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Excursion en 4x4 dans la région de Moab aux États-Unis English translation pending
😉 Bonjour !
Nous serons trois jours dans la région MOAB en Aout prochain( sans 4x4). Outre les différents points d'intérêt régulièrement évoqués sur ce forum, que nous avons l'intention de voir en partie, j'ai lu que des agences proposent des excursions en 4x4 (sur demi-journées) à Canyonlands notamment. Quelqu'un a-t-il testé cette activité ? Est-ce interessant ou bien attrappe-touriste ?
Je suis interessée par vos remarques .. Merci d'avance.
Nous serons trois jours dans la région MOAB en Aout prochain( sans 4x4). Outre les différents points d'intérêt régulièrement évoqués sur ce forum, que nous avons l'intention de voir en partie, j'ai lu que des agences proposent des excursions en 4x4 (sur demi-journées) à Canyonlands notamment. Quelqu'un a-t-il testé cette activité ? Est-ce interessant ou bien attrappe-touriste ?
Je suis interessée par vos remarques .. Merci d'avance.
Finaliser mon itinéraire sur le GR2 (Réunion) English translation pending
Je pars 3 semaines à la réunion en septembre, octobre et j'ai choisi de randonner pendant 12 jours.
J'aimerais savoir si nous avons fait les bons choix par exemple sur les îlets où nous avons choisi de faire étapes en fonction des temps de marche (au fait ceux du topoguide sont-ils bien évalués ? ), mais peut-être y a-t-il des coins plus agréables que d'autres pour s'arrêter ?J'ai aussi tenu compte des hébergements en privilégiant, lorsque cela était possible, un couchage en chambres de 2.
Voici l'itinéraire que j'ai prévu :
J1 LE BRULE ou MAMODE CAMP (s'il y a un bus ? )-GÎTE DE LA ROCHE ECRITE
J2 Sommet de la ROCHE ECRITE puis DOS D'ANE par le chemin de crête
J3 DOS D’ANE – ILET A BOURSE par la Rivière des Galets, Aurère et l’îlet à malheur
J4 ILET A BOURSE - ROCHE PLATE j'ai des infos contradictoire sur les horaires 7H ou 9H ? et pouvez-vous me conseiller un gite sympa à Roche Plate de préférence en chambre de 2 ?
J5 ROCHE PLATE - LA NOUVELLE en passant par les 3 Roches (baignade) et par la Plaine aux Sables
Mais peut-être n'est-il pas important de faire le détour par La Nouvelle (est-ce spécialement joli ?)et nous pourrions alors aller directement jusqu'à Marla ce qui ne devrait pas beaucoup rallonger cette étape et permettrait de raccourcir la suivante Qu'en pensez-vous ?
J6 LA NOUVELLE - COL DU TAÏBIT - CILAOS
7H40 d'après le topoguide alors que sur un autre guide j'ai vu 6H. Quelle est la bonne information ?
Et j'hésite pour la nuit entre le GÎTE de la Roche Merveilleuse (si c'est pas trop loin du centre ?) ou Le Clair de Lune (s'il y a des chambres de 2) ou TI Case Lontan.
J7 CILAOS - REFUGE DU PITON DES NEIGES avec visite en matinée de Cilaos.
J8 PITON DES NEIGES - HELL-BOURG avec le lever du soleil au sommet du Piton Là aussi, j'hésite pour la nuit : GÎTE La Mandoze ou refuge Salaozy ou Chez Madeleine Parisot (si chambre de 2 ?)
J9 HELL BOURG - BÉLOUVE avec la visite d'Hell Bourg dans la matinée ( Maison Folio). L'après-midi, montée au gîte forestier de Bélouve.
J10 BELOUVE-TROU DE FER- HELLBOURG - ST DENIS Randonnée au Trou de Fer. retour à Hell-Bourg puis bus pour ST ANDRE avec visite éventuelle de l'usine sucrière de Bois Rouge puis retour en bus sur ST DENIS. Cela vous semble-t-il possible ? A quelle heure passe le dernier bus ?
Comme il me semble difficile voire impossible de rejoindre le même jour à partir de Bélouve ou Hell-Bourg le gîte du volcan, j'ai donc choisi de retourner à Saint Denis et de là de commencer, en voiture, notre tour de l'île par l'est
puis à partir de St Pierre le J15 de monter au GÎTE DU VOLCAN après avoir visité la maison du volcan.
J16 LA FOURNAISE
Randonnée autour du volcan, là aussi j'ai besoin de votre avis : quelle est la plus belle randonnée, celle qui nous donne les meilleures vues et les plus belles sensations parmi celles possibles actuellement ( le Piton Kapor, Rivals ou Nez coupé de Ste Rose) ? Peut-être est-il possible d'en faire 2 dans la même journée ? Surtout qu'avec cette solution, on ne fera pas la descente à pied vers Basse Vallée. Mais si c'est vraiment dommage, dîtes le nous et on modifiera notre programme. Sinon les jours précédents on envisage de passer en voiture pour avoir de belles vues, que me conseillez-vous ?
Puis route en fin d’après midi vers Saint Gilles
Une autre solution consisterait à ne pas aller à Hell-Bourg (du moins à pied, on pourra y aller par la suite en voiture) et le mercredi après notre ascension du Piton des Neiges de rejoindre Bourg Murat en 8H15 et le lendemain d'aller au gite du volcan où nous passerions 2 nuits pour redescendre ensuite sur Basse Vallée (ou par le sentier du Tremblet ou la rivière Langevin, si c'est ouvert ?) c'est à dire en fait continuer la traversée classique par le GR2. Mais cela vaut-il vraiment le coup de faire toute cette traversée (de Bélouve au gîte du volcan, je veux dire) à pied ? Qu'en pensez-vous ? Ensuite il faut rejoindre St Denis, par bus, de toute façon pour reprendre nos affaires, louer une voiture et entreprendre le tour de l'île. C'est vraiment 2 options différentes. Et j'aurais besoin de conseils pour me décider et pouvoir réserver les gîtes Merci d'avance pour toutes vos suggestions.
Une autre solution consisterait à ne pas aller à Hell-Bourg (du moins à pied, on pourra y aller par la suite en voiture) et le mercredi après notre ascension du Piton des Neiges de rejoindre Bourg Murat en 8H15 et le lendemain d'aller au gite du volcan où nous passerions 2 nuits pour redescendre ensuite sur Basse Vallée (ou par le sentier du Tremblet ou la rivière Langevin, si c'est ouvert ?) c'est à dire en fait continuer la traversée classique par le GR2. Mais cela vaut-il vraiment le coup de faire toute cette traversée (de Bélouve au gîte du volcan, je veux dire) à pied ? Qu'en pensez-vous ? Ensuite il faut rejoindre St Denis, par bus, de toute façon pour reprendre nos affaires, louer une voiture et entreprendre le tour de l'île. C'est vraiment 2 options différentes. Et j'aurais besoin de conseils pour me décider et pouvoir réserver les gîtes Merci d'avance pour toutes vos suggestions.
Pour aider les futurs visiteurs au Québec! English translation pending
Bonjours à toutes et tous,
J'ai constaté en lisant les différents posts de ce forum que parfois les visiteurs qui préparaient leur voyage au Québec n'avaient pas trop la notion des distances!! J'ai donc décidé de proposer un parcours (au départ de Montréal) en précisant les kilométrages!! Mes étapes ne sont qu'une simple proposition et j'invite les autres forumistes à compléter mon parcours!! A celles et ceux qui préparent leur voyage sachez que le réseau autoroutier est plutôt limité et mieux vaut compter une moyenne de 80-90km/h pour vos calculs horaires (moi je ne mettrai que le kilométrage!!)
Montréal-Québec : 250 km (environ 2h45 car c'est de l'autoroute) Aux environs de Québec - Ile d'Orléans, Chute de Montmorency
Québec-Tadoussac : 220 km (sur la route traversée du Charlevoix - Baie St Paul - Ile aux Coudres)
Tadoussac-Chicoutimi : 120 km (Rive Nord du Saguenay route 172 - Ste Rose du Nord)
Chicoutimi - St Felicien : 125 km (Lac St Jean - Val Jalbert et Zoo!)
Chicoutimi- St Siméon : 150 km (Rive Sud du Saguenay route 170 - Secteur Rivière Eternité du Parc du Saguenay (sepaq) - Anse St Jean (belvédère)
Traversier St Siméon-Rivière du Loup (www.travrdlstsim.com
Rivière du Loup - Parc du Bic : 100km (sur la Route Ile Verte)
Le Bic - Jardin de Métis : 50 km (Ste Flavie : Portes de la Gaspésie - info touriste!)
Jardin de Métis - Parc de Forillon : 228 km
Forillon - Percé : 90 km
Percé - Miguasha : 220 km (New Carlisle-bornes incendies peintes!)
Miguasha - Ste Flavie : 200 km
Voilà!🙂
Voilà!🙂
Le tourisme de luxe ethnique English translation pending
bonjour à tous!!!
je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.
mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.
je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.
merci d'avance pour vos réponses
questionnaire:
Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?
Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?
Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?
Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?
Si oui, quel est votre ressenti ?
Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?
Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
je suis actuellement étudiante en master international du luxe et je me destine à une carrière dans le tourisme de luxe.
mon mémoire a pour sujet le tourisme de luxe ethnique.
je souhaite vous soumettre un petit questionnaire qui m'aiderait à approfondir mon mémoire.
merci d'avance pour vos réponses
questionnaire:
Que représente pour vous le tourisme de luxe ethnique ?
Y a t il une destination qui reflète bien ce tourisme ?
Connaissez vous des voyagistes ou chaînes d’hôtels spécialisé dans ce type de voyage ?
Avez-vous déjà voyagé de cette manière ?
Si oui, quel est votre ressenti ?
Pensez vous que ce type de tourisme nous offre une rencontre juste et sincère avec la population locale ?
Pensez vous que ce type de tourisme tend à un tourisme solidaire ?
Départ pour un an en Asie du Sud-Est! English translation pending
Bonjour à vous tous, voyageurs, rêveur, aventurier...
Ayant la bougeotte, et envie de changer de métier, j'ai décidé de tout plaqué et de partir 1 an en asie du sud-est pour me consacrer exclusivement à la photo, et qui sait peut etre changer de métier 🙂...
Je ne connais pas du tout l'asie !!!🤪
Je part donc debut avril pour Bangkok, point de départ de mon voyage. Je vais passser le premier mois avec un ami, il sera en vacance la bas, donc pour le premier mois, je serais materné, lol.
Ensuite, ca sera l'aventure seul...
J'ai commencé à surfer afin de voir, ce qu'il y a à voir en asie, c'est énorme, vaste, donc j'avoue que je compte sur vous pour les bons plans, les lieux magnifique et caché ou totue idée de chose à faire sur place.
Voici pele mele sans durée de séjour ou ordre de visite, les pays qui m'attire pour la photo et la culture :
Thailande, Malaisie, Cambodge, Laos, Vietnam... Et si je le souhaite j'ai un logement a Tokyo (tout le mois de juillet), Pékin (jusqu'a fin juillet), philippine (quand je veux!)...
Et voilà à partir de ca, je suis en train de contruire un planning de voyage mais ne connaissant pas du tout cette région du globe, j'avoue ne pas trop savoir combien de temps il faut que je consacre à chaque pays, y a t il d'autre pays de la région qui vale le coup ?
J'ai prévu : de partir avec 1 sac à dos et 1 sac pour mon matos photo. de me faire envoyer tout les 15 jours de france l'argent de france pour éviter d'en avoir trop sur moi. d'oublier le calendrier pendant 1 an de ne pas trop dépenser car je n'ai pas un budget énorme de sortir des sentier battu, quitte a me retrouvé au fin fond de la jungle après 1 semaine de marche de jouer profil bas, afin d'essayer de m'intégrer le mieu possible de faire la fete un peu quand meme et de glander à la plage aussi 😎 de penser à tout ce que j'ai pas encore pensé avant de partir (dur dur) d'emmener un GPS avec un tablet PC pour stocker mes photos et surtout pas me perdre 😉 D'éviter l'adage, un bon touriste ce fait toujours arnaquer une fois, et souvent par un taxi (expérience perso répéter dans tout les pays que j'ai fait) de trouver toute les réponse aux questions suivante (merci si vous avez une expérience ou des liens web) de privilégier les transport terrestre qui sont moins cher et plus authentique, et surtout qui permette de faire des photos!!!
Questions : Est ce une bonne idée, une tante hamac, sachant que je me dit que certain site à voir (photo) seront accessible uniquement apres plusieur jours de marche, donc dodo dans la jungle Qu'elle budget aviez vous si vous êtes déjà parti comme ca pendant 3 6 ou 12 mois le cout de la vie est il sensiblement le meme dans tout ces pays A votre avis combien faut il minimum par jour pour vivre, on ma dix 10€ (15$), d'autre 30€, donc je sais pas trop quoi en penser ???
J'attends avec impatience vos réactions, commentaires, avis, alertes.
Merci d'avance...
Ayant la bougeotte, et envie de changer de métier, j'ai décidé de tout plaqué et de partir 1 an en asie du sud-est pour me consacrer exclusivement à la photo, et qui sait peut etre changer de métier 🙂...
Je ne connais pas du tout l'asie !!!🤪
Je part donc debut avril pour Bangkok, point de départ de mon voyage. Je vais passser le premier mois avec un ami, il sera en vacance la bas, donc pour le premier mois, je serais materné, lol.
Ensuite, ca sera l'aventure seul...
J'ai commencé à surfer afin de voir, ce qu'il y a à voir en asie, c'est énorme, vaste, donc j'avoue que je compte sur vous pour les bons plans, les lieux magnifique et caché ou totue idée de chose à faire sur place.
Voici pele mele sans durée de séjour ou ordre de visite, les pays qui m'attire pour la photo et la culture :
Thailande, Malaisie, Cambodge, Laos, Vietnam... Et si je le souhaite j'ai un logement a Tokyo (tout le mois de juillet), Pékin (jusqu'a fin juillet), philippine (quand je veux!)...
Et voilà à partir de ca, je suis en train de contruire un planning de voyage mais ne connaissant pas du tout cette région du globe, j'avoue ne pas trop savoir combien de temps il faut que je consacre à chaque pays, y a t il d'autre pays de la région qui vale le coup ?
J'ai prévu : de partir avec 1 sac à dos et 1 sac pour mon matos photo. de me faire envoyer tout les 15 jours de france l'argent de france pour éviter d'en avoir trop sur moi. d'oublier le calendrier pendant 1 an de ne pas trop dépenser car je n'ai pas un budget énorme de sortir des sentier battu, quitte a me retrouvé au fin fond de la jungle après 1 semaine de marche de jouer profil bas, afin d'essayer de m'intégrer le mieu possible de faire la fete un peu quand meme et de glander à la plage aussi 😎 de penser à tout ce que j'ai pas encore pensé avant de partir (dur dur) d'emmener un GPS avec un tablet PC pour stocker mes photos et surtout pas me perdre 😉 D'éviter l'adage, un bon touriste ce fait toujours arnaquer une fois, et souvent par un taxi (expérience perso répéter dans tout les pays que j'ai fait) de trouver toute les réponse aux questions suivante (merci si vous avez une expérience ou des liens web) de privilégier les transport terrestre qui sont moins cher et plus authentique, et surtout qui permette de faire des photos!!!
Questions : Est ce une bonne idée, une tante hamac, sachant que je me dit que certain site à voir (photo) seront accessible uniquement apres plusieur jours de marche, donc dodo dans la jungle Qu'elle budget aviez vous si vous êtes déjà parti comme ca pendant 3 6 ou 12 mois le cout de la vie est il sensiblement le meme dans tout ces pays A votre avis combien faut il minimum par jour pour vivre, on ma dix 10€ (15$), d'autre 30€, donc je sais pas trop quoi en penser ???
J'attends avec impatience vos réactions, commentaires, avis, alertes.
Merci d'avance...
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
Ah, l’Afrique ! suite et fin

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.




En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »

Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blanc
Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.
En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché
A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,

crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha
Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.



Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!

Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!
Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.
Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34
Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

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Etosha: Balade en eau mineure.
La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.
Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.

Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).

Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.

- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.

Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.

Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.

L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.

La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.
Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …


Celui-là, l'a échappé belle!
Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.

Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.


Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.



Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.



Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !

A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour.
Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques.
Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.



En route pour la bande de Caprivi
La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.


Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).
La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.
Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.
Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.

La bande de Caprivi et l’Okavango
Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos.
Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls.
L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ?
Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana).
Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre).
Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »
Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.


Martin pêcheur malachite
Guêpiers à front blancDes sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !

Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !
La réserve de Mahango : petite mais costaud
Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.

Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.

Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …

Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !

Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.

Le camp Kwando
Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.

Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.

Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.

Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…
Les enfants puisent de l'eau devant l'école 
Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier
Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !



Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarchéA l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :
éléphants à tribord prenant leur bain,
crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux


- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,


buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.


Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.


Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.

Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.

Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !

Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.
Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune
En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !

Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.
Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.

S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).

Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.



A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.


Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).
Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine
Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.

Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.
Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.
Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !
Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.



Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.


L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.
Camping de Ihaha Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.

Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?

Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !
Chobé, Savuti : que le monde est petit !
Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.

Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.


Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.

Un aigle martial trône à côté des vautours.


Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !

La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.

« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.

Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !

Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.

Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?

Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?

Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil.
A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!
Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.


Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »

Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.
Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.



Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.
Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.

Sans commentaire!!!Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit
Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.
Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.

Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !
C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…

Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.



C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.
Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.

La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.
Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée
800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …

Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.
Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.
Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire
1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion
TOTAL : 6850 kilomètres
Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais
Nos campings préférés :
Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana
En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.
A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.
Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir
En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Cinq semaines en Australie et Nouvelle-Zélande (part I) English translation pending
Bonjour (ou bonsoir) à tous le heureux voyageurs et/ou rêveurs qui peuplent ce forum.
L’Australie est le second voyage que j’ai préparé en pouvant compter sur les conseils avisés et la gentille bienveillance de certains forumeurs et, juste retour des choses, à mon tour je vais vous narrer notre périple afin qu’à leur tour d’autres en profitent…
Ce carnet de voyage ce veut à la fois pratique et complètement subjectif alors ne bondissez pas sur vos claviers si je condamne un peu vite certains endroits et si j’en encense un peu hâtivement d’autres…
Généralités : Les voyageurs : Nous sommes partis à 4 joyeux lurons d’une trentaine d’année, mon frangin (Jujub), ma futur femme, une de ses amies (Maryline) et moi-même. La période : Nous sommes partis 4 semaines en Australie (du 19 octobre au 17 novembre) et, mon frère et moi avons prolongé le séjour par 1 semaine dans l’île Nord de la Nouvelle Zélande (du 17 novembre au 25 novembre). Visa ETA pris sur internet sur le site du gouvernement Australien : http://www.eta.immi.gov.au/
Le budget : Les vols : Paris-Sydney + Sydney-Adélaïde + Alice Spring-Darwin + Darwin-Cairns + Cairns Paris = 1677€/pers (glups…), si à çà on ajoute la Nouvelle Zélande (Cairns-Aukland + Aukland-Paris) on s’envole à 2330€ (re-glups…). N.B : Sinon on a apprécié le service à bord de la Qantas et de British Airways, un peu moins celui de Jet Star Asia et d’Air France…
Les voitures : Sydney : Pas de voiture (ce serait dommage de ne pas prendre les transports en commun) ; Kangaroo Island : Location voiture chez Budget (y’a que 2 loueurs sur l’île, l’autre c’est Avis) = 340 AUD Adélaïde – Alice Spring : Location d’un 4*4 avec Apollo Camper afin de pouvoir traverser une infime partie de l’Outback = 1720 AUD pour 9-10 jours (+ 5000AUD de caution…) ; Darwin-Parc du Top end : Location break avec Alamo = 381€ pour 6-7 jours. Nouvelle Zélande (Aukland) = Location voiture toute pourrite chez Go-Rental pour environ 130€ pour 7-8 jours). N.B : Le problème lorsque l’on prend la voiture à un endroit et qu’on la rend à un autre est que les loueurs vous comptent des « one way fee » parfois impressionnants…pour Adélaïde-Alice Spring on s’en est sorti à 200AUD mais certaines compagnies montaient jusqu’à 1000AUD !!!
L’itinéraire : Du samedi 20 octobre : Escale à Hong Kong Du lundi 22 au mercredi 24 octobre : Sydney Du jeudi 26 au dimanche 28 octobre : Adélaïde et Kangaroo Island Du lundi 29 au jeudi 30 octobre : Parc des Flinders Ranges Du mercredi 31 octobre au vendredi 2 novembre : Route dans l’Outback Du samedi 3 novembre au mardi 6 novembre : Parcs du Centre Du mercredi 7 novembre au vendredi 9 novembre : Kakadu NP Samedi 10 novembre : Parcs du top end : Ntimiluk NP Du dimanche 11 novembre au samedi 13 novembre : Litchfields NP et Darwin Du mercredi 14 novembre au samedi 17 novembre : Cairns et la Grande Barrière de Corail Dimanche 18 novembre : retour à Paris ou Nouvelle Zélande.
J1 (Ven. 19 oct. 2007) Départ Paris 15H00 J2 (Sam. 20 oct. 2007) Arrivée Hong-Kong 14H00 Cà y est, c’est parti!!!! Après 13H de vol nous atteignons la première étape du périple où nous faisons un stop d’une demi-journée à Hong-Kong. Pour des raisons pratiques évidentes nous avons envoyé les bagages directement à Sydney et n’avons sur nous que le strict minimum pour passer la nuit sur place. Hong Kong est une ville incroyable qui vit à 200 à l’heure le jour et la nuit. On ne regrette qu’une chose sur ce stop, c’est de ne pas y être resté 2 ou trois jours de plus… Sur le peu de temps que nous sommes resté nous avons tout de même eu le temps : - de prendre le MTR pour nous rendre à Victoria Peak (Central District - ligne Airport Express jusque terminus (station Hong Kong : 40 min 100$HK)) d’où on a une superbe vue sur la ville ; - de pousser jusqu’à ABERDEEN pour voir le port la nuit (bus n°70 à "central" – env. 5H$ - au retour, le n°107 pour Kowloon) ; - de retourner à Kowloon pour faire le marché de nuit (Temple Street Market) - de passer la nuit dans le quartier de Mong Kok (où nous avons erré pendant des heures à la recherche d’un hôtel ou d’une guest house vu que tout était malheureusement « full » cette nuit là !). Enfin, Hong Kong est une ville extraordinaire (au sens étymologique du terme) qui nous a beaucoup plue, on a aimé son animation perpétuelle, le bourdonnement permanent causé par la circulation et la foule, ses Karaokés le soir en pleine rue, et la nourriture que nous avons trouvé excellente (bon, c’était peut-être pas très objectif après 3 plateaux repas de la British Airways). A oui, j’allais oublier le principal, les Hong-Kongais sont très sympas, passants, restaurateurs, chauffeurs de bus, tous ont eu la gentillesse d’essayer de nous renseigner ou de nous guider malgré la barrière de la langue !
Pour ceux qui veulent plus d’info je leur conseille d’aller faire un tour sur http://www.discoverhongkong.com/
J3 (Dim. 21 oct. 2007) : Départ Hong-Kong 9H25 - Arrivée Sydney 20h35. Après 9 H de vol nous arrivons en Australie et investissons le Backpacker (Home Backpackers - 238 Elizabeth St) où nous passerons 4 nuits. L’endroit est franchement pas très accueillant, plutôt vétuste et crade (on a même vu des gros cafards, beurk !), mais vu le tarif et sa proximité du centre on a fermé les yeux !
J4 (Lun. 22 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Après une bonne nuit de sommeil (si, si, malgré le décalage horaire, le bruit des bus passant dans la rue et la proximité des trains, on a quand même bien dormi !), nous sommes près pour les incontournables de Sydney. Le matin : la Sydney Tower (belle vue sur Sydney) + l’Oz-Trek (bof bof) / le Quartier des Rocks, Circular Quay (d’où on a une superbe vue sur l’Opera House et sur le Harbour Bridge) / Harbour Bridge (on n’a pas fait l’ascension car on a trouvé çà trop onéreux) L’après midi : On s’est approché de l’Opera House puis on a visité l’aquarium de Sydney (pas exceptionnel sauf le bassin vitré avec les requins et les raies qui passent au dessus de vos têtes). Ensuite on s’est aventuré dans le quartier résidentiel de Darling Harbour avant de rejoindre (non sans s’être un peu paumé) le quartier chinois (Dixon St). Le soir : Après mangé on est allé faire un tour dans le quartier de King Cross (bof, bof, çà nous a fait l’impression de trouver un petit Pigalle…).
J5 (Mar 23 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Le Jet Lag se faisant sentir, nous décidons de passer la matinée à la plage et prenons le ferry pour aller à Manly. On a eu raison de prendre avec nous nos masques et nos tubas car nous verrons pleins de jolis poissons le long des rochers à Shelly Beach (l’eau est gelée et on envie les combinaisons des plongeurs qui sont quelques mètres plus loin). L’après midi ce sera shopping et les filles trouveront chaussures à leurs pieds (une paire de Tong + chaussures de rando !) puis sieste bien méritée au Backpacker… Le soir nous avons dîné dans le quartier de animé de Newton).
J6 (Mer 24 oct. 2007) : Blue Mountains Si j’aurai su, j’aurai pas v’nu ! Tout d’abord il y a eu le réveil difficile : levé à 7H du mat’ pour qu’on ait le temps de prendre une douche et d’aller acheter de la bouffe pour le pique-nique. Puis le trajet en train de Central Station à Katoomba où durant 2 heures nous avons vu le temps se dégrader et un brouillard épais apparaître. Enfin l’arrivée à destination, où nous décidons tout de même de tenter une randonnée (celle qui descend un peu sèchement avant de traverser la Leura Forest) et où ne verrons pas plus loin que 3 mètres à cause de l’épais brouillard!!!! Et pourtant on n’a pas ménagé nos efforts, on n’a pas fait demi-tour malgré les averses, le sol glissant et le sacré dénivelé…On n’a vraiment pas été récompensé (snif !). Allez, nous retiendrons tout de même l’impression étrange de nous trouver dans un autre univers car, même si nous n’avons rien vu des superbes Blue Montains (re-snif !), nous avons été l’espace d'une journée projetés dans l’ambiance des meilleurs film d’angoisse avec l’oppressant brouillard et les cris des Aras, Corbeaux (et d’autres espèces non identifiées) dans le lointain. J’ai tenté, plus tard, de recréer cette ambiance dans ma salle de bain en séquestrant le canari de ma grand-mère pendant que je faisais couler l’eau brûlante pour recréer le brouillard, mais l’abruti d’oiseau n’a pas voulu chanter !
Bref, journée toute pourrite, avec, à notre retour, le ciel qui s’est également obscurcit sur Sydney…il est temps que nous prenions l’avion pour Adélaïde !
La suite au prochain épisode...
Ce carnet de voyage ce veut à la fois pratique et complètement subjectif alors ne bondissez pas sur vos claviers si je condamne un peu vite certains endroits et si j’en encense un peu hâtivement d’autres…
Généralités : Les voyageurs : Nous sommes partis à 4 joyeux lurons d’une trentaine d’année, mon frangin (Jujub), ma futur femme, une de ses amies (Maryline) et moi-même. La période : Nous sommes partis 4 semaines en Australie (du 19 octobre au 17 novembre) et, mon frère et moi avons prolongé le séjour par 1 semaine dans l’île Nord de la Nouvelle Zélande (du 17 novembre au 25 novembre). Visa ETA pris sur internet sur le site du gouvernement Australien : http://www.eta.immi.gov.au/
Le budget : Les vols : Paris-Sydney + Sydney-Adélaïde + Alice Spring-Darwin + Darwin-Cairns + Cairns Paris = 1677€/pers (glups…), si à çà on ajoute la Nouvelle Zélande (Cairns-Aukland + Aukland-Paris) on s’envole à 2330€ (re-glups…). N.B : Sinon on a apprécié le service à bord de la Qantas et de British Airways, un peu moins celui de Jet Star Asia et d’Air France…
Les voitures : Sydney : Pas de voiture (ce serait dommage de ne pas prendre les transports en commun) ; Kangaroo Island : Location voiture chez Budget (y’a que 2 loueurs sur l’île, l’autre c’est Avis) = 340 AUD Adélaïde – Alice Spring : Location d’un 4*4 avec Apollo Camper afin de pouvoir traverser une infime partie de l’Outback = 1720 AUD pour 9-10 jours (+ 5000AUD de caution…) ; Darwin-Parc du Top end : Location break avec Alamo = 381€ pour 6-7 jours. Nouvelle Zélande (Aukland) = Location voiture toute pourrite chez Go-Rental pour environ 130€ pour 7-8 jours). N.B : Le problème lorsque l’on prend la voiture à un endroit et qu’on la rend à un autre est que les loueurs vous comptent des « one way fee » parfois impressionnants…pour Adélaïde-Alice Spring on s’en est sorti à 200AUD mais certaines compagnies montaient jusqu’à 1000AUD !!!
L’itinéraire : Du samedi 20 octobre : Escale à Hong Kong Du lundi 22 au mercredi 24 octobre : Sydney Du jeudi 26 au dimanche 28 octobre : Adélaïde et Kangaroo Island Du lundi 29 au jeudi 30 octobre : Parc des Flinders Ranges Du mercredi 31 octobre au vendredi 2 novembre : Route dans l’Outback Du samedi 3 novembre au mardi 6 novembre : Parcs du Centre Du mercredi 7 novembre au vendredi 9 novembre : Kakadu NP Samedi 10 novembre : Parcs du top end : Ntimiluk NP Du dimanche 11 novembre au samedi 13 novembre : Litchfields NP et Darwin Du mercredi 14 novembre au samedi 17 novembre : Cairns et la Grande Barrière de Corail Dimanche 18 novembre : retour à Paris ou Nouvelle Zélande.
J1 (Ven. 19 oct. 2007) Départ Paris 15H00 J2 (Sam. 20 oct. 2007) Arrivée Hong-Kong 14H00 Cà y est, c’est parti!!!! Après 13H de vol nous atteignons la première étape du périple où nous faisons un stop d’une demi-journée à Hong-Kong. Pour des raisons pratiques évidentes nous avons envoyé les bagages directement à Sydney et n’avons sur nous que le strict minimum pour passer la nuit sur place. Hong Kong est une ville incroyable qui vit à 200 à l’heure le jour et la nuit. On ne regrette qu’une chose sur ce stop, c’est de ne pas y être resté 2 ou trois jours de plus… Sur le peu de temps que nous sommes resté nous avons tout de même eu le temps : - de prendre le MTR pour nous rendre à Victoria Peak (Central District - ligne Airport Express jusque terminus (station Hong Kong : 40 min 100$HK)) d’où on a une superbe vue sur la ville ; - de pousser jusqu’à ABERDEEN pour voir le port la nuit (bus n°70 à "central" – env. 5H$ - au retour, le n°107 pour Kowloon) ; - de retourner à Kowloon pour faire le marché de nuit (Temple Street Market) - de passer la nuit dans le quartier de Mong Kok (où nous avons erré pendant des heures à la recherche d’un hôtel ou d’une guest house vu que tout était malheureusement « full » cette nuit là !). Enfin, Hong Kong est une ville extraordinaire (au sens étymologique du terme) qui nous a beaucoup plue, on a aimé son animation perpétuelle, le bourdonnement permanent causé par la circulation et la foule, ses Karaokés le soir en pleine rue, et la nourriture que nous avons trouvé excellente (bon, c’était peut-être pas très objectif après 3 plateaux repas de la British Airways). A oui, j’allais oublier le principal, les Hong-Kongais sont très sympas, passants, restaurateurs, chauffeurs de bus, tous ont eu la gentillesse d’essayer de nous renseigner ou de nous guider malgré la barrière de la langue !
Pour ceux qui veulent plus d’info je leur conseille d’aller faire un tour sur http://www.discoverhongkong.com/
J3 (Dim. 21 oct. 2007) : Départ Hong-Kong 9H25 - Arrivée Sydney 20h35. Après 9 H de vol nous arrivons en Australie et investissons le Backpacker (Home Backpackers - 238 Elizabeth St) où nous passerons 4 nuits. L’endroit est franchement pas très accueillant, plutôt vétuste et crade (on a même vu des gros cafards, beurk !), mais vu le tarif et sa proximité du centre on a fermé les yeux !
J4 (Lun. 22 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Après une bonne nuit de sommeil (si, si, malgré le décalage horaire, le bruit des bus passant dans la rue et la proximité des trains, on a quand même bien dormi !), nous sommes près pour les incontournables de Sydney. Le matin : la Sydney Tower (belle vue sur Sydney) + l’Oz-Trek (bof bof) / le Quartier des Rocks, Circular Quay (d’où on a une superbe vue sur l’Opera House et sur le Harbour Bridge) / Harbour Bridge (on n’a pas fait l’ascension car on a trouvé çà trop onéreux) L’après midi : On s’est approché de l’Opera House puis on a visité l’aquarium de Sydney (pas exceptionnel sauf le bassin vitré avec les requins et les raies qui passent au dessus de vos têtes). Ensuite on s’est aventuré dans le quartier résidentiel de Darling Harbour avant de rejoindre (non sans s’être un peu paumé) le quartier chinois (Dixon St). Le soir : Après mangé on est allé faire un tour dans le quartier de King Cross (bof, bof, çà nous a fait l’impression de trouver un petit Pigalle…).
J5 (Mar 23 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Le Jet Lag se faisant sentir, nous décidons de passer la matinée à la plage et prenons le ferry pour aller à Manly. On a eu raison de prendre avec nous nos masques et nos tubas car nous verrons pleins de jolis poissons le long des rochers à Shelly Beach (l’eau est gelée et on envie les combinaisons des plongeurs qui sont quelques mètres plus loin). L’après midi ce sera shopping et les filles trouveront chaussures à leurs pieds (une paire de Tong + chaussures de rando !) puis sieste bien méritée au Backpacker… Le soir nous avons dîné dans le quartier de animé de Newton).
J6 (Mer 24 oct. 2007) : Blue Mountains Si j’aurai su, j’aurai pas v’nu ! Tout d’abord il y a eu le réveil difficile : levé à 7H du mat’ pour qu’on ait le temps de prendre une douche et d’aller acheter de la bouffe pour le pique-nique. Puis le trajet en train de Central Station à Katoomba où durant 2 heures nous avons vu le temps se dégrader et un brouillard épais apparaître. Enfin l’arrivée à destination, où nous décidons tout de même de tenter une randonnée (celle qui descend un peu sèchement avant de traverser la Leura Forest) et où ne verrons pas plus loin que 3 mètres à cause de l’épais brouillard!!!! Et pourtant on n’a pas ménagé nos efforts, on n’a pas fait demi-tour malgré les averses, le sol glissant et le sacré dénivelé…On n’a vraiment pas été récompensé (snif !). Allez, nous retiendrons tout de même l’impression étrange de nous trouver dans un autre univers car, même si nous n’avons rien vu des superbes Blue Montains (re-snif !), nous avons été l’espace d'une journée projetés dans l’ambiance des meilleurs film d’angoisse avec l’oppressant brouillard et les cris des Aras, Corbeaux (et d’autres espèces non identifiées) dans le lointain. J’ai tenté, plus tard, de recréer cette ambiance dans ma salle de bain en séquestrant le canari de ma grand-mère pendant que je faisais couler l’eau brûlante pour recréer le brouillard, mais l’abruti d’oiseau n’a pas voulu chanter !
Bref, journée toute pourrite, avec, à notre retour, le ciel qui s’est également obscurcit sur Sydney…il est temps que nous prenions l’avion pour Adélaïde !
La suite au prochain épisode...
Bleu de France avec croisière de France English translation pending
Bonsoir
Nous partons pour une croisière d'une semaine avec mon mari. C'est une nouvelle compagnie de croisière 100% française et tout inclus qui s'appelle Croisière de france.
Le premier départ se fait le 25 mai. Quelqu'un connait il cette compagnie? Y a t il des personnes qui partent aussi par ce croisièriste.
Merci a bientôt
Nous partons pour une croisière d'une semaine avec mon mari. C'est une nouvelle compagnie de croisière 100% française et tout inclus qui s'appelle Croisière de france.
Le premier départ se fait le 25 mai. Quelqu'un connait il cette compagnie? Y a t il des personnes qui partent aussi par ce croisièriste.
Merci a bientôt
Ah, l’Afrique!: Namibie/Botswana en famille English translation pending
Ah, l’Afrique!
Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/
« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!
La carte de Namibie et le parcours

Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.
Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »
- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)
- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»
- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)
- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »
Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.
Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.

Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…
Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.
Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !
Le jour le plus long !
Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !
C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !
Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.
En piste !

La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.


Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.

Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary��s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.
Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.
Les dunes qui chantent

La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.

Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.

Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.

L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.

Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !

Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?

Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …

Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.


On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.
Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.


Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).
Naukluft et l’Olive Trail

Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.

Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.
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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.

5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.

Go to Walvis bay !
La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.

Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.

L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !
Walvis Bay : un havre de paix balnéaire
C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.
A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.

Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.


La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.


la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.


Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.
Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).

Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.

Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.


Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.

Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.


Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.

Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).



Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................
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Le Brandberg Ugab Camp
Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.

Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.
La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.

Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.
Les toilettes!
Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.

Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.
France - Allemagne dans le camping désert!
Aba Huab Camp
Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.

Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)

La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.

Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert
Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.

Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …

L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.
Purros : le village du bout du monde

Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.

Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.


Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?

L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...


Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.

Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !

....................
. La douche du camping!
Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.

Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.

Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.


Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?
Des éléphants dans le camping!
Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »
Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis.
Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet.
La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux.
Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois.
Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr.
Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous !
Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin.
Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers …
Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien.
Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses.
Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver.
C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.
Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes.
Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus.
Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit.
Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher.
En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente.
L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ».
Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ».
« Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture.
Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 .
Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…
Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !
Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perpétuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ...
......
Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation.
Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba.
Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là.
En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif !
Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ��. De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire … 
Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre …
Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable.
Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.
La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.
Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ».
A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). .......................................................
Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même.
De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour.
Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure … 
FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/site/ahlafriquenamibiebotswana/
« Cette année, nous irons en Namibie ! » a déclaré notre cheftaine baroudeuse. « J’ai fait tourner le globe le doigt pointé dessus, comme à la télé et cela s’est arrêté sur ce pays. On n’y peut plus rien ! » On n’a pas gagné au loto pourtant ! Certes, chacun sait dans la maisonnée que l’axe du globe est grippé et que Grisemote a choisi son voyage en lisant à longueur de journées des carnets de voyage. Mais l’Afrique est bonne hôtesse, la Namibie est politiquement stable, loin d’être surpeuplée (ce qui crée souvent des tensions), d’un point de vue sanitaire à la portée d’une famille avec de jeunes enfants (pas de palu l’hiver par exemple) et tellement attrayante qu’Angelina Jolie est venu y accueillir son dernier né, c’est dire si le pays mérite le détour. Les ignorants chroniques que nous étions ont osé poser quand même la question à 2 euros « La Namibie ? c’est où ? » Rédacteur en chef: Gilles Illustrations : Sylvie Merci à tous ceux qui nous ont considérablement aidé pour la construction de notre voyage, autant pour la Namibie que pour le Botswana!
La carte de Namibie et le parcours

Voyage du 6 juillet au 5 août : 6850 kilomètres sous la tente.
Les héros du voyage : - Sylvie dite Grisemote : celle qui connait tout sur tout concernant le voyage (donc, à ne pas la perdre en route, c’est vital) . Organisatrice de bout en bout du voyage, mise en page du carnet. Expression préférée : « Allez, on y va ! »
- Thibaud dit « Thib » : celui qui se laisse porter où le 4x4 l’amène. Expression préférée : « Bof » (ne cherchez pas le verbe, tout est compris dans la monosyllabe)
- Lucas dit « L’encyclopédie » : il connait et reconnaît tout ce qui bouge sur le territoire. Expression préférée : « Tiens, mais qu’est ce que c’est que ça ?»
- Robin dit « mon lapin » : celui qui butine sur tous les sujets. Expression favorite : « Mais où est donc mon zèbre ?! » (peluche adoptée lors du voyage)
- Gilles dit « P’pa », rédacteur et conducteur : Expression préférée : « et si on s’en grillait une ? (une photo bien sûr) »
Windhoek : premières foulées Namibiennes En posant nos pieds sur le sol Namibien, après de longs mois de préparation puis d’attente, nous avons vite compris que nous ne nous étions pas trompés sur le choix de notre destination. Le dépaysement est immédiat. L’air est sec, le ciel définitivement bleu, la terre poussiéreuse et peuplée d’un tas de bestioles en liberté, le chauffeur de notre loueur de voiture (« camping car hire ») qui nous attend à l’aéroport parle anglais, il est résolument noir comme prévu et conduit à gauche prudemment. Peut être n’était-il pas encore habitué ? En tout cas nous non plus.
Le véhicule qui servira à notre périple d’un mois est sagement garé dans une rue de Windhoek, prêt à en découdre, propre comme un sou neuf. L’accueil du loueur est sympathique et très organisé. Tout cela semble trop facile et contraste avec nos premières aventures : le taxi allant à l’aéroport Charles de Gaulle a manqué de percuter un autre véhicule (ah ces portables ! ), il nous a déposé, à notre demande, au terminal II alors que c’était au Terminal I (Chariots, ascenseurs, bus, marche à pied, escaliers, tapis roulants avec 100 kilos de bagages et 15 de fournitures scolaires à distribuer dans les écoles locales, réparties dans les différents sacs à dos des enfants, les nôtres étant déjà complets). Le vol de nuit fut un classique du genre : après le film, chacun se tortille toutes les 10 min pour trouver la position idéale pour dormir (elle n’existe peut être pas après tout ! Mais non, je plaisante, il faut poursuivre les recherches …). Arrivés en terre Africaine à l’aéroport de Johannesburg, après un atterrissage de nuit dans un brouillard épais qui transformait les lumières du sol en halos fantomatiques, nous avons eu nos premières sueurs froides. Comme tous les passagers pour la Namibie, nous avons parcouru l’aéroport plusieurs fois dans le sens de la longueur avec armes et bagages parce que la porte d’embarquement indiquée au panneau d’affichage et celle indiquée par les hôtesses d’embarquement étaient différentes (elles nous dirigeaient vers une porte qui n’existait pas !). Avant de prendre place dans votre véhicule, une personne nous explique consciencieusement toutes les subtilités du 4X4, ce qui n’est pas du luxe pour les conducteurs de Berlingo 2X2 que nous sommes. Le 4X4 Nissan off road s’avérera être un véhicule puissant parfaitement adapté à la situation et qui ne faillira jamais. Les 2 tentes sur le toit semblent assez simples à monter, plutôt spacieuses bien que pour les 3 enfants cela fut peut-être un peu juste. Heureusement, les nuits sont fraiches.

Le fonctionnement des positions 2 roues et 4 roues motrices ainsi que de la démultiplication du 4X4 sont simples à comprendre. Dans l’habitacle, on regrettera cependant le manque de rangement de toutes les petites choses qui font le quotidien. Côté coffre, bien qu’il soit vaste, il fut largement tronqué par la 2ème (et à mon avis indispensable) roue de secours, le bidon d’essence et le bidon d’eau (qui ne nous fut pas vraiment utile). Le matériel de camping loué avec la voiture est largement suffisant et bien adapté (en majorité neuf). Un petit regret : la pompe électrique pour les pneus. Pratique mais super long pour gonfler un pneu. Le fil allume cigare de la prise du coffre arrière n’était pas assez long pour gonfler un des pneus avants : résultat, il fallait gonfler à partir de l’allume cigare avant qui lui disjonctait dès que la pompe était chaude ! Et comment fait-on ensuite pour gonfler le pneu ? à la bouche ? A noter le petit frigo, le compagnon presque indispensable si on veut être un peu autonome sans ravitailler tout le temps. Bref, après un combat acharné où nous sommes sortis vainqueurs mais dubitatifs (comme le loueur d’ailleurs), tout le matos est rentré, en tassant bien, en forçant sur la partie haute du coffre pour fermer (gare d’ailleurs, en tension elle a tendance à s’ouvrir) et en laissant sur le trottoir les plaques de désensablement que l’on nous prêtait mais qui ne rentraient pas. Les dernières recommandations : ne pas conduire de nuit respecter les limitations de vitesse car les pistes sont parfois dangereuses ne pas (ou à nos risques et périls) emprunter certains secteurs Facile, facile et refacile pensons-nous en notre for intérieur. Qui vivra verra…
Le premier carrefour fut le plus dur. « Bon sang d’Anglais, mais pourquoi diantre ne font t-ils jamais comme tout le monde ? » Le gabarit imposant du véhicule plus la conduite à gauche ont permis un début participatif de l’ensemble de l’équipage. Submergé de messages de tous ordres, le conducteur, que je connais bien, a tenté de rassurer tout le monde sur sa maîtrise de la situation en sifflotant avec détachement. Il faut admettre que cela demande un peu de concentration même si la conduite pépère et tolérante des locaux met à l’aise presque de suite.
Le Chameleon hôtel fut trouvé par chance rapidement. Repère de baroudeurs en partance plein de doutes et d’enthousiasme et de revenants qui savent, le regard rêveur (dont il est bien difficile de lire si c’est de la nostalgie ou l’étonnement de s’en être sortis – ce fut du moins un peu notre vision du moment), l’étape ne manque pas de charme. L’ouverture de notre coffre ne passa pas inaperçue, (avec un bon quart de son contenu dégringolé) et fut saluée par un précepte profond édicté par un sage regardant la scène, de retour de 6000 km de pistes (ouf, ils parlent quand même en km !!!!) : « Plus les jours passent et plus le coffre est grand ». Et c’est vrai !
Le jour le plus long !
Le lendemain, après une nuit fraîche, calme et réparatrice, le lever est difficile. L’été austral, qui n’est autre que l’hiver chez eux, ressemble dans la journée à l’été septentrional et à l’hiver la nuit… . de quoi mettre les cervelles à l’épreuve et perturber le biorythme. Les courses de la veille furent effectuées dans un super marché très bien achalandé à l‘intérieur d’une galerie marchande. On trouve de tout, y compris bien sûr des distributeurs de billets. La matinée est consacrée aux derniers détails à acheter dans une ambiance locale plutôt amicale. Ceci dit, les banques sont gardées par des hommes en armes et toutes les fenêtres sont sécurisées avec des barreaux de taille respectable … il n’y a pas de fumée sans feu . Objectif : partir avant 11h00 pour se rendre à Sesriem. Au moins 5 heures de route et il faut arriver avant la nuit (17h30 !) et la fermeture du camping. L’aventure ne fut pas où nous l’avions prévue. Cherchant la C26, notre première piste, nous nous arrêtons sur le début d’une autre piste à quelques kilomètres de Windhoek et j’ai l’imprudence d’arrêter une voiture pour demander ma route. Le conducteur n’a pas l’air de connaître ou bien plus simplement il ne comprend pas mon anglais en cours de rodage en début de parcours. Pendant ce temps, un des 2 passagers sort de la voiture et attaque Sylvie avec un couteau de taille respectable, tentant de lui arracher son sac photo par la fenêtre de la voiture (et pourtant nous avions fait très attention à Windhoek !). Après une lutte acharnée, l’homme coupe les sangles du sac et court jusqu’à la voiture qui l’attend la porte ouverte pour filer. Pendant 10 secondes nous prenons conscience que presque tous les passeports, la carte bleue, la moitié de l’argent tiré la veille et l’appareil photo sont partis. C’est la fin du voyage. De rage, nous passons la première et poursuivons nos agresseurs. Bien nous en a pris. Les rattrapant, le sac fut lancé sur le bas côté et nous avons pu le récupérer avec l’aide de locaux qui avaient vu la scène de loin et qui ont également suivi nos « salopards ». Nous avons eu ainsi la « chance » de retrouver passeports, carte bleue et le zoom (exit, l’appareil photo tout neuf, divers accessoires et l’argent, faut pas rêver quand même). Bilan : les enfants sous le choc de l’attaque, nous : naviguant alternativement entre colère, déception, doutes, ressassant ce que nous aurions pu ou du faire et le sentiment que malgré tout, vu que nous ne sommes pas des Rambos rompus aux techniques de combat, cela aurait pu plus mal tourner. de l’argent perdu plus beaucoup de matériel photo . Heureusement nous avons un deuxième appareil finalement pas si mal (le mien). du temps perdu pour faire notre déclaration à une policière mollassonne aigrie. Nous avons oublié de demander un double pour l’assurance. La police ne répondra jamais à nos multiples appels durant le voyage et 5 mois après nous venons tout juste de réussir à récupérer le procès verbal (et encore grâce à une aide très précieuse qui nous a été apportée ). A savoir !
C’est ce qui peut arriver, assez logiquement, dans une ville, quand ceux qui ont tout rencontrent ceux qui n’ont rien. Ce qui ne les excuse en rien ces hyènes de * $# & et encore, je reste poli !
Le deuxième départ de Windhoek s’effectue vers 13h00. Notre objectif : oublier le mauvais départ au plus vite (ou au moins faire semblant) et arriver avant la nuit. Dur dur.
En piste !

La voiture est facile à conduire sur les gravels roads (pistes), même très caillouteuses, à 80 ou 90 km/h. Le paysage est désertique, vallonné, envoûtant. Des springboks gambadent partout (non, pas des rugbymen). Nous rencontrons nos premiers babouins. Pas le temps cependant de nous arrêter pour des questions de timing.


Nous passons Naos puis Nanchas. L’heure tourne. Nous décidons de ne pas prendre la passe Spreetshoogte et sa pente légendaire pour gagner du temps.

Avec un GPS mais sans carte (au moins cela sert de boussole), nous nous égarons au milieu de nulle part vers KleinAub. La nuit tombe d’un coup. Pas de camping, loin de notre objectif, sur des pistes où déjà de jour une voiture passe toutes les heures, sans avoir mangé le midi, après un début catastrophique qui reste vivace dans les esprits et en mémoire qu’il ne faut pas conduire la nuit, nous roulons avec un je ne sais quoi de tension dans la voiture. Les paroles rassurantes du conducteur qui expliquent que c’est ça l’aventure, qu’il faut savoir goûter avec délectation ces moments rares où nous sommes vraiment seuls au monde, maîtres de notre destin, en dehors de tous nos repères et qui nous feront bien rire ensuite; et bien ces paroles ne semblent pas trouver d’écho favorable dans l’habitacle. Tout le monde est rivé sur les deux cônes de lumière des phares qui éclairent au dernier moment trous, bosses et animaux. « Gary��s Rest Camp » indique un panneau. Go ! Après 20 km à nous demander si nous n’avions pas raté une indication, le camping est indiqué sur une petite piste défoncée à 16 km. C’est long 16 km de nuit à 20 à l’heure quand on ne sait pas ce que l’on va trouver au bout. Pour corser l’affaire, il faut descendre de temps en temps pour ouvrir des barrières à animaux sans trop savoir si nous ne serons pas goûtés, voire appréciés par un prédateur chanceux de passage. La persévérance fut récompensée après plus d’une heure en arrivant enfin au camp de Gary, totalement vide. Un homme en train de dépecer un animal se retourne vers nous un long couteau à la main … Gary, un homme jovial au visage marqué par les années, nous accueille à bras ouverts, tout surpris qu’un client ait pu trouver son camping du bout du monde. On le comprend aisément. Merci Gary de nous avoir réchauffé le cœur en cette sombre journée que tu as éclairé de ton large sourire et de ton sens de l’hospitalité. J’espère que ces quelques lignes t’amèneront d’autres voyageurs pour remplir ton camping et profiter de ta gentillesse.
Je passerais le montage pour la première fois de nos tentes (plutôt simple), le repas préparé spécialement pour nous par la famille de Gary, notre première flambée pour nous réchauffer, pour conclure cette journée de tous les dangers par un spectacle unique, saisissant et de toute beauté : la voie lactée vue du sud, dans un ciel noir d’encre, limpide, (par un froid de canard), d’une netteté exceptionnelle personnellement jamais observée. Nous voulions être dépaysés. Difficile de faire mieux.
Les dunes qui chantent

La nuit fut glaciale. Couvertures, sous couvertures, polaires, rien ne fut de trop pour avoir un peu chaud. En revanche, le soleil chauffe l’atmosphère avec une rapidité déconcertante au petit matin. C’est l’avantage de l’air sec. Nous replions la tente en une bonne demi-heure, nous laissons à Gary pour sa femme instit une partie de nos fournitures scolaires et reprenons le cours du road book.

Piste vers Solitaire puis Sesriem par la passe de Spreetshoogte comme prévu mais avec un jour de retard. Oui, c’est pentu, sans battre des records. En position 4x4, même pas peur.

Le paysage est splendide sans pour autant atteindre des sommets. La piste est très agréable, roulante à souhait, avec des bêtes à cornes à foison qui nous regardent passer. Les voitures inscrivent leur passage dans le paysage par un large panache de poussière. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a pas pléthore de véhicules.

L’arrivée à Solitaire, la croisée des chemins, fut l’occasion d’un plein d’essence et d’un magnum (non, pas un pistolet ni la rencontre avec un célèbre détective, mais une glace pour les gourmands – insolite n’est-il pas ?). Solitaire porte bien son nom. Cela représente au moins une bonne dizaine de maisons quand même. Le paysage désertique est magnifique, l’équipage retrouve des couleurs. Le camping de Sesriem offre de larges emplacements (réservation obligatoire). Leur accès est sélectif avec certains passages qui traversent des zones de sable mou. Vers 16h00, nous entrons dans le parc de Sossusvlei. La route goudronnée, au milieu de montagnes de sable, est paradoxalement limitée à 60 km/h, ce qui est, avouons le tout net, difficile à tenir. La fermeture du parc étant programmée à 18h00, à la nuit, nous nous arrêtons avant le bout de la route à la dune 45. Idée lumineuse. A la tombée du jour la lumière est chaude et douce. La montée vers le sommet fait l’effet de peser 2 fois plus que notre poids dans le sable. Les scarabées des sables pullulent sous nos pas.

Une fois en haut une surprise nous attendait. Il suffit d’être à plusieurs et de descendre en déplaçant le plus de sable possible pour que la dune gronde comme un cor grave tibétain. Les millions de grains semblent rouler ensemble en émettant sous les minuscules chocs un son qui entre en résonnance et s’amplifie. L’effet n’est pas seulement auditif, la surface entière de la dune vibre à la façon d’une peau de tambour. Incroyable, magique ! Ce sera d’ailleurs la seule que nous parviendrons à faire chanter, et essentiellement sur la partie supérieure. Est-ce à cause de la chaleur du sable, de la taille de l’édifice ou des grains, de la forme de nos postérieurs, toujours est-il que toutes les autres resteront muettes !

Pour conclure la journée dans l’allégresse, rien ne vaut le buffet du Lodge voisin du camping. Signe particulier que nous n’avons pas retrouvé ailleurs, on y mange à volonté toutes sortes de viandes plutôt exotiques, au moins pour nous : koudou, autruche (notre préférée), springbok, zèbre, impala, crocodile, … Un vrai régal ! Vraiment une table qui vaut le détour. A ne pas rater. Le froid n’est pas toujours de rigueur en hiver, à la nuit tombée, de retour au camping (avec des douches chaudes) un vent chaud, violent et sec du désert fit se tordre les tentes toutes la nuit. Cette chaleur nous accompagnera pendant près d’une dizaine de jours. Chance ou phénomène climatique courant ?

Pour voir le lever de soleil sur les dunes de Sossusvleï, très prisé, le réveil dut sonner vers 5h30 du matin. A la façon des pionniers de l’ouest américain, les 4X4 et autres campings cars les plus impatients sont sur la ligne de départ attendant l’ouverture du parc. Le temps de comprendre que c’est déjà le petit matin et de replier les tentes, nous sommes quasiment les derniers à partir. La route n’en est que plus belle. Le large défilé de dunes s’éclaire sous la lumière tamisée des premiers rayons voilés du soleil, . Mais ledit soleil est déjà assez haut lorsque nous arrivons au parking des 5 derniers kilomètres fatidiques, réservés aux 4x4 uniquement. Nous choisissons de ne pas prendre les navettes et d’affronter le sable mou. Pour ce faire, l’opération dégonflage de pneu (1, 6 bar) s’avère longue (10 bonnes minutes). Il y en a de l’air dans un pneu de 4x4 ! Pour notre baptême sur le sable mou, nous sommes restés zens et confiants. Ce n’est pas en lévitant que nous sommes passés, mais en suivant les quelques conseils qui nous ont été prodigués : ne jamais s’arrêter (donc de ne pas coller de voiture devant), éviter les ornières trop importantes et rouler tranquillement au couple en 2ème, position 4x4 long. Plutôt rigolo finalement et pas si difficile tant que rien ne vient perturber cette logique implacable. Vu le nombre de véhicules ensablés, il doit y avoir des pièges auxquels nous avons échappés quand même …

Les dunes au bout de la route valent bien le détour. Elles offrent une vue imprenable sur ce désert minéral aux couleurs chaudes (bien qu’un voile de haute altitude ait considérablement atténué la lumière et donc les couleurs ocre vif des dunes- c’était donc pas la peine de se lever si tôt !). Aux forme arrondies et avenantes, elles dessinent des courbes agréables que l’on ne se lasse pas de regarder.


On a aimé : le vent violent en rafales qui, outre le fait de cingler les jambes, a transformé la dune, fort visitée aux premières lueurs du jour, en dune vierge après le rush des lève- tôt, effaçant toute trace de pas humain et construisant son labyrinthe de motifs. On est peu de chose. Le saut de dune sur les pentes abruptes Le gigantisme de cet endroit enchanteur, reléguant la dune du Pyla au niveau de bac à sable. On a moins aimé : l’endroit est victime de son succès.
Deuxième étape indispensable du lieu à ne pas manquer : Dead Vlei, large vallée à fond plat hérissée de squelettes d’acacias sombres plus ou moins fossilisés sur fond de ciel bleu et entourée de dunes ocre. Etrange, lunaire. Rassurez-vous, si vous la manquez, on la trouve sur de nombreuses cartes postales et guides.


Si dégonfler les pneus est long, le regonflage finit lui aussi par sérieusement gonfler le préposé à l’opération (au moins une demi-heure). La pompe électrique s’avère donc précieuse tant qu’elle fonctionne (voir l’arrivée chez notre loueur).
Naukluft et l’Olive Trail

Pistes et paysages défilent maintenant dans la sérénité. On s’habitue très vite au confort de choisir sa trajectoire sur la piste vu le peu de véhicules que l’on croise. La conduite à gauche n’est vraiment plus un problème. Le camp de Naukluft est vert sur fond de monts caillouteux, plutôt accueillant et plein de Sudafs, au moins le jour où nous y étions, qui viennent chercher l’exotisme.

Gare aux babouins du coin, qui répondent à la devise « ce qui est à toi est à moi ». Seul point noir, la douche (tiède) de nuit dans des sanitaires sans lumières. Pour qui est habitué aux exercices périlleux des douches de camping plus ou moins salubres où les vêtements doivent rester secs et les pieds propres pour se rhabiller, l’endroit est propice aux exploits. Le montage des tentes est maintenant une formalité. Très pratique de pouvoir laisser les sacs de couchages et couvertures à l’intérieur même repliés. C’est beaucoup de temps de gagné. Si d’aventure, comme nous, en vous levant il pleut dans la tente, ne cherchez pas un micro climat ou une pluie de nuit. Il suffit d’ouvrir les ouïes pour faire circuler l’air. Indispensable vu la matière très étanche des parois des tentes.
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Olive Trail, le lendemain, tient toutes ses promesses (il faut néanmoins trouver le départ, nous avons eu du mal !). Après une montée sur des pentes arides, le chemin descend dans un canyon sans eau au milieu de blocs de pierres. On notera un passage technique incontournable au-dessus de bassins d’eau croupie, aidé par des chaînes tendues et finalement assez résistantes, un bel échantillon d’arbres carquois, et des roches aux rayures vertes et tordues par des siècles de tensions tectoniques.

5 heures ont suffi pour terminer la boucle. Biltong (viande séchée) pour tout le monde à l’arrivée pour revigorer les troupes.

Go to Walvis bay !
La piste est belle, aride, avec des zones montagneuses et des successions de virages.

Un régal, mais le tout se termine encore de nuit. Les 100 derniers kilomètres sont parcourus à une allure moyenne de 100 à 110 km/h sur une trace rectiligne, large et un poil piégeuse avec des trous. Sur les pistes il y a une dimension supplémentaire dans la conduite. Il faut analyser l’état de la piste en permanence pour choisir la meilleure trajectoire. Amusant et fatiguant à la longue.

L’arrivée fut une délivrance, dans une chambre d’hôtel super luxe avec douche à volonté : le Lagoon Lodge, tenu par des Lyonnais accueillants. Ce fut ce soir-là que nous avons fait en grande partie le deuil de notre attaque du 1er jour. L’esprit est ainsi fait que dès qu’il y avait un moment de calme, notre pensée (dont celles des enfants) s’attachait à ce qui s’était passé avec tous les regrets de ce que nous aurions dû faire. Ce soir-là donc, nous fîmes avec les enfants une reconstitution du crime avec un stylo comme couteau, pour finalement constater que nous ne nous en étions pas si mal tirés et qu’il n’est pas simple d’agir. Ce fut réparateur pour tous et apaisant pour le reste du voyage !
Walvis Bay : un havre de paix balnéaire
C’est d’abord une ville calme (le repère des Sudafs l’été), aux allures plutôt européennes, apaisante, très bien desservie et dans laquelle on trouve de tout et en abondance. L’idéale pour se ressourcer avant le grand frisson des déserts. Notre hôte français nous donne quelques repères sur les pourboires qui nous sont demandés régulièrement. Pour « garder » la voiture dès que l’on stationne (contre ceux qui la gardent ?) = 5 à 10 N$ Pour les personnes qui nous « aident » à porter les sacs après les courses jusqu’à la voiture = 5 à 10 N$. On hésite au début, mais c’est bien pratique. Le salaire moyen d’un Namibien : 1000 N$. Quand on sait qu’un plein de 4x4 doit être de l’ordre de 800 N$, ça calme. A Walvis, nous n’avons pas trop ressenti de tension dans la ville, mais là aussi, les fenêtres sont barricadées et les voitures rentrées dans le lodge la nuit.
A voir dans le coin : les marais salants bien sûr, avec en toile de fond l’océan.

Les flamants comme à leur habitude posent, nus sous leurs plumes, les pattes dans l’eau à taquiner les vers.

Un stage de conduite improvisé des enfants débuta sur un parking vide près de l’océan (accès uniquement au volant). Commencer sur un gros 4x4, c’est du luxe, surtout qu’en cas de trajectoire ratée la sanction du sable très mou nous guettait. Le niveau 1 fut atteint par tous : trace directe et virages sous contrôle. La largeur des pistes et l’absence quasi-totale d’autres véhicules nous permettra ensuite souvent cette expérience pour la plus grande joie de nos pitchouns.


La lumière fut belle jusqu’au soir, au moment du coucher du soleil lorsque le brouillard recouvrit de son coton en quelques secondes toute la baie, la plongeant dans une ambiance de fog anglais à couper au couteau. Impressionnant ce passage du jour à la nuit et de l’été à l’hiver, de la chaleur au froid en quelques minutes.


la dune 7: ambiance surf et beach boys sur une belle dune à descendre avec des planches si on est équipé. Nos sacs poubelle emmenés pour l’occasion furent un échec cuisant. Ils s’enfoncent trop. En haut, la vue est idéale sur les cordons de dunes avoisinantes et un 360 ° de désert.


Le spitzkoppe: un grain de beauté sur une plaine désertique.
Le lendemain nous rendons notre chambre douillette, la dernière du voyage, ragaillardis, approvisionnés en eau, essence et nourriture pour 3 jours et prêts à affronter le Kaokoland et sa poussière légendaire. Nous dépassons Swakopmund, ville aux charmes plutôt germaniques (comme son nom l’indique) sur une route goudronnée (c’est confortable quand même), puis filons vers Cap Cross et son fameux meeting international d’otaries à fourrure (la plus grande colonie du monde).

Pas de doute, en arrivant on sait immédiatement que l’on ne s’est pas trompé. Le doux parfum qui amuse les narines dès que l’on met le museau dehors nous fait dire que nous n’avons pas les mêmes valeurs chez tous les mammifères de la planète.

Bon sang que c’est entêtant, pourtant elles passent leur temps dans l’eau ! Difficile d’être plus près en tout cas pour les photos.


Les otaries ont bon goût quand même car l’endroit est de toute beauté avec des vagues gigantesques qui s’écrasent sur des roches noires ciselées et des plages de sable. Joueuses, les bestioles, elles semblent prendre plaisir à surfer sur les rouleaux. L’endroit fait des heureux également chez les chacals en nombre impressionnant, qui trouvent visiblement là une nourriture facile.

Nous quitterons le site, que nous baptiserons « El Puantos » au hasard des mots qui nous viendront à l’esprit à ce moment là, pour aller déjeuner quelques kilomètres plus loin en admirant la fureur de l’océan.


Bye l’océan, nous nous enfonçons vers le centre de l’Afrique, avec optimisme, sur une piste enchanteresse et quasiment vide de véhicules, créant sur notre sillage une poussière qui marque la présence d’une activité au milieu de rien. Jubilatoire, non ? Le Spitzkoppe se dessine progressivement à l’horizon.

Gros bloc de granit arrondi aux formes généreuses, il attire irrésistiblement tout bipède normalement constitué qui passe au seuil des parois. Nous nous précipitons donc vers les sommets pour voir le coucher de soleil qui rend la roche orange et lumineuse. En haut : séquence admiration, quiétude - que c’est beau, simplement. Le sol très accrocheur permet de tenir sur des inclinaisons fortes sans prise de main (gare quand même car à la descente c’est finalement plus impressionnant).



Tels des robinsons, de retour sur le plancher des vaches, la tente est montée en 7 minutes (nous nous chronométrons pour battre des records – chacun ayant un rôle précis), le feu allumé et les grillades avancées. Ce camping, au pied des roches, permet d’avoir des espaces tellement larges que nous ne voyons aucun autre campeur (c’est un choix). Seuls sur un rocher, face au planisphère étoilé sans lune, éclairés par la Voie lactée et baignés dans la douce chaleur du vent chaud du désert, nous goûtons la sérénité du lieu, le silence du vent qui frôle les branches des quelques arbustes et tout simplement le plaisir d’être là, face à l’infini céleste et terrestre. ..........................
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Le Brandberg Ugab Camp
Comme tous les matins, nous émergeons des tentes vers 6h15 au lever du soleil. Gloups ! Le repliage de celles-ci commence à être rodé en moins de 10 minutes. On fera mieux.

Ce qui reste long c’est le rangement du coffre. Pour se dégourdir les jambes avant la prochaine étape, nous recherchons les peintures rupestres du coin. A défaut de les trouver, nous ferons une belle échappée assez haut sur un des pans de granit nu si agréable à escalader. Départ pour le BrandBerg après avoir réglé le camping - 215 N$- c’est plutôt très cher pour un endroit que Dame nature a construit et entretenu, sans pratiquement aucun service. Comme c’est géré par une communauté locale, disons que c’est pour une bonne cause.
La piste est belle et sans histoire jusqu’à l’arrivée à Ugab Camp. Nous avions réservé, ce fut fort utile. Le camping est vide, sommaire, mais tellement exotique et convivial, dans un décor magnifique.

Il n’y a qu’un Namibien hilare qui s’active pour notre confort : Eau potable (ce qui vu le coin est un exploit), toilettes et douche (froide) au milieu des arbres.
Les toilettes!Tant qu’il fait chaud, dans la journée, la douche froide ne pose pas plus de problème que cela. Il est clair que le soir, celui qui s’y essaie imite le hurlement du coyote au fond des canyons. Idée lumineuse, pour passer la fin d’après midi, nous enfourchons notre 4x4 pour suivre un lit de rivière asséché à côté de l’emplacement. Vu la présence de « cubes » (déjections) d’éléphants, (qui d’après le G.O du camp ont dévasté la semaine précédente les toilettes pour trouver de l’eau), nous allons au devant de nos premiers pachydermes. C’est en entrant dans le lit de la rivière, avec du sable super mou que nous avons compris que nous aurions du mal à faire demi-tour.

Impossible de nous arrêter sans risquer immédiatement la sanction de l’ensablement. Après plusieurs centaines de mètres et les encouragements de tous pour que le moteur tienne, un banc de sable traitre nous fut fatal. Arghhhh !!! Démultiplication la plus petite ou branches et marche arrière, rien n’y a fait. Le moral est reparti en même tant que la voiture après avoir tout simplement dégonflé les pneus avec un départ en seconde. Ça calme quand même un peu nos ardeurs de chasseurs tout terrain, car là, il n’y avait personne pour nous aider au cas où ! De retour au camp, des Allemands rencontrés le matin même furent les 2èmes et derniers locataires du camping. Le temps de faire un France/Allemagne au foot et d’être invités par les perdants pour une bière sous les étoiles près du feu et nous capitulons sous la tente, dans un air venteux et toujours chaud.
France - Allemagne dans le camping désert!Aba Huab Camp
Moins d’une centaine de kilomètres furent nécessaires pour atteindre l’étape d’après. Retour à la civilisation. Le camping est « normal » donc luxueux pour le coin. Cela ne fait pas de mal de temps en temps. Yes ! Des douches chaudes et un bar avec des bières. En retour, c’est plein de monde et les emplacements sont de taille européenne (donc petits). Les activités ne manquent pas dans le secteur : Twyfelfontein: des peintures rupestres en pagaille : Il faut être honnête, pour qui n’est pas un spécialiste de l’art des cavernes, l’affaire est vite répétitive, surtout sous un soleil de plomb, commentée en anglais par une guide charmante mais visiblement lassée du discours et des graffitis (heu pardon, des œuvres des âges farouches). Ce qui nous étonnera le plus fut le langage à clic type bushman qu’elle pratiquait parfois et le tarif d’entrée pour compléter celui du parking, proportionnels au nombre de dessins sur les roches. Et en la matière, les préhistos aimaient visiblement dessiner et gardaient les brouillons.

Les « organs pipes » : orgues basaltiques dans le plus pur style géologique. Classique (1/4 d’heure)

La forêt pétrifiée : c’est pas glorieux, mais nous ne l’avons jamais trouvée. Douche, poulet cuit sur la braise, bière et bras de Morphée.

Sesfontein et Warmquelle : l’oasis au milieu du désert
Le soleil sonne le réveil vers 6h00. Une des bombes anti crevaison s’est crevée par frottement sur du métal dans le coffre. Il faut le savoir, elle ne s’auto répare pas et décore joliment tout ce qui est autour. La deuxième sera conservée dans un chiffon. La route vers Sesfontein est belle, au milieu d’un relief prononcé. La première partie du parcours est giboyeuse à souhait : Springboks, oryx et girafes. La piste est assez roulante mais franchement cassante avec des pentes raides et des cailloux aux angles aigus.

Sur un tronçon ni plus difficile ni plus caillouteux que les autres, notre pneu arrière gauche explose sans préavis. Le pneu qui jusqu’ici paraissait indestructible avec sa carapace de caoutchouc, est fendu sur plusieurs centimètres sans qu’un événement particulier ne se soit passé. Une pierre a dû toucher le crampon d’Achille ! Cela semble irréparable au premier coup d’œil. Ça cogite sec sous les casques, car à ce tarif, nous pouvons crever quasiment n’importe quand ! Heureusement nous avons un deuxième pneu de rechange comme sécurité. Alors que nous paraissions seuls, un homme sort de nulle part et nous propose 20 N$ pour changer la roue. Top là ! A y réfléchir, vu l’état de la route, il n’aurait pas fallu dépasser les 60 km/h pour limiter la probabilité de crever …

L’arrivée au camping de Warmquelle mériterait d’être inscrite au Paris Dakar. La piste est défoncée et très pentue pour descendre dans le lit de la rivière. Sans 4X4, cela semble impraticable. Juste avant, des enfants en guenilles accourent au son du moteur pour nous vendre du bois (du Mopane, le bois usuellement utilisé, rouge très dur et qui fait de supers braises). Ces petits êtres qui se débattent déjà pour « gagner leur vie » laissent une emprunte dans l’esprit de nos enfants confortablement assis dans le 4x4 . Le camping est idéalement placé, près des bains tièdes qui feront office de piscine. Après la cascade qui l’alimente, nous remontons le ruisseau d’eau chaude entouré de verdure sur plusieurs centaines de mètres. La soirée fut calme et réparatrice, baignée dans un vent chaud, éclairée par notre feu et les multiples bougies du camping disposées le long des chemins. Belle ambiance.
Purros : le village du bout du monde

Départ vers 8h30 pour Sesfontein, étape indispensable pour faire le plein de victuailles, d’eau et d’essence pour plusieurs jours ainsi que pour réparer le pneu avant la route de Purros. L’arrivée fut surprenante. Ce n’est pas une ville, ni vraiment un village, c’est juste un regroupement de quelques habitants, avec quand même une station service et un petit magasin très rudimentaire de quelques étals de produits de première nécessité : riz, pâtes, maïs, sel, … Il faut faire avec, mais c’est, comment dire, troublant. Nous partons donc vers Purros avec une seule roue de secours et le minimum vital, mais l’essentiel. Comme pour l’étape précédente, les 40 premiers kilomètres sont un calvaire pour la voiture et surtout les pneus et les amortisseurs.

Après les collines, l’horizon s’élargit sur une plaine immense et totalement désertique, mêlant dunes de sable, dalles rocheuses et monts rocailleux. La piste traverse des zones de sable assez profond ocre ou jaune suivant la couche géologique d’affleurement.


Un régal de conduite. Sur le sable à bonne vitesse on a l’impression de planer. Le paysage, grandiose, enchanteur, bien que totalement dépouillé, abrite quelques girafes, gazelles et surtout des oryx. De quoi vivent-ils ?

L’arrivée à Purros, après 3 ½ heures de piste bien tassées, montre un petit village modeste au bout du monde, très étalé. Il faut dire qu’il y a de la place...


Nous suivons la piste du camping en plein désert, qui nous amène, après le passage sableux d’une rivière à sec, à la réception.

Le camping est vraiment magnifique, presque désert, avec eau potable et douches. Un gros arbre noueux aux branches tentaculaires marque le centre de notre nouveau monde. Un régal !

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. La douche du camping!Vers 15h30, nous partons à la chasse aux éléphants du désert. Pour cela nous remontons le lit de la rivière à sec, près du camping, ruban de verdure dans un océan minéral. Gare au sable et aux graviers propices à l’ensablement. La position 4x4 est plus que recommandée.

Ce fut le top ! Daktari pendant 2 heures, au milieu des dunes, du Fech Fech, des arbres.

Au détour des coins et recoins du coin, nous sommes tombés nez à nez avec nos premiers éléphants (du désert – plus respectueux des arbres parait-il ), et quelques girafes.


Le safari dut s’arrêter faute de lumière à la tombée de la nuit. Le repas fut grillé avec un feu de mopane et d’épines d’acacia. Elle n’est pas belle la vie ?
Des éléphants dans le camping!Purros - Opuwo : la piste avec un grand « P »
Après un repliage des tentes exemplaire, pendant que des éléphants taquinaient nos voisins de camping, nous passons au village pour déposer à l’école une partie de notre trésor scolaire. Bon accueil des professeurs et des élèves, un peu décalé avec la rencontre de deux mondes qui se découvrent, dans une vraie école qui se débat pour fonctionner. L’instit n’attend qu’une chose, c’est que nous partions, impatient de voir ce qu’il y avait dans les sacs remis.
Go pour l’aventure d’une piste visiblement très peu fréquentée et jamais décrite dans les carnets de voyage. Une petite inquiétude reste en toile de fond. Pourvu que les pneus et la voiture tiennent car c’est sans filet.
La route est caillouteuse, envoûtante, inoubliable, avec des moments forts : nous découvrons ce qu’est vraiment la tôle ondulée. Nous avons connu un peu le phénomène précédemment, mais là, à basse vitesse, c’est tout simplement in-sou-te-nable. Tout vibre avec une telle intensité que l’on se demande si le véhicule ne va pas tomber en pièces détachées. Nous accélérons et dès que la vitesse dépasse les 70 Km/h, nous volons au-dessus des crêtes de l’ondulation, dans un silence relatif. La direction se fait alors légère et approximative le désert est total, immense. Le paysage est lunaire entre sable et cailloux.
Des arêtes rocheuses se dessinent à l’horizon. Nous observons quelques oryx énigmatiques comme des sphinx, sur fond de « mirage ». M’enfin, mais que font-ils là au milieu de rien ? Vers l’ouest, une sorte de brume au loin brouille la vue de la mer. C’est beau et venimeux à la fois.
Pfffff ! dans un dernier soupir, notre pneu arrière droit vient d’éclater. Aïe Aïe, Aïe ! Cela se complique. Nous avons mangé notre marge de sécurité et nous sommes au taquet encore très loin de tout. C’est toujours aussi beau autour de nous, mais ça commence à jouer des castagnettes avec les genoux dans la tribu. Autre effet « kiss cool », le deuxième pneu de rechange est dans le coffre. Non, pas là, tout au fond et à gauche, de sorte qu’il faut tout vider pour l’extirper. Grrr.
Une voiture de journalistes suddafs rencontrés à Warmquelle arrive à notre hauteur. Comme nous avons de quoi changer, ils redémarrent sans autre forme de procès. Re grrrr . La solidarité joue à plein régime dans le coin. M’en fout, on y arrivera quand même sans vous !
Orupembé, tout le monde descend ! Sur la carte, c’est un village. C’est réconfortant un village. Quoi qu’il arrive on trouve de l’aide. Oui, mais dans le vrai monde, Orupembé c’est 5 maisons. Inutile de recompter, le compte y est, dont une case qui est un bar. Le juste nécessaire quoi. De la maison d’à côté du bar sort une jeune femme, plutôt chic, qui vous sert une bière ou un coca frais ! C’est un autre monde quand même. « Il y a du passage ces derniers temps » nous dit-elle sérieusement. «Une à 2 voitures par jour ». En effet, les affaires sont prospères. Ceci dit, on trouve un point d’eau à Orupembé ce qui en fait un carrefour pour tous les troupeaux du coin.
Il est donc probable que le village doit s’étaler hors de portée de vue. Côté ruminants, à part des cailloux, on a du mal à comprendre ce qu’ils peuvent bien brouter. Mais là encore, les troupeaux sont nombreux et très importants. Il y a à l’évidence une face cachée dans tout cela. En tout cas, l’endroit a retenu la curiosité de nos Sudaf préférés qui nous avaient doublés. Tant mieux, nous passons devant. C’est une sécurité en cas de crevaison et à cause de la poussière, il vaut mieux être les premiers …
Après Orupembé la piste devient encore plus vivante avec le relief qui rend une fois de plus le 4x4 indispensable. Trous, précipices, pentes fortes. Toute la panoplie est déployée pour vous faire passer un très bon moment… tant que tout se passe bien.
Au détour d’un virage, une révélation : une rencontre improbable entre des européens et quelques femmes et enfants Himbas . Nous nous arrêtons, gauches, un peu méfiants et empruntés. Visiblement ils n’ont pas plus l’habitude des peaux blanches que nous des tribus hors du temps et de l’espace. Nous n’avons aucun langage en commun si ce n’est la gestuelle. Les femmes sont naturelles, joyeuses, très bavardes et ne demandent qu’à échanger. Nous arrivons globalement à nous comprendre en mimant les choses.
Elles sont fascinées par les enfants et notamment Robin avec sa chevelure rousse à larges boucles. Terrorisé Robin se cachera dans la voiture entre les pédales et le volant. Il faut dire qu’elles sont impressionnantes avec leur peau et tous leurs vêtements ocres. Elles sont belles, élancées et très élégantes, couvertes de bijoux. Nous leur laissons un bidon d’eau et une couverture, sans aucune demande de leur part. Avons-nous bien fait ? Une belle rencontre marquante pour tous qui a elle seule vaut le détour de Purros. Nous arrivons à un village que nous croyons être Otjiu et son camping. Ereintés, après une journée de piste, nous cherchons le fameux « Campsite ». Erreur, malheur. Nous ne le trouverons pas car il n’existe pas. Ce n’est pas le bon village. Pour marquer quand même le coup, nous nous ensablerons une bonne heure. C’est après avoir regonflé les pneus que nos sauveurs sont arrivés. Un couple joyeux de Suisses baroudeurs en 4x4. « Suivez nous, nous allons à Opuwo. Si vous crevez, nous vous aiderons. Vous n’aurez qu’à faire des appels de phare». L’enfer est pavé des meilleures intensions. On comprend immédiatement ce que veut dire mordre la poussière. Derrière une autre voiture, c’est tout simplement inroulable. C’est pire que le brouillard. Dans les parties de fech fech, il y a dans l’air une telle quantité de poussière en suspension qu’il n’y a pas d’autre alternative que de faire du hors piste ou de s’arrêter. La piste commence à traverser des villages et les arbres sont fréquents. Adios le désert. Nous trouvons avant le coucher du soleil le camping tant attendu (pour éviter de rouler de nuit et ne rien voir). Nous rattrapons donc nos suisses pour leur faire des appels de phares et ainsi décrocher. Rien à faire. Ils ne verront jamais notre signal, nous obligeant par correction à les suivre pour éviter qu’ils ne fassent marche arrière pour nous retrouver.
C’est ainsi que certainement le périple le plus passionnant du voyage se termina au camping du lodge d’Opuwo, un peu déçus de finir de nuit, après 12 heures d’une quête de l’évasion inoubliable. Si c’était à refaire, nous repartirions immédiatement.Opuwo : le repos des guerriers Le camping du lodge est d’un charme tout britannique avec ses emplacements tout rikiki et ses pelouses moelleuses. L’endroit n’est pas particulièrement attachant mais il est confortable et propice à récupérer notre potentiel pour continuer la route. Opuwo est une ville, une vraie, pleine d’activité, avec tout le nécessaire habituel de nos villes européennes, mais si rare dans la région : éclairage de la rue principale la nuit, hôpital, banques, magasins, supermarchés, poste de police, école et j’en passe … . C’est un carrefour en plein essor avec des constructions qui fleurissent partout. Des Himbas en « costume » côtoient sans complexe des héréros (avec pour les femmes leur chapeau à « cornes de tissu ») et des individus en habits plus conventionnels. Tout ce petit monde très exotique vaque à ses occupations en toute sérénité le long des routes.
Nous en profitons pour refaire le plein de tout et pour tenter de changer les pneus.
Au supermarché, nous rencontrons nos journalistes sudafs de la route de Purros, l’aide de Gary, notre sauveur du camping du premier jour et nos suisses qui ne connaissent pas les appels de phares. Le monde est petit.
Choisissant un des réparateurs de pneu au hasard, le mécano, un grand namibien filiforme, inspecte en dodelinant de la tête mes pneus largement ouverts et à mon avis irréparables. « Je vais les réparer » finit-il par lâcher.
En mon for intérieur je n’y crois pas une seconde, mais comme il semble sûr de lui et qu’en cas d’insuccès je ne paie rien, je tente.
L’homme s’affère sur la gomme en connaisseur : il perce, rabote, cisaille, met de l’essence dans la partie interne. Vache ! Ils sont débrouillards ces africains ai-je pensé. Alors que nous aurions jeté ce pneu, je ne sais pas trop par quelle alchimie, il va réussir à le « ressouder ».
Ensuite il évacue l’essence sans la brûler, met une grosse rustine sur la partie interne, regonfle et se relève satisfait de l’opération. « Voilà ! ».
« Comment ça voilà ? » L’hernie du pneu dépasse de 5 cm, mais le pneu reste bien gonflé. Sur du bitume, je dois pouvoir faire au moins 1 km sans crever et sur piste 100 à 200 mètres. Déconcertant. Impossible de ne pas sourire devant une telle imposture.
Du coup, je téléphone à notre loueur qui nous indique le seul endroit où je pourrai trouver 2 pneus (un supermarché). Avoir une assurance pneu c’est bien, même franchement raisonnable. Mais encore faut-il trouver des pneus ! Par chance, il en restait juste 2 .
Le vendeur n’effectuant aucun montage, je retourne chez mon mécano bricolo en plein après midi. Ce devait être l’heure de la sieste car il fallut presque 2 heures pour monter les 2 pneus. Ce ne fut pas de la mauvaise volonté de sa part, mais visiblement l’affaire est une question de tempo. Quand il est allé chercher le gros démonte pneu qui était à 3 mètres de lui, je me suis surpris à penser « apporte lui et on va gagner facilement 5 minutes ». C’est quand même un autre rythme…Les lodges ont du bon. La fin d’après midi fut passée à la piscine (froide) devant un panorama imprenable et le repas du soir au restau. Soyons fous !

Les Himbas : rencontre du 3ème type Lever 6h30 pour reprendre les bonnes habitudes. Tentes pliées, douches, petit déjeuner et à 8h00 nous sommes à la réception du lodge pour un programme spécial Himba. Les Himbas, nous explique notre guide bilingue (anglais et Himba - absolument indispensable sinon il n’y a pas d’échange) sont un petit peuple de bergers, fiers, pacifiques, aux traditions aux antipodes des nôtres. Vivant en petites communautés semi-nomades dans des huttes, ils sont en symbiose avec Dame nature qui leur délivre de quoi vivre harmonieusement et sans excès (ce qui est tout le contraire de nous qui sommes en perpétuelle fuite en avant). Après un parcours sur de petites pistes au milieu de la savane, nous rejoignons, avec un couple de hollandais également du voyage, le village «typique» choisi par notre guide. ...
......
Celui-ci n’est effectivement pas fait de carton pâte et ceux qui y logent ne sont pas venus en représentation.
Au milieu de nombreuses femmes de tous les âges qui travaillent et discutent assises sur le sol entourées d’enfants, un vieux chef philosophe pense sur son tabouret. Tous sont habillés de façon traditionnelle mais là aussi, ce n’est visiblement pas un costume d’apparat. Nous sommes accueillis par une cascade de joyeux « Moro moro moro» plutôt chaleureux, après moult explications de notre guide sur les us et coutumes du peuple Himba.
Les femmes sont souvent belles, grandes, élégantes et rayonnantes. Robin cette fois est sur le retrait mais n’est plus effrayé par ces créatures étranges, presque nues et à la fois entièrement habillées d’ocre et de bijoux (quelles fabriquaient lors de notre visite). Avec le guide comme intermédiaire, la discussion s’engage. Deux d’entre elles nous font visiter leur case et nous donnent des explications sur leur mode de vie au quotidien. Par exemple, les Himbas n’utilisent pas l’eau pour se laver mais de la vapeur parfumée avec des plantes aromatiques. Elles s’enduisent d’ocre sur tout le corps (mélange d’hématite et de graisse animale) ce qui leur donne cette couleur si particulière. « Pratique » constatèrent nos pitchouns prêts à adopter cette coutume. N’en déduisez pas que ces gens soient d’une hygiène douteuse, car c’est tout le contraire. D’ailleurs, un parfum plutôt très agréable se dégage de la case et de nos interlocutrices. Ici c’est le culte des enfants. Avec nos trois bambins, elles nous font comprendre que nous sommes des amateurs et que nous ne pouvons en rester là.
En sortant de la case le charme fut toutefois quelque peu rompu. Toutes les femmes étaient en cercle et nous attendaient pour nous vendre leurs bijoux. Finalement, sous ses atours de vieux sage toujours pensif, le chef est peut-être plutôt un commerçant contemplatif !
Hormis la surprise, tout ceci s’est déroulé dans un très bon esprit, « sans obligation d’achat ��. De toute façon, comment partir sans bijoux Himbas d’autant que ceux-ci sont originaux, hand made by the Himbas et qu’a priori l’argent ne va pas à un intermédiaire … 
Disons que dans l’histoire, le village visité n’est pas tout à fait innocent en matière de tourisme et que notre guide ne l’a pas choisi vraiment au hasard. En fin de parcours, celui-ci leur donne comme présents du sucre, de la farine, des bonbons pour les enfants et … des glaçons. Cela ressemble à un compromis, que nous espérons raisonnable, pour les aider sans pour autant les rendre dépendants des quelques touristes. Pourvu que cela soit vrai. A suivre …
Cette rencontre fut très marquante pour tous. Merci à notre guide qui semble plus du côté Himba que du côté de l’industrie touristique. Ce fut un très grand moment du voyage, absolument inoubliable.
Bye Bye les Himbas ! Nous continuons notre route vers la ferme aux guépards, étape suivante et très attendue par les enfants.
La ferme aux guépards ou l’auberge des gros chatons En quittant Opuwo, nous quittons également toute l’ambiance si caractéristique du Kaokoland et de ses pistes. Une route en bitume avec certes quelques travaux qui nous obligent à reprendre une piste, nous mène à la Cheetah farm sans encombre et sans charme. Alors que les pistes sont empruntées par tous, troupeaux y compris, les routes ne semblent utilisées que par les voitures et camions. Or dans ce pays, ce n’est pas, loin s’en faut, ce que l’on trouve le plus… Le camping de la ferme aux guépards est large, rudimentaire mais avec le nécessaire et en pleine nature. Que demander de plus.
Le lendemain, comme la visite est à 15h00, nous avons la matinée à tuer. Le coin est assez sauvage, avec des grillages un peu partout autour du camping. Compte tenu de ce que l’on « cultive » ici, nous préférons nous en tenir à un programme assez sage : balade vers les arbres serpents (snake tree), à quelques kilomètres de l’entrée du camp. Pas de doute, on les reconnaît tout de suite. Ils s’enroulent autour d’un arbre hôte à la manière d’un boa. Le simple poinçon d’un ongle suffit à faire couler une sève blanche. L’endroit d’ailleurs dégage une atmosphère étrange que les enfants qualifieront de « jardin de sorcière ».
A 15h00 la dite visite commence. Le propriétaire et son assistant, aux allures de Crocodile Dundee, embarquent tout le groupe présent au rendez-vous du camping (une bonne trentaine de personnes) dans plusieurs gros vieux pickups qui ressemblent à s’y méprendre à des bétaillères, en direction de la ferme habitée. Nous y rencontrons à nouveau notre couple de Hollandais sympas (qui était avec nous chez les Himbas) que nous retrouverons presque tous les soirs dans la suite du voyage sur sa partie Namibienne. Des guépards civilisés, cousins du lion Clarence, se laissent tripatouillés et caressés en allumant leur gros moteur interne à ronrons, pour la plus grande joie de tous (sous haute surveillance quand même). .......................................................
Vient ensuite le repas des gros matous qui n’en sont pas encore à mettre leur serviette autour du cou. Gros chats, gros appétits quand même.
De retour dans les « camions », nous partons pour les terrains de jeu de ceux qui se reposent dans ce havre de paix pour guépards avant d’affronter la vraie savane. L’ambiance est tout autre. Ici, il n’est pas question de tomber du 4X4, ce sont de vrais fauves qui nous entourent, d’autant que le convoi sonne pour eux l’heure du casse croûte. Un apéro ne se refuse pas. Au milieu du parcours le conducteur jette de belles pièces de viandes aux monstres. La lumière est belle, les couleurs automnales, le tout est plutôt très agréable et vaut bien le détour.
Le soir venu, le grand foyer allumé pour faire cuire la viande et nous réchauffer jeta vers le ciel un million de lucioles. A quelques heures de voiture du parc animalier d’Etosha pour le début des hostilités en matière de safari, nous sommes déjà proches de la moitié de l’aventure … 
FIN de la 1ère partie Pour accéder à la partie 2 :http://voyageforum.com/...post=1533449#1533449
Vivre à Accra et au Ghana en général English translation pending
Bonjour à tous, je suis preneuse de toutes informations sur la vie à Accra. Nous y serons fin août pour une affectation de 3 ans minimum. Nous sommes une petite famille de 3 dont une fille de 11 ans. La famille va peut-être s'agrandir sur place mais ça c'est une autre histoire, on verra bien...
Merci d'avance pour tous les renseignements que vous voudrez bien me fournir.
Vélo Gitane Oregon? English translation pending
Salut à tous !
Mon premier message sur ce forum pour demander conseil ! Je suis à la recherche d'un VTC petit budget (<300€) et le Gitan Oregon semble bien correspondre à mes besoins.
http://www.gitane.com/velo.php?lang=fr&rub=vtc&velo=78
Mais Gitane est-elle une bonne marque ? Y a-t-il mieux dans le même ordre de prix ? Je cherche un vélo avec une fourche rigide si possible, un poids qui ne soit pas trop important, des gardes-boues, une potence réglable et il doit correspondre à ma taille (~1m90).
J'aimerais donc pouvoir faire d'assez longues distances avec (~800km). Je ne pense pas qu'un vélo route soit faire pour moi du à la position couchée qu'il faille prendre (je n'ai certainement pas le dos qu'il faut !). Donc le VTC avec quelques sacoches à l'avant et à l'arrière semble un bon compromis.
Merci !
Mon premier message sur ce forum pour demander conseil ! Je suis à la recherche d'un VTC petit budget (<300€) et le Gitan Oregon semble bien correspondre à mes besoins.
http://www.gitane.com/velo.php?lang=fr&rub=vtc&velo=78
Mais Gitane est-elle une bonne marque ? Y a-t-il mieux dans le même ordre de prix ? Je cherche un vélo avec une fourche rigide si possible, un poids qui ne soit pas trop important, des gardes-boues, une potence réglable et il doit correspondre à ma taille (~1m90).
J'aimerais donc pouvoir faire d'assez longues distances avec (~800km). Je ne pense pas qu'un vélo route soit faire pour moi du à la position couchée qu'il faille prendre (je n'ai certainement pas le dos qu'il faut !). Donc le VTC avec quelques sacoches à l'avant et à l'arrière semble un bon compromis.
Merci !
Hôtel Gran Paradise Bavaro English translation pending
😉g vais a l'hotel gran paradise bavaro en avril 2008 ( du 19 avril au 26 avril 08) quelqu'un va-t-il en rd a la mm epoque,
premier grd voyage alors bcp de questions concernant l'avion (embarquement, enregistrement des bagages, tenues a emporter, combien de kilos...), la formule tt inclus ns permet de ns restaurer "gratuitement" a longueur de journee mais j''ai lu que pour certains resto il fallait reserver et etre en tenue correcte; le jean est il permis avec simple tee shirt ou polos et pour les enfants???
peut on offrir des cado a tt le personnel dominicain ou bien juste o femme de chambre? peut on aller se balader a pied en dehors du site hotelier dans la journee ou soiree?? certains disent que c risqué???
si des personnes y sont alles recemment peuvent elles me dire quels sont les plats - buffets ou resto- que l'on proposait g des enfants et un mari difficile!!!!
j'aurais certainement d'autres questions surtt n'hesitez pas à me donner le maximum d'info merci a ts!!!
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008!!!!!
peut on offrir des cado a tt le personnel dominicain ou bien juste o femme de chambre? peut on aller se balader a pied en dehors du site hotelier dans la journee ou soiree?? certains disent que c risqué???
si des personnes y sont alles recemment peuvent elles me dire quels sont les plats - buffets ou resto- que l'on proposait g des enfants et un mari difficile!!!!
j'aurais certainement d'autres questions surtt n'hesitez pas à me donner le maximum d'info merci a ts!!!
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008!!!!!
Vos projets de voyage à vélo pour 2008? English translation pending
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année pleines de projets...et de réalisations.
Ce serait sympa, en quelques lignes, de nous exposer vos projets. Pour nous en 2008 nous avons dans les "cartons":
-Un circuit en famille dans la province de l'Aragon en Espagne pendant les vacances de Pâques.
- 4 ou 5 semaines en Turquie, toujours avec les enfants, avec un circuit dans les Cappadoces et sur les bords de la mer noire (il parait qu'il fait moins chaud ici en été!!!)
A bientôt Pierre
Ce serait sympa, en quelques lignes, de nous exposer vos projets. Pour nous en 2008 nous avons dans les "cartons":
-Un circuit en famille dans la province de l'Aragon en Espagne pendant les vacances de Pâques.
- 4 ou 5 semaines en Turquie, toujours avec les enfants, avec un circuit dans les Cappadoces et sur les bords de la mer noire (il parait qu'il fait moins chaud ici en été!!!)
A bientôt Pierre
Itinéraire pour toutes les Alpes à pied? English translation pending
Bonjour,
je vais dans en europe cet été et j'ai bien l'intention de passer la grande majorité de mon temps dans les montagnes:P...mon but est de faire d'un bout à l'autre des alpes a pied, soit en trekking. je voulais savoir si quelqu'un connaissait un itinéraire qui fait les alpes en entier!
sacha
Carpe Diem
je vais dans en europe cet été et j'ai bien l'intention de passer la grande majorité de mon temps dans les montagnes:P...mon but est de faire d'un bout à l'autre des alpes a pied, soit en trekking. je voulais savoir si quelqu'un connaissait un itinéraire qui fait les alpes en entier!
sacha
Carpe Diem
Quel modèle de tente pour un voyage au Tadjikistan? English translation pending
Quel modèle de tente dois-je emporter pour un voyage en individuel au Tadjikistan ?
J’ai le projet de m’y rendre entre quatre semaines et un mois (entre juin et fin septembre) pour y rayonner / randonner et n’ai (à l’heure actuelle) pas ce matériel.
Si j’ai bien vu quelques modèles tant à double paroi comme MSR Micro-Zoide ou à simple comme la tente de randonnée de chez Vaude (qui se monte avec bâtons de rando), je suis en recherche d’infos pratiques.
Pour tout dire, j’ai un sac à dos de 45 litres qui me convient amplement mais dois y caser en plus tente, réchaud (Primus Omni fuel ou MSR ?), sac à dos et mousse ou matelas…et porter le tout…
Je peux bien évidemment en acheter un plus gros mais il est " tip top " pour les UAZ et autres transports.
Comme je souhaite prendre mon temps et bien choisir (c’est un projet pour 2009), j’attends patiemment vos avis éclairés.
Merci d’avance
Michel
J’ai le projet de m’y rendre entre quatre semaines et un mois (entre juin et fin septembre) pour y rayonner / randonner et n’ai (à l’heure actuelle) pas ce matériel.
Si j’ai bien vu quelques modèles tant à double paroi comme MSR Micro-Zoide ou à simple comme la tente de randonnée de chez Vaude (qui se monte avec bâtons de rando), je suis en recherche d’infos pratiques.
Pour tout dire, j’ai un sac à dos de 45 litres qui me convient amplement mais dois y caser en plus tente, réchaud (Primus Omni fuel ou MSR ?), sac à dos et mousse ou matelas…et porter le tout…
Je peux bien évidemment en acheter un plus gros mais il est " tip top " pour les UAZ et autres transports.
Comme je souhaite prendre mon temps et bien choisir (c’est un projet pour 2009), j’attends patiemment vos avis éclairés.
Merci d’avance
Michel
Népal - Novembre 2007 English translation pending
Pour tous les voyageurs, Katmandou est une destination mythique. Pour diverses raisons ... Moi, ce sont les yeux … Ces yeux de Bouddha sur les stupas, mi-clos, apaisants, ce regard détaché, sage, impassible … Ils m’ont toujours attirée, à la limite de l’hypnose …
Et puis, l’Himalaya … Le pays du Mont Everest. Le toit du monde … excusez du peu ! Les hauts sommets me fascinent et j’ai pour eux un respect presque … humain.
Et pourtant, au départ, notre voyage devait être plus culturel que sportif. On s’est même longtemps demandé si nous allions ou non faire un trek … Pas question en tous cas d’y consacrer nos 3 semaines. Mais enfin quand même ?… Aller au Népal sans s’approcher des sommets ?... C’était peut-être dommage … En bons cartésiens que nous sommes, nous avons fini par couper la poire en 2 : faisons le plus court des grands treks et consacrons le reste du temps à Katmandou et à sa vallée.
Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix !
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
Croisière sur le Costa Atlantica le 23 février 2008 English translation pending
bonjour je voudrais savoir qui comme nous part sur le costa atlantica le 23 fevrier 2008 merci beaucoup.................😛
Compte rendu de l'hôtel Sirenis la Salina du 16 au 23 novembre 2007 English translation pending
Sirenis la Salina du 16 au 23 novembre 2007
Tout d’abord, je vais être la plus objective possible mais un compte rendu est toujours un peu subjectif malgré tout.
Je vais écrire ce que j’ai vu et vécu durant cette semaine. Ça ne veut pas dire que c’est ce que vous verrez et vivrez lorsque vous irez. En vieillissant et à force de voyager, nos priorités changent de même que notre perception.
Je n’ai pas l’habitude de parler de l’aéroport, du vol et de la compagnie aérienne de même que des échanges avec le personnel de l’hôtel mais cette fois-ci, je vais le faire.
Pour les gens qui ont déjà lu mes comptes rendus, vous savez qu’ils sont très longs et très détaillés. Si ce genre de compte rendu vous indispose, ne le lisez pas!
Je suis disponible pour répondre à vos questions, si jamais, il y en a d’autres après la lecture de ce roman!!!!!
Aéroport « international » de Québec et Sunwing
Actuellement, il y a 2 vols le vendredi matin. Celui de Sunwing sur Varadero à 8 heures et celui d’Air Transat, sur Cancun, à 9 heures. Qui dit « départ à la même heure », dit « arrivée à la même heure ». Alors, pourquoi les compagnies aériennes mettent-elles leurs vols à la même heure et non pas décaler un peu, pour l’arrivée, justement?????
L’aéroport n’est pas terminé, l’espace pour se rendre aux comptoirs n’est pas très large mais ça va. Je fais peser ma valise : 21, 35 kg. Ça me coûte 10 $. Ma foutue valise, très solide, pèse 15 lbs, vide!!!!! Comme nous devons tout placer – ou presque – dans nos bagages qui vont dans la soute, ça ne nous aide pas. Avoir su que mon sac de cabine ne serait pas pesé, je l’aurais appesanti encore plus!!!!
Au retour, une grande majorité des gens doivent payer… Ouf! La mienne pèse 20, 4 kg et je passe!!!!
Une fois la carte d’embarquement reçue, nous devons repartir avec les valises pour aller les porter sur le tapis roulant car, derrière les comptoirs des compagnies aériennes, ce sont des fenêtres et non pas le tapis… Je dois placer ma valise à l’envers sur le tapis…
Je me rends à la sécurité. Mon sac de cabine est passé 2 fois dans l’appareil et ma sacoche est fouillée de fond en comble!!!!! C’est probablement mon rouge à lèvres qui a créé toute cette fouille de ma sacoche.
Je monte au 2e pour prendre un muffin et un café. L’espace est très restreint, la file d’attente très longue, le comptoir où commander très petit. Je choisis un muffin aux framboises et je prends un café. 4, 10 $. Le muffin est aux pépites de chocolat, au lieu des framboises et j’en mange très peu… Peu de tables et de chaises pour pouvoir manger.
L’embarquement se fait très rapidement et à 8h05 exactement, nous décollons, en route vers Ottawa. 5 minutes de retard!!!!! Le vol va durer 45 minutes. On nous promet une très courte escale, de 20 minutes environ et on y passe une heure trente!!!!! L’appareil est déglacé avant notre départ.
On nous annonce qu’un verre de champagne sera servi, suivi d’un repas chaud. Deux choix : tortellinis ou poulet. Le même menu qu’au retour mais le poulet est servi différemment. Un verre de vin.
C’est seulement à partir de 11h30 que le repas est servi. Je commence à avoir faim pas mal. Ma moitié de muffin est rendue très loin! Avoir su, j’aurais mangé de façon plus soutenue.
Le vol Ottawa – Varadero va durer 3h15. Le service est très rapide étant donné la durée très courte. Le champagne est délicieux, le verre se résume à 3 gorgées environ, le repas délicieux. Le personnel de bord très sympathique, l’espace pour les jambes intéressant. Je suis vraiment surprise du service de Sunwing. Si ce n’était pas de la foutue escale qui a été ajoutée, j’aurais été comblée.
Les écouteurs sont gratuits mais si vous les achetez au retour, ils coûtent 1 $.
Au retour, nous décollons avec 45 minutes de retard mais le vol va durer 3h15. Un vol parfait! Au lieu de décoller à 14h45, nous décollons à 15h30. Nous sommes arrivés à Québec à 18h55 au lieu de 18h40!
C’est tellement rapide que les agents de bord n’ont pas le temps de servir le 2e service de boissons de même que le Duty Free! Et tellement agréable d’arriver à Québec!!!!! Les gens d’Ottawa, à leur tour, attendent!!!!!
Les parents des enfants de moins de 2 ans doivent payer 20 $ pour le « visa ». Celui-ci est distribué dans l’avion et les agents de bord expliquent comment le remplir correctement pour ne pas être obligés d’en payer un 2e!
Arrivée à Varadero et à l’hôtel
L’arrivée se fait très bien. Les valises sont déjà là. Il est 13h30 et nous sommes partis depuis 8h le matin! Nous allons mener des gens au Tuxpan et nous arrivons à l’hôtel à 15h.
Le check-in, pour les gens de Sunwing, se fait dans une petite salle. Il y a des verres de punch sur une table. Deux employés s’y trouvent pour nous remettre notre enveloppe et une bouteille de rhum.
On m’attribue ma chambre : 20-217! Je demande si je suis bien au dernier étage. L’employé me dit que oui. Je suis sceptique et je demande une 2e fois. Il me répond encore une fois, oui…
J’avais demandé une chambre très tranquille, au dernier étage, avec une belle vue. Monsieur Salgado Lopez, le Sales Manager m’avait promis le tout…
Aucune information, rien! On fait quoi???? Je n’ai pas le goût de retourner à la réception et je ne pense pas de regarder dans mon enveloppe. Il y avait une carte.
Je pars avec ma valise et je marche sans savoir où me diriger. Je demande à quelques employés et touristes, personne pour me renseigner. Heureusement, je rencontre un employé qui se donne la peine de s’informer et je suis à côté de l’édifice!!!!!
Je monte ma valise et, naturellement, je suis au 2e et non pas au 3e comme prévu. Par contre, ma chambre est la dernière du bout, comme j’avais demandé. J’entre. Une magnifique chambre mais une vue sur un boisé, sur le chemin un peu plus loin avec un tas de terre. Je suis déçue sur le coup mais je décide de rester là.
Je n’ai pas le goût de repartir avec ma valise et aller demander un changement de chambre. J’imagine que ma chambre sera tranquille, c’est ma priorité. En vieillissant, mes priorités ont changé.
Je pensais avoir un mot de bienvenue de M. Lopez dans ma chambre. Rien! Je suis allée lui porter ses cadeaux sans jamais pouvoir le rencontrer. Aucun mot de remerciement! Rien! Pourtant, j’avais plus de 20 $ de cadeaux pour lui! Ordinaire!!!!!
Je n’ai pas de serviette de plage, ni de coupon pour celle-ci. Je retourne à la réception et je m’informe. La dame me dit qu’elle sera dans ma chambre… Les autres personnes s’informent, certains doivent payer 15 CUC, d’autres non. Personne ne comprend rien, personne ne sait vraiment où aller, les informations sont vraiment contradictoires. Le lendemain matin, toujours pas de serviette!!!! Je retourne à la réception et on me dit que ce sera dans la journée. Quand? Dans la journée!!!!! Dès que le représentant de Sunwing arrive, tout le monde le prend d’assaut pour ces foutues serviettes!!!! Il nous répond que les appareils de la buanderie de Varadero étaient brisés et que nous aurons la serviette dans le courant de la journée. Il nous conseille également de la demander à la femme de chambre. Je suis chanceuse, je la vois tôt en matinée et je peux, enfin, en avoir une!!!! D’autres personnes ont attendu très longtemps… Au départ, avec Sunwing, il faut la laisser dans la chambre.
Ma chambre
Elle est située dans l’édifice 20, l’édifice le plus collé sur le buffet et tout près de la piscine privée. J’aime l’emplacement et je vais la garder malgré le fait que la vue n’est pas belle et que je ne suis pas au 3e.
Lorsqu’on entre, on a l’impression que la porte n’est pas au niveau. C’est pour éviter que les petites bestioles n’y entrent.
À droite, le garde-robes. À gauche, la salle de bain. Dès mon arrivée, j’ai placé ma carte de Québec Loisirs dans la fente prévue pour l’éclairage et la climatisation. Une lumière encastrée au plafond.
La chambre est très grande, j’ai un lit King, 2 petites tables de chevet et une lumière placée au-dessus de celles-ci. C’est le seul éclairage avec la lumière encastrée, donc, c’est relativement sombre. Deux fauteuils et une petite table. Il y a une table avec la télé et le mini-frigo derrière une porte. Dans celui-ci, une grosse bouteille d’eau, 2 bières et 2 liqueurs. La bouteille d’eau sera remplacée à tous les jours si vous en avez besoin.
J’ai acheté une petite bouteille d’eau à la boutique et je la remplissais. Très utile pour la piscine et les sorties.
Pour la télé, vous avez 26 ou 27 postes différents. Au canal 25, TVA avec les nouvelles de Québec à 18 heures!!!!
Il y a des portes-moustiquaires dans plusieurs chambres. Je n’en avais pas. J’aurais bien aimé, par contre.
Le thermostat est digital. Ça m’a pris quelques jours avant de comprendre qu’il y a 3 niveaux pour la climatisation. Il y a même une minuterie. Ce n’est pas évident. Pas pour moi, en tout cas!!!!!
Les 2 plus belles décorations que j’ai eues sur mon lit provenaient de la femme de chambre remplaçante. Jamais de fleurs fraîches comme dans plusieurs chambres. Mais bon! J’ai survécu!!!!!
Le garde-robes est divisé en 2 sections : une où sont les cintres, la planche et le fer à repasser et l’autre, avec des tablettes. Une très grande tablette se trouve à la longueur et 2 oreilles supplémentaires s’y trouvent. J’ai demandé une couverture et je l’ai eue presque immédiatement.
Il n’y a que 3 très petits tiroirs pour nos choses et 2 grandes tablettes au-dessus de ceux-ci. Le coffre-fort s’y trouve. Je ne l’ai pas utilisé.
La salle de bain est très grande. Il y a un pèse-personnes, un très grand comptoir avec plein de produits : shampoing, lotion et bain moussant (bouteilles de 115 ml), 2 sachets de sels de bain, un peigne, 2 très très petits savons, brosse à dents et pâte à dents, un petit rasoir avec de la crème à raser, un miroir grossissant d’un côté, un téléphone, un séchoir à cheveux avec une prise pour le rasoir et une petite boîte de Kleenex.
Pour aller dans le bain, on doit monter sur un petit banc. Le bain n’est pas long et, avec mes 135 lbs, j’entrais tout juste sur la largeur!!!! La pomme de douche (douche-téléphone) n’était pas stable et elle tombait tout le temps. La 1ère fois que j’ai pris ma douche, il y avait pas mal d’eau sur le plancher. La 2e fois, je me suis lavée les cheveux et, lorsque j’ai mis les pieds par terre, la salle de bain était remplie d’eau et elle avait commencé à couler dans la chambre. Je ne comprenais rien!!!!! J’ai fait un test avec de l’eau froide et je me suis rendue compte que c’est le rideau qui n’est pas assez épais. L’eau coule à travers. Comme la pomme de douche ne restait pas à la même place, j’avais beau pousser le jet vers le mur mais elle tassait tout le temps… J’ai dû appeler la femme de chambre pour qu’elle vienne ramasser le dégât d’eau. Les jours suivants, je prenais mon bain!
J’avais 4 très grandes serviettes de bain, jamais de descente de bain, ni de serviettes à mains. Pas de débarbouillettes. Ces derniers items étaient présents dans certaines chambres. Les serviettes sont grandes, épaisses et moëlleuses.
Si, comme moi, vous aimez les Kleenex doux (surtout pour laver vos verres), prendre une douche avec une barre de savon et un papier de toilette doux, apportez les vôtres. C’est ce que j’avais fait. J’ai bien apprécié!!!!!
J’ai toujours eu de l’eau chaude et la pression était bonne. Je prenais mon bain vers 17 heures. J’ai jasé avec un jeune homme qui m’a dit que dans leurs 3 chambres, il n’y en avait pas… Je n’ai pas entendu d’autres commentaires à cet effet.
Le ménage a été bien fait. Par contre, pas une seule fois, le miroir de la salle de bain a été lavé. À tous les jours, je laissais un sac rempli de vêtements et autres produits.
Le site
Magnifique mais immense! Très fleuri. Vraiment surprenant pour un complexe si jeune! Il y a, à différents endroits, des petits boisés en zone protégée. Plein d’oiseaux, de papillons et 2 jolis chatons.
Quelques employés seulement pour l’entretenir. J’ai vu travailler les jardiniers. Pour ce qui est des employés qui nettoient, et bien, ils se promènent beaucoup plus qu’ils ne ramassent! Les gens ne sont pas respectueux. Il y a des verres de plastique et des verres en vitre à plusieurs endroits, des bouteilles d’eau traînent ici et là, rien n’est ramassé. À l’entrée de mon édifice, il y avait une bouteille de bière. Elle y était encore à mon départ. Ils sont là à nous regarder passer et ils nous offrent une jolie petite fleur…
Ils sont en train de finaliser l’installation des lampadaires.
Un soir, j’ai eu connaissance qu’un employé avec une voiturette a lancé un gaz tout le long du boisé pour les moustiques. La senteur est entrée dans ma chambre même si la porte-patio était bien fermée. J’ai dû ouvrir la porte d’entrée pour aérer!
Les réservations des restos à la carte
Vous faites les réservations à une petite table à la réception, à droite, en entrant par l’entrée principale. C’est de 9h30 à 17h. Prévoyez au moins 10 minutes par personne. Les gens font la file tôt. C’est très long.
Dans l’enveloppe qui est remise au check-in, il est sensé avoir des coupons. Je n’en avais pas. Plusieurs personnes n’en avaient pas. Mais j’ai pu réserver quand même…
Si vous réussissez à réserver le Japonais, vous êtes privilégiés. J’ai été capable d’y aller car j’étais seule. Je vous le souhaite bien sincèrement.
Dans l’après-midi, il y a moins de monde. Une seule fois, j’ai vu 2 personnes qui s’occupaient des réservations.
J’ai choisi le Japonais et l’Italien. Les commentaires pour le Méditerranéen n’étaient pas bons, les gens n’aimaient pas, pour ce qui est du Steak House, si vous prenez le poulet, ce sera délicieux. Oubliez le bœuf!!!!!
J’ai commandé des crevettes au Japonais. Elles étaient délicieuses. Tout comme les rouleaux de printemps et le dessert.
À l’Italien, j’ai pris la salade de fruits de mer et le poulet. J’en avais marre de manger du saumon. C’était délicieux. La petite crêpe aux fraises et chocolat était très bonne. Les portions, sont des portions d’enfants!!!!!!
Même si je suis contre le fait de payer pour réserver, ça se fait aisément. Pour 5 pesos, vous réservez 2 autres restos à la carte. Une jeune femme l’a fait et ça fonctionne! Elle ne voulait plus du tout aller au buffet.
Le buffet
C’est ici que ça se gâte!
Le matin, une fois assis, on vous sert un jus et un café, si vous le désirez. Il y a plusieurs stations pour faire cuire les œufs. Les plaques ne chauffent pas beaucoup. Vérifiez bien la cuisson. J’aime les œufs bien cuits. Une fois, il était vraiment trop baveux. Je n’ai pas mangé d’omelettes. Il y a du bacon et des morceaux de saucisses. Ces dernières sont excellentes. Il y a des œufs à la coque et des œufs brouillés.
Énormément de légumes, que ce soit des pois verts, du brocoli, très souvent des épinards, carottes et autres. Très peu de fruits et, quand il y en a, ils ne sont pas appétissants. Les ananas ne sont pas mûrs. Par contre, les petites oranges sont délicieuses. Elles font penser aux clémentines mais avec noyaux. Le jus est fait à partir de ces petites oranges. Des fruits en conserves et de la confiture dans de grands bols. La confiture aux fraises est excellente. Mais il faut savoir que c’est de la confiture car, dans un autre bol, le contenu est vert… Je n’y ai pas goûté!!!!
Deux fois seulement des bananes et, ne les manquez pas car il n’y en aura pas d’autres!
Le yogourt est fait maison et il est liquide. Il paraît qu’il est délicieux.
Quand il manque du beurre, ceux qui seront placés sont congelés.
Plusieurs sortes de pains et il y a des grille-pains. Souvent, les gens doivent passer jusqu’à 3 fois leurs pains car ça ne cuit pas. D’autres fois, ça brûle!
Les mouches sont partout! Sur nous, dans la bouffe, partout! Des oiseaux noirs sont entrés un matin.
Il y a des cendriers partout. Donc, les gens fument autour de vous. Dans le fond, car, à présent, le buffet est ouvert au complet, il y a quelques tables où c’est indiqué « Non fumeur ».
Le mardi matin, je décide d’aller me chercher un autre verre de jus d’orange, tellement il est bon! J’arrive à l’endroit où sont les verres. Une dame est en train de les regarder. Je fais pareil. Le cœur me lève! Les verres sont à peine rincés et on boit là-dedans… Je retourne à ma table et je dois sortir car j’ai mal au cœur…
Tous les matins suivants, je regardais les gens se servir de ces verres sans jamais les regarder auparavant… J’étais incapable de manger.
Les autres matins, j’allais moi-même chercher mon jus, soit dans une tasse, soit dans un petit bol avec poignées (pour manger les céréales). Je vérifiais avant de m’en servir car souvent, de la nourriture reste collée sur les assiettes, sans compter les coulisses de café sur les tasses… Il faut également vérifier les ustensiles.
Pour le dîner, c’est bon. J’ai mangé des crevettes et des moules. Mais ça revient toujours au même, que ce soit le midi ou le soir : tilapia et saumon. Saumon et tilapia, comme poissons… Du bœuf très dur et des côtelettes de porc aussi coriaces.
Il y a toujours une longue file pour les pâtes. 3 choix de sauces et 4 choix de pâtes. Il y en a également de toutes prêtes.
En une semaine, j’ai mangé une plus grande quantité de concombres que dans mon année au complet. Ils étaient tellement bons, coupés minces, comme une feuille de papier! Et que dire des asperges blanches! En conserves mais tellement bonnes! Pas fibreuses du tout, bien meilleures que nos asperges en conserves, ici, au Québec! Les vertes également étaient délicieuses!
Le soir, c’est la même chose mais une pièce de viande est servie par une employée. Jeudi soir, c’était du poulet. Il était très bon! D’ailleurs, le poulet, qu’ils soit servi de différents façons, il est toujours très bon.
Énormément de légumes, congelés, pour la plupart. Très peu de légumes frais.
Les desserts, comme partout à Cuba, sont excellents. Et que dire de la crème glacée aux fraises : É C O E U R A N T E! Suivie de près par celle à l’orange et aux bananes.
Le vin blanc est moyen et le rouge, très bon. Tantôt tiède, tantôt froid, mais bon. D’habitude, je préfère le blanc mais cette fois-ci, j’ai bu du rouge. C’est du vin espagnol.
L’eau servie sur le complexe est remplie à même la fontaine des boissons gazeuses. Elle a exactement la même senteur que l’eau du robinet et je n’ai pas aimé le goût du tout. Je n’en ai pas bu. Je trouvais ça dommage. D’où provenait cette eau?????
Le buffet, le soir, est ouvert en principe, à compter de 18h30. Il y a tellement de monde qu’ils ont commencé à l’ouvrir à 18h20, à 18h10 et 18h. Sinon, la file d’attente aux 2 entrées est vraiment trop longue!!!!
Plusieurs employés, tous aussi souriants les uns que les autres! Très vaillants, ils sont complètement débordés!
Les critiques ont été très nombreuses tout au long de la semaine. Mais moi, je n’ai pas eu à me plaindre, sauf pour le petit déjeuner. Je ne parle pas ici, du manque de propreté…
Je savais qu’en achetant un hôtel 4 * à Cuba, ça ne serait pas pareil que si j’avais acheté en République dominicaine ou au Mexique. J’ai mangé à ma faim, toujours la même chose, mais bon! Il y a beaucoup plus de légumes congelés que de sortes de viandes! Celle-ci est dure, de toute façon! C’est tiède, dès l’ouverture du buffet, mais je me suis adaptée…
Vous pouvez sortir de la bouffe du buffet. Il y a des assiettes plastifiées, des ustensiles en plastique et des serviettes de tables disponibles aux 2 entrées.
Très peu de choix, très peu de variétés. Il y a des familles qui avaient leur pot de beurre d’arachides et de Nutella. Si vous pensez que vos enfants ne mangeront pas d’œufs ou de pois verts!!!!! Apportez-en! D’habitude, je suis contre cette pratique mais là, c’est utile. J’ai connu un couple avec un petit garçon de 22 mois. Celui-ci a très peu mangé de la semaine et a eu une très grosse diarrhée le jeudi. Pour les parents, prévoyez des lingettes et des couches en abondance!!!!!
La propreté est vraiment un très gros irritant! Je n’accepterai jamais une telle malpropreté… Que ce soit à Cuba ou ailleurs!
Les snacks bars
Il y en a 3 : celui de la piscine tranquille, celui de la piscine animée et celui près de la plage où on peut prendre un petit déjeuner. J’y suis allée une fois de même que pour y dîner.
Le resto méditerranéen est également ouvert le midi mais je n’y suis pas allée. Celui-ci est situé tout près de la plage.
Pour les 2 premiers snacks bar, il n’y a pas grand-chose à manger. Au snack de la piscine tranquille, à la fin de la semaine, ils avaient utilisé un des 2 comptoirs réfrigérés. Donc, condiments et une salade. Au snack de la piscine animée, les 2 comptoirs étaient accessibles.
Au snack de la piscine tranquille, j’ai mangé un « club sandwich ». C’était un Panini avec un œuf à l’intérieur, du poulet et de la mayo. C’était délicieux. J’ai mangé un sandwich cubain. C’était 2 rôties avec une tranche de fromage et une tranche de jambon. Le 2e, était totalement différent. Servi dans un Panini, avec steak, concombres et laitue. Délicieux!
Au snack de la plage, le buffet est plus complet. Vous pouvez manger un poisson cuit sur le bar-b-que de même que des hamburgers et des hots-dogs. Pour les hamburgers, je n’oserais jamais. Le midi où j’y suis allée, il y avait des coquilles dans une sauce tomate. C’était très bon. Tiède, mais bon. Je suis retournée une 2e fois. Le cuisinier arrivait avec un plateau plein. J’en ai pris : elles étaient froides, j’ai l’impression qu’elles sortaient du frigo. Je les ai mangées pour ne pas gaspiller mais j’ai trouvé ça ordinaire!
Les piscines
Il y en a deux. Une, tranquille et l’autre animée.
Je me suis tenue à la piscine tranquille. Le mot le dit, c’était tranquille, tant et aussi longtemps que des Anglos ne venaient pas troubler la tranquillité en chantant et en criant!
Beaucoup d’espace entre les chaises, coussins très épais et, même sans coussins, les chaises sont quand même confortables. Surprenant!
L’espace tout autour de cette piscine n’est jamais lavé. C’est sale et, si vous voulez marcher sans sandales, les pieds vous colleront à tous les 2 pas!!!! L’eau de la piscine, fraîche, pour ne pas dire froide, pourrait être un peu plus propre. Très peu de gens se baignent. Une fois qu’on est dedans, on est quand même bien.
Une employée fait le service aux chaises, de même que 2 garçons qui viennent nous porter les coussins et installer notre serviette.
Les bases des parasols ne sont pas assez longues et solides. Plusieurs bases sont cassées, j’en ai compté 5! Et l’hôtel est ouvert depuis 4 mois seulement. Les parasols ne tiennent pas pour la plupart, sont croches et les bases sont en train d’arracher. Désolant pour un hôtel tout neuf!
J’ai beaucoup aimé cet endroit.
Pour ce qui est de la piscine animée, les chaises sont collées les unes sur les autres. Il manque de chaises, les gens se couchent sur leurs serviettes sur l’herbe. Même si des chaises étaient ajoutées, il n’y a aucun espace pour les mettre!!!!
Dans celle-ci, il y a une glissoire et un bar dans la grotte.
Serviettes de plage
Je suis allée une fois seulement échanger ma serviette. L’employé, d’une quarantaine d’années, a commencé par me sourire, s’est penché pour m’offrir une fleur, s’est penché à nouveau pour prendre une serviette, m’a demandé si je voulais du « parfum » dessus, a vaporisé un produit, s’est mis le nez dedans pour le sentir, m’a donné ma serviette avec un grand sourire… Ses pourboires étaient bien à la vue!!!! Désolé pour lui, je n’ai rien laissé!!! Je voulais une serviette, pas une mise en scène!!!!
Elles sont très grandes et épaisses.
La plage
J’y suis allée 2 fois seulement. Pour marcher. L’emplacement pour l’hôtel est très petit. Peu de chaises. Ils en attendent 700, il paraît!!! Je vous le souhaite!
On peut marcher très longtemps.
Pour avoir une chaise sous un palapa, il faut y aller vers 6h30. Pour avoir une chaise, tout court, il faut y aller avant 8h30. Attention au vol des serviettes. C’est arrivé et vous devrez payer 15 CUC.
Les équipements nautiques et sportifs
Ils sont tout neufs, que ce soit les planches à voiles, les dériveurs et les pédalos. Ceux-ci ont été employés les 2 dernières journées seulement, à cause du vent très fort.
De très beaux terrains de basket et autres, des courts de tennis surélevés, éclairés et plusieurs personnes s’y rendent. Tout est neuf et très bien.
Le bar du lobby
Très bon service, il y a également un service aux tables. Bonne sélection de boissons internationales. Le 1er soir, j’ai bu un Frangelico sur glace. Il ne goûtait rien. Le 2e soir, je l’ai pris nature. Il ne goûtait pas grand-chose non plus. Je présume que cette boisson a été diluée avec de l’eau. Il y avait également du Kalhua, du Pernod, du Ricard, du Tanquery et autres. Je ne les ai pas essayés… Leur dry martini est excellent. Leur mohito également. Enfin, j’ai pu en boire. À mes autres voyages à Cuba, il n’y avait jamais de menthe.
Le champagne coule à flot dans tous les bars, servi dans des flûtes bien souvent au bar du lobby. Il est excellent!
J’ai essayé un café espagnol. Méchant…
Les tables sont mal nettoyées.
Les employés ne carburent pas aux pourboires. Ceux-ci, au bar du lobby, sont placés dans un récipient, probablement pour être divisés entre les employés.
Internet
Je n’y suis pas allée, les commentaires étant trop négatifs. J’ai jasé avec une dame qui avait payé pour une heure. Elle a eu le temps d’envoyer 2 courriels. Les gens se plaignaient de la lenteur, surtout pour avoir la connexion. Les gens critiquaient. J’ai laissé faire.
L’animation et les spectacles
Je n’en sais rien mais elle semble être très présente à la piscine animée.
Le soir, je me rendais au snack bar de la piscine tranquille entendre l’excellent groupe Primavera. 4 musiciens dont un excellent violoniste. Et une excellente chanteuse. Le dernier soir, elle était grippée. Je suis allée lui chercher des pastilles et des Tylenol rhume dans ma chambre et je lui ai remis. Elle était très contente.
J’ai acheté leur CD. Ils le vendent 10 CUC mais celui qui me l’a vendu, m’a demandé 12!!!! En plus, je venais de leur remettre 5 CUC de pourboires… Mais bon!
Au Parque Central, le soir, il y a de la musique. Une fois, j’ai décidé de m’y rendre et l’orchestre qui s’y trouvait m’a jeté par terre! Ouf! 8 musiciens, 3 chanteurs et 4 danseurs! Digne d’un grand spectacle! Je ne connais pas leur nom, je ne sais pas s’ils sont là à toutes les semaines mais essayez de ne pas les manquer!
Je n’ai pas assisté à aucun spectacle. Le mardi, c’est la journée cubaine avec la présentation de tous les directeurs. Le directeur général, d’ailleurs, parle très bien français. Ils commencent toujours à parler français en premier. Ils ont servi du champagne.
Je suis allée voir le spectacle Tropicana à Matanzas. Ça coûtait 49 CUC et j’ai payé 55 $ CDN. Il y a quelques grignotines et une bouteille de rhum est servie pour 4 personnes, plus un Cola. Très bon spectacle. On vient nous chercher à 20h30 et on revient à minuit trente.
Les voiturettes
Il y en avait 6 en fonction. Les allées sont très étroites, il faut se tasser chaque fois qu’une passe. On ne les entend pas venir, elles sont très silencieuses.
Il en passe assez régulièrement. Mais le pire, c’est quand les gens téléphonent pour en avoir une. Là, ça prend de la patience. Jusqu’à 2 heures d’attente! Deux dames changeaient de chambre. Je les ai rencontrées à 16 heures. Elles attendaient depuis 14h15! C’était la même chose pour un monsieur âgé avec une prothèse à la jambe.
Ce que je déplore, c’est que plein de gens à mobilité réduite n’ont pas reçu l’information de leurs agents de voyages, à savoir que le site était immense!!!!
Un très gros irritant pour plusieurs personnes. Pour ma part, j’ai embarqué une seule fois. Le chauffeur m’a regardé et il m’a dit qu’il attendait. Il attendait qui ou quoi? Je n’en sais rien. J’ai débarqué et j’ai marché.
Les édifices
J’ai photographié tous les édifices (de 20 à 40) et j’ai tout pris en note : leur situation, la vue en avant et la vue en arrière. Si vous avez besoin d’informations à ce sujet, je pourrai vous renseigner.
Contrairement à l’information qui circule, le site est ouvert au complet. Ils étaient en train de finaliser l’ameublement de l’édifice no 39.
Un très gros hôtel est en construction tout près. Les « chanceux » qui ont une chambre collée sur cette construction ne doivent pas être très contents…
Il y a peu de chambres communicantes. C’est un gros problème pour les familles. Même si celles-ci font la demande, il se peut que les familles avec de jeunes enfants soient séparées. Dans ce cas-là, ce sont les représentants des grossistes qui doivent intervenir. Ce fut le cas durant mon séjour.
Le médecin
Il semble donner un excellent service mais il ne se déplacera pas s’il est en congé. Lorsque vous lui téléphonez, prévoyez un bon 2 heures d’attente.
Quand même surprenant qu’il n’y ait aucun médecin résidant pour un complexe de 1, 035 chambres!
Clientèle
À 95 % québécoise. Un peu d’anglophones. Pour les retrouver, c’est simple : ce sont eux qui crient à la piscine et au bar du lobby! Les Européens, de toutes nationalités, ont commencé à arriver au cours de la semaine.
Température
Il a fait très chaud et venteux les premières journées. Le soir, je trouvais que c’était frais. Je portais des manches longues ou un chandail. Plusieurs femmes portaient un châle.
Lorsque le vent tombe, les moustiques apparaissent.
À la boutique de l’hôtel, aucun produit pour prévenir ni pour soulager n’est vendu.
Il a plu très fort dans la nuit de dimanche à lundi. Nous avons manqué d’eau et d’électricité durant quelques heures dans la matinée de lundi.
Mardi, c’était nuageux et quelques averses.
Tenue vestimentaire
Rien de chic!!!! Au buffet, les hommes portent des bermudas, sandales et même une casquette. Pour les restos à la carte, j’ai vu des hommes en bermudas au Japonais. Pour l’Italien, j’étais la dernière à entrer et la 1ère à sortir. Je ne sais pas.
La monnaie
J’ai changé 40 $ à l’aéroport. On m’a remis 36, 40 CUC. J’ai changé 40 $ à la banque. On m’a remis 36, 49 CUC. C’est seulement à l’aéroport que j’ai pu avoir un reçu.
Il y a une banque à l’hôtel. Je n’y suis pas allée. Ne changez pas votre argent à la réception, vous aurez encore moins.
Plusieurs personnes étaient très déçues du taux. Il n’y a rien à faire, ils ne veulent rien savoir. On m’a dit que les Européens recevaient 1, 70 CUC pour 1 €. Je ne peux pas ni confirmer, ni infirmer.
Pour terminer
Les irritants majeurs : la propreté au buffet, les voiturettes, le manque de chaises et la monnaie. J’ai vu des gens se fâcher comme nulle part ailleurs… Dans un des cas, on est presque arrivé aux poings! Pas moi! Mais un Québécois qui en avait marre du manque de chaises et qui voulait en apporter à la plage!!!!
La gentillesse des employés m’a réconcilié avec les Cubains. Leur manque d’organisation m’a encore déçu. Ça faisait 13 ans que je n’étais pas allée à Varadero, 3 ans, que je n’étais pas allée à Cuba. Y retourner? Je n’en sais rien…
Tout d’abord, je vais être la plus objective possible mais un compte rendu est toujours un peu subjectif malgré tout.
Je vais écrire ce que j’ai vu et vécu durant cette semaine. Ça ne veut pas dire que c’est ce que vous verrez et vivrez lorsque vous irez. En vieillissant et à force de voyager, nos priorités changent de même que notre perception.
Je n’ai pas l’habitude de parler de l’aéroport, du vol et de la compagnie aérienne de même que des échanges avec le personnel de l’hôtel mais cette fois-ci, je vais le faire.
Pour les gens qui ont déjà lu mes comptes rendus, vous savez qu’ils sont très longs et très détaillés. Si ce genre de compte rendu vous indispose, ne le lisez pas!
Je suis disponible pour répondre à vos questions, si jamais, il y en a d’autres après la lecture de ce roman!!!!!
Aéroport « international » de Québec et Sunwing
Actuellement, il y a 2 vols le vendredi matin. Celui de Sunwing sur Varadero à 8 heures et celui d’Air Transat, sur Cancun, à 9 heures. Qui dit « départ à la même heure », dit « arrivée à la même heure ». Alors, pourquoi les compagnies aériennes mettent-elles leurs vols à la même heure et non pas décaler un peu, pour l’arrivée, justement?????
L’aéroport n’est pas terminé, l’espace pour se rendre aux comptoirs n’est pas très large mais ça va. Je fais peser ma valise : 21, 35 kg. Ça me coûte 10 $. Ma foutue valise, très solide, pèse 15 lbs, vide!!!!! Comme nous devons tout placer – ou presque – dans nos bagages qui vont dans la soute, ça ne nous aide pas. Avoir su que mon sac de cabine ne serait pas pesé, je l’aurais appesanti encore plus!!!!
Au retour, une grande majorité des gens doivent payer… Ouf! La mienne pèse 20, 4 kg et je passe!!!!
Une fois la carte d’embarquement reçue, nous devons repartir avec les valises pour aller les porter sur le tapis roulant car, derrière les comptoirs des compagnies aériennes, ce sont des fenêtres et non pas le tapis… Je dois placer ma valise à l’envers sur le tapis…
Je me rends à la sécurité. Mon sac de cabine est passé 2 fois dans l’appareil et ma sacoche est fouillée de fond en comble!!!!! C’est probablement mon rouge à lèvres qui a créé toute cette fouille de ma sacoche.
Je monte au 2e pour prendre un muffin et un café. L’espace est très restreint, la file d’attente très longue, le comptoir où commander très petit. Je choisis un muffin aux framboises et je prends un café. 4, 10 $. Le muffin est aux pépites de chocolat, au lieu des framboises et j’en mange très peu… Peu de tables et de chaises pour pouvoir manger.
L’embarquement se fait très rapidement et à 8h05 exactement, nous décollons, en route vers Ottawa. 5 minutes de retard!!!!! Le vol va durer 45 minutes. On nous promet une très courte escale, de 20 minutes environ et on y passe une heure trente!!!!! L’appareil est déglacé avant notre départ.
On nous annonce qu’un verre de champagne sera servi, suivi d’un repas chaud. Deux choix : tortellinis ou poulet. Le même menu qu’au retour mais le poulet est servi différemment. Un verre de vin.
C’est seulement à partir de 11h30 que le repas est servi. Je commence à avoir faim pas mal. Ma moitié de muffin est rendue très loin! Avoir su, j’aurais mangé de façon plus soutenue.
Le vol Ottawa – Varadero va durer 3h15. Le service est très rapide étant donné la durée très courte. Le champagne est délicieux, le verre se résume à 3 gorgées environ, le repas délicieux. Le personnel de bord très sympathique, l’espace pour les jambes intéressant. Je suis vraiment surprise du service de Sunwing. Si ce n’était pas de la foutue escale qui a été ajoutée, j’aurais été comblée.
Les écouteurs sont gratuits mais si vous les achetez au retour, ils coûtent 1 $.
Au retour, nous décollons avec 45 minutes de retard mais le vol va durer 3h15. Un vol parfait! Au lieu de décoller à 14h45, nous décollons à 15h30. Nous sommes arrivés à Québec à 18h55 au lieu de 18h40!
C’est tellement rapide que les agents de bord n’ont pas le temps de servir le 2e service de boissons de même que le Duty Free! Et tellement agréable d’arriver à Québec!!!!! Les gens d’Ottawa, à leur tour, attendent!!!!!
Les parents des enfants de moins de 2 ans doivent payer 20 $ pour le « visa ». Celui-ci est distribué dans l’avion et les agents de bord expliquent comment le remplir correctement pour ne pas être obligés d’en payer un 2e!
Arrivée à Varadero et à l’hôtel
L’arrivée se fait très bien. Les valises sont déjà là. Il est 13h30 et nous sommes partis depuis 8h le matin! Nous allons mener des gens au Tuxpan et nous arrivons à l’hôtel à 15h.
Le check-in, pour les gens de Sunwing, se fait dans une petite salle. Il y a des verres de punch sur une table. Deux employés s’y trouvent pour nous remettre notre enveloppe et une bouteille de rhum.
On m’attribue ma chambre : 20-217! Je demande si je suis bien au dernier étage. L’employé me dit que oui. Je suis sceptique et je demande une 2e fois. Il me répond encore une fois, oui…
J’avais demandé une chambre très tranquille, au dernier étage, avec une belle vue. Monsieur Salgado Lopez, le Sales Manager m’avait promis le tout…
Aucune information, rien! On fait quoi???? Je n’ai pas le goût de retourner à la réception et je ne pense pas de regarder dans mon enveloppe. Il y avait une carte.
Je pars avec ma valise et je marche sans savoir où me diriger. Je demande à quelques employés et touristes, personne pour me renseigner. Heureusement, je rencontre un employé qui se donne la peine de s’informer et je suis à côté de l’édifice!!!!!
Je monte ma valise et, naturellement, je suis au 2e et non pas au 3e comme prévu. Par contre, ma chambre est la dernière du bout, comme j’avais demandé. J’entre. Une magnifique chambre mais une vue sur un boisé, sur le chemin un peu plus loin avec un tas de terre. Je suis déçue sur le coup mais je décide de rester là.
Je n’ai pas le goût de repartir avec ma valise et aller demander un changement de chambre. J’imagine que ma chambre sera tranquille, c’est ma priorité. En vieillissant, mes priorités ont changé.
Je pensais avoir un mot de bienvenue de M. Lopez dans ma chambre. Rien! Je suis allée lui porter ses cadeaux sans jamais pouvoir le rencontrer. Aucun mot de remerciement! Rien! Pourtant, j’avais plus de 20 $ de cadeaux pour lui! Ordinaire!!!!!
Je n’ai pas de serviette de plage, ni de coupon pour celle-ci. Je retourne à la réception et je m’informe. La dame me dit qu’elle sera dans ma chambre… Les autres personnes s’informent, certains doivent payer 15 CUC, d’autres non. Personne ne comprend rien, personne ne sait vraiment où aller, les informations sont vraiment contradictoires. Le lendemain matin, toujours pas de serviette!!!! Je retourne à la réception et on me dit que ce sera dans la journée. Quand? Dans la journée!!!!! Dès que le représentant de Sunwing arrive, tout le monde le prend d’assaut pour ces foutues serviettes!!!! Il nous répond que les appareils de la buanderie de Varadero étaient brisés et que nous aurons la serviette dans le courant de la journée. Il nous conseille également de la demander à la femme de chambre. Je suis chanceuse, je la vois tôt en matinée et je peux, enfin, en avoir une!!!! D’autres personnes ont attendu très longtemps… Au départ, avec Sunwing, il faut la laisser dans la chambre.
Ma chambre
Elle est située dans l’édifice 20, l’édifice le plus collé sur le buffet et tout près de la piscine privée. J’aime l’emplacement et je vais la garder malgré le fait que la vue n’est pas belle et que je ne suis pas au 3e.
Lorsqu’on entre, on a l’impression que la porte n’est pas au niveau. C’est pour éviter que les petites bestioles n’y entrent.
À droite, le garde-robes. À gauche, la salle de bain. Dès mon arrivée, j’ai placé ma carte de Québec Loisirs dans la fente prévue pour l’éclairage et la climatisation. Une lumière encastrée au plafond.
La chambre est très grande, j’ai un lit King, 2 petites tables de chevet et une lumière placée au-dessus de celles-ci. C’est le seul éclairage avec la lumière encastrée, donc, c’est relativement sombre. Deux fauteuils et une petite table. Il y a une table avec la télé et le mini-frigo derrière une porte. Dans celui-ci, une grosse bouteille d’eau, 2 bières et 2 liqueurs. La bouteille d’eau sera remplacée à tous les jours si vous en avez besoin.
J’ai acheté une petite bouteille d’eau à la boutique et je la remplissais. Très utile pour la piscine et les sorties.
Pour la télé, vous avez 26 ou 27 postes différents. Au canal 25, TVA avec les nouvelles de Québec à 18 heures!!!!
Il y a des portes-moustiquaires dans plusieurs chambres. Je n’en avais pas. J’aurais bien aimé, par contre.
Le thermostat est digital. Ça m’a pris quelques jours avant de comprendre qu’il y a 3 niveaux pour la climatisation. Il y a même une minuterie. Ce n’est pas évident. Pas pour moi, en tout cas!!!!!
Les 2 plus belles décorations que j’ai eues sur mon lit provenaient de la femme de chambre remplaçante. Jamais de fleurs fraîches comme dans plusieurs chambres. Mais bon! J’ai survécu!!!!!
Le garde-robes est divisé en 2 sections : une où sont les cintres, la planche et le fer à repasser et l’autre, avec des tablettes. Une très grande tablette se trouve à la longueur et 2 oreilles supplémentaires s’y trouvent. J’ai demandé une couverture et je l’ai eue presque immédiatement.
Il n’y a que 3 très petits tiroirs pour nos choses et 2 grandes tablettes au-dessus de ceux-ci. Le coffre-fort s’y trouve. Je ne l’ai pas utilisé.
La salle de bain est très grande. Il y a un pèse-personnes, un très grand comptoir avec plein de produits : shampoing, lotion et bain moussant (bouteilles de 115 ml), 2 sachets de sels de bain, un peigne, 2 très très petits savons, brosse à dents et pâte à dents, un petit rasoir avec de la crème à raser, un miroir grossissant d’un côté, un téléphone, un séchoir à cheveux avec une prise pour le rasoir et une petite boîte de Kleenex.
Pour aller dans le bain, on doit monter sur un petit banc. Le bain n’est pas long et, avec mes 135 lbs, j’entrais tout juste sur la largeur!!!! La pomme de douche (douche-téléphone) n’était pas stable et elle tombait tout le temps. La 1ère fois que j’ai pris ma douche, il y avait pas mal d’eau sur le plancher. La 2e fois, je me suis lavée les cheveux et, lorsque j’ai mis les pieds par terre, la salle de bain était remplie d’eau et elle avait commencé à couler dans la chambre. Je ne comprenais rien!!!!! J’ai fait un test avec de l’eau froide et je me suis rendue compte que c’est le rideau qui n’est pas assez épais. L’eau coule à travers. Comme la pomme de douche ne restait pas à la même place, j’avais beau pousser le jet vers le mur mais elle tassait tout le temps… J’ai dû appeler la femme de chambre pour qu’elle vienne ramasser le dégât d’eau. Les jours suivants, je prenais mon bain!
J’avais 4 très grandes serviettes de bain, jamais de descente de bain, ni de serviettes à mains. Pas de débarbouillettes. Ces derniers items étaient présents dans certaines chambres. Les serviettes sont grandes, épaisses et moëlleuses.
Si, comme moi, vous aimez les Kleenex doux (surtout pour laver vos verres), prendre une douche avec une barre de savon et un papier de toilette doux, apportez les vôtres. C’est ce que j’avais fait. J’ai bien apprécié!!!!!
J’ai toujours eu de l’eau chaude et la pression était bonne. Je prenais mon bain vers 17 heures. J’ai jasé avec un jeune homme qui m’a dit que dans leurs 3 chambres, il n’y en avait pas… Je n’ai pas entendu d’autres commentaires à cet effet.
Le ménage a été bien fait. Par contre, pas une seule fois, le miroir de la salle de bain a été lavé. À tous les jours, je laissais un sac rempli de vêtements et autres produits.
Le site
Magnifique mais immense! Très fleuri. Vraiment surprenant pour un complexe si jeune! Il y a, à différents endroits, des petits boisés en zone protégée. Plein d’oiseaux, de papillons et 2 jolis chatons.
Quelques employés seulement pour l’entretenir. J’ai vu travailler les jardiniers. Pour ce qui est des employés qui nettoient, et bien, ils se promènent beaucoup plus qu’ils ne ramassent! Les gens ne sont pas respectueux. Il y a des verres de plastique et des verres en vitre à plusieurs endroits, des bouteilles d’eau traînent ici et là, rien n’est ramassé. À l’entrée de mon édifice, il y avait une bouteille de bière. Elle y était encore à mon départ. Ils sont là à nous regarder passer et ils nous offrent une jolie petite fleur…
Ils sont en train de finaliser l’installation des lampadaires.
Un soir, j’ai eu connaissance qu’un employé avec une voiturette a lancé un gaz tout le long du boisé pour les moustiques. La senteur est entrée dans ma chambre même si la porte-patio était bien fermée. J’ai dû ouvrir la porte d’entrée pour aérer!
Les réservations des restos à la carte
Vous faites les réservations à une petite table à la réception, à droite, en entrant par l’entrée principale. C’est de 9h30 à 17h. Prévoyez au moins 10 minutes par personne. Les gens font la file tôt. C’est très long.
Dans l’enveloppe qui est remise au check-in, il est sensé avoir des coupons. Je n’en avais pas. Plusieurs personnes n’en avaient pas. Mais j’ai pu réserver quand même…
Si vous réussissez à réserver le Japonais, vous êtes privilégiés. J’ai été capable d’y aller car j’étais seule. Je vous le souhaite bien sincèrement.
Dans l’après-midi, il y a moins de monde. Une seule fois, j’ai vu 2 personnes qui s’occupaient des réservations.
J’ai choisi le Japonais et l’Italien. Les commentaires pour le Méditerranéen n’étaient pas bons, les gens n’aimaient pas, pour ce qui est du Steak House, si vous prenez le poulet, ce sera délicieux. Oubliez le bœuf!!!!!
J’ai commandé des crevettes au Japonais. Elles étaient délicieuses. Tout comme les rouleaux de printemps et le dessert.
À l’Italien, j’ai pris la salade de fruits de mer et le poulet. J’en avais marre de manger du saumon. C’était délicieux. La petite crêpe aux fraises et chocolat était très bonne. Les portions, sont des portions d’enfants!!!!!!
Même si je suis contre le fait de payer pour réserver, ça se fait aisément. Pour 5 pesos, vous réservez 2 autres restos à la carte. Une jeune femme l’a fait et ça fonctionne! Elle ne voulait plus du tout aller au buffet.
Le buffet
C’est ici que ça se gâte!
Le matin, une fois assis, on vous sert un jus et un café, si vous le désirez. Il y a plusieurs stations pour faire cuire les œufs. Les plaques ne chauffent pas beaucoup. Vérifiez bien la cuisson. J’aime les œufs bien cuits. Une fois, il était vraiment trop baveux. Je n’ai pas mangé d’omelettes. Il y a du bacon et des morceaux de saucisses. Ces dernières sont excellentes. Il y a des œufs à la coque et des œufs brouillés.
Énormément de légumes, que ce soit des pois verts, du brocoli, très souvent des épinards, carottes et autres. Très peu de fruits et, quand il y en a, ils ne sont pas appétissants. Les ananas ne sont pas mûrs. Par contre, les petites oranges sont délicieuses. Elles font penser aux clémentines mais avec noyaux. Le jus est fait à partir de ces petites oranges. Des fruits en conserves et de la confiture dans de grands bols. La confiture aux fraises est excellente. Mais il faut savoir que c’est de la confiture car, dans un autre bol, le contenu est vert… Je n’y ai pas goûté!!!!
Deux fois seulement des bananes et, ne les manquez pas car il n’y en aura pas d’autres!
Le yogourt est fait maison et il est liquide. Il paraît qu’il est délicieux.
Quand il manque du beurre, ceux qui seront placés sont congelés.
Plusieurs sortes de pains et il y a des grille-pains. Souvent, les gens doivent passer jusqu’à 3 fois leurs pains car ça ne cuit pas. D’autres fois, ça brûle!
Les mouches sont partout! Sur nous, dans la bouffe, partout! Des oiseaux noirs sont entrés un matin.
Il y a des cendriers partout. Donc, les gens fument autour de vous. Dans le fond, car, à présent, le buffet est ouvert au complet, il y a quelques tables où c’est indiqué « Non fumeur ».
Le mardi matin, je décide d’aller me chercher un autre verre de jus d’orange, tellement il est bon! J’arrive à l’endroit où sont les verres. Une dame est en train de les regarder. Je fais pareil. Le cœur me lève! Les verres sont à peine rincés et on boit là-dedans… Je retourne à ma table et je dois sortir car j’ai mal au cœur…
Tous les matins suivants, je regardais les gens se servir de ces verres sans jamais les regarder auparavant… J’étais incapable de manger.
Les autres matins, j’allais moi-même chercher mon jus, soit dans une tasse, soit dans un petit bol avec poignées (pour manger les céréales). Je vérifiais avant de m’en servir car souvent, de la nourriture reste collée sur les assiettes, sans compter les coulisses de café sur les tasses… Il faut également vérifier les ustensiles.
Pour le dîner, c’est bon. J’ai mangé des crevettes et des moules. Mais ça revient toujours au même, que ce soit le midi ou le soir : tilapia et saumon. Saumon et tilapia, comme poissons… Du bœuf très dur et des côtelettes de porc aussi coriaces.
Il y a toujours une longue file pour les pâtes. 3 choix de sauces et 4 choix de pâtes. Il y en a également de toutes prêtes.
En une semaine, j’ai mangé une plus grande quantité de concombres que dans mon année au complet. Ils étaient tellement bons, coupés minces, comme une feuille de papier! Et que dire des asperges blanches! En conserves mais tellement bonnes! Pas fibreuses du tout, bien meilleures que nos asperges en conserves, ici, au Québec! Les vertes également étaient délicieuses!
Le soir, c’est la même chose mais une pièce de viande est servie par une employée. Jeudi soir, c’était du poulet. Il était très bon! D’ailleurs, le poulet, qu’ils soit servi de différents façons, il est toujours très bon.
Énormément de légumes, congelés, pour la plupart. Très peu de légumes frais.
Les desserts, comme partout à Cuba, sont excellents. Et que dire de la crème glacée aux fraises : É C O E U R A N T E! Suivie de près par celle à l’orange et aux bananes.
Le vin blanc est moyen et le rouge, très bon. Tantôt tiède, tantôt froid, mais bon. D’habitude, je préfère le blanc mais cette fois-ci, j’ai bu du rouge. C’est du vin espagnol.
L’eau servie sur le complexe est remplie à même la fontaine des boissons gazeuses. Elle a exactement la même senteur que l’eau du robinet et je n’ai pas aimé le goût du tout. Je n’en ai pas bu. Je trouvais ça dommage. D’où provenait cette eau?????
Le buffet, le soir, est ouvert en principe, à compter de 18h30. Il y a tellement de monde qu’ils ont commencé à l’ouvrir à 18h20, à 18h10 et 18h. Sinon, la file d’attente aux 2 entrées est vraiment trop longue!!!!
Plusieurs employés, tous aussi souriants les uns que les autres! Très vaillants, ils sont complètement débordés!
Les critiques ont été très nombreuses tout au long de la semaine. Mais moi, je n’ai pas eu à me plaindre, sauf pour le petit déjeuner. Je ne parle pas ici, du manque de propreté…
Je savais qu’en achetant un hôtel 4 * à Cuba, ça ne serait pas pareil que si j’avais acheté en République dominicaine ou au Mexique. J’ai mangé à ma faim, toujours la même chose, mais bon! Il y a beaucoup plus de légumes congelés que de sortes de viandes! Celle-ci est dure, de toute façon! C’est tiède, dès l’ouverture du buffet, mais je me suis adaptée…
Vous pouvez sortir de la bouffe du buffet. Il y a des assiettes plastifiées, des ustensiles en plastique et des serviettes de tables disponibles aux 2 entrées.
Très peu de choix, très peu de variétés. Il y a des familles qui avaient leur pot de beurre d’arachides et de Nutella. Si vous pensez que vos enfants ne mangeront pas d’œufs ou de pois verts!!!!! Apportez-en! D’habitude, je suis contre cette pratique mais là, c’est utile. J’ai connu un couple avec un petit garçon de 22 mois. Celui-ci a très peu mangé de la semaine et a eu une très grosse diarrhée le jeudi. Pour les parents, prévoyez des lingettes et des couches en abondance!!!!!
La propreté est vraiment un très gros irritant! Je n’accepterai jamais une telle malpropreté… Que ce soit à Cuba ou ailleurs!
Les snacks bars
Il y en a 3 : celui de la piscine tranquille, celui de la piscine animée et celui près de la plage où on peut prendre un petit déjeuner. J’y suis allée une fois de même que pour y dîner.
Le resto méditerranéen est également ouvert le midi mais je n’y suis pas allée. Celui-ci est situé tout près de la plage.
Pour les 2 premiers snacks bar, il n’y a pas grand-chose à manger. Au snack de la piscine tranquille, à la fin de la semaine, ils avaient utilisé un des 2 comptoirs réfrigérés. Donc, condiments et une salade. Au snack de la piscine animée, les 2 comptoirs étaient accessibles.
Au snack de la piscine tranquille, j’ai mangé un « club sandwich ». C’était un Panini avec un œuf à l’intérieur, du poulet et de la mayo. C’était délicieux. J’ai mangé un sandwich cubain. C’était 2 rôties avec une tranche de fromage et une tranche de jambon. Le 2e, était totalement différent. Servi dans un Panini, avec steak, concombres et laitue. Délicieux!
Au snack de la plage, le buffet est plus complet. Vous pouvez manger un poisson cuit sur le bar-b-que de même que des hamburgers et des hots-dogs. Pour les hamburgers, je n’oserais jamais. Le midi où j’y suis allée, il y avait des coquilles dans une sauce tomate. C’était très bon. Tiède, mais bon. Je suis retournée une 2e fois. Le cuisinier arrivait avec un plateau plein. J’en ai pris : elles étaient froides, j’ai l’impression qu’elles sortaient du frigo. Je les ai mangées pour ne pas gaspiller mais j’ai trouvé ça ordinaire!
Les piscines
Il y en a deux. Une, tranquille et l’autre animée.
Je me suis tenue à la piscine tranquille. Le mot le dit, c’était tranquille, tant et aussi longtemps que des Anglos ne venaient pas troubler la tranquillité en chantant et en criant!
Beaucoup d’espace entre les chaises, coussins très épais et, même sans coussins, les chaises sont quand même confortables. Surprenant!
L’espace tout autour de cette piscine n’est jamais lavé. C’est sale et, si vous voulez marcher sans sandales, les pieds vous colleront à tous les 2 pas!!!! L’eau de la piscine, fraîche, pour ne pas dire froide, pourrait être un peu plus propre. Très peu de gens se baignent. Une fois qu’on est dedans, on est quand même bien.
Une employée fait le service aux chaises, de même que 2 garçons qui viennent nous porter les coussins et installer notre serviette.
Les bases des parasols ne sont pas assez longues et solides. Plusieurs bases sont cassées, j’en ai compté 5! Et l’hôtel est ouvert depuis 4 mois seulement. Les parasols ne tiennent pas pour la plupart, sont croches et les bases sont en train d’arracher. Désolant pour un hôtel tout neuf!
J’ai beaucoup aimé cet endroit.
Pour ce qui est de la piscine animée, les chaises sont collées les unes sur les autres. Il manque de chaises, les gens se couchent sur leurs serviettes sur l’herbe. Même si des chaises étaient ajoutées, il n’y a aucun espace pour les mettre!!!!
Dans celle-ci, il y a une glissoire et un bar dans la grotte.
Serviettes de plage
Je suis allée une fois seulement échanger ma serviette. L’employé, d’une quarantaine d’années, a commencé par me sourire, s’est penché pour m’offrir une fleur, s’est penché à nouveau pour prendre une serviette, m’a demandé si je voulais du « parfum » dessus, a vaporisé un produit, s’est mis le nez dedans pour le sentir, m’a donné ma serviette avec un grand sourire… Ses pourboires étaient bien à la vue!!!! Désolé pour lui, je n’ai rien laissé!!! Je voulais une serviette, pas une mise en scène!!!!
Elles sont très grandes et épaisses.
La plage
J’y suis allée 2 fois seulement. Pour marcher. L’emplacement pour l’hôtel est très petit. Peu de chaises. Ils en attendent 700, il paraît!!! Je vous le souhaite!
On peut marcher très longtemps.
Pour avoir une chaise sous un palapa, il faut y aller vers 6h30. Pour avoir une chaise, tout court, il faut y aller avant 8h30. Attention au vol des serviettes. C’est arrivé et vous devrez payer 15 CUC.
Les équipements nautiques et sportifs
Ils sont tout neufs, que ce soit les planches à voiles, les dériveurs et les pédalos. Ceux-ci ont été employés les 2 dernières journées seulement, à cause du vent très fort.
De très beaux terrains de basket et autres, des courts de tennis surélevés, éclairés et plusieurs personnes s’y rendent. Tout est neuf et très bien.
Le bar du lobby
Très bon service, il y a également un service aux tables. Bonne sélection de boissons internationales. Le 1er soir, j’ai bu un Frangelico sur glace. Il ne goûtait rien. Le 2e soir, je l’ai pris nature. Il ne goûtait pas grand-chose non plus. Je présume que cette boisson a été diluée avec de l’eau. Il y avait également du Kalhua, du Pernod, du Ricard, du Tanquery et autres. Je ne les ai pas essayés… Leur dry martini est excellent. Leur mohito également. Enfin, j’ai pu en boire. À mes autres voyages à Cuba, il n’y avait jamais de menthe.
Le champagne coule à flot dans tous les bars, servi dans des flûtes bien souvent au bar du lobby. Il est excellent!
J’ai essayé un café espagnol. Méchant…
Les tables sont mal nettoyées.
Les employés ne carburent pas aux pourboires. Ceux-ci, au bar du lobby, sont placés dans un récipient, probablement pour être divisés entre les employés.
Internet
Je n’y suis pas allée, les commentaires étant trop négatifs. J’ai jasé avec une dame qui avait payé pour une heure. Elle a eu le temps d’envoyer 2 courriels. Les gens se plaignaient de la lenteur, surtout pour avoir la connexion. Les gens critiquaient. J’ai laissé faire.
L’animation et les spectacles
Je n’en sais rien mais elle semble être très présente à la piscine animée.
Le soir, je me rendais au snack bar de la piscine tranquille entendre l’excellent groupe Primavera. 4 musiciens dont un excellent violoniste. Et une excellente chanteuse. Le dernier soir, elle était grippée. Je suis allée lui chercher des pastilles et des Tylenol rhume dans ma chambre et je lui ai remis. Elle était très contente.
J’ai acheté leur CD. Ils le vendent 10 CUC mais celui qui me l’a vendu, m’a demandé 12!!!! En plus, je venais de leur remettre 5 CUC de pourboires… Mais bon!
Au Parque Central, le soir, il y a de la musique. Une fois, j’ai décidé de m’y rendre et l’orchestre qui s’y trouvait m’a jeté par terre! Ouf! 8 musiciens, 3 chanteurs et 4 danseurs! Digne d’un grand spectacle! Je ne connais pas leur nom, je ne sais pas s’ils sont là à toutes les semaines mais essayez de ne pas les manquer!
Je n’ai pas assisté à aucun spectacle. Le mardi, c’est la journée cubaine avec la présentation de tous les directeurs. Le directeur général, d’ailleurs, parle très bien français. Ils commencent toujours à parler français en premier. Ils ont servi du champagne.
Je suis allée voir le spectacle Tropicana à Matanzas. Ça coûtait 49 CUC et j’ai payé 55 $ CDN. Il y a quelques grignotines et une bouteille de rhum est servie pour 4 personnes, plus un Cola. Très bon spectacle. On vient nous chercher à 20h30 et on revient à minuit trente.
Les voiturettes
Il y en avait 6 en fonction. Les allées sont très étroites, il faut se tasser chaque fois qu’une passe. On ne les entend pas venir, elles sont très silencieuses.
Il en passe assez régulièrement. Mais le pire, c’est quand les gens téléphonent pour en avoir une. Là, ça prend de la patience. Jusqu’à 2 heures d’attente! Deux dames changeaient de chambre. Je les ai rencontrées à 16 heures. Elles attendaient depuis 14h15! C’était la même chose pour un monsieur âgé avec une prothèse à la jambe.
Ce que je déplore, c’est que plein de gens à mobilité réduite n’ont pas reçu l’information de leurs agents de voyages, à savoir que le site était immense!!!!
Un très gros irritant pour plusieurs personnes. Pour ma part, j’ai embarqué une seule fois. Le chauffeur m’a regardé et il m’a dit qu’il attendait. Il attendait qui ou quoi? Je n’en sais rien. J’ai débarqué et j’ai marché.
Les édifices
J’ai photographié tous les édifices (de 20 à 40) et j’ai tout pris en note : leur situation, la vue en avant et la vue en arrière. Si vous avez besoin d’informations à ce sujet, je pourrai vous renseigner.
Contrairement à l’information qui circule, le site est ouvert au complet. Ils étaient en train de finaliser l’ameublement de l’édifice no 39.
Un très gros hôtel est en construction tout près. Les « chanceux » qui ont une chambre collée sur cette construction ne doivent pas être très contents…
Il y a peu de chambres communicantes. C’est un gros problème pour les familles. Même si celles-ci font la demande, il se peut que les familles avec de jeunes enfants soient séparées. Dans ce cas-là, ce sont les représentants des grossistes qui doivent intervenir. Ce fut le cas durant mon séjour.
Le médecin
Il semble donner un excellent service mais il ne se déplacera pas s’il est en congé. Lorsque vous lui téléphonez, prévoyez un bon 2 heures d’attente.
Quand même surprenant qu’il n’y ait aucun médecin résidant pour un complexe de 1, 035 chambres!
Clientèle
À 95 % québécoise. Un peu d’anglophones. Pour les retrouver, c’est simple : ce sont eux qui crient à la piscine et au bar du lobby! Les Européens, de toutes nationalités, ont commencé à arriver au cours de la semaine.
Température
Il a fait très chaud et venteux les premières journées. Le soir, je trouvais que c’était frais. Je portais des manches longues ou un chandail. Plusieurs femmes portaient un châle.
Lorsque le vent tombe, les moustiques apparaissent.
À la boutique de l’hôtel, aucun produit pour prévenir ni pour soulager n’est vendu.
Il a plu très fort dans la nuit de dimanche à lundi. Nous avons manqué d’eau et d’électricité durant quelques heures dans la matinée de lundi.
Mardi, c’était nuageux et quelques averses.
Tenue vestimentaire
Rien de chic!!!! Au buffet, les hommes portent des bermudas, sandales et même une casquette. Pour les restos à la carte, j’ai vu des hommes en bermudas au Japonais. Pour l’Italien, j’étais la dernière à entrer et la 1ère à sortir. Je ne sais pas.
La monnaie
J’ai changé 40 $ à l’aéroport. On m’a remis 36, 40 CUC. J’ai changé 40 $ à la banque. On m’a remis 36, 49 CUC. C’est seulement à l’aéroport que j’ai pu avoir un reçu.
Il y a une banque à l’hôtel. Je n’y suis pas allée. Ne changez pas votre argent à la réception, vous aurez encore moins.
Plusieurs personnes étaient très déçues du taux. Il n’y a rien à faire, ils ne veulent rien savoir. On m’a dit que les Européens recevaient 1, 70 CUC pour 1 €. Je ne peux pas ni confirmer, ni infirmer.
Pour terminer
Les irritants majeurs : la propreté au buffet, les voiturettes, le manque de chaises et la monnaie. J’ai vu des gens se fâcher comme nulle part ailleurs… Dans un des cas, on est presque arrivé aux poings! Pas moi! Mais un Québécois qui en avait marre du manque de chaises et qui voulait en apporter à la plage!!!!
La gentillesse des employés m’a réconcilié avec les Cubains. Leur manque d’organisation m’a encore déçu. Ça faisait 13 ans que je n’étais pas allée à Varadero, 3 ans, que je n’étais pas allée à Cuba. Y retourner? Je n’en sais rien…
Thaïlande: parc à touristes... English translation pending
bonjour,
voila 2 semaines que nous sommes en thailande.apres un sejour a bangkok nous avons decide de partir dans le sud, dans les iles pour se reposer. histoire de faire un peu de far niente a la plage, et de decouvrir aussi la thailande et les thailandais. nous avons longtemps hesite sur la destination a prendre entre le cote ko samui, et le cote krabi. on nous a dis que le cote krabi etais le plus epargne par le tourisme de masse que le reste. donc nous avons pris a la gare un billet de train combine a un ticket de bus pour krabi. ca s est gate au sortir du train ou nous avons ete etiquetes diriges dans des betailleres a touristes. des cars climatises. les seuls thailandais etaient le chauffeur et les hotesses d acceuil. on nous a debarques dans une gare routiere exlusivement reservee aux touristes... nous nous sommes rendus a ao nang par un bus public pris dans la rue. et la ... stupeur les constructions trop pres de la plage, le trafic et la route a 50m de la mer... et de nouveau le parc a touriste presque exclusivement. apres nous avons decide de fuir a ko phi phi. donc on a achete un ticket de bateau, et de nouveau que des blancs sur ce bateau. (betaillere a touristes). comment se deplacent les thailandais? est il possible de voyager un peu plus autentiquement que etiquete entasses par couleur? arrives a ko phi phi, la c et le couronnement. les seuls thai que nous avons vu pour le mmoment ce sont ceux qui sont au service du tourime. on se marche dessus sur les plages, ou du moins ce qu il ebn reste. tout est tellement construit ou en construction. tous les 10m des boutiques salons de massage restos et j en passe. et le bizness padi. ou est passee la thailande? c est la premiere fois que nous y mettons les pieds. bien sur nous sommes aussi des touristes qui viennent encore gonfler ce flot deja hallucinant.mais la bon trop c est trop. y a t il encore un endroit autentique dans le sud? je me suis laissee dire que le nord etais encore epargne. ou aller pour echapper a ca? est il trop tard pour la thailande? quel gachi... merci d avance pour vos reactions
voila 2 semaines que nous sommes en thailande.apres un sejour a bangkok nous avons decide de partir dans le sud, dans les iles pour se reposer. histoire de faire un peu de far niente a la plage, et de decouvrir aussi la thailande et les thailandais. nous avons longtemps hesite sur la destination a prendre entre le cote ko samui, et le cote krabi. on nous a dis que le cote krabi etais le plus epargne par le tourisme de masse que le reste. donc nous avons pris a la gare un billet de train combine a un ticket de bus pour krabi. ca s est gate au sortir du train ou nous avons ete etiquetes diriges dans des betailleres a touristes. des cars climatises. les seuls thailandais etaient le chauffeur et les hotesses d acceuil. on nous a debarques dans une gare routiere exlusivement reservee aux touristes... nous nous sommes rendus a ao nang par un bus public pris dans la rue. et la ... stupeur les constructions trop pres de la plage, le trafic et la route a 50m de la mer... et de nouveau le parc a touriste presque exclusivement. apres nous avons decide de fuir a ko phi phi. donc on a achete un ticket de bateau, et de nouveau que des blancs sur ce bateau. (betaillere a touristes). comment se deplacent les thailandais? est il possible de voyager un peu plus autentiquement que etiquete entasses par couleur? arrives a ko phi phi, la c et le couronnement. les seuls thai que nous avons vu pour le mmoment ce sont ceux qui sont au service du tourime. on se marche dessus sur les plages, ou du moins ce qu il ebn reste. tout est tellement construit ou en construction. tous les 10m des boutiques salons de massage restos et j en passe. et le bizness padi. ou est passee la thailande? c est la premiere fois que nous y mettons les pieds. bien sur nous sommes aussi des touristes qui viennent encore gonfler ce flot deja hallucinant.mais la bon trop c est trop. y a t il encore un endroit autentique dans le sud? je me suis laissee dire que le nord etais encore epargne. ou aller pour echapper a ca? est il trop tard pour la thailande? quel gachi... merci d avance pour vos reactions
Petite colère sur l'indifférence English translation pending
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Chine/Tibet: pas de permis délivré, répression au Tibet (octobre 2007) English translation pending
Ca fait plus de 2 semaines que je patiente plus ou moins pour partir pour Lhassa.
Tout d abord pas de permis delivres pendant le congres du parti, il parait que c est ainsi toutes les annees en octobre mais c est la premiere fois que j en entendais parler
Ensuite M. Bush a recu solennellement le Dalai Lama suivi par les canadiens. Le gouvernement de Beijing a tres mal pris la chose, plus aucun permis n est delivre. Des moines ont ete executes a Deprung monastery... Je pense qu ils ne desirent pas que des etrangers assistent a la repression.
Que pouvons nous faire ? J estime qu il est facile a nos gouvernements de recevoir le Dalai Lama mais qui trinque par la suite ? Que fait on pour inflechir la politique chinoise sur ce point ? rien si ce n est des belles paroles qui ne servent a rien.
Je pense que l occident devrait se mobiliser pour boycotter les futurs JO cela aurait quelque poids.
Mais voila nos gouvernements sont peut etre courageux pour une reception mais pas temeraires pour sacrifier la grande messe olympique qui rapporte tant de tunes.
J attends vos points de vue et reactions
Que pouvons nous faire ? J estime qu il est facile a nos gouvernements de recevoir le Dalai Lama mais qui trinque par la suite ? Que fait on pour inflechir la politique chinoise sur ce point ? rien si ce n est des belles paroles qui ne servent a rien.
Je pense que l occident devrait se mobiliser pour boycotter les futurs JO cela aurait quelque poids.
Mais voila nos gouvernements sont peut etre courageux pour une reception mais pas temeraires pour sacrifier la grande messe olympique qui rapporte tant de tunes.
J attends vos points de vue et reactions
Retour d'un circuit en Tunisie du 6 au 22 octobre 2007 English translation pending
Un premier voyage en Tunisie en octobre 2005 pour faire une thalasso qui nous a donné envie d'y revenir pour découvrir le pays et ses habitants.
Mon mari et moi avons respectivement 55 et 56 ans et notre destrier, un 4x4 Mercedes 300GD affiche fièrement ses 16 ans.
Samedi 6 octobre : Marseille - La Goulette (port de Tunis) A 8h 30 nous étions au port de Marseille pour un départ prévu à 11h 30; le "Méditerranée" ne prendra la mer qu'à 14h 30. Le bateau laisse à désirer : les bancs sur le pont sont cassés, les portes donnant sur le pont ne s'ouvrent pas ou ferment mal c'est selon. Quand aux prix pratiqués genre café ou petit déjeuner ils sont prohibitifs. Mais qu'importe la bonne humeur est là et la traversée s'annonce sous de bons hospices. Conseil : si vous le pouvez réservez sur le "Carthage" qui est un bateau récent donc en meilleur état, et comme il est tunisien toutes les formalités de douane s'effectuent à bord donc gain de temps. Le prix est le même que sur le "Méditerranée"
Dimanche 7 octobre : La Goulette - Le Kef 200 Kms goudron Arrivée prévue 8h 30, arrivée effective 12h 30. Le passage en douane s'effectue sans problèmes et nous partons à la recherche d'un distributeur de billets pour avoir quelques dinars (1 Dt=0, 625 €) On se perd un peu dans Tunis, arrivée à Le Kef à 17h 30. Le Kef est une jolie petite bourgade, à l'écart des circuits touristiques, les gens sont chaleureux, nous profitons de la fin d'a.m. pour monter jusqu'à la Casbah, nous discutons avec un jeune homme de Tunis qui vient régulièrement chasser....le sanglier. Rien ne laissait prévoir qu'il pouvait y avoir du gros gibier dans cette région. Vu qu'on a zappé le repas de midi nous trouvons un petit resto où nous découvrons la salade M : c'est la salade Mechouia, des légumes grillés et malaxés avec du piment de l'ail et de l'huile d'olive, + ou - relevée selon les régions (ou les restaurants) mais excellente. Il fait nuit et la question se pose : où dormir? Nous avons une tente de toit, Dieter voudrait sortit de la ville, moi je ne me sens pas chercher un bivouac en pleine nuit, le temps est couvert et il fait froid. Nous allons faire une visite au poste de police qui nous propose le parking de l'administration. Nous passerons une super nuit dans notre chanbre à 2 m du sol et que nous inaugurons avec un verre de rosé. Conseil : si vous avez un souci ( chercher votre route, un bivouac) adressez vous à la police ils vous renseigneront avec gentillesse...bien entendu c'est pareil avec la population locale, en plus tout le monde parle francais. Remarque: la discrétion des gens. Pas d'attrouppement autour de notre Benz qui pourtant devait attirer l'attention avec la tente de toit ouverte.
1er épisode si vous avez des questions je serai toujours là pour y répondre😏
Mon mari et moi avons respectivement 55 et 56 ans et notre destrier, un 4x4 Mercedes 300GD affiche fièrement ses 16 ans.
Samedi 6 octobre : Marseille - La Goulette (port de Tunis) A 8h 30 nous étions au port de Marseille pour un départ prévu à 11h 30; le "Méditerranée" ne prendra la mer qu'à 14h 30. Le bateau laisse à désirer : les bancs sur le pont sont cassés, les portes donnant sur le pont ne s'ouvrent pas ou ferment mal c'est selon. Quand aux prix pratiqués genre café ou petit déjeuner ils sont prohibitifs. Mais qu'importe la bonne humeur est là et la traversée s'annonce sous de bons hospices. Conseil : si vous le pouvez réservez sur le "Carthage" qui est un bateau récent donc en meilleur état, et comme il est tunisien toutes les formalités de douane s'effectuent à bord donc gain de temps. Le prix est le même que sur le "Méditerranée"
Dimanche 7 octobre : La Goulette - Le Kef 200 Kms goudron Arrivée prévue 8h 30, arrivée effective 12h 30. Le passage en douane s'effectue sans problèmes et nous partons à la recherche d'un distributeur de billets pour avoir quelques dinars (1 Dt=0, 625 €) On se perd un peu dans Tunis, arrivée à Le Kef à 17h 30. Le Kef est une jolie petite bourgade, à l'écart des circuits touristiques, les gens sont chaleureux, nous profitons de la fin d'a.m. pour monter jusqu'à la Casbah, nous discutons avec un jeune homme de Tunis qui vient régulièrement chasser....le sanglier. Rien ne laissait prévoir qu'il pouvait y avoir du gros gibier dans cette région. Vu qu'on a zappé le repas de midi nous trouvons un petit resto où nous découvrons la salade M : c'est la salade Mechouia, des légumes grillés et malaxés avec du piment de l'ail et de l'huile d'olive, + ou - relevée selon les régions (ou les restaurants) mais excellente. Il fait nuit et la question se pose : où dormir? Nous avons une tente de toit, Dieter voudrait sortit de la ville, moi je ne me sens pas chercher un bivouac en pleine nuit, le temps est couvert et il fait froid. Nous allons faire une visite au poste de police qui nous propose le parking de l'administration. Nous passerons une super nuit dans notre chanbre à 2 m du sol et que nous inaugurons avec un verre de rosé. Conseil : si vous avez un souci ( chercher votre route, un bivouac) adressez vous à la police ils vous renseigneront avec gentillesse...bien entendu c'est pareil avec la population locale, en plus tout le monde parle francais. Remarque: la discrétion des gens. Pas d'attrouppement autour de notre Benz qui pourtant devait attirer l'attention avec la tente de toit ouverte.
1er épisode si vous avez des questions je serai toujours là pour y répondre😏
Retour du tour des Annapurnas (1er au 20 octobre 2007) English translation pending
Bonjour,
Je reviens du Nepal ou j'ai effectué le tour des Annapurnas avec 4 amis du 1er au 20 octobre. Nous avons eu un ciel assez dégagé tout le long du trek mis à part au lac Tilicho et au Thorong ou il a neigé beaucoup et la visibilité etait donc assez réduite. C'etait une experience unique. Je reste à disposition pour d'eventuelles reponses aux questions des personnes s'appretant à partir.
Cdt. Julien
Je reviens du Nepal ou j'ai effectué le tour des Annapurnas avec 4 amis du 1er au 20 octobre. Nous avons eu un ciel assez dégagé tout le long du trek mis à part au lac Tilicho et au Thorong ou il a neigé beaucoup et la visibilité etait donc assez réduite. C'etait une experience unique. Je reste à disposition pour d'eventuelles reponses aux questions des personnes s'appretant à partir.
Cdt. Julien
Excursions en Jamaïque English translation pending
quelqu'un peut il me donner une idée du prix des excursions principales en jamaique. merci
Dire, penser ou accepter "c'est ça l'Afrique", qu'en pensez-vous? English translation pending
Salut à tous,
je reviens d'un petit voyage express traversant Sénégal/Mali/et un peu Burkina.
Je trouve des ressemblances mais aussi des réalités très différentes.
Je n'aime pas entendre "c'est ça l'Afrique" qui résume toute la démission, le découragement et la résignation des gens, qui sous-entendraient que rien d'autre n'est possible.
Tous ces gens qui y vivent méritent autre chose.
Fatalité ? Espoir ? Mobilisation ? Abandon ?
Que pensez-vous de cette phrase et de ce qu'elle sous-entend ? Votre avis m'intéresse.
Merci. Quelques prières pour ce monde...
je reviens d'un petit voyage express traversant Sénégal/Mali/et un peu Burkina.
Je trouve des ressemblances mais aussi des réalités très différentes.
Je n'aime pas entendre "c'est ça l'Afrique" qui résume toute la démission, le découragement et la résignation des gens, qui sous-entendraient que rien d'autre n'est possible.
Tous ces gens qui y vivent méritent autre chose.
Fatalité ? Espoir ? Mobilisation ? Abandon ?
Que pensez-vous de cette phrase et de ce qu'elle sous-entend ? Votre avis m'intéresse.
Merci. Quelques prières pour ce monde...
Cyclo-camping l'hiver en France? English translation pending
Hugh at all!
Mon "trip" en Afrique smblant compromis, je cherche une soluce de secours. j'aimerais avoir vos impressions sur un Tour de France hivernale, en velo donc, et en camping sauvage "autonomique"😉.
Des astuces, des experiences, des mises en gardes?
MERCI d'avance!
Mon "trip" en Afrique smblant compromis, je cherche une soluce de secours. j'aimerais avoir vos impressions sur un Tour de France hivernale, en velo donc, et en camping sauvage "autonomique"😉.
Des astuces, des experiences, des mises en gardes?
MERCI d'avance!
Seule en Ukraine English translation pending
Bonsoir,
je projette d'aller seule en Ukraine l'année prochaine. Je souhaiterai me rendre à kiev puis à odessa. Je voulais savoir s'il y a des risques de partir seule là-bas à 21 ans ? est-ce qu'il y a des endroits plus ou moins fréquentables par exemple ? quelqu'un a déjà fait une telle expérience?
Au plaisir de vous lire 🙂 à bientôt ;)
je projette d'aller seule en Ukraine l'année prochaine. Je souhaiterai me rendre à kiev puis à odessa. Je voulais savoir s'il y a des risques de partir seule là-bas à 21 ans ? est-ce qu'il y a des endroits plus ou moins fréquentables par exemple ? quelqu'un a déjà fait une telle expérience?
Au plaisir de vous lire 🙂 à bientôt ;)
Disparition annoncée des NEV version 1 English translation pending
Bonjour à tous!
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Air France nous a annoncé que le version 1 des NEV devrait avoir disparu des avions dès l'automne 2007. Les versions 2 et 3 continueront à cohabiter. Dorénavant Air France a décidé de ne plus attendre l'amortissement complet des fauteuils. Il va donc y avoir une innovation constante des fauteuils. Affaire à suivre...
Amicalement. David😊
Shantaram de Gregory David Roberts (roman sur l'Inde bientôt porté à l'écran) English translation pending
Shantaram, de Gregory David Roberts
« Il m’a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l’amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le coeur de tout cela m’a été révélé en un instant, alors que j’étais enchaîné à un mur et torturé. Je me suis rendu compte, d’une certaine façon, à travers les hurlements de mon esprit, qu’en dépit de ma vulnérabilité, de mes blessures et de mes chaînes, j’étais libre : libre de haïr les gens qui me torturaient, ou de leur pardonner. Ca n’a pas l’air d’être grand chose, je sais. Mais quand la chaîne se tend et entaille la chair, quand c’est tout ce que vous avez, cette liberté est un univers entier de possibles. Et le choix que vous faites entre la haine et le pardon peut devenir l’histoire de votre vie. » Ainsi commence ce livre fleuve, avec ces premières lignes, très bien écrites, qui présagent de la qualité de l'écriture du roman, un ouvrage phénoménal, authentique et généreux, qui possède tout ce qu’on voudrait trouver dans un roman, aventure, amour, amitié, suspense, dépaysement, voyage etc... : « Si on me demandait de quoi parle ce livre, il me faudrait répondre : de tout, absolument tout », en dit Pat Conroy. Et ce "tout" est déjà contenu dans la première page, qui compte, à mon avis, certainement parmi les meilleures jamais écrites en littérature contemporaine.
Roman d’aventures, d’amour, d’amitié, de guerres, roman de l’exil, Shantaram est l’histoire d’une rédemption, celle-là même de l’auteur : glissé dans la peau de Lin, un homme en cavale évadé d’une prison australienne de haute sécurité, venu se réfugier en Inde, à Bombay, où il espère bien "disparaître"... Ce qu’il va vivre dix ans durant fera de lui un homme revenu de tout, néanmoins habité par la paix, état suprême de la liberté. Cette paix, Grégory David Roberts réussit à nous la transmettre, nous, lecteurs, nous empoignant le coeur pour en extraire le meilleur.
Résumé : Un Australien héroïnomane s'échappe d'une prison haute sécurité après avoir été arrêté pour un casse. Bombay, années 1980. Lin, un jeune homme venu d'un pays lointain, recherché par toutes les polices parce qu'il s'est évadé d'un quartier de haute sécurité, plonge, après avoir rompu les attaches avec son passé, dans un monde inconnu et dangereux qui peut le détruire ou lui rendre sa dignité d'être humain. Shantaram, c'est à la fois l'histoire d'un amour - qui unit et déchire tour à tour Lin et la belle et mystérieuse Karla -, celle d'une ville - où se heurtent la misère des bidonvilles, l'argent, la prostitution, la violence mais aussi la fraternité -, celle enfin d'un gang mafieux tout-puissant dirigé par le redoutable Abdel Khader Khan, que Lin finira par aimer comme un père...
Shantaram est en partie basé sur les propres aventures de l'auteur. En effet, ce livre énorme, roman-fleuve à la manière indienne et Bollywood est à l'évidence autobiographique. Qui est Gregory David Roberts ? Il est né à Melbourne, en Australie. Étudiant doué pour l’écriture, il sombre dans la dépendance à l’héroïne lorsque son mariage s’écroule et qu’il perd la garde de sa fille. Coupable d’une série de vols réalisés à l’aide d’un faux pistolet, il devient célèbre sous le nom de « Gentleman Bandit ». Il est condamné à dix-neuf ans de prison, mais s’évade et passe dix de ses années de fugitif à Bombay. Il est finalement repris en Allemagne, et purge la fin de sa peine dans ce pays ainsi que dans les prisons australiennes. À sa libération, il monte avec succès une entreprise consacrée au multimédia et, depuis la publication de Shantaram dans le monde entier, se consacre à plein temps à l’écriture. Un livre phénomène traduit dans 17 pays, meilleure vente de tous les pays où il est déjà sorti (plus de 250 000 exemplaires vendus en Australie, 50 000 en Italie). Il aurait écrit son livre de sa geôle australienne justement. Il y raconte ses dix années passées à Bombay : ses combats, ses amours, sa lutte quotidienne pour la vie et la liberté. Sa peur d'être démasqué et repris. Sans misérabilisme, il décrit le slum (bidonville) où il a habité, et ces pages-là sont toutes empreintes d'humanité et d'émotion. Roberts a parfaitement senti et compris l'Inde. Livre magnifique, saisissant, aux personnages inoubliables, qui pose l'éternel problème de la faute et de la rédemption, best-seller mondial, Shantaram sera bientôt porté à l'écran, avec Johnny Depp dans le rôle titre et aussi en producteur. On devrait aussi trouver au casting le très grand acteur Indien, star Bollywood mais aussi de films plus intimes, Amitabh Bachan. Le film sera mis en scène par Mira Nair. Belle distribution ! La sortie du film est prévue en 2008. D'ici là vous aurez sans doute déjà lu le livre.
extrait de Couleur Indienne www.couleur-indienne.net
Jasmine
« Il m’a fallu du temps et presque le tour du monde pour apprendre ce que je sais de l’amour et du destin, et des choix que nous faisons, mais le coeur de tout cela m’a été révélé en un instant, alors que j’étais enchaîné à un mur et torturé. Je me suis rendu compte, d’une certaine façon, à travers les hurlements de mon esprit, qu’en dépit de ma vulnérabilité, de mes blessures et de mes chaînes, j’étais libre : libre de haïr les gens qui me torturaient, ou de leur pardonner. Ca n’a pas l’air d’être grand chose, je sais. Mais quand la chaîne se tend et entaille la chair, quand c’est tout ce que vous avez, cette liberté est un univers entier de possibles. Et le choix que vous faites entre la haine et le pardon peut devenir l’histoire de votre vie. » Ainsi commence ce livre fleuve, avec ces premières lignes, très bien écrites, qui présagent de la qualité de l'écriture du roman, un ouvrage phénoménal, authentique et généreux, qui possède tout ce qu’on voudrait trouver dans un roman, aventure, amour, amitié, suspense, dépaysement, voyage etc... : « Si on me demandait de quoi parle ce livre, il me faudrait répondre : de tout, absolument tout », en dit Pat Conroy. Et ce "tout" est déjà contenu dans la première page, qui compte, à mon avis, certainement parmi les meilleures jamais écrites en littérature contemporaine.
Roman d’aventures, d’amour, d’amitié, de guerres, roman de l’exil, Shantaram est l’histoire d’une rédemption, celle-là même de l’auteur : glissé dans la peau de Lin, un homme en cavale évadé d’une prison australienne de haute sécurité, venu se réfugier en Inde, à Bombay, où il espère bien "disparaître"... Ce qu’il va vivre dix ans durant fera de lui un homme revenu de tout, néanmoins habité par la paix, état suprême de la liberté. Cette paix, Grégory David Roberts réussit à nous la transmettre, nous, lecteurs, nous empoignant le coeur pour en extraire le meilleur.
Résumé : Un Australien héroïnomane s'échappe d'une prison haute sécurité après avoir été arrêté pour un casse. Bombay, années 1980. Lin, un jeune homme venu d'un pays lointain, recherché par toutes les polices parce qu'il s'est évadé d'un quartier de haute sécurité, plonge, après avoir rompu les attaches avec son passé, dans un monde inconnu et dangereux qui peut le détruire ou lui rendre sa dignité d'être humain. Shantaram, c'est à la fois l'histoire d'un amour - qui unit et déchire tour à tour Lin et la belle et mystérieuse Karla -, celle d'une ville - où se heurtent la misère des bidonvilles, l'argent, la prostitution, la violence mais aussi la fraternité -, celle enfin d'un gang mafieux tout-puissant dirigé par le redoutable Abdel Khader Khan, que Lin finira par aimer comme un père...
Shantaram est en partie basé sur les propres aventures de l'auteur. En effet, ce livre énorme, roman-fleuve à la manière indienne et Bollywood est à l'évidence autobiographique. Qui est Gregory David Roberts ? Il est né à Melbourne, en Australie. Étudiant doué pour l’écriture, il sombre dans la dépendance à l’héroïne lorsque son mariage s’écroule et qu’il perd la garde de sa fille. Coupable d’une série de vols réalisés à l’aide d’un faux pistolet, il devient célèbre sous le nom de « Gentleman Bandit ». Il est condamné à dix-neuf ans de prison, mais s’évade et passe dix de ses années de fugitif à Bombay. Il est finalement repris en Allemagne, et purge la fin de sa peine dans ce pays ainsi que dans les prisons australiennes. À sa libération, il monte avec succès une entreprise consacrée au multimédia et, depuis la publication de Shantaram dans le monde entier, se consacre à plein temps à l’écriture. Un livre phénomène traduit dans 17 pays, meilleure vente de tous les pays où il est déjà sorti (plus de 250 000 exemplaires vendus en Australie, 50 000 en Italie). Il aurait écrit son livre de sa geôle australienne justement. Il y raconte ses dix années passées à Bombay : ses combats, ses amours, sa lutte quotidienne pour la vie et la liberté. Sa peur d'être démasqué et repris. Sans misérabilisme, il décrit le slum (bidonville) où il a habité, et ces pages-là sont toutes empreintes d'humanité et d'émotion. Roberts a parfaitement senti et compris l'Inde. Livre magnifique, saisissant, aux personnages inoubliables, qui pose l'éternel problème de la faute et de la rédemption, best-seller mondial, Shantaram sera bientôt porté à l'écran, avec Johnny Depp dans le rôle titre et aussi en producteur. On devrait aussi trouver au casting le très grand acteur Indien, star Bollywood mais aussi de films plus intimes, Amitabh Bachan. Le film sera mis en scène par Mira Nair. Belle distribution ! La sortie du film est prévue en 2008. D'ici là vous aurez sans doute déjà lu le livre.
extrait de Couleur Indienne www.couleur-indienne.net
Jasmine
Croatie: une semaine pour débutants (14-23 juillet 2007) English translation pending
DOBAR DAN !!
(Et oui, je suis totalement bilingue maintenant)
Comme promis, je viens vous faire le débriefing de mon séjour en Croatie avec ma copine, en espérant que cela donnera des idées à certains, et qu'il pourront visiter ce magnifique pays, pour pas cher. Bon, soyez indulgent, ceci est notre premier vrai voyage "sac à dos", et je sais que mon petit récit sera bien pâle face aux experiences extraordianires que vivent beaucoup d'entre vous.
Vue d'ensemble de nos destinations en Croatie.
14/07 - Samedi : Départ en voiture, de Lorient vers Paris. Jusque là, rien d'exeptionel pour un Breton, les voyages commencent souvent par un déplacement sur Paris. Heureusement on gagne une nuit grâce à de la famille sur place. Il n'y a pas de petites économies.
15/07 - Dimanche : le voyage commence vraiment. Couché 03h la veille, levé 05h, ca met dans l'ambiance ! Traversée de Paris en RER - Métro (vide à cette heure, mis à part les cadavres sortant de boite) avec nos sacs sur le dos, nos maisons pour les 10 prochains jours, direction la garre routière internationale de Paris Gallieni. Pas de difficultés particulières à trouver le bus, mais le dépaysement commence lorsqu'il faut charger les bagages et poinssonner les tiquets : nos trois chauffeurs sont Croates, et ne parlent ni francais, ni anglais... Un peu bourrus au premier abord, ils sont en fait très sympa (comme la plupart des Croates que nous avons rencontrés). 15/07 08h30 --> 16/07 07h00 : Voyage en bus. Bus climatisé quasi neuf et très confortable. Le voyage est passé relativement vite, et sans soucis majeurs (si ce n'est un camp de scout un peu bruyant dans le fond du bus). Nos oreilles sont flatées par les discussions des Croates rentrant chez eux, ont est déjà à l'étranger. La palme quand même aux films passés dans le bus : En VO anglaise (mais quasiment sans le son), sous titré Croate... Bon courage !!! 🤪
16/07 - Lundi : Arrivée à destination ! Nous sommes arrivé le matin (avec de l'avance sur l'horaire) à Zagreb, puis avons rapidement trouvé un bus national direction Plitvicka Jazera (02h30 de trajet environ). Déposés aux lacs (entrée 2) vers 10h30 du matin avec nos sacs, l'objectif du jour est de trouver notre appart à Poljanac (enfin, déjà trouver le village... le hameau en fait). On se rend alors compte que nous avons été déposé du mauvais coté de la montagne par rapport aux lacs, et que nous allons devoir marcher de nombreux kilomètres en montagne avec nos gros sacs, sous la chaleur écrasante (40° à l'ombre) pour contourner le parc, et passer sur l'autre flan de montagne... Bien que cela fut assez éprouvant (mais on est venu là pour randonner, alors on a été servi), cela nous a permis de trouver des coins superbes et reculés, comme cette petite marre à l'eau transparente, alimentée par une cascade, et entourée unqiuement d'une végétation luxuriante et de falaises abruptes. Pas âme qui vive aux alentours : baignade salvatrice !!
La vue d'en haut qui nous a irrémédiablement attirée... Et c'est sous la cascade qu'on s'est baigné, si si !!!
En fait, il s'agissait de la rivière en aval des lacs du parc... Ce qui explique la clarté de l'eau !!!
Nous trouvons enfin notre village et notre appartement vers 14h30, exténués par la fin de la marche sur cette route de montagne qui grimpait sur plusieurs kilomètres sans offrir un seul coin ombragé... A notre grande surprise, l'appart que nous avions réservé pour trois nuit, à moins de 15€ la nuit est très spacieux, décoration kitch, mais très agréable. Juste au dessus des propiétaires : le fils parlant un anglais impecable.
17/07 - Mardi : Les lacs de Plitvice Départ matinal avec nos petits sacs à dos cette fois en vue de profiter à fond de notre journée au parc, nous empruntons la route indiqué par le fils des propriétaire de notre appart, et arrivons à une entrée à environ 2km500 du l'appart. Nous sommes de l'autre côté des entrées balisées du parc, et ici, les prix sont affichés (110 kuna) mais la guérite est vide... Bon, nous déscendons le chemin et arrivons à notre plus grande surpise directement dans le parc ! Le but n'était pas de frauder, mais le résultat est là, nous avons économisé l'entrée. Je vous passe le reste de la journée, sublime, à randonner autour des lacs, le long de l'itinéraire K le plus long, que nous avons encore allongé pour prendre toujours plus de photos. J'ai été surpris de ne pas trouver la foule que la plupart des gens déplorent sur ce forum. En effet, il y a des moments où il y a du monde, mais cela dépend des heures, et finalement, ils restent sur les chemins en planches des lacs supérieurs et inférieurs, et ne font pas les chemins de rando. Le seul suplice est de ne pas pouvoir se baigner (interdiction à l'ensemble du parc)...
Réalisé sans trucage (ni colorant), l'un des lacs inférieurs. En bonus sur le paneau, le schéma du site.
Si c'est pas paradisiaque ça... Et encore, je vous passe le soleil de plomb !

18/07 - Mercredi : Retour aux lacs Nous profitons de la matinée pour visiter un peu les environs de Poljanac notre village, et un autre un peu plus loin dans la montagne. Authentique. Peu de touristes, quelques traces de la guerre...
Un lourd passé... Pas si lointain que ça...
Puis nous sommes retourné aux lacs, en essayant une autre route (toujours sur notre versant), pensant tomber sur un guichet ouvert cette fois, mais la encore, rien... soit. Plus tranquillement que la veille, nous avons traversé les lacs jusqu'à l'entrée 1 en prenant les petits bateaux electriques tres agréables. (Nous avions besoin de cash, et le distributeur le plus proche se situe à cette entrée 1, rien sur notre versant). Tout cela nous a pris la journée (si l'on y ajoute un peu de farniente bronzage autour des lacs, et même -shame on me- un petit plongeon dans un endroit reculé du plus grand des lacs -en compagnie de jeunes autoctones-).
J'ai honte, mais que c'était bon !
Vous reprendriez bien une vue d'ensemble avant de partir ? Voici les deux principaux lacs vu d'en haut.
19/07 - Jeudi : Départ pour la côte La chaleur écrasante et les quelques ampoules aux pieds de ma copine nous ont décidé à changer nos plans pour la suite du séjour. Assez de montagne et de rando, plutot que d'aller dans le massif du Vélébit, nous avons décidé d'aller sur l'île d'Uglijan, pile en face de Zadar (au nord de la Dalmatie). Accompagnés gracieusement en voiture par nos hôtes jusqu'à l'arrêt de bus (cela nous a économisé les 4 à 5h de marche du premier jour), nous avons pris la direction de Zadar. Trajet de 3h30 environ, traversant un veritable no man's land, avec de nombreuses marques de la guerre.
Rapide traversée de Zadar (la vieille ville) jusqu'à l'embarcadère de la Jadrolina qui assure les traversées entre Zadar et la ville de Préko, au beau milieu de l'île d'Uglijan. Dès l'arrivée sur l'île, nous avons été conduit dans une pension/chambres d'hôte (et en voiture s'il vous plait), par le fils lui même des propriétaires ! Par chance, cette pension est celle que nous avions repéré dans le Routard (Russev), alors Banco. 15€ la nuit environ pour la chambre/douche/toilette climatisée avec le petit dèjeuner (copieux), et une vue imprenable sur la côte, superbe, et Zadar au loin. Visite rapide de la ville repérage des restaurants et des magasins, et enfin le premier bain dans l'Adriatique ! Le pied ! Une eau chaude et claire, le rève.
Vue de notre pension, on a déjà vu pire !
L'une des "plages" de la ville, façe à une mini île. Le chemin piéton longeant la côte.

Une barque typique.
20/07 - Vendredi : Visite du nord de l'île
Nous prenons le bus vers le nord de l'île (une seule route traverse l'île), direction Muline, superbe hameau de pêcheurs, complétement exempt de touriste le jour de notre passage. Une petite frailleur lors d'un arrêt du bus dans un hopital psychiatrique ou les "pensionnaires" affluait autour du bus.
Calme, cigales, mer turquoise, crique sublime et presque deserte, poissons partout : tout pour plaire (mais gare aux oursins, nombreux). Un endroit magique.
Le ciel, le soleil et la mer...
Retour à pied vers la ville d'Uglian, sympa. Baignade à la moindre occasion car le soleil est écrasant sur l'île, et les coins d'ombres peu nombreux...
Retour en bus pour Preko, la ville est en fait plus loin que ce que nous pensions pour y aller à pied.
Oui, bien plus loin que l'on croyait...
Sortie nocturne: On est sur une île et ca se sent. Ambiance bon enfant, pas trop de monde, mais assez pour qu'il y ait de l'animation.
21/07 - Samedi : Visite du milieu de l'île
Pas de bus aujourd'hui, mais rando au programme. On souhaite basculer de l'autre côté de l'île, et trouver des criques désertes.
Là encore, ca grimpe un peu, mais surtout, la chaleur est écrasante sur ces pseudo routes en béton traversant les champs d'oliviers à perte de vue.
Les cigales sont plus que jamais présentes, et le panorama superbe.
Des oliviers à perte de vue, et au loin : d'autres îles montagneuses.
Par contre, le balisage jusque là bien réalisé à eu une petite lacune, si bien que plutot de faire la rando de 2-3h indiquées sur le plan, nous avons bien mis 4h (à un bon rythme) pour arriver à destination... Les gourdes se vidant, il était tant d'arriver, car nous étions proche du point de non retour...
Mais la récompense est de taille : après nos quelques heures de marche et de sueur à travers oliviers et figuiers, nous atteigneont une crique idylique à l'au cristaline, face aux autres îles du nord de la Dalmatie (Ottok, Kornati, ...).
Il manquait l'appareil sub-aquatique pour vous montrer la richesse de la faune. Dommage. En tous cas, moi, j'y retourne !
Seul deux petites barques de pêcheurs ont jetés l'ancre dans cette crique. Cette après midi de baignade est féérique (surtout quand on pense à la marche qui nous attend au milieu de nulle part pour rentrer). Nous n'avons croisé personne lors de cette journée de randonnée : incroyable pour fin juillet.
22/07 - Dimanche : Visite du sud de l'île
Nous prenons le bus vers la ville de Kuglijca à l'extrême sud de l'île.
Completement différente de ce que nous avons vu jusque là, il s'agit vraiment d'une ville portuaire, avec un grand port et de gros bateaux de pêche.
Beaucoup de vieux bateaux de pêche. Un chemin de rando un peu... acrobatic !

La côte est moins propre que ce que nous avions pu voir, mais malgré tout toujours aussi belle. Une bonne randonnée nous fait découvrir la passe entre les deux île d'Uglijan et de Pasman, ainsi que deux nouvelles criques tout aussi belles que les précédentes, mais bien plus fréquentées (m'enfin, venant de bretagne, je peux vous dire qu'il n'y avait pas non plus foule).
De toute beauuuuté ! Les chemins réserves beaucoup de surprises comme celle là.
Là encore, gare aux oursins qui pulullent sur les bords de mer, sournoisements cachés entre et sous les rochers. Mais surtout, gare aux culs nus (ou culs bronzés) !!!
Tout nu et tout bronzé ! Et alors ? PS: Ce n'est pas moi.
Gare aux pieds.
23/07 - Lundi : Retour vers Zadar, puis Zagreb. Journée de transition, dernière de notre séjour. Nous partons assez tot pour le bateau vers Zadar, et en profitons pour visiter plus en détail qu'à l'aller le bien joli centre historique de cette ville, chargée d'histoire.
Zadar : Le marché couvert. Plein de senteurs et de couleurs alléchantes. Des ruelles étroites et colorées.

Le centre historique contient de nombreux édifices religieux imposants, la plupart moyenageux. En voici un bref apperçu.

Le bus qui nous ramène vers Zagreb mettra 3h30 seulement (passage par l'autoroute plutot que par les lacs de Plitvice). En attendant notre bus Eurolines vers Paris à 21h30, nous passons notre fin d'après midi dans la capitale, que j'ai trouvé assez jolie par rapport à ce que laisse entendre le Routard.
Avant de vous laisser, je voulais vous montrer cette magnique publicité pour la Karlovacko, bière salvatrice lors de la canicule. Je pense que l'agence de pub a un peu abusé sur les échantillons !!
Fin Voila les grande ligne de mon voyage. Pour résumer l'athmosphère, je dirais que nous avons vu peu de monde pour un mois de juillet (il faisait tellement chaud que les gens restaient chez eux peut-être), même dans l'eau et sur les "plages".
Le pays est sublime, avec des endroits encore authentiques, et surtout une côte magnifique. La côte ou nous étions est vraiment très propre, rien par terre, rien dans l'eau, bravo. Pareille autour des lacs. Par contre, beaucoup de graffitis dans les villes (Zadar / Zagreb).
Tout cela nous a donné envie d'en visiter encore plus une autre fois, car le pays est assez grand et très varié, peut-être avec une voiture pour plus de mobilité. Cependant, nous avons fait beaucoup de chose avec juste un sac à dos et de bonnes chaussures en une semaine, le tout pour moins de 500€ par personne. Budget respecté !!!
Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout, et désolé pour les fautes d'orthographe et de frappe...
Hvala, DOVIDENJA !
Comme promis, je viens vous faire le débriefing de mon séjour en Croatie avec ma copine, en espérant que cela donnera des idées à certains, et qu'il pourront visiter ce magnifique pays, pour pas cher. Bon, soyez indulgent, ceci est notre premier vrai voyage "sac à dos", et je sais que mon petit récit sera bien pâle face aux experiences extraordianires que vivent beaucoup d'entre vous.
Vue d'ensemble de nos destinations en Croatie.

14/07 - Samedi : Départ en voiture, de Lorient vers Paris. Jusque là, rien d'exeptionel pour un Breton, les voyages commencent souvent par un déplacement sur Paris. Heureusement on gagne une nuit grâce à de la famille sur place. Il n'y a pas de petites économies.
15/07 - Dimanche : le voyage commence vraiment. Couché 03h la veille, levé 05h, ca met dans l'ambiance ! Traversée de Paris en RER - Métro (vide à cette heure, mis à part les cadavres sortant de boite) avec nos sacs sur le dos, nos maisons pour les 10 prochains jours, direction la garre routière internationale de Paris Gallieni. Pas de difficultés particulières à trouver le bus, mais le dépaysement commence lorsqu'il faut charger les bagages et poinssonner les tiquets : nos trois chauffeurs sont Croates, et ne parlent ni francais, ni anglais... Un peu bourrus au premier abord, ils sont en fait très sympa (comme la plupart des Croates que nous avons rencontrés). 15/07 08h30 --> 16/07 07h00 : Voyage en bus. Bus climatisé quasi neuf et très confortable. Le voyage est passé relativement vite, et sans soucis majeurs (si ce n'est un camp de scout un peu bruyant dans le fond du bus). Nos oreilles sont flatées par les discussions des Croates rentrant chez eux, ont est déjà à l'étranger. La palme quand même aux films passés dans le bus : En VO anglaise (mais quasiment sans le son), sous titré Croate... Bon courage !!! 🤪
16/07 - Lundi : Arrivée à destination ! Nous sommes arrivé le matin (avec de l'avance sur l'horaire) à Zagreb, puis avons rapidement trouvé un bus national direction Plitvicka Jazera (02h30 de trajet environ). Déposés aux lacs (entrée 2) vers 10h30 du matin avec nos sacs, l'objectif du jour est de trouver notre appart à Poljanac (enfin, déjà trouver le village... le hameau en fait). On se rend alors compte que nous avons été déposé du mauvais coté de la montagne par rapport aux lacs, et que nous allons devoir marcher de nombreux kilomètres en montagne avec nos gros sacs, sous la chaleur écrasante (40° à l'ombre) pour contourner le parc, et passer sur l'autre flan de montagne... Bien que cela fut assez éprouvant (mais on est venu là pour randonner, alors on a été servi), cela nous a permis de trouver des coins superbes et reculés, comme cette petite marre à l'eau transparente, alimentée par une cascade, et entourée unqiuement d'une végétation luxuriante et de falaises abruptes. Pas âme qui vive aux alentours : baignade salvatrice !!
La vue d'en haut qui nous a irrémédiablement attirée... Et c'est sous la cascade qu'on s'est baigné, si si !!!

En fait, il s'agissait de la rivière en aval des lacs du parc... Ce qui explique la clarté de l'eau !!!
Nous trouvons enfin notre village et notre appartement vers 14h30, exténués par la fin de la marche sur cette route de montagne qui grimpait sur plusieurs kilomètres sans offrir un seul coin ombragé... A notre grande surprise, l'appart que nous avions réservé pour trois nuit, à moins de 15€ la nuit est très spacieux, décoration kitch, mais très agréable. Juste au dessus des propiétaires : le fils parlant un anglais impecable.
17/07 - Mardi : Les lacs de Plitvice Départ matinal avec nos petits sacs à dos cette fois en vue de profiter à fond de notre journée au parc, nous empruntons la route indiqué par le fils des propriétaire de notre appart, et arrivons à une entrée à environ 2km500 du l'appart. Nous sommes de l'autre côté des entrées balisées du parc, et ici, les prix sont affichés (110 kuna) mais la guérite est vide... Bon, nous déscendons le chemin et arrivons à notre plus grande surpise directement dans le parc ! Le but n'était pas de frauder, mais le résultat est là, nous avons économisé l'entrée. Je vous passe le reste de la journée, sublime, à randonner autour des lacs, le long de l'itinéraire K le plus long, que nous avons encore allongé pour prendre toujours plus de photos. J'ai été surpris de ne pas trouver la foule que la plupart des gens déplorent sur ce forum. En effet, il y a des moments où il y a du monde, mais cela dépend des heures, et finalement, ils restent sur les chemins en planches des lacs supérieurs et inférieurs, et ne font pas les chemins de rando. Le seul suplice est de ne pas pouvoir se baigner (interdiction à l'ensemble du parc)...
Réalisé sans trucage (ni colorant), l'un des lacs inférieurs. En bonus sur le paneau, le schéma du site.

Si c'est pas paradisiaque ça... Et encore, je vous passe le soleil de plomb !

18/07 - Mercredi : Retour aux lacs Nous profitons de la matinée pour visiter un peu les environs de Poljanac notre village, et un autre un peu plus loin dans la montagne. Authentique. Peu de touristes, quelques traces de la guerre...
Un lourd passé... Pas si lointain que ça...

Puis nous sommes retourné aux lacs, en essayant une autre route (toujours sur notre versant), pensant tomber sur un guichet ouvert cette fois, mais la encore, rien... soit. Plus tranquillement que la veille, nous avons traversé les lacs jusqu'à l'entrée 1 en prenant les petits bateaux electriques tres agréables. (Nous avions besoin de cash, et le distributeur le plus proche se situe à cette entrée 1, rien sur notre versant). Tout cela nous a pris la journée (si l'on y ajoute un peu de farniente bronzage autour des lacs, et même -shame on me- un petit plongeon dans un endroit reculé du plus grand des lacs -en compagnie de jeunes autoctones-).
J'ai honte, mais que c'était bon !

Vous reprendriez bien une vue d'ensemble avant de partir ? Voici les deux principaux lacs vu d'en haut.

19/07 - Jeudi : Départ pour la côte La chaleur écrasante et les quelques ampoules aux pieds de ma copine nous ont décidé à changer nos plans pour la suite du séjour. Assez de montagne et de rando, plutot que d'aller dans le massif du Vélébit, nous avons décidé d'aller sur l'île d'Uglijan, pile en face de Zadar (au nord de la Dalmatie). Accompagnés gracieusement en voiture par nos hôtes jusqu'à l'arrêt de bus (cela nous a économisé les 4 à 5h de marche du premier jour), nous avons pris la direction de Zadar. Trajet de 3h30 environ, traversant un veritable no man's land, avec de nombreuses marques de la guerre.
Rapide traversée de Zadar (la vieille ville) jusqu'à l'embarcadère de la Jadrolina qui assure les traversées entre Zadar et la ville de Préko, au beau milieu de l'île d'Uglijan. Dès l'arrivée sur l'île, nous avons été conduit dans une pension/chambres d'hôte (et en voiture s'il vous plait), par le fils lui même des propriétaires ! Par chance, cette pension est celle que nous avions repéré dans le Routard (Russev), alors Banco. 15€ la nuit environ pour la chambre/douche/toilette climatisée avec le petit dèjeuner (copieux), et une vue imprenable sur la côte, superbe, et Zadar au loin. Visite rapide de la ville repérage des restaurants et des magasins, et enfin le premier bain dans l'Adriatique ! Le pied ! Une eau chaude et claire, le rève.
Vue de notre pension, on a déjà vu pire !

L'une des "plages" de la ville, façe à une mini île. Le chemin piéton longeant la côte.

Une barque typique.

20/07 - Vendredi : Visite du nord de l'île
Nous prenons le bus vers le nord de l'île (une seule route traverse l'île), direction Muline, superbe hameau de pêcheurs, complétement exempt de touriste le jour de notre passage. Une petite frailleur lors d'un arrêt du bus dans un hopital psychiatrique ou les "pensionnaires" affluait autour du bus.
Calme, cigales, mer turquoise, crique sublime et presque deserte, poissons partout : tout pour plaire (mais gare aux oursins, nombreux). Un endroit magique.Le ciel, le soleil et la mer...

Retour à pied vers la ville d'Uglian, sympa. Baignade à la moindre occasion car le soleil est écrasant sur l'île, et les coins d'ombres peu nombreux...
Retour en bus pour Preko, la ville est en fait plus loin que ce que nous pensions pour y aller à pied.
Oui, bien plus loin que l'on croyait...

Sortie nocturne: On est sur une île et ca se sent. Ambiance bon enfant, pas trop de monde, mais assez pour qu'il y ait de l'animation.
21/07 - Samedi : Visite du milieu de l'île
Pas de bus aujourd'hui, mais rando au programme. On souhaite basculer de l'autre côté de l'île, et trouver des criques désertes.
Là encore, ca grimpe un peu, mais surtout, la chaleur est écrasante sur ces pseudo routes en béton traversant les champs d'oliviers à perte de vue.
Les cigales sont plus que jamais présentes, et le panorama superbe.Des oliviers à perte de vue, et au loin : d'autres îles montagneuses.

Par contre, le balisage jusque là bien réalisé à eu une petite lacune, si bien que plutot de faire la rando de 2-3h indiquées sur le plan, nous avons bien mis 4h (à un bon rythme) pour arriver à destination... Les gourdes se vidant, il était tant d'arriver, car nous étions proche du point de non retour...
Mais la récompense est de taille : après nos quelques heures de marche et de sueur à travers oliviers et figuiers, nous atteigneont une crique idylique à l'au cristaline, face aux autres îles du nord de la Dalmatie (Ottok, Kornati, ...).
Il manquait l'appareil sub-aquatique pour vous montrer la richesse de la faune. Dommage. En tous cas, moi, j'y retourne !

Seul deux petites barques de pêcheurs ont jetés l'ancre dans cette crique. Cette après midi de baignade est féérique (surtout quand on pense à la marche qui nous attend au milieu de nulle part pour rentrer). Nous n'avons croisé personne lors de cette journée de randonnée : incroyable pour fin juillet.
22/07 - Dimanche : Visite du sud de l'île
Nous prenons le bus vers la ville de Kuglijca à l'extrême sud de l'île.
Completement différente de ce que nous avons vu jusque là, il s'agit vraiment d'une ville portuaire, avec un grand port et de gros bateaux de pêche.Beaucoup de vieux bateaux de pêche. Un chemin de rando un peu... acrobatic !

La côte est moins propre que ce que nous avions pu voir, mais malgré tout toujours aussi belle. Une bonne randonnée nous fait découvrir la passe entre les deux île d'Uglijan et de Pasman, ainsi que deux nouvelles criques tout aussi belles que les précédentes, mais bien plus fréquentées (m'enfin, venant de bretagne, je peux vous dire qu'il n'y avait pas non plus foule).
De toute beauuuuté ! Les chemins réserves beaucoup de surprises comme celle là.

Là encore, gare aux oursins qui pulullent sur les bords de mer, sournoisements cachés entre et sous les rochers. Mais surtout, gare aux culs nus (ou culs bronzés) !!!
Tout nu et tout bronzé ! Et alors ? PS: Ce n'est pas moi.

Gare aux pieds.

23/07 - Lundi : Retour vers Zadar, puis Zagreb. Journée de transition, dernière de notre séjour. Nous partons assez tot pour le bateau vers Zadar, et en profitons pour visiter plus en détail qu'à l'aller le bien joli centre historique de cette ville, chargée d'histoire.
Zadar : Le marché couvert. Plein de senteurs et de couleurs alléchantes. Des ruelles étroites et colorées.

Le centre historique contient de nombreux édifices religieux imposants, la plupart moyenageux. En voici un bref apperçu.

Le bus qui nous ramène vers Zagreb mettra 3h30 seulement (passage par l'autoroute plutot que par les lacs de Plitvice). En attendant notre bus Eurolines vers Paris à 21h30, nous passons notre fin d'après midi dans la capitale, que j'ai trouvé assez jolie par rapport à ce que laisse entendre le Routard.
Avant de vous laisser, je voulais vous montrer cette magnique publicité pour la Karlovacko, bière salvatrice lors de la canicule. Je pense que l'agence de pub a un peu abusé sur les échantillons !!

Fin Voila les grande ligne de mon voyage. Pour résumer l'athmosphère, je dirais que nous avons vu peu de monde pour un mois de juillet (il faisait tellement chaud que les gens restaient chez eux peut-être), même dans l'eau et sur les "plages".
Le pays est sublime, avec des endroits encore authentiques, et surtout une côte magnifique. La côte ou nous étions est vraiment très propre, rien par terre, rien dans l'eau, bravo. Pareille autour des lacs. Par contre, beaucoup de graffitis dans les villes (Zadar / Zagreb).
Tout cela nous a donné envie d'en visiter encore plus une autre fois, car le pays est assez grand et très varié, peut-être avec une voiture pour plus de mobilité. Cependant, nous avons fait beaucoup de chose avec juste un sac à dos et de bonnes chaussures en une semaine, le tout pour moins de 500€ par personne. Budget respecté !!!
Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout, et désolé pour les fautes d'orthographe et de frappe...
Hvala, DOVIDENJA !