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Thaïlande: visa + permis de travail obligatoire? English translation pending
Une amie Thai de confiance (je précise : pas ma petite amie) me propose de s'associer avec elle 50/50 (elle investirait autant que moi à hauteur de 50% chacun) pour créer une société de services sur Bangkok.
Evidemment elle possèdera 51% des parts conformément à la loi Thai... je lui fais cadeau des 1% 😇
le but étant de partager le profit net en fin de mois.
N'ayant que très peu de rôle à jouer au sein de la société, suis-je légalement obligé de faire une demande de visa B + work permit ? (impliquant beaucoup de frais + salaire mini fixe de 50k THB 😕) .... ou bien puis-je rester simplement investisseur ?
Merci de vos réponses 🙂
N'ayant que très peu de rôle à jouer au sein de la société, suis-je légalement obligé de faire une demande de visa B + work permit ? (impliquant beaucoup de frais + salaire mini fixe de 50k THB 😕) .... ou bien puis-je rester simplement investisseur ?
Merci de vos réponses 🙂
Futur employé en France par une société anglaise English translation pending
Bonjour
J'ai deux questions :
Une société anglaise de Portsmouth (distribution de produits industriels) envisage de s'implanter en France et de créer une succursale : j'en serais le directeur commercial avec des missions de déplacement en europe du sud. J'ai 45 ans et j'occupe déjà une fonction similaire dans une entreprise franco-française.
Premièrement : Quelle pourrait-être la fourchette de salaire "vu du coté anglais" pour un tel poste, sachant qu'en france, pour cette branche d'activité, elle se situe entre 60.000 et 80.000 € brut/an, soit 45.000 et 60.000 net à peu près ?
Secondement : Pouvez-vous brievement expliquer le coût du travail pour un employeur anglais, c'est à dire par exemple, pour 100 de salaire brut, combien cela coûte-t-il à l'employeur anglais, combien net revient au salarié, et que comprennent ses retenues. (hors impôt sur le revenu car j'ai cru comprendre que c'était déduit à la source) En gros, je voudrais connaitre les différences entre FR et UK au niveau des salaires pour savoir quoi demander.
Merci d'avance
J'ai deux questions :
Une société anglaise de Portsmouth (distribution de produits industriels) envisage de s'implanter en France et de créer une succursale : j'en serais le directeur commercial avec des missions de déplacement en europe du sud. J'ai 45 ans et j'occupe déjà une fonction similaire dans une entreprise franco-française.
Premièrement : Quelle pourrait-être la fourchette de salaire "vu du coté anglais" pour un tel poste, sachant qu'en france, pour cette branche d'activité, elle se situe entre 60.000 et 80.000 € brut/an, soit 45.000 et 60.000 net à peu près ?
Secondement : Pouvez-vous brievement expliquer le coût du travail pour un employeur anglais, c'est à dire par exemple, pour 100 de salaire brut, combien cela coûte-t-il à l'employeur anglais, combien net revient au salarié, et que comprennent ses retenues. (hors impôt sur le revenu car j'ai cru comprendre que c'était déduit à la source) En gros, je voudrais connaitre les différences entre FR et UK au niveau des salaires pour savoir quoi demander.
Merci d'avance
Bakchich à la douane marocaine English translation pending
Bonjour,
Je vais venir prochainement au Maroc avec des cadeaux que nous allons donner a une famille. Plusieurs personnes passant régulièrement la douane m' ont informé que pour passer sans ennuis j' ai intérêt de mettre un billet de 100 dhm dans le passeport que je présente au douanier , est-ce vrai ou est-ce une plaisanterie ?
Par où quitter le Guatemala? English translation pending
Bonjour. Je m'adresse à ceux qui ont l'expérience au moins d'un des deux trajets.
Je prépare actuellement un projet de visite de l'Amérique centrale. Voilà la question.
Pour me retrouver finalement à CHETUMA, de FLORES il y a deux possibilités :
1 Passer directement au MEXIQUE par Palenque, ensuite direction Escarcega, puis Chetuma. Intérêt : visiter les sites historiques qui se trouvent sur le trajet, mais sans voir le BELIZE.
2 Passer par le BELIZE et se trouver au MEXIQUE à Chetuma. Intérêt : visiter le Belize (est-ce nécessaire) et ne pas craindre l'overdose des sites mayas.
Quel est le choix ? Merci
Cordialement
Je prépare actuellement un projet de visite de l'Amérique centrale. Voilà la question.
Pour me retrouver finalement à CHETUMA, de FLORES il y a deux possibilités :
1 Passer directement au MEXIQUE par Palenque, ensuite direction Escarcega, puis Chetuma. Intérêt : visiter les sites historiques qui se trouvent sur le trajet, mais sans voir le BELIZE.
2 Passer par le BELIZE et se trouver au MEXIQUE à Chetuma. Intérêt : visiter le Belize (est-ce nécessaire) et ne pas craindre l'overdose des sites mayas.
Quel est le choix ? Merci
Cordialement
S'installer en famille à Tahiti English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons de fortes chances d'aller s'installer à Tahiti avec ma femme et nos deux enfants (5 et 16 ans)... je voudrai avoir qq contatcs pour mieux appréhender notre arrivée, surtout pour le niveau de vie.
Je risque de bosser vers Paofai et nous ciblons Punaauia pour s'installer. Comment est ce en trajet, y a t il des maternelles et lycees? de combien sont les charges pour une location d'environ 200 000CFP?
Nous aurons environ avec nos deus salaires 650 000 CFP comme revenus à nous deux, est ce confortable sachant que nous sommes déjà venus en Polynésie et savons que nous ne vivrons pas a 100% a la "métro"?
En espérant avoir des réponses sympas, merci d'avance!!!!😉
Nous avons de fortes chances d'aller s'installer à Tahiti avec ma femme et nos deux enfants (5 et 16 ans)... je voudrai avoir qq contatcs pour mieux appréhender notre arrivée, surtout pour le niveau de vie.
Je risque de bosser vers Paofai et nous ciblons Punaauia pour s'installer. Comment est ce en trajet, y a t il des maternelles et lycees? de combien sont les charges pour une location d'environ 200 000CFP?
Nous aurons environ avec nos deus salaires 650 000 CFP comme revenus à nous deux, est ce confortable sachant que nous sommes déjà venus en Polynésie et savons que nous ne vivrons pas a 100% a la "métro"?
En espérant avoir des réponses sympas, merci d'avance!!!!😉
Nécessité de réserver l'hôtel à Koh Tao, liaison Bangkok-Koh Tao? English translation pending
Bonjour,
Le sujet a été abordé plusieurs fois mais à des dates antérieures.
Nous projettons (2 adultes 40 ans) un petit voyage en Thailande et je crois que la destination sera Koh Tao pour l'hébergement et koh phangan pour certaines activités festives (il semblerait qu'un bateau fasse la navette entre les deux iles).
Mon 'souci' : les solutions d'hébergement sont très nombreuses sur l'internet (et encore j'imagine que toutes ne sont pas en ligne) et du coup nous ne savons pas que choisir.
Un collègue m'a affirmé qu'il n'était pas nécessaire de réserver à l'avance parce que nous paierons forcement plus cher... Mais partir sans réserver me laisse un peu perplexe.
D'où la question numéro un : faut-il réserver ou est-il possible de trouver un bungalow en arrivant sur place (koh tao) sans trop de prise de tête ?
Nous aimerions trouver un petit bungalow suivant ce cahier des charges :)
- Relativement propre et calme - Du cachet !! - Au bord d'une jolie plage de carte postale - Avec un prix en relation avec l'économie locale (genre 40 € grand maximum)
Vos suggestions seraient les bienvenues, vraiment !!
Et question en sus; arrivé à Bangkok, est-il aisé de se rendre à Koh Tao (bateau ou avion ?? ça coute combien ?)
La vérité c'est que je ne suis jamais parti en vacance/voyage et j'aimerai ne pas rater mon premier :)
Merci de partager vos expériences, et bien à vous.
^^
Le sujet a été abordé plusieurs fois mais à des dates antérieures.
Nous projettons (2 adultes 40 ans) un petit voyage en Thailande et je crois que la destination sera Koh Tao pour l'hébergement et koh phangan pour certaines activités festives (il semblerait qu'un bateau fasse la navette entre les deux iles).
Mon 'souci' : les solutions d'hébergement sont très nombreuses sur l'internet (et encore j'imagine que toutes ne sont pas en ligne) et du coup nous ne savons pas que choisir.
Un collègue m'a affirmé qu'il n'était pas nécessaire de réserver à l'avance parce que nous paierons forcement plus cher... Mais partir sans réserver me laisse un peu perplexe.
D'où la question numéro un : faut-il réserver ou est-il possible de trouver un bungalow en arrivant sur place (koh tao) sans trop de prise de tête ?
Nous aimerions trouver un petit bungalow suivant ce cahier des charges :)
- Relativement propre et calme - Du cachet !! - Au bord d'une jolie plage de carte postale - Avec un prix en relation avec l'économie locale (genre 40 € grand maximum)
Vos suggestions seraient les bienvenues, vraiment !!
Et question en sus; arrivé à Bangkok, est-il aisé de se rendre à Koh Tao (bateau ou avion ?? ça coute combien ?)
La vérité c'est que je ne suis jamais parti en vacance/voyage et j'aimerai ne pas rater mon premier :)
Merci de partager vos expériences, et bien à vous.
^^
Crêperie de type bretonne au Vietnam? English translation pending
Bonjour
y a t il des crêperies de type bretonne au Vietnam ?
merci
y a t il des crêperies de type bretonne au Vietnam ?
merci
Fonctionnement des assurances habitations américaines? English translation pending
salut tout le monde!
mon copain et moi allons nous installer à Miami d'ici un an... nous nous renseignons pour acheter un bien immobilier là bas...
Seul point obscur dans notre recherche, l'assurance habitation!
Je ne trouve pas de site expliquant réellement le fonctionnement des assurances habitations américaines, ni de sites réalisant des simulations comme on peut le faire en France...
Si vous avez des conseils, je suis preneuse!!
merci d'avance!
anais
mon copain et moi allons nous installer à Miami d'ici un an... nous nous renseignons pour acheter un bien immobilier là bas...
Seul point obscur dans notre recherche, l'assurance habitation!
Je ne trouve pas de site expliquant réellement le fonctionnement des assurances habitations américaines, ni de sites réalisant des simulations comme on peut le faire en France...
Si vous avez des conseils, je suis preneuse!!
merci d'avance!
anais
Temuco (Chili) - Ushuaïa (Argentine) à vélo English translation pending
Bonjour à vous
Je (en fait on est deux !!) prépare un voyage de deux mois en partant de Temuco et avec pour but Ushuaia.
Pour ce périple, on hésite en permanence entre le coté chilien et l’argentin. Pour l’instant, on pense faire un peu moitié-moitié. Qu’est ce que vous pouvez nous conseiller ?? Est il possible de traverser les Andes, à quel endroit et à quel prix (en effort ; dénivelé) ??
On parle beaucoup de la carretera austral mais et le coté argentin aux mêmes latitudes, qu'est ce qu'il en est??
Je recherche aussi des avis sur la route des 7 lagos dans la région de Bariloche. Il parait qu’il y a beaucoup de gens et de poussière. Vrai ?? Il y a d’autres routes que la panaméricaine ? Des sentiers (roulants parce qu’on sera chargés !!) ?
Et la terre de feu dans tout ca ?? J’ai l’impression qu’Ushuaia est un peu décevant (selon les dires de cyclotouristes…)? Serait-il vraiment dommage d’arrêter le voyage à Punta Arenas ?? La cape de pluie est nécessaire ou un bon Kway suffit ??
Merci à tous pour votre aide et vos conseils !!
hugo
Je (en fait on est deux !!) prépare un voyage de deux mois en partant de Temuco et avec pour but Ushuaia.
Pour ce périple, on hésite en permanence entre le coté chilien et l’argentin. Pour l’instant, on pense faire un peu moitié-moitié. Qu’est ce que vous pouvez nous conseiller ?? Est il possible de traverser les Andes, à quel endroit et à quel prix (en effort ; dénivelé) ??
On parle beaucoup de la carretera austral mais et le coté argentin aux mêmes latitudes, qu'est ce qu'il en est??
Je recherche aussi des avis sur la route des 7 lagos dans la région de Bariloche. Il parait qu’il y a beaucoup de gens et de poussière. Vrai ?? Il y a d’autres routes que la panaméricaine ? Des sentiers (roulants parce qu’on sera chargés !!) ?
Et la terre de feu dans tout ca ?? J’ai l’impression qu’Ushuaia est un peu décevant (selon les dires de cyclotouristes…)? Serait-il vraiment dommage d’arrêter le voyage à Punta Arenas ?? La cape de pluie est nécessaire ou un bon Kway suffit ??
Merci à tous pour votre aide et vos conseils !!
hugo
Hôtel Melia Las Antillas Cuba English translation pending
bonjour
nous partons a cuba à l'hotel melia las antillas du 07/01/10 au 20/01
est ce que quelqu'un part à peu près en même temps?
Lens-Aubagne à vélo: questions techniques English translation pending
bonjour a tous les membres du forum
habitués des voyages brutaux et à l' arrache (lens/paris en velo en - de 24h en partant a 23h00 , sans lumiere bien sur.) ( recement tourcoing/hollande aller retour a pied , sans tente, 25kg sur le dos)
jai décidé d'arreter mes conneries.
cest pour cela que je fais appel a vos connaissances aiguisées en matiere de cyclotourisme.
questions:
quel est votre sac type, ...quest ce que vous emportez, astuces pour avoir le moins de charges possible.
en matiere d itinéraire... vous partez avec une bonne vieille carte de france...ou vous photocopié un itineraire internet?
niveau selle...y a un truc pour pas avoir le cul en vrac?
je compte partir ce mois , sans tente, vous connaissez un plan pour pas mourir de froid la nuit.?
je veux rejoindre aubagne pour tenter de rentrer à la légion, jaimerais optimiser ce voyage au mieux pour eviter d 'arriver vraiment affaibli...ce qui comprometterais mes chances de passer les tests. j'attends impatiement vos suggestions
merci d avance jp.
je veux rejoindre aubagne pour tenter de rentrer à la légion, jaimerais optimiser ce voyage au mieux pour eviter d 'arriver vraiment affaibli...ce qui comprometterais mes chances de passer les tests. j'attends impatiement vos suggestions
merci d avance jp.
Réserver avec Expedia English translation pending
Bonjour à tous ! J'aimerais savoir si vous avez eu une bonne expérience avec Expedia.ca. Je n, ai jamais réservé avec eux et j'ai quelques craintes. Nous avons choisi un forfait à la carte et je me demande s'il peut y avoir des frais surprise à destination. Lorsque j, ai téléphoné chez Expedia on m'a mentionné qu'il se pouvait qu'il y ait des frais chargés par l'hôtel...Ma réservation n, est pas encore effectuée. J'aimerais connaitre vos expériences personnelles
Merci beaucoup
Tour du Monde et couchsurfing avec enfants: votre expérience? English translation pending
Bonjour
Préparant un TDM pour avril 2010 avec nos 2 filles(6 ans et 2 ans et demi au moment du départ), nous aimerions pratiquer du couchsurfing.J'aimerais avoir les témoignages de familles qui l'ont pratiqué, est-ce facile d'être accueillis avec des enfants, ou les gens préfère-t'il accueillir pas + de 2 personnes, y a t-il des pays ou c'est + compliqué?
Toutes infos sur ce sujet m'interesse.
Merci d'avance
Reims quatre saisons English translation pending
Campagne autour de Reims au fil des saisons
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.
Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.
Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.
On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.
Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.
Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.
Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.
Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.
Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.
Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.
Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.
En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.
Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.
L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.
Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.
L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.
J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.
L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.
L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.
Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.
Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.
Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.
Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.
Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.
Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.
L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.
Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.
Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.
De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.
J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.
Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.
Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.
Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!
L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.
Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
"Tarif" journalier au Bhoutan? (septembre 2009) English translation pending
Bonjour aux forumeurs,
Je projette de partir au Bhoutan deux semaines à Pâques 2010. Je sais qu'il existe un prix fixé par le gouvernement pour chaque jour passé sur place.
Mais je n'ai pas trouvé d'info très récente sur son montant .
Aux dernières nouvelles, on parlait de 200 dollars ! Ce prix a-t-il changé ?
Merci d'avance Anne
Je projette de partir au Bhoutan deux semaines à Pâques 2010. Je sais qu'il existe un prix fixé par le gouvernement pour chaque jour passé sur place.
Mais je n'ai pas trouvé d'info très récente sur son montant .
Aux dernières nouvelles, on parlait de 200 dollars ! Ce prix a-t-il changé ?
Merci d'avance Anne
Devenir propriétaire d'une cabine sur un paquebot de croisière? English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerai savoir s'il existe des possibilités pour devenir propriétaire d'une cabine sur un paquebot de croisière .
Je vous remercie pour tous les renseignements que vous pourrez me communiquer.
Cordialement Didier 🏴☠️
Cordialement Didier 🏴☠️
Communiqué de presse Air France limite: English translation pending
Hum... moi qui peste systématiquement auprès d'FB pour leur demander d'arrêter de laisser en libre accès le solde et le statut des membres Flying Blue, j'ai un peu de mal à digérer le dernier communiqué de presse d'AF 😐
http://corporate.airfrance.com/fr/presse/communiques/communiques-detail/article/communique-suite-a-larticle-du-point-sur-les-miles/index.html
Les systèmes d’information utilisés par BlueLink sont totalement sécurisés : l’accès aux comptes des clients s’effectue à partir de procédures d’authentification régulièrement renouvelées et renforcées.
On aimerait que ce soit vrai. Pourtant FB donne les soldes de miles de n'importe qui sans aucun contrôle ! Il suffit d'appeler Flying Blue avec le numéro FB de n'importe quel membre, numéro visible sur les tags bagage, les billets, les cartes d'embarquement, dont les agences de voyages disposent, les charges de voyages d'entreprise, que la famille, les amis, les collègues, etc. peuvent voir très facilement, de taper ce numéro sur le serveur vocal, et sans même demander de mot de passe, avant même parler à un conseillé, le serveur vous balance le solde du membre et son statut !!! 😠 On croit rêver !
BlueLink, en charge des opérations du programme de fidélisation Flying Blue, rappelle que la consultation de compte sans motif professionnel, par curiosité ou malveillance, est passible de licenciement.
Licenciement pour les salariés peut être, mais encouragement pour les autres c'est sûr !
Donc messieurs dames d'AF/KLM/FB, s'il vous plait, rajoutez l'obligation de taper son code confidentiel après le numéro de compte des membres sur le serveur vocal d'FB, ou retirez cette annonce proprement inadmissible ! Merci.
Et si d'autres sont d'accord avec moi, faites le savoir ici. Car ça fait des mois, voir 1 an ou 2 que je le demande directement à FB (depuis qu'ils ont introduit cette annonce), mais j'ai jamais de réponse.
http://corporate.airfrance.com/fr/presse/communiques/communiques-detail/article/communique-suite-a-larticle-du-point-sur-les-miles/index.html
Les systèmes d’information utilisés par BlueLink sont totalement sécurisés : l’accès aux comptes des clients s’effectue à partir de procédures d’authentification régulièrement renouvelées et renforcées.
On aimerait que ce soit vrai. Pourtant FB donne les soldes de miles de n'importe qui sans aucun contrôle ! Il suffit d'appeler Flying Blue avec le numéro FB de n'importe quel membre, numéro visible sur les tags bagage, les billets, les cartes d'embarquement, dont les agences de voyages disposent, les charges de voyages d'entreprise, que la famille, les amis, les collègues, etc. peuvent voir très facilement, de taper ce numéro sur le serveur vocal, et sans même demander de mot de passe, avant même parler à un conseillé, le serveur vous balance le solde du membre et son statut !!! 😠 On croit rêver !
BlueLink, en charge des opérations du programme de fidélisation Flying Blue, rappelle que la consultation de compte sans motif professionnel, par curiosité ou malveillance, est passible de licenciement.
Licenciement pour les salariés peut être, mais encouragement pour les autres c'est sûr !
Donc messieurs dames d'AF/KLM/FB, s'il vous plait, rajoutez l'obligation de taper son code confidentiel après le numéro de compte des membres sur le serveur vocal d'FB, ou retirez cette annonce proprement inadmissible ! Merci.
Et si d'autres sont d'accord avec moi, faites le savoir ici. Car ça fait des mois, voir 1 an ou 2 que je le demande directement à FB (depuis qu'ils ont introduit cette annonce), mais j'ai jamais de réponse.
Sites de téléchargement légal de tout genre de musique? English translation pending
bonjour à tous.
je voudrais avoir le maximum de site qui proposent de télécharger gratuitement et en toute légalité de la musique. TOUT GENRE.
bon s'il yen a qui connaissent des moyens pour télécharger de manière pas tout à fait llicite, je suis aussi preneur.
Je ne vis vis pas en france -hadopi- donc, t'en qu'à faire, autant mieux en profiter......
lol
merci à tous.
merci à tous.
Coupe du monde de VTT à Dalby Forest dans le North Yorkshire (Angleterre) English translation pending
Bonjour,
L'an prochain en avril, va se derouler à Dalby Forest dans le North Yorkshire, une coupe du monde de VTT.
Connaissez-vous l'endroit, y a-t-il des hebergements ? Quel est l'aeroport le plus proche ? Est-ce facile d'accès en voiture?
Merci de vos réponses
Jacky
L'an prochain en avril, va se derouler à Dalby Forest dans le North Yorkshire, une coupe du monde de VTT.
Connaissez-vous l'endroit, y a-t-il des hebergements ? Quel est l'aeroport le plus proche ? Est-ce facile d'accès en voiture?
Merci de vos réponses
Jacky
Compagnie aérienne pour un vol Montréal-Agadir? (18 décembre au 3 janvier) English translation pending
bonjour, je cherche une compagnie pour me rendre à agadir de montréal moins couteuse que royal air maroc ?du 18 décembre au 3 janvier
merci à l avance .
Aéroport de Goa ou Bangalore pour aller à Hampi, transport Hampi-Rajasthan? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en Inde pour un stage de 6 mois à Chennai. Mes parents vont venir en décembre pour deux semaines : nous aimerions visiter Hampi, puis le Rajasthan. J'aurais besoin de votre aide pour plusieurs questions !!
1/ Depuis la France pour se rendre à Hampi, quel aéroport d'arrivée ? Goa ou Bangalore 2/ Ensuite le bus jusqu'à Hampi semble être la meilleure solution, pouvez vous me le confirmer ?
3/ Comment se rendre d'Hampi au Rajasthan en avion ? Quels aéroports ? Je cherche sur internet mais ce n'est pas très clair... Faut il passer par Mumbai ??
Merci bcp pour votre aide !! Yamini
Je suis actuellement en Inde pour un stage de 6 mois à Chennai. Mes parents vont venir en décembre pour deux semaines : nous aimerions visiter Hampi, puis le Rajasthan. J'aurais besoin de votre aide pour plusieurs questions !!
1/ Depuis la France pour se rendre à Hampi, quel aéroport d'arrivée ? Goa ou Bangalore 2/ Ensuite le bus jusqu'à Hampi semble être la meilleure solution, pouvez vous me le confirmer ?
3/ Comment se rendre d'Hampi au Rajasthan en avion ? Quels aéroports ? Je cherche sur internet mais ce n'est pas très clair... Faut il passer par Mumbai ??
Merci bcp pour votre aide !! Yamini
S'installer à Tahiti, Papeete English translation pending
🙂Bonjour à tous, pourriez vous répondre aux différentes questions que je me pose avant de me rendre à Papeete afin de m'y installer?
Nous sommes un couple avec un enfant de 11 ans et nous allons nous installer à Papeete vers fin février 2010,
- Les locations Quel est le prix d'une villa F4 ou F5 avec piscine en location sur Papeete? Ainsi que la taxe d'habitation, les charges: électricité/eau/ordures ménagères? - Voitures Quel est le prix d'une voiture d'occasion classe C? avec son assurance... - Le prix de la vie Quel est le prix en moyenne, d'un caddy, et quel genre de grande surface peut-on trouver sur Tahiti?
Et enfin quel salaire peut-on, d'après vous, demander à un employeur dans n'importe quel secteur pour avoir une vie agréable... 😏Merci par avance à tous ceux qui prendrons le temps de me répondre!
Nous sommes un couple avec un enfant de 11 ans et nous allons nous installer à Papeete vers fin février 2010,
- Les locations Quel est le prix d'une villa F4 ou F5 avec piscine en location sur Papeete? Ainsi que la taxe d'habitation, les charges: électricité/eau/ordures ménagères? - Voitures Quel est le prix d'une voiture d'occasion classe C? avec son assurance... - Le prix de la vie Quel est le prix en moyenne, d'un caddy, et quel genre de grande surface peut-on trouver sur Tahiti?
Et enfin quel salaire peut-on, d'après vous, demander à un employeur dans n'importe quel secteur pour avoir une vie agréable... 😏Merci par avance à tous ceux qui prendrons le temps de me répondre!
Compagnie pour un vol intérieur New York - Texas/Arizona? English translation pending
Bonjour,
je m'apprete à partir aux USA au mois d'octobre avec un amie et nous devons prendre un vol intérieur pour sortir de NYC et pour aller soit au Texas soit en Arizona
Que me conseillez vous : le prendre maintenant sur internet via jetblue, ou de le prendre une fois à New York? Savez vous si il y aura une différence de prix, des transports chargés si on ne les prend pas à l'avance????
Deuxièment, le Texas n'a pas la cote sur voyage forum!!! Doit on tenter sachant qu'on a 1 mois et qu'on veut rester 1 semaine sur NY et après faire Arizona, Las Vegas et San Francisco??? ou le Texas va nous faire "perdre notre temps "!!!!!
Merci d'avance pour vos conseils
Deuxièment, le Texas n'a pas la cote sur voyage forum!!! Doit on tenter sachant qu'on a 1 mois et qu'on veut rester 1 semaine sur NY et après faire Arizona, Las Vegas et San Francisco??? ou le Texas va nous faire "perdre notre temps "!!!!!
Merci d'avance pour vos conseils
Coût de la vie à Abidjan? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de m'installer en Cote d'Ivoire au mois de Novembre.
Pourriez vous m'indiquer le cout de la vie la vas, et combien il faut prévoir en moyenne à deux?
Merci
Je prévois de m'installer en Cote d'Ivoire au mois de Novembre.
Pourriez vous m'indiquer le cout de la vie la vas, et combien il faut prévoir en moyenne à deux?
Merci
Survivre à Bornéo (Sarawak, Malaisie), exister pour combien de temps encore... English translation pending
Le signal de détresse des nomades de la jungle de Bornéo LONG NEN (Malaisie) - Un pagne autour de la taille et une lance à la main, un petit groupe de nomades Penan a érigé une frêle barricade sur une piste de Bornéo, où l'irrésistible déforestation détruit jour après jour leur territoire ancestral de chasse et de cueillette.
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Trouver un billet de vol pas cher pour la Guadeloupe fin mars 2010? English translation pending
Bonjour,
hier encore sur le site air caraibes ma reservation du 31 /03 au 18/04/2010 me revenait a 2108 euros pour 3 adultes et 1 enfants ce matin: 2639 euros ouille!!! biensur il y a des tarifs spéciaux en promo du 03 aout au 10 decembre 2009 avec une reservation jusqu'au 14 septembre 2009. Pensez vous qu'il y aura des offres similaires pour mon voyage fin mars 2010 ou dois je limiter la casse et reserver maintenant?. OU TENTER MA CHANCE SUR LES DERNIERES MINUTES???? merci beaucoup
hier encore sur le site air caraibes ma reservation du 31 /03 au 18/04/2010 me revenait a 2108 euros pour 3 adultes et 1 enfants ce matin: 2639 euros ouille!!! biensur il y a des tarifs spéciaux en promo du 03 aout au 10 decembre 2009 avec une reservation jusqu'au 14 septembre 2009. Pensez vous qu'il y aura des offres similaires pour mon voyage fin mars 2010 ou dois je limiter la casse et reserver maintenant?. OU TENTER MA CHANCE SUR LES DERNIERES MINUTES???? merci beaucoup
Attente à l'aéroport de Dubaï English translation pending
hello a tous,
je rentre de mon periple d'asie tres bientot, le 01/09... j'ai 1 vol Bangkok-Paris via dubai, seulement a Dubai je vais devoir attendre 11h : j'arrive a 4h du matin et repars a 15h. Je me dis que j'aimerais bien dormir en arrivant et en attendant le vol vers la france. Avez-vs egalement connu 1 telle situation ds cet aeroport?? savez-vous s'il y a moyen de trouver 1 hotel ds l'aeroport OU BIEN 1 salon qqconque ou il est possible de faire 1 bon somme tranquilou??? ET SURTOUT SANS se ruiner??? (si vs connaissez les prix je suis preneuse) ou alors pensez-vous qu'il faut mieux sortir de l'aeroport pr trouver 1 hotel? (chose que j'aimerais vraiment eviter pr "si peu de temps").
MERCI 1000 fois de me renseigner. mayagasy
je rentre de mon periple d'asie tres bientot, le 01/09... j'ai 1 vol Bangkok-Paris via dubai, seulement a Dubai je vais devoir attendre 11h : j'arrive a 4h du matin et repars a 15h. Je me dis que j'aimerais bien dormir en arrivant et en attendant le vol vers la france. Avez-vs egalement connu 1 telle situation ds cet aeroport?? savez-vous s'il y a moyen de trouver 1 hotel ds l'aeroport OU BIEN 1 salon qqconque ou il est possible de faire 1 bon somme tranquilou??? ET SURTOUT SANS se ruiner??? (si vs connaissez les prix je suis preneuse) ou alors pensez-vous qu'il faut mieux sortir de l'aeroport pr trouver 1 hotel? (chose que j'aimerais vraiment eviter pr "si peu de temps").
MERCI 1000 fois de me renseigner. mayagasy
Camping-car PL versus VL pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
Avis à vous, experts en cc et autre voyages au bout du monde, je sollicite vos lumières.
Je prépare un projet de voyage longue durée (12/14 mois) sur l'Europe du Sud et l'Amerique du Sud et j'en suis à la douloureuse decision du choix du camping car - Mon budget pour le CC est d'environ 30-35K € Après de multiples consultations, notamment sur ce site, mon choix initial s'était porté sur un modèle "Vehicule Leger" Laika type Ecovip ou Kreos sur porteur Iveco double essieux. En discutant avec un concessionnaire CC, son point de vue était tout différent - Selon lui, les VL sont confrontés à la limitation PTAC de 3, 5t et de ce fait inclus un grand nombre d'adaptations pour limiter la charge au possible (reserve d'eau souvent limité à 100l voire 50l réellement, nature du chassis, solidité des matériaux, ...). De plus, les VL, une fois adaptés et chargés pour ce type de voyage, sont souvent > à 3, 5t ce qui les expose à des PV. Sa recommendation est de franchir le pas et de passer le permis PL afin d'avoir accès à des CC qui offriraient une meilleure solidité et autonomie, n'étant plus limité en terme de PTAC - Il a ainsi mentionné les modèles Phoenix sur chassis Iveco Daily à titre d'exemple
Qu'en pensez-vous? Au delà du fait de passer le permis, il y a qques points qui me font hesiter: limitation de circuler applicable aux PL?, existance d'un marché d'accasion suffisamment important? couts?
Je suis preneur de vos avis sur la question
Philippe
Avis à vous, experts en cc et autre voyages au bout du monde, je sollicite vos lumières.
Je prépare un projet de voyage longue durée (12/14 mois) sur l'Europe du Sud et l'Amerique du Sud et j'en suis à la douloureuse decision du choix du camping car - Mon budget pour le CC est d'environ 30-35K € Après de multiples consultations, notamment sur ce site, mon choix initial s'était porté sur un modèle "Vehicule Leger" Laika type Ecovip ou Kreos sur porteur Iveco double essieux. En discutant avec un concessionnaire CC, son point de vue était tout différent - Selon lui, les VL sont confrontés à la limitation PTAC de 3, 5t et de ce fait inclus un grand nombre d'adaptations pour limiter la charge au possible (reserve d'eau souvent limité à 100l voire 50l réellement, nature du chassis, solidité des matériaux, ...). De plus, les VL, une fois adaptés et chargés pour ce type de voyage, sont souvent > à 3, 5t ce qui les expose à des PV. Sa recommendation est de franchir le pas et de passer le permis PL afin d'avoir accès à des CC qui offriraient une meilleure solidité et autonomie, n'étant plus limité en terme de PTAC - Il a ainsi mentionné les modèles Phoenix sur chassis Iveco Daily à titre d'exemple
Qu'en pensez-vous? Au delà du fait de passer le permis, il y a qques points qui me font hesiter: limitation de circuler applicable aux PL?, existance d'un marché d'accasion suffisamment important? couts?
Je suis preneur de vos avis sur la question
Philippe
Modèle/astuces pour fabriquer des sacoches vélo? English translation pending
Bonsoir,
je veux fabriquer moi-même des sacoches pour équiper mon vélo : 2 sacoches arrière que je pourrais décrocher facilement pour porter mes affaires quand je deviens piéton. Je cherche un modèle et/ou des astuces pour cette réalisation. Merci
Programme à la découverte des volcans et des pierres antiques en Sicile pour fin septembre English translation pending
Salut à vous tous,
Je compte partir pendant 15 jours en Sicile fin septembre, à la découverte de l'histoire antique de la région et des volcans locaux. Je suis un gros amateur de randos. Toute la partie villes baroque et stations touristiques ne m'interresse que très peu, voilà pourquoi je compte zapper Catane, Noto, Taormine, Raguse, ... Pour me déplacer je compte louer une voiture basique et pour me loger ce sera camping sauvage et 1 ou 2 campings façon de prendre une douche et faire le plein d'eau. Alors voici mon programme (non définitif) dans les grandes lignes, je suppose que certains jours sont trop chargés et je compte bien sur vous tous pour me recadrer un peu sur ce programme :
- jour1 (21 sept) : train Bordeaux, nuit aeroport Orly - jour2 : avion Orly-Palerme, arrivée à 09h10. train (metro) jusqu'à gare centrale, poser affaires à l'auberge/hôtel, visite Palerme/ - jour3 : visite Palerme, nuit tjs à l'auberge de Palerme - jour4 : metro jusqu'à Aeroport pour récuperer voiture de loc, Ségeste, Monreale, golfe de Castellammare - jour5 : Erice, route du sel, île de Mozia - jour6 : Selinunte, Sciacca, Monte Kronio, baignade - jour7 : Agrigente, Scala dei Turchi, Macalube - jour8 : Enna, Villa Casale, Akrai, gorges d'Anapo - jour9 : Syracuse - jour10 : Sapienza, début trek Etna : ascension de l'Etna depuis Sapienza, nuit bivouac/tente face nord - jour11 : treck Etna : fin face nord, face ouest, nuit bivouac/tente face ouest - jour12 : retour trek Etna face ouest, Sapienza, rando Valle del Bove - jour13 : Millazo, voiture garée à Millazo, ferry vers Vulcano, visite/rando de Vulcano, ferry vers Lipari, nuit bivouac/tente à Lipari - jour14 : visite Lipari, ferry vers Stromboli, visite Stromboli, baignade, ascension Stromboli de nuit avec guide, nuit bivouac/tente à Stromboli - jour15 : retour ferry vers Millazo depuis Stromboli, recuperation voiture à Millazo, Cefalu, baignade, retour vers aeroport de Palerme dans nuit, nuit à l'aeroport - jour16 (06 oct) : rend la voiture à l'aeroport, avion à 10h00, arrivée à Orly à 12h00, train pour Bordeaux à 15h30
Qu'en pensez vous chers amis VoyageForumeurs ?
merci d'avence
Régis
Je compte partir pendant 15 jours en Sicile fin septembre, à la découverte de l'histoire antique de la région et des volcans locaux. Je suis un gros amateur de randos. Toute la partie villes baroque et stations touristiques ne m'interresse que très peu, voilà pourquoi je compte zapper Catane, Noto, Taormine, Raguse, ... Pour me déplacer je compte louer une voiture basique et pour me loger ce sera camping sauvage et 1 ou 2 campings façon de prendre une douche et faire le plein d'eau. Alors voici mon programme (non définitif) dans les grandes lignes, je suppose que certains jours sont trop chargés et je compte bien sur vous tous pour me recadrer un peu sur ce programme :
- jour1 (21 sept) : train Bordeaux, nuit aeroport Orly - jour2 : avion Orly-Palerme, arrivée à 09h10. train (metro) jusqu'à gare centrale, poser affaires à l'auberge/hôtel, visite Palerme/ - jour3 : visite Palerme, nuit tjs à l'auberge de Palerme - jour4 : metro jusqu'à Aeroport pour récuperer voiture de loc, Ségeste, Monreale, golfe de Castellammare - jour5 : Erice, route du sel, île de Mozia - jour6 : Selinunte, Sciacca, Monte Kronio, baignade - jour7 : Agrigente, Scala dei Turchi, Macalube - jour8 : Enna, Villa Casale, Akrai, gorges d'Anapo - jour9 : Syracuse - jour10 : Sapienza, début trek Etna : ascension de l'Etna depuis Sapienza, nuit bivouac/tente face nord - jour11 : treck Etna : fin face nord, face ouest, nuit bivouac/tente face ouest - jour12 : retour trek Etna face ouest, Sapienza, rando Valle del Bove - jour13 : Millazo, voiture garée à Millazo, ferry vers Vulcano, visite/rando de Vulcano, ferry vers Lipari, nuit bivouac/tente à Lipari - jour14 : visite Lipari, ferry vers Stromboli, visite Stromboli, baignade, ascension Stromboli de nuit avec guide, nuit bivouac/tente à Stromboli - jour15 : retour ferry vers Millazo depuis Stromboli, recuperation voiture à Millazo, Cefalu, baignade, retour vers aeroport de Palerme dans nuit, nuit à l'aeroport - jour16 (06 oct) : rend la voiture à l'aeroport, avion à 10h00, arrivée à Orly à 12h00, train pour Bordeaux à 15h30
Qu'en pensez vous chers amis VoyageForumeurs ?
merci d'avence
Régis