Search VoyageForum
FR
Nombre de voyages que vous faites par an? English translation pending
by Stork · 2009-02-05 · 49 replies
Combien de voyages à l'étranger faites-vous par an ? Je demande ça histoire de me donner une idée de ce que font les autres car j'ai une envie gourmande de me faire pas mal de voyages l'an prochain. Personnellement je fais 2 à 3 voyages par an (y compris les week-end).
Visiter Oman début avril English translation pending
by Sosoph2 · 2009-01-19 · 31 replies
Bonjour. Je souhaite partir avec mon mari début avril en OMAN. Que me conseillez-vous de visiter? Combien de temps? Les distances sont-elles grandes pour traverser le pays? Faut-il se concentrer sur une partie plus qu'une autre? Est-ce dandereux de voyager à 2 (ns avons 32ans)? Y a t'il des risques à circuler "alone" dans le pays? Y a t'il des coins interdits aux touristes? Quelle température à début avril?

D'avance, merci pr les infos!
Quel est votre coup de coeur cyclo en France? English translation pending
by Michèle101 · 2008-12-15 · 43 replies
En juillet, nous aimerions rouler en France, en cyclo-touristes. Nous sommes à la recherche d'une destination qui permettrait de voir plusieurs petits villages, routes et campings accessibles, pour un trajet d'environ 1000 km. (moyenne de 60km par jour). Nous aurions besoin de suggestions. Niveau de difficulté moyen. Merci de prendre le temps de partager avec nous vos sorties. Michèle
Votre restaurant préféré à Bangkok? English translation pending
by Foudasie · 2008-11-14 · 46 replies
Quel est pour vous le meilleur restaurant de Bangkok ? Thaï bien sur, on n’est pas là pour manger une entrecôte avec des frites Sans considération de prix, car un repas de luxe à Bangkok ne sera pas plus cher qu’un routier chez nous Il faut donc en profiter

Je me lance : nous avons bien aimé le « blue éléphant » pour la finesse de sa cuisine 18/20 Et aussi « the face » pour son cadre magnifique, sa déco, ses aquariums, son bar, mais cuisine moyenne par contre 12/20

A vous !
Nouvel hôtel Riu Marco Polo (4 étoiles) à Hammamet-Yasmine English translation pending
by Justin333 · 2008-11-06 · 247 replies
Bonjour à tous,

voila le nouveau catalogue été 2009 disponible, nous nous laisserions bien tenter par le nouveau RIU Marco Polo de Hammamet. L'hôtel existait déjà mais ne faisait pas partie de la chaine RIU. Il ouvre normalement pour Pâques 2009. Si vous avez serjounez cet été à Hammamet Yasmine vous ètes peut etre passé devant l'hôtel en rénovation, qui peut me dire à quoi ressemble l'hôtel ? Ou peut etre avez vous sejourné dans l'ancien Marco Polo ?

Si vous avez des infos, nous sommes preneur.....

@+
Voyage en famille au Vietnam English translation pending
by Martinval · 2008-08-30 · 26 replies
Je commence à réfléchir sur une prochaine destination pour un voyage découverte en Aout 2009: le vietnam, cambodge, philippines....sont parmis nos souhaits. Nous sommes 6 :2 adultes et 4 enfants (de 21 à 13 ans). Peut on envisager un voyage itinérants, soit en voiture(location)? en train?. A priori on partirait 3 semaines. Si oui, je suis preneur de tous vos conseils, avis ou expériences. Merci d'avance.

Eric
Déçu par le Vietnam... English translation pending
by YohannVF · 2008-07-14 · 283 replies
Bonjour,

Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...

L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...

Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...

Yohann
Interrail en Europe de l'Est en août 2008 English translation pending
by Lalexx · 2008-04-03 · 25 replies
Bonjour à tous,

Nous avons décidé avec 3-4 amis de partie en août en interail en Europe de l'est. Nous commençons à prévoir les destinations: pologne, roumanie, serbie, bulgarie, grèce (peut-être Turquie), Monténégro, Croatie, Slovénie.....parcours encore à étudier parce qu'un mois passe très vite.... Alors j'aimerai savoir si d'autres personnes bien motivées prévoient ce genre de tryp, histoire d'organiser plus ou moins des petites rencontres dans des pays... N'hésitez pas à poster des conseils...

A bientôt

Alex
Francophones à bord de la croisière sur le Freedom of the Seas? English translation pending
by Nordi · 2008-01-07 · 18 replies
Bonjour,

Partons avec mon épouse en croisière sur le Freedom of the seas le 03 février prochain. Qui a déja fait cette croisière sur ce bateau? (Miami - Haïti- Jamaïque-Bahamas- Cozumel). Y a t il Français ou francophones sur ce trajet?

Nordi A+
Impressions d'une thaïlandaise en Belgique English translation pending
by Thv2001be · 2007-10-17 · 85 replies
Ma copine thailandaise est venue passer quelques semaines chez moi cet été. C'était son premier voyage hors de son pays... Quelques unes de ses réactions on été assez surprenantes... Par exemple, elle ne savait pas ce qu'était un radiateur. D'autres appareils ont également suscité son attention: l'aspirateur et le lave linge.... Elle a également trouvé surprenant qu'en Belgique, les stations service soient self-service... De même... l'idée qu'on se fait d'un pays fait parfois sourire: par exemple, elle avait dans ses bagages un bonnet de laine.... 🤪 Comme s'il faisait froid l'été en Belgique... 😇 Dans l'ensemble, elle a bien apprécié son voyage; surtout d'un point de vue culinaire. 48 Kilos à l'arrivé et 53 au retour. 🤪🤪🤪 Voilà quelques anécdotes qui m'ont bien fait sourire. 🙂
Retour de Las Vegas English translation pending
by Commerce · 2007-06-24 · 27 replies
J'ai passé 5 jours à Las Vegas, du 12 au 17 juin. Avant mon départ, j'avais beaucoup de questions, maintenant, j'ai beaucoup de réponses. Nous (4 pers.) avons séjourné au Flamingo Palace qui est très bien pour se loger (chambre propre) se nourrir; 8 restos dont un excellent buffet(Paradise Garden) qui contient aussi un resto pour les déjeuners, bon et peu couteux (Tropical Breeze Cafe) Le Flamingo possède une piscine tropicale très populaire. De plus, il est situé au centre de la strip en face du Caesars Palace, le coeur de Las Vegas. En vrac : -Le spectacle de Céline Dion est sensass avec une cinquantaine de personnes sur scène dont certaines séquences rappellent le Cirque du Soleil. le Show de "LOVE" au Mirage est un incontournable ! Legends in Concert à lImperial Palace, 3 étoiles pour ceux qui le rétro et Elvis. Réserver les shows avant le départ. moins de problèmes là bas, surtout si l'anglais ne vous est pas famillier.Mes réservations par internet ont été concluantes. J'ai réservé la visite du Grand Canyon South (la partie la plus spectaculaire, mais la plus loin) sur internet à $85 en spécial, en autobus. Pas besoin d'hélico, je ne pensais pas d'avoir une si belle vue du Grand Canyon La température est chaude ce temps-ci mais tolérable ( 5 % d'humidité seulement) La plus chaude journée : 108 F le 15 juin. À voir aussi :le Musée de Madame Tussaud, faire un tour de Gondoles au Vénétien, la tour Effiel du Paris, aller manger au Harley Davidson Café sur la Strip près du MGM. Enfin, il y a plein de choses à faire à Las Vegas ! Bon voyage !
Bons plans pour la Colombie? English translation pending
by Flo971 · 2007-06-24 · 20 replies
Ca y est, nous programmons notre voyage en août pr la Colombie (merci à tous les membres qui m'ont renseignée!).L'expérience humaine étant plus riche qu'un simple guide, voici les infos que j'aimerais avoir:Quel type d'itinéraire sympa, avec sites les + chouettes, nous conseillez-vous pour un mois de voyage?Comment et à quel prix moyen se loge-t-on là bas + idem pour la nourriture?Quels sont les endroits à éviter pour cause d'insécurité et ne présentant aucun intérêt? Vos réponses sur coins chouettes et endroits dangereux nous permettront de faire notre itinéraire d'1 mois. Côté transport, j'ai déjà lu que les bus ne posaient pas de problème. Merci par avance pour toutes vos infos et expériences!
Prix des autoroutes en Italie? English translation pending
by Filentrop · 2007-06-23 · 26 replies
Bonsoir, je vais traverser l'Italie du nord au sud pour me rendre en Sicile. (Je pars de Rouen, Je compte passer par la Suisse pour atteindre l'Italie) Savez-vous le prix des autoroutes pour une voiture et une voiture + caravane? (je ne sais pas encore si je loue ou si je prends la caravane). Merci
Visites près de l'hôtel Pine Bay Holiday Resort à Kusadasi? English translation pending
by PascalA · 2007-06-06 · 26 replies
Bonjour, Nous nous rendons à Kusadasi, au club Pine Bay Holiday Resort, du 24 juin au 8 juillet 2007. Nous sommes belges, francophones, 2 adultes et 1 garçon de 15 ans. Quelles sont les visites à faire et les choses à voir dans les environs ? Faut-il prévoir de l'argent turc ou les Euro suffisent-ils ? Quelle est la météo habituelle à cette période ? Comment sont les températures ? Faut-il des vêtements plus chauds pour le soir ?

Pascal.
Rencontre jeu de piste 2 Paris dimanche 13 mai 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-04-07 · 342 replies
🙂Le printemps est arrivé, les beaux jours revenus .....

Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!

Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde

Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)

Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris

Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)

Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)

Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants

Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai

l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂

Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁

voili voilou et donc peut être à bientôt
Vélo pliable English translation pending
by Montségur · 2007-02-17 · 86 replies
Après avoir lu les différents messages consacrés à Heinz Stucke, je commence à me poser la question si le vélo pliable n'est pas une solution intéressante (marre de la galére du transport du vélo dans le train).

Avez-vous déja essayé ces modéles : performance, fiabilité, utilisation en voyage.

Merci d'avance pour vos conseils.

J'hésite entre différents modéles : de la marque Bike Friday : Pocket Llama ( de la marque Airnimal : Chameleon (www.airnimal.com) de la marque Dahon : Speed TR (

Pour l'instant, ma préférence s'oriente vers le Dahon, je pense qu'il serait superbe vu que je posséde déja la remorque City de Carry freedom (www.carryfreedom.com).

Tanger, mon amour English translation pending
by Izanora · 2007-01-31 · 54 replies
Tanger, au mois de juillet : je tombe amoureuse.

Paris, au mois d'aout : je négocie ma démission de mon poste d'animatrice socio culturel.

Village berbere au mois de septembre : je me marie devant Dieu.

Paris, au mois d'octobre : je liquide tout c'est à dire pas grand chose, mon appartement et le peu qu'il contient que j'abandonne à mon cher ami et compagnon de route, Haitham.

Tanger, au mois de novembre : je commence ma nouvelle vie d'habitante de la casba.

Tanger, au mois de janvier : je commence ce journal, dans un cybercafé, une clope au bec, une bouteille de sidi ali à mes cotés, pour mon plus grand plaisir et peut etre pour partager ce plaisir des mots d'ailleurs, des mots d'ici et maintenant avec quelques cyber voyageurs.

Je ne sais trop par quoi commencer, le commencenement peut être ?...peut être pas. A voir, a vous de voir peut être ? peut être pas... à bientot.
Projet de camp pour scouts de France en Corse English translation pending
by Rêveuse09 · 2006-10-15 · 21 replies
Bonjour à tous. Je suis Scoute de France dans la ville d'Halluin ( 59 - Nord ). Nous avons projet de partir en camp en Corse ou au Maroc. La Corse étant plus abordable pour notre budget. Je dois donc faire des recherches sur ce projet. On sera environ une quinzaine de personnes à partir pour 3 semaines.

Je voudrais savoir : Le prix (en gros) pour des billets de trains Lille/Marseille en saison pleine Le prix pour aller de Marseille jusqu'en Corse en bateau (pleine saison)

Pour ceux qui habitent la Corse. J'aurai besoin de plusieurs renseignements: Quelques coins sympa, avec randonnées et diverses activités. Il faudrait un espace où l'on puisse s'installer (Champs, prairie, espace vert) Si possible un projet à réaliser **

Si vous auriez des contacts avec qui je pourrait correspondre pour avoir tous ces renseignements merci de me les faire parvenir par messages. Merci de bien vouloir m'aider. C'est vraiment important pour nous.

* * Je suis une nouvelle Scoutes depuis la rentrée, mais j'ai su que les anciens scouts sont partis en camps dans le milieu de la France. Ils ont rénovés une partie d'un château, en échange de quoi le propriétaire leur a préter un terrain et de l'eau. Donc avis aux propriétaires, si vous avez besoin d'un petit coup de main, et en plus de bonne compagnie ;)
Safari individuel au Kenya English translation pending
by LeTigre · 2006-10-04 · 78 replies
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)

Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »

Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.

Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)

Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !

Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !

Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !

Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara

(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)

Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !

Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !

Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !

Vendredi 15/ Jour 0

Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.

Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !

Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.

Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !

L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !

La chambre et la vue sur la rue :





Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1

C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !

Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.

Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !

En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !

On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …

La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …

On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !

Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…

Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !

Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...



Hôtel Thalassa Village à Sousse English translation pending
by Gaoul · 2006-02-07 · 462 replies
Bonjour, à tous,

J'aimerai avoir plus d'infos sur l'hotel ci-dessus mentionné car j'aimerai partir au mois d'aout avec FRAM, sur certain sites il est 4* et d'autres 3* comme chez Fram.

D'avance merci pour vos réponses.
Mon rêve américain English translation pending
by Aureliem · 2005-08-19 · 13 replies
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.

Mon histoire commence … la veille du départ.

Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.

J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.

Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.

En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.

Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.

Bruxelles – Chicago – San Francisco.

C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.

San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.

Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.

San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …

D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.

Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.

J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.

De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.

Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.

A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !

Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.

Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !

Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.

Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …

Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.

Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.

Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.

Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.

Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.

Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.

Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.

Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.

Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.

Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.

D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.

Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.

Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.

Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.

Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.

Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.

I had a dream.

J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.

J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.

J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.

J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.

J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.

I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.

Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.

Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.

Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.

Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.

Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.

Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.

Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.

Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !

Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.

Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.

Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !

Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.

Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.

Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.

Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.

Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.

De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.

Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.

Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.

Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.

Prochain arrêt : LE Grand Canyon.

Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.

Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.

A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.

Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.

Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.

Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.

Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.

Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.

Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.

Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.

J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.

Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.

5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Surbooking sur Air France English translation pending
by Yop · 2005-06-13 · 71 replies
Juste un petit appel à témoin...Si quelqu'un a été surbooké récemment sur AF quelle compensation a t il reçu...

Je suis assez étonné, j'étais volontaire sur un Mexico-Paris surbooké, la compensation était de 300 euros en avoir (ou 150 en cash), vraiment pas beaucoup et impossible d'obtenir plus. Bref d'après le personnel AF de Mexico, les indémnisations ont changé récemment. Auparavant il me semblait qu'on avait beaucoup plus: style un petit montant pour être volontaire+autour de 600 euros si effectivement il y a refus d'embarquement. Là j'ais reçu 300 euros d'avoir pour partir dimanche au lieu de samedi. Hier on me repropose d'être volontaire, je dis oui, on me trouve finalement une place sur le vol mais j'ais quand même droit à 300 euros de plus...Donc je comprends plus trop, d'autant qu'il me semble que les surbooking sur les vols de plus 3500 km doivent etre indémnisés au moins 600 euros. Peut etre le fait de partir de Mexico change-t-il quelque chose?

Bref si quelqu'un a connu cette situation récemment sur AF, je voudrais bien savoir si les indemnités étaient les mêmes.
Où faire une retraite professionnelle en Europe du sud? English translation pending
by Valine · 2004-08-20 · 34 replies
Bonjour,

Je suis nouvelle ici.

J'aimerais savoir s'il existe en Europe (plutôt dans le Sud) un endroit assez reculé ou les cadres et les managers peuvent décompressé à fond. loin de tout, du téléphone, des ordinateurs. Un endroit un peu coupé du monde. Une sorte de retraite en monastère, mais plus libre et sans histoire de religion.

C'est vraiment très important pour moi et je ne trouve rien.

Merci d'avance beaucoup à tout le monde

PS. le moindre indice ou élément de recherche me sera très utile!!!
Il était une fois... la Laponie English translation pending
by Aureliem · 2004-06-10 · 9 replies
Car il est de ces voyages qui ... bouleversent ...

Parce que bien trop d’étoiles ont été offertes à mon regard que pour pouvoir les y loger toutes … Parce que tant de jolis diamants tellement purs m’ont été montrés, dans des écrins tout aussi magnifiques … Je vous en envoie, des fragments, des étincelles, des poussières d’étoiles … avec une plume trempée dans l’encrier de la beauté pure … pour que vous hébergiez ces petites perles en surplus qui méritent tout sauf d’être oubliées … Récit d’un rêve éveillé à jamais vivant au fond de mes yeux émerveillés …

Au départ, une idée, lancée comme cela un jour tout gris d’hiver tout froid. Au départ, beaucoup d’imagination, d’espoirs, de rêves. Au départ quelques petites bulles toutes fraîches, toutes vierges dans nos ptites têtes. Sans doute un peu trop d’optimisme pour tout esprit bien rangé. Sans doute un peu trop d’audace pour nos cœurs peu habitués. Sans doute … Mais à trop prévoir, anticiper, imaginer, on se retrouve bien souvent le cœur un peu déçu … On a peut-être envisagé l’impossible, mais à atteindre la lune, on s’est retrouvés le cœur à jamais différent, léger, souriant, aérien, le regard étoilé, pétillant et chantant …

Quelques jours à peine ont suffi à mûrir quelque peu l’idée. Non à grand recours de programmes savants ou de planification exempte du moindre défaut. Juste l’heureuse rencontre de nos ptites bulles isolées, le partage de nos rêves parallèles …

Quelques journées plus tard à peine, pendant que le jour entamait lentement sa victoire quotidienne sur la nuit, cinq silhouettes encore tout ensommeillées filaient dans un taxi tout silencieux. Après quelques heures, un grand avion coupait le ciel, tout alourdi de nos ptites têtes pleines de rêves et d’espoirs. Nous c’est une jolie ptite macédoine internationale : Hélène (France), Coen (Hollande), Nico (Espagne), Luca (Italie) et moi …

L’avion atterrit dans le cercle polaire, à Kiruna. Lieu des extrêmes, d’abord géographiques … Kiruna, c’est la principale « ville » de Lappland, à quelques 1700 kilomètres de Lund, quelques 3000 kilomètres de Bruxelles … Lieu des extrêmes de températures aussi : soleil de minuit de mai à août, jusque –30°C dans les profondeurs de l’hiver.

L’avion atterrit et débutent quatre journées si jolies. Quatre journées tout d’abord magnifiées par la splendeur des paysages.

Car entre Kiruna et Narvik (Norvège), un immense lac, Torne Träsk, se déployant sur près de 80 kilomètres de long, quelques 15 kilomètres de large, longeant tour à tour forêts et montagnes … Lac entièrement gelé, sur plus d’un mètre d’épaisseur … De temps à autres, deux ptites âmes perdues au milieu de ce vide si joli, de temps à autre deux ptits cœurs battants sur cette immensité ; ils sont pêcheurs … et en communion si parfaite avec cet environnement si joli, ils pratiquent leur sport favori.

Entre Kiruna et Narvik, une seule route, esseulée et désertée, fendant un ciel épuré par l’absence humaine et des étendues si vastes que, bien au-delà de s’y perdre, on ne peut que s’y retrouver …

Car entre Kiruna et Narvik, sur les bords du Torne Träsk, Abisko, petit village qui, malgré ses … 180 âmes … se trouve sur toutes les cartes suédoies. 180 habitants, oui mais … oui mais … deux gares 🙂!

A Abisko, un canyon. Et dans le canyon, une chute d’eau, totalement gelée, figée … A Abisko toujours, un point de départ pour une piste de trekking mondialement connue, Kungsleden, la Piste Royale. A quelque distance de là, le sommet suédois, Kebnekaïse, dominant le pays du haut de ses 2111 mètres … Grâce à lui, un horizon toujours découpé, superbement sculpté dans ces impressionnantes montagnes …

Car en Norvège, dans les alentours de Narvik, des fjords, des fjords superbes. Certes pas les plus impressionnants du pays, mais il n’a jamais fallu de superlatifs pour trouver son bonheur … A chaque détour de la petite et unique route, un nouveau trésor, un nouveau cadeau de la nature. Tellement d’images adorables gravées dans ma ptite tête, si difficiles à transcrire, en plus sous le risque de les décolorer. Fermez les yeux quelques secondes (après avoir lu cette ligne, ce sera plus facile 🙂), et imaginez … Imaginez, au loin, des montagnes parfois si escarpées, comme pressées de rejoindre la mer, mer toute limpide qui se faufile entre ces falaises … montagnes parfois plus lentes, plus lisses, plus douces. Au pied des montagnes, ou de l’autre côté du bras de mer, parsemez de ptites forêts toutes mignonnes et si fières, fières sans doute d’être les seules sources de couleur des alentours … Saupoudrez, sans lésiner sur les quantités, d’une couche de neige blanche et pure, intouchée. Entre la mer et le ciel, rajoutez toute la beauté et la grandeur du silence, beaucoup beaucoup de silence, sauf peut-être la musique d’un ptit ruisseau chantant sa victoire sur le froid et le gel et contant les secrets des paysages traversés …

Fjords, un jour je vous reviendrai. Majesté et beauté à couper le souffle. Mais pas au sens fort du terme … pas à donner des coups, à choquer … Juste à faire taire. Car devant de telles cartes postales animées, rien de telle que la grandeur du silence pour les apprécier à leur juste valeur. Sérénité d’un paysage silencieux et grandiose … calme d’une nature pure et magnifique.

Quatre journées rendues impressionnantes par l’immensité du silence … amplifié par le froid et par la blancheur tellement pure des paysages environnants. Pas du silence qui effraie, non, de celui qui magnifie, qui embellit, qui soutient, qui apaise. De ces silences qui nous font nous sentir petits, tellement tellement petits.

Pour explorer ces paysages de rêve, on expérimente un moyen de locomotion local, le traîneau à chien. Petit aperçu de cette jolie journée. 9h. Un taxi nous mène au point de rendez-vous. Il roule, roule, roule … sentiers de plus en plus petits, enneigés, isolés … jusqu’à nous débarquer, au milieu de nulle part. D’humain, rien que nous cinq, une caravane et une trentaine de chiens. Pas un bruit pas une âme … rien. En fait non, tout : rien que la beauté du silence l’immensité du vide, la grandeur de l’espace … impressionnant ! Voici que nous rejoignent nos compagnons d’aventure. Notre guide, étrange Monsieur qui terminaient toutes ses phrases par l’inévitable « So it is ! », comme si notre épopée était inéluctable 😉 nous explique les règles du jeu. Puis commence l’attelage des chiens. La tension monte parmi les bêtes … les chiens s’excitent, aboient, sautent … Le signal de départ est donné ; les traîneaux se mettent en route, tirés par des chiens débordant d’énergie. Les jolis paysages se succèdent … d’abord le rien, le vide blanc … puis la forêt … un ruisseau … un lac gelé sur plus d’un mètre d’épaisseur. Il fait froid, si froid … Le froid pénètre dans nos corps inhabitués et les ralentit ; les fige … Les chiens fatiguent un peu, on s’arrête. Les bêtes sont attachées et nourries. A pied, on rejoint un lieu pittoresque bien joli. Pendant que se prépare notre repas, promenade dans les alentours. Traversée de forêt … et puis, et puis … vision magique. Le ciel se dégage, prélude à son déploiement dans sa splendide immensité bleue. Cette perle de lumière éclaire alors un tableau magique, une petite rivière s’écoulant dans une plaine toute enneigée … à l’horizon, de jolies montagnes … Et ce chant si joli de cette rivière si esseulée …

Anciens combattants du Collège St Pierre, vous pourrez illustrer ce tableau par la citation mainte et mainte fois lue pendant les heures d’ennui passées dans l’auditorium de notre chère école (pardonnez ma mémoire si elle est défaillante … elle n’est que visuelle) :

« Il y a de la musique dans le murmure du roseau Il y a de la musique dans le bourdonnement du ruisseau Il y a de la musique en toutes choses, Si les hommes pouvaient l’entendre … Leur terre n’est qu’un écho des astres »

Lord Byron, Don Juan, XIII

Magnifique. Magique … Retour à la base où nous attend un repas revigorant : renne fumé, champignons, pâtes … Nous voilà déjà repartis, les chiens nous ramènent à quelque civilisation. Le soleil se couche et achève une bien jolie journéee. Il brille … comme nos regards ravis.

Près de Kiruna se trouve le village de Jukkasjärvi et son célèbre Hôtel de Glace. Ouvert aux touristes en journée, aux courageux volontaires et intrépides durant la nuit, l’hôtel, entièrement bâti de glace, renferme d’abord un nombre impressionnant de chambres. Chacune est sculptée par un artiste différent, par un regard, un toucher, une technique unique. De la pièce robot-écho à celle de la fertilité, de celle des vagues à celle africaine … chaque chambre est un bijou d’imagination, de sculpture, de lumière … Outre les chambres, on s’extasie également sur le lustre en glace, déguste un cocktail dans un verre en glace, accoudés à « l’Absolute Ice Bar ». A l’extérieur, un joli théâtre de glace, une église de glace … un couple en sort d’ailleurs … juste marié 🙂

Tant tant tant de perles en si peu de journées à peine … Un élément manque pourtant encore à mon histoire, une vision magique et irréelle … Pour vous esquissez son décor, il me faut d’abord vous conter le mode d’emploi d’une activité suédoise bien souvent pratiquée … le sauna 😉 Un vrai sauna, parole de suédois, commence par … ben le sauna lui-même 🙂 Un ptit quart d’heure à faire grimper le thermomètre et à se sentir tout purifié de l’intérieur, tout vidé … Ensuite, histoire d’activer la circulation sanguine, il faut un ptit choc thermique. Dans la plupart des cas, ce sera la douche glacée, mais si d’autres moyens sont à disposition, on retardera d’une étape le réveil du corps endormi. Quand on en a l’occasion, on enchaînera d’abord par un Hot Tub (ou Tab ou Tab ou Tob ou Top, on n’a jamais vraiment su 🙂) … bain chauffant … en plein air (environ –15 ce soir là). Ensuite vient alors le réveil thermique : roulade dans la neige … Et juste avant que les pieds ne deviennent irréversiblement insensibles 😉 retour dans le Hot Tub. À ce moment-là, histoire de consoler le corps de cette épreuve et l’esprit de sa décision qu’il avait cru sage 😛 il est d’usage d’avaler une ptite gorgée de la substance alcoolisée de son choix … Et puis, on recommence. Et ce processus est supposé (parole de suédois toujours) se faire dans son plus simple appareil …

Voici donc le cadre … Vous y rajoutez quelques personnes bien sympathiques et un ptit cottage adorable, et je pense que vous en aurez les éléments essentiels.

Samedi 8 mars, environ 23h. Nous voici en plein dans notre apprentissage du vrai sauna laponien (non, lapolinaire, c’est décidément plus joli 🙂), à l’étape du bain chaud extérieur. Et c’est là que soudain, on se retrouve spectateurs d’une pièce de théâtre magique, au cœur d’un spectacle de lumière époustouflant. Le ciel se déchire … non … non … rien de violent. Le ciel s’entrouve. Les nuages s’écartent pour laisser place à un arc-en-ciel vert pâle qui sort des entrailles du ciel et se montre à nos regards éblouis. Il tremble, s’allonge un peu, puis s’évapore, se dissout dans un ciel sans doute un peu trop ennuagé. A peine le temps de nous remettre de nos émotions que d’autres lumières un peu divines, un peu étranges, un peu incomprises, iréelles se présentent. Tour à tour un peu bleues, un peu jaunes, parfois s’intensifiant parfois si fugitives, si furtives, elles dansent dans le ciel ennuagé, comme un rideau sous le vent …

En s’offrant à nos ptites âmes perdues dans un bain chaud au milieu d’un village de 180 habitants, isolé quelque par dans le cercle polaire, la majestueuse aurore boréale concrétise un des derniers espoirs qui nous restaient encore, un des derniers rêves dont on n’osait plus trop parler. Le spectacle est magique … les spectateurs un peu abasourdis, mais tellement ravis …

C’est ici que s’achève mon épopée magique … Enfin non, pas tout à fait … il y a encore la splendide Stockholm sur le chemin du retour. Je vous la conterai la prochaine fois, promis.

Si vous entendez parler d’un silhouette sur un vélo bleu tout rouillé, arpentant les ruelles de Lund avec un sourire béat, sur les lèvres, mais également dans le cœur et dans le regard … ne lui en tenez par rigueur … Je suis revenue amoureuse, amoureuse de la vie recolorée et de sa vitalité, regonflée d’énergie et d’envie de croquer cette vie à pleines dents.
Trekking in Kyrgyzstan or Tajikistan?
by Galadriella · 2019-11-21 · 59 replies
Hi everyone! Just back from the Manaslu Circuit in Nepal, and I think for my next trip, I'd love a wilder environment. I'm considering a trek (two to three weeks) in Central Asia. Several agencies organize this kind of trip, and I was initially leaning toward Tajikistan, but after looking at travel photos, the landscapes seem very similar to the Alps, while Kyrgyzstan’s scenery looks more "exotic"—maybe closer to Mongolia? But these are just photos, and I’m struggling to get a real sense of it. I’d love to hear from people who’ve been to these destinations... Thanks so much! :-)
Elles voyagent seules... English translation pending
by Hannahannah · 2019-07-14 · 426 replies
Elles voyagent seules . Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres . Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages . Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .

Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .

A vos claviers d’ete 😎😎😎
Récidive en Afrique australe: deux semaines au Malawi en juillet 2016 English translation pending
by 00Alex · 2019-04-27 · 85 replies
Prologue Il n’y a pas beaucoup de carnets sur ou autour ou même incluant le Malawi. Donc, je pose ma pierre. Si à votre tour vous décidez d'y aller, n'hésitez pas à me contacter. Mais peut être que quand vous aurez fini de lire ce carnet, vous n'aurez pas du tout envie d'y aller. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligé de me contacter, mais rien ne vous en empêche, surtout si vous être sympas.

J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...

Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?

Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.

Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…

Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.



La suite, bientôt...
Quand réserver ses billets d'avion pour les États-Unis? English translation pending
by Lagodine · 2018-09-04 · 61 replies
Bonjour, Je suis en pleine organisation d'un voyage en famille aux USA pour l'été prochain. Je regarde depuis quelques jours l'évolution des prix des billets d'avion, mais je m'interroge : A quel moment, d'après vos expériences, peut-on espérer avoir le meilleur prix pour des billets d'avion pour juillet - août, pour un vol paris-LA / SF- Paris ? J'ai étudié "un peu" la question sur toute l'année dernière en simulant un départ cet été et ai obtenu des prix très variables (jusqu'à 625 € pour le plus bas trouvé) avec parfois des chutes de prix fort intéressantes, mais sur des périodes très limitées. En fait, le truc, c'est que j'ai peur de réserver trop tôt et de louper un bon prix qui arriverait plus tard, ou, à force d'attendre LE bon prix, de me retrouver à réserver à un prix trop élevé, après avoir laisser passer de bonnes opportunités... Sur certains sites, il est conseillé de s'y prendre 9 à 10 mois en avance et sur d'autres, seulement 3-4... Que conseillerez-vous ? Et où puis-je trouver les meilleurs plans ? Merci.
389 € vol aller-retour Paris - San Francisco 423€ Los Angeles courtes escales English translation pending
by Gilou02 · 2017-11-25 · 73 replies
Bonjour , Aujourd'hui , Vol AR PARIS San Francisco 389 € , 423€ TTC AR Paris Los Angeles avec de courte escales Lufsthansa

389 € Vol Paris San Francisco du 23 mai au 22 juin avec KLM courtes escales 396 € TTC avec vol direct a l'aller avec Air France et retour KLM escales 2h30 a Détroit

419€ Lyon San Francisco

420 € Marseille San Francisco

423 € Vol AR Paris Los Angeles du 23 Mai au 22 juin

451€ de Marseilles LAX

449€ de Lyon LAX

510 € de Toulouse LAX

532 € De Bordeaux LAX

Location de voiture chez HERTZ pour un SUV 21€ jour 633€ pour 30 jours avec le Code CDP; 211762 et code RQ: Best

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display