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Quel itinéraire pour 3 semaines au départ de Bombay? English translation pending
je cherche les meilleurs plan pour un trip de 3 semaines départ bombay vers le sud.goa certain!!mais la suite??? je ne voudrais pas revenir et avoir louper le plus important. c'est clair qu'en 3 semaine je ne vais pas voir tout le sud mais je voudrai évité de perdre mon temps.
merci d'avance
vincent
merci d'avance
vincent
Inde du sud: itinéraire d'un voyageur comblé English translation pending
Salut,
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Prix de la soie en Inde? English translation pending
Boujour, je suis a Madurai et j'hesite devant les soies et autres tissus.
Je n'ai aucune idee des prix ?Es ce que quelqu'un pourrait me renseigner rapidement sur le prix de la soie, soie sauvage en Inde pour ne pas se faire rouler ds la farine !Je remonte vers Chennai, il parait qu'il y a une ville specialiste de soie par labas ?Si vous connaissez, ca m'interesse.Merci .
On d'autres endroit sympa a visiter...
Inde du Sud English translation pending
Bonjour, 🙂 nous arrivons de nuit ( à 23h55) mi mai à Bangalore.
Comment se rendre de l'aéroport au centre ville.
Quelqu'un a t'il un hotel à nous conseiller à Bangalore ?
Merci pour vos réponses 😎
Alod
Inde du sud English translation pending
Bonjour à tous,
Juste un petit mot pour vous dire que le sud de l'Inde est magnifique... Après 15 jours passés dans le Tamil Nadu au départ de Chennai, me voilà dans le Kerala depuis hier au milieu des plantations d'épices, de thé, de café. Un pur enchantement après la foule et la poussière des villes. J'ai abordé ce voyage différemment des autres, c'est à dire en louant une voiture avec chauffeur et je dois dire que j'apprécie l'expérience et que je conseille cette solution à tous ceux qui ont envie de profiter au maximum de leur voyage et de leurs journées. C'est une solution qui fait gagner du temps et qui évite pas mal de galères. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je continue mon périple, direction Vanilla County... A bientôt, Sandrine
Juste un petit mot pour vous dire que le sud de l'Inde est magnifique... Après 15 jours passés dans le Tamil Nadu au départ de Chennai, me voilà dans le Kerala depuis hier au milieu des plantations d'épices, de thé, de café. Un pur enchantement après la foule et la poussière des villes. J'ai abordé ce voyage différemment des autres, c'est à dire en louant une voiture avec chauffeur et je dois dire que j'apprécie l'expérience et que je conseille cette solution à tous ceux qui ont envie de profiter au maximum de leur voyage et de leurs journées. C'est une solution qui fait gagner du temps et qui évite pas mal de galères. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je continue mon périple, direction Vanilla County... A bientôt, Sandrine
Madras ou Bombay en Inde du sud? English translation pending
salut
on part en inde du sud environ 3 semaines un mois (mi fevrier, mi mars). il vaut mieux atterrir a bombay ou a madras, si l'on veut bien profiter de chaque étape sans trop courrir ?
merci natte
merci natte
Inde: de Bombay à Pondichéry English translation pending
Bonjour, je pars en Inde début février (pr la première fois) et j'ai quelques questions:
J'arrive à Bombay et je dois rejoindre Pélakupam, à 90 km de Pondichéry, Ya t'il des trains fréquemment vers le sud et les délais quand on prend les billets sur place sont ils longs?Combien de jours cela prend t il ( s'en être pressé)?C'est cher?
Comment s'habiller pour se fondre dans le paysage et ne pas véxer?
Quels sont les endroits à ne pas manquer lors de se trajets?
Merci, si quelqu'un a des idées ou a déjà effectué ce trajet?Les sugestions sont les bienvenues!
Mathilda
J'arrive à Bombay et je dois rejoindre Pélakupam, à 90 km de Pondichéry, Ya t'il des trains fréquemment vers le sud et les délais quand on prend les billets sur place sont ils longs?Combien de jours cela prend t il ( s'en être pressé)?C'est cher?
Comment s'habiller pour se fondre dans le paysage et ne pas véxer?
Quels sont les endroits à ne pas manquer lors de se trajets?
Merci, si quelqu'un a des idées ou a déjà effectué ce trajet?Les sugestions sont les bienvenues!
Mathilda
3 semaines en Inde du Sud, conseils pratiques? English translation pending
Bonjour à tous, voyageurs intrépides et infatigables !
Je pars dans une semaine pour Madras -> Bombay. 3 semaines pour découvrir le sud de l'Inde.
Pleins de questions se posent évidemment à moi, très diverses et variées, des plus ésotériques ou plus bassement matérielle... classique me direz-vous.
Je vous en soumets deux ou trois cette fois, peut-être quelqu'un pourra éclairer ma laterne ? Au niveau du matériel indispensable, prendriez-vous une moustiquaire ? j'arrive à Madras par un vol à 23h50. Où puis-je dormir sans me prendre la tête le soir même ? ( à l'aéroport ?) je pense voyager en itinérance: arrêt sur une ville 2/3 jours à partir d'un hébergement "hotel" pas trop cher et rayonner. Trajet en train (avion si + de 200/300 kms). Qu'en pensez-vous ? Faisable en Inde ?Merci d'avance. Le partage (d'info), c'est aussi une manière de rencontrer et de voyager.
Mustek
Je pars dans une semaine pour Madras -> Bombay. 3 semaines pour découvrir le sud de l'Inde.
Pleins de questions se posent évidemment à moi, très diverses et variées, des plus ésotériques ou plus bassement matérielle... classique me direz-vous.
Je vous en soumets deux ou trois cette fois, peut-être quelqu'un pourra éclairer ma laterne ? Au niveau du matériel indispensable, prendriez-vous une moustiquaire ? j'arrive à Madras par un vol à 23h50. Où puis-je dormir sans me prendre la tête le soir même ? ( à l'aéroport ?) je pense voyager en itinérance: arrêt sur une ville 2/3 jours à partir d'un hébergement "hotel" pas trop cher et rayonner. Trajet en train (avion si + de 200/300 kms). Qu'en pensez-vous ? Faisable en Inde ?Merci d'avance. Le partage (d'info), c'est aussi une manière de rencontrer et de voyager.
Mustek
Retour d'Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
😉
Nous rentrons d'un séjour de 3 semaines en Inde du Sud. Heureusement Internet est encore là pour prolonger le rêve...
Je tenais tout particulièrement à remercier Christophe, Claude et surtout Sandrine pour tous les précieux conseils qui nous ont permis de préparer avec succès ce 1er séjour en Inde.
Le pays est très attachant et ne ressemble vraiment à aucun autre. Le subtile mélange des genres est fabuleux, parfois déconcertant mais à tout moment, les vibrations sont présentes....
Vous avez compris, on a adoré !!
Une adresse à retenir absolument ! bas_das@vsnl.net (2 frères adorables qui ne savent pas quoi faire pour nous faire plaisir), d'une compétence et d'un disponibilité à toute épreuve. Pour plus d'infos, n'hésiter pas à me contacter, cette petite agence recommandée par le Guide du Routard mérite vraiment le détour.
Merci encore à tous.
A bientôt
Ghislaine
😉
Nous rentrons d'un séjour de 3 semaines en Inde du Sud. Heureusement Internet est encore là pour prolonger le rêve...
Je tenais tout particulièrement à remercier Christophe, Claude et surtout Sandrine pour tous les précieux conseils qui nous ont permis de préparer avec succès ce 1er séjour en Inde.
Le pays est très attachant et ne ressemble vraiment à aucun autre. Le subtile mélange des genres est fabuleux, parfois déconcertant mais à tout moment, les vibrations sont présentes....
Vous avez compris, on a adoré !!
Une adresse à retenir absolument ! bas_das@vsnl.net (2 frères adorables qui ne savent pas quoi faire pour nous faire plaisir), d'une compétence et d'un disponibilité à toute épreuve. Pour plus d'infos, n'hésiter pas à me contacter, cette petite agence recommandée par le Guide du Routard mérite vraiment le détour.
Merci encore à tous.
A bientôt
Ghislaine
What to see in Goa and tourist crowds?
My partner and I are planning a 2-week trip to Goa from late September to early October. It’s sandwiched between a trip to Nepal (September) and our return home to Thailand. We can’t stay longer, but cutting it shorter wouldn’t be worth the effort or flight costs.
I’ve visited several regions of India in the past (between 2000 and 2020) and spent a total of about 4 months there. My only time in Goa was a few days in Palolem in 2007—I didn’t like it. I found the place almost sordid with all the crowds... not at all the India I love.
But I have an Indian friend with 2 or 3 apartments in a residence in North Goa who keeps telling me to visit. I’m tempted. But where should we go? I don’t want to rent from him because it’s expensive (high-end) and I don’t want to feel too dependent on him either.
After 2 days in Panaji (since it’s near GOI), I’ve booked 5 days in Mandrem, which I’ve heard great things about. This’ll let us explore the Arambol area. I’m hesitant to stay there longer—if we don’t like it or get bored after a few days, spending the full 2 weeks there isn’t ideal! I’m thinking of trying South Goa instead, somewhere between Benaulim and Agonda. The downside? All the rumors about the vibe in different spots—loud techno here, jet skis there, "paunchy English tourists" elsewhere, package tours everywhere... not to mention the expected influx of Russians and/or Israelis (I’ve seen this in other parts of India, Thailand, and Vietnam). Plus, accommodation options are way more limited in the south.
Basically, I’m leaning toward Agonda—relaxed but not too quiet or isolated. But there’s so little availability on sites like Booking and Agoda...
Any recent tips or advice from folks who’ve been to Goa lately? I’d really appreciate it, thanks in advance!
I’ve visited several regions of India in the past (between 2000 and 2020) and spent a total of about 4 months there. My only time in Goa was a few days in Palolem in 2007—I didn’t like it. I found the place almost sordid with all the crowds... not at all the India I love.
But I have an Indian friend with 2 or 3 apartments in a residence in North Goa who keeps telling me to visit. I’m tempted. But where should we go? I don’t want to rent from him because it’s expensive (high-end) and I don’t want to feel too dependent on him either.
After 2 days in Panaji (since it’s near GOI), I’ve booked 5 days in Mandrem, which I’ve heard great things about. This’ll let us explore the Arambol area. I’m hesitant to stay there longer—if we don’t like it or get bored after a few days, spending the full 2 weeks there isn’t ideal! I’m thinking of trying South Goa instead, somewhere between Benaulim and Agonda. The downside? All the rumors about the vibe in different spots—loud techno here, jet skis there, "paunchy English tourists" elsewhere, package tours everywhere... not to mention the expected influx of Russians and/or Israelis (I’ve seen this in other parts of India, Thailand, and Vietnam). Plus, accommodation options are way more limited in the south.
Basically, I’m leaning toward Agonda—relaxed but not too quiet or isolated. But there’s so little availability on sites like Booking and Agoda...
Any recent tips or advice from folks who’ve been to Goa lately? I’d really appreciate it, thanks in advance!
Questions about Tamil Nadu and Kerala
Hi there,
I’ve got a few questions about my upcoming 3.5-week trip to Tamil Nadu and Kerala (January 2025).
On the itinerary, we’re supposed to spend 3 or 4 days in Thanjavur (Tanjore). I thought the location would let us explore the surrounding area, but I’m realizing everything I want to see won’t fit into the schedule! I’d planned: 1 day to arrive from Pondicherry 1 day to go to Darasuram 1 day to go to Tiruchirappalli 1 day to head to Madurai with a stop in Chettinad Basically, we won’t see anything of Thanjavur itself! Should I skip one of the destinations?
In Kerala, after 3 days in Munnar, I’ve planned to spend a few days in Munroe Island since I didn’t get great feedback about Alleppey. I wanted to "wander" through the backwaters. Has anyone been there?
Finally, we’re ending the trip in Cherai. After booking, I realized the beaches seemed unusable (trash, rough sea...) and I’m pretty frustrated about not being able to swim. Unless there’s a better spot nearby?
Thanks for your input!
I’ve got a few questions about my upcoming 3.5-week trip to Tamil Nadu and Kerala (January 2025).
On the itinerary, we’re supposed to spend 3 or 4 days in Thanjavur (Tanjore). I thought the location would let us explore the surrounding area, but I’m realizing everything I want to see won’t fit into the schedule! I’d planned: 1 day to arrive from Pondicherry 1 day to go to Darasuram 1 day to go to Tiruchirappalli 1 day to head to Madurai with a stop in Chettinad Basically, we won’t see anything of Thanjavur itself! Should I skip one of the destinations?
In Kerala, after 3 days in Munnar, I’ve planned to spend a few days in Munroe Island since I didn’t get great feedback about Alleppey. I wanted to "wander" through the backwaters. Has anyone been there?
Finally, we’re ending the trip in Cherai. After booking, I realized the beaches seemed unusable (trash, rough sea...) and I’m pretty frustrated about not being able to swim. Unless there’s a better spot nearby?
Thanks for your input!
Photo Contest, September 2020: Departure or Arrival Scenes and Places
Hello everyone, 🙂
This month’s theme is: places, departure or arrival scenes.
The places include: train or bus stations, passenger ports, and airports.
Here, for example, is Beijing West Railway Station
This is Beijing West Railway Station.
You can submit a photo of the whole place, a part of it (inside or outside, the platforms), or a detail (like a station clock) as long as it clearly shows it’s a departure or arrival spot—such as a timetable display.
Or here’s another example:

Even if you’re not in one of these places, a departure or arrival scene is welcome: Example: Early morning departure from a pagoda at Inle Lake (Myanmar) as people head back to their villages in the surrounding hills
A vehicle about to leave:
People are also allowed, as long as they’re clearly identified as travelers about to depart or who have just arrived. Bus station in Thailand (a photo I’d shared for the "solitude" theme)
Another example: in the foreground, a boat docked, and just above, another that has just left (Rangoon, Myanmar—these boats serve cities in the Irrawaddy Delta, and in some areas, they’re still the only means of transport for locals).
You can also include departures or arrivals from races, but again, it must be at the start or finish, not during the race: Boats before the start of the Route du Rhum in Saint-Malo:
Participation: Each participant can submit up to 3 photos, until Tuesday, September 22 at 11:59 PM Paris time. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a short description (comment, location, etc.).
Voting: Every VoyageForum member can vote for the 4 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme (I’m trying this format this month). Voting will take place from Wednesday, September 23 to Tuesday, September 29 at 11:59 PM Paris time.
Photos should be ranked in order of preference: - 1st photo: 4 points - 2nd: 3 points - 3rd: 2 points - 4th: 1 point
Each member can vote only once for 4 photos. No ties for 4th place with half a point each.
The winner is the photographer whose photo receives the most points. Results will be announced on September 30. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing October’s contest.
Give me two or three days to put together the slideshow—I’ll definitely reach out to Masterpo via PM for advice if I’m stuck (and if he’s willing).
Good luck to everyone—may the best photographer win! Let’s get started! For discussion, it’s here
This is Beijing West Railway Station.
You can submit a photo of the whole place, a part of it (inside or outside, the platforms), or a detail (like a station clock) as long as it clearly shows it’s a departure or arrival spot—such as a timetable display.
Or here’s another example:

Even if you’re not in one of these places, a departure or arrival scene is welcome: Example: Early morning departure from a pagoda at Inle Lake (Myanmar) as people head back to their villages in the surrounding hills

A vehicle about to leave:

People are also allowed, as long as they’re clearly identified as travelers about to depart or who have just arrived. Bus station in Thailand (a photo I’d shared for the "solitude" theme)

Another example: in the foreground, a boat docked, and just above, another that has just left (Rangoon, Myanmar—these boats serve cities in the Irrawaddy Delta, and in some areas, they’re still the only means of transport for locals).

You can also include departures or arrivals from races, but again, it must be at the start or finish, not during the race: Boats before the start of the Route du Rhum in Saint-Malo:

Participation: Each participant can submit up to 3 photos, until Tuesday, September 22 at 11:59 PM Paris time. Each photo must be posted in a separate message, with its number (1, 2, or 3). Don’t forget to add a short description (comment, location, etc.).
Voting: Every VoyageForum member can vote for the 4 photos they think are the best, based on their own criteria and the theme (I’m trying this format this month). Voting will take place from Wednesday, September 23 to Tuesday, September 29 at 11:59 PM Paris time.
Photos should be ranked in order of preference: - 1st photo: 4 points - 2nd: 3 points - 3rd: 2 points - 4th: 1 point
Each member can vote only once for 4 photos. No ties for 4th place with half a point each.
The winner is the photographer whose photo receives the most points. Results will be announced on September 30. In case of a tie, the number of first-place votes will decide. The winner will have the honor of organizing October’s contest.
Give me two or three days to put together the slideshow—I’ll definitely reach out to Masterpo via PM for advice if I’m stuck (and if he’s willing).
Good luck to everyone—may the best photographer win! Let’s get started! For discussion, it’s here
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n���en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n���en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Discussions du concours "Châteaux et palais dans le monde" English translation pending
C'est ici qu'on discute, qu'on peut poser toutes les photos en lien avec le thème du mois de décembre.
Retour sur le concours pour poser vos photos du mois: https://voyageforum.com/v.f?post=9838700;a=9838700
Retour sur le concours pour poser vos photos du mois: https://voyageforum.com/v.f?post=9838700;a=9838700
Demande de visa pour 3 mois en Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis tout nouveau sur ce forum que je découvre petit à petit. J'ai prévu de me rendre en Inde du Sud, du 03 janvier 2019 au 02 avril 2019. 3 mois donc de séjour, pour visiter le Tamil Nadu, le Kerala notamment... Je pars seul, en sac à dos cabine. Et j'ai déjà pris mon billet d'avion avec British Airways.
Et j'en suis donc à me renseigner (à l'avance) pour savoir comment demander mon visa pour entrer dans ce pays. Et je vous avoue galérer pour comprendre les démarches exactes...
J'ai pourtant l'habitude de voyager depuis des années déjà, dans d'autres pays, mais jamais il n'a été aussi compliqué de faire un visa qu'aujourd'hui... Alors, je viens vers vous, pour demander un peu d'aide des plus expérimentés d'entres vous. ;)
- J'ai d'abord cru comprendre que je n'étais pas éligible au "e-visa" électronique, car mon séjour est de 3 mois. Mais qu'il me fallait passer par le site VFS global.
Je ne comprends bien s'il faut que je m'y prenne maintenant pour demander le visa ? Ou s'il faut que j'attende quelques jours avant mon départ en janvier (au risque de ne pas recevoir à temps mon visa) ? Mais si je reçois un visa 3 mois et qu'il est valide à partir du moment où je le reçoit et non à partir de mon entrée dans le pays, du coup, il sera périmé quelques jours avant mon départ en avion !? Comment faire en ce cas... ?
Désolé, je n'ai pas l'habitude de faire un visa aussi compliqué. En général, j'arrive à l'aéroport et hop un tampon et c'est fait...
Merci de votre aide éventuelle sur mes questionnements. :)
Je suis tout nouveau sur ce forum que je découvre petit à petit. J'ai prévu de me rendre en Inde du Sud, du 03 janvier 2019 au 02 avril 2019. 3 mois donc de séjour, pour visiter le Tamil Nadu, le Kerala notamment... Je pars seul, en sac à dos cabine. Et j'ai déjà pris mon billet d'avion avec British Airways.
Et j'en suis donc à me renseigner (à l'avance) pour savoir comment demander mon visa pour entrer dans ce pays. Et je vous avoue galérer pour comprendre les démarches exactes...
J'ai pourtant l'habitude de voyager depuis des années déjà, dans d'autres pays, mais jamais il n'a été aussi compliqué de faire un visa qu'aujourd'hui... Alors, je viens vers vous, pour demander un peu d'aide des plus expérimentés d'entres vous. ;)
- J'ai d'abord cru comprendre que je n'étais pas éligible au "e-visa" électronique, car mon séjour est de 3 mois. Mais qu'il me fallait passer par le site VFS global.
Je ne comprends bien s'il faut que je m'y prenne maintenant pour demander le visa ? Ou s'il faut que j'attende quelques jours avant mon départ en janvier (au risque de ne pas recevoir à temps mon visa) ? Mais si je reçois un visa 3 mois et qu'il est valide à partir du moment où je le reçoit et non à partir de mon entrée dans le pays, du coup, il sera périmé quelques jours avant mon départ en avion !? Comment faire en ce cas... ?
Désolé, je n'ai pas l'habitude de faire un visa aussi compliqué. En général, j'arrive à l'aéroport et hop un tampon et c'est fait...
Merci de votre aide éventuelle sur mes questionnements. :)
Le Kerala certes, le Karnataka oui, mais entre Goa et Mumbai English translation pending
Bonsoir,
Par trois fois, j'ai eu l'occasion de découvrir ce fabuleux pays (Rajasthan, Tamil Nadu, Kerala, Karnataka).
Comme m'avait dit un ami "L'Inde, çà passe ou çà casse, mais si çà passe, pris aux tripes, tu y reviendras sans te lasser de ce pays" et C'EST VRAI.
L'Inde, la générosité de son peuple, son ambiance, le mode de vie, la vision "ésotérique" du monde et d'un monde meilleur me manque depuis mon dernier périple.
L'âge étant là (quoique jeune et actif dans ma tête évidemment), j'ai l'intention d'y repartir fin d'année 2019.
J'ai prévu un voyage de 36 jours (12 jours à Varkala, 4 jours à Allepey, 5 jours à Cochin, 3 jours à Munnar et 10 jours à Goa grosso modo !!).
Mais, à la réflexion, étant sur place avec des déplacements en avion, bus et train, je me dis qu'il serait peut être intéressant d'en profiter un peu plus (je ne sais si j'aurai l'occasion d'y retourner) et donc au lieu de faire Goa Mumbai en avion avant le retour au bercail, pourquoi ne pas remonter vers Mumbai en voiture mais que voir entre Goa et Mumbai.
Je n'ai pas trouvé trop de posts sur ce sujet et au delà de ma propre personne, je pense que ce sujet pourrait intéresser de nombreux voyageurs en faisant appel à ceux qui connaissent.
Ou alors pourquoi ne pas faire Goa Ahmedabad pour faire un tour au Gujarat, mais quoi y faire et en combien de temps?
90% des voyageurs arrêtent leur périple à Goa, alors en ayant le temps (sans pour autant faire exploser le budget) que préconisez vous de faire après Goa?
Un grand merci à toutes celles et ceux qui voudront me répondre pour me donner conseils ou avis.
Un bonsoir cordial à tous les voyageurs fidèles de ce forum.
Par trois fois, j'ai eu l'occasion de découvrir ce fabuleux pays (Rajasthan, Tamil Nadu, Kerala, Karnataka).
Comme m'avait dit un ami "L'Inde, çà passe ou çà casse, mais si çà passe, pris aux tripes, tu y reviendras sans te lasser de ce pays" et C'EST VRAI.
L'Inde, la générosité de son peuple, son ambiance, le mode de vie, la vision "ésotérique" du monde et d'un monde meilleur me manque depuis mon dernier périple.
L'âge étant là (quoique jeune et actif dans ma tête évidemment), j'ai l'intention d'y repartir fin d'année 2019.
J'ai prévu un voyage de 36 jours (12 jours à Varkala, 4 jours à Allepey, 5 jours à Cochin, 3 jours à Munnar et 10 jours à Goa grosso modo !!).
Mais, à la réflexion, étant sur place avec des déplacements en avion, bus et train, je me dis qu'il serait peut être intéressant d'en profiter un peu plus (je ne sais si j'aurai l'occasion d'y retourner) et donc au lieu de faire Goa Mumbai en avion avant le retour au bercail, pourquoi ne pas remonter vers Mumbai en voiture mais que voir entre Goa et Mumbai.
Je n'ai pas trouvé trop de posts sur ce sujet et au delà de ma propre personne, je pense que ce sujet pourrait intéresser de nombreux voyageurs en faisant appel à ceux qui connaissent.
Ou alors pourquoi ne pas faire Goa Ahmedabad pour faire un tour au Gujarat, mais quoi y faire et en combien de temps?
90% des voyageurs arrêtent leur périple à Goa, alors en ayant le temps (sans pour autant faire exploser le budget) que préconisez vous de faire après Goa?
Un grand merci à toutes celles et ceux qui voudront me répondre pour me donner conseils ou avis.
Un bonsoir cordial à tous les voyageurs fidèles de ce forum.
Itinéraire de Delhi à Bombay English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Je pars début septembre pour 4 semaines en Inde et je commence à préparer mon prochain itinéraire chez Mother India. Pas mal d'hésitations pour le choix de mes étapes car il y a tant à voir que j'ai du mal à me décider et je voulais donc vous soumettre mon itinéraire pour me dire ce que vous en pensez en sachant que je ne suis pas du genre courir surtout pour un pays comme l'Inde. Cette fois-ci je commence par Delhi pour rejoindre Mumbai fin septembre. Les dates sont les suivantes : Du 4 au 29 septembre. Grosso modo voici la trame du parcours 4/09 Arrivée Dehli 5/09 Delhi 6/09 direction Jhansi et bus pour Chanderi 7/09 Chanderi 8/09 Chanderi 9/09 direction Bhopal 10/09 Bhopal 11/09 Bhopal Sanchi 12/09 Bhopal 13/09 Bhopal- Mandu 14/09 Mandu 15/09 Mandu 16/09 direction Maneshwar 17/09 Maneshwar 18/09 Maneshwar 19/09 direction Jalgaon (omkareshwar ? Ça vaut le détour ?) 20/09 Jalgaon 21/09 Ajanta 22/09 Jalgaon aurangabad 23/09 ellora 24/09 aurangabad 25/09 aurangabad-bombay 26/09 Bombay 27/09 Bombay 28/09 ? 29/09 vol pour Paris
Dites moi ce que ce vous en pensez en terme de faisabilité en sachant que j'emprunte les transports en commun. Mes interrogations se porte sur Chanderi car beaucoup de route depuis Delhi pour 2 jours sur place. L'alternative serait de faire un stop à Agra pour revoir le Taj et ensuite tracer directement sur Bhopal pour me donner une petite marge en terme de temps si gros coup cœur pour une étape. Merci pour vos retours. Rachid
Inde du Sud avec parcours en train English translation pending
bonjour, je suis dans les préparatifs de notre voyage en Inde du Sud ! sur un coup de tête on a acheté les billets ***** PARIS MUMBAI - MUMBAI PARIS ***** .... puis quand on a regardé de plus prêt .... avec la mousson on a décidé d'aller dans le Sud voici notre itinéraire prévu
31 JUILLET : Vol pour PARIS MUMBAI puis vol interne MUMBAI CHENNAI
2 semaines dans le tamil nadu :
1er AOUT : Mumbai Chennai – Mahabalipuram 50km , 1h30 de route 2 aout Mahabalipuram 3 AOUT : Mahabalipuram Pondichéry 130km, 3h de route 4 AOUT : Pondichéry 5 AOUT Pondichéry en passant a Darasuram vers Tanjore 137km, 3h30 de route 6 AOUT Tanjore 7 AOUT Tanjore vers Trichy 50km, 1h30 de route 8 AOUT Trichy 9 AOUT : Trichy vers Chettinad (Karaikudi) 80km, 2h30 de route 10 AOUT Chettinad (Karaikudi) 11 AOUT Chettinad (Karaikudi) vers Madurai 100km, 2h de route 12 AOUT Madurai 13AOUT Madurai vers Kodaikanal (120km, 4h à 5h de route) 14 AOUT Kodaikanal 15AOUT Kodaikanal vers Munnar (250km, XX heures de route)
1 semaine dans le kerala16 AOUT : Munnar Alleppey xx heures de route 17 AOUT : Alappuzha (Alleppey) 18 AOUT : Alappuzha (Alleppey) 19 AOUT Alappuzha (Alleppey) Cochin TRAIN 1h30 de trajet 20 AOUT Cochin départ 12h vol avion pour mumbai 21 AOUT MUMBAI 22 AOUT MUMBAI - PARIS
Question 1 - on adore le train quand on est allé en thailande on l' a pris pour aller a chiang mai et on a adoré !! donc dans ce parcours pouvez vous me dire s'il est possible d'avoir un train de nuit ? et en règle général quels sont les parcours possible en train sur ce périple ?
Question 2 - Avez vous des conseils sur cet itinéraire ? des jours qui sont longs sur place à déplacer sur des endroits qui sont mieux ?
Question 3 - Pour la chaleur est ce comme en Thaïlande en Aout ? ou comme Abu Dhabi en Aout ? Afrique du Sud en Aout ? ( vacances imposées en Aout -- donc que ce choix et jusqu'a la retraite ... lol ... donc ben on tente le monde en aout )
Alors a ceux qui disent va faire une recherche ( icone du haut etc ... ) ... lol ... non je m'incruste sur UN post pour taper la discute c'est plus convivial .... ;) mdr ... ben quoi ... je vous invite dans nos vacances .... ;)
31 JUILLET : Vol pour PARIS MUMBAI puis vol interne MUMBAI CHENNAI
2 semaines dans le tamil nadu :
1er AOUT : Mumbai Chennai – Mahabalipuram 50km , 1h30 de route 2 aout Mahabalipuram 3 AOUT : Mahabalipuram Pondichéry 130km, 3h de route 4 AOUT : Pondichéry 5 AOUT Pondichéry en passant a Darasuram vers Tanjore 137km, 3h30 de route 6 AOUT Tanjore 7 AOUT Tanjore vers Trichy 50km, 1h30 de route 8 AOUT Trichy 9 AOUT : Trichy vers Chettinad (Karaikudi) 80km, 2h30 de route 10 AOUT Chettinad (Karaikudi) 11 AOUT Chettinad (Karaikudi) vers Madurai 100km, 2h de route 12 AOUT Madurai 13AOUT Madurai vers Kodaikanal (120km, 4h à 5h de route) 14 AOUT Kodaikanal 15AOUT Kodaikanal vers Munnar (250km, XX heures de route)
1 semaine dans le kerala16 AOUT : Munnar Alleppey xx heures de route 17 AOUT : Alappuzha (Alleppey) 18 AOUT : Alappuzha (Alleppey) 19 AOUT Alappuzha (Alleppey) Cochin TRAIN 1h30 de trajet 20 AOUT Cochin départ 12h vol avion pour mumbai 21 AOUT MUMBAI 22 AOUT MUMBAI - PARIS
Question 1 - on adore le train quand on est allé en thailande on l' a pris pour aller a chiang mai et on a adoré !! donc dans ce parcours pouvez vous me dire s'il est possible d'avoir un train de nuit ? et en règle général quels sont les parcours possible en train sur ce périple ?
Question 2 - Avez vous des conseils sur cet itinéraire ? des jours qui sont longs sur place à déplacer sur des endroits qui sont mieux ?
Question 3 - Pour la chaleur est ce comme en Thaïlande en Aout ? ou comme Abu Dhabi en Aout ? Afrique du Sud en Aout ? ( vacances imposées en Aout -- donc que ce choix et jusqu'a la retraite ... lol ... donc ben on tente le monde en aout )
Alors a ceux qui disent va faire une recherche ( icone du haut etc ... ) ... lol ... non je m'incruste sur UN post pour taper la discute c'est plus convivial .... ;) mdr ... ben quoi ... je vous invite dans nos vacances .... ;)
Itinéraire de 3 semaines en Inde du Sud English translation pending
bonjour!
Nous partons pour 24 jours (incluant le transport) vers Mumbai et nous aimerions vos avis sur notre itinéraire , qui inclus beaucoup trop d'arrêts, c'est pourquoi nous devons en éliminer!!! Nous serons 21 jours complets si nous excluons les vols internationaux, arrivons et partons de Mumbai. Voici le endroits que nous aimerions visités:
Mumbai Goa Hampi Chennai Mahabalipuram Pondicherry madurai Varkala Allepey ou Kumarakom (vous avez une préférence pour les backwaters??) fort cochin Munnar? retour à Mumbai.
J'aimerais avoir vos impressions si vous avez visités ces endroits, qu'aurez-vous gardé, qu'aurez-vous zappé et pourquoi (sachant que ce sont des impressions très personnelles...).
Également, si nous décidons de visiter autant le tamil nadu que le Kerala Est-ce mieux de commencer par le côte est ou de partir par de mumbai à chennai?
Merci, je vous en suis très reconnaissante de me partager vos commentaires et impressions!!
Karine
Nous partons pour 24 jours (incluant le transport) vers Mumbai et nous aimerions vos avis sur notre itinéraire , qui inclus beaucoup trop d'arrêts, c'est pourquoi nous devons en éliminer!!! Nous serons 21 jours complets si nous excluons les vols internationaux, arrivons et partons de Mumbai. Voici le endroits que nous aimerions visités:
Mumbai Goa Hampi Chennai Mahabalipuram Pondicherry madurai Varkala Allepey ou Kumarakom (vous avez une préférence pour les backwaters??) fort cochin Munnar? retour à Mumbai.
J'aimerais avoir vos impressions si vous avez visités ces endroits, qu'aurez-vous gardé, qu'aurez-vous zappé et pourquoi (sachant que ce sont des impressions très personnelles...).
Également, si nous décidons de visiter autant le tamil nadu que le Kerala Est-ce mieux de commencer par le côte est ou de partir par de mumbai à chennai?
Merci, je vous en suis très reconnaissante de me partager vos commentaires et impressions!!
Karine
D'Aurangabad à Belur (Karnataka) English translation pending
mardi 02 janvier et mercredi 03 janvier.
Cette année je pars avec ma nièce Audrey qui n'est jamais venue en Inde.
Nous partons de Toulouse pour Mumbai où nous arrivons à 01h.
L'E-visa enregistré nous récupérons nos sacs et partons nous enregistrer pour le vol d'Aurangabad à 05h15.
Avant de partir l'hôtel Holiday Era (en face de la railway station ) à Aurangabad m'a envoyé un email m'annonçant qu'une voiture viendrait nous chercher à l'aéroport ce qui est très sympa.
A Mumbai, un nouveau email de l'hôtel qui s'excuse de ne pas pouvoir venir à l'aéroport car il y a des grèves de transport ce jour. Nous prendrons donc un taxi et effectivement la ville est très calme, pas de circulation ce qui est surprenant en Inde.
Le gardien de l'hôtel nous donne notre chambre et nous offre la clim en s'excusant de ne pas avoir pu venir nous chercher à l'aéroport.
La chambre est petite et propre et très vite nous nous glissons sous les draps pour récupérer de ce long voyage.
En fin de matinée on émerge et après avoir fait connaissance avec le gentil patron de l'hôtel nous voulons sortir nous balader et il nous demande de ne pas s'éloigner , pas plus d'un kilomètre car avec les grèves et manifestation il y a des jets de pierre , c'est très dangereux et tout est fermé ce que nous constatons dans la rue pratiquement déserte et les boutiques fermées.
Nous passons notre journée à dormir .
Le soir nous dînons au restaurant attenant à l'hôtel , très bon et très copieux et j'ai honte d'en laisser une bonne moitié mais nos estomacs sont bien pleins.
Le patron de l'hôtel nous offre une bouteille d'eau et réserve les billets de bus pour Bijapur , voyage prévu samedi soir .
jeudi 04 janvier.
Ce matin , la vie reprend et nous allons échangé nos euros à un taux de 72 roupies pour 1 euro , le meilleur taux de la rue. Nous partons en rickshaw pour Khultabad où nous commençons les visites par le tombeau d'Aurangzeb, tombe très simple comme il le voulait. De là , à l'extérieur de la ville nous allons au Mughal Gardens 'jardin du paradis " ou Jahan Banu Begum Bagh. Ce jardin est très bien entretenu avec plusieurs tombeaux. Nous sommes seules à nous promener dans ce lieu calme . Ce jardin est mûré et divisé en 4 parties par un canal. Au centre du jardin se trouve une enceinte de 4 kiosques aux toits "bangla" (Bengale ). Au centre de l'enceinte se trouve la tombe de Jahan Banu Begum qui selon les sources seraient la belle-fille ou la petite fille de l'empereur Aurangzeb sans aucune précision mais certainement quelqu'un d'important pour justifier un tel mémorial.




Et maintenant route pour Daulatabad et visite du fort en fin de matinée donc sous la chaleur .

Au départ, on prend les allées sur notre droite où jouent les singes et les écureuils. On reprend l'allée principale qui nous amène à la tour (muezzin) et on continue tout droit et nous commençons à monter.

Audrey est jeune et marche vite pour moi et donc avec cette montée j'essaie de la suivre et ça monte, ça monte , mon coeur s'emballe, mon souffle est rapide et je dois m'asseoir plusieurs fois car il fait très chaud et je commence à avoir la tête qui tourne , je dois récupérer , boire et m'alimenter. Audrey s'aperçoit que je ne la suis plus, elle vient donc à ma rencontre et voit je suis au bord du malaise et l'éventail en main me ventile et petit à petit je me remets de ces premières émotions . A petits pas j'arrive au sommet où la vue est grandiose et je suis contente d'y être arrivée.


Au retour, avant de repartir un fresh lemon soda finira par me rétablir .
De retour à Aurangabad nous nous arrêtons à Bibi ka maqbara . C'est un mausolée construit à la fin du XVII siècle par Aurangzeb en hommage à sa première femme.

ben quoi !! tout le monde veut son Taj Mahal !!! et ici au moins il n'y a pas trop de monde😏



puis nous allons au Panchakki c'est un moulin et nous demandons au rickshaw de nous laisser au bazarpour nos premiers achats. Le soir nous dînons en terrasse au restaurant "le Kailash " avec nos premiers papad masala (je n'ai pas peur dès le premier jour et Audrey aime bien ) et un dosa accompagné d'un lassi.
jeudi 04 janvier.
Ce matin , la vie reprend et nous allons échangé nos euros à un taux de 72 roupies pour 1 euro , le meilleur taux de la rue. Nous partons en rickshaw pour Khultabad où nous commençons les visites par le tombeau d'Aurangzeb, tombe très simple comme il le voulait. De là , à l'extérieur de la ville nous allons au Mughal Gardens 'jardin du paradis " ou Jahan Banu Begum Bagh. Ce jardin est très bien entretenu avec plusieurs tombeaux. Nous sommes seules à nous promener dans ce lieu calme . Ce jardin est mûré et divisé en 4 parties par un canal. Au centre du jardin se trouve une enceinte de 4 kiosques aux toits "bangla" (Bengale ). Au centre de l'enceinte se trouve la tombe de Jahan Banu Begum qui selon les sources seraient la belle-fille ou la petite fille de l'empereur Aurangzeb sans aucune précision mais certainement quelqu'un d'important pour justifier un tel mémorial.




Et maintenant route pour Daulatabad et visite du fort en fin de matinée donc sous la chaleur .

Au départ, on prend les allées sur notre droite où jouent les singes et les écureuils. On reprend l'allée principale qui nous amène à la tour (muezzin) et on continue tout droit et nous commençons à monter.

Audrey est jeune et marche vite pour moi et donc avec cette montée j'essaie de la suivre et ça monte, ça monte , mon coeur s'emballe, mon souffle est rapide et je dois m'asseoir plusieurs fois car il fait très chaud et je commence à avoir la tête qui tourne , je dois récupérer , boire et m'alimenter. Audrey s'aperçoit que je ne la suis plus, elle vient donc à ma rencontre et voit je suis au bord du malaise et l'éventail en main me ventile et petit à petit je me remets de ces premières émotions . A petits pas j'arrive au sommet où la vue est grandiose et je suis contente d'y être arrivée.


Au retour, avant de repartir un fresh lemon soda finira par me rétablir .
De retour à Aurangabad nous nous arrêtons à Bibi ka maqbara . C'est un mausolée construit à la fin du XVII siècle par Aurangzeb en hommage à sa première femme.

ben quoi !! tout le monde veut son Taj Mahal !!! et ici au moins il n'y a pas trop de monde😏



puis nous allons au Panchakki c'est un moulin et nous demandons au rickshaw de nous laisser au bazarpour nos premiers achats. Le soir nous dînons en terrasse au restaurant "le Kailash " avec nos premiers papad masala (je n'ai pas peur dès le premier jour et Audrey aime bien ) et un dosa accompagné d'un lassi.
Trois semaines en Inde avec 2 enfants English translation pending
Bonjour!
J'ai voyagé seule, en Inde, plusieurs fois (Rajasthan, Hampi, Goa, la pointe sud du Tamil Nadu à Bombay ainsi que Rishikesh) il y a juste 10 ans. J'ai un grand amour pour ce pays et j'aimerais partager cet amour en y emmenant mon mari et mes enfants. Je commence doucement à me renseigner (et à économiser!) pour un voyage de trois semaines en février 2019. Je ne trouve sur le forum que des discussions au mieux de 2011!
J'ai voyagé à l'époque, en bus, en train, mangé dans la rue ( j'adore le piquant!) et dormi dans les guests houses les moins chères. Nous vivons simplement et ne cherchons pas l'Inde des Maharajas, si ce n'est dans les visites de palais.
Auriez-vous des expériences à partager? Je me pose la question de l'itinéraire (avec à ce jour l'envie atterrir coolos à Goa ou à Hampi et de remonter ensuite sur Jaïpur et de finir par Varanasi). De la nourriture (mes enfants ne mangeant absolument pas de piquant) Et du prix des logements pour quatre... Et aussi du transport, j'entends beaucoup de voyage avec chauffeur et pour moi ce serait vraiment dommage de passer à côté du train et un peu de l'Inde (sans jugement pour les personnes qui choisissent cela)
Mes enfants auront 6 et 8 ans.
Je vous remercie pour votre aide.
Cerise
J'ai voyagé seule, en Inde, plusieurs fois (Rajasthan, Hampi, Goa, la pointe sud du Tamil Nadu à Bombay ainsi que Rishikesh) il y a juste 10 ans. J'ai un grand amour pour ce pays et j'aimerais partager cet amour en y emmenant mon mari et mes enfants. Je commence doucement à me renseigner (et à économiser!) pour un voyage de trois semaines en février 2019. Je ne trouve sur le forum que des discussions au mieux de 2011!
J'ai voyagé à l'époque, en bus, en train, mangé dans la rue ( j'adore le piquant!) et dormi dans les guests houses les moins chères. Nous vivons simplement et ne cherchons pas l'Inde des Maharajas, si ce n'est dans les visites de palais.
Auriez-vous des expériences à partager? Je me pose la question de l'itinéraire (avec à ce jour l'envie atterrir coolos à Goa ou à Hampi et de remonter ensuite sur Jaïpur et de finir par Varanasi). De la nourriture (mes enfants ne mangeant absolument pas de piquant) Et du prix des logements pour quatre... Et aussi du transport, j'entends beaucoup de voyage avec chauffeur et pour moi ce serait vraiment dommage de passer à côté du train et un peu de l'Inde (sans jugement pour les personnes qui choisissent cela)
Mes enfants auront 6 et 8 ans.
Je vous remercie pour votre aide.
Cerise
Avis et bons plans pour 3 semaines en Inde du Sud en janvier English translation pending
Bonjour,
Je dois partir seul, le 8 janvier, durant 3 semaines en Inde du sud . Je prévois le trajet suivant et j'ai besoin de vos conseils:
Bombay/Aurangabad /Hampi/Goa /Bombay
Je connais déjà l'Inde pour y être allé plusieurs fois.
Mais le trajet de Aurangabad à Hampi(Hospet) me pose problème car à la lecture de plusieurs post, le trajet entre ces 2 villes parait compliqué. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de changements avec différents moyens de locomotions. Ce trajet semble nécessiter plusieurs étapes.
Donc, où pensez vous qu'il serait mieux de faire une halte si nécessaire?( pour visiter ou se poser) et quel serait le moyen de locomotion le plus judicieux.
Le problème semble être le même entre Hampi et Goa où il ne semble pas possible de faire ce trajet directement. Qu'en est il vraiment ?
Enfin, sur Goa , à quel endroit me conseillez vous de loger ? pour un endroit assez tranquille, mais pas trop pommé ( j'y suis allé en 1980 et c'était tranquille un peu partout....).
Si vous avez de bonnes adresses "fraiches" de GH(entre 20 et 30 euros) ou de bons plans( visites, resto, guides etc)dans ces villes cités au dessus, je suis preneur !!!
Pour mon arrivée à Bombay, j'ai réservé la première nuit au Bentley'hotel dans Colaba, Qu'en pensez vous? Avez vous mieux.. ?
Merci beaucoup pour votre aide
Guy
Comment aller de Lalitpur à Chanderi? (Inde) English translation pending
Bonjour
Belle découverte que le Madya Pradesh
Je vous raconterai Mandu à notre retour
Maheshwar a déjà été si bien raconté
Nous quittons Bhopal demain matin
Train pour Sanchi ou nous resterons 2 jours où 3 avec Vidisha.
Ensuite Sanchi/Lalitpur en train
Comment rejoindre Chanderi de Lalitpur
On ne veut pas passer à côté de cette petite ville qui vous a tous enchantés.
Je profite de ce message pour remercier les personnes qui ont répondu à ma question sur les sites de réservations d'hôtel. Merci beaucoup Cecile
Je profite de ce message pour remercier les personnes qui ont répondu à ma question sur les sites de réservations d'hôtel. Merci beaucoup Cecile
Incredible India, here we go again!!
Hey there, fellow travelers 😎
We’re back from 15 days in northern India.
For our 6th visit to this country, we traveled between Uttar Pradesh and Madhya Pradesh, and let’s just say it was an emotional rollercoaster!!
So if you’re up for it, we’re taking you to Varanasi, Chitrakoot, Khajuraho, Orchha, and Agra.
Ready for takeoff??
WELCOME TO VARANASI

When you leave your sanitized, rigid Western world behind, there’s nothing like diving back into the Indian chaos. And we nailed it—because when it comes to monumental madness, we couldn’t have picked a better place to start than Varanasi 😉!!
Here’s a little recap of our first day in this insane city.
It all starts with landing at the city’s airport.
As soon as we step out, hundreds of Indians stare at us like they’ve never seen white people before (I’d forgotten how intense that is!). There are lots of women covered in black fabric, only their eyes visible—pretty striking, I must say. Turns out they’re Indians working in the Middle East, heading back to "work" after a month’s vacation.
We hop in a taxi, but after a few kilometers, we’re stopped… by the passage of the "state minister." The roads are freshly paved and spotless for his convoy (you can *totally* tell the difference with the roads he didn’t use 😛). We didn’t manage to spot him in the middle of the 25 cars surrounding him, though!!
Then we arrive in front of the mythical Ganges—a peaceful spot, except for a boat full of Indian pilgrims who, once again, stare at us and take our pictures (the mutual curiosity is hilarious!!).

We board a boat, and almost immediately, we pass a cremation ghat!! Oh crap, I wasn’t expecting that so soon—it hits me hard (like, *really* hard 🤪)!! Huge piles of wood, eight massive fires with families gathered around. It lasts as long as the boat ride, and you think you must’ve imagined it… but no!!
You dock and wander through the tiny alleys.
It’s 36°C (97°F) with 90% humidity—you’re dripping.
Cows block the way sometimes. The air smells like incense, then urine, then a woman’s perfume, then rotten fruit, then amazing street food—all within two meters, and *everywhere*!!

Then you step into the main street where pilgrims arrive (60,000 a day—Varanasi is the country’s holiest city!!). The chaos ramps up as you head toward the main road: nonstop honking, a bike whizzing past on your right, a scooter on your left, people brushing against you from all sides, air thick with dust and smoke (diesel *or* cremation!!), beggars of all kinds (kids, elderly, disabled) lined up to appeal to the pilgrims, the suffocating heat, and noise—*so much* noise…

In some areas, people constantly approach you: "Come see my shop," "Need a taxi?" "Want to exchange money?" And then there’s the woman with her baby in her arms, following you for meters, repeating, "No money, milk; no money, milk…" And you’re *dying* inside, but you can’t stop. If you give in, ten more will come running!! You grit your teeth, keep walking, even talk to yourself out loud!!
After half an hour, it feels like you’ve run a marathon, and you don’t even know where you live anymore!
In the evening, you head to the PUJA (public prayers for all the pilgrims) on a boat in the middle of hundreds of others. Two ghats are competing—who can make the most noise. One side is singing, the other chanting, then they switch. They wave flames, the ghats are packed.

After dinner, you head back to your room around 9 PM and see hundreds of people sleeping on the scorching stones—with cows, dogs, and goats!!!!
A huge thank-you to our parents for giving us the mental balance to handle this, because *India drives you crazy*—and we’re right in the thick of it!!!
It’s an ex.tra.or.di.nary place in the truest sense of the word, with incredible beauty—especially in its human diversity—if you can look past what shocks you.

We stayed for 3 days—3 days of unmatched intensity, where the spectacle is *constant*.

So I *highly* recommend it to all travel lovers, those who embrace difference, and the strange (for us, at least). But definitely *not* for anyone looking for a relaxing vacation!!

More to come soon if you’re interested!!


We’re back from 15 days in northern India.
For our 6th visit to this country, we traveled between Uttar Pradesh and Madhya Pradesh, and let’s just say it was an emotional rollercoaster!!
So if you’re up for it, we’re taking you to Varanasi, Chitrakoot, Khajuraho, Orchha, and Agra.
Ready for takeoff??
WELCOME TO VARANASI

When you leave your sanitized, rigid Western world behind, there’s nothing like diving back into the Indian chaos. And we nailed it—because when it comes to monumental madness, we couldn’t have picked a better place to start than Varanasi 😉!!
Here’s a little recap of our first day in this insane city.
It all starts with landing at the city’s airport.
As soon as we step out, hundreds of Indians stare at us like they’ve never seen white people before (I’d forgotten how intense that is!). There are lots of women covered in black fabric, only their eyes visible—pretty striking, I must say. Turns out they’re Indians working in the Middle East, heading back to "work" after a month’s vacation.
We hop in a taxi, but after a few kilometers, we’re stopped… by the passage of the "state minister." The roads are freshly paved and spotless for his convoy (you can *totally* tell the difference with the roads he didn’t use 😛). We didn’t manage to spot him in the middle of the 25 cars surrounding him, though!!
Then we arrive in front of the mythical Ganges—a peaceful spot, except for a boat full of Indian pilgrims who, once again, stare at us and take our pictures (the mutual curiosity is hilarious!!).

We board a boat, and almost immediately, we pass a cremation ghat!! Oh crap, I wasn’t expecting that so soon—it hits me hard (like, *really* hard 🤪)!! Huge piles of wood, eight massive fires with families gathered around. It lasts as long as the boat ride, and you think you must’ve imagined it… but no!!
You dock and wander through the tiny alleys.
It’s 36°C (97°F) with 90% humidity—you’re dripping.
Cows block the way sometimes. The air smells like incense, then urine, then a woman’s perfume, then rotten fruit, then amazing street food—all within two meters, and *everywhere*!!

Then you step into the main street where pilgrims arrive (60,000 a day—Varanasi is the country’s holiest city!!). The chaos ramps up as you head toward the main road: nonstop honking, a bike whizzing past on your right, a scooter on your left, people brushing against you from all sides, air thick with dust and smoke (diesel *or* cremation!!), beggars of all kinds (kids, elderly, disabled) lined up to appeal to the pilgrims, the suffocating heat, and noise—*so much* noise…

In some areas, people constantly approach you: "Come see my shop," "Need a taxi?" "Want to exchange money?" And then there’s the woman with her baby in her arms, following you for meters, repeating, "No money, milk; no money, milk…" And you’re *dying* inside, but you can’t stop. If you give in, ten more will come running!! You grit your teeth, keep walking, even talk to yourself out loud!!
After half an hour, it feels like you’ve run a marathon, and you don’t even know where you live anymore!
In the evening, you head to the PUJA (public prayers for all the pilgrims) on a boat in the middle of hundreds of others. Two ghats are competing—who can make the most noise. One side is singing, the other chanting, then they switch. They wave flames, the ghats are packed.

After dinner, you head back to your room around 9 PM and see hundreds of people sleeping on the scorching stones—with cows, dogs, and goats!!!!
A huge thank-you to our parents for giving us the mental balance to handle this, because *India drives you crazy*—and we’re right in the thick of it!!!
It’s an ex.tra.or.di.nary place in the truest sense of the word, with incredible beauty—especially in its human diversity—if you can look past what shocks you.

We stayed for 3 days—3 days of unmatched intensity, where the spectacle is *constant*.

So I *highly* recommend it to all travel lovers, those who embrace difference, and the strange (for us, at least). But definitely *not* for anyone looking for a relaxing vacation!!

More to come soon if you’re interested!!


Et vous, l'Inde, vous aimez... ou pas? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Lecture il y a peu d'une discussion extrêmement intéressante consacrée à une découverte de la Chine du sud au nord en 30 jours où j'ai eu l'idée de cette question... Non, non, ca ne s'invente pas :-))
Bref...
L'Inde, vous aimez, vous adorez ou... Vous détestez ?
Je fais résolument parti de la dernière catégorie et ca a toujours beaucoup surpris dans mon environnement personnel et professionnel mais je commence à me demander si je suis le seul... Ou pas ?
Premier voyage dans ce pays il y a 30 ans, voyage professionnel dans une ville qui s'appelait à l'époque Bombay et où je suis resté deux semaines. Et dès les premiers jours j'ai tout détesté...
Le beurre rance aux PdJ de l'hôtel Oberoi, la mendicité agressive, les énormes vautours qui venaient finir sur la terrasse de l'hôtel leur déjeuner en provenance directe des tours du silence situées dans le dongerwadi - et oui, il y a 30 ans on avait pas encore installé les panneaux solaires, cette distance face à la mort, la promiscuité, l'odeur qui, à 01h00 du matin, lorsqu'on traversait la zone de marais entre l'aéroport et le centre-ville soulevait encore plus le coeur que celle qui se répandait à l'avant du B747 d'Air France lorsque l'équipage faisait chauffer "la cassolette du pécheur" qui accompagnait le snack servi avant l'arrivée...
Puis il y a eu d'autres voyages, toujours professionnels, dans d'autres régions avec par exemple une promenade très matinale à Calcutta en attendant le taxi à destination de l'aéroport au cours de laquelle j'ai croisé le chemin de ceux qui collectaient les dépouilles des personnes décédées dans la nuit. Ou la découverte de la ville sainte de Bénarèss et du ghat de Manikarnika...
Je sais, les choses ont beaucoup changées, énormément même en trente ans, mais je n'ai jamais accroché avec ce pays :-))
Mais serais-je donc pas le seul ?
Lecture il y a peu d'une discussion extrêmement intéressante consacrée à une découverte de la Chine du sud au nord en 30 jours où j'ai eu l'idée de cette question... Non, non, ca ne s'invente pas :-))
Bref...
L'Inde, vous aimez, vous adorez ou... Vous détestez ?
Je fais résolument parti de la dernière catégorie et ca a toujours beaucoup surpris dans mon environnement personnel et professionnel mais je commence à me demander si je suis le seul... Ou pas ?
Premier voyage dans ce pays il y a 30 ans, voyage professionnel dans une ville qui s'appelait à l'époque Bombay et où je suis resté deux semaines. Et dès les premiers jours j'ai tout détesté...
Le beurre rance aux PdJ de l'hôtel Oberoi, la mendicité agressive, les énormes vautours qui venaient finir sur la terrasse de l'hôtel leur déjeuner en provenance directe des tours du silence situées dans le dongerwadi - et oui, il y a 30 ans on avait pas encore installé les panneaux solaires, cette distance face à la mort, la promiscuité, l'odeur qui, à 01h00 du matin, lorsqu'on traversait la zone de marais entre l'aéroport et le centre-ville soulevait encore plus le coeur que celle qui se répandait à l'avant du B747 d'Air France lorsque l'équipage faisait chauffer "la cassolette du pécheur" qui accompagnait le snack servi avant l'arrivée...
Puis il y a eu d'autres voyages, toujours professionnels, dans d'autres régions avec par exemple une promenade très matinale à Calcutta en attendant le taxi à destination de l'aéroport au cours de laquelle j'ai croisé le chemin de ceux qui collectaient les dépouilles des personnes décédées dans la nuit. Ou la découverte de la ville sainte de Bénarèss et du ghat de Manikarnika...
Je sais, les choses ont beaucoup changées, énormément même en trente ans, mais je n'ai jamais accroché avec ce pays :-))
Mais serais-je donc pas le seul ?
Retour d'une semaine dans le Tamil Nadu en juin English translation pending
Bonjour,
Je vous propose un retour de mon voyage d'une semaine dans la Tamil Nadu en juin. Ce voyage a été organisé car mon compagnon était en voyage pro à Chennai à cette période et je l'ai rejoint pour passer une semaine dans la région (bon sinon on aurait choisi une autre période honnêtement).
Oui parce qu'en juin, il fait très chaud, entre 38° et 40°, humide, donc ça peut être assez vite insupportable (même pour moi qui adore la chaleur). On s'en est sorti en faisant les visites le matin et après 16h (d'ailleurs bcp de choses sont fermées entre 12h et 16h) et en profitant des heures les plus chaudes pour rester à la piscine, ou faire une sieste dans la clim :) D'ailleurs, nous avons bien ressenti l'effet basse saison car nous étions toujours les seuls occidentaux dans les hôtels (qui étaient quasi vides tout le temps) et dans les lieux touristiques.
02/06 : décollage à 22h de Paris pour Chennai via New Delhi sur Air India. Beau Dreamliner sur la première partie du voyage puis classique A320 ensuite. Honnêtement, la compagnie fait le job mais la nourriture est vraiment moyenne... Le transfert à New Delhi est un peu chaotique.
03/06 : Atterrissage à Chennai à 15h15 sous 38°C. Nous avions prévu la location d'une voiture avec chauffeur. Après avoir envoyé plein de mail à de nombreux chauffeurs et agences trouvés ici et là, nous avons finalement choisi de voyager avec l'agence Southview. Murali a été très réactif aux différents mails et nous a proposé le prix le plus intéressant. Pour info, tout le monde nous proposait le tarif de 40€/j et nous avons réussi à négocier 30€/j avec Southview car juin est la basse saison (nous avions payer 20€/j en Inde du Nord en 2009). Accueil très sympathique du chauffeur et du manager à l'aéroport. Avant, c'était Murali himself qui se déplaçait pour accueillir ses clients, mais depuis qu'il a eu des soucis de santé ORL il ne peut plus parler. Bref, comme nous avions peu de temps, nous avons zappé Chennai et sommes directement allé à Mahabalipuram (environ 2h de route). Nous avions réservé 2 nuits à l'hotel Welkomhotel Kences Palm Beach. Très bel hôtel (ou resort ?) récemment ouvert avec une grande et belle piscine et une plage privée très propre. Seul inconvénient (qui n'en était pas un pour nous), il est excentré par rapport au centre ville (environ 5min en voiture). Nous avons profité de la soirée pour nous balader dans la ville, sur la plage, puis diner dans le restaurant Sea Shore. Idem que partout, nous étions les seuls touristes, donc négociation +++ du prix des poissons du jour.
04/06 : Lever tranquille, gros petit-déjeuner de ouf dans cet hôtel. Puis Visite le matin (enfin vers 11h) de Ajurna's Penance. très beau site mais sous 40°, c'est dur d'en profiter correctement... Nous avons essayé de monter en haut du phare, mais au vue de la foule et de la chaleur, nous avons finalement renoncé... C'est finalement trempé (oui oui de sueur) que nous finissons la balade dans le grand jardin. Notre chauffeur ayant pitié de nous, nous propose de retourner nous reposer à l'hotel avant de revenir vers 16h. Nous n'avons jamais autant apprécié une piscine de toute notre vie ! L'eau devait être à 30° mais finalement c'est toujours 10° de moins que l'air. Visite ensuite des Fives Rathas et du Shore Temple. Très beaux temples. Diner au restaurant Santana, en face du Sea Shore, très bon également.
05/06 : Route vers Pondichéry avec arrêt à Auroville. Nous avions hésité à faire un stop dans cette ville en raison du peu de temps que nous avions et de ce que nous avions lu sur le Routard (qui conseillait d'y rester plusieurs jours pour vraiment profiter de l'ambiance de cette ville) mais finalement c'était intéressant de s'y arrêter quelques heures. Pour info, le Matrimandir est actuellement fermé pour rénovation.
Ensuite nous nous sommes baladés dans la ville de Pondichéry qui est tout à fait charmante, bien différentes de toutes les villes indiennes, essentiellement à la découverte de la ville blanche et des différentes attractions touristiques. Petit cocktail qui va bien sur le front de mer puis diner dans un restaurant recommandé par le routard (dont je ne me souviens plus du nom) et nuit à l'hôtel Villa Shanti. Très bel hôtel aux chambres spacieuses et confortables. Demandez bien lors de votre réservation à avoir les chambres au 1er ou 2ème étage car les chambres du RDC donnent sur la cours qui est utilisée comme restaurant le soir.


06/06 : Balade dans la partie Tamoul de Pondichéry et notamment du marché. Retour à l'hotel pour la pause du midi aux heures les plus chaudes puis après-midi tranquille à la plage Paradise Beach (pour info le prix est de 200 rs/pers pour le bateau qui emmène à la plage en 20min et 10rs/pers pour l'entrée à la plage). Longue plage de sable très propre et sympathique, attention aux vagues et aux courant cependant. Contrairement à ce qu'il y écrit sur le guide du routard, il y a quelques parasols et des zones d'ombre. Ensuite, pour se détendre de cette dure journée, séance de massage de 1h à 4 mains au Kerala Ayurveda (recommandé par TripAdvisor) pour 1000rs, très relaxant mais probablement pas du tout ayurvedique. Diner au Villa Shanti (très bon) puis dodo.
07/06 : Route vers Thanjavur avec visites en chemin des classiques temples : - temple de Shiva de Chidambaram : très beau temple encore "en activité" où de nombreux pèlerins continuent à venir. Ambiance très sympathique et spirituelle. Bien faire en sorte d'y arriver avant 12h ou après 16h (comme dans bcp de temples au Tamil Nadu) car le sanctuaire central ferme entre ces heures là.
- temples de Gangaikondacholapuram et Konbakonam : très beaux temples également, plus anciens, le temple de Konbakonam est particulièrement beau.
Nuit au Ideal Riverview Resort, à l'écart de Thanjavur. Bel hotel au bord d'une rivière qui était à sec lorsque nous y étions, avec une piscine qui fait plaisirs en fin de journée.
Diner au restaurant Diana, bon mais endroit et ambiance un peu glauque car nous étions les seuls clients. Attention, le restaurant Hi recommandé par le routard n'est pas ouvert hors saison.
08/06 : Visite du temple de Thanjavur (oui encore un temple) le matin, puis du palais du Maharaja. Autant la visite du temple vaut le coup car il est très beau, autant la visite du palais du Maharaja a vraiment peu d'intérêt : le lieu est très moche avec plein de poubelles et d'encombrant un peu partout. Le seul intérêt est la collection de bronze antique (si tant est qu'on est intéressé par les bronzes antiques). Après-midi à la piscine et diner à l'hôtel.
09/06 : Route vers Trichy et visite du grand temple Srirangam qui est très beau et comme celui de Chidambaram, encore en activité avec de nombreux pélerins. Ne pas manquer de manquer sur le toit pour avoir une belle vue sur les gopuram. Visite rapide du templeThiruvanaikaval car on en avait un peu marre de visiter des temples en fait, puis ascension du rock fort pour admirer la vue sur la ville. Diner au banana leaf plutôt bon et nuit à l'hotel Le Temps Fort, nouvel hotel qui a ouvert récemment, très confortable et central.
10/06 : Retour vers Chennai avec un arrêt en cours de route à Kanchipuram pour visiter....... des temples. Bon honnêtement on en avait un peu marre des temples donc on les a un peu torchés, puis mon compagnon a décollé le soir même pour Paris pendant que moi je passais la dernière soirée en Inde à l'hotel Feathers proche de l'aéroport. Dernière baignade dans la belle piscine, hammam puis diner avant le décollage le lendemain matin pour Paris via New Delhi.
Au total, très beau voyage, très dépaysant, même si une semaine c'est court (enfin bon, pas trop le choix dans la date...). La chaleur humide du mois de juin est vraiment très pénible et limite quand même les visites. Essayez d'éviter cette période si possible, même si finalement c'est assez agréable d'être les seuls touristes... Les prix des hotels sont également bcp moins élevés que le reste de l'année. Les temples sont vraiment magnifiques, mais au bout d'une semaine à visiter des temples, on en a marre (sauf à être féru de vieille pierre indienne du 10ème siècle). Je ne sais pas si c'est une impression ou si l'inflation a joué mais j'ai trouvé le Tamil Nadu plus chère que le Rajasthan (en même temps j'y étais en 2009), mais les routes sont en meilleure état, j'ai eu l'impression que c'était plus propre et moins le bordel dans les villes (enfin relativement). Juste une précision concernant Southview, faites vous bien préciser TOUS les déplacements que vous avez prévus jusqu'à la fin. En effet, il nous paraissait logique lorsque je leur avais précisé que je décollais le 11 au matin qu'il fallait que le chauffeur me dépose à l'aéroport, hors visiblement ça n'était pas évident pour eux et j'ai dû bataillé un peu pour que Murali m'offre généreusement la dépose à l'aéroport (situé à 5min de l'hôtel).
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Antoine
Je vous propose un retour de mon voyage d'une semaine dans la Tamil Nadu en juin. Ce voyage a été organisé car mon compagnon était en voyage pro à Chennai à cette période et je l'ai rejoint pour passer une semaine dans la région (bon sinon on aurait choisi une autre période honnêtement).
Oui parce qu'en juin, il fait très chaud, entre 38° et 40°, humide, donc ça peut être assez vite insupportable (même pour moi qui adore la chaleur). On s'en est sorti en faisant les visites le matin et après 16h (d'ailleurs bcp de choses sont fermées entre 12h et 16h) et en profitant des heures les plus chaudes pour rester à la piscine, ou faire une sieste dans la clim :) D'ailleurs, nous avons bien ressenti l'effet basse saison car nous étions toujours les seuls occidentaux dans les hôtels (qui étaient quasi vides tout le temps) et dans les lieux touristiques.
02/06 : décollage à 22h de Paris pour Chennai via New Delhi sur Air India. Beau Dreamliner sur la première partie du voyage puis classique A320 ensuite. Honnêtement, la compagnie fait le job mais la nourriture est vraiment moyenne... Le transfert à New Delhi est un peu chaotique.
03/06 : Atterrissage à Chennai à 15h15 sous 38°C. Nous avions prévu la location d'une voiture avec chauffeur. Après avoir envoyé plein de mail à de nombreux chauffeurs et agences trouvés ici et là, nous avons finalement choisi de voyager avec l'agence Southview. Murali a été très réactif aux différents mails et nous a proposé le prix le plus intéressant. Pour info, tout le monde nous proposait le tarif de 40€/j et nous avons réussi à négocier 30€/j avec Southview car juin est la basse saison (nous avions payer 20€/j en Inde du Nord en 2009). Accueil très sympathique du chauffeur et du manager à l'aéroport. Avant, c'était Murali himself qui se déplaçait pour accueillir ses clients, mais depuis qu'il a eu des soucis de santé ORL il ne peut plus parler. Bref, comme nous avions peu de temps, nous avons zappé Chennai et sommes directement allé à Mahabalipuram (environ 2h de route). Nous avions réservé 2 nuits à l'hotel Welkomhotel Kences Palm Beach. Très bel hôtel (ou resort ?) récemment ouvert avec une grande et belle piscine et une plage privée très propre. Seul inconvénient (qui n'en était pas un pour nous), il est excentré par rapport au centre ville (environ 5min en voiture). Nous avons profité de la soirée pour nous balader dans la ville, sur la plage, puis diner dans le restaurant Sea Shore. Idem que partout, nous étions les seuls touristes, donc négociation +++ du prix des poissons du jour.
04/06 : Lever tranquille, gros petit-déjeuner de ouf dans cet hôtel. Puis Visite le matin (enfin vers 11h) de Ajurna's Penance. très beau site mais sous 40°, c'est dur d'en profiter correctement... Nous avons essayé de monter en haut du phare, mais au vue de la foule et de la chaleur, nous avons finalement renoncé... C'est finalement trempé (oui oui de sueur) que nous finissons la balade dans le grand jardin. Notre chauffeur ayant pitié de nous, nous propose de retourner nous reposer à l'hotel avant de revenir vers 16h. Nous n'avons jamais autant apprécié une piscine de toute notre vie ! L'eau devait être à 30° mais finalement c'est toujours 10° de moins que l'air. Visite ensuite des Fives Rathas et du Shore Temple. Très beaux temples. Diner au restaurant Santana, en face du Sea Shore, très bon également.

05/06 : Route vers Pondichéry avec arrêt à Auroville. Nous avions hésité à faire un stop dans cette ville en raison du peu de temps que nous avions et de ce que nous avions lu sur le Routard (qui conseillait d'y rester plusieurs jours pour vraiment profiter de l'ambiance de cette ville) mais finalement c'était intéressant de s'y arrêter quelques heures. Pour info, le Matrimandir est actuellement fermé pour rénovation.
Ensuite nous nous sommes baladés dans la ville de Pondichéry qui est tout à fait charmante, bien différentes de toutes les villes indiennes, essentiellement à la découverte de la ville blanche et des différentes attractions touristiques. Petit cocktail qui va bien sur le front de mer puis diner dans un restaurant recommandé par le routard (dont je ne me souviens plus du nom) et nuit à l'hôtel Villa Shanti. Très bel hôtel aux chambres spacieuses et confortables. Demandez bien lors de votre réservation à avoir les chambres au 1er ou 2ème étage car les chambres du RDC donnent sur la cours qui est utilisée comme restaurant le soir.


06/06 : Balade dans la partie Tamoul de Pondichéry et notamment du marché. Retour à l'hotel pour la pause du midi aux heures les plus chaudes puis après-midi tranquille à la plage Paradise Beach (pour info le prix est de 200 rs/pers pour le bateau qui emmène à la plage en 20min et 10rs/pers pour l'entrée à la plage). Longue plage de sable très propre et sympathique, attention aux vagues et aux courant cependant. Contrairement à ce qu'il y écrit sur le guide du routard, il y a quelques parasols et des zones d'ombre. Ensuite, pour se détendre de cette dure journée, séance de massage de 1h à 4 mains au Kerala Ayurveda (recommandé par TripAdvisor) pour 1000rs, très relaxant mais probablement pas du tout ayurvedique. Diner au Villa Shanti (très bon) puis dodo.07/06 : Route vers Thanjavur avec visites en chemin des classiques temples : - temple de Shiva de Chidambaram : très beau temple encore "en activité" où de nombreux pèlerins continuent à venir. Ambiance très sympathique et spirituelle. Bien faire en sorte d'y arriver avant 12h ou après 16h (comme dans bcp de temples au Tamil Nadu) car le sanctuaire central ferme entre ces heures là.
- temples de Gangaikondacholapuram et Konbakonam : très beaux temples également, plus anciens, le temple de Konbakonam est particulièrement beau.
Nuit au Ideal Riverview Resort, à l'écart de Thanjavur. Bel hotel au bord d'une rivière qui était à sec lorsque nous y étions, avec une piscine qui fait plaisirs en fin de journée.
Diner au restaurant Diana, bon mais endroit et ambiance un peu glauque car nous étions les seuls clients. Attention, le restaurant Hi recommandé par le routard n'est pas ouvert hors saison.08/06 : Visite du temple de Thanjavur (oui encore un temple) le matin, puis du palais du Maharaja. Autant la visite du temple vaut le coup car il est très beau, autant la visite du palais du Maharaja a vraiment peu d'intérêt : le lieu est très moche avec plein de poubelles et d'encombrant un peu partout. Le seul intérêt est la collection de bronze antique (si tant est qu'on est intéressé par les bronzes antiques). Après-midi à la piscine et diner à l'hôtel.
09/06 : Route vers Trichy et visite du grand temple Srirangam qui est très beau et comme celui de Chidambaram, encore en activité avec de nombreux pélerins. Ne pas manquer de manquer sur le toit pour avoir une belle vue sur les gopuram. Visite rapide du templeThiruvanaikaval car on en avait un peu marre de visiter des temples en fait, puis ascension du rock fort pour admirer la vue sur la ville. Diner au banana leaf plutôt bon et nuit à l'hotel Le Temps Fort, nouvel hotel qui a ouvert récemment, très confortable et central.
10/06 : Retour vers Chennai avec un arrêt en cours de route à Kanchipuram pour visiter....... des temples. Bon honnêtement on en avait un peu marre des temples donc on les a un peu torchés, puis mon compagnon a décollé le soir même pour Paris pendant que moi je passais la dernière soirée en Inde à l'hotel Feathers proche de l'aéroport. Dernière baignade dans la belle piscine, hammam puis diner avant le décollage le lendemain matin pour Paris via New Delhi.Au total, très beau voyage, très dépaysant, même si une semaine c'est court (enfin bon, pas trop le choix dans la date...). La chaleur humide du mois de juin est vraiment très pénible et limite quand même les visites. Essayez d'éviter cette période si possible, même si finalement c'est assez agréable d'être les seuls touristes... Les prix des hotels sont également bcp moins élevés que le reste de l'année. Les temples sont vraiment magnifiques, mais au bout d'une semaine à visiter des temples, on en a marre (sauf à être féru de vieille pierre indienne du 10ème siècle). Je ne sais pas si c'est une impression ou si l'inflation a joué mais j'ai trouvé le Tamil Nadu plus chère que le Rajasthan (en même temps j'y étais en 2009), mais les routes sont en meilleure état, j'ai eu l'impression que c'était plus propre et moins le bordel dans les villes (enfin relativement). Juste une précision concernant Southview, faites vous bien préciser TOUS les déplacements que vous avez prévus jusqu'à la fin. En effet, il nous paraissait logique lorsque je leur avais précisé que je décollais le 11 au matin qu'il fallait que le chauffeur me dépose à l'aéroport, hors visiblement ça n'était pas évident pour eux et j'ai dû bataillé un peu pour que Murali m'offre généreusement la dépose à l'aéroport (situé à 5min de l'hôtel).
Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Antoine
Un mois au Tamil Nadu et Kerala: étapes English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde tout le mois de Juin.
Ayant déjà voyagé dans le nord (2010) j'ai très envie de découvrir le sud de l'inde.
J'arrive à Madras (Chennai) Tami Nadul et repars de Cochin (Kerala).
Quelles pourraient être mes étapes pendant ce mois entre ces deux villes ?
Auriez-vous des suggestions d'itinéraires et d'étapes intéressantes ou inintéressantes ?
Je voyage seul, mon niveau de confort n'est pas élevé et pars sur un budget de maximum 1000 euros pour 29 jours hors billets d'avions.
Merci Yohan
Merci Yohan
Deux semaines dans le Maharashtra English translation pending
Bonjour à tous!
Je vais partir deux semaines dans le Maharastra en février ou mars, ce sera mon 5ème voyage en Inde. Ne connaissant pas trop le Maharastra, je me suis dit qu'il serait préférable de vous demander votre avis sur un potentiel itinéraire, d'autant plus que je ne suis jamais partie aussi peu de temps. Je précise que je serais accompagnée de mon copain qui n'a jamais été en Inde, ni fait de voyage à l'étranger.
J'ai repéré déjà quelques endroits qui ont l'air magnifiques, il ne s'agit pas d'un itinéraire, juste des lieux, et j'ai bien conscience qu'en deux semaines, je ne pourrais pas tout visiter... :
- Bombay (bon, on atterrira là). - Nasik - Aurangabad (et Daulatabad) - Ellora/Ajanta - Muktagiri (lieux de pélerinage jaïn, mais c'est bien au nord vers le Madhya Pradesh) - Murud - Raigad fort - Matheran - Malvan - Badami - Mahabaleshwar - Dushasagar waterfalls
Si vous avez d'autres suggestions de lieux, n'hésitez pas :-)
Je vous remercie d'avance!
Alexandra
Je vais partir deux semaines dans le Maharastra en février ou mars, ce sera mon 5ème voyage en Inde. Ne connaissant pas trop le Maharastra, je me suis dit qu'il serait préférable de vous demander votre avis sur un potentiel itinéraire, d'autant plus que je ne suis jamais partie aussi peu de temps. Je précise que je serais accompagnée de mon copain qui n'a jamais été en Inde, ni fait de voyage à l'étranger.
J'ai repéré déjà quelques endroits qui ont l'air magnifiques, il ne s'agit pas d'un itinéraire, juste des lieux, et j'ai bien conscience qu'en deux semaines, je ne pourrais pas tout visiter... :
- Bombay (bon, on atterrira là). - Nasik - Aurangabad (et Daulatabad) - Ellora/Ajanta - Muktagiri (lieux de pélerinage jaïn, mais c'est bien au nord vers le Madhya Pradesh) - Murud - Raigad fort - Matheran - Malvan - Badami - Mahabaleshwar - Dushasagar waterfalls
Si vous avez d'autres suggestions de lieux, n'hésitez pas :-)
Je vous remercie d'avance!
Alexandra
Mésaventure dès notre arrivée à Delhi English translation pending
Bonjour à ceux qui me lisent,
Je prends le temps de raconter ce qui nous est arrivé avec mon compagnon à notre arrivée à Delhi il y a deux semaines.
Je précise que c'est mon 4 ième séjour en Inde, comme quoi il ne suffit pas d'être débutant pour se faire arnaquer.
Nous avions réservé un hotel à Pahar ganj, et au sortir de l'avion, nous avions pris le métro et étions sortis à la station New Delhi.
Tout allait bien jusque là.
Arrivés devant la gare des trains qui se trouve juste avant Pahar ganj, impossible de la traverser.
Là plusieurs personnes nous disent que c'est impossible en raison de normes de sécurité...patin couffin.
Du coup nous embarquons dans un rickshaw, supposé nous faire entrer dans le quartier (car du coup il y avait soit disant un détour de 2km à faire).
Bref, par un ensemble de relais malencontreux, nous nous retrouvons soit disant dans un bureau officiel qui nous explique que le quartier de notre hotel est bouclé, interdit aux touristes et dangereux pour les 3 prochains jours.
Soit disant plus aucune possibilité de rester à Delhi et plus aucun train ni bus de dispo pour bouger ailleurs. (le type du bureau officiel te montre le site de réservation de train et te dis que tout a changé et que tu ne peux plus bouger en train.Il appelle soit disant la station de bus et le type du bureau te dit que tout est plein ou annulé pour trois jours).
Impossible de rester ou de prendre un transport à un prix normal: nous devons payer un taxi privé.
Je sais, ca a l'air gros à tête reposée mais le jour ou tu débarque à 35 degrés avec ton gros sac et 28 heures de voyages dans les pattes....tu es super vulnérable.
Résultat: nous sommes quasiment forcés de quitter Delhi illico et en voiture privée le double du prix qu'on aurait jamais payé à la base. Je raconte ca ici car j'ai entendu une autre personne raconter mots pour mots la même mésaventure.
Résultat: on s'est fait voler une semaine de budget et on s'est retrouvés à Richikech, on a perdu notre résa d'hôtel, qui vraisemblablement n'était pas fermé.
Au prétexte d'un festival et par une concordance de malveillance, on est tombés dans le panneau :(. L'inde a mal démarrée et la seule chose qui console ma naïveté, c'est de pouvoir éviter à d'autres la même mésaventure. Avec un reçu j'aurais pu porter plainte, c'est ce que m'a suggéré un indien à qui j'ai raconté l'histoire.
Bref, La bande est organisée, faites gaffe en arrivant à Delhi. Pour info la somme en question s'est élevée à 160 euros, pour 226 km.
Tchuss à tutti
Erika
HELP! Très malade en Inde English translation pending
Salt
Suis a benares depuis le 11 fev et le voyage vire au cauchemar. 2j apres mon arrivée je bois un café froid mélange de lait et café et avec une boule de glace vanille. 6h apres et d'1 seconde a l'autre sans crier gare je me mets a trembler comme une feuille, je grelotte malgre 2 t shirts et 2 couettes, sans parler de la chiasse geante. Suis alité pendant 2 jours totalement dans le potage. Antibio et anti diarrheique et 2 jours apres je peux sortir a nouveau. Je me dis que c'est fini.
Que nenni.
Depuis 3 ou 4 jours j'ai une diarhee chronique. Je suis obligé de rester cloué au lit pcq je me sens tres faible et ai perdu bcp d'eau. Je peux aller aux wc 20 fois dans la nuit sans probleme. C'est un cauchemar. Je n'ai plus faim et les anti diareehiques sont sans.effet (arestal).
Au depart j'ai pensé que c'etait tjrs cette boule de glace, puis ai pensé a peut être d'autres pistes :
- j'ai souvent bu du "lemon ginger honey", eau chaude au gingembre miel citron. L'eau est elle bien bouillie ??
- j'ai bu 2 lassi au "blue lassi" et c'est a base de lait non ? Mais bon il est super bien coté partout donc si lez gens etaient malades la ca se saurait
- un aromatherapiste rencontré m'a offert chez lui un Chai maison. Mais bon nous etions 3 a boire le chai du meme thermos que sa femme nous a portée
Desormais c'est riz blanc ou soupe et.coca (quand j'arr8ve a me forcer a me nourrir) mais rien a faire, je continue a me vider.
Dois je reprendre les antibios ?
Je veux me barrer de benares, apres 9j j'en ai ma claque mais impossible de prendre le train/avion dans cet etat de.faiblesse et de diarhee chronique.
Vais je mourir en Inde de ce vers, parasite, virus, salmonelle, ou que sais je.encore que j'ai chopé ?
HELP
Suis a benares depuis le 11 fev et le voyage vire au cauchemar. 2j apres mon arrivée je bois un café froid mélange de lait et café et avec une boule de glace vanille. 6h apres et d'1 seconde a l'autre sans crier gare je me mets a trembler comme une feuille, je grelotte malgre 2 t shirts et 2 couettes, sans parler de la chiasse geante. Suis alité pendant 2 jours totalement dans le potage. Antibio et anti diarrheique et 2 jours apres je peux sortir a nouveau. Je me dis que c'est fini.
Que nenni.
Depuis 3 ou 4 jours j'ai une diarhee chronique. Je suis obligé de rester cloué au lit pcq je me sens tres faible et ai perdu bcp d'eau. Je peux aller aux wc 20 fois dans la nuit sans probleme. C'est un cauchemar. Je n'ai plus faim et les anti diareehiques sont sans.effet (arestal).
Au depart j'ai pensé que c'etait tjrs cette boule de glace, puis ai pensé a peut être d'autres pistes :
- j'ai souvent bu du "lemon ginger honey", eau chaude au gingembre miel citron. L'eau est elle bien bouillie ??
- j'ai bu 2 lassi au "blue lassi" et c'est a base de lait non ? Mais bon il est super bien coté partout donc si lez gens etaient malades la ca se saurait
- un aromatherapiste rencontré m'a offert chez lui un Chai maison. Mais bon nous etions 3 a boire le chai du meme thermos que sa femme nous a portée
Desormais c'est riz blanc ou soupe et.coca (quand j'arr8ve a me forcer a me nourrir) mais rien a faire, je continue a me vider.
Dois je reprendre les antibios ?
Je veux me barrer de benares, apres 9j j'en ai ma claque mais impossible de prendre le train/avion dans cet etat de.faiblesse et de diarhee chronique.
Vais je mourir en Inde de ce vers, parasite, virus, salmonelle, ou que sais je.encore que j'ai chopé ?
HELP