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Voyage en train de vingt-sept jours de Beijing à Kunming English translation pending
by Bleitos · 2013-04-14 · 8 replies
Bonjour à tous,

je suis un membre passif du forum depuis un moment et consulte énormément ce site pour préparer mes voyages et je constate qu'à chaque sujet, il y a des gens qui s'y connaissent très bien. Alors voilà, pour la 1ère fois je vais demander activement des conseils pour préparer mon voyage que je vais faire avec mon meilleur ami italien. J'ai l'habitude des voyages en train ou voiture "à l'arrache" mais en Europe, encore jamais voyagé backpack en Asie. Je suis maintenant depuis bientôt 8 mois à Taiwan où j'y apprends le chinois de façon plutôt intensive donc assez familier avec la nourriture et culture chinoise, et mon chinois, bien que basique et légèrement différent du chinois du mainland, devrait me permettre de me débrouiller pour acheter billets et autres besoins de base etc...

Voilà une ébauche d'itinéraire pour un voyage de 27 jours entre mi-juin et mi-juillet, basé sur les villes mentionnées comme valant la pein de s'y arrêter. Quelles sont les villes qui mériteraient d'être enlevées de la liste, soit parce que pas pratique pour y aller ou intrinsèquement manquant d'intérêt.

Beijing Nanjing Suzhou Hangzhou Guilin: rizières de Longsheng, Ping'an, Chenyang Yangshuo: spectacle Nanning (Guanxi) Kunming Jianshui: village de Tuanshan et Duoyishu, Laohuzui Lijiang Chongqing Dazu: Baoding Shan Zhangjiajie Dongchuan Chengdu: Leshan Shilin Xi'an Luoyang: Longmen Beijing Yangyuan Datong: Yungang Shiku Hohhot

Par rapport au moyen de voyager, est-ce que le train reste le meilleur moyen partout ou il faudrait aussi considérer le bus ou même l'avion pour certain trajets? je suis pas contre mais j'ai toujours voyager en train en Europe (intérail un peu partout) car je préfère de loins ce moyen de transport.

Une autre question: j ai lu sur plusieurs topic que dans certaines villes, les étrangers ne sont permis seulement dans certains hôtels spécifiques. Est-ce que cela concerne les villes que nous souhaitons visiter? D'autre part, est-ce que les chinois pratiquent le B&B style comme en Europe, loger chez l'habitant dans chambre emménagées pour?
Trois semaines en Chine en octobre English translation pending
by Hanna888 · 2013-04-10 · 22 replies
Bonjour, qqn peut il me conseiller un circuit de 3 semaines en Chine avec HK, Shanghai et Pékin? Qu y a t il de bien a voir a part ces 3 villes? Comment se déplacer d une ville a l autre? Ai je le TPS d aller a l intérieur du pays ou vaut il mieux rester sur le littoral? Merci
Les villes du sud au départ d'Atlanta English translation pending
by Genevois · 2013-03-25 · 83 replies
Atterrir à Atlanta est une expérience en soi. Non pas que les pistes y soient différentes d’ailleurs bien sûr, mais la taille de cet aéroport est juste incroyable. Les avions font la queue pour décoller (nous en avons compté une douzaine en attente pour une piste et il y a plusieurs pistes d’envol), les atterrissages ne sont espacés que de quelques secondes, des dizaines et peut-être même des centaines d’appareils sont reliés aux terminaux par une passerelle de débarquement.

Pour aller récupérer ses bagages, il faut prendre un train, pour aller au bâtiment des agences de location de voitures, il faut prendre un autre train. Incroyable. Cet aéroport est une ruche, sans sa reine, mais avec les multiples travailleuses. Heureusement, tout y est bien indiqué, tout y est finalement assez facile. C’est ainsi que nous trouvons aisément le comptoir de l’agence Dollar où nous avions réservé un véhicule via le net. Une fois les formalités remplies, nous allons au parking et plutôt que d’avoir un véhicule attribué, nous pouvons choisir celui que nous voulons dans la gamme payée. Et ce sera une Chevrolet Impala, une des dernières voitures US proposées aujourd’hui parmi les Nissan, Mitsubishi et Toyota …

Sortir du complexe de l’aéroport est également facile. Par contre, de nombreuses Interstate sillonnent la région d’Atlanta, il vaut mieux avoir un GPS ou son itinéraire printé via Google Maps par exemple.

Notre destination du jour, c’est Savannah, tout au sud de la Géorgie, accessible via les Interstate 75 et 16 en 5 heures environ. Petit arrêt lunch en route en sortant de l’autoroute et nous avançons pour arriver en ville vers la fin de l’après-midi. La traversée de la Géorgie est assez monotone, le paysage est plat et l’autoroute traverse soit des plaines, soit des forêts de pins, rien de vraiment spécial à admirer dans le paysage. L’Interstate 16 termine sa course directement dans le centre historique et notre GPS nous conduit facilement à travers les rues de la ville. Pas d’hôtel pour nous, mais un logement chez l’habitant via le site airbnb.com. Nous n’y avons vu que des avantages, un prix inférieur, une location en ville même, un contact privilégié avec notre hôte, des conseils particuliers sur les visites à faire dans les environs.

Nous serons accueillis chez Rick, dans le centre historique de Savannah. Une chambre particulière nous est destinée, avec cheminée, télévision et WiFi, et nous pouvons utiliser la cuisine à notre convenance. Il y a un supermarché un bloc plus loin où nous achetons le nécessaire à un petit-déjeuner complet pour demain matin. Un bon plan ce site.

Le temps est encore gris et couvert, mais malgré cela, nous pouvons déjà nous apercevoir que Savannah est une ville splendide. Les maisons coloniales se succèdent et les rues sont bordées d’arbres majestueux dont la mousse espagnole tombe des branches. De nombreux parcs parsèment la partie historique de la cité. Il est trop tard pour en faire le tour à pied ce soir. Nous irons uniquement manger dans un petit restaurant près d’un square avant de regagner notre chambre. Nous aurons le temps de visiter demain.

La première nuit en Géorgie a été fêtée par un feu d’artifice. Lumières et sons. En fait, éclairs et tonnerre. Un orage violent comme souvent dans les contrées du sud, qui a sans doute réveillé plus d’un habitant de Savannah. Au lever, le ciel est encore bien gris et la pluie n’a pas fini de tomber. Les orages n’ont pas encore cessé de traverser la région et du coup, nous sommes cloués à l’intérieur. Impossible de partir visiter la ville à pied, il pleut bien trop. Nous branchons la télévision sur la chaîne météo qui annonce la fin du passage de cette perturbation. En effet, en fin de matinée, la pluie disparaît, le ciel commence à s’éclaircir. Après la pluie vient le soleil, un dicton maintes fois vérifié.

La température est plus que clémente, un pull suffit et le t-shirt sera même de mise lorsque le soleil aura bien percé. Savannah est une ville qui se parcourt à pied. Maisons coloniales ou typiques du sud, rues parfois pavées et souvent bordées d’arbres dont la mousse espagnole peuple les branches, parcs et squares fleuris ornés de monuments (nous avons compté près de 25 squares), un bord de rivière parsemé de magasins et de restaurants, la ville ne manque pas d’atouts. Certaines maisons historiques se visitent, il y a également quelques musées dans le coin. Nous balader nonchalamment dans la ville suffit à notre bonheur immédiat, profiter du soleil et de la chaleur ambiante, de la beauté des lieux. Du City Market avec ses restaurants et ses galeries d’art, au splendide parc Forsythe, tout en passant par le bord de la rivière Savannah, nous sillonnons la ville, sans but précis, à l’intuition et souvent au hasard.

Pas mal de touristes empruntent les tours organisés en bus, lesquels passent par tous les lieux à voir. Chacun son style, mais la marche permet d’adapter son rythme, d’aller au gré de ses envies, de s’arrêter prendre un verre. A la fin de l’après-midi, nous sommes fourbus. Retour à notre chambre pour nous reposer un peu et prendre une douche. Rick a une petite cour intérieure de quelques mètres carrés où il fait bon se poser à l’ombre d’un oranger qui embaume l’endroit.

Pour le repas du soir, nous avions repéré une adresse dans le « grand Savannah », soit hors du quartier historique. Un restaurant dont les spécialités sont les plats traditionnels du sud, poulet frit, patate douce épicée (recette appelée Yams), haricots verts, crevettes ou encore côtelette de porc. Nous voilà donc partis pour le « Sisters of the new South» sur Skidaway Road. Les plats sont présentés aux clients derrière un comptoir et on peut donc choisir en toute connaissance de cause, soit à l’emporter, soit sur assiette pour manger dans la salle attenante. C’est la queue en ce dimanche soir et les Afro-Américains viennent se ravitailler, ce qui est plutôt bon signe sur la qualité des mets. La nourriture est excellente, le service est sympathique et parfait. Une excellente adresse à recommander !

Les Américains mangent tôt et il n’est vraiment pas l’heure de rentrer se coucher. Nous redescendons dans les environs du City Market, où un trio de jeunes jouent un très bon rock n’roll dans la rue. Un mini-concert gratuit, avec un panier dans lequel les spectateurs viennent verser leur contribution personnelle pour l’excellente musique jouée.

Retour à notre logement, une première journée dans le sud pleinement réussie. Savannah est une très belle petite ville provinciale, tranquille et peu bruyante. Une ville souvent à l’écart des circuits touristiques empruntés par les touristes européens qui se ruent sur New York ou sur les parcs de l’Ouest. Ici, c’est une autre Amérique, moins tape-à-l’œil, moins dynamique, ici c’est le sud !

Le lendemain, autre but d’excursion : Tybee Island, à une vingtaine de miles de Savannah, en bordure de l’Océan Atlantique. Le temps est passé au beau, mais la température a chuté avec le vent frais qui souffle. Plus question de t-shirt, mais plutôt d’une bonne veste ! Sur le chemin de l’île, il y a un lieu à visiter : le Bonaventure Cemetery. Un énorme lieu de repos éternel, sous les arbres et parmi les buissons fleuris. Certaines tombes datent du siècle passé et il paraît que quelques personnages célèbres en Géorgie y sont enterrés. Les monuments funéraires sont très différents les uns des autres, certaines sépultures sont toutes simples, alors que d’autres sont des caveaux. Evidemment, on peut s’étonner d’avoir un cimetière comme lieu de promenade, mais l’endroit est vraiment beau et bien sûr paisible. Les mousses espagnoles qui dégringolent des branches donnent une atmosphère particulière dans cet endroit, une atmosphère de circonstance.

Tybee Island est au bout de la route, un lieu de villégiature estival qui doit être surpeuplé au plus fort de l’été. Une grande plage de sable sur l’Atlantique, des appartements de vacances, quelques hôtels et de très belles maisons en bois, un endroit idéal pour une balade à vélo à travers les petites ruelles. Pas pour nous avec ce vent violent et la température assez fraîche. Néanmoins, parcourir l’île en voiture et à pied lors de nos arrêts est très agréable. C’est encore la basse saison et il y a peu de monde, tout est tranquille. Quelques ados en mal de bronzage s’essaient aux maillots de bains, mais ils ne sont pas assez courageux pour aller faire trempette. Marcher sur le sable dur de la plage est agréable et la présence d’un ponton qui avance sur les flots permet de faire quelques belles photos.

A l’entrée de l’île, sur la droite, il y a un ancien phare qui peut se visiter. Rien de transcendant toutefois, le voir de l’extérieur nous suffit. Le North Beach Grill and Bar, juste en face du phare, est un bon endroit pour le repas de midi, enfin un repas de 2 heures de l’après-midi. Un crab cake, une salade au saumon et un filet de cabillaud frit feront parfaitement l’affaire. Dernière petite balade au vent avant de retourner sur Savannah. Ce soir, nous testerons le Papa’s Seafood Restaurant sur Whitemarsh Island, à mi-chemin entre Savannah et Tybee.

Et demain, cap sur Charleston, la principale concurrente de Savannah pour le titre de la plus belle ville du sud.
Comment réserver des billets de train en Chine? English translation pending
by Kaeme · 2013-03-13 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je cherche un site sérieux sur lequel il serait possible de réserver des trains pour voyager en Chine. Je souhaite avoir planifié tous mes trajets à l'avance.

Je compte faire les trajets suivants :

Shanghai Hongqiao - Suzhou

Suzhou North - Qingdao

Qingdao - Beijing South

Beijing South - Shanghai Hongqiao

Peut être est-ce plus raisonnable d'acheter les billets une fois sur place ?

Pour information, je vais aller en Chine du 11 au 23 avril.

Merci à tous
Voyager avec ou sans laptop/tablette? English translation pending
by Parvat · 2013-03-12 · 82 replies
Bonjour

Ca faisait quelques semaines que je regardais les tablettes et mini pc (ou certains portables) en grande surface, et suite à l'excellent post d'Alan "Il est trop chouette mon écran", je pense que je vais abandonner l'idée de m'en offrir...

Partir avec, c'est: - joindre et être joignable à presque tout moment - rester informer à tout moment, de tout ce qu'on veut. - plus de perte de temps dans les offices touristiques - pas besoin de guide de voyage lourd comme tout - pas besoin de lecteur mp3 + batterie - pas (plus, ca c'est triste) de carnet de route manuscrit - pas besoin de téléphone en + - pouvoir trier et travailler ses photos - faire un journal en "live", tout comme le membre Mékong, en donnant plein d'infos fraîches... - devoir faire super gaffe à pas se le faire voler, sinon c'est la cata! - ...?

Partir sans, c'est: - être au bout du monde sans pouvoir être joignable, avoir le sentiment de partir loin de tout, loin du monde "réel", technologique. Etre déconnecté, pleinement, et donc, être plus à l'écoute du monde extérieur. Les yeux jamais rivés sur l'écran ou le clavier. Ca, je le fais suffisamment ici quand je reviens, j'ai la chance d'avoir le temps. - ne pas avoir le sentiment d'être "comme à la maison" justement, d'avantage en ... vacances..... - continuer mes carnets manuscrits :) - porter un mp3, mini baffles et batterie... - porter un guide de voyage lourd comme tout... - comme j'ai l'air d'être nostalgique de mes premiers voyages, fin des années 80 début 90, je serai servie :) - profiter du temps perdu dans les offices touristiques, faire la queue aux services d'infos, achats de tickets etc... - pas devoir faire super gaffe à ce qu'on me le vole, j'ai déjà assez avec mon passeport, appareil photo et carnet de voyage...

J'crois que je ne vais pas m'en acheter, le premier (et 2eme) point de 'partir sans' est trop bon 😎

Lors de mon dernier voyage en Inde, j'étais au Nagaland dans la petite homestay. Je me souviens de soirs, ou mes voisins (un couple d'indiens du sud et un américain) étaient le nez rivé sur leurs écrans, j'étais là au milieu d'eux, sans écran, sans portable... Le nez vers les étoiles...
Floride début juillet 2013 English translation pending
by Kreizsch · 2013-02-20 · 22 replies
Bonjour à tous Après un superbe voyage de noce au Pays de l'Oncle Sam pendant un mois Sud/Ouest et Nord/Ouest, organisé en grande partie grace aux conseils avisés des forumeurs, nous récidivons... En effet ce voyage magique qui nous a conduit de SFO a LA dans un road trip classic pdt 4 semaines puis de Boston a New York via Cape Cod, Niagara ou encore Philadelphie, a converti mon épouse (pourtant pas convaincue quand je lui ai proposé ce voyage de noce) a l'Amérique (moi j'était déjà atteint c'était mon 3e voyage: merci Papa-Maman :-D ) En effet, pour l'anniversaire des 30 de mon épouse je lui ai offert de réaliser l'un de ses rêves: dire bonjour à Mickey là où les pensionnés et les oranges murissent sous le meme soleil. Bien que la Floride ne soit pas le premier endroit ou je reverais d'aller (ou revenir) aux USA, nous partirons donc en Floride en juillet pour 2 grosses semaines. En effet, il n'était pas question de partir si loin pour ne visiter ''que'' le parc Disney. Après un projet avorté de joindre une visite de la Louisiane à celle de la Floride pour des raisons de durée et de budget (ben oui c'est Mickey qui invite mais c'est Picsou qui tient la caisse). Nous avons acheté un aller retour BXL-Miami du 2 au 15 juillet 02/07: vol Bruxelles-Miami nuit au Chesterfields Hotel 03-04/07: visite Miami Beach, quartier Art deco, Litlle Havana, peut etre Hollywood (et exceptionnellement plage!!!!!!) 05/07: Miami-Key West, nuit a confirmer 06/07: Key West-Entrée Everglades, nuit a florida city probablement 07/07:Everglades, nuit à tampa ou Naples 08/07: Tampa-Orlando nuit disneyworld 08-14/07 ou 09-15/7:Disneyworld Orlando 15/07: vol retour Mon principale point d'interrogation étant: passer une nuit suppémentaire à Naples avant Tampa (sachant que je voudrais vraiment domir a Tampa pcq j'ai un super plan pour un hotel top) et alors quitter Orlando le dernier jour pour reprendre l'avion en fin de journée Ou rejoindre directement aller a tampa et me garder une dernière nuitentre Orlando et l'aeroport pour me garder une marge pour eventuelement faire une journe cool genre outlet. Je pose la question pcq j'ai lu beaucoup de commentaires assez positif sur Naples que je n'avais pas prévu au déart. Mais est ce que la route entre Orlando est praticable en pleine journée, en gros pa strop de bouchons qui compromettrait mon vol? Sachant que je comptais arrivé a l'aeroport pour 12h-13h pour avoir une certaine securité... Merci a tous ceux qui pourrait m'aider ou me conseiller l'une ou l'autre adresse ou visites.

PS: desolé pour les fautes eventuelles mais je suis sur ma tablette et ce n'est pas évident de rédiger
Guide francophone à Siem Reap? English translation pending
by Saintex94 · 2013-02-18 · 52 replies
Bonjour à tous, Je pars à Siem Reap mercredi 27/02, et je cherche en vain un chouette guide francophone qui puisse nous aider à sortir un peu des sentiers battus. J'ai essayé plusieurs contacts indiqués sur VF, mais aucune réponse. J'attends votre aide avec impatience Merci à tous
Récit et expérience de deux mois en Colombie English translation pending
by Eowann · 2013-01-23 · 32 replies
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée. Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.

Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.

1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie

1. Bref aperçu historique

Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.

À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Argentine et Chili, en trois mois d'octobre à décembre 2012 English translation pending
by Mijanssens · 2012-12-31 · 3 replies
VOYAGE ARGENTINE-CHILI-RIO 11/10/2012 au 10/01/2013

URGENCES CARD STOP : +32 70344344 Argentine : 101 police touristique : 0800 999 5000 Chili : Police : 133 Ambulance : 131 Ambassade de Belgique renseignements : www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs/ Ambassade en Argentine :Defensa 113 1065 BA 01143310066 Ambassade au Chili : consulat : av Providencia 2653 oficina 1103 tel : 2321070 ou 71 le matin

EUROP ASSISTANCE  00 32 2 533.75.7

AVIONS  : VOL IBERIA.COM / réservation 74AQCN Bruxelles-Buenos Aires par Iberia RIO- Bruxelles par British prix pour 2 : 1922 € Vols intérieurs en Arg : 20 US de taxes aéroport Vol vers l’Ile de Pâques à 3760 km vol à 9.15 arrivée 13.10 par Lan Code réservation 2DI68X Lan.com Vol LAN 842 retour à 14.10 arrivée 20.55/ 1396€ / 2 / AR Vol Buenos Aires Rio Aerolineas Argentinas vol AR 1252 départ BA à 10 :35 Code de réservation : HBEXPV ticket : 0449467815707 et 706 prix payé : 653,7/2 Arrivée Terminal 1 de Rio 14.35 Vol Bariloche- Buenos Aires par Aerolineas Argentinas code : MGAZLA départ 13.05 arrivée 15.08 (AEP) 648,8 US/2 par Expedia Vol Santiago vers Punta Arenas par la Lan 2586 ars pp départ 10.30. Arr 13.55. Réserve depuis Salta bureau de la L'an

Argentine indicatif : 54 www.turismo.salta.gov.ar www.iguazuargentina.com.ar www.turismoensalta.com www.liveargentina.com www.rutanacional40.com ouvertures : à BA de 9 à 19 et banques de 10 à 15 / sinon 9-13 et 16-19 tel : cartes prépayées ( « chip prepagado ») dans les Kioscos / opérateur MOVISTAR/PERSONAL/CTI/Claro Bus : places confortables : cama et cama ejectivo. Classiques: semi cama South Pass : dans Retiro face à Plateforme 1 du L au V : 10 à 18h 5 bus = 309 € 7 bus : 401 € www.argentinabybus.com le pass commence le 1er jour et est valable 60 j réduction tercera edada : 260/365 € la 1ère étape doit être Iguazu pour nous extra charge pour certaines destinations : nous l'avons pas fait car il est difficile d'avoir les camas réserver le + vite possible les places en cama surtout sur les grandes lignes www.andesmar.com.ar/ www.nuevachevallier.com.ar / www.solobus.com.ar / www.plataforma10.com et Omnilineas www.omnilineas.com Change dans les casa de cambio ou marché// / retrait avec carte ds distri automatique DAB / attention paiement par carte ds certains commerces= +3 à + 15% mais pas partout....un vrai casse-tête le peso argentin marché officiel : 1€ = 5,45 taux pris par les banques et cartes de credit. Dans certaines casa de cambio, on peut l'avoir à 7 alors qu'il est indiqué 6,13 si on échange de grosses coupures. Marché // 7,4 à Mendoza

1US = 0.8€

CHILI Téléphone : ENTEL ou TELEFONICA Sites www.visit-chili.org www.sernatur.cl www.meteochile.cl Bus : www.turbus.com www.pullman.cl www.busnorte.cl www.buseslineazul.cl www.andimar.cl Logement : prix moyen de 70 € Resto : Bon marché : 5 à 10 € moyen : 20 € préférer les plats du jour al muerzo Hôtel : pas de TVA (19%) si on paie en dollars attention : tous les prix affichés sont hors taxe Meilleur taux de change à Santiago/ banques : 9-14h le peso chilien 1€ pour 610 pesos et 1 Us pour 477 pesos 1pesoArg = 65 CLP

BRESIL Real Brésilien = 100 Real = 40€ 1R= 0,4 €

11J DEPART DE BRUXELLES à 08.00/10.25 9F9E //12.30/19.45 35L35J vol long, appareil vieillot, pas de télé individuelle, aucun choix de films Arrivée à Buenos Aires// chger un min au DAB non trouvé // banque existe mais file Taxi 190pesos payé par les gérants puisque on n'avait pu changé Petit Hotel El Vitraux chez Mike & Elena +54 1120649354 :+549 1139169752 Estados Unidos 1383 1101 Capital Federal BA 65US chbre Campos Verdes Avis: très bon accueil par les remplaçants Michiel et Leonora, grande chambre avec un bon lit, sofa mais probleme d'humidité, sanitaires en face, tb, bon petit dejeuner, bonne situation à 5 min du metro Independencia, 20 min à pied de la plaza Mayo, quartier assez sale et pas très bien frequenté (petits dealers, ivrognes... Comme un peu partout dans BA)mais, nous n'avons eu aucun problème

12 V Jour férié arrivée de CC mais tout était A pied nous partons pour le centre et la plaza Mayo, découvrons la large avenue du 9 juillet, trouvons un DAB au coin de cette avenue et de Belgrano ( visa sans commission, Mc une commission de 18 ars pour 1000 ars maximum autorisé). Visitons le centre, ses principaux bâtiments et déjeunons av de Mayo au Roma Roma, resto italien à 2 pas de la place avec un super menu du jour pour 49 ars avec coupe de pétillant, plat du jour, eau, un grand verre de vin malbec, une salade de fruit. Poursuivons sur la grande avenue jusqu'à l'obélisque, retour par Morientes à la plaza Mayo où nous prenons un tour de ville en bus de 2 heures (100 ars pp) qui nous fait découvrir la Boca où nous restons 1 heure près de la Caminito, le bus nous depose place San Martin et retour par Florida au bout de laquelle nous soupons de sandwiches et d'une grande biere Quilmes pour 100 ars

13 S BA Exc Tigre : métro (2,5 ars le voyage) on va chercher nos places de bus dans la grande sation de bus et ensuite train à Retiro Mitre (ttes 15 min/ 50 min de trajet, 4ars pp ar! ) Sur place Billete Lancha Collectivo pour Tres Bocas 32 ars pp, repas sur la terrasse d'une parilla pas très bonne, promenade de 2 heures, retour vers 19 h et tombons sur le défilé de la communauté bolivienne célébrant la vierge de Copacabana , repas au coin de l'avenue du 9 juillet au Lima bar d'un croque monsieur, d'une salade, une bière et un copa de vin pour 105 ars

14 D San Telmo : plaza Dorrego et environs, poussons jusqu'au musée situe dans le parc mais en totale reconstruction, excellentes salades le midi, retour place Dorrego et ses danseurs de tango, promenade jusqu'au nouveau quartier de Puerto Madryn. Sur le chemin du retour, tentative de vol par la technique dite du caca d'oiseau. Devons nous changer, lessiver....le soir, sortons dans le quartier pour aller manger une escalope milanaise et une lasagne.

15 L depart du metro San Martin vers le quartier Recoletta, change chez Paris 1€ : 7 pesos !!!promenade vers la fac de droit pour voir la fleur géante, puis le cimetière et tombe Eva Peron, repas routard à la Santé menu du jour à 59 pesos :salade César au poulet, bière à 25 pesos, retour par les beaux quartiers, parc San Martin, rue Florida pour y admirer les Galeries Pacifico, achat de 2 blouses pour Mimi, thé au Confiteria Idéal et scène, retour en métro à Vitraux puis taxi pour, la gare de Retiro (45 pesos) Bus « Crucero del Norte » en Cama Suite à 19h45 www.crucerodelnorte.com.ar 828$/pp VOU-14099 et 14100 siège 1 et 2 etage superieur, tres confortable, repas chaud convenable

16 M Arrivée à Puerto Iguazu à 13 h dans un état convenable Hotel Puerto Canoas Iguazu 170 us (réser par Booking n° 246728477 code 1740) sur Uruguay 441. Tél: 3757422692 repos, achat des billets de bus pour les chutes et les différentes étapes vers Salta. Réservation via booking des hôtels Resto Angelo Cafe 7 av Brazil : très bon steak//

17M Visite des chutes Côté Argentin Bus ttes les 20 min 50 ars/pp/ar Cie Rio Uruguay. On achète 3 sandwiches, 3 eaux, 4 tomates pour 48 pesos Entrée: 130 pesos pp. Un mot: fantastique! Conseil à suivre: faire le paseo inf le matin ds sens aiguille montre + navette vers Isla San Martin (ttes les 30’) où il faut prendre le chemin vers chute Salto San Martin. Repas sur une terrasse ( Coca : 20 ars) puis train jusqu'à l'extraordinaire gargantua del diablo puis pour finir le paséo supérieur

18J A 8.10 ( 10.20 ou 12.20) bus Cruzero del Norte vers le Brésil  : direct vers les Cataractes en 30 minutes ( avoir son passeport) 60 ars pp A l’hôtel des Cataractes, sentier de 1,5 km pavé vers Canyon et aussi monter à Porto Canoas: Visite des chutes Côté Brésilien 82 REALS /2 payable avec MAster Card durée 1 h 30 au début un peu déçu mais sur la fin la passerelle de la Garganta du Diable vaut vraiment le détour. À la sortie du parc, traverser la route pour aller voir le parc des oiseaux avec de fantastiques toucans, les plus photogéniques . Pas de paiement par carte. 15 us pp Retour en Argentine avec le bus de 13 h (14.50 ou 17) en 20 min Epicerie: 11 ars pour 3 bananes, canette de bière 8,5 ars, chips 5 ars 41 reals= 16 €/pp

19V Bus vers San Ignacio Mini : cie Horianski: 9.45-14.30. 84 ars pp départ à l'heure arrivée à l'heure. Taxi -remise- vers l'hôtel : 15 ars Hôtel Porta del sol. Rivadavia 1115. Tél : 376. 4470096. 250 ars bloc de beton sans charme, resto hall à touriste, chambre propre mais sombre, planche toilette écaillée, bon lit et très bien situé: à 20 m de la sortie des ruines et 150 m de l'entrée Visite intéressante de 1 heure entrée: 60 ars pp Repas médiocre le soir: peu de choix. Un conseil: s'arrêter , visiter et repartir sur Posadas car la ville n'a pas beaucoup de charme Le soir, pluie et annulation du son et lumière.

20S remise jusqu'à l'arrêt de bus 15 ars puis bus 18 ars pp vers Posadas 60 km ville agréable et propre/ambiance sympa mais attention certains magasins ferment le samedi a-m . tous les magasins acceptent sans interêt les cartes de crédit. taxi de la station de bus vers l'hotel : 45 ars (20 min) hôtel Posadas Bolivar 1949. Booking : 278379310. Code 0240. 2 nuits: 128 us (730 avec TVA pour 2 nuits) bien situé en plein centr, tout confort mais bruyant à l'arrière à cause des réfrigérants. Agence www.guayra.com.ar pour aller au Paraguay fermée le samedi am Midi: excellent restaurant La Querencia sur la plaza du 9 julio: 211 ars pour 2 biffé de lomo une salade des bettes à la crème, une demi bouteille de vin rouge et une bouteille eau gazeuse Promenade sous la pluie le long du fleuve Parana, achat d'un parapluie, 2 cafés pour 20 ars, ustensiles à maté pour 204 ars

21D matinée à Trinidad au Paraguay: comme on annonce de la pluie pour l'am on prend un taxi de l'hôtel à la frontière. 18 ars. On passe la frontière Argentine et prenons un collectivo pour Encarnation à 2,5 pesos pp. A la frontère du Paraguay, on desçend faisons viser nos passeports et pendant ce temps le bus est parti. Comme c'est dimanche il faut attendre...une heure. On decide de prendre un taxi pour nois conduire aux ruines à plus de 30 km. On paie un forfait de 250 pesos pour l'AR et la visite sur place (45 pesos pp). Très beau site. Sur le retour notre chauffeur nous fait la visite de Encarnation. À la frontière, longue attente après un collectivo, un taxi nous prend, demande 80 et je lui donne 20 et on passe en Argentine à pied alors que le temps se met....au beau. Repas au resto italien et son menu spécial fête des mères à 75 ars. On s'en sort pour 200 ars vin compris, ambiance et cuisine très familiale. Am repos .

22L paiement nuitees par MC : 730 ars puis taxi pour bus Posadas-resistencia : cie rio uruguay 9.30-14.40. 155 ars pp en cama route monotone, bon confort hôtel Niyat Urban hipolito. Irigoyen 83. Booking: 755555781 code 3040 75 us. + TVA 425ars avec MC situé sur la plaza central puis promenade dans le piétonnier, beaucoup de monde de 17 h à 22h Repas chez Don Agnel: excellente viande et très bon vin de Mendoza Vin finca Gabriel Pas de carte de crédit : 1 bife de lomo avec gratin dauphinois, un bife Don Agnel , une bouteille 3/4 de vin, une eau : 220 ars

23M Resistencia : 500 sculptures ds la ville : la plaza puis remonter Salierno (nombreuses sculptures) pour aller au parc des sculptures situé sur le site de la biennale, av Wilde dans le prolongement du Parc de 2 février ( bus 9 depuis la plaza)/ beaucoup de belles sculptures/ retour à pied et attention de 13 h à 17 h , tout est mort. Avons trouvé une heladoria sur la plaza pour y savourer 2 triples sandwiches et une bière de 1 l pour 80 ars. Sieste dans le parc, puis visite du petit musée de l'homme. Retrait avec Maestro chez HSBC qui compre aussi 18 ars de commission. Bus FlechaBus de Resistencia à Salta : 21.50-10.30 441 ars en cama ejectuvo

24M Arrivée Salta 10h15 hôtel boutique Cas à la teresa . Passage Zorillo 249 booking : 275181741/3759 144us pour 2 nuis. +21% de tva 380 ars e en effective par nuit Réservation voiture www.asisrentacar.vom.ar Buenos Aires 160 280 ars par jour pour une Golf payé en us au taux de 1 us pour 5,8 ars . Resto au coin de Guemes et Mitre: très bon comme à la casa et prix très doux: la Hilyerilla

25j visite de Salta: l'église San Francisco, la plaza du 9 july, la cathédrale puis le très beau musée MAAM avec la momie du jeune homme trouvée à 6170 m, apero su r la plaza repas au petit resto, sieste et ensuite visite du superbe musee prive ethnographique situee av du 20 fevrier avec son guide passionneé . reservation de notre vol pour Punta Arenas au bureau de la Lan dans une rue donnant sur la place

26v Salta-Cerillos -La Merced- Cachi (4h) en passant par la Valle Encantado et le Parc National des Los Cardones. à 12 km de Cachi : la Finca Hotel Casa de Campo la Paya : havre de paix excellente adresse 8 km de piste. Prix par Booking Mimi : 156 us tel : 3868491139 350 ars la nuit, 70 ars le repas complet avec entree, plat, desert , 60 ats la bouteille de vin, 20 ars la biere et 10 ars l'eau petillante fait partie circuit de charme en chambres d'hôtes 3000 AR/7j

27s balade en fond de vallée et en fin d'après midi visite à Cachi

28d matinee : à la Paya fete de la Vierge puis Cachi-Molinos2h30-Angastaco 1.30 (essence ?)- San Carlos route superbe en gravier très dangereuse avec nombreux virages en aveugle compter 5 heures pour les 130 km avec de nombreux arrêts La Vaqua tranquile 350ars x 3 nuits. Tél: 386815403040. Chez Alain et Anne Liège repas sur la place de San Carlos la Casona : familial, bonne cazuzla de chevre

29l

30 M Repos et piscine puis fin am vers la Quebrada Conchas, mais temps orageux retour sur Cafayate dégustation d'un Torrentes excellent, etchar, puis retour et soiree eclair plus lucioles visite de Quilmes puis repas empanadas a Cafayate puis revisite de la Quebrada des Conchas mais lumière insuffisante . Apéro avec les proprios liégeois et dégustation de leurs bières puis repas à San Carlos

31 M départ vers la Quebrada des Conchas sous un ciel bleu éclatant, tb route et magnifiques paysages , route en bon état, véhiculons un vieux au village suivant. À la Vina on s'arrête dans un petit parador au bord de la route et prenons 2 plats du jour et une bouteille eau gazeuse pour 37 ars, belle route jusqu'à Salta qu'il faut traverser pour atteindre la route 9 vers Jujuy ou Rourouille : 90 km de route étroite et très très sinueuse traversant une belle forêt. On contourne Jujuy et excellent route jusqu'à tilcara où la Posadita est un excellent point de chute à 5 min du centre, belle bue. Prix : 280 ars ou 270 si on prend trois nuits Tilcara: logement La posadita 270 ars x3 nuits tel: 38815429997 booking Michel Adresse : au bout de Sorpresa Lote 26 manzana 5 0388 a www.laposadita.com.ar Excellent resto . El nuevo progreso sur Lavalle 351 au coin de la petite place Excellent steak, lama....tout est recherche tb vin Don David à 80 ars la bouteille Compter 165 ars / 2

1 J montee en voiture jusqu'à Très Cruces en passant par la Quebrada, excellente route, arrêt à Uquia attention église fermée de 12 à 14 et visite de Huamacha déjeuner sur la place Fin de journée retour sur Pumamarca mais échec pour les photos car des la fin d'am le vent amène les nuages

2V promenade depuis la Posadita jusqu'à la Garganta del Diablo: 2 h de montee pas trop difficile dans un payasage . Fantastique. On pénètre ensuite dans la gorge entrée payante de 5 ars pp

3S Matinée à Pumamarca et splendide promenade de 2 heures avec les photos autour de la montagne aux 7 couleurs. Repas déjeuner à Pumarca et 3 heures de remontée sur Salta par l'autopista en bon état mais par moment à deux bandes assez dangereuses vu le trafic Log hôtel boutique la Teresita 380 ars mais paye en euro car change à 7 pesos l'euro

4D visite de Salta puis Bus Salta- La Rioja 21.00 par Andesmar en cama ejectuvo. 323ars pp

5L

6ma arrivée à La Rioja à 7.30 taxi vers le centre : 25 ars Hotel Avenida av Rivadavia 336. 3804427981 . 315 ars attention éviter les chambres donnant sur l'avenue: bruits garantis, on a l'impression de dormir dans la rue Ville sans charme et chaleur étouffante Resto Vieja Casona/ le soir: excellent repas de 2 cabritos a la parilla, frites, salsade de tomates et ine bouteille de Torrontes blanc: 317 ars . Carte acceptee. on paie aussi le couvert 10 ars pp Louer voiture : peu de choix . Chez Winner: 560 ars par jour et 300 km par jour pour une voiture Corsa basique sans ac. Du vol mais avait on le choix? Après coup, la meilleure solution aurait été de directement prendre un bus pour Villa Union et de la organiser les excursions dans les 2 parcs. Sinon les routes sont excellentes, rectilignes...seuls dangers: quelques nids d poule et les doubleurs m'en face La Rioja-San Augustin de Valle Fertil belle route rectiligne jusqu'à San Ramon et la continuer jusqu'à San Agustin par une route qui sur sa première moitié est une piste carrossable de graviers puis des la région de San Juan devient une excellente route À San Augustin peu de choix ....on mange une très bonne pizza chez Fenix sur un coin de la la plaza..... 46 ars pour 2 cocas, une eau et une pizza de 8 parts Le patron de la finca est venu nous chercher car les 8 km de piste sont impraticables en voiture de tr tourisme car il a beaucoup plu et la rivière à débordé. On achete de quoi manger dans le vilage avant de partir avec lui log Finca Puesta del Sol . San Juan 5449 . Par booking.com . 70 us Dans un cadre enchanteur, un petit bout du monde, une finca pour nous 2 avec cuisine, frigo, sam, plusieurs chambres, superbe terrasse, vue et calme garantis. Comme visiteurs, nous avons recus une mule deux coqs et 4 poules et 2 condors. 281$ 7me tôt le matin visite de la Vallée de la Luna puis de Talampya entrèe de chaque parc: 130 ars. Pour tTalampaya, il faut ajouter 40 ars pp pour entree du parc. cela fait 600 pesos pour les 2 parcs pour 2. C'est 3 fois moins cher pour les 1 les Argentins.Après Salta, le choc à disparu...mais cela reste beau. Parc de la vallée de la Luna se fait en convoi de voiture est long de 40 km et dure 2.30. On dine au parc de Talampaya de 2 poulets au four avec garniture, une bière , une eau et une salade de fruits pour 145 ars. Beau canyon avec des falaises lisses de 110 m. Quelques à nandous et guanacos. Problème de batterie: ne pas oublier dd'éteindre les phares Logement à Villa Union hôtel Camos del Talampaya Ruta 76 km 202 . 400ars ré piscine t° de 36° Repas: 2 spaghetti 1 verre Torrontes 1 eau 1 bière : 207 ars

8j Villa Union – Cuesta de la Miranda route panoramique – Chilecito - La Rioja (200 km avec piste) tres belle route de montagne, en grande partie en construction et assez large, seuls 5 km de corniche à une seule voie Chilecito: repas à la Posta de 2 morceaux de chevre avec salade mixte, frite, un demi de Torrontes, 2 eaux petillantes pour 250 ars Retour sous 42°C Log: à La Rioja . Hôtel Avenida mais chambre 6 à l'arrière. Uniquement bruit du couloir. Tolérable. 315 ars payable par carte sans commission Le soir : 2 croques monsieur 1 grande bière de 1 l et une 500 ml : 100 ars

249 Entrées : 24€/pp 9 V bus La rioja Mendoza à 7.40 . Arrivee vers 16.00 Log Abril Hotel Boutique . 252 us + tva pour 4 nuits . Soit 1430 ars Sur Mendocinas 866 à 300 m de la place de l'indépendance . Soirée: fête dans le parc, orchestre, dansés, chansons, mangeons une parilla et un poulet plus une bouteille de vin dans le parc. Rencontre avec nos deux jeunes canadiens

10s Mendozaet . conseils de jean pierre bouquin et Hughette....Visite de la ville. belle place d'Espagne, location d'une voiture sur Montivedo a 100 m de 'hotel pour 86 us km illmite a partir de liundi. Très plaisante, belles places, belles avenuses ombragées....air méditerranée nervosité toute marseillaise change au gris pour 1€ 7,4 pesos sur San Martin.... soirée passée avec Jean Pierre et Huguette qui nous conseille aussi pour une bodega avec un excellent restaurant: chez Jean Bousquet Ruta 89 km 8 à Gualtallary Tupungato . Tél: 0261 a153693525 . Ne sommes pas allés à cause d'un agenda trop chargé car il fallait une voiture . Www . Santabax .com 11D Repos promenade dans le beau parc de San Martin, lac, golf et visite du, zoo d'une tristesse dire qu'il s'agit d'un des plus, mortantp Repas chez Ana Bistro: excellent agneau au malbec 110 ars, eau 12 ars et vin Carinae Réserva 110 ars

12L llocation de voiture 450 ars poulr rejoindre Uspallata par la route 52 qui monte en lacet et pierraille vers Upsallata et beau point de vue sur la Cordilliere Belle route 7 vers le pont de l'Inca bof et le parc de l'Aconcagua qui n'ouvre que à partir du 15 novembre. Superbe payasage. Tour de 380 km, demi plein de 200 ars Repas chez Ana Bistro avec un plat du jour tres moyen mais un excellent pork shop accompagne d'une bouteille de Torrontes : 248 ars

13M taxi hôtel vers station de bus : 15 ars Bus sur Santiago / 7h de route (très belles les 3 premières heures) bus Cata international 460 ars pour 2 change à la frontiere: 1€ pour 590 ch . En ville 1€ pour 600 ou 612 et 1us pour 477 log: Chile apart . Dans Bellas Artes . Merced 562 . 268 us, 128790 ch ou 210 € retrait automatique par carte lors de la reservation Bel appartement pour 2 à 300 m de la plaza des Armas sur la belle place, 1 chope de 350 ml et ine chope de 500 ml pour 3400 ch Courses à côté chez Lider pour nos 3 jours : 31000 ch

14M Santiago: métro pour station de bus Alameda réservation 2 nuits hôtel a l'Ibis Retour en métro à La Moneda, promenade sur o'Higgins , la Bourse.... À-m promenade vers le Mercado, l'ancienne station de train Mapocho, puis retour sur la Plaza des Armas, concert, prédicateurs en tout genre, joueurs d'échec

15J cerro Santa Lucia, quartier Londres et Paris, retour vers l'Opera, musée précolombien FERME pour de lourds travaux de rénovation, église St. François Après midi vers Cerro San Cristobal: funiculaire et téléphérique fermés pour cause de rénovation, des minibus amènent vers le haut mais toutes les 30 min seulement, visite de la demeure de Neruda, balade dans le quartier de Bella Vista très trop branché à notre goût puis quartier Lastarria , pisco sour et à 19h30 cinéma pour Les femmes du sixième étage en vo , 3000 pesos pp et on reçoit un petit billet enroule avec sa place

16V Santiago : Palacio de la Moneda, Cerro Sta Lucia, Plaza de Armas, Musée PreCol, Mercado Central, Barrio Lastaria et barrio Bella Artes/ Eg. San Francisco/barrio Bellavista : street art/Paseo Ahumada : Cafe Haiti et Banco Chile/ Parque Metropolitano: bx jardins jap. Bota.

17S ou depuis le terminal Alameda bus Turbus à partir de 6h10 puis toutes les 10 ou 15 min durée prévue 40 min prix : 1900 pesos ch. Prenons finalement un taxi....12000 ch Vol vers l’Ile de Pâques à 3760 km vol à 9.15 arrivée 13.10 par Lan 841 Code réservation 2DI68X Lan.com Entrée générale du parc : 50 US ou 25000 ch à l’aéroport sinon c'est 60 us sur le site Pension Tita et Lionel www.tita-et-lionel.com titaetlionel@123.cl 1 sem en ½ P et 3 excursions 325000 ch/pp (533€ ou 653US), assez excentré et au confort devenu assez sommaire faute d'entretien.Attention aux fiches électriques qui sont rondes mais très fines . Paiement par CB + 3% Temps épouvantable, type dépression tropicale....promenade sous des seaux d'eau Le long de la mer déchaînée. Sur le chemin de retour achat d'une bouteille d'eau pour 2000 ch 4€! Repas chez Tita et Lionel. Nuit sous la tempête et fuite d'eau dans le toit

1396€/2 18D Pluie assez drue, assistons à une partie de la messe, puis apéro et finalement repas face à la mer au Hakahunu: 1 eau 1800 ch 2 bières 5000 ch 1 Pisco 3500 ch une salade de fruit de mer : 9500 ch! Et un ceviche : 10500 ch soit un total de 33300 ch soit 66 € !!! Après midi, promenade vers le site de Tahau, belles éclaircies, coups de soleil fameux, pluie frequente....apres une marche de 3h30 repos et ensuite resto d'une belge : Au bout du monde! excellente cuisine mais le prix va de pair: 2 Pisco pour 7000, 2 poissons du jour accompagnes de succulentes pdt bleues, sauce curry pour accompagner le thon: 24000 ch 1 eau 1500 un verre de vin 3500 et une mousse de chocolat belge 4500 ch Total service compris: 44550 ch carte bancaire acceptée sans supplément.

19/23 19: accompagnons Dominique et Denise dans leur voiture (20us en partage) et faisons un tour de l'île. Baignade à Anakena puis Repas le midi à la plage d'Anakena: 2 empanadas et 2 bières 10000 ch Autre repas au, bout du monde: un steak, un thon à la vanille de Tahiti, 2 Pisco, un verre de blanc, une eau: 48950 ch/2. Location du plus petit véhicule : 35000 ch discuté à 30000 ch essence assez bon marchée environ 1€ 2 cocas sur une terrasse : 3600 ch.

24/11 Avion de 14h en retard de 4 h: arrivée à 1 h du matin à Santiago: pas de taxi classique optons pour un taxi privé qui nous amène à l'Ibis pour 10000 ch Hôtel IBIS av Lib Ber O higgins 3780 près gare routière code 4370799 62 us

Ibis : 67€/n sanspd

25D petit déjeuner copieux Ibis 3300 ch pp Bus pour Valparaiso : toutes les 20 min : 1.30h départ 11.01 3300 ch pp Turbus Taxi pour, Casa Latina Pupedo 462. Prix taxi 5800 ch midi 2 panqueque fourrés et 2 bières : 5800 ch pour 2 Funiculaires de 100 à 300 ch Repas le soir au Sabor Color: 2 verres de vin blanc, un thon (assez decevant)et un congre : 28600 ch service compris

1500ch

26L Valparaiso Plaza Victoria puis monter avec asc Esperitus Sanctus à Cerro Bella Vista/ Museo a Cielo Abierto/La Sebastiana (resto Donde Lukas)/ //Tour de l’Horloge, Plaza Sotomayor/Muel Prat et tour en bateau/Cerro Allegre et Conception/Ascenseur Polanco( vers Congreso) Dans paséo 21 de Mayo petite boutique et achat de lapis lazuli sans BC Midi repas dans quartier du port, Resto populaire, 2 poissons et 2 bières pour 12500 ch/2 après midi : métro jusqu'à Vina del Mar. 15 min et 2700 ch AR /2 promenade jusqu'à Miramar et le long de la mer, pélicans, beaux hôtels... Soir: mafia des lanchas ...collectivo rare: on abandonne. Repas le soir près de la Casa Latina: il paparazzo. 2 plats de pâtes et deux verres de rouge carmenère: 21200 + service : 23400 ch/2

27M Valparaiso visite de la residence de Pablo Neruda 3500 ch/pp et repas à 50 m au croisement de Condor et Calvo au Cafe Selto Verde : menu du jour à 6500 ch pp avec potage du jour, pennes , glace et un jus de fruit frais. Tb et très sympathique accueil et belle vue de la terrasse, à recommander et en fin de journée vers Terminal de Santiago: bus à 16.15 2400pp. Taxi de la casa Latina au terminal: 4500 ch Logement Ibis code 4370801 72 us repas à Ibis 15500 ch /2

28M bus Turbus à 8.10. Prix 1900 ch 40 min puis Vol Santiago à Merino Benitez pour Punta Arenas 10.30-13.55 code réservation AKLJX superbes vues des volcans enneigés arrivée à Punta Arenas: minibus qui dessert les hôtels pour 3000 ch pp Hôtel Los Vientes de Patagonia Sanhueza 1248 sur Booking 77070 ch /2nuits par BC très bon hôtel, très bien tenu, très propre, PAS de fumeurs ( on signe une décharge) Réservation excursion Île Magdalena départ à 17h le lendemain 28000 chpp Réservation bus vers Puerto Natales cie Fernandez 5000 ch pp

505 us pp

29J achat nouvel appareil photo Lumix 180000 ch en zone franche puis visite du cimetière et ses cyprès arrondis, la tombe de l'Indien, retour le long du détroit, belle promenade Midi: au Mercado , près du Casino repas poisson très sympa à petits prix Punta Arenas : l’île Magdalena sur le détroit la + gde pinguinera à 17h: superbe Retour vers 22h15 puis ruée vers les taxis et collectivos. en ville, on mange au Sotito's pour 35000 ch : 2 plats à 11000 (poulpe et agneau un peu trop cuit) , 1 epinard à la crême, une eau, un demi bouteille de rouge

30V Bus vers Puerto Natales 247 km 3h bus Fernandez 5000 ch depart à 9h. arrivée à 12h Hôtel Hallef Ramirez 604 100 us par Booking se trouve à 200 m des bus Fernandez Reservation de la voiture à l'agence Rotundo 651 Bulnes: grosse jeep Nissan 4x4 car il ne restait plus que cela pour 45000 ch par jour pas de BC Réservation du bus pour El Calafate chez Turismozaahj : 13000 ch pp pas de BC

1S reservation à l'Hotel Rio Serrano pour 3 nuits à Torres del Paine : 780 us chambre cat sup donnant sur le massif, fenêtre panoramique, 2 q ueens beds, pas de télé et wifi uniquement près du lobby. Resto pas essayé avec buffet, nombreux choix: 18000 pp avec eau et vin Voir sites www.losglacieros.com www.turismolagogrey.com Belle route en gravier vers l'entree Serrano 2 h de route, installation ds superbe hôtel vie imprenale sur le massif des Cuernos. Entree pour le parc valable que 3 jours mais pas de problème si on dit que l'on loge juste à côté du parc. pique nique sur la route du Lago Grey. Superbe site avec ses icebergs, belle, promenade au bout de la.plage Repas au resto plus bas que l'hôtel

2D3L dimanche: route vers les chutes et en chemin montée au mirador des condors qui, part du camping Pehoe. Belle vue. Ensuite chutes hautes et promenade vers le mirador des Cuernos: mauvais temps. Lundi: traversons le parc pour faire le sentier faune et flore. Très beaux paysages et beaucoup de guanacos. En soirée le ciel s'ouvre et beau coucher du soleil sur les Cuernos

4M Beau temps et retraversee du parc pour sortir vers le lac Azul d'où on a eu une belle vue sur les 3 Torres et puis retour voiture à Natales par une belle route dans de vastes étendues logement hotel Haleff

5M bus à 8h pour El Calafate et hôtel El Quijote 1155 Gobernator Gregoras 235 us pour 3 nuit arrangements pour les excursions

6J excursion Perito Moreno: bus Caltur qui part à 8.15 h de la station et nous amène aux débuts des passerelles face au glacier, 3 circuits que l'on fait à l'aise jusqu'à 16 h heure du retour du bus. Instants magiques. On pai l'entrée au Parc dans le bus (100 Arg pp)

7V excursion sur le lac Tous les Glaciers avec Fernandez Campbell mais, toutes les autres agences le proposent. On vient vous chercher à l'hôtel (60 ar pp) puis on vous amène au bateau (560 Arg pp) après avoir dû repayer l'entrée au Parc des Glaciers (100 ar pp)

8S bus vers El Chalten à 7h par Taqsa arrivée à 10 h : superbes paysages et log hotel Cumbres Nevadas av. Rojo 131 152us/2nuits attention que du cash à El Chalten Après midi montée au lago du cerro Torré: 3 heures pour y arriver, difficulté moyenne, retour sous la pluie . assez fatigués. très bon resto en face, genre chalet suisse....et allemand

9D Navette depuis l'hôtel jusqu'à l'hosteria El Pilar : 50 pesos pp afin de faire la montée vers le Fitz Roy le long du Rio Blanco. Tb dans une forêt, montée douce, belles vues sur le glacier des Piedras Blancas,3 h après arrivée sur un plateau face au Fitz avec une belle petite rivière, attente que le Fitz se découvre, on n'est pas monté au lago car trop difficile, descente vers El Chalten vers le Mirador, avec des condors, descente agréable de 3h

10L bus Taqsa mais cie Marga à 03.50 du matin 400 pesos pp longue route le long de la pampa sèche, un arrêt vers 10h30 et un autre à 14 h puis arrivée au village de Perito Moreno et de là vers Los Antiguos vers 18h. On demande à un remise de nous amener à la frontière chilienne: 50 pesos pour le remise.Il nous fait passer la frontière argentine puis s'est arrangé avec un remise chilien 50 pesos qui nous fait passer la frontière chilienne et nous amène à Chile Chico à l'Hosteria de Patagonia située à l'entrée du village sur le camino internacional Chambres neuves très convenables. 45 000 ch .Repas à l'hosteria pour 9500 ch avec dessert, 4000 ch la bouteille de vin. Pas internet ni Wifi. GSM: 81592146 ou fixe et fax 56 67 411337 www.hosteriadelapatagonia.cl

11M repos à Chile Chico, banque avec Recordbank, mirador au bout de la ville, renseignements pour les bus au bureau d'information touristique Bus vers Puerto Rio Tranquilo: le mardi à 10h et le jeudi à 8.00 h 12000 ch pp Bus vers P. Guardal du L au V à 16.00h

12M excursion dans l'arrière pays 35000 ch pp avec excellent guide Ferdinando Gioria GSM: 84641067. Www.expeditionspatagonias.com. Départ à 7 h en 4x4 à 25 km de Chile Chico:circuit assez difficile de 5 h mais très beau avec allée des peintures rupestres, pierre levée, caverne des mains, vallée de la lune...nombreux oiseaux aigles, faucons, condors....puis on va à la reserve nacionale de lago Jeinimi. Tb retour 16 h

13J bus à 8.00 pour P.Tranquilo 4 heures très beaux paysages et sur la fin route fleurie REM: la route passe par P.Guadal où part des expéditions sur les rivières et les glaciers Hôtel El Puesto, plein de charme, chambre en bois, chaussons obligatoires à 200 m de la Carretera Austral. 65000 ch (107€)ou plus avantageux 116 us (90€) sans TVA temps très pluvieux 2 repas entrée, plat, dessert et une bouteille de vin pour 43600 ch pour nos 4 repas et le vin arrivée: reserver bus pour Coyhaque : impossible, les 2 bus s'arretent entre 10 et 11.30 le matin

14V Capellas de Marmol 35000 ch le bateau, chez El condor guide Juan Aldea Alvarez, espagnol et anglais, aldealvarez25@hotmail.com, a aussi une cabanas, max 9 personnes commandé via l'hôtel, sinon ils attendent sur la carretera austral, on vient nous chercher à 9h30 et retour vers 11h15. Le site n'est pas grand, 300 m à 30 min en bateau, sur un lac démonté par le vent, peu de soleil mais évitons la pluie. Il faut donc des vêtements chauds et imperméables! En octobre, paraît -il on passe les cavernes à pied mais tout dépend de la météo. Si on passe par là, à voir absolument mais pas faire un détour car le site est petit et il faut absolument du soleil qui est venu l'am mais pas du bon côté, les caves étant alors à l'ombre. À faire le matin. Par beau temps... Midi on mange dans le snack en face de l'arrêt de bus de 3 empanada à la pomme et un coca pour 4000 ch L'am on commence une promenade sur la route menant à Bahia Exploradores et au fur et à mesure on se déshabille car le soleil brille, et on stoppe au bord de la rivière pour se bronzer. Superbe vallée fleurie de toute part, les pics enneigés, les arbres d'un vert tendre rem: on peut atteindre la fameuse Laguna San Rafael depuis Puerto Rio Tranquilo: depart vers 7.00 h remontée de la vallee Rio Exploradores en voiture, puis au bout, le pont est cassé, passage en barque sur l'autre rive pour atteindre un petit port d'où une embarcation de max 7 personnes...prix : 500 000 ch pour le bateau ou 130 000 ch par personne www.exploradores-sanrafael.cl. REM: sans doute que le pont sera opérationnel l'année prochaine

15s route en bus vers Coyhaique bus de 10.30 Acuario 8000 ars pp, bonne piste, beaux paysages, larges rivières... Hostal Español sur Aldea 343 à 10 min du centre, beau et vaste cabanas tout confort et chauffage feu ouvert. 35000 avec pt dej Lavanderia Guibel à 5 minutes sur Lautaro 1244. 2500 ch le kg linge lavé, repassé , fait aussi location de cabanas pour 2500 ch très propre Repos car pluie/ excellent Pisco Sour au café Confluenca 548 av 21 Mayo, repas Saumon à la plancha et pommes duchesses

16D Coyhaque Rodeo Bahia Simpson? pas ce week end, visite de la ville entre 2 averses, pas grand chose et ville morte le....dimanche, repos complet et on ne sort même pas le soir, au menu: thon, tomate

17L Coyhaque: ville plus animée, argent au DAB et vérification des horaires de bateau chez Navimag: fortement recommandé car le bateau de 20 h part à 16h!!! Beau temps le matin, puis couverture nuageuse, en soirée excellent restaurant Dali digne d'un étoilé avec mousse d'avocat et crabe, carpaccio de biche, tortellinis à l'encre de seiche fourrés au King Crabe, filet de boeuf aux cepes, une creme brulée, 2 verres de rouge et une eau pour 38900 ch pour 2 sans service.

18M bus vers Puerto Chabuco: bus Suray d'abord vers P.Aysen 1h de route et depart toutes les 45 min (à 11.25h par bus Aysen 1700 ch pp 1 h) puis bus de Aysen à Puerto Chacabuco départ tous les quarts d'heure 600 ch pp et 30 min jusqu'au port Navimag Par bateau mardi ou V depuis Pto Chabaco / reservation via le site www.Navimag.com / Ferry Amadeo 74000 ch pp n° de reservation AM 17120555801. Billets 193279 et 193280 cabine AA 114 depart à 16h au lieu de 20h. Repas sur le bateau 3000 ch pp très basique

19M navigation et arrivée à 22 h à Puerto Montt: 30 h de navigation taxi 3000 ch pour Appart Hôtel Croacia Ecuador 1142 : petit appartement tout neuf 70 us

20J Vers Chiloe en bus Cruz del Sur : 4 heures de route 12000 ch pp aller retour Hosteria de Castro: bel établissement, belle vue, Spa, obtenu une suite pour le prix d'une standard 95 us. Bon Resto. Promenade pour voir les Palafitos

21V De castro en bus (20 km) Dalcahue/a-midi sur l’île de Quinchao/ Retour sur Puerto Montt par l'agence Turismo Pehuen 23000 ch pp départ à 10h, arrêts à Dalcahuea, Curaco de Vêlez, Achao où on a mangé en bordure de la plage dans un Resto populaire La Casona: 2 plats du jour, 2 flans, un verre de vin et une bière pour 8400 ch. Retour vers 16h

22S repos, visite dans la ville. À 17h50 bus vers Puerto Montt

23D Puerto Montt 07.45 – Bariloche 20.00 par La Cruce de Lagos p496 280 US site : www. crucedelalgosandinos.com. Pas fait à cause de la météo. Bus à 8h pour Bariloche. 19500 ch pp en cama H. Bariloche : View Point sur Tucuman. Très bel hôtel 230 us pour 3 nuits Excellent steak. Bife de lomo et bife de chorizo et une Torontes à l'Alto El Fuego 451 20 de febrero

24L H. View Point. Repos pluie. Midi soupe aux pâtes chez le Chinois Repas de Noël à l'Alpina: choucroute (légère et bonne) et bière 95 ar la choucroute et 30 la bouteille de Quilmes

25M bus pour 10 pesos pp aller pour Vila Catedral, ascension de 2 heures seuls dans la montagne Repas degueu à la Pinta

26M remise depuis l'hôtel : 80 ars. Vol Bariloche-Buenos Aires n° 1683 13.05-15.08 via Expedia 644,8 US vol Aerolineas Arg code : 150777971637 Logement GORRITI 4290 Bed and Breakfast par Hostelworld.com réservation 19236-29465077 adresse : Gorriti 4290 tel +54 1148628300 Aller chercher les affaires au petit hôtel de Vitraux Petite chambre du rez de chaussée: impossible de dormir à cause des bus qui sont actuellement détournés à cause de travaux Repas arménien au Zarkis, prix honnêtes, beaucoup de monde, y aller vers 20h30 car après on fait la file

Log : Prépayé 17 US Sur place : 135US/2/3nuits

27J On quitte le B&B et on paie notre nuit 45 dollars, le patron étant très compréhensif pour un Appart hôtel. Icaro Suites 229 Montevideo bien situé pour 2 nuits 1030 AR par booking.com: bel, appartement avec cuisine salle à manger et 2 lits queens, aucun bruit, une excellente adresse. Palermo : Viejo/Palermo  : partir des rues Honduras et Armenia/ Bosques de Palermo et Rosedal/Palermo Hollywood entre Paraguay et Vega, entre Bonpland et Dorrego.Quartiers bobos avec des ruelles pavées et des platanes, nombreux restos sur les coins soirée : spectacle de tango it's the 27/12 at 20.30 in Esquina Carlos Gardel- carlos gardel 3200 ( near Mercado de Abasto). its 140 dorlas each, includes dinner + free drinks + show, le repas fut très convenable, vin à volonté, spectacle de 1h30 plus artistique que sensuel

28V Excursion en Uruguay à Colonna départ Darse Note au bt de l’av.Cordoba: pas fait vu les prix demandés Ferries www.buquebus.com 1 h de trajet en catamaran 100€/pp/AR ou bateau lent qui met 3h Profitons du beau temps pour nous rendre dans le grand Parc de Palermo: splendide patio andalous avec une magnifique roseraie en fleurs, belles promenades, puis visite du jardin japonais (16 ars pp) et Resto japonais très bon et moins cher qu'en Belgique.

29S Vol Buenos Aires Rio Aerolineas Argentinas vol AR 1252 départ BA à 10 :35 Attention: le vol est parti de l'aeroparque de BA et non de l'aeroport international d'Ezeiza: bien se renseigner, bien verifier. Arrivée Terminal 1 de Rio 14.35
Cinq jours en Floride, activités? English translation pending
by Aérandra · 2012-12-24 · 22 replies
Bonjour,

Je vais passer 5 jours (aller/retour compris) en Floride. Du 18 au 23 janvier 2013

J'arrive sur l'aéroport d'Orlando.

Voilà ce que je souhaite faire en priorité: les Everglades NPS et sea world à Orlando.

J'ai du mal à cibler d'autres activités. Pouvez-vous m'aider? Un jour dans les everglades est-ce suffisant? Miami est-ce vraiment incontournable? Je suis un peu perdue!!!! Je ne suis pas habituée a programmer des vacances de 5 jours! Comment cibler le plus important???

Au secours....
Carnet de voyage d’un mois dans le nord du Guangxi, le sud du Guizhou et le Yunnan (9 novembre-8 décembre 2012) English translation pending
by Jacou0109 · 2012-12-21 · 7 replies
Bonjour, ayant bien profité des remarques, conseils et autres suggestions glanés sur VF, je viens à mon tour renvoyer l’ascenseur et vous donner des infos récentes et précises sur notre voyage en Chine.

Budget total pour 2 personnes et 30 jours : 3418 € - avion : 2 vols aller de Bâle/Mulhouse à Guilin et retour de Kunming à Bâle (Air China) : 1433 € - visas x 2 : 190 €

Dépenses sur place : 1745 € dont : - Hôtels : 525.50 € - Transports : 490.40 € - Nourriture : 350.30 € - Visite : 220.70 € - Divers/souvenirs : 158.10 €

Quelques prix en yuans : Bière locale (1/2l) 8 à 15 Thé tasse : 8 à 12 théière 30 à 50 Plat de légumes 12 à 18 Plat légumes avec peu de viande 18 à 25 Plat de viande 30 à 45 Plat de 8 à 10 raviolis 5 à 7 Portion de riz blanc 3 Soupe de nouilles 10 à 15 Breakfast complet 22 à 40 Plateau repas complet (station de bus) 15 Un trajet en bus urbain 1 à 3 Petits en cas dans la rue (beignet, brochette, galette) 1 à 4 Bus de ligne pour 350 km 110

Déroulement du voyage 9/11 Une escale de 7h à Pékin nous permet d’aller faire un tour jusqu’à la Cité Interdite. Après les formalités d’entrée sur le territoire chinois et après avoir vérifié que nos bagages n’avaient pas été débarqués comme pressentis à Francfort, nous changeons de l’argent et prenons le train express puis le métro, il est un peu plus de 7h du matin et il fait 6°, le ciel est gris et brumeux. C’est l’heure de pointe et il faut se battre pour pénétrer dans les rames du métro, c’est chacun pour soi. Nous sortons à la station Tian Anmen et nous nous dirigeons vers la Cité Interdite toute proche. Malgré l’heure matinale, des groupes de visiteurs chinois dirigés par les inévitables guides à fanion et sono gueularde investissent la cité en même temps que nous, mais vu la taille et l’espace de la Cité ils ne seront pas gênants durant notre visite, avançant deux fois plus vite que nous ! Nous allons arpenter cette cité pendant plus de 3h, passant d’immenses cours cérémonielles et froides à des palais tout aussi vastes et imposants qui se ressemblent tous un peu, puis à des cours plus intimistes, côté Ouest à l’atmosphère plus humaine, c’était le lieu de résidence d’habitants moins prestigieux que les régnants. Le ciel s’est découvert et les nombreuses peintures et les ors des poutrages resplendissent au soleil. Nous terminons par le jardin assez kitch avec ses fameuses pierres dressées qu’affectionnent les Chinois. Nous quittons la Cité, en empruntant quelques rues typiques du vieux Pékin les « hutongs » qui bordent la Cité à l’Est et qui nous ramènent vers le métro. Retour vers l’aéroport où nous reprenons un avion pour Guilin avec escale à X’ian. Atterrissage à Guilin vers 20h. Mauvaise surprise pas de bagages ! Premier contact avec l’administration chinoise, celle du bureau des plaintes des bagages perdus après des explications confuses de part et d’autres, c’est normal vu nos manques respectifs de compétences dans la langue de l’autre, on nous assure que nos bagages restés à Pékin seront livrés demain à notre hôtel dans l’après midi. En insistant nous obtenons même 100 yuans pour acheter le nécessaire brosses à dents et dentifrice par exemple ! Il est 22h30 et il nous faut encore prendre la navette pour aller en ville (30 mn) et là négocier un taxi pour nous emmener à l’hôtel. Notre chauffeur à bien du mal à décrypter l’adresse de notre hôtel, pourtant imprimé en caractères chinois (j’avais anticipé les difficultés de communication avec les Chinois). Affamés et fatigués nous terminons notre 1ère journée en commandant un plat de nouilles et des dim sun (ravioles). Il est 23h30 et nous sommes debout depuis 47h…Basta 10/11 Découverte de la ville de Guilin sous un ciel gris mais avec une température clémente. D’emblée on constate que c’est une ville touristique avec son lot de vendeurs qui vous assaillent tout autour du lac et des bus de touristes qui lâchent leurs passagers devant les sites payants (75 yuans pour le Pic de l’éléphant) qui bordent le lac. Le prix exorbitant demandé (ce n’est quand même qu’un parc aménagé) n’a pas l’air de troubler les hordes de Chinois qui se précipitent ! Rencontre et échange avec un français sympathique « Cyclonomade » qui parcourt l’Asie en bicyclette depuis de nombreuses années. Un étudiant chinois qui passait par là et qui apprend l’anglais nous demande s’il peut parler avec nous pour perfectionner son anglais ! Nous partons vers le centre ville de Guilin et découvrons les innombrables petites cantines mobiles qui proposent leurs plats aux passants. En continuant vers le second lac nous pouvons « apprécier » les ajouts architecturaux kitch dont raffolent les Chinois : petit pont chinois en cristal, temple avec bas-reliefs, etc. Après avoir récupéré nos sacs à dos (ouf !) à l’hôtel nous prenons un bus dans l’après-midi pour Yuangshuo et découvrons les embarras de la circulation chinoise : voitures, camions, bus, tricycles, bicyclettes cohabitent dans une anarchie totale dominée par un concert ininterrompu de klaxons. 1 heure ½ plus tard le bus nous laisse au bord d’un trottoir de Yuangshuo. Nous ne savons pas où nous sommes et Yangshuo s’avère plus grand que la petite ville que nous imaginions, de plus les plans sommaires du routard ou du L.P. ne nous sont pas d’un grand secours. Après quelques tergiversations nous prenons un taxi qui nous amène en 10 mn à notre hôtel réservé sur le site Agoda et bien situé au calme le long de la rivière Li (River View Hôtel). Première pause de la journée avec un thé siroté sur notre terrasse qui donne sur la rivière Lijiang. Découverte de la ville très touristique de Yangshuo, avec ses rues très commerçantes comme West Street avec hôtels, restaurants, karaokés, boites de nuit, arpentés par une foule de touristes chinois. Dîner chez Gan’s Noodles, bonne adresse, bonne chère, prix doux. 11/11 Après avoir loué deux VTT à l’hôtel (2x20Y) nous partons en direction de la Montagne de la Lune (Moon Hill en « bon chinois » !) en même temps qu’une centaine de jeunes Chinois également en bicyclette, il est vrai que c’est dimanche. Nous évitons les nombreuses attractions payantes situées le long de la route (grottes diverses) et devant lesquelles des myriades de bus sont garées, pour nous contenter de la Montagne de la Lune, pic karstique sur lequel on peut grimper par un chemin en escalier et qui vous offre une vue superbe sur la vallée en contrebas et les nombreux pics environnants. Peu de monde prêt à s’essouffler pour monter là haut, tant mieux. Nous revenons vers le pont d’où bifurque la route qui longe la rivière Yulong. Arrivés à un débarcadère nous négocions un retour vers le pont en radeau de bambou. Après un marchandage serré, nos vélos sont chargés sur un triporteur qui nous les rendra au pont pendant que nous descendons la rivière sur un radeau de bambou propulsé par la seule force des bras du batelier qui fait avancer le radeau avec sa gaffe. Gros avantage c’est le calme absolu qui nous permet de profiter en toute quiétude du magnifique spectacle des pitons karstiques qui bordent la rivière. Au bout d’1h ¼ et après avoir passé quelques rapides bien inoffensifs nous voilà de retour au pont. Retour en ville 12/11 Toujours en vélo nous partons cette fois en direction du village de Fuli en empruntant les petites routes et en longeant la rivière Lijiang sur sa rive droite dans le sens du courant. Beaux paysages campagnards où alternent les rizières, les zones de cultures maraîchères, les vergers, etc. Pour atteindre Fuli nous prenons le bac dans le village qui se trouve exactement de l’autre côté de la rivière. C’est jour de marché et nous en profitons pour arpenter les allées à l’air libre ou couvertes de ce marché où se retrouvent les vendeurs de fruits et légumes, les bouchers, les poissonniers, les coiffeurs et toute la partie non alimentaire. Après avoir visité le village et goûté gratuitement à l’alcool local dans un débit de boissons, nous reprenons nos vélos et partons vers le Sud en direction du village de Liugong. Un peu perdus dans les rizières avec un chemin qui disparait progressivement du paysage, nous le retrouvons grâce à un paysan-passeur qui nous indique la bonne direction et nous fait passer la rivière pour atteindre Liugong, petit village caractérisé par ses vieilles maisons patriciennes un peu décaties mais qui lui donnent un cachet particulier. Retour en vélo à Yangshuo par une belle lumière de fin d’après-midi. Nous croisons des paysans qui rentrent des champs avec leurs buffles, des femmes qui ramènent du bois ou des légumes sur leur dos ou dans des charrettes, belles scènes bucoliques qui transcendent le temps. 13/11 Beau temps, mais avec un peu de brume, nous partons à pied en direction de la gare de bus pour aller à Yangdi (1h de bus) où nous comptons marchander un radeau de bambou motorisé pour descendre la rivière Li jusqu’à Xingping. Il y a malheureusement peu de touristes individuels à Yangdi et nous ne sommes pas en position de force, mais on arrive quand même à faire baisser le prix officiel de 216 y par personne à 260 y pour 2. Et c’est parti pour plus d’une heure de navigation, nous sommes bien entourés par les gros bateaux qui viennent de Guilin. Paysage magnifique, mais on n’est pas seul pour en jouir, c’est normal ! Arrivés à Xingping nous partons à la recherche du marché et visitons cette petite ville agréable avec son quartier de belles maisons traditionnelles et ses marchands d’estampes chinoises. Déjeuner d’excellents dim sun chez M. Lee (référencé sur un post de VF). Retour en bus à Yangshuo. 14/11 Départ ce matin à 7h15 pour les terrasses de Longji. Pour éviter une perte de temps et des transbordements à Guilin nous avons acheté deux billets direct Yangshuo-rizières de Longji. En fait il n’y a dans ce bus que des touristes qui vont passer la journée à visiter les rizières pour retourner le soir sur Yangshuo ou Guilin. Quant à nous nous resterons sur place deux jours. A cause d’un énorme bouchon au péage de l’autoroute de Guilin nous n’arrivons à l’entrée des rizières qu’à 10h30, avec 1h de retard. Nous quittons nos touristes chinois pour prendre un bus local pour Dazhai où nous arrivons vers 11h30. Du parking il faut à peine 10 mn à pied pour arriver au petit village de Dazhai. Après quelques recherches, nous choisissons l’hôtel situé en face du terrain de sport du village. Dommage qu’il fasse gris et qu’il bruine, le village tout en bois s’étage entre les rizières en terrasse qui grimpent à l’assaut des nuages. Les femmes Yao sont reconnaissables à leurs coiffes dans lesquelles elles enroulent leur longue chevelure. Les maisons tout en bois, à 2 et même 3 étages sont magnifiques et aucun clou n’est utilisé pour leur construction, tout est assemblé par mortaises et tenons chevillés. La plupart des hôtels du village sont vides ou fermés et nous serons les seuls touristes durant notre séjour. 15/11 P’tit-déj. spartiate et local, le temps est à la pluie mais nous décidons quand même de faire les quelques points de vue signalés Pour ce faire nous grimpons jusqu’au village de Tiantou puis au point de vue « Thousand layers of heaven » en passant par le point « Seven stars… ». Dommage que le temps ne soit pas meilleur mais on ne peut qu’admirer l’énorme travail réalisé ici depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne sur près de 1000 m de dénivelé. Nous tentons ensuite d’aller voir « Music of the paradise » mais on rentre très vite dans les nuages qui rendent l’ascension inutile. Nous redescendons vers Dazhai et décidons de changer de village pour voir d’autres points de vue depuis Ping’an à une quinzaine de km. Nous prenons le bus local qui nous laisse au pont d’où s’embranche la route de Ping’an nous attendrons vainement un bus local pour faire les quelques km qui restent à parcourir, finalement nous faisons du stop et une voiture occupée par une couple de chinois avec enfants et belle mère nous véhicule gentiment jusqu’à Ping’an. Depuis le parking il nous faut bien marcher 30mn avant d’arriver dans le centre du village où se trouvent les hôtels, nous nous installons au Qing Hôtel, chambre rustique mais correcte, patronne un peu revêche mais ça ira. Ping’an quoique relativement désert en cette saison est beaucoup plus touristique que Dazhai, toute la montée du parking vers le village se fait en passant devant des dizaines de stands chargés d’articles touristiques il faut dire que Ping’an est le village où arrivent tous les jours des dizaines de bus depuis Guilin , Yanshuo et d’ailleurs et qu’ils en repartent en fin de journée. 16/11 Le temps étant particulièrement bouché, sans aucune visibilité nous reprenons le bus local qui nous amènera jusqu’à Longshen au bout d’1h ½. De là, nous reprenons un bus pour San Jiang (1h30) puis un taxi (30 y) qui nous amène à Chengyang. Après avoir payé la taxe d’entrée (2x60 y) nous prenons une chambre au Drum Tower Hôtel c’est sommaire, il fait froid et humide mais on s’en contentera (60 y). Première reconnaissance du village et de ses fameux « ponts de la pluie et du vent ». une fois de plus c’est en balade à pied que l’on entr’aperçoit le mieux la vie du village, les femmes qui travaillent au champs, nettoient les poissons à la rivière, les charpentiers qui construisent ces superbes maisons en bois, et les vieux qui tapent le carton et discutent de tout et de rien dans la rue ou autour d’un feu de bois dans les espaces réservés comme les « tours du tambour ». Il n’y a plus aucun touriste dès que l’on s’éloigne de plus de 100m du pont de la pluie et du vent le plus connu près de la route et on se retrouve immergé dans la vieille Chine traditionnelle de toujours. 17/11 Changement d’hôtel, nous changeons pour le Dong Village hôtel aux chambres un peu moins sommaires et au restaurant réputé. Heureusement il ne pleut plus et le soleil fait même quelques apparitions. Nous partons nous balader dans les beaux villages qui jouxtent Chengyang : tous ont plusieurs ponts de la pluie et du vent ainsi que des tours du tambour où se retrouvent les vieux bien au chaud devant un brasero. De très beaux moulins à eau sont répartis tout le long de la berge pour irriguer les rizières surplombant la rivière. 18/11 Départ de Chengyang vers 9h. Nous prenons un van pour San Jiang (quand même 300 000 hab.) où j’échouerai à changer de l’argent, un banquier m’avouera qu’aucune banque ici n’est habilitée à changer des devises. Re-bus pour Zhaoxing, que nous atteignons après 3h de route de montagne éprouvante. A notre habitude nous allons visiter quelques hôtels avant de choisir à côté de la police le Zhaoxing hôtel * * dont nous marchandons âprement le prix : résultat 240 y les 2 nuits au lieu de 400 initialement : belle chambre claire et propre avec TV et AC. Nous profitons d’un beau soleil pour visiter le village, on se croirait dans une Venise Dong avec ses nombreux canaux ou rivières qui sillonnent le village. Pour dîner il y a peu de choix, c’est le restaurant du Dong village hôtel qui sera notre préféré. Malgré des lacunes linguistiques de part et d’autres, nous arrivons en allant en cuisine et en montrant dans l’armoire réfrigérée ce qui nous inspire à faire comprendre à la cuisinière ce que nous aimerions manger ( prix imbattable 40 y pour 2). 19/11 Découverte de la campagne environnante, nous prenons le chemin qui monte, monte , à travers les rizières en terrasses jusqu’au village de Tang’An situé tout en haut de la vallée : superbe balade, le chemin est quelque fois difficile à repérer mais il y a peu de risque de se perdre. Au retour nous avons voulu revenir sur Zhaoxing en faisant la boucle par le village de Jilun, mais nous avons perdu la trace du sentier dans les rizières et avons rebroussé chemin, par contre la vue sur les terrasses était superbe et valait bien ce petit détour. Dîner toujours au même endroit, mais cette fois en compagnie d’une trentaine de convives de marque en costume cravate pour les messieurs et robe élégante et talons hauts pour les dames. Discours, toasts et verres d’alcool de riz se succèdent, interrompus par les chants de jeunes femmes en costume local . Nous sommes invités à partager ces moments de convivialité et on nous explique qu’il s’agit d’une réunion de responsables d’investissements touristiques qui rencontrent les représentants des pouvoirs locaux des comtés voisins pour développer le tourisme dans la région. Après de nombreux « Campaï » nous nous quittons la bouche en feu et l’esprit embrumé. 20/11 Mal renseignés, nous ratons le bus local pour Luoxang d’où un bus part à 8h30 pour Kaili. Pour ne pas le rater, nous prenons un taxi pour Luoxang (40 y). Après 3h20 d’autoroute nous voilà à Kaili, le temps de changer de l’argent dans un ATM et nous repartons à 13h pour Guiyang pour encore 3h de route. La gare routière étant loin du centre, comme toujours, nous prenons un taxi qui nous dépose devant l’hôtel prévu dans le centre ville, mais comme il n’est pas terrible nous changeons pour un hôtel devant la gare ferroviaire, hôtel que nous marchandons comme c’est l’usage malgré des incompréhensions linguistiques de part et d’autres. Nous allons faire un tour du côté du marché situé juste à côté de l’hôtel, c’est un quartier très animé avec des vendeurs Ouigours de brochettes, et des dizaines de stands de cuisine de tous les coins de la Chine, c’est vraiment un quartier très animé et sympathique. 21/11 Après un petit déjeuner chinois passable à l’hôtel, nous allons découvrir les charmes matinaux de la ville de Guiyang : adeptes de Taï Chi ou de Qi gong, danseurs de zumba ou de tango, joueurs de badminton, fouetteurs de toupies, calligraphistes qui dessinent sur les trottoirs, amateurs de cerfs-volants, tous sont à l’œuvre dans les parcs ou les rues de la ville. Nous découvrons aussi les fameux marchés aux oiseaux dont les cages sont accrochées aux arbres. Visite d’un bel ensemble religieux formé d’une pagode et d’un pavillon. Retour à l’hôtel, nous récupérons nos bagages et prenons un taxi en direction de la gare routière pour prendre un bus direct pour les chutes de Huangguoshu où nous arrivons 2h1/2 plus tard. En sortant de la gare routière on nous oblige d’abord à passer par la case paiement en nous orientant vers la caisse du site (2x90 y) puis nous allons prospecter les hôtels que nous voyons dans la rue mais on nous fait comprendre qu’ils ne sont pas pour nous ! Après de nouvelles incompréhensions, un Chinois nous emmène dans sa voiture vers un hôtel habilité à nous recevoir 1 km plus loin. Très belle chambre avec tout le confort, TV, AC, ordinateur à disposition dans la chambre, négociée à 120 y la nuit, une bonne affaire. Bon dîner composé grâce au langage des mains effectué devant le réfrigérateur d’un restaurateur… 22/11 Pour trouver l’entrée du site, on nous indique la direction de la route qui descend, au bout d’un bon km nous arrivons devant le 1er site payant : la cascade de Doupotang. A cette heure matinale nous sommes quasiment seuls. La chute est très large mais peu haute. Nous reprenons la route pour faire encore quelques km à pied avant d’arriver au site des plus grandes chutes de Chine, objet de notre séjour ici entre temps nous sommes passés devant une imitation de cathédrale chrétienne implantée dans ce lieu improbable où il n’y a pas de maisons mais des ruines de bâtiments détruits pour on ne sait qu’elle raison ? Avant d’accéder aux chutes on traverse un grand jardin de bonzaïs et de pierres dressées comme les aiment les chinois. On commence maintenant à descendre vers les chutes et on croise de plus en plus de monde, toujours en groupes serrés et bruyants. Les chutes sont vraiment très belles et bruyantes aussi ! On part se promener sur le sentier en boucle qui passe sous les chutes (sans payer de supplément) et on revient vers le point de départ. A la sortie, voulant repartir avec un bus local pour éviter 4 à 5 km à pied sans aucun intérêt , impossible malgré le « big tourist center information » de trouver une seule personne parlant anglais ! Par hasard et par chance nous avons trouvé le bon bus qui nous a ramenés en ville : en fait de ville il s’agit plutôt d’un immense chantier de construction d’avenues et d’immeubles de rapport tout autour de la station de bus qui devait il y a peu se trouver dans un no man’s land. 23/11 On a cru comprendre qu’un bus partait vers 9h en direction de Xingyi, notre prochaine étape mais ne voyant rien venir on croit comprendre (encore une fois) que nous devons nous faire déposer par un taxi à l’entrée de l’autoroute pour faire du stop-bus. Effectivement au bord de l’autoroute et au bout d’une demi-heure nous arrêtons un bus et lui montrons les idéogrammes de Xingyi et nous voilà repartis pour 3h30 de bus sur routes et autoroutes en traversant de magnifiques paysages de gorges et de reliefs karstiques. A Xingyi, grande ville tentaculaire nous prenons un taxi pour le centre ville et nous faisons déposer devant la seule adresse que nous possédions dans cette ville, malheureusement on nous déclare que l’hôtel est plein, c’est bien la 1re fois, et l’employée nous en conseille un autre situé à l’autre bout de la ville dans les faubourgs modernes. Re-taxi et nous voilà devant une super hôtel à la chinoise avec hall de réception immense et froid plein de marbre et de gros meubles en bois massif, nous nous attendions à un prix dissuasif qui finalement sera très correct avec une chambre à 210 y soit 26 €. 24/11 Heureusement une des employées de l‘hôtel parle un peu anglais et grâce à ses petits papiers nous pourrons nous débrouiller pour aller en bus local aux deux endroits qui nous intéressent, les gorges de Maling et la forêt aux 10 000 pics. En 10 mn, avec le bus n°4 pris devant l’hôtel nous arrivons aux gorges de Maling. Après avoir payé la taxe (2x80 y) nous descendons vers le fond de la gorge par un bel escalier entièrement bétonné tout du long. Nous sommes très peu nombreux et la balade est agréable, le chemin passe devant plusieurs cascades très fines et très esthétiques. Au bout de 2h1/2 d’une très belle balade de montées et des descentes dans la gorge nous ressortons du site par le même chemin et reprenons le bus n°4 vers le centre ville. Arrivés en ville nous prenons le bus n°1, puis le 100 qui nous amène à l’entrée du site de la forêt des 10 000 pics. Nous payons la taxe d’entrée (2x80) et partons à pied (ça peut également se faire en voiturette électrique) pour faire ce bel itinéraire de 8 à 9 km sur une route qui domine une très belle vallée environnée de pics karstiques. Arrivés au bout, cette route privée rejoint la route locale où nous reprenons le bus 100 puis le n°1 jusqu’en ville. 25/11 Nous quittons l’hôtel et en taxi nous rejoignons la station de bus où nous apprenons qu’il nous faudra attendre 4h avant de pouvoir continuer vers Shilin. En bons voyageurs habitués à mettre à profit toute attente, nous partons à la découverte d’une ville à priori inintéressante pour un touriste : les 4 heures d’attente se seront vite écoulées tellement il y a de choses à voir : parc public avec toutes les activités que l’on peut y trouver : taï chi, marché aux oiseaux, parents et leurs enfants, vieux qui discutent, puis il y a un marché toujours intéressant à visiter, un peu plus loin il y a une manifestation officielle en faveur du dépistage du sida etc. Le bus part à 13h et c’est parti pour 4h30 jusqu’à Shilin : là le bus nous laisse au bord de la route, à côté d’une station essence ! Que faire ? Où aller ? Nous tentons de nous renseigner mais personne ne parle anglais dans ce coin paumé ! Finalement après diverses tentatives nous reprenons un bus local qui nous dépose dans la zone touristique qui jouxte le site de la forêt de pierres. Nous nous installons dans un hôtel et clôturons la journée avec du canard au menu. 26 /11 Nous prenons le bus n° 5, comme on nous l’a conseillé, il nous laisse à l’entrée du site : c’est un site hyper touristique en Chine et très couru, résultat il est hors de prix : 175y + 50y (pour la voiturette que nous refusons !) =28€. A l’entrée un gigantesque hall aux ¾ vide dans lequel quelques employées attendent le client mais personne ne parle anglais ! on nous indique vaguement l‘entrée du site en nous désignant la route qui contourne le hall en fait nous allons marcher pendant 40 mn, voyant passer des groupes de chinois dans leurs voiturettes électriques nous dévisageant goguenards et se demandant ce que nous faisons à pied ici, avant d’arriver à l’entrée du site proprement dit. Evidement il aurait été plus honnête de placer l’entrée payante ici mais moins rentable car les 50 y de voiturette électrique ne se justifiaient plus, les chinois ont tout compris du bizness ! Que dire du site lui-même ? Il est évidemment exceptionnel même si certains n’y voient qu’un amoncellement de pierres. On s’y baladera plusieurs heures, montant et descendant les sentiers qui serpentent entre ces gros cailloux aux formes extravagantes. Comme toujours les chinois y découvrent des formes identifiables et romanesques que nous aurons souvent du mal à reconnaître, question de culture ? Pour éviter une nouvelle « longue marche » j’avise une sortie qui pourrait s’avérer plus proche de notre hôtel, encore aurait-il fallu que nous prenions le bus 5 dans le bon sens, on avait 50% de chance mais on a perdu puisqu’on s’est retrouvé dans la gare routière de la ville de Shilin à 10 km du site !!! Retour avec le même bus mais en sens contraire, en Chine l’aventure est toujours là où on ne l’attend pas. Nous quittons Shilin en reprenant le bus 5 (cette fois dans le bons sens) et nous nous retrouvons pour la 2me fois à la gare routière de Shilin où nous prenons un bus pour Kunming où nous arrivons 2h plus tard. Comme toujours nous sommes à des années-lumière du centre ville et prenons un taxi sauvage conduit par une femme qui va se jouer à merveilles des embarras de la circulation pour nous amener devant l’hôtel que nous lui avions indiqué le seul hic c’est que l‘hôtel n’existe plus, seul subsiste un bâtiment désaffecté. Pourtant nos deux guides (Routard et Lonely Planet) le mentionnaient dans leurs éditions les plus récentes, comme quoi ou la Chine évolue à une très grande vitesse ou les rééditions des guides sont douteuses …je pense qu’il y a des deux dans cette problématique. Finalement nous trouverons à nous loger un peu plus loin et nous gouterons avec délices à une cuisine européenne bienvenue après 15 jours de cuisine chinoise pas toujours très fine et élaborée. 27/11 Inutile de vouloir petit-déjeuner avant 9h30, beaucoup de restaurants n’ouvrent qu’à cette heure. On se contentera d’un nescafé pris dans la chambre de l’hôtel puis on repart pour la gare routière en bus local (n°2 puis n° 154) soit quand même 1h30 de trajet. Là nous partons pour Jianshui c’est à dire pour 4h40 de bus. Nous choisissons un hôtel dans le centre de la vieille ville de Jianshui et allons visiter la très belle maison de la famille Zhu. C’est un ensemble de belles maisons décorées d’estampes et séparées par des cours intérieures, appartenant à une famille enrichie par les affaires et qui date du début du siècle. Il y règne une atmosphère calme empreinte de nostalgie. 28 /11 Excellent petit-déjeuner à l’hôtel Hua Qing, ciel bleu, nous partons en bus pour aller voir un très beau pont, le pont du double dragon situé à quelques km de Jianshui. Puis nous reprenons bus et tricycle vers Danshang autre village aux vieilles maisons patriciennes de la famille Zhang cette fois. Retour à Jianshui et visite l’après-midi du temple de Confucius, bel ensemble architectural de temples près d’un lac, ici aussi calme et tranquillité des femmes répètent des chants, des hommes jouent aux cartes un peu plus loin, des enfants s’amusent. 29/11 Une fois de plus on va faire du taxi puis du bus, cette fois pour aller à Yuanyang, soit 4h30 de bus tape-cul, vu l’état de la route de montagne qui succède bien vite à l’autoroute du début. Arrivés à Nansha nous reprenons un petit bus local qui va nous monter à Yuanyang. Il fait beau et nous choisissons l’hôtel d’état sur la grande place. Très vite nous sommes sollicités par un chauffeur de taxi qui se propose de nous emmener voir les rizières en terrasses. Nous négocions et partons peu de temps après faire notre première balade motorisée en… tricycle puisque notre chauffeur de taxi es ten fait un chauffeur de tricycle, qu’à cela ne tienne, il faut juste penser à se couvrir car son tricycle est ouvert à tous les vents et à cette altitude il fait souvent froid. Quant aux fesses elles sont déjà bien tannées par les sièges des bus locaux pris depuis plus de 20 jours ! Nous découvrons le panorama qui se dévoile depuis le mirador de Laohuzui et c’est vraiment époustouflant et magique, on reste béat d’admiration devant le colossal travail réalisé par ces paysans depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne et permettre la culture exigeante du riz. Vu de là-haut le spectacle est fantastique avec les reflets du soleil couchant sur les terrasses inondées. Nous ne sommes pas seuls : des photographes japonais suréquipés avec gros reflex et téléobjectifs mitraillent à tout va. 30/11 Levés aux aurores, vers 6h, il fait encore nuit et nous partons toujours en tricycle bien couverts et sous la bruine voir les rizi��res depuis le mirador de Duoyishu : ici aussi le spectacle est incroyable, malgré une petite pluie, mais cette fois ce sont les reflets du soleil levant qui colorent les rizières inondées, bientôt les dernières nappes de brouillard se lèvent et le soleil se met de la partie ajoutant du contraste et de la lumière à ce spectacle unique. Nous continuons par les terrasses de Bada, nouvel émerveillement et nous nous arrêtons enfin au village de Qing Kou, le village aux fameux toits en forme de champignons, en fait des toitures à 4 pans recouvertes de chaume. La rue principale du village est encombrée par des camions et des tracteurs chargés de chaume et de bambou et les villageois sont justement en train de renouveler les couvertures de chaume. Tous les bras valides ont été réquisitionnés et le village bruit de toutes ces activités. Je pars me promener du côté des moulins où les meules sont mues par la force de l’eau et je fais une incursion dans les rizières toute proches pour profiter d’autres points de vue. Sur la place du village une équipe de la CCTV (télé chinoise) est en train de filmer et d’interviewer les sages du conseil des anciens et je suis fortement sollicité par le réalisateur pour apparaître à côté des anciens peut-être pour montrer l’intérêt que portent les touristes à ce village ! Retour en ville et, oh surprise ! Nous rencontrons des français, c’est bien la 1re fois depuis 3 semaines. 01/12 Nous prenons un petit déjeuner européen à l’hôtel gouvernemental Yunti **** puis reprenons un bus pour Kunming, encore 7h15mn sur les routes à supporter des films de kung-fu et leurs bruits de fond répétitifs et violents ainsi que les raclements de gorge intempestifs de certains voyageurs, nos oreilles souffrent…Arrivés à la gare routière, nous nous débrouillons comme des chefs, bus 154 jusqu’à la gare ferroviaire puis bus 2 sur Beijing Lu jusqu’à un arrêt situé à 100m de notre hôtel. Dîner au restaurant Aoma. 02/12 Petit déj. en chambre (les restaurants sont encore fermés à cette heure) et rebus urbain jusqu’à la station routière ouest où nous prenons un bus pou Dali, départ 9h30, 5h de bus avec en prime un super-bouchon au péage de l’autoroute : Les manœuvres de resquille et de coupe-files des conducteurs au moment de passer devant les quelques cabines de péages sont surréalistes, on voit des 50 tonnes doubler toutes les voitures pour s’intercaler au dernier moment dans la file du péage en 4me ou 5me file… Nous avons quelques difficultés pour comprendre où et quel bus prendre pour aller, de la ville moderne où nous arrivons, à Old Dali qui seule nous intéresse. Finalement, comme toujours après avoir sollicité plusieurs autochtones on nous indique le bus n°8 et l’endroit exact (juste à côté de la gare routière où nous venons d’arriver). 30 mn plus tard nous sommes à la recherche d’un hôtel que nous trouvons en plein dans le centre touristique de Dali, dans une maison de l’ethnie majoritaire ici les Bai le Yin villa. Il fait beau et même chaud, malgré l’altitude (1900m) et nous allons déambuler dans les rues très touristiques de la ville. Fixing Lu et Renmin Lu sont des rues consacrées à 100% au tourisme et sont effectivement arpentées dès potron-minet par des groupes de touristes chinois suivant plus ou moins docilement leur guide et mitraillant tout sur leur chemin sans oublier les représentants de la race routarde européenne qui firent les beaux jours de Dali dont nous sommes sans conteste à leurs yeux les dignes représentants ! Dîner au Bambou café, tenu par un Chinois qui parle, ce qui est rare ici un français impeccable. 03/12 Pour ne pas changer nos habitudes, bus local (45mn) jusqu’au village de Shaping, village situé au nord du lac et où se tient un fameux marché. En fait c’est un tout petit marché installé dans un terrain vague sur un monticule qui domine le lac et fréquenté par les locaux presque tous en habit traditionnel. Pas un touriste, on est vraiment loin de l’agitation mercantile de Dali. Nous repartons en bus et nous nous arrêtons à Zhucheng autre village caractéristique connu pour sa place centrale dont un des côtés est occupé par une scène de théâtre bien conservée et par un bel arbre qui ombrage une partie de la place. On y trouve également des ateliers de tissage de teinture de batiks de couleur indigo. Retour à Dali et excellent dîner au « café de Jack » je m’y sens comme chez moi !!! 04/12 Journée vélo, nous partons en direction du lac dans l’intention de le traverser en bac pour découvrir la rive Est, mais arrivés au débarcadère de Caï Cun nous devons vite déchanter devant les prix exorbitants demandés à savoir 360y pour les deux soit 46 € uniquement pour faire quelques km en bateau. Qu’à cela ne tienne, nous empruntons la belle petite route qui longe le lac en direction du nord ce qui nous permettra et de voir les activités maraîchères côté terre et celles piscicoles côté lac. A cette heure matinale il est 10h !, les paysans sont tous au champ occupés à bonifier leurs terres en répandant les contenus de leurs seaux malodorants chargés de purin. Les pêcheurs quant à eux, démêlent leurs filets et les battent pour faire tomber les petits poissons qui y sont encore accrochés. Après 3h de pédalage tranquille nous rentrons par la route du centre mais avec un vent contraire assez violent ce qui est nettement moins agréable. Retour à Dali, tour externe à pied des trois pagodes et c’est bien suffisant, pour éviter le prix déraisonnable (121 y) réclamé. 05/12 Nous avons loué à quatre (avec Jean-Luc et Denis) un taxi pour faire un tour du lac de 9h à17h pour 300 y. nous commençons par le village de Xizhou qui n’a rien d’extraordinaire, mais comme il y a un marché et un mariage c’est toujours bon à prendre. Nous en verrons un autre à Shangguan, et encore un autre bien plus grand à Wase caractérisé par les nombreux stands non alimentaire qui vendent toutes ces « cochonneries » de mauvaise qualité de fabrication chinoise (c’est quand même normal ici) que nous connaissons bien en France aussi. Les coiffeurs itinérants sont là également ainsi que les rebouteux, les herboristes et les diseuses de bonne aventure. Retour par la même route et arrêt devant les pêcheurs aux cormorans. En fait c’est un spectacle, payant bien sûr, ou des pêcheurs, le sont-ils vraiment ? Font une démonstration de pêche aux cormorans devant des barques remplies de touristes, le tout sous une musique appropriée et sous les applaudissements du public. Très peu pour nous, nous avons continué notre chemin. 06/12 Nouvelle journée bus, de retour cette fois vers Kunming avec un départ direct de Dali à 9h30 et arrivée à 15h après 5h30 de route. 07/12 Avant dernière journée de notre voyage consacré à la visite de la ville que nous avons déjà traversé de part en part plusieurs fois sans jamais la visiter. Nous prenons un bus (n°2) pour nous rapprocher du temple Yuantong qui fait l’objet de notre visite. Prix raisonnable, c’est à signaler pour une fois (2x6 y). Comme souvent c’est une oasis de calme dans une ville très animée, il y a plusieurs bâtiments qui se répartissent autour d’un petit lac. Le temple lui-même très ancien est très beau avec son architecture octogonale. Il est situé au milieu du lac et est accessible par deux beaux ponts de pierre à trois arches. Des fidèles viennent brûler des cierges et des bâtonnets d’encens. Là aussi les marchands du temple vendent leurs bondieuseries kitch. Nous continuions notre chemin et revenons vers le centre ville en direction du marché des oiseaux et des fleurs : déception car il est tout petit et il y très peu de participants. D’ailleurs le quartier à l’air d’être en sursis vu le nombre de maisons détruites qui l’encadrent, en dehors d’une fameuse pharmacie répertoriée dans les guides il y a peu à voir. Juste à côté se déploient les gratte-ciels du Kunming du XXI me siècle où triomphent les enseignes de Carrefour, KFC, Mac Do, Starbucks etc. c’est aussi la Chine mais elle a peu à voir avec celle du marché d’à côté et c’est celle- là qui a le vent en poupe…dernière balade agréable le long de la rivière qui sépare la ville en deux du Nord au Sud. 08/12 Décollage du nouvel aéroport de Kunming en direction de Pékin, puis Munich et enfin Bâle/Mulhouse. Fin du voyage.

Nos coups de cœur

- Les rizières en terrasses de Longji et de Yuanyang. Les gorges de la Maling - La descente en radeau de bambou de la rivière Yulong - Les villages Dong de Chengyang et de Zhaoxing - Les nombreux marchés des villages des minorités ethniques - Des Chinois très serviables malgré d’énormes difficultés de communication

Nos coups de sang ou déceptions

- Les tarifs prohibitifs pour beaucoup de sites touristiques réserver les richesses naturelles et culturelles d’un pays à quelques « happy few » très fortunés est inacceptable. Ainsi une entrée à Shilin (175+50 yuans) représente un mois de salaire d’un chinois moyen. - Les habitudes chinoises qui consistent à se débarrasser au plus vite de tout ce qui encombrent le corps d’où ces bruyants raclements de gorge suivi de crachats incessants… - Les trajets en bus très sonores : Les martèlements des bandes sonores des films de kungfu à fond la caisse, les cris des chinois quand ils téléphonent avec leurs mobiles et ils téléphonent tous à tout bout de champs, les coups de klaxons permanents. - Les gares routières excentrées très loin des centres ville qui obligent systématiquement à prendre bus ou taxi pour les rejoindre, même si on le comprend pour des raisons écologiques. - La télé chinoise tout aussi débile que chez nous avec les mêmes types de jeux, les émissions comiques, les téléréalités, le téléachat, les émissions financières et économiques, la retransmission des séances du parlement, etc. - Une cuisine moins savoureuse et fine que celle des pays limitrophes (Thaïlande, Vietnam ou Laos)et plus grasse. - Une Chine à deux vitesses avec les très riches qui circulent en Lexus, BMW, Mercedes et Audi et les très pauvres que l’on voit dans les villages retirés des campagnes de la province du Guizhou, mais en ville aussi. - Le thé, boisson nationale hors de prix dans de nombreux restaurants : 10 à 15 y la tasse (1,30 à 1,80€) et 40 y (5 €) la théière ! - En général il nous semble que le coût de la vie en Chine est un plus élevé que dans les pays limitrophes du sud-est asiatique.

Scènes typiques chinoises - Les vieux que l’on voit dans des endroits qui leurs sont réservés (tour du tambour dans le Guizhou) où ils s’adonnent aux jeux de société (cartes, mah-jong) en fumant cigarettes ou petites pipes. - Les activités sportives matinales dans les parcs publics : taïchi, Qi gong, zumba, badminton, cerf-volant, toupies, etc. - La taille des poids lourds vraiment lourds : j’ai vu un semi-remorque chargé de 21 voitures. La surcharge se paye souvent par des ruptures d’essieux. - Les embouteillages en entonnoirs au péage d’autoroutes où chaque conducteur essaye de griller la priorité à l’autre. - Les énormes travaux d’infrastructure visibles partout : routes et autoroutes, gratte-ciels… - Le nombre important des véhicules électriques : motos, triporteurs, tracteurs, voitures, camionnettes, c’est d’ailleurs dangereux car on ne les entend pas arriver ! - Peu d’activités avant 8h ou9 h du matin, comme quoi les Chinois ne sont pas aussi matinaux que leurs voisins des pays d’Asie du Sud-est. - La façon dont tous les conducteurs de bus se jouent des radars grâce à leurs détecteurs-scanners. - Grâce à une couverture exceptionnelle (mêmes dans les villages retirés du Guizhou) les Chinois ne se séparent jamais de leur téléphone mobiles qu’ils utilisent partout, dans les rizières comme en ville.

Conseils pour de futurs voyageurs - Disposer d’une liste des noms des lieux à visiter en idéogrammes chinois, et sur place demander à des chinois ayant quelques notions d’anglais de bien vouloir écrire une destination ou un numéro de bus. - Bien évaluer la durée des transports en bus ou en train toujours plus longs que prévus. - Attention, en novembre les régions visitées ont un climat plutôt frais, les matins et les soirs sont frisquets, un pull sera insuffisant, prévoir pulls et polaires ou blousons chauds. - Tous les ATM (distributeurs de billets) n’acceptent pas les cartes internationales, prévoyez une marge surtout si vous voyagez dans des zones rurales ou peu touristiques, ainsi entre Guilin et Kaili pas de change possible.

Remarques et conclusion Très souvent seuls touristes occidentaux, de plus individuels, on s’est sentis « perdus « parmi 1.4 milliards de chinois et on l’a vraiment été entre Dazhai et Shilin. Dépaysement assuré ! Pour tous renseignements précis et adresses diverses vous pouvez nous laisser des messages. Vous pouvez voir une sélection de nos photos en cliquant sur ces liens :

https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineProvinceDuGuangxiNovembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPP845jJ98TAGw&feat=directlink https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineDuGuizhouAuYunnanNovembreEtDecembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKqjhK3ch5LXBw&feat=directlink
Chroniques chinoises (périple de deux mois du 15 octobre au 15 décembre 2012) English translation pending
by Smouchy · 2012-12-15 · 3 replies
Chronique chinoise 1-6

Après 12 jours de voyage, le hasard nous a enfin permis de croiser un, en l'occurence une chinoise avec qui parler.Impossible jusque là de tenir la moindre conversation:nous ne parlons pas ni ne lisons le mandarin et les autochtones sont exclusivement unilingues.Comme si, chez nous, on ne parlait et comprenait que la langue de Cervantes...encore que n'existe pas la barrière de lecture entre langues usuelles. Quelques exemples, sachant que le français, pour ne pas parler du castillan, est totalement inutile.Nos questions posées en anglais (langue que nous imaginions naïvement universelle) restent presque toujours sans réponse ou provoquent un début de panique chez l'interlocuteur potentiel. Dans un hotel de luxe, une question aussi habituelle que demander où se trouvent les toilettes se terminera en griffonnant sur une feuille de papier "toilets"...la préposée après une telle prouesse à juger utile de s'en remettre illico à son assimil. Le concierge du crown plaza à qui on demandait un taxi' (taxis visibles à travers la baie vitrée ) nous envoie d'un doigt impératif vers la réception à l'opposé tandis que d'un doigt semblable je lui montre la bonne direction. AIlleurs la question incongrue :"where is the breakfast?" entraîne une profonde perplexité. Pour en revenir à la conversation aussi miraculeuse qu'inattendue de ce jour, il est apparu que ma voisine étudie le français et l'anglais à l'université ....

Ne jamais monter en taxi, sans avoir préalablement fait écrire la destination après avoir trouvé le réceptionniste polyglotte.Sinon, le taximan vous refusera systématiquement d'embarquer.

Nous sommes dans le TGV Alstom entre Shenyang et Beijing,703km en 285 minutes....mieux que les 599km en 610 minutes de dalian à dandong!

1400 millions de chinois c'est quand même beaucoup, Beijing 15 millions, Dalian une petite ville de 3,5 millions et Shenyang 7,5 millions ne font que 26 millions, c.-à-d. qu'il reste 1374 millions à rencontrer!

C'est dans le métro de la capitale, à l'heure de pointe, que nous avons rencontre le plus d'autochtones en une seule fois....la nature humaine est encore plus plastique que je ne le croyais. A propos de métro, très pratique, fréquent , ultra propre, sans graffitis...trouver une place assise relève de l'exploit sportif, outre que à chaque station c'est l'abordage , à qui trouvera une improbable banquette libre.Chacun pour soi et que le plus rapide et vif l'emporte.

Sinon, à part un jour, beau temps relativement frais, mais il est vrai que nous étions dans le nord est du pays.

J'en laisse pour plus tard.

Besitos y abrazos

P+C

Chroniques chinoises (2)

Après 17 jours de voyage, nous quittons Datong en train pour Taiyuan capitale du Shanxi.Une première entorse à notre programme.Nous aurions du quitter Datong en bus gravissant les montagnes du wutaishan (2500m d'altitude) et ses splendides temples bouddhiques (selon les guides!) mais les prévisions météorologiques sont adverses:neige, grésil, vents forts et surtout températures entre 13 e t 16 sous zéro.Les gens bien informés prétendent que neige=véhicules à l'arrêt ) Parmi les découvertes de Datong, figurera en première place le monastère suspendu dont vous pouvez admirer quelques photos en nous suivant sur mobilitytrip.Suspendu dans le vide, colle à la falaise d'une gorge.Si vous souffrez de vertige s'abstenir! Datong est la plus petite ville rencontrée jusqu'à présent:seulement 2,8 millions d'habitants et toujours cette ébullition économique palpable à l'opposé de la stagnation morose de chez nous. Je vous écris depuis le train et nous croisons d'innombrables et interminables convois de marchandises, tout spécialement remplis de charbon.

À propos de trains, il est totalement impossible de resquiller.(pourquoi le tenter, alors que les transports publics sont vraiment bon marche) 1.il est vivement conseillé d'acheter son titre de transport bien à l'avance , muni du passeport dont les coordonnées figureront sur le billet.Attribution des places. 2.face a l'entrée de la gare:contrôle des billets et vérification attentive des passeports 3.passage au scanner des bagages 4.salle d'attente puis poinçonnage des billets et en route vers les quais 5.a chacun des 16-18 wagons, un garde, vérifie notre billet et nous montons dans le wagon attribué 6, au démarrage, le ou la garde, échange les titres contre des cartes type cartes de crédit correspondant aux sièges occupés. 7.apres le dernier arrêt avant la destination finale, il reprend ses "billes" et rend les tickets, façon aussi d'avertir que l'arrêt suivant vous descendez, pratique pour ceux qui ne déchiffrent pas les idéogrammes et pour ceux qui seraient dans les bras de Morphée. 8.a la sortie des quais, il faut montrer son billet.....

Les trains sont ponctuels et propres, nettoyés pendant les trajets! À chaque station traversée, au passage fugace du train, le chef de gare , en grand uniforme, képi au bord rouge, se tient au garde à vous....militaire , toujours juché sur un podium, parfois sur le devant d'une guérite.

Nous sommes repassés du 29 au 31.10 par Beijing pour visiter une deuxième fois après Dandong la grande muraille, un tronçon spectaculaire et d'une grande longueur, fatiguant, éprouvant mais l'effort est récompensé ...époustouflant, si le souffle n'était pas encore coupé, maintenant il l'est !

La minceur remarquable des indigènes ferait l'envie de la foule des occidentaux en surpoids.Parmi les 30 millions de chinois rencontrés, absolument aucun obèse.Et n'allez pas croire qu'ils soient sous alimentés!

Si vous avez toujours voulu cracher sans oser le faire publiquement , en toute quiétude, la Chine doit être votre prochaine destination.Ils le font avec grand naturel et précision , ils visent toujours juste....

J'arrête ici pour en garder sous la plume.

À lire vos nombreux commentaires....si toutefois vous avez envie de connaitre la suite...

À+

C+P

Chroniques chinoises (3)

Il est aisé de comprendre pourquoi beaucoup de chinois nous considèrent comme des extraterrestres....le plus fréquemment nous sommes les seuls occidentaux dans les hôtels quelle que soit leur taille, parfois imposante.Nous comprenons maintenant que leur première interrogation est "de quelle planète débarquez-vous?"Nous répondons Spain ou Belgique, en vain, car nos accents sont contradictoires;nous terminons par Europe et il peut arriver que le courant s'établisse .... Chez les plus jeunes, le contact en anglais se passe avec moins de difficultés (tout est relatif!)

Nous avions réservé notre train Pingyao-XI An parce que l'horaire nous convenait....600km en un peu plus de 10 heures de toutes façons quel que soit le train et seul train de jour. Nous devions arriver vers 20h15 à la station de XI An South...et alors?une gare en rase campagne , sur un quai sinistre et peu de passagers, peu de lumières en pleine brousse, presque comme si nous avions atterri à Brussels South sans nous rendre compte qu'il ne s'agissait pas de Bruxelles National.Plus de 40km en 3/4 heure de taxi!on ne va quand même pas ergoter pour quelques kilomètres en plus!

Le personnel attaché à notre wagon (il y en a au moins 2 pour chacun des 16 à 18 wagons des convois) s'est montré très curieux de rencontrer ces passagers atypiques.Parmi les passagers, un étudiant qui, tant bien que mal jouait le rôle d'interprète chinois-anglais.Un des gardes m'a caressé le ventre avec douceur à plusieurs reprises....n'allez rien imaginer de scabreux, simplement caresser le ventre de Bouddha porte bonheur et longévité .Autant savoir!

Ici les motos sont électriques, silencieuses jamais de pétarades, par conséquent, être particulièrement sur ses gardes avant de quitter le trottoir, quand il existe, ou quand il n'est pas encombré de véhicules de tous poils (chez nous une telle infraction m'avait valu une amende de 200€) Les voitures de luxe ne sont pas rares Lamborghini, Porsche, "tanks "japonais et allemands Au contraire des motos, les autos sont très bruyantes, le klaxon est utilisé pour tout et pour rien... Les piétons ne respectent pas les feux et les automobilistes ne respectent pas les piétons. Et les vélos , nombreux....

À +

P+C

Merci pour votre intérêt!

Chroniques chinoises (4)

J'ai oublié de vous dire , à propos des motos, que le port du casque n'existe pas. À presque la moitié du séjour, la circulation parait plus claire(!).sur autoroute, les véhicules tiennent généralement la gauche, on dépasse donc par la droite, parfois de manière relativement acrobatique, en s'intercalant au plus serré .Aux environs des villes, présence policière très importante mais les taxis sont équipés pour les détecter. En ville, le Klaxon règle la conduite;énormément de grosses cylindrées , plus propres les unes que les autres et d'imposantes berlines inconnues dans notre vieille Europe .Peu ou pas de véhicules anciens (à l'exception notable de certains bus), alors que chez nous les voitures âgées de 10 ans et plus .......

Beijing et Xi An mis à part, la langue chinoise détient le monopole absolu.Anglais parfaitement inutile puisque inconnu. Exemples vécus : Envoyer une carte postale, transcrire"belgium" en idéogrammes relève d'un obstiné et malaisé parcours du combattant.La réponse , dans le meilleur des cas passe par "Beijing ", puis par une série d'autres réponses déconcertantes. Nous ouvrons l'iPad sur le dictionnaire anglais/chinois et il leur est impossible d 'écrire belgium en idéogrammes, car il s'agit d'un mot trop savant et donc d'idéogrammes qu'ils ne manient pas.....à chaque jour suffit sa peine, nous répéterons le coup demain a la conciergerie du holiday inn crown plaza voisin, peut être ont ils déjà entendu parler de belgium....

Je sais que vous êtes avide de connaître l'issue de l'épreuve...la dernière tentative à été couronnée de succès !

À propos des boissons!Elementaire, l'eau ...Souvent servie bouillante puisqu'elle n'est jamais potable.Avertissement:attendre qu'elle soit refroidie avant de se désaltérer Bière toujours servie à température ordinaire sauf si vous parvenez à faire comprendre votre étrange souhait...ne dites jamais "icy" au risque, dans le meilleur des cas, de déguster "on the rocks"... Le vin rouge (nous n'avons pas testé le blanc de peur de le boire tiède, cfr +haut ) est très acceptable, à condition de l'acheter dans la supérette la plus proche , sinon il atteint des prix exorbitants, même au verre! Cuisine locale savoureuse, fondues très relevées que nous apprécions , choix des ingrédients :viandes, poissons, légumes, champignons, tripes, cerveau, crevettes, calmars, etc. Mais aussi canard laqué servi avec art. Baguettes de rigueur mais , ayant prévu le coup, nous nous aidons, en dernier recours d'une bonne vieille fourchette et , le cas échéant , d'un couteau traditionnel sous nos latitudes. Service toujours très efficace.

Rarement de desserts au menu....cependant on trouve moult magasins de pâtisseries , type européennes, attirantes et délicieuses ...meilleures qu'à malaga

À mi-course, au-delà de la grande muraille, du temple suspendu, des guerriers en terre cuite (tous et bcp d'autres valent le voyage), ...ce sont les chinois eux mêmes qui nous ont le plus agréablement surpris , femmes élégantes et coquettes aux vêtements à la mode, seuls les yeux parfois légèrement maquillés, les lèvres beaucoup plus rarement, shorts et minijupes assez courts, sur collants , bottes et talons parfois très hauts.Centres piétonniers et multitudes de magasins type "Time square".....le mot "crise" est incongru ici. Pas , ou très peu de mendiants....mais des chinois affairés qui donnent l'impression de se hâter vers un but déterminé que l'on pressent important! Presque toujours vêtus de noir, veste et pantalon classiques....les femmes apportent la note colorée et la fantaisie .... Par contre, toujours l'abordage dans les transports publics (sauf trains, place réservée , CI/passeports pour tous les voyageurs) , la circulation, les passages zébrés, accès aux nombreuses toilettes publiques (il y en a partout)....abordage partout même si ce n'est pas nécessaire ...

Nb.facebook inaccessible en Chine!

Besitos y abrazos P+C

Chroniques chinoises (5):intermède coréen

De Chengdu, nous nous envolons pour la Corée ....du Sud, évidemment! Plus exactement pour sa capitale Seoul (3ème ville au monde pour sa population après Tokyo , Mexico et avant New-York) et sa banlieue.

Analogies avec la Chine :

La population souffre de photomanie aiguë , un véritable TOC , apparemment incurable. L'arrière plan n'a en soi aucune importance culturelle;en famille, chacun se prend seul, puis commencent toutes les combinaisons arithmétiquement possibles entre membres du clan et parfois un choix de poses....Cette maladie bizarre empêche souvent de profiter de la visite au maximum autant pour eux (c'est leur affaire) que pour nous!

Chaque individu tient en mains un, parfois deux mobiles....pour passer inaperçus c'est un outil indispensable.Par exemple, dans le métro, systématiquement, les six personnes d'une même banquette, ont, toutes un mobile en main ou à l'oreille ....sinon on en vient à se poser des questions fondamentales à propos du malheureux aux mains libres.

Pâtisseries "françaises " excellentes, délicieuses, introuvables en Espagne et en Belgique, pour comparer avec deux pays bien connus....

Les femmes , le plus fréquemment , arborent mini jupe ou short très courts sur des bas noirs, soulignant ainsi le galbe de leurs jambes....presque toujours minces, comparé à beaucoup d'occidentales.

Aucun , vraiment aucun mâle, si j'en juge par leur aspect visible, ne porte la moindre trace de tatouage ou de piercing;ni les femmes, tout au plus, des boucles d'oreilles....

Les idéogrammes et les conversations des deux bords nous sont absolument incompréhensibles

Réseaux de métro étendus , signalétique et avis sur quais et dans les rames systématiquement bilingue chinois/coréen -anglais....on regrettera, surtout en Chine, le chacun pour soi au moment de monter à bord ...on ne boudera pas son plaisir d'affronter énormément d'escaliers et en corollaire de rares escalators

Différences :

Le code de la route est respecté, et traverser n'est plus un sport dangereux. Les automobilistes n'usent plus du tout le Klaxon! Le pays est nickel....la Chine n'est pas vraiment sale, mais la Corée est super propre . L'uniforme des mecs n'est plus systématiquement noir.

Les coréens ne boivent ni eau chaude, ni bière tiède ....

Le coréen lambda bredouille quelques mots d'anglais .

Les coréens ne crachent pas.

Les transports publics sont super propres, ni rayures ni graffitis sur les vitres du métro , comme si on venait d'inaugurer le wagon;sièges impeccables, pas la moindre trace de vandalisme ...les stations aussi bien entretenues que des palais, sont nettoyées quasi en permanence....à chacune ses toilettes, nickel of course, elles sentent même bon , alors qu'en Chine elles dégagent le parfum caractéristique plus habituel de tels lieux.

Encore plus de grosses cylindrées , d'énormes berlines qu'en Chine , ce n'est pas peu dire... éblouissantes de propreté ....c'est simple, pas de voitures compactes, encore moins de petites....rien que des marques nationales, alors qu'en Chine , les voitures japonaises dominent.

Le saviez-vous? Ce petit pays, grand comme 3x la Belgique, abrite Daewoo, Hyundai, Kia, Samsung, LG, Ssangyong... Et est limitrophe d'un pays immensément pauvre frappé de famine....mais qui possède la bombe atomique! Après avoir vu les voisins du Nord à Dandong, nous les avons frôlés au sud à Panmujeon sur le 38e parallèle ....les moins jeunes se souviendront de la guerre de Corée . Ou comment le capitalisme côtoie le communisme héréditaire le plus sordide!

En résumé , je continue à penser que le pays que je préfère (question stupide s'il en est) est, comme dans tous nos voyages, celui dans lequel je me trouve présentement ........aujourd'hui la Corée, demain la Chine, après demain l'Espagne ....

Dans quelques heures, retour en Chine là où nous l'avions laissée , à Chengdu. Et la suite de nos tribulations ...en compagnie d'une andalouse (une jeunette de 70 ans...) qui vient nous rejoindre pour partager notre passion du voyage pendant une vingtaine de jours.Nous allons quitter les villes tentaculaires pour nous plonger bientôt dans les ethnies reculées du Yunnan...

Besitos y abrazos, A +

P+C

Chroniques chinoises (6)

Visiter la Chine est la meilleure cure de jouvence possible.On se sent renaître dans la peau d'un nouveau né.Jugez-en:on ne sait ni lire, ni écrire et on est incapable de la moindre conversation, comme dans les premiers temps de la vie. Malgré tout, on finit , plus ou moins rapidement , par se faire comprendre...toujours sans énervement , voire par des sourires.Bien sûr , cela peut parfois prendre du temps ...et de !, patience!

Visiter la Chine en individuels est donc parfaitement possible...et nous le réalisons .Nous nous attendions à trouver un pays quadrillé et étroitement surveillé par des forces de "l'ordre ", or il n'en est rien...du moins en apparence . Certes, ne tombons pas dans l'angélisme ...d'autant que tant d'événements et de circonstances nous échappent fatalement.

Sur les grands axes, absolument tous les véhicules empruntés, comportent un détecteur de radars qui fonctionne quasi sans arrêt!Les avertisseurs sonores sous toutes les formes sont des instruments indispensables de la conduite du chinois lambda.Et leur utilisation parfaitement légale ! Il est vrai que les voitures de police sont rares ....à moins que banalisées? Et que les policiers en uniforme moins nombreux qu'en Europe...à moins qu'en civil?Les conducteurs arrêtés pour infraction au bord des routes nettement plus rares qu'en Espagne ....malgré une circulation toujours très dense et un réseau autoroutier qui ferait pâlir n'importe quel pays européen.

Feraient pâlir aussi nos concitoyens beaucoup de lieux "d'aisance ", 'pédales sans portes aucune, et cloisons basses, où chacun se concentre sur le nécessaire et se transforme en voyeur potentiel.Il va sans dire que nous n'entamons aucune conversation avec nos voisin(e)s...d'autant que le parfum ambiant n'est pas propice à un séjour prolongé.Amateurs de sensations fortes, n'oubliez surtout pas votre P.H. Rassurez-vous , les hôtels , du moins ceux qui sont les nôtres respectent l'intimité .Et toujours le choix pédale/trône...selon ses préférences. Au niveau propreté, pas de reproche...ni de Madame Pipi. Vous voilà tous au parfum!

Si vous comptez visiter la Chine, inutile de s'embarrasser de brosse à dents ni de dentifrice....toutes les salles de bain en sont pourvues et la femme de chambre les renouvelle chaque jour. L'eau du robinet n'étant jamais potable, vous trouverez toujours dans votre chambre deux bouteilles d'eau minérale offertes ainsi que parfois des fruits, pommes et mandarines.

Nos journées sont bien remplies.Pas le temps de s'ennuyer ....ne pouvant pas conduire de voiture, nous voyageons depuis Kunming principalement en autobus et accessoirement en taxi.Pour éviter l'engorgement des grandes cités, ils ont imaginé de construire d' immenses gares d'autobus aux 4 ou aux 5 coins des villes à près de 3/4 heure en taxi du centre....donc combien de taxis depuis le centre ville pour un seul autobus ?

Retour de Corée pour cause de visa double entrée , seul moyen de visiter pendant deux mois la Chine (sauf à demander une prorogation du visa sur place...), nous retrouvons Chengdu. Juste à temps pour acheter les billets pour le train de demain.

Notre but ici n'est pas de faire concurrence aux guides de voyages, mais de compléter ce que "my mobility trip" ou "skydrive" ne met pas nécessairement en valeur.

Départ pour Chongqing avec ses 32,5 millions d'habitants , agglomération comprise, en train à grande vitesse,350 km en deux heures.Ensuite, en autobus 120km en plus de deux heures vers Dazu.Entre les deux 45 minutes en bus à traverser la plus peuplée des villes chinoises jusqu'à la bonne gare des autobus.Par chance, le bus passait juste en face de notre hôtel et nous y a déposés, nous et nos bagages.

Dazu est célèbre pour ses grottes bouddhiques et le mérite bien.

Après deux nuitées, nous retournons sur Chengdu en remplaçant toutefois le bus par le taxi pour rejoindre Chongqing et le CRH (=train chinois à grande vitesse).Enfin, le même jour, en soirée, nous nous envolons pour Lijiang, notre étape suivante, la première au Yunnan.

Lijiang a su conserver sa vieille ville, inscrite comme Dazu, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

48heures plus tard, moins de deux heures de train pour Dali, sa vieille ville ceinte de murailles, son lac bordé de montagnes et des villages où se tiennent de pittoresques marchés ethniques...femmes revêtues du costume traditionnel, articles d'artisanat , mais aussi viandes, légumes et fruits...nous y avons mangé diverses viandes et champignons savoureux.Excellent steak de yak, frites, champignons le soir en ville, suivi de pâtisseries achetées sur le chemin de retour à l'hôtel, ainsi qu'une bouteille de vin rouge, très agréable pour terminer la soirée dans la chambre.

Deux jours à Dali passent vite et nous reprenons le train pour Kunming, capitale du Yunnan ,350km en un peu moins de 7 heures... Un jour pour visiter la ville, un centre ultra moderne avec toutes les grandes marques de luxe ayant pignon sur rue.Le jour suivant, aller et retour à la Forêt de Pierres de Shilin, autre site de l'Unesco.(depuis la gare d'autobus de l'est à 25km du centre en taxi, puis 100km en bus)

De Kunming à Jianshui où nous nous trouvons actuellement,3/4heure en taxi pour la gare d'autobus du Sud, puis 270km d'autobus pour atteindre le sud du pays, il fait chaud, plus de 25 degrés, il est vrai que nous sommes plus au Sud que les Canaries....quelle différence alors qu'il gelait il y a de cela un mois , plus au nord, évidemment.Cité mélange l'influence de la campagne (enfin!) qui l'entoure à celle de l'urbanisme traditionnel chinois.

Demain, c'est un autre jour, nous partons en autobus toujours, pour l'extrême sud du pays, aux confins du Vietnam , rencontrer des minorités ethniques, des rizières et la chaleur tropicale.....avant de rejoindre Shanghai via Kunming pour ainsi achever notre périple ....

Abrazos y besitos ,

P+C
Notre voyage en Chine: Guizhou, Guangxi et Yunnan (ainsi que base de pandas de Chengdu) English translation pending
by Sandrinecaro · 2012-12-08 · 0 replies
Voyage en juillet et aout 2012...

Prix de l'hébergement toujours pour 2 personnes partageant la même chambre. Nous nous sommes principalement déplacés en bus et avons mangé dans des bouis bouis. Nous avons privilégié des vacances « natures » plutôt que des vacances culturelles. Ces notes pourront donc paraître un peu pauvres pour certains.

GUIZHOU

Depuis Chongqing, il n'a pas été facile de trouver un bus le jour même pour descendre dans le Guizhou à Kaili. Réservez donc 24h à l'avance si vous le pouvez.

- Xijiang : village payant (100 yuans) et très très touristique... Spectacle, place des fêtes, tout y est ! Mais ... nous y avons dormi plusieurs nuits chez l'habitant (50 yuans sans SDB) dans les hauteurs du village avec vue sur les rizières... charmant. Nombreuses balades dans les alentours (les rizières sont accessibles et libres d'accès). Le village est encore "habité" et les scènes de vie nombreuses (travail dans les rizières, enfants jouant dans la rivière, marché...).

- Zhaoxing : Village gratuit en juillet 2012. Nombreux hôtels chez l'habitant dont un superbe tout au bout de la rue principale à gauche (50 yuans avec SDB). Il faut savoir que de nombreux villages aux alentours proposent aussi un hébergement. Je ne sais pas s'ils sont accessibles sans payer la taxe d'entrée... Nombreuses balades dans les rizières et villages aux alentours (des cartes de rando sont parfois proposées dans les guest house).

GUANGXI

- Les rizières en terrasses du dos du dragon (Longshen) 🙂: 80 yuans de droit d'entrée mais ça vaut le coup ! J'avoue les avoir trouvées plus belles que celles de Yuanyang au Sichuan et surtout plus praticables. Par chance nous avons assisté à une fête traditionnelle le 24 juillet. Nous avons dormi à Dazhai chez l'habitant, là encore pour 50 yuans la chambre. De très très belles balades dans les rizières et un village bien vivant. Je conseille vivement d’y rester plusieurs jours. De nombreux vans relient Dazhai à Guilin ou Yangshuo même si des chauffeurs de taxi vous diront le contraire.

- Guilin : une auberge de jeunesse extra : Ming Youth Hostel. Un grand merci aux jeunes femmes de la réception qui sont adorables et se décarcassent pour vous aider.

- Xingping : Nous avons préféré nous installer à Xingping plutôt qu’à Guilin. Sachez que l’hôtel en face de l'auberge de jeunesse propose des chambres superbes avec sdb à 80 yuans pour 2 contre 50 yuans par personne en dortoir à l'auberge... Perso, nous avons profité d'une magnifique chambre (à 130 yuans) avec terrasse sur l'ile en face de l'auberge de jeunesse. Nous étions quasiment seules dans l'hôtel avec une superbe vue sur les pains de sucre. Un délice !!

- Fuli : la ville des Ombrelles. Peu visitée et personne le soir... car il n'y a pas d'hôtel "correct" à Fuli. Nous y avons tout de même trouvé un hôtel (le seul ?) avec chambre (30 yuans) au confort sommaire... Se promener dans les ruelles de la vieille ville et le long du fleuve fut un régal surtout au coucher du soleil.

- Jima 🙂: Là encore nous avons voulu trouver un coin plus reposant que Yangshuo. Jima est à 4 km et la route doit aujourd'hui être toute belle ce qui vous évitera de marcher sous le soleil pour trouver un logement !!!! Il y avait deux hébergements lors de notre visite : une superbe ferme restaurée en auberge tenue par des hollandais (le Giggling tree, 200 yuans la chambre) avec location de vélos, plan de rando... et un "eco" hôtel (ecofarm) (160 yuans la chambre) avec possibilité d'utiliser les cuisines, produits du potager au menu... Jima est au bord du Yulong et lors de notre virée à vélo, nous étions les seules à profiter du magnifique paysage...

YUNNAN

- Les rizières de Yuanyang depuis le village de Duoyishu : pas de droit d'accès en aout 2012. C'est la seule fois de tout le voyage où l'on s'est fait arnaquer par l'hôtelier... En effet, nous avions réservé le jour même une chambre double (100 yuans) avec vue à la 😕Sunny Guesthouse 😕référencée dans le Lonely Planet. Arrivés sur place, l'aubergiste nous propose une chambre "dortoir" (2 lits 1 personne en perpendiculaire sans aucune place de rangement, sans SDB), sombre avec vue sur la cour intérieure... On lui indique que nous avions réservé mais il rétorque que c'est "sous réserve de disponibilité" !!!!! Il nous propose alors une chambre à 180 yuans ou un lit en dortoir (sans fenêtre, en plein milieu de l'étage) ! Nous lui proposons alors de prendre cette chambre pour la nuit et de réserver une autre à 100 yuans pour les 2 autres nuits... pas de pb ! Sauf que le lendemain il nous informe qu'il a déjà loué la chambre à 100 yuans. Nous lui faisons part de notre mécontentement et il nous propose alors soit de rester dans cette chambre (sans en modifier le prix) soit ... de partir et d'aller voir ailleurs !!!! On n’en revient pas !!!! En fait, il privilégiait les réservations faites via internet. Sachez aussi qu'il propose de venir vous chercher à la gare routière pour 20 yuans alors que ça en coute 15 avec n'importe quel autre taxi 😕!! Et qu'en revanche, il ne propose pas de vous raccompagner .... !! J'ai conscience que nous n'avons pas été chanceux par rapport à tous les autres clients qui sont arrivés avant nous et qui ont pu avoir leur chambre au prix défini lors de la réservation. Dans tous les cas, il n'a pas été correct. Il existe juste à côté (on passe devant en allant à la Sunny !) un autre hôtel le « Jacky’s » (toutes les chambres sont à 160) où les repas sont exquis tout comme l’accueil d'ailleurs !!! Si vous parlez un peu chinois, il y a une quantité d'hôtel tout au long de la route principale qui mène à Duoyishu.

Sachez que les rizières sont en altitude, le climat est donc moins clément : brume épaisse, crachin... durant 3 jours (bien que l'aubergiste nous disait tous les soirs que le lendemain allait être une belle journée...). De plus, elles ne sont pas vraiment praticables (dans tous les cas moins praticables que celles que j'ai pu faire au Guangxi) et certains touristes préfèrent profiter des services d'un guide pour s'y déplacer... Il est tout de même possible de découvrir la région (par exemple rejoindre un village en contrebas en longeant la route principale puis en s’engageant sur un chemin qui traverse les rizières...) ainsi que son marché très animé (sur cette même route).

- Jianshui :🙂 très belle architecture, assez touristique mais dès que l’on sort des rues principales, Jianshui est une ville pleine de surprises en particulier la « vieille » ville qui se situe entre la gare routière et l’entrée de la ville « touristique »… Se promener dans ces ruelles étroites permet de découvrir des instants de vie assez charmants : joueurs de Majong, jeux dans les rues, pagodes ou temples... On mange très bien à Jianshui et le soir, on trouve de nombreux étals de grillades et de brochettes. On y a dormi pour 60 yuans avec sdb (avec baignoire s’il vous plait !).

- Dali : très très touristique…. Ne bat pas Lijiang mais n’en est pas loin. Je conseille vivement de trouver un logement dans les villes voisines (l’hébergement se développe à vitesse grand V) si possible près du lac. N’hésitez pas à réserver, la région est prise d’assaut. Il est vrai qu’il y fait tellement bon !!! Un temps parfait : du soleil sans la chaleur écrasante de la mousson. Longer le lac est superbe (à pieds, à vélo, en scooter… que l’on peut louer sans problème dans la région). De nombreux marchés ont lieu toute la semaine et sont desservis par les bus locaux. Je déconseille vivement le « China Youth Hostel » de Dali : chambre sommaire pour le même prix qu’ailleurs et accueil très froid. Nous avons profité d’une superbe chambre avec sdb dans un hôtel chinois pour 100 yuans.

- Lijiang : 🤪 je ne m’attarderai pas trop car Lijiang est pour moi est une ville « usine » où l’on vient faire ses courses ! Toutes les maisons sont devenues des commerces. Il n’y a plus d’habitant !!! La ville est prise d’assaut et les chambres sont rares si vous n’avez pas réservé. J’ai apprécié me balader et déjeuner au marché qui vaut le coup d’œil en particulier tôt le matin. Vous pouvez prendre le train à Lijiang pour vous rendre sur Dali (d’où vous aurez une vue splendide sur le lac).

- Kunming : un arrêt presque obligatoire si l’on voyage dans la région. Il y fait bon et la ville est agréable à découvrir même si elle peut paraitre imposante. En juillet et aout 2012, la ville était en plein travaux (pour la création d’un métro) et il était vraiment difficile de s’y déplacer d’autant plus que toutes les stations de bus ainsi que l’aéroport avaient été déplacés en lointaine périphérie. Si c’est encore le cas, comptez bien 2 heures en bus pour rejoindre votre station. Sinon, vous êtes plus chanceux que nous et vous pourrez vous déplacer en métro ! Sachez que vous ne pouvez pas acheter un billet de bus dans une gare si ce n’est pas votre gare de départ…. Arrivés à la gare sud, il nous a fallu nous rendre à la gare ouest pour acheter nos billets pour Dali…. Attention certaines lignes de bus ne sont plus d’actualités en raison des travaux, renseignez-vous bien sur place. Ayant besoin de billets de train pour nous rendre dans le Sichuan, nous avons dormi au « Hump Hotel » : très professionnel et très pratique (bus n°107 depuis la gare ferroviaire).

- Shaxi :🙂 Mon coup de cœur (après Longshen) Un petit village, encore peu connu (et donc gratuit !), qui m’a enchantée ! La douceur de vivre, l’architecture (son théâtre !), la campagne environnante… Je conseille d’y rester plusieurs jours. Vous pourrez découvrir (à pieds, belle balade mais pensez à partir tôt le matin car le soleil tape ici) dans les environs de somptueuses gravures sur roche (les fameuses sculptures bai de Shibaoshan). De nombreux villages parsèment cette belle région qui se découvre très facilement à vélo.

Sichuan

- Chengdu et la base de pandas : Nous n’aurons passé qu’une journée à nous balader dans la ville (assez agréable) pour nous consacrer à la base de pandas. Nous sommes passés directement par l’auberge de jeunesse pour la visite (prise en charge complète pour 67 yuans par personne : transport, billet, visite par le chauffeur, retour – il nous a même déposé à la station de bus ce qui nous a fait gagné du temps pour pouvoir partir sur Langzhong...) que nous n’avons pas regretté. J’étais un peu sceptique mais je me suis régalée au final ! Nous sommes arrivés pour l’ouverture, le chauffeur nous a tout de suite emmenés aux points stratégiques et nous avons pu profiter du spectacle (!) de ces jeunes pandas étonnamment plein d’énergie (entre autre 5 jeunes pandas agés de 12 mois !)

- Langzhong Petite ville à l’architecture étonnante (rues pavées, maisons en bois basses et recouvertes de tuiles noires) où l’on découvre de très belles maisons à visiter pour leur style fengshui. Un superbe Bouddha sculpté dans la roche est à visiter sur la colline d’en face (prendre le bus qui mène à la station de bus et descendre au niveau de la pancarte qui indique le Bouddha. Marchez le long de la route et ne prenez surtout pas les marches sur votre droite qui mènent à la pagode, celle-ci n’a aucun intérêt et ce chemin vous écartera de votre destination). La région est connue pour son vinaigre et son bœuf séché.

Pour conclure… Ce fut un superbe voyage, chaque ville fut une nouvelle découverte. Nous avons été très souvent aidés par les chinois... On nous a même offert le diner et l'hébergement un soir où nous sommes arrivés très tard et étions un peu perdus... Nous avons toujours mangé dans des bouis-bouis et nous ne sommes jamais tombés malades… Nous n’avons jamais du faire baisser les prix par 2 ou 10 (!) comme c’est parfois l’usage en Asie du sud-est (cf le Vietnam ou la Thaïlande). Il est très facile d’obtenir un rabais sur l’hébergement même en haute saison (si si même à Lijiang !!!!). Je conseille vivement de dormir en guest house (nous avons toujours été très bien accueillis) sauf si vous avez cruellement besoin de vous renseigner sur la région (et de surcroit en anglais !) ou d’acheter des billets de train (c’est vraiment un casse tête le train en Chine !!!). Prévoyez du temps pour vous déplacer, les distances sont longues et en période de mousson les éboulements de terrain sont fréquents.

En espérant que ces quelques notes donneront envie à certains d’entre vous de partir à la découverte de la Chine et surtout des chinois. Bon voyage !!!!

Image attachée : Soleil couchant sur Fuli.
Chine: du Xinjiang jusqu'au Yunnan English translation pending
by Mékong · 2012-11-15 · 20 replies
Comme pour les infos pratiques Pakistan , il va de soi que ces informations pratiques chinoises intéresseront davantage ceux qui ont des budgets limités (hormis peut être la partie Xinjiang route de la soie sud)

1 euros environ 8 yuans (c'est la moyenne selon les fluctuations)

Important : se munir des noms en Mandarin des villes et régions, ça facilite réellement les déplacements. (J'en ai mis quelques uns ci-dessous concernant les quatre provinces que j'ai traversé durant quatre mois : Xinjiang Qinghai Sichuan Yunnan.) malheureusement le forum ne reconnait pas les caractères en Mandarin, je les ai donc supprimé. Dommage d'autant que des sites comme Flickr et Facebook les reconnaissent XINJIANG Infos pratiques Kashgar-south Silk Road

A tout seigneur tout honneur, à signaler le site génial de Central Asia Traveler
http://www.centralasiatraveler.com/index.html sur la route de de la Soie avec une extension dans le Qinghai ouest. Tout simplement un travail de titan. Une mine d'informations même si certaines sont dépassées à cause des prix qui ont enflé depuis 2006 ; des cartes détaillées des villes et régions le long de la route de la soie . Tout est doublé en Mandarin. La zone est très loin d'être devenue touristique et le site d'Asia Traveller est toujours autant d'actualité. Central Asia Traveler est sur le forum du Thorn Free et répond aux questions

Transport Tashkurgan - Kashgar 51 yuans bus départ entre 9h et 9h30. Kashgar - Shache 32 yuans bus Shache - Khotan 45 yuans bus Khotan - Minfeng 37 yuans bus Minfeng - Qiemo 110 yuans taxi partagé plus de ligne régulière entre les deux villes. possibilité d'attraper des bus couchettes venant de Kashgar mais cela reste très aléatoire. Reste le taxi partagé plus cher mais pas de souci pour trouver d'autre gens allant à Quiemo Qiemo - Ruoqiang 46 yuans bus un bus quotidien à 10h30 Beijing Time. Réserver la veille car les places sont vendues rapidement Ruoqiang - Golmud 230 yuans bus couchettes départ quotidien à 18h

Nourriture quelques plats Laghman entre 6 et 8 yuans (photo) Suoman entre 10 et 12 yuans (photo) Polo entre 12 et 15 yuans (photo) Samsas 1 à 1,5 yuans l'un (photo) Bol de nouilles 6 à 8 yuans (photo) Riz gluant présenté dans des feuilles de bananiers nappé de sucre liquide 1 yuan l'un

Se loger hormis Kasghar, se loger revient cher sur la route 315. Pas d'infrastructures hôtelières pour les voyageurs petit budget. D'autre part, j'ai appris qu'il y a maintenant une auberge de jeunesse à Tashkurgan sur la Karakorum Highway. Tashkurgan: Trafic Hôtel tenu par des Han 120 yuans chambre double avec TV et salle de bain. En sortant de la petite gare routière, marcher 100m sur le même trottoir. Kashgar : Pamir Youth Hostel www.pamirhostel.com (photo) lit en dortoir 45 yuans. en face de la mosquée Idkah à côté des glaciers. Relax et conviviale. Vue splendide sur la place (photo) Wifi gratuit avec facebook. Staff très serviable. Propreté des toilettes laisse parfois à désirer mais à leur décharge ils ne sont que trois pour tout faire. Ils nettoient quand tout le monde dort vers 1h30 du matin et pour tout dire, il y a vraiment des porcs parmi les voyageurs. Shache : hôtel Subhi tenu par des Ouïghours. 128 la grande chambre double après négociation. TV et salle de bain. Sur la rue principale. En sortant de la gare routière, tourner sur la droite et au feu, prendre à droite sur l'avenue principale de Shache. Marcher durant 500m, trottoir gauche. L'hôtel fait l'angle. Khotan: Trafic Hôtel tenu par des Han 160 yuans chambre double avec TV et salle de bain. Pas moyen de négocier. Peu accueillant. Juste à côté de la gare routière. Ils ont des chambres sans salle de bain 100 yuans mais aucune de libres lors de mon passage qu'ils disaient. Minfeng : Bao Rui Hotel tenu par des Han 140 yuans chambre double avec TV et salle de bain. Fait rare wi-fi gratuit. Je pouvais me connecter depuis la chambre sans mot de passe. Accueil très sympa. Mon meilleur souvenir sur la route de la Soie. En sortant de la gare routière, prendre la grande avenue sur la droite, marcher 300m et traverser au carrefour, l'hôtel fait l'angle (plan sur centralasiatraveller) Qiemo : Traffic Hotel tenu par des Han 140 yuans chambre double avec TV et salle de bain après négociation. Ils ont des chambres avec internet compris mais c'est plus cher. Bâtiment à gauche en sortant de la gare routière.

Important : plus besoin d'ATP Alien Travel Permit pour se rendre au Qinghai. Par contre, si l'on veut aller jusqu'à Golmud par sauts de puces, en passant par Shimiankang, des incertitudes demeurent.

QINGHAI Infos pratiques Golmud-Xining-Qinghai Lake

Se loger Golmud Je ne me suis pas arrêté mais pour info, il y a une auberge de jeunesse située dans le centre-ville située sur la rue principale côté ouest. Xining Lete-Youth-Hostel excellente adresse. www.xnlete.com . De mémoire 40 yuans le lit en dortoir à vérifier sur le site. Staff très accueillant et serviable managé par Jane. Douches et toilettes très propres et en quantité dans l’établissement. Vue splendide de la ville depuis le 16ème étage (photo). Wifi gratuit. Le quartier est sympa (épicerie en bas tenu par un vieil homme très gentil, pharmacie, centre sportif avec parc). Qinghai Lake Kokonor Youth Hostel tel:0974-8519511situé au km2103 avant Tahu km 2108 (prononcez Tahouuu) sur la rive sud du lac. Si vous passez à Xining avant, demander au staff du Lete de vous écrire l’adresse en Chinois. Puis demander au chauffeur du bus qu’il vous arrête au bord de la route km2103, si il refuse, demander dans le bus aux gens si quelqu’un stoppe à cet endroit et descendre avec eux. L’auberge de jeunesse est indiquée. Côté gauche de la route. Remonter le chemin sur la gauche. 40 à 50 yuans le lit en fonction du dortoir. Ambiance roots. Wifi gratuit. (photo) (photo) . Beaucoup de bénévoles font tourner la boutique (des étudiants venant des grandes villes)Possibilité de manger sur place, les prix sont raisonnables. Location de bicyclette 30 yuans la journée. C’est la meilleure option car le petit restaurant au bord de la route est à éviter (j’ai été malade toute la nuit). De l’autre côté de la route 109, c’est aussi un petit hôtel dont je ne connais pas les prix mais ça peut être une solution de repli si Kokonor est complet. Une autre auberge de jeunesse se situe au km 2100 en direction de Daotangue.

Transports Golmud - Xining train T166 de 0h51 191yuans couchette dure. Arrive à Xining vers 10H . Attention la gare centrale est fermée pour cause de travaux. Arrêt obligatoire à West Xining Station. C’est à 40mn du centre. Prix de la course en taxi coûte 20yuans mais beaucoup de chauffeurs doublent leur prix et refusent d’allumer leur compteur. Marcher en dehors de la gare pour trouver un taxi qui pratique les justes prix Xining - Tahu (prononcez Ta houuu) Qinghai Lake 30,70 yuans. Bus. Pour le retour à Xining. Pas de bus. Faire du stop. Ca fonctionne bien. Les chauffeurs vous demanderont 15yuans jusqu’à Daotanghe . Ne pas payer plus. De daotanghe jusqu’à Xining, des bus en provenance de Yushu passent sur la route devant la statue de la princesse Wincheng 文成 (photo). Si les bus sont pleins, faites du covoiturage . Nous avons payé 30yuans chacun en négociant avec le chauffeur pour qu’il nous dépose devant l’auberge de jeunesse. Pensez toujours à vous munir des adresses en Chinois. C’est très précieux.

Xining infos pratiques Bus urbains : 1yuan on paie en montant. Utile le bus 17 passe devant la gare routière, devant l’imposante mosquée Donguan et tout près de Lete Youth Hostel (arrêt juste après l’hôpital). Pour manger : carrefour Dong Dajie-Huayuan Nanjie la petite place en face de la marque de gâteaux Aili. Les brochettes d’agneaux (2,5 yuans) sont divinement bonnes, fondantes à souhait (photo). A l’angle on peut manger de délicieux yaourt de Yacks (4 yuans). En continuant sur la place de l’autre côté, on peut acheter des petits pains fourrés aux légumes (3 yuans), excellents pour accompagner les brochettes. Plus loin sur Huayuan Nanjie, en marchant 300m trottoir gauche, il y a un excellent restaurant Hot Pot. En face de la gare routière, plusieurs petits restaurants où l’on fait son plateau repas. Grosses portions et petits prix. Pour boire un café expresso pas cher du tout, direction Amdo Café www.amdocraft.com sur Ledu Lu, proche de Lete Youth Hostel à pied.

Infos pratiques pays Golog : Maqên-Darlag-Maduo-Xiewu se loger : Maqên officiellement seul l'hôtel gouvernemental est autorisé pour les étrangers mais en arrivant tôt en ville, il est possible de trouver des guesthouses locales. Demander aux Tibétains dans la rue. Se munir d"une liste de mots écrits en Tibétain (comme guesthouse, cheap hotel) car personne ne parle Anglais Darlag à l’intérieur du parking de la gare routière sur la gauche. Petit hôtel tenu par une gentille famille tibétaine. 50 yuans la chambre avec TV sans salle de bain. Ne pas chercher, il y en a pas. Demander une bassine avec de l’eau chaude (deux thermos suffisent) pour se laver. Toilettes à l’extérieur. Madoi/Maduo/Mado (route 214) : le seul hôtel autorisé pour les étrangers prix 200yuans. Préférer Huashixia (route 214) pour trouver une guesthouse tenue par des Tibétains. Xiewu (route 214) : On peut loger dans des guesthouses tenues par des Tibétains. Demander aux gens dans la rue pour vous indiquer le chemin. Pas testé car j'avais trouvé une voiture in extrémis pour Sêrxü

Transports Xining - Maqên 126 yuans Bus Maqên - Darlag 60 yuans Minibus Darlag – Maduo 100 yuans Minibus Maduo - Xiewu 200 yuans Bus (moins cher mais j'étais dans un cul de sac) Xiewu- Sêrxü 60 yuans voiture partagée Un site très précieux tenu par un Américain qui vit là bas depuis plusieurs années. Pseudo :Losang. Son site est une mine d'informations sur les régions tibétaines The Land of Snows http://www.thelandofsnows.com/ Losang répond rapidement aux questions. SICHUAN Infos pratiques Se loger Serxu/Sequ Au carrefour où stationnent les minibus, remonter la rue principale, trottoir gauche, sur 100m jusqu’à un grand portail en fer dans ce qui semble être un bazar. Rentrer à l'intérieur, côté droit, prendre l’escalier. 1er étage et tout de suite sur la droite un petit hôtel tibétain. Chambre double avec TV 80 yuans sans salle de bain. Toilettes au fond du couloir sur la droite. Il y a deux autres hôtels tenus par les Han dans la même rue mais beaucoup plus chers. Dêgê/Dergé Hexie Hotel (indiqué en Anglais) excellente adresse. C’est un hôtel (mais ça se rapproche davantage d'une guesthouse) tenu par une adorable famille tibétaine. 40 yuans le lit. 80 yuans chambre double. 120 yuans la triple. Douches, salles de bains et toilettes à l'extérieur très propres. Machine à laver internet Wi-Fi gratuit. TV dans la chambre. Garzê Pour se loger : dans le parking de la gare routière, de l’autre coté du Golden Yack Hôtel, ce sont des petits hôtels (photo). Demander aux Tibétains en bas. Prix d���une chambre double avec TV sans salle de bain 50 yuans. Sur la gauche du Golden Yack Hotel, là où il a le panneau vert, c’est aussi un hôtel ou une guesthouse. En sortant de la gare routière, tourner sur la gauche et au carrefour tourner sur la gauche Chuanzang Road, continuer à marcher sur 100m trottoir droit, il y a deux guesthouses indiquées en Anglais, tenues par des familles tibétaines côte à côte. Je ne connais pas les prix mais ça doit tourner autour de 30 à 40 yuans le lit. Si vous ne trouvez pas, demander aux gens. L’une s’appelle Hong Fu Guesthouse. Tagong Jya Drolma and Gayla’s Guesthouse ce sont deux magnifiques maisons tibétaines (photo). 20 yuans le lit en dortoir (photo). Douche et toilette au rez de chaussée. Propre et accueillant. Sur la gauche de la place. Elles sont signalées en Anglais. De toute façon, Drolma attend sur le square l'arrivée du bus de Garzê pour harponner les touristes Chengdu Traffic-Inn trafficinnhostel.com (photo) lit en dortoir 50 yuans (4) et 45 yuans (6) wifi gratuit mais internet payant et cher 1 yuan/10mn Facebook fonctionne. Toilettes et literie très propre. Serviettes changées chaque jour. Bouilloire dans chaque chambre. Fonctionne comme un hôtel. Adjacent au Traffic-Hôtel (les portes communiquent et le personnel de ménage est le même pour les deux établissements). Emplacement très pratique à 100m de Xinanmen la gare routière centrale de Chengdu. Accueil et staff sympa et à l’écoute. Atmosphère très relax. Holly’s Hostel www.sichuanhostel.com situé dans le quartier tibétain Wuhouci Dajie l’avenue où se trouve Wuhou Temple. Je n’ai pas logé dans cette guesthouse mais une copine chinoise y était. Au-delà des prestations que l’on retrouve dans toutes les guesthouses/auberges jeunesse de ce type, à la différence des autres, le restaurant n’est pas cher Kangding Zhilam Hostel : lit en dortoir 35 yuans . Pas accroché à l’ambiance. Question de feeling. Resto cher. Konka youth Hostel : lit en dortoir 35 yuans. Pratique à 50m de la gare routière sur la gauche, trottoir gauche. Avant le parc des statues. Ambiance très roots dans la lignée de Kokonor youth Hostel à Qinghai Lake. Gérée par plusieurs bénévoles. J’ai bien aimé. (photo) Principalement occupée par des voyageurs chinois. Litang Potala Inn 35 yuans le lit en dortoir pour Medok la belle tibétaine, accueillante, gentille, dévouée. Dommage que ça ne suive pas derrière elle. Elle tient cette guesthouse à bout de bras et se démène la faire tourner au mieux. Respect. Indiquée dans la rue principale. De la gare routière, prendre à gauche, marcher 100m et tourner à droite. Wifi gratuit. Autre alternative si le Potala Inn est complet : Garden Hotel lit en dortoir 50 yuans autour d’un grand jardin. Indiqué en Anglais dans la rue principale. De la gare routière, prendre à gauche, marcher 200m et tourner à gauche. Xiangcheng Hôtel tibétain 70 yuans chambre double avec TV après négociation. Salle de bain à l'extérieur avec douche eau chaude à chaque étage. Lamu la Tibétaine qui gère l’endroit est très gentille. C'est une figure du quartier, Le chauffeur du minibus qui fait la liaison Litang-Xiangcheng la connait bien. L'hôtel est situé de l'autre côté de la rue.

Transports Pas de bus publics sur certains axes (entre Xiewu et Dergé) et le minibus coûte cher sans possibilité de négocier Sêrxü - Manigango 100 yuans Minibus Manigango - Dêgê 100 yuans Minibus Dêgê - Garzê 68 yuans Bus (un bus par jour à 6h30) Garzê - Tagong 95 yuans Bus (le 1er bus part à 7h00) Tagong - Kangding 40 yuans Minibus Kangding - Chengdu 123 yuans bus Kangding - Litang 87 yuans bus (un bus par jour à 6h30 acheter son billet la veille) Litang - Xiangceng 100 yuans minibus (un hypothétique bus en provenance de Kangding passe à 16h ) Xiangceng - Shangri-La 85 yuans Bus (un bus par jour à 6h00 impératif d'acheter son billet la veille) YUNNAN Infos pratiques Extension de visa à Xiaguan new Dali : voir ici

Se loger : Le Yunnan est de loin le meilleur rapport qualité prix pour les guesthouses/hotels des quatre provinces traversées durant ce voyage. ShangriLa Tavern-Hostel-47 35 yuans le lit en dortoir. Tenu par un couple coréen-chinois. Lui est Coréen, elle est Chinoise de l’ethnie Naxi. Superbe maison naxi bien décorée (photo). Grands lits confortables. Ambiance conviviale. Wifi gratuit. Situé dans la vieille ville . Christina fait à manger. Excellente adresse Lijiang Panba youth Hostel 40 yuans le lit en dortoir wifi gratuit billard http://www.panba.com.cn/.../content.asp?id=2186 . A l’image de Lijiang, je n'ai pas accroché. Dali The Lily Pad Inn (ouvert depuis 2009) 40 yuans le lit en chambre double spacieuse et très propre. Wifi gratuit avec Facebook. L’accueil autour d’Erin et de quelques bénévoles est très conviviale (photo). On peut manger à des prix très raisonnables et prendre ses repas en commun avec le staff. Il y a même du vin cuit en bonbonnes dans la salle de réception ( 3 yuans la tasse 15 yuans le grand verre. Adresse trouvée sur le présentoir du Traffic Inn à Chengdu. Très bonne surprise. Ma guesthouse préférée en Chine. Vallée de la Nu Jiang Liuku A coté de la pharmacie à l’angle du carrefour, sur la gauche au bas de la descente à l'entrée de Liuku (situé à 2kms de la gare routière) Chambre double très spacieuse, TV, salle de bains, AC , internet 80 yuans sans internet 60 yuans. Excellent rapport qualité prix. (photo à disposition) Gonshan en sortant de la gare routière, tourner à droite et descendre la rue jusqu'au Fine Taste Wine Shop et KTV, l'hôtel est en face. chambre grand lit TV salle de bain AC 60 yuans.

Entrée du parc national : 100 yuans 10 kms avant d'arriver à Bingzhongluo L'un des meilleurs points de vue de la Nujiang se trouve entre le km 13 et 15 entre Gonshan - Bingzhongluo (photo)

Kunming Cloudlang Youth Hostel : 45 yuans le lit en dortoir de 4. Wifi très lent. Nourriture chère. C'est propre et le staff est serviable. The Hump : 35 yuans le lit en dortoir de 8. Nourriture chère. Pas aimé l'ambiance. wifi gratuit. Facebook marche sporadiquement. Montagnes du Yuanyang Xinjie Ying Bin Hotel 60 yuans grande chambre double avec deux grands lits, grand écran TV cablée, salle de bains, fauteuils table bouilloire etc…et une vue imprenable sur la ville (photo) . excellent rapport qualité prix

Transport Shangri La – Lijiang 58 yuans bus Lijiang - Dali 67 yuans bus (descendre à Dali Old Town) Xianguan (Dali nlle ville)-Liuku 70 yuans bus Liuku - Gonshan 71 yuans départ à 6h40 bus Gonshan - Bingzhongluo 21 yuans bus. Départ environ toutes les heures dans les deux sens. Le bus est stationné devant le traffic hôtel sur la gauche en venant de la petite gare routière Dali-Kunming 80 yuans environ arrivée à la gare ouest (désormais 4 gares routières à Kunming). Pour aller au Cloudlang Youth Hostel Bus 148 à l’extérieur de la gare sur la gauche, tout droit, traverser le boulevard, l’arrêt est juste après. Descendre au bout de 16 arrêts. Kunming - Jianshui 83 yuans gare routière sud (bus 154 depuis la gare ferroviaire 2yuans). bus Jianshui - Nansha 30 yuans bus Nansha - Xinjie 10 yuans minibus XinJie – LuChun 40 yuans bus à 7h30 LuChun – JiangCheng 43 yuans bus à 14H30 JiangCheng – MenGla 56 yuans bus à 7h10 MenGla – MoHan 17 yuans minibus YUANYANG autres infos pratiques pour débuter un site local intéressant Windows of Yuanyang http://www.windowofyuanyang.com/ . Le bureau est situé près de la place centrale de la ville après le Yunti2 Hotel en descendant la rue.

Internet est difficilement accessible. Wifi disponible uniquement dans le Yunti Hotel. Cybercafés à côté de la gare routière (Wangba en pinyin) et à côté du supermarché après le Yunti2 Hotel. Internet disponible aussi à Windows of Yuanyang, pour le wifi je ne sais pas.

Une option est de loger à Xinjie et de rayonner dans la région en prenant des minibus pour se déplacer entre chaque terrasse tout en sachant qu'il y a quelques hôtels et guesthouses à Shengchun, Duoyishu et Laohuzui

Les terrasses principales se répartissent dans quatre zones Bada : terrasses de Qingkou terrasses de Quangfuzhuang terrasses de Malizhai terrasses de Zhulu Duoyishu : terrasses de Huangcaoling terrasses de Pugao terrasses de Aichun terrasses de Dawazhe terrasses de Duoyishu Laohuzui : terrasses de Mengpin, terrasses de Amengkong, terrasses de Tongpu, terrasses de Baoshanzhai Niujiao: terrasses de Niujiao, terrasses de Xin'ansuo, terrasses de Guoqi.

concernant les sites de Bada, Duoyishu et Lahuzui, il y a des points de vue payants (30 yuans). Pour info le point de vue de Duoyishu offre un hébergement haut de gamme avec restaurant (chambres avec un splendide panorama des terrasses) et pour les petits budgets un bus a été aménagé en chambres (40 yuans) à l'intérieur du complexe. Il est sur la droite en rentrant. Douches et toilettes disponibles.

Les terrasses de Longshuba et Jinzuzhia sont accessibles à pied depuis Xinjie (environ 4 kms) le chemin se trouve juste avant la gare routière, sur la droite. Pour le meilleur point de vue sur les terrasses , prendre un petit sentier 500m avant Longshuba. Difficile à trouver car il est caché par les broussailles à gauche des terrasses. Ensuite il faut monter pour dominer les terrasses et le village. Demander au staff de Windows of Yuanyang pour avoir plus de précisions ou aux gens du village.

Les terrasses de Bada et Duoyishu sont régulièrement desservies par des minibus qui font les liaisons Xinjie-Shengchun 10 yuans Xinjie-Duoyishu 10 yuans Xinjie-Aichun 15 yuans durant toute la journée. C'est la même route. En général les minibus partent devant la gare routière ou devant le Yin Bin hôtel. Le meilleur moyen est de les repérer sur la route, en mouvement avec des gens à l'intérieur et leur demander leur destination car ceux stationnés et vides essaient d'appâter les touristes avec des tarifs X 5. De toute façon, il suffit de se mettre bien en vue au bord de la chaussée pour qu'ils stoppent et annoncent leur destination. les terrasses de Laohuzui sont peu desservies (15 yuans) et le retour à Xinjie peut se faire en stop car après 16h, rares sont les minibus qui remontent sur la vieille ville. les terrasses de Niujiao (sur la route de Shalatuo) sont plus éloignées. se renseigner à l'avance autour de la gare routière et prévoir de passer éventuellement une nuit sur place. Possibilité de louer des 125 à Xinjie (des scooters). Entre 30 et 40 yuans

Pour ceux qui aiment marcher la route continue après Duoyishu-Aichun. Plusieurs villages intéressants avec des "maisons champignons" (Migu Houses) et plusieurs points de vue sur les terrasses. Au km 26 après le village, très beau point de vue d'un village à moitié recouvert par la brume en contrebas. Entre Bada et Shengchun, à proximité d'un grand panneau touristique, sur la droite, il y a un chemin qui mène à un splendide point de vue sur les terrasses de Malizhai (500m). Ce chemin continue jusqu'au village, le plus grand village Hani du Yuanyang.

je complèterai les infos sur le Yuanyang courant février lors de mon prochain séjour.

Récit de voyage : Fragments de voyage Istanbul à Jakarta par la route partie chinoise (en cours) Chine Province du Xinjiang Qinghai sur le haut plateau tibétain : Ruoqiang-Golmud-Xining-Qinghai Lake
Vélo pour le Yunnan en mars? English translation pending
by Ansileran · 2012-10-22 · 23 replies
Bonjour à tous!

Je pars au Yunnan en mars (avec ou sans vélo^^) et je me pose la question du vélo comme moyen de transport d'appoint. Routes (de plus ou moins bonne qualité), non goudronnées parfois, peut-être quelques sentiers mais rien de méchant. Je ne serais jamais très loin d'une ville où il y aura de quoi réparer (ou je pourrais rejoindre une ville, en bus, en moins de 24h).

J'ai regardé la location de vélo sur place, mais il y en aurait pour 400€ environ + frais pour l'amener à mon point de départ / le récupérer à mon point d'arrivée + pas de possibilité de l'essayer avant. Même problème pour l'achat (et je doute de trouver un vendeur à Zhongdian, au mieux un réparateur).

Solution: comme j'ai droit à 2 bagages en soute, j'emmène le vélo avec moi. Et là... J'ai chez moi 4 vélos: - mon vélo de course (absolument inadapté) - un vélo de route bas de gamme go sport (pas mal en vélo taf, petites rando sur route, mais s'il n'y a plus de bitume, ouch) - un vieux vélo de route femme années 80 en acier (vu les dévelopements, ça ne va pas le faire, sans parler des roues en 650B...) - un VTT très bas de gamme avec roues en 24pces Bref, c'est pas gagné. Il y a peut-etre un vieux VTT (bas de gamme, acier, go sport) chez mes grands-parents, je vais voir ça la semaine prochaine. Je suis vraiment bien sur tous ces vélo, mais ne suis pas sûre du tout que EUX soit bien en Chine...

Autre solution, acheter un nouveau vélo (encore^^), mais là problème de budget... 400€ grand max tout équipé, remorque comprise, je ne vais pas aller loin. Bon, en même temps, j'ai déjà l'éclairage et les pédales (mdr) et je peux récupérer un guidon, voire (pourquoi pas) le groupe d'un des VTT. Globalement, quelque soit le vélo, j'aurai de l'achat de matos à prévoir...

Des avis sur la question?

Merci de votre aide!
L'Altiplano en liberté English translation pending
by Beregond · 2012-10-16 · 95 replies
Bonjour,

Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...

Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.

Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce :
http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.

Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !

Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement

Mercredi 8 aout

Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)

Jeudi 9 aout

Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.

Vendredi 10 aout

Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.

Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.

Samedi 11 aout

On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !

lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !









on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit



Ça te convient comme compte rendu ?

à suivre !

hop, la suite !

Dimanche 12 aout :

Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.

















Lundi 13 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.

















Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !

Lundi 13 aout :

On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.

sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)

sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.

La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.

on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon

un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église

Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.

derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade... certainement qu'elle va vers Cuzco ?

un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !

le volcan Tacora

Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut

on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.

des flamands pas très roses

visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !

et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte cap plein sud maintenant

à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !

c'est fissuré quasiment à perte de vue

nous y voilà à ma quebrada !

descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)

nous vlà au fond

la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon

Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !

arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village. En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village. Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé. Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie. Au lit !

Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !

Mercredi 15 aout :

J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...

Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?

































Jeudi 16 aout :

Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.



















aux abords du salar de Coïpasa







l'église de Conception de Belen



Vendredi 17 aout :

Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.



dans le village de Coquesa





la rampe d'accès de Coquesa



















Tu le dis si t'en as marre hein !

Samedi 18 aout :

On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).











le pittoresque cimetière du village de San Juan

la descente sur San Augustin

entre San Augustin et Villa Alota









la laguna Honda









Dimanche 19 aout :

Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !



































Lundi 20 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !































Mardi 21 aout :

En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.











tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?











Mercredi 22 aout :

On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !















la grande lagune Miscanti

et la petite lagune Miniques qui la jouxte



Jeudi 23 aout :

Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !



















Vendredi 24 aout :

Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.











samedi 25 aout :

Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.































Dimanche 26 aout :

On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.

















Lundi 26 aout :

Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !

Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !

















mardi 27 aout :

Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...



















Mercredi 29 aout :

En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)



















Jeudi 30 aout :

L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !

Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.

Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !

Le mot de la fin en images !







Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
Retour de Floride, juillet 2012 English translation pending
by 01nath · 2012-10-05 · 1 reply
Voici notre compte rendu de voyage en Floride en famille, Nathalie et Lionel les parents, Flavien 10 ans et Jolan 7 ans

Jeudi 12 juillet : 7h30 vol direction Lyon-madrid 11h vol Madrid-Miami Vol American airline. Bon service mais pas de petites télés ! Au secours pour papa qui s’ennuie ! Arrivé à Miami, il pleut averse ! La douane se passe assez vite. On va chercher notre voiture chez Hertz. Comme j’ai demandé la carte de fidélité, notre voiture nous attend avec un numéro. On ne peut pas choisir dans l’allée ! Mais on demande une voiture avec un plus grand coffre, et on nous donne un rav4. Lionel est déçu de ne pas avoir une voiture américaine ! On prend la route pour se rendre au 1er motel à Deerfield Beach. Il fait beau et chaud. On commence par la piscine (qui doit être à 30°c !) puis on va à la mer qui est au coin de la rue et qui est à 29°c. On rentre se doucher au motel et on va à pied vers le ponton. On va manger une pizza mais les garçons ont bien sommeil ! On va se coucher vers 21h, ça fait quand même 23h que l’on est debout !

Vendredi 13 Réveil 5h30. Il a plu dans la nuit, mais on espère pouvoir voir le coucher de soleil. On va donc déjeuner à la plage à 6h30. On se baigne et c’est bien sympa. On passe à la caserne pour demander s’il y a des T shirts à vendre, et le pompier a donné le sien à Lionel ! On retourne à la chambre sous la pluie, les garçons vont à la piscine et on fait les sacs. On passe faire les courses : une super glacière en polystyrène, des canettes, un pique-nique… Grosse journée de route. On prend un peu l’autoroute pour avancer et sinon la A1A pour être au bord de la mer. On mange sur une petite air de repos car tout le monde avait trop faim ! On reprend la A1A à fort Pierce et on s’arrête pour se baigner. Vraiment sympa tous ces parcs avec des douches ! On va jusqu’à Cocoa Beach. Motel Sea air, petit, très simple, en bord de mer. On va donc à la plage, et on sort le cerf-volant. On va manger vite fait dans un Denny’s (où l’on a froid !). Flavien et Lionel vont voir le Ron Jon surf shop ouvert 24h/24 !

Samedi 14 On va voir le lever de soleil sur la plage, on se baigne un peu.

On prend a route pour cap Canaveral, direction le Kennedy space center. De 11h à 18h on fait le tour des sites en navette, visite des fusées, on fait le simulateur de décollage, … En repartant, on s’arrête au hall of fame voir la navette. Il y a des jeux avec simulateur d’atterrissage et plein d’objets souvenirs des navettes et fusées. On part enfin vers 19h, et on a de la route pour aller à Daytona. On va aller au motel speedway, chambre moyenne mais bon lit (80$), avec piscine et au bord de a mer. Il est 20h, on décharge la voiture et on va dans le centre. On va au parking payant. Il y a beaucoup de monde. C’est samedi soir, et il y a concert et feu d’artifice ! On marche sur la plage, les garçons font une partie de hockey sur table. On regarde le feu d’artifice assis sur la plage. Nous aurons eu nos feux du 14 juillet ! Grosse journée !

Dimanche 15 Levé de soleil sur la plage, déjeuner au bord de la piscine. Puis baignade (piscine à 31) puis la mer. On a cherché la caserne de pompier. A la 1ere Jolan a eu un casque et il a fallu aller dans une autre pour acheter des T-shirts (et on a eu un frisbee). On reprend la A1A nord. On s’arrête à fort Matanza. Petit parc national très beau. On pique-nique vite fait pour avoir le bateau de 13h30. Le bateau traverse « la rivière » pour aller à un tout petit fort bien mignon. On passe 1/2h sur place puis retour. On voit des dauphins. Les garçons font le questionnaire de ranger junior et ont leur 1er badge 2012 ! Tout est gratuit dans ce park. On reprend la voiture direction St Augustine, la + vieille ville d’Amérique ! On prend un motel près du centre, grâce au coupon, best western très bien. On vide la voiture, on va se tremper dans la (chaude) piscine. On va se promener dans les vieilles rues touristiques ! Très sympa.

Lundi 16 Déjeuner de l’hôtel : gaufres, yaourts, … On charge la voiture et on va au Castillo San Marco. Fort bien sympa et les garçons ont leur 2° médaille ! On reprend la voiture pour aller au phare. On monte les 117 marches. Sympa. On part vers 16h30 pour 3h de route ! Direction Tallahassee. Les garçons dorment tout le long. On prend un motel Howard Jonson qui nous coute 47$ avec les coupons. On va vite fait à la piscine, bien chaude. On mange (enfin) des rib’s à sunny’s bbq.

Mardi 17 Petit dej de l’hôtel, piscine et départ pour 3h de route, direction Pensacola. On va au days inn en ville (coupons à 60$) car motels de plage très cher. Les gars vont à la piscine pendant que je vais à mc do chercher à manger. On va à fort Pickens visiter le fort. Sympa, et très belle plage. On passe au wall mart acheter lessive et pique-nique, puis on va manger. On fait la queue avec un beeper chez outbacks. Steack et pates de crabes ! Très bon !

Mercredi 18 Réveil à 6h30 pour déjeuner. On part pour la base aéronavale. Ce matin, démonstration de la patrouille de l’air des blue angels. On arrive à 7h30, mais la démonstration est retardée à 9h30. On fait le tour en trolley des avions extérieur et on est dans les 1ers gradins. Très belle démonstration (45mn). Il y avait beaucoup de monde. On va ensuite au musée. Très grand et très bien fait. Il pleut averse. En ressortant vers 14h, on cherche des tables couvertes pour manger, il ne pleut plus. On rentre à l’hôtel.

On va manger tôt pour ne pas attendre, on retourne au resto d’hier.

Jeudi 19 Déjeuner, puis on fait les sacs puis on part. On profite du temps correct pour aller sur une belle plage. On n’a pas trop le temps de se baigner qu’il pleut averse ! On se met à l’abris en attendant que le plus gros passe, et on remonte en voiture. On roule jusqu’à panama beach. On trouve un motel à 70$ +tx en arrière des plages. Tout est cher et il y a beaucoup de monde. Grosse station balnéaire, moche ! On va à la plage (pas de douche), retour au motel, piscine et douche. On va manger des rib’s chez « sweet rocks », banquettes, assiettes plastiques, …très bon et sympa

Vendredi 20 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue ! On prend la voiture. Si j’avais su, on serait venu jusqu’à Mexico beach, pas mal de motels et plus calme ! Il pleut toujours, on ne va donc pas à la plage comme prévu ! On mange à Apalachicola, village bien sympa (ou j’avais pensé m’arrêter dormir). Il ne pleut plus, on va à bald point state park voir la plage (qui n’est pas très belle). On observe des limules (animal préhistorique). En repartant on voit un ours qui traverse la route devant nous. Il n’y en a que 3000 en Floride et on en a vu un ! Vraiment près des maisons ! On roule jusqu’à Perry ou il y a de nombreux motels et donc pas de problème de logement même le vendredi soir. Days inn avec coupon à 81$ttc. N va à la piscine puis resto (on voit des lapins et grenouilles)

Samedi 21 On part rapidement car on voudrait aller à Homossasa spring.Il fait beau. On entre dans le parc vers midi. On écoute les explications sur l’hippopotame Lu qui est ici car a été actrice dans des films et est au parc depuis 1966. On est venu pour voir les lamantins car ce n’est pas la saison pour les voir dans la nature. Il y a aussi des alligators, de nombreux oiseaux…. On discute avec des français qui sont venus en échange de maison, ça a l’air de bien marcher. En repartant, on passe vers une rivière, ou on s’arrête pour regarder les bateaux qui reviennent chargés de « scallops », sortent de petite noix de st jacques. La sortie du week end ! Ils en ont tous ramassés de grands seaux ! Puis on les regarde sortir les bateaux avec les remorques ! Très efficace. On va au motel en face de weekie watchie, réservé sur le net le matin. On profite de la piscine puis au va manger mexicain bien.

Dimanche 22 On prend la route direction St Petersburg. On va à St pete beach, à treasure island pour prendre un motel sur la plage. « le page terrasse » Très sympa. On a un « appart » dispo pour 2 nuits. Le temps de ranger un peu, de se mettre en tenu, on va à la plage et ça se couvre dangereusement. Le vent se lève, évacuation de la plage par la police. Les garçons vont un peu dans la piscine, mais le gérant du motel les fait sortir et nous fait reculer. Il y a de l’orage, et Il surveille 2 « tornades »au-dessus de la mer, qui ne s’approchent pas ! On va manger au restau à côté, très bruyant, chanteur, ..

Lundi 23 Il ne pleut pas ! On se fait des pancakes, puis on va à la plage de l’hôtel. On va ensuite au parc fort de soto, nommée plus belle plage de Floride, sympa, surveillée avec douche. On va ensuite pique-niquer à côté du fort et on le visite. Puis on va à st pete au musée Dali. Les garçons ont un questionnaire à répondre. Bien. Puis on fait un tour en voiture voir les belles villas au bord des canaux. On va à St Joe Pier faire les magasins et manger. ON mange sur un ponton en regardant les dauphins.

Mardi 24 Déjeuner à la chambre. Rangement des sacs. Il pleut, on finit de charger la voiture, il ne pleut plus ! On va à la plage avant de partir. On va jusqu’à winter Haven, hotel howard johnson, chambre refaite, bien. Il pleut ! Ça se dégage, on ressort vers 18h, on trouve un terrain de basket pour Flavien, puis on se fait un apéro sur un ponton sur le lac, très sympa au coucher de soleil ! On dit aux garçons que l’on va à Legoland demain ! <resto manny’s original, très sympa, décoré sur le thème des voitures, plats bons et copieux, juste à côté de l’hôtel.

Mercredi 25 Dej de l’hôtel, bof Legoland ouvre à 10h, on prend donc notre temps, On va au parc vers 9h30. 12$ de parking, les portes sont ouvertes, on en profite pour traverser le parc pour commencer par les manèges du fond. Il n’y a personne, on enchaine les manèges. Dans la journée, max 20mn d’attente. On a donc fait + de 25 manèges, un film 4 D et un spectacle de pirates ! J’avais dit que l’on n’achèterai rien, mais Flavien trouve 15$ !, on passe donc par le magasin à la sortie. On est à la voiture à 20h (on voit encore des manèges tourner à 20h30). On s’achète à manger au publix et on rentre au motel, on a chaud et on est épuisé ! On va à la piscine ou on discute avec 2 américains. On se fait chauffer la boite de macaroni au fromage, un morceau de lemon pie et au lit !

Jeudi 26 On prend la route direction Fort Myers. On va faire le miramar outlets, de nombreux magasins, quelques achats, mais pas de supers affaires. Finalement, on va jusqu’à Naples pour gagner un jour. On cherche un hôtel en bord de plage, mais il n’y en a pas ! On va au best western, très beau, dej correct, chambre grande, matelas bof, plein de français ! On va se baigner, puis manger. On a raté le coucher de soleil

Vendredi Dej au bord de la piscine, sympa. Puis on va faire un tour d’airboat à « airboat private tour » ( 40$ adulte et 20$ enfant) à 11h. 1h dans le marais, plusieurs alligators, puis le petit alligator pour la photo ! Retour à Naples, il fait très chaud, on préfère aller dans un fast food que manger notre pique-nique ! On va à la plage vers le ponton, 25 cents pour 10mn de parking, on paie pour 2h. La plage est très belle, l’eau très chaude (90°F=32.2°C) Trop chaud ! 2h sont bien suffisantes On rentre à l’hôtel, les garçons jouent aux légos, on va un peu à la piscine. On va à Naples 5°ave, mais les restos ne sont pas pour nous ! On va voir le coucher de soleil sur la plage, beaucoup de monde. On mange dans un petit resto et au lit !

Samedi Flavien se réveille avec toujours mal à l’oreille, je lui donne du solupred. On va déjeuner, puis mini golf (à l’hôtel). Comme il a toujours très mal, je vais appeler l’assistance qui me dit de consulter qui je veux, on se rend donc à la clinique. On voit un très grand et très gentil médecin. Flavien a l’otite la +cher de sa vie 125$ la consultation ! Puis on attends 45mnà la pharmacie pour avoir les atb, sirop préparé au bon dosage pour 5 dollars ! On cherche ensuite la caserne des pompiers pour acheter des t shirts ! On a une bonne démonstration du camion échelle ! Puis orage et pluie, on va donc au fast food avant de partir pour homestad. La route est bien droite ! On trouve note hôtel, petite pause TV à la chambre puis piscine. Repas au resto en face, je prends 1livre1/2 de pince de crabe, bien bon, manque la mayo ! On prend aussi des nuggets d’alligators.

Dimanche On se lève de bonne heure, déjeuner, puis on va au visitor center des everglades, les garçons ont leur ranger junior, on prend ensuite la route pur key west Nous n’avons pas de réservation d’hôtel, on va au quality inn avec coupon, en dehors de la ville, mais au moins on peut se garer ! On sort les sacs, on se prépare et on va à la plage au fort state parc, la plage est pas mal. On va ensuite se garer pour aller à Duval steet. On fait les magasins, on va voir le coucher de soleil à Mallaury parc, avec jongleurs, … Quelques nuages gâchent un peu ! On passe par southern point avant de rentrer

Lundi On retourne dans le centre pour trouver la poste et un magasin fermé hier soir, puis on reprend la route. Arrêt à Bahia honda stat park, très belle plage. On pique-nique, on fait des photos, on se baigne, on fait le ranger junior. On va ensuite à Islamorda, on prend un motel avec coupon, au bord de la mer, sympa pour ceux qui ont un bateau, mais on ne peut pas se baigner. Un peu de piscine et on va manger au resto outback qui est au hampton inn. On mange sur la terrasse, dans le noir, le bord de mer est bien + beau ici.

Mardi Petit dej au bord de la piscine, sympa ! Un petit plouf et on repart, direction Miami On ne sait pas ou dormir ce soir, car on aurait aimé être au bord de la mer, mais on a besoin d’un parking pour vider la voiture ! On va au best western marina, avec coupon 80$ avec petit dej et parking, au bord de l'eau. On va se « rafraichir » à la piscine. On va à Miami south beach, on tourne un peu sur collins et ocean drive, mais peu d’animation. On va se garer pour aller à lincoln st, quelques magasins mais à des prix élevés, mais surtout des restos. On mange une pizza très bof !

Mercredi On déjeune très bien (yaourt, gaufres et chantilly !), on passe à la firestation2 pour acheter des t-shirts, mais le capitaine n’est pas là. On se gare au P public sur le 7°st, 1 $ de l’heure, couvert et gardé ! On va à la plage, Lionel part avec Flavien faire des photos des cabanes des sauveteurs. Le soleil cogne fort. On va manger, faire qq magasins et retour à l’hôtel faire les sacs ! Tout semble tenir ! Un petit plouf et on mange au resto de l’hôtel au bord de l’eau, très bon

Jeudi On se lève tôt, déjeuner. On retourne à la caserne acheter des T shirts, il n’y en a plus pour enfant ! On va à la plage à 24th street. Puis il faut se dépêcher car check out à 12h.

On fait le plein et on mange en route. Il faut faire un grand tour de l’aéroport pour rendre la voiture, mais pas de problèmes, nous sommes en avance pour l’avion.

Bilan :

Temps correct dans l'ensemble sauf dans le panhandle,

2300 miles effectués

Essence entre 3.23 et 3.90$ le gallon (4.22 à l’aéroport) Motels gamme très moyenne à bien (50 à 150$ la chambre)
Costa Pacifica, synthèse et préparation hiver 2012/2013 English translation pending
by Friquette07 · 2012-10-04 · 549 replies
Et voila, j'ouvre un post pour ma croisière de 2013 afin de la préparer avec ceux qui partent, soit de savone, soit de marseille.

Douce Méditerranée Février 2013 sur le Costa Pacifica

Je ferais celle ci, cette fois, avec mes deux grands ados.. 20 et 17 ans. (la petite restera chez mamie)
Itinéraire de deux semaines en Floride fin avril avec enfant? English translation pending
by Sandrinei · 2012-08-23 · 65 replies
Bonjour,

Avec l’aide de quelques forumer expérimentés (un grand merci à EricMoora et Cendryon) j’ai dégrossi mon itinéraire de la façon suivante.

Le contexte : 2 semaines pour les vacances de Pâques (du 20 avril au 4 mai) avec un enfant de 12 ans (voyage principalement pour lui donc les intérêts ne sont pas les villes/villages/musées mais les animaux, la plongée, si possible voir ou nager avec les dauphins et les parcs d’attraction)

Nous voulons commencer par le sud car plus on s’approche de fin avril plus il risque de faire chaud et finir par Orlando pour ne pas subir le jetlag en faisant les parcs !

J1- Miami (jour d’arrivée, installation à Miami beach, un peu de visite selon l’heure d’arrivée)

J2- Miami (journée + nuit) donc 2 nuits à Miami au total, est-ce assez avant de reprendre la route ?

Apparemment, il ne faut pas avoir de voiture à Miami mais en même temps c’était bien pratique de l’avoir à l’aéroport. Ou puis-je donc louer une voiture au matin du J3 ???

J3- départ pour Key West (ou everglade en 1er et key west en 2ème ?)

Avons-nous le temps pour un arrête à Key largo pour une balade en bateau pour plonger en masque et tuba ou au milieu des dauphins ou peut-on faire ça à Key West ? car c’est en fait notre principal intérêt d’aller aux Keys…

J4- Key West (nous sommes donc à notre 2ème journée trajet compris et nous passerons la nuit pour partir demain matin)

J5- Départ de Key West pour les Everglades

Là notre principale motivation : prendre un bébé crocodile dans les bras et faire un tour du fameux « airboat » dans ce cas, est-ce que la fin de la journée va suffire (nous dormons ici et partons demain matin ou devons-nous prévoir un J6 + une 2ème nuit ????

J6-Départ des Everglades pour Naples

Car ça fait une halte et tout le monde trouve joli. Passe la nuit

J7- Départ pour ???? Là, les avis divergent….Certains conseillent la plage de Sanibel, d’autres la ville de St Petersbourg, d’autres d’aller jusqu’à Tampa parce que apparement la plage clearwater est la plus belle…

Bref, le but de cet arrêt côté ouest, est principalement, couper la route et un peu de plages (nous ne sommes pas des fans de la bronzette toute la journée mais piquer une tête dans une mer la plus chaude possible et la plage la plus belle possible…Alors, rester à Naples ou aller à Sarasota ou Sanibel ou Fort Myers ou St Petersbourg ou Tempa ? (le but après étant d’aller à Orlando)

J8- Mer

J9-Départ pour Cape Canaveral (peut-on y dormir ? Tant qu’à faire on sera sur place comme ça)

J10-Kennedy Space center (+ 1 nuit ? ou alors aller à l’hotel à Orlando le soir après la visite ?)

J11- Orlando Parc n°1

J12- Orlando Parc n°2

J13- Orlando Parc n°3

J14- Orlando Parc n°4 (sauf si nous avons passé une 2ème nuit dans les everglades, dans ce cas, nous sommes au jour du départ)

J15- Départ

S’il manque vraiment une nuit quelque part (côte ouest par exemple) nous pouvons faire un jour et une nuit de plus quelque part et rentrer J16.

Et donc, on rend la voiture à l’aéroport d’Orlando (est-ce possible si on l’a pris à Miami ailleurs qu’à l’aéroport ?)

Voilà, est-ce que tout cela vous parait possible avec disons un budget de 5000 € pour 3 tout compris (sauf achats perso évidemment !) sachant que fin avril n’est pas la période « haute » (d’après le routard)

Au départ, nous voulions faire la côte Ouest des US (4 semaines et des centaines de miles) et nous y avons renoncé par rapport au budget et période des vacances. Du coup, je me suis dit que 2 semaines c’était 2x moins donc 2x moins cher donc possible….Tout ça pour dire que 3h30 max de route par jour sur cet itinéraire de Floride par rapport au nombre de Km que nous aurions du faire pour le tour des parcs de l’Ouest, ca me parait tout à fait raisonnable. En même temps, si vous pensez que ce serait mieux de se poser une nuit de plus à un endroit au sacrifice d’une autre ville étape, merci de me le faire savoir.

Un grand merci à tous ceux qui sont allés en Floride de vos conseils éclairés..

Sandrine
Avis sur itinéraire de dix jours au départ/retour de Miami? English translation pending
by Emydu68 · 2012-08-01 · 12 replies
Bonjour, Pouvez vous me donner votre avis si mon circuit en septembre est cohérent: en sachant que j'arrive à Miami mais mon départ se fera aussi de Miami.

J 1 : ARRIVEE MIAMI

J 2 : MIAMI

J 3 : DEPART VERS OUEST FLORIDE, plusieurs arrets ( everglades, naples, et nuit à SARASOTA)

J 4 : MATINEE A SARASOTA, MONTEE VERS ST PETE, puis redescendre et arret à sanibel, fort myers et nuit dans les alentours (un conseil pour la nuitée, le meilleur coin?)

J 5 : PROFITER UN PEU DE LA PLAGE et repartir vers miami, nuit à MIAMI

J 6 : DEPART POUR KEY WEST, arret ANN's BEACH, ISLAMORADA, NUIT KEY WEST

J 7 : KEY WEST

J 8 : DEPART KEY WEST et DIRECTION KEY LARGO ce jour je ne sais pas trop si je m'arrete quelque part sur le retour, est ce qu'il y a un endroit incontournable à ne pas louper ou à passer quelques temps? ou est ce que je remonte directement vers miami?

J 9 : DERNIERE JOURNEE MIAMI départ pour la France

s'il vous plait aidez moi! en sachant que dans mon itinéraire, c'était volontaire de ne pas aller sur orlando. Je n'ai pas encore pris les hotels pour l'ouest de la floride alors si vous avez des suggestions, n'hésitez pas!!

J'attends avec impatience vos conseils !!!
Côte méditerranéenne espagnole sans trop de touristes en août? English translation pending
by LaureGeo · 2012-07-07 · 11 replies
Bonjour,

Je prévois de partir en Espagne en Août (du 13 au 19) sur la côte méditerranéenne espagnole (besoin de soleil et de mer). Je redoute les foules de touristes et cherche désespérément un endroit qui ne soit pas bondé comme le sud de la France, assez authentique et où l'on peut profiter de la mer et des balades - je sais, j'en demande beaucoup ! :-) Merci d'avance pour votre aide !
Pingyao, Lijiang ou Fenghuang? English translation pending
by Alturtusi · 2012-07-05 · 9 replies
Bonjour, je pars en Chine pour 3 semaines fin août, dans mon itineraire Beijing, Chengdu et, peut être, l'ouest du Sichuan ou bien le sud du Gansu. J'aurais le temps de visiter une ville traditionelle chinoise, par ce que j'ai lu il parait que les plus belles sont Pingyao, Lijiang ou Fenghuang, donc je me pose les questions suivantes.

Je cherche specialement l'avis des gens qui ont visité au moins un des trois villages.

A votre avis, quelle ville est la plus ouverte aux laowai/étrangers, c'est à dire, là où on peut se communiquer plus facilement en anglais et il y a des auberges les plus propres.

En deuxième place, quelle ville a le climat le plus agréable fin août ou bien debut septembre?

Merci d'avanca par vos réponses.
Circuit en Floride, itinéraire, location de voiture...? English translation pending
by Cindy04 · 2012-07-03 · 42 replies
Hello !

Je suis en train de planifier des vacances avec mon chéri et franchement je suis un peu perdue ! Nous voulions découvrir les USA que nous ne connaissons pas l'un et l'autre. Nous pensions partir en janvier 2013, et je pensais à la Floride qui semble avoir un climat agréable à cette période. Mais maintenant comment faire ? Nous voulons louer une voiture et faire un road trip, mais c'est un peu flou mis à part Miami, Orlando, Key Largo, Key West et les Everglades, enfin un peu ce que tout le monde connait de cette région. Mais il existe surement des endroits sympas qui sont moins populaires ?! A savoir, nous sommes un couple de 25 et 26 ans, on aime bouger, mais un peu de plage c'est sympa aussi quelques jours. Nous pensions partir 15 jours ou plus si quelque chose en vaut la peine !

Alors aidez moi !!! Merci...
Itinéraires et agences de San Pedro de Atacama à Uyuni? English translation pending
by Claudapied · 2012-06-04 · 22 replies
Je souhaite passer du Pérou à la Bolivie par le Lipez et en profiter pour faire une grande ballade de plusieurs jours, y compris dans le Salar de Uyuni. Point de départ : San Pedro de Atacama - Point d'arrivée : Uyuni Quels sont vos conseils d'itinéraires mais aussi d'agences auxquelles s'adresser (et prix si possible) ? Merci !
Attention pour les voyages au Tibet! (mai 2012) English translation pending
by LoNepal · 2012-05-12 · 64 replies
Annonce à tous ceux qui ont prévu un séjour au Tibet dans les jours, les semaines, les mois à venir...

Le Gouvernement Chinois a changé les règles d'immigration au Tibet : Il n'est désormais plus possible de se rendre au Tibet si vous ne formez pas un groupe d'au moins quatre personnes de nationalité identique. Cette règle s'applique aussi bien aux voyageurs qui s'y rendraient par les airs ou par la terre.

Donc si vous avez déjà réservé un séjour au Tibet, renseignez-vous auprès de l'agence qui organise votre voyage.
Altiplano chilien en 4x4: routes, essence et logements? English translation pending
by Oultrasur2 · 2012-04-12 · 55 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement notre futur voyage dans le Nord-Chili en juillet-août prochain.

Nous projetons de joindre San Pedro à Putre en traversant l'altiplano chilien selon l'itinéraire -approximatif- suivant :

- J1 : San Pedro de Atacama / Geysers del Tatio / Cabana / Ollagüe - J2 : Ollagüe / Salar de Coposa puis Salar de Huasco / Lirima / Colchane - J3 : Colchane / Salar de Surire / Las Vicunas / Parinatoca - J4 : Parinatoca / Parc Lauca / Putre

1/ Cet itinéraire vous semble-t-il empruntable en voiture (de type RAV4) ? J'ai une carte qui indique "piste en construction" avant Colchane... État de ces pistes en juillet-août ?

2/ Comment gérer l'essence : où peut-on se ravitailler ? seules Pica et Arica semblent avoir une station service sur ma carte. quelle quantité doit-en emporter en jerricans ?

3/ Quels sont les bons plans pour dormir sur cette portion ? Sous tente me semble impossible vu le froid pendant la nuit. Refuges, chez l’habitant ? de bonnes adresses à recommander ?

Merci par avance à ceux qui pourront m'aider à organiser cette portion d'itinéraire !

Bonne fin de journée.

Fred
Conseils pour un mois en Chine? English translation pending
by Manu78 · 2012-04-11 · 47 replies
Bonsoir à tous, Je compte me rendre seul en Chine cet été. Certainement de la mi-juillet à la mi-août. J'ai commencé à potasser les guides et à éplucher les différents thèmes abordés sur ce forum. En gros, ce que je recherche sera centré sur les paysages et sur la rencontre de minorités ethniques. Je pense donc passer la plupart du temps dans le Yunnan. Quelle autre région pourrait compléter le voyage? Sichuan? Guizhou? Guangxi? Ou est ce que le Yunnan suffit pour ces 30j ?

Bien que passionné de voyages, j'ai la phobie de l'avion. Du coup, je ne compte pas prendre de vols intérieurs. Où faut il donc que j'atterrisse? Pékin? Hong Kong?

Ce que j'ai particulièrement apprécié au Vietnam était de pouvoir vadrouiller librement en moto dans les montagnes. Je crois savoir qu'il n'est pas possible (ou pas conseillé) de louer un tel véhicule en Chine. Ainsi, comment peut on profiter au maximum des paysages? Quel transport privilégier? Le bus? Le train?

J'aurai d'autres questions plus tard, mais vais en rester là aujourd'hui. Je remercie d'avance tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre.
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (1re et 2 partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-04 · 320 replies
Après la Patagonie australe en 2010, son climat rude et ses vents redoutables, l'envie nous est venue de découvrir la Cordillère plus au nord, du côté des déserts blancs et des chaînes de volcans, au cœur des Andes argentines et chiliennes. Nous sommes partis de Buenos Aires en bus pour les roches rouges et torturées du Nord-Ouest argentin à 1500 km de là, car le volcan chilien Puyehue dispersait – et disperse toujours – généreusement ses cendres sur un territoire immense, aussi bien horizontal que vertical, empêchant par là même les avions de décoller. Puis nous avons récupéré notre voiture de location, une Fiat Linea, prise encore une fois chez Argentina Excepción. De quebrada en quebrada, puis de lagune émeraude en salar étincelant éparpillés sur la puna, nous avons franchi les Andes par des cols de plus en plus hauts et avons basculé, à près de 4800 m et à portée d'ailes de la Laguna Verde bolivienne, sur le versant chilien, qui se perd beaucoup plus bas dans l'immense désert d'Atacama. Plus à l'ouest, le Pacifique nous tendait les bras. Nous ne nous sommes pas jetés dedans car ses eaux étaient sombres et glaciales, mais nous sommes remontés, à partir d'Arica, sur Putre, aux confins du Chili et de la Bolivie, pour parcourir les parcs de l'altiplano – Lauca, Surire, Volcán Isluga – le long de la frontière bolivienne jusqu'à Colchane. La boucle était alors presque bouclée... De nouveau la côte Pacifique, de nouveau San Pedro de Atacama, Salta, une incursion au sud par Cachi et Cafayate dans les sublimes vallées Calchaquíes et quebrada de las Conchas, puis un vol retour sur Buenos Aires et la côte atlantique. Vigognes, lamas, alpacas, flamants roses, sarcelles sur l'altiplano; conures (perroquets), cormorans, urubus, pélicans sur les côtes des deux océans. La faune était omniprésente et toujours magnifique.

Bon voyage...

Je tiens à remercier tout particulièrement Krikri; ses conseils, ses infos, ses bonnes adresses, son carnet (voyageforum.com/...ost=4334158;#4334158) nous ont été très précieux dans la préparation de ce voyage.

********** Première partie ********************

De Buenos Aires à Colchane

La version avec photos est visible ici:

carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Jeudi 13 octobre

Treize heures trente de vol entre Paris et Buenos Aires qui se terminent par un atterrissage kangourou. Le pilote a fait dans l'original: plusieurs bonds successifs après avoir heurté violemment le tarmac, puis l'avion s'est mis à tanguer de plus en plus fort à droite, à gauche, à droite, à gauche... hmmmm... il y a mieux pour retrouver le plancher des vaches...

Le chauffeur du remis nous attend, très sympa, nous changeons vite fait une partie de nos euros à la Banco de la nación argentina à un bon taux (5,73 pesos pour un euro) et trois quarts d'heure plus tard nous arrivons à La Querencia, chez Yann. Il est sympathique et chaleureux, la chambre, en duplex, est jolie, ocre et bleu lavande, nous la partagerons dimanche soir avec Valérie et Guy qui arriveront de Bruxelles.

Je prends l'ancien compact de Loïc, le Sony Cybershot DSC-T5 (bien que j’aie le plus grand mal à photographier sans viseur, le bras tendu), et nous ressortons assez vite pour San Telmo et le parc Lezama qui nous avait tant plu en novembre dernier. C'est là que Buenos Aires aurait pris naissance en1536, avec les premières maisons d'adobe construites par Pedro de Mendoza. Il y a moins d'herbe, cette année, c'est normal car nous sommes au début du printemps, moins de perruches vertes aussi (des conures de Patagonie), mais certaines, plus précoces, ont commencé à faire leur gros nid rond. Elles traversent le ciel à la vitesse de l'éclair, en lançant des cris stridents.

Le soir, nous dînons sur Entre Ríos, à quatre blocs de La Querencia, dans un restaurant de quartier immense, le Castel Nuevo. Une vingtaine de mètres avant l’entrée, nous passons devant une boucherie… poissonnerie, à dégoûter n’importe qui de manger du poisson pour le restant de ses jours. Ceux qui sont exposés en vitrine, énormes, sont quasi en décomposition, l’odeur est épouvantable. Nous espérons que le restaurant ne se fournit pas là. A l’intérieur du Castel, il n’y a apparemment que des habitués, pas un seul voyageur de passage à part nous. La cuisine est simple, mais bonne et peu chère. La salle se remplit peu à peu tandis qu’au-dehors une bande de jeunes passent leur temps à scruter l’intérieur. Ils rentrent et sortent, font des va-et-vient, se démanchent le cou pour apercevoir on ne sait quoi dans le fond de la salle. Nous ne comprenons pas leur manège. En fait, Yann nous dira qu’ils sont là en attendant qu’on fasse appel à eux pour livrer des plats à domicile. Un des nombreux petits boulots de Buenos Aires. En patientant, ils boivent à tour de rôle du Coca en bouteilles de deux litres, si c’est bien du Coca…

Vendredi 14 Buenos Aires (San Telmo et le Microcentro)

Nous prenons notre temps pour déguster les délicieux petits pains du déjeuner et parler un peu avec Yann, qui est toujours disponible pour nous renseigner et nous conseiller. Au programme de la journée, trouver un maillot de foot argentin pour Loïc le matin, puis l'après-midi crapahuter dans San Telmo, et aller dans certaines librairies qu'avait repérées Alain sur Internet. Pour aller à Lavalle (prononcer Lavache, ce qui donne cache Lavache avec la prononciation à l'argentine; plus simplement, en français : rue Lavalle), une des rues très commerçantes du centre avec Florida où nous finirons par trouver le fameux maillot « extérieur » de l’équipe de football argentine, nous prenons le métro. Il fait un bruit d'enfer, surtout que sur le quai sont accrochées une ou deux télévisions qui diffusent de la musique plein pot. A l'intérieur des wagons, seules deux barres pour s'accrocher courent de chaque côté, en hauteur. Dans les courbes, il y a comme une houle, un grand mouvement d'ensemble vers la gauche..., puis vers la droite... Tous les passagers ont le pied assuré, personne ne perd l'équilibre ni ne tombe. Quant aux quais, eux, ils ne sont jamais du même côté...

Nous mangeons une ou deux bananes en repartant pour San Telmo. En passant devant une librairie, un titre attire notre attention. Je le prends en photo et l’enverrai à Loïc en lui disant qu’on n’a pas trouvé son maillot mais qu’à la place nous lui avons pris ce livre de cuisine (il est excellent cuisinier amateur) qui nous a paru très bien… ;-) J))

En novembre dernier, les jacarandas à la floraison bleu-violet intense de l’avenida 9 de Julio, « avenue la plus large au monde », pas moins de 140 m et 18 voies de circulation, à deux pas de La Querencia, étaient en fleur, c’était une splendeur, mais cette année nous arrivons trop tôt. En compensation, nous avons droit à une explosion de fleurs rose vif, également magnifiques, celles des lapachos (Tabebuia impetiginosa), arbres sacrés des Incas parés de mille vertus.

En traversant l’avenida 9 de Julio, au croisement de Carlos Calvo, ce sont les palos borrachos – « bois ivres » – (Chorisia speciosa) qui nous retiennent sous leurs branches, totalement fascinés. Comment sommes-nous passés à côté l’hiver dernier ? Le tronc de l’arbre ressemble plus ou moins à celui d’un baobab (ou à une bouteille de chianti), mais avec des épines larges et épaisses, coniques, très impressionnantes, et sous ses branches pendent des bogues qui ressemblent vaguement à des fèves de cacao, mêlées à de grosses boules de coton blanc. Ce sont les perroquets (conures) qui se chargent d’ouvrir les bogues pour manger les graines et libèrent ainsi le coton.

Nous partons au croisement de Chile et Defensa, toujours dans San Telmo, chercher Mafalda, pour la mettre en boîte et la montrer en avant-première à Valérie, vraie fan de la petite fille créée par Quino. La voici, spécialement pour toi, Val ! J

Puis nous rentrons tranquillement à La Querencia.

Samedi 15 Buenos Aires (Palermo Viejo, le marché de San Telmo et Puerto Madero)

Nous avons rendez-vous avec Alain (d’Etigny), d’Argentina Excepción et Chile Excepción, mais il a à peine le temps de nous donner une carte détaillée de la région de San Pedro et une autre du parc Lauca, plus un guide du réseau routier du Nord chilien, qu’une collaboratrice lui passe un appel urgent en provenance de l’aéroport – un avion a atterri plus tôt que prévu ce qui est pour le moins exceptionnel ici –, l’obligeant à sauter de toute urgence dans un taxi pour rejoindre ses clients. Nous nous quittons à regret et partons alors par les petites rues au Jardin botanique.

Palermo Viejo, par cette matinée de samedi ensoleillée, a beaucoup de charme. Le bruit et l’agitation de l'avenida 9 de Julio sont bien loin derrière nous. Ici, peu de voitures, des maisons basses, des arbres en fleur – apparemment des acacias – qui embaument l'air d'un parfum délicieux, des terrasses de café... Nous nous arrêtons pour boire un thé à Crack Up, sur Costa-Rica, un petit café-librairie. Il fait bon, le soleil est doux. C'est un quartier dit « branché », mais des « branchés » de ce genre, on en ferait bien notre ordinaire. Sur la place Cortazar et dans les rues autour, des vendeurs de bijoux, de fruits et légumes et d'un peu tout ce qu'on veut.

Le Jardin botanique est très vert, des bosquets fleuris en pagaille et au milieu des chats de toutes les couleurs, on aperçoit même un colibri. Le soleil est maintenant très chaud, ce qui nous oblige à trouver un banc à l'ombre pour profiter du calme de l'endroit. La serre est fermée, dommage, de même que l'entrée de la station de métro Independencia, lorsque nous repartons, alors que les gens affluent en masse pour aller soit au zoo, soit au jardin.

Une visite au museo Xul Solar (pseudonyme du peintre, sculpteur, mais aussi écrivain, mathématicien, musicien... Oscar Agustín Alejandro Schulz Solari, 1887-1963) – sur Laprida –, coloriste extraordinaire, mais malheureusement nous trouvons que le graphisme et les sujets ne suivent pas. Par contre le musée lui-même a une architecture pour le moins originale et des plus réussies, à multiples niveaux, ouvertures sur le ciel, coins et recoins, que l'on ne soupçonne absolument pas de l'extérieur.

Bien que sur les rotules à cause de la chaleur et de la circulation incessante sur l’avenida Santa Fe, nous redescendons jusqu’à la librairie El Ateneo que nous a recommandée Yann. Elle est gigantesque car située dans l’ancien théâtre El Ateneo, qui a gardé ses dorures , ses loges et sa scène. Création, en 1919, de Max Glucksman, il fut reconverti, une décennie plus tard en cinéma puis, en 2000, en librairie. La moitié des gens qui se trouvent à l’intérieur viennent pour prendre des photos, ce qui est particulièrement compliqué étant donné la foule. D’ailleurs je les rate toutes.

Dimanche 16

Val et Guy sont arrivés ce matin sans problème sous un ciel sans nuages.

Nous partons du côté des docks, en passant auparavant par l'immense marché aux puces de San Telmo. Toutes les rues adjacentes à la place Dorego sont envahies par la foule. Montreur de marionnettes, guitaristes, pirate des Caraïbes, faux Carlos Gardel, vendeurs d'empanadas, tango sur la place - mais pas vraiment sexy, c'est plutôt papie et mamie qui ont rechaussé les crampons... Puis la danseuse s’assoit sur une chaise pour se reposer et une plus jeune la remplace.

Plus loin, nous restons un moment à écouter un duo de guitaristes, Nelson Piazza & Elio Gerardi, de Guitarrasfussion, du « swing porteño » pas mal du tout, et nous finissons par leur acheter leur CD . Un homme s’est mis à danser…

Le río de la Plata, sur lequel glissent quelques « avironnistes », est d'une couleur verdâtre-marronnasse et le ciel définitivement gris – un gris bizarre, un peu jaune –, contrairement à ce qui était annoncé à la météo. Où est donc passé le soleil? Nous le saurons plus tard... En attendant, c'est raté pour les photos, tout est noyé dans une brume opaque... Val et Guy partent vers la plaza de Mayo tandis que nous retournons sur San Telmo.

Arrivés à La Querencia, Yann nous annonce qu'Aeroparque, l'aéroport des lignes intérieures, est fermé jusqu'à ce soir 18 heures, à cause des cendres du volcan chilien Puyehue qui perturbent l'espace aérien. Nous voilà frais! Nous devons prendre l'avion pour Salta demain à 13 h 45, nos réservations sont faites pour les prochains jours, les voitures nous attendront à l'aéroport et ici, à La Querencia, tout est déjà complet! Pour clore le tout, nous apprenons que Gérard et Françoise sont complètement coincés avec la panne de leur 4 x 4, et que les pièces qu'ils attendent de France ne partiront que jeudi 22, jour où nous devions nous voir sur San Pedro! Nous suivons sur Internet l'évolution de la situation. Il semblerait que ce ne soit pas le volcan lui-même qui ait eu un nouveau sursaut mais les vents violents de Patagonie qui aient soulevé les cendres tombées au sol et dont la couche atteint, par endroits, vingt centimètres. Pour l'instant, le vent d'Ouest a installé tout le monde ce matin au-dessus de Buenos Aires. D'heure en heure, les chances d'avoir notre vol diminuent... Lorsque nous nous couchons, tous les vols des deux aéroports, Ezeiza pour l'international et Aeroparque pour les lignes intérieures, sont annulés...

Lundi 17

Dès 8 heures, nous regardons le dernier point qui vient d'être fait sur le site de LAN. Le LA4112 est toujours cancelado, c'est-à-dire annulé. Flûte alors! Mais si nous ne pouvons partir, nous aurons au moins la possibilité de rester chez Yann car la famille qui devait prendre notre chambre est bloquée à Roissy, British Airways, comme Air France, ayant annulé les vols. Seule Lufthansa a fait décoller ses avions, ce qui n'est pas un bon point pour la sécurité. Les cendres volcaniques – à ne pas comparer aux cendres de bois – sont riches en silice. A haute température elles fondent et se transforment en verre, endommageant les réacteurs.

Nous contactons Argentina Excepción (argentina-excepcion.com), car nous avons cette fois encore loué la voiture chez eux, et Baudoin nous conseille d'aller tout de même à l'aéroport, pour essayer de prendre le premier vol qui partira. Nous quittons à regret La Querencia et Yann. Les remises viennent nous chercher, et nous déposent un peu plus tard au milieu d'une cohue inimaginable! Une bonne dizaine de caméras de télévision sont braquées sur les files de voyageurs encombrés de bagages qui espèrent encore pouvoir décoller. Il est difficile d'avoir des infos fiables, aussi nous commençons à faire la queue à un endroit, puis une demi-heure plus tard l'abandonnons pour réfléchir à la situation. Je rappelle Baudoin, qui me dit d'aller au comptoir LAN pour régulariser la situation car sinon nous perdrons notre vol retour. La queue, là aussi, est sans fin mais nous prenons notre mal en patience et tandis que Val et Alain se font interviewer en anglais pour une radio, je reste avec Guy. Grâce à son anglais plus que fluent nous réussissons à nous faire rembourser les billets aller (enfin, il nous faudra contacter Opodo et ce n'est peut-être pas gagné... ) et LAN en profite pour nous changer une énième fois l'horaire du vol retour. Mais la mauvaise nouvelle c'est que demain tous les vols sont complets et rien n’est assuré pour les jours suivants, si le nuage se dissipe!

Notre décision est prise: nous partirons en bus ce soir même pour Salta. Nous voici donc en route pour Retiro et le terminal de bus, qui est immense et aussi bruyant qu'Aeroparque. Baudoin nous a conseillé quelques compagnies, Andesmar, Balut, Almirante... On nous dit qu'Andesmar ne dessert pas le Noroeste, on se demande pourquoi puisque nous verrons des bus vers Salta. Nous comparons Flecha Bus dont Val et Guy avaient entendu parler, et Balut, et choisissons cette dernière. Pour 555 pesos nous aurons un cama, appelée aussi suite, c'est-à-dire un siège plus que confortable, dont l'inclinaison est à 180°. En attendant, il nous faut attendre 20 heures et le voyage durera... vingt heures! Nous nous asseyons à une table d’une cafétéria du terminal et je mange les pires empanadas con carne (à la viande) qui soient! Le cuisto y est aussi pour quelque chose... cra-cra de la tête aux pieds, les doigts dans le nez, dans les oreilles, dans les marmites, berk!... Enfin, à 20 heures, nous montons dans le bus qui n'est composé que de « suites platinium », comme c'est indiqué sur la carrosserie. On dirait les classes affaires d'un avion: sièges larges et inclinables à 180°, écran individuel avec des films en veux-tu en voilà. Par contre, le repas pris dans le bus est carrément infect, un gros paquet de ronron avec du riz à moitié cru bien que farineux et pas salé…

La nuit est déjà tombée et nous ne tardons pas à nous installer pour la nuit.

Mardi 18 Salta la Linda

Hier soir tard, nous avons traversé Rosario, ville immense, on ne finissait pas de tourner et de retourner dans une mutltitude de rues, le bus frôlait les branches des arbres. Quelquefois, je me réveillais et voyais que même sur les lignes droites désertes le chauffeur roulait à allure modérée, alors que les Flecha Bus nous dépassaient en trombe. Je préférais être avec Balnut…

Le soleil se lève sur un paysage très plat, herbe rase, bosquets, Bottle Brushes flamboyants, jacarandas bleu mauve, une multitude d'oiseaux et d'espèces végétales inconnus. Par moments, quelques chevaux ou chèvres étiques... Les heures passent, entre thé et somnolence... A midi, tout le monde descend manger un repas « incluido », donc inclus dans le prix du billet, « en trente minutes », dans un parador (rien à voir avec les paradors espagnols, ici ce sont plutôt des routiers). Poulet purée, très bon, d'ailleurs la purée est excellente apparemment en Argentine. Nous sommes à Metan, à environ 140 km de Salta. Finalement, les 1500 km auront passé relativement vite. Les chauffeurs n'auront jamais fait d'imprudence, le bus qui contient déjà peu de places est à moitié vide.

Nous arrivons enfin à Salta, 535 000 habitants, au pied (à 1200 m d'altitude) de la Cordillère des Andes. Deux personnes de NOA nous attendent avec les voitures de location. Les formalités expédiées, nous partons pour l'hôtel-boutique Bonarda, réservé depuis l'aéroport quand nous avons appris que notre vol était annulé et que nous allions rater l'Antiguo Convento (avec lequel nous avons pourtant échangé pas moins de vingt-cinq mails de confirmation, reconfirmation, avec Carlos, Simon, Nicolas, Juan Eduardo, Darío, Gonzalo, Carlos, Nicolas, Darío... oups!... A la fin, Alain s'est énervé en leur disant qu'il avait déjà confirmé de nombreuses fois et qu'il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Devait-il envoyer un mail de confirmation chaque jour jusqu'à notre arrivée??? Et voilà que le volcan s'en mêle et nous fait rater notre première nuit à Salta!! ;-) (Mais nous y passerons deux autres fois et nous constaterons que toute la bande de jeunes est extrêmement aimable et serviable – quoiqu'un poil angoissée :-)

L'hôtel est bien noté sur le Routard mais les enquêteurs ont dû zapper nos chambres. La nôtre n'a pas de fenêtre excepté un fenestrou, elle donne directement sur la réception, c'est-à-dire que la porte est à deux mètres du comptoir, les murs gris ciment cloquent de tous les côtés, l'ampoule misérable au plafond achève de la faire ressembler à un cachot... Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau au robinet d'eau chaude, « problème de compresseur », paraît-il. Trois fois je me déshabille pour prendre une douche et me rhabille sans l'avoir prise... Nous décidons de partir nous balader dans Salta en attendant l'ouverture de Doña Salta, un restaurant que Valérie et Guy ont vu vanté par le Michelin et le Routard. Les rues sont relativement étroites, ce qui n’empêche pas les voitures de rouler en trombe en ne laissant absolument jamais passer les piétons ! Nous n’avons encore jamais vu ça. Qu’il y ait des enfants ou non, peu importe, la voiture est reine et le piéton quantité négligeable… La lumière qui tombe ravive les tons rouge et or de l’église San Francisco et du temple, dont la construction, entamée au XVIe siècle, ne s’achèvera qu’au XIXe, après deux incendies au XVIIe et plusieurs modifications et rénovations successives.

La calle Caseros, sur laquelle se trouve l’église San Francisco, mène tout droit à la plaza 9 de Julio, place centrale de Salta, bondée à cette heure-ci. Je fais un saut dans la cathédrale avec Val et Guy tandis qu’Alain s’attarde à l’extérieur.

Dehors, la nuit tombe déjà…

Au centre de la place, trône la statue du général d’origine espagnole Juan Antonio Álvares de Arenales (1770-1831), arrivé à Buenos Aires à l’âge de quatorze ans. Il participa à l’indépendance de l’Argentine et du Pérou, puis fut nommé gouverneur de Salta en 1883.

Il fait tout à fait nuit, maintenant, il est 20 h 30, une dernière photo sur la façade illuminée de la cathédrale et nous partons dîner au Doña Salta qui va se révéer excellent ! Les empanadas, tamales, humitas sont un régal. Et l'épais « bif de chorizo » qu'ont commandé Valérie et Guy également. Au moment de payer, ils nous font la surprise de nous inviter pour nous remercier de leur avoir permis de faire ce voyage! J Un dernier clic en repassant devant l'église San Francisco (comme pour la cathédrale, le style baroque ressort encore plus avec les illuminations)...

De retour à notre chambre, nous avons droit à la discussion animée du jeune qui est à l'accueil et de celui qui va prendre la relève, lequel continue ensuite avec deux de ses copines qui rient aux éclats jusqu’à 1 heure du matin ! Je me montre une fois ou deux fois au fenestrou, l’air furieux, une des filles me regarde mais on dirait que je suis transparente…

Mercredi 19 De Salta à Humahuaca, via Purmamarca, Tilcara, Uquía

Le lit, heureusement très bon, et le petit déjeuner buffet, excellent, rachètent un peu le reste de cet hôtel-boutique. Ce matin le ciel est couvert sur Salta et il pleuviote, il ne manquait plus que ça... Nous suivons Guy pour aller au Carrefour faire des courses en prévision de San Pedro de Atacama, puis pour sortir de la ville en direction de Purmamarca par la route n° 9, plus longue mais paraît-il beaucoup plus belle. Elle est étroite et sinueuse, peu empruntée sauf au début. Jusqu'à San Salvador de Jujuy (prononcer Rourouille), tout est très vert, c'est étonnant et pas vraiment dépaysant. Peu à peu la végétation devient exubérante, et on passe de la Normandie à la forêt tropicale, avec des arbres gigantesques colonisés par des plantes épiphytes.

De l'extrême Sud au nord de l'Argentine, les sanctuaires dédiés à El Gauchito Gil sont présents au bord des routes et des pistes, même les plus isolées. Nous en avons longtemps cherché la signification, et je l'ai trouvée ici: www.argentina-excepcion.com/...task=view&id...

Nous laissons Val et Guy filer sur Purmamarca tandis que nous faisons un détour par Jujuy pour changer des euros en pesos chiliens. Mauvaise idée… nous tournons en rond entre les rues piétonnes et les sens interdits, c’est infernal. Les gens nous donnent des indications comme si on était à pied, c'est toujours tout près, oui, mais dans le mauvais sens et sans pouvoir se garer nulle part. Au bout de vingt minutes nous repartons, bredouilles, sur la route luisante de pluie et bordée de montagnes qui ont toutes la tête dans les nuages.

Le village de Purmamarca est comme tous les autres, construit en adobe. Dans le Nord-Ouest argentin, la population d'origine indienne est largement majoritaire, bien que les Argentins estiment qu'il n'y a que 1,4 % d'Indiens dans leur pays... Pourtant, il suffit de traverser JuJuy et tous les villages de la quebrada de Humahuaca pour se faire une opinion sur le sujet.

Malgré le temps maussade, le « Cerro de los Siete Colores » est superbe, encastré dans sa gangue de roche sombre, avec un petit quelque chose de la Cottonwood Canyon Road, en Utah. Les touristes ont la bonne idée de rester à l'intérieur du village pour faire le tour des boutiques d'artisanat, ce qui fait que nous l'avons pour nous tout seuls.

Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque particulière. D'après le site www.ventdefolie.net/...ne/11purmamarca.html:

1. Les roches grises, vert foncé et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy. Elles ont 600 millions d’années. 2. Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années). 3. Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années). 4. La couleur rouge provient de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années). 5. Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).

Nous repartons dans la quebrada de Humahuaca, sous le ciel gris et la pluie, exceptionnels à cette époque de l’année. A l'est, aux abords de Maimará, la roche torturée laisse apercevoir une fois encore ses plissements ocre et rouges, magnifiques même sous la pluie. Ici, la Paleta del Pintor... Le cimetière disperse ses tombes jusqu’au sommet des collines qui surplombent Maimará, c’est un autre village dans le village, de morts, celui-là… Vivement Tilcara, nous avons hâte de rentrer au chaud quelque part et de laisser toute cette humidité dehors !

Nous avons réservé au Cerro Chico, « lo del Francés ». Pas très facile à trouver (passé le pont à l'entrée du village, il faut tourner immédiatement à gauche), et piste plutôt mauvaise. Environ à un kilomètre des lodges, je m'arrête pour photographier un flamant juvénile qui patauge dans l'eau trouble d'un petit étang. Je change l'objectif qui était dans le coffre, comme à mon habitude je balance la clef devant moi sans même y penser et pars faire les photos… Mais la voiture est en plein milieu du chemin et deux pick-up arrivent en même temps, un devant, un derrière. Je me précipite, ferme le coffre et... là... mince de mince!!! les clefs sont à l’intérieur! Les Indiens d'une des voitures sortent comme un seul homme, empoignent le siège arrière, réussissent à en faire basculer une partie et par le petit passage tirent tant bien que mal tous les bagages. Oui, mais voilà, une fois vide, sur la moquette du coffre…, il n'y a rien!... Retour à la case départ... Nourredine, le propriétaire du lodge qui était là lui aussi pour observer le flamant, me dit de repasser le film depuis le début… ce qui s’avère efficace. Devant moi, il y avait un grand sac Carrefour plein de provisions… Je fouille dedans et trouve enfin les clefs, tombées au fond !

Au lodge, 1 km plus haut, nous avons la surprise de trouver Val et Guy qui, eux, pensaient nous trouver en arrivant, car ils nous avaient vus passer sur la route près de Maimará. Le lodge, en fait de petites maisons étagées sur la pente, est très agréable, avec une vue splendide sur la Sierra juste en face et des lamas qui nous observent d’un air impérial.

Dommage qu'il pleuve, d’autant plus que Nourredine nous annonce qu’en douze ans c’est la première fois qu’il voit un temps pareil à cette époque de l’année. A ce propos, je préviens Guy de faire très attention aux nombreuses marches qui mènent aux chambres car elles sont extrêmement glissantes! Je descends un peu plus tard jusqu'à la petite maison où l'on peut avoir du WiFi et là, une surprise de taille (c'est le cas de le dire!) m'attend... Guy est stoïque, confortablement installé dans un canapé, il tapote sur son ordinateur. Je rentre, le Netbook sous le bras, et il me dit alors, d’une voix très calme : « Au fait, tu as peur des araignées, non ? Parce qu’il y en a une sur l’autre canapé. » Je me fige, je glisse un regard vers le canapé en question et ne distingue rien d’autre qu’une grosse tache sombre sur un des côtés, lorsque je comprends soudain que… ce n’est pas une tache mais une espèce de monstre de la taille d’une soucoupe avec des pattes velues grosses comme mon pouce!... Enoooorme ! Une espèce de tarentule qui ne bouge pas d’un millimètre, une horreur ! Je suis d’abord tétanisée, puis je remonte à toute allure avertir Nourredine que je trouve en grande conversation avec Alain. Sceptiques et décontractés, ils redescendent tranquillement voir le « phénomène » et lui faire prendre l’air. Pendant ce temps, je remonte à la chambre et... tombe sur les marches glissantes! Décidément, il y a des jours où il vaudrait mieux rester au lit!...

Nous mangeons plus tard dans la salle à manger un micro-repas dans un froid glacial près d’une grande cheminée éteinte, ce qui finit de me rendre malade! Repas frugal, d'ailleurs: un morceau de poulet chacun (la viande d'Alain sera remplacée par de petits bouts de fromage de chèvre local) accompagné de trois morceaux de pommes de terre (oui, trois). Puis une petite coupe de fruits au sirop (pour un prix qui s’avérera dérisoire). Pendant ce temps, Nourredine s’époumone à appeler ses « zorritos » : « Zorriiitooooos! Zooorriiiitoooooooos!! », autrement dit, une famille renard, le père, la mère et les trois jeunes adolescents, plus ou moins apprivoisés. Deux des jeunes finissent par arriver pour manger, très mignons mais craintifs et surtout préoccupés par les chats qui tournent, eux aussi, afin d’essayer d'attraper quelque chose, pas vraiment rassurés...

En rentrant dans la chambre, je fais un feu avec du papier journal pris à côté de la cheminée de la salle à manger et du bois qui est resté devant la porte, sous la pluie. Heureusement que nous avons une grande habitude de ce genre de chose, peu après le poêle ronronne et tandis que nous sommes au chaud sous les couvertures, dans la nuit silencieuse, les flammes jettent sur le sol des lueurs orangées.

Jeudi 20

Ce matin le ciel a retrouvé sa couleur habituelle, il fait grand beau. Le petit déjeuner est excellent avec notamment des croissants... hmmmm... On les pensait « faits maison », mais ils arrivent directement de Buenos Aires, surgelés (les mêmes que dans les stations-service YPF paraît-il)! Au programme de la journée, le volcan Yacoraite, puis l'église d'Uquía, Humahuaca et le Cerro de Arcos del Diablo, le tout avec une seule voiture, la Fiat Linea.

Au niveau de Huacalera, nous passons le tropique du Capricorne. La piste, qui part un peu plus loin sur la gauche en longeant un large cours d’eau à sec et rejoint le volcan Yacoraite, site sacré précolombien au sommet duquel, après 900 m de dénivelée, on peut admirer peintures rupestres et pétroglyphes, est bonne mais nous laissons la voiture sur le bas-côté pour nous balader à pied. Le volcan est encore loin et nous n’aurons pas le temps d’atteindre ne serait-ce que son pied si nous voulons visiter l’église avant la fermeture de midi. Je me dis que lors d’un autre voyage, il faudrait monter au sommet…

Il est midi cinq quand nous arrivons sur la place de Uquía pour admirer le magnifique cadenas qui est déjà en place sur la grille de l’église. Flûte! Nous décidons d'aller à Humahuaca, à 12 km, et de revenir à l'ouverture.

Humahuaca – environ 12 000 habitants –, à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas, comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.

Au centre, un monumental escalier – qui rappelle un peu ceux des sanctuaires portugais – au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, du sculpteur Ernesto Soto Avendaño (1886-1969), plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950. Les avis divergent sur l'identité du porteur de la nouvelle de la Liberté : il s'agirait soit du cacique Pedro Socompa, soit, comme le pensent certains habitants de la quebrada, de Diego Viltipoco, un autre cacique omaguaca, qui aurait mené la dernière rébellion contre les Espagnols en 1595. A gauche de l'ensemble, la tour de Santa Barbara, reste d'une chapelle jésuite aujourd'hui démolie. A ses pieds s’étend Humahuaca…

Le marché local de Humahuaca est totalement hors tourisme – ici, plus d'empilements de tissus très colorés mais des vêtements bon marché à dominantes noires, grises ou marron; une petite cantine pour deux personnes, ça sent bon en passant, d'ailleurs, mais les places sont prises ; une Indienne qui vend des petits pains et des empanadas… Nous achetons une mangue puis repartons pour Uquía et sa superbe petite église qui date de la fin du XVIIe siècle. Comme tant d’autres, elle a son clocher séparé du corps principal et une charpente en bois de cactus. En arrivant, nous avons tout juste le temps d'avaler un melon avant l'ouverture des portes. Les photos sont interdites à l’intérieur où s’alignent, sur ses murs blanchis à la chaux, neuf très étonnants archanges-arquebusiers.

Demi-tour, à nouveau. Sur la route, des lamas de pierre et de poils…, tous très dignes !

Guy a rentré sur son GPS les coordonnées du Cerro de Arcos del Diablo, ce qui nous est bien utile… La piste fait 25 kilomètres de long et s'élève jusqu'à 4380 mètres environ, en de multiples courbes. Nous faisons une première pause à 3500 mètres et buvons comme des trous (de l'eau, bien sûr) puisque c'est une des règles d'or pour éviter le MAM (mal aigu des montagnes) en multipliant les arrêts-minute, vases communicants obligent... Mon mal de tête augmente avec l'altitude, il devient bientôt infernal et les passages de tôle ondulée sont un véritable supplice. A plusieurs reprises, lorsqu'il y a un petit terre-plein central, nous frottons légèrement sur l’herbe, et ça ne nous rassure pas pour la suite du voyage. Jamais, en Patagonie, nous n'avons eu ce problème.

De virage en virage nous arrivons au sommet et, tout à coup, c’est un véritable choc, les Arcos del Diablo sont là, devant nous. Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un cœur qui bat, en trente-trois pulsations de shistes et de grès. Il est impossible d'en détourner le regard tellement le spectacle est fascinant et je pense à Jean-Claude/Cochize, qui, s'il était là, pourrait nous expliquer cette formation géologique extraordinaire, appelée yacoraite.

Nous sommes très haut et, lorsqu'on l'oublie et qu'on marche trop vite, les poumons se chargent de nous le rappeler... Soudain, quelle n’est pas notre surprise de voir arriver deux 4 x 4 bondés de touristes ! Ils sautent à terre comme un seul homme et s’éparpillent autour de nous… Après de multiples photos, nous poursuivons jusqu'au bout de la piste, 1,5 kilomètre plus loin, où des relais dominent la plaine en contrebas, dans le lointain brumeux.

Val et Guy avaient réservé un repas du soir bien que le précédent ait été du genre microscopique, tandis que nous nous avons des légumes et des fruits à terminer avant le passage au Chili, après-demain. Mais en arrivant nous apprenons que « les employés ont oublié de monter les repas » et que donc, dixit la compagne de Nourredine, ça l'arrangerait qu'ils mangent ailleurs...Valérie demande alors s’il leur est possible d’avoir des assiettes pour pique-niquer, mais visiblement ce n'est pas ce qu'il fallait répondre. Bon, eh bien ils redescendront dîner au village...

Vendredi 21 De Humahuaca à Susques

Après le petit déjeuner, nous attendons Nourredine pour payer et lui dire au revoir mais il ne se montre pas, aussi nous réglons le séjour à la jeune Indienne qui s’est occupée du petit déjeuner. Nous le trouvons en partant, au-dessous des lodges, du côté de la lagune dans laquelle le flamant prend toujours un bain de pieds, nous échangeons trois mots puis prenons la route de Susques via à nouveau Purmamarca, puisque les montagnes aux Sept Couleurs sont plus belles le matin. La quebrada est superbe sous le soleil, les montagnes se superposent de loin en loin dans des valeurs d'aquarelle.

Nos pas nous mènent vers le très vieil algarrobo (Prosopis nigra, famille des Mimosaceae), à l’étroit dans son enclos à côté de l’église, qui a vu passer tant de saisons, tant de sang et tant de larmes… On dit qu’il aurait mille ans mais un panneau lui en donne sept cents, il est donc sorti de terre deux cents ans avant l’apogée de l’Empire inca ! Ses longues branches tortueuses s’échappent par-delà les murets d’adobe, toujours plus loin.

Sur la place il fait chaud maintenant, quelques touristes flânent devant les monticules à dominante rouge et orange, bonnets, gants, tapis, pulls... La « casa de te » est encore ouverte et nous en profitons pour goûter au « te de coca », efficace pour le mal des montagnes, car le mal de tête ne nous quitte pas. Les tasses arrivent avec un bon paquet de feuilles encore sèches qui flottent et une boîte en bois pleine de sucre fin. J'avais lu que ça avait très mauvais goût, que c'était amer, etc., mais avec trois cuillères de sucre par tasse c'est assez bon. Et lorsque nous voyons, dans une rue perpendiculaire, une épicerie qui affiche entre autres « hojas de coca » (des feuilles de coca) sur sa vitrine, nous entrons en acheter cinq petits sachets.

Nous n'avons pas revu Val et Guy et supposons qu'ils sont loin devant nous. La route pour Susques est elle aussi magnifique et déserte. Les camions commencent à arriver vers la mi-journée, d'énormes véhicules qui ont presque du mal à prendre les virages et qui sont poussés dans les descentes par leurs énormes chargements. Ce sont tous des Indiens qui sont au volant. Des vallées secondaires se faufilent au pied des montagnes, ponctuées, de loin en loin, de petites oasis. Dans les hauteurs minérales des Andes, pas un oiseau, pas une herbe, pas un bruit... Seuls, dressés vers le ciel, une multitude de cactus candélabres (Trichocereus pasacana), mélange de cousins des saguaros et d'organ pipes, aux fleurs très allongées comme celles d'un des cactus que nous avons à Paris. Le calme est impressionnant et la haute altitude se fait sentir presque matériellement. Nous pique-niquons avec les délicieuses conserves bretonnes rapportées de Paris, offertes par Françoise, un vrai régal!, d'autant plus appréciées dans ces contrées désolées.

Puis, tout à coup, qui voit-on arriver au détour du virage? Valérie et Guy ! Quelle surprise! On les imaginait déjà arrivés à Susques ou presque!

A 3350 mètres d’altitude, les Salinas Grandes étirent en tous sens leurs grosses écailles de sel gris parcourues de petits canaux bleutés. Il est possible de rouler en voiture dessus, l’épaisseur atteignant trente centimètres, et nous ne nous privons pas.

Beaucoup de lamas sur la Puna – hauts plateaux des Andes centrales, entre 3200 et 4200 m environ – et quelques vigognes, toujours si gracieuses. (Un mot au passage sur la différence entre guanacos, lamas, vigognes et alpacas. Ils font tous partie de la même famille, celle des camélidés, sont tous ruminants, mais les premiers, que l’on trouve en Patagonie, sont sauvages, comme les vigognes, tandis que les lamas et les alpacas, eux, sont domestiqués.)

En se rapprochant de Susques, le relief se creuse, devient plus accidenté… Ici et là, des maisons d’adobe, à l’abri des vents dominants.

Susques. Nous ne voyions pas du tout le village comme ça. J'imaginais une dizaine de maisons dispersées sur un col, en fait c'est un gros village groupé sur un plateau d'altitude. Comme d'habitude, maisons basses en adobe, rues de terre, et très jolie petite église blanche au toit de chaume de 1598, conservant de belles fresques (probablement très restaurées) sur ses murs. Les Indiens sont pour la plupart plutôt hostiles, en tout cas pas du tout aimables lorsque nous leur demandons, toujours avec le sourire, l'Hotel Unquillar. Une femme nous dit même de nous adresser à la police...

L'hôtel est à environ un kilomètre du village en direction du Chili, très bien placé et très joli avec ses murs peints en ocre rouge et ses gros cactus candélabres qui montent la garde en façade. Les chambres, elles, sont banales mais bien suffisantes, surtout pour le prix. Nous bataillons avec les robinets qui ne se décident à faire jaillir l'eau que pour la faire déborder du lavabo, c'est assez original. Val et Guy vont manger au Pastos Chicos, nous, nous terminons les provisions avant le Chili.

Samedi 22 De Susques à San Pedro de Atacama via le Paso de Jama

J'ouvre la porte vers 8 heures et je vois Guy dans un des fauteuils de la véranda. J'apprends alors qu'ils ont particulièrement détesté le restaurant envahi de fumée de cigarettes et d'une musique de Monoprix assourdissante, sans compter le routier qui braillait à tue-tête par-dessus le tout...

Bon, il va nous falloir trouver de l'essence... A la pompe du Pastos Chicos, un jeune nous dit qu'il n'y en a plus, d'aller à l'YPF de Susques. Donc retour trois kilomètres avant. Là, plus d'essence non plus! Pourtant le camion YPF est juste à côté. Heureusement qu'on peut aller jusqu'au Paso de Jama, en espérant qu'il en restera pour nous, sinon on sera mal... En reprenant la route, nous repassons devant la pompe du Pastos Chicos et là, surprise ! le jeune pompiste est en train de remplir le réservoir d'une voiture à la pompe vide dix minutes plus tôt!

Le passage à la douane argentine est interminable, alors qu'il ne devrait dans ce sens y avoir aucun problème. Le carabinero est détestable, le douanier, lui, est aimable, mais ils doivent s'ennuyer à mourir, parce qu'ils font durer le plaisir. Ici, contrairement au Sud, pas de télévision branchée sur les matchs de foot pour distraire le personnel pendant le travail. Non, rien que le bêlement d'une biquette à l'extérieur, je me demande ce qu'elle peut bien trouver à boulotter dans un environnement aussi hostile. Mais au bout d’un certain temps, ou plutôt d’un temps certain, on se rend compte qu'en fait de biquette c'est un douanier qui fait un solitaire sur son PC, et que chaque distribution d'une nouvelle carte, allez savoir pourquoi, est signalée par un bêlement. Bon, enfin c'est terminé, heureusement qu'il n'y avait pas un car de touristes devant nous! La douane chilienne, elle, se trouve à San Pedro, il faut le savoir dans l'autre sens pour ne pas arriver jusqu'ici et avoir à refaire à 160 kilomètres!

La route n’en finit pas de grimper, les cols s'enchaînent à plus de 4700 mètres, bientôt 4800 et des poussières. Nous buvons de l'infusion de coca avec les feuilles achetées à Purmamarca, préparée ce matin dans la thermos pour atténuer les effets de l'altitude. Lagunes et salars se succèdent, tous plus beaux les uns que les autres, dominés par le marron-rose des montagnes et le bleu du ciel.

La route est totalement déserte si l'on excepte quelques routiers « de l'extrême », tous indiens. L'un des camions a pris feu un peu avant, il est couché sur le bas-côté complètement carbonisé. En face, une cabine défoncée au pare-brise éclaté. Trois ou quatre personnes s'affairent autour de ce qui reste. L'impression de haute altitude est démultipliée, c'est sans doute parce que nous frôlons les sommets des volcans qui s'alignent de chaque côté du cône presque parfait du Licancabur. Ici ou là, près de l'eau bleue ou verte d'une lagune, quelques vigognes grignotent avec entrain de petits brins d'herbe dorée.

Un phénomène curieux attire soudain notre attention : ici et là, d’éblouissantes épines acérées comme des poignards percent la terre de roche et de sable. Ce sont les « Penitentes de nieve ». D’après Louis Lliboutry, de l’université du Chili, ce phénomène est due « à l’action prolongée du soleil dans une atmosphère sèche et froide. La sublimation de la neige permet aux crêtes de se maintenir au-dessous de 0 °C la totalité ou la presque totalité de la journée, tandis que dans les couloirs entre pénitents, où les radiations solaires se concentrent et d’où la vapeur s’élimine plus difficilement, la température croît et la fusion fait son apparition dès le matin ». On ne rencontre ces petites merveilles – enfin, petites…, certaines épines peuvent atteindre 5 mètres de haut ! – qu’entre 4000 et 5200 mètres d’altitude.

Nous amorçons la descente sur le salar d'Atacama, immense désert qui va buter tout au fond sur la cordillère au pied de laquelle s'étire San Pedro et ses arbres si verts en ce début de printemps. Malheureusement, le vent soulève une poussière qui voile totalement l'horizon.

Nous voici à la douane, à l’entrée du villages. Comme toujours nous avons d'abord affaire à la police puis à la douane. Un jeune, détestable, est avachi derrière son guichet, on ne peut pas faire moins aimable. La tension monte, Valérie et moi sommes excédées et nous ne nous privons pas de le lui faire sentir. Les deux douanières, elles, toutes les deux en grande conversation sur je ne sais plus quel sujet, sont très aimables et font passer la pilule (mais nous verrons au retour que leur manque de concentration a failli nous coûter de nombreux ennuis…). Quant à la fouille, elle est plus que succincte et nous regrettons de ne pas avoir gardé nos légumes et nos fruits...

Atacama Lodge. Situation de rêve, grands lodges en adobe et toit de chaume des plus agréables, face au Licancabur (de « lican », peuple et « cabur », montagne), volcan à la forme parfaite de près de 6000 mètres de haut, partagé entre la Bolivie et le Chili (mais du côté chilien il vaut mieux ne pas avoir envie de faire des balades solitaires sur ses flancs, paraît-il truffés de mines anti-personnel ). Le calme est extraordinaire. C’est un des ciels les plus purs du monde et pourtant l’horizon est constamment nimbé d’une fine poussière soulevée par les vents…

Nous nous installons, et pour ce premier soir dînerons chacun sur place. Mais auparavant je repars avec Valérie et Guy faire quelques courses à San Pedro. La rue principale grouille d’une foule internationale de touristes. Le village d’il y a trente ans a été étouffé par l’accumulation d’agences, de restaurants et de boutiques de « souvenirs », tenus par une majorité de non-Atacaméniens – sans compter les soixante-neuf hôtels (mais où sont-ils ??) –, un côté mercantile particulièrement désagréable… Sur le grand parking poussiéreux – mais absolument tout est poussiéreux à San Pedro car les rues sont en terre et le vent est roi; c'est pour cela que tous les matins les rues sont aspergées d'eau -, un peu plus loin que la douane, nous achetons à une Indienne très aimable des légumes et des fruits que nous ne connaissons pas - beaucoup moins chers que dans le village. Les uns, petits, de forme ovale, ressemblent à des melons juteux mais n'ont pas beaucoup de goût. Ce sont des pepinos (Solanum Muricatum), ou poire-melon, dont le plan de un mètre de haut ressemble à celui de la tomate avec des fleurs de pommes de terre... Les autres, plus gros, à la peau gris-marron un peu rêche, à la chair blanche à gros grains noirs, sans jus, des chirimoyas, sont très sucrés et délicieux. Leur nom vient du quechua et signifie « graines du froid ».

Première nuit sous le ciel le plus pur du monde…

Dimanche 23 San Pedro de Atacama (La vallée de la Lune)

Val et Guy sont partis tôt, nous, nous sommes fatigués par ce rhume et ces maux de gorge qui ne nous quittent pas, et nous décidons de flâner, de « relaxer », comme disent les Québécois. Nos lodges, le 1 et le 2, sont isolés du reste du site et reliés entre eux par une grande terrasse couverte elle aussi de chaume. Nous nous installons tranquillement là, face au Licancabur, avec à sa droite le volcan Juriques, pour goûter le silence et la lumière. J'en profite entre autres pour laver notre linge commun, puisqu'il y a une machine à disposition.

L'après-midi, nous partons pour la vallée de la Lune. Auparavant, il va nous falloir trouver la pompe à essence qui se cache au coeur de San Pedro. C'est un véritable jeu de piste surtout si l'on tient compte des sens uniques. En partant du parking, descendre Licancabur, au bout tourner à gauche et suivre les tout petits panneaux de bois clair « combustible ». Elle se trouve curieusement dans l'enceinte d'une hosteria...

Nous ratons l'entrée de la vallée de la Lune qui est très mal indiquée – peu après San Pedro, sur la route de Calama, il faut prendre la première à gauche en direction de Coyo – et arrivons par la sortie. Passage à la caisse, dépliant, et nous voilà partis. La première piste qui se présente et qui vient de nous être indiquée, « Minas de sala », est déjà là, sur la droite. Je m'engage dessus illico presto mais au bout de cinquante mètres je me rends compte que c'était très exactement LA piste à ne pas emprunter avec une berline! C'est un champ de lave hérissée de pics tous plus coupants les uns que les autres, des montagnes russes en miniature, extrêmement resserrées, un vrai cauchemar pour celui qui tient à ses pneus. Je roule à 2 à l'heure, c'est interminable, on n'en voit pas la fin et on ne sait pas combien de temps on va être coincés là-dessus ni même s'il ne va pas y avoir un passage qui nous bloquera pour de bon, avec de toute façon l'impossibilité de faire marche arrière. Enfin une cahute et l'opportunité de repartir dans l'autre sens, puisque la piste fait une boucle à cet endroit-là. Le conducteur d'un 4 x 4 qui nous suivait (le seul) fait la grimace en montrant la Fiat... Le chemin de lave continue droit devant - la carte est fausse apparemment – mais nous nous contentons des quelques cavernes de sel qui se trouvent là et qui sont plutôt quelconque. Le retour est tout aussi cauchemardesque que l'aller et c'est un véritable soulagement lorsque nous retrouvons la piste principale. Les « Tres Marias » sont envahies par les passagers d'un car de touristes qui se font tous prendre devant en photo, nous leur laissons bien volontiers l'endroit. Le lieu est lunaire et porte bien son nom. Les crêtes se succèdent au milieu de dunes sombres ou blondes, c'est très beau, d'autant que le soleil tombe lentement sur l'horizon. Nous nous retrouvons à la sortie et avons complètement oublié la quebrada de Qary, que j'avais trouvée si belle dans le carnet de Christine sites.google.com/...ie/vallee-de-la-lune. Tant pis, nous la ferons une autre fois.

Courses à San Pedro. Nous nous mettons à la recherche de la pharmacie... Ce n'est pas forcément évident, étant donné qu'il n'y a pas d'enseigne, mais quelqu'un finit par nous l'indiquer: une double porte en bois que le « pharmacien » vient juste d'ouvrir pour jeter des balayures dehors. C'est une « maison de pharmacie ». Nous entrons et ne voyons d'abord qu'un frigo avec des sodas, puis des étagères aux trois quarts vides. Nous demandons une boîte d'aspirine et il nous apporte une simple plaquette d' « Aspro ». Puis j'achète un baume pour les lèvres qu'il me garantit à l'aloé vera alors que je ne lui demande rien.

Plus tard, nous décidons tous les quatre de tester un restaurant indiqué par Gérard et Françoise, la Casona, dans la « calle » Caracoles. Il est excellent, l'accueil des plus aimables et les flammes crépitent dans la cheminée centrale...

Lundi 24 San Pedro de Atacama (Toconao, Quebrada de Jerez, Laguna Chaxa)

Aujourd'hui encore, Val et Guy sont partis de bonne heure tandis que nous prenons le temps des vacances. Alors qu’aux Etats-Unis nous sommes prêts très tôt, ici quelque chose nous freine… Un plus grand surmenage à cette époque de l’année, sans doute. Au programme de la journée: le village de Toconao puis la laguna Chaxa et ses flamants roses, l'oasis de la quebrada de Jerez et, si nous avons le temps, la laguna Cejas. J'ai demandé à Raul, l'employé atacaménien qui, avec sa femme, Soledad, s'occupe des lodges, quelles étaient les pistes praticables avec une berline, en lui montrant notre planning. Il en a barré un certain nombre... Ils ont l'air de vivre là avec leurs deux enfants, dans un grand hangar en parpaings, au toit de tôle, mais je n'en suis pas certaine, du moins je me dis qu'avec l'argent que rapportent les trois tours astronomiques par nuit (15 000 pesos par personne, 25 personnes maximum par tour), je leur ferais construire un superbe lodge à eux aussi...

Toconao est à une quarantaine de kilomètres au sud-est de San Pedro, par la route 23 qui file tout droit au cœur du salar d’Atacama, à cet endroit gris ciment et en fait pas très beau… Ce sont les hauteurs qui sont magnifiques. Pique-nique sur la petite place ombragée du village de Toconao, visitée par deux lamas, prénommés Madonna et La Madonna ;-), dont l'un a probablement de sérieux problèmes dentaires si l'on en juge par l'enthousiasme avec lequel il s'attaque à une balustrade en métal... Madonna (ou La Madonna ? ;-) observe la scène, placide…

Le clocher de l'église, séparé comme souvent du corps principal, se dresse dans une blancheur éblouissante contre le ciel bleu. Derrière lui, à droite, de l’autre côté de la rue, l’église et sa charpente en bois de cardones (cactus). Du couvent mitoyen s’échappe par moments la silhouette pressée d’une religieuse

La piste menant à la laguna Chaxa ne pose aucun problème. Le soleil tape, le ciel est toujours d'un bleu sans nuages. A l'entrée, nous nous délestons de 2500 pesos par personne. Les flamants, accompagnés d’une multitude de bécasseaux de Baird et de milliers de moucherons, pataugent dans l'eau avec délicatesse et s'envolent parfois avec une grâce inouïe. Il fait chaud, très chaud, il y a du monde, essentiellement des collégiennes en car scolaire, et nous décidons de partir pour la quebrada de Jerez, à l’est de Toconao.

Dans la profondeur de la faille poussent toutes sortes d'arbres fruitiers dans de petits jardins bordés par des canaux d'irrigation, au milieu d'un enchevêtrement de verdure dominé par les peupliers d'Italie. Un ruisseau coule au milieu, il fait bon, l'eau est fraîche et le sable très doux lorsque nous nous déchaussons pour en suivre le cours. Je m'arrange pour perdre mes lunettes de soleil mais en revenant sur mes pas, ouf, je les retrouve au pied d'un rocher... Nous repartons en passant par les miradors qui surplombent la quebrada. Au niveau de Toconao, nous prenons deux Indiens atacaméniens qui font du stop, ravis et très sympa, Jesus et Cruz, ils rient tout le temps et l'un d'eux se met à chanter La Marseillaise quand ils nous entendent parler français. Normalement nous devions nous arrêter 6 kilomètres avant San Pedro, à l'Atacama Lodge, mais nous les amenons jusqu'au village.

Dîner au lodge de pommes de terre sautées aux oignons.

Ce soir, nous avons réservé tous les quatre (depuis la France), le « tour astronomique » d’Alain Maury – que nous n’avons toujours pas vu, non plus que sa femme. Un bus passe prendre les gens à San Pedro, mais nous avons l’avantage d’être sur place. Aucune information provenant du staff des étoiles ;-), ni heure, ni endroit précis, mais nous pensons que ça doit débuter à 21 heures. La nuit est maintenant complètement tombée. Dehors, nous apercevons une petite loupiote. C’est un couple qui arrive directement en voiture de San Pedro et qui s’est égaré du côté de nos lodges. Armés de deux lampes de poche, nous partons donc tous les six dans la nuit noire de noire, en direction des lumières que l’on aperçoit à une centaine de mètres. Mais le chemin n’est pas balisé et il n’est pas facile d’éviter la végétation, piquante ou non… A l’intérieur, une lumière diffuse met tout de suite dans l’ambiance. Nous nous asseyons dans la pénombre et attendons les passagers du premier bus de la soirée (il y a trois tours qui se succèdent jusqu’au milieu de la nuit)… Une porte s’ouvre, la femme d’Alain Maury vient nous voir et nous demande, sans un sourire, sur un ton désagréable, si nous avons payé le tour. Non, pas encore, nous pensions le payer en même temps que le logement, le dernier jour. Visage fermé, hostile, elle nous dit que non, nous demande de quelle façon on paiera – en espèces –, et attend qu’on ait tout réglé le lendemain matin! Silence glacial de notre part. Ça commence bien…

Tout le monde est maintenant arrivé et installé pour le speech d’Alain Maury qui nous ignore toujours superbement alors que nous avons réservé chez lui deux lodges pour six nuits. Pendant une bonne demi-heure il parle, distribue des bons points pour ceux qui répondent correctement à ses questions (pour notre part, nous nous taisons, ayant horreur de ce genre d’infantilisation), répète probablement pour la énième fois des blagues ni drôles ni fines, style café du Commerce, assassine ces crétins de Grecs qui racontaient n’importe quoi, explique comment draguer sous les étoiles, sans oublier, bien sûr, l'incontournable « DSK »... Ça a mal commencé mais ça ne s’arrange pas…

Le temps est venu de sortir, des couvertures et des parkas sont à disposition car la température est maintenant glaciale. La nuit est magnifique, sombre et habitée d’une myriade d’étoiles. Les huit télescopes sont là, nous allons de l’un à l’autre, ma foi très déçus de ce qu’on voit ou plutôt ne voit pas . Alain Maury continue ses blagues qui tombent dans le vide et s’agace à un moment où je suis proche de lui : Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, ce soir ? Qu’est-ce qu’ils sont mous, alors ! Ils dorment ou quoi ? Rien de tel pour plomber l’atmosphère…

Plus tard je lui fais remarquer qu’aux jumelles on voit aussi très bien, surtout la Lune, et qu’une infinité d’étoiles surgissent du ciel dès qu’on a les yeux rivés sur les oculaires. (J’espère qu’il ne vient pas de le découvrir, parce que, ensuite, à la fin du tour, lorsque nous rentrons boire une tisane offerte par la maison, il remarque: « Je ne sais plus qui disait qu’on voit aussi très bien à la jumelle. » ;-) Je lui parle d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), et là…, un ange passe, ce n’est pas ce qu’il fallait évoquer. Concurrence, probablement. ALMA est « l'observatoire astronomique au sol le plus complexe de l'humanité […] et a officiellement ouvert ses portes aux astronomes. » Oui, mais pas à lui, qui s’occupe essentiellement des tours astronomiques.

Le tour suivant, animé par sa femme et donc en espagnol, est en train de se dérouler sur les premiers télescopes. Pour nous ça se termine. Voyant que j’ai un reflex, Alain Maury propose de nous faire quelques photos et Guy lui passe le pied. J'en profite pour lui dire que sa femme nous a demandé de payer expressément le lendemain matin alors qu'on règlera en espèces – donc tout bénéfice pour eux. Un peu gêné, il explique qu'à ce moment-là, si ce n'est pas par carte bancaire, il n'y a plus de problème, ce qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cette petite séance photo sera finalement le meilleur moment de la soirée, avec lerayon laser qui traversait le ciel pour pointer Jupiter ou ses voisines.

Mardi 25 San Pedro de Atacama (Lagunes Miscanti et Miñiques)

Ce matin, nous décidons d'aller aux lagunes Miscanti et Miñiques, sur la route du Paso de Sico. Val et Guy, eux, ont pris une agence pour faire toutes les lagunes dans la journée: Chapur, Tuyaito, Agua Calientes, Miscanti et Miñiques, Chaxa et Cejas. Nous les rencontrerons peut-être en route.

Sur notre gauche, de la fumée s’échappe de l’alignement de volcans : c’est le Lascar – strato-volcan qui dissimule à son sommet pas moins de six cratères, imbriqués les uns dans les autres. Tous les matins il disperse dans l'atmosphère un discret panache blanc, mais en 1993, le panache de cendres est monté à jusqu'à 25 km !

Après quatre-vingts kilomètres de ligne droite nous arrivons à Socaire, perdu sur les hauteurs et entouré de terrasses cultivées. Le village, aux maisons d'adobe couvertes de chaume, pourtant minuscule, comprend deux églises: une ancienne, un peu en dehors avec toujours le clocher séparé de l'église elle-même, et une nouvelle au cas où un tremblement de terre - ils sont fréquents par ici - viendrait à détruire l'ancienne. Un peu plus loin, nous prenons un Chilien qui fait du stop sur la piste poussiéreuse et surchauffée. Il nous demande de le déposer dans un virage où il rejoint deux autres personnes qui font de l'escalade dans un cañon.

La piste monte, nous arrivons bientôt à 3500 m, un arrêt pour pique-niquer et là je commence à me sentir mal, ce qui m'étonne puisque nous devrions être acclimatés. J'ai des palpitations, les mains qui tremblent et, bizarrement, les lèvres qui « fourmillent ». Je bois de l'infusion de feuilles de coca et comme ça ne passe pas - au contraire, j'ai l'impression d'avoir le visage « effervescent » -, au bout d'un moment je prends un Diamox avec deux gélules de potassium. Nous repartons pour la lagune de Miscanti, la piste est bonne, voire très bonne, nous arrivons enfin et sortons pour aller payer les droits d'entrée. Dans la cabane, je me sens de plus en plus mal, j'ai le visage tout rouge et maintenant c'est tout le haut du corps qui fourmille. L'Indienne qui tient la caisse va me cueillir de petites plantes à floraison jaune, les froisse et me dit de les respirer. On pense à redescendre, on hésite, puis on continue. Heureusement, car ces deux lagunes sont magnifiques, au pied chacune de leur montagne minérale, tout est marron et bleu: marron-roux, marron-rose, marron clair, caramel, et leurs eaux sont du bleu le plus pur, bordées de blanc. Mais je suis si mal que je prends des photos à la va-vite et ne pense même pas à utiliser le grand angle... A Miñiques, l'Indienne postée devant les baños voit que je ne suis pas bien, je lui montre les plantes que j'ai dans la poche et elle me dit que ce ne sont pas les bonnes. A son tour, elle va m'en cueillir d'autres, qui leur ressemblent fortement mais ont de petites épines. Malheureusement, rien n'y fait. La seule solution est de redescendre le plus vite possible.

Nous repassons par Socaire à 3200 m, et sa nouvelle église, et comme nous n'avons pas mangé, nous décidons de nous arrêter un peu plus bas, au-dessous des 3000 m. J'ai les oreilles totalement bouchées et n'entends pas les rares voitures passer sur la route, sauf une qui klaxonne avec insistance et dans laquelle nous reconnaissons Val et Guy qui nous font de grands signes. Alain, lui, est parfaitement bien et ne souffre plus de l'altitude, ce qui me rend d'autant plus perplexe concernant les symptômes que je ressens...

La fin du trajet est un calvaire, je suis totalement épuisée, et en arrivant au lodge, alors que les fourmillements sont toujours là, surtout au niveau de la bouche, je me couche et m'endors aussitôt. A mon réveil, je crois soudain comprendre ce qui m'arrive: rien à voir avec le mal des montagnes, j'ai tout simplement une allergie au baume pour les lèvres acheté à San Pedro deux jours plus tôt. Je m'en suis mis et remis - l'aloé vera était une invention du « pharmacien », il n'y en a pas la moindre trace dans la composition, qui comprenait 30 % de pétrole blanc. Je prends un antihistaminique que me donne Valérie puis plus tard un comprimé de cortisone.

Valérie et Guy nous proposent de partager avec eux un 4 x 4, mercredi, pour aller au salar de Tara – inaccessible en berline – avec un guide de l’agence CosmoAndino Expediciones. C’est une excellente idée, d’autant qu’ils ont été ravis de la journée qu’ils viennent de passer dans les lagunes.

Nous dînons au lodge et, enfin, je passe une nuit à peu près bonne.

Mercredi 26 San Pedro de Atacama (RíoQuepiaco, Salar de Pujsa) San Pedro de Atacama (Salar de Tara)

A 9 heures pile, le 4 x 4 réservé hier par Val et Guy pour aller au salar de Tara se gare devant les lodges, avec au volant Alex, guide anglophone (Val et Guy ne parlant pas espagnol) que je prends tout d'abord pour un Américain. Obèse, châtain clair et bouclé, les yeux bleus. Mais c'est bien un Chilien - dont la grand-mère était allemande, précise-t-il. Nous reprenons la si belle route du Paso de Jama qui monte très vite en altitude, mais aujourd'hui je n'ai aucun problème, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai bien eu une allergie avec le baume pour les lèvres. Je me suis demandé si ces médicaments n'étaient pas achetés sur Internet... Quelques arrêts le long des très jolis bofedales du río Quepiaco – qui finit sa course dans le salar de Pujsa – pour photographier des canards, des vigognes, des lagunes bleutées dans lesquelles barbotent des foulques cornues (assez punks, d’ailleurs, elles pourraient donner la patte aux gorfous sauteurs de Patagonie…), puis nous prenons une piste sur la droite pour rejoindre un salar sur lequel, nous dit Alex, on devrait voir de nombreux flamants. Salar de Pujsa. Il est dominé par le strato-volcan Acamarachi, de 6046 m d’altitude, probablement éteint, qui cache à son sommet un minuscule lac – sans doute le deuxième lac de cratère le plus haut du monde. C’est cet endroit magnifique qu’ont choisi un certain nombre de flamants pour passer leurs journées et leurs nuits.

Retour sur la route, passage comme à l’aller du point le plus haut – Alex nous tend son GPS à photographier –, puis nous obliquons à gauche cette fois en direction du salar de Tara. Un arrêt pour faire quelques pas à 4500 m et habituer l'organisme, tandis qu'Alex mène le 4 x 4 plus loin sur la piste, près du monolithe appelé le « shaman » – la personnification de la roche est universelle… Alignés face au « shaman », les sphinx de pierre veillent...

Bientôt, il n'y a plus de piste du tout, Alex roule droit devant dans le désert, se fiant à son écran sur lequel il a enregistré au fur et à mesure de ses passages ses propres traces. On peut y voir plusieurs lignes bleues, plus ou moins parallèles, qui toutes se recoupent à un moment ou à un autre et vont dans la même direction. L'impression est grisante de rouler au milieu de nulle part – c'est le cas de le dire –, dans ce désert d'altitude composé pour l’essentiel de sable grossier, où l’on aperçoit pas le plus petit signe de vie. Espace minéral, superbe et imposant, qui pourrait très vite devenir hostile et se refermer sur celui qui perdrait de vue les petits sillons de l’homme. Mais nous sommes avec Alex pour qui ces étendues n’ont plus de secret… Nous croisons à nouveau la route des « Penitentes de nieve », alignés sur le sol en longues colonnes étincelantes.

Second arrêt, toujours pour l’altitude, puis nous passons sous la réserve du Petit Poucet, – quel phénomène étrange a bien pu disperser tous ses cailloux sur l'altiplano chilien?... – et descendons sous les cathédrales de Tara qui surplombent le salar du même nom. Au loin, sur l'étendue blanche, une silhouette mène un troupeau de lamas. Il n'y a pas une herbe, mais c'est le sel qui en tient lieu; vigognes et lamas broutent avec conviction...

En contrebas, devant la cahute où nous devions pique-niquer, nous apercevons un petit bus et des silhouettes qui s’activent, ce qui a obligé Alex à mettre la table au bord du chemin, une cinquantaine de mètres avant. En arrivant nous trouvons tomates, avocats et cœurs de palmiers d'un côté; poulet quinoa de l'autre ; jus de pêche et jus d'orange. Avec en toile de fond un décor exceptionnel. Une petite balade sur le salar et de nombreuses photos, puis nous plions bagage et prenons le chemin du retour. Après une vingtaine de kilomètres à rouler dans le sable, escalader et redescendre les dunes, seuls, toujours seuls, sans avoir vu âme qui vive, à quatre pattes ou à deux pattes, avec ailes ou sans ailes, nous rejoignons la route goudronnée du Paso de Jama. Le soir, tandis que Val et Guy partent dîner au restaurant, nous restons manger au lodge.

Jeudi 27 San Pedro de Atacama (Yerbas buenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande)

Avant de partir pour la cordillera Domeyko (son nom vient du scientifique d’origine biélorusse Ignacio Domeyko Ancuta – 1802-1899), où se cachent la vallée Arcoiris (vallée de l'Arc-en-ciel) et le site de pétroglyphes de Yerbas Buenas, nous allons payer notre séjour à Carmen, la femme de Santiago qui nous a accueillis très aimablement le jour de notre arrivée. Heureusement qu'elle était là car nous n'avons pas vu Alain Maury une seule fois, excepté dans la nuit du « Tour aux étoiles », ce que nous trouvons tous assez limite comme accueil. Quant à sa femme, elle s'était distinguée – comme je l’ai dit –, le même soir, en nous réclamant sur un ton sec le « paiement total du séjour plus le tour » dès le lendemain, précisant que les dollars ne l'intéressaient pas car le change n'était pas en leur faveur, alors que par mail elle m'avait dit que ça leur était égal et que de toute façon c'était le même prix! C'était elle la fameuse Ale qui, sur Internet, lors de nos échanges de mails, était si désagréable, et que j'avais dû relancer plusieurs fois..

Sur la route de Calama, les lignes droites interminables succèdent aux virages serrés. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, nous bifurquons sur la droite en direction du village de Río Grande sur une piste excellente que l'on croirait bitumée, en fait une ancienne voie de caravanes qui reliait San Pedro à l’oasis de Chiu-Chiu. Premier arrêt au site de pétroglyphes de Yerbas Buenas (où nous laissons comme partout 2000 pesos par personne). Les plus beaux sont en hauteur; ceux qui sont au niveau du chemin datent apparemment de la deuxième moitié du vingtième siècle pour ne pas dire début du vingt et unième: chien, femme en robe et chapeau, contre chevaux, lamas et vigognes au-dessus.

Le site comprend une table pour pique-niquer à l'abri du soleil et du vent de poussière, et même des baños! Le repas de fruits terminé, nous poursuivons en direction de la vallée, mais emportés par notre élan nous dépassons le pont où l'on devait bifurquer. La route devient très étroite et vertigineuse, sinuant le long d'un Grand Canyon qui, bien que modèle réduit de son grand frère, reste très impressionnant, les couleurs en moins. Tout en bas, le río Grande, mince filet d'eau, permet à toute une végétation de se développer dans un long ruban vert qui suit tout le fond de cette immense faille. Mais un doute s'installe: Valérie a le vertige sur un tabouret, or ils sont venus ici la veille et n'ont à aucun moment évoqué cette route spectaculaire, la plupart du temps sans aucun parapet. Au bord du río, nous arrivons au village de Rio Grande où un panneau précise qu'il est interdit de poursuivre, sauf aux camions et engins de travaux. Peut-être la route est-elle coupée, plus loin. Demi-tour, on s'est probablement trompés... Effectivement, on avait raté la piste avant le pont, en venant de Yerbas Buenas, sur la gauche. Elle démarre assez bien, dans une petite vallée plutôt verdoyante, mais à certains endroits il faut faire attention où on met les pneus... Quelques gués peu profonds, des ânes grisonnants et poussiéreux, des lamas à pompons rouges, le lit de la rivière (plutôt un gros ruisseau) qu'il faut emprunter sur une petite dizaine de mètres, une ferme en surplomb, une croix décorée en plein milieu... On la contourne et on prend à gauche, dans la caillasse. Mais peu après la piste devient meilleure et les couleurs de la vallée se dévoilent d'un coup: verts bleutés, blanc-crème, noirs profonds, orangés, rouges briques... l'appareil crépite... Je trouve une très belle pierre verte avec des inclusions de cristaux brillants que je rapporterai en France.

Pendant cet après-midi, nous refaisons le calcul du prix du séjour en dollars qui nous a été demandé le matin et nous nous rendons compte que le taux nous est complètement défavorable puisque nous payons près de dix euros de plus par jour! De retour au lodge, nous filons donc revoir Carmen qui se trouve dans la maison d'Alain Maury pour reprendre nos dollars et payer en pesos chiliens. J'appelle : « Hola! », il « émerge », c'est du moins ce qu'il nous dit sans même nous regarder, et voyant Carmen qui arrive repart aussitôt. Nous sommes sidérés par ce manque de convivialité, après six nuits passées dans ses lodges, il n'a même pas eu un mot pour nous dire au revoir, sans parler de savoir si ça s'était bien passé. Sa femme, elle, a été égale à elle-même, sèche et désagréable, nous appelant « chicos » sur un ton suffisant.

Nous passons notre dernière soirée ensemble au restaurant, à San Pedro, où nous dégustons un délicieux plat de quinoa suivi d'un dessert (pour Val et Guy un tiramisu, moi une tarte au citron meringuée et Alain une salade fruits frais. Hmmmm...).

Vendredi 28 Journée de transition San Pedro de Atacama - Iquique

Au lodge, nous sommes tous les quatre sur le départ et nous ne voyons toujours personne... Les Maury ont empoché leurs six nuits en espèces (les nôtres, Valérie et Guy ayant payé la veille au soir à l’agence de San Pedro, ce qui leur a valu une facture, contrairement à nous) et n’ont même pas la courtoisie de nous dire au revoir… Val et Guy vont repartir pour Salta via Susques mais attendent que le gros de la troupe des bus soit passé à la douane (ne surtout pas oublier que la douane chilienne ne se trouve pas à la frontière, au paso de Jama, mais à l'entrée du village de San Pedro) où le pic se situe entre 8 heures et 11 heures. Nous nous quittons avec regret, ces quinze jours ont passé comme une flèche. Nous pensons encore et toujours à Françoise et Gérard que nous aurons ratés pendant cette semaine à San Pedro, et qui sont dans une galère noire! Les petites pièces de leur 4 x 4 enfin arrivées de France sont désormais interdites d'accès dans le pays! C'est du grand n'importe quoi étant donné que le 4 x 4 lui-même peut entrer et sortir... En attendant, ils ne seront pas non plus avec nous pour parcourir les pistes des Andes.

Calama. Entrée par le côté jardin mais sortie par le côté cour, après une heure quarante-cinq à tourner dans la ville. Il faut dire qu'en général, au mieux les noms de rues sont indiqués en tout petit, au pire il n'y a rien... Un passage par Copec, la pompe à essence (qui a augmenté de dix pesos du jour au lendemain, elle est passée de 802 pesos à 812 et elle doit encore augmenter la semaine prochaine. Des affichettes « Stop à la taxe sur l'essence! »sont collées sur la vitre arrière des voitures). Une fois repérée la direction de Tocopilla, ouf !, on s’engage sur l'autoroute et… on se retrouve dans la mine de cuivre… la plus grande du monde! ce n'est pas un lieu bien défini mais toute une région!!! Bref, des pick-up de chantier absolument partout, c'est à celui qui ira le plus vite – à droite, à gauche, sur les côtés –, des ronds-points en veux-tu en voilà, c’est infernal, sûrement le week-end qui s'annonce. Quelqu’un finit par nous renseigner, et nous renvoie tout en bas ! Rebelote Calama, avec le même stop interminable... et retour sur les hauteurs, ce qui fait quand même plus ou moins quinze kilomètres d'autoroute à chaque tour de piste...

Enfin sur la bonne route – la première fois, un camion nous avait caché le panneau « Tocopilla » –, le paysage est particulièrement cafardeux. Les kilomètres défilent, le long d'une ligne droite qui se perd dans un horizon incertain. Silence dans la voiture. On ose un « c'est moche », puis « c'est très laid », « c'est hideux » et enfin « c'est cauchemardesque!! ». Sur des centaines de kilomètres, presque jusqu'à Iquique, le salar d’Atacama ne montre pas son meilleur côté. On dirait soit un gigantesque dépôt de ciment, tout est gris et semble recouvert de « gravats », soit une immense décharge à ciel ouvert sur laquelle des milliers de camions auraient déposé leurs chargements, toujours de gravats. Et pour arranger le tout, le désert est hérissé à l’infini de pylônes à haute et moyenne tension. L’idée qu'il faudra refaire tout ce trajet au retour nous comble d’aise... Encore une fois, nous constatons que les cartes ne donnent vraiment pas une bonne idée de la configuration du terrain.

Déception également au passage de la pampa del Tamarugal, pourtant la seule zone arborée du désert d’Atacama qui s’étend sur près de 1000 km du nord au sud, entre le 27e et le 18e degré de latitude Sud. Des arbres épars, des tamarugos (Prosopis tamarugo, famille des Mimosaceae), qui de loin ressemblent un peu à des tamaris, ont eu la constance de pousser dans l’endroit le plus aride du monde. Leur particularité est que la rosée leur fournit suffisamment d’eau pour se développer.

En arrivant sur Iquique, enfin la terre se soulève, toujours aride mais lisse et dorée maintenant. La ville, en contrebas, immense, s'étire le long de la côte entre la moyenne montagne et l'océan Pacifique. Nous mettons bien dix minutes pour descendre la route en lacet qui mène droit dans la circulation d'enfer, là encore.

On finit par trouver les Cabañas Primeras Piedras, juste pour une nuit, tout est pris demain, paraît-il, mais c'est agréable, au-dessus de la mer, avec une petite terrasse sous les palmiers. Je repense à Christine et Hervé qui en avaient eu une le long de la route et n'avaient pas aimé l'endroit.

Il fait plutôt gris, très brumeux, du moins sur la mer, mais quel plaisir d'humidifier nos pauvres bronches desséchées depuis bientôt une semaine.

Samedi 29 D'Iquique à Arica

Bonne nuit, réveillés parfois par des cris de rapaces nocturnes. Du lit on voyait s'agiter les grandes palmes de palmiers et au-delà... la mer. On serait bien restés un jour de plus ici mais tout est complet à partir de ce soir à cause du week-end prolongé de la Toussaint. Un mail à Jean-Charles Dekeyser, le Belge chez qui on a réservé à l’hôtel Bahia Chinchorro, à Arica (l'étape suivante), pour tenter d'avoir une nuit de plus, et il nous répond dans la foulée que c'est d'accord. Mais avant, il va falloir trouver du change...

Nous quittons la table du petit déjeuner, très bon – pâte de coing, jus de pamplemousse fraîchement pressé, œufs, etc. (on verra malheureusement que le retour sera à l’opposé de ce week-end de la Toussaint) –, et partons dans la circulation tout aussi trépidante qu'hier, en ce samedi matin. Les voitures sont à plus de 80 km/h en pleine ville et nous avons plus d'une fois l'impression, tellement elles sont collées au pare-chocs, qu'elles vont finir par grimper sur le coffre !

Une heure d'attente, sur Lynch, au bureau de change qui offre le meilleur taux, 678 pesos pour un euro. Devant et derrière nous, de nombreux Boliviens attendent pour envoyer de l'argent dans leur pays.

Quelle route encore interminaaaaable – mais très belle sur les cent derniers kilomètres –, pour Arica! Le GPS donnait 192 km, puis un bon moment après on aperçoit un panneau : 257 km . Au final nous arriverons cinq heures plus tard, sans s'arrêter ou presque, et en roulant à 90 à peu près tout le temps (pas plus vite à cause de l'essence... On pensait trouver une pompe à Huara, mais ça devait être chez l'habitant).

Nous voici maintenant dans la XVe Région, tout au nord du Chili, où vient mourir le désert d’Atacama, et la route monte, monte, taille son chemin sur le flanc des immenses collines noires ou ocre de la Précordillère, aux pentes à 45 °, aussi lisses que la main. Tout au fond une large vallée, parfaitement plate, au milieu de laquelle sinue le lit d’une rivière à sec et où les hommes ont choisi de s’installer, réussissant à tirer parti du peu d’humidité que recèle le sous-sol pour faire pousser un peu de végétation.

Arica, sur la côte, tout près de la frontière péruvienne. Pas simple de trouver comment arriver au Bahia Hôtel, sur la plage… On rentre dans la ville par l’avenida Diego Portales ; une fois au bout, il faut tourner sur le boulevard Luis Beretta Porcel (contrairement à ce qu’indique la carte de Google, le boulevard est à double sens), puis revenir sur ses pas pour pouvoir emprunter la petite route étroite qui part en contrebas.

* *****

L’hôtel Bahia Chinchorro est très bien placé, sur la plage du même nom. C'est un ensemble de bâtiments blanc et bleu, dispersés au milieu de palmiers particulièrement prisés des cormorans. Au centre trône un vénérable pimiento, ou faux-poivrier (Schinus molle), aux feuilles ressemblant à celles de l'eucalyptus et dont la résine a servi à embaumer nombre de souverains incas.

La propriétaire, Pamela, une jeune femme chilienne, est des plus accueillantes et sympathiques. Son mari, belge, Jean-Charles Dekeyser, lui aussi très aimable, nous donnera plus tard tout un tas de renseignements sur les pistes de Lauca, Surire et Colchane, et sur une autre qui redescend vers l'ouest à partir de Zapahuira, nous déconseillant avec insistance de faire seuls la piste Surire - Colchane. J'ai vu par hasard sur Internet qu'il fait partie de l'équipe de Chile Excepcion (www.chile-excepcion.com/notre-equipe.html ! Lui s'occupe de l'agence Latinor, dans le centre-ville, à un quart d'heure à pied, sur la calle Colon : www.aricaparinacota.travel/fra/13reco_ari_12.htm

Pamela nous montre la chambre en angle, grande, au premier étage, avec un long balcon sur la mer et la baie... ah ! dommage, les mouches sont arrivées avant nous.

Dimanche 30 Arica

Très mauvaise nuit car plusieurs personnes avaient décidé de faire la fête sur la plage, pratiquement en face de l'hôtel, jusqu'au lever du jour. Dès le matin, des passereaux rayés et d'autres rouge sang, des colombes chiliennes aux yeux bleus, un héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), avec ses deux belles et longues aigrettes blanches qui lui descendent au milieu du dos et que je ne me serais pas attendue à trouver dans cette région, s'activent dans les hauteurs des palmiers et du gigantesque pimiento. Dans une volière abritée du soleil et du vent, plusieurs perruches aux belles couleurs bleues, vertes ou jaunes passent leur temps à se faire des bises. La mer, elle, a un rythme régulier: elle est totalement calme et tout est silencieux, puis peu à peu un grondement monte, d’immenses rouleaux se forment, s’amplifient et se brisent dans un grand fracas d'écume blanche pendant plusieurs minutes. Et le cycle reprend. Comme plus au sud, à Puerto Aysén ou à Iquique, il y a ici des consignes en cas de tsunami indiquées par de grandes flèches rouges et le mot « Escape» peints sur le bitume.

Nous allons visiter le musée archéologique près de San Miguel de Azapa, à 12 km au sud-est d'Iquique, et ce n’est pas gagné car très mal indiqué… le jeu de piste va durer un certain temps. La route longe par endroits les grandes oliveraies de la vallée d’Azapa – on y cultive l’olive depuis le XVIe siècle –, dont les fruits sont réputés mais que pour notre part nous trouvons trop gros et trop salés.

Les momies d'adultes et d'enfants sont impressionnantes, qu'elles soient couchées ou fléchies selon les époques. La conservation des objets présentés – poteries, outils, tissus d'une finesse inouïe qui rappelle ceux que nous avions vus au musée ethnographique de Vancouver – est exceptionnelle. Une deuxième salle, en face du musée, désertée par les visiteurs bien que consacrée à la culture chinchorro, présente d'autres momies et objets remarquables. Nous avions repéré un restaurant juste en face de l'entrée, qui proposait un menu à 2000 pesos – soit 3 euros! – : une salade mixte, du porc accompagné de purée, un dessert et une boisson, mais voilà qu'il est fermé! Nous restons toujours longtemps dans les musées ou les expositions et il est maintenant 14 h 30, c'est l'heure pour les employés de prendre leur repas... Pas de chance, c'est la première fois que l'on voyait un restaurant si peu cher.

Retour au Bahia Chinchorro, où nous discutons souvent avec Pamela. Le long de la baie, sur la droite, on aperçoit aux jumelles une foule innombrable et des manèges, et nous décidons d’aller voir de plus près. Sur l’eau ou sur la grève, les oiseaux cherchent leur pitance. Un pélican guette le poisson qui aura la malchance de passer dans son champ de vision ; un goéland dominicain – qui ressemble beaucoup à ses deux lointains cousins, le goéland marin (Larus marinus) ou goéland à manteau noir, comme disent les Québécois, et le goéland brun (Larus fuscus) –, lui, a trouvé un mets de choix, mais est tellement préoccupé par l’idée qu’il risque de se le faire chiper qu’il ne prend pas le temps de s’installer quelque part et de le déguster ; un huîtier-pie arpente le sable à grandes enjambées pressées…

La population est en général très jeune, on voit une multitude d'enfants et de jeunes adultes, mais très peu de personnes âgées. L'endroit a un petit air de Venice - à Los Angeles - , avec ses appareils de musculation sur lesquels transpirent essentiellement des Chiliennes. Je repère au passage qu 'il y a la queue à un stand de churros – beignets longs et cylindrique, et je me dis que c’est donc qu’ils doivent être bons…

Il est maintenant près de 19 h 45. Le soleil, se couche derrière le port, mais il y a toujours autant de monde dehors.

Dans le jardin de l’hôtel, les cormorans ont pris leurs quartiers au sommet des palmiers et les urubus à tête rouge (Cathartes aura) – une espèce de vautour dont la particularité est d'avoir un odorat très développé, qualité extrêmement rare chez les oiseaux – sont déjà couchés.

Lundi 31

7 h 30. Je guette les oiseaux dans le viseur du Canon... Le bihoreau fait son nid, les urubus surveillent les alentours, les cormorans vont bientôt partir en mer, les bruants chingolos s'agitent en tous sens sur les pelouses. Il y a peu de pélicans par ici, je n'en ai aperçu qu'un seul hier, et il n'est pas revenu. Sur la mer, les surfeurs s'activent, eux aussi, mais d’une manière différente de ce qu'on peut connaît en France. Tout se fait avec une pagaie double, assis sur la planche jusqu'au dernier moment, puis, une fois debout, la pagaie sert de gouvernail.

Pamela nous a indiqué un grand marché de fruits et légumes en provenance de tout le Chili. A notre habitude, nous tournons et retournons d'un rond-point à l'autre et d'une rue à l'autre avant de le trouver. C'est un marché couvert, ceint de murs, immense, sous son toit tressé qui laisse passer le jour et l'air. On y trouve en abondance des céréales de toute sorte; des courges; des avocats, tomates, oignons; des agrumes, des bananes, des pêches et des fruits locaux dont les chirimoyas et un tas d'autres que l'on ne connaît pas, beaucoup moins chers que tout ce qu'on a pu voir jusqu'à présent. Nous rentrons à l'hôtel chargés comme des baudets, non sans avoir fait un tour à l'hypermarché Lider pour acheter mes chères garapiñadas, appelées ici, dans le Nord, almendra confitada... Je n'ai pas fait de photos, il y avait constamment quelqu'un sous mon nez, et j'ai toujours du mal à photographier les gens que je ne connais pas...

Le soir est tombé, les cormorans ont regagné leur dortoir. Une demi-heure plus tard, du balcon de notre chambre, nous voyons les lumières de la baie. Tout au fond, à gauche, le Pérou se perd dans la brume de mer… Il est 20 h 15.

Mardi 1er novembre D'Arica à Putre

Aujourd'hui c'est la Toussaint. Hier il y avait des fêtes dans les cimetières, mais nous avons préféré ne pas y aller, nous nous serions sentis un peu voyeurs...

Une dernière photo du Bahia Chinchorro avant de partir, une autre de l'urubu qui trône au sommet du pimiento (très bizarre, tout de même, cet oiseau... On dirait qu'il a un masque rouge enfoncé sur la tête. Et quel masque!!...), et le bihoreau mâle que j’ai réussi à repérer, puis nous disons au revoir à Pamela en promettant de nous envoyer des mails. Nous voilà partis dans la direction de Putre mais à la recherche d'un Copec (pompe à essence locale) pour acheter un bidon de 20 litres (9500 pesos vide) en prévision de la piste Putre - Colchane. Il n'y a aucune pompe entre Arica - Putre - Colchane – Pozo Almonte au sud d'Iquique. On a bien aimé Arica (185 000 habitants), moins trépidante qu’Iquique (230 000 habitants), avec un centre-ville piétonnier aux rues étroites et très fréquentées et un nombre incalculable de pharmacies, il y en a à tous les coins de rue !

La route de Putre est tout de suite très belle. Nous longeons une vallée étroite qui bientôt s’élargit, dominée par ce qui ressemble à d'immenses dunes pétrifiées, soit dorées et polies comme des galets, soit de roche et de sable mêlés, au creux desquelles se faufilent un long ruban vert foncé. On y cultive entre autres le maïs, au minimum deux récoltes l'une derrière l'autre. Cette vallée est beaucoup plus fertile que celle qui mène à Arica en venant d’Iquique, on y voit même des vaches ! les premières depuis que nous venons en Amérique du Sud.

La route monte, monte… Et toujours, du fin fond de la Patagonie à l’extrême nord du Chili, les sanctuaires. Tous les 10-20 km, nous nous arrêtons pour déboucher le bidon d'essence, enveloppé dans deux grands sacs-poubelle noirs que nous a donnés Pamela en partant; il gonfle à une vitesse étonnante avec la pression atmosphérique, car nous allons passer du niveau de la mer à 3600 mètres. Le paysage change constamment, avec les volcans en toile de fond. Nous faisons de nombreux arrêts, comme nous l'a conseillé Alain (d'Etigny), buvons de l'infusion de feuilles de coca préparée dans la thermos avant de partir, c'est d'ailleurs assez bon avec du sucre (Valérie, à qui nous l'avons fait goûter à San Pedro, trouvait que ça sentait le gazon ;-)). Nous commençons à voir les premiers cactus candélabres (Browningia candelaris), espacés très régulièrement sur les pentes montagneuses, et ce peu de végétation après cette immensité minérale que nous n'avons pas quittée depuis San Pedro, si l'on excepte les palmiers et les fleurs d'Iquique, nous fait beaucoup de bien. D'ailleurs, plus nous montons, plus la végétation augmente, contrairement à la montagne en France. En fait, sur les hauteurs il y a toujours de l'eau de fonte des neiges et la température reste clémente au moins dans la journée. 3000 m. Dans un virage, en hauteur, le Pukara de Copaquilla, qui date du XIIe siècle mais a été partiellement restauré par l’université de Tarapaca en 1979, comptait 400 pièces... De là, vue vertigineuse sur la gorge au-dessous… A l'horizon, les volcans Nevados de Putre (5825 m) à gauche et Taapaca (5860 m) à droite.

Le spectacle est aussi dans le ciel. La Lune est horizontale ! Pour avoir l’explication : (culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/...M_CSP_Ph...)

Les pentes sont maintenant vert bronze au plus loin que porte le regard, constellées de petits arbustes et de cactus; peu après, nous voyons nos premières fleurs, jaunes pour la plupart.

La route escalade les montagnes gigantesques de la Cordillère aux flancs de plus en plus raides, nous sommes maintenant au belvédère au-dessus de Putre.

Verdoyant, niché en haut d'une vallée au pied du grand volcan encore blanc de neige, Putre s’appelle Puxtiri en langue aymara, autrement dit « murmure des eaux », et on comprend pourquoi : un ruisseau dévale une de ses rues pavées d'immenses dalles irrégulières gris clair. Après la sécheresse, nous voici, à 3560 m, dans la végétation et le chant de l’eau… Quelques quebrachos colorados géants, arbres au bois de fer, dont on extrait le tanin, dominent les petites maisons au toit de chaume et, plus bas, les terrasses cultivées vieilles de neuf mille ans... Le Terrace Lodge se trouve non loin de l'entrée, sur la gauche, au 25 Circumvalacion. Les propriétaires italiens sont accueillants et chaleureux, les chambres jolies, décorées avec goût et d'une propreté irréprochable. Les couleurs acidulées jaune et orange de la salle à manger sont accentuées par le soleil qui pénètre à l'intérieur par de grandes baies vitrées. Dans le jardin, des chats jouent au chat et à la souris...

Mercredi 2 Putre (Parc Lauca, Lac Chungará)

Délicieux petit déjeuner: jus de pêche, yaourt à la vanille, fromage de chèvre frais local, deux sortes de pain et de la brioche, beurre et gelée de mûres, céréales, clémentines... Décidément, c'est une excellente adresse. Flavio (nous avons su son nom par Jean-Charles Dekeyser) est parti tôt à Arica et rentrera le soir avec, entre autres, de l'essence pour remplir le réservoir des clients qui en ont besoin.

Aujourd'hui nous partons pour le lac Chungará – considéré comme le plus haut du monde à 4517 mètres –, à une soixantaine de kilomètres par une route que nous pensions goudronnée jusqu'à la frontière bolivienne. Nous prenons dès le départ, juste à la sortie de Putre, une petite piste sur la gauche indiquée « Chungará », en pensant qu’elle doit éviter tous les virages au-dessus du village. Elle passe par la montagne, tourne et vire, monte et descend, se rétrécit, s’élargit… Pas âme qui vive à l’horizon, juste les sommets, et nous dans les cahots et la poussière… Nous n’en voyons pas la fin et nous commençons à nous demander si nous ne nous sommes pas trompés lorsque nous apercevons, juste au-dessus, la route goudronnée.

La lumière est très pure, aucun nuage ne vient la voiler. Nous croisons quelques camions boliviens, doublons quelques camions chiliens... sans nous douter de ce qui nous attend. Un arrêt à Las Cuevas (les grottes), pour nous (ré)habituer à l'altitude après ces trois nuits au bord de la mer. Il fait un froid glacial malgré le ciel bleu, le vent se glisse sous nos polaires et nous transperce jusqu’aux os. Le chemin enjambe un « bofedal », sorte de plaine marécageuse envahie de gros coussins d’herbe entre lesquels glisse toute une faune aviaire. Mais les bofedales, alimentés par l’eau de la fonte des neiges ou l’eau de pluie, sont aussi particulièrement appréciés des vigognes, lamas et alpacas qui viennent brouter là avec gourmandise pendant la saison sèche (de mai à décembre).

Oh oh ! voici nos premières viscaches, sorte de gros lapins à queue de chat angora... entourées de petites boules grises qui courent dans tous les sens et se poursuivent : ce sont les bébés viscaches ! Zut, je n’ai justement pas le bon objectif, il est resté dans la voiture… Les viscaches passent une partie de leur temps à bronzer au soleil, à jouer ou à se toiletter. Après ces tâches épuisantes, elles filent faire la sieste à l'ombre d'un rocher. J’en connais une qui ne se doute pas qu’elle est photographiée… Une vingtaine de mètres plus loin, c’est le domaine des si jolies sarcelles tachetées (Anas flavirostris).

Le chemin, court, un kilomètre et demi, passe au-dessus de la route, longe un étang sur lequel va et vient une mouette des Andes, avec son drôle de masque noir et ses yeux bordés de blanc que, de loin, on croirait bleu clair ; puis il contourne les grottes dont l'ouverture donne sur les étendues couvertes d’ichus, que broutent consciencieusement quelques gracieuses vigognes, et les volcans enneigés (ici, l'horizon est toujours occupé par un ou plusieurs volcans). A l’intérieur, c’est l’heure de la sieste…

Retour à la voiture dans laquelle nous nous engouffrons, toujours aussi transis. Le bâtiment de la Conaf, lui, est fermé (pour tout dire on ne les a pas souvent vus ouverts).

Nous repartons, et débute alors notre calvaire qui durera quasi toute la journée. Les Chiliens ont eu la riche idée de vouloir refaire la route d'un seul bloc jusqu'au lac, soit une petite soixantaine de kilomètres. Nous arrivons sur le premier « desvio » (« déviation », en l'occurrence voie unique. Une cahute, un employé harnaché comme un cosmonaute à cause de la poussière de la piste soulevée par les camions, un panneau « Pare » (« stop »), au dos duquel est inscrit « Siga » (« avancez »). Et l'attente commence... Il fait beau, tout le monde a l'air très relax. Les camionneurs coupent leur moteur, nous aussi, et font le tour de leur camion pour voir si tout est en ordre: bâche, chargement, pneus... Devant nous, une famille bolivienne descend de son pick-up, la mère installe ses trois jeunes enfants sur une couverture tandis que le père sort sa grosse boîte de douilles (pour clé à cliquet) et la renverse devant eux, ce qui s’avère tout de suite un jeu passionnant : il faut ranger chaque douille dans son logement propre. Un quart d'heure passe, vingt minutes, vingt-cinq minutes... les enfants jouent toujours…

Soudain, dans un nuage de poussière, arrivent en face les premiers camions boliviens et pick-up de chantier. La file est interminable… Lorsque tout le monde est enfin passé, nous nous apprêtons à démarrer mais nous avons tout faux ! Le trafic étant plus important en provenance de Bolivie, il faut attendre que les camionneurs chiliens grossissent la file de notre côté… L:-( L'attente se poursuit... et au total durera près de trois quarts d'heure.

Cette fois nous voilà partis pour le lac Chungará – pensons-nous... La piste est mauvaise et par endroits défoncée – tôle très très ondulée, gravier, caillasse et un peu tout ce qu'on veut, y compris une planche cloutée qui n’a pas atterri du « bon » côté, comme les tartines, non, là les clous sont en l’air et on les évite d'extrême justesse. Il faut ajouter les nombreux camions qui roulent comme s’ils étaient sur l’autoroute ou presque, mitraillant généreusement au passage ce qui se trouve à leur portée, et nous obligeant à des écarts constants.

Bientôt nous arrivons au poste des gardes. Les occupants d'un van sont occupés à donner des gâteaux à un lama et à un alpaca... No comment... Nous allons voir le garde de service, car nous avions compris qu'il fallait nous enregistrer; il est en train de lire le journal, affalé sur son siège, et visiblement nous le dérangeons. D’un air excédé, il nous fait un geste de la main pour nous dire de dégager de sous son nez. Très bien... Restons calmes…

Nous continuons notre route sur cette longue et vilaine balafre sillonnée par des centaines de camions et ponctuée de « desvios » où il nous faut encore et toujours attendre… lorsqu’ils sont gardés, car bien souvent il n’y a personne pour assurer la sécurité sur ces portions de sens unique, notamment lorsqu’elles ne sont pas très longues. Aucune berline, aucun 4 x 4, uniquement des pick-up de chantier. J'ai l'œil rivé sur chaque mètre carré à l'avant de la voiture, pour éviter le caillou pointu, le morceau de métal, l'éclat de verre qui pourrait nous faire crever. Et pendant ce temps, à droite et à gauche, les merveilles défilent... Les vigognes ont un poil incomparablement plus beau que leurs cousines de San Pedro. On voit que la table est autrement meilleure ici !

Parinacota a la bonne idée de se trouver à l’écart de la route principale, ce qui nous permet de fuir la poussière – elle s'insinue absolument partout dans la voiture, nous en sommes recouverts, nous en respirons, nous en avalons... – et ces centaines de camions qui foncent vers la Bolivie ou en reviennent. Le village est désert sous le soleil brûlant. Une vieille femme aymara nous interpelle, elle vend des boissons et différentes choses à manger, nous hésitons, à la fois très tentés et réticents, car derrière elle le local est malheureusement d'une saleté repoussante. L'église (du XVIIe siècle, reconstruite au XVIIIe) est comme tant d’autres très belle dans sa simplicité. Blanche, toit de chaume, clocher séparé du corps principal, pierre volcanique rose. Il n'y a pas un chat sur la place ni dans les ruelles adjacentes, comme souvent dans les villages que nous traversons. Pas un chat, pas un chien non plus...

Le ciel se charge de nuages, ce qui ne présage rien de bon pour admirer les eaux émeraude du lac Chungará… Nous rejoignons la piste principale en empruntant un autre chemin et arrivons peu après aux lagunas de Cotacotani. Un petit air de lac Powell, en modèle réduit ;-) L’eau rejoint la Bolivie toute proche et le lac Coipasa, via le río Lauca.

(Lagunes de Cotacotani. A droite le volcan Parinacota (6348 m) et derrière lui le Pomerape (6240 m). Ils forment le volcan complexe Nevados de Payachatas.)

Le lac Chungará est aussi gris que le ciel, au-dessus. Nous cherchons en vain un éclat émeraude, mais peu importe, ses rives sont si belles, dominées par les volcans chapeautés de neige, arpentées par une multitude d’oiseaux, flamants, foulques, mouettes, sarcelles…

Je ne sais pas pourquoi, tout d’un coup, je me demande où sont mes lunettes de soleil. Je cherche, je cherche, on regarde un peu partout dans la voiture, sous les sièges, etc., et je ne peux que constater que j’ai gagné ma journée en les perdant !! Les paroles de l'ophtalmo me reviennent en mémoire: « Par pitié, jamais au soleil sans vos lunettes!! »

Etant donné l’état de la piste et le nombre de camions qui circulent toujours dessus, nous renonçons à aller jusqu’à la frontière bolivienne. Il nous a fallu déjà les trois quarts de la journée pour arriver ici, maintenant il nous faut refaire toute la piste en sens inverse… En repassant devant les lagunes Cotacotani, je m’arrête pour photographier la très étrange azorella compacta et je tombe sur… le repaire des OVNI !

L’azorella compacta, qui pousse entre 3200 m et 5000 m dans ce coin des Andes qui regroupe l’altiplano chilien, bolivien et argentin, est une plante extraordinaire ! Non seulement elle peut vivre jusqu’à trois mille ans ( !!), mais sa pousse est infiniment lente (de un à deux millimètres chaque année). Les fleurs, hermaphrodites, se serrent les unes contre les autres pour garder la chaleur du jour.

Sur le chemin du retour nous reprenons la piste pour Parinacota, au cas où, mais mes lunettes ne sont pas là, il faut que je me fasse une raison.

A un « desvio » non gardé nous nous retrouvons nez à nez avec un camion, à un autre, avec un pick-up !!

Nous rentrons, exténués, au Terrace Lodge...

Jeudi 3 De Putre au salar de Surire Du salar de Surire à Colchane

Nous dégustons une nouvelle fois le petit déjeuner, préparons nos affaires, puis Flavio complète le réservoir d'essence avec trente-deux litres et demi. Tout le monde nous ayant déconseillé de prendre la piste en berline, nous posons une fois encore la question au cas où il aurait la bonne idée de nous rassurer, en précisant qu'on a l'habitude des pistes, même en berline... Il regarde la voiture, s'exclame avec un sourire « Ah, c'est une Fiat! » (il est italien), vérifie la garde au sol et nous dit « Pas de problème, en faisant attention vous pouvez aller jusqu'à Colchane ». Ouf! Avec le bidon de dix-huit litres acheté à Arica, nous voilà parés pour rejoindre Iquique via les 230 km de piste de l'altiplano qui mènent à Colchane. Avant de payer, je lui raconte que la veille j'ai perdu mes lunettes de soleil, il part, et revient peu après avec une paire que des clients ont oubliée. Quelle chance! Elles vont bien me dépanner. Nous quittons avec regret le Terrace Lodge et ses propriétaires si accueillants.

La piste démarre sur celle de Chungará, à l'endroit du premier « desvio », sur la droite. Plutôt que de faire la queue une demi-heure, Alain va demander à l'employé responsable du passage si l'on peut doubler la file pour partir sur Surire. Il est d'accord. Nous laissons tout le monde derrière nous et filons sur cette belle piste presque déserte.

L'air est d'une transparence que nous n'avons jamais vue nulle part. Au loin, les cônes sombres des volcans accrochent un cordon de nuages. Les vigognes aux grands yeux noirs broutent avec délicatesse une herbe invisible entre les touffes d’ichus ou celle des « bofedales », en compagnie parfois de lamas ou d'alpacas. Seule ombre au tableau, la poussière de la piste qui, comme hier – les camions en moins –, est omniprésente, pénètre absolument partout dans la voiture et me fait craindre pour le boîtier et les objectifs. Mais le paysage constamment magnifique fait passer ces désagréments. Tiens, quand on parle du loup... voilà justement un camion qui traîne son long voile ocre derrière lui...

L’horizon est dominé depuis un bon moment par le volcan Guallatire (de l'aymara wallatiri : « lugar de guallatas », autrement dit « lieu des ouettes des Andes ») et son cône coincé entre deux mamelons, qui lance droit vers le ciel un nuage de vapeur et de gaz. C'est un des volcans les plus actifs du nord du Chili, dont la dernière éruption date de 1960. Caché derrière lui, le stratovolcan Acotango (6052 m) qui, avec l'Elena Capurata (5990 m) et l'Umarata (5746 m), forme le volcan complexe bolivien Nevados de Quimsachata. Les Aymaras les appellent les Trois Sœurs (Quimsa = trois). Nous qui aimons particulièrement les volcans, nous sommes comblés.

Sous l’immense volcan, bien exposé en cas d’éruption, le petit village de Guallatire, balayé par le vent, silencieux et désert. Personne du côté de la maison des gardes, c’est l’heure du repas. Nous ralentissons en passant, histoire de voir si quelqu’un va sortir, puis nous partons nous garer près de l’église. Elle est simple et belle, mais fermée, encore une fois… Un projet de restauration est en cours. Le problème de ces églises, c’est que les villages sont peu à peu désertés et qu’elles finissent par tomber en ruine.

Au-dessous, un bofedal suit les boucles du río Lauca, la vallée est verdoyante et fait les délices d’un troupeau de lamas et d’alpacas. Il est parfois très difficile de savoir si ce sont les uns ou les autres, et pourtant ils ne se ressemblent pas. Mais les croisements entre un lama mâle et un alpaca femelle donnent les huarizos, ce qui explique certainement la difficulté à en différencier certains.

Nous reprenons la piste sans avoir vu âme qui vive… Nous sommes toujours à 4200 m. Par moments, le paysage change radicalement , la végétation disparaît, seul l'ichu s'ancre dans le sable et la pierre, résiste et s'arc-boute sous les assauts du vent, essaime vers les sommets.

Il y a de longues parties de tôle ondulée sur lesquelles il faut accélérer, comme sur les pistes de Patagonie ou la Ruta 40, si l'on veut arriver autrement qu'en pièces détachées à Surire. On nous avait dit que la piste était parfaitement indiquée pour le salar (seul Alain d'Etigny nous avait prévenus qu'il fallait faire attention parce qu'il y avait peu d’indications), or jamais aucun panneau ne le mentionne, ce qui promet pour Colchane...

Aidés du GPS, nous finissons subitement par l'apercevoir, dans toute sa blancheur. Une brume de sel court à la surface... Et puis, un peu plus loin, nous distinguons au centre de gros camions qui vont et viennent, et d'immenses tas de sel de borax ainsi que de nombreux bâtiments sur sa berge. Nous pensons arriver dans un environnement complètement sauvage... Le sud du salar n'est pas exploité et retrouve une vie animale.

Les trois espèces de flamants cohabitent ici. Par contre nous ne voyons pas la plume d'un seul nandu ou suri, qui ont donné son nom au salar. Ce n'est sans doute pas la bonne saison. Dommage...

A l'extrémité est, nous apercevons deux ou trois baraques dont celle des carabineros à qui nous allons demander l'état de la piste pour Colchane – en espérant qu'ils seront plus aimables que celui de la piste pour Chungará –, et le refuge de la Conaf (qui « gère » le parc, ou plutôt le refuge). Mais une fois sur place, tout est fermé : le refuge on le savait, mais il n'y a pas plus de carabineros pour nous renseigner que de beurre en broche. Seuls deux ou trois Indiens s'affairent autour d'une estafette. L’un d'eux nous indique que faire et ne pas faire en nous disant: « Houlaaa, c'est la première fois que vous allez faire cette piste?! » avec un air plus que dubitatif. Voilà qui n'est pas fait pour me rassurer. Ce n'est pas la piste qui m'inquiète, mais l'idée de se perdre et de passer la nuit dans la voiture, sans duvet, à – 10 ou – 15 °. La carte ne lui dit rien, sans doute ne sait-il pas lire, et il nous conseille de nous diriger droit sur les montagnes en face.

Le long de la rive, un peu plus loin en contrebas, on aperçoit des vigognes et des flamants aux longues pattes graciles qui se reflètent dans l'eau sombre. Le temps que je sorte de la voiture avec mille précautions, les vigognes s'enfuient dans le moutonnement de sel et d’herbe blonde.

Nous pique-niquons avec les délicieuses boîtes de « La Belle-Iloise » offertes par Françoise, mais je reste anxieuse, tandis qu'Alain, qui n'a jamais peur de rien, est particulièrement relax. A 15 heures, nous partons pour la dernière partie de cette journée qui a été si difficile à préparer jusqu'au dernier moment. Les avis étaient quasi unanimes sur la difficulté de la faire en berline – le dernier étant celui de l'Indien qui nous a renseignés à côté du refuge –, voire même simplement parce que s'il nous arrivait quelque chose, personne ne passerait par là et que les conséquences pourraient alors être catastrophiques.

Les pistes se croisent et se recroisent, et lorsqu'il y a un panneau il mentionne des noms de village non indiqués sur nos cartes. Quant au GPS (un Oregon 400t), il veut obstinément nous envoyer sur la droite, au milieu des bofedales, parallèlement à la piste… Malgré cela, la piste est étroite mais relativement bonne, voire très bonne, bien que très sableuse par endroits. Quelques coups de volant « cisaillés » et ça passe sans problème. 4200 m, 4300 m, l'air est toujours aussi pur et le ciel aussi bleu. Sur les pentes, l’azorella veloutée est reine, une très vieille reine sans doute, si l’on en juge à sa taille, étant donné qu’elle ne pousse que de un à deux millimètres par an.

Sur l’atiplano, le feu et l’eau se mêlent constamment. Les bofedales sinuent en suivant le lit des ruisseaux, dominés par les volcans, sur les flancs desquels les dernières coulées de laves ont laissé des traces laiteuses ou cuivrées.

Aucun être humain, homme ou animal, dans ce silence presque palpable, qui pèse plus lourd qu'ailleurs... Jamais l'impression de solitude n'a été aussi grande.

Nous passons un gué un peu délicat, puis un second. Plus loin, dans un autre virage en descente, il faut aller repérer le terrain de près pour calculer ou poser les pneus. Les petits villages abandonnés se succèdent, les murs d'adobe sont encore debout mais les toits n'existent plus depuis longtemps, excepté celui de l'église. Curieusement, lorsqu'ils sont habités, les villages sont tout aussi déserts.

Nous quittons les sommets pour redescendre sur un haut plateau en espérant apercevoir Colchane. Mais non, nous ne voyons « rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »… heureusement Barbe-Bleue n’est pas dans les parages. La piste file droit devant ou plonge dans un virage serré, toujours caillouteux, voire rocheux. Nous arrivons à Isluga surmonté par le volcan du même nom, village pratiquement désert, excepté lors de la fête de saint Thomas, le 21 décembre. Les communautés se rassemblent alors, viennent même ceux qui ont quitté l’altiplano pour les villes côtières. Une ou deux photos de l’église, et nous repartons pour Colchane, à dix kilomètres de là, car nous avons hâte d'être arrivés.

Les maisons de Colchane – localité qui date des années 70, autant dire d’hier – sont dispersées le long d'une large route rectiligne à l’américaine, perdue au milieu des cactus de l’altiplano aymara, sur laquelle nous trouvons la grande bâtisse bleu et bordeaux de l'hôtel Isluga.

Il est étonnant de voir que la cour ou l’enclos que chaque maison a sur l’arrière est fermé par une haute palissade de bois ou bien, comme à l’hôtel, par des bâtiments en dur et une immense porte à deux battants. C’est là, au milieu des poules et de toutes sortes de choses, que nous garerons la voiture, le plus près du mur et collée à la précédente, comme dans un ferry, guidé par un jeune Indien. La Bolivie est à un jet de pierre – au bout d’une immense avenue bordée d’une multitude de lampadaires d’autoroute, totalement incongrus dans le décor –, et ceci explique sans doute cela.

La chambre est belle et grande et, pour la première fois, il y a même du shampoing...

********** Seconde partie ********************

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Hôtel au centre de Barcelone? English translation pending
by Bibi237 · 2012-02-12 · 12 replies
Bonjour, Nous partons à Barcelone en mai prochain, auriez vous un hôtel à recommander au centre de Barcelone ? Merci pour l'info. Bibi
Concours photo VF février 2012: "La couleur jaune" English translation pending
by Herikles · 2012-01-31 · 230 replies
Forumeuses, Forumeurs... Bonsoir ! 🙂

Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.

Le 20e concours photos de est donc ouvert.

La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.

Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄

Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.

3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.

Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).

Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.

Fini de rire (jaune ). A vos photos.

🙂🙂🙂

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