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Mineur aux Etats-Unis: documents nécessaires autre que le passeport? English translation pending
Bonjour
Un mineur en possession d'un passeport délivré en juin 2007, qui se rend aux USA avec des adultes autres que ses parents.
A t il besoin d'autres documents, officiels ou non? (autorisation signée par les parents par ex.)
Merci pour vos réponses... exactes et précises...
Retour de deux mois passés à Madagascar English translation pending
Bonjour les routards,
Nous venons de passer 2 mois a Mada que nous avons parcourue de long en large, jamais en avion, surtout en taxi-brousse mais aussi en 4x4.
Nous avons 40-45 ans avec pas mal d’experiences «routardieres» les dernieres 15 annees ce qui nous permet un jugement comparatif assez honnete des lieux qu’on visite (enfin, nous le pensons).
Sans vouloir tomber trop dans les details, nous allons essayer de mentioner les points essentiels tout en essayant de rester aussi objestifs que possible.
Quitte meme a deplaire a certains …
• Notre parcours :
a) Descente de la Tsiribinina et visite des 2 Tsingys, le tout en 6 jours.
b) Toute la RN7 en taxi brousse, en s’arretant quelques jours a Antsirabe, a Fiana et a Isalo.
c) Le train Fiana – Manakara (aller et retour).
d) Ifaty – Mangilly
e) Saint – Augustin
f) Anakao et Nosy Ve
g) Anakao – Fort-Dauphin en 4x4 TOUT LE LONG DE LA COTE (pas par la nationale RN10)
h) Fort-Dauphin - Ihosy par la nationale assez difficile RN10 …
i) Tana – Tamatave – Sainte-Marie en taxi brousse + bateau (aller et retour)
Nous avons laisse tomber Nosy Be car nous avons juge que c’etait trop touristiques a nos gouts. Ainsi nous n’avons pas visite non plus Diego Suarez ni la Cote-Vanille (probablement dommage …)
• Budget (hotels – bouffe – transports en commun)
Mise a part la location du 4x4 que nous avons juge indispensable pour le Sud, nous avons essaye de nous preserver un minimum de confort en faisant tout de meme assez attention aux depenses inutiles.
Hotels : Nous tournions, en moyenne, a 10 euros par jour.
Le maximum etait 16 Euros (Tana et Sainte-Marie), le minimum 4 Euros a Saint-Augustin (hotel) et a Beraketa chez des locaux.
En general, avec 10 Euros en moyenne, on trouve du logement assez honnete pour des standards Europeens.
Bouffe : Il s’agit la du point le plus subjectif et du plus difficile a prevoir.
C’est vrai qu’ on peur manger dans des gargotes locales a 1-1.5 Euros par personne (en faisant attention a la tourista), surtout a midi, mais a la longue cela devient assez penible. La gastronomie Malgache n’etant pas tres variee, on s’en lasse rapidement car on fait le tour des plats proposes assez vite (enfin, ceux qu’on peut se permettre de deguster sans crainte).
Leur aliment de base, le riz, est completement incipide (contrairement au basmati Indien), le zebu a bon gout mais est souvent trop dur, le poulet possede plus d’os que de chere …
Honnetement, nous avons trouve tres difficile de manger a la Malgache midi et soir pendant plusieurs jours.
Surtout le soir ou la bouffe est suppose etre aussi un passe temps agreable apres une rude journee.
Surtout a Mada …
Car il faut se mettre bien dans la tete que le SOIR a Mada C’ EST MORT ! LA ZONE …
Rien a faire …, meme a Tana …, car les gens vivenent surtout a la lumiere du jour.
A 6 heures il fait nuit ou jour et pendant la nuit vous n’avez pas tellement le choix de l’amusement.
Pour le soir dans un restau il faut compter environ (par personne) :
Minimum 4 Euros pour un plat de resistance (poisson de preference) + boisson.
Maximum 8 Euros si vous ajoutez une entree et un dessert.
A vous de choisir …
Des langoustes a 2 Euros le Kilo nous les avons trouves nulle part …
Et puis, de toute facon, meme si vous partez dans la brousse vous portez toujours la couleur de votre peu sur vous.
Pour les locaux nous sommes toujours des «Vasahas» meme au fin-fond de l’ile. Ils essayeront toujours a faire monter les prix …
Transports : Tant qu’on reste dans les limites du taxi-brousse acceptable, a savoir sur les axes goudronnes principaux, c’est bon marche.
Par contre, bonjour l’attente !!!
Si le taxi-brousse ne se remplit pas (14 places), vous avez beau poiroter.
Comptez, en moyenne, 2 heures de retard sur l’ horaire prevu.
Tana – Antsirabe (3.5 heures) : 2.90 Euros
Tana – Tamatave (8 heures) : 5 Euros
Tana – Fiana : (9 heures) : 5 Euros
Fiana – Isalo (5.5 heures) : 5 Euros
Morondava – Antsirabe (13 heures) : 11.5 Euros.
Par contre, sachez que les taxi-brousses ou bus (TATA) de piste (en dehors des routes goudronnees), sont une horreur !!!
Ceux-la n’ont pas de limitation de chargement, du moins les flics ferment les yeux car ils se font graisser la pate …
Les locaux ont une notion de la securite, de l’espace et du confort qui n’a rien a voir a la notre. Meme en etant tres indulgeants !!!
Quant aux pretendus contacts humains avec les locaux partageant ce meme vehicule surcharge, cela n’est qu’un mythe romantique.
Vous risquez par contre de mieux vous familiariser avec leurs odeurs ou avec leurs poules.
A vous de voir …
Services extras : 4L ou petits taxis prives pour petites distances locales : Sensiblement plus chers.
Pour l’example : Tulear – Ifaty, 30 Km en taxi brousse local (29 personnes sur une Toyota !!!) : 1.5 Euros.
Tulear – Saint Augustin : 30 Km, 20 euros le taxi en 4L …
C’est toujours le meme refrin : DES QU’IL N’Y A PLUS DE CONCURRENCE EST QUE VOUS ETES A LA MERCI DES LOCAUX, NEGOCIEZ FERMEMENT ET BONNE CHANCE !!!
•Parcs nationaux L’arnaque … s’appele ANGAP + guides. Notre conseil : Choisissez 1 ou 2 parcs et arretez … Le pire de tous c’est le parc d’Isalo (on s’y attendait) ou il regne un esprit d’arnaque assez infecte. Pour vous fixer les idees : A Isalo pour une simple balade au canyon des Makis (rien d’extraordinaire) + une balade aux canyon avec piscines naturelles (tres sympa et rafraishissant), au total environ 7 heures, vous en aurez pour : ANGAP : 10 Euros par personne, guide : 25 Euros, voiture pour le deplacement de 17 km entre les deux lieux : 27 Euros. Total : 62 Euros !!! tout seul ou 72 Euros a deux (l’ANGAP se paye a double), sans compter la bouffe a midi (facultative) … Essayez au moins de partager le guide et la voiture avec d’autres gens !!! Pour votre info : Le roi de la combine locale s’appele : MOMOTRECK. A eviter a tout prix ses services super chers, meme son hotel inefficace … Prennez plutot l’hotel tout neuf sur la place centrale du village, surtout pour bouffer mieux et a moitie prix … et essayez de contacter les guides locaux sur place en individuel et en dehors du Momotreck-mafia. •Location de 4x4 ou excursions proposes : Pour le 4x4, pas trop le choix, il faut casser sa tirelire. Cela dit, en chercheant le CONTACT DIRECT sur internet ou, si vous avez le temps sur place (mieux vaut a Tana), vous arriverez a faire passer mieux la pillule. Surtout pour tout ce qui concerne les excursions proposees (Tsiribihinam Tsingys etc …) Un conseil precieux : A mois que vous soyez le type de touriste pepere (alors pourquoi venir a Mada ?), EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Ces agences sous-traitent, donc forcement les prix montent considerablement. MIEUX VAUT CONTACTER UN DIRECT LES GUIDES SUR PLACE OU VIA INTERNET ... A la fin de notre texte nous allons vous donner quelques tres bons noms et contacts directs a propos …
•NOS IMPRESSIONS DE VOYAGE : Ici c’est difficile d’etre totalement objectifs car «les gouts et les couleurs c'est assez personnel … » En plus, juger un lieu ou une situation depend aussi des vecus de chacun … Quelqu’un qui a beaucoup voyage sera forcement plus trancheant dans ces jugements … que quelqu’un qui vient de debuter …. A notre avis personnel, pour quelqu’un qui cherche l’authenticite et le depaysement, le Sud c’est incontournable. Quitte a casser sa tirelire. La piste, surtout celle qui LONGE LA COTE … (assez facile) et qui passe par par Anakao, Beheloka, Androka (super !), Itampolo, Lavanono (super !), Cap-Saint-Marie et Faux-Cap (super !!!), est d’une beaute sauvage remarquable. C’est aussi la route des fameux tombeaux … On peut la faire sans etre presses en 6 jours jusqu'à Fort-Dauphin. Fort-Dauphin en tant que ville est une vraie deception (comme la majorite des villes Malgaches). Aucune couleur, un enorme chantier et des 4x4 plein les rues … Dommage, car la baie Dauphine et ses environs sont sublimes (surtout la baie de Lokaro est tres belle et pratiquable meme en voiture depuis cette annee). Ensuite nous vous conseillons de remonter a Tana (en 3 jours) par la route verticale, la nationale RN13, qui passe par Beraketa, Betroka et Ihosy. Route assez difficile par morceaux, surtout le trajet de 75 km Antanimora – Berateka et notamment juste apres Betroka par endroits … Uniquement en 4x4, sinon c’est trop galere, mais ca vaut vraiment le coup !!! AMATEURS DE GRANDS ESPACES a perte de vue (surtout apres Betroka et a l’approce de Ihosy), de couleurs changeantes et de depaysement vous etes avertis !!! Pour les aventuriers du pre-programme, sympatique mais assez toursistique (surtout en haute saison), nous conseillons la descente de la Tsiribihina, la visite des Tsingys et le petit train reliant Fiana a Manakara avec un petit tour vers les pangalanes. Mais, nous ne le repeterons jamais assez, EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Contactez les guides EN DIRECT, a la source, pour eviter la sous-traitance. Veuillez lire les noms et les contacts a la fin de notre texte. L’ile de Sainte Marie, hormis le temps treeeeees instable, est une ile tres sympa et tres tranquille. Ca vaut le coup, surtout l’ ile aux Nattes (4-5 jours suffisent). Sable blanc et fin, eau claire (turquoise par endroits) et fonds sableux. Pas des fonds vaseux et troubles comme a Ifaty-Mangilly ou sur la plage principale de Nosy Be …
Par contre, pour quelqu’un qui veut simplement poser son cul dans un bel hotel, payer cher tous ses deplacements et (eventuellement) draguer des putes fatiguees, , Nosy Be serait plus conseillee.
• NOS COUP DE COEURS : a) Le parcours des tombeaux : Anakao – Lavanono - Fort-Dauphin, PAR COTE (pas par la RN10). Le parcours Lavanono - Faux-Cap est un «must». b) Les alentours de Fort-Dauphin (baie de Lokaro) mais surtout pas la ville. c) Le parcours de la nationale RN13 (difficile par endroits) reliant Fort-Dauphin a Ihosy (amateurs de grands espaces, vous vous regalerez !!!). d) Manombato, a 110 Km au sud de Tamatave, 20 Km de Brikaville, plein de petits lacs et aussi le debut des pangalanes-nord. Impressionant paysage, sable super blanc et tres fin. e) Nosy Ve, la petite ile en face de Anakao. Un vrai bijoux a ne pas manquer !!! Meme si nous pensons que Mada ne vaut pas tellement la peine pour sa mer, Nosy Ve est une des rares exceptions a nous dementir.
•SYMPATHIQUE a) Antsirabe. La seule ville a Mada digne a porter ce nom … Pour ce qui concerne le reste des villes, sauf pour Diego que nous n’avons pas visite, nous pouvons guarantir qu’elles sont a la limite du supportable, voire meme a eviter autant que possible. b) Tsiribihina et Tsingys. Sympa mais (a notre avis) pas a la hauteur de leur publicite. Aussi assez touristiques pour nos gouts … Honnetement, la descente de l’Ardeche est tout aussi sympa (surtout hors saison) et il n’ya pas besoin pour cela de se tapper 9000 Km … c) Sainte- Marie (lire plus haut). d) Saint-Augustin, pres de Tulear. Assez sauvage et authentique … Aussi un moyen de passage vers Anakao (en pirogue) moins cher et moins dangereux que par Tulear. Car, FAITES GAFFE AU PIROGUES !!! c'EST ASSEZ PERILLEUX meme si les piroguiers pretendent le contraire .. Ils seraient capables de vous promettre meme l'Antarctique pour le fric !!! e) Anakao Sympa et nettement mieux que Ifaty ou Mangilly. f)La securite et le manque d’agressivite des gens, voire meme le cote chaleureux des gamins. Meme si souvent cela cache de l’interessement … Quelques exceptions rares tout de meme a Tana et dans la region d’ Ilakaka – Isalo.
• NOS DECEPTIONS : a) Isalo (lire plus haut). C’est surtout a cause du contexte arnaqueur … Comme nous n’avons pas pris le parcours de 2-3 jours, par consequent notre jugment est probablement incomplet. Cela dit, ceux qui ont deja visite le Grand Canyon aux USA ou celui au nord du Mexique (Del Cobre), seront probablement decus. b) Ifaty – Mangilly. c) Tres belle plage de 7 Km, on l'avoue, mais mer degueulasse … Fonds boueux, algues et eaux troubles. d) En general, decus par le fait que souvent la mer ne soit pas a la hauteur des ses plages (en peu comme au Bresil). Eaux troubles, vagues peu invitantes … e) Fort-Dauphin (lire plus haut) f) La bouffe Malgache. g) En comparant a d’autres endroits sur la planete (meme pauvres), le manque de culture prononcee (musique ou autre) est a mentioner. Sur ce point ce n’est ni l’Inde ni Cuba …, c’est plutot l’Afrique (surtout au sud). Heureusement sans les dangers de celle-ci …
NOS MEILLEURES ADRESSES D’HOTELS (en qualite-prix) : A TANA : Chambres d’hote : JACARANDA. Bien place, calme, tres propre, acceuil super-super sympa (on se sent en famille), internet gratuit, prix tres raisonnables. Dommage qu’il n’yait que 9 chambres. www>tana-jacarana.com Hotel SAKAMANGA : Tres connu, bien fait, pratique mais un peu dangeureux a la sortie le soir. Sympa mais pas mieux que le Jacaranda. A ANTSIRABE : Chez JENNY, une vraie oasis en pleine ville !!! Central (derriere la cathedrale), beaucoup de cachet et pas trop cher (10 – 12 Euros). EVITEZ la pension du GERANIUM …meme si les pousse-pousse vous la proposent (ils touchent une commission). Bon marche, nous l’admettons, mais assez mauvais rapport qualite prix. Et surtout, le proprio fait vivre son personnel dans des conditions pires que dans une porcherie … A notre avis une attitude a ne pas encourager financierement. A FIANA : Hotel LE CANTONNAIS, tres bon rapport qualite-prix et pratique car pres de la gare. A ANAKAO : Hotel SOALAZA (Chez Solange) : Tenu par un couple Malgache tre sympa.Tres bon rapport qualite-prix ( Tel : 00261 (0) 32 0418093 ) A SAINTE – MARIE Hotel YLANG : Pas le moins cher ni le plus cher mais tres bon raport qualite-prix. A LAVANONO : Chez EVELYNE …., Malgache tres sympa et tres bonne cuisiniere. A SAINT-AUGUSTIN : Chez Pierre …, mais pas chez Glovaire …
LES PIRES HOTELS (en qualite-prix) : GERANIUM A ANTSIRABE CHEZ BERNARD A BEHELOKA. LE CACTUS AU FAUX CAP ….
NOS CONCLUSIONS PERSONNELLES APRES 2 MOIS ET REALITES CACHEES : Certains choisissent Mada pour son cout de vie. Meme si Mada n’est pas vraiment une destination chere (hormis le billet d’avion), , ., ELLE N’EST PAS AUSSI BONNE MARCHE QUE L’ON CROIT. A moins de vivre comme a la Malgache (dur, dur …). Des que l’on cherche un minimum de confort ou un minimum de qualite (pas le luxe) les prix montent assez vite. D’ autres gens debarquent pour l’ecotourisme et pour le depaysement. C’etait aussi notre cas mais finalement la realite est un peu differente. SI VOUS CHERCHEZ DU DEPAYSEMENT, IL FAUDRA SORTIR DES SENTIERS BATTUS, TROUVER LES BONS GUIDES (voir plus bas) ET CASSER VOTRE TIRELIRE car vous allez dependre des 4x4 … Et sans aucune guarantie de pouvoir trouver du depaysement car (guide + 4x4) ne sont pas forcement compatibles a depaysement … SI VOUS RESTEZ DANS LES SENTIERS BATTUS, C’EST MOINS CHER MAIS POUR CERTAINS (NOTRE CAS) PAS FORCEMENT TRES EXCITANT. Donc, a quoi bon faire 9000 Km ??? IDEM POUR LA MER …, beaucoup de tres belles plages mais peu d’endroits ou la mer est a la hauteur de celles-ci.
GUIDES ET CONTACTS DIRECTS : Nous l’avons deja ecrit : Mieux vaut s’adresser directement aux guides que de passer par des agences qui sous-traitent. Mais encore faut-il trouver les bons (aussi a des prix interessants) car pas mal de gens se pretendent bon guides a Mada … Helas, la majorite proposent plus ou moins les memes choses et a des prix assez differents. Peu parmis eux osent proposer des choses un peu plus speciales, donc moins touristiques que la Tsiribihina, les Tsingys, la RN7 et les parcs. Soit parce qu’ils ne connaissent pas, soit parce qu’il ne veulent pas prendre des risques avec leur voiture. Nous allons vous donner 3 noms : Pour la Tsiribihna et les Tsingys il ya pas mal de guides a Antsirabe. Probablement, plusieurs parmis eux sont assez valables car finalement l’excursion est devenue pour eux presque un reflexe, tellement de fois ils l’ont faite. Pour la Tsiribihina et les Tsingys nous allons vous donner le nom de : Jean Charles. Surtout pour son efficacite (un vrai petit Allemand en matiere d’organisation et d’anticipation) et pour son honnetete (tres important). Ses tarifs sont super concurrentiels et vous pourrez sans aucun probleme lui anticiper un versement depuis chez-vous sans vous faire arnaquer. Ses coordonnes : jeancharles1974@yahoo.fr Web : http://jeancharles.new.fr, http://tsiribihinatours.lagrandeile.com Tel mob : 00261 (0) 32 049 13 54 Saluez-le de notre part ...
Pour les choses plus corsees, POUR LES VRAIS ROUTARDS …., nous allons vous donner un tres gros calibre (et nous pesons nos mots …), un nom qui vaut de l’or : Le pape des guides …, il connaît toute l’ile comme sa poche. Du nord au sud, d’est en ouest … La ou peu de gens savent comment passer, lui il passe en rigolant car il connait … Il peux corriger, completer ou reecrire le routard pour vous sans aucun probleme. Le guide ideal, meme pour un Nicolas Hulot … A notre avis, les 25 ans d’experiences accumulees qu’il possede sont un bagage que peu de jeunes guides doivent avoir sur l’ile. De caractere tres agreable et parlant tres bien le Francais, il vous laissera a la fin avec l’image d’une personne tres attachante et tres professionnele. Son nom : Jean Pierre Mail : tsinalika@yahoo.fr Tel mob : 00261 (0) 32 417 14 08 Merci J.P …, passer-lui nos salutations chaleureuses … Pour les excursions vers le Sud ainsi que pour la Tsiribihina, vous pourrez aussi contacter «ses poulins» qui travaillent desormais a leur compte, plus jeunes que Jean Pierre mais tout aussi enthousiastes : Eddy (mail : maisontsirbihina@yahoo.fr, Tel Mob : 00261 (0) 32 401 3105) et Hazim Richard (Tel Mob : 0261 (0) 32 403 0016
Bonne route et bonne poussiere …. Olivier et Lydia
•Parcs nationaux L’arnaque … s’appele ANGAP + guides. Notre conseil : Choisissez 1 ou 2 parcs et arretez … Le pire de tous c’est le parc d’Isalo (on s’y attendait) ou il regne un esprit d’arnaque assez infecte. Pour vous fixer les idees : A Isalo pour une simple balade au canyon des Makis (rien d’extraordinaire) + une balade aux canyon avec piscines naturelles (tres sympa et rafraishissant), au total environ 7 heures, vous en aurez pour : ANGAP : 10 Euros par personne, guide : 25 Euros, voiture pour le deplacement de 17 km entre les deux lieux : 27 Euros. Total : 62 Euros !!! tout seul ou 72 Euros a deux (l’ANGAP se paye a double), sans compter la bouffe a midi (facultative) … Essayez au moins de partager le guide et la voiture avec d’autres gens !!! Pour votre info : Le roi de la combine locale s’appele : MOMOTRECK. A eviter a tout prix ses services super chers, meme son hotel inefficace … Prennez plutot l’hotel tout neuf sur la place centrale du village, surtout pour bouffer mieux et a moitie prix … et essayez de contacter les guides locaux sur place en individuel et en dehors du Momotreck-mafia. •Location de 4x4 ou excursions proposes : Pour le 4x4, pas trop le choix, il faut casser sa tirelire. Cela dit, en chercheant le CONTACT DIRECT sur internet ou, si vous avez le temps sur place (mieux vaut a Tana), vous arriverez a faire passer mieux la pillule. Surtout pour tout ce qui concerne les excursions proposees (Tsiribihinam Tsingys etc …) Un conseil precieux : A mois que vous soyez le type de touriste pepere (alors pourquoi venir a Mada ?), EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Ces agences sous-traitent, donc forcement les prix montent considerablement. MIEUX VAUT CONTACTER UN DIRECT LES GUIDES SUR PLACE OU VIA INTERNET ... A la fin de notre texte nous allons vous donner quelques tres bons noms et contacts directs a propos …
•NOS IMPRESSIONS DE VOYAGE : Ici c’est difficile d’etre totalement objectifs car «les gouts et les couleurs c'est assez personnel … » En plus, juger un lieu ou une situation depend aussi des vecus de chacun … Quelqu’un qui a beaucoup voyage sera forcement plus trancheant dans ces jugements … que quelqu’un qui vient de debuter …. A notre avis personnel, pour quelqu’un qui cherche l’authenticite et le depaysement, le Sud c’est incontournable. Quitte a casser sa tirelire. La piste, surtout celle qui LONGE LA COTE … (assez facile) et qui passe par par Anakao, Beheloka, Androka (super !), Itampolo, Lavanono (super !), Cap-Saint-Marie et Faux-Cap (super !!!), est d’une beaute sauvage remarquable. C’est aussi la route des fameux tombeaux … On peut la faire sans etre presses en 6 jours jusqu'à Fort-Dauphin. Fort-Dauphin en tant que ville est une vraie deception (comme la majorite des villes Malgaches). Aucune couleur, un enorme chantier et des 4x4 plein les rues … Dommage, car la baie Dauphine et ses environs sont sublimes (surtout la baie de Lokaro est tres belle et pratiquable meme en voiture depuis cette annee). Ensuite nous vous conseillons de remonter a Tana (en 3 jours) par la route verticale, la nationale RN13, qui passe par Beraketa, Betroka et Ihosy. Route assez difficile par morceaux, surtout le trajet de 75 km Antanimora – Berateka et notamment juste apres Betroka par endroits … Uniquement en 4x4, sinon c’est trop galere, mais ca vaut vraiment le coup !!! AMATEURS DE GRANDS ESPACES a perte de vue (surtout apres Betroka et a l’approce de Ihosy), de couleurs changeantes et de depaysement vous etes avertis !!! Pour les aventuriers du pre-programme, sympatique mais assez toursistique (surtout en haute saison), nous conseillons la descente de la Tsiribihina, la visite des Tsingys et le petit train reliant Fiana a Manakara avec un petit tour vers les pangalanes. Mais, nous ne le repeterons jamais assez, EVITEZ LES PROPOSITIONS PROVENANT DES TOURS OPERATEURS DANS VOTRE PAYS OU MEME SUL L’ILE. Contactez les guides EN DIRECT, a la source, pour eviter la sous-traitance. Veuillez lire les noms et les contacts a la fin de notre texte. L’ile de Sainte Marie, hormis le temps treeeeees instable, est une ile tres sympa et tres tranquille. Ca vaut le coup, surtout l’ ile aux Nattes (4-5 jours suffisent). Sable blanc et fin, eau claire (turquoise par endroits) et fonds sableux. Pas des fonds vaseux et troubles comme a Ifaty-Mangilly ou sur la plage principale de Nosy Be …
Par contre, pour quelqu’un qui veut simplement poser son cul dans un bel hotel, payer cher tous ses deplacements et (eventuellement) draguer des putes fatiguees, , Nosy Be serait plus conseillee.
• NOS COUP DE COEURS : a) Le parcours des tombeaux : Anakao – Lavanono - Fort-Dauphin, PAR COTE (pas par la RN10). Le parcours Lavanono - Faux-Cap est un «must». b) Les alentours de Fort-Dauphin (baie de Lokaro) mais surtout pas la ville. c) Le parcours de la nationale RN13 (difficile par endroits) reliant Fort-Dauphin a Ihosy (amateurs de grands espaces, vous vous regalerez !!!). d) Manombato, a 110 Km au sud de Tamatave, 20 Km de Brikaville, plein de petits lacs et aussi le debut des pangalanes-nord. Impressionant paysage, sable super blanc et tres fin. e) Nosy Ve, la petite ile en face de Anakao. Un vrai bijoux a ne pas manquer !!! Meme si nous pensons que Mada ne vaut pas tellement la peine pour sa mer, Nosy Ve est une des rares exceptions a nous dementir.
•SYMPATHIQUE a) Antsirabe. La seule ville a Mada digne a porter ce nom … Pour ce qui concerne le reste des villes, sauf pour Diego que nous n’avons pas visite, nous pouvons guarantir qu’elles sont a la limite du supportable, voire meme a eviter autant que possible. b) Tsiribihina et Tsingys. Sympa mais (a notre avis) pas a la hauteur de leur publicite. Aussi assez touristiques pour nos gouts … Honnetement, la descente de l’Ardeche est tout aussi sympa (surtout hors saison) et il n’ya pas besoin pour cela de se tapper 9000 Km … c) Sainte- Marie (lire plus haut). d) Saint-Augustin, pres de Tulear. Assez sauvage et authentique … Aussi un moyen de passage vers Anakao (en pirogue) moins cher et moins dangereux que par Tulear. Car, FAITES GAFFE AU PIROGUES !!! c'EST ASSEZ PERILLEUX meme si les piroguiers pretendent le contraire .. Ils seraient capables de vous promettre meme l'Antarctique pour le fric !!! e) Anakao Sympa et nettement mieux que Ifaty ou Mangilly. f)La securite et le manque d’agressivite des gens, voire meme le cote chaleureux des gamins. Meme si souvent cela cache de l’interessement … Quelques exceptions rares tout de meme a Tana et dans la region d’ Ilakaka – Isalo.
• NOS DECEPTIONS : a) Isalo (lire plus haut). C’est surtout a cause du contexte arnaqueur … Comme nous n’avons pas pris le parcours de 2-3 jours, par consequent notre jugment est probablement incomplet. Cela dit, ceux qui ont deja visite le Grand Canyon aux USA ou celui au nord du Mexique (Del Cobre), seront probablement decus. b) Ifaty – Mangilly. c) Tres belle plage de 7 Km, on l'avoue, mais mer degueulasse … Fonds boueux, algues et eaux troubles. d) En general, decus par le fait que souvent la mer ne soit pas a la hauteur des ses plages (en peu comme au Bresil). Eaux troubles, vagues peu invitantes … e) Fort-Dauphin (lire plus haut) f) La bouffe Malgache. g) En comparant a d’autres endroits sur la planete (meme pauvres), le manque de culture prononcee (musique ou autre) est a mentioner. Sur ce point ce n’est ni l’Inde ni Cuba …, c’est plutot l’Afrique (surtout au sud). Heureusement sans les dangers de celle-ci …
NOS MEILLEURES ADRESSES D’HOTELS (en qualite-prix) : A TANA : Chambres d’hote : JACARANDA. Bien place, calme, tres propre, acceuil super-super sympa (on se sent en famille), internet gratuit, prix tres raisonnables. Dommage qu’il n’yait que 9 chambres. www>tana-jacarana.com Hotel SAKAMANGA : Tres connu, bien fait, pratique mais un peu dangeureux a la sortie le soir. Sympa mais pas mieux que le Jacaranda. A ANTSIRABE : Chez JENNY, une vraie oasis en pleine ville !!! Central (derriere la cathedrale), beaucoup de cachet et pas trop cher (10 – 12 Euros). EVITEZ la pension du GERANIUM …meme si les pousse-pousse vous la proposent (ils touchent une commission). Bon marche, nous l’admettons, mais assez mauvais rapport qualite prix. Et surtout, le proprio fait vivre son personnel dans des conditions pires que dans une porcherie … A notre avis une attitude a ne pas encourager financierement. A FIANA : Hotel LE CANTONNAIS, tres bon rapport qualite-prix et pratique car pres de la gare. A ANAKAO : Hotel SOALAZA (Chez Solange) : Tenu par un couple Malgache tre sympa.Tres bon rapport qualite-prix ( Tel : 00261 (0) 32 0418093 ) A SAINTE – MARIE Hotel YLANG : Pas le moins cher ni le plus cher mais tres bon raport qualite-prix. A LAVANONO : Chez EVELYNE …., Malgache tres sympa et tres bonne cuisiniere. A SAINT-AUGUSTIN : Chez Pierre …, mais pas chez Glovaire …
LES PIRES HOTELS (en qualite-prix) : GERANIUM A ANTSIRABE CHEZ BERNARD A BEHELOKA. LE CACTUS AU FAUX CAP ….
NOS CONCLUSIONS PERSONNELLES APRES 2 MOIS ET REALITES CACHEES : Certains choisissent Mada pour son cout de vie. Meme si Mada n’est pas vraiment une destination chere (hormis le billet d’avion), , ., ELLE N’EST PAS AUSSI BONNE MARCHE QUE L’ON CROIT. A moins de vivre comme a la Malgache (dur, dur …). Des que l’on cherche un minimum de confort ou un minimum de qualite (pas le luxe) les prix montent assez vite. D’ autres gens debarquent pour l’ecotourisme et pour le depaysement. C’etait aussi notre cas mais finalement la realite est un peu differente. SI VOUS CHERCHEZ DU DEPAYSEMENT, IL FAUDRA SORTIR DES SENTIERS BATTUS, TROUVER LES BONS GUIDES (voir plus bas) ET CASSER VOTRE TIRELIRE car vous allez dependre des 4x4 … Et sans aucune guarantie de pouvoir trouver du depaysement car (guide + 4x4) ne sont pas forcement compatibles a depaysement … SI VOUS RESTEZ DANS LES SENTIERS BATTUS, C’EST MOINS CHER MAIS POUR CERTAINS (NOTRE CAS) PAS FORCEMENT TRES EXCITANT. Donc, a quoi bon faire 9000 Km ??? IDEM POUR LA MER …, beaucoup de tres belles plages mais peu d’endroits ou la mer est a la hauteur de celles-ci.
GUIDES ET CONTACTS DIRECTS : Nous l’avons deja ecrit : Mieux vaut s’adresser directement aux guides que de passer par des agences qui sous-traitent. Mais encore faut-il trouver les bons (aussi a des prix interessants) car pas mal de gens se pretendent bon guides a Mada … Helas, la majorite proposent plus ou moins les memes choses et a des prix assez differents. Peu parmis eux osent proposer des choses un peu plus speciales, donc moins touristiques que la Tsiribihina, les Tsingys, la RN7 et les parcs. Soit parce qu’ils ne connaissent pas, soit parce qu’il ne veulent pas prendre des risques avec leur voiture. Nous allons vous donner 3 noms : Pour la Tsiribihna et les Tsingys il ya pas mal de guides a Antsirabe. Probablement, plusieurs parmis eux sont assez valables car finalement l’excursion est devenue pour eux presque un reflexe, tellement de fois ils l’ont faite. Pour la Tsiribihina et les Tsingys nous allons vous donner le nom de : Jean Charles. Surtout pour son efficacite (un vrai petit Allemand en matiere d’organisation et d’anticipation) et pour son honnetete (tres important). Ses tarifs sont super concurrentiels et vous pourrez sans aucun probleme lui anticiper un versement depuis chez-vous sans vous faire arnaquer. Ses coordonnes : jeancharles1974@yahoo.fr Web : http://jeancharles.new.fr, http://tsiribihinatours.lagrandeile.com Tel mob : 00261 (0) 32 049 13 54 Saluez-le de notre part ...
Pour les choses plus corsees, POUR LES VRAIS ROUTARDS …., nous allons vous donner un tres gros calibre (et nous pesons nos mots …), un nom qui vaut de l’or : Le pape des guides …, il connaît toute l’ile comme sa poche. Du nord au sud, d’est en ouest … La ou peu de gens savent comment passer, lui il passe en rigolant car il connait … Il peux corriger, completer ou reecrire le routard pour vous sans aucun probleme. Le guide ideal, meme pour un Nicolas Hulot … A notre avis, les 25 ans d’experiences accumulees qu’il possede sont un bagage que peu de jeunes guides doivent avoir sur l’ile. De caractere tres agreable et parlant tres bien le Francais, il vous laissera a la fin avec l’image d’une personne tres attachante et tres professionnele. Son nom : Jean Pierre Mail : tsinalika@yahoo.fr Tel mob : 00261 (0) 32 417 14 08 Merci J.P …, passer-lui nos salutations chaleureuses … Pour les excursions vers le Sud ainsi que pour la Tsiribihina, vous pourrez aussi contacter «ses poulins» qui travaillent desormais a leur compte, plus jeunes que Jean Pierre mais tout aussi enthousiastes : Eddy (mail : maisontsirbihina@yahoo.fr, Tel Mob : 00261 (0) 32 401 3105) et Hazim Richard (Tel Mob : 0261 (0) 32 403 0016
Bonne route et bonne poussiere …. Olivier et Lydia
Sécurité à Haïti? English translation pending
Bonjour,
Je vais peut-être partir dans une zone rurale de Haïti pour une mission de plusieurs mois... Je me pose des questions sur la sécurité de ce pays. En effet, sur le site du Quai d'Orsay, les informations relatives à cette destination, sans être bonne, ne sont pas trop mauvaise, au contraire du site du ministère des affaires étrangères canadien qui est beaucoup plus sceptique...
Quelqu'un est il allé récemment dans ce pays? Est il possible de circuler sans trop de contrainte (sécuritaire)?
Merci d'avance,
Benoît
Je vais peut-être partir dans une zone rurale de Haïti pour une mission de plusieurs mois... Je me pose des questions sur la sécurité de ce pays. En effet, sur le site du Quai d'Orsay, les informations relatives à cette destination, sans être bonne, ne sont pas trop mauvaise, au contraire du site du ministère des affaires étrangères canadien qui est beaucoup plus sceptique...
Quelqu'un est il allé récemment dans ce pays? Est il possible de circuler sans trop de contrainte (sécuritaire)?
Merci d'avance,
Benoît
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
* *******************
Desert Crossings... (Morocco)
The story of a trip to Morocco, from the first to the last day—otherwise, it wouldn’t have made sense...
Marrakech... then four days on foot in the desert, alone with a guide, a camel driver, and two dromedaries... and Marrakech again.
Everything mattered, even the smallest details, so this is a (very) long story.
Behind the descriptions and anecdotes, there’s emotion, intimacy, and... soul-searching.
All the things it’s strangely easier to share this way, all the things it’s strangely easier to share with people you don’t know...
I have beautiful images in my eyes, but only a few are visible—if you read carefully, you’ll understand why.
The other photos are imagined, created upon returning with souvenirs and a bit of staging.
But everything is authentic.

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgotten
Marrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggers
Earrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...
I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...
Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...
Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... Jebel
Sunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...
Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawings
We set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stone
Late afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetles
Tuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?
Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...
Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...
Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...
Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgottenMarrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggersEarrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... JebelSunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawingsWe set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stoneLate afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetlesTuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...
Trois semaines au Maroc à moto: récit de voyage English translation pending
Salut à tous
Je sors d'un voyage de 3 semaines en moto qui m'a conduit au Maroc en passant par l'Espagne et la France. Afin de ne pas oublier et de manière complètement égoïste, ce récit est avant tout pour les miens, afin de ne pas oublier... mais aussi pour vous donner envie et que vous franchissiez peut être un jour le pas
Ca risque d'être un peu long et compte tenu du caractère assez casse burne de la prise de photo lorsque on est en moto (et puis moi et la photo ça fait 12), les quelques photos qui agrémentent ce récit ne reflètent malheureusement qu'un petit bout des merveilles qu'on a pu voir.
Bref trêve de blabla, sortons les 3 cartes Michelin qui vont bien.
Nous sommes 3, 3 Africa Twin (une presque neuve, deux a plus de 80000 bornes), 2 jeunes permis et un plus confirmé (c'est moi), 3 néophytes complets en matière de pistes et routes africaines... Il est dimanche 29 avril et l'heure est au départ.

Nous ne le savons pas encore mais nous venons de fusiller ma batterie.
JOUR 1: Paris -> Toulouse Au bout de 100m, peu familiarisé avec cette moto (pourrie? et comment dire "légèrement" différente de la 900 Mostro), je cale ... pour ne jamais redémarrer. Pas grave (hum), nous poussons la moto à la première station service. En poussant, peu familiarisé avec la largeur démoniaque de la grosse, j'arrache ma valise gauche sur une "bi.te"...
BEAU DEPART n'est ce pas ? Apres poussette et sanglage, nous voici sur l'autoroute. 50 km sont fait, premier péage, j'attend la compagnie, Mathieu me rejoint ... et tombe comme une grosse m.erde a cote de moi appuyant sur le sélecteur et me faisant caler... Poussette, 100 m et broumPAFBROUATOUT, le moteur s'arrête lamentablement... Bon bah hum. Filou se tape 100 bornes pour aller chercher des pinces croco qu'il ne trouvera pas (un jeu de tarot tout de même) ... nous échangeons nos batteries, choses que l'on fera 8 fois ce premier jour et c'est reparti. J'hésite a notifier que mon moteur ne tourne plus mais alors plus du tout rond: bridage sarkosien a 140 sur le plat
Apres 10h, nous arrivons enfin à Toulouse (sous une PUT.AIN DE MONTAGNE DE FLOTTE) chez un pote. Objectif du lendemain: pinces croco, multimètre etc...
Jours 2 et 3: Toulouse .... Toulouse Parking de Castorama, lundi 30 avril: "tiens ton pneu (le mien donc) arrière est dégonflé!". BORDEL DE M.ERDE!!! Aucun garage d'ouvert, demain c'est le 1er mai.... Tant bien que mal, nous retournons "sur la jante" chez mon pote qui commence a regarder notre équipage d'un certain oeil: "Vous etes surs, vous allez au Maroc?" A coût de démonte pneu et de rustine, nous emmenons ma chère roue arrière dans une station service ... pfffff on a pété la chambre a air
1er mai, il pleut des cordes ("on a bien fait de partir en Novembre" sera notre phrase durant tout le séjour), après re-démonte pneu, ça semble marcher... mais la sagesse nous incline a attendre l'ouverture du garage Honda le lendemain...
Jour 4 mercredi 2 mai: Toulouse --> Lerida. Il pleut des cordes. Le très sympathique garage Honda me change le pneu, me diagnostique une panne du régulateur (on s'en doutait) et n'ayant pas cette merveilleuse pièce en stock, m'envoie à la casse... Honda ayant eu la bienheureuse intelligence de changer de modèle de régulateur tous les 6 mois, c'est donc un régulateur "différent" que nous installons (100 euros le bâtard)... Il manque un fil: pas grave, connectons le + sur le - et hop! DESORMAIS, ma moto (dites Inch' Allah) est en permanence sous contact (la clé ne sert a rien ... la claaasse)... il faudra donc débrancher la batterie tous les soirs Le ciel menace, les Pyrénées et ses beaux virages nous attendent. Pitite démonstration a mes chers collègues "débutants", la moto commence a "rentrer" ... ça penche mine de rien un Africa Twin!! Je double une file de camion, rétrograde en 3e, rien, RETROGRADE EN 3e RIEEEN!!!!!! M.ERDE ET M.ERDE, je suis coincé en 4.... rien a faire, la rage au ventre, pressentant une fin prématurée de mon voyage, j'allume tant que je peux ... en 4 tout en vous rappelant que je plafonne a 140 (monocylindre?) Increvable l'Africa Twin mon C.UL!!
La ville de Lerida, moche, surtout en 4, allons voir mes amis HONDA. Ils acceptent d'ouvrir Inch'Allah le lendemain matin => torchage de gueule en règle (fini tout seul sous les étoiles a maudire HOOONDA) et probable adieu a mes compagnons de galère le lendemain.
Jour 5 jeudi 3 mai: Lerida --> Cuenca (dites l'horrible) par la nationale. Honda Lerida ouvre ... et diagnostique une casse simple et peu grave d'une pièce dont je ne veux pas savoir le nom mais qui relie la "tige du sélecteur a la boite". Le mecano nous propose soit une attente de 10 jours ... soit une soudure "à l'ancienne". Devinez quoi? Il est midi et on est reparti. A partir de cet instant, ma miraculée de motopoubelle n'aura plus AUCUN problème (a part son bridage sarkosien bien sur). La route alterne entre le bien, le très bien (aaaah ça penche) et le moins bien. Mat crève de la roue avant ("pitain j'avais perdu la confiance" ) sous un orage

Nous sommes désormais expérimentés en demontage de pneu et nous arrivons à Cuenca la magnifique (horrible) sous une bruine bretonne (bien fait de partir en novembre). Nous dormons sous la tente à l'arrache.
Jour 6 vendredi 4 mai: Cuenca (l'affreuse) --> Ronda par la nationale bien sur. Grosse journée, rien a dire, Filou qui consomme "1l d'huile au 100". Nous dormons au camping et visitons cette TRES jolie ville (touristique)
Jour 7 samedi 5 mai: Ronda --> Algesiras --> Ceuta --> Oued Laou AAAAAH comment décrire cette route "à motards" qu'est Ronda/Algesiras: paysage magnifique, route de côte, Ducat qui se tirent la bourre, moi et Mat qui envoyons comme des cochons ("tiens mon frein avant est bizarre" mais nous en reparlerons), Filou qui déclare "les gars le pilotage moto, c'est pas pour moi" Pas grave Filou, le voyage, lui, c'est ton truc et c'est bien le principal. Un vrai p.utain de bol d'air pur. On prend la bateau (l'organisation espagnole est comment dire .. tres marocaine). On arrive moins d'une heure plus tard à Ceuta, ville espagnole au Maroc. On passe sans trop de souci la frontière, et HOP LE MAROC AAAAAAAAH On se perd moi et mon ralenti a 2500 dans Tetouan la bordelique... on demandes aux flics omniprésents (ça deviendra une habitude) la direction de la route de la cote et hop!!!

La route de bord de mer est magnifique, des troupeaux de moutons (qui adorent se jeter sous les roues) agrémentent la route. Filou dont le pot dé***** et fait un bruit monstrueux fait fuir les troupeaux. On mange, au crépuscule, de merveilleuses sardines grillées. Notre objectif est de dormir, planqués, sur la cote. Naïfs touristes que nous sommes!! Ici la cote est ultra surveillée (immigration clandestine, trafic de cannabis..), des garde rodent et nous virent (gentiment)... On finit pas rouler de nuit sur ces routes ULTRA dangereuses: 1m 50 de large, route de montagne, nids de poule, cametards débordant "légèrement" sur sa "voie"... et Filou qui déclare: "le pilotage moto, les camions... bordel j'ai failli mourir! "
Nous finirons sur le bas coté d'une piste, a l'arrache, à fumer notre premier joint marocain...
Jour 8 dimanche 6 mai: Oued Laou (a peu pres) --> Taounate ... par les oueds. Nous regardons la carte Michelin (vieille de 6 ans hum) et notre but (inaccompli) est de prendre la route menant de Ketama à Fes. Tiens comme c'est marrant, il semble qu'une piste menant de Bou Ahmed à la nationale soit dessinée sur la carte: nous sommes à Bou Ahmed (enfin hum), et nous sommes sur une piste: c'est tout droit! Premières expériences de pistes, beaucoup de passages, nous arrivons au souk d'un village et ... les mots ne me viennent pas. Disons de manière cartésienne qu'ils m'ont laissé passé parce que j'étais en tête, et qu'ils ont fait faire une déviation a mes camarades. J'étais donc dans un souk d'un petit village perdu, avec ma grosse, mon ralenti a 2 balles... l'impression d'être un extra terrestre (ou envahisseur). Nous sortons tant bien que mal du village: en bas, des oueds (rivieres donc) des oueds et des oueds. Pas grave, on est entraîné pour!
Ouais sauf qu'on sait décidément pas ou on va, et que le français des "autochtones" (decidement TRES GENTILS ) est plus qu'approximatifs. En même temps, notre arabe est ridicule (oualou, chouia?) et notre berbère inexistant. Mathieu finit par se viander dans l'oued en vus et sus de tous les villageois (zont du bien se marrer) et nous finissons par rebrousser chemin. Je fais court (on dirait pas je sais) et nous finissons par reprendre la route "traditionnelle". Nous croisons un vieil hollandais en vieille 1150 GS gants Mapa, sa femme en SDS: "aach so, la route POURRI POURRI DES MALADES!!!". Le style de ce mec était fantastique, la photo manque mais chapeau a toi l'ami!! Nous prenons donc la route "pourrie pourrie" : un BORDEL d'autoroute en construction, 40 m de large de gravier suivi de 2 m de large de piste en en boue, le tout en montagne, pendant 200 bornes.... L'Africa Twin commence a dévoiler ses charmes: cette brèle passe partout!!! Cette très longue journée nous amène finalement sur la route désirée, la vallée du Rif nous attend, ses champs de cannabis ("pitain j'ai failli me vautrer" ), ce paysage merveilleux, les enfants qui tiennent a la main des énormes boulettes d'un shit qui ferait pâlir d'envie n'importe consommateur lambda. A propos des adorables bambins, ceux-ci avait la sympathique habitude de me saluer (j’étais en tête) puis de ramasser des cailloux pour les lancer à mes « poursuivants » … petits diables

Cette (décidément très riche) journée se ponctue personnellement par une bourre en route de montagne avec un marocain en Kangoo neuve très excité et pas mauvais du tout (point de corde etc...). Il me saluera du traditionnel klaxon et d'un signe de la main lorsqu' après l'avoir doublé, j'attendrai mes "compagnons". La nuit tombe, nous sommes fatigués, nous nous arrêtons dans la ville sans intérêt de Taounate (nord de Fes) Plein de souvenirs marquent notre sommeil...
Jour 9, lundi 7 mai: Taounate --> sud d'Azrou Notre objectif est d'arriver le plus vite possible à Azrou, afin de démonter nos pneus routes pour faire place à des pneu piste (crampon). Mon frein avant commence vraiment à déconner (déjà que mes disques sont voilés), un coup d’œil m’apprendra que j’ai monté une plaquette à l’envers ! oui à l’envers … et je commence à comprendre ce « léger » bruit métallique : je suis décidément un mecano hors pair. La journée se passe comme prévu, les paysages passent de forets denses avec des singes traversant la route à des étendues désertiques. Nous sommes a 1800 m et il fait froid, grâce au GPS, nous prenons la piste et dormons dans un endroit paradisiaque

Mat galère avec son pneu arrière et finit par le "casser" (« PAN ! ») ... quelle bonne idée de les changer nous même!!
Jour 10, mardi 8 mai: tant bien que mal, après près de 15h d'effort, un compresseur 12 V à la poubelle, nos 6 pneus sont changés, les points PGS rentrés ... a nous la piste!! Cette journée sera merveilleuse... sauf pour Filou qui finira par se viander lors de nos passages "hors pistes au crépuscule". La chiasse commence également pour mes compagnons et les merveilleux "repas sardines/pain" n'arrangent rien... Au final, une bulle cassée, deux estomacs fragiles...
Jour 11, mercredi 9 mai: nul part --> Midelt. Le GPS est une merveilleuse invention! Mat et moi nous tirons la bourre (intelligemment bien sur) dans des pistes de montagne, de foret... et Filou finit par se vautrer. Lorsque nous revenons sur nos pas, enfer et désolation, la moto de Filou est dans le fossé .. mais le motard n'a rien... et l'Africa est décidément increvable! Ce sera la plus belle vautre du voyage ... enfin presque. Mat déjante (souvenez vous le pneu "cassé" ) de l'arrière heureusement sans gravité à seulement 5 km de Zaida... Apres réparation (pneu crampon poubelle, retour pour Mat au bon vieux pneu route ... bien fait de les changer nous meme!), nous arrivons tant bien que mal à Midelt, ville berbère cachée au milieu des montagnes (aaah ce lavage de linges, un joint a la bouche, sur le toit de l'hôtel!). Mes compagnons sont pris dans un traquenard de vente de tapis berbère et se font goulûment arnaqués! (mes quelques passages en Afrique m'ont personnellement vaccinés contre ce genre "d'accidents"). La soirée se termine chez l'habitant (très honnête lui) à discuter de tout et de rien
Jour 12, jeudi 10 mai: Midelt --> paumés --> Errachidia. L'objectif de cette journée est d'aller contempler le cirque de Jaffar puis de bifurquer vers le Sud Est... Malheureusement, nous ne verrons jamais le cirque, la piste sans GPS étant décidément impossible. Le temps virant à l'orage, la piste étant a notre humble niveau impraticable (montée a 30 % dans des grosses pierres bien profondes) nous avons du rebrousser chemin. Lorsqu’on nous demandera d’où l’on vient, on répondra « de Jaffar, c’est magnifique, le cirque tout ça quoi… »

Jour 13, vendredi 11 mai: Errachidia --> trou du c.ul du monde. Le désert est la, ses lignes droites, ses militaires, les gens "cramés du bulbe"... Notre objectif est d'avaler en 3 jours 400km de piste le long de la frontière algérienne (ouioui), paumés au milieu de nul part... La piste est beaucoup plus dure que prévu (facile mon c.ul" sur le livre) ... il parait qu'il a beaucoup plu cette année et j'ai du mal a imaginer les 4x4 passer la ou l'on passe: tous les 10 m, des "ravines" de 2 m de fond creusées par l'écoulement des eaux... Nous faisons du 5 km/h, les cadres de bagages surchargés de mat et Filou craquent... tous les 100 m, nous ressanglons... L’Africa est décidément une moto incroyable, passant partout (meme en hors piste tres difficile).

Nous faisons du hors piste et a seulement 2 km (1h?) d'un point GPS, nous devons monter les tentes. Pour le coup, nous sommes vraiment isolés du monde, dans une vallée perdue...
Jour 14, samedi 12 mai: trou du c.ul du monde --> Almis des Marmouchas Nous galerons, ressanglons, tombons dans la boue, le sable est technique, les oueds vicieux et après 60 km de pistes douloureuses, notre objectif initial semble stupide: tant pis ce sera pour une autre fois! Débutants nous sommes, ne tentons pas le diable! Nous finissons par reprendre la route (lignes droites horribles et caniculaires). apres tout de meme 150 km de piste dans le desert. Nous nous arrêtons dans le petit village paradisiaque, au pied de l'atlas, d'Almis des Marmouchas. Ici, le sol est vert, les gens chaleureux et ce qui ne devait être qu'une pose thé deviendra une pose couscous/nuit chez l'habitant/ petit dej'... Merci a Mustapha, Mohamed, Mohamed et Mohamed (beaucoup de Mohamed)

Il est franchement difficile d'imaginer un accueil pareil en Europe, et dire que ces gens sont d'une pauvreté alarmante... Ils ne demandent rien, à part une discussion... Chapeau bas! Les mots semblent petits, mais cet accueil restera gravé EN MAJUSCULE dans mon coeur. J'aime définitivement le peuple berbère ...
Jour 15, dimanche 13 mai: Almis des Marmouchas --> Fes. Compte tenu du calendrier raccourci (les pistes dans le désert, ça demande + d'organisation et d'expérience), nous avons décidé de visiter la ville de Fes... Nous nous sommes perdu dans le labyrinthe de la medina le soir, un peu "bronzé" par le haschisch local! => souvenirs inoubliables!! 1h et demi pour sortir des ruelles d'1m50 de large, 10m de haut!
Jour 16, lundi 14 mai: Fes --> environs de Taza. Le matin, lors de notre ressanglage fastidieux et quotidien, un allemand est venu me taper la discut': " Je suis en moto, je voudrais faire un brin de route avec vous" : rendez vous est pris sur la route et Inch' Allah! Nous quittons la route principale et prenons des petites routes du Jbel Tazzeka: petites routes ultra dangereuses et étroites mais belles MAIS BELLES!!!

Mat me dit :" ce c.on me colle je sais pas ce qu'il vaut" Je l'emmène donc derrière moi ... il me colle jusqu'au premier virage vicieux et POUM BADABOUM Mikey Mike (son surnom entre nous), 21 ans, ridicule en pilotage sur son 650 GS, rate son virage et rattrape comme il peut en cata... Il ratera 3 autres virages jusqu'a la chute, prenant le fossé, parlant de split (gravier) sans arrêt … bulle cassée.

Nous finirons par dormir dans un endroit superbe ... "dérangés" par les habitants du coin nous offrant le lait de vache local (3 gorgées et c’est la mort assurée). Mikey Mike était pour le moins paumé "mon père m'a dit que c'était tous des voleurs" mais il est tres sympa et un peu de compagnie européennes ne fait pas de mal. On l'a rassuré, cajolé et expliqué que s'il devait y avoir UNE moto de voler, ce serait la sienne... On a fini par jouer sa 650 GS au poker ... qu'il a perdu
Jour 17, mardi 15 mai: environ de Taza --> Nador. La fin du voyage approche, Filou a la tourista (fièvre + chiasse), Mikey Mike rate 3 autres virages sans bobo et il est temps de lui dire au revoir... en espérant qu’il retrouve un jour l’Allemagne. Sur la route, Filou, crève (pas son jour) mais ça ne nous fait rien... On arrive a Nador par des routes intéressantes par endroit mais surtout chiantes...
Jour 18, mercredi 16 mai : Nador -> bateau. On prend les billets (220 euros tout de même !) pour le bateau reliant Nador à Sète en 36h. Filou se repose et Mat et moi faisons une dernière balade vers le cap des 3 fourches. Encore une fois, superbe route de montagnes, étroite, remplie de gasoil, avec des fossés de 200 m … heureusement que nous n’avons pas emmené Mikey Mike avec nous !

Jour 19, jeudi 17 mai : bateau. Rien à dire, à part que la raffiot est vraiment pourri, les appels à la prière gueulent dans les haut parleurs, nous nous trainons lamentablement sur une mer d’huile … et Mat prétendra avoir vu des dauphins
Jour 20, vendredi 18 mai : Sète -> Paris. Nous nous séparons ici, au détour d’un rond point, mes compagnons décidant d’aller voir leur famille l’un à Montpellier, l’autre à Lyon. Perso, j’ai hâte de retrouver les bras de ma femme, sa douceur, ses … hum. Mon but initial est de faire le plus rapidement possible, mais l’autoroute aura raison de moi, je sors à Nimes, prend la route d’Ales et rejoint Clermont Ferrand par des superbes petites routes du Massif Central.

Incroyable le nombre de motards ! … et je finis par tirer la bourre avec deux GSXR (ouioui), surpris de me voir dans leurs retro, la grosse truie plaque 75 et ses pneus crampons… Ils finiront par accepter de me saluer : « et ouais les gars, l’habit ne fait pas le moine et 7000 km en 3 semaines, ça donne confiance » Reste 400 horribles km d’autoroute, sous la pluie … affreux. Ma femme m’acceuille les bras ouverts et la description s’arrête la…
Nous sommes aujourd’hui dimanche, il fait un temps de m.erde (bien fait de partir en novembre), et j’ai repris mon 900 Mostro : l’affreuse impression d’avoir un minuscule petit bout de bois entre les jambes … il va falloir tout réapprendre.
J’espère en tout cas vous avoir donné envie de voyager … et moi, je sais que je ferai un jour un vrai raid sur Inch’Allah ou sur une autre brele…
J'ai des reves plein la tete et le boulot demain me parait bien derisoire...
V
Je sors d'un voyage de 3 semaines en moto qui m'a conduit au Maroc en passant par l'Espagne et la France. Afin de ne pas oublier et de manière complètement égoïste, ce récit est avant tout pour les miens, afin de ne pas oublier... mais aussi pour vous donner envie et que vous franchissiez peut être un jour le pas
Ca risque d'être un peu long et compte tenu du caractère assez casse burne de la prise de photo lorsque on est en moto (et puis moi et la photo ça fait 12), les quelques photos qui agrémentent ce récit ne reflètent malheureusement qu'un petit bout des merveilles qu'on a pu voir.
Bref trêve de blabla, sortons les 3 cartes Michelin qui vont bien.
Nous sommes 3, 3 Africa Twin (une presque neuve, deux a plus de 80000 bornes), 2 jeunes permis et un plus confirmé (c'est moi), 3 néophytes complets en matière de pistes et routes africaines... Il est dimanche 29 avril et l'heure est au départ.

Nous ne le savons pas encore mais nous venons de fusiller ma batterie.
JOUR 1: Paris -> Toulouse Au bout de 100m, peu familiarisé avec cette moto (pourrie? et comment dire "légèrement" différente de la 900 Mostro), je cale ... pour ne jamais redémarrer. Pas grave (hum), nous poussons la moto à la première station service. En poussant, peu familiarisé avec la largeur démoniaque de la grosse, j'arrache ma valise gauche sur une "bi.te"...
BEAU DEPART n'est ce pas ? Apres poussette et sanglage, nous voici sur l'autoroute. 50 km sont fait, premier péage, j'attend la compagnie, Mathieu me rejoint ... et tombe comme une grosse m.erde a cote de moi appuyant sur le sélecteur et me faisant caler... Poussette, 100 m et broumPAFBROUATOUT, le moteur s'arrête lamentablement... Bon bah hum. Filou se tape 100 bornes pour aller chercher des pinces croco qu'il ne trouvera pas (un jeu de tarot tout de même) ... nous échangeons nos batteries, choses que l'on fera 8 fois ce premier jour et c'est reparti. J'hésite a notifier que mon moteur ne tourne plus mais alors plus du tout rond: bridage sarkosien a 140 sur le plat
Apres 10h, nous arrivons enfin à Toulouse (sous une PUT.AIN DE MONTAGNE DE FLOTTE) chez un pote. Objectif du lendemain: pinces croco, multimètre etc...
Jours 2 et 3: Toulouse .... Toulouse Parking de Castorama, lundi 30 avril: "tiens ton pneu (le mien donc) arrière est dégonflé!". BORDEL DE M.ERDE!!! Aucun garage d'ouvert, demain c'est le 1er mai.... Tant bien que mal, nous retournons "sur la jante" chez mon pote qui commence a regarder notre équipage d'un certain oeil: "Vous etes surs, vous allez au Maroc?" A coût de démonte pneu et de rustine, nous emmenons ma chère roue arrière dans une station service ... pfffff on a pété la chambre a air
1er mai, il pleut des cordes ("on a bien fait de partir en Novembre" sera notre phrase durant tout le séjour), après re-démonte pneu, ça semble marcher... mais la sagesse nous incline a attendre l'ouverture du garage Honda le lendemain...
Jour 4 mercredi 2 mai: Toulouse --> Lerida. Il pleut des cordes. Le très sympathique garage Honda me change le pneu, me diagnostique une panne du régulateur (on s'en doutait) et n'ayant pas cette merveilleuse pièce en stock, m'envoie à la casse... Honda ayant eu la bienheureuse intelligence de changer de modèle de régulateur tous les 6 mois, c'est donc un régulateur "différent" que nous installons (100 euros le bâtard)... Il manque un fil: pas grave, connectons le + sur le - et hop! DESORMAIS, ma moto (dites Inch' Allah) est en permanence sous contact (la clé ne sert a rien ... la claaasse)... il faudra donc débrancher la batterie tous les soirs Le ciel menace, les Pyrénées et ses beaux virages nous attendent. Pitite démonstration a mes chers collègues "débutants", la moto commence a "rentrer" ... ça penche mine de rien un Africa Twin!! Je double une file de camion, rétrograde en 3e, rien, RETROGRADE EN 3e RIEEEN!!!!!! M.ERDE ET M.ERDE, je suis coincé en 4.... rien a faire, la rage au ventre, pressentant une fin prématurée de mon voyage, j'allume tant que je peux ... en 4 tout en vous rappelant que je plafonne a 140 (monocylindre?) Increvable l'Africa Twin mon C.UL!!
La ville de Lerida, moche, surtout en 4, allons voir mes amis HONDA. Ils acceptent d'ouvrir Inch'Allah le lendemain matin => torchage de gueule en règle (fini tout seul sous les étoiles a maudire HOOONDA) et probable adieu a mes compagnons de galère le lendemain.
Jour 5 jeudi 3 mai: Lerida --> Cuenca (dites l'horrible) par la nationale. Honda Lerida ouvre ... et diagnostique une casse simple et peu grave d'une pièce dont je ne veux pas savoir le nom mais qui relie la "tige du sélecteur a la boite". Le mecano nous propose soit une attente de 10 jours ... soit une soudure "à l'ancienne". Devinez quoi? Il est midi et on est reparti. A partir de cet instant, ma miraculée de motopoubelle n'aura plus AUCUN problème (a part son bridage sarkosien bien sur). La route alterne entre le bien, le très bien (aaaah ça penche) et le moins bien. Mat crève de la roue avant ("pitain j'avais perdu la confiance" ) sous un orage

Nous sommes désormais expérimentés en demontage de pneu et nous arrivons à Cuenca la magnifique (horrible) sous une bruine bretonne (bien fait de partir en novembre). Nous dormons sous la tente à l'arrache.
Jour 6 vendredi 4 mai: Cuenca (l'affreuse) --> Ronda par la nationale bien sur. Grosse journée, rien a dire, Filou qui consomme "1l d'huile au 100". Nous dormons au camping et visitons cette TRES jolie ville (touristique)
Jour 7 samedi 5 mai: Ronda --> Algesiras --> Ceuta --> Oued Laou AAAAAH comment décrire cette route "à motards" qu'est Ronda/Algesiras: paysage magnifique, route de côte, Ducat qui se tirent la bourre, moi et Mat qui envoyons comme des cochons ("tiens mon frein avant est bizarre" mais nous en reparlerons), Filou qui déclare "les gars le pilotage moto, c'est pas pour moi" Pas grave Filou, le voyage, lui, c'est ton truc et c'est bien le principal. Un vrai p.utain de bol d'air pur. On prend la bateau (l'organisation espagnole est comment dire .. tres marocaine). On arrive moins d'une heure plus tard à Ceuta, ville espagnole au Maroc. On passe sans trop de souci la frontière, et HOP LE MAROC AAAAAAAAH On se perd moi et mon ralenti a 2500 dans Tetouan la bordelique... on demandes aux flics omniprésents (ça deviendra une habitude) la direction de la route de la cote et hop!!!

La route de bord de mer est magnifique, des troupeaux de moutons (qui adorent se jeter sous les roues) agrémentent la route. Filou dont le pot dé***** et fait un bruit monstrueux fait fuir les troupeaux. On mange, au crépuscule, de merveilleuses sardines grillées. Notre objectif est de dormir, planqués, sur la cote. Naïfs touristes que nous sommes!! Ici la cote est ultra surveillée (immigration clandestine, trafic de cannabis..), des garde rodent et nous virent (gentiment)... On finit pas rouler de nuit sur ces routes ULTRA dangereuses: 1m 50 de large, route de montagne, nids de poule, cametards débordant "légèrement" sur sa "voie"... et Filou qui déclare: "le pilotage moto, les camions... bordel j'ai failli mourir! "
Nous finirons sur le bas coté d'une piste, a l'arrache, à fumer notre premier joint marocain...
Jour 8 dimanche 6 mai: Oued Laou (a peu pres) --> Taounate ... par les oueds. Nous regardons la carte Michelin (vieille de 6 ans hum) et notre but (inaccompli) est de prendre la route menant de Ketama à Fes. Tiens comme c'est marrant, il semble qu'une piste menant de Bou Ahmed à la nationale soit dessinée sur la carte: nous sommes à Bou Ahmed (enfin hum), et nous sommes sur une piste: c'est tout droit! Premières expériences de pistes, beaucoup de passages, nous arrivons au souk d'un village et ... les mots ne me viennent pas. Disons de manière cartésienne qu'ils m'ont laissé passé parce que j'étais en tête, et qu'ils ont fait faire une déviation a mes camarades. J'étais donc dans un souk d'un petit village perdu, avec ma grosse, mon ralenti a 2 balles... l'impression d'être un extra terrestre (ou envahisseur). Nous sortons tant bien que mal du village: en bas, des oueds (rivieres donc) des oueds et des oueds. Pas grave, on est entraîné pour!
Ouais sauf qu'on sait décidément pas ou on va, et que le français des "autochtones" (decidement TRES GENTILS ) est plus qu'approximatifs. En même temps, notre arabe est ridicule (oualou, chouia?) et notre berbère inexistant. Mathieu finit par se viander dans l'oued en vus et sus de tous les villageois (zont du bien se marrer) et nous finissons par rebrousser chemin. Je fais court (on dirait pas je sais) et nous finissons par reprendre la route "traditionnelle". Nous croisons un vieil hollandais en vieille 1150 GS gants Mapa, sa femme en SDS: "aach so, la route POURRI POURRI DES MALADES!!!". Le style de ce mec était fantastique, la photo manque mais chapeau a toi l'ami!! Nous prenons donc la route "pourrie pourrie" : un BORDEL d'autoroute en construction, 40 m de large de gravier suivi de 2 m de large de piste en en boue, le tout en montagne, pendant 200 bornes.... L'Africa Twin commence a dévoiler ses charmes: cette brèle passe partout!!! Cette très longue journée nous amène finalement sur la route désirée, la vallée du Rif nous attend, ses champs de cannabis ("pitain j'ai failli me vautrer" ), ce paysage merveilleux, les enfants qui tiennent a la main des énormes boulettes d'un shit qui ferait pâlir d'envie n'importe consommateur lambda. A propos des adorables bambins, ceux-ci avait la sympathique habitude de me saluer (j’étais en tête) puis de ramasser des cailloux pour les lancer à mes « poursuivants » … petits diables

Cette (décidément très riche) journée se ponctue personnellement par une bourre en route de montagne avec un marocain en Kangoo neuve très excité et pas mauvais du tout (point de corde etc...). Il me saluera du traditionnel klaxon et d'un signe de la main lorsqu' après l'avoir doublé, j'attendrai mes "compagnons". La nuit tombe, nous sommes fatigués, nous nous arrêtons dans la ville sans intérêt de Taounate (nord de Fes) Plein de souvenirs marquent notre sommeil...
Jour 9, lundi 7 mai: Taounate --> sud d'Azrou Notre objectif est d'arriver le plus vite possible à Azrou, afin de démonter nos pneus routes pour faire place à des pneu piste (crampon). Mon frein avant commence vraiment à déconner (déjà que mes disques sont voilés), un coup d’œil m’apprendra que j’ai monté une plaquette à l’envers ! oui à l’envers … et je commence à comprendre ce « léger » bruit métallique : je suis décidément un mecano hors pair. La journée se passe comme prévu, les paysages passent de forets denses avec des singes traversant la route à des étendues désertiques. Nous sommes a 1800 m et il fait froid, grâce au GPS, nous prenons la piste et dormons dans un endroit paradisiaque

Mat galère avec son pneu arrière et finit par le "casser" (« PAN ! ») ... quelle bonne idée de les changer nous même!!
Jour 10, mardi 8 mai: tant bien que mal, après près de 15h d'effort, un compresseur 12 V à la poubelle, nos 6 pneus sont changés, les points PGS rentrés ... a nous la piste!! Cette journée sera merveilleuse... sauf pour Filou qui finira par se viander lors de nos passages "hors pistes au crépuscule". La chiasse commence également pour mes compagnons et les merveilleux "repas sardines/pain" n'arrangent rien... Au final, une bulle cassée, deux estomacs fragiles...
Jour 11, mercredi 9 mai: nul part --> Midelt. Le GPS est une merveilleuse invention! Mat et moi nous tirons la bourre (intelligemment bien sur) dans des pistes de montagne, de foret... et Filou finit par se vautrer. Lorsque nous revenons sur nos pas, enfer et désolation, la moto de Filou est dans le fossé .. mais le motard n'a rien... et l'Africa est décidément increvable! Ce sera la plus belle vautre du voyage ... enfin presque. Mat déjante (souvenez vous le pneu "cassé" ) de l'arrière heureusement sans gravité à seulement 5 km de Zaida... Apres réparation (pneu crampon poubelle, retour pour Mat au bon vieux pneu route ... bien fait de les changer nous meme!), nous arrivons tant bien que mal à Midelt, ville berbère cachée au milieu des montagnes (aaah ce lavage de linges, un joint a la bouche, sur le toit de l'hôtel!). Mes compagnons sont pris dans un traquenard de vente de tapis berbère et se font goulûment arnaqués! (mes quelques passages en Afrique m'ont personnellement vaccinés contre ce genre "d'accidents"). La soirée se termine chez l'habitant (très honnête lui) à discuter de tout et de rien
Jour 12, jeudi 10 mai: Midelt --> paumés --> Errachidia. L'objectif de cette journée est d'aller contempler le cirque de Jaffar puis de bifurquer vers le Sud Est... Malheureusement, nous ne verrons jamais le cirque, la piste sans GPS étant décidément impossible. Le temps virant à l'orage, la piste étant a notre humble niveau impraticable (montée a 30 % dans des grosses pierres bien profondes) nous avons du rebrousser chemin. Lorsqu’on nous demandera d’où l’on vient, on répondra « de Jaffar, c’est magnifique, le cirque tout ça quoi… »

Jour 13, vendredi 11 mai: Errachidia --> trou du c.ul du monde. Le désert est la, ses lignes droites, ses militaires, les gens "cramés du bulbe"... Notre objectif est d'avaler en 3 jours 400km de piste le long de la frontière algérienne (ouioui), paumés au milieu de nul part... La piste est beaucoup plus dure que prévu (facile mon c.ul" sur le livre) ... il parait qu'il a beaucoup plu cette année et j'ai du mal a imaginer les 4x4 passer la ou l'on passe: tous les 10 m, des "ravines" de 2 m de fond creusées par l'écoulement des eaux... Nous faisons du 5 km/h, les cadres de bagages surchargés de mat et Filou craquent... tous les 100 m, nous ressanglons... L’Africa est décidément une moto incroyable, passant partout (meme en hors piste tres difficile).

Nous faisons du hors piste et a seulement 2 km (1h?) d'un point GPS, nous devons monter les tentes. Pour le coup, nous sommes vraiment isolés du monde, dans une vallée perdue...
Jour 14, samedi 12 mai: trou du c.ul du monde --> Almis des Marmouchas Nous galerons, ressanglons, tombons dans la boue, le sable est technique, les oueds vicieux et après 60 km de pistes douloureuses, notre objectif initial semble stupide: tant pis ce sera pour une autre fois! Débutants nous sommes, ne tentons pas le diable! Nous finissons par reprendre la route (lignes droites horribles et caniculaires). apres tout de meme 150 km de piste dans le desert. Nous nous arrêtons dans le petit village paradisiaque, au pied de l'atlas, d'Almis des Marmouchas. Ici, le sol est vert, les gens chaleureux et ce qui ne devait être qu'une pose thé deviendra une pose couscous/nuit chez l'habitant/ petit dej'... Merci a Mustapha, Mohamed, Mohamed et Mohamed (beaucoup de Mohamed)

Il est franchement difficile d'imaginer un accueil pareil en Europe, et dire que ces gens sont d'une pauvreté alarmante... Ils ne demandent rien, à part une discussion... Chapeau bas! Les mots semblent petits, mais cet accueil restera gravé EN MAJUSCULE dans mon coeur. J'aime définitivement le peuple berbère ...
Jour 15, dimanche 13 mai: Almis des Marmouchas --> Fes. Compte tenu du calendrier raccourci (les pistes dans le désert, ça demande + d'organisation et d'expérience), nous avons décidé de visiter la ville de Fes... Nous nous sommes perdu dans le labyrinthe de la medina le soir, un peu "bronzé" par le haschisch local! => souvenirs inoubliables!! 1h et demi pour sortir des ruelles d'1m50 de large, 10m de haut!
Jour 16, lundi 14 mai: Fes --> environs de Taza. Le matin, lors de notre ressanglage fastidieux et quotidien, un allemand est venu me taper la discut': " Je suis en moto, je voudrais faire un brin de route avec vous" : rendez vous est pris sur la route et Inch' Allah! Nous quittons la route principale et prenons des petites routes du Jbel Tazzeka: petites routes ultra dangereuses et étroites mais belles MAIS BELLES!!!

Mat me dit :" ce c.on me colle je sais pas ce qu'il vaut" Je l'emmène donc derrière moi ... il me colle jusqu'au premier virage vicieux et POUM BADABOUM Mikey Mike (son surnom entre nous), 21 ans, ridicule en pilotage sur son 650 GS, rate son virage et rattrape comme il peut en cata... Il ratera 3 autres virages jusqu'a la chute, prenant le fossé, parlant de split (gravier) sans arrêt … bulle cassée.

Nous finirons par dormir dans un endroit superbe ... "dérangés" par les habitants du coin nous offrant le lait de vache local (3 gorgées et c’est la mort assurée). Mikey Mike était pour le moins paumé "mon père m'a dit que c'était tous des voleurs" mais il est tres sympa et un peu de compagnie européennes ne fait pas de mal. On l'a rassuré, cajolé et expliqué que s'il devait y avoir UNE moto de voler, ce serait la sienne... On a fini par jouer sa 650 GS au poker ... qu'il a perdu
Jour 17, mardi 15 mai: environ de Taza --> Nador. La fin du voyage approche, Filou a la tourista (fièvre + chiasse), Mikey Mike rate 3 autres virages sans bobo et il est temps de lui dire au revoir... en espérant qu’il retrouve un jour l’Allemagne. Sur la route, Filou, crève (pas son jour) mais ça ne nous fait rien... On arrive a Nador par des routes intéressantes par endroit mais surtout chiantes...
Jour 18, mercredi 16 mai : Nador -> bateau. On prend les billets (220 euros tout de même !) pour le bateau reliant Nador à Sète en 36h. Filou se repose et Mat et moi faisons une dernière balade vers le cap des 3 fourches. Encore une fois, superbe route de montagnes, étroite, remplie de gasoil, avec des fossés de 200 m … heureusement que nous n’avons pas emmené Mikey Mike avec nous !

Jour 19, jeudi 17 mai : bateau. Rien à dire, à part que la raffiot est vraiment pourri, les appels à la prière gueulent dans les haut parleurs, nous nous trainons lamentablement sur une mer d’huile … et Mat prétendra avoir vu des dauphins
Jour 20, vendredi 18 mai : Sète -> Paris. Nous nous séparons ici, au détour d’un rond point, mes compagnons décidant d’aller voir leur famille l’un à Montpellier, l’autre à Lyon. Perso, j’ai hâte de retrouver les bras de ma femme, sa douceur, ses … hum. Mon but initial est de faire le plus rapidement possible, mais l’autoroute aura raison de moi, je sors à Nimes, prend la route d’Ales et rejoint Clermont Ferrand par des superbes petites routes du Massif Central.

Incroyable le nombre de motards ! … et je finis par tirer la bourre avec deux GSXR (ouioui), surpris de me voir dans leurs retro, la grosse truie plaque 75 et ses pneus crampons… Ils finiront par accepter de me saluer : « et ouais les gars, l’habit ne fait pas le moine et 7000 km en 3 semaines, ça donne confiance » Reste 400 horribles km d’autoroute, sous la pluie … affreux. Ma femme m’acceuille les bras ouverts et la description s’arrête la…
Nous sommes aujourd’hui dimanche, il fait un temps de m.erde (bien fait de partir en novembre), et j’ai repris mon 900 Mostro : l’affreuse impression d’avoir un minuscule petit bout de bois entre les jambes … il va falloir tout réapprendre.
J’espère en tout cas vous avoir donné envie de voyager … et moi, je sais que je ferai un jour un vrai raid sur Inch’Allah ou sur une autre brele…
J'ai des reves plein la tete et le boulot demain me parait bien derisoire...
V
Produits américains à Cuba English translation pending
Cuba Les marques américaines bien présentes malgré l'embargo Associated Press (AP) Will Weissert
14/05/2007 11h54
Des souliers Nike Air Max 90 sont par exemple proposées à 129, 40 pesos convertibles, soit 140 dollars US dans un magasin près du parc central de La Havane.
© AP
En dépit de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 45 ans, de nombreux produits de grandes marques américaines sont vendus sur l'île communiste, non plus au marché noir mais dans les commerces classiques, sans que nul ne s'en offusque.
Certes McDonald's est absent de Cuba et l'on ne peut y acheter de bière Budweiser, de voiture de sport Corvette ou d'ordinateur Dell. Mais malgré le «bloqueo», comme le surnomment les Cubains, on trouve facilement du Coca-Cola et des articles de dizaines de marques américaines comme Nike, Colgate, Marlboro ou encore Gillette.
Des produits qui ne sont pas vendus sous le manteau: ils s'étalent dans les halls d'hôtel, les supermarchés et les pharmacies, des établissements tous sous le contrôle du gouvernement. Les firmes américaines assurent ne pas avoir connaissance de ces ventes, ajoutant que le volume de produits concerné est faible et que le phénomène est difficile à empêcher.
L'embargo interdit aux touristes américains de visiter Cuba et autorise uniquement l'exportation de certains produits américains: les produits alimentaires et agricoles, les fournitures médicales et certains équipements de télécommunications. Reste que des grossistes et distributeurs en Europe, Asie, Amérique latine et Canada vendent régulièrement les articles de grandes marques américaines à des importateurs cubains.
Les responsables de trois sociétés d'importation de La Havane contrôlées par des investisseurs étrangers soulignent sous couvert d'anonymat que le gouvernement cubain importe lui-même la grande majorité des produits américains disponibles sur l'île.
Christopher Padilla, secrétaire adjoint américain au commerce, en charge des services d'exportation, précise que Cuba va jusqu'à envoyer des délégations pour des «missions d'achat» de produits américains dans des pays tiers.
Dans un pays où le tourisme constitue la principale source de revenus, la présence de produits américains rassure les visiteurs, fait remarquer Daniel Erikson, de l'organisation Dialogue inter-américain, basée à Washington. «Les gens, y compris le Cubain moyen, préfèrent boire un Coca-Cola plutôt qu'un obscur soda générique qu'ils ne connaissent pas», explique-t-il. «Il est important pour le secteur touristique que les étrangers qui visitent Cuba voient des produits qu'il connaissent et dans lesquels ils ont confiance.»
Tous les produits américains sont vendus en peso cubain convertible, considéré comme une devise étrangère et d'une valeur de 1, 08 dollar américain, soit 25 fois celle du peso cubain normal. Même si le traitement des fonctionnaires a augmenté ces dernières années, le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 15 dollars US, et peu de Cubains ont ainsi les moyens d'acheter des produits américains.
Le mois dernier, le ministre cubain de l'Économie José Luis Rodriguez a toutefois indiqué que 57% de la population avait accès soit au dollar soit au peso convertible, via des emplois dans le tourisme ou des parents à l'étranger. Et un rapport de 2004 de la commission américaine pour l'assistance à un Cuba libre a estimé qu'environ un milliard de dollars US étaient envoyés sur l'île chaque année en provenance des États-Unis.
L'afflux de marques américaines a véritablement commencé en 1993 lorsque Cuba a renoncé à des lois interdisant aux Cubains de détenir des dollars. Fabriquées en Chine, des baskets Nike Air Max 90 sont par exemple proposées à 129, 40 pesos convertibles, soit 140 dollars US dans un magasin près du parc central de La Havane. On trouve également de nombreuses contrefaçons vendues au prix fort.
Savoir si un produit américain est arrivé légalement à Cuba est difficile car Washington refuse de révéler le nom des entreprises ayant obtenu des licences d'exportation vers Cuba. Aucune marque américaine n'est plus présente à Cuba que Coca-Cola, mais la firme d'Atlanta assure ne pas avoir demandé de licence, bien qu'elle puisse légalement exporter son soda vers l'île comme produit alimentaire.
La bouteille de Coca-Cola est vendue un dollar US dans les magasins et jusqu'à quatre fois plus dans les restaurants pour touristes.
Des souliers Nike Air Max 90 sont par exemple proposées à 129, 40 pesos convertibles, soit 140 dollars US dans un magasin près du parc central de La Havane.
© AP
En dépit de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 45 ans, de nombreux produits de grandes marques américaines sont vendus sur l'île communiste, non plus au marché noir mais dans les commerces classiques, sans que nul ne s'en offusque.
Certes McDonald's est absent de Cuba et l'on ne peut y acheter de bière Budweiser, de voiture de sport Corvette ou d'ordinateur Dell. Mais malgré le «bloqueo», comme le surnomment les Cubains, on trouve facilement du Coca-Cola et des articles de dizaines de marques américaines comme Nike, Colgate, Marlboro ou encore Gillette.
Des produits qui ne sont pas vendus sous le manteau: ils s'étalent dans les halls d'hôtel, les supermarchés et les pharmacies, des établissements tous sous le contrôle du gouvernement. Les firmes américaines assurent ne pas avoir connaissance de ces ventes, ajoutant que le volume de produits concerné est faible et que le phénomène est difficile à empêcher.
L'embargo interdit aux touristes américains de visiter Cuba et autorise uniquement l'exportation de certains produits américains: les produits alimentaires et agricoles, les fournitures médicales et certains équipements de télécommunications. Reste que des grossistes et distributeurs en Europe, Asie, Amérique latine et Canada vendent régulièrement les articles de grandes marques américaines à des importateurs cubains.
Les responsables de trois sociétés d'importation de La Havane contrôlées par des investisseurs étrangers soulignent sous couvert d'anonymat que le gouvernement cubain importe lui-même la grande majorité des produits américains disponibles sur l'île.
Christopher Padilla, secrétaire adjoint américain au commerce, en charge des services d'exportation, précise que Cuba va jusqu'à envoyer des délégations pour des «missions d'achat» de produits américains dans des pays tiers.
Dans un pays où le tourisme constitue la principale source de revenus, la présence de produits américains rassure les visiteurs, fait remarquer Daniel Erikson, de l'organisation Dialogue inter-américain, basée à Washington. «Les gens, y compris le Cubain moyen, préfèrent boire un Coca-Cola plutôt qu'un obscur soda générique qu'ils ne connaissent pas», explique-t-il. «Il est important pour le secteur touristique que les étrangers qui visitent Cuba voient des produits qu'il connaissent et dans lesquels ils ont confiance.»
Tous les produits américains sont vendus en peso cubain convertible, considéré comme une devise étrangère et d'une valeur de 1, 08 dollar américain, soit 25 fois celle du peso cubain normal. Même si le traitement des fonctionnaires a augmenté ces dernières années, le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 15 dollars US, et peu de Cubains ont ainsi les moyens d'acheter des produits américains.
Le mois dernier, le ministre cubain de l'Économie José Luis Rodriguez a toutefois indiqué que 57% de la population avait accès soit au dollar soit au peso convertible, via des emplois dans le tourisme ou des parents à l'étranger. Et un rapport de 2004 de la commission américaine pour l'assistance à un Cuba libre a estimé qu'environ un milliard de dollars US étaient envoyés sur l'île chaque année en provenance des États-Unis.
L'afflux de marques américaines a véritablement commencé en 1993 lorsque Cuba a renoncé à des lois interdisant aux Cubains de détenir des dollars. Fabriquées en Chine, des baskets Nike Air Max 90 sont par exemple proposées à 129, 40 pesos convertibles, soit 140 dollars US dans un magasin près du parc central de La Havane. On trouve également de nombreuses contrefaçons vendues au prix fort.
Savoir si un produit américain est arrivé légalement à Cuba est difficile car Washington refuse de révéler le nom des entreprises ayant obtenu des licences d'exportation vers Cuba. Aucune marque américaine n'est plus présente à Cuba que Coca-Cola, mais la firme d'Atlanta assure ne pas avoir demandé de licence, bien qu'elle puisse légalement exporter son soda vers l'île comme produit alimentaire.
La bouteille de Coca-Cola est vendue un dollar US dans les magasins et jusqu'à quatre fois plus dans les restaurants pour touristes.Adresses de communautés en France pour vivre autrement English translation pending
bonjour,
je suis à la recherche d'adresse et de région où il existerait des petits villages où des gens ont décidés de vivre autrement. Des gens de la ville qui quittent la ville pour s'installer à la campagne...
Des villages qui décident de s'auto gérer.
des fermes qui décident de respecter la nature....
Si vous avez des adresses...
merci de me les communiquer!
merci pour votre aide!
Maroc: comment marchander avec élégance et est-ce nécessaire?... English translation pending
Bonjour
Cela revient dans la plupart des messages: négocier, marchander, discuter systématiquement les prix...
Que cela fasse partie du "jeu" lorsqu'on achète un objet ou une marchandise... Bon...
Mais lorsque cela concerne des services: course en taxi, prestations hotelières, repas, randonnées... est ce que ce n'est pas un peu... gênant?...
Sans faire preuve d'angélisme ou de naîveté (et sans avoir la fortune et le train de vie de crésus non plus!!...) rabattre un prix de 20 ou 30 dh (environ 2€...) pour un trajet en taxi est il vraiment... nécessaire?
Comment le faire avec élégance, avec... dignité pour l'acquéreur et pour le vendeur?...
Pourquoi penser que l'on va systématiquement "se faire avoir", "se faire rouler"...
Questions ouvertes...
Merci pour vos reflexions
Compagnie low cost pour Kuala Lumpur-Denpasar? English translation pending
Salut à tous,
Qui connaît d'autres compagnies (low cost) que Air Asia, qui desservent Denpasar depuis Kuala Lumpur ???
Air Asia propose un départ à 16H40 et j'ai peur de ne pas avoir asser de temps à mon arivée pour rejoindre le terminal car mon avion attéris à 14H40 (le temps de récuperer les bagages et tout et tout....)🤪.
Pour être tranquille, un départ pour DPS vers les 18H00 serait le top.
Merci
@+
Qui connaît d'autres compagnies (low cost) que Air Asia, qui desservent Denpasar depuis Kuala Lumpur ???
Air Asia propose un départ à 16H40 et j'ai peur de ne pas avoir asser de temps à mon arivée pour rejoindre le terminal car mon avion attéris à 14H40 (le temps de récuperer les bagages et tout et tout....)🤪.
Pour être tranquille, un départ pour DPS vers les 18H00 serait le top.
Merci
@+
Retour d'Australie! English translation pending
je vais en faire hurler plus d'un peut etre mais l'australie!!! je n'ai pas aimé!! trop de paysages monotones trop de desert;tout est sec; pratiquement pas de montagnes a part uluru et encore c'est un gros rocher ;les villes ily en a peu :sydney par contre j'ai aimée ;melbourne oui: bof!! on se croirait au usa :les plages; elle sont belles mais dans le nord on ne peut pas se baigner:meduses mortelles et dans le sud ;courants et la mer est tres froide:nous avons fait 16.000km en campervan trop, beaucoup trop;sydney melbourne ;le centre rouge darwin ;broom toute la cote ouest pas terrible perth : pas mal :la great ocean cote bien aussi; et parlons de cout de la vie :cher!! les excursions hord de prix!!ce voyage nous as coutés ""la peau des fesses !! bref aller si loin pour voir ce qu"on as vus!! les paysages d'amerique du sud sont beaucoup plus beau!!!si j"ai un conseille a donner reflechisser bien ;avant d'y aller et surtout ;faites des economies avant!!
swan
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
Hé bien voilà, je me lance… 
Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussion
Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…
Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussionQuelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Films préférés japonais English translation pending
Bonjour
Comme beaucoup j'aime ENORMEMENT le Japon et sa culture. Mes films "cultes" nippons sont;
Dolls de Kitano (et toute sont oeuvre en fait) Nobody knows de Hirokazu Chiriro de Miyazaki. (et toute sont oeuvre en fait, enfin presque ...)
Et vous ?
Nico5
Comme beaucoup j'aime ENORMEMENT le Japon et sa culture. Mes films "cultes" nippons sont;
Dolls de Kitano (et toute sont oeuvre en fait) Nobody knows de Hirokazu Chiriro de Miyazaki. (et toute sont oeuvre en fait, enfin presque ...)
Et vous ?
Nico5
Le Maroc à moto: première expérience English translation pending
Bonjour, je souhaiterai partir dans le nord du maroc a moto et c'est ma grande première, un peu d'appréhention... j'aimerai avoir des conseils notamment en ce qui concerne la conduite las-bas, l'états des routes, la sécurité...et toutes sorte d'infos pouvant m'aider.ATTENTION, je ne pars pas dans l'optique manger de la piste et du sable toute la journée avec ma tout-terrain d'ailleurs c'est un p'tit chopper😛. je souhaite prendre mon temps, visiter. Je vous remercie de votre aide.
Itinéraire pour 1 mois et demi en Australie English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris ce message car j'aurais besoin de vos conseils pour un trajet d'un mois et demi en Australie. Je pensais arriver à Sydney puis louer une voiture (4x4 couchette) et ensuite remonter jusqu'à Cairns. Puis de Cairns je prendrais un avions jusqu'Alice Springs puis à nouveau une location jusqu'à Darwins.
Je suis un peu perdu dans l'immensité de ce pays et j'ai du mal à évaluer le temps et les distances. De plus j'aurais besoin d'être aiguillé sur les sites incontournables. D'après mon trajet n'est pas dommage de manquer Melbourne et la Tasmanie ? La location de voiture est il vraiment le meilleur moyen de découvrir ce pays ?
Je vous remercie pour vos précieux conseils.
Nicolas
Je vous écris ce message car j'aurais besoin de vos conseils pour un trajet d'un mois et demi en Australie. Je pensais arriver à Sydney puis louer une voiture (4x4 couchette) et ensuite remonter jusqu'à Cairns. Puis de Cairns je prendrais un avions jusqu'Alice Springs puis à nouveau une location jusqu'à Darwins.
Je suis un peu perdu dans l'immensité de ce pays et j'ai du mal à évaluer le temps et les distances. De plus j'aurais besoin d'être aiguillé sur les sites incontournables. D'après mon trajet n'est pas dommage de manquer Melbourne et la Tasmanie ? La location de voiture est il vraiment le meilleur moyen de découvrir ce pays ?
Je vous remercie pour vos précieux conseils.
Nicolas
Bons plans à Malte English translation pending
Salut a tous!
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller. Je souhaiterais aller a Malte pour 1semaine ou un peu plus, ou vaut-il mieux trouver un hebergement: Saint Julian? Si on est a pieds est-ce qu'il y a des bus etc? Auriez-vous des adresses de locations saisonnieres ou des hotels pas trop chers a me conseiller?
Merci d'avance pour votre aide Soso
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller. Je souhaiterais aller a Malte pour 1semaine ou un peu plus, ou vaut-il mieux trouver un hebergement: Saint Julian? Si on est a pieds est-ce qu'il y a des bus etc? Auriez-vous des adresses de locations saisonnieres ou des hotels pas trop chers a me conseiller?
Merci d'avance pour votre aide Soso
Enregistrement de visa en Russie English translation pending
Bonjour! J aurais un besoin urgent de l aide des routards qui sont parvenus a percer les mysteres de l enregistrement du visa une fois en russie,
voici ma situation: je suis arrive il y a 10 jours chez des amis russes, comme je m y suis pris un peu tard pour leur demander la fameuse lettre d invitation et pour leur eviter toutes les tracasseries afferentes a ce document j ai fais faire un voucher touristique par l agence Visa to Russia.
Jusque la pas de probleme j obtiens mon visa mais une fois en russie la comedie commence.... Comme je ne reste pas a l hotel (mes amis habite pres de Samara a 1 jour de moscou et m hebergent) je me rend a l OVIR et apres avoir finalement identifie le bureau que je crois competent ce qui m a pris plusieurs jours entre la recherches des horaires et les interminabables files d attentes au milieu de Russes aussi desesperes que moi pour glaner le moindre renseignement, sans parler de la fonctionnaire qui m envoi ballade parce que sois disant on enregistre pas les touristes a l OVIR, contredite 3 jours apres par une autre. Bref apres tout cela on m a envoye dans un autre bureau parce que celui du centre ville ne traitait pas des gens habitant dans la peripherie. Aujourd hui finalement je trouve le bon batiment paume a l autre bout de la ville, le bon bureau parmis les 20 du couloir, a la bonne heure pour une fois parce que comme personne ne repond jamais au telephone il faut venir au hasard, et apres une heure et demie d attente j accede au saint des saint: le bureau du fonctionnaire, deja dans la file j ai eu un mauvais pressentiment en voyant les tonnes de paperasses qu avaient les autres sous le bras mais bon je me suis dit qu apres tout j etais un simple touriste ne restant que 15 jours, pas un ouzbek m installant definitivement en russie comme la majorite des autres. Donc je rentre avec respect et crainte dans le bureau et la, misere, le fonctionnaire a qui je tend mon pauvre passeport et une petite lettre de l agence me regarde d un air rejouis en me sortant une liste de papiers a presenter longue comme le bras (attestation d hebergement, declaration de presence au bureau de police local, formulaire adequat correctement remplis (en russe est t il besoin de le preciser ?et bien sur je ne connais que 2 ou 3 mots dans la langue de Tolstoi) et le plus drole de tout une fois que j aurais reunis tous ca il me faudrait egalement avant d oser me representer devant lui les avis favorable des bureau 212, 213, 214, 215 et 216.... Et evidemment acheter quelques part dans la ville les bons formulaires parce que l adminitration ne les fournis pas (manquerais plus que l adminitration fournisses les formulaires adminitratifs!Et puis quoi encore!!!;-)
Bon donc apres un moment de franc decouragement et un vrai sentiment de solidarite pour les malheureux russes qui font la queue pour des tampons vitaux et des document indispensables je me retrouve sans enregistrement et j ai abandonne l idee de l obtenir ici...
Vous savez ce que je risque a la frontiere si je n ai pas ce fameux tampon, je sais que c est grave mais a quel ponut(tout en sachant que jamais je n aurais de quoi paye l amende qui va avec son abscence?), et si je passe une ou deux nuit dans un hotel ca sera suffisant? mon sejour dure en tout 3 semaines)
Merci d avance!!!!
Jusque la pas de probleme j obtiens mon visa mais une fois en russie la comedie commence.... Comme je ne reste pas a l hotel (mes amis habite pres de Samara a 1 jour de moscou et m hebergent) je me rend a l OVIR et apres avoir finalement identifie le bureau que je crois competent ce qui m a pris plusieurs jours entre la recherches des horaires et les interminabables files d attentes au milieu de Russes aussi desesperes que moi pour glaner le moindre renseignement, sans parler de la fonctionnaire qui m envoi ballade parce que sois disant on enregistre pas les touristes a l OVIR, contredite 3 jours apres par une autre. Bref apres tout cela on m a envoye dans un autre bureau parce que celui du centre ville ne traitait pas des gens habitant dans la peripherie. Aujourd hui finalement je trouve le bon batiment paume a l autre bout de la ville, le bon bureau parmis les 20 du couloir, a la bonne heure pour une fois parce que comme personne ne repond jamais au telephone il faut venir au hasard, et apres une heure et demie d attente j accede au saint des saint: le bureau du fonctionnaire, deja dans la file j ai eu un mauvais pressentiment en voyant les tonnes de paperasses qu avaient les autres sous le bras mais bon je me suis dit qu apres tout j etais un simple touriste ne restant que 15 jours, pas un ouzbek m installant definitivement en russie comme la majorite des autres. Donc je rentre avec respect et crainte dans le bureau et la, misere, le fonctionnaire a qui je tend mon pauvre passeport et une petite lettre de l agence me regarde d un air rejouis en me sortant une liste de papiers a presenter longue comme le bras (attestation d hebergement, declaration de presence au bureau de police local, formulaire adequat correctement remplis (en russe est t il besoin de le preciser ?et bien sur je ne connais que 2 ou 3 mots dans la langue de Tolstoi) et le plus drole de tout une fois que j aurais reunis tous ca il me faudrait egalement avant d oser me representer devant lui les avis favorable des bureau 212, 213, 214, 215 et 216.... Et evidemment acheter quelques part dans la ville les bons formulaires parce que l adminitration ne les fournis pas (manquerais plus que l adminitration fournisses les formulaires adminitratifs!Et puis quoi encore!!!;-)
Bon donc apres un moment de franc decouragement et un vrai sentiment de solidarite pour les malheureux russes qui font la queue pour des tampons vitaux et des document indispensables je me retrouve sans enregistrement et j ai abandonne l idee de l obtenir ici...
Vous savez ce que je risque a la frontiere si je n ai pas ce fameux tampon, je sais que c est grave mais a quel ponut(tout en sachant que jamais je n aurais de quoi paye l amende qui va avec son abscence?), et si je passe une ou deux nuit dans un hotel ca sera suffisant? mon sejour dure en tout 3 semaines)
Merci d avance!!!!
Crème Odomos anti-moustique Inde English translation pending
Je suis désolé, une fois de plus je ne retrouve plus le message où l'on avait parlé de cette crème.
J'ai acheté quelques produits anti moustiques en magasins (1 tube pour moustiquaire, 1 vêtements et 1 pour la peau) mais pas plus car c'est extrêmement cher.
Comme vous m'avez parlé de cette crême, j'aurais aimé que vous me rappeliez quelques informations. Je suppose que cela se trouve dans chaque pharmacie de chaque ville, je me rappele qu'on pouvait en mettre un peu sur les cheveux, mais qu'en est il de la quantité? du prix? l'efficacité?
Merci encore! 🙂
Comme vous m'avez parlé de cette crême, j'aurais aimé que vous me rappeliez quelques informations. Je suppose que cela se trouve dans chaque pharmacie de chaque ville, je me rappele qu'on pouvait en mettre un peu sur les cheveux, mais qu'en est il de la quantité? du prix? l'efficacité?
Merci encore! 🙂
Différence de notion de voyage entre Québécois et Européens English translation pending
La définition de ''voyager'' n'a pas l'air d'avoir la même signification pour la majorité des Québécois et les Européens.
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).
Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?
Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)
Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol
Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Vos plus beaux couchers de soleil! English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile... English translation pending
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences.
Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Tourisme et droits de l'homme... Tibet English translation pending
Je vous livre ce message que je viens de recevoir:
"C'est avec tristesse que je vous transmets la nouvelle du décès de Rinzin Wangyal, prisonnier politique pour lequel Tibet Lib est intervenu en juin 2004. Cet homme de 59 ans est décédé en prison à la fin de l'année 2004. Sa mort n'a pas été confirmée officiellement. Son corps n'a pas été remis à la famille. Rinzin Wangyal purgeait sa peine au camp de travail de Pawo Tramo. Les dernières informations le concernant datent du 31 mai 2004.Elles faisaient état de la détérioration de son état de santé du fait des tortures répétées durant ces années de prison. Arrêté une première fois en 1966-67, suspecté d'avoir organisé un mouvement indépendantiste, il avait alors passé 17 ans en prison. La seconde arrestation eut lieu en août 1995, Rinzin Wangyal était suspecté de faire partie d'un mouvement politique dont l'objectif était de perturber le 30ème anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet. Il fut de nouveau condamné à 16 ans de prison en octobre 1997. Durant son emprisonnement, sa peine fut transformée en prison à vie. Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD basé à Dharamsala, a répertorié 87 décès de prisonniers politiques tibétains pour cause de tortures depuis 1987. (Sources : TCHRD, 4 février 2005)"
Cette nouvelle me fait demander qu'elle doit être notre attitude face à des pays qui ne respectent pas les Droits de l'Homme. Est-ce les cautionner que de s'y rendre ou simplement une chance de témoigner à notre retour à la place de ceux qui ne le peuvent pas?
Qu'en pensez-vous?
"C'est avec tristesse que je vous transmets la nouvelle du décès de Rinzin Wangyal, prisonnier politique pour lequel Tibet Lib est intervenu en juin 2004. Cet homme de 59 ans est décédé en prison à la fin de l'année 2004. Sa mort n'a pas été confirmée officiellement. Son corps n'a pas été remis à la famille. Rinzin Wangyal purgeait sa peine au camp de travail de Pawo Tramo. Les dernières informations le concernant datent du 31 mai 2004.Elles faisaient état de la détérioration de son état de santé du fait des tortures répétées durant ces années de prison. Arrêté une première fois en 1966-67, suspecté d'avoir organisé un mouvement indépendantiste, il avait alors passé 17 ans en prison. La seconde arrestation eut lieu en août 1995, Rinzin Wangyal était suspecté de faire partie d'un mouvement politique dont l'objectif était de perturber le 30ème anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet. Il fut de nouveau condamné à 16 ans de prison en octobre 1997. Durant son emprisonnement, sa peine fut transformée en prison à vie. Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD basé à Dharamsala, a répertorié 87 décès de prisonniers politiques tibétains pour cause de tortures depuis 1987. (Sources : TCHRD, 4 février 2005)"
Cette nouvelle me fait demander qu'elle doit être notre attitude face à des pays qui ne respectent pas les Droits de l'Homme. Est-ce les cautionner que de s'y rendre ou simplement une chance de témoigner à notre retour à la place de ceux qui ne le peuvent pas?
Qu'en pensez-vous?
Spécialités suisses English translation pending
Bonjour !
J'ai une petite question toute simple... Connaissez-vous une des spécialités gastronomiques de la Suisse, en dehors du chocolat ?
Merci !
Alixia
J'ai une petite question toute simple... Connaissez-vous une des spécialités gastronomiques de la Suisse, en dehors du chocolat ?
Merci !
Alixia
Les perles sur VF English translation pending
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré.
Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."
😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
Renseignements sur Montréal English translation pending
bonjour tout le monde :
j'aurai besoin de quelques précisions pour finaliser l'organisation de mon sejour à Montréal debut juin : peut on regarder corrrectement les feux d'artifices (festival interna. pyrotechnique) d'ailleur que depuis La Ronde (30$ !) ? auriez vous quelques bonnes adresses pour prendre un super délicieux petit dej (et brunch de fin de semaine) typiquement Nord Americain pour pas trop cher ? combien d'heure faut il pour faire Montréal (gare routiere) /drummondville, à quel tarif (aller/retour) ?
merçi par avance, et à bientôt !!! BONNE JOURNEE A TOUS !!
j'aurai besoin de quelques précisions pour finaliser l'organisation de mon sejour à Montréal debut juin : peut on regarder corrrectement les feux d'artifices (festival interna. pyrotechnique) d'ailleur que depuis La Ronde (30$ !) ? auriez vous quelques bonnes adresses pour prendre un super délicieux petit dej (et brunch de fin de semaine) typiquement Nord Americain pour pas trop cher ? combien d'heure faut il pour faire Montréal (gare routiere) /drummondville, à quel tarif (aller/retour) ?
merçi par avance, et à bientôt !!! BONNE JOURNEE A TOUS !!
Infos sur la Vallée de la Nubra en Inde? English translation pending
Qui peut m'aider à trouver des infos, des adresses de sites ou des idées d'itinéraires sur cette vallée du Ladakh apparemment peu fréquentée pedibus ?
Merci d'avance ...
Merci d'avance ...
De retour du playa pesquero English translation pending
tel que promis, je vous transmet mes commentaires sur le playa pesquero `.
premierement j ai passe des vacances extraordinaire dans un site merveilleux.
les seules commentaires negatifs que j ai entendus on ete le mauvais service offert par le grossiste tres mauvais. exemples un couple a de l eau dans sa chambre ils vont voir leus agents de voyage ca prit 3 jours avant qu il n est une nouvelle chambre. certains ont troves le site trop gros pas assez intime. d autres ont chiales contre certains employes marabout qui fonctionnaient seulement au pourboire, mais c est un peu notre faute au touriste a force de trop les tipper ils finissent par s habituer a ca j ai vu des gens donner 1 $$ de pourboire pour un mini cornet.
ce que je trouve plaisant avec le pesquero, c est qu il est encore en periode de rodage et il s ameliore a chaque jour, j ai suivi tout les commentaires sur le forum et presque tout les commentaires negatifs ont ete ameliores, je commence
prix du voyage:
il faut en profiter cette annes car l an prochain, il sera beaucoup plus chere. des gens ont reussis a la derniere minute a payer 860$$ un vrai deal
forfait or ou argent:
il en coute 150 $$ de plus personnes pour avoir le formait or, nous finalement, on a eu le meme service avec le forfait argent, on devait avoir le restaurant romantico en moin mais on a ete debrouillard et on y a meme ete 2 fois
accueuil:
l accueuil est plutot froid, sans musique ni sourire mais bon ca dure 30 minutes, on a tombe sut le pire il s appel roger si vous etes capable faite vous repondre par levis il est tres gentils et parle francais. ah oui, j oubliais a l acceuil a tout moment vous pouvez vous faire faire du change c est tres pratique
n.b. pour rendre votre sejour agreable, je vais tenter de vous conseiller le mieux possible en vous donnant des trucs qui allez voir ou allez etc car quand on y va jute une semaine si on sait toute ces choses, on sauve beaucoup de temps
reservation au restaurant:
allez y le premier matin, vous serez sur d avoir ce que vous voulez.le romantico se classe numero 1, ensuite le seafood le soir, le trattoria, le grill(barbecue), le mexicain, le creollo et le gondola se classe dernier selon plusieurs personnes. ca depend des gouts
details sur les restos:
1. romantico: ce restaurant est magnifique il est beau et chique. demande a etre servi soi par dianel, il est extremement gentils et parle un bon francais ou judili qui est toujours souriante et tres gentille. les langouste sont tres bonne et si vous etes un bon mangeur, ils se feront un plaisir de vous en donner 2 en entree homard et ananas excellent desset crepe flambe au rhum succulent il y a meme un digestif ca vous derangera pas de donner un bon pourboire a cette endroit car il n y a rien a redire. vous leur direz un petit bonjour de michel et elaine on les connait bien car on les avait connus au super club costa verde, ah oui j oubliais, il y a 2 musicens qui jouent de la musique durant le souper. je suis aller a leur rencontre pour qu ils viennent jouer a notre table, c est tres romantique demandez leur qu ils vous jouent une chanson romantique cubaine, elle est tres bonne nous on leur a donne 5 $$ de pourboire
le seafood: il est situe sur le bord de la plage et on y mange mieux le soir que le midi. les serveurs du bar sont plutot bete et fonctionnent au pourboire lorsqu on est sur la plage, on y va souvent et ca devient tannant
le tratorria. nous on y est allez 3 fois aussi bon le midi que le soir, il s agit de pizza mince et de pate. tortellini au fruit de mer pizza playa pesquero, canelloni sont excellent
le grill: tres bon aussi, un peu froid mais on est a cuba il y a differente sorte de viande tres bon
mexicain: moi j ai bien aime mais la majorite on trouve ca trop epice les repas pricipales ne ressembles au mexicain qu on connait a quebec. moi je vous conseil de prendre 2 entrees a la place du repas principales j ai oublie le nom mais il y a au moin 3 choix d entree de menu comme au quebec. aussi faite vous choisir par michel il est extremement gentils, lui aussi, on l; avait connu au costa verde, il nous a meme offert de lui dire si on voulait dans n impoete lequel restaurant une 2 e fois, il s organiserait pour nous obtenirs une reservations
le godola: nous on ni y est pas allez mais tout les gens qu on a vu n ont pas aimes mais il vaut que vous alliez le voir car, il est tres beau
le club cubano: on y a pas mange mais pour y prendre une biere au bar c est super informez vous quand jorge travail, il est trippant
beer garden: un petit fast food pas pire 24 h on y sert que de la biere mais on a des petits mets tres bien en apres midi ou en fait de soiree ca fait la faire. il y a biensur hamburger et hot dog mais le best sont les saucisse avec chou, le poulet pane et aussi les crevettes
creolo: nous on n y ai pas allez mais s etait partages certain ont aimes d autres noms
les bars: c est au lobby de l hotels qu on trouve le plus grandchoix de boissons. il est 24 h aussi. des fois, il y a beaucoup de monde, le soir un cubain y joue du piano. faite vous servir par pavel(garcon) et luismilla( fille) ils sont tres sympatique. je vous donne les noms pour etre sur de ne pas tomber sur les airs betes il vaut mieux adopter ces serveurs
a la discotheque:quand j y suis allez il y avait 2 serveurs principales. un jeune au cheveux noir vraiment mauvais qui veut jute des pourboires et l autre est tres gentils j ai oublie son nom mais vous alez le remarquer il est chalheureux pogner de main aux hommes acollade au femme, il prepare souvent notre drink prefere d avance lorsqu il voit qu on a presque termine
a l aquabar: les plus sympatique sont lionel.alfred et ulio. quand alfred est la demander le special alfred, c est mix super bon
autres bars: ils sont bien mais sans plus, ils ont rajoutes des mini bar pour accomodes lesgens (ex a la piscine ou a la plage) c est un des points qu ils ont ameliores suite au commentaire negatif) lors des spectacles, il y a des serveurs qui arpentent l agora(il y en avait pas avant)
chambres:elles sont belles et propres un petit cadeau par jour au femme de chambres est apprecies. il y a tout l equipement necessaire a l interieur tv radio cd fer a repasser frigidaire emplie a chaque jour de 2 bieres 2 colas et une grosse bouteille d eau il y a un cofret de surete aussi. on a eu un petit trouble a notre chambre et 15 minutes plustard s etait regles
le sites: il est super beau et immense, il y a un petit train qui passe toute la journee pour vous rendre ou vous voulez
les g. o. : s il y a une place ou vous pouvez donner un pourboire, s est au g. o. qui en ont generalement pas.moi, j aime relaxer en voyage meme j aime aussi m amuser. la bas j ai adore roberto il est jeune et tres energique a quels reprises, je lui ai remis des cadeaux et 1$ car il m etait le party dans la place et quand on voyage une semaine, s est tres court.
la discotheque: ca commence pas avant 22 45 apres le spectacle. il manque un peu de choix de musique si vous avez de bons c d, pourquoi ne pas les amener, ils vont se faire un plaisir de les faires jouer. c est vous qui faite l ambiance la musique est bonne roberto va animer le tous mais il faut embarquer biensur meme si c est tannant, on tipe un peu roberto et le dj et on passe une belle soiree 1$$ ca fait
les spectacles: ils sont tous bons, les g.o. sont droles, il vaut la peine de participer aux jeus meme si on fait un peu le clown, premierement s est drole pour les gens qui vous accompagnent et il y a de beaux prix(exemples excursios avec les dauphins pour 2 pers valeurs de 200$$ us
activites: il y a de tout, club enfants, club ados, basketball, tenis, badminton. squash, volleyball, water polo soccer, etc. ping pong, billard hockeys airs echecs geantsetc salles d entrainement jaccusi etc etc
vous allez recevoir un programme d activites vraiment varies, il s agit de participer, vers 1500 dirigez vous vers l aqua bar, il y a de la bonne musique et de belles activites
sports nautiques:on peut faire du catamaran 30 min gratuit on donne un pourboire . snorkling. amenerz vous des bananes votre masqu et tuba et dirigez vous au lti costa verde 5 minutes de marches pres du bord du centre de plongez, il y a une grosse dans le fond de l eau tirez vos morceau de bananes a cet endoit et vous verrez des centaines de poissons d toute les couleurs. si vous le voulez aller au super club costa verde en groupe donner 5$ dollard par personne et vous ferez du catamaran plus un tour de bateau banane.
excursions:j en ai 3 a vous conseiller.
1. randonnes a bicyclette voir un village(maison cubaine, ecole, eglise, epicerie, etc) c est gratuit et tres interessant. nous on avait amene des cadeaux aux enfants, ils etait 15 environs
2. baignade avec les dauphins, un peu chere 99$ us par personne mais ca vaut la peine. on va la bas en speed boat, on prend un drink avec un groupe cubain qui joue de la bonne musique, on est 20 minutes avec les pauphins ensuite, on a un gros souper au langouste et un gros spectacles avec 10 musiciens et 15 danseurs s est super
3. excursions en catamaran: on y est pas allez mais les gens nous ont dient que s etait super. on est 30 sur un catamaran, boissons a volontes, on fait du snorkling a un endroit bien choisi, on a un souper d inclus, on visite l ile de l amour c est super
achat: a l hotel meme, il y a pleins de choses a vendre boissons, cigares et vetements. si vous le voulez vous pouvez aller a guerdelavaka, il y a un marche il vous en coutera 18 $$ us en taxi allez retour c est bien mais sans plus. on sauve surtout sur la boisson. aalez au centre d achat plutot que pret du marche
il n y avait pas de mouche la plages etait belle un peu de coquillage
je pense avoir termine excuser la longueur et les fautes mais je voulais etre complet passez un beau voyage nous on u retourne l an prochain. en passant, on etait 2 couples mais on s est fait d autres amis et s etait encore plus le fun, si vous avez d autres questions ne vous genez pas.
si vous voulez en apprendre sur cuba, allez voir eddy au tennis bye j en aurais encore plein a dire
premierement j ai passe des vacances extraordinaire dans un site merveilleux.
les seules commentaires negatifs que j ai entendus on ete le mauvais service offert par le grossiste tres mauvais. exemples un couple a de l eau dans sa chambre ils vont voir leus agents de voyage ca prit 3 jours avant qu il n est une nouvelle chambre. certains ont troves le site trop gros pas assez intime. d autres ont chiales contre certains employes marabout qui fonctionnaient seulement au pourboire, mais c est un peu notre faute au touriste a force de trop les tipper ils finissent par s habituer a ca j ai vu des gens donner 1 $$ de pourboire pour un mini cornet.
ce que je trouve plaisant avec le pesquero, c est qu il est encore en periode de rodage et il s ameliore a chaque jour, j ai suivi tout les commentaires sur le forum et presque tout les commentaires negatifs ont ete ameliores, je commence
prix du voyage:
il faut en profiter cette annes car l an prochain, il sera beaucoup plus chere. des gens ont reussis a la derniere minute a payer 860$$ un vrai deal
forfait or ou argent:
il en coute 150 $$ de plus personnes pour avoir le formait or, nous finalement, on a eu le meme service avec le forfait argent, on devait avoir le restaurant romantico en moin mais on a ete debrouillard et on y a meme ete 2 fois
accueuil:
l accueuil est plutot froid, sans musique ni sourire mais bon ca dure 30 minutes, on a tombe sut le pire il s appel roger si vous etes capable faite vous repondre par levis il est tres gentils et parle francais. ah oui, j oubliais a l acceuil a tout moment vous pouvez vous faire faire du change c est tres pratique
n.b. pour rendre votre sejour agreable, je vais tenter de vous conseiller le mieux possible en vous donnant des trucs qui allez voir ou allez etc car quand on y va jute une semaine si on sait toute ces choses, on sauve beaucoup de temps
reservation au restaurant:
allez y le premier matin, vous serez sur d avoir ce que vous voulez.le romantico se classe numero 1, ensuite le seafood le soir, le trattoria, le grill(barbecue), le mexicain, le creollo et le gondola se classe dernier selon plusieurs personnes. ca depend des gouts
details sur les restos:
1. romantico: ce restaurant est magnifique il est beau et chique. demande a etre servi soi par dianel, il est extremement gentils et parle un bon francais ou judili qui est toujours souriante et tres gentille. les langouste sont tres bonne et si vous etes un bon mangeur, ils se feront un plaisir de vous en donner 2 en entree homard et ananas excellent desset crepe flambe au rhum succulent il y a meme un digestif ca vous derangera pas de donner un bon pourboire a cette endroit car il n y a rien a redire. vous leur direz un petit bonjour de michel et elaine on les connait bien car on les avait connus au super club costa verde, ah oui j oubliais, il y a 2 musicens qui jouent de la musique durant le souper. je suis aller a leur rencontre pour qu ils viennent jouer a notre table, c est tres romantique demandez leur qu ils vous jouent une chanson romantique cubaine, elle est tres bonne nous on leur a donne 5 $$ de pourboire
le seafood: il est situe sur le bord de la plage et on y mange mieux le soir que le midi. les serveurs du bar sont plutot bete et fonctionnent au pourboire lorsqu on est sur la plage, on y va souvent et ca devient tannant
le tratorria. nous on y est allez 3 fois aussi bon le midi que le soir, il s agit de pizza mince et de pate. tortellini au fruit de mer pizza playa pesquero, canelloni sont excellent
le grill: tres bon aussi, un peu froid mais on est a cuba il y a differente sorte de viande tres bon
mexicain: moi j ai bien aime mais la majorite on trouve ca trop epice les repas pricipales ne ressembles au mexicain qu on connait a quebec. moi je vous conseil de prendre 2 entrees a la place du repas principales j ai oublie le nom mais il y a au moin 3 choix d entree de menu comme au quebec. aussi faite vous choisir par michel il est extremement gentils, lui aussi, on l; avait connu au costa verde, il nous a meme offert de lui dire si on voulait dans n impoete lequel restaurant une 2 e fois, il s organiserait pour nous obtenirs une reservations
le godola: nous on ni y est pas allez mais tout les gens qu on a vu n ont pas aimes mais il vaut que vous alliez le voir car, il est tres beau
le club cubano: on y a pas mange mais pour y prendre une biere au bar c est super informez vous quand jorge travail, il est trippant
beer garden: un petit fast food pas pire 24 h on y sert que de la biere mais on a des petits mets tres bien en apres midi ou en fait de soiree ca fait la faire. il y a biensur hamburger et hot dog mais le best sont les saucisse avec chou, le poulet pane et aussi les crevettes
creolo: nous on n y ai pas allez mais s etait partages certain ont aimes d autres noms
les bars: c est au lobby de l hotels qu on trouve le plus grandchoix de boissons. il est 24 h aussi. des fois, il y a beaucoup de monde, le soir un cubain y joue du piano. faite vous servir par pavel(garcon) et luismilla( fille) ils sont tres sympatique. je vous donne les noms pour etre sur de ne pas tomber sur les airs betes il vaut mieux adopter ces serveurs
a la discotheque:quand j y suis allez il y avait 2 serveurs principales. un jeune au cheveux noir vraiment mauvais qui veut jute des pourboires et l autre est tres gentils j ai oublie son nom mais vous alez le remarquer il est chalheureux pogner de main aux hommes acollade au femme, il prepare souvent notre drink prefere d avance lorsqu il voit qu on a presque termine
a l aquabar: les plus sympatique sont lionel.alfred et ulio. quand alfred est la demander le special alfred, c est mix super bon
autres bars: ils sont bien mais sans plus, ils ont rajoutes des mini bar pour accomodes lesgens (ex a la piscine ou a la plage) c est un des points qu ils ont ameliores suite au commentaire negatif) lors des spectacles, il y a des serveurs qui arpentent l agora(il y en avait pas avant)
chambres:elles sont belles et propres un petit cadeau par jour au femme de chambres est apprecies. il y a tout l equipement necessaire a l interieur tv radio cd fer a repasser frigidaire emplie a chaque jour de 2 bieres 2 colas et une grosse bouteille d eau il y a un cofret de surete aussi. on a eu un petit trouble a notre chambre et 15 minutes plustard s etait regles
le sites: il est super beau et immense, il y a un petit train qui passe toute la journee pour vous rendre ou vous voulez
les g. o. : s il y a une place ou vous pouvez donner un pourboire, s est au g. o. qui en ont generalement pas.moi, j aime relaxer en voyage meme j aime aussi m amuser. la bas j ai adore roberto il est jeune et tres energique a quels reprises, je lui ai remis des cadeaux et 1$ car il m etait le party dans la place et quand on voyage une semaine, s est tres court.
la discotheque: ca commence pas avant 22 45 apres le spectacle. il manque un peu de choix de musique si vous avez de bons c d, pourquoi ne pas les amener, ils vont se faire un plaisir de les faires jouer. c est vous qui faite l ambiance la musique est bonne roberto va animer le tous mais il faut embarquer biensur meme si c est tannant, on tipe un peu roberto et le dj et on passe une belle soiree 1$$ ca fait
les spectacles: ils sont tous bons, les g.o. sont droles, il vaut la peine de participer aux jeus meme si on fait un peu le clown, premierement s est drole pour les gens qui vous accompagnent et il y a de beaux prix(exemples excursios avec les dauphins pour 2 pers valeurs de 200$$ us
activites: il y a de tout, club enfants, club ados, basketball, tenis, badminton. squash, volleyball, water polo soccer, etc. ping pong, billard hockeys airs echecs geantsetc salles d entrainement jaccusi etc etc
vous allez recevoir un programme d activites vraiment varies, il s agit de participer, vers 1500 dirigez vous vers l aqua bar, il y a de la bonne musique et de belles activites
sports nautiques:on peut faire du catamaran 30 min gratuit on donne un pourboire . snorkling. amenerz vous des bananes votre masqu et tuba et dirigez vous au lti costa verde 5 minutes de marches pres du bord du centre de plongez, il y a une grosse dans le fond de l eau tirez vos morceau de bananes a cet endoit et vous verrez des centaines de poissons d toute les couleurs. si vous le voulez aller au super club costa verde en groupe donner 5$ dollard par personne et vous ferez du catamaran plus un tour de bateau banane.
excursions:j en ai 3 a vous conseiller.
1. randonnes a bicyclette voir un village(maison cubaine, ecole, eglise, epicerie, etc) c est gratuit et tres interessant. nous on avait amene des cadeaux aux enfants, ils etait 15 environs
2. baignade avec les dauphins, un peu chere 99$ us par personne mais ca vaut la peine. on va la bas en speed boat, on prend un drink avec un groupe cubain qui joue de la bonne musique, on est 20 minutes avec les pauphins ensuite, on a un gros souper au langouste et un gros spectacles avec 10 musiciens et 15 danseurs s est super
3. excursions en catamaran: on y est pas allez mais les gens nous ont dient que s etait super. on est 30 sur un catamaran, boissons a volontes, on fait du snorkling a un endroit bien choisi, on a un souper d inclus, on visite l ile de l amour c est super
achat: a l hotel meme, il y a pleins de choses a vendre boissons, cigares et vetements. si vous le voulez vous pouvez aller a guerdelavaka, il y a un marche il vous en coutera 18 $$ us en taxi allez retour c est bien mais sans plus. on sauve surtout sur la boisson. aalez au centre d achat plutot que pret du marche
il n y avait pas de mouche la plages etait belle un peu de coquillage
je pense avoir termine excuser la longueur et les fautes mais je voulais etre complet passez un beau voyage nous on u retourne l an prochain. en passant, on etait 2 couples mais on s est fait d autres amis et s etait encore plus le fun, si vous avez d autres questions ne vous genez pas.
si vous voulez en apprendre sur cuba, allez voir eddy au tennis bye j en aurais encore plein a dire
Page by Page on the Assisi Way – 1,200 km on Foot
Preamble
June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.

In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

Villages around Hazaribagh in West Bengal
Wednesday, April 1st
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.



During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Understanding the World
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.") Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either. But here’s the thing—I had photos... So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand. It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years. For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not... It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.) Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate. And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries. Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story. Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023. This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers. As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart. Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library. I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott. After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel. My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*. This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year! This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!