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De Bruxelles vers la Loire à Blois: vélo dans le train English translation pending
Bonjour,
Nous voulons nous rendre avec nos vélos dans la région de la Loire en train, de manière à ne pas dépenser en CO² en quelques heures ce que nos mollets économiserons en 7 jours. Mais nous avons du mal avec le site de la sncf... Nous viendrions de Bruxelles et voudrions nous rendre à Blois.
Quelq'un a-t-il une idée des trains, temps de transport et tarifs? Nous sommes jeunes (moins de 26 ans) Existe-t-il des tarifs avantageux en France?
Merci beaucoup!
Nous voulons nous rendre avec nos vélos dans la région de la Loire en train, de manière à ne pas dépenser en CO² en quelques heures ce que nos mollets économiserons en 7 jours. Mais nous avons du mal avec le site de la sncf... Nous viendrions de Bruxelles et voudrions nous rendre à Blois.
Quelq'un a-t-il une idée des trains, temps de transport et tarifs? Nous sommes jeunes (moins de 26 ans) Existe-t-il des tarifs avantageux en France?
Merci beaucoup!
Chiens errants en Inde English translation pending
Bonjour
J ai suivi une discussion ou a été évoqué le problème que peuvent poser les chiens errants.En dehors de celui de la rage, reste celui des morsures.Je n'ai jamais été mordue mais j'ai balisé surtout une fois à la campagne suivie par cinq chiens tous crocs dehors qui me soufflaient sur les mollets. Bien que les meutes soient le plus souvent indifférentes cela m'est arrivé plusieurs fois même en ville.(Un grand merci aux personnes qui sont intervenues) Est il possible d'emmener, légalement, ou d'acheter sur place - de préférence mais ou - un spray au poivre pour limiter les dégâts en cas d'attaque? D'autres suggestions, en dehors de ne pas s'affoler et continuer tranquillement en se répétant il fait beau, les petits oiseaux chantent dans le ciel bleu, çà je le fait.
J ai suivi une discussion ou a été évoqué le problème que peuvent poser les chiens errants.En dehors de celui de la rage, reste celui des morsures.Je n'ai jamais été mordue mais j'ai balisé surtout une fois à la campagne suivie par cinq chiens tous crocs dehors qui me soufflaient sur les mollets. Bien que les meutes soient le plus souvent indifférentes cela m'est arrivé plusieurs fois même en ville.(Un grand merci aux personnes qui sont intervenues) Est il possible d'emmener, légalement, ou d'acheter sur place - de préférence mais ou - un spray au poivre pour limiter les dégâts en cas d'attaque? D'autres suggestions, en dehors de ne pas s'affoler et continuer tranquillement en se répétant il fait beau, les petits oiseaux chantent dans le ciel bleu, çà je le fait.
Martinique à vélo English translation pending
Bonjour à tous, Je veux partir à vélo deux semaines en Martinique, en janvier prochain, quelqu'un y est déjà allé? Quels sont les coins favoris et les plus difficiles? Des conseils pour moi??
Merci
Départ pour la Croatie à vélo English translation pending
Salut !
Je pars aujourd'hui pour Paris. Je prends l'avion demain matin pour la Croatie, avec mes deux gars et leur vélo.
Trois semaines de bonheur (et de chaleur) en perspective.
Bonnes vacances à tous ! Bon vent (arrière 😎 ) et bons mollets 😉
Je pars aujourd'hui pour Paris. Je prends l'avion demain matin pour la Croatie, avec mes deux gars et leur vélo.
Trois semaines de bonheur (et de chaleur) en perspective.
Bonnes vacances à tous ! Bon vent (arrière 😎 ) et bons mollets 😉
Trajet Belfort-Nantes pour un débutant du cyclotourisme English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Ca y est, c’est décidé, je vais bientôt partir pour quelques jours en vélo. Cela faisait pas mal de temps que ça me titillait les mollets et c’est la découverte de ce forum qui m’a décidé à me lancer.
Je vais partir sur un trajet Belfort (mon pays d’adoption) Nantes (mon pays de naissance). J’ai quelques questions concernant ce voyage : est ce que quelqu’un a déjà fait ce trajet (ou au moins une partie) et pourrait me conseiller sur l’itinéraire, les coins à éviter (genre 20 kms de route droite, plate parmi des champs sans arbres…), les endroits à visiter…etcma deuxième question concerne le vélo : je vais faire ce trajet avec un VTC (gitane syrius1500, cadre alu, roues de 700). Je me trouve un peu trop penché vers l'avant et je me demandais si il était possible de changer les manivelles du pédalier. En les rallongeant, je pourrais baisser la selle et trouver une position un peu plus confortable. Y a t’il une contre indication à faire cela ?concernant les sacoches, je penses que je vais opter pour des sacoches d'un grand distributeur qui commence par Déc et qui finit par tlon (j'ai lu sur ce forum que c'était un rapport qualité prix pas trop mal). C'est un ensemble de trois sacoches arrières dont celle du dessus qui peut se décrocher pour faire sac à dos. Pensez vous qu'il soit possible de coincer la tente et le matelas autogonflant entre le porte bagage et cette sacoche/sac à dos?
Par ailleurs, je suis preneur de tous les bons conseils que vous voudrez bien me donner. Merci pour toutes vos réponses
Bertrand
Ca y est, c’est décidé, je vais bientôt partir pour quelques jours en vélo. Cela faisait pas mal de temps que ça me titillait les mollets et c’est la découverte de ce forum qui m’a décidé à me lancer.
Je vais partir sur un trajet Belfort (mon pays d’adoption) Nantes (mon pays de naissance). J’ai quelques questions concernant ce voyage : est ce que quelqu’un a déjà fait ce trajet (ou au moins une partie) et pourrait me conseiller sur l’itinéraire, les coins à éviter (genre 20 kms de route droite, plate parmi des champs sans arbres…), les endroits à visiter…etcma deuxième question concerne le vélo : je vais faire ce trajet avec un VTC (gitane syrius1500, cadre alu, roues de 700). Je me trouve un peu trop penché vers l'avant et je me demandais si il était possible de changer les manivelles du pédalier. En les rallongeant, je pourrais baisser la selle et trouver une position un peu plus confortable. Y a t’il une contre indication à faire cela ?concernant les sacoches, je penses que je vais opter pour des sacoches d'un grand distributeur qui commence par Déc et qui finit par tlon (j'ai lu sur ce forum que c'était un rapport qualité prix pas trop mal). C'est un ensemble de trois sacoches arrières dont celle du dessus qui peut se décrocher pour faire sac à dos. Pensez vous qu'il soit possible de coincer la tente et le matelas autogonflant entre le porte bagage et cette sacoche/sac à dos?
Par ailleurs, je suis preneur de tous les bons conseils que vous voudrez bien me donner. Merci pour toutes vos réponses
Bertrand
Groupe de musique Loukoums English translation pending
Allez savoir pourquoi ce soir je resors ce cd de sous la pile. Pourquoi comme d'hab' je ne mets pas de la zik sur le pc?
Bref, je mets ce cd...
1er morceau... Plus fort, j'entends rien, ca commence doucement...
Et puis ca commence à venir, tout en douceur je ne peux m'empêcher de me lever, tournoyer, bouger des pieds, des mollets, des genoux, des cuisses, des reins etc etc jusqu'aux mains en passant par la tête...
Un rythme donné par différents instruments, comme les djembés, congas, cabaça, et didjouridou...
Pas de voix si ce n'est un rire franc et contagieux à la fin d'un ou deux morceaux...
A un moment, une voix d'aéroport... Ou est ce qu'on va???
Et ca recommence pour je ne sais quelle destination ensoleillée, je pense aux Caraibes avec un zeste de je ne sais quoi de paradisiaque...
Je suis bien, ah oui je suis bien.
Cette musique c'est du groupe "Loukoums". Je les ai connu dans un festival de zik, les francopholies de Spa en 2006.
Si vous aimez la musique du monde, la salsa, les rythmes afro didjouresques et co, vous allez vous éclatez aussi!
😎
Recettes avec des oeufs English translation pending
Une chose en commun que l’on a dans chaque pays c’est les œufs.Avez-vous des recettes simples ( non pas de grand cuisinier) que vous faites avec des œufs.
Vélo au Kirghizistan English translation pending
On prévoit de partir cet été avec nos vélo au Kirghizistan sur un circuit de trois semaines 🙂.
Après avoir lu différents témoignages on se demande si ce pays n'est pas trop dur pour nos petits mollets de cyclistes pas super entrainés à la montagne, 🤪mais pas non plus complétement débutant (on a fait la Thailande l'année dernière et du sport toute l'année).
On a des vélos type VTC équipés de sacoches arrière. Qu'en pensent ceux qui ont déjà pratiqué ce pays? Est-ce faisable ou fait-il une supère condition physique? Avez-vous des conseils pratiques à nous donner : ce type de vélos peuvent-ils passer ? peut-on camper n'importe où sans souci ? fait-il très froid en juillet août ? faut-il prévir beaucoup de nourriture/eau en autonomie?
Merci beaucoup pour vos réponses😉.
On a des vélos type VTC équipés de sacoches arrière. Qu'en pensent ceux qui ont déjà pratiqué ce pays? Est-ce faisable ou fait-il une supère condition physique? Avez-vous des conseils pratiques à nous donner : ce type de vélos peuvent-ils passer ? peut-on camper n'importe où sans souci ? fait-il très froid en juillet août ? faut-il prévir beaucoup de nourriture/eau en autonomie?
Merci beaucoup pour vos réponses😉.
Location de vélo à Ténérife? English translation pending
Bonjour,
savez vous s'il est possible de louer un vélo (VTT) sur l'ile de Ténérife aux Canaries et à quel prix pour une semaine" ?
Un guide touritique fournit des adresses à "Grande Canarie", à "Lanzarotte" et "La Palma", mais aucune sur "Ténérife".
Luc
Luc
Acheter une veste en cuir en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Tout le monde parle de la soie et du coton en Thailande, mais qu'en est-il du cuir ?
Est-ce un bon endroit pour acheter une veste 3/4 en cuir (qui s'arrête aux mollets) ? et si oui, où ? 😉
Merci :)
Merci :)
Info on the Cederberg
Hello
Now that the Kruger part is (almost) wrapped up, I’m looking at the "Cape region" section.
The idea of spending 2 days (well, more like 2 nights and 1.5 days) in the Cederberg is really tempting 😎.
I’ve reread the posts about it—more or less (actually, more less than more)—and I still have quite a few questions: - Where’s the best area to stay? Initially, I was looking at Kagga Kama, but I’m not sure if it’s worth the cost (or the trip, for that matter), or maybe Mount Ceder? Or somewhere else (without driving 6 or 8 hours from CT 😉)? The plan is to get there in a sedan (if possible), see some beautiful landscapes, and do one or two hikes (nothing too tough 😛). - I read that you need a permit to hike there... where do you buy it? (At the entrance, like in Kruger? 🤪) - Is October a good time for the weather (theoretically...)?
Now that the Kruger part is (almost) wrapped up, I’m looking at the "Cape region" section.
The idea of spending 2 days (well, more like 2 nights and 1.5 days) in the Cederberg is really tempting 😎.
I’ve reread the posts about it—more or less (actually, more less than more)—and I still have quite a few questions: - Where’s the best area to stay? Initially, I was looking at Kagga Kama, but I’m not sure if it’s worth the cost (or the trip, for that matter), or maybe Mount Ceder? Or somewhere else (without driving 6 or 8 hours from CT 😉)? The plan is to get there in a sedan (if possible), see some beautiful landscapes, and do one or two hikes (nothing too tough 😛). - I read that you need a permit to hike there... where do you buy it? (At the entrance, like in Kruger? 🤪) - Is October a good time for the weather (theoretically...)?
Petit tour à vélo dans des départements du bout du monde août 2020 English translation pending
Le voyage pourquoi ? Chacun sa définition en fonction de ses envies et de ses aspirations. Le plaisir, le bonheur de la découverte, aller regarder les grandes merveilles du monde, dont on nous dit qu’il faut les avoir vues dans sa vie au moins une fois, un peu à la manière de la Rolex de Séguéla. Certes, au cours d’une interview plusieurs années plus tard, il a répondu que ce jour-là, il avait dit la plus grosse connerie de sa vie !
Le cyclo-voyageur ajoute une dimension particulière au voyage. En quelque sorte son déplacement constitue son voyage. Il ne se rend pas en un lieu pour le visiter, il pérégrine en recherchant les routes, les chemins ou les pistes les moins courues, et il en fait son voyage. L’itinéraire, lorsqu’on le parcourt à la force de ses mollets, on change l’esprit du déplacement. Bien sûr l’idée de challenge est toujours, plus ou moins, sous-jacente.
Ce type de réflexion, tout naturellement m’a conduit à envisager de partir à la découverte de la France profonde à travers les départements suivants, la Haute-Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Bien évidemment, nous sommes nombreux à y être passés, mais en voiture dans nos traversées browniennes, où l’on ne souffre pas le moindre retard, les yeux rivés sur le compteur, en essayant d’être toujours un peu au-dessus de la limite, à l’orée de déclencher les radars. Entre le compteur optimiste et la petite tolérance, sur route 90 affiché au compteur et 140 sur autoroute, généralement tout se passe bien. Mais les grands axes sont devenus une jungle, où toute notre attention est absorbée. Donc, même si nous avons traversé ces départements 52, 55 ou 54 que connaissons nous des campagnes profondes qui s’y cachent ? C’est justement à leur découverte, hors des voies habituelles du tourisme, que je veux m’aventurer quelques jours. Certes, les départements agricoles j’en ai une petite idée, ayant habité en Haute-Saône et ayant beaucoup parcouru à pied tout le sud-ouest de la France, en particulier le département du Gers, très impressionnant par ses moutonnements de terres cultivées qui se succèdent jusqu’à l’infini. Mais voilà, tous les départements ne se ressemblant pas, c’est donc plein de curiosité et aussi d’attentes que je me lance dans un « petit tour » de 400 kilomètres à partir de chez moi.
Je vais renouer avec le bikepacking, terme barbare qui signifie que l’on part avec un matériel allégé, avec des sacoches au look futuriste qui n’ont pas besoin de porte-bagages pour être accrochées. Bien évidemment la contenance en est moindre. Mais on se déplace toujours avec beaucoup trop d’affaires, qu’il s’agisse d’habits ou d’appareils électroniques en tous genres, sans parler des matériels de bivouac trop volumineux. Evidemment, ces derniers il en existe de poids et volume réduits, mais il faut oser passer le pas et mettre au rebus un équipement que l’on considère toujours efficace. Et puis, il faut s’adapter aux saisons et aux lieux. Cela conduit à avoir une tente pour l’été en Europe, une pour l’hiver, éventuellement celle de l’été suffit, mais pour les voyages lointains dans des pays au climat très hostile, là pas le choix du très costaud s’impose. Le voyage à vélo, afin de s’équiper de façon optimale selon les différentes options demande des moyens financiers.
Comme à chaque fois, que je pars pour un voyage engagé de longue durée sur un autre continent ou pour un petit tour de côté de chez moi, alors l’appel de la route s’impose. J’ai perdu l’habitude (à vrai dire je ne l’ai jamais eue) d’organiser mes affaires en bikepacking, il s’agit seulement de ma deuxième expérience, et de plus je pars dans l’euphorie de la première. En effet, j’avais effectué le premier jour 230 kilomètres, alors j’envisage avec un esprit tranquille mon étape initiale de 130 kilomètres. Quelle erreur ! 6h30, je prends la piste cyclable direction Remiremont. Les 25 premiers kilomètres sont rapidement expédiés. Les bosses apparaissent dès la sortie ouest de la ville et elles vont être nombreuses. Je ne serai pas en mesure d’en faire la somme des dénivelés cumulés, mon compteur va me lâcher aux environs des 80 kilomètres. Je prends la direction de Bains-les -Bains. Tout va bien, la forme semble bonne, la circulation est peu dense. Je me fais doubler au moment où je m’arrête par un couple de voyageurs équipés de vélos électriques. Evidemment je ne les rattraperai pas.
Pause-café, plutôt capuccino à Bains-les -Bains. Sur la terrasse on est autorisé à s’installer sans porter le masque. Sur mon vélo au milieu de la campagne déserte j’oublie rapidement la présence de la pandémie, mais dès que je pénètre dans une agglomération, les visages masqués me rappellent la situation que nous subissons à l’échelle mondiale. Sur cette terrasse, un homme m’aborde et me pose quelques questions sur mon périple. Il me donne une information intéressante concernant la piste cyclable qui longe le canal de l’est et qui passe à proximité. Je ne le savais pas et ma carte Michelin au 1/150 000ème couvrant les départements Haute-Saône et Vosges ne la mentionne pas.

Je vais la suivre une dizaine de kilomètres, parcours très agréable où je croise plusieurs voyageurs à vélo, dont deux familles lourdement équipées. Je rencontre aussi plusieurs bateaux, certains dans mon sens donc je les dépasse. J’éprouve toujours un grand plaisir à suivre les berges d’un cours d’eau ou d’un canal. Ce dernier insuffle la sérénité. Parfois la piste est cernée par l’eau. Mais tout a une fin, je reprends la route au village de Selle. En traversant des villages du bout du monde ou presque, tels que Regnévelle, Godoncourt ou Ainville je me dirige vers mon point de chute la ville de Montigny-le-Roy.

A vélo on passe rapidement de tout va bien à rien ne va plus. Mais il y a une explication à toutes choses. Sans doute l’absence d’entraînement depuis 18 mois, mais je ne me suis jamais entraîné avant de partir en balade. Peut-être l’âge ? mais plus probablement un mixte entre grosse chaleur et une très mauvaise gestion boisson nourriture. Il faut dire que dans ces coins durant les cinq jours de mon périple je ne rencontrerai quasiment aucun commerce ni bistrot. On a beau avoir une longue expérience en matière de voyage à vélo, les conneries de base on les fait encore parfois. Eh oui, cette idée de faire « seulement » 130 kilomètres m’a mis dans un état d’imprévoyance, m’imaginant que cela serait facile, et boum le coup de barre.
Je m’arrête dans un village asphyxié sous une chappe de chaleur, et à l’abri d’un mur, installé sur un petit carré de pelouse grillée je mange les deux œufs durs que j’ai pris la précaution d’emmener, ainsi que l’une des deux bananes que je possède. Je remplis mes bidons au magnifique lavoir.

Je sens la déshydratation assécher mon corps. En France, je n’avais jamais ressenti cela. Je ne crains pas le soleil, sans doute du fait de mon atavisme du sud de la Méditerranée, mais aujourd’hui je me sentirais presque en danger. Il me reste une trentaine de kilomètres pour boucler mon étape prévue. Généralement, je ne suis pas à cheval quant au respect de la planification, je peux sortir ma tente et m’installer dans le premier bosquet un peu à l’abri des regards. Mais aujourd’hui j’ai l’impression de cuire et je crains que sous la tente ce soit l’enfer. Donc je vais m’astreindre à rejoindre la ville afin de chercher un hôtel, en quête d’un peu de fraîcheur. Les derniers kilomètres sont un calvaire comme je n’en avais jamais connu. Les ultimes côtes, même pas très raides, je suis dans l’obligation de pousser mon vélo, bien qu’il soit en carbone et hyper léger, et même de m’arrêter sur le bas-côté et me vautrer dans l’herbe du talus à l’abri de l’ombre d’un arbre.
Cette première journée me laisse un peu dubitatif. J’ai eu l’impression de pédaler dans quelque pays exotique. Les jours à venir ne seront pas plus cléments, les prévisions météorologiques annoncent des pics de chaleur encore plus importants. Bon, nous verrons bien. Première mesure essayer de continuer à rouler très tôt et puis limiter les étapes à 70 kilomètres. Voilà il faut s’adapter, le corps commande et surtout rester à son écoute, ce que je n’ai pas vraiment fait aujourd’hui.
J’ai plusieurs amis qui sont des spécialistes du déplacement à vélo de nuit, en particulier au moment de la pleine lune, ils en parlent avec des trémolos dans la voix. Ce serait bien le moment d’essayer, la configuration actuelle de notre satellite s’y prête. Mais dans un premier temps j’aspire à une bonne nuit et, surtout à réhydrater mon corps. Ma devise « toujours pisser blanc » est mise à mal, mes urines sont d’un jaune plus que prononcé malgré les 4 litres d’eau de la journée. Je ne me souviens pas avoir subi de telles difficultés à avancer, conjonction d’erreurs et de canicule. Toujours très intéressant d’aller assez prêt de ses limites physiques, je me rends compte qu’il ne faut pas grand-chose pour dérègler la machine.
De la terrasse de l’hôtel, je regarde vers le nord, tout est jaune, desséché. Cela est presque inquiétant, on pourrait se croire quelque part au sud de l’Espagne, mais non il s’agit bien de la Haute-Marne. Demain je vais me contenter d’une étape de 60 kilomètres en rejoignant Neufchâteau, qui se trouve dans le département des Vosges.

Après une nuit correcte, au réveil je constate que la journée d’hier a laissé quelques traces et, contrairement à mon habitude, je ne démarre pas au lever du jour mais vers les 9 heures du matin. Très vite, la ville située sur une bosse est quittée et devant moi s’ouvrent à l’infini des prairies et des terres agricoles grillées par la sécheresse et les rayons ardents du soleil. Prendre une carte IGN ou Michelin, qu’elle soit au 1/100 00, 1/150 000 ou 1/175 000 -ème et y tracer son itinéraire le long de départementales matérialisées par un trait blanc bordé de deux lignes noires, alors vous êtes certain du résultat. Vous vous lancez dans une belle aventure loin des voitures, mais proche d’une nature et d’une vie locale que l’on a tendance à ne plus voir. Cette incursion dans le département 52, va me conduire de minuscule village en minuscule village, qui s’égrènent, de bosses en creux, tout au long d’une terre ondulante. Je ne vais y voir pratiquement aucun des êtres vivants que l’on s’attend à rencontrer, ni homme, ni chien, ni chat. Si, une fois, dans l’un de ces hameaux apparemment abandonnés, je vais croiser un homme seul, et il me rappelle que nous sommes en pandémie car il porte le masque, le fameux masque qui fait couler tant d’encre et de salive chez les Gaulois récalcitrants.
A vrai dire je vais côtoyer de nombreuses vaches, qui lorsqu’elles le peuvent s’agglutinent à l’ombre d’un arbre de leur pâture. Elles sont comme de gros points blancs dans cet environnement couleur blond, couleur paille. Les ondulations permanentes de cette terre procurent des contrastes du plus bel effet entre le doré du sol et le bleu du ciel. L’une et l’autre des couleurs ne se mélangent pas comme sur une aquarelle, au contraire elles se maintiennent bien séparées par une ligne horizontale sans accroc. Cette matinée me fait une impression étrange. Ce décor de villages déserts alanguis dans un autre temps, de champs, de vaches, d’odeur de purin et de présence de traces de bouses un peu partout me remémore ma traversée de la Pologne par ses grandes plaines, il y a maintenant une dizaine d’années. Certes, en Pologne l’environnement, les habitations les matériels agricoles étaient plus vétustes, mais je m’y vois presque dans ces immenses plaines où les Allemands livrèrent de dures batailles avant de reculer devant le rouleau compresseur soviétique. D’ailleurs, ironie du sort dans ces hameaux de Haute-Marne, la présence humaine est surtout représentée par les monuments aux morts rappelant les soldats tombés au champ d’honneur pour la France.

Au village de Pompierre je m’arrête vers midi, la température a déjà largement dépassé les 30 degrés, et cela va continuer à monter jusque vers 15 heures. Allongé au bout d’un pont à l’ombre d’un arbre je savoure la brise très ténue créée par le cours d’eau pas encore asséché, mais qui cependant a des airs de moribond qui ne devrait pas tarder à rendre les armes. Un coureur, plus très jeune, passe à trois reprises, suant et harassé sous le soleil vertical le dardant sans pitié. Au troisième passage je l’interroge. Il me répond qu’il vient d’effectuer par 3 fois un parcours de 2,5 kilomètres. Chapeau, car à part l’ombre de mon arbre son circuit se déroule en plein champ. Il me donnerait presque de la vaillance. Après trois quarts d’heure de station allongée, je prends à deux mains, sinon mon courage, du moins mon guidon et j’accomplis les 11 derniers kilomètres qui me séparent de Neufchâteau.
L’ambiance dans les villes est quand même un peu étrange, tout le monde ou presque est masqué. Dès que je descends de vélo je dégaine le mien. Il fait tellement chaud que je n’ai même pas faim. Je me force cependant à ingurgiter les différents éléments du menu que fort gentiment le propriétaire de l’hôtel me propose alors qu’il est déjà 14 heures. En ce troisième jour je compte rejoindre la ville de Commercy dans la Meuse, encore un département très agricole. Vu les conditions de forme pas au top et les conditions météorologiques par contre au top de la chaleur, ce sera le point le plus haut de mon parcours pour une sortie de 5 jours. Dans mon euphorie initiale je me serais bien vu monter au moins jusqu’à la frontière du Luxembourg. Mais voilà, entre ce que l’on désirerait et la réalité, cette dernière gagne généralement.

Comme hier, la même campagne assoiffée se déroule de part et d’autre de mon chemin. Je traverse le village natal de Jeanne-d ’Arc, Domremy-la -Pucelle. Il n’a pas de privilège particulier, lui aussi crie à boire. Puis je traverse une route plus importante et reprends mon itinérance au gré de départementales confidentielles. Je vais croiser quelques voyageurs à vélo, deux solitaires et un couple à vélo électrique. Généralement lorsque je croise d’autres adeptes du voyage à vélo je les intercepte pour discuter. Mais aujourd’hui non, d’ailleurs le bikepacker, bien qu’il se traîne, est-il considéré comme faisant partie de la même tribu ? Le deuxième solitaire rencontré est terriblement chargé, quatre énormes sacoches. Où va-t-il donc, quelle est la durée de son périple ? Tel que je suis équipé, je pourrais continuer beaucoup plus que les cinq jours prévus. J’ai tout pour être autonome, même 250 grammes de riz en cas de bivouac improvisé à la dernière extrémité. Apprendre à être minimaliste n’est pas facile. Je garde en mémoire les conseils d’un camarade spécialiste des grandes traversées en courant, du style Australie ou autre immenses étendues hostiles. Son slogan « si tu oublies quelque chose tu t’en passes ». Je me souviens aussi de ce Chamoniard rencontré au nord de la Thaïlande, qui roulait depuis 7 mois avec deux petites sacoches. Nous avions fait route ensemble quelques centaines de kilomètres et j’avais pu observer son fonctionnement. J’avais beaucoup appris en quelques jours.

En fin de parcours je traverse la Meuse à plusieurs reprises. Non seulement la végétation manque d’eau, mais la rivière aussi souffre de la sécheresse. Son débit est faible, partout affleurent de grands bancs d’algues aux couleurs diverses, mais son eau reste claire. Des différents ponts sur lesquels je m’arrête j’observe des multitudes de poissons. Je n’avais jamais vu une rivière aussi poissonneuse. A mon regard se dévoilent des chevennes, gardons et autres ablettes. Mais s’ils sont si nombreux, à n’en pas douter les carnassiers, comme brochets, sandres ou perches voire truites sont tapis quelque part en attente de les dévorer.

Avant d’atteindre mon but je me perds et fais des détours dans le village de Sorcy-Saint-Martin qui me permettent quelques contacts intéressants avec les rares personnes qui osent affronter le soleil de tout début d’après-midi. Commercy, petite ville avec un centre qui rappelle la place Stanislas de Nancy. Ce soir va s’y dérouler un concert en l’honneur de Johnny. Le chanteur est très bon, on s’y croirait tout à fait. Le contrôle de la police sera effectif en matière de distanciation. En ce quatrième jour je pars à huit heures du matin. Après un kilomètre je passe devant une pharmacie, déjà 28 degrés, il faut s’attendre encore une fois à une grosse attaque de la canicule. Pour le moment il est très agréable de pédaler. Aujourd’hui encore l’eau reste présente sur mon itinéraire. Entre le canal et la Meuse j’ai tout loisir d’observer l’eau et bien évidemment j’y vois des poissons de toutes tailles. Mes lunettes de soleil polarisantes m’aident grandement du fait qu’elles font disparaître les reflets. Je suis comme un intrus voyeur, j’adore ! Les trois premières heures sont un véritable plaisir. J’effectue une cinquantaine de kilomètres. Puis vers les 11 heures la chape de plomb comme les jours précédents s’abat. La moyenne tombe, les efforts deviennent pénibles. Je ne passe pas très loin de la colline de Sion « la colline inspirée » de Maurice Barrès. Le détour à vélo, agrémenté d’une belle côte par une température frisant les 40 degrés, me semble surhumain. Je vais rejoindre rapidement et au plus court la petite ville de Charmes et aller me planquer au frais dans un hôtel un peu au sud. Le soir, discussion sur la terrasse d’une pizzeria avec une Hollandaise qui parcourt à vélo l’itinéraire d’Achern aux Saintes-Maries-de-la Mer. Elle effectue de courtes étapes de l’ordre de 30 à 40 kilomètres, mais elle affronte le bivouac, ce que je n’ai pas le courage de faire.

En ce cinquième et dernier jour, une matinée plus propice au vélo, car un ciel légèrement voilé protège un peu du soleil, par la route au plus court je rejoins Remiremont. De là par la piste cyclable empruntant l’ancienne voie ferrée en 25 kilomètres je remonte la vallée de la Moselotte. Au cours de ce périple qui avoisine les 400 kilomètres les bistrots auront pratiquement été absents du bord de la route. Pour me rattraper, alors que je ne suis plus qu’à 6 kilomètres de chez moi, je m’arrête à l’ancienne gare de Saulxures, transformée en bar-restaurant et je déguste deux panachés. Ce coin m’est particulièrement familier, car souvent j’y laisse ma voiture pour partir assouvir l’une de mes passions la pêche à la mouche.
Belle brochette de vaches vosgiennes en remontant la vallée de la Moselotte, retour chez moi
Cinq jours sur la route, j’ai beaucoup apprécié de me déplacer sur ces routes hors des axes de circulation et aussi un peu hors du temps, ma curiosité toujours aiguisée par ces coins de France déserts. Mais malheureusement, je n’ai pratiquement jamais eu l’impression de me sentir à l’aise, le grand plaisir des kilomètres qui défilent comme si je volais. J’ai toujours ressenti cette impression de forcer excessivement comparativement aux distances accomplies. Espérons qu’il ne s’agisse que de l’effet de la canicule !
Le cyclo-voyageur ajoute une dimension particulière au voyage. En quelque sorte son déplacement constitue son voyage. Il ne se rend pas en un lieu pour le visiter, il pérégrine en recherchant les routes, les chemins ou les pistes les moins courues, et il en fait son voyage. L’itinéraire, lorsqu’on le parcourt à la force de ses mollets, on change l’esprit du déplacement. Bien sûr l’idée de challenge est toujours, plus ou moins, sous-jacente.
Ce type de réflexion, tout naturellement m’a conduit à envisager de partir à la découverte de la France profonde à travers les départements suivants, la Haute-Marne, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Bien évidemment, nous sommes nombreux à y être passés, mais en voiture dans nos traversées browniennes, où l’on ne souffre pas le moindre retard, les yeux rivés sur le compteur, en essayant d’être toujours un peu au-dessus de la limite, à l’orée de déclencher les radars. Entre le compteur optimiste et la petite tolérance, sur route 90 affiché au compteur et 140 sur autoroute, généralement tout se passe bien. Mais les grands axes sont devenus une jungle, où toute notre attention est absorbée. Donc, même si nous avons traversé ces départements 52, 55 ou 54 que connaissons nous des campagnes profondes qui s’y cachent ? C’est justement à leur découverte, hors des voies habituelles du tourisme, que je veux m’aventurer quelques jours. Certes, les départements agricoles j’en ai une petite idée, ayant habité en Haute-Saône et ayant beaucoup parcouru à pied tout le sud-ouest de la France, en particulier le département du Gers, très impressionnant par ses moutonnements de terres cultivées qui se succèdent jusqu’à l’infini. Mais voilà, tous les départements ne se ressemblant pas, c’est donc plein de curiosité et aussi d’attentes que je me lance dans un « petit tour » de 400 kilomètres à partir de chez moi.
Je vais renouer avec le bikepacking, terme barbare qui signifie que l’on part avec un matériel allégé, avec des sacoches au look futuriste qui n’ont pas besoin de porte-bagages pour être accrochées. Bien évidemment la contenance en est moindre. Mais on se déplace toujours avec beaucoup trop d’affaires, qu’il s’agisse d’habits ou d’appareils électroniques en tous genres, sans parler des matériels de bivouac trop volumineux. Evidemment, ces derniers il en existe de poids et volume réduits, mais il faut oser passer le pas et mettre au rebus un équipement que l’on considère toujours efficace. Et puis, il faut s’adapter aux saisons et aux lieux. Cela conduit à avoir une tente pour l’été en Europe, une pour l’hiver, éventuellement celle de l’été suffit, mais pour les voyages lointains dans des pays au climat très hostile, là pas le choix du très costaud s’impose. Le voyage à vélo, afin de s’équiper de façon optimale selon les différentes options demande des moyens financiers.
Comme à chaque fois, que je pars pour un voyage engagé de longue durée sur un autre continent ou pour un petit tour de côté de chez moi, alors l’appel de la route s’impose. J’ai perdu l’habitude (à vrai dire je ne l’ai jamais eue) d’organiser mes affaires en bikepacking, il s’agit seulement de ma deuxième expérience, et de plus je pars dans l’euphorie de la première. En effet, j’avais effectué le premier jour 230 kilomètres, alors j’envisage avec un esprit tranquille mon étape initiale de 130 kilomètres. Quelle erreur ! 6h30, je prends la piste cyclable direction Remiremont. Les 25 premiers kilomètres sont rapidement expédiés. Les bosses apparaissent dès la sortie ouest de la ville et elles vont être nombreuses. Je ne serai pas en mesure d’en faire la somme des dénivelés cumulés, mon compteur va me lâcher aux environs des 80 kilomètres. Je prends la direction de Bains-les -Bains. Tout va bien, la forme semble bonne, la circulation est peu dense. Je me fais doubler au moment où je m’arrête par un couple de voyageurs équipés de vélos électriques. Evidemment je ne les rattraperai pas.
Pause-café, plutôt capuccino à Bains-les -Bains. Sur la terrasse on est autorisé à s’installer sans porter le masque. Sur mon vélo au milieu de la campagne déserte j’oublie rapidement la présence de la pandémie, mais dès que je pénètre dans une agglomération, les visages masqués me rappellent la situation que nous subissons à l’échelle mondiale. Sur cette terrasse, un homme m’aborde et me pose quelques questions sur mon périple. Il me donne une information intéressante concernant la piste cyclable qui longe le canal de l’est et qui passe à proximité. Je ne le savais pas et ma carte Michelin au 1/150 000ème couvrant les départements Haute-Saône et Vosges ne la mentionne pas.

Je vais la suivre une dizaine de kilomètres, parcours très agréable où je croise plusieurs voyageurs à vélo, dont deux familles lourdement équipées. Je rencontre aussi plusieurs bateaux, certains dans mon sens donc je les dépasse. J’éprouve toujours un grand plaisir à suivre les berges d’un cours d’eau ou d’un canal. Ce dernier insuffle la sérénité. Parfois la piste est cernée par l’eau. Mais tout a une fin, je reprends la route au village de Selle. En traversant des villages du bout du monde ou presque, tels que Regnévelle, Godoncourt ou Ainville je me dirige vers mon point de chute la ville de Montigny-le-Roy.

A vélo on passe rapidement de tout va bien à rien ne va plus. Mais il y a une explication à toutes choses. Sans doute l’absence d’entraînement depuis 18 mois, mais je ne me suis jamais entraîné avant de partir en balade. Peut-être l’âge ? mais plus probablement un mixte entre grosse chaleur et une très mauvaise gestion boisson nourriture. Il faut dire que dans ces coins durant les cinq jours de mon périple je ne rencontrerai quasiment aucun commerce ni bistrot. On a beau avoir une longue expérience en matière de voyage à vélo, les conneries de base on les fait encore parfois. Eh oui, cette idée de faire « seulement » 130 kilomètres m’a mis dans un état d’imprévoyance, m’imaginant que cela serait facile, et boum le coup de barre.
Je m’arrête dans un village asphyxié sous une chappe de chaleur, et à l’abri d’un mur, installé sur un petit carré de pelouse grillée je mange les deux œufs durs que j’ai pris la précaution d’emmener, ainsi que l’une des deux bananes que je possède. Je remplis mes bidons au magnifique lavoir.

Je sens la déshydratation assécher mon corps. En France, je n’avais jamais ressenti cela. Je ne crains pas le soleil, sans doute du fait de mon atavisme du sud de la Méditerranée, mais aujourd’hui je me sentirais presque en danger. Il me reste une trentaine de kilomètres pour boucler mon étape prévue. Généralement, je ne suis pas à cheval quant au respect de la planification, je peux sortir ma tente et m’installer dans le premier bosquet un peu à l’abri des regards. Mais aujourd’hui j’ai l’impression de cuire et je crains que sous la tente ce soit l’enfer. Donc je vais m’astreindre à rejoindre la ville afin de chercher un hôtel, en quête d’un peu de fraîcheur. Les derniers kilomètres sont un calvaire comme je n’en avais jamais connu. Les ultimes côtes, même pas très raides, je suis dans l’obligation de pousser mon vélo, bien qu’il soit en carbone et hyper léger, et même de m’arrêter sur le bas-côté et me vautrer dans l’herbe du talus à l’abri de l’ombre d’un arbre.
Cette première journée me laisse un peu dubitatif. J’ai eu l’impression de pédaler dans quelque pays exotique. Les jours à venir ne seront pas plus cléments, les prévisions météorologiques annoncent des pics de chaleur encore plus importants. Bon, nous verrons bien. Première mesure essayer de continuer à rouler très tôt et puis limiter les étapes à 70 kilomètres. Voilà il faut s’adapter, le corps commande et surtout rester à son écoute, ce que je n’ai pas vraiment fait aujourd’hui.
J’ai plusieurs amis qui sont des spécialistes du déplacement à vélo de nuit, en particulier au moment de la pleine lune, ils en parlent avec des trémolos dans la voix. Ce serait bien le moment d’essayer, la configuration actuelle de notre satellite s’y prête. Mais dans un premier temps j’aspire à une bonne nuit et, surtout à réhydrater mon corps. Ma devise « toujours pisser blanc » est mise à mal, mes urines sont d’un jaune plus que prononcé malgré les 4 litres d’eau de la journée. Je ne me souviens pas avoir subi de telles difficultés à avancer, conjonction d’erreurs et de canicule. Toujours très intéressant d’aller assez prêt de ses limites physiques, je me rends compte qu’il ne faut pas grand-chose pour dérègler la machine.
De la terrasse de l’hôtel, je regarde vers le nord, tout est jaune, desséché. Cela est presque inquiétant, on pourrait se croire quelque part au sud de l’Espagne, mais non il s’agit bien de la Haute-Marne. Demain je vais me contenter d’une étape de 60 kilomètres en rejoignant Neufchâteau, qui se trouve dans le département des Vosges.

Après une nuit correcte, au réveil je constate que la journée d’hier a laissé quelques traces et, contrairement à mon habitude, je ne démarre pas au lever du jour mais vers les 9 heures du matin. Très vite, la ville située sur une bosse est quittée et devant moi s’ouvrent à l’infini des prairies et des terres agricoles grillées par la sécheresse et les rayons ardents du soleil. Prendre une carte IGN ou Michelin, qu’elle soit au 1/100 00, 1/150 000 ou 1/175 000 -ème et y tracer son itinéraire le long de départementales matérialisées par un trait blanc bordé de deux lignes noires, alors vous êtes certain du résultat. Vous vous lancez dans une belle aventure loin des voitures, mais proche d’une nature et d’une vie locale que l’on a tendance à ne plus voir. Cette incursion dans le département 52, va me conduire de minuscule village en minuscule village, qui s’égrènent, de bosses en creux, tout au long d’une terre ondulante. Je ne vais y voir pratiquement aucun des êtres vivants que l’on s’attend à rencontrer, ni homme, ni chien, ni chat. Si, une fois, dans l’un de ces hameaux apparemment abandonnés, je vais croiser un homme seul, et il me rappelle que nous sommes en pandémie car il porte le masque, le fameux masque qui fait couler tant d’encre et de salive chez les Gaulois récalcitrants.
A vrai dire je vais côtoyer de nombreuses vaches, qui lorsqu’elles le peuvent s’agglutinent à l’ombre d’un arbre de leur pâture. Elles sont comme de gros points blancs dans cet environnement couleur blond, couleur paille. Les ondulations permanentes de cette terre procurent des contrastes du plus bel effet entre le doré du sol et le bleu du ciel. L’une et l’autre des couleurs ne se mélangent pas comme sur une aquarelle, au contraire elles se maintiennent bien séparées par une ligne horizontale sans accroc. Cette matinée me fait une impression étrange. Ce décor de villages déserts alanguis dans un autre temps, de champs, de vaches, d’odeur de purin et de présence de traces de bouses un peu partout me remémore ma traversée de la Pologne par ses grandes plaines, il y a maintenant une dizaine d’années. Certes, en Pologne l’environnement, les habitations les matériels agricoles étaient plus vétustes, mais je m’y vois presque dans ces immenses plaines où les Allemands livrèrent de dures batailles avant de reculer devant le rouleau compresseur soviétique. D’ailleurs, ironie du sort dans ces hameaux de Haute-Marne, la présence humaine est surtout représentée par les monuments aux morts rappelant les soldats tombés au champ d’honneur pour la France.

Au village de Pompierre je m’arrête vers midi, la température a déjà largement dépassé les 30 degrés, et cela va continuer à monter jusque vers 15 heures. Allongé au bout d’un pont à l’ombre d’un arbre je savoure la brise très ténue créée par le cours d’eau pas encore asséché, mais qui cependant a des airs de moribond qui ne devrait pas tarder à rendre les armes. Un coureur, plus très jeune, passe à trois reprises, suant et harassé sous le soleil vertical le dardant sans pitié. Au troisième passage je l’interroge. Il me répond qu’il vient d’effectuer par 3 fois un parcours de 2,5 kilomètres. Chapeau, car à part l’ombre de mon arbre son circuit se déroule en plein champ. Il me donnerait presque de la vaillance. Après trois quarts d’heure de station allongée, je prends à deux mains, sinon mon courage, du moins mon guidon et j’accomplis les 11 derniers kilomètres qui me séparent de Neufchâteau.
L’ambiance dans les villes est quand même un peu étrange, tout le monde ou presque est masqué. Dès que je descends de vélo je dégaine le mien. Il fait tellement chaud que je n’ai même pas faim. Je me force cependant à ingurgiter les différents éléments du menu que fort gentiment le propriétaire de l’hôtel me propose alors qu’il est déjà 14 heures. En ce troisième jour je compte rejoindre la ville de Commercy dans la Meuse, encore un département très agricole. Vu les conditions de forme pas au top et les conditions météorologiques par contre au top de la chaleur, ce sera le point le plus haut de mon parcours pour une sortie de 5 jours. Dans mon euphorie initiale je me serais bien vu monter au moins jusqu’à la frontière du Luxembourg. Mais voilà, entre ce que l’on désirerait et la réalité, cette dernière gagne généralement.

Comme hier, la même campagne assoiffée se déroule de part et d’autre de mon chemin. Je traverse le village natal de Jeanne-d ’Arc, Domremy-la -Pucelle. Il n’a pas de privilège particulier, lui aussi crie à boire. Puis je traverse une route plus importante et reprends mon itinérance au gré de départementales confidentielles. Je vais croiser quelques voyageurs à vélo, deux solitaires et un couple à vélo électrique. Généralement lorsque je croise d’autres adeptes du voyage à vélo je les intercepte pour discuter. Mais aujourd’hui non, d’ailleurs le bikepacker, bien qu’il se traîne, est-il considéré comme faisant partie de la même tribu ? Le deuxième solitaire rencontré est terriblement chargé, quatre énormes sacoches. Où va-t-il donc, quelle est la durée de son périple ? Tel que je suis équipé, je pourrais continuer beaucoup plus que les cinq jours prévus. J’ai tout pour être autonome, même 250 grammes de riz en cas de bivouac improvisé à la dernière extrémité. Apprendre à être minimaliste n’est pas facile. Je garde en mémoire les conseils d’un camarade spécialiste des grandes traversées en courant, du style Australie ou autre immenses étendues hostiles. Son slogan « si tu oublies quelque chose tu t’en passes ». Je me souviens aussi de ce Chamoniard rencontré au nord de la Thaïlande, qui roulait depuis 7 mois avec deux petites sacoches. Nous avions fait route ensemble quelques centaines de kilomètres et j’avais pu observer son fonctionnement. J’avais beaucoup appris en quelques jours.

En fin de parcours je traverse la Meuse à plusieurs reprises. Non seulement la végétation manque d’eau, mais la rivière aussi souffre de la sécheresse. Son débit est faible, partout affleurent de grands bancs d’algues aux couleurs diverses, mais son eau reste claire. Des différents ponts sur lesquels je m’arrête j’observe des multitudes de poissons. Je n’avais jamais vu une rivière aussi poissonneuse. A mon regard se dévoilent des chevennes, gardons et autres ablettes. Mais s’ils sont si nombreux, à n’en pas douter les carnassiers, comme brochets, sandres ou perches voire truites sont tapis quelque part en attente de les dévorer.

Avant d’atteindre mon but je me perds et fais des détours dans le village de Sorcy-Saint-Martin qui me permettent quelques contacts intéressants avec les rares personnes qui osent affronter le soleil de tout début d’après-midi. Commercy, petite ville avec un centre qui rappelle la place Stanislas de Nancy. Ce soir va s’y dérouler un concert en l’honneur de Johnny. Le chanteur est très bon, on s’y croirait tout à fait. Le contrôle de la police sera effectif en matière de distanciation. En ce quatrième jour je pars à huit heures du matin. Après un kilomètre je passe devant une pharmacie, déjà 28 degrés, il faut s’attendre encore une fois à une grosse attaque de la canicule. Pour le moment il est très agréable de pédaler. Aujourd’hui encore l’eau reste présente sur mon itinéraire. Entre le canal et la Meuse j’ai tout loisir d’observer l’eau et bien évidemment j’y vois des poissons de toutes tailles. Mes lunettes de soleil polarisantes m’aident grandement du fait qu’elles font disparaître les reflets. Je suis comme un intrus voyeur, j’adore ! Les trois premières heures sont un véritable plaisir. J’effectue une cinquantaine de kilomètres. Puis vers les 11 heures la chape de plomb comme les jours précédents s’abat. La moyenne tombe, les efforts deviennent pénibles. Je ne passe pas très loin de la colline de Sion « la colline inspirée » de Maurice Barrès. Le détour à vélo, agrémenté d’une belle côte par une température frisant les 40 degrés, me semble surhumain. Je vais rejoindre rapidement et au plus court la petite ville de Charmes et aller me planquer au frais dans un hôtel un peu au sud. Le soir, discussion sur la terrasse d’une pizzeria avec une Hollandaise qui parcourt à vélo l’itinéraire d’Achern aux Saintes-Maries-de-la Mer. Elle effectue de courtes étapes de l’ordre de 30 à 40 kilomètres, mais elle affronte le bivouac, ce que je n’ai pas le courage de faire.

En ce cinquième et dernier jour, une matinée plus propice au vélo, car un ciel légèrement voilé protège un peu du soleil, par la route au plus court je rejoins Remiremont. De là par la piste cyclable empruntant l’ancienne voie ferrée en 25 kilomètres je remonte la vallée de la Moselotte. Au cours de ce périple qui avoisine les 400 kilomètres les bistrots auront pratiquement été absents du bord de la route. Pour me rattraper, alors que je ne suis plus qu’à 6 kilomètres de chez moi, je m’arrête à l’ancienne gare de Saulxures, transformée en bar-restaurant et je déguste deux panachés. Ce coin m’est particulièrement familier, car souvent j’y laisse ma voiture pour partir assouvir l’une de mes passions la pêche à la mouche.
Belle brochette de vaches vosgiennes en remontant la vallée de la Moselotte, retour chez moiCinq jours sur la route, j’ai beaucoup apprécié de me déplacer sur ces routes hors des axes de circulation et aussi un peu hors du temps, ma curiosité toujours aiguisée par ces coins de France déserts. Mais malheureusement, je n’ai pratiquement jamais eu l’impression de me sentir à l’aise, le grand plaisir des kilomètres qui défilent comme si je volais. J’ai toujours ressenti cette impression de forcer excessivement comparativement aux distances accomplies. Espérons qu’il ne s’agisse que de l’effet de la canicule !
La meilleure façon d'marcher, c'est de mettre un pied d'vant l'autre... English translation pending
Je déteste toujours autant marcher et pourtant, je recommence.
Comme un sentiment d’urgence pour n’entendre que les battements de mon cœur si secoué de peine qu’il ne me fallait plus entendre ni compréhension, ni compassion de quiconque.
Être seule, vraiment seule.
La terre est vivante, douée de mémoire et je ne voulais que cette mémoire. Je ne voulais m’encombrer de rien.
Homme sceptique un peu goguenard : « Fais-le mais je me souviens bien de ta dernière expédition ! » C’était il y a dix ans ou plus, je ne me souviens plus. « C’est facile, y’en a eu qu’une ! » Des pieds en plomb, les mollets noués, l’estomac creux, les aisselles malodorantes, les bras griffés mais j’avais vécu l’intense sentiment d’avancer malgré toute ma paresse et mon inexpérience. « Où veux-tu aller ? » « Au Mont-Beuvray » « 50 km en voiture, 100 aller-retour, ça va je pourrais aisément te récupérer, tu prévois combien de jours ? » Il rit.
« Chais pas, 10 km par jour, pas plus, et comme j’y vais au pif, je ne saurais pas ce que j’ai parcouru, je m’arrêterai quand j’en aurais marre, je verrai bien ».
La veille du départ, Fils aîné au téléphone, moqueur : « Maman, t’es toujours aussi dingue. Tu ne marches jamais, t’as même pas de bonnes godasses, tu f’rais mieux d’aller chez xxx, là, tu te ressourcerais. Un jour, il t’arrivera des bricoles avec tes idées huluberlues.../... » « Ehh, je ne monte qu’au Mont-Beuvray, tu parles d’une expédition ! » « Ouais mais t’as vu ton âge ? » « Merci mon grand. Tu sais, il y a tellement de gens qui marchent pour de bon, des centaines de kilomètres sur toute la terre. Marcher pour le plaisir, marcher pour aller chercher de l’eau au puits, marcher en compétition, marcher pour aller à l’école, pour tous ceux là, je vais faire une balade, une promenade de santé, ça n’a rien d’une aventure ou d’un exploit, j’vais mettre un pas d’vant l’autre et recommencer, c’est tout. »
Et le 13 juin, j’ai pris le sentier forestier derrière la maison.
Le sac à dos, celui dont je me sers pour le goûter des petits, est rempli avec un kway, un morceau de bâche. J’ai coupé celle qui traînait par terre recouvrant la moto pour la protéger des chiures d’hirondelles, un pull, la gourde, un gant de toilette, un savon, ma brosse à dents, un sac de cacahuètes bien grasses et bien salées, des bananes sèches bien trop sucrées, cinq pommes et mon opinel. Il a une forme bizarre ce sac, comme un ballon accroché à mon dos. Il pèse 2,8 kg. Et dans les poches de mon pantalon en toile, à droite mes clopes et mon briquet, à gauche le-pied-de-biche-à-tiques. J’me demande à quoi il me servira si j’ai une tique dans le dos ou sur la nuque ! J’ai rajouté ma carte d’identité, 40 euros, et concession pour Homme, mon téléphone. Il veut me géolocaliser. C’est qu’il m’aime Homme, à lui tout seul un océan dans lequel je nage avec tant de bonheur. Mais là, pas de nage papillon, des pas.
Et quand le téléphone n’aura plus de batteries ? On verra bien. Je dis toujours -on verra bien - .
Dans le Morvan, les fées laissent leurs empreintes surnaturelles et comme je n’ai aucune carte, je ne sais pas les lire et n’ai pas envie d’apprendre, je vais leur faire confiance. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, je dois aller à l’ouest, je suivrai sa course.
Et le 13 juin, j’ai serré les paupières pour repousser l’aube naissante. Je n’avais plus du tout envie de partir, plus du tout envie de marcher. Mais quand la brûlure salée a piqué derrière les paupières comme tous ces derniers jours, je n’ai pas reculé. J’ai lu un jour que les mauvais souvenirs et les chagrins ont de longues ombres et si on passe notre vie dedans on ne verrait plus jamais le soleil.
Ce 13 juin, le soleil était là alors, j’ai pris le sentier derrière la maison.
J’m’en vais vous raiconter l’ histôère
.../...
Comme un sentiment d’urgence pour n’entendre que les battements de mon cœur si secoué de peine qu’il ne me fallait plus entendre ni compréhension, ni compassion de quiconque.
Être seule, vraiment seule.
La terre est vivante, douée de mémoire et je ne voulais que cette mémoire. Je ne voulais m’encombrer de rien.
Homme sceptique un peu goguenard : « Fais-le mais je me souviens bien de ta dernière expédition ! » C’était il y a dix ans ou plus, je ne me souviens plus. « C’est facile, y’en a eu qu’une ! » Des pieds en plomb, les mollets noués, l’estomac creux, les aisselles malodorantes, les bras griffés mais j’avais vécu l’intense sentiment d’avancer malgré toute ma paresse et mon inexpérience. « Où veux-tu aller ? » « Au Mont-Beuvray » « 50 km en voiture, 100 aller-retour, ça va je pourrais aisément te récupérer, tu prévois combien de jours ? » Il rit.
« Chais pas, 10 km par jour, pas plus, et comme j’y vais au pif, je ne saurais pas ce que j’ai parcouru, je m’arrêterai quand j’en aurais marre, je verrai bien ».
La veille du départ, Fils aîné au téléphone, moqueur : « Maman, t’es toujours aussi dingue. Tu ne marches jamais, t’as même pas de bonnes godasses, tu f’rais mieux d’aller chez xxx, là, tu te ressourcerais. Un jour, il t’arrivera des bricoles avec tes idées huluberlues.../... » « Ehh, je ne monte qu’au Mont-Beuvray, tu parles d’une expédition ! » « Ouais mais t’as vu ton âge ? » « Merci mon grand. Tu sais, il y a tellement de gens qui marchent pour de bon, des centaines de kilomètres sur toute la terre. Marcher pour le plaisir, marcher pour aller chercher de l’eau au puits, marcher en compétition, marcher pour aller à l’école, pour tous ceux là, je vais faire une balade, une promenade de santé, ça n’a rien d’une aventure ou d’un exploit, j’vais mettre un pas d’vant l’autre et recommencer, c’est tout. »
Et le 13 juin, j’ai pris le sentier forestier derrière la maison.
Le sac à dos, celui dont je me sers pour le goûter des petits, est rempli avec un kway, un morceau de bâche. J’ai coupé celle qui traînait par terre recouvrant la moto pour la protéger des chiures d’hirondelles, un pull, la gourde, un gant de toilette, un savon, ma brosse à dents, un sac de cacahuètes bien grasses et bien salées, des bananes sèches bien trop sucrées, cinq pommes et mon opinel. Il a une forme bizarre ce sac, comme un ballon accroché à mon dos. Il pèse 2,8 kg. Et dans les poches de mon pantalon en toile, à droite mes clopes et mon briquet, à gauche le-pied-de-biche-à-tiques. J’me demande à quoi il me servira si j’ai une tique dans le dos ou sur la nuque ! J’ai rajouté ma carte d’identité, 40 euros, et concession pour Homme, mon téléphone. Il veut me géolocaliser. C’est qu’il m’aime Homme, à lui tout seul un océan dans lequel je nage avec tant de bonheur. Mais là, pas de nage papillon, des pas.
Et quand le téléphone n’aura plus de batteries ? On verra bien. Je dis toujours -on verra bien - .
Dans le Morvan, les fées laissent leurs empreintes surnaturelles et comme je n’ai aucune carte, je ne sais pas les lire et n’ai pas envie d’apprendre, je vais leur faire confiance. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, je dois aller à l’ouest, je suivrai sa course.
Et le 13 juin, j’ai serré les paupières pour repousser l’aube naissante. Je n’avais plus du tout envie de partir, plus du tout envie de marcher. Mais quand la brûlure salée a piqué derrière les paupières comme tous ces derniers jours, je n’ai pas reculé. J’ai lu un jour que les mauvais souvenirs et les chagrins ont de longues ombres et si on passe notre vie dedans on ne verrait plus jamais le soleil.
Ce 13 juin, le soleil était là alors, j’ai pris le sentier derrière la maison.
J’m’en vais vous raiconter l’ histôère
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Tour du Sud-ouest de la France à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai prévu pour la deuxième moitié du mois de Juin (en espérant que les conditions sanitaires me permettront de le faire !) un tour dans le Sud Ouest pour me dégourdir les jambes! 😎
Il s'agit d'une boucle à partir de Bordeaux, sur un minimum de 17 jours, de plus ou moins 1400km. Je prévois de commencer par une "mise en jambe" le long du Canal latéral à la Garonne, puis par le Canal du midi. Après quoi je me dirigerai vers les Pyrénées. J’enchaînerai par la traversée du massif Pyrénéen par quelques cols mythiques du Tour de France. Une journée de repos bien méritée entre temps à Bagnères pour reprendre quelques forces et profiter des termes! Après quoi, direction le pays basque et la remontée de la côte atlantique. 17jours prévus au total, à adapter sur le moment au gré des envies, et de la dureté des mollets! Un aperçu du dénivelé
Le tout en camping bien sûr, avec selon les possibilités, le choix de passer en camping sauvage dans les Pyrénées selon les endroits. Un aperçu de l'itinéraire
Mon roadbook en pdf dispo en mp pour ceux qui le souhaitent (avec cartes de chaque étape, adresses des campings, dénivelé de chaque étape, dénivelé plus précis des cols), si ça peut donner des idées à certains !
Des avis ?
Il s'agit d'une boucle à partir de Bordeaux, sur un minimum de 17 jours, de plus ou moins 1400km. Je prévois de commencer par une "mise en jambe" le long du Canal latéral à la Garonne, puis par le Canal du midi. Après quoi je me dirigerai vers les Pyrénées. J’enchaînerai par la traversée du massif Pyrénéen par quelques cols mythiques du Tour de France. Une journée de repos bien méritée entre temps à Bagnères pour reprendre quelques forces et profiter des termes! Après quoi, direction le pays basque et la remontée de la côte atlantique. 17jours prévus au total, à adapter sur le moment au gré des envies, et de la dureté des mollets! Un aperçu du dénivelé

Le tout en camping bien sûr, avec selon les possibilités, le choix de passer en camping sauvage dans les Pyrénées selon les endroits. Un aperçu de l'itinéraire

Mon roadbook en pdf dispo en mp pour ceux qui le souhaitent (avec cartes de chaque étape, adresses des campings, dénivelé de chaque étape, dénivelé plus précis des cols), si ça peut donner des idées à certains !
Des avis ?
Compagnie de bus CTM au Maroc English translation pending
bonsoir,
je prépare mon voyage sur le site CTM pour acheter mes billets de bus.
à Tanger, ds le choix, je lis : Tanger ou Tanger GR ou encore Tanger CACH
Quelle ligne choisir ?
s'agit t-il de 3 gares routières distinctes à Tanger ?
trajet Tanger / Chefcaouen / Tetouan / Tanger / tt cela en bus
MERCI
je prépare mon voyage sur le site CTM pour acheter mes billets de bus.
à Tanger, ds le choix, je lis : Tanger ou Tanger GR ou encore Tanger CACH
Quelle ligne choisir ?
s'agit t-il de 3 gares routières distinctes à Tanger ?
trajet Tanger / Chefcaouen / Tetouan / Tanger / tt cela en bus
MERCI
Espadrille outdoor ou bottillon de randonnée pour l'Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Afrique du Sud en mars prochain, l'agence recommande de porter des bottillon de randonnée, j'ai peur d'avoir trop chaud. On fera bcp de marche, de route et de safaris. Pour ceux qui sont allés là-bas, que portiez vous et que portait la majorité des gens autour de vous? Qu'en pensez vous? Merci d'avance
Transmission NuBike: qui a expérimenté? English translation pending
Bonjour,
NuBike semble avoir trouvé une nouvelle transmission pour vélo : https://youtu.be/cjmY4K6ZgHo
Qui aurait des précisions ? Y a-t-il des vélos équipés en vente ? Ce système sur le principe du vilebrequin (?) a-t-il des changements de vitesse ? La video ne montre que le pédalage sur du plat ...
Intéressant ou inintéressant pour vélo voyage ?
Il est difficile d'avoir des informations sur ce procédé ...
Village Bedik dans le sud-est du Sénégal English translation pending
Voyage très éprouvant, mais magnifique une fois sur place.Prévoir du temps et des bonnes chaussures pour les ballades nombreuses à faire dans cette région !!
Dépaysement total, visite dans le Sud-Est du pays d'un village "Bedik" dans la montagne (et croyez moi, ça se mérite....
1 montée de 450 m à 45°...ouille ça grimpe),
nous sommes hors du temps, les villageois sont aux champs il reste les "anciens" qui aiment raconter leur vie, leur culture....pour les initiés la montée dure 30 Mn et les moins initiés compter 1h avec des pauses (attention au cœur, aux mollets, aux genoux.... ça grimpe vraiment dur) puis ballade en forêt pour voir une des cascades à Dindéfélo (les seules du Sénégal, à la frontière avec le Mali ou La Guinée) On peut y séjourner et faire des "circuits" avec vue des Cascades, des oiseaux, des singes (mais une autorisation doit être demandée à l'avance)
Les "gens" sont ...... gentils, souriants....
Long-tail boat de Railay à Ao Nang à 6h00 du matin English translation pending
Bonjour,
Nous allons loger à Railay et nous prévoyons pour le retour de prendre un vol NoK Air, Krabi/ Bangkok avec transfert depuis Ao Nang.
Le départ de Ao Nang est prévu à 6h 30 du matin.
Est ce que quelqu'un a déjà effectué ce trajet ? Est il facile de trouver un long tail si tôt pour faire le trajet Railay /Ao Nang et a quel tarifs?
Merci
Organisation des visites à Death Valley avec notre fils de 10 ans English translation pending
Bonsoir,
Maintenant que le trajet et les hôtels sont bouclés, je commence à organiser nos visites.
Je planche donc sur notre étape las vegas - death valley avec nuit au furnace Creek - Visalia
Voici mes questions : vers quelle heure partir de LV ? Et quels sites voir avant d'aller à l'hôtel ? Et pour le lendemain ?
Sinon notre fils fêtera ses 10 ans lors de notre passage dans DV, où nous dormons à the inn 😍 le resto est il bien pour fêter son anniversaire et pensez vous qu'il faille réserver ? Nous y serons le 12 juillet 2019
MERCI à vous
Voici mes questions : vers quelle heure partir de LV ? Et quels sites voir avant d'aller à l'hôtel ? Et pour le lendemain ?
Sinon notre fils fêtera ses 10 ans lors de notre passage dans DV, où nous dormons à the inn 😍 le resto est il bien pour fêter son anniversaire et pensez vous qu'il faille réserver ? Nous y serons le 12 juillet 2019
MERCI à vous
Retour du Cap Vert... tops et flops English translation pending
De retour du Cap Vert avec la flemme de faire un carnet mais l'envie de partager quelques renseignements ( il n'y en a pas tant que ça sur le forum) avec les futurs voyageurs
Nous ne parlerons pas des sites et paysages, il suffit de se reporter à un guide, mais des divers prestataires.
Avant toutes choses un grand remerciement à tous ceux qui ont répondu à nos questions lorsque nous organisions notre voyage, notamment une petite tortue, , , , ,
LES TOPS
Notre coup de coeur : la Casa Espongheiro, sur Santo Antao, un coin perdu au bout du monde mais qui mérite d'y passer quelques nuits, idéalement placée pour des randos, un excellent accueil et une bonne table avec des conseils d' Alain qui saura vous renseigner sur vos itinéraires (se méfier cependant lorsqu'il indique « rando facile »….. nous n'avons pas forcément les mêmes mollets)
A conseiller aussi Casa Tambla à Ponta do Sol, où Guilllaume (non il n'y a pas que des français au Cap Vert) saura aussi vous conseiller et organiser une sortie avec les pêcheurs (sujets au mal de mer s'abstenir)
A Boa Vista le B&B SALINAS , simple mais propre, environnement pas extraordinaire, risque d'infiltration dans la salle de bains ou de panne électrique en cas de pluie (il pleut tous les 2 ans mais on vous aura prévenu), ça commence mal mais ça finit bien….ce n'est pas bien grave tout ça, n'oubliez pas que nous sommes en Afrique et la chaleur de l'accueil de Maurizio et Samantha saurons vous faire oublier ces soucis. Ils ne parlent pas français mais le comprennent un peu et avec une moitié d'italien, une moitié de français, une moitié d'anglais et une moitié de sourire (je sais, ça fait beaucoup de moitiés) on arrive à se faire comprendre .Un super accueil, des méga petits déj et la possibilité d'organiser les excursions à meilleur tarif que les agences sur la place, de quoi passer un bon séjour.
Un super guide pour vos excursion Lino, plus connu sous le nom de Rasta, et son pick up , vous fait découvrir l'île dans ses moindres recoins, peut être contacté par B&B Salinas ou directement par facebook : lino sanha)
LES FLOPS
Nous, aurions dû nous en douter, il y avait quelques alertes sur le forum, mais vous savez ce que c'est, on se croit toujours plus malin que les autres …. Nous avons loué une voiture chez « Atlantico rent car »à Praia…. Ne commettez pas la même erreur !il ne s'agit pas d'un véritable loueur mais d'un garage plus ou moins sordide qui loue es épaves. Nous avions réservé une Toyota Ignis et nous sommes retrouvés avec une Ford Fiesta qui n'avait plus d'age, des pneus lisses, un message d'alerte en allemand qui s'affichait au tableau de bord, des fuites de liquide...et une panne après une demie heure de route (réparée par un cap verdien imaginatif et muni des outils adéquats). Le lendemain après une nouvelle demie heure(cela doit être le maximum que supporte l'engin) nouvelle panne, dont l'assistance de tout un village ne viendra pas à bout. Le « loueur » est venu nous dépanner apres deux heures d' attente en bord de route avec un véhicule de remplacement (Daihatsu terrios) qui réussissait la performance d'être plus rouillé que la Fiesta...seul avantage, il grinçait tellement que l'on nous entendait venir de loin. Dernier point remarquable chez Atlantico, il doit s'agir du seul cap verdien qui ne sait pas sourire.
Un resto à éviter : Ca'Baby (à Sal Rei, dans une perpendiculaire à la place, facile à repérer, enguirlandé comme un sapin de Noêl) ne vous laissez pas attirer par ses lumières, sauf si vous voulez arbitrer le concours d'engueulade et de mauvaise humeur auquel le personnel vous fera volontiers participer, point de vue manque de sourire, il y égalité avec Atlantico ….
Nous ne parlerons pas des sites et paysages, il suffit de se reporter à un guide, mais des divers prestataires.
Avant toutes choses un grand remerciement à tous ceux qui ont répondu à nos questions lorsque nous organisions notre voyage, notamment une petite tortue, , , , ,
LES TOPS
Notre coup de coeur : la Casa Espongheiro, sur Santo Antao, un coin perdu au bout du monde mais qui mérite d'y passer quelques nuits, idéalement placée pour des randos, un excellent accueil et une bonne table avec des conseils d' Alain qui saura vous renseigner sur vos itinéraires (se méfier cependant lorsqu'il indique « rando facile »….. nous n'avons pas forcément les mêmes mollets)
A conseiller aussi Casa Tambla à Ponta do Sol, où Guilllaume (non il n'y a pas que des français au Cap Vert) saura aussi vous conseiller et organiser une sortie avec les pêcheurs (sujets au mal de mer s'abstenir)
A Boa Vista le B&B SALINAS , simple mais propre, environnement pas extraordinaire, risque d'infiltration dans la salle de bains ou de panne électrique en cas de pluie (il pleut tous les 2 ans mais on vous aura prévenu), ça commence mal mais ça finit bien….ce n'est pas bien grave tout ça, n'oubliez pas que nous sommes en Afrique et la chaleur de l'accueil de Maurizio et Samantha saurons vous faire oublier ces soucis. Ils ne parlent pas français mais le comprennent un peu et avec une moitié d'italien, une moitié de français, une moitié d'anglais et une moitié de sourire (je sais, ça fait beaucoup de moitiés) on arrive à se faire comprendre .Un super accueil, des méga petits déj et la possibilité d'organiser les excursions à meilleur tarif que les agences sur la place, de quoi passer un bon séjour.
Un super guide pour vos excursion Lino, plus connu sous le nom de Rasta, et son pick up , vous fait découvrir l'île dans ses moindres recoins, peut être contacté par B&B Salinas ou directement par facebook : lino sanha)
LES FLOPS
Nous, aurions dû nous en douter, il y avait quelques alertes sur le forum, mais vous savez ce que c'est, on se croit toujours plus malin que les autres …. Nous avons loué une voiture chez « Atlantico rent car »à Praia…. Ne commettez pas la même erreur !il ne s'agit pas d'un véritable loueur mais d'un garage plus ou moins sordide qui loue es épaves. Nous avions réservé une Toyota Ignis et nous sommes retrouvés avec une Ford Fiesta qui n'avait plus d'age, des pneus lisses, un message d'alerte en allemand qui s'affichait au tableau de bord, des fuites de liquide...et une panne après une demie heure de route (réparée par un cap verdien imaginatif et muni des outils adéquats). Le lendemain après une nouvelle demie heure(cela doit être le maximum que supporte l'engin) nouvelle panne, dont l'assistance de tout un village ne viendra pas à bout. Le « loueur » est venu nous dépanner apres deux heures d' attente en bord de route avec un véhicule de remplacement (Daihatsu terrios) qui réussissait la performance d'être plus rouillé que la Fiesta...seul avantage, il grinçait tellement que l'on nous entendait venir de loin. Dernier point remarquable chez Atlantico, il doit s'agir du seul cap verdien qui ne sait pas sourire.
Un resto à éviter : Ca'Baby (à Sal Rei, dans une perpendiculaire à la place, facile à repérer, enguirlandé comme un sapin de Noêl) ne vous laissez pas attirer par ses lumières, sauf si vous voulez arbitrer le concours d'engueulade et de mauvaise humeur auquel le personnel vous fera volontiers participer, point de vue manque de sourire, il y égalité avec Atlantico ….
Itinéraire de 10 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Pour ceux qui sont en manque d'inspiration pour construire un itinéraire de 10 jours en Thaïlande veuillez trouver ci-dessous mon carnet de voyage. N'hésitez pas à me contacter en cas de questions. Bonne lecture !
https://www.myatlas.com/Eloodie/circuit-de-10-jours-au-royaume-de-siam
Elodie 😉
Pour ceux qui sont en manque d'inspiration pour construire un itinéraire de 10 jours en Thaïlande veuillez trouver ci-dessous mon carnet de voyage. N'hésitez pas à me contacter en cas de questions. Bonne lecture !
https://www.myatlas.com/Eloodie/circuit-de-10-jours-au-royaume-de-siam
Elodie 😉
Tour du monde à vélo de 18 mois English translation pending
Bonjour à toute la communauté !!!!!
Cela faisait bien longtemps (trop) que je n’avais pas fait appel à vos conseils. Faut dire qu’on trouve souvent toutes les infos en parcourant le forum … Merci à vous ….
Après différents voyages en sacs à dos, cette fois ci nous préparons un tour du monde à vélo axé sur les grands espaces montagneux. D’ailleurs nous partons 1 mois à Oman cet hiver se chauffer les mollets. Nous avons déjà hâte de tester nos nouvelles montures Cyclo-Randonnée, en espérant que nous avons fait le bon choix du vélo !!!! Merci aux contributeurs pour vos infos sur cette destinations. Je ne manquerai pas de vous conseiller après cette expérience.
Mais maintenant, nous faisons appel à vos idées, vos conseils, vos expériences, vos carnets d’aventures, … sur cette prochaine grande aventure. J'avoue, j'ai déjà parcourus quelques discussions et des blogs pour établir cet itinéraire. Nous voyageons déjà en préparant le parcours.
Du coup, voici une ébauche du projet qui s’étalera sur environ 18 mois, principalement dans un univers montagneux :
Asie (avril/octobre/7mois)
Russie (15j) → Transsibérien Moscow/Irkoutsk puis début de l'aventure à vélo au lac Baïkal Mongolie (45j) → traversée jusqu’à la frontière chinoise vers l’ouest Chine (30j ou + ? ) Pakistan ? Un rêve de parcourir la karakoram highway Tibet ? On sait jamais, le gouvernement chinois peut s’assouplir d'ici là. Kirghizistan (30j) Tadjikistan (30j) → M41 Ouzbékistan ? Peut être pour rejoindre l'Inde depuis Tashkent en avion Inde (40j) → Ladakh -> un aller retour dans la vallée de la Nubra puis la découverte des lacs Tso Moriri ou Kar ou Pangong et enfin la route pour rejoindre Manali.
Océanie (novembre/ décembre/2mois)
Nouvelle Zélande → île du Sud principalement, une boucle je pense au départ de Christchurch.
Amérique du Sud (Janvier/avril/4mois)
Argentine (40j) → vos conseils sont les biens venus pour parcourir les plus belles routes montagneuses. Chili(40j) → vos conseils sont les bien venus comme ci dessus. Bolivie (40j) → Sud Lipez, Uyuni …. Pérou ? peut être jusqu'à Lima pour rejoindre les USA en avion.
Amérique du Nord (Mai/septembre/5mois)
USA (gdmbr + Alaska) Canada ( icefields parkway + parc les rocheuses ? + Montreal/Québec pour rejoindre l’Europe)
Europe (septembre/Octobre/1mois)
Islande
Et hop retour en Bretagne 😕
Bon voila l’idée, je ne me rend pas compte si cet itinéraire est réalisable, raisonnable, ….. Nous ne voulons pas absolument tout voir, tout faire, mais parcourir les plus beaux itinéraires montagneux en évitant les parties de plat de 2 semaines en ne croisant pas âme qui vive. Les rencontres font le voyage ... Nous partirons soit en avril 2020 ou 2021. Nous attendons avec impatience vos conseils, vos recommandations, vos idées, vos coups de coeurs …. Merci d'avance pour votre aide ... et à bientôt .... Eno & Ju
Asie (avril/octobre/7mois)
Russie (15j) → Transsibérien Moscow/Irkoutsk puis début de l'aventure à vélo au lac Baïkal Mongolie (45j) → traversée jusqu’à la frontière chinoise vers l’ouest Chine (30j ou + ? ) Pakistan ? Un rêve de parcourir la karakoram highway Tibet ? On sait jamais, le gouvernement chinois peut s’assouplir d'ici là. Kirghizistan (30j) Tadjikistan (30j) → M41 Ouzbékistan ? Peut être pour rejoindre l'Inde depuis Tashkent en avion Inde (40j) → Ladakh -> un aller retour dans la vallée de la Nubra puis la découverte des lacs Tso Moriri ou Kar ou Pangong et enfin la route pour rejoindre Manali.
Océanie (novembre/ décembre/2mois)
Nouvelle Zélande → île du Sud principalement, une boucle je pense au départ de Christchurch.
Amérique du Sud (Janvier/avril/4mois)
Argentine (40j) → vos conseils sont les biens venus pour parcourir les plus belles routes montagneuses. Chili(40j) → vos conseils sont les bien venus comme ci dessus. Bolivie (40j) → Sud Lipez, Uyuni …. Pérou ? peut être jusqu'à Lima pour rejoindre les USA en avion.
Amérique du Nord (Mai/septembre/5mois)
USA (gdmbr + Alaska) Canada ( icefields parkway + parc les rocheuses ? + Montreal/Québec pour rejoindre l’Europe)
Europe (septembre/Octobre/1mois)
Islande
Et hop retour en Bretagne 😕
Bon voila l’idée, je ne me rend pas compte si cet itinéraire est réalisable, raisonnable, ….. Nous ne voulons pas absolument tout voir, tout faire, mais parcourir les plus beaux itinéraires montagneux en évitant les parties de plat de 2 semaines en ne croisant pas âme qui vive. Les rencontres font le voyage ... Nous partirons soit en avril 2020 ou 2021. Nous attendons avec impatience vos conseils, vos recommandations, vos idées, vos coups de coeurs …. Merci d'avance pour votre aide ... et à bientôt .... Eno & Ju
Quiberon - Marans en VAE (vélo électrique) English translation pending
Bonjour,
J’envisage pour le week end prochain un déplacement depuis Belle île jusqu’a Marans, au dessus de La Rochelle. mappy m’annonce 291 km.....
Je sais bien que si, sur mon île, mon VTT AE m’autorise une moyenne de 30 km/h.... je ne tiendrais pas toute une journée ( ni les deux batteries que je vais emmener) à ce rythme.....
De plus, je n’ai jamais pratiqué le cyclotourisme, et la c’est plus un déplacement utilitaire qu’une balade.
J’envisage de camper en route, ma remorque transportant le matériel ( une mono roue, habituée aux courses, transports de planche de surf et autres)
Je ne tiens pas à passer par des chemins de terre, ça me ralentis trop....
Selon vos expériences, combien de temps faut il compter ? Combien de km puis-je espérer parcourir par jour ?
Des idées d’itineraires Ou au moins une application GPS adaptée vélo et susceptible de m’indiquer des bornes de rechargement et campings petits prix ?
Voilà voilà.... un projet peut être un peu fou mais..... Ci joint, une photo de mon enceinte en mode “ retour de surf “
Voilà voilà.... un projet peut être un peu fou mais..... Ci joint, une photo de mon enceinte en mode “ retour de surf “
Cassette 7 vitesses sur vélo de voyage English translation pending
Bonjour à tous
Ma copine et moi entreprenons un petit voyage à vélo de 2 mois autour de la France. Au programme, très peu de montés car nous suiverons les canaux et rivières mais je me pose quand même beaucoup de question sur nos cassettes de velo. Nous avons monté nos vélo nous même sur des bases VTT avec des cassettes de 13-28 en 7 vitesses. Du coup j'hésite soit : - à nous mettres des cassettes de 13-34 mais là je crain un trop grand écart entre les pignons, - passer en 9 vitesses mais c'est un investissement de 100€ par vélo vu tous ce qu'il faut changer.. (Manette, chaine, cassettes, voir derailleur) - ne rien toucher, nos corps s'y ferons, ma copine aura 10 et 15 kg de bagages, et moi 15 kg et plus (On n'a pas encore fait les calcules mais nous serons en autonomie total).
Merci d'avance de vos avis.
Ma copine et moi entreprenons un petit voyage à vélo de 2 mois autour de la France. Au programme, très peu de montés car nous suiverons les canaux et rivières mais je me pose quand même beaucoup de question sur nos cassettes de velo. Nous avons monté nos vélo nous même sur des bases VTT avec des cassettes de 13-28 en 7 vitesses. Du coup j'hésite soit : - à nous mettres des cassettes de 13-34 mais là je crain un trop grand écart entre les pignons, - passer en 9 vitesses mais c'est un investissement de 100€ par vélo vu tous ce qu'il faut changer.. (Manette, chaine, cassettes, voir derailleur) - ne rien toucher, nos corps s'y ferons, ma copine aura 10 et 15 kg de bagages, et moi 15 kg et plus (On n'a pas encore fait les calcules mais nous serons en autonomie total).
Merci d'avance de vos avis.
Portugal, Maroc et Espagne à vélo: chiens errants? English translation pending
Bonjour,
J'aurais voulu savoir si certains cyclovoyageurs avaient été embêtés par des chiens errants agressifs en Espagne, au Portugal et au Maroc.
Merci pour vos retours,
Stanley
Périple à vélo sur la ViaRhôna de Lagnieu à Nîmes English translation pending
bonjour a vous tous .je désire partir au mois de juin avec un collègue en vtt et une remorque faire un ptit périple sur la via rhona de lagnieu ou lyon jusqu a nimes . j aimerai beaucoup avoir des aides de votre part si vous avez déjà fait ce parcours ( astuce...camping ...tracer ... carte en pdf avec lien ) toutes suggestions sera la bien venues . nous sommes quand même de bon rouleurs avec de bon mollets lol nous pensons faire une moyenne de 80 + ou - par jours .... voila j espère que votre aides me sera bénéfique et je vous en remercie par avance
Cinque Terre: la Dolce Vita en couleurs English translation pending

Des villages aux couleurs chatoyantes, des spécialités culinaires qui éveillent les papilles et le sentiment de vivre la véritable Dolce Vita.... Vous avez deviné où les Hiboux ont passé leurs vacances ? C’est bien au Cinque Terre en Italie ! Ces fameux cinq villages perchés ultra photogéniques que l’on voit circuler un peu partout sur les réseaux sociaux. Certes on a dû vous dire qu’en été les touristes affluent et que la chaleur est intenable. Pour éviter ces désagréments, voici nos secrets :
Se lever tôt, très tôt. Avant 9h30 il y a plus de chats que de touristes dans les ruelles Prendre les chemins parallèles ! Le moindre escalier est l’occasion de s’éloigner de la foule Ne pas hésiter à faire travailler vos mollets et prendre de la hauteur pour admirer la vue
Jour 1 En route pour l’Italie depuis Valence (Drôme) nous décidons de faire une étape à Lanslebourg près de la frontière. Histoire de se reposer au frais avant de toucher du doigt la chaleur méditerranéenne. En effet, nous avons vécu un véritable choc thermique de 40°C à 10°C… Mais ça a été l’occasion de déguster une bonne tartiflette en terrasse ! Miam. On y découvre aussi le magnifique lac du mont Cenis et ses couleurs vives.

Jour 2 Direction La Spezia, malheureusement un accident nous bloque sur l’autoroute pendant plus de 2 h. Une façon insolite de découvrir les coutumes de conduite des Italiens. En effet sortir de sa voiture au bout de 5 min de bouchon et se promener au milieu des voitures, même quand ça roule un peu, est une chose très courante. Une fois la voiture garée et les valises déposées dans l’air bnb, la découverte de la ville se fait à pied. On y découvre le port, le centre-ville et on profite de repérer la gare pour prendre nos pass 2 jours illimités pour les Cinque Terre. Attention ils ne sont disponibles qu’au guichet et en espèces !

Jour 3 On applique notre conseil du « lever tôt », avec une arrivée à 6h30 à Riomaggiore notre premier village des Cinque Terre. Personne à l’horizon. On déambule dans les rues avec le lever de soleil pour nous accompagner. En prenant de la hauteur on y retrouve vite les clichés de cartes postales qui nous ont tant donné envie de venir.

On prend ensuite le train pour Manarola. Pour commencer nous suivons le sentier vers Corniglia pour atteindre le point de vue culminant à travers les vignes et admirer le village. En redescendant nous apercevons les premiers cars de touristes arriver et prenons les ruelles parallèles pour visiter le village. Nous arrivons jusqu’aux rochers où certains profitent de leur baignade matinale.

Notre visite du village terminée nous décidons de sortir des Cinque Terre pour découvrir Levanto. En effet 11h30 la nuée de touristes commence à envahir les villages. Ce sera l’occasion de profiter de la plage aux pieds de somptueuses villas.

Jour 4 Levés 4h30 pour rejoindre Levanto à 6h et faire la randonnée de Levanto à Monterosso al Mare. J’avais lu que cette randonnée était sans grande difficulté avec de superbes points de vue. De jolis panoramas oui, mais il faut clairement les mériter car la belle balade grimpe beaucoup !

Cette randonnée au début des Cinque Terre est gratuite et permet d’apercevoir les villages depuis les hauteurs. Le soir nous décidons de visiter Corniglia. Surprise, les touristes se font rare, ce qui nous laisse déambuler tranquillement dans les jolies rues de la ville et manger une bonne glace au citron.

Jour 5 Tout le monde conseille de faire les villages à bateau... Et ben nous on vous le déconseille plutôt ! Un prix élevé, peu de bonnes places pour faire des photos, et pour peu que les deux enfants derrière vous se mettent à vomir comme pour nous, vous passerez une croisière de 1h50 dans la joie et la bonne humeur. En effet la vue est originale et somptueuse, mais prenez de la hauteur sur les sentiers de rando pour en admirer une équivalente et bien loin de tout le monde ;) Nous rejoignons donc Portovenere et son golfe des Poètes. Un très joli village avec 3 îles a visiter. On y découvre une bonne adresse où manger : Un Mare di Sapori. Un dessert original tourné autour d’un vin ravira les amateurs.

Jour 6 Histoire de changer un peu de paysages, nous partons direction Gênes. Une ville historique qui a modernisé son ancien port avec brio. Nous commençons la visite par la piazza Ferrari et sa fontaine emblématique. Ensuite nous nous dirigeons vers la maison de Christophe Colomb, un lieu rempli d’histoire. La visite continue par le port avec ses nombreuses activités à découvrir. Trop de monde à l’aquarium nous décidons alors de découvrir la biosphère et le paléo aquarium juste à côté. Sur notre retour à la gare nous nous promenons le long de la via Garibaldi. Les somptueux palais nous appellent à leur découverte. Et pour le prix, 9 € par personne, ils valent vraiment le coup (surtout pour avoir une vue panoramique de Gênes sur les toits du palazzo Rosso).

Jour 7 Une journée repos pour profiter des eaux claires de Monterosso al Mare. Attention à partir de 10h les plages privées affichent déjà complet. Le soir nous visitons le dernier Village, Vernazza. Nous profitons ainsi du coucher de soleil et des boutiques souvenirs.

Jour 8 La visite des villages bouclée, nous terminons notre séjour avec la visite de la discrète mais savoureuse Parme. Une ville qui met beaucoup en avant l’utilisation du vélo. Vous pouvez déguster un fabuleux jambon de Parme de 26 mois avec son parmesan à La Forchetta. Un monument à visiter : le palazzo della pilota avec son théâtre et sa bibliothèque immense.

Jour 9 Retour en France. Une halte dans le Lubéron pour prolonger les vacances. Notre choix se porte sur la belle ville de Gordesafin de pouvoir visiter le Colorado Provençal. Une ancienne carrière d’ocre qui vous fera voyager au cours d’une bonne ballade de 1h45. Un vrai dépaysement !

En bref, ce fût un séjour haut en couleurs qui nous a permis de découvrir une nouvelle partie de l’Italie, une destination idéale pour un long week-end en amoureux ! Vous pouvez retrouver toutes nos photos ici : lecaillouauxhiboux.fr/album/6
Croisière sur le Costa Mediterranea English translation pending
bonjour,
nous revenons d'une croisière de 13 jours qui englobait l'Italie, l'Andalousie et Lisbonne. un très jolie circuit, un peu perturbé par la tempête. Un bateau de taille moyenne.
🙂
Nous avons découvert VALENCIA, MALAGA. CADIX.
pour l'Italie: NAPLES. PALERME
un départ de MARSEILLE.
l'Andalousie est une très belle région. sa richesse architecturale nous plonge à l'époque des conquêtes des Amériques. Ils ont su restaurer les bâtiments et leur donner une seconde vie pour le bonheur des touristes.
LISBONNE, une ville avec ses collines et son pont fait un clin d’œil à SAN FRANCISCO. Pour la visiter, il faut avoir de bons mollets ou se rabattre sur le tramway ou les élévateurs.
NAPLES et PALERME sont connues par tous. Leur quartier historique mérite de prendre la journée pour le visiter.
des informations complémentaire sur le site: www.aladecouvertedumonde.fr
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n���y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n���y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!