Search VoyageForum
FR
Itinéraire d'un mois en Inde du Sud English translation pending
by Widoo · 2009-12-28 · 11 replies
Bonjour !

Après avoir préparé la Birmanie pour un mois (mi janvier à mi février) je m'attaque à la 2ème phase de mon périple: L'Inde du sud (mi février à mi mars) 😛 je pense avoir les yeux plus gros que le ventre alors j'aimerais vos avis, même s'il y a autant de points de vue différents que de gens ! les villes en italique, j'hésite (si je pouvais je ferais tout mais mes étapes me semblent trop nombreuses et trop courtes !) et en gras ce sont mes questions ! merci !

TAMIL NADU

Atterrissage à Madras arrivée le 10 février tard

Départ pour Kanchipuram le 11 février matin

zapper kanchipuram et aller direct à mamallapuram ? si je vais bien à kanchipuram, puis je faire en bus Madras kanchipuram dès le lendemain de l'arrivée à madras ? (j'ai entendu dire que les bus se réservent hyper à l'avance, or j'arrive tard le soir du 10 février et veux partir dès le 11 matin)

Départ pour Mamallapuram le 12 février matin par bus de Kanchipuram

Départ pour Pondichéry le 14 février après midi ou soir

départ pour Thanjavur (Tanjore) le 17 février Me conseillez-vous vraiment Tanjore ???

Départ pour Tiruchiparalli (Trichy) le 18 février

Départ pour Rameswaram le 19 février

arrivée le 20 février matin, aller se balader à Dhanuskodi

Départ pour Madurai le 22 février

Départ pour Varkala le 24 février

KERALA

Varkala arrivée le 25 février

Départ pour Quilon (Kollam) le 28 février Embarquement dans la foulée sur les backwaters pour Allepey arrivée Allepey fin d'aprèm et nuit là bas

Départ pour cochin le 1er mars

Départ pour Munnar (thé) le 3 mars

j'hésite car ça me fait un emploi du temps serré. Je précise que j'ai vu des plantations de thé (superbes) en Malaisie en avril, et que j'enchaîne après l'Inde par le Sri Lanka, où j'en verrai d'autres !

retour Kochi (Cochin) le 5 mars (si Munnar)

bus pour Mysore le 6 mars à 20h

KARNATAKA

Mysore le 7 mars être là le samedi ou dimanche pour illumination du palais

départ pour Hampi via Bangalore et Hospet le 8 mars visite de hampi 3 jours et retour a Madras via Bangalore.

en récapitulant: j'ai zappé Trivandrum et Kanyakumari (question de choix !) est-ce que je me prive d'un méga truc ? (en particulier à Kanyakumari, sachant que niveau plage j'ai déjà Mamallapuram, Rameswaram et Varkala)

en zappant Kanyakumari, je zappe aussi le palais de Padmanapuram... j'ai également zappé la réserve Periyar après lecture des nbx avis (on voit pas d'animaux) mais mon guide signale d'autres parcs: m'en conseillez vous des petits où on voit des animaux à l'état sauvage ?

Eravikulam ou Bandipur par exemple ?

enfin, Thrissur, un guide me dit que ça vaut le coup qu'en avril (fête) et un autre guide, qu'il y a des fêtes aussi en mars, des éléphants dans la ville et tout, ça vaut le coup ?

merci beaucoup pour vos réponses !
Bons plans pour deux semaines en Inde du Sud au mois d'avril? English translation pending
by Vinzpak · 2009-02-22 · 3 replies
Coucou,

nous partons à deux du 4 au 18 avril 2009, atterrissage et décollage à Bombay.

2 semaines, c court... quels seraient vos conseils pour ne pas rater l'essentiel, l'incontournable ?

MERCI

Vinz
Circuit type de un mois en Inde du Sud en avril 2009 English translation pending
by Barourando · 2009-02-01 · 16 replies
Bonjour à toutes et à tous En gros, nous nous rendons en Inde pour la première fois pour un séjour de 1 mois au mois d'Avril 2009 Nous arrivons à Bombay et repartons de Bombay Que doit-on visiter à Bombay avant de prendre la route ? Vaut-il mieux le visiter sur la fin ? Nous pensons descendre sur Goa, en suite vers la pointe à l'extrème sud Kovalam et remontez par l'est jusqu'a Madras et rejoindre en suite Bombay en traversant par le centre. D'après vous quel parcours type et quelles villes à ne pas manquer, des idées, adresses d'hotels sympa, etc... Merci beaucoup par avance Barourando 😎
Fermeture des frontières pakistanaises? English translation pending
by Cederf · 2007-11-13 · 28 replies
Salut a tous, On est actuellement a Ankara pour nos visas indiens: on doit transiter par l İran puis le Pakistan maıs on apprend que l entree au Pakıstan est refuse aux touristes pour raison de securite. Est ce que quelqu un a des nouvelles fraiches? on est preneurs! merci merci d avance salutations a tous Cerf
Suite du jeu des photos English translation pending
by Anàssa · 2007-06-23 · 482 replies
Bonjour toulmonde,

Photo suivante :

Shanti India... Mon 1er voyage... English translation pending
by Parvat · 2004-06-23 · 63 replies
Mombaï, le 22 novembre 05 h 30 du mat’.

La première bouffée d’air, dès que les portes de l’avion se sont ouvertes, sentait… Je ne sais pas très bien quoi mais ça sentait ! Parfois bon, parfois mauvais. Les odeurs d’encens ou d’épices sont très agréables, seulement parfois elles se mélangent aux odeurs de j'sais pas quoi mais des odeurs bien moins agréable que le jasmin... Dans un état d’épuisement total, je suis dans le bus qui se dirige vers le centre ville. On traverse des bidonvilles, les vieilles baraques de bois partout, une crasse et une poussière incroyable, et puis des indiennes en saris ! Qu’est ce qu’elles sont belles et élégantes… Je flashe au maximum sur les couleurs, rose vif, rouge vermillon, bleu roi ou vert, nous sommes toujours si gris en Europe à côté… Dans le bus, je fais la connaissance de Luc, un belge de Ciney (bourgade célèbre pour sa bière !) chouette, ce n’est pas son premier voyage en Inde, nous passons la journée ensemble et il m’aide pour l’achat d’un ticket de train qui part le soir même pour Hospet, près d’Hampi dont j’ai entendu beaucoup de bien. Après qu’il ait déposé son sac à son hôtel, nous sommes partis visiter la ville, la fameuse «Gateway Of India», les rues pleines de monde, des mendiants partout, et les autres qui passent indiffèrent... Le look des gens est incroyable… Ce n’est que mon premier jour et je n’arrête pas d’écarquiller les yeux! Nous mangeons d’un simple mais bon p’tit plat, et je me retrouve déjà dans le train. Les couchettes sont déjà installées, deux autres touristes voyageurs au-dessus de moi se sont réveillés, je m’installe en faisant le moins de bruit possible, mais je ne m’endors pas facilement… Au matin je descends à Guntakal, et je reprends un autre train pour Hospet. Je papote avec une anglaise qui retourne demain chez elle, la pauvre, quelle horrible météo en Angleterre… La gare grouille encore de monde. Je m’achète un chaï, le thé indien aux épices, mon premier chaï est un délice, j’aime beaucoup 🙂 J’observe les coolies, ils font partie de l’image classique de l’Inde, ne portant qu’un pagne, maigres mais superbes, ils représentent toute la misère et la pauvreté du sous continent.

Encore quelques heures de train, et j’arrive enfin à Hospet. Je prends un rickshaw, ces taxis à trois roues comme les tuk tuk thaïlandais, et me voilà à Hampi.

"Hello postcards? Books? Hello Guest House?" me demandent les gosses... Je traverse le village, et me dirige vers la rivière, passe à côté d’un grand temple ressemblant à ceux que j’ai vu dans des livres de photos d’Inde, des statues de la mythologie Hindoue sculptées sur toutes les parois, les femmes en saris multicolores, des mômes sales et des hommes habillés un peu à l’européenne y entrent et sortent. Les rues sont en terre battue, la vie à l’air bien calme ici… Comme me l’avait conseillé l’Anglaise rencontrée à la gare, je vais chercher un guest house de l’autre côté de la rivière. J’attends la drôle de petite barque ronde en bambou, elle ne m’a pas l’air très solide et surtout pas très étanche… Mais ça à l’air d’aller! Les orteils sont bien un rien mouillés, je tiens mon sac sur mes genoux, accroupie, comme la dizaine d’autre personne dans la barque. Une fois cette traversée effectuée, je prends le petit chemin de gauche, à travers la campagne extraordinairement belle… Je croise une magnifique indienne vendant des pommes qu’elle porte dans un panier d’osier sur sa tête. "Namasté" me dit-elle, je ne résiste pas et lui en achète une. Sous le ciel bleu, sur ce chemin de terre rouge, mon sac est léger sur le dos. Je croque à pleine dent dans cette succulente pomme, je profite de tous mes sens de cet instant… Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau. Après avoir visité quelques guest houses, je choisis le mignon "Roots n’Rock". La région d'Hampi est entouré de gros ou gigantesques rochers, c'est super joli. Au "Roots n’ Rock" je demande une chambre, et avant que je ne m’installe, comme la pièce n’était pas très clean, je dois attendre un moment qu’on la nettoie… Alors je prends une douche, bois un "mango lassi", boisson lactée à base de mangue, et papote avec d’autres voyageurs… Quand on vient m’annoncer que c’est prêt, je vois les murs recouverts de brun… Et voilà qu’on me dit que ça écarte les mouches… Après quelques secondes, je comprends que c’est de la bouse de vache!!! Comme mon budget ne me permet pas un hôtel à étoiles (d’ailleurs il n’y en a pas dans ce bled), je paie 10 jours 7 $, et installe mes affaires en prenant bien soin de ne pas toucher les murs encore frais de leur "peinture" locale… Une vache pointe son museau par la fenêtre toujours ouverte "Bonjour sacrée vache, si tu veux te lacher n'hésites pas...🤪"

25/11 Hier soir j’ai trouvé que les insectes faisaient un boucan d’enfer dans ma chambre, mais ce matin, j’ai trouvé trois grosses grenouilles ou crapauds, je ne suis pas experte en batracien, dont un juste à côté de mon oreiller !!! P’tit dèj’ pancake, café et salade de fruits du coin, c’est à dire banane, mangue et ananas et je m’en vais au village… Reprends le petit chemin de terre rouge bordé de palmiers de toutes sortes, la barque trop marante, et me voilà dans la rue principale. Installée à la terrasse d’un bui bui, je commande un lassi spécial, et rêve devant la vie de ce village… J’adoooore regarder la vie très colorée des indiens… Les rickshaws jaunes et noirs, les bus brinque ballants couverts de déités peintes à la main de couleurs vives, les gens vivant comme dans un autre siècle, les singes partout courant de toit en toit, les vaches se baladant comme de rien n’était, les enfants n’arrêtent pas de demander des "school pen", les mendiants n’arrêtent pas de mendier, et les vendeurs de toutes sortes d’essayer de vendre. "Banana? Good Banana!"

Je rencontre deux Français arrivant directement de Manali, petite ville tout au nord de l’Inde, quel bien fou de parler à nouveau sa langue maternelle… Ils cherchent un sympa guest house au calme, alors je leurs conseille là où je suis. On mange un thali, papotons encore et nous dirigeons vers la rivière. On s’est payé de ces fous rires dans la barque, et comme c’est contagieux, tous les passagers nous ont imités, ne comprenant rien au français, mais le rire de Françoise est décidément trop cocasse. Le lendemain, je me décide d’aller voir les temples parsemés dans la campagne avoisinante, une joli chemin rocailleux mène au « Vittala Temple » datant du début du 16ème siècle. Ce temple est le plus important et le mieux conservé, de plus ses colonnes merveilleusement sculptées sont creuses et chacune d’elles émet une note ! Dans la cour où je suis, se trouve le petit temple en forme de char, très connu et très photographié. Je prends des heures pour écrire car cet endroit, ce temple, est tellement beau que je relève tout le temps la tête pour rêver devant ces beautés… J’attends que le ciel se dégage pour prendre des photos, guettant chaque rayon de soleil… Je m’extasie en observant la nature, j’écoute les cris d’oiseaux parfois très étranges, et suis transportée dans un monde si serein et si relax par un vol de perroquet passant à quelques mètres au-dessus de ma tête. Je reste là à rêver pendant des heures et des heures… …/… Je suis revenue au village avec trois Italiens avec qui j’avais papoté un moment au temple, et c’est tant mieux, car à ce qu’il paraît, en fin de journée les chemins ne sont pas très surs pour une voyageuse solo. 28/11 La saison touristique commence petit à petit, de plus en plus de voyageurs arrivent des quatre coins du monde, et Hampi est un passage obligé dans cette partie de l’Inde. Beaucoup de voyageurs ont toujours un instrument de musique avec eux, un bel israélien joue de la guitare, un charmant italien ne quitte jamais son didgeridoo, et Olivier, le copain de Françoise joue des petites percussions. L’ambiance est souvent très très chouette. Les shiloms tournent, j’observe toujours les beautés de la nature, les papillons multicolores, les oiseaux jaunes et verts à taches blanches et aux longs becs, une grande abeille jaune et noire au corps très mince. L’espèce de gros choucas fait un boucan d’enfer pendant de longues minutes, il s’est installé dans le palmier où j’ai attaché mon hamac, dans lequel j’écris. Je ne l’oublie jamais sous les tropiques, je le trouve trop indispensable! Mais quand même après avoir "bien" déjeuné, j’ai loué un vélo, et suis partie me faire des muscles et perdre des kilos sur les chemins d’Hampi.

Il fait super chaud et humide, la mousson n’est pas encore terminée, mais c’est un endroit tellement superbe, on trouve de grosses statues de Ganesh ou de Shiva au croisement d’un petit chemin, ou des adorables petits temples au milieu de bananeraies ou palmeraies, vraiment splendides comme moments. Un petit écureuil crie comme un fou, peut être crie-t-il après sa dulcinée ? Les oiseaux chantent à cœur joie, époustouflants de beautés. J’observe ce que je pense être un pivert, ensuite mon regard s’arrête sur des petits perroquets, et sur d’autres sublimes oiseaux dont je n’ai pas la moindre idée du nom. L’écureuil n’a pas bougé, moi non plus d’ailleurs, j’écoute le vent frapper les feuilles de bananiers les unes contre les autres. Le ciel est tout bleu avec quelques tous petits nuages, et je suis installée à l’ombre, sur des grosses pierres de ce petit temple tout perdu. J’ai quasi fini ma bouteille d’eau, je vais devoir penser à bouger…../...
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
by Pagaljavab · 2025-08-30 · 201 replies
Prologue

This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…

A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.

And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.

Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.

As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.

Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
L'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084? English translation pending
by Ananastasia · 2019-06-02 · 22 replies
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ? Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ? Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore

Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.

De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher apr��s l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.

Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…

La rédaction vous conseille :

Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l'eau Bangalore, la Silicon Valley indienne La sécheresse en Inde pèse sur l'ensemble de l'économie
Trois semaines en Inde du Sud English translation pending
by Britrip · 2019-05-05 · 61 replies
Bonjour, j'ai et relu bcp de carnets récents sur l'inde du Sud ( entre autres le blog de Anne et Yannick, très beau et précis) mais j'ai tout de même des interrogations sur un futur voyage de 3 semaines fin décembre début janvier dans le Tamil Nadu et le Kérala. Nous arrivons à Bombay et du coup je voudrais rajouter Hampi. Ce qui ferait : Bombay 2 jours, train de nuit pour Goa (2 jours)et bus ou train pour Hampi (3 jours) avant de rejoindre Chennai . Questions : nous arrivons à Goa le 30 et donc y passons le 31 ! Peut être pas une très bonne idée et nous cherchons un hébergement assez au calme😄Puis il vaut mieux rejoindre Hampi en bus ou en train (Hospete)? puis après Hampi comment rejoindre Chennai ? Pour la suite j'ai bcp de réponses grâce au forum . Quelqu'un pourra t-il me répondre à ces questions ? Merci beaucoup à tous et bon dimanche. Brigitte (nous voyageons sacs à dos )
Costa Victoria du 10 février au 17 mars 2018 English translation pending
by Toscane13 · 2017-09-28 · 48 replies
bonjour

je fais cette croisiere du 10/02 au 17/03.Est ce que quelqu'un a des solutions pour laem chabang pour rejoindre bangkok? merci
Forte augmentation des frais de visas touristiques pour l'Inde English translation pending
by ActionVisas · 2017-03-31 · 122 replies
Bonjour à tous,

A compter de lundi 3 Avril, le visa touristique indien obtenu auprès de VFS sera revu à la hausse de 45,00€ pour atteindre le montant de 104,00€! Le visa d'affaires, lui, bénéficiera d'une belle réduction de 90,00€ et coutera 123,00€.

Cordialement, Nicolas
Tour du monde 2018 sur le Costa Luminosa English translation pending
by Taranger · 2016-03-28 · 221 replies
Jacques et Nicole NIJA qui ont effectués le TDM "austral" en 2015 sur le Costa Deliziosa ont l'intention de réaliser le TDM "des grands canaux" en 2018 sur le Costa Luminosa. Ils voudraient entrer en contact avec ceux qui sont intéressés et qui ont déjà fait au moins un TDM !
HELP! Très malade en Inde English translation pending
by Houm · 2016-02-19 · 108 replies
Salt

Suis a benares depuis le 11 fev et le voyage vire au cauchemar. 2j apres mon arrivée je bois un café froid mélange de lait et café et avec une boule de glace vanille. 6h apres et d'1 seconde a l'autre sans crier gare je me mets a trembler comme une feuille, je grelotte malgre 2 t shirts et 2 couettes, sans parler de la chiasse geante. Suis alité pendant 2 jours totalement dans le potage. Antibio et anti diarrheique et 2 jours apres je peux sortir a nouveau. Je me dis que c'est fini.

Que nenni.

Depuis 3 ou 4 jours j'ai une diarhee chronique. Je suis obligé de rester cloué au lit pcq je me sens tres faible et ai perdu bcp d'eau. Je peux aller aux wc 20 fois dans la nuit sans probleme. C'est un cauchemar. Je n'ai plus faim et les anti diareehiques sont sans.effet (arestal).

Au depart j'ai pensé que c'etait tjrs cette boule de glace, puis ai pensé a peut être d'autres pistes :

- j'ai souvent bu du "lemon ginger honey", eau chaude au gingembre miel citron. L'eau est elle bien bouillie ??

- j'ai bu 2 lassi au "blue lassi" et c'est a base de lait non ? Mais bon il est super bien coté partout donc si lez gens etaient malades la ca se saurait

- un aromatherapiste rencontré m'a offert chez lui un Chai maison. Mais bon nous etions 3 a boire le chai du meme thermos que sa femme nous a portée

Desormais c'est riz blanc ou soupe et.coca (quand j'arr8ve a me forcer a me nourrir) mais rien a faire, je continue a me vider.

Dois je reprendre les antibios ?

Je veux me barrer de benares, apres 9j j'en ai ma claque mais impossible de prendre le train/avion dans cet etat de.faiblesse et de diarhee chronique.

Vais je mourir en Inde de ce vers, parasite, virus, salmonelle, ou que sais je.encore que j'ai chopé ?

HELP
Pourquoi aimez-vous l'Inde (ou pas)? English translation pending
by Kamye76 · 2015-06-23 · 292 replies
Bonjour à tous ,

Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).

Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....

Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).

Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Préparation séjour Inde du Sud English translation pending
by Maderas · 2014-03-08 · 42 replies
Bonjour, Nous nous adressons aux spécialistes des séjours de l'Inde du sud, nous essayons de prévoir des étapes avec des stops de 2 nuits pour la récup Nous sommes un couple de seniors (73 et 72 ans) et nous désirons passer deux mois en Inde du sud (janvier et février 2015). Nous préparons toujours nos voyages à l'avance, voici un premier jet de notre séjour : Arrivée Paris/Chennai 1er janvier 2015 - 2 nuits d'hotel - Kanchipuram et Mahabalipuram - 2 nuits Pondicherry - 4 ou 5 nuits

Chidambaram ) Kumbakonam ( Tanjavur ) Trichy ( A FAIRE AVEC VOITURE ET CHAUFFEUR Pamban ) Madurai (

Quillon Allepey Cochin

Munar ) ) Faire en train Ooty )

Mysore ) Melkote ( Sravanabelagola ) Halebid ( A FAIRE AVEC VOITURE ET CHAUFFEUR Belur ) Hassan ( Bangalore )

Bangalore vers Chennai départ le 28 février pour la France

Que pensez-vous de ce circuit ?

Merci pour votre écoute et vos conseils
Accueil, première impression en Inde? English translation pending
by Egmore · 2012-06-11 · 175 replies
Bonjour a tous.

J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..

Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) - Août 2010 English translation pending
by Nancy · 2010-09-23 · 20 replies
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30

Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2

Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).

GUIDES :

Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !

Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.

Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …

2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.

Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.

Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.

3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.

HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.

Quelques remarques sur nos choix :

Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.

Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …

Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.

Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward
http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …

Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.

Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs

Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …

La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !

Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.

REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.

Quelques prix :

1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.

Quelques beaux souvenirs :

Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.

Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.

Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).

Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.

Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.

L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.

Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.

Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.

Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.

Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.

Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !

Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !

Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).

Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !

Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.

Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.

Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …

Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.

Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.

DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.

On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue

On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples

En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
Once Upon a Time in South India English translation pending
by Fonk · 2010-09-17 · 22 replies
Salut a tous ! Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city". J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =) Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.

Jour premier. Lundi 28 juin 2010.

Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...

L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.

Jour 2. Mardi 29 juin.

Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.

Jour 3. Mercredi 30 juin.

Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...

Jour 4. Jeudi 1er Juillet.

Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.

Jour 5. Vendredi 2 juillet.

Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.

A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)

To be continue ...

Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Séjour de trois semaines en Inde du Sud English translation pending
by Manamisme · 2009-08-24 · 12 replies
Bonjour 🙂,

J'ai cherché de long en large sur le forum, mais n'ai pas trouvé réponses à mes questions, alors je poste!

On part avec mon ami en Inde du sud (arrivée Chennai) en novembre. On aimerai faire une boucle jusqu'à Trivandrum, est ce que quelqu'un pourrait nous indiquer des trucs sympa à faire, qui sortent un peu des guides. J'ai acheté le Lonely planet, mais je n'arrive pas trop à faire des priorités! :) Pour info, on aimerait faire un peu de plage mais pas trop et surtout éviter les grandes villes! on reste ouvert à tout le reste! :)

Aussi, j'aimerai savoir ce qu'on doit apporter là-bas, sachant que je compte acheter mes vêtements sur place, et voyager léger... ma question est plus pour l'anti-moustique, moustiquaire, type de chaussures? bref côté pratique... On m'a parlé des toilettes là-bas... est ce que c'est vrai aussi pour le sud qu'il ne faut pas utiliser de papier? (désolée, mais c'est le genre de chose que j'aimerai savoir)

Merci à quiconque me donnera des infos pratiques et des idée de choses à faire!! 🙂
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronn��e qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Budget pour un voyage d'un an en Inde? English translation pending
by Thartampion · 2009-02-12 · 10 replies
Bonjour Eté 2009, je pars pour un voyage d'un an en Inde, entrecoupé de quelques semaines au Népal et au Bengladesh; je suis déjà parti deux fois, pour une période de deux mois, puis six mois, et au niveau du budget, j'avais prévu les deux fois une moyenne de 500 rs/jour, déplacements et extras inclus (c'était en 2004 et 2006)et par extras, j'entends la location ponctuelle de vélos, scooters, l'achat de walkman, quelques bons restos, quelques cadeaux aussi pour des amis, des fringues de temps en temps, les dhobi wallah, barbiers, etc...bref tout ça pour dire que 500 c'était largement suffisant...-

pour ce prix là, je me suis évidemment retrouvé de temps à autre dans des chambres infectes (mon pire souvenir étant une piaule crado, taches de sang sur les murs, pleine de cafards à 75 rs pres de la gare routière de Junagadh, quand, en cherchant un peu et pour 75 rs de plus, on pouvait trouver un 30m2 clair avec sdb et vue sur Girnar hill) mais la plupart du temps, c'était acceptable (du moins pour mon degré d'exigence_la meilleure surprise étant carrément un appartement à Manali, pour 150 rs avec balcon, deux chambres (!) plus salle de bain, je n'ai toujours pas compris)

Seulement voilà, en parcourant le forum depuis quelques temps, je n'entends plus parler ("je ne vois plus parler" serait plus exact) que de chambres aux alentours de 400, 500, 600 rs et du coup je commence à douter..meme si bien sur je sais qu'il existe des différences entre saison touristique, lieux sur fréquentés, coins paumés ou lonelyplanétisés, etc

et je me demande donc si partir avec ce budget de 10 euros /jour reste toujours envisageable ou si la crise a sérieusement fait jouer l'inflation là bas, ce qui réduirait considérablement la durée de ma ballade

merci d'avance pour tout renseignement/avis pouvant m'aiguiller
Budget pour trois semaines en Inde aux mois de janvier et février 2010? English translation pending
by Drady · 2009-02-09 · 20 replies
Bonjour 🙂,

Je me prépare à découvrir l'Inde avec ma soeur l'année prochaine (janvier-février 2010). Il n'est jamais trop tôt... Même si nous avons eu l'habitude de voyager, c'est une grande première pour nous deux réunies. Nous souhaitons pas mal bouger ( Dehli, Agra, Varanasi, Calcutta, Hampi, Goa, Bombay, Jaipur, Jaiselmer) exclusivement en sac à dos. Nous avons conscience que ça ne sera pas de tout repos. En sachant que nous nous déplacerons à 90 % en train + 1 vol calcutta --> Bangalore (J'ai déjà fait quelques simulations par internet), je souhaitais savoir si 1500 euros suffisait amplement pour 3 semaines à deux en comptant les déplacements, visites et nourriture ?? ou si c'était s'embarquer avec trop d'argent pour rien ...

Merci :)
Petite arnaque à Bombay English translation pending
by Momo2 · 2008-08-13 · 25 replies
Quel voyageur en Inde ne s'est il pas deja fait rouler? Bin sur je ne deroge pas a cette regle, et je voulais justement vous avertir (un homme averti en vaut 2😎)> Bon ca s'est passe hier sur l'avenue Colaba (sale temps d'ailleurs depuis que je suis arrive le lundi) causeway (a Colaba quoi); Je deambulait tranquilement hier en milieu d'apres midi au milieu de la cohut, quand une jeune mendiante portant un bebe m'accoste. Je m'appretait a lui donner une petite 10aine de roupie quand elle m'arrete pour m'expliquer que tt ce qu'elle veut c'est du lait pour nourisson pour son petit: je lui ai alors propose de l'argent pour qu'elle puisse en acheter... mais voila la malheureuse d'une caste inferieure n'etait pas autorise a en acheter au commercant en question😐. Vous devinez la suite j'accompagne madame et demande au commercant de me donner du lait en poudre ; il me sort alors un carton plutot use (vous allez comprendre pourquoi) il m'explique que meme si le carton est abime c'est "ok"🤪. Combien lui demandais je? 300 roupies qu'il me dit; la je comprends que je suis le dindon😕, et madame qui en rajoute en me demandant du riz. A ce moment la je me suis dit qu'il valait mieux refuser mais bon, je regarde le bebe endormi, la demoiselle qui s'appitoie, et apres tout 300 roupies ca fait a peine 5 euros et meme si l'enfoire de commercant en profitait bien il reversera certainement une partie a la malheureuse: alors j'ai paye et je suis parti😠. A qlqes pas de la a cote de l'india gate sur le front de mer, meme scenario une jeune femme, un bebe, une histoire de lait; la je lui explique tranquilement que j'ai deja donne a sa copine😛 et que dans une grande ville comme bombay elle finirait bien par trouver un commercant "sympa" qui veuille bien de son argent contre du lait.

Bon les arnaques sont courante en Inde mais j'ai trouve celle la plutot finaude😏.

aller a plus pour de nouvelles aventure
Itinéraire pour un mois en Inde English translation pending
by Muskette · 2008-06-20 · 22 replies
J'ai enfin essayé en recoupant certaines informations du site a faire mon itinéraire approximatif pouvez vous me dire si il es faisable en 1mois ( 19 juillet au 19 aout ) et quels villes peuvent etre supprimé ou remplacé par d'autre ... Merci d'avance !!!! Itineraire : Delhi Lucknow ou Kanpur ( ?) Benares Allahabad khajuraho orchha jhansi gwalior agra fatehpur sikri Mathura bundi chittorgarh udaipur kumbhalgarh jodpur pushkar jaipur Delhi

Bon en ecrivant je pense que je suis un peu gourmande quand meme quelques suggestion sinon je ne vais jamais m'en sortir !!!!
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
by Mékong · 2007-10-29 · 245 replies
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Cherche contact pour un houseboat sympathique dans le Kerala (Inde) English translation pending
by Madouc · 2006-11-05 · 16 replies
Bonjour, je vais aller à Kochi en février avec mon fils de 12 ans et mon mari. Nous aimerions passer une nuit sur un backwater. Je cherche un contact pour un housse boat assez confortableet sympa car ds les guides il y en a beaucoup de différents. Si quelqu'un a fait cette expérience je serais heureuse de savoir ce qu'il en a pensé. Merci d'avance
Et les photos continuent... English translation pending
by Gaelmartinez · 2006-01-10 · 283 replies
je dirais phare de bonne esperance!..???j'ai une chance sur deux de toute maniere!..
La petite va-nu-pieds, I – La route des Indes 1977 English translation pending
by Babeli · 2005-09-12 · 45 replies
En fait de route des Indes, ce n’est que l’arrivée… Mes carnets m’ont été subtilisé lors d’un déménagement. Quelques lettres sont la seule trace écrite de mes premiers voyages au long cours. J'avais saisie cette trace sur ordinateur il y a longtemps, dans l’idée d’en faire quelque chose un jour… …un jour… et les jours passent… et le jour arrive…

Mi-septembre 1977, je prenais "La route des Indes", traversant en autobus Turquie, Afghanistan, Pakistan, avec Cola qui avait alors 3 ans et demi. Internet, ou l’idée même d’Internet, n’existait pas encore… passé des âges et des moments… Le courrier mettait une dizaine de jours à arriver, écrit sur des aérogrammes. On m'avait conseillé d'éviter les timbres collés sur une enveloppe car, disait-on ("on" ?), les indiens les décollent pour les revendre et… le message n’arrive jamais. Je ne sais ce qu'il en est, j'ai suivi le conseil. La date estampillant les aérogrammes est lisible. Une enveloppe aurait pu se perdre…
Comment "barouder" avec des enfants de 4 et 5 ans? English translation pending
by CStef · 2005-05-08 · 39 replies
Avons envie de partir comme au bon vieux temps : sac sur le dos, où le vent nous pousse ... Seulement nous avons maintenant deux enfants de 4 et 5 ans ... qui ont l'habitude de bouger mais sont encore jamais partis à l'aventure !

Alors que faire ? comment faire ? Vos enfants apprécient-ils ?

Racontez moi vos expériences ...

Merci !

😉
Budget pour deux mois en Inde du sud? English translation pending
by Adventurer · 2004-12-06 · 26 replies
Bonjour,

Je pars à fin janvier en Inde pour deux mois et j'aurais voulu savoir si 1000 euros c'est suffisant

(hôtel avec hygiène correcte, resto locaux et transports inclus)

Merci d'avance et à bientôt

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display