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Itinéraires en 4x4 au Maroc English translation pending
je prépare un petit périple Marocain pour le mois de Mars prochain, et je recherche quelques infos sur certains parcours. Il s'agit d'itinéraires que j'ai déjà réalisés, mais le goudronnage ou la détérioration d'une piste peut varier très vite, alors je suis preneur d'infos relativement fraîches :
1 - piste côtière entre ESSAOUIRA et AGADIR qui part du cap TEFELNEY et va jusqu'à la POINTE INSOUAME : goudron ? toujours piste ?
2 - piste 7092 qui part à droite 27 kms au dessus de TAM TAM et qui passe par AYOUN DU DRAA / AOUINET N AIT MOUSSSA / TIGLITE / AOUINET TORKOZ / ASSA puis vers FAM EL HISM (route d' AKKA) : - piste ou goudron , si piste état de la piste en général.
3 - piste qui part de OUAOUIZARTH / TILOUGGUITE / LA CATHEDRALE / ZAOUIA TEMGA / ZAOUIA AHENSAL / TIZI N ILLISSI / AIT BOUGHEMEZ / AGOUTI et direction route d' AZILAL. Lorsque je suis allé sur ce parcours il y 3 ans, le TIZI N ILLISSI avait été refait. Ce parcours est-il toujours en piste ou goudron.
Merci pour ces précieuses infos, qui me permettront d'actualiser mon road-book.
1 - piste côtière entre ESSAOUIRA et AGADIR qui part du cap TEFELNEY et va jusqu'à la POINTE INSOUAME : goudron ? toujours piste ?
2 - piste 7092 qui part à droite 27 kms au dessus de TAM TAM et qui passe par AYOUN DU DRAA / AOUINET N AIT MOUSSSA / TIGLITE / AOUINET TORKOZ / ASSA puis vers FAM EL HISM (route d' AKKA) : - piste ou goudron , si piste état de la piste en général.
3 - piste qui part de OUAOUIZARTH / TILOUGGUITE / LA CATHEDRALE / ZAOUIA TEMGA / ZAOUIA AHENSAL / TIZI N ILLISSI / AIT BOUGHEMEZ / AGOUTI et direction route d' AZILAL. Lorsque je suis allé sur ce parcours il y 3 ans, le TIZI N ILLISSI avait été refait. Ce parcours est-il toujours en piste ou goudron.
Merci pour ces précieuses infos, qui me permettront d'actualiser mon road-book.
Aller à Masoala depuis Antalaha English translation pending
Bonjour à tous !
Je vais partir en couple dans la SAVA début Août (atterrissage Sambava) et après un séjour au parc Marojejy, je souhaiterais aller à Masoala depuis Antalaha.
J'ai abandonné l'idée de traverser toute la péninsule jusqu'à Maroantsetra (pas le temps) mais je voudrais au moins visiter la côte du côté de Cap Est à Cap Masoala. J'ai quelques questions pour vous :
- J'ai compris que la météo est capricieuse en Août sur la péninsule : quid de la côte entre Cap est et Cap Masoala? Est-ce qu'il pleut vraiment tous les jours sur la côte?
- Est-ce facile de voyager sur la côte entre Cap Est et Cap masoala: trouve-t-on de quoi manger boire et dormir dans les villages (on est pas très luxe mais on aura pas de tente), est-ce facile de prendre des taxi brousse ou moto ou pirogue, et éventuellement trouve-t-on de quoi louer du matos de snorkeling ?
- avez-vous des recommandations de choses à faire et personnes/orgas à contacter ? Il y a très peu d'infos sur les guides et internet hormis les lodges de la baie d'antongil...
Merci d'avance !
Hugues
Vohémar - Diego-Suarez par la côte English translation pending
Y en a t'il parmi vous qui on parcouru Vohemar - Diego sans passé par Daraina et Ambilobe ce qui impose donc de longer au mieux la côte
je regarde sur gogole earth mon pote j'ai l'impression que c'est possible pouvez vous confirmer en donnant le nom des différents axes
Comment ça se passe à Madagascar en ce moment? (début avril 2013) English translation pending
Hello
Je cherche des infos du l île rouge concernant , d abord la sécurité , lié à la situation politique politique , j imagine
Ainsi que les tarifs , hôtels restau ... Merci
Location de moto sur l'île de Praia au Cap Vert English translation pending
Bonjour je compte aller en novembre sur l'île de Praia, peut on facilement louer une moto et quel est l'ordre de prix par rapport à la voiture.
Merci
Martine
Balades à moto sur Figueras et ses alentours (Espagne) English translation pending
bonsoir à toutes et tous
je pars avec un groupe d'amis en moto de Toulon vers Figueras pour y voir le musée Dali fin avril
programme
29 avril roulage toulon figueras
30 avril visite musée matin , balade après midi
01 mai balades alentours figueras
02 mai roulage retour vers toulon
comme vous le voyez j'ai donc deux jours sur place j'envisage la visite musée le samedi matin à l'ouverture donc je pense que cela devrait etre terminé vers 12 ou 13 heures j'ai le dimanche pour balader ( je pensais a cadaques rosas , ampuria ) mais je suis à l'ecoute de tout conseil et surtout j'aimerais avoir une idée des points d'intérêt à ne pas manquer dans le secteur niveau logement nous devrions être logés a l'hôtel los angeles a figueras en vous remerciant d'avance 🙂
comme vous le voyez j'ai donc deux jours sur place j'envisage la visite musée le samedi matin à l'ouverture donc je pense que cela devrait etre terminé vers 12 ou 13 heures j'ai le dimanche pour balader ( je pensais a cadaques rosas , ampuria ) mais je suis à l'ecoute de tout conseil et surtout j'aimerais avoir une idée des points d'intérêt à ne pas manquer dans le secteur niveau logement nous devrions être logés a l'hôtel los angeles a figueras en vous remerciant d'avance 🙂
Tour de l'Amérique Centrale et du Sud à moto English translation pending
Salut a tous
jai 24 ans et j'entretiens le reve de faire le tour de l'amerique centrale et du sud a moto
dans environ 1 a 2 ans... je m'y prend tot afin de preparer au mieux ce periple
Donc pour l'instant c'est recherche d'infos pour le matos, l'itineraire etc...
si quelqu'un la deja fait avoir ses conseilles serait vraiment enrichissant
ou meme une personne desirant faire le meme voyage, un partage d'informations serait des plus
benefiques je pense
voila j'espere avoir vos reponses sous peu
a bientot
voila j'espere avoir vos reponses sous peu
a bientot
Visa vacances-travail au Japon et achat de moto versus minivan English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche de retours d'expériences concernant l'achat de voitures / motos au Japon.
Je pars en juin au Japon en visa vacances travail. J'ai l'impression que la majorité des gens utilisent les transports en communs pour se déplacer (train/bus...). Comme nous partons en couple et aimerions avoir une grande liberté de mouvement pendant notre année sur place nous voulons avoir notre propre véhicule.
Toutefois nous nous posons la question de prendre une moto (chacun) ou un mini-van.
Si nous prenons une moto il s'agirait d'une 125cm3 (plus simple pour les assurances PVT et moins cher) et nous l’achèterions neuve (à contrario d'un mini-van que nous achèterions d'occasion).
Avez-vous déjà tenté l'expérience d'acheter un véhicule au Japon ? Si oui que me conseillez-vous entre une moto et un mini-van ? En terme de prix / simplicité d'achat / parking...
J'ai pas mal écumé le web à la recherche d'infos mais je cherche maintenant à savoir si je peux avoir des retours d'expériences.
J'ai trouvé les sites suivants assez bien fait et avec des prix corrects :
motorcycle.goobike.com pour les motos (modèles intéressant à partir de 1200€) www.goo-net-exchange.com pour les voitures (modèles intéressants à partir de 2400€)
Voilà, bref... je suis à la recherche d'avis / retours d'expériences pour ce type d'achat au Japon.
Merci par avance à tous ceux qui prendront le temps d'écrire un petit message.
Je suis à la recherche de retours d'expériences concernant l'achat de voitures / motos au Japon.
Je pars en juin au Japon en visa vacances travail. J'ai l'impression que la majorité des gens utilisent les transports en communs pour se déplacer (train/bus...). Comme nous partons en couple et aimerions avoir une grande liberté de mouvement pendant notre année sur place nous voulons avoir notre propre véhicule.
Toutefois nous nous posons la question de prendre une moto (chacun) ou un mini-van.
Si nous prenons une moto il s'agirait d'une 125cm3 (plus simple pour les assurances PVT et moins cher) et nous l’achèterions neuve (à contrario d'un mini-van que nous achèterions d'occasion).
Avez-vous déjà tenté l'expérience d'acheter un véhicule au Japon ? Si oui que me conseillez-vous entre une moto et un mini-van ? En terme de prix / simplicité d'achat / parking...
J'ai pas mal écumé le web à la recherche d'infos mais je cherche maintenant à savoir si je peux avoir des retours d'expériences.
J'ai trouvé les sites suivants assez bien fait et avec des prix corrects :
motorcycle.goobike.com pour les motos (modèles intéressant à partir de 1200€) www.goo-net-exchange.com pour les voitures (modèles intéressants à partir de 2400€)
Voilà, bref... je suis à la recherche d'avis / retours d'expériences pour ce type d'achat au Japon.
Merci par avance à tous ceux qui prendront le temps d'écrire un petit message.
Moto Katmandou - Chitwan English translation pending
Bonjour à tous,
Des expériences de trajet à moto entre katmandou et le Chitwan? 🙂
Des expériences de trajet à moto entre katmandou et le Chitwan? 🙂
A la découverte de l'Asie Centrale à moto English translation pending
L'an passée, Nicole et moi avons été jusqu'au Pamir en moto. Et puis bien sûr, une fois arrivé au Kirghizstan, à Osh, il a fallu prendre de chemin du retour. Il restait tant de chose à voir, tant de rencontres à approfondir....mais il fallait mettre le cap à l'ouest
Alors on projette d'y retourner, mais comme le temps nous manque, (il faut compter minimum 15 jours de route la tête dans le guidon pour aller à Samarcande) et que le but est de prendre son temps pour découvrir, connaitre, comprendre, il faut se résoudre à envoyer la moto en fret aérien. Nous comptons faire cela en Novembre, récupérer la moto à Almaty, la laisser au Kirghizstan jusqu'au mois de mai ou juin, remonter sur le Pamir pour y rester au moins 15 jours et continuer ainsi, en plusieurs séjours, la découverte du Kirghizstan, la Mongolie, le Xianyang...
J'ai trouvé le fret aérien, reste à savoir si il est possible de laisser la moto sur place pendant de longues périodes.
Il y aurait aussi d'autres solutions : trouver un convoyeur entre la Fance et l'asie centrale (avis aux volontaires), acheter une oural sur place (démarches adm pas faciles)...
Le projet doit mûrir, mais une chose est sûre, nous devons retourner là-bas....
J'ai trouvé le fret aérien, reste à savoir si il est possible de laisser la moto sur place pendant de longues périodes.
Il y aurait aussi d'autres solutions : trouver un convoyeur entre la Fance et l'asie centrale (avis aux volontaires), acheter une oural sur place (démarches adm pas faciles)...
Le projet doit mûrir, mais une chose est sûre, nous devons retourner là-bas....
Bamako en 600 Freewind? English translation pending
Bonjour
Je pars au mali et peut etre jusqu'a Bobo pour la première fois en moto dans le courant d'Octobre 08
Déja fait le trajet 3 fois en voiture
Y aurait il dans l'assemblée un motard expérimenté qui me donne son point de vue sur cette moto
600 freewind suzuki avec 30000 kms, Kit neuf
Merci d'avance
Tour de Corse à moto en juin English translation pending
Salut les amis je me présente je m'appelle PASCAL et j'habite en LORRAINE je sais personne est parfait😄 mais j'ai la même envie que vous c'est de me faire mon "CORSICA"... mais pas comme vous en moto , mais en...scooter mp3 400...vous connaissez ?..
J'ai déja fait la traversée des pyrénnées et je vous le conseil vivement .
Par contre en lisant tous les post de vous tous qui comme moi veux faire le tour de CORSE je me suis posé une question...
Puisque beaucoup d'entre nous partons courant du mois de JUIN pourquoi n'organiserions nous pas des RDV de motards ?
ex:rdv le 5 JUIN à un endroit que l'on auraient choisie ensemble..
ensuite un autre RDV le 10 JUIN pour ceux qui ne pourraient pas etre la le 5 JUIN.
Ensuite RDV le 15 juin pour ceux qui ne pourraient pas etre la aux RDV précedent et idem pour le 20 ainsi que le 25 JUIN qu'en pensez vous mes amis???
Je pense que cela pourraient etre génial de ce retrouver tous ensemble autour d'un café de pays et se rencontrer
J'attends de vous lire pour voir ce que vous en pensez...




Location de moto en Inde English translation pending
Bonjour,
Je compte partir in Inde cette été avec 6 amis et nous voulions louer des motos. Cependant après avoir lu les discussions sur ce sujet je me suis rendue compte que le permis international étais necessaire. Savez vous si il est possible de contourner cette réglementation et si l'on se fait prendre qu'elle seront les risques. De plus est ce que conduire en moto en Inde est très dangereux (j'ai déja conduit avec une 125 au Laos et au Cambodge, sans permis, et ce n'étais pas excessivement dangereux, a part dans les villes), nous coulons conduire dans le Rajasthan et dans le Kerala, seulement sur de petites routes? Et enfin, si le permis international s'avérerait absolument essentiel la location de petite cylindré nécessite telle un permis?
Merci beaucoup
Léo
Je compte partir in Inde cette été avec 6 amis et nous voulions louer des motos. Cependant après avoir lu les discussions sur ce sujet je me suis rendue compte que le permis international étais necessaire. Savez vous si il est possible de contourner cette réglementation et si l'on se fait prendre qu'elle seront les risques. De plus est ce que conduire en moto en Inde est très dangereux (j'ai déja conduit avec une 125 au Laos et au Cambodge, sans permis, et ce n'étais pas excessivement dangereux, a part dans les villes), nous coulons conduire dans le Rajasthan et dans le Kerala, seulement sur de petites routes? Et enfin, si le permis international s'avérerait absolument essentiel la location de petite cylindré nécessite telle un permis?
Merci beaucoup
Léo
Hanoi - Laos en trois semaines à moto English translation pending
Bonjour a tous,
On souhaite visiter une partie du Vietnam et duLaos en 3 semaines en janvier. Ca fait un peu court mais on n'a pas le choix. Notre idee est de louer des motos (Minsk) a Hanoi et d'aller au Laos. Si on a le temps (dur!) on aimerait bien faire un saut dans la baie de Halong.
J'ai deja regarde des posts sur le sujet mais j'ai encore des questions surtout parce que beacoup de discussions datent un peu... Donc: - en sachant qu'on cherche le confort minimum (chez l'habitant, tente?, plats du coin etc) quel est le budget moyen /jour a prevoir? - est-ce que certains d'entre vous ont fait ce periple et est-ce que 3 semaines pour le faire vous paraissent raisonnables? - est-ce que vous avez deja fait ce trajet ou une partie du trajet en moto? Ou louer et a quel tarif?
Tout autre conseil est le bienvenu!
Merci beaucoup!
On souhaite visiter une partie du Vietnam et duLaos en 3 semaines en janvier. Ca fait un peu court mais on n'a pas le choix. Notre idee est de louer des motos (Minsk) a Hanoi et d'aller au Laos. Si on a le temps (dur!) on aimerait bien faire un saut dans la baie de Halong.
J'ai deja regarde des posts sur le sujet mais j'ai encore des questions surtout parce que beacoup de discussions datent un peu... Donc: - en sachant qu'on cherche le confort minimum (chez l'habitant, tente?, plats du coin etc) quel est le budget moyen /jour a prevoir? - est-ce que certains d'entre vous ont fait ce periple et est-ce que 3 semaines pour le faire vous paraissent raisonnables? - est-ce que vous avez deja fait ce trajet ou une partie du trajet en moto? Ou louer et a quel tarif?
Tout autre conseil est le bienvenu!
Merci beaucoup!
Namibie théorie et réalité English translation pending
Bonjour
Je me présente future "tourist namibienne" baptême d'Afrique, de conduite 4X4. Par contre connais camping, voyage en voiture, moto, et habitantes des espaces "sauvage" d'Auvergne!! les trajets se comptent aussi en temps et pas en kilomètre.😛 Je fais appelle aux habitués de cette contrée.
En vrac 2 premières questions : Nous passons d'abord la nuit dans la capitale après arrivée du vol à 20h le lundi 21 aout.
1/Départ de Windhoek dans la journée de mardi après prise du véhicule le matin. Je voulais démarrer en douceur les étapes. Donc rouler 2 h max histoire de prendre contact avec le terrain. Connaissez vous Melrose Game Farm et/ou Prospect Guest farm? ou pousser jusqu'à Lake Oanob camping .
2/En fin de séjour faire trajet entre Hoada camping et okaukuejo camp, J'hésite sur la faisabilité du trajet dans la journée. En passant par Galton gate avant 13h30 (fermeture) et arrivée au camp Etosha avant la nuit (17h30). Les temps sur la carte T4A cela passe mais en vrai. y a t il des retours de voyageurs? Qu'en pensez vous pour des novices. Nous sommes 2 conducteurs sur les 3 personnes.
Merci
Je me présente future "tourist namibienne" baptême d'Afrique, de conduite 4X4. Par contre connais camping, voyage en voiture, moto, et habitantes des espaces "sauvage" d'Auvergne!! les trajets se comptent aussi en temps et pas en kilomètre.😛 Je fais appelle aux habitués de cette contrée.
En vrac 2 premières questions : Nous passons d'abord la nuit dans la capitale après arrivée du vol à 20h le lundi 21 aout.
1/Départ de Windhoek dans la journée de mardi après prise du véhicule le matin. Je voulais démarrer en douceur les étapes. Donc rouler 2 h max histoire de prendre contact avec le terrain. Connaissez vous Melrose Game Farm et/ou Prospect Guest farm? ou pousser jusqu'à Lake Oanob camping .
2/En fin de séjour faire trajet entre Hoada camping et okaukuejo camp, J'hésite sur la faisabilité du trajet dans la journée. En passant par Galton gate avant 13h30 (fermeture) et arrivée au camp Etosha avant la nuit (17h30). Les temps sur la carte T4A cela passe mais en vrai. y a t il des retours de voyageurs? Qu'en pensez vous pour des novices. Nous sommes 2 conducteurs sur les 3 personnes.
Merci
Maroc à moto English translation pending
Bonjour la communauté, voila je voudrais partir de Belgique a moto, traverser la France, l'Espagne, et aller au Maroc, en préparatif d'un futur "tour du monde", je voudrais savoir si il faut des papiers spéciaux pour la moto (style passeport moto avec l automobile club, ceci dit très cher, donc je voudrais éviter), visa...? Quelle traversé? Algeciras--Ceuta ou Algeciras--Tanger ou a partir de Tarifa?? Que va t on me demander comme papiers a la douane espagnole et a la douane Marocaine? Si des motivés pour partir avec ne pas hésiter, je ne sais pas encore les dates. J'ai une XT600e, quel conseil me donneriez vous pour l'équipement (pneus sachant que la France et l'Espagne seront des routes goudronnés et le Maroc de la piste, je pense a des mixtes, outils, genre de panne, tente... Enfin tout les bons trucs) je pensais aux trails max de Dunlop ou Metzeler Enduro 3?Merci et ON THE ROAD AGAIN!!🙂🙂🙂
Itinéraire en Corse à moto English translation pending
bonjour a tous
eh bien voila le départ pour la corse va arriver.bateau le 24/05/2013, arrivé bastia le 25, direction porto au camping municipal(camping car et la moto pour circuler a droite et a gauche pendant 5/6 jours. Ensuite direction Porto-Vecchio (Palavése au giardinu tropicale, aire camping car )pour faire le sud et une partie de l'intérieur de l'île, durée 8/9 jours, direction peut-être corte (4/5 jours si accessible j'attends vos conseils ) ensuite bien sûr le cap corse le camping reste a déterminer.reprise du bateau le 18/06 a bastia.Je n'ai pas d'itinéraire de fais a part le sens contraire d'une montre.si vous avez des conseils je suis preneur.Je constate que sur le forum il y a des corses donc ils sont bien placé pour de bon conseils.mercis a tous😏
Recherche itinéraire en moto tout terrain au Pays Basque English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir une semaine en juin 2008 au Pays basque.
En moto. Avec une 125 XLS et une 500 XLS
Mon but serait que l’on m’indique un itinéraire pour rester une semaine hors de la civilisation, dans
la montagne du Pays basque.
Avec de temps en temps une nuit à l’Hôtel.
Soit une nuit à la belle étoile, et l’autre nuit à L’hôtel.
Le pilote du 125 XLS étant totalement débutant en tout terrain.
Je souhaite que l’on m’indique un itinéraire sympathique avec des coins superbes, un itinéraire ou les motos tout terrain sont potentiellement tolérées.
Des coins un peu « magiques » et avec éventuellement des arrêts dans des hôtels de charme.
Ce n’est pas un raid, ce n’est pas une course, juste un souhait de dépaysement total d’une semaine entre moto et nature
ce que l'on souhaite avant tout ? c'est pouvoir rester la journée entière en pleine nature..
Merci
Je souhaite partir une semaine en juin 2008 au Pays basque.
En moto. Avec une 125 XLS et une 500 XLS
Mon but serait que l’on m’indique un itinéraire pour rester une semaine hors de la civilisation, dans
la montagne du Pays basque.
Avec de temps en temps une nuit à l’Hôtel.
Soit une nuit à la belle étoile, et l’autre nuit à L’hôtel.
Le pilote du 125 XLS étant totalement débutant en tout terrain.
Je souhaite que l’on m’indique un itinéraire sympathique avec des coins superbes, un itinéraire ou les motos tout terrain sont potentiellement tolérées.
Des coins un peu « magiques » et avec éventuellement des arrêts dans des hôtels de charme.
Ce n’est pas un raid, ce n’est pas une course, juste un souhait de dépaysement total d’une semaine entre moto et nature
ce que l'on souhaite avant tout ? c'est pouvoir rester la journée entière en pleine nature..
Merci
Réunion le 15 février: période pluvieuse? English translation pending
Bonjour,
Mon conjoint et moi partons à La Réunion le 15 février; nous pensons louer quelque chose sur les hauteurs de Saint-Leu , puis louer une moto et parcourir les endroits qui méritent des détours; mais je lis qu'il y a en a beaucoup..Que choisir? Pouvez-vous nous aider? Nous serons présents du 16 au 23, donc 7 jours ...je sais que c'est peu , mais nous ne pouvons pas partir plus longtemps.Pouvez-vous nous conseiller? Il est vrai que nous partons dans une période pluvieuse...j'espère pouvoir y échapper de temps en temps... Nous voudrions faire une randonnée dans un cirque...peut-être un volcan..
Je vous remercie pour vos futurs conseils.Ils nous seront précieux.🙂
Mon conjoint et moi partons à La Réunion le 15 février; nous pensons louer quelque chose sur les hauteurs de Saint-Leu , puis louer une moto et parcourir les endroits qui méritent des détours; mais je lis qu'il y a en a beaucoup..Que choisir? Pouvez-vous nous aider? Nous serons présents du 16 au 23, donc 7 jours ...je sais que c'est peu , mais nous ne pouvons pas partir plus longtemps.Pouvez-vous nous conseiller? Il est vrai que nous partons dans une période pluvieuse...j'espère pouvoir y échapper de temps en temps... Nous voudrions faire une randonnée dans un cirque...peut-être un volcan..
Je vous remercie pour vos futurs conseils.Ils nous seront précieux.🙂
La Turquie c'est fini, cap sur la Syrie English translation pending
La turquie est le premier pays du périple que je dois regarder vers l'arrière.
Ces 3 premières semaines ont filé drolements vites,
Faut dire qu'à pas rester en place,
Les fourmis ont colonisé mes jambes.
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...
Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.
Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?
Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.
Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.
Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.
Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.
Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!
D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.
M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.
Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!
Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.
je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!
Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...
Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.
Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.
Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.
Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.
Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
Possible de laisser sa moto 1 ou 2 mois en Inde? English translation pending
bonjour
il est possible que je fasse la route des Indes via Iran EAU Oman cet hivers (donc avec CPD)
puis de l'expédier en Inde (avec visa d'un an)
j'aurai besoin de revenir en France en mai/juin avant de retourner en Inde
quelqu'un sait il si je peux laisser ma moto en Inde ou au Népal pendant ce (ces 2) mois d'absence (le CPD étant tjrs valide) ?
cela m'éviterait de l'expédier en Thaïlande où je sais que c'est possible, mais je voudrais retourner en Asie centrale cet été à partir de Katmandu ou Delhi
y a t il un blog racontant une telle possibilité ?
merci d'avance
cordialement
Compléter mon séjour de quinze jours en Corse à moto English translation pending
Bonjour à tous;
je pense passer 15 jours en corse pendant les vacances d'été 2013. J'ai établi un itinéraire et j'aurai voulu quelques conseils touristique pour compléter mon tour de corse en 15 jours.
Je voyage avec mon épouse en moto et nous dormons dans les différents camping.
Je suis attentif à tous renseignements et vous en remercie d'avance.
Nous sommes impatient de partir cette été.
Bonnes vacances à vous tous......
Je publie mon itinéraire
1ère journée : L'ILE ROUSSE – ST FLORENT *Distance au environ de 46 KMS Débarquement à l'Ile Rousse Visite en matinée de la ville de St FLORENT Après midi direction St FLORENT par la côte par N197/1197 puis D81 ( Arrêts en route à la plage d'OSTRICONI puis diverses pauses suivant paysage en traversant le DESERT DES AGRIATES. Arrivée à ST FLORENT au camping ( Repas à ST Florent )
2ème journée : Journée complète à St FLORENT ( Visites diverses de la ville) (Pour notre compte journée complète à la plage si possible à celle du LOTU avec son eau turquoise ) Question :Je voudrais savoir un chemin praticable pour me rapprocher le plus possible de cette plage ?
3ème journée : St FLORENT – MACINAGGIO en longeant la côte *Distance au environ de 86 KMS via NONZA -CANARI – PINO – MUTE – port de CENTURI – BARCAGGIO ( Pointe de l'île )- MACINAGGIO Arrivée à Macinaggio en fin de journée au camping. ( Arrêts divers et repas en route suivant paysage et ville, plage de NONZA au passage)
4ème journée : Journée complète à MACINAGGIO ( Promenade + plage + un peu de repos cela ne fera pas de mal aux fesses !!!! )
5ème journée : MACINAGGIO – CORTE * Distance au environ de 104 KMS suivant itinéraire. Via BASTIA – PONTE-LECCIA – CORTE Question : Plusieurs routes s'offrent à nous, pourriez vous nous indiquer SVP la plus belle ? Les visites en chemin ? Visite en matinée de la ville de BASTIA puis arrêts et repas en route suivant paysage. Arrivée au camping de CORTE en fin de journée.
6ème journée : Journée complète à CORTE. Visite le matin de la citadelle puis déjeuner à CORTE Après midi, ballade sur la route de la vallée de la RESTONICA jusqu'aux bergeries puis un peu de marche pour voir les différents lacs au dessus.
7ème journée : CORTE – PORTO-VECCHIO *Distance au environ de 174 kms Via GHISONI – AULLENE – ZONZA – PORTO-VECCHIO ( Arrêts et visites et repas au fil de la route ) je crois qu'il y a quelques cascades au col d'Illarata. Question : Pourriez-vous nous dire SVP ce qu'il faut voir et visiter en suivant cette route. Arrivée fin de soirée au camping près de PORTO-VECCHIO.
8ème journée : Journée autour de PORTO-VECCHIO avec le choix des nombreuses plages : Plage de CARATAGGIO – SANTA GIULIA ou RONDINARA La fin de soirée et début de nuit repas et visite de BONIFACIO.
9ème journée : PORTO-VECCHIO – ABBARTELLO * Distance au environ de 104 Kms via BONIFACIO – SARTENE – PROPRIANO – ABBARTELLO Visite le matin en route de la ville de BONIFACIO + falaises et sans doute les îles LAVEZI Déjeuner à BONIFACIO Arrêt en route à la plage de ROCCAPINA Puis camping de ABBARTELLO en fin de journée
10ème journée : Journée autour de PROPRIANO Plage en matinée et déjeuner à PROPRIANO Après midi petite boucle des villages de montagne ( OLMETTO – CASALABRIVA – PETRETO-BICCHISANO puis retour par le haut D757. Retour camping en soirée. Question : Pourriez vous nous dire SVP les sites à visiter autour de POPRIANO
11ème journée : ABBARTELLO – PORTO-OTA * Distance au environ de 139 Kms via SERRADI FERRO – ACQUA DORIA – PORTIGLIOLO – AJACCIO – CARGESE – PIANA – PORTO Petit déjeuner en route à AJACCIO et visite de la ville Remonter sur PORTO avec visite rapide de CARGESE et arrêt obligatoire aux calanches de PIANA. Arrivée au camping de PORTO en fin de journée
12ème journée : Journée complète à PORTO pour dernier bronzage avant fin des vacances et un peu de repos (Ballades à pied et sans bruit le long des côtes !!!!!)
13ème journée : PORTO-CALVI * Distance au alentour de 80 Kms via PARTINELLO – OSANI – L'ARGENTELLA – MANSU – CALVI Arrêts et pause suivant paysage au cours de la route Arrivée au camping en fin d 'après midi Question : Pourriez vous nous indiquer SVP les sites à voir au cours de ce trajet
14ème Journée : Journée complète à CALVI et les alentours Visite de la ville et de citadelle en matinée + phare de la PUNTA REVELLATA Après midi ballade à NOTRE DAME DE LA SIERRA+ baignade s'il nous reste du temps 15eme journée : CALVI – L'ILE ROUSSE * Distance 24 Kms Embarquement sur le bateau et retour au ''bercail''
1ère journée : L'ILE ROUSSE – ST FLORENT *Distance au environ de 46 KMS Débarquement à l'Ile Rousse Visite en matinée de la ville de St FLORENT Après midi direction St FLORENT par la côte par N197/1197 puis D81 ( Arrêts en route à la plage d'OSTRICONI puis diverses pauses suivant paysage en traversant le DESERT DES AGRIATES. Arrivée à ST FLORENT au camping ( Repas à ST Florent )
2ème journée : Journée complète à St FLORENT ( Visites diverses de la ville) (Pour notre compte journée complète à la plage si possible à celle du LOTU avec son eau turquoise ) Question :Je voudrais savoir un chemin praticable pour me rapprocher le plus possible de cette plage ?
3ème journée : St FLORENT – MACINAGGIO en longeant la côte *Distance au environ de 86 KMS via NONZA -CANARI – PINO – MUTE – port de CENTURI – BARCAGGIO ( Pointe de l'île )- MACINAGGIO Arrivée à Macinaggio en fin de journée au camping. ( Arrêts divers et repas en route suivant paysage et ville, plage de NONZA au passage)
4ème journée : Journée complète à MACINAGGIO ( Promenade + plage + un peu de repos cela ne fera pas de mal aux fesses !!!! )
5ème journée : MACINAGGIO – CORTE * Distance au environ de 104 KMS suivant itinéraire. Via BASTIA – PONTE-LECCIA – CORTE Question : Plusieurs routes s'offrent à nous, pourriez vous nous indiquer SVP la plus belle ? Les visites en chemin ? Visite en matinée de la ville de BASTIA puis arrêts et repas en route suivant paysage. Arrivée au camping de CORTE en fin de journée.
6ème journée : Journée complète à CORTE. Visite le matin de la citadelle puis déjeuner à CORTE Après midi, ballade sur la route de la vallée de la RESTONICA jusqu'aux bergeries puis un peu de marche pour voir les différents lacs au dessus.
7ème journée : CORTE – PORTO-VECCHIO *Distance au environ de 174 kms Via GHISONI – AULLENE – ZONZA – PORTO-VECCHIO ( Arrêts et visites et repas au fil de la route ) je crois qu'il y a quelques cascades au col d'Illarata. Question : Pourriez-vous nous dire SVP ce qu'il faut voir et visiter en suivant cette route. Arrivée fin de soirée au camping près de PORTO-VECCHIO.
8ème journée : Journée autour de PORTO-VECCHIO avec le choix des nombreuses plages : Plage de CARATAGGIO – SANTA GIULIA ou RONDINARA La fin de soirée et début de nuit repas et visite de BONIFACIO.
9ème journée : PORTO-VECCHIO – ABBARTELLO * Distance au environ de 104 Kms via BONIFACIO – SARTENE – PROPRIANO – ABBARTELLO Visite le matin en route de la ville de BONIFACIO + falaises et sans doute les îles LAVEZI Déjeuner à BONIFACIO Arrêt en route à la plage de ROCCAPINA Puis camping de ABBARTELLO en fin de journée
10ème journée : Journée autour de PROPRIANO Plage en matinée et déjeuner à PROPRIANO Après midi petite boucle des villages de montagne ( OLMETTO – CASALABRIVA – PETRETO-BICCHISANO puis retour par le haut D757. Retour camping en soirée. Question : Pourriez vous nous dire SVP les sites à visiter autour de POPRIANO
11ème journée : ABBARTELLO – PORTO-OTA * Distance au environ de 139 Kms via SERRADI FERRO – ACQUA DORIA – PORTIGLIOLO – AJACCIO – CARGESE – PIANA – PORTO Petit déjeuner en route à AJACCIO et visite de la ville Remonter sur PORTO avec visite rapide de CARGESE et arrêt obligatoire aux calanches de PIANA. Arrivée au camping de PORTO en fin de journée
12ème journée : Journée complète à PORTO pour dernier bronzage avant fin des vacances et un peu de repos (Ballades à pied et sans bruit le long des côtes !!!!!)
13ème journée : PORTO-CALVI * Distance au alentour de 80 Kms via PARTINELLO – OSANI – L'ARGENTELLA – MANSU – CALVI Arrêts et pause suivant paysage au cours de la route Arrivée au camping en fin d 'après midi Question : Pourriez vous nous indiquer SVP les sites à voir au cours de ce trajet
14ème Journée : Journée complète à CALVI et les alentours Visite de la ville et de citadelle en matinée + phare de la PUNTA REVELLATA Après midi ballade à NOTRE DAME DE LA SIERRA+ baignade s'il nous reste du temps 15eme journée : CALVI – L'ILE ROUSSE * Distance 24 Kms Embarquement sur le bateau et retour au ''bercail''
Descendre au Sénégal à moto English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
En tant que futur propiétaire d'un bon trail routier/pistes, je me demandais en combien de temps on peut rejoindre le St Louis du Sénégal en partant de Marseille, en voyageant assez vite mais sans faire 10h de route par jour non-stop la tête dans le guidon !
Merci.
Compagnon motard pour tour d'Afrique English translation pending
Bonjour a tous
Je suis entrain de planifier un tour d afrique en Moto ( BMW 800 GS Enduro)
Depart prevus la derniere semaine de decembre pour 6 mois.
Depart de la Suisse, parcourire les pays de la cote est d afrique jusqua l afrique du sud, et rementer par la cote west jusqu au maroc, apres le ferry vers l europe.
J ai besoins de votre aides concernant:
-Les passages des frantieres (Visas et cmbien ca coutent)...
-Dangers dans certains Pays...
-Carnet de passage, ATA...
-Ou dormire, camping, oberges... (moin chere)
-Budjet plus ou moin...
-les endroits a ne pas rater...
-des trucs a absolument prendre avec soi( outils pour la motos, Pneux de change)
Et si il y a quelqun qui serait interesse de partager cette aventure avec moi, sera le bien venu(e), en 4x4 ou moto.
Sandy à Cuba et contournement de la Sierra Maestra en scooter English translation pending
Toutes les images après le passage de Sandy a Santiago, vu par Jacques JDSDF, sur place.
Pour Voir les photos de Santiago, après le passage du cyclone Sandy. https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814906565569375009
Et aussi vous trouverez ci dessous le lien du tour réalisé par JDSDF en scooter à Cuba, de Santiago à Santiago en contournant totalement a Sierra Maestra, jusqu'à la Comandancia, avec de superbes images, qui compléteront la lecture de ce document.
Toutes les photos de ce périple sont à voir avec le lien suivant : https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814919808501763249
Cuba - Contournement de la Sierra Maestra en scooter.
Premier jour. 21 10 2012
Lors de mon récent voyage à Cuba, j’ais projeté de faire le tour complet de la Sierra Maestra en scooter. Connaissant ce parcours pour l’avoir réalisé 3 fois en voiture dans les 2 sens, j’imaginais que le spectacle et l’aventure en serait différents, car avoir une vision panoramique à 360°, cela doit tout changer tout. Les contacts doivent être différents.
Arrivée en avion depuis La Havane à Santiago de Cuba, je me prépare tranquillement sur place. Je prévois de faire entre 500 et 600 km au total en 3 jours ou plus, avec un scooter de location de marque Sym. Santiago >> Pilon >> Manzanillo >> Santo Domingo >> Bayamo >> El Cobre >> Santiago.
Au mécanicien de la place Dolores, un mordu de moto, je lui parle de mon projet, il en est tout heureux et a envie de venir vivre ces moments de liberté absolue, avec moi. Il me donne un bidon de 1 litre d’huile de mélange, si nécessaire. Comme je dois passer par une autre région, celle de Granma, le loueur me prévient qu’ils n’interviendront que sur la région de Santiago. Peu m’importe, je ne m’attendais pas à plus de la part de ces loueurs, qui sont là que pour prendre de l’argent et qui veulent toujours faire le minimum. Car en réalité, il y a la même société qui se trouve sur Granma et sur les autres régions. Mais c’est Cuba, il faut accepter ! Je fais gonfler les pneus dans un lieu où il y a un manomètre pour vérifier la bonne pression, au maximum. Il ne faut pas être sous gonflé pour le passage de certains petits trous sur la route, que l’on ne peut pas éviter. A l’entrée dans un trou tout va bien, mais à sa sortie, c’est souvent là que le danger peut exister, car il y a souvent une arrête franche qui fait face au pneu….
Bref, me voilà prêt à partir avec l’équipement suivant : Sous la selle, 3 litres d’essence en réserve, dans une bouteille en plastique, un bidon de 1 litre d’huile de mélange, une gourde filtrante Katadyn d’une capacité de 600 ml capable de filtrer les impuretés jusqu’à 3 microns, une veste et pantalon pour la pluie, un carton et 2 journaux en cas de temps froid et humide. Une paire de tong. Dans le vide poche du scooter, mon appareil photo, serviettes rafraîchissantes et un tube pour la protection du soleil.
Sur le dos, un petit sac, qui reposera en partie sur la selle, et à l’intérieur le strict minimum. Slips et chaussettes de rechange, une chemise manche courte, un pantalon de toile ultra léger pour le soir et pour la toilette de tout petits tubes (style avion). Un paréo léger qui servira pour la plage et la toilette, un spray désinfectant, quelques sparadraps, un spray contre les moustiques, un couteau multi outils et un baladeur pour la musique. Une trousse cadeau, remplie de petites choses utiles et agréables, que je remettrai à un coup de cœur au gré de des rencontres. Soit au total environ 4/5 kg environ, sac compris.
Sur la tête, des lunettes de soleil fermées sur les cotés, une casquette en dessous du casque pour me protéger du soleil sur la nuque ou bien de face. Très agréable aussi pour baisser la température sous le casque. Sur les avants bras des brassières, style de grandes chaussettes bariolées et ajustables pour modérer les coups de soleils. Au mains, des gants fins avec protection en gel, en cas de chute.
Le départ à lieu, le dimanche 21 octobre à 11 h, réservoir plein, en direction de Chivirico, pour emprunter la route côtière, celle de la Mar Verde. La route est bonne jusqu’à environ le Caleton Blanco et son Campismo. Elle se détériore un peu par la suite, mais pas de problème particulier.
Il fait beau et je me suis en forme et heureux de me sentir libre sur cette route et ses paysages variés qui défilent devant moi. Plus loin, comme d’habitude, je m’arrête à la plage d’El Frances. J’adore ce coin, j’y ai de bons souvenirs et c’est magnifique, c’est authentique. Je prends un verre en compagnie de la belle serveuse, Maria qui vous inonde avec tous les vaqueros présents de son sourire naturel. Devant la plage, il y a une large prairie qui glisse en pente douce jusqu’à la mer sur laquelle des chevaux et des chèvres paissent tranquillement. Plus loin, je croise un pêcheur isolé en mer, sur sa barque, c’est assez rare de voir cela, alors que Cuba est une île !
A Chivirico, je prends un peu d’essence, et mange un bon poisson dans un superbe lieu, un petit restaurant le Vista del Sol, réalisé et décoré avec soin par Eva Tabares, propriétaire des lieux. Il est situé en bord de mer, sur la gauche de la plage, les pieds dans l’eau ! La route, est toujours correcte, mais souvent étriquée, ou l’on voit les attaques successives des marées violentes qui la ronge peu à peu. Survient ensuite un pont avec un pilier à moitié affaissé, mais qui supporte sans problème les voitures à vitesse réduite, et les camions passent par en dessous. Puis la route de bord de mer devient plus abîmée et le revêtement n’existe plus. C’est un chemin, empierré, assez large et bien concassé, le niveau est à 2 mètres au dessus de la mer. Je passe doucement pour éviter de faire souffrir les pneus. Mais c’est beau, c’est merveilleux, pose photos et repos de l’esprit, je peux écouter tous les éléments, je suis seul… mais pas pour longtemps, arrivent à cheval deux vaqueros avec leurs chiens, ils sont chargés à bloc ! Cette vision est superbe, je n’en demandai pas tant, je claque des photos et ils sont surpris de me voir avec ce scooter dans ce lieu magique. On se croirait au bout du monde, perdu, et coincé entre la falaise de la Sierra Maestra qui nous surplombe, et qui nous laisse juste un passage avec ce chemin, entre elle et la mer, cette mer étincelante, calme et d’un magnifique bleu s’étale au loin à perte de vue. Un décor de cinéma !
A cinq heure de l’après midi, j’arrive au Rio Turquino. Du pont qui le domine j’entrevois des lavandières qui profitent de cette eau douce avant de se disperser dans la mer. A coté, de l’embouchure, Il y a le Campismo de La Mula, en bord de mer, qui accepte les étrangers. Je décide d’y passer la nuit. C’est simple et sympa, prix correct et un bon accueil par le personnel. Les bungalows et le repas ne sont pas terribles, mais ce n’est pas grave. Le lieu, par contre c’est le top, avec ce Rio Turquino, à l’eau transparente qui forme une piscine naturelle à débordement au dessus de la mer à marée basse. Que demander de plus ?
Demain matin, je prendrai ma douche dans ce Rio à l’eau tempérée, dans ma grande piscine privée à débordement !
Second jour.
Le soir, devant la mer, j’ai pu m’entretenir avec des jeunes Cubains qui venait de faire le trek du Pic Turquino. Nous parlons de tout les sujets librement et tous les avis s’expriment.
Qu’elle était bonne cette douche du matin dans ce Rio Turquino, je m’en souviendrai.
Lundi 22 octobre, départ pour Pilon. En route je croise une grand-mère de 90 ans avec son ombrelle et qui va voir à pied ses petits enfants situés 7 km plus loin, nous parlons et je décide de l’emmener avec moi, toute fière, elle monte sur le scooter. Après l’arrivée en allure modérée (âge oblige), elle a décidé en cours de route, de se marier avec moi, mais comme je n’ai pas le temps, je lui laisse la trousse et lui promet de revenir l’année prochaine. J’ai droit à un beau baiser !
La route s’écoule et je sais qu’il me reste encore un passage, certainement le plus difficile A la Palmita, avec pour cadre la Sierra Maestra et son sommet le plus haut qui a souvent la tête dans les nuages, je prends un bocadido et café en compagnie des villageois étonnés de me voir là avec la motorolina, comme ils disent. J’engage la conversation, on parle un peu, ils sont curieux, mais n’osent pas trop s’engager….
Plus loin arrive le passage très étroit avec un cap qui avance sur la mer. Je me souviens, une année, avec une voiture je n’avais pas pu passer suite à un cyclone, car la brigade de nettoyage et réhabilitation du secteur n’était pas encore intervenue. J’avais du passer par la montagne en suivant un vieux chemin établi pour la pose des lignes électriques pour éviter ce cap. Il reste aussi des traces encore visibles d’un ancien tunnel jamais terminé et aujourd’hui désaffecté. Là aussi, il n’y a plus d’asphalte et le chemin est plus gorgé de sable que de pierrailles, le compactage n’est pas excellent. Il faut préciser que le niveau de la mer se trouve que un mètre plus bas à marée haute à cet endroit, et donc les vagues le submergent certainement assez souvent. Mais je m’arrête pour profiter de l’air marin et de cette quiétude. Je croise une personne à pied, où va-t-elle ? Je ne sais pas, je n’ai pas vu de maisons depuis pas mal de km…. Arrive un autre pont, avec un pilier qui penche et son tablier un petit peu relevé, mais aucun problème, c’est du solide ces constructions de l’époque de l’URSS.
De mémoire je sais, que la route est bonne pour rejoindre Manzanillo. Jusqu’à Pilon, les paysages sont toujours aussi magnifiques avec la mer et la nature de part et d’autre. La route s’élève et surplombe ces panoramas, un peu comme des montagnes russes, en prenant de l’altitude pour replonger a nouveau à ses pieds et ainsi de suite. C’est grandiose !
A Marea del Portillo, je me détends et déjeune au restaurant du Club Amigo, qui a une jolie petite piscine….vide, mais avec deux maîtres nageurs et aussi une jolie vue sur la baie. A partir de Pilon, je vais en direction de l’intérieur des terres, pour rejoindre une vaste et basse plaine adossée à La Sierra Maestra, productrice de cannes à sucre et de riz. Si la route est très correcte, je vois surgir une menace au loin, un très gros grain noir. J’en profite pour faire un stop à Pilon, faire le plein d’essence et de m’équiper des vêtements de pluie, lorsque arrive une pluie diluvienne. Trente minutes plus tard me voilà de nouveau sur le scooter et sur une route mouillée en direction de Manzanillo. La pluie me rattrapera 60 km avant Manzanillo, et par sa violence ainsi que le vent de face, elle me forcera à m’arrêter 10 km plus loin et à mettre les 2 journaux (Granma !) et le carton sur la poitrine pour ne pas prendre froid.
Je profite de l’abri d’une petite maison désaffectée pour cela, et où je rencontre 2 braves paysans qui attendent tranquillement que tout se passe avec une bouteille de rhum (ron). Je ne refuse pas le petit coup à boire (un trago) de cet excellent rhum non refino, il me paraissait plus être de l’Agua Ardiente (eau de vie) mélangée avec du rhum ….cela donne chaud, que bueno !!! Mais comme le temps passe, je décide de repartir malgré la pluie pour éviter de rouler de nuit. Finalement j’arriverai à Manzanillo mouillé et sans encombre sous le coup de 17h30 à la casa de Ruben Fonseca, au 256 rue Leon, tel 57 51 60. La pluie ne m’aura pas épargné pour la fin de ce parcours. Ruben m’accueille tout étonné et m’apprends qu’une tourmente tropicale de catégorie 1 qui répond au nom de Sandy, est en gestation au large, mais que sa route n’est pas encore bien définie. Après une bonne douche chaude et un bon repas, la météorologie de la télé, ne me donne pas plus d’informations ou messages d’alerte. Seulement un peu de pluie pour l’après midi du Mardi 23. Dans ce cas, demain matin j’irai dans la Sierra Maestra, tout en haut, à Santo Domingo, pour saluer les guides qui font visiter la Comandancia et assure le trek pour le Pic Turquino.
Troisième jour. Mardi 23 octobre, Etape Manzanillo Bayamo.
Ce matin, le ciel est mitigé, nuages et ciel bleu. A radio Reloj, la radio de la propagande et de l’information permanente, concernant la météo, la dépression Sandy est toujours classé comme tourmente tropicale de catégorie 1 et au large de Cuba, rien de plus. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est la pluie. Ouf il ne pleuvra pas avant la fin de soirée !
Départ à 9 h pour Santo Domingo. Nouveau plein d’essence, remplissage du mélangeur d’huile et vérification de la pression des pneus avec un manomètre. Comme je connais l’état de la route, je ne sur gonfle pas cette fois. Je prends la route de Bayamo et à Yara oblique sur Bartolomé Maso ou se trouve l’agréable petit hôtel avec piscine, le Balcon de la Sierra. Situé sur un mont, il domine tout les alentours et la vue est splendide à 360° et spécialement sur la Sierra Maestra. Commence les premières petites côtes jusqu’au Campismo la Sierrita et je constate que le chemin d’accès n’a pas encore été remis en état. Mais les bungalows sont magnifiques et sa situation est excellente, et il y a un Rio qui permet de se baigner ou pêcher. Les étrangers sont acceptés et les prix sont corrects. Plus loin, à l’entrée de Providencia je traverse un pont gué tout en béton posé sur le Rio, et qui recouvre d’énormes tuyaux pour le passage de la tumultueuse rivière. Du solide ! J’attaque ensuite la Carretera de la Plata qui mène directement à Santo Domingo et La Plata, cette route renommée de par ses montées et des descentes vertigineuses est assez extraordinaire. Elle attaque directement la montagne, pour redescendre dans une autre vallée et ainsi de suite. Chez nous il y aurait des lacets pour monter au sommet, ici c’est tout droit avec des courbes et quelques virages serrés.
La pente est assez élevée, je n’en connais pas le pourcentage exact, et il y a des risques de faire chauffer les freins en descente, et il est fortement conseillé d’utiliser le frein moteur, pour ne pas faire chauffer les freins des véhicules. La route est en béton, avec des rainures perpendiculaires assez importantes pour favoriser l’adhérence et le freinage et aussi éviter les écoulements de pluies torrentielles.
Sur chaque coté de la route, il y a une partie lisse d’un mètre de large, elle est réservée aux chariots de bois avec des roulements a billes : les chivichanas. Il y a aussi de chaque coté une large rigole d’écoulement qui suit la route.
J’en rencontre deux ou trois sur la route. Les chivichanas, ces engins dévalent à toute vitesse ces pentes, à 5 cm du sol, avec pour unique freins deux morceaux de pneu qui servent en même temps de repose pieds. Une petite corde relie le timon avant, elle sert de direction, de volant. Le conducteur la tient fermement de ses deux mains. Sur le châssis composé de trois rondins de bois, il y a le siège du conducteur et devant lui une fiole d’huile pour refroidir les roulements. Derrière le conducteur, une plateforme pour transporter toutes choses nécessaires à la vie de tous les jours. Certains sont équipés pour transporter rapidement des personnes malades au premier dispensaire. Ils sont aussi utilisés par les femmes et les enfants. De les voir et entendre descendre dans un bruit de ferraille, c’est assez impressionnant !
Sur la route de la Plata, je rencontre aussi quelques mules très chargées et des cavaliers, mais en réalité pas grand monde. Les mules pour ne pas déraper avec leur charge, montent et descendent les côtes tout naturellement en zigzag, en passant d’un bord à l’autre de la route. Elles le font par instinct. Quand à moi, avec une charge totale de +/- 90 kg, je monte progressivement, manette de gaz à fond à 20 a l’heure en utilisant la bande réservée aux chivichanas pour éviter les vibrations des rainures, le scooter ne souffre pas trop. Je suis à l’écoute du moteur.
Dans les descentes, je comprends vite que si je veux utiliser le frein moteur pour éviter de trop faire chauffer les freins, du fait qu’il s’agit d’un scooter avec boite automatique, je dois le maintenir un peu accélérer, sinon il se retrouve en roue libre. J’en prends vite l’habitude et ne me sert des freins avant et arrière que par à coups. Mais j’en conviens, les freins sont bons et le disque avant bien ventilé. Par la suite dans les montées, les mules m’ont donné une idée, je fais comme elles, je monte en zigzag et cela me permet de rouler à 30 km/h ! Je rencontre de nombreux troupeaux de chèvres, de jolies petites chèvres de toutes les couleurs allongées sur la route, qui se reposent en toute quiétude, ma présence ne les dérangent pas beaucoup…
Le décor est grandiose, il y a de jolis panoramas qui permettent de voir l’enfilade de la route au loin et de son ruban qui suit la vallée. Mais le plus surprenant, c’est le silence, seulement troué par le chant d’oiseaux exotiques. Dans un ruisseau je récupère de l’eau pour me désaltérer à l’aide de ma gourde filtrante Katadyn. Tout va bien, et je ne suis pas loin du but. La dernière descente avant d’arriver sur Santo Domingo est des plus impressionnante, certainement la plus pentue, avec en ligne de mire l’énorme pont au loin qui enjambe la rivière à plus de cinquante mètres de hauteur.
Il me reste peu de temps pour repartir après avoir bu une bonne bière avec les guides de la Comandancia, de faire une photo souvenir et me restaurer.
Le retour se fait sans anicroches, le scooter et moi sommes en pleine forme. Je rencontre de nouveau les mules qui avancent lentement, mais sûrement, les chèvres sont toujours là….
Bayamo est atteint à 16h30, sans une seule goutte de pluie. Je dors chez Arturo et Esmeralda Reyes au 56 rue Zenea, tél 42 40 51. Arturo est un excellent chef cuisinier, qui me fait goûter sa nouvelle spécialité : Le poisson de mer à la sauce maison aux fruits exotiques, juste après un mojito bien dosé et mérité.
Mais, la météo est différente, il y a de nombreuses alertes, car Sandy a changé subitement de catégorie, c’est maintenant un ouragan et il devient un problème qui se rapproche lentement de Cuba. Il doit pénétrer sur l’île le lendemain à +/- 1h30 du matin, et il est clair pour moi qu’il passera sur Santiago, où je dois retourner pour récupérer ma valise et déposer le scooter. J’ai donc du temps devant moi.
Quatrième jour et dernier jour. Mercredi 24 octobre, Etape Bayamo Santiago.
Le lendemain Mercredi 24, je pars sans trop d’inquiétudes, malgré que sur les ¾ du parcours entre Bayamo et Santiago se fera sous une pluie pas trop violente, mais persistante. A Palma Soriano au lieu de prendre l’autoroute, je bifurque et prends l’excellente CC (Carretera Central) qui descend en pente douce jusqu’à Santiago. Au passage, je fais un stop au village du Cobre, et face à la cathédrale je prends des forces avec une pizza à 5 pesos MN. Déjà, les vendeurs de souvenirs commencent à tout ranger et prépare leur petite cabane pour l’arrivée de l’ouragan.
Départ pour Santiago, la pluie redouble de force, (je dois installer à nouveau les 2 journaux et le carton de protection pour ne pas avoir froid), l’eau envahie la chaussée de plus en plus et par endroits il y a d’énormes flaques, le vent devient violent, mais j’ai décidé de ne pas m’arrêter. Je pénètre dans la ville par l’Avenida de Los Liberatores. En ville, il n’y a pratiquement plus personne dans les rues, pas même un policier, tous les gens sont chez eux en attendant Sandy. Je vais en faire autant en rejoignant la casa Maria Carmen et Yanet au 667 rue Trinidad, Tél. 65 82 40, où doit m’attendre un bon repas avant le déluge.
Pour conclure, je suis très heureux d’avoir fait cette petite expédition, dont je rêvais depuis trop longtemps de la faire en moto ou scooter, bien que l’ayant déjà faites en voiture. Il a fallut seulement une petite préparation pour la réaliser. Durant ce voyage, j’ai rencontré et communiqué avec beaucoup de personnes, je pense que le moyen de transport utilisé y est pour quelque chose, car il permet des contacts directs et rapides. C’est plus simple, pas de vitre à baisser, il faut juste enlever ses lunettes de soleil pour établir un contact franc. Je me suis senti totalement libre et sans contraintes. Tout fut parfait, excepté la pluie et Sandy qui a un peu perturbé la fin du voyage. Je conseille vraiment à de nombreuses personnes de pouvoir réaliser ce parcours, d’une beauté sauvage à couper le souffle, c’est réellement une façon de découvrir Cuba, et de voir certainement l’un des plus beaux paysages de ce pays. Ce n’est pas plus compliqué en scooter, qu’en voiture ou à vélo. C’est même relativement simple en scooter, plus fun dirai-je, et il n’y a aucun problème majeur. Il faut juste prendre son temps pour apprécier.
Au total, la distance parcourue en 4 jours est de 595 km. Le scooter : Sym Jet 4 R 50 2 T Consommation essence : 18 litres au total, soit une moyenne de 3.3 pour 100 km. Capacité du réservoir : 5,2 litres. Réserve à prévoir : 3 litres d’essence et 1 litre d’huile de mélange (fourni par le loueur) Montant de la location : 20 Cuc jour. Nota : J’ai oublié dans ma préparation de prendre une petite bombe pour vélo (c'est suffisant), pour réparer les crevaisons alors que je la conseille à tous ceux qui partent faire des circuits vélos à Cuba.
Ecrit et réalisé par Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba http://pagesperso-orange.fr/jdsdf
Pour Voir les photos de Santiago, après le passage du cyclone Sandy. https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814906565569375009
Et aussi vous trouverez ci dessous le lien du tour réalisé par JDSDF en scooter à Cuba, de Santiago à Santiago en contournant totalement a Sierra Maestra, jusqu'à la Comandancia, avec de superbes images, qui compléteront la lecture de ce document.
Toutes les photos de ce périple sont à voir avec le lien suivant : https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814919808501763249
Cuba - Contournement de la Sierra Maestra en scooter.
Premier jour. 21 10 2012
Lors de mon récent voyage à Cuba, j’ais projeté de faire le tour complet de la Sierra Maestra en scooter. Connaissant ce parcours pour l’avoir réalisé 3 fois en voiture dans les 2 sens, j’imaginais que le spectacle et l’aventure en serait différents, car avoir une vision panoramique à 360°, cela doit tout changer tout. Les contacts doivent être différents.
Arrivée en avion depuis La Havane à Santiago de Cuba, je me prépare tranquillement sur place. Je prévois de faire entre 500 et 600 km au total en 3 jours ou plus, avec un scooter de location de marque Sym. Santiago >> Pilon >> Manzanillo >> Santo Domingo >> Bayamo >> El Cobre >> Santiago.
Au mécanicien de la place Dolores, un mordu de moto, je lui parle de mon projet, il en est tout heureux et a envie de venir vivre ces moments de liberté absolue, avec moi. Il me donne un bidon de 1 litre d’huile de mélange, si nécessaire. Comme je dois passer par une autre région, celle de Granma, le loueur me prévient qu’ils n’interviendront que sur la région de Santiago. Peu m’importe, je ne m’attendais pas à plus de la part de ces loueurs, qui sont là que pour prendre de l’argent et qui veulent toujours faire le minimum. Car en réalité, il y a la même société qui se trouve sur Granma et sur les autres régions. Mais c’est Cuba, il faut accepter ! Je fais gonfler les pneus dans un lieu où il y a un manomètre pour vérifier la bonne pression, au maximum. Il ne faut pas être sous gonflé pour le passage de certains petits trous sur la route, que l’on ne peut pas éviter. A l’entrée dans un trou tout va bien, mais à sa sortie, c’est souvent là que le danger peut exister, car il y a souvent une arrête franche qui fait face au pneu….
Bref, me voilà prêt à partir avec l’équipement suivant : Sous la selle, 3 litres d’essence en réserve, dans une bouteille en plastique, un bidon de 1 litre d’huile de mélange, une gourde filtrante Katadyn d’une capacité de 600 ml capable de filtrer les impuretés jusqu’à 3 microns, une veste et pantalon pour la pluie, un carton et 2 journaux en cas de temps froid et humide. Une paire de tong. Dans le vide poche du scooter, mon appareil photo, serviettes rafraîchissantes et un tube pour la protection du soleil.
Sur le dos, un petit sac, qui reposera en partie sur la selle, et à l’intérieur le strict minimum. Slips et chaussettes de rechange, une chemise manche courte, un pantalon de toile ultra léger pour le soir et pour la toilette de tout petits tubes (style avion). Un paréo léger qui servira pour la plage et la toilette, un spray désinfectant, quelques sparadraps, un spray contre les moustiques, un couteau multi outils et un baladeur pour la musique. Une trousse cadeau, remplie de petites choses utiles et agréables, que je remettrai à un coup de cœur au gré de des rencontres. Soit au total environ 4/5 kg environ, sac compris.
Sur la tête, des lunettes de soleil fermées sur les cotés, une casquette en dessous du casque pour me protéger du soleil sur la nuque ou bien de face. Très agréable aussi pour baisser la température sous le casque. Sur les avants bras des brassières, style de grandes chaussettes bariolées et ajustables pour modérer les coups de soleils. Au mains, des gants fins avec protection en gel, en cas de chute.
Le départ à lieu, le dimanche 21 octobre à 11 h, réservoir plein, en direction de Chivirico, pour emprunter la route côtière, celle de la Mar Verde. La route est bonne jusqu’à environ le Caleton Blanco et son Campismo. Elle se détériore un peu par la suite, mais pas de problème particulier.
Il fait beau et je me suis en forme et heureux de me sentir libre sur cette route et ses paysages variés qui défilent devant moi. Plus loin, comme d’habitude, je m’arrête à la plage d’El Frances. J’adore ce coin, j’y ai de bons souvenirs et c’est magnifique, c’est authentique. Je prends un verre en compagnie de la belle serveuse, Maria qui vous inonde avec tous les vaqueros présents de son sourire naturel. Devant la plage, il y a une large prairie qui glisse en pente douce jusqu’à la mer sur laquelle des chevaux et des chèvres paissent tranquillement. Plus loin, je croise un pêcheur isolé en mer, sur sa barque, c’est assez rare de voir cela, alors que Cuba est une île !
A Chivirico, je prends un peu d’essence, et mange un bon poisson dans un superbe lieu, un petit restaurant le Vista del Sol, réalisé et décoré avec soin par Eva Tabares, propriétaire des lieux. Il est situé en bord de mer, sur la gauche de la plage, les pieds dans l’eau ! La route, est toujours correcte, mais souvent étriquée, ou l’on voit les attaques successives des marées violentes qui la ronge peu à peu. Survient ensuite un pont avec un pilier à moitié affaissé, mais qui supporte sans problème les voitures à vitesse réduite, et les camions passent par en dessous. Puis la route de bord de mer devient plus abîmée et le revêtement n’existe plus. C’est un chemin, empierré, assez large et bien concassé, le niveau est à 2 mètres au dessus de la mer. Je passe doucement pour éviter de faire souffrir les pneus. Mais c’est beau, c’est merveilleux, pose photos et repos de l’esprit, je peux écouter tous les éléments, je suis seul… mais pas pour longtemps, arrivent à cheval deux vaqueros avec leurs chiens, ils sont chargés à bloc ! Cette vision est superbe, je n’en demandai pas tant, je claque des photos et ils sont surpris de me voir avec ce scooter dans ce lieu magique. On se croirait au bout du monde, perdu, et coincé entre la falaise de la Sierra Maestra qui nous surplombe, et qui nous laisse juste un passage avec ce chemin, entre elle et la mer, cette mer étincelante, calme et d’un magnifique bleu s’étale au loin à perte de vue. Un décor de cinéma !
A cinq heure de l’après midi, j’arrive au Rio Turquino. Du pont qui le domine j’entrevois des lavandières qui profitent de cette eau douce avant de se disperser dans la mer. A coté, de l’embouchure, Il y a le Campismo de La Mula, en bord de mer, qui accepte les étrangers. Je décide d’y passer la nuit. C’est simple et sympa, prix correct et un bon accueil par le personnel. Les bungalows et le repas ne sont pas terribles, mais ce n’est pas grave. Le lieu, par contre c’est le top, avec ce Rio Turquino, à l’eau transparente qui forme une piscine naturelle à débordement au dessus de la mer à marée basse. Que demander de plus ?
Demain matin, je prendrai ma douche dans ce Rio à l’eau tempérée, dans ma grande piscine privée à débordement !
Second jour.
Le soir, devant la mer, j’ai pu m’entretenir avec des jeunes Cubains qui venait de faire le trek du Pic Turquino. Nous parlons de tout les sujets librement et tous les avis s’expriment.
Qu’elle était bonne cette douche du matin dans ce Rio Turquino, je m’en souviendrai.
Lundi 22 octobre, départ pour Pilon. En route je croise une grand-mère de 90 ans avec son ombrelle et qui va voir à pied ses petits enfants situés 7 km plus loin, nous parlons et je décide de l’emmener avec moi, toute fière, elle monte sur le scooter. Après l’arrivée en allure modérée (âge oblige), elle a décidé en cours de route, de se marier avec moi, mais comme je n’ai pas le temps, je lui laisse la trousse et lui promet de revenir l’année prochaine. J’ai droit à un beau baiser !
La route s’écoule et je sais qu’il me reste encore un passage, certainement le plus difficile A la Palmita, avec pour cadre la Sierra Maestra et son sommet le plus haut qui a souvent la tête dans les nuages, je prends un bocadido et café en compagnie des villageois étonnés de me voir là avec la motorolina, comme ils disent. J’engage la conversation, on parle un peu, ils sont curieux, mais n’osent pas trop s’engager….
Plus loin arrive le passage très étroit avec un cap qui avance sur la mer. Je me souviens, une année, avec une voiture je n’avais pas pu passer suite à un cyclone, car la brigade de nettoyage et réhabilitation du secteur n’était pas encore intervenue. J’avais du passer par la montagne en suivant un vieux chemin établi pour la pose des lignes électriques pour éviter ce cap. Il reste aussi des traces encore visibles d’un ancien tunnel jamais terminé et aujourd’hui désaffecté. Là aussi, il n’y a plus d’asphalte et le chemin est plus gorgé de sable que de pierrailles, le compactage n’est pas excellent. Il faut préciser que le niveau de la mer se trouve que un mètre plus bas à marée haute à cet endroit, et donc les vagues le submergent certainement assez souvent. Mais je m’arrête pour profiter de l’air marin et de cette quiétude. Je croise une personne à pied, où va-t-elle ? Je ne sais pas, je n’ai pas vu de maisons depuis pas mal de km…. Arrive un autre pont, avec un pilier qui penche et son tablier un petit peu relevé, mais aucun problème, c’est du solide ces constructions de l’époque de l’URSS.
De mémoire je sais, que la route est bonne pour rejoindre Manzanillo. Jusqu’à Pilon, les paysages sont toujours aussi magnifiques avec la mer et la nature de part et d’autre. La route s’élève et surplombe ces panoramas, un peu comme des montagnes russes, en prenant de l’altitude pour replonger a nouveau à ses pieds et ainsi de suite. C’est grandiose !
A Marea del Portillo, je me détends et déjeune au restaurant du Club Amigo, qui a une jolie petite piscine….vide, mais avec deux maîtres nageurs et aussi une jolie vue sur la baie. A partir de Pilon, je vais en direction de l’intérieur des terres, pour rejoindre une vaste et basse plaine adossée à La Sierra Maestra, productrice de cannes à sucre et de riz. Si la route est très correcte, je vois surgir une menace au loin, un très gros grain noir. J’en profite pour faire un stop à Pilon, faire le plein d’essence et de m’équiper des vêtements de pluie, lorsque arrive une pluie diluvienne. Trente minutes plus tard me voilà de nouveau sur le scooter et sur une route mouillée en direction de Manzanillo. La pluie me rattrapera 60 km avant Manzanillo, et par sa violence ainsi que le vent de face, elle me forcera à m’arrêter 10 km plus loin et à mettre les 2 journaux (Granma !) et le carton sur la poitrine pour ne pas prendre froid.
Je profite de l’abri d’une petite maison désaffectée pour cela, et où je rencontre 2 braves paysans qui attendent tranquillement que tout se passe avec une bouteille de rhum (ron). Je ne refuse pas le petit coup à boire (un trago) de cet excellent rhum non refino, il me paraissait plus être de l’Agua Ardiente (eau de vie) mélangée avec du rhum ….cela donne chaud, que bueno !!! Mais comme le temps passe, je décide de repartir malgré la pluie pour éviter de rouler de nuit. Finalement j’arriverai à Manzanillo mouillé et sans encombre sous le coup de 17h30 à la casa de Ruben Fonseca, au 256 rue Leon, tel 57 51 60. La pluie ne m’aura pas épargné pour la fin de ce parcours. Ruben m’accueille tout étonné et m’apprends qu’une tourmente tropicale de catégorie 1 qui répond au nom de Sandy, est en gestation au large, mais que sa route n’est pas encore bien définie. Après une bonne douche chaude et un bon repas, la météorologie de la télé, ne me donne pas plus d’informations ou messages d’alerte. Seulement un peu de pluie pour l’après midi du Mardi 23. Dans ce cas, demain matin j’irai dans la Sierra Maestra, tout en haut, à Santo Domingo, pour saluer les guides qui font visiter la Comandancia et assure le trek pour le Pic Turquino.
Troisième jour. Mardi 23 octobre, Etape Manzanillo Bayamo.
Ce matin, le ciel est mitigé, nuages et ciel bleu. A radio Reloj, la radio de la propagande et de l’information permanente, concernant la météo, la dépression Sandy est toujours classé comme tourmente tropicale de catégorie 1 et au large de Cuba, rien de plus. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est la pluie. Ouf il ne pleuvra pas avant la fin de soirée !
Départ à 9 h pour Santo Domingo. Nouveau plein d’essence, remplissage du mélangeur d’huile et vérification de la pression des pneus avec un manomètre. Comme je connais l’état de la route, je ne sur gonfle pas cette fois. Je prends la route de Bayamo et à Yara oblique sur Bartolomé Maso ou se trouve l’agréable petit hôtel avec piscine, le Balcon de la Sierra. Situé sur un mont, il domine tout les alentours et la vue est splendide à 360° et spécialement sur la Sierra Maestra. Commence les premières petites côtes jusqu’au Campismo la Sierrita et je constate que le chemin d’accès n’a pas encore été remis en état. Mais les bungalows sont magnifiques et sa situation est excellente, et il y a un Rio qui permet de se baigner ou pêcher. Les étrangers sont acceptés et les prix sont corrects. Plus loin, à l’entrée de Providencia je traverse un pont gué tout en béton posé sur le Rio, et qui recouvre d’énormes tuyaux pour le passage de la tumultueuse rivière. Du solide ! J’attaque ensuite la Carretera de la Plata qui mène directement à Santo Domingo et La Plata, cette route renommée de par ses montées et des descentes vertigineuses est assez extraordinaire. Elle attaque directement la montagne, pour redescendre dans une autre vallée et ainsi de suite. Chez nous il y aurait des lacets pour monter au sommet, ici c’est tout droit avec des courbes et quelques virages serrés.
La pente est assez élevée, je n’en connais pas le pourcentage exact, et il y a des risques de faire chauffer les freins en descente, et il est fortement conseillé d’utiliser le frein moteur, pour ne pas faire chauffer les freins des véhicules. La route est en béton, avec des rainures perpendiculaires assez importantes pour favoriser l’adhérence et le freinage et aussi éviter les écoulements de pluies torrentielles.
Sur chaque coté de la route, il y a une partie lisse d’un mètre de large, elle est réservée aux chariots de bois avec des roulements a billes : les chivichanas. Il y a aussi de chaque coté une large rigole d’écoulement qui suit la route.
J’en rencontre deux ou trois sur la route. Les chivichanas, ces engins dévalent à toute vitesse ces pentes, à 5 cm du sol, avec pour unique freins deux morceaux de pneu qui servent en même temps de repose pieds. Une petite corde relie le timon avant, elle sert de direction, de volant. Le conducteur la tient fermement de ses deux mains. Sur le châssis composé de trois rondins de bois, il y a le siège du conducteur et devant lui une fiole d’huile pour refroidir les roulements. Derrière le conducteur, une plateforme pour transporter toutes choses nécessaires à la vie de tous les jours. Certains sont équipés pour transporter rapidement des personnes malades au premier dispensaire. Ils sont aussi utilisés par les femmes et les enfants. De les voir et entendre descendre dans un bruit de ferraille, c’est assez impressionnant !
Sur la route de la Plata, je rencontre aussi quelques mules très chargées et des cavaliers, mais en réalité pas grand monde. Les mules pour ne pas déraper avec leur charge, montent et descendent les côtes tout naturellement en zigzag, en passant d’un bord à l’autre de la route. Elles le font par instinct. Quand à moi, avec une charge totale de +/- 90 kg, je monte progressivement, manette de gaz à fond à 20 a l’heure en utilisant la bande réservée aux chivichanas pour éviter les vibrations des rainures, le scooter ne souffre pas trop. Je suis à l’écoute du moteur.
Dans les descentes, je comprends vite que si je veux utiliser le frein moteur pour éviter de trop faire chauffer les freins, du fait qu’il s’agit d’un scooter avec boite automatique, je dois le maintenir un peu accélérer, sinon il se retrouve en roue libre. J’en prends vite l’habitude et ne me sert des freins avant et arrière que par à coups. Mais j’en conviens, les freins sont bons et le disque avant bien ventilé. Par la suite dans les montées, les mules m’ont donné une idée, je fais comme elles, je monte en zigzag et cela me permet de rouler à 30 km/h ! Je rencontre de nombreux troupeaux de chèvres, de jolies petites chèvres de toutes les couleurs allongées sur la route, qui se reposent en toute quiétude, ma présence ne les dérangent pas beaucoup…
Le décor est grandiose, il y a de jolis panoramas qui permettent de voir l’enfilade de la route au loin et de son ruban qui suit la vallée. Mais le plus surprenant, c’est le silence, seulement troué par le chant d’oiseaux exotiques. Dans un ruisseau je récupère de l’eau pour me désaltérer à l’aide de ma gourde filtrante Katadyn. Tout va bien, et je ne suis pas loin du but. La dernière descente avant d’arriver sur Santo Domingo est des plus impressionnante, certainement la plus pentue, avec en ligne de mire l’énorme pont au loin qui enjambe la rivière à plus de cinquante mètres de hauteur.
Il me reste peu de temps pour repartir après avoir bu une bonne bière avec les guides de la Comandancia, de faire une photo souvenir et me restaurer.
Le retour se fait sans anicroches, le scooter et moi sommes en pleine forme. Je rencontre de nouveau les mules qui avancent lentement, mais sûrement, les chèvres sont toujours là….
Bayamo est atteint à 16h30, sans une seule goutte de pluie. Je dors chez Arturo et Esmeralda Reyes au 56 rue Zenea, tél 42 40 51. Arturo est un excellent chef cuisinier, qui me fait goûter sa nouvelle spécialité : Le poisson de mer à la sauce maison aux fruits exotiques, juste après un mojito bien dosé et mérité.
Mais, la météo est différente, il y a de nombreuses alertes, car Sandy a changé subitement de catégorie, c’est maintenant un ouragan et il devient un problème qui se rapproche lentement de Cuba. Il doit pénétrer sur l’île le lendemain à +/- 1h30 du matin, et il est clair pour moi qu’il passera sur Santiago, où je dois retourner pour récupérer ma valise et déposer le scooter. J’ai donc du temps devant moi.
Quatrième jour et dernier jour. Mercredi 24 octobre, Etape Bayamo Santiago.
Le lendemain Mercredi 24, je pars sans trop d’inquiétudes, malgré que sur les ¾ du parcours entre Bayamo et Santiago se fera sous une pluie pas trop violente, mais persistante. A Palma Soriano au lieu de prendre l’autoroute, je bifurque et prends l’excellente CC (Carretera Central) qui descend en pente douce jusqu’à Santiago. Au passage, je fais un stop au village du Cobre, et face à la cathédrale je prends des forces avec une pizza à 5 pesos MN. Déjà, les vendeurs de souvenirs commencent à tout ranger et prépare leur petite cabane pour l’arrivée de l’ouragan.
Départ pour Santiago, la pluie redouble de force, (je dois installer à nouveau les 2 journaux et le carton de protection pour ne pas avoir froid), l’eau envahie la chaussée de plus en plus et par endroits il y a d’énormes flaques, le vent devient violent, mais j’ai décidé de ne pas m’arrêter. Je pénètre dans la ville par l’Avenida de Los Liberatores. En ville, il n’y a pratiquement plus personne dans les rues, pas même un policier, tous les gens sont chez eux en attendant Sandy. Je vais en faire autant en rejoignant la casa Maria Carmen et Yanet au 667 rue Trinidad, Tél. 65 82 40, où doit m’attendre un bon repas avant le déluge.
Pour conclure, je suis très heureux d’avoir fait cette petite expédition, dont je rêvais depuis trop longtemps de la faire en moto ou scooter, bien que l’ayant déjà faites en voiture. Il a fallut seulement une petite préparation pour la réaliser. Durant ce voyage, j’ai rencontré et communiqué avec beaucoup de personnes, je pense que le moyen de transport utilisé y est pour quelque chose, car il permet des contacts directs et rapides. C’est plus simple, pas de vitre à baisser, il faut juste enlever ses lunettes de soleil pour établir un contact franc. Je me suis senti totalement libre et sans contraintes. Tout fut parfait, excepté la pluie et Sandy qui a un peu perturbé la fin du voyage. Je conseille vraiment à de nombreuses personnes de pouvoir réaliser ce parcours, d’une beauté sauvage à couper le souffle, c’est réellement une façon de découvrir Cuba, et de voir certainement l’un des plus beaux paysages de ce pays. Ce n’est pas plus compliqué en scooter, qu’en voiture ou à vélo. C’est même relativement simple en scooter, plus fun dirai-je, et il n’y a aucun problème majeur. Il faut juste prendre son temps pour apprécier.
Au total, la distance parcourue en 4 jours est de 595 km. Le scooter : Sym Jet 4 R 50 2 T Consommation essence : 18 litres au total, soit une moyenne de 3.3 pour 100 km. Capacité du réservoir : 5,2 litres. Réserve à prévoir : 3 litres d’essence et 1 litre d’huile de mélange (fourni par le loueur) Montant de la location : 20 Cuc jour. Nota : J’ai oublié dans ma préparation de prendre une petite bombe pour vélo (c'est suffisant), pour réparer les crevaisons alors que je la conseille à tous ceux qui partent faire des circuits vélos à Cuba.
Ecrit et réalisé par Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba http://pagesperso-orange.fr/jdsdf
Entrée au Pakistan à partir de l'Inde avec une moto? English translation pending
Bonjour, quelqu'un a-t-il des infos concernant l'entrée au Pakistan à partir de l'Inde avec une moto en ce moment ? Est-ce possible ?
MERCI
Qui est allé en Guinée Bissau avec sa voiture? English translation pending
Je voudrais savoir comment cela se passe sur le terrain.
Considération sur Java, Jojakarta et le Bromo English translation pending
De retour d' magnifique voyage de 45 jours en Indonésie, de Sumatra au Sulawesi , nous ( moi et mon épouse ) sommes passé à Java en 10 jours par Jojakarta puis visite au Bromo et l' Ijen puis vol a Surabaya , des lieux que je visitais il y a 40 ans .J' adore les volcans .
Mais je n' aime pas a retourner sur mes pas et pour cause :
Avant à Jojakarta la rue allant vers le kraton était bordée de boutiques exhibant des batiks magnifiques dont toutes les femmes s' habillaient .Les très beaux étaient en arrière boutique . De nos jours ces même magasins présentent du prêt à porter .
Vers 1970 j ' avais visité à cheval le Bromo depuis le dernier petit village, cheval payé par un indonésien qui m' avait pris en stop.
Depuis a été construit au village hôtels , restaurants , marchands de souvenirs ; une route descend vers la caldeira . dans la plaine il y a un parking a 4x4 soit disant nécessaires pour la visite , des petits vendeurs à profusion et encore 2 temples , un escalier béton montant sur l' un des cratères et le pire un circuit de motos très bruyantes pour s' amuser dans les cendres volcaniques .Je n' ai qu' un souhait : qu' un jour le volcan fasse le ménage .
Je découvrais l' Ijen qui lui est resté plus authentique bien que très fréquenté par les jeunes
Morale :
ne jamais revenir sur ses pas
Le Bromo est l' exemple de ce qu'il ne faut pas faire sur un lieu magnifique
Java croule sous la population et ses routes sont surchargées .
Il faut sensibiliser les habitants aux pollutions de toute sorte ;ils sont très sensibles aux avis des voyageurs.
Il y a 40 ans voyager était beaucoup plus difficile notamment a Sumatra .
Les indonésiens sont toujours aussi accueillants.
Merci aux infos des voyageurs qui nous furent fort utiles. En retour , suivront nos infos : itinéraire , coûts , hôtels etc . A bientôt
Merci aux infos des voyageurs qui nous furent fort utiles. En retour , suivront nos infos : itinéraire , coûts , hôtels etc . A bientôt
Circuit au sud-ouest de Madagascar en mai et juin 2009 English translation pending
Bonjour à tous!!!!🙂
Me voila seulement revenu de Mada depuis 15 jours à peine que je pense déjà à mon prochain trip en 2009😊
J'aimerais avoir vos sentiments et aussi des tuyaux de votre part concernant des restaurants ou hôtels ou moyens de locomotions pour pouvoir réussir le mieux possible ce projet!!!😮
Voila je disposerai de 5 semaines pour faire ce que je vais vous décrire, je sais que j'aurai le temps de le faire mais ma recherche c'est je le répête les bons coups!!!
Donc Tana- Antsirabé- Miandrivazo-descente de la Tsiribina et arrivée à Belo sur Tsiribina et puis la route des tsingy et rester deux jours dans ce parc puis redescendre sur Morondava et rester une journée et aller à Belo sur mer et y rester aussi une journée puis partir pour Morombé et rester aussi une journée et à partir de là, j'aimerais si possible faire une partie du trajet en bateau gasy jusqu'à Ifaty, et savoir grosso modo combien de temps faut-il pour faire cela!!!! ensuite rester une journée à Ifaty puis Tulear et Saint augustin et Anakao et rester deux jours et ensuite remonter sur Ranohira pour refaire l'isalo disons deux jours et ensuite Ambalavo pour faire le parc de l'Andigitra et y rester une nuit dans le parc et puis reprendre la route pour Tana avec un éventuel arrête en cours de route pour couper la distance!!!
En fait ma démarche est de connaitre les bons plans dans ces endroits où je passerai et aussi la façon de pouvoir prendre un bateau gasy pour faire une partie de ma descente du canal du mozambique🙂
Bon je sais, j'en demande bcp mais je ne me voyais pas poser 20 posts pour chaques parties de mon circuit!!
Merci dans l'attente de vos réponses
Amicalement
Jean-marc😎
Me voila seulement revenu de Mada depuis 15 jours à peine que je pense déjà à mon prochain trip en 2009😊
J'aimerais avoir vos sentiments et aussi des tuyaux de votre part concernant des restaurants ou hôtels ou moyens de locomotions pour pouvoir réussir le mieux possible ce projet!!!😮
Voila je disposerai de 5 semaines pour faire ce que je vais vous décrire, je sais que j'aurai le temps de le faire mais ma recherche c'est je le répête les bons coups!!!
Donc Tana- Antsirabé- Miandrivazo-descente de la Tsiribina et arrivée à Belo sur Tsiribina et puis la route des tsingy et rester deux jours dans ce parc puis redescendre sur Morondava et rester une journée et aller à Belo sur mer et y rester aussi une journée puis partir pour Morombé et rester aussi une journée et à partir de là, j'aimerais si possible faire une partie du trajet en bateau gasy jusqu'à Ifaty, et savoir grosso modo combien de temps faut-il pour faire cela!!!! ensuite rester une journée à Ifaty puis Tulear et Saint augustin et Anakao et rester deux jours et ensuite remonter sur Ranohira pour refaire l'isalo disons deux jours et ensuite Ambalavo pour faire le parc de l'Andigitra et y rester une nuit dans le parc et puis reprendre la route pour Tana avec un éventuel arrête en cours de route pour couper la distance!!!
En fait ma démarche est de connaitre les bons plans dans ces endroits où je passerai et aussi la façon de pouvoir prendre un bateau gasy pour faire une partie de ma descente du canal du mozambique🙂
Bon je sais, j'en demande bcp mais je ne me voyais pas poser 20 posts pour chaques parties de mon circuit!!
Merci dans l'attente de vos réponses
Amicalement
Jean-marc😎
Vivre à Bangkok avec 1 450 euros par mois en prenant un appartement? English translation pending
demande de renseignements
vivre a bangkok avec 1450 euros par mois en prenant un appartement
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