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L'Inde entre rêve et réalité English translation pending
by Florie73 · 2017-10-04 · 39 replies
J avais pour projet de rester 6 semaines en inde, seule : le nord et le sud pour aller aupres de la population, découvrir ce beau pays... Je vais rentrer en France au bout d une semaine. J ai atterri à New Delhi: trop étouffant malgré la grandeur de la ville. J ai une petite expérience de Katmandou mais ça suffit pas. Je suis partie sur Agra et suis à Jaipur. Je pensais qu en prenant un chauuffeur et parfois un guide, cela m aiderait pour commencer mon voyage...Je me sens pas bien. Je suis au bord de la panique. J ai encore à apprendre avant de voyager dans ce pays. Mais je reviendrai en inde mais je m installerai dans une petite ville. Si des voyageurs ont connu cette situation, je veux bien échanger mais aussi l avis d autres voyageurs est le bienvenu...
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
by Breizhdub · 2017-09-26 · 92 replies
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Mon programme de 11 jours en Thaïlande English translation pending
by Thony23 · 2017-06-13 · 42 replies
Bonjour, nous partons à 3 adultes et 2 enfants (2 ans et demi et 5 ans) en Thailande en février 2018 et je commence déjà à réfléchir à un programme intéressant :-)

Selon vous, est-ce que ce programme est envisageable avec 2 enfants, en restant 11 jours sur place : - Bangkok (3 jours) - Ayutthaya (1 jour) - Chiang Mai (2 ou 3 jours) --> principalement pour aller dans un camp d'éléphant - Koh Samui / Koh Tao (4 ou 5 jours)

Pour info, nous souhaitons allier visites et détente à la plage.

Merci pour vos précieux conseils.
Itinéraire et moyens de transports en Birmanie English translation pending
by LaLee · 2017-06-11 · 12 replies
Bonjour à tous les amoureux de la Birmanie,

C'est avec grand plaisir que j'ai lu quelques uns de vos beaux carnets et lu de nombreux posts sur ce pays qu'il me tarde de découvrir et qui est sur ma liste déjà depuis quelques années déjà.

J'aurais besoin de quelques conseils sur mon itinéraire et sur les moyens de transports que j'aimerais utiliser. Nos vols sont achetés pour les congés de Noël, ce sera BXL-Bangkok et ensuite BKK-Mandalay avec Thai Airways. J'ai déjà fait des réservations d'hôtel avec piscine vu qu'on part à deux couples et leurs deux filles de 8 et 10 ans.

Questions: 1. Dois-je réserver des places sur le bateau entre Mandalay et Bagan bien à l'avance? (via internet)

2. Pour le vol Heho - Yangoon, y a t'il une compagnie aérienne à éviter ou à privilégier ? J'ai regardé les vols avec KBZ et Myanmar National. KBZ est un rien plus cher.

3. J'aurais bien voulu voir le lever du soleil sur Bagan le 1er janvier mais cela me fait rester un peu trop longtemps à Bagan, non? Et alors on a qu'une journée à Kalaw...quels sont vos conseils? De même ais-je assez de temps à Inle pour bien en profiter (j'adore ce genre d'endroit🙂)

4. J'avais pensé prendre un guide privé avec véhicule pour le séjour mais je me dis qu'on en a pas vraiment besoin ni à Mandalay, ni à Bagan, ni à Inle en fait. Je suppose qu'on trouvera facilement quelqu'un pour nous accompagner lors de notre trajet Bagan-Kalaw et Kalaw Inle? Ou est-ce qu'un guide sera un vrai plus pour le séjour? (sachant qu'on est pas extrêmement branché sur de très longue explications historiques)

5. Si vous trouvez que j'ai mal choisi mes hôtels/ endroits où loger ou si vous voyez un moyen d'encore optimiser ce voyage...je lirai vos remarques avec plaisir. D'avance un grand merci!

Voici notre itinéraire classique puisqu'il s'agit d'un premier voyage.

22/12 : vol international 23 : arrivée Mandalay 11h20 - Hotel Yadanaar Oo (à côté du palace) 24 : Mandalay 25 : Mandalay Amarapura/ Ava Inwa/ Mingun 26: Mandalay - Sagaing - grotten de Po Win Daung 27 : Mandalay - Bagan en bâteau - Hotel Zfreeti (Nyaung U) 28 : Bagan 29 : Bagan 30 : Bagan 31: Bagan - Mount Popa - Kalaw (Bagan to Kalaw 200 km = 6u) - Hotel Hillock Villa 1 : Kalaw 2 : Kalaw 3 : Kalaw - Pindaya - Shwe Yaunghwe Kyaung - Inle She Inn Tha floating resort 4 : Inle Shwe Indein (Inn Thein)-pagodes 5 : Inle marché flottant 6 : Inle. Vol Heho - Yangoon - nuit Yangoon 7 : Visite Yangoon 8 : Yangoon, achat souvenirs - Vol à 19h50
Retour d'un mois au Vietnam English translation pending
by Mariespagne · 2017-05-18 · 6 replies
Bonjour, Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours. Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord. J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation. Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué. L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement). Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits. Mes conclusions sur le VIETNAM: C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord. LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises. Le récit détaillé suivra sous peu. MARIE
Photos de Birmanie English translation pending
by Ulam · 2016-11-26 · 70 replies
Bonjour à tous,

De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.

Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.

Quelques photos de Yangon:





Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!





Bons hôtels en Algérie English translation pending
by Coupledu21 · 2016-08-20 · 16 replies
Bonjour cher internautes

Nous préparons une visite pour l'Algérie, ce merveilleux😊 pays que nous rêvons toujours de le voir et particulièrement le Sud Algérien. sachant qu’après nos recherches il est le pays le plus stable de la région. En effet, nous serons en Algérie a partir du 15/10/2016 via soit Marseille ou Barcelone une décision sera prise dans les prochains jours. Vos conseils seront très utiles😇😇 pour nous, question de choisir la destination et les bon hotels entre le mois d'Octobre et début Novembre, nous sommes un peux perdu. 😐

Bien cordialement😉
Centre et sud Vietnam English translation pending
by Sylmic · 2016-05-24 · 54 replies
nous partons 15 jours à 4 adultes et voici à peut près notre programme arrivée à Hué et visite pendant 3 jours transfert pour Hoi An 2 jours avion pour Ban Me Thuot 3 jours Dalat 2 jours Delta du mekon 3 jours HCMV 3 jours

Il nous reste une journée entre dalat et le Mékong. ce programme est il faisable ? Que faire et ou le jour qui nous reste ? merci à vous sylvie
Malaga en mars sans voiture English translation pending
by SherpaG · 2016-03-16 · 20 replies
Nous sommes un couple de retraités québécois et envisageons de passer un mois à Malaga. Pourquoi Malaga: 1. Notre arrivée et notre départ se fera de l'aéroport de Malaga 2. L'accès à un réseau d'autobus, nous permettant d'aller visiter Grenade et par la suite à compter de notre 30e journée ( + ou -), débuter un circuit en bus Malaga / Cordoba / Seville ... etc

Nous nous logerons par le biais de Airbnb. .... Le hic, nous ne savons pas dans quel quartier. Nous aimerions la proximité de la mer mais aussi la proximité de supermarchés. car nous n'aurons pas d'auto durant notre séjour.

Nous avions comme 2e solutions Marbella avec les mêmes contraintes ; pas d'auto pendant un mois.

Merci de vos suggestions....
Thaïlande: Extension d'exemption English translation pending
by Patmf · 2016-03-01 · 57 replies
Bonjour, Je suis arrivee en thailande le 6 janvier avec un visa de 60 jours. Je suis partie au vietnam du 10 fevrier au 23 sans demander de reentry permit par ignorance. Revenue le 23 j'ai donc 30 jours d'exemption MAIS mon billet de retour est le 4 avril donc du 23 mars au 4 avril probleme!! Pensez vous que le bureau d'immigration de Hua hin ( le plus proche) a 3 h d'ou j'habite, me delivrera une prolongation? Changer ma date de retour coute 400 euros sur AF. Merci de l'avis de ceux qui savent...
Bangkok séjour petit budget English translation pending
by MMahaut · 2016-01-23 · 7 replies
Bonjour,

J'ai déjà posté quelques discussions sur le forum, je décolle, avec mon fils Sacha (19 mois) le 27 janvier pour un voyage de 3 mois en Thaïlande et très probablement un petit tour de prévu au bout de 2 mois au Cambodge. J'aimerais me relaxer en bord de mer puis ensuite partir pour le Nord et Nord est de la Thaïlande

Je cherche des conseils et bons plans sur ce qu'il y a à faire et voir à Bangkok, je compte nous remettre du décalage horaire et du voyage. Je ne cherche pas à faire le maximum d'activités en 1 journée et de monter dans mille et un taxi (quoiqu'il y a le skytrain de toute façon), ni passer ma journée dans un centre commercial géant! J'aimerais découvrir au rythme de mon enfant le Bangkok authentique. J'ai réservé au New Siam GH II pour la première nuit, soit je réserverais d'autres nuits soit je trouve une chambre dans une guest house chaleureuse placée dans un endroit stratégique pour éviter trop de déplacements. J'ai pensé me balader au parc Lumpini, aller voir cette école de massage dont tout le monde parle (si vous avez des infos d'ailleurs je suis preneuse), visiter un temple mais je ne sais pas lequel, flâner dans un marché pour découvrir la "vrai" cuisine Thaï, prendre un bateau (mon fils à une fascination pour l'eau en ce moment)... Si vous avez d'autres idées reposantes (enfin tout est relatif je sais bien que faire la touriste dans une grande ville n'est pas comparable à se dorer la pilule en bord de mer).

J'ai hâte de lire vos conseils,

Tiphaine & Sacha
Une semaine sur Chicago et environ English translation pending
by Hillbilly · 2016-01-13 · 6 replies
Hi,

Au programme une semaine à Chicago et environs début Mai: - 3,5 jours pour Chicago : loop, Willis et Hancock tower, et les divers incontournables sur l'architecture, les parcs les piers, le blues etc... - 1 journée à Milwaukee (Harley et Miller) - 1 journée au Starved Rock Park : Que me conseillez vous de privilégier comme ballades sur ce site, je suis un bon marcheur) . - 1 journée ballade sud du lac michigan histoire d'accorcher les panneaux Indina et Michigan à ma collection, mais pas jusqu'à Detroit (environ de New Buffalo), on verra sur un autre séjour.

Avez vous quelques suggestions complémentaires sur des points d’intérêt plus confidentiels mais typique du cru, comme des boutiques, des restau etc... ?

Merci d'avance,

Hee Haw
Punta Cana avec XL Airways English translation pending
by Nenette44 · 2015-12-27 · 21 replies
Bonjour je pars à punta cana j aimerais avoir des infos sur le vol avec xl peu t on avoir des places galaxie et à quel tarif car sejour réserver en classe éco peu t on changer de classe avant le départ ou directement à l aéroport ? Vu les avis sur xl nous avons peur de voyager avec cette compagnie nous sommes grand et assez bien portant !!! Merci de prendre le temps de me répondre
Un mois en Thaïlande du Sud: Le Retour English translation pending
by Jojoone1 · 2015-11-01 · 106 replies
4 JUILLET 2015

Voici notre 4 ème récit de séjour en images. Celui-ci sera complémentaire de notre second récit, édité il y a deux ans sur ce forum : en effet, nous avons changé d'idée au cours de l'hiver et avons souhaité passer toutes nos vacances en Thailande. Il semblerait que notre cas s'aggrave ! Le Myanmar, ce sera donc pour une autre fois. Nous signalons à ceux qui nous ont déjà suivis qu'année après année il est plus difficile de résister à une certaine forme de lassitude, ce qui nous fait prendre moins de notes sur place. Vous nous pardonnerez donc nos textes moins consistants que d'habitude et les quelques imprécisions qui pourront apparaître.

Le voyage a été plus confortable que d'habitude puisque réalisé avec Qatar Airways. Se retrouver dans la partie supérieure de l'A380, dans la première rangée de sièges avec deux mètres pour étaler ses jambes, c'est bien mieux que les bétaillères russes ou indiennes.

Nous voilà donc en train de fumer nonchalamment une cigarette devant Suvarnabhumi Airport, savourant ce moment précieux où nous ressentons à la fois la chaleur, l'air humide et le début de nos vacances bien méritées. D'un coup surgit de nulle part un gars très nerveux qui, tout en essayant de nous dire quelques mots en anglais parmi lesquels il y avait " security ", se met à palper nos bagages et fouiller notre sachet plastique duty free. Evidemment, après notre voyage, nous étions tout mous et le temps que nous réagissions le type était déjà parti. A bien y réfléchir, il n'y avait que deux cartouches de cigarettes dans le sachet et nous ne risquions rien mais l'attaque éclair manquait un peu d'élégance.

Pour la première fois, nous ne partons pas pour le centre-ville. Nous demandons au taxi de nous amener à la station de bus de Mochit 2, plus au nord. Un quart d'heure plus tard, nous sommes dans le minivan qui nous emmène à Ayutthaya. Il y a un trafic considérable, pendant plus d'une heure nous aurons tout le temps de constater le stress du chauffeur qui à chaque seconde regarde alternativement devant lui, puis le rétroviseur central, puis le rétroviseur gauche, puis le rétroviseur droit. Comme il a en plus, le pauvre, un tic nerveux de la tête, eh bien...vous savez, c'est le genre de situation où ce n'est pas bien d'en rire mais où on a le plus grand mal du monde à lutter contre.

A peine arrivés à l'arrêt de bus que notre premier problème d'organisation se règle tout seul. Un chauffeur de tuk tuk nous propose ses services et nous lui signalons que nous préférerions sur les deux prochains jours nous faire promener en voiture. Du coup, il nous apprend que sa fille a un véhicule et que le tarif à l'heure est le même que pour les tuk tuk, c'est-à-dire 200 bahts. Nous acceptons, fixons le rendez-vous au lendemain matin devant notre hôtel et ce monsieur, tout satisfait de la bonne opération, nous offre même le trajet en tuk tuk de ce jour vers l'hôtel. Nous n'avions rien demandé et il n'était pas obligé.

Nous avions choisi l'Ayothaya Hotel, a priori le seul hôtel du centre avec à la fois un prix modeste et une grande piscine. 27 euros avec le petit-déjeuner, et c'était encore moins cher avant que le cours de l'euro ne chute. C'est un établissement qui n'est pas récent mais bien tenu. Il y a d'étranges lits à roulettes, néanmoins confortables. Lors de notre séjour, la piscine était extrêmement propre. Une seule des filles à l'accueil parle un peu l'anglais, les autres rigolent. Le dimanche, des beignets chinois sont venus embellir un petit-déjeuner pas extraordinaire. Bon sang, ce satané beurre salé !

Dans la hâte de commencer nos découvertes au plus tôt, nous prenons à l'hôtel la promenade en bateau sur la rivière ( 200 bahts par personne ). En deux heures de temps, on fait ainsi le tour du grand centre ville en long tail boat, avec trois arrêts de 20 minutes chacun à des temples situés en bord de rivière. Nous avons la chance de commencer par une journée ensoleillée, cela nous rappelle un peu les ballades sur les klongs de Bangkok, il y a les constructions sur pilotis, les plantes tropicales, les poissons et un varan de temps en temps. Nous pensons que c'est une assez bonne option en préliminaire à la visite du site historique.

En soirée, nous avons mangé dans la rue, à 100 mètres à droite en sortant de l'hôtel. Il y a 3 ou 4 stands, des tables et des chaises. Nous avons dû déguster le plus succulent riz frit de notre séjour. Chacun une assiette copieusement garnie et une boisson, total facture 100 bahts. Sans commentaires.

Nous nous réjouissons de ces deux journées complètes devant nous, lesquelles nous permettront de découvrir une bonne partie du site historique. Bien entendu, nous dormons comme des innocents.
Visite de l'Andalousie English translation pending
by Trinquet · 2015-10-11 · 10 replies
jr, Nous partons à 4 fin avril 2016 pour 7jours pour visiter l'andalousie. Je souhaiterai stationner 4 nuits à Malaga et 4 à Séville. J'envisage de louer une voiture pour ainsi rayonner et visiter Grenade, Gibraltar, Cordoue. Les routes sont-elles bonnes? cela nous éviterait de devoir changer d'hébergement tous les 2 jours! J'attends vos conseils, merci
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou English translation pending
by Toth · 2015-03-04 · 126 replies
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.

1. Guizhou

Préambule

Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.

2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.
1 mois à Bangkok en août English translation pending
by Pamtravel · 2015-03-02 · 32 replies
on aimerait partir au mois d'août à Bangkok et j'aimerai savoir si on ne va pas se retrouver sous l'eau et s'il y a des choses à faire autour de Bangkok ? sachant que nous serons logés sur place.
Transsibérien Moscou - Vladivostok puis vol pour le Japon English translation pending
by Citipati · 2015-01-20 · 28 replies
Bonjour a tous,

Je commence ma preparation pour mon prochain voyage vers le Japon en transsiberien. J'ai prevu pour le moment un voyage sur 5 semaines, 3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon.

Je prevois de faire l'itineraire suivant :

1. Moscou - Kazan (train tatarstan) 2. Kazan - Ekaterinburg 3. Ekaterinburg - Tomsk 4. Tomsk - Krasnoyarsk 5. Krasnoyarsk - Irkutsk 6. Irkutsk - Vladivostok

puis avion via Coree pour rejoindre Fukuoka.

Sur l'itineraire du transsiberien, y a-t-il des villes particulierement interessantes ? Est-ce que les arrets decrits plus haut sont dispensables ? (comme Ekaterinburg par exemple ? Meme si je n'ai pas le choix d'y passer, je peux juste passer la nuit et reprendre le Rossiya le lendemain, non ?).

Je prefererais rester un peu plus longtemps dans des villes interessantes plutot que de multiplier les arrets.

Merci d'avance pour vos avis. ;)

PS : pour ceux qui ont deja reserve online, tutu ou RZD ?
Derrière le Rideau de Bambou English translation pending
by Xrctn · 2015-01-04 · 30 replies
Partant du principe que tous les pays méritent d’être visités (au moins une fois !), je n’avais donc pas de raison pour ne pas aller en… Corée du Nord. Quand mon « Big Brother » lançât l’idée de faire notre premier voyage ensemble qui plus est dans le dernier pays ‘communiste’ au monde, ma réponse fut : « Let’s go ! »

Evidemment aller en Corée peut susciter quelques questions en particulier d’ordre moral « Est-ce que visiter un tel pays n’est pas cautionner son régime ? ». Peut-être mais pas sûr non plus car dans ce cas la liste des pays peu ou pas fréquentables est longue. Dans un passé récent on aurait pu inscrire sur cette liste l’Espagne de Franco, la Grèce des Colonels, le Maroc d’Hassan II, l’Afrique du Sud de l’apartheid, l’Indonésie de Suharto… etc. De nos jours, la situation n’est guère plus brillante en ce qui concerne de nombreux pays comme par exemple, l’Egypte (dictature, coup d’état), la Hongrie (gouvernement d’extrême droite, persécution des minorités), Israël (occupation) sans oublier ni la Russie de Poutine, la Chine ou quelques pays du Golfe Persique… ni le Zimbabwe de Mugabe et pourquoi pas les Etats Unis (peine de mort, Guantanamo…). Mais il y a aussi l’espoir qu’une porte entrebâillée pour des touristes peut, à plus ou moins brève échéance, permettre une plus grande ouverture sur le monde, davantage d’échange et de liberté pour les populations de ces pays-parias, ce qui est le cas, dans une certaine mesure, de la Birmanie voire même de Cuba. Il est donc important d’aller partout, de pouvoir échanger et d’ouvrir les yeux.

Dans le cas de la Corée du Nord, il n’est évidemment pas possible d’aller partout en toute liberté ni d’avoir des contacts directs avec la population puisque l’on est en permanence accompagné par des guides. Impossible également d’entendre d’autres sons de cloche que les discours propagandistes du régime en place. Il ne reste donc qu’à ouvrir les yeux et surtout à lire entre les lignes.

Contrairement à l’idée reçue, on peut donc faire du tourisme en Corée du Nord… à condition toutefois de passer par l’une des rares (mais de plus en plus nombreuses) agences de tourisme agréées par le gouvernement de Corée du Nord. Celle que nous avons choisie : Korea Konsult, se trouve à Stockholm et propose plusieurs séjours et itinéraires au départ de Pékin. Notre choix se porte sur un séjour de cinq jours à Pyongyang avec quelques excursions en dehors de la capitale. Quant aux formalités, elles sont prises en charge par l’agence, il nous faut seulement s’assurer que nous avons un visa chinois.

Pékin 15 Septembre

La magie des transports aériens a toujours quelque chose d’extraordinaire puisque je retrouve Luc comme prévu à l’aéroport de Pékin, à l’autre bout de nos mondes respectifs. Lui est parti la veille de Bruxelles via Moscou et est arrivé il y a juste une paire d’heures, au moment précis où je décollais de Hong Kong après une brève escale. Pour ma part, je suis parti de Perth il y a tout juste douze heures.

Cette année nous faisons vraiment fort puisque c’est la troisième fois que nous nous retrouvons en neuf mois (et à chaque fois sur un continent diffèrent !) alors que nous sommes parfois des années sans nous voir. Bizarrement c’est la première fois que nous voyageons à deux ! Ce voyage sera donc l’occasion de découvrir un nouveau pays mais surtout de ‘nous’ (re)découvrir.

A la sortie de l’aéroport, nous ne trouvons pas de taxi mais une navette qui nous amène dans le centre-ville après avoir parcouru une myriade d’autoroutes qui traversent des banlieues sans fin où poussent des barres d’immeubles plutôt déprimantes agrémentées ici et là d’immeubles futuristes.

Le ciel est presque bleu et la température délicieuse, je suis bien ravi d’avoir un petit break de l’hiver austral qui traine en longueur. En prime, je vais redécouvrir les plaisirs de l’heure d’été.

Le chauffeur du bus nous indique que nous sommes arrivés à destination mais ne précise pas où nous sommes exactement. Après un dialogue de sourds avec un chauffeur de taxi, nous décidons de marcher sur cette immense avenue qui croise d’autres immenses avenues à angle droit. Heureusement, un plan du métro à l’entrée d’une station nous permet de nous repérer. Puisque nous sommes à Fuxingmen et que nous allons jusqu’à Tian’anmen East, il nous suffit donc de continuer tout droit ! Une demi-heure plus tard, je reconnais le portrait du Grand Timonier sur le portique de l’entrée de la Cité Impériale et qui fait face à la Place Tiananmen.

Alors que j’ai mis des décades avant d’enfin connaitre Pékin, jamais je n’aurais imaginé me retrouver ici moins de seize mois après ma première visite. En tout cas rien n’a changé depuis la dernière fois. L’hôtel Emperor se trouve dans la première rue à gauche, une rue bordée d’arbres et qui longe les douves de la Cité Impériale. Nous le trouvons un peu par hasard tant son entrée est discrète. Par contre, les chambres, décorées par un designer allemand, le sont beaucoup moins.

Le temps de déposer les bagages et d’envoyer quelques messages rassurants à celles qui sont restées et nous voilà repartis vers la Place Tiananmen. Celle-ci est pavoisée de drapeaux chinois et de Bahreïn puisque l’émir est en visite officielle en ce moment. Les touristes se prennent en photos devant les soldats immobiles et au garde-à-vous, pendant que les balayeurs sur leur caddy électrique s’assurent qu’aucun papier ou cannette ne traine par terre.

Bientôt, un attroupement se forme au pied du mât où flotte la bannière étoilée chinoise. Le cérémonial du baisser du drapeau va bientôt commencer. Laissons ce moment de grande fierté aux patriotes. Pour notre part nous préférons compter les nombreuses cameras installées au sommet des lampadaires/haut-parleurs géants, admirer, près du mausolée de Mao, les statues des combattants révolutionnaires aux poses dynamiques, observer les badauds venus de monde entier ou encore contempler les façades rectilignes de bâtiments officiels qui entourent la place et celles bien plus exotiques et colorées de la Porte Zhengyangmen et la Tour d’Archers. Nous poursuivons la balade dans le quartier Dashian, une zone piétonnière récemment construite qui regroupe boutiques et restaurants dans un faux décor historique noyé sous les néons maintenant que la nuit est tombée. Une longue marche le long de quelques grands boulevards anonymes et sombres et nous voilà arrivés dans le District de Dongcheng devant un centre commercial luxueux où se trouve l’un des meilleurs restaurants dont la spécialité est le canard… pékinois : DaDong.

Les menus sont de véritables livres d’art bourrés de magnifiques photographies de plats admirablement présentés et définitivement appétissants. Le choix étant trop compliqué à faire, nous optons pour le menu dégustation qui comprend une succession de mets plus exquis les uns que les autres. L’hôtel n’est pas très loin et après ce repas pantagruélique, une petite balade digestive dans les rues calmes est exactement ce qu’il faut pour conclure cette première journée de vacances.

Pékin 16 Septembre

Un réveil tardif nous permet de récupérer un peu de la fatigue du voyage. Café sur la terrasse déserte et ensoleillée qui domine les arbres et les toits rouges de la Cité Interdite vraiment toute proche. A droite, vue imprenable sur la Colline de Charbon surmontée d’une jolie pagode. Derrière nous, perdue dans la brume de chaleur, nous apercevons à peine la multitude d’immeubles modernes qui ne cesse de pousser, toujours plus haut.

Le programme prévu pour la journée (ou de ce qui en reste…) est léger. Nous commençons par une petite marche dans les rues ombragées qui nous mènent jusqu’à l’entrée du parc Jingshan (celui aperçu de la terrasse de l’hôtel) qui fait face à la Cité Interdite. Ce parc, dont l’histoire remonte à plus de mille ans, est situé sur une colline artificielle édifiée avec la terre extraite des douves de la Cité Impériale et des canaux environnants, une tâche titanesque ! Il comprend cinq sommets sur lesquels s’élèvent cinq pavillons. Le plus important abrite un bouddha doré et offre une vue magnifique sur le Palais Impérial. Autrefois, le parc était une partie intégrante et le refuge des Empereurs. D’ailleurs l’un d’eux, Chongzhen (le dernier de la dynastie Ming), s’y pendit en 1644.

Les petits chemins qui grimpent au milieu des arbres et des buissons fleuris sont par endroits pentus mais agréables d’autant plus que nous passons à proximité de musiciens en train de dépoussiérer leurs instruments traditionnels. On ne peut rêver de dépaysement plus complet. Arrivés au sommet, nous retrouvons des dizaines de touristes qui se prennent allègrement en photos devant les toits de la Cité Impériale vêtus de costumes d’empereurs ou de concubines que des marchands malins louent à tour de bras. Pour ma part, c’est une plaque posée au sol qui m’attire car elle indique le centre géographique de Pékin.

Après être restés un long moment à contempler les différentes vues panoramiques embrumées (et à reprendre notre souffle !) nous reprenons la balade vers l’un des vieux quartiers (hutongs) qui résistent encore face aux assauts des promoteurs immobiliers. Succession de ruelles bordées de maisons basses dont les entrées discrètes s'ouvrent sur de larges cours intérieures que partagent plusieurs familles. Mais bien vite nous nous retrouvons sur ces larges et interminables avenues qui se ressemblent toutes et n’offrent que peu d’intérêt.

Nous finissons par trouver le Swissotel, un immeuble rond au pied d’un rond-point géant perpétuellement encombré par une circulation démentielle. Peu d’intérêt donc mais c’est ici que se trouve le siège de la compagnie aérienne nord-coréenne et où nos visas nous attendent.

Nous fêtons l’évènement en allant prendre un late brunch dans l’un des restaurants de l’hôtel avant de prendre un taxi qui nous emmène au 798 Art District un peu plus au nord de la ville.

Dashanzi, la banlieue où nous débarquons une demi-heure plus tard, est un bien curieux quartier. Coincé entre des autoroutes et voies rapides, il est composé d’un amalgame de barres d’immeubles délabrées et flambant neuves, de friches industrielles et d’usines désaffectées. C’est d’ailleurs dans l’un de ces nombreux complexes militaro-industriels tombés en ruines à la fin des années 80 que se situe cette zone artistique qui rassemble musées, galeries d’art, ateliers, boutiques et cafés à la mode.

Construit dans les années 50 en collaboration étroite avec l’URSS et la RDA, le complexe industriel de Dashanzi devait permettre à la Chine de produire des composants électroniques auparavant importés d’URSS. Il comprenait plusieurs usines ainsi que des logements pour les travailleurs et s’étendait sur 500 000 m². L’architecture des lieux est unique, style Bauhaus un style aux formes simplifiées où la forme suit la fonction.

Il n’est pas question non plus de lésiner sur les moyens puisqu’une grande partie de l’équipement est transportée directement d’Allemagne de l’Est par le Transsibérien, une ligne de chemin de fer de quinze kilomètres est construite reliant directement le complexe à la gare centrale de Pékin.

Le complexe de Dashanzi devient vite un modèle du genre et la vitrine d’un communisme social qui associe travail et activités culturelles et sportives, où l’ouvrier méritant et sa famille sont pris en charge de la crèche jusqu’à la maison de retraite. Ce monde ‘merveilleux’ s’écroule vers la fin des années 80, date des premières réformes économiques lancées par Deng Xiaoping qui limitent les subventions aux entreprises d’état. Vers le milieu des années 90, la plupart des usines sont à l’abandon et la zone industrielle reconvertie en zone d’habitation.

C’est également à cette époque que le Département de la Sculpture et l’Académie Centrale des Beaux-Arts, toujours à la recherche d’ateliers spacieux, s’installent dans les locaux vacants. Ils sont bientôt suivis par des artistes d’Avant-Garde inspirés par l’architecture Bauhaus où les grands espaces intérieurs sont conçus pour laisser le maximum de lumière naturelle sur les lieux de travail. Ici, les plafonds courbés sont supportés par de arches tronquées au sommet puis remplacés par de larges baies vitrées inclinées en diagonale donnant ainsi aux toits un aspect de dents-de-scie et afin de minimiser les ombres toutes les fenêtres sont orientées au nord.

Nous déambulons dans ce dédale d’allées étroites aux murs couverts de graffitis et parsemé de sculptures avant-gardistes pour le moins surprenantes. Un monde déjanté et moqueur où le beau côtoie le laid, un monde que nous n’aurions jamais imaginé possible en Chine même en 2013. La Révolution Culturelle est à des années lumières ! Galeries du bizarre, de la provocation mais aussi des ateliers où l’art traditionnel est modernisé par des formes et des couleurs contemporaines. Une belle et surprenante découverte qui vaut absolument le détour.

Encore sous le charme, nous en oublions presque les embouteillages monstres sur le chemin du retour. Nous profitons encore de la douceur du soir pour aller prendre un verre sur la terrasse et regarder les effets de lumières sur les toits de la Cité Interdite. Ce soir, pas de menu gastronomique à la DaDong mais plus simplement une délicieuse soupe garnie et épicée sur une table bancale sur un bout de trottoir d’une rue tranquille.

Pékin 17 Septembre

De la fenêtre de la chambre, je regarde le ciel gris et nuageux qui annonce la pluie. Le temps de pendre un petit café accompagné de quelques tranches du kramick ramené de Bruxelles (Min Dieu qu’ché bon !), de plier les bagages et nous voilà en train de filer sur l’autoroute qui mène à l’aéroport. Notre chauffeur de taxi s’occupe à faire des jeux de roulette sur son portable, non seulement à l’arrêt dans les embouteillages mais également quand il dépasse des camions poursuivis de nuages d’embruns. Heureusement, il les perd tous je n’ose pas imaginer sa réaction s’il devait en gagner un !

Sans trop comprendre ni comment ni pourquoi, nous arrivons à l’ancien terminal bien plus tôt que prévu. Nous pouvons donc nous noyer avec allégresse au milieu de la cohue qui règne dans le hall des départs. Mais où vont tous ces Chinois ?

En tout cas pas à Pyongyang car quand nous finissons par trouver les guichets d’Air Koryo, nous n’y trouvons que des Coréens du Nord (reconnaissables à leur petite taille et leur teint plus sombre mais surtout au pin à l’effigie du Grand Leader épinglé sur le revers de la veste) ensevelis sous des amoncellements de bagages plus ou moins bien ficelés plus un petit groupe de voyageurs aux cheveux gris et à l’accent british quelque peu dépassé par les évènements.

Fort heureusement, nous devons avoir une tête qui revient à l’agent en charge de l’enregistrement des bagages puisqu’il nous fait passer devant tout ce beau petit monde. Mais le temps gagné ici et rapidement perdu aux étapes suivantes : le passage à la sécurité suivi de celui des douanes surtout que nous y arrivons juste au changement de garde.

La porte d’embarquement C9 est située bien à l’écart, serions-nous déjà considérés comme des pestiférés ? Au moins nous avons l’embarras du choix pour ce qui est des banquettes en skaï. Bientôt nous retrouvons les petits Coréens, toujours aussi chargés mais cette fois de sacs remplis de bouteilles de whisky et de cartouches de cigarettes. Puis arrivent quelques petits groupes de touristes essentiellement allemands et scandinaves. Devant nous, des écrans plats géants diffusent des petits reportages sur les endroits à visiter à Pékin, sur les sportifs chinois en vue et même sur l’histoire du Parti Communiste. Ceux-ci sont constamment entrecoupés de publicités vantant les bonheurs de la société de consommation. Pauvre Grand Timonier, qui dans son mausolée climatisé, doit crier à la trahison !

13h. Enfin un peu d’animation du côté de la porte d’embarquement. Du sas vitré, nous apercevons notre beau Tupolev Tu-204-100B (j’ai révisé !) frappé aux couleurs de la République populaire démocratique de Corée mais tout ruisselant sous le crachin pékinois. Les jeunes hôtesses nous indiquent nos sièges et nous remettent le Pyongyang Times, un petit hebdomadaire de huit pages avec à sa une, une photographie du jeune Grand Leader tout sourire. L’intérieur de l’avion est nickel et les sièges de la classe économie sont spacieux et confortables (une rareté de nos jours !).

En attendant que tous les passagers s’installent, je feuillette le magazine Korea Today qui nous résume les grands évènements du mois précédent c’est-à-dire l’emploi du temps du jeune Grand Leader dont le portrait figure une ou plusieurs fois par page. Ici l’inauguration d’une centrale ou usine quelconque, là l’inauguration de la dernière zone urbaine, plus loin une visite d’une caserne accompagné d’une flopée d’anciens combattants souriants ou encore la visite d’une école cerné d’enfants admiratifs. Et toujours ce sourire étincelant, ce costume sombre et élégant et la coupe de cheveux du grand-père qui font apparaitre le jeune Grand Leader comme un demi Dieu, entouré d’une foule aux attitudes volontaires et aux mines radieuses. S’il y avait un Oscar Photoshop, nul doute qu’il irait aux illustrateurs nord-coréens !

Tous les passagers sont maintenant à bord, la majorité est composée de touristes occidentaux, le reste inclus des travailleurs nord-coréens de retour au bercail et quelques femmes (ou maitresses !) de l’élite revenues d’une expédition de shopping dans la capitale chinoise. Curieusement, les rangées de fauteuils du dernier quart de l’avion sont remplies à la dernière minute de paquets et de valises qui n’ont pas trouvé de place dans la soute à bagages.

La pluie occasionne un embouteillage sur les pistes et nous décollons avec près d’une heure de retard ce qui nous permet de feuilleter une fois encore les magazines et même d’étudier la prose révolutionnaire des articles critiquant la politique du Président Obama et vantant celle du jeune Grand Leader. Les hôtesses viennent rompre notre début d’ennui en nous servant des jus de fruit dilués et une espèce d’hamburger froid peu appétissant. En guise de divertissement, nous avons également droit au spectacle de Noël, ou la version nord-coréenne d’un show à la André Rieux où une dizaine de musiciennes en mini-jupes se dandinent en reprenant des airs populaires sur des clips de lancements de missile et sous les applaudissements rythmés de l’audience en uniforme.

Pratiquement au moment où nous survolons la frontière, l’épaisse couche de nuages gris cède la place à un beau ciel bleu et dégagé. Nous pouvons donc admirer par le hublot les paysages montagneux puis les plaines agricoles recouvertes de rizières et de champs jaunes et verts entrecoupés de rivières scintillantes et parsemés de villages aux maisons sagement alignées. De là-haut, nous avons parfois le sentiment de survoler des paysages de la France profonde des années 40 un paysage campagnard sans les balafres des infrastructures modernes.



Nous descendons rapidement, l’aéroport semble être situé au beau milieu des champs. Sur le tarmac, nous passons en revue la flotte des avions à hélices d’Air Koryo soigneusement astiquée par quelques mécaniciens qui ne lèvent même pas la tête au passage notre avion. Des bâtiments en construction encadrent une espèce de hangar flambant neuf. Le comité d’accueil, formé d’hommes et de jeunes femmes portant des uniformes de couleurs différentes, se presse lentement autour de la passerelle bleue que l’on vient d’arrimer. Dans l’avion, l’on entend déjà les crépitements des appareils photo.

Dehors, la douceur de la fin d’après-midi nous surprend agréablement mais nous avons à peine le temps de l’apprécier car on nous fait signe d’accélérer le mouvement, pas question de faire attendre les quatre douaniers installés derrière leur pupitre en bois. Formalités rapides et presque chaleureuses puis nous nous retrouvons dans une espèce de gymnase d’école aux murs blancs. Un tapis roulant grinçant et éternellement vide d’un côté, au fond deux ou trois machines pour l’inspection des valises et de l’autre côté, une petite vitrine et une table sur tréteaux remplies de souvenirs. Une jeune femme vient justement de l’ouvrir et commence à étendre des drapeaux, des poupées, quelques cartes postales, posters et boites de thé au ginseng sans oublier les œuvres écrites par les trois grands Leaders et abondamment illustrées de photographies similaires à celles du magazine épluché dans l’avion. Pour moi ce sera la carte de la Corée réunifiée à 2 Euros. What a bargain ! Pas de problème de change puisque seuls les Euros sont acceptés !

Depuis maintenant près d’une heure nous ne voyons défiler sur ce satané tapis roulant qui perce les oreilles que des paquets ficelés des passagers nord-coréens qui sont promptement embarqués par des jeunes militaires. Nous avons donc largement le temps d’apprendre par cœur le tableau des arrivées d’aujourd’hui : deux vols en provenance de Pékin, un venant de Shenyang (une grosse ville de province située de l’autre côté de la frontière) et le dernier, plutôt surprenant, en provenance de Koweït !?

Nous finissons par récupérer nos valises puis après avoir enregistrés les portables de Luc aux guichets de la sécurité, nous faisons connaissance avec nos guides, le chauffeur et nos cinq compagnons de voyage qui nous attendaient sur le parking en terre battue près du minibus.

Deux guides pour sept touristes… nous sommes soignés ! Le monsieur discret et plus âgé (Monsieur Ho) sera pour les francophones (c’est-à-dire pour nous deux) tandis que la jeune fille souriante (Hyun) sera pour les anglophones (c’est-à-dire les cinq autres).

Le soleil commence à tomber doucement alors que nous roulons sur une route complètement déserte au milieu des champs de maïs. Hyun prend d’emblée les choses en main, en tout cas le micro, et nous résume en quelques minutes plusieurs siècles de l’histoire de la Corée avant de s’étendre plus longuement sur la période 1950-1953. Puis, alors que nous approchons des premiers faubourgs de Pyongyang, elle nous annonce le programme des festivités pour le reste de la journée. Celui-ci se résume à un rapide tour en ville (puisque nous sommes déjà très en retard, se navre-t-elle !), à l’achat d’un bouquet de fleurs que nous irons déposer au pied des statues géantes des ex-Grands Leaders avant de nous recueillir quelques instants. Ça promet ! Mais nous savions également que cela faisait partie du deal quand on vient en Corée du Nord… Les touristes ont ici des devoirs à remplir !!!

Des fenêtres du bus, nous découvrons les premières rues du centre-ville. Barres d’immeubles colorées, larges trottoirs bordées d’arbres où flânent de nombreux piétons profitant de la douceur de cette fin de journée. Chantiers de construction encore en pleine activité, portraits géants des ex-Grands Leaders, espaces verts, drapeaux et bannières. Aux croisements des avenues, nous sommes fascinés par la chorégraphie mécanique mais toujours gracieuse des agentes de la circulation en uniforme blanc immaculé qui font respecter le code de la route. Les chauffeurs de bus, trams, camions ainsi que ceux des 4x4, Mercedes ou des berlines japonaises sont littéralement menés à la baguette.

Derrière les bâtiments monumentaux à la soviétique qui abritent divers ministères, se trouve un autre bâtiment encore plus grand : la Bibliothèque Nationale. Blanc et à colonnades, il est surmonté de toits verts à la chinoise, Monsieur Ho émerge d’un demi-sommeil pour nous confier que ce temple du savoir ne contient pas moins de 30 millions de volumes… Toutefois, il ne précise pas si ce sont des volumes différents ou bien les invendus des œuvres et des biographies des ex-Grands Leaders. C’est également là, ajoute-t-il, qu’il a appris le français (qu’il parle admirablement bien d’ailleurs) et quatre autres langues du coup je regarde ce palais avec des yeux bien plus admiratifs.

C’est près de la fontaine que nous trouvons nos bouquets de fleurs. Ils sont magnifiques malgré leur petit air de recyclé et ne sont pas trop chers (5 Euros). Direction le parc de Mansudae sur les hauteurs, pour aller (enfin) saluer les copains. La nuit est maintenant tombée ce qui nous permet d’admirer les effets de lumières sur les immeubles modernes de la ville. Accompagnés par le chant des grillons invisibles, nous faisons quelques pas sur le chemin qui grimpe vers l’esplanade vide et dominée par deux énormes statues brillantes sous les feux des projecteurs. Sur un piédestal en marbre, le Grand Père, la main tendue, et le Père, la main dans la poche, nous souhaitent la bienvenue.



Hyun nous demande de former une ligne, puis à son signal de faire une petite courbette avant d’avancer ensemble pour déposer nos bouquets parmi la centaine d’autres déposés auparavant. Puisque nous sommes tous des gens éduqués et polis, nous nous prêtons volontiers à ce petit cérémonial sans trop pouffer de rire.

Quelques moments plus tard, nous regagnons le minibus et partons vers notre hôtel. Le Yanggakdo Hotel, situé sur une ile au milieu du fleuve Taedong (très pratique pour garder des touristes trop curieux…), est une tour d’une quarantaine d’étages qui ne paie pas de mine avec un lobby en marbre trop petit, la moitié des ascenseurs en panne, des restaurants lugubres y compris le panoramique au dernier étage mais les chambres, très années 80, sont suffisamment confortables. Et surprise, à la télévision on peut capter en plus des chaines chinoises et russes, CNN et la BBC.

Le repas, que nous prenons dans l’un des quatre restaurants, est l’occasion de faire plus ample connaissance avec nos compagnons de voyage : un couple suédo-danois résidant à Zurich, deux amis Suédois, l’un habitant Stockholm l’autre Bangkok et un Danois travaillant à Séoul. Leur moyenne d’âge ne dépassant pas 30 ans Luc et moi faisons office de doyens. En tout cas le courant passe très bien. Quant au buffet, bien que déjà bien dévalisé par les précédents groupes de touristes, il recèle de plein de mets inconnus et tous excellents.

Pyongyang 18 Septembre

En tirant les rideaux, je découvre la ville couverte d’une brume qui peine à se dissiper. Je n’imaginais pas voir une ville si étendue ni autant de bâtiments modernes. Sur le fleuve, quelques barges remontent lentement à contre-courant. Plus près, un dragueur s’active sérieusement, son ronronnement mécanique est couvert par une musique, entrecoupée de longues phrases ressemblant à des slogans, diffusée par des haut-parleurs invisibles. Au milieu, sur leur petite embarcation bien solitaire, deux pêcheurs lancent leurs filets.





Le petit déjeuner se prend dans l’une des immenses salles au rez-de-chaussée au décor zen et kitsch à la fois. Sur la quarantaine de tables rondes, seules trois ou quatre sont occupées par une poignée de touristes. Au menu : omelette et salade de choux, toasts, confitures et une tasse de café soluble. Une jeune fille en costume traditionnel surveille le toaster pendant que sa collègue fait le passe-passe avec LA bouilloire électrique de l’hôtel. Le gradé est lui en charge du bocal de Nescafé et s’assure de ne mettre qu’une demi-cuiller de précieux granulés par tasse et prend un air catastrophé dès que l’on lui demande une seconde tasse.

Nous retrouvons guides et compagnons de voyage dans le lobby où l’on ne risque pas de se perdre. Hyun nous annonce le changement de programme dû, nous dit-elle, aux terribles inondations de la semaine dernière qui ont non seulement détruit un pont mais également rendu impraticable la route pour aller aux montagnes de Myohyangsan. Nous ne pourrons donc pas visiter le temple bouddhiste de Bohyon, ni la Vallée de Manpok et pire ni visiter l’Exposition de la Fraternité Internationale, un musée qui regroupe une impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders par des dignitaires étrangers.

Mais pas d’inquiétude, nous rassure-t-elle de suite, il y a un plan B. Celui-ci comprend la visite d’une toute aussi impressionnante collection de cadeaux offerts aux Grands Leaders mais cette fois par les Coréens (inclus ceux de la diaspora, précise-t-elle !), puis nous aurons également la chance d’aller visiter l’usine de mise-en-bouteille de l’eau de la plus importante source du pays, de visiter l’institut agricole et une ferme modèle et apothéose de la journée : la visite du barrage de P’i Do où nous prendrons notre déjeuner. Au retour, visite du Musée de la Guerre. Waouh !

Nous sommes tellement excités par ce nouveau programme que nous précipitons dans le minibus, pauvre Monsieur Ho doit courir derrière nous.

Après avoir traversé les ZUP monumentales à l’ouest de la ville, nous bifurquons à droite sur une petite route de campagne bordée de rizières. Au bout de la route, au pied des collines boisées, se trouve un imposant bâtiment blanc sans fenêtre entouré de pelouses impeccables et d’une grille bien gardée.

Une charmante guide en costume traditionnel (jaune et bleu celui-là) nous prend en charge. Dès l’entrée nous devons chausser des chaussons en feutre, pas question d’abimer le marbre puis passer un sas à fort courant d’air, pas question d’amener nos microbes et enfin déposer nos possessions dans un vestiaire aussi vaste que celui de l’Opéra de Paris, pas question d’affoler les portiques électroniques ni de prendre en photo les précieux cadeaux. Une fois assurée que personne ne mâchouille plus de chewing-gum, elle nous prie de la suivre dans les couloirs de cet immense palais glacial et glacé, marbré des colonnes aux escaliers, des murs aux plafonds et commence à réciter ses commentaires où tout doit être chiffré, mesuré, quantifié avec le maximum de superlatifs possible. Première salle, première vitrine, premier arrêt. « Et voici, un fauteuil recouvert de peaux de tigre, offert au Grand Leader par un couple de paysans du nord de la péninsule ». Un peu plus loin. « Et voici, la première machine à laver sortie de l’usine Numéro 75 et offerte par les valeureux ouvriers de notre patrie » Le ton est donné. Plus que 9 998 cadeaux à admirer !

En fait, la guide ne s’arrête que quelques instants devant certains objets considérés comme les plus importants mais pas toujours les plus beaux ni les plus intéressants. On y trouve de tout, du dessin, à la tapisserie, de la théière au bassinet, du bibelot en bois sculpté à la figurine en porcelaine mais ce sont évidemment les portraits du Grand Leader qui dominent, de l’immense fresque en canevas sur fond d’usines fumantes et de champs moissonnés au délicat médaillon fait en plumes d’oiseaux rares.

Une salle, deux salles, trois salles… il faut presser le pas car si nous ne sommes que sept, nous nous arrêtons à chaque fois à sept endroits différents, une manière de maximaliser nos ressources et talents pour dénicher l’objet le plus kitsch pour ne pas dire le plus moche.

Nous passons à l’étage, celui où sont exposés les cadeaux offerts par les « autres » Coréens. Ainsi, nous découvrons toute une série de Walkman offerte par un fan, une Toyota offerte par un chef d’entreprise sud-coréen, des écrans plats de toutes les tailles et des portables (encore dans leurs emballages !) offerts par Mr Samsung ou encore toute une série de mobilier de salles à manger, plus affreuses les unes que les autres, gracieusement offertes par un Coréen né au Nord mais qui a fait fortune au Sud (le contraire eut été étonnant !). Nous n’oublions pas ni les louches en or, ni les baguettes incrustées de pierres précieuses.

Enfin, il ne nous reste que la dernière salle mais certainement « la plus importante » nous affirme notre hôtesse. Deux soldats poussent les deux immenses portes et nous laissent découvrir une immense salle de réception blanche dominée par deux imposantes statues blanches représentant les deux Ex-Grands-Leaders souriants et éclairées par des lumières roses.

Il nous faut, comme hier, former une ligne et s’incliner. Ah, cette courbette la n’était pas prévue dans le programme ! En guise de récompense nous pouvons jeter un œil sur les cadeaux les plus précieux comme ce magnifique meuble chinois finement ciselé, cette défense d’éléphant sculptée, ce bloc de jade (le plus grand au monde confirme-t-elle) et clou du clou cette toile représentant le fils de l’Ex-Grand Leader en armure (et portant ses lunettes) sur un dragon… plus fort que Don Quichotte et que Saint George réunis !

Heureux de retrouver la chaleur du soleil et de chasser la fraicheur de l’air conditionné, nous commentons sur la bizarrerie de cet endroit à mi-chemin entre un musée des Arts et Métiers d’une ville de province oubliée et d’une exposition de listes de mariage de beaufs pour super-beaufs. Puis de nous demander quel sera le sort de toutes ces horreurs quand il n’y aura plus de Grands Leaders…

Nous repartons vers l’ouest en prenant l’autoroute cette fois une extraordinaire trouée au travers un paysage de forêts et de champs. Les autoroutes nord-coréennes sont aussi larges que celles de Los Angeles mais avec zéro circulation. Rien, pas même un camion sur des kilomètres, juste quelques cyclistes et un véhicule militaire venant dans le sens opposé et que nous évitons de justesse ! En effet, les nids de poule étant tellement nombreux et profonds que seule la voie du milieu est à peu près fréquentable, elle est donc l’objet de toutes les convoitises et est l’occasion pour les chauffeurs (une espèce rare sous ces cieux) de tester leurs nerfs ; ce n’est qu’à la vue des casquettes et des épaulettes que le nôtre finit par céder avec un soupir exaspéré.

Plus loin, nous quittons les cahots de l’autoroute pour ceux des petites routes de campagne bordées de petits ruisseaux et d’alignements d’arbres au tronc blanchi. Les cyclistes sont aussi dignes et presque aussi nombreux qu’à Amsterdam. Leurs porte-bagages sont souvent chargés de gros sacs ce qui les oblige à pousser leur vélo à la moindre petite montée.

Nous passons devant quelques communes, toutes bâties sur un modèle identique. Derrière un petit muret séparant les champs du village, on aperçoit des habitations toujours bien alignées, composées soit de petits immeubles en béton de deux ou trois étages, parfois peints mais le plus souvent pas entièrement terminés, soit de petites villas entourées de petits jardins et potagers et, remplaçant nos églises ou temples, un hall communal orné de bannières. De l’intérieur de notre minibus, l’atmosphère est champêtre et paisible et les paysages baignés de soleil fort agréables.

Un chemin mène à un bâtiment blanc aux vitres fumées qui abrite la Kangso Yaksu Mineral Water Bottle Factory. Nous sommes accueillis par le directeur de l’usine, un petit homme à la chevelure dégarnie qui le fait ressembler à Mao et portant une chemisette décorée d’un petit badge affichant les portraits souriants des deux ex-Grands Leaders. Peut-être avons-nous interrompu sa sieste et veut-il y retourner rapidement car à peine réunis dans le hall d’entrée, il prend sa longue règle et se lance dans de longues explications techniques illustrées par des schémas, des cartes et des photos accrochés aux murs et prestement traduites par Hyun.

Ainsi nous apprenons que l’activité principale de cette usine (la plus importante de la patrie chérie), consiste à mettre en bouteille l’eau de la source d’à côté (la meilleure eau du pays) et que la grande astuce est d’injecter du gaz pour avoir de l’eau gazeuse, « encore faut-il avoir les bons dosages », nous prévient-il ! Et le voilà parti dans un cours de chimie 101 qui ne passionne pas vraiment l’audience plus intéressée à admirer les posters des ex (et présent) Grands Leaders venus inspecter les lieux à plusieurs reprises au cours des dernières décades.

Au moment précis où nous passons les portes vitrées et pénétrons dans une grande salle où il règne une chaleur accablante, voilà la chaine qui se met en route dans un vacarme de bouteilles qui se cognent, les ouvrières masquées prennent leurs positions avec un air concentré. Les bouteilles sont remplies d’eau, capsulées, étiquetées puis mises dans des cageots ou cartons qui seront exportées… « principalement vers la Chine » conclut-il fièrement. Dix minutes plus tard, nous nous retrouvons dans une petite salle climatisée pour une dégustation gratuite. Nous avons même l’opportunité d’acheter (en Euros, svp) toute la gamme des bouteilles. Ceci-dit l’eau est vraiment excellente et vaut bien notre Perrier national.

Une demi-heure plus tard, nous roulons vers la prochaine étape : la ferme modèle, située quelques kilomètres plus loin, à proximité de la petite ville de Kangso. Une route bordée d’arbustes et de jeunes pins conduit jusqu’au vaste parking vide situé en face d’un grand bâtiment carré en béton. Plus loin à gauche, nous apercevons, au pied d’une colline ornée de slogans géants, quelques petits blocs d’appartements noyés dans la végétation et quelques bâtiments plus anciens regroupés autour d’une cour. Une espèce d’obélisque couvert de caractères rouges et un mur de mosaïques représentant le Grand Leader assis parmi des paysans et donnant des conseils pour améliorer les rendements des récoltes (c’est ce qu’indique la légende en bas !) complètent le décor. Il y a également une bande son puisque les haut-parleurs de mauvaise qualité diffusent une litanie de ce qui parait être des slogans, de quoi maintenir le moral et la morale révolutionnaires (et surement empêcher les travailleurs de faire une petite sieste).

Hyun revient avec le chef de la commune. Nous le reconnaissons de suite grâce à son uniforme : un costume avec des manches courtes et porté sans chemise. Après nous avoir souhaité la bienvenue il nous demande de le suivre sur un petit chemin qui mène sur une petite esplanade dominée par un ensemble de statues aussi brillantes que le tissu de son costume. La scène représente l’ex-Grand Leader (le grand-père) souriant, le regard fixé vers l’horizon, entouré de paysans eux aussi souriants, le regard porté vers l’ex-Grand Leader. Tout simplement magnifique. Ce qui l’est moins est le fait que nous devons une fois encore nous aligner et saluer une nouvelle statue. Certes la maitrise de la chorégraphie de courbettes s’améliore à chaque fois (moins celle des fou-rires !).

Devoir accompli, nous écoutons sagement le chef nous chanter sa leçon monotone apprise par cœur mais que Hyun met du cœur à rendre plus mélodieuse. Chiffres, rendements, records, variétés et qualité des récoltes, nouvelles techniques de production, enseignement de haute qualité, tout y passe, tout est dûment traduit et tout ressort de l’autre oreille. Quand notre Danois trop curieux pose la question : « Quand est-il de la mécanisation ? » nous vivons en direct une scène du film «Lost in translation», le chef nous propose alors avec un sourire radieux d’aller voir les serres où murissent les tomates (les meilleures du pays… bien sûr !).







Direction les serres donc où nous attend une autre jeune fille portant un costume éblouissant, jaune et blanc et ruban rouge. Le chef en profite pour s’éclipser discrètement. « Oui vous pouvez entrer dans les serres pour voir la grosseur de nos tomates et la qualité supérieure de nos concombres. » lance-t-elle. Les sept hochements de la tête admiratifs semblent la combler de bonheur.

De l’autre côté des serres se trouvent les bâtiments de l’Institut de Recherche Agricole mais pas question d’aller voir de plus près, « Nos chercheurs sont très occupés ». Nous nous contentons donc de faire des coucous aux gamins, quelque peu étonnés de notre présence, d’encourager un petit groupe d’hommes et de femmes en train de pousser un mini tracteur en panne et de regarder un technicien perché sur son échelle en train de fixer un petit panneau solaire.

« Et voici notre visite de la ferme modèle qui se conclue. » nous annonce Hyun. « Nous allons maintenant voir le plus long barrage du pays. » poursuit-elle.

Nous retrouvons l’autoroute géante, déserte et cabossée jusqu’à l’entrée de la ville de Nampho. Les rues côté recto ressemblent à celles de la capitale : succession de barres d’immeubles aux façades fraichement peintes, des trottoirs bordés d’arbres que partagent piétons et cyclistes. Pour ce qui est du côté verso, c’est un peu moins glorieux et entre deux barres on peut apercevoir brièvement des petites maisons les unes sur les autres dans un état plus ou moins délabré.

Nous passons devant une paire d’usines, de casernes et, à mesure que nous approchons du port, nous apercevons rapidement quelques entrepôts et des quais plutôt vides. Plus loin nous longeons à gauche des marais salants et à droite des champs de céréales qui s’étendent jusqu’aux berges du fleuve Taedong qui prend des allures de baie à mesure que nous approchons de la Mer de Chine. Sur l’autre rive, l’enchevêtrement de montagnes et collines se perd dans une brume de chaleur persistante.

L’entrée du barrage est marquée par une arche et une guérite gardée par des jeunes soldats flottant dans leurs uniformes trop grands. Je comprends maintenant que le barrage n’est pas un barrage hydro-électrique comme je le pensais mais une ‘simple’ digue construite à l’embouchure du fleuve. Construit aux débuts des années 80 par des milliers de soldats (il faut bien les occuper ces braves !) et inauguré en 1986, ce barrage, long de huit kilomètres, relie les deux rives via l’ile de P’i Do et comprend trois écluses ouvertes à marée basse. Il permet ainsi de séparer l’eau salée de la mer de l’eau douce du fleuve et d’augmenter ainsi la superficie des terres irriguées.

A gauche de la route, une vingtaine de cargos attendent patiemment leur tour, à droite les embarcations sont échouées sur le sable, marée descendante oblige. Sur la route nous ne croisons que des militaires et pour la première fois des marins qui ont l’air plus ‘cool’. Le chauffeur de notre minibus nous dépose au pied du phare-monument-musée situé au sommet de l’ile. De là, nous admirons de la vue panoramique sur la baie, les écluses et la mer que l’on aperçoit au fond avant d’aller prendre notre pique-nique (excellent et copieux) dans le restaurant du phare et attendre l’arrivée de la guide officielle du barrage...

Digestion au soleil en écoutant une nouvelle récitation de chiffres entrecoupés d’adjectifs qualificatifs, comparatifs et surtout superlatifs sans oublier bien sur les références aux Grands Leaders et à leur vision. Ici non plus pas question d’approcher de plus près. « Les écluses sont dans une zone militaire. » prévient la guide en fronçant les sourcils, « Et la vue est bien mieux d’où nous sommes. » ajoute-t-elle avec un léger sourire. Contentons-nous donc de la vue générale.

Il est temps de reprendre le chemin du retour en prenant la même autoroute toujours aussi déserte jusqu’à l’immense Avenue de la Révolution bordée d’immeubles blancs. Le chauffeur nous balade dans plusieurs quartiers de la ville, la seule différence est la densité et la hauteur des tours d’appartements. Quel que soit le quartier, nous passons constamment devant des chantiers de construction. Ici d’autres appartements à différents stages de finition, là des installations sportives. Plus loin ceux d’une rénovation d’un parc ou d’une restauration d’une route.

Certains travaux peuvent durer des décennies, comme celui de cet hôtel, le Ryungyong Hotel, en forme d’élégante pyramide de verre qui du haut de ses 105 étages (330 m) domine la ville. Commencés en 1987, les travaux sont abandonnés en 1992, une fois la carcasse terminée. Manque de fonds, pénurie d’équipement et de matériaux, le building reste à l’abandon jusqu’en 2008 date de la reprise des travaux de finition extérieure qui se terminent en 2012. Aujourd’hui, nous informe Mr Ho, les ouvriers aménagent l’intérieur. A voir le peu d’activité qui règne au pied du building, on peut en douter.



Dans cette ville entièrement reconstruite, l’unique bâtiment historique que nous apercevons se trouve au milieu d’un rond-point fleuri. Sur son piédestal en pierre et son double toit vert relevé sur les bords, ce portique en bois ressemble (en plus modeste) aux portes impériales que l’on trouve à Pékin.

Les embouteillages, il y en a quelques-uns, sont l’occasion d’observer de plus près les passagers des trams et des bus et de se rendre compte qu’ils ont les mêmes têtes fatiguées, les mêmes yeux cernés que les passagers d’un bus à Paris ou à New York. La seule différence est que personne ne lit, ni n’écoute de la musique. Quelques-uns, surtout les enfants, une fois la surprise passée, nous font de grands signes et sourires, mais la plupart nous ignore complètement, comme si la présence d’étrangers n’avait rien d’extraordinaire.

Une arche, des alignements de statues, des jets d’eau entourant une statue massive d’un soldat portant un drapeau, une pelouse jusqu’aux marches d’un bâtiment blanc avec un fronton d’arcades, et d’où émerge un flot continu de visiteurs, pas de doute nous sommes bien arrivés au Musée de la Guerre. Mais avant de pénétrer dans ce lieu sacré de la République, une jeune femme en uniforme vient se présenter. Elle sera notre guide et en sa compagnie nous passons en revue la série de statues de glorieux soldats en situation d’héroïsme aigu, puis les restes des prises de guerre diverses : armements, tanks, avions et summum du summum le célèbre navire de guerre américain l’USS Pueblo, capturé en Janvier 1968.



Comme navire de guerre, il n’a vraiment rien de terrifiant puisse qu’il ne s’agit plutôt que d’un petit cargo transformé en navire espion par les Américains. Mais cette prise de guerre permit (et permet encore) d’être un excellent élément de propagande pour la patrie techniquement toujours en guerre. Plus que la prise en elle-même, c’est la saga qui suivit qui fit couler beaucoup d’encre. Les 82 membres d’équipage survivants furent torturés avant d’être finalement libérés en Décembre 1968 en échange d’une lettre officielle d’excuses du gouvernement américain.

Allons-y pour la visite à bord qui n’a rien d’extraordinaire sauf les impacts de balle (marqués en rouge) et la réalisation que la vie à bord ne devait pas être rigolote tous les jours tant tout semble minuscule. Quant à la salle contenant les instruments d’écoute, elle permet de réaliser les avancées technologiques effectuées depuis 68 ! Nous suivons la casquette de notre guide jusqu’au pied de la statue monumentale aperçue plus tôt. Nous aurions dû nous en douter car la voilà qui nous fait signe de former une ligne. Ca va nous connaissons le scenario… à part que cette fois, il y a une variante. En effet, le jeune Danois du groupe la voyant saluer, décide de l’imiter et nous de faire comme lui. Pas de courbette donc mais un beau salut militaire qui prend de court nos guides qui se lancent des regards inquiets avant d’éclater de rire… discrètement quand même !

Nous pénétrons enfin dans le musée, inauguré quelques mois plus tôt. Escalier spectaculaire, lustre démentiel, longues galeries, vitrines de scènes de guerre reconstituées, visiblement de quoi impressionné les nombreux patriotes du pays… et les maintenir dans la pensée du sacrifice. Nous passons devant une multitude de vitrines remplies de médailles, d’armes de tous calibres, de lettres personnelles et de documents officiels, de peintures et de dessins, de bannières, de bustes de vaillants héros. Arrêt prolongé devant la statue du plus grand soldat de l’armée victorieuse et surement le préféré de notre guide qui nous explique que malgré ses jambes brisées, ses bras fracassés, il continuât à tirer avec sa mitrailleuse avec ses dents et tuât au moins une centaine d’ennemis. On n’en fait plus des comme ça !

Nous poursuivons vers une salle de projection où nous est projeté un film nous expliquant la version nord-coréenne des évènements qui ont précédés la guerre de Corée et en énumérant les provocations américaines. Nous en concluons que pour commencer la guerre en Irak, Bush Junior n’a fait que suivre l’exemple de ses prédécesseurs.

Quelques problèmes de queue devant les ascenseurs obligent notre capitaine/guide à changer de stratégie et d’opter pour les escaliers de secours pour accéder à l’étage supérieur où se trouve une salle panoramique avec un dôme genre planétarium jetée dans la pénombre. Mais il n’y a pas de planètes à observer ici, seulement des scènes de combats que l’on découvre à mesure que l’immense plateau sur lequel nous sommes installés complète sa rotation. Effets de bruits et lumières sur des scènes composées de peintures et d’objets réels. La guerre en 360° et en 3D. Paisibles rizières, avions, bombardements, destruction de villes et de villages, feu, sang, tranchées, tanks, reconquête et drapeau qui flotte de nouveau sur un champ de ruines. Epoustouflant, particulièrement pour les oreilles. Je ne sais pas ce qui était le plus pénible, le bruit des armes ou bien la voix du commentateur.

Hyun regarde sa montre avec impatience car nous sommes parait-il en retard, que le restaurant nous attend et qu’il faut traverser la ville. Re-petit tour en ville, les différentes bannières et affiches de propagande nous servent de points de repère et nous commençons maintenant à reconnaitre les principales avenues et rues du centre-ville.

De l’extérieur, rien n’indique que nous sommes arrivés au restaurant. Pas d’enseigne, ni de lumière particulière. D’une manière générale, les rues n’ont pas vraiment de signes distinctifs pour désigner les magasins ou les boutiques, tout au moins nous ne les reconnaissons pas. Les seuls commerces que nous avons parfois repérés, comme par exemple les magasins de fruits et légumes, sont les espèces de kiosques situés au pied des immeubles.

Nous devons être dans les beaux quartiers car en face du restaurant, le drapeau roumain flotte mollement derrière les murs de l’ambassade. Etre posté à Pyongyang doit être une sacrée punition, en tout cas une punition considérée comme trop sévère par le gouvernement français qui n’a pas d’ambassadeur ici.

La petite salle de restaurant, située à l’étage, est archi pleine… de touristes. Menu unique mais une fois encore excellent. Nous goutons ainsi au célèbre Hot Pot nord-coréen. N’en perdant pas une pour revenir sur la bravoure et l’ingéniosité des soldats nord-coréens durant la guerre de Corée, Hyun nous raconte que la recette vient d’un soldat affamé mais génial qui eut la brillante idée faire cuire un bouillon de poisson dans son casque et d’y mettre tout ce qu’il pouvait trouver. Ses compagnons d’infortune l’imitèrent et voilà comment la recette nationale est née ! Ah évidemment, ce ne sont pas nos Poilus qui auraient pensé à ça !!!

Heureusement pour nous, ce soldat était gourmet car il n’ajoutât que des bonnes choses comme du chou, des lamelles de bœuf, de la coriandre, des épices, d’autres légumes, des pâtes, du tofu, des piments, des champignons…etc. et terminât son œuvre en apothéose en y cassant un œuf. C’est fou ce que l’on peut trouver dans les tranchées à cent mètres des lignes ennemies ! Les serveuses gracieuses et souriantes tournent autour des tables en s’assurant que nous ajoutons nos ingrédients dans le bon ordre et que nous ne nous mettons pas le feu à la nappe avec nos braseros foireux.

Suants mille et une gouttes mais l’estomac bien calé, nous voilà partis pour le dernier volet du programme de la journée : les Arirang Mass Games.

Les jeux de masse sont devenus au cours de ces dernières années une spécialité du pays. Après avoir vu à la télévision australienne il y a quelques années un documentaire britannique (A state of mind), je ne veux pas louper l’occasion de les voir.

Les jeux de masse sont un spectacle de quatre-vingt-dix minutes composé de ballets et d’exercices de gymnastique synchronisés accompagnés de musique et d’effets spéciaux auxquels participent plus de… 100 000 personnes ! En fait aucun autre pays au monde ne serait capable aujourd’hui de mobiliser tant de monde pour un spectacle avec si peu de spectateurs payants. Si les prix varient de 350 à 80 Euros, il n’y a en fait que très peu de touristes qui assistent à ce spectacle extravagant qui n’a lieu que quatre fois par semaine de la mi-Juillet à la mi-Septembre (quand ils ne sont pas annulés à la dernière minute, comme c’est parfois le cas). Les participants sélectionnés, parfois dès l’âge de cinq ans, s’entrainent pendant des heures entières dès que les beaux jours arrivent.

Si les jeux de masse ne sont pas une invention nord-coréenne (les premiers jeux de masse apparaissent au XIXème siècle avec les mouvements nationalistes d’Europe orientale, ils incarnent la jeunesse, la force, le militarisme et l'unité), les Nord-Coréens leur ont donné une autre dimension.

La philosophie de l’ex-Grand Leader derrière ce genre d’évènements n’est guère différente de celles des anciens leaders de ces mouvements nationalistes européens quand il déclare : « La gymnastique de masse est importante au niveau de la formation et au développement des enfants à l’idéal communiste. Elle les aide à acquérir une idéologie révolutionnaire, à élargir leur connaissance dans un grand nombre de domaines, à participer aux activités culturelles et à maintenir une morphologie saine et solide, qualités de base requises pour devenir un vrai Communiste. La gymnastique de masse apprend également aux écoliers la discipline, l'organisation et le collectivisme. »

En route donc pour le Stade du Premier Mai, (« Le plus grand au monde ! » précise Mr Ho) situé sur une autre ile au milieu du fleuve. Le long de la route, nous dépassons des cohortes de jeunes et de moins jeunes en uniforme, des membres de famille des participants et des groupes d’écoliers et de travailleurs qui se dirigent en marchant dans la pénombre vers les immenses parkings qui entourent les arcades en béton de l’arène puis se regroupent près des fontaines illuminées.

Au milieu de cette foule des grands soirs, il règne une atmosphère de trépidation. Malgré la cohue tout semble bien rodé et hyper organisé. Aucune bousculade alors que l’on sent l’excitation monter à mesure que nous approchons des dernières marches. Nous franchissons le dernier portique et découvrons l’intérieur de cette gigantesque enceinte à demi-couverte et prenons place sur nos sièges en plastique en haut des gradins réservés aux invités de marque. En face, de l’autre côté de la pelouse synthétique verte, les gradins sont occupés par 10 000 enfants portant des panneaux qu’ils bougent dans un ensemble parfait pour former d’immenses images tout en poussant des cris à l’unisson qui nous envoient des frissons dans le dos. Les panneaux qu’ils tiennent sont en fait des livrets comportant une centaine de pages. Chaque page est donc comme un pixel d’une photo et quand 10 000 pixels changent en même temps, c’est une nouvelle image qui apparait. Il faut le zoom de l’appareil photo pour distinguer les petites têtes qui dépassent à peine. Incroyable.

Les gradins sont loin d’être pleins quand les lumières s’éteignent, que les premiers feux d’artifices éclatent dans le ciel et que retentissent les premières notes de musique annonçant ainsi le début du spectacle.

Et quel spectacle ! Tout simplement extraordinaire. Sans aucun répit, la ‘pelouse’ est constamment envahie par des milliers de participants en costume colorés qui effectuent des chorégraphies parfaitement synchronisées décrivant des scènes remplies de symboles historiques, folkloriques et politiques plus ou moins faciles à décoder. Une musique rythmée aux accents militaires, des effets de lumières et de lasers en plus des enfants-pixels complètent l’ensemble. Du très grand spectacle, terriblement impressionnant. Soldats, judokas, jeunes femmes, enfants, gymnastes exceptionnels, acrobates, trapézistes tout y passe et tous affichent le même sourire figé et le même visage concentré. Dès que les portraits des ex-Grands Leaders apparaissent, les applaudissements redoublent d’intensité.





Mais c’est déjà le grand final, tous les participants (bien plus nombreux que les spectateurs) reviennent sur la piste sous les hourrahs de l’audience galvanisée devant tant de prouesses et de couleurs. Il faut un long moment avant de revenir sur terre et ‘digérer’ ce grand moment auquel nous venons d’assister. La réflexion et les questions viendront plus tard.

A la sortie, les stands proposant posters et t-shirts (et les livres de la doctrine Juche !) font le plein le gouvernement a trouvé là un bon filon à exploiter ! Pyongyang 19 Septembre

Ce matin le petit déjeuner est servi dans le restaurant panoramique, au dernier étage... à condition de pouvoir y accéder car après dix bonnes minutes d’attente toujours pas d’ascenseur. Autre problème, l’ascenseur qui vient enfin d’arriver doit avoir le vertige et être de santé délicate car il décide de descendre et de s’arrêter à pratiquement tous les étages. Ainsi, nous découvrons qu’en dessous du dix-septième, les étages sans moquette, à l’éclairage plus que faiblard et aux murs tachés sont réservés au personnel. Arrivés au rez-de-chaussée, l’homme de garde aux gants blancs et à la grande casquette a dû suivre la même formation que les agentes de la circulation car dès qu’il nous voit il tend le bras et lève la main pour arrêter les passants dans le corridor puis nous regarde et balance gracieusement l’autre bras en pointant l’index vers l’ascenseur en face. Comment a-t-il compris que nous étions descendus pour mieux remonter reste un mystère… en tout cas quelle perspicacité et quelle efficacité !

Evidemment, quand finalement nous arrivons au restaurant panoramique, le buffet a été en grande partie dévalisé mais qu’importe il reste plein de toasts et de la confiture. Quel soulagement également de découvrir que l’hôtel possède une deuxième bouilloire électrique et que le gardien du pot de Nescafé est plus cool que son collègue d’en bas. Peut-être une question d’altitude !?

Le restaurant panoramique semble souffrir de symptômes identiques à ceux de l’ascenseur. Une demi-rotation puis arrêt complet. Quant à la vue panoramique, elle est plutôt restreinte, les laveurs de carreaux ont certainement d’autres chats à fouetter et la brume matinale persiste et signe. Cependant notre petite ile, qui n’a hélas rien à voir avec l’Ile de la Cité, reste partiellement dégagée mais ne révèle rien de bien excitant, à moins d’être un spécialiste en travaux en bâtiments. Mais il me semble qu’un autre hôtel verra le jour… un jour !

Comme d’hab, les doyens sont les premiers ! En attendant le Club des 5… autres, nous observons l’animation dans le lobby. C’est qu’il y en a ce matin avec le départ des athlètes participant aux Championnats d’haltérophilie d’Asie qui se déroulent en ce moment à Pyongyang. D’ailleurs nous avons appris hier qu’un évènement historique avait eu lieu : pour la première fois le drapeau sud-coréen avait été hissé en Corée du Nord après la victoire d’un ‘compatriote’ du sud. Plus loin, des hommes d’affaires chinois sont accueillis en grande pompe par des officiels. Dehors plusieurs groupes de touristes chinois sont en train de fumer comme des cheminées.

Ca y est tout le monde est là et tous avons suivi les recommandations d’Hyun de ne pas mettre ni jeans ni t-shirt car aujourd’hui nous allons rencontrer les ex-Grands Leaders… Aujourd’hui est également un jour férié où l’on célèbre la Fête de Qing Ming, une journée consacrée au culte des Ancêtres et en Corée du Nord, les ancêtres inclus les valeureux soldats morts pour la Mère Patrie et bien sur les ex-Grands Leaders. C’est donc une journée exceptionnelle qui nous attend.

Le soleil brille sur les rues bien plus animées qu’hier. Les piétons ont envahi les trottoirs, beaucoup de femmes portent des robes traditionnelles très colorées, les hommes sont en costume et le reste de la population a sorti les plus beaux uniformes. Les queues aux arrêts de bus sont plus longues et les stations de métro grouillent de monde.

Nous quittons la ville, passons devant de vastes parcs aux arbres alignés comme des sentinelles et d’immenses pelouses dignes des meilleurs terrains de golf et arrivons au Palais-Mémorial Kumusan, un bâtiment rectiligne gris et moche, orné des portraits des défunts Leaders à la denture éblouissante. Le Palais du Soleil, construit en 1976, était la résidence officielle du grand-père avant de devenir à sa mort en 1994 son mausolée (une idée du fils !). Le fils, flippant à l’idée de vivre avec un cadavre, se fit construire une autre résidence plus proche de la capitale. A la mort du fils (en 2011), le petit-fils (le jeune Grand Leader actuel), surement par soucis d’économie (!) et peut-être pour des raisons pratiques (!!) installât la dépouille de son père sous le même toit que celle du grand-père. Coup double donc, ce n’est pas un cadavre mais deux que nous allons de ce pas saluer.







Mais pas de précipitation. D’abord nous devons patienter dans un hall d’honneur en compagnie d’une cinquantaine d’autres touristes étrangers, eux aussi en tenue de gala. Ensuite, nous devons nous mettre en rang par quatre sous une galerie ombragée. Cette opération prend un certain temps contrairement aux Nord-Coréens qui a peine débarqués du tramway s’alignent impeccablement de manière instinctive.

Enfin, un gradé donne le signal de marche. La colonne s’ébranle par petits groupes en faisant des mouvements d’accordéon sous les regards effarés des locaux qui eux ont gardé le petit doigt sur la couture du pantalon. Direction les vestiaires pour y laisser tout ce qui est interdit d’emporter à l’intérieur de ce haut lieu sacré. L’instinct bordélique des Occidentaux revenant au galop, les guides s’efforcent de remettre un peu d’ordre dans les lignes, une manœuvre inutile puisque dix mètres plus loin nous passons en file indienne sur des tapis gorgés de désinfectant puis à la fouille.

Nous nous dirigeons ensuite vers une succession de longs tapis roulants similaires à ceux que l’on trouve dans les aéroports. Sur les murs en marbre sont accrochés des photos représentant les ex-Grands Leaders dans le feu de l’action révolutionnaire. Enfin nous émergeons dans une immense salle aux colonnes de marbre, réalignement et attente avant de pénétrer dans une autre pièce où la statue du Grand-Père rigolard, baignée dans une lumière tamisée, nous toise de toute sa hauteur.

Passage dans un sas où soufflent de puissants courants d’air décoiffant. A peine le temps de réajuster nos mèches rebelles et de se remettre par quatre que nous pénétrons dans une salle au haut plafond plongée dans la pénombre. Au centre, un cercueil en verre contient le corps du grand-père dont on n’aperçoit que la tête à l’aspect cireux, le reste du corps étant recouvert d’un drapeau rouge (une manière comme une autre d’égailler un peu l’atmosphère lugubre qui règne ?!).

Tout en écoutant distraitement une musique propice au recueillement, nous observons attentivement les personnes qui nous précèdent car ce n’est pas le moment de se planter de script ni de froisser les soldats gantés, l’index sur la gâchette de leur mitraillette. Quatre par quatre nous nous présentons au pied du sarcophage, comptons mentalement jusqu’à cinq avant de faire une première courbette, belote sur le côté gauche et rebelote sur le côté droit (pour des raisons de politesse, il n’y a pas de courbette à faire devant la tête dégarnie…). Et d’un !

Nous passons dans la pièce suivante. Changement radical de décor puisque dans cette pièce nous découvrons… un wagon de train ?!?! Il s’agit en fait du wagon dans lequel le grand-père effectuait ses voyages officiels. Sur le mur figure une grande carte du monde sur laquelle des lignes bleues et rouges clignotent elles représentent ses déplacements dans le pays et à l’étranger. A côté, un panneau lumineux indique le nombre des voyages effectués et le total des kilomètres parcourus dans ce wagon. Une estrade permet de jeter un œil à l’intérieur et d’apprécier la simplicité (toute relative) du Grand Leader. Salon, bureau de travail à un bout, chambre et salle de bain de l’autre mais cette partie-là reste cachée derrière des vitres fumées, respectons son intimité, les Nord-Coréens sont des gens pudiques.

La pièce d’à côté contient sa voiture officielle. Heureux Grand Leader qui contrairement à Janis n’a pas du implorer Lord pour avoir sa Mercedes-Benz ! Puis viennent les galeries vitrées derrière lesquelles sont exposés d’autres possessions, ses nombreuses médailles et décorations reçues du monde entier (enfin presque !), sa collection de diplômes honorifiques (ainsi que les pompeux costumes et couvre-leaders qui vont avec) sans oublier les documents officiels écrits de sa propre main. Quelques photos du Grand Leader posant avec d’autres leaders du monde sont là pour nous convaincre que le grand-père jouait dans la cour des très grands (Staline, Mao, Castro, Tito), des moins grands (Honecker, Ceausescu, Husak) et parfois au-delà des frontières du Communisme puisqu’il est même aux côtés d’Arafat, de Moubarak et de Kadhafi !

D’autres couloirs mènent à la pièce où repose l’ex-Grand Leader fils. Repetición de la jugada… Même musique, même décorum, même cercueil en verre, seule la tête est différente. Quant à nos courbettes… nous approchons de la nomination pour le prochain Oscar. Mais la concurrence est rude car parmi les régiments de soldats et de soldates qui nous suivent, certains ont déjà sorti leur mouchoir pour y sécher quelques larmes. Cependant quelques-unes semblent être réellement affectées et leurs sanglots paraissent sincères. Et de deux !

Ce qui est bon pour un Grand Leader l’est également pour l’autre Grand Leader. Lui aussi a droit à son wagon (mobilier plus ‘moderne’), ses voitures officielles, y compris un buggy de golf modifié et encore plus fort son yacht (?!) reposant dans un faux bassin (comment est-il arrivé ici celui-là ?).

Re longs et lents tapis roulants en direction de la sortie cette fois. Ceux de l’autre côté sont maintenant remplis de Nord-Coréens en route pour rendre hommage aux défunts préservés. Ils nous observent discrètement et silencieusement. Que peuvent-ils bien penser en nous voyant ?

Hyun nous annonce maintenant que nous avons quartier libre (pendant vingt minutes) dans les jardins du palais et que nous aurons ainsi l’occasion de nous mêler à la population locale. Chic alors !

Nous apprenons que ces beaux jardins agrémentés de parterres fleuris, de fontaines et de plans d’eau, ont été créés par le petit-fils (l’actuel jeune Grand Leader donc) lui-même et qu’il a même supervisé tous les travaux de rénovation. Pauvres architectes et jardiniers, je n’ose pas imaginer à quel point ils ont dû trembler… Mais peut-être est-il un boss cool ?

Nous nous dispersons donc parmi les groupes de soldats en uniforme et de femmes portant des robes amples cintrées en dessous de la poitrine et aux longs rubans flottant au vent qui attendent patiemment leur tour pour prendre une photo de groupe devant les portraits géants des défunts aux dents blanches comme la neige. D’autres groupes lancent de la nourriture aux gros poissons et aux canards en rigolant et peut-être en rêvant d’en avoir d’aussi dodus dans leur assiette ce soir.

Je me dirige vers un portail ouvert qui donne vers une avenue déserte et des rails de tramway mais le soldat de garde veille. Comme son copain de l’ascenseur un peu plus tôt ce matin, il me fait le coup de la main tendue et du balancement de bras l’index en pointant en direction des jardins.

Après avoir pu constater combien la population locale est raffinée, souriante, sereine et ouverte nous pouvons regagner notre minibus. L’étape suivante se situe sur la colline que l’on aperçoit derrière les toits du palais-mémorial et que l’on rejoint en traversant d’autres espaces intensément verts.

Nous voilà au pied du Cimetière National des Martyres de la Guerre marqué par un portique et une longue série d’escaliers. C’est également un endroit qui offre une intéressante vue panoramique sur la capitale et ses principaux édifices.

Après un court exercice de grimpette nous atteignons les premières terrasses où sont alignés les bustes des plus valeureux combattants. Dans les allées fleuries nous rencontrons de nombreuses personnes en uniforme mais aussi des familles en balade profitant d’un jour férié ensoleillé. Un peu plus haut se trouve un monument en granite rouge et une autre rangée de bustes. Celui au centre, représentant une femme, reçoit le plus d’attention et de bouquets de fleurs. Les Nord-Coréens sont donc aussi des gens galants ! « Non ! » s’exclame Hyun presque offusquée, « Il s’agit de Kang Pan-sok, l’héroïne la plus importante du pays, une activiste communiste pendant la guerre d’indépendance. C’est aussi la mère de notre Eternel Grand Leader (le grand-père ». Ceci explique donc pourquoi tous ces groupes font la queue pour prendre la photo souvenir devant la mère de Dieu pour qui aucun bouquet n’est trop beau. Nous n’y coupons pas, alignement-courbette devant le buste de Madame Mère mais cette fois nous sommes observés avec grande attention par la foule.

Quelques sentiers parcourent le reste de la colline qui est également une réserve naturelle fréquentée par les Pyongyangites avides d’exercice et de tranquillité. Nos guides, toujours pleins de sollicitude, s’assurent que nous revenons dans le droit chemin et bien qu’il ne soit pas encore midi, l’excuse de l’heure du repas tombe à point. Nous regagnons les grandes avenues animées du centre, quant aux parcs du centre-ville, ils sont remplis de famille en train de pique-niquer.

Une fois encore la salle de restaurant se trouve à l’étage, mais ici en plus de la petite boutique de souvenirs du rez-de-chaussée, l’endroit comporte une terrasse ombragée (la première que nous voyons) fréquentée par des familles en train de consommer des jus et des crèmes glacées. Le menu d’aujourd’hui comporte en plus des petits plats habituels (toujours délicieux) des beignets de crevettes et de poissons (tempura) et une rondelle d’un gâteau roulé. Les écrans plats installés au-dessus de la mini-scène de karaoké diffusent en boucle le même spectacle de Noel que nous avons déjà vu dans l’avion… mais ce coup-ci nous aurons l’occasion de voir le grand finale.

L’un des Suédois ayant émis le souhait de prendre un café (un vrai !) nous remontons dans le minibus pour parcourir une paire de centaines de mètres jusqu’au prochain hôtel de luxe (apparemment la marche sur l’avenue parmi la foule des grands jours doit être trop fatigante pour nous !).

Le lobby, d’un style plus que douteux avec ses faux palmiers lumineux et son escalier en marbre, ressemble davantage à ceux que l’on peut trouver à Abu Dhabi. Une hôtesse nous accueille et nous conduit dans un salon privé encore plus ‘tropical’. Lumière tamisée, plantes luxurieuses en plastique, et mobilier de jardin en fer. Personne n’a osé retirer le petit sapin de Noel décoré de guirlandes clignotantes qui repose derrière la colonne centrale, à moins qu’il ne s’agisse d’un excès de zèle et de prévoyance de la part du manager. Ici la télé diffuse les derniers tubes… de musique classique modernisée, interprétés par un pianiste inspiré sur un fond de paysage enneigé. Sur le bar trône une machine à café flambant neuve gardée par deux jeunes ‘barwomen’. A 6 Euros l’expresso, notre Suédois commence à regretter son idée, en tout cas il ne propose pas de tournée générale…

Re-petit tour en bus pour une balade digestive dans un grand et superbe parc. Par contre celui-ci est entièrement désert. Sur les immenses pelouses immaculées aucune famille en train de pique-niquer ou de jouer au ballon. Un peu plus loin se trouve la chaumière (fraichement restaurée) où vécut la famille du Grand Leader avant son exil en Manchourie. Une autre guide nous attend.

Le temps d’ajuster son micro et la voilà partit dans la récitation d’un texte appris par cœur dans un anglais parfait. Seules les envolées lyriques sur les premières années de la vie du grand-père sonnent légèrement faux et malgré ses efforts répétés, elle n’arrive pas à nous soutirer la moindre larme. Pas même, quand en nous montrant parmi les trois cruches, qui servaient de réservoir d’eau à la famille, celle qui est toute bosselée, elle récite des sanglots dans la gorge : « La famille était si pauvre qu’elle ne pouvait pas s’offrir de belles cruches ». Peut-être que la description de la féroce répression japonaise envers cette pauvre famille patriotique et les malheurs familiaux auront plus d’effets espère-t-elle en entamant une autre déclamation. Hélas, elle doit se rendre à l’évidence : ces cinq jeunes Scandinaves ne font guère preuve d’une grande compassion et les deux frères versent dans un cynisme poli. Il ne lui reste plus qu’à nous montrer le puits familial un peu plus loin et à nous faire gouter l’eau fraiche, celle-là même qui rafraichissait son Grand Leader et le rendait si fort, si intelligent et si beau. Goutons donc cette potion magique !

Une petite promenade dans le sous-bois à regarder une paire d’écureuils se poursuivre dans les arbres nous permet de chasser de nos esprits tous les malheurs qui accablèrent le futur héros national.

Chapitre suivant : la visite du métro, objet de fierté pour la nation toute entière. Tous les touristes étrangers de passage dans la capitale nord-coréenne y ont droit, enfin ont le droit de parcourir quelques stations accompagnés de leurs guides. Pendant le trajet pour rejoindre la station de métro, Hyun nous explique la marche à suivre et l’histoire de cette huitième merveille de modernité.

Commencé en 1965, le métro comprend dix-sept stations reparties sur deux lignes. Sa mise en service a lieu entre 1973 et 1975 et les deux dernières stations sont achevées en 1987. Le style « Réaliste socialiste » des stations et le design du réseau sont calqués sur ceux du métro de Moscou, quant aux noms des stations (Gloire, Camarade, Innovation, Terre dorée…) ils font directement référence aux idéaux de la révolution nord-coréenne plutôt qu’à leur situation géographique. En ce qui concerne les records, puisqu’il en faut, le métro de Pyongyang est le moins cher au monde (10 trajets pour 5 petits cents) et parmi les plus profonds (plus de 100 mètres parait-il). Sur ce dernier point, le traumatisme des bombardements et la perspective d’un conflit nucléaire y sont peut-être pour quelque chose !

16 heures, c’est presque l’heure de pointe alors que nous passons devant les portillons de la station Puhŭng située sur la ligne Chŏllima. Des escaliers roulants plutôt raides nous emmènent vers les profondeurs souterraines où grouille une foule endimanchée. Dans les couloirs aux murs blancs et vierges pas de musiciens en train de faire la manche, seulement les programmes de la radio nationale diffusée par des haut-parleurs nasillards. En haut des derniers escaliers, nous découvrons les quais de la station Revitalisation, tout un programme !

Plafond blanc orné de moulures décoratives et de chandeliers colorés, murs en arcades agrémentés de panneaux en bronze et au centre de deux magnifiques mosaïques montrant des scènes de travailleurs enthousiastes et souriants en pleine action. Mais c’est bien sur celle au fond du quai qui est la plus belle et la plus imposante puisqu’elle représente le Grand-Père Leader casquette sur le crane, l’imperméable ouvert, entouré de toute la gamme des travailleurs en habits de travail en train d’essayer de le rattraper, le tout sur un fond de pylônes électriques et de cheminées crachant des nuages de fumées grises, synonymes de progrès et de modernité mais pas très écolo.

Comme les travailleurs nord-coréens ne sont jamais fatigués, on ne trouve pas de banc sur les quais, par contre comme ils sont toujours avides d’information, on y trouve des vitrines où ils peuvent dévorer les pages de leur quotidien favori : le Rodong Sinmun et y découvrir les dernières photos du Petit-Fils Leader.

Les rames de métro se suivent rapidement. Elles ressemblent à celles qui circulaient à Berlin (Est et Ouest) avant la réunification (peut-être un signe ?!). L’intérieur est plutôt sobre et sombre, banquettes en longueur, panneaux en formica imitation bois et l’unique décoration sont les deux petits portraits de qui l’on sait (pas moyen d’échapper à leurs sourires !)





Quant aux passagers, ils font comme si nous n’existions pas, seuls quelques gamins nous jettent quelques regards furtifs. Il faut attendre soit cette petite fille qui veut coute-que-coute toucher les cheveux blonds de l’unique fille de notre groupe soit cet homme légèrement ébréché qui tient absolument à nous céder sa place pour que quelques rires et regards plus directs soient échangés.

La station suivante, Gloire, est encore plus imposante avec ses voutes soutenues par de colonnes en marbre sculptées et enjolivées de dorures. Au plafond pendent de superbes lustres en forme de bouquets de fleurs de toutes les couleurs et les murs sont décorés de mosaïques massives représentant des parcs fleuris, le fleuve et la ville. Celle située près de la sortie montre un paysage grandiose composé de lacs, de montagnes et de fleurs sauvages.

Cinq stations plus loin, tout le monde descend, nous sommes arrivés à Triomphe. Ici, en plus de la statue dorée du Grand Leader l’Ancien déclamant derrière un pupitre, le bras tendu vers un avenir radieux, nous découvrons d’autres immenses mosaïques exaltant le travail, le socialisme et la révolution. Une représentation du Réalisme Socialiste dans toute sa splendeur… sous forme de bande dessinée géante !

Nous retrouvons la lumière du jour pour découvrir une autre fierté nationale et un autre record du monde : l’Arc de Triomphe de Pyongyang. Plus haut de plusieurs mètres mais bien moins triomphant que celui de Napoléon, ce monument, inauguré pour les soixante-dix ans du Leader Eternel en 1982, glorifie encore un peu plus (quand on veut, on peut !) ses exploits militaires au cours de la guerre d’indépendance (1925-1945). L’architecte en chef, un petit malin désirant se faire bien voir, eut même l’idée d’utiliser 25500 blocs de granite blanc, soit un bloc pour chaque jour de la vie d’un homme de soixante-dix ans.

Sur la droite, une allée bordée de statues de sportifs en pleine action conduit à l’entrée d’un autre stade. Juste à côté, une autre mosaïque gigantesque marque l’endroit où le Grand-Père Immortel fit son plus beau discours, un jour de… victoire surement ! Plus loin, au-dessus du parc qui recouvre une partie de la colline, la tour des télécommunications déploie ses antennes.

Hyun nous rappelle que c’est maintenant l’heure de faire du shopping et qu’il faut traverser le rond-point par le passage souterrain. Dans le magasin de souvenirs nous découvrons ce que le pays a à offrir à ses touristes : robes traditionnelles, costumes de Leader, tableaux, posters, statuettes de soldats, boites de thé, bouteilles d’alcool et plus étrange des boites de comprimés de Sang Royal frais apparemment très efficaces pour les personnes souffrantes de maladie du cœur (et peut-être de cœur ?!), de perte de mémoire et de… troubles radioactifs !!!

Ce n’est pas ici que nous dépenserons des fortunes, ni dans le magasin suivant d’ailleurs, une librairie proposant tous les écrits des ex-Leaders (le présent Leader n’étant pas encore un écrivain célèbre), la collection complète, en plusieurs langues, de la Pensée du Juche (doctrine stalinienne revue et corrigée par le Suprême Grand-Père lui-même) et quelques ouvrages illustrés sur l’art ou la géographie de la République populaire démocratique de Corée.

Puisqu’il nous reste encore du temps libre, Hyun nous propose d’aller visiter la place Kim Il-sung, l’équivalent nord-coréen de la place Tiananmen. Située sur la rive gauche du fleuve, elle est le cœur de la capitale, l’endroit où ont lieu toutes les grandes manifestations populaires et défilés militaires régulièrement organisés par l’état. Elle est dominée par la Bibliothèque Nationale et entourée d’autres imposants bâtiments qui abritent, on imagine, des ministères. Sur la rive d’en face, se trouve la Tour du Juche surmontée d’une flamme rouge.

La place est déserte, enfin presque car quelques enfants profitent de l’espace pour faire du patin à roulettes sous les regards bienveillants des ex-Grands Leaders. Le sol est couvert de centaines de symboles et de numéros peints de couleurs différentes qui servent de marques pour les troupes lors des défilés. Le long de l’esplanade qui longe les berges, des aires de jeux et des courts de basket et volleyball ont été aménagés. Ils sont les points de rendez-vous favoris pour les jeunes sportifs et les parents qui amènent leurs enfants s’amuser sur les manèges.

Au bord de l’eau, quelques pêcheurs surveillent leur ligne. Plus loin, une dizaine de pédalos font des ronds dans l’eau. Une partie de volley se crée à l’improviste entre quelques membres du groupe et des jeunes locaux. C’est le premier contact direct avec des Nord-Coréens depuis notre arrivée. Comme quoi le sport peut faire tomber des barrières. Bientôt quelques badauds et cyclistes s’arrêtent pour observer cette scène qui, à voir leurs regards étonnés, ne doit pas se dérouler très souvent.

La nuit commence à tomber alors que nous regagnons l’hôtel. Le repas se prend dans le troisième restaurant de l’hôtel, le plus petit mais aussi celui qui a le plus grand écran de télévision. Ça tombe bien puisque le journal télévisé vient de commencer ! Les premières vingt minutes sont consacrées aux dépôts des couronnes de fleurs au Cimetière National des Martyres de la Guerre par les pontes de l’état. C’est amusant de retrouver à la télévision les endroits que nous avons visités le matin même, d’ailleurs nous reconnaissons le buste de la Mère de Dieu. C’est également l’occasion de juger la plus belle courbette. Notre palme va aux généraux, vainqueurs haut-la-main. Les vingt minutes suivantes sont consacrées aux cérémonies identiques qui ont eu lieu dans le reste du pays. Quel dommage, nous ne verrons pas la fin car notre programme de la journée continue aussi le soir…

Ayant émis le désir d’en connaitre un peu plus sur la vie nocturne de la capitale, Hyun nous propose d’aller visiter une micro-brasserie près de la Tour du Juche. Pourquoi pas ?

On ne peut pas dire que la Rive Droite beigne sous les feux des projecteurs. Dans les rues déjà désertes les lampadaires ne diffusent qu’un semblant de lumière. Tout semble avoir été réservé pour l’illumination de la Tour du Juche et les statues géantes qui occupent les jardins au pied de la tour. Puisque nous sommes juste à côté, autant aller voir de plus près cette structure, croisement entre un obélisque et un phare. C’est aussi l’occasion d’admirer les illuminations sur la Rive Gauche (qui elle ne semble pas connaitre les mêmes restrictions).

Décidément les soixante-dix ans du Grand-Père Leader furent l’occasion de grands travaux puisqu’en plus de l’Arc de Triomphe, on lui dédia également cette tour. Haute de 150 mètres, elle est composée de blocs de granite blanc (gris maintenant) et est surmontée d’une flamme rouge qui brille dans la nuit. Comme l’architecte de cette tour voulait être aussi bien vu que l’architecte de l’Arc de Triomphe, il décidât lui aussi d’utiliser 25 500 blocs (tricheur, va !) mais il s’arrangeât à les empiler en 70 « étages » (histoire d’avoir un bon point supplémentaire !!!).

Dans les jardins, nous apercevons une dizaine de jeunes gens assis au pied des statues en train d’étudier. La présence de la tour serait-elle une source d’inspiration ? Peut-être mais le fait que ce petit parc soit le seul endroit de la capitale à ne pas subir de coupure de courant doit surement y être pour quelque chose…

Jamais nous n’aurions trouvé l’entrée de cette micro-brasserie car elle est située dans une espèce d’immeuble résidentiel au deuxième ou troisième étage et qu’aucune enseigne n’indique ce lieu de débauche.

Nous pénétrons dans une salle plongée dans une demi-pénombre, un bar en bois, des poutres en bois, des tables et des chaises en bois et les murs recouverts de panneaux en bois, on pourrait se croire dans un chalet… en bois, un soir d’après-ski, il ne manque que le feu de… bois. Seules trois tables sont occupées, l’une par un couple d’Occidentaux, les deux autres par des touristes asiatiques qui ne tardent pas à partir. Au menu : trois variétés de bière : houblon, orge-réglisse ou riz.

Pendant qu’une partie du groupe distrait les guides-accompagnateurs, les autres entament la conversation avec le couple qui s’avère être un homme d’affaires polonais résident à Pyongyang et l’ambassadrice tchèque. Evidemment, le son de cloche à propos de la situation actuelle du pays est à l’opposé de celui de nos guides, le leur est plus conforme à ce que nous savons déjà via les media non nord-coréens. Pénuries de tout (surtout en hiver), trafics en tout genre, contrôles permanents, répression… « Tout fout le camp mais il y a quand même du fric à faire. » nous assure l’homme d’affaires en guise d’étrange conclusion !?

Quant à la bière de riz ? Pas mal du tout, en prime elle m’a permis d’apprendre quelques mots de coréen très facilement… mais peut-être pas de m’en souvenir le lendemain matin !!!

Pyongyang 20 Septembre

Les matins à l’hôtel Yanggakdo se suivent et se ressemblent, seule l’heure du rendez-vous dans le lobby varie. Aujourd‘hui c’est 8 heures… à part que les deux copains Suédois ont oublié de se réveiller. Ah, le bonheur des voyages en groupe !

Hyun est inquiète, ce retard lui crée un problème car nous risquons soit de faire attendre les militaires (jamais une bonne idée) soit carrément louper la visite de la Zone Démilitarisée ou DMZ (mauvais coup pour la propagande). La DMZ est une zone tampon coupant la péninsule en deux au niveau du 38ème parallèle nord et qui est devenue après les accords d’armistice de 1953 la frontière entre les deux Corées.

La traversée du centre-ville et des banlieues au sud se fait rapidement. Nous passons sans nous arrêter à proximité du monument de la Réunification, une espèce d’arche en pierre symbolisé par deux femmes tenant un globe puis retrouvons l’autoroute du sud aussi déserte et aussi pleine de nids de poule que celle que nous avons empruntée pour aller à Nampho.



Le temps est doux mais devient de plus en plus nuageux à mesure que nous descendons vers le sud. L’autoroute traverse un paysage de champs puis de montagnes et de vallées que parcourent des rivières plus ou moins larges. Les champs paraissent être prêts pour la moisson mais restent désespérément vides d’activité. Ici et là, nous n’apercevons très brièvement que quelques groupes de paysans une serpe à la main, aucun tracteur, aucune charrette. Les villages que nous discernons parfois au loin ressemblent, en moins pimpant, à ceux remarqués deux jours plus tôt. Dans les pâtures même le bétail est absent. En fait pendant tout le trajet jusqu’à Kaesong (situé à environ150 kilomètres de Pyongyang) nous ne voyons qu’à deux reprises une dizaine de chèvres et quelques bœufs.

A mi-chemin, arrêt au restoroute ! On s’y croirait presque en voyant cet édifice en béton qui enjambe la Reunification Highway. Hélas pas de cafeteria avec vue panoramique sur l’autoroute, seulement des toilettes malodorantes qui fuient. Tant pis pour les malheureux qui n’auraient pas pris une bonne bouffée d’air avant d’ouvrir la porte. Sur le petit parking, deux jeunes femmes ont dressé des tréteaux remplis de babioles, de pommes, de sachets de poissons séchés, de canettes, de paquets de cigarettes et de bouteilles d’alcool et tiennent fermement le thermos d’eau chaude. Ici la tasse de Nescafé coute le même prix que le bol de noodles importées directement de Chine : 1€

A gauche, les sommets des montagnes se perdent dans les nuages gris, à droite les anciens méandres d’une rivière disparaissent sous une immense retenue d’eau créée par un barrage. Encore quelques tunnels et voilà la ville de Kaesong entourée par une chaine de montagnes. Plus loin, Monsieur Ho me montre les toits des usines et des hangars de la zone industrielle (actuellement fermée) créée avec des capitaux sud-coréens pour utiliser la main-d’œuvre nord-coréenne tellement bon marché. « On y fabrique de tout, pièces détachées, vêtements, chaussures, produits alimentaires et de très bonne qualité. » m’affirme-t-il. Ce qu’il n’ajoute pas est le fait que cette récente fermeture entraine un véritable marasme économique pour la région et le pays.

Les choses sérieuses commencent car nous sommes sur le point d’arriver au premier contrôle de la zone démilitarisée marquée par une arche en béton, un slogan et un panneau nous indiquant que Séoul n’est qu’à 70 kilomètres !

Tout le monde descend sous les regards vigilants des sentinelles armées et se réfugie dans un bâtiment qui fait office de… magasin de souvenirs !? On y trouve absolument les mêmes choses que la veille, seul l’éventail des thés et boissons au ginseng est plus large et peut-être aussi celui des casquettes proclamant « Korea is One », détail quelque peu saugrenu alors que nous sommes justement sur la ligne qui la divise en deux !

Hyun peut souffler car ce n’est pas son groupe qui est en retard mais un autre plus important qui finit par débarquer une demi-heure plus tard. Nous reconnaissons quelques têtes aperçues soit à l’aéroport soit pendant la visite du mausolée.

Nous suivons le gradé dans la pièce suivante et nous nous plaçons en demi-cercle devant la grande carte schématique qui détaille la frontière et les installations des deux côtés de la frontière. L’homme à la casquette, un capitaine ou un major quand même, prend sa longue règle et pointe plusieurs symboles et lignes en expliquant le pourquoi du parce que et énumère les choses à faire et à ne pas faire. Ses propos sont traduits par Hyun et il en ressort que pour notre protection nous serons escortés par ses collègues, que nous devrons suivre les chemins balisés car nous pourrions marcher sur une mine, qu’il n’est pas conseillé de faire des gestes brusques ni de courir et que nous avons vraiment de la chance d’être du bon côté de la ligne, Vive l’Armée Populaire. « Des questions ? Tout le monde dehors, en file indienne. » traduit Hyun.

Nous passons donc un par un dans un passage dans le mur en béton sous les regards cette fois inquisiteurs des soldats et remontons dans nos bus respectifs qui attendent déjà de l’autre côté. Nous roulons une paire de kilomètres sur une petite route qui traverse des champs et des marécages avant de redescendre pour visiter les bâtiments où ont été signés les accords d’armistice et qui font office maintenant de musée.

Dans la première salle, on découvre plusieurs tables et des chaises ?! « Tout a été laissé tel quel. » insiste le capitaine/major après avoir détaillé les difficiles négociations. Nous passons ensuite dans le bâtiment suivant, bien plus grand puisqu’il a servi aux cérémonies officielles. « Ce bâtiment a été construit en quelques jours par les soldats de l’armée populaire victorieuse, sous l’ordre de l’Eternel Leader. » précise le gradé. Sur les murs sont accrochés des photos d’époque montrant les acteurs principaux, des copies des documents signés et quelques scènes de guerre et de destruction. Au centre, une grande table sur laquelle reposent les documents officiels et drapeaux des délégations protégés par des boites en verre.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, un petit retour en arrière n’est pas inutile et révèle quelques surprises. Tout commence donc en 1910, année de l’annexion de la Corée par le Japon. L’occupation cruelle et impitoyable donne lieu à des soulèvements populaires qui sont rapidement et durement réprimés. Massacres, expulsions et exil mais aussi résistance et création de comités populaires qui combattent l’occupant dans l’ensemble de la péninsule.

La première surprise donc est d’apprendre que l’idée d’une division de la Corée remonte à la conférence de Yalta de 1945, quand Américains et Soviétiques s’accordent pour occuper militairement et conjointement (et de manière provisoire) la Corée une fois la victoire sur les forces d’occupation japonaise acquise. Les Américains proposent comme limite le 38éme parallèle. Deuxième surprise, ce sont les Russes qui arrivent les premiers en Corée (Aout 1945) avec dans les rangs de l’Armée Rouge… le Grand-Père ! Les Américains débarquent en Septembre, après la capitulation japonaise et le départ des troupes japonaises.

S’ensuit une période d��instabilité et l’émergence de nombreuses factions politiques aussi bien communistes que nationalistes conservateurs supportées par chacune des deux forces occupantes. Les déchirements internes et l’occupation conjointe accentuent la division malgré la promesse d’élections communes sous l’égide des Nations Unies.

Au nord, l’Union Soviétique, considérant l’Organisation Nations Unies comme étant pro-occidentale (la Chine est, à cette époque, représentée par les nationalistes de Chiang Kai-shek) bloque l’entrée de la Commission de l’ONU chargée de superviser les élections générales. Le soutien de Moscou permet au Grand-Père de prendre le pouvoir qui s’empresse de prendre deux mesures populaires : la mise en œuvre d’une réforme agraire et l’épuration de l’ancienne administration coloniale.

Au sud, les Etats Unis refusent de reconnaitre les comités populaires qui représentent au niveau local le Comité pour la préparation de l’indépendance issu de la Résistance, et soutiennent une coalition conservatrice menée par Syngman Rhee et rassemblant nationalistes, propriétaires fonciers, hommes d’affaires et anciens collaborateurs de l’appareil colonial.

Chacun des deux camps met donc en place son homme fort que des élections, organisées séparément, permettent de légitimer. En Aout 1948, les élections au sud donnent naissance à la République de Corée, celles au nord, organisées le mois suivant, à la République Populaire Démocratique de Corée. L’épuration des opposants peut commencer et ce des deux côtés, entrainant ainsi d’importants mouvements de population de chaque côté de la frontière. En 1949, les forces d’occupation se retirent complètement au nord… mais partiellement au sud.

Les incidents de frontière sont permanents. Le 25 Juin 1950, Grand-Père ne tenant plus lance ses troupes vers le sud. Leur progression est rapide, en quelques semaines elles ont envahi la quasi-totalité de la péninsule. En Septembre 1950, les Etats-Unis, contraints d’agir, sollicitent l’intervention des Nations Unies. Les débarquements à Pusan et à Inchon permettent de repousser l’armée nord-coréenne pratiquement jusqu’à la frontière chinoise. En Novembre 1950, c’est l’armée chinoise qui entre en scène, elle lance une contre-offensive et repousse, en Janvier 1951, les forces de l’ONU bien en dessous du 38ème parallèle. Pendant les deux années qui suivent les offensives sont suivies de contre-offensives, toutes aussi meurtrières les unes que les autres, enfin le front se stabilise au niveau de la frontière initiale.

Le 25 Juillet 1953, après plus de trois millions de morts, l’armistice est signé à Panmunjeon, un petit village situé près de la ligne de front, plus précisément dans les bâtiments que nous sommes en train de visiter.

La frontière actuelle correspond à la ligne de cessez-le-feu fixée au moment de la signature de l’armistice. Les accords stipulent également que les troupes doivent se retirer de deux kilomètres de part et d’autre de la ligne, créant ainsi une zone démilitarisée longue de 240 kilomètres et large de… 4 kilomètres. Les accords détaillent également combien de soldats peuvent patrouiller dans la DMZ ainsi que le type d’armement autorisé. Mais ceci n’empêche pas les nombreux incidents de frontière de se produire d’ailleurs plus de cinq cents soldats sud-coréens (surement davantage au nord mais ça c’est secret-défense !) et une cinquante de soldats américains sont morts depuis la fin des hostilités. Le plus récent ne remonte qu’à quatre jours quand un homme fut abattu par des soldats sud-coréens alors qu’il tentait de gagner à la nage la rive nord-coréenne près de Paju.

Parmi les incidents les plus importants on trouve la découverte de tunnels nord-coréens et aussi celui appelé « Incident de la hache » qui se déroule en 1976. Huyn me promet de raconter la suite sur le chemin du retour, car il faut y aller… notre capitaine/major s’impatiente.

Troisième surprise, il existe deux villages dans la DMZ, Kijong-dong Tae au nord et Sung Dong au sud. Des fenêtres du minibus nous apercevons, au-delà des champs, les toits bleus des maisons et des petits immeubles de Kijong-dong Tae. Bizarrement ce village serait parait-il inhabité, les bâtiments que nous voyons ne seraient que des coquilles vides !? Nous apercevons également (pas facile de l’ignorer), juste à côté du village, un immense mat en haut duquel flotte le drapeau nord-coréen. Erigé dans les années quatre-vingts, ce mat de 160 mètres (oui, un record mondial à l’époque !) fut la réponse à celui érigé quelques temps plus tôt par les Sud-Coréens (le leur ne fait que 98 mètres).

Bien, cette fois nous arrivons au cœur du cœur de la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area), l’endroit où ont eu lieu toutes les négociations depuis 1953 et qui consiste en un ensemble de bâtiments divers de part et d’autre de la Ligne de Démarcation Militaire.

Sur le parking, réalignement par rangée de quatre puis en avant au pas cadencé sur le sentier qui mène jusqu’aux marches du Panmungak, un édifice de trois étages qui fait face à la Freedom House située juste en face. Au centre, six bâtiments bas, parfaitement alignés sur la Ligne de Démarcation Militaire, sont gardés par des soldats nord-coréens (les soldats sud-coréens restent invisibles). Notre bon militaire nous propose d’aller admirer la vue de la terrasse du troisième étage.

Voilà donc le Rideau de Bambou. Bien moins angoissant que le Mur de Berlin mais tout aussi impressionnant et surement tout aussi efficace ! Aucune activité de l’autre côté, pas même une âme qui vive ! L’unique animation vient des sentinelles nord-coréennes qui font quelques relèves de garde, histoire de chasser leur ennui.

Bref rien à signaler au sud ! En fait, à part le mat sud-coréen, une tourelle d’observation déguisée en pagode et quelques arbres, nous ne voyons pas grand-chose du reste de la péninsule.



La frontière semble si facile à franchir. C’est surement ce qu’a dû penser ce touriste russe quand il est venu en visite officielle en Novembre 1984 et qu’il a décidé de courir vers le sud en criant qu’il demandait l’asile politique. S’ensuit un échange de coups de feu. Résultat trois soldats nord-coréens et un soldat sud-coréen furent tués mais le transfuge réussît son coup !

Heureusement, rien de tel aujourd’hui et nous pouvons regagner le bus tranquillement. Les militaires sont maintenant souriants et nous font des grands signes d’au revoir. Ils sont surement soulagés de nous voir partir et de retourner à leur tranquillité. En plus il semblerait que la récolte des cigarettes auprès des touristes qui tenaient à se faire prendre en photo en leur compagnie a été bonne.

Dernière surprise, la DMZ est devenu au fil des années et malgré ses champs de mines et ses barrières de barbelés, la réserve naturelle la mieux préservée au monde (un record indirect cette fois !). Elle est maintenant un refuge pour plusieurs espèces animales en voie de disparition et l’on parle même de la mettre sur la liste des Sites du Patrimoine Mondial… ou même de la transformer en Parc de la Paix ?!

Il ne nous reste plus qu’à prendre le chemin du retour jusqu’à Kaesong où nous prenons un autre déjeuner copieux caché sous une douzaine de petites cloches.

Il ne reste pas grand-chose de l’ancienne capitale du Royaume de Corée, ici aussi la guerre a fait des ravages. On n’y trouve pas non plus les splendides et grandioses avenues à la Pyongyang mais plutôt des rues bordées d’immeubles décrépis, des terrains vagues et une petite rivière qui ne respire pas la santé.

Après le repas, nous allons visiter le marchand officiel de cartes postales et de timbres. Nous visitons également l��ensemble d’anciens temples transformés en centre d’éducation, annexe de l’université locale. Il existe donc quelques vestiges de l’ancien régime… mais point de statues des bouddhas.

Il est temps de reprendre la route. Pendant le trajet, Huyn expose sa version du fameux incident de la hache, un incident tout bête mais qui faillit dégénérer en une guerre totale entre les deux pays.

Tout commence donc le 18 Aout 1976, (une période où, à la suite de tentatives de kidnapping et d’accrochages divers, la tension sur la frontière est extrême) quand un groupe de soldats américains et sud-coréens décide de couper les branches d’un arbre qui cache la ligne de mire de l’un de leurs postes d’observation. L’opération devait se dérouler la semaine précédente en présence de soldats nord-coréens mais pour cause de pluie elle fut annulée. Le 18 donc, l’opération d’élagage commence mais est vite interrompue par l’arrivée d’un groupe de soldats nord-coréens. Le Capitaine Pak de la glorieuse armée populaire démocrate demande au Capitaine Bonifas de l’armée impérialiste d’arrêter immédiatement mais Bonifas fait la sourde oreille. Pak fait demander du renfort puis redemande à Bonifas d’arrêter. Bonifas ordonne de continuer l’élagage, ce qui a le don d’énerver un peu plus Pak qui finit par ordonner l’attaque. Massacre à la hache ou courageuse bataille (selon le camp) qui se termine par la mort de deux officiers américains.

Le Grand-Père dénonce l’agression impérialiste et obtient le soutien des nations non-alignées, Ford et ses conseillers décident de monter une opération de grande envergure pour aller couper l’arbre et le président sud-coréen Park Chung-hee préfère temporiser.

Trois jours plus tard, alerte maximale et mobilisation générale. Celle-ci implique des centaines de troupiers, des hélicoptères, des B52 et même le porte-avions Midway ! Les Américains armés de tronçonneuses coupent l’arbre sous les regards incrédules des Nord-Coréens alors que les hélicoptères tournoient au-dessus de la DMZ. Quarante-deux minutes plus, les Américains et Sud-Coréens remballent sans qu’un coup de feu ait été tiré… On n’ose pas imaginer les conséquences si le Grand-Père avait réagi. En tout cas depuis cet incident, les deux parties se sont accordées à ne plus traverser la ligne de démarcation.

Après la pause Nescafé au resto-route toujours aussi peu fréquenté, c’est Monsieur Ho qui vient me faire la causette. En plus de nos discrètes transactions monétaires (€10 contre des Wongs souvenirs), nous bavardons de chose et d’autre, de nos vies respectives et de nos familles. Ainsi j’apprends que son métier de traducteur lui a permis d’accompagner des délégations en Chine, en Russie, en Roumanie, en Allemagne de l’Est et même en Côte d’Ivoire et en Haute-Volta (ce qui m’indique que ses voyages ne sont pas récents, puisque la Haute-Volta s’appelle le Burkina Fasso depuis 1984!) et qu’il aimerait bien visiter d’autres endroits mais qu’hélas depuis la chute du Socialisme, le choix des destinations se réduit. Il m’apprend également qu’il est veuf, sa femme est morte d’un cancer et ce malgré la qualité de la médecine traditionnelle mise en place en Corée du Nord (?!), que son jeune fils rêve de devenir ingénieur car il adore les ordinateurs, qu’il habite près du centre de Pyongynag, qu’il travaille beaucoup avec les touristes chinois et déplore le peu de touristes français qui visitent la Corée du Nord, mais heureusement il y a toujours quelques touristes suisses pour lui permettre de parler français. Puis viennent ses questions l’Australie (qu’il ne semble pas connaitre du tout), la vie que je mène là-bas et sur les possibilités d’y émigrer. Au travers cette longue conversation, je me rends rapidement compte qu’il n’est pas dupe ni complètement « brainwashed » mais plutôt résigné. Sa situation de traducteur le place plutôt bien dans l’échelle sociale, l’accès aux devises étrangères lui permet ainsi qu’à sa famille un certain confort et le contact avec l’étranger et les étrangers lui apportent une fenêtre sur l’extérieur que la majorité de ses concitoyens n’ont pas. Pour autant il ne semble pas être envieux de la vie occidentale car « ici tout est gratuit et personne ne paie d’impôts » ajoute-t-il. Son modèle, peut-être parce qu’il y va plus souvent, reste la Chine « Communiste et moderne. ». Quant à la réunification, il y croit, « L’important ce n’est pas le modèle économique mais la culture commune. ».

Peut-être, mais à observer la réunification allemande, on a compris que c’est bien le premier qui influence la seconde… au grand désespoir des Allemands de l’Est !

Mais voilà déjà les boulevards de la capitale. Nous arrivons devant le Palais des Enfants. « Vite vite, il faut se dépêcher car la représentation des enfants talentueux a déjà commencé. » nous dit Hyun en accélérant le mouvement. Dans le noir, nous nous installons dans de confortables fauteuils le plus discrètement possible. L’audience composée de touristes et d’écoliers semble être hypnotisée par ce spectacle préparé par les enfants, définitivement talentueux. Les numéros sont courts, variés, plaisants, amusants et parfois même époustouflants et se succèdent rapidement sans interruption. Musiciens, acrobates, danseurs, chanteurs, tous ont du répéter des centaines de fois pour arriver à un tel niveau de professionnalisme. Chaque geste, chaque mimique, chaque pas a été minutieusement étudié, il en résulte un manque de spontanéité mais le talent de ces p’tits bout’choux est tout simplement extraordinaire.

L’un de nos Suédois, devant maintenant passer un coup de fil mystérieux et urgentissime à son ambassade, nous voilà de nouveau à faire la tournée des grands hôtels de la capitale (heureusement peu nombreux), car ce sont les seuls endroits susceptibles d’avoir des téléphones publics. Pour le reste du groupe c’est l’occasion de visiter d’autres avenues grandioses et d’autres lobbies d’hôtel. Pas vraiment passionnant mais cette tournée nous permet de voir l’équipe nationale de football chinoise revenir de l’entrainement. Evidemment ce n’est pas l’équipe d’Espagne mais bon, on a les stars que l’on peut !

Et voilà maintenant notre jeune danois qui propose d’aller manger une pizza !? En effet, il a lu dans un guide que le Père Leader avait développé un gout prononcé pour les pizze, à tel point qu’il fit venir un pizzaiolo pour qu’il apprenne à ses chefs comment faire les meilleures pizze (… au monde ?!). Depuis les pizzerias sont devenues des endroits populaires à Pyongyang. Surprise et flattée devant tant de connaissance sur les gouts du Père Leader, Hyun chamboule le programme et nous voilà en route pour la plus célèbre pizzeria de la capitale.

Au-dessus de la porte, un néon rouge et vert nous annonce la couleur. A l’intérieur, un bar, une mini-scène de karaoké, quelques tables sur deux niveaux et une partie cuisine ouverte sur la salle et où s’activent deux élégantes jeunes filles devant les fours à bois.

La chanteuse reprend quelques vieux tubes européens, l’écran de TV diffuse le programme de Noel (que nous connaissons déjà !), deux tablées d’Allemands s’empiffrent et trinquent, dans un coin deux jeunes couples locaux (et friqués !) s’aiment (apparemment) pendant qu’au bar trois mecs vident des bières en matant la chanteuse. Notre Suédois se rachète en nous offrant une bouteille de Chianti (moins chère que six expressos !). Pour ce qui est des pizze : deliziose. Un bon point pour le Père Leader.

Après cet intermezzo impromptu nous reprenons le programme prévu. Puisque nous en sommes déjà à notre dernière soirée, le programme consiste en un diner d’adieu dans le restaurant coréen où est servi le plus copieux hot pot… Décidemment, on les aime les hot pots dans ce pays !

Mais c’est vrai que celui-ci est vraiment exceptionnel, c’est la version Deluxe. En plus il est servi avec une espèce de saké (pas rancuniers ces Nord-Coreens !) et accompagné de la bouteille de Chianti ramenée de la pizzeria !? Et pour la première fois nos guides s’attablent avec nous. Savoureux dernier repas et chaleureux moment aux parfums de fin d’aventure. En effet, nos compagnons de voyage reprendront l’avion pour Pékin demain matin tôt alors que nous prendrons le train en fin de matinée.

Tous, sommes d’accord pour dire que l’« aventure » valait la peine même si elle a été appréciée à des degrés différents. Contrairement à nous, nos cinq Scandinaves, n’ayant pas eu l’occasion de connaitre d’autres pays communistes, n’apprécient peut-être pas les différences que nous avons remarquées tout à long de ce séjour par rapport à l’Europe de l’Est des années quatre-vingts par exemple.

Bon voyage et qui sait à la revoyure !

Pyongyang 21 Septembre

Ce matin, pas la peine de se presser puisque notre train ne part pas avant dix heures trente. Aujourd’hui les ascenseurs sont en forme et obéissants, idem pour le toaster et puisque nous sommes les derniers dans le restaurant panoramique nous ne devons même pas partager la bouilloire.

Brève attente dans le lobby désert. Huyn et Mr Ho reviennent de l’aéroport où ils ont déposé, comme prévu, nos ex-compagnons de voyage. Il ne nous reste plus qu’à monter dans notre minibus et à filer vers la gare toute proche. En route, les passagers des bus surchargés lancent des regards envieux sur les sièges vides du minibus.

Nos guides nous évitent la cohue qui règne autour de la gare et nous poussent dans la salle d’attente des invités de marque. Les gros fauteuils sont couverts de napperons en dentelle semblent être aussi anciens que la gare (rebâtie vers la fin des années cinquante). En tout cas ils sont confortables. Mr Ho revient avec nos billets tamponnés, nous pouvons donc passer la porte qui mène au quai incroyablement large. Le train est déjà là et la locomotive arrive doucement. Les vieux wagons verts nord-coréens sont réservés aux locaux, les deux autres, plus récents sont chinois et réservés aux quelques étrangers qui font le voyage jusqu’à Dandong ou Pékin.

Notre compartiment, qui comprend quatre couchettes est rempli de valises ! Pas de panique, ce sont seulement nos voisins (des Chinois-Coréens ou des Coréens Chinois de retour à la maison) qui se sont trompés de compartiment. Dernier au-revoir à nos charmants et attachants guides qui nous remercient d’être venus en Corée du Nord. Photo souvenir avant de monter dans le train.

Coups de sifflet, fermeture des portes et installation dans notre compartiment maintenant vide. Nous le partageons avec un officiel nord-coréen qui, dès que le train démarre, quitte son costume pour se mettre en pyjama et part rejoindre ses collègues dans le compartiment d’à côté, et un homme d’affaires chinois en train de tester la gamme de sonneries disponibles sur son portable. Super !

Par la fenêtre, nous regardons défiler les banlieues de la capitale qui ne tardent pas à laisser place aux étendues de champs. Un ciel bien gris annonce la pluie. Plus tard une jeune fille prend la commande du déjeuner, menu unique. Elle est suivie du contrôleur qui distribue une flopée de formulaires de douane en chinois et en coréen (?!).

Les bas-côtés le long de la voie de chemin de fer sont couverts de magnifiques fleurs jaunes et mauves, agréables touches de couleurs qui tranchent avec la grisaille environnante. L’allure pépère et le roulis régulier sont propices à l’endormissement mais les arrêts en gare, assez fréquents, sont autant de sursauts. Les gares se ressemblent toutes : bâtiments rectangulaires blanchis surmontés des portraits des deux poster-boys nationaux et entourés petits jardinets ornés de pots de fleurs. Sur les voies de garage quelques wagons anciens sont laissés à l’abandon, ailleurs c’est une locomotive emboutie qui rouille en paix.

Les paysages sont heureusement plus variés. Coté compartiment ce sont des champs encadrés de collines encore boisées au sommet, des plaines parsemées de petits villages entourés de haies ou de murs, des bocages parcourus par de larges rivières et bientôt remplacés par des marécages qui s’étendent jusqu’à la côte. Coté couloir, ce sont des petites montagnes qui viennent trempés leurs orteils dans la longue plaine côtière. C’est aussi le coté le plus animé puisqu’une route longe la voie ferrée et c’est également de ce côté que se situent les petites villes, les grosses bourgades et quelques usines.

L’architecture varie à mesure que l’on se dirige vers le nord. Les maisons basses, style fermettes tout en longueur, aux toits couverts de tuiles grises et aux murs plus ou moins blancs des villages sont remplacées par une version plus coquette à mi-chemin puis disparaissent complètement pour laisser place aux enfilades de petits immeubles en béton de trois ou quatre étages laissés à des stades de finition très variables.

La jeune fille revient à l’heure prévue avec un sac plastique contenant des barquettes de riz, de viande et de légumes, une bouteille d’eau et des baguettes. Pas vraiment appétissant mais pourtant très bon… surtout si l’on aime rogner les os !

La promenade digestive ne nous mène pas très loin. Les wagons locaux, longs dortoirs collectifs baignés dans un mélange d’arômes indéfinissables mais tirant vers le répulsif, n’incitent vraiment pas à la visite. Jeux, discussion et lecture meublent le reste du voyage.

Le soleil et le ciel bleu reviennent et illuminent le vaste tapis jaune des rizières qui a fini par remplacer les marécages. Notre compagnon de compartiment pointe au loin les montants d’un immense pont en construction et marmonne « Dandong ». Il s’agit du nouveau pont qui, une fois terminé, reliera la Chine à la Corée du Nord. Nous approchons donc de la frontière et de la ville de Sinuiji dont nous apercevons déjà les premières banlieues décrépies et les usines.

Au-delà des rizières émergent la ville de Dandong et sa multitude de buildings modernes. Le contraste entre les deux rives de la rivière Yalou qui sépare les deux pays est saisissant. Le train finit par s’arrêter complètement. Les passagers des autres wagons envahissent les quais puis disparaissent vers les passerelles. Le personnel militaire fait des va-et-vient puis se décide à monter dans le train pour inspecter les bagages et embarquer les passeports.

Surprise, le douanier qui examine nos valises parle français et se sent d’humeur bavarde ! Evidemment le fait que deux frères puissent avoir des passeports de différentes nationalités le surprend un peu mais pas autant que les paquets de Gauloises Made in Germany recouverts de messages de santé en russe ! Les quelques paquets que nous lui proposons partent discrètement au fond de sa poche, ils ont un effet magique car ils accélèrent la fouille et nous évitent une inspection plus approfondie des appareils photos alors que dans le compartiment d’à côté les seuls mots prononcés par leur douanier sont « Delete photo, delete photo. »

L’attente est longue et l’unique distraction consiste à regarder ces pauvres terrassiers (et terrassières !) sans pelles, ni gants en train de mettre des cailloux sur des chiffons et de les balancer sur les remblais. Deux heures plus tard, premiers signes de mouvements dû au changement de locomotive et de voie. Les douaniers distribuent les passeports au petit bonheur la chance et Luc se retrouve avec le passeport néo-zélandais de l’un des occupants du compartiment du fond !?

Le soleil est sur le point de se coucher alors que nous franchissons le pont de l’amitié sino-coréenne édifié vers la fin des années trente… par les Japonais. L’autre pont, construit vers 1910, fut en partie détruit par les Américains au début de la guerre de Corée et n’a jamais été reconstruit. Je ne sais pas si l’on y danse dessus mais, à voir le nombre de touristes, on s’y promène. Ce ‘pont cassé’ est devenu l’attraction touristique de Dandong car il offre une vue encore plus proche de la Corée du Nord.

Ce passage entre ces deux rives ou plutôt entre ces deux mondes n’est pas sans rappeler le contraste qui existait entre les deux Berlin dans les années quatre-vingts. D’un côté la désolation triste et sombre, de l’autre une orgie de néons, une débauche de richesse et de modernité. Quel extraordinaire contraste.



Quelques minutes plus tard le train s’arrête dans la gare ultra moderne de Dandong. Nouveaux formulaires à remplir et autre défilé de douaniers, ceux-là sont moins sympas mais bien plus efficaces. Nouvelle longue attente, d’autres wagons sont rattachés au notre, reste à trouver la locomotive. Notre compagnon de compartiment nous quitte une fois son passeport tamponné.

Je retrouve le cérémonial des contrôleurs chinois qui se mettent au garde-à-vous devant chaque porte du train et du chef de gare qui salue tout ce qui bouge et lance des coups de sifflet dans toutes les directions. Le train s’ébranle lentement et passe en revue les immeubles illuminés par de savants effets de lumières.

Nous partons à la recherche du wagon-restaurant. Pas une mince affaire car il faut remonter seize wagons archipleins de Chinois qui ont envahis les étroits couloirs déjà encombrés par une multitude de paquets ficelés. Certains assis sur les strapontins préparent le repas du soir, d’autres regardent des films sur leur écran portable, jouent au ma-jong ou encore discutent. Les pauvres contrôleurs que nous croisons ont déjà l’air épuisé. Miracle voilà enfin le wagon restaurant… lui aussi archiplein !

Un Canadien, apparemment habitué des us et coutumes locales, nous apprend qu’il y a un menu unique et qu’il faut attendre une heure. L’important est de trouver une place assise à l’une des tables. La chance est avec nous, une se libère devant nous et il suffit parfois d’ ‘oublier’ quelques règles de politesse… La commande est passée reste à attendre les plats… en compagnie de deux armoires à glace tchèques.

Les plats arrivent au compte-gouttes, poisson, légumes puis un quart d’heure plus tard, poulet, pates puis après un autre quart d’heure porc, d’autres légumes et enfin le riz. Les deux Tchèques ayant perdu patience après le premier plat n’auront gouté qu’au poisson (partagé en quatre) et qu’aux haricots ! Jamais nous n’avons mangé autant pour si peu !

Nous ne risquons pas de nous perdre puisque nous sommes dans le wagon de queue. L’officiel nord-coréen brièvement aperçu ce matin au départ à regagner sa couchette et ronfle déjà. Nous n’allons pas tarder à l’imiter.

Entre Shenyang et Tianjin 22 Septembre

Une chape grise recouvre l’éternel chantier qu’est devenue la Chine. Des grappes de tours d’immeubles connectées par d’immenses avenues envahissent lentement mais surement les rizières et les champs et remplacent inexorablement les vieux villages. Il pourrait être n’importe quelle heure mais il est déjà 7h et nous devrions arriver à Pékin vers 9h30. Si le train K28 (Dandong-Pékin) n’est pas le plus rapide (14 heures pour 1132 km), ses couchettes sont au moins très confortables.

A l’heure pile nous entrons en gare de Pékin. Il y règne une atmosphère similaire à celle de la gare de Lyon un jour de grand départ multiplié par dix, allez x 3 car c’est Dimanche ! Nous suivons la foule vers la sortie et nous nous retrouvons sur le vaste parvis. Les queues aux stations de taxi sont interminables. C’est un handicapé et son tuk-tuk qui sauve la situation. Certes le prix de la course, vu l’inconfort et la courte distance est phénoménal mais il y a des sacrifices qu’il faut savoir faire… Coincé la valise sur les genoux tout en aspirant les gaz des pots d’échappement, je l’entends déjà en train de se vanter à la pause devant ses collègues : « Vous savez pas les mecs, ce matin j’ai comme gagné le Lotto avec ces deux rigolos, ils avaient même un air de ressemblance ! Et même que quand ils ont sorti leurs Euros, j’les ai en plus entubé avec le taux de change. Des bleus qu’y z’étaient. Pas besoin de bosser demain, tranquillou ».

Heureux d’avoir accompli notre BA (bonne action pour les non-Scouts !) de la journée auprès de ce brave monsieur, nous découvrons notre chambre luxueuse louée au rabais quelques jours plus tôt sur Internet (comme quoi ce que l’on gagne ici on le perd là et vice-versa…).

Quelques heures plus tard, nous prenons un taxi (un vrai) pour aller visiter le Temple du Ciel, un monument incontournable de Pékin situé au milieu d’un grand parc. Un petit coup d’autoroute urbaine et nous débarquons vingt minutes plus tard devant la porte sud et rejoignons les nombreux groupes de touristes venus de toutes les provinces de Chine et de Xio-Navarre et arborant des casquettes de toutes les couleurs.

Une lecture des panneaux d’information nous apprend que l’ensemble date du tout début du XVème siècle et comporte des ajouts datant du XVIème siècle. Ce complexe est le lieu où les Empereurs des dynasties Ming et Qing, qui en tant qu’intermédiaires entre l’humanité et le royaume céleste, offraient des sacrifices au ciel et priaient pour l’obtention de moissons exceptionnelles. Son organisation est liée à la cosmologie chinoise dont l'équilibre reposait sur l'Empereur et son respect des rites. La disposition des différents édifices ainsi que leur forme et leur couleur reprend la thématique du Ciel (bâtiments ronds avec des tuiles bleues) et de la Terre (enceintes carrées et tuiles vertes)

Nous suivons l’allée principale qui mène à l’Autel Circulaire édifié en 1530 puis reconstruit en 1740. Passé le mur d’enceinte carré, nous découvrons une étendue herbeuse et au centre l’autel rond composé de trois terrasses culminant au centre dans une représentation symbolique du chiffre 9. Le chiffre 9 et ses multiples ayant une importante valeur symbolique, il y a donc 9 cercles concentriques qui radient de la pierre centrale, le premier cercle comprend 9 pierres et le dernier 81 (9x9) pierres taillées au millimètre près (qu’ils ont dû bien s’amuser les tailleurs !). Idem pour les marches, toujours par groupes de 9. Quant à la balustrade qui entoure la terrasse, elle comprend 360 balustres en marbre.

Curieusement de nombreux vieux touristes chinois font la queue pour se mettre quelques secondes sur la pierre centrale et une fois dessus claquer des mains ?! Superstition, vœu ? Une explication est donnée par un écriteau : ‘Lorsqu'on se tient sur cette pierre centrale, le bruit que l'on fait en tapant des mains ou en parlant est amplifié’.

Un peu plus loin nous pénétrons dans une autre enceinte ronde (la Voûte Céleste Impériale) qui comprend un pavillon en forme de rotonde construit sur un tertre en marbre et surmonté d’un toit conique et deux autres édifices rectangulaires abritant des tablettes et des peintures. Celui de gauche est dédié au Yang (divinité du soleil) celui à droite au Yin (divinité de la Lune). C’est beau la culture quand même ! Ici aussi il existe une curiosité sonore mais vu la foule qui se bouscule nous ne risquerons pas de l’entendre ! Parait-il donc qu’il existe trois dalles sonores : ‘Si l’on tape des mains devant la première dalle, on obtient un simple écho, si l’on refait l’expérience devant la deuxième, l’écho est double et triple devant la troisième’. Il faudra revenir la nuit pour tenter l’expérience !!!

Il est temps de faire une pause et de s’éloigner un peu de la foule. Ce n’est pas l’espace qui manque (le parc fait plus de 270 hectares !) ni les endroits paisibles sous les pins-cyprès (il n’y a que ça et par milliers !). C’est aussi l’occasion d’observer les Pékinois en train de pratiquer le Taichi et le Qigong (variantes de gymnastique traditionnelle chinoise) ou encore d’admirer ces danseurs qui font tournoyer des longs rubans et d’écouter ces musiciens jouer de leurs anciens instruments (tant qu’ils ne chantent pas c’est tout bon !).

Nous poursuivons la visite-balade en empruntant le Pont Danbi, une espèce de promenade surélevée de 360 mètres de long et presque 30 de large, composé de deux parties différentes, l’une pour les Empereurs, l’autre pour les Princes et autres dignitaires. Il relie le temple la Voute Céleste Impériale au Temple des prières pour de bonnes moissons et est aussi appelé la Voie Sacrée normal puisqu’il est censé nous emmener au Paradis. Peut-être est-ce pour cela qu’il a la particularité d’avoir son extrémité au nord légèrement plus haute que celle au sud ?

Une fois franchie l’enceinte marquée par une magnifique porte située en haut de quelques marches usées et glissantes, nous pénétrons dans une cour dominée par un somptueux bâtiment posé sur trois terrasses en marbre superposées. Le temple, haut de 38 mètres et d’un diamètre de 30 mètres, entièrement en bois (et sans un seul clou parait-il !) est surmonté de trois toits ronds en tuiles bleues. La rotonde qui s’élève devant nous a été reconstruite (en 1889) à l’identique de l’originale (édifiée en 1420).

A l'extérieur, au milieu de l’escalier, trois pierres représentent les nuages, le phœnix et le dragon. A l'intérieur, quatre grosses colonnes symbolisent les quatre saisons au centre, puis douze colonnes symbolisent les douze mois de l'année et encore douze autres les divisions d'une journée. Enfin, les 28 dernières représentent les 28 constellations.

Juste à l’est, se trouve le Temple du Jeûne qui comme son nom l’indique était le lieu où l’Empereur et ses ministres jeûnaient pendant trois jours avant chaque cérémonie. Il sert maintenant de salle d’exposition retraçant la récente restauration du temple (pour les J.O. de 2008).

Nous apprenons également que les dernières cérémonies sacrificielles consacrées au ciel ne furent interdites le gouvernement de la République Chinoise qu’en 1911. Le Temple du Ciel aura donc été le témoin de 654 actes d'adoration céleste pratiqués par 22 empereurs des dynasties Ming et Qing. Depuis 1918, il est ouvert en tant que parc public.

Après en avoir fait le tour une paire de fois et admirer les magnifiques décorations pleines de couleurs, il est temps de se perdre dans les allées de cet immense parc. Nous sommes attirés par des chants que nous entendons au loin. Juste à côté des Sept Pierres (représentant les sept sommets du Mont Taishan, une montagne sacrée en Chine), quelques musiciens sont entourés d’une chorale qui chante des airs populaires repris en cœur par la foule. Plus loin nous assistons à une partie de Go. Sur le chemin de la sortie nous croisons des familles venues prendre une bouffée d’oxygène ou venues faire un peu d’exercices physiques.

Nous retrouvons brièvement les grands boulevards bruyants avant de nous perdre dans le Hutong Xiaoxi et sa multitude de petites rues tranquilles. Enfin nous retrouvons dans le quartier piétonnier de Dashian que nous connaissons déjà. C’est apparemment la période des soldes et les magasins regorgent de clients avides de faire des affaires. Trop peu pour nous, après une bonne soupe nous regagnons notre hôtel en métro.

Aux infos, j’apprends que le typhon Usagi fait des siennes, que l’aéroport de Hong Kong est fermé et que tous les vols transitant par Hong Kong sont annulés demain (le jour de mon départ !). Manquait plus que ça tiens !

Coups de fils à droite à gauche, qui après de longues attentes, ne m’apprennent pas autre chose : les vols sur Hong Kong sont bien annulés et il est inutile d’aller à l’aéroport demain !

Les angoisses tendant à creuser l’estomac, nous ressortons à la recherche d’un resto. Il fait nuit et le quartier ne semble pas être le meilleur pour trouver ce que l’on cherche. Par contre nous n’aurions pas de problème si nous voulions nous faire couper les cheveux… un dimanche à 21h.30 !!!

Finalement, après une marche plus longue que prévue nous atterrissons dans une espèce de bistro jazzy qui aurait plus sa place à New York qu’à Pékin mais voilà, c’est bien la preuve nous vivons à l’heure de la mondialisation !

23h. C’est sur les images de la BBC montrant les queues de voyageurs bloqués dans les salles d’attente de l’aéroport d’Hong Kong que je m’endors. Mauvaise nuit en perspective !

Pékin 23 Septembre

Le réveil sonne très tôt ce matin. Aux nouvelles télévisées, le typhon semble avoir épargné la ville de Hong Kong. Je suis déjà pendu au téléphone et apprends que mon vol a bien été annulé. Reste plus qu’à aller rendre visite aux bureaux de la Cathay Pacific situés à perpette les olivettes pour essayer de trouver une autre solution.

Dehors il pleut. Marche et métro jusqu’aux Twin Towers (eh oui il y en a aussi à Pékin… moins imposantes mais encore debout, elles !). Bizarrement, je suis l’unique client ! Tant mieux car l’on me trouve un vol de remplacement avec Air China via Sydney qui part dans quatre heures ! Célébrations au Starbuck d’en bas avant de filer à l’hôtel faire la valise et prendre le métro jusqu’à l’aéroport. Au revoir précipité. A quand et sur quel continent les prochaines retrouvailles ?

Le voyage du retour est bien plus long et plus pénible que celui de l’aller. Air China est loin d’égaler la qualité et le service de la Cathay Pacific en plus ce détour par Sydney double pratiquement la durée du voyage. Mais voilà ! L’imprévu c’est aussi l’épice des voyages !

Conclusion:

Depuis mon retour, la Corée du Nord et son Jeune Grand Leader ont continué, d’une manière ou d’une autre à dominer une partie des actualités : limonage puis exécution de l’oncle, inauguration d’une station de ski, menaces de guerre suivies de propositions de paix, propositions de réformes économiques, visite controversée d’un joueur de basket américain, procès et emprisonnement d’un missionnaire américano-coréen, diffusion de nouvelles photos de camps de travail… etc. Incroyable comme ce petit pays, qui devrait être aussi insignifiant qu’un petit pays africain, fait autant parler de lui.

La Corée du Nord est-elle réellement une menace ?

Une armée d’un million de soldats et l’arme nucléaire peuvent le faire croire mais, sans être expert en la matière, il s’agit d’une armée sous-équipée, bien endoctrinée mais peu motivée, un peu comme l’était celle de Saddam (pourtant tant redoutée par la presse américaine !). L’arme nucléaire peut certainement créer de sérieux dégâts mais son utilisation entrainerait une réplique catastrophique pour la Corée du Nord que l’on imagine mal le Jeune Grand Leader (ni Obama ou Poutine d’ailleurs) appuyer le premier sur bouton rouge. La rhétorique nord-coréenne n’impressionne même plus la population sud-coréenne comme l’ont montré les dernières menaces d’essais nucléaires. Pour la Corée du Nord, l’arme nucléaire est avant tout un moyen permettant de poursuivre des négociations politiques et économiques avec leur pire ennemi : les Etats Unis d’Amérique.

La division de la péninsule est-elle inéluctable ?

Une chose est certaine : l’actuelle séparation des Corées (elle dure depuis soixante ans maintenant) est un statuquo qui profite à tout le monde. L’état de guerre permet à la Corée du Nord le maintien du régime politique en place qui repose sur une mobilisation permanente et impose des sacrifices à une population isolée et enfermée. Il permet aux Etats Unis de maintenir d’importantes bases militaires proches de la Chine et d’offrir une relative protection à ses deux alliés principaux de la région : la Corée du Sud et le Japon. Pour la Chine, la Corée du Nord est une zone tampon capitale et sur laquelle elle pèse politiquement, c’est aussi est une excuse supplémentaire pour augmenter son budget militaire et tenter de rétablir l’équilibre des forces face aux Etats Unis.

Sur le plan économique, une réunification (toujours envisagée comme une mainmise du Sud sur le Nord) pourrait créer des problèmes à tout le monde et s’avérer être catastrophique, particulièrement sur le plan humanitaire, pour la Corée du Sud qui n’a certainement pas les moyens financiers d’absorber un aussi gros morceau et pour la Chine (réfugiés). Pour le Japon, comme pour la Chine d’ailleurs, une Corée unifiée aurait le potentiel de devenir une puissance économique concurrente trop importante. Pour les Etats Unis, ils perdraient un pied sur le continent asiatique. En fait, à l’heure actuelle, la seule puissance régionale susceptible de supporter une réunification coréenne serait… la Russie. Quel paradoxe !

Vaut-il mieux être Nord ou Sud-Coréen ?

Pour ma part rien ne m’a donné envie de m’installer en Corée du Nord et je ne connais pas (encore !) la Corée du Sud. Je suis donc bien heureux de pouvoir retrouver l’Australie. En fait c’est une question à laquelle seuls les Coréens peuvent répondre. Le problème est que les Nordistes ne peuvent pas aller au Sud ni les Sudistes aller au Nord pour faire la comparaison, leurs gouvernements respectifs le leur interdisant !

Point de vue confort, infrastructure, modernité… etc. le Sud l’emporte haut la main.

Point de vue pollution, le Nord est mieux placé puisque moins développé.

Point de vue politique, la dictature au Nord s’est installée, celle au Sud s’effiloche avec le temps mais n’est pas encore enterrée complètement. L’actuelle présidente Park Geun-hye, la fille d’un précèdent dictateur, semble parfois regretter le bon vieux temps. Les partis politiques sont corrompus, le Parlement prend parfois des allures de ring de boxe, les manifestations sont parmi les plus radiales et les plus violentes et la presse de plus en plus en liberté surveillée. Certes rien de comparable avec la chape de plomb au Nord.

Point de vue éducation, au Nord gratuite mais limitée, peu de moyens, et très encadrée. Au Sud, extrêmement chère, compétitive et épuisante. Une jeunesse endoctrinée et militante au Nord, une jeunesse désabusée et déprimée au Sud.

Point de vue social, c’est quand même le point fort des régimes communistes même s’il reste de sérieuses lacunes comme par exemples la qualité des logements et la qualité des soins. Pendant ce court séjour je n’ai pas vu de mendiants, ni d’affamés, dans la capitale ou dans les régions traversées (mais peut-être étaient-ils déjà dans des camps spéciaux ou aux cimetières !). Par contre, je viens de lire dans le Weekly Guardian (31/01/14) un article de Chico Harlan du Washignton Post sur les personnes âgées oubliées en Corée du Sud où l’on apprend qu’il est fréquent de rencontrer dans les rues de Séoul des petits vieux survivre en faisant les poubelles ou en ramassant des cartons, en fait 50% des personnes âgées sont pauvres (un record, tiens un autre ! dans les pays industrialisés) et que le taux de suicide a triplé depuis 2010. En effet, il n’y a pas de régime de retraite pour cette génération qui a reconstruit le pays après la guerre, et le pourcentage d’enfants s’occupant de leurs parents âgés est passé en quinze ans, de 90% à 37%, en cause un changement des mentalités et des pressions financières de plus en plus fortes. Si tout est gris au Nord, tout n’est pas rose au Sud non plus…

La solution serait donc de naitre au Nord, de travailler au Sud et de prendre sa retraite au Nord ou alors de faire ce que de plus en plus de jeunes (Sud)-Coréens font : immigrer le plus loin possible de cette foutue péninsule !

La page aux photos: ICI et d’autres liens intéressants: Urbanisme de Pyongyang www.academia.edu/...nalysis_of_Pyongyang_

Frontière inter-coréenne ceriscope.sciences-po.fr/...ela-la-guerre-froide
De Langkawi à Koh Lipe (avec enfants) English translation pending
by Syssybelle · 2014-12-30 · 23 replies
Bonjour, j'arrive à Langkawi le 13 Février 2015 à 17h20. J'ai fait quelques recherches, pouvez vous me confirmer que nous ne pouvons prendre le ferry pour Koh Lipe qu'à KUAH? y a t'il un port à côté de l'aéroport pour prendre le bateau vers Koh Lipe? Est il préférable de réserver ces tickets sur le net en avance ou pouvons nous le faire sur place? Est ce plus cher sur place? Pour Langkawi, on m'a conseillé de louer une voiture. Si je le loue à l'aéroport, puis je la rendre du côté de Kuah? ou suis je obliger de la rendre à l'aéroport? Connaissez vous les prix?

Après avoir fait une recherche des hotels sur Koh Lipe, ils sont vraiment cher. et quand ils sont moins cher ils ont pas l'air terrible. Auriez vous des noms d'hotels avec tout confort et petit dèj pour moins de 70€/nuits (2adultes + 1 enfant qui partagera notre lit) voir 80€ grand maxi. Pareil pour Langkawi en fait aussi? Prèt des belles plages et pas trop loin de la ville. Je préfère réserver à l'avance.

Sinon pour plus d'info: je souhaite faire 10 jours à langkawi et 6-7 à Koh lipe. Merci d'avance pour votre aide
January 2015 Photo Contest: A Monumental World
by Atila · 2014-12-28 · 385 replies
Many of us longtime members surely remember the little frieze of monuments that used to decorate the top of VF pages.

Eiffel Tower, Statue of Liberty, Taj Mahal...

The famous must-see icons of architectural heritage!

Today, I’m inviting you to dig through your archives and share 3 photos of these international stars made of stone, marble, concrete, or steel.

I can already hear some of you protesting that this theme isn’t very original.

Well, it’s up to you to think outside the box...

So the monument doesn’t have to be the original. It could be its twin in Las Vegas, a matchstick replica made by Uncle Bob, a piece of jewelry, a gorgeous snow globe made in China, and so on.

The monument can be photographed from above, below, in the rain, as a reflection...

Deserted or swarming with visitors...

Montages are also allowed! 😉

In short, a classic topic that’ll become original thanks to your creative take.

Now, there are still 3 rules:

- No selfies (But a photo showing people taking selfies in front of a monument is allowed...🤪)

- Once a monument has been posted by someone, no one else can post it again. I don’t want to see the same thing 10 times...😊

- The theme isn’t about the monument’s originality. Please don’t post a photo of a monument known only to you or almost no one...😏

You can post your photos (one per message) until January 21, 2015, at 11:55 PM

Voting will take place from January 22, 2015, at 12:05 AM to January 29, 2015, at 11:55 PM.

During the vote, you’ll choose your 3 favorite photos, awarding 3 points to your top pick, 2 to your second, and 1 to your third.

Please clearly indicate the photographer’s name and the number of the winning photo!

For the rest, I’m using Cocottte’s rules:

The winner is the one with the most points. In case of a tie, the winner will be the one with the most first-place votes, or, if still tied, the most second-place votes. If there’s a perfect tie, the winner will be the one who reached their score first. The winner will then choose a theme for February’s contest and organize it. Ties for any place other than first won’t be broken.

You can vote without participating, participate without voting, or do neither. Slideshow

Finally, here’s the little off-topic link where all your comments and other expressions of good humor are welcome!
Insécurité à Madagascar English translation pending
by Pat87 · 2014-11-29 · 27 replies
Bonjour à tous,

Mon mari et moi, nous aimerions vraiment partir à Madagascar fin Mars 2015, mais en lisant un peu les commentaires de certains, et en faisant quelques recherches, j'ai vu que l'insécurité y était vraiment présente! Est-ce la réalité? Car on commence à se poser des questions sur cette destination, qui nous fait maintenant un peu peur! Sachant que ce n'est pas notre premier voyage en sac à dos!

Merci d'avance pour vos conseils!😉
Iran... et si on parlait devises et budget? English translation pending
by Octobon · 2014-11-29 · 20 replies
Bonjour, j'entre direct dans le sujet...

BUDGET Doublement difficile de le prévoir ! 1/ parce que - contrairement au magnifique post de LUBIE "Retour d'Iran: 15 jours mi-octobre 2014", les membres des forums (tous les forums) oublient généralement de donner des infos sur les prix qu'ils ont payés sur place. Pour info et à titre d'exemple, demandez-moi les prix en Février 2014 d'une nuit dans un GH "cheap" du quartier de Pahar Ganj à Delhi (Inde) : ça s'échelonnait entre à 350-600 Rs, un coca = 20 Rs, un plat au restau =120 (80 au bouie-bouie), etc... je reste à votre disposition.

2/ deuxième raison concernant l'IRAN, et là c'est important : une grosse distorsion apparaît au sujet des taux de change Euro <> Rial iranien Qu'écrivent les membres qui postent sur le forum? - ils disent qu'arrivés là-bas, ils obtiennent pour 1 euro = 41 300 rials pas moins (Oct 2014) Bien, et que disent les websites de Taux de change ? 1 EUR = IRR 33600 soit à l'inverse 1 IRR = 0,0003 EUR de même 1 USD = IRR 26900 soit à l'inverse 1 IRR = 0,00004 USD Où est la vérité ? De 33600 à 41300, cela fait quand même une différence notable pour qui veut établir un budget, non?

Vous avez tous compris qu'avant départ vers une destination inconnue, tout le monde ressent le besoin d'évaluer ce qu'il va dépnser. Ce serait vraiment sympa de votre part : - d'éclaircir la question des taux de change - de donner - comme l'a fait LUBIE citée plus haut - de nombreux détails sur sur les prix de ceci-cela, également sur les hôtels (dont le rapport qualité/prix vous a semblé correct). Cela dans l'optique d'un profil de voyageur sac à dos, recherchant de préférence des hôtels petit budget et des restau type fast-foods.

A l'avance merci. Croyez bien que vos réponses seront bien venues !

Itinéraire Montpellier-Marseille English translation pending
by CélineRa · 2014-08-30 · 5 replies
Bonjour,

J'ai décidé de commencé à m’entraîner pour un grand voyage à vélo. Jusqu'à présent je pratique le vélo régulièrement pour faire des balades aux alentours de Montpellier, mais pour commencer l'entrainement j'aimerais prendre mon temps et pousser jusqu'à Marseille. Auriez-vous des conseils d'itinéraires à suivre avec un vélo de route? J'ai lu une annonce concernant ce voyage, mais j'ai peur que les routes plus tranquilles en Camargue soient difficilement praticables en vélo de route.

Autre question: pour quelqu'un qui ne fait pas souvent de grandes distances, à combien estimez-vous le temps de trajet?

Je suis prête à recevoir tous les conseils possibles pour ce petit périple 🙂

Merci et à bientôt,

Céline
Itinéraire en Andalousie English translation pending
by Ready4togo · 2014-08-27 · 9 replies
Bonjour,

Voilà je vais passer 13 jours en Espagne début septembre en commençant par Malaga et en repartant par Madrid (pas vraiment un choix, le billet d'avion ryanair vers bxl dans les grands aéroports d'andalousie est cher par rapport à celui de madrid).. Je compte donc passer 4 jours à Malaga (j'ai déjà réservé l'AJ, j'arrive le mercredi 3sept au soir et je pars le dimanche matin, je ne désire pas écourter pour profiter de la nightlife le week end à Torremolinos).

Mais, comme je pars de Malaga je suis obligé de faire une boucle mais je ne sais pas où la faire.. J'aimerais visiter Ronda, Granada, cordoue et Séville, j'aurais aimé aussi voir cadix mais c'est dans la direction opposée :( Je voudrais finir par Séville avant de rejoindre Madrid pour le vol le 16 septembre. Je précise que j'aime les grandes villes mais que je voudrais aussi faire quelques petits villages. Je veux seulement dormir en AJ et je vais utiliser le bus et blablacar comme moyen de transport intervilles

Tous les conseils sont les bienvenus! Merci
Retour d'1 mois à Cuba en juillet 2014 avec 2 adolescents English translation pending
by Coeurdasie · 2014-08-10 · 10 replies
Bonjour,

Voici le récit tout frais de notre voyage à cuba pour aider ceux qui vont y aller...

6 juillet au 4 août 2014 : 2 adultes et 2 enfants (15 et 11 ans) Nous avons beaucoup aimé notre voyage. Nous sommes habitués à voyager avec nos enfants mais plutôt en Asie et nous avions envie de qqch de différent. Nous n’avons eu que peu le sentiment d’être arnaqués exemple : payer un jus de sucre de canne 2cuc à la cave de l’indien alors qu’on le paie 2 cup en rue) ou de subir les jineteros (certes des gens vous attendent à la sortie du bus, on dit « non merci » plusieurs fois et c’est bon) Les infos données ici se veulent pratiques et peuvent plus particulièrement intéresser les familles avec deux ou trois enfants. Pour le côté plus romancé ou des photos, vous pouvez consulter notre blog : http : lotusbleu.ernotte.eu Côté climat et moustiques, il fait très très chaud avec un beau ciel bleu le matin et parfois quelques nuages l’après-midi. Notre gilet ne nous a servi à rien (même dans les bus Viazul, un tee-shirt suffit pour nous) et on se met vite au short et top. Nous n’avons eu que quelques fois de la pluie ou un orage en début de soirée sur tout un mois sauf la veille du départ où il a plu toute la journée. Concernant les moustiques, la seule partie où on en a eu, même en journée, c’est à Playa Giron et encore, quand on allait dans la Ciénéga. Le reste du temps, pas de quoi se mettre de l’anti-moustique… Concernant le budget, nous avions pris 3500 euros en argent liquide, ce qui a été juste bon. Si vous négociez dans des casas car vous prenez plusieurs chambres, pour un prix un peu moins élevé pour le pdj car il y a des enfants ou un prix forfaitaire (chambre+pdj + repas pour 4) => mieux vaut parfois écrire le montant convenu car il nous est arrivé deux fois un malentendu sur le prix sans même être sûr que c’était de « la mauvaise fois » de la part de la casa.. Pour le change, j’avais lu que les Cadecas prenaient une commission plus importante. C’est peut-être le cas lorsqu’on retire de l’argent avec sa carte visa mais les fois où j’ai pu comparer le taux à la banque et celui à la Cadeca, il était identique et pas de commission sur le change en espèce. Conseil : si vous partez longtemps ne faites pas que des retraits avec visa car la commission est élevée (22 cuc pour 700 cuc selon des touristes français + peut-être encore un montant facturé par votre banque). La commission semble proportionnelle au montant retiré ce qui n’est pas forcément le cas en Asie où c’est 4 euros même pour les gros montants. Le cours du cuc fluctue et donc s’il est à 1 euro = 1,31 changez un max car une semaine plus tard il peut être à 1,28. Cela n’a l’air de rien mais sur des gros montants, cela peut facilement faire 20 cuc de différence. Faites aussi attention au fait que le 26 juillet est un jour férié mais….la veille et le lendemain aussi les banques sont fermées (mais pas les Cadecas). A Cuba, quand on voit le signe du dollar derrière un prix, il peut s’agir tant d’un prix en Cuc (on dit « kouk ») que Cup. Nous avons changé 20 cuc en cup, dans une Cadeca (pas possible à la banque), ce qui permet d’acheter des pizzas, hamburgers, refresco ou jus de sucre de canne pour le midi (exemple : 2 pesos cubain pour une boisson et 10 pour une pizza). Concernant nos déplacements, ils se sont fait majoritairement en bus Viazul et parfois en taxi (avec le sentiment que les prix peuvent être plus intéressants avec un taxi qui est un ancêtre que les taxis jaunes et noirs). Pour le Viazul, les enfants entre 5 et 11 ans sont supposés payés moitié prix mais c’est parfois très difficile à faire appliquer sur les distances plus courtes et intermédiaires ou on payait 5 au lieu de 6 mais pas la moitié. Donc, si vous trouvez cette clause écrite sur le site Viazul, imprimez là pour la montrer. Concernant le logement, nous avons opté pour des casas particulare, souvent sans réserver et nous n’avons jamais été déçus. On mettait de 30 min à 1h30 à trouver ce dont on avait besoin (de préférence une grande chambre pour 4 car ils demandent souvent le même prix que si on est deux). L’endroit où il faut vraiment mieux réserver, du moins si c’est en juillet-août, c’est Varadero car là on ne vous court pas après à la sortie du bus pour vous caser une casa, c’est vous qui désespérer d’en trouver une qui soit libre. J’avais lu plusieurs commentaires qui semblaient indiquer que réserver ne servait pas toujours à grand-chose car parfois les casas n’en tiennent pas compte. Perso je n’ai pas du tout cette expérience. Plusieurs fois, l’on s’est présenté dans des casas où l’on ne nous a pas pris car il y avait une réservation pour le jour même ou le lendemain ou on a dû changer de casa car on voulait prolonger mais il y avait déjà une autre réservation. Pour l'achat des cigares, mieux vaut sans doute les acheter à Vinales. Si c'est pour une consommation perso, demandez au proprio de votre casa (on a payé 1 cuc pour 25 cigares) qui aura sans doute un paquet emballé dans une natte de paille, non bagué. Il y a aussi un magasin à Vinales si c'est plutôt pour offrir et qui nous semblait bien moins cher qu'à la Havane. A Trinidad, la proprio de la casa nous avait aussi proposé une boîte de Monte christo ou de Cohiba au tiers du prix du magasin mais on avait déjà un stock suffisant...

Vol Air Europa. Billets achetés début janvier via Connections : 720 euros. Possibilités d’acheter les cartes touristiques aussi chez Connections à 22 euros. Air Europa c’est pas terrible : pas d’écran individuel, casque payant … A l’aéroport de la Havane, prendre son mal en patiente car passer le contrôle, récupérer les bagages et changer un peu d’argent ça met du temps. On a acheté directement nos tickets de bus Viazul (La Havane-Vinales) au guichet rond « infotur » juste avant la sortie. Pour changer de l’argent, on sort juste de l’aéroport, une cadeca à droite et une à gauche. Le taux de change est indiqué => faites le calcul avant ou le guichetier n’hésitera pas à vous arnaquer et oublier un billet de 20 cuc... Ne changez pas trop, privilégiez dans le faire après, dans une banque où le taux est meilleur.

La Havane : 3 nuits + 1 nuit (veille du retour) - Logement : "chez David et Lidia" (
http://casa-colonial-david-lidia-diaz.com). Comme il parle français et nous très peu l’espagnol, c’est très pratique. Chambre pour 4 à 35 cuc et pdj buffet (un régal) à 5cuc et négociés à 2,5 pour les enfants. Il a deux casas qui sont des maisons coloniales. On a dormi les 3 1ères nuits dans la 2ème, la chambre est un peu sombre mais au moins on est pas réveillé trop tôt. La nuit qui précédait notre retour, on a dormi dans la 1ère casa (celle où l’on prend le pdj) dans une chambre immense avec une bibliothèque attenante. Il ne faisait pas le repas du soir - Repas : la casa ne faisait pas de repas mais conseille un très bon resto : Viejo Amigo entre calle Manrique et Dragones, dans le quartier chinois(délicieux filet de poulet au parmesan…). On a tenté un resto sur le Malecon : la Abudabia, à éviter - Visites : centre et vieille ville en une journée à pied et le lendemain Playa del Este avec le bus T3 (descendre à villa Megano – on peut acheter des petits trucs à boire et manger en Cup). Visite aussi du quartier Vedado Taxi Centro Habana => gare du Viazul = 6cuc via la casa.15 minutes de trajet, arrivez 30 min avant. Bus Viazul : 12 cuc/pers.

Vinales : 5 nuits. - Logement : on avait rien réservé. On a un peu galéré pour trouver, non que Vinales manque de Casa mais on en voulait une de préférence avec piscine... Mon mari et ma fille sont restés près de l’église avec les sacs pendant que j’ai prospecté avec mon fils. Après avoir essuyé l’un ou l’autre refus, nous sommes tombé sur une casa très sympa, qui n’avait pas de piscine mais a passé quelques coup de fil pour nous trouver ce qu’on cherchait. « Villa El Moro » (calle Mariana Grajales 3 – tél (53) (048) 69 67 73 – villamoro59@yahoo.es) : 25 cuc pour une chambre de 5, 4 cuc pour le pdj (négocié moitié prix pour les enfants) et 7 cuc pour le repas (poulet, porc – 8 si poisson – 10 pour langouste). Repas délicieux et copieux : soupe – plat – fruit ou fromage « Villa Maikel El Morito » (Calle Rafael Trejo 14b – (53) (048) 6967 00) au même prix et qui sont leurs voisins , pour y passer la dernière nuit car la villa El Moro avait une réservation. Famille très chaleureuse. - Repas : Quelques repas pris au restaurant « El Olivio » : délicieuse lasagne, gaspacho, spaghetti bolo… - Visites : une ballade à cheval de 3h (5cuc/h) dans la vallée du silence : arrêt à une grotte – un lac – un fermier qui fabrique des cigares et vous sert des mojitos « payants » (il vend les cigares à 30cuc les 12 alors que le proprio de la villa Maikel El Morito nous les a vendu à 15cuc pour 25….).Nous avons fait une autre ballade à cheval dans l’autre partie, près du mur de la préhistoire (conseil : il ne sert à rien de payer pour le voir, de loin on le voit très bien et c’est pas la plus belle des œuvres d’art…).Pour cette ballade nous avons pris 2 heures. Plus authentique, les chevaux ne connaissaient pas par cœur le trajet, on passe des petits cours d’eau…on passe vraiment près de 2 heures sur le cheval (20 min d’arrêt au Mirador pour boire un mojito à 3cuc)Nous avons aussi opté pour une ballade de près de 2 heures dans une vieille voiture pour 25cuc. C’est la voiture de la villa El Moro. Possibilité d’être conduit à quelques attractions touristiques (cave de l’indien, vue depuis l’hotel los jasmines…)Une journée à Cayo Levisa (29cuc/pers avec sandwich à midi et moitié prix pour les – de 12 ans). Joli, reposant, on dispose de transat à l’ombre ou non.

Conseil : quelle que soit la casa que vous choisissez, évitez les chambres qui donnent sur la rue pour le bruit des camions et des klaxons. Si vous voulez une casa en particulier, réservez. Nous avons trouvé que souvent les cubains respectaient les réservations, mêmes faites longtemps à l’avance. Quand nous débarquions, alors que nous sommes 4, il nous est plusieurs fois arrivé de devoir changer de logement car d’autres personnes avaient réservées et ce même avant d’être sûr que les nouveaux clients soient là. Cela ne nous a pas vraiment dérangé de changer car cela offre plus de variétés pour les repas. Pour le trajet de Vinales à Playa Giron, nous avons opté pour le taxi (cubataxi) pour 140 cuc. De Vinales, il n’y a aucun bus qui va directement à Playa Giron, ils s’arrêtent au croisement de l’autoroute d’où il faut prendre un taxi pour rejoindre la Côte (envion 60 km , 25 à 30 cuc). Donc, finalement lorsque l’on est 4 et que l’on additionne le bus + le taxi, on arrive presque au prix d’un taxi direct qui part quand on a envie et qui est beaucoup plus rapide puisqu’il ne s’arrête que lorsque l’on en a envie (5h de trajet).

Playa Giron : 7 nuits - Logement : « Ronel et Yvette ». Casa réservée pour 2 nuits par mail à l’avance car le proprio est Dive master et que tous les deux parlent anglais (et Ronel même un peu français). C’est la 1ère casa à gauche, en arrivant de Playa Larga On avait la chambre côté rue qui est plus ancienne et un peu étriquée pour 4. PDJ copieux et avec beaucoup de variétés peu habituelles (yoghourt, céréales, ..). Bon repas où l’on reçoit du jus frais comme boisson. On avait négocié à l’avance 61 cuc pour la chambre + pdj + repas du soir (que ce soit langouste, calamar ou poulet…) - « Raudely et Poncho » ((53)(45)984274). Comme la 1ère casa était complète pour les autres nuits, nous avons passé les 5 suivantes (qui étaient au départ 3) dans celle du chauffeur de bus du dive center (réservée via Yvette) au même prix. Elle se trouve dans la perpendiculaire à la route principale, en face de deux petits immeubles aux couleurs flash. On a préféré cette casa. La chambre dispose de deux lits doubles + un simple et est très spacieuse. A l’arrière, une mini piscine avec un petit toboggan dans laquelle on aparaissait pour lire notre livre. Même s’il y avait la barrière de la langue car les proprios ne parlent qu’espagnol, ils étaient pleins de petites attentions « gratuites » : une assiette de fruit à midi ou une petite glace, parfois un apéro ou partager « de la tortuga » en apéro avec la famille, un super gâteau style disney. .Très bon repas, copieux soupe – plat – fruits - dessert ou fromage) et si on vide elle redemande si on en veut encore. Pour changer, on lui avait demander si c’était possible de faire des spaghettis avec de la « salsa et du pollo » , un vrai délice pour les enfants…On trouve aussi des petites cabanes dans les environs qui font des pizzas pour 10 cup, d’autres du jus de canne à sucre ou encore des glaces. - Visites : mon mari et ma fille étant plongeurs, cela explique pourquoi on y est resté si longtemps. Les plongées y sont meilleur marché (25 cuc la plongée ou 40 dans la cenote et si 4 plongées, la 5ème est gratuite…mais ce n’est pas écrit). Le Dive Center se trouve à l’hôtel Playa Giron (où il peut aussi être intéressant de loger 62 cuc/ 2 avec tous les repas – piscine). Quand on dort dans la casa du chauffeur de bus, c’est pratique car le matin on part avec lui à 8h40…Ce qui est sympa c’est que chaque matin, on pouvait accompagner gratuitement pour faire du snorkeling (on a notre propre matériel), ce qui m’a permis de découvrir plein d’endroits propices. Via Yvette, on a réservé une promenade de 2h30-3h00 dans la Ciénega de zapata que l’on a trouvé très intéressante et le guide très sympa et compétent. On part en calèche, avec un guide qui parle très bien l’anglais et puis on s’enfonce à pied dans la « forêt ». Arrêt dans une grotte avec des chauve- souris où la particularité c’est de pouvoir prendre les bébés dans ses mains. Arrêt à un autre endroit pour nager dans une cenote avec quelques tortues. Entre, on a plein d’explications sur les plantes et les oiseaux observés (comme l’oiseau national). Prix : 45 cuc/4. A playa Giron, il y a une Cadeca, juste avant l’hôtel Giron. Trajet Playa Giron – Cienfuegos en bus Viazul (se mettre une ½ avant devant le musée – 7 cuc). On a eu très difficile de retourner dans une ville.

Cienfuegos : 2 nuits - Logement à Punta Gorda. Initialement chez Yoan qui sont des amis à Poncho (croisement entrela calle 37 et l’avenue 20 –((53)(43) 519573- Yoan20y37@yahoo.es) mais la chambre qui était très bien et donnait sur une terrasse avec une mini piscine était trop petite pour 4. Après 15 min de recherches, j’ai trouvé une casa qui nous louait 2 chambres de 2 pour 35 cuc. C’est pas la plus belle mais on avait tout un étage pour nous (il y a une cuisine) avec une terrasse. Ne fait pas de repas mais bien le pdj (3 ou 4 cuc) - Repas au club Cienfuegos (calle 37 entre l’avenue 10 et 12). Délicieux steak aux champignons pour 9,5 cuc…Autre repas pris dans la calle 37 mais plutôt dans le centre au Bing Bang : délicieuse lasagne à 3 cuc. - Visites : centre-ville

Trinidad : 7 nuits. Petite recommandation : soyez particulièrement vigilant lorsque vous achetez des boissons ou autres dans les magasins à Trinidad (surtout le centro commercial) car certaines caissières en font un sport quotidien de surfacturer vos achats et puis de ne même pas s’excuser quand vous attirez l’attention sur le montant exact….c’est le seul endroit où cela nous est arrivé en 1 mois. - Logement : nous n’avions rien réservé => à nouveau, 2 gardent les sacs et deux prospectent. On a eu un peu plus de mail à trouver une chambre pour 4 libre ou 2 chambres à un prix intéressant. Il vaut mieux sans doute un peu s’écarter et certaines casas mettent une pancarte « available room » 5 nuits « Hostal Maricel y Gaby » (Calle Simon Bolivar 263, la partie entre Frank Pais et José Marti » – (53) 53592386. C’est une très belle casa coloniale qui dispose de deux chambres au rdc (une grande avec deux grands lits et la 2ème chambre est plus petite avec 2 lits simples) + 1 chambre à l’étage avec deux doubles lits. Nous avons négocié les 2 chambres du bas pour 20 cuc chacune, les repas (poisson, poulet ou porc) à 8 cuc (très bons et copieux) et les pdj nous ont été facturés à 4 là où on pensait s’être entendu pour 3. C’est donc le seul petit point négatif : 4cuc pour café – jus – pain – confiture et fruits (5 cuc si œufs ou yoghourt).. . et pas de frigo dans la chambre. 2 nuits « Hostal El Talisman » (Mario Guerra 157a, entre Frank Pais et José Marti, une rue parallèle à Simon Bolivar – (+53) 01-41998677 ou (+53) 01 53419341 – hostaltalisman@gmail.com). Petite casa charmante à la façade vert pimpant. A l’étage, deux chambres avec chacune deux lits doubles(25 cuc la chambre pour 4) dont la chambre côté arrière qui est immense. Terrasse qui surplombe. Le tout respire le neuf. Pdj bien copieux à 3 cuc car 2 enfants et repas à 8 cuc pour le poisson et 10 cuc pour des crevettes. - Visites : Cascade Salto del Caburni dans Topes de Collantes (30 cuc pour le taxi A /R + 9 cuc l’entrée et 4,5 si – de 12 ans). C’est chouette mais assez physique car après avoir tout descendu, il faut tout remonté…on peut aussi faire une bonne partie de la remontée à cheval pour 5 cuc avec des frissons garantis car les chevaux empruntent des sentiers étroits et pentus. Une journée de visite dans la ville. Une journée avec le train pour découvrir la vallée de Los Ingenios. Il faut se rendre à la gare (15 min à pied) pour 9h15 et s’il y a plus de 15 passagers le train part ( retour vers 14h30).. Ce n’est plus la locomotive à vapeur car elle est cassée mais les wagons sont encore en bois : 10 cuc/pers et 8 cuc si – de 12 ans). Les paysages sont très beaux. On fait un arrêt pour voir à Iznaga où on peut monter dans le clocher (1 cuc et gratuit pour les enfants) et être assailli par des vendeurs de nappes brodées. Ce qui est dommage, c’est le 2ème arrêt (30 min plus tard) dans un Ranchon perdu au milieu de nulle part où on vous propose de manger du poulet pour 8cuc. Si cela ne vous tente pas, prévoyez un peu de lecture et qqch à grignoter. Une journée à Cayo Iguana réservée via Cubatur (45 cuc/pers et 34 cuc si – de 12 ans + prévoir taxi pour la Marina). Il faut 2 heures pour atteindre le Cayo, on s’arrête pour faire un peu de snorkeling et le fun c’est de manger sur l’île qui de fait est remplie d’iguanes et de quelques rats des arbres. Ils n’ont pas peur car ils restent à proximité de l’endroit où on les nourrit…Prévoyez de prendre assez de boissons pour les 4h sur le Catamaran et demandez à pouvoir les mettre au frigo. On a un peu rouspeter après à l’agence car un verre de bienvenue était prévu mais on ne l’a jamais vu et à bord, ils ne vendent pas de boissons… Presque tous les soirs un moment à la Casa de la Musica (gratuit ou 1cuc si groupe connu) pour y boire un mojito (3cuc) - Repas un des soirs au restaurant Plaza Mayor pour entre autre manger du bœuf au vin blanc (7, 25 cuc). Bon mais fines tranches un peu cuites dans la sauce, cela ne vaut pas celui de Cienfuegos.

Varadero : 4 nuits. En arrivant, on avait envie que d’une chose, c’est de repartir. » Plage avec beaucoup de monde, la casa proposée depuis Trinidad par une amie de Maricel et Gaby, qui n’était pas la sienne mais celle d’une connaissance, ne nous a pas plus. C’était la casa Obdulia, calle 27 avec 2 chambres très petites à d’une sorte de dépôt de bijoux l’arrière (qu’il nous laissait à 40 cuc pour les 2). Peut-être que l’on s’y serait habitué mais après la beauté de nos logements à Trinidad, le contraste était trop fort. De plus, on devait dormir une 1ère nuit dans la casa voisine dont la chambre (de 4 laissée à 30cuc) était bien mais donnait sur une cours qui est le dépôt de la cafétaria…A nouveau, à deux, nous sommes partis en quête de qqch de mieux et là cela a été la galère car tout est complet et cher comparé aux autres villes, les cubains réservant aussi des casas pour leurs vacances(souvent 35 cuc la chambre double/triple et très peu de quadruple). Après 1h 30 de refus, dans la calle 18 vers la 4ème avenue, des réponses plus positives sont apparues et c’est un coin très vert, charmant et loin du bruit. Heureusement, dès le lendemain, au s’est un peu réconcilier avec Varadero et on a juste « rien fait », à part se baigner, pendant 3 jours. - Logements: 3 nuits à la « Casa Mayan Nancy» (calle 18, 4ème avenue) avec deux chambres triples, l’une à 30 cuc et l’autre à 35 cuc. Il y a également une 3ème chambre triple. Le tout donne sur un petit patio à l’ombre. La proprio est plutôt distante et on l’a trouvé moyen sympa. On a pris nos pdj à l’extérieur, dans une cafétaria. 1 nuit à la « Brother’s house » chez Adriana Lopez (calle 22 entre la 3ème et la 4ème avenue, dans un renfoncement en arc de cercle – (53) 45612139 – (53) 54117832 – adrylorfer@yahoo.es ou benne@yahoo.es) . Chambre double pour 25 cuc (une chambre à l’étage avec 2 lits simples et une plus petite en bas avec un lit double et il y a encore une chambre triple). Casa bien située, avec un très beau jardin et la jeune proprio, sympathique, parle français. Pdj entre 3 et 5 assez simple. Repas : un au Lai-Lai qui est un resto chinois délicieux (calle 18) et les autres chez Nonna Tina( calle 38) qui est un Italien délicieux.

Trajet Varadero – la Havane en taxi, une chevrolet de 1953 pouvant contenir au moins 5 ou 6 personnes avec des bagages : 40 cuc ( Yovannys – mobile : 5-829-7722) et le lendemain, le même taxi pour le trajet Havana centro - l’aéroport pour 20 cuc. Et c’est fini…..

Si vous avez des questions, j'essaierai d'y répondre au mieux
Route Dakar, Gambie, Casamance, Bissau, Labé English translation pending
by Joca · 2014-06-11 · 1 reply
Tout d'abord, je voudrais m’excuser pour la mauvaise construction des phrases ainsi que pour lesfautes d’orthographe et de grammaire de mon message, mais n’étant pas un natif en français, c’est le mieux que j’ai pu faire.

Après une longueannée de préparation, j’ai finalement eu l’opportunité de découvrir une partiede la côte ouest Afriquaine.

Mon voyage a démarré à Dakar, en passant par laGambie, la Casamance, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry et pour finalementrevenir à Dakar. Je vais essayer de vous décrire chaque jour de ce voyage, quirestera à jamais gravé dans ma mémoire. Allez, c’est partit !!!

Dimanche 9 mars

À 5 heures dumatin du dimanche 9 Mars, j’ai pris un taxi (14 000 cfa) au départ de Toubab Dialaw en direction de la gare despompiers de Dakar (50kms) pour prendre un taxi brousse en direction de laGambie. Arrivé à a gare des pombiers, il ne restait plus qu’une place dans un taxi7 places (8000 cfa + 500 cfa pour lesac à dos) qui partait en direction de la frontière de Gambie. Au départ, j’étais assezcontent du fait de ne pas attendre longtemps pour partir, mais avecl’inconvénient de me contenter d’une place dans le banc arrière, juste audessus des roues, donc les places moins confortables. Il faut s’avoir que lesplaces sont attribuées en fonction de l’heure d’arrivée. Après 15 minutesd’attente, on était tous entassés comme des sardines dans le taxi pour unvoyage d’environ 7 heures. Au départ çaroulait assez bien, car la route était goudronnée et en assez bon état, maisaprès 2 heures de route, les choses commencèrent à se compliquer. Notammentaprès Kaolack, la route était de telle forme endommagée, que le taxi prenaitdes déviations sur les cotés pour éviter la route principale, ça ressemblait plusà un rallye, qu’à autre chose. Arrivé à lafrontière Gambienne sans faire un seul arrêt, même pour une pose pipi, finalementnous avons quitté le taxi 7 places, pour en prendre un deuxième taxi, cettefois-ci Gambien. Finalement soulagéde pouvoir tendre les jambes après 7 heures d’immobilisation, je me suisretrouvé tout seule sans trop savoir quoi faire, car les autres passages dutaxi, n’aillant pas eu besoin de visa detransit, sont partis et je me suis retrouvé tout seule. Après quelques momentsde panique, j’ai finalement réussi à faire mon visa (5000 cfa) et j’ai repris mon chemin á pied sur une centaine demètres ou j’ai rencontré un gentil monsieur Sénégalais, qui me voyant un peuperdu, m’a demandé de le suivre jusqu’au nouveau taxi. Nous avons pris letaxi Gambien (600 cfa) pour roulerenvirons une dizaine de kms jusqu’au bac de traversé d’un fleuve. Arrivé au bac, ila fallut payer 200 cfa et attendreenvirons une heure pour pouvoir traverser le fleuve en bateau. La traversée duraenvirons un quart d’heure et on s’est retrouvés entassés au milieu des voitures, qui elles aussi traversaient le fleuve sur le bateau. Arrivé de l’autrecôté du fleuve, nous avons pris un nouveau taxi Gambien (3500 cfa) pour un voyage d’environs 3 heures jusqu'à la gareroutière de Ziguinchor. Pendant latraversée de la Gambie, nous avons dû subir une multitude de contrôles routierset sur l’un d’eux, on m’a demandé de payer à nouveau 2000 cfa pour l’entrée et la sortie de la Gambie. Ça sentez l’arnaque, mais bon, il vaut mieux payer et la fermer, finalement, ce ne sont qu’environs2 euros !!!

Après 3 heures detrajet sur une route en assez bon état, nous sommes finalement arrivés à lagare routière de Ziguinchor ou j’ai pris un taxi (500 cfa) en direction de l’hôtel Flamboyant.

En arrivant à l’hôtelFlamboyant, je suis informé, qu’il n’y a qu’une chambre de libre au prix de 23000 cfa (35€), avec une caution de5000f cfa pour le minibar, rendue à la fin du séjour, s’il n’y a pas eu deconsommation. Le prix normal était en faite de 16000cfa, mais comme j’airéservé le jour même, on augmente le prix et on vous dit que c’est ladernière chambre qui est libre pour que vous ayez envie de rester!!!!

L’hôtel est trèsbien, vous avez droit à la climatisation, l’eau chaude, la télé avec canal pluset une petite piscine assez sympa. Après m’être installé à l’hôtel, je suissortie pour aller acheter une carte téléphonique, dans une boutique juste àcoté de l’hôtel et comme j’avais oublié mes lunettes, j’ai demandé à un garçonqui se trouvait là, de me charger le téléphone. 2 heures plustard, je suis allé me promener dans les rues de Ziguinchor et je me croise ànouveau avec le garçon qui m’a avait gentiment aidé à charger mon téléphone. Ils’appelle Traoré et il tient un petit restaurant sympa au le centre ville, à deux pas de l’hôtel Flamboyant, où pourquelques deniers, vous pouvez manger très bien. Son restaurant est intégré dansune école supérieure de management (ISM) très réputée du Sénégal. Il sert detrès bon petit plats typiques et à des prix imbattables (1000 cfa le plat dujour). Son numéro de téléphone est le 77 910 39 75. Pour être plusprécis, son restaurant se trouve à 20 mètres de l’angle de la banque CMS(Crédit mutuelle du Sénégal). Il faut prendre la direction de la gare maritimeet il se trouve 20 mètres plus loin sur votre droite. Le soir j’aidéjeuné dans un petit restaurant fast-food sympa sur la place principal deZiguinchor, juste à côté de la station d’essence où j’ai pu manger un groshamburger et boire une bière bien fraiche.

Lundi 10 Mars

Le lendemainmatin, j’ai pris une chambre à l’hôtel Le Perroquet qui se trouve a peu près à 500mètres de l’Hôtel Flamboyant. C’est moinscher que le Flamboyant, 11000fcfa (17€)ou avec plus 2000 cfa, vous avezdroit à une vue imprenable sur le fleuve. Franchement, je pense que cela vautle coût. Il n’y a pas d’eau chaude, pas de télé, pas de clim mais les chambressont ventilées, avec moustiquaire et la vue sur le fleuve est vraiment magnifique.Je le conseille vivement. Je suis ensuite allédéjeuner chez Traoré et puis j’ai flâné sur les rues de Ziguinchor sans êtreembêté par qui que se soit. Il est vrai que par rapport à Dakar, où à chaque coinde rue, vous êtes embêté par des gags qui viennent vous proposer leurs servicesde guidage et d’arnaque, à Ziguinchor, vous pouvez circuler tranquillement. Le soir j’ai invitémon ami Traoré à dîner au restaurant de l’hôtel Le Perroquet ou j’ai mangé dubaracouda (poisson) avec des frites et de la salade. J’ai trouvé le prixexagéré par rapport à la qualité.

Mardi 11 Mars

J’ai prie lepetit-déjeuner (1000 cfa ;1,5€) chez Traoré et ensuite je suis partit à pied en direction de la gareroutière de Ziguinchor pour prendre un taxi brousse 7 places pour aller à Elinkine.J’ai encore eu droit à une place sur le banc arrière du véhicule, mais malgrécela, la route était bitumé et en très bon état. Arrivé au campement villageoisou je devais loger (9000 cfa ; 14€), je me suis renseigné sur l’horaire du bateau pour aller passer la journée àl’île de Carabane et pouvoir revenir le même jour et là, on m’informe qu’il yavait qu’un bateau qui partait à 15 heures et qui revenait que le lendemain. Malgréla beauté des lieux, je ne voulais pas rester toute la journée faisantbronzette sur une plage de sable blanc avec les pieds dans l’eau et j’ai finalementdécidé de rendre les clefs et partir. Le responsable ducampement m’a gentiment rendu l’argent que j’avais versé pour la location d’unenuit et j’ai quitté le campement pour repartir en direction du Cap Skirring. Après une attented’environs une heure, le chauffeur de taxi décida de partir qu’avec moi commepassager. Je n’en croyais pas mes yeux, j’avais finalement trouvé une placedevant et en plus de cela, j’étais tout seul dans le taxi. Le chauffeurétait apparemment pressé d’arriver au Cap Skirring, mais il a essayé de mefaire comprendre qu’il l’avait fait pour moi, parce que j’étais pressé, alorsque je lui avais précisément dit le contraire. C’était encore une astuce pourfaire augmenter le prix. Je lui ai finalement donné 4000 cfa alors que j’aurai dû payer 1500, mais il est vrai que lefait de rouler devant et sans attendre plus de temps, m’avais énormément plus.

En arrivant au Cap, je me suis arrêté dans un petit restau ou j’ai mangé un bon bœuf curie commeplat du jour au prix de 1000cfa(1,5€) J’ai par la suitepris un taxi pour aller loger à la Vila des pécheurs qui se trouvait à environs2 kms du centre-ville, mais manque de bol, l’hôtel était complet. Il y avait plusieurshôtels au même endroit mais on m’a conseillé d’aller au centre ville ou je pouvaistrouver les hôtels PALETUVIERS ou PALAFONjuste à coté. Ce dernier étant complet, j’ai donc pris le Paletuviers qui estun très bon rapport qualité / prix, 15000cfa(23€) avec petit déjeuner inclus. Cet hôtel a la clim, télé, eau chaude, laWIFI qui ne fonctionne pas dans les chambres et une piscine très sympa. L’hôtelPalafon me donnait tout de même l’impression, d’être de meilleure qualité, maisplus cher 18000 cfa. Dansl’après-midi, j’ai loué un vélo (4000 cfales 4 heures) et je suis allé jusqu’à Kabrousse (environ 15 minutes en vélo) etrevenue sur le Cap pour visiter le centre-ville. Après une petitepose dans l’après-midi pour aller faire un plongeon dans une piscine réservéeque pour moi, car apparemment, il n’y avait que 2 clients dans l’hôtel, j’aifinalement repris le vélo pour aller jusqu’à la mer, voir les pécheurs. Le soir j’aimangé un bon Hamburger chez le Biarritz. Un petit bar restaurant très sympa, ouil y avait un groupe de musicien, qui chantait et faisait de la musique dansune ambiance très sympa. Le soir enrentrant à l’hôtel, j’ai rencontré le loueur de vélo juste à l’entrée de l’hôtelou on a parlé pendant un long moment. C’est ça que j’aime faire, visiter etparler avec les gens du pays, c’est tellement enrichissant de connaître desnouvelles cultures, coutumes et partager nos expériences.

Mercredi 12 Mars

Petit déjeuner àl’hôtel Les Paletuviers (croissant, café au lait, pain, beurre et confiture), déjà inclus dans le prix de la réservation.

Départ pour Ziguinchoraux alentour de 9h du matin avec une arrivée à destination 1,5h plus tard. Aprèsavoir déjeuné chez mon ami Traoré et avant de partir pour la gare routière, j’ai fait du change à l’hôtel Flamboyant à un taux de 655CFA l’euro.

Arrivé à la gareroutière de Ziguinchor, j’ai dû faire mes adieux à mon ami Traoré qui étaittrès émue de me voir partir, sans savoir s’il me reverrait un jour. Départ pour Bissau, dans un taxi 7 places et encore une fois, j’ai eu le droit à une place sur leband arrière du véhicule. Il faut savoir que les places sont attribuées parordre d’arrivée. Si tu as la chance d’arriver dans les 4 premiers, tu auras ledroit de t’assoir à coté du conducteur (1º arrivée) ou sur le banc justederrière le conducteur, au cas contraire, tu sais ce qui t’attend. La route pourBissau est assez bonne par rapport à celle entre Dakar et la frontière deGambie. Pendant letrajet, je me suis retrouvé à côté d’un habitant de Bissau avec qui j’ai puconverser pendant tout le voyage (3 heures de route). Dès mon arrivée àBissau, j’ai était assez agréablement surpris par le meilleur état des rues, des transports en commun (taxi, bus). Mon ami Alfredo, m’a aidé à prendre un taxi en direction de la pension Créola (18000 cfa 27€), tenu par un suisse, pourune chambre en plein centre-ville, avec ventilo, moustiquaire et salle de bainprivé. Un peu cher pour ce que c’est, mais les logements à Bissau sont cher etde mauvaise qualité. Pour avoir un bon hôtel, il faut débourser plus de 50 000cfa (75€).

Jeudi 13 Mars

Petit déjeunerchez Ponto de Encontro ou j’ai pris un café au lait et un gâteau typiqueportugais. Ensuite directionle consulat de Guinée Conakry pour faire mon Visa. Au départ on n’a pas voulume laisser entrer parce que j’étais en short, mais après une petite discussion, on n’a finit par me laisser entrer. J’ai payé 30000 cfa (46€) et je j’ai récupéré mon passeport 2 heures plustard. La Pensao Créolame convenait assez bien, surtout par sa localisation, mais il n’y avait pasinternet, alors j’ai décidé de changer pour le Jordani (16 000 cfa 24€) qui lui avait internet. Je pense sincèrement quej’ai perdu au change. PensaoCréola : - Manqued’intimité car je devais passer par le salon ou se trouvait souvent du monde pourrentrer dans ma chambre. - Pas d’internet - Parcontre super bien situé - Assezpropre

Le Jordani : - Internetqui ne fonctionne pas dans les chambres - Laclim ne fonctionne pas et elle pleine de rouille - Lapropreté laisse beaucoup à désirer - Lestoilettes c’est une catastrophe

Dansl’après-midi, je suis allé au port, afin de me renseigner sur les horaires dubateau pour Bubaque. On me dit qu’il faut venir à 7 heures du matin pourréserver sa place et que le bateau partirait à 10h.

Le soir, je suisallé manger au restaurant Kaliste qui se trouve en plein centre-ville, juste enface de la place Cheguevara ou j’ai en même temps regardé à la télé, monBenfica battre Tottenham par 3 buts à 1. L’internetfonctionne très bien à l’hôtel Kaliste et on y mange très bien.

Vendredi 14 mars

Le lendemainmatin, j’étais au port de Bissau à l’heure prévu, 7 heures du matin etcontrairement à ce qui m’avait été dit la veille, il n’y avait pas de bateau(panne) pour Bubaque. J’ai commencé à paniquer, car je ne pouvais pas attendreun autre jour, il fallait à tout prix que je parte ce WD à Bubaque. Finalement j’airencontré un gentil Sénégalais qui dormais dans une tente sur le port et quis’est gentiment proposé de m’emmener dans un autre port situé à 500 m ou il yavait une pirogue de pêcheurs qui partait ce jour même à Bubaque. Arrivé à l’autreport, le jeune Sénégalais demanda au monsieur chargé de la vente de billets, deme réserver une place et chose faite, je lui ai donné mon nom et mon âge et il medemanda d’être présent à l’entrée du port aux alentours de 10h. À 9h30, j’attendaisà l’endroit convenu pour acheter mon billet, quand tout à coup j’ai vue unefile se former très rapidement, mais quand je me suis mis à courir, c’étaittrop tard et je me suis retrouvé bien derrière dans la queue. Il y avait desbousculades de partout, tout le monde essayer de se doubler et avec tout cela, je me suis retrouvé encore plus loin dans la queue. Arrivé à mon tour, il n’yavait plus de billets, mais heureusement, il y avait le monsieur qui avait prismon nom et qui m’ayant reconnu, m’a donné un billet. C’était le bonheur, onaurai dit que j’avais gagné au loto.

Finalement, noussommes partis à 11h, tous entassés dans la pirogue, pour arriver à Bubaque,3h30 plus tard. Dès mon arrivé, je suis tout de suite tombé amoureux de cetteîle, quel beauté !

Arrivé à Bubaque, je n’ai pas trop eu de mal à trouver Titi, chez qui je devais loger. Alors laCasa Titi est une petite maison tenu par un Sénégalais qui se trouve à deux pasde la mère. La vue est imprenable !!. La chambre est modeste mais ça peuxaller. Il n’a pas l’eau courante mais on s’habitue très rapidement à se laveravec un seau d’eau. Je trouve cela même très marrant et agréable. Il faut aussisavoir que l’électricité existe uniquement entre 19h et minuit. Comme j’allaisrester à peine 2 jours, j’ai posé mes affaires, j’ai pris un douche et je suispartit à la découverte de l’île.

Samedi 15 Mars

Le lendemain, j’ai loué un vélo et j’ai traversé toute l’île (18 kms) pour aller découvrirune plage paradisiaque, la plage Bruce. Pendant tout le trajet, j’ai eul’occasion de traverser plusieurs villages ou j’ai fait connaissance avecplusieurs personnes, notamment les enfants qui se groupent autour de vous et vousdemandent de prendre des photos.

Dans l’après-midi, je suis allé faire un tour en pirogue avec Titi, qui m’a emmené à l’île deRubanne, ou j’ai pu me baigner dans une eau turquoise et très chaude.

Le soir, je suissortit pour dîner dans un restaurant typique de la bas ou j’ai à nouveau rencontréEloise qui avait voyagé avec moi dans la pirogue à partir de Bissau et nous avonsdîné ensemble.

Dimanche 16 Mars

Réveille à 6h45pour être présent au port à 7h du matin et il y avait déjà du monde. Suite auconseil de ma copine Eloise, j’avais réservé ma place la veille pour mon retourà Bissau. Le bateau aquitté le port avec les passagers au milieu des poules, des chiens et même descochons. Par ailleurs il y avait une forte odeur de poisson, car le bateauétait chargé de la pèche de la nuit précédente. Nous avons quittéle port à 7h30 pour arriver à Bissau (3500cfa) 3h plus tard. Arrivé á Bissau, j’avais tellement faim, que je suis partit déjeuner dans une cafétéria portugaiseoù j’ai mangé un bon café au lait avec un gâteau typique portugais. Par lasuite j’ai pris un taxi (1000 cfa)en direction de la gare routière de Bissau, pour y prendre un taxi brousse (3100 cfa + 1000 cfa du sac à dos) pourGabu où je devais passer la nuit avant de prendre la direction de la Guinée Conakry.À mon arrivé à la gare routière de Bissau, il y avait un taxi qui venait justede partir mais je n’étais pas trop déçu, car j’allais pouvoir m’assoir confortablementà la première place du taxi. J’ai attendu environs une heure pour que le taxise remplisse et qu’elle n’a pas était ma surprise, quand je m’apprêtais àm’assoir sur la place du passager du conducteur, on m’informe que je devais m’assoirdans une place sur le banc de derrière, parce qu’un militaire venait d’arriveret qu’il irait devant. J’ai essayé de contester, mais c’était que du temps deperdu. Si je voulais aller devant, il fallait attendre le prochain taxi, aurisque qu’un autre militaire se pointe et me retrouver à l’arrière à nouveau. Enfin bref, noussomme partit direction de Gabu pour un trajet qui dura environs 3h30. Arrivé à Gabu, jesuis allé prendre une chambre avec ventilo à l’Hôtel vision (10 000 cfa ;15€). Je suis ensuitepartit faire un tour dans la ville ou j’ai acheté à mangé pour le voyage dulendemain. En revenant surl’hôtel, j’ai rencontré un gentil Monsieur avec qui j’ai parlé en Portugais etje lui ai demandé ou est-ce que je pouvais aller manger le soir. Il a demandé àun jeune qui était à côté de venir me chercher à l’hôtel à 20h. J’en ai profitépour inviter le jeune home à venir dîner avec moi. J’ai donc diné lesoir avec Alaid. Encore une belle soirée passée en compagnie de quelqu’un de larégion.

Lundi 17 mars

Je suis arrivé àla gare routière à 6h du matin pour une attente de 6h d’attente, avant de partir pour l’enfer !!!! Nous sommespartit tous entassés comme des sardines dans un taxi de 7 places avec 9personnes. J’ai plus au moins calculé mon coup en m’installant devant avec unpetit jeune de 16 ans qui étant assez mince, m’a permis de m’assoir un plusconvenablement. Les premiers 70kms jusqu’à Koundara, furent une authentique horreur. Je dirai que même un bon4/4 n’ai pas fait pour rouler sur une route, où plutôt un chemin aussi pourrique celui-ci. Le parcours de 70 kms dura environs 4 heures. Après une courtepose à Koundara, nous avons repris la route à nouveau sur une route goudronnéeet en très bon état. Mais cela ne devait pas durer longtemps, car après unecinquantaine de kms après, l’enfer recommença. Ce fût uncauchemar infernal. En plus de cela, nous avons crevé 3 fois et tombé en panneplusieurs fois. Par chance, le chauffeur était aussi bricoleur et a toujoursréussi à trouver une solution. 15 heuresaprès notre départ de Gabu, nous arrivâmes finalement à destination. Noussommes arrivé aux alentours de 4h du matin et la mère du garçon qui voyagé àcoté de moi, m’invita à dormir chez elle. Au départ j’avais refusé car je nevoulais pas déranger mais elle a insisté et j’ai finalement accepté. Quellebonheur, celui de me retrouver allonger dans un lit qui para ailleurs étaittrès confortable.

Mardi 18 Mars

Le lendemain, jesuis partit m’installer à l’hôtel Safatou (160000 GNF, 17€ ). Le taux de change est de 1€ = 9235 GNF. L’hôtel est tropcher pour la qualité de ses installations. Je pense que l’hôtel Saala qui est àenvirons 2 kms de l’hôtel Safatou peut offrir de meilleures conditions. J’aiété par la suite informé par un guide touristique que l’hôtel Tata est lemeilleur hôtel malgré son prix de 260 000 GNF (28€) par jour. Dans l’après-midij’ai appelé Fout trecking concernant un circuit touristique de 3 jours (94€) que j’avais sélectionné avant departir en voyage. Une demi-heure après avoir appelé, 2 personnes se sont présentéà l’hôtel et nous avons convenu d’un rendez-vous pour le lendemain à 8h30. Dansl’après-midi, je me suis allé promener dans le centre-ville ou j’ai visité untrès jolie marché, j’ai lu mes emails dans un ciber-café et en fin d’après-midije suis allé retrouver la famille qui m’avait hébergé la nuit de notre arrivé àLabé. Je suis allé dîner avec Alpha et sa sœur Binta dans un petit restaurantpas très loin de leur maison.

Mercredi 19 Mars

Comme convenu, lelendemain à 8h20 le guide est arrivé, il s’appellait Mouctar, un garçon de 28ans avec lequel, j’allais partir pour une grande aventure de découverte duFouta Djalon. Nous sommes partît en moto pour un trajet d’environ 2h, avec unepose de 20 minutes pour acheter de la nourriture dans un jolie petit marché. Letrajet n’était pas très long, mais assez fatiguant pour le dos, car commetoutes les routes, ou plutôt chemins d’Afrique, l’état des mêmes laissebeaucoup à désirer. Nous sommesarrivé au village d’Ainguel aux alentour de 11h30. Il s’agit d’un village trèsjolie avec de très belles petites cases ou vous êtes accueilli dès votrearrivée par plusieurs enfants. J’ai joué avec eux, en les prenant en photos etles filmant. J’ai ensuitedéjeuné avec Mouctar, une petite salade de tomate avec des eux cuits, dessardines conserves et quelques fruits. Par chance, jesuis tombé sur un guide à mon image, très dynamique, ce qui faisait que nous neperdions pas beaucoup de temps et nous sommes partît rapidement visiter unechute d’eau Djourogui qui était magnifique. Sur les 3 chutes d’eau que l’ondevait visiter, c’est celle-ci qui m’a le plus plût. Nous avons marchéenvirons une heure et nous avons rencontré avec un autre guide qui avait encharge une petite parisienne (Véronique). Nous sommesrentrés au Village en fin d’après-midi et à la demande des jeunes enfants duvillage, je suis allé jouer au foot avec eux. A la fin, nous avons tous pris unbain dans la rivière qui passait juste à côté. Après un dîner(riz, poisson, patate douces et autre légumes), en compagnie de Véronique sousun ciel étoilé comme seulement en Afrique, l’on peut voir, je suis allé mecoucher aux alentours de minuit.

Jeudi 20 Mars

Après avoir prisle petit-déjeuner nous avons quitté le village pour une randonnée d’environ 4heures avec plusieurs arrêts pour voir les 2 autres chutes d’eau et aussi pour déjeuner.

Nous sommesarrivés au Village Ley-Fita aux alentours de 16h30 ou nous avons été très bienaccueillit pars les villageois. J’ai notamment apprécié un Monsieur appeléAlpha, qui était fort sympathique. Je dirais que ce village et celui que j’aile plus préféré. Il faut savoir qu’il n’y a pas d’électricité dans ce village, n’y d’eau courante. Ce village est complètement isolé du monde. Là encore j’aipassé une agréable soirée en compagnie des gens du village. Alpha, m’a faitvisiter le village et rencontrer le monsieur le plus âgé du village, il avait105 ans. Le soir nousavons diné et mangé du TOT et du Fogné. Encore une fois nous avons passé unepartie de la nuit en conversant sous un ciel super étoilé.

Vendredi 21 Mars

Le lendemain, petit-déjeunerà 8h et avec un petit pincement au cœur, j’ai dû dire au revoir a mon ami Alphapour retourner au le village d’Ainguel, pour y récupérer quelque affaires etrepartir à Labé. Le retour fût assez rapide, environs 2h30 de marche sur ungrand dénivelé. Arrivé à Ainguel, nous avons pris la moto et rentré sur Labé. Arrivé à la gare, j’ai réservé un taxi (190 000 GNF, 20€)et après 2h d’attente, nous sommes partit en direction de Diaobé. Le un taxi 7places était bombé, 13 adultes + un enfant de 6 ans) dans un taxi de 7places !!! Il y avait même un passager assis sur le siège du conducteur.C’était partit pour le voyage le plus difficile parmi tous ceux que j’avaisdéjà réalisé jusqu’à ce jour. 2 heures plus tard, nous avons récupéré 3personnes de plus pour les installer sur le toit de la voiture, ce qui faisaitun total de 16 adultes + 1 enfant = 17 personnes. Même dans mes rêves, jen’aurai jamais imaginé que ce serait possible. La route (la mêmeque j’avais pris pour venir de Koundara) était un enfer, mais cette fois-cinous étions 17 au lieu de 9 passagers. Nous sommesarrivés à la frontière à 23h45 et le garde n’a pas voulu nous laisser passerparce ce que cela venait juste de fermer. Nous avons dû attendre jusqu’à 6h dumatin pour reprendre la route, j’ai dormi sur en banc d’un des petit commercede la zone. En passant lafrontière du Sénégal, on a essayé une nouvelle fois de me sous-tirer del’argent, à cause de mon carnet de vaccination qui était par ailleurs en règle.Je vous conseille de ne pas céder, même s’il ne s’agit que de quelques euros.Avec un peu de patience vous partirez sans soucies, si vous êtes bien entenduen règles. Arrivé à Diaobé, on m’annonce qu’il n’y a pas de taxi 7 places pour Dakar et qu’il fallaitprendre un bus qui partait à 14h (3000 cfa,4,5€) Le bus quitta lagare à 15h pour un voyage qui dura 24 heures, alors que l’on m’avait dis qu’enpartant à 14h, on serait arrivé vers 5 du matin. Le chauffeur était un vieuxmonsieur qui conduisait très lentement. Nous avons par ailleurs eu droit à 3crevaisons et une panne d’essence. Je suisfinalement arrivé chez mes beau parents à Dakar, avec les pieds super enflés, trèsfatigué, mais très content d’avoir finit ce merveilleux voyage et sans aucunsouci majeur.

Je reste à votredisposition pour tout renseignement complémentaire que vous souhaiteriez avoir.
10 jours en solo bien intenses en Inde du Nord English translation pending
by Myrms · 2014-04-03 · 62 replies
Bonjour à tous,

J'entame, après quelques mois déjà, le récit de mon voyage de 10 jours en solo en Inde du Nord, de Delhi à Calcutta, histoire de partager mon expérience et (surtout ?) de revivre ces 10 jours vraiment géniaux. (C'est évidemment très court mais à la base l'Inde ne devait être qu'une "étape" vers une autre destination)

Voilà, j'espère que ça va vous plaire, n'hésitez pas à laisser vos réactions, remarques etc 😉

Vol Paris-Delhi via Riyadh (14h d'escale, mais le prix en valait le coup: 300€ en aller simple) Vol Saudia Airlines: très bien, le seul problème est l'absence de tout alcool (il fallait bien s'y attendre). Avant le décollage, des paroles de Mahomet sont diffusées dans l'avion et une "salle" est aménagée pour la prière, avec un écran indiquant la direction de la Mecque. L'aéroport en lui même n'est vraiment pas terrible (rien à faire, même pas une librairie ...), mais comme déjà à Bahreïn lors de mon dernier voyage, c'est une merveilleuse occasion de voir plein de peuples différents et inconnus ! Principalement des travailleurs migrants d'Indonésie, des Philippines et du Pakistan. Mes "préférés" furent de loin les Pakistanais (Pachtounes ?) attendant leur vol pour Peshawar: vraiment TOUS en habit traditionnels (comme on peut les voir aux infos suite aux déboires de leur pays). Je m'assois parmi eux pour plus d'une heure, et parle même rapidement à un d'eux: il est chauffeur de taxi et retourne voir sa famille pour un mois chaque année, comme c'est le cas pour le si grand nombre de migrants dans les pays du Golfe.

Vol pour Delhi: que des travailleurs Indiens, à part une poignée de touristes occidentaux. Je suis entre deux d'entre eux et la conversation s'engage très vite (j'ai pu les épater en reconnaissant Salman Khan, le Chuck Norris Indien). Un me demande même de le prendre en photo, juste comme ça dans l'avion. On nous distribue les papiers pour les contrôles en Inde, et là ça s'agite dans tous les sens. La raison: les papiers ne sont qu'en anglais (logique ??) et ils ont pour la plupart vraiment du mal. J'aide donc mes deux voisins, leur expliquant le sens de chaque mot, du nom à la date d'arrivée, et en plus ils sont têtus quand je les corrige ! Au final, ce vol est passé très vite😛 Arrivée à Delhi dans ce fameux brouillard d'hiver: je n'ai vu le sol qu'une dizaine de seconde avant l'atterrissage ! A peine l'avion a commencé à ralentir que de nombreux Indiens se lèvent et descendent leurs bagages: les hôtesses de l'air leur crie de se rasseoir, et doivent même en pousser certains très têtus ! Le dépaysement commence donc très vite 🙂

Aucun problème pour les bagages, je prends le métro express tout moderne presque vide.

Arrivée à New Delhi Railway Station, et là c'est le choc total (c'est bien ce que je recherche !): foule immense, ça court et crie de partout. Je suis les indications du Routard, et me retrouve face aux voies de la gare qu'il faut traverser. C'est là que les ennuis commencent: les passerelles pour traverser et rejoindre Paharganj ont des panneaux grands "No Entry" l'air bien officiel. Voyant bcp de monde passer, je tente mais un soldat me dit que c'est impossible. Je tente autre part, même résultat et cette fois le soldat arrête d'autres gens pour appuyer ses propos, et personne ne dit rien ... Je tente par la gare, impossible et un mec commence à me raconter une histoire de permis à acheter pour entrer à Paharganj et veux m'emmener où il faut ... Je le quitte en chemin, il me dit "I no joke you" ... Enervé et fatigué je me redirige déterminé vers la passerelle en suivant tous ces Indiens qui passent tranquillement et, miracle, le soldat me laisse passer (il suffisait de ne pas douter !) Très bizarre cette histoire en tout cas, les soldats (et les banderoles No Entry) sont ils de mèche ?? Heureusement qu'en préparant ce voyage (merci VF notamment !) j'ai bien compris qu'il faut être méfiant !



M'installe au Srivinayak Hotel sur Arakashan Road, tout neuf et très bien (1000rs, un peu de luxe pour les premiers jours 🙂) Après un bref repos, me balade dans Pahar Ganj: les petites ruelles sont absolument géniales, on n'y croise presque pas de touristes et on assiste à la vie frénétique des rues indiennes que je désirais tant voir. Les constructions anarchiques sont très intéressantes aussi, et je n'y ai senti aucun sentiment d'insécurité.



Puis arrivée sur Main Bazar road: tout de suite beaucoup moins bien, plein de magasins pour touristes, de "Hello my friend" et compagnie ... Au bout de 10 minutes, arrivant dans une zone un peu sombre, deux jeunes viennent me parler et un me serre la main un peu trop longtemps ... Je sens alors qu'on touche à ma poche de jean (avec mon appareil photo) et me débat direct ... Ils partent en courant, heureusement sans avoir rien pris. C'est donc la confirmation que les poches de jean sont l'endroit le plus sûr, et que Main Bazar comme j'avais pu le lire est vraiment à éviter ... Retour vers Arakashan road assez perturbé: j'ai eu chaud ! Diner: délicieux thali à volonté pour 60rs, que ça fait du bien !!

Première demi-journée extrêmement riche en émotions, mais tout va bien 😉. M'endors direct dans mon palace (upgradé dans chambre quadruple !)
Que voir en... Suède English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-10 · 0 replies
Que voir en Suède ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

On peut diviser la Suède en trois zones : - Le Sud (Götaland), - Le Centre (Svealand), - Le Norrland avec la Laponie au nord.

1- LE SUD Angelholm : cette petite ville de la côte entre Malmö et Goteborg attire pas mal de monde en été grâce à sa très longue plage de sable.Göteborg : la seconde agglomération de Suède est une ville universitaire animée. On y trouve également plusieurs musées, une forteresse du XVIIe siècle, quelques vieux édifices et un quartier de maison en bois, ainsi que le plus grand parc d'attractions de Scandinavie (Liseberg). Pas mal de possibilités de balades en bateau ou canoë dans la ville ou ses environs comme surtout l'archipel de Göteborg.Gotland : c'est une province mais aussi la plus grande île de Suède. Elle est une destination recherchée pour son climat, ses plages, ses impressionnantes falaises et ses très nombreuses églises et vestiges médiévaux comme dans sa "capitale", Visby, classée à l'UNESCO à ce titre. On peut également y faire de belles balades à pied ou à vélo.Halmstad : une station balnéaire de la côte ouest connue pour sa longue plage de Tylosand et son animation.Helsingborg : au nord de Malmö, la ville est surtout un point de départ pour les nombreux ferries à destination du Danemark tout proche. Au niveau touristique Helsingborg compte quelques beaux édifices plus ou moins anciens et un éco-musée.Jonkoping : sur le lac Vättern, la ville possède pas mal d'églises et une plage en bordure de lac.Kalmar : une des cités anciennes du pays avec quelques remparts, une cathédrale et un château moyenâgeux.Karlskrona : construit à la fin du XVIIe siècle ce port militaire a conservé son urbanisme d'époque; la ville étant d'ailleurs inscrite à ce titre à l'UNESCO. Des plages et des possibilités de promenades à vélo dans ses environs.Landskrona : au nord de Malmö une ville moyenne avec une citadelle et des parcs urbains.Lund : cette ville à quelques kilomètres de Malmö abrite une des plus anciennes universités du pays, plusieurs musées, une cathédrale du XIIe siècle et divers édifices médiévaux.Malmö : c'est la grande ville face à Copenhague avec qui elle est reliée par le pont-tunnel de l'Oresund. Malmö a conservé pas mal de témoignages de son passé dans son vieux centre, ce qui lui vaut d'être assez touristique.Mégalithes de Ale : avec une soixantaine de menhirs, c'est le site mégalithique le plus important de Scandinavie. Il est situé à côté d'Ystad.Mölle : joli petit port de pêche de l'ouest de la Scanie. On peut faire de la plongée, de l'escalade et des randonnées dans la réserve naturelle de Kullaberg toute proche.Norrkoping : une assez grande ville sur la route de Stockholm avec quelques beaux édifices du XVIIIe siècle.Oland : la seconde plus grande île de Suède. On y vient surtout pour les plages et faire du vélo parmi les moulins et les paysages agricoles du sud de l'île qui font partie du patrimoine de l'UNESCO. La petite localité historique de Borgholm avec son château en ruine vaut aussi le détour.Simrishamn : jolie bourgade côtière du sud assez touristique comme d'ailleurs le reste de la région de l'Osterlen. On peut voir des pierres runique dans ses environs.Gravures rupestres de Tanum : sur la côte ouest, pas loin de la frontière norvégienne, un ensemble de gravures rupestres classé à l'UNESCO. De façon générale, la région est riche en vestiges préhistoriques (dolmens, menhirs, sépultures...).Trelleborg : c'est la ville la plus au sud de Suède avec des liaisons ferries vers l'Allemagne et la Pologne.Varberg : une forteresse du XIIIe siècle, des plages et une station radio datant des débuts des communications transatlantiques classée à l'UNESCO.Vadstena : grosse bourgade en bordure du lac Vättern. Elle offre un centre historique avec un château, une église et des maisons du Moyen Âge.Visby : la principale agglomération du Gotland est une des plus belles villes de Scandinavie. Avec ses remparts, elle a gardé son aspect médiéval de cité hanséatique qui lui vaut d'être inscrite au patrimoine de l'UNESCOYstad : cette ville portuaire de Scanie est désormais (presque) autant connue pour ses vieilles rues, ses maisons à colombages ou ses plages que pour être l'endroit où se déroulent les polards de Henning Mankell.Patrimoine naturelCanal de Dalsland : un canal navigable qui commence sur l'immense lac Vänern et qui est devenu une attraction touristique.Canal Göta : ce canal du XIXe siècle traverse le pays dans sa largeur de Goteborg à Sodderkopping. A la façon du Canal du Midi, on peut y faire des croisières en petits bateaux et passer nombre d'écluses. Ses berges sont aménagées pour le vélo.Lac Vanern : c'est un des plus grands lacs d'Europe. Il attire du monde en saison pour ses paysages et ses possibilités nautiques.Parc national de Söderasen : une zone de forêts et de vallées pas mal visitée par les marcheursParc national de Stenshuvud : facile d'accès et proche de plusieurs villes, ce petit parc forestier en bord de mer est un des plus populaires de Suède. On y vient notamment pour randonner.2- LE CENTREArboga : gros bourg des environs de Stockholm avec un petit cachet médiéval.Birka et Hovgarden : deux sites archéologiques vikings classés à l'UNESCO situés aux abords de la capitale.Drottningholm : c'est dans ce village à la périphérie de Stockholm qu'on peut voir le très beau château royal de Drottningholm datant du XVIIe siècle. Celui-ci est classé à l'UNESCO.Forges d'Engelsberg : ces forges traditionnelles du XVIIe siècle construites dans la municipalité de Fagersta sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.Falun : le chef-lieu de la Décarélie est au coeur d'une zone minière inscrite à l'UNESCO qu'on peut d'ailleurs visiter.Mariefred : ce gros village des environs de Stockholm abrite un des plus célèbres monuments de Suède avec le Château de Gripsholm construit en bord de lac à partir du XIVe siècle.Orebro : grande ville connue pour son château du XIVe siècle.Sigtuna : cette bourgade de la banlieue nord de Stockholm est une des plus anciennes du pays. Son centre médiéval et les ruines de sa vieille église attirent pas mal de visiteurs. Dans un autre domaine c'est sur la commune qu'est situé Arlanda, l'aéroport international de Stockholm.Stockholm : la capitale et plus grande agglomération de Suède est une ville agréable avec ses îles, ses canaux et ses lacs. Elle offre de plus nombre de musées, une vieille ville et des quartiers modernes, plus une animation certaine.Uppsala : grande ville universitaire animée au dessus de Stockholm. On y voit une belle cathédrale et un château du XVIe siècle.Vasteras : c'est une des plus anciennes cités de Suède avec encore pas mal de vieux édifices.Patrimoine naturelArchipel de Stockholm : un groupe de 30 000 îles (!) aux paysages variés situé à l'est de la capitale. Peu peuplé, l'ensemble est cependant un haut lieux touristique pour ses innombrables possibilités de villégiature et de balades à pied, à vélo, en canoë ou en bateau. Plusieurs compagnies de ferries et des bateaux-taxi permettent sa découverte.Parc national de Färnebofjärden : c'est en bateau ou canoë que beaucoup visitent ce parc des environs d'Uppsala. On peut également y randonner, pêcher et observer les oiseaux.Parc national de Fulufjallet : ce parc de montagne bordant la frontière norvégienne offre de beaux paysages et un faune assez riche (lynx, ours...). On peut y skier ou randonner (via notamment le Sodra Kungsleden) et voir également la cascade de Njupeskar qui, avec ses 93 m, est la plus haute de Suède (elle s'escalade en hiver).Sodra Kungsleden : c'est le nom d'un sentier de randonnée/piste de ski de fond de 350 km dans le centre ouest du pays.Varmland : cette jolie partie assez boisée de la Suède, entre la Norvège et le grand lac de Vanern, est une région d'activités sport-nature. On peut y randonner à pied, à vélo ou à cheval, skier, pêcher ou encore faire du canoë, du raft et se baigner dans les nombreux lacs et rivières.3- LE NORD/LAPONIEAre : la plus ancienne et la plus importante station de ski de Suède. Elle est située à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Ostersund.Gammelstad : ce "village-église" juste à côté de Lulea est classé au patrimoine de l'UNESCO pour l'architecture traditionnelle de ses 420 petites maisons de bois.Gavle : la plus ancienne cité du Norrland, pas très loin de Stockholm. Elle possède un vieux quartier aux belles maisons de bois. On peut faire du canoë dans les nombreux lacs de ses environs.Hälsingland : cette province du Norrland est connue pour ses fermes traditionnelles qui font désormais partie du patrimoine de l'UNESCO.Jokkmokk : ce gros village du Nord occupe une place de choix dans la société lapone. Chaque année, le premier jeudi de février, s'y tient la plus importante manifestation culturelle same de Scandinavie. C'est aussi là que se trouve le principal musée de Suède consacré à cette culture.Kiruna : mondialement connue pour ses mines de fer qu'on peut d'ailleurs visiter, Kiruna est la principale agglomération de Laponie suédoise et la plus au nord du pays. C'est aussi et surtout une base pour profiter d'activités outdoor dans les environs (pêche, chasse, traîneau, ski, raft, randonnée...) ou découvrir la culture same. En hiver, nombre de touristes viennent pour ses aurores boréales et accessoirement dormir dans l'hôtel de glace du village de Jukkasjarvi tout à côté.Laponie suédoise : la province la plus au nord du pays est inscrite à l'UNESCO pour ses 7 parcs nationaux et la culture same toujours bien présente. Elle offre de plus d'innombrables possibilités de treks (avec notamment le Kungsleden et ses 450 km de sentiers), d'activités hivernales (ski, traîneau), de beaux paysages sauvages de toundra, plus une flore et une faune riches (rennes, loups, ours...). C'est aussi la région du soleil de minuit et des aurores boréales.Lulea : ville portuaire du Golfe de Botnie. On peut faire d'agréables balades estivales en été dans le petit archipel qui fait face à la ville. Le village-église de Gammelstad inscrit à l'UNESCO est tout proche.Ostersund : même si elle compte moins de 50 000 habitants, Östersund est la ville la plus peuplée du centre du pays. Son attrait repose d'abord sur ses possibilités en matière de sports d'hiver et les balades estivales sur le grand lac qui la borde.Umea : grande ville universitaire du Golfe de Botnie avant tout reconnue pour son activité culturelle et musicale. On peut faire du raft dans ses environs sur la rivière Vindel.Patrimoine naturelHaute côte : si cette partie du Golfe de Botnie est classée à l'UNESCO pour son phénomène d'isostasie, c'est aussi une zone réputée pour la randonnée avec ses 130 km de sentiers côtiers.Kungsleden : ou "Voie royale" en français. C'est un sentier de randonnée de presque 450 km situé dans le nord de la Suède entre Abisko et Hemavan. On y croise de superbes paysages et le point culminant du pays (Kebnekaise : 2 111 m). On y découvre aussi toute la faune (rennes, renards, ours...) et la flore de Laponie.Parc National d'Abisko : ce petit parc du grand Nord, proche de la Norvège, est un haut lieu de la randonnée avec notamment le terminus du Kungsleden. On y découvre de superbes paysages et une faune assez riche.Parc national de Muddus : c'est une zone de tourbières, de forêts et de quelques canyons avec des cascades. Il est très peu visité malgré les possibilités de randonnées.Parc national de Sarek : avec les parcs contigus de Padjelanta et de Stora Sjofallet il forme la plus grande zone protégée de Suède. C'est une région de montagnes, de vallées, de glaciers, de lacs et une des plus belles du pays pour randonner. Elle demeure néanmoins très peu fréquentée vu ses difficultés d'accès et le manque d'infrastructures sur place.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Le Sud : Canal Göta; Gotland; Malmö; Oland; Visby; Ystad.

Le Centre : Archipel de Stockholm; Drottningholm; Mariefred; Parc national de Fulufjallet; Sodra Kungsleden; Stockholm; Varmland.

Le Norrland : Gammelstad; Kiruna; Kungsleden; Laponie suédoise; Parc National d'Abisko; Parc national de Sarek.

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