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Notre voyage dans l'Ouest américain en famille cet été 2012 English translation pending
Voilà tout juste une semaine qu'on est rentré, il est temps de raconter notre voyage réalisé cet été du 15 juillet au 7 août avec nos 3 enfants de 10,13 et 16 ans.
Je vais commencer par rappeler notre programme mis au point avec l'aide de nombreux forumeurs dévoués que je salue au passage😉:
J1 Arrivée à Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J2 Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J3 Las Vegas>Vallée of Fire>Zion. Nuit:camping Watchman Zion. J4 Zion>Bryce Canyon.Nuit: camping Sunset Bryce Canyon. J5 Bryce Canyon>Page Nuit:camping Wahweap Marina. J6 Bateau sur lac Powell.Nuit:camping Wahweap Marina J7 Page>Monument Valley;Horseshoe Bend + Lower Antelope Canyon.Nuit:camping Goulding’s Monument Valley J8 Monument-Valley>Grand Canyon. Nuit:camping Mather campground Grand Canyon J9 Grand Canyon>Las Vegas.Nuit: hôtel Siena Suites Las Vegas J10 Las Vegas> Death Valley.Nuit: hôtel Furnace Creek Ranch Death Valley J11 Death Valley>Lee Vining;Bodie.Nuit: Mono Vista RV Park Lee Vining J12 Lee-Vining>Yosemite;Monolake. Nuit: camping Wawona Yosemite J13 Yosemite.Nuit: camping Wawona Yosemite J14 Yosemite>San Francisco.Nuit:hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J15 San Francisco.Nuit: hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J16 San Francisco>Monterey.Nuit: camping Saddle Mountain Carmel J17 Monterey>Morro Bay; Baleines.Nuit: camping State Park Morro Bay J18 Morro Bay>Los Angeles;Santa Barbara.Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J19 Universal Studios Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J20 Los Angeles. Nuit:hôtel Saharan Motor Los Angeles J21 Los-Angeles>Las Vegas; Nuit:hôtel The Stratosphere Las Vegas J22 Derniers achats + départ début am .
J'avais réservé toutes les nuits en camping et hôtel (vivement conseillé, tous nos campings affichaient complets), le bateau pour le lac Powell et les billets pour Universal Studios et bien sûr les transports (billets avion, taxi, location voiture). Mon bilan: si c'était à refaire, eh bien, je n'enlèverai rien car tout est beau mais j'ajouterai des jours pour avoir le temps de se poser (et se reposer!). Voici les nuits que j'ajouterais: 1 à Bryce, 1 à Page, 1 à San Francisco, 1 à Santa Barbara et 1 à Las Vegas à la fin soit 5 jours de plus. Je déconseille donc vivement de faire le même circuit avec moins de jours ( des amis ont fait quasiment le même avec 5 jours en moins, je n'imagine pas!). Ou alors, je garderai notre circuit mais en remplaçant le camping par des motels, le camping étant chronophage. Un avis différent:pour le même nombre de jours, mon mari "zapperait" la partie Death Valley et Yosemite qu'il a trouvé moins grandiose.
Demain, j'essaye de vous poster notre bilan financier avant de raconter notre voyage jour par jour.Bonne nuit!
J1 Arrivée à Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J2 Las Vegas.Nuit: hôtel Cancun Resort Las Vegas. J3 Las Vegas>Vallée of Fire>Zion. Nuit:camping Watchman Zion. J4 Zion>Bryce Canyon.Nuit: camping Sunset Bryce Canyon. J5 Bryce Canyon>Page Nuit:camping Wahweap Marina. J6 Bateau sur lac Powell.Nuit:camping Wahweap Marina J7 Page>Monument Valley;Horseshoe Bend + Lower Antelope Canyon.Nuit:camping Goulding’s Monument Valley J8 Monument-Valley>Grand Canyon. Nuit:camping Mather campground Grand Canyon J9 Grand Canyon>Las Vegas.Nuit: hôtel Siena Suites Las Vegas J10 Las Vegas> Death Valley.Nuit: hôtel Furnace Creek Ranch Death Valley J11 Death Valley>Lee Vining;Bodie.Nuit: Mono Vista RV Park Lee Vining J12 Lee-Vining>Yosemite;Monolake. Nuit: camping Wawona Yosemite J13 Yosemite.Nuit: camping Wawona Yosemite J14 Yosemite>San Francisco.Nuit:hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J15 San Francisco.Nuit: hôtel Royal Pacific Motor Inn San Francisco J16 San Francisco>Monterey.Nuit: camping Saddle Mountain Carmel J17 Monterey>Morro Bay; Baleines.Nuit: camping State Park Morro Bay J18 Morro Bay>Los Angeles;Santa Barbara.Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J19 Universal Studios Nuit: hôtel Saharan Motor Los Angeles J20 Los Angeles. Nuit:hôtel Saharan Motor Los Angeles J21 Los-Angeles>Las Vegas; Nuit:hôtel The Stratosphere Las Vegas J22 Derniers achats + départ début am .
J'avais réservé toutes les nuits en camping et hôtel (vivement conseillé, tous nos campings affichaient complets), le bateau pour le lac Powell et les billets pour Universal Studios et bien sûr les transports (billets avion, taxi, location voiture). Mon bilan: si c'était à refaire, eh bien, je n'enlèverai rien car tout est beau mais j'ajouterai des jours pour avoir le temps de se poser (et se reposer!). Voici les nuits que j'ajouterais: 1 à Bryce, 1 à Page, 1 à San Francisco, 1 à Santa Barbara et 1 à Las Vegas à la fin soit 5 jours de plus. Je déconseille donc vivement de faire le même circuit avec moins de jours ( des amis ont fait quasiment le même avec 5 jours en moins, je n'imagine pas!). Ou alors, je garderai notre circuit mais en remplaçant le camping par des motels, le camping étant chronophage. Un avis différent:pour le même nombre de jours, mon mari "zapperait" la partie Death Valley et Yosemite qu'il a trouvé moins grandiose.
Demain, j'essaye de vous poster notre bilan financier avant de raconter notre voyage jour par jour.Bonne nuit!
Itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
ça y est c'est à moi de demander votre avis concernant notre itinéraire sur 3 semaines en septembre prochain aux USA. Nous arrivons le samedi 8 à SF et retour le 29 depuis Los Angeles. Voici le parcours retenu pour l'instant : suivez le lien https://maps.google.fr/maps?saddr=san+francisco&daddr=Yosemite, +Comt%C3%A9+de+Mariposa, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Onion+Valley+Campground, +Independence, +CA, +United+States+to:Death+Valley+National+Park, +Inyo, +CA, +United+States+to:las+vegas+to:Zion+National+Park, +Hurricane, +UT, +United+States+to:Bryce+Canyon, +Tropic, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Arches+National+Park, +Moab, +UT, +United+States+to:Moab, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Canyonlands, +Moab, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Dead+Horse+Point, +Moab, +Utah, +Verenigde+Staten+to:monument+valley+to:Page, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Grand+Canyon, +Coconino, +AZ, +United+States+to:SAGUARO+National+Park, +North+Kinney+Road, +Tucson, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.56798, -115.883789&spn=10.554514,14.128418&sll=36.368222, -115.708008&sspn=10.448644,14.128418&geocode=FVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFWRVQAIdDWng-CH-A4DtLJwkLSnF7Ir1nfCWgDH-A4DtLJwkLQ%3BFfsVMQId_0Xy-CGPVSVIQRLLNSm1eetWScC_gDGPVSVIQRLLNQ%3BFU8HLQIdl4IF-SHz9_vxMQXCDSkn3GYQ60vHgDHz9_vxMQXCDQ%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFf3BNwIdkwdE-SH1VjaqFToufCnZ-ESI0OrKgDH1VjaqFToufA%3BFeh7PQId9TlQ-SEGbay--9jpaykt68MCxms1hzEGbay--9jpaw%3BFcHbTgIddNh3-SGJDD5sPCzZyyln2FxRV99HhzGJDD5sPCzZyw%3BFQSVTAId8WZ4-SmNLbia5eFHhzEtxNXxerEyCw%3BFbLiSAIdtmZz-SGq5gLFqVKkFSmpphhF7uFHhzGq5gLFqVKkFQ%3BFdCLSwIdq5p1-SGHyWuzNDzidin7F3GqQw5IhzGHyWuzNDzidg%3BFVZmNAId1Q10-Slj47FSjUw3hzHgPO84blzX4w%3BFSJGMwIdp1Fb-SmPdc39WxM0hzE5TjhTUS-Ybg%3BFZUeJgIdNeFQ-SE7YzTC5Mlivimtv2mAsxAzhzE7YzTC5Mlivg%3BFVlu6wEdaQdn-SHGA2lNF-HhvCm3REX0e97VhjHGA2lNF-HhvA%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g&oq=saguaro&doflg=ptk&mra=ls&t=m&z=6
Questions : Circuit de formule 1 (trop long sur 3 semaines) ? Points à rajouter/supprimer ? Le parc de Saguaro n'est-il pas trop au sud pour le temps dont nous disposons ? Faut-il réserver dans les parcs (hébergement ou visite). Dans le guide, ils réservent tout....
Petites précisions : on passera les 3 premiers jours à San Francisco, puis Yosemite 2 jours, puis c'est l'inconnu total... Mon pote aimerait juste passer 3 jours à Las Vegas. Perso, je trouve que c'est trop de temps, non ? Enfin, pour étape 3 j'ai mis Onion pour Sequoia Park de façon à rentrer dans le parc sans devoir le contourner par le Sud. Quelqu'un connait ?
Merci pour vos réponses. Je compte sur vous car un peu fouillis dans ma tête pour le moment..
ça y est c'est à moi de demander votre avis concernant notre itinéraire sur 3 semaines en septembre prochain aux USA. Nous arrivons le samedi 8 à SF et retour le 29 depuis Los Angeles. Voici le parcours retenu pour l'instant : suivez le lien https://maps.google.fr/maps?saddr=san+francisco&daddr=Yosemite, +Comt%C3%A9+de+Mariposa, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Onion+Valley+Campground, +Independence, +CA, +United+States+to:Death+Valley+National+Park, +Inyo, +CA, +United+States+to:las+vegas+to:Zion+National+Park, +Hurricane, +UT, +United+States+to:Bryce+Canyon, +Tropic, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Arches+National+Park, +Moab, +UT, +United+States+to:Moab, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Canyonlands, +Moab, +Utah, +%C3%89tats-Unis+to:Dead+Horse+Point, +Moab, +Utah, +Verenigde+Staten+to:monument+valley+to:Page, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Grand+Canyon, +Coconino, +AZ, +United+States+to:SAGUARO+National+Park, +North+Kinney+Road, +Tucson, +Arizona, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.56798, -115.883789&spn=10.554514,14.128418&sll=36.368222, -115.708008&sspn=10.448644,14.128418&geocode=FVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFWRVQAIdDWng-CH-A4DtLJwkLSnF7Ir1nfCWgDH-A4DtLJwkLQ%3BFfsVMQId_0Xy-CGPVSVIQRLLNSm1eetWScC_gDGPVSVIQRLLNQ%3BFU8HLQIdl4IF-SHz9_vxMQXCDSkn3GYQ60vHgDHz9_vxMQXCDQ%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFf3BNwIdkwdE-SH1VjaqFToufCnZ-ESI0OrKgDH1VjaqFToufA%3BFeh7PQId9TlQ-SEGbay--9jpaykt68MCxms1hzEGbay--9jpaw%3BFcHbTgIddNh3-SGJDD5sPCzZyyln2FxRV99HhzGJDD5sPCzZyw%3BFQSVTAId8WZ4-SmNLbia5eFHhzEtxNXxerEyCw%3BFbLiSAIdtmZz-SGq5gLFqVKkFSmpphhF7uFHhzGq5gLFqVKkFQ%3BFdCLSwIdq5p1-SGHyWuzNDzidin7F3GqQw5IhzGHyWuzNDzidg%3BFVZmNAId1Q10-Slj47FSjUw3hzHgPO84blzX4w%3BFSJGMwIdp1Fb-SmPdc39WxM0hzE5TjhTUS-Ybg%3BFZUeJgIdNeFQ-SE7YzTC5Mlivimtv2mAsxAzhzE7YzTC5Mlivg%3BFVlu6wEdaQdn-SHGA2lNF-HhvCm3REX0e97VhjHGA2lNF-HhvA%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g&oq=saguaro&doflg=ptk&mra=ls&t=m&z=6
Questions : Circuit de formule 1 (trop long sur 3 semaines) ? Points à rajouter/supprimer ? Le parc de Saguaro n'est-il pas trop au sud pour le temps dont nous disposons ? Faut-il réserver dans les parcs (hébergement ou visite). Dans le guide, ils réservent tout....
Petites précisions : on passera les 3 premiers jours à San Francisco, puis Yosemite 2 jours, puis c'est l'inconnu total... Mon pote aimerait juste passer 3 jours à Las Vegas. Perso, je trouve que c'est trop de temps, non ? Enfin, pour étape 3 j'ai mis Onion pour Sequoia Park de façon à rentrer dans le parc sans devoir le contourner par le Sud. Quelqu'un connait ?
Merci pour vos réponses. Je compte sur vous car un peu fouillis dans ma tête pour le moment..
Alentours de Page: que visiter d'autres que les "classiques"? English translation pending
Hello,
De retour à Page et ses environs début octobre, je m'interroge sur ce que nous pourrions visiter, sachant que nous avons déjà vu qq "classiques" ? (CBN, CBS+ White Pocket, Edmaier's Secret, Wire Pass et le début de Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Wahweap Hoodoos, CCR, Old Paria, Waterholes Canyon, Cathedral Wash...)
J'ai déjà noté les 3 slots Canyon avec Hummer machin chose... mais l'an dernier, pas eu de réponse (ou alors très très lente) aux mails, sur place personne... quand enfin on a pu les joindre au tél, on ne pouvait soi disant faire qu'1 seul canyon (sans doute plus rentable de faire 1 Canyon à 99$ HT (en 2h) avec 5 personnes que 3 Canyons à 159$HT (en 4h) avec 2 personnes!)... donc perso, pour l'instant, je réfléchis à l'option... et puis la grimpette dans le slot canyon, ça ne m'emballe pas trop... j'ai un pb dès que mes pieds quittent le sol 😄...
Bref, si un(e) spécialiste du coin avait des suggestions, on serait preneur ! 🙂
@+ Vnoa
PS/ Sirde (merci Denis !) nous avait déjà indiqué Yellowrock via la Paria River que je garde au programme si faisable !
PS 2/ une quelconque balade en bateau sur le Lake Powell (même si les photos de Isap29 sont superbes 😎) n'est pas une option 😛
De retour à Page et ses environs début octobre, je m'interroge sur ce que nous pourrions visiter, sachant que nous avons déjà vu qq "classiques" ? (CBN, CBS+ White Pocket, Edmaier's Secret, Wire Pass et le début de Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Wahweap Hoodoos, CCR, Old Paria, Waterholes Canyon, Cathedral Wash...)
J'ai déjà noté les 3 slots Canyon avec Hummer machin chose... mais l'an dernier, pas eu de réponse (ou alors très très lente) aux mails, sur place personne... quand enfin on a pu les joindre au tél, on ne pouvait soi disant faire qu'1 seul canyon (sans doute plus rentable de faire 1 Canyon à 99$ HT (en 2h) avec 5 personnes que 3 Canyons à 159$HT (en 4h) avec 2 personnes!)... donc perso, pour l'instant, je réfléchis à l'option... et puis la grimpette dans le slot canyon, ça ne m'emballe pas trop... j'ai un pb dès que mes pieds quittent le sol 😄...
Bref, si un(e) spécialiste du coin avait des suggestions, on serait preneur ! 🙂
@+ Vnoa
PS/ Sirde (merci Denis !) nous avait déjà indiqué Yellowrock via la Paria River que je garde au programme si faisable !
PS 2/ une quelconque balade en bateau sur le Lake Powell (même si les photos de Isap29 sont superbes 😎) n'est pas une option 😛
Avis sur projet d'itinéraire sur la côte ouest des Etats-Unis en mai/juin 2013? English translation pending
Bonjour !
Voilà avec ma chérie, nous avons prévu de faire un voyage d'un peu plus de deux semaines sur la côte ouest des USA, en 2013 (grosso modo départ le 28 mai, retour le 13 juin).
J'ai déjà fait la côte ouest des USA, mais il y a longtemps (en 1998), et ma chérie ne l'ayant jamais fait, étant le pays de ses rêves, j'ai préparé un planning de voyage en gardant les choses essentielles à voir. Le voyage ne durant "que" 16 jours (si on pouvait y passer 3 mois on le ferait 🙂 ), j'ai été obligé de supprimer des endroits certes magnifiques (Arches NP, Zion NP), mais obligatoires à enlever si on veut en profiter un minimum et que ça reste quand même des vacances et non un sprint.
Voilà je vous soumets donc le projet, afin que vous me disiez ce que vous en pensez, niveau timing et niveau visites. Pour chaque jour, j'ai détaillé un petit peu le trajet prévu (avec quelques questions dedans 😉) et les choses à voir aux endroits visités, même s'il reste à bien le peaufiner, car je voudrais d'abord vos avis sur le circuit en lui-même. Bien évidemment, n'hésitez pas à me dire s'il y a des choses sympas à voir aux endroits cités, et aussi et surtout les trucs sympas à voir pendant les trajets entre les différents sites visités (s'il y a des petits bourgades, panoramas ou lieux sympas où s'arrêter pour quelques minutes), tel ou tel restaurant particulièrement dépaysant (on adore les "diner", on aimerait bien avoir quelques adresses avec la décoration si typique et bien sûr un repas sympa 😛)
En vous remerciant par avance pour vos avis et votre aide 🙂
Voilà donc le programme prévu :
JOUR 1 PARIS -> LOS ANGELES (arrivée début d’aprem à LA, douane/récupération de la voiture, arrivée à l’hôtel, journée déjà bouclée probablement ?)
JOUR 2 LOS ANGELES - Hollywood Sign : voilà ce que j'ai pu lire pour bien l'admirer : prendre Gower Street à partir d’Hollywood Boulevard, suivre la direction Nord et continuer par Beachwood Drive ou Tout au bout de Rockcliff Drive depuis Mulholland Drive ou Tout au bout de Beachwood Canyon depuis Franklin Boulevard. - Star Tour en Bus ? (ça durerait 2h et il paraît que ça peut être rigolo ? je ne l'avais pas fait lors de mon premier voyage) - Beverly Hills - Rodeo Drive - Hollywood Boulevard : Hollywood & Highland, Kodak Theatre, Grauman's Chinese Theater, Hollywood Walk of Fame - Sunset Boulevard - Sunset Strip - Griffith Observatory et le Griffith Park (notamment pour la vue de nuit sur Los Angeles) - Venice Beach - Santa Monica
JOUR 3 - départ pour KINGMAN (5h de route) - rythme tranquille, visite de quelques autres points de LA le matin si nécessaire.
JOUR 4 GRAND CANYON NATIONAL PARK - départ de Kingman pour Grand Canyon National Park (3h30 de route) - visite du Grand Canyon toute l’apr��s-midi et la soirée
JOUR 5 MONUMENT VALLEY - départ le matin (4h de route), arrivée en début d’après-midi - après-midi et soirée là bas à profiter du site et de la piste - le logement à l’hôtel en plein sur le site, avec le panorama en vaut-il le prix ?
JOUR 6 PAGE - départ pour Page (3h de route), arrivée en fin de matinée - Navajo Tribal Park : Antelope Canyon Lower et Upper (prévoir 2 heures chacun soit 4 heures ?) - Barrage de Page - lieu pour dormir qui apparemment a un très bon rapport qualité/prix ? : http://www.bashfulbobsmotel.com/ (Bashful Bob)
JOUR 7 TROPIC - départ pour TROPIC (3h de route), arrivée fin de matinée/début d’après-midi - après-midi consacrée à Bryce Canyon : Sunset Point
JOUR 8 LAS VEGAS - matin : lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon - puis départ pour Las Vegas début de matinée (4h30 de route), arrivée début d’après-midi - magasin d’usine en début d’après-midi - visite de Las Vegas, le Strip, repos à l’hôtel - on voudrait un hôtel avec chambre qui donne sur le Strip, avez vous des conseils dans le choix de l'hôtel pour un prix honnête ?
JOUR 9 DEATH VALLEY - départ matinée pour la Death Valley (2h30 de route) - visite de la Death Valley la journée - “Bad Water Basin” - Sunset Point : Zabriski Point - Scotty's Castle (à voir ?) - Mosaic canyon (à voir ?) - séjour à l’hôtel au motel (Furnace Creek) - Sunrise Point le lendemain matin
JOUR 10-11 matin LEE VINING - départ vers Lee Vining (4h de route) en début de matinée, arrivée en fin d’après-midi - finir la Death Valley - passage par la ville fantôme de Gold Point - ville fantôme de Bodie le JOUR 11 matin (2 heures) - Mono Lake (1 heure)
JOUR 11 après-midi-12 YOSEMITE PARK - départ début d’après-midi pour Yosemite Park (1h de route) - nuit camping au WHITE WOLF CAMPGROUND ou au camping BRIDALWEIL CREEK CAMPGROUND ? - MARIPOSA GROVE - GLACIER POINT
JOUR 13-14-15 SAN FRANCISCO - départ le matin pour San Francisco (4h de route), arrivée début d’après-midi - rendre la voiture en arrivant sur SF ? Utiliser les Cable Cars / Bus / à pied pour se déplacer dans la ville ? - Lombard Street - rue la plus pentue de SF (?) - bord de l’océan : parc + vieux bateaux + vue sur Alcatraz - the Transamerica Pyramid - boire un verre au sommet du TOP OF THE MARKS pour avoir un splendide coucher de soleil et vue sur San Francisco ? - Alcatraz - Alamo Square
- réserver une voiture décapotable/fun pour 2x1 journée pour longer la côte et : - Golden Gate Bridge (meilleur emplacement pour prendre les photos ?) - Sausalito - Twin Peaks - Fort Point - Présidio
JOUR 16 SAN FRANCISCO -> PARIS (arrivée le 13 juin 2013 à PARIS)
Voilà avec ma chérie, nous avons prévu de faire un voyage d'un peu plus de deux semaines sur la côte ouest des USA, en 2013 (grosso modo départ le 28 mai, retour le 13 juin).
J'ai déjà fait la côte ouest des USA, mais il y a longtemps (en 1998), et ma chérie ne l'ayant jamais fait, étant le pays de ses rêves, j'ai préparé un planning de voyage en gardant les choses essentielles à voir. Le voyage ne durant "que" 16 jours (si on pouvait y passer 3 mois on le ferait 🙂 ), j'ai été obligé de supprimer des endroits certes magnifiques (Arches NP, Zion NP), mais obligatoires à enlever si on veut en profiter un minimum et que ça reste quand même des vacances et non un sprint.
Voilà je vous soumets donc le projet, afin que vous me disiez ce que vous en pensez, niveau timing et niveau visites. Pour chaque jour, j'ai détaillé un petit peu le trajet prévu (avec quelques questions dedans 😉) et les choses à voir aux endroits visités, même s'il reste à bien le peaufiner, car je voudrais d'abord vos avis sur le circuit en lui-même. Bien évidemment, n'hésitez pas à me dire s'il y a des choses sympas à voir aux endroits cités, et aussi et surtout les trucs sympas à voir pendant les trajets entre les différents sites visités (s'il y a des petits bourgades, panoramas ou lieux sympas où s'arrêter pour quelques minutes), tel ou tel restaurant particulièrement dépaysant (on adore les "diner", on aimerait bien avoir quelques adresses avec la décoration si typique et bien sûr un repas sympa 😛)
En vous remerciant par avance pour vos avis et votre aide 🙂
Voilà donc le programme prévu :
JOUR 1 PARIS -> LOS ANGELES (arrivée début d’aprem à LA, douane/récupération de la voiture, arrivée à l’hôtel, journée déjà bouclée probablement ?)
JOUR 2 LOS ANGELES - Hollywood Sign : voilà ce que j'ai pu lire pour bien l'admirer : prendre Gower Street à partir d’Hollywood Boulevard, suivre la direction Nord et continuer par Beachwood Drive ou Tout au bout de Rockcliff Drive depuis Mulholland Drive ou Tout au bout de Beachwood Canyon depuis Franklin Boulevard. - Star Tour en Bus ? (ça durerait 2h et il paraît que ça peut être rigolo ? je ne l'avais pas fait lors de mon premier voyage) - Beverly Hills - Rodeo Drive - Hollywood Boulevard : Hollywood & Highland, Kodak Theatre, Grauman's Chinese Theater, Hollywood Walk of Fame - Sunset Boulevard - Sunset Strip - Griffith Observatory et le Griffith Park (notamment pour la vue de nuit sur Los Angeles) - Venice Beach - Santa Monica
JOUR 3 - départ pour KINGMAN (5h de route) - rythme tranquille, visite de quelques autres points de LA le matin si nécessaire.
JOUR 4 GRAND CANYON NATIONAL PARK - départ de Kingman pour Grand Canyon National Park (3h30 de route) - visite du Grand Canyon toute l’apr��s-midi et la soirée
JOUR 5 MONUMENT VALLEY - départ le matin (4h de route), arrivée en début d’après-midi - après-midi et soirée là bas à profiter du site et de la piste - le logement à l’hôtel en plein sur le site, avec le panorama en vaut-il le prix ?
JOUR 6 PAGE - départ pour Page (3h de route), arrivée en fin de matinée - Navajo Tribal Park : Antelope Canyon Lower et Upper (prévoir 2 heures chacun soit 4 heures ?) - Barrage de Page - lieu pour dormir qui apparemment a un très bon rapport qualité/prix ? : http://www.bashfulbobsmotel.com/ (Bashful Bob)
JOUR 7 TROPIC - départ pour TROPIC (3h de route), arrivée fin de matinée/début d’après-midi - après-midi consacrée à Bryce Canyon : Sunset Point
JOUR 8 LAS VEGAS - matin : lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon - puis départ pour Las Vegas début de matinée (4h30 de route), arrivée début d’après-midi - magasin d’usine en début d’après-midi - visite de Las Vegas, le Strip, repos à l’hôtel - on voudrait un hôtel avec chambre qui donne sur le Strip, avez vous des conseils dans le choix de l'hôtel pour un prix honnête ?
JOUR 9 DEATH VALLEY - départ matinée pour la Death Valley (2h30 de route) - visite de la Death Valley la journée - “Bad Water Basin” - Sunset Point : Zabriski Point - Scotty's Castle (à voir ?) - Mosaic canyon (à voir ?) - séjour à l’hôtel au motel (Furnace Creek) - Sunrise Point le lendemain matin
JOUR 10-11 matin LEE VINING - départ vers Lee Vining (4h de route) en début de matinée, arrivée en fin d’après-midi - finir la Death Valley - passage par la ville fantôme de Gold Point - ville fantôme de Bodie le JOUR 11 matin (2 heures) - Mono Lake (1 heure)
JOUR 11 après-midi-12 YOSEMITE PARK - départ début d’après-midi pour Yosemite Park (1h de route) - nuit camping au WHITE WOLF CAMPGROUND ou au camping BRIDALWEIL CREEK CAMPGROUND ? - MARIPOSA GROVE - GLACIER POINT
JOUR 13-14-15 SAN FRANCISCO - départ le matin pour San Francisco (4h de route), arrivée début d’après-midi - rendre la voiture en arrivant sur SF ? Utiliser les Cable Cars / Bus / à pied pour se déplacer dans la ville ? - Lombard Street - rue la plus pentue de SF (?) - bord de l’océan : parc + vieux bateaux + vue sur Alcatraz - the Transamerica Pyramid - boire un verre au sommet du TOP OF THE MARKS pour avoir un splendide coucher de soleil et vue sur San Francisco ? - Alcatraz - Alamo Square
- réserver une voiture décapotable/fun pour 2x1 journée pour longer la côte et : - Golden Gate Bridge (meilleur emplacement pour prendre les photos ?) - Sausalito - Twin Peaks - Fort Point - Présidio
JOUR 16 SAN FRANCISCO -> PARIS (arrivée le 13 juin 2013 à PARIS)
Avis sur itinéraire de vingt-deux jours sur la côte Ouest américaine? English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum, et j'espère ne pas m'être trompée concernant la rubrique dans laquelle je dois poster mon message. Je désire partir 22 jours avec mon ami, sur la côte ouest des Etats-Unis cet été. Nous aimerions vister le maximum de villes et de parcs nationaux. Cependant, j'aimerais connaitre vos avis concernant la faisabilité de notre parcours (fatigue de la conduite combinée à la fatigue des visites et randonnées). Merci également de me rectifier, si les heures entre chaque destination sont erronées, ce qui chamboulerait totalement le programme.
Voici notre itinéraire:
Vendredi 17/08 Jour 1 : France / San Francisco
Départ de Marseille à 6h15. Arrivée à SF à 12h45.
Premiers pas dans la ville.
Samedi 18/08 Jour 2 : San Francisco
Découverte de la ville (Lombard Street, Twin Peaks, Golden Gate, ...)
Dimanche 19/08 Jour 3 : San Francisco
Découverte de l’Ile d’Alcatraz.
Lundi 20/08 Jour 4 : San Francisco / Sacramento (1h45 mn de route)
Journée détente à San Francisco.
Prise en main du véhicule et route vers Sacramento. Nuit à Sacramento.
Mardi 21/08 Jour 5 : Sacramento / Région de Yosemite (3h30 de route)
Après avoir brièvement visité la capitale, route vers la région de Yosemite.
Nuit à proximité de Yosemite.
Mercredi 22/08 Jour 6 : Parc de Yosemite / Bodie (1H23) / Lone Pine (3h de route)
Exploration du parc de Yosemite.
Détour par Bodie, la ville fantôme.
Route et nuit à Lone Pine.
Jeudi 23/08 Jour 7 : Lone Pine / Death Valley (2h de route) / Furnace Creek
Découverte des paysages désertiques de la Vallée de la Mort.
Nuit à Furnace Creek
Vendredi 24/08 Jour 8 : Furnace Creek / Las Vegas (2h30 de route)
Journée et Nuit à Las Vegas.
Samedi 25/08 Jour 9 : Las Vegas / Zion national park (3h de route)
Visite du parc national de Zion.
Nuit à proximité du parc de Zion.
Dimanche 26/08 Jour 10 : Zion national park / Bryce Canyon (2h de route)
Journée entière à la découverte du parc de Bryce.
Nuit à proximité du parc de Bryce.
Lundi 27/09 Jour 11 : Bryce Canyon / Capitol Reef (3h10 de route)
Découverte du parc de Capitol Reef.
Nuit à proximité de Capitol Reef.
Mardi 28/08 Jour 12 : Capitol Reef / Arches (3h30 de route) / Moab (45 mn)
Découverte du parc de Arches.
Nuit à Moab
Mercredi 29/08 Jour 13 : Moab / Dead Horse (40 mn) / Canyonlands (1h de route) / Monticello (2h15)
Point de vue spectaculaire sur le parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point.
Puis journée à la découverte du parc de Canyonlands.
Nuit à Monticello
Jeudi 30/08 Jour 14 : Monticello / Monument Valley (2h de route) / Kayenta (30 mn)
Route jusqu'à Monument Valley.
Nuit à Kayenta.
Vendredi 31/08 Jour 15 : Kayenta / Grand Canyon Village (3h de route)
Baptême d'hélicoptère, découverte des plaines de lave de Sunset Crater et des ruines des habitations des Indiens Sinagua dans le parc de Wupatki...
Samedi 01/09 Jour 16 : Grand Canyon / Kingman (3h de route)
Suite et fin de la découverte du Grand Canyon.
Route et nuit à Kingman.
Dimanche 02/09 Jour 17 : Kingman / Las Vegas (2h de route)
Retour à Vegas pour visiter la Vallée du Feu et autres monuments râtés lors du 8è jour.
Lundi 03/09 Jour 18 : Las Vegas / Calico (2h30 de route) / Barstow (30 mn) / Los Angeles (2h)
Découverte de la ville fantôme de Calico.
Shopping dans les magasins d’usine de Barstow.
Route et nuit à Los Angeles
Mardi 04/09 Jour 19 : Los Angeles
Journée à la découverte de Beverly Hills, Hollywood Boulevard, ...
Mercredi 05/09 Jour 20 : Los Angeles / San Diego (2h de route)
Deuxième journée à la découverte de Los Angeles et ses environs.
Route et nuit à San Diego
Jeudi 06/09 Jour 21 : San Diego
Découverte de la ville.
Vendredi 07/09 Jour 22 : San Diego / Santa Ana (1h30)
Matinée consacrée à la croisière d’observation des baleines.
Route et nuit à Santa Ana.
Samedi 08/09 Jour 23 : Retour en France
13h Départ de Santa Ana.
Arrivée dimanche 09/09 à 14h à Marseille.
Dans l'attente, Je vous en remercie d'avance Je suis preneuse de tous conseils, avis, suggestions...
Je suis nouvelle sur ce forum, et j'espère ne pas m'être trompée concernant la rubrique dans laquelle je dois poster mon message. Je désire partir 22 jours avec mon ami, sur la côte ouest des Etats-Unis cet été. Nous aimerions vister le maximum de villes et de parcs nationaux. Cependant, j'aimerais connaitre vos avis concernant la faisabilité de notre parcours (fatigue de la conduite combinée à la fatigue des visites et randonnées). Merci également de me rectifier, si les heures entre chaque destination sont erronées, ce qui chamboulerait totalement le programme.
Voici notre itinéraire:
Vendredi 17/08 Jour 1 : France / San Francisco
Départ de Marseille à 6h15. Arrivée à SF à 12h45.
Premiers pas dans la ville.
Samedi 18/08 Jour 2 : San Francisco
Découverte de la ville (Lombard Street, Twin Peaks, Golden Gate, ...)
Dimanche 19/08 Jour 3 : San Francisco
Découverte de l’Ile d’Alcatraz.
Lundi 20/08 Jour 4 : San Francisco / Sacramento (1h45 mn de route)
Journée détente à San Francisco.
Prise en main du véhicule et route vers Sacramento. Nuit à Sacramento.
Mardi 21/08 Jour 5 : Sacramento / Région de Yosemite (3h30 de route)
Après avoir brièvement visité la capitale, route vers la région de Yosemite.
Nuit à proximité de Yosemite.
Mercredi 22/08 Jour 6 : Parc de Yosemite / Bodie (1H23) / Lone Pine (3h de route)
Exploration du parc de Yosemite.
Détour par Bodie, la ville fantôme.
Route et nuit à Lone Pine.
Jeudi 23/08 Jour 7 : Lone Pine / Death Valley (2h de route) / Furnace Creek
Découverte des paysages désertiques de la Vallée de la Mort.
Nuit à Furnace Creek
Vendredi 24/08 Jour 8 : Furnace Creek / Las Vegas (2h30 de route)
Journée et Nuit à Las Vegas.
Samedi 25/08 Jour 9 : Las Vegas / Zion national park (3h de route)
Visite du parc national de Zion.
Nuit à proximité du parc de Zion.
Dimanche 26/08 Jour 10 : Zion national park / Bryce Canyon (2h de route)
Journée entière à la découverte du parc de Bryce.
Nuit à proximité du parc de Bryce.
Lundi 27/09 Jour 11 : Bryce Canyon / Capitol Reef (3h10 de route)
Découverte du parc de Capitol Reef.
Nuit à proximité de Capitol Reef.
Mardi 28/08 Jour 12 : Capitol Reef / Arches (3h30 de route) / Moab (45 mn)
Découverte du parc de Arches.
Nuit à Moab
Mercredi 29/08 Jour 13 : Moab / Dead Horse (40 mn) / Canyonlands (1h de route) / Monticello (2h15)
Point de vue spectaculaire sur le parc de Canyonlands depuis le promontoire de Dead Horse Point.
Puis journée à la découverte du parc de Canyonlands.
Nuit à Monticello
Jeudi 30/08 Jour 14 : Monticello / Monument Valley (2h de route) / Kayenta (30 mn)
Route jusqu'à Monument Valley.
Nuit à Kayenta.
Vendredi 31/08 Jour 15 : Kayenta / Grand Canyon Village (3h de route)
Baptême d'hélicoptère, découverte des plaines de lave de Sunset Crater et des ruines des habitations des Indiens Sinagua dans le parc de Wupatki...
Samedi 01/09 Jour 16 : Grand Canyon / Kingman (3h de route)
Suite et fin de la découverte du Grand Canyon.
Route et nuit à Kingman.
Dimanche 02/09 Jour 17 : Kingman / Las Vegas (2h de route)
Retour à Vegas pour visiter la Vallée du Feu et autres monuments râtés lors du 8è jour.
Lundi 03/09 Jour 18 : Las Vegas / Calico (2h30 de route) / Barstow (30 mn) / Los Angeles (2h)
Découverte de la ville fantôme de Calico.
Shopping dans les magasins d’usine de Barstow.
Route et nuit à Los Angeles
Mardi 04/09 Jour 19 : Los Angeles
Journée à la découverte de Beverly Hills, Hollywood Boulevard, ...
Mercredi 05/09 Jour 20 : Los Angeles / San Diego (2h de route)
Deuxième journée à la découverte de Los Angeles et ses environs.
Route et nuit à San Diego
Jeudi 06/09 Jour 21 : San Diego
Découverte de la ville.
Vendredi 07/09 Jour 22 : San Diego / Santa Ana (1h30)
Matinée consacrée à la croisière d’observation des baleines.
Route et nuit à Santa Ana.
Samedi 08/09 Jour 23 : Retour en France
13h Départ de Santa Ana.
Arrivée dimanche 09/09 à 14h à Marseille.
Dans l'attente, Je vous en remercie d'avance Je suis preneuse de tous conseils, avis, suggestions...
Conseils sur mon itinéraire de dix-huit jours sur la côte Ouest américaine en août? English translation pending
bonjour a tous !!!!!
J'aurai aimé savoir si mon itineraire était réalisable et si j'allais réellement profité de ces magnifique décors sachant que je serais quasiment le seul a conduire..... Eh oui j'ai peur de passez trop de temps en voiture.
1er jour : arrivé San Francisco vers 19h Nuit a San Francisco
2ième jour : San Francisco Nuit à San Francisco
3ième jour : San Francisco Nuit San Francisco
4ième jour : San Francisco Nuit San Francisco
5ième : départ pour yossemite park national Nuit à Mammouth Lake
6ième jour : départ pour las Vegas en passant par death valley Nuit à Las Vegas
7ième jour : Départ pour Bryce canyon en passant par valley of fire et visite de zion Park Nuit à Bryce canyon
8ième jour : visite de Bryce canyon Nuit à capitol reef
9ième jour : Départ pour Moab en passant par dead horse Nuit a Moab
10ième jour : visite de Arche national Park Nuit à Moab
11ième jour : Visite de Canyonland Nuit à Moab
12ième jour : Départ pour Monument Valley et Lake powell Nuit à Page
13ième jour : Départ pour le grand canyon Nuit au grand canyon
14ième jour : Départ pour Las Vegas en passant par la route 66 Nuit à Las Vegas
15ième jour : Départ pour San Diego en passant par Calico Nuit à San Diego
16ième jour : Direction Los angels Nuit à Los Angels
17ième jour : Départ pour Marseille
18ième jour : Retour à la réalité……..
Auriez vous des ameliorations et conseils à me donner? Merci d'avance
J'aurai aimé savoir si mon itineraire était réalisable et si j'allais réellement profité de ces magnifique décors sachant que je serais quasiment le seul a conduire..... Eh oui j'ai peur de passez trop de temps en voiture.
1er jour : arrivé San Francisco vers 19h Nuit a San Francisco
2ième jour : San Francisco Nuit à San Francisco
3ième jour : San Francisco Nuit San Francisco
4ième jour : San Francisco Nuit San Francisco
5ième : départ pour yossemite park national Nuit à Mammouth Lake
6ième jour : départ pour las Vegas en passant par death valley Nuit à Las Vegas
7ième jour : Départ pour Bryce canyon en passant par valley of fire et visite de zion Park Nuit à Bryce canyon
8ième jour : visite de Bryce canyon Nuit à capitol reef
9ième jour : Départ pour Moab en passant par dead horse Nuit a Moab
10ième jour : visite de Arche national Park Nuit à Moab
11ième jour : Visite de Canyonland Nuit à Moab
12ième jour : Départ pour Monument Valley et Lake powell Nuit à Page
13ième jour : Départ pour le grand canyon Nuit au grand canyon
14ième jour : Départ pour Las Vegas en passant par la route 66 Nuit à Las Vegas
15ième jour : Départ pour San Diego en passant par Calico Nuit à San Diego
16ième jour : Direction Los angels Nuit à Los Angels
17ième jour : Départ pour Marseille
18ième jour : Retour à la réalité……..
Auriez vous des ameliorations et conseils à me donner? Merci d'avance
Location de Dodge Charger ou Ford Focus? (Ouest américain) English translation pending
Bonjour
Nous avons plannifié un circuit de 3 semaines dans l ouest amércain ( la , grand canyon monument valley , pars des arches, byce canyon, capitol, reef, zion, las vegas, death valley, yosemite, san francisco)
J hesite entre la dodge charger ou la ford focus? Je privilégie le confort, la consommation et la praticité.
Merci davance pour vos retours d experience.
Merci davance pour vos retours d experience.
Votre avis et vos bons plans sur notre itinéraire d'un mois en Californie - Utah - Nevada - Arizona? English translation pending
Bonjour,
Nous partons bientôt pour un mois dans l'ouest américain. Notre trajet est déjà défini et les logements réservés. Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire. On a conscience que ça va être rapide pour certaines étapes et c'est la raison pour laquelle votre avis nous serait précieux... Qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas manquer? Est-ce qu'il faut sacrifier certaines visites souhaitées 🙁 pour mieux bénéficier d'autres. On est aussi à la recherche de bons petits plans bouffe (restos sympas, producteurs locaux...). Voici le détail de notre itinéraire. On arrive le soir à San Francisco
J1: on plonge directement sur la route 1 à Half Moon Bay, puis un crochet juste pour passer dans la Silicon Valey - Pigeon Point Lighthouse - Santa Cruz - Old Mission (San Juan Bautista) - Pacific Grove (on loge 2 nuits sur place) J2: 17 miles drive - Point Lobos State Reserve - Carmel J3: Bixby Creek Bridge - Julia Pfeiffer Burns State Park - Santa Barbara -Los Angeles (on loge 2 nuits sur place) J4: Los Angeles J5: Holywood le matin puis direction San Diego J6 à J16: San Diego chez des amis... On prévoit juste 2 nuits d'escapade plus romantique en couple (Santa Catalina, Santa Monica ou...). Si vous avez des plans un peu hors des sentiers battus du côté de San Diego on est partant car on aura bien le temps de faire tous les classique (Zoo, SeaWorld...). J17: San Diego -Phoenix - Sedona - Williams (route 66) où on passe une nuit J18: Grand Canyon - Tuba City (une nuit) J19: Monument Valley & Mexican Hat (on a vraiment envie d'y aller mais ça allonge fameusement notre journée...) - Antelope Canyon, Rainbow Bridge, Lake Powell - Kanab (2 nuits au Parry Lodge) J19: Bryce Canyon - Zion National Park J20: Kanab - Las Vegas J21: Las Vegas J22: Las Vegas - Death Valley - Bishop - Mammoth Lakes - Mono Lake - Bodie - South Lake Tahoe (une nuit) J23: Yosemite (on loge) à Jamestown (100 km à l'ouest du parc - on n'a rien trouvé à un prix raisonnable plus près du parc) J24: Yosemite? On hésite à retourner vers Yosemite J25: Sonoma? J26 - J29: San Francisco
Merci pour vos précieux tuyaux
Nous partons bientôt pour un mois dans l'ouest américain. Notre trajet est déjà défini et les logements réservés. Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire. On a conscience que ça va être rapide pour certaines étapes et c'est la raison pour laquelle votre avis nous serait précieux... Qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas manquer? Est-ce qu'il faut sacrifier certaines visites souhaitées 🙁 pour mieux bénéficier d'autres. On est aussi à la recherche de bons petits plans bouffe (restos sympas, producteurs locaux...). Voici le détail de notre itinéraire. On arrive le soir à San Francisco
J1: on plonge directement sur la route 1 à Half Moon Bay, puis un crochet juste pour passer dans la Silicon Valey - Pigeon Point Lighthouse - Santa Cruz - Old Mission (San Juan Bautista) - Pacific Grove (on loge 2 nuits sur place) J2: 17 miles drive - Point Lobos State Reserve - Carmel J3: Bixby Creek Bridge - Julia Pfeiffer Burns State Park - Santa Barbara -Los Angeles (on loge 2 nuits sur place) J4: Los Angeles J5: Holywood le matin puis direction San Diego J6 à J16: San Diego chez des amis... On prévoit juste 2 nuits d'escapade plus romantique en couple (Santa Catalina, Santa Monica ou...). Si vous avez des plans un peu hors des sentiers battus du côté de San Diego on est partant car on aura bien le temps de faire tous les classique (Zoo, SeaWorld...). J17: San Diego -Phoenix - Sedona - Williams (route 66) où on passe une nuit J18: Grand Canyon - Tuba City (une nuit) J19: Monument Valley & Mexican Hat (on a vraiment envie d'y aller mais ça allonge fameusement notre journée...) - Antelope Canyon, Rainbow Bridge, Lake Powell - Kanab (2 nuits au Parry Lodge) J19: Bryce Canyon - Zion National Park J20: Kanab - Las Vegas J21: Las Vegas J22: Las Vegas - Death Valley - Bishop - Mammoth Lakes - Mono Lake - Bodie - South Lake Tahoe (une nuit) J23: Yosemite (on loge) à Jamestown (100 km à l'ouest du parc - on n'a rien trouvé à un prix raisonnable plus près du parc) J24: Yosemite? On hésite à retourner vers Yosemite J25: Sonoma? J26 - J29: San Francisco
Merci pour vos précieux tuyaux
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain? English translation pending
Salut Itat et les autres connaisseurs de la côte ouest !
Je sollicite votre avis sur un projet d'itinéraire pour un road trip sur le côte ouest de 3 semaines, du 25 au 15 septembre.
Nous serons 3 filles, on compte louer une voiture et se loger dans des auberges, des motels pas trop chers (vous aurez peut-être des adresses à partager près des parcs ou à l'intérieur). également faire du camping dans des parcs, mais la question est de savoir si on peut louer du matériel de camping dans les parc car nous n'en aurons pas je pense, ou sinon pourquoi pas acheter une tente là bas ? Ce qu'il faut savoir c'est que nous sommes 3 citadines :) de 25 à 27 ans, pas grandes sportives mais on aimerait quand même profiter de la nature dans les parcs les plus incontournables en faisant quelques ballades et randonnées (de débutant donc). On va passer quelques jours dans les grandes villes pour visiter et faire la fête.
Voici notre projet d'itinéraire, n'hésitez pas à le commenter et à donner votre avis surtout en terme de temps, de distance et de cohérence dans le déroulé du trip :
25 août arrivée fin d'après midi jusqu'au mercredi 29 matin : Los Angeles : Beverly Hills, Studios ciné, Hollywood boulevard, sunset boulevard, Malibu, Venise beach, etc.) {on souhaite y rester autant car des amis à moi y seront, on logera dans la villa qu'ils ont loué}
Mercredi 29 dans la matinée : Départ pour SF : route qui longe la côte (quelques arrêts : San Barbara, San Louis Obispo, Monterrey, etc.) {quelle ville serait la mieux pour s'arrêter dormir ?}
Jeudi 3O après-midi : Arrivée à SF (Alcatraz, bridge, etc.) {auriez vous des adresses bon marché pour se loger ?} {Sacramento est-elle une ville intéressante ?}
Dimanche 2 septembre matin : Départ pour Yosemite nuit dans le parc {camping, motel ou hôtel : des adresses ?} {devrait-on rester plus de temps ?}
Lundi 3 fin de matinée : Départ pour Séquoia park {ce parc vaut-il vraiment le détour ?, si non, reste à Yosémite} {où dormir ?}
Mardi 4 matin : Départ pour Death Valley {nuit aux alentours : ou ?}
Mercredi 5 fin de journée : Départ pour Las Vegas (3 nuits)
Samedi 8 matin : Départ pour Zion park {où dormir ?}
Dimanche 9 matin : Départ pour Bryce Canyon {où dormir ?}
(Canyonland et Arches ça fait un peu loin non pour l'intégrer au parcours ?) (Monument valley aussi non ? ou ça vaut vraiment le détour ?) si un de ces parcs est intéressant (en lui même et en terme de temps et distance) possibilité de sucrer nuit à SF et LV
Lundi 10 : Antelope Canyon / Horseshoes bend / Lake Powell) nuit à Page {des adresses ?}
Mardi 11 : Grand canyon nuit aux alentours {où ?}
Mercredi 12 : Grand Canyon Départ en fin de journée
Jeudi 13 : Palm springs + Josua Park {la ville et le parc valent-ils le coup ?}
Vendredi 14 : Départ pour Long beach + LA
Samedi 15 : LA+ retour en France
Questions diverses : - Vous conseillez nous de faire un petit tour à San Diego ou Sédona ? - Est ce qu'il est bien de faire la Death Valley, ensuite directement Zion, Bryce, etc., pour ensuite aller à LV ? - La boucle du sens inverse serait-elle mieux (en terme de temps et distance surtout) ? c'est à dire LA / parcs / LV / parcs / SF / côte / LA ?
ça fait un parquet de questions dis donc ! je vous remercie d'avance pour le temps que vous aurez pris à répondre à quelques unes... :)
Je sollicite votre avis sur un projet d'itinéraire pour un road trip sur le côte ouest de 3 semaines, du 25 au 15 septembre.
Nous serons 3 filles, on compte louer une voiture et se loger dans des auberges, des motels pas trop chers (vous aurez peut-être des adresses à partager près des parcs ou à l'intérieur). également faire du camping dans des parcs, mais la question est de savoir si on peut louer du matériel de camping dans les parc car nous n'en aurons pas je pense, ou sinon pourquoi pas acheter une tente là bas ? Ce qu'il faut savoir c'est que nous sommes 3 citadines :) de 25 à 27 ans, pas grandes sportives mais on aimerait quand même profiter de la nature dans les parcs les plus incontournables en faisant quelques ballades et randonnées (de débutant donc). On va passer quelques jours dans les grandes villes pour visiter et faire la fête.
Voici notre projet d'itinéraire, n'hésitez pas à le commenter et à donner votre avis surtout en terme de temps, de distance et de cohérence dans le déroulé du trip :
25 août arrivée fin d'après midi jusqu'au mercredi 29 matin : Los Angeles : Beverly Hills, Studios ciné, Hollywood boulevard, sunset boulevard, Malibu, Venise beach, etc.) {on souhaite y rester autant car des amis à moi y seront, on logera dans la villa qu'ils ont loué}
Mercredi 29 dans la matinée : Départ pour SF : route qui longe la côte (quelques arrêts : San Barbara, San Louis Obispo, Monterrey, etc.) {quelle ville serait la mieux pour s'arrêter dormir ?}
Jeudi 3O après-midi : Arrivée à SF (Alcatraz, bridge, etc.) {auriez vous des adresses bon marché pour se loger ?} {Sacramento est-elle une ville intéressante ?}
Dimanche 2 septembre matin : Départ pour Yosemite nuit dans le parc {camping, motel ou hôtel : des adresses ?} {devrait-on rester plus de temps ?}
Lundi 3 fin de matinée : Départ pour Séquoia park {ce parc vaut-il vraiment le détour ?, si non, reste à Yosémite} {où dormir ?}
Mardi 4 matin : Départ pour Death Valley {nuit aux alentours : ou ?}
Mercredi 5 fin de journée : Départ pour Las Vegas (3 nuits)
Samedi 8 matin : Départ pour Zion park {où dormir ?}
Dimanche 9 matin : Départ pour Bryce Canyon {où dormir ?}
(Canyonland et Arches ça fait un peu loin non pour l'intégrer au parcours ?) (Monument valley aussi non ? ou ça vaut vraiment le détour ?) si un de ces parcs est intéressant (en lui même et en terme de temps et distance) possibilité de sucrer nuit à SF et LV
Lundi 10 : Antelope Canyon / Horseshoes bend / Lake Powell) nuit à Page {des adresses ?}
Mardi 11 : Grand canyon nuit aux alentours {où ?}
Mercredi 12 : Grand Canyon Départ en fin de journée
Jeudi 13 : Palm springs + Josua Park {la ville et le parc valent-ils le coup ?}
Vendredi 14 : Départ pour Long beach + LA
Samedi 15 : LA+ retour en France
Questions diverses : - Vous conseillez nous de faire un petit tour à San Diego ou Sédona ? - Est ce qu'il est bien de faire la Death Valley, ensuite directement Zion, Bryce, etc., pour ensuite aller à LV ? - La boucle du sens inverse serait-elle mieux (en terme de temps et distance surtout) ? c'est à dire LA / parcs / LV / parcs / SF / côte / LA ?
ça fait un parquet de questions dis donc ! je vous remercie d'avance pour le temps que vous aurez pris à répondre à quelques unes... :)
USA Côte ouest English translation pending
Voici le carnet de voyage rédigé pendant l'été 2010. Ce carnet a été alimenté au fur et à mesure du séjour et n'a pas été retouché.
Pour ce voyage, nous étions 3 familles de 5 personnes même si certaines parties n'ont pas été communes.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
La version avec photos est visible ici : http://www.philippe-stern.fr/...-ouest-le-road-book/

Jour 1 - Le trajet
Après une nuit assez courte, nous sommes arrivés à Roissy juste au moment où le hall dans lequel nous devions faire l ‘enregistrement était évacué à cause d’un bagage abandonné…. Bref ça à trainé un peu , mais comme nous étions large ce n’était pas un problème. En fait, ça l’est devenu suite à un second bagage abandonné entre les contrôles et l’embarquement, car 50 passagers de notre vol ne pouvaient embarquer. Le retard pris correspondait exactement à la durée de notre correspondance à Zurich….. Notre vol à pris une route plus directe et les différentes correspondances ont été retardées, ce qui fait qu’on a eu notre vol vers Los Angeles. Quelques détails tout de même sur cette journée : Mathilde a été la première à déclencher un portail de sécurité (à Roissy) Mélissa a été la seconde, cette fois à Zurich, avec une fouille à l’abri des regards à la clef Pour ne pas être en reste, Mathilde a eu droit à une fouille de son bagage à main également à l’écart. Tatillons ces Suisses Nous avions acheté une bouteille de Ricard en duty free à Roissy, pour faire quelques apéros dans le mois. Mais cette bouteille a été saisie par les douaniers Suisses et on n’a pas réellement compris pourquoi. Cette fois, ils sont pénibles ces suisses ! Après ça le vol s’est déroulé sans histoire, en dehors de Mathilde qui verse sa sauce de salade non pas directement sur la salade mais sur le cellophane qui la protège…. L ‘immigration s’est passée comme une lettre à la poste, et nous avons retrouvé nos bagages sans problème. Le temps est doux, pas trop chaud et un peu gris. Marion trouve qu’il y a des palmiers partout. Pas de problème non plus pour trouver la navette vers Alamo, notre loueur de voiture. Chez Alamo, alors qu’il y avait de grosses files d’attente, j’ai sorti les papiers que j’avais pour demander à quelqu’un dans quelle file faire la queue. Le monsieur m’a expliqué que je pouvais tout faire à partir d’une borne automatique , ce qui fait qu’on n’a fait aucune queue. Génial ! En fait, on a tout de même attendu 15 à 20mn pour que quelqu’un veuille bien nous donner les clefs d’une voiture. On se retrouve avec un énorme Ford Tahoe. C’est clairement beaucoup plus gros que mon 806, mais le coffre n’est lui pas énorme…. Il faut oublier la configuration 7 places et tout mettre en coffre. Ceci dit tout rentre , mais il ne fallait pas plus petit (on a d’énormes valises), et encore on va acheter une glacière. Pour les filles, son vrai défaut est de ne pas être immatriculée en Californie mais dans le Tenesee. On devrait survivre. Après avoir installé le tomtom, direction notre hôtel, que nous atteignons vers 19h30 sans problème ni réellement d’embouteillage en dehors des 300 derniers mètres avant l’hotel (entre Hollywood Bd et l’hotel). En plus le tomtom m’a épargné les highways pour ce trajet, ce qui est sympa pour me laisser prendre en main la boite automatique du tahoe. Après avoir hésité un peu entre aller faire un tour à pied sur Hollywood Bd, aller tester la piscine, on s’est décidé pour dormir de suite (on n’avait pas faim car on a passé la journée à manger pendant le vol). De toute façon, on n’avait pas trop le choix car Marion avait rendu les armes (il est 5 h du matin, heure française).
Jour 2 - Los Angeles et Universal studio
Avant de parler de la journée, un petit mot sur la nuit…. Notre hôtel est très (trop ?) proche d’Hollywood Bd et le quartier est animé. Bref de notre chambre, il y a plein de bruit. Si on s’est effondré à 8 h du soir sans problème, le premier réveil a été vers 11 h suite au passage d’un véhicule de pompier ou de police toutes sirènes à fond. Le problème est qu’en heure française, ça faisait du 8 h du matin… Bon mais la fatigue aidant, on s’est rendormi pour une tranche de 3 h supplémentaires…. Dès que l’horaire est devenu plus décent, nous avons commencé par un tour sur Hollywood Boulevard pour aller voir les étoiles et les empreintes de mains et de pieds devant le chineese theater. Puis nous avons pris la voiture direction Universal studio (à 5 mn de l’hotel). Rien à redire. C’est assez génial, d’autant plus que j’ai pris des passes « coupe file », et que vu le monde c’est extra. Ok, c’est moralement un peu déplaisant au départ, mais on oublie vite pour ne conserver que le bon côté. Pas d’attente, pas de queue à faire ! Je ne vais pas dire tout ce qu’on a fait ( Simpson, Shrek, Terminator, Waterworld, etc etc) mais on a passé de bons moments. Tout de même, la petite histoire du jour : Les attractions sont souvent en 3D , et l’on nous distribue des lunettes que l’on doit restituer à la fin (dans des poubelles) . Vous imaginez la suite… Au moment d’entrer chez Shrek, Barbara s’est aperçue qu’elle avait rendu ses lunettes de vue et conservée sur son front les lunettes 3D lors de la fin de l’attraction précédente. Elle en a été quitte pour fouiller la poubelle…. Nous quittons le parc vers 16 h car nous voulons visiter un peu L.A. Par le Sunset Bd, nous prenons la direction de Beverly Hill et ses belles maisons, puis nous descendons Rodeo Drive et ses boutiques de luxe. Après ça, Nous voulons toucher (ok, aller au plus proche possible) les lettres Hollywood. J’avais trouvé une adresse à entrer dans le tomtom qui nous guide alors vers une colline escarpée. C’est sympa car on n’a plus l‘impression d’être en ville. La route est très étroite, et le demi tour au bout pas simple du tout car il y a pas mal de monde et qu’on se croise avec difficulté (ça ne doit pas être cool d’habiter à cet endroit, même si les maisons sont sympas). Enfin nous prenons la direction du Griffith park et surtout de l‘observatoire à son sommet. C’est très sympa, et ça ne fait pas ville du tout, mais on n’est pas les seuls à cet endroit. Nous regagnons enfin l’hotel vers 21 ou 22 h pour se coucher rapidement. Je pense qu’on ne testera même pas la piscine, mais demain est un autre jour.

Jour 3 - Venice, Santa Monica, Malibu et Santa Barbara
La nuit à l'hôtel a été beaucoup plus calme, et nous avons globalement mieux dormi, même si le décalage horaire nous tire du lit très tôt.
Aujourd'hui est une journée plage ! La première est Venice, on ne prévoit pas de s'y baigner mais de s'y promener, aussi bien sur la plage que vers les canaux. En arrivant, c'est un peu déçevant car il fait gris et pas très chaud. De plus, le quartier se réveille seulement (les boutiques ouvrent doucement). C'est surement plus sympa quand c'est animé, mais c'est déjà plaisant. On se perd ensuite dans le quartier des canaux, où les maisons sont réellement sympas. Pour trouver le quartier, Barbara a demandé son chemin mais ne sait pas dire le mot canaux... Au bout d'un moment, le monsieur lui a demandé si elle ne pouvait pas lui poser la question en anglais ! Un grand moment 8o)
Santa Monica touche Venice, ce qui fait que ça ressemble beaucoup. Par contre nous n'avions pas encore vu tous les gens faire du body building sur la plage, c'est curieux....
A Malibu, nous trouvons enfin le soleil ! ce qui nous permet de nous baigner. Enfin, de le tenter car l'eau est très froide. Seuls les surfeurs (avec combinaison) sont dans l'eau.
Nous terminons la journée à Santa Barbara. Notre hôtel est très bien (cette fois avec du wifi rapide dans la chambre). La ville est très sympa, et à taille humaine. En plus c'est rempli de magasins ce qui fait des heureuses. La carte bleue chauffe mais bon, il faut ce qu'il faut (Apple store, ...). Nous mangeons dans un restaurant Italien où la demi portion de pasta fait 1,5 kg.... Heureusement qu'on nous a prévenu et que nous n'avons pris que 2 demi portions pour nous 5.... Marion lutte difficilement contre le sommeil. C'est dur...
Jour 4 - Highway 1, Big Sur, point lobos
Pour ce quatrième jour, nous traversons la Californie du sud vers le nord par la Highway 1 qui a la réputation d’être une des plus belles routes des USA. Barbara a vu la météo pendant son petit déjeuner, et ça va être couvert sur les côtes alors qu’il doit y avoir grand beau dans les terres. C’est exactement ça. Le début de la route entre Santa Barbara et San Louis Obispo qui se fait à travers les terres est sous le soleil. Nous voyons les premières vignes, les premiers chevaux (entourés de barrière blanche comme dans les films). Dès ce moment (le matin) j’ai un coup de fatigue, et laisse un moment le volant à Barbara qui n’a pas encore conduit la voiture. La journée va être dure (non pas parce que Barbara conduit, mais à cause de la fatigue). Nous faisons le détour vers Solvang qui est assez mignon mais sans plus, il faut le reconnaître. Après un petit arrêt à San Louis Obispo, je reprends le volant pour attaquer cette fameuse Highway 1. Effectivement, c’est très découpé et la bande de terre entre la mer et la montagne n’est pas large. Le premier arrêt intéressant est à San Simeon, tout d’abord pour son épicerie datant du Far West, ensuite pour sa colonie d’éléphants de mer. J’ai cherché sur internet à quoi ressemblait cette épicerie, et j’avais trouvé ça très bof. Sur place c’est bien mieux car ce n’est pas l’extérieur qui est à voir, mais l’intérieur. Il y a un comptoir genre Saloon, un coin post office et un coin épicerie. Plus loin la colonie d’éléphants est à voir car ils sont en liberté, mais il faut bien avouer qu’autrement il n’y a pas grand chose à voir. Ils dorment ! Et nous, on a pas chaud. Plus loin sur la route, nous mangeons notre premier hamburger du séjour. Rien à voir avec Mc Do, et pas mauvais du tout (seule Mélissa le trouve bof, mais elle ne mange jamais de hamburger….). Ensuite, nous faisons notre premier State Park, le Julia Pfeiffer. Nous sommes sous le soleil et c’est magnifique. La promenade est courte et donne sur un magnifique point de vue.

Big Sur ne présente pas d’intérêt pour nous, car nous ne faisons que passer. C’est un endroit où il faut s’arrêter, se balader et dormir (en camping ça doit être encore mieux). Carmel est superbe, et les maisons magnifiques. C’est là je pense qu‘habite Clint Eastwood. Je dit je pense, car plus loin sur la route, il y a un Carmel by the sea (très sympa également)… Bref j’ai un doute. Dans la préparation du voyage, je les avais confondues en pensant que c’était le même endroit. Nous faisons ensuite notre second state park de la journé, Point Lobos. C’est un endroit magnifique, très sauvage. Dans cet espace, il y a énormément d’animaux et d’espèces végétales. Nous avons croisé un colibri, des otaries, une loutre de mer en train de faire la planche. Bref, c’est très sympa mais il nous faudrait au moins une demi journée à y consacrer. C’est un peu frustrant. Ceci dit il ne fait pas beau, on se console comme on peut. Pour terminer à l’arrache la journée (nous sommes tous creuvés), nous faisons la fameuse 17 miles drive. C’est une route privée, à l’intérieur d’un parc avec des maisons de milliardaires, qui longe le bord de la mer d’un côté et un golf de l’autre. C’est assez étonnant ! A la fois irréel, fou et magnifique. Le temps n’est clairement pas en notre faveur, et nous ne sortons pas de la voiture ce qui est dommage. Nous sommes épuisés, et faisons provisoirement l’impasse sur Monterey et son aquarium (qui a fermé à 18 h) pour gagner notre hôtel qui est à Pacific Grove (pas loin de la fin de la 17 miles drive). La ville est très sauvage, on voit même des biches se balader dans des jardins. Le style de l’hotel est vieillot, mais mignon. Trop fatigués pour ressortir manger, nous grignotons quelques gâteaux, et des pop corn qui se font au micro-onde. Monterey sera pour demain matin avant de filer via la Silicon Valley vers San Francisco.
Jour 5 - Monterey, Silicon Valley, SF
Notre Hotel était un peu froid et humide, ce qui fait que nous le quittons assez couverts. Moi, c'est la première fois que je ne suis pas en short. Dire qu'il est sensé faire beau en Californie....
Monterey, en tout cas son ancienne rue de la sardine est mignon. Son aquarium a la réputation d'être un des plus beau et des plus gros du monde. Nous ne sommes pas déçus. C'est très beau.
Nous traversons ensuite la Silicon Valley, via Cupertino, Poalo Alto etc. C'est l'ocassion de voir les sièges d'Apple, Facebook... Par contre, nous n'avons pas vu Google car si on n'a pas une adresse.... Rien n'est fleché ! En tout cas ici, il fait beau et chaud.
Nous arrivons enfin à SF qui est dans le brouillard ce qui doit être fréquent ici. Notre premier arret est pour Twin Peaks, non pas pour le film, mais pour le Vista point. Clairement on est déçu.... On ne voit rien, il fait froid et il y a plein de vent. Après avoir posé les bagages, nous partons vers Alamo square, puis vers Union square, ce qui nous permet de voir les painted laidies et de voir le demi tour du cable car. Franchement, ce que nous voyons n'est pas top. En plus, il y a un grand nombre de sans domiciles ce qui fait que l'ambiance n'est pas bonne, en tout cas dans les quartiers traversés. C'est vrai notre hotel est vers Mission Street ce qui n'est peut-être pas le quartier le plus huppé de la ville. Nous retrouvons enfin nos amis, épuisés par ce qu'ils ont fait dans cette journée. Je vais même les récupérer en voiture dans la ville, tellement ils sont fatigués. Après le repas, nous partons en voiture traverser le golden gate pour le vista point sur SF. J'ai enfin mes premières rues en pente comme dans le film Bullit. Au niveau de la vue, c'est nul ! On ne voit rien. On rentre sans même faire une seule photo. Actuellement SF est une déception, alors qu'on avait lu énormément de bien dessus. Est-ce à cause du temps froid ? On verra après la journée de demain.
Jour 6 - San Francisco
Union square n'étant qu'à 10 petites mn de l'hôtel, c'est un bon point de départ. Arrivé là Philippe se rend compte qu'il a oublié son guide du routard, et retourne à l'hôtel. Nous profitons de ce temps d'attente pour faire la queue au Cable Car. Je voyage donc debout accroché du côté où les cable cars se croisent. C'est sympa tout plein. Sur le Fisherman's Warf, après avoir vu Pier 39 et sa colonie d'otaries, nous décidons de prendre un des bus à l'air libre qui fait le tour de la ville en passant par les différents quartiers. C'est sympa, mais super froid ! Après une correspondance, nous poussons jusqu'au Golden Gate Park. Nous mangeons en plein Chinatown. C'est assez rigolo pour lire la carte, car entre les aliments en anglais et les plats chinois (qui sont bien différents de nos plats vietnamiens servis en France), on ne sait pas trop ce qu'on va avoir à manger... En fin d'après midi, pendant que Marc et Philippe vont récupérer leurs voitures, nous partons du côté de Lombard street. Ce n'est pas loin du fisherman's warf, et j'espère que le Golden Gate Bridge est enfin visible. Mais non, rien à faire, il reste dans la brume, pratiquement au dessus de la route. Notre bilan de SF est assez mitigé, c'est vrai que c'est sympa de passer très vite d'un quartier à un autre, des maisons victoriennes à Chinatown par exemple, mais on ne retrouve pas réellement ce qu'on avait pu lire sur la ville. Certes la météo n'a pas été en notre faveur, mais ce type de temps est assez fréquent, et n'explique donc pas cette différence de perception. Ceci dit c'est certain qu'on avait peu de temps et qu'on a uniquement traversé certains quartiers sans réellement prendre le temps de flâner.
Jour 7 - San Francisco/Yosemite
Ce matin départ matinal pour Yosemite, étape de 390 km. Nous laissons sans regret derrière nous SF, sa brume et ses 12 degrés. Les kilomètres défilent et la température augmente, nous passons de 12 à 30 degrés. Le paysage est très agréable et se vallonne. Nous rentrons dans le parc de Yosemite par l'entrée Sud à Mariposa Grove. Nous pique-niquons au bord de la Merced River et Louis tente même une baignade. L'eau n'est pas si froide qu'on pourrait le croire. Nous prenons ensuite la navette et rencontrons nos premiers Séquoïas géants. Ils sont réellement très impressionnants. Après cette petite ballade, il est temps de reprendre les voitures pour se diriger vers l'hôtel qui se situe à la sortie Ouest du parc. Quelques pauses photos en route devant El Capitan et Half Dôme. Nous arrivons tard à l'hôtel et prenons de ce fait un peu de retard dans la rédaction des articles!

Jour 8 - Yosemite
La nuit a été très courte, car d’une part nous étions arrivés assez tard à l’hôtel, d’autre part nous voulions faire une randonnée assez longue. De plus, la fatigue se fait réellement sentir. Aussi, le groupe s’est scindé en deux, avec d’un côté ceux qui ont décidé de faire la randonnée, et d’un autre côté ceux qui ont décidé de dormir un peu plus, et de faire une pause à la piscine (jusque là tous nos hôtels avaient une piscine mais nous n’avions pas trouvé le temps de tester). De mon côté, je suis sur la randonnée. Celle-ci nous pose un problème d’organisation, car ce n’est pas une boucle (nous ne revenons pas à notre point de départ). Nous partons à 2 voitures (8 personnes) avec tous les bagages, afin de laisser la troisième voiture aux 7 personnes qui font piscine. La randonnée elle-même est magnifique, elle passe à côté du Half dôme, et permet d’accéder à 2 cascades impressionnantes. Ça vaut largement le détour.

Par contre, c’est assez long d’aller récupérer les voitures du point de départ, et nous faisons la Tioga pass dans la pénombre, en devinant un peu, mais sans réellement tout voir…. C’est dommage, mais bon. Sinon, nous progressons en vocabulaire…. Par exemple, au bord de la route il y a un panneau « Bump ». Le temps de dire, « C’est quoi un bump », nous trouvons l’explication avec le nid de poule dans la route en travaux, pour entrer sur une partie non goudronnée.. Au cours de la journée, nous voyons pleins d’animaux comme des écureuils par exemple. Mais la palme revient à Mélissa et à Huguette, qui aperçoivent chacune un ours (pas le même). Nous arrivons à notre hôtel dans le noir, juste avant que la propriétaire aille se coucher. Il est très vieillot, et mignon, chaque chambre avec une petite terrasse qui donne sur le lac (que nous ne voyons pas à cause du noir). La journée a été longue….
Jour 9 - Mono Lake, Bodie, Death Valley
La journée commence très tôt car Philippe vient me tirer du lit à 5h50 pour aller voir le lever de soleil sur les concrétions calcaires au bord du lac. Nous partons tous les deux, et c’est magnifique. Nous arrivons juste à temps. Nous garons la voiture sur une piste non goudronnée, et traversons une espèce de lande avec de petites plantes qui par endroits forment des barrières très difficiles à franchir (surtout pour moi, qui dans la précipitation est parti en tongues. Je rentre avec les jambes très écorchées). C’est magnifique !

Après le petit dej, nous partons vers Bodie qui est une ville fantôme assez géniale. Cette journée s’annonce bien, surtout que nous sommes bien dans le timing pour profiter un peu de la piscine dans Death Valley.

Tout se gâche en rentrant de Bodie, car j’ai un message au tableau de bord qui annonce qu’une roue côté gauche a une pression basse. Malgré ce message, je vais comme convenu au point de rdv fixé au bord du lac vers les concrétions calcaires, pour permettre à ceux qui ne les ont pas vues au lever de soleil de les voir tout de même. Je pars avec de l’avance sur les 2 autres voitures pour me rendre à la station d’essence pour faire réparer ma roue. Mais en cours de route, j’ai cette fois la roue arrière droite qui éclate ! J’arrive tout de même à rejoindre la route goudronnée, mais avec un pneu fichu, et le second qui se dégonfle…. Heureusement, Philippe a la même voiture que moi et ça permet d’avoir 2 roues de secours…. A la pompe, ils n’ont pas un pneu à la bonne dimension et ils ne peuvent que réparer une seule des 2 roues. On prend, c’est mieux que rien. Après le déjeuner, quand nous voulons récupérer la voiture, Le garagiste explique que le pneu n’a pas un seul trou mais plusieurs, et qu’il vaut mieux continuer à rouler avec les roues de secours plutôt qu’avec ce pneu (qui fera par contre une bonne roue de secours). Bref des conditions idéales pour aborder la Death Valley….
Nous reprenons la route vers la fameuse Death Valley. Le paysage est somptueux, immense (ça ne rentre pas dans le champ d’un appareil photo), magnifique ! Il fait chaud (je ne sais pas combien car depuis la crevaison l’ordinateur de bord ne m’affiche plus la température….), mais c’est supportable car très sec (on ne transpire pas réellement) et il y a de l’air (chaud).

Le nouveau mot de vocabulaire du jour est DIP. Comme pour bump, il y a des panneaux DIP, et le temps de dire « c’est quoi un DIP » nous prennons une bosse qui fait presque décoller la voiture. Ici les routes sont droites, en montée comme en descente, et suivent le relief, ce qui explique les DIP !
Nous arrivons à notre hôtel, qui est super sympa. Les chambres sont très fraiches. Il y a une piscine dont l’eau est très chaude, à tel point, qu’on a froid quand on ressort (ok, pas longtemps !). Cest la première soirée où nous arrivons à prendre un apéro tous ensemble, à l’extérieur sur la terrasse de nos chambres. C’est un hôtel où il fait bon être. Bref, la Death Valley, est un endroit incroyable !
Jour 10 - Death Valley, Las Vegas
La journée commence par un sunrise au Zabriskie point, en tout cas pour les courageux qui ont décidé de se lever. Ce nombre est en augmentation par rapport à la veille car nous sommes 4 cette fois.

C’est assez beau, mais on aurait surtout pu dormir 30 mn de plus, car il faut attendre que le soleil passe la crête. Au point de vue, il y a un grand nombre de français, le guide du routard a encore frappé ! Quand nous repartons, le parking qui était plein à notre arrivée est vide ou pratiquement. On ne doit pas être les seuls à avoir des journées bien pleines…

Toujours dans Death Valley, nous passons par Artist Palette, et surtout Badwater. Badwater est l’endroit le plus bas (moins 85 m sous le niveau de la mer) et le plus chaud. On est vers 44 degrés celcius. Cet endroit est recouvert de sel. Au début, une partie de ce sel est rendu liquide par la chaleur, puis on peut marcher dans ce désert. C’est très impressionnant. De retour aux voitures, on constate qu’on est salé. Soit l’air est saturé en sel mais je ne pense pas car l’appareil photo ou les vêtements ne sont pas salés, soit plutôt c’est notre transpiration qui sèche immédiatement et laisse uniquement le sel sur la peau. Nous quittons à regret la Death Valley en direction de Las Vegas. L'installation à l’hôtel n’est pas simple car si nous avons bien 6 suites, elles ne sont pas sur un même niveau, ni même dans la même tour. Ce n’est pas bien grave, et on arrive à caser tout le monde. Nous faisons une première balade sur le strip, et c’est complètement fou. C’est tellement fou que c’est assez génial ! C’est difficile à décrire car tellement hors de toute référence. De la démesure dans les bâtiments, des paillettes, mais à la fois c’est beau. Des magasins partout, des lumières, des machines à sous, etc etc. Bref j’aime beaucoup !

Jour 11 - Las Vegas
Il fait chaud à Las Vegas, très chaud même. ça ne doit pas être loin de la température de la Death Valley. La seule différence est qu'ici, la carte bleue a également très chaud ! Il y a des magasins partout dans tous les hôtels. De plus, nous commençons la journée dans les magasins d'usines (Benetton, Levis, Converse, Van, GAP, etc...), et j'ai un peu de mal à me dire qu'il va falloir rentrer tout le contenu de nos paquets dans nos valises, mais c'est une autre histoire ! Dans l'après-midi, nous passons à Fremont Street, et ce n'est pas une bonne idée, car les lumières sont éteintes puisqu'il fait jour.... Nous y retournerons le soir, en tout cas certains du groupe. Nous retournons vers l'hôtel via le Strip, et c'est long, mais long.... Les jambes seront lourdes demain. Du fait de cette fatigue, Barabara et les filles renoncent pour Fremont Street. Nous y partons à une seule voiture. C'est le vieux quartier qui a fait la réputation de LV avant le strip. Aujourd'hui c'est un peu désuet et un peu défraîchi.

On aurait volontiers passé encore un peu de temps à LV, qui est assez extraordinaire. En particulier, encore une fois, nous n'avons pas trouvé de temps pour la piscine qui est ouverte de 7 h du matin à 7 h du soir, et qui était fermée au moment souhaité ...
Jour 12 - Zion
Nous quittons Las Vegas en direction de Zion.

Cette route nous fait traverser 3 états: Le Nevada où nous étions, l'Arizona pour arriver en Utah. Nous n'avions pas regardé la route sur une carte, et au moment où nous sommes rentrés en Arizona, on a vite vérifié sur la carte que Tomtom ne délirait pas.... L'Arizona est inclus dans notre périple, mais beaucoup plus tard. Là, on a juste coupé pour quelques km.
Sinon les paysages sont très différents de ce que nous avions vu jusqu'à présent, en particulier avec des cassures très nettes, exactement comme dans les westerns. Sur Zion, c'est la couleur rouge qui domine largement, et même le bitume est coloré.
Une fois sur Zion, nous avons fait une petite promenade (on ne peut pas parler de rando !) qui nous a permis d'avoir un point de vue très sympa.
Nos chambres donnent sur une magnifique pelouse puis sur une rivière. Je ne sais pas si c'est la Virgin river (celle qui a creusé les décors de Zion). Enfin en arrière plan, il y a une barre rocheuse.
Jour 13 - Zion, Red Canyon, Mossy Cave, Bryce
Comme d'habitude, la journée a été bien remplie. Nous avons commencé par poser 2 voitures (la mienne et celle de Philippe) à un garage pour les différents problèmes de pneus..... Pendant ce temps, la fameuse promenade "Angel's landing" était au programme. Carrément impressionnante cette rando ! et j'avoue que je n'ai pas été au bout de l'arrête avec ses 400 à 500 m de chute libre de chaque côté. Mais même comme ça, le point de vue est extraordinaire !

En fin de promenade, nous récupérons les voitures avec autant de roues de secours que de voitures.... Nous allons pouvoir rouler plus sereinement. Nous filons alors vers Bryce.
Sur la route, pas extraordinaire jusque là, nous passons tout d'abord par par Dixie National Forest, et surtout Red Canyon. C'est extraordinaire ! Très rouge. Des hoodoos ! C'est magnifique ! Nous partons ensuite vers Mossy cave, où là aussi, il y a des hoodoos et une cascade sympa.

Enfin, après avoir fait le check-in de notre hôtel, nous allons vers le sunset point. Il est magnifique, mais nous y sommes un peu tard (19 h), et nous reviendrons demain plus tôt, pour profiter d'un peu plus de soleil sur les hoodoos de Bryce.
Comme vous pouvez le constater, c'est de plus en plus dur d'arriver à tenir le rythme d'un article par jour....
Jour 14 - Bryce NP
Le gros de la journée a été consacré à des promenades dans le parc national de BRYCE, au milieu des hoodoos. C'est hallucinant ! à chaque virage, bosse ou dizaine de pas on trouve des décors de plus en plus beaux. L'appareil photo a fonctionné comme jamais ! Je ne sais pas si la galerie d'images permet de se rendre compte de la beauté des lieux car faute de temps, la sélection est très rapide sur de toutes petites vignettes.... Dans l'après-midi, Mélissa et Mathilde ont fait une promenade à cheval au bord du canyon, et elles sont rentrées contentes (avec des photos faites pendant la promenade. Ils sont forts ces américains). La soirée a été consacrée à un rodéo, sans doute plus une attraction touristique qu'un véritable rodéo, mais c'est à voir.
Bref, encore une bonne journée. On a l'impression d'aller crescendo au niveau de la beauté des sites. C'est génial !

Jour 15 - Kodachrome Basin, Grosvenor Arch, Scenic Byway 12
Avant d'abandonner Bryce et ses merveilles, il est prévu un lever de soleil avec départ à 6h30. Je ne sais pas pourquoi, mais mon iPhone a décidé de sonner à 4h et non 6h..... Je ne m'en suis aperçu qu'après avoir pris une douche.... Bref impossible de se rendormir ! En plus, une fois arrivé au sunrise point, pour une fois que je pars léger, je suis tombé en panne de batterie. Bref, je n'ai fait que 3 ou 4 photos. Une journée qui commence bien !

Nous quittons ensuite Bryce vers Kodachrome Basin, qui est un 'petit' state park qui mérite bien son nom du fait des couleurs essentiellement rouges du lieu. Je pensais que nous serions un peu déçus de ce que nous allions voir après avoir vu des parcs king size comme Brice ou Zion, mais ce n'est pas le cas, C'est très beau.

Puis nous partons vers Grosvenor Arch. La route se transforme en piste non goudronnée de plus en plus délicate. Pour nous rassurer, il y a un panneau qui indique que la vitesse est limitée à 35 milles.... Vu la route, on ne risque pas. En plus, en pensais avoir un trajet assez court, mais c'est 11 milles dans un sens et 11 milles au retour qu'il nous faut faire.... C'est beaucoup dans ces conditions, et on a un peu hésité à continuer jusqu'au bout, mais ça valait la peine.

Après ça, nous prenons la Scénic Byway 12 en direction de Capitol reef. Cette route est superbe, avec des paysages grandioses, dans des teintes blanches. Notre hôtel est un lodge à l'écart de tout, d'un côté de l'hotel il y a des bisons et de l'autre un reef rouge. Nous terminons la journée dans un jaccouzi chauffé en plein air, que du bonheur (Merci à Ludo pour l'info sur le Jaccouzi).
Jour 16 - Capitol Reef Il n'y a pas de bon 15 Aout, sans un orage. Celui-ci a également éclaté entre nous. Goblin SP et Little Wild Horse Canyon en ont fait les frais. Je ne vais pas m'étendre la dessus. Je regrette simplement d'avoir fait la scénic drive de capitol reef.
La route de cette journée a paru longue.... Nous n'avions pas eu le temps de faire Capitol Reef la veille, aussi nous avons parcouru la scénic drive, puis avons fait un arrêt à Fruita chez les Mormons.

Après cette pause, et un tout petit arrêt pour voir des pétroglyphs, nous avions mis au programme Hickman Bridge. C'est une petite balade d'une heure y compris les arrêts à cette arche.
Au fur et à mesure de la route, les paysages changent du tout au tout. D'une dominante rouge, ils passent au blanc, puis au gris pour revenir au rouge.
Notre hôtel est au bord du Colorado, et il faut y accéder par une route qui longe le fleuve depuis Moab. Cette route est grandiose, encaissée dans le Canyon rouge creusé par le Colorado.
Jour 17 - Arches
La journée était consacrée à une des stars du voyage, le parc national d'Arches, et à son icône Delicate Arch prévue vers le sunset. Mais la météo en a décidé autrement..... Alors que nous étions couché avec une chaleur encore assez forte, le réveil s'est fait sous la pluie (passagère uniquement). Une heure après tout était sec, et le temps semblait tout bon. Après quelques courses pour le pique nique, nous entrons enfin dans le parc. Indépendamment des arches, il présente des panoramas grandioses comme 'park avenue' ou vers les gossips. Nous nous arrêtons à chaque point de vue, car c'est superbe partout.

Le pique nique se fait vers le début de notre rando (vers double O arch), au seul endroit ombragé du parc. Mais là nous prenons l'orage, un orage magnifique d'abord dans le lointain puis trop près de nous. La température passe brutalement de 34 à 17 degrés. Nous attendons un moment pour savoir s'il va passer ou rester, puis finissons par renoncer car de toute manière nous n'arriverons plus à faire le programme prévu. Nous redescendons alors que l'orage se calme un peu, et nous pouvons un peu mieux comprendre comment les paysages sont façonnés du fait des torrents qui dévalent les pentes du parc.
Nous allons abandonner le programme d'une des journées prévues à Moab (Canyonland needles) du fait du temps de voiture pour faire la randonnée prévue. De ce fait, la journée de demain sera plus cool, chacun fera selon ses priorités, VTT pour les uns, retour à Arches pour les autres ou encore repos pour ceux qui le souhaitent (la fatigue est bien présente pour tout le monde). Dans mon cas, ce sera Arches même si la fameuse slickrock est un des must du VTT.... On ne peut pas tout faire.
Tapper ces articles tous les jours n'est pas toujours simple car on a peu de temps libre. Au début du séjour, je n'avais pas de problème du fait du décalage horaire. Maintenant, c'est dans la journée. Ce matin (8h30 pour moi), c'est particulièrement agréable. Je suis sur la petite terrasse ombragée de ma chambre, avec vue sur le Colorado juste derrière les arbres, et la température est très agréable.
Jour 18 - Arches
Pour cette journée nous nous sommes séparés en trois groupes, ceux qui prennent un peu de repos, ceux qui vont faire la fameuse slickrock en VTT, et ceux qui passent la journée à Arches. Le groupe des vététistes et le groupe Arches ont prévu de fusionner en fin de journée pour aller voir Délicate Arch.
Je ne vais pas parler du VTT, si ce n'est qu'il sont rentrés vidés de la balade, qu'ils ont fait des photos sympa et qu'ils sont contents. Marc a profité que je ne sois pas là (d'habitude c'est plutôt moi les figures) pour faire une figure.... Le casque a joué son rôle, et il s'est seulement un peu égratigné le menton.
J'ai moi, renoncé au VTT (choix difficile) pour privilégier le parc de Arches, accompagné de Barbara, Huguette, Mélissa et Mathilde. Je suis assez content que les filles préfèrent aller voir les arches plutôt que de rester à la piscine. C'était assez superbe. On a fait une première rando assez difficile dans les rochers pour voir entre autres Lanscape Arche et double O Arch. Puis une plus petite vers Broken Arch (qui n'est pas encore tombée). Enfin, on a rettrouvé Marc et Philippe pour aller voir la grande star du parc et même de tout l'Utah, Delicate Arch. On monte sans la voir, puis brusquement, elle apparait ! Une grande claque. Elle mérite largement son statut de star.

Jour 19 - Canyonland (Island in the sky), Dead Horse point
Il y a une seconde star en dehors de Delicate Arch, qui se nomme Mesa Arch. Cette arche est dans le parc de Canyonland, et présente comme particularité d'être dans l'axe du soleil au sunrise, le soleil étant alors visible par l'intérieur de l'arche. Un incontournable ! La difficulté est qu'il faut se lever à 4 h du matin. Elle se mérite.

Seuls Philippe et moi sommes partis de très bon matin, tous les autres nous retrouvant vers 11h pour une petite balade. Mesa Arch mérite sa réputation, même si le ciel était chargé et ne nous a pas permis d'avoir les couleurs éclatantes de certaines photos. Mais je pense qu'après quelques manipulations sur ordinateur, je ne vais vraiment pas regretter ce lever matinal. En attendant les autres, nous avons commencé par aller faire un tour à Aztec Buttes, avant d'aller au bord du rim. C'est hallucinant et magnifique ! Cette fois on voit les Canyons par le haut et non comme à Zion par le bas. C'est immense ! Il y a un premier plateau peut être 500 m en dessous de nos pieds. Puis dans ce plateau, des canyons ont été creusés par les différentes rivières dont le colorado. C'est beau. On ne s'attarde pas trop dans le parc, car la météo s'est dégradée, et que l'on craint un gros orage. Il n'arrivera pas, et nous aurons uniquement des lumières de fin du monde. Nous rentrons par un passage par Dead Horse Point, où le Colorado forme une superbe boucle. Là aussi, c'est très impressionnant et beau.

Jour 20 - Gooseneck, Valley of the Gods et Monument Valley
Encore une super journée. Nous commençons par un passage à Gooseneck qui est un panorama extraordinaire sur 3 boucles du colorado. Au niveau photo, même si la lumière n'est pas extraordinaire, je tente un panoramique à assembler à la maison, car rien à faire le panorama est trop large pour tenir dans le cadre d'une photo, même avec mon 20 mn..... On verra bien !

Puis nous faisons la montée vers Mulley point overlook. C'est impressionnant, mais moins que la montée et la descente sur la piste qui y conduit. La voiture à une légère tendance à chasser un peu, et vu l'apic.... pas cool ! On ne s'attarde pas car la piste est impraticable par temps de pluie et l'orage est visible dans le lointain.

Après avoir hésité, on se lance dans Valley of the Gods, car l'orage menace toujours et on sait que s'il pleut les rivières vont vite gonfler, et nous n'arriverons pas à les franchir. Les appréhensions se font oublier progressivement devant le paysage extraordinaire. Il n'y a pas de mot.... Comme l'orage menace toujours, on ne s'arrête pratiquement pas et les trop rares photos sont prises de la fenêtre de la voiture. C'est sans doute dommage, mais ces paysages resteront présents dans nos yeux.

Enfin on prend la direction de Monument Valley, et nous prenons enfin l'orage (une grosse pluie en fait), ce qui gâche un peu l'arrivée. Ceci dit, Ce temps orageux donne des couleurs extraordinaires. La visite des lieux est pour demain !

Jour 21 - Monument Valley
La journée a été complètement consacrée à Monument Valley. Elle a commencé par un lever de soleil du balcon (la vue de l'hôtel est incroyable !), et de la terrasse devant le restaurant. Puis nous avons fait la piste de 17 miles dans MV. Génial et assez long vu les arrêts et l'état de la piste (celle de valley of the Gods est bien meilleure).

L'après midi, nous avons fait une balade à cheval. S'il y a bien un endroit où faire une balade à cheval c'est bien à MV. Que du bonheur ! On est complètement dans un Western (pour la petite histoire, il y a des projections tous les soirs à l'hôtel. Ce soir c'était la chevauchée fantastique), et John Wayne est partout présent. Je ne mets pas de photo de la balade par manque de temps, car j'en ai fait avec l'appareil de Mathilde (mon ancien D70), et ça complique le tri....

Puis, certains ont fait une balade à pied, tandis que je suis remonté faire le John Ford point pour le sunset avec Barbara.

Jour 22 - Navajo National Monument, Page

J'avais pourtant dit que je ne faisais pas le lever de soleil afin de dormir un peu.... Mais bon, j'étais réveillé alors autant profiter de MV encore un peu. Surtout que ce matin le ciel est chargé, et que quelques gouttes sont tombées. Ca donne une ambiance de fin du monde incroyable (encore une fois je ne sais pas si je mets les meilleures photos en ligne car la sélection se fait sur des vignettes).

Nous quittons MV pour passer à Navajo national monument, mais c'est un peu décevant car on ne fait que la sandal trail (en tong pour moi, et pas en sandal....), et même si on voit les ruines indiennes, c'est trop loin pour apprécier.
Après avoir pris nos chambre à Page, on fait une aprem plage sur le lac Powell. C'est à l'américaine ! On va en voiture sur le sable à quelques mètres de l'eau. Par contre, l'eau ne sent pas bon.... Mais on fait avec.
Jour 23 - Lees Ferry, Cathedral wash, Horseshoe Bend
C'est en voyant l'hiver dernier les photos de Jérome et Anne-Marie, que nous avons tous eu envi de faire Cathedral Wash. C'est un canyon assez étroit qui va se jeter dans le Colorado. Bien sûr ce n'est pas à faire par temps d'orage, et ce matin le temps est gris mais pas orageux. Du fait de ce temps gris, nous n'avons pas retrouvé les couleurs des images de Jérome et Anne-Marie, mais la balade était très sympa (bien qu'un peu chaude, car même si c'est plus doux que les jours précédents, il fait toujours plus de 30 degrés celcius). Au bout, on peut tremper ses pieds dans l'eau froide du Colorado. C'est étonnant, que l'eau chaude du lac soit aussi froide quelques km plus loin....

L'après midi est encore une fois calme du fait de la fatigue. J'en profite pour aller voir seul Horseshoe Bend qui est seulement à 10 mn de l'hôtel. Ca me permet de faire quelques images par beau temps, car il faut bien l'avouer, il semble un peu capricieux ces derniers jours. Pour ces photos, j'ai vachement de mal, car il m'est très difficile d'approcher du bord tellement c'est vertigineux. C'est terriblement impressionnant ! Et j'y retournerai avec plaisir dans deux jours avec tout le monde.
Jour 24 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, Lake Powell
Ce qui était prévu aujourd'hui, était de faire Lower antelope à 8 heure du matin puis dans la foulée Upper. C'est beau les prévisions, mais dans la pratique, c'est tout autre.... Suite à l'orage d'hier, Lower est inondé.... Donc fermé à 8h du matin. Dans le doute, on attend un peu pour savoir si ça va ouvrir ou pas. Comme la décision d'ouverture du site tarde, on décide de partir dans un premier temps vers horseshoe Bend, avant d'aller faire Upper Antelope.
Pour Horsershoe Bend, il n'y a rien à faire, je ne peux peux pas m'approcher du bord pour faire une bonne photo, c'est trop aérien.... De toute façon, la lumière est moins bonne que la veille.

A Upper Anteloppe, c'est la galère ! Tout d'abord, les Navajos ne veulent que du cash, et pas de carte de crédit. On arrive à fournir en faisant les fonds de poche. Ensuite, la famille Stern est la dernière pour la visite de 11h, alors que le reste du groupe est pour 12 h.... Pas cool ! Les fery et Rollin partent donc faire une piscine à l'hotel alors que nous partons faire la visite. Et alors là ! Délire.... Oui, c'est beau et même très beau, mais il y a un monde incroyable. Comment faire une image digne de ce nom.... Je ne sais pas.... Alors que j'ai vu des photos sublimes de ce site, je suis incapable d'en prendre une bonne tant il y a du monde et peu d'espace.... En plus j'ai monté un grand angle (20 mm) et pas un zoom, ce qui fait que ça cadre large et qu'il y a toujours du monde.... Help ! En fait, il ma faudrait 2h sans personne dans ce slot canyon..... Même les photos sur trépieds arrivent à être floues, car il y a tellement de monde, qu'il y a toujours quelqu'un pour heurter un des pieds.... J'ai beaucoup de mal de savoir que je suis dans un des endroits les plus photogéniques au monde et de ne pas en tirer une seule image géniale.....

En sortant, et pour attendre les fery et rollins on part vers Lower antelope. Le site n'a ouvert que partiellement (sans faire la moindre réduction de tarif....), car une partie est toujours inondée. Mais là, c'est l'inverse de Upper. La personne à la caisse est souriante. Il n'y a personne ou pratiquement. On peut rester seul dans le canyon pour faire les images qu'on veut. Autrement, l'entrée est rigolote comme tout, le trou est minuscule, on se dit qu'on ne peut pas entrer là car ça ne va pas passer... Une fois à l'intérieur, c'est très différent de Upper, ici on ne cherche pas le rayon de lumière qui arrive à la verticale à une heure donnée, mais on trouve des lumières tout en douceur qui sont magnifiques. Clairement ma préférence va à Lower et non à Upper Antelope !


En fin d'aprem, on fait une promenade en bateau sur le lac powell, c'est sympa, car je n'avais pas imaginé que le lac puisse être aussi encaissé. ça laisse un regret de ne pas avoir eu le temps de faire le rainbow bridge, mais bon on ne peut pas tout faire....
Jour 25 - Grand Canyon
La journée a été entièrement consacrée au Grand Canyon. Le matin pour la route, l'après midi sur place. Sur la route nous avons fait les différents points de vue, puis après avoir posé les bagages, nous sommes partis avec les navettes pour voir la partie Est (nous sommes arrivés par l'Ouest).

Honnêtement, c'est beau, mais c'est surtout grand. Il fait assez chaud, ce qui fait qu'il y a un voile atmosphérique qui bouche la vue (et les photos). Il y a surtout énormément de monde.

Notre hotel n'a pas le wifi ! C'est le premier qui n'offre pas ce service.... De toute façon, je n'aurais pas eu le temps de mettre à jour le site...
On a décidé de manger au El Tovar (c'est l'hôtel le plus classe, où pour la petite histoire, un voyageur nommé Paul Mac Cartney a voulu tester le piano, et on est venu lui demander de faire moins de bruit.... (Ceci il y a quelques années tout de même). Par contre on a oublié de réserver... Pas cool, pas de table avant 21 h 30. ça peut paraître tôt, mais on doit se lever super tôt le lendemain (voir la journée 26) surtout pour les enfants. De ce fait, les enfants ont fait Pizza et seuls les adultes le El Tovar.
Jour 26 - Grand Canyon, Route 66
Pour terminer en beauté le séjour, on s'est prévu un truc de ouf, le survol du GC en hélico. Le réveil est très matinal, car le vol est à 8 h et que nous (famille Stern) ne revenons pas à l'hôtel après.... Bref, réveil vers 6h du matin... Le vol lui même est génial, en particulier le moment où l'on quitte la forêt pour "plonger" dans le GC, c'est extraordinaire ! Après, le vol et une dernière photo de groupe, nous nous séparons des Fery et Rollin, car nous avons de notre côté une assez longue route.
Cette route commence mal, car nous sommes bloqué plus d'une demi heure par accident....
Les différentes petites villes de la route 66 sont maintenant plus touristiques que réellement folkloriques, mais bon c'est sympa. Par contre on la prend réellement pour aller à Oatman (avant on a fait de l'autoroute de ville en ville), et c'est une petite route de montagne très sympa. Oatman est également assez touristique, et assez étonnant avec des anes en liberté complète au milieu de la ville.

Puis, nous filons toujours par la route 66 vers Bagdag Café.... La route est toujours sympa, toute droite et déserte. Par contre point de Bagdad Café.... Après avoir largement dépassé le point où je l'avait localisé, on cherche sur le tomtom qui nous fait faire demi-tour.... On serait passé devant sans le voir ? C'est étonnant car nous sommes en plein désert, et c'est assez étonnant d'être passé à côté de quelque chose sans le voir. Nous suivons donc le tomtom qui nous emmène plusieurs km plus loin en plein désert, à un endroit où il n'y a rien, mais alors rien ! Nous renonçons donc à Bagdad Café, c'est dommage mais bon... J'ai oublié de préciser la température. D'après la voiture, il fait 45 degrés. On est pas si loin de la death valley.

Nous arrivons enfin à twenty nine palms. C'est très étonnant d'avoir une ville en plein désert. C'est plein de petites maisons. Ceci dit, on n'a pas réellement eut le temps de se balader car nous avons une super tâche à faire..... Refaire les sacs et valises pour l'avion de demain. Un énorme travail. Quand nous sortons enfin de l'hotel pour aller manger, il fait toujours aussi chaud (36 degré vers 21 h 30), c'est très étouffant.
Jour 27 - TwentyNine palms, Los Angeles
TwentyNine palms est une oasis au milieu du désert. Il n'y a pas grand chose: deux axes perpendiculaires avec des hôtels ou des restaurants et des plus petites routes avec des petites maisons. De plus, il fait toujours aussi chaud.... Un endroit où il ne me plairait pas de vivre. Nous quittons cette ville pour entrer dans notre dernier National Park, celui de Joshua Tree. La route monte encore très fort pour atteindre le plateau où poussent ces arbres. C'est très sauvage et désertique. Nous ne croisons que très peu de monde. C'est à voir car encore très différent de tout ce que nous avons pu voir précédemment.
Nous filons ensuite vers Los Angeles. J'ai l'impression que la banlieue commence à plus de 100 km.... Nous rencontrons nos premiers embouteillages. Pas de stress, car nous sommes largement l'heure pour l'avion. De plus, nous prenons les files pour voitures avec au moins 2 personnes qui roulent parfaitement. Normalement, on ne peut entrer ou sortir de ces files qu'aux endroits où la ligne n'est pas continue.... J'avoue avoir pris quelques libertés.... Ce n'est pas bien !
Rendre la voiture est une pure formalité. Un monsieur passe un lecteur optique sur le code barre collé au pare-brise, édite un papier, et nous dit au revoir.... C'est ouf. ça fait drôle d'abandonner cette voiture après plus de 6150 km. 15 mn après nous sommes (en avance) à l'aéroport. Cette fois, personne ne déclenche le moindre portique. Une simple formalité ! Et c'est parti pour 10h45 de vol à destination de Zurich. C'est plus court qu'à l'aller. Nous n'aurons pas le temps d'aller saluer Jean-Louis et Sophie qui doivent être installés depuis une dizaine de jour dans cette ville.
Mon (futur) road trip en quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Hi all,
Voila, je me rends dans l'ouest américain mi-mai pour 15jours de road trip. Voici les différentes étapes qui composent ce voyage.
LA (3jours) LA-LAUGHLIN LAUGHLIN - GRAND CANYON (FLAGSTAFF) FLAGSTAFF - MONUMENT VALLEY MONUMENT VALLEY - LAKE POWELL LAKE POWELL - BRYCE CANYON BRYCE CANYON - LAS VEGAS LAS VEGAS- DEATH VALLEY DEATH VALLEY - SEQUOIA SEQUOIA - YOSEMITE YOSEMITE - SAN FRANCISCO SF (3jours)
Qu'en pensez vous? Pouvez vous me dire s'il y a des choses à ne pas louper entre chaque destination? (Par ex : Antelope Canyon a proximité de Lake Powell, Valley of gods pres de monument valley)
Merci d'avance, je me relance dans mon petit futé ..
Snoop
Voila, je me rends dans l'ouest américain mi-mai pour 15jours de road trip. Voici les différentes étapes qui composent ce voyage.
LA (3jours) LA-LAUGHLIN LAUGHLIN - GRAND CANYON (FLAGSTAFF) FLAGSTAFF - MONUMENT VALLEY MONUMENT VALLEY - LAKE POWELL LAKE POWELL - BRYCE CANYON BRYCE CANYON - LAS VEGAS LAS VEGAS- DEATH VALLEY DEATH VALLEY - SEQUOIA SEQUOIA - YOSEMITE YOSEMITE - SAN FRANCISCO SF (3jours)
Qu'en pensez vous? Pouvez vous me dire s'il y a des choses à ne pas louper entre chaque destination? (Par ex : Antelope Canyon a proximité de Lake Powell, Valley of gods pres de monument valley)
Merci d'avance, je me relance dans mon petit futé ..
Snoop
D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Avis sur circuit de quarante-cinq jours dans l'ouest des États-Unis cet été 2012? English translation pending
Bonjour à tous, c'est mon tout premier post sur ce forum.🙂
J'envisage de partir aux états unis cet été (du 10 Juillet au 26 Aout)
Je suis désolé d'ouvrir un nouveau post à ce sujet, mais j'aurais voulu avoir votre avis sur le circuit que j'envisage de réaliser étant donné qu'il est plus long que ceux que l'on voit habituellement sur le forum.
De plus, je n'envisage pas de visiter uniquement les parcs nationaux, mais j'aimerais découvrir d'autres endroits comme le texas (c'est pour cela que je vais jusqu'à Amarillo), le nouveau mexique (Santa Fé), la route 66...
Je partirai seul à priori et je compte camper la plupart du temps (peut être dormir quelques fois dans la voiture) et me loger dans les auberges de jeunesses (moins cher que les hotels) dans les grands villes...
Voici le parcours que j'envisage de réaliser:
Départ de Paris: le 10 Juillet 2012
J1 : Arrivée à San Francisco
J2 + J3 +J4 + J5 : SF (prendre la voiture le J5 en fin de journée)
J6 : SF – Columbia – Yosemite (Mariposa Grove) Quitter SF assez tôt le matin (6h). ( 252 miles ; 6h20)
J7+ J8: Yosemite randonnée Half dome 27,4km + d'autres plus petites randonnées le J8
J9: Yosemite (quitter tôt le matin) – Bodie (environ 2h de visite) – south Lake Tahoe(170 miles ; 4h15)
J10 : South Lake Tahoe (partir tôt le matin) – SLC (580 miles ; 9h20) GROSSE JOURNEE CONSACREE A ROULER
J11: SLC – Jackson (267miles 5h12). (route Logan, Bear Lake, Montpelier, Afton, Alpine, Jackson).Départ tôt le matin (Vers 7h)
J12: Jackson – Teton NP (1h de route) (Rando Jenny Lake)
J13: Teton NP – Yellowstone (rejoindre Yellowstone dans la matinée).
J14 + J15 +J16 : Yellowstone
J17 : Yellowstone (quitter Yellowstone assez tôt le matin 8/9h) – Cody ( musée + village western + rodéo le soir).
J18 : Cody – Fort Laramie (arriver à Fort Laramie vers 15/16h) (5h30 de route)
Dormir à Fort Laramie ou pousser jusque Cheyenne et dormir à Cheyenne?
J19 : Fort Laramie – Rocky Mountain (208miles 3h46) Un après midi + une bonne matinée à Rocky Mountain.
J20 : Rocky Mountain (quitter Rocky Mountain en début d’après midi) – Colorado Springs (146 miles 3h) (4h40 en passant par l’ouest du parc)
J21:Rester un jour à Colorado springs : visiter cripple creek et victor.
J22: Colorado Springs – Amarillo (arriver en fin d'après midi) (363 miles 6h30).
J23 : Amarillo (visites route 66 au texas + quelques villes texanes aux alentours).
J24 : Amarillo – Santa Fé (arriver en milieu de journée) (280 miles ; 4h30 de route)
J25 : Santa Fé
J 26: Santa Fé(partir tôt lematin) – Chimayo – Taos Pueblo (quitter Taos Pueblo vers midi). – Alamosa (170 miles 3h30)
J27: Alamosa – Rio grande national forest-Grand junction (281 miles : 6h)
J28: Grand Junction (2h45 pour arriver à canyonland) – Canyonland : Island in the sky (principaux points de vue) (Grandview point 3,2km) – Dead Horse Point - Arches (camping Devil's Garden) coucher de soleil à delicate arch
J 29 Arches – (randonnée Devil’s Garden : 11,6km) –Moab (arriver à Moab vers 17/18h).
J30: Moab – (Canyonland : The Needles) – Mesa Verde (4h30 de route) avec passage par The Needles.
J31 : Mesa verde – Four corners – Monument Valley(160 miles 3h30). Quitter Mesa Verde vers13/14h
Randonnée cliff Palace + Balcony House à Mesa Verde.
J32 : Monument Valley (quitter monument valley au lever du soleil)– Bryce (278miles : 5h20)
J33: Bryce (randonnée Navajo/peekaboo Loop : 7,8km)
J34 : Bryce –Zion (départ tôt le matin) Passer par cedar city (cedar breaks national monument). (Randonnée Angel’s landing : 8km)
J35:Zion (randonnée Observation point 12,9km) (depart en milieu d’après midi vers 15h)– Page (lake powel) (115 miles 2h20).
J36 : PAGE : Horseshoe bend + Antelope Canyon(à midi) - Grand Canyon (138miles 3h) en fin de journée, direction le Grand Canyon.
J37 : Grand Canyon (Bright Angel trail : 30km) dormir si possible au fond du canyon
J38 : Grand Canyon (remontée du Canyon, + points de vues.) – Williams
J39 : Williams – LA (433miles ; 7h de route) Départ tôt le matin (vers 6h30).
J40 + 41 + 42 + 43 + 44 : Los Angeles (rendre la voiture le J40 en fin de journée)
J45 : LA-LV (en Bus) arriver vers 13h à Las Vegas
J46 :LV
J47 : Retour à Paris
Þ Se laisser un jour de + la location de la voiture pour les imprévus…
(Location de voiture 36 jours) 1700 euros pour 36 jours.
5100miles soit environ 8200km sur 36 jours soit en moyenne 230km par jour… (trajets directs, sans compter les détours, je peux rajouter environ 1000km soit un total d'environ 9000/9500 km en 36 jours)
La compagnie aérienne que je compte prendre n'effectue pas des vols (Paris-Los angeles), mais uniquement (Paris-Las Vegas ou Paris-San Francisco), c'est pourquoi je vais sur Los Angeles afin d'y rendre la voiture de location pour ensuite revenir en bus sur Las Vegas).
Si je ne loue la voiture que sur 36 jours alors que j'ai envrion 45 jours devant moi, c'est parce que du point de vue de mon budget, je ne peux pas me permettre de la louer plus longtemps...
De plus, je serai seul et j'aurai moins de 25 ans à quelques mois près...
Mon budget est d'environ 5000/5500 euros (j'ai le détail approximatif).
Je ne compte pas réserver les logements à l'avance. Je suis conscient que je peux avoir de mauvaises surprises en cette période estivale, mais je veux rester libre pour aménager mon circuit si besoin est, en fonction des ressentis du moment...
Je n'ai pas écrit tous les points de vues ou randonnées que je compte effectuer car j'ai déjà fait ma petite liste grâce aux différents posts que j'ai pu lire sur ce forum...😉
J'aurais maintenant quelques petites questions à vous poser par rapport à ce que j'ai prévu:
- Est-il préférable de le faire dans le sens San Franciso-Las Vegas comme je l'ai présenté, ou alors de le faire dans le sens inverse, c'est à dire terminer par San Francisco?
- Pensez vous que je ne vais pas trop survoler ce parcours? Par exemple J30/31/32
- Pensez vous que je devrais laisser tomber certains parcs (qui auraient moins d'intérêts à votre sens et me consacrer davantage sur d'autres???
Si vous avez des suggestions, des coups de coeur à certains endroits n'hésitez pas à m'en faire part...🙂
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire🙂
Bonne journée à vous !
A+ Alex
Je partirai seul à priori et je compte camper la plupart du temps (peut être dormir quelques fois dans la voiture) et me loger dans les auberges de jeunesses (moins cher que les hotels) dans les grands villes...
Voici le parcours que j'envisage de réaliser:
Départ de Paris: le 10 Juillet 2012
J1 : Arrivée à San Francisco
J2 + J3 +J4 + J5 : SF (prendre la voiture le J5 en fin de journée)
J6 : SF – Columbia – Yosemite (Mariposa Grove) Quitter SF assez tôt le matin (6h). ( 252 miles ; 6h20)
J7+ J8: Yosemite randonnée Half dome 27,4km + d'autres plus petites randonnées le J8
J9: Yosemite (quitter tôt le matin) – Bodie (environ 2h de visite) – south Lake Tahoe(170 miles ; 4h15)
J10 : South Lake Tahoe (partir tôt le matin) – SLC (580 miles ; 9h20) GROSSE JOURNEE CONSACREE A ROULER
J11: SLC – Jackson (267miles 5h12). (route Logan, Bear Lake, Montpelier, Afton, Alpine, Jackson).Départ tôt le matin (Vers 7h)
J12: Jackson – Teton NP (1h de route) (Rando Jenny Lake)
J13: Teton NP – Yellowstone (rejoindre Yellowstone dans la matinée).
J14 + J15 +J16 : Yellowstone
J17 : Yellowstone (quitter Yellowstone assez tôt le matin 8/9h) – Cody ( musée + village western + rodéo le soir).
J18 : Cody – Fort Laramie (arriver à Fort Laramie vers 15/16h) (5h30 de route)
Dormir à Fort Laramie ou pousser jusque Cheyenne et dormir à Cheyenne?
J19 : Fort Laramie – Rocky Mountain (208miles 3h46) Un après midi + une bonne matinée à Rocky Mountain.
J20 : Rocky Mountain (quitter Rocky Mountain en début d’après midi) – Colorado Springs (146 miles 3h) (4h40 en passant par l’ouest du parc)
J21:Rester un jour à Colorado springs : visiter cripple creek et victor.
J22: Colorado Springs – Amarillo (arriver en fin d'après midi) (363 miles 6h30).
J23 : Amarillo (visites route 66 au texas + quelques villes texanes aux alentours).
J24 : Amarillo – Santa Fé (arriver en milieu de journée) (280 miles ; 4h30 de route)
J25 : Santa Fé
J 26: Santa Fé(partir tôt lematin) – Chimayo – Taos Pueblo (quitter Taos Pueblo vers midi). – Alamosa (170 miles 3h30)
J27: Alamosa – Rio grande national forest-Grand junction (281 miles : 6h)
J28: Grand Junction (2h45 pour arriver à canyonland) – Canyonland : Island in the sky (principaux points de vue) (Grandview point 3,2km) – Dead Horse Point - Arches (camping Devil's Garden) coucher de soleil à delicate arch
J 29 Arches – (randonnée Devil’s Garden : 11,6km) –Moab (arriver à Moab vers 17/18h).
J30: Moab – (Canyonland : The Needles) – Mesa Verde (4h30 de route) avec passage par The Needles.
J31 : Mesa verde – Four corners – Monument Valley(160 miles 3h30). Quitter Mesa Verde vers13/14h
Randonnée cliff Palace + Balcony House à Mesa Verde.
J32 : Monument Valley (quitter monument valley au lever du soleil)– Bryce (278miles : 5h20)
J33: Bryce (randonnée Navajo/peekaboo Loop : 7,8km)
J34 : Bryce –Zion (départ tôt le matin) Passer par cedar city (cedar breaks national monument). (Randonnée Angel’s landing : 8km)
J35:Zion (randonnée Observation point 12,9km) (depart en milieu d’après midi vers 15h)– Page (lake powel) (115 miles 2h20).
J36 : PAGE : Horseshoe bend + Antelope Canyon(à midi) - Grand Canyon (138miles 3h) en fin de journée, direction le Grand Canyon.
J37 : Grand Canyon (Bright Angel trail : 30km) dormir si possible au fond du canyon
J38 : Grand Canyon (remontée du Canyon, + points de vues.) – Williams
J39 : Williams – LA (433miles ; 7h de route) Départ tôt le matin (vers 6h30).
J40 + 41 + 42 + 43 + 44 : Los Angeles (rendre la voiture le J40 en fin de journée)
J45 : LA-LV (en Bus) arriver vers 13h à Las Vegas
J46 :LV
J47 : Retour à Paris
Þ Se laisser un jour de + la location de la voiture pour les imprévus…
(Location de voiture 36 jours) 1700 euros pour 36 jours.
5100miles soit environ 8200km sur 36 jours soit en moyenne 230km par jour… (trajets directs, sans compter les détours, je peux rajouter environ 1000km soit un total d'environ 9000/9500 km en 36 jours)
La compagnie aérienne que je compte prendre n'effectue pas des vols (Paris-Los angeles), mais uniquement (Paris-Las Vegas ou Paris-San Francisco), c'est pourquoi je vais sur Los Angeles afin d'y rendre la voiture de location pour ensuite revenir en bus sur Las Vegas).
Si je ne loue la voiture que sur 36 jours alors que j'ai envrion 45 jours devant moi, c'est parce que du point de vue de mon budget, je ne peux pas me permettre de la louer plus longtemps...
De plus, je serai seul et j'aurai moins de 25 ans à quelques mois près...
Mon budget est d'environ 5000/5500 euros (j'ai le détail approximatif).
Je ne compte pas réserver les logements à l'avance. Je suis conscient que je peux avoir de mauvaises surprises en cette période estivale, mais je veux rester libre pour aménager mon circuit si besoin est, en fonction des ressentis du moment...
Je n'ai pas écrit tous les points de vues ou randonnées que je compte effectuer car j'ai déjà fait ma petite liste grâce aux différents posts que j'ai pu lire sur ce forum...😉
J'aurais maintenant quelques petites questions à vous poser par rapport à ce que j'ai prévu:
- Est-il préférable de le faire dans le sens San Franciso-Las Vegas comme je l'ai présenté, ou alors de le faire dans le sens inverse, c'est à dire terminer par San Francisco?
- Pensez vous que je ne vais pas trop survoler ce parcours? Par exemple J30/31/32
- Pensez vous que je devrais laisser tomber certains parcs (qui auraient moins d'intérêts à votre sens et me consacrer davantage sur d'autres???
Si vous avez des suggestions, des coups de coeur à certains endroits n'hésitez pas à m'en faire part...🙂
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire🙂
Bonne journée à vous !
A+ Alex
Red Rocks 2011 English translation pending
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.
Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.
J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.
Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!
Zou, c’est parti !
5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…
Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.
Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !
Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débité (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.
Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!
En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…
La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.
Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.
6 novembre :
Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.


Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.





Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.



Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.

Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!
7 novembre :
Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.

Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.

Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.

Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !





Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.

J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?






Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!
8 novembre :
Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :
Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…
Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!
Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.

Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.
Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »








Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.




Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,

puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale

Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :
Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)
Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.
P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..
On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm
Quelle journée !!!
PVT Canada 2012 et "road trip" dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
je suis nouvelle sur le forum🙂. Je m'appelle Elsa, j'ai 23ans. Ce forum est vraiment une réussite il est sympa est super complet. Merci
Nous partons mon copain et moi pour un pvt d'un an au Canada qui débutera le 4mars 2012. Départ de Lyon arrivée Montréal. Arrivée prévue le 4 à 14h50 à Montréal, où nous retrouverons ma soeur déja sur place jusqu'ici pas de soucis.
J'ai quelques questions à vous poser.
1- Nous souhaitons faire un road trip dans l'ouest Americain et remonter vers la colombie britannique ou l'alberta pour trouver un travail. - d'aprés vous est-il plus judicieux d'acheter une voiture d'occasion au Quebec et traverser les USA d'est en ouest et repasser la frontiere pour le Canada? - Ou prendre un bus Montreal-Vancouver, acheter une voiture en BC et descendre dans l'ouest Americain?
1 -D'après vos experiences personnelles, est-il plus facile d'assurer une voiture dans la province du quebec, ou dans la partie anglophone?
2- Nous nous posons souvent la question de la voiture : van ou voiture + tente ? Quelle sera la méthode la plus économique?
3- Pour un road trip de 3 mois " wyoming, dakota du sud, utah, colorado, arizona et californie" en faisant l'essentiel de ces états, avez-vous une estimation de prix " camping, essence et nourriture.
Merci à vous
Elsa et Julien
Nous partons mon copain et moi pour un pvt d'un an au Canada qui débutera le 4mars 2012. Départ de Lyon arrivée Montréal. Arrivée prévue le 4 à 14h50 à Montréal, où nous retrouverons ma soeur déja sur place jusqu'ici pas de soucis.
J'ai quelques questions à vous poser.
1- Nous souhaitons faire un road trip dans l'ouest Americain et remonter vers la colombie britannique ou l'alberta pour trouver un travail. - d'aprés vous est-il plus judicieux d'acheter une voiture d'occasion au Quebec et traverser les USA d'est en ouest et repasser la frontiere pour le Canada? - Ou prendre un bus Montreal-Vancouver, acheter une voiture en BC et descendre dans l'ouest Americain?
1 -D'après vos experiences personnelles, est-il plus facile d'assurer une voiture dans la province du quebec, ou dans la partie anglophone?
2- Nous nous posons souvent la question de la voiture : van ou voiture + tente ? Quelle sera la méthode la plus économique?
3- Pour un road trip de 3 mois " wyoming, dakota du sud, utah, colorado, arizona et californie" en faisant l'essentiel de ces états, avez-vous une estimation de prix " camping, essence et nourriture.
Merci à vous
Elsa et Julien
Réservation à l'avance dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 4 visiter l'Ouest avec un départ de Phoenix le 14 mai et un retour le 07 juin. Nous allons réserver une voiture Nous souhaitons voir les principaux parcs (Grand Canyon , lac Powel , Monument Valley, Messa Verde, Arches, Las Vegas, la vallée de la mort, San Francisco, Los Angeles et retour vers Phoenix) Je voudrais profiter de vos conseils pour préparer ce voyage. Est-ce nécessaire de réserver les hôtels à l'avance ou peut-on trouver facilement au jour le jour sur place à cette période de l'année ? Si on réserve à l'avance est-ce plus intéressant ? Doit-on réserver à l'avance dans certains parc? Avez-vous des bonnes adresses et principalement pour le Grand Canyon ?
D'avance merci pour toutes vos réponses
Nous partons à 4 visiter l'Ouest avec un départ de Phoenix le 14 mai et un retour le 07 juin. Nous allons réserver une voiture Nous souhaitons voir les principaux parcs (Grand Canyon , lac Powel , Monument Valley, Messa Verde, Arches, Las Vegas, la vallée de la mort, San Francisco, Los Angeles et retour vers Phoenix) Je voudrais profiter de vos conseils pour préparer ce voyage. Est-ce nécessaire de réserver les hôtels à l'avance ou peut-on trouver facilement au jour le jour sur place à cette période de l'année ? Si on réserve à l'avance est-ce plus intéressant ? Doit-on réserver à l'avance dans certains parc? Avez-vous des bonnes adresses et principalement pour le Grand Canyon ?
D'avance merci pour toutes vos réponses
Avis sur circuit de 25 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour le forum
Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2012: qu'elle vous apporte santé, réussite et surtout des voyages exceptionnels...🙂
Après une lecture attentive du forum, j'ai une première version de circuit que je souhaite soumettre à vos avis d'experts (pour ceux qui auront la patience de lire cet interminable post 😕).
Je replace le contexte: voyage "Eté 2012 - 1ère fois dans l'Ouest américain" pour 4 personnes (papa+maman+2 filles de 7 et 11 ans). Début et fin à Las Vegas et 25 jours sur place.
J'ai privilégié les étapes de route en début d'après-midi car ma femme souffre d'un problème médical qui lui impose de faire une sieste quasiment quotidiennement et j'ai aussi pensé que ça nous permettrait d'être au frais (clim dans la voiture) aux heures les plus chaudes.
Nos centres d'intérêts : les parcs (j'ai évidemment du faire des choix) avec des randos plutôt courtes (2-3h maxi) et les villes.
Jour 1 Arrivée à Las Vegas vers 14-15h Route vers Death Valley National Park (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Death Valley National Park Question : Où dormir ?
Jour 2 Visite de Death Valley National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 3 Route jusqu'à Los Angeles (durée = 8h) Nuit à Los Angeles Visite de Los Angeles si arrivée pas trop tardive Question : Où dormir ?
Jour 4 Visite de Los Angeles Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 5 DisneyLand Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 6 Universal Studio Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 7 Visite de Los Angeles le matin Route vers la région de Morro Bay en début d'après-midi (durée = 4h) Nuit dans la région de Morro Bay Question : Où dormir ?
Jour 8 Route jusqu'à Monterey (durée = 3h) Avec arrêt visite de Hearst Castle Nuit à Monterey Question : Où dormir ?
Jour 9 Route jusqu'à San Francisco (durée = 2h) Visite de San Francisco Nuit à San Francisco Question : Où dormir ?
Jour 10 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 11 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 12 Visite de San Francisco le matin Route jusqu'à Yosemite National Park (durée = 5h) Nuit dans ou proche de Yosemite National Park Question : Où dormir ?
Jour 13 Visite de Yosemite National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 14 Route vers Las Vegas (durée = 9h) Nuit dans la région de Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 15 Visite de Las Vegas Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 16 Visite de Las Vegas le matin Route jusqu'à Zion National Park (durée = 3h) Nuit dans ou proche de Zion National Park Question : Où dormir ?
Jour 17 Visite de Zion National Park le matin Route jusque Bryce Canyon National Park l'après-midi (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Bryce Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 18 Visite de Bryce Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 19 Visite de Bryce Canyon National Park le matin Route vers Moab (durée = 5h) Nuit à Moab Question : Où dormir ?
Jour 20 Visite de Arches National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 21 Visite de CanyonLand National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 22 Route jusqu'à Mesa Verde National Park (durée = 3h) Visite de Mesa Verde National Park Nuit dans ou proche de Mesa Verde National Park Question : Où dormir ?
Jour 23 Visite de Mesa Verde National Park le matin Route jusqu'à Grand Canyon National Park (durée = 6h) Nuit dans ou proche de Grand Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 24 Visite de Grand Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 25 Route jusqu'à Las Vegas (durée = 4h) Visite des outlets centers Nuit à Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 26 Départ vers 16h
J'ai encore quelques questions complémentaires...Je sais, j'abuse un peu 😛. Notamment sur la question de l'hébergement que je n'ai pas encore approfondie. Je veux toutes les réserver à l'avance pour avoir l'esprit tranquille. Je privilégie le prix (j'ai vu que je pouvais trouver pour environ 70€ la nuit) mais je suis prêt à ajouter un extra s'il y a des arguments. Le camping n'est malheureusement pas envisageable 😐. Je pensais passer par un site comme hotels.com ou booking.com mais j'ai parfois lu que ce n'était pas conseillé, sans trop d'explication. Pourquoi ? Quelles alternatives ? Les chambres sont-elles débitées dès la réservation, quelques jours avant ou après la nuit ? Quelles sont les modalités d'annulation ? J'ai vu aussi que certains parcs proposent des hébergements. Comment ça se passe ? Est-ce abordable ? Existe-t-il des chambres avec des petites cuisines, notamment dans les villes ? Dernière question. Est-ce qu'il faut louer un 4x4 pour ce type de circuit?
Encore merci à ceux qui auront quelques éléments de réponse.
Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2012: qu'elle vous apporte santé, réussite et surtout des voyages exceptionnels...🙂
Après une lecture attentive du forum, j'ai une première version de circuit que je souhaite soumettre à vos avis d'experts (pour ceux qui auront la patience de lire cet interminable post 😕).
Je replace le contexte: voyage "Eté 2012 - 1ère fois dans l'Ouest américain" pour 4 personnes (papa+maman+2 filles de 7 et 11 ans). Début et fin à Las Vegas et 25 jours sur place.
J'ai privilégié les étapes de route en début d'après-midi car ma femme souffre d'un problème médical qui lui impose de faire une sieste quasiment quotidiennement et j'ai aussi pensé que ça nous permettrait d'être au frais (clim dans la voiture) aux heures les plus chaudes.
Nos centres d'intérêts : les parcs (j'ai évidemment du faire des choix) avec des randos plutôt courtes (2-3h maxi) et les villes.
Jour 1 Arrivée à Las Vegas vers 14-15h Route vers Death Valley National Park (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Death Valley National Park Question : Où dormir ?
Jour 2 Visite de Death Valley National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 3 Route jusqu'à Los Angeles (durée = 8h) Nuit à Los Angeles Visite de Los Angeles si arrivée pas trop tardive Question : Où dormir ?
Jour 4 Visite de Los Angeles Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 5 DisneyLand Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 6 Universal Studio Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 7 Visite de Los Angeles le matin Route vers la région de Morro Bay en début d'après-midi (durée = 4h) Nuit dans la région de Morro Bay Question : Où dormir ?
Jour 8 Route jusqu'à Monterey (durée = 3h) Avec arrêt visite de Hearst Castle Nuit à Monterey Question : Où dormir ?
Jour 9 Route jusqu'à San Francisco (durée = 2h) Visite de San Francisco Nuit à San Francisco Question : Où dormir ?
Jour 10 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 11 Visite de San Francisco Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 12 Visite de San Francisco le matin Route jusqu'à Yosemite National Park (durée = 5h) Nuit dans ou proche de Yosemite National Park Question : Où dormir ?
Jour 13 Visite de Yosemite National Park Nuit au même endroit que nuit précédente
Jour 14 Route vers Las Vegas (durée = 9h) Nuit dans la région de Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 15 Visite de Las Vegas Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 16 Visite de Las Vegas le matin Route jusqu'à Zion National Park (durée = 3h) Nuit dans ou proche de Zion National Park Question : Où dormir ?
Jour 17 Visite de Zion National Park le matin Route jusque Bryce Canyon National Park l'après-midi (durée = 2h) Nuit dans ou proche de Bryce Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 18 Visite de Bryce Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 19 Visite de Bryce Canyon National Park le matin Route vers Moab (durée = 5h) Nuit à Moab Question : Où dormir ?
Jour 20 Visite de Arches National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 21 Visite de CanyonLand National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 22 Route jusqu'à Mesa Verde National Park (durée = 3h) Visite de Mesa Verde National Park Nuit dans ou proche de Mesa Verde National Park Question : Où dormir ?
Jour 23 Visite de Mesa Verde National Park le matin Route jusqu'à Grand Canyon National Park (durée = 6h) Nuit dans ou proche de Grand Canyon National Park Question : Où dormir ?
Jour 24 Visite de Grand Canyon National Park Nuit au même endroit que la nuit précédente
Jour 25 Route jusqu'à Las Vegas (durée = 4h) Visite des outlets centers Nuit à Las Vegas Question : Où dormir ?
Jour 26 Départ vers 16h
J'ai encore quelques questions complémentaires...Je sais, j'abuse un peu 😛. Notamment sur la question de l'hébergement que je n'ai pas encore approfondie. Je veux toutes les réserver à l'avance pour avoir l'esprit tranquille. Je privilégie le prix (j'ai vu que je pouvais trouver pour environ 70€ la nuit) mais je suis prêt à ajouter un extra s'il y a des arguments. Le camping n'est malheureusement pas envisageable 😐. Je pensais passer par un site comme hotels.com ou booking.com mais j'ai parfois lu que ce n'était pas conseillé, sans trop d'explication. Pourquoi ? Quelles alternatives ? Les chambres sont-elles débitées dès la réservation, quelques jours avant ou après la nuit ? Quelles sont les modalités d'annulation ? J'ai vu aussi que certains parcs proposent des hébergements. Comment ça se passe ? Est-ce abordable ? Existe-t-il des chambres avec des petites cuisines, notamment dans les villes ? Dernière question. Est-ce qu'il faut louer un 4x4 pour ce type de circuit?
Encore merci à ceux qui auront quelques éléments de réponse.
Voyage de quatre-vingt-huit jours aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre d'une année de césure je compte travailler durant 6 à 8 mois pour pouvoir ensuite partir 3 mois aux Etats-Unis avec une amie. Nous comptons réaliser ce voyage entre mi-mai et mi-août 2013, nous nous déplacerons en voiture et nous logerons principalement en camping et motel ou auberge de jeunesse dans les villes. Après beaucoup de recherches (et en grande partie sur ce forum si riche 🙂) nous avons mis au point un itinéraire... Nous serions curieuses de connaître vos avis !
Merci d'avance !
1. New York 2. New York 3. New York 4. New York 5. New York =>Boston 6. Boston 7. Boston => Niagara Falls 8. Niagara Falls => Chicago 9. Chicago 10. Chicago 11. Chicago => Sioux City 12. Sioux City => Rapid City 13. Rapid City (Badlands, Mount Rushmore) 14. Rapid City => Cody 15. Cody => Yellowstone 16. Yellowstone 17. Yellowstone 18. Yellowstone => Grand Teton / Jackson Hole 19. Grand Teton / Jackson Hole => ? 20. ? => Colorado Springs 21. Colorado Springs 22. Colorado Springs => Grand Junction 23. Grand Junction => Moab 24. Moab (Arches NP) 25. Moab => Capitol Reef => Fruita 26. Fruita => Bryce Canyon 27. Bryce Canyon 28. Bryce Canyon => Zion 29. Zion => Las Vegas 30. Las Vegas 31. Las Vegas 32. Las Vegas => Death Valley => Lone Pine 33. Lone Pine => Bodie => Yosemite 34. Yosemite 35. Yosemite => Mariposa Grove => San Francisco 36. San Francisco 37. San Francisco 38. San Francisco 39. San Francisco => Santa Cruz 40. Santa Cruz => Monterey 41. Monterey => San Luis Obispo 42. San Luis Obispo => Santa Barbara 43. Santa Barbara => Los Angeles 44. Los Angeles 45. Los Angeles 46. Los Angeles => San Diego 47. San Diego 48. San Diego 49. San Diego => Palm Springs 50. Palm Springs => Grand Canyon 51. Grand Canyon 52. Grand Canyon => Page 53. Page 54. Page => Mexican Hat 55. Mexican Hat (Goosenecks) => Monument Valley => Chinle (Canyon de Chelly) 56. Chinle => Bandelier National Monument => Santa Fe 57. Santa Fe 58. Santa Fe 59. Santa Fe => White Sands 60. White Sands => Carlsbad 61. Carlsbad => San Antonio 62. San Antonio 63. San Antonio => Houston 64. Houston => New Iberia 65. New Iberia (Oak Alley, pays cajun) => Nouvelle Orléans 66. Nouvelle-Orléans 67. Nouvelle-Orléans 68. Nouvelle-Orléans => Pensacola 69. Pensacola => Panama City Beach 70. Panama City Beach => Orlando 71. Orlando (Universal studios) 72. Orlando =>Tarpon Springs => Sarasota 73. Sarasota 74. Sarasota => Naples 75. Naples => Everglades => Miami 76. Miami 77. Miami 78. Miami 79. Miami => Blue Spring State Park 80. Blue Spring State Park 81. Blue Spring State Park => Savannah 82. Savannah 83. Savannah => Charleston 84. Charleston => Washington 85. Washington 86. Washington 87. Washington => New York 88. New York
Dans le cadre d'une année de césure je compte travailler durant 6 à 8 mois pour pouvoir ensuite partir 3 mois aux Etats-Unis avec une amie. Nous comptons réaliser ce voyage entre mi-mai et mi-août 2013, nous nous déplacerons en voiture et nous logerons principalement en camping et motel ou auberge de jeunesse dans les villes. Après beaucoup de recherches (et en grande partie sur ce forum si riche 🙂) nous avons mis au point un itinéraire... Nous serions curieuses de connaître vos avis !
Merci d'avance !
1. New York 2. New York 3. New York 4. New York 5. New York =>Boston 6. Boston 7. Boston => Niagara Falls 8. Niagara Falls => Chicago 9. Chicago 10. Chicago 11. Chicago => Sioux City 12. Sioux City => Rapid City 13. Rapid City (Badlands, Mount Rushmore) 14. Rapid City => Cody 15. Cody => Yellowstone 16. Yellowstone 17. Yellowstone 18. Yellowstone => Grand Teton / Jackson Hole 19. Grand Teton / Jackson Hole => ? 20. ? => Colorado Springs 21. Colorado Springs 22. Colorado Springs => Grand Junction 23. Grand Junction => Moab 24. Moab (Arches NP) 25. Moab => Capitol Reef => Fruita 26. Fruita => Bryce Canyon 27. Bryce Canyon 28. Bryce Canyon => Zion 29. Zion => Las Vegas 30. Las Vegas 31. Las Vegas 32. Las Vegas => Death Valley => Lone Pine 33. Lone Pine => Bodie => Yosemite 34. Yosemite 35. Yosemite => Mariposa Grove => San Francisco 36. San Francisco 37. San Francisco 38. San Francisco 39. San Francisco => Santa Cruz 40. Santa Cruz => Monterey 41. Monterey => San Luis Obispo 42. San Luis Obispo => Santa Barbara 43. Santa Barbara => Los Angeles 44. Los Angeles 45. Los Angeles 46. Los Angeles => San Diego 47. San Diego 48. San Diego 49. San Diego => Palm Springs 50. Palm Springs => Grand Canyon 51. Grand Canyon 52. Grand Canyon => Page 53. Page 54. Page => Mexican Hat 55. Mexican Hat (Goosenecks) => Monument Valley => Chinle (Canyon de Chelly) 56. Chinle => Bandelier National Monument => Santa Fe 57. Santa Fe 58. Santa Fe 59. Santa Fe => White Sands 60. White Sands => Carlsbad 61. Carlsbad => San Antonio 62. San Antonio 63. San Antonio => Houston 64. Houston => New Iberia 65. New Iberia (Oak Alley, pays cajun) => Nouvelle Orléans 66. Nouvelle-Orléans 67. Nouvelle-Orléans 68. Nouvelle-Orléans => Pensacola 69. Pensacola => Panama City Beach 70. Panama City Beach => Orlando 71. Orlando (Universal studios) 72. Orlando =>Tarpon Springs => Sarasota 73. Sarasota 74. Sarasota => Naples 75. Naples => Everglades => Miami 76. Miami 77. Miami 78. Miami 79. Miami => Blue Spring State Park 80. Blue Spring State Park 81. Blue Spring State Park => Savannah 82. Savannah 83. Savannah => Charleston 84. Charleston => Washington 85. Washington 86. Washington 87. Washington => New York 88. New York
Visiter Valley of Fire English translation pending
Bonjour,
Lors de notre circuit dans les parcs de l'ouest américain en juillet prochain avec notre fils de tout juste 7 ans, j'avais d'abord zappé valley of fire;
En effet, je m'étais dit qu'après le yellowstone, le grand canyon, bryce canyon, antelope canyon et zion, nous foncerions directement vers las végas pour y passer 1 jour et demi avant notre départ!
Mais voilà, je viens de découvrir sur un site allemand, l'existence de "The fire wave", soit disant un site comme the wave dans CBS mais sans permis et assez proche de la route qui traverse le parc...
du coup, moi qui rêvait faire the wave mais c'était impossible avec la loterie et surtout avec la marche et la chaleur pour mon fils de 7 ans; je me dis, faire un petit détour par valley of fire pour voir cette vague me dirait bien!!!🙂
donc, tout d'abord: - quelqu'un connait-il ce site dans valley of fire? est-ce vraiment facile d'accès? comment le trouver? y a-t-il une carte? - 2ème: comment organiser la visite de valley of fire: à part cette vague, quels sont les arrêts incontournables? on sera en fin de circuit, je ne sais pas si ce sera l'overdose de pierres rouges pour nous et surtout notre fils! Combien de temps prévoir pour faire la route avec seulement quelques points de vue, pas de rando sauf pour aller à cette fameuse vague!
Le seul moment où on peut caser cette visite supplémentaire, c'est après Zion, en partant vers las vegas.
Nous serons à Zion depuis la veille, nous comptons faire en fin de matinée la balade riverside walk, manger à zion et ensuite, nous devions partir vers las vegas pour y passer la fin d'aprem et la soirée. Nous avons encore une journée complète et une soire à LV.
Donc, ça veut dire qu'on serait à valley of fire vers 16h...n'est-cepas trop tôt? trop chaud?
Bref, je me suis emballée à la vue de cette vague🙂 mais est-ce raisonnable de rajouter cette visite à ce moment là? et surtout, comment la trouver cette vague?!!😛
merci d'avance
Lors de notre circuit dans les parcs de l'ouest américain en juillet prochain avec notre fils de tout juste 7 ans, j'avais d'abord zappé valley of fire;
En effet, je m'étais dit qu'après le yellowstone, le grand canyon, bryce canyon, antelope canyon et zion, nous foncerions directement vers las végas pour y passer 1 jour et demi avant notre départ!
Mais voilà, je viens de découvrir sur un site allemand, l'existence de "The fire wave", soit disant un site comme the wave dans CBS mais sans permis et assez proche de la route qui traverse le parc...
du coup, moi qui rêvait faire the wave mais c'était impossible avec la loterie et surtout avec la marche et la chaleur pour mon fils de 7 ans; je me dis, faire un petit détour par valley of fire pour voir cette vague me dirait bien!!!🙂
donc, tout d'abord: - quelqu'un connait-il ce site dans valley of fire? est-ce vraiment facile d'accès? comment le trouver? y a-t-il une carte? - 2ème: comment organiser la visite de valley of fire: à part cette vague, quels sont les arrêts incontournables? on sera en fin de circuit, je ne sais pas si ce sera l'overdose de pierres rouges pour nous et surtout notre fils! Combien de temps prévoir pour faire la route avec seulement quelques points de vue, pas de rando sauf pour aller à cette fameuse vague!
Le seul moment où on peut caser cette visite supplémentaire, c'est après Zion, en partant vers las vegas.
Nous serons à Zion depuis la veille, nous comptons faire en fin de matinée la balade riverside walk, manger à zion et ensuite, nous devions partir vers las vegas pour y passer la fin d'aprem et la soirée. Nous avons encore une journée complète et une soire à LV.
Donc, ça veut dire qu'on serait à valley of fire vers 16h...n'est-cepas trop tôt? trop chaud?
Bref, je me suis emballée à la vue de cette vague🙂 mais est-ce raisonnable de rajouter cette visite à ce moment là? et surtout, comment la trouver cette vague?!!😛
merci d'avance
Voyage de vingt jours en famille (deux adultes et quatre adolescents) dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous préparons "the voyage familial de notre vie" dans l'ouest des Etats-Unis avec nos 4 enfants (13/18ans)
Voici le parcours que nous avons arrêté sachant qu'il peut être fait dans un sens ou dans l'autre :
J1- J2 -J3 (3 nuits) - San Francisco J4 - J5 (2 nuits) - Yosemite J6 - (1 nuit) Sequoia park J7 - (1 nuit) Death Valley J8 - J9 (2 nuits) - Las Vegas J10 - J11 (2 nuits) - Bryce Canyon J12 - (1 nuit) Lac Powell J13 - J14 (2 nuits) Monument Valley J15 - J16 - (2 nuits) Grand Canyon J17 - (1 nuit) Laughlin J18 - (1 nuit) San Diego J19-J20 - (2 nuits) Los Angeles
- > Q1 : ce parcours vous semble-t-il cohérent ? Nous ne souhaitons pas passer notre temps en voiture (même si on sait qu'on les fera, ces kms !!!) d'où un séjour somme toute assez long (mais sans doute pas assez 😉) A faire dans le sens san francisco -> los angeles ou dans l'autre ?
- > Q2 : Pour sequoia park, j'ai peur que cela nous fasse faire un gros détour (les routes étant semble-t-il sinueuses... ) Y aurait-il un itinéraire plus simple et moins couteux en temps de route ?
- > Q2 : Réservation de billets d'avion : je n'ai pas trouvé de site où je puisse indiquer l'arrivée à Los Angeles et le retour au départ de San Francisco... toujours des A/R je dois manquer d'expérience...
- > Q3 : nous nous posons la question de prendre un camping car (sachant qu'il en faudra un grand vu que nous sommes 6 de taille adulte...) mais les agences nous le déconseillent... Chers, consommant énormément... Et vous qu'en pensez vous ?
- > Q4 : Au cas où nous prenions l'option voiture de loc + hotel, étant donné que nous sommes une grande famille... nous cherchons des hotels corrects mais simples sur les sites ou à proximité dans une gamme de prix très raisonnable (dans la mesure du possible chambres famililales ou mobilhome) de façon à optimiser notre budget sachant qu'à côté il y a encore... l'essence, les repas, les parking, les entrées dans les parks et... les souvenirs ! Auriez-vous des bons plans sur l'un ou l'autre des sites ? (notamment Monument Valley qui semble être un coin où il est un peu compliqué de se loger...) Sur San Francisco, et Los Angeles... nous préférerions être assez bien placés car le temps va passer très vite et il serait dommage que nous n'en profitions pas à cause des embouteillages... Avez vous de bonnes adresses de motels ou d'hotel simples mais corrects ?
Merci d'avance pour tous vos "tuyaux" !!
J1- J2 -J3 (3 nuits) - San Francisco J4 - J5 (2 nuits) - Yosemite J6 - (1 nuit) Sequoia park J7 - (1 nuit) Death Valley J8 - J9 (2 nuits) - Las Vegas J10 - J11 (2 nuits) - Bryce Canyon J12 - (1 nuit) Lac Powell J13 - J14 (2 nuits) Monument Valley J15 - J16 - (2 nuits) Grand Canyon J17 - (1 nuit) Laughlin J18 - (1 nuit) San Diego J19-J20 - (2 nuits) Los Angeles
- > Q1 : ce parcours vous semble-t-il cohérent ? Nous ne souhaitons pas passer notre temps en voiture (même si on sait qu'on les fera, ces kms !!!) d'où un séjour somme toute assez long (mais sans doute pas assez 😉) A faire dans le sens san francisco -> los angeles ou dans l'autre ?
- > Q2 : Pour sequoia park, j'ai peur que cela nous fasse faire un gros détour (les routes étant semble-t-il sinueuses... ) Y aurait-il un itinéraire plus simple et moins couteux en temps de route ?
- > Q2 : Réservation de billets d'avion : je n'ai pas trouvé de site où je puisse indiquer l'arrivée à Los Angeles et le retour au départ de San Francisco... toujours des A/R je dois manquer d'expérience...
- > Q3 : nous nous posons la question de prendre un camping car (sachant qu'il en faudra un grand vu que nous sommes 6 de taille adulte...) mais les agences nous le déconseillent... Chers, consommant énormément... Et vous qu'en pensez vous ?
- > Q4 : Au cas où nous prenions l'option voiture de loc + hotel, étant donné que nous sommes une grande famille... nous cherchons des hotels corrects mais simples sur les sites ou à proximité dans une gamme de prix très raisonnable (dans la mesure du possible chambres famililales ou mobilhome) de façon à optimiser notre budget sachant qu'à côté il y a encore... l'essence, les repas, les parking, les entrées dans les parks et... les souvenirs ! Auriez-vous des bons plans sur l'un ou l'autre des sites ? (notamment Monument Valley qui semble être un coin où il est un peu compliqué de se loger...) Sur San Francisco, et Los Angeles... nous préférerions être assez bien placés car le temps va passer très vite et il serait dommage que nous n'en profitions pas à cause des embouteillages... Avez vous de bonnes adresses de motels ou d'hotel simples mais corrects ?
Merci d'avance pour tous vos "tuyaux" !!
Circuit de vingt et un jours en Californie en janvier 2012 English translation pending
Bonjour à tous, et merci d'avance pour vos avis.
Nous arriverons le 8 janvier 2012 à Los Angeles et repartirons le 29 janvier. Nous partons avec notre fils de 11 ans.
Apres de nombreuses heures sur le forum (merci à tous), voici notre circuit:
J1 arrivée Los Angeles à 16h35 le dimanche 8 janvier. 5 nuits au Hollywood Celebrity J2 J3 J4 J5 : 2 jours à Universal studio, 1 journée visite shopping,1 jour disney J6 route vers Needles (ou Williams ?) nuit à ? J7 Tusayan via Flagstaff nuit au Best Western Squire Inn grand canyon J8 monument valley nuit au View Hotel à monument valley J9 route vers Page , Antelope Canyon nuit au Lake Powell Resort J10 Lake Powell , route vers Bryce Canyon nuit à Bryce au? J11 route vers Zion, Valley of fire , Las Vegas 3 nuits au Planet Hollywood J12 le strip, la stratosphère Tower, spectacle de rue au Casino Treasur Island J13 spectacle Love au Mirage J14 la Death valley via Red Rock Canyon, nuit à Furnace Creek Ranch J15 Sequoia parc? (route en janvier?) Carmel, Monterey nuit à Carmel ou Monterey J16 aquarium de Monterey, plage des éléphants de mer, Big Sur nuit idem la veille J17 San Francisco par la côte 5 nuits au ? J18 J19 J20 J21 San Francisco: 1 jour Outlet et restitution voiture 1 jour visite en Cable car , fisherman's wharf, (aquarium?) 1 jour Alcatraz 1 jour exploratorium et le lendemain départ dans l'apres midi
voilà, pour l'instant rien n'est encore réservé (via expedia ), à part les billets d'avion. J'attends toutes vos réflexions avisées ...
MERCI
Nous arriverons le 8 janvier 2012 à Los Angeles et repartirons le 29 janvier. Nous partons avec notre fils de 11 ans.
Apres de nombreuses heures sur le forum (merci à tous), voici notre circuit:
J1 arrivée Los Angeles à 16h35 le dimanche 8 janvier. 5 nuits au Hollywood Celebrity J2 J3 J4 J5 : 2 jours à Universal studio, 1 journée visite shopping,1 jour disney J6 route vers Needles (ou Williams ?) nuit à ? J7 Tusayan via Flagstaff nuit au Best Western Squire Inn grand canyon J8 monument valley nuit au View Hotel à monument valley J9 route vers Page , Antelope Canyon nuit au Lake Powell Resort J10 Lake Powell , route vers Bryce Canyon nuit à Bryce au? J11 route vers Zion, Valley of fire , Las Vegas 3 nuits au Planet Hollywood J12 le strip, la stratosphère Tower, spectacle de rue au Casino Treasur Island J13 spectacle Love au Mirage J14 la Death valley via Red Rock Canyon, nuit à Furnace Creek Ranch J15 Sequoia parc? (route en janvier?) Carmel, Monterey nuit à Carmel ou Monterey J16 aquarium de Monterey, plage des éléphants de mer, Big Sur nuit idem la veille J17 San Francisco par la côte 5 nuits au ? J18 J19 J20 J21 San Francisco: 1 jour Outlet et restitution voiture 1 jour visite en Cable car , fisherman's wharf, (aquarium?) 1 jour Alcatraz 1 jour exploratorium et le lendemain départ dans l'apres midi
voilà, pour l'instant rien n'est encore réservé (via expedia ), à part les billets d'avion. J'attends toutes vos réflexions avisées ...
MERCI
Deuxième voyage (trente et un jours) dans l'Ouest américain English translation pending
Voilà,
Après un 1er voyage en famille (2 adulltes et 1 enfant) de 24 jours dans l'ouest où nous avons visité les grands classiques (LA - 66 - Grand canyon - MV -Page - Bryce - Zion - LV - Death Valley - Yosemite - Sf - LA), le virus nous a pris et je prépare déjà un 2ème voyage pour l'été 2013 de 30 jours à peu près. Voilà un premier jet d'itinéraire (nous ne faisons que des randos faciles et n'avons jamais fait de piste en 4x4). J'aurai voulu avoir votre avis, vos conseils et si ça ne fait pas trop de faire une boucle à partir de LA incluant Yellowstone en à peu près 30 jours. Merci de vos retours d'expérience sur la longueur de certaines étapes et de me dire si je zappe quelques incontournables sur le trajet.
J1,2 :Madrid - LA J3 : LA - Sequoia J4 : Sequoia - Barstow J5 : Barstow - LV J6, 7 : LV J8 : LV - Valley of fire - Cedar city (quoi voir vers Cedar city?) J9 : Cedar city - SLC J10, 11 : SLC J12 : SLC - Lac salé - Idaho Falls J13 : Idaho falls - Yellowstone J14 à 18 : Yellowstone (une nuit à cody, ça vaut le coup?) J19 : Yellowstone - Grand têton - Jackson J20 : Jackson - SLC (passer par ailleur pour aller à Moab ?) J21 : SLC - Moab J22 à 24 : Moab J25 : Moab - Capitol reef J26 : Capitol reef - Canyon de Chelly J27 : Canyon Chelly - Petrified forest- Meteor crater - Sedona J28 : Sedona - Phoenix (compatible avec l'apache trail) ? J29 : Phoenix J30 : Phoenix -Lake Havasu City J31 : LHC - Palm springs - LA
Merci infiniment pour vos réponses.
Après un 1er voyage en famille (2 adulltes et 1 enfant) de 24 jours dans l'ouest où nous avons visité les grands classiques (LA - 66 - Grand canyon - MV -Page - Bryce - Zion - LV - Death Valley - Yosemite - Sf - LA), le virus nous a pris et je prépare déjà un 2ème voyage pour l'été 2013 de 30 jours à peu près. Voilà un premier jet d'itinéraire (nous ne faisons que des randos faciles et n'avons jamais fait de piste en 4x4). J'aurai voulu avoir votre avis, vos conseils et si ça ne fait pas trop de faire une boucle à partir de LA incluant Yellowstone en à peu près 30 jours. Merci de vos retours d'expérience sur la longueur de certaines étapes et de me dire si je zappe quelques incontournables sur le trajet.
J1,2 :Madrid - LA J3 : LA - Sequoia J4 : Sequoia - Barstow J5 : Barstow - LV J6, 7 : LV J8 : LV - Valley of fire - Cedar city (quoi voir vers Cedar city?) J9 : Cedar city - SLC J10, 11 : SLC J12 : SLC - Lac salé - Idaho Falls J13 : Idaho falls - Yellowstone J14 à 18 : Yellowstone (une nuit à cody, ça vaut le coup?) J19 : Yellowstone - Grand têton - Jackson J20 : Jackson - SLC (passer par ailleur pour aller à Moab ?) J21 : SLC - Moab J22 à 24 : Moab J25 : Moab - Capitol reef J26 : Capitol reef - Canyon de Chelly J27 : Canyon Chelly - Petrified forest- Meteor crater - Sedona J28 : Sedona - Phoenix (compatible avec l'apache trail) ? J29 : Phoenix J30 : Phoenix -Lake Havasu City J31 : LHC - Palm springs - LA
Merci infiniment pour vos réponses.
Projet "pierres rouges et geysers" aux États-Unis en août 2012: votre critique? English translation pending
Bonsoir,
Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.
Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...
Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)
samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)
dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)
lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?
jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)
vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)
samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.
dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)
lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)
mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)
mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)
jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)
vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)
lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)
mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)
mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone
jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)
mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles
A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?
@ vous lire,
Xavier
Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.
Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...
Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)
samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)
dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)
lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?
jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)
vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)
samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.
dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)
lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)
mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)
mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)
jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)
vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)
lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)
mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)
mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone
jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)
mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles
A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?
@ vous lire,
Xavier
Circuit de quinze jours au départ de Los Angeles pour finir à Las Vegas English translation pending
Je suis en train de monter mon circuit dans l'ouest américain pour été 2012.
On arrive à LA en début de soirée, je pense au moins 3j sur LA et 2 à 3 j sur Las Vegas pour Départ sur Toronto
Evidemment visite de la Death Valley, bryce, Zion, Monument Valley, Mon soucis est en partant de LA je suis Obliger de passer par Végas pour aprés y retourner, ûis je l'eviter pour seulement y finir mon trip.
On voyage avec 2 enfants de 4 et 10 ans
Merci
Merci
Vote avis sur circuit organisé dans l'Ouest américain de quatorze jours? English translation pending
Bonjour nous sommes un jeune couple qui souhaitons faire un circuit dans l'ouest américain. Je sais qu'il aurait été plus sympa de programmer moi même mon séjour avec location de voiture et tout mais j'ai préféré passer par un circuit accompagné de Thomas Cook ou Jetair. Quelqu'un a-t-il déjà fait ce genre de circuit ? est-ce une formule sympa pour une première découverte de la région ? La moyenne d'âge n'est-elle pas trop élevée ? Je voulais donc savoir si des personnes sont déja partis avec cet organisme, savoir si cela c'était bien passé.
Bref si quelqu'un pouvait me renseigné sa serait super sympa:
voici le parcours celui de Thomas Cook: 14 jours/13 nuits
Circuit "Merveilles de l'Ouest" aux Etats-Unis
Jour 1: Los Angeles A l’arrivée à l’aéroport de Los Angeles, vous prendrez la navette gratuite qui vous conduira à ’hôtel. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport. Jour 2: Los Angeles Mi-journée visite guidée de Los Angeles : visite au Hollywood Hills, Hollywood Boulevard (avec entre autre le Chinese Theater). Ensuite nous continuerons le long Sunset Boulevard et entreront Beverly Hills via Sunset Plaza. A Beverly Hills vous aurez l’opportunité d’admirer les résidences des célèbres stars. A Rodeo Drive vous aurez la possibilité de prendre un lunch (pas inclus) et de faire du shopping. Reste de la journée libre. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport. Jour 3: Los Angeles - Scottsdale (env. 644 km) Rencontre avec votre guide accompagnateur parlant français qui vous accompagnera durant tout le voyage. Départ en autocar pour l’Arizona à travers le désert de Mojave. Durant ce trajet, nous enjamberons la célèbre rivière Colorado. Cette région désertique possède un charme unique. Ce soir, vous logerez aux alentours de Scottsdale, une oasis au milieu du désert à l’architecture typique du sud-ouest et entourée d’imposants cactus saguaro. Soirée libre. Cat. standard: Scottsdale Marriott at McDowell Mountains, Scottsdale Marriott Suites Old Town, Pointe Hilton at Squaw Peak ou Pointe Hilton at Tapatio Cliffs Jour 4: Scottsdale - Sedona - Grand Canyon (env. 381 km) Départ pour le Grand Canyon.En cours de route, nous visiterons Montezuma Castle. Ce monument national a été érigé il y a 600 ans, sur les rochers calcaires, par les indiens Sinagua qui y habitaient. L’itinéraire se poursuivra ensuite à travers le désert de Sonora, qui se caractérise par d’impressionnants cactus saguaro, jusqu’à Sedona. Cette ville pittoresque est entourée de formations rocheuses portant de jolis noms tels que la Cafetière, la Cathédrale ou encore Snoopy. Sedona se trouve à l’entrée de l’Oak Creek Canyon, un mélange coloré de formations rocheuses uniques, que l’on surnomme aussi le petit frère du Grand Canyon. D’innombrables westerns y ont été tournés. Via Oak Creek Canyon, nous gagnerons le Grand Canyon. Visite de ce coin de nature unique: en contrebas, la rivière Colorado se fraye en chemin à travers les gorges. Cat. standard: Canyon Plaza, Holiday Inn Express ou Xanterra (Grand Canyon National Park Lodges). Jour 5: Grand Canyon - Monument Valley - Page / Lake Powell - Kanab (env. 612 km) Le matin, nous longerons la rive sud du Grand Canyon afin d’admirer cette merveille unique de la nature sous la lumière matinale. L’itinéraire se poursuivra ensuite en direction de Painted Desert et de Monument Valley, territoire des Indiens Navajos. Monument Valley offre un décor désertique inoubliable, avec des plateaux et des pics rocheux teintés de rouge. Nous nous rendrons ensuite à Page et au Lake Powell, l’un des plus grands lacs artificiels construits par l’homme: il a fallu dix ans pour qu’il soit terminé. En fin d’après-midi, nous traverserons à nouveau la rivière Colorado pour nous rendre à Kanab, le ‘Petit Hollywood’ de l’Utah. Soirée libre. Cat. standard: Best Western of Bryce View Lodge ou Shilo Inn. Jour 6: Kanab - Bryce Canyon - Zion - Las Vegas (env. 519 km) Départ tôt le matin pour Brice Canyon. En effet, les couleurs sont les plus belles aux premières heurs du jour. Brice Canyon est connu pour ses multiples formations calcaires aux formes découpées. En fonction de la position du soleil, les couleurs y varient du jaune au violet. Zion offre un contraste saisissant avec Brice: des formations calcaires blanches y alternent avec d’étroits canyons et des forêts verdoyantes. A la fin de la journée, nous arriverons dans la Mecque de la lumière et du divertissement : Las Vegas.Soirée libre. Cat. standard: Circus Circus Jour 7: Las Vegas Journée libre.Excursion facultative: votre guide accompagnateur vous propose plusieurs excursions. Cat. standard: Circus Circus Jour 8: Las Vegas - Yosemite (env. 768 km) Aujourd’hui, le trajet se poursuivra à travers le désert de Mojave jusqu’à Bakersfield, une petite ville du désert poussiéreuse mais pittoresque. Mariposa sera notre point de chute pour visiter le Yosemite Parc National. Yosemite est le deuxième parc national des Etats-Unis de par la taille et également ’un des plus anciens. Il constitue dès lors le pôle d’attraction touristique le plus populaire de Californie. Soirée libre.Remarque: au cours des mois d’été, il arrive rarement que les itinéraires passent via Mammoth Mountain et Modesto. Cat. standard: Comfort Inn Oakhurst, Shilo Inn Oakhurst (Oakhurst/Mariposa), Best Western Oakhurst ou Comfort Inn Mariposa ou Miners Inn. Jour 9: Yosemite L’excursion du jour vous fera principalement découvrir les points forts du parc dont Yosemite Valley avec ses parois rocheuses démesurées et ses cascades vertigineuses et un panorama spectaculaire sur Yosemite Valley et les plateaux environnants. Le parc est également connu pour sa faune : ânes, cerfs, coyotes, écureuils et même ours. Yosemite est également connu pour ses célèbres séquoias. Il est impossible de se rendre en bus jusqu’aux arbres. Le guide sur place vous indiquera volontiers comment atteindre les séquoias à pied (ou à bord d’une navette, dépendant des circonstances). Cat. standard: Comfort Inn Oakhurst, Shilo Inn Oakhurst (Oakhurst/Mariposa), Best Western Oakhurst ou Comfort Inn Mariposa of Miners Inn Jour 10: Yosemite - San Francisco (env. 268 km) De Mariposa, nous traverserons la Sierra Nevada en direction de San Francisco, ‘The City by the Bay’. Nous visiterons cette ville qui se range parmi les plus belles des Etats-Unis et en découvrirons les principales curiosités: Union Square, Chinatown, Golden Gate Park et Fisherman’s Wharf offrant une vue sur la célèbre île d’Alcatraz, située de l’autre côté de la baie. Cat. standard: Whitcomb of Holiday Inn Civic Center of Holiday Inn Fisherman’s Wharf. Jour 11: San Francisco Journée libre.Excursion facultative: votre guide accompagnateur vous propose plusieurs excursions. Cat. standard: Whitcomb of Holiday Inn Civic Center ou Holiday Inn Fisherman’s Wharf Jour 12: San Francisco - Monterey / Carmel - Côte Californienne (env. 490 km) Trajet jusqu’à Montere. Visite du port de pêche où règne toujours une sympathique effervescence ainsi que de Cannery Row, la rue la plus connue de Monterey où ont été construites de nombreuses conserveries. Ensuite vers Carmel, en empruntant une route côtière d’une grande beauté entre San Francisco et Los Angeles : la “17-Mile Drive”. Cette route d’une longueur de 27 km est bordée de pins et de cyprès. Promenade ensuite dans la charmante petite ville de Carmel, appréciée des peintres et des photographes en raison de sa situation exceptionnelle au bord du Pacifique. Ensuite vers Santa Maria, au coeur de la Californie.Soirée libre. Cat. standard: Santa Maria Inn, Best Western Royal Oak ou Quality Inn Lompoc Jour 13: Côte Californienne - Los Angeles (env. 255 km) Départ pour Los Angeles.En cours de route, visite de la perle de la Riviera américaine: Santa Barbara, une ville célèbre pour son architecture coloniale espagnole, sa végétation luxuriante et, surtout, son style de vie “dolce farniente”.L’après-midi, arrivée à Los Angeles. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport Jour 14: Los Angeles - Bruxelles Transfert à l’aéroport de Los Angeles pour le vol retour vers Bruxelles. Rêves de l'Ouest : Jetair. 14 jours/ 13 nuits. 1er jour: Los Angeles Arrivée à Los Angeles. Accueil et transfert à l'hôtel. 2ème jour: Los Angeles Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, visite des fameux Universal Studios, les plus grands studios cinématographiques du monde. Partez à la découverte des studios à bord d’un petit tram. Vous assisterez à des shows “live” retraçant de grands moments du cinéma hollywoodien. Dans la partie basse du parc, revivez en direct des films tels que ET & Jurassic Park. En début d’après midi, tour de ville, visite de Santa Monica et de Beverly Hills. Cette visite se poursuit par la visite de Hollywood, promenade sur la Hollywood Avenue et son fameux Chinese Theatre aux empreintes de stars. Puis passage par le centre ville : le quartier des affaires et le quartier mexicain. Retour à l’hôtel. Dîner sur Rodéo Drive 2 au restaurant Mc Cormick. 3ème jour Los Angeles - Palm Springs - Phoenix (621 km) Petit Déjeuner-Dîner Départ pour Palm Springs en traversant le désert de Mojave. Arrivée dans cette charmante petite ville très prisée des stars d’Hollywood. Excursion en Tram aérien pour découvrir une vue imprenable sur les environs. Puis continuation vers Phoenix et longeant le parc de Joshua Tree (droits d’entrée non inclus). Arrivée à l’hôtel de Scottsdale en fin de journée. Dîner western au restaurant Rawhide. 4ème jour: Phoenix - Grand Canyon (355 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Ce matin départ vers le nord. Arrêt à Montezuma Castle et visite. Passage à Sedona, charmante petit ville situé à Oak Creek Canyon. Continuation vers le Grand Canyon. Balade sur la crête sud et observation de l’une des plus belles merveilles du monde : le Grand Canyon, situé à 2125 mètres d’altitude, est le résultat de millions d’années d’érosion par le vent et les eaux. Entouré d’une magnifique forêt, le Canyon semble comme protégé par cet écran de verdure. La rivière Colorado s’écoule plus de 1500 mètres plus bas ! Ce sera là un des points forts de votre voyage. 5ème jour: Grand Canyon - Monument Valley - Page (480 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Départ pour Monument Valley. Vous vous trouverez dans un décor de collines rouge-sang. Visite de ce site impressionnant, lieu de tournage de nombreux films de cow-boys. Cette plaine désertique de 40 km sur 25 est hérissée de monolithes de grès gigantesques. Tour en jeep avec les indiens navajo. Déjeuner BBQ lors de la visite. Dans l’après-midi, arrivée à Page et arrêt sur les bords de Lake Powell, au barrage de Glen Canyon. 6ème jour: Page - Bryce Canyon (240 km) Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, nous vous emmenons découvrir le mystérieux site d’Antelope Canyon lors d’une excursion unique. Puis départ vers Bryce. Belle traversée de prairies en direction de Bryce Canyon, l'un des plus beaux parcs naturels de l'Utah. Ce site a été découvert par les Mormons au siècle dernier. Les formes, les couleurs et les nuances de la pierre et des fameux Pink Cliffs changent constamment de l'aube au crépuscule. Puis visite du parc. Installation à l’hôtel en fin de journée. 7ème jour: Bryce - Zion - Las Vegas (400 km) Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, départ vers le plus ancien parc de l'Utah: Zion Canyon et ses rochers en formes de cathédrales. Certains s'élèvent à plus de 1000 mètres d'altitude. Puis poursuite vers Saint George. Visite du centre d’accueil du temple des Mormons. Arrivée à Las Vegas., que l’on découvre tel un mirage planté au milieu du désert. Dîner buffet et nuit au fameux hôtel Treasure Island situé sur le strip (axe principal de Las Vegas). 8ème jour: Las Vegas & Vallée du Feu (110 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique avec des roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Après-midi libre. Profitez de la superbe piscine de l’hôtel pour vous reposer en milieu de programme. 9ème jour: Las Vegas - Death Valley - Mammoth Lakes (585) Petit Déjeuner-Déjeuner Départ en direction de Pahrump et de Shoshone, à travers le désert du Nevada. Entrée en Californie et descente vers la fameuse Death Valley: la Vallée de la Mort est située à 80 mètres en dessous du niveau de la mer. Le paysage est si désert que les premiers cow-boys à l'avoir traversé disaient de lui : "Pas un ruisseau pour y boire, pas un arbre pour s'y pendre". Vous découvrirez Badwater Point, le point le plus bas de la vallée, Furnace Creek, les dunes de sable de Stovepipe. Déjeuner puis visite du Borax Museum. Remarque: Pour les départs du mois mai nuit à Bakersfield (fermeture Tioga Pass) 10ème jour: Mammoth Lakes - PN Yosemite - San Francisco (500 km) Petit Déjeuner-Dîner Route vers le célèbre PN Yosemite. Ce parc est l’un des plus beaux de Californie. Yosemite surprend par la fraîcheur de ses paysages alpins où abondent forêts de pins, cascades et chutes d'eaux, dominés par la silhouette altière des grands monolithes blancs. Découverte du Half Dome, de la Yosemite Valley, de Bridalveil Falls et des Yosemite Falls, ainsi que d’un village pionnier dans la partie sud du parc. Si le climat et la circulation permettent le passage de l’autocar, le guide vous conduira au pieds des fameux séquoias géants. Route vers San Francisco à travers les riches terres agricoles de Californie. Arrivée à San Francisco dans la soirée. Dîner à l’hôtel. 11ème jour: San Francisco Petit Déjeuner-Déjeuner Le matin, départ pour la visite guidée de San Francisco une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde... délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée. Elle est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont la ville semble être le joyau. Vous visiterez le quartier des affaires, Union Square, Chinatown, Sausalito et pourrez apprécier le Golden Gate Bridge. Déjeuner sur le port de San Francisco au restaurant Neptune. L’après-midi visite de Alcatraz, The Rock a été rendu célèbre par le film sur l’évasion de cette prison réputée pour l’impossibilité de s’en échapper… Situé dans la baie de San Francisco sur une île balayée par de forts vents, la prison y avait été construite pour en assurer la sécurité par cet isolement exceptionnel. De nombreuses “célébrités” du banditisme et de la contrebande y ont séjourné et l’on peut aujourd’hui y visiter les cellules et les chambres communes. Fin d’après-midi libre. 12ème jour: San Francisco - Carmel - Monterey (210 km) Petit Déjeuner-Dîner Départ pour la péninsule de Monterey, magnifique site de sable, cyprès et rochers. C'est un des lieux favoris de nombreux peintres et poètes américains et européens. Visite de la ville et notamment du port de pêche et de la fameuse Cannery Row (rue des sardines). Visite de l’Aquarium de Monterey, un des plus beaux aquarium des Etats Unis. Puis vous emprunterez le 17 Mile Drive pour vous rendre à Carmel. Visite de Carmel, une des plus charmantes petites ville balnéaires de Californie et de sa mission. Installation à l’hôtel situé près de la plage, à Monterey. Dîner à l’hôtel et nuit sur place. 13ème jour: Monterey - Santa Barbara - Los Angeles (550 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Passage à Santa Barbara. Visite de cette station balnéaire réputée de la côte californienne à l'architecture typiquement espagnole. Visite de la mission qui est aujourd’hui le plus important couvent franciscain de Californie. Déjeuner en cours de route. Départ vers la "cité des Anges", Los Angeles. 14ème jour: Los Angeles Petit Déjeuner Transfert à l'aéroport. Merci d'avance pour vos réponses
voici le parcours celui de Thomas Cook: 14 jours/13 nuits
Circuit "Merveilles de l'Ouest" aux Etats-Unis
Jour 1: Los Angeles A l’arrivée à l’aéroport de Los Angeles, vous prendrez la navette gratuite qui vous conduira à ’hôtel. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport. Jour 2: Los Angeles Mi-journée visite guidée de Los Angeles : visite au Hollywood Hills, Hollywood Boulevard (avec entre autre le Chinese Theater). Ensuite nous continuerons le long Sunset Boulevard et entreront Beverly Hills via Sunset Plaza. A Beverly Hills vous aurez l’opportunité d’admirer les résidences des célèbres stars. A Rodeo Drive vous aurez la possibilité de prendre un lunch (pas inclus) et de faire du shopping. Reste de la journée libre. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport. Jour 3: Los Angeles - Scottsdale (env. 644 km) Rencontre avec votre guide accompagnateur parlant français qui vous accompagnera durant tout le voyage. Départ en autocar pour l’Arizona à travers le désert de Mojave. Durant ce trajet, nous enjamberons la célèbre rivière Colorado. Cette région désertique possède un charme unique. Ce soir, vous logerez aux alentours de Scottsdale, une oasis au milieu du désert à l’architecture typique du sud-ouest et entourée d’imposants cactus saguaro. Soirée libre. Cat. standard: Scottsdale Marriott at McDowell Mountains, Scottsdale Marriott Suites Old Town, Pointe Hilton at Squaw Peak ou Pointe Hilton at Tapatio Cliffs Jour 4: Scottsdale - Sedona - Grand Canyon (env. 381 km) Départ pour le Grand Canyon.En cours de route, nous visiterons Montezuma Castle. Ce monument national a été érigé il y a 600 ans, sur les rochers calcaires, par les indiens Sinagua qui y habitaient. L’itinéraire se poursuivra ensuite à travers le désert de Sonora, qui se caractérise par d’impressionnants cactus saguaro, jusqu’à Sedona. Cette ville pittoresque est entourée de formations rocheuses portant de jolis noms tels que la Cafetière, la Cathédrale ou encore Snoopy. Sedona se trouve à l’entrée de l’Oak Creek Canyon, un mélange coloré de formations rocheuses uniques, que l’on surnomme aussi le petit frère du Grand Canyon. D’innombrables westerns y ont été tournés. Via Oak Creek Canyon, nous gagnerons le Grand Canyon. Visite de ce coin de nature unique: en contrebas, la rivière Colorado se fraye en chemin à travers les gorges. Cat. standard: Canyon Plaza, Holiday Inn Express ou Xanterra (Grand Canyon National Park Lodges). Jour 5: Grand Canyon - Monument Valley - Page / Lake Powell - Kanab (env. 612 km) Le matin, nous longerons la rive sud du Grand Canyon afin d’admirer cette merveille unique de la nature sous la lumière matinale. L’itinéraire se poursuivra ensuite en direction de Painted Desert et de Monument Valley, territoire des Indiens Navajos. Monument Valley offre un décor désertique inoubliable, avec des plateaux et des pics rocheux teintés de rouge. Nous nous rendrons ensuite à Page et au Lake Powell, l’un des plus grands lacs artificiels construits par l’homme: il a fallu dix ans pour qu’il soit terminé. En fin d’après-midi, nous traverserons à nouveau la rivière Colorado pour nous rendre à Kanab, le ‘Petit Hollywood’ de l’Utah. Soirée libre. Cat. standard: Best Western of Bryce View Lodge ou Shilo Inn. Jour 6: Kanab - Bryce Canyon - Zion - Las Vegas (env. 519 km) Départ tôt le matin pour Brice Canyon. En effet, les couleurs sont les plus belles aux premières heurs du jour. Brice Canyon est connu pour ses multiples formations calcaires aux formes découpées. En fonction de la position du soleil, les couleurs y varient du jaune au violet. Zion offre un contraste saisissant avec Brice: des formations calcaires blanches y alternent avec d’étroits canyons et des forêts verdoyantes. A la fin de la journée, nous arriverons dans la Mecque de la lumière et du divertissement : Las Vegas.Soirée libre. Cat. standard: Circus Circus Jour 7: Las Vegas Journée libre.Excursion facultative: votre guide accompagnateur vous propose plusieurs excursions. Cat. standard: Circus Circus Jour 8: Las Vegas - Yosemite (env. 768 km) Aujourd’hui, le trajet se poursuivra à travers le désert de Mojave jusqu’à Bakersfield, une petite ville du désert poussiéreuse mais pittoresque. Mariposa sera notre point de chute pour visiter le Yosemite Parc National. Yosemite est le deuxième parc national des Etats-Unis de par la taille et également ’un des plus anciens. Il constitue dès lors le pôle d’attraction touristique le plus populaire de Californie. Soirée libre.Remarque: au cours des mois d’été, il arrive rarement que les itinéraires passent via Mammoth Mountain et Modesto. Cat. standard: Comfort Inn Oakhurst, Shilo Inn Oakhurst (Oakhurst/Mariposa), Best Western Oakhurst ou Comfort Inn Mariposa ou Miners Inn. Jour 9: Yosemite L’excursion du jour vous fera principalement découvrir les points forts du parc dont Yosemite Valley avec ses parois rocheuses démesurées et ses cascades vertigineuses et un panorama spectaculaire sur Yosemite Valley et les plateaux environnants. Le parc est également connu pour sa faune : ânes, cerfs, coyotes, écureuils et même ours. Yosemite est également connu pour ses célèbres séquoias. Il est impossible de se rendre en bus jusqu’aux arbres. Le guide sur place vous indiquera volontiers comment atteindre les séquoias à pied (ou à bord d’une navette, dépendant des circonstances). Cat. standard: Comfort Inn Oakhurst, Shilo Inn Oakhurst (Oakhurst/Mariposa), Best Western Oakhurst ou Comfort Inn Mariposa of Miners Inn Jour 10: Yosemite - San Francisco (env. 268 km) De Mariposa, nous traverserons la Sierra Nevada en direction de San Francisco, ‘The City by the Bay’. Nous visiterons cette ville qui se range parmi les plus belles des Etats-Unis et en découvrirons les principales curiosités: Union Square, Chinatown, Golden Gate Park et Fisherman’s Wharf offrant une vue sur la célèbre île d’Alcatraz, située de l’autre côté de la baie. Cat. standard: Whitcomb of Holiday Inn Civic Center of Holiday Inn Fisherman’s Wharf. Jour 11: San Francisco Journée libre.Excursion facultative: votre guide accompagnateur vous propose plusieurs excursions. Cat. standard: Whitcomb of Holiday Inn Civic Center ou Holiday Inn Fisherman’s Wharf Jour 12: San Francisco - Monterey / Carmel - Côte Californienne (env. 490 km) Trajet jusqu’à Montere. Visite du port de pêche où règne toujours une sympathique effervescence ainsi que de Cannery Row, la rue la plus connue de Monterey où ont été construites de nombreuses conserveries. Ensuite vers Carmel, en empruntant une route côtière d’une grande beauté entre San Francisco et Los Angeles : la “17-Mile Drive”. Cette route d’une longueur de 27 km est bordée de pins et de cyprès. Promenade ensuite dans la charmante petite ville de Carmel, appréciée des peintres et des photographes en raison de sa situation exceptionnelle au bord du Pacifique. Ensuite vers Santa Maria, au coeur de la Californie.Soirée libre. Cat. standard: Santa Maria Inn, Best Western Royal Oak ou Quality Inn Lompoc Jour 13: Côte Californienne - Los Angeles (env. 255 km) Départ pour Los Angeles.En cours de route, visite de la perle de la Riviera américaine: Santa Barbara, une ville célèbre pour son architecture coloniale espagnole, sa végétation luxuriante et, surtout, son style de vie “dolce farniente”.L’après-midi, arrivée à Los Angeles. Cat. standard: Hilton Los Angeles Airport Jour 14: Los Angeles - Bruxelles Transfert à l’aéroport de Los Angeles pour le vol retour vers Bruxelles. Rêves de l'Ouest : Jetair. 14 jours/ 13 nuits. 1er jour: Los Angeles Arrivée à Los Angeles. Accueil et transfert à l'hôtel. 2ème jour: Los Angeles Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, visite des fameux Universal Studios, les plus grands studios cinématographiques du monde. Partez à la découverte des studios à bord d’un petit tram. Vous assisterez à des shows “live” retraçant de grands moments du cinéma hollywoodien. Dans la partie basse du parc, revivez en direct des films tels que ET & Jurassic Park. En début d’après midi, tour de ville, visite de Santa Monica et de Beverly Hills. Cette visite se poursuit par la visite de Hollywood, promenade sur la Hollywood Avenue et son fameux Chinese Theatre aux empreintes de stars. Puis passage par le centre ville : le quartier des affaires et le quartier mexicain. Retour à l’hôtel. Dîner sur Rodéo Drive 2 au restaurant Mc Cormick. 3ème jour Los Angeles - Palm Springs - Phoenix (621 km) Petit Déjeuner-Dîner Départ pour Palm Springs en traversant le désert de Mojave. Arrivée dans cette charmante petite ville très prisée des stars d’Hollywood. Excursion en Tram aérien pour découvrir une vue imprenable sur les environs. Puis continuation vers Phoenix et longeant le parc de Joshua Tree (droits d’entrée non inclus). Arrivée à l’hôtel de Scottsdale en fin de journée. Dîner western au restaurant Rawhide. 4ème jour: Phoenix - Grand Canyon (355 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Ce matin départ vers le nord. Arrêt à Montezuma Castle et visite. Passage à Sedona, charmante petit ville situé à Oak Creek Canyon. Continuation vers le Grand Canyon. Balade sur la crête sud et observation de l’une des plus belles merveilles du monde : le Grand Canyon, situé à 2125 mètres d’altitude, est le résultat de millions d’années d’érosion par le vent et les eaux. Entouré d’une magnifique forêt, le Canyon semble comme protégé par cet écran de verdure. La rivière Colorado s’écoule plus de 1500 mètres plus bas ! Ce sera là un des points forts de votre voyage. 5ème jour: Grand Canyon - Monument Valley - Page (480 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Départ pour Monument Valley. Vous vous trouverez dans un décor de collines rouge-sang. Visite de ce site impressionnant, lieu de tournage de nombreux films de cow-boys. Cette plaine désertique de 40 km sur 25 est hérissée de monolithes de grès gigantesques. Tour en jeep avec les indiens navajo. Déjeuner BBQ lors de la visite. Dans l’après-midi, arrivée à Page et arrêt sur les bords de Lake Powell, au barrage de Glen Canyon. 6ème jour: Page - Bryce Canyon (240 km) Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, nous vous emmenons découvrir le mystérieux site d’Antelope Canyon lors d’une excursion unique. Puis départ vers Bryce. Belle traversée de prairies en direction de Bryce Canyon, l'un des plus beaux parcs naturels de l'Utah. Ce site a été découvert par les Mormons au siècle dernier. Les formes, les couleurs et les nuances de la pierre et des fameux Pink Cliffs changent constamment de l'aube au crépuscule. Puis visite du parc. Installation à l’hôtel en fin de journée. 7ème jour: Bryce - Zion - Las Vegas (400 km) Petit Déjeuner-Dîner Ce matin, départ vers le plus ancien parc de l'Utah: Zion Canyon et ses rochers en formes de cathédrales. Certains s'élèvent à plus de 1000 mètres d'altitude. Puis poursuite vers Saint George. Visite du centre d’accueil du temple des Mormons. Arrivée à Las Vegas., que l’on découvre tel un mirage planté au milieu du désert. Dîner buffet et nuit au fameux hôtel Treasure Island situé sur le strip (axe principal de Las Vegas). 8ème jour: Las Vegas & Vallée du Feu (110 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique avec des roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Après-midi libre. Profitez de la superbe piscine de l’hôtel pour vous reposer en milieu de programme. 9ème jour: Las Vegas - Death Valley - Mammoth Lakes (585) Petit Déjeuner-Déjeuner Départ en direction de Pahrump et de Shoshone, à travers le désert du Nevada. Entrée en Californie et descente vers la fameuse Death Valley: la Vallée de la Mort est située à 80 mètres en dessous du niveau de la mer. Le paysage est si désert que les premiers cow-boys à l'avoir traversé disaient de lui : "Pas un ruisseau pour y boire, pas un arbre pour s'y pendre". Vous découvrirez Badwater Point, le point le plus bas de la vallée, Furnace Creek, les dunes de sable de Stovepipe. Déjeuner puis visite du Borax Museum. Remarque: Pour les départs du mois mai nuit à Bakersfield (fermeture Tioga Pass) 10ème jour: Mammoth Lakes - PN Yosemite - San Francisco (500 km) Petit Déjeuner-Dîner Route vers le célèbre PN Yosemite. Ce parc est l’un des plus beaux de Californie. Yosemite surprend par la fraîcheur de ses paysages alpins où abondent forêts de pins, cascades et chutes d'eaux, dominés par la silhouette altière des grands monolithes blancs. Découverte du Half Dome, de la Yosemite Valley, de Bridalveil Falls et des Yosemite Falls, ainsi que d’un village pionnier dans la partie sud du parc. Si le climat et la circulation permettent le passage de l’autocar, le guide vous conduira au pieds des fameux séquoias géants. Route vers San Francisco à travers les riches terres agricoles de Californie. Arrivée à San Francisco dans la soirée. Dîner à l’hôtel. 11ème jour: San Francisco Petit Déjeuner-Déjeuner Le matin, départ pour la visite guidée de San Francisco une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde... délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée. Elle est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont la ville semble être le joyau. Vous visiterez le quartier des affaires, Union Square, Chinatown, Sausalito et pourrez apprécier le Golden Gate Bridge. Déjeuner sur le port de San Francisco au restaurant Neptune. L’après-midi visite de Alcatraz, The Rock a été rendu célèbre par le film sur l’évasion de cette prison réputée pour l’impossibilité de s’en échapper… Situé dans la baie de San Francisco sur une île balayée par de forts vents, la prison y avait été construite pour en assurer la sécurité par cet isolement exceptionnel. De nombreuses “célébrités” du banditisme et de la contrebande y ont séjourné et l’on peut aujourd’hui y visiter les cellules et les chambres communes. Fin d’après-midi libre. 12ème jour: San Francisco - Carmel - Monterey (210 km) Petit Déjeuner-Dîner Départ pour la péninsule de Monterey, magnifique site de sable, cyprès et rochers. C'est un des lieux favoris de nombreux peintres et poètes américains et européens. Visite de la ville et notamment du port de pêche et de la fameuse Cannery Row (rue des sardines). Visite de l’Aquarium de Monterey, un des plus beaux aquarium des Etats Unis. Puis vous emprunterez le 17 Mile Drive pour vous rendre à Carmel. Visite de Carmel, une des plus charmantes petites ville balnéaires de Californie et de sa mission. Installation à l’hôtel situé près de la plage, à Monterey. Dîner à l’hôtel et nuit sur place. 13ème jour: Monterey - Santa Barbara - Los Angeles (550 km) Petit Déjeuner-Déjeuner Passage à Santa Barbara. Visite de cette station balnéaire réputée de la côte californienne à l'architecture typiquement espagnole. Visite de la mission qui est aujourd’hui le plus important couvent franciscain de Californie. Déjeuner en cours de route. Départ vers la "cité des Anges", Los Angeles. 14ème jour: Los Angeles Petit Déjeuner Transfert à l'aéroport. Merci d'avance pour vos réponses
Double ration d’Ouest: 2-3 semaines aux Etats-Unis English translation pending
Acte I : Circuit en juin comprenant la Californie et un petit bout d’Oregon.
J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.
Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland

puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude

et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.


Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !
Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.
Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!
J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…

Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.

C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.
J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.
Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.

Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.
Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.
Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !
Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !






Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !
Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.
Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.
En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.

La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…
Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.

L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.
Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…


et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.

Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !
J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…

L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.

Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.
Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!

Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !
Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.
Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland

puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude

et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.


Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !
Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.
Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!
J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…

Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.

C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.
J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.
Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.

Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.
Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.
Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !
Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !






Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !
Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.
Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.
En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.

La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…
Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.

L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.
Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…


et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.

Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !
J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…

L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.

Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.
Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!

Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !
Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
Avis aux randonneurs pour troisième voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour a tous , et merci pour toutes les informations utiles que j ai pu trouver depuis déjà 6 ans sur ce forum.
Donc j aurais besoin de vos lumieres pour nos 3 eme et 4 eme voyages dans l ouest des usa , qui auront lieu en avril et juillet 2012.
Donc a la base nous n étions pas randonneurs , nous y avons pris gout au japon , du coté de nikko quand nous avons fait notre premiere grosse rando de 6 heures . Depuis j ai fait un premier voyage dans l ouest en janvier 2010 . le temps n etant pas vraiment clément nous n avons pas pu beaucoup marcher . meme si nous en avons pris plein les yeux . donc voici l itineraire de notre premier voyage en 2010 :
jour 1 :arrivé Los angeles jour 2 :six flags magic moutain jour 3 :route vers san francisco + alcatraz jour 4 :san francisco jour 5 : yosemite sous la neige ... + route las vegas le soir jour 6 :las vegas jour 7 : zion + arrivé a page jour 8 : lake powell + monument valley jour 9 :grand canyon jour 10 : las vegas jour 11 : los angeles jour 12 : los angeles jour 13 : los angeles jour 14 : depart
donc comme vous pouvez le voir on est allé vite , beaucoup trop vite et n avons pas pu vraiment nous promener
d ou le second voyage en Avril 2011 donc nous sommes plus content, sur les meme traces mais avec plus de temps :
jour 1 :arrivé Los angeles jour 2 :six flags magic moutain + route vers las vegas jour 3 :las vegas jour 4 :dixies forest et bryce canyon ( belle rando de 5 heure , descente dans le canyon , super ) jour 5 :zion (ascension de angel landing s et diverses petite rando comme emerald pool par exemple ) superbe journée jour 6 :page : visite du dam , des antelope canyon et horseshoe bend et fin de journée a marble canyon , lee ferry , encore une superbe journée jour 7 : monument valley ( avec tempete de sable ...) , mexican hat , et valley of the gods ( que nous avons preferer a monument valley jour 8 : Canyonlands , the needles , grande rando 18 km , chesler park loop , on a adoré. jour 9 :canyonlands , island in the skies , superbe jour 10 : arches national park et revisite de monument valley sans tempete de sable jour 11 : grand canyon et nuit a las vegas jour 12 : direction los angeles jour 13 : los angeles jour 14 : depart
donc voilà pour ce deuxieme voyage on a pu bien marcher , faire de belles visites et nous aimerions faire de meme en avril 2012 dans des parks que nous ne connaissons pas
Pour l instant je n en suis qu au tout début des préparation mais j aurais aimé savoir que voir dans le coin sans repasser par des endroit deja vu deux fois , par exemple hors de question de remetre le pied a page ou du coté de kayenta . moab pourquoi pas mais plutot pour le second voyage en juillet 2012...
donc je pensait pour avril 2012 arriver a san francisco et deja faire 2 jour mini a yosemite , idem pour sequoia et king canyon , faire enfin valley of death national park , peut etre crater lake national park en oregon et craters of the moon en idaho mais la meteo le permetra t elle en general en avril ?
je trouve beaucoup d itineraire pour un premier voyage , avec les grand classique , bryce , zion , grand canyon etc ... mais pas trop sur ces park ... si vous auriez des info dans un but de rando maximum , d autant plus que nous partirions sans doute cette fois 3 semaines
après en juillet 2012 nous iront passer 5 jours mini a yellowstone et le temps le permetant sans doute , visiter le coin de seatlle , olympic national park , mount rainier ... mais si vous connaissez des must see dans le coin ca sera avec plaisir que j étudierais tout conseil :)
en vous remerciant amis randonneurs , de me faire partager vos bon coins , ou vous avez fait de super randos..
en vous remerciant par avance ...
Donc j aurais besoin de vos lumieres pour nos 3 eme et 4 eme voyages dans l ouest des usa , qui auront lieu en avril et juillet 2012.
Donc a la base nous n étions pas randonneurs , nous y avons pris gout au japon , du coté de nikko quand nous avons fait notre premiere grosse rando de 6 heures . Depuis j ai fait un premier voyage dans l ouest en janvier 2010 . le temps n etant pas vraiment clément nous n avons pas pu beaucoup marcher . meme si nous en avons pris plein les yeux . donc voici l itineraire de notre premier voyage en 2010 :
jour 1 :arrivé Los angeles jour 2 :six flags magic moutain jour 3 :route vers san francisco + alcatraz jour 4 :san francisco jour 5 : yosemite sous la neige ... + route las vegas le soir jour 6 :las vegas jour 7 : zion + arrivé a page jour 8 : lake powell + monument valley jour 9 :grand canyon jour 10 : las vegas jour 11 : los angeles jour 12 : los angeles jour 13 : los angeles jour 14 : depart
donc comme vous pouvez le voir on est allé vite , beaucoup trop vite et n avons pas pu vraiment nous promener
d ou le second voyage en Avril 2011 donc nous sommes plus content, sur les meme traces mais avec plus de temps :
jour 1 :arrivé Los angeles jour 2 :six flags magic moutain + route vers las vegas jour 3 :las vegas jour 4 :dixies forest et bryce canyon ( belle rando de 5 heure , descente dans le canyon , super ) jour 5 :zion (ascension de angel landing s et diverses petite rando comme emerald pool par exemple ) superbe journée jour 6 :page : visite du dam , des antelope canyon et horseshoe bend et fin de journée a marble canyon , lee ferry , encore une superbe journée jour 7 : monument valley ( avec tempete de sable ...) , mexican hat , et valley of the gods ( que nous avons preferer a monument valley jour 8 : Canyonlands , the needles , grande rando 18 km , chesler park loop , on a adoré. jour 9 :canyonlands , island in the skies , superbe jour 10 : arches national park et revisite de monument valley sans tempete de sable jour 11 : grand canyon et nuit a las vegas jour 12 : direction los angeles jour 13 : los angeles jour 14 : depart
donc voilà pour ce deuxieme voyage on a pu bien marcher , faire de belles visites et nous aimerions faire de meme en avril 2012 dans des parks que nous ne connaissons pas
Pour l instant je n en suis qu au tout début des préparation mais j aurais aimé savoir que voir dans le coin sans repasser par des endroit deja vu deux fois , par exemple hors de question de remetre le pied a page ou du coté de kayenta . moab pourquoi pas mais plutot pour le second voyage en juillet 2012...
donc je pensait pour avril 2012 arriver a san francisco et deja faire 2 jour mini a yosemite , idem pour sequoia et king canyon , faire enfin valley of death national park , peut etre crater lake national park en oregon et craters of the moon en idaho mais la meteo le permetra t elle en general en avril ?
je trouve beaucoup d itineraire pour un premier voyage , avec les grand classique , bryce , zion , grand canyon etc ... mais pas trop sur ces park ... si vous auriez des info dans un but de rando maximum , d autant plus que nous partirions sans doute cette fois 3 semaines
après en juillet 2012 nous iront passer 5 jours mini a yellowstone et le temps le permetant sans doute , visiter le coin de seatlle , olympic national park , mount rainier ... mais si vous connaissez des must see dans le coin ca sera avec plaisir que j étudierais tout conseil :)
en vous remerciant amis randonneurs , de me faire partager vos bon coins , ou vous avez fait de super randos..
en vous remerciant par avance ...
Projet de voyage en Californie à l'été 2012 English translation pending
Bonjour
Nouvellement inscrite sur le forum, j'ai commencé à le parcourir à la recherche d'infos mais j'avoue que je suis impressionnée par le nombre de sujets!
Alors voilà: je compte partir avec ma petite famille (mon mari et mes trois enfants, 15, 13 et 10 ans) en californie, 3 semaines en juillet et août 2012.
Nous souhaitons aller à LA une semaine, prendre le temps de remonter la côte et passer une semaine à SF.
Je ne peux encore pas réserver les billets mais en les prenant dès que ce sera possible, quel budget dois-je prévoir? Est-il plus économique de prendre un aller-retour Paris-LA ou faire Paris LA, SF-Paris? J'ai fait des simulations pour ce mois de juillet, les prix sont bien sur effarants!! Est-il possible de règler les billets sur internet avec des chèques vacances? Vaut-il mieux réserver sur le net ou passer par une agence de voyage (au niveau des tarifs?)?
Sur place, en famille, est-il plus économique de réserver une chambre d'hôtel ou de louer une maison/appart (j'en ai vu à 650 dollars la semaine mais je ne sais pas quels sont les tarifs des chambres d'hôtels)? Avez-vous des adresses d'hotels sympas, pas trop chers, pour une ou deux nuits vers Santa Maria ou San Luis Obispo. Quelles sont les étapes à ne pas manquer sur la route entre LA et SF?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre. Je sais que j'ai encore le temps de voir venir mais je ne veux pas me tromper!!
Je ne peux encore pas réserver les billets mais en les prenant dès que ce sera possible, quel budget dois-je prévoir? Est-il plus économique de prendre un aller-retour Paris-LA ou faire Paris LA, SF-Paris? J'ai fait des simulations pour ce mois de juillet, les prix sont bien sur effarants!! Est-il possible de règler les billets sur internet avec des chèques vacances? Vaut-il mieux réserver sur le net ou passer par une agence de voyage (au niveau des tarifs?)?
Sur place, en famille, est-il plus économique de réserver une chambre d'hôtel ou de louer une maison/appart (j'en ai vu à 650 dollars la semaine mais je ne sais pas quels sont les tarifs des chambres d'hôtels)? Avez-vous des adresses d'hotels sympas, pas trop chers, pour une ou deux nuits vers Santa Maria ou San Luis Obispo. Quelles sont les étapes à ne pas manquer sur la route entre LA et SF?
Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de me répondre. Je sais que j'ai encore le temps de voir venir mais je ne veux pas me tromper!!
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco
Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara
Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal
De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza
Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada
On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !
Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !
Le récit accompagné de photos est ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/

Présentation
En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?
C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.
Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !
En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !
Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.
La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.
Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.
Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.
Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…
Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.
Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.
Alors, prêts à suivre nos aventures ?
Notre parcours

La Paz ou le mal des montagnes
J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11
Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie ça aide à supporter !
Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !
A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.
Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !
Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !
Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.
La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !
Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.
Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.
La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…
Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama
J3 : Sam 30/04/11
Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !
Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.
Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !
Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.
C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.
Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !
Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.
Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.
Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?
Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.
Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !
Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !
Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.
Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !
De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?
C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.
A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.
Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !
Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !
J4 : Dim 01/05/11
La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.
A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !
Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…
… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.
Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,
… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !
Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.
Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.
Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !
Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…
On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.
D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !
Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.
La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !
Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !
Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !
Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.
Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.
Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.
Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.
Deuxième nuit à Tomarapi !
Une journée de galère pour passer la frontière
J5 : Lun 02/05/11
Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.
La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !
Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…
Voici ce qu’on a loupé !
Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.
En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????
Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.
Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??
Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.
Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.
Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.
En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.
Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !
Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).
Zoom sur son sommet !
Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.
Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.
Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.
La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !
Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.
C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.
Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !
Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !
A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga
J6 : Mar 03/05/11
C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.
Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.
Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.
Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.
A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.
Cherchez l’animal !
En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !
En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !
Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».
Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu
Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.
Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !
Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.
Hervé en profite pour explorer le campanile.
Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !
Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.
Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !
Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.
Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !
Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !
Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.
Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.
Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.
Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.
Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.
Vigognes dans le PN Las Vicuñas

La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga
J7 : Mer 04/05/11
Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !
A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.
Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.
Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.
D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !
Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.
Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !
C’est un flamant andin !
Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.
Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !
Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.
Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».
Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !
A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.
Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.
Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !
Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en loccurrence !
Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…
Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !
Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !
Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.
Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !
Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.
La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.
"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !
Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !
Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !
Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !
Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !
J8 : Jeu 05/05/11
Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !
L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.
La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.
Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !
Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.
Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.
Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !
En passant, quelques belles fresques de street art !
A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.
Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.
Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.
Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.
Voici une des œuvres exposées !
Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !
Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !
Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.
La vue depuis notre terrasse !
La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!
J9 : Vend 06/05/11
En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !
Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !
Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !
Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !
Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.
Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.
Nous partageons la crique avec quelques condors !
La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !
Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio
J10 : Sam 07/05/11
Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.
Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !
Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.
Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.
Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.
Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !
En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.
Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.
Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.
Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.
Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !
Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.
Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.
Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.
Eglise de Chiu Chiu

J11 : Dim 08/05/11
Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.
On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.
Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !
En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.
Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !
Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.
Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.
En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.
Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !
Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.
Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !
C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.
Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !
Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !
Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !
Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.
Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.
Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.
Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.
Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.
En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.
Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.
Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.
Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.
A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.
C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !
Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers
J12 : Lun 09/05/11
A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).
Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.
Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !
Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !
Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !
Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.
Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !
Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…
… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.
Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !
Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.
La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !
La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.
En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.
Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !
Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.
On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !
Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !
Le soleil revient timidement !
Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.
Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !
Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.
Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !
Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !
Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !
Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !
La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.
Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.
Dans la Vallée de la Lune

Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel
J13 : 10/05/11
Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.
A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.
Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !
Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !
Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.
Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !
A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.
Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).
Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !
A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.
Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.
Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !
A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !
Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.
Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?
Nous nous y faufilons aussitôt.
Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !
Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…
… en nous attardant sur quelques tableaux !
Celui-ci est tout simplement fascinant !
Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?
Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !
La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !
Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres
J14 : Mer 11/05/11
Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.
Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.
En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.
Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.
Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.
Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.
La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.
Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel
Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.
Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !
La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.
C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.
Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !
Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.
Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !
Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.
Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.
En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…
J15 : Jeu 12/05/11
Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.
Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…
Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.
Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !
C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.
Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.
A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.
4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.
5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.
5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.
La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.
10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !
Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !
11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.
Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.
12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.
Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?
Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.
12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.
Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !
12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !
Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !
Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.
Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".
A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.
Un bel alignement !
Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.
Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !
La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…
A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !
Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.
Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara
J16 : Ven 13/05/11
Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.
Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !
Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.
Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !
Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !
Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !
… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !
A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.
Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.
Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !
Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.
Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)
Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.
Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.
Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !
Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".
Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.
Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.
Un décor de rêve !
A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.
Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.
Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !
Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !
La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.
Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?
Monjes de la Pacana

De Susques à Salta par la Ruta 40
J17 : Sam 14/05/11
Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.
L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.
Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.
Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.
A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.
Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.
L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.
Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?
Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !
Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.
Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…
Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !
Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !
Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.
La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.
Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !
Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.
Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.
Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.
A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.
Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.
Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !
La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.
Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).
Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara
J18 : Dim 15/05/11
Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.
Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).
Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.
Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.
Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.
Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !
Vue sur Purmarcara depuis le mirador.
Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !
Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.
Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).
Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.
Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.
Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,
Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.
Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.
J19 : Lun 16/05/11
Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !
Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.
Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !
En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).
Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !
Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?
Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.
Vue générale du site.
On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.
Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.
A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?
En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.
Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.
De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?
En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !
Deuxième nuit au Cerro Chico !
De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro
J20 : Mar 17/05/11
Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?
Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.
Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !
Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !
Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.
La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !
Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !
En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !
Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !
Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.
Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.
Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !
A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !
Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !
Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !
Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !
Puis des à-pics impressionnants !
Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !
Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…
Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !
Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.
Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.
J21 : Mer 18/05/11
Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.
Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !
Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.
"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !
La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !
Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !
Ça y est, le village est en vue !
Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.
Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !
Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.
Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?
De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !
Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !
Deuxième nuit au Federico III.
Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo
J22 : Jeu 19/05/11
A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.
Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.
Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.
Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.
Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.
Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !
Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.
Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?
Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !
Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.
Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.
Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !
Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !
Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !
Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.
Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !
Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.
Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.
Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.
En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.
Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !
Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.
Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…
La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.
Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".
Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !
Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons
J 23 : Ven 20/05/11
Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.
Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.
Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !
Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !
Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.
Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.
Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.
Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.
Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !
Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.
Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !
La cathédrale
Une "tienda de bicicletas"
Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !
Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !
A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.
J24 : Sam 21/05/11
C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.
C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.
Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !
Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !
Serait-ce lui, l'Inca ?
Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !
Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !
Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !
50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.
200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !
Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.
Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !
Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !
Et une armée de pénitents ?
A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !
La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.
Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !
Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas
J25 : Dim 22/05/11
Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.
Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !
Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !
Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.
Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !
La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !
Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.
J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.
Voilà le 4X4 loin devant nous !
De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !
Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !
En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.
Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !
A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !
Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.
Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.
Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?
Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !
Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.
Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !
Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.
Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.
En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !
Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.
El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.
Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !
Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.
Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !
En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.
Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.
En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.
Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.
Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.
J26 : Lun 23/05/11
J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !
Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !
Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !
L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !
Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !
Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.
Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.
Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !
Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !
Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !
Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !
4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.
Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !
Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.
Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.
Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.
En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.
Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !
Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !
Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !
L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.
Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.
Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.
Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.
Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.
Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs
J27 : Mar 24/05/11
Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.
En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.
Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.
Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.
Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !
Le bodefal voisin du village fantôme !
Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !
La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.
Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.
Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.
Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.
Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.
L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.
Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !
Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.
Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.
Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !
On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.
En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.
Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!
Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !
Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.
Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !
Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !
Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres
Colorada, la plus colorée des lagunes
J28 : Mer 25/05/11
- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.
Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.
Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.
Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.
En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !
Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !
A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !
Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !
Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.
Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !
En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.
La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.
Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.
Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !
Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !
Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé
J29 : Jeu 26/05/11
- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !
Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.
Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.
Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.
Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.
Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.
Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).
La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !
En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.
Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L
Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.
Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.
Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !
Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.
Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.
Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.
Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.
En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.
Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !
Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.
Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.
On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.
Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.
Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.
Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !
Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.
Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.
Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.
Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !
Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.
Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.
Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.
J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.
Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.
En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !
Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !
Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.
Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.
Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.
Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.
Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.
Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.
Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.
D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?
Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.
Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.
Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".
De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.
Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.
Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.
Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.
Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.
Deuxième nuit à la Petite Porte.
Potosi la rude et Sucre la douce
J31 : Sam 28/05/11
Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.
Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.
Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.
Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !
De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.
Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.
A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.
En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !
Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !
Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !
Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !
Dim 29/05/11
Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.
Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.
La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale
Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !
La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.
Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.
Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !
Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…
Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.
Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.
Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.
En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.
Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.
Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !
J33 : Lun 30/05/11
Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.
Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.
Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.
A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.
Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.
Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.
Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz
J34 : Mar 31/05/11
Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.
Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.
A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.
Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !
Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.
Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.
La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.
A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :
De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.
Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !
Et partout, des enchevêtrements de fils électriques
Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !
J35 : Mer 01/06/2011
A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.
Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.
De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.
Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.
Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.
La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.
Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.
Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.
Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !
Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.
En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.
Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.
Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.
En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.
Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.
Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !
S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !
Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !
En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".
Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.
Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !
J36 : Jeu 02/06/2011
Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.
De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.
Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.
J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale
A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !
La plaza Murillo devant la cathédrale
La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale
Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.
En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.
C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !
Marché de la Paz

En conclusion
Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !
Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !
Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.
Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.
Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.
Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)
FIN...
Cerro Hornocal... encore !

L'Ouest américain en voiture ou camping-car? English translation pending
bonjour,
nous aimerions partir 15 jours a 4 en octobre 2011 faire l ouest des etats unis, (LA, SF, YOSEMITE, LV , GRAND CANYON) ds cet ordre la ci c'est possible. Es ce que quelqu un pourrait nous aiguiller sur l etat des routes, (en tenant compte de la taille d'un camping car), sur le choix de nos destinations..... bref est il preferable de louer voiture +motels ou camping car?????
merci d avance
nous aimerions partir 15 jours a 4 en octobre 2011 faire l ouest des etats unis, (LA, SF, YOSEMITE, LV , GRAND CANYON) ds cet ordre la ci c'est possible. Es ce que quelqu un pourrait nous aiguiller sur l etat des routes, (en tenant compte de la taille d'un camping car), sur le choix de nos destinations..... bref est il preferable de louer voiture +motels ou camping car?????
merci d avance