préférons ns installer dans un Hôtel au centre-ville, formule plus impersonnelle qui nous convient mieux. L’hôtel Amerinka dans la rue piétonne -rue Marques- est à 400 m de place d’Armes. 1 er jour : Cusco : Plaza de ARMAS et Monolithe équarri aux 12 angles Cette journée sera consacrée à l’organisation du séjour d’une semaine : achat des boletos (billets d’entrée) :-boleto 10 sites et 5 musées ns permettra de visiter les sites les plus importants : 130 soles /p - entrée Machupichu 152 soles/p - paiement des billets de train chez Inka Rail, réservé par internet : 463 USD réglés par carte de crédit. 2 ème jour : site Inca SAQSAYHUAMAN Avec un taxi nous allons découvrir le site inca Saqsayhuamàn, forteresse construite dans un but défensif, les blocs constituant les murs sont impressionnants, l’esplanade est grandiose. Nous redescendons à pieds vers la ville. Visite du musée de l’Inka (10 s/p), les panneaux informatifs sur le monde inca et sur l’environnement sont très instructifs. A ne pas louper même si ce site n'est pas repris dans la liste des 5 musées pour lesquels nous avons payé l'entrée 3ème jour : Site Inca PISAQ Nous arrêtons un taxi pour aller à la gare pour prendre un bus allant à Pisaq. Le chauffeur nous propose de nous conduire directement à Pisaq et vers d’autres sites pour la somme de 160 soles/jour. Nous acceptons cette offre et la renouvellerons les jours suivants pour découvrir les sites Inca de la Vallée Sacrée. Nous apprécierons la formule « taxi », les déplacements étant bien plus faciles conduits par un chauffeur connaissant bien la région, gardant les sacs à dos pendant les visites pour une somme relativement raisonnable. Après la visite des trois premiers sites : visite du site Q’engo, Tambomachayet Puca Pukara, ces deux derniers étant assez proches, nous roulons pendant une ½ h vers le village de Pisaq, ns grimpons vers le site Inka de Pissaq où notre chauffeur se faufile entre van et mini bus, grosses affluence de touristes. Nous découvrons ce site grandiose sous un vent violent : cultures en étage et fort inca. 4 ème jour : Sites des Salinas de MARAS et de MORAY Ns poursuivons avec notre chauffeur José qui ns conduit aux salines de Maras : plus de 300 bassins pour recueillir le sel (entrée 10 /p), le site est magnifique, nous n’arrêtons pas de prendre des photos.
Ensuite nous allons vers Moray. Ns descendons vers les cultures étagées et suivons le chemin balisé.
Ces terrasses agricoles inca de forme circulaire avaient pour objet de créer des microclimats pour cultiver de nombreuses variétés de plantes des Andes, des milieux tempérés et des Yungas (végétation tropicale). Sur le retour vers Cusco nous nous arrêtons à Chicheros, village renommé pour ses tisseuses traditionnelles, nous écoutons les explications d'une petite jeune femme sur les tissages, les teintures etc…. Nous poursuivons vers les ruines inca de ce village qui abrite une magnifique église comportant des plafonds en bois et des murs peints de l'époque du XVIème siècle, c’est tout simplement magnifique. Nous contemplons ces merveilles assis sur un banc (il est interdit de prendre des photos), Considérant notre intérêt, le conservateur nous donne son sentiment sur son appartenance au peuple quechuas et sur l'histoire du pays conquis par les espagnols. Il nous explique que son peuple a su conserver sa langue bien qu’à l’école c’était en espagnol qu’il fallait s’exprimer. 5 ème jour : CUSCO Cette Journée est consacrée aux musées et à une promenade dans la ville. Nous rencontrons deux classes d’enfants venant d’un village éloigné dans la Vallée sacrée, très timides, leurs joues portent des traces de brûlures causées par leur exposition au froid. Ils sontaccompagnés de leurs instituteurs. Ils viennent découvrir la capitale, ils sont regroupés pour la pause pique- nique. Nous demandons l’autorisation de les prendre en photo charmés par ces enfants vivant encore de façon traditionnelle. Dernière soirée à CUSCO, nous allons au restaurant « l’Inkagrille » avec musique andine. Les plats sont excellents, beaucoup de créativité pour présenter les mets locaux 6ème jour : OLLANTAYTAMBO José vient ns chercher et nous emmène à Ollantaytambo, point de départ pour Aguas Calientes. Un site inca à découvrir, flânerie dans le village qui comporte des ruelles étroites bordées de constructions dont la base est composée d’énormes blocs taillés, semblables à ceux de CUSCO.
Nous prenons le train vers Aguas Calientes. C’est dans une cohue incontrôlée que nous cherchons des indications, enfin des employés d’inca Trail brandissent des panneaux et les fixent sur les wagons. Nous montons dans le train pour une 1 h 40. Nuit à l’hostal Cusiqoylloy, un hôtel propre est correct pour une nuit 113 soles /n pour 2, nous prendrons deux chambres. Nous allons acheter nos tickets de bus pour le lendemain, ne pas oublier son passeport. Nous paierons en USD. Rapide tour dans la ville occupée essentiellement par des commerces touristiques pour rechercher un resto, ce soir ce sera une soupe. 7ème jour – MACHU PICHU Levée à 4 h30, petit déjeuner basique, à 5 h nous arrivons le long de la rivière, une longue queue nous attend pour monter dans le bus, attente 1 h20. A 7 h nous passons les contrôles d’entrées du Machu Pichu. Pas de chance, une petite pluie fine et la brume voilent le paysage. Nous optons pour le circuit 2 (plus accessible pour nous) impressionnés par le chemin constitué d‘escaliers pavés conduisant aux terrasses et au mirador du circuit 1. Nous suivons le parcours complet du deuxième secteur avec ses nombreuses marches en descente et en montée et son escalier vertigineux en descente.
Vers 11 h, le temps se découvre et, après réflexion (c’est un moment exceptionnel, un site exceptionnel, nous ne reviendrons jamais au Machu Pichu, alors autant mobiliser notre énergie) nous décidons de tenter le circuit 1 avec pour objectif d’admirer la cité dans son ensemble, de réaliser des photos marquantes et de s’imprégner de l’ambiance particulière de ce site unique. Ns repassons le contrôle à l’entrée et entamons la montée, lentement aidés de nos bâtons de marche. Nous serons récompensés de nos efforts
Un peu d’histoire : La citée inca du MACHU PICHU où vivait un souverain (en présence d’une cour et d’une garnison), était composée de maisons et de greniers -dont les ruines sont visibles- de cultures en terrasse, etc. Les incas construisirent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les pluies torrentielles qui tombent sur la région à la végétation dense. Nous en aurons un aperçu dans l’après-midi. Les espagnols n’ont jamais découvert cette citée inaccessible, enfouies dans la végétation. Le MACHU PICHU, citée inca, perchées à 3100 m d’altitude, appartient à la famille des grandes citées perdues.
Une pluie torrentielle se déverse au retour vers le village. Nous reprenons le train vers Poroy. José le taxi nous attend à la gare pour nous ramener à notre hôtel. Mardi 26 Septembre : Puno Nous avons opté pour le circuit touristique avec Tourismomer www.turismomer.com qui nous conduira de Cusco à Puno, au bord du lac Titicaca avec 5 arrêts touristiques dont un arrêt au restaurant LA PESCANA.
Village d’Andahuaylillas qui possède La magnifique église De San Pedro nommée « La chapelle Sixtine d’Amérique". À visiter sans hésitation, vous serez émerveillés par les sculptures, les peintures des fresques. Son plafond est recouvert par une décoration de style « mudéjar » avec des motifs de fleurs de fruits. Village de Raqchi (alt 3500m) et ses ruines pré-Inca. Village de Pukara : le Musée du village de Pukara expose desœuvres en pierres, une grande collection de monolithes, de céramiques et d’autres objets de cette grande culture pré- inca. Pour notre part vivant dans le Pacifique sud nous reconnaissons le style des statues polynésiennes et maories, ce qui nous laisse perplexes. Col de La RAYA à 4338 m d’altitude où nous attendent de nombreux vendeurs de souvenirs accompagnés d’alpagas. Mercredi 27 septembre Puno –Lac Titicaca Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca (3800 m d’alt.) est le berceau de la vie et de ses eaux est sorti le dieu Viracocha pour créer le monde.
Sur une journée, le seul circuit possible réservé auprès d’une agence de Puno (50 usd p.p) nous permet de naviguer vers les îles Taquine et Uros (50 usd p.p).
Sur l’île Taquine, nous ferons une longue marche à la rencontre du peuple Aymaras pour arriver en haut de l’île, nous avançons lentement le souffle court. Un court exposé sur la vie au confort spartiate des habitants dans cet espace réduit. Les femmes sont penchées sur leur tissage, les hommes tricotent sans cesse. Un maté de coca nous est servi, nous rejoindrons le bateau au nord de l’île en poursuivant notre marche. Cette île est connue pour son artisanat et ses tissages. Les Aymaras proposent à la vente leurs ouvrages : ceintures, bonnets, etc.
Poursuite de la navigation jusqu’au rivage de la péninsule de Capa chica où nous assistons après une mini cérémonie à l’adresse de la Pacha Mama, à la préparation du repas : viandes et légumes cuits dans un four tapissé de pierres chaudes à même le sol. Nous sommes familiarisés à ce type de cuisson dans le pacifique avec les Canaques, les polynésiens, etc… Poursuite vers les îles Uros, îles flotantes.
Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants (jonc Totora) et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme. L’attente des locaux qui ont étalé leurs travaux est notable, cela me gêne. Quelques touristes font une petite navigation sur une jonque en roseaux. Jeudi 28 septembre : Trajet en bus Puno-Copacabana- La Paz Le bus longe le lac Titicaca. Après deux heures de route, nous arrivons aux postes frontières, après avoir effectué les formalités de passage, arrêt 3 H à Copacabana en attendant la prochaine étape. Nous faisons une petite balade dans ce village style baroudeurs, qui ne nous plaît pas du tout. À 14 h nous montons dans un bus qui se remplit rapidement de touristes de tout âge. Surprise, une heure plus tard on nous invite à descendre pour traverser un détroit, le détroit de TIQUINA (3810 m altitude). Les voyageurs sont conduits vers de petites embarcations, le bus est chargé sur une barge qui tangue sérieusement tout au long de la traversée sous la houle. Moment épique.
Arrivée à LA PAZ, le chauffeur refuse d'aller au terminal et nous dépose devant son agence, chacun doit se débrouiller pour se rendre à son hôtel ou au terminal pour ceux qui doivent poursuivre leur voyage vers Uyuni, pas de taxi libre. Heureusement notre hôtel se situe une rue plus loin, il faut tirer les bagages sur la rue pavée et pentue, moment désagréable. Installation pour deux nuits à hôtel Alta vista. Hôtel correct. La chambre triple ne correspondant pas à l’offre de Booking, la propriétaire nous installe dans deux chambres plus confortables. Le petit déjeuner est servi au dernier étage qui offre une vue sur La Paz, ville surprenante par sa configuration et ses constructions, rouges en brique, accrochées sur les différents versants des collines. Vendredi 29 septembre au mercredi 4 octobre – La Paz Nous passons le troisième jour à l’hôtel TerrAndes tout près dans la rue Illampi du quartier historique et du marché des sorcières appelé aussi « mercado de hechicerias » lieu de vente d’objets rituels (fœtus de lamas séché, herbes, poudre magique, insectes séchés) et de pratiques de rites magiques de la culture Aymaras pour offrandes à la Pacha Mama. La marche y est ardue en raison du relief des rues, de l’état des trottoirs encombrés des stalles de petits marchands de toutes sortes. L’hôtel est agréable, le petit déjeuner pris au 8ème étage offre une vue splendide sur la ville et sur le quartier « El Alto » perché en haut de la ville à 4000 m d’altitude. Les journées seront occupées par des promenades dans les différents quartiers de la ville qui diffèrent totalement du centre historique, relativement pauvre. Nous découvrirons des quartiers aisés, de belles maisons, de beaux immeubles modernes. Plusieurs déplacements en téléphérique, le rouge pour El Alto, le jaune et le vert pour les quartiers riches du Sud de la ville, l’orange -inauguré trois jours plus tôt – pour Miraflores. La première sortie en téléphérique est réservée avec le tour « hanaqPacha Travel » Réservée sur tripadvisor au tarif de 195 bob/3 p.
Une soirée passée à l’ALTO pour assister aux combats de catch des Cholitas
Les repas seront pris dans les petits restos offrant pizzas et pâtes dans la rue Illampipour 8 à 10 euro p/p boissons comprises. Nous nous offrons un repas au restaurant « la Comédie » à Sopocachi pour 55 euro à trois avec des mets raffinés et un excellent service.
Les taxis se négocient à 12 bob le trajet. Les Micros bus transportent d’un quartier à l’autre, c’est prendre un risque à les utiliser sans connaître précisément les trajets empruntés et les quartiers traversés. Belle expérience, nous les avons utilisés plusieurs fois, ayant repéré quelques destinations, le coût est dérisoire (5 cts d’Euro). Mercredi 4 octobre – Vol La Paz-Sucre Avec BOA ns prenons le vol à l’aéroport d’EL ALTO 41OO m d’altitude, le passage coûte 50 USD /p.
Nous sommes attendus par Christophe, consul honoraire de France à Sucre. Nous logerons chez lui dans deux petites chambres assez vétustes (220 bol), pour un prix modique, il est vrai. Peu de confort, nous sommes près du centre-ville, la maison ancienne est construite autour de deux patios, nous avions fait ce choix en tenant compte du fait que Christophe a son agence de voyage. Ce qui nous a facilité l’organisation du déplacement privé à la découverte de l’arrière-pays et surtout le circuit de MARAGUA. Jeudi 5 au lundi 9 Octobre – SUCRE SUCRE est une ville très paisible, agréable, le centre est propre, les maisons chaulées de blanc ont conservé l’architecture hispanique. Visite dans le quartier Récoleta, du musée des arts autochtones et du textile des ethnies des villages environnants. À ne pas rater. Pause agréable sur le mirador de Recoleta à la sortie du musée tout proche. Restaurants de la ville : bons repas à « La Posada » et « El Solar » à des prix très raisonnables 40 bob le menu + boissons. Vendredi 6 octobre – Excursion à Macara En véhicule privé avec chauffeur et guide -excursion réservée auprès de Christophe- nous partons vers la cordillère de Los Frailes. Arrêt à Chataquilla, point de départ du sentier Inca (alt 3600 m) qui descend sur 4,5 km vers Chaunaca avec un dénivellement important. La randonnée offre des vues panoramiques sur la cordillère andine. François et Monique accompagnés du guide descendront pendant plus de 3 h moi je les attends à l’abri au bout du chemin. J’ai opté pour le trajet en véhicule sur une piste très sinueuse. Monique voulant marcher au rythme du guide et de François n’avait pas le temps de bien récupérer, elle peinera pour atteindre le bout du sentier. Mais l’honneur est sauf, elle est arrivée au bout fière d’elle. Premiers pas sur le sentier inca … Dans cette région sont installées les Jalq’a, communauté autochtone de Bolivie. Leurs tissages caractéristiques, toujours de couleur noire et rouge, représentent les Enfers ou le monde ‘d’en bas ‘. Dimanche 8 octobre- VillageTarabuco Il faut prendre un bus touristique 35 bob/p le dimanche matin 8h30 devant la cathédrale. Un marché paysan se tient le dimanche dans ce village : légumes, fruits, viandes, laine brutes, colorants pour les fils, pelotes de laine, vaisselle, vêtements enfin tout le nécessaire pour la vie en montagne. Des cantines offrent poulets frits, soupes, Des villageois en costumes authentiques -chapeaux casque, capes de laine- font leurs achats, impossible de les prendre en photos, refus catégorique.
Autour de la place et le long des ruelles, des boutiques de souvenirs, l’intérêt ici ce sont les sacs et les tissages manuels représentant La pacha Mama ou des scènes de croyances andines. Les prix sont plus élevés qu’à Sucre. Le Côté touristiques ne ns plait pas trop. Nous retournons au resto Wasi où un menu à 40 bob est servi, clôturé par un petit spectacle de danse bolivienne. Mardi 10 octobre Départ vers Tupiza Départ vers Tupiza à 7 h du matin. Nous avons opté pour un taxi privé car il aurait fallu prendre un bus de nuit ou aller en taxi à Potosí et y prendre un bus pour Tupiza, trop aléatoire, les bus boliviens ne sont pas de tout confort.
TAXI PRIVE : Le coût est de 170 usd. Pour sa réservation, aller en face au terminal des bus, des chauffeurs proposent des transports vers le sud, pour la ville de TARIJA. Nous négocions le trajet pour Tupiza, le chauffeur promet de prendre son van (véhicule très récent) et de nous conduire en personne. Une avance de 200 bob est versée avec remise d’une quittance. Le matin du départ, horaire respecté, mais ce n’est pas le même chauffeur et pas le même véhicule….. Déçus, nous embarquons néanmoins. Il s’avèrera que le jeune chauffeur, de bonne volonté, ne connait pas du tout la route de Tupiza, habitué à conduire autour de sa ville de TARIJA, il faudra tempérer sa conduite.
Le trajet est très agréable, nous longeons des rivières bordées de pâturages.
Nous arrivons à POTOSI (4090 m d’altitude). Nous faisons une petite incursion dans la ville pour visiter la Casa de la Moneda et la place centrale qui est occupée par des manifestants.
La mine de Potosi, El Cerro Rico (la montagne d’argent), a été exploitée pendant 3 siècles par les espagnols, au prix d’un génocide de 8 millions d’indiens aymaras, quechuas, et esclaves venus d’Afrique. Elle contribua à l’enrichissement de l’Espagne coloniale pendant plusieurs siècles. Ces mines sont toujours exploitées par des mineurs boliviens. Une suite sera consacrée pour l'Altiplano Bolivien et le retour via Villazon/Quiaca au nord de l'Argentine.
L'itinéraire enfin choisi en Namibie English translation pending
Bonjour 🙂
J'avais ouvert un post il y a un moment: https://voyageforum.com/discussion/parc-etosha-en-namibie-incontournable-d8240470/ Quelques imprévus nous avaient contraint a abandonner ce voyage mais nous nous sommes finalement débrouillés pour partir (en juillet prochain). Nous avons confié l'agencement à Tourmaline. Nous n'avons pas pu obtenir tout ce que nous souhaitions car beaucoup de lodges affichaient complet pour cet été. Alors voici ce que qui a été réservé. Reste à savoir s'il est possible d'annuler une réservation au profil d'une autre...
J1: arrivée à Windwoek vers 7:30. Récupération du véhicule. Briefing etc... route jusqu'au Naukluf. Nuit Namibgrens. J2: Solitaire: Nuit Rostock Ritz J3: Betta. Nuit au Greenfire desert J4 Namib Rand: Tok Tokkie Trail J5: idem J6: Seriem: Little Sossus Lodge J7: Seriem: Agama river Camp (plus au nord) J8: Walris Bay J9 idem: Sandwich Harbour J10 Spitkoppe tented Camp J11 Ameib Ranch J12 Brandberg Lady's lodge J13 Grootberg Lodge J14 Idem J15 Opuwo country lodge J16 Epupa Omarunga Camp J17 idem J18 Hobatere Lodge J19 Etosha Safari Lodge J20: Idem J21 Okonjima Plains Camp J22 Windhoek Eden Chalets
Certains éléments du parcours peuvent sembler "illogiques" comme le J2 au Rostock Ritz avant de descendre vers le Namib Rand pour remonter ensuite vers Seriem. Le Tok Tokkie Trail n'était dispo qu'au J4 pour nous; ce qui explique ce choix. Le J8, avant d'arriver à Walris Bay, j'aimerais bien faire un petit détour vers le Sculpture Rock Trail. Je crains que cela ne soit pas possible en terme de timing. Pourriez-vous me confirmer ? Nous avons choisi des hébergements "en dur". J'aurais bien opté pour quelques nuits de camping (à Spitkoppe et Namibrand par exemple), mais cela nous aurait coûté au final plus cher car le véhicule n'est pas équipé camping. Nous n'avons pas inclus le Fish River Canyon, paraît-il superbe, car nous avons choisi de faire le TTT à la place. peut être à tort ?? Le lendemain de notre retour à Windhoek, nous prendrons un vol en direction de Victoria Falls où nous nous installerons pour 3 nuits avant de rentrer en France. Je suis preneuse de tout conseil concernant les excursions et randos à faire pendant ce périple. Merci d'avance🙂
J'avais ouvert un post il y a un moment: https://voyageforum.com/discussion/parc-etosha-en-namibie-incontournable-d8240470/ Quelques imprévus nous avaient contraint a abandonner ce voyage mais nous nous sommes finalement débrouillés pour partir (en juillet prochain). Nous avons confié l'agencement à Tourmaline. Nous n'avons pas pu obtenir tout ce que nous souhaitions car beaucoup de lodges affichaient complet pour cet été. Alors voici ce que qui a été réservé. Reste à savoir s'il est possible d'annuler une réservation au profil d'une autre...
J1: arrivée à Windwoek vers 7:30. Récupération du véhicule. Briefing etc... route jusqu'au Naukluf. Nuit Namibgrens. J2: Solitaire: Nuit Rostock Ritz J3: Betta. Nuit au Greenfire desert J4 Namib Rand: Tok Tokkie Trail J5: idem J6: Seriem: Little Sossus Lodge J7: Seriem: Agama river Camp (plus au nord) J8: Walris Bay J9 idem: Sandwich Harbour J10 Spitkoppe tented Camp J11 Ameib Ranch J12 Brandberg Lady's lodge J13 Grootberg Lodge J14 Idem J15 Opuwo country lodge J16 Epupa Omarunga Camp J17 idem J18 Hobatere Lodge J19 Etosha Safari Lodge J20: Idem J21 Okonjima Plains Camp J22 Windhoek Eden Chalets
Certains éléments du parcours peuvent sembler "illogiques" comme le J2 au Rostock Ritz avant de descendre vers le Namib Rand pour remonter ensuite vers Seriem. Le Tok Tokkie Trail n'était dispo qu'au J4 pour nous; ce qui explique ce choix. Le J8, avant d'arriver à Walris Bay, j'aimerais bien faire un petit détour vers le Sculpture Rock Trail. Je crains que cela ne soit pas possible en terme de timing. Pourriez-vous me confirmer ? Nous avons choisi des hébergements "en dur". J'aurais bien opté pour quelques nuits de camping (à Spitkoppe et Namibrand par exemple), mais cela nous aurait coûté au final plus cher car le véhicule n'est pas équipé camping. Nous n'avons pas inclus le Fish River Canyon, paraît-il superbe, car nous avons choisi de faire le TTT à la place. peut être à tort ?? Le lendemain de notre retour à Windhoek, nous prendrons un vol en direction de Victoria Falls où nous nous installerons pour 3 nuits avant de rentrer en France. Je suis preneuse de tout conseil concernant les excursions et randos à faire pendant ce périple. Merci d'avance🙂
Quelques semaines au Tadjikistan, dans les montagnes et plateaux du Pamir English translation pending
[ Partie 1 : Premières impressions de Douchanbé à Khorog. ]
[ Partie 2 : La vallée du Wakhan. ]
[ Partie 3 : D'Alichur à la vallée de Bartang. ]
[ Partie 4 : Vallée de Shokh Dara, Zorkul et Shaimak. ]
Bonjour à tous,
Je consulte régulièrement ce forum avant de partir en voyage, mais je n'ai jamais contribué jusqu'à présent. J'ai décidé de poster quelques photos prises au Tadjikistan cet été (il n'est jamais trop tard), principalement dans le sud du Pamir, en espérant qu'elles puissent inciter certains lecteurs à passer du temps dans cette région. J'ai vu en effet lors de ce voyage beaucoup de gens courir après un avion, un visa ou le pays « d'après », alors avis à ceux qui prévoient de s'y rendre : n'allez pas trop vite ! Il y aura peut-être surtout des paysages, car je n'aime pas trop mettre de portraits en ligne sans avoir demandé l'accord. De toute façon, vu la beauté des paysages et la densité de la population, je n'ai pris que très peu de portraits :)
Un petit rappel géographique avant de commencer : le Tadjikistan est situé en Asie centrale, coincé entre l'Ouzbékistan à l'ouest, l'Afghanistan au sud, la chine à l'est, et le Kirghizistan au nord. C'est à dire à peu près au milieu sur la carte ci-dessous.

J'ai fais pas mal de détours lors du voyage, mais voici un tracé plus ou moins approximatif pour donner une idée. Je n'ai pas tracé le trajet retour car ça devenait illisible, mais j'avais un vol aller-retour donc je suis reparti en sens inverse.
Arrivée fin juillet à Douchanbé, au milieu de la nuit. Le hall de l'aéroport est bondé, mais les rues autour de l'auberge de jeunesse sont sombres et désertes. Je visite la ville au petit matin, puis en fin d'après-midi. Entre les deux, la chaleur est étouffante, il me faut un peu de temps pour m'habituer. Je reste trois jours à visiter les lieux et à échanger des informations avec les autres voyageurs. La ville laisse une impression étrange, beaucoup d'immeubles étant vides, à l'abandon ou en travaux. Les quelques parcs sont bienvenus pour s'abriter de la chaleur, mais je m'étonne tout de même de voir autant de fontaines et de dorures. Le contraste entre les artères centrales et les autres quartiers est assez important. J'erre un peu au hasard, la ville est assez calme on tombe parfois sur de bien jolies maisons là où l'on ne s'y attend pas. Il y a également un bon lot de grandes constructions en béton, parfois ornées de mosaïques soviétiques. Le marché alimentaire « Green Bazaar » vaut le détour, j'y repasserai de nombreuses fois. Plus excentré en allant vers le sud, le « Korvon Bazaar » est composé de plusieurs bâtiments qui s'étendent sur plus d'un kilomètre on y trouve pratiquement tout, c'est assez amusant à visiter.
[ 1. Boucher au Green Bazar. ]
[ 2. Green Bazaar. ]
[ 3. À l'est du Green Bazaar. Vous l'aurez compris, impossible de ne pas manger de pastèque, et le melon jaune est exquis. ]
[ 4. Entrée nord du Korvon Bazaar. Chacun attend une Marchroutka dans une sorte de cohue étonnamment agréable. ]
[ 5. Monument d'Ismaïl 1er (Samani), en centre-ville. ]
[ 6. Et à deux rues, les bulldozers sur les toits… chercheur l'erreur. ]

[ 7. On ne rigole pas avec le pain ici. D'ailleurs tant qu'il est frais, c'est délicieux. ]
D'un point de vue pratique, je logeais à Green House en arrivant, et avant mon vol retour je suis allé à Yeti Hostel, qui est juste à côté. On peut accéder au Green Bazaar à pied en 10min, et au centre-ville en continuant un peu plus il est également possible de se rendre à pied à l'aéroport, qui est situé au sud, et pour ceux qui n'aiment pas marcher il y a beaucoup de marchroutkas, notamment en rattrapant les avenues Ayni ou Rudaki, il faut juste identifier les bonnes lignes. J'ai eu beaucoup de mal à trouver un distributeur acceptant ma mastercard et ayant de l'argent (beaucoup sont à sec !), il semble que celui du Sheraton soit une valeur sûre.
Je pars après pour Khorog (au bout de la flèche rouge sur la carte du début), qui est la capitale de la région du Haut-Badakhchan − comprendre : toute la moitié est du pays. Il y a plein de choses à voir entre les deux, mais la plupart des chauffeurs font le trajet en un jour. Mon sac est rempli de consommables prévus pour partir randonner, et j'ai envie de rejoindre assez rapidement les montagnes, je décide de foncer et de m'arrêter au retour − ce que je n'aurai bien évidemment pas le temps de faire. Il y a aujourd'hui deux routes pour effectuer le trajet, mais la route du sud est bloquée suite à des éboulements, et nous prenons donc la route de montagne. À partir de Qalai Khumb, la route longe le Panj, dont les eaux vives et boueuses nous séparent de l'Afghanistan.
[ 8. Départ matinal, pour s'assurer une place. ]
[ 9. Crevaison après quelques dizaines de kilomètres. Certaines voitures font presque voyager dans le temps. ]
[ 10. Pause déjeuner en route. Ça sera du plov. ]
[ 11. Une certaine expertise dans la construction des ponts… ]
[ 12. Euh… peut-être ai-je parlé un peu vite. ]
[ 13. En montant vers le col. Bravo aux quelques cyclistes doublés en route. ]
[ 14. Diantre, comment un tel pli a t-il pu se retrouver avec le temps sur un sommet comme cela ? ]
[ 15. Col de Sagirdasht (3252m, m'enfin on avait arrêté de compter bien avant). ]
Nous ferons tout de même de nombreux arrêts sur la route, plus ou moins prévus. On notera entre autres une crevaison après 30km (on était encore sur l'asphalte !), ou encore un poids lourd avec remorque bloqué au milieu de la piste, bloquant le trafic dans les deux sens pendant plus de deux heures. À chaque poste de contrôle, le chauffeur doit laisser quelques billets. Nous arriverons finalement vers 2h du matin, c-à-d. plus tard que toutes les prévisions. Je passe deux jours dans la ville, qui est encaissée au début de la vallée de Gunt et parsemée de peupliers, et m'habitue petit à petit. Ma descente (en thé) augmente de jour en jour, c'est très certainement un signe d'adaptation. Je n'ai pas encore saisi toutes les subtilités de la cuisine locale, mais mes espoirs sont plutôt modérés de ce côté.
[ 16. Franchement, je crois qu'il faut arrêter de râler contre ceux qui se garent en double file, là c'est un autre niveau quoi. ]
[ 17. Khorog, le Gunt et les peupliers. Quoi de plus ? ]
Je m'arrête là à cause de la limitation à 20 photos. Cela pourrait être le premier post d'une série de 4, est-ce que la suite intéresse quelqu'un ?
La suite : [ Partie 2 : La vallée du Wakhan. ]
Bonjour à tous,
Je consulte régulièrement ce forum avant de partir en voyage, mais je n'ai jamais contribué jusqu'à présent. J'ai décidé de poster quelques photos prises au Tadjikistan cet été (il n'est jamais trop tard), principalement dans le sud du Pamir, en espérant qu'elles puissent inciter certains lecteurs à passer du temps dans cette région. J'ai vu en effet lors de ce voyage beaucoup de gens courir après un avion, un visa ou le pays « d'après », alors avis à ceux qui prévoient de s'y rendre : n'allez pas trop vite ! Il y aura peut-être surtout des paysages, car je n'aime pas trop mettre de portraits en ligne sans avoir demandé l'accord. De toute façon, vu la beauté des paysages et la densité de la population, je n'ai pris que très peu de portraits :)
Un petit rappel géographique avant de commencer : le Tadjikistan est situé en Asie centrale, coincé entre l'Ouzbékistan à l'ouest, l'Afghanistan au sud, la chine à l'est, et le Kirghizistan au nord. C'est à dire à peu près au milieu sur la carte ci-dessous.

J'ai fais pas mal de détours lors du voyage, mais voici un tracé plus ou moins approximatif pour donner une idée. Je n'ai pas tracé le trajet retour car ça devenait illisible, mais j'avais un vol aller-retour donc je suis reparti en sens inverse.

Arrivée fin juillet à Douchanbé, au milieu de la nuit. Le hall de l'aéroport est bondé, mais les rues autour de l'auberge de jeunesse sont sombres et désertes. Je visite la ville au petit matin, puis en fin d'après-midi. Entre les deux, la chaleur est étouffante, il me faut un peu de temps pour m'habituer. Je reste trois jours à visiter les lieux et à échanger des informations avec les autres voyageurs. La ville laisse une impression étrange, beaucoup d'immeubles étant vides, à l'abandon ou en travaux. Les quelques parcs sont bienvenus pour s'abriter de la chaleur, mais je m'étonne tout de même de voir autant de fontaines et de dorures. Le contraste entre les artères centrales et les autres quartiers est assez important. J'erre un peu au hasard, la ville est assez calme on tombe parfois sur de bien jolies maisons là où l'on ne s'y attend pas. Il y a également un bon lot de grandes constructions en béton, parfois ornées de mosaïques soviétiques. Le marché alimentaire « Green Bazaar » vaut le détour, j'y repasserai de nombreuses fois. Plus excentré en allant vers le sud, le « Korvon Bazaar » est composé de plusieurs bâtiments qui s'étendent sur plus d'un kilomètre on y trouve pratiquement tout, c'est assez amusant à visiter.
[ 1. Boucher au Green Bazar. ]

[ 2. Green Bazaar. ]

[ 3. À l'est du Green Bazaar. Vous l'aurez compris, impossible de ne pas manger de pastèque, et le melon jaune est exquis. ]

[ 4. Entrée nord du Korvon Bazaar. Chacun attend une Marchroutka dans une sorte de cohue étonnamment agréable. ]

[ 5. Monument d'Ismaïl 1er (Samani), en centre-ville. ]

[ 6. Et à deux rues, les bulldozers sur les toits… chercheur l'erreur. ]

[ 7. On ne rigole pas avec le pain ici. D'ailleurs tant qu'il est frais, c'est délicieux. ]

D'un point de vue pratique, je logeais à Green House en arrivant, et avant mon vol retour je suis allé à Yeti Hostel, qui est juste à côté. On peut accéder au Green Bazaar à pied en 10min, et au centre-ville en continuant un peu plus il est également possible de se rendre à pied à l'aéroport, qui est situé au sud, et pour ceux qui n'aiment pas marcher il y a beaucoup de marchroutkas, notamment en rattrapant les avenues Ayni ou Rudaki, il faut juste identifier les bonnes lignes. J'ai eu beaucoup de mal à trouver un distributeur acceptant ma mastercard et ayant de l'argent (beaucoup sont à sec !), il semble que celui du Sheraton soit une valeur sûre.
Je pars après pour Khorog (au bout de la flèche rouge sur la carte du début), qui est la capitale de la région du Haut-Badakhchan − comprendre : toute la moitié est du pays. Il y a plein de choses à voir entre les deux, mais la plupart des chauffeurs font le trajet en un jour. Mon sac est rempli de consommables prévus pour partir randonner, et j'ai envie de rejoindre assez rapidement les montagnes, je décide de foncer et de m'arrêter au retour − ce que je n'aurai bien évidemment pas le temps de faire. Il y a aujourd'hui deux routes pour effectuer le trajet, mais la route du sud est bloquée suite à des éboulements, et nous prenons donc la route de montagne. À partir de Qalai Khumb, la route longe le Panj, dont les eaux vives et boueuses nous séparent de l'Afghanistan.
[ 8. Départ matinal, pour s'assurer une place. ]

[ 9. Crevaison après quelques dizaines de kilomètres. Certaines voitures font presque voyager dans le temps. ]

[ 10. Pause déjeuner en route. Ça sera du plov. ]

[ 11. Une certaine expertise dans la construction des ponts… ]

[ 12. Euh… peut-être ai-je parlé un peu vite. ]

[ 13. En montant vers le col. Bravo aux quelques cyclistes doublés en route. ]

[ 14. Diantre, comment un tel pli a t-il pu se retrouver avec le temps sur un sommet comme cela ? ]

[ 15. Col de Sagirdasht (3252m, m'enfin on avait arrêté de compter bien avant). ]

Nous ferons tout de même de nombreux arrêts sur la route, plus ou moins prévus. On notera entre autres une crevaison après 30km (on était encore sur l'asphalte !), ou encore un poids lourd avec remorque bloqué au milieu de la piste, bloquant le trafic dans les deux sens pendant plus de deux heures. À chaque poste de contrôle, le chauffeur doit laisser quelques billets. Nous arriverons finalement vers 2h du matin, c-à-d. plus tard que toutes les prévisions. Je passe deux jours dans la ville, qui est encaissée au début de la vallée de Gunt et parsemée de peupliers, et m'habitue petit à petit. Ma descente (en thé) augmente de jour en jour, c'est très certainement un signe d'adaptation. Je n'ai pas encore saisi toutes les subtilités de la cuisine locale, mais mes espoirs sont plutôt modérés de ce côté.
[ 16. Franchement, je crois qu'il faut arrêter de râler contre ceux qui se garent en double file, là c'est un autre niveau quoi. ]

[ 17. Khorog, le Gunt et les peupliers. Quoi de plus ? ]

Je m'arrête là à cause de la limitation à 20 photos. Cela pourrait être le premier post d'une série de 4, est-ce que la suite intéresse quelqu'un ?
La suite : [ Partie 2 : La vallée du Wakhan. ]
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables English translation pending
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne
www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Projet d'un tour de Namibie en 2017 English translation pending
Bonjour,
Suite à une addiction forte à ce forum, aux voyages en Afrique, je commence à réfléchir à un voyage en 2017. Nous avons déjà voyagé en Tanzanie, au Kenya et en Afrique du Sud. J'ai déjà un projet bien avancé pour le Kenya de 2 semaines dans de nouveaux parcs (Samburu, Meru et ol Pejeta) mais j'avoue que vos récits Namibiens me font frissonner. Merci à Bof et à tous les autres pour vos extraordinaires photos. J'ai beaucoup aimé en particulier un circuit en Namibie publié sur un autre forum que vous connaissez : http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,16604.0.html
Ce circuit m'inspire un périple que nous ferions à deux mon épouse et moi la cinquantaine passée en octobre 2017. Circuit avec location d'un véhicule 4x4 et nuits en lodges
J0 : départ de Francfort ou de Paris J1 arrivée à Windhoek : nuit dans le Kalahari à 2 heures 30 de route de Windhoek J2 Keetmanshop : forêt typique de Quivertree (arbres kokerboom). J3 Fish River Canyon J4 Aus J5 Sesriem par la D707 (la plus belle piste de Namibie) J6 Solitaire J7 Walwis Bay J8 safari marin dans la baie de Walwis Bay + dunes de Sandwich Harbour. J9 Damaraland J10 : Kaokoland J11 Rivière Kunene J12 village Himba J13 en route vers Etosha J14 Etosha Ouest parc J15 Etosha Centre parc J16 Etosha Est parc J17 fondation Africat – réserve privée d’Okonjima J18 Windhoek aéroport – vol de nuit J19 Retour en France
Cela fait 18 jours sur place et 17 nuits.
Ce circuit vous parait-il réaliste? Passons-nous à côté de lieux incontournables? Quel 4x4 (sans tente)? Chez qui louer le véhicule? Quelle agence locale pour réserver?
Voilà rapidement quelques questions qui me viennent dans un 1er temps. Car il me manque une donnée : le coût approximative de cette aventure qu'il va falloir que je chiffre.
Merci de vos retours et bons voyages à tous.
Loïc
Suite à une addiction forte à ce forum, aux voyages en Afrique, je commence à réfléchir à un voyage en 2017. Nous avons déjà voyagé en Tanzanie, au Kenya et en Afrique du Sud. J'ai déjà un projet bien avancé pour le Kenya de 2 semaines dans de nouveaux parcs (Samburu, Meru et ol Pejeta) mais j'avoue que vos récits Namibiens me font frissonner. Merci à Bof et à tous les autres pour vos extraordinaires photos. J'ai beaucoup aimé en particulier un circuit en Namibie publié sur un autre forum que vous connaissez : http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,16604.0.html
Ce circuit m'inspire un périple que nous ferions à deux mon épouse et moi la cinquantaine passée en octobre 2017. Circuit avec location d'un véhicule 4x4 et nuits en lodges
J0 : départ de Francfort ou de Paris J1 arrivée à Windhoek : nuit dans le Kalahari à 2 heures 30 de route de Windhoek J2 Keetmanshop : forêt typique de Quivertree (arbres kokerboom). J3 Fish River Canyon J4 Aus J5 Sesriem par la D707 (la plus belle piste de Namibie) J6 Solitaire J7 Walwis Bay J8 safari marin dans la baie de Walwis Bay + dunes de Sandwich Harbour. J9 Damaraland J10 : Kaokoland J11 Rivière Kunene J12 village Himba J13 en route vers Etosha J14 Etosha Ouest parc J15 Etosha Centre parc J16 Etosha Est parc J17 fondation Africat – réserve privée d’Okonjima J18 Windhoek aéroport – vol de nuit J19 Retour en France
Cela fait 18 jours sur place et 17 nuits.
Ce circuit vous parait-il réaliste? Passons-nous à côté de lieux incontournables? Quel 4x4 (sans tente)? Chez qui louer le véhicule? Quelle agence locale pour réserver?
Voilà rapidement quelques questions qui me viennent dans un 1er temps. Car il me manque une donnée : le coût approximative de cette aventure qu'il va falloir que je chiffre.
Merci de vos retours et bons voyages à tous.
Loïc
Impressions d'Afrique du Sud et du sud de la Namibie English translation pending
Bonsoir de Martinique

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.
Galère avec Marao Madatouring et Aurélien (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Actuellement à Madagascar avec MARAO et Aurélien nous n'avons depuis notre arrivée le 2/06/13 que des problèmes. Le circuit était établi et validé avec Aurélien depuis février et un accompte versé. Le solde a été payé à notre arrivée au moment de la signature du contrat. Le circuit était très précis, jour par jour avec les visites et les excusions prévues.
Aurélien devait venir nous chercher à l'aéroport. A notre arrivée, personne ! Nous avons du prendre un taxi pour rejoindre l'hotel à minuit !
Ensuite nous devions avoir un minibus personnel pour faire Tananarive à Ste Marie. En réalité nous avons eu un minibus jusqu'à Foulpointe puis ensuite nous avons du prendre le bus local pour aller jusqu'à l'embarquadère et nous avons du payer un supplément (100 000 Ar) au minibus personnel pour faire 30km autour de Foulpointe pour visiter.
Sur Ste Marie nous devions partir au bout de 2 jours pour rejoindre Mananara en 4x4. Le bureau de MARAO n'a pas réservé le 4x4 et nous avons du rester un 3ième jour sur Ste Marie et perdre un jour de visite à Mananara pour récupérer leur erreur. Nous n'avons pas pu visiter le parc alors que nous avons fait 2 jours de piste très dure en 4x4 pour cela. Arrivée à Maroantsetra l'hotel (très bien) ne nous attendait pas pour le diner, nous sommes arrivés à 21h après plus de 12 heures de piste très difficile. Personne ne les avait prévenus ! Nous n'avons pas pu manger le soir. Pour le transfert entre Maroantsetra et Sambava nous avons pris l'avion, notre guide devait venir avec nous, mais son billet n'était pas payé et le bureau Marao ne lui avait pas transféré l'argent pour l'acheter, ni pour la suite du voyage. Nous avons failli rater l'avion à force d'attendre le transfert d'argent !
Un jour nous sommes arrivé "au bout du monde" dans un petit village où normalement un hotel correct était réservé, en réalité le bureau qui s'occupe de la réservation avait réservé un hotel à 5h de piste de l'endroit prévu ! Nous avons du dormir dans un hotel malgache (cases sans aucun confort ni eau ni électricté). Pour le repas il a fallu aller acheter dans une petite épicerie une boite de sardine et des pates puis trouver quelqu'un dans le village pour nous les faire cuire. Heureusement que notre guide est débrouillard.
D'une manière générale, MARAO gère trés mal l'argent avec ses guides. Tous les jours nous perdons beaucoup de temps à attendre que les fonds soient versés avant de partir, ce qui fait que nous perdons tous les jours une partie de la journée. Le pire pour l'instant est arrivé à Diégo où nous attendons depuis 2 jours le bon vouloir de MARAO pour le versement d'argent, le guide n'en a plus et nous sommes coincé à l'hotel nous ne pouvons plus continuer notre voyage ! j'ai déjà du avancer près de 300 000 Ar environ 110€ (essence + entrées des parcs + guides + restaurant +....) pour ne pas perdre la journée d'hier alors que nous avons tout payé à notre arrivée pour être tranquilles. Surtout ne passer pas par l'agence MARAO ils sont incapables de gérer correctement un voyage. De plus Aurélien n'est jamais joignable et c'est lui qui décide ou non d'envoyer l'argent.
Ce voyage est une véritable galère et notre pauvre guide ne sait plus quoi faire car il est dépendant du bureau de l'agence. Il est de plus en plus stressé quand il est obligé de venir nous dire qu'il faut attendre, que nous allons encore predre du temps car il n'a plus d'argent pour continuer.
Eviter à tout prix MARAO si vous voulez voyager correctement à Madagascar. Aurélien avait peut être une bonne réputation avant, mais de plus en plus celle-ci change quand on parle autour de nous. Ses guides le quittent les uns après les autres et il n'est jamais joignable.
Eviter à tout prix MARAO si vous voulez voyager correctement à Madagascar. Aurélien avait peut être une bonne réputation avant, mais de plus en plus celle-ci change quand on parle autour de nous. Ses guides le quittent les uns après les autres et il n'est jamais joignable.