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De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis) English translation pending
by Altair29 · 2013-05-28 · 6 replies
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂

A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊

C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!

N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!

Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉

Dimanche 17 juin 2012, 3h00:

La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.

J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !

Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.

Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.

Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Am��rique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!

Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !

Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !

Lundi 18 juin 2012:

Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !





A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !



Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.

A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !



A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !



La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !



Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.



Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.



Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...



Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !

Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.

A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !

L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .

Mardi 19 juin 2012 :

Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.

Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !

A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.



Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...



Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !



Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...

Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.

Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !

Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...

Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.



La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !



Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.

Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...



Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.

Mercredi 20 juin 2012 :

Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!



Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...

Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.



Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.



De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.



Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.

Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.



Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...



L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.





Jeudi 21 juin 2012 :

Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.



Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branch�� au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !



Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !

C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...

Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.

Vendredi 22 juin 2012 :

Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !

Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...

Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.

Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.

Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !

Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!

On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.

Samedi 23 juin 2012 :

Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.



Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...

Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.

Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !



Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !

Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...

Dimanche 24 juin 2012 :

La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!

Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !

Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?

Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.

Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.

A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.

Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».



Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.



Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.







Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.



Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.







Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.

Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »

En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...

Lundi 25 juin 2012 :

Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !

Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.





A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...

Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !

Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !

Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).









Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...

Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration m��lée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.

Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.







Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...

Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.

En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.







A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...

Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...

Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.

De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !

Mardi 26 juin 2012 :

4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.

Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.

Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée légalement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...

Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !

Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.





















Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...

Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.

Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.

Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.







Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.

Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.

Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !



Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !

Mercredi 27 juin 2012 :

C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!









Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.





Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !

A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !

A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.

A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !

Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.

Jeudi 28 juin 2012 :

Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !

La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !



Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !





Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !



Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.

Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.









Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...



La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.

Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.



Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.

Vendredi 29 juin 2012 :

Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !

Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.



Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.





Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.



Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...



Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.





Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.

A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !



Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!

Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».

La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !

Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.



La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.



Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)

Samedi 30 juin 2012 :

Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.

Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.







Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.



Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.











Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.







D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.



Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !



Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.

Dimanche 1er Juillet 2012 :

Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »

Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...

Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!

Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
Trek sans guide au Népal English translation pending
by Chatou38 · 2013-05-24 · 165 replies
Bon promis, après j'arrête (pour aujourd'hui !) avec mes questions !

J'ai lu (avec désarroi !!!) qu'il était interdit depuis décembre 2012 de faire du trek en autonomie (= sans guide ni porteur) au Népal, quel que soit l'itinéraire...

Est-ce vrai ? Si oui, y a-t-il selon vous un réel risque de contrôle et donc de sanction ? Y en a-t-il parmi vous qui ont déjà tenté cette année ?

Pour info je pars avec une amie, et on envisage le tour+sanctuaire des Annapurnas + un autre trek dans le Langtang probablement.

Merci ! Flo
Voyage de fin d'année avec enfants: Sri Lanka ou Thaïlande? English translation pending
by Mikae · 2013-05-06 · 9 replies
Bonjour

Nous souhaitons partir avec nos 2 enfants 5 et 11 ans, voyage sac à dos, pour 3 semaines durant les vacances de fin d'année. J'hésite entre le Sri Lanka et la Thailande J'ai parcouru longuement les différents posts et même si j'ai lu tant d'avis positifs sur le voyage en thailande avec des enfants, j'ai peur à cette période de me retrouver dans des endroits hyper bondés, le Sri Lanka serait peut être plus tranquille ? En ce qui concerne le budget en parlant toujours de cette période très touristique , le budget pour les 2 pays est il plus ou moins équivalent ? sachant que nous allons dans des guest house simples, Merci d'avance à tous ceux qui veulent bien m'aider à prendre une décision Mika
Euros ou dollars au Vietnam? English translation pending
by Locosurf34 · 2013-04-28 · 60 replies
Bonjour èce je vois beaucoup de prix d'hôtels, d'excursion, les frais de visa, etc ... libellé en dollar. Je me demande donc s'il faut que j'aimene un stock de dollar et perdre de l'argent au taux de change ou si je peux prendre mes euros en espèce et tout payer en dong ou éventuellement en euros mais pas au taux 1 € = 1 $ bien sur.

Qu'est ce qui est le mieux ?
Voyage au Chili en voiture de location English translation pending
by Syl08 · 2013-04-28 · 127 replies
Bonjour,

Nous sommes deux randonneuses amatrices de photo et souhaiterions partir l'an prochain au Chili et si possible faire le nord avec le desert d'Atacama et le parc de Lauca ( lagunes, altiplano..) et partir en avion pour faire le sud (Patagonie chilienne avec le parc national de Torres del Paine). Nous aimerions savoir s'il est possible de faire ce voyage en louant une voiture et de rayonner dans le nord chilien et ce, sans passer par des agences de trek qui proposent ce programme ? ). Nous ne souhaitons pas faire ce voyage en groupes comme les voyagistes le proposent souvent ( Allibert, Tirawa, Terdav....) mais à deux en liberté en profitant des excursions proposées sur place ( Trek, ascension volcan, etc...) Si nous faisons la Patagonie chilienne, a t-on la possibilité de la faire aussi en véhicule de location? Un 4x4 est il conseilllé, obligatoire pour ces deux parties du Chili si différentes? Est ce risqué de voyager en liberté à dux femmes?

Enfin, à notre arrivée à Santiago, nous souhaitons aller jusqu'à San Pedro d'Atacama et y passer plusieurs nuits pour rayonner ( vallée de la lune, salar d'Atacama, altiplano , lacs Miniques et Miscanti...).

Ne sachant pas ce qu'il y a à voir entre Santiago et San Pedro, que nous conseillez vous de faire au depart de Santiago: 1/d'aller jusqu'à San Pedro d'Atacama en voiture ( et dans ce ças, que voir sur la route, salar de Maricunga? ? ) combien de km et d'heures de route? 2/ d'aller en avion jusque Calama et aller a san pedro en voiture ?

Nous aimerions également passer la frontière chilienne pour faire la Bolivie ( laguna verde, blanca ...) est ce loin en voiture de san Pedro d'Atacama? Si oui, ou nous conseilleriez vous de dormir ?

Je suis preneuse de tout conseil ( étapes, sites à voir, randos et treks à faire etc)

Enfin, quels mois nous conseillez vous pour faire ce voyage et optimiser es prises de photos sachant que le nord et le sud ne se visitent pas a la même période ?

Merci d'avance pour vos réponses et conseils.

Syl
Qatar Airways ferme Nice English translation pending
by VoyageForum · 2013-04-22 · 28 replies
Qatar Airways interrompra la desserte Nice - Doha via Milan à partir du 1er juin; la compagnie n'ayant pas obtenu les droits de trafic. Lire la suite...
Limitations retraits DAB en Argentine English translation pending
by ElBucanero · 2013-04-22 · 51 replies
Bonjour à tous

Concernant les retraits par carte dans un DAB, je lis ça et là des infos parfois contradictoires et souvent datant un peu (alors que tout semble bouger très vite en Argentine coté "monnaie")

Bref j'aimerais avoir des infos récentes sur le montant max d'un retrait dans un DAB ainsi que les éventuelles limitations du nombre de retrait par jour ou semaine (outre bien sur celles imposées par ma banque en France avec qui je négocierais avant mon départ)

Merci d'avance
Shopping autour de Montréal ou à la frontière aux États-Unis English translation pending
by Grizelda3g · 2013-04-07 · 31 replies
Bonjour,

je suis à la recherche de plan shopping style outlet autour de Montréal ou eventuellement à la frontiere coté US.

Des infos? des adresses? Par avance merci.
Avis sur itinéraire de vingt-deux jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by Nastvogel · 2013-03-31 · 18 replies
Bonjour a tous

Mon mari et moi organisons un auto tour dans l'ouest américain du 04/09/2013 au 26/09/2013 soit 22jours. je poste ci dessous le détail de notre périple et je compte sur votre aide pour nous conseiller sur la bonne organisation de notre voyage.

04/09/13 départ de Marseille via Londres arrivée a los Angeles a 17h15 récupération de notre véhicule et nuit a l'hôtel 5/9/2013 départ de los Angeles ver williams (proche gd canyon) nuit a l'hotel 6/9/2013 départ de williams vers grand canyon visite grand canyon 7/9/2013 journée consacrée grand canyon 8/9/2013 départ du gd canyon vers Lake Powell visite et nuit a Page 9/9/2013 départ de Lake Powell en début d'après midi vers monument Valley visite fin a midi et nuit a Kayenta 10/09/13 départ de monument valley vers Mésa Verde nuit a Cortez 11/09/13 départ de Mésa Verde vers arches nuit a Moab 12/09/13 arches nuit a Moab 13/09/13 départ de arche vers Bryce canyon nuit a Atch 14/09/13 départ de Bryce canyon vers Zion nuit a Springdale 15/09/13 départ tardif pour las Vegas arrivée et nuit a las Vegas 16/09/13 journée a las Vegas et nuit a las Vegas (est ce bien nécessaire?) 17/09/13départ de las Vegas vers death valley nuit a Beatty 18/09/13départ de Death valley vers Yosemite nuit a proximité du parc (bonnes adresses bienvenues) 19/09/13 journée parc Yosemite nuit a l'hôtel 20/09/13 départ de Yosémite vers San Francisco 21/09/13 journée a San Francisco 22/09/13 journée a San Francisco 23/09/13 départ de San Francisco vers Monterey nuit a Monterey 24/09/13 départ de Monterey vers los Angeles nuit a los Angeles 25/09/13 journée et nuit a los Angeles 26/09/13 journée a los Angeles et départ vers la France a 19h50

Voila, j'attends toute les suggestions sur nos choix et j'aimerai aussi savoir si en réduisant quelques dates, on pourrai rajouter le Yellowstone même si ca nous parait très loin.

Merci d'avance a tous ceux qui pourront nous aider.

Marie Pierre
Tour opérateur en Afrique du Sud (retour) English translation pending
by Tomus · 2013-03-28 · 7 replies
Je reviens d'un tour en Afrique du Sud du 3 mars au 17 mars 2013. Nous étions un groupe d'amis de 9 personnes et notre budget était de 1500 € par personne sur place sans le vol.

Après quelques simulations sur internet nous avons confié l'organisation sur place à l'agence Midday in Africa basé au Cap (Voir leur site internet). Cécile, notre correspondante Francophone nous a préparé un circuit qui non seulement correspondait à nos souhaits mais l'a largement amélioré par ses conseils. Notre budget aurait probablement été dépassé si nous avions faites toutes les réservations par nous-même. Cécile a toujours était très disponible pour la préparation, les modifications et les réservations au cours de notre circuit. C'est très rassurant et bien sûr très efficace d'avoir une personne qui fait la liaison sur place. Patrick, nous a accueillis à l'aéroport de Johannesburg pour nous remettre un roadbook très complet, un livre et plan du parc Kruger, ainsi que nos bons d'échanges. Il nous a donné de bons conseils et aussi aidé pour la prise de possession de nos voitures (2 Kia Sportage). Le devis établi par Midday comprenait, les voitures de location, le vol intérieur (Durban / Le Cap), les hébergements, bon nombre de repas et excursions prépayées.

Voici notre circuit:

- 2 nuits à Graskop, bel hôtel en demi-pension.

- 2 nuits à Olifant (parc Kruger), superbe location et aussi une randonnée avec rangers armés compris

- 1 nuit à Lower Sabi (parc Kruger), 5 tentes aménagées pour 2 face à la rivière + un safari au coucher du soleil.

- 1 nuit à Mliwane (Swaziland), 4 huttes traditionnelles + une randonnée guidée dans la réserve.

- 1 nuit à Mkhaya (Swaziland), Superbes cottages en pleine nature, pension complète et 2 safaris inclus.

- 2 nuits Zulu Nyala game lodge (Hluhluwe) demi-pension et 2 safaris.

- 1 nuit Umlilo lodge (St Lucia). Très jolie gesthouse + une croisière sur le lac.

- 4 nuits Primi Seacastle (Le Cap) Très bel hôtel situation idéale face à la mer à Camps Bay.

Cerise sur le gâteau, notre dernière soirée c'est conclu par un traditionnel Braai sur la terrasse du Primi Seacatle en compagnie de Cécile, son mari et de son adorable petite fille.

En conclusion, notre groupe a été enchanté par notre circuit dans ce magnifique pays et nous félicitons encore une fois Cécile et Midday in Africa pour son organisation parfaite.

Je suis à votre disposition pour répondre à vos questions ou bien décrire plus en détail nos étapes.
Retour de trois semaines au Togo English translation pending
by Kouloulou · 2013-03-26 · 22 replies
Bonjour,

Nous revenons tout juste de 3 semaines de voyage au Togo, et ayant beaucoup préparé le voyage grâce au forum, je souhaitais vous livrer ici mes impressions à chaud.

D’abord, le contexte : nous voyageons en famille (2 adultes, un enfant de 6 ans), en formule sac à dos, moyens de transports locaux et sans réservations préalables. Nous avons déjà pas mal voyagé en Asie, mais c’était la première fois que nous allions en Afrique.

Notre itinéraire : Nous nous sommes d’abord acclimatés deux jours à Lomé, puis nous sommes montés vers le nord en bus pour passer la nuit à Kara (Bus de la poste, départ de Lomé à 6h30, arrivée à Kara vers 14h). Après une nuit à Kara, nous sommes partis à Kanté en taxi, où nous avons rencontré Emilienne, une femme très sympathique et dynamique qui nous a emmenés passer 4 jours à Warengo, en pays Tamberma, dans sa tata familiale. Ensuite, retour sur Kara où nous avons passé 2 jours (visite du parc animalier de Sarakawa, plus visite des villages de potiers et forgerons Kabyés), puis descente vers Atakpamé (2 jours), et Kpalimé, où nous avons passé 5 jours en tout (randos, Mont Kloto, Pic d’Agou, cascades…). Fin du voyage en région maritime, avec séjours à Anaho et Agbodrafo avant un retour sur Lomé.

Ce que nous avons préféré : Le pays Tamberma ! Nous y avons passé un séjour fabuleux, complètement immergés dans une famille avec son mode de vie très traditionnel. Quatre nuits passées à dormir à la belle étoile sur le toit de la tata. Quatre jours à partager les repas, à discuter avec les gens qui nous ont accueillis comme des amis. Notre fils a beaucoup joué avec les enfants, malgré le fait que peu d’entre eux parlent français (à cet âge, la communication principale ne passe pas par la parole). Nous avons aussi fait quelques belles ballades en brousse, et avons pu assister à des cérémonies d’initiation des jeunes filles. Emilienne est une femme extraordinaire, qui se démène pour essayer de créer un réseau de tourisme « chez l’habitant », se démarquant ainsi des circuits « à la journée » proposés par tous les guides locaux, et qui transforment les habitants en animaux de zoos. Si vous allez là-bas, n’hésitez pas à prendre contact avec elle ! Elle a d’ailleurs un site internet, qu’un ami français a fait pour elle : www.emilienne-tamberma.com. Nous aurions bien aimé pousser un peu plus au nord, du coté de Dapaong, mais nous avons beaucoup souffert de la chaleur (38°C à Warengo, 43°C annoncés au nord…), et nous avons préféré renoncer. Avec le recul, nous le regrettons, car la partie « savane » est vraiment ce que nous avons préféré au cours de notre voyage. Nous avons aussi bien aimé Atakpamé (plus que Kpalimé, si l’on parle de la ville en tant que telle). Nous étions logés à la maison d’accueil de la Mairie, certes un peu miteuse, mais qui a l’avantage d’être située dans un petit quartier très vivant aux rues pavées et aux nombreux vendeurs (euses) de rue.

Les randos du coté de Kpalimé étaient très sympas, et nous avons beaucoup apprécié la fraîcheur (très relative… il faisait quand même 31°C) des collines. Mais il est vrai que le paysage était beaucoup moins dépaysant par rapport à ce que nous avions déjà connu dans nos voyages précédents.

Ce que nous avons moins aimé : Nous avons détesté la ville de Kara ! Je ne sais pas si l’on est passé à côté de quelque chose… mais nous n’avons vraiment trouvé aucun charme à cette ville très bruyante et sale. Notre hôtel n’était pourtant pas en cause (hôtel la Douceur, très bien et au calme). La visite chez les forgerons et les potiers était certes intéressante, mais nous a laissé une impression très mitigée de circuit touristique trop bien rôdé. Nous avons aussi beaucoup moins aimé la partie de la région maritime. La visite de Togoville, que nous avons atteint en traversant le lac à partir d’Agbodrafo, nous a laissé un goût plutôt amer. Impossible, ne serait-ce que de déambuler librement dans les rues de la ville sans un guide. Nous nous sommes sentis prisonniers (on n’a même pas réussi �� aller boire un verre seuls dans une gargotte !). Une visite expédiée en 1h30, et à la fin, reconduite d’office au ponton où notre piroguier nous attendait. On a été bel et bien mis à la porte !

Une chose également à laquelle nous n’étions pas du tout préparés : les difficultés à prendre les gens en photos. Habitués à l’Asie et à Madagascar, nous n’y avions jamais été confrontés. Au Togo, il est très difficile de faire des portraits, surtout de femmes. Et il faut dire que le refus est rarement accompagné d’un sourire ! Les hommes, globalement, sont plus abordables. Est-ce la conséquence de la dureté des conditions de vie des femmes au Togo ? Je ne sais pas, mais le fait est que, de tous les marchés que nous avons faits, nous n’aurions ramené aucune photo si nous ne nous étions pas résignés à en « voler » quelques unes (chose que nous n’aimons pas faire).

Bref, un voyage qui nous laissera quelques très beaux souvenirs… mais qui nous demandera aussi un peu plus de temps de « digestion » et d’analyse que nos précédents pour en extraire la substantifique moelle et en dresser un bilan définitif.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez des infos complémentaires.

Amicalement, Claire
Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet) English translation pending
by Pasqualina · 2013-03-21 · 34 replies
D'abord un petit préambule : J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage. Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit. De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais. Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier

Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.

En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.

Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.

Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.

En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.

Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.

Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.

Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).

Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Climat en août en République Dominicaine? English translation pending
by Annecha79 · 2013-03-15 · 26 replies
Bonjour à tous, C'est la toute première fois que je m'inscris dans un forum et la toute première fois que je décide (avac mon copain) de partir vers un horizon lointain, la république dominicaine. Voilà, nous souhaitons partir le 1aout 2013 en république dominicaine, mais il semblerait que ce ne soit pas la bonne période; j'entends dire, la pluie, les moustiques, les températures fraiches....Est-ce vrai? Si toutefois, nous décidons d'y aller, connaissez-vous un hôtel sympa en formule tout inclus? Et les excursions à faire? D'avance merci pour vos réponses.....
Projet d'installation au Québec English translation pending
by Jimpok · 2013-03-04 · 23 replies
Bonjour à vous tous, ceci n'est pas mon réel premier message sur ce forum car en effet je venais d'écrire un message pendant près d'une heure mais en voulant le poster, ma page internet s'est complètement fermée et je vais donc tout réécrire, je ne savais pas dans quelle rubrique poster, je laisse donc la rubrique par défaut en espérant pouvoir la modifier si cela est nécessaire. Je m'excuse d'avance si mon message n'est pas ordonné mais il est tard et je sors vraiment ce qui me sort par la tête pour être le plus précis possible.

Alors voilà, je me présente, je suis en terminale STI2D ( Sciences et Technologie ) car je ne savais pas trop où m'orienter à l'entrée du lycée et étant plutôt adepte de l'informatique, je me suis orienté sur cette filière. Depuis petit, je travaille mon anglais au maximum (films/séries/musiques...n'étant pas fanatique de la France, je compte sur l'anglais pour m'en aller), je pense me situer à un niveau C1/C2 ( sachant qu'un terminale ayant un niveau B1 a un 16-17 de moyenne; moyenne en anglais qui est elle même non significative du réel niveau.)

Pour la rentrée 2013, je vais m'installer sur Lille en collocation avec un ami afin de préparer une licence lettres & culture étrangère, donc en anglais; cette licence étant préparée afin de travailler dans l'enseignement; si le niveau demandé est acquis facilement, il est possible de passer au second niveau et de préparer un master en 2 ans, ce qui permettra de faire interprète ou traducteur. J'ai surtout en tête ces 3 métiers. Je compte sortir de l'université en étant bilingue.

Je compte donc savoir si il est envisageable d'immigrer au Québec directement en sortant de l'université sans expérience professionnelle, j'entend par là, seulement mes diplômes en poche et avoir une chance de travailler une fois installé sur place; je pense que l'enseignement n'est pas possible, je ne veux pas travailler dans cette rubrique pour le moment et encore moins dans un pays étranger (coutumes différentes etc). J'ai donc pensé aux métiers d'interprète et de traducteur qui me paraissent possibles. Je pense que ces métiers collent aussi aux exigences françaises et pourraient très bien être exécutés au Québec par un français détenant un master obtenu en France.

J'ai lu sur divers sites que les papiers administratifs pour demander une immigration au Québec sont très longs à obtenir et parfois difficiles à obtenir et c'est pour cela que je compte sur votre expérience pour m'éclaircir sur ce point.

Je cherche avant tout des personnes qui étaient dans mon cas et qui pourraient me raconter leur expérience mais toute aide est la bienvenue !

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'ici et de prendre sur votre temps pour m'aider.
Impressions et souvenirs du Myanmar, vingt-sept jours en janvier-février 2013 English translation pending
by An5 · 2013-03-01 · 38 replies
Nous voilà donc de retour de ce beau pays qui ne laisse vraiment pas indifférent. Nous avons organisé notre voyage avec l'aide de ce forum et juste retour des choses, j'essaierai de répondre aux questions. Nous sommes un couple plus si jeune 61ans fêté pour moi pendant ce voyage, ceci pour dire que sans dépenser plus qu'il ne faut nous essayons de voyager avec un minimum de confort, disons une douche et des toilettes dans notre chambre et nous essayons d'éviter les voyages de nuit. Nous avons demandé l'aide de Ananda travel pour nous réserver nos chambres et nos billets d'avion intérieur et les transports en général. Un luxe que nous n'avons pas regretté. Tout était parfaitement au point et les hôtels ou guest house simples et plus ou moins confortables étaient toujours propres.

Du 10 au 12/1 Yangoon Nous avions réservé nous même les 2 premières nuits à Yangoon à l'Ocean Pearl. Ils nous ont donné une chambre dans Ocean Pearl 2: 25 dollars pour une chambre étriquée, sans fenêtre et super mal insonorisée et nous n'avons pas eu de chance avec nos voisins! A Yangoon, nous avons beaucoup déambulé dans les rues, pris le train circulaire et bien sûr visité la Shwedagon. En partie emballée pour cause de rénovation... Des femmes bien alignées balayent dans la Shwedagon. Un rite dont on a pas eu l'explication.

Beaucoup d'animation dans le train circulaire et dans les rues:

Dans le train les vendeurs se succèdent. Nous croisons un autre train: Balades dans les rues de Yangoon animées et colorées: Si on a un resto à vous recommander à Yangon près de la pagode Shwedagon, c'est le "Feel Myanmar Food". Une bien bonne manière de découvrir la cuisine locale et l'accueil birman.

12 au 15 janvier Nous sommes partis en bus (super confortable) pour Moulmein. 6h30 de voyage. Moulmein est situé sur le Salouen au Sud Est de Yangoon. Petite ville bien tranquille, nous y louerons une moto pour aller jusqu'à un village de potier et voir le plus grand bouddha couché du monde... + de 200m de long et fameusement kitsh. Le lendemain, nous traverserons le fleuve sur le ferry pour aller sur l'île de Bilu Gyun ou nous serons bien surpris par la fabrique d'élastiques.







Le 15 on prendra un bateau réservé par Ananda pour aller à Hpa An.

à Hpa An, nous dormions au Parami Hotel mais nous sommes allés à la Soe Brother GH pour profiter des excursions organisées par Mr Soe. Le lendemain notre petit groupe formé d'un Australien, d'un couple de sud Africains, d'un couple d'Allemands et des deux Belges que nous sommes embarque dans le tuk tuk pour une belle longue journée à visiter les alentours enchanteurs de cette petite bourgarde.





Le lendemain nous louerons un tuk-tuk pour visiter des ateliers de tissage au village Eindu



Et pour terminer .. un coucher de soleil

Après 3 jours à Hpa-An, retour à Rangoon en bus et ensuite vol vers Kengtung..suite dans un prochain message
Voyage d'un mois en Inde du Nord à petit budget English translation pending
by Jennie86 · 2013-02-21 · 125 replies
Bonjour,

voilà je me renseigne maintenant sur les possibilités d'un voyage sac à dos en inde du nord...

Est ce que partir environ un mois visiter le nord de l'Inde avec un budget disons de 500 euros c'est possible ? (je compte pas le billet d'avion)

En arrivant à Delhi et faire un parcours jusqu'à Varanasi...puis revenir à Delhi...

Puis quelle est la meilleure période pour partir là bas ?

Des avis, des témoignages, des conseils...je prend tout !!!

Pour l'instant je n'ai rien de précis en tête, juste des rêves...
Trois semaines en 4x4 dans les parcs de l'Ouest américain English translation pending
by MattCouz · 2013-02-14 · 39 replies
Bonjour à tous. Merci (et bravo) pour tous ces carnets de voyage et autres récits qui font rêver.

Petite présentation du projet :

Ma compagne et moi (et notre chat) partons au mois de mai pour 1 an (au moins) au Canada. Avant de s'installer, nous souhaitons passer 3 semaines dans les fameux parcs du Southwest américain. L'idée est de faire Nice > Las Vegas > Toronto. Location d'un SUV (standard ou Full size ?) pour passer par quelques pistes (je sais que nous ne seront pas assuré pour cela, mais on essayera de faire attention...😉). Nous aurions préférer dormir dedans mais ça risque d'être serré et ça mériterait des aménagements compliqués dans un véhicule de loc. Il me semble que la tente sera plus simple (en espérant qu'il ne pleuve pas les nuits de camping). Une alternative aurait été d'aller directement au Canada, acheter un Full SUV, l'aménager et partir avec. Ça serait quand même bien plus long (et plus cher : à ce prix là, autant louer un small SUV et aller à l’hôtel tous les soirs).

Ci-dessous, le parcours : qu'en pensez-vous ?



Grâce à cette grande communauté de voyageurs, j'ai récupéré pas mal d'infos mais j'ai encore beaucoup d'interrogations. 1. Déjà, pensez vous que c'est un projet envisageable ? 2. Qu'en est-il du chat dans cette aventure : durée du trip, beaucoup de voiture, accueil dans les campings/hôtels ? 3. Météo au mois de mai ? 4. J'ai lu qu'il fallait des autorisations pour accéder à certains parcs (je ne parle pas des contingents comme pour The Wave, CBS...) comme pour la White Rim Trail Road, qu'il fallait communiquer le nombre de personne, immat. du véhicule... qu'en est-il ?

Voilà pour l'instant, j'ai surement d'autres questions qui viendrons par la suite. Merci d'avance pour vos contributions.

Mathieu
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
by Stefride · 2013-02-07 · 421 replies
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
Compte-rendu de croisière MSC Splendida du 27 janvier 2013 - Barcelone, Tunis, Palerme, Rome, Gênes English translation pending
by Glacerine · 2013-02-04 · 157 replies
La croisière est terminée, nous voilà de retour dans le quotidien.

Personnellement j’aime prendre le temps du retour écrit, ça me permet de prolonger les vacances et d’ancrer durablement les souvenirs. Nous étions plusieurs membres du forum sur la même croisière, avec sans doute autant d’expériences différentes sur le bateau et sur les escales. Je me permets donc de démarrer… D’abord l’embarquement et le bateau, puis je posterai à la suite ce que nous avons fait sur les escales.

Jour 1 – 27 janvier 2013 – Embarquement à Marseille et tour d’horizon du bateau

Monsieur Glacerine et moi-même (je continue à utiliser les identifiants du forum) arrivons à Marseille la veille par le train, les horaires SNCF ne nous permettant pas d’arriver le jour-même. À Cherbourg nous n’avons pas de TGV, il faut plus de temps pour faire Cherbourg-Paris (3h30) que pour Paris-Marseille (3h00), sans compter la correspondance à Paris… Le trajet est long, mais on est motivé !

L’expérience du déroutage au retour sur St Tropez (au lieu de Marseille pour cause d’intempéries) me confirme qu’il reste sage d’arriver plusieurs heures avant le démarrage de l’embarquement, pour garder une marge confortable en cas d’imprévus (pannes et retards sur la route, changement de dernière minute du port d’embarquement, etc.).

Pour éviter de multiplier les déplacements avec les valises, nous avons dormi à l’hôtel à proximité immédiate de la gare St Charles. À 11 heures nous libérons la chambre et nous décidons de rejoindre directement le terminal de croisière en taxi. La course nous coûte 27 euros en juin dernier pour le même trajet effectué un samedi nous avions payé 22 euros, mais là nous sommes dimanche et nous devons payer un supplément.

Nous arrivons au terminal de croisière un peu avant 11h30. Il fait beau mais assez froid, et nous prenons un café à l’intérieur du terminal pour nous réchauffer. La procédure d’embarquement, prévue à 13h30, démarre à 13h00. Les passagers ayant effectué le pré-enregistrement sur le site Internet de MSC sont appelés en premier nous sommes beaucoup moins nombreux à embarquer à Marseille qu’en juin dernier (ce dimanche 27 janvier nous sommes environ 400 à embarquer) et la procédure est très rapide. À 13h30, nous sommes arrivés dans notre cabine.

Nous avons réservé une cabine balcon au pont 12. C’est la copie conforme de celle que nous avions sur le Fantasia en juin dernier, jusque dans les couleurs. La cabine est belle, confortable, spacieuse bien que légèrement plus petite que celle que nous avions en juin ; mais ça se joue vraiment à pas grand-chose. Et le balcon est tellement agréable…

Sur le Fantasia notre cabine avait une porte interne (fermée à clé) communiquant avec la cabine adjacente. Tous les sons passaient par cette porte : quand nos voisins parlaient (même à voix basse) on les entendait, quand ils déplaçaient un verre ou un objet, on entendait aussi… Ils avaient fait attention, nous aussi, alors ça s’était bien passé mais ça reste un sérieux inconvénient.

Pour notre séjour sur le Splendida, pas de porte communicante dans la cabine… et ça fait vraiment toute la différence. Pas un son ne filtre d’une cabine à l’autre nous savons que nous avons des voisins de chaque côté, mais à aucun moment nous ne les entendrons de toute la semaine. Les cabines sont parfaitement insonorisées… à condition de ne pas tomber sur une cabine communicante. C’est bon à savoir.

Sur le lit nous trouvons le programme (et les indications) du jour. Deny, notre cabinier, vient se présenter à notre arrivée. Comme la plupart de ses collègues, il ne parle pas français mais avec quelques mots d’anglais et par gestes, on arrive toujours à se comprendre. Les personnels d’étage sont extrêmement disponibles, souriants, et très réactifs lorsque nous leur signalons le moindre réapprovisionnement à effectuer. Le service est vraiment excellent.

Nous montons ensuite au pont 14 pour déjeuner à la cafétéria, c’est d’ailleurs la seule fois où nous y déjeunerons le midi. La nourriture y est abondante et variée, mais il faut souvent jouer des coudes pour trouver une place assise, et la foule autour des buffets est assez compacte. Comme toujours il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme. Beaucoup de passagers mangent le midi à la cafétéria, ce que je peux comprendre : l’ambiance est décontractée, l’amplitude horaire y est plus importante, et il est toujours possible d’y manger un morceau quelle que soit l’heure de retour des escales. Les boissons (eau, jus de fruit, café) sont gratuites (ce qui n’est pas le cas au restaurant) et en accès libre toute la journée. Le jus de fruit et le café de la cafétéria ne sont franchement pas terribles, mais ça dépanne.

En ce qui nous concerne, nous préférons le restaurant, y compris le midi. Personnellement je n’aime pas trop manger dans des assiettes en plastique, et quitte à payer mes boissons je préfère profiter du service à table. D’autant que la qualité des plats est nettement meilleure au restaurant qu’à la cafétéria.

À 16h30, munis de nos gilets de sauvetage, conformément aux indications du programme du jour trouvé sur notre lit, nous nous rendons au théâtre pour le briefing de sécurité. Une carte rouge nominative nous a été remise à l’embarquement, que nous devons remettre au personnel de bord pour le pointage. Je ne sais pas ce qui est mis en place pour les réfractaires au briefing, mais ils sont forcément identifiés. Après essai des gilets, nous sommes ensuite escortés jusqu’au point de regroupement qui nous est assigné en cas d’alerte.

En juin dernier sur le Fantasia, il n’y avait pas eu de pointage, mais nous avions eu deux réunions de sécurité : le premier briefing à chaque embarquement (comme ici à Marseille), et un deuxième exercice général pour tous les passagers, avec prise de photos dans chaque point de regroupement de chaque passager avec son gilet.

Sur le Splendida en janvier, nous n’avons eu qu’un seul briefing de sécurité l’exercice général (avec les photographes) est réservé aux seuls passagers ayant embarqué à Gênes, qui est le plus gros port d’embarquement sur ce trajet. Manifestement les choses ont été réorganisées et optimisées, le pointage permettant de vérifier que tous les passagers ont été briefés.

Le briefing de sécurité est suivi d’une réunion d’information générale sur la croisière, mais nous n’y assistons pas. Il s’agit avant tout d’une réunion commerciale de présentation des excursions et des services vendus à bord cela ne nous intéresse pas vraiment. Nous préférons explorer le bateau.

À 19h15 nous nous rendons au théâtre pour le spectacle. En juin dernier sur le Fantasia, nous avions pleinement apprécié les spectacles, différents chaque soir. Ce premier soir sur le Splendida, nous y allons donc avec l’assurance de passer un excellent moment, et nous ne sommes franchement pas déçus. De manière générale, les spectacles sont même un cran au-dessus par rapport à ceux que nous avons eu sur le Fantasia : les décors sont plus jolis et plus élaborés, nous avons moins de chanteurs de variété au profit de numéros plus variés. Danseurs, chanteurs, illusionniste, contorsionnistes, numéros de jonglage, aériens et de portés… les spectacles sont courts (30 minutes) mais de qualité.

Nous avions demandé le 1er service de restauration, mais nous sommes affectés au 2ème service, au restaurant Villa Verde. Nous aurions préféré manger plus tôt, mais après tout il faut tenter l’expérience... Aussi nous ne demandons pas à changer.

Nous sommes affectés à une table de 6 personnes, avec deux couples qui voyagent ensemble. Dans ce cas de figure c’est toujours un peu plus compliqué pour s’intégrer car ils se connaissent déjà très bien, et à bord ils passent déjà leurs journées ensemble : forcément cela joue sur la conversation. Mais tout le monde joue le jeu et nous passons des soirées fort agréables. Ce premier soir nous voyons des passagers manifester bruyamment leur mécontentement et quitter le restaurant car ils auraient préféré dîner seuls à table. En ce qui nous concerne, nous préférons toujours partager notre table. Chaque soir nous dînons au même endroit avec les mêmes passagers : nous apprécions ces moments, cela permet de lier connaissance, d’agrémenter encore un peu plus nos journées, et même de s’organiser sur les escales.

Au restaurant, pour chaque table nous avons plusieurs serveurs de multiples nationalités (plutôt indonésiens et philippins). Jamais de femmes (elles sont affectées aux bars, on ne les voit jamais aux restaurants, je ne sais pas pourquoi), toujours des hommes, toujours dans une tenue impeccable.

Sur cette croisière, à notre table nous avons pour serveur principal un des rares serveurs italiens. Il fait honneur à sa nationalité : toujours très gai, volubile, exubérant, indiscipliné, il joue et blague avec les passagers, prenant même beaucoup de libertés avec le matériel… ce qui nous a fortement surpris. Le deuxième soir, il a commencé à écrire sur les nappes avec son stylo, et il continuera ainsi qu’à la fin du séjour. Un soir où il était particulièrement déchaîné, il a déchiré toutes les cartes des menus après que nous ayons commandé (Ollé !), il a jeté des verres par-dessus son épaule à la manière russe, et il a décollé une des volutes en métal doré appliquée sur les piliers pour en faire un porte-manteau. Notre table étant située près de l’entrée, son responsable était posté à deux mètres de lui on aurait pu penser qu’il allait réagir, mais pas du tout : chaque soir il l’observait sans broncher dégrader un peu plus le matériel. Nous étions assez estomaqués. Notre serveur était sympathique et familier chaque soir il a assuré le show à table, il nous a fait beaucoup rire et il a eu un énorme succès auprès des passagers dont il avait la charge malgré tout il faut admettre qu’il était assez ingérable et honnêtement… je n’aurais pas aimé l’avoir dans mon équipe. Cela dit, il était (fort heureusement pour le bateau) une exception, et pour le reste le service était extrêmement stylé et feutré.

Nous avons très bien mangé sur le Splendida. On ne peut pas qualifier la nourriture de gastronomique, mais les plats étaient bons, souvent excellents, bien meilleurs que sur le Fantasia en juin dernier où l’équipe devait être différente.

Le point noir du 2ème service, c’est l’horaire du repas à 21h00 (et même 21h30 à Rome). Le repas du midi est parti loin (et encore, sur les escales bien souvent nous n’avons pas mangé le midi), et ça incite à grignoter dans l’après-midi. Le soir, le temps que tout le monde s’installe et de prendre les commandes, avec la durée du service (les serveurs sont moins pressés qu’au 1er service), on ne sort pas de table avant 22h45, plutôt 23h00. À moins de danser jusque tard dans la nuit, cela ne laisse pas le temps de digérer avant de se coucher ; il n’y a rien de pire pour la ligne, surtout quand les repas sont copieux. La prochaine fois, nous demanderons à changer de service.

L’an dernier sur le Fantasia, avec le 1er service nous avions réussi à mieux gérer nos repas et comme nous marchions beaucoup sur le bateau (mine de rien !) et sur les escales, nous avions même perdu un peu de poids.

Cette année sur le Splendida, en marchant pourtant plus sur les escales (7 à 8 km sur les plus courtes, et entre 12 et 15 km à Palerme), et en faisant pourtant attention à ce que nous mangions (nos voisins de tables plaisantaient même de nous voir si raisonnables) : j’ai pris tout de même un kilo. Dérisoire et rien de dramatique, mais si je n'avais pas fait attention…

Ça peut faire sourire mais pour moi ce n’est pas une simple question de coquetterie : depuis deux ans et demie, j’ai réussi à modifier durablement mon alimentation, ce qui m’a permis de perdre progressivement 25 kilos, une moyenne de 5 kilos tous les 6 mois, je suis assez contente du résultat. Avec 110 kilos mon IMC était celui d'une obésité massive ; aujourd’hui avec 84 kilos (enfin… 85 depuis le retour !) je ne suis plus qu'en surpoids excessif (dixit encore une fois l'IMC). Cette question était donc loin d’être anodine pour moi, et sur le bateau je n'étais sans doute pas la seule à m'en inquiéter.

Cela dit, je ne suis pas au régime sec (cela serait impossible à tenir sur la durée) et j’ai vraiment très bien mangé sur le Splendida. En prévention nous nous étions donné 3 règles simples, que nous avons réussi à respecter tout au long de la croisière : D'abord, à table jamais plus qu’une entrée, un plat et un dessert (ce qui est déjà plus que ce que je mange habituellement le soir). Ceux qui ont fait une croisière savent combien on peut être tenté de manger plus que de raison à table, au restaurant comme à la cafétéria ; à la cafétéria c'est même pire : on croit qu'on va pouvoir contrôler ce qu'on met dans son assiette, mais au final les assiettes (pourtant très grandes) débordent, et en plus on peut y retourner à volonté... Deuxième règle : on prend ce qui nous plait sur la carte SAUF les plats de riz et de pâtes, seuls vrais interdits que nous nous sommes imposés. Dernière règle que nous nous étions fixée, et que nous avons également réussi à tenir : collation à bord uniquement si on a pas mangé le midi durant l'escale, et uniquement des fruits frais, on ne touche pas aux pâtisseries proposées à la cafétéria l'après-midi (sinon c'est la débandade).

La carte était chaque jour suffisamment goûteuse et variée pour respecter sans frustration les règles que nous nous étions fixées. Nous avons vraiment bien mangé. Les poissons grillés et les fritures de légumes étaient même excellentes. Les desserts le soir étaient un peu moins bons, mais je n'aime pas le sucré ; ce n'est donc pas très objectif.

Pour terminer la soirée, nous passons dans les bars et à la discothèque. En juin la clientèle était très variée, très populaire, avec beaucoup d’enfants et d’ados. Le soir en juin, les bars étaient bondés, malgré la foule qui faisait la fête à l’extérieur sur l’Aquapark.

En janvier, les animations extérieures sont rapatriées à l’intérieur. Le bateau étant annoncé comme complet avant le départ, je m’attendais donc à une foule compacte sur les ponts intérieurs. Eh bien, pas du tout. Nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une place assise dans les bars le soir, et passé 11h30 les ponts étant même plutôt désertiques. Je pense que le bateau n’était finalement pas complet, mais il faut aussi reconnaître que sur cette croisière de janvier, la moyenne d’âge est un peu plus élevée.

Du fait de cette moyenne d’âge un peu plus élevée (par rapport à juin où ça grouillait d’enfants et d'ados), la musique en discothèque nous convenait davantage, et nous espérions pouvoir en profiter.

Ce sera notre seule vraie déception de la croisière : il s’avère littéralement impossible de danser librement en discothèque. Les animateurs sont omniprésents et la totalité de la piste est occupée par la danse en ligne… et la danse en ligne c’est absolument pas notre truc, nous détestons ça autant l’un que l’autre. Les animateurs font leur job, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche et de l’endurance. À chaque fois c’est le même rythme : ils assurent la danse en ligne durant 30 minutes, courte pause de 10 minutes au cours de laquelle on peut enfin danser un peu (mais durant cette pause, la musique est différente et nous convient beaucoup moins), puis c’est reparti pour 30 minutes de danse en ligne en occupant toute la piste. Arrrgghhh...

Le seul moyen d’échapper à la danse en ligne c’est la Piazetta ou certains salons ; les chanteurs y sont bons mais l’espace de danse y est nettement plus restreint, occupé par des couples sur de la danse de salon... Mais la danse de salon, nous ne savons pas faire. Notre frustration est d’ailleurs partagée par nos voisins de table, qui ont fait les mêmes constats et qui ont été confrontés aux mêmes difficultés, c’est un peu dommage. Pour les fans de Zumba c’est super, les autres n’ont plus qu’à faire tapisserie et à ramasser les miettes (bon d’accord, sur ce coup-là c’est un jugement un peu négatif… mais j’étais vraiment déçue, et Monsieur Glacerine l'était encore plus que moi).

Le seul soir où nos voisins de table ont réussi à danser correctement en discothèque, c’est le soir de l’escale à Rome, précisément le soir où nous avons jeté l’éponge et où n’avons même pas cherché à y retourner. Mais bon, ce n’était sans doute pas notre jour : gros coup de stress au retour de Rome, puis nous avons loupé le spectacle à cause des horaires qui avaient changé ce jour-là, et pour finir nous ne sommes pas allés à la seule soirée où nous aurions pu danser librement… Il y a des jours comme ça...

Voilà pour l’embarquement et nos impressions générales du bateau. Demain je posterai l’escale de Barcelone !
Circuit en autotour de 18 jours sur la côte Ouest English translation pending
by Ekilibre · 2013-02-01 · 54 replies
Bonjour à toutes et tous 🙂

Avec mon copain, nous souhaitons faire la côte ouest des USA en automne 2013. Certaines personnes proches y sont allées et nous ont donc conseillé un peu sur ce qu'il fallait voir/pas voir, et nous avons également regardé ce que les agences de voyage proposaient comme circuit.

J'ai donc fait un semblant d'itinéraire via Go*gle Maps que vous verrez en pièce jointe. Les étapes "K", "L" et "M", je ne sais pas si elles sont importantes ou pas. Je voulais également rajouter le Lac Tahoe mais je trouve que ça fait ajouter beaucoup de km ! Mais du coup, il faudrait peut-être ajouter une étape entre San Francisco et Yosémite non ?

Déjà, pensez-vous que ce soit réalisable en 18 jours tout en profitant quand même bien de chaque étape et sans faire de longues étapes de voiture ? Oublions-nous quelque chose d'important dans notre itinéraire ou au contraire y a-t-il des choses pas forcément nécessaires ? Si vous avez quelques conseils, n'hésitez pas, on attend que ça (enfin non mais bon :p) ! 😉

Merci !

EDIT : je viens de me rendre compte qu'il n'y a pas le parc Sequoia. Intégrable au voyage ?
Circuit de dix-neuf/vingt jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Voyageois · 2013-01-24 · 215 replies
Bonjour, Suite à un precedent poste où je demandais avis sur 2 circuits de TO, on m'a motivé à faire mon propre circuit. Que pensez-vous de celui-ci. Réalisable ?

Je zappe le Sequoia & Kings Canyon National Parks pour passer par Yosemite, Mono Lake

.......................J1 : Arrivée à SF (nuit sur place) .......................J2 : Visite SF Lombard Street, Golden Gate Bridge, Chinatown (nuit sur place) .......................J3 : Visite SF Alcatraz, Golden Gate Park, Cable Car (nuit sur place) .......................J4 : Visite SF Alamo Square + route vers Yosemite (nuit sur place)...............................+ 211miles - 04h00 .......................J5 : Visite Yosemite et route vers Mono Lake (nuit sur place)...................................... + 75 miles - 02h00 .......................J6 : Visite Mono Lake + visite Bodie Ghost Town (nuit sur place)..................................+ 31 miles - 00h45 300miles - 05h30 J7 : Route vers Death Valley + visite (nuit sur place) 92 miles - 01h55 J8 : Route vers Las Vegas + visite (nuit sur place) 50 miles - 01h00 J9 : Route vers Vallée de Feu + visite et route vers Zion (nuit sur place).......................+ 145miles - 02h40 ......................J10: Visite Zion + route vers Bryce Canyon (nuit sur place)..........................................+ 80 miles - 01h45 ......................J11: Visite Bryce Canyon + route vers Page (nuit sur place).........................................+ 153miles - 02h50 ......................J12: Visite Coyotes Buttes, Page, Lake Powell, Antelope Canyon, Coucher de soleil Horseshoe Bend (nuit sur place) 158miles - 03h00 J13: Route vers Valley Of The Gods, Moki Dugway, Muley Point + visite (nuit sur place)...+ 8 miles - 00h30 + 6 miles - 00h30 41 miles - 01h15 J14: Route vers Monument Valley + visite + Route vers Grand Canyon (nuit sur place)......+ 174miles - 03h10 .......................J15: Visite Grand Canyon + route vers Sedona + visite (nuit sur place)..........................+ 113miles - 02h10 173miles - 02h45 J16: Route vers Kingman avec visite Bagdad Cafe, Calico (étape par Route 66) (nuit sur place) 319miles - 04h45 J17: Route vers LA par Route 66 (nuit sur place) .......................J18: Visite LA Hollywood Bvd, Beverly Hills (nuit sur place) .......................J19: Visite LA Santa Monica Beach... (nuit sur place) .......................J20: Retour

Le J13 vaut t-il vraiment le coup ? en comparaison des nombreux autres parc que je vais voir. Je pense déjà le zapper ;) J'ai pérvu à chaque fois des 1/2 journées de visite. Altérné la route parfois matin, parfois soir en fonction du site (exemple pou être tôt à GC cause chaleur ou monde) 2125miles - 40h de voiture

Merci
An 80-Day Tour of Southern Africa
by Voyajou · 2013-01-21 · 435 replies
An 80-Day Tour of Southern Africa

Back in South Africa

January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town

Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.

The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.

A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.

We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.

At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.

The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.

Water and shade that make life possible.

We’ll return here by the backroads.

Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?

A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!

The Colors of Cape Town

The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.

In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.

After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.

We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.

In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.

Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.

The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.

For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.

At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.

For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.

A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.

A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.

If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.

Columbine of Brittany

200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.

Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.

With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.

At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.

Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)

I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.

So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?

Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.

I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.

The Kalahari Trails

(No, no, I haven’t converted to hiking.)

North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.

We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).

The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.

Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.

Orange, Right Bank

North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.

The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.

A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).

The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?

I Love You, I Eat You

In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.

A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.

It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.

Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.

A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.

It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).

In and Out

Kgalagadi, Nossob Camp.

We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.

At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.

A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.

Another Morning

By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.

It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
120 passagers de Ryanair sont débarqués à Nantes au lieu de Lille English translation pending
by Tripulante · 2013-01-20 · 177 replies
120 passagers de la compagnie Ryanair, partis de Porto dimanche matin pour Lille, ont finalement été débarqués à Nantes en raison des conditions météorogiques sur le nord de la France et étaient toujours dans l’attente d’une solution en fin d’après-midi pour rejoindre leur destination initiale.

"Nous sommes 123 personnes, dont des enfants. Il n’y a personne à l’aéroport de la compagnie Ryanair. Le responsable de l’aéroport n’a pas de solution. Il y a des gens qui n’ont pas d’argent pour aller à Lille et l’avion de Ryanair est reparti vers Porto», a expliqué à l’AFP l’un des passagers, Ricardo Ribeiro. L’avion avait décollé de Porto à 7H00 du matin. Il s’est posé à 10H00 sur l’aéroport de Nantes-Atlantique. «Nous sommes restés pendant quatre heures, jusqu’à 14H00, à l’intérieur de la carlingue. Nous n’avons même pas reçu de l’eau. Un enfant a fait un malaise», a poursuivi M. Ribeiro. «Nous discutons avec la direction de l’aéroport mais il est plus de 17H00 et nous ne voyons toujours pas de solution», a-t-il ajouté. De son côté, la direction de l’aéroport de Nantes a fait savoir à l’AFP qu’elle s’efforçait de mettre en oeuvre une solution de remplacement satisfaisante «en lien avec le prestataire qui représente Ryanair à Nantes». «Des passagers d'autres vols déroutés avaient été acheminés vers leurs destinations initiales par autobus», ce qui n’a pas été possible pour les 123 passagers du Porto-Lille, a-t-il précisé. Finalement, ces personnes du vol Ryanair ont été conduites en début de soirée dans un hôtel à proximité et rejoindront lundi matin Lille par bus, a indiqué M. Motte, à l’exception de deux famillles comprenant des personnes à mobilité réduite, qui sont parties dimanche en fin d’après-midi pour Lille en taxi. Nantes et Lille sont distantes d’environ 600 kilomètres.
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
by Gazipach9 · 2013-01-15 · 2 replies
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi octobre 2012



Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...



Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.

Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.

Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatigu��e.

Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.

Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.

Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.

Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.

Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.

Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.

Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places à des voyageurs en règle. La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire. Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu. Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin. Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs. L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose. Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage. le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari? Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté. Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette. Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...



L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.



Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil. Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos. Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage. Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet. Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb. Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!



Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.



A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.

Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.

Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.



La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.



Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.



Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)

Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)

Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.



La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)

Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau. Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.

IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.

Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.



Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.



L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.

Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?



Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?



Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.



En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !



On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.



Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.



Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.



La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954mLe soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations. Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation. Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)



Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.



La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .



Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.



A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.



Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.

L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.

La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.



L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.

Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue. Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide. Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.



Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !

(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.

Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !

Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m

Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !



Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.



Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.



Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud. Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux. Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours. Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit. Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus. Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?



Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.



Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale. Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant. Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets. Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.



Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.



La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.



Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.



Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.



Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.

Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.



Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.

Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.



Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Du Salar d'Uyuni au Pantanal: projet d'itinéraire English translation pending
by Atila · 2013-01-03 · 25 replies
Bonjour à tou(te)s,

Une nouvelle année voit le jour , de nouveaux projets de voyages aussi ! 😉

Voici l'esquisse d'un parcours en Bolivie et au Brésil sur un mois :

Arrivée par Santa Cruz de la Sierra (2 nuits)

Location d'une voiture puis :

- Cochabamba (2 nuits) - Lago Poopo via Oruro (1 nuit) - Uyuni (2 nuits) - Potosi (2 nuits) - Sucre et environs (3 nuits) - Samaipata et parc Amboro (3 nuits)

Retour du véhicule sur Santa Cruz puis bus pour San José de Chiquitos (2 nuits)

Bus pour la frontière brésilienne.

Pantanal : une semaine

Vol pour Rio (2 nuits) puis retour en France...

J'aurais voulu vos avis sur la faisabilité de ce parcours et vos bonnes adresses (confort - charme) en chemin !

Je m'interroge particulièrement sur l'étape entre Cochabamba et Lago Popoo (trop long ?)ainsi que sur les possibilités d'hébergement près de ce lac.

Je ne vois pas non plus comment articuler la partie Pantanal : déplacement en Bus ? Coût d'un lodge confort mais pas luxe ?

Quant à la température en août : vêtement de sport d'hiver à Uyuni (froid très froid ou juste froid ?) et robe légère dans le Pantanal (été ou printemps) ?

Je précise que je connais le nord de la Bolivie, Atacama et Rio.

Merci d'avance !🙂

Agnès
Mon projet pour un mois au Vietnam English translation pending
by Daidzou · 2013-01-03 · 30 replies
voici mon projet j'attends vos avis merci d'avance a tous et toutes on part a deux avec mon hom et on a 55 ans ( ca compte lol) Projet

départ de France le 25 fevrier 2013

Arrivée a Hanoi le 26 février rester 4 jours faire le tour du lac de la tortue, visiter le temple de la Littérature, le temple du pilier unique, flaner dans les vieilles rues commerçantes , un spectacle de marionnettes sur eau, le mausolée de Ho Chi Minh achat laque rue Hàng Gai

baie d’Halong 2 jours une nuit en jonque

sapa rizières col Tram ton le plus haut du Vietnam Bac ha marché du dimanche 4 jours

Thac ba petites iles en forme de bol renversé sur un lac est ce que ca vaut le détour ? 1 jour

Ninh binh baie Terrestre 1 jour

Retour Hanoi en car pour avion vers Hué 3 jours Hué visiter Arene royale , temple des elephants , le mausolée du roi Tu duc ; Riviere des parfums pour la pagode de la dame celeste

Parc Phong nha -ke bang grottes rivieres 1 jours ou 2

Puis les tunnels de Vinh moc et la fabrique de céramique de Phuoc tich 1 jour

Rejoindre Danang musée Cham( car ou train ) en passant par le col des nuages ( comment s’arreter au sommet pour les photos ) Rejoindre Hoi an visiter la ville le lendemain visiter My son 2 jours

Avec les aléas 22 jours reste 8 jours pour mon cher delta

Retour a Hué avion pour Ho chi ming Visiter le mieux possible poste centrale cathedrale notre dame temple Thien Hau deesse la mer Quartier chinois 2 jours

Retour a Dalat voir la maison de Hang nag avec le train a crémaillère le lac Xuan Huong, au centre de la ville. 1 jour

nha trang 1 jour pour souffler un peu les iles en bateau soit iles avec les jeux ….

tunnel de CU CHI Cantho tay ninh 4 jours

j’arrive a mes 30 jours retour a Ho chi ming pour avion pour rentrer en France 1 jour
Régime matrimonial en Inde English translation pending
by Bergamotine · 2013-01-03 · 20 replies
Bonjour,

Quel est le régime matrimonial en Inde du Sud? Est il le même qu'en France?

dans le cadre d 'un mariage franco Indien, sans contrat de mariage au préalable, est ce que le conjoint français peut il faire respecter le droit francais ? ou est ce le droit indien, lieu officiel du mariage?

Si quelqu'un dans ce forum a qq informations à ce sujet, je serai contente d'en recevoir et de lire,

merci à tous,
Retour de voyage en Israël d'une Maghrébine English translation pending
by Shayagirl · 2013-01-02 · 23 replies
Bonjour

Ayant pas mal cherché des informations sur l'entrée en Israel pour une personne d" origine maghrebine, je voulais faire profiter les personnes qui souhaitent s'informer de mon retour d'expérience. Je suis partie en Octobre dernier avec 3 copines d'origine et de "souche" francaise pour un sejour à but purement touristique. Pour info, je suis de nationalité francaise. Voici mon sejour et les peripeties quand on a un nom arabe.

1-L'arrivée à tel aviv Nous avons pris un vol paris Tel aviv via Istanbul, Pour info, pas d'interrogatoire au decollage. Nous avons atteris donc à tel aviv vers 22h et au moment de passer les frontieres, je présente mon passeport et la personne aux frontieres garde mon passeport et me dit d'attendre sur le coté. Bien evidement sans explication, de maniere désagréable en anglais et en laissant mes amies passer. Puis un agent est venu me chercher et m' a conduit dans son bureau et j'ai du répondre a ses questions: motif du sejour, villes visitées, nom du pere grand pere origine, si je connaissais du monde sur place si j avais l intention de me rendre dans la west bank. Heuresement, j'avais le circuit prévu imprimé ainsi que la liste des hotels. Püis, il m' a demandé d'atteindre dans une salle d'attente ou il y avait comme moi que des arabes ou des personnes voyageant seules et qui devaient subir l interrogatoire pour verifier si ce n'est pas des personnes risquées.. Au bout d'1h30 deuxieme interrogatoire qui a duré 5 min, meme question que precedemment. et puis le OK have a nice trip en israel. Ouf !!! Je tiens quand meme à préciser que les agents ne m'ont pas agressé et étaient très polis courtois et meme souriants.

2- le retour en Israel apres la journée en jordanie Au cour de mon sejour nous avions prevu d'aller a petra en Jordanie, nous avons donc pris une excursion avec un organisme de voyage. Je ne me suis pas imaginée qu'au moment de rentrer en israel, on allait à nouveau me mettre sur le coté, car pour moi je ne suis partie que pour la journée et en plus via un organisme israelien. Et ben non, mais bon, elle me l' a rendu 5 min après cette fois ci. En plus cette agente m' a narguée du regard, histoire de m'humilier.

3- le vol EL AL De retour sur Eilat, nous avions booké un vol eilat -tel aviv via EL AL . Pas une seconde j'avais imaginé à quel point on allait me faire ch... à nouveau et oui pourtant un vol interne . J'arrive au comptoire et la, interrogatoire devant les autres passagers d'1 heure: motif du voyage, parcours, nom du pere grand pere (ils aiment la généologie) et les questions sans queue ni tete pourquoi je suis au crédit agricole, examen de ma carte de crédit et le pire: revue de mes 2000 photos... et forcement la fouille de mes affaires. EL AL COMPAGNIE RACISTE. Comme toujours je suis la seule du groupe à avoir à ca.

4-retour Paris On finit par la totale, Pas d'interrogatoire mais une fouille complète valise et du corps et meme de mes collants transparents, sait on jamais... BREF voila à quoi vous attendre meme si vous y aller pour un tourisme basique. CONSEILS repondez poliment et ayez sous la main tous les papiers vols hotels trajet. Et surout ne prenez pa la compagnie aérienne EL AL . Vous n'aurez pas de probleme si vous n'avez rien à vous reprocher. Sinon le voyage étaient super, c'est beau. Jerusalem magnifique; tel aviv sympa , Bethleem et Mer morte superbe et Petra grandiose. Eilat sans intéret. Je suis a disposition pour vous filer des info sur hotels pas cher et bien situés, autres conseils. a+++
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

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