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Yosemite: nourriture et ours English translation pending
Bonjour amis voyageurs !
J'ai une question, probablement très stupide. Nous partons dans quelques jours en Californie, et Yosemite fait partie du trip. On parle souvent de ne pas laisser de nourriture dans les véhicules afin de ne pas tenter les ours. Comment vous êtes vous organisés ? Il va bien falloir qu'on ait de la nourriture pour survivre et qu'on laisse le véhicule le temps de randonner, et nous changeons d'hotel tous les jours... les véhicules sont-ils équipés de compartiments adéquats ?
Merci d'avance !
J.
J'ai une question, probablement très stupide. Nous partons dans quelques jours en Californie, et Yosemite fait partie du trip. On parle souvent de ne pas laisser de nourriture dans les véhicules afin de ne pas tenter les ours. Comment vous êtes vous organisés ? Il va bien falloir qu'on ait de la nourriture pour survivre et qu'on laisse le véhicule le temps de randonner, et nous changeons d'hotel tous les jours... les véhicules sont-ils équipés de compartiments adéquats ?
Merci d'avance !
J.
Choix d'itinéraire au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
je pars au Québec en mai, du 10 au 28 mai 2015, seule en sac à dos.
j'aimerais connaître votre point de vue sur l'itinéraire que j'envisage de suivre : - Montréal (3/4 jours) - Trois Rivières (1,5 jours) - Québec (à l'aller, juste y dormir, souhaitant visiter Québec sur le chemin du route), - Tadoussac avec croisière aux baleines (2 jours) - Forestville où je compte prendre le bac pour traverser le Saint Laurent pour atteindre Rimouski - Rimouski (3 jours) où je souhaite aller au Parc du Bic - Rivière du Loup (2 jours) - Québec (visite de la ville pendant 3/4 jours) - retour à Montréal la veille du départ pour rentrer en France ..
Cet itinéraire vous semble t-il faisable en 18 jours? Est-il selon vous trop dense? ou au contraire, pas assez? J'aimerais connaître vos avis sur ces choix (visites à effectuer, beauté des paysages notamment au parc du bic..)
si quelqu'un a déjà réalisé cet itinéraire, avez-vous rencontré des difficultés pour vous loger en auberges de jeunesse au mois de mai sans réservation ? pour voyager en bus (j'aimerais ne pas louer de voiture) ?
merci beaucoup à tous ceux qui me répondront, en espérant vous lire!!
je pars au Québec en mai, du 10 au 28 mai 2015, seule en sac à dos.
j'aimerais connaître votre point de vue sur l'itinéraire que j'envisage de suivre : - Montréal (3/4 jours) - Trois Rivières (1,5 jours) - Québec (à l'aller, juste y dormir, souhaitant visiter Québec sur le chemin du route), - Tadoussac avec croisière aux baleines (2 jours) - Forestville où je compte prendre le bac pour traverser le Saint Laurent pour atteindre Rimouski - Rimouski (3 jours) où je souhaite aller au Parc du Bic - Rivière du Loup (2 jours) - Québec (visite de la ville pendant 3/4 jours) - retour à Montréal la veille du départ pour rentrer en France ..
Cet itinéraire vous semble t-il faisable en 18 jours? Est-il selon vous trop dense? ou au contraire, pas assez? J'aimerais connaître vos avis sur ces choix (visites à effectuer, beauté des paysages notamment au parc du bic..)
si quelqu'un a déjà réalisé cet itinéraire, avez-vous rencontré des difficultés pour vous loger en auberges de jeunesse au mois de mai sans réservation ? pour voyager en bus (j'aimerais ne pas louer de voiture) ?
merci beaucoup à tous ceux qui me répondront, en espérant vous lire!!
Randonnée dans le Jasper et Banff National Park en septembre English translation pending
Pour faire une randonnée dans les deux parcs faudra-t-il prendre des précautions particulières? je veux dire: si jamais il y aura un accident et s'il n'y a pas beaucoup de monde est-ce qu'on appelle les secours ou bien quoi? Et puis est-ce que les deux parcs valent la peine pour y rester - disons 3 à 4 jours ? Quant aux vélos, on peut en louer quelque part, à Jaspers par ex.? Je pense que des VTT ou bien des VTC seraient appropriés?
Cycling the Lot and Célé Valleys
Hi there,
Last summer, I cycled through the Lot and Célé Valleys. There were two couples of us, in "camping mode," with hybrid bikes (except for one road bike with tires that weren’t hybrid at all (!) plus a Bob trailer). We completed the route in the first half of July in just under 15 days (allowing time to explore along the way). The odometer totaled 550 km. We started in Aiguillon on the Lot River and finished in Saint-Geniez-d’Olt. It was an absolute delight. First off, a big thank you to everyone who helped us plan this trip by sharing tips, favorite spots, and practical guides—there were many, and some will recognize themselves (a Jakez from Brittany, a local postman, etc.). A major project seemed to have been launched, but since 2011, not much has materialized beyond Cahors (a signposted cycle route). Don’t let that stop you—it’s totally worth it! In return for the great tips we received, I’m happy to help anyone considering the same route with details on the itinerary, stages, road conditions and traffic, campsites, highlights, and more. Best regards,
Pierre from Lorient
Last summer, I cycled through the Lot and Célé Valleys. There were two couples of us, in "camping mode," with hybrid bikes (except for one road bike with tires that weren’t hybrid at all (!) plus a Bob trailer). We completed the route in the first half of July in just under 15 days (allowing time to explore along the way). The odometer totaled 550 km. We started in Aiguillon on the Lot River and finished in Saint-Geniez-d’Olt. It was an absolute delight. First off, a big thank you to everyone who helped us plan this trip by sharing tips, favorite spots, and practical guides—there were many, and some will recognize themselves (a Jakez from Brittany, a local postman, etc.). A major project seemed to have been launched, but since 2011, not much has materialized beyond Cahors (a signposted cycle route). Don’t let that stop you—it’s totally worth it! In return for the great tips we received, I’m happy to help anyone considering the same route with details on the itinerary, stages, road conditions and traffic, campsites, highlights, and more. Best regards,
Pierre from Lorient
4 jours autour du mont Thabor avec Higloo et Itoo (Alpes) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit d'une randonnée effectuée en août 2014 sur 4 jours/3 nuits en autonomie avec bivouac, avec Higloo berger blanc suisse de 18 mois et Itoo jeune golden retriever de 8 mois.

Tout le récit en images en cliquant ici!
MONT THABOR AOUT 2014 AVEC HIGLOO ET ITOO Jeudi 21/08/2014, J1 du refuge de Laval au lac du Peyron
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
On démarre vers 8h, les nuages finissent de se dissiper alors que nous nous élevons au-dessus du refuge des Drayères vers l’est via le GR57. Le sentier est bien cairné et balisé, de l’autre côté de la vallée la Pointe des Cerces se découpe sur un ciel de plus en plus bleu ! Higloo porte 3 kg de croquettes, ce qui lui fait un sac de 3,5 kg (Approach Pack Ruffwear). Itoo est encore trop jeune pour porter… 12 kg pour moi avec 2 kg de croquettes+ les manteaux et matelas des chiens et de la bouffe pour 4 ou 5 jours. Je me suis concocté un parcours évitant routes et pistes et je prévois de bivouaquer si bien que j’irai à mon rythme sans souci de l’étape du soir. Je sais que les chiens sont endurants mais j’ai quelques inquiétudes quant à leurs pattes guère habituées à un milieu très caillouteux, il faudra les ménager autant que possible. En cas de gros problème, j’ai une petite balise PLB1, à n’activer qu’en cas de risque vital. J’espère ne pas être confrontée au dilemme d’une blessure chez un chien…Higloo fait 36 kg et Itoo environ 25 (il grandit encore), autant dire que je ne pourrai pas les porter en cas de problème. J’ai porté au maximum 1,5 l d’eau et souvent bien moins car il y a de l’eau presque partout sur ce parcours. Les chiens vont se régaler ! 1ère trempette au lac Rond, assez circonspecte car le fond de l’air est frais et les chiens ne souffrent pas de la chaleur. Nous continuons à monter, les chiens profitant du moindre ruisseau +/- parallèle au sentier. Petite pause au lac des Muandes, abrégée par le chahut des chiens : ils ne sont pas du tout fatigués, alors on continue ! Un peu avant d’arriver au col des Muandes (2828m), les Ecrins enneigés (4102 m) font leur apparition. Ici il reste tout de même quelques névés dont les chiens ne manquent pas de profiter. Arrivés au col des Muandes, nous laissons le GR 57 pour prendre la variante via la Roche du Chardonnet et le col de Valmeinier. Le sentier franchit quelques portions encore enneigées, qui offrent un répit bienvenu aux pattes ! Ils sont toujours devant mais m’attendent régulièrement en particulier aux intersections les malins ! Le sentier n’est pas bien balisé mais par beau temps, l’orientation ne pose aucun problème d’autant plus qu’il y a pas mal de monde : les chiens n’ont qu’à suivre la piste la plus odorante ! Et moi je les suis ! Les Aiguilles d’Arve (3500 m) apparaissent au loin…quelle allure ! Nous allons traverser ces longs névés mais la trace est bien marquée et c’est sans problème. Encore un névé douillet qui n’a pas échappé aux chiens qui m’attendent confortablement installés. Nous arrivons enfin au Col de la Chapelle. Je suis soulagée car je sais que la partie la plus escarpée du parcours se termine : les chiens ont été calmes et attentifs là où il ne fallait pas tomber. D’un commun accord ( !) nous décidons de snober le sommet du Mont Thabor où il y a foule (la bonne excuse, en fait on en a tous un peu plein les « pattes »). Longue descente caillouteuse vers le col des Méandes (ça fait mal aux orteils et aux coussinets) et nous retrouvons de l’herbe bien grasse aux Chances du Peyron où nous faisons une longue pause au soleil. Après tout rien ne nous presse…Itoo écrase ferme tandis qu’Higloo reste en permanence sur le qui-vive, en bon chien de berger qui surveille les quelques randonneurs qui passent un peu plus loin. Depuis que nous avons quitté les pentes du Mont Thabor, il n’y a presque plus personne ! Encore une bonne descente vers le lac du Peyron que je passe rapidement afin d’éviter que les chiens ne s’y mouillent trop car l’heure du bivouac approche. Je trouve un coin agréable un peu plus loin dans le vallon du Peyron, sous le Pic du Thabor. Comme d’habitude les marmottes sifflent tous azimuts et narguent les chiens. A ma grande surprise ils ont encore de l’énergie pour jouer ! La tente se retrouve rapidement dans l’ombre du Pic et la température chute rapidement. Avec ce ciel clair, la nuit promet d’être fraîche à 2500 m… J’espère ne pas avoir froid avec le seul double-toit de mon tipi (Shangri La 3) : je n’ai pas pris la tente intérieure par soucis de poids et par commodité par rapport aux allées et venues des chiens. En effet, j’ai fait l’amère expérience de la « délicatesse » de mes monstres en montant dans le jardin une toute nouvelle tente ultralight (Big Agnès Copper Spur UL2) que je destinais entre autres à mes rando avec chiens : en 2 secondes, en chahutant, ils ont brisé un arceau qu’heureusement Arklight Design chez qui j’avais acheté la tente m’a très efficacement remplacé, ce qui m’a permis de l’utiliser avec Fred-plus délicat que les chiens !- pour cette rando. Je monte le tipi au ras du sol afin d’éviter tout courant d’air, ce qui occasionnera en début de nuit pas mal de condensation. Puis il commence à geler et la condensation disparait (ou se transforme en givre) Les chiens dorment « en pyjama » ((manteau pour chien Avallon) oui bon…d’habitude ils dorment dans des canapés !) et je dors habillée avec une grosse doudoune et une couette (M500 wide de Chronique sans Carbon, 726g). J’ai un matelas super isolant (Therm a rest Neoair X lite Women) et les chiens dorment sur un matelas de fitness Décathlon que j’utilise volontiers lors des pauses. Sous mon matelas je place une feuille de polycree, plastique léger et résistant. Bien que trrès frileuse, j’aurais presque eu trop chaud si la couette ne permettait pas une régulation si facile de la température (je ne pense pas pouvoir revenir un jour à un sac de couchage, sauf températures vraiment polaires !) Bref, bonne nuit pour tous les trois ! Pas froid, pas d’insecte, pas d’humidité excessive.
Vendredi 22/08/2014 J2 Du lac du Peyron à Notre Dame des Neiges via le col des Bataillères et le col des Marches.
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Le tour « normal » du Thabor fait passer par la station de Valmenier mais je préfère éviter voitures, routes et remontées mécaniques en coupant après le col des Marches par le lac de Rochenoire et le sentier qui mène via les Matonnes à la chapelle Notre-Dame des Neiges. Il a légèrement gelé cette nuit et le soleil se lève sur un ciel parfaitement pur. Nous partons vers 7h30, encore dans l’ombre de la Cime de la Planette. Nous passons en contrebas d’un troupeau de génisses, qui curieuses, se mettent à galoper vers nous ! Il faut savoir que mon gros Nigloo a peur des vaches (et des chevaux) et c’est mon brave petit Itoo qui s’est mis à leur aboyer dessus avec conviction avec un effet immédiat sur leur trajectoire (et sur son ego !) Un peu plus loin je croise des randonneurs qui viennent du refuge du Mont Thabor et me prennent pour la bergère ! Le joli sentier continue à flanc jusqu’au col de la Vallée Etroite. Ici il n’a pas gelé, simplement une forte rosée. Le refuge du Mont Thabor apparait, dominé par le Cheval Blanc : je croise pas mal de randonneurs qui quittent tous le refuge en même temps ! Je fais une pause au bord du 1er des 2 lacs de Sainte Marguerite (le Lac Rond) afin de faire sécher tente et couette, tandis qu’Itoo essaie d’attraper de tout petits poissons et qu’Higloo est de plus en plus intéressé par le bouchon d’un pêcheur : bonne baignade pour tous les 2. Je repars vers 9h, il n’y a plus personne, tous les autres randonneurs sont déjà loin, cool ! La montée vers le col des Bataillères est un véritable enchantement pour moi comme pour les chiens : vastes alpages verdoyants ponctués de lacs et ruisseaux. Soudain je vois les 2 chiens filer de concert à l’écart du sentier : ils ont repéré 2 randonneurs qui font une pause après avoir franchi le col et comme le fond de l’air est frais ils se sont réfugiés dans leurs sacs de couchage. Réflexe conditionné ou pas ? Les chiens se sont précipités vers eux avec force léchouilles (comme ils le font à la maison avec les enfants au réveil), ce qu’ils ont encaissé avec humour, engoncés dans leurs duvets : « Ah ! Nous voilà bien débarbouillés ! » Les chiens ont eu un succès fou au cours de cette randonnée, même Higloo qui avec ses oreilles pointues suscite souvent un peu d’appréhension : sans doute ses sacoches lui donnaient-elles un air de brave chien discipliné ! Lui qui est d’habitude d’un naturel assez réservé (à la différence d’Itoo qui va systématiquement réclamer des caresses, de façon parfois un peu trop insistante) il a pris goût aux papouilles de tous ces « inconnus ». Quand la pente s’accentue et que mon rythme ralentit, les chiens m’attendent régulièrement, de préférence sur un coin d’herbe. Mais leur surface préférée est bien sûr la neige ! Une fois le col des Bataillères franchi (2787 m), nous entamons la descente assez minérale vers le lac des Bataillères.
Encore des montagnes très colorées, quel contraste avec les verts pâturages de ce matin !
Oui ! Oui ! J’arrive ! Higloo a repéré le lac des Bataillères et pense déjà à une petite baignade… La descente est longuette pour les pattes et je vois les chiens tentés de filer tout droit vers le lac mais l’expérience aidant ils se ravisent et suivent sagement le sentier, qui longe à présent une jolie petite gorge où virevoltent quelques petits oiseaux qui intriguent les chiens. Ça change des marmottes effrontées. Voilà le déroulement systématique des opérations : -une marmotte nous repère -elle regagne prestement le bord de son trou -alors seulement elle pousse son cri perçant -les chiens se précipitent aussitôt -elle attend l’ultime dernier moment pour filer dans son trou Et ça marche à tous les coups ! Nous faisons une longue pause au bord du lac des Bataillères, il fait un temps délicieux, juste la bonne température avec une doudoune. Puis nous passons rapidement le refuge des Marches avant de continuer vers le col des Marches. Nous nous élevons au-dessus du lac (de barrage) de Bissorte, Les chiens profitent du moindre ruisseau, Il y a même un petit lac un peu plus haut, Puis la pente s’accentue (névé rafraîchissant bienvenu) et nous parvenons enfin au col des Marches (2725m) Pour une fois les chiens ont soif, mais le lac de Rochenoire n’est pas bien loin : c’est là que nous quittons le GR57. Nous allons poursuivre dans la vallée au-delà du lac. Juste avant la bifurcation, je croise un jeune berger qui me met en garde contre son patou qui garde des moutons un peu plus bas. Sympa ! Mais en fait nous bifurquons avant si bien qu’au cours de cette rando nous n’aurons croisé aucun patou ni mouton, uniquement 1 ou 2 troupeaux de vaches un peu curieuses. Je suis d’ailleurs étonnée par le peu de bétail rencontré, c’est tout de même lui qui façonne ces si beaux alpages. Bonne sieste au bord du lac de Rochenoire puis nous poursuivons plus loin dans la vallée : le sentier n’est plus balisé et je cafouille un peu pour changer de versant car je veux suivre un sentier marqué en pointillé sur la carte IGN, afin de ne pas perdre d’altitude. Le sentier est en fait en grande partie abandonné et effacé mais ce « hors-piste » nous aura permis de voir un chevreuil détaler sous le nez des chiens. Il n’aura d’ailleurs aucun mal à les distancer en filant tout droit vers le bas de la vallée. Bien sûr les chiens mettront un bon moment avant d’abandonner leur poursuite, ce qui leur vaudra encore un bon dénivelé pour me rejoindre. Belle santé ! Laborieusement nous rejoignons enfin un « vrai » sentier au-dessus des Matonnes et nous marchons encore un peu jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Neiges (2200m) où je décide de poser le tipi. Le temps de manger, le ciel se couvre de plus en plus, je réalise qu’en cas de pluie je suis en contrebas de la terrasse de la chapelle, dont les abords abritent d’ailleurs une souris. Je déplace donc le tipi d’une centaine de mètres. Pas de jeu pour les chiens ce soir, ils ont leur compte ! Higloo est cependant toujours sur le qui-vive, je ne sais pas comment il fait pour se reposer ?! Hum…quel temps fera-t-il demain ? Avec le ciel couvert, il ne gèle pas et Higloo va passer toute la nuit dehors malgré mes appels sur tous les tons…
Samedi 23/08/2014 J3, De la Chapelle Notre-Dame des Neiges au lac Rond via le Pas des Griffes et le col de la Plagnette.
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Réveil dans les nuages… Je dois aller de l’autre côté de la vallée, coupée par la Neuvache qu’on ne peut franchir qu’en 2 endroits par une passerelle. Je choisis de passer par les Barnettes afin de rester +/- à la même altitude. Je suis dans la soupe et une imprécision sur la carte IGN me fait faire un détour inutile sur le sentier vers le lac de Curtalès, dont je me rends heureusement assez vite compte. Le sentier est très humide et défoncé par le bétail, mieux vaut regarder où l’on met les pieds, de toute façon on ne voit pas grand-chose du paysage. J’aperçois tout de même 2 chevreuils qu’heureusement les chiens ne voient pas. Je suis dans les nuages jusqu’au Pas des Griffes (2554 m) puis arrivent quelques éclaircies. L’Aiguille Noire est dans les nuages et on devine à sa droite le col de la Plagnette où nous serons tout-à-l’heure. Je profite d’une éclaircie prolongée pour une bonne pause-toilette-shampoing. Ca ravigote ! De l’autre côté de la vallée, les Rochers de la Grande Parée percent les nuages. Grimpette pénible jusqu’au col de la Plagnette (2520 m), raide et minérale. Nous sommes bien contents d’enfin découvrir la vue sur le lac Rond et le lac du Grand Ban dont la couleur émeraude nous est révélée par un fugace rayon de soleil. Je pose la tente au 1er endroit propice près du lac Rond et donne à manger aux chiens que je croyais bien fatigués. Erreur ! Si Higloo ne demande pas son reste, Itoo va encore passer 2 heures à faire des trous dans la tourbe, jusqu’à ce que je le capture à l’aide d’un bout de saucisson, puis il va enfin s’effondrer !
Dimanche 24/08/2014, J4 Du lac Rond au refuge de Laval
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Toute petite étape pour rejoindre la voiture. Le ciel est encore bien bas ce matin… Itoo commence sa journée en reprenant son activité « trou » ! Lueur de beau temps vers le col des Cerces. On passe le lac de la Clarée, en contrebas du Seuil des Rochilles. Nous sommes à nouveau sur le GR57 et commençons à croiser les 1ers randonneurs qui quittent le refuge des Drayères. Très belle lumière matinale. Cette descente est un régal dont profitent aussi les chiens. Nous flânons aussi lentement que possible afin de prolonger encore un peu cette magnifique randonnée. Ils ne sont pas si nombreux les massifs où l’on peut randonner avec des chiens pendant plusieurs jours sans croiser ni route ni remontée mécanique, avec de l’eau partout et des paysages enchanteurs ! Encore à courir après les marmottes ! A la réflexion, je crois que c’est juste pour le fun et le plaisir de courir et qu’ils sont parfaitement conscients que leurs chances d’attraper une marmotte sont infimes (et d’ailleurs je suis sûre qu’ils seraient bien embêtés si cela arrivait !) Nous descendons la vallée accompagnés par le joli ruisseau des Rochilles. Itoo a un faible pour l’odeur de la tourbe ! Nous contournons l’élégante Pointe des Cerces. Jolie cabane en contrebas du refuge des Drayères. Les arbres réapparaissent et qui dit arbre dit bout de bois ! Higloo va gentiment en chercher un dans la rivière pour Itoo, trop mignon ! Ah ça croque mieux sous la dent que la tourbe ! Nous longeons la Clarée rive droite sur 3 km avant de rejoindre le parking du refuge de Laval. Colchique dans les prés… Les champs commencent à jaunir un peu, c’est presque la fin de l’été.

Tout le récit en images en cliquant ici!
MONT THABOR AOUT 2014 AVEC HIGLOO ET ITOO Jeudi 21/08/2014, J1 du refuge de Laval au lac du Peyron
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
On démarre vers 8h, les nuages finissent de se dissiper alors que nous nous élevons au-dessus du refuge des Drayères vers l’est via le GR57. Le sentier est bien cairné et balisé, de l’autre côté de la vallée la Pointe des Cerces se découpe sur un ciel de plus en plus bleu ! Higloo porte 3 kg de croquettes, ce qui lui fait un sac de 3,5 kg (Approach Pack Ruffwear). Itoo est encore trop jeune pour porter… 12 kg pour moi avec 2 kg de croquettes+ les manteaux et matelas des chiens et de la bouffe pour 4 ou 5 jours. Je me suis concocté un parcours évitant routes et pistes et je prévois de bivouaquer si bien que j’irai à mon rythme sans souci de l’étape du soir. Je sais que les chiens sont endurants mais j’ai quelques inquiétudes quant à leurs pattes guère habituées à un milieu très caillouteux, il faudra les ménager autant que possible. En cas de gros problème, j’ai une petite balise PLB1, à n’activer qu’en cas de risque vital. J’espère ne pas être confrontée au dilemme d’une blessure chez un chien…Higloo fait 36 kg et Itoo environ 25 (il grandit encore), autant dire que je ne pourrai pas les porter en cas de problème. J’ai porté au maximum 1,5 l d’eau et souvent bien moins car il y a de l’eau presque partout sur ce parcours. Les chiens vont se régaler ! 1ère trempette au lac Rond, assez circonspecte car le fond de l’air est frais et les chiens ne souffrent pas de la chaleur. Nous continuons à monter, les chiens profitant du moindre ruisseau +/- parallèle au sentier. Petite pause au lac des Muandes, abrégée par le chahut des chiens : ils ne sont pas du tout fatigués, alors on continue ! Un peu avant d’arriver au col des Muandes (2828m), les Ecrins enneigés (4102 m) font leur apparition. Ici il reste tout de même quelques névés dont les chiens ne manquent pas de profiter. Arrivés au col des Muandes, nous laissons le GR 57 pour prendre la variante via la Roche du Chardonnet et le col de Valmeinier. Le sentier franchit quelques portions encore enneigées, qui offrent un répit bienvenu aux pattes ! Ils sont toujours devant mais m’attendent régulièrement en particulier aux intersections les malins ! Le sentier n’est pas bien balisé mais par beau temps, l’orientation ne pose aucun problème d’autant plus qu’il y a pas mal de monde : les chiens n’ont qu’à suivre la piste la plus odorante ! Et moi je les suis ! Les Aiguilles d’Arve (3500 m) apparaissent au loin…quelle allure ! Nous allons traverser ces longs névés mais la trace est bien marquée et c’est sans problème. Encore un névé douillet qui n’a pas échappé aux chiens qui m’attendent confortablement installés. Nous arrivons enfin au Col de la Chapelle. Je suis soulagée car je sais que la partie la plus escarpée du parcours se termine : les chiens ont été calmes et attentifs là où il ne fallait pas tomber. D’un commun accord ( !) nous décidons de snober le sommet du Mont Thabor où il y a foule (la bonne excuse, en fait on en a tous un peu plein les « pattes »). Longue descente caillouteuse vers le col des Méandes (ça fait mal aux orteils et aux coussinets) et nous retrouvons de l’herbe bien grasse aux Chances du Peyron où nous faisons une longue pause au soleil. Après tout rien ne nous presse…Itoo écrase ferme tandis qu’Higloo reste en permanence sur le qui-vive, en bon chien de berger qui surveille les quelques randonneurs qui passent un peu plus loin. Depuis que nous avons quitté les pentes du Mont Thabor, il n’y a presque plus personne ! Encore une bonne descente vers le lac du Peyron que je passe rapidement afin d’éviter que les chiens ne s’y mouillent trop car l’heure du bivouac approche. Je trouve un coin agréable un peu plus loin dans le vallon du Peyron, sous le Pic du Thabor. Comme d’habitude les marmottes sifflent tous azimuts et narguent les chiens. A ma grande surprise ils ont encore de l’énergie pour jouer ! La tente se retrouve rapidement dans l’ombre du Pic et la température chute rapidement. Avec ce ciel clair, la nuit promet d’être fraîche à 2500 m… J’espère ne pas avoir froid avec le seul double-toit de mon tipi (Shangri La 3) : je n’ai pas pris la tente intérieure par soucis de poids et par commodité par rapport aux allées et venues des chiens. En effet, j’ai fait l’amère expérience de la « délicatesse » de mes monstres en montant dans le jardin une toute nouvelle tente ultralight (Big Agnès Copper Spur UL2) que je destinais entre autres à mes rando avec chiens : en 2 secondes, en chahutant, ils ont brisé un arceau qu’heureusement Arklight Design chez qui j’avais acheté la tente m’a très efficacement remplacé, ce qui m’a permis de l’utiliser avec Fred-plus délicat que les chiens !- pour cette rando. Je monte le tipi au ras du sol afin d’éviter tout courant d’air, ce qui occasionnera en début de nuit pas mal de condensation. Puis il commence à geler et la condensation disparait (ou se transforme en givre) Les chiens dorment « en pyjama » ((manteau pour chien Avallon) oui bon…d’habitude ils dorment dans des canapés !) et je dors habillée avec une grosse doudoune et une couette (M500 wide de Chronique sans Carbon, 726g). J’ai un matelas super isolant (Therm a rest Neoair X lite Women) et les chiens dorment sur un matelas de fitness Décathlon que j’utilise volontiers lors des pauses. Sous mon matelas je place une feuille de polycree, plastique léger et résistant. Bien que trrès frileuse, j’aurais presque eu trop chaud si la couette ne permettait pas une régulation si facile de la température (je ne pense pas pouvoir revenir un jour à un sac de couchage, sauf températures vraiment polaires !) Bref, bonne nuit pour tous les trois ! Pas froid, pas d’insecte, pas d’humidité excessive.
Vendredi 22/08/2014 J2 Du lac du Peyron à Notre Dame des Neiges via le col des Bataillères et le col des Marches.
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Le tour « normal » du Thabor fait passer par la station de Valmenier mais je préfère éviter voitures, routes et remontées mécaniques en coupant après le col des Marches par le lac de Rochenoire et le sentier qui mène via les Matonnes à la chapelle Notre-Dame des Neiges. Il a légèrement gelé cette nuit et le soleil se lève sur un ciel parfaitement pur. Nous partons vers 7h30, encore dans l’ombre de la Cime de la Planette. Nous passons en contrebas d’un troupeau de génisses, qui curieuses, se mettent à galoper vers nous ! Il faut savoir que mon gros Nigloo a peur des vaches (et des chevaux) et c’est mon brave petit Itoo qui s’est mis à leur aboyer dessus avec conviction avec un effet immédiat sur leur trajectoire (et sur son ego !) Un peu plus loin je croise des randonneurs qui viennent du refuge du Mont Thabor et me prennent pour la bergère ! Le joli sentier continue à flanc jusqu’au col de la Vallée Etroite. Ici il n’a pas gelé, simplement une forte rosée. Le refuge du Mont Thabor apparait, dominé par le Cheval Blanc : je croise pas mal de randonneurs qui quittent tous le refuge en même temps ! Je fais une pause au bord du 1er des 2 lacs de Sainte Marguerite (le Lac Rond) afin de faire sécher tente et couette, tandis qu’Itoo essaie d’attraper de tout petits poissons et qu’Higloo est de plus en plus intéressé par le bouchon d’un pêcheur : bonne baignade pour tous les 2. Je repars vers 9h, il n’y a plus personne, tous les autres randonneurs sont déjà loin, cool ! La montée vers le col des Bataillères est un véritable enchantement pour moi comme pour les chiens : vastes alpages verdoyants ponctués de lacs et ruisseaux. Soudain je vois les 2 chiens filer de concert à l’écart du sentier : ils ont repéré 2 randonneurs qui font une pause après avoir franchi le col et comme le fond de l’air est frais ils se sont réfugiés dans leurs sacs de couchage. Réflexe conditionné ou pas ? Les chiens se sont précipités vers eux avec force léchouilles (comme ils le font à la maison avec les enfants au réveil), ce qu’ils ont encaissé avec humour, engoncés dans leurs duvets : « Ah ! Nous voilà bien débarbouillés ! » Les chiens ont eu un succès fou au cours de cette randonnée, même Higloo qui avec ses oreilles pointues suscite souvent un peu d’appréhension : sans doute ses sacoches lui donnaient-elles un air de brave chien discipliné ! Lui qui est d’habitude d’un naturel assez réservé (à la différence d’Itoo qui va systématiquement réclamer des caresses, de façon parfois un peu trop insistante) il a pris goût aux papouilles de tous ces « inconnus ». Quand la pente s’accentue et que mon rythme ralentit, les chiens m’attendent régulièrement, de préférence sur un coin d’herbe. Mais leur surface préférée est bien sûr la neige ! Une fois le col des Bataillères franchi (2787 m), nous entamons la descente assez minérale vers le lac des Bataillères.
Encore des montagnes très colorées, quel contraste avec les verts pâturages de ce matin !
Oui ! Oui ! J’arrive ! Higloo a repéré le lac des Bataillères et pense déjà à une petite baignade… La descente est longuette pour les pattes et je vois les chiens tentés de filer tout droit vers le lac mais l’expérience aidant ils se ravisent et suivent sagement le sentier, qui longe à présent une jolie petite gorge où virevoltent quelques petits oiseaux qui intriguent les chiens. Ça change des marmottes effrontées. Voilà le déroulement systématique des opérations : -une marmotte nous repère -elle regagne prestement le bord de son trou -alors seulement elle pousse son cri perçant -les chiens se précipitent aussitôt -elle attend l’ultime dernier moment pour filer dans son trou Et ça marche à tous les coups ! Nous faisons une longue pause au bord du lac des Bataillères, il fait un temps délicieux, juste la bonne température avec une doudoune. Puis nous passons rapidement le refuge des Marches avant de continuer vers le col des Marches. Nous nous élevons au-dessus du lac (de barrage) de Bissorte, Les chiens profitent du moindre ruisseau, Il y a même un petit lac un peu plus haut, Puis la pente s’accentue (névé rafraîchissant bienvenu) et nous parvenons enfin au col des Marches (2725m) Pour une fois les chiens ont soif, mais le lac de Rochenoire n’est pas bien loin : c’est là que nous quittons le GR57. Nous allons poursuivre dans la vallée au-delà du lac. Juste avant la bifurcation, je croise un jeune berger qui me met en garde contre son patou qui garde des moutons un peu plus bas. Sympa ! Mais en fait nous bifurquons avant si bien qu’au cours de cette rando nous n’aurons croisé aucun patou ni mouton, uniquement 1 ou 2 troupeaux de vaches un peu curieuses. Je suis d’ailleurs étonnée par le peu de bétail rencontré, c’est tout de même lui qui façonne ces si beaux alpages. Bonne sieste au bord du lac de Rochenoire puis nous poursuivons plus loin dans la vallée : le sentier n’est plus balisé et je cafouille un peu pour changer de versant car je veux suivre un sentier marqué en pointillé sur la carte IGN, afin de ne pas perdre d’altitude. Le sentier est en fait en grande partie abandonné et effacé mais ce « hors-piste » nous aura permis de voir un chevreuil détaler sous le nez des chiens. Il n’aura d’ailleurs aucun mal à les distancer en filant tout droit vers le bas de la vallée. Bien sûr les chiens mettront un bon moment avant d’abandonner leur poursuite, ce qui leur vaudra encore un bon dénivelé pour me rejoindre. Belle santé ! Laborieusement nous rejoignons enfin un « vrai » sentier au-dessus des Matonnes et nous marchons encore un peu jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Neiges (2200m) où je décide de poser le tipi. Le temps de manger, le ciel se couvre de plus en plus, je réalise qu’en cas de pluie je suis en contrebas de la terrasse de la chapelle, dont les abords abritent d’ailleurs une souris. Je déplace donc le tipi d’une centaine de mètres. Pas de jeu pour les chiens ce soir, ils ont leur compte ! Higloo est cependant toujours sur le qui-vive, je ne sais pas comment il fait pour se reposer ?! Hum…quel temps fera-t-il demain ? Avec le ciel couvert, il ne gèle pas et Higloo va passer toute la nuit dehors malgré mes appels sur tous les tons…
Samedi 23/08/2014 J3, De la Chapelle Notre-Dame des Neiges au lac Rond via le Pas des Griffes et le col de la Plagnette.
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Réveil dans les nuages… Je dois aller de l’autre côté de la vallée, coupée par la Neuvache qu’on ne peut franchir qu’en 2 endroits par une passerelle. Je choisis de passer par les Barnettes afin de rester +/- à la même altitude. Je suis dans la soupe et une imprécision sur la carte IGN me fait faire un détour inutile sur le sentier vers le lac de Curtalès, dont je me rends heureusement assez vite compte. Le sentier est très humide et défoncé par le bétail, mieux vaut regarder où l’on met les pieds, de toute façon on ne voit pas grand-chose du paysage. J’aperçois tout de même 2 chevreuils qu’heureusement les chiens ne voient pas. Je suis dans les nuages jusqu’au Pas des Griffes (2554 m) puis arrivent quelques éclaircies. L’Aiguille Noire est dans les nuages et on devine à sa droite le col de la Plagnette où nous serons tout-à-l’heure. Je profite d’une éclaircie prolongée pour une bonne pause-toilette-shampoing. Ca ravigote ! De l’autre côté de la vallée, les Rochers de la Grande Parée percent les nuages. Grimpette pénible jusqu’au col de la Plagnette (2520 m), raide et minérale. Nous sommes bien contents d’enfin découvrir la vue sur le lac Rond et le lac du Grand Ban dont la couleur émeraude nous est révélée par un fugace rayon de soleil. Je pose la tente au 1er endroit propice près du lac Rond et donne à manger aux chiens que je croyais bien fatigués. Erreur ! Si Higloo ne demande pas son reste, Itoo va encore passer 2 heures à faire des trous dans la tourbe, jusqu’à ce que je le capture à l’aide d’un bout de saucisson, puis il va enfin s’effondrer !
Dimanche 24/08/2014, J4 Du lac Rond au refuge de Laval
Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)
Toute petite étape pour rejoindre la voiture. Le ciel est encore bien bas ce matin… Itoo commence sa journée en reprenant son activité « trou » ! Lueur de beau temps vers le col des Cerces. On passe le lac de la Clarée, en contrebas du Seuil des Rochilles. Nous sommes à nouveau sur le GR57 et commençons à croiser les 1ers randonneurs qui quittent le refuge des Drayères. Très belle lumière matinale. Cette descente est un régal dont profitent aussi les chiens. Nous flânons aussi lentement que possible afin de prolonger encore un peu cette magnifique randonnée. Ils ne sont pas si nombreux les massifs où l’on peut randonner avec des chiens pendant plusieurs jours sans croiser ni route ni remontée mécanique, avec de l’eau partout et des paysages enchanteurs ! Encore à courir après les marmottes ! A la réflexion, je crois que c’est juste pour le fun et le plaisir de courir et qu’ils sont parfaitement conscients que leurs chances d’attraper une marmotte sont infimes (et d’ailleurs je suis sûre qu’ils seraient bien embêtés si cela arrivait !) Nous descendons la vallée accompagnés par le joli ruisseau des Rochilles. Itoo a un faible pour l’odeur de la tourbe ! Nous contournons l’élégante Pointe des Cerces. Jolie cabane en contrebas du refuge des Drayères. Les arbres réapparaissent et qui dit arbre dit bout de bois ! Higloo va gentiment en chercher un dans la rivière pour Itoo, trop mignon ! Ah ça croque mieux sous la dent que la tourbe ! Nous longeons la Clarée rive droite sur 3 km avant de rejoindre le parking du refuge de Laval. Colchique dans les prés… Les champs commencent à jaunir un peu, c’est presque la fin de l’été.
Itinéraire pour une semaine à Naples et la côte Amalfi English translation pending
Bonjour,
J' ai redige deux itineraries pour une semaine a Naples et la Cote Amalfi.
J' attends avec impatience vos opinions et suggestions.
1.
27.06 . vendredi - île de Capri (via Tragara , Arco Naturale , Monte Solaro Anacapri ) . 28.06. samedi - Palais Royal de Caserta + Procida , Napoli le soir. 29.06 . dimanche - Pompéi + Vésuve . 30.06 . Lundi - Voyage Amalfi , hébergement ( 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei, avec descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . Mercredi - Paestum et dans l’après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo . 03.07 . Jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures - le musée de l'archéologie et a l'aéroport (avion a 18 heures).
Ou
2.
26 . 06 . Jeudi - arrivée à 18h00 , l'hébergement Napoli (2 nuits ) , promenade du soir dans le centre historique ou ( et ) prendre le funiculaire por panorama . 27.06 . Vendredi - Pompéi + Vésuve . 28.0 . Samedi - Capri ( 2 nuits d'hébergement à Anacapri ), via Tragara , Arco Naturale , Cañon del Belvedere . 29.06 . Dimanche - Capri ( Anacapri , Monte Solaro , le tour de l'île en bateau , phare ) . 30.06 . lundi - Voyage Amalfi (hébergement 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei , la descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . mercredi - Paestum , l'après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo. 03.07 . jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures, puis a l'aéroport (avion a 18 heures).
1.
27.06 . vendredi - île de Capri (via Tragara , Arco Naturale , Monte Solaro Anacapri ) . 28.06. samedi - Palais Royal de Caserta + Procida , Napoli le soir. 29.06 . dimanche - Pompéi + Vésuve . 30.06 . Lundi - Voyage Amalfi , hébergement ( 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei, avec descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . Mercredi - Paestum et dans l’après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo . 03.07 . Jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures - le musée de l'archéologie et a l'aéroport (avion a 18 heures).
Ou
2.
26 . 06 . Jeudi - arrivée à 18h00 , l'hébergement Napoli (2 nuits ) , promenade du soir dans le centre historique ou ( et ) prendre le funiculaire por panorama . 27.06 . Vendredi - Pompéi + Vésuve . 28.0 . Samedi - Capri ( 2 nuits d'hébergement à Anacapri ), via Tragara , Arco Naturale , Cañon del Belvedere . 29.06 . Dimanche - Capri ( Anacapri , Monte Solaro , le tour de l'île en bateau , phare ) . 30.06 . lundi - Voyage Amalfi (hébergement 3 nuits ) , Ravello après-midi . 01.07 . Mardi - Sentier degli dei , la descente à Positano , puis bateau à Amalfi . 02.07 . mercredi - Paestum , l'après-midi Fiordo del Furore , Grotta del Smeraldo. 03.07 . jeudi - retour Napoli , bagages laisses à la gare, dans la ville quelques heures, puis a l'aéroport (avion a 18 heures).
Grande traversée du Jura (GTJ) et variantes English translation pending
Bonjour,
J'envisage de faire la GTJ en 10 jours lors des ponts du mois de mai 2014.
1) La période début mai est-elle réaliste ? Risque-t-il d'y avoir de la neige à 1720m (point culminant) ?
2) Le site http://www.gtj.asso.fr/ propose 7 variantes (Morteau, Dame des Entreportes, Les Fourgs, Chaux Neuve, Mijoux & Colomby de Gex, Bellecombe, Giron). Certaines variantes sont-elles incontournables ? D'autres moins intéressantes ?
Merci pour tous vos commentaires. Bruno
Merci pour tous vos commentaires. Bruno
Combien de jours à Amorgos et Naxos? English translation pending
Bonjour,
je pars en septembre et pour l'instant j'ai prévu 3 jours plein à amorgos (et une après midi après l'arrivée en bateau, histoire de trouver une voiture et de s'installer) et 4 jours et demi à naxos.
Cette répartition est elle judicieuse? je commence à regarder plus précisément les visites à faire et pour amorgos, j'envisage un jour au nord (egiali +petits villages) , un au centre (katapola, chora et le monastere) et un au sud mais dans ce cas, pas de temps pour faire une randonnée notamment egiali -monastere ou egiali stavros...?
Merci de vos avis!!
Cairns - Sydney: sites et activités à ne pas manquer en vingt-trois jours? English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 1er août avec nos 3 ados de CAIRNS en Camping Car pour SYDNEY (Fin du voyage le 24 août).
Voici les premières idées de visites prévues. Merci pour vos avis, suggestions et idées de budget à prévoir pour 5. 😕
-Forêt de Daintree + Cape Tribulation
-Croisière en bateau sur la barrière de corail avec snorkelling ou plongée.
-Mission Beach
-Paluma Cascades
-Airlie Beach
-Whitsunday Islands: croisière en voilier une journée et survol en hydravion....Budget?? ...Pour 5🤪
-Hervey Bay
-Fraser Island: à la journée ou deux jours en 4x4 avec hébergement en auberge de jeunesse
-Noosa Sunshine Coast
-Brisbane
-Parc d'attraction Wet'n wild
-leçons de Surf sur la Gold Coast
-Moreton Bay/ Moreton Island ...dauphins?
-Byron Bay
-SYDNEY 3 jours.
Merci pour vos réponses, vos suggestions si il y a mieux à faire et une idée de coût pour ceux qui l'ont déjà fait. J'allais oublier, on voudrait voir des koalas (mais pas enfermés dans un zoo derrière des grillages), des kangourous et des crocodiles dans leur milieux naturels. Quels sont les meilleurs endroits?
Merci pour vos réponses, vos suggestions si il y a mieux à faire et une idée de coût pour ceux qui l'ont déjà fait. J'allais oublier, on voudrait voir des koalas (mais pas enfermés dans un zoo derrière des grillages), des kangourous et des crocodiles dans leur milieux naturels. Quels sont les meilleurs endroits?
Côté Caraïbes, volcans et côté Pacifique (Costa Rica) English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre voyage en février. Si vous avons des questions, n'hésitez pas!
JOUR 1 Vol avec AA avec une escale à NY. Le temps d’attente à la douane est horrible… Le vol NY – San José part bien à 16h mais nous arrivons à 21h30 contrairement à ce qu’avait annoncé le billet électronique. Merci Govoyage ! Jeff vient nous chercher à l’aéroport pour nous conduire à l’hotel coconut à coté de chez lui.
JOUR 2 Ce matin, petit dejeuner avec des fruits frais : ananas, mangue, pasteque, melon. Nous allons chez Jeff et Yveline de Bourbon pour récupérer la voiture de location ; super accueil, nous vérifions avec eux notre futur itinéraire. Ils nous prêtent gratuitement un téléphone (que nous n’utiliserons pas). Alajuela – Cahuita : 4h Route magnifique jusqu’à Santa Clara, puis ennuyeuse jusqu’à Limon. Entre Limon et Cahuita, on aperçoit de temps à autre la mer. La route est en bon état. 1e plongeon dans la mer des caraîbes à la playa Coclès. On va boire un cocktail à Puerto Viejo de Talamanca avant de rentrer à hotel le colibri rouge. Super accueil de Fabienne et Patrice. On dine à côté à la Boca Chica (à la sortie du parc de Cahuita) tenu par Philippe, on passe une super soirée avec les cris des animaux autour. Le poisson est excellent et ce n’est pas cher.
JOUR3 Réveillés à 5h par les cris des signes hurleurs. Patrice nous dépose à l’entrée du parc de Cahuita à l’entrée du village. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voulez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Il n’y a qu’un sentier à suivre, magnifique longeant la mer. On voit des araignées, un raton laveur, des singes et pas mal d’oiseaux L’après midi, on va se baigner à la Playa Negra.
JOUR 4 Comme nous sommes réveillés de bonne heure, nous décidons de partir à 7h30 pour Tortuguero via La Pavona en se disant que l’on ne serait pas en retard ! Il n’y a pas personne sur la route jusqu’à Guapiles. Puis des embouteillages énormes. On reste bloqué 1h sans bouger. On apprend par les locaux qu’il s’agit d’une grève et que plus aucune voiture ne passe. Les piétons sortent des bus pour faire le chemin à pied. Des ticos nous indiquent un chemin de contournement à travers des bananeraies. Heureusement que nous avions un 4/4 car c’est de la piste très endommagée ! On se retrouve à moitié perdu avec d’autres ticos mais finalement une personne indique la sortie et nous retrouvons le chemin. Nous arrivons à 12h55, juste à temps pour temps le bateau de 13h ! 1h30 de bateau sous le soleil : nous voyons notre 1e crocodile, une tortue noire et beaucoup d’oiseau. Le trajet est un dépaysement… On nous accueille à la sortie du bateau pour nous montrer le Don Quichotte tenu par Gilles, un mec hyper cool et très sympa. Nous réservons un balade en canoé pour le lendemain matin à 6h. Nous mangeons au Wild Ginger, c’est très bon.
JOUR 5 Parc National de Toruguero La balade en canoë a duré pratiquement 4h. Le temps a alterné entre nuages et averses. On a vu plein de caïmans, des singes, un paresseux mais très loin, une tortue noire, araignée, 6 chauves souris et un tas d'oiseaux différents. On fait une pause, le soleil est revenu. A 15h, nous faisons une visite guidée avec Abel. C’est un guide génial qui se donne beaucoup de mal pour nous faire voir des animaux. La balade dure 3h avec des bottes en caoutchouc : nous noyons pas mal d’oiseau, un caméléon, une grenouille et deux serpents. Nous mangeons chez Myriam et c’est la déception totale.
JOUR6 Le bateau part à 5h30 de Tortuguero, 2h de navigation et 3h30 de route. Nous passons par Puerto Viejo de S., Varablanca et nous visitons les jardins de la paz. L’entrée n’est pas donnée mais nous avons trouvé que cela valait le coup. On voit beaucoup d’animaux et un sentier permet d’accéder à la cascade. Nous y restons 3h. Le soir, nous avons réservé au Poas lodge à poasito à 4km du volcan. Vue magnifique, on se sent en campagne. A la nuit tombée, la température descend énormément. On endure la polaire !
JOUR7 Le matin, nous étions les premiers à voir le volcan Poas à 8h avant que la brume ne le recouvre complètement. Depuis le parking, il faut marcher 1km (15-30min de marche vivifiante) avant d'arriver au bord du cratère énorme : En son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. Vue sublime! Le sentier qui amène au Lago de Botos, indiqué sur la gauche juste en reprenant le chemin du retour. Une belle balade dans la forêt qui débouche sur un beau lac volcanique. Le sentier remonte, toujours dans la végétation luxuriante puis on arrive environ 30 minutes plus tard directement sur le parking. Compter 1h30 pour faire toute la balade au lac Botos. Ca grimpe pas mal. Ensuite on prend la direction d’Arenal. Nous nous arrêtons à Muelle pour voir les iguanes. On fait la cascade de la Fortuna de 70m de haut, située à 5km de la Fortuna. Nous suivons le sentier unique qui descend abruptement à la cascade. Personnellement, la balade à la cascade de la Paz nous a plu davantage. La baignade dans le bassin de chute est possible mais dangereuse et mouvementée. La remontée est assez éprouvante avec chaleur et humidité, terrible pour les cuisses. Le temps est maussade, nous ne verrons pas le volcan dans la brume. Nous logons à El castillo, en espérant voir les coulées de laves mais nous ne verrons rien du tout. La route fait place à de la piste en très mauvais état. En discutant avec d’autres personnes, on s’aperçoit qu’il doit être rare de le voir…
JOUR8 Ce matin, le temps était encore très nuageux et pluvieux, on ne voyait toujours pas le volcan Arenal. Une randonnée de 4h dans Parc national du Volcan Arenal nous a permis de voir pas mal d'animaux. Toutes les activités ici sont très chères. L’après midi, on voulait faire les sources chaudes a 40° a côté du volcan. On s'est gare sur le parking de hotel Tabacon mais 70 dollars par personne, ce n'est pas possible... je discute avec un gardien, il me montre un chemin pour y aller gratuitement et il nous garde la voiture :-) C'est trop cool... On remonte la rivière avec des espèces de jaccusi naturel. Il y a plein de vapeur entouré de forêt humide, c'était génial!
JOUR9 : Nous quittons la région humide et nuageuse du volcan Arenal. 4h de route en lacet et sous un brouillard impressionnant. C'est le changement radical en terme de paysages et de météo. Ici la végétation est très sèche, il fait extrêmement chaud. Nous nous arrêtons à Tarcoles où vivent des crocodiles de très grande taille... Nous avons pris un bateau durant 2h pour remonter la rivière jusqu'à l'océan avec le Jungle crocodile safari. C'est cool car nous étions les seuls occupants du bateau... Nous voyons beaucoup de crocodiles mais aussi beaucoup d’oiseaux. Arrivés a l'hôtel Carara, nous avons profité de la piscine à la température impressionnante ! Petite balade sur la plage déserte pou clore la journée et un magnifique coucher de soleil.
JOUR 10 Ce matin réveillée à 6h par le cri d'un ara. Nous commençons notre safari photo... Ensuite visite du parc de Carara. Nous avons pris un guide car j'avais lu que c'était très difficile de voir des animaux la bas. Nous sommes tombés sur un type peu motivé en comparaison à celui que nous avions eu a Tortuguero... Avec lui, nous avons vu des chauves souris, un iguane, singes. La balade est très courte, ça sent l’arnaque ! On continue tout seul et finalement nous voyons davantage seuls qu'avec lui ! Les 3h de marche était difficile à cause de la température très élevée et des moustiques qui nous tourne autour en rentrant dans les oreilles ! Retour a l'hôtel, dernier plongeon avant de reprendre la route d'1h30 en direction de Quepos dans l’hotel Falls. Nous mangeons à el avion, un ancien avion reconverti d'où il y a une vue splendide. La nourriture est très bonne et pas chère.
JOUR 11 Nous visitons le parc Manuel Antonio : Il y avait une concentration de touristes américains au km² ! Beaucoup de singes en liberté, nous avons vu aussi des paresseux, un pic vert, raton laveur qui pique dans les sacs... Entre les chemins, il y avait différentes petites plages du pacifique. Cela faisait du bien de se baigner à chaque fois... Nous sommes restés à manuel Antonio de 8h a 14h, puis nous avons pris la route vers le sud et 1h après, nous étions à Hacienda Baru. Nous profitons de la piscine ultra chaude nous faisons une excursion de nuit durant 3h. Avant, ils nous font signer une décharge ! Expérience particulière pour voir les animaux la nuit avec nos lampes torche. Nous avons vu des chauves souris, une tarentule et autres araignées, caïmans… On a aperçu aussi des yeux dans un arbre, quand on a éclairé vers lui, il s'est sauvé. C’était une espèce de rat géant...
JOUR 12 : Nous effectuons une marche libre dans les sentiers Hacienda Baru durant 2h. Nous décidons d’aller jusqu’au mirador : marche très très difficile en raison du dénivelé et de la chaleur difficile a supporter. Nous ne voyons quasiment pas d'animaux cette fois a part des singes capucins. Stéphane a vu un serpent mais moi, je n'ai pas eu le temps de la voir, il s'est engouffré dans les feuilles mortes. Nous prenons la route en direction de Dominical. On retrouve cette ambiance "cool" si présente aux caraïbes. Nous nous sommes arrêtés sur une plage quasi déserte entre Dominical et Uvita. L'eau est terriblement chaude, impossible de nager à cause des rouleaux mais n'est très amusant de s'y baigner... Nous arrivons à l’hotel pacific Dreams. C’est une maison avec deux chambres à louer avec une vue magnifique sur le pacifique. Les propriétaires sont super sympa, ils sont originaire de Zurich, ils parlent beaucoup et très vite, ce qui est parfois difficile à suivre... Ils révservent pour nous une excursion Dauphin. Nous profitons de la piscine face à l'océan...
JOUR 13 : Nous n’avons pas trouvé la compagnie très sérieuse en raison des multiples aller retour pour récupérer sur la plage des touristes qui n’avaient pas réservé… Nous n’avons pas vu de baleine en raison de la température élevé mais pas mal de dauphins qui nageaient. Nous longeons la côte pour voir les grottes et faisons du snorkelling puis retour sur la plage. On peut se rendre à pied à Punta uvita qui a marée basse a la forme d’une queue de baleine avec deux bancs de sable et des petits rochers. Nous y passons l’après midi.
JOUR 14 : Uvita – Alajuela 4h On rend la voiture. On passe un bon moment à discuter avec Jeff et Yveline, toujours aussi sympathique.
Jour 15 : Le vol de 12h est avancé à 8h. Escale de Miami de 6h. Nous pensons pouvoir aller visiter South Beach mais les contrôle sont si long aux USA que nous n’avons pas le temps… Nous rentrons à Paris à 9h le lendemain
Voici le récit de notre voyage en février. Si vous avons des questions, n'hésitez pas!
JOUR 1 Vol avec AA avec une escale à NY. Le temps d’attente à la douane est horrible… Le vol NY – San José part bien à 16h mais nous arrivons à 21h30 contrairement à ce qu’avait annoncé le billet électronique. Merci Govoyage ! Jeff vient nous chercher à l’aéroport pour nous conduire à l’hotel coconut à coté de chez lui.
JOUR 2 Ce matin, petit dejeuner avec des fruits frais : ananas, mangue, pasteque, melon. Nous allons chez Jeff et Yveline de Bourbon pour récupérer la voiture de location ; super accueil, nous vérifions avec eux notre futur itinéraire. Ils nous prêtent gratuitement un téléphone (que nous n’utiliserons pas). Alajuela – Cahuita : 4h Route magnifique jusqu’à Santa Clara, puis ennuyeuse jusqu’à Limon. Entre Limon et Cahuita, on aperçoit de temps à autre la mer. La route est en bon état. 1e plongeon dans la mer des caraîbes à la playa Coclès. On va boire un cocktail à Puerto Viejo de Talamanca avant de rentrer à hotel le colibri rouge. Super accueil de Fabienne et Patrice. On dine à côté à la Boca Chica (à la sortie du parc de Cahuita) tenu par Philippe, on passe une super soirée avec les cris des animaux autour. Le poisson est excellent et ce n’est pas cher.
JOUR3 Réveillés à 5h par les cris des signes hurleurs. Patrice nous dépose à l’entrée du parc de Cahuita à l’entrée du village. C'est moins cher car vous pouvez payer ce que vous voulez (nous avons donné 10 $ pour 2). Si vous entrez par l'autre entrée avant le village en venant de Manzanillo vous devez payer 10$/ pers. Il n’y a qu’un sentier à suivre, magnifique longeant la mer. On voit des araignées, un raton laveur, des singes et pas mal d’oiseaux L’après midi, on va se baigner à la Playa Negra.
JOUR 4 Comme nous sommes réveillés de bonne heure, nous décidons de partir à 7h30 pour Tortuguero via La Pavona en se disant que l’on ne serait pas en retard ! Il n’y a pas personne sur la route jusqu’à Guapiles. Puis des embouteillages énormes. On reste bloqué 1h sans bouger. On apprend par les locaux qu’il s’agit d’une grève et que plus aucune voiture ne passe. Les piétons sortent des bus pour faire le chemin à pied. Des ticos nous indiquent un chemin de contournement à travers des bananeraies. Heureusement que nous avions un 4/4 car c’est de la piste très endommagée ! On se retrouve à moitié perdu avec d’autres ticos mais finalement une personne indique la sortie et nous retrouvons le chemin. Nous arrivons à 12h55, juste à temps pour temps le bateau de 13h ! 1h30 de bateau sous le soleil : nous voyons notre 1e crocodile, une tortue noire et beaucoup d’oiseau. Le trajet est un dépaysement… On nous accueille à la sortie du bateau pour nous montrer le Don Quichotte tenu par Gilles, un mec hyper cool et très sympa. Nous réservons un balade en canoé pour le lendemain matin à 6h. Nous mangeons au Wild Ginger, c’est très bon.
JOUR 5 Parc National de Toruguero La balade en canoë a duré pratiquement 4h. Le temps a alterné entre nuages et averses. On a vu plein de caïmans, des singes, un paresseux mais très loin, une tortue noire, araignée, 6 chauves souris et un tas d'oiseaux différents. On fait une pause, le soleil est revenu. A 15h, nous faisons une visite guidée avec Abel. C’est un guide génial qui se donne beaucoup de mal pour nous faire voir des animaux. La balade dure 3h avec des bottes en caoutchouc : nous noyons pas mal d’oiseau, un caméléon, une grenouille et deux serpents. Nous mangeons chez Myriam et c’est la déception totale.
JOUR6 Le bateau part à 5h30 de Tortuguero, 2h de navigation et 3h30 de route. Nous passons par Puerto Viejo de S., Varablanca et nous visitons les jardins de la paz. L’entrée n’est pas donnée mais nous avons trouvé que cela valait le coup. On voit beaucoup d’animaux et un sentier permet d’accéder à la cascade. Nous y restons 3h. Le soir, nous avons réservé au Poas lodge à poasito à 4km du volcan. Vue magnifique, on se sent en campagne. A la nuit tombée, la température descend énormément. On endure la polaire !
JOUR7 Le matin, nous étions les premiers à voir le volcan Poas à 8h avant que la brume ne le recouvre complètement. Depuis le parking, il faut marcher 1km (15-30min de marche vivifiante) avant d'arriver au bord du cratère énorme : En son centre un lac de couleur blanche d'où sort une épaisse fumée blanche. Vue sublime! Le sentier qui amène au Lago de Botos, indiqué sur la gauche juste en reprenant le chemin du retour. Une belle balade dans la forêt qui débouche sur un beau lac volcanique. Le sentier remonte, toujours dans la végétation luxuriante puis on arrive environ 30 minutes plus tard directement sur le parking. Compter 1h30 pour faire toute la balade au lac Botos. Ca grimpe pas mal. Ensuite on prend la direction d’Arenal. Nous nous arrêtons à Muelle pour voir les iguanes. On fait la cascade de la Fortuna de 70m de haut, située à 5km de la Fortuna. Nous suivons le sentier unique qui descend abruptement à la cascade. Personnellement, la balade à la cascade de la Paz nous a plu davantage. La baignade dans le bassin de chute est possible mais dangereuse et mouvementée. La remontée est assez éprouvante avec chaleur et humidité, terrible pour les cuisses. Le temps est maussade, nous ne verrons pas le volcan dans la brume. Nous logons à El castillo, en espérant voir les coulées de laves mais nous ne verrons rien du tout. La route fait place à de la piste en très mauvais état. En discutant avec d’autres personnes, on s’aperçoit qu’il doit être rare de le voir…
JOUR8 Ce matin, le temps était encore très nuageux et pluvieux, on ne voyait toujours pas le volcan Arenal. Une randonnée de 4h dans Parc national du Volcan Arenal nous a permis de voir pas mal d'animaux. Toutes les activités ici sont très chères. L’après midi, on voulait faire les sources chaudes a 40° a côté du volcan. On s'est gare sur le parking de hotel Tabacon mais 70 dollars par personne, ce n'est pas possible... je discute avec un gardien, il me montre un chemin pour y aller gratuitement et il nous garde la voiture :-) C'est trop cool... On remonte la rivière avec des espèces de jaccusi naturel. Il y a plein de vapeur entouré de forêt humide, c'était génial!
JOUR9 : Nous quittons la région humide et nuageuse du volcan Arenal. 4h de route en lacet et sous un brouillard impressionnant. C'est le changement radical en terme de paysages et de météo. Ici la végétation est très sèche, il fait extrêmement chaud. Nous nous arrêtons à Tarcoles où vivent des crocodiles de très grande taille... Nous avons pris un bateau durant 2h pour remonter la rivière jusqu'à l'océan avec le Jungle crocodile safari. C'est cool car nous étions les seuls occupants du bateau... Nous voyons beaucoup de crocodiles mais aussi beaucoup d’oiseaux. Arrivés a l'hôtel Carara, nous avons profité de la piscine à la température impressionnante ! Petite balade sur la plage déserte pou clore la journée et un magnifique coucher de soleil.
JOUR 10 Ce matin réveillée à 6h par le cri d'un ara. Nous commençons notre safari photo... Ensuite visite du parc de Carara. Nous avons pris un guide car j'avais lu que c'était très difficile de voir des animaux la bas. Nous sommes tombés sur un type peu motivé en comparaison à celui que nous avions eu a Tortuguero... Avec lui, nous avons vu des chauves souris, un iguane, singes. La balade est très courte, ça sent l’arnaque ! On continue tout seul et finalement nous voyons davantage seuls qu'avec lui ! Les 3h de marche était difficile à cause de la température très élevée et des moustiques qui nous tourne autour en rentrant dans les oreilles ! Retour a l'hôtel, dernier plongeon avant de reprendre la route d'1h30 en direction de Quepos dans l’hotel Falls. Nous mangeons à el avion, un ancien avion reconverti d'où il y a une vue splendide. La nourriture est très bonne et pas chère.
JOUR 11 Nous visitons le parc Manuel Antonio : Il y avait une concentration de touristes américains au km² ! Beaucoup de singes en liberté, nous avons vu aussi des paresseux, un pic vert, raton laveur qui pique dans les sacs... Entre les chemins, il y avait différentes petites plages du pacifique. Cela faisait du bien de se baigner à chaque fois... Nous sommes restés à manuel Antonio de 8h a 14h, puis nous avons pris la route vers le sud et 1h après, nous étions à Hacienda Baru. Nous profitons de la piscine ultra chaude nous faisons une excursion de nuit durant 3h. Avant, ils nous font signer une décharge ! Expérience particulière pour voir les animaux la nuit avec nos lampes torche. Nous avons vu des chauves souris, une tarentule et autres araignées, caïmans… On a aperçu aussi des yeux dans un arbre, quand on a éclairé vers lui, il s'est sauvé. C’était une espèce de rat géant...
JOUR 12 : Nous effectuons une marche libre dans les sentiers Hacienda Baru durant 2h. Nous décidons d’aller jusqu’au mirador : marche très très difficile en raison du dénivelé et de la chaleur difficile a supporter. Nous ne voyons quasiment pas d'animaux cette fois a part des singes capucins. Stéphane a vu un serpent mais moi, je n'ai pas eu le temps de la voir, il s'est engouffré dans les feuilles mortes. Nous prenons la route en direction de Dominical. On retrouve cette ambiance "cool" si présente aux caraïbes. Nous nous sommes arrêtés sur une plage quasi déserte entre Dominical et Uvita. L'eau est terriblement chaude, impossible de nager à cause des rouleaux mais n'est très amusant de s'y baigner... Nous arrivons à l’hotel pacific Dreams. C’est une maison avec deux chambres à louer avec une vue magnifique sur le pacifique. Les propriétaires sont super sympa, ils sont originaire de Zurich, ils parlent beaucoup et très vite, ce qui est parfois difficile à suivre... Ils révservent pour nous une excursion Dauphin. Nous profitons de la piscine face à l'océan...
JOUR 13 : Nous n’avons pas trouvé la compagnie très sérieuse en raison des multiples aller retour pour récupérer sur la plage des touristes qui n’avaient pas réservé… Nous n’avons pas vu de baleine en raison de la température élevé mais pas mal de dauphins qui nageaient. Nous longeons la côte pour voir les grottes et faisons du snorkelling puis retour sur la plage. On peut se rendre à pied à Punta uvita qui a marée basse a la forme d’une queue de baleine avec deux bancs de sable et des petits rochers. Nous y passons l’après midi.
JOUR 14 : Uvita – Alajuela 4h On rend la voiture. On passe un bon moment à discuter avec Jeff et Yveline, toujours aussi sympathique.
Jour 15 : Le vol de 12h est avancé à 8h. Escale de Miami de 6h. Nous pensons pouvoir aller visiter South Beach mais les contrôle sont si long aux USA que nous n’avons pas le temps… Nous rentrons à Paris à 9h le lendemain
Idées visites, randonnées et plages sur la région de Perros-Guirec avec enfants? English translation pending
bonjour,
pour la 2e année nous allons partir cet été dans le coin de Perros Guirec (nous logerons à Penvenan). Nous sommes une famille de 2 adultes + 2 enfants de 2 et 5 ans.
L'année dernière nous avons survolé le coin car nous n'étions là que 8 jours.... donc on a visité tout ce qui était indiqué dans le Routard pour avoir un aperçu de la région.
Cette année nous resterons 15 jours au même endroit, donc on aimerait prendre le temps de visiter des endroits qui ne sont pas dans les guides et de trouver des plages sympas pour les enfants. Des endroits que les locaux aiment, on n'a pas envie de se retrouver aux mêmes endroits que tous les touristes, on aimerait plutôt se fondre parmi les bretons :-)
Bref je cherche des idées de villes/villages à visiter, des adresses de plages sympas qui ne font pas partie des guides.... qui sont pour vous, les Bretons et sympatisants bretons, des endroits sympas voire incontournables pour passer ses vacances.
Merci beaucoup :-)
pour la 2e année nous allons partir cet été dans le coin de Perros Guirec (nous logerons à Penvenan). Nous sommes une famille de 2 adultes + 2 enfants de 2 et 5 ans.
L'année dernière nous avons survolé le coin car nous n'étions là que 8 jours.... donc on a visité tout ce qui était indiqué dans le Routard pour avoir un aperçu de la région.
Cette année nous resterons 15 jours au même endroit, donc on aimerait prendre le temps de visiter des endroits qui ne sont pas dans les guides et de trouver des plages sympas pour les enfants. Des endroits que les locaux aiment, on n'a pas envie de se retrouver aux mêmes endroits que tous les touristes, on aimerait plutôt se fondre parmi les bretons :-)
Bref je cherche des idées de villes/villages à visiter, des adresses de plages sympas qui ne font pas partie des guides.... qui sont pour vous, les Bretons et sympatisants bretons, des endroits sympas voire incontournables pour passer ses vacances.
Merci beaucoup :-)
Trois semaines en Provence avec deux enfants de 2 et 5 ans English translation pending
Bonjour,
Mon conjoint et moi partons en Provence en juillet prochain pour 3 semaines. Nous serons avec nos deux filles de 2 et 5 ans. Nous logerons dans une maison à Plan de cuques tout près de Marseille. Le but est de faire de petites excursions sans trop nous éloigner (une heure et demie de route à l'allé) Pour toujours retourner dormir à la maison. Y a t-il quelqu 'un qui pourrait nous suggérer des sorties et visites dans ce coin de la France ? Merci beaucoup Mistrale
Mon conjoint et moi partons en Provence en juillet prochain pour 3 semaines. Nous serons avec nos deux filles de 2 et 5 ans. Nous logerons dans une maison à Plan de cuques tout près de Marseille. Le but est de faire de petites excursions sans trop nous éloigner (une heure et demie de route à l'allé) Pour toujours retourner dormir à la maison. Y a t-il quelqu 'un qui pourrait nous suggérer des sorties et visites dans ce coin de la France ? Merci beaucoup Mistrale
Route entre Paquera et Montezuma? (Costa Rica) English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire si la route qui relie Paquera à Montezuma est asphaltée ou pas ?
Merci 🙂
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire si la route qui relie Paquera à Montezuma est asphaltée ou pas ?
Merci 🙂
Mois de juillet au Pérou et Bolivie avec trois jeunes de 11 à 16 ans English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage au Perou et en Bolivie de 30 jours avec nos 3 enfants.
Nous organisons le voyage par nous même, aimons la nature et la rando. Voici l'itinéraire, en gros( sans détail des excursions) auquel nous avons pense en tenant compte des incoutournables, et d'une acclimatation progressive à l'altitude. Nous Souhaitons nous déplacer en bus ou train.
Vol Paris/Lima Pérou : Lima, Pisco, îles balestas, Ica Nazca, Arequipa, canon du colca / incursion au Chili : désert atacama (à etudier...)/ Bolivie : Uyuni, Potosi, Sucre, La Paz, Lac titicaca, copacabana, ile du soleil, Puno/Cuzco Pérou : Cuzco Chemin des Incas , Cuzco/Lima Vol Lima/Paris
Est-ce que ce trajet vous paraît réaliste en terme de distance, transports, sécurité et problèmes sanitaires en particulier l'altitude. Avez-vous de bonnes idées de treck à faire avec des ados à des altitudes raisonnables, ainsi que des nom d'agences de guides fiables auquelles s'adresser ?
Merci d'avance pour tous vos conseils !
Vol Paris/Lima Pérou : Lima, Pisco, îles balestas, Ica Nazca, Arequipa, canon du colca / incursion au Chili : désert atacama (à etudier...)/ Bolivie : Uyuni, Potosi, Sucre, La Paz, Lac titicaca, copacabana, ile du soleil, Puno/Cuzco Pérou : Cuzco Chemin des Incas , Cuzco/Lima Vol Lima/Paris
Est-ce que ce trajet vous paraît réaliste en terme de distance, transports, sécurité et problèmes sanitaires en particulier l'altitude. Avez-vous de bonnes idées de treck à faire avec des ados à des altitudes raisonnables, ainsi que des nom d'agences de guides fiables auquelles s'adresser ?
Merci d'avance pour tous vos conseils !
Séjour à Pornic, Bretagne, en passant par Honfleur et Rouen: visites, restaurants... English translation pending
Premier séjour en Bretagne avec mon mari en ce mois de septembre 2010 (nous partons le 20). Nous séjournerons cinq jours à Pornic (à l'Auberge aux Bretons). Quelques conseils (visites, randonnées, auberges ...) seraient les bienvenus car nous ne connaissons pas du tout la région. Venant de Belgique, nous pensons nous arrêter pour déjeuner à Honfleur (je suis à la recherche d'un petit resto sympa) et passerions une nuit à Rouen au retour. J'attends vos suggestions et "bons plans" concernant ces endroits ... Merci d'avance de m'aider à planifier au mieux cette semaine !
Randonnée entre Collioure (France) et Cadaqués (Espagne): vos retour d'expériences et idées? English translation pending
Salut à tous,
Du 10 au 17 juillet, je compte randonner entre Collioure et Cadaquès. J'aimerai avoir des retours d'expérience concernant l'état des chemins, les éventuelles difficultés mais surtout les moyens d'hébergement (autonomie, refuge, hotel...), sachant que je compte progresser de la manière suivante :Collioure/BanyulsBanyuls/LlançaLlança/Port de la SelvaPort de la Selva/CadaquèsCadaquès/Presqu'île de s'OligueraPour les grandes lignes car rien n'est complétement définitif...d'ailleurs si vous avez d'autres idées à partager, n'hésitez pas.
Merci à tous,
Nej
Du 10 au 17 juillet, je compte randonner entre Collioure et Cadaquès. J'aimerai avoir des retours d'expérience concernant l'état des chemins, les éventuelles difficultés mais surtout les moyens d'hébergement (autonomie, refuge, hotel...), sachant que je compte progresser de la manière suivante :Collioure/BanyulsBanyuls/LlançaLlança/Port de la SelvaPort de la Selva/CadaquèsCadaquès/Presqu'île de s'OligueraPour les grandes lignes car rien n'est complétement définitif...d'ailleurs si vous avez d'autres idées à partager, n'hésitez pas.
Merci à tous,
Nej
Yellowstone en long, en large et en travers English translation pending
Cette partie est un « décrochage » du carnet: À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado:
voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/
La version avec photos et un texte plus complet et aéré se trouve ici: : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_58.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira qui ne demande qu’à exploser, puisqu’elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake.
Nous longeons un temps le lac Yellowstone, paysage en noir et blanc dont la surface présente de longues striures de glace, de neige et d’eau aussi sombre que les montagnes qui l’environnent. Ici, il n’y a pas de doute, c’est l’hiver…
Old Faithful Lodge, pour deux nuits. Notre cabine (n° 233) est très bien placée au-dessus de la rivière, avec trois petits geysers juste en face que l’on aperçoit de la fenêtre, et des marmottes dorées et dodues qui furètent en se dandinant autour de la voiture. Mais avec nous elles n’auront rien, même si elles nous font les yeux doux… Un petit porto de dix ans d’âge rapporté de France, et nous filons à la Cafétéria (médiocre).
Mardi 2 juin
Il a plu toute la nuit, on entendait l’eau sur le toit de la cabane alors qu’on était bien au chaud sous les couvertures, hmmm…, et ce matin le ciel est d’un gris cendre uniforme, d’ailleurs il pleut toujours. Les jours se suivent et se ressemblent, c’est une morne journée pour la photo qui s’annonce encore.
Nous préparons la rituelle Thermos de thé – Thermos achetée à Petaluma, au nord de San Francisco, en 2007, et qui depuis ne nous quitte plus – et partons jeter un œil à Old Faithful, blanche vapeur contre ciel laiteux, puis prenons la route de Madison, l’autre, via Upper puis Midway et Lower Geyser Basin.
Nous avions acheté il y a une dizaine d'années un petit guide que je recommande à tous ceux qui veulent explorer la moindre goutte d’eau brûlante crachée par le volcan assoupi, Yellowstone’s Geysers, Hot Springs and Fumaroles, de Carl Schreier, Homestead Publishing, WY, incluant… la Nouvelle-Zélande ! D’accord, ce n’est pas la porte à côté, mais c’est en tout cas à notre programme…
Le long de la route qui va à Upper Geyser Basin... les premiers bisons.
Upper Geyser Basin. Black Sand Basin. Des squelettes d’arbres blancs et noirs se reflètent dans les eaux opalescentes vert émeraude. Presque tous les cours d'eau sont bordés de fleurs jaunes (Yellow Monkey Flower (Mimulus guttatus), adeptes des bains de pieds brûlants! Plus loin le cadavre d'un éléphant, mâchoires béantes, défenses brisées... Blue Star Spring, qui explose toutes les trente secondes
Lower Geyser Basin. Route de Firehole Lake sous une pluie battante. Je crains pour le Canon… même si je prends toutes les précautions.
White Dome Geyser. Petite balade arrosée.
Fountain Paint Pots : là nous patientons une bonne demi-heure dans le 4 x 4, mais le ciel ne veut rien savoir. Les Pots sont de toute façon peu vigoureux.
Un peu avant la jonction de Madison, belle route de Firehole Canyon qui comprend les non moins belles Firehole Cascades. On l’aura compris, ici, le feu n’est jamais loin de l’eau. Nous nous arrêtons pour les contempler et je sors le télé de Gérard pour tenter de photographier un gros nid de Bald Eagle coincé dans un arbre déplumé, avec deux petits qui pointent leur tête blanche ébouriffée de temps à autre. C’est alors qu’ils décident de ne plus se montrer. Je me console en mitraillant un wapaiti femelle qui est en train de changer de garde-robe.
Les arbres tombés après l’incendie ont laissé la place à une herbe verte et drue broutée par de nombreux bisons. Ici, c’est un toucan géant, calciné lui aussi mais à fière allure, qui garde les lieux.
Midway Geyser Basin. Lorsque nous arrivons au Grand Prismatic, sur le chemin du retour, il est plus de dix-huit heures. Les coulées de soufre que déverse Excelsior Geyser dans la Firehole River ont diminué en dix ans et il fait trop froid pour apercevoir les eaux turquoise les plus belles de Yellowstone. Quel dommage ! Une vapeur blanche court à la surface, ne dévoilant qu’une infime seconde par-ci par-là, au gré du vent, les trésors chromatiques du Grand Prismatic, et sa longue chevelure sombre, éparse sur le sol. Nous terminons par Turquoise Pool, la troisième petite merveille de Midway Geyser Basin. Manque de chance, lorsque nous voulons prendre le sentier qui surplombe le Grand Prismatic et débute un peu plus loin, il est fermé à cause des ours. Des Killdeers s’agitent dans l’herbe haute, comme aux Gates of Lodore, en poussant leur cri si caractéristique.
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin. Dépôts minéraux aux couleurs magnifiques qui laissent apparemment de marbre tous ceux qui passent à côté.
Nous rentrons nous réchauffer dans notre cabane et surtout sécher nos K-way. Prévisions pour demain : 40 % de pluie, après-demain 50 %, comme aujourd’hui.
Mercredi 3 juin
Nous quittons notre cabane « without bath » et montons sous un ciel plombé à Inspiration Point par un sentier en lacet, pour avoir une vue d’ensemble des geysers environnant Old Faithful avant la prochaine éruption. La vue de là-haut est gâchée par les chantiers en construction, dont le nouveau Visitor Center, et la pluie qui s’est encore une fois remise à tomber mais n’a pas empêché la foule de s’agglutiner en attendant de voir le grand panache blanc monter droit vers les nuages gris clair. Nous redescendons en vitesse pour le voir de près, mais Old Faithful se fait désirer. Au bout du compte, ce sera encore blanc sur blanc.
Nous faisons le grand tour par les chemins de bois et de terre de tout ce qui fume, bouillonne, palpite, glougloute, explose, crache… Au-dessous du chemin, de très jolies Shooting stars (Dodecatheon), les cheveux droit sur la tête, percent le sol tiède et l’herbe verte.
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, baie plus récente et beaucoup plus profonde que Yellowstone Lake, résultant d’un explosion ne datant que de cent vingt-cinq mille ans. La pluie qui redouble de vigueur nous stoppe net près de Black Pool, nous obligeant à nous abriter sous un arbre. Mais je me jette à l’eau, c’est le cas de le dire, je continue la balade et ne le regrette pas ! C’est vraiment magnifique !
Entre Lake Village et Canyon Village, Mud Volcano et la Dragon’s Mouth. Presque en face, Sulfur Caldron. Sur le parking, un petit geyser a crevé le bitume !! Il y a des bisons en veux-tu en voilà, des wapitis, des pronghorns (qui ne ressemblent pas vraiment à des antilopes…), des bernaches (Lesser Scaup), pélicans, cygnes trompettes… La neige est amassée dans les déclivités et sur les bas-côtés.
Aux chutes Yellowstone le ciel s’est enfin dégagé, laissant filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Longtemps, à Artist Point, nous guettons les rayons du soleil couchant sur les falaises jaune soufre, hérissées par endroits de sapins vert foncé.
Notre Frontier Cabin, mi-caserne mi-chambre d’hôpital (101$ avec douche et w-c), est une sorte de grosse cabane partagée en plusieurs logements, identique à des dizaines d’autres alignées le long d’allées désertiques. Ici, il y a dix ans, nous avions surtout gardé le souvenir du hurlement du coyote que l’on entendait par la fenêtre de la salle de bains qui donnait sur les bois, et nous ne reconnaissons absolument rien, ni les cabanes, ni même les lieux...
Le soir, alors que nous sommes couchés, nous entendons subitement un bruit de batteuse qui semble venir de la salle de bains. Nous avons des voisins juste de l’autre côté de la cloison de bois et nous supposons qu’ils viennent de mettre en marche l’aération pour prendre une douche. Mais on n’entend pas d’eau couler et le temps passe, le temps passe, et le bruit est toujours là. L’inquiétude commence à nous gagner car on a vraiment l’impression d’être couchés au pied d’un Caterpillar ! Au final nous ne fermerons pas l’œil de la nuit ! Probablement effrayés par le chauffage au propane, ils ont mis l’aération jusqu’au matin. Comment ont-ils pu dormir, mystère…
Jeudi 4 juin
A peine réveillés, nous faisons un mot à nos « dear neighbours », puisque apparemment ils seront encore là ce soir, afin de ne pas passer une nouvelle nuit blanche, nous le glissons sous leur porte et préparons une thermos de thé.
Le ciel est… gris, ça change de l’ordinaire... Nous prenons notre temps pour aller à Norris Geyser Basin, pique-niquons en cours de route près d’une foison de Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), très jolis lys jaunes aux pétales aussi effilés que des poignards.
Arrivés sur place, nous avons à peine le temps de voir Echinus Geyser et Steamboat Geyser que le ciel de plomb, au-dessus des montagnes enneigées, nous tombe sur la tête ! Nous rejoignons la voiture en courant et y restons coincés près d’une heure. J’en profite pour écrire quelques notes.
Une heure un quart a passé et nous sommes toujours là, espérant une éclaircie qui n’arrive pas ; nous avons fait le tri des montagnes de papiers (cartes de toutes sortes prises dans les visitor centers, petites, moyennes et grandes en double exemplaire, Journal du parc traversé, etc.), bu la Thermos de thé et fini le paquet de cookies bio de Jackson… Histoire de ne plus avoir le nez sur la poubelle et de voir le coin de ciel bleu qui s’agrandit à l’horizon, je change de côté, c’est-à-dire que je recule de cinq mètres. Cinq minutes plus tard, une voiture fait la même chose mais dans le sens inverse !
Subitement la pluie cesse, un rayon de soleil se pose sur le parking, et d’un seul mouvement toutes les portières s’ouvrent en même temps, des gens en sortent qui s’étirent, bâillent et s’habillent pour une deuxième balade le long des geysers.
Nous reprenons le sentier abandonné plus de deux heures auparavant et repassons devant Steamboat Geyser. J'espère, comme tous ceux qui passent devant, qu'il va choisir ce moment pour se réveiller pour de bon... la dernière éruption ne date pourtant pas d'hier: 13 septembre 2002! Mais il donne des signes d'agacement, il crache de la vapeur avec entrain..., puis s'essouffle... Par contre quand il explose, c'est quelque chose, et il vaut sans doute mieux ne pas aller le regarder sous le nez, car il crache une colonne d'eau bouillante qui peut atteindre 120 mètres de hauteur! En 2000, un couple qui était dans les environs de Norris a soudain cru être témoin d'un tremblement de terre et a pris ses jambes à son cou, ou plutôt sa voiture, et a conduit jusqu'à Elk Meadows avant de comprendre qu'il s'agissait du steamboat et de revenir en arrière! C'était en fait un véritable coup de chance, car le plus important geyser de Norris et aussi le plus haut du monde n'a explosé que quatre fois en cinquante ans.
Echinus G ., Green Dragon Spring, Vixen G., Emerald Spring.
De l'incendie de 1988, il reste encore des milliers de javelots dressés vers le ciel...
Porcelain Basin. Un homme au crâne tondu se repose sur les marches de bois du sentier, mains, tête et cou entièrement tatoués, faisant apparemment l'admiration de quelques jeunes qui lui demandent de remonter ses manches, ce qu'il fait avec un plaisir évident. Il a l'air décoré des pieds à la tête... Nous les dépassons et traversons les vapeurs de Ledge Geyser que le vent porte de notre côté.
L'après-midi est déjà bien avancée et nous pressons le pas pour aller jusqu'à Porcelain Springs, d'autant que nous venons de recevoir quelques gouttes. L’eau des geysers, chargée de sels, s’écoule en formant de longues traînées vertes ou roses, orange, crème ou rouge, dans lesquelles ondulent parfois des algues aux chevelures sombres.
La route du retour est déserte et en un quart d’heure nous sommes à Canyon Village. Nos voisins nous ont aussi glissé un petit mot sous la porte : ils s’excusent, mais ne s’étaient pas doutés une seconde que l’on pouvait entendre le bruit derrière la (mince) cloison de bois…
Vendredi 5 juin
Nuit calme et réveil sous un ciel bleu vite voilé par des nuages blancs. Nous plions bagages et quittons sans trop de regrets cet environnement de caserne, où l’épicerie ferme à 17 heures et où la cafétéria est plus que passable…
La route qui mène à Tower Roosevelt est une belle route d’altitude, fermée de début novembre à fin mai. Sur les bords, une de mes fleurs préférées. Nous avons de la chance, elle est ouverte alors que la neige est encore amassée dans les bas-côtés. Mais la petite route de 9,5 miles qui mène au Chittenden parking area, d’où part le sentier pour le Mt Washburn, est, elle, fermée. Le chasse-neige est d’ailleurs en train de s’activer pour déblayer. Nous apercevons de loin les Tower Falls, aussi belles sinon plus que les Lower Falls, dans le Canyon de Yellowstone.
Sur le grand parking de Tower Falls, nous discutons avec un jeune Blackfeet, militant de Buffalo Field Campaign (www.buffalofieldcampaign.org/), de bisons, bien sûr, mais aussi de cuisine française, et nous en profitons pour l’inviter, s’il passe par Paris, à venir dîner chez nous. Puis nous prenons le chemin des chutes mais, presque arrivés en bas, nous nous cassons le nez sur une barrière à laquelle est accrochée une pancarte : « Fermé pour travaux », sans aucune possibilité d’apercevoir la moindre éclaboussure. On aurait assez apprécié que la pancarte soit mise plutôt à l’entrée du chemin, qu’à la fin… Nous nous contentons des eaux gris-vert de la Yellowstone River. (Une fois à Paris, je verrai sur Internet qu’en 2006 et même en 2003, la situation était la même. Comme il y a foule à vouloir voir les chutes de près et donc à s’arrêter, on peut supposer que si l’information était donnée ne serait-ce qu’au Visitor Center, personne ne s’arrêterait et le General Store du parking n’aurait plus qu’à fermer boutique.)
L’environnement est très basaltique, hautes colonnes de section carrée ou croustillant anthracite dans lequel on aurait presque en vie de croquer !
Il y a beaucoup de monde, dans Lamar Valley, sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi bighorn sheep (celui-ci, je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...). J'ai repéré, à une dizaine de mètres de lui, des fleurs que je veux photographier. Je m'avance, toujours accroupie, très lentement, avec des ruses de Sioux... et le Bighorn trouve que j'en prends un peu trop à mon aise et bouge lentement la tête dans ma direction, ce qui a pour effet de me scotcher au milieu de la sauge! Mais je suis bien obligée de bouger, et là je deviens de plus en plus intéressante, ce qui ne m'empêche pas de le prendre en photo. Finalement, c'était un mouflon très relax, il n'a pas bronché.
Donc, il y a beaucoup de monde dans Lamar Valley que nous ne reconnaissons pas, ou du moins le souvenir que nous en avons est totalement déformé. En 2000 elle était déserte, et là, sur les premiers kilomètres, les voitures se suivent de manière ininterrompue. Pronghorns, bisons, toujours accompagnés, lorsqu'ils broutent, des Brown-Headed Cowbirds, autrement dit des vachers (et vachères) à tête brune.
Au détour d'un virage, alors que la route se rétrécit, nous apercevons un pan de roche qui tranche complètement avec la couleur grise de celles qui l'entourent. Il y a aussi à cet endroit des fleurs qui ressemblent à celles du thé du Labrador (Ledum groenlandicum) que l'on ramassait sous des nuées de petites mouches noires du côté de Saint-Augustin, dans le nord du Québec, tandis que le Nordik Express, porte-containers qui ravitaille les villages isolés de la côte de Duplessis, déchargeait ses palettes. En fait ce n’est pas du thé, mais des Mountain Death Camas. J’en profite pour jeter un œil en contrebas de la route, histoire de voir… et là, à deux mètres, un énorme bison est en train de brouter ! Je sais qu’ils sont chatouilleux et que je suis bien trop près, donc je n’insiste pas.
La route suit le fond de Lamar Valley, qui s’élargit avant de se faufiler entre les montagnes dont les sommets atteignent tous plus de 3000 mètres d'altitude. C'est l'endroit que nous choisissons pour pique-niquer. Dans ces cas-là, on n’est jamais seuls bien longtemps… Au sol, une quinzaine de petits azurés, ces si jolis papillons qui ont pratiquement disparu des chemins de France sur lesquels ils se rassemblaient par dizaines il n'y a encore pas si longtemps. Le printemps s'annonce timidement, les trembles commencent tout juste à avoir leurs premières feuilles, et des cascades de glace sont encore visibles au pied des pentes abruptes. Une aire de stationnement, sur la droite – apparemment réservée aux pêcheurs... absents – et un chemin qui mène au bord de la rivière. C'est l'occasion d'aller voir de près couler la Lamar.
Sous un ciel plombé, nous dépassons Cooke City, Montana, triste alignement de maisons le long de la route, pas un chat dehors, le silence… Le village, niché dans les montagnes dont les sommets dépassent tous les 3000 mètres, respire le prospecteur par tous les joints de ses habitations en planche... La webcam donne une idée de l’atmosphère qui y règne : 64.82.6.189/netcam.htm (prendre en compte le décalage horaire). Nous remarquons d’ailleurs sur les images que le Trading Post, bien sûr fermé en cette saison, décroche toutes ses décorations de façade pour l’hiver.
A la sortie, nous sommes bloqués un moment par des travaux et avons tout le loisir d’observer les ravages des incendies passés. Tout a brûlé depuis notre dernier passage il y a une dizaine d'années. La piste du col (Lulu Pass) est en chantier, d’énormes camions vont et viennent, nous faisant rapidement abandonner l’idée de circuler parmi eux…
Nous poursuivons la route dans les bois, passons le Big Moose Resort fermé en cette saison et atteignons le col suivant; la neige s’amasse sur les bas-côtés et au pied des grands sapins noirs, la température est glaciale et le silence feutré, mais nous sortons quand même de la voiture, intrigués par les silhouettes de métal qui chevauchent en lisière de forêt. Ce sont des Nez-Percés…
Bon, décidément ça sent trop l’hiver par ici, nous retournons sur Cooke.
A l’intérieur du Trading Post nous avons la surprise de découvrir une petite pièce, sur la gauche, qui renferme une véritable arche de Noé : orignal, lynx, blaireau, carcajou, raton laveur, martre, mouflon, chèvre de montagne, wapiti, cerf de virginie, puma, etc. Mais au bout de quelques minutes nous voyons aussi un écriteau qui nous avait échappé, sur la porte: Entrée, 7 $ par personne, car cette minuscule pièce est en fait le wildlife museum local. Nous trouvons que c’est hors de prix pour un coup d’œil circulaire sans même bouger un pied et ressortons comme nous sommes rentrés. D’ailleurs aucune des trois personnes de l’accueil ne nous a demandé quoi que ce soit.
En redescendant sur les limites du parc, un orage de grêle terrible s’abat sur nous, il fait soudain quasiment nuit, des éclairs bleutés traversent le ciel en tous sens. C’est à ce moment-là que nous nous arrêtons à la cabane des rangers. Nous donnons notre pass, mais contrairement à d’habitude, la ranger fait du zèle, c’est bien le moment, alors qu’autour de nous c’est l’apocalypse ! Elle trouve que la signature ne correspond pas à celle du passeport bien qu’elle soit au contraire rigoureusement identique. Au bout de plusieurs minutes nous commençons à perdre patience. Ne trouvant finalement rien d’illégal, elle nous tend pass et passeport que nous reprenons sèchement sans un mot avant de démarrer sur les chapeaux de roues.
Enfin une éclaircie avant d’arriver à Mammoth Hot Springs. La chambre est agréable, grande, claire et nickel, bien qu’ancienne et sans salle de bains, mais avec beaucoup de charme. Par contre il n’y a pas de cafétéria et nous devons prendre les repas dans le dining room. Pour une fois je mange un hamburger, excellent, fait avec des produits bio. Beaucoup de familles nombreuses, très nombreuses…
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…).
Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite) qui, comme le corail, vit et meurt, mais la ressemblance s’arrête là : mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire.
Cleopatra, Minerva, puis au niveau de la Main Terrace, Canary Spring, où des camaïeux de verts tendres, jaunes safranés, orangés se mêlent au blanc le plus pur ; une infinité de terrasses d’eau brune s’étagent sur les pentes de travertin au milieu des vapeurs d’eau chaude.
Nous rejoignons le parking où nous avons laissé la voiture et montons à Upper Terraces, encerclées par une route à sens unique. Prospect Spring, New Highland, Orange Spring Mound, White Elephant Back, Angel Terrace … A 11 h 30 nous quittons Mammoth pour le sud et Gibbon Basin.
Il pleut sans discontinuer pendant les trente-cinq kilomètres qui séparent Mammoth de Gibbon GB, aux abords de Norris GB. Nous sommes attentifs à ne pas rater les Chocolate Pots que nous avons vus dans notre guide des geysers de Yellowstone, mais qui sinon ne sont indiqués nulle part. Une voiture garée sur le côté droit, nous nous arrêtons derrière elle au cas où, et effectivement c'est là que se trouvent les cônes de chocolat. Hmmm...
T° 130°F (54,5 °C). Les Chocolate Pots, qui dégringolent des rives pentues de la Gibbon River pour se perdre dans ses eaux sombres, sont composés pour 60 % d'oxydes de fer, d'aluminium, de zinc et de manganèse.
Nous poursuivons sur Artist Paint Pots, à 3 miles au sud de Norris GB, au bout d'une route secondaire. Il pleut à verse, pour changer, et Alain commence à saturer. Aussi, lorsque nous arrivons sur le parking, il décide de rester à l'abri et au chaud dans le 4 x 4. Il y a ici pas mal de monde, plus dedans que dehors, d'ailleurs...
Jamais découragée, je monte seule voir les pots de peinture, à quelques centaines de mètres du parking par un chemin plat qui sinue au milieu des bosquets. L'endroit porte bien son nom car tous les tons de bleu, vert, rose, gris, beige sont représentées dans de superbes teintes pastel et s'étalent en larges aplats sur la terre... Un sentier de bois s’élève au-dessus du bassin qui longe des petites mares de boue gris clair glougoutantes. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes.
Après avoir bien traîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake.
West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage.
Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello pour Salt Lake City par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco…
La version avec photos et un texte plus complet et aéré se trouve ici: : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_58.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira qui ne demande qu’à exploser, puisqu’elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake.
Nous longeons un temps le lac Yellowstone, paysage en noir et blanc dont la surface présente de longues striures de glace, de neige et d’eau aussi sombre que les montagnes qui l’environnent. Ici, il n’y a pas de doute, c’est l’hiver…
Old Faithful Lodge, pour deux nuits. Notre cabine (n° 233) est très bien placée au-dessus de la rivière, avec trois petits geysers juste en face que l’on aperçoit de la fenêtre, et des marmottes dorées et dodues qui furètent en se dandinant autour de la voiture. Mais avec nous elles n’auront rien, même si elles nous font les yeux doux… Un petit porto de dix ans d’âge rapporté de France, et nous filons à la Cafétéria (médiocre).
Mardi 2 juin
Il a plu toute la nuit, on entendait l’eau sur le toit de la cabane alors qu’on était bien au chaud sous les couvertures, hmmm…, et ce matin le ciel est d’un gris cendre uniforme, d’ailleurs il pleut toujours. Les jours se suivent et se ressemblent, c’est une morne journée pour la photo qui s’annonce encore.
Nous préparons la rituelle Thermos de thé – Thermos achetée à Petaluma, au nord de San Francisco, en 2007, et qui depuis ne nous quitte plus – et partons jeter un œil à Old Faithful, blanche vapeur contre ciel laiteux, puis prenons la route de Madison, l’autre, via Upper puis Midway et Lower Geyser Basin.
Nous avions acheté il y a une dizaine d'années un petit guide que je recommande à tous ceux qui veulent explorer la moindre goutte d’eau brûlante crachée par le volcan assoupi, Yellowstone’s Geysers, Hot Springs and Fumaroles, de Carl Schreier, Homestead Publishing, WY, incluant… la Nouvelle-Zélande ! D’accord, ce n’est pas la porte à côté, mais c’est en tout cas à notre programme…
Le long de la route qui va à Upper Geyser Basin... les premiers bisons.
Upper Geyser Basin. Black Sand Basin. Des squelettes d’arbres blancs et noirs se reflètent dans les eaux opalescentes vert émeraude. Presque tous les cours d'eau sont bordés de fleurs jaunes (Yellow Monkey Flower (Mimulus guttatus), adeptes des bains de pieds brûlants! Plus loin le cadavre d'un éléphant, mâchoires béantes, défenses brisées... Blue Star Spring, qui explose toutes les trente secondes
Lower Geyser Basin. Route de Firehole Lake sous une pluie battante. Je crains pour le Canon… même si je prends toutes les précautions.
White Dome Geyser. Petite balade arrosée.
Fountain Paint Pots : là nous patientons une bonne demi-heure dans le 4 x 4, mais le ciel ne veut rien savoir. Les Pots sont de toute façon peu vigoureux.
Un peu avant la jonction de Madison, belle route de Firehole Canyon qui comprend les non moins belles Firehole Cascades. On l’aura compris, ici, le feu n’est jamais loin de l’eau. Nous nous arrêtons pour les contempler et je sors le télé de Gérard pour tenter de photographier un gros nid de Bald Eagle coincé dans un arbre déplumé, avec deux petits qui pointent leur tête blanche ébouriffée de temps à autre. C’est alors qu’ils décident de ne plus se montrer. Je me console en mitraillant un wapaiti femelle qui est en train de changer de garde-robe.
Les arbres tombés après l’incendie ont laissé la place à une herbe verte et drue broutée par de nombreux bisons. Ici, c’est un toucan géant, calciné lui aussi mais à fière allure, qui garde les lieux.
Midway Geyser Basin. Lorsque nous arrivons au Grand Prismatic, sur le chemin du retour, il est plus de dix-huit heures. Les coulées de soufre que déverse Excelsior Geyser dans la Firehole River ont diminué en dix ans et il fait trop froid pour apercevoir les eaux turquoise les plus belles de Yellowstone. Quel dommage ! Une vapeur blanche court à la surface, ne dévoilant qu’une infime seconde par-ci par-là, au gré du vent, les trésors chromatiques du Grand Prismatic, et sa longue chevelure sombre, éparse sur le sol. Nous terminons par Turquoise Pool, la troisième petite merveille de Midway Geyser Basin. Manque de chance, lorsque nous voulons prendre le sentier qui surplombe le Grand Prismatic et débute un peu plus loin, il est fermé à cause des ours. Des Killdeers s’agitent dans l’herbe haute, comme aux Gates of Lodore, en poussant leur cri si caractéristique.
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin. Dépôts minéraux aux couleurs magnifiques qui laissent apparemment de marbre tous ceux qui passent à côté.
Nous rentrons nous réchauffer dans notre cabane et surtout sécher nos K-way. Prévisions pour demain : 40 % de pluie, après-demain 50 %, comme aujourd’hui.
Mercredi 3 juin
Nous quittons notre cabane « without bath » et montons sous un ciel plombé à Inspiration Point par un sentier en lacet, pour avoir une vue d’ensemble des geysers environnant Old Faithful avant la prochaine éruption. La vue de là-haut est gâchée par les chantiers en construction, dont le nouveau Visitor Center, et la pluie qui s’est encore une fois remise à tomber mais n’a pas empêché la foule de s’agglutiner en attendant de voir le grand panache blanc monter droit vers les nuages gris clair. Nous redescendons en vitesse pour le voir de près, mais Old Faithful se fait désirer. Au bout du compte, ce sera encore blanc sur blanc.
Nous faisons le grand tour par les chemins de bois et de terre de tout ce qui fume, bouillonne, palpite, glougloute, explose, crache… Au-dessous du chemin, de très jolies Shooting stars (Dodecatheon), les cheveux droit sur la tête, percent le sol tiède et l’herbe verte.
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, baie plus récente et beaucoup plus profonde que Yellowstone Lake, résultant d’un explosion ne datant que de cent vingt-cinq mille ans. La pluie qui redouble de vigueur nous stoppe net près de Black Pool, nous obligeant à nous abriter sous un arbre. Mais je me jette à l’eau, c’est le cas de le dire, je continue la balade et ne le regrette pas ! C’est vraiment magnifique !
Entre Lake Village et Canyon Village, Mud Volcano et la Dragon’s Mouth. Presque en face, Sulfur Caldron. Sur le parking, un petit geyser a crevé le bitume !! Il y a des bisons en veux-tu en voilà, des wapitis, des pronghorns (qui ne ressemblent pas vraiment à des antilopes…), des bernaches (Lesser Scaup), pélicans, cygnes trompettes… La neige est amassée dans les déclivités et sur les bas-côtés.
Aux chutes Yellowstone le ciel s’est enfin dégagé, laissant filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Longtemps, à Artist Point, nous guettons les rayons du soleil couchant sur les falaises jaune soufre, hérissées par endroits de sapins vert foncé.
Notre Frontier Cabin, mi-caserne mi-chambre d’hôpital (101$ avec douche et w-c), est une sorte de grosse cabane partagée en plusieurs logements, identique à des dizaines d’autres alignées le long d’allées désertiques. Ici, il y a dix ans, nous avions surtout gardé le souvenir du hurlement du coyote que l’on entendait par la fenêtre de la salle de bains qui donnait sur les bois, et nous ne reconnaissons absolument rien, ni les cabanes, ni même les lieux...
Le soir, alors que nous sommes couchés, nous entendons subitement un bruit de batteuse qui semble venir de la salle de bains. Nous avons des voisins juste de l’autre côté de la cloison de bois et nous supposons qu’ils viennent de mettre en marche l’aération pour prendre une douche. Mais on n’entend pas d’eau couler et le temps passe, le temps passe, et le bruit est toujours là. L’inquiétude commence à nous gagner car on a vraiment l’impression d’être couchés au pied d’un Caterpillar ! Au final nous ne fermerons pas l’œil de la nuit ! Probablement effrayés par le chauffage au propane, ils ont mis l’aération jusqu’au matin. Comment ont-ils pu dormir, mystère…
Jeudi 4 juin
A peine réveillés, nous faisons un mot à nos « dear neighbours », puisque apparemment ils seront encore là ce soir, afin de ne pas passer une nouvelle nuit blanche, nous le glissons sous leur porte et préparons une thermos de thé.
Le ciel est… gris, ça change de l’ordinaire... Nous prenons notre temps pour aller à Norris Geyser Basin, pique-niquons en cours de route près d’une foison de Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), très jolis lys jaunes aux pétales aussi effilés que des poignards.
Arrivés sur place, nous avons à peine le temps de voir Echinus Geyser et Steamboat Geyser que le ciel de plomb, au-dessus des montagnes enneigées, nous tombe sur la tête ! Nous rejoignons la voiture en courant et y restons coincés près d’une heure. J’en profite pour écrire quelques notes.
Une heure un quart a passé et nous sommes toujours là, espérant une éclaircie qui n’arrive pas ; nous avons fait le tri des montagnes de papiers (cartes de toutes sortes prises dans les visitor centers, petites, moyennes et grandes en double exemplaire, Journal du parc traversé, etc.), bu la Thermos de thé et fini le paquet de cookies bio de Jackson… Histoire de ne plus avoir le nez sur la poubelle et de voir le coin de ciel bleu qui s’agrandit à l’horizon, je change de côté, c’est-à-dire que je recule de cinq mètres. Cinq minutes plus tard, une voiture fait la même chose mais dans le sens inverse !
Subitement la pluie cesse, un rayon de soleil se pose sur le parking, et d’un seul mouvement toutes les portières s’ouvrent en même temps, des gens en sortent qui s’étirent, bâillent et s’habillent pour une deuxième balade le long des geysers.
Nous reprenons le sentier abandonné plus de deux heures auparavant et repassons devant Steamboat Geyser. J'espère, comme tous ceux qui passent devant, qu'il va choisir ce moment pour se réveiller pour de bon... la dernière éruption ne date pourtant pas d'hier: 13 septembre 2002! Mais il donne des signes d'agacement, il crache de la vapeur avec entrain..., puis s'essouffle... Par contre quand il explose, c'est quelque chose, et il vaut sans doute mieux ne pas aller le regarder sous le nez, car il crache une colonne d'eau bouillante qui peut atteindre 120 mètres de hauteur! En 2000, un couple qui était dans les environs de Norris a soudain cru être témoin d'un tremblement de terre et a pris ses jambes à son cou, ou plutôt sa voiture, et a conduit jusqu'à Elk Meadows avant de comprendre qu'il s'agissait du steamboat et de revenir en arrière! C'était en fait un véritable coup de chance, car le plus important geyser de Norris et aussi le plus haut du monde n'a explosé que quatre fois en cinquante ans.
Echinus G ., Green Dragon Spring, Vixen G., Emerald Spring.
De l'incendie de 1988, il reste encore des milliers de javelots dressés vers le ciel...
Porcelain Basin. Un homme au crâne tondu se repose sur les marches de bois du sentier, mains, tête et cou entièrement tatoués, faisant apparemment l'admiration de quelques jeunes qui lui demandent de remonter ses manches, ce qu'il fait avec un plaisir évident. Il a l'air décoré des pieds à la tête... Nous les dépassons et traversons les vapeurs de Ledge Geyser que le vent porte de notre côté.
L'après-midi est déjà bien avancée et nous pressons le pas pour aller jusqu'à Porcelain Springs, d'autant que nous venons de recevoir quelques gouttes. L’eau des geysers, chargée de sels, s’écoule en formant de longues traînées vertes ou roses, orange, crème ou rouge, dans lesquelles ondulent parfois des algues aux chevelures sombres.
La route du retour est déserte et en un quart d’heure nous sommes à Canyon Village. Nos voisins nous ont aussi glissé un petit mot sous la porte : ils s’excusent, mais ne s’étaient pas doutés une seconde que l’on pouvait entendre le bruit derrière la (mince) cloison de bois…
Vendredi 5 juin
Nuit calme et réveil sous un ciel bleu vite voilé par des nuages blancs. Nous plions bagages et quittons sans trop de regrets cet environnement de caserne, où l’épicerie ferme à 17 heures et où la cafétéria est plus que passable…
La route qui mène à Tower Roosevelt est une belle route d’altitude, fermée de début novembre à fin mai. Sur les bords, une de mes fleurs préférées. Nous avons de la chance, elle est ouverte alors que la neige est encore amassée dans les bas-côtés. Mais la petite route de 9,5 miles qui mène au Chittenden parking area, d’où part le sentier pour le Mt Washburn, est, elle, fermée. Le chasse-neige est d’ailleurs en train de s’activer pour déblayer. Nous apercevons de loin les Tower Falls, aussi belles sinon plus que les Lower Falls, dans le Canyon de Yellowstone.
Sur le grand parking de Tower Falls, nous discutons avec un jeune Blackfeet, militant de Buffalo Field Campaign (www.buffalofieldcampaign.org/), de bisons, bien sûr, mais aussi de cuisine française, et nous en profitons pour l’inviter, s’il passe par Paris, à venir dîner chez nous. Puis nous prenons le chemin des chutes mais, presque arrivés en bas, nous nous cassons le nez sur une barrière à laquelle est accrochée une pancarte : « Fermé pour travaux », sans aucune possibilité d’apercevoir la moindre éclaboussure. On aurait assez apprécié que la pancarte soit mise plutôt à l’entrée du chemin, qu’à la fin… Nous nous contentons des eaux gris-vert de la Yellowstone River. (Une fois à Paris, je verrai sur Internet qu’en 2006 et même en 2003, la situation était la même. Comme il y a foule à vouloir voir les chutes de près et donc à s’arrêter, on peut supposer que si l’information était donnée ne serait-ce qu’au Visitor Center, personne ne s’arrêterait et le General Store du parking n’aurait plus qu’à fermer boutique.)
L’environnement est très basaltique, hautes colonnes de section carrée ou croustillant anthracite dans lequel on aurait presque en vie de croquer !
Il y a beaucoup de monde, dans Lamar Valley, sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi bighorn sheep (celui-ci, je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...). J'ai repéré, à une dizaine de mètres de lui, des fleurs que je veux photographier. Je m'avance, toujours accroupie, très lentement, avec des ruses de Sioux... et le Bighorn trouve que j'en prends un peu trop à mon aise et bouge lentement la tête dans ma direction, ce qui a pour effet de me scotcher au milieu de la sauge! Mais je suis bien obligée de bouger, et là je deviens de plus en plus intéressante, ce qui ne m'empêche pas de le prendre en photo. Finalement, c'était un mouflon très relax, il n'a pas bronché.
Donc, il y a beaucoup de monde dans Lamar Valley que nous ne reconnaissons pas, ou du moins le souvenir que nous en avons est totalement déformé. En 2000 elle était déserte, et là, sur les premiers kilomètres, les voitures se suivent de manière ininterrompue. Pronghorns, bisons, toujours accompagnés, lorsqu'ils broutent, des Brown-Headed Cowbirds, autrement dit des vachers (et vachères) à tête brune.
Au détour d'un virage, alors que la route se rétrécit, nous apercevons un pan de roche qui tranche complètement avec la couleur grise de celles qui l'entourent. Il y a aussi à cet endroit des fleurs qui ressemblent à celles du thé du Labrador (Ledum groenlandicum) que l'on ramassait sous des nuées de petites mouches noires du côté de Saint-Augustin, dans le nord du Québec, tandis que le Nordik Express, porte-containers qui ravitaille les villages isolés de la côte de Duplessis, déchargeait ses palettes. En fait ce n’est pas du thé, mais des Mountain Death Camas. J’en profite pour jeter un œil en contrebas de la route, histoire de voir… et là, à deux mètres, un énorme bison est en train de brouter ! Je sais qu’ils sont chatouilleux et que je suis bien trop près, donc je n’insiste pas.
La route suit le fond de Lamar Valley, qui s’élargit avant de se faufiler entre les montagnes dont les sommets atteignent tous plus de 3000 mètres d'altitude. C'est l'endroit que nous choisissons pour pique-niquer. Dans ces cas-là, on n’est jamais seuls bien longtemps… Au sol, une quinzaine de petits azurés, ces si jolis papillons qui ont pratiquement disparu des chemins de France sur lesquels ils se rassemblaient par dizaines il n'y a encore pas si longtemps. Le printemps s'annonce timidement, les trembles commencent tout juste à avoir leurs premières feuilles, et des cascades de glace sont encore visibles au pied des pentes abruptes. Une aire de stationnement, sur la droite – apparemment réservée aux pêcheurs... absents – et un chemin qui mène au bord de la rivière. C'est l'occasion d'aller voir de près couler la Lamar.
Sous un ciel plombé, nous dépassons Cooke City, Montana, triste alignement de maisons le long de la route, pas un chat dehors, le silence… Le village, niché dans les montagnes dont les sommets dépassent tous les 3000 mètres, respire le prospecteur par tous les joints de ses habitations en planche... La webcam donne une idée de l’atmosphère qui y règne : 64.82.6.189/netcam.htm (prendre en compte le décalage horaire). Nous remarquons d’ailleurs sur les images que le Trading Post, bien sûr fermé en cette saison, décroche toutes ses décorations de façade pour l’hiver.
A la sortie, nous sommes bloqués un moment par des travaux et avons tout le loisir d’observer les ravages des incendies passés. Tout a brûlé depuis notre dernier passage il y a une dizaine d'années. La piste du col (Lulu Pass) est en chantier, d’énormes camions vont et viennent, nous faisant rapidement abandonner l’idée de circuler parmi eux…
Nous poursuivons la route dans les bois, passons le Big Moose Resort fermé en cette saison et atteignons le col suivant; la neige s’amasse sur les bas-côtés et au pied des grands sapins noirs, la température est glaciale et le silence feutré, mais nous sortons quand même de la voiture, intrigués par les silhouettes de métal qui chevauchent en lisière de forêt. Ce sont des Nez-Percés…
Bon, décidément ça sent trop l’hiver par ici, nous retournons sur Cooke.
A l’intérieur du Trading Post nous avons la surprise de découvrir une petite pièce, sur la gauche, qui renferme une véritable arche de Noé : orignal, lynx, blaireau, carcajou, raton laveur, martre, mouflon, chèvre de montagne, wapiti, cerf de virginie, puma, etc. Mais au bout de quelques minutes nous voyons aussi un écriteau qui nous avait échappé, sur la porte: Entrée, 7 $ par personne, car cette minuscule pièce est en fait le wildlife museum local. Nous trouvons que c’est hors de prix pour un coup d’œil circulaire sans même bouger un pied et ressortons comme nous sommes rentrés. D’ailleurs aucune des trois personnes de l’accueil ne nous a demandé quoi que ce soit.
En redescendant sur les limites du parc, un orage de grêle terrible s’abat sur nous, il fait soudain quasiment nuit, des éclairs bleutés traversent le ciel en tous sens. C’est à ce moment-là que nous nous arrêtons à la cabane des rangers. Nous donnons notre pass, mais contrairement à d’habitude, la ranger fait du zèle, c’est bien le moment, alors qu’autour de nous c’est l’apocalypse ! Elle trouve que la signature ne correspond pas à celle du passeport bien qu’elle soit au contraire rigoureusement identique. Au bout de plusieurs minutes nous commençons à perdre patience. Ne trouvant finalement rien d’illégal, elle nous tend pass et passeport que nous reprenons sèchement sans un mot avant de démarrer sur les chapeaux de roues.
Enfin une éclaircie avant d’arriver à Mammoth Hot Springs. La chambre est agréable, grande, claire et nickel, bien qu’ancienne et sans salle de bains, mais avec beaucoup de charme. Par contre il n’y a pas de cafétéria et nous devons prendre les repas dans le dining room. Pour une fois je mange un hamburger, excellent, fait avec des produits bio. Beaucoup de familles nombreuses, très nombreuses…
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…).
Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite) qui, comme le corail, vit et meurt, mais la ressemblance s’arrête là : mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire.
Cleopatra, Minerva, puis au niveau de la Main Terrace, Canary Spring, où des camaïeux de verts tendres, jaunes safranés, orangés se mêlent au blanc le plus pur ; une infinité de terrasses d’eau brune s’étagent sur les pentes de travertin au milieu des vapeurs d’eau chaude.
Nous rejoignons le parking où nous avons laissé la voiture et montons à Upper Terraces, encerclées par une route à sens unique. Prospect Spring, New Highland, Orange Spring Mound, White Elephant Back, Angel Terrace … A 11 h 30 nous quittons Mammoth pour le sud et Gibbon Basin.
Il pleut sans discontinuer pendant les trente-cinq kilomètres qui séparent Mammoth de Gibbon GB, aux abords de Norris GB. Nous sommes attentifs à ne pas rater les Chocolate Pots que nous avons vus dans notre guide des geysers de Yellowstone, mais qui sinon ne sont indiqués nulle part. Une voiture garée sur le côté droit, nous nous arrêtons derrière elle au cas où, et effectivement c'est là que se trouvent les cônes de chocolat. Hmmm...
T° 130°F (54,5 °C). Les Chocolate Pots, qui dégringolent des rives pentues de la Gibbon River pour se perdre dans ses eaux sombres, sont composés pour 60 % d'oxydes de fer, d'aluminium, de zinc et de manganèse.
Nous poursuivons sur Artist Paint Pots, à 3 miles au sud de Norris GB, au bout d'une route secondaire. Il pleut à verse, pour changer, et Alain commence à saturer. Aussi, lorsque nous arrivons sur le parking, il décide de rester à l'abri et au chaud dans le 4 x 4. Il y a ici pas mal de monde, plus dedans que dehors, d'ailleurs...
Jamais découragée, je monte seule voir les pots de peinture, à quelques centaines de mètres du parking par un chemin plat qui sinue au milieu des bosquets. L'endroit porte bien son nom car tous les tons de bleu, vert, rose, gris, beige sont représentées dans de superbes teintes pastel et s'étalent en larges aplats sur la terre... Un sentier de bois s’élève au-dessus du bassin qui longe des petites mares de boue gris clair glougoutantes. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes.
Après avoir bien traîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake.
West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage.
Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello pour Salt Lake City par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco…
Bons plans pour Boracay et Manille? (Philippines) English translation pending
bonjour,
je recherche des renseignement sur manille et boracay
si vous avez des conseilles des bons plans pour loger, faire la fete, ect....
merci d'avance..
Périple aux USA 2009 Colorado et Nouveau Mexique English translation pending
Après avoir fait un autotour dans l'ouest Américain en Avril 2008 nous n'avions qu'une idée en tête : Y RETOURNER !!!!!!! voilà c'est chose faite.
L'année dernière nous étions passés, par le biais d'une amie, par un voyagiste. Cette année, je me suis occupée de tout ! c'est vrai que j'y ai passé beaucoup de temps mais aucun regret tout était très bien. Tous les hôtels étaient réservés d'avance sur HOTELS.COM et en direct sur les conseils du guide du routard.
réservation des billets d'avion : AMERICAN AIRLINES Lyon - Londres - Chicago - Denver : 1206 € aller/retour pour deux personnes
Location de la voiture ALAMO Denver - Denver 16 jours toutes assurances + 2 pleins d'essence : 625 €
Hotels avec petits déjeuners : 1 158 €
Budget / personne 2 000 € (billets d'avion, loc de voiture, essence, hôtels, petits dèjs et repas du soir (nous ne déjeûnons pas le midi....) courses perso, souvenirs, entrées des parcs)
Jour 1 : départ de Lyon à 8h15 arrivée Denver à 19h40 Les vols se sont très bien passés mais nous sommes un peu fatigués à notre arrivée. Nous récupérons la voiture au comptoir ALAMO et le souvenir de l'année dernière nous revient vite en tête : les américains sont EFFICACES ! nous avons eu le droit gratuitement à un GPS et c'est quand même bien pratique même si les repères aux USA sont simples et les rues parallèles.
Nous arrivons à l'hôtel HYATT PLACE, grande classe et literie mortelle, surtout après avoir tenté de dormir à l'aéroport et dans l'avion !!!
Jour 2 : Il fait très beau et avant de nous rendre en ville nous allons à un marché aux puces , mon homme est dingue de ce genre de truc et je dois bien avouer que c'est assez sympa de voir ce que les américains ont à vendre ! Verdict , beaucoup beaucoup d'outillage. Ensuite nous nous baladons dans un centre ville très agréable près de Larimer square il y a un tournoi de rue de basketball, nous y passons un moment puis allons flâner du coté de 16th street mall. Cette rue piétonne est très sympa. Nous nous mettons en route vers 15 h direction le Wyoming. Sur le route de Cheyenne nous nous régalons de vastes paysages et nous faisons un arrêt au Terry bison ranch.

Arrivée en soirée à Casper nous nous installons à l'hôtel, shilo inn, déçus, la réception fait cracra et la chambre n'est pas top mais bon pour une nuit ça fera l'affaire.
Jour 3 : Petit déj moyen , faut dire que mon homme rêvait de bacon grillé, patates et oeufs !!! En route pour Cody, nous arrivons avant midi et découvrons une super jolie petite ville nous visitons le Buffalo Bill historical center. c'est un musée très complet, peut être trop pour nous !!! nous nous baladons ensuite dans la petite ville et nous installons au bed and breakfast "the lambright place" LA bonne surprise du voyage, une superbe maison avec des hôtes hyper chaleureux où nous passons une très bonne soirée.
Jour 4 : Ca y est !!! mon homme a eu son bacon grillé !!! 🙂

la journée commence donc super bien et nous nous mettons en route pour le Yellowstone.
Nous arrivons et dès l'entrée du parc nous en prenons plein la vue..... Nous longeons le lac et les première fumeroles nous mettent dans l'ambiance. Le hic, un voyant orange s'éclaire sur le tableau de bord....pas bon.....mais ça ne va pas nous gâcher le plaisir d'être au Yellowstone ! Nous commençons notre visite par West tumb, Upper geyser bassin, geyser Old faithful, midway geyser bassin , lower geyser bassin et fountain paint pot.









Après cette journée bien remplie nous nous dirigeons vers West Yellowstone où j'ai réservé 2 nuits dans un motel le mosse creek inn. C'est très simple mais propre. Un conseil, il faut s'y prendre très tôt pour les réservations d'hébergement au Yellowstone si vous voulez avoir de la place et des tarifs corrects... ce ne fût pas notre cas malgré une réservation au mois de février pour un séjour fin juin..... Ah oui, il faut savoir un truc aussi : West Yellowstone c'est le village des moustiques géants.............heureusement que j'avais ma citronnelle !!!!!
Nous avons dîné les deux soirs dans des restos moyens mais par contre, si comme nous vous voulez vous lâcher sur le petit dèj, une adresse le running bear pancake house ; Hummmmmmmmmmmmm
Jour 5 : Notre programme du jour, Norris geyser bassin, le sentier de porcelaine et black bassin, une fois encore c'est magique en plus, y'a personne on profite de l'immensité seuls...........quel pied. Nous nous trouvons nez à museau avec un ours et ensuite un grizzly, on a bien retenu la différence qui est expliquée au musée de Buffalo Bill !!!!! Nous remarquons, une fois de plus que tout est propre dans les parcs, il y a toujours du papier et du savon dans les toilettes moi ça m'épate !!!!





L'après midi nous nous baladons à Mamoth hot spring et ensuite au canyon de Yellowstone : EXTRAORDINAIRE je suis impressionnée par la puissance de la cascade, on se sent vraiment minuscules, nous faisons de belles grimpettes ça nous permet d'éliminer un peu les hamburgers !!!!! seul regret , le sentier uncle Tom est fermé pour cause d'éboulement .....faudra revenir pour le faire une prochaine fois !


ce parc est vraiment incroyable rien que de repenser à ces paysages, ça me rend happy !
Jour 6 : Nous avons beaucoup de route pour nous rendre à SALT LAKE CITY et le voyant de la voiture est toujours éclairé.........ça m'inquiète, nous décidons donc à notre arrivée de nous rendre à l'aéroport, au comptoir ALAMO pour le signaler. La jeune femme à qui j'expose le problème décide de nous changer la voiture, nous troquons donc notre PONTIAC G6 pour une CHRYSLER Sebring cabriolet ! Mon homme est comme un dingue ah ça c'est bien les mecs....la bagnole !!!!!! là encore nous sommes hallucinés par le comportement des américains, à aucun moment on ne nous a demandé si la panne était "de notre faute" nous sommes arrivés avec le réservoir vide et repartons avec le plein, sans supplément .... On a du chemin à faire en France pour arriver à ce niveau de service et d'efficacité !
Après midi shoping dans un outlet : factory stores @ park city où l'on trouve deux ou trois trucs, on trouve toujours...... retour sur Salt lake où nous nous installons à l'hôtel Carlton très central, accueil très sympa c'est simple pas cher bref très bien ! le soir nous allons diner dans un endroit très branché où l'ambiance est sympa.
Jour 7 : En allant prendre le petit dèj nous passons devant un distributeur de journaux et là nous apprenons le décès de Mickaël Jackson , ça fait bizarre quand même. Après un breakfast garguantuesque nous partons en visite dans la ville mormone. Temple square, le tabernacle, lion house, nous sommes stupéfaits de l'importance de cette minorité religieuse. A temple square nous sommes pris en charge par une gentille missionnaire qui nous explique les préceptes de leur croyance, les gens ici sont...béas, c'est le mot ! Nous en avons assez de la ville et partons passer l'après midi à Antélope island, c'est superbe et là je remercie mon chéri d'avoir décapoté la voiture afin de bien profiter du ballet des moustiques !!!! et oui c'est humide comme région ! nous avons le droit à une traversée d'antilopes et de bisons c'est très sauvage, on a beaucoup aimé ! nous nous promenons au bord du lac salé et retournons en ville opération : trouver une guitare et donc un magasin de guitares pour mon mélomane de mari !

Jour 8 : Départ pour Arches national park. Nous retrouvons les paysages de l'année dernière, la roche rouge, les immenses blocs de pierre... j'adore ! Nous passons la journée à nous balader dans ce parc vraiment magnifique. il fait une chaleur torride Joli sentier des three gossip et park avenue, Balanced rock, double arche nous regrettons un peu de ne pas pouvoir faire la marche jusqu'à delicate arche( 2 Heures), nous la voyons de loin car nous manquons un peu de temps et de courage !!!








Nous arrivons en soirée à Moab où nous passerons deux nuits au Inca inn c'est un motel tenu par des Suisse, très correct. Un plongeon dans la piscine et nous allons en ville faire un peu de shopping pour les souvenirs et ensuite un petit restau avec buffets de crudités pour moi et de pizzas pour mon homme !
Jour 9 : Journée consacrée à Canyonland. Nous décidons de commencer par Island in the sky. Nous n'avions pas compris qu'il y avait deux entrées dans ce park et que les routes sont en cul de sac, nous ne pourrons pas rejoindre the needles car cela fait beaucoup trop de route... Tant pis ! Le spectacle est incroyable arrivé en haut, le nom est approprié "Island in the sky" nous sommes seuls c'est magique, nous faisons une grande marche le long de la falaise et ensuite nous reprenons la voiture pour aller à grand view point overlook. wouah là encore c'est à perte de vue on s'attendrait presque à voir des indiens embusqués..... Sur le retour nous nous arrêtons à Wilson arche pour une petite grimpette express.




Jour 10 : Départ pour Mesa verde, arrivée en fin de matinée nous nous inscrivons pour la visite de cliff palace , il y a trois visite payantes car accompagnées par un ranger. Voulant nous balader un peu nous ne décidons d'en faire qu'une et ça suffit ! Le ranger est très sympathique mais notre anglais n'est pas assez bon pour tout comprendre.

Nous continuons sur mesa loop road et nous arrêtons à tous les arrêts pour admirer les points de vue. En milieu d'après midi nous reprenons la route pour Durango. C'est une super jolie petite ville où se trouve un vieux train à vapeur qui relie Durango à Silverston, si on avait eu le temps on l'aurait fait avec plaisir mais ce n'est pas le cas... nous flânons un long moment dans les rues et faisons du shopping, on se sent vraiment bien ici. Le soir nous dinons dans un saloon (diamond belle) avec un pianiste qui, lorsqu'il sait que nous sommes français, se tape le répertoire d'Edith piaff. Super soirée ! En rentrant à l'hôtel (Best western mountain shadow on se délasse dans le jacuzzi.....la vie est dure !!!!

Jour 11 : Départ pour le canyon de Chelly, la route est longue , nous nous arrêtons sur le chemin à four corners, l'endroit ou quatre états se touchent, c'est surfait et hyper commercial, on le savait mais ça fait une halte quand même.

L'arrivée au canyon de Chelly n'est pas très....engageante, centre de redressement juste à l'entrée, indiens pas très sympas on en était vraiment à se demander si le détour en valait la peine......et ça en valait vraiment la peine ! Le canyon est en pleine réserve navajos et il y a des habitations au fond. C'est pourquoi la plupart des balades pour descendre dans le canyon doivent se faire accompagnées par un guide indien. Nous avons décidé de faire la seule belle balade non accompagnée et on ne l'a pas regretté. Après s'être arrêté à tous les points de vue, plus époustouflants les uns que les autres nous avons terminé notre visite par la white house trail environ 2heures aller retour mais le retour, ça grimpe sec et sous un soleil de plomb. En bas, une maison accrochée dans la roche à la verticale est très bien conservée. Ce qui surprend dans ce canyon c'est la verdure au milieu de la roche rouge, magnifique..... Nous passons la nuit au Days Inn à Gallup, aucun intérêt mais correct.




Jour 12 :
Trajet pour Albuquerque en passant par la turquoise trail , nous nous arrêtons aux petits villages de Madrid et Cerillos, on flâne dans les galeries et les maisons reconverties en magasins d'artistes, c'est très sympa surtout qu'il n'y a pas foule. Nous arrivons en début d'après midi à Albuquerque et là c'est opération recherche de guitare !!!! une dizaine de magasins plus loin nous trouvons enfin l'objet tant convoité !!! la FENDER !!!!!! nous terminons notre visite du centre ville en faisant du shopping sur old town. Le nouveau mexique est très différent de tout ce que l'on avait pu voir avant , le style pueblo est surprenant, on se croirait dans un décor de cinéma ! Nous passons la nuit au best western airport, super hôtel. Le soir, sur les conseils du routard nous allons diner au Sadie's restau mexicain très très populaire mais malheureusement la marguarita XXL a eu raison de moi et de mon estomac.....le SDF à qui je donne ma box en sortant du restau est ravi ! au moins un qui se sera régalé.

Jour 13 : Départ pour Santa Fe, nous décidons de faire un petit détour par EL MAPAIS national monument, un petit parc national situé sur un terrain volcanique. Le ranger est ravi d'accueillir des Fançais et notre balade sans intérêt d'une heure aura au moins eu le mérite de nous faire rire !!!! Nous reprenons la route pour santa Fé, la Fender accrochée à l'arrière de la voiture. C'est une ville très agréable que nous découvrons, mais ici ça sent l'argent et les artistes, y'a qu'à compter le nombre de galeries d'art..... Le soir nous dormons au Quality inn petit plongeons avant d'aller diner dans un restau concert : cowgirl of fame, très sympa.
Jour 14 : Départ pour Taos. Le seul jour où le temps ne fut pas de la partie en matinée.... détour obligatoire sur le pont du Rio Grandé, dommage que le soleil ne soit pas avec nous.....Nous nous baladons sur la plaza l'après midi et le beau temps revient...... Nous passons la nuit au Quality inn
Jour 15 : Aujourd'hui c'est le 4 juillet et les américains, hyper patriotiques, sortent encore plus que d'habitude les drapeaux et les cocardes ! Départ pour Colorado Springs, nous arrivons et découvrons garden of the gods, c'est très chouette ces roches rouges qui tiennent par magie en haut de la colline verte, dommage qu'il y ait tant de monde... puis nous décidons d'aller jusqu'à Criple creek, ancienne ville de chercheurs d'or reconvertie en mini LAS VEGAS mais sans être "défigurée" nous sommes enchantés par le charme de cette ville qui parait tellement old west ! On tente notre chance aux machines à sous et le gain est à la hauteur de nos espérances : 10 $ !!! Petits magasins super sympa puis nous continuons la route jusqu' à Victor, une ville vraiment fantôme....


de retour à Colorado Springs nous nous installons à l'hôtel Quality inn et sortons diner en ville. Nous pensions que ce serait plus animé pour un jour de fête national mais les Américains doivent sans doute se retrouver en famille pour fêter indépendance day....
Jour 15 : Départ pour Denver, nous nous arrêtons dans un Outlet et y passons a matinée. Nous arrivons sur Denver en milieu d'après midi et retournons sur 16th mal street . Nous passons la nuit au VQ hôtel, bof bof, c'est un vieux hôtel sans charme.
Jour 16 : Dernier jour....on a les boules.... on va en ville pour s'inscrire à la visite gratuite et guidée de l'US MINT 25 % des réserves d'or du pays se trouve ici !!!! c'est sur place que sont estampillés les petites pièces, c'est assez marrant de visiter ce genre de bâtiment. Encore une petite balade en ville et il va bientôt falloir rejoindre l'aéroport.... Avant ça le nouvel objectif est de trouver une sangle à la Fender !!!!! Au bout de 3 magasins c'est chose faite ! On peut partir sereins !!
La voiture est rendue aussi simplement qu'elle a été prise, le voyage retour se passe sans encombres...;
Voilà, j'espère qu'à travers mon récit je vous aurais fait partager notre enthousiasme. Lors de la préparation de notre voyage je me suis beaucoup inspirée du récit des autres voyageurs et j'espérais pouvoir en faire autant en mettant en ligne ce carnet de voyage...........
Bonne évasion à tous............
Lélie
L'année dernière nous étions passés, par le biais d'une amie, par un voyagiste. Cette année, je me suis occupée de tout ! c'est vrai que j'y ai passé beaucoup de temps mais aucun regret tout était très bien. Tous les hôtels étaient réservés d'avance sur HOTELS.COM et en direct sur les conseils du guide du routard.
réservation des billets d'avion : AMERICAN AIRLINES Lyon - Londres - Chicago - Denver : 1206 € aller/retour pour deux personnes
Location de la voiture ALAMO Denver - Denver 16 jours toutes assurances + 2 pleins d'essence : 625 €
Hotels avec petits déjeuners : 1 158 €
Budget / personne 2 000 € (billets d'avion, loc de voiture, essence, hôtels, petits dèjs et repas du soir (nous ne déjeûnons pas le midi....) courses perso, souvenirs, entrées des parcs)
Jour 1 : départ de Lyon à 8h15 arrivée Denver à 19h40 Les vols se sont très bien passés mais nous sommes un peu fatigués à notre arrivée. Nous récupérons la voiture au comptoir ALAMO et le souvenir de l'année dernière nous revient vite en tête : les américains sont EFFICACES ! nous avons eu le droit gratuitement à un GPS et c'est quand même bien pratique même si les repères aux USA sont simples et les rues parallèles.
Nous arrivons à l'hôtel HYATT PLACE, grande classe et literie mortelle, surtout après avoir tenté de dormir à l'aéroport et dans l'avion !!!
Jour 2 : Il fait très beau et avant de nous rendre en ville nous allons à un marché aux puces , mon homme est dingue de ce genre de truc et je dois bien avouer que c'est assez sympa de voir ce que les américains ont à vendre ! Verdict , beaucoup beaucoup d'outillage. Ensuite nous nous baladons dans un centre ville très agréable près de Larimer square il y a un tournoi de rue de basketball, nous y passons un moment puis allons flâner du coté de 16th street mall. Cette rue piétonne est très sympa. Nous nous mettons en route vers 15 h direction le Wyoming. Sur le route de Cheyenne nous nous régalons de vastes paysages et nous faisons un arrêt au Terry bison ranch.

Arrivée en soirée à Casper nous nous installons à l'hôtel, shilo inn, déçus, la réception fait cracra et la chambre n'est pas top mais bon pour une nuit ça fera l'affaire.
Jour 3 : Petit déj moyen , faut dire que mon homme rêvait de bacon grillé, patates et oeufs !!! En route pour Cody, nous arrivons avant midi et découvrons une super jolie petite ville nous visitons le Buffalo Bill historical center. c'est un musée très complet, peut être trop pour nous !!! nous nous baladons ensuite dans la petite ville et nous installons au bed and breakfast "the lambright place" LA bonne surprise du voyage, une superbe maison avec des hôtes hyper chaleureux où nous passons une très bonne soirée.

Jour 4 : Ca y est !!! mon homme a eu son bacon grillé !!! 🙂

la journée commence donc super bien et nous nous mettons en route pour le Yellowstone.
Nous arrivons et dès l'entrée du parc nous en prenons plein la vue..... Nous longeons le lac et les première fumeroles nous mettent dans l'ambiance. Le hic, un voyant orange s'éclaire sur le tableau de bord....pas bon.....mais ça ne va pas nous gâcher le plaisir d'être au Yellowstone ! Nous commençons notre visite par West tumb, Upper geyser bassin, geyser Old faithful, midway geyser bassin , lower geyser bassin et fountain paint pot.










Après cette journée bien remplie nous nous dirigeons vers West Yellowstone où j'ai réservé 2 nuits dans un motel le mosse creek inn. C'est très simple mais propre. Un conseil, il faut s'y prendre très tôt pour les réservations d'hébergement au Yellowstone si vous voulez avoir de la place et des tarifs corrects... ce ne fût pas notre cas malgré une réservation au mois de février pour un séjour fin juin..... Ah oui, il faut savoir un truc aussi : West Yellowstone c'est le village des moustiques géants.............heureusement que j'avais ma citronnelle !!!!!
Nous avons dîné les deux soirs dans des restos moyens mais par contre, si comme nous vous voulez vous lâcher sur le petit dèj, une adresse le running bear pancake house ; Hummmmmmmmmmmmm
Jour 5 : Notre programme du jour, Norris geyser bassin, le sentier de porcelaine et black bassin, une fois encore c'est magique en plus, y'a personne on profite de l'immensité seuls...........quel pied. Nous nous trouvons nez à museau avec un ours et ensuite un grizzly, on a bien retenu la différence qui est expliquée au musée de Buffalo Bill !!!!! Nous remarquons, une fois de plus que tout est propre dans les parcs, il y a toujours du papier et du savon dans les toilettes moi ça m'épate !!!!





L'après midi nous nous baladons à Mamoth hot spring et ensuite au canyon de Yellowstone : EXTRAORDINAIRE je suis impressionnée par la puissance de la cascade, on se sent vraiment minuscules, nous faisons de belles grimpettes ça nous permet d'éliminer un peu les hamburgers !!!!! seul regret , le sentier uncle Tom est fermé pour cause d'éboulement .....faudra revenir pour le faire une prochaine fois !


ce parc est vraiment incroyable rien que de repenser à ces paysages, ça me rend happy !
Jour 6 : Nous avons beaucoup de route pour nous rendre à SALT LAKE CITY et le voyant de la voiture est toujours éclairé.........ça m'inquiète, nous décidons donc à notre arrivée de nous rendre à l'aéroport, au comptoir ALAMO pour le signaler. La jeune femme à qui j'expose le problème décide de nous changer la voiture, nous troquons donc notre PONTIAC G6 pour une CHRYSLER Sebring cabriolet ! Mon homme est comme un dingue ah ça c'est bien les mecs....la bagnole !!!!!! là encore nous sommes hallucinés par le comportement des américains, à aucun moment on ne nous a demandé si la panne était "de notre faute" nous sommes arrivés avec le réservoir vide et repartons avec le plein, sans supplément .... On a du chemin à faire en France pour arriver à ce niveau de service et d'efficacité !
Après midi shoping dans un outlet : factory stores @ park city où l'on trouve deux ou trois trucs, on trouve toujours...... retour sur Salt lake où nous nous installons à l'hôtel Carlton très central, accueil très sympa c'est simple pas cher bref très bien ! le soir nous allons diner dans un endroit très branché où l'ambiance est sympa.
Jour 7 : En allant prendre le petit dèj nous passons devant un distributeur de journaux et là nous apprenons le décès de Mickaël Jackson , ça fait bizarre quand même. Après un breakfast garguantuesque nous partons en visite dans la ville mormone. Temple square, le tabernacle, lion house, nous sommes stupéfaits de l'importance de cette minorité religieuse. A temple square nous sommes pris en charge par une gentille missionnaire qui nous explique les préceptes de leur croyance, les gens ici sont...béas, c'est le mot ! Nous en avons assez de la ville et partons passer l'après midi à Antélope island, c'est superbe et là je remercie mon chéri d'avoir décapoté la voiture afin de bien profiter du ballet des moustiques !!!! et oui c'est humide comme région ! nous avons le droit à une traversée d'antilopes et de bisons c'est très sauvage, on a beaucoup aimé ! nous nous promenons au bord du lac salé et retournons en ville opération : trouver une guitare et donc un magasin de guitares pour mon mélomane de mari !

Jour 8 : Départ pour Arches national park. Nous retrouvons les paysages de l'année dernière, la roche rouge, les immenses blocs de pierre... j'adore ! Nous passons la journée à nous balader dans ce parc vraiment magnifique. il fait une chaleur torride Joli sentier des three gossip et park avenue, Balanced rock, double arche nous regrettons un peu de ne pas pouvoir faire la marche jusqu'à delicate arche( 2 Heures), nous la voyons de loin car nous manquons un peu de temps et de courage !!!








Nous arrivons en soirée à Moab où nous passerons deux nuits au Inca inn c'est un motel tenu par des Suisse, très correct. Un plongeon dans la piscine et nous allons en ville faire un peu de shopping pour les souvenirs et ensuite un petit restau avec buffets de crudités pour moi et de pizzas pour mon homme !
Jour 9 : Journée consacrée à Canyonland. Nous décidons de commencer par Island in the sky. Nous n'avions pas compris qu'il y avait deux entrées dans ce park et que les routes sont en cul de sac, nous ne pourrons pas rejoindre the needles car cela fait beaucoup trop de route... Tant pis ! Le spectacle est incroyable arrivé en haut, le nom est approprié "Island in the sky" nous sommes seuls c'est magique, nous faisons une grande marche le long de la falaise et ensuite nous reprenons la voiture pour aller à grand view point overlook. wouah là encore c'est à perte de vue on s'attendrait presque à voir des indiens embusqués..... Sur le retour nous nous arrêtons à Wilson arche pour une petite grimpette express.




Jour 10 : Départ pour Mesa verde, arrivée en fin de matinée nous nous inscrivons pour la visite de cliff palace , il y a trois visite payantes car accompagnées par un ranger. Voulant nous balader un peu nous ne décidons d'en faire qu'une et ça suffit ! Le ranger est très sympathique mais notre anglais n'est pas assez bon pour tout comprendre.

Nous continuons sur mesa loop road et nous arrêtons à tous les arrêts pour admirer les points de vue. En milieu d'après midi nous reprenons la route pour Durango. C'est une super jolie petite ville où se trouve un vieux train à vapeur qui relie Durango à Silverston, si on avait eu le temps on l'aurait fait avec plaisir mais ce n'est pas le cas... nous flânons un long moment dans les rues et faisons du shopping, on se sent vraiment bien ici. Le soir nous dinons dans un saloon (diamond belle) avec un pianiste qui, lorsqu'il sait que nous sommes français, se tape le répertoire d'Edith piaff. Super soirée ! En rentrant à l'hôtel (Best western mountain shadow on se délasse dans le jacuzzi.....la vie est dure !!!!

Jour 11 : Départ pour le canyon de Chelly, la route est longue , nous nous arrêtons sur le chemin à four corners, l'endroit ou quatre états se touchent, c'est surfait et hyper commercial, on le savait mais ça fait une halte quand même.

L'arrivée au canyon de Chelly n'est pas très....engageante, centre de redressement juste à l'entrée, indiens pas très sympas on en était vraiment à se demander si le détour en valait la peine......et ça en valait vraiment la peine ! Le canyon est en pleine réserve navajos et il y a des habitations au fond. C'est pourquoi la plupart des balades pour descendre dans le canyon doivent se faire accompagnées par un guide indien. Nous avons décidé de faire la seule belle balade non accompagnée et on ne l'a pas regretté. Après s'être arrêté à tous les points de vue, plus époustouflants les uns que les autres nous avons terminé notre visite par la white house trail environ 2heures aller retour mais le retour, ça grimpe sec et sous un soleil de plomb. En bas, une maison accrochée dans la roche à la verticale est très bien conservée. Ce qui surprend dans ce canyon c'est la verdure au milieu de la roche rouge, magnifique..... Nous passons la nuit au Days Inn à Gallup, aucun intérêt mais correct.




Jour 12 :
Trajet pour Albuquerque en passant par la turquoise trail , nous nous arrêtons aux petits villages de Madrid et Cerillos, on flâne dans les galeries et les maisons reconverties en magasins d'artistes, c'est très sympa surtout qu'il n'y a pas foule. Nous arrivons en début d'après midi à Albuquerque et là c'est opération recherche de guitare !!!! une dizaine de magasins plus loin nous trouvons enfin l'objet tant convoité !!! la FENDER !!!!!! nous terminons notre visite du centre ville en faisant du shopping sur old town. Le nouveau mexique est très différent de tout ce que l'on avait pu voir avant , le style pueblo est surprenant, on se croirait dans un décor de cinéma ! Nous passons la nuit au best western airport, super hôtel. Le soir, sur les conseils du routard nous allons diner au Sadie's restau mexicain très très populaire mais malheureusement la marguarita XXL a eu raison de moi et de mon estomac.....le SDF à qui je donne ma box en sortant du restau est ravi ! au moins un qui se sera régalé.

Jour 13 : Départ pour Santa Fe, nous décidons de faire un petit détour par EL MAPAIS national monument, un petit parc national situé sur un terrain volcanique. Le ranger est ravi d'accueillir des Fançais et notre balade sans intérêt d'une heure aura au moins eu le mérite de nous faire rire !!!! Nous reprenons la route pour santa Fé, la Fender accrochée à l'arrière de la voiture. C'est une ville très agréable que nous découvrons, mais ici ça sent l'argent et les artistes, y'a qu'à compter le nombre de galeries d'art..... Le soir nous dormons au Quality inn petit plongeons avant d'aller diner dans un restau concert : cowgirl of fame, très sympa.
Jour 14 : Départ pour Taos. Le seul jour où le temps ne fut pas de la partie en matinée.... détour obligatoire sur le pont du Rio Grandé, dommage que le soleil ne soit pas avec nous.....Nous nous baladons sur la plaza l'après midi et le beau temps revient...... Nous passons la nuit au Quality inn
Jour 15 : Aujourd'hui c'est le 4 juillet et les américains, hyper patriotiques, sortent encore plus que d'habitude les drapeaux et les cocardes ! Départ pour Colorado Springs, nous arrivons et découvrons garden of the gods, c'est très chouette ces roches rouges qui tiennent par magie en haut de la colline verte, dommage qu'il y ait tant de monde... puis nous décidons d'aller jusqu'à Criple creek, ancienne ville de chercheurs d'or reconvertie en mini LAS VEGAS mais sans être "défigurée" nous sommes enchantés par le charme de cette ville qui parait tellement old west ! On tente notre chance aux machines à sous et le gain est à la hauteur de nos espérances : 10 $ !!! Petits magasins super sympa puis nous continuons la route jusqu' à Victor, une ville vraiment fantôme....


de retour à Colorado Springs nous nous installons à l'hôtel Quality inn et sortons diner en ville. Nous pensions que ce serait plus animé pour un jour de fête national mais les Américains doivent sans doute se retrouver en famille pour fêter indépendance day....
Jour 15 : Départ pour Denver, nous nous arrêtons dans un Outlet et y passons a matinée. Nous arrivons sur Denver en milieu d'après midi et retournons sur 16th mal street . Nous passons la nuit au VQ hôtel, bof bof, c'est un vieux hôtel sans charme.
Jour 16 : Dernier jour....on a les boules.... on va en ville pour s'inscrire à la visite gratuite et guidée de l'US MINT 25 % des réserves d'or du pays se trouve ici !!!! c'est sur place que sont estampillés les petites pièces, c'est assez marrant de visiter ce genre de bâtiment. Encore une petite balade en ville et il va bientôt falloir rejoindre l'aéroport.... Avant ça le nouvel objectif est de trouver une sangle à la Fender !!!!! Au bout de 3 magasins c'est chose faite ! On peut partir sereins !!
La voiture est rendue aussi simplement qu'elle a été prise, le voyage retour se passe sans encombres...;
Voilà, j'espère qu'à travers mon récit je vous aurais fait partager notre enthousiasme. Lors de la préparation de notre voyage je me suis beaucoup inspirée du récit des autres voyageurs et j'espérais pouvoir en faire autant en mettant en ligne ce carnet de voyage...........
Bonne évasion à tous............
Lélie
Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 English translation pending
De retour depuis 1 mois je continue a revivre quotidiennement ce voyage en enviant beaucoup celles et ceux qui sont sur le départ.
Cette deuxième partie de mon carnet de voyage est consacrée à ce que je considère maintenant comme étant les plus belles routes et les plus belles régions que j'ai parcourues dans le Sud-Ouest



Du pied de la montée du Moki Dugway, déjà évoquée, jusqu'à notre arrivée à Page 6 jours plus tard nous découvrirons une région réellement splendide. Paysages somptueux, calmes et reposants, loin des foules au moins en cette période de l'année.
Bryce Canyon bien qu'étant un peu plus fréquenté lors de notre passage nous a réellement séduits.
De plus l'ambiance si particulière, sereine et détendue des petites villes telles que Torrey et Escalante nous ont agréablement surpris. No-Stress et accueil sympa de rigueur.
Mes seuls regrets demeurent de n'avoir pas eu le temps de visiter Cathedral Valley, Coyote Buttes North et South. Ceci nécessitera donc de revenir dans ce fabuleux terrain de découvertes que constitue le sud de l'Utah et le nord de l'Arizona de part et d'autre de leur frontière.
De plus la visite de Kodachrome Basin, le passage à Grosvenor Arch suivis de la descente du Cottonwood Canyon Road pour arriver en soirée à Page nous ont contraint à renoncer à visiter Yellow Rock, White Rock, Toadstool et Wahwaeap Hoodoos pourtant en bordure de la route 89.
Je suis seul responsable de ces manquements, puisque j'ai préparé le Road Book, et j'ai donc expliqué à mon épouse que je prendrais toutes mes responsabilités. En guise de punition je me condamne à retourner très rapidement sur place afin d'effacer ces erreurs.
18 juin, En fin d'après midi nous quittons à regret Factory Butte car le ciel est bien gris et des coups de tonnerre se font entendre. Et puis il est l'heure de partir à la recherche d'un motel pour la nuit et d'un resto.
A l'approche de Fruita quelques gouttes de pluie nous attendent et c'est de notre voiture que nous contemplerons le Navajo Dome.

A quelques miles de Torrey nous passons jeter un premier coup d'œil sur Capitol Reef depuis Goosenecks Viewpoint situé à gauche de la route 24

Le soleil nous revient et nous reprenons la route de Torrey.

A l'entrée de la ville, un Best Western semble nous attendre. L'équipage menace de sédition, pas un café d'avalé depuis ce matin et les estomacs commencent à se manifester.
Nous nous arrêtons et je laisse au fond de ma petite tête l'idée de faire halte au Chuck Wagon.
Après nous être installés nous profiterons d'un coucher de soleil depuis la terrasse des chambres qui donnent sur l'arrière du motel.

Nous prendrons notre repas dans le cabanon situé en face de l'hôtel et pompeusement nommé Pizzeria. A oublier rapidement.
Ensuite petit tour à Torrey et visite de l'épicerie du Chuck-Wagon. Je jette un coup d'œil au motel, vraiment il à l'air sympa……….bon, une autre fois peut être.
19 juin, au petit matin nous sommes réveillés par tout un groupe de motard qui se prépare à rejoindre Mexican-Hat sur leur Harley

Au programme aujourd'hui, visite de Capitol reef et de la Scenic Road jusqu'à Egyptian Temple, grimpette du Cassidy Arch Trail, les Petroglyphs et la promenade de Hickman-Bridge.
Après un court arrêt à Fruita et son Visitor Center nous descendons la Scenic Road jusqu'au parking de l'entrée du Cassidy Arch trail.
Les enfants s'amusent avec un reste de boue dans le Wash

Après la récréation, il est 10h30 et le soleil se fait déjà bien sentir lorsque nous entamons notre ballade.

Le sentier grimpe régulièrement et sans grande difficultés. La vue sur la vallée est superbe et nous sommes quasiment seuls. Encore un dôme avant d'arriver sur l'Arch qui aurait servie de repaire au célèbre Cassidy. Il devait quand même avoir fait de sérieuses "bètises" pour devoir venir se planquer dans un coin pareil.


Il fait très chaud sur cette dalle rocheuse, pas un coin d'ombre et nous redescendons rapidement.
Retour à Fruita dans l'oasis de verdure pour notre pique-nique avant de reprendre la route vers Egyptian Temple.

Impressionnant et étrange et surveillé par une drôle de créature!

Il est l'heure de remonter vers la route 24 pour nous approcher des Petroglyphs et revoir en passant la toute petite école créée par les premiers fermiers Mormons.
Plein soleil, il est 16h00 et certains Petroglyphs sont difficiles a apercevoir depuis la passerelle en bois qui permet de les approcher.
Tiens un visiteur célèbre (homonyme ?) s'est permis d'orner ces magnifiques dessins d'un graffiti.
D'autres ont semble t'il prit ces représentations pour des extra terrestres et les ont copieusement arrosé de plomb !!


Direction Hickman-Bridge, belle ballade également qui commence en bordure de la route 24 le long de la Fremont River.
Arrivés sur le plateau nous contemplons longuement les amas de roches éruptives noires et le contraste qu'elles donnent au Navajo Dome/Knobs.

En face c'est la Pyramide !

Nous poursuivons notre chemin vers Hickman-Bridge quand nous rencontrons deux couples de Texans installés à l'ombre de deux petites arches/passerelles en bordure du sentier.
Nous engageons la conversation, le temps de se désaltérer, et nous comprenons rapidement que nous sommes en train de faire une bourde.
Les deux hommes avaient vendu à leurs épouses respectives ces petites arches comme étant le fameux Hickman-Bridge !!

Trop pressés de redescendre prendre une bière sans doute.
Heureusement pour nous les Texans ne sont plus (toujours) armés de nos jours et c'est en traînant les pieds qu'ils nous ont accompagnés jusqu'au pied de la vraie arche.

20 juin, nous prenons ce matin la direction d'Escalante et c'est à Torrey que nous quittons la route 24 pour la 12.

Sur le chemin nous visiterons le petit musée du Anasazi Indian State Park qui mérite le détour et quelques instants d'attention. Trop pressés de filer vers le point fort de la journée: Burr Trail si souvent évoqué avant le voyage.
Arrivés à Boulder nous obliquons vers l'est et entrons immédiatement sur cette route.
L'entrée est sympa, belle ferme avec en arrière plan une majestueuse Sand-stone.

Mais le temps n'est pas de la partie, quelques gouttes de pluie et un ciel bien chargé. Nous savons que la première partie du trail est goudronnée et nous décidons d'aller au moins au bout de ce tronçon.
Avant d'y accéder nous admirerons longuement une perspective du Long Canyon.

La traversée du Long Canyon est très agréable, aux parois abruptes succéderont bientôt des roches aux formes tourmentées de presque Hoodos.

Puis nous avons la visite d'une très jolie "Antelope" qui nous gratifiera de quelques bonds gracieux sur la route et dans les rochers avant de s'arrêter pour nous observer longuement.

La fin de la partie goudronnée nous amène dans un paysage qui rappelle quelque peu les monticules du Painted Desert entre Flagstaff et Gallup.

Une longue portion de piste assez monotone s'ensuivra avant que nous arrivions aux abords du Switchback et du point de jonction entre le Burr Trail et le Nottom Bullfrog.
Mais avant cela le décor prend des allures fantasmagoriques sous le ciel voilé.



Nous approchons les contreforts du Waterpocket et nous retrouvons finalement en haut du Switchback.

Nous nous répétons que cet endroit doit être fabuleux avec un grand soleil, le ciel bleu et la vue dégagée. Nous profitons quand même du paysage avant de descendre jusqu'au carrefour du Nottom Bullfrog.

Rien de bien périlleux dans cette descente.

Le ciel devient de plus en plus menaçant et nous abandonnons l'idée de poursuivre notre route vers le Lac Powell.
Nous rebroussons chemin et de retour à Boulder nous reprenons la 12 vers le sud pour Escalante par une magnifique route de crête sur laquelle nous arrêterons pour déguster un vrai café au Kiwakoffeehouse. Excellente adresse pour les amateurs de café.!

Nous nous installerons pour 3 nuits au Prospector Inn, choisi un peu au hasard et quelques instants après avoir posé nos valises nous ne regretterons pas d'avoir quitté rapidement la piste du Burr Trail. L'orage qui menaçait s'est enfin produit et ce sont des trombes d'eau qui se sont abattues dans les rues.

Dans la soirée un occupant du motel arrivera sur le parking, son SUV couvert de boue et nous dira avoir connu la peur de sa vie alors qu'il était dans les parages de Devil's Garden lorsque l'orage l'a surpris et que la piste s'est transformée en patinoire en quelques minutes.
Ca tombe bien, Devil's Garden et Hole in the Rock c'est demain pour nous !!
Repas au Cow Boy Blues, ambiance relax et Fajitas correctes.
20 juin, au réveil la météo est rassurante, soleil au rendez-vous et absence de nuages aujourd'hui.
Nous prenons la route de Hole in the Rock avec dans l'idée de visiter Devil's Garden et de nous promener dans les parages de Dry Fork / Slot Canyon et de Peek a Boo.
La piste est bien sèche malgré l'orage de la veille au soir et il ne reste qu'un peu d'eau dans le fond des Wash que nous traversons sans difficultés.
Arrivés à Devil's Garden nous passons beaucoup de temps a arpenter ce site, nous sommes seuls et nous profitons pleinement du paysage.

Au-delà des rochers aux formes spectaculaires j'ai bien aimé la petite promenade faite dans le canyon qui se trouve en contrebas de Devil's garden et ensuite la perspective sur ce même canyon une fois remonté sur la dalle rocheuse.

Poursuite de la piste qui au-delà de Devil's Garden se transforme en véritable tôle ondulée, ça secoue vraiment et pendant 2 ou 3 miles. Nous essayons tout, rouler à gauche, à droite , au milieu, lentement, plus vite……ça secoue toujours autant.
La piste se divise et nous prenons à gauche pour arriver après environ 2 miles au parking du Dry Fork.
Là nous sommes surpris car il y a déjà un dizaine de 4X4. Un pupitre métallique attire notre attention et nous y trouvons les permis de bivouac ainsi qu'une liste d'inscription pour les marcheurs de la journée. Disciplinés nous nous inscrivons avant de descendre vers les Slot Canyon que l'on devine de notre point de départ.

Nous parcourons quelques centaines de mètres dans le Slot, il y fait frais et le début du parcours est le plus impressionnant car les murailles sont plus élevées.
Nous avions l'idée de poursuivre par le Peek a Boo mais malheureusement mon épouse ne supporte pas la chaleur, elle est essoufflée, elle frissonne puis a trop chaud.
Coup de chaleur, insolation….après lui avoir laissé le temps de se reposer et de se rafraichir nous décidons d'abréger notre parcours d'autant plus que la remontée vers le parking l'angoisse sérieusement. Lentement nous rejoindront la voiture et rentrons à Escalante.
Je suis tout content de voir mon épouse se remettre.
Ce sera une première alerte.
21 juin, aujourd'hui c'est le tant attendu Bryce Canyon. Nous quittons Escalante après le petit déjeuner et par la route n°12 nous traversons Henrieville, Cannonville et Tropic.
Cette route est bien agréable et les 50 miles qui nous séparent de Bryce sont vite avalés.

A l'entrée de Bryce quelques vieux tacots se sont donnés rendez-vous et se font entendre.
Klaxons enroués et d'époque.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ce parc.
Je me contenterais de confirmer, grandiose, impressionnant et les couleurs…


Nous parcourons l'agréable Navajo Loop avant le pique nique.

Ensuite, compte tenu de la forte chaleur et des évènements de la veille, nous visiterons les différents points de vue avec notre voiture.


Avant de reprendre la route n°12 nous nous arrêterons au Ruby's Inn General Store pour faire quelques emplettes et chercher un petit souvenir.
Retour à Escalante pour y déguster l'excellente pizza et les très bon Capuccino de l'Escalante Outfitters.
Demain, c'est le Cottonwood Canyon Road et nous avons hâte d'y être🙂
Cette deuxième partie de mon carnet de voyage est consacrée à ce que je considère maintenant comme étant les plus belles routes et les plus belles régions que j'ai parcourues dans le Sud-Ouest



Du pied de la montée du Moki Dugway, déjà évoquée, jusqu'à notre arrivée à Page 6 jours plus tard nous découvrirons une région réellement splendide. Paysages somptueux, calmes et reposants, loin des foules au moins en cette période de l'année.
Bryce Canyon bien qu'étant un peu plus fréquenté lors de notre passage nous a réellement séduits.
De plus l'ambiance si particulière, sereine et détendue des petites villes telles que Torrey et Escalante nous ont agréablement surpris. No-Stress et accueil sympa de rigueur.
Mes seuls regrets demeurent de n'avoir pas eu le temps de visiter Cathedral Valley, Coyote Buttes North et South. Ceci nécessitera donc de revenir dans ce fabuleux terrain de découvertes que constitue le sud de l'Utah et le nord de l'Arizona de part et d'autre de leur frontière.
De plus la visite de Kodachrome Basin, le passage à Grosvenor Arch suivis de la descente du Cottonwood Canyon Road pour arriver en soirée à Page nous ont contraint à renoncer à visiter Yellow Rock, White Rock, Toadstool et Wahwaeap Hoodoos pourtant en bordure de la route 89.
Je suis seul responsable de ces manquements, puisque j'ai préparé le Road Book, et j'ai donc expliqué à mon épouse que je prendrais toutes mes responsabilités. En guise de punition je me condamne à retourner très rapidement sur place afin d'effacer ces erreurs.
18 juin, En fin d'après midi nous quittons à regret Factory Butte car le ciel est bien gris et des coups de tonnerre se font entendre. Et puis il est l'heure de partir à la recherche d'un motel pour la nuit et d'un resto.
A l'approche de Fruita quelques gouttes de pluie nous attendent et c'est de notre voiture que nous contemplerons le Navajo Dome.

A quelques miles de Torrey nous passons jeter un premier coup d'œil sur Capitol Reef depuis Goosenecks Viewpoint situé à gauche de la route 24

Le soleil nous revient et nous reprenons la route de Torrey.

A l'entrée de la ville, un Best Western semble nous attendre. L'équipage menace de sédition, pas un café d'avalé depuis ce matin et les estomacs commencent à se manifester.
Nous nous arrêtons et je laisse au fond de ma petite tête l'idée de faire halte au Chuck Wagon.
Après nous être installés nous profiterons d'un coucher de soleil depuis la terrasse des chambres qui donnent sur l'arrière du motel.

Nous prendrons notre repas dans le cabanon situé en face de l'hôtel et pompeusement nommé Pizzeria. A oublier rapidement.
Ensuite petit tour à Torrey et visite de l'épicerie du Chuck-Wagon. Je jette un coup d'œil au motel, vraiment il à l'air sympa……….bon, une autre fois peut être.
19 juin, au petit matin nous sommes réveillés par tout un groupe de motard qui se prépare à rejoindre Mexican-Hat sur leur Harley

Au programme aujourd'hui, visite de Capitol reef et de la Scenic Road jusqu'à Egyptian Temple, grimpette du Cassidy Arch Trail, les Petroglyphs et la promenade de Hickman-Bridge.
Après un court arrêt à Fruita et son Visitor Center nous descendons la Scenic Road jusqu'au parking de l'entrée du Cassidy Arch trail.
Les enfants s'amusent avec un reste de boue dans le Wash

Après la récréation, il est 10h30 et le soleil se fait déjà bien sentir lorsque nous entamons notre ballade.

Le sentier grimpe régulièrement et sans grande difficultés. La vue sur la vallée est superbe et nous sommes quasiment seuls. Encore un dôme avant d'arriver sur l'Arch qui aurait servie de repaire au célèbre Cassidy. Il devait quand même avoir fait de sérieuses "bètises" pour devoir venir se planquer dans un coin pareil.


Il fait très chaud sur cette dalle rocheuse, pas un coin d'ombre et nous redescendons rapidement.
Retour à Fruita dans l'oasis de verdure pour notre pique-nique avant de reprendre la route vers Egyptian Temple.

Impressionnant et étrange et surveillé par une drôle de créature!

Il est l'heure de remonter vers la route 24 pour nous approcher des Petroglyphs et revoir en passant la toute petite école créée par les premiers fermiers Mormons.
Plein soleil, il est 16h00 et certains Petroglyphs sont difficiles a apercevoir depuis la passerelle en bois qui permet de les approcher.
Tiens un visiteur célèbre (homonyme ?) s'est permis d'orner ces magnifiques dessins d'un graffiti.
D'autres ont semble t'il prit ces représentations pour des extra terrestres et les ont copieusement arrosé de plomb !!


Direction Hickman-Bridge, belle ballade également qui commence en bordure de la route 24 le long de la Fremont River.
Arrivés sur le plateau nous contemplons longuement les amas de roches éruptives noires et le contraste qu'elles donnent au Navajo Dome/Knobs.

En face c'est la Pyramide !

Nous poursuivons notre chemin vers Hickman-Bridge quand nous rencontrons deux couples de Texans installés à l'ombre de deux petites arches/passerelles en bordure du sentier.
Nous engageons la conversation, le temps de se désaltérer, et nous comprenons rapidement que nous sommes en train de faire une bourde.
Les deux hommes avaient vendu à leurs épouses respectives ces petites arches comme étant le fameux Hickman-Bridge !!

Trop pressés de redescendre prendre une bière sans doute.
Heureusement pour nous les Texans ne sont plus (toujours) armés de nos jours et c'est en traînant les pieds qu'ils nous ont accompagnés jusqu'au pied de la vraie arche.

20 juin, nous prenons ce matin la direction d'Escalante et c'est à Torrey que nous quittons la route 24 pour la 12.

Sur le chemin nous visiterons le petit musée du Anasazi Indian State Park qui mérite le détour et quelques instants d'attention. Trop pressés de filer vers le point fort de la journée: Burr Trail si souvent évoqué avant le voyage.
Arrivés à Boulder nous obliquons vers l'est et entrons immédiatement sur cette route.
L'entrée est sympa, belle ferme avec en arrière plan une majestueuse Sand-stone.

Mais le temps n'est pas de la partie, quelques gouttes de pluie et un ciel bien chargé. Nous savons que la première partie du trail est goudronnée et nous décidons d'aller au moins au bout de ce tronçon.
Avant d'y accéder nous admirerons longuement une perspective du Long Canyon.

La traversée du Long Canyon est très agréable, aux parois abruptes succéderont bientôt des roches aux formes tourmentées de presque Hoodos.

Puis nous avons la visite d'une très jolie "Antelope" qui nous gratifiera de quelques bonds gracieux sur la route et dans les rochers avant de s'arrêter pour nous observer longuement.

La fin de la partie goudronnée nous amène dans un paysage qui rappelle quelque peu les monticules du Painted Desert entre Flagstaff et Gallup.

Une longue portion de piste assez monotone s'ensuivra avant que nous arrivions aux abords du Switchback et du point de jonction entre le Burr Trail et le Nottom Bullfrog.
Mais avant cela le décor prend des allures fantasmagoriques sous le ciel voilé.



Nous approchons les contreforts du Waterpocket et nous retrouvons finalement en haut du Switchback.

Nous nous répétons que cet endroit doit être fabuleux avec un grand soleil, le ciel bleu et la vue dégagée. Nous profitons quand même du paysage avant de descendre jusqu'au carrefour du Nottom Bullfrog.

Rien de bien périlleux dans cette descente.

Le ciel devient de plus en plus menaçant et nous abandonnons l'idée de poursuivre notre route vers le Lac Powell.
Nous rebroussons chemin et de retour à Boulder nous reprenons la 12 vers le sud pour Escalante par une magnifique route de crête sur laquelle nous arrêterons pour déguster un vrai café au Kiwakoffeehouse. Excellente adresse pour les amateurs de café.!

Nous nous installerons pour 3 nuits au Prospector Inn, choisi un peu au hasard et quelques instants après avoir posé nos valises nous ne regretterons pas d'avoir quitté rapidement la piste du Burr Trail. L'orage qui menaçait s'est enfin produit et ce sont des trombes d'eau qui se sont abattues dans les rues.

Dans la soirée un occupant du motel arrivera sur le parking, son SUV couvert de boue et nous dira avoir connu la peur de sa vie alors qu'il était dans les parages de Devil's Garden lorsque l'orage l'a surpris et que la piste s'est transformée en patinoire en quelques minutes.
Ca tombe bien, Devil's Garden et Hole in the Rock c'est demain pour nous !!
Repas au Cow Boy Blues, ambiance relax et Fajitas correctes.
20 juin, au réveil la météo est rassurante, soleil au rendez-vous et absence de nuages aujourd'hui.
Nous prenons la route de Hole in the Rock avec dans l'idée de visiter Devil's Garden et de nous promener dans les parages de Dry Fork / Slot Canyon et de Peek a Boo.
La piste est bien sèche malgré l'orage de la veille au soir et il ne reste qu'un peu d'eau dans le fond des Wash que nous traversons sans difficultés.
Arrivés à Devil's Garden nous passons beaucoup de temps a arpenter ce site, nous sommes seuls et nous profitons pleinement du paysage.

Au-delà des rochers aux formes spectaculaires j'ai bien aimé la petite promenade faite dans le canyon qui se trouve en contrebas de Devil's garden et ensuite la perspective sur ce même canyon une fois remonté sur la dalle rocheuse.

Poursuite de la piste qui au-delà de Devil's Garden se transforme en véritable tôle ondulée, ça secoue vraiment et pendant 2 ou 3 miles. Nous essayons tout, rouler à gauche, à droite , au milieu, lentement, plus vite……ça secoue toujours autant.
La piste se divise et nous prenons à gauche pour arriver après environ 2 miles au parking du Dry Fork.
Là nous sommes surpris car il y a déjà un dizaine de 4X4. Un pupitre métallique attire notre attention et nous y trouvons les permis de bivouac ainsi qu'une liste d'inscription pour les marcheurs de la journée. Disciplinés nous nous inscrivons avant de descendre vers les Slot Canyon que l'on devine de notre point de départ.

Nous parcourons quelques centaines de mètres dans le Slot, il y fait frais et le début du parcours est le plus impressionnant car les murailles sont plus élevées.
Nous avions l'idée de poursuivre par le Peek a Boo mais malheureusement mon épouse ne supporte pas la chaleur, elle est essoufflée, elle frissonne puis a trop chaud.
Coup de chaleur, insolation….après lui avoir laissé le temps de se reposer et de se rafraichir nous décidons d'abréger notre parcours d'autant plus que la remontée vers le parking l'angoisse sérieusement. Lentement nous rejoindront la voiture et rentrons à Escalante.
Je suis tout content de voir mon épouse se remettre.
Ce sera une première alerte.
21 juin, aujourd'hui c'est le tant attendu Bryce Canyon. Nous quittons Escalante après le petit déjeuner et par la route n°12 nous traversons Henrieville, Cannonville et Tropic.
Cette route est bien agréable et les 50 miles qui nous séparent de Bryce sont vite avalés.

A l'entrée de Bryce quelques vieux tacots se sont donnés rendez-vous et se font entendre.
Klaxons enroués et d'époque.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ce parc.
Je me contenterais de confirmer, grandiose, impressionnant et les couleurs…


Nous parcourons l'agréable Navajo Loop avant le pique nique.

Ensuite, compte tenu de la forte chaleur et des évènements de la veille, nous visiterons les différents points de vue avec notre voiture.


Avant de reprendre la route n°12 nous nous arrêterons au Ruby's Inn General Store pour faire quelques emplettes et chercher un petit souvenir.
Retour à Escalante pour y déguster l'excellente pizza et les très bon Capuccino de l'Escalante Outfitters.
Demain, c'est le Cottonwood Canyon Road et nous avons hâte d'y être🙂
Retour d'Iruya et San Isidro en Argentine: transport, hébergement et randonnées English translation pending
Bonjour a tous,
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (1ère partie) English translation pending
Enfant, je tendais des embuscades à la Cavalerie américaine en compagnie de Cochise et Géronimo…Adolescent, je m’endormais en admirant le magnifique poster du Lac Maligne que j’avais fixé au plafond juste au-dessus de mon lit…Il m’aura fallu attendre 25 ans avant de découvrir tous ces paysages et tous ces sites historiques qui ont enchanté mes jeunes années! J’ai emmené, dans mon sillage, ma petite famille ( Nathalie ma compagne, Julia, ma fille de 13 ans et Nathan, mon fils de 9 ans) pendant 2 mois et demi en camping-car. Nous avons parcouru 12 000 kms sur des routes plus mythiques les unes que les autres et avons randonné plus de 300 kms sans compter le canoë sur le fameux Lac Maligne !.. Nous avons rencontré des gens formidables que ce soit parmi les Native Nations que parmi les Américains. Mon objectif était, au départ, de partir 5 mois, de l’Alaska au sud de l’Arizona, mais les contraintes administratives, professionnelles et financières m’ont obligé à revoir mon projet à la baisse ; nous avons donc vécu cette aventure inoubliable sur 75 jours. Je remercie les membres du forum qui m’ont aidé à mettre le circuit en place ( les carnets de voyage que j’ai « dévorés » avant de partir m’ont été d’une aide très précieuse…) ainsi que les auteurs de « ouestusa.fr », Thierry Lagarde et Philippe Schuler, le site de « arizona- dream » et enfin le site de « vazyvite » que je conseille si vous voulez passer de bons moments de rigolade…
1ere partie Seattle-Hardin 
J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.

J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.
Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet
Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak

J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.
J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.

Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet

Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak
Excursion aux lacs de Derborence, Bleu et Oeschinen (Suisse) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis une ptite nouvelle parmi vous 😉 🙂 😎 et j'aimerai avoir qqes renseignements. J'ai quelques questions concernant des petites excursions dans notre beau pays. J'ai vu des photos du lac de Derborence en Valais et j'aimerai beaucoup y aller car ça à l'air d'être un endroit magnifique. Malheureusement je n'ai vu que très peu d'info et je ne sais pas si l'excursion est bien appropriée avec un enfant de 2 ans et demi. On prendrai bien évidemment le pousse-pousse (bugy) mais comment est le chemin pour y arriver ? Et pour ceux qui sont allés au lac bleu ou au lac d'Oeschinen, c'est comment pour les enfants ? Pratique ou pas ?
Merci beaucoup pour votre aide. Gros bisous et bonne journée 🙂
Je suis une ptite nouvelle parmi vous 😉 🙂 😎 et j'aimerai avoir qqes renseignements. J'ai quelques questions concernant des petites excursions dans notre beau pays. J'ai vu des photos du lac de Derborence en Valais et j'aimerai beaucoup y aller car ça à l'air d'être un endroit magnifique. Malheureusement je n'ai vu que très peu d'info et je ne sais pas si l'excursion est bien appropriée avec un enfant de 2 ans et demi. On prendrai bien évidemment le pousse-pousse (bugy) mais comment est le chemin pour y arriver ? Et pour ceux qui sont allés au lac bleu ou au lac d'Oeschinen, c'est comment pour les enfants ? Pratique ou pas ?
Merci beaucoup pour votre aide. Gros bisous et bonne journée 🙂
Les Cyclades: Tinos, Naxos et Amorgos, besoin de conseils! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Ça y est on s'est décidés, on a réservé les billets d'avion pour Athenes, du 31 aout au 13 septembre par AF et on projette de visiter :
- Tinos (4j) => peut-on envisager un départ depuis le port de RAFINA pour Tinos et le trajet aéroport / Rafina est-il facile ? On doit dormir une nuit à l'aller à ATHENES, mais est-il possible de dormir à RAFINA ? Avez-vous des adresses d'hotels pas chers à nous donner ?
- Naxos (4j) ou Paros (4j) => votre avis sur les 2 iles, est-ce des iles calmes et bien à faire ? 4 j n'est-ce pas trop ? Amorgos (4j)
Sinon, quelles autres iles sont incontounables ?
Est-ce un bon programme sachant que nous souhaitons faire randonnées, baignades et visites de monastères ?
Avez-vous de bonnes adresses d'hébergement (en pension), pas trop chères (30 / 40 € pour 2), et des restau, à nous conseiller ?
Est-il nécessaire de réserver à l'avance les hébergements en septembre ?
Quelles sont les visites ou balades incontournables sur ces iles ?
Merci d'avance et bon été !
D & A
Ça y est on s'est décidés, on a réservé les billets d'avion pour Athenes, du 31 aout au 13 septembre par AF et on projette de visiter :
- Tinos (4j) => peut-on envisager un départ depuis le port de RAFINA pour Tinos et le trajet aéroport / Rafina est-il facile ? On doit dormir une nuit à l'aller à ATHENES, mais est-il possible de dormir à RAFINA ? Avez-vous des adresses d'hotels pas chers à nous donner ?
- Naxos (4j) ou Paros (4j) => votre avis sur les 2 iles, est-ce des iles calmes et bien à faire ? 4 j n'est-ce pas trop ? Amorgos (4j)
Sinon, quelles autres iles sont incontounables ?
Est-ce un bon programme sachant que nous souhaitons faire randonnées, baignades et visites de monastères ?
Avez-vous de bonnes adresses d'hébergement (en pension), pas trop chères (30 / 40 € pour 2), et des restau, à nous conseiller ?
Est-il nécessaire de réserver à l'avance les hébergements en septembre ?
Quelles sont les visites ou balades incontournables sur ces iles ?
Merci d'avance et bon été !
D & A
Formalités pour quitter Hong Kong et y revenir ensuite? English translation pending
bonjour
j'ai acheté un billet d'avion aller-retour pour HONG KONG cet été par la compagnie Lufthansa.
Je compte me rendre à Singapour ou Bangkok depuis Hong Kong (3-4 jours). Je prendrai alors un vol sur une compagnie asiatique et le billet sera différent de mon billet Lufthansa, puisque je ne pars pas par une agance.
Quelles formalités vais-je devoir remplir ?
J'ai lu qu'aucun visa n'est nécessaire pour Hong Kong pour des séjours inférieurs à 90j mais aussi à 7j. Mon arrivée est prévue le 08/08 - Départ le 18/08.
Pensez vous que si je reste moins de 7 jours sur Hong Kong il va falloir que je me procure un visa ?. Faites moi part de vos expériences svp.
Merci bcp
j'ai acheté un billet d'avion aller-retour pour HONG KONG cet été par la compagnie Lufthansa.
Je compte me rendre à Singapour ou Bangkok depuis Hong Kong (3-4 jours). Je prendrai alors un vol sur une compagnie asiatique et le billet sera différent de mon billet Lufthansa, puisque je ne pars pas par une agance.
Quelles formalités vais-je devoir remplir ?
J'ai lu qu'aucun visa n'est nécessaire pour Hong Kong pour des séjours inférieurs à 90j mais aussi à 7j. Mon arrivée est prévue le 08/08 - Départ le 18/08.
Pensez vous que si je reste moins de 7 jours sur Hong Kong il va falloir que je me procure un visa ?. Faites moi part de vos expériences svp.
Merci bcp
Itinéraires sur la peninsula de Osa et dans le parc Corcovado (Costa Rica) English translation pending
Bonjour,
Je suis un petite nouvelle Québécoise sur ce forum et je voudrais avoir des informations sur des itinéraires sur la peninsula de Osa et dans le parc Corcovado!Nous partons début mai. Nous avons planifié partir de Sierpe et de se rendre à Bahia Drake pour 1 ou 2 nuits. Ensuite de se rendre au poste de Sirena en bateau pour y dormir une nuit et de faire de la randonnée dans la journée. Le lendemain de se rendre à pied à Carate et de prendre un taxi pour Cabo Matapalo. Est-ce possible ou c'est trop?? Le budget pas vraiment d'importance, mais c'est sur que nous voulons que ce soit raisonnable
Est-il vraiment nécessaire de réserver 15 jours d'avance pour le poste de la Sirena pour cette période??
Merci au plaisir de recevoir vos réponses!!!
LL
Je suis un petite nouvelle Québécoise sur ce forum et je voudrais avoir des informations sur des itinéraires sur la peninsula de Osa et dans le parc Corcovado!Nous partons début mai. Nous avons planifié partir de Sierpe et de se rendre à Bahia Drake pour 1 ou 2 nuits. Ensuite de se rendre au poste de Sirena en bateau pour y dormir une nuit et de faire de la randonnée dans la journée. Le lendemain de se rendre à pied à Carate et de prendre un taxi pour Cabo Matapalo. Est-ce possible ou c'est trop?? Le budget pas vraiment d'importance, mais c'est sur que nous voulons que ce soit raisonnable
Est-il vraiment nécessaire de réserver 15 jours d'avance pour le poste de la Sirena pour cette période??
Merci au plaisir de recevoir vos réponses!!!
LL
Parc national de Zion et la randonnée "Angel's landing" (États-Unis) English translation pending
Coucou à tous!
Mon voyage se rapproche et je potasse de plus en plus mes docs...
Et je viens de voir la rando "angel's landing" dans le parc de Zion... Qui l'a déjà pratiquée.? Est-ce vraiment dur (vertigigineux)? etc...
d'avance merci de vos commentaires
A bientôt
olivier
Mon voyage se rapproche et je potasse de plus en plus mes docs...
Et je viens de voir la rando "angel's landing" dans le parc de Zion... Qui l'a déjà pratiquée.? Est-ce vraiment dur (vertigigineux)? etc...
d'avance merci de vos commentaires
A bientôt
olivier
Khao Sok et Ao Khanom (Thaïlande) English translation pending
Salut,
nous nous rendons dans le sud de la Thailande en septembre, à Khao Sok et Ao Khanom (ou plages alentour):avez-vous des bons plans sur l'hebergement (genre bungalow dans la forêt pour kao sok et au bord de la mer pour ao khanom, loin de la foule)? des restos sympas? des guides (ou agence) à recommander pour des randos dans le parc? quelle est votre coup de coeur des plages de la région de ao khanom?..toutes les infos et tuyaux sur ces destinations sont les bienvenus!!
Merci d'avance,
Cédric et Fanny
nous nous rendons dans le sud de la Thailande en septembre, à Khao Sok et Ao Khanom (ou plages alentour):avez-vous des bons plans sur l'hebergement (genre bungalow dans la forêt pour kao sok et au bord de la mer pour ao khanom, loin de la foule)? des restos sympas? des guides (ou agence) à recommander pour des randos dans le parc? quelle est votre coup de coeur des plages de la région de ao khanom?..toutes les infos et tuyaux sur ces destinations sont les bienvenus!!
Merci d'avance,
Cédric et Fanny
La Norvège en stop et autres English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
J’explique mon projet en quelques lignes et pose ensuite mes questions afin que vous puissiez, si vous en avez envie, partager vos expériences, formuler toutes les remarques qui vous passent par la tête et m’aider par la même occasion à réaliser mon voyage. Je suis un jeune homme de 24 ans qui souhaite voyager en solo de Rennes au Cap Nord, le tout en stop, et en couchant dehors. Je dispose de 4 à 5 semaines au mois en juin pour quitter la France, rejoindre le nord du Danemark et remonter toute la Norvège. Mon budget est au plus serré, mais je veux tout de même rentrer en France en transport en commun (car, train, avion, bateau). C’est plus fiable et plus rapide. Je me pose les questions suivantes :
Quelle est la solution la moins onéreuse pour : Rejoindre la Norvège depuis le Danemark ? Me déplacer lorsque le stop ne suffit plus à atteindre une zone un peu reculée (par exemple sur les îles Lofoten) ou que j’attends depuis 2 jours au même endroit ? Rentrer en France en quelques jours (3 à 4) ?
Quelle température fait-il la nuit en Norvège au mois de Juin entre Oslo et l’extrême Nord du pays ?
La carte internationale étudiant est-elle financièrement intéressante ?
Merci d’avance pour vos réponses et si vous avez quelques commentaires, idées ou suggestions que ce soit, n’hésitez pas !
Nicolas 🙂
J’explique mon projet en quelques lignes et pose ensuite mes questions afin que vous puissiez, si vous en avez envie, partager vos expériences, formuler toutes les remarques qui vous passent par la tête et m’aider par la même occasion à réaliser mon voyage. Je suis un jeune homme de 24 ans qui souhaite voyager en solo de Rennes au Cap Nord, le tout en stop, et en couchant dehors. Je dispose de 4 à 5 semaines au mois en juin pour quitter la France, rejoindre le nord du Danemark et remonter toute la Norvège. Mon budget est au plus serré, mais je veux tout de même rentrer en France en transport en commun (car, train, avion, bateau). C’est plus fiable et plus rapide. Je me pose les questions suivantes :
Quelle est la solution la moins onéreuse pour : Rejoindre la Norvège depuis le Danemark ? Me déplacer lorsque le stop ne suffit plus à atteindre une zone un peu reculée (par exemple sur les îles Lofoten) ou que j’attends depuis 2 jours au même endroit ? Rentrer en France en quelques jours (3 à 4) ?
Quelle température fait-il la nuit en Norvège au mois de Juin entre Oslo et l’extrême Nord du pays ?
La carte internationale étudiant est-elle financièrement intéressante ?
Merci d’avance pour vos réponses et si vous avez quelques commentaires, idées ou suggestions que ce soit, n’hésitez pas !
Nicolas 🙂
Everest Base Camp & Gokyo Lakes Trek: Are guides absolutely mandatory?
Hi everyone,
We’re heading out in March for this trek. We’re used to hiking and long-distance treks, but this’ll be our first time in Nepal.
QUESTION: People from Nepal are telling us it’s MANDATORY to have guides! Is this true, or is it just agencies trying to get work for their staff?
The Lonely Planet says: "In April 2023, the government announced that every trekker would need to hire the services of a porter or a licensed guide to obtain the TIMS permit. The law isn’t enforced, and by 2025, there were no longer any obligations for teahouse treks."
What do you think? What’s your experience? Thanks for your feedback.
We’re heading out in March for this trek. We’re used to hiking and long-distance treks, but this’ll be our first time in Nepal.
QUESTION: People from Nepal are telling us it’s MANDATORY to have guides! Is this true, or is it just agencies trying to get work for their staff?
The Lonely Planet says: "In April 2023, the government announced that every trekker would need to hire the services of a porter or a licensed guide to obtain the TIMS permit. The law isn’t enforced, and by 2025, there were no longer any obligations for teahouse treks."
What do you think? What’s your experience? Thanks for your feedback.