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Avis sur le Tour des Combins (Suisse) English translation pending
Bonjour,
Avec un ami, nous avons décidé de nous lancer ce petit défi : partir la 2ème semaine de septembre pour une randonnée de +/- 6 jours. Ca serait une première pour nous.
Tout d'abord, un périple de plusieurs jours est-il accessible à de nouveaux comme nous, sachant qu'on a dans les 22 ans et qu'on sait mordre sur notre chique ?
Ensuite, on a cherché quelques circuits sur le web, et je suis tombé sur celui-ci : le Tour des Combins (http://www.tourdescombins.ch/). J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous avez déjà suivi ce circuit, et si ils avaient des avis à partager, des conseils, etc. Et surtout, si ils pouvaient nous dire si ce circuit est accessible ou pas ! Peut-être avez vous une idée d'un autre circuit, de préférence près de Vevey/Montreux, notre point de départ.
Merci d'avance, et bonne marche !
Avec un ami, nous avons décidé de nous lancer ce petit défi : partir la 2ème semaine de septembre pour une randonnée de +/- 6 jours. Ca serait une première pour nous.
Tout d'abord, un périple de plusieurs jours est-il accessible à de nouveaux comme nous, sachant qu'on a dans les 22 ans et qu'on sait mordre sur notre chique ?
Ensuite, on a cherché quelques circuits sur le web, et je suis tombé sur celui-ci : le Tour des Combins (http://www.tourdescombins.ch/). J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous avez déjà suivi ce circuit, et si ils avaient des avis à partager, des conseils, etc. Et surtout, si ils pouvaient nous dire si ce circuit est accessible ou pas ! Peut-être avez vous une idée d'un autre circuit, de préférence près de Vevey/Montreux, notre point de départ.
Merci d'avance, et bonne marche !
Taxes du matériel informatique à l'arrivée à Nouméa? English translation pending
😉salut à zot tout
j'ai un petit soucis suite aux diverses discussions sur les taxes à l'arrivée à Nouméa.
Je vais arriver au mois de septembre😎 pour commencer un nouveau poste
ma question : ma femme me rejoignant au mois de janvier pourra-t-elle arriver avec du matériel informatique acheté au mois de septembre octobre (cela pour un achat de plus de trois mois). différents forums avancent que du matériel acheté depuis 3 mois ne seront pas taxé mais lorsque je vois sur le site des douanes : matériel de plus de 6 mois ??? Qui croire🤪!!!!
merci pour vos réponses
Envoyer un colis en Ukraine: passage à la douane? English translation pending
Bonjour a tous, De retour d'un voyage en vélo passant en Ukraine, j'aimerais pour remercier l'habitant qui m'a hébergé lui envoyer un colis avec des produits francais. Est ce qu'on peut envoyer ce qu'on veut par la poste ? Ou les douaniers ouvrent-ils les colis en se servant au passage ? Quels sont les produits soumis à des restrictions ? Connaissez vous les franchises ? Alcool, foie gras, fromage... par exemple Merci d'avance Sylvestre
Compte rendu de cinq jours de randonnée de Sospel à Saint-Dalmas - Valdeblore (France) English translation pending
bonjour à tous😉, voilà un résumé de cinq jours de marche.... tout d'abord, je n'ai pu faute de temps éffectuer mes huit jours comme je l'avais prévu... donc cinq jours c'était pas mal.. Avant tout je voulais saluer "rando alp"😛 car ses fiches sont bien.... puis respect....
Donc mon itiniraire à commencé de sospel pour finir à st delmas valdeblore en 4 jours et demi..... pour résumer j' étais trop chargé (20 kg avec tente et sac de couchage) et je m'étais rendu compte que le départ matinal est vraiment important
1er jour ; le départ s'annonce pas terrible, en retard sur l'horaire prévue, je décide de partir en bas du sentier en remontant la place du village vers 10 h 30 ... le départ s'annonce plutot sympa, car c'est une voie vtt ... et puis les choses se corsent trés vites; je m'habitue aux poids.... je traverse une multitude de pins et de touffes de lavandes, car il fait trés chaud... il faut atteindre l"Authion pour l'unique point d'eau.... je perd ma gourde entre temps, je la retrouve, je marche au final 2h de plus mais la vue est belle car nous sommes en "balcon" à un certain moment.... puis enfin les mélezes, j'atteins difficilement la ferme d'Authion.. heureusement un fromager sympa m'offre un verre et m'indique la route... pour demain matin... le sentier est marqué par de nombreuses ruine de guerres ce qui attriste un peu le paysage...
2ème jour; bien réveillé, le fromager m'indique un raccourci pour couper à travers champs, pour éviter la route départementale, mais ça commence plutot raide pour atteindre la baisse des trois communes, la baisse st véran..... Une pause vers 12 h pour atteindre le pas du diable; là j'apperçois un adolescent de douze ans qui me précèdent le pas avec son père.... fatigué en haut du sommet, je mange vers 14h.... le soleil tape fort.... il porte bien son nom, ensuite je descend pas trés bien, puis à intersection avec le pas de l'arpette, je décide de piquer une tete dans le lac des "merveilles"... puis j'arrive vers 16h aux refuges... fatigué, je décide de manger au refuge.... plutot copieux et chaleureux, le refuge offre quand meme un certain confort...
3ème jour; pour réveiller, rien de mieux q'une douche foide🤪 vers 6h 30, je déjeune rapidement, car je sais que ma journée va etre difficile; refuges des merveilles jusqu'à la madonne de fenestre... passant par le refuge de nice.... aprés les peintures rupestres, nous ne faisons que passer des éboulis, le paysage est lunaire, plutot minéral.... je ne vois pas l'intéret du passage des "merveilles". aprés un premier col, je descend la baisse valmasque.... pour rejoindre le pas de la fous vers le refuge de nice;frontière vers la vallée de Gordelasque... l'ascension est pas mal avec des passages de névés...puis la descente fait ressentir quelques douleurs aux pieds.... j'arrive vers 13 h aux refuge, plutot mal, car je me tate pour repartir... Aprés une halte au refuge et une sieste, je repars vers 15h 30...puis la montée du mont colomb, me fait réfléchir mais après avoir rempli ma gourde d'eau fraiche, je repars, je rencontre des jeunes qui font le trajet vers Sospel.... la descente, toujours ses éboulis, me font souffrir, car les ampoules approchent..... au final, j'arrive vers 19 h 30..... le menu toujours copieux, soupe à l'oignon, poulet basquaise pates.... le soir; réparation d'ampoule.....
4ème jour; ah que le réveil est douloureux!! le sac toujours lourd.... je pars mais tard, je me dis le plus dur est fait; donc, je rejoinds le boréon par le pas des ladres;la montée est agréable;au sommet il ya une bifurcation vers le balcon du Gélas! mais bon, je n'ai pas beaucoup le temps.... on aperçoit le lac de Trécolpas à la decente, puis jusqu'au refuge de Cougourde et la cascade jusqu'aux boréon... Ici la nature est plus acceuillante; de nombreux rododheindrons🏴☠️, les chardons, puis les fougères...on ressent une atmosphère très familliale... vers 13 h une pause s'impose, près du boréon, on tourne à droite pour rejoindre, la route de salèse..... des jeunes m'expliquent leur itinéraire en sens inverse... puis le sentier nous emmène vers une immense foret de mélèzes, ; longeant la casquade.... tout à l'ombre plutot agréable....une dernière remontée vers le col des cerises, mais nous nous engageons en descente vers Salèse.... à ce moment, je panique car je ne retrouve plus mon chemin....mais je reconnais la vallée du boréon et son lac de barrage... puis la pluie!!! je remonte enfin salèse mais je suis sur un route.... je retrouve enfin le GR, puis la dernière remontée vers les vacheries du collet est pénible.... je n'ai plus d'eau et le seul point est un tuyeau sur le chemin à notre droite; deux randonneuses m'indiquent 2 h de marche... il est 5 h j'arrive plutot vers 19h30...... je plante ma tente vers une bergerie.. j'ai un peu froid, pour mon dernier soir, je décide d'allumer un feu... mais proprement prés d'un feu établi .... je m'endors pas trés rassuré car aucun campeurs.....
5ème jour. Debout vers 6h, je décide d'en finir, je savoure prés d'un lac mon dernier petit déjeuner.... je repère la dernière balise avant de monter le col de barn... Le GR suit une route forestière en meme temps... je crois l'endroit le plus sympa apès Sospel; dommage que les ampoules viennent gacher ma journée... le type qui gardait la bergerie m'indique 1h 15 de marche si bon marcheur, la balise;2h.. résultat, j'y suis en 2h et quart.. on remonte une foret de mélèzes, puis une prairie, toujours avec une cascade...le sentier est bien entretenue, avec des peintures visibles.... on arrive aux dernier plateau d'éboulis.... mais en zic zac régulier cette fois ci....... finalement, je retrouve la montée longue, mais pas difficile .... à la descente on aperçoit le lac "gros" puis on appercoit de jolis paturages occupés par des moutons..... la descente vers valdeblore est en plusieurs plateaux; la plus longue; 3h du col..... la chaleur revient, les pommes de pins, les essences se font ressentir... ainsi que la résine.... j'apercois la vallée de la commune de Valdeblore, de la colmiane et Rimplas... ça tourne puis, j'apperçois Valdeblore ou il faut traverser quelques chalets et la route, et enfin un restaurant... je commande vers 13h 30.....😉
Donc mon itiniraire à commencé de sospel pour finir à st delmas valdeblore en 4 jours et demi..... pour résumer j' étais trop chargé (20 kg avec tente et sac de couchage) et je m'étais rendu compte que le départ matinal est vraiment important
1er jour ; le départ s'annonce pas terrible, en retard sur l'horaire prévue, je décide de partir en bas du sentier en remontant la place du village vers 10 h 30 ... le départ s'annonce plutot sympa, car c'est une voie vtt ... et puis les choses se corsent trés vites; je m'habitue aux poids.... je traverse une multitude de pins et de touffes de lavandes, car il fait trés chaud... il faut atteindre l"Authion pour l'unique point d'eau.... je perd ma gourde entre temps, je la retrouve, je marche au final 2h de plus mais la vue est belle car nous sommes en "balcon" à un certain moment.... puis enfin les mélezes, j'atteins difficilement la ferme d'Authion.. heureusement un fromager sympa m'offre un verre et m'indique la route... pour demain matin... le sentier est marqué par de nombreuses ruine de guerres ce qui attriste un peu le paysage...
2ème jour; bien réveillé, le fromager m'indique un raccourci pour couper à travers champs, pour éviter la route départementale, mais ça commence plutot raide pour atteindre la baisse des trois communes, la baisse st véran..... Une pause vers 12 h pour atteindre le pas du diable; là j'apperçois un adolescent de douze ans qui me précèdent le pas avec son père.... fatigué en haut du sommet, je mange vers 14h.... le soleil tape fort.... il porte bien son nom, ensuite je descend pas trés bien, puis à intersection avec le pas de l'arpette, je décide de piquer une tete dans le lac des "merveilles"... puis j'arrive vers 16h aux refuges... fatigué, je décide de manger au refuge.... plutot copieux et chaleureux, le refuge offre quand meme un certain confort...
3ème jour; pour réveiller, rien de mieux q'une douche foide🤪 vers 6h 30, je déjeune rapidement, car je sais que ma journée va etre difficile; refuges des merveilles jusqu'à la madonne de fenestre... passant par le refuge de nice.... aprés les peintures rupestres, nous ne faisons que passer des éboulis, le paysage est lunaire, plutot minéral.... je ne vois pas l'intéret du passage des "merveilles". aprés un premier col, je descend la baisse valmasque.... pour rejoindre le pas de la fous vers le refuge de nice;frontière vers la vallée de Gordelasque... l'ascension est pas mal avec des passages de névés...puis la descente fait ressentir quelques douleurs aux pieds.... j'arrive vers 13 h aux refuge, plutot mal, car je me tate pour repartir... Aprés une halte au refuge et une sieste, je repars vers 15h 30...puis la montée du mont colomb, me fait réfléchir mais après avoir rempli ma gourde d'eau fraiche, je repars, je rencontre des jeunes qui font le trajet vers Sospel.... la descente, toujours ses éboulis, me font souffrir, car les ampoules approchent..... au final, j'arrive vers 19 h 30..... le menu toujours copieux, soupe à l'oignon, poulet basquaise pates.... le soir; réparation d'ampoule.....
4ème jour; ah que le réveil est douloureux!! le sac toujours lourd.... je pars mais tard, je me dis le plus dur est fait; donc, je rejoinds le boréon par le pas des ladres;la montée est agréable;au sommet il ya une bifurcation vers le balcon du Gélas! mais bon, je n'ai pas beaucoup le temps.... on aperçoit le lac de Trécolpas à la decente, puis jusqu'au refuge de Cougourde et la cascade jusqu'aux boréon... Ici la nature est plus acceuillante; de nombreux rododheindrons🏴☠️, les chardons, puis les fougères...on ressent une atmosphère très familliale... vers 13 h une pause s'impose, près du boréon, on tourne à droite pour rejoindre, la route de salèse..... des jeunes m'expliquent leur itinéraire en sens inverse... puis le sentier nous emmène vers une immense foret de mélèzes, ; longeant la casquade.... tout à l'ombre plutot agréable....une dernière remontée vers le col des cerises, mais nous nous engageons en descente vers Salèse.... à ce moment, je panique car je ne retrouve plus mon chemin....mais je reconnais la vallée du boréon et son lac de barrage... puis la pluie!!! je remonte enfin salèse mais je suis sur un route.... je retrouve enfin le GR, puis la dernière remontée vers les vacheries du collet est pénible.... je n'ai plus d'eau et le seul point est un tuyeau sur le chemin à notre droite; deux randonneuses m'indiquent 2 h de marche... il est 5 h j'arrive plutot vers 19h30...... je plante ma tente vers une bergerie.. j'ai un peu froid, pour mon dernier soir, je décide d'allumer un feu... mais proprement prés d'un feu établi .... je m'endors pas trés rassuré car aucun campeurs.....
5ème jour. Debout vers 6h, je décide d'en finir, je savoure prés d'un lac mon dernier petit déjeuner.... je repère la dernière balise avant de monter le col de barn... Le GR suit une route forestière en meme temps... je crois l'endroit le plus sympa apès Sospel; dommage que les ampoules viennent gacher ma journée... le type qui gardait la bergerie m'indique 1h 15 de marche si bon marcheur, la balise;2h.. résultat, j'y suis en 2h et quart.. on remonte une foret de mélèzes, puis une prairie, toujours avec une cascade...le sentier est bien entretenue, avec des peintures visibles.... on arrive aux dernier plateau d'éboulis.... mais en zic zac régulier cette fois ci....... finalement, je retrouve la montée longue, mais pas difficile .... à la descente on aperçoit le lac "gros" puis on appercoit de jolis paturages occupés par des moutons..... la descente vers valdeblore est en plusieurs plateaux; la plus longue; 3h du col..... la chaleur revient, les pommes de pins, les essences se font ressentir... ainsi que la résine.... j'apercois la vallée de la commune de Valdeblore, de la colmiane et Rimplas... ça tourne puis, j'apperçois Valdeblore ou il faut traverser quelques chalets et la route, et enfin un restaurant... je commande vers 13h 30.....😉
Adaptateur pour les prises de courant au Vietnam? English translation pending
Bonjour! ma question s'adresse aux voyageurs Canadiens qui sont allé au Vietnam, j'aimerais savoir si on a besoin d'un adaptateur pour le courant électrique ou s'y il ont le même que nous.
Merci
Le désert blanc par l'oasis d'Al-Farafra (Égypte) English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir s'il est possible de faire une tournée dans le désert blanc et y dormir une nuit en passant par Farafra?
Tout ce que j'ai trouvé partait de Bahareya avec plusieurs nuitées.
Merci de vos réponses,
Jos
Tout ce que j'ai trouvé partait de Bahareya avec plusieurs nuitées.
Merci de vos réponses,
Jos
Travail occasionnel au Québec English translation pending
Bonjour à tous, 😉
Avant toutes choses, je tenais à vous remercier pour les conseil que vous donnez sur ce forum ça m'a permit de répondre à beaucoup de mes questions.
Mais voila il en reste encore quelques unes...
Je vous explique mon copain et moi avons décider de prendre une "année sabbatique" pour découvrir le sud-est canadien. Niveau budget actuellement nous devrions tenir environ 4 à 5 mois donc nous voudrions travailler pour financer la suite de notre voyage. Nus sommes tous les 2 dans l'Hotellerie Restauration et on se demandait si c'était possible de travailler occasionnellement au Québec lorsqu'on est étranger et surtout avons nous besoin d'un permis de travail? Car sur les sites ou l'on est aller voir il ne parle jamais de cette possibilité.
Merci à tous
Avant toutes choses, je tenais à vous remercier pour les conseil que vous donnez sur ce forum ça m'a permit de répondre à beaucoup de mes questions.
Mais voila il en reste encore quelques unes...
Je vous explique mon copain et moi avons décider de prendre une "année sabbatique" pour découvrir le sud-est canadien. Niveau budget actuellement nous devrions tenir environ 4 à 5 mois donc nous voudrions travailler pour financer la suite de notre voyage. Nus sommes tous les 2 dans l'Hotellerie Restauration et on se demandait si c'était possible de travailler occasionnellement au Québec lorsqu'on est étranger et surtout avons nous besoin d'un permis de travail? Car sur les sites ou l'on est aller voir il ne parle jamais de cette possibilité.
Merci à tous
Carte pour faire un trek en Islande? English translation pending
Bonjour,
Je planifie un trek en ISLANDE, pour 2009. Je veux faire la "célèbre" traversée Nord (Myvatn) - Sud (Skogar). Je suis donc à la recherche de cartes, et pour l'instant, je ne trouve que des cartes au 300 000. Or, je pense que cette carte va être limite dans certain endroits. J'ai recherche dons des cartes avec des échelles plus précises. J'ai été sur le site de lmi, mais il est en Islandais, et du coup, je n'ai pas trouvé où l'on pouvait accéder aux cartes. Donc, si vous pouviez me donnez des sites où l'on peut se procurez des cartes !
Merci
Je planifie un trek en ISLANDE, pour 2009. Je veux faire la "célèbre" traversée Nord (Myvatn) - Sud (Skogar). Je suis donc à la recherche de cartes, et pour l'instant, je ne trouve que des cartes au 300 000. Or, je pense que cette carte va être limite dans certain endroits. J'ai recherche dons des cartes avec des échelles plus précises. J'ai été sur le site de lmi, mais il est en Islandais, et du coup, je n'ai pas trouvé où l'on pouvait accéder aux cartes. Donc, si vous pouviez me donnez des sites où l'on peut se procurez des cartes !
Merci
Monastère aux tigres de Kanchanburi English translation pending
L'un de vous a certainement visité le monastère aux tigres de Kanchanburi ces derniers temps.
J'aimerais avoir des informations actuelles sur ce parc, ainsi que sur le parc national de kaeng krachan à coté de Phetchaburi : interet, activités, impressions perso sur le animaux et les activités de nature proposées.
Merci de votre apport à ma recherche.
Coco Beach au Gabon English translation pending
bonjour
demande renseignement sur la ville de coco beach au gabon et photos si possible
Hôtel Melia Las Dunas English translation pending
Bonjour à tous, nous voulons nous marier au Melia Las Dunas et voudrions quelques informations avant de réserver. Ce que nous en savons se limite au fait que se serait un très beau site ....mais encore! Est-ce qu'il y aurait paris vous qu'il en saurait davantage?
Merci!
Merci!
Culture, savoir vivre, manières et traditions en Thaïlande? English translation pending
Bonjour !
Après de nombreuses recherches infructueuses je m'en remet a vous. Voilà... je vais aller 5 semaines en Thailande avec ma copine vers la fin de l'année et j'aimerais en savoir plus sur la Thailande avant... j'ai déjà lu tout ce que je pouvais trouver dans le guide du routard... LP, pas encore, mais je ne l'ai trouvé qu'en anglais :/ j'ai parcouru quelques post interessant ici qui m'ont donné quelques infos dans le genre que je recherchais. Par exemple (en vrac) : * Arrondir le prix a la dizaine de bahts superieure pour les taxis * Ne pas montrer du pied une personne (donc ne pas s'assoir en croisant les jambes) * Eviter de porter de l'orange * Pas de couteau a table * Ne pas toucher la tete de quelqu'un * Ne pas toucher un moine si l'on est une femme * Commencer par prendre une bouchée de riz nature a table quand il y en a avant de réellement manger le plat
Tout cela n'est pas obligatoire, évidemment, je ne cherche pas a tout connaitre, ni a vivre comme un Thai... je n'y arriverais pas je le sais (meme si ma philosophie n'est pas tres éloignée du bouddhisme ^^) Mais, tant qu'a aller dans un pays lointain, j'aimerais en connaitre un maximum, pour découvrir cette culture (qui m'attire) autant que pour éviter les impairs... que les thais me pardonneront certainement en pensant "C'est un farang, il ne sait pas", mais j'aimerais éviter cela autant que possible quand meme ;o)
Voila... je ne sais donc pas ou trouver la signification des couleurs pour les Thai par exemple (je m'habille presque toujours en noir ;o), la maniere qu'ils ont d'aborder la vie, la mort, la maladie, la chance, le mysterieux, la science fiction, la science tout court, etc... Est-ce qu'il existerait des livres ou des romans que je pourrais lire qui parleraient de tout ca ? Je lis beaucoup, environ 2 a 3h par jour, donc la taille des volumes ne me fait pas peur.
Merci d'avance pour vos réponses ;o)
Après de nombreuses recherches infructueuses je m'en remet a vous. Voilà... je vais aller 5 semaines en Thailande avec ma copine vers la fin de l'année et j'aimerais en savoir plus sur la Thailande avant... j'ai déjà lu tout ce que je pouvais trouver dans le guide du routard... LP, pas encore, mais je ne l'ai trouvé qu'en anglais :/ j'ai parcouru quelques post interessant ici qui m'ont donné quelques infos dans le genre que je recherchais. Par exemple (en vrac) : * Arrondir le prix a la dizaine de bahts superieure pour les taxis * Ne pas montrer du pied une personne (donc ne pas s'assoir en croisant les jambes) * Eviter de porter de l'orange * Pas de couteau a table * Ne pas toucher la tete de quelqu'un * Ne pas toucher un moine si l'on est une femme * Commencer par prendre une bouchée de riz nature a table quand il y en a avant de réellement manger le plat
Tout cela n'est pas obligatoire, évidemment, je ne cherche pas a tout connaitre, ni a vivre comme un Thai... je n'y arriverais pas je le sais (meme si ma philosophie n'est pas tres éloignée du bouddhisme ^^) Mais, tant qu'a aller dans un pays lointain, j'aimerais en connaitre un maximum, pour découvrir cette culture (qui m'attire) autant que pour éviter les impairs... que les thais me pardonneront certainement en pensant "C'est un farang, il ne sait pas", mais j'aimerais éviter cela autant que possible quand meme ;o)
Voila... je ne sais donc pas ou trouver la signification des couleurs pour les Thai par exemple (je m'habille presque toujours en noir ;o), la maniere qu'ils ont d'aborder la vie, la mort, la maladie, la chance, le mysterieux, la science fiction, la science tout court, etc... Est-ce qu'il existerait des livres ou des romans que je pourrais lire qui parleraient de tout ca ? Je lis beaucoup, environ 2 a 3h par jour, donc la taille des volumes ne me fait pas peur.
Merci d'avance pour vos réponses ;o)
Cérémonie avec bénédiction du lit en Thaïlande English translation pending
Je crée un post car personne n'a su me répondre sur l'autre post concernant la Dot, j'aurais aimé avoir des renseignements
par simple curiosité sur cette cérémonie (qui aura lieu pour nous 4 jours après le mariage, comme pour le choix de la date du
mariage il faut que cela soit fait à un moment propice)
Je sais juste qu'en gros le lit nuptial est béni en présence de quelques personnes seulement puis le couple s'allonge sur le lit c'est quelque chose comme ça...
De plus je me demandait, sur l'autre post est dit que c'est normalement la belle famille (ma belle famille en somme) qui paye le mariage, est-ce systématique ?
Merci de m'éclairer sur le sujet.
Je sais juste qu'en gros le lit nuptial est béni en présence de quelques personnes seulement puis le couple s'allonge sur le lit c'est quelque chose comme ça...
De plus je me demandait, sur l'autre post est dit que c'est normalement la belle famille (ma belle famille en somme) qui paye le mariage, est-ce systématique ?
Merci de m'éclairer sur le sujet.
Meilleur endroit pour bien manger à Bali? English translation pending
je serais a bali en septembre et je suis en demi pension alors je voudrais savoir ou aller pour vraiment bien manger le midi, je serai a seminyak pas trop loin de kuta 🙂 par avance merci de me conseiller !! 🙂
Visite de la Palestine et d'Israël English translation pending
Bonjour,
Je dois arrêter de vous déranger avec mes questions fatiguantes, mais j'aimerai bien avoir l'avis de gens ayant déjà connu la Palestine et Israel. J'y vais au mois d'aout, pour 1 semaine à 10 jours, j'aimerai bien savoir les 5 villes et endroits à ne pas manquer et l'itinéraire optimal, si c'est facile à dire évidamment...Ce qui est à faire et ce qui est surtout à éviter..Quels endroits dois-je éviter?
Je ne cherche pas des endroits développés, mais plutôt l'histoire et la culture et la vie de tous les jours...
Je rêve de visiter un max de places, et je n'ai pas une grande idée sur les checkpoints et les temps que ça peut prendre...
Un gros merci d'avance
Dhbou
Voyager avec des animaux pour l'Irlande English translation pending
Je pars vivre en Irlande à l'automne en enmenant avec moi un chiot berger blanc suisse qui sera tout juste sevré et acheté dans un élevage, et un chaton né chez moi ce mois ci.
Je pars en avion et je voulais savoir ce qu'il fallait que je fasse pour enmener mes petites bêtes avec moi, quelles sont les modalités et précautions, les prix, si les conditions de transport sont bonnes, et si il y a un moyen de les avoir en cabine avec moi.
Enfin bref il me faudrait toute les informations pour bien voyager avec Dandy et Dali!
Merci d avance!
Je pars en avion et je voulais savoir ce qu'il fallait que je fasse pour enmener mes petites bêtes avec moi, quelles sont les modalités et précautions, les prix, si les conditions de transport sont bonnes, et si il y a un moyen de les avoir en cabine avec moi.
Enfin bref il me faudrait toute les informations pour bien voyager avec Dandy et Dali!
Merci d avance!
Cuba: itinéraire, hôtels et adresses en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Cuba du 08 Juillet au 11 Aout avec notre fils de 8 ans je viens chercher conseil auprès des connaisseurs ...... je cherche à reserver un hôtel pour notre arrivée à la Havane, sur un site en ligne par exemple, ou puis-je chercher ? connaissez vous des adresses (propre, bien situé et avec la clim vu la chaleur en cette période ?)
je n'ai pas du tout d'itinéraire, pas encore eu le temps de m'y pencher mais je sais que nous voulons passer au moins une bonne semaine sur une plage tranquille je cherche donc des adresses (des lieux /des hôtels ou chez l'habitant )pour le reste nous voulons biensûr voir un maximum de chose, faire de la randonnée, si vous avez une idée d'itinéraire et des endroits à ne pas manquer
et enfin pour les location de voiture ou faut il s'adresser ? quel est le coût pour une semaine ?, est il indispensable de louer une voiture ou peut on se déplacer aisément en bus ou taxi ?
merci d'avance
Virginie
Nous partons à Cuba du 08 Juillet au 11 Aout avec notre fils de 8 ans je viens chercher conseil auprès des connaisseurs ...... je cherche à reserver un hôtel pour notre arrivée à la Havane, sur un site en ligne par exemple, ou puis-je chercher ? connaissez vous des adresses (propre, bien situé et avec la clim vu la chaleur en cette période ?)
je n'ai pas du tout d'itinéraire, pas encore eu le temps de m'y pencher mais je sais que nous voulons passer au moins une bonne semaine sur une plage tranquille je cherche donc des adresses (des lieux /des hôtels ou chez l'habitant )pour le reste nous voulons biensûr voir un maximum de chose, faire de la randonnée, si vous avez une idée d'itinéraire et des endroits à ne pas manquer
et enfin pour les location de voiture ou faut il s'adresser ? quel est le coût pour une semaine ?, est il indispensable de louer une voiture ou peut on se déplacer aisément en bus ou taxi ?
merci d'avance
Virginie
Croisière-snorkeling aux Maldives English translation pending
hello à tous
la croisière snorkeling aux maldives auquelle je m'étais inscrite en avril a dû être malheureusement annulée 😕, (nombre de participants insuffisant) aussi pour le prochain départ pour la fin de l'année j'espère que cela ne va pas se reproduire.... en attendant merci de me faire part de vos impressions sur cette croisière.
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Voyager toute seule au Japon à 12 ans? English translation pending
Voila je me présente j'ai 12 ans et demi et j'aimerais aller au Japon retrouver mes grands-parents.
Je voudrais (si possible) voyageais seule, en avion sans hotesse de l'air.
Est-ce-que ce la est-il possible, sachant que mon voyage se déroulerai en plusieurs étapes?
Carnet de route Jordanie-Syrie-Israël English translation pending
Bonjour, me voila de retour après un périple de 3 semaines dans cette belle région.
Voici un petit récit de mes aventures jour après jour :
Jour 1 : Envol pour Amman depuis Marseille, correspondance à CDG. Nous avons droit à un A320 pas très confortable quoique neuf d'Air France (la place pour les jambes n'est pas terrible...) Des écrans centraux mais pas de film... Nous arrivons à Amman vers 19h00, nous achetons nos visas : attention pas de distributeur dans le terminal mais un bureau de change...prévoir des espèces. Coût du visa 10 dinars (soit 10€) Nous prenons la voiture dans le hall chez Avis et nous partons pour l'hôtel Al Sufara (40€ le petit appart pour 4) que nous trouvons au bout d'une heure de "galère" ah amman !!! Que du bonheur !!! Le gérant nous a commandé des pizzas, on se sentait pas de sortir...
Jour 2 : Route vers Jerash, visite du site toute la matinée. Places antiques, agoras, théâtres, colonnades temples : c'est immEnse et grandiose !!! Nous mangeons au resto libanais près du site (lebanese house), un délice et assez bon marché : un des meilleurs resto de notre voyage, hmmm le chiche taouk... Nous partons pour Ajlun, chateau des croisés. Un petit chateau sur sa colline assez bien conservé et agréable à visiter. Il fait 25°C, il y a du vent et je viens de m'apercevoir que j'ai pris un énorme coup de soleil sur les bras et les épaule... Que du bonheur... Après la visite, on fait route vers Madaba. On essaie de trouver le site du baptême du Christ près de la frontière israélienne...Après quelques substantiels détours...nous arrivons mais c'est fermé...no comment et vive les panneaux. Arrivée à Madaba, nuit à l'hôtel Myriam (30€ la double et très bon confort)

Jour 3 : Visite des mosaïques de Madaba : superbe !!! Route vers Mont Nebo, beau panorama sur les monts de Judée quoique un peu brumeux. Route ensuite vers la mer morte : flottage garanti : plage 2 bonnes heures pour profiter. Expérience inoubliable (Amman beach 10€ l'entrée par personne) Déjeuner sur place vers 13-14h. Après midi, en route vers Kerak, visite de ce beau château des croisés...mais en pleine tempête de vent... Le soir, route tranquillement vers Petra (wadi musa où nous trouvons notre superbe Hôtel Al anbat) Le prix est passé de 30€ à 60€ et heureusement que j'avais mes mails de réservation. L'hôtel le plus pourri de nous voyage : sale, la salle de bain est inondée, les toilettes fuient, le mobilier est défoncé, brefs évitez...

Jour 4 : Pétra enfin!!! Nous commençons par le Siq (comme tout le monde), nous déambulons dans ce majestueux canyon avant d'arriver au trésor, ce temple grandiose : les qualificatifs ne manquent pas !!! Le site est immense, grandiose, merveilleux, dieu que c'est beau tous ces temples dans la roche, ces montagnes rouges, ces canyons de partout et tous ces chameaux !!! un seul bémol : c'est sale, très sale !!! surtout l'intérieur des temples qui servent de toilettes...no comment ! Après un repas buffet à 12€ pris dans un des resto de Petra nous attaquons la montée vers le monastère. Un autre temple grandiose. Et là délire, un bédouin s'est mis à l'escalader, belle frayeur !!! Nous poussons un peu vers la grande falaise et le point de vue. Après retour vers l'entrée et quelques deux heures de marche. Surprise, il est 17h00 et tous les touristes sont partis, nous sommes presque seuls dans Petra !!! c'est magique !!! Il n'ya que 10 personnes devant le trésor et tout le monde (nous, les 2 anglaises et les 3 mexicaines) attends que la charmante dame voilée qui prend des photos avec son mari depuis 20 minutes devant le temple, se pousse un peu...juste 2 secondes, qu'on puisse prendre le temple sans personne... Non elle ne veut pas...la mexicaine va voir le policier qui lui demande gentillement de se pousser...manifestement elle faisait exprès...!!! Nous retournons avec joie à l'hôtel Al Anbat...toujours aussi pourri...le lit n'a même pas été fait et on a de serviettes neuves...grrr!!!

Jour 5 : Retour à Petra, ça nous avait manqué !!! Nous ne passons pas par le siq, mais par un autre wadi juste sur la droite avant le siq. La ballade est merveilleuse, le canyon très fleuri et très très étroit par moments. Nous débouchons sur les tombes royales (grandiose mais je me répète) Nous attaquons la randonnée qui monte et qui mène vers l'aire de sacrifice. Au sommet de la montagne la vue est spectaculaire, et dans la redescente, de l'autre côté d'autres magnifiques temples nous attendent. Une fois en bas nous allons manger au même resto que la veille, les buffets à volonté sont d'enfer !! cassage de ventre garanti!!! Ensuite nous quittons Petra pour aller vers le wadi Rum Nous arrivons en plein coucher de soleil dans notre campement Beit Ali (vraiment super) : 50€ la nuit pour deux dans un chalet avec la demi pension...là aussi j'avais bien fait de garder mes mails de résa car s'est passé à 55€... On nous arrange le tour dans le wadi rum pour le lendemain.

Jour 6 : Route vers le visitors center où nous attends Slimane. Un gars super. Il nous emmène dans sa jeep et c'est parti !!! Un désert fabuleux, le plus beau que j'ai vu : des dunes rouges, ocres, oranges, jaunes, des montagnes noires, des canyons !!! Déjeuner avec Slimane et son neveu qui nous prend en charge pour l’après midi, visite des arches naturelles, du red canyon...tout est fabuleux (tout ça pour 40€ la journée...à 4) Nous rentrons lessivé au camp

Jour 7 : Route vers Aqaba... Nous louons une heure de petit bateau à fond de verre et Ibrahim nous fait découvrir les fonds marins de la mer rouge et là HORREUR !!! c'est pourri, il ne reste rien, sauf des bouteilles, des sacs plastiques...ils ont dans ce pays pays un vrai problème avec l'environnement. On est bien déçu mais Ibrahim est super cool et on passe quand même un bon moment. L'après midi, on se balade dans Aqaba écrasé par la chaleur terrible... Le soir on s'envole vers Amman, puis correspondance vers Damas. Le fokker 28 de royal jordanian est assez vétuste pour le Aqaba Amman mais l'embraer195 qui fait Amman Damas est tout neuf et très confortable !!! un vrai bonheur cet avion. A damas nous passons l'immigration sans problème, les agents sont très souriants. Dans le hall, on galère pour trouver Europcar, normal, les loueurs ont disparu du hall de l'aéroport...Heureusement, je crois reconnaître mon nom sur la pancarte d'un jeune homme : c'est lui l'agence Europcar !!! Il nous file les clés et on file vers le centre ville. On a trouvé très facilement l'hôtel, sans se perdre pour une fois. Il est 2 heures du mat...une bonne nuit nous attend.

Jour 8 : Direction la vieille ville de Damas. Taxi et c'est parti. Nous visitons la mosquée des Omeyyades, la fameuse. C'est un lieu envoûtant, qui prend les tripes. C'est émouvant de voir tous ces fidèle. Un de mes meilleurs souvenir. Ensuite visite du Palais Al Azem transformé en musée. Très beau et très sympa. Et balade dans les rues et surtout les souks !!!Ma carte est bloqué, j'ai dépassé mon plafond de retrait heureusement que beau papa est là pour me dépanner...c'est pas grave j'attendrai d'être à Palmyre me dis-je... Le souk de Damas est non seulement immense mais en plus magique, ça sent bon l'orient, les épices, les syriens sont juste des amours, tout le monde vient nous parler, on commence à parler de foot, des romains, savon d’Alep, de mariage...des gens fabuleux !!! Le soir route vers Palmyre : 250km, 2 heures sur la route du désert (Irak 210km...ce panneau laisse rêveur...) Nous arrivons à l'hôtel Zénobia, situé au milieu du site, magnifique.

Jour 9 : palmyre...vite j'ai hâte d'y être mais d'abord, il faut retirer des sous...eh ben ce ne sera pas pour cette fois car sachez le il n'y a pas de banque à Palmyre. Heureusement que beau papa avait assez de cash pour payer les 2 nuits d'hôtel, l'essence de la voiture, les repas, les souvenirs et les entrées du site...je vous le dis prévoyez vraiment des espèces !!! Attaquons la visite : pas un chat sur le site, les groupes ne sont pas nombreux...nous déambulons dans les temples, sur le cardo maximus, sur l'agora dans le théâtre. Ce site est fabuleux et immense. Qu'elle belle histoire que celle de la reine Zénobie qui a cru qu'elle était capable de prendre le contrôle de l'empire romain... Le soir après une visite du petit musée, et des tombes, nous montons au château arabe pour voir le soleil couchant illuminer le site. La lumière est fabuleuse !!! Puis voyant les 604 autocars monter avec les groupes, nous redescendons rapidement vers le site. Les colonnes sont rouges et le soleil disparaît dieu que c'est beau !!! Deuxième nuit au super hôtel Zenobia.

Jour 10 : Route vers le crac des chevaliers (on passe par Homs la seule ville sur la route où l'on trouve un distributeur...) Arrivée splendide au crac dans un décor de rêve. Nous apercevons les mont Liban au loin dans le brume. Visite du château, nous nous perdons et nous déambulons dans les douvres, les couloirs secrets, les écuries. On peut aller de partout, rien n'est interdit...mais là aussi, c'est assez sale, dommage. Nous mangeons dans le château où il y a un petit resto vraiment pas cher et super bon. Ensuite en route pour Apamée... Les panneaux dans cette région n'existent pas...c'est l'angoisse...une super idée jailli de mon cerveau, nous avons demandé aux gens rencontré où était Apamée...mais comme ils ne comprenaient rien, je leur ai montré la photo du guide...bonne idée non ? Et ben non en fait parce voyant des colonnes, ils nous indiqué la route de Palmyre... Finalement nous avons découvert que Apamée se dit "Afamia" en arabe et là c'était plus facile. Le site est très beau surtout das le soleil couchant. Les colonnes grises entourées de champs de blé rougeoient. Il ya des bergers et quelques bédouins...encore un beau site. Puis après, vers 19h, route vers Latakia. c'est pas loin, une centaine de kilomètres... mais angoisse !!! l'autoroute Alep Lattakia par où nous devons passer est FERMÉE. Nous faisons donc 4 heures de route dans les montagnes...de nuit au milieu des camions... Nous arrivons lessivés à l'hôtel vers 23h...


Jour 11 : Route vers le château de Saladin, un autre château croisé très beau dans cette verdure. Très fleuri et entouré de pins d’Alep. Un spectacle magnifique. Puis après la visite nous partons vers les villes mortes Al Bara et Sergilla. Nous y arrivons 5 heures plus tard après s'être perdu 40 fois...et oui pas de panneau...On n'a même pas mangé ce midi là...pas de resto dans les villages traversés. Les villes mortes sont très belles surtout Sergilla à ne pas rater. Ensuite route vers Alpe. Nous trouvons l'hôtel tout de suite sans tourner en rond grâce à mon sens inné de l'orientation. Nous allons manger dans un superbe resto du quartier arménien.

Jour 12 : Là c'est the deception, évidemment comme je suis blond j'ai prévu une visite des souks d’Alep un vendredi...qui correspond à notre dimanche...comme tout est fermé, nous nous rabattons sur la citadelle. Nous trouvons quand même quelques boutiques ouvertes pour acheter du savon... Puis route vers Saint Siméon. Le monastère est magnifique et la vue sur l'immensité au nord est prodigieuse. L'après midi nous redescendons vers Damas en passant par Hama et ses norias (moulin à eau). Nous arrivons le soir à Damas.

Jour 13 : Beau papa s'envole pour Marseille et je reste seul avec ma petite chérie. Nous partons pour Bosra. Une heure de route plus tard, nous visitons le magnifique théâtre et le site à côté qui vaut aussi le détour. Déjeuner dans un petit resto sur une terrasse ombragée, vraiment agréable. Restés sur notre fin pour les souks d'Alep, nous fonçons vers Damas et nous allons dilapider les souks. On acheté TOUT !!! Nous rentrons à l'hôtel et nous nous couchons de bonne heure...

Jour 14 : Envol pour Amman et taxi vers la frontière Israélienne (prix fixe 31€ se renseigner dans le hall d'arrivée) Arrivés au pont d'allenby, nous prenons un bus à environ 3€ qui nous conduit vers la frontière Israélienne. Entre les 2 frontières, il y a un no man's land que seul le bus jordanien a le droit de traverser. A la frontière c'est le début de l'aventure, on est préparé au pire (interrogatoire, fouille...) Et ben non !!! Pour ceux que ça intéresse, voici les étape : 1. on vous prend toutes vos valises 2. Vous passez un portique de détecteur de métaux 3. vous passez dans une machine bizarre qui vous envoie des pressions d'air et qui vous prends en photos 4. Vous faites la queue au comptoir d'immigration. L'agent vous pose des questions pendant 4-5 minutes, vous prend vos passeports et vous fait remplir un papier. 5. Vous revenez sur vos pas et attendez dans la grande salle d'attente. 6. un autre agent vient, récupère le document et vous pose encore quelques questions banales sur votre séjour. 7. On vous rend vos passeports, vous retournez au comptoir d’immigration et on vous tamponne le passeport. Nous on a rien demandé, ils nous ont tamponné une feuille à part. 8. Vous récupérez vos bagages 9. Vous êtes sortis, ça a pris 2h30 environ. J'ai été surpris par la gentillesse des agents, que des jeunes, très sympas, souriants...hallucinant, nous qui nous attendions au pire de ce côté là !!! chanceux ? J'avoue qu'ils étaient moins cool avec les palestiniens qui étaient parqués comme du bétail... A la sortie nous prenons un taxi collectif jusqu'à Jérusalem porte de Damas et un autre taxi jusqu'à l'hôtel. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville. Ah le mur des lamentations, le saint sépulcre, les souks. Une soirée magique !!!

Jour 15 : On se lève tôt pour profiter au maximum. Première chose, on se rend sur l'esplanade des mosquées : la queue est longue au moins 1500m et il faut attendre au moins une heure pour y entrer : attention fermeture du site à 11h00 pour la prière. J'ai plaint les pauvres touristes à qui on a interdit l’accès après une heure de queue...Y aller tôt. L'esplanade c’est magique. Un lieu rempli de sérénité, de calme, nous flânons dans les jardins et on observe les fidèles. Ensuite en route pour le tombeau de marie et l'église des nation (très belle). On monte au sommet du mont les oliviers et on profite de la vue superbe sur la vieille ville et le dôme du rocher. Après le repas, chemin de croix. 9 stations suivent la via dolorosa et les 5 dernières se situent dans le st sépulcre. Il y a beaucoup plus de monde que la veille au soir... Après, nous allons faire la ballade des remparts. Très belle vue et reposant car par de monde et silence prodigieux. Nous passons ensuite le début de soirée dans les souks...dilapidation de nos dernières économies...
Jour 16 : On quitte Jérusalem pour l'aéroport de Tel Aviv où l'on récupère la voiture de loc (156 dollars les 4 jours) Route vers Eilat. On passe par le Maktesh Ramon, un cratère magnifique où on passe la journée. Rando...les gens du visitors center sont super gentils. On arrive à Eilat dans un super hôtel, le sunset motel. Très joli chambre et beau jardin. La petite éthiopienne de la réception est vraiment adorable. Soirée à Eilat. C'est à 10km d'aqaba mais rien à voir. Plus de vie, plus de jeunes, on se croit aux Baléares.

Jour 17 : Tôt le matin, randonnée dans le Red Canyon dans les montagnes d'Eilat. Un canyon vraiment fabuleux. Route ensuite vers le parc animalier de Hai Bar. Une sorte de Zoo que l'on visite dans sa propre voiture. On traverse une savane un peu comme dans un safari. On a assisté avec horreur au déjeuner des serpents (pauvres souris)... Nous passons ensuite l'après midi à Coral Beach, le parc national sous marin d'Eilat. Les fonds marins marins n'ont rien à voir avec ceux d'Aqaba, ici tout est propre et bien préservé. Les poissons tropicaux viennent à nos pieds. On est sous le charme.

Jour 18 : Nous quittons Eilat. Nous passons par le parc de Timna où l'on peut voir les piliers de Salomon et le temple égyptien dédié à Hator. Un beau parc mais quelle chaleur !!! Ensuite route vers la mer Morte. On passe par Sodome et la statue de le femme de Loth (qui fuyait la destruction de Sodome et Gomorrhe et qui a été transformée en sel) On séjourne à Ein Boqek une station très vieillotte située dans le bassin sud. Les eaux y sont encore plus saturée en sel. On se fait flotter tout l'après midi. C'est cooool


Jour 19 : Visite du site fameux de Massada : là où les juifs on préféré se suicider plutôt que de tomber sous la coupe des romains. Une belle histoire pour un site fabuleux et qui offre un panorama à couper le souffle. Ensuite c'est Ein Guedi, une gorge dans le désert de Judée avec ses cascades et ses piscines naturelles. Route vers Tel Aviv. On se ballade en soirée dans Jaffa puis on profite un peu de la plage. Demain c'est l'heure de partir, déjà !!!


Jour 20 : Debout à 4h et départ pour l'aéroport. On nous a dit qu'à Tel Aviv Ben Gourion c'est l'enfer. Qu'il faut y être 3 heures avant le vol tellement les contrôles et les fouilles sont sévères...Bilan on est dans la salle d'embarquement 2h30 avant le vol. Les contrôles ont pris 30 minutes...Cette fois les agents étaient de vrais têtes de c... !!! On a trouvé la tactique en fait "no speak english" du coup ils nous on foutu la paix... Le vol était super. Toujours sur Air France et sur le même A320. On a eu droit aux issues de secours, du coup plein de place pour les jambes. Bon petit dej et même un film pour passer le temps. Avec pleins de choses à raconter.
Voilà j'espère vous avoir fait un peu rêver.
Si je dois faire un bilan, je peux dire que les pays arabes visités on été les plus accueillant, c'est leur point fort, de même que les sites grandioses qui s'y trouvent.
Leur point faible c'est le manque de panneau et surtout le problème des détritus !!! Le problème des distributeurs de billets aussi pour la Syrie (prévoir du cash).
L'accueil en Israël n'a pas été si horrible que ça, à tous les check points traversé, les militaires ont été cools, j'ai pas trouvé les israéliens moins agréables que les français...que ce soit dans les hôtel ou les bus...il y a des cons partout. Le pays est propre, tout est bien balisé, les routes sont superbes et la nature très bien préservée. Ça nous a fait pensé aux parc nationaux de l'ouest américain..
En tout cas foncez-y ce sont tous de beaux pays et l'histoire y est passionnante. C'est le berceau de notre humanité.
Jour 1 : Envol pour Amman depuis Marseille, correspondance à CDG. Nous avons droit à un A320 pas très confortable quoique neuf d'Air France (la place pour les jambes n'est pas terrible...) Des écrans centraux mais pas de film... Nous arrivons à Amman vers 19h00, nous achetons nos visas : attention pas de distributeur dans le terminal mais un bureau de change...prévoir des espèces. Coût du visa 10 dinars (soit 10€) Nous prenons la voiture dans le hall chez Avis et nous partons pour l'hôtel Al Sufara (40€ le petit appart pour 4) que nous trouvons au bout d'une heure de "galère" ah amman !!! Que du bonheur !!! Le gérant nous a commandé des pizzas, on se sentait pas de sortir...
Jour 2 : Route vers Jerash, visite du site toute la matinée. Places antiques, agoras, théâtres, colonnades temples : c'est immEnse et grandiose !!! Nous mangeons au resto libanais près du site (lebanese house), un délice et assez bon marché : un des meilleurs resto de notre voyage, hmmm le chiche taouk... Nous partons pour Ajlun, chateau des croisés. Un petit chateau sur sa colline assez bien conservé et agréable à visiter. Il fait 25°C, il y a du vent et je viens de m'apercevoir que j'ai pris un énorme coup de soleil sur les bras et les épaule... Que du bonheur... Après la visite, on fait route vers Madaba. On essaie de trouver le site du baptême du Christ près de la frontière israélienne...Après quelques substantiels détours...nous arrivons mais c'est fermé...no comment et vive les panneaux. Arrivée à Madaba, nuit à l'hôtel Myriam (30€ la double et très bon confort)

Jour 3 : Visite des mosaïques de Madaba : superbe !!! Route vers Mont Nebo, beau panorama sur les monts de Judée quoique un peu brumeux. Route ensuite vers la mer morte : flottage garanti : plage 2 bonnes heures pour profiter. Expérience inoubliable (Amman beach 10€ l'entrée par personne) Déjeuner sur place vers 13-14h. Après midi, en route vers Kerak, visite de ce beau château des croisés...mais en pleine tempête de vent... Le soir, route tranquillement vers Petra (wadi musa où nous trouvons notre superbe Hôtel Al anbat) Le prix est passé de 30€ à 60€ et heureusement que j'avais mes mails de réservation. L'hôtel le plus pourri de nous voyage : sale, la salle de bain est inondée, les toilettes fuient, le mobilier est défoncé, brefs évitez...

Jour 4 : Pétra enfin!!! Nous commençons par le Siq (comme tout le monde), nous déambulons dans ce majestueux canyon avant d'arriver au trésor, ce temple grandiose : les qualificatifs ne manquent pas !!! Le site est immense, grandiose, merveilleux, dieu que c'est beau tous ces temples dans la roche, ces montagnes rouges, ces canyons de partout et tous ces chameaux !!! un seul bémol : c'est sale, très sale !!! surtout l'intérieur des temples qui servent de toilettes...no comment ! Après un repas buffet à 12€ pris dans un des resto de Petra nous attaquons la montée vers le monastère. Un autre temple grandiose. Et là délire, un bédouin s'est mis à l'escalader, belle frayeur !!! Nous poussons un peu vers la grande falaise et le point de vue. Après retour vers l'entrée et quelques deux heures de marche. Surprise, il est 17h00 et tous les touristes sont partis, nous sommes presque seuls dans Petra !!! c'est magique !!! Il n'ya que 10 personnes devant le trésor et tout le monde (nous, les 2 anglaises et les 3 mexicaines) attends que la charmante dame voilée qui prend des photos avec son mari depuis 20 minutes devant le temple, se pousse un peu...juste 2 secondes, qu'on puisse prendre le temple sans personne... Non elle ne veut pas...la mexicaine va voir le policier qui lui demande gentillement de se pousser...manifestement elle faisait exprès...!!! Nous retournons avec joie à l'hôtel Al Anbat...toujours aussi pourri...le lit n'a même pas été fait et on a de serviettes neuves...grrr!!!

Jour 5 : Retour à Petra, ça nous avait manqué !!! Nous ne passons pas par le siq, mais par un autre wadi juste sur la droite avant le siq. La ballade est merveilleuse, le canyon très fleuri et très très étroit par moments. Nous débouchons sur les tombes royales (grandiose mais je me répète) Nous attaquons la randonnée qui monte et qui mène vers l'aire de sacrifice. Au sommet de la montagne la vue est spectaculaire, et dans la redescente, de l'autre côté d'autres magnifiques temples nous attendent. Une fois en bas nous allons manger au même resto que la veille, les buffets à volonté sont d'enfer !! cassage de ventre garanti!!! Ensuite nous quittons Petra pour aller vers le wadi Rum Nous arrivons en plein coucher de soleil dans notre campement Beit Ali (vraiment super) : 50€ la nuit pour deux dans un chalet avec la demi pension...là aussi j'avais bien fait de garder mes mails de résa car s'est passé à 55€... On nous arrange le tour dans le wadi rum pour le lendemain.

Jour 6 : Route vers le visitors center où nous attends Slimane. Un gars super. Il nous emmène dans sa jeep et c'est parti !!! Un désert fabuleux, le plus beau que j'ai vu : des dunes rouges, ocres, oranges, jaunes, des montagnes noires, des canyons !!! Déjeuner avec Slimane et son neveu qui nous prend en charge pour l’après midi, visite des arches naturelles, du red canyon...tout est fabuleux (tout ça pour 40€ la journée...à 4) Nous rentrons lessivé au camp

Jour 7 : Route vers Aqaba... Nous louons une heure de petit bateau à fond de verre et Ibrahim nous fait découvrir les fonds marins de la mer rouge et là HORREUR !!! c'est pourri, il ne reste rien, sauf des bouteilles, des sacs plastiques...ils ont dans ce pays pays un vrai problème avec l'environnement. On est bien déçu mais Ibrahim est super cool et on passe quand même un bon moment. L'après midi, on se balade dans Aqaba écrasé par la chaleur terrible... Le soir on s'envole vers Amman, puis correspondance vers Damas. Le fokker 28 de royal jordanian est assez vétuste pour le Aqaba Amman mais l'embraer195 qui fait Amman Damas est tout neuf et très confortable !!! un vrai bonheur cet avion. A damas nous passons l'immigration sans problème, les agents sont très souriants. Dans le hall, on galère pour trouver Europcar, normal, les loueurs ont disparu du hall de l'aéroport...Heureusement, je crois reconnaître mon nom sur la pancarte d'un jeune homme : c'est lui l'agence Europcar !!! Il nous file les clés et on file vers le centre ville. On a trouvé très facilement l'hôtel, sans se perdre pour une fois. Il est 2 heures du mat...une bonne nuit nous attend.

Jour 8 : Direction la vieille ville de Damas. Taxi et c'est parti. Nous visitons la mosquée des Omeyyades, la fameuse. C'est un lieu envoûtant, qui prend les tripes. C'est émouvant de voir tous ces fidèle. Un de mes meilleurs souvenir. Ensuite visite du Palais Al Azem transformé en musée. Très beau et très sympa. Et balade dans les rues et surtout les souks !!!Ma carte est bloqué, j'ai dépassé mon plafond de retrait heureusement que beau papa est là pour me dépanner...c'est pas grave j'attendrai d'être à Palmyre me dis-je... Le souk de Damas est non seulement immense mais en plus magique, ça sent bon l'orient, les épices, les syriens sont juste des amours, tout le monde vient nous parler, on commence à parler de foot, des romains, savon d’Alep, de mariage...des gens fabuleux !!! Le soir route vers Palmyre : 250km, 2 heures sur la route du désert (Irak 210km...ce panneau laisse rêveur...) Nous arrivons à l'hôtel Zénobia, situé au milieu du site, magnifique.

Jour 9 : palmyre...vite j'ai hâte d'y être mais d'abord, il faut retirer des sous...eh ben ce ne sera pas pour cette fois car sachez le il n'y a pas de banque à Palmyre. Heureusement que beau papa avait assez de cash pour payer les 2 nuits d'hôtel, l'essence de la voiture, les repas, les souvenirs et les entrées du site...je vous le dis prévoyez vraiment des espèces !!! Attaquons la visite : pas un chat sur le site, les groupes ne sont pas nombreux...nous déambulons dans les temples, sur le cardo maximus, sur l'agora dans le théâtre. Ce site est fabuleux et immense. Qu'elle belle histoire que celle de la reine Zénobie qui a cru qu'elle était capable de prendre le contrôle de l'empire romain... Le soir après une visite du petit musée, et des tombes, nous montons au château arabe pour voir le soleil couchant illuminer le site. La lumière est fabuleuse !!! Puis voyant les 604 autocars monter avec les groupes, nous redescendons rapidement vers le site. Les colonnes sont rouges et le soleil disparaît dieu que c'est beau !!! Deuxième nuit au super hôtel Zenobia.

Jour 10 : Route vers le crac des chevaliers (on passe par Homs la seule ville sur la route où l'on trouve un distributeur...) Arrivée splendide au crac dans un décor de rêve. Nous apercevons les mont Liban au loin dans le brume. Visite du château, nous nous perdons et nous déambulons dans les douvres, les couloirs secrets, les écuries. On peut aller de partout, rien n'est interdit...mais là aussi, c'est assez sale, dommage. Nous mangeons dans le château où il y a un petit resto vraiment pas cher et super bon. Ensuite en route pour Apamée... Les panneaux dans cette région n'existent pas...c'est l'angoisse...une super idée jailli de mon cerveau, nous avons demandé aux gens rencontré où était Apamée...mais comme ils ne comprenaient rien, je leur ai montré la photo du guide...bonne idée non ? Et ben non en fait parce voyant des colonnes, ils nous indiqué la route de Palmyre... Finalement nous avons découvert que Apamée se dit "Afamia" en arabe et là c'était plus facile. Le site est très beau surtout das le soleil couchant. Les colonnes grises entourées de champs de blé rougeoient. Il ya des bergers et quelques bédouins...encore un beau site. Puis après, vers 19h, route vers Latakia. c'est pas loin, une centaine de kilomètres... mais angoisse !!! l'autoroute Alep Lattakia par où nous devons passer est FERMÉE. Nous faisons donc 4 heures de route dans les montagnes...de nuit au milieu des camions... Nous arrivons lessivés à l'hôtel vers 23h...


Jour 11 : Route vers le château de Saladin, un autre château croisé très beau dans cette verdure. Très fleuri et entouré de pins d’Alep. Un spectacle magnifique. Puis après la visite nous partons vers les villes mortes Al Bara et Sergilla. Nous y arrivons 5 heures plus tard après s'être perdu 40 fois...et oui pas de panneau...On n'a même pas mangé ce midi là...pas de resto dans les villages traversés. Les villes mortes sont très belles surtout Sergilla à ne pas rater. Ensuite route vers Alpe. Nous trouvons l'hôtel tout de suite sans tourner en rond grâce à mon sens inné de l'orientation. Nous allons manger dans un superbe resto du quartier arménien.

Jour 12 : Là c'est the deception, évidemment comme je suis blond j'ai prévu une visite des souks d’Alep un vendredi...qui correspond à notre dimanche...comme tout est fermé, nous nous rabattons sur la citadelle. Nous trouvons quand même quelques boutiques ouvertes pour acheter du savon... Puis route vers Saint Siméon. Le monastère est magnifique et la vue sur l'immensité au nord est prodigieuse. L'après midi nous redescendons vers Damas en passant par Hama et ses norias (moulin à eau). Nous arrivons le soir à Damas.

Jour 13 : Beau papa s'envole pour Marseille et je reste seul avec ma petite chérie. Nous partons pour Bosra. Une heure de route plus tard, nous visitons le magnifique théâtre et le site à côté qui vaut aussi le détour. Déjeuner dans un petit resto sur une terrasse ombragée, vraiment agréable. Restés sur notre fin pour les souks d'Alep, nous fonçons vers Damas et nous allons dilapider les souks. On acheté TOUT !!! Nous rentrons à l'hôtel et nous nous couchons de bonne heure...

Jour 14 : Envol pour Amman et taxi vers la frontière Israélienne (prix fixe 31€ se renseigner dans le hall d'arrivée) Arrivés au pont d'allenby, nous prenons un bus à environ 3€ qui nous conduit vers la frontière Israélienne. Entre les 2 frontières, il y a un no man's land que seul le bus jordanien a le droit de traverser. A la frontière c'est le début de l'aventure, on est préparé au pire (interrogatoire, fouille...) Et ben non !!! Pour ceux que ça intéresse, voici les étape : 1. on vous prend toutes vos valises 2. Vous passez un portique de détecteur de métaux 3. vous passez dans une machine bizarre qui vous envoie des pressions d'air et qui vous prends en photos 4. Vous faites la queue au comptoir d'immigration. L'agent vous pose des questions pendant 4-5 minutes, vous prend vos passeports et vous fait remplir un papier. 5. Vous revenez sur vos pas et attendez dans la grande salle d'attente. 6. un autre agent vient, récupère le document et vous pose encore quelques questions banales sur votre séjour. 7. On vous rend vos passeports, vous retournez au comptoir d’immigration et on vous tamponne le passeport. Nous on a rien demandé, ils nous ont tamponné une feuille à part. 8. Vous récupérez vos bagages 9. Vous êtes sortis, ça a pris 2h30 environ. J'ai été surpris par la gentillesse des agents, que des jeunes, très sympas, souriants...hallucinant, nous qui nous attendions au pire de ce côté là !!! chanceux ? J'avoue qu'ils étaient moins cool avec les palestiniens qui étaient parqués comme du bétail... A la sortie nous prenons un taxi collectif jusqu'à Jérusalem porte de Damas et un autre taxi jusqu'à l'hôtel. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville. Ah le mur des lamentations, le saint sépulcre, les souks. Une soirée magique !!!

Jour 15 : On se lève tôt pour profiter au maximum. Première chose, on se rend sur l'esplanade des mosquées : la queue est longue au moins 1500m et il faut attendre au moins une heure pour y entrer : attention fermeture du site à 11h00 pour la prière. J'ai plaint les pauvres touristes à qui on a interdit l’accès après une heure de queue...Y aller tôt. L'esplanade c’est magique. Un lieu rempli de sérénité, de calme, nous flânons dans les jardins et on observe les fidèles. Ensuite en route pour le tombeau de marie et l'église des nation (très belle). On monte au sommet du mont les oliviers et on profite de la vue superbe sur la vieille ville et le dôme du rocher. Après le repas, chemin de croix. 9 stations suivent la via dolorosa et les 5 dernières se situent dans le st sépulcre. Il y a beaucoup plus de monde que la veille au soir... Après, nous allons faire la ballade des remparts. Très belle vue et reposant car par de monde et silence prodigieux. Nous passons ensuite le début de soirée dans les souks...dilapidation de nos dernières économies...
Jour 16 : On quitte Jérusalem pour l'aéroport de Tel Aviv où l'on récupère la voiture de loc (156 dollars les 4 jours) Route vers Eilat. On passe par le Maktesh Ramon, un cratère magnifique où on passe la journée. Rando...les gens du visitors center sont super gentils. On arrive à Eilat dans un super hôtel, le sunset motel. Très joli chambre et beau jardin. La petite éthiopienne de la réception est vraiment adorable. Soirée à Eilat. C'est à 10km d'aqaba mais rien à voir. Plus de vie, plus de jeunes, on se croit aux Baléares.

Jour 17 : Tôt le matin, randonnée dans le Red Canyon dans les montagnes d'Eilat. Un canyon vraiment fabuleux. Route ensuite vers le parc animalier de Hai Bar. Une sorte de Zoo que l'on visite dans sa propre voiture. On traverse une savane un peu comme dans un safari. On a assisté avec horreur au déjeuner des serpents (pauvres souris)... Nous passons ensuite l'après midi à Coral Beach, le parc national sous marin d'Eilat. Les fonds marins marins n'ont rien à voir avec ceux d'Aqaba, ici tout est propre et bien préservé. Les poissons tropicaux viennent à nos pieds. On est sous le charme.

Jour 18 : Nous quittons Eilat. Nous passons par le parc de Timna où l'on peut voir les piliers de Salomon et le temple égyptien dédié à Hator. Un beau parc mais quelle chaleur !!! Ensuite route vers la mer Morte. On passe par Sodome et la statue de le femme de Loth (qui fuyait la destruction de Sodome et Gomorrhe et qui a été transformée en sel) On séjourne à Ein Boqek une station très vieillotte située dans le bassin sud. Les eaux y sont encore plus saturée en sel. On se fait flotter tout l'après midi. C'est cooool


Jour 19 : Visite du site fameux de Massada : là où les juifs on préféré se suicider plutôt que de tomber sous la coupe des romains. Une belle histoire pour un site fabuleux et qui offre un panorama à couper le souffle. Ensuite c'est Ein Guedi, une gorge dans le désert de Judée avec ses cascades et ses piscines naturelles. Route vers Tel Aviv. On se ballade en soirée dans Jaffa puis on profite un peu de la plage. Demain c'est l'heure de partir, déjà !!!


Jour 20 : Debout à 4h et départ pour l'aéroport. On nous a dit qu'à Tel Aviv Ben Gourion c'est l'enfer. Qu'il faut y être 3 heures avant le vol tellement les contrôles et les fouilles sont sévères...Bilan on est dans la salle d'embarquement 2h30 avant le vol. Les contrôles ont pris 30 minutes...Cette fois les agents étaient de vrais têtes de c... !!! On a trouvé la tactique en fait "no speak english" du coup ils nous on foutu la paix... Le vol était super. Toujours sur Air France et sur le même A320. On a eu droit aux issues de secours, du coup plein de place pour les jambes. Bon petit dej et même un film pour passer le temps. Avec pleins de choses à raconter.
Voilà j'espère vous avoir fait un peu rêver.
Si je dois faire un bilan, je peux dire que les pays arabes visités on été les plus accueillant, c'est leur point fort, de même que les sites grandioses qui s'y trouvent.
Leur point faible c'est le manque de panneau et surtout le problème des détritus !!! Le problème des distributeurs de billets aussi pour la Syrie (prévoir du cash).
L'accueil en Israël n'a pas été si horrible que ça, à tous les check points traversé, les militaires ont été cools, j'ai pas trouvé les israéliens moins agréables que les français...que ce soit dans les hôtel ou les bus...il y a des cons partout. Le pays est propre, tout est bien balisé, les routes sont superbes et la nature très bien préservée. Ça nous a fait pensé aux parc nationaux de l'ouest américain..
En tout cas foncez-y ce sont tous de beaux pays et l'histoire y est passionnante. C'est le berceau de notre humanité.
Visites très faciles à Saly avec des enfants en bas âge (retour) English translation pending
bonjour
merci à tous ceux qui ont répondu, à mes demandes de renseignement sur voyager avec des enfants au senegal nous sommes partis avec nos 2 enfants de 4-5 ans, et sur une durée de 2 semaines nous avons fait des excursions avec les enfants pour que le senegal ne se reduise pas à une piscine ou la mer ! juste moi et les enfants avec un Guide l'arrivée des pêcheurs à Mbour 10 Eu les enfants ont adoré en famille une journée complète baobab sacré puis saloum puis restau puis joal fadiouth 40 Eu + 20 Eu pirogue + restau pour nous 4 ainsi que le Guide génial ! on est allé à la pouponnière sur la route de Nianing, j'engage tous ceux qui ont de la place dans leur bagage à prendre des vetements ou jouets pour ces tous petits qui restent jusque 1 an avant d'être repris par leur famille ou placés en famille d'accueil, 130 bb, 5 permanents et des bénévoles, merci à cette association pour ce qu'elle fait ! moment émouvant qui a plu aux enfants (on avait pris un sac entier d'affaires pour bb) boire le the chez notre guide sortir à saly n'est pas agréable, on est trop sollicité et parfois agressé même lorsque l'on se promène sur la plage et même si l'on explique même gentiment que l'on n'est pas intéressé .. nous n'avons pas fait la reserve de bandia qui est chere et decevante
Bref, une superbe destination avec les enfants qui ont adoré l'afrique ! ils étaient très fiers d'expliquer à leurs copains à l'école ce qu'ils avaient vu (j'avais fait un petit classeur de photos) et de montrer les coquillages ramassés par kilo ! à l'ile aux coquillages !
voilà, c'est tout frais dans notre tête et donc si vous avez des questions n'hésitez pas !
Retour d'Islande pour les futurs aventurier(ère)s (3 au 20 mai) English translation pending
Bonjour tout le monde.
Me voici revenu de mon séjour du 3 au 20 mai en Islande.
Dans les grandes lignes et afin d'aider les futurs aventuriers (évidemment faut se placer dans le contexte de la saison dans laquelle je suis parti): J'ai dormi dans la voiture la moitié des nuits. Ca se fait très bien. D'ailleurs, quasi-obligé car peu de zones pour dodo surtout dans les fjords de l'Ouest. Pour le miam miam, c'est pas top mais bon on arrive à survivre. Les routes (même la numéro 1) sont en mauvais état (voire une portion de la route 1 sur les fjords de l'est). Evidemment, je suis parti dans une saison hivernale qui m'a réservé des conditions assez extrêmes sur la route (violente tempête de neige entre Myvatn et Egilsatir). A cela, il faut rajouter l'incompétence de Hertz Keflavik qui m'a filé des pneus normaux (et sans chaines dans le coffre!). Temps très éprouvant pour les treks (beaucoup de pluie avec vent très froid) - marquage quasi inexistant ou tres abimé par l'hiver rude Paysages magnifiques Solidarité des gens (et oui, les conditions sont difficiles et il y a un respect qui se sent pour ceux qui bravent les éléments comme les Islandais) Moyenne sur les routes: 80 km/h Peu de controles de police (il parait que l'on peut se permettre d'être de 10 km/h au dessus par contre attention pour les gros excés) - de toutes façons, contrairement à notre cher pays, les limitations sont justifiées en Islande et je dirais même qu'il faut souvent conduire en dessous des limites !). On paie quasiment tout par carte même un café à 250 ISK. Les Youth Hostels sont très bien - Bon accueil Les bains chauds et piscines sont un régal - A abuser ! Le blue Lagoon à Rekja n'est pas si bien que ce qui est markété.... preference tres forte pour celui du myvatn!
voila pour un rapide retour.
je reste à dispo pour celles et ceux qui voudraient plus d'info.
j'en profite pour remercier celles et ceux qui m'ont apporté leur conseil.
M.
Ascension du Jbel Toubkal (Maroc) English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte faire l'ascension du Toubkal avec un ami vers la mi-juin. Je souhaiterais la faire sans guide et savoir si il est possible de la faire en une journée pour personne assez endurante. Ca m'étonnerait étant donné qu'il s'agit d'un 4000 mais je demande quand même (on sait jamais).
Et où est ce que je pourrais me procurer une carte détaillé à Marrakech?
Merci d'avance!
Je compte faire l'ascension du Toubkal avec un ami vers la mi-juin. Je souhaiterais la faire sans guide et savoir si il est possible de la faire en une journée pour personne assez endurante. Ca m'étonnerait étant donné qu'il s'agit d'un 4000 mais je demande quand même (on sait jamais).
Et où est ce que je pourrais me procurer une carte détaillé à Marrakech?
Merci d'avance!
Bilan d'un retour de Cuba du 6 au 19 mai English translation pending
De retour de Cuba, du 6 au 19 mai.
Voyage vraiment très sympa, ça m'a beaucoup plu.
Itinéraire classique : Habana, Trinidad, Vinales, Cayo Levisa. Tout était chouette.
Quelques remarques : Casa particular carrément plus sympa que les hôtels.
J'avais réservé les hotels via le site Cubahotelreservation, tout s'est bien passé, je n'ai eu aucune mauvaise surprise sur place.
La Havane : Testé 2 hotels à La Havane (Beltran et Tejadillo), bien mais chers et c'est plus sympa d'être hébergé en casa. Une bonne adresse à La Havane : Casa Luis Batista, Calle Amargura 255 Le paladar La Guarida dans Habana central vaut vraiment le détour. Cher mais bon et super déco. On a tenté le coup sans réservation et on a eu une table.
Trinidad : Casa Bernardo y Sarahi, Calle Petersen. Très sympa mais Bernardo était en vacances sans m'avoir prévenue (dommage pour la cuisine) et quelques produits ont subrepticement disparus de ma trousse de toilette (la fille adolescente de ma logeuse de remplacement...?) Balade à cheval très chouette dans Los Ingenios
Vinales : 2 hotels, La Ermita plus sympa que Los Jazmines, mais l'autre a une vue carrément plus époustouflante qui justifie que l'on y descende (Photos de la vallée à la lumière du matin) balades à cheval très sympa. Mur de la Préhistoire sans aucun intérêt. Monter dans les carrioles des paysans moyennant quelques CUC.
Cayo Levisa : paradisiaque. Bungalows sur la plage avec des hamacs. Service un peu désinvolte. Sorties plongées très aléatoires, pas quotidiennes.
Partie seule mais fait plein de rencontres. Ambiance plus décontractée et plus festive qu'en Asie, de la musique partout, très sympa.
Quelques photos pour illustrer tout cela : http://picasaweb.google.com/c.denouel/Cuba?authkey=mLTszX1rZ3E
Et bon voyage à tous ceux qui se préparent à y aller...
Partie seule mais fait plein de rencontres. Ambiance plus décontractée et plus festive qu'en Asie, de la musique partout, très sympa.
Quelques photos pour illustrer tout cela : http://picasaweb.google.com/c.denouel/Cuba?authkey=mLTszX1rZ3E
Et bon voyage à tous ceux qui se préparent à y aller...
Repas à bord de vols Delta Air Lines, American Airlines et Air France? English translation pending
Savez-vous si Delta airline, American airline et Air France proposent un repas et une boisson gratuite pendant le vol si celui-ci dépasse un certain nombre d'heures ?
Mon vol durera 26 h.
Et aussi, avec les nouvelles restrictions concernant les bagages à main, est-ce que je peux emporter une bouteille d'eau si je peux prouver qu'elle n'a pas été ouverte (et que donc, je n'ai pu y ajouter un produit suspect) ?
Merci !
Merci !
KLM ou Lufthansa pour un vol vers Singapour? English translation pending
bonjour a tous !
je recherche actuellement un billet pour l indonesie au depart de toulouse
j ai trouve 2 prix interessants :
klm
lufthansa (un peu moins cher)
quelle compagnie me conseillerez vous ??
y a t il des tv individuelle ds les avions ??
merci pour vos reponses !
je recherche actuellement un billet pour l indonesie au depart de toulouse
j ai trouve 2 prix interessants :
klm
lufthansa (un peu moins cher)
quelle compagnie me conseillerez vous ??
y a t il des tv individuelle ds les avions ??
merci pour vos reponses !
Distinction entre les termes "expatriation" et "mutation"? English translation pending
Bonjour
Ou puis je trouver les conditions qui distinguent ces 2 thermes ? afin de connaitre les conditions de chaque ?
De plus est il vrai que l'epouse qui démissionne pour suivre son mari n'a pas le droit de travailler de le pays d'expatriation? j'ai lu ça dans un article, je trouve ça etonnant !
Merci d'avance pour vos informations
Ou puis je trouver les conditions qui distinguent ces 2 thermes ? afin de connaitre les conditions de chaque ?
De plus est il vrai que l'epouse qui démissionne pour suivre son mari n'a pas le droit de travailler de le pays d'expatriation? j'ai lu ça dans un article, je trouve ça etonnant !
Merci d'avance pour vos informations
Aller simple avec Aerolineas Argentinas et refus d'embarcation English translation pending
Bonjour,
Voilà une mésaventure qui mérite d'être connue afin qu'elle soit évitée à d'autres voyageurs.
Cela ne concerne pas seulement Aerolineas Argentinas, mais aussi de nombreuses autres compagnie aériennes.
L'achat d'un billet ALLER SIMPLE (sans retour) risque de vous confronter à un refus d'embarcation au moment de l'enregistrement de vos bagages à l'aéroport.
Voilà pour l'info.
A présent j'ai une question, si certaines personnes ont déjà été confrontée à ce problème, merci de m'éclairer un peu quant aux possibilités de remboursement du billet étant donné qu'il n'a pu servir à voyager à cause du refus d'embarcation.
Dans un tel cas, est-il possible de se faire rembourser le billet si celui-ci a été acheté sans assurance. Certaines personnes me disent que c'est possible dans la mesure où je rachèterai un nouveau billet aller-retour dans cette même compagnie.
Je ne parviens pas à contacter la compagnie aérienne (dimmanche + demain jour férié et je suis dans l'urgence pour réorganiser ce voyage)
Réponses bienvenues, merci
Voilà une mésaventure qui mérite d'être connue afin qu'elle soit évitée à d'autres voyageurs.
Cela ne concerne pas seulement Aerolineas Argentinas, mais aussi de nombreuses autres compagnie aériennes.
L'achat d'un billet ALLER SIMPLE (sans retour) risque de vous confronter à un refus d'embarcation au moment de l'enregistrement de vos bagages à l'aéroport.
Voilà pour l'info.
A présent j'ai une question, si certaines personnes ont déjà été confrontée à ce problème, merci de m'éclairer un peu quant aux possibilités de remboursement du billet étant donné qu'il n'a pu servir à voyager à cause du refus d'embarcation.
Dans un tel cas, est-il possible de se faire rembourser le billet si celui-ci a été acheté sans assurance. Certaines personnes me disent que c'est possible dans la mesure où je rachèterai un nouveau billet aller-retour dans cette même compagnie.
Je ne parviens pas à contacter la compagnie aérienne (dimmanche + demain jour férié et je suis dans l'urgence pour réorganiser ce voyage)
Réponses bienvenues, merci
Accueil réservé à un jeune couple homosexuel à Louxor? English translation pending
Bonjour,
c'est la premiere fois que je pars en Egypte avec mon petit ami en aout de cette année.
Je voyage bcp et n'ai jamais eu le moindre pb vis a vis de mon homosexualité.
cependant, j aime bien me renseigner un peu avant de partir.
Pensez vous qu il y ait le moindre "risque" par rapport a ça???
ca peut paraitre bizarre comme question mais bon, je me la pose quand mm, car malgré tout, l'homosexualité dans les pays Mulsulmans (que j'adore) n'est pas tout a fait acceptée...
Merci de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet délicat.
Pierre