Results for "Huê+et+restaurant+|+8+>+194"
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Mon circuit au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Billets d'avion achetés :-) Je serai donc dans ce beau pays du 8 mai 6h30 au 19 mai 23h30. C'est-à-dire 12 jours sur place. Mon circuit est en cours d'élaboration et voici les étapes : Hanoi Baie Ha-Long Ninh Binh Chua Huong (pas certaine encore). Hué Lang Co Da Nang Hoi An Nha Trang
Je laisse tomber Sapa et le Sud par manque de temps. Je n'ai pas envie d'y aller en speed, juste pour dire que j'y étais.
J'ai lu qu'il était possible de réserver des excursions pour la baie d'Ha Long + ninh Binh au départ d'Hanoi. Vaut il mieux prendre cette option et restez en camp de base à Hanoi, ou alors, le faire par mes propres moyens et donc dormir sur place ?
J'ai lu et vu de magnifiques photo de CoTo, au Nord de la Baie d'Ha-Long, mais ça me parait compliqué d'y arriver.
Vu la période où je serai au vietnam, quelle plage me conseillez vous ? Je recherche l'eau turquoise, sable blanc, cocotier… le paradis quoi ;-) J'étais sur les iles Gili en indonésie et depuis je n'arrive pas à retrouver cette ambiance festive + paradisiaque.
Je vous remercie pro vos retours !
Billets d'avion achetés :-) Je serai donc dans ce beau pays du 8 mai 6h30 au 19 mai 23h30. C'est-à-dire 12 jours sur place. Mon circuit est en cours d'élaboration et voici les étapes : Hanoi Baie Ha-Long Ninh Binh Chua Huong (pas certaine encore). Hué Lang Co Da Nang Hoi An Nha Trang
Je laisse tomber Sapa et le Sud par manque de temps. Je n'ai pas envie d'y aller en speed, juste pour dire que j'y étais.
J'ai lu qu'il était possible de réserver des excursions pour la baie d'Ha Long + ninh Binh au départ d'Hanoi. Vaut il mieux prendre cette option et restez en camp de base à Hanoi, ou alors, le faire par mes propres moyens et donc dormir sur place ?
J'ai lu et vu de magnifiques photo de CoTo, au Nord de la Baie d'Ha-Long, mais ça me parait compliqué d'y arriver.
Vu la période où je serai au vietnam, quelle plage me conseillez vous ? Je recherche l'eau turquoise, sable blanc, cocotier… le paradis quoi ;-) J'étais sur les iles Gili en indonésie et depuis je n'arrive pas à retrouver cette ambiance festive + paradisiaque.
Je vous remercie pro vos retours !
Où aller pour 15 jours au Vietnam? English translation pending
Ou aller au vietnam pour 2 semaines 20mars-3avril , en privilégiant une partie pour plus profiter et eviter de passer trop de temps dans les transports.
mon idee première était le nord hanoi sapa halong...mais j ai l impression que la meteo n'est pas terrible, le centre pas trop d'avis, le sud me semble moins intéressant. Qu'en pensez vous.
Laos/Vietnam/Cambodge, quel ordre? English translation pending
Bonjour,
J'ai le projet de voyager pendant 6 mois de octobre 2015 à mars 2016 en Asie du Sud Est et Océanie. Avant de demander ma disponibilité et de lancer ce projet, j'aimerais m'assurer de sa faisabilité et le partage de votre expérience me serait très utile.
Je souhaite commencer par le Vietnam, le Laos et le Cambodge pendant 3 mois puis poursuivre en Australie et Nouvelle-Zélande pendant 3 mois également.
Dans quel ordre me conseillez-vous de visiter ces 3 pays d'Asie ? J'ai pensé à : - Vol Paris/Hanoï - Nord-Vietnam - Laos - Cambodge - Sud Vietnam - Remonter au Nord du Vietnam - Vol d'Hanoï vers l'Australie
Cela vous parait-il réalisable en 3 mois ? J'ai du mal à me rendre compte des distance, et la durée des traversées par voie terrestre.
Je vous remercie pour votre aide,
Estelle
J'ai le projet de voyager pendant 6 mois de octobre 2015 à mars 2016 en Asie du Sud Est et Océanie. Avant de demander ma disponibilité et de lancer ce projet, j'aimerais m'assurer de sa faisabilité et le partage de votre expérience me serait très utile.
Je souhaite commencer par le Vietnam, le Laos et le Cambodge pendant 3 mois puis poursuivre en Australie et Nouvelle-Zélande pendant 3 mois également.
Dans quel ordre me conseillez-vous de visiter ces 3 pays d'Asie ? J'ai pensé à : - Vol Paris/Hanoï - Nord-Vietnam - Laos - Cambodge - Sud Vietnam - Remonter au Nord du Vietnam - Vol d'Hanoï vers l'Australie
Cela vous parait-il réalisable en 3 mois ? J'ai du mal à me rendre compte des distance, et la durée des traversées par voie terrestre.
Je vous remercie pour votre aide,
Estelle
14 jours au Vietnam en mars 2015 English translation pending
bonjour je voudrais faire un sejour de 14 jours au vietnam en mars 2015 de hanoi a ho chi mi en passant par hue.... j aimerai avoir des bons plans hôtels et transports.....merci pour vos reponses
3 semaines dans le nord du Vietnam English translation pending
Bonjour, bonsoir a tous ! Rien d'original mais j'aimerais prendre connaissance de vos experiences au Vietnam et plus particulièrement le nord.
Apres un choix cornelien pour une destination de voyage (il y a tellement de pays a decouvrir !!) nous partons à 2 de la mi aout a debut septembre (environ 18 jours sur place je pense) au Vietnam. On aimerait se concentrer sur le nord du Vietnam voire pousser vers le centre si le temps le permet.
Dans l'idée on aimerait atterir et repartir de Hanoi, faire un trek et des balades dans les montagnes du nord environ 1 semaine, baie d halong, et aller jusqu'à Hué car il parrait que c'est à ne pas manquer.
Plusieurs interrogations nous viennent a force de surfer sur le web :)
- dans quel sens prendre le voyage ? en prenant en compte le climat, quand ce serait plus propice a une rando ? donc trek plutot debut ou fin de sejour ? (car je pense qu'on va organiser notre voyage autour de ça)
- Y a t'il des "ptis coins à pas louper" dans le nord ? des astuces pour les transports ?
- Nous comptions prendre une agence locale pour ce qui est du trek et se debrouiller par nous meme pour la reste, est ce possible ?
Merci pour tout vos conseils :) Maud
Merci pour tout vos conseils :) Maud
Retour d'un voyage de 16 nuits au Vietnam English translation pending
Organisation : Asia Soleil Travel
26/03 : Quelques frayeurs au départ car le RER est suspendu : alerte à la bombe et passager malade à évacuer. Mais alors que nous quittions la gare, un train est annoncé. Bref tout rentre dans l’ordre. 11h d’avion avec Vietnam Airline. Voyage correct. 27/03 : 7h du matin arrivée Ho Chi Minh Ville. Visa sur place. A la sortie d l’aéroport Kim (notre guide sur Saigon nous prend en charge. Elle nous propose un massage pour commencer mais nous préférons aller directement à l’hôtel car nous sommes trop fatigués. 10h30 Captown Hotel .Dans la chambre pour un somme de quelques heures. 16h Début de la visite de Saigon. 28/03 : Visite Saigon. Saigon : Ville moderne. Beaucoup de motos. Taxis très abordables. Pollution. Visiter les marchés très tôt le matin. Aller dans les parcs très tôt aussi. En plein développement. 29/03 : Visite Saigon 30/03 : Visite Saigon puis départ Aéroport pour Hué Arrivée Hué. Hotel moyen mais piscine au 2eme étage Très très chaud. 31/03 : Visite Hué. Visite de la Cité impériale. Bateau sur la rivière des parfums. Pagode Tu Hieu. 01/04 : Départ voiture vers DaNang . Voyage sympathique en suivant la côte. Col des nuages.Danang visite du musée Cham. Arrivée Hoi An. Visite de la ville. Installation hôtel River Beach Resort pour 4 nuits et 5 jours de repos…….c’est les vacances après tout. HOI AN : Très bon choix pour vacances tranquilles. Vieille ville très belle. Plages agréables. 1 journée de pluie. Vélos gratuits à l’hotel….super. Le meilleur HOTPOT du séjour chez May Fish. 05/03 fin de journée départ pour Danang et avion pour Hanoi. Accueillis par Dat. Emménagement au Médaillon Hotel dans le vieux quartier. 06/03 : Départ pour Ninh Binh. Voyage assez long. Visite sur la rivière Van Long puis Trang An. Arrivée à Tam Coc : Hotel moyen. Halong terrestre : Très bon choix pour Van Long et Trang An : magnifique. Visite Hoa Lu. Séjour trop court. 07/03 : Départ pour Thai Binh. Long voyage en voiture. Arrivée chez la mère de Dat. Charmante petite chambre. Visite en vélo. Super repas avec toute la famille et toute l’équipe. 08/03 Départ pour Halong. D’abord Haiphong puis bateau rapide (hydroglisseur ) pour l’ ile de Cat Ba. Traversée en bus. Embarquement sur la « jonque ». Départ vers ces merveilleux paysages. 09/03 En baie d’Halong La baie d’Halong : mérite bien 2 nuits. Plus intéressant depuis Cat Ba que depuis Halong. Cependant très pollué….Ne pas hésiter à sympathiser avec l’équipage (en partageant l’apero par exemple : bouteille de vin blanc sur le bateau). Acheter (via l’équipage) des fruits de mer, des poissons, des encornets…. aux pécheurs que vous rencontrez, le cuistot vous les préparera…un régal. Avions des kayaks en remorque. S’arrêter dans les petites baies et sortir en kayak. Possibilité de plongée : prévoir combi. Les bateau ne naviguent pas la nuit. Ils se retrouvent à plusieurs dans certaines baies prévues. Attention au bruit. Aller la nuit à la pêche au calamar. Il est plus intéressant de partir de Cat Ba (jonques marron) que d’Halong (jonques blanches). Plus froid que le Sud. Avons eu de la pluie. Brouillards fréquents. Temps souvent bouché.
10/03 retour vers la terre ferme vers 11h. Puis hydroglisseur vers Haiphong. Ensuite voiture pour Hanoi. Retour au Médaillon Hotel en soirée 11/03 Visite d’Hanoi Hanoi : capital du Vietnam. Pollué. Souvent bouché. Pluies fréquentes. Centre historique intéressant mais difficile à circuler. 12/03 Journée libre à Hanoi puis retour en France avec l’avion de 23h20. C’est parti pour 13h
Le Vietnam. Pays en plein développement à visiter de toute urgence. Les civilisations anciennes côtoient très bien cette économie de marché. Environnement touristique mature. Transport encore difficiles : les voitures et bus roulent à 40km/h voire 50 sur autoroute. Des motos et vélos électriques partout. Piétons pas toujours respectés. Hôtellerie digne de l’Europe. Restos de quelques centimes d’€ à…….. mais souvent succulents et déroutants. Prendre son temps pour visiter ce pays. Pays sûr si on ne compte pas les petites entourloupes de commerçants.
Difficultés : Penser en monnaie locale le dong (et en millions). Les pourboires ne sont jamais inclus : chauffeurs, guides et il est difficile d’apprécier combien donner. Discuter toujours les prix. Des gens très gentils qui peuvent devenir irascibles et déplaisants : heureusement rarement. Les guides veulent tout vous montrer. C’est la course. Faire avec eux le programme avant de commencer et bien leur montrer vos préférences. Ils vous emmèneront dans les ateliers de laques, de broderie, etc…. souvent visite technique intéressante mais un vrai piège à touriste car vous terminez par le magasin et ils acceptent la CB. Avoir toujours sur soi quelques millions de dong en monnaie. Il y a des ATM partout.
26/03 : Quelques frayeurs au départ car le RER est suspendu : alerte à la bombe et passager malade à évacuer. Mais alors que nous quittions la gare, un train est annoncé. Bref tout rentre dans l’ordre. 11h d’avion avec Vietnam Airline. Voyage correct. 27/03 : 7h du matin arrivée Ho Chi Minh Ville. Visa sur place. A la sortie d l’aéroport Kim (notre guide sur Saigon nous prend en charge. Elle nous propose un massage pour commencer mais nous préférons aller directement à l’hôtel car nous sommes trop fatigués. 10h30 Captown Hotel .Dans la chambre pour un somme de quelques heures. 16h Début de la visite de Saigon. 28/03 : Visite Saigon. Saigon : Ville moderne. Beaucoup de motos. Taxis très abordables. Pollution. Visiter les marchés très tôt le matin. Aller dans les parcs très tôt aussi. En plein développement. 29/03 : Visite Saigon 30/03 : Visite Saigon puis départ Aéroport pour Hué Arrivée Hué. Hotel moyen mais piscine au 2eme étage Très très chaud. 31/03 : Visite Hué. Visite de la Cité impériale. Bateau sur la rivière des parfums. Pagode Tu Hieu. 01/04 : Départ voiture vers DaNang . Voyage sympathique en suivant la côte. Col des nuages.Danang visite du musée Cham. Arrivée Hoi An. Visite de la ville. Installation hôtel River Beach Resort pour 4 nuits et 5 jours de repos…….c’est les vacances après tout. HOI AN : Très bon choix pour vacances tranquilles. Vieille ville très belle. Plages agréables. 1 journée de pluie. Vélos gratuits à l’hotel….super. Le meilleur HOTPOT du séjour chez May Fish. 05/03 fin de journée départ pour Danang et avion pour Hanoi. Accueillis par Dat. Emménagement au Médaillon Hotel dans le vieux quartier. 06/03 : Départ pour Ninh Binh. Voyage assez long. Visite sur la rivière Van Long puis Trang An. Arrivée à Tam Coc : Hotel moyen. Halong terrestre : Très bon choix pour Van Long et Trang An : magnifique. Visite Hoa Lu. Séjour trop court. 07/03 : Départ pour Thai Binh. Long voyage en voiture. Arrivée chez la mère de Dat. Charmante petite chambre. Visite en vélo. Super repas avec toute la famille et toute l’équipe. 08/03 Départ pour Halong. D’abord Haiphong puis bateau rapide (hydroglisseur ) pour l’ ile de Cat Ba. Traversée en bus. Embarquement sur la « jonque ». Départ vers ces merveilleux paysages. 09/03 En baie d’Halong La baie d’Halong : mérite bien 2 nuits. Plus intéressant depuis Cat Ba que depuis Halong. Cependant très pollué….Ne pas hésiter à sympathiser avec l’équipage (en partageant l’apero par exemple : bouteille de vin blanc sur le bateau). Acheter (via l’équipage) des fruits de mer, des poissons, des encornets…. aux pécheurs que vous rencontrez, le cuistot vous les préparera…un régal. Avions des kayaks en remorque. S’arrêter dans les petites baies et sortir en kayak. Possibilité de plongée : prévoir combi. Les bateau ne naviguent pas la nuit. Ils se retrouvent à plusieurs dans certaines baies prévues. Attention au bruit. Aller la nuit à la pêche au calamar. Il est plus intéressant de partir de Cat Ba (jonques marron) que d’Halong (jonques blanches). Plus froid que le Sud. Avons eu de la pluie. Brouillards fréquents. Temps souvent bouché.
10/03 retour vers la terre ferme vers 11h. Puis hydroglisseur vers Haiphong. Ensuite voiture pour Hanoi. Retour au Médaillon Hotel en soirée 11/03 Visite d’Hanoi Hanoi : capital du Vietnam. Pollué. Souvent bouché. Pluies fréquentes. Centre historique intéressant mais difficile à circuler. 12/03 Journée libre à Hanoi puis retour en France avec l’avion de 23h20. C’est parti pour 13h
Le Vietnam. Pays en plein développement à visiter de toute urgence. Les civilisations anciennes côtoient très bien cette économie de marché. Environnement touristique mature. Transport encore difficiles : les voitures et bus roulent à 40km/h voire 50 sur autoroute. Des motos et vélos électriques partout. Piétons pas toujours respectés. Hôtellerie digne de l’Europe. Restos de quelques centimes d’€ à…….. mais souvent succulents et déroutants. Prendre son temps pour visiter ce pays. Pays sûr si on ne compte pas les petites entourloupes de commerçants.
Difficultés : Penser en monnaie locale le dong (et en millions). Les pourboires ne sont jamais inclus : chauffeurs, guides et il est difficile d’apprécier combien donner. Discuter toujours les prix. Des gens très gentils qui peuvent devenir irascibles et déplaisants : heureusement rarement. Les guides veulent tout vous montrer. C’est la course. Faire avec eux le programme avant de commencer et bien leur montrer vos préférences. Ils vous emmèneront dans les ateliers de laques, de broderie, etc…. souvent visite technique intéressante mais un vrai piège à touriste car vous terminez par le magasin et ils acceptent la CB. Avoir toujours sur soi quelques millions de dong en monnaie. Il y a des ATM partout.
Fin de séjour Hoi An, Nha Trang, Ho-Chi-Minh-Ville? English translation pending
Hello la communauté,
Nous avons quasiment finalisé notre itinéraire au Vietnam mais on bloque un peu sur la fin par rapport à notre séjour balnéaire + HCMV.
1ère semaine Baie d'Halong, trek à Sapa => ok 2ème semaine : Tam Coc, Hanoi, Hue et arrivée à Hoi An début d'après midi=> ok 3ème semaine c'est là que ça bloque.
1/ d'après vous vaut-il mieux :
- 2.5j/2n à Hoi An puis départ en bus de nuit pour Nha Trang et passer 3j/2n avec départ en avion le soir pour HCMV puis 3.5j/4n jour pour HCMV + Delta du mekong
ou
- 5.5j/5n à Hoi an puis 3.5j/4n à HCMV+Delta du Mekong
2/ Si on reste à Hoi An 5 jours, ne risque-t-on pas de s'ennuyer ou y a-t-il suffisamment de quoi s'occuper (balade, plage, farniente)?
j'ai peur en même temps que l'option 1 se fasse au pas de course et ce n'est pas l'idée non plus.
3/ 3.5jr pour HCMV+Delta est-ce suffisant? Je pensais faire une excursion à la journée dans le delta + 2.5 jours à HCMV (on s'est déjà craqué le porte monnaie pour la baie d'Halong donc la croisière dans le Delta, on évite).
4/ Si vous avez des suggestions d'activités/de visites pour chacune de ces destinations ça m'arrangerait bien, j'ai vu tellement d'infos de partout que je ne sais plus vraiment quoi faire.
5/ pour Hoi An, j'avais lu sur un post qu'il y avait un vietnamien d'un certain age qui organisait des balades à vélo pour pas cher dans les rizières. Un plan un peu hors des sentiers battus avec explication sur les plantations de riz... mais plus moyen de retrouver les infos... une idée?
6/ des idées d'hôtels pour Hoi An, HCMV et éventuellement Nha Trang du coup? (budget 30-80€ jusqu'à 100€ si c'est top de chez top), on recherche un bon compromis cadre(mer+++)/confort/calme/choix de restos. Habitant en Thaïlande, nous sommes surpris des prix en bord de mer surtout pour des hôtels avec avis pas toujours positifs.
Un grand merci pour votre aide,
SuperPanda 🙂
Nous avons quasiment finalisé notre itinéraire au Vietnam mais on bloque un peu sur la fin par rapport à notre séjour balnéaire + HCMV.
1ère semaine Baie d'Halong, trek à Sapa => ok 2ème semaine : Tam Coc, Hanoi, Hue et arrivée à Hoi An début d'après midi=> ok 3ème semaine c'est là que ça bloque.
1/ d'après vous vaut-il mieux :
- 2.5j/2n à Hoi An puis départ en bus de nuit pour Nha Trang et passer 3j/2n avec départ en avion le soir pour HCMV puis 3.5j/4n jour pour HCMV + Delta du mekong
ou
- 5.5j/5n à Hoi an puis 3.5j/4n à HCMV+Delta du Mekong
2/ Si on reste à Hoi An 5 jours, ne risque-t-on pas de s'ennuyer ou y a-t-il suffisamment de quoi s'occuper (balade, plage, farniente)?
j'ai peur en même temps que l'option 1 se fasse au pas de course et ce n'est pas l'idée non plus.
3/ 3.5jr pour HCMV+Delta est-ce suffisant? Je pensais faire une excursion à la journée dans le delta + 2.5 jours à HCMV (on s'est déjà craqué le porte monnaie pour la baie d'Halong donc la croisière dans le Delta, on évite).
4/ Si vous avez des suggestions d'activités/de visites pour chacune de ces destinations ça m'arrangerait bien, j'ai vu tellement d'infos de partout que je ne sais plus vraiment quoi faire.
5/ pour Hoi An, j'avais lu sur un post qu'il y avait un vietnamien d'un certain age qui organisait des balades à vélo pour pas cher dans les rizières. Un plan un peu hors des sentiers battus avec explication sur les plantations de riz... mais plus moyen de retrouver les infos... une idée?
6/ des idées d'hôtels pour Hoi An, HCMV et éventuellement Nha Trang du coup? (budget 30-80€ jusqu'à 100€ si c'est top de chez top), on recherche un bon compromis cadre(mer+++)/confort/calme/choix de restos. Habitant en Thaïlande, nous sommes surpris des prix en bord de mer surtout pour des hôtels avec avis pas toujours positifs.
Un grand merci pour votre aide,
SuperPanda 🙂
Guest house pour 3 mois à Saïgon? English translation pending
Bonjour,
Je me rends seul à Saigon pour 3 mois à partir du mois de Mai, et je comptais loger dans des guesthouse pour ne pas rester seul et faire des rencontres. Je pensais bien entendu au quartier Pham Ngu Lao/Bui Vien car j'ai cru comprendre que la majorité des voyageurs type "backpack" passaient par là. Je cherche toutefois une guesthouse où je pourrai me poser en restant zen quelquefois, avec un confort me permettant de ne pas trop souffrir de ces 3 mois, tout en rencontrant du monde facilement ! Dormir en dortoir ne me dérange pas. Je voulais donc savoir si certains d'entre vous avaient quelques adresses à me conseiller selon ces critères.
Merci d'avance
Je me rends seul à Saigon pour 3 mois à partir du mois de Mai, et je comptais loger dans des guesthouse pour ne pas rester seul et faire des rencontres. Je pensais bien entendu au quartier Pham Ngu Lao/Bui Vien car j'ai cru comprendre que la majorité des voyageurs type "backpack" passaient par là. Je cherche toutefois une guesthouse où je pourrai me poser en restant zen quelquefois, avec un confort me permettant de ne pas trop souffrir de ces 3 mois, tout en rencontrant du monde facilement ! Dormir en dortoir ne me dérange pas. Je voulais donc savoir si certains d'entre vous avaient quelques adresses à me conseiller selon ces critères.
Merci d'avance
Île vietnamienne à faire au mois de mars English translation pending
Bonjour,
Je pars avec une amie du 15 au 30 mars prochain. On veux faire un petit bout de notre périple sur la cote ou sur une ile. Ce qui est sure c'est qu'on va voir Hué et Hoi An dc nous avion pensé à l'ile Cham. En bouquinant, je vois aussi la plage de Doc Let et les trois iles en face de Nah Trang... Comment choisir...?
D'avance merci.
Je pars avec une amie du 15 au 30 mars prochain. On veux faire un petit bout de notre périple sur la cote ou sur une ile. Ce qui est sure c'est qu'on va voir Hué et Hoi An dc nous avion pensé à l'ile Cham. En bouquinant, je vois aussi la plage de Doc Let et les trois iles en face de Nah Trang... Comment choisir...?
D'avance merci.
Traverser le Vietnam en 3 semaines English translation pending
Bonjour,
Autour du 15 juillet je vais partir avec 2 amies au Vietnam pour 3 semaines. On va atterrir à Hanoi et on a prévu de faire la traversée jusqu'à Saigon où nous reprendrons un avion à la fin du voyage pour retourner à Hanoi.
Mais nous ne savons pas où nous arrêter, où consacrer le plus de temps...
2 jours à Hanoï ? 2 jours à la baie d'Along? Et puis prendre le train pour Hué, Hoi an, Can tho et finalement Saigon.
Quelles étapes importantes avons nous loupé? Et est-ce faisable en train???
Merci d'avance pour votre aide! Bonne journée
Autour du 15 juillet je vais partir avec 2 amies au Vietnam pour 3 semaines. On va atterrir à Hanoi et on a prévu de faire la traversée jusqu'à Saigon où nous reprendrons un avion à la fin du voyage pour retourner à Hanoi.
Mais nous ne savons pas où nous arrêter, où consacrer le plus de temps...
2 jours à Hanoï ? 2 jours à la baie d'Along? Et puis prendre le train pour Hué, Hoi an, Can tho et finalement Saigon.
Quelles étapes importantes avons nous loupé? Et est-ce faisable en train???
Merci d'avance pour votre aide! Bonne journée
Vietnam Centre (temps de séjour & transport) English translation pending
Suite d'une 1ère contribution pour lever quelques interrogations sur notre voyage.
Voila maintenant nos questions pour le Vietnam Centre :
1. Hue : nous débarquons, au pire vers 10h le matin (au mieux la veille). Nous comptons effectuer la visite de la Cité impériale dans la journée (donc a priori l'après-midi) puis dormir à Hue avant de repartir le lendemain tot. Est-ce réalisable ? 2. Le lendemain matin, départ tot vers Hoï An (130 kms). L'objectif est de faire la visite dans la journée, d'y dormir puis de prendre l'avion tôt à Danang. Même question !
Merci pour vos réponses.
1. Hue : nous débarquons, au pire vers 10h le matin (au mieux la veille). Nous comptons effectuer la visite de la Cité impériale dans la journée (donc a priori l'après-midi) puis dormir à Hue avant de repartir le lendemain tot. Est-ce réalisable ? 2. Le lendemain matin, départ tot vers Hoï An (130 kms). L'objectif est de faire la visite dans la journée, d'y dormir puis de prendre l'avion tôt à Danang. Même question !
Merci pour vos réponses.
Circuit au Vietnam en famille en février English translation pending
Bonjour à tous !
Nous projetons de partir en famille (avec ma femme et nos 2 filles de 10 et 13 ans) au Vietnam pendant les vacances de février (du 22/02 au 07/03).😎
Notre souhait est de visiter les sites les plus admirables mais aussi de découvrir le pays et sa population de façon authentique. Tout cela en tenant compte que nous serons avec 2 jeunes filles et que les séances plage et shopping seront appréciées…
Nous envisageons de parcourir le pays avec un guide et avons une proposition pour cela par un voyagiste pour le parcours ci-dessous.
Nous vous remercions pour tous vos commentaires et conseils (cf les questions posées dans le texte du circuit).
Le parcours proposé vous paraît-il tenable en terme de rythme ? Les visites proposées valent-elles le coup ? Y a-t-il des oublis flagrants par rapport à des sites à absolument visiter ?
Un grand « MERCI » pour toutes vos bonnes idées !😉
Vincent.
--
Le fameux circuit proposé :
Jour 1 – Samedi : Hanoï – Arrivée
Jour 2 – Dimanche : Hanoï – Visite de la ville – Train-couchette pour Lao Cai
Si vous aviez une seule visite à nous conseiller sur Hanoï, ce serait quoi ?
Jour 3 – Lundi : Lao Cai – Sapa – Lao Chai – Ta Van
Randonnée entre Sapa et Lao Chai (pas trop dur avec les enfants ??). Nuitée chez l’habitant à Ta Van.
Jour 4 – Mardi : Ta Van – Sapa – Ma Tra – Train-couchette de Lao Cai à Hanoï
Randonnée entre Ma Tra et Ta Phin (pas trop dur avec les enfants ??).
Jour 5 – Mercredi : Hanoï – Halong
Croisière pour les îlots calcaires de Cho Da, Dinh Huong, Ga Choi et Hoa Cuong, visite de la grotte Sung Sot, baignade dans Titov Beach (ou Soi Sim Beach). Nuitée sur une jonque (non privée).
Jour 6 – Jeudi : Halong – Hanoï
Visite grotte de Luon le matin.
Jour 7 – Vendredi : Hanoï – village Duong Lam – Train-couchette vers Hue
Jour 8 – Samedi : Hue – Visites
Citadelle, croisière sur la rivière des Parfums, marché Dong Ba, pagode Dame Céleste, tombeau empereur Minh Mang
Jour 9 – Dimanche : Hue – Danang – Hoi An
musée archéologique Champa, découverte de la vieille ville de Hoi An
Jour 10 – Lundi : Hoi An – Détente à la plage
Vous conseillez cette plage pour une journée farniente ? Ou éventuellement une autre ??
Jour 11 – Mardi : Hoi An – Danang – Arrivée en avion à Ho Chi Minh en fin de matinée
Si vous aviez une seule visite à nous conseiller sur Hanoï, ce serait quoi ?
Jour 12 – Mercredi : Ho Chi Minh – My Tho – Mékong
A partir de My Tho, croisière sur le Mékong jusqu’à Ben Tre. Escale pour la visite d’une fabrique de bonbons de coco. Balade dans l’après-midi autour du village de Hai. Nuitée chez l’habitant.
Jour 13 – Jeudi : My Tho – Marché Cai Be – Ho Chi Minh
Jour 14 – Vendredi : Ho Chi Minh - Départ
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Nous projetons de partir en famille (avec ma femme et nos 2 filles de 10 et 13 ans) au Vietnam pendant les vacances de février (du 22/02 au 07/03).😎
Notre souhait est de visiter les sites les plus admirables mais aussi de découvrir le pays et sa population de façon authentique. Tout cela en tenant compte que nous serons avec 2 jeunes filles et que les séances plage et shopping seront appréciées…
Nous envisageons de parcourir le pays avec un guide et avons une proposition pour cela par un voyagiste pour le parcours ci-dessous.
Nous vous remercions pour tous vos commentaires et conseils (cf les questions posées dans le texte du circuit).
Le parcours proposé vous paraît-il tenable en terme de rythme ? Les visites proposées valent-elles le coup ? Y a-t-il des oublis flagrants par rapport à des sites à absolument visiter ?
Un grand « MERCI » pour toutes vos bonnes idées !😉
Vincent.
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Le fameux circuit proposé :
Jour 1 – Samedi : Hanoï – Arrivée
Jour 2 – Dimanche : Hanoï – Visite de la ville – Train-couchette pour Lao Cai
Si vous aviez une seule visite à nous conseiller sur Hanoï, ce serait quoi ?
Jour 3 – Lundi : Lao Cai – Sapa – Lao Chai – Ta Van
Randonnée entre Sapa et Lao Chai (pas trop dur avec les enfants ??). Nuitée chez l’habitant à Ta Van.
Jour 4 – Mardi : Ta Van – Sapa – Ma Tra – Train-couchette de Lao Cai à Hanoï
Randonnée entre Ma Tra et Ta Phin (pas trop dur avec les enfants ??).
Jour 5 – Mercredi : Hanoï – Halong
Croisière pour les îlots calcaires de Cho Da, Dinh Huong, Ga Choi et Hoa Cuong, visite de la grotte Sung Sot, baignade dans Titov Beach (ou Soi Sim Beach). Nuitée sur une jonque (non privée).
Jour 6 – Jeudi : Halong – Hanoï
Visite grotte de Luon le matin.
Jour 7 – Vendredi : Hanoï – village Duong Lam – Train-couchette vers Hue
Jour 8 – Samedi : Hue – Visites
Citadelle, croisière sur la rivière des Parfums, marché Dong Ba, pagode Dame Céleste, tombeau empereur Minh Mang
Jour 9 – Dimanche : Hue – Danang – Hoi An
musée archéologique Champa, découverte de la vieille ville de Hoi An
Jour 10 – Lundi : Hoi An – Détente à la plage
Vous conseillez cette plage pour une journée farniente ? Ou éventuellement une autre ??
Jour 11 – Mardi : Hoi An – Danang – Arrivée en avion à Ho Chi Minh en fin de matinée
Si vous aviez une seule visite à nous conseiller sur Hanoï, ce serait quoi ?
Jour 12 – Mercredi : Ho Chi Minh – My Tho – Mékong
A partir de My Tho, croisière sur le Mékong jusqu’à Ben Tre. Escale pour la visite d’une fabrique de bonbons de coco. Balade dans l’après-midi autour du village de Hai. Nuitée chez l’habitant.
Jour 13 – Jeudi : My Tho – Marché Cai Be – Ho Chi Minh
Jour 14 – Vendredi : Ho Chi Minh - Départ
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12 jours en Vietnam du Sud en décembre English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars - je voyage seule- au Vietnam en décembre pour 12 jours (je pourrais peut-être étirer jusqu'à 14) . Je sais que ce n'est pas beaucoup mais ce sera un avant-goût pour le prochain que j'espère plus long🙂. Bref je pensais commencer par Hué et descendre mais les commentaires et guides ne conseillent pas cette période à cause de la température - du 7 au 19 décembre 2013. Que pensez vous de Dalat (ou Nha Trang)à Saigon, tranquille. Bus ? Trop long ? Train ? Ou prendre des vols intérieurs pour certaines destinations. Des conseils sur des choses intéressantes à voir (culture, histoire, paysages), des arrêts sympas jusqu'à HCM ? J'aimerais finir farniente deux jours à Phu Quoc. Je suis ouverte à toutes les suggestions Merci !
Je pars - je voyage seule- au Vietnam en décembre pour 12 jours (je pourrais peut-être étirer jusqu'à 14) . Je sais que ce n'est pas beaucoup mais ce sera un avant-goût pour le prochain que j'espère plus long🙂. Bref je pensais commencer par Hué et descendre mais les commentaires et guides ne conseillent pas cette période à cause de la température - du 7 au 19 décembre 2013. Que pensez vous de Dalat (ou Nha Trang)à Saigon, tranquille. Bus ? Trop long ? Train ? Ou prendre des vols intérieurs pour certaines destinations. Des conseils sur des choses intéressantes à voir (culture, histoire, paysages), des arrêts sympas jusqu'à HCM ? J'aimerais finir farniente deux jours à Phu Quoc. Je suis ouverte à toutes les suggestions Merci !
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
Organisation d'un voyage au Vietnam en janvier/février English translation pending
bonjour à tous
nous comptons partir au vietnam l'an prochain en janvier-fevrier départ de france pour bangkok (5 jours environ) et après vers saigon ou l'inverse. nous envisageons d'aller vers da nang et hoi an, de descendre vers l'île de phu quoc et remonter vers saigon en 3 semaines environ. l'ordre peut changer. seul imperatif être à saigon le 29 janvier pour retrouver des amis pour 3-4 jours. je fais appel à vous tous pour m'aider.
nous comptons partir au vietnam l'an prochain en janvier-fevrier départ de france pour bangkok (5 jours environ) et après vers saigon ou l'inverse. nous envisageons d'aller vers da nang et hoi an, de descendre vers l'île de phu quoc et remonter vers saigon en 3 semaines environ. l'ordre peut changer. seul imperatif être à saigon le 29 janvier pour retrouver des amis pour 3-4 jours. je fais appel à vous tous pour m'aider.
Recherche guide pour Dien Bien Phu English translation pending
Bonjour,
Je pars avec ma petite famille début avril, et nous recherchons un guide francophone pour visiter DIen Bien Phu et le site de la bataille. Pour le 4 avril 2013.
Si vous connaissez du monde ou bien un lien qui puisse me faire la visite, je vous en remercie.
Cordialement.
Je pars avec ma petite famille début avril, et nous recherchons un guide francophone pour visiter DIen Bien Phu et le site de la bataille. Pour le 4 avril 2013.
Si vous connaissez du monde ou bien un lien qui puisse me faire la visite, je vous en remercie.
Cordialement.
Bons plans dans le sud du Vietnam avec enfant? English translation pending
Bonjour, nous sommes partis 4 semaines cet été avec notre fille de 5 ans. Nous avons fait Hanoi, la baie d'Along, Tam Coc, Hué et Hoi An. Nous voyageons doucement en prenant le temps. A part Hoi An qui était à cette saison vraiment insupportable (sauf la plage avec les locaux) on a passé un super voyage. Pour l'été 2013, j'aimerai faire le centre et sud du Vietnam tout aussi tranquillement. Avez vous des bons plans, de bonnes adresses, les choses à faire ou bien à vraiment éviter. Rien n'est encore fixé, mon compagnon aimerait changer de pays et est tenté par le Laos.
Merci à l'avance pour vos réponses.
Aide pour parcours de trois mois avec enfants en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Je planifie un long séjour d'environ 2½ mois avec mon mari et mes trois enfants de 6-9 et 12 ans qui se répartira entre la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Nous prévoyons vivre plutôt comme les locaux et dormir dans les chambres d'hôtes.
J'aurais besoin de vos avis pour optimiser le parcours qui commencera à Bangkok et se terminera à Hanoi. La boucle est difficile à boucler entre ces quatre pays.
L'idée étant de voir des choses intéressantes tout en essayant d'optimiser les temps de parcours...je sais, ce n'est pas évident dans ce coin! Mais disons qu'un 15h en train de nuit est moins difficile à faire avaler à des enfants que 8h en bus de brousse entassés sur les voisins...j'ai consulté le super site www.seat61.com à ce propos, mais je n'arrive pas encore à me faire une idée.
Alors, que faire? Monter jusqu'à Chiang Mai en train, aller en bus à Chaing Rai et traverser la frontière du Laos...et après? Ou plutôt aller en direction du Cambodge et remonter vers le Laos? d'autres suggestions? des choses/sites à ne pas manquer?
Merci!
Cambodge, Vietnam ou Cuba pour quinze jours fin janvier English translation pending
Salut à tous
tout d'abord bonne année 2013 remplis de voyages et de belles découvertes.
Alors avec une amie nous plannifions un voyage fin Janvier, surement du 25 janvier au 11 février, enfin pas 100% fixé au niveau des dates.
15j sur place, budget/pers 1500€ vol inclus.
Option 1:
Nous visons le Cambodge que j'ai déja fait en Avril 2010 (10j) SR - Battambang en bateau - Sianouk - Kep, Kampot et PP.
Mon amie ne connait pas l'Asie. Nous souhaiterions visiter Angkor bien sur et finir par 4-5j de farniente vers Sianouk donc un peu ce que j'ai fait en 2010, à moins de bifurquer vers l'est au lieu de Battambang.
Option 2:
Le sud Vietnam complètement inconnu pour nous 2.
Option 3:
Complètement différent Cuba ou Mexique, plus farniente et qques visites-ballades en dehors de l'hotel
Budget: Niveau de confort correct, lit double, transfert en bus dans la mesure du possible pour les couts inférieurs.
Alors notre question, après calcul rapide, le cambodge semble coller dans ce budget de 1500€ avec un billet d'avions CDG-SR/PP-CDG dans les 850€. Parcontre aucune idée pour le vietnam, qui me semble plus cher. Nous nous sentirions "frustré" de faire le sud mais pas de voir Hanoi et/ou Halong. Est ce faisable avec le sud en 15J?
Pour l'option 3 est ce que Cuba ou Mexique c'est jouable aussi, hotel club ou billet sec et recherche sur place plus valable?
Vu qu'on est pas un jour prêt, y'a t-il des dates ou jours de la semaine qui feraient baisser le coup de l'avion?
Merci à ceux qui nous aideront à dégrossir, on devrait prendre les billets le week end prochain.
Budget: Niveau de confort correct, lit double, transfert en bus dans la mesure du possible pour les couts inférieurs.
Alors notre question, après calcul rapide, le cambodge semble coller dans ce budget de 1500€ avec un billet d'avions CDG-SR/PP-CDG dans les 850€. Parcontre aucune idée pour le vietnam, qui me semble plus cher. Nous nous sentirions "frustré" de faire le sud mais pas de voir Hanoi et/ou Halong. Est ce faisable avec le sud en 15J?
Pour l'option 3 est ce que Cuba ou Mexique c'est jouable aussi, hotel club ou billet sec et recherche sur place plus valable?
Vu qu'on est pas un jour prêt, y'a t-il des dates ou jours de la semaine qui feraient baisser le coup de l'avion?
Merci à ceux qui nous aideront à dégrossir, on devrait prendre les billets le week end prochain.
Vietnam du Sud au Nord en train English translation pending
Bonjour chers internautes,
Je compte faire le vietnam du delta du mekong jusqe Sapa en une dizaine de jour en passant evidement par HCMV, Hanoi. Vu que le timing est assez serré, je voulais savoir si ca valait le coup de s'arreter a Danang, Hué et Hoi an? Si oui quelle ville me conseillez vous? Combien de temps me conseillez vous de rester dans chaque ville de mon itinéraire? Je suppose que le meilleur moyen est de voyager de nuit?
Merci de vos réponses et bonnes fetes de fin d'année
Aurélien
Je compte faire le vietnam du delta du mekong jusqe Sapa en une dizaine de jour en passant evidement par HCMV, Hanoi. Vu que le timing est assez serré, je voulais savoir si ca valait le coup de s'arreter a Danang, Hué et Hoi an? Si oui quelle ville me conseillez vous? Combien de temps me conseillez vous de rester dans chaque ville de mon itinéraire? Je suppose que le meilleur moyen est de voyager de nuit?
Merci de vos réponses et bonnes fetes de fin d'année
Aurélien
Aide pour préparer un séjour de 14 jours en avril 2013 au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons au vietnam durant les vacances de paques 2013 avec nos 2 filles de 11 et 15 ans , voici le sejour que l on me propose .
Jour 1 et 2 : hanoi
Jour 3: Hanoi- Site de Trang An- Tam Coc (Ninh Binh) (170 Km).
Jour 4: Ninh Binh- Baie d’Halong. Nuit sur la jonque traditionnelle, regroupée dans la baie d’Halong. Guide
Jour 5: Ha Long- Hanoi. Guide. Train de nuit pour Hue
Jour 6_7: Hue- Da Nang- Hoi An (120 k
Jour 8-9-10: Hoi An- île de Cham
Jour 11: Hoi An- Da nang- Sai Gon. En avion
Jour 12: Sai Gon- My Tho- Ben Tre (100 Km). Nuit chez les habitants.
Jour 13-14: Ben Tre- Sai Gon (100 Km)
Nous sommes en contct avec une agence locale et ce circuit est modifiable .
Nous sommes nature et aimerions faire decouvri ce pays et sa culture a nos filles en ayant un vrai contact avec la population locale en dehors dees sentiers battus
J, attends avec impatience vos commentaires
Merci d'avance
Bronns family
Thaïlande - Vietnam - Cambodge: itinéraire pour trois mois English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en mode routard au mois de Mai, juin, juillet et début aout 2013 en Asie. Nous commencerons par la Thailande, puis le vietnam, nous traverserons le cambodge pour revenir ensuite qlq jour en Thailande. J'ai commencer à faire un petit itinéraire mais j'aurais aimé avoir votre avis, histoire de ne rien louper ou savoir si nous ne serons pas toujours en train de courir. Nous arriverons à Bangkok.
2 jours à Bangkok 2 jours à Ayutthaya 2 jours à Lopburi 4 jours à Khon Kaen 3 jours à Nong Khai 4 jours à Chiang Khan 3 jours à Kradung 2 jour à Phitsanoluk 4 jours à Sukhothai 3 jours à Chiang Mai, de la on prend l'avion direction Hanoï.
4 jours à Hanoi et environs 3 jours à Sapa (a savior que nous ferons les trajets de nuit) 3 jours au Lac de BaBê 3 jours à la Baie d'halong 2 jours à Phong Nha 5 jours à Hué et environs 4 jours à Hochi ming ville. puis départ pour le cambodge
Pas encore d'itinéraire pour le cambodge.
Retour sur Bangkok, de la qlq jours a Ko Tao et ko Samui puis le reste sur bangkok et louer une voiture opur tourner qlq jours.
Voila voila, enfaite je voudrais savoir si ce trajet à l'air bien fait ou pas, si nous louper des choses essentiel ou allons à des endroits inutiles. A savoir que nous aimerions bien voir l'envers du décor et pas forcément aller à des endroit très touristiques. Mais bon, forcément les belles choses sont touristiques donc passage obligé !!
Merci d'avance pour vos conseils.
Christelle
Je pars en mode routard au mois de Mai, juin, juillet et début aout 2013 en Asie. Nous commencerons par la Thailande, puis le vietnam, nous traverserons le cambodge pour revenir ensuite qlq jour en Thailande. J'ai commencer à faire un petit itinéraire mais j'aurais aimé avoir votre avis, histoire de ne rien louper ou savoir si nous ne serons pas toujours en train de courir. Nous arriverons à Bangkok.
2 jours à Bangkok 2 jours à Ayutthaya 2 jours à Lopburi 4 jours à Khon Kaen 3 jours à Nong Khai 4 jours à Chiang Khan 3 jours à Kradung 2 jour à Phitsanoluk 4 jours à Sukhothai 3 jours à Chiang Mai, de la on prend l'avion direction Hanoï.
4 jours à Hanoi et environs 3 jours à Sapa (a savior que nous ferons les trajets de nuit) 3 jours au Lac de BaBê 3 jours à la Baie d'halong 2 jours à Phong Nha 5 jours à Hué et environs 4 jours à Hochi ming ville. puis départ pour le cambodge
Pas encore d'itinéraire pour le cambodge.
Retour sur Bangkok, de la qlq jours a Ko Tao et ko Samui puis le reste sur bangkok et louer une voiture opur tourner qlq jours.
Voila voila, enfaite je voudrais savoir si ce trajet à l'air bien fait ou pas, si nous louper des choses essentiel ou allons à des endroits inutiles. A savoir que nous aimerions bien voir l'envers du décor et pas forcément aller à des endroit très touristiques. Mais bon, forcément les belles choses sont touristiques donc passage obligé !!
Merci d'avance pour vos conseils.
Christelle
Voyage au Vietnam avec bébé English translation pending
Bonjour
Nous partons en famille au Vietnam fin novembre à fin décembre avec notre fille, qui aura 22 mois.
Nous avons prévu de commencer par le Sud ( Phu Quoc et Delta du Mékong), puis d'explorer Hoi An et HUe, pour finir par Hanoi.
Nous aimerions connaitre les expériences de familles sur le climat à cette époque, mais surtout sur leur organisation avec bébé. Avez-vous tout réservé depuis la France (Hôtels et vols intérieurs) ou est-il possible de voir directement sur place?
Merci par avance de vos réponses.
lauwilk
Réserver un tour au Vietnam depuis la France ou attendre d'être là-bas? English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 1 décembre pour 3 semaines pour le Vietnam, on aimerait faire le tour du pays de Hanoi à HCM sachant que l'on attérit le 2/12 à Saigon et que l'on aimerait passer par Hanoi, Sapa, Halong, Hue, Hoi An, le delta du Mékong et HCM d'où nous repartons le 21/12.
Quelqu'un pourrait-il nous dire s'il est plus intéressant de réserver un tour par une agence au Vietnam ( qui nous paraissent cher aux vues des devis) ou bien de prendre une chambre pour notre première nuit sur HCM et notre vol pour Hanoi le lendemain, et après de réserver les tours sur place?
Le train est-il plus intéressant que l'avion?
Merci à tous pour vos réponse.🙂
Avis sur circuit au Vietnam du 2 au 28 août 2012? English translation pending
Bonjour, je pars au Vietnam du 02/08 au 28/08/12, sac au dos et transports en commun (train, bus locaux...) j'ai prévu un circuit j'aimerais savoir s'il est réalisable compte tenu de la période, des transports...Je suis assez flexible, je le fais à mon aise, ne désire pas descendre dans le Sud, je me concentre sur le nord et un peu le centre (Hoi An et Hué), surement pas plus bas.
Arrivée le 03: 2 nuits à Hanoi
05/08 Ninh Binh
07/08: Son La
08/08: Lai Chau
09/08: Sapa
10/08: Bacha
13/08: Hanoi/Haiphong/Cat Ba/Baie d'Along
17/08: Hanoi
18/08 Hoi An
21/08: Hue (4 nuits)
Ensuite 4 jours de flottement pour modification si nécessaire.
Qu'en pensez-vous ? Je vous remercie, j'attends vos avis avec impatience.
Qu'en pensez-vous ? Je vous remercie, j'attends vos avis avec impatience.
Choix d'une destination au Vietnam? English translation pending
Bonjour
J'ai le projet de me rendre prochainement au Viêtnam pour une quinzaine de jours et aimerais avoir quelques renseignements...
1) Un choix est à faire durant mon périple par rapport au temps disponible, que me conseillerez-vous de choisir entre ces 2 possibilités:
- Passer 1 jour/2 nuits à Hoi An, ce qui me permettrait de rajouter une excursion d'1 jour vers la Baie d'Halong terrestre ? (aller-retour dans la même journée au départ de Hanoï)
- Ou bien passer 2 jours/3 nuits à Hoi An, mais en étant obligé dans ce cas de supprimer l'excursion vers la Baie d'Halong terrrestre ?
2) Est-il vraiment fiable de passer par un site Web permettant d'obtenir la "lettre d'approbation" avec laquelle on peut par la suite avoir son visa directement sur place à l'aéroport de Hanoï ?
Passage à l'immigration plus rapide ou moins rapide à l'arrivée ? Quelqu'un est-il déja passé par ce site: "vietnam-visa.com" ? Si oui, qu'en pensez-vous ? Est-il sérieux ?
3) Est-ce que pour les excursions (Baie d'Halong maritime, terrestre, Hué, Hoi An, etc...) les tarifs des agences sur place (à Hanoï) sont à peu près équivalents à ceux que l'on peut trouver sur des sites Web ou doit-on s'attendre à une énorme différence ?
D'avance, merci beaucoup de vos réponses.
J'ai le projet de me rendre prochainement au Viêtnam pour une quinzaine de jours et aimerais avoir quelques renseignements...
1) Un choix est à faire durant mon périple par rapport au temps disponible, que me conseillerez-vous de choisir entre ces 2 possibilités:
- Passer 1 jour/2 nuits à Hoi An, ce qui me permettrait de rajouter une excursion d'1 jour vers la Baie d'Halong terrestre ? (aller-retour dans la même journée au départ de Hanoï)
- Ou bien passer 2 jours/3 nuits à Hoi An, mais en étant obligé dans ce cas de supprimer l'excursion vers la Baie d'Halong terrrestre ?
2) Est-il vraiment fiable de passer par un site Web permettant d'obtenir la "lettre d'approbation" avec laquelle on peut par la suite avoir son visa directement sur place à l'aéroport de Hanoï ?
Passage à l'immigration plus rapide ou moins rapide à l'arrivée ? Quelqu'un est-il déja passé par ce site: "vietnam-visa.com" ? Si oui, qu'en pensez-vous ? Est-il sérieux ?
3) Est-ce que pour les excursions (Baie d'Halong maritime, terrestre, Hué, Hoi An, etc...) les tarifs des agences sur place (à Hanoï) sont à peu près équivalents à ceux que l'on peut trouver sur des sites Web ou doit-on s'attendre à une énorme différence ?
D'avance, merci beaucoup de vos réponses.
Le bus ou le train au Vietnam? English translation pending
nous sommes retraités (valides ) nous partons au Vietnam en octobre pour 28 jours , donc nous avons le temps et nous avons l'habitude de voyager en solo en Asie , ensuite ce sera le laos et le cambodge , je veux voir un maximum de paysages et les trains de nuit ne m'intéressent pas trop, alors le bus ? nous faisons ce voyage dans le sens : Saigon / Hanoi en faisant sans doute plusieurs haltes, Dalat, Nha Trang, Danang plus hoi an puis Hué, et enfin Hanoi avec excursions à Sapa et ha long bien sûr,
si quelqu'un pouvait me donner quelques conseils pour ces parcours ça me permettrait de fignoler mon circuit,
merci
brigitte
Meilleur itinéraire pour quinze jours au Vietnam en mars? English translation pending
Hello
Nous partons à la Mi Mars pour 15 j au Vietnam et c'est la première fois. Nous voulons voyager par nos propres moyens en mettant la priorité sur les beaux paysages et la rencontre avec les gens en prenant notre temps quitte à ne pas tout faire compte tenu de la courte durée. Pourriez-vous nous indiquer le meilleur itinéraire, avec un petit arrêt de 3 jours sur une belle plage pour un peu de repos. Merci pour tous vos conseils.
Céline
Nous partons à la Mi Mars pour 15 j au Vietnam et c'est la première fois. Nous voulons voyager par nos propres moyens en mettant la priorité sur les beaux paysages et la rencontre avec les gens en prenant notre temps quitte à ne pas tout faire compte tenu de la courte durée. Pourriez-vous nous indiquer le meilleur itinéraire, avec un petit arrêt de 3 jours sur une belle plage pour un peu de repos. Merci pour tous vos conseils.
Céline
Arrivée au Vietnam en pleine fête du Têt English translation pending
Bonsoir,
Nous arriverons à HCMV le 23 janvier pour trois semaines en pleine fête du Tet. Nous voyageons en individuel et ne savons pas exactement ce que nous réserve cette période. Ce peut être un atout, mais d'après les guides touristiques, cette fête est l'occasion de rassemblements familiaux, et est synonyme de fermetures, de prix élevés et de transports difficiles ou pris d'assaut. Pourriez-vous SVP nous faire part de vos expériences en la matière et nous donner quelques conseils. Merci d'avance
Nous arriverons à HCMV le 23 janvier pour trois semaines en pleine fête du Tet. Nous voyageons en individuel et ne savons pas exactement ce que nous réserve cette période. Ce peut être un atout, mais d'après les guides touristiques, cette fête est l'occasion de rassemblements familiaux, et est synonyme de fermetures, de prix élevés et de transports difficiles ou pris d'assaut. Pourriez-vous SVP nous faire part de vos expériences en la matière et nous donner quelques conseils. Merci d'avance
Avis sur boucle Vietnam - Cambodge - Vietnam? English translation pending
bonjour j`aimerais avoir votre avis sur le circuit suivant.
Je suis dans le delta du Mekong et j`envisage peut-etre de faire un tour au Cambodge par Chaudoc, remonter dans le pays jusqu`a un poste frontiere avec le Vietnam, soit vers Pleiku soit a hauteur de Danang mais je ne ne sais pas s`il y en a un par la.
au plaisir de vous lire.