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Croisière Océan Indien la Réunion - Maurice - Savone English translation pending
by Dahan51 · 2017-10-14 · 44 replies
bonjour Qui a fait cette croisière océan indien La Réunion Maurice .savone Qui y sera du 1 mars au 27 mars 2018 À bientôt
Logement et coût de la vie à Montréal English translation pending
by Max29800 · 2017-07-23 · 45 replies
Bonjour,

Je pars vivre en Septembre à Montréal aussi j'aurais quelques questions :

Notamment quel est approximativement le coût de la vie à Montréal (si on compare à Paris par exemple)? Ensuite j'aimerai savoir si il est facile de trouver un logement sur Montréal? sachant que j'arrive en Septembre donc en même temps que tous les étudiants 🙁.

Maxime
Compte rendu au retour de la croisière dans l'océan Indien avec le Costa neoRomantica English translation pending
by Bj01 · 2017-02-02 · 48 replies
Bonjour à tous Je suis descendue du bateau aujourd'hui je vous donne donc des nouvelles toutes fraîches. Arrivés à La Réunion le jour même du départ de la croisière, nous avons pris un Taxi pour nous rendre au bateau. Le chauffeur nous a fait beaucoup de critiques sur l île de La Réunion concernant la nouvelle route qui est en construction, les bâtiments administratifs tombés en ruine, la gare laissée inoccupée, les embouteillages, la conduite des réunionnais...Enfin c était un éternel insatisfait de son pays ou encore on pourrait dire un parfait aigri, et le terme est faible. Bref nous sommes arrivés à bon port, Cela nous a coûté 65€. vraiment cher payé pour même pas 30 minutes de trajet. Le bateau est très beau , avec une déco épurée, loin des autres bateaux Costa avec leur déco chargée et colorée. Notre cabine balcon premium au pont 12 est située dans l espace réservé aux cabines samsara. Elle est grande, couleur light, vraiment beaucoup de rangements et ingéniosité que nous n avions jamais vu ailleurs : la porte de la salle de bain est coulissante. Sacré gain de place ! Le balcon est correct avec 2 chaises et une table. il y a un cendrier sur tous les balcons. Gros bémol le double rideau trop court et pas assez large donc laisse passer la lumière du soleil le matin. La femme de chambre fait le minimum, pas de pliage de serviettes en déco sur le lit, pas de chocolats sur l oreiller, le double rideau non tiré le soir, l aspirateur n est pas passé dans la chambre. Ça se voit que le ménage de fond n est pas fait le jour du départ et il l est encore moins tout au long de la croisière. Le personnel est souriant sans plus, à part quelques uns qui sont très polis et disent systématiquement bonjour. Certains officiers habillés en costumes noir ou blanc ne jettent même pas un Regard aux passagers et n hésitent pas à faire des reproches aux membres d équipage en notre présence. Ils sont pas du tout commodes ceux la.

il y a un barman qui retient le nom de tous les clients qu'il sert dès le premier jour. Il s appelle A.A il est Philipin et était au bar de la piscine. c est phénoménal !! Au self le repas est très bon mais pas très varié, c est dommage. Il est Vrai que je suis végétarienne, mais même mon mari qui mange de tout, fait le même constat. 15jours à manger pratiquement la même chose tous les jours , c est pas excellent pour le métabolisme. Heureusement que le midi nous n y allions jamais à part les jours en mer. Y trouver une place quel que soit le repas est assez sportif, surtout les jours en mer. il vaut mieux arriver aux heures d ouverture ou environ 30 minutes avant la fermeture. Le service est très rapide, le personnel qui ramasse les assiettes est nombreux et les Barman aussi. Le restaurant principal a été notre grande déception. Il est ouvert matin midi et soir mais nous l avons essayé le soir uniquement. Ses horaires sont de 18h30 à 21h30 et il n y a pas de table ni de service attitré. Cette formule de dîner librement nous convient parfaitement mais sur les autres bateaux que nous avons déjà pris. Sur celui la , la gestion du service de table est catastrophique et nous coupe l envie de manger au restaurant malgré la saveur des plats. Tout d abord sur le journal de bord il est écrit d éviter les heures d affluence 19h30-20h45. Pourtant, même en arrivant à 18h30 la moitié du restaurant est déjà remplie. quelque soit la table ou nous étions installés, nous nous sommes rendus compte que les Serveurs attendent que leur quartier soit complet pour aller chercher les plats en cuisine. Donc même arrivés tôt nous passions plus d'1h30 à table alors que nous avions commandé 3 plats et un dessert. Le service est extrêmement long, c est décourageant. Ils auraient mieux fait de faire 2 services de dîner car on dirait qu'ils s'arrangent pour ne pas avoir plus de 2 roulements par table. Concernant les spectacles , sur ce bateau il n y en a pas. Enfin il n y a pas le traditionnel spectacle avec des représentations tous les soirs mais il y un Espace pour des animations, des conférences ..... en fait il n y a pas trop de quoi se divertir sur ce bateau , on se demande encore comment s occupent des enfants et des jeunes durant les 15jours. Pour preuve , un Groupe d adolescents a pris en otage le baby foot. Ils y étaient tout le temps. Je pense que personne d autre n'a pu l approcher durant toute la croisière. Il y a eu 2 soirées élégantes sans grand intérêt , on dirait que personne ne lit le journal de bord, les passagers ne jouent pas le jeu. Les boutiques proposent des articles de marque, mais pas de nouvelle collection , a de bons prix: montres, sacs, vêtements, parfums..... Le magasin avec les articles Costa est minuscule, et pauvre en choix. Le français est bien représenté sur le bateau, nous n avons eu aucune difficulté à nous faire comprendre. Nous n avons pris aucune excursion avec Costa, On a tout organisé avant la croisière.

Pour info Costa permet aux passagers qui finissent la croisière de débarquer des le 1er jour d arrivée à l île Maurice ou à La Réunion , donc si ça peut aider certains à organiser une nuit d hôtel avec une location de voiture avant de reprendre leur avion le lendemain, pensez y !

L île Maurice : Le bateau reste amarré durant une nuit au quai de port louis le premier jour nous avons pris le guide Steeven sautron cité sur le forum, pour un circuit dans le sud de l île. Nous avons vu le lac sacré, les statues des dieux indiens, la distillerie chamarel ou nous avons choisi de déjeuner un délicieux repas, la terre des 7 couleurs, 2 plages et de beaux points de vue. Le deuxième jour nous avons fait du quad avec Big foot dans le sud de l île. Ils sont venus nous chercher et après 1h de route nous sommes arrivés sur un magnifique domaine en plein champ de canne à sucre. En fait c est un hôtel/restaurant, le nom c'est lodge Andrea je crois. Puis nous sommes partis pour une randonnée de 5 heures, pic Nic compris. Nous avons vu 2 belles cascades Léon et Rochester, et parcourus de belles prairies avec de beaux paysages. Le pic nic s est fait sur des nattes avec des paniers au beau milieu du Grand jardin du lodge " l exil". Ça a été une super journée. Nous avons visité un parc avec des tortues géantes, des crocodiles puis une distillerie le domaine de saint aubin. Si vous n avez rien prévu, il y a une foule de taxi qui attendent les passagers à la sortie du quai et peuvent proposer des visites.

Mahe : Le bateau accoste sur l île principale des Seychelles durant 3 jours. Nous avons choisi de quitter Costa durant ces 3 jours. Des l arrivée à 8h mardi matin, nous avons pris un taxi pour aller au port prendre la navette pour praslin. Le port est à 5minutes du bateau mais le taxi nous a demandé 15dollars. Prévoir des roupies seychelloises si possible et négocier dur. Des bus sont aussi disponibles pour 0,50cts d euro A payer en roupie bien sur. Et le trajet est court donc économie assurée. La traversée mahe - praslin dure une heure et est assez mouvementée. Nous sommes allés à l hôtel le duc de praslin puis déjeuner au resto le café des arts situé sur une belle plage avant d aller à la vallée de mai. Ce parc a été pour nous sans intérêt et beaucoup trop cher. 350 roupies seychelloises soit environ 25euros par personne. Et pour s y rendre les bus sont aléatoires donc on a pris un taxi 500 roupies seychelloises aller/retour. La seule curiosité du site est la noix de coco en forme de fesses mais on en a vu même à l hôtel donc ça ne valait pas le coût d aller au parc. la faune est inexistante, nous n avons rien vu de ce qu'ils annoncent comme oiseaux et lézards et la flore est quelconque. Les bus sur l île ne sont pas chers mais quand le temps est limité , le mieux serait de prendre un Taxi. Nous étions en demi pension, après le dîner et une Bonne nuit nous sommes allés sur la plage le matin elle était déserte. Nous avons repris le bateau pour aller à la digue , la traversée dure 15 minutes. Cette île est plus petite mais abrite la plage des sources d argent , très réputée et fréquentée. Nous étions à un magnifique hôtel le domaine de l orangeraie, nous avons loué des vélos 5 euros l unité, pour aller aux sources d argent. L entrée est payante et le site permet de voir des tortues géantes, des plantes sur le trajet qui mène à la célèbre plage. Nous avons marché le long de la plage et pris un bain avant de repartir vers une autre plage plus intime. Après une nuit à l hôtel , nous avons repris le ferry pour retourner sur mahe. Temps de Traversée 1h30 car arrêt à praslin, la mer était agitée, prévoir médocs contre le mal de mer. Arrivés à mahe nous étions attendus par le taximan qui nous avait emmené au port 2 jours avant. Nous avons fait une visite de l île de mahe pendant 3h pour 100€. On a vu de tres belles plages et de beaux points de vue. Les routes sont petites à mahe les taxis ont tous des voitures de type Hyundai i20. Le coffre était très juste pour notre valise. On tient à 2 sur la banquette arrière pas plus. C est pas le super confort mais on S'y fait. Costa proposait l excursion en une journée pour voir praslin et la digue au prix de 259€ par adulte. Sachant que nous avons eu notre séjour avec l'agence Seychelles european reservation à 600€ pour 2 nuits , transferts en bateau +hôtels en demi pension compris, nous conseillons vivement ce choix qui s avère plus plaisant. La prise en charge est totale, on ne perd pas de temps, et au moins la journée n est ni speed ni rongée par les durées des transferts en bateau. Même si je pense qu il aurait été plus judicieux de passer la première journée à praslin pour visiter la plage de Lazio et la vallée de mai (les 2 sites mis en avant sur l île) puis de filer à la digue pour y passer une nuit voire 2. Car l île de la digue vaut vraiment le coup d y rester plus longtemps. Sinon il y a beaucoup de taximan à la sortie du port a mahe qui se proposent de faire visiter l île donc pas d ennui possible lors de cette escale de 3 jours

Madagascar : Nous avons réservé avec mad'excursions avant notre départ L escale à nosy be nécessite de prendre un ticket la veille sur Costa car la descente se fait en chaloupe. Et il faut attendre que le numéro soit cité pour embarquer. Astuce: la distribution de tickets était prévue de 15h30 à 17h30, nous sommes arrivés à 14h40 il y avait déjà une file d attente d une 20aine de personnes. Le personnel Costa est arrivé à 15h et a commencé aussitôt la distribution. Cela nous a permis d avoir le ticket numéro 1 pour descendre avec la première chaloupe après les passagers ayant pris une excursion avec Costa. Attention sur le quai l ambiance est oppressante car les malgaches se ruent sur les passagers pour proposer des excursions. Du coup nous avons demandé au petit bureau qui fait office d accueil touristique ou se trouve madex et un monsieur nous a accompagne à la recherche de Jacques. En même temps Nous avons repéré une pancarte avec nos noms, nous nous sommes en approché et avons été accueilli par Jacques. Il a fait les présentations du groupe, des guides qui nous accompagneront et nous avons pris un petit bateau durant 20 Minutes pour aller à l île de tanikely. Surtout n oubliez pas vos masques et tu as pour cette excursion, bien qu il y en ait en location sur l îlet. Baignade durant une heure, il y a de beaux poissons mais aussi des méduses et des oursins. Ensuite un interminable escalier nous mène au Phare ou nous aurons une magnifique vue sur toutes les îles environnantes. Vers 11h30 retour au bateau pour aller sur l île de nosy komba pour déjeuner et visiter un parc naturel avec des lémuriens, des serpents, des tortues. Le déjeuner était local et gargantuesque : crudités, frites, pommes de terres et carottes, riz au coco, brochettes de crevettes, crabes en sauce , poisson grillé, langoustines grillées , brochettes de zébu , calamar grillé. Notre groupe de 8 n a pas pu tout terminer et nous avions tous la peau du ventre bien tendue pour prendre le sentier qui mène au parc naturel. Attention les boissons ne sont pas incluses dans le repas, le matin on Nous remet une bouteille d eau par personne mais au déjeuner si vous souhaitez des bières ou du soda il faut compter 1 ou 2€ à payer au restaurant. Emmenez de là monnaie car les restaurants n en ont pas. Puis retour au bateau pour une traversée de 45 minutes sur une mer bien formée. Attention au retour sur le quai , les malgaches vous sautent dessus pour demander d échanger des pièces d euros contre des billets ou encore des petites coupures contre des billets de 50. Nous avons demandé à Jacques qui nous attendait pour le règlement de l excursion est ce que cette pratique est à craindre et il nous a répondu non. Il nous explique que Les bureaux de change n acceptent pas les pièces et le taux de change est moins intéressant avec les petits billets. Nous avons donc rendu ce service à 2 ou 3. D ailleurs Jacques préfère de grosses coupures pour le règlement et nous a demandé aussi si nous n avions pas des billets de 50, 100 ou plus pour échanger ses billets de 5, 10 et 20. Alors si vous passez par lui n hésitez pas à le payer avec un gros billet il vous rendra la monnaie. On est remonté sur Costa a 16h30

L escale de Diego suarez nous avions aussi réservé avec Jacques l excursion aux Tsingy rouges. Nous étions avec un autre couple et un chauffeur dans une land cruiser Toyota nous a conduit durant 2h30 sur cette route défoncée, il y a des cratères énormes, on comprend mieux pourquoi tous les guides ont des 4x4. La route en est fatigante. Arrivés les premiers sur le lieu , on était tranquilles, magnifique vue du canyon. Nous sommes restés à peine 30minutes pour faire des photos. Le guide n a pas pris le chemin pour voir Les tsingy de près, nous avons repris la route pour revenir à Diego suarez et aller à ramena manger dans un restaurant. Le menu : crudités, pommes de terres carottes haricots verts, riz au coco, frites et langoustines grillées Apres le déjeuner départ pour les 3 baies, il a commencé À pleuvoir et la route était toujours aussi défoncée. Nous n avons vu qu une baie car le temps était trop mauvais ensuite nous avons vu un gigantesque baobab vieux de 800ans nous a dit le guide. Sur le chemin du retour nous avons croisé un caméléon. Nous nous sommes arrêtés a un magasin d artisanat 2 minutes avant d arriver au bateau. Les produits n y étaient pas chers du tout.

L escale de tamatave a duré de 7h a 15h, la plupart des passagers avaient choisi l excursion canal de pangalane avec Costa ou madex. nous nous sommes allées en ville au marché, a l aide d un bus que Costa met à disposition pour 6,99€ l aller retour. Le marché était pris d assaut par tous les passagers , c est un espace immense avec des produits artisanaux, mais aussi de la viande, des épices, des repas cuisinés ..... ce qui est dommage c est que : - tous les marchands ont les même produits et le long des allées interminables on est constamment sollicités par eux. Même si on leur dit qu'on a déjà fait les achats qu ils proposent, ils trouvent un autre produit pour vous retenir - Dans les allées des dames et des enfants quémandent en suivant les touristes et en insistant lourdement - A la sortie du marché, en attendant la navette Costa , une horde de malgaches, toujours des dames et des enfants mendient a tue tête. J ai du me faufiler pour entrer dans le bus et la dame de Costa qui s occupe de vérifier les tickets semblait impuissante et soûlée par ce brouhaha. J ai vu une passagère qui est montée dans le bus et qui a pris dans son sac dès confitures piquées sur le bateau pour remettre aux enfants par la fenêtre du bus. Elle en avait bien 10, tout d un Coup plus d une quinzaine de personnes sont apparues pour frapper le bus et passer les mains par les vitres pour en réclamer aussi, alors qu'elle n en avait plus. Mais la scène qui me laisse pensive est une petite fille qui a eu le privilège de recevoir une confiture et qui s est dirigée vers sa mère qui était adossée au mur du marché en train de faire la discutions avec d autres dames. La mère a pris la confiture, regardé nonchalamment ce que c était, l a mis dans un sac et à renvoyé l enfant mendier. Elle bien sûr est restée à discuter. A cause de cela tamatave est pour moi la pire escale de cette croisière. Surtout que les produits artisanaux sont de très mauvaise qualité et le lendemain à saint Denis dans le marché réservé a l artisanat, ces même produits étaient vendus moins chers et de meilleure qualité. Pfffff

Saint Denis Le bateau est arrivé à 13h15 et Costa met à disposition un bus au coût de 19,90€ pour aller à saint Denis pour visiter la ville. Nous avons pris cette formule mais il s avère que le réseau de bus est très bien fait, et ça aurait pu nous coûter juste 7€ en prenant le transport en commun. Mais bon on a eu notre bus Costa direct il nous a laissé 3 heures en ville, on s est rendu à l office du tourisme, on a fait les magasins, les marchés et on était content. Certains passagers ont quitté le bateau ce jour là donc au diner il n y avait pas foule du tout. Le 2eme jour a st Denis, c est donc aujourd'hui, nous avons quitté le bateau a 8h pour prendre le bus et nous rendre chez le loueur de voiture. Nous sommes revenus au bateau, avec la voiture, pour manger notre dernier déjeuner , dire au revoir à tous ceux que nous avons rencontré et récupérer nos bagages. Nous avons quitté le bateau a 13h. A savoir: si vous n avez pas de transfert avec Costa pour ce dernier jour mieux vaut ne pas rester sur le bateau car les cabines doivent être quittées à 8h donc après les passagers errent à la piscine ou autre avec leurs bagages à main. Et quand les nouveaux arrivants commencent à monter, a fait beaucoup de monde sur le bateau dans les espaces communs. Je vous conseille de louer une voiture ou de faire une excursion et de venir récupérer les bagages au dernier moment, ainsi là journée n est pas inactive .

Voilà c est fini. Si vous avez des questions n hésitez pas. J ai du wifi a l hôtel je vous répondrai le soir. Bons préparatifs de voyage !!!
Festival international du voyage à vélo de Vincennes 2017 (retour) English translation pending
by Marcelfree · 2017-01-16 · 31 replies
Bonjour,

Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....

En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...

Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..

Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...

Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...

En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....

L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!

Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.

Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).

A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.

Je suis venu pour parler voyage....à vélo.

Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.

Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.

Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.

Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...

Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.

Au final le bilan est assez maigre ....

* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?

BILAN ....

J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?

Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.

La convivialité n'est pas de mise.

Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.

J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.

A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.

On ne m'y reprendras plus.

Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.

Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.

Mais Vincennes ne me verra plus.

PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.

TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...

Bien à vous
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2019 English translation pending
by Madisson · 2016-12-06 · 804 replies
Bonsoir à tous 🙂 je sais qu il est un peu tôt ; néanmoins je décide de démarrer le calendrier pour les départs en croisiere des membres VF 2019 ; nous pouvons à présent reserver très longtemps à l avance donc n hésitez pas si vous avez déjà reservé à vous inscrire ici même ;😉

JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
Tour du monde MSC 2019 English translation pending
by Eterlous · 2016-11-20 · 902 replies
Bonjour, C'est décidé! Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit... Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel. J - 777.... J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure... Jean-Marie PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Indemnisation retard de 3 heures à Francfort English translation pending
by Ovich87 · 2016-11-16 · 28 replies
Bonjour à tous,

J'ai acheté un vol Paris (CDG) - Zagreb (ZAG) via Francfort (FRA) sur Lufthansa mais le vol su 1er segment CDG-FRA a eu du retard ce qui ne m'a pas permis d'avoir la correspondance FRA-ZAG prévue dans ma réservation initiale.

On m'a rerouté sur le prochain vol FRA-ZAG mais je suis arrivé avec + de 3 heures de retard par rapport à mon itinéraire initial.

Je connais bien mes droits et notamment le règlement européen 261/2004 et toute la jurisprudence associée (affaire Sturgeon par exemple) notamment en cas de retard >3h qui donne droit à l'indemnisation forfaitaire mentionnée dans l'article 7 du règlement.

En revanche, je voulais juste m'assurer que la raison évoquée par Lufthansa pour se dédouaner du paiement de l'indemnité n'était pas considérée comme une "circonstance exceptionnelle" comme le décrit la jurisprudence. En effet, ils indiquent que le retard est dû à un flux important d'avion à CDG ce jour là et que c'était une décision de la tour de contrôle de Paris de retarder le décollage de l'avion (donc pas de leur faute).

En étant très objectif je me dis que la gestion du flux aérien ne peut en aucun cas être considérée comme une circonstance exceptionnelle qui ne rentre pas dans la gestion quotidienne d'une compagnie aérienne. Mais je souhaitais avoir vos avis et témoignages avant d'aller de l'avant avec cette affaire.

Merci
Itinéraire en Gaspésie et dans la région de Tadoussac English translation pending
by Disneydiddl · 2016-11-11 · 59 replies
Bonjour,

Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :

J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.

Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
2 jours à Pattaya: visites English translation pending
by Editheha · 2016-09-26 · 57 replies
A la fin d'un circuit, nous allons passer deux jours à Pattaya fin novembre. Nous sommes un couple de seniors pas tres argentés. Que pouvons-nous y faire? Visite d'iles ou autre? Merci de nous donner des idées
Restons calmes! English translation pending
by Marignan1515 · 2016-09-04 · 49 replies
Chers amis...... Je vous propose que nous mettions nos discussions sur le ton du haut (niveau...pas décibels !) plutôt que du bas. Nous n'avons pas utilité à déverser ici du fiel sous prétexte que tel ou tel dit des choses qu'il a vécu et qui peuvent être dures ou qui peuvent déplaire à d'autres. Je pense que ce n'est pas en s'envoyant des invectives qu'on rend service à ceux qui peuvent avoir besoin d'informations. Ayons ayons de la classe et restons cool en toute circonstance, cela nous permettra d'avoir plaisir à dialoguer ensemble. Les opinions divergentes peuvent se manifester sans acrimonie et c'est justement de cette manière qu'on pourra éclairer le débat. Quant au problème de la construction neuve ou pas neuve, finie ou pas finie, cela n'a rien à voir avec ce qui a été dit. Ce qui a été dit c'est la circonstance dans laquelle elle a eu lieu !!! Autre chose : actuellement je ne peux plus répondre à vos messages du jour. Le site me dit que je dois attendre 24 heures avant de pouvoir répondre (pas compris pourquoi cette particularité du site !). Vous aurez donc bien compris mon silence et la raison qui m'a conduit à revenir mais sous une nouvelle discussion pour se substituer à mon impossibilité de répondre !!!
Attitude des occidentaux en Thaïlande English translation pending
by Norapac · 2016-08-24 · 88 replies
Bonjour,

je reviens de mon voyage en Asie et je suis passé par la Thailande et je dois vous faire part de mon choc. Je trouve l'attitude des occidentaux complètement honteuse et déplacée sur place, à savoir: - Un détournement de la religion. J'ai vu beaucoup de "backpackers" (si on peut les appeler comme cela) qui détournaient la religion bouddhiste. Je trouve cela un manque complet de respect. Quand on ne connaît pas une religion, on ne se fait pas tatouer des symboles pour faire "cool" en sachant que certains peuvent considérer cela comme choquant. - Un nombre incalculable de touristes sexuels. Je n'arrive même pas à compter le nombre de personnes de 60-70 ans qui se baladent avec des gamines qui pourraient être leur fille. Rien qu'à Silom (qui n'est pourtant pas un quartier rouge) j'en ai compté 10 en une soirée au restaurant. C'est ridicule, franchement croire qu'une fille de 20 ans peut tomber amoureuse d'un retraité ... pathétique. Je ne comprends d'ailleurs pas comment elles font pour se marier avec un homme qu'elles n'aimeront jamais mais bon... - Sans compter un nombre incalculable de touristes "bas de gamme" qui ressemblent plus à des repris de justice qu'à des touristes. Quand je les entends parler entre eux avec des mots intolérables pour définir les femmes asiatiques... cela me révolte ! Sans parler de tous ceux qui exploitent cette misère humaine et n'hésitent pas à aller avec leur "petite amie de la semaine" au temple pour se faire bénir. Il y a des choses que j'ai beaucoup de mal à comprendre. Le gouvernement devrait vraiment arrêter cela. - un manque de respect des coutumes locales. Des groupes qui rigolent entre eux pour se moquer du salut Thailandais. On fait bien la bise, n'est-ce pas tout aussi ridicule.

Je n'ai jamais vu autant de débauche et de manque de respect dans les autres pays d'Asie et pourtant j'ai bien bourlingué. Avec tout cela, il ne faut pas s'étonner après que la Thailande perde son sourire, l'époque du colonialisme est révolue et notre civilisation n'est pas supérieure à la leur. Le respect du pays qu'on visite doit être une règle d'or.
10 jours en Sicile English translation pending
by Lesure · 2016-07-31 · 37 replies
nous partons dix jours en sicile fin août...Pouvez vous me conseiller pour faire un itinéraire?Merci
Dormir à Bangkok English translation pending
by Matiasp · 2016-07-17 · 51 replies
Bonjour, je serai avec mes enfants sur Bangkok vers le 10 août et je souhaiterai savoir si quelqu'un peu me conseiller un endroit ou dormir pendant 3 ou 4 jours. Chez l'habitant ou genre B&B ou hôtel. C'est pour pouvoir visiter la ville avant de prendre l'avion pour la France. Merci de vos infos
Bilan Madagascar (conseils, sécurité...) English translation pending
by Arnaudtzz · 2016-07-17 · 106 replies
Bonjour,

Je voulais faire part de mon voyage de 7 semaines dans ce magnifique pays. Bien sur, ce témoignage ne reflète que mon expérience, mes points de vue et il reste subjectif.

Tout d'abord, je suis arrivé à Tananarive, grande ville sans grand intérêts pour moi car il n'y a pas grand choses à faire dans cette ville comparé au reste du pays. J'ai pris un taxi à l'aéroport pour 50 000 ariary et suis allé dans un bon hôtel (40 000 ariary). J'arrivais d'Afrique du sud et après le camping et les dortoirs, il me fallait un bon hôtel ou je puisse m'organiser. Je suis tout de suite solliciter par la douane via des clins d’œil pour avoir mon visa (35 euros pour 2 mois). Pour faire simple, la corruption est très forte à Mada et au douane, on vous demande de l'argent directement ou indirectement. Ensuite, je suis sollicité pour de nombreuses personnes pour de l'argent dès ma sortie de la douane.

Je reste à Tana 2 jours, le temps de visiter et de m'organiser.

Ensuite direction Antsirabe, petite ville sympa avec pas mal d'activités (et centrale pour aller dans le sud). Je prends un taxi brousse pour Antsirabe et paie 8 000 ariary au lieu des 20 000 demandé par les rabatteurs. Ce voyage se passe sans encombre puisque je ne mettrai que 4 heures pour y aller.

Arrivé là-bas, je me fais solliciter par un nombre impressionnant de pousse pousse. Je rencontre Léonard (super guide parlant Français et Anglais) qui me propose un circuit de 7 jours tout inclus (sauf le dernier jour d'hôtel à Monrondava, l'eau potable et 4 repas) pour descendre la rivière Tsiribihina, voir l'allée des boabab et visiter le parc national Tsingy de Bemaraha.

Je quitte donc Antsirabe 2 jours plus tard après mes visites touristiques (super ville, les gens sont sympas et facile à visiter) pour le circuit de 7 jours. Je suis avec un couple qui ont payé 300 euros chacun avec l'eau potable inclus.

Je recommande vivement la descente en pirogue de 2 jours et demi, vraiment génial et le parc national Tsingy de Bemaraha et l'allée des baobabs. Tout se passe bien et les gens dans les petits villages sont vraiment accueillants.

Juste 2 anecdotes, la première, les enfants et la population sont tellement pauvres qu'ils demandent les bouteilles d'eau vide. La deuxième est la suivante : arrivé à l'entrée du parc Tsingy de Bemaraha, nous dormons en camping ou je ferai la fête avec mon guide et le patron du bar qui me dira et je cite "tu ne vas pas dormir tout seul, ma serveuse peut venir dans ta tente !". Je refuse poliment et leur dis que j'ai déjà une petite amie en France. Pour faire simple, tout le long de mon voyage, on va me demander cela quasiment tout le temps.

J'arrive à Morondava, ville simple et sympa ou je resterai 4 jours pour profiter de la plage et faire la fête. Je suis allé plusieurs fois chez jean le rasta, bar connu pour sa musique et une ambiance chaleureuse. Ce bar-restaurant et je le découvrirai par la suite est un haut lieu du trafic de drogue et de la prostitution.

Dans ce bar, on me propose de l'herbe et des jeunes filles qui ont l'air d'avoir 14 ans. Un Malgache et des expats m'ont expliqué qu'elles avaient effectivement 13/16 ans mais qu'une carte d'identité authentique obtenu auprès des autorité Malgache ne coûte que 35 000 à 50 000 ariary donc officiellement elles ont 18 ans, lol. Dans ce bar, je verrai beaucoup de vieux vahza (touriste blancs en Malgache) venant chercher sa très jeune malgache. Je verrai aussi beaucoup de bagarres entre Malgaches (une ou deux par soir).

Ensuite départ pour Fianarantsoa, ville avec un centre historique sympa et jolie, facile à visiter mais le temps étant vraiment pluvieux, je ne reste pas longtemps et ne vais pas au parcs nationaux à côté. Les prix d'entrée ont triplé depuis peu à Madagascar et n'étant pas dans un groupe, on me demande 60 euros par jour pour faire le trek de 3 jours, soit 180 euros pour faire de la marche et manger du riz.

Départ pour Tuléar en taxi brousse, j'ai de la chance car je ne mettrai que 16 heures. Arrivé à Tuléar, je vais dans un hôtel pas chère, le manathan. Cet hôtel, pas trop chère, le long de la plage est également un haut lieux de la prostitution et du trafic de drogue. Lors de mon séjour, les gens travaillant ici, m'expliquent que je peux avoir ce que je veux pour pas trop chère. Je rencontre des vahza qui sont la pour les filles et viennent régulièrement à Mada pour cela. Beaucoup ont eut de nombreux problèmes avec ces "filles". Ils me racontent des anecdotes à dormir debout : vol, arnaques via la police, problèmes de toute sortes... C'est vraiment un gros business là-bas et les vieux viennent majoritairement pour cela. C'est attristant mais c'est la réalité et vu le niveau de pauvreté des Malagaches, il est facile de trouver une fille pour la nuit pour 20 euros.

A Tuléar, je rencontre des Malgaches sympas qui me montrent la ville, me montrent les alentours, une quermesse, me présentent à leurs amis et famille. Ils ne me demanderont pas trop de choses comme payer pour tout (nourriture, boissons, cigarettes, transport...). Je suis relativement content car c'est la première fois que je peux parler avec les Malgaches et leur demander ce que je veux. Ils m'expliqueront pleins de choses, donc le salaire, le coût de la vie, ce qu'ils pensent de vieux vahza qui viennent pour les filles, le chômage, les dangers, les traditions, leur quotidien... J'apprécie car il y a moins ce rapport touriste/argent.

Le soir, nous allons danser dans une boîte locale sans jeune fille qui vous sollicitent toutes les 5 minutes. Le nom est Tatajambé. Super club, bonne ambiance mais malgré le calme apparent, j'y verrai de nombreuses bagarres et beaucoup de filles voulant se battre avec mes amies pour être avec le seul vahza de la boîte. Ils m'expliqueront aussi que quand nous sortons, il ne faut pas prendre de téléphone portable, trop d'argent et faire très attention car nous pouvons nous faire attaquer par la police, les militaires et les Malgaches. Ils me racontent pas mal d'histoire à dormir debout et quand je serai là, plusieurs jeunes seront tués (bagarres, alcool, accident de la route, viol).

Ensuite, départ pour Anakao en camion brousse (4 heures pour faire 37 kilomètres sur une route correct) puis 2 pirogues car retard oblige, il n'y a plus de taxi brousse à mon arrivée pour faire les 12 kilomètres restant jusqu'à Anakao.

J'arrive la nuit là-bas et vais chez Emile, hôtel pas chère (20 000 ariary la nuit) mais vraiment sommaire (douche avec des sceaux d'eau, moustiques qui rentrent et moustiquaire pourrie avec pleins de trous) avec un nourriture chère et pas très bonne.

Anako, ville de pêcheurs sympas ou on me demande toutes les 5 minutes ou je vais manger et si je veux aller à Nosy Ve (île en face avec snorkeling et observation des oiseaux). Je suis donc allé pour 20 000 ariary (repas compris) sur Nosy Ve, vraiment superbe, on peut voir les oiseaux paille en queue, faire du snorkeling et bronzette. Pour anecdote, j'y vais avec 3 autres personnes qui eux ont payé 30 000 ariary chacun. Tout a fait classique et normal à Madagascar.

Après plusieurs jours, je retourne à Tuléar faire un peu la fête puis Tananarive pour la fête de l'indépendance. J'ai pris l'avion de Tuléar à Tana pour 620 000 ariary (prix pour les vahza, la moitié pour les Malgaches). Le vol sera annulé et une vingtaine de vahza ne pourra pas prendre son vol pour retourner en Europe. Gros problèmes pour eux, même s'ils ont la nuit gratuite à Tuléar, ils sont vraiment dans la merde.

Pour la fête de l'indépendance, sur l'avenue qui porte le même nom, pleins de stands comme à la fête foraine, super ambiance mais dès la nuit tombée, il vaut mieux revenir à l'hôtel pour être en sécurité. DuranT ces festivités, il y aura 3 attaques à la grenades, une sur le parlement, une sur le sénat et une en plein stade (ou ont lieu concert et activité) au milieu des gens faisant 3 morts et plusieurs dizaines de blessés.

Pour conclure, Madagascar est un pays magnifique, pauvre ou les gens sont sympas. C'est un pays avec une diversité incroyable, paysages magnifique et climat chaud. Mais vous serez tout le temps solliciter et toutes les 5 minutes pour tout et n'importe quoi : vanille, change, taxi, souvenir, pousse pousse, donne moi argent, cigarettes et j'en passe. Ce qui devient irritant au bout d'un certain temps.

On vous demandera et pour tout de 3 à 20 fois le prix pour ce que vous allez acheter : souvenir, taxi, hôtel, billet taxi brousse, nourriture, eau potable... Négocier tout le temps !!!

Pour les hommes voyageant seuls comme moi, il es très très très difficile de trouver un bar sans filles. Cela signifie un bar ou on peut boire un ver tranquille sans se faire alpaguer toutes les 5 minutes par des prostituées (souvent jeune et mineur).

Au niveau de la sécurité, j'étais peut-être un peu naïf mais étant allé au Venezuela, en Honduras et au Salvador, je croyais que ce pays était relativement sur. Ce n'est pas le cas. Pourquoi ?

J'ai vu beaucoup d'accidents de taxi brousse et de voitures, moto, pousse pousse. On peut aussi se faire agresser dans les villes par les Malgaches, les policiers ou les militaires (attaque aux couteaux ou armes à feu). Lors de mon séjour, j'ai regardé un peu la télé et j'ai vu 3 fois à la télé des Malgaches mort tués par arme à feu qui étaient eux-même armés. Il faut également savoir que pour faire certain trajet, les taxi brousse voyagent en caravane pour éviter de ce faire attaquer par les bandits (dahalo en Malgache). Lors de mon retour de Tuléar par avion, un jour avant mon départ, ils ont tiré sur un taxi brousse (dans le sud de Tuléar) et tué tout le monde (30 morts dont femmes et enfants).

Ce témoignage ne reflète que mon point de vue et mon expérience, il reste subjectif mais je tenais à vous prévenir de faire attention quand vous voyagez dans ce superbe pays.

Cordialement.
Qui fait la croisière Costa Favolosa du 4 décembre 2016? English translation pending
by Moultson · 2016-07-07 · 62 replies
Bonsoir. je fais la croisière costa favolosa au départ de Marseille le 4 décembre 2016 et j'aimerai renconter des personnes surtout pour les sorties lors des escales et pour s'amuser le soir car j'aime danser.
Croisière Costa neoRomantica dans l'océan Indien English translation pending
by Lauphice · 2016-06-29 · 124 replies
Bonjour aux Membres VF

nous envisageons une croisière sur le Costa Romantica dans l'Océan Indien en janvier prochain au départ de La Réunion. Nous sommes preneurs pour tous renseignements concernant cette croisière, avis bateau, escales etc ....

Merci d'avance !
France: paiement par carte de crédit ou comptant? English translation pending
by JB0007 · 2016-06-21 · 183 replies
France - Est-ce possible de presque toujours payer les déjeuners, dîners, les taxis, etc. avec la carte de crédit ou nous faut-il du comptant ?

On part pour 10 jours 2 adultes 2 enfants. On ira à Marseille, Nice puis Paris.

Merci 🙂
Découvrir une ville américaine en courant English translation pending
by Katherinerik · 2016-04-14 · 17 replies
Nous voulons partir une semaine au etats-unis en octobre. Nous aimerions decouvrir (visiter) une ville (nous sommes ouverts aux suggestions) a la course. Avez vous des suggestions de villes?? Et de trajets?

Merci ☺
Vivre à Mahajanga en 2016 English translation pending
by Fantomas974 · 2016-04-10 · 58 replies
Bonjour, les dernières informations que je lie sur Mada datent de 2012. Aussi je viens à la recherche d'informations (et vous en donne également). Nous sommes un couple de 50 ans, sans enfant, français, qui souhaitons nous installer à Madagascar dans les 3 années qui viennent. Nous sommes tous deux fonctionnaires à La Réunion mais souhaitons “jeter l'éponge”. Nous sommes allés en début d'année à Antsiranana (Diego) et y retournons cette fois en juillet pour Mahajunga. Je vais partager ce que je connais et poser des questions si ceux qui y vivent peuvent répondre : Selon mes informations, pour un obtenir un visa de retraité, la procédure a été simplifié et accélérée depuis 2008. Nous avons vu qu'il fallait au minimum avoir 50 ans pour ce type de visa et une attestation de mise à la retraite (un titre de pension). Nous avons déjà ouvert un compte bancaire en Ariary sur place à la BFV (Société Générale de Madagascar) pour y virer 1000€ : Notre banque nous a facturé 20€ de frais et la BFV nous a facturé 30€ (mars 2016). La banque nous a dit que c'est un compte de non-résident donc uniquement en Ariary mais que, une fois résident, il nous sera possible d'avoir également un compte en euros même si nous souhaitons garder le notre en France. On nous a envoyé à notre domicile de La Réunion par DHL, le chéquier, et une carte Visa Ebene Or qui permet de retirer des euros sur ce compte en Ariary (monnaie locale) sur le territoire. Une liberté importante car nous sommes inquiet sait-on jamais. Les distributeurs ne permettent de retirer au maximum que 400.000 Ar par retrait (environ 110€), il faut donc mettre plusieurs fois sa carte française et supporter à chaque fois les frais, d'où cette carte Visa Ebene qui permet de retirer et payer pour 4 millions d'Ar par jour. Nous ne souhaitons pas acheter car nous n'avons aucun héritier et serons locataires. J'ai lu les informations sur le coût des salariés (femme de ménage, gardien...) mais je trouve difficilement des informations car nous prospectons sur le montant des loyers d'aujourd'hui (2016). Nous visons Mahajunga mais je ne trouve pas de site d'annonces immobilières sur cette ville. Mes questions : -J'ai lu qu'il faut transformer le permis de conduite français en permis malgache mais conserve-t-on le permis si on est appelé à revenir en France ? Existe-t-il comme en France une carte grise ? Y a t-il un site comme “le bon coin” à Madagascar pour acheter un véhicule ? 😉Est-ce plus sécurisant de passer par un garage pour un véhicule d'occasion ? Comment faire réparer ou entretenir sa voiture une fois sur place à Mahajunga ? Même si j'ai jadis travaillé dans un garage automobile, il parait que les tarifs sont élevés. Y-a-t-il des forfaits comme en France ? Qui connait le prix d'une vidange avec le changement des filtres par exemple ? Quelle est la marque automobile la plus commercialisée ? et enfin, quel type de supermarché trouve-t-on à Mahajunga ? Je pense que pour un premier post ça ira. Merci infiniment pour toutes vos réponses, y étant déjà allé je pourrais avec grand plaisir vous répondre sur ce que je connais.
Calendriers des départs en croisière des membres VF 2018 English translation pending
by Gsnc65 · 2016-03-31 · 917 replies
Mise à jour N°0 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIERE VF 2018 AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!! · Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 0 !!! Ø – 0 nouvelle (s) information (s) en gras dans la liste (N’hésitez pas à échanger vos infos) !!! JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
Namibie: le dernier voyage English translation pending
by Caperam · 2016-03-12 · 196 replies
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛 Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...

Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...





Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.

Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.

Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.

Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.





Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !



Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.



C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...



Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.



Notre équipage :



Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏



Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.



Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.







Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.



Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !



Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".



Costa neoRomantica, croisière "Les perles de l'océan Indien" English translation pending
by Mydimanche · 2016-02-12 · 157 replies
Bonsoir , Je pars du 17 /02/16 au 03/03/16 sur le neoromantica avec costa pour les perles de l'océan indien C'est ma première croisière et je suis inquiète point de vue supplément J'ai déjà réglé les forfaits pour les pourboires et j'ai pris 3 excursions pour Madagascar Pour Maurice je pense prendre un taxi pour visiter l'ile Pour les Seychelles je ne sais pas trop , Pralin ? pourriez vous m'en dire un peu plus Et retour à la Réunion , j'aimerai voir les volcans mais comment ? Merci de me répondre pour essayer de m'aiguiller
Hébergement à Rome English translation pending
by Sophiyou · 2016-02-02 · 30 replies
Bonjour, Nous sommes à la recherche d'un hébergement ( B&B où hôtel ) Pour 2 nuits le week-end de Pâques en couple. Notre budget est d'environ 100e la nuit / PDJ compris. Quel est le meilleur quartier pour dormir sachant que nous souhaitons circuler à pied le plus possible ? Nous arrivons à l'aéroport Léonard de Vinci. Si vous avez également des idées de circuits, des adresses de restau sympa où autres je suis preneuse. C'est notre 1er séjour à Rome nous voulons principalement flâner le nez au vent sans forcément visiter les musées. Merci pour vos réponses car je crois qu'il ne faut pas que je tarde à réserver. Sophie
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi English translation pending
by Pir971 · 2016-01-27 · 260 replies
Bonjour tout le monde !! 😏 Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)

Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bi��re ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Si on skiait en Écosse? (balade de 19 jours au Royaume-Uni avec 4 enfants, hiver 2015) English translation pending
by Caperam · 2015-11-25 · 28 replies
Bonjour à tous, Quand j'ai préparé mon séjour en Ecosse, j'ai lu en détail tous les carnets du forum même si je n'ai pas posé de questions. Je viens donc à mon tour présenter un petit compte-rendu illustré de notre voyage en Ecosse en hiver.

Après avoir passé deux fois nos vacances d'hiver en Norvège, nous avions décidé de choisir une destination plus proche de la métropole, où nous pouvions aller rapidement en voiture. Nous avions envie depuis longtemps de découvrir l'Ecosse. C'est en parcourant les guides que j'ai découvert la possibilité d'y skier. Nous avons donc inclus deux jours de ski à notre parcours pour la plus grande joie de nos enfants. Nous avons également profité de ces vacances pour faire une première découverte de Londres que j'étais la seule de la famille à connaître.

Le 22 février 2015,

Nous quittons la Bretagne à 5h30 du matin et traversons la Normandie sous un beau ciel bleu. Il y a beaucoup de monde à Calais pour prendre le shuttle mais malgré la longue file d'attente et les vingt minutes de retard, une fois l'embarquement terminé, les trente minutes de traversée passent vraiment vite.





En Angleterre, il pleut... Une heure trente de route et nous sommes devant la maison que nous avons louée avec Housetrip. Après la visite effectuée par la femme de ménage, elle accompagne Raphaël à la place de parking gratuite incluse dans la location. Nous avons loué une petite maison dans le quartier du métro Oval, il y a quatre niveaux, deux chambres, nous la trouvons confortable et bien aménagée. Il y a des épiceries et des restaurants dans le quartier.
Prix vols Ouest américain été 2016 English translation pending
by Popinette89 · 2015-11-07 · 51 replies
Bonjour,

Avez-vous acheté vos vols pour cet été? (juillet-août)

Je ne trouve rien en dessous de 900 euros .. C'est un "bon" prix ? Cela fait 2 ans que l'on part en Asie et c'est plutôt en dessous de 700 euros... Du coup je voulais avoir une idée des tarifs si vous avez ? Je sais bien que on ne peut pas prédire l'avenir hein !

Merci
"Madagascar: l'enfer au paradis", sur M6 English translation pending
by Quatrevingt · 2015-10-27 · 114 replies
Bonjour à tous :

Voici une émission : "Madagascar : l'enfer au paradis" dans Enquête exclusive sur M6 ce 1er novembre (mais aussi en rediffusion sur W9, Antenne Réunion, etc sur d'autres dates de diffusion) :

http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html

Pour les touristes étrangers, Madagascar a tout d'un paradis : plages désertes, eau turquoise, soleil toute l'année, végétation luxuriante et une faune extraordinaire que l'on peut approcher au plus près (lémuriens, tortues géantes, dauphins et même baleines).

Pour les investisseurs, dont de nombreux Français, la grande île de l'Océan Indien présente d'énormes avantages. Ici, une sublime villa avec plage privée coûte moins cher qu'un studio à Paris. Et plusieurs hectares de terrains vierges bordés de cocotiers avec accès à la mer se négocient pour quelques milliers d'euros. Résultat, les professionnels du tourisme se bousculent. Et pour faire tourner hôtels et restaurants, la main d'œuvre ne coûte rien, ou presque (smic malgache : 30 euros par mois). Sur l'île paradisiaque de Nosy Be, nous avons suivi le quotidien d'une femme de chambre d'un hôtel de luxe. La journée est facturée 600 euros aux clients étrangers. Elle gagne 1 dollar par jour et vit dans une cabane sans eau ni électricité.

Derrière le décor de carte postale, c'est la majeure partie de la population qui vit dans le dénuement. Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 1 enfant sur 3 quitte l'école avant l'âge de 14 ans. Dans les carrières de pierre, certaines étant situées juste derrière les plages de rêve, vous découvrirez le quotidien de cette famille, obligée de faire travailler ses très jeunes enfants. Nina, 7 ans, casse des cailloux toute la journée pour les transformer en gravier. Pour sa mère, seul espoir : que sa fille épouse un blanc, un riche étranger, qui la fera sortir de cette misère.

De nombreuses jeunes filles offrent aussi leurs charmes aux touristes blancs, que l'on appelle « les Vazahas ». Sur l'île, la passe se monnaie autour de 10 euros et rien ne semble freiner le développement du tourisme sexuel. Des filles de plus en plus jeunes, souvent mineures, se prostituent. Et la police reste inactive ou impuissante face à ce fléau.

De son côté, la population locale, se sentant exploitée, est aujourd'hui à bout de nerf. Et il lui arrive de rendre la justice elle-même, jusqu'au lynchage en place publique, transformant ce paradis naturel en un baril de poudre prêt à exploser.

Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html#ixzz3plQBe8QD
Calendriers des départs en croisière des membres VF 2017 English translation pending
by Gsnc65 · 2015-10-12 · 1192 replies
Mise à jour N°1 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIERE VF 2017 AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!! · Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!! Ø – 1 nouvelle (s) information (s) en gras dans la liste (N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!

JANVIER (1 Croisière (s)de membre (s) 28 - Lolo31 (FR) / Costa fascinosa /7 jours/ méditerranées (savone)
"Guide" Nirina Raharomanana: plus jamais English translation pending
by Pbea13 · 2015-10-10 · 16 replies
Bonjour,

Si vous êtes en contact avec :

Nirina RAHAROMANANA Guide Touristique Accompagnateur National (Français/Anglais) DÉCISION N°098 - 2010/MTA/SG/DGT/DNCS/GUIDE Lot II Y 33 IA OUEST ANTANIMORA TANANARIVE -101- MADAGASCAR Tel: +261 (0) 33 08 28 369 - +261 (0) 32 52 39 639 www.madagascar-circuits-tours.com

Surtout un conseil : FUYEZ !

Je reviens d’un voyage de 45 jours pour lequel j’ai choisi Nirina, sur la base de commentaires élogieux sur le forum du Routard. Il était prévu et payé en quasi-totalité les prestations suivantes : 4x4 avec essence Chauffeur-guide, y compris repas et hébergements Hôtels : réservations et paiements Transferts : navette, bateau, pirogue, train Entrée des parcs avec guides 4x4 avec essence J’ai partagé la route côtière du sud-ouest pendant 1 semaine avec d’autres clients de Nirina qui avaient un 4x2. Ni pelle, ni sangle, ni plaques de tôles dans aucun des véhicules. Nous avons donc marché et poussé leur 4x2 en plein soleil. Entre Andavadoaka et Salary, nous sommes finalement montés à 7 dans mon 4x4, pendant 6 heures, serrés les uns contre les autres. Nous sommes arrivés épuisés. Pour ma dernière semaine dans le nord, Nirina n’a payé ni le 4x4, ni l’essence, ni le chauffeur. J’ai du me débrouiller pour trouver l’argent via sa femme. Chauffeur-guide, y compris repas et hébergements Souvent repas et hébergements des chauffeurs sont offerts par les hôteliers. Sinon, les chauffeurs payent eux-mêmes leurs repas et dorment dans le véhicule, alors que Nirina m’avait assuré que ces frais étaient inclus dans le montant payé. Lors de nos échanges depuis Paris, j’avais demandé un seul accompagnateur. Une fois sur place, j’ai eu un chauffeur et un guide, ils parlaient malgache entre eux et comptaient l’un sur l’autre pour s’occuper de moi, au final, j’étais seule. J’en ai parlé à Nirina, qui ne m’a laissé que le chauffeur, jusqu’à ce que lui-même vienne me rejoindre à Fiana pour prendre le train avec moi. Nous sommes restés Nirina, le chauffeur et moi ensembles pendant 4 jours. Ce fut très désagréable, Nirina a été mal aimable et parlait à peine. A Manakara, je ne l’ai pas vu, par contre il ne s’est pas gêné sur le chemin du retour pour faire monter des gens dans le 4x4. A Ranomafana, la seule fois où je l’ai vu souriant c’est un verre à la main. Nous avons poursuivi le lendemain jusqu’à Ambositra, où nous sommes arrivés vers 16h, il m’a déposé dans ma chambre et a disparu, je suis restée seule jusqu’au lendemain, sans visiter la ville. Le lendemain, à Anstirabe, nous sommes arrivés dans la matinée et c’est l’après-midi que j’ai appris que Nirina était parti avec le 4x4 à Tana. Il a renvoyé un autre chauffeur de Tana pour ramener le 4x4 à Antsirabe le jour même. Il voulait que les 2 chauffeurs restent avec moi jusqu’à Sainte Marie, ce que je ne souhaitais pas. Hôtels : réservations et paiements Dès le début de mon séjour il y a eu des problèmes dans les réservations. A Morondava, j’ai eu une chambre sans sdb (alors que j’ai payé pour en avoir une), à Salary, la réservation était pour 1 nuit au lieu de 2, à Anakao, les dates ne correspondaient pas, sur l’île aux Nattes, les nuitées n’étaient pas payées, dans le nord, pendant 1 semaine, aucun hôtel n’était réservé, ni payé. J’avais sélectionné des hôtels, dont un à Nosy Komba et un à Tana. Nirina m’a assuré les avoir réservés mais c’est 2 jours avant que j’ai appris qu’aucune réservation n’avait été faite. J’ai du trouver un autre hôtel à Nosy Sakatia puisque tous ceux de Nosy Komba étaient complets. J’ai donc passé mon séjour sur la mauvaise île. A Tana, j’ai du trouver un autre hôtel. Transferts : navette, bateau, pirogue, train Nirina et moi avions convenu que je finirai mon séjour sur Nosy Komba (finalement c’était Nosy Sakatia) et que je rentrerai à Tana par avion. Il n’a pas réservé le vol. J’ai du me débrouiller pour trouver l’argent via sa femme et faire moi-même la réservation. Certains déplacements sur les îles ne m’ont pas été remboursés. Une petite note sur le personnage de Nirina Les 4 jours passés avec lui ont été désagréables. Hormis le fait qu’il sentait très fort l’alcool, il ne s’est pas comporté comme un professionnel du tourisme. Pendant tout mon séjour, il insistait pour que l’on devienne « ami » et qu’on passe plus de temps ensemble. Les dix derniers jours de mon voyage, il m’a laissé tomber, en ne payant, ni ne réservant les hôtels et l’avion, et ne payant pas le 4x4, l’essence et le chauffeur. Il a éteint son téléphone et a filtré mes appels. J’ai laissé des messages aux contacts que j’avais, y compris sa femme. Il ne m’a jamais rappelé, ni pour s’expliquer, ni pour s’excuser. J’ai discuté avec d’autres clients à lui que j’ai rencontrés sur place, ils ont aussi eu des problèmes avec lui en leur demandant d’avancer les frais d’hébergements et de transports. Il ne les aurait jamais remboursés. Sa réputation est très mauvaise auprès des hôteliers qui ont sans cesse des problèmes de réservation et de paiement avec lui.

Je ne parle ici que de mon expérience et j’aurais aimé lire de tels commentaires avant de choisir Nirina. Lors de mon prochain séjour à Madagascar je ne choisirai pas son agence. Cela n’enlève rien au fait que ce pays est magnifique, hormis qu’une femme voyageant seule doit être extrêmement attentive quant au choix du guide, surtout pour un séjour aussi long.

Beatrice

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