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Quel budget prévoir pour trois semaines avec deux enfants en Thaïlande? English translation pending
by Stels34 · 2011-12-31 · 36 replies
Bonjour! Nous partons en février avec nos 2 jeunes enfants en Thailande du nord au sud...Je ne sais pas combien prévoir en argent liquide pour tout ce qui est : repas, visites, shopping, petits transports ...(le budget hebergement est déjà compté). Je sais que la vie là bas n'est pas chere mais j'ai du mal à me faire une idée, je suis partie sur env 1500 euros pour 4 pour 24 jours . Qu'en pensez vous? est ce suffisant?..... Je pense, également, emporter quelques euros à échanger au cas où et également ma cb....En vous remerciant de vos conseils !!!!
Transcription d'un mariage franco-camerounais English translation pending
by Magweregaz · 2011-11-03 · 1101 replies
Bonjour Je suis Français et je viens de me marier avec une camerounaise (un amour de femme). J'ai déposé un dossier de mariage a l'ambassade de France a Yaoundé au mois d'octobre 2010, après 10 mois de tracasseries administratives, j'ai enfin reçu ma capacité a mariage (cela fais drôle dans un pays de sois disant de liberté comme la France, de demander une autorisation pour épouser la femme de sa vie ), maintenant il ne reste plus que la transcription, cela fait maintenant un mois que celle ci est arrivée a l'ambassade de Yaoundé et je me suis permis de les appeler pour savoir ou l'on en était, j'ai eu comme réponse d'une dame, qu'ils étaient actuellement dans l'attente de l'authentification de l'acte de naissance de mon épouse ( la même raison qui a fait trainer la délivrance de la capacité a mariage ). Pourtant quand j'ai retiré la capacité le fonctionnaire qui me l'a remise m' assuré que tout était bon, que pour la transcription il n'y avait plus rien a faire sinon transcrire le mariage a l’état civil Français. Si quelqu'un a une idée pour faire avancer les choses, je suis preneur, j'aimerai bien faire les fêtes de fin d'année avec mon épouse ici en France. Merci de vos réponses et conseils.
Shanti India... Xème fois English translation pending
by Parvat · 2011-09-13 · 90 replies
9/7/11 Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" "😮 euh... two!😎 " Les portes de l'avion s’ouvrent... Il fait chaud à Delhi en ce début de matinée, très chaud... Je récupère mon sac, passe les formalités, et papote avec deux français qui préfèrent prendre un taxi plutôt que le metro, pour voir un peu la ville. On partage un taxi, à l'interieur du stand prepaid, un indien fume une beedie... Mon corps réclame sa dose de goudron et de nicotine après ces longues heures d'avion. Seulement c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'aéroport... Zut, je demande une beedie, et la fume discrètement... Rhaa glub lovelyyyyy!!!! 😏 J'adore le gout de cette petite cigarette, remplie d'un peu de tabac et roulée à la main dans un feuille de "Tendu", un genre d'eucalyptus. Je la savoure quelques minutes, avec les deux ou trois indiens autour me souriant l'air de dire... "Alala ces femmes européennes fumant... Mais celle là on voit qu'elle l'a déguste" Bref, on monte dans le taxi... Tiens.... Bizarre.... On arrive à la gare de New Delhi sans être restés bloqués dans des embouteillages :) Au premier étage, là ou les étrangers réservent leurs tickets de train, l'air conditionné à été installé, je me souviens l'année passée il y avait un gros ventilateur devant lequel plusieurs touristes trempés de sueur essayaient de se secher... Un indien éternue... Je fais la file comme tout le monde, assise dans les gros divans datant sans doute d'avant la partition, et je change de place à chaque fois, pour rester dans la file... Mon tour arrive, et youpie toutoubidou je t'aime la vie, j'ai de la place dans le train de ce soir! Direction Almora via Haldwani, dans l'Uttarankhand. Je quitte Mathieu et Maxime, et vais chez Tarik. Tarik est grossiste en bijoux, cela fait 10 ans qu'on se connait. L'année passée il m'avait donné un gros sac à crédit, je vais donc lui apporter son du. Il n'est pas là, mais son frère m'accueille d'un thé au safran, on papote et il me propose de laisser mon sac ici la journée, de prendre une douche et de dîner avec lui et son domestique avant de prendre le train. Avec plaisir 🙂 Je pars faire mes petites courses, je trouve de l'odomos (anti-moustique) en spray, mon talc préferé, deux trois autres petites affaires, je rentre dîner d'un curry de mouton, prends mon sac, un rickshaw et vais à la gare de Old Delhi. 22h, le train part à l'heure... Je retrouve avec quelqu' appréhension la classe Sleeper... Mais ca va, ce n'est pas la foire, je parviens à dormir relativement bien pendant la petite nuit... 6h du mat', "Chai chai chaiyéé?" "Yes chai!" "Biskit biskit?", "cold drinks pani bottle?" J'arrive à Haldwani... Prends une jeep collective jusqu'Almora... Paysage grandiose... La route est sinueuse au possible, on longe les montagnes, des ravins abruptes, on tourne à gauche, à droite... Oulala.... Stop! Le curry de mouton doit resortir en vitesse par la gueule.... 😕 .../... Arrivée à Almora, je ne marche pas longtemps avant de trouver un hotel, il n'est pas terrible, mais pour une nuit, en attendant de trouver mieux, ca fera l'affaire... Je dépose mon sac, prends une bonne douche, quelques chaï avec un paquet de biscuits, et pars me balader... Au bout de 500 mètres, paf! Il pleuvine... Je me réfugie dans un chai shop, et apprends quelques mots d'hindi avec le chai wallah. Je continue ma route... Je cherche un guest house sympa... J'ai vu le Tara GH dans mon guide, je vais voir... Sur la route, je croise un motard, les longs cheveux blonds volants au vent qui descend vers la ville... J'arrive chez Tara. Ouais bof, les chambres sont sympas, avec une belle vue, mais non. Alors je bois un chai et fume une beedie sur le banc à côté d'une échoppe... .../... Le temps passe doucement... J'entends le moteur caractèristique d'une Enfield.... Oh! Le motard blond! Et si j'allais lui demander de m'emmener??? Allé hop! "Namasté" :) "Namasté :)" "Can you bring me up?" "Yeah sure, why not?" "😎 Oh great! Thanks!" Et zou! me voilà sur la moto, derrière cet inconnu, m’emmenant je ne sais ou... Il m'emmène en fait à un point de vue, mais tout dépité qu'il est, on ne voit rien à cause des nuages... Il va chez des amis à lui... Tu veux venir? Pourquoi pas... Et je passe une bonne partie de l'après midi avec lui et ses amis. Kevin est allemand, marié à une indienne, deux enfants, il vit là depuis 23 ans. Parmis ses amis il y a une suissesse, enceinte et mariée avec un indien et une japonaise maman d'une petite fille de deux ans, mariée elle aussi à un indien. On m'offre un succulent chai, des fruits, on papote, la vue est magnifique...

.../...
Parcours de deux semaines en Malaisie English translation pending
by Sebao123 · 2011-06-03 · 16 replies
Bonjour à tous!

Je pars en Malaisie avec ma chérie du 11/08/2011 au 25/08/2011 et voici le parcours auquel j'ai pensé :

12 : Arrivé à Kuala lumpur à 15H , balade quartier chinois . 13-14: départ pour kuching + transfert pour bako et nous passons la nuit la bas. 15 : autre park 16 : visite d'une maison longue 17 : retour à kuala et visite des bathu caves 18 : avion pour les perhentians du 18 au 23 : perhentians + redang et logement à abdul chalet 24-25 : Kuala lumpur ( Bathu caves) et depart à 2h du mat le 25

Qu'en pensez vous?

j'ai quelque questions également:

Au niveau de mon planning , est ce que deux jours et une nuit suffise au parc bako bako ?

Avez vous des idées de parc autour de kuching ou je puisse trouvé de belle cascade sans marché 5H dans la jungle (on est pas des gros sportifs non plus) !!!😕

Des idées pour faire kiffer ma copine 😉 (hotel, restos, belle cascade) ??

Merci à vous !!!🙂
Recherche quelques plans pour un voyage en hiver au Québec English translation pending
by Jerem57 · 2010-12-25 · 34 replies
Bonjour à tous les Vforumistes...

Alors voilà, nous partons ( ma copine et moi) faire un petit trip hiver au Québec au moi de mars. Billets bookés hier, arrivée à Montréal le 8 14h30 et départ le 20 à 20h30, Ce qui nous fait 13 jours et 12 nuits....

Pour parfaire ce trip, je viens glaner quelques infos et conseils de toutes sortes.

Dans les grandes lignes, on va essayer de passer 5 -6 jours en ville ( montréal et québec city, nottament pour voir les chutes de Momorancy gélées ) le reste du temps on aimerait profiter de la nature dans de grands espace comme le parc de Jacques quartier pour un treck en raquette par exemple. J'avais envisager un petit séjour dans un gite type la ferme 5étoiles pour cummuler toutes les activités neige ...mais j'ai encore besoin d'étudier les différents forfaits de plus près. Bien sûr, je precise que l'on loura un véhicule, certainement sur une période de 8 jours, ainsi on pourra se déplaser à notre guise.

SI vous avez des tuyaux sympas, je suis prenneur....

Merci à vous....
Ouest Canada - tour de trois semaines en été 2011? English translation pending
by Fredxiii · 2010-10-20 · 87 replies
Bonjour à tous, J'ai lu quelques carnets de voyages (Grisemote encore, Krikri encore, Mlefevre encore, Kashtin encore, bref, que des filles...😛) et le projet de visiter le Canada dans sa partie Ouest me tente pour l'été 2010. Nous serons 3. 2 adultes et notre ado. Le choix se fait sur la location d'une voiture et hébergement hotelier. Pas de camping, trop de matériel à emmener et nous ne sommes pas vraiment équipés. Nous avons 3 semaines pleines sur place et pas un jour de plus.

voici la carte:
http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=109308348151885145348.000492fd07099567a68e5&ll=50.583237, -124.255371&spn=7.633128,23.181152&z=6

Voici le trajet (j'ai volontairement laissé le temps de trajet 1h39 par exemple mais je sais qu'on sera sur de l'environ 😛)

Calgary, AB, Canada Itinéraire vers Banff, AB, Canada 130 km - Environ 1 heure 39 minutes

Banff, AB, Canada Itinéraire vers Jasper, AB, Canada 289 km - Environ 3 heures 48 minutes

Jasper, AB, Canada Itinéraire vers Clearwater, British Columbia 317 km - Environ 3 heures 48 minutes

Clearwater, British Columbia Itinéraire vers Prince George, BC, Canada 488 km - Environ 6 heures 0 minutes

Prince George, BC, Canada Itinéraire vers Prince Rupert, BC, Canada 718 km - Environ 9 heures 20 minutes

Prince Rupert, BC, Canada Itinéraire vers Tofino, BC, Canada Inside passage - Ferry

Tofino, BC, Canada Itinéraire vers Vancouver, BC, Canada 364 km - Environ 6 heures 46 minutes

Vancouver, BC, Canada Itinéraire vers Okanagan Valley 459 km - Environ 5 heures 29 minutes

Okanagan Valley via Whistler Itinéraire vers Nelson, BC, Canada 553km - Environ 7 heures 24 minutes

Nelson, BC, Canada Itinéraire vers Revelstoke, BC, Canada 251 km - Environ 3 heures 45 minutes

Revelstoke, BC, Canada Itinéraire vers Calgary, AB, Canada 412 km - Environ 5 heures 13 minutes

Calgary, AB, Canada

Ma question est simple, en ajoutant des randonnées de 1 à 4 heures voire sur la journée si ça se mérite, pensez vous que je puisse réaliser ce projet sur 3 semaines? Dans le cas ou il ne serait pas possible de tout visiter dans des conditions optimales, que retirer? La boucle vers Prince Rupert au nord et la redescente en Ferry? Le retour vers Calgary et supprimer Whistler et le crochet vers Nelson?

J'attends vos avis, vos suggestions.

FreD.
Préparer un voyage au Botswana en 4x4: budget, camps...? English translation pending
by Bbirdy · 2010-08-20 · 18 replies
Bonjour aux amoureux de l'Afrique Australe !

Après 2 voyages en Afrique du Sud et 1 en Namibie, je dois dire que le Botswana m'attire maintenant beaucoup. Mais en lisant tout ce qui se dit sur ce forum à ce sujet, je me demande si c'est dans mes cordes...

Je n'ai pas exemple aucune expérience de la conduite d'un 4x4 (véhicule semble-t-il indispensable pour la visite du Botswana)... Vais-je m'en sortir lorsque je vais avoir à passer des gués ou des zones sableuses ? Et puis je vois certains VFistes affirmer qu'il faut tel type de 4x4, d'autres dire qu'un autre type est préférable. Est ce important ? D'autant plus que je n'y connais rien... (je ne sais pas si l'info est importante mais ça serait un voyage en juillet ou août). Est-il conseiller de partir à 2 véhicules ?

Par ailleurs, j'ai bien peur que le budget soit très élevé. Et là dessus, je crains que vous ne me rassuriez pas... Nous serions 4. Quelle est la formule la moins honéreuse : 4x4 et tentes au sol (d'ailleurs n'y a-t-il aucun danger de dormir par terre), 4x4 et tentes sur le toit, 4x4 et hébergement en dur ?

De plus, je lis souvent que les voyageurs partent de Windhoek. Est-ce vraiment intéressant financièrement ? Ne serait-ce pas moins cher de partir de Johannesburg (même si c'est plus loin des principaux centres d'intérêts du Botswana) ?

Est-il facile de réserver les hébergements (camps) ? Beaucoup passent par des structures locales. Est-ce plus intéressant que de réserver directement par soi-même ? A moins qu'il soit difficile de le faire justement directement par soi-même... Et combien de temps faut-il s'y prendre à l'avance (pour juillet-août 2011 par exemple) ?

Voilà mes premières interrogations ? Peut-être que je me pose justement un peu trop de questions... Merci de l'aide que vous voudrez bien m'apporter grâce à votre expérience.
Circuit de dix à douze jours à Madagascar en janvier 2011 English translation pending
by Warang · 2010-08-17 · 11 replies
bonjour nous projetons de faire un circuit de 10 à 12 jours sur Magagascar en janvier 2011; nous résidons sur la Réunion et de ce fait l'acheminement est plus rapide ! Nous sommes conscient que la période n'est pas des plus propices (période cyclonique) mais nous n'avons pas trop le choix dans les dates; Nous sommes 4 (3 adultes et un ado de 14 ans); Nous souhaitons surtout aller à la rencontre des malgaches en privilégiant les repas et hébergement chez l'habitant si cela est possible.nous ne sommes pas arrétés sur une région en particulier; nous prenons tous les bons conseils (guides, hébergement, ...) merci pour vos conseils
Rencontre VF "Randonnée urbaine" à Marseille le 21 août 2010 English translation pending
by Stef2Mars · 2010-06-27 · 310 replies
Bonjour à toutes et à tous !!! 🙂

Il y a bien longtemps qu’une rencontre VF digne de ce nom n’a pas eu lieu à Marseille. Alors voilà, je me lance…

Je ne sais pas si le concept que je vais vous proposer a déjà été testé, mais le voici : une rando urbaine ! Je m’explique...

L’idée est simple : un itinéraire dans les rues de Marseille (en majorité à pied et avec un zeste de transports en commun) afin de découvrir ou redécouvrir quelques jolis coins de la Cité Phocéenne.

Au menu : départ du Palais Longchamp, passage par la Canebière, le Vieux Port, le Fort St Jean, "pèlerinage touristique" auprès de la Bonne Mère, et fin du parcours au Palais du Pharo. Le tout entrecoupé d’un pique-nique dans le centre-ville. J’ai d'ores et déjà ma petite idée sur le lieu mais je vous en parlerai plus tard.

Concernant le repas, c’est free style ! Chacun amène ce qu’il veut… pour soi ou pour partager, peu importe !

Faire la connaissance de nouvelles têtes ou revoir des habitués du forum, passer un bon moment d’échanges entre passionnés du voyage et visiter cette belle ville ensoleillée qui est la mienne, tels sont les objectifs de cette rencontre. Si ces arguments ne vous donnent pas envie de venir… 😎

La date maintenant : je vous propose le samedi 21 août 2010. Deux mois, je pense que ça laisse pas mal de marge afin que les personnes qui ne viendraient pas de Marseille et qui souhaiteraient participer puisse s’organiser pour être présentes. Si j’ai choisi un samedi c’est tout simplement qu’au niveau des transports en commun c’est plus pratique qu’un dimanche.

Ce qui serait sympa c’est que non seulement soient présents des membres français du forum mais également des membres étrangers de passage dans la région. J’ai déjà « testé » un itinéraire semblable avec un pote venu du Brésil l’an passé et il avait bien apprécié la balade.

Dernier point : les enfants sont les bienvenus. Je pense venir avec ma fille d’ailleurs. L’itinéraire n’est pas trop fatiguant. Et puis, on prendra notre temps et de nombreuses haltes « photographiques » seront prévues tout au long du parcours.

Voilà, je laisse l’idée faire son chemin… 😉

A bientôt !!!

Stef

Deux semaines dans la région de Kyoto: quel pass prendre? English translation pending
by Sylvsteph · 2010-05-14 · 45 replies
Avec mon ami, nous commençons à prévoir un voyage au Japon, très à l'avance vu ce qu'on entend dire sur les prix des hébergements et transports, on risque d'en avoir pour quelques années à mettre de côté le budget. Nous pensons passer 2 semaines à kyoto et prendre un pass pour les transports mais en alternant journées de visites à pied de Kyoto et journées de visite à l'extérieur (Nara, Osaka...), donc en utilisant le pass un jour sur 2 ou 2 jours sur 3 à peu près. Quel pass prendre? Les deux dernières semaines de novembre ou la dernière semaine de novembre + la première de décembre, pour les arbres couleurs rouge et rouille, est-ce de bonnes périodes? Quels vêtements prévoir? Nous aimerions avoir une chambre pour 2 si possible et rester dans la même durant tout le séjour, quels seraient les hôtels ou auberges les moins chers dans Kyoto? Merci d'avance Sylvie
Impression négative de l'Inde English translation pending
by Pomedhappy · 2010-04-26 · 360 replies
Bonjour a tous,

J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.

Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.

L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!

Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.

Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).

Merci pour vos reactions.
Séjour à Iasi en Roumanie: hôtel, nourriture, budget...? (urgent) English translation pending
by Ayorr · 2010-03-15 · 7 replies
Bonjour voila je reviens vers vous pour vous en redemander, encore et encore, , , et encore, , et encore au sujet de Iasi la belle ville de Roumanie

j'y suis aller l'an dernier pour retrouver une amie la bas.

et je dois y retourner d'ici 1 petite semaine, pour une periode d'1 a 3 mois.

alors voila, j'aurai quelques questions purement technique a vous posez , je vous poses ici les point clefs auquel je dois faire face.

du coté sans soucis - nous partons a 2, moi et ma douce. - pour les billets d'avions, aucun problemes j'opte pour la tarom a depart de lyon - coté papiers pas de probleme non plus, (la carte d'identitée valide etant suffisante.

voila par contre les points qui me font venir ici sur ce site exellent. ( slluurrppsss la bonne leche ^^ ) 😛😛😛

1/nous allons devoir residé a l'hotel durant toute cette periode, (entre 1 a 3 mois) nous n'avons pas d'autre choix malheureusement 😠 j'ai regarder un peu sur le net, et apres un rapide tour je vois que les hotels sont de l'ordre de 50 euros la nuit pour une chambre pour 2 personnes. ce qui equivant approximativement, a 1800 euros par mois, si nous passon toute nos nuits dans un hotel a 60 euros la nuit (j'ai compté large) 🏴‍☠️

2/ la bouffe, je ne me souvient plus trop le cout de la bouffe la bas, mais j'ai compter approx 30 euros par jour par personne (en + dans les hotels nous avons droit a un petit dej pour le prix de la chambre, , Bref ... lol ce qui revient approx a 900 euros pâr personne par mois si on bouffe tout les jours au resto bien sur (je prefert compter large.. tres large meme lool, car on risque tout de meme d'aller pas mal manger chez des amis, et surement payer quelques chose a force )

3/je compte approx 1000 euros d'extra, ( sorties, trajet en bus ou en taxi, ou train, quelques achat dans des magasins, quelques nuits folles en boites de nuits, bref la routine),

et la bing 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️, on arrive a quelques chose du genre 1800+1800+1000=4600 euros par mois ce qui fait + de 9200 euros pour 2 mois et 13800 euros pour 3 mois.... whaaaaashaaaaaa... ca fait un peu mal au cucul j'avou

pourriez vous m'aidez a y voir plus clair, niveau budget et combien penser vous que je dois compter pour 1 mois bien tasser. car c'est le coté bouffe qui me fait un peu peur, je trouve cela ultra cher, 900 euros par mois par personne , , aidezmoi plz a savoir si j'allucine ou je me suis planter quelques part loool car bon je vous rassure j'ai compté tres large. dites moi juste si je suis totalement dans le vague ou pas , j'avou j'ai totalement zapper le cout de la vie en roumanie

thierry?? tu est la ??? 😛 😇

milles merci les amis

je vous rapelle que la vielle est Iasi, et que je part d'ici 1 semaine (voila pour les options 😄😄😏😏 )

PS j'ai oublier 2 choses

la 1er , le poids des valises et limiter a combien a l'aller ? la 2em, , vous auriez une petite idée de cadeau , de francais a des roumains ? un truc bien de chez nous ? que je sois sur de pouvoir apporter en avion sans me faire serrer a la mon arriver a bucarest ou iasi lool , un truc legal et qui fasse plaisir en gros)

RE-MERCI
Trois semaines en Islande en famille à l'été 2010 English translation pending
by Bluequark · 2009-10-11 · 12 replies
Bonjour,

Nous somme une famille de quatre dont deux enfants qui auront 10 et 12 ans et nous envisageons de partir trois semaines en Islande l’été prochain.

Voici l’itinéraire que nous envisageons. Nous pensons a priori dormir dans du dur en privilégiant lorsque c’est possible les AJ, la moitié masculine de la famille étant rétive à camper dans ces contrées au temps instable.

Jour 1 : Vols Icelandair Paris/Reykjavik - Arrivée à Keflavik - Nuit à Reykjavik Jour 2 : Piste F225 -Helka - Nuit à Landmannalaugar Jour 3 : Landmannalaugar- Nuit Landmannalaugar Jour 4 : Piste F208 sud – alentours Vik- Nuit à Vik Jour 5 : Alentours Vik- Nuit à Kirkjubaejarklaustur (ou AJ de Hvoll) Jour 6 : Laki –Nuit près de Skaftafell (ou AJ de Hvoll) Jour 7 : Parc National de Skaftafell - Nuit à Skaftafell (ou AJ de Hvoll) Jour 8 : Fjallsarlon - Ingólfshöfði -lagon glaciaire de Jökulsarlon- nuit vers Jökulsarlon (AJ Vagnsstaðir) ou Höfn Jour 9 : Balade dans le parc de Lonsoraefi (?) -fjords -Nuit à Egilsstadir Jour 10 : Trajet Askja - Nuit à Askja

Jour 11 mont Askja (si pas fait la veille) – Nuit vers Dettifoss ou Myvatn Jour 12 : Par national de Jökulsargljufur : Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Nuit près de Husavik Jour 13 : Baleines - Nuit près de Myvatn Jour 14 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn Jour 15 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn

Ou Jour 11 mont Askja (si pas fait la veille) – Nuit vers Myvatn Jour 12 : Alentours Myvatn - Nuit près de Myvatn Jour 13 : Alentours Myvatn - Nuit près de Husavik Jour 14 : Baleines Par national de Jökulsargljufur - Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss-Nuit près de Myvatn Jour 15 : Alentours Myvatn -Nuit près de Myvatn

Jour 16 : Godafoss- Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer -Nuit à Osar Jour 17 : Péninsule deVatnsnes -Nuit à Osar Jour18 : Hveravellir - Nuit à Hveravellir ou Kerlingarfjöll Jour 19 : Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll Jour 20 : Geysir - Gullfoss Thingvellir - Nuit près de Laugarvatn Jour 21 : Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit vers Blue Lagoon Jour 22 : Vols Icelandair Reykjavik/Paris - Arrivée à Paris

Au delà de votre avis sur ce projet d’itinéraire, j’aurais aimé avoir votre avis sur :

- le trajet entre Egilsstadir et Askja : n°1 puis F905 ou n°1 et 923 ou encore F910? - le type de 4*4 à retenir pour ce parcours. J’ai regardé les sites de location et pour moi, rien ne ressemble plus à un voiture qu’une autre voiture ; - les baleines à Husavik. J’ai l’impression que les avis sont contrastés. Est-ce que cela vaut le coup ou non ? - de même pour la ballade en tracteurs pour voir les oiseaux à Ingólfshöfði? - des conseils pour loger de façon général et plus particulièrement à Askja. Le seul logement est-il le refuge de l’Iceland Touring Association? fait-y-t-il froid ? comment peut-on réserver ? - si on avait un ou deux jours de plus que suggériez vous de rajouter/modifier ?

Merci d'avance.
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
by Colybri · 2008-11-12 · 19 replies
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !

05 juillet – 22 juillet 2008

GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.

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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».

· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !

Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.

Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.

Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : .........................

Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles

7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.

Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…

Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.

direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…

Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !

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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées

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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .

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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...

Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…

Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.

Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …

...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ..........................

Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.

Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.

......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) .. ......



La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.

L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.

Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.

Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...

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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…

A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.

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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…

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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. .................................................................

Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.

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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…

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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.

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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…

.............. ............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube

L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se rév��lera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.

Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.

Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...

.......... Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.

Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.

.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.

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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…

La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !

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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.

Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.

Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !

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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.

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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.

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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.





A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .

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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.

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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.

Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.



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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.

Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.

A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.

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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .

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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.

Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.

Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.

Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.

Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.

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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.

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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.

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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.

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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.

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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!

Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.

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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !

Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.

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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.

Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.

Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.

Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.

......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière ! Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais… Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.

......................................................................Les perruches de Mowani camp...........

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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.

Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !

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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.



Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.

Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.

Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ........................................

........................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....

...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)

........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 ! .

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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.

Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊

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De retour de trois semaines au Cambodge English translation pending
by Mub · 2008-08-08 · 33 replies
Salut,

J'arrive juste de trois semaines au cambodge...merveilleux voyage au pays du sourire. Il est assez facile de voyager dans ce pays où les structures d'hébergement, les compagnies de transport...démarches bancaires sont présentes (en tout cas beaucoup plus que ce qu'y est dit dans le Lonely planète). Je ne vais pas détailler tout mon périple mais juste indiquer mes étapes pour eventuellement par la suite répondre à des questions plus pratiques !! Après PP, séjour sur l'île de la soie : koh dach (étape essentielle !!!). Puis étape à Kompong thom pour aller visiter Sambor Prei Kuk (temple préangkoriens), suivie de l'incontournable Sien Reap. Ensuite Battambang (trajet en bateau : exceptionnel !) avec découverte de la campagne environnante. Courte étape à Krakor pour aller dans le village flottant de Kompong Luong. Pour finir, Kep avec l'île du lapin... Voilà...en tout cas, c'est un pays où je me suis sentie vraiment très bien...et où j'ai encore énormément de chose à découvrir...
Itinéraire idéal en Irlande? English translation pending
by Amcolas · 2008-06-23 · 18 replies
Bonjour,

Nous voudrions faire un voyage à 2 en Irlande cet été, du 11 au 18 août. Nous devrions atterrir à Dublin et sûrement repartir du même aéroport. Nous avons imaginé cet itinéraire:

Jour 1 Dublin Dublin Jour 2 Dublin Westport Jour 3 Westport Galway Jour 4 Galway Limerick Jour 5 Limerick Killarney Jour 6 Killarney Cork Jour 7 Cork Kilkenny Jour 8 Kilkenny Dublin

Est ce que cet itinéraire vous semble bien? Nous avons sûrement oublié des sites incontournables... Pensez-vous qu'il est préférable, en pleine saison touristique, de réserver à l'avance des B&B ou nous allons pouvoir en trouver facilement à prix (très) raisonnable?

Merci de votre aide!
Le point sur le Sud de l'Argentine durant l'hiver austral English translation pending
by Soledad33 · 2007-06-08 · 3 replies
Bonjour,

Après de multiples recherches sur le forum les infos sont toujours aussi contradictoires : pour les uns Ushuaïa en août c'est juste un gros manteau et peu de touristes donc le paradis. Pour d'autres l'hiver austral rend les routes impratiquables et des chauffeurs de bus meurent dans leur engin (sic).

La question est simple : si l'on a pas peur du froid, la Patagonie en hiver austral est-elle envisageable?

J'entends par là : routes pratiquables, parcs ouverts, hébergements disponibles, etc. Je me moque de ne croiser personne, ce sera tant mieux :)

Merci à ceux qui pourront m'aider à avancer un peu :)

So.
Reflexions entendues pendant la préparation de notre tour du monde... parfois faut s'accrocher English translation pending
by Olivier27 · 2007-03-16 · 88 replies
bonjour a tous et a toutes,

nous sommes partis depuis bientot 6 mois en tour du monde et on se rememorait toutes les reflexions que nous avions entendu durant l anne de preparation.

Eh oui pour ceux qui veulent partir il va falloir rajouter cela dans votre liste : que repondre a des questions toujours sensiblement les memes ? et parfois qui vous enerve un peu ??

Pour vous aider, nous allons vous donner quelques une de nos reponses favorites a des grandes questions recurentes. Pour que tout soit claire la reponse doit etre dite avec un ton sympa et aimable, c est quand meme vos amis ...

Allez c est parti :

Martin : OLALALALA Vous avez trop de chance de faire un tour du monde du Monde. TMTDM : Tu sais Martin, avoir de la chance c est gagne au loto nous on a juste fait un choix important. ( Ce qui est assez drole a signaler c est le nombre de personne qui dise : ah si je gagnais au loto je partirais faire le tour du monde ... comme si cela etait seulement reserve aux riches.)

Georges : AH si je pouvais je partirais avec vous ... TMTDM : Peut etre que tu voudrais mais nous ce n est vraimant pas sur.

Jacqueline : Je viendrais vous voir durant votre annee ... TMTDM : Avec plaisir ... ne pas hesiter a dire ca car de toute facon que tres tres peu de personnes viendont ils trouveront toujours un pretexte.

Georgette : Mais vous etes fou de ne pas passer par ce pays il est magnifique ... TMTDM : Tu sais les pays que l on a decide de visiter ne sont pas vilains non plus et rapelle moi combien de temps tu y as passe ?? ... Oui c est cela 1 semaine et en sortant a peine de ton hotel sauf pour les escursions c est vrai que tu es une experte de ce pays.

Passons aux sponsors car nous avons fait des demandes pour notre projet:

Jeunesse et sport : Il est interessant votre projet de jeu autour du monde avec les enfants mais pourquoi vous ne construisez pas de puits en Afrique plutot ??? TMTDM : Bah parce que on est pas macon ...

Fondation prive : Tres interessant votre projet avec les enfants autour du monde, c est tres porteur cela mais en ce qui nous concerne vous ne faites rien avec des handicapes ??? TMTDM : Bah non pas precisement ... Fondation prive : Dans ce cas on ne peut pas vous aider ... desole ... TMTDM : Vous avez surement raison ... les enfants de l orphelinat Khmer au Cambodge doivent tous etre en parfaite sante ca serait dommage de nous aider ... a jamais.

Evidement il y en a encore plein, si jamais vous voulez continuer cette petite liste afin d aider les futurs voyageurs a se preparer je vous laisse la place. Ici je n ai mis que les plus gros mais qui sont reels mais il y a aussi tous les messages de soutien et d encouragement mais pour ceux la vous n avez pas besoin de nous ...

je vous embrasse

Olivier pour toute l equipe www.tmtdm.net Deja 3 mois en Afrique puis 2 mois en Inde et depuis peu en Thailande .....
Marseille/La Romana sur XL Airways English translation pending
by Yojo · 2007-03-06 · 38 replies
😎Quelqu'un est il parti de Maseille pour La Romana avec XL Airways et nouvelle frontieres? Si oui, comment cela s'est il passé et peut on choisir nos places d'avions avant le jour J, quels services à bords, respect des horaires, ...et où peut on trouver les horaires du vol ? Le nouveau site XL Airways n'est apparemment pas ok sur ce point !! 😉 Merci pour vos réponses
Complément à la mise à jour 2006 (Tadjikistan) English translation pending
by Bouyaka · 2006-10-22 · 22 replies
Bonjour a tous, Je reviens du Tajikistan ou j'ai passe le mois qui vient de s'ecouler. Merci a ceux qui m'ont aide a preparer ce trip (Cupda et Naps). Bon j'imagine que ca ne servira a pas grand monde d'ici l'annee prochaine vu que l'hiver arrive mais comme le post de Cupda m'a ete tres utile ( n'hesitez pas a vous en servir pour l'annee prochaine), bcp plus precis et exacte que le guide, je viens apporter ma pierre a son edifice sur 3 points : 1- GBAO et autres formalites de frontieres 2- Fan (partie non traite par Cupda) 3- Pamir, j'y ai passe 2 semaines fin Octobre, donc une saison un peu differente de l'ete et j'ai des trucs a ajouter si vous envisagez un passage par la a cette saison ou en hiver.

1- GBAO - frontieres Je l'ai commande par internet a la 2e agence dont Cupda a cite l'adresse mail, c'est TJS. Le contact c'est Valisher Ashurov si moi memoire est bonne. Tres fiable, on envoie le scan du passeport et du visa Taj, 40 USD par western union (+ les frais de WU) et 2 semaines max apres c'etait pret a aller chercher dans leur agence a Douchambe et il l'envoie par Scan. Y'avait toutes les regions. Ca c'est si vous avez plannifie un peu.

Ensuite y'a les autres methodes mais c'est plus aleatoire. J'ai voyage avec un Allemand qui parlait bien russe et a essaye de passer le Kyzyl Art en venant de Osh sans permis en disant qu'il le ferait a Khorog. Il a parlemente des heures et finit par coucher avec les soldats au poste frontiere mais y'a pas eu moyen (en gros parce que le soldat devait tamponner son visa et s'il se faisait recontroler, c'etait facile de prouver qu'il les avait corrompu au poste frontiere). Donc il s'est fait ejecte et a retenter le coup a Khorog. Il est arrive en Avion, et la reception a ete plutot froide : " tu remontes dans l'avion et tu repars a Douchambe tout de suite, personne ne rentre dans le GBAO sans le permis". Mais la c'etait plus de l'emphume, et au bout de 10 minutes ils l'ont laisse passer sans payer a condition qu'il file a l'OVIR de Khorog le faire. Arrive a l'OVIR, il l'a obtenu en 1/2 heures et une "gratification" de 50 USD. C'est risque mais si vraiment vous avez pas pu le faire avant, ca se tente... Voyager sans ce papelar par contre, je le recommanderai pas. C'est le premier, voir le seul truc qu'ils regardent au checkpoints. Et comme y'a pas mal de checkpoint, et des mans du KGB qui surgissent de nulle part de temps en temps, si vous devez payer et parlementer a chaque fois, il est vite amorti le permis ! Sans parler du risque de devoir rebrousser chemin.

Quand on a ces trucs la en regle, aucun souci, aucune tentative de rien du tout a aucun checkpoint. Juste un inspecteur du KGB un peu lourd dans la vallee du Chokh Dara, mais ne pas parler russe et ne faire aucun effort + montrer qu'on a le temps la decourage vite. OVIR pas OVIR ? Je dirais si vous n'allez pas au Pamir, pas OVIR. J'ai fait le mien a Khojand, c'est un peu chiant parce qu'on peut pas payer cash l'ovir mais faut aller chercher 2 cheques dans une banque puis aller les donner a l'ovir qui tamponne le passeport ensuite. C'est moins cher a Khojand 15USD. Si vous faites votre permis GBAO a l'arrache a Khorog, vous n'aurez pas le choix du coup. Sinon je ne sais pas si c'est indispensable, toujours la meme chose, ca doit passer mais si on tombe sur un chieur ca lui donne un pretexte pour demander une "amende". Par contre s'enregistrer a l'OVIR a Khorog et Mourgab, meme si c'est gratuit ca ne sert a rien (pas de tampon) donc on m'a demande une fois a un checkpoint si je l'avais fait, "oui bien sur", c'est pas comme s'ils avaient un telephone pour verifier au checkpoint😛. frontieres : venant du Kirghistan, j'ai emprunte le poste Batken - Isfara. Ras sur le poste mais j'ai pas pu trouver de transport public pour la route qui contourne les enclaves donc taxi 60 USD pour 8h de route caillouteuse depuis Osh. Assez belle route. Depart depuis derriere l'hotel Alai a Osh (pres de la grande statue avant le pont sur le parking, y a des Audi qui attendent). Sinon y'a l'avion de temps en temps aussi Osh - Khojand, pas plus cher. Toujours pareil, y'en a qui tentent le passage a travers les enclaves et qui passent, d'autres qui se font jeter et se retrouvent dans la merde parce que leur visa n'est plus valide pour le KGZ. La bonne idee, c'est un visa multi entree. Apparemment, les 2 presidents Ouzbeks et KGZ discutent au sujet de ces enclaves pour que ce soit plus un probleme. Peut etre l'ete prochain...

2- Fan. J'y suis passe debut Octobre et j'ai vraiment adore. J'ai pas vu un seul touriste et il a fait beau. 2 randos : A- les lacs dans la vallee au dessus de Shing (pour y aller le bus de 11h de Penjikent depuis la petite gare routiere a 1km du bazar (mashrutka n 1) puis attente genre 3h a Shing pour la jeep qui passe et monte jusqu 'a Marguzor. Ou alors la jeep depuis Penjikent qui part a 14h mais je sais pas d'ou. Pour la bouffe faire ses courses a Penjikent, y'a pas grand chose a Shing. Pas grand interet a marcher l'AR, c'est la meme route, perso je suis faineant donc je suis monte jusqu a Marguzor en jeep ou est le 6e des 7 lacs puis je suis redescendu a pied en 2 jours en campant entre le 2e et 3e lac, y a un spot de camping. Y'a environ 20 bornes, ca peut se faire en une journee pour les presses. J'ai dormi a Marguzor, un monsieur m'a invite. On peut camper aussi sans probleme je pense. J'ai beaucoup aime ces 7 lacs, bleus noirs encaisses entre les montagnes de la vallee, c'est tres differents de ceux d'Artush. Pas besoin de carte, impossible de se paumer, suivre la piste de 4x4.

B- Les lacs au dessus d'Artush. Depuis Penjikent gare routiere, y'a des marhrutka reguliers jusqu'au mausolee qui est a 7km d'Artush. Pour direct Artush cf le post de Cupda. A Artush, y a un monsieur qui s'appelle Hazrat qui heberge dans sa maison (tres sympa, bouffe trop bonne) pres de la mosquee. Pour la rando, je marche pas tres vite, y'a 2h jusqu'a l'Alpager puis 3h jusqu'au premier lac. Ca monte severe apres l'Alpager et dans les eboulis (casse gueule pour la descente). En haut j'avais les lacs pour moi tout seul, tres beau. J'y ai campe. Il faisait bon la journee, mais la nuit gla gla pour le camping, environ -2C mais il y a un petit lac avec plein de bois mort pour faire un feu et se rechauffer. Prevoir de redormir a Artush a moins de redescendre vraiment tres tot parce que pas trop de transport l'aprem depuis Artush (et pour la lumiere c'est bien de voir les lacs le matin aussi). Apparemment l'ete y'a des touristes, pas fin Sept/debut Oct en tout cas. A Penjikent, le resto dans l'angle du Sogdian hotel est bon.

3- Pamir. Donc j'y etais 2 semaines du 6 au 21 Octobre.

A- L'avion Dushambe - Korhog. Effectivement un beau bordel en apparence car personne ne semble vendre de billets, personne ne sait rien.... C'etait pas l'ete donc pas de probleme de dispo comme l'ete je crois. Petit avion de 20 places. J'ai fini par trouver qqun qui a pris la peine de m'expliquer comment ca marche vraiment. Les billets sont vendus par Tajikistan Airlines, au 1er etage de l'aeroport, seulement une fois que l'avion est revenu de Khorog. Donc pas la peine de se pointer le matin pour acheter un billet, au mieux debut d'aprem sauf quand l'avion est retarde. Les gens ne savent pas parce qu'en fait ils ne decident qu'au tout dernier moment si l'avion decolle mais ils ne l'annulent pas sauf quand ils savent qu'il ne pourra arriver avant la nuit. Tout ca parce que le temps change super vite en montagne. Par exemple pour mon vol, a 8h en theorie, on est monte dans le coucou a 9h, pres a decoler, et ...... finalement "non, attendez, des nuages a Khorog reprenez vos baggages, on vous dira a 11h". J'y croyais plus du tout. Et a 11h "si, finalement vous decolerez a 12h", et ca l'a fait. C'etait 200 somonis. On peut acheter le billet tant que l'avion est encore la, meme 5 minutes avant comme je l'ai fait. Evitez d'acheter des billets en avances a des Aviakassa de l'aeroport. On m'a vendu un billet a 250 somonis pour une compagnie qui n'existait pas. Le lendemain, ils m'ont dit que l'avion ne decollerait pas a cause du mauvais temps.... Mais bon quand j'ai demande ils m'ont rembourse sans probleme, petite tentative d'arnaque sans ambition je pense. Le vol est vraiment sympa a condition de ne pas avoir peur de l'avion (c'est pas le vol lui meme qui fait peur mais l'etat de l'avion et comment il est charge).

B- J'ai fait Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan, puis retour a Khorog par la vallee de Bartang (avec un crochet par Karakul), puis un bout de la vallee de Chokh Dara puis Khorog - Mourgab par la route du Pamir.

Bon je sais pas trop en ete, visiblement a lire Cupda c'est different en terme de transport, parce que moi, j'ai vraiment pas vu grand monde. J'ai tente les 2, tranports public + stop et charteriser une jeep, donc voila ce que j'en retire. La frontiere chinoise etait ouverte mais ca change pas grand chose si ce n'est qq camions sur la grande route et des chauffeurs de jeep en moins a Mourgab. C'est sur que la jeep c'est mieux pour les photos, plus souple, et on maitrise un peu mieux son destin. Et faut pouvoir partager les frais avec d'autres touristes parce que ca raque. Mais on rencontre moins de gens. Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan. Je l'ai fait en jeep sur 4 jours = 220 USD. Tres beau, on voit les montagnes Afghanes tout le long. Y'a des beaux forts sur la route etc... 1er nuit pres du fort (eviter de dormir au sanatorium, le directeur est complete fele, il m'a demande un certificat pour la Syphilis !🤪, voulu me faire payer pour prendre des photos, bref pas trop clair dans sa tete le man😕. Heureusement y'a un monsieur, premiere maison en revenant du sanatorium qui a l'habitude de recueillir les touristes qui fuient le sanatorium, tres gentil. Jusqu'a Ishkachim, transport public de Khorog ok. Ensuite jusqu'a Langar, pas croise plus de 3 voitures/camions. Apres pour rejoindre la grande route par le poste avant Alichur, je peux vous dire precisement qu'il y a 7 personnes (et non pas vehicules qui sont passes la semaine ou je suis passe), c'etait ecrit sur le registre des soldats. En clair, si vous avez pas votre voiture, c'est retour sur Khorog. Mourgab - Khorog par la vallee de Bartang en 3 jours, en jeep = 300 USD. 1er jour jusqu a Karakul, 2e jusqu a Gudara et 3e retour a Khorog. Visiblement c'est assez inedit le 2e jour mais je peux vous dire que c'est completemnt extraordinaire. Perso, c'est ce que j'ai prefere aux Pamirs. La route est tres peu frequente, souvent bloquee (quand on est passe elle venait d'etre reouverte il y a 2 jours), et surtout y'a pas vraiment de route en fait, donc les chauffeurs veulent pas y aller parce que ca detruit les jeeps, et la plupart n'ont jamais fait cet itineraire. On passe un col, sur une route qui donne des frissons avec vue sur une sorte de mer de sable gris prise entre les montagnes, tout ca avec des arbres aux couleurs d'automne. La fin de la vallee (ou le debut en venant de Khorog) est moins joli, mais il y a des villages. Voila donc, pas de transports public sur cette route. Faut trouver un chauffeur motive a Murgab (ils ont jamais pris la route en general, mais ils savent qu'elle est degeu). Pour pas se perdre, l'idee c'est de trouver qqun a Mourgab qui a de la famille dans la vallee et comme ca pourra les visiter gratos sans faire tout le tour par Khorog (ca c'est pas dur a trouver😏). Mourgab - Khorog par la route du Pamir. Y'a une voiture par jour (pas 4x4) qui part a environ 200 metres du bazar sur la rue principale en allant vers l'universite. 50 somonis une place. 8 heures. Khorog - vallee de Chokh Dara. Je voulais aller jusqu'a Javchanguz en transport public. Jusqu'a Rotshqala pas de souci. Y'a du passage et puis il y a un bus ou Marshrutka qui part entre 11h et 13h de Korhog pour un village qui est a 20 km de Rotsqala. Mais il part de l'arriere du bazar (prendre le pont derriere les voitures au Bazar) et marcher 100 metres puis sur la droite. Le probleme c'est apres. On est sur le rythme de 1 ou 2 bus par semaine, 1 ou 2 camions par jour. Donc des heures a attendre et regarder les anes passer, et il fait froid. J'ai reussi a aller 20 bornes plus loin que le village de Sejd mais pas plus loin. Pour redescendre, un camion a moutons m'a pris, c'etait marrant mais il faisait froid aussi. A 6h30 le matin le bus part de Rotshqala sur Khorog.

Murgab - Sary Moghool. Y'a pas une voiture chaque jour qui part de Murgab pour Osh. Tous les 2/3 jours plutot. Mais y'a des camions qui font Murgab - Sary Moghool environ 2 fois par semaine. J'ai attendu une journee et pris cette option la, les camions repartent vident parce le Tajikistan n'exporte rien donc ils sont content d'avoir des gens pour payer un peu d'essence. Ils reviennent avec du charbon, je vous dis ca parce que j'ai fais l'erreur de foutre mon sac dans la remorque et que mon sac s'en rappelle encore.... Bref ils partent vers 4/5 h du mat donc il faut trouver le chauffeur la veille pour se mettre d'accord. Ca peut etre long, pas a cause des postes frontieres car les chauffeurs sont trop potes avec les soldats qu'ils transportent de temps en temps, mais parce qu'ils peuvent trouver des trucs a transporter (nous on a pris 5 yaks a la frontiere KGZ), de l'essence pas chere... C'est beau comme route aussi, et de Sary Tach a Sary Moghool aussi.

Pour charteriser les jeeps, faut pas faire n'importe quoi. Premiere chose eviter Acted et autres MDSDP qui sont super chers et qui ne font que la meme chose que vous cad aller aux bazars trouver les chauffeurs et negocier. Deja choisir une jeep Uaz (les grosses vertes, c'est les plus costauds et facile a reparer). On a cartonne une Lada Niva, je confirme, les jeep Uaz c'est du beton arme roulant. Ensuite verifier les pneus et celui de secours parce que y'a pas de raison pour que vous ne creviez pas. L'etat general du vehicule (evitez les pares brises petes c'est frustrant quand on mate le paysage). Ensuite 2/3 trucs a mettre au clair avec le chauffeur : c'est une "excursi", cad le but est pas de rejoindre le plus vite l'autre village mais de s'arreter tout le temps pour prendre des photos, marcher jusqu'a un fort etc... Lui dire clairement en combien de temps vous voulez faire le trajet. Le temps ils s'en foutent en general, ca vous coutera pas plus cher. L'etat de la route et l'essence, y'a que ca qui leur fait peur. Convenir avant d'un tarif au km pour les extras que vous deciderez au dernier moment pour aller voir un lac ici, un site zoroastrien la.... Payer que la moitie le 1er jour (ou le prix de l'essence et verifier qu'il mette toute l'essence qu'il a besoin pour tout le trajet (parce qu'apres il en trouvera plus ou + cher et ca le mettra de mauvaise humeur). L'essence est cher dans le pamir environ 1USD le litre. Vous allez surement prendre des gens en stop (enfin j'espere🙂). Chacun fait ce qu'il veut mais moi je voulais pas qu'il paye or les gens y sont habitues, et forcement le chauffeur disait pas non, voir cherchait des gens dans les villages pour les emmener. Donc faut que ce soit clair aussi, vous avez deja paye pour la voiture, si des gens montent, c'est a vous de decider s'ils paient ou pas et qui.

Tout ca peut paraitre un peu infantilisant mais c'est pas forcement inutile parce que la plupart des chauffeurs n'ont fait les routes completes qu'une fois dans leur vie ou jamais par les itineraires sur lesquels vous les emmenerez. Ensuite ils y a ceux qui reflechissent et plannifient un peu, et les autres ....qui foncent tetes baisses. Et sur certaine partie du parcours, genre entre Langar et Alichur ou Gudura et Muzkol, s'il arrive qqchose, c'est vite dangereux parce qu'il n'y a absolument personne et les premiers villages sont loins.

Voila, pour finir sur des generalites, a cette epoque il fait assez froid, surtout le soir et en allant vers Murgab. Mais vous avez les couleurs d'Automne dans les vallees ou il y a des arbres. Pas vu l'eau courante nulle part. L'electricite dans la vallee de Chokh Dara, a Khorog, et a Mourgab le soir un jour sur 3. Dans les autres vallees, c'etait "en travaux", mais les gens comptaient pas trop dessus visiblement. Plus vous allez vers Mourgab, moins y'a de ravitaillement et y'a plus grand chose qui pousse. Donc stocker des fruits et autres trucs pour offrir aux gens qui vivent aux fonds des vallees (genre a Gudara ils ne mangent que du mouton, des patates et des oignons, rien d'autre ne pousse) et aux soldats des checkpoints, ca fait vraiment plaisir aux gens. Cote hebergement, jamais aucun souci, vous pouvez quasimment vous arretez n'importe ou et quelqu'un vous invitera. Ce qui est top et en plus offre une vraie souplesse pour se ballader dans la region vu les conditions de transports. Tous les pass etaient ouverts en cette saison, peu de neige. Kyzyl Art est ouvert toute l'annee, ainsi que le pass sur la route du Pamir je crois.

C'est vraiment un pays extraordinaire, un accueil inoui, certes un peu rude a voyager mais disons que ca le reserve a ceux qui le merite vraiment 😉 Si vous avez besoin d'autres infos, n'hesitez pas.
Marrakech début octobre English translation pending
by Freddyboy · 2006-09-17 · 24 replies
Bonjour, Nous comptons partir 1 semaine à partir de début octobre au Maroc et Marrakech semble etre un bon compromis. Quel climat trouve t'on à cette période, quels hotels sont intéressants, et surtout vu que l'on tombera en plein ramadan, est-ce handicapant pour le tourisme ? Nous cherchons 1 petite structure (~150 chambres), peu importes les activités car nous comptons faire les différentes villes alentours. Tous conseils sur les différentes excursions à faire sont les bienvenus merci
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
by Aristomakos · 2006-08-23 · 67 replies
II. L'Albanie

Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.

Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai !) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ? Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas. Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais ! En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !

J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.

On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪

Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...

En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.

Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !

Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...) .

On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !

Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.

On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !

On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !

On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.

On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !

On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.

On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.

Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.

On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).

Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !

Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.

Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...

On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.

On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.

L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.

On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.

La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.

On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !

Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.

Deuxième jour en Albanie

Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.

Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !

De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.

On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !

Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.

Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.

Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).

Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...

Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze ! Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.

On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.

Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.

Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !

Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...

On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.

Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.

Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !

L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...

On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.

Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !

Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.

Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.

Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.

On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.

De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise .

On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.

Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.

Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.

On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !

On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !

La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.

En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !

On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...

Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''

On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎

Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.

La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???

Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...

Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.

On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !

je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.

Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment ! Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴‍☠️

Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!

On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !

On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!

Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴‍☠️

Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !

On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !

la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.

je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...

On rentre à l'hotel et on se couche !

demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...

Troisième jour en Albanie

On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.

Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !

je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !

je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.

C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !

On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.

La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.

Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.

On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.

c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !

Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).

A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...

Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.

cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !

D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !

La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!

la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.

Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?

Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)

Conclusion sur l'Albanie :

3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !

Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.

Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?

J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !

Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂

L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.

CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...

Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !

Passons en Macédoine ! 🙂

Ben
Visiter le Chili en deux semaines English translation pending
by Mich · 2006-03-24 · 10 replies
Hello !

Je ne dispose que de 2 grosses semaines pour partir en vacances en avril. Nous sommes 2 et voyageons en routards, et je me demande si ces 2 semaines suffise pour visiter le Chili. Qu'en pensez-vous ? quels sont vos conseils ?

Merci
Tour du monde avec les enfants English translation pending
by Maururuee · 2006-03-01 · 123 replies
je suis enceinte et j'ai déjà un fils de 3 ans; j'ai depuis toujours la folie des voyages et mon compagnon et moi pensons à un tour du monde; il pensait le faire à deux quand les enfants seront grands mais j'aimerai mieux le faire rapidement et avec les enfants; quels sont vos arguments pour le convaincre de partir avec eux (un n'est pas encore né !) ? Quel budget car nous souhaiterions mettre de l'argent de côté tous les mois pendant quelques années et bien préparer ce tour; je ne pense qu'à ça et j'ai envie de me fixer des objectifs ; merci pour vos conseils
Indonésie: où me conseillez-vous d'aller? English translation pending
by Genevieveg26 · 2005-12-20 · 11 replies
Je vais en Indonésie avec mon copain l'été prochain (juillet-août 2006). J'aime les voyages avec sac à dos, aventures, etc. J'aime faire de la plongée sous-marine et de l'apnée. Nous sommes allés en thailande l'été passé et nous avons adoré le sud. Je voudrais visiter les îles, voir les plus beaux coins perdus ou non de l'Indonésie. Où me conseillez-vous d'aller et si vous avez d'autres conseils de tout ordres, faites m'en part svp.

Merci, Geneviève du Québec!
Transport de Santiago à Arica English translation pending
by Norbertmgt · 2005-12-08 · 5 replies
Salut à tous ! Toujours dans la préparation de notre trip en AmSud Qelqu'un a-t-il déjà utilisé les compagnies de bus longue distance Santiago-Arica avec les salon-camas?Pratique, pas trop usant malgré les 27 de trajet ? 😕

Prix pratiqué ? peut-on réserver à l'avance ? site internet des principales companies existe-til ?

Toutes infos là-dessus et un bon plan 😇 pour quelques jours à Arica ( hotel sympa, location de voiture pour faire le parc de Lauca, agence de voyage locale et hébergement à Putre, poursuite sur le Pérou via Tacna ) ...tout ça m'intéresse

Merci Bonne journée 😉
sud marocain fin decembre English translation pending
by Solminique · 2005-03-04 · 16 replies
Pour un premier voyage au Maroc, j'envisage soit un autotour (TO à choisir, que pensez-vous du comptoir du Maroc)😄), soit le circuit suivant:

Ce n'est encore qu'une ébauche que je compte bien améliorer avec vos conseils.

J1: Arrivée à MARRAKECH. J2: MARRAKECH-SKOURA via OUARZAZATE. J3: vallée du Dadès et gorges du Todgha J4: TINEGHIR-MERZOUGA J5: EXCUSRIONS à partir de Merzouga. J6: Merzouga-Rissani- Alnif-tansikht-zagora J7: vallee du draa zagora-Ouarzazate J8: Ouarzazate- Marakkech j9: Marrakeck J10: Retour Orly

Est ce raisonnable compte tenu des distances? Comment sont les routes en décembre? Est-ce OK avec une voitire de location ou le 4x4 est-il indispensable? Quelles étapes conseillez-vous pour l'hébergement?

Merci à l'avance de vos suggestions
Nouvel An à Barcelone English translation pending
by Hakàrl · 2004-11-11 · 28 replies
Hello,

Je compte passer le nouvel an à Barcelone, quelqu'un aurait-il des infos ou des expériences à partager ?

Merci
11-Day Trip to Jordan in Late October 2025 – Recap
by KayakMan · 2025-11-23 · 10 replies
Let’s be clear—it was a fantastic time to visit, and Jordan is an amazing country! 100% sunshine and temperatures between 25 and 35°C, depending on the altitude. No stress at all: Jordanians live up to their reputation as a charming, helpful, and fun-loving people. No hassles, no pushy sales—just pure joy sharing time and laughter with them. Over 11 days, we intentionally skipped the north to spend more time in Petra, Wadi Rum, Dana, and diving in Aqaba. No regrets whatsoever 😄 Practical tips at the end of the travel journal.

Road trip: Arrived at 10 PM (Nantes-Frankfurt/Amman in under 9 hours). Spent the night near the airport.

Day 1: Left at 8 AM for Mount Nebo and the Dead Sea Center—picnic in the middle of the lovely Wadi Himara (great spot, 2-hour round trip—thanks to the GPS coordinates from the agency. It takes guts to leave your car parked alone with all the luggage inside, but honestly, no stress at all). Afternoon at the Movenpick (pricey but nice) to enjoy the Dead Sea. Dinner on-site. Perfect relaxation for a first day.



Day 2: Drove south along the Dead Sea. First stop at Wadi Mujib (great, fun, and full of water—max 2-hour round trip). Then a second swim in the Dead Sea, 10 km past the Wadi Mujib Center, which we preferred over the Movenpick spot because it felt wilder. Just pull over when you see tents along the road where you can take a shower after swimming (a must! Cost: 3 JOD per shower). The scenery is stunning, and the swim feels more natural than at the hotels. A really cool experience.

Around 3 PM, took the scenic route after the Dead Sea toward Little Petra (1.5 hours). Don’t take the King’s Highway directly—instead, continue on the Wadi Arabia road, then turn left (Route 60) after the town of Feifa and the ‘Jo Petrol’ gas station. Worth it! Visited Little Petra in the late afternoon and had dinner + stayed overnight at the Seven Wonder Luxury Camp. TOP: warm welcome and great advice on the best order for hikes in Petra based on sunlight and avoiding backtracking. We regretted not staying two nights…

Day 3: PETRA Petra info: Not many people around, so we really enjoyed it (thanks to the geopolitical situation). We’ll share the times of our circuits since we were able to catch the sun on the key sites (9:30 AM for the Treasury). As amateur photographers, we took our time on all the visits and circuits—you can shave off about 25% of the suggested times. But rushing can ruin Petra’s magic! For us, two full days is the minimum.



First day in Petra with arrival at 7:30 AM. Free parking in front of the visitor center… Program: Siq, Khazneh (40 min), then the amazing “High Place of Sacrifice” circuit between 9:30 AM and 12:30 PM, starting directly to the left before the theater. This avoids climbing in the sun (great tip from our camp host the night before!).

Arrived at the Great Temple, lunch at the ‘The Bassin’ self-service (17 JOD per person!). Expensive, but it’s a good place to rest 😉 Then visited the churches with viewpoints over the temples, accompanied by two friends 🙂, the Colonnaded Street, and the tombs (in the sun at 4 PM), the Theater… then back via the Khazneh and the Siq (another 40 min!).

Arrived at the Seven Wonder Hotel in Petra at 5 PM, exhausted!! Good hotel, simple room, but an amazing rooftop with a pool—perfect for relaxing after Petra. A car is necessary to reach the visitor center and possibly downtown for dinner (the hotel dining room isn’t cozy at all). Two great places to eat: Mr. Falafel for lunch or dinner (also makes takeaway meals for 4 JOD)—simple but delicious! My Mom's Recipe Restaurant—great decor on the terrace and really tasty food. Day 4: Little Petra to the Monastery circuit. You need a special ticket issued on the road to Little Petra (you can get there by taxi from the visitor center for 10 JOD or by shuttle), where they take you in a 4x4 to the start of the trail. This saves an hour of walking in the sun but costs 5 JOD per person. Started the trail around 8:30 AM. Count 3 hours to get all the way down. Great circuit that avoids climbing the 800 steps (just descending them!).

Before reaching the Monastery, tea break at the “End of the World Coffee” following the “best view” sign—the name isn’t exaggerated!!!! Breathtaking desert views in a charming setting. We could’ve stayed forever!

Great tip: Picnic at Petra (free tables available next to the BASIN restaurant, and sandwiches for sale—though not great—if you didn’t bring your own). Then we wandered around the site: a small circuit behind the Nabatean Restaurant with a view of the entire site, returning via the path that runs above Qasr al-Bint, the Great Temple, and the Colonnaded Street to reach the Street of Facades. This path offers another stunning view overlooking the temples and tombs. We took our time, and it was amazing… Back to Seven Wonder by 3:30 PM… The call of the pool, and we were exhausted!

Day 5: Last day in Petra with the Al Khubtha Trail circuit to see the Khazneh from above. Really fun to do (2.5-hour round trip, including 30 minutes of contemplation 😊. Best in the morning to see the Khazneh in the sun 👉 9:15 AM). Return via the tombs, and we recommend going straight up while staying left of the main path (amazing circuit with the best view of the theater—gorgeous).



Back to the car at 1 PM, lunch at Mr. Falafel, and headed to Aqaba via Little Petra and the Dead Sea (the Wadi Arabia road we loved!) to take the “Rift Valley—West Route” to Aqaba. The scenery loses its charm once you hit Route 65—we ended up regretting not taking the shorter route… but if you haven’t taken the Wadi Arabia road before, don’t miss it! Arrived at the Bedouin Garden Village at 5 PM (Aqaba, South Beach), and diving briefing 😊! Simple hotel with a great vibe and a nice little pool. However, not the cleanest (rooms and common areas)—you can tell there’s been a lack of guests lately, which is a shame because the location, decor, and atmosphere are all great. On the other hand, disappointed by the southern beaches—dirty and almost deserted, with nothing open for dinner in the evening.

Day 6-7: Morning dives (great marine life, easy shore dives with unique wrecks—cargo ship, tank, plane sunk near the shore). Lots of colorful fish, though small. Afternoons and evenings in Aqaba, which turned out to be a lively and pleasant city. Sunset drinks by the embankment near the giant flag—a great mix of local life, loud racing boats, music… we loved it. Dinner at Al Shami Restaurant—delicious, affordable, and a really nice terrace with a view of the beautiful Sharif Hussein bin Ali Mosque. Perfect lemon-mint juice!

Day 8: Two final dives in the morning, then drove to Wadi Rum (1 hour). Welcomed by Khaled and Claire from Mars on Earth (a top agency we highly recommend—they put together a “semi-custom” stay based on our schedule and desire to avoid crowds. Claire is French, which makes booking and planning ahead via email much easier). Afternoon in a private 4x4 in northern Wadi Rum to see the most famous and visited sites (lots of improbable selfies 😠!). Gorgeous sunset with Bedouin tea over the fire. Khaled is amazing, with a beautiful smile… Arrived at the tent camp for the night. Great location, unique dinner, and a fun evening around the fire with Khaled leading cool games that got everyone chatting. Beautiful tent with a view of the stars…

Day 9: Trek to Burdah Rock Bridge (3 hours)—for sporty types only, as it’s a tough climb and descent with no protection or pitons… basically climbing with just a 3-meter rope held by our guide to help us! But what an amazing memory, incredible views, and a real adventure for my 57 years! Would do it again in a heartbeat 😊!

Then headed south in Wadi Rum. Let’s just say it was our favorite area… we strongly recommend spending a full day there… Wild, red, and empty—another planet! Salem, our climbing guide, took us to wonderful spots with breathtaking views. We wished the day could’ve lasted 48 hours!



End of the day: sunset, Bedouin tea, beautiful views… Just the classics 😉, but we loved it! Then spent the night under the stars. Salem set up comfortable mattresses and thick blankets, prepared tea and dinner over the wood fire. An amazing experience—like being a kid again, with a sky so stunning we fought sleep just to keep our eyes open.

Day 10: Woke up around 7 AM after a great night under the stars! Breakfast… and then it was time to head back to Claire and Khaled’s to pick up our car. Drove to Wadi Ghuweir (2.5 hours from the King’s Highway). A truly magnificent wadi reached after a steep descent (don’t take a Fiat 500 for the climb back up!). Make sure to hike 2 hours in to reach a lush oasis with water where you can swim in the middle of the wadi… We didn’t know and stopped 15 minutes too early… I still regret it!! If there’s no water at the start of the hike, it’s because it’s flowing underground—don’t give up thinking the wadi is dry! That’s why it’s Claire’s and Family in Jordan’s favorite wadi. A must-do! Picnic in the wadi. Around 4 PM, headed to Dana—visited this tiny, unique village, half in ruins and half restored while keeping its old-world charm. Stayed overnight and had dinner at Dana Luxury Huts (amazing view with a private balcony, great triangular rooms—though the bathroom is tiny). Run by a family. Delicious food cooked by the mom. Bedouin tea after dinner around the fire—such a nice moment.

Day 11: “Sheq Al Reesh” trek in Dana Valley booked through the Luxury Huts hotel. Four hours in a totally different landscape from the desert—unique and guided by a fantastic guide who prepared a memorable lunch over a fire on the cliffside. We really loved this hike and the peacefulness of Dana. A great stop to break up the long drive back to the airport. Left Dana at 2 PM for Kerak Castle (2.5-hour drive). Nice visit, especially the underground passages. Then drove to Madaba (1.5 hours) to explore the city by night, do some last-minute shopping, and wait for our 3:30 AM flight… not fun!

Good to know:

Late October was a perfect time—temperatures between 25 and 35°C depending on location (mountains or sea), with lows of 13°C at night in Wadi Rum 👉 A fleece is enough; it’s not that cold in the desert, and the blankets are amazing. Eleven days is the perfect amount of time to take it slow, stop for "Bedouin tea" invitations in unexpected places, and soak in the colors! We don’t regret doing the trip "backwards"—starting with the Dead Sea and ending with Wadi Rum and Dana (usually, people start with the King’s Highway). We recommend the ‘Family In Jordan’ guide for those who want an easy way to find trailheads and routes. Don’t hesitate to explore multiple wadis—not just Wadi Mujib! We highly recommend Mars on Earth for organizing your Wadi Rum stay. Very professional, with great bivouac and camp locations. No pushy salespeople. Jordanians are very respectful (especially toward women), super smiley, and helpful. We felt completely at ease—almost too much so 😉 Renting a car is a great option, but if possible, choose a mid-size category with a "real" engine and check the tires. The hills are tough, and some roads turn into semi-off-road for 500 meters… No issues driving—roads are in good condition. The only problem is the aggressive speed bumps everywhere. The Dana-Madaba King’s Highway is long (4 hours). Budget varies a lot depending on your choices: from a simple lunch for 4 JOD to a dinner for 30 JOD, depending on how touristy the restaurant is… On average, 8–10 JOD for a good local or seafood dish + drink, and 30–40 JOD for a night in a hotel (except the Movenpick, unfortunately ☹). Watch out for Fridays—it’s really hard to find picnic supplies! If you’re still hesitant, the Jordan Pass is a must and very cost-effective since it includes your visa. Get it online. Consider hubs like Madrid or Frankfurt—often faster and cheaper than flying via Paris and Air France if you live in the provinces!
USA 2022 Road Trip
by Pinacoladada · 2025-06-02 · 156 replies
During our first road trip across the United States, we covered 23,000 km and crossed 28 states in 53 days.

Originally, we had planned to drive Route 66 all the way to Oatman in Arizona and visit various national parks in the American West over a two-month period.

This itinerary was planned before our departure, and all the relevant information had been gathered to stick to the schedule.

Everything went so smoothly that we finished visiting the national parks well ahead of our planned return date.

It helped that having a bed, a portable toilet, and a cooler in our vehicle gave us some autonomy since we didn’t have to worry about accommodation.

So, we decided to extend our road trip to the cities of Nashville and Memphis in Tennessee.

We then headed to Louisiana to visit Baton Rouge and New Orleans.

We crossed Mississippi and Alabama before driving along Florida’s west coast all the way to Key West.

We returned via Florida’s east coast and then crossed the eastern U.S. states to get back to Quebec through the Jackman border crossing in Maine.

So, I invite you to keep reading this long recap, which will let you discover the different attractions we visited throughout this amazing journey.

Videos are included throughout the recap. Click on the image to start the video.

To jump to a specific post, here are the relevant links:

Route 66 - Illinois & Missouri Route 66 - St. Louis (Missouri) - Gateway Arch National Park Route 66 - Cuba (Missouri) - City Murals Route 66 - Springfield (Missouri) - Fantastic Caverns Route 66 - Kansas & Oklahoma Route 66 - Texas & Arizona Route 66 - Texas - The Stations of the Cross in Groom Route 66 - Texas - Panhandle - VW Slug Bug Ranch Texas - Palo Duro Canyon State Park - Juniper Trails Texas - Palo Duro Canyon State Park - The Lighthouse Trail Route 66 - Texas - Amarillo - Cadillac Ranch Route 66 - New Mexico - Santa Rosa Blue Hole New Mexico - Bandelier National Monument - Alcove House Trail via Main Loop Trail New Mexico - Bandelier National Monument - Tsankawi Ruins Trail New Mexico - White Rock Overlook Route 66 - New Mexico - Albuquerque - Old Town New Mexico - White Sands National Park New Mexico - White Sands National Park - Dune Life Nature Trail New Mexico - White Sands National Park - Playa Trail New Mexico - White Sands National Park - Interdune Boardwalk New Mexico - Gila Cliff Dwellings National Monument New Mexico - Grants - Ice Cave & Bandera Volcano New Mexico - Gallup - Pyramide Rock Trail & Church Rock Trail Arizona - Holbrook - Painted Desert Arizona - Petrified Forest National Park - Puerco Pueblo & Newspaper Rock Viewpoint Arizona - Petrified Forest National Park - Blue Mesa Arizona - Petrified Forest National Park - The Teepees, Agate Bridge & Jasper Forest Overlook Arizona - Petrified Forest National Park - Crystal Forest Trail Arizona - Petrified Forest National Park - Giant Logs Trail Arizona - Winslow - Two Guns Ghost Town Arizona - Cameron - Little Colorado River Gorge Overlooks Arizona - Grand Canyon National Park - Shoshone Point Trail Arizona - Grand Canyon National Park - Desert View Drive Arizona - Grand Canyon National Park - Rim Route (Orange) & Village Route (Blue) Arizona - Grand Canyon National Park - Hermit Route (Red Line) Route 66 - Arizona - Historic Town of Oatman Arizona - Bullhead City Community Park Nevada - Red Rock Canyon - Calico I & II & Sandstone Quarry Nevada - Red Rock Canyon - Willow Springs Nevada - Red Rock Canyon Lookouts Nevada - Valley of Fire State Park - White Domes Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Seven Wonders Trail, Pink Canyon, Fire Wave Nevada - Valley of Fire State Park - Rainbow Vista Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Mouse's Tank Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Rock Formations Nevada - Valley of Fire State Park - Scenic Routes Nevada - Cathedral Gorge State Park - Slot Canyons Nevada - Cathedral Gorge State Park - Eagle Point & Miller Point Utah - Bryce Canyon National Park - Mossy Cave & Tropic Ditch Waterfall Trail Utah - Bryce Canyon National Park - Scenic Drive Utah - Zion National Park - Pa'rus Trail Utah - Zion National Park - Sand Bench Trail Utah - Zion National Park - Emerald Pools Trail Utah - Zion National Park - West Rim Trail (Trail connecting to Angels Landing) Utah - Zion National Park - Riverside Walk Utah - Zion National Park - Court of The Patriarchs & Big Bend Utah - Zion National Park - Mount Carmel Highway Scenic Drive Utah - Kanab - Jackson Flat Reservoir Utah - Toadstools Trail in Grand Staircase-Escalante National Monument Arizona - Page - Glen Canyon Dam Overlook Arizona - Page - Glen Canyon National Recreation Area Arizona - Page - Horseshoe Bend Overlook Arizona - Page - Upper Antelope Canyon Arizona - Page - Navajo Canyon Boat Tour at Lake Powell Arizona - Page - Antelope Canyon X Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Chelly Canyon Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Canyon del Muerto Arizona - Monument Valley Navajo Tribal Park Utah - Mexican Hat Utah - Mexican Hat - Goosenecks State Park Utah - Mexican Hat - Valley of the Gods Utah - The Moki Dugway Scenic Backway Utah - Blanding - Natural Bridges National Monument Utah - Lake Powell - Hite Crossing Bridge Utah - Lake Powell - Glen Canyon National Recreation Area - Hite Overlook Utah - Capitol Reef National Park - Chimney Rock Loop Trail Utah - Capitol Reef National Park - Hickman Bridge Trail Utah - Capitol Reef National Park - Grand Wash Trail Utah - Capitol Reef National Park - Sunset Point Trail Utah - Capitol Reef National Park - Goosenecks Trail Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Fruita Area Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Scenic Drive Utah - Capitol Reef National Park - Cassidy Arch Trail Utah - Capitol Reef National Park - On the way to Capitol Gorge Trailhead Utah - Capitol Reef National Park - Capitol Gorge Trailhead Utah - Monroe - Mystic Hot Springs Utah - Scenic Overlooks on UT-24, UT-119 & I-70 Utah - Arches National Park - Park Avenue Trail Utah - Arches National Park - Courthouse Towers Section's Viewpoints Utah - Arches National Park - Balanced Rock, Pothole Arch, Ham Rock & Garden of Eden Utah - Arches National Park - Double Arch Trail, Cove Arch, Cove of Caves & Panorama Point Utah - Arches National Park - Windows Loop & Turret Arch Trail Utah - Arches National Park - Delicate Arch Trail Utah - Arches National Park - 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