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Mission d'études au Paraguay English translation pending
by Rou7 · 2006-10-28 · 4 replies
Nous sommes un groupe de 9 étudiants français. Du 13 mars 2007 au 10 avril 2007, nous nous rendons au Paraguay pour réaliser une mission de développement dans une coopérative sucrière près d'Arroyos y esteros (100km à l'est d'Asuncion) à Fidel y Maiz. Connaissez vous quelques coins sympa à visiter au Paraguay, des endroits à ne pas louper? Est-il difficile de se déplacer dans ce pays ? Nous voulions également savoir s'il est facile de se rendre sur la cote atlantique au Brésil pour passer un week end au bord de la mer merci aurelie
Nécessité du visa pour 16 jours en Thaïlande? English translation pending
by Robingreen · 2006-10-14 · 4 replies
question : depuis quelques jours une nouvelle loi sur les visas en thailande... puis-je aller en thailande 16 jours juste avec mon passeport sans avoir demandé au préalable de visa sur paris? y a t-il autre chose à avoir que le passeport, les bagages et le sourire?
Bon club de plongée à Ko Tao? English translation pending
by Stanton · 2006-10-13 · 6 replies
Bonsoir toutes et tous, Pour celles et ceux qui avaient eu l extreme gentillesse de me filer des plans et de s inquieter pour mon voyage en solo en Thailande merci encore tout d abord et sachez que tout se passe incroyablement bien a dire vrai c est meme une veritable revelation dans un certain sens... Le pays du sourire porte decidemment bien son nom et mon sourire s y plait bien aussi... lol. A part ca je vous ecris actuellement de Pai et je pars demain en direction de Koh Tao ou je souhaite plonger. Pour autant, mon timing est incroyablement serre et si je peux economiser un peu de temps pour rechercher une guest mais aussi et surtout pour trouver rapidment un bon club de plongee ce serait extraordinaire, je ne dispose que de 3 jours sur place et devrai ensuite remonter a Bangkok pour mon malheureux retour au pays des gens qui font la gueule (Paris quoi). Si quelqu un a un bon plan qu il n hesite pas... Merci d avance bises a toutes et tous.

Laa kawn khrap,

Stanton
Le trésor du Mandango (Équateur) English translation pending
by Manugy · 2006-09-04 · 8 replies
On est en mai de cette année 2006. Je vis depuis 6 mois dans un village des andes en Equateur qui est plutot connu pour sa montagne "sacrée".

J'avais rencontré un suisse plus ou moins inconscient qui avait passé une semaine à se lever au chant du coq et à revenir tard le soir sans dire un mot avec le sourire de quelqu'un qui a envie de dire quelque chose mais qui se retient, genre grosse connerie.

Au bout d'une semaine, lors d'une conversation tardive, alors que la chinoise qui vivait avec moi dormait dans la pièce d'à coté, je lui fait boire un alcool de caña (punta) qu'un ami peruvien mélange à des plantes de la foret, du genre à faire craquer les filles qui le boient. Son visage s'illumine et je sens qu'il bouillone comme une grosse marmite.

"Ca te dirais d'aller chercher un trésor?..."

"????" " :) "

"un trésor??"

C'est le genre de moment que j'adore, ce silence sur 2 visages qui sourient en conivence qui preparent une grosse connerie.

"Ca fait une semaine que je monte là haut, et des gars sont en train de creuser 2 trous gigantesques. Je les ai approché, j'ai joué le touriste idiot (il le joue très bien de nature) et les ai questionné sur l'endroit..."

"Ah...et..."

"4 gars creusent, 1 est caché dans les buissons en snyper...ils ont des talkye Walkyes et chacun a un pistolet á la ceinture...Je leur ai posé des questions idiotes sur ce qu'ils faisaient et ca leur a pas beaucoup plus..."

"..."

"Hier je suis rentré tard le soir apres les avoir suivis, eux et leur ane chargé comme une mule de pierres, empruntant le chemin de derriere, puis en passant par le petit village de derriere la montagne, une vielle femme m'a proposé de venir boire un café, et m'a naturellement parler de la légende du trésor des Incas"

"...donc...si je comprends bien...tu veux qu'on aille la haut, ..., non?"

Le lendemain, apres avoir acheté une barre a mine, preparer nos sacs, nos sandwichs comme des scouts, on part la haut en fin d'aprem. En haut, un type, machette en bandouliere, l'air tendu, a l'air de garde, on cache vite la barre a mine et on va lui parler. Il nous dit de circuler parce que labas derriere c'est dangereux, il faut pas y aller.

Il est con ou c'est moi. Ou alors il fait pas parti des pirates, mais est un gars du village qui est venu faire la garde. On respire, bavarde, nous dit qu'il ya quelque chose de dangereux pres de la falaise labas.

"Tiens on voit ma maison de là!!!!" (Là, c'est moi...en fait c'est moi qui ai été super con, car le mec apres, nous racontent que ca fait 3 semaines qu'il apporte la nourriture a 5 personnes qui travaillent les trous)

Là j'en crois pas mes oreilles, ca fait 5 minutes que ce type, nous raconte tout, le tresor, tout, il nous demande meme si c'est pas un de nous 2 qui vient tous les jours faire chier les gars.) Là on doit réfléchir à un plan.

"Ce con va jamais se casser tant qu'on est là!!"

"On lui dit qu'on va la haut et lui raconte qu'on va faire le tour par le passage de derriere pour pas qu'il nous attende."

On s'en va, se promene un peu comme 2 idots et se posent sur la falaise de l'autre coté de la montagne d'où on pouvait l'apercevoir sans que lui nous voit. Fume du tabac, bavarde un peu, jusqu'a voir le type s'en aller et prendre le chemin qui vient vers nous. là, on descend la montagne en speed et cherchent une cachette pour l'entendre passer sans que lui...

"Mais si il nous voit?...qu'est ce qu'on dit, affalés dans l'herbes comme 2 imbéciles, il va nous massacrer"

"On a qu'à dire qu'on est homos et...tu vois quoi...?" "t'es con...:)"

On attend, un aigle passe au dessus de nous, repasse et repasse.

"Eh!!! j'le connais, il vient chasser pres de ma maison presque tout les matins quand je ptitdejeune"

Je le salue. Il est beau. On entend les pas du gars descendant la montagne, attend un peu, puis on se met en route, pour remonter là haut. Le soleil se couche dejà, et là je commence à comprendre que c'est plus pour rire. J'ai une montée d'adrenaline comme jamais, en fait j'ai les jambes qui tremblent et le corps à moitié contrôlable. Mon pote, lui, trace, il jubile, je le vois, un plan qu'il avait preparé depuis une semaine.

On va chercher la barre a mine cachée dans les buissons de l'autre coté de la montagne.

Ca y est on y voit plus que le dégradé de rose orange rouge des nuages, c'est la pénombre. On prend un petit sentier qui mène a la falaise, et là se retrouvent devant 2 gigantesques trous d'au moins 3 metres de profondeurs en dénivelé, avec des metres cubes de terre deblayée derniere nous qui tombe de la falaise. Car les trous sont á moins de 5 mètres de la falaise. 5 métres en pente, sur terran callouteux, et de nuit.

On commence a creuser. Enfin il commence a creuser. Moi il faut dejá que je calme mes nerfs, mon corps qui m'a envoyé une dose surealiste d'adrénaline, à plus rien controler...

il creuse...on se rend compte qu'en fait, c'etait de la terre "rebouchée", certainement pour cacher quelque chose.

une heure... on se relaye... il fait nuit.

Et là je commence a penser que toute la terre qu'on a bougé...

"on peut plus faire marche arriere" me dit il.

"comment ca?"

"Tu te rappelles que t'as montré où t'habitais au type...t'es vraiment con!"

"...."

Là je commence à me rende compte de l'étendue du tableau.

Il creuse...je creuse...on creuse...

mon imagination s'évade et j'ai alors la vision apocaliptique de 5 hommes balafres se penchant par dessus les trous avec des fusils a pompes, tes torches nous aveuglant et le sourire au levres nous tabassant jusqu a la mort pour nous enterrer dans nos propres trous et les leurs d'ailleurs.

Je prends conscience que on est pas dans un jeu comme quand on est jeune où on s'invente des défis. Mais pourtant on est encore 2 enfants creusant, sous un putain de ciel etoilé qui nous regarde sans broncher. Le ciel est là...meme la lune, elle sourit même, la conne... On est pieds nus, torses nus, une pioche et des pierres servant de peleteuses. Et tout d'un coup on tombe sur quelque chose...un sac.

"Merde."

On se regarde. Lui il jubile. Moi pas du tout. J'ai envie d'etre a la maison pour regarder les etoiles de ma terrace et etre tranquille. Et là je veux meme pas savoir ce qu'il y a dans le sac. Lui creuse sans m'ecouter, deblaye autour du sac (ceux de 50 kg de riz). On se rend vite compte qu'en fait c'est un sac de terre qui sert de porte qui mene a une autre "porte". Effectivement, derriere, une porte en bois. Puis un tunnel d'au moins 4 metres, une chaise, des assiettes, des piolets, des machins, tout un arsenal pour creuser pro.

"Putain, on est où??? Tu veux pas qu'on aille jouer aux billes plutot, il est 2 heures du mat et j'ai plus envie de trouver un tresor...Tu vois ca me faisait marrer tout le debut, mais d'habitude, on trouve jamais rien quand on part en expedition, et là...les gars sont armés et savent où j'habite...ca veut dire qu'on doit partir demain matin pour la frontiere peruvienne et plus jamais revenir, finit tout ce que j'ai entrepris ici depuis 6 mois...."

Discussion... on regarde le tunnel...

"on va se prendre un maté, tranquille...? a la maison...et se cuisiner une soupe aux choux bien chaude et réconfortante?"

"...."

On rebouche les trous...sans parler, rapidement, preofessionel meme, le mieux qu'on pouvait pour ne pas laisser de traces et descend de la montagne. Mon coeur se calme petit a petit, et on peut enfin resentir les etoiles au dessus de notre tete, la lune, ecouter la vie nocturne, se refumer du tabac...vivre, sentir quoi...

On rentre a la maison...

Les jours suivant les villageois apprennent que des bandits armés pillent leurs terre, un cammando de quelques paysans montent la nuit a l'endroit qu'on leur a indique. Ils rebouchent les trous, fruit du labeur de 3 semaines de travail a raison de 5 hommes, des barres a mine, un ane pour transporter le trésor...

2 jours apres, les bandits descendent de la montagne fous de rage, pillent quelques personnes, sur le passage et vont s'en prendre a la maison qu'ils pensaient qu'on abitait, la saccage, la mettent a sac, allume le gaz et se cassent. C'etait pas la mienne... Le lendemain, ils attaquent la famille du consul americain sans savoir en haut meme de cette montagne, et menacent de violer la fille, la famille en balade du dimanche (c'est une montangne tres connue en Equateur et touristique). Ca arrive aux oreilles de l'embassade aussitot descendu de la montagne.

Le soir meme des patrouilles d'Interpol sillonent les rues du village ala recherche des bandits. Ils ne savent pas a quoi ils ressemblent, sauf mon pote qui a meme des photos et un enrengistrement d'une conversation avec l'un des types.

On ne dit rien, en profite pour se faire petit et part a 30 km de la en velo. La on rencontre des militaires, et des compagnies en train de creuser des mines, on parle avec quelqu'uns des militaires, tout d'un coup on entend une explosion incroyable qui nous soufle le corps, puis 30 secondes plus tard, une autre plus petite. Ils etaient en train de lancer des obus a partir de la vallée ou on se trouvait par dessus la montagne, et la petite detonation etait en fait le bruit de l'obus sur le versant arriere. Une 20 aie d'obus en une heure ont ete tires.

Pauvre montagne...

"Mais on est où là??? Tu trouves pas que ca a quelque chose d'irreel? ce décor, ces militaires qui s'entrainent a tirer des obus, et ces enormes engins qui deblayes des tonnes de terre..."

On se casse. on est a 30 bornes de la maison, la nuit tombe, les paysages sont magnifiques, genre canyon du colorado. Mon pote creve une roue. On arrivera que vers la moitie de la nuit, apres des heures de galeres merveilleuses sur des routes inconnues et caillouteuses, mal renseignés par un groupe de moines bénedictins se rendant à leur monatere, et un village phantome qui n'existe pas avec des gens qui n'existe pas non plus dans un monde dans une autre dimension, une sorte de vie en parallele, dans laquelle on a traversé une porte sans s'en rendre compte.

C'est magnifique pourtant, à mi chemin entre le rêve et la réalité.

"Ya pas de temps ici, tu sens pas?"

"?"

"les gens se rient de nous, tu vois pas qu'ils existent pas???"

"?"

"on doit retrouver la sortie!"

Vers 2 heures on arrivera à la maison...

2 jours plus tard je pars vers la plage pour prendre des "vacances", je rencontre l'un des militaires croisé dans la montagne. Comment c'est possible???

Sauf que cette fois, c'etait a la plage, 6 heures du soir, couché de soleil. Des putains de vagues, un putain de vent. Personne sur la plage, à part nous. Le type avoisinait les 100 kilos de gras musclés, faciès a la Lebowsky, en slip noir échancré aux elastiques trop grands, laissant depasser des partis de lui qu'on a pas envie de regarder plus d'une fois. Des tongs aux pieds, la gueule Balafré, la levres completement refaite jusqu'au nez, des lentilles de contact bleu clair, une bouteille de whisky a la main, lui donne une apparence a la dracula latino. Il fete l'anniversaire de son pote colombien, maigre et poilu, un chapeau de cow boy, a bord de la renault megane que le militaire s'etait paye et qu'il avait gare sur la plage, toutes portes ouvertes, une cumbia colombienne au volume maxi, sort du haut parleur rafistole du coffre. Il essaye de se donner un air, mais a l'air en fait insignifiant. Un autre ami colombien egalement en slip me temps le whisky deja bien entamé et me force a boire. Il pleut, il vente, la mer est dechainnée.

Il faut que je me sorte de ce guepier, car les gars me degoutent, ils sont tombes dans les fins fonds de la condition humaine. Ils transpirent l'alcool. Ils sont completement bourrés et abêté, ils me forcent à boire a chaque tournée de bouteille et le militaire commence à lorgner sur mes tongues. Il aimerait bien me les échangé contre les siennes plus moches et plus grandes. Il me lache pas, arrive meme à me les retirer pour les essayer. Elles lui vont bien, il trouve. Il aime bien la sensation de confort, la matière, et "Ipanema do Brasil" sur le coté...

Je me sors de là.

Je pars vers la capitale Quito. Ici c'est la decadence citadine, des meufs partout, des bars, de l'alcool, de la drogue, des putes, des néons, des jeunes anglais qui parlent fort et très voyant partout, qui projettent des treks de type aventure...Apres 6 mois reclu dans la montagne, j'ai du mal à gérer. Je tente une biere au bar, en 2 secondes une pute vient m'acoster.

Demain je rentre "à la maison"...
Voyage en train, en stop et à pied English translation pending
by Océanne · 2006-09-01 · 17 replies
Bonjour à tous

Je m'appelle Océanne et je voudrais que ma vie rime avec voyage. Partir du jour au lendemain, rien emmener, juste mes deux jambes, un bon sac à dos et des bonnes chaussures. Renconter des gens, d'autre mode de vie, d'autre culture, apporter mon sourire partout où je passerais....

Où? Partout, Asie, Amérique du Sud, Afrique tous ces pays m'attirent.

Financièrement? Je ne pense pas -et j'en suis même sure- que je n'ai pas besoin d'être riche pour pouvoir faire de ma vie un long voyage. Partir sans argent ne m'inquiète pas le moin du monde. Pour le transport pourquoi pas, de temps à autre prendre le train mais la marche à pied est bien plus enrichissante, et si je suis fatiguée il y aura toujours le stop!

Ensuite il y a tous ce qui conserne le logement et la nourriture mais sur ce point non plus je ne me fais pas de soucis, je travaillerai pour pouvoir manger et dormir...

Maintenant certaines personnes me disent être "folle" c'est pourquoi je fais appelle à tous le monde pour des avis, des conseils.....

Merci d'avanceOcéanne
Islande: traversée à pied par Sprengisandur English translation pending
by Uncle · 2006-09-01 · 12 replies
Islande 01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.

Jour 3

Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.

Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais

2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.

Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.

Jour 16

Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pel��, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
Recherche familles voyageuses et personnes entreprenantes à l'étranger English translation pending
by Ocean1302 · 2006-07-22 · 13 replies
Bonsoir !

j'aimerais faire des rencontres virtuelles et réelles de familles voyageuses. Celles qui sont parties ou veulent partir vivre et travailler qq temps ( un an ou plus) à l'étranger.

Et également des personnes entreprenantes ( avec projet en cours ou déjà réalisé). Création d'entreprise à l'étranger pour infos, amitié, entre-aide....

voilà, merci, gros bisous et bonsoir ! (sourire)😛
Choisir une île aux Antilles pour y vivre English translation pending
by Fanny2310 · 2006-07-10 · 5 replies
Salut, je viens de m'inscrire sur ce site, après avoir vécu hors de france durant plus de 18 ans et être passée par la mauritanie, le sénégal, la réunion, la nelle calédonie, et enfin le maroc, j'ai réessayé de m'adapter de nouveau en france et....🙁ça marche pas, je suis en bretagne et j'ai besoin de soleil, de sourire, de mer ou on se géle pas, bref me voilà prête à aller m'installer "ailleurs" merci pour tous vos conseils sur la vie dans les îles, je suis preneuse de toutes infos de ceux qui y ont vécu ou qui y vivent et je ne suis pas fixée sur une île en particulier, merci de vos réponses😏
Qu'apporter à la population de Siam Reap au Cambodge? English translation pending
by Obijuan · 2006-07-05 · 5 replies
j'aurais souhaité savoir s'il y avait quelque chose qu'on pouvait apporter à Siam Reap pour aider les gens ou les enfants sur place autrement qu'en versant de l'argent à une organisation? Amener des bics et du papier ou que sais-je? Merci!!!
Thaïlande: plein de remerciements aux forumeurs! English translation pending
by Kaotom · 2006-06-18 · 7 replies
Je pars demain matin et je voulais remercier tous ceux qui comme Thuan, Sidartha, Barbot et bien d'autres (désolé de ne pas tous vous siter, m'en voulez pas ) m'ont aidés à préparer mon voyage au pays du sourire😄, grace à vous j'ai gagner beaucoup de temps, j'ai laissé tomber les guides de voyages (même si je les avaient déjà acheter) et je pars aussi légére dans la tete que dans mes bagages, je vous adore tous, merci mille fois et au retour pour donner de bons tuyaux aux autres ou preparer une nouvelle aventure.

sawadee ka si je ne me trompe ??
Philippines ou Indonésie? English translation pending
by Toutasiemut · 2006-05-22 · 15 replies
OK, je m explique deux secondes, car je suppose que la question a deja du etre posee maintes fois. Voila 8 mois que je baroude en Asie et a vrai dire, j ai besoin de me poser dasn u endroit peperre, loin des sollicitations, des arnaques a tout va et du bordel... Alors, je vous vois deja sourire: "mec trace ta route, ce ne sera ni en indo, ni aux philippines que tu trouveras ton bonheur". POurtant c est bien la que je souhaite aller!! Je voudrais juste quelques spots tranquilles, style "surf, bouffe das la rue et repos du guerrier". A priori Bali ne ressemble pas a ca, puisque fuyant le bordel nightlif & CO....

ok ca fait beaucoup de choses pour un seul homme.... mais bn je m en remets a vos bons soins

toutasiemutment votre
Voyager seule: aucun problème English translation pending
by Tintina · 2006-05-09 · 3 replies
Je reponds a toutes les filles qui se posent des questions, sur le theme voyager SEULE, au mexique perou inde etc. Enfin tte l'amerique latine l'asie etc. IL N'Y A AUCUN PROBLEME. Ce n'est que du bon sens pour le conseil securite, avec ton plus beau sourire tu discuteras avec des gens adorables, qui feront tout pour t'aider, ils ne te feront aucun mal, mais il faut toujours avoir la banane et parler avec gentillesse et humour, meme quand parfois ils sont un peu collants.

Bien sur je n'ai pas 20 ans et je ne me balade pas en mini-jupe.

Bonne route a toutes les nanas bises corinne
Résumé de l'hôtel Barcelo Solymar à Varadero English translation pending
by Blueocean · 2006-03-23 · 11 replies
Ne vous laissez pas berner par de faux commentaires méprisant le Barcelo Solymar à Varadero / Cuba! Il s'agit d'un merveilleux Hôtel et nous avons adoré notre séjour. Aussi bien tirer au clair maintenant le petit bémol: parfois, le personnel semble avoir hâte à la fin de leur shift de travail, mais sans plus; le sourire demeure!

TEMPÉRATURE

Ben tout d'abord, nous sommes allés ma copine et moi à la fin du mois de février. Une vague de chaleur durant notre semaine; le mercure est grimpé jusqu'à les 38 degrés avec huumidex, l'idéal quoi! Seules les dernières journées: le vent s'est levé, le drapeau rouge était à la plage, donc pas de baignade. Pas de jelly fish par contre. Mais inutile de vous dire qu'on en a profité des vagues!

NOURRITURE

Habituellement, tout le monde subi un petit dérèglement digestif: tu changes complètement de menu, alors c'est évident que ton estomac s'en ressent. Mais pas pour en faire un drame; d'ailleurs, sachez qu'au Barcelo, la nourritre est EXCELLENTE, le menu varie à tous les jours, et les restaurents à la carte sont très bien: j'ai eu un penchant pour le resto créole: SUCCULENT. Un peu moins pour le tropimar même si j'aime les fruits de mer.

PROPRETÉ, CHAMBRE, ETC.

Que les plus sceptiques arrêtent de s'en faire. Pas une seule bestiole au Solymar, pas même une petite araignée! On était à l'Hôtel, et c'était TRÈS propre! Évidemment, on ne change pas les draps durant votre séjour, mais c'est pas un réel problème. On rempli votre mini frigo à tous les jours: 2 bouteilles d'eau (très utile), 2 bières et 1 bouteille de cokala! Quant aux serviettes, on les change si vous voulez (les placer dans le bain tout simplement). Et pas de problème: bon service d'air climatisé.

LE SITE

Le site du Barcelo est d'une beauté rare. Grande piscine, jaccuzi (que les gens n'utilisent presque pas puisque l'eau de la mer est plus chaude!!!!!), belle végétation et aménagements. Le site est sécuritaire et il est très grand. Pour vous rendre à la plage, un petit 3 min de marche de l'hotel (pas loin, rassurez-vous).

LA PLAGE!

Vraiment magnifique; d'ailleurs pas de surprise, on était sur une des plus belles plages, Varadero. L'eau d'un bleu indescriptible, faut vraiment y mettre les pieds pour le constater (une carte postale n'est pas comparable ...) et d'une transparence!!! C'est très propre, que du sable (et parfois des petits poissons gris tres inoffensifs, bien sur!) La plage, le sable est d'un blanc immaculé.

LE SOLEIL

À l'équateur, le soleil ne frappe pas de la même façon qu'ici. Allo la différence: même les gens qui recherche du bronzage, ne vous méprenez pas: veillez quand même à vous crémez au minimum avec de la quinze. Je vous dit qu'il y en avait des homards humains durant mon séjour ... et pas très pratique pour profiter de ses vacances.

SERVICES ET BARS

Le barcelo a un service 24 heures de casse-croûte (grill au bar de la piscine) et il y a plusieurs bars évidemment: le bar de la piscine (pina colada - limonade - mojito succulents, vraiment bon), bar de la plage (essayez la liqueur de banane), le piano bar (pas très couru, pour une ambiance relax), le lobby bar (très achalandé), le bar sportif (moins couru que je ne l'aurais cru et très bien!)

PERSONNEL

Contrairement à ce que je croyais, le personnel est très souriant et très charitable. Évidemment, un serveur ne refusera jamais son pourboire. Mais sachez que ces gens gagnent très peu d'argent ... donnez leur 1 peso et vous verrez qu'il sera prêt à vous recevoir le lendemain, vous tirant votre chaise pour vous assoir au buffet! Ils sont très sympathiques. Contrairement à certains commentaires, les gens de la réception sont très bien (durant mon séjour), les barmans, c'est époustouflant de les voir manoeuvrer leurs bouteilles!!!!!! Leurs drinks, excellents!

LA VILLE

Vous êtes à 5 min de marche de la ville, tout près du Havana Club, maison du rhum, plusieurs petits marchés. Pour vous rendre au "grand" marché, là où vous ramassez les souvenirs (et là où vous pouvez négocier, bien entendu ...!), c'est à la rue 14. Vous y rendre à pied est à peu près 40 minutes de marche, ou alors 5-7 minutes en calèche (attention ... 10 pesos pour vous rendre la-bas, c'est trop cher! Négociez!) Mais surtout, arrêtez-vous au Parc Josone ... une beauté rare. Et les meilleurs pina coloda au monde 100% naturels, le serveur est TRÈS gentil.

SPECTACLES

En effet, les spectacles ne sont pas incroyables, mais c'est toujours sympa d'aller voir les spectacles (différents thèmes à tous les soirs) et la salle était toujours pleine. Petit bémol: ils sont à la grande salle de spectacle INTÉRIEURE.

TAUX DE CHANGE ET MONNAIE EN GÉNÉRAL

Ne vous faites pas prendre comme moi: on m'a totalement fourré à l'aéroport. Conseil: attendez de changer votre argent au Solymar (bureau de change et il ne garde pas de pourcentage, vous profitez donc de tout votre argent). Aussi, outre le fait de comprendre qu'il n'ont pas un salaire élevé, il est possible qu'on vous demande 1 peso pour aller aux toilettes en ville. Tâchez de toujours traîner un peu d'argent sur vous. Et si vous voulez profiter de casse-croûte en ville, ce sera toujours drôle d'esayer de vous débrouiller en espagnol et c'est pas cher du tout pour bouffer (ex: frites avec cuisse poulet = 2, 25 CUC).

Aussi, sachez que le taux de change varie à tous les jours et vous n'avez donc pas de contrôle sur la valeur de l'argent. Soyez attentif.

EXCURSION

Plusieurs possibilités, dont visite à la Havane. Mais nous, avons choisi de prendre "excursion en catamaran". Une journée complète sur la mer, où vous arrêterez nager avec les dauphins *vraiment spécial*, ferez de la plongée en apnée (fond de la mer digne d'un film de poisson pour enfants!, et également passerez près de 2 heures sur l'île paradisiaque de Cayo Blanco, où vous aurez le privilège de déguster les langoustes, spécialité de Cuba, elles sont vraiment bonnes. Par la suite, retour au port de mer de Varadero, en levant les voiles ... et en relaxant! Il s'agit d'une excursion plus dispendieuse (et je doutais de la prendre au début), il sagit de l'excursion la plus courue et une des plus magnifiques. 80 pesos CUC (110$ canadiens). Uen fois convertie en pesos, tu oublies vite la valeur de l'Excursion! ...

CONSEILS

Choisissez le barcelo Solymar pour une période sublime de vacances au paradis, en bonne compagnie.

Rangez toujours vos affaires importantes dans le coffre de la chambre (vous n'avez pas de supplément à donner).

Crème solaire même pour les gens qui veulent bronzer, le soleil tape drôlement fort.

Un réveil-matin!!! (il n'en a pas dans les chambres ou alors j'étais pas chanceux).

Donnez des petits cadeaux aux femmes de chambre. Ils sont très appréciés et vous pouvez en acheter chez Dolorama (dentifrice, bijoux, bonbons, gomme!!)

N'y allez pas sans appareil photo!

Ne prenez pas le taxi (ils ont des taxi-o-mètres, c'est donc cher). Tâchez de toujours négocier, il est toujours possible de le faire.

Au solymar, réservez tôt pour les resto à la cartes (l'italien et le créole meilleurs). Et de grâce, assistez à la réunion de votre représentant à l'Hôtel. C'est très important.

VOILÀ!

Je crois avoir fait le tour. Si vous avez des questions sur l'Hotel ou quoi que ce soit, écrivez ici, je répondrai à vos interrogations dans les plus brefs délais!

Hasta Pronto!
Une question toute simple English translation pending
by Yangguizi · 2006-03-15 · 19 replies
Afin de satisfaire pondy qui trouve que le forum manque de tonus, je propose de discuter du sujet suivant:

"Un guide de voyage rédigé en langage sms est-il un bon outil pour un touriste chômeur qui voyage, venant de divorcer d'une prostituée de Pattaya qui parlait trop mal le français, et de se marier avec une cubaine PNC (malgré son absence de sourire) voyageuse qui fait du tourisme, ce couple modèle voulant aller en train au Tibet pour y rencontrer des dissidents?"

Pour moi, la réponse est non. Et vous?
Hôtel Sirenis English translation pending
by Calimero51 · 2006-03-10 · 2 replies
Bonjours à tous,

Je m'en vais au sirenis du 05/05/06 au 12/05/06. Que vaut-il vraiement (en étant objectif) Y-a-til des personnes qui y vont à la même période ??

D'avance merci
Aircraft Maintenance Company pour le Caire English translation pending
by Impec · 2006-02-26 · 3 replies
Qui peut me donner des renseignements sur la compagnie de Transports Aériens "Aircraft Maintenance Company" code "AMV" apparemment égyptienne, qui doit assurer le transport des passagers de Paris au Caire (via Louxor !) pour le voyagiste Kuoni à destination du séjour "Sourire du Sphinx" le samedi 04 mars 2007 ? Est-ce une compagnie aérienne fantôme ou est-elle recommandable ? Merci
Trouver un emploi au Vietnam English translation pending
by Moonmoon · 2006-02-16 · 20 replies
Bonjour, Mon histoire est un peu particulière.. Voilà il y a 3 ans je suis allée en voyage au Vietnam.Je dois avouer être tomber sous le charme de ce pays, par l'accueil et le sourire chaleureux de ces habitants. Je suis aussi tomber sous le charme d'un vietnamien ! Devant une histoire très sérieuse je repars au mois de mars à HAnoi pour commencer à nouer des contacts pour trouver du travail. Je cherche des personnes qui travaillent oui qui ont travaillé au vietnam... et qu'il me disent concrètement comment ils ont réussi à décrocher un emploi (si possible avec une structure française ou dans l'humanitaire).J'ai déjà commencé et ça n'ai pas simple et en plus tous donne les mêmes conseils : www.vietnamworks.com qui en fait est un très bon site mais quand on est cadre par exemple. SI quelqu'un est aussi parti au bout du monde et à tout quitter pour la personne qu'il aime... ce sera avec plaisir d'en discuter. Je sais que ma question est banale mais bon merci à ceux qui prendront la peine d'y répondre. 😉
Pont supérieur sur 747 Corsair English translation pending
by Dadouronron · 2006-02-07 · 12 replies
Voilà peut-être un question con mais bon... je me lance :

Quelqu'un a t'il un argument (infaillible ou non) pour arriver à obtenir un siège au pont supérieur des 747 Corsair Ne me parlez pas de la grand large ( c'est toujours complet), je parle des sièges éco qui sont situé juste derrière.

Je vous dis ça car malgré mon grand sourire et mon amabilité légendaire 😠, je n'arrive jamais à rien. La dernière fois j'étais premier dans la file, premier à l'enregistrement (5 heures avant le décollage quand même), et le personnel m'a répondu, "Non c'est complet...".

Merci d'avance.
De Phuket à Surin English translation pending
by Franck45 · 2005-12-04 · 2 replies
Bonjour à toutes et tous, passionnés de la Thaïlande, Je parcours ce forum fantastique depuis un petit moment en vu de mon prochain voyage au pays du sourire... sauriez-vous comment rejoindre Khuraburi Port depuis l'aéroport de Phuket ? Aurais-je une chance de trouver un bus ? un transport collectif ? Merci de votre aide.
Mes blues.... English translation pending
by Nil · 2005-10-15 · 15 replies
Cela fait plusieurs mois que je rêve la nuit que je suis à Montréal, ma ville. Ou bien que je suis avec mon père, sur le lac. Ou que je suis en train de faire n'importe quoi mais avec les gens que j'aime, dans des lieux que j'aime, chez moi, au pays.

Jusque là, ca m'a toujours fait sourire, je me disais que c'était normal.

Tout d'un coup, peut-être à cause de la fatigue, de l'automne, j'ai les blues, le mal du pays, le mal d'être loin. Au point que j'ai même des crises de larmes. Je n'ai pas envie de retourner vivre là-bas, pas encore, j'aime ce que je vis, et j'ai le projet d'aller voir ailleurs à la fin de mon contrat l'an prochain.

Je parle à mes parents et mes amis quand je veux. Sans problèmes de coûts d'appels. Je suis constamment en contact avec eux.

Mais...

Je n'ai pas vu ma famille depuis plus d'un an. Je voudrais juste pouvoir les voir, les serrer dans mes bras. Être avec eux, sentir les odeurs de la maison de mon père, me promener dans la forêt avec lui. Me lever le matin, prendre mon café avec, corder le bois pour l'hiver, prendre nos repas sur sa terrasse avec un verre de bellini. Pouvoir dire un paquet de niaiseries avec ma belle-mère. Être capable de me serrer dans les bras de mon père. C'est ce qui me manque le plus. C'est étrange, je suis si heureuse de vivre tout ce que je vis, et en même temps, je suis triste de ne pas vivre avec ma famille et mes amis, les évènements au quotidien.

Mon voyage pour aller voir ma famille est seulement en juillet prochain. Je me demande bien comment je vais faire pour tenir jusque là. C'est fou comme ils me manquent. Ca fait vraiment mal, physiquement. Quand je vois des images de montréal, je me sens étourdie, j'ai le coeur qui pompe à toute vitesse.

Quand je dis à mon père que je m'ennuie, il me dis de revenir. Et ca me fait plus mal encore, je me sens déchirée entre être contente de vivre ce que je vis ici, et le besoin vicéral de voir ma famille. Je sais bien que ce n'est pas facile pour ma famille non plus. Ils ne comprennent pas pourquoi je suis partie au loin.

Pourquoi je vous raconte cela? Je ne sais pas. j'ai besoin d'en parler. J'espère que je vais arriver à surmonter ces émotions là, et être capable de tenir jusqu'en juillet.

Nil, la fi-fille à son papa
BD: Shenzhen et Pyongyang de Guy Delisle English translation pending
by Sylvie57 · 2005-09-17 · 4 replies


Deux récits autobiographiques de Guy Deslile, dessinateur canadien vivant aujourd'hui en France. Delisle raconte dans ces deux ouvrages les mois qu'il a passé à Shenzhen (Chine) puis à Pyongyang (Corée du Nord) à superviser la création de dessins animés français réalisés en sous-traitance. Tout y est... ses joies, ses angoisses, son ennui, sa solitude... Ca fait réfléchir, sourire et quelquefois ça fait peur. A lire si vous aimez la BD.

Air Cubana English translation pending
by Snorkling · 2005-09-01 · 2 replies
J'arrive de Cuba et j'ai utilisé Air Cubana pour la premiere fois.

Je dois vous dire que j'ai bien aimé. Le service courtoie et toujours avec le sourire et dans trois langues, l'espagnole, l'anglais et le francais. L'avion comme tel était bien, c'était un Airbus A-320 assé récent avec film et écouteur gratuit. La nourriturre et bien, c'est la nourriturre typique d'avion, pas mieux et pas pire que les autres compagnie aérienne. Ce que j'ai aussi bien aimé, c'est la ponctualité, le départ et le retour a toujours été a l'heure et meme cas notre retour nous avons été en avance de 30 mins.

Alors hésités surtout pas pour prendre Air Cubana, vous en le regretterez pas.

Bon Voyage

Snorkling
Hôtel Stadion, Karakol, Kirghizistan English translation pending
by Askar · 2005-07-30 · 14 replies
Voici un texte que j´envoyais l´autre jour a des amis, leur parlant des pires hotels que j´ai frequenté dans ma longue carriere de backpacker. 🙂 Je me suis dit que ca rappelerait peut etre quelques souvenirs a ceux d´entre vous qui ont eut l´idee douteuse de faire halte dans cet hotel, et que ca ferait sourire les autres. Bonne lecture.

Situe dans les locaux techniques du stade de Karakol, la gostiniza Stadion est décrite par le guide Lonely Planet comme un établissement au confort spartiate. On est prévenu, on ne s'attend pas a etre salué par un portier ni conduit dans sa chambre par une jolie soubrette. Le foutoir qui tient lieu de reception est occupé par une matronne, un vieux dragon a moustache, qui apres une brillante carriere a la Prison Centrale de Bishkek, quartier des femmes, vient trouver dans cet emploi un complément a sa retraite. On vous confisque vos papiers - on s'apprete meme a donner ses lacets - et on vous designe votre cellule, je veux dire la chambre. L'endroit est, ai-je besoin de le dire, sinistre. D'un certain cote l'hotel Stadion est le lieu ideal pour venir finir ses jours - je veux dire la, pour mettre fin a ses jours. Durant les trois jours que j'ai passé la, je ne peux pas nier que l'idée du suicide m'ait quelquefois traversé l'esprit. Se pendre a la corde des rideaux ? S´il y en avait ... mais accroche-t-on des rideaux dans les locaux a poubelles ? Pour une meilleure comprehension du lieu, precisons que l'on descend trois marches pour entrer dans "l'hotel", ce qui fait que la fenetre de la chambre est en fait un soupirail. Une ampoule de 40 watts s´éfforce d´égayer la piece de sa lumiere jaunatre mais ca ne bluffe personne. Le sol est un ciment. Le Plan Kroutchev de 1958 prevoyait une mise en peinture des murs mais pour quelque raison le projet est tombé dans les oubliettes de la bureaucratie sovietique. Les toilettes sont, comme il se doit, au fond du couloir. Fait curieux, on a oublie de les équiper d'une chasse d'eau, ou peut-etre un client mécontent l'a-t-il emportée. En lieu et place la direction a obligeamment disposé trois bouteilles d'eau, a l'origine des bouteilles de vodka ( le modele familial d' un litre ) probablement empruntées aux clochards qui vaquent alentour. Je vous laisse imaginer l´ambiance des mes diners - tous les restaurants de cette bonne ville sont fermés le soir - assis sur mon lit, le duvet sur les épaules, seul, abandonné de Dieu et des hommes.

J´ai fait une recherche Google apres avoir ecrit ce texte. Apparemment il n´y a pas que moi qui ait apprecie moderement l´endroit :

I stayed at the "hotel" Stadion, literally under the crowd seats. I was stupid enough to pay two days in advance (total: USD 3). That was the closest I got to spending the night at the prison. The WC, a disgrace. The town, despite the wonderful landscapes, didn't have anything to do, or to eat! Having survived two days there, including the nights spent at that stinky bedroom
http://www.backpackers-lounge.com/...read.php4?cur_id=688
Voyage ethnologique en Tunisie English translation pending
by Yatra · 2005-07-07 · 13 replies
« Y’a du soleil et des nanas darladilada. Bienvenue au Sol Kantaoui darladilada… » A l’arrivée du car devant l’hôtel club Selima de Port el Kantaoui en Tunisie, ce sont des dizaines de personnes qui accueillent les visiteurs en chansons, un collier de fleurs autour du cou. Les touristes, fraîchement débarqués de l’avion, ont le sourire jusqu’aux oreilles. En short pour la plupart, certains sont coiffés d’un bob et d'autres portent des tee-shirt sérigraphiés au nom de Punta Cana, Varadero ou Tenerife. Bienvenue en Tunisie ! Les visiteurs se dirigent vers le salon en passant sous une haie d’honneur formée par les anciens, ceux qui sont au club depuis une semaine et qui connaissent tout : les bons p'tits plats, les meilleures places à la cantine, les gentils GO, les dragueurs, les célibataires névrosé(e)s, les taux de change... Dans le salon, un groupe d’hommes du désert joue la chansonette au groupe. Le directeur de l'hôtel accueille ses hôtes habillé selon les traditions de la Tunisie ancestrale et leur joue la cérémonie du thé. Tous assis sur des coussins, à l’intérieur d’une tente touareg reconstituée, nos visiteurs contemplent avec émerveillement leur serviteur lever la théière le plus haut possible « pour se rapprocher de Dieu ». La chicha trône au milieu de nos aventuriers émerveillés par leur rencontre avec cette terre exotique. Une retraitée s’extasie : « qu’est-ce que c’est typique, on se croirait dans le désert ».

Le chant du muezin

Le désert. A 400 kilomètres de Port El Kantaoui, peu de visiteurs iront fouler le sable du Sahara. « Pas la peine, il y a les chameaux qui nous emmènent sur le sable de la plage », explique Régis, la quarantaine bien avancée, la casquette « I love Phuket » vissée sur la tête. « Il y a de tout ici, renchérit son épouse, Yvette, même des bazars (sic) dans l’hôtel ». Et puis c’est vrai avec « ces gens là », mieux vaut ne pas sortir du cocon qui offre tous les charmes de l’orient sans les dangers. « Un Wallon est allé dans la casbah (resic) de Sousse, rajoute Yvette, il n’a pas pu sortir d’une boutique de bijoux et s’est fait dépouillé de 200 francs pour un bracelet en toc ! ». Et son mari de remarquer : « ils ne sont quand même pas comme nous ». A l’intérieur de l’hôtel, les familles lézardent doucement au bord de la plage privée ou de la piscine, les mamys et les papys prennent un verre de Celtia dans le salon climatisé en jouant aux cartes, les mères de famille font de l’aqua gym sous une musique disco, les papas regardent les jeunettes bronzées par le soleil médittérranéen défiler devant leurs yeux lubriques, les enfants jouent dans une piscine surchauffée pleine de crème solaire et de sable... Le soir venu, les animations traditionnelles ponctuent la journée de nos aventuriers, les jeunes se trémoussent sur la piste de la discothèque et les filles se font draguées par les serveurs locaux, le GO invite une vieille dame à faire passer une balle de ping pong d’une jambe à l’autre du pantalon d’un jeune homme gêné… Tout est à sa place. Chacun joue son rôle : touristes, vieux, jeunes, filles, garçons, serveurs, GO… Le soleil se lève enfin sur la Tunisie. Les jeunes couples quittent la plage encore tout imprégnés de sable, d’amour volatile et de mots doux, un petit groupe de téméraires finit son petit déjeuner avant de prendre la route du « désert » (1 heure sur une dune de 5 mètres de haut au bord de la route de Tozeur avec escale chez un marchand de tapis). Seuls signes d'authenticité dans le décor, les mouettes qui lancent leur cri au dessus d'une mer d'un bleu turquoise et le chant du muezin réveillant le dormeur au sommeil léger qui regrettera ses grasses matinées de Majorque. Les femmes de ménage débarrassent les cadavres de bouteilles du champ de bataille d’une belle soirée bien vite achevée… Pas grave, le rythme reprend son cours sur le Sol Selima. Un autre groupe arrivera bientôt. « Bienvenue en Tunisie ! » reprendront en chœur les désormais anciens qui sont là depuis la veille…

NDLR : ceci est un récit de voyages de votre humble narrateur inspiré d’un très très vieux périple. Votre serviteur étant aujourd’hui trop éprouvé par ce genre d’aventure, il a laissé tomber ce type de formule…
Thaïlande: Montien Riverside Hôtel, météo et bons plans English translation pending
by Bellocatzo · 2005-06-28 · 5 replies
Hello, Bonjour à toutes et tous .... Est ce que'un gentil membre de VF a testé ou a entendu parler... ou à quleque chose sur le Montien Riverside Hotel? Ce serait très sympathique de votre part... Voilà, je pars vendredi avec ma copine pour un mois, c'est notre première visite au pays du sourire mais je n'ai encore rein réservé. Ai je bien fait? Je n'ai pas un budget illimité du tout mais j'ai entendu parler que sur place des agents locaus peuvent avoir de bons prix pour les hotels et les logements... comment les contacter? (les bons..)... Voilà ce sont les quelques questions que je me pose..la météo au mois de juillet (BKK, Chiang Mai, iles..) et puis le traitement malarone, que je ne crois pas que nous allons prendre.. Avez vous d'éventuelles suggestions à nous faire parmi ce flot d'interrogations? Merci .............
Livre: Les chiens de Bangkok English translation pending
by Fabricia · 2005-06-26 · 2 replies
Thuan faisait allusion à cet ouvrage dans ce post :

http://voyageforum.com/v.f?post=243690#243690

"Les chiens de Bangkok", écrit par Armand LERCO, édité par Grasset & Fasquelle en 1982, disponible en Livre de Poche 5929.

"Hallucinant... Et tout cela dans l'Asie du sourire, si bien décrite par Lerco, avec son cynisme calculateur et implacable qui se cache sous la sérénité du Bouddha. Un terrible et magnifique livre." (Lucien Bodard, L'Express).
Thaïlande: comportement des vendeurs? English translation pending
by Manneke · 2005-06-20 · 16 replies
ETant parti en Egypte, j'ai trové que les vendeurs, ... sont très collants voir limite agrresif.

Ce qui ma profondément ennuyer car je répondais pareil. Je sais qu'en thailande cela est moindre mais est ce que si on leurs dit une fios non avec le sourire, ils arretent de nous coller ou pas? Merci, et si vous avez des astuces flier les sa fera plaisir. Bye😄
Température en septembre pour le Vietnam? English translation pending
by Tabah · 2005-06-03 · 2 replies
Bonjour à vous tous !!!!🙂

Question simple et courte.

Est-ce bien un voyage pour le mois d'octobre au Vietnam, du point de vue température ?

Mon désir est de visiter à partir du Nord et finir vers le sud.

Merci !

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