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Itinéraire de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous: je pense faire le circuit suivant, qu'en pensez vous? (certaines étapes sont-elles trop longues ou pas assez?) Merci d'avance!
J1: Arrivée nuit à San francisco J2: San Francisco J3: San Francisco J4: San Francisco J5: Yosemite J6:Yosemite matin et direction Death Valley (nuit entre les 2 parcs) J7: Death Valley et arrivée la nuit à Las Vegas J8: Las Vegas J9: matin Las Vegas puis départ pour Los Angeles J10: Los Angeles J11: Los Angeles (Magic Monuntain toute la journée) J12: Los Angeles J13: San Diego J14: San Diego et Tijuana J15: Los Angeles (Universal hollywood studios) J16: Côte entre LA-SF J17: Côte entre LA-SF J18: SF puis départ la nuit
J1: Arrivée nuit à San francisco J2: San Francisco J3: San Francisco J4: San Francisco J5: Yosemite J6:Yosemite matin et direction Death Valley (nuit entre les 2 parcs) J7: Death Valley et arrivée la nuit à Las Vegas J8: Las Vegas J9: matin Las Vegas puis départ pour Los Angeles J10: Los Angeles J11: Los Angeles (Magic Monuntain toute la journée) J12: Los Angeles J13: San Diego J14: San Diego et Tijuana J15: Los Angeles (Universal hollywood studios) J16: Côte entre LA-SF J17: Côte entre LA-SF J18: SF puis départ la nuit
Hôtel près de la mer (surf) à Los Angeles? English translation pending
Bonjour
Dans le cadre d'un circuit aux US je cherche un hotel pour 3 jours pres de Los Angeles ...
Nous sommes 4, dont un ado fondu de Surf.. Nous preferons rester pres de la mer et non pas dans le centre de Los Angeles
Auriez - vous un hotel sympa tout pres de l'eau (et du surf... ), d'ou nous pourrions aller visiter LA ???
MERCI d'avance Tres bonne journée ! Isabelle
Nous sommes 4, dont un ado fondu de Surf.. Nous preferons rester pres de la mer et non pas dans le centre de Los Angeles
Auriez - vous un hotel sympa tout pres de l'eau (et du surf... ), d'ou nous pourrions aller visiter LA ???
MERCI d'avance Tres bonne journée ! Isabelle
Itinéraire dans l'ouest des États-Unis du 20 juillet au 10 août 2008 English translation pending
Bonjour à tous. Nouveau sur ce forum, je l’ai découvert à l’occasion de ma préparation d’un voyage que je vais effectuer cet été dans l’Ouest américain avec mon épouse et mon fils (10 ans).
Je suis bien avancé dans la préparation du voyage puisque les étapes sont définies, les billets d’avions, la voiture de location et les hôtels sont déjà réservés. Etant donné la période (juillet-août) et la faiblesse du $, j’ai préféré tout réserver à l’avance pour ne pas avoir de mauvaise surprise à la dernière minute.
Il ne me reste plus qu’à définir ce que nous désirons faire et voir à chaque étape. C’est là que je désire solliciter ceux d’entre vous qui connaissent déjà les étapes de mon voyage et qui pourraient me conseiller sur les choses à voir ou à faire.
Ayant décris ci-dessous le trajet et les points d’intérêts que j’ai déjà relevés, n’hésitez surtout pas à me faire savoir si je rate quelque chose qui vaut le détour.
Voyage dans l’Ouest des USA du 20 juillet au 10 août 2008
DI 20.07 : Voyage Genève – San Diego (via Londres et Los Angeles). Arrivée à 17h40 (heure locale) Prise en charge de la voiture de location chez NATIONAL USA Ouest - Type de voiture: LW Standard SUV (Genre Chevrolet TrailBlazer) Logement: Best Western Bayside Inn
LU 21.07 : San Diego Logement: Le célèbre Hôtel Del Coronado. C’est cher mais Marilyn Monroe y a tourné « Certains l’aiment chaud » 😉. http://www.hoteldel.com/
Activités possibles: Sea World Le fameux ZOO San Diego Natural History Museum (mon fils adore les dinosaures)
MA 22.07 : San Diego – Palm Springs Trajet: 145 Miles (230 Km), ~2h30 Logement: Wyndham
Activités possibles: Aerial Tramway, Un téléphérique qui monte en 10 minutes à 2600 mètres d’altitude sur le Mount San Jacinto. Par temps clair, on peut y voir jusqu’à 300 km à la ronde. Tour en Hummer dans le désert jusqu’à la Faille de San Andrea et visite du Joshua Tree National Park : http://www.adventurehummer.com/Palm_Springs_Tours_Joshua_Tree.html Parc aquatique http://www.knotts.com/soakcity/ps/index.shtml
ME 23.07 : Palm Springs - Tempe Trajet: 278 Miles (448 Km), ~4h30 Logement: The Buttes A Marriott Resort
Activités possibles: Goldfield, au lieu dit Superstition Mountains : Ghost-Town minière passablement aménagée pour accueillir les touristes : http://www.goldfieldghosttown.com/mammoth/mammoth.htm Park Aquatique “Island of Big Surf” : http://tempe.golfland.com/default.aspx
JE 24.07 : Tempe – Grand Canyon NP Trajet: 233 Miles (375 Km), ~4h00 Logement: Canyon Plaza Quality Inn
Activités possibles: Visite du Grand Canyon (si, si…) Tour en hélicoptère
VE 25.07 : Activité réservée: de 5h00 à 10h00 : Excursion à Monument Valley en avion et Jeep : http://www.papillon.com/popris/show_package.aspx?package_id=123&lang=en-US Grand Canyon NP - Las Vegas Trajet: 275 Miles (442 Km), ~4h30 Séjour à Las Vegas : Du VE 25 au LU 28 Logement: Treasure Island
Activités possibles: Diner-spectacle "Tournament of Kings" @ Excalibur Un spectacle du Cirque du Soleil, certainement le "O" @ Bellagio Secret Garden @ Mirage (Dauphins & Lions blancs), possibilité de faire un tour VIP avec accès aux dauphins (rêve de ma femme) et possibilité d’être pris en photo avec eux Madame Tussauds @ The Venetian Tour en gondoles @ The Venetian Shark Reef @ Mandalay Bay Lion Habitat @ MGM Grand KING TUT MUSEUM @ Luxor Dinosaurs: Giants of Patagonia Imax @ Louxor Titanic @ Tropicana Stratosphere Tower
LU 28.07 : Las Vegas – Death Valley NP Trajet: 142 Miles (228 Km), ~2h30 Logement: Furnace Creek Ranch Resort
Activités possibles: Visite du Parc National
MA 29.07 : Death Valley – Mammoth Lakes Trajet: 205 Miles (329 Km), ~4h00 Logement: Shilo Inn
Activités possibles: Visite du Devils Postpile National Monument
ME 30.07 : Mammoth Lakes - Modesto Trajet: 215 Miles (241 Km), ~4h45 En route, passer par le Yosemite NP (100 Miles, ~2h30), Visite du parc puis direction Modesto (115 Mi, ~2h15) Logement: Confort Inn
Activités possibles: Visite du Yosemite NP
Modesto est une petite ville… modeste. Lieu de naissance du cinéaste Georges Lucas (Star Wars), il s’en est inspiré pour son film « American Graffiti » décrivant son adolescence. Il me semble qu’il n’y a pas grand-chose à voir sur place mais si quelqu’un a un tuyau, je suis preneur.
JE 31.07 : Modesto – San Francisco Trajet: 187 Miles (300 Km), ~4h00 Séjour à San Francisco : Du JE 31 au SA 02 Logement: Holiday Inn Civic Center
Activités possibles: 49-Mile Scenic Drive (Trajet des principaux points d’intérêts de la ville : suivre les panneaux avec des mouettes) Vol sur la baie en Hydravion : http://www.seaplane.com/ Au départ, visite, au Pier–3 d'Alameda, du porte-avion USS Hornet, célèbre pour avoir combattu lors de la 2ème guerre mondiale mais aussi pour avoir récupéré la capsule Apollo 11 et les premiers hommes ayant marché sur la lune
SA 02.08 : San Francisco – Monterey Trajet: 120 Miles (193 Km), ~2h30 Logement: Beach Resort
Activités possibles: Visite du célèbre Aquarium
DI 03.08 : Monterey – Santa Barbara Trajet: 250 Miles (402 Km), ~4h15 Logement: Best Western Pepper Tree Inn
Activités possibles: Plage Observation des baleines : http://condorcruises.com/index.cfm
LU 04.08 : Santa Barbara - L.A. (Anaheim) Trajet: 124 Miles (200 Km), ~2h30 à 4h30 Séjour à Anaheim : du LU 04 au ME 06 Logement: Maingate Hotel (04.08) puis Disneyland Hotel (05 et 06.08)
Activités possibles: 04.08: Disney's California Adventure Park 05.08 et 06.08: Disneyland Park
JE 07.08 – SA 09.08: Séjour à Los Angeles Logement: Westin Airport
Activités possibles: Visite à Hollywood, Universal Studios Park Visite à Beverly Hills Plage à Malibu/Venice
SA 09 + DI 10.08 : Voyage retour Los-Angeles - Genève (via Francfort). Arrivée à 14h10 (heure locale)
Ouf!!! Voilà. J'attends vos commentaires avec impatience.
A+
Je suis bien avancé dans la préparation du voyage puisque les étapes sont définies, les billets d’avions, la voiture de location et les hôtels sont déjà réservés. Etant donné la période (juillet-août) et la faiblesse du $, j’ai préféré tout réserver à l’avance pour ne pas avoir de mauvaise surprise à la dernière minute.
Il ne me reste plus qu’à définir ce que nous désirons faire et voir à chaque étape. C’est là que je désire solliciter ceux d’entre vous qui connaissent déjà les étapes de mon voyage et qui pourraient me conseiller sur les choses à voir ou à faire.
Ayant décris ci-dessous le trajet et les points d’intérêts que j’ai déjà relevés, n’hésitez surtout pas à me faire savoir si je rate quelque chose qui vaut le détour.
Voyage dans l’Ouest des USA du 20 juillet au 10 août 2008
DI 20.07 : Voyage Genève – San Diego (via Londres et Los Angeles). Arrivée à 17h40 (heure locale) Prise en charge de la voiture de location chez NATIONAL USA Ouest - Type de voiture: LW Standard SUV (Genre Chevrolet TrailBlazer) Logement: Best Western Bayside Inn
LU 21.07 : San Diego Logement: Le célèbre Hôtel Del Coronado. C’est cher mais Marilyn Monroe y a tourné « Certains l’aiment chaud » 😉. http://www.hoteldel.com/
Activités possibles: Sea World Le fameux ZOO San Diego Natural History Museum (mon fils adore les dinosaures)
MA 22.07 : San Diego – Palm Springs Trajet: 145 Miles (230 Km), ~2h30 Logement: Wyndham
Activités possibles: Aerial Tramway, Un téléphérique qui monte en 10 minutes à 2600 mètres d’altitude sur le Mount San Jacinto. Par temps clair, on peut y voir jusqu’à 300 km à la ronde. Tour en Hummer dans le désert jusqu’à la Faille de San Andrea et visite du Joshua Tree National Park : http://www.adventurehummer.com/Palm_Springs_Tours_Joshua_Tree.html Parc aquatique http://www.knotts.com/soakcity/ps/index.shtml
ME 23.07 : Palm Springs - Tempe Trajet: 278 Miles (448 Km), ~4h30 Logement: The Buttes A Marriott Resort
Activités possibles: Goldfield, au lieu dit Superstition Mountains : Ghost-Town minière passablement aménagée pour accueillir les touristes : http://www.goldfieldghosttown.com/mammoth/mammoth.htm Park Aquatique “Island of Big Surf” : http://tempe.golfland.com/default.aspx
JE 24.07 : Tempe – Grand Canyon NP Trajet: 233 Miles (375 Km), ~4h00 Logement: Canyon Plaza Quality Inn
Activités possibles: Visite du Grand Canyon (si, si…) Tour en hélicoptère
VE 25.07 : Activité réservée: de 5h00 à 10h00 : Excursion à Monument Valley en avion et Jeep : http://www.papillon.com/popris/show_package.aspx?package_id=123&lang=en-US Grand Canyon NP - Las Vegas Trajet: 275 Miles (442 Km), ~4h30 Séjour à Las Vegas : Du VE 25 au LU 28 Logement: Treasure Island
Activités possibles: Diner-spectacle "Tournament of Kings" @ Excalibur Un spectacle du Cirque du Soleil, certainement le "O" @ Bellagio Secret Garden @ Mirage (Dauphins & Lions blancs), possibilité de faire un tour VIP avec accès aux dauphins (rêve de ma femme) et possibilité d’être pris en photo avec eux Madame Tussauds @ The Venetian Tour en gondoles @ The Venetian Shark Reef @ Mandalay Bay Lion Habitat @ MGM Grand KING TUT MUSEUM @ Luxor Dinosaurs: Giants of Patagonia Imax @ Louxor Titanic @ Tropicana Stratosphere Tower
LU 28.07 : Las Vegas – Death Valley NP Trajet: 142 Miles (228 Km), ~2h30 Logement: Furnace Creek Ranch Resort
Activités possibles: Visite du Parc National
MA 29.07 : Death Valley – Mammoth Lakes Trajet: 205 Miles (329 Km), ~4h00 Logement: Shilo Inn
Activités possibles: Visite du Devils Postpile National Monument
ME 30.07 : Mammoth Lakes - Modesto Trajet: 215 Miles (241 Km), ~4h45 En route, passer par le Yosemite NP (100 Miles, ~2h30), Visite du parc puis direction Modesto (115 Mi, ~2h15) Logement: Confort Inn
Activités possibles: Visite du Yosemite NP
Modesto est une petite ville… modeste. Lieu de naissance du cinéaste Georges Lucas (Star Wars), il s’en est inspiré pour son film « American Graffiti » décrivant son adolescence. Il me semble qu’il n’y a pas grand-chose à voir sur place mais si quelqu’un a un tuyau, je suis preneur.
JE 31.07 : Modesto – San Francisco Trajet: 187 Miles (300 Km), ~4h00 Séjour à San Francisco : Du JE 31 au SA 02 Logement: Holiday Inn Civic Center
Activités possibles: 49-Mile Scenic Drive (Trajet des principaux points d’intérêts de la ville : suivre les panneaux avec des mouettes) Vol sur la baie en Hydravion : http://www.seaplane.com/ Au départ, visite, au Pier–3 d'Alameda, du porte-avion USS Hornet, célèbre pour avoir combattu lors de la 2ème guerre mondiale mais aussi pour avoir récupéré la capsule Apollo 11 et les premiers hommes ayant marché sur la lune
SA 02.08 : San Francisco – Monterey Trajet: 120 Miles (193 Km), ~2h30 Logement: Beach Resort
Activités possibles: Visite du célèbre Aquarium
DI 03.08 : Monterey – Santa Barbara Trajet: 250 Miles (402 Km), ~4h15 Logement: Best Western Pepper Tree Inn
Activités possibles: Plage Observation des baleines : http://condorcruises.com/index.cfm
LU 04.08 : Santa Barbara - L.A. (Anaheim) Trajet: 124 Miles (200 Km), ~2h30 à 4h30 Séjour à Anaheim : du LU 04 au ME 06 Logement: Maingate Hotel (04.08) puis Disneyland Hotel (05 et 06.08)
Activités possibles: 04.08: Disney's California Adventure Park 05.08 et 06.08: Disneyland Park
JE 07.08 – SA 09.08: Séjour à Los Angeles Logement: Westin Airport
Activités possibles: Visite à Hollywood, Universal Studios Park Visite à Beverly Hills Plage à Malibu/Venice
SA 09 + DI 10.08 : Voyage retour Los-Angeles - Genève (via Francfort). Arrivée à 14h10 (heure locale)
Ouf!!! Voilà. J'attends vos commentaires avec impatience.
A+
Madagascar après le cyclone Ivan English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars seul à Madagascar dans moins de 15 jours pour un peu plus de 2 mois! Préparant ce voyage depuis quelques mois, j'avais prévu de visiter essentiellement la partie Nord et la région des Hautes Terres de l'île selon l'itinéraire théorique suivant : Antananarivo, l'île Sainte-Marie, Antsiranana, Mahajanga et Fianarantsoa.
Cependant, j'ai vu que Madagascar a été sévèrement touché par le cyclone Ivan les 17, 18 et 19 février derniers et que de nombreuses personnes sont actuellement sans abris, que plusieurs hectares de cultures ont été détruits, et que sur place les autorités locales et l'UNICEF craignaient une crise sanitaire et alimentaire!
Je ne me vois donc pas traverser des zones dévastées par le cyclone sans rien faire! Je souhaiterais donc savoir où en est la situation et également savoir si quelqu'un aurait des contacts à me donner pour me rendre utile sur place lors de mon séjour?
Merci de votre participation à ce forum!
Je pars seul à Madagascar dans moins de 15 jours pour un peu plus de 2 mois! Préparant ce voyage depuis quelques mois, j'avais prévu de visiter essentiellement la partie Nord et la région des Hautes Terres de l'île selon l'itinéraire théorique suivant : Antananarivo, l'île Sainte-Marie, Antsiranana, Mahajanga et Fianarantsoa.
Cependant, j'ai vu que Madagascar a été sévèrement touché par le cyclone Ivan les 17, 18 et 19 février derniers et que de nombreuses personnes sont actuellement sans abris, que plusieurs hectares de cultures ont été détruits, et que sur place les autorités locales et l'UNICEF craignaient une crise sanitaire et alimentaire!
Je ne me vois donc pas traverser des zones dévastées par le cyclone sans rien faire! Je souhaiterais donc savoir où en est la situation et également savoir si quelqu'un aurait des contacts à me donner pour me rendre utile sur place lors de mon séjour?
Merci de votre participation à ce forum!
Avis sur itinéraire sur la côte ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Je consulte plusieurs sites afin de préparer notre été 2008. Nous avons exceptionnellement 6 à 7 semaines à passer cet été et l'idée d'aller aux états unis nous parait intéressant. Nous avons 2 enfants de 8 et 12 ans et nous voulons prendre notre temps et ne pas faire trop de voiture tous les jours. Nous avons pour commencer un programme qui pourrait se faire sur + de 3 semaines sur la côte ouest, ensuite la Floride avec les parcs Disney (1 semaine).
Pouvez vous nous indiquer ce que vous pensez pour un 1er essai:
Jour 1 Arrivée à Los Angeles par exemple avec location de voiture Jour 2 Los Angeles / San Diego (215 km) Jour 3 San Diego Jour 4 San Diego/ Palm Springs ( 215 km) Jour 5 Palm Springs à ? (environ 200 à 300 Km à faire) Jour 6 ? à Scottsdale (environ 200 à 300 km) Jour 7 Scottsdale à Grand Canyon (390 km) A voir pour diviser en 2 le trajet Jour 8 Grand Canyon à Monument Valley (310 Km) Jour 9 Monument Valley Jour 10 Monument Valley à Lake Powell (220 km) Jour 11 Lake Powell Jour 12 Lake Powell à Bryce Canyon (245 km) Jour 13 Bryce Canyon à Zion (140 km) Jour 14 Zion à Las Végas (280 km) Jour 15 Las Végas Jour 16 Las Vegas à Death Valley (260 km) Jour 17 Death Valley à Yosemite (420 km) Peut on diviser en 2 et s'arrêter à mi chemin ? Jour 18 Yosemite à San Francisco (335 km) Jour 19 San Francisco Jour 20 San Francisco à San Luis Obispo (373 km) Jour 21 San Luis Obispo à Los Angeles Jour 22 Los Angeles
Nous pouvons agrandir les plages horaires et l'idéal étant de prendre le temps de visiter ce qui prends du temps et rouler envion 200 km tous les 2 jours. Est ce que Death Valley est vraiment à voir car l'été est torride apparemment ? Nous avons pris un circuit type mais peut être y a t-il des sites à privilégier et d'autres moins. Merci beaucoup pour vos conseils. Isabelle
Je consulte plusieurs sites afin de préparer notre été 2008. Nous avons exceptionnellement 6 à 7 semaines à passer cet été et l'idée d'aller aux états unis nous parait intéressant. Nous avons 2 enfants de 8 et 12 ans et nous voulons prendre notre temps et ne pas faire trop de voiture tous les jours. Nous avons pour commencer un programme qui pourrait se faire sur + de 3 semaines sur la côte ouest, ensuite la Floride avec les parcs Disney (1 semaine).
Pouvez vous nous indiquer ce que vous pensez pour un 1er essai:
Jour 1 Arrivée à Los Angeles par exemple avec location de voiture Jour 2 Los Angeles / San Diego (215 km) Jour 3 San Diego Jour 4 San Diego/ Palm Springs ( 215 km) Jour 5 Palm Springs à ? (environ 200 à 300 Km à faire) Jour 6 ? à Scottsdale (environ 200 à 300 km) Jour 7 Scottsdale à Grand Canyon (390 km) A voir pour diviser en 2 le trajet Jour 8 Grand Canyon à Monument Valley (310 Km) Jour 9 Monument Valley Jour 10 Monument Valley à Lake Powell (220 km) Jour 11 Lake Powell Jour 12 Lake Powell à Bryce Canyon (245 km) Jour 13 Bryce Canyon à Zion (140 km) Jour 14 Zion à Las Végas (280 km) Jour 15 Las Végas Jour 16 Las Vegas à Death Valley (260 km) Jour 17 Death Valley à Yosemite (420 km) Peut on diviser en 2 et s'arrêter à mi chemin ? Jour 18 Yosemite à San Francisco (335 km) Jour 19 San Francisco Jour 20 San Francisco à San Luis Obispo (373 km) Jour 21 San Luis Obispo à Los Angeles Jour 22 Los Angeles
Nous pouvons agrandir les plages horaires et l'idéal étant de prendre le temps de visiter ce qui prends du temps et rouler envion 200 km tous les 2 jours. Est ce que Death Valley est vraiment à voir car l'été est torride apparemment ? Nous avons pris un circuit type mais peut être y a t-il des sites à privilégier et d'autres moins. Merci beaucoup pour vos conseils. Isabelle
Surf à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous, je viens de découvrir VoyageForum, c'est génial!
Je pars 6 mois à Madagascar pour tenter de profiter au mieux de l'ile et d'en découvrir toutes ses richesses...et j'aimerai eventuellement pouvoir me lancer sur quelques vagues si l'occasion se présente.
J'ai plusieurs intérogations cependant: pouvoir louer ou même acheter une planche de surf sur place? les spots les meilleurs et les plus accessibles au débutant/confirmé que je suis? et bien sûr (après tout ce que j'ai pu lire sur le sujet...) les requins?
Merci de votre contribution à l'ébauche de mon périple... A très bientot
J'ai plusieurs intérogations cependant: pouvoir louer ou même acheter une planche de surf sur place? les spots les meilleurs et les plus accessibles au débutant/confirmé que je suis? et bien sûr (après tout ce que j'ai pu lire sur le sujet...) les requins?
Merci de votre contribution à l'ébauche de mon périple... A très bientot
Séjour de seize jours en Californie English translation pending
Bonsoir,
J'ai besoin de vous pour m'aidé a faire mon voyage voici se que je compte faire :
16/08 San Diego 17/08 Los Angeles 18/08 Los Angeles 19/08 San Luis Obispo 20/08 San Francisco 21/08 San Francisco 22/08 Lone pine 23/08 Las vegas 24/08 Flagstaff 25/08 Kanab 26/08 Las vegas 27/08 San diego 28/08 San diego 29/08 San diego 30/08 San diego 31/08 Depart le matin direction Belgique
Voila donc qu'en pensez vous ? Est ce fesable ? Le 26/08 ont aimeraient que sa reste Las Vegas car nous fêtons nos 5 ans la bas. Et Bodie se trouve ou plus ou moin ? Je suis le seul conducteur ma copine a seulement 19 ans et moi 21. Faut il reserver les hotels a l'avance ?
A oui on me dit qu'il faut une journée pour traversé la Death valley est ce vrai ?
J'ai besoin de vous pour m'aidé a faire mon voyage voici se que je compte faire :
16/08 San Diego 17/08 Los Angeles 18/08 Los Angeles 19/08 San Luis Obispo 20/08 San Francisco 21/08 San Francisco 22/08 Lone pine 23/08 Las vegas 24/08 Flagstaff 25/08 Kanab 26/08 Las vegas 27/08 San diego 28/08 San diego 29/08 San diego 30/08 San diego 31/08 Depart le matin direction Belgique
Voila donc qu'en pensez vous ? Est ce fesable ? Le 26/08 ont aimeraient que sa reste Las Vegas car nous fêtons nos 5 ans la bas. Et Bodie se trouve ou plus ou moin ? Je suis le seul conducteur ma copine a seulement 19 ans et moi 21. Faut il reserver les hotels a l'avance ?
A oui on me dit qu'il faut une journée pour traversé la Death valley est ce vrai ?
Endroits pour écouter de la musique à Madagascar? English translation pending
Slt à tous,
Je suis un visiteur régulier de ce forum depuis quelques semaines et d'abord je souhaite féliciter les habitués des pages sur madagscar pour la précision de leurs intervensions.
Voilà, je suis métis franco-malgache né en France et je ne connais pas du tout Madagascar pour l'instant. J'y vais cet été en principe au moins un mois et demi et j'aimerais partager un maximum la vie des malgaches.
Pour mon parcours, je pense que je vais me contenter de descendre la RN7 tranquillement avec des haltes dans les endroits qui m'inspireront.
Si je vous solicite c'est parce que j'aimerais connaitre quelques adresses de lieux de sociabilités fréquentés par des malgaches mais qui me seraient également accessibles si je prends la peine de faire quelques efforts d'adaptation. Je suis un fan de rap, seggae, tsapiky et salegy et vous connaissez peut-être par hazard des endroits ou on joue ces musiques, j'imagine surtout à tana et tuléar. J'étais tombé il y a quelques temps sur un post qui mentionnait une salle appelée 'le glacier' à tana mais pas moyen de remettre la main dessus...
Parreil, s'il y a possibilité d'assister à des hira-gasy ou a ce genre de mannifestations autrement qu'au petit bonheur la chance au détour d'une piste (ce qui m'était arrivé lors de mon petit séjour de 2003!) merci de me mettre au jus !
Merci d'avance j'espère que ma requette motivera quelques réponses d'amateurs de msuqiues gasy ou de connaisseurs du pays.
Bye! Arno.😉
Je suis un visiteur régulier de ce forum depuis quelques semaines et d'abord je souhaite féliciter les habitués des pages sur madagscar pour la précision de leurs intervensions.
Voilà, je suis métis franco-malgache né en France et je ne connais pas du tout Madagascar pour l'instant. J'y vais cet été en principe au moins un mois et demi et j'aimerais partager un maximum la vie des malgaches.
Pour mon parcours, je pense que je vais me contenter de descendre la RN7 tranquillement avec des haltes dans les endroits qui m'inspireront.
Si je vous solicite c'est parce que j'aimerais connaitre quelques adresses de lieux de sociabilités fréquentés par des malgaches mais qui me seraient également accessibles si je prends la peine de faire quelques efforts d'adaptation. Je suis un fan de rap, seggae, tsapiky et salegy et vous connaissez peut-être par hazard des endroits ou on joue ces musiques, j'imagine surtout à tana et tuléar. J'étais tombé il y a quelques temps sur un post qui mentionnait une salle appelée 'le glacier' à tana mais pas moyen de remettre la main dessus...
Parreil, s'il y a possibilité d'assister à des hira-gasy ou a ce genre de mannifestations autrement qu'au petit bonheur la chance au détour d'une piste (ce qui m'était arrivé lors de mon petit séjour de 2003!) merci de me mettre au jus !
Merci d'avance j'espère que ma requette motivera quelques réponses d'amateurs de msuqiues gasy ou de connaisseurs du pays.
Bye! Arno.😉
Madagascar comme premier voyage? English translation pending
Bonjour à tous
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Circuit de vingt jours à Madagascar en novembre English translation pending
Ca y est, il faut que je parte! Mes dernières, courtes (1 semaine), vacances étaient en Avril, en Autriche. Suite aux conseils d'un ami Malgache, j'ai pris un vol aller-retour départ le 9 Novembre, retour le 30. Objectif: décompression, mais surtout première approche d'un pays mystérieux et que j'avais toujours cru inaccessible (à cause des tarifs aériens surtout, mais ça semble s'être amélioré).
Alors, quelle région me conseillez vous? Est-ce que la période est propice à la plongée? Quelles sont les dates limites des traitement anti-palu et des vaccins (je sens que je vais être juste et mon vaccin contre la fièvre jaune date de 1998)?
Alors, quelle région me conseillez vous? Est-ce que la période est propice à la plongée? Quelles sont les dates limites des traitement anti-palu et des vaccins (je sens que je vais être juste et mon vaccin contre la fièvre jaune date de 1998)?
Itinéraire de trois semaines dans le Sud-Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de planifier notre voyage sur le sud Ouest des USA. J'ai déjà passé un mois à Santa Barbara et vu Santa Monica, Venice, Malibu et... Los Angeles en 1 heure... (j'étais là bas pour les études et ne pouvait pas m'absenter plus d'une journée de Santa Barbara). Je voudrais donc y emmener ma petite amie pour qu'elle découvre les lieux. Force est de constater que les distances entre les points d'intérêts sont immenses et on se fait vite avoir en faisant un itinéraire dont la distance atteind rapidement les 3000 km... De plus, les villes sont gigantesques et notre guide préconise au moins 3 jours pour chaque...
Nous comptons rester 3 semaines aux USA, dont un peu moins d'une semaine chez des amis à Santa Barbara. Nous atterrissons et décollons de là bas. Il nous restera donc deux semaines pour mon circuit. Nous voudrions voir : San Diego Los Angeles (je m'arrêterai rapidement à Venice, Santa Monica et Malibu pour montrer à ma copine mais moi je l'ai déjà fait) Las Vegas San Francisco De superbes paysages sur la route : côte à certains endroits, vallées et plateaux désertiques à d'autres, les paysages "cliché" de l'Ouest...
Est-ce déjà trop ? Tant que les paysages en valent la peine, la route ne nous fait pas - trop - peur. Nous avons déjà fait des trajets de 3 000 km sur un mois sans que ça ne soit éprouvant. Nous pouvons également rester un peu plus à Santa Barbara et faire les A/R vers San Diego et Los Angeles en voiture.
Le truc est que notre budget est limité. Nous avons l'habitude de pique niquer et d'acheter notre nourriture dans les supermarchés. A las Vegas nous prendrons un hotel, mais pour les autres villes nous voudrions passer par des campings pour dormir ou tout autre logement pas cher. Pouvez vous nous conseiller des campings à prix mini ? Nous comptons acheter une tente sur place ainsi qu'une glacière. Avec 1500 euros pour deux hors vol, vous croyez que c'est possible ?
Que nous conseillez-vous et dans quel ordre, combien de temps à chaque escale selon vous (on m'a déjà partiellement répondu sur la question merci aux intervenants) ? Auriez vous ajouté une étape ou supprimé une pour en ajouter une autre ?
Un grand merci à vous ! Je me ferai un plaisir d'aider les voyageurs désireux de se rendre sur la Côte d'Azur.
Nous sommes en train de planifier notre voyage sur le sud Ouest des USA. J'ai déjà passé un mois à Santa Barbara et vu Santa Monica, Venice, Malibu et... Los Angeles en 1 heure... (j'étais là bas pour les études et ne pouvait pas m'absenter plus d'une journée de Santa Barbara). Je voudrais donc y emmener ma petite amie pour qu'elle découvre les lieux. Force est de constater que les distances entre les points d'intérêts sont immenses et on se fait vite avoir en faisant un itinéraire dont la distance atteind rapidement les 3000 km... De plus, les villes sont gigantesques et notre guide préconise au moins 3 jours pour chaque...
Nous comptons rester 3 semaines aux USA, dont un peu moins d'une semaine chez des amis à Santa Barbara. Nous atterrissons et décollons de là bas. Il nous restera donc deux semaines pour mon circuit. Nous voudrions voir : San Diego Los Angeles (je m'arrêterai rapidement à Venice, Santa Monica et Malibu pour montrer à ma copine mais moi je l'ai déjà fait) Las Vegas San Francisco De superbes paysages sur la route : côte à certains endroits, vallées et plateaux désertiques à d'autres, les paysages "cliché" de l'Ouest...
Est-ce déjà trop ? Tant que les paysages en valent la peine, la route ne nous fait pas - trop - peur. Nous avons déjà fait des trajets de 3 000 km sur un mois sans que ça ne soit éprouvant. Nous pouvons également rester un peu plus à Santa Barbara et faire les A/R vers San Diego et Los Angeles en voiture.
Le truc est que notre budget est limité. Nous avons l'habitude de pique niquer et d'acheter notre nourriture dans les supermarchés. A las Vegas nous prendrons un hotel, mais pour les autres villes nous voudrions passer par des campings pour dormir ou tout autre logement pas cher. Pouvez vous nous conseiller des campings à prix mini ? Nous comptons acheter une tente sur place ainsi qu'une glacière. Avec 1500 euros pour deux hors vol, vous croyez que c'est possible ?
Que nous conseillez-vous et dans quel ordre, combien de temps à chaque escale selon vous (on m'a déjà partiellement répondu sur la question merci aux intervenants) ? Auriez vous ajouté une étape ou supprimé une pour en ajouter une autre ?
Un grand merci à vous ! Je me ferai un plaisir d'aider les voyageurs désireux de se rendre sur la Côte d'Azur.
Recherche hôtel tranquille à San Juan del Sur (Nicaragua) English translation pending
Bonjour
Je pars pour une dizaine de jours au Nicaragua le mois prochain, pour le travail, j'en profiterai pour visiter un peu le pays que je ne connais pas. Je passerai trois jours à Ometepe, et 3 jours à San Juan del Sur. Le reste du temps, je serai à Managua pour le travail.
J'aimerai donc trouver un hotel tranquille( c'est pour moi fondammental) et sympa à Ometepe, et un autre à San Juan del Sur(avec le confort)
Si vous avez des adresses à me donner, je vous en serai très reconnaissante.
Merci pour vos réponses
Sabina
Avis sur itinéraire dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Oyé Oyé avis a tous les expert de l'ouest américain comme Fabienne, Jadorry, mLaurent, Sdanneaux, Vilcanota, Vazyvite, sedonax et biensur tout les autres qui pourront m'aider au sujet de mon voyage.
donc après quelques ebauches et vos conseils il a deja quelques mois, je me suis replonger sur mon circuit et le voisci.
en sachant qu'il dure 35jours environ mais que les derniers jours seront consacré a etre chez des amis a los angeles c'est pourquoi nous arrivons a los angeles et reparton de los angeles
J1: depart Paris arrrivé los angeles sur vol air-france. recup de la voiture (une impala? a voir on est deux) puis direction manhattan beach chez amis et visite des alentours puis dodo J2: depart de bonne heure direction hwy 1 visite de santa barbara, san luis obispo et san simèon. nuit au san simeon state park J3: visite de big sur, carmel et sa boulangerie bretonne, monterey, santa cruz puis direction san francisco. nuit au luna inn sur lombard street J4-5-6: visite san francisco; nuit au luna in sur lombard J7: fin visite SF puis direction fresno puis three rivers pr visite le lendemain de sequoia. nuit au three rivers hideaway.(si vous connaissez des trucs a visiter sur se trajet je suis preneur) J8: visite de sequoia Np et king canyon. nuit a mariposa ou au wanona campground J9: visite yosémite puis nuit au camping white wolf lodge direction tioga roadide J10: visite yosemite en traversant le parc par le tioga pass. nuit a lee vining au mena vista RV park J11: visite monolake, bodie puis nuit a lone pine au diaz lake J12: visite death valley et nuit a vegas surement au luxor J13: vsite red rock canyon, puis outlet a vegas et visite du strip et de vegas. nuit au luxor J14: visite de hoover dam et du lake mead puis un peu encore le strip et nuit au luxor J15: depart de bonne heure direction Zion, visite de zion puis nuit a l'entrée de bryce au camping north campground ds bryce ou rubysinn campground J16: visite de bryce et nuit au même endroit que la veille J17:Fin de visite de bryce et visite le long de la highway 12. nuit sur torrey au torrey thousand lakes RV park and cabins J18: visite capitol reef, fruita et la fremont valley puis nuit sur moab au camping koa J19: visite canyonland. nuit au koa de moab J20: arches NP. nuit au koa de moab J21: visite le long de la route en direction de monument valley (merci de me donner des conseils pr cette routeet quoi visiter) et visite de MV. nuit dans camping ds MV ou ds motel a kayenta J22: visite sur la route jusqu'a page(merci de me donner des conseils pr cette routeet quoi visiter), puis visite glen canyon dam. nuit a page au lake powell campground J23: croisiere rainbow bridge et lake powell puis nuit au lake powell campground (je suis pas trop sur de l'organisation de cette journée dc si vs avez des idées.) J24:route direction Grd canyon sud (que visiter sur cette route?) nuit au mathercampground ds grandcanyon J25: visite de grand canyon. nuit au koa de williams J26: visite route 66 de williams a kingman puis direction san diego. nuit au koa de san diego J27: sea world puis visite san diego ( nuit au koa de san diego) J28: visite san diego puis dans l'après midi retour sur LA Puis reste du sejour sur LA
Merci d'avance pour vos réponse et n'hésité pas a me donner tout les conseils possible, merci GAETAN
J1: depart Paris arrrivé los angeles sur vol air-france. recup de la voiture (une impala? a voir on est deux) puis direction manhattan beach chez amis et visite des alentours puis dodo J2: depart de bonne heure direction hwy 1 visite de santa barbara, san luis obispo et san simèon. nuit au san simeon state park J3: visite de big sur, carmel et sa boulangerie bretonne, monterey, santa cruz puis direction san francisco. nuit au luna inn sur lombard street J4-5-6: visite san francisco; nuit au luna in sur lombard J7: fin visite SF puis direction fresno puis three rivers pr visite le lendemain de sequoia. nuit au three rivers hideaway.(si vous connaissez des trucs a visiter sur se trajet je suis preneur) J8: visite de sequoia Np et king canyon. nuit a mariposa ou au wanona campground J9: visite yosémite puis nuit au camping white wolf lodge direction tioga roadide J10: visite yosemite en traversant le parc par le tioga pass. nuit a lee vining au mena vista RV park J11: visite monolake, bodie puis nuit a lone pine au diaz lake J12: visite death valley et nuit a vegas surement au luxor J13: vsite red rock canyon, puis outlet a vegas et visite du strip et de vegas. nuit au luxor J14: visite de hoover dam et du lake mead puis un peu encore le strip et nuit au luxor J15: depart de bonne heure direction Zion, visite de zion puis nuit a l'entrée de bryce au camping north campground ds bryce ou rubysinn campground J16: visite de bryce et nuit au même endroit que la veille J17:Fin de visite de bryce et visite le long de la highway 12. nuit sur torrey au torrey thousand lakes RV park and cabins J18: visite capitol reef, fruita et la fremont valley puis nuit sur moab au camping koa J19: visite canyonland. nuit au koa de moab J20: arches NP. nuit au koa de moab J21: visite le long de la route en direction de monument valley (merci de me donner des conseils pr cette routeet quoi visiter) et visite de MV. nuit dans camping ds MV ou ds motel a kayenta J22: visite sur la route jusqu'a page(merci de me donner des conseils pr cette routeet quoi visiter), puis visite glen canyon dam. nuit a page au lake powell campground J23: croisiere rainbow bridge et lake powell puis nuit au lake powell campground (je suis pas trop sur de l'organisation de cette journée dc si vs avez des idées.) J24:route direction Grd canyon sud (que visiter sur cette route?) nuit au mathercampground ds grandcanyon J25: visite de grand canyon. nuit au koa de williams J26: visite route 66 de williams a kingman puis direction san diego. nuit au koa de san diego J27: sea world puis visite san diego ( nuit au koa de san diego) J28: visite san diego puis dans l'après midi retour sur LA Puis reste du sejour sur LA
Merci d'avance pour vos réponse et n'hésité pas a me donner tout les conseils possible, merci GAETAN
Mon blog sur Madagascar English translation pending
Je vous invite à me rendre visite sur mon blog "Madagascar l'Île continent" en espérant que cela vous donne envie d'y aller. J'y raconte mes 4 derniers séjours entre 2005 et 2007 aux quatre coins de l'île.
Vous y trouverez entr'autre des conseils de santé. Etant professionnel de santé, je me suis aperçue que les mêmes questions revenaient régulièrement, j'ai donc essayé d'y répondre.
Toutes vos suggestions seront les bienvenues.
Bien amicalement.
Circuit Los Angeles-Los Angeles de dix-neuf jours pleins English translation pending
Merci à tous pour ce forum super interessant.
Merci de me dire ce que vous pensez de ce circuit du 1er juin au 21 juin, au niveau du kilometrage et de la duree du sejour sur les sites, si vous avez des astuces pour les hotels je veux bien, nous n avons pas l' intention de réserver à l'avance.
Vendredi 1 : arrivée LA - nuit LA
Samedi 2 : San Diego - Tijuana - nuit LA
Dimanche 3 : Santa Monica, Beverly Hills, Venice - nuit LA
Lundi 4 : Universal Studios - nuit LA
Mardi 5 : Flagstaff - nuit à Flagstaff
Mercredi 6 : Grand Canyon - nuit à Flagstaff
Jeudi 7 : Mexican Water - nuit à Monument Valley
Vezndredi 8 : Page - nuit à Page
Samedi 9 : Lake Powell - nuit à Panguitch
Dimanche 10 : Bryce Canyon - nuit à Springdah
Lundi 11 : Zion - nuit à Las Vegas
mardi 12 : Las Vegas
Mercredi 13 : Las Vegas matin - nuit à Furnace
Jeudi 14 : Death Valley - nuit à ?
Vendredi 15 : Yosemite - ???? nuit à San Francisco
Samedi 16, Dimanche 17, lundi 18 : San Francisco
Mardi 19 : cote nord - nuit à San Luis Obispo
Mercredi 20 : cote sud - nuit à LA
Jeudi 21 : Depart
Merci à vous d'avance
Avis sur tinéraire de 28 jours dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour, voici la 2ème ebauche pour un voyage dans l'ouest des USA suite a vos différents conseils sur le 1er. l'itinéraire que je vais vous présenter dure maintenant 28 jours en sachant que je suis avt a LA et a la fin également.
J1: los angeles ( nuit a los angeles)
J2: Santa Barbara - San Luis Obispo - San Siméon (nuit sur San Simeon)
J3: Big Sur - Carmel - Monterey - Santa Cruz ( nuit sur SF)
J4-5-6: SAN FRANCISCO ( nuit sur SF)
J7: SF - Fresno ( nuit three rivers)
J8: Three rivers - Sequoia NP - King Canyon ( nuit sur Mariposa)
J9: Yosemite ( nuit dans yosemite)
J10: Yosemite par Tiago Pass (nuit a Lee Vining)
J11: Monolake - bodie (nuit a Lone Pine)
J12: Death Valley ( Nuit a Las Vegas)
J13: Las Vegas ( Nuit a Las Vegas)
J14: Zion Park (nuit a Cedar City)
J15: Bryce Canyon ( nuit a Torrey)
J16: Capitol Reef - (nuit a Moab)
J17 : Canyonland (nuit a Moab)
J18 : Arches NP(nuit a Cortes)
J19 : Mesa Verde (nuit a Mexican Hat)
J20: Monument valley ( nuit a Page)
J21: Rainbow bridge, lac powelle (nuit a Page )
J22 : lac Powell – glen Canyon (nuit a tuba city, cameron ou Williams)
J23: Grand Canyon ( Nuit sur Williams)
J24: Visite de la route 66 entre Williams et Las Vegas ( nuit a Las Vegas)
J25: Visite entre Las Vegas et Los angeles ( nuit a los angeles)
J26: Los angeles ( Nuit a los angeles)
J27: Los angeles - Joshua tree ( Nuit a san diego)
J28: San Diego ( Nuit A los angeles)
Voici mon itinéraire, donc si vous pouviez me dire s'il est réalisable ainsi que les changement a apporté comme prolonger des étapes en rajouter ou enlever certaine étapes car identiques a d'autre. J'attend avec impatiente vos commentaires et suggestions afin d'améliorer mon pojet si en fonction des étapes vous pouvez me conseiller différentes choses a voir ou a faire cela m'aiderai beaucoup. Vous en remerciant par avance, j'attend vos réponse avec impatience. GAETAN
Voici mon itinéraire, donc si vous pouviez me dire s'il est réalisable ainsi que les changement a apporté comme prolonger des étapes en rajouter ou enlever certaine étapes car identiques a d'autre. J'attend avec impatiente vos commentaires et suggestions afin d'améliorer mon pojet si en fonction des étapes vous pouvez me conseiller différentes choses a voir ou a faire cela m'aiderai beaucoup. Vous en remerciant par avance, j'attend vos réponse avec impatience. GAETAN
Voyage en Californie cet été English translation pending
Je pars cet été du 29 juillet au 13 août aux états unis plus précisément en californie. J'ai déjà fait un itinéraire et j'envisage de réserver à l'avance une voiture et les hôtels à chaque destination.
Mon mari est plutôt inquiet (peur de difficultés à se déplacer et difficultés de la méconnaissance de la langue) il préférerait un circuit avec un TO, comme cela tout est organisé, je trouve que ce serait dommage .
Donc comme nous ne sommes pas du même avis, je ne sais plus que faire ?
Pour info nous sommes avec nos 3 enfants (19 ans/16ans/10ans)
J'aimerai avoir l'avis de ceux qui sont partis seuls en ayant au préalable fait le trajet de leur voyage .
Sinon cet itinéraire vous paraît-il faisable ?
Arrivée San francisco - j'y passe 3 nuits ensuite départ vers Yosemite - 2 nuits puis je reviens vers Monterey. J'ai lu que la côte était encore sauvage et belle, est-ce que ça vaut vraiment le coup? ou est-il préférable d'aller vers la vallée de la mort ? donc après Monterey, direction Los angeles - 2 nuits puis départ vers Las vegas - 2 nuits avec une journée à Grand canyon Ensuite départ vers Palm Spring - 1 nuit et je termine mon séjour avec la visite de SAN DIEGO - 2 nuits. Puis direction Los angeles pour départ sur Paris
Merci d'avance de me dire quel est le meilleur choix de voyage ?
laurada
J'aimerai avoir l'avis de ceux qui sont partis seuls en ayant au préalable fait le trajet de leur voyage .
Sinon cet itinéraire vous paraît-il faisable ?
Arrivée San francisco - j'y passe 3 nuits ensuite départ vers Yosemite - 2 nuits puis je reviens vers Monterey. J'ai lu que la côte était encore sauvage et belle, est-ce que ça vaut vraiment le coup? ou est-il préférable d'aller vers la vallée de la mort ? donc après Monterey, direction Los angeles - 2 nuits puis départ vers Las vegas - 2 nuits avec une journée à Grand canyon Ensuite départ vers Palm Spring - 1 nuit et je termine mon séjour avec la visite de SAN DIEGO - 2 nuits. Puis direction Los angeles pour départ sur Paris
Merci d'avance de me dire quel est le meilleur choix de voyage ?
laurada
Départ imminent dans l'Ouest américain English translation pending
Salut à tous je pars du 02 au 19 octobre dans l ouest américain voici mon parcours :
02 Octobre : Los Angeles, arrivée dans l apres-midi vers 15h, on prend la voiture et direction un camping à malibu 03 Octobre : Los Angeles, visite de LA (Universal Studios, Hollywood) 04 Octobre : Los Angeles - Williams (770 km) par la route 66 05 Octobre : Grand Canyon, nuit dans le park 06 Octobre : Grand Canyon - Monument Valley (304 km), nuit à Monument Valley 07 Octobre : Monument Valley - Page (216 km) 08 Octobre : Page - Bryce Canyon - Zion Park (283 km) 09 Octobre : Las Vegas 10 Octobre : Las Vegas - Death Valley (235 km), nuit dans death Valley 11 Octobre : Death Valley - Yosemite (450 km), nuit à Yosemite 12 Octobre : Yosemite - San Francisco (297 km) 13 Octobre : San Francisco 14 Octobre : San Francisco 15 Octobre : San Francisco - Santa Maria (447 km), pars la highway 1 (Monterey, carmel, big sur) 16 Octobre : Santa Maria - San Diego (471 km) 17 Octobre : San Diego, visite de la ville ( Sea World, Zoo) 18 Octobre : San Diego, peu etre apre midi à tijuana (mexique), seulment 40 km 19 0ctobre : San Diego - Los Angeles (225 km), départ pour paris vers 21 H
Voila je voudrais votre avis sachant que j aimais bien le coté moitié ville moitié parc, et est-ce que san diego est bien ? Merci j attends vos reponses et conseil
02 Octobre : Los Angeles, arrivée dans l apres-midi vers 15h, on prend la voiture et direction un camping à malibu 03 Octobre : Los Angeles, visite de LA (Universal Studios, Hollywood) 04 Octobre : Los Angeles - Williams (770 km) par la route 66 05 Octobre : Grand Canyon, nuit dans le park 06 Octobre : Grand Canyon - Monument Valley (304 km), nuit à Monument Valley 07 Octobre : Monument Valley - Page (216 km) 08 Octobre : Page - Bryce Canyon - Zion Park (283 km) 09 Octobre : Las Vegas 10 Octobre : Las Vegas - Death Valley (235 km), nuit dans death Valley 11 Octobre : Death Valley - Yosemite (450 km), nuit à Yosemite 12 Octobre : Yosemite - San Francisco (297 km) 13 Octobre : San Francisco 14 Octobre : San Francisco 15 Octobre : San Francisco - Santa Maria (447 km), pars la highway 1 (Monterey, carmel, big sur) 16 Octobre : Santa Maria - San Diego (471 km) 17 Octobre : San Diego, visite de la ville ( Sea World, Zoo) 18 Octobre : San Diego, peu etre apre midi à tijuana (mexique), seulment 40 km 19 0ctobre : San Diego - Los Angeles (225 km), départ pour paris vers 21 H
Voila je voudrais votre avis sachant que j aimais bien le coté moitié ville moitié parc, et est-ce que san diego est bien ? Merci j attends vos reponses et conseil
Inquiétude sur mon circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous, j'ai trouvé un circuit par nouvelle frontière et je me demande s'il n'est pas trop rapide malgré qu'il dure 19 jours et 18 nuits.
Itinéraire: 1 :arivé a los angeles 2 : visite de LA 3 : nuit a plam spring (190km) 4 : nuit a phoenix (460 km) 5 :visite grand canyon nuit a Flagstaff (482 km) 6 : nuit a Gallup (315 km) 7 : nuit a albuquerque (250 km) 8 : nuit a santa fe (110 km) 9 : visite de masa verde nuit a cortez (570 km) 10 : viste de canyonlands nuit à moab 11 : nuit a moab 12 : visite de capitol reef nuit a bryce ( 470 km) 13 : visite de Bryce et Zion nuit a las vegas (410 km) 14 : Las vegas 15 : nuit a mammoth lakes (690 km) 16 visite parc de yosemite et seqoia (487 km) 17 : nuit a san fransisco 18 nuit a sanfrancisco
Voila ça me parait très intensif surtout au niveau des kilométrages, mais est-ce faisable car ce voyage reste dans nos prix?
Itinéraire: 1 :arivé a los angeles 2 : visite de LA 3 : nuit a plam spring (190km) 4 : nuit a phoenix (460 km) 5 :visite grand canyon nuit a Flagstaff (482 km) 6 : nuit a Gallup (315 km) 7 : nuit a albuquerque (250 km) 8 : nuit a santa fe (110 km) 9 : visite de masa verde nuit a cortez (570 km) 10 : viste de canyonlands nuit à moab 11 : nuit a moab 12 : visite de capitol reef nuit a bryce ( 470 km) 13 : visite de Bryce et Zion nuit a las vegas (410 km) 14 : Las vegas 15 : nuit a mammoth lakes (690 km) 16 visite parc de yosemite et seqoia (487 km) 17 : nuit a san fransisco 18 nuit a sanfrancisco
Voila ça me parait très intensif surtout au niveau des kilométrages, mais est-ce faisable car ce voyage reste dans nos prix?
Avis sur circuit de trois semaines aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour! Je pars cet année avec mon père, du 7 au 29 aout. J'ai déjà parcouru ce forum plusieurs fois, et j'ai vu que en ce qui concerne les itinéraires, vous donniez parfois des conseils très pratiques et intéréssants 🙂 Donc voici mon itinéraire, pourriez vous me dire ce que vous en pensez ?
(Je sais que le fait de faire les 2 côtes en une seule fois, c'est un peu gros, mais j'aimerais quand même savoir mis à part ce point, ce que vous en pensez!)
7 - Paris - New York 8 - New York 9 - New York 10 - New York 11 - New York 12 - New York - Hartford - Providence - Boston (j'ai vu qu'il n'y avait qu'un peu plus de 3 heures 30, donc avec quelques arrêts, ça ne me parait pas trop long) 13 - Boston - Harvard - Boston (histoire de se promener, et puis c'est un 'tit rêve) 14 - Boston - New York (avion fin d'après midi ou le soir) 15 - San Fransisco 16 - San Fransisco 17 - San Fransisco (départ le matin vers 9h, dc arrivée yosemite vers 13h ) - Yosemite 18 - Yosemite (départ le matin) - Bodie (est-ce incontournable?) - Death Valley - Las Vegas (en sachant qu'on arrivera la nuit à LV, c'est LA grosse journée du voyage, je sais que ça risque d'être dur, mais j'ai pas vraiment envie de m'attarder à Death Valley) 19 - Las Vegas 20 - Las Vegas 21 - Las Vegas (départ le matin) - Bryce Canyon (quelle heure est la mieux pour profiter au max de Bryce Can.?) - Lac Powell 22 - Lac Powell (départ le matin) - Monument Valley - Grand Canyon 23 - Grand Canyon (départ le matin) - Los Angeles 24 - Los Angeles 25 - Los Angeles 26 - Los Angeles 27 - LA - San Diego - Tijuana (mon père veut absolument passer au mexique =) - San Diego 28 - San Diego - LA (en passant par Sea World, et on prend l'avion le soir pour Paris)
Voilà! merci beaucoup d'avance pour vos commentaires 🙂
(Je sais que le fait de faire les 2 côtes en une seule fois, c'est un peu gros, mais j'aimerais quand même savoir mis à part ce point, ce que vous en pensez!)
7 - Paris - New York 8 - New York 9 - New York 10 - New York 11 - New York 12 - New York - Hartford - Providence - Boston (j'ai vu qu'il n'y avait qu'un peu plus de 3 heures 30, donc avec quelques arrêts, ça ne me parait pas trop long) 13 - Boston - Harvard - Boston (histoire de se promener, et puis c'est un 'tit rêve) 14 - Boston - New York (avion fin d'après midi ou le soir) 15 - San Fransisco 16 - San Fransisco 17 - San Fransisco (départ le matin vers 9h, dc arrivée yosemite vers 13h ) - Yosemite 18 - Yosemite (départ le matin) - Bodie (est-ce incontournable?) - Death Valley - Las Vegas (en sachant qu'on arrivera la nuit à LV, c'est LA grosse journée du voyage, je sais que ça risque d'être dur, mais j'ai pas vraiment envie de m'attarder à Death Valley) 19 - Las Vegas 20 - Las Vegas 21 - Las Vegas (départ le matin) - Bryce Canyon (quelle heure est la mieux pour profiter au max de Bryce Can.?) - Lac Powell 22 - Lac Powell (départ le matin) - Monument Valley - Grand Canyon 23 - Grand Canyon (départ le matin) - Los Angeles 24 - Los Angeles 25 - Los Angeles 26 - Los Angeles 27 - LA - San Diego - Tijuana (mon père veut absolument passer au mexique =) - San Diego 28 - San Diego - LA (en passant par Sea World, et on prend l'avion le soir pour Paris)
Voilà! merci beaucoup d'avance pour vos commentaires 🙂
Madagascar - Maroantsetra English translation pending
Bonjour,
Qui connait Maroantsetra ? Est ce sympa ?
Il y a parait il des treks sympas à faire (vers Antalaha) ? qui l'a fait ?
Merci pour tous renseignements !!
Qui connait Maroantsetra ? Est ce sympa ?
Il y a parait il des treks sympas à faire (vers Antalaha) ? qui l'a fait ?
Merci pour tous renseignements !!
Itinéraire pour trois semaines à Madagascar? English translation pending
Nous pensons partir 3 semaines en septembre à MADAGASCAR. Quel est l'itinéraire incontournable à faire ?
Merci à tous.
L'ouest américain en deux semaines English translation pending
bonjour!
je vais surement partir 2 semaines (seulement...) à la découverte de l'ouest américain et j'aimerais savoir si quelq'un pouvait m'en dire un peu plus sur cette région. Si quelqu'un qui a déjà fait le voyage là bas ou qui connait bien les USA pouvait me repondre se serait super sympa.
Merci à tous!
bye
je vais surement partir 2 semaines (seulement...) à la découverte de l'ouest américain et j'aimerais savoir si quelq'un pouvait m'en dire un peu plus sur cette région. Si quelqu'un qui a déjà fait le voyage là bas ou qui connait bien les USA pouvait me repondre se serait super sympa.
Merci à tous!
bye
Northwest Airlines English translation pending
Je ne connais pas du tout cette compagnie alors si vous pouviez me dire ce que vous en pensez...
Et sinon je pars avec un Airbus 333-330 ca change qq chose au niveau de la place qu'on a ou je ne sais pas trop en fait, on voit une difference par rapport a un boeing ormis les 2 etages?
Et les Boeing 757 c'est en 2 rangées ou 3?
Pas chiante moi lol...
merci!
Ah oui et j'oubliais, j'ai recu mon billet d'avion et il disent qu'il a été emis par KLM Royal dutch airlines et de plus il n'y a pas le numero de mon siege d'inscrit, la case est vide...
Comprend pas trop, c'est normal que je parte avec northwest et que le billet vienne de KLM?
Et sinon je pars avec un Airbus 333-330 ca change qq chose au niveau de la place qu'on a ou je ne sais pas trop en fait, on voit une difference par rapport a un boeing ormis les 2 etages?
Et les Boeing 757 c'est en 2 rangées ou 3?
Pas chiante moi lol...
merci!
Ah oui et j'oubliais, j'ai recu mon billet d'avion et il disent qu'il a été emis par KLM Royal dutch airlines et de plus il n'y a pas le numero de mon siege d'inscrit, la case est vide...
Comprend pas trop, c'est normal que je parte avec northwest et que le billet vienne de KLM?
2 semaines à Madagascar English translation pending
je voudrais aller à madagascar fin aout pour 2 semaines
j'aime marcher, découvrir la nature et les gens
je pense qu'en 2 semaines, il faut se contenter d'une petite partie de l'île
que me conseillez-vous?
j'aime marcher, découvrir la nature et les gens
je pense qu'en 2 semaines, il faut se contenter d'une petite partie de l'île
que me conseillez-vous?
Revente de voiture au Costa Rica English translation pending
Bonnjour a tous,
Nous sommes deux frenchies en voyage en Amerique Centrale. Nous avons achete une voiture a Los Angeles et nous decendons jusqu'au Panama.
Nous souhaitons revendre notre voiture (Isuzu Trooper 97) au Costa Rica. Avez-vous des infos pouvant nous aider? Pensez-vous qu'on puisse la revendre un prix interessant, on entend tellement de versions differentes depuis les debut de notre voyage.
Merci,
Guillaume et Julien
Nous sommes deux frenchies en voyage en Amerique Centrale. Nous avons achete une voiture a Los Angeles et nous decendons jusqu'au Panama.
Nous souhaitons revendre notre voiture (Isuzu Trooper 97) au Costa Rica. Avez-vous des infos pouvant nous aider? Pensez-vous qu'on puisse la revendre un prix interessant, on entend tellement de versions differentes depuis les debut de notre voyage.
Merci,
Guillaume et Julien
Avis circuit 24 jours dans l'Ouest américain mi-mai English translation pending
Bonsoir
Voici le 1er jet d'un programme de 24 jours. Départ mi mai
Les billets sont déjà réservés, j'avais une idée après avoir lu les forums, mais je trace le circuit.
Y a t il intérêt à s'arrêter à Bodi Ghost Town si on s'est déjà arrêtés à Calico Ghost Town ?
On a essayé de prendre un peu de temps pour s'arrêter dans les parcs.
Dans Yosemite quand je vais sur google maps il me dit que je ne peux pas traverser, du coup je mets des nuits sur Groveland
Qu'en pensez vous ?
Jour 1 : France - LA, Arrivée LA et récupération voiture de loc Jours 2, 3 et 4 : Los Angeles Jour 5 : Los Angeles – San Diego : 190 km / San Diego – San Bernardino : 170 km Jour 6 : San Bernardino – Calico Ghost Town – Needles : 350 km Jour 7 : Route 66. Needles-Hackberry-Seligman-Flagstaff : 350 km Jour 8 : Grand Canyon par le Sud (1 jour, vol hélico) Jour 9 : Grand Canyon – Monument Valley : 280 km Jour 10 : Monument Valley (ballade cheval) -Antelope Canyon (nuit Page) : 200km Jour 11 : Antelope – Bryce Canyon (1 jour Bryce) : 190 km Jour 12 : Bryce Canyon-Zion (1 jour Zion) : 120 km Jour 13 : Zion – Las Vegas : 265 km Jours 14 et 15 : Las Vegas Jour 16 : Las Vegas – Death Valley – Lone Pine : 400 km Jour 17 : Lone Pine – Bodie ghost town : 250 km (2 h visite Bodie) Jour 18 : Bodie – Groveland : 360 km (nuit groveland) Jours 19 et 20 : Yosemite (2 jour) . Départ le 3 après midi vers San Francisco (240 km) Jours 21,22 et 23 : SF. Restitution voiture en arrivant. Jour 24 : Vol San Franciso - France, arrivée le 7 juin
Jour 1 : France - LA, Arrivée LA et récupération voiture de loc Jours 2, 3 et 4 : Los Angeles Jour 5 : Los Angeles – San Diego : 190 km / San Diego – San Bernardino : 170 km Jour 6 : San Bernardino – Calico Ghost Town – Needles : 350 km Jour 7 : Route 66. Needles-Hackberry-Seligman-Flagstaff : 350 km Jour 8 : Grand Canyon par le Sud (1 jour, vol hélico) Jour 9 : Grand Canyon – Monument Valley : 280 km Jour 10 : Monument Valley (ballade cheval) -Antelope Canyon (nuit Page) : 200km Jour 11 : Antelope – Bryce Canyon (1 jour Bryce) : 190 km Jour 12 : Bryce Canyon-Zion (1 jour Zion) : 120 km Jour 13 : Zion – Las Vegas : 265 km Jours 14 et 15 : Las Vegas Jour 16 : Las Vegas – Death Valley – Lone Pine : 400 km Jour 17 : Lone Pine – Bodie ghost town : 250 km (2 h visite Bodie) Jour 18 : Bodie – Groveland : 360 km (nuit groveland) Jours 19 et 20 : Yosemite (2 jour) . Départ le 3 après midi vers San Francisco (240 km) Jours 21,22 et 23 : SF. Restitution voiture en arrivant. Jour 24 : Vol San Franciso - France, arrivée le 7 juin
Une semaine à Fortaleza dans le Ceara English translation pending
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Road trip de 3 semaines dans l'Ouest américain en solo English translation pending
Hello,
Prenant beaucoup de plaisir à lire tous vos carnets, sans compter que cela m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage. Il est temps de m'y mettre aussi.
Tout d'abord, je voyage en solo, à petit budget: soit du camping, soit des auberges de jeunesse. je préfère le terme anglais de hostel car le terme jeunesse ne me convient plus vraiment.
Je suis partie en juillet 2018 en suivant le parcours:
- San Francisco
- Yosemite
- Sequoia
- Las vegas
- Bryce canyon
- Moab
- Monument valley
- Grand Canyon
- San Diego
- Los Angeles
Il ne faut pas s'attendre à la découverte de trails cachés avec moi, c'était une première (pas tout à fait, j'ai fait un voyage organisé il y a 20 ans), des gros classiques qui m'ont toutefois enchantée. Je suis un peu paradoxal, j'aime la nature, surtout les animaux sauvages que je recherche en permanence mais aussi les grandes villes bien que je me sens vite oppressée par la foule.
Circuit dans l'Ouest américain 3 semaines au départ de Los Angeles avec 3 adolescents English translation pending
Bonjour à tous
Nous projetons de partir 3 semaines début juillet en mixant ville / parcs pour satisfaire mes 3 filles de 8 à 18 ans, nous avons déjà nos billets d'avion pour LA mais c'est tout. Nous n'irons pas à SF car nous sommes déjà allés.
J'ai elaboré un circuit dans les grandes lignes mais je me demandais si vous pouviez me donner vos avis sur la boucle envisagée. J'ai lu avec attention plusieurs topics qui m'ont donné envie de rajouter des étapes...
Mais pratiquement personne n'inclut Death Valley dans les itinéraires, est ce qu'il y a une raison particulière ?
Je n'ai pas encore d'idée du nombre de jours pour chaque étape ni s'il faut prévoir une nuit partout...
Arrivée LA Nuit à Ridgecrest ou Barstow ? Death valley Las Vegas Overton Zion Bryce Moab Monument Valley Page - Lake Powell Grand Canyon Sud Seligman Kingman Oatman Joshua Tree Palm Springs San Diego Los Angeles
Sachant que je reserve une semaine rien que pour San Diego et Los angeles à la fin.
Est ce que c'est envisageable de voir toutes les étapes précedentes en 15 jours ? sans que ce soit une course contre la montre... si ça vous parait trop ambitieux, quelles étapes supprimeriez vous ? Sachant que nous sommes des randonneurs du dimanche et que ce n'est pas notre but premier dans les parcs.
Merci de votre aide !
Arrivée LA Nuit à Ridgecrest ou Barstow ? Death valley Las Vegas Overton Zion Bryce Moab Monument Valley Page - Lake Powell Grand Canyon Sud Seligman Kingman Oatman Joshua Tree Palm Springs San Diego Los Angeles
Sachant que je reserve une semaine rien que pour San Diego et Los angeles à la fin.
Est ce que c'est envisageable de voir toutes les étapes précedentes en 15 jours ? sans que ce soit une course contre la montre... si ça vous parait trop ambitieux, quelles étapes supprimeriez vous ? Sachant que nous sommes des randonneurs du dimanche et que ce n'est pas notre but premier dans les parcs.
Merci de votre aide !