Results for "Phra+Kaeo+|+8+>+193"
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Zoo sur le toit d'un centre commercial à Bangkok? English translation pending
rebonjour,
pouvez vous me dire ou peut on trouver le zoo qui est situé
sur un toit d'un centre commercial à bangkok?
on m'a dit qu'il faut absolument le voir
il a des vrais animaux meme un kong (gorille), totalement clim
le souci c'est que cette personne a oubliée le nom de ce centre
Travailler comme guide (accompagnateur ) touristique en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
bom vous devez vous dire : "Voila encore un reveur de plus", mais je tente le coup.
Est-il possible de trouver un emplois comme guide touristique en thailande? Si oui comment ou par ou passer? Ici dans des agences en Europe ou bien labas?
Merci.
Au cas ou... :) Je parle 6 langues sans problemes. Francais, allemand, luxembourgeois, portugais, espagnol et anglais. Je m'adapte facillemnt etc etc ;)
bom vous devez vous dire : "Voila encore un reveur de plus", mais je tente le coup.
Est-il possible de trouver un emplois comme guide touristique en thailande? Si oui comment ou par ou passer? Ici dans des agences en Europe ou bien labas?
Merci.
Au cas ou... :) Je parle 6 langues sans problemes. Francais, allemand, luxembourgeois, portugais, espagnol et anglais. Je m'adapte facillemnt etc etc ;)
Programme de "visite" de Bangkok en trois jours English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais besoin de quelques conseils concernant BKK. J'arrive le vendredi 31 juillet pour y rester jusqu'au mardi matin/midi pour ensuite me diriger vers les Cambodge (où exactement, je n'ai pas encore tout planifié 😄 !). Je vais y retrouver un ami Thai (lui est de Surat Thani) qui finit son stage le vendredi en fin d'après-midi.
Donc voilà, j'arrive le vendredi matin très tôt, j'aurai mon sac et tout donc je pense premièrement aller poser tout ça, me balader tranquillement pas trop loin pour avoir une première impressions des lieux, et puis rejoindre mon ami en fin de journée.
Après, lui n'est pas de BKK et me demande un peu ce qu'il me plairait de visiter pendant les 3 jours complets que nous auront (samedi, dimanche et lundi).
J'aimerai voir quelques palais/temples, les monuments à ne pas louper, mais aussi prendre pas mal le temps de parcourir les marchés, manger des bons petits plats etc. En fait, je voudrais voir ce qu'il ne faut vraiment pas louper de la ville mais je n'aime pas du tout courir pour voir le maximum de choses sur un temps si court, j'aime aussi prendre le temps de découvrir l'atmosphère de la ville en m'y baladant tranquillement. De plus, je vais sûrement repasser à BKK du 7 au 9 août, quelques chose comme ça, donc j'aurai encore un peu de temps à ce moment là.
DONC 😎 voilà, si vous aviez quelques tuyaux/conseils à me donner pour un petit programme de 3 jours, ça serait vraiment sympa. J'avoue je viens de finir mes exams donc je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus, mais j'aime bien avoir les avis du forum avant d'entreprendre mes recherches 🙂
Par ailleurs, je suis consciente que mon voyage ne s'effectuera pas à la meilleure période (c'est aussi pour ça que je ne planifie pas tout car selon les pluies, l'itinéraire changera sûrement de toute façon), et j'aimerai avoir quelques conseils vestimentaire... enfin, surtout niveau chaussures en fait. Je pense apporter ma paire de chaussure de rando (chaussures montantes) pour la marche sur terrain humide/boueux si il pleut (et il pleuvra, forcément !), et j'hésite à apporter une paire de sandales de randonnées pour la ville, ce qui serait quand même peut être plus agréable. Et là, sandales à bout fermé ou non ? Histoire de ne pas avoir le bout des orteils tout noir crado (j'ai un souvenir de Delhi...hum !).
Niveau fringues je prends vraiment le minimum, je verrais sur place si j'ai besoin de quoi que ce soit. Je pars 2 mois donc je veux me charger le moins possible, évidemment.
Voilà pour le roman ! Je posterai un autre message bientôt pour avoir des avis sur mon itinéraire complet.
En vous remerciant, bonne route à tous 😎😎
Marine
J'aurais besoin de quelques conseils concernant BKK. J'arrive le vendredi 31 juillet pour y rester jusqu'au mardi matin/midi pour ensuite me diriger vers les Cambodge (où exactement, je n'ai pas encore tout planifié 😄 !). Je vais y retrouver un ami Thai (lui est de Surat Thani) qui finit son stage le vendredi en fin d'après-midi.
Donc voilà, j'arrive le vendredi matin très tôt, j'aurai mon sac et tout donc je pense premièrement aller poser tout ça, me balader tranquillement pas trop loin pour avoir une première impressions des lieux, et puis rejoindre mon ami en fin de journée.
Après, lui n'est pas de BKK et me demande un peu ce qu'il me plairait de visiter pendant les 3 jours complets que nous auront (samedi, dimanche et lundi).
J'aimerai voir quelques palais/temples, les monuments à ne pas louper, mais aussi prendre pas mal le temps de parcourir les marchés, manger des bons petits plats etc. En fait, je voudrais voir ce qu'il ne faut vraiment pas louper de la ville mais je n'aime pas du tout courir pour voir le maximum de choses sur un temps si court, j'aime aussi prendre le temps de découvrir l'atmosphère de la ville en m'y baladant tranquillement. De plus, je vais sûrement repasser à BKK du 7 au 9 août, quelques chose comme ça, donc j'aurai encore un peu de temps à ce moment là.
DONC 😎 voilà, si vous aviez quelques tuyaux/conseils à me donner pour un petit programme de 3 jours, ça serait vraiment sympa. J'avoue je viens de finir mes exams donc je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus, mais j'aime bien avoir les avis du forum avant d'entreprendre mes recherches 🙂
Par ailleurs, je suis consciente que mon voyage ne s'effectuera pas à la meilleure période (c'est aussi pour ça que je ne planifie pas tout car selon les pluies, l'itinéraire changera sûrement de toute façon), et j'aimerai avoir quelques conseils vestimentaire... enfin, surtout niveau chaussures en fait. Je pense apporter ma paire de chaussure de rando (chaussures montantes) pour la marche sur terrain humide/boueux si il pleut (et il pleuvra, forcément !), et j'hésite à apporter une paire de sandales de randonnées pour la ville, ce qui serait quand même peut être plus agréable. Et là, sandales à bout fermé ou non ? Histoire de ne pas avoir le bout des orteils tout noir crado (j'ai un souvenir de Delhi...hum !).
Niveau fringues je prends vraiment le minimum, je verrais sur place si j'ai besoin de quoi que ce soit. Je pars 2 mois donc je veux me charger le moins possible, évidemment.
Voilà pour le roman ! Je posterai un autre message bientôt pour avoir des avis sur mon itinéraire complet.
En vous remerciant, bonne route à tous 😎😎
Marine
Bons plans pour dix mois en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjouuuur à tous!!
Je suis Elise, j'ai vingt ans et je pars le 29juin pour dix mois en Asie du Sud-est( Cambodge, Laos, Vietnam, Indonésie, Thailande) et je vous écris pour avoir ts les conseils possibles et inimaginables sur l'hébergement, quoi emmener, quoi éviter, comment se déplacer...
Je précise que je vais là-bas pour découvrir toutes les différentes formes de théâtre sud-est asiatique (participation à des festivals, rencontre avec des troupes, spectacles..) et être volontaire dans des associations.
Je cherche encore des contacts, des troupes, des lieux à découvrir sachant que j'y vais pour m'immerger totalement , essayer de vivre comme eux!
Merci d'avance
Elise
La Thaïlande en sac à dos pour des novices: itinéraire, transports...? English translation pending
Bonjour,
J'envisage avec mon ami de partir en sac à dos, une vingtaine de jours en Thaïlande au mois de septembre. Autant dire que c'est le première fois que nous partons dans ce pays et en sac à dos, nous souhaitons donc être le plus organisé possible. Notre budget serait de 2500 euros maximum pour nous deux.
Nous avons plus ou moins élaboré un itinéraire qui serait le suivant :
- Bangkok - Ayutthaya - Lopburi - Sukhothai - Chiang mai - Triangle d’or - Ko lanta ou/et Ko Phi Phi Pensez-vous que cet itinéraire est "viable" et combien de jours rester dans chaque ville ?
Autres questions : Vaudrait-il mieux pour nous déplacer, le bus ou le train ? Existe-t-il des sites internet permettant d'obtenir plus d'informations quant aux transports voire de réserver à l'avance ?
Merci de votre aide.
J'envisage avec mon ami de partir en sac à dos, une vingtaine de jours en Thaïlande au mois de septembre. Autant dire que c'est le première fois que nous partons dans ce pays et en sac à dos, nous souhaitons donc être le plus organisé possible. Notre budget serait de 2500 euros maximum pour nous deux.
Nous avons plus ou moins élaboré un itinéraire qui serait le suivant :
- Bangkok - Ayutthaya - Lopburi - Sukhothai - Chiang mai - Triangle d’or - Ko lanta ou/et Ko Phi Phi Pensez-vous que cet itinéraire est "viable" et combien de jours rester dans chaque ville ?
Autres questions : Vaudrait-il mieux pour nous déplacer, le bus ou le train ? Existe-t-il des sites internet permettant d'obtenir plus d'informations quant aux transports voire de réserver à l'avance ?
Merci de votre aide.
Tenue vestimentaire pour une fille en Thaïlande? English translation pending
salut a tous
en preparant mon voyage en thailande (aout) j'ai lu a plusieurs reprises qu'il fallait faire attention a sa tenue vestimentaire
est ce que le débardeur et pantacourt pour les filles est mal vu?
je suppose que pour aller dans les temples il faut se couvrir les épaules?
merci
Thaïlande: se balader en "short" dans un temple? English translation pending
Je pars en famille en Thaïlande au mois d'aout et je voudrais savoir si les femmes peuvent se balader en short dans la rue et pour les visites sans choquer la population locale ? Faut-il également se couvrir les épaules, par exemple pour visiter un temple ? Le but est d'alléger nos sac à dos au max.
Itinéraire de dix-sept jours pour un premier voyage en Thaïlande English translation pending
Ca y est, on les tient enfin nos 2 petites semaines pour aller en Thailande en fevrier 2010 !
Nous devions deja y aller en fevrier 2009, et avons du annuler la mort dans l'ame au dernier moment (plus de vacances).
Coucou au passage a Chriscool entre autres, cette perle rare, qui s'etait decarcasse pour repondre en MP a ma mitraillette de questions de l'epoque.
Premier voyage en Thailande = beaucoup de questions.
Et ayant totalement change l'itineraire, je viens a nouveau mendier vos lumieres..., ayant remarque la gentillesse et la reactivite des principaux pilliers de ce forum.
Voila notre programme et je met les prix car je ne sais pas si ils sont raisonnables pour un connaisseur des lieux.
Chiang Mai : Le 12 fevrier, depart de Coree pour Chiang Mai. Installation a la guest eagle 2 au centre du carre. (10 E/N)
Le 13, visite des sites du carre (itineraire marche de 3 h proposee par le LP) + SPA a la prison des femmes que le LP recommande vivement. A ce sujet connaissez vous cet endroit ? Cette initiative permettant aux prisonnieres (peines courtes) de se constituer un pecule pour la sortie de prison.
Les 14 et 16 : trekking dans le nord avec la proprio (irlandaise) de la guest qui se bat depuis 10 ans sur le plan politique pour la protection et la reconnaissance des tribus et a investit beaucoup d'argent perso en aide humanitaire. La visite des villages Long nek ne faisant pas partie programme, elle boycotte. Trek : 60 E/pers
Sukhothai : Le 17 : depart en bus pour Sukhotai, je n'ai pas reussi a avoir des infos clairs sur les horaires, et les resas a faire. Installation a la J and J guest house au centre de New Sukhotai, piscine, 14 E Le 18 : visite du site historique en velo.
Koh chang via Bangkok : Le 19 : depart avion avec thaiair pour Bangkok, (35 E/pers), arrivee : 11h Transfert direct en minibus pour Koh Chang (6 h), 60 E 2 pers Du 19 au 25, Plongee a Koh Chang et ballade dans les iles voisines.
Bangkok : Le 25 : Tansfert de Koh Chang a Bangkok (6 h) en minibus, 60 E pour 2 pers. Installation au Sawasee Khao San, (15 E), quartier Banglamphu, apparemment bien situe pour aller voir le grand Palais et China town. Le 26 : walking tour a China town propose par le LP en 1 h qu'on fera probablement a la tres cool en 4, leur indication de duree nous paraissant un peu trop du style formule 1. Itineraire : Tha Ratchawong, Sampeng Lane, Tang to Kang, Trok Istsaranuphab, Talat Kao, Talat Leng Buai la, Wat Mangkon Kalamawat. Le 27 : encore un walking tour made in LP de 2 h a Ko Ratanakosin. Itineraire :Tha Chang, Wat Phra Kaew, Grand Palace, Lak Meuang, Wat Pho, Wat Arun, Wat Mahathat, Amulet market, retour en ferry de Tha Phra Chan a Tha Wang Lang. Le 28 : Achat a Chatuchak pour la journee, petite question : combien de temps depuis notre hotel en Sky train ?) Le 1 mars : ? (une derniere visite a me conseiller ?), retour a Seoul a 22h40.
Avec 1000 et 1 remerciements anticipes...
Sun-hae
Voila notre programme et je met les prix car je ne sais pas si ils sont raisonnables pour un connaisseur des lieux.
Chiang Mai : Le 12 fevrier, depart de Coree pour Chiang Mai. Installation a la guest eagle 2 au centre du carre. (10 E/N)
Le 13, visite des sites du carre (itineraire marche de 3 h proposee par le LP) + SPA a la prison des femmes que le LP recommande vivement. A ce sujet connaissez vous cet endroit ? Cette initiative permettant aux prisonnieres (peines courtes) de se constituer un pecule pour la sortie de prison.
Les 14 et 16 : trekking dans le nord avec la proprio (irlandaise) de la guest qui se bat depuis 10 ans sur le plan politique pour la protection et la reconnaissance des tribus et a investit beaucoup d'argent perso en aide humanitaire. La visite des villages Long nek ne faisant pas partie programme, elle boycotte. Trek : 60 E/pers
Sukhothai : Le 17 : depart en bus pour Sukhotai, je n'ai pas reussi a avoir des infos clairs sur les horaires, et les resas a faire. Installation a la J and J guest house au centre de New Sukhotai, piscine, 14 E Le 18 : visite du site historique en velo.
Koh chang via Bangkok : Le 19 : depart avion avec thaiair pour Bangkok, (35 E/pers), arrivee : 11h Transfert direct en minibus pour Koh Chang (6 h), 60 E 2 pers Du 19 au 25, Plongee a Koh Chang et ballade dans les iles voisines.
Bangkok : Le 25 : Tansfert de Koh Chang a Bangkok (6 h) en minibus, 60 E pour 2 pers. Installation au Sawasee Khao San, (15 E), quartier Banglamphu, apparemment bien situe pour aller voir le grand Palais et China town. Le 26 : walking tour a China town propose par le LP en 1 h qu'on fera probablement a la tres cool en 4, leur indication de duree nous paraissant un peu trop du style formule 1. Itineraire : Tha Ratchawong, Sampeng Lane, Tang to Kang, Trok Istsaranuphab, Talat Kao, Talat Leng Buai la, Wat Mangkon Kalamawat. Le 27 : encore un walking tour made in LP de 2 h a Ko Ratanakosin. Itineraire :Tha Chang, Wat Phra Kaew, Grand Palace, Lak Meuang, Wat Pho, Wat Arun, Wat Mahathat, Amulet market, retour en ferry de Tha Phra Chan a Tha Wang Lang. Le 28 : Achat a Chatuchak pour la journee, petite question : combien de temps depuis notre hotel en Sky train ?) Le 1 mars : ? (une derniere visite a me conseiller ?), retour a Seoul a 22h40.
Avec 1000 et 1 remerciements anticipes...
Sun-hae
Le métro aérien survole le fleuve Chao Phraya (Thaïlande) English translation pending
Le BTS skytrain étend désormais son réseau au-delà du fleuve Chao Phraya. L’extension de la ligne Silom du métro aérien de Bangkok a été mise en service vendredi pour le plus grand plaisir des habitants du quartier de Thonburi. L’occasion de faire le point sur les autres projets ferroviaires de la capitale
Le BTS Skytrain traverse désormais le fleuve Chao Phraya, permettant de rallier le centre-ville au quartier de Thonburi tout en évitant les emboutillages (Photo courtoisie BTS Skytrain)
Les habitants du quartier de Thonburi ont désormais le choix des armes pour se rendre dans le centre-ville de Bangkok et n’ont plus à affronter les embouteillages quotidiens du pont Saphan Thaksin. La société Bangkok Mass Transit System (BTS) a ouvert vendredi l’extension de la ligne de métro aérien Silom reliant la station de Saphan Thaksin (S7), l’ancien terminus, à la nouvelle station de Wongwianyai, située de l’autre côté du fleuve Chao Phraya.
Idéal pour la desserte mais aussi la découverte de Thonburi Cette portion de 2, 2 kilomètres comprend deux arrêts : Krung Thonburi (S8) et Wongwianyai (S9). Il faut 4 minutes au Skytrain pour rallier Saphan Thaksin à Wongwianyai (3 minutes jusqu’à Krung Thonburi). Là, trois navettes assurent la correspondance dans les quartiers alentours. L’occasion pour les amateurs de découvertes de découvrir un secteur de Bangkok peu visité et qui ne manque pas d’endroits typiques. Une navette part toutes les dix minutes durant les heures de pointes et tous les quarts d’heure en temps normal. Chacune navette met environ trente minutes pour boucler son parcours. Les voyageurs peuvent profiter gratuitement de la portion Saphan Thaksin-Wongwianyai jusqu’au 12 août inclus, après quoi elle sera soumise à la tarification normale. BTS rappelle que certains travaux d’aménagement du parc de stationnement automobile ainsi que la passerelle piétonnière de la station de Wongwianyai sont en cours d’achèvement.
Suite de l'article >>> http://www.lepetitjournal.com/content/view/41192/1013/
Le BTS Skytrain traverse désormais le fleuve Chao Phraya, permettant de rallier le centre-ville au quartier de Thonburi tout en évitant les emboutillages (Photo courtoisie BTS Skytrain)
Les habitants du quartier de Thonburi ont désormais le choix des armes pour se rendre dans le centre-ville de Bangkok et n’ont plus à affronter les embouteillages quotidiens du pont Saphan Thaksin. La société Bangkok Mass Transit System (BTS) a ouvert vendredi l’extension de la ligne de métro aérien Silom reliant la station de Saphan Thaksin (S7), l’ancien terminus, à la nouvelle station de Wongwianyai, située de l’autre côté du fleuve Chao Phraya.Idéal pour la desserte mais aussi la découverte de Thonburi Cette portion de 2, 2 kilomètres comprend deux arrêts : Krung Thonburi (S8) et Wongwianyai (S9). Il faut 4 minutes au Skytrain pour rallier Saphan Thaksin à Wongwianyai (3 minutes jusqu’à Krung Thonburi). Là, trois navettes assurent la correspondance dans les quartiers alentours. L’occasion pour les amateurs de découvertes de découvrir un secteur de Bangkok peu visité et qui ne manque pas d’endroits typiques. Une navette part toutes les dix minutes durant les heures de pointes et tous les quarts d’heure en temps normal. Chacune navette met environ trente minutes pour boucler son parcours. Les voyageurs peuvent profiter gratuitement de la portion Saphan Thaksin-Wongwianyai jusqu’au 12 août inclus, après quoi elle sera soumise à la tarification normale. BTS rappelle que certains travaux d’aménagement du parc de stationnement automobile ainsi que la passerelle piétonnière de la station de Wongwianyai sont en cours d’achèvement.
Suite de l'article >>> http://www.lepetitjournal.com/content/view/41192/1013/
Voyage en Thaïlande au mois d'août English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le mois d'août en thailande avec mon mari et mes deux filles, et nous arrivons à bangkok.
Avez vous des infos à me transmettre concernant :
* les hotels sympas et raisonnables à 30 minutes voir moins du centre de bangkok (car nous allons rester plusieurs jours!) * les points essentiels à ne pas manquer dans Bangkok ? * les locations de voitures et les tarifs ? (nous partons à l'aventure, région de bangkok + le sud de l'île) * est il vraiment nécessaire de prévoir un traitement anti paludéen ?
Cela fait beaucoup de questions, j'espère que vous pourrez m'éclairer ! D'avance, merci :)
au plaisir de vous lire,
Line f
Nous partons le mois d'août en thailande avec mon mari et mes deux filles, et nous arrivons à bangkok.
Avez vous des infos à me transmettre concernant :
* les hotels sympas et raisonnables à 30 minutes voir moins du centre de bangkok (car nous allons rester plusieurs jours!) * les points essentiels à ne pas manquer dans Bangkok ? * les locations de voitures et les tarifs ? (nous partons à l'aventure, région de bangkok + le sud de l'île) * est il vraiment nécessaire de prévoir un traitement anti paludéen ?
Cela fait beaucoup de questions, j'espère que vous pourrez m'éclairer ! D'avance, merci :)
au plaisir de vous lire,
Line f
De qui vient cette citation? English translation pending
"Les étrangers ont renoncé à la réalité quand ils ont inventé la démocratie, puis y ont rajouté la télévision".
Réponses? Commentaires?...
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Ao Nang et excursions English translation pending
Je peaufine mon séjour alors vos avis me seraient utiles pour 4 jours à Ao nang concernant les excursions:toutes les "agences" proposant les tours se valent-elles?(prix/prestations et accueil)sachant que l'on veut faire Phi Phi en priorité, il vaut mieux ensuite faire les circuits "4 iles", "5iles" ou juste Hong island?Emerald pool et Hot springs et/ou Tha Pom(Klong Nam Song)?Ao Thalane(canoe) ça vaut le coup?
Merci pour vos réponses!
Tenue vestimentaire pour les femmes en Thaïlande: couleurs interdites? English translation pending
Bonjour, je projete de faire un circuit en thailande (du nord ouest au sud ouest ) et j'ai entendu dire que certaines couleurs de vetements sont interdites. Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
Phetchaburi en Thaïlande: logement, visites... English translation pending
Bonjour,
Cherchant un coin tranquille et pas trop loin de Bkk (pour juillet prochain), je pense que Phetchaburi (ou Phetburi) me conviendrait assez bien. Quelqu'un a-t-il des infos (où loger, que voir, que faire) à me communiquer ? D'avance, merci. @+, Sabaïdee
Cherchant un coin tranquille et pas trop loin de Bkk (pour juillet prochain), je pense que Phetchaburi (ou Phetburi) me conviendrait assez bien. Quelqu'un a-t-il des infos (où loger, que voir, que faire) à me communiquer ? D'avance, merci. @+, Sabaïdee
Hôtel avec Wi-Fi sur Khao San Road? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir si vous avez des adresses hotels qui propose le wifi gratuit dans leur hotel, sur KSR?
Merci d'avance!
Je voudrais savoir si vous avez des adresses hotels qui propose le wifi gratuit dans leur hotel, sur KSR?
Merci d'avance!
Liste d'activités et de visites à faire dans la région de Krabi? English translation pending
Bonjour,
et si on listait tout ce qu'il y a à faire dans la région de Krabi...
J'y suis allée en 2005 et vais retourné dubut avril.
Nous avons fait: balade en éléphant, source d'eau chaude, railey, excurtion à maya baie, ferme au cobra, kayak.
et si on listait tout ce qu'il y a à faire dans la région de Krabi...
J'y suis allée en 2005 et vais retourné dubut avril.
Nous avons fait: balade en éléphant, source d'eau chaude, railey, excurtion à maya baie, ferme au cobra, kayak.
Circuit en Thaïlande English translation pending
Bonjours ma femme et moi allons faire un circuit en thailande ( grand tour ) palais imperial chang mai ... chang rai ... pendant une semaine et apres une semaine a koh samui ...
Je recherche des infos par des personnes ayant fait ce circuits !
est ce que cela c bien passé ?
Les hotel ?
le bus ?
c'est rapide ou l'on peu bien voir les choses ?
Le voyage en train c bien passé ?
raconté moi !
Merci
Quatorze jours à vivre à Bangkok, Koh Tao, Kanchanaburi, Sangkhlaburi English translation pending
Bonjour à tous,
un petit retour de notre virée en famille en Thailande ce mois de février 2009. En espérant que ca puisse servir ou vous distraire quelques minutes !
Le carnet sur notre site est un peu plus détaillé, et les photos peuvent y etre agrandies.
Jour 1 - Toulouse > BangkokVoyage sans probleme, à l'heure, bagages, douane, on sort direction un kiosque de change pour changer l'équivalent de 100 euros (à un peu moins de 44 bahts pour 1 euro). L'organisation thaï est toujours aussi rodée. Peu avant la sortie, un agent d'information nous demande où nous allons, et nous dirige vers le kiosque à taxis. 3/4h plus tard, et 370 B en moins, le taxi qui n'avait que faire des limitations de vitesse nous dépose devant notre hôtel "habituel", le new siam 2 non loin de la fameuse Kaosan Road. Notre résa est bonne, notre chambre triple est prête, et quelques minutes plus tard, nous sommes en train de nous baigner dans la piscine de l'hôtel, avec non loin de là, quelques lassi à la banane qui nous attendent ! Les vacances sont lancées, les filles aux anges malgré le voyage et le décalage. Le soir, pour faire toujours aussi peu original, on se rend à pieds, sous la douce chaleur de Bangkok, à un petit resto en plein air non loin de là, légèrement caché derrière un petit rempart de végétation, pour y retrouver une cuisine très épicée, voire très spicy mince, la Chang beer peine à adoucir le palais. Entre temps, après plusieurs agences de voyage, impossible d'acheter un billet de train (complet paraît-il). Pas trop envie d'aller à la gare pour vérifier, donc on se contentera d'acheter un pack bus+bateau pour rejoindre Koh Tao, l'île de la tortue, plus connue pour ses coraux et poissons. Jour 2 - Bangkok Aujourd'hui, on part visiter le Wat Phra Kaew et le Grand Palace. On prend l'un des gros bateaux bus qui naviguent que le Chao Phraya (39 B pour nous 4). Débarquement, quelques mètres à marcher au milieu d'un petit marché, puis de l'avenue menant à l'entrée. Les odeurs du marché font vite place à l'odeur des gaz d'échappements de bus, voitures et autres tuktuk bruyants. Le soleil brule d'autant que l'air raffraichissant du fleuve n'est plus qu'un souvenir. Bienvenue à Bangkok !
La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage.
Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie !
Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ?
Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes.
Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort.
Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle.
La plage est calme, avec seulement deux "resorts".
En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île).
Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience.
On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage.
La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir.
Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île.
Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit.
Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi.
Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha.
Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger.
On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face.
Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques.
Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil.
Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air.
Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée.
2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région !
De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales.
De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-)
On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc...
Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur).
Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue.
Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200.
Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai.
Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international.
Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable.
Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec.
Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants.
La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave.
Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen.
Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête.
Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit.
Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue.
Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades.
Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois).
Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan.
Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant.
Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord.
Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant !
Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi !
Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon !
On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois.
Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous.
Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique.
Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie.
ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés !
Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉
Jour 13 - Sangkhlaburi, retour sur Bangkok Comment bien commencer la journée ? Ben si vous avez bien suivi, en allant soit sur le pont, soit au bord du lac non ? Gagné, ca sera le lac, plus proche, histoire de ne pas arriver trop réveillé. L'atmosphère est brumeuse, le soleil ne tapera pas trop fort pour ce réveil en douceur.
Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures !
Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici.
Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil.
13h30, on reprend la voiture.
17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B)
17h40, départ du bus pour Bangkok
20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok
20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai....
Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ?
D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn...
Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie... 
Jour 1 - Toulouse > BangkokVoyage sans probleme, à l'heure, bagages, douane, on sort direction un kiosque de change pour changer l'équivalent de 100 euros (à un peu moins de 44 bahts pour 1 euro). L'organisation thaï est toujours aussi rodée. Peu avant la sortie, un agent d'information nous demande où nous allons, et nous dirige vers le kiosque à taxis. 3/4h plus tard, et 370 B en moins, le taxi qui n'avait que faire des limitations de vitesse nous dépose devant notre hôtel "habituel", le new siam 2 non loin de la fameuse Kaosan Road. Notre résa est bonne, notre chambre triple est prête, et quelques minutes plus tard, nous sommes en train de nous baigner dans la piscine de l'hôtel, avec non loin de là, quelques lassi à la banane qui nous attendent ! Les vacances sont lancées, les filles aux anges malgré le voyage et le décalage. Le soir, pour faire toujours aussi peu original, on se rend à pieds, sous la douce chaleur de Bangkok, à un petit resto en plein air non loin de là, légèrement caché derrière un petit rempart de végétation, pour y retrouver une cuisine très épicée, voire très spicy mince, la Chang beer peine à adoucir le palais. Entre temps, après plusieurs agences de voyage, impossible d'acheter un billet de train (complet paraît-il). Pas trop envie d'aller à la gare pour vérifier, donc on se contentera d'acheter un pack bus+bateau pour rejoindre Koh Tao, l'île de la tortue, plus connue pour ses coraux et poissons. Jour 2 - Bangkok Aujourd'hui, on part visiter le Wat Phra Kaew et le Grand Palace. On prend l'un des gros bateaux bus qui naviguent que le Chao Phraya (39 B pour nous 4). Débarquement, quelques mètres à marcher au milieu d'un petit marché, puis de l'avenue menant à l'entrée. Les odeurs du marché font vite place à l'odeur des gaz d'échappements de bus, voitures et autres tuktuk bruyants. Le soleil brule d'autant que l'air raffraichissant du fleuve n'est plus qu'un souvenir. Bienvenue à Bangkok !
La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage.
Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie !
Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ?
Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes.
Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort.
Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle.
La plage est calme, avec seulement deux "resorts".
En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île).
Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience.
On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage.
La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir.
Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île.
Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit.
Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi.
Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha.
Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger.
On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face.
Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques.
Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil.
Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air.
Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée.
2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région !
De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales.
De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-)
On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc...
Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur).
Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue.
Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200.
Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai.
Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international.
Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable.
Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec.
Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants.
La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave.
Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen.
Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête.
Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit.
Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue.
Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades.
Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois).
Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan.
Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant.
Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord.
Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant !
Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi !
Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon !
On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois.
Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous.
Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique.
Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie.
ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés !
Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉Jour 13 - Sangkhlaburi, retour sur Bangkok Comment bien commencer la journée ? Ben si vous avez bien suivi, en allant soit sur le pont, soit au bord du lac non ? Gagné, ca sera le lac, plus proche, histoire de ne pas arriver trop réveillé. L'atmosphère est brumeuse, le soleil ne tapera pas trop fort pour ce réveil en douceur.
Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures !
Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici.
Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil.
13h30, on reprend la voiture.
17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B)
17h40, départ du bus pour Bangkok
20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok
20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai....
Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ?
D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn...
Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie... 
Villes intéressantes de Thaïlande? English translation pending
Je commence à préparer mon 4 èmme voyage là-bas.
Mes 2 er voyage on été exclusivement culturel et sportif (plongé).
Cette fois-ci, je dois me renseigner pour de l'improttion à partir de Thailande, ce qui avance deja pas mal.
Parmis les villes ci-dessous, lesquelles selon vous sont plus intéresantes et pourquoi?
En gros un ptit classement (même si cela est relatif à tous) serais le bienvenu.
A savoir que j'aime rester minimum 2 semaines dans une même ville afin de mieux la découvrir.
Je suis légèrement noctambule (25 ans), bar à filles pas tropmon truc même si ça fait des heureux, j'aime allé danser, boire un verre avec des potes thais rencontré sur place, ... . Khon Kaen Nakon Ratchasima Roi Et Khorat Lampang Uttaradit Surat ThaniMerci à ceux qui porteront un intérêt à mon post.
A savoir que j'aime rester minimum 2 semaines dans une même ville afin de mieux la découvrir.
Je suis légèrement noctambule (25 ans), bar à filles pas tropmon truc même si ça fait des heureux, j'aime allé danser, boire un verre avec des potes thais rencontré sur place, ... . Khon Kaen Nakon Ratchasima Roi Et Khorat Lampang Uttaradit Surat ThaniMerci à ceux qui porteront un intérêt à mon post.
Bon coin à Bangkok? English translation pending
bjr,
quand je vais a bangkok je vais sur kao san road, pratunam, chatuchak, china town, bobae...y quoi comme bon coin a bangkok?
merci
Chaussures ouvertes tolérées pour les temples de Bangkok? English translation pending
bonjour, je viens de lire qu'il fallait porter des chaussures fermées lorsqu'on se rend dans des temples et genre le grand palais à Bangkok... je sais qu'il faut enlever les chaussures pour les visiter mais apparemment mieux vaut avoir des chaussures fermées ! est ce vrai ?
merci
Retour de deux semaines en Thaïlande English translation pending
Sawadee Krab,
Suite à un magnifique voyage en Thaïlande pour les fêtes de fin d'année, la moindre des choses est d'en faire un compte-rendu sur VF.
Après une préparation moitié Lonely Planet, moitié VF et autres sites internet, nous voici partis le 20 Décembre 2008 par un vol Emirates (via Dubaï donc) arrivant à Bangkok le 21 Décembre à 18h40.
Tout d'abord, le taxi...après un ou deux "Put the Meter Please", le Monsieur obtempère en râlant un peu. Ils nous en coûtera donc 350 Bahts (+ 50 Bahts de prise en charge à l'Aéroport) en passant par la voie express + 50 Bahts pour y rentrer et 15 Bahts pour en sortir, sommes que nous payerons par nous mêmes. Arrivés au Rambuttri (et oui, encore KSR :D), le taxi n'a pas la monnaie et ne souhaite guère nous la rendre...qqs minutes de palabre (avec le sourire) et nous faisons la monnaie au Change en bas de l'Hôtel qui, qq peu perturbé nous a rendu 1000 Bahts en petites coupures en échange d'un billet de 500...ça commence plutôt bien :D
Arrivé au Rambuttri...des sourires...du moins 1 de la part d'une des demoiselles à l'accueil (profitons en, ce sera le dernier). Après vérification de l'état de la chambre (correcte, si ce n'est une ou deux puces dans la salle de douche), nous prenons place...une douche, un change de vêtement et nous voilà partis pour notre première visite. Malgré la grande présence de Britanniques fortement alcoolisés, nous sommes heureux...chaleur moite, stands de brochettes, massages...le voyage peut commencer. La fatigue aidant, nous ne ferons pas long feu ce 1er soir.
22 Décembre:
Levés tôt, une ballade en direction du Wat Phra Kaew nous améne un concentré de tentative d'arnaque...En effet, un "chauffeur de Tuk-Tuk" nous propose ses services avec la totale "Tous les temples sont fermés dans le quartier...C'est l'anniversaire du Roi...un Tuk-Tuk coûte 10 Bahts car le Roi a fait une grande promo sur l'essence seulement aujourd'hui...". Quelques sourires et "Non, Non merci..." le Môôssieur laisse tomber...par chance nous n'en rencontrerons pas d'autres ainsi. Arrivés devant le Wat Phra Kaew...miracle...c'est ouvert !!! Le temps est au beau fixe...le Lieu est très joli, nous sommes aux anges...contents d'être là tôt car rapidement c'est la cohue...mais comme souvent durant notre voyage, la cohue ne signifie pas le stress comme certaines fois au Louvre ou autres monuments parisiens. Je vous épargne les détails...vous vous ferez votre propre idée. Une chose positive, l'entrée du Temple (300 Bahts par personne si je me souviens bien) donne accés à la Wimanmek Mansion et aux autres bâtiments du parc aux alentours de la statue de Rama V (ce sera notre visite du lendemain matin). Le reste de la journée nous verra "errer" au hasard dans Bangkok..nous aimons bien marcher & cela nous permet de ressentir un peu mieux l'ambiance de la Ville...achat de notre première bouteille d'eau, recherche d'une carte de la ville...diverses petites choses qui prennent un certains temps en milieu inconnu ;) Premier Foot-Massage le soir venu...200 Bahts..ma belle est heureuse !!! En ce qui me concerne, un verre en terrasse dans n'importe quel quartier autre que le mien est une aventure en soi...Sourire béat devant le spectacle de la rue !!!
23 Décembre
Une première nuit quelque peu brusqué par le bruit des clims des autres chambres..mais bon...Un bon petit dèj &..comme dit plus haut, nous nous dirigeons vers la statue de Rama V, à pieds tout d'abord puis en Tuk-Tuk pour notre première ballade avec ce transport. On tombe sur un gars pour qui on a plus de peine qu'autre chose..l'exemple type de l'homme venu de la campagne, qui ne connaît pas le chemin et qui ne sait pas lire un plan (même écrit en typo Thaïlandaise)...c'est du moins le sentiment qu'il nous fait.Ce sera le seul Tuk de Bangok qui nous proposera 60 Bahts pour une course sans marchander (on sentira la différence avec les "spécialistes des touristes"). Après quelques errements, il nous amène à un bureau du Tourisme Thaïlandais...palabre, sourire, palabre...et nous voici d'accord sur la direction. Les divers monuments du lieu ouvrent à 9h30, nous décidons donc de nous ballader dans le parc...superbe, tout le monde souriant, même les militaires, aucun autre touriste (nous en verrons par la suite, mais le lieu ne semble pas faire le plein..peut être un peu trop excentré)...et toujours un magnifique ciel bleu. Outre une consigne obligatoire à 20 Bahts, l'entrée est bien gratuite pour les différents bâtiments. Très joli, guide obligatoire pour la Wimanmek Mansion et petit bémol, ce qui sera également le cas dans d'autres bâtiments royaux, on ne peut pas prendre de photos...pas bien grave...mais le choix de cartes postales (bien que ce ne soit pas notre support préféré de souvenirs) étant quasi nul...cela ne pourra pas être partagé avec nos ami(e)s une fois de retour. Nouveau Tuk, premiers mots en Thaïlandais et direction le Wat Po... Très joli une nouvelle fois...mais, vu l'heure et la renommée, la foule est bien présente et une certaine lourdeur inhérente à celle-ci. On visite les différents bâtiments jusqu'au "lieu principal", le Bouddha couché...c'est très joli...si, si, si...très joli...et là, on peut prendre des photos. Une fois dehors, on se fait accosté par des collégiennes thaïlandaises pour un devoir de classe "d'où venez-vous? qu'aimez-vous en Thaïlande ? votre métier ??". Très gentilles et une rencontre émouvante...d'autant plus que les touristes ne manquent pas, nous nous sentons ravis qu'elles nous aient "choisis" !! Direction le Tha Tien Pier (le numéro 8) pour notre première ballade en Chao Praya Express (19 Bahts par personne) direction Banglumpoo Pier (n° 13), le but étant de longer le Khlong Bang Lamphu (à pieds ou en long-tail boat) jusqu'au Wat Saket et sa montagne dorée. Arrivés à destination, pas de long-tail boat faisant le trajet...nous longeons donc le Khlong à pieds...et là, ça y est, on est véritablement en Thaïlande...comme quoi, comme partout, prendre la prochaine à gauche au lieu du grand axe..et "l'aventure" commence (tout cela est relatif bien sûr).
Visite et surtout vue du Wat Saket...on est sur les rotules..et le Tuk-Tuk nous ramène au rambuttri pour une sieste bien méritée. Nouvelle douche et nouveau trajet en Chao Praya Express (décidemment très pratique) direction China Town. En fait, ce coup-ci, ce sera un bateau un peu plus petit, même code couleur (sièges jaune et orange) et même trajet mais un chouïa moins cher, 14 Bahts par personne. On aime ce quartier et cette animation débordante...Prochain séjour à BKK, nous logerons par ici... Le soir, bon manger dans la rue à l'angle Rambuttri/Kraisri...bon poisson grillé et sourires sincères.On passe de 2 à 3 mots de Thaïlandais..on progresse. A noter, les flics vérifient les autorisations de vente des divers stands...vu le "bordel-organisé", mon regard d'occidental n'imaginait pas que tout était ainsi réglementé.Marrant, les commerçants se foutent gentiment de la gueule des flics...on n'a pas vu ça en ce qui concerne l'armée. Nouveau Foot-Massage (120 Bahts la 1/2 heure, 200 l'heure). Dodo-Moustique-Dodo.
24 Décembre :
Dernière matinée à BKK, nous prenons l'avion pour Chiang Maï à 14h. Retour à China Town pour la visite du Wat Trimitr...on nous aurait dit "c'est fermé aujourd'hui", on ne l'aurait pas cru...et bien c'était en travaux..so, nouvelle ballade dans China Town..décidemment, on aime bien... On prépare les sacs et direction l'aéroport de Donmueang. Vol sans encombres avec One-Two Go.Un peu cher, mais nous n'avons géré ce voyage que la veille..les fêtes aidant, nous n'avions plus guère le choix. Arrivés à Chiang Maï...un seul prix et une seule compagnie pour le centre ville : 120 Bahts !!!
Nous avions choisi le Baan Kaew (par le net...et en relisant le LP, on voit qu'ils le conseillaient)...ravi, accueil sympa, ambiance plutôt familliale...plus notre syle que KSR. Electricité approximative dans la SdB, mais très grand lit et le tout très propre. Ballade en ville (3 fois de suite "je suis en vacances ici, avec la famille, j'en profite pour me faire des costumes...blah, blah..blah..." une nouvelle manière de nous alpaguer, on rigole bien). Ici, beaucoup moins de typo romaines, un peu plus dur de s'y retrouver mais ambiance plus posée, on aime...Le soir même, on décide de rester 2j de plus. Repas de réveillon à l' Antique House...joli cadre, bons plats...accueil moyen...impeccable pour le réveillon, même si nous préférons plus "roots" comme ambiance. Super sommeil, au calme.
25 Décembre :
C'est Noël...et il neige...euh...non pardon...il fait un ciel bleu magnifique...!!!! Ballade en ville 2....Wat Chiang Man (nom différent selon les fois, Chiang Maï).Déjeuner au Yok fa, en face de la Croix Rouge (adresse LP again)...très peu cher et délicieux...on aime l'ambiance familliale...on tente de le dire en Thaïlandais, ça émeut la patronne..On nous offre quelques tamarins, gentil geste.On y retournera 3 fois, notre cantine à Chiang Maï (35 Bahts le plat). Café (vrai expresso) au "Café de l'Amour" et recherche internet sur les horaires de ferry Krabi-Koh Phi Phi pour la suite de notre voyage. Un des défauts/qualités jumelés de notre voyage, c'est de ne bloquer que la première nuit dans les 3 villes (BKK, Chiang Maï & Koh Phi Phi) et de décider de la durée de notre séjour une fois sur place. Difficile donc de trouver des places dispos en avion ou en train...mais ça nous bloque une heure de recherche tous les 3 jours rien de grave à nos yeux.
Après lecture d'un post sur VF & des recherches infructueuses en agence, nous nous dirigeons vers le bureau de CM de July Travel (dans je ne sais plus quel grand hôtel). 2 demoiselles très aimables nous confirmant "plus d'avions CM-Phuket, plus de Train de NUit...du moins, trop juste pour prendre le ferry vers Koh Phi Phi".N'ayant pas envie de passer une nuit à Phuket ou Krabi, il nous reste la solution Bus.La demoiselle de July Travel nous écrit notre demande en Thaï alors qu'elle n'en tirera aucun bénéfice si ce n'est un sourire et notre respect. On la recroisera d'ailleurs plus tard, et elle nous demandera très gentiment si nous nous en étions sortis dans nos démarches. On prend un Tuk direction la gare routière...première averse, il est 15h, cela durera une petite heure. Le chauffeur du Tuk nous dirige vers une compagnie..on se méfie, on vérifie les autres...Nos excuses, il avait vu juste..le meilleur prix (516 Bahts par personne pour CM-BKK) et le meilleur accueil.Une compagnie jaune et verte à gauche en entrant dans la gare routière au niveau du quai 5. Avec du recul et suite à notre retour de Koh Phi Phi en Bus également, nous ne pouvons que conseiller de prendre des compagnies "pour Thaï"..cela évite les arrêts "bouffes payantes" et attentes d'autres farangs pour faire le plein du bus.
Ballade nocturne, repas au Yok Fa, appel des familles (20 Bahts/min pour un mobile, 15 pour un fixe), achat au Night Bazar..qualité et prix bien meilleur qu'à BKK, du moins d'après notre toute petite expérience (chemises en soie :D :D). Et un roti, genre de crêpe super grasse vendue par les Musulmans principalement...miam, miam.
26 Décembre :
Plus ou moins la même chose que la veille...l'ancienne ville est riche en petits temples dont nous avons oublié les noms... Journée plus calme car légèrement mal à la cheville... Premier Thaï Massage en fin de journée rue Charoen Prathet..Sympa, pas génial mais très aimable.200 Bahts Une Heure. Repas, Dodo...
27 Décembre :
Oops, j'oubliais, au Baan Kaew, tous les matins se trouve Mister Sam (du moins son nom "occidentalisé" cf carte jointe) qui propose des treks. Tout d'abord méfiant, on sera conquis par ce Monsieur, serviable, prêt à tout pour nous rendre service.Nous avions prévu 2 treks avec lui..mais vu les "soucis" pour rejoindre Phi Phi comme expliqué plus haut, nous ne pourrons en faire qu'un.Et c'est là que Sam nous prouvera ses compétences, nous proposant un medley des deux trecks choisis..et cela, rien que pour nous. Ce qui nous donnera, Doi Suthep, Maesa Elephant Camp (une ballade d'une heure à dos d'éléphant), Parc des Orchidées et des Papillons, repas, retour au Maesa Camp pour le spectacle et la baignade. Sam connait son taf et sait être arrangeant.Normalement, une fois sorti du camp des éléphants, pas possible d'y retourner, vu l'heure nous n'aurions pas pu voir le spectacle des éléphants prévu à 13h40. Il est toujours possible d'économiser 1 euro ou 2 en passant par des agences en ville. Mais, encore une fois, Sam sait s'adapter et, un plus, le détail de ses trecks est expliqué en français.Il comprend d'ailleurs assez bien le français et connait quelques mots.Il prend également de très belles photos ce qui ne gâche rien.
Pour info, bien évidemment le Maesa Camp est un peu un lieu de tourisme à la chaîne, et nous espèrons bien revenir vers CM en prenant plus notre temps...mais les traitements vis à vis des éléphants nous semblent respectueux malgré le gigantisme de l'entreprise. Le prospectus dit qu'ils sont certifiés ISO 9001:2000...il paraît que c'est un gage de qualité. Ceci n'étant qu'une impression, la nôtre.
Dernier achat au Night Bazar...youpi...malgré l'affluence, cela reste calme rapport à BKK. Nouveau Thaï Massage au même endroit, mais, vu l'heure tardive, la patronne va débaucher des femmes plus âgées à côté..résultat, grande rigolade avec les dames en parlant un genre de Thaï-Anglais-Français...un bien bel échange humain...et un massage bien plus complet. Dodo...
28 Décembre :
C'est donc le départ à 7h30 pour BKK. Ce voyage, hors des moustiques, sera idéal vu les conditions.Plusieurs boissons et en-cas en route...2 films en Thaï (faut aimer la télé à fond).Un arrêt plus long nous verra offrir un repas, un vrai, chaud, en échange d'un des tickets composant notre billet. Heureusement surpris. Dans le bus, un seul autre couple de touristes. Arrivés à la gare routière de BKK vers 17h, nous ne savons même pas qu'il faut rejoindre la gare du sud pour la suite de notre périple direction Phi Phi. Un petit coup de stress..mais avant tout heureux...même ces petites galères sont de bons moments de voyage..c'est du moins notre vision des choses. Une dame au point info nous écrit le bus à prendre pour rejoindre Sai tai Mai (cf pièce jointe)(la gare de bus du Sud)..n'ayant pas compris et devant la vetusté du Bus, on se dit "on ne va pas faire BKK-Krabi avec ça"... Résultat, un Taxi, du moins, un qui accepte de Put the Meter...direction, du moins on espère, la gare du Sud...Le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais et nous répête les mêmes mots...On a beau rien comprendre, lui avait bien capté....il nous améne à bon port pour 130 Bahts. Kop Khun Krab Monsieur... La chance nous sourit, une demoiselle travaillant dans une des compagnies de Bus (Lignite Tour si je ne m'abuse) parle bien français et nous indique le bon guichet. Plus de Bus pour Phuket..mais encore de la place pour Krabi..Départ à 21h30 600 Bahts par personne.On prend.(cf billet) Même ambiance..télé trop forte...un peu plus crade..mais petits en-cas et sourires. Ca fait quand même 24h de Bus d'affilée et quasiment tout le pays traversé. On a pas le choix, du moins on ne s'est pas donné le choix vu notre budget et notre organisation..car la nuit du 29 Décembre est déjà reservé au Tropical Garden sur Koh Phi Phi.
29 Décembre :
la suite bientôt...
La suite donc...:
Arrivés à la gare routière de Krabi...guère le choix vu la fatigue que de passer par une des 2 agences proposant les billets de Ferry.Toujours possible de gérer le trajet Gare-Port par nos propres moyens, mais après un long trajet, c'est bon de ne pas trop réfléchir. 450 Bahts par personne pour Koh Phi Phi. On choisira la compagnie qui n'a pas envoyé de rabatteurs dès la sortie du car nous assurant que nos bagages sont déjà au bureau et autres palabres stupidement inutiles.On a beau pas avoir beaucoup dormi, on en reste un minimum lucide. Départ du port à 10h30....et quelques...arrivée..à peu près 2heures après :D :D
Un gars du Tropical Garden nous attend alors que nous n'avions pas précisé l'heure de notre arrivée, ne la connaissant pas à l'avance... La mer est magnifique...comme dans les cartes postales...sourire béat..voir bêta aux lèvres :D
Arrivés au Tropical Garden, accueil en demi-teinte, les sourires viendront et resteront, une fois que notre profil sera connu...en gros le contraire de Bucket de Vodka-RedBull et Full Moon Party avec retour à la Guest House au petit matin (désolé nous n'avons rien contre les Britanniques alcooliques qui ne respectent rien...si ce n'est qu'ils sont bourrés et ne respectent rien :D :D...et je dis ça en tant qu'ancien rugbyman, un sport riche en alcoolémie et en britannique et pourtant gardant un certain respect...). Le Bungalow est simple mais propre et le lit est bien ferme.Nous avions pris un bungalow avec Ventilo et Douche Froide à 1200 bahts.A lire les descriptifs, on a l'impression qu'il est loin de tout...juste suffisament loin de l'ambiance nocturne à notre avis...les 10 minutes de marche pour atteindre la plage ou les restaus sont plus proches de 5 min..mais bon... Surprenant les barricades vertes sur lesquelles nous avons vue..Il semblerait qu'on veuille cacher les Thaïlandais de la vue des Farangs...lègère gêne. Il y a une petite piscine...malheureusement nous ne sommes pas nombreux à prendre une douche avant de plonger comme c'est indiqué...Une infection à l'oreille en fin de séjour me fera douter de l'hygiène de certains..mais bon, cela peut arriver partout.
Direction la plage pour une 1ère baignade..Il y a foule, très jeune foule (pour info, nous avons une petite trentaine..et pourtant, on fait vieux :D). Eau chaude mais plage et mer relativement propre...du moins côté Loh Dalam Bay.Un bon spot pour un apéro ou un digestif...à fuir le soir venu pour qui n'aime pas la Boom-Boom Music. Premier coup de soleil malgré la crème et le peu de temps passé sur la plage...On va pas se plaindre....la vue est paradisiaque.
Au retour vers le Tropical, on passe devant le resto Garden Home (appartenant à la Guest House du même nom qui est collée au Tropical). Un superbe étal de poissons frais que l'on choisit et qu'on nous grille devant nous...Miiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaam.... De sacrés bons commerçants...un bon accueil...une très bonne alimentation.Heu-Reux !!!! Et des progrès en Thaïlandais !!!!
Dodo - Moustiquaire - Dodo...Caaaaaaaaaalme....ou presque car les Thaïlandais derrière les barricades aussi font la fête ;)
30 Décembre :
On va se baigner de l'autre côté, vers Tong Say bay...plus calme, mer plus belle....on est bien... On gère notre retour car avion prévu le 3 janvier à 1.05 du matin. Vu les horaires des ferrys et bus accumulés (et les disponibilités des avions, trains, bus..ainsi que notre budget), obligé de partir le 1er au matin... Tout est plus cher étant sur une île...mais relativement à la France...euh....sourire, bonheur, jus de fruits frais... Il pleut en fin de journée comme chaque jour..mais une heure maximum... Dîner au même endroit, ça y est, on est pote avec Bao (le patron du Garden Home) et les serveurs...vraiment très sympas. On rencontre Carmen, une puerto-ricaine basée à Sydney qui, bien qu'habituée de Koh Phi Phi, ne connait pas un mot de Thaïlandais..étonnant. Par contre, elle nous conseille un masseur....et pas n'importe quel masseur... Sawattchaï, tel est son nom, est a des années-lumières des travelos malaxeurs de barbaques..un vrai guérisseur...je n'ai pas peur du mot...Etant d'un naturel méfiant, je n'hésite d'autant pas à vous dire tout le bien que nous avons pensé de la rencontre.(pour le trouver prendre à gauche juste avant le PP Casita, marcher 150 mètres, c'est sur le trottoir de gauche). Sur une base 600 bahts pour 1h30, le massage (basé sur tout un tas de techniques chinoises, Wat Po...) peut durer bien plus longtemps...il cesse une fois évacués tous les blocages. Sawattchaï, sa femme (qui est coiffeuse) et leur fils, forment une famille très accueillante et détonnante dans un tel lieu animé. Nous ne serions que trop vous conseiller de lui rendre visite (cf pièce jointe).
Retour au Tropical, nous en profitons pour réserver une ballade en bateau pour le lendemain. Les prix c'est same-same...et les prestations...aussi same-same...partout dans l'île...so, si vous avez une bonne entente avec votre GH, autant passer par eux...du moins, on pense.
31 Décembre
Une sauvegarde de photos sur DVD et nous voici parti direction le port pour une journée comprenant...Snorkelling (masque et tuba donc) autour de Phi Phi Leh, Bamboo island, repas tout pourri (un pôôvre sandwich), à part deux couples + de 35 ans, c'est Pectoraux en Silicones, tatouages tribales comme dans les 90's, Mecs aux hormones...franchement, y'a de quoi rire...on se demande ce que ça donnera passé 50 ans...mais bon, à chacun son bonheur. Résultat, on ira à l'avant avec l'équipage regardant le show d' je ne sais plus quel chanteur et jouant de la guitare avec eux...de bien bons moments. Une autre plongée, un peu de kayak, le parc naturel...et Monkey Beach...où, triste spectacle, on peut voir des singes obèses bouffant des glaces et buvant de la bière...😕 Retour au port vers les 16h...sachant à quoi nous en tenir question ballade groupée...nous avons tiré ce qu'il y a de bon à prendre dans de telle excursion...mer magnifique, poissons itou...grand soleil et dépaysement. Toujours à relativiser avec notre vue sur le périph...
On change pas une équipe qui gagne..poisson frais au Garden Home.... (comment ça, on se répête). Entre temps, petite ondée qui nous force à un arrêt jus de fruit...et une superbe rencontre humaine avec un body-buildé éfféminé...trèèès mais alors trèès gentil..sincèrement.Et le meilleur smoothie de l'île. J'ai malheureusement oublié le nom, mais cette GH-Stand de Jus est jumellé avec The Rock...et à côté d'une pharmacie.Ce monsieur connaissait donc qqs mots de français et nous a appris, une fois de plus, quelques nouveaux mots en Thaïlandais. Ma chemise de Chiang Maï fait encore son effet...étant les seuls (du moins dans nos âges) a ne pas avoir de short imitation billabong, il croyait que nous habitions en Thaïlande..le genre de quiproquos qui ne peut que nous ravir....En effet, on se sentait comme à la maison.
Par contre, la ballade en mer, ça crève...résultat...le réveillon nous verra au lit avant minuit...😉
1er Janvier :
Déjà le départ. Dernière ballade, dernière discussion avec Pon (désolé pour l'orthographe), le patron du Tropical Garden a qui nous apprenons (à sa demande) quelques phrases en français..nous prenons même le temps de parler politique....un agréable et simple moment. Un petit coup de spleen...et un long périple nous attend.
Bateau à 14h et Bus...normalement...à 16h pour une arrivée à 6h du matin à Bangkok... Je dis normalement car, malgré ce que nous disait la dame de l'agence de Koh Phi Phi, on se retrouve dans un mini-bus direction Surat Thani, une première pause dans Krabi à un stand famillial...Surat Thani enfin, où on nous fait patienter avec un repas gratuit...qui est, en fait, payant...le temps que d'autres farangs viennent remplir le Bus (un grand ce coup-ci) jusqu'à Bangkok...Pour un trajet à 600 Bahts (same same qu'à l'aller), on a débourser environ 150/200 Bahts de plus pour les repas et les arrêts au stand maison...Un sacré décallage rapport à notre trajet aller.D'où notre avis de prendre des compagnies non spécialisées en transport de Farangs. Nous déconseillons donc fortement Guitar Tour...!!!!!
2 Janvier :
Une bonne journée de mission nous attend car notre avion est donc à 1h du matin le 3 Janvier...et notre bonne étoile nous ayant suivi dans notre périple, tout sera déroulera sans accroc.
Débarqués à KSR vers les 5h du mat (j'oubliais, le seul interêt de prendre une compagnie pour Farang, c'est que le Bus ne s'arrête pas dans divers coins de banlieue mais trace direct vers BKK)...on décide de se diriger vers le Rambuttri à qui j'avais envoyé un email pour leur demander si on pouvait laisser nos bagages chez eux pour la journée. Nous avions également consulté VF rapport aux consignes en gare routière...si nous étions arrivés à la gare routière.De bons renseignements qui ne nous ont pas été utiles. Pas eu de réponse du rambuttri, on y va au hasard...en leur disant, vous aviez dit Oui à notre email..blah, blah, blah...sourire un peu faux-cul de notre part comme de la leur...OK, 20 bahts par sacs, on laisse nos affaires pour la journée sans payer de chambre.
Nous voici donc libre de mouvement...mais avec peu d'énergie...(mais toujours en voyage, toujours loin de la maison, donc toujours ravis !!!). Petit déjeuner aux côtés de gens finissant leurs nuits... Nous avons 2 "missions"...écrire les cartes postales aux familles car nous n'avons pas pris le temps jusque là...et acheter des Moms ou Mons 😕 ...enfin, les coussins triangulaires avec petit matelas intégré (ou pas) dont nous sommes tombé amoureux et qui (je suis assis dessus en ce moment) iront à ravir avec notre salon...(cf photo) Il est 6h30 et nous prenons un Chao Praya Express direction China Town...pas de Coussins..sniff, sniff...et de nombreux magasins sont encore fermés. Avec du recul, même ici, on sentira le relatif calme dû à la trêve de fin d'année.
Un regain d'énergie, on décide de prendre un taxi direction MBK...très gentil monsieur....nouveaux mots de Thaïlandais... Nous voici devant mais tout est fermé. On se fait un café "Au Bon Pain" (mdr) en écrivant les cartes postales..La faaaaaaaaatigue nous prend.Une ballade dans le MBK..et on se dit..."Si on allait à la maison de Jim Thompson ?" Bon, c'est sympa, rien de génial..la fatigue ne nous permet peut être pas d'apprécier à fond.Guide obligatoire, on se retrouve avec un couple de Québécois très sympas.... Pause nouille...un Sawadee Krab, un Sawadee Pee Maï Krab..et voilà le serveur qui nous parle qu'en thaï..obligé de lui sortir ma 3ème phrase "Passa Thaï Nitnoï". Ma compagne est bien plus douée que moi en thaïlandais, je suis d'autant plus surpris qu'on me croit thaïlandophone. Petit moment de bonheur simple, échange de politesse avec les serveurs. Après ça... Hop, on prend le Skytrain pour Sukhumvit, quartier que nous ne connaissont pas encore, en se disant, allons poster nos cartes là-bas...mais la poste est fermé jusqu'au 5 Janvier. Retour en Skytrain, changement à Siam, et direction China Town again. Tout un tas de magasins..et toujours pas de coussins.... Une lueur d'espoir..enfin un magasin...mais aimable comme au coeur du 13ème arrondissement de Paris (If you see what I mean)...palabre marchandage...800 Bahts les 2 (un à 1 coussin, un à 2)..On donne 1000 bahts, ils nous en rendent 300, décidemment, on est chanceux. Dernier Chao Praya Express avec soleil couchant (sniff, sniff). On récupère les bagages.On pèse le tout histoire de pas avoir de mauvaise surprise et direction l'aéroport.
Petite edit: Le taxi, chauffeur très sympa venant de l'Issan, nous aura coûté un peu plus cher au retour. si mes souvenirs sont bons, 60 bahts pour rentrer sur la voie express et 25 Bahts pour en sortir. Mais le trajet sur la voie express nous a paru plus long qu'à l'aller.Sans doute que le chauffeur de l'aller n'avait pas rejoint l'express aussi tôt qu'au retour. (si cette phrase est claire 🤪)
Une toilette succinte...et c'est le retour. Une quinzaine d'heures plus tard... "Mesdames et Messieurs, nous arrvons à Paris CDG, température au sol 1°c"
Le décallage horaire jumellé au froid est fatal pour notre forme physique..on se couche à 18h et réveil à 4h/5h durant quelques jours...mais surtout des milliers de souvenirs...et qu'une seule envie..y retourner au plus vite.
Avec du recul, on ne conseille ni le routard, ni le LP....du moins pour la route...il ya de bonnes infos à prendre partout, mais nous n'avons pas aimé les cartes du LP...donc, à notre avis, autant se faire sa compilation LP, routard, VF et autres forums ou sites..et récupérer des cartes valables sur place. On espère vous avoir transmis notre plaisir. merci à tous les membres pour vos infos utiles, comme futiles ;)
Sawadee Pee Maï à toutes et à tous....
Suite à un magnifique voyage en Thaïlande pour les fêtes de fin d'année, la moindre des choses est d'en faire un compte-rendu sur VF.
Après une préparation moitié Lonely Planet, moitié VF et autres sites internet, nous voici partis le 20 Décembre 2008 par un vol Emirates (via Dubaï donc) arrivant à Bangkok le 21 Décembre à 18h40.
Tout d'abord, le taxi...après un ou deux "Put the Meter Please", le Monsieur obtempère en râlant un peu. Ils nous en coûtera donc 350 Bahts (+ 50 Bahts de prise en charge à l'Aéroport) en passant par la voie express + 50 Bahts pour y rentrer et 15 Bahts pour en sortir, sommes que nous payerons par nous mêmes. Arrivés au Rambuttri (et oui, encore KSR :D), le taxi n'a pas la monnaie et ne souhaite guère nous la rendre...qqs minutes de palabre (avec le sourire) et nous faisons la monnaie au Change en bas de l'Hôtel qui, qq peu perturbé nous a rendu 1000 Bahts en petites coupures en échange d'un billet de 500...ça commence plutôt bien :D
Arrivé au Rambuttri...des sourires...du moins 1 de la part d'une des demoiselles à l'accueil (profitons en, ce sera le dernier). Après vérification de l'état de la chambre (correcte, si ce n'est une ou deux puces dans la salle de douche), nous prenons place...une douche, un change de vêtement et nous voilà partis pour notre première visite. Malgré la grande présence de Britanniques fortement alcoolisés, nous sommes heureux...chaleur moite, stands de brochettes, massages...le voyage peut commencer. La fatigue aidant, nous ne ferons pas long feu ce 1er soir.
22 Décembre:
Levés tôt, une ballade en direction du Wat Phra Kaew nous améne un concentré de tentative d'arnaque...En effet, un "chauffeur de Tuk-Tuk" nous propose ses services avec la totale "Tous les temples sont fermés dans le quartier...C'est l'anniversaire du Roi...un Tuk-Tuk coûte 10 Bahts car le Roi a fait une grande promo sur l'essence seulement aujourd'hui...". Quelques sourires et "Non, Non merci..." le Môôssieur laisse tomber...par chance nous n'en rencontrerons pas d'autres ainsi. Arrivés devant le Wat Phra Kaew...miracle...c'est ouvert !!! Le temps est au beau fixe...le Lieu est très joli, nous sommes aux anges...contents d'être là tôt car rapidement c'est la cohue...mais comme souvent durant notre voyage, la cohue ne signifie pas le stress comme certaines fois au Louvre ou autres monuments parisiens. Je vous épargne les détails...vous vous ferez votre propre idée. Une chose positive, l'entrée du Temple (300 Bahts par personne si je me souviens bien) donne accés à la Wimanmek Mansion et aux autres bâtiments du parc aux alentours de la statue de Rama V (ce sera notre visite du lendemain matin). Le reste de la journée nous verra "errer" au hasard dans Bangkok..nous aimons bien marcher & cela nous permet de ressentir un peu mieux l'ambiance de la Ville...achat de notre première bouteille d'eau, recherche d'une carte de la ville...diverses petites choses qui prennent un certains temps en milieu inconnu ;) Premier Foot-Massage le soir venu...200 Bahts..ma belle est heureuse !!! En ce qui me concerne, un verre en terrasse dans n'importe quel quartier autre que le mien est une aventure en soi...Sourire béat devant le spectacle de la rue !!!
23 Décembre
Une première nuit quelque peu brusqué par le bruit des clims des autres chambres..mais bon...Un bon petit dèj &..comme dit plus haut, nous nous dirigeons vers la statue de Rama V, à pieds tout d'abord puis en Tuk-Tuk pour notre première ballade avec ce transport. On tombe sur un gars pour qui on a plus de peine qu'autre chose..l'exemple type de l'homme venu de la campagne, qui ne connaît pas le chemin et qui ne sait pas lire un plan (même écrit en typo Thaïlandaise)...c'est du moins le sentiment qu'il nous fait.Ce sera le seul Tuk de Bangok qui nous proposera 60 Bahts pour une course sans marchander (on sentira la différence avec les "spécialistes des touristes"). Après quelques errements, il nous amène à un bureau du Tourisme Thaïlandais...palabre, sourire, palabre...et nous voici d'accord sur la direction. Les divers monuments du lieu ouvrent à 9h30, nous décidons donc de nous ballader dans le parc...superbe, tout le monde souriant, même les militaires, aucun autre touriste (nous en verrons par la suite, mais le lieu ne semble pas faire le plein..peut être un peu trop excentré)...et toujours un magnifique ciel bleu. Outre une consigne obligatoire à 20 Bahts, l'entrée est bien gratuite pour les différents bâtiments. Très joli, guide obligatoire pour la Wimanmek Mansion et petit bémol, ce qui sera également le cas dans d'autres bâtiments royaux, on ne peut pas prendre de photos...pas bien grave...mais le choix de cartes postales (bien que ce ne soit pas notre support préféré de souvenirs) étant quasi nul...cela ne pourra pas être partagé avec nos ami(e)s une fois de retour. Nouveau Tuk, premiers mots en Thaïlandais et direction le Wat Po... Très joli une nouvelle fois...mais, vu l'heure et la renommée, la foule est bien présente et une certaine lourdeur inhérente à celle-ci. On visite les différents bâtiments jusqu'au "lieu principal", le Bouddha couché...c'est très joli...si, si, si...très joli...et là, on peut prendre des photos. Une fois dehors, on se fait accosté par des collégiennes thaïlandaises pour un devoir de classe "d'où venez-vous? qu'aimez-vous en Thaïlande ? votre métier ??". Très gentilles et une rencontre émouvante...d'autant plus que les touristes ne manquent pas, nous nous sentons ravis qu'elles nous aient "choisis" !! Direction le Tha Tien Pier (le numéro 8) pour notre première ballade en Chao Praya Express (19 Bahts par personne) direction Banglumpoo Pier (n° 13), le but étant de longer le Khlong Bang Lamphu (à pieds ou en long-tail boat) jusqu'au Wat Saket et sa montagne dorée. Arrivés à destination, pas de long-tail boat faisant le trajet...nous longeons donc le Khlong à pieds...et là, ça y est, on est véritablement en Thaïlande...comme quoi, comme partout, prendre la prochaine à gauche au lieu du grand axe..et "l'aventure" commence (tout cela est relatif bien sûr).
Visite et surtout vue du Wat Saket...on est sur les rotules..et le Tuk-Tuk nous ramène au rambuttri pour une sieste bien méritée. Nouvelle douche et nouveau trajet en Chao Praya Express (décidemment très pratique) direction China Town. En fait, ce coup-ci, ce sera un bateau un peu plus petit, même code couleur (sièges jaune et orange) et même trajet mais un chouïa moins cher, 14 Bahts par personne. On aime ce quartier et cette animation débordante...Prochain séjour à BKK, nous logerons par ici... Le soir, bon manger dans la rue à l'angle Rambuttri/Kraisri...bon poisson grillé et sourires sincères.On passe de 2 à 3 mots de Thaïlandais..on progresse. A noter, les flics vérifient les autorisations de vente des divers stands...vu le "bordel-organisé", mon regard d'occidental n'imaginait pas que tout était ainsi réglementé.Marrant, les commerçants se foutent gentiment de la gueule des flics...on n'a pas vu ça en ce qui concerne l'armée. Nouveau Foot-Massage (120 Bahts la 1/2 heure, 200 l'heure). Dodo-Moustique-Dodo.
24 Décembre :
Dernière matinée à BKK, nous prenons l'avion pour Chiang Maï à 14h. Retour à China Town pour la visite du Wat Trimitr...on nous aurait dit "c'est fermé aujourd'hui", on ne l'aurait pas cru...et bien c'était en travaux..so, nouvelle ballade dans China Town..décidemment, on aime bien... On prépare les sacs et direction l'aéroport de Donmueang. Vol sans encombres avec One-Two Go.Un peu cher, mais nous n'avons géré ce voyage que la veille..les fêtes aidant, nous n'avions plus guère le choix. Arrivés à Chiang Maï...un seul prix et une seule compagnie pour le centre ville : 120 Bahts !!!
Nous avions choisi le Baan Kaew (par le net...et en relisant le LP, on voit qu'ils le conseillaient)...ravi, accueil sympa, ambiance plutôt familliale...plus notre syle que KSR. Electricité approximative dans la SdB, mais très grand lit et le tout très propre. Ballade en ville (3 fois de suite "je suis en vacances ici, avec la famille, j'en profite pour me faire des costumes...blah, blah..blah..." une nouvelle manière de nous alpaguer, on rigole bien). Ici, beaucoup moins de typo romaines, un peu plus dur de s'y retrouver mais ambiance plus posée, on aime...Le soir même, on décide de rester 2j de plus. Repas de réveillon à l' Antique House...joli cadre, bons plats...accueil moyen...impeccable pour le réveillon, même si nous préférons plus "roots" comme ambiance. Super sommeil, au calme.
25 Décembre :
C'est Noël...et il neige...euh...non pardon...il fait un ciel bleu magnifique...!!!! Ballade en ville 2....Wat Chiang Man (nom différent selon les fois, Chiang Maï).Déjeuner au Yok fa, en face de la Croix Rouge (adresse LP again)...très peu cher et délicieux...on aime l'ambiance familliale...on tente de le dire en Thaïlandais, ça émeut la patronne..On nous offre quelques tamarins, gentil geste.On y retournera 3 fois, notre cantine à Chiang Maï (35 Bahts le plat). Café (vrai expresso) au "Café de l'Amour" et recherche internet sur les horaires de ferry Krabi-Koh Phi Phi pour la suite de notre voyage. Un des défauts/qualités jumelés de notre voyage, c'est de ne bloquer que la première nuit dans les 3 villes (BKK, Chiang Maï & Koh Phi Phi) et de décider de la durée de notre séjour une fois sur place. Difficile donc de trouver des places dispos en avion ou en train...mais ça nous bloque une heure de recherche tous les 3 jours rien de grave à nos yeux.
Après lecture d'un post sur VF & des recherches infructueuses en agence, nous nous dirigeons vers le bureau de CM de July Travel (dans je ne sais plus quel grand hôtel). 2 demoiselles très aimables nous confirmant "plus d'avions CM-Phuket, plus de Train de NUit...du moins, trop juste pour prendre le ferry vers Koh Phi Phi".N'ayant pas envie de passer une nuit à Phuket ou Krabi, il nous reste la solution Bus.La demoiselle de July Travel nous écrit notre demande en Thaï alors qu'elle n'en tirera aucun bénéfice si ce n'est un sourire et notre respect. On la recroisera d'ailleurs plus tard, et elle nous demandera très gentiment si nous nous en étions sortis dans nos démarches. On prend un Tuk direction la gare routière...première averse, il est 15h, cela durera une petite heure. Le chauffeur du Tuk nous dirige vers une compagnie..on se méfie, on vérifie les autres...Nos excuses, il avait vu juste..le meilleur prix (516 Bahts par personne pour CM-BKK) et le meilleur accueil.Une compagnie jaune et verte à gauche en entrant dans la gare routière au niveau du quai 5. Avec du recul et suite à notre retour de Koh Phi Phi en Bus également, nous ne pouvons que conseiller de prendre des compagnies "pour Thaï"..cela évite les arrêts "bouffes payantes" et attentes d'autres farangs pour faire le plein du bus.
Ballade nocturne, repas au Yok Fa, appel des familles (20 Bahts/min pour un mobile, 15 pour un fixe), achat au Night Bazar..qualité et prix bien meilleur qu'à BKK, du moins d'après notre toute petite expérience (chemises en soie :D :D). Et un roti, genre de crêpe super grasse vendue par les Musulmans principalement...miam, miam.
26 Décembre :
Plus ou moins la même chose que la veille...l'ancienne ville est riche en petits temples dont nous avons oublié les noms... Journée plus calme car légèrement mal à la cheville... Premier Thaï Massage en fin de journée rue Charoen Prathet..Sympa, pas génial mais très aimable.200 Bahts Une Heure. Repas, Dodo...
27 Décembre :
Oops, j'oubliais, au Baan Kaew, tous les matins se trouve Mister Sam (du moins son nom "occidentalisé" cf carte jointe) qui propose des treks. Tout d'abord méfiant, on sera conquis par ce Monsieur, serviable, prêt à tout pour nous rendre service.Nous avions prévu 2 treks avec lui..mais vu les "soucis" pour rejoindre Phi Phi comme expliqué plus haut, nous ne pourrons en faire qu'un.Et c'est là que Sam nous prouvera ses compétences, nous proposant un medley des deux trecks choisis..et cela, rien que pour nous. Ce qui nous donnera, Doi Suthep, Maesa Elephant Camp (une ballade d'une heure à dos d'éléphant), Parc des Orchidées et des Papillons, repas, retour au Maesa Camp pour le spectacle et la baignade. Sam connait son taf et sait être arrangeant.Normalement, une fois sorti du camp des éléphants, pas possible d'y retourner, vu l'heure nous n'aurions pas pu voir le spectacle des éléphants prévu à 13h40. Il est toujours possible d'économiser 1 euro ou 2 en passant par des agences en ville. Mais, encore une fois, Sam sait s'adapter et, un plus, le détail de ses trecks est expliqué en français.Il comprend d'ailleurs assez bien le français et connait quelques mots.Il prend également de très belles photos ce qui ne gâche rien.
Pour info, bien évidemment le Maesa Camp est un peu un lieu de tourisme à la chaîne, et nous espèrons bien revenir vers CM en prenant plus notre temps...mais les traitements vis à vis des éléphants nous semblent respectueux malgré le gigantisme de l'entreprise. Le prospectus dit qu'ils sont certifiés ISO 9001:2000...il paraît que c'est un gage de qualité. Ceci n'étant qu'une impression, la nôtre.
Dernier achat au Night Bazar...youpi...malgré l'affluence, cela reste calme rapport à BKK. Nouveau Thaï Massage au même endroit, mais, vu l'heure tardive, la patronne va débaucher des femmes plus âgées à côté..résultat, grande rigolade avec les dames en parlant un genre de Thaï-Anglais-Français...un bien bel échange humain...et un massage bien plus complet. Dodo...
28 Décembre :
C'est donc le départ à 7h30 pour BKK. Ce voyage, hors des moustiques, sera idéal vu les conditions.Plusieurs boissons et en-cas en route...2 films en Thaï (faut aimer la télé à fond).Un arrêt plus long nous verra offrir un repas, un vrai, chaud, en échange d'un des tickets composant notre billet. Heureusement surpris. Dans le bus, un seul autre couple de touristes. Arrivés à la gare routière de BKK vers 17h, nous ne savons même pas qu'il faut rejoindre la gare du sud pour la suite de notre périple direction Phi Phi. Un petit coup de stress..mais avant tout heureux...même ces petites galères sont de bons moments de voyage..c'est du moins notre vision des choses. Une dame au point info nous écrit le bus à prendre pour rejoindre Sai tai Mai (cf pièce jointe)(la gare de bus du Sud)..n'ayant pas compris et devant la vetusté du Bus, on se dit "on ne va pas faire BKK-Krabi avec ça"... Résultat, un Taxi, du moins, un qui accepte de Put the Meter...direction, du moins on espère, la gare du Sud...Le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais et nous répête les mêmes mots...On a beau rien comprendre, lui avait bien capté....il nous améne à bon port pour 130 Bahts. Kop Khun Krab Monsieur... La chance nous sourit, une demoiselle travaillant dans une des compagnies de Bus (Lignite Tour si je ne m'abuse) parle bien français et nous indique le bon guichet. Plus de Bus pour Phuket..mais encore de la place pour Krabi..Départ à 21h30 600 Bahts par personne.On prend.(cf billet) Même ambiance..télé trop forte...un peu plus crade..mais petits en-cas et sourires. Ca fait quand même 24h de Bus d'affilée et quasiment tout le pays traversé. On a pas le choix, du moins on ne s'est pas donné le choix vu notre budget et notre organisation..car la nuit du 29 Décembre est déjà reservé au Tropical Garden sur Koh Phi Phi.
29 Décembre :
la suite bientôt...
La suite donc...:
Arrivés à la gare routière de Krabi...guère le choix vu la fatigue que de passer par une des 2 agences proposant les billets de Ferry.Toujours possible de gérer le trajet Gare-Port par nos propres moyens, mais après un long trajet, c'est bon de ne pas trop réfléchir. 450 Bahts par personne pour Koh Phi Phi. On choisira la compagnie qui n'a pas envoyé de rabatteurs dès la sortie du car nous assurant que nos bagages sont déjà au bureau et autres palabres stupidement inutiles.On a beau pas avoir beaucoup dormi, on en reste un minimum lucide. Départ du port à 10h30....et quelques...arrivée..à peu près 2heures après :D :D
Un gars du Tropical Garden nous attend alors que nous n'avions pas précisé l'heure de notre arrivée, ne la connaissant pas à l'avance... La mer est magnifique...comme dans les cartes postales...sourire béat..voir bêta aux lèvres :D
Arrivés au Tropical Garden, accueil en demi-teinte, les sourires viendront et resteront, une fois que notre profil sera connu...en gros le contraire de Bucket de Vodka-RedBull et Full Moon Party avec retour à la Guest House au petit matin (désolé nous n'avons rien contre les Britanniques alcooliques qui ne respectent rien...si ce n'est qu'ils sont bourrés et ne respectent rien :D :D...et je dis ça en tant qu'ancien rugbyman, un sport riche en alcoolémie et en britannique et pourtant gardant un certain respect...). Le Bungalow est simple mais propre et le lit est bien ferme.Nous avions pris un bungalow avec Ventilo et Douche Froide à 1200 bahts.A lire les descriptifs, on a l'impression qu'il est loin de tout...juste suffisament loin de l'ambiance nocturne à notre avis...les 10 minutes de marche pour atteindre la plage ou les restaus sont plus proches de 5 min..mais bon... Surprenant les barricades vertes sur lesquelles nous avons vue..Il semblerait qu'on veuille cacher les Thaïlandais de la vue des Farangs...lègère gêne. Il y a une petite piscine...malheureusement nous ne sommes pas nombreux à prendre une douche avant de plonger comme c'est indiqué...Une infection à l'oreille en fin de séjour me fera douter de l'hygiène de certains..mais bon, cela peut arriver partout.
Direction la plage pour une 1ère baignade..Il y a foule, très jeune foule (pour info, nous avons une petite trentaine..et pourtant, on fait vieux :D). Eau chaude mais plage et mer relativement propre...du moins côté Loh Dalam Bay.Un bon spot pour un apéro ou un digestif...à fuir le soir venu pour qui n'aime pas la Boom-Boom Music. Premier coup de soleil malgré la crème et le peu de temps passé sur la plage...On va pas se plaindre....la vue est paradisiaque.
Au retour vers le Tropical, on passe devant le resto Garden Home (appartenant à la Guest House du même nom qui est collée au Tropical). Un superbe étal de poissons frais que l'on choisit et qu'on nous grille devant nous...Miiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaam.... De sacrés bons commerçants...un bon accueil...une très bonne alimentation.Heu-Reux !!!! Et des progrès en Thaïlandais !!!!
Dodo - Moustiquaire - Dodo...Caaaaaaaaaalme....ou presque car les Thaïlandais derrière les barricades aussi font la fête ;)
30 Décembre :
On va se baigner de l'autre côté, vers Tong Say bay...plus calme, mer plus belle....on est bien... On gère notre retour car avion prévu le 3 janvier à 1.05 du matin. Vu les horaires des ferrys et bus accumulés (et les disponibilités des avions, trains, bus..ainsi que notre budget), obligé de partir le 1er au matin... Tout est plus cher étant sur une île...mais relativement à la France...euh....sourire, bonheur, jus de fruits frais... Il pleut en fin de journée comme chaque jour..mais une heure maximum... Dîner au même endroit, ça y est, on est pote avec Bao (le patron du Garden Home) et les serveurs...vraiment très sympas. On rencontre Carmen, une puerto-ricaine basée à Sydney qui, bien qu'habituée de Koh Phi Phi, ne connait pas un mot de Thaïlandais..étonnant. Par contre, elle nous conseille un masseur....et pas n'importe quel masseur... Sawattchaï, tel est son nom, est a des années-lumières des travelos malaxeurs de barbaques..un vrai guérisseur...je n'ai pas peur du mot...Etant d'un naturel méfiant, je n'hésite d'autant pas à vous dire tout le bien que nous avons pensé de la rencontre.(pour le trouver prendre à gauche juste avant le PP Casita, marcher 150 mètres, c'est sur le trottoir de gauche). Sur une base 600 bahts pour 1h30, le massage (basé sur tout un tas de techniques chinoises, Wat Po...) peut durer bien plus longtemps...il cesse une fois évacués tous les blocages. Sawattchaï, sa femme (qui est coiffeuse) et leur fils, forment une famille très accueillante et détonnante dans un tel lieu animé. Nous ne serions que trop vous conseiller de lui rendre visite (cf pièce jointe).
Retour au Tropical, nous en profitons pour réserver une ballade en bateau pour le lendemain. Les prix c'est same-same...et les prestations...aussi same-same...partout dans l'île...so, si vous avez une bonne entente avec votre GH, autant passer par eux...du moins, on pense.
31 Décembre
Une sauvegarde de photos sur DVD et nous voici parti direction le port pour une journée comprenant...Snorkelling (masque et tuba donc) autour de Phi Phi Leh, Bamboo island, repas tout pourri (un pôôvre sandwich), à part deux couples + de 35 ans, c'est Pectoraux en Silicones, tatouages tribales comme dans les 90's, Mecs aux hormones...franchement, y'a de quoi rire...on se demande ce que ça donnera passé 50 ans...mais bon, à chacun son bonheur. Résultat, on ira à l'avant avec l'équipage regardant le show d' je ne sais plus quel chanteur et jouant de la guitare avec eux...de bien bons moments. Une autre plongée, un peu de kayak, le parc naturel...et Monkey Beach...où, triste spectacle, on peut voir des singes obèses bouffant des glaces et buvant de la bière...😕 Retour au port vers les 16h...sachant à quoi nous en tenir question ballade groupée...nous avons tiré ce qu'il y a de bon à prendre dans de telle excursion...mer magnifique, poissons itou...grand soleil et dépaysement. Toujours à relativiser avec notre vue sur le périph...
On change pas une équipe qui gagne..poisson frais au Garden Home.... (comment ça, on se répête). Entre temps, petite ondée qui nous force à un arrêt jus de fruit...et une superbe rencontre humaine avec un body-buildé éfféminé...trèèès mais alors trèès gentil..sincèrement.Et le meilleur smoothie de l'île. J'ai malheureusement oublié le nom, mais cette GH-Stand de Jus est jumellé avec The Rock...et à côté d'une pharmacie.Ce monsieur connaissait donc qqs mots de français et nous a appris, une fois de plus, quelques nouveaux mots en Thaïlandais. Ma chemise de Chiang Maï fait encore son effet...étant les seuls (du moins dans nos âges) a ne pas avoir de short imitation billabong, il croyait que nous habitions en Thaïlande..le genre de quiproquos qui ne peut que nous ravir....En effet, on se sentait comme à la maison.
Par contre, la ballade en mer, ça crève...résultat...le réveillon nous verra au lit avant minuit...😉
1er Janvier :
Déjà le départ. Dernière ballade, dernière discussion avec Pon (désolé pour l'orthographe), le patron du Tropical Garden a qui nous apprenons (à sa demande) quelques phrases en français..nous prenons même le temps de parler politique....un agréable et simple moment. Un petit coup de spleen...et un long périple nous attend.
Bateau à 14h et Bus...normalement...à 16h pour une arrivée à 6h du matin à Bangkok... Je dis normalement car, malgré ce que nous disait la dame de l'agence de Koh Phi Phi, on se retrouve dans un mini-bus direction Surat Thani, une première pause dans Krabi à un stand famillial...Surat Thani enfin, où on nous fait patienter avec un repas gratuit...qui est, en fait, payant...le temps que d'autres farangs viennent remplir le Bus (un grand ce coup-ci) jusqu'à Bangkok...Pour un trajet à 600 Bahts (same same qu'à l'aller), on a débourser environ 150/200 Bahts de plus pour les repas et les arrêts au stand maison...Un sacré décallage rapport à notre trajet aller.D'où notre avis de prendre des compagnies non spécialisées en transport de Farangs. Nous déconseillons donc fortement Guitar Tour...!!!!!
2 Janvier :
Une bonne journée de mission nous attend car notre avion est donc à 1h du matin le 3 Janvier...et notre bonne étoile nous ayant suivi dans notre périple, tout sera déroulera sans accroc.
Débarqués à KSR vers les 5h du mat (j'oubliais, le seul interêt de prendre une compagnie pour Farang, c'est que le Bus ne s'arrête pas dans divers coins de banlieue mais trace direct vers BKK)...on décide de se diriger vers le Rambuttri à qui j'avais envoyé un email pour leur demander si on pouvait laisser nos bagages chez eux pour la journée. Nous avions également consulté VF rapport aux consignes en gare routière...si nous étions arrivés à la gare routière.De bons renseignements qui ne nous ont pas été utiles. Pas eu de réponse du rambuttri, on y va au hasard...en leur disant, vous aviez dit Oui à notre email..blah, blah, blah...sourire un peu faux-cul de notre part comme de la leur...OK, 20 bahts par sacs, on laisse nos affaires pour la journée sans payer de chambre.
Nous voici donc libre de mouvement...mais avec peu d'énergie...(mais toujours en voyage, toujours loin de la maison, donc toujours ravis !!!). Petit déjeuner aux côtés de gens finissant leurs nuits... Nous avons 2 "missions"...écrire les cartes postales aux familles car nous n'avons pas pris le temps jusque là...et acheter des Moms ou Mons 😕 ...enfin, les coussins triangulaires avec petit matelas intégré (ou pas) dont nous sommes tombé amoureux et qui (je suis assis dessus en ce moment) iront à ravir avec notre salon...(cf photo) Il est 6h30 et nous prenons un Chao Praya Express direction China Town...pas de Coussins..sniff, sniff...et de nombreux magasins sont encore fermés. Avec du recul, même ici, on sentira le relatif calme dû à la trêve de fin d'année.
Un regain d'énergie, on décide de prendre un taxi direction MBK...très gentil monsieur....nouveaux mots de Thaïlandais... Nous voici devant mais tout est fermé. On se fait un café "Au Bon Pain" (mdr) en écrivant les cartes postales..La faaaaaaaaatigue nous prend.Une ballade dans le MBK..et on se dit..."Si on allait à la maison de Jim Thompson ?" Bon, c'est sympa, rien de génial..la fatigue ne nous permet peut être pas d'apprécier à fond.Guide obligatoire, on se retrouve avec un couple de Québécois très sympas.... Pause nouille...un Sawadee Krab, un Sawadee Pee Maï Krab..et voilà le serveur qui nous parle qu'en thaï..obligé de lui sortir ma 3ème phrase "Passa Thaï Nitnoï". Ma compagne est bien plus douée que moi en thaïlandais, je suis d'autant plus surpris qu'on me croit thaïlandophone. Petit moment de bonheur simple, échange de politesse avec les serveurs. Après ça... Hop, on prend le Skytrain pour Sukhumvit, quartier que nous ne connaissont pas encore, en se disant, allons poster nos cartes là-bas...mais la poste est fermé jusqu'au 5 Janvier. Retour en Skytrain, changement à Siam, et direction China Town again. Tout un tas de magasins..et toujours pas de coussins.... Une lueur d'espoir..enfin un magasin...mais aimable comme au coeur du 13ème arrondissement de Paris (If you see what I mean)...palabre marchandage...800 Bahts les 2 (un à 1 coussin, un à 2)..On donne 1000 bahts, ils nous en rendent 300, décidemment, on est chanceux. Dernier Chao Praya Express avec soleil couchant (sniff, sniff). On récupère les bagages.On pèse le tout histoire de pas avoir de mauvaise surprise et direction l'aéroport.
Petite edit: Le taxi, chauffeur très sympa venant de l'Issan, nous aura coûté un peu plus cher au retour. si mes souvenirs sont bons, 60 bahts pour rentrer sur la voie express et 25 Bahts pour en sortir. Mais le trajet sur la voie express nous a paru plus long qu'à l'aller.Sans doute que le chauffeur de l'aller n'avait pas rejoint l'express aussi tôt qu'au retour. (si cette phrase est claire 🤪)
Une toilette succinte...et c'est le retour. Une quinzaine d'heures plus tard... "Mesdames et Messieurs, nous arrvons à Paris CDG, température au sol 1°c"
Le décallage horaire jumellé au froid est fatal pour notre forme physique..on se couche à 18h et réveil à 4h/5h durant quelques jours...mais surtout des milliers de souvenirs...et qu'une seule envie..y retourner au plus vite.
Avec du recul, on ne conseille ni le routard, ni le LP....du moins pour la route...il ya de bonnes infos à prendre partout, mais nous n'avons pas aimé les cartes du LP...donc, à notre avis, autant se faire sa compilation LP, routard, VF et autres forums ou sites..et récupérer des cartes valables sur place. On espère vous avoir transmis notre plaisir. merci à tous les membres pour vos infos utiles, comme futiles ;)
Sawadee Pee Maï à toutes et à tous....
Recherche un marabout ou un truc du genre en Indonésie ou aux alentours de Bangkok English translation pending
Salut a tous je cherche un sorcier ou un pretre locale pour enlever le mauvais oeil
deja je m explique je suis corse d origine et en corse certaines personnes enleve le mauvais oeil bien sur a condition d y croire mais qu en on la vue faire c dur de ne pas y croire...
Donc ca fait un moi que je suis en voyage et il m arrive que des truc mon copagnon de voyage ami et associer ma taxe mon appareil photo ainsi que bcp de sous... ma copine a perdu son sac et a pris celui d un autre ... mal a la tete en continue ... pblm de transport ....etc normale en voyage mais la ca fait un peu trop ...
donc si qq connaissait un temple en indonesie ou une personne capable de conjure le mauvais sort meme en thaillande mais au alentour de bangkok car je v pas tarder a partir en indonesie
merci d avance et svp respectez les croyances de chacun et eviter sur ce sujet les habituelles commentaires qui ne servent a rien
donc si qq connaissait un temple en indonesie ou une personne capable de conjure le mauvais sort meme en thaillande mais au alentour de bangkok car je v pas tarder a partir en indonesie
merci d avance et svp respectez les croyances de chacun et eviter sur ce sujet les habituelles commentaires qui ne servent a rien
Location d'appartement pendant un mois à Bangkok English translation pending
Bonjours à tous le monde.
Je voudrais savoir si il y a possibilité de louer un appartement sur Bangkok, cela pendant un seul mois. Mon budget reste correcte entre 5000 milles et 10000 baths par mois avec charges comprises. Je trouve que les hôtels sont vraiment cher sur Bangkok, 300000 bath le mois pour dormir c'est un peu excéssif à mon gout.
Ensuite si c'est le cas connaissez vous de bonnes adresses ou bon contact dans le début de Sukhumvit Road.
Merci, cordialement.
Merci, cordialement.
Stress d'un départ pour Bangkok mi-décembre English translation pending
Je dois partir, en principe le 13 déc pour bkk et je voudrais savoir, car je stresse comme une folle, dans quel état d'esprit sont d'autres personnes qui partent à la même dates, est ce que vos cies vous ont déjà contacté pour une éventuelle annulation? J'espère que le discours du Roi le 5 déc pour son anniversaire pourra peut être arranger les choses..
Volley-Foot (sport thaïlandais) à Lopburi English translation pending
Il y a quelques jours, j'ai pu voir quelques jeunes jouer à ce sport typiquement thailandais (ils sont champions du monde apparemment) vraiment impressionnant ! C'était dans le parc juste à côté du Nett Hotel de Lopburi, en fin d'aprés midi. Il y avait aussi un cours de step en plein air 😄
Avis aux amateurs 😛
Avis aux amateurs 😛
Visite de Bangkok English translation pending
Me revoila avec mes questions à 3francs 6sous...
Voila, sur un des je ne sais combiende forum que je consulte chaque jours afin de trouver des réponses à mes questions, on m'a envoyé une réponse très interéssante, mais j'ai des questions dessus, et la personne qui m'a écrit ce post ne répond plus depuis qq semaines...
Pourriez vous m'éclaircir? Veuillez d'avance m'excuser si ces questions sont idiotes, mais je commence seulement mes recherches sur la Thaïlande et connais donc pour le moment très peu de choses..
Il me dit: "au retour, surtout ne pas louper marché aux fleurs, marché flottant, soirée boxe thai, palais en teck de dusit" Mais, ou puis je trouver ca? Bangkok? Chiang Mai? où quand je vais descendre dans le sud? Car je ne sais pas de quelle étape de mon voyage il me parle.
Enfin, cette personne me conseille aussi de louer un "long tai" pour parcourir Koh Phi Phi je crois, mais, qu'est ce que c'est? :s
Merci pourvotre aide..
Voila, sur un des je ne sais combiende forum que je consulte chaque jours afin de trouver des réponses à mes questions, on m'a envoyé une réponse très interéssante, mais j'ai des questions dessus, et la personne qui m'a écrit ce post ne répond plus depuis qq semaines...
Pourriez vous m'éclaircir? Veuillez d'avance m'excuser si ces questions sont idiotes, mais je commence seulement mes recherches sur la Thaïlande et connais donc pour le moment très peu de choses..
Il me dit: "au retour, surtout ne pas louper marché aux fleurs, marché flottant, soirée boxe thai, palais en teck de dusit" Mais, ou puis je trouver ca? Bangkok? Chiang Mai? où quand je vais descendre dans le sud? Car je ne sais pas de quelle étape de mon voyage il me parle.
Enfin, cette personne me conseille aussi de louer un "long tai" pour parcourir Koh Phi Phi je crois, mais, qu'est ce que c'est? :s
Merci pourvotre aide..
Stage de deux mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, j'ai décroché un stage de Coordinateur Marketing en Thailande, dans une entreprise qui importe des vins français dans le but de les revendres à des hôtels et particuliers 🙂, pour une durée de 2 mois. (pour les curieux http://www.sibour.com )
Je suis en 1ère année de BTS Commerce International, et j'aimerais avoir quelques informations: A qui puis-je m'adresser pour des aides financières par rapport au coût de transport (je suis non-boursier) ? Choisir comme lieu de résidence une auberge de jeunesse est t'il un bon choix ( mon stage est à bangkok, 100 Rama 9 Rd, Huai Khwang ) ? Si vous êtes déjà parti en Thailande, quels conseils pouvez vous me donner ? 😛 (choses à faire/ à ne pas faire ...)
D'avance, merci pour vos réponses 😉
Aujourd'hui, j'ai décroché un stage de Coordinateur Marketing en Thailande, dans une entreprise qui importe des vins français dans le but de les revendres à des hôtels et particuliers 🙂, pour une durée de 2 mois. (pour les curieux http://www.sibour.com )
Je suis en 1ère année de BTS Commerce International, et j'aimerais avoir quelques informations: A qui puis-je m'adresser pour des aides financières par rapport au coût de transport (je suis non-boursier) ? Choisir comme lieu de résidence une auberge de jeunesse est t'il un bon choix ( mon stage est à bangkok, 100 Rama 9 Rd, Huai Khwang ) ? Si vous êtes déjà parti en Thailande, quels conseils pouvez vous me donner ? 😛 (choses à faire/ à ne pas faire ...)
D'avance, merci pour vos réponses 😉
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Guest house ou petit hôtel sympathique à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Apres notre "balade" au laos, nous pensons passer 1 ou 2 nuits à BKK avant de reprendre l'avion. Nous n'avons pas de guide de la Thailande...
Pourriez vous nous indiquer un hotel un une GH pas chere mais relativement correcte ?
Merci
Apres notre "balade" au laos, nous pensons passer 1 ou 2 nuits à BKK avant de reprendre l'avion. Nous n'avons pas de guide de la Thailande...
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Merci