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Ferrys hors-saison avec vélo en Grèce (notamment depuis Gythio, Kissamos et Sitia) English translation pending
by Rikimiki · 2019-02-10 · 8 replies
En préparation de notre prochain départ à vélo, nous planifions 6 mois en tandem au départ d'Athènes au début avril 2019:

Péloponnèse: Athènes - Corinthe - Mistra - Kalamata - Oityla - Gythio (20 jours) Les Iles: Kythira, la Crête, Rhodes (10 jours) Turquie: de Fetthiye à Istanbul puis Edirne (30-40 jours) Bulgarie, Macédoine, Bosnie, Croatie (30-40 jours) Europe de l'Ouest: Autriche, Suisse, France (50-60 jours)

A travers quelques recherches, les ports de Gythio, Kissamos et Sitia semblaient être désservis par des ferrys vers nos destinations suivantes Gythio à Kythira, Kythira à Kissamos, Sitia à Rhodes, Rhodes à Fethiye (Turquie). Or aucun de ces ferrys ne semble en fonction en avril et en mai, peu importe le site intégrateur utilisé (Ferry's connection, Let's Ferry, etc). Même en cherchant en haute saison, je n'ai pas trouvé d'horaires disponibles ... où est l'erreur ??😕
Sao Tomé-et-Principe, une destination préservée English translation pending
by Yemen · 2017-09-10 · 55 replies
Lorsque j’ai dit à mon mari que nous y partions 3 semaines en aout, il n’a pas vraiment apprécié l’idée ! Pour y faire quoi ? A vrai dire, peu d’infos à part 10 pages du petit futé et un carnet de voyage d’une forumiste.

J’avais glané l’info qu’il n’y avait pas de superbes plages, que les îles sont montagneuses avec une végétation exubérante et une forêt primaire. Ben, J’adore les paysages arides et la beauté des plages des caraïbes !

J’avais choisi le mois d’aout car juillet et aout étaient donnés comme la longue période de saison sèche, mi janvier/mi février, la petite saison sèche. Et bien je dois dire que pour nous, cette saison sèche s’est révélée plus ou moins sèche mais surtout, sauf 3 ½ journées, nous n’avons eu que des nuages et pas mal de pluie. Nous sommes restés sur Principe 6 jours, ½ journée de soleil, 1 et demi de pluie, le reste : nuages Nous sommes restés 16 jours sur Sao Tomé : 5 dans le sud et sud-ouest : 3 jours de pluie, 2 jours de nuages. Dans le centre nuages et pluie. Côte est : nuages. Côte ouest, 1 journée de soleil sur 3. Je précise tout cela car cela a parfois été très pesant.

Néanmoins, je reviens enchantée de ce voyage ! Je dirais qu’il n’y a rien d’extraordinaire à voir mais le principal coup de cœur : c’est sa population

· Une population accueillante comme je n’en ai pas vu depuis bien longtemps · Une population vivante, souriante, qui a la joie de vivre. · Une population qui est toujours prête à t’aider mais qui ne te demandera jamais rien. · Une population calme, sans animosité, agressivité. On se sent en sécurité.

Mais vous allez me dire : cela ne suffit pas pour faire un voyage. Je suis d’accord MAIS Il y a des randonnées

SUR PRINCIPE : Sur cette île, pas grand-chose à faire si l’on ne randonne pas. Il y a en effet des plages. L’accès est refusé pour certaines au non client. Dans tous les cas, 2 belles plages sont accessibles à tous : PRAIA BOI et PRAIA CAMPANHA . Pour cette dernière, un français y a ouvert un hôtel avec des tentes de luxe (Makaraina lodge). Bien trop isolé à mon gout. L’accès à la plage n’a pas été privatisé (ouf). Les autres belles plages sont occupées par des hôtels de luxe !

Le problème de principe, c’est qu’il n’y a pas de voiture de location, peu de route, une multiplicité de pistes, aucune indication pour trouver son chemin. En individuel, il faut donc faire appel au moto taxi. Il vous amène à une plage, où vous êtes isolés, ils vous demandent 4 euros pour une personne pour un aller. Négociation bien difficile. Une seule personne par moto. Si l’on est 2, cela fait 16 euros l’aller retour. Pour avoir vu une plage !

A l’exception d’une fois (pour aller à Prai boi et roça Bellamonte), nous avons randonné. Très honnêtement, seul, sachant qu’il n’y a aucune carte de l’île qui soit détailée, impossible d’aller à la découverte des villages, des roças.(ancienne plantation avec maison de maitre, hôpitaux, logements des ouvriers). Et surtout, à Principe, comme Sao Tomé, ce sont des îles qui ont une histoire très intéressante, qui explique toute la structure économique et sociale actuelle. Ne pas avoir d’explications sur les lieux où l’on passe, les roças que l’on traverse, l’organisation de la société, c’est passer à côté d’une grande partie de l’intérêt de ce voyage.

Un forumiste avait parlé d’un guide NHANO. Je l’avais donc contacté de France (par téléphone, par d’internet) pour lui demander de se rencontrer le jour de notre arrivée. A la suite de ce premier contact sur nos envies, nos attentes, nous avons décidé d’un rando le lendemain. Bilan très positif : il parle parfaitement français, il a une parfaite connaissance de l’histoire de son pays, il est capable de répondre à toutes nos questions sur l’évolution sociale, culturelle, économique de son île. Il connait l’histoire passée et actuelle de chaque lieu etc…. Bref, nous avons réitéré et fait 4 randos avec lui. Sans lui, nous aurions eu du mal à appréhender l’île, à la comprendre. Ces tarifs sont tout à fait raisonnables. Il présente une feuille avec les différentes prestations possibles, le prix. Il n’y a pas de surprise de sa part. Il nous a rendu de multiples services, a été très l’écoute pour s’adapter à nos demandes, très observateur pour comprendre qui nous étions et donc de nous faire découvrir son île à notre rythme et selon nos attentes. Je tiens vraiment à le recommander. Vous pouvez le joindre au 00 239 993 8131 ou 00 239 992 5105 Il habite dans le village de Punto do sol. Village à l’opposé de San Antonio, 25 mn en moto-taxi pour 2 euros. Il y a construit sa maison sur un grand terrain et a aménagé un espace pour que des touristes puissent camper. Vous pouvez venir avec votre tente ou il a déjà 2 tentes. Sa femme peut vous préparer les repas. . Il n’y a pas l’eau courante. C’est une solution pour ceux qui acceptent de camper et de vivre au plus près de la population. Dans ce village, pas de restau, simplement quelques bars. Mais à 3 km, il y a la roça Sundy dont la maison du maitre a été transformée en hôtel (130 euros la chambre avec PD !). Donc vous pouvez toujours aller manger ou boire un pot là-bas.

Nous, nous avions choisi un logement dans la capitale, Santo Antonio, chez Anna Cabra 9912105 « QUARTO DE HOSPEDAGEM » 20 à 25 euros pour 2 avec PD en fonction du nombre de nuits. Très simple mais eau et électricité. Traverser la rivière Papagayo. De l’autre côté du pont, prendre à droite. Prendre la chambre, avec 1 lit 2 personnes, qui donne sur l’extérieur et pas une des chambres qui donne sur le salon (plus sombre et salle de bain commune). Salle de bain dans la chambre. C’est simple mais des efforts avec rideau de couleur sur la porte et un qui donne sur la salle de bain, lino au sol et une natte à l’entrée. Murs bleus (pas très propre). Dommage qu’il n’y est pas une petite table et 2 chaises dehors (je lui ai dit, peut-être que les futurs voyageurs en profiteront !)

SUR SAO TOME Je dois avouer, c’est le carnet de voyage de Béatrice sur VF qui a attiré mon attention sur cette destination. Nous n’avions pas automatiquement les mêmes envies en termes de logement et de découverte. Pas mal de questionnement, peu de réponses sur le forum. C’est un petit livre «Sao Tomé trekking », que venait de publier un français qui a travaillé 20 ans sur cette île, qui a décidé à sa retraite d’y passer une partie de son temps, qui nous a donné beaucoup de pistes pour découvrir l’île autrement.

Autrement en terme de logement car il donne dans ce livre son avis et les coordonnées précis de logements dont le nom a déjà circulé sur le forum et qu’il apprécie, mais surtout, il essaie d’aider au développement du logement chez l’habitant et à le mettre en valeur grâce à ce petit guide. On y trouve donc de nombreuses adresses de chambre chez des locaux (je recommande particulièrement la chambre chez Arlindo, qui en plus fait guide et qui est d’une extrême gentillesse). Autrement car il y décrit aussi de nombreuses randonnées. Certaines ont déjà été balisées (dans le centre), certaines sont simplement décrites. Il y pas mal de balades de moyenne altitude qui sont surtout dans les plantations, et parfois, en vraie zone découverte (champs maraîchers, cultures en terrasse et pâturages semés de bananiers). Un vrai travail pour aider au développement de l’île pour un tourisme qui ne soit pas celui des grands hôtels et de l’organiser mais d’un tourisme individuel à la carte.

Sincèrement, nous n’aurions pas fait le même voyage sans ce guide même si nous n’avons pas pu en profiter au maximum car je n’en ai eu connaissance que 15 jours avant le départ. (J’avais déjà réservé une bonne partie des logements) Comme nous l’avons rencontré et passé quelques moments ensemble, je lui ai proposé de faire l’intermédiaire pour faire parvenir ce livre aux personnes intéressées. Il n’est, pour le moment, distribué dans aucune librairie, aucun site internet. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contactez en MP afin que je vous le fasse parvenir. Vous savez certainement la « pauvreté » des guides pour cette destination. Le petit futé est complètement dépassé, rien d’autre en français. Sinon, il n’y a que le Bradt. Vraiment, Bravo à Jacques pour le temps et l’énergie qu’il a donné pour faire ce guide, pour le temps et l’énergie qu’il donne pour aider et conseiller la population, créer des liens et les développer. Il aime ce pays, en connait les contraintes et les difficultés sociales et économiques. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce guide.

CE QUE J'AVAIS ECRIT CI-DESSUS POUR LE LIVRE A CHANGE. Après notre rencontre, Jacques avait publié un 2ième livre pour mettre en valeur les possibilités de logement chez l'habitant.

Les 2 livres étaient épuisés en novembre 2019

le premier, Sao Tomé Trekking, ne sera pas réédité. La nouvelle version du guide est téléchargeable sur le site saotome-principe-trekking.com .

le deuxième, « Partagez Sao Tomé, vivez leve-leve » , vient de reparaître. (04/06/2020) Une nouvelle version, actualisée et augmentée : deux fois plus de texte et de photos que l’édition de 2018. Cette fois-ci, notamment, des informations sur l’île de Principe ; et deux nouveaux chapitres : «Les îles du bien manger » et « Connaître un peuple, comprendre la société santoméenne ».

PTP SANTOLA est une association santoméenne qui cherche à promouvoir un tourisme « de proximité », regroupant des hébergeurs qui offrent des chambres d’hôte, ainsi que des propriétaires de gites ruraux et de petites pensions, qui souhaitent que la relation avec leur client ne soit pas seulement une relation marchande, mais de convivialité, pour que les hôtes étrangers rencontrent vraiment et comprennent la société des deux îles. Le guide décrit les hébergements des membres de l’association et explique ce qu’il est possible de faire durant ses vacances dans les différents coins où se trouvent ces logements lorsque l’on veut s’immerger un peu dans la société locale.

Je continue à m'occuper de la diffusion car Jacques est souvent à Sao Tomé Pour l'acheter, Il suffit de m'adresser un chèque à Laurence Lesaffre, 265 allée Chardin, 59650, VILLENEUVE D'ASCQ. Dans votre demande, indiquez bien votre avec votre adresse postale et joignez un chèque à mon nom, d’une valeur de 13 € (qui inclut les frais de port).. Pour la Suisse et la Belgique, les frais de port sont plus élevés, aussi le coût est-il de 16 €. Pour les logements sur Sao Tomé : · Un coup de cœur pour les bungalows sur la plage de Jalé. Excellent rapport qualité prix, même si nous n’avons jamais eu d’électricité ! il nous a manqué le beau temps mais….. · Un coup de cœur pour la « sweet guest house » dans la capitale. Excellent rapport qualité prix. bien situé, très propre, bon accueil, . · Si vous souhaitez vous arrêtez à Sao Angolares, nous sommes très négatif sur le logement à la Roça. Logement bien trop cher : chambre…. Accueil …. . Inexistant. Rapport qualité prix à revoir. Nous avons testé le menu gastronomique du midi : bien sûr, 20 euros, ce n’est pas cher par rapport à la même chose en France. Mais les jeunes serveurs font cela sans passion, l’ambiance est surfaite. · Nous avons de loin préférez dans ce village, le logement à la Mionga. Bien plus simple car salle de bain commune, mais moins cher ! Mais surtout, le repas est tout aussi bon pour 12 euros le midi et 10 euros le soir. Sans hésitez, pour un prochain voyage, je boycotte la roça. · Nous avons testé le logement à Mucumbli. Il faut pouvoir assumer le prix de 68 euros avec un super PD (réservé en direct) Mais un excellent rapport qualité prix. Bien sûr, si nous avions les infos de ce petit guide sur les logements chez l’habitant, nous en aurions fait l’expérience !

Une autre recommandation pour comprendre ces deux îles, emporter le livre de Jean Yves LOUDE : « coup de théâtre à Sao Tomé ». Dans ce livre, un chapitre sur 2 est consacré à l’histoire de Sao Tomé. Les auteurs sont restés plusieurs mois dans ces deux îles. Vous y retrouverez l’histoire de ce pays et vous avancerez avec eux dans votre voyage. Un chapitre sur deux est consacré au théâtre du « Tchiloli ». Car ces deux îles sont encore riches d’une culture théâtrale de rue : Auto de Floripès , tchiloli et musicale le Bulawé. Connaitre ce pays, c’est aussi assister à ces fêtes, représentations et danser sur ces musiques. On est en contact avec la population, pas de touriste, que du bonheur ! Bon, il faut questionner pour trouver les infos sur place. Cela demande un peu d’énergie ! et c’est aussi comprendre l’histoire de cette colonie portugaise et ces conséquences.

Ce livre, plus notre guide sur Principe, ce sont des outils qui me semblent indispensables.

Belle découverte Laurence
Aller à Florence et à Venise en camping-car (au départ du Nord) English translation pending
by Sophrologie · 2015-06-01 · 22 replies
🙂Bonjour tout le monde. Avec mon mari, nous aimerions aller en Italie en juillet, en passant par la France que nous connaissons déjà fort bien. En ce qui concerne l'Italie, nous aimerions visiter FLORENCE mais aussi VENISE en sachant que cette dernière se trouve sur la côte Adriatique.

Nous aimons voir de beaux villages, ne sommes pas pressés et dans la mesure du possible, nous essayons d'éviter les autoroutes.

Nous hésitons quant au trajet et à la route à emprunter pour descendre dans le sud. Soit en passant par LYON et ensuite le VAR mais en sachant que les camping-caristes ne sont pas les bienvenus soit en descendant par LYON et en bifurquant ensuite vers GRENOBLE ?

Qui a déjà visité FLORENCE ET VENISE avec son camping car ? Y a-t'il des camping situés non loin des centres villes avec, éventuellement des navettes ou des bus ?

Que pensez-vous des camping italiens en général ? Quand je regarde sur internet, je ne les trouve pas "au top" par rapport à la plupart des camping français...

Ensuite, j'aimerais aussi aller du côté de DIANO MARINA qui se trouve non loin de la frontière française... Nous faisons tous nos déplacements soit avec nos vélos soit avec les transports en commun.

Si vous avez de bonnes adresses à nous donner, nous sommes preneurs. Grand merci d'avance et bon voyage à vous !🙂
Prix de la traversée Crète - Rhodes? English translation pending
by DossantosPF · 2011-02-20 · 5 replies
Nous partons en crete une semaine en mai. Nous souhatons passer 2 jours a Rhodes. Pouvez vous me donner une idee du prix d'une traversée en bateau CRETE A RHODES car nous avons regardé les billets d'avion c'est cher
Quelles compagnies de ferries entre Athènes et les côtes turques? English translation pending
by Arkadashim · 2010-02-07 · 7 replies
Bonjour, je prévois d'aller quelques jours à Athènes, à la fin du mois d'avril. Ensuite, j'aimerais rejoindre la Turquie par bateau, en faisant une escale de quelques jours dans une île de la mer Egée. Est-ce que quelqu'un pourrait me donner quelques infos sur mon projet ? Sur le net, c'est très compliqué d'arriver à faire un itinéraire concret. J'aimerais savoir depuis quelle île il est plus facile de rejoindre la Turquie ; quelles sont les compagnies de ferry qui peuvent me permettre de faire les liaisons grecques et turques. Le point d'arrivée en Turquie n'a pas d'importance. Merci.
Ferry de Crète vers Istanbul et vol Istanbul-Toulouse? English translation pending
by Syprux · 2008-05-08 · 21 replies
Bonjour

Est ce que quelqu'un connais une compagnie de Ferry qui permettrait de rejoindre la Crête à Istanbul? Existe t'il des liaisons maritimes au départ d'Athenes ou Thessalonique ou d'autres iles grecques? Si quelqu'un connais aussi par la même occasion une compagnie par trop chère faisant des vols Istanbul Toulouse, je serais preneur volontiers de l'information! Merci à tous
Hôtel Atlantica Aegean Blue à Rhodes English translation pending
by Barbil · 2006-11-11 · 7 replies
Bonjour,

Voilà c'est décidé notre prochain voyage sera Rhodes. Nous sommes un jeune couple de 26 ans sans enfants, est-ce-que vous revenez de cet hotel? apparement c'est un hotel familial, n'est-il pas trop bruyant? convient-il bien pour un jeune couple?

Un tout grand merci d'avance pour vos réponses!

Barbil
Circuit à moto dans les Pyrénées-Orientales et en Catalogne English translation pending
by Capucine33 · 2010-05-09 · 7 replies
bonjour, je prépare notre prochain périple en moto ( 1 semaine en juin prochain ) et nous aurions l'idée de faire un tour ds les Pyrénées orientales et passer l'Espagne ( une boucle sur environ 6 nuits , départ Bordeaux ) auriez vous un circuit ou des idées de sites à découvrir et à me suggérer ? nous ne connaissons pas le coin et nous aimons rouler peinards , de jolies routes praticables mais pas non plus envahies de CC 😠 , ne pas non plus attaquer des cols trop raides , faire des haltes sympa ds des gites ou hébergements que vous pourriez nous conseiller merci d'avance
Turquie en mai 2008 avec des enfants de 10 mois et de 2 ans et demi English translation pending
by Vanglobe · 2008-03-30 · 4 replies
Bonjour, nous planifions un voyage de 3-4 sem en Turquie en mai-juin 2008. Nous prévoyons un voyage de plage principalement et quelques randonnées et visites culturelles seulement, en raison de l'âge de nos deux enfants : 10 mois et 2 ans et demi. Nous avons voyagé avec eux une semaine en formule tout -inclus à Cuba et en République Dominicaine mais jamais en voyage d'aventure. Nous voulons visiter Istanbul (3-4 jours), Ephèse, Bodrum, Antalya, et traverser par bateau sur les îles de Kos et Rhodes. Le tout par autobus et par bateau car les billets d'avion du Québec monte à plus de 3000 $us et il ne nous reste pas assez dans notre budget pour louer une voiture... Je ne connais personne qui est allée en Turquie alors je sollicite vos bons conseils amis voyageurs. Est-ce faisable avec de jeunes enfants ? Comment sont les conditions de transport en autobus? Serons-nous assis ? Pourrons-nous mettre la poussette dans la soute à bagages avec nos sacs à dos? La mer est-elle chaude à cette période et assez calme ? Serions-nous mieux d'aller sur l'île de Crête ?Merci à l'avance pour vos précieux conseils.

😏
Projet de 15 jours en Afrique du Sud + Mozambique English translation pending
by Boulwai · 2016-11-01 · 6 replies
Bonjour à la communauté, comme d'habitude, je sollicite votre haute expérience pour me permettre d'organiser un énième petit séjour dans mon pays de cœur, l'Afrique du Sud. Nous partons donc une quinzaine de jours au début mai à 5 personnes à dessein de découverte, randos, vélo. Nous louerons un minibus, donc pas de 4x4. La nouveauté, c'est que nous voudrions faire une incursion au Mozambique, après une étape aux environs de Nelspruit. Toutefois, comme nous privilégions le Drakensberg et/ou Lesotho pour la suite du voyage, nous ne souhaitons pas passer plus de 3 ou 4 jours au Mozambique, quitte à en faire une destination à part entière pour un autre séjour. C'est là que ça se corse: je ne connais rien au Mozambique!!! De ce que j'ai compris, tout ce qui y est intéressant se trouve au nord-est de Maputo. Néanmoins, au vu du peu de temps que nous avons, je voudrais qu'on se limite à Maputo et au sud, en direction de Ponta do Ouro. Mais, il semblerait qu'il n'y aurait vraiment pas grand chose d'intéressant sur cet axe. Bela Vista, vous connaissez? Donc: - quel serait un parcours sympa sur l'axe Maputo/Ponta do Ouro? - Maputo vaut-il la peine d'y séjourné une ou 2 nuits? - circuit faisable sans 4x4? - je voyais un parcours de ce type: 1ou 2 nuits à Maputo, 1 nuit à Bella Vista et 2 nuits à Ponta do Ouro avant de reprendre la route pour l'Afrique du Sud où là, je maîtrise à peu près le reste du circuit. Bref, au vu de tous ces critères, la question se pose quand même la question de savoir si ça vaut le coup de passer au Mozambique pour si peu de temps: qu'en pensez-vous? Et puis, il y a cette fameuse question du visa où les infos ne sont pas vraiment claires, à savoir s'il est encore possible de les avoir à la frontière.

Merci pour votre bonne volonté m'sieurs dames. Bien sûr, comme d'habitude, je m'attacherai à faire un carnet après voyage...😊
Croisière sur le MSC Armonia, départ le 9 novembre prochain English translation pending
by Osolemio22 · 2008-06-18 · 4 replies
Bonjour,

Mon mari et moi pensons partir pour une croisière le 9 novembre sur le MSC Armonia : Grèce, Egypte, Italie, Chypre et Rhodes. On la préfère apparemment à celle de Costa car il y a moins de journées en mer (2 contre 4).

Mais nous nous posons quelques questions :

1/ il ne reste que des cabines intérieures : nous sommes partis la première fois en extérieure avec balcon. Est-ce qu'on risque d'être plus facilement malade ?

2/ est-ce que le MSC Armonia est bien ? Nous avions fait le Costa Victoria que nous avions bien aimé.

3/ partir en novembre ; ce n'est pas trop risqué en termes de temps ou de mer qui bouge beaucoup.

Sinon merci à tous ceux qui ont laissé des messages par rapport aux escales... J'ai récupéré plein d'infos pour faire certaines des escales tous seuls.

Si il y en a qui font la même croisière que moi, n'hésitez pas à me contacter :)

au plaisir de vous lire !
Croisière MSC Magnifica en Méditerranée English translation pending
by Pinson26 · 2018-08-25 · 2 replies
Bonjour, Nous sommes deux et avons réservé cette croisière en Mediterranée du 28/11 au 10/12 à bord du MSC-Magnifica. Mes questions sont au sujet des escales à Héraklion et Rhodes : Quelles sont les possibilités hors MSC de visiter ces deux iles, en particuliers en bus Pour La Valette et Athenes, j'ai peut etre des solutions...

Merci pour une information ( ou plus) pinson26
Se rendre en Epire depuis Athènes? English translation pending
by Unnom · 2014-08-12 · 2 replies
Bonjour à tous, après d'autres voyage en Grèce : Athènes, cyclades (Paros) et Rhodes je souhaite cette fois-ci me rendre en Epire, mais malgré pas mal de temps à chercher sur internet je ne trouve pas une information que je pensais relativement simple : comment s'y rendre depuis Athènes en ferry - avec escale(s) si besoin - voire par bus (je ne suis pas motorisé). Merci d'avance pour vos informations. Pierre
1ère croisière sur le Costa Méditerranéa English translation pending
by Leboisdechat · 2013-09-06 · 1 reply
Bonjour à toutes et à tous, mon épouse et moi même partons en croisière pour la première fois le 26 septembre prochain sur le Costa Méditerranéa (Mère Égée et Galilée). Nous avons réservé une suite "panoramique" et nous sommes à la recherche de tout conseil, "ficelle" ou mise en garde qui pourraient s'avérer utiles. Merci d'avance à ceux qui peuvent, par leur expérience, nous apporter leur aide.
Bons coins tranquilles sur les îles grecques? English translation pending
by Maxjacob · 2008-02-11 · 9 replies
Bonsoir, Mon épouse et moi même seront en Grèce durant trois semaine en Mai et si nous avons pratiquement arrêté un itinéraire sur le continent (Epidaure, Nauplie, Mycène, Athenes), en revanche un périple vers les iles est plus difficile à préparer car le choix est très très vaste et j'aimerais ponctuer ce voyage de quelques haltes pour offrir à mon épouse des paysages inoubliables. Cherchant des endroits non pas à l'écart des parcours touristiques mais néanmoins calmes, pourriez vous nous indiquer de ces lieux qui vous auront laissés un souvenir de sérénité ? Nous ne disposerons que de dix à douze jours en partant du Pirée. Merci
Croisière sur le Costa Mediterranea English translation pending
by Paulinha · 2007-05-25 · 29 replies
Bonjour a tous, Nous partons mon ami et moi pour une croisiére, le 9 juillet sur le costa mediterranea au depart de Venise, (Bary, Olympie, Santorin, Myconos, Rhodes, Dubrovnik) Quelqu'un a-il déja fait cette croisiére? Nous, nous rejouissons de parir, mais comme c'est la premiere fois, j'apprend le mal de mer...... et le fait aussi de m'ennuier un peu......Bon si vous avez des conseils a nous dommer ils seront les bien venus.

Merci
Croisière "Perles de la mer Égée" sur le Costa Mediterranea English translation pending
by Golhem · 2013-02-16 · 21 replies
Bonjour aux membres VF

Voilà ma nouvelle croisière 2 adultes et 2 enfants de 6 et 11 ans. Les perles de la mer Egée sur le Costa Méditerranéa au départ de Rhodes du 22 au 29 août 2013. Je suis à la recherche de tous renseignements sur les étapes, Rhodes, Héraklion, Santorin, Mykonos, Izmir, Samos, Kos et Rhodes. Merci d'avance

Liaison maritime de la Turquie vers la Grèce (avec vélo) English translation pending
by Braytony · 2011-10-03 · 4 replies
bonjour à vous :-)

je voyage seul et à vélo depuis plusieurs mois maintenant,

actuellement en Turquie, vers la Cappadoce, mon, plan est de rejoindre la Grèce, par bateau, à partir de Izmir ? l'idée est de rejoindre le port le plus proche du mont Olympe, sommet dont je souhaite tenter l'ascension,

je n'arrive pas à trouver d'informations claires et précises sur les liaisons maritimes entre au départ de la Turquie vers la Grèce, les ports, les tarifs, les horaires éventuels,

si quelqu'un a une expérience ou des informations à ce sujet, un grand merci par avance,

au plaisir, bonne fin de journée, sportivement :-)
Horaires de traversiers rapides pour les îles grecques? English translation pending
by Michelquebec · 2007-12-13 · 3 replies
Bonjour à tous🙂

Au mois de mai 2008 mon épouse et moi planifions un 1er voyage en Grèce et ses magnifiques îles; nous aimerions visiter Mykonos, Paros, Santorini et Rhodes en plus de visiter Athènes et ses environs.Pour la partie excursion dans les îles nous aimerions savoir s'il y a au mois de mai(entre le 15 et le 30 mai 2008) plusieurs départs quotidiens de traversiers rapides entre Mykonos et Paros, Santorini et Rhodes; une recherche parmi les nombreux sites de Ferries en Grèce n'a pas permis d'obtenir ces informations afin que nous puissions tracer un bel itinéraire;nous comptons passer entre 2 et 4 jours sur chaque île. S'il n'y a pas de traversiers rapides ce moment de l'année y a-t-il une cie d'aviation qui dessert ces îles directement sans passer par Athènes?

🙂 Merci de l'attention que vous porterz à cette demande!
Liaison maritime Izmir (Turquie) - Thessalonique (Grèce) English translation pending
by MarianneBuca · 2007-07-07 · 3 replies
Je serai en Turquie mi juillet et j'envisage de rejoindre la Grece par la mer Egee, en ferry. Quelqu'un aurait-il des informations sur les ferries entre les ports de Cesme (a cote d'Izmir) en Turquie et Thessalonique (Grece)? Je crois qu'il n'existe pas de liaison directe, mais en plusieurs etapes peut etre...?
MSC Sinfonia English translation pending
by Manujerome · 2006-01-27 · 1 reply
salut nous partons de Genes le 15/02 sur le sinfonia

naples/portsaid/limassol/rhodes/tripoli et rome pour finir

qq a t il déja fait cette croisière que pensez vous du confort du bateau et les activités à bord ?? pour les excurssions... vallent elle toutes la peine d'être faites ???? nous penssons que les pyramides vallent le coup ??? car le budget grimpe 🙁..... pouvons nous juste nous "ballader" près du port à chaque fois ??? merci à tous pour ces infos précieuse 😉....
Escale de croisière en Grèce (une journée) English translation pending
by Manarain · 2013-02-13 · 19 replies
Au cours de notre croisière en juin prochain nous ferons escale d'une journée à Athènes, Santorin, Mykonos et rhodes Que vpoir en priorité et surtout comment faire à Athènes Est-il préférable de réserver une excursion? Merci à vous🙂
Croisière dans les îles grecques avec Costa: choix des excursions English translation pending
by Johnosley · 2010-01-24 · 8 replies
Bonjour,

je finis la préparation du voyage de mes parents et je mets la touche finale soit la réservation des exercusions.

Bari : j'ai opté pour l'excursion Alberobello Olympie : trop de choix ! Pour le moment j'hésite entre "Olympe saveur et tradition" ou "olympe et les saveurs de la grece antique". Qu'en pensez-vous ? D'autre recommendation ? Santorin : village d'oia Rhodes : à faire seul Mykonos : seul Dubrovnik : seul

Qu'en pensez-vous ? merci
Croisière en mer Méditerranée avec MSC en avril 2010 English translation pending
by Mnrdm · 2009-09-01 · 7 replies
Qui pourrait me renseigner sur la croisière MSC d'avril 2010 ayant pour escale Sorrente - Alexandrie - Limassol - Antalya - Rhodes - Messine et Olbia.

Quelles excursions pouvons-nous faire par nous mêmes (nous avons 3 enfants de 11, 9 et 7 ans) ? Si nous prenons celles proposées par la compagnie, lesquelles vaut-il mieux choisir ? Quel en est le coût ?

Au niveau des tenues vestimentaires, que doit-on prévoir ?

Faut-il apporter des serviettes de toilette ? De plage ?

Bref, toutes vos infos seront les bienvenues.

Merci d'avance.
Croisière en Grèce avec un petit garçon de trois ans English translation pending
by Carijane · 2009-05-09 · 12 replies
Bonjour,

Nous avons l'intention mon conjoint et moi, avec notre petit garçon de presque 3 ans, de faire une croisière sur les Iles grecques pour un départ le 8 octobre.

Je m'interroge sur plusieurs choses.. Dois-je attendre le dernier moment pour réserver afin de bénéficier de meilleurs tarifs? Actuellement on nous propose 2000€ pour nous 3, sachant que le petit ne paie pas (remise de 5% effectué par l'agence).

Et l'autre question.. c'est avec le petit, est ce que c'est jouable, les visites, les balades?? Nous voulons profiter du séjour au maximum, mais sans poser de contraintes à notre fils. Bon, il est bien évident qu'il aura le temps de se reposer, nous sommes tout de même pas mal de temps sur la bateau. Mais les excursions, vaut-il mieux les faire par nos propres moyens, genre Taxi, bus? Ou avec le bateau (qui sont très chères...)...

Nous avons comme escales, gênes, Naples, le pirée, kusadasi, Mykonos, Santorin, Katakolon et Missine. Les soucis que l'ont a c'est que l'on ne connaît pas les distances à parcourir entre le port et les lieux de visites.. Quelqu'un pourrait m'aider un peu?

J'espère que vous pourrez me conseiller et m'aider :-) Merci beaucoup, Carine
Croisière Costa "Grandes civilisations antiques" en Egypte, Chypre, Grèce avec des enfants? English translation pending
by Parfumvanill · 2008-08-21 · 7 replies
Bonjour,

Pensez-vous que des enfants (un de 7 ans et un de 10 ans) peuvent faire les excursions proposées par Costa pour la croisière Grandes civilisations antiques, à savoir les excursions en Egypte, Chypre et Grèce. Ou Est-ce trop long ou fatiguant pour eux ?

Si nous optons pour cette croisière, ce sera en avril (je pense que la température doit être plus supportable).

Si vous avez cette croisière avec des enfants, merci d'avance pour vos avis et informations quant aux excursions.
Iles grecques à visiter en camping-car? English translation pending
by Kikifran · 2008-03-10 · 6 replies
Je dois me rendre en Grèce, au mois de mai et j'aimerais faire quelques iles. Quelles sont les iles où on peut se rendre en camping car et facilement stationner, pour la visite et pour la nuit (en camping ou autres) ? Merci de votre réponse.
Croisière "Terre sainte" du 16 décembre 2014 (MSC Fantasia) English translation pending
by Noemie2004 · 2014-08-07 · 4 replies
Voila, le nom de croisiere terre sainte n'a plus vraiment de sens, l'escale israel étant annulée, a la place rhodes, izmir malte et messine...tres décue évidemment, mais vacances posées pour tout le monde donc pas d'annulation de croisiere, quelques bons plans pour rhodes izmir et messine que nous ne connaissons pas ? A priori aucun geste commercial pour compenser... je vais quand meme demander un surclassement de la cabine exterieure a celle balcon...
2 semaines dans le Dodécanèse en été 2014: quelles îles? English translation pending
by Chettemou · 2014-05-15 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à 2 pendant 15 jours dans le Dodécanèse la dernière semaine d'Août et la première semaine de septembre. Nous arrivons en avion à Kos et repartons de Rhodes.

Nous envisageons faire 2-3 îles. Nous n'avons pas encore décidé lesquelles, cela dépendra notamment des liaisons en bâteau. Nous avons une trentaine d'année et souhaitons dans l'idéal varier les paysages le plus possible et aimons évidemment les belles plages mais aussi les randos, les visites de villages typiques, etc.

Que recommandez-vous entre Astipalea, Nisiros, Tilos, et Simi? Combien de temps suggérez-vous de passer à Kos et Rhodes à l'arrivée et au départ?

Mille mercis! Sarah
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
by Mamieecaval · 2013-12-28 · 69 replies
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue:
http://mamieencavale.wordpress.com



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