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Bariloche - route des 7 Lacs - Puerto Montt: toujours des cendres? English translation pending
Bonjour
Nous partons le 4 novembre en Patagonie avec comme 1ère étape Puerto Madryn, en voyageant autant que possible en bus. Notre projet : bus Puerto Madryn-Bariloche, voiture pour la région des 7 Lacs, bus pour Puerto Montt et Chiloë au Chili. Nous devrions être dans ce secteur entre le 11 et le 18 novembre.Mais ma crainte, ce sont les conséquences de l'éruption volcanique : les paysages sont-ils gâchés par les cendres ? peut-on passer au Chili en bus ? si le séjour dans cette région s'avère impossible, rejoindre Calafate en bus par la ruta 40 sera-t-il possible à cette époque ? Nous envisageons plutôt de rejoindre Puerto Natales en avion avec Sky à partir de Puerto Montt, mais à condition de pouvoir passer au Chili ! Il y a en ce moment de la place et des tarifs intéressants, ce ne sera sans doute plus vrai si nous attendons d'être sur place. De même, nous prendrions bien un vol Ushuaïa-Buenos Aires après avoir circulé en Patagonie du sud. Même problème : il faudrait réserver maintenant. Donc, l'urgent pour nous c'est d'avoir des informations récentes sur la situation autour de Bariloche et sur les bus vers Calafate en novembre. Merci infiniment à ceux qui peuvent nous éclairer. Cordialement. Vulcanie
Nous partons le 4 novembre en Patagonie avec comme 1ère étape Puerto Madryn, en voyageant autant que possible en bus. Notre projet : bus Puerto Madryn-Bariloche, voiture pour la région des 7 Lacs, bus pour Puerto Montt et Chiloë au Chili. Nous devrions être dans ce secteur entre le 11 et le 18 novembre.Mais ma crainte, ce sont les conséquences de l'éruption volcanique : les paysages sont-ils gâchés par les cendres ? peut-on passer au Chili en bus ? si le séjour dans cette région s'avère impossible, rejoindre Calafate en bus par la ruta 40 sera-t-il possible à cette époque ? Nous envisageons plutôt de rejoindre Puerto Natales en avion avec Sky à partir de Puerto Montt, mais à condition de pouvoir passer au Chili ! Il y a en ce moment de la place et des tarifs intéressants, ce ne sera sans doute plus vrai si nous attendons d'être sur place. De même, nous prendrions bien un vol Ushuaïa-Buenos Aires après avoir circulé en Patagonie du sud. Même problème : il faudrait réserver maintenant. Donc, l'urgent pour nous c'est d'avoir des informations récentes sur la situation autour de Bariloche et sur les bus vers Calafate en novembre. Merci infiniment à ceux qui peuvent nous éclairer. Cordialement. Vulcanie
Entre El Calafate et Bariloche English translation pending
Bonsoir,
je me rapproche de vous afin de m'aider de vos expériences avant de valider mon itinéraire. Nous rejoignons en bus El Calafate à Bariloche entre le 2 (arrivée à 18H à l'aeroport de El Calafate) et 11 Décembre (nous voulons voir St Martin de los Andes le 12 avant de partir pour Iguazu le 13). Nous comptons visiter le glacier Perito Moreno, rester un peu à El Chalten pour voir le Fitz Roy et le Cerro Torre avant de rejoindre Perito Moreno d'où est organisée une excursion pour aller à la cave aux mains. Nous comptons faire le trajet entre Perito Moreno et Bariloche le 11 ( Bariloche ne valant apparemment le détour) Ma question est donc la suivante: combien de temps consacrer à chaque endroit de manière à ne pas rester trop longtemps dans des lieux de second plan? J'ai pris contact avec l'agence "el chalten" qui m'a dit qu'il est préférable de rester 3 jours à Perito Moreno si l(on veut aller visiter la cave aux mains.
Merci de vos réponses.
Benjamin
je me rapproche de vous afin de m'aider de vos expériences avant de valider mon itinéraire. Nous rejoignons en bus El Calafate à Bariloche entre le 2 (arrivée à 18H à l'aeroport de El Calafate) et 11 Décembre (nous voulons voir St Martin de los Andes le 12 avant de partir pour Iguazu le 13). Nous comptons visiter le glacier Perito Moreno, rester un peu à El Chalten pour voir le Fitz Roy et le Cerro Torre avant de rejoindre Perito Moreno d'où est organisée une excursion pour aller à la cave aux mains. Nous comptons faire le trajet entre Perito Moreno et Bariloche le 11 ( Bariloche ne valant apparemment le détour) Ma question est donc la suivante: combien de temps consacrer à chaque endroit de manière à ne pas rester trop longtemps dans des lieux de second plan? J'ai pris contact avec l'agence "el chalten" qui m'a dit qu'il est préférable de rester 3 jours à Perito Moreno si l(on veut aller visiter la cave aux mains.
Merci de vos réponses.
Benjamin
Descendre au sud du Chili ou en Argentine pendant l'hiver English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis actuellement en Bolivie et avec mes compagnons de route nous allons rejoindre le Chili d´ici quelques jours. L´un de nous tient particulierement a descendre ce pays pour rejoindre ensuite Ushuaia mais nous sommes entres en plein hiver et je me pose des questions !
J´ai lu dans les precedents messages que certains deconseillent le sud du continent pendant l´hiver mais nous sommes prets a affronter le froid :)
Les questions que je me pose sont:
- Pouvons nous descendre jusqu´aux iles Chiloe en juillet/aout ou le temps est-il vraiment trop pluvieux? - Une fois dans cette region pouvons nous descendre plus bas en restant au Chili ou devons nous passer en Argentine? Je n´ai pas de guide avec moi alors je suis un peu perdue ! - Au pire est-il possible de prendre un avion qui rejoindrait Ushuaia depuis le Chili en cette saison? - Pouvons nous voir des glaciers au sud ou en basse saison personne n´y va?
Ca fait beaucoup de questions mais en attendant si certains cherchent des infos sur l´Equateur, le Perou ou la Bolivie, mon blog est a disposition !
http://www.flyingroad.com/
Je suis actuellement en Bolivie et avec mes compagnons de route nous allons rejoindre le Chili d´ici quelques jours. L´un de nous tient particulierement a descendre ce pays pour rejoindre ensuite Ushuaia mais nous sommes entres en plein hiver et je me pose des questions !
J´ai lu dans les precedents messages que certains deconseillent le sud du continent pendant l´hiver mais nous sommes prets a affronter le froid :)
Les questions que je me pose sont:
- Pouvons nous descendre jusqu´aux iles Chiloe en juillet/aout ou le temps est-il vraiment trop pluvieux? - Une fois dans cette region pouvons nous descendre plus bas en restant au Chili ou devons nous passer en Argentine? Je n´ai pas de guide avec moi alors je suis un peu perdue ! - Au pire est-il possible de prendre un avion qui rejoindrait Ushuaia depuis le Chili en cette saison? - Pouvons nous voir des glaciers au sud ou en basse saison personne n´y va?
Ca fait beaucoup de questions mais en attendant si certains cherchent des infos sur l´Equateur, le Perou ou la Bolivie, mon blog est a disposition !
http://www.flyingroad.com/
Voyage d'un mois en Argentine en novembre/décembre 2011 English translation pending
Bonjour,
je pars un mois en Argentine avec ma compagne et écris ce message afin d'avoir l'avis de personnes s'y étant déjà rendu.
Nous quittons Paris le 23 Novembre et rentrons le 22 Décembre.
Nous partons le jour de notre arrivée à Trelew pour rejoindre Puerto Madryn dans la foulée où nous resterons 3 nuits.
Nous nous rendrons ensuite à Ushuaia où nous resterons 5 nuits.
Nous partirons ensuite pour El Calafate et nous avons 12 nuits avant de reprendre l'avion entre Bariloche et Iguazu.
A Iguazu nous restons 3 nuits avant de rejoindre Buenos Aires où nous séjournons 5 jours.
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Éruption du volcan Puyehue au Chili English translation pending
ALERTE ROUGE, Volcan PUYEHUE, BARILOCHE.Bajo la alerta roja tras la erupción del volcán, sigue la evacuacion en Chile.
Autoridades del país vecino siguen adelante con el operativo, sin detectar situaciones de emergencia; por el fenomeno, Bariloche quedo cubierta de cenizas y se cerraron el aeropuerto y los pasos fronterizos; accedé a la fotogaleria y al video con esto:
http://www.lanacion.com.ar/1379096-tras-la-erupcion-de-un-volcan-chileno-bariloche-quedo-cubierta-por-cenizas
Sous l'alerte rouge après l'éruption du volcan Puyehue au Chili.
Les autorités du pays voisin continue en avant avec les opérations, sans pour autant détecter une situation d'urgence; pour ce phénomène, Bariloche, Villa la Angostura restent couvertes de cendres et de là, l'aéroport de Bariloche est fermé et également la route et le poste frontière qui mènent au Chili.
Regardez le lien du journal " La Nacion", il y a les photos et une vidéo.
😐
Amérique du Sud en six mois, d'octobre 2011 à mars 2012 English translation pending
Bonjour,
C'est enfin décidé, on part 6 mois ma copine et moi faire le tour de l'Amérique du Sud. On partirait du mois d'octobre 2011 à mars 2012.
L'idée serait de faire des trecks, rando, aller chez l'habitant, faire du camping sauvage etc pour admirer les paysages, la culture de chacune des régions, les sites archéologiques ...
On visiterait : - le Pérou - la Bolivie - le Chili - l'argentine - le Paraguay - l'Uruguay - et on resterait un mois à Rio au Brésil
Pour bien préparer mon voyage, pouvez-vous me conseiller pour chaque pays sur : - les incontournables - les endroits à éviter pour 2 nanas - la durée permettant de faire le tour du pays - le budget - les coordonnées des habitants chez lesquels vous avez été hébergé - ce qu'il faut prendre avec nous
Merci pour tous vos conseils!
C'est enfin décidé, on part 6 mois ma copine et moi faire le tour de l'Amérique du Sud. On partirait du mois d'octobre 2011 à mars 2012.
L'idée serait de faire des trecks, rando, aller chez l'habitant, faire du camping sauvage etc pour admirer les paysages, la culture de chacune des régions, les sites archéologiques ...
On visiterait : - le Pérou - la Bolivie - le Chili - l'argentine - le Paraguay - l'Uruguay - et on resterait un mois à Rio au Brésil
Pour bien préparer mon voyage, pouvez-vous me conseiller pour chaque pays sur : - les incontournables - les endroits à éviter pour 2 nanas - la durée permettant de faire le tour du pays - le budget - les coordonnées des habitants chez lesquels vous avez été hébergé - ce qu'il faut prendre avec nous
Merci pour tous vos conseils!
Voyage d'un mois en Patagonie avec tente et sac à dos (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars du 24/11/2010 au 24/12/2010 avec ma tente et mon sac à dos. Je pense dans tous les cas aller dans le Parc du Paine (probablement faire le classique W) et puis aller vers le Fitz Roy et le Cerro Torre (conseils de randos?), ainsi bien sur qu'en terre de feu et perito moreno.
Y a-t-il des ravitaillements possibles au cours des treks ou faut il porter toute sa nourriture (je pense que l'eau ne doit pas être un problème). Quelle marque de gaz est en vente là bas pour les réchauds (Coleman? Camping Gaz?)
Intérêt et temps à passer dans la péninsule de Valdez?
Y-a-t-il des conseils pour faire 1 ou 2 jours de navigation sur le canal de Beagle en dehors des masses touristiques? ou plutot vers le glacier Upsala?
Intérêt du parc Lanin et de Bariloche?
Je suis consciente qu'en 1 mois il faut faire des choix et je privilégierai de toute façon l'extrême sud.
Merci de vos conseils avisés.
Boucle de trois mois en Argentine et au Chili (Buenos Aires - Terre de feu - San Pedro de Atacama - Iguazu - Buenos Aires) English translation pending
Nous allons parir en sac �� dos.
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Faisabilité d'un voyage de dix/onze semaines en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous.
Je pars en Juillet pour un échange universitaire d'un an à Santiago, au Chili. Comme je me suis pas trop mal débrouillée... J'aurai les vacances d'été de là bas, soit environ 3 mois, de mi décembre à mi mars. Je compte lâcher mon appart à Santiago pendant ces 3 mois pour pouvoir voyager dans les pays alentours (disons un peu de moins de 3 mois, genre 10 ou 11 semaines car j'imagine que je reviendrai à Santiago la semaine avant la rentrée pour m'installer tranquillement).
C'est là que j'ai besoin de vos conseils, car même si je suis depuis quelques semaines les discussions sur le forum, j'ai un peu du mal à me rendre compte de ce qui est réaliste ou non en fonction de tout ce que j'ai envie de voir. Je n'ai pas trop la notion des distances là-bas.
D'une part, j'aimerais descendre au sud. Voir la Patagonie, le bout du monde, le glacier Perrito Moreno.
D'autre part, j'aimerais voir les chutes d'Iguazu, aller au Pérou (Cuzco, le Macchu Pichu, le lac Titicaca) J'aimerais aller en Bolivie, voir le Salar d'Uyuni. Je n'ai vu que des commentaires ultra positifs dur l'Equateur, j'aimerais donc éventuellement y faire un tour, mais je ne sais pas exactement où aller... J'aimerais aussi voir à quoi ressemble la forêt amazonienne, et j'avais noté sur le forum le site ecoiwia.com, près de Puyo en Equateur qui me semblait pas trop mal... Ceci dit, peut-être qu'y aller depuis le Pérou serait plus simple (Iquitos?).
Je ne compte pas dans ce voyage Buenos Aires, où je pense que j'irai de toutes façons avant Noël car j'ai 2 amies qui y seront. Je ne prévois pas trop non plus d'Argentine car je préfère privilégier le Pérou et la Bolivie qui sont moins chers. Je ne compte à priori pas le Nord du Chili non plus car mes parents viennent me voir en Novembre, et on pensait aller à Arica 1 semaine, je monterai donc à Putre et au lac Chungara à ce moment là.
A partir de tout ça... que me conseillez-vous? Je n'attends pas de vous de me faire un itinéraire détaillé bien sûr..
Pendant le laps de temps dont je dispose, vous me conseillez de rester au Pérou et en Bolivie? J'ai le temps de "pousser" jusqu'en Equateur? Est-ce que c'est facile d'y "rajouter" Igazu? Ou c'est galère, et je ferais mieux d'y aller depuis Buenos Aires, quand j'irai (quitte à louper plus de cours, du coup...)
Pensez-vous que je ferais mieux de supprimer le sud du continent, que j'essaierai de visiter à un autre moment pendant l'année, au risque d'y aller à une période moins agréable? Est-ce que ce serait fou et stupide d'y aller en fin de parcours par exemple, en y allant en avion, et en rentrant à Santiago ensuite? Je pensais aussi peut-être à y aller au moment de Noël pour profiter du solstice d'été et des nuits blanches, mais il est possible que mon frère me rejoigne pour les 2 dernières semaines de décembre, et lui avait plus envie de visiter le Pérou... Dans ce cas, je commencerais par le Macchu Pichu etc, avec lui, avant de continuer seule.
Enfin, y a-t-il, selon vous, un "indispensable" que j'ai zappé, à proximité des lieux que j'ai cités? Des idées de choses à voir? Des adresses?
Voilà, désolée de ne pas être plus précise dans mes demandes, mais je suis un petit peu paumée!
Merci en tout cas par avance pour vos réponses!
Je pars en Juillet pour un échange universitaire d'un an à Santiago, au Chili. Comme je me suis pas trop mal débrouillée... J'aurai les vacances d'été de là bas, soit environ 3 mois, de mi décembre à mi mars. Je compte lâcher mon appart à Santiago pendant ces 3 mois pour pouvoir voyager dans les pays alentours (disons un peu de moins de 3 mois, genre 10 ou 11 semaines car j'imagine que je reviendrai à Santiago la semaine avant la rentrée pour m'installer tranquillement).
C'est là que j'ai besoin de vos conseils, car même si je suis depuis quelques semaines les discussions sur le forum, j'ai un peu du mal à me rendre compte de ce qui est réaliste ou non en fonction de tout ce que j'ai envie de voir. Je n'ai pas trop la notion des distances là-bas.
D'une part, j'aimerais descendre au sud. Voir la Patagonie, le bout du monde, le glacier Perrito Moreno.
D'autre part, j'aimerais voir les chutes d'Iguazu, aller au Pérou (Cuzco, le Macchu Pichu, le lac Titicaca) J'aimerais aller en Bolivie, voir le Salar d'Uyuni. Je n'ai vu que des commentaires ultra positifs dur l'Equateur, j'aimerais donc éventuellement y faire un tour, mais je ne sais pas exactement où aller... J'aimerais aussi voir à quoi ressemble la forêt amazonienne, et j'avais noté sur le forum le site ecoiwia.com, près de Puyo en Equateur qui me semblait pas trop mal... Ceci dit, peut-être qu'y aller depuis le Pérou serait plus simple (Iquitos?).
Je ne compte pas dans ce voyage Buenos Aires, où je pense que j'irai de toutes façons avant Noël car j'ai 2 amies qui y seront. Je ne prévois pas trop non plus d'Argentine car je préfère privilégier le Pérou et la Bolivie qui sont moins chers. Je ne compte à priori pas le Nord du Chili non plus car mes parents viennent me voir en Novembre, et on pensait aller à Arica 1 semaine, je monterai donc à Putre et au lac Chungara à ce moment là.
A partir de tout ça... que me conseillez-vous? Je n'attends pas de vous de me faire un itinéraire détaillé bien sûr..
Pendant le laps de temps dont je dispose, vous me conseillez de rester au Pérou et en Bolivie? J'ai le temps de "pousser" jusqu'en Equateur? Est-ce que c'est facile d'y "rajouter" Igazu? Ou c'est galère, et je ferais mieux d'y aller depuis Buenos Aires, quand j'irai (quitte à louper plus de cours, du coup...)
Pensez-vous que je ferais mieux de supprimer le sud du continent, que j'essaierai de visiter à un autre moment pendant l'année, au risque d'y aller à une période moins agréable? Est-ce que ce serait fou et stupide d'y aller en fin de parcours par exemple, en y allant en avion, et en rentrant à Santiago ensuite? Je pensais aussi peut-être à y aller au moment de Noël pour profiter du solstice d'été et des nuits blanches, mais il est possible que mon frère me rejoigne pour les 2 dernières semaines de décembre, et lui avait plus envie de visiter le Pérou... Dans ce cas, je commencerais par le Macchu Pichu etc, avec lui, avant de continuer seule.
Enfin, y a-t-il, selon vous, un "indispensable" que j'ai zappé, à proximité des lieux que j'ai cités? Des idées de choses à voir? Des adresses?
Voilà, désolée de ne pas être plus précise dans mes demandes, mais je suis un petit peu paumée!
Merci en tout cas par avance pour vos réponses!
Itinéraire en Argentine pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle
Nous préparons actuellement notre tour du monde et ce dernier débutera par l'Argentine (durée 3 mois Argentine-Chili). Départ prévu pour Avril 2011. Je recherche aujourd'hui un retour sur les sites que nous allons visiter : tous les détails se retrouvent sur http://www.voyage-en-duo.com/?page_id=544
Qu'en pensez vous ? avons nous omis des sites incontournables ? Est-ce facile de passer par le Chili et retourner en Argentine ? (pas de pb administratif ?) Merci par avance.
En détails :Buenos Aires La ville de Tigre, édifiée sur de nombreux lots dans le Delta du Parana, se situe à moins d’une heure de route de Buenos Aires La très agréable ville de Rosario, celle qui représente le mieux le mode de vie argentin, à seulement 3 heures de la capitale Avion de Buenos Aires à Trelew, (environ 35 pesos) ville offrant les meilleurs réseaux de communication pour se rendre dans la péninsule de Valdès Puerto Madryn, camp de base pour visiter la péninsule Valdès, paysages sauvages de lande, et surtout population marine variée et importante (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Punta Delgada est située dans l’extrême sud est de la péninsule de Valdès, paradis des élephants de mer Punta Tombo, incroyable concentration de pingouins (manchots de Magellan) dans cette réserve unique au monde Ushuaia Le parc national de la Terre de Feu El Calafate et le Parc national de Los Glaciares (Inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO) Le lago Argentino, le plus grand lac d’Argentine. Belles randonnées Glacier Perito Moreno El Chalten au pied du Fitz Roy et du Cerro Torre (Site de Bloc) El Bolsón, ville andine niché au cœur d’une jolie vallée glacière San Carlos de Bariloche qui se situe sur le Lac Nahuel Huapi ne manque pas de charme Les blocs de Frey Détour par le Chili (voir itinéraire Chili) Suite Argentine Mendoza, point de départ idéal pour les sports de montagne Capilla del Monte – Les blocs de Rocamola La Rioja, le parc national Talampaya (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité) Cafayate et la route des vins Quebrada las Conchas, extraordinaire canyon qui explore toute la palette des rouges Salta Purmamarca et sa montagne aux sept couleurs Tilcara, petit village perdu dans la montagne à visiter à pied, notamment sa pucara, forteresse précolombienne La Quebrada de Humahuaca (Inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité), le village de Humahuaca, situé à 3000 mètres d’altitude, est un village andin typique Le site de bloc de Tugzle
Aide à la mise en place d'un voyage de quatre mois en Argentine, Chili, Pérou et Bolivie English translation pending
Salut à toute la communauté
Je viens à vous pour vous demander de m'aider à établir un itinéraire de quatre mois dans 4 pays ( Argentine, Chili, Pérou et Boilivie). Je partirais à partir du mois septembre pour un mois de découverte dans chacun de ces pays, ce que j'aime c'est de voyager en bus ou en train et d'essayer de voir une grande partie du pays, j'aime aussi les treks, et je voudrais aussi que cet itinériare me permette de passer d'un pays à l'autre par les frontières terrestres. Merci à vous de bien vouloir me répondre, là d'où je vis à l'île de la Réunion, on a pas l'habitude de ce type de voyage , alors aidez-moi Mille remerciements
Je viens à vous pour vous demander de m'aider à établir un itinéraire de quatre mois dans 4 pays ( Argentine, Chili, Pérou et Boilivie). Je partirais à partir du mois septembre pour un mois de découverte dans chacun de ces pays, ce que j'aime c'est de voyager en bus ou en train et d'essayer de voir une grande partie du pays, j'aime aussi les treks, et je voudrais aussi que cet itinériare me permette de passer d'un pays à l'autre par les frontières terrestres. Merci à vous de bien vouloir me répondre, là d'où je vis à l'île de la Réunion, on a pas l'habitude de ce type de voyage , alors aidez-moi Mille remerciements
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effil��es du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effil��es du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Passage frontière Chili-Argentine après El Calafate? English translation pending
Hola.
Ok, le titre de ce sujet manque de precision... Nous sommes dans les environs de puerto natales et envisageons d aller ensuite à el calafate, pour voir le perito moreno, puis a El chalten pour y faire de sympathiques balades. Depuis ces destinations, nous voulons retourner au chili. Le truc, c est que nous ne savons pas par où passer... L option remonter jusuq a Bariloche pour aller à Puerto Montt ne nous interesse pas puisque nous avons deja visité cette region (Bariloche, pas Puerto Montt). Bien sur, vous me direz, qu il me suffit de regarder sur une carte, mais nous aimerions avoir des infos par rapport à la circulation de bus entre argentine et chili sur des trajets moins "conventionnels" ( pas comme bariloche-Puerto Montt) ainsi que la possibilité de circuler en bus dans le sud du chili ( par la carretera austral notmamment).
En vous remerciant par avance
Ok, le titre de ce sujet manque de precision... Nous sommes dans les environs de puerto natales et envisageons d aller ensuite à el calafate, pour voir le perito moreno, puis a El chalten pour y faire de sympathiques balades. Depuis ces destinations, nous voulons retourner au chili. Le truc, c est que nous ne savons pas par où passer... L option remonter jusuq a Bariloche pour aller à Puerto Montt ne nous interesse pas puisque nous avons deja visité cette region (Bariloche, pas Puerto Montt). Bien sur, vous me direz, qu il me suffit de regarder sur une carte, mais nous aimerions avoir des infos par rapport à la circulation de bus entre argentine et chili sur des trajets moins "conventionnels" ( pas comme bariloche-Puerto Montt) ainsi que la possibilité de circuler en bus dans le sud du chili ( par la carretera austral notmamment).
En vous remerciant par avance
Argentine...l'essentiel? English translation pending
Bonjour à tous...je commence gentiment à me préparer et recolter des info sur ce pays que je souhaite visiter depuis longtemps...
Je pense partir 3-4 semaines entre décembre janvier...première info niveau météo qu'en pensez vous...? et de 2 a part Iguazu, buenos Aires et env....+ la patagonie que me conseillez vous qui est vraiment impératif de voir..? merci pour vos réponses...
Meilleur moyen de rallier le Chili depuis l'Argentine? English translation pending
Bonjour, avec mon père, nous prévoyons un voyage en Argentine et au Chili au mois d'octobre. J'aimerais savoir quel est le meilleur moyen de ralier le Chili depuis l'argentine, en visitant le maximum de choses. Je sais pas si je m'exprimer bien =)
En fait, que nous conseillerez-vous comme itinéraire, sachant que nous partons deux semaines.
Et si vous avez des conseils pratiques ou autres, ça serait sympa.
merci 🙂
Randonnées dans la région des lacs (Argentine) English translation pending
Bon,
Je vais essayer de ne pas vous bombarder de questions, et pourtant j'en ai un paquet. Je vais passer une bonne grosse semaine et demie dans la région de Bariloche courant octobre, avec le désir ardent de faire des randonnées dans les parcs environnants. Je ne sais pas où donner de la tête. Que faire? Quels sont les incontournables? Voici le contexte: nous serons deux, non motorisés, équipés de matériel de camping, et arriverons de Mendoza en bus. Première étape visée: San Martin de los Andes, de laquelle nous aimerions faire un tour dans le parc Lanin (le temps qu'il faudra). Deuxième étape, redescendre vers Bariloche. Alors là je ne sais pas trop. Est-ce que ça vaut le coup de faire escale à Villa la Angostura pour faire des randos dans le coin ou faut-il rejoindre directement Bariloche? Avez-vous des recommandations, idées de randos, tout en tenant compte des dessertes de bus, des contraintes météorologiques (fonte des neiges, températures fraîches, etc)?
Merci d'avance.
Valentin
Je vais essayer de ne pas vous bombarder de questions, et pourtant j'en ai un paquet. Je vais passer une bonne grosse semaine et demie dans la région de Bariloche courant octobre, avec le désir ardent de faire des randonnées dans les parcs environnants. Je ne sais pas où donner de la tête. Que faire? Quels sont les incontournables? Voici le contexte: nous serons deux, non motorisés, équipés de matériel de camping, et arriverons de Mendoza en bus. Première étape visée: San Martin de los Andes, de laquelle nous aimerions faire un tour dans le parc Lanin (le temps qu'il faudra). Deuxième étape, redescendre vers Bariloche. Alors là je ne sais pas trop. Est-ce que ça vaut le coup de faire escale à Villa la Angostura pour faire des randos dans le coin ou faut-il rejoindre directement Bariloche? Avez-vous des recommandations, idées de randos, tout en tenant compte des dessertes de bus, des contraintes météorologiques (fonte des neiges, températures fraîches, etc)?
Merci d'avance.
Valentin
Où dormir pour pas (trop) cher à Bariloche? (Argentine) English translation pending
Nous serons le 20 février pour cinq nuits à Bariloche. Les prix des hotels sur le Net sont effrayants.
Quelqu'un a-t-il une bonne idée ?
Quelqu'un a-t-il une bonne idée ?
Trois mois en Amérique du Sud de juillet à octobre English translation pending
Bonjour,
je pars en Juin 2009 pour un tour du Monde. Je compte être en Amérique du Sud, de Juillet à Octobre.
Je souhaite votre avis sur mon itinéraire, savoir si je passe à côté de choses à ne pas rater, ou au contraire, si certaines étapes vous semblent inutiles. J'aimerai également savoir si c'est réalisable question durée, si je ne suis pas un peu trop optimiste ! Le trajet que je vous donne, ce sont les grandes lignes, je ne compte pas faire ça d'une traite, mais m'arrêter dans les villes ou lieux à voir.
Fin Juin, début Juillet, arrivée à Quito en avion depuis Los Angeles.
En bus/train, aller de Quito jusque Lima, en passant par Cuenca et Loja en Equateur, et longer la côte Pacifique au Pérou.
Toujours en bus/train, de Lima aller jusque Nazca, puis Cuzco (Machu Pichu).
De Cuzco, rejoindre La Paz en bus/train en passant par le lac Titicaca.
Là c'est encore un peu flou. Je rêve d'aller voir les chutes d'Iguazu. J'ai lu qu'il était possible de Santa Cruz en Bolivie, rejoindre par avion Campo Grande au Brésil, puis les chutes en bus. Et, des chutes, reprendre l'avion jusque Buenos Aires. D'un autre côté, rejoindre Buenos Aires par le bus/train depuis la Bolivie, en passant par Salta, Cordoba, les paysages ont l'air sublime. Et éventuellement, selon le budget, faire un A/R depuis Buenos Aires en avion vers les chutes d'Iguazu. J'ai besoin de vos avis et conseils !!
Depuis Buenos Aires, rejoindre Ushuaia en longeant la côte en bus/train (durée ?! beauté des paysages traversés ?! il vaut mieux prendre l'avion ?!).
D'Ushuaia, prendre le bateau jusque Puerto Montt au Chili.
Et de Puerto Montt, remonter jusque Santiago en bus/train.
Selon le temps, peut-être monter un peu plus haut, la région d'Autofagasta vaut-elle le coup, surtout si je suis passé par Salta quelques semaines avant ?!
Et là, selon le budget, faire un A/R sur l'île de Pâques depuis Santiago.
Et départ pour Auckland .... je ne crois pas qu'il soit possible de faire en avion Santiago - île de Pâques - Auckland.
Je suis preneur de tous vos conseils, vos remarques !!!
Merci !!! 😉
je pars en Juin 2009 pour un tour du Monde. Je compte être en Amérique du Sud, de Juillet à Octobre.
Je souhaite votre avis sur mon itinéraire, savoir si je passe à côté de choses à ne pas rater, ou au contraire, si certaines étapes vous semblent inutiles. J'aimerai également savoir si c'est réalisable question durée, si je ne suis pas un peu trop optimiste ! Le trajet que je vous donne, ce sont les grandes lignes, je ne compte pas faire ça d'une traite, mais m'arrêter dans les villes ou lieux à voir.
Fin Juin, début Juillet, arrivée à Quito en avion depuis Los Angeles.
En bus/train, aller de Quito jusque Lima, en passant par Cuenca et Loja en Equateur, et longer la côte Pacifique au Pérou.
Toujours en bus/train, de Lima aller jusque Nazca, puis Cuzco (Machu Pichu).
De Cuzco, rejoindre La Paz en bus/train en passant par le lac Titicaca.
Là c'est encore un peu flou. Je rêve d'aller voir les chutes d'Iguazu. J'ai lu qu'il était possible de Santa Cruz en Bolivie, rejoindre par avion Campo Grande au Brésil, puis les chutes en bus. Et, des chutes, reprendre l'avion jusque Buenos Aires. D'un autre côté, rejoindre Buenos Aires par le bus/train depuis la Bolivie, en passant par Salta, Cordoba, les paysages ont l'air sublime. Et éventuellement, selon le budget, faire un A/R depuis Buenos Aires en avion vers les chutes d'Iguazu. J'ai besoin de vos avis et conseils !!
Depuis Buenos Aires, rejoindre Ushuaia en longeant la côte en bus/train (durée ?! beauté des paysages traversés ?! il vaut mieux prendre l'avion ?!).
D'Ushuaia, prendre le bateau jusque Puerto Montt au Chili.
Et de Puerto Montt, remonter jusque Santiago en bus/train.
Selon le temps, peut-être monter un peu plus haut, la région d'Autofagasta vaut-elle le coup, surtout si je suis passé par Salta quelques semaines avant ?!
Et là, selon le budget, faire un A/R sur l'île de Pâques depuis Santiago.
Et départ pour Auckland .... je ne crois pas qu'il soit possible de faire en avion Santiago - île de Pâques - Auckland.
Je suis preneur de tous vos conseils, vos remarques !!!
Merci !!! 😉
Sécurité à vélo: l'Argentine versus le Chili? English translation pending
Salut,
Je prévois un voyage de 4 mois en vélo et je veux parcourir l'Argentine et Chili le mois. Mon départ est de Buenos Aires et je prévois passer par Mendoza pour ensuite me rendre jusqu'a Ushuaia. Je veux savoir si c'est sécuritaire de voyager en vélo le long des routes en Argentine et au Chili. J'entends des histoires et je veux me faire une bonne idée.
Je veux savoir si il y a des sections préférables a faire en Bus, et si le Chili est plus sécuritaire.
Au plaisir d'avoir de vos conseils
Merci
Michel
Je prévois un voyage de 4 mois en vélo et je veux parcourir l'Argentine et Chili le mois. Mon départ est de Buenos Aires et je prévois passer par Mendoza pour ensuite me rendre jusqu'a Ushuaia. Je veux savoir si c'est sécuritaire de voyager en vélo le long des routes en Argentine et au Chili. J'entends des histoires et je veux me faire une bonne idée.
Je veux savoir si il y a des sections préférables a faire en Bus, et si le Chili est plus sécuritaire.
Au plaisir d'avoir de vos conseils
Merci
Michel
Avis sur itinéraire en Argentine: région des lacs, San Martin, Bariloche... English translation pending
Hola,
Nous sommes actuellement à Buenos Aires et nous aimerions visiter la région des lacs.
Nous comptons louer une voiture à San Martin de Los Andes et la rendre à Bariloche.
Attention, avalanche de questions:
est-ce que l'on trouve facilement des loueurs à San Martin? dans le centre? Peut-on la rendre à Bariloche?
Combien de temps est nécessaire pour voir toute cette région? 1 semaine suffit?
Est-il nécessaire de réserver nos hôtels en avance (à cause de la fin des vacances d'été...)?
Nous pensons réserver 3 jours à San Martin afin de faire les environs et 4 jours à Bariloche afin de faire les environs également, est-ce une bonne solution?
D'avance, 1000 mercis pour vos réponses!😎
Nous sommes actuellement à Buenos Aires et nous aimerions visiter la région des lacs.
Nous comptons louer une voiture à San Martin de Los Andes et la rendre à Bariloche.
Attention, avalanche de questions:
est-ce que l'on trouve facilement des loueurs à San Martin? dans le centre? Peut-on la rendre à Bariloche?
Combien de temps est nécessaire pour voir toute cette région? 1 semaine suffit?
Est-il nécessaire de réserver nos hôtels en avance (à cause de la fin des vacances d'été...)?
Nous pensons réserver 3 jours à San Martin afin de faire les environs et 4 jours à Bariloche afin de faire les environs également, est-ce une bonne solution?
D'avance, 1000 mercis pour vos réponses!😎
Quatre ou cinq jours dans la région de Bariloche (Argentine) English translation pending
en janvier je pars en Argentine avec des amis.Nous passerons 4 ou 5 jours dans la région de Bariloche.Quelqu'un pourrait-il me suggérer un programme (pas trop sportif !!!) et des adresses pour des hôtels confortables et de charme.Merci.
Patagonie: Terre de Feu ou région des lacs? English translation pending
Bonjour,
Je sais que tout cela est subjectif, mais j'aimerais quand même avoir votre avis. Pour une simple question de temps, il nous faut faire des choix dans dans notre voyage de 4 petites semaines en Patagonie.
Vous qui y êtes déjà allés, que priviligeriez-vous entre la Région des Lacs et Terre de Feu? (oui oui, j'ai bien conscience que ces deux contrées n'ont rien à voir l'une avec l'autre...)
Merci beaucoup!!!
Je sais que tout cela est subjectif, mais j'aimerais quand même avoir votre avis. Pour une simple question de temps, il nous faut faire des choix dans dans notre voyage de 4 petites semaines en Patagonie.
Vous qui y êtes déjà allés, que priviligeriez-vous entre la Région des Lacs et Terre de Feu? (oui oui, j'ai bien conscience que ces deux contrées n'ont rien à voir l'une avec l'autre...)
Merci beaucoup!!!
Petit trek entre San Martín de los Andes et le volcan Lanín (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Je serais le 1er février 2008 à Bariloche et je voudrais faire un petit trek, voire des randos dans ce coin jusqu'à mon départ de Buenos-Aires, à priori le 8 au soir. Ca laisse donc une petite semaine sur place. A priori, on m'a recommandé de monter à St Martin des Andes sur la route des 7 lacs en voiture (pour ne pas être tributaire du chauffeur de bus pour admirer le paysage), et de là partir vers Puerto Canoa par les lacs Logol et Huechulaufquen puis monter au sommet du Volcan Lanin.
Du coup, j'ai plein de question sur ce secteur de la Patagonie.
J'aimerais avoir l'avis de toute personne qui s'est deja baladée dans le coin Ayant deja fait ce parcours et aurait une experience a partager (bons plans hébergement ou relais pour approvisionnement, ...) ? Voire une autre idee de parcours dans le secteur St Martin/Bariloche, pourquoi pas ? Ayant des infos pour un hébergement à St Martin des Andes (chambre simple, silencieuse et propre avec SdB et p'tit déj)? Idem ci-dessus à Puerto Canoa Qui connaitrait un chemin pour monter au Lanin de Puerto Canoa (sinon il faut faire le tour du volcan, ca rallonge) ou un conseil pour le meilleur moyen de rejoindre le chemin habituel de l'ascension du Lanin.
Et bien sur, tout(s) complice intéressé(e) pour se joindre à moi dans cette petite balade est le/la bienvenu(e).
Merci d'avance
Je serais le 1er février 2008 à Bariloche et je voudrais faire un petit trek, voire des randos dans ce coin jusqu'à mon départ de Buenos-Aires, à priori le 8 au soir. Ca laisse donc une petite semaine sur place. A priori, on m'a recommandé de monter à St Martin des Andes sur la route des 7 lacs en voiture (pour ne pas être tributaire du chauffeur de bus pour admirer le paysage), et de là partir vers Puerto Canoa par les lacs Logol et Huechulaufquen puis monter au sommet du Volcan Lanin.
Du coup, j'ai plein de question sur ce secteur de la Patagonie.
J'aimerais avoir l'avis de toute personne qui s'est deja baladée dans le coin Ayant deja fait ce parcours et aurait une experience a partager (bons plans hébergement ou relais pour approvisionnement, ...) ? Voire une autre idee de parcours dans le secteur St Martin/Bariloche, pourquoi pas ? Ayant des infos pour un hébergement à St Martin des Andes (chambre simple, silencieuse et propre avec SdB et p'tit déj)? Idem ci-dessus à Puerto Canoa Qui connaitrait un chemin pour monter au Lanin de Puerto Canoa (sinon il faut faire le tour du volcan, ca rallonge) ou un conseil pour le meilleur moyen de rejoindre le chemin habituel de l'ascension du Lanin.
Et bien sur, tout(s) complice intéressé(e) pour se joindre à moi dans cette petite balade est le/la bienvenu(e).
Merci d'avance
De Ushuaïa à Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un voyage en mars 2008 de +/- 24 jours en Patagonie. Nous aimerions atterrir à Ushuaia et remonter vers Buenos Aires. Est que cela vaut vraiment la peine de démarrer de Ushuaia, quelles sont les étapes indispensables selon vos avis (rio gallejos, el calafate, el chalten, bariloche, etc....) Est ce possible de tout remonter en bus ? Tous vos précieux renseignements seront les bienvenus (l'année dernière nous avions fait tout le Nord Argentin)
Merci beaucoup
Bonne journée
Martine
Nous projetons un voyage en mars 2008 de +/- 24 jours en Patagonie. Nous aimerions atterrir à Ushuaia et remonter vers Buenos Aires. Est que cela vaut vraiment la peine de démarrer de Ushuaia, quelles sont les étapes indispensables selon vos avis (rio gallejos, el calafate, el chalten, bariloche, etc....) Est ce possible de tout remonter en bus ? Tous vos précieux renseignements seront les bienvenus (l'année dernière nous avions fait tout le Nord Argentin)
Merci beaucoup
Bonne journée
Martine
Agences pour circuit dans le Torres Del Paine au Chili? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous écris car je m'apprête à parcourir la cordillère des Andes à vélo, de Lima à Ushuaîa entre septembre et avril prochain. Au milieu de mon parcours mes parents prévoient de me retrouver, à Santiago. J'y arriverai une dizaine de jours après eux, alors je cherche à les occuper pendant ce temps là ! Comme ils ne parlent pas espagnol et ont peu l'habitude de tels voyages, je voudrai leur trouver un circuit organisé au départ et à l'arrivée de Santiago pour aller au parc national du Torres. Est-ce que vous avez des idées, conseils, estimations de prix pour une petite semaine ? Autrement si vous avez des tuyaux pour mon périple à vélo je suis preneur aussi ! Je fais ce périple pour promouvoir le don du sang, donc si vous connaissez du monde dans le domaine dans ces pays, let me know ! Hasta luego ! Julien
Je vous écris car je m'apprête à parcourir la cordillère des Andes à vélo, de Lima à Ushuaîa entre septembre et avril prochain. Au milieu de mon parcours mes parents prévoient de me retrouver, à Santiago. J'y arriverai une dizaine de jours après eux, alors je cherche à les occuper pendant ce temps là ! Comme ils ne parlent pas espagnol et ont peu l'habitude de tels voyages, je voudrai leur trouver un circuit organisé au départ et à l'arrivée de Santiago pour aller au parc national du Torres. Est-ce que vous avez des idées, conseils, estimations de prix pour une petite semaine ? Autrement si vous avez des tuyaux pour mon périple à vélo je suis preneur aussi ! Je fais ce périple pour promouvoir le don du sang, donc si vous connaissez du monde dans le domaine dans ces pays, let me know ! Hasta luego ! Julien
Prix des voyages en Argentine? (San Carlos de Bariloche) English translation pending
bonjour à tous!
je pense partir en argentine en décembre 2007 plus ou moins du 1 decembre 2007 au 13 janvier 2008
j'ai regardé un peu les prix des billets d'avion sur internet... que c'est cher!🏴☠️
qui aurait un bon plan à me donner? à qui dois-je m'adresser?
n'est-il pas plus avantageux d'aller sur une autre destination (ex : le chili) et de rejoindre l'argentine autrement?
si j'arrive à buenos aires, quel est le mieux pour rejoindre san carlos? y'a-t-il un avion? est-ce cher? etc.
je vais passer 6 semaines là-bas dont 3 semaines sur san carlos où je vais rejoindre un ami argentin (but de mon voyage, en fait)
ps : je pars de grenoble, je suppose qu'il faut prendre l'avion sur paris?
voilà, j'espère trouver quelques renseignements par ici
je pense partir en argentine en décembre 2007 plus ou moins du 1 decembre 2007 au 13 janvier 2008
j'ai regardé un peu les prix des billets d'avion sur internet... que c'est cher!🏴☠️
qui aurait un bon plan à me donner? à qui dois-je m'adresser?
n'est-il pas plus avantageux d'aller sur une autre destination (ex : le chili) et de rejoindre l'argentine autrement?
si j'arrive à buenos aires, quel est le mieux pour rejoindre san carlos? y'a-t-il un avion? est-ce cher? etc.
je vais passer 6 semaines là-bas dont 3 semaines sur san carlos où je vais rejoindre un ami argentin (but de mon voyage, en fait)
ps : je pars de grenoble, je suppose qu'il faut prendre l'avion sur paris?
voilà, j'espère trouver quelques renseignements par ici
Avis sur itinéraire de 40 jours en Argentine English translation pending
Bonjour,
je sais que ce sujet à été maintes et maintes fois abordé dans ces forums, mais je permets de vous soumettre mon parcours prévu en Argentine.
Départ 1er Novembre (arrivée depuis Sud Bolivie) / Durée env 40jrs (étapes + transports)
Salta et env. - 7jrs Buenos-Aires + env (Tigre, Colonia) - 7jrs Péninsule Valdés et env - 4jrs Iguazu + Posadas/ San Ignacio – 3jrs Calafate et parcs voisins – 3jrs Ushuaia et terre de feu – 4jrs La Pampa – 3jrs Mendoza – 3jrs
Est-ce jouable en +/- 40 jours? dans plus ou moins cet ordre ? Manque t'il des choses à ne pas manquer? y'a t'il trôp de temps passé sur certaines étapes?
Toutes vos remarques et conseils seront les bienvenus ! D'avance merci!
je sais que ce sujet à été maintes et maintes fois abordé dans ces forums, mais je permets de vous soumettre mon parcours prévu en Argentine.
Départ 1er Novembre (arrivée depuis Sud Bolivie) / Durée env 40jrs (étapes + transports)
Salta et env. - 7jrs Buenos-Aires + env (Tigre, Colonia) - 7jrs Péninsule Valdés et env - 4jrs Iguazu + Posadas/ San Ignacio – 3jrs Calafate et parcs voisins – 3jrs Ushuaia et terre de feu – 4jrs La Pampa – 3jrs Mendoza – 3jrs
Est-ce jouable en +/- 40 jours? dans plus ou moins cet ordre ? Manque t'il des choses à ne pas manquer? y'a t'il trôp de temps passé sur certaines étapes?
Toutes vos remarques et conseils seront les bienvenus ! D'avance merci!
Itinéraire et visites pour seulement un mois en Argentine English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars en argentine la semaine prochaine et ce pour un mois. Je me disait donc que j'allais rester près d'une semaine à BsAs, ensuite aller voir les chutes d'iguazu pour un petit deux jours, ensuite cordoba, puis salta, puis san juan, puis mendoza, pour finir je voulais aller faire du snowboard a bariloche pour ensuite revenir a BsAs. Je me rends compte que c'est presque impossible de tout faire ca en quelque semaines car je ne veux pas que passer en coup de vent. Je voulais donc l'avis de connaisseurs sur ce que je devrais enlever et ce que je dois absolument conserver. Dites moi aussi vos coups de coeur. Tenez compte que je suis une fille de 19 ans et que je suis seule donc ca dois rester sécuritaire.
Aussi je voulais savoir si cétait possible daller faire des excursions en kayak au bas des chutes d'iguazu et si c'est possible de louer tout léquipement nécessaire pour faire du snow, parce que je ne trainerai rien de tout ca.
Voilà, en gros je veux vos impressions sur mes plans, toute suggestion est la bienvenue 🙂
Merci d'avance
KAREN
Où vivre en Argentine? English translation pending
Lorsque je suis en France, beaucoup d'amis me demandent où fait-il bon vivre en Argentine, le climat le meilleur, la sécurité la mieux assurée, la nature la plus belle, les services les plus pointus etc...
Je suis souvent embarrassé pour répondre car les motivations des uns et des autres ne sont pas toujours les mêmes: untel voit approcher la retraite et voudrait se la couler douce dans un pays aux coûts moins élevés, tel autre poursuit un rêve, certains désirent travailler dans le tourisme, d'autres dans l'agriculture, d'autres encore veulent refaire leur vie ayant rencontré l'âme-soeur au bout du monde...
( Je précise que je mets de côté les coquins et autres escrocs divers qui malheureusement existent et qui, interdits de séjour dans leur pays d'origine, vont exercer leur sinistre "talent" à l'étranger; en général leurs cibles privilégiées sont justement leurs anciens compatriotes!!!...)🏴☠️
Voici mon évaluation personnelle:
Pour se la couler douce: Buenos-Aires, Mendoza, Salta, Mar del Plata, Cordoba, Rosario, San Carlos de Bariloche, Puerto Madryn. Buenos, c'est Buenos! Tout le monde y trouve son compte: vie sociale et culturelle, ambiance, services, cosmopolitisme, tous les sports et les loisirs à portée de main, la nature n'est pas si loin: la pampa humide, le delta... Les mauvais points: pollution dans le centre, insécurité dans certaines zones, climat fantasque, prix plus élevés qu'ailleurs, immensité. Mendoza:peut-être la ville la mieux située d'Argentine: desserte facile, proximité du Chili, nature spectaculaire, services, vie culturelle et sociale, cosmopolitisme, prix plus abordables, super climat en demie-saison, sports extrèmes, portail de distribution pour le Nord comme pour le Sud, dynamisme économique...Le vin!!! Mauvais points: climat en été, abords de la ville, la mer est loin... Salta: la ville révée de beaucoup de Français! La beauté du centre historique, la vie qui fourmille, la gentillesse des gens du nord, les quebradas, les services, la proximité de la Bolivie, le climat neuf mois de l'année, le rythme de vie, le sentiment d'être à un carrefour de races, d'âges, de cultures, ville de taille humaine, le coût de la vie ... Mauvais points: trop de Français! les pluies en été, tout est loin surtout la mer! Mar del Plata: il faut demander à Pasinul! 😉 Il a la quasi exclusivité de Mardel! Proximité de la capitale, grande ville, les demi-saison, la mer, les sierras de Tandil et de la Ventana, la nourriture, la tradition gauchesque de la pampa... Mauvais points: ce n'est pas la ville la plus sûre d'Argentine, le tourisme de masse, l'architecture de certains quartiers😕, l'autopista en été, le climat( à mon goût...) Cordoba:belle et grande ville, très bien située, très riche en histoire, culturelle, universitaire, jeune et vivante; proximité des sierras, terre de cheval, parmi les plus beaux golfs d'Argentine, des estancias à couper le souffle dont les Jésuites, services, climat excellent. mauvais points: rien d'époustouflant... Rosario: unpeu comme Cordoba avec le fleuve en plus et les sierras en moins, grosse bourgeoisie, gros moustiques, gros poissons pour les pécheurs... San Carlos de Bariloche: la Patagonie! Le sublime lac Nahuel Huapi, les arbres hallucinants, le ski, le trek, la gastronomie...La haute montagne à 500 ms d'altitude, les Andes et la steppe...la vie, la jeunesse cosmopolite, le dynamisme, on ne s'ennuie pas. Mais aussi: Megève marié au Cap d'Agde, climat imprévisible et rude, vent, ambiance pompe à fric, tourisme international à la pelle, les étudiants de fin de secondaire qui cassent tout, cherté de la vie...l'architecture d'une bonne partie de la ville. Puerto Madryn: les baleines et Valdès! Un climat plus agréable que l'on ne croit, l'océan y est plus chaud qu'à Mardel, dynamisme économique, cosmopolitisme, jeunesse, sevices, aéroport international, gastronomie, sécurité, 6 heures d'Esquel par la route... Mais: le vent! si on ne travaille pas on risque de s'ennuyer, omnipotence des entrepreneurs espagnols...
Voilà un petit tour d'horizon sans prétention et qui ratisse large; je n'ai pas parlé de villes adorables comme Azul ou Olavarria, ni même de Tandil qui présente bien des avantages ou Esquel que j'aime tant mais il faut bien choisir des critères...
Sachant que chacun trouve son bonheur où il veut et où son âme est en paix.
Voici mon évaluation personnelle:
Pour se la couler douce: Buenos-Aires, Mendoza, Salta, Mar del Plata, Cordoba, Rosario, San Carlos de Bariloche, Puerto Madryn. Buenos, c'est Buenos! Tout le monde y trouve son compte: vie sociale et culturelle, ambiance, services, cosmopolitisme, tous les sports et les loisirs à portée de main, la nature n'est pas si loin: la pampa humide, le delta... Les mauvais points: pollution dans le centre, insécurité dans certaines zones, climat fantasque, prix plus élevés qu'ailleurs, immensité. Mendoza:peut-être la ville la mieux située d'Argentine: desserte facile, proximité du Chili, nature spectaculaire, services, vie culturelle et sociale, cosmopolitisme, prix plus abordables, super climat en demie-saison, sports extrèmes, portail de distribution pour le Nord comme pour le Sud, dynamisme économique...Le vin!!! Mauvais points: climat en été, abords de la ville, la mer est loin... Salta: la ville révée de beaucoup de Français! La beauté du centre historique, la vie qui fourmille, la gentillesse des gens du nord, les quebradas, les services, la proximité de la Bolivie, le climat neuf mois de l'année, le rythme de vie, le sentiment d'être à un carrefour de races, d'âges, de cultures, ville de taille humaine, le coût de la vie ... Mauvais points: trop de Français! les pluies en été, tout est loin surtout la mer! Mar del Plata: il faut demander à Pasinul! 😉 Il a la quasi exclusivité de Mardel! Proximité de la capitale, grande ville, les demi-saison, la mer, les sierras de Tandil et de la Ventana, la nourriture, la tradition gauchesque de la pampa... Mauvais points: ce n'est pas la ville la plus sûre d'Argentine, le tourisme de masse, l'architecture de certains quartiers😕, l'autopista en été, le climat( à mon goût...) Cordoba:belle et grande ville, très bien située, très riche en histoire, culturelle, universitaire, jeune et vivante; proximité des sierras, terre de cheval, parmi les plus beaux golfs d'Argentine, des estancias à couper le souffle dont les Jésuites, services, climat excellent. mauvais points: rien d'époustouflant... Rosario: unpeu comme Cordoba avec le fleuve en plus et les sierras en moins, grosse bourgeoisie, gros moustiques, gros poissons pour les pécheurs... San Carlos de Bariloche: la Patagonie! Le sublime lac Nahuel Huapi, les arbres hallucinants, le ski, le trek, la gastronomie...La haute montagne à 500 ms d'altitude, les Andes et la steppe...la vie, la jeunesse cosmopolite, le dynamisme, on ne s'ennuie pas. Mais aussi: Megève marié au Cap d'Agde, climat imprévisible et rude, vent, ambiance pompe à fric, tourisme international à la pelle, les étudiants de fin de secondaire qui cassent tout, cherté de la vie...l'architecture d'une bonne partie de la ville. Puerto Madryn: les baleines et Valdès! Un climat plus agréable que l'on ne croit, l'océan y est plus chaud qu'à Mardel, dynamisme économique, cosmopolitisme, jeunesse, sevices, aéroport international, gastronomie, sécurité, 6 heures d'Esquel par la route... Mais: le vent! si on ne travaille pas on risque de s'ennuyer, omnipotence des entrepreneurs espagnols...
Voilà un petit tour d'horizon sans prétention et qui ratisse large; je n'ai pas parlé de villes adorables comme Azul ou Olavarria, ni même de Tandil qui présente bien des avantages ou Esquel que j'aime tant mais il faut bien choisir des critères...
Sachant que chacun trouve son bonheur où il veut et où son âme est en paix.
Santiago et Valparaiso début juin (Chili) English translation pending
Holà todos !
Je suis actuellement en Argentine et dois sortir du territoire au maximum le 5 juin... autant profiter de quelques moments au Chili ! Ainsi je pense passer quelques jours à Santiago et à Valparaiso, et, dans l'idéal voir de belles choses, rencontrer des gens, apprendre le plus possible sur la culture (un peu dur en 3-5 jours...) Auriez-vous des conseils avisés, ou même, au mieux, seriez-vous vous-mêmes au même endroit au même moment ?
Gracias ! Mariolcia
Je suis actuellement en Argentine et dois sortir du territoire au maximum le 5 juin... autant profiter de quelques moments au Chili ! Ainsi je pense passer quelques jours à Santiago et à Valparaiso, et, dans l'idéal voir de belles choses, rencontrer des gens, apprendre le plus possible sur la culture (un peu dur en 3-5 jours...) Auriez-vous des conseils avisés, ou même, au mieux, seriez-vous vous-mêmes au même endroit au même moment ?
Gracias ! Mariolcia