Results for "Poble+Espanyol+|+9+>+206"
5875 results found.
Portez-vous un casque en vélo? English translation pending
Lors de vos longs voyages en vélo, prenez vous un casque avec vous ?
Vic.
Vic.
visites incontournables en Inde English translation pending
Bonjour,
je pars en Inde cet été avec une copine pour faire une mission humanitaire à Bangalore mais on y va une semaine avant pour visiter.
Je sais qu'une semaine c'est court mais on a fait au mieux.
On attérit à Bombay donc on compte y rester un peu, puis descendre vers Goa et si on a le temps à Cochin.
On aimerait en faire le maximum et ne pas louper le plus beau à voir ou à faire dans ces villes donc j'accepte toutes infos ou conseils qui nous aideront à réussir notre semaine.
Merci
je pars en Inde cet été avec une copine pour faire une mission humanitaire à Bangalore mais on y va une semaine avant pour visiter.
Je sais qu'une semaine c'est court mais on a fait au mieux.
On attérit à Bombay donc on compte y rester un peu, puis descendre vers Goa et si on a le temps à Cochin.
On aimerait en faire le maximum et ne pas louper le plus beau à voir ou à faire dans ces villes donc j'accepte toutes infos ou conseils qui nous aideront à réussir notre semaine.
Merci
Spitzberg: à la marge du monde English translation pending
C'est à partir d'aujourd'hui 20 avril que le soleil ne se couche plus sur le Spitzberg, par 80° Nord, et ce jour continu va durer jusqu'au 23 août ...
Certains connaissaient déjà notre site "Islande, la création du monde" ... Il se complète à présent de la 2ème partie : Spitzberg : à la marge du monde
C'est notre voyage-expédition tout là-haut, dernières terres avant le pôle, en juillet dernier. Inoubliable pour nous ... Beauté et émotion à l'état pur.
Certains connaissaient déjà notre site "Islande, la création du monde" ... Il se complète à présent de la 2ème partie : Spitzberg : à la marge du monde
C'est notre voyage-expédition tout là-haut, dernières terres avant le pôle, en juillet dernier. Inoubliable pour nous ... Beauté et émotion à l'état pur.
Situation actuelle en Équateur English translation pending
j'adorerais que quelqu'un qui se trouve en equateur actuellement m'informe honnetement de se qui s'y passe actuellement. Je ne suis pas parano, une petite habitude des pays en "crises" et je ne crois pas vraiment en ce que les journaux et la tele raconte ( enfin pas toujours). mais il s'avere que je debarque a quito lundi a 11 du soir avec ma fille... et en tant que mere poule ... ben infos bienvenues
kamajaru
kamajaru
canal du nivernais en vélo English translation pending
certes, c'est très "court" par rapport à vos voyages...
je voudrais savoir si l'on peut faire Auxerre-cercy la tour en vélo seulement par les voies de halage ?
merci pour ceux qui connaissent le trajet de me répondre ou de me renvoyer sur des sites (pas celui de vtt morvan, très complet mais trop à l'est).
svezdana
je voudrais savoir si l'on peut faire Auxerre-cercy la tour en vélo seulement par les voies de halage ?
merci pour ceux qui connaissent le trajet de me répondre ou de me renvoyer sur des sites (pas celui de vtt morvan, très complet mais trop à l'est).
svezdana
Chercher personnes pour partager expérience de trekking English translation pending
Bonjour a vous tous, je suis nouveau depuis quelque temp sur ce forum. je n'avait pas encore écrit, car j'était bien occuper a tout lire! Et bien voila tout, jadore le trekking :)
Je suis pas mal perdu dans une mer dinformation, je veux commencer quelque rendoner, meme des longue dès cette été. Je tien a dire que je ne par pas de nul par par contre. Je fait de la survie en forêt depuis que jai 12 ans, et aussi de la carte et bousole. j'ai effectuer de nombreuse rendoner de quelques jours. J'ai mes carte d'instructeur en survie militaire d'été et d'hivers.Je suis présentement instructeur spécialiste en survie dans larmer de réserve pour les cadet de l'armé. J'ai quand meme une bonne base niveau débrouillardise, utilisation déquipement et tout ce qui concerne la forêt. J'étudie en plus au cégep en milieu naturel au cégep de st-félicien ( jsuis un gars du lac ;)) vous voyer donc a coup sur mon intéret.. Le hic, c'est que je connait plein de chose...militaire! jai un assortiment asser incroyable pour les randoner, la survie, le séjour en foret... mais militaire! cest lour, encombrant, mal répartie le stock militaire. Je me doit donc apprendre le civil! les petit poele, le gore text au lieu du coton, les tente 4 saision au lieu des tente en caoutchouc... vous voyer le genre!
Je suis québécois, et je cmpte bien découvrir des personne expérimenter pour me montrer des rudiement de tout cela dès cette été. Je suis très motiver, le plein air me facine depuis toujours. j'aimerai en venir a traverser le groenland ou quelque chose du genre d'ici 10 ans ou plus. Qui sait, p-e quelqun voudra marcher avec moi ici!
Bon, jarete ici, jattend de vos nouvelle, ou de tes nouvelle celle ou celui qui lira ce message.
Je suis pas mal perdu dans une mer dinformation, je veux commencer quelque rendoner, meme des longue dès cette été. Je tien a dire que je ne par pas de nul par par contre. Je fait de la survie en forêt depuis que jai 12 ans, et aussi de la carte et bousole. j'ai effectuer de nombreuse rendoner de quelques jours. J'ai mes carte d'instructeur en survie militaire d'été et d'hivers.Je suis présentement instructeur spécialiste en survie dans larmer de réserve pour les cadet de l'armé. J'ai quand meme une bonne base niveau débrouillardise, utilisation déquipement et tout ce qui concerne la forêt. J'étudie en plus au cégep en milieu naturel au cégep de st-félicien ( jsuis un gars du lac ;)) vous voyer donc a coup sur mon intéret.. Le hic, c'est que je connait plein de chose...militaire! jai un assortiment asser incroyable pour les randoner, la survie, le séjour en foret... mais militaire! cest lour, encombrant, mal répartie le stock militaire. Je me doit donc apprendre le civil! les petit poele, le gore text au lieu du coton, les tente 4 saision au lieu des tente en caoutchouc... vous voyer le genre!
Je suis québécois, et je cmpte bien découvrir des personne expérimenter pour me montrer des rudiement de tout cela dès cette été. Je suis très motiver, le plein air me facine depuis toujours. j'aimerai en venir a traverser le groenland ou quelque chose du genre d'ici 10 ans ou plus. Qui sait, p-e quelqun voudra marcher avec moi ici!
Bon, jarete ici, jattend de vos nouvelle, ou de tes nouvelle celle ou celui qui lira ce message.
Mes Bricks au Thon English translation pending
Les Bricks sont des entrées, mais accompagnées d'une salade et si on en mange au moins deux voire plusieurs, elles peuvent parfaitement convenir pour un repas complet. Il existe là encore des variantes, comme par exemple remplacer le thon par de la viande hachée cuite (même recette sans les câpres).Il vous faut pour 2 Bricks :
2 feuilles de brick (ou d'youl) 3 pommes de terre moyennes 150 gr de Thon au naturel 2 oeufs 1 citron 1 échalote (ou 1 petit oignon à défaut) des câpres du persil sel et poivre noir huile pour la friture
Ma petite recette :Peler les pommes de terre après les avoir cuites à l'eau. Les écraser à l'aide d'une fourchette. Disposer une feuille de brick sur une assiette creuse, et étaler comme sur la photo 2 (faire un puit au centre) la moitié des pommes de terre.
Ajouter aux pommes de terre, la moitié du thon grossièrement émietter : photo 3.
Rajouter la demie échalote émincée, quelques câpres, du persil, du sel et du poivre noir : photo 4.
Rajouter l'oeuf cru entier, au centre du puit. Saler et poivrer à nouveau sur l'oeuf : photo 5.
Comme sur la photo 6, replier les bords latéraux de la feuille de brick.
Rabattre encore le "haut" puis le "bas" de la feuille de brick, comme indiqué : photo 7.
Frire les Bricks à la poêle dans de l'huile assez chaude pendant 2 à 3 minutes sur chaque face jusqu'à ce qu'elles dorent. (la face "inférieure" doit dorer très vite afin que l'oeuf reste coulant).
Après la cuisson des Bricks, les "dégraisser" en les déposant sur du sopalin, avant de servir.
Servez chaud avec du citron et Bons Bricks !!!
Nawal.QQ'un connait Hienghène? (Nouvelle Caledonie) English translation pending
Bonjour,
Nous allons nous installer bientôt en Nouvelle Calédonie, nous rachetons une affaire sur Hienghene. Nous irons voir de plus prés de quoi il retourne en Juillet. Mais avant de trop nous engager, nous souhaitions savoir ci certain(es) d'entre vous connaissez le coin et ce que vous en pensiez...
Un grand merci pour vos réponses qui nous serons trés TRES utiles...😉
Sand et Flo
Nous allons nous installer bientôt en Nouvelle Calédonie, nous rachetons une affaire sur Hienghene. Nous irons voir de plus prés de quoi il retourne en Juillet. Mais avant de trop nous engager, nous souhaitions savoir ci certain(es) d'entre vous connaissez le coin et ce que vous en pensiez...
Un grand merci pour vos réponses qui nous serons trés TRES utiles...😉
Sand et Flo
Sacoches Ortlieb English translation pending
J'aimerais avoir quelques avis sur des utilisateur au très long cours sur la longévité, robustesse de ces sacoches.
Pour l'étanchéité, elle sont parfaites mais pour le reste ?
Durée de vie des fixations en plastiques, les crochets ne sont pas très gros, et on m'en a déjà cassé un dans un transport avion ? Et vous ?
Qualité de l'acrochage, en passant sur des nids de poule ? Résistance de la toile au chocs, au frottement ? Et la réparation ?
Est ce que quelqu'un est parti avec de telles sacoches sur plusieurs mois, voire plusieurs années ?
Merci
Pour l'étanchéité, elle sont parfaites mais pour le reste ?
Durée de vie des fixations en plastiques, les crochets ne sont pas très gros, et on m'en a déjà cassé un dans un transport avion ? Et vous ?
Qualité de l'acrochage, en passant sur des nids de poule ? Résistance de la toile au chocs, au frottement ? Et la réparation ?
Est ce que quelqu'un est parti avec de telles sacoches sur plusieurs mois, voire plusieurs années ?
Merci
musique cubaine English translation pending
Bonjour,
Je cherche le nom d'un artiste cubain qui a écrit la chanson povre diablo
Merci
Gasb
Je cherche le nom d'un artiste cubain qui a écrit la chanson povre diablo
Merci
Gasb
location de voiture en rep dom English translation pending
salut à tous😉 je part demain en re dom et je voudrais louer une voiture ;avez vous une idée des prix sur place en passant par les locaux? swan 😎
Argentine-Patagonie-Ushuaia fin avril-début mai English translation pending
Bonjour. Je sais bien qu'il n'y fait pas chaud, mais envisager d'aller à Ushuaia, à El Calafate et éventuellement sur la péninsule de Valdès fin avril-début mai, est ce bien raisonnable? D'abord, le froid est il insupportable? A-t-on des chances d'avoir un rayon de soleil? Et quelle faune à Valdès à cette période? Je n'arrive pas à avoir d'avis bien tranché sur ces questions, ni sur les guides, ni sur le net. Merci de vos réponses.
en direct de Phuket English translation pending
bonjour a tous
nous profitons a fond de notre sejour ici ou le temps est au top
peu de touristes, avons vu Patong Beach cet apres midi incroyable les degats, mais deja tous au boulot de reconstruction
demain allons sur Surin Beach
a bientot
nous profitons a fond de notre sejour ici ou le temps est au top
peu de touristes, avons vu Patong Beach cet apres midi incroyable les degats, mais deja tous au boulot de reconstruction
demain allons sur Surin Beach
a bientot
compte rendu blau colonial English translation pending
De retour du blau colonial le 20 février. Très beau voyage. hôtel magnifique. Boiseries, salle de bain en marbre, architecture impressionnante. L'Hôtel est en rénovations. Ne vous inquiettez pas, la section est fermée et en retrait. Personne n'a connaissance des travaux. Certains se questionne sur la deuxième piscine qui est toujours fermée. Ne comptez pas sur son ouverture prochaine..... Nous sommes à Cuba! La température pendant notre séjour a été parfaite. Je sais que la semaine précédente, c'était très froid, alors rien n'est assuré. La plage magnifique, les cubains adorable! Le blau est un endroit très familial. Beaucoup d'enfants, peu de chaise haute pour manger! Une seule!!!! Nous attendions tous comme des rapaces, la chaise haute pour pouvoir faire manger bébé...... sinon, la nouriture est très bonne. Armez-vous de patience si vous aimez les pâtes. Vous choisissez les ingrédients avec le gars, il fonctionne a une poîle et prends le temps de discuter. Il n'est pas rare d'attendre une demie heure pour un plat de pâte! Disons que le rythme est différent.....mais nous sommes en vacances! La faiblesse de l'animation a été mentionné souvent dans ce forum. Ce n'est pas un mythe. Je ne conseille pas à des jeunes ou des gens qui veulent faire la fiesta d'aller au blau. les soirées peuvent être longues...... Il y a tout de même un groupe maison qui joue et chante presque à tous les soirs. Il y a aussi la mini disco à tous les soirs à 20h30. Pendant que les enfants s'amusent, les parents peuvent prendre un verre en s'attendrissant devant les prouesses de leurs progénitures. Sommes toute de bien belles vacances...il s'uffit d'évacuer le vieux réflexe de ne pas être très patient devant un service lent et déficient.... Bonne vacances!!!!
Equipement pour Mongolie English translation pending
Nous devrions passer 15 jours en yourtes (pour touristes) debut juillet 2005.
Que mettre dans notre valise ?
Certaines yourtes dans ces camps pour touriste ont t'elles l'electricité ? (je pense à mon apn dont il faudra recharger les piles...)
merci pour vos reponses
Que mettre dans notre valise ?
Certaines yourtes dans ces camps pour touriste ont t'elles l'electricité ? (je pense à mon apn dont il faudra recharger les piles...)
merci pour vos reponses
Emmener son chien? English translation pending
Salut a tous!
Je prepare un voyage en van en Inde, en passant par l'Iran et retour par le kazakstan et la Russie et j'ai du mal a me procurer des infos pour savoir si mon fidele compagnon de route(un batard de 2 ans)peut me suivre partout comme a son habitude.
Si quelqu'un a des tuyaux, je suis preneur!
Merci
Je prepare un voyage en van en Inde, en passant par l'Iran et retour par le kazakstan et la Russie et j'ai du mal a me procurer des infos pour savoir si mon fidele compagnon de route(un batard de 2 ans)peut me suivre partout comme a son habitude.
Si quelqu'un a des tuyaux, je suis preneur!
Merci
Hébergement et transports en Ethiopie English translation pending
Bonjour
J'aimerai me rendre et voyager en individuel en Ethiopie par les moyens locaux Quelqu'un a-t-il des infos sur ce pays Possibilités de transport, d'hébergement;.. Cout des hotels etc...
Merci
Philippe LEFEBVRE
J'aimerai me rendre et voyager en individuel en Ethiopie par les moyens locaux Quelqu'un a-t-il des infos sur ce pays Possibilités de transport, d'hébergement;.. Cout des hotels etc...
Merci
Philippe LEFEBVRE
Euros à Bali English translation pending
Bonjour à tous. Y a-t-il quelqu'un qui est allé récemment à Ubud (Bali) et peut me dire si les Euros cash sont faciles à changer, ou s'il vaut mieux prendre des dollars ? Merci
Parcours en Nouvelle-Zélande English translation pending
bonjour, j'envisage la nz pour debut 2006 et je n'ai pas la moindre idee du parcours a faire, en sachant que j'ai 17 jours et aimerait bien faire les 2 iles, rando, nature et activites merci
Rencontre VF galette des rois à Bordeaux, 6 janvier 2005 English translation pending
Bonjour.
Nous remettons ça le 6 Janvier 2005. Vu le succès, de notre première rencontre, on ne va pas s'en priver!
Allez, les Bordelais et le grand SO, tous ensemble tous ensemble, OUAiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
JiBi
Nous remettons ça le 6 Janvier 2005. Vu le succès, de notre première rencontre, on ne va pas s'en priver!
Allez, les Bordelais et le grand SO, tous ensemble tous ensemble, OUAiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
JiBi
Pain, galette, crêpes... English translation pending
Bonjour,
J'habite le sud de la France près de l'Espagne. La culture des autres pays m'intéresse énormément et aussi leur cuisine. Il y a tant de petits plats très simples à faire et qui changent avec bonheur notre quotidien.
Ce qui est le plus difficile à trouver c'est "le pain"
Enfin, c'est comme ça qu'on l'appelle en France. parce que pour le monde entier il est représenté sous toutes formes mais la base en reste tout de même céréales et eau.
Il est de toute façon toujours utilisé en accompagnement ou pour contenir une préparation.
Si vous pouvez me communiquer des recettes d'autant de pays que possible, avec leur non d'origine, j'en serai vraiment heureuse
Merci à tous.
Passez de Joyeuses fêtes de Noël 😉 Palmiera
J'habite le sud de la France près de l'Espagne. La culture des autres pays m'intéresse énormément et aussi leur cuisine. Il y a tant de petits plats très simples à faire et qui changent avec bonheur notre quotidien.
Ce qui est le plus difficile à trouver c'est "le pain"
Enfin, c'est comme ça qu'on l'appelle en France. parce que pour le monde entier il est représenté sous toutes formes mais la base en reste tout de même céréales et eau.
Il est de toute façon toujours utilisé en accompagnement ou pour contenir une préparation.
Si vous pouvez me communiquer des recettes d'autant de pays que possible, avec leur non d'origine, j'en serai vraiment heureuse
Merci à tous.
Passez de Joyeuses fêtes de Noël 😉 Palmiera
Conseils pour chauffage dans camion English translation pending
salut!!
je voudrais des conseils sur un chauffage que je veux acheter; on m'a parlé de chauffage à gazoil? question bete, n'est ce pas trop dangereux? ça doit sentir mauvais? Ou un chauffage à bois?ça me parait impossible à mettre dans un camion!!! Je voudrais y voir un peu plus clair; quel chauffage acheté? et ou? Merci de me répondre je vous attend avec impatience!!!!......................
je voudrais des conseils sur un chauffage que je veux acheter; on m'a parlé de chauffage à gazoil? question bete, n'est ce pas trop dangereux? ça doit sentir mauvais? Ou un chauffage à bois?ça me parait impossible à mettre dans un camion!!! Je voudrais y voir un peu plus clair; quel chauffage acheté? et ou? Merci de me répondre je vous attend avec impatience!!!!......................
Infos sur aménagement d'un camion 22 m3 English translation pending
Salut à tous ! J'ai bcp aimé les discussions qui se font sur ce forum, surtout l'aménagement de véhicules pour des périples autours du monde.
Je vais tenter d'expliquer mon projet : je souhaiterai acheter un camion (mercedes de pref) avec une caisse de déménagement de + /- 20m2 (conduisible avec permis B) . L'aménager de mes petites menottes le moins cher possible et vivre dedans aprés avoir fait un tour de la plaque Eurasiatique (1, 2 ans) Je compte y intaller un tout piti poele a bois (pour la cuisine, le chauffage et l'eau chaude), un lit canapé, des rangements, du matériel de son assez imposant, percer une ouverture dans le toit (simili v-lux), peut etre relier la cabine a la caisse avec un soufflet (comme dans les trains)
Si vous avez ce type de camion à vendre ou si vous en avez aménagé et que vous avez des tuyaux a me livrer pour la récup d' isolant, dans quel ordre procéder pour ne pas se retrouver a défaire ce qu'on a fait trop vite...etc, ou même si vous avez un projet similaire (passé ou futur) dont vous voulez discuter : ECRIVEZ-MOI je répondrai !
Je vais tenter d'expliquer mon projet : je souhaiterai acheter un camion (mercedes de pref) avec une caisse de déménagement de + /- 20m2 (conduisible avec permis B) . L'aménager de mes petites menottes le moins cher possible et vivre dedans aprés avoir fait un tour de la plaque Eurasiatique (1, 2 ans) Je compte y intaller un tout piti poele a bois (pour la cuisine, le chauffage et l'eau chaude), un lit canapé, des rangements, du matériel de son assez imposant, percer une ouverture dans le toit (simili v-lux), peut etre relier la cabine a la caisse avec un soufflet (comme dans les trains)
Si vous avez ce type de camion à vendre ou si vous en avez aménagé et que vous avez des tuyaux a me livrer pour la récup d' isolant, dans quel ordre procéder pour ne pas se retrouver a défaire ce qu'on a fait trop vite...etc, ou même si vous avez un projet similaire (passé ou futur) dont vous voulez discuter : ECRIVEZ-MOI je répondrai !
Soupes aux nouilles qui traversent le pont/Guoqiao mixian/Chine/Yunnan English translation pending
Bonjour à tous,
tout est dit dans le titre ou presque 😉
je cherche la recette de cette soupe de nouilles légendaires que l'on mange dans le Yunnan en Chine.
si des voyageurs ou des chinois expatriés pouvaient me donner la recette....
sinon tant pis, j'attendrais d'en manger là bas et je m'en souviendrais avec des gargouillis dans le ventre...
enfin, si quelqu'un avait une bonne recette de rouleaux de printemps, je suis preneuse, maintenant que j'ai trouvé les galettes de riz pour les faire...
merci à tous!
tout est dit dans le titre ou presque 😉
je cherche la recette de cette soupe de nouilles légendaires que l'on mange dans le Yunnan en Chine.
si des voyageurs ou des chinois expatriés pouvaient me donner la recette....
sinon tant pis, j'attendrais d'en manger là bas et je m'en souviendrais avec des gargouillis dans le ventre...
enfin, si quelqu'un avait une bonne recette de rouleaux de printemps, je suis preneuse, maintenant que j'ai trouvé les galettes de riz pour les faire...
merci à tous!
Xalaat - Sénégal English translation pending
Lors de mon (trop court) séjour au Sénégal, j'ai eu l'immense bonheur de découvrir le groupe Xalaat (la pensée en Wolof). Il est originaire de Thiès, mais est actuellement basé à Saly (Sénégal).
Composé de 6 personnes : Zidane (Bass) - Idy (Clavier) - Xooné (Batterie) - Sayo (Guitare et chant) - MaïMouna (Chant) et Benjamin (Technique) ... il envoûte par le Mbalax avec un mélange de rythmes et d'instruments tarditionnels et modernes. (quelques photos annexées ci-dessous)
1er album : Yool - Second : Nakalé.
Leur répertoire musical, reprend aussi certains titres d'autres artistes africains ...
J'ai d'ailleurs, complètement craqué
sur leur adaptation du célèbre "Brigadier Sabary" (Alpha Blondy) ainsi que sur celle de la chanson "Antillais et Africains" (dont j'ignore malheureusement le nom de l'artiste initial, malgré mes recherches ...Si quelqu'un peut me rencarder 😉)
Voici quelques unes des paroles, et avec la mélodie ça fout réellement la chaire de poule!
"Antillais et Africains
Ont séparés leurs chemins
Depuis trop longtemps
Communication coupée
Y a plus de tonalités
Jusqu'en Europe
Africains et Antillais
Si proches et si éloignés
C'est une folie
D'avoir perdu la mémoire
Au point de ne plus savoir
Ce qu'il exile
Antillais et Africains
Cherchant toujours sans comprendre
Même la musique, même couleur
Même soleil et même la pluie
D'Afrique aux Antilles
Africains et Antillais
Café noir, café au lait
C'est toujours café
100% même origine
Entre cousins et cousines
Pour s'avoir s'aimer
Antillais et Africains
Musicien à 4 mains
D'une chanson d'amour
Une mélodie oubliée
Sur des enfants séparés
Par un long parcours
Antillais et Africains
Chantez, Dansez
Une musique à retrouver
Inspiration mélangée
Afriqueeeee - Antileeeeees"
Composé de 6 personnes : Zidane (Bass) - Idy (Clavier) - Xooné (Batterie) - Sayo (Guitare et chant) - MaïMouna (Chant) et Benjamin (Technique) ... il envoûte par le Mbalax avec un mélange de rythmes et d'instruments tarditionnels et modernes. (quelques photos annexées ci-dessous)
1er album : Yool - Second : Nakalé.
Leur répertoire musical, reprend aussi certains titres d'autres artistes africains ...
J'ai d'ailleurs, complètement craqué
sur leur adaptation du célèbre "Brigadier Sabary" (Alpha Blondy) ainsi que sur celle de la chanson "Antillais et Africains" (dont j'ignore malheureusement le nom de l'artiste initial, malgré mes recherches ...Si quelqu'un peut me rencarder 😉)Voici quelques unes des paroles, et avec la mélodie ça fout réellement la chaire de poule!

"Antillais et Africains
Ont séparés leurs chemins
Depuis trop longtemps
Communication coupée
Y a plus de tonalités
Jusqu'en Europe
Africains et Antillais
Si proches et si éloignés
C'est une folie
D'avoir perdu la mémoire
Au point de ne plus savoir
Ce qu'il exile
Antillais et Africains
Cherchant toujours sans comprendre
Même la musique, même couleur
Même soleil et même la pluie
D'Afrique aux Antilles
Africains et Antillais
Café noir, café au lait
C'est toujours café
100% même origine
Entre cousins et cousines
Pour s'avoir s'aimer
Antillais et Africains
Musicien à 4 mains
D'une chanson d'amour
Une mélodie oubliée
Sur des enfants séparés
Par un long parcours
Antillais et Africains
Chantez, Dansez
Une musique à retrouver
Inspiration mélangée
Afriqueeeee - Antileeeeees"
Devises pour le Népal English translation pending
Salut,
nous partons dans 3 semaines faire le trek de jomson, et j'aurai besoin de conseils au sujet de l'argent qu'il faut emporter.
Faut il prendre que de l'argent liquide ou des travellers, euros ou dollars?
Merci pour vos reponses
nous partons dans 3 semaines faire le trek de jomson, et j'aurai besoin de conseils au sujet de l'argent qu'il faut emporter.
Faut il prendre que de l'argent liquide ou des travellers, euros ou dollars?
Merci pour vos reponses
Camionette aménagée: dimensions? English translation pending
Bonjour, j'ai fait un tour dans les msgs de ce forum et j'espère que la question que je vais vous poser n'y est pas encore...
Voilà, je suis encore un peu jeune ( presque 16 ans ) mais je pense déjà depuis une bonne année à partir en camionette aménagée. Au départ j'avais pensé à une roulotte mais à bien y réfléchir si je veux voyager un peu partout, il vaut mieux que ce soit "chaud" et adapté à pas mal de situations.Le bon vieux VW me fait rêver mais en y réfléchissant à nouveau je me suis dit que finalement une camionette ou un bus ou un petit camion serait vraiment pas mal...
Mais je voudrais savoir, d'après vous, ... quelles sont les dimensions idéales ? sachant que j'aimerais pouvoir y mettre un couchage pr 2 personnes. Est ce possible d'y installer un poele à bois ? quelles sont les précautions à prendre ? connaissez vous déjà des véhicules qui fonctionnent à l'huile de colza comme carburant ?
Merci à vous pr vos réponses et merci de me faire rêver !!! 😏😄😏
Voilà, je suis encore un peu jeune ( presque 16 ans ) mais je pense déjà depuis une bonne année à partir en camionette aménagée. Au départ j'avais pensé à une roulotte mais à bien y réfléchir si je veux voyager un peu partout, il vaut mieux que ce soit "chaud" et adapté à pas mal de situations.Le bon vieux VW me fait rêver mais en y réfléchissant à nouveau je me suis dit que finalement une camionette ou un bus ou un petit camion serait vraiment pas mal...
Mais je voudrais savoir, d'après vous, ... quelles sont les dimensions idéales ? sachant que j'aimerais pouvoir y mettre un couchage pr 2 personnes. Est ce possible d'y installer un poele à bois ? quelles sont les précautions à prendre ? connaissez vous déjà des véhicules qui fonctionnent à l'huile de colza comme carburant ?
Merci à vous pr vos réponses et merci de me faire rêver !!! 😏😄😏
Spitzberg: les guillemots d'Hinlopen English translation pending
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
Passion arctique: Islande et Spitzberg English translation pending
Bonjour,
Et oui, nous sommes des mordus de l'arctique ... Certains trouvent ça bizarre, mais pour nous c'est une sorte de fascination. Nous avons fait de nombreux voyages sous d'autres latitudes, mais tout là-haut, c'est vraiment spécial ... Hors catégories, on va dire !
L'Islande d'abord. Nous y sommes allés plusieurs fois ... Le premier voyage en 1974 (Oupsss ! ça fait juste 30 ans ... et ça fait tout drôle !) ... et le plus récent : l'été 2003. Nous y reviendrons encore, bien sûr ! Notre site Islande : au pays de la création du monde : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert/index.html
Beaucoup plus au Nord, le Spitzberg : un archipel à la marge du monde : 80° Nord, la latitude du Nord du Groenland, dernière terre avant le pôle. On en rêvait ... et cet été 2004, ce fut au delà de nos rêves ! Notre site perso (carnet de voyage, diaporamas) ne sera prêt que dans quelques mois, mais vous aurez déjà un aperçu sur notre page http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert/page_prespitz.html
Chris et MF.
Et oui, nous sommes des mordus de l'arctique ... Certains trouvent ça bizarre, mais pour nous c'est une sorte de fascination. Nous avons fait de nombreux voyages sous d'autres latitudes, mais tout là-haut, c'est vraiment spécial ... Hors catégories, on va dire !
L'Islande d'abord. Nous y sommes allés plusieurs fois ... Le premier voyage en 1974 (Oupsss ! ça fait juste 30 ans ... et ça fait tout drôle !) ... et le plus récent : l'été 2003. Nous y reviendrons encore, bien sûr ! Notre site Islande : au pays de la création du monde : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert/index.html
Beaucoup plus au Nord, le Spitzberg : un archipel à la marge du monde : 80° Nord, la latitude du Nord du Groenland, dernière terre avant le pôle. On en rêvait ... et cet été 2004, ce fut au delà de nos rêves ! Notre site perso (carnet de voyage, diaporamas) ne sera prêt que dans quelques mois, mais vous aurez déjà un aperçu sur notre page http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert/page_prespitz.html
Chris et MF.
Curry de tomates English translation pending
Bon alors, les proportions, c'est pas mon truc. Je cuisine au feeling. C'est un peu ennuyeux parce que je n'arrive jamais à refaire deux fois le même curry mais ça n'empêche pas que le résultat soit bon...Alors:
Les ingédients:
Des oignons, de l'ail, des échalotes, du gingembre frais, des tomates, du lait de coco, du garam masala, du curry, de la coriandre fraîche, du sel...éventuellement des graines de moutarde
La popotte:
Couper en morceaux gingembre, ail, oignon et échalotes...moi j'aime bien les petites morceaux alors ça prend plus de temps...Couper les tomates aussi.
si vous voulez rajouter des graines de moutarde à la recette, soit vous les faites sauter dans de l'huile en premier, soit tout à la fin...Tout à la fin, c'est vachement plus drôle, quand le curry est prêt on rajoute les graines de moutarde éclatées et cramées qui baignent dans l'huile encore chaude, au curry, et ça crépite et chuinte...j'adore le bruit. Mais bon, moi, j'atomise ma poele si je fais les graines de moutarde, en plus ça saute dans tous les sens façon pop corn et si je mets un couvercle, ça atomise le couvercle aussi...bref, à vous de voir, si vous êtes équipés d'une poele qui ne craint plus rien, vous pouvez tenter l'expérience.
Donc, on fait revenir le gingembre, l'ail, les oignons et les échalotes. Je rajoute l'un après l'autre, dans cet ordre là mais j'ignore si c'est un choix judicieux. J'ai pensé que c'était mieux du plus dur au plus tendre. Ensuite, je rajoute les épices (vous pouvez mettre une demie cuillère à café de curcuma aussi à ce moment là; ça donne une couleur plus jaune au curry): garam masala et curry. Je rajoute parfois un peu de cumin...Et le sel. On laisse revenir un peu.
Ensuite on ajoute les tomates. On laisse fondre un peu, on touille, on rajoute des épices...
Ensuite on ajoute un peu d'eau. Un verre d'eau (grand, petit, à chacun de voir)
Et enfin, le lait de coco. Là, il faut laisser un peu mijoter. A feu pas trop fort...
Si tout ça a bien fondu, si ça a l'air gouteux...on éteint tout. C'est le moment, pour ceux qui viennent de faire revenir leurs graines de moutarde, de les ajouter.
A la dernière minute, déposer les feuilles de coriandre. Il ne faut pas qu'elles cuisent sinon toute leur saveur se perd, donc, eviter de trop les mélanger au curry.
En accompagnement: du riz, of course/
Voilà, j'espère que mes explications, un peu confuses et évasives vous seront de quelque utilité...
Bon appétit
Les ingédients:
Des oignons, de l'ail, des échalotes, du gingembre frais, des tomates, du lait de coco, du garam masala, du curry, de la coriandre fraîche, du sel...éventuellement des graines de moutarde
La popotte:
Couper en morceaux gingembre, ail, oignon et échalotes...moi j'aime bien les petites morceaux alors ça prend plus de temps...Couper les tomates aussi.
si vous voulez rajouter des graines de moutarde à la recette, soit vous les faites sauter dans de l'huile en premier, soit tout à la fin...Tout à la fin, c'est vachement plus drôle, quand le curry est prêt on rajoute les graines de moutarde éclatées et cramées qui baignent dans l'huile encore chaude, au curry, et ça crépite et chuinte...j'adore le bruit. Mais bon, moi, j'atomise ma poele si je fais les graines de moutarde, en plus ça saute dans tous les sens façon pop corn et si je mets un couvercle, ça atomise le couvercle aussi...bref, à vous de voir, si vous êtes équipés d'une poele qui ne craint plus rien, vous pouvez tenter l'expérience.
Donc, on fait revenir le gingembre, l'ail, les oignons et les échalotes. Je rajoute l'un après l'autre, dans cet ordre là mais j'ignore si c'est un choix judicieux. J'ai pensé que c'était mieux du plus dur au plus tendre. Ensuite, je rajoute les épices (vous pouvez mettre une demie cuillère à café de curcuma aussi à ce moment là; ça donne une couleur plus jaune au curry): garam masala et curry. Je rajoute parfois un peu de cumin...Et le sel. On laisse revenir un peu.
Ensuite on ajoute les tomates. On laisse fondre un peu, on touille, on rajoute des épices...
Ensuite on ajoute un peu d'eau. Un verre d'eau (grand, petit, à chacun de voir)
Et enfin, le lait de coco. Là, il faut laisser un peu mijoter. A feu pas trop fort...
Si tout ça a bien fondu, si ça a l'air gouteux...on éteint tout. C'est le moment, pour ceux qui viennent de faire revenir leurs graines de moutarde, de les ajouter.
A la dernière minute, déposer les feuilles de coriandre. Il ne faut pas qu'elles cuisent sinon toute leur saveur se perd, donc, eviter de trop les mélanger au curry.
En accompagnement: du riz, of course/
Voilà, j'espère que mes explications, un peu confuses et évasives vous seront de quelque utilité...
Bon appétit