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Tour des Annapurnas à VTT avec sacoches arrières: faisable? English translation pending
Bonjour,
Plusieurs agences propose le tour des anapurnas à vtt, j'aimerai savoir si quequ'un l'a déjà fait, est-ce que ca a un intéret de le faire a vtt plutot qu'à pied, d'apres ce que j'ai lu : j'ai vu quelques sections (notament le fameux col le Torong La Pass(à 5400 m) où les vtt sont mis sur les mules. Est-ce possible de trouver sur place un muletier juste pour une étape ? l 'hébergement étant en lodge je me dis qu'il doit etre possible de trouver quelqu'un sur place avec une mule mais pas sur pdt la saison touristique, les mules sont deja peut-etre toutes utilsées pour les treks) .
Combien d'étapes où les mules seraient necessaires ? Le reste du circuit faisable à vtt avec saccoche arrières ? plus de pistes que de single ?
merci d'avance
Plusieurs agences propose le tour des anapurnas à vtt, j'aimerai savoir si quequ'un l'a déjà fait, est-ce que ca a un intéret de le faire a vtt plutot qu'à pied, d'apres ce que j'ai lu : j'ai vu quelques sections (notament le fameux col le Torong La Pass(à 5400 m) où les vtt sont mis sur les mules. Est-ce possible de trouver sur place un muletier juste pour une étape ? l 'hébergement étant en lodge je me dis qu'il doit etre possible de trouver quelqu'un sur place avec une mule mais pas sur pdt la saison touristique, les mules sont deja peut-etre toutes utilsées pour les treks) .
Combien d'étapes où les mules seraient necessaires ? Le reste du circuit faisable à vtt avec saccoche arrières ? plus de pistes que de single ?
merci d'avance
Carnet de route d'un voyage en Russie au mois de juillet 2010 English translation pending
😉😉😉
C'est OK, je me "plonge" dans mon récit d'un certain voyage en RUSSIE, dont j'ai été mise au courant pas en dernière minute mais presque.
Heureusement que mon ami Didier (titi sur VF) est passé me rendre une petite visite et qu'il a posé une question qui me taraudait depuis pas mal de temps mais que je ne posais pas à mon mari de peur de la réponse habituelle " Nous venons de rentrer !!!!" et voilà grace à Didier et à sa question :
"Quel est le prochain voyage, Bernard ?"
j'ai appris que nous partions en juillet en ....RUSSIE !!! et nous étions fin avril !
Effectivement il avait déjà fait son choix
"Villes stars de la Russie avec Moscou, l'Anneau d'or et St-Pétersbourg" .
Je tombe des nues. Vous pensez bien que je n'ai pas cherché à savoir pourquoi ce choix. Moi, tout me vas du moment que je puisse partir et découvrir des gens, des lieux, enfin autre chose ..... Mes valises sont toujours prêtes !.
Bien sur nous partons avec l'agence Mugler d'Ingwiller (67)où travaillent Christelle et Bernard, son mari. Il y a de la place pas de soucis. Nous nous inscrivons à trois personnes car nous allons emmener avec nous notre cousine qui a 83 ans et qui a un rêve qui date de sa ...première lecture de Michel Strogoff....voir ST Pétersbourg !
Tout est rondement mené : passeport pour Janine (la cousine), dépôt des papiers pour les visas, enfin le 17 juillet nous partons pour notre périple en autocar à travers l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la RUSSIE, et pour le retour , la Finlande, la Suède, l'Allemagne et retour en Alsace le 31 juillet.
Bonne nuit, a demain
Capucine 18
C'est OK, je me "plonge" dans mon récit d'un certain voyage en RUSSIE, dont j'ai été mise au courant pas en dernière minute mais presque.
Heureusement que mon ami Didier (titi sur VF) est passé me rendre une petite visite et qu'il a posé une question qui me taraudait depuis pas mal de temps mais que je ne posais pas à mon mari de peur de la réponse habituelle " Nous venons de rentrer !!!!" et voilà grace à Didier et à sa question :
"Quel est le prochain voyage, Bernard ?"
j'ai appris que nous partions en juillet en ....RUSSIE !!! et nous étions fin avril !
Effectivement il avait déjà fait son choix
"Villes stars de la Russie avec Moscou, l'Anneau d'or et St-Pétersbourg" .
Je tombe des nues. Vous pensez bien que je n'ai pas cherché à savoir pourquoi ce choix. Moi, tout me vas du moment que je puisse partir et découvrir des gens, des lieux, enfin autre chose ..... Mes valises sont toujours prêtes !.
Bien sur nous partons avec l'agence Mugler d'Ingwiller (67)où travaillent Christelle et Bernard, son mari. Il y a de la place pas de soucis. Nous nous inscrivons à trois personnes car nous allons emmener avec nous notre cousine qui a 83 ans et qui a un rêve qui date de sa ...première lecture de Michel Strogoff....voir ST Pétersbourg !
Tout est rondement mené : passeport pour Janine (la cousine), dépôt des papiers pour les visas, enfin le 17 juillet nous partons pour notre périple en autocar à travers l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la RUSSIE, et pour le retour , la Finlande, la Suède, l'Allemagne et retour en Alsace le 31 juillet.
Bonne nuit, a demain
Capucine 18
Parking à Nice English translation pending
les prix du parking de la gare sncf étant tres excessifs (plus de 135 euros pour 11 jours )
je cherche un particulier pour garer ma clio société pour la période du 28 novembre au 8 décembre
pour la même somme divisée par 2....
à moins que l'on puisse garer gratuitement sa voiture vers le port bd stalingrad ? ( si elle ne part pas en fourrière .. il y des places d apres le personnel du port )
merci pour vos réponses ( par mp si parking particulier ) 🙂🙂🙂
je cherche un particulier pour garer ma clio société pour la période du 28 novembre au 8 décembre
pour la même somme divisée par 2....
à moins que l'on puisse garer gratuitement sa voiture vers le port bd stalingrad ? ( si elle ne part pas en fourrière .. il y des places d apres le personnel du port )
merci pour vos réponses ( par mp si parking particulier ) 🙂🙂🙂
Quelle auberge de jeunesse choisir lors d'un voyage seule à Paris? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis à la recherche d'une auberge de jeunesse au centre de Paris. J'ai déjà trouvé trois auberges : Le D'artagnan, Jules Ferry, et l'AIJ (Auberge Internationale des Jeunes). J'hésite encore. Je recherche quelque chose de pas cher et de sûr, car je serais toute seule.
Donnez-moi vos impressions et vos expériences au sein de ces auberges s'il vous plaît, cela m'aidera sans doute à faire mon choix !
Merci à tous !
Julie.
Je suis à la recherche d'une auberge de jeunesse au centre de Paris. J'ai déjà trouvé trois auberges : Le D'artagnan, Jules Ferry, et l'AIJ (Auberge Internationale des Jeunes). J'hésite encore. Je recherche quelque chose de pas cher et de sûr, car je serais toute seule.
Donnez-moi vos impressions et vos expériences au sein de ces auberges s'il vous plaît, cela m'aidera sans doute à faire mon choix !
Merci à tous !
Julie.
Ladakh et sa région pour 2011 English translation pending
Bonjour🙂
Est ce que quelqu'un a des renseignements sur l'état du Ladakh et de sa region après les inondations de l'été 2010
Merci
Est ce que quelqu'un a des renseignements sur l'état du Ladakh et de sa region après les inondations de l'été 2010
Merci
Partir vivre à Genève ou Londres? English translation pending
Bonjour,
L'année prochaine je vais déménager. Actuellement, j’habite au Portugal mais je suis née et j'ai vécu en Suisse (à Genève) pendant presque 17 ans. Le problème est que j'hésite de partir à Londres ou à Genève. Si je pars à Londres, je pars avec une amie et en principe on ira chez sa tante. Donc, je ne serais pas seule et je serais avec quelqu’un. Et si je pars à Genève, je serais un peu seule, apparemment mes amies ne pourront pas trop m'aider niveau logement, ... Enfin bref, je suis complètement confuse.
Donc je voudrais savoir qu'elles sont les avantages et désavantages de Londres et Genève (même si j'y ai déja vécu, car les choses ont changé, par exemple l'ouverture des frontières etc). Et puis, est-ce que se sera très difficile de trouver un boulot à Genève? Même si c'est un petit boulot dans un magasin, caissière ou autre? Et pour Londres aussi?
L'année prochaine je vais déménager. Actuellement, j’habite au Portugal mais je suis née et j'ai vécu en Suisse (à Genève) pendant presque 17 ans. Le problème est que j'hésite de partir à Londres ou à Genève. Si je pars à Londres, je pars avec une amie et en principe on ira chez sa tante. Donc, je ne serais pas seule et je serais avec quelqu’un. Et si je pars à Genève, je serais un peu seule, apparemment mes amies ne pourront pas trop m'aider niveau logement, ... Enfin bref, je suis complètement confuse.
Donc je voudrais savoir qu'elles sont les avantages et désavantages de Londres et Genève (même si j'y ai déja vécu, car les choses ont changé, par exemple l'ouverture des frontières etc). Et puis, est-ce que se sera très difficile de trouver un boulot à Genève? Même si c'est un petit boulot dans un magasin, caissière ou autre? Et pour Londres aussi?
Vols Genève-Bangkok aux meilleurs tarifs pour octobre ou novembre? English translation pending
Bonjour,
Desole s'il s'agit d'un sujet deja traite mais je n'ai pas trouve les informations dont j'ai besoin sur le forum. Mon copain et moi prevoyons d'effectuer un voyage de 2-3 mois en Asie du Sud-Est (Thailande, Laos, Cambodge et Vietnam) a partir de fin octobre/debut novembre. Nous prevoyons d'arriver a Bangkok pour notre debut de sejour. Nous n'avons pas encore achete nos billets d'avion et nous sommes flexibles sur nos dates de voyage. Nous aimerions savoir quelles compagnies aeriennes proposent des tarifs interessants a partir de Geneve pour des billets modifiables (etant donne que nous ne sommes pas surs de la duree exacte de notre voyage donc nous aimerions pouvoir changer nos dates de retour si besoin). Pour le moment, j'ai trouve que Qatar Airways proposaient les tarifs les plus interessants pour la periode et que si nous rajoutons une centaine d'auros en + (ce qui n'est pas non plus negligeable dans le budget) on pouvait changer notre date de retour. Et je suppose qu'il est preferable de passer directement par la compagnie plutot que par des sites tels Opodo, Expedia... Je vous remercie d'avance pour vos renseignements
Desole s'il s'agit d'un sujet deja traite mais je n'ai pas trouve les informations dont j'ai besoin sur le forum. Mon copain et moi prevoyons d'effectuer un voyage de 2-3 mois en Asie du Sud-Est (Thailande, Laos, Cambodge et Vietnam) a partir de fin octobre/debut novembre. Nous prevoyons d'arriver a Bangkok pour notre debut de sejour. Nous n'avons pas encore achete nos billets d'avion et nous sommes flexibles sur nos dates de voyage. Nous aimerions savoir quelles compagnies aeriennes proposent des tarifs interessants a partir de Geneve pour des billets modifiables (etant donne que nous ne sommes pas surs de la duree exacte de notre voyage donc nous aimerions pouvoir changer nos dates de retour si besoin). Pour le moment, j'ai trouve que Qatar Airways proposaient les tarifs les plus interessants pour la periode et que si nous rajoutons une centaine d'auros en + (ce qui n'est pas non plus negligeable dans le budget) on pouvait changer notre date de retour. Et je suppose qu'il est preferable de passer directement par la compagnie plutot que par des sites tels Opodo, Expedia... Je vous remercie d'avance pour vos renseignements
Retour de trois semaines au Mexique en août-septembre 2010 English translation pending
Retour 3 semaines au Mexique
Le vol avec continental bof bof : il fait plus froid que sur les autres vols transatlantiques je vous conseille de prendre des duvets avec vous. Pas de journaux ni de masques distribués.
Arrivée à Mexico : taxi jusqu’au centre historique 127 pesos. Il est impératif de passer par une des officines qui vend les coupons c’est un peu du racket mais on n’a pas le choix.
Nuit au hampton inn : on l’avait choisi car il était le mieux classé de trip adivsor. Pas de bol on a une chambre bruyante et dont la clim ne fonctionne pas. Le petit dej est excellent. (Prix = 90 €)
Nous repartons le lendemain en avion avec Mexicana pour puerto escondido (70€ l’aller simple) à savoir que nous avons préféré cela au bus car la route entre puerto et Oaxaca est longue et très sinueuse. Nous arrivons donc dans l’après midi à puerto sous un très gros orage. A noter que Mexicana a depuis déposé le bilan. Nous allons au Sunset point un hotel situé proche de la pointe. Au moment ou nous étions la il n’était pas possible de se baigner sur la plage mais seulement à la pointe ou surfer me semblait assez hasardeux du fait de la présence de très nombreux rochers et surfeurs. Du coup nous avons quitté notre hôtel pour aller à carizalillo ou nous sommes allés à l’hôtel Vila lili. La proprio était adorable et faisait tout pour que tous se passe bien (elle nous a prêté un ordi pour qu’on profite du wifi nous a installé un mini frigo). La plage est un bon spot de surf pour ceux qui sont un peu débutant ou long board. Il y’a un puit ou il est possible de se rincer au bout de la plage a droite.
Ensuite nous sommes allés à Oaxaca en bus. A savoir qu’il existe 2 façons de faire puerto => Oaxaca soit en mini bus qui prend 6 heures en passant par la route de montagne soit un bus qui longe la cote et prend toute la nuit.
A Oaxaca la ville est sympa : le musée dans l’ancien couvent est très intéressant. Je conseille aussi de se faire un restau en étage avec vue sur la cathédrale le soir : la vue est magnifique sur l’église éclairée. A Oaxaca il y’a beaucoup de galerie d’art et de photos. C’est très intéressant et l’entrée est presque toujours gratuite. Nous étions à l’hostel don nino qui est un bon rapport qualité prix avec internet et garde bagage ce qui est très pratique.
De la nous sommes allés à tuxtla : le seul intérêt de la ville est son choix de multiples locations de voitures. Soit en centre ville soit à l’aéroport (les agences y ont des horaires plus larges). Notre voiture louée nous sommes allé via l’autoroute de montagne (payante 40 pesos) qui relie tuxtla à SCDLC puis nous avons continué par de petites routes jusqu'à comitan et notre destination finale le centre ecotouristique d’EL Chiflon qui est une grande série de chute d’eau. Les hébergements sont sur place assuré par une coopérative. Nous étions tous seuls pour la nuit en aout ce qui était impressionnant. A noter que les possibilités de restauration sont plutôt limitées le soir.
Nous sommes partis ensuite au lagunas de Montebello. Elles sont sympas on ne s’y est pas baignés mais ne sont pas non plus exceptionnelles. Ils sembleraient que les plus belles soient celles de tziscaos mais nous n’en avons pas profité car nous devions continuer sur la route qui longe la frontière avec le Guatemala. Au bout de 2 heures de route nous voyons que la route est bouchée. Suite aux fortes pluies la fronterriza est inondée et on ne peut que traverser en barque. La route pourtant était en plutôt bon état le seul danger étant les convois de militaire composés de gros camions roulant à vive allure. Nous avons donc du faire machine arrière jusqu'à comitan de dominguez ou nous avons pris la route direction ocosingo ou nous sommes arrivés de nuit. La route est superbe car on traverse le Chiapas profond avec ses paysages bucoliques et son mode de vie typiques. Je vous conseille de rouler prudemment la route étant par moment en tres mauvais état. La ville d’Ocosingo est assez typique dans le sens ou elle n’est que très peu occidentalisé et ou vous n’y verrez pas ou peu de touriste. Les rares hôtels sont autour du zocalo ainsi que les innombrables cybercafés. Il existe le soir une atmosphère particulière difficile à décrire.
Le lendemain départ pour Palenque avec un stop à Agua Azul. Nous avons été très déçu par Agua Azul : le site est mal entretenu et dans la rivière beaucoup de détritus (sac en plastique). Pourtant à l’entrée il y’a un double péage : à croire qu’il en faudrait un 3e pour payer des gens pour simplement nettoyer un minimum l’endroit. Ce site est défiguré par les innombrables boutiques tentant de vendre tous les mêmes choses à des prix énormes. Les enfants font la manche et les gens en général sont peu aimables. Exemple à l’entrée du site ils disent aux touristes qu’on peut se baigner alors qu’in fine ce n’est pas possible. Nombreux étaient ceux qui erraient en maillot de bain cherchant ou faire un plouf. Nous sommes repartis assez écœurés sur comment ce site naturel a été dénaturé.
Nous arrivons à Palenque dans l’après midi et nous sommes allé à la aldea dont malgré le prix élevé la présence d’une chouette piscine (il fait très chaud !!!) nous paraissait top. Les jardins de l’hôtel sont très beaux avec de belles fleurs tropicales.
Nous avons visité le site le lendemain matin : nous vous conseillons d’y aller le plus tôt possible en effet entre 8 h et 10 h du matin avec la relative fraicheur et un nombre de touriste limité car s’il faut escalader les pyramides sous le cagnard avec la foule vos sensations seront pas les mêmes. Ensuite rien de tel que de retourner à la piscine de l’hôtel prendre un bon bain pour se rafraichir. Ne faites pas l’impasse sur le musée celui-ci est vraiment bien fait.
Nous avons continué après déjeuner sur Bonampak : l’accueil des lacandons est désagréable et leur péage me parait pour le moins abusif en effet il ne correspond à rien (pas de service fourni…)
Visite du site sympa mais sans plus. En cas de manque de temps vous pouvez le zapper ce n’est pas dramatique.
A yaxchilan nous avons passé la nuit au escudo jaguar qui est tout à fait quelconque si ce n’est qu’il est accolé à l’embarcadère et est donc le point de départ pour aller en pirogue au site ce qui est assez pratique pour se regrouper pour louer une barque. Le site est splendide je vous conseille la encore d’y aller car avec personne il est magique. La durée de visite est de 2 heures ce qui est court pour un site aussi fabuleux. Il est indispensable de prendre avec soi de l’anti moustique et de s’en remettre régulièrement car les moustiques y sont particulièrement virulents. A noter que sur le site il n’y a pas de vendeurs ambulants. La traversée en barque est chouette. Au final c’était un des meilleurs moments de notre séjour car on avait l’impression d’être Indiana Jones.
Apres déjeuner nous sommes parti jusqu'à San Cristobal on nous sommes arrivés de nuit. La route la nuit n’est pas facile car les routes ne sont pas éclairés et sont pas forcément en bon état. La meilleure solution pour éviter de se prendre un « tope » (ralentisseur) est de suivre à distance raisonnable la voiture de devant et de freiner quand elle freine.
Nous avons passé la première nuit à SCDLC à l’hostel don niño qui est pas cher du tout et pratique le patron est attentionné. Evidemment pour ce prix la ce n’est pas le grand confort mais c’est propre et fonctionnel. Se balader en ville est un délice il y’a une super ambiance avec plein de bar et de restos. Na bolom est un must see et très pédagogique. Je suis néanmoins sorti gêné par le comportement « suprématiste » des lacandons qui parle de leur « degré de pureté maya » sic qui serait supérieur à celui des autres indiens. Je suis vraiment sorti de la en ayant l’impression que les lacandons essayaient de s’autoproclamer les descendants uniques et directs des mayas. Si je conseille de visiter le musée je vous invite à garder cela en tête. Le marché est extraordinaire c’est un des plus beau marché que j’ai vu dans ma vie. On y est dépaysé et ébloui par toutes les couleurs.
Nous avons passé notre 2e nuit à SCDLC au parador San juan de dios qui est une hacienda converti en un super hôtel. Les prix si on paye en cash sont inférieur au prix de mémoire on a payé 1900 pesos pour une suite avec jacuzzi. Les chambres sont un peu moins chères mais la différence de prix n’est pas énorme. Le prix inclut le petit dej qui est très bon. Le jardin est vraiment très beau. A noter que le parador est juste à coté de Na bolom.
La visite du musée de l’ambre est sympa et à faire si vous avez du temps.
Nous sommes parti ensuite pour retourner rendre la voiture à tuxtla avec un passage au canon del sumidero. Très belle vue d’en haut il y’a une route qui longe 5 belvédères très impressionnant. A faire si vous avez le temps et une voiture.
Le soir dans tuxtla nous avons diné dans un centre ville dépourvu de tout charme et de tout intérêt. Nous avons failli rater notre bus car la gare ADO/OCC a été déménagée en périphérie. Evidemment aucun guide ne l’indiquait. …. Pour une fois nous avons été ravis que le bus soit légèrement en retard !
A 6 h du matin nous sommes réveillés car le bus est arrêté : suite à des fortes pluies des roches ont enseveli la chaussée. Apres discussion avec les indigènes nous comprenons que nous ne sommes pas très loin de pochutla. Nous récupérons donc nos bagages et traversons les ruisseaux et escaladons les rochers sur la route. De la nous rejoignons sans peine pochutla puis puerto Angel.
Attention sur la cote il n’y a un distributeur qu’à puerto angel et pas de téléphonie IP. Les cybercafé fonctionnant par satellite
Le dimanche puerto Angel est mort nous allons chez gundi y tomas une auberge de jeunesse qui se révèlera vraiment piteuse. Pas très accueillant et la chambre est vraiment bof. Pas d’eau chaude et les douches sont communes. La chambre est pour le moins spartiate ce qui pour 400 pesos n’est pas normal. Pour aller jusqu'à Mazunte nous prenons un taxi qu��on a négocié très durement à 50 pesos. Mazunte nous plaisant beaucoup car sauvage nous décidons d’y aller demain. Fin aout il y’a peu de touriste d’autant que la météo est pas top. Nous trouvons une chouette chambre avec une terrasse directement sur la mer. La mer était dangereuse avec des creux de 2m50 3 m. Le drapeau rouge interdisait la baignade. Ayant vécu dans les colonies françaises d’Amérique je suis très bon nageur et du coup j’ai tenté ma chance néanmoins j’étais le seul à le faire et je me suis fait vivement récriminé par les indigènes. Pour aller à pochtula nous avons partagés un taxi avec 3 indigènes (nous étions donc 6 dans le taxi : 2 devant 4 derrière) : cela avait le mérite d’être pas cher.
Etant donné la difficulté de baignade nous sommes allés à huatulco dont les plages sont réputées pour leur calme. Nous avons séjourné au petit hôtel tenu par un français. Le resto est très bon mais les prix ne sont pas donnés même si à Oaxaca les prix sont nettement supérieurs au reste du Mexique. La plage de santa Cruz (40 pesos depuis le centre) est très touristique et sans charme particulier. Par contre si sur la gauche vous nagez 150 mètres vous trouverez une superbe crique sauvage déserte pleine de charme.
L’unique avantage de huatulco est d’avoir un aéroport permettant de rejoindre mexico pas trop cher car il y’a des low cost.
A mexico il faut savoir qu’a l’aéroport vous êtes obligé de prendre le taxi a un des comptoirs (130 pesos) pour rejoindre le centre historique : c’est juste 3 fois plus cher que dans le sens inverse.
Pour la dernière nuit nous avions choisi le gran hotel qui est un 5 * plein de charme et en dernière minute nous avons eu sur internet une super chambre à 70 €.
L’hôtel est vraiment nickel et très beau. A noter qu’au dernier étage il existe une terrasse donnant directement sur la place centrale et donc avec une vue à couper le souffle. Le service et la bouffe sont eux néanmoins très moyens. Mais venez au moins y prendre un verre
Nous avons visité le musée dont j’ignore le nom mais qui est à coté de la présidence : attention ne perdez pas de temps avec les ruines à ciel ouvert qui sont sans grand intérêt alors que l’intérieur est passionnant et très long à découvrir. Nous n’avons pas eu le temps en 2 h de finir la visite et j’étais très déçu.
L’intérieur de la cathédrale est très beau également. La place le soir est grouillante de monde : c’est une sensation impressionnante de voir ce souffle vital de la population.
A l’aéroport il y’a la seule agence de la poste que nous avons réussi à trouver. Attention les cigarettes sont plus chères à l’aéroport qu’en centre ville.
Attention depuis notre retour mexicana a fait faillite ce qui peut être handicapant pour voyager vite.
Le vol avec continental bof bof : il fait plus froid que sur les autres vols transatlantiques je vous conseille de prendre des duvets avec vous. Pas de journaux ni de masques distribués.
Arrivée à Mexico : taxi jusqu’au centre historique 127 pesos. Il est impératif de passer par une des officines qui vend les coupons c’est un peu du racket mais on n’a pas le choix.
Nuit au hampton inn : on l’avait choisi car il était le mieux classé de trip adivsor. Pas de bol on a une chambre bruyante et dont la clim ne fonctionne pas. Le petit dej est excellent. (Prix = 90 €)
Nous repartons le lendemain en avion avec Mexicana pour puerto escondido (70€ l’aller simple) à savoir que nous avons préféré cela au bus car la route entre puerto et Oaxaca est longue et très sinueuse. Nous arrivons donc dans l’après midi à puerto sous un très gros orage. A noter que Mexicana a depuis déposé le bilan. Nous allons au Sunset point un hotel situé proche de la pointe. Au moment ou nous étions la il n’était pas possible de se baigner sur la plage mais seulement à la pointe ou surfer me semblait assez hasardeux du fait de la présence de très nombreux rochers et surfeurs. Du coup nous avons quitté notre hôtel pour aller à carizalillo ou nous sommes allés à l’hôtel Vila lili. La proprio était adorable et faisait tout pour que tous se passe bien (elle nous a prêté un ordi pour qu’on profite du wifi nous a installé un mini frigo). La plage est un bon spot de surf pour ceux qui sont un peu débutant ou long board. Il y’a un puit ou il est possible de se rincer au bout de la plage a droite.
Ensuite nous sommes allés à Oaxaca en bus. A savoir qu’il existe 2 façons de faire puerto => Oaxaca soit en mini bus qui prend 6 heures en passant par la route de montagne soit un bus qui longe la cote et prend toute la nuit.
A Oaxaca la ville est sympa : le musée dans l’ancien couvent est très intéressant. Je conseille aussi de se faire un restau en étage avec vue sur la cathédrale le soir : la vue est magnifique sur l’église éclairée. A Oaxaca il y’a beaucoup de galerie d’art et de photos. C’est très intéressant et l’entrée est presque toujours gratuite. Nous étions à l’hostel don nino qui est un bon rapport qualité prix avec internet et garde bagage ce qui est très pratique.
De la nous sommes allés à tuxtla : le seul intérêt de la ville est son choix de multiples locations de voitures. Soit en centre ville soit à l’aéroport (les agences y ont des horaires plus larges). Notre voiture louée nous sommes allé via l’autoroute de montagne (payante 40 pesos) qui relie tuxtla à SCDLC puis nous avons continué par de petites routes jusqu'à comitan et notre destination finale le centre ecotouristique d’EL Chiflon qui est une grande série de chute d’eau. Les hébergements sont sur place assuré par une coopérative. Nous étions tous seuls pour la nuit en aout ce qui était impressionnant. A noter que les possibilités de restauration sont plutôt limitées le soir.
Nous sommes partis ensuite au lagunas de Montebello. Elles sont sympas on ne s’y est pas baignés mais ne sont pas non plus exceptionnelles. Ils sembleraient que les plus belles soient celles de tziscaos mais nous n’en avons pas profité car nous devions continuer sur la route qui longe la frontière avec le Guatemala. Au bout de 2 heures de route nous voyons que la route est bouchée. Suite aux fortes pluies la fronterriza est inondée et on ne peut que traverser en barque. La route pourtant était en plutôt bon état le seul danger étant les convois de militaire composés de gros camions roulant à vive allure. Nous avons donc du faire machine arrière jusqu'à comitan de dominguez ou nous avons pris la route direction ocosingo ou nous sommes arrivés de nuit. La route est superbe car on traverse le Chiapas profond avec ses paysages bucoliques et son mode de vie typiques. Je vous conseille de rouler prudemment la route étant par moment en tres mauvais état. La ville d’Ocosingo est assez typique dans le sens ou elle n’est que très peu occidentalisé et ou vous n’y verrez pas ou peu de touriste. Les rares hôtels sont autour du zocalo ainsi que les innombrables cybercafés. Il existe le soir une atmosphère particulière difficile à décrire.
Le lendemain départ pour Palenque avec un stop à Agua Azul. Nous avons été très déçu par Agua Azul : le site est mal entretenu et dans la rivière beaucoup de détritus (sac en plastique). Pourtant à l’entrée il y’a un double péage : à croire qu’il en faudrait un 3e pour payer des gens pour simplement nettoyer un minimum l’endroit. Ce site est défiguré par les innombrables boutiques tentant de vendre tous les mêmes choses à des prix énormes. Les enfants font la manche et les gens en général sont peu aimables. Exemple à l’entrée du site ils disent aux touristes qu’on peut se baigner alors qu’in fine ce n’est pas possible. Nombreux étaient ceux qui erraient en maillot de bain cherchant ou faire un plouf. Nous sommes repartis assez écœurés sur comment ce site naturel a été dénaturé.
Nous arrivons à Palenque dans l’après midi et nous sommes allé à la aldea dont malgré le prix élevé la présence d’une chouette piscine (il fait très chaud !!!) nous paraissait top. Les jardins de l’hôtel sont très beaux avec de belles fleurs tropicales.
Nous avons visité le site le lendemain matin : nous vous conseillons d’y aller le plus tôt possible en effet entre 8 h et 10 h du matin avec la relative fraicheur et un nombre de touriste limité car s’il faut escalader les pyramides sous le cagnard avec la foule vos sensations seront pas les mêmes. Ensuite rien de tel que de retourner à la piscine de l’hôtel prendre un bon bain pour se rafraichir. Ne faites pas l’impasse sur le musée celui-ci est vraiment bien fait.
Nous avons continué après déjeuner sur Bonampak : l’accueil des lacandons est désagréable et leur péage me parait pour le moins abusif en effet il ne correspond à rien (pas de service fourni…)
Visite du site sympa mais sans plus. En cas de manque de temps vous pouvez le zapper ce n’est pas dramatique.
A yaxchilan nous avons passé la nuit au escudo jaguar qui est tout à fait quelconque si ce n’est qu’il est accolé à l’embarcadère et est donc le point de départ pour aller en pirogue au site ce qui est assez pratique pour se regrouper pour louer une barque. Le site est splendide je vous conseille la encore d’y aller car avec personne il est magique. La durée de visite est de 2 heures ce qui est court pour un site aussi fabuleux. Il est indispensable de prendre avec soi de l’anti moustique et de s’en remettre régulièrement car les moustiques y sont particulièrement virulents. A noter que sur le site il n’y a pas de vendeurs ambulants. La traversée en barque est chouette. Au final c’était un des meilleurs moments de notre séjour car on avait l’impression d’être Indiana Jones.
Apres déjeuner nous sommes parti jusqu'à San Cristobal on nous sommes arrivés de nuit. La route la nuit n’est pas facile car les routes ne sont pas éclairés et sont pas forcément en bon état. La meilleure solution pour éviter de se prendre un « tope » (ralentisseur) est de suivre à distance raisonnable la voiture de devant et de freiner quand elle freine.
Nous avons passé la première nuit à SCDLC à l’hostel don niño qui est pas cher du tout et pratique le patron est attentionné. Evidemment pour ce prix la ce n’est pas le grand confort mais c’est propre et fonctionnel. Se balader en ville est un délice il y’a une super ambiance avec plein de bar et de restos. Na bolom est un must see et très pédagogique. Je suis néanmoins sorti gêné par le comportement « suprématiste » des lacandons qui parle de leur « degré de pureté maya » sic qui serait supérieur à celui des autres indiens. Je suis vraiment sorti de la en ayant l’impression que les lacandons essayaient de s’autoproclamer les descendants uniques et directs des mayas. Si je conseille de visiter le musée je vous invite à garder cela en tête. Le marché est extraordinaire c’est un des plus beau marché que j’ai vu dans ma vie. On y est dépaysé et ébloui par toutes les couleurs.
Nous avons passé notre 2e nuit à SCDLC au parador San juan de dios qui est une hacienda converti en un super hôtel. Les prix si on paye en cash sont inférieur au prix de mémoire on a payé 1900 pesos pour une suite avec jacuzzi. Les chambres sont un peu moins chères mais la différence de prix n’est pas énorme. Le prix inclut le petit dej qui est très bon. Le jardin est vraiment très beau. A noter que le parador est juste à coté de Na bolom.
La visite du musée de l’ambre est sympa et à faire si vous avez du temps.
Nous sommes parti ensuite pour retourner rendre la voiture à tuxtla avec un passage au canon del sumidero. Très belle vue d’en haut il y’a une route qui longe 5 belvédères très impressionnant. A faire si vous avez le temps et une voiture.
Le soir dans tuxtla nous avons diné dans un centre ville dépourvu de tout charme et de tout intérêt. Nous avons failli rater notre bus car la gare ADO/OCC a été déménagée en périphérie. Evidemment aucun guide ne l’indiquait. …. Pour une fois nous avons été ravis que le bus soit légèrement en retard !
A 6 h du matin nous sommes réveillés car le bus est arrêté : suite à des fortes pluies des roches ont enseveli la chaussée. Apres discussion avec les indigènes nous comprenons que nous ne sommes pas très loin de pochutla. Nous récupérons donc nos bagages et traversons les ruisseaux et escaladons les rochers sur la route. De la nous rejoignons sans peine pochutla puis puerto Angel.
Attention sur la cote il n’y a un distributeur qu’à puerto angel et pas de téléphonie IP. Les cybercafé fonctionnant par satellite
Le dimanche puerto Angel est mort nous allons chez gundi y tomas une auberge de jeunesse qui se révèlera vraiment piteuse. Pas très accueillant et la chambre est vraiment bof. Pas d’eau chaude et les douches sont communes. La chambre est pour le moins spartiate ce qui pour 400 pesos n’est pas normal. Pour aller jusqu'à Mazunte nous prenons un taxi qu��on a négocié très durement à 50 pesos. Mazunte nous plaisant beaucoup car sauvage nous décidons d’y aller demain. Fin aout il y’a peu de touriste d’autant que la météo est pas top. Nous trouvons une chouette chambre avec une terrasse directement sur la mer. La mer était dangereuse avec des creux de 2m50 3 m. Le drapeau rouge interdisait la baignade. Ayant vécu dans les colonies françaises d’Amérique je suis très bon nageur et du coup j’ai tenté ma chance néanmoins j’étais le seul à le faire et je me suis fait vivement récriminé par les indigènes. Pour aller à pochtula nous avons partagés un taxi avec 3 indigènes (nous étions donc 6 dans le taxi : 2 devant 4 derrière) : cela avait le mérite d’être pas cher.
Etant donné la difficulté de baignade nous sommes allés à huatulco dont les plages sont réputées pour leur calme. Nous avons séjourné au petit hôtel tenu par un français. Le resto est très bon mais les prix ne sont pas donnés même si à Oaxaca les prix sont nettement supérieurs au reste du Mexique. La plage de santa Cruz (40 pesos depuis le centre) est très touristique et sans charme particulier. Par contre si sur la gauche vous nagez 150 mètres vous trouverez une superbe crique sauvage déserte pleine de charme.
L’unique avantage de huatulco est d’avoir un aéroport permettant de rejoindre mexico pas trop cher car il y’a des low cost.
A mexico il faut savoir qu’a l’aéroport vous êtes obligé de prendre le taxi a un des comptoirs (130 pesos) pour rejoindre le centre historique : c’est juste 3 fois plus cher que dans le sens inverse.
Pour la dernière nuit nous avions choisi le gran hotel qui est un 5 * plein de charme et en dernière minute nous avons eu sur internet une super chambre à 70 €.
L’hôtel est vraiment nickel et très beau. A noter qu’au dernier étage il existe une terrasse donnant directement sur la place centrale et donc avec une vue à couper le souffle. Le service et la bouffe sont eux néanmoins très moyens. Mais venez au moins y prendre un verre
Nous avons visité le musée dont j’ignore le nom mais qui est à coté de la présidence : attention ne perdez pas de temps avec les ruines à ciel ouvert qui sont sans grand intérêt alors que l’intérieur est passionnant et très long à découvrir. Nous n’avons pas eu le temps en 2 h de finir la visite et j’étais très déçu.
L’intérieur de la cathédrale est très beau également. La place le soir est grouillante de monde : c’est une sensation impressionnante de voir ce souffle vital de la population.
A l’aéroport il y’a la seule agence de la poste que nous avons réussi à trouver. Attention les cigarettes sont plus chères à l’aéroport qu’en centre ville.
Attention depuis notre retour mexicana a fait faillite ce qui peut être handicapant pour voyager vite.
Quel équipement pour un trek en Patagonie? English translation pending
bonjour a tous,
je pars en patagonie de novembre à avril,
et je suis en train d'acheter mon matériel pour un trek de 1mois et demi a pied en patagonie, ensuite je remonte le chili jusqu'a la bolivie..
je vais donc m'acheter un duvet ultra light, car moins lourd mais tout de meme chaud :...
mais au vue des prix exorbitant des duvets, que mon conseillez vous en terme de température de confort ? j'ai regardais des confort à -6degrès mais les prix sont ds les 250 350 euros ...
est ce qu'un duvet 0 ou -1 avec peut etre un sac a viande suffirait il ??
merci de votre aide a tres vite romain
merci de votre aide a tres vite romain
Comment garder notre argent en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons dans un mois en Thailande, notre budget est de 1000 euros, mais nous faisons un circuit organisé, donc première question comment garder notre argent, nos valises vont d un hotel à un autre, nous avons pensé à des sacs en tissus porter à la ceinture sous nos vetements, mais est ce une bonne solution et puis avons nous assez d argent pour deux sachant que nous avons trois jours libres et puis les souvenirs pour les amis et la famille
Merci à tous et à bientot
Nous partons dans un mois en Thailande, notre budget est de 1000 euros, mais nous faisons un circuit organisé, donc première question comment garder notre argent, nos valises vont d un hotel à un autre, nous avons pensé à des sacs en tissus porter à la ceinture sous nos vetements, mais est ce une bonne solution et puis avons nous assez d argent pour deux sachant que nous avons trois jours libres et puis les souvenirs pour les amis et la famille
Merci à tous et à bientot
Résumé d'un voyage au Vietnam fin janvier/début février 2010 English translation pending
Voici un résumé écrit à chaud d' un voyage que j' ai effectué il y a quelques mois au Vietnam (Fin déc. / Début Janvier).
Je souhaitais prendre un peu de recul avant de le poster ce qui explique le délai ...
De retour il y a une semaine d' un premier voyage d'un grosse quinzaine de jours au Vietnam , je vais tenter de vous faire partager au mieux mes impressions et mes rencontres au fil d' un itinéraire "basique" du nord (Principalement) au sud . En préambule , je tiens à remercier toutes les personnes du forum qui m' ont aidé ou conseillé dans la préparation de ce voyage , et , plus particulièrement "LARSAY" que j' ai eu le plaisir de rencontrer lors de mon passage à Hanoï. Merci encore Jacques. Voici l' itinéraire que j' ai suivi : Hanoï - Ha Long - Sapa - Ninh Binh - Hué - Hoi An - Saïgon .
Hanoï : Arrivée le matin et direction le Heart hotel très proche du lac Hoan Kiem et donc très bien placé pour une balade de découverte des rues du vieux quartier que j' ai beaucoup aimé .Très bon hôtel retenu sur les conseils de Larsay. J' avais lu à de nombreuses reprises que Hanoï était une ville bruyante ... C' est effectivement une ville qui surprend par l' intensité de son traffic (25 millions de motos dans le pays) et l'utilisation qui peut paraître parfois compulsive du klaxon ... Pour les soirées , le spectacle de marionnetes sur l' eau ainsi que de nombreux restaus. et cafés se trouvent à quelque pas du Heart hotel .
Ha Long : J' avais opté pour l' offre 2 jours/1 nuit à 65$ tout compris proposée par mon hôtel à Hanoï incluant également le transport terrestre depuis Hanoï et retour. Seules ne sont pas comprises les boissons à bord. Tout était très bien , et même si à cette période de l' année le soleil n 'était pas de la partie , le site reste grandiose , et la sortie en kayak au petit matin du 1er janvier restera parmi les moments bien agréables et particuliers de ce voyage. L' équipage était très sympathique avec une attention spéciale au soir du 31/12 (Musique Karaoké + fruits , petits gateaux et friandises ) pour "marquer" le coup du nouvel an des touristes ...
Sapa : Train de nuit pour Lao Caï réservé par l' intermédiaire de mon hôtel à Hanoï puis minibus vers Sapa au petit matin .A noter que de nombreux Vietnamiens se rendent à Sapa pour passer la fin de semaine et qu'il vaut mieux s' y prendre quelques jours à l' avance pour r��server dans l' hôtel de son choix ... Ce que je ne savais pas et j' ai donc du me rabattre sur un hôtel que je déconseille catégoriquement : Le DONG A . A fuir ! J' avais longtemps hésité dans ma préparation de voyage sur le choix de me rendre ou pas à Sapa , ces hésitations étaient dues principalement à ce que j' avais lu sur le climat qui peut y régner en déc./Jan. J' ai donc été agréablement surpris d' y passer des journées très ensoleillées avec des températures aux environs des 25°C .(Il fait bien frais au petit matin tout de même). Depuis Sapa pas de problème pour faire des résas. dans l' une des nombreuses petites agences du centre , ce que j' ai fait pour me rendre le lendemain au marché de Bac Ha , et qui vaut le déplacement si vous sous trouvez à Sapa le dimanche .
Ninh Binh : Sur les conseils de Larsay , j' ai pris le bus depuis Hanoï pour Ninh Binh (La route n' est vraiment pas belle).Arrivé à Ninh Binh , j' ai pris la direction de Tam Coc , ou j'avais réservé chez Tuan (Il peut venir vous chercher). (Et oui Jacques , Loan affichait complet !) Très bon accueil de la part de Tuan (Francophone) et de toute la famille , une adresse à recommander sans hésitation . Le site de Tam Coc est très beau et reposant et la promenade en barque ou à vélo très agréable. Le lendemain j' ai fait une tournée des temples et sites de la région de Ninh Binh en voiture avec chauffeur (Réservation chez Tuan) . Beaucoup de choses à voir , des marches à gravir , des photos magnifiques à prendre ... Une très belle région .Il y a actuellement un temple gigantesque dont la construction sera achevée d' ici quelques mois et qui mérite déja le déplacement ...
Hué : Départ de Ninh Binh pour Hué en bus couchette de nuit (Eviter cette option si possible, vos jambes vous en remercieront). Prévoir une réservation en train quelques jours à l' avance pour ne pas être pris de court . Hué est très agréable à visiter à pied avec l' immanquable cité interdite (Beaucoup de travaux de restauration sont en cours) . Possibilité de visiter les sites principaux des environs par bateau sur la rivière des parfums + bus sur une journée . J' avais réservé au Binh Minh sunrise et recommande un petit restaurant familial à quelques pas de là au fond d'une ruelle : le Nina café , avec un excellent accueil (Nina est la fille de la maison et se fera certaimement un plaisir de vous donner votre premier cours de Vietnamien)
Hoi Anh : Route en bus de Hué vers Hoi Anh ou règne une atmosphère de carte postale et reposante . Ville très agréable pour flâner en journée comme à la nuit tombée . Possibilité de se faire tailler des vêtements sur mesure à prix et délais très intéressants. Le marché vaut également le détour . Nombreuses possibilités de louer vélos ou scooters pour se rendre jusqu'aux plages proches (Très venté en Janvier). Le soir balade plus qu' agréable pour aller manger un poisson grillé le long de la rivière et profiter du spectacle des myriades de lanternes allumées . Il est possible de visiter le site de My Son depuis Hoi Anh , mais il a subi malheureusement des destructions importantes et je ne l' ai pas trouvé si intéressant ... Pour l' hôtel j' avais réservé la veille au Tanh Binh : Correct . Pour me rendre ensuite à Ho Chi Minh City , j' ai trouvé avec une réservation 24 heures à l' avance de la place sur Jetstar depuis Danang.
Saïgon : Si la densité de circulation et de motos est impressionante à Hanoï , elle est incroyable à HCMV !... J' avais réservé la veille à l' hôtel Blue River calme et bien situé permettant la découverte des pricipaux sites à pied (Marché , cathédrale , Poste centrale magnifique etc ...) et à proximité de nombreux restaurants et cafés . Aucun problème pour faire des réservation depuis l' hôtel ou de l' une des nombreuses agences du secteur . Ne surtout pas faire l' impasse sur les tunnels de Cu Chi qui permettent de comprendre et de se rendre compte de l' histoire récente des Vietnamiens .Très impressionant et à mon sens essentiel pour la compréhension du pays . Prise de contact rapide avec le Delta du Mekong ( Ban Tre , My Tho ) possible en une journée en réservant la veille (Bus + bateaux).
Voilà un résumé de ce qui m' a été permis de voir du Vietnam en une grosse quinzaine de jours , si vous souhaitez plus de renseignements sur les hôtels , restaurants , transports , sites , tarifs etc ... Je vous répondrai avec plaisir .
Bons voyages
Thierro
De retour il y a une semaine d' un premier voyage d'un grosse quinzaine de jours au Vietnam , je vais tenter de vous faire partager au mieux mes impressions et mes rencontres au fil d' un itinéraire "basique" du nord (Principalement) au sud . En préambule , je tiens à remercier toutes les personnes du forum qui m' ont aidé ou conseillé dans la préparation de ce voyage , et , plus particulièrement "LARSAY" que j' ai eu le plaisir de rencontrer lors de mon passage à Hanoï. Merci encore Jacques. Voici l' itinéraire que j' ai suivi : Hanoï - Ha Long - Sapa - Ninh Binh - Hué - Hoi An - Saïgon .
Hanoï : Arrivée le matin et direction le Heart hotel très proche du lac Hoan Kiem et donc très bien placé pour une balade de découverte des rues du vieux quartier que j' ai beaucoup aimé .Très bon hôtel retenu sur les conseils de Larsay. J' avais lu à de nombreuses reprises que Hanoï était une ville bruyante ... C' est effectivement une ville qui surprend par l' intensité de son traffic (25 millions de motos dans le pays) et l'utilisation qui peut paraître parfois compulsive du klaxon ... Pour les soirées , le spectacle de marionnetes sur l' eau ainsi que de nombreux restaus. et cafés se trouvent à quelque pas du Heart hotel .
Ha Long : J' avais opté pour l' offre 2 jours/1 nuit à 65$ tout compris proposée par mon hôtel à Hanoï incluant également le transport terrestre depuis Hanoï et retour. Seules ne sont pas comprises les boissons à bord. Tout était très bien , et même si à cette période de l' année le soleil n 'était pas de la partie , le site reste grandiose , et la sortie en kayak au petit matin du 1er janvier restera parmi les moments bien agréables et particuliers de ce voyage. L' équipage était très sympathique avec une attention spéciale au soir du 31/12 (Musique Karaoké + fruits , petits gateaux et friandises ) pour "marquer" le coup du nouvel an des touristes ...
Sapa : Train de nuit pour Lao Caï réservé par l' intermédiaire de mon hôtel à Hanoï puis minibus vers Sapa au petit matin .A noter que de nombreux Vietnamiens se rendent à Sapa pour passer la fin de semaine et qu'il vaut mieux s' y prendre quelques jours à l' avance pour r��server dans l' hôtel de son choix ... Ce que je ne savais pas et j' ai donc du me rabattre sur un hôtel que je déconseille catégoriquement : Le DONG A . A fuir ! J' avais longtemps hésité dans ma préparation de voyage sur le choix de me rendre ou pas à Sapa , ces hésitations étaient dues principalement à ce que j' avais lu sur le climat qui peut y régner en déc./Jan. J' ai donc été agréablement surpris d' y passer des journées très ensoleillées avec des températures aux environs des 25°C .(Il fait bien frais au petit matin tout de même). Depuis Sapa pas de problème pour faire des résas. dans l' une des nombreuses petites agences du centre , ce que j' ai fait pour me rendre le lendemain au marché de Bac Ha , et qui vaut le déplacement si vous sous trouvez à Sapa le dimanche .
Ninh Binh : Sur les conseils de Larsay , j' ai pris le bus depuis Hanoï pour Ninh Binh (La route n' est vraiment pas belle).Arrivé à Ninh Binh , j' ai pris la direction de Tam Coc , ou j'avais réservé chez Tuan (Il peut venir vous chercher). (Et oui Jacques , Loan affichait complet !) Très bon accueil de la part de Tuan (Francophone) et de toute la famille , une adresse à recommander sans hésitation . Le site de Tam Coc est très beau et reposant et la promenade en barque ou à vélo très agréable. Le lendemain j' ai fait une tournée des temples et sites de la région de Ninh Binh en voiture avec chauffeur (Réservation chez Tuan) . Beaucoup de choses à voir , des marches à gravir , des photos magnifiques à prendre ... Une très belle région .Il y a actuellement un temple gigantesque dont la construction sera achevée d' ici quelques mois et qui mérite déja le déplacement ...
Hué : Départ de Ninh Binh pour Hué en bus couchette de nuit (Eviter cette option si possible, vos jambes vous en remercieront). Prévoir une réservation en train quelques jours à l' avance pour ne pas être pris de court . Hué est très agréable à visiter à pied avec l' immanquable cité interdite (Beaucoup de travaux de restauration sont en cours) . Possibilité de visiter les sites principaux des environs par bateau sur la rivière des parfums + bus sur une journée . J' avais réservé au Binh Minh sunrise et recommande un petit restaurant familial à quelques pas de là au fond d'une ruelle : le Nina café , avec un excellent accueil (Nina est la fille de la maison et se fera certaimement un plaisir de vous donner votre premier cours de Vietnamien)
Hoi Anh : Route en bus de Hué vers Hoi Anh ou règne une atmosphère de carte postale et reposante . Ville très agréable pour flâner en journée comme à la nuit tombée . Possibilité de se faire tailler des vêtements sur mesure à prix et délais très intéressants. Le marché vaut également le détour . Nombreuses possibilités de louer vélos ou scooters pour se rendre jusqu'aux plages proches (Très venté en Janvier). Le soir balade plus qu' agréable pour aller manger un poisson grillé le long de la rivière et profiter du spectacle des myriades de lanternes allumées . Il est possible de visiter le site de My Son depuis Hoi Anh , mais il a subi malheureusement des destructions importantes et je ne l' ai pas trouvé si intéressant ... Pour l' hôtel j' avais réservé la veille au Tanh Binh : Correct . Pour me rendre ensuite à Ho Chi Minh City , j' ai trouvé avec une réservation 24 heures à l' avance de la place sur Jetstar depuis Danang.
Saïgon : Si la densité de circulation et de motos est impressionante à Hanoï , elle est incroyable à HCMV !... J' avais réservé la veille à l' hôtel Blue River calme et bien situé permettant la découverte des pricipaux sites à pied (Marché , cathédrale , Poste centrale magnifique etc ...) et à proximité de nombreux restaurants et cafés . Aucun problème pour faire des réservation depuis l' hôtel ou de l' une des nombreuses agences du secteur . Ne surtout pas faire l' impasse sur les tunnels de Cu Chi qui permettent de comprendre et de se rendre compte de l' histoire récente des Vietnamiens .Très impressionant et à mon sens essentiel pour la compréhension du pays . Prise de contact rapide avec le Delta du Mekong ( Ban Tre , My Tho ) possible en une journée en réservant la veille (Bus + bateaux).
Voilà un résumé de ce qui m' a été permis de voir du Vietnam en une grosse quinzaine de jours , si vous souhaitez plus de renseignements sur les hôtels , restaurants , transports , sites , tarifs etc ... Je vous répondrai avec plaisir .
Bons voyages
Thierro
Cost of building a house in Thailand?
hi everyone 🙂, I’d like to know if any of you have recently—or within the last 2 years—built a house in Thailand and could give me an idea of the all-in price. I’m not looking for luxury, just a comfortable home with 3 bedrooms. I already have the land, which is in the Khorat region for those who know it. I’d really appreciate any info you can share—thanks in advance!
Best regards.
Tuyaux pour le sud-est du Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je découvre ce forum, super ! Que d'infos et bons conseils !! En auriez-vous encore pour répondre à mes petites interrogations ?
Je pars tout bientôt pour 2 bonnes semaines de Marrakech vers le sud-est (vallée des Roses, du Drââ, du Dadès, ...) en famille (2 adultes et une "enfant" de 12 ans) avec une voiture de loc.
Nous prévoyons visites, ballades, rando, cycle, haltes piscine/repos, etc. mais aussi de ne pas trop prévoir...
- A votre avis, vaut-il mieux réserver l'un ou l'autre points "piscine" au risque que tout affiche complet ou pas nécessaire ? (en particulier je pense à la kasbah Baha Baha) - Idem pour l'incontournable bivouac à Merzouga : vaut-il mieux réserver ? - Entre Marrakech et le sud-est je dispose de 2-3 jours et j'hésite entre le ZAT (pour ballades en étoile au départ d'un point fixe, pas équipé) ou les cascades d'Ouzoud (idem). Que me conseillez-vous ? Dans l'un ou l'autre cas, avez-vous de bonnes adresses (logements et guides si nécessaires) ?
Merci à toutes et tous !
Ccilhoo
Je découvre ce forum, super ! Que d'infos et bons conseils !! En auriez-vous encore pour répondre à mes petites interrogations ?
Je pars tout bientôt pour 2 bonnes semaines de Marrakech vers le sud-est (vallée des Roses, du Drââ, du Dadès, ...) en famille (2 adultes et une "enfant" de 12 ans) avec une voiture de loc.
Nous prévoyons visites, ballades, rando, cycle, haltes piscine/repos, etc. mais aussi de ne pas trop prévoir...
- A votre avis, vaut-il mieux réserver l'un ou l'autre points "piscine" au risque que tout affiche complet ou pas nécessaire ? (en particulier je pense à la kasbah Baha Baha) - Idem pour l'incontournable bivouac à Merzouga : vaut-il mieux réserver ? - Entre Marrakech et le sud-est je dispose de 2-3 jours et j'hésite entre le ZAT (pour ballades en étoile au départ d'un point fixe, pas équipé) ou les cascades d'Ouzoud (idem). Que me conseillez-vous ? Dans l'un ou l'autre cas, avez-vous de bonnes adresses (logements et guides si nécessaires) ?
Merci à toutes et tous !
Ccilhoo
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Créer ma pizzeria à Rabat English translation pending
Je suis actuellement en espagne et je voudrais créer ma pizzeria à rabat🙂
Quelle est le prix moyen pour une pizza de taille moyenne ? ( 30 cm )
Y-a t-il beaucoup de pizzerias ?
Font-ils le service à domicile?
Et la derniére question..........😛 , le marché de la pizza fonctionne t-il bien ?
Je dois quitter l'espagne rapidement , je compte sur vous pour plus d'informations 😉
Je dois quitter l'espagne rapidement , je compte sur vous pour plus d'informations 😉
Retour de la croisière "Riviera Bella" sur le Costa Marina du 8 au 15 juin 2010 (suite) English translation pending
Mercredi 9 juin (livourne)
arrivée prévue à 8h30 tous a bord à 18h30, le marina appareillera à 19h nous ne pourrons pas voir le départ nous serons a table , journée ensoleillé 25°
petit déj au buffet à 7h30, nous déjeunerons toujours sous la coupole bien plus calme et sans odeurs de nourriture🙁, passage dans notre cabine pour récupérer nos appareils et sacet nos tickets pour l'excursion costa (pise, autour de la place des miracles)nous avions choisi par internet (les 3 tours bonus pour 109euros, il y aura donc pise, olbia, tunis)9h15 rdv au théatre départ rapide pour environ 4h d"excursion pour nous rendre sur la célèbre place des miracles avec une petite marche a pied d'environ 15mn du parking du bus a la place et là nous pouvons admirer la tour penchée, visite du baptistère, nous ne montons sur la tour ou il y a plus de 200marches je crois par groupe de 30 personnes aux prix de 15 euros nous admirons du bas ensuite temps libre avec un soleil de plomb pour faire les peits marchands autour retour a notre point de rdv ou nous dégustons une bonne glace nous partons pas décue de cette excursion.
retour sur le bateau vers 13h30, direction après notre passge dans notre cabine au self ou nous n'avons pas fait la queue pendant le séjour pourtant il est bien petit les repas étaient bons, le midi nous essayons de manger léger, nous déjeunons a l'arriere dehors mais il y a vraiment sur ce bateau un problème de vibration assez désagréable a l'arrière en discutant nous avons eu juste le temps de récupérer la table de thé qui était au bord de la table tellement il y a ces vibrations.après le repas un petit jacuzzi vite fait avant que les enfants italiens rentrent dedans, pourtant celui ci est interdit au - 16ans et pas plus de 15mn par adultes vous seriez étonnés de voir le temps que les ptits restent et prennent celui ci pour une piscine en sautant en passant sur les adultes, éclaboussant aussi mais pendant la croisière papa et maman sont aveugles, ils bronzent, et sont même absents!!!!!
entre 16h30 et 17h thé avec des fruits frais ananas, melon, nectarine
vers 17h ptit tour vers la piscine centrale pour voir la leçon de danse brésilienne avec l'équipe d'animation qui est formidable
nous partons dans notre cabine pour nous préparer pour le dîner de 18h45
hors d'oeuvre
bouchées d'espadon croustillantes, roquette, valériane et pignons
champignons grillés, julienne de seiche au basilic
gazpacho a la tomate, légumes
potage
crème d'asperges
pates
pâtes "garganelli"aux courgettes et au seck
lasagnes gratinées aux légumes et au fromage taleggio
plats
escalope de dentex à la vapeur, julienne de légumeset mayo
supême de volaillepanée, jambon, fromage et tomate
filet de porc gratiné aux herbes, pdt au romarin et légumes
légumes grillés gratinés au fromage scamorza fumé
salade
laitue, tomates, concombre et radis
fromage
sélection de fromages italiens et internationnaux
dessert
strudel aux pommes et aux noix
mousse au fromage mascarpone, sauce aux fruits des bois
crème brulé aux pistaches
glace
fruits frais de saison:ananas, pastèque, melon
il est bien évident que nous n'avons pas pris tous ces plats juste une entrée, plat, dessert (cuisine excellente)pour les mangeurs prendre ++
et toujours disponible pour les 8 jours
spagettis sauce tomate et basilic ou bolognaise
paillard de porc à la plaque, huile aux fines herbes
blanc de poulet milanaise
nous prendrons pendant la croisière a table une carafe d'eau car nous ne buvons pas d'alcool
une petite promenade dans le bateau pour ensuite nous diriger vers le théatre tropicana voir le spectacle a 21h30 pour le 1er service et 23h15 pour le 2eme
présenter par daniela la directrice de croisière
theatres of the world avec les chanteurs ronan o'leary et chloé porter et les danseurs du marina
que nous reverons souvent pendant cette croisère
22h30 au salon marina nous prendrons un cocktail sans alcool avec notre forfait boys et girls ne vous inquiétez pas il demande toujours notre feuille avec la carte costa a la remise du ticket de caisse il y a inscrit 00 mais vous devez pensez que sur la note finale il y aura 15% de service en plus le prix des 10 boissons est de 20 euros +les 15% service = 23 euros
le prix des cocktails sans alcool est d'environ 5euros par verre + service donc ce forfait est interressant
22h45 au salon marina revival party avec l'équipe d'animation
23h30 surprise gastronomique au pont6 marina(des pêches flambées)nous sentons l'odeur dans les couloirs mais pàseulement devant faire un tour au casino
24h nuit latina (salsa, merengue, bachata) a la discothèque au pont 7 laguna
vers 24h30 nous partons faire un dodo😄
quelques infos
salle de gymnastique pont8 sport
7h30 à 20h
internet pont 6 marina
24h/24h
sainte messe pont 4 aurora chapelle
18h15
infirmerie pont2 corallo
8h-9h,18h-19h
tarif horaire normal 35euros
en cabine 50euros
nocturne 60 euros
pharmacie 8h-11h,16h-19h
nourriture ou boissons, noter qu'il est interdit d'apporter à bord toutes sortes de nourriture ou de boissons, toute nourriture ou boisson , incluant les achats effectués durant les excursions ne seront pas admis a bord.les produits regionaux et alcool seront récupérés et conservés par les officiers de bord jusqu'au débarquement
dans les 48h de notre arrivée nous devons faire l'enregistrement de notre carte bancaire pour maintenir la carte costa active.aux bornes automatiques situées au hall central pont4 aurora ou au pont6 marina
pour le paiement des especes le dépot est de 150euros par personne, le montant devra être approvisionné en fonction des dépenses en pensant qu'il y a déja 49 euros de service par adultes et 24,50 euros par enfants de 14 a 17 ans
tous les jours dans la cabine l'après midi nous trouvions un journal contenant les principales informations sur les evenements survenus dans le monde
le soir le today du lendemain
ne jamais oublier sa carte costa lors des embarquements ou débarquements celle des adultes mais celle des enfants aussi , une par personne
a plus pour la suite😛
Trouve-t-on facilement de la nourriture française en République Dominicaine ou à Cuba? English translation pending
J'envisage de louer un appartement à cuba ou à la république dominicaine pour 2 ou 3 semaines.Et donc je me demandais quels sont les meilleures régions dans ces pays ou je suis susceptible de trouver facilement de la bouffe française(lait français, fromage, croissant, pain francais, yaourt, etc...) dans les centres commerciaux de manière à cuisiner moi meme mes plats...
🙂
D'ailleurs d 'une manière générale, à part les restaurant francais, trouve t on facilement des produits francais a manger dans ces pays?
D'ailleurs d 'une manière générale, à part les restaurant francais, trouve t on facilement des produits francais a manger dans ces pays?
Hôtel Playa Pesquero Holguin fin août English translation pending
Bonjour,
Notre choix est presque fait, après avoir lues et demandé conseil ici sur d'autres hôtels, nous devrions partir fin Août pour le Pesquero.
Des gens arrivent de cet Hotel ??
Chambre standard est-ce suffissant ??
Frigo inclus dans la chambre, si oui remplis ??
Faut payer pour le safe ??
La plage, algues ??
Serviettes dans la chambre? , faut donner un dépôt ??
Toutes autres informations sont les bienvenues 😉
Notre choix est presque fait, après avoir lues et demandé conseil ici sur d'autres hôtels, nous devrions partir fin Août pour le Pesquero.
Des gens arrivent de cet Hotel ??
Chambre standard est-ce suffissant ??
Frigo inclus dans la chambre, si oui remplis ??
Faut payer pour le safe ??
La plage, algues ??
Serviettes dans la chambre? , faut donner un dépôt ??
Toutes autres informations sont les bienvenues 😉
Retour de croisière sur l'Orient Queen: le pourboire donné personnellement était-il trop petit? English translation pending
Voilà, je rentre d'une croisière effectuée sur l'Orient Queen (j'ai beaucoup à dire par ailleurs sur cette croisière). Nous avions décidé de ne pas accepter le prélèvement automatique de 8€ par jour et par personne pour les pourboires afin de donner directement aux personnes que nous souhaiterions récompenser pour leur service. Nous avons donné (au total bien plus que 8€ par personne et par jour), la veille du retour, lors du dernier diner, une enveloppe au personnel qui s'occupait de notre cabine, une à notre serveur, et j'ai donné personnellement une enveloppe au chef de rang qui s'était occupé de mon régime sans gluten et qui s'était montré particulièrement attentif et charmant pendant toute la croisière. Seulement le lendemain matin, lors du petit déjeuner son attitude avait changée du tout au tout, toujours très pro mais distant et froid. Je me demande donc si la somme que je lui ai donné était suffisante ou si il s'est senti insulté s'attendant à plus (je lui ai donné tout le liquide qu'il me restait c'est à dire 70€), ou si son extrême gentillesse était uniquement dictée par le fait d'encaisser un bon pourboire (celui ci reçu, plus besoin de sourire)?
Je dois dire que celà m'a fortement contrariée.
Où acheter des bijoux opales en Australie? English translation pending
Bonjour
je pars en australie aout 2010 pour 3 semaines. pour souvenir du voyage j'aimerais acheter des bijoux d'opales. Malheureusement je ne peux m'arrêter à coober pedy. Mon intinéraire est le suivant : Darwin, Cairns-Brisbane puis Sydney. Connaissez vous de bonnes adresses sur mon chemin ? je souhaiterais un petit magasin typique pour être sûre que ça vient bien d'australie. Merci d'avance pour vos conseils
Le Québec en février? English translation pending
Bonsoir J
Je souhaiterais faire un séjour de 13 jours au Québec en Février.
Ce pays m’a toujours fasciné par ses étendues de neige immaculée mais je n’y suis jamais allé et je ne connais personne qui y est allé en hiver. Pour moi, le Québec c’est en hiver que je veux aller, c’est le pays de la neige et du froid.
J’aimerais bien louer une voiture là-bas et me plonger dans l’arrière pays québécois (avec une journée à Montréal quand même). Seulement je me pose plein de questions :
Les routes dans la campagne québécoise sont-elles praticables en Février ?
Comment se procurer sur place des vêtements adaptés au grand froid ?
Quels itinéraires me conseillez-vous sachant que j’aimerais bien voir des animaux ou au moins leurs traces dans la neige…?
Merci d’avance à vous.
Je souhaiterais faire un séjour de 13 jours au Québec en Février.
Ce pays m’a toujours fasciné par ses étendues de neige immaculée mais je n’y suis jamais allé et je ne connais personne qui y est allé en hiver. Pour moi, le Québec c’est en hiver que je veux aller, c’est le pays de la neige et du froid.
J’aimerais bien louer une voiture là-bas et me plonger dans l’arrière pays québécois (avec une journée à Montréal quand même). Seulement je me pose plein de questions :
Les routes dans la campagne québécoise sont-elles praticables en Février ?
Comment se procurer sur place des vêtements adaptés au grand froid ?
Quels itinéraires me conseillez-vous sachant que j’aimerais bien voir des animaux ou au moins leurs traces dans la neige…?
Merci d’avance à vous.
La hausse du dollar va-t-elle changer quelque chose pour votre séjour aux États-Unis? English translation pending
Passé de 1.36 il y a 2 semaines à 1.26 hier, le dollar a repris du poil de la bête. Les économistes l'avaient prévu et prédisent même 1 euro = 1.15 / 1.20 dollar, ce qui serait apparemment sa vraie valeur.
Est ce que cela va influer sur votre frénésie dépensière lors de votre futur voyage aux USA, ou est ce que, comme moi, ça ne changera rien (ou pas grand chose) ?
Nourriture idéale pour trek en Islande? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est mon premier message et je souhaitais tout d'abord féliciter tous les contributeurs du forum (surout les islandophiles), où les posts de qualités représentent une mine d'or d'information pour moi !
Ma copine et moi prévoyons, comme beaucoup ici, de partir en Islande dès la mi Juin, quand les routes seront ouvertes et les bus circulerons vers l'intérieur. J'ai l'impression qu'on va se retrouver à beaucoup dans le Landmannalaugar... On s'est pas mal renseigné, mais quelques questions restent encore sans réponses. On aimerait faire 4 ou 5 jours de rando.
Tout d'abord, la plus importante : il y a t il moyen de ramener du saucisson en Islande ? J'ai l'impression que non... et ca me chagrine au plus haut point car c'est la nourriture ideal pour les rando... Le fromage, j'ai l'impression que c'est pareil... Est ce que certains ont des astuces pour passer la douane avec 2 saucissons (c'est pas le bout du monde non plus). Qu'est ce qu'on risque à part se les faire taxer ? Quel genre de nourriture peut on acheter au camping à part les petit baignets riquiquis qu'on voit sur le site http://www.landmannalaugar.info/ ? Bref, que conseillez vous pour la nourriture ?
2eme question : vu que l'on ne passe qu'une petite semaine, on pensais faire qu'un bout du Landmannalaugar (je suis au courant pour le volcan). Est ce que le trajet Porsmork-Landmannalaugar est intéressant à faire dans cet ordre là, ou mieux vaut il faire en rando en étoile depuis le Landmannalaugar? En 3-4jrs c'est faisable?
Trouve t on facilement des topos suffisament détaillés sur place ?
Est ce trop optimiste de croire que l'on sera tout seul dans une source d'eau chaude le long du parcours?
Merci pour votre aide
C'est mon premier message et je souhaitais tout d'abord féliciter tous les contributeurs du forum (surout les islandophiles), où les posts de qualités représentent une mine d'or d'information pour moi !
Ma copine et moi prévoyons, comme beaucoup ici, de partir en Islande dès la mi Juin, quand les routes seront ouvertes et les bus circulerons vers l'intérieur. J'ai l'impression qu'on va se retrouver à beaucoup dans le Landmannalaugar... On s'est pas mal renseigné, mais quelques questions restent encore sans réponses. On aimerait faire 4 ou 5 jours de rando.
Tout d'abord, la plus importante : il y a t il moyen de ramener du saucisson en Islande ? J'ai l'impression que non... et ca me chagrine au plus haut point car c'est la nourriture ideal pour les rando... Le fromage, j'ai l'impression que c'est pareil... Est ce que certains ont des astuces pour passer la douane avec 2 saucissons (c'est pas le bout du monde non plus). Qu'est ce qu'on risque à part se les faire taxer ? Quel genre de nourriture peut on acheter au camping à part les petit baignets riquiquis qu'on voit sur le site http://www.landmannalaugar.info/ ? Bref, que conseillez vous pour la nourriture ?
2eme question : vu que l'on ne passe qu'une petite semaine, on pensais faire qu'un bout du Landmannalaugar (je suis au courant pour le volcan). Est ce que le trajet Porsmork-Landmannalaugar est intéressant à faire dans cet ordre là, ou mieux vaut il faire en rando en étoile depuis le Landmannalaugar? En 3-4jrs c'est faisable?
Trouve t on facilement des topos suffisament détaillés sur place ?
Est ce trop optimiste de croire que l'on sera tout seul dans une source d'eau chaude le long du parcours?
Merci pour votre aide
Partir vivre en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite partir vivre en thailande, j'attens vos conseils concernant le départ et les formalités.
Aventures dans la Biosfera Maya (chapitre 7) Rio Azul (Guatemala) English translation pending
Avant Propos
C'est mon 7ième séjour dans la Biosfera Maya. C'est une zone sauvage et naturelle qui s'étend au nord du Guatemala dans le département du Petén. Elle est couverte en quasi totalité de forêt tropicale et de forêt sèche d'arbustes. Je compte lors de ce séjour ( en décembre 2009 ) m'y "promener" 😉 avec tout mon matériel. J'en ai pour 20 kg avec 10 jours de rations. Et voilà le récit :
Dimanche 20 décembre 2009 Cancun Flores
En route de nouveau pour Flores, arrivée à l'aéroport de Cancun. Pour s'enregistrer pour Flores au comptoir de TACA c'est incroyable comme cela prend du temps. Il faut faire la queue pendant plus d'une heure c'est à rien n'y comprendre. Une fois les contrôles passés c'est tout juste si on a le temps d'embarquer dans l'ATR42 de la TACA. Pendant le vol petite crainte ! une partie située en dessous de l'aile, proche du volet se met à vibrer continuellement comme si elle allait se détacher. Nous survolons la Riviera Maya, Chetumal, le Belize, la forêt autour de Tikal noyée sous les nuages puis cap plein est pour faire une approche au-dessus de l'ile de Flores.

Une fois l'avion posé et sorti de l'appareil, le terminal des arrivées est totalement désert. Nous ne sommes 4 ou 5 à descendre pour Flores, l'avion continuant pour la capitale. De retour à l'hôtel Mesa de Los mayas pour une autre fois ( situé sur l'ile de Flores).

Le ciel est très nuageux, il fait un peu frais et obligé de conserver un pull-over léger. Passage à la gare routière à Santa Elena pour des renseignements pour les bus de Carmelita et Uaxactùn. Celle-ci est un peu lugubre et vieillote, tout est fermé. Puis une bruine fine se met à tomber. Passage à l'agence San Juan située avant le pont de Flores:c'est l'occasion d'acheter un billet pour Tikal à 09h00 le lendemain.
Lundi 21 décembre Flores Uaxactun
Juste avant 07h00 je saute dans un "rotativo" pour prendre de l'essence dans une "gasolinera" face à l'aéroport. Cela me permettra de remplir les 2 bouteilles du réchaud à essence MSR. En 15minutes montre en main c'est fait. Le ciel demeure encore un peu couvert. Le minibus arrive vers les 09h20, direction Tikal. Le sac à dos pèse lourd.
Je veux me rendre à Uaxactùn et suis obligé de passer par Tikal. Une fois arrivé sur le site archéologique, au resto du musée je négocie pour laisser un petit sac-à-dos pour plusieurs jours pour quelques quetzales.
Les serveurs me reconnaissent puisqu'étant passé par Tikal l'année précédente. Il y a même un guide de Tikal qui me reconnait parce qu'il m'avait emmené dans sa voiture à Uaxactùn. Il faut de nouveau attendre les 3heures de l'après-midi pour attraper l'hypothétique bus pour Uaxactùn.
Visite du petit musée de la céramique proche de l'hôtel Jaguar Inn. Il n'y apersonne : quelques belles pièces et intéressantes mais de taille limitée.
Ensuite en marchant au bout de l'ancienne piste d'atterissage j'aperçois un superbe "venado" qui se laisse difficilement approcher et s'échappe dans la dense végétation.
Retour au comedor pour repas de la mi-journée. Puis attente de 2heures au moins juste en face de là où achète les billets pour rentrer sur le site de Tikal à côté d'une paillote où des habitantes locales vendent des "munequitas" faites avec de l'osier.
Enfin le bus ! Qui part normalement de Flores vers les 13h30 ) arrive vers 16h00/16h30 Il y a beaucoup de monde à l'intérieur.
Après une heure de trajet environ le bus passe l'éternelle piste abandonnée de Uaxactun. Pour s'arrêter pas loin de l.hébergement "Campamento El Chiclero".

Les chambres sont très modestes , juste un lit confortable mais tout ce qu'il y a de plus modeste. Il n'y a de l'éléctricité qu'a partir de 7heures le soir, à la nuit tombée, délivrée par un groupe électrogène. La propriétaire me propose un repas sommaire pour le soir. Pendant la nuit quelques averses et les chiens qui n'arrêtent pas d'aboyer...

Mardi 22 décembre 2009 El Cedro
Le dromadory de 4l étant rempli d'eau en route vers le nord sur un sentier habituellement très boueux à travers la jungle.
Plus loin je croise des jeunes une fois avec mule une autre fois à moto qui me disent aller dans une "caceria" ou "milpa".
Ils ont des fusils de chasse ce qui n'est pas sans provoquer quelques inquiétudes.
Une heure de progression après , le réchaud à essence est installé pour faire chauffer un café.
C'est très curieux aucun moustique (!)
Le sac pèse lourd sur les épaules il est mal ajusté.
Puis 1h30-02h00 après , un 4x4 arrive à ma hauteur...il va...vers El Cedro.
El Cedro est une sorte de poste de passage à mi-chemin presque entre Ixcan Rio ( Rio Azul ) et El Mirador. Il fait partie du parc national Rio Azul-El Mirador. I y a quelques cabannes avec des gardiens.

Les employés du parc me proposent de m'y emmener. Instant de réflexion c'est l'occasion ou jamais d'atteindre Rio Azul. Il faut grimper à l'arrière, pas beaucoup de place et c'est pas trés confortable.. c'est parti pour 4heures comme cela , un peu dur dur de se tenir parce qu'il y a des gros sacs de mais de provisions. A un moment il ya un arbre tombé en travers de la route; le guide de Carmelita sort sa tronçonneuse, l'un des "vigilantes" lui dit d'en prendre soin comme si c'était une femme. Pour rouler c'est un peu une édition du Camel Trophy. Le 4x4 est sacrément robuste pour progresser dans les ornières de boues. Parfois on s'enfonce littéralement dans la boue. Quelques instants après c'est une grande côte qui monte puis l'entrée du parc Rio Azul-Mirador. On arrive enfin à El Cedro lorsque la nuit est en train de tomber.. je reconnais Walter un "vigilante" qui était là l'année dernière. Le sac à dos est posé dans une cabanne.. Le chauffeur a vite mangé et vite allé au lit. Le soir c'est incroyable aucun moustique ! Et puis il fait un peu frais. Avec le réchaud de l'eau chaude pour la soupe.
Mercredi 23 décembre 2009 vers Ixcan Rio.
Vers les 04h00 du mat c'est l'agitation le 4x4 pickup repart. Pour ma part ce sera vers les 08h00 du matin après un café et des céréales Et en route vers Ixcan Rio ( 25 km indiqués) part une belle journée ensoleillée.. Comme pour progresser de Uaxactun à El Cedro, le sentier passe en plein dans la jungle mais celui-ci est un peu plus étroit.

Une heure après environ première pause pour prendre un point GPS. Je ne sais trop comment Il y a une barba amarilla qui passe près du sac ! . Le serpent est court à peine 20cm de long. Après une heure 30 de progression on peut trouver une sorte de ruisseau à sec. Il devait y avoir là peut-être un ruisseau il y a longtemps. Plus loin un groupe de monticules sur le côté du sentier c'est à dire des anciennes tombes mayas pillées malheureusement.

Le réchaud à essence permet de faire chauffer de l'eau pour faire cuire du riz. Avec le riz un sachet de sauce agrémente le repas. Puis arrive la fin de la journée ; la végétation change sur les derniers kilomètres.. de la forêt primaire tropicale on passe à une sorte de taillis plus dense avec des arbres courts un peu comme la forêt que l'on peut voir dans le Yucatan. Chance : un petit peu d'eau sur le côté comme une résurgence ! La tente est plantée à côté du point d'eau. La nuit tombée, la lune est presque pleine. Quelques craintes : il y a des jaguars qui rôdent dans le coin mais je n'entendrai aucun bruit de la nuit. Le Dromadory de 4l, suspendu à une branche d'arbre fait parfait office de douche dans la brousse. C'est agréable de se laver un peu. Même avec 4l d'eau on arrive à se savonner le corps et se laver les cheveux.

Jeudi 24 décembre 2009 Ixcan Rio Azul
Aujourd'hui ce sont les derniers km avant Ixcan Rio encore une fois par une belle journée ensoleillée. Le sol par endroits est sablonneux. A un endroit panneau "El desierto" ( selon les gardes de Ixcan Rio c'est une une zone sans végétation de 1km par 1 km. Puis enfin.....ça y est Ixcan Rio endroit tant espéré !

Mais je déchante un peu : il ya un autre panneau pour arriver à Rio Azul 7km et El Kinal 12km. Ixcan Rio c'est une zone dégagée à côté d'un gros ruisseau où il ya peu d'eau; Comparativement il y a un peu plus de cabannes qu'à El Cedro Les premiers instants les vigilantes ne me remarquent même pas ils sont seulement 2 dans leur cabanne. Puis après salutations d'usage je laisse le gros sac à dos et prend la housse du sac de couchage avec lampe pour en faire un petit sac. Un des gardiens de l'endroit me propose de m'accompagner au site de Rio Azul. Une fois arrivé, le site est assez petit , totalement perdu dans l'ombre de la forêt. Aucune pyramide distincte comme à Tikal il y a en a bien une sur l'endroit principal mais elle est partiellement dégagée. Il y a une belle représentation sur une ormentation parietale d'un jaguar. Rio Azul comporte également des murs peints dans certaines parties tombales. Malheureusement elles sont fermées. Le vigilante m'a dit que normalement un archéologue travaille fréquemment sur le site. La pyramide principale possède un mirador qui donne une vaste vue avoisinante comme sur le temple IV de Tikal ou de El Cedro. Je grimpe tout en haut du point de vue et on distingue des milpas côté mexicain; le vigilante me dit que c'est Arroyo Negro. On peut atteindre à pied ce village en partant de Ixcan Rio en 4heures environ. Il y a un poste militaire et de là bus en principe pour Chetumal. Il me dit que de temps en temps il va à Arroyo Negro pour commodités ou lorsqu'il en a besoin. Sur le chemin du retour un gros serpent se tortille brusquement c'est un mazacuate boa de plus de 1m ! De retour à Ixcan Rio jon m'offre quelques tortillas et frijoles. Départ vers les 3heures et progression de retour vers El Cedro. Les 2 poches à eau sont de nouveau remplies au cas où je manquerais d'eau. La tente est plantée exactement au même endroit que la nuit précédente ( panneau 5km)
Vendredi 25 décembre 2009 retour à El Cedro
Progression de retour et de nouveau la forêt profonde.
J'ai un eu peur de ne pas trouver de points d'eau pour redescendre sur Uaxactun en partant d'el Cedro. Pour faire ce tronçon-là ça va jusqu'à El Cedro mais c'est après. je m'installe pour le repas de la mi-journée. Une fois celui-ci chauffé sur le réchaud à essence, je remarque que à quelques cm d'une poche à eau, il ya ...une barba amarilla enroulée sur elle-même quasiment invisible !

Je m'amuse à faire bouger le serpent totalement amorphe encore une fois.. Puis il ne faut pas trop trainer ; la nuit commence à tomber je me dépêche pour arriver à El Cedro avec la lampe torche sortie. La crainte de marcher sans le savoir sur d'autres serpents au sol me préoccupe. Enfin une zone un peu dégagée et c'est El Cedro , arrivé vers 17h50.
Les vigilantes commençaient à s'inquiéter et venaient de contacter Ixcan Rio par radio. Une fois le sac à dos posé dans une cabanne, les vigilantes m'offrent des tortillas. Discussion avec le "jefe": il me dit que El mirador posséde un tunnel et El Mirador est à l'abandon.
Ils me montrent un sérum anti-venimeux qu'on peut s'injecter par soi-même en cas de morsure de barba-amarilla La prochaine fois j'en acheterai un ! Les 2 matelas pour la nuit sont réinstallés pour la nuit et toujours pas de moustiques.
Samedi 26 décembre 2009 retour vers Uaxactun
Après avoir rempli les 2 poches et dit au revoir aux gardiens c'est le chemin de retour vers Uxactun le matin. La grosse inquiétude c'est de ne pas arriver à trouver de l'eau sur le chemin.
On atteint à pied une quarantaine de minutes après une sorte de panneau "La Danta" matérialisant la zone protégée El Mirador-Rio Azul.

Plus loin sur le sentier un citronnier qui donne généreusement des fruits... c'est parfait pour donner du gout à l'eau de boisson.
A un endroit le sentier descend avec une pente prononcée ( la grande côte de l'aller) Il y a peu de relief dans cette partie du Peten.
Après le repas de midi le croisement pour le chemin de Dos Lagunas est atteint. De là on peut atteindre Dos Lagunas distant de 8km. Dos Lagunas c'est un autre endroit avec des cabanes et des gardiens. Le nom vient de 2 petits lacs.Il y avait quelques années auparavant une piste d'atterrisage comme à Carmelita, Uaxactun et Tikal.
Mais pour le moment je continue sur le sentier de retour pour Uaxactun. Enfin en fin de soirée vers les 17heures je retrouve un "campamento" où j'avais bivouaqué l'année d'avant. Il y a une mare à proximité mais elle est à sec cette fois-ci.

Dimanche 27 décembre 2009 retour vers Uaxactun
Progression sur piste vers Nord Ouest et pour découvrir un peu la nature. Cela permet de faire un relevé de points GPS.. Une heure après il y a des monticules sur le bord du sentier. Alors que j'examine les pierres du "monticules", à croire que cela soit un signe du destin : je redécouvre une autre barba amarilla enroulée sur elle-même !
Sans un regard vraiment attentif, assez difficile à voir !

Au bout du sentier et après quelques heures de progression, c'est un campamento abandonné et le sentier qui s'efface dans la végétation.
Le repas de la mi-journé avalé, il ne reste plus qu'à rebrousser chemin. De nouveau la piste principale Uxactun El Cedro. Le biouvac est installé sur un autre "campamento abandonné".

Lundi 28 décembre 2009 piste vers Nakbé
Une fois la tente pliée sur le sentier passe un chiclero avec sa mule.
Dans la forêt du Petén, il y a nombre de paysans locaux qui travaillent à récolter le "chicle" ( gomme ) et le "Xate" feuille qui sert à l'ornementation.
Je laisse le lieu de biouvac et progression sur la piste principale; il y a un autre départ de sentier vers le Nord-Ouest. Est-ce le sentier vers Nakbé puis El Mirador ? Quelques hésitations pour l'emprunter et m'y aventurer dessus. Et finalement c'est parti.
Il n'y a pas âme qui vive, perdu dans la forêt profonde. Le sentier monte un peu..
Dans une petite ornière de boue une petite tortue nage dedans. Quelques kilomètres plus loin une "champa" abandonnée. C'est l'occasion de faire le repas . Puis encore quelques kilomètres plus loin une autre "champa". Super ! il y a une mare recouverte de plantes aquatiques mais largement irrigée pour reprendre de l'eau. Il est 15h00 environ c'est là où sera installé le bivouac pour la nuit.
Mais je souhaite poursuivre sur le chemin quelques minutes pour savoir où il peut mener. Et c'est donc 45 minutes après que le dernier point GPS sera pris, en pleine jungle. Epilogue : de retour de voyage, en transférant les points GPS dans Google Earth, il ya à 2km de ce dernier point GPS une zone dégagée sans doute un ancien site archéologique ou bien une "aguada". Le sentier semble mener selon Google Earth vers Nakbé ( et donc El Mirador ). Affaire à suivre en décembre 2010. :-)
Et retour vers le campamento où il y a la mare. La nuit tombée les moustiques commencent à faire leur apparition. Une bougie à la citronnelle est placée sans aucun résultat concluant.
Mardi 29 décembre retour sur Uaxactun
Redescente rapide vers la piste principale et retour vers Uaxa. Embarqué juste une poche à eau remplie.
Quelques moment après ce sont 2 personnes/chasseurs de Uaxactun qui passent sur une seule bicyclette. Ils me disent qu'un pick-up jaune va passer à partir de 16heures ( entre 16 et 17heures).
Petit moment d'inquiétude : pas moyen de trouver un point d'eau.
Enfin une ornière avec de l'eau un peu trouble : je re remplis les 2 poches. J'ai bien une pompe pour filtrer mais elle ne sert pas à grand chose l'eau est trouble de toute façon. Si vous vous promenez dans le coin vous pouvez remarquer l'entrée d'une "finca" avec barbelés et crâne de cache.
En fait c'est l'entrée de El Cibal... Puis vers les 16h00 un endroit qui s'appelle El Ramonal est atteint. Les cartes du Guatemala le mentionnent. C'est un ancien site archéologique abandonné, il n`y a que des monticules. Lors de mon premier passage il y a quelques années , il y avait un campamento où vivaient des chicleros. La zone était un petit peu dégagée avec une mare. Maintenant la végétation a tout recouvert.
Puis le....4x4 jaune qui arrive vers 16h30 précisément. Il ya le conducteur relativement jeune de 10ans environ sans doute sa femme à côté, un monsieur plus agé et 3 enfants derrière plus les chiens. Etonnement le conducteur est totalement réticent pour me prendre sans doute parce que le véhicule est trop chargé. Ils parlent entre eux un moment puis finissent par accepter.
Et c'est là ou je vais passer un des pires moments de l'existence ! Je m'installe entre les sacs énormes, les enfants, les chiens. C'est totalement impossible de se tenir confortablement il faut faire des efforts surhumains , épouvantable ! Et pour couronner le tout la pluie tombe commence à tomber doucement. J'en bave vraiment je n'ai pas de place pour m'asseoir. Et puis si je laisse les pieds à l'extérieur peur de les avoir coincés contre un arbre. Un des enfants me dit de faire attention aux branches que je risque de recevoir sur la figure, elles ont parfois des épines. Plus loin il y a un moment ou on est totalement coincé. Quelques temps après, on ramasse une des 2 personnes croisées à El Cibal. Par moments j'ai envie de pleurer littéralement tellement c'est inconfortable. Enfin la nuit tombée on arrive à Uaxactun
Au "campamento chiclero" il y a un couple de 2 polonais. Je ne tarde pas pour me coucher pardon m'écrouler sur le lit.
Mercredi 30 décembre Tikal Flores
Uaxactun se réveille doucement dans la brume... Le départ du bus est à 07h45 cette fois-ci et non pas vers les 06h00 parce que la piste est à sec c'est la raison évoquée.
Le bus est parqué dans le garage d'une habitation et j'attends un petit moment pour le départ; on m'offre sympathiquement un café.
Le véhicule est totalement vide puis se remplit progressivement pour devenir carrèment plein de monde. Tikal.
Le ciel est gris et malheureusement la pluie commence à tomber. Je revisite les ruines de Tikal pour la 6ième fois de mon existence !
Incroyablement un manque d'énergie se fait sentir.
Paradoxalement visiter le site doucement est plus fatiguant que de porter des kilos et à marcher dans la jungle.
En haut du temple IV , bref rayon de soleil ( à peine quelques minutes ) , les temples I et II qui émergent de la forêt et de la brume.

Le regard se pose sur cet océan de végétation, souvenir des moments passés dans la forêt... Puis retour vers la civilisation et le monde moderne à Flores. La prochaine fois je compte tenter atteindre Nakbé par la piste forestière découverte..
Si vous voulez aller à Rio Azul par vos propres moyens :
on peut trouver des guides à Flores ou demander à Antonio au Campamento El Chiclero à Uaxactun. Compter peut-être 400/500 dollars pour une personne seule, moins si à plusieurs...
C'est mon 7ième séjour dans la Biosfera Maya. C'est une zone sauvage et naturelle qui s'étend au nord du Guatemala dans le département du Petén. Elle est couverte en quasi totalité de forêt tropicale et de forêt sèche d'arbustes. Je compte lors de ce séjour ( en décembre 2009 ) m'y "promener" 😉 avec tout mon matériel. J'en ai pour 20 kg avec 10 jours de rations. Et voilà le récit :
Dimanche 20 décembre 2009 Cancun Flores
En route de nouveau pour Flores, arrivée à l'aéroport de Cancun. Pour s'enregistrer pour Flores au comptoir de TACA c'est incroyable comme cela prend du temps. Il faut faire la queue pendant plus d'une heure c'est à rien n'y comprendre. Une fois les contrôles passés c'est tout juste si on a le temps d'embarquer dans l'ATR42 de la TACA. Pendant le vol petite crainte ! une partie située en dessous de l'aile, proche du volet se met à vibrer continuellement comme si elle allait se détacher. Nous survolons la Riviera Maya, Chetumal, le Belize, la forêt autour de Tikal noyée sous les nuages puis cap plein est pour faire une approche au-dessus de l'ile de Flores.

Une fois l'avion posé et sorti de l'appareil, le terminal des arrivées est totalement désert. Nous ne sommes 4 ou 5 à descendre pour Flores, l'avion continuant pour la capitale. De retour à l'hôtel Mesa de Los mayas pour une autre fois ( situé sur l'ile de Flores).

Le ciel est très nuageux, il fait un peu frais et obligé de conserver un pull-over léger. Passage à la gare routière à Santa Elena pour des renseignements pour les bus de Carmelita et Uaxactùn. Celle-ci est un peu lugubre et vieillote, tout est fermé. Puis une bruine fine se met à tomber. Passage à l'agence San Juan située avant le pont de Flores:c'est l'occasion d'acheter un billet pour Tikal à 09h00 le lendemain.
Lundi 21 décembre Flores Uaxactun
Juste avant 07h00 je saute dans un "rotativo" pour prendre de l'essence dans une "gasolinera" face à l'aéroport. Cela me permettra de remplir les 2 bouteilles du réchaud à essence MSR. En 15minutes montre en main c'est fait. Le ciel demeure encore un peu couvert. Le minibus arrive vers les 09h20, direction Tikal. Le sac à dos pèse lourd.
Je veux me rendre à Uaxactùn et suis obligé de passer par Tikal. Une fois arrivé sur le site archéologique, au resto du musée je négocie pour laisser un petit sac-à-dos pour plusieurs jours pour quelques quetzales.
Les serveurs me reconnaissent puisqu'étant passé par Tikal l'année précédente. Il y a même un guide de Tikal qui me reconnait parce qu'il m'avait emmené dans sa voiture à Uaxactùn. Il faut de nouveau attendre les 3heures de l'après-midi pour attraper l'hypothétique bus pour Uaxactùn.
Visite du petit musée de la céramique proche de l'hôtel Jaguar Inn. Il n'y apersonne : quelques belles pièces et intéressantes mais de taille limitée.
Ensuite en marchant au bout de l'ancienne piste d'atterissage j'aperçois un superbe "venado" qui se laisse difficilement approcher et s'échappe dans la dense végétation.
Retour au comedor pour repas de la mi-journée. Puis attente de 2heures au moins juste en face de là où achète les billets pour rentrer sur le site de Tikal à côté d'une paillote où des habitantes locales vendent des "munequitas" faites avec de l'osier.
Enfin le bus ! Qui part normalement de Flores vers les 13h30 ) arrive vers 16h00/16h30 Il y a beaucoup de monde à l'intérieur.
Après une heure de trajet environ le bus passe l'éternelle piste abandonnée de Uaxactun. Pour s'arrêter pas loin de l.hébergement "Campamento El Chiclero".

Les chambres sont très modestes , juste un lit confortable mais tout ce qu'il y a de plus modeste. Il n'y a de l'éléctricité qu'a partir de 7heures le soir, à la nuit tombée, délivrée par un groupe électrogène. La propriétaire me propose un repas sommaire pour le soir. Pendant la nuit quelques averses et les chiens qui n'arrêtent pas d'aboyer...

Mardi 22 décembre 2009 El Cedro
Le dromadory de 4l étant rempli d'eau en route vers le nord sur un sentier habituellement très boueux à travers la jungle.
Plus loin je croise des jeunes une fois avec mule une autre fois à moto qui me disent aller dans une "caceria" ou "milpa".
Ils ont des fusils de chasse ce qui n'est pas sans provoquer quelques inquiétudes.
Une heure de progression après , le réchaud à essence est installé pour faire chauffer un café.
C'est très curieux aucun moustique (!)
Le sac pèse lourd sur les épaules il est mal ajusté.
Puis 1h30-02h00 après , un 4x4 arrive à ma hauteur...il va...vers El Cedro.El Cedro est une sorte de poste de passage à mi-chemin presque entre Ixcan Rio ( Rio Azul ) et El Mirador. Il fait partie du parc national Rio Azul-El Mirador. I y a quelques cabannes avec des gardiens.

Les employés du parc me proposent de m'y emmener. Instant de réflexion c'est l'occasion ou jamais d'atteindre Rio Azul. Il faut grimper à l'arrière, pas beaucoup de place et c'est pas trés confortable.. c'est parti pour 4heures comme cela , un peu dur dur de se tenir parce qu'il y a des gros sacs de mais de provisions. A un moment il ya un arbre tombé en travers de la route; le guide de Carmelita sort sa tronçonneuse, l'un des "vigilantes" lui dit d'en prendre soin comme si c'était une femme. Pour rouler c'est un peu une édition du Camel Trophy. Le 4x4 est sacrément robuste pour progresser dans les ornières de boues. Parfois on s'enfonce littéralement dans la boue. Quelques instants après c'est une grande côte qui monte puis l'entrée du parc Rio Azul-Mirador. On arrive enfin à El Cedro lorsque la nuit est en train de tomber.. je reconnais Walter un "vigilante" qui était là l'année dernière. Le sac à dos est posé dans une cabanne.. Le chauffeur a vite mangé et vite allé au lit. Le soir c'est incroyable aucun moustique ! Et puis il fait un peu frais. Avec le réchaud de l'eau chaude pour la soupe.
Mercredi 23 décembre 2009 vers Ixcan Rio.
Vers les 04h00 du mat c'est l'agitation le 4x4 pickup repart. Pour ma part ce sera vers les 08h00 du matin après un café et des céréales Et en route vers Ixcan Rio ( 25 km indiqués) part une belle journée ensoleillée.. Comme pour progresser de Uaxactun à El Cedro, le sentier passe en plein dans la jungle mais celui-ci est un peu plus étroit.

Une heure après environ première pause pour prendre un point GPS. Je ne sais trop comment Il y a une barba amarilla qui passe près du sac ! . Le serpent est court à peine 20cm de long. Après une heure 30 de progression on peut trouver une sorte de ruisseau à sec. Il devait y avoir là peut-être un ruisseau il y a longtemps. Plus loin un groupe de monticules sur le côté du sentier c'est à dire des anciennes tombes mayas pillées malheureusement.

Le réchaud à essence permet de faire chauffer de l'eau pour faire cuire du riz. Avec le riz un sachet de sauce agrémente le repas. Puis arrive la fin de la journée ; la végétation change sur les derniers kilomètres.. de la forêt primaire tropicale on passe à une sorte de taillis plus dense avec des arbres courts un peu comme la forêt que l'on peut voir dans le Yucatan. Chance : un petit peu d'eau sur le côté comme une résurgence ! La tente est plantée à côté du point d'eau. La nuit tombée, la lune est presque pleine. Quelques craintes : il y a des jaguars qui rôdent dans le coin mais je n'entendrai aucun bruit de la nuit. Le Dromadory de 4l, suspendu à une branche d'arbre fait parfait office de douche dans la brousse. C'est agréable de se laver un peu. Même avec 4l d'eau on arrive à se savonner le corps et se laver les cheveux.

Jeudi 24 décembre 2009 Ixcan Rio Azul
Aujourd'hui ce sont les derniers km avant Ixcan Rio encore une fois par une belle journée ensoleillée. Le sol par endroits est sablonneux. A un endroit panneau "El desierto" ( selon les gardes de Ixcan Rio c'est une une zone sans végétation de 1km par 1 km. Puis enfin.....ça y est Ixcan Rio endroit tant espéré !

Mais je déchante un peu : il ya un autre panneau pour arriver à Rio Azul 7km et El Kinal 12km. Ixcan Rio c'est une zone dégagée à côté d'un gros ruisseau où il ya peu d'eau; Comparativement il y a un peu plus de cabannes qu'à El Cedro Les premiers instants les vigilantes ne me remarquent même pas ils sont seulement 2 dans leur cabanne. Puis après salutations d'usage je laisse le gros sac à dos et prend la housse du sac de couchage avec lampe pour en faire un petit sac. Un des gardiens de l'endroit me propose de m'accompagner au site de Rio Azul. Une fois arrivé, le site est assez petit , totalement perdu dans l'ombre de la forêt. Aucune pyramide distincte comme à Tikal il y a en a bien une sur l'endroit principal mais elle est partiellement dégagée. Il y a une belle représentation sur une ormentation parietale d'un jaguar. Rio Azul comporte également des murs peints dans certaines parties tombales. Malheureusement elles sont fermées. Le vigilante m'a dit que normalement un archéologue travaille fréquemment sur le site. La pyramide principale possède un mirador qui donne une vaste vue avoisinante comme sur le temple IV de Tikal ou de El Cedro. Je grimpe tout en haut du point de vue et on distingue des milpas côté mexicain; le vigilante me dit que c'est Arroyo Negro. On peut atteindre à pied ce village en partant de Ixcan Rio en 4heures environ. Il y a un poste militaire et de là bus en principe pour Chetumal. Il me dit que de temps en temps il va à Arroyo Negro pour commodités ou lorsqu'il en a besoin. Sur le chemin du retour un gros serpent se tortille brusquement c'est un mazacuate boa de plus de 1m ! De retour à Ixcan Rio jon m'offre quelques tortillas et frijoles. Départ vers les 3heures et progression de retour vers El Cedro. Les 2 poches à eau sont de nouveau remplies au cas où je manquerais d'eau. La tente est plantée exactement au même endroit que la nuit précédente ( panneau 5km)
Vendredi 25 décembre 2009 retour à El Cedro
Progression de retour et de nouveau la forêt profonde.
J'ai un eu peur de ne pas trouver de points d'eau pour redescendre sur Uaxactun en partant d'el Cedro. Pour faire ce tronçon-là ça va jusqu'à El Cedro mais c'est après. je m'installe pour le repas de la mi-journée. Une fois celui-ci chauffé sur le réchaud à essence, je remarque que à quelques cm d'une poche à eau, il ya ...une barba amarilla enroulée sur elle-même quasiment invisible !

Je m'amuse à faire bouger le serpent totalement amorphe encore une fois.. Puis il ne faut pas trop trainer ; la nuit commence à tomber je me dépêche pour arriver à El Cedro avec la lampe torche sortie. La crainte de marcher sans le savoir sur d'autres serpents au sol me préoccupe. Enfin une zone un peu dégagée et c'est El Cedro , arrivé vers 17h50.
Les vigilantes commençaient à s'inquiéter et venaient de contacter Ixcan Rio par radio. Une fois le sac à dos posé dans une cabanne, les vigilantes m'offrent des tortillas. Discussion avec le "jefe": il me dit que El mirador posséde un tunnel et El Mirador est à l'abandon.
Ils me montrent un sérum anti-venimeux qu'on peut s'injecter par soi-même en cas de morsure de barba-amarilla La prochaine fois j'en acheterai un ! Les 2 matelas pour la nuit sont réinstallés pour la nuit et toujours pas de moustiques.
Samedi 26 décembre 2009 retour vers Uaxactun
Après avoir rempli les 2 poches et dit au revoir aux gardiens c'est le chemin de retour vers Uxactun le matin. La grosse inquiétude c'est de ne pas arriver à trouver de l'eau sur le chemin.
On atteint à pied une quarantaine de minutes après une sorte de panneau "La Danta" matérialisant la zone protégée El Mirador-Rio Azul.

Plus loin sur le sentier un citronnier qui donne généreusement des fruits... c'est parfait pour donner du gout à l'eau de boisson.
A un endroit le sentier descend avec une pente prononcée ( la grande côte de l'aller) Il y a peu de relief dans cette partie du Peten.
Après le repas de midi le croisement pour le chemin de Dos Lagunas est atteint. De là on peut atteindre Dos Lagunas distant de 8km. Dos Lagunas c'est un autre endroit avec des cabanes et des gardiens. Le nom vient de 2 petits lacs.Il y avait quelques années auparavant une piste d'atterrisage comme à Carmelita, Uaxactun et Tikal.
Mais pour le moment je continue sur le sentier de retour pour Uaxactun. Enfin en fin de soirée vers les 17heures je retrouve un "campamento" où j'avais bivouaqué l'année d'avant. Il y a une mare à proximité mais elle est à sec cette fois-ci.

Dimanche 27 décembre 2009 retour vers Uaxactun
Progression sur piste vers Nord Ouest et pour découvrir un peu la nature. Cela permet de faire un relevé de points GPS.. Une heure après il y a des monticules sur le bord du sentier. Alors que j'examine les pierres du "monticules", à croire que cela soit un signe du destin : je redécouvre une autre barba amarilla enroulée sur elle-même !
Sans un regard vraiment attentif, assez difficile à voir !

Au bout du sentier et après quelques heures de progression, c'est un campamento abandonné et le sentier qui s'efface dans la végétation.
Le repas de la mi-journé avalé, il ne reste plus qu'à rebrousser chemin. De nouveau la piste principale Uxactun El Cedro. Le biouvac est installé sur un autre "campamento abandonné".

Lundi 28 décembre 2009 piste vers Nakbé
Une fois la tente pliée sur le sentier passe un chiclero avec sa mule.
Dans la forêt du Petén, il y a nombre de paysans locaux qui travaillent à récolter le "chicle" ( gomme ) et le "Xate" feuille qui sert à l'ornementation.
Je laisse le lieu de biouvac et progression sur la piste principale; il y a un autre départ de sentier vers le Nord-Ouest. Est-ce le sentier vers Nakbé puis El Mirador ? Quelques hésitations pour l'emprunter et m'y aventurer dessus. Et finalement c'est parti.
Il n'y a pas âme qui vive, perdu dans la forêt profonde. Le sentier monte un peu..
Dans une petite ornière de boue une petite tortue nage dedans. Quelques kilomètres plus loin une "champa" abandonnée. C'est l'occasion de faire le repas . Puis encore quelques kilomètres plus loin une autre "champa". Super ! il y a une mare recouverte de plantes aquatiques mais largement irrigée pour reprendre de l'eau. Il est 15h00 environ c'est là où sera installé le bivouac pour la nuit.
Mais je souhaite poursuivre sur le chemin quelques minutes pour savoir où il peut mener. Et c'est donc 45 minutes après que le dernier point GPS sera pris, en pleine jungle. Epilogue : de retour de voyage, en transférant les points GPS dans Google Earth, il ya à 2km de ce dernier point GPS une zone dégagée sans doute un ancien site archéologique ou bien une "aguada". Le sentier semble mener selon Google Earth vers Nakbé ( et donc El Mirador ). Affaire à suivre en décembre 2010. :-)
Et retour vers le campamento où il y a la mare. La nuit tombée les moustiques commencent à faire leur apparition. Une bougie à la citronnelle est placée sans aucun résultat concluant.
Mardi 29 décembre retour sur Uaxactun
Redescente rapide vers la piste principale et retour vers Uaxa. Embarqué juste une poche à eau remplie.
Quelques moment après ce sont 2 personnes/chasseurs de Uaxactun qui passent sur une seule bicyclette. Ils me disent qu'un pick-up jaune va passer à partir de 16heures ( entre 16 et 17heures).
Petit moment d'inquiétude : pas moyen de trouver un point d'eau.
Enfin une ornière avec de l'eau un peu trouble : je re remplis les 2 poches. J'ai bien une pompe pour filtrer mais elle ne sert pas à grand chose l'eau est trouble de toute façon. Si vous vous promenez dans le coin vous pouvez remarquer l'entrée d'une "finca" avec barbelés et crâne de cache.
En fait c'est l'entrée de El Cibal... Puis vers les 16h00 un endroit qui s'appelle El Ramonal est atteint. Les cartes du Guatemala le mentionnent. C'est un ancien site archéologique abandonné, il n`y a que des monticules. Lors de mon premier passage il y a quelques années , il y avait un campamento où vivaient des chicleros. La zone était un petit peu dégagée avec une mare. Maintenant la végétation a tout recouvert.
Puis le....4x4 jaune qui arrive vers 16h30 précisément. Il ya le conducteur relativement jeune de 10ans environ sans doute sa femme à côté, un monsieur plus agé et 3 enfants derrière plus les chiens. Etonnement le conducteur est totalement réticent pour me prendre sans doute parce que le véhicule est trop chargé. Ils parlent entre eux un moment puis finissent par accepter.
Et c'est là ou je vais passer un des pires moments de l'existence ! Je m'installe entre les sacs énormes, les enfants, les chiens. C'est totalement impossible de se tenir confortablement il faut faire des efforts surhumains , épouvantable ! Et pour couronner le tout la pluie tombe commence à tomber doucement. J'en bave vraiment je n'ai pas de place pour m'asseoir. Et puis si je laisse les pieds à l'extérieur peur de les avoir coincés contre un arbre. Un des enfants me dit de faire attention aux branches que je risque de recevoir sur la figure, elles ont parfois des épines. Plus loin il y a un moment ou on est totalement coincé. Quelques temps après, on ramasse une des 2 personnes croisées à El Cibal. Par moments j'ai envie de pleurer littéralement tellement c'est inconfortable. Enfin la nuit tombée on arrive à Uaxactun
Au "campamento chiclero" il y a un couple de 2 polonais. Je ne tarde pas pour me coucher pardon m'écrouler sur le lit.
Mercredi 30 décembre Tikal Flores
Uaxactun se réveille doucement dans la brume... Le départ du bus est à 07h45 cette fois-ci et non pas vers les 06h00 parce que la piste est à sec c'est la raison évoquée.
Le bus est parqué dans le garage d'une habitation et j'attends un petit moment pour le départ; on m'offre sympathiquement un café.
Le véhicule est totalement vide puis se remplit progressivement pour devenir carrèment plein de monde. Tikal.
Le ciel est gris et malheureusement la pluie commence à tomber. Je revisite les ruines de Tikal pour la 6ième fois de mon existence !
Incroyablement un manque d'énergie se fait sentir.
Paradoxalement visiter le site doucement est plus fatiguant que de porter des kilos et à marcher dans la jungle.
En haut du temple IV , bref rayon de soleil ( à peine quelques minutes ) , les temples I et II qui émergent de la forêt et de la brume.
Le regard se pose sur cet océan de végétation, souvenir des moments passés dans la forêt... Puis retour vers la civilisation et le monde moderne à Flores. La prochaine fois je compte tenter atteindre Nakbé par la piste forestière découverte..
Si vous voulez aller à Rio Azul par vos propres moyens :
on peut trouver des guides à Flores ou demander à Antonio au Campamento El Chiclero à Uaxactun. Compter peut-être 400/500 dollars pour une personne seule, moins si à plusieurs...
La femme indienne en Inde English translation pending
Bonjour !
Je suis de retour d'un voyage en Inde, au Maharashtra. Magnifique !!!
Mais, je veux souligner un point : J'ai constaté l'absence "étrange" de la femme indienne... Dans la rue, j'ai vu beaucoup plus d'hommes que de femmes !!! Dans les services pour les commerces, pour les restaurants ou pour les hôtels, la femme était absente ! Je me demandais : "Mais où est-elle, et que fait-elle ??? Et, tout cela me rendait perplexe...
Mon dernier périple en Inde datait de 2004, au Gujarat. Je n'ai pas constaté d'amélioration.
Je suis, quand même, tombé par hasard sur une manifestation de femmes dans la ville de Pune. Peut-être pour contester leur condition de vie ? En tous cas, c'était multicolore, superbe, et c'est apparu comme un "flash" dans ce monde indien. J'ai remarqué aussi une chose inquiétante : Un grand nombre de femmes musulmanes portant le voile intégral !!! Il y a 6 ans, c'était quasiment inexistant.
Je suis de retour d'un voyage en Inde, au Maharashtra. Magnifique !!!
Mais, je veux souligner un point : J'ai constaté l'absence "étrange" de la femme indienne... Dans la rue, j'ai vu beaucoup plus d'hommes que de femmes !!! Dans les services pour les commerces, pour les restaurants ou pour les hôtels, la femme était absente ! Je me demandais : "Mais où est-elle, et que fait-elle ??? Et, tout cela me rendait perplexe...
Mon dernier périple en Inde datait de 2004, au Gujarat. Je n'ai pas constaté d'amélioration.
Je suis, quand même, tombé par hasard sur une manifestation de femmes dans la ville de Pune. Peut-être pour contester leur condition de vie ? En tous cas, c'était multicolore, superbe, et c'est apparu comme un "flash" dans ce monde indien. J'ai remarqué aussi une chose inquiétante : Un grand nombre de femmes musulmanes portant le voile intégral !!! Il y a 6 ans, c'était quasiment inexistant.
Randonnée à Chamonix en France English translation pending
Bonjour, je me demandais s'il était nécessaire d'être habillé chaudement en été (en juillet, début août) pour faire des randonnées pédestre en montagne à Chamonix?
Est-il possible d'aller sur le dessus du Mont-Blanc en montant à la marche?
Y a t'il de la neige en tout temps sur ces sommets?
Est-il possible d'aller sur le dessus du Mont-Blanc en montant à la marche?
Y a t'il de la neige en tout temps sur ces sommets?
J'ai trouve de la crème de spéculos: recette du tiramisu? English translation pending
Donc si quelqu'un a la recette d'un tiramisu avec cette crème !
Merci 😉😏😉
Hôtel Blau Natura Park Punta Cana English translation pending
Bonjour,
je quitte pour Punta Cana le 26 février 2010, à l'hotel Blau Natura Park!!! Ce sera mon premier voyage à vie donc j'ai très hâte!!! Pouvez-vous me dire si cet hotel est bien ? Est-ce que les chambres sont propres ? Il y a beaucoup de gens comparé aux autres hotel de Punta ? A la semaine de relache, est-ce si pire que les gens le disent ? Je me fait dire que je dois réservé ma chaise a la plage tres tot le matin sinon je n'aurai pas de place etc... J'aimerais avoir vos impressions sur cet hotel et la plage aussi!!! Est-ce vrai qu'il y a souvent des algues ??? La nourriture est bonne ? Et finalement... Pouvons nous réellement faire de la ''plongée en apnée'' gratuitement sur le bord de la mer ? J'attend des réponses! ;)
Merci !
Forfait pour Cuba avec Sunwing: heures de vols changées à votre désavantage? English translation pending
Nous allons bientôt au Ibérostar Laguna Azul (départ 24 fév.) avec Sunwing. On trouvait ça curieux de na pas avoir reçu nos billets... mais hier on nous signale que nos heures de vols ont changé, ce qui se traduit par la perte de presqu'une journée complète!! 😠
Notre agence de voyage (Bergeron-Mtl) nous dit que ça arrivait souvent avec Sunwing (?), que c'est écrit dans le "fine print" que le transporteur peut changer en tout temps les heures (on le savait) et qu'il faut simplement "vivre avec" !!😠
Nous avons choici le ILA PAS en raison du prix mais bien le séjour, le nombre de jours et les heures de vol qui nous convenaient parfaitement. Avec ces changements. non seulement on perd une journée de travail (au lieu de partir à 11h le soir, on part à 8h du matin!) mais on revient tôt la dernière journée au lieu de 23h le soir! BUMMER!
Ma question est la suivante: Si on nous coupe une journée, avons-nous pas droit à un remboursement? un crédit? une alternative? Est-ce facile de faire ajouter quelques jours à notre forfait?
C'est quoi votre expérience avec les changements d'heures de vols?
Nous avons choici le ILA PAS en raison du prix mais bien le séjour, le nombre de jours et les heures de vol qui nous convenaient parfaitement. Avec ces changements. non seulement on perd une journée de travail (au lieu de partir à 11h le soir, on part à 8h du matin!) mais on revient tôt la dernière journée au lieu de 23h le soir! BUMMER!
Ma question est la suivante: Si on nous coupe une journée, avons-nous pas droit à un remboursement? un crédit? une alternative? Est-ce facile de faire ajouter quelques jours à notre forfait?
C'est quoi votre expérience avec les changements d'heures de vols?