Search VoyageForum
FR
Reflex Argentique ou Compact Numérique? English translation pending
by Vince555 · 2005-05-19 · 68 replies
Bonjour, je pars en voyage à la fin de l'été pour plusieurs mois en Europe et en Asie et j'aime bien la photographie. Comme je n'ai pas les moyens de me procurer du Reflex Numérique, je suis bien embêté entre choisir un Reflex Argentique ou un Compact Numérique...

Bien entendu que je peux prendre beaucoup plus de photographies en numérique, mais aucune création.. ou presque..

Que me conseillez-vous? Que pensez-vous du Canon Rebel T2 (Reflex Argentique)?!

Merci!! 😉

Vincent
De Kompong Som à Klong Hay en ti-batô (Cambodge) English translation pending
by DeCléricy · 2005-04-24 · 3 replies
DE KOMPONG SOM À KLONG HAY EN TI-BATÔ (Cambodge)

Voilà bien trois jours que j’attends mon bateau sur les quais de Kompong Som (Sihanoukville) parmis les chats-orphelins et les chiens-à-personnes. Madame Lieling aurait bien aimé m’héberger mais la dernière place disponible dans le hangar est occupée par un paon magnifique qui se refuse à faire la roue. On s’est boudé lui et moi toute la journée précédant le départ. Même qu’une fois il a tourné le dos pour me montrer son cul! Ce qu’il peut être con ce paon!

De Sihanoukville Madame Lieling, aidée de ses filles, expédie vers la Thaïlande deux cargaisons par semaine (environ 30 tonnes en tout, glace et contenants inclus) de crustacés qu’elle achète des pêcheurs locaux. Son mari réceptionne la marchandise à Trat. Le bizness familiale semble bon. Ce qui n’est pas l’avis des pêcheurs qui se chamaillent continuellement avec elle. À chaque pesée de crevettes, crabes et autres langoustes, elle paie en riels le pêcheur qui argumente sur le poids ou le prix au kilo. Elle clôt la discussion d’un geste de la main et envoie paître celui qui retarde la file de vendeurs. J’observe le manège et me pose des questions. En fait je soupçonne le paon d’être le véritable patron de ce petit négoce. Y fout rien de la journée mais ne quitte jamais des yeux la scène!

J’offre mon aide à Madame Lieling pour la remercier d’embarquer sur le prochain rafio. Elle comprend plus que difficilement l’anglais, ne parle pas français et mon thaï se résume, pour l’instant, au salut que ses filles m’ont enseigné avec patience. J’essaie de lui dire : « MOI MARCEL, CANADA VROUM VROUM THAILANDE, CONTENT PRENDRE TI BATÔ PLOUCH PLOUCH À VOUS ET TUTI BLA BLA … ». Madame Lieling prend un air tout à fait éberlué, les filles ricanent et se mordent les lèvres. Le paon glousse. Il commence à s’agiter puis me dévisage en se demandant s’il doit courir à toute jambes ou pondre un œuf! ‘’Coudonc, y fait donc ben chaud icitte!’’ que j’me dit. ‘’Faut que j’sorte prendre l’air moé!’’. En passant près du paon je lui lance ‘’toé l’paon, ta gueule!’’…et sort du hangar.

Tard dans l’après-midi du 3e jour est apparu mon petit bateau. Tout de bois peint en bleu et blanc, le pont rouge, 15 mètres de long sur 4 de large, en‘’bois d’arbres’’ attaché avec d’la peinture en plusieurs couches et beaucoup d’espoirs, une cabine au deux tiers sur l’arrière de 3 mètres de haut, la proue et la poupe relevées. On aurait dit une banane multicolore à la mer! L’agitation gagne le quai. Dès l’accostage Madame Lieling discute avec l’équipage. Parfois elle me désigne du regard à celui que je devine être le capitaine. Vais-je embarquer? Vais-je me convertir au bouddhisme et finir mes jours en Asie? Bosser pour un con de paon? Traduire mes poèmes en Khmer? Toutes ces considérations existentielles trottinent dans ma tête comme autant de bestioles dans un hangar Cambodgien. Claude, un ami Franco-Vietnamien qui réside depuis belle lurette à Kompong Som, est venu aux nouvelles. C’est lui qui m’a mis en contact avec la famille Lieling. Il jase quelques instants en Cambodgien avec madame Lieling. Soudain tous les deux éclatent de rires. Claude s’approche vers moi, les yeux bridés-rieurs, m’enserre les épaules et susurre à mon oreille ‘’Marcel tu pars dans moins d’une heure!’’. Je l’aurais embrassé ce mec! Mais voilà, je réserve mes baisers aux femmes. Par contre je n’ai pas de pudeur à serrer très fort la poitrine d’un ami et lui chuchoter ‘’Un gros câlisse de merci Claude’’.

Nous avons levé l’ancre à 17 heures pile sous un ciel bleu-très-bleu en direction de Monsieur Soleil, tout rond et rouge-orangé d’arrogance. J’allais cette nuit là comme les conquistadores d’alors ‘’découvrir des étoiles nouvelles’’ (Hérédia, Les Conquistadores). À bord se trouvait le navigateur-pilote, quatre aides matelots et un vagabond québécois qui cette nuit se coucherait moins ‘’niaiseux’’ que la veille. Juste avant la fin de la jetée qui marque la limite du port le bateau s’est arrêté face à la pleine mer. Du moins le moteur a cessé de tourner. Panne mécanique déjà? Ben non ti-touriste-niaiseux!!! Regarde et instruits-toi! C’est l’équipage qui prépare la cérémonie demandant la protection des dieux de la mer et des crustacés morts. Chacune des personnes à bord, sauf moi, tenant une tite poignée de riz dans la main va à tour de rôle en jeter une pincette à tribord et bâbord près de la proue. Ensuite le navigateur-pilote à genoux sur le pont alluma quelques bâtons d’encens, les plaçant entre ses mains jointes à plats qu’il leva tout en courbant la tête. Puis il piqua les bâtons dans un panier d’osier rempli de fruits et de fleurs qu’il plaça sur la partie la plus élevée de la proue (elle sera du voyage jusqu’à la fin). Chacun se retire après une courbette face à la corbeille de fruits, de fleurs et d’encens, les mains jointes comme M. le Curé et les bonnes Sœurs m’ont enseignés quand on récite la prière. N’eut été des dieux et s’il avait fait partie du voyage, moi c’est l’paon que j’aurais lancé à l’eau! Ben dit donc! On a le bateau, on a lé poéssons et la protection des dieux, alors en route les mecs! L’horizon nous attend! En fait mon souhait était que chacun des madriers de bois reste à sa place et que tous ensemble ils aillent dans la même direction, c'est-à-dire la Thaïlande, avec la grâce des dieux s’il le faut…et du moteur bien sur!

Une fois le bateau relancé on s’est assis tous en rond sur le pont avant pour souper; grand bol de riz cuit, deux poulets grillés, une soupe de légumes un peu-beaucoup-trop épicée à mon palais occidental et de l’eau. Pas de flon-flon. Naïvement j’espérait qu’avec tout ce que lé batô transportait il y aurait crabes et langoustes au menu! Vers 18 heures 30 Môssieu Soleil s’est couché en un dernier éclat, un clin d’œil orangé à la mer berçant mon petit navire. Je fis de même, prenant possession du toit de la cabine, au dessus du poste de pilotage, pendant que le croisant de lune accrochait son hamac aux étoiles. J’ai repéré la Croix du Sud. C’était une nuit tiède, douce et apaisante. Un baldaquin piqué d’étoiles. Mon petit bateau filait bon vent. Il avançait droit devant, clapotant les eaux, heureux de flotter et semblait connaître l’horizon noir vers ou il allait. La lune éclairait la mousse blanche, une traînée de lait laissée dans notre sillage. J’ai rêvé toute la nuit les yeux grands ouverts, à rien, à tout, refaisant le monde à chaque heure mille et une fois. J’ai fais confiance à la mer m’emportant ailleurs. J’avais 45 ans, j’étais heureux! Ces doux instants sont rares et précieux dans la vie de chacun. Cela s’appelle la grâce je crois.

Au petit matin, après 12 heures de rêveries, Klong Hay se réveille. Un ti village de pêcheurs protégé d’une baie. Il n’est pas joli avec ses baraques de bois et de tôles ondulées. Des dizaines de quais montés sur pilotis de bois amarrent plusieurs bateaux semblables au mien. Dès l’aurore le village fourmille de partout, chacun besognant à son métier en profitant de la fraîcheur relative. Chats et chiens vont et viennent parmis les enfants nus ou en guenilles et les adultes affairés, chippant aux mouettes un restant de poisson oublié sur place. Des caisses changes de mains, on embarque des filets de pêche à bord des bateaux, on replie les hamacs sur les ponts (beaucoup de pêcheurs et leurs famille dorment à quai, En fait c’est souvent les seuls abris qu’ils possèdent). Des camionnettes transportent des choses et des trucs. Ce matin-là je fus l’attraction du port, chacun cessant un instant son occupation à mon passage avec un sourire mêlé de curiosité. Après avoir remercier ‘’mon’’ équipage, j’ai négocié le transport vers Trat avec un conducteur de camionnette qui s’est présenté à moi en me disant ‘’Taxi Mister? Taxi Mister? C’est un devin ce mec! Comment il a fait pour deviner mon intérêt pour le ti-camion Toyota que j’ai z’yeuté? Je sors de mon paqueton un bout de papier et j’inscris 160 (4$canadiens) et lui tend le papier. Il prend mon crayon et inscrit 800 (20$) et me retend le papier et le crayon (signe que les négociations ne sont pas terminées). J’écris 200 (5$), même manège, 600 (15$) de sa part, 240 (6$) du mien (souligné comme offre finale). Il repart à 450 (11$). Je refuse, lui montrant du doigt mon 240 souligné. Il hésite quelques instants, sourit la bouche fendue jusqu’aux oreilles, tourne en rond. Ca y est j’l’tiens!! Moi aussi je souriais, tout en gardant un œil sur mon crayon qu’il gardait à la main. Finalement il me dit OK. Je fais un geste pour reprendre le crayon. Il esquive. ‘’Non mais ça va pas Chose! Un porte-mine à 50 dollars, cadeau de ma marraine! Un chausson aux pommes avec ça?’’ J’insistai sans faire un geste et sans perdre le sourire. À regret il me remit le crayon avec le sourire cette fois fendu jusqu’à la nuque! Sans m’en rendre compte une vingtaine de curieux avaient fait cercle autour de nous. Un peu confus, désormais eux aussi iraient se coucher moins niaiseux ce soir!

J’ai sommeil (pas dormi depuis 24 heures, les rêveries et le teuf teuf-du-moteur-du- ti-navire aidant). Pour l’instant j’accompagne des boîtes de cartons, des poulets en cage et deux jeunes porcs discutant cochon entre eux dans un panier d’osier à l’arrière d’une camionnette Toyota. ‘’Coudonc cochons, cé où la frontière icitte?’’ que j’demande. D’après mes infos et ma carte ça doit faire un boutte qu’on roule en Thaïlande là! J’ai un passeport à tamponner moi! Houhou! z’êtes où les douaniers? En fait les emerdes ce sera dans quatre jours, à Bangkok…mais ça s’est une autre histoire!!!

Notes de voyage au Cambodge, cahier no. 3, janvier 1999.

DeCléricy
la toute nouvelle loi Bibine en thailande .. English translation pending
by Thuan · 2005-04-09 · 28 replies
scoop exclusif VF la dernière trouvaille .. en matière de répression thaïlandaise .. c'est placarde en grand dans toute les rues de bkk .. ( hélas en thai ... ) je traduit ... VENDREDI ...... TU TE FAIT ATTRAPER EN ÉTAT D'IVRESSE .. SAMEDI .. ........ TU TE REPOSE .... DIMANCHE ....... TU PEINT LES RUES ( le marquage blanc ou rouge ) OU TU RAMASSE LES CADAVRES ...-- je crois que l'on va avoir des plates Bandes neuves très rapidement .. c'est bien pour la sécurité routière .. J'aime l'asie ..
Pétition contre la déforestation de la forêt amazonienne English translation pending
by Laneige · 2005-04-01 · 63 replies
Ceci est un copié collé d'une pétition que j'ai reçu (de mon ami vf olinda) et il m'a semblé intéressant de la mettre sur le site afin de multiplier les signatures et d'élargir l'impact de ce communiqué......maintenant désolé François je ne sais pas si le site "supporte" au niveau de la taille et de l'"encombrement" ce type de message, j'espère que oui car il semble important de "réagir"...merci!

Bonjour à tous, >Ce message passera sans doute 10 mètres par-dessus la tête de certains mais >si on n'essaye pas, un désastre ne sera assurément pas évité ... surtout >que >nous sommes Tous concernés. > >Le congrès brésilien vote maintenant un projet qui réduira la Foret >d'Amazonie à 50 % de sa taille. Cette pétition vous prendra 3 MINUTES, mais >S'IL VOUS PLAÎT, mettez vos noms en bas de la liste et envoyez-la. > >Le secteur qu'on veut déboiser représente 4 fois la taille du Portugal et >serait principalement utilisé pour l'agriculture et les pâturages pour le >bétail. > >Tout le bois doit être vendu aux marchés internationaux par des grandes >sociétés multinationales sous la forme de tranches de bois. Le fait est que >le sol de la foret d'Amazonie est inutile sans la foret. Il est très acide >et la région est encline aux inondations fréquentes. A ce jour, plus de 160 >000 kilomètres carrés, déboisés dans le même but, sont abandonnés et ont >entamé un processus de désertification. Le déboisement et le traitement du >bois à cette échelle libèrent dans l'atmosphère des quantités énormes de >carbone, accentuant ainsi l'effet de serre et les changements >climatiques.Nous ne pouvons pas laisser faire! > >SVP, Copiez le texte dans un nouveau courrier, mettez votre nom complet >dans >la liste ci-dessous et envoyez a chaque personne que vous connaissez. (NE >FAITES PAS SIMPLEMENT SUIVRE CETTE PÉTITION EN APPUYANT SUR "FAIRE SUIVRE" >ou " TRANSFÉRER", AFIN D'ÉVITER LES SÉRIES DE CARACTÈRES INUTILES). > >Si vous etes la 1000e personne a signer, s'il vous plaît, envoyez une copie >à afsaviolo@openlink.com.br > >01 - Fernanda de Souza Saviolo - Rio de Janeiro - RJ >02 - Nara Maria deSouza - Rio de Janeiro - RJ - >03 - Julio Cesar Fraga Viana - Rio deJaneiro - RJ- >04 - Monica Grotkowsky Brotto -Sao Paulo - SP - >05 -Mauricio Grotkowky Brotto - Sao Paulo >06 - Ricardo A.Corrallo - SP >07- Sunny Jonathan - SP >08 - Leonardo Larsen Rocha - SP >09 - EvandroSestrem - SP >10 - Marco Aurlio Wehrmeister - Blumenau - SP >11 - AngelaMaria Gonalves - Blumenau -SP >12 - Alessandra Bernardino- Blumenau -SP >13 - Pedro Carstens Penfold - Rio deJaneiro - RJ - >14 - Annelena PortoDelgado - Sao Paulo- >15 - Erica Couto -Sao Paulo - >16 - Elaine Couto-Sao Paulo - SP >17 - Tatiana de Almeida Voivodic - Sao Paulo >18 - S! olange B FurlanettoSao Paulo /SP >19 - Marcos deSouza Mello - Sao Paulo /SP >20 - ElianeSantiago - Sao Paulo/ SP >21 - Francisca J. Bezerra Alves Ara*jo - SaoPaulo SP >22 - Carlos Alberto Dantas Junior - Rio de Janeiro RJ >23 - Daniel Rodrigues da Cruz - Rio deJaneiro / RJ >24 - Gabriella Gaida -Rio de Janeiro -RJ >25 - Ceclia Silva Teixeira Pinto - RJ -03/06/75 >26- Tania Santos Miguel >27 - Celso Henrique Diniz Valente deFigueiredo-RJ >28 - Marcelo Lopes Rheingantz - Rio de Janeiro - RJ >29 - RodrigoTassinari de Oliveira - Rio de Janeiro >30 - Andr Lobato Pinheiro - RiodeJaneiro - RJ >31 - Ismael dos Santos Silva - RJ >32 - Gustavo Alexandre CaetanoCorrea -RJ >33 - Juana Varella Barca de Amorim - Rio de Janeiro >34 - Nara Faria Silva Rio de Janeiro-RJ- >35 - Isabella Jaggi SaoPaulo- SP >36 - Diana de Andrade Freitas - Rio de Janeiro -RJ >37 - Karina ! Dourad!o - Sao Paulo >38 - Pablo Genuncio Garcia - Rio de Janeiro >39 - Fabola Morais de Lucca - Sao Paulo >40 - Alexei Morais de Luc ca - SaoPaulo - SP >41 - Renata Regina Roxo - Sao Paulo - SP >42 - FernandaTeixeira - Sao Paulo - SP >43 - Patricia Freitas - Sao Paulo - SP >44- Cintia Regina Korner -Alemanha - DE - >45 - Wolfgang Korner - Alemanha- DE >46 - Ro seani Vieira Rocha - San Francisco - CA >47 - AngelaIchimura - Sao Paulo - SP >48 - Assunta Viola - Sao Paulo - SP >49- Francine Mordret-Chabot / Paris France >50 - Marina Amaral - Alemanha - DE >51 - Fabian Rodrigues Caetano - Sao Paulo - SP >52 - Luciana Cabrera-Santa Barbara- Ca >53 - Andrea Torres- Lahaina, Hawaii >54 - CarlaDuarte- New York, NY >55 - Sergio Goes - New York, NY >56 - Itaal Shur -New York, NY >57 - Hiroyoku Sanada-New York, NY, US >58 - MarianneEbert-new york, NY!, US >59 - Gloriana M. Calhoun -New York, NY >60 - Roger Jazilek - New York, NY >61 - Cheryl To - New York, NY >62 - JudyMercer - Paris, France >63 - Evelyne Pouget- Woodstock, NY >64 -Hera-W oodstock, NY >65 - Nicos Peonides - Cyprus - New York NY >66 -Fiona Cousins - New York, NY >67 - Alistair Millington - London, UK >68- Edgar Craggs - Bri stol, UK >69 - Chris Hastie - Nottingham, UK >70 -Adam Barley - Bristol, UK > >71 - Dawn Morgan - Bristol, UK > >72 - LottieBerthoud - Bristol, UK > >73 - Julia Simnett - Bristol, UK > >74 - LindseyColbourne - Bath, UK > >75 - Wendy Lawton - Bath, UK > >76 - James Friel -Birmingham, UK > >77 - Sylvia Magyar - Budapest, Hungary > >78 - DancoUzunov - Budapest Hungary > >79 - Vladimir Jurukovski - New York, USA > >80- Laste Stojanovski - Auckland, New Zealand >81 - Katerina Rusevska - Skopje, Macedonia >! >82 - SnezanaPesic -Kragujevac, Yugoslavia >83 - Sladjan Pavlovic - Beograd, Yugoslavia >84 - Jelka Crnobrnja-Isailovic -Belgrade, Yugoslavia > >85 - BegoqaArano-Brussels, Belgium > >86 - Brendan Kelly-Brussels, Belgium > >87 -Rafael Marquez-Madri d, Spain > >88 - Ignacio De la Riva-Madrid, Spain > >89- A. Townsend Peterson -Lawrence, Kansas > >90 - Anita Gamauf-Vienna, Austria > >91 - Desmon d Allen-Tokyo, Japan > >92 - Krys Kazmierczak, London, UK. > >93 - Anand Prasad, Denmark > >94 - Pauline McLeod, York, UK >95 - Lee Casey, Harrogate, UnitedKingdom > >96 - Sibylle Rhovier, Bournemouth, UK > >97 - Raphael Masse, Cereste, France > >98 - SimonFrydman, Paris, France > >99 - Godefroy Devevey, Dijon, France > >100 -cécile devevey, Quétigny, France > >101 - Muriel Aupy, Dijon, France > >102- Myriam Morghad, Bordeaux, France > >103 - Mémin Julie, Toulouse, France >104 - Amélie Delavaul! t, Poitiers, France > >105 - Charlotte Prosperi, Poitiers, France > >107 - Laure Doutreleau, Poitiers, France > >106- Marco Ghirotto, Montréal, Québec, Canada >108 - ClaireChouzenoux, Poitiers, France > >109 - Aurélie Tricoire, Paris, France >110 - Anne-Claire Sérézal, Paris, France > >111 - Irene Sérézal Gallais, Poitiers, France > >112 - Tr ianneau Léa, Poitiers, France > >113 - TrianneauChristian, citoyen du Monde de PoitiersFrance. > >114 -Enriquez-Sarano Fleur, Paris, France > >115 - Ahadji Nathalie, Paris, France > >116 - SUCHAIRE Eric, Villeneuve St Georges, France > >117 - FabienChevallier, Boinville le Gaillard, France> >118 - Thierry Louis Carron, Limas, France > >119 - Mikel Estrin, Castro Valley, California > >120 -Pierre Alardin, La Louviere, Belgium >121 - Marie Thérese Alardin, Mâcon, France > >122 - Christian DUPRAT, Mâcon, Fance > >123 - Alexandre GAREL, conjux, France > >124 -! Yannick BORGEL, Lyon, France > >125 - Henriette TORRALBA PELEGRIN, Lyon, France > >126 -Jean-Michel ROSA, Lyon, France > >127 - Fleurine GAUGE, Lyon, France > >128- marion vallet, lyon, france > >129 - floriane vallet, lyon, france > >130- Camille Vilain, Lyon, France > >131 - Ch loéRouveirolles, Montrouge-Paris, France > >132 - YannConchaudron, M ontrouge-Paris, France > >133 - Pierre Lantuejoul, Montrouge-Paris, France > >134 - Marion Rozenbaum, Montrouge-Paris, France >135 - Catherine Rozenbaum Montrouge- France > >136 - Eric Havard, Bonneuilsur Marne - France > >137 - Jean-Michel Payet, Combs la Ville, France > >138- Raphaele Heliot, Villepinte, France > >139 - Céline Veyssiere, Saint-Denis, France > >140 - Ludovik Bost, Saint-Denis, France > >141 -Karine Louilot, Bordeaux, France > >142 - Pierre Goutti, Bordeaux, France > >143 - Christine Abdelkrim-Delanne, France > >144 - Michel Collon, Belgique > >145 - Cristina Contramaestre, Roma, Italia > >146 - SéverineDelrieu, Paris, France > >147 - Ludovic Roux, Stockholm, Sweden > >148 -Catherine Jordy, Strasbourg, France >149 - Anne-Claire Cieutat, Strasbourg, France > >150 - Yann Véronneau, Strasbourg, France > >151 - Joëlle Kuhne, Engenthal, France > >152 -Guylaine Dionne, Montreal, Canada > >153 - Silvio M anfredi, Montreal, Canada > >154 - Stéphane Lebeau, Montéal, Québec, Canada > >155 - AnneProvencher, Montréal, Québec, Canada > >156 - Andrée Martin, Montréal, Québec, Canada > >157 - Isabelle Poulin, Montréal, Québec, Canada > >158 -Édith Grenon, Montréal, Québec, Canada > >159 - Sylvie Vachon, Montréal, Québec, Canada > >160 - Céline Charbonneau, Québec, Canada > >161 - DeniFalardeau, Montréal, Québec, Canada >162 - Line St-Amour, Montréal, Québec, Canada > >163 - Lisette Parent, Repentigny, Québec, Canada > >164 - Sylvie Parent, Queretaro, Mexico > >165- Maximiliano Sainz, Cholula, Mexico > >166 - Brigitte DIBI, Sherbrooke, Québec, Canada > >167 - Mélanie Lagacé, Sherbrooke, Québec, Canada > >168 -Virginie Paquin, Montréal > >169 - Ralph Maingrette, Montréal > >170 -Réjean Villeneuve, Alma, Québec, Canada > >171 - C laude Dufour, Cap-Rouge, Canada > >172 - Martine Dufour, Montreal, Canada > >173 - Jocelyn Fortier, Montreal, Canada > >174 - Géraldine Philippin, Montreal, Canada > >175 -Dominique Routhier, Montréal, Canada > >176 - Genevieve Faubert, Rigaud, Québec, Canada > >177 - Christine Faubert, Rigaud, Québec, Canada > >178 -Isabelle Arcand, Rockland, Ontario, Canada > >179 - Sévrine Calande, Gatineau, QC, CND > >180 - Maryse Chartrand, Bourget, Ontario, Canada > >181- Cindy Miron, Orleans, Ontario, Canada > >182 - Denis Huberdeau, Québec, Canada > >183 - Marjolaine Letendre, Québec, Cana! da >184 - Gerard Leboeuf, Québec, Canada > >185 - Mario Lemay, >Saskatchewan, Canada > >186 - Yvon Leveillé, Québec, Canada > >187 - Hélene Brunet, Montréal, Québec, Canada > >188 - Marie Brunet, L'Anse St-Jean, Canada >189 - Fiona Clarke, Plymouth, Devon, UK > >190 - André-Denis Côté, Plymouth, Devo n, UK >191 - Alexandre Lemay, Quebec, Canada > >192 - Pierre-Luc Bareil, Chambly, Canada > >193 - Anne-marie Lareau, Chambly, Canada > >194 - Aurelee Lareau, chambly, canada > >195 - Jean-Sebastien Roy, Montreal, canada > >196 -Anne-Marie Doiron, Montreal, Canada > >197 - Jean-Sébastien Senécal, Montréal, Canada > >198 - Antoine Fortin, montréal, Québec, Canada > >199 -Diane Fortin, Longueuil, Canada > >200 - Joane Bilodeau, Chicoutimi, Canada > >201 - Marie-Claude Asselin, Chicoutimi, Canada > >202 -Diane-Jocelyne Côté, Chicoutimi, Canada > >203 - Gilbert Talbot, Saguenay, Québec > >204 - Isabelle ! Duval, Saguenay, Canada > >205 - Pamela GonzalezFlores, Montreal, Canada >206 - Annie Nantel, Montréal, Canada > >207 - Lia Talbot, Montréal, Canada >208 - Marie-Noëlle P.Paquin, Montréal, Canada > >209 - Olivier Ouellette, sherbrooke, Québec > >210 - Jacinthe Ouimet, Québec, Canada > >211 - Chantal Grenier, Québec, Canada > >212 - Danie Blais, Thetford Mines, Canada > >213- Madeleine Parent, Thetford Mines, Canada > >214 - Annik Piché, St-Hyacinthe, Cana da > >215 - Denis Ouellet, Thetford Mines, Canada > >216 -Genevieve Grenier, Thetford Mines, Canada > >217 - Mélissa Bouffard, St-Antonin, Canada >218 - Marie-Hélene Dufour, Saint-Jean-Chrysostome, Quebec, Canada > >219 -Natalie Doyle, Halifax, Nova Scotia > >220 - Dominic Roy, Qc, Canada > >221- Caroline Boucher, Saint-Alexandre, Qc, Canada > >222 - Patricia Boucher, Saint-Alexandre, Qc, Canada > >223 - Emilie Girard, St-Jean-sur-Richelieu, Qc, Canada> >224 - Samuel Delvaux, Saint-Jean-sur-Richelieu, Qc, Canada >225 - Marie-Hélene Fraser, Saint-Alexandre, Qc, Canada> >226 - PierreAdant, Sherbrooke, Qc, Canada > >227 - Lyne La Roche, Sherbrooke, Qc, Canada > >228 - Michele Gary, Sherbrooke, Qc, Canada > >229 - VickiPaquette, Sherbrooke, qc, Canada > >230 - Isabelle Prince, Sherbrooke, qc, Canada > >231 - Véronique Nadeau, Sherbrooke, QUÉBEC, Canada> >232 -Olivier Nadeau, Sherbrooke, Québec, Canada > >233 - Carine Paqu in, Sherbrooke, Quebec, Canada > >234 - Alex Bouchard, Sherbrooke, Québec, Canada > >235 - Judith Munger, Sherbrooke, QC, Canada > >236 - Jean-M.-L.Bergeron, Sherbrooke. QC, Canada > >237 - Marc André Aubé, Gaspé, QC, Canada > >238 - Isabelle LaBarre, Québec, Qc, Canada > >239 - NormandCharest, Québec, Qc, Canada > >240 - HEIDI dechenes-doré, verdun, qc, canada >241 - DAvid Pineault, Verdun, QC, Canada > >242 - Simon Pineault, Québec, QC, Canada > >243 - Dominic Matte, Québec, Qc, Canada > >244 - Jean-MartinVeilleux, Québec, Qc, Canada > >245 - Marie-Andrée Coulombe, Sherbrooke, Qc, Canada > >246 - Marie-Annie Blackburn Lefebvre, Sherbrooke, Qc, Canada >247 - Miguel Fafar d, Sherbrooke, Qc, Canada > >248 - Bérangere deGrandmont-Bernard, Qc, Canada > >249 - Joëlle Poirier, Q c, Canada > >250 -Sabrine Paré, Qc, Canada > >251 - Rodney D'Abramo, Montreal, Qc, Canada >252 - Shannon Ryan, Montreal, Qc, Canada > >253 - Heathe r Keith, Mansonville, Qc, Canada > >254 - Patrick McDonald Eastman, Qc, Canada > >255- Anette Bald Eastman, Qc, Canada > >256 - Vincent Cottin, France > >257 -Pascale Cottin, Lyon, France > >258 - Stéphane Raymond, Metz, France > >259- Mary-Anne Haller, Nancy, France > >260 - Hélene Schuhmacher, Nancy, France > >261 - Pascale Voison, Nancy, France > >262 - Claude Vogel, Malzéville!, France > >263 - Yves Jeanmaire, Bussac-Foret, France > >264 -Patrice NADAUD, Corignac, France >265 - Sophie LOISEL, Corignac, France. > >266 - Véronique BOISBLEAU, Donnezac, France > >267 - Emmanuel ARCOBELLI, Jonzac, France > >268 -Olivier GRASSET, Cayenne, Guyane française > >269 - Charlotte HASSON, Matoury, Guyane française > >270 - Demory Jean Philippe, Matoury, GuyaneFrançaise >271 - NIVAULT Antoine, Cayenne, Guyane Française > >272 -RICHER Emilia, Cayenne, Guyane Française >273 - Jean-Baptiste RAUCH, Paris, France Métropolitaine >274 - Noram DEGLAS, Pointe a Pitre, Guadeloupe > >275 - Christophe LUPON, François, MARTINIQUE FWI > >276 - Rodolphe GARIN, Petit-Canal, GUADELOUPEF.W.I.> >277 - michel THOMER, chelles, FRANCE > >278 - Pauline Quantin, Paris, France > >279 - Elise Benoit, Lille, France > >280 - Jean-CharlesFarey, Lille, France > >281 - Bernard Piette, Reims, France > >282 - CarolFOU! QUE, Montcet, France > >283 - Christophe SAILLY, Montcet, France > >284 -Annick DUFOURG, >Sallanches, France > >285 - Reén REY Toulouse France > >286- Bernard FONTBUTE Toulouse France > >287 - Chantal PECCATTE Gordes France >288 - Noëlle ROZEC, Landerneau, France > >289 - Lili & Fabrice LE VEN, Brest, Bretagne, France >290 - Aurore & Marc CALIGARIS Nice, France > >291 - benoit et florence POULETNice, France > >292 - Isabelle et Ptrick LOUVET Toulon, France > >293 -Patricia & jean Collomb Annecy France > >294 - Jean et Gabrielle KARDACZ Argentat FRANCE > >295 - Bernard DESCHAMPS Lanteuil FRANCE > >296 - MartineSarazin Lanteuil FRANCE > >297 - François LUSIGNAN, FRANCE > >298 - Edith SALTIEL france > >299 - Béatrice AJCHENBAUM-BOFFETY, France > >300 - Pierre KAHN, France > >301 - Catherine DORISON, France > >302 - Michel DELATTRE, Marseille, France > >303 - Sam COHEN, Marse! ille, France > >304 - AlbertCohen, Tourrettes sur Loup, France > >305 - Yolande Cohen-Dichtel, Tourrettes sur Loup, France >306 - Yan Spielmann, Bourg-en-Bresse, France > >307 - Françoise Spielmann, Bourg-en-Bresse, France > >308 -Geoffroy MORHAIN, Arc-sur-Tille, France > >309 - Patrick Seurot, Dijon, France > >310 - David Lang, Dijon, France > >311 - LOUP PHILIP clermont-fd, france > >312 - Bernard MOIX, Suisse > >313 - Salamin Eric, Suisse > >314 -Christophe Crettaz, Suisse > >315 - Estelle Karlen, Valais, Suisse > >316 -myriam Constantin, Valais, Suisse > >317 - Morard Laurette, Fribou rg, Suisse > >318 - Morard Marlene, Fribourg, Suisse > >319 - Virginie Rossier, Fribourg, Suisse > >320 - Florine Jeanrenaud, Avenches, Suisse > >321 -Yasmine Collomb, Les Friques, Suisse > >322 - Madeleine Steffen, Gland, Suisse >323 - Vincent Prélaz, St-Aubin, Suisse > >324 - Alexandre Ballaman, Onnen! s, Suisse > >325 - Anne-Eugénie Collaud, Domdidier, Suisse > >326 - ChristopheRebetez, Belfaux, Suisse > >327 - Martine Berset, Fribourg, Suisse > >328 -Yvette Berset, Fribourg, Suisse > >329 - Rose-Marie Michel, Fribourg, Suisse >330 - Nicole Corpataux-Philipona, Bulle, Suisse > >331 - Karla Espinoza, Fribourg, Suisse >332 - Frédéric Schuwey, Bulle, Suisse > >333 - BarbaraNgoyi-Guex, Fribourg, Suiss e > >334 - Eric Monney, Fribourg, Suisse > >335 -Michele Laurel, Panglao, Philippines > >336 - Yannek Meunier, Manila, Philippines > >337 - Degard Harmonie, Louvain-la-Neuve, Belgique > >338 -Szablicki Carine, Bra ine-Le-Comte, Belgique > >339 - Denizet bruno, LePuiset, France > >340 - Yves Méchain, Orléans France > >341 - JessicaVerdon, Bourges France > >342 - Cécile Thibault, Tours, France > >343 -David CHaboisson, Châtellerault, France > >344 - Claude Montésinos, NOuméa, Nouvelle Calédonie >345 -Fabienne Montésinos, Nouvelle Calédonie > >346- Odile FAGOT, Cayenne, Guyane française. >347-Fabiola Urban, St Pargoire, France > >348- Bertrand Kuhn, Strasbourg, France > >349- Claude Renault, Cayenne, GuyaneFrancaise >350 - Camille Pelletier, Montréal, Québec, Canada > >351 - Cabole Denis, Montréal, Québec, Canada > >352- Carole Ouellette, Montréal, Québec, canada >353-jacinthe loranger, Montréal, québec, canada > >354-Marie-Eve Laneville, Montréal, Québec, Canada > >355-Geneviève Massicotte, Champlain, Québec, Canada > >356-Geneviève Proulx, Montréal, Québec, Canada > >357-BenoitDurand-Jodoin, Montréal, Québec > >358-Be njamin Lafleur, Montréal, Québec, Canada > >359-Julie Touchette, Montreal, Quebec, Canada > >360-SylvainSauvageau, Rouyn-Noranda, Québec, Canada >361-Anne Théberge, Rouyn-Noranda, Québec, Canada > >362-karine Proulx, montreal, quebec, canada > >363-Jo-Anne Greffard, Rouyn-Noranda!, Québec, Canada >364-SolenLabrie Trépanier, Montréal, Québec, Canada > >365- Denise Lacroix, Val-d'Or, Québec, Canada > >366- Michel Lacroix, Val-d'Or, Québec, Canada >367- Micheline Houle, Val-d'Or, Québec, Canada >368- Pascale Dénommée, Montréal, Québec, Canada > >369- Eric Gautron, Montréal, Québec, Canada > >370- Eric Champoux, Montréal, Québec, Canada >371- Wajdi Mouawad, Montréal, Québec, Canada > >372- Jean-François Côté, Mo ntréal, Québec, Canada > >373- Joann Doyon, Québec, Qc, Canada > >374- Nancy Belleau, Rimouski, QC, Canada > >375- Mélanie Hamel, Montréal, Qc, Canada > >376-Sophie-D Plante >377-Sara Delisle, Qc, Canada >378-David Widmer, QC, Canada> >379-Loïc Duvoisin, Toulouse, France >380- Catherine Gilliand, Genève, Suisse >381 - Roland Le Blévennec, Genève, Suisse >382-Pascal Rinaldi, Vouvry, Suisse >383-Carine Tripet, Panex, Suisse >384-Igor Lièvre, Panex, Suisse >385- Agnès Collet, Paris, Franc! e >386 Virginie COZE Paris France >387 Cristele MOREAU Paris France> >388 Nelly Riche Toulouse France >389 Sylvie Riche Bron France >390 Jean Pierre Cossard Bron France >391 Dominique PIREYRE Orléans France >392 Émilie Lordemus Marseille France >393 Pascal Lanciano Marseille France >394 Daniel Pigeon Marseille France >395_Peggy Clerc Jura France >396_Thomas BERNARDI Pau France >397_François Mazières Pau France >398_Julien Brohan Nantes France >399_Thierry Hausseguy Pau France >400_Marc Baudouy Chatham UK >401_Claire Barbarin Rouen France >402_Nicolas Robert Forges les eaux France >403_Emmeline Verriest Quimper France >404_Jérôme LANGLOIS France >405_Sophie LANGLOIS, Floride, Etats-Unis >> USA >406 Maxence Andrzejewski Reville FRANCE >407_Arnaud Lacombe, Sottevast Manche FRANCE >408_Sauvade gu��ric, Sottevast Manche France >409_Amiard Florian, Rocheville Manche FRANCE >410_Jourdan Claire, Breuville Manche FRANCE >411_Héry! Mathieu, Agneaux Manche FRANCE >412_Anne Gigondan, Vauvert, Gard, FRANCE >413 Jean Denat, Vauvert, Gard FRANCE >414 René Beaupoil Nîmes F rance >415 Boris Petroff >416 Michel BRUN, Nice, FRANCE >417- Solange RANDRIAMANANA, Antibes, France >418- Martine Randriamanana, Bellegarde, France >419- Eve Randriamanana, Nice, France >420- Jeanne Charmetant, Limoges, France >421-Christine LEGER, choisy-le-roi, France >422_Emilie An drzejewski, Reville, France >423 Emmanuel Bémer Paris France >425-ROGER MICHEL, choisy le roi, france >426-Antoine Duhem, nanterre, france >427 Nicole Rossi, Annecy France >428 Mara PUGLISI, Genève- SUISSE >429 Corinne CASA, Genève ? SUISSE >430 Antonio CASA, Genève - SUISSE >431 karim Bensemmane Genève-Suisse >432 Livia Marques Genève-Suisse >433 Laurent Derudet, Genève - Suisse >434 Angelo Cantiello Genève - Suisse >435 Cosimo Luciani Genève - Suisse >436 Chantal Haemmerli >437 Bastien Haemmerli >438 Nils Couturier >439 Alexandros Lemopoulos >440 Rui Reis >441 Gex Quentin Genève - Suisse >442 Friedli Sébastien Genève - Suisse >443 Low-Ders Jean-Marc-Genève-Suisse >444 joy_fraise - geneve - suisse >445 Samira_j-geneve-suisse >446 Sammy Abdulaziz >447 Roukain Abdallah -genève-suisse >448 Versaz Pierre - Genève - Suisse >449 Tuberosa Joël - Genève - Suisse >450 Dutilleul Coline - Tournai - Belgique >451 Hennart Antoine - Tournai - Belgique >452 Sutterman Daisy - Bernissart - Belgique >453 Rivière Blandine - Wadelincourt - Belgique >454 Rubio Ophelie - Péruwelz - Belgique >455 de Mûelenaere Paul - Meise - Belgique >456 de Mûelenaere Robert - Etterbeek - Belgique >457 de Mûelenaere Cécile - St-Lambert - Canada >458 Bardoul René - St-Lambert - Canada >459 Bardoul Patrick - Saint-Lambert - Canada >460 Turgeon-Bardoul Fanny - Saint-Lambert - Canada >461 Turgeon Francine - Saint-Lambert - Canada >462 Guérin Étienne - Montréal - Canad! a >463 Francis Marcoux - Montréal - Canada >464 Hugo Larenas - Montréal -Canada >465 Éric Auclair - Montréal- Canada >466 Mélanie Auclair - Montréal - Canada >467 Éric Pineault, Montréal, Québec >468 Alexandre Côté, Montréal, Québec >469 Mélanie Hamel, Montréal, Québec >470 sophie plante, montréal, québec >471 Olivier Crabalona, montreal quebec >472 Andrée-Aude Lambert, Montréal, Québec (Canada) >473 Catherine Lambert, Montreal, Québec >474 Ariane Dinkel, Montréal, Canada >475 Martine Anelard, Le Port, Ile de la Réunion >476 Gwenael Chamand, Ravine Des Cabris, Ile de la Réunion >477 Annie Fillion, Terrebonne, Québec (Canada) >478 Isabelle Rodrigue, Montréal, Québec (Canada) >479 Émilie Allard-Provost, Montréal, Québec (Canada) >480 Julie Ouellette, Montréal, Québec >481 Mireille Richard, Laval, Québec >482. Philippe Marcotte, Laval, Québec (Canada) >483 Philippe Nault, Laval, Québec >484 Francois Tanguay, Laval, Québec (Canada) >485! David Renaud, Laval, Québec (Canada) >486 Marie-Michelle Beauregard, Laval, Québec >487 Martin Sabourin, Montréal, Québec >488 isabelle Tremblay, Montréal, Québec >489 Caroline Gosselin, Gatineau, Québec >490 Céline St-Jean, Val-des-Monts, Québec >491 Anne Boucher, Breckenridge, Quebec >492 Mario Forget, Gatineau, Québec (Canada) >493. Éric Dupel, Gatineau, Québec (Canada) >494 Louis McCauley, Gatineau, Québec, Canada >495. Isabelle Vachon, Gatineau, Québec, (Canada) >496. Anne-Marie Landry-Voyer, Lévis, Québec, Canada >497. Julie Barbeau, Lévis, Québec, Canada >498. Virginie Dudragne, Ste-foy, Québec, Canada >499. Amélie Dudragne, Ste-foy, Québec, Canada >500. Stéphanie Morel, lévis, québec, canada >501. Marc-André Perron, Lévis, Québec, Canada >502. Caroline Housieaux, Amiens, France >503, Florian Lavernot, Amiens, France >504. Clément Vansteelandt, Amiens, France >505 Vincent Dabonneville, Amiens, France >506 Luc tanesie, Amiens, France >507 Nicolas cerisel, cottenchy, france >508 Hélène Quentin, Chatou, France >509 Thomas Vauzelle, Le Perreux, France >510 Guillaume Bertron, Saint Maur des Fosses, France >511 Julien D........., Paris, France >512 Nicolas Anselmi, Manche, France >513.Aurore Folny, Manche, FR >514.Penrat-Casanova Sacha, Manche, FR >515.Favennec Edith, Gironde France >516.Boudeliou Sofia, Gironde, France >517.Mahler Alexis, Genève, Suisse >518. Odile Curiel, Locarno (TI), CH >519. JACQUES geneviève, Nivelles, Belgique >520.Fanny Kersten, Ferrières, Belgique >521.Nicolas Kersten, Ferrières, Belgique >522.Gilles Verryken, Stavelot, Belgique >523.Verryken jean-Marc, Stavelot, Belgique >524. LIVRON Georges, Huy, Belgique >525. Maquoi Henri, Huy, Belgique >526. SIX Frédéric, Comines, Belgique >527. BERTOZZI Nina, Bruxelles, Belgique >528. DREESEN Mélodie, Bruxelles, Belgique >529, Anne PARISSE, BRUXELLES, BELGIQUE >530, Jean COULON, BRUXELLES, Belgique >5! 31, Alain Vanden Broeck, Tangissart, Belgique >532, Nicole Libbrecht, Tangissart, Belgique >533 Claude JARRY des LOGES, St MAURICE d'IBIE - ardèche - France >533 Castor - St Maurice d'Ibie - France >534. Laurence LARZUL, Paris, France >535 Angelique CAMUT, Asnières, France >536 Anaïde MORISSE, Issy les Moulineaux, France >537 Adrien MORISSE, Issy les Moulineaux, France >538 Evelyne GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >539 Philippe GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >540 Damien GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >541 Christelle GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >542 Pierre MARCHAND, Issy les Moulineaux, France >543 Philippe MARSEILLAIS, Asnières, France >544 Jean-Charles MARSEILLAIS, Asnières, France >545 Stéphane DUJARDIN, Paris, France >546 Françoise MACE, Courbevoie, France >547 Yvonne LUBOUT, Défense 92, France >548 Jean FAURE, Défense 92, France >549 Delphine PANIER, Paris, France >550 Lydia DEQUERO, Paris, France >551 Jean! nine GRUMBERG, Asnières, France >552 Marie-Laure CAMUT, Paris, France >553 Rejane WATIGNY, Reims, France >554 Pascal WATIGNY, Reims, France >555 Karine WATIGNY, Reims, France >556 Romuald PSAUME, Reims, France >557 Charlène GUY, Reims, France >558 Jerôme GUY, Reims, France >559 Jean-Michel FORTIN, Paris, France >560 Catherine BOULAIRE, Paris, France >561 Marianne BOULAIRE, Vincennes, France >562 Madeleine BIGARE, Asnières, France >563 Michel CAMUT, Bezeuville, Calvados, France >564 Claudie BIRD, Bougival, France >565 Richard MARTINEAU, Vincennes, France >566 Nathalie CHATEAU, Vincennes, France >567 Jean Pierre BRUN, Suresnes, France >568 Jean MOULLATIER, Paris, France >569 Jean PUIJALON, Issy les Moulineaux, France >570 Sylvia KALEMDARIAN, Chatenay Malabry, France >571 Rachid HENDI, Chatenay Malabry, France >572 Stéphane WATIGNY, Arles, France >573 Lila MITSA, Arles, France >574 Marie ECREMENT >575 Agathe Potel france lyon >576 Francoise ODIN, Lyon, France >577 Alice Odin, London, UK >578 juliette Griffon, Lyon, France >579 Lucie denosjean, Lyon, France >580 Audrey Scalliet, Dijon, France >581 Alexandra Mercier, Dijon, France >582 Alice Courouble, Sully, France >583 Sophie OLIVIER, Pau, France >584 Virginie MEHAY, Pau, France >585 Stéphane DAVID, Dijon, France >586 Julie RACOUCHOT, Dijon, France >587 Julien Terry, Caen, France >588 Elodie Terry, Caen, France >589 Géraldine Maillet, France >590 Sophie Lambard, France >591 Marie Lecoeur; France >592 Sandrine Jardin, Rennes, France >593 Hélène Gasnier, France >594 Bruno Vah, France >595 Jérôme Bioteau, France >596 Olivier Bioteau, Bourget du lac, France >597 Corti Roland, Chambéry, France >598 Falguier Axel, Grenoble, France >599 Second Julien, Grenoble, France >600 Poncet Bénédicte, Grenoble, France >601 Bois-Soulier Gaëlle, Grenoble, France >602 Bouvier Guillaume, Saint Etienne, France >603 Marchisio Adeline, Valence, France >604 LAURENT Stevens, Nantes, France >605 THOBY Sébastien, Rennes, France >606 Flayol Grégory, montréal, Québec, Canada >607 CABANES Jérôme, Paris, France >608 RONTET David, Toulouse, France >609 KLEIN Estelle, Toulouse, France >610. HANINE Samia, Strasbourg, France >611. Pierre Abeille, France >612. Pierre-Yves Scherer, France >613. LASSIAT Christelle, Mulhouse-Fance >614.FLAMMEN Benjamin, Mulhouse, France >615.SOHLER Lydie, France >616.DANNER Jean-Charles, France >617.TONIOLO Geoffrey, Mulhouse-France >618. MAGNARD Emilie, Mâcon, France >619. ZINBERG Jérémie, Lyon, France >620. PETULLA Mélissa, Montauroux, France >621. MATHIEU Aurélie, Montauroux, France >622. RIGAL Manon, Toulouse, France >623. LEVITTE Sabrina, Paris, France >624.RODRIGUES Marina Paris, France >625.CROZE amandine Nord, France >627.BARBAN Nicolas Nantes, France >628.GUYARD Cindy Nantes, France >629.QUELLEU Elsa, Nantes, France >630.LE BELLEGUIC Charline, Nantes, France >631.KERMORVAN Vincent, Nantes, France >632. HENRIQUE Sandra, Grenoble, France >633. TRAMONI Amaury, Grenoble, France >634. BECUWE Marie, Paris, France >635. GRANDJEAN Elise, France <636 AUDIFFREN Nadège, Montpelllier, France
Les noms de lieux les plus incroyables... English translation pending
by Chris51 · 2005-01-30 · 139 replies
😉 ça nous est arrivé à tous, un jour ou l'autre ... de tomber en arrêt devant le nom d'un village, d'une rivière ou d'une plage ... Cocasse, ambigü, énigmatique, ou imprononçable !

Selon les cas, rire, perplexité, ou stupéfaction ?

J'ouvre le bal avec l'Islande : ... Kirkjubæjarklaustur ... Hallbjarnarstaðakambur ... Jökulsárgljúfur ... Geirþjófsfjörður ... Thjödvaldisbær ... Hjörleifshöfði ...

😛 ... avec un peu d'entraînement, on y arrive ! Si ! si ! je vous assure !
Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
En direct du Laos et de Thaïlande English translation pending
by Sawaddeekha · 2004-12-03 · 12 replies
Hello a tous

Pour faire logique je vous transmets ici un recit du milieu de mon voyage (je raconterai le debut apres 😉 ) C'est un extrait d'un mail que j'ai envoye aux amis et a la maison.

On a donc ete visiter le sud du Laos, le plateau des Boloven, Champasak et ses ruines khmeres et enfin la region des "4000 iles" ou on a vu des dauphins de l'Irrawaddy dans le Mekong.

On a bcp aime les Boloven : plantations de cafe, de the aussi, de cardamome ... Ca peut paraitre idiot mais je n'avais jamais vu comment poussent le cafe, ou le the ... ou la cardamome ....

Et puis la nature !!! Le plateau des Boloven est truffe de chutes d'eau superbes; on peut meme se baigner dans certaines mais brrrr c'est froid !! Il y a une quantite de papillons pas possible, c'est fou. Par contre pour le reste de la vie sauvage on n'a pas vu grand-chose.

Champasak, un peu plus au sud, est vraiment une toute petite ville. L'empire d'Angkor s'est etendu jusque la et il reste quelques ruines fort charmantes. Ca n'a pas les dimensions et la majeste d'Angkor mais on a bien aime, c'est tres mignon.

Les 4000 iles sont super aussi. On y est descendus en bateau (une journee entiere sur le Mekong). On a loge sur 2 iles differentes. Sur la + grande, Don Khong, il y a normalement de l'electricite tout le temps mais la pas de bol on a eu une coupure de courant pendant 2 jours ... Ceci dit pour etre honnete on a trouve ca plutot chouette (pas evident neanmoins de se doucher a la lueur d'une bougie !!).

L'autre ile ou on a loge, Don Khone, n'a de l'electricite que le soir (pas d'eclairage public, tres pratique pour se ballader en velo sur un chemin caillouteux au crepuscule!). Bref on a pris 3 x le bateau pour aller voir les dauphins de l'Irrawaddy, mon compagnon a failli devenir zinzin. On a meme debarque sur une ile - banc de sable d'ou on pouvait les observer tranquillement.

Don Det est tres tranquille aussi, tres sympa. Et les gens sont carrement adorables.

De la on est remontes directement sur la Thailande via Pakse. On a passe la journee dans les transports : bateau, bus, tuk tuk, vieille guimbarde des annees 60, passage de la frontiere a pied, puis en Thailande taxi avec air conditionne et ensuite train.

Maintenant on est a Pak Chong, pres du parc national de Khao Yai, chez des amis thais qui ont une guest house et organisent des treks dans Khao Yai.

On s'est ballades dans Khao Yai hier et avant-hier. Fantastique. On a vu plein de choses ; calaos, gibons, ecureuils geants .... Hier on a vu 47 especes d'oiseaux !!!!

On va rester ici encore 2 ou 3 jours; on papote pas mal avec eux et on s'amuse bien. En plus la mere du patron cuisine vachement bien, je vais essayer de lui piquer une recette ou deux. Je fais aussi des progres en thai -- ils sont morts de rire (je crois que je dois avoir un accent belge une fois !!!).

Aspect pratique pour ceux que ca interesse : Boloven : possibilite de loger au Tad Fan Resort. CHER (20 USD/nuit pour une double avec sdb) mais genial. Pas ete a Tad Lo qui est beaucoup + touristique. De la les possibilites de se balader ne manquent pas. Pakse : Sabaidy 2 Guest House; 4, 5 USD pour une dble avec sdb. Tres mignon, propre, rien a redire. Champasak : d'abord la Souchita GH. 5 USD/nuit dble avec sdb. Un peu crasseux, bruyant, personnel moyennement sympa. On a demenage a la Anouxa GH, pres de l'embarcadere. Nettement mieux. Pour 6 USD on avait une belle grande chambre, toute neuve, propre, dble avec sdb comme toujours ... et on avait meme une baignoire !!!!!!!!! Mais pas possible de prendre un bain chaud donc elle a surtout servi a faire la lessive ... Don Khong : Pon's GH. 5 USD/nuit dble avec sdb. Propre et spacieux. Laundry service -- tres apprecie ;-))) Le restau juste a cote est tres bon. Location de velos et mobs. Velo 10 000 kips/jour (~ 1 USD) et mob 80 000 kips (~ 8 USD). Organise transport vers differents endroits. Don Khone : Mr Boun's GH. 4 USD dble avec sdb dans bungalow muni de chouettes hamacs, ideal pour lezarder. Restau pas terrible mais pas loin il y a le Bamboo Restaurant qui est tres bien, pres de l'auberge Sala Don Khone. Sinon pres du pont il y a un restau avec un nom bizarre : Fleur d'Elle-Khong. Le patron parle tres bien FR et EN. Chouette terrasse. Bouquins a emprunter -- comme au Bamboo d'ailleurs. Organise transport en bateau pour voir dauphins (on voulait rester + longtemps que la 1/2h standard que les bateliers proposent en general). Don Det : pas eu l'occasion d'y loger donc on y a seulement pris un verre mais quelle gentillesse ... Jamais vu des gens aussi adorables : Boua Sone GH. Leurs petits bungalows ont l'air tout mignon aussi. Thailande - Khao Yai National Park : Greenleaf Guest House and Tour (attention ne pas confondre avec Greenleaf Travel situe pres de la gare !!). Tel. 044-365-073 et GSM 09-424-809. 200 bahts chbre dble avec sdb. Propre et sympa, tenu par des passionnes de la nature. On n'arrive plus a repartir ....

Lakhon
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
by Simba · 2004-11-02 · 46 replies
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Le vin! English translation pending
by Gnome · 2004-10-01 · 60 replies
Avant toute chose, je demande pardon à ceux d'entre vous qui sont loin de toute bouteille et qui liront les posts qui vont suivre les yeux humides, un filet de bave aux commissures. Pardon donc à Titania, Philo, Loopkin et aux autres !

Pour donner suite au passionnant sujet, "Le Pain !", lançé par Trek, j'aimerai à présent aborder un sujet qui me passionne : le vin.

Racontez-nous vos meilleures expériences vinicoles à l'étranger : une dégustation mémorable, la rencontre avec un vigneron hors du commun, la découverte d'un cépage ou d'une technique qui vous étaient inconnus, etc.
Je te quitte Pérou... English translation pending
by Titania · 2004-09-22 · 28 replies
(vu la discussion sur l'Inde je n'ai pas choisi le bon titre .... 😕)

Dans quelques jours. Je vais quitter le Perou pour descendre les marches du continent et me retrouver en Bolivie. Deux mois, si courte periode pour ce pays. Et je traine, je n'ai pas envie de partir, petite boulle la, qui ne descend ni ne monte.

J'etais venue ici surtout pour la nature : paysages et animaux. En fait de nature, j'ai trouve des Hommes.

La vue sublimes des sites archeologiques s'estompera dans ma memoire, le gout sur ma langue des mets delicieux se perdra, s'etioleront les sensations eprouvees lors d'un trek, le corps en sueur bien vivant. Mais le coeur a vif, "sans poitrine", le portant dans ce pays superbe, je n'oublierai pas.

Je n'oublierai pas ces noirs yeux d'enfants, ourles de cils tendres, qui brillent comme des etoiles. Je n'oublierai pas ces femmes a la peau tannee sur des joues rubicondes, quelques ephelides perdues sur un nez aquilin aux ailes bien dessinnees, ni le temps n'effacera leur expression timide lorsque farouchement elles detournent le regard, et leurs robes laborieusement brodees... Je n'oublierai pas cette bouche edentee de petit vieux ratatine, l'echine courbee qui grimpe le long du cañon et qui refuse une, deux fois l'eau que je lui propose avant d'accepter a contre-coeur parce que "Señorita" va en avoir besoin. Et je porterai dans ma memoire ce bapteme auquel je n'etais pas conviee mais auquel j'ai ete invitee lorsque ma curiosite m'a poussee a aller voir d'ou venait la musique, et ces heures passees a boire et danser avec citadins et paysans, curieux de ma tete blonde et de mon statut de celibataire (a mon age voyons ! 😎).

J'aime voir le coeur des gens, sa dichotomie, entre ombre et lumiere comme la lune. Et ces gens m'ont parle des heures durant, me faisant ainsi cadeau de ce que l'on a de plus precieux : le temps et la parole. Ils m'ont parle de leur famille, de politique, de leur religion, de leur vision du monde, des gringos, de leur histoire, du travail. J'ai questionne sur tout ce qu'ils pouvaient et voulaient me dire, et jamais dans leur reponses ils ne m'ont fait defaut. J'ai pris le temps de les apprivoiser et de me laisser apprivoiser, de passer a plusieurs reprises devant le meme magasin, de manger le meme menu a 3 soles dans le meme petit resto, rien que pour eux. Pour prendre le temps de connaitre et reconnaitre un visage. Pour laisser le temps au petit Gustavo de me montrer son livre sur les animaux, pour lui laisser le temps de me demander de revenir le lendemain, encore une fois ...

Merci a ces gens de m'avoir rendu dix fois le sourire, merci d'avoir ete au pire indifferents, au mieux de m'avoir apporte patience et douceur.

Si on cherche ce qui tape, la vie brute, la douleur qui dit son nom plutot que celle qui s'apaise avec force lenitifs, et ce bonheur que l'on eprouve lorsqu'on prend le risque de se briser, on recoit a la mesure de ce qu'on cherche ici.

Laconique serait un "les gens ici sont super-gentils et tres accueillants". Je dirais plutot qu'ici, on trouve du coeur aussi. Oui, cela depend de ce que l'on cherche lors d'un voyage, mais si l'on parle suffisamment des attractions touristiques de ce pays, on ne chante pas assez les louanges que l'humanite de ce pays meriterait.

Alors un hommage aux peruviens (que les VFistes vont se taper 🤪), qui ne se douteront probablement jamais de la tendresse et de la reconnaissance que je leur porte, j'ai eu la chance jusqu'a ce jour non seulement de ne pas faire de mauvaises rencontres (cela arrive ici comme ailleurs), mais aussi de capturer de mes yeux des moments de lumiere exceptionnels.

Les peruviens ...
Lac Baïkal - 2004 English translation pending
by Nikola · 2004-08-20 · 16 replies
Voici le récit de 3 merveilleuses semaines passées au lac. Avec Laurent, ça fait déjà un mois et demi qu'on est à Moscou pour nos études. Histoire de profiter d'être déja si loin, on s'est dit " Pourquoi ne pas bouger plus loin après ? ". Et en regardant la carte, on a vu le Baïkal. On ne savait vraiment pas tout ce qui nous attendait là-bas, toutes les merveilles que nous allions découvrir...

Le Transsibérien

Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.

Enfin, le lac !

Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :

- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !

...

- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !

Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
Vos impressions d'Israël English translation pending
by SuperJeje · 2004-08-13 · 16 replies
Bonjour! Quelqu'un a deja ete en Israel? Quelles sont vos impressions. Que pensez-vous de Tel Aviv? Est-ce que c'est cher? Des suggestions?

:)

Merci beaucoup!

:)
Vélo de voyage à quel prix? English translation pending
by Mohikan · 2004-07-30 · 23 replies
Bonjour, 😛

n'ayant fait que de brèves randonnées d'une journée en VTT, donc sans équipement ni bagages, j'aimerais savoir s'il est necessaire d'acheter un "vrai" vélo de cyclotourisme, pour voyager (plus loin et plus longtemps) ou est-ce qu'un vélo "classique" qu'on trouve dans le commerce est suffisant pour faire de la route ?

j'ai regardé quelques sites de voyageurs en vélo, (j'ai aussi lu récemment le beau tour du monde en 7 ans de Claude Marthaler )et certains ont choisi de s'équiper "surement" comme chez rando cycle, d'un vélo fait sur mesure (ou pas) dans un ordre de prix de 2000 euros environ, ce que je trouve assez cher... pour un vélo...

Alors que la plupart des VTT dans le commerce sont autour de 300 à 500 euros, ce qui est plus abordable pour moi, mais biensur certainement de moins bonne qualité..

j'ai un Vtt Orbéa, qui date de 1995 environ, encore en très bon état, alors je me demande s'il est nécessaire d'investir dans un autre plus cher et specifique, ou s'il suffit pour voyager, avec chargement, équipement (tente, camping etc.. ) ?

mon intention n'est pas de faire le tour du monde pour le moment lol, mais est-ce qu'un vélo de ce genre "réussirait à voyager" de france en asie, vietnam, par exemple ?🙂

Si vous avez un avis ou des conseils là dessus

Merci d'avance😉
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
by Meije · 2004-07-26 · 121 replies
Bonjour,

Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.

Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?

Merci beaucoup pour vos réponses.
Mexique - Avril/Mai 2004 English translation pending
by Nancy · 2004-07-05 · 14 replies
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Mexique. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Après un premier voyage au Yucatan en 1992, nous avons cette fois arpenté la région à l’Est de Mexico, jusqu’au Chiapas .

Ven 23 Avril - Vol Air France Paris/Mexico - Arrivée à 18h00 - Récupération voiture de location - Route vers Puebla (120 km) - Nuit à Puebla Sam - Puebla - Route vers Oaxaca (320 km) - Nuit à Oaxaca Dim - Mitla - Hierve el Agua - Yagul - Marché de Tlacolula - El Tule (150 km) - Nuit à Oaxaca Lun - Monte Alban (qq km) - Nuit à Oaxaca Mar - Route vers Tuxtla (540 km) - Nuit à Tuxtla Mer - Canyon de Sumidero - Zoo de Tuxtla - Route vers San Cristobal de las Casas (115 km) - Nuit à SC Jeu - San Juan Chamula - Zinacantan - SC (40 km) - Nuit à SC Ven - Tonina - Agua Azul - Route vers Palenque (240 km) - Nuit à Palenque Sam - Palenque - Route vers Villahermosa (175 km) - Nuit à Villahermosa Dim - Musée de la Venta - Route vers Xalapa (580 km) - Nuit à Xalapa Lun - Musée de Xalapa fermé le lundi !! - Route vers Papantla (215 km ) - El Tajin - Nuit à Papantla Mar - Route vers Teotihuacan (255 km) - Nuit à Teotihuacan Mer - Teotihuacan - Nuit à Teotihuacan Jeu - Route vers Mexico (80 km) - Restitution de la voiture - Templo Mayor - Nuit à Mexico Ven - Musée d’Anthropologie - Marché de la Cuidadela - Nuit à Mexico Sam - Les canaux de Xochimilco - Musée d’Anthropologie 2ème ! - Nuit à Mexico Dim 9 Mai - Palais National - Vol Air France Mexico/Paris à 20h30 -

BUDGET : 10 pesos ($) = 0, 75 €

Vols AF : 620 € l’A/R X 2 Voiture : 685 € Essence : 105 € Péages : 55 € Hôtels : 600 € pour les 16 nuits Entrées sites archéologiques + musées : 25 € X 2 Entrées sites naturels + villages : 15 € X 2 Autre (tous les repas, boissons, transports locaux ...) : 580 €

Total : 3 345 € pour nous 2 pour 17 jours (sans compter les achats de souvenirs)

3 gros retraits cash (Eurocard et Visa) pendant le voyage de 12 000 $ au total (soit 924, 82 € commission incluse) dont le premier à l’aéroport. Le reste payé en CB (Visa, Eurocard, Amex). Nous n’avons pas changé de cash.

GUIDES : Guide du routard 2004 - logistique Guide NEOS - culturel

TRANSPORTS :

1 - Vols Nous avons fait le choix d’Air France qui propose des vols directs à un prix assez intéressant. Billets achetés en Janvier sur Internet auprès d’Anyway.com :
http://www.anyway.com Livré en 8 jours par la poste. Prix = 620 € l’A/R

2 - Location de voiture Réservation effectuée en Janvier sur Internet auprès d’Avis : http://www.avis.fr Catégorie C (Chevrolet Corsa 5 portes) - Km illimité - 2 chauffeurs - Assurance LDW incluse - Prix = 9 290 $ (soit 685 € payé par Amex) pour 13 jours. Aucune mauvaise surprise : le prix payé correspondait au devis annoncé par Internet.

L’essence est à 6, 11 $/litre - Budget total de 1 410 $ pour 3 000 km. Aucun problème pour trouver des stations service.

Les autoroutes : elles sont vraiment très chères, cela dit, elles sont en bon état, peu empruntées (sauf dans la banlieue de Mexico), permettent de gagner beaucoup de temps quand celui-ci est compté et de voyager en toute sécurité ... En comparaison, nous avons parcouru les 215 km de Xalapa à Papantla sur une route "libre" en ... 6 heures 🤪 ! Voici ce que nous ont coûté les péages : Mexico - Puebla : 110 $ Puebla - Oaxaca : 154 $ Palenque - Villahermosa : 18 $ Villahermosa - Xalapa : 383 $ Papantla - Teotihuacan : 31 $ Teotihuacan - Mexico : 34 $

Nous avons parcouru environ 3 000 km, tranquillement, sans aucun problème, en conduisant à 2. Nous n’avons jamais été ennuyés par la police. Quelques contôles sans encombre. Aucun racket d’aucune forme.

Nous avions longuement hésité à quitter Mexico dès notre arrivée en avion. Nous avions même demandé conseil ici sur le site et reçu des avis partagés. La fatigue, la nuit surtout nous faisaient hésiter ... Finalement, sur place, nous avons suivi les conseils d’un Américain travaillant à Mexico et venant lui aussi récupérer sa voiture chez Avis : "pas de problème, pourvu que vous preniez l’autoroute. Puebla est à 1h30 de route." A l’écouter, il fallait éviter la route "libre", pas très sûre de nuit. Très gentiment, l’employé d’Avis nous a fait un plan pour accéder à cette autoroute qui se trouve être tout à côté de l’aéroport. Et nous y sommes arrivés, assez facilement finalement, avec l’excitation, l’hésitation, la prudence propres à tout premier parcours en voiture dans une capitale étrangère ... Beaucoup de circulation pour sortir de Mexico. Nous avons mis 2 grosses heures. Personnellement, je ne regrette pas. Pour une première nuit, Puebla a vraiment plus de charme que Mexico ....

3 - A Mexico (sans voiture) Taxi Aéroport - Zocalo : 118 $ (en prepaid) Métro : 2 $ le billet Le métro est simple, propre et sûr

HEBERGEMENT :

Ce fut une bonne surprise : les chambres sont toujours spacieuses (comme aux USA), très propres et l’accueil est toujours très cordial. Sauf à Villahermosa (où on a fini dans un Best Western 😕), nous n’avons jamais eu de problème pour trouver une chambre.

Voici ceux qui méritent une petite mention. Tous les prix indiqués sont en pesos, par nuit. Le petit déjeuner n’est pas inclus.

Oaxaca : Las Golondrinas (420 $ cash) - Tinico y Palacios 411 - lasgolon@prodigy.net.mex Magnifique demeure aux patios envahis de végétation - Chambre spacieuse aux meubles en pin clair verni - Beaucoup de charme - On peut se garer facilement dans les rues avoisinantes - Un vrai coup de coeur 🙂.

San Cristobal : Hotel Parador Mexicanos (500 $ CB) - Av. 5 de Mayo # 38 - hotel@hparador.com.mx Les chambres sont réparties autour d’un large jardin qui sert aussi de parking - Genre motel avec plus de charme -Grande chambre au plafond en bois - Jolie déco - Sdb simple - Accueil extrêmement chaleureux.

Papantla : Hotel Provincia Express (358 $ CB) - Calle Enriquez 103 - hotprovi@prodigy.net.mx Au coeur de cette petite ville, face au zocalo très animé - Accueil très cordial - Chambre simple mais superbe vue sur le zocalo et le mât des voladores ...Parking dans la rue -

Teotihuacan : Club Med Archeological Villa (630 $ CB) Superbe : charme, confort, accueil, piscine. Tout y est. Sur le site. La restauration y est trop chère : préférer les gargottes tout autour du site.

Mexico : Hotel Catedral (440 $ CB) - Donceles # 95 - http://www.hotelcatedral.com Excellent rapport qualité/prix - Près du zocalo - Grande chambre très propre, sdb neuve - Accueil encore très sympathique

REPAS :

Il faut aimer les tortillas 🤪 !... Ces galettes de maïs accompagnent tous les repas. Nous avons principalement mangé du poisson (absolument délicieux) et du poulet. Voici ce que nous avons payé en moyenne (sans marchander) : 1 filet de poison : 50 $ 1 poulet rôti : 30 $ 4 empanadas : 10 $ 1 quesadilla : 5 $ 1 part d’ananas, de pastèque ou de mangue (servi découpé dans un gobelet ou un sachet) : 5 $ 1, 5 l eau : 6 $ (nous en avons peu acheté car nous trouvions 1 bouteille offerte dans la plupart de nos hôtels) 1 canette de coca : 8 $

Nous nous sommes gavés de fruits frais, de margaritas et de bière (Corona et Sol, douces et rafraichissantes pour moi ou Modela Especial, un peu plus forte pour Philippe). Je ne vous cacherai pas que je préfère de loin la cuisine asiatique 😏 ...

SITES :

Je vous ai déjà prévenus dans mes précédents carnets : on aime les vieilles pierres 😊 ... Si ce n’est pas votre cas, passez donc ce paragraphe ... voire ce carnet ... 😛 Nous avons été gâtés ! Les sites sont respectés et très bien mis en valeur. Et certains sites mineurs sont bien plus fabuleux que ne le laissent supposer les guides.

Budget total entrées des sites archéologiques : 351 $/p - Aucun supplément n’est demandé pour l’appareil photo. Nos impressions, en quelques mots :

Mitla (30 $/p) : petit site, intéressant pour ses décors de briques en relief.

Yagul (30 $/p) ne nous a pas laissé un grand souvenir ...

Monte Alban (38 $/p) : site majestueux et bien peu de touristes.

Tonina (33 $/p) : superbement situé dans une jolie région de prairies vallonnées. Que de marches à gravir ! C’est sur la route d’Agua Azul et de Palenque et l’arrêt est justifié.

El Tajin (38 $/p) : site extraordinaire, très vaste, bien dégagé, pyramide à niches surprenante, pavement des rues très bien conservé (comme rarement ailleurs), magnifiques frises en relief le long du jeu de balle. Par ailleurs, une démonstration de voladores a lieu sur le parvis de l’entrée du site. C’est touristique mais néanmoins très impressionnant. Notre gros coup de coeur 🙂.

Palenque et Teotihuacan (38 $/p chacun) : ces 2 sites majeurs sont trop connus pour qu’on les oublie. Ils sont à la hauteur de leur réputation. Je vous conseille d’y être dès l’ouverture des caisses pour profiter de la fraîcheur matinal (surtout à Palenque qui devient vite étouffant) et d’un calme relatif. Nous étions à 7h00 à l’entrée de Teotihuacan. Il faisait encore froid. Notre courage n’a été qu’à demi récompensé car le ciel était nuageux et le lever de soleil sans éclat. Néanmoins, nous avons tout de même bénéficié du site pour nous tout seuls pendant 1h30. Et ça c’est magique ! Nous avons passé 1 très grosse matinée sur le site de Palenque (que nous avions déjà visité en 92, mais à cette époque ... sous la pluie) et 1 journée pleine à Teotihuacan.

Un petit mot sur les musées :

Le musée de la Venta (30 $/p) : ne le ratez pas. C’est là que vous verrez ces fameuses têtes gigantesques d’Olmèques qui hantent nos esprits quand on pense au Mexique précolombien. Bon ... en tous cas, c’était mon cas, et je rêvais de les voir. Amusant après Angkor de comparer les styles !... Sans rire, c’est incontournable si vous êtes dans la région.

Le musée d’Anthropologie de Mexico (38 $/p) : j’attendais quelque chose du style Musée du Caire, un peu vieillot, un peu fouilli, mais avec de jolies pièces ; j’ai trouvé un prodige architectural, moderne, avec une vraie réflexion muséographique. Les grandes salles donnent toutes sur un immense patio (à ce niveau là, je ne devrais même plus parler de patio d’ailleurs ...) et s’enchaînent chronologiquement et thématiquement. Des reconstitutions, des maquetttes, des vidéos, des plaquettes explicatives (en Anglais), des audio-guides (en Anglais), tout ça de très belle qualité permettent une visite facile et très agréable. Je n’ose dire combien de temps nous y avons passé, j’en ferais hurler plus d’un ! Bref, ça nous a vraiment plu. Et pour ceux qui sont moins branchés musée, celui-ci est tellement didactique et simple que vous pouvez n’y passer qu’une heure ou deux et réussir à voir les pièces principales. Un vrai régal. Pour les mordus comme nous, sachez qu’il y a un petit restaurant qui permet de faire une pause (cher comme souvent dans ce genre de lieux). Personnellement, je conseillerai de le faire à la fin du voyage car les reconstitutions sont alors plus parlantes. En fait, l’idéal serait de pouvoir y faire un petit tour au début du périple et un petit tour à la fin ...

Le musée d’Anthropologie de Xalapa a la réputation de surpasser celui de Mexico ... Bon, on l’a raté. Comme souvent au Mexique, il est fermé le lundi. Aucun de nos 2 guides ne nous le précisait. Alors, peut-être que moi ici, je vais servir à quelque chose 😉 ....

NATURE :

Elle n’est pas en reste ! Ici, il est simple d’alterner une pyramide et une cascade, un musée et un village ! C’est ce qui a rendu ce voyage très varié.

Budget total entrées des sites naturels : 188 $/p

Hierve el Agua (20 $/p) : sympa. Un mini Pamukkale (je dis vraiment mini mini) : des cascades calcifiées, une très jolie vallée, un bassin naturel à l’eau turquoise où l’on peut patauger ... L’endroit attire davantage de Mexicains que de touristes. Tant mieux ! Ambiance festive. Quelques petites gargottes sur la hauteur pour déguster des quesadillas.

Canyon de Sumidero (95 $/p) : c’est touristique (on monte à 8-10 dans un petit bateau à moteur qui ne part que quand il est plein), cher, super organisé (trop ?), l’eau à l’entrée du canyon est terriblement sale ... mais au bout du compte, j’en garde le souvenir d’une balade très agréable dans un site naturel extraordinaire. Allez comprendre ?... Peut-être que les courts instants où le chauffeur a coupé son moteur pour nous laisser tanguer au milieu de cette rivière profonde surmontée de ces 2 hautes falaises a suffit à faire opérer la magie !... Et ma mémoire a supprimé tous les mauvais côtés ?... Sans doute ! A vous de voir ...

Zoo de Tuxtla (20 $/p) : eh bien oui !! Pourtant je ne suis pas fana des zoos mais celui-ci n’est vraiment pas mal. Les enclos sont relativement grands (bien sûr ils pourraient toujours l’être davantage ... ca reste un zoo ...), les animaux ont l’air en bonne santé. Et puis, surtout on y voit des animaux et des oiseaux qu’on ne verra nulle part ailleurs (oui, je sais, à moins de partir avec un zoologue pendant 6 mois ...). Le quetzal notamment, l’oiseau emblématique du Guatemala, aux immenses plumes bleu-vert. Bon, nous, on a aimé !

Agua Azul (30 $/p) : tout le monde connait ! Il y a 12 ans, on les avait ratées, ces fameuses cascades. Problème de voiture, pluie, fatigue ... Et puis, elles devaient sans doute être bien boueuses. On avait abandonné, un peu tristounets .... Alors, cette fois-ci quand on est arrivés, on a eu un petit pincement au coeur. Comment vont-elles être ? Boueuses ? Les guides s’efforcent tellement d’avertir les touristes qu’on finit par se dire qu’elles sont bleues 2 jours par an et vues d’avion .... Bref, grosse inquiétude !... et ... grosse émotion, car, elles étaient, ce jour là, d’un bleu turquoise limpide ! Envahies par les Mexicains qui viennent s’y baigner. Ambiance de folie (j’avais dit festive pour Hierve el Agua, ici c’est de la folie joyeuse). Au delà de la beauté de la couleur de l’eau, les cascades en elles-mêmes sont fabuleuses ; le chemin qui les longe est paradisiaque ! Et avec tout ça, cette ambiance de kermesse, de joie, de jeu. Nombreuses gargottes. Ca aussi, c’est incontournable.

Les canaux de Xochimilco : Il s’agit en fait de jardins flottants dans la banlieue sud de Mexico. Culture de fleurs principalement. Des balades sont proposées en lancha (large barque où on peut tenir à 15, avec une table et des bancs). Le week end, les Mexicains sont très nombreux à venir en famille pour y fêter les événements familiaux (mariage, naissance). Ils louent une lancha, apportent leur picnic et déjeunent pendant la balade, accompagnés d’une autre lancha de mariachis. L’ambiance bat son plein vers midi. Or, la balade vaut plus encore pour l’ambiance que pour les canaux et les jardins (où finalement on a vu peu de fleurs). Tout ça pour dire qu’il est inutile de se lever aux aurores ... Pour y aller : métro (2$/p) + tren ligero (2$/p). Arrivés à Xochimilco, il faut prendre un bus (2, 5 $/p) pour aller jusqu’à l’embarcadère de Zacapa, enfin marcher à pied qq minutes jusqu’à l’embarcadère de Nueva Nativitas où se trouve la majorité des lanchas. Le tarif officiel d’une heure de balade est de 100 $ par lancha. En groupe, ç’est rentable, à 2, un peu moins ... MAIS, le week end, il existe des lancha collectiva qui, pour 10 $/p, vous déposent à l’embarcadère de Salitre d’où l’on rejoint à pied, en traversant un marché aux fleurs très authentique, le tren ligero de Xochimilco. Cette lancha collectiva suit le même parcours que la lancha de la balade d’1 heure et va même au delà ! Voici donc mon conseil : si vous avez le temps d’y aller (pour moi, ce n’est tout de même pas incontournable, sympa, mais pas incontournable), allez-y le week-end vers midi et utilisez la lancha collectiva.

VILLES et VILLAGES :

Que ces petites villes coloniales sont belles et qu’il fait bon se promener le soir sur le Zocalo. On les a toutes aimés, même .... Mexico !! Pourtant on la redoutait cette mégalopole polluée !

Puebla : trop peu vu pour en parler ....

Oaxaca : notre préférée. Des façades colorées, des rues pavées au dallage large, des fleurs, une propreté irreprochable surprenante (je reconnais que je ne m’attendais pas à cela), une ambiance douce. Il y fait bon vivre.

San Cristobal de las Casas : un peu comme Oaxaca mais en beacoup plus touristique. Certes, la ville est belle, la cathédrale s’enflamme dans les dernières heures de la journée (c’est à ce moment là qu’il faut faire la photo !) Mais, mais, mais ... un peu trop de monde sans doute ...

San Juan Chamula - Zinacantan : alors là, je suis bien embêtée ... Je sens que je vais en fâcher plus d’un. On n’a pas vraiment aimé ... Aie, aie aie ... En fait, les Indiens de ces villages vivent du tourisme mais sans joie. Ils nous subissent plus qu’autre chose. Ca nous a mis mal à l’aise. Je n’en dirai pas plus car c’était une impression bien personnelle. Et peut-être que c’est nous qui n’avons pas su briser la glace ... c’est vrai qu’on n’est pas très doué pour ça ... 😕

Mexico : donc, nous voici dans cette mégapole qu’on avait réussi à fuir dès notre arrivée en avion. Mais enfin quand même, nous sommes-nous dit, impossible de venir au Mexique (une 2ème fois qui plus est ! ) sans voir Mexico ... D’abord nous décidons de rendre la voiture pour éviter des ennuis (trouver son chemin, se garer, éviter de se la faire piquer ...) et ça, ce fut vraiment une bonne idée ! Vive le métro ! Facile, pas cher, il va partout, et c’est tellement plus sympa ! Ensuite, nous trouvons un hôtel pas mal du tout (voir plus haut). Enfin, nous déposons tous nos bagages, notre argent, nos papiers, nos appareils photos dans l’hôtel (oui, oui, j’ai fait un peu dans le parano au début) et nous sortons nous promener, à pied, au gré de nos envies. Belle surprise !! Grande surprise !! D’abord, il ne fait pas trop chaud, il fait même un peu gris. Tant mieux, la chaleur en ville, pas mon truc ! Ensuite, la ville a un charme désuet qui nous enchante. Des immeubles coloniaux, vieillots, qui attendent d’être restaurés, des étals de fruits à tous les coins de rues, des marchands sur les trottoirs qui ont appris à remballer toutes leurs marchandises en 10 secondes chrono à la moindre alerte .... Bref, une ambiance agréable. Sans doute, le temps (un peu de pluie et des nuages) a -t-il joué en notre faveur. Nous gardons un super souvenir de Mexico ... SAUF le zocalo. Une horreur. D’ailleurs, je ne comprends même pas qu’on parle encore du zocalo. Ce n’est plus qu’une grand place vide, minérale, et sans âme ...

On a beaucoup aimé : La gentillesse des Mexicains. La mise en valeur du patrimoine culturel : villes et sites. Les fruits dans les rues saupoudrés ou non de piment. L’ambiance en soirée sur les zocalos. Philippe a adoré les tortillas ....

On a moins aimé : Les dos d’ânes ("topes") non signalés sur les routes libres (sans péages) ... Le prix des autoroutes Comme partout en Amérique du Sud, il est difficile de faire des portraits. Les Indiens ne s’y prêtent pas volontiers. J’ai détesté les tortillas 😛 ....

En conclusion, c'est un beau voyage, très facile à organiser et varié. L’alternance des sites archéologiques, des sites naturels, des villes, des villages, des marchés ... apporte une grande variété de plaisirs. Certes, les sites sont moins prestigieux que ceux du Yucatan mais les touristes y sont beaucoup moins nombeux et les paysages bien plus variés. Les Mexicains sont adorables, les Indiens portent sur eux leur lourde Histoire et sont plus réservés.
De retour du G8 English translation pending
by Grobi · 2004-06-27 · 45 replies
Bonjour,

J'en connais quelques uns qui vont sourire a la lecture de ce post, mais bon ca fait un mois et demi que je ne suis pas venu sur le forum, et j'ecris donc ce message avec un grand plaisir.

Voila donc le resume de mon "petit" voyage du mois de juin, plus un partage de sentiments qui va me faire le plus grand bien.

Apres: pres de 5500 km de stop, des "rides" avec des republicians, des mormons, des noires, des cathos, un homo, un gardien de prison, un gars qui sortait de prison, une femme flic (en service), j'en passe et des meilleurs, ... deux jours dans arches national park dans le desert de l'utah, m'etre fait arreter six fois car le stop n'est pas autorise dans certains etats, avoir traverser plus d'une quinzaine d'etats, apres une nuit de detente dans la qasi-tropicale Nouvelle Orleans,

Apres tout ca donc, j'ai enfin atteint le G8 (en une semaine et demi avec deux jours de repos),

Premier jour de G8:

Apres: 8 arrestations par les polices locales ou d'etats. 1 arrestation par les militaires qui m'a valu deux fois une heure d'interrogatoire avec les services secrets (dont je passerai les details qui frisent le ridicule...)

J'ai finalement trouve la poignee (minable) de manifestants contre le G8, ce qui m'a valu ensuite un deuxieme jour avec autant d'interview que d'arrestations la veille (en effet il y avait qasiment autant de journalistes que de manifestants).

Apres une semaine de G8 ridicule donc (20 000 policiers pour 200 manifestants).

Apres avoir nager pres des dauphins dans l'atlantique, renifler des effluves lointaines de fromage non pasteurise, Apres trois jours de bus pour traverser de nouveau les USA du sud-est au nord-ouest et reprendre le travail.

Me voila de nouveau en Oregon (qui s'affiche vraiment comme un des meilleurs etats), en une piece, fatigue et surtout sans espoir pour ce pays...

Mais alors sans espoir,

au vu des gens rencontres, au travers des nombreuses discussions, au vue du ridicule de la mobilisation au G8, au vu des medias, au vu des considerations des gens (prix de l'essence et des taxes), au vu du systeme educatif, au vue du systeme social, au vue du reseau activiste, au vu des syndicats, au vu de leur syteme politique, au vu des champs de tir sauvage, au vu de leur drapeau adore, au vu de leur "bumper sticker", au vu des drapeaux confederes, au vu d'octogenaires remplissant votre sac au supermarche, au vu de jeune fille edente ne pouvant se payer le dentiste, au vu de leur amour pour le reve americain, au vu de leur programme d'histoire a l'ecole, au vu de leurs presidents affiche au mur des salles de classe, au vu d'une gamine de huit ans avec un revolver sur une plage (son pere lui expliquant comment s'en servir...), au vue de leur consommation, au vu de leur pick up enormes, au vu de l'omnipresence religieuse, bref au vu de leur societe.

Apres un an ici donc, et la honte, la mascarade politique autour du G8, ainsi que l'absence de contestation.

En essayant de rester humble -et d'identifier la part francaise et grande gueule qui caracterise ma culture-, je pense que ce pays est definitivement decadent, et sans espoir d'amelioration rapide.

Qu'on me comprenne bien, -ayant souvent defendu les americains sur ce forum et sans vouloir trop generaliser- les gens ici sont tres chaleureux et l'on trouve souvent des valeurs humaines qui manque parfois dans d'autres pays.

Mais la culture americaine est d'une profonde tristesse.

Je presente par avance mes excuses aux americains qui ont lu ce message et je vous encourage a repondre a mon point de vue qui ne cesse de changer, mais la tristesse qui m'habite depuis quelques mois ne se fait que grandissante au fur et a mesure des differentes experiences que je suis amene a faire ici.

Les Etats Unis ne peuvent plus se citer comme un exemple de democratie.

Les changements ici sont alarmants, la democratie est plus authoritaire que jamais, les libertes sont baffouees, les opinions et l'ensemble de la societe sont manipules par un systeme oligarchique controlant le pays grace a un secteur prive sans aucune moralite.

Je passe les exemples trop nombreux de manipulations et de decisions honteuses qui regissent jusqu'au dernier aspect de la societe civile, et partage ici mon inquietude profonde quand a ce pays.

Il n'est que de souhaiter qu'un pays quelconque batisse un meilleur exemple.
Du lever du soleil au lever de lune - South Africa 04 English translation pending
by Simba · 2004-06-20 · 23 replies
Voilà 13 ans d’abstinence …à feuilleter mes vieux bouquins sur le Rwanda, le Kenya …à rêvasser en regardant les photos de la faune africaine qui tapissent mon salon, à m’attarder sur le collier massai, coloré et auquel il manque quelques perles, à écouter (dans le noir le plus absolu) ces cris d’animaux sauvages qui proviennent du bush, à scruter le ciel pour voir si les étoiles scintillent comme là bas … 13 longues années (13 comme je l’aime ce chiffre pourtant !) …avant de me dire que je tournais les talons à mes nombreux voyages européens pour retrouver la terre ocre qui a bercé mon enfance. Trop longtemps j’ai attendu …trop de choses à découvrir sur place et cette sensation d’avoir eu trop peu de temps encore (pourtant 24 jours) …Mais une certitude, celle d’y retourner sans jamais plus laisser le temps s’écouler si longuement.

12.07.03 : date de mon 1er post sur ce forum pour savoir si ces retrouvailles se profilaient davantage vers l’Afrique de l’est (connue) ou vers l’Afrique australe (inconnue).

Et puis le « coup de grâce » 🤪…cette nuit d’octobre 03, à feuilleter les photos de l’album d’un VFiste, sur l’Afrique australe … A se « contaminer » mutuellement par cette passion. Et là plus de doute … Cette savane me manquait trop…La certitude devenait une évidence.

Décembre 03 : Ca y est ! Dans un Paris glacial …je « booke » pour l’Afrique du Sud ! Mélange de sensations : entre l’excitation tangible et progressive d'y être 🙂 et la peur de retrouver ce continent, de lire toutes ses nuances avec d’autres yeux, que ceux d’une enfant et d’une adolescente. 😕

22.06.04 … 6h10 du matin : Tous les 4 ont y est et enfin j’y suis … 1er pied posé sur le sol Sud africain … Le tarmac de Johannesburg … Mes souvenirs se voilent (comme ce qui se dégage des réacteurs de ces gros zincs qui sont sur la piste) …Dans une forme de silence, je savoure ce tout premier moment, en « tête à cœur » avec moi-même. 😊😊

PRETORIA

Cette ville découpée de façon géométrique, comprend une multitude de longues avenues. Si on n’y fais pas gaffe et qu’on rêvasse un peu comme moi 😉…on revient sans arrêt sur la même route ou peut-être, est-ce celle juste d’à côté qui lui ressemble tant ! Les herbes sont rases et jaunies mais déjà ça sent bon la nature qui pousse sur ce sol rouge ! Des 10zaines de camionnettes (blanches) klaxonnent à la première vue d’un piéton, histoire de voir s’il souhaite pas embarquer dans le taxi et venir grossir le nombre de passagers qui se trouvent déjà à l’intérieur, juste le temps d’un lift quelques km plus loin et de quelques rands. Mais Pretoria c’est aussi cette image contrastée de proximité avec cette population qui déambule dans les rues, ces téléphones publics (vraiment publics, la conversation profite à tte la rue !😏) …juste posés sur une simple tablette en bord de route (on se demande parfois comment ils sont raccordés) et cette image d’éloignement et de protection à outrance avec toutes ces habitations calfeutrées derrière des barrières électrifiées, des barbelés, image saisissante, interpelante …😮

Une première immersion au cœur d’une fête populaire, à l’occasion des 10 ans de liberté (1994 la nouvelle Afrique du Sud naît : premières élections multiraciales, un nouveau drapeau est adopté, l’hymne national (Nkosi Sikelele, jadis chant de lutte de l’ANC) est accepté et Nelson Mandela est élu président) . On ne pouvait mieux tomber, pour un premier contact : ça chante, ça danse, ça se mélange et déjà je m’étourdis au son des tam-tams …me sentant en communion avec cette liberté, la leur, la mienne.

Avant de m’effondrer sur le lit de ce cabanon de jardin tout coloré d’un backpackers … C’est que la nuit tombe raide comme un couperet ici : A 17h30 Dame nature signale l’extinction radicale des feux 😎 et puis 12 heures d’avion et quelques lampées d’Amarula ça aide !!!

TIMBAVATI NATURE RESERVE

5 heures de route depuis Pretoria …en passant par Hoedspruit dans cette camionnette rouge …au volant Ben et Nathalie. Un couple de hollandais vachement sympa, qui ont tt claqués il y a deux ans pour rejoindre l’Afrique et parcourir les réserves.

Ah ! Le bush ….Plus on s’en approche et plus il est là perceptible, par ces hautes herbes sèches et folles qui frétillent, ces arbres mopanes, ces épineux, cette odeur que seule la savane est à même de dégager, d’enivrer 😊… Les mirettes bien ouvertes 😮, je n’en perds pas une miette.

Dès l'arrivée au lodge, c’est ce petit vervet habitué des lieux qui fut mon premier contact direct avec ce rdv que j’attendais tant. Parcourant mes bras avec une agilité qui n'a pas son pareil, sautillant sur ma tête, s’adonnant à cœur joie avec ma longue tignasse blonde …Gaffe, cependant, aux impulsivités de la mâchoire ! Petit l'animal mais « maous costaude" quand même la dentition!😉

5 jours au cœur de ce paradis terrestre … à se lever tôt le matin (5h00) et à s’endormir tôt la nuit (20h30), après une séance de « bush TV » (= feux de camp)…C’est accompagnés du pisteur et des rangers (Louis ou André) que nous ferons les découvertes matinales et les Night drive.

Du lever du soleil au lever de lune …le ciel se tapisse d’une couleur que seuls les cieux africains offrent : Bleu azur avec peu de nuages, boule de feu ronde, jaune éclatante …qui finit par apporter des nuances orangées, rouges vives, dès qu'il se couche pour laisser la place à une autre boule ronde (la lune) qui se glisse parmi toutes ses étoiles.

Girafes (majestueuses et gracieuses, surtout quand elles s’abaissent pour se désaltérer à un point d’eau) – Impalas – Duikers – waterbucks – Phacos (les petits clowns de la savane, à la queuleuleu …du plus grand au plus petit, la queue élevée …comme pour mieux émettre un signal d’alarme !)– éléphants (on s’incline devant ce maître imposant des lieux !) – buffles – serpent – araignées (si !si ! de toutes tailles et de tout coloris!🤪🤪) – oiseaux multicolores – rapaces - zèbres – hippos – Chacals – Hyène - mais aussi léopard et les célèbres lions blancs.

Le plus beau spectacle animalier nocturne (bien imprimé sous la casquette (t'inquiète pas Vilcanota !)) me fût offert par ces fauves aux billes rondes. …Nuit noire, le moteur du véhicule coupé …à regarder et écouter les hurlements conjoints de 6 lions : 2 allongés sur la piste (3m), repus d’avoir bien bouffé la veille …2 autres, à droite du véhicule sous les acacias, un 5ème qui ère, je ne sais trop où et qui s’époumone et enfin le 6ème (1, 5 m) calfeutré derrière un bosquet sur ma gauche ! Quasiment jamais éclairé celui là …C’est le moment de développer ces yeux de lynx (n’est pas merlin !😉) histoire de s’assurer qu’il reste bien à sa « plaplace »😏😏😏 …Mes fesses posées sur le siège de ce 4 x4 complètement ouvert, j’ai du mal à retenir mon souffle …absorbant sans retenue le spectacle qui se déroule sous mes yeux, affinant mon acuité auditive et cherchant à détecter tout mouvement possible d’une seule de ces crinières. Autant dire que même, si j’avais déjà vécu ce spectacle dans le parc Akagera …l’instant ne peut faire que frissonner, le souffle s’accélère et ça fou aussi de la buée sur l’objectif photo 😄😄("Shoote shoote" on me dit à voix basse …j’veux bien moi mais j’y vois plus rien !😕)

Mais TIMBAVATI, c’est aussi la rencontre avec des hommes et des femmes, dont Olivia …petit bout de femme à la peau ébène, au regard triste et au visage qui exprime qu’il a déjà vécu bien des affres. Elle bosse dans cette réserve depuis une dizaine d’années maintenant …coupée de sa famille qui vit à Pretoria et qu’elle n’a pas revu depuis si longtemps.😐 Touchés par son histoire, on passe les temps libres que nous avons à discuter avec elle, nous inclinant devant tant d’humilité. Au moment du départ …discrètement on vide nos poches des rands que nous avions ...Si cela peut lui permettre de rentrer chez elle, ne fut ce qu’une fois.

Ah ! l’Afrique palpitante, colorée mais aussi tellement contrastée !

KAPAMA CHEETAH BREEDING FARM

Centre dont l’objectif est de permettre la sauvegarde et la reproduction des guépards mais aussi des Lycaons. Le Guépard est un animal, qui s’est vu amputer pas mal de son territoire par l’extension des fermes en tt genre. Ne sachant pas exister dans des paysages montagneux ou de forêts, il a besoin d’étendues et de plaines pour pouvoir courir et chasser. Les objectifs de ce centre sont louables : préservation de l’espèce, plan d’action pour limiter la chasse à l’égard de cet animal, recensement et localisation de sa population dans les réserves, réintroduction dans des milieux appropriés. Seul petit bémol, la taille de ce centre en fait un lieux beaucoup trop fréquenté et l’on se demande si au bout du compte, notre visite ne va pas encore une fois de plus ajouter un cran supplémentaire au dérangement de l’animal 🤪…qu’il soit simple ou royal.

MOHOLOHOLO REHABILITATION CENTRE

De nombreux animaux sont ici apportés, recueillis, soignés dans l’espoir de les rendre à la vie sauvage un jour. Mais réalistement, certains d’entre eux termineront leur vie dans ce centre n’ayant plus aucune chance de survie individuelle dans le bush 🙁. Des rapaces, dont certains se sont cassés les ailes et ne pourront plus jamais voler …des charognards empoisonnés pour avoir ingurgité les restes d’une carcasse, contaminée (certains chasseurs empoisonnant sciemment les ongulés avec pour objectif de capturer le fauve qui en fera sa proie) …Et voilà comment la connerie humaine sabote purement et simplement la chaîne alimentaire et la vie sauvage !😠😠 Des lions aussi s’y trouvent, rapatriés de zoo européens qui ne savent plus quoi en faire une fois qu’ils ont fini de les utiliser au service d’un spectacle outrancier !!!

Une visite qui fou quelques paires de claques radicales à celui qui se sent sensibilisé par la protection animalière et l’espace d’un instant on se dit « Dur d’être un être humain !!! Pas vraiment fiers non plus ! »😕

BLYDE RIVER CANYON - LES POTHOLES – THREE RONDAVWELS – GOD’S WINDOW

Voilà aussi un morceau de puzzle de l’Afrique qui fait que je me sens au bout du monde … La diversité et l’étendue des paysages! A perte de vue, sans jamais s’en lasser …Quand le relief bleuté des montagnes semble toucher l’horizon du ciel, quand les plaines semblent disparaître comme le flou d’un mirage.😊

Blyde River Canyon est la 3ème plus grande gorge au monde, taillée dans le massif du Drakensberg, elle offre des panoramas extraordinaires et une grande variété de formations géologiques (qui datent de millions d’années !) …Des trois Rondavels (paysage ayant pris la forme de huttes traditionnelles zouloues) …Aux marmites du géant (les Potholes), les falaises passent par une diversité de couleurs et tombent à pics dans l’eau turquoise …God’s Window où le panorama offre une vue à 180 °, sur la forêt tropicale, les plantes grasses qui s’agrippent aux falaises.

Le lieux aussi où « l’African Market » jalonne les rues …des marchands qui négocient leur production artisanale …en prenant le visiteur par le bras tout sourire aux lèvres, le congratulant « d’un my friend, my friend » comme pour mieux l’accaparer …Donnant un petit coup de cirage rapide sur les « big five en bois » exposés …histoire de mieux convaincre l’acheteur potentiel 😏😏. Un lieu magique où les autres ont bien eu du mal à me récupérer 🤪 tant je m’y sentais comme chez moi …m’étourdissant de ces objets africains qui me font littéralement fondre et rigolant, discutant avec mes hôtes.

NELSPRUIT

Juste un stop Over …pour une nuit chez Dave (dans un bacpackers), le genre de mec baba cool qui s’acharne à nous placer les 4 uniques mots en français qu’il connaît dans la moindre de ses phrases, lorsqu’il s’adresse à nous : « madame – monsieur – Paris et je t’aime ! »

Nelspruit, c’est là aussi que nous quittons Ben et Nathalie…promettant de nous écrire et de s’échanger les photos de la fabuleuse scène nocturne des lions ! Photos pour nous et enregistrement sonore pour eux !

C’est là aussi que nous prendrons le véhicule de location pour redescendre jusque Durban. Premiers essais de la conduite à gauche, calage, contrôle de réflexes mais surtout parties de fous rire garanti tant l’apprentissage ne fut pas sans peine pour une certaine !!! 😏🙂😉

SWAZILAND ET MLILWANE WILDLIFE SANCTUARY

Petit pays de collines, le Royaume des Swazis est enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, avec une monarchie absolue du Roi Mswati III. Les démarches pour y pénétrer, se limitent à quelques coups de tampons successifs sur le passeport, à remplir quelques formulaires …en réglant son rythme sur l’horloge africaine du « polé » polé » …Lors du transit dans la zone d’immigration surpeuplée ! Bref faut pas être pressés!😉

Réserve de Mlilwane … paysage de savane herbeuse, de collines et de plans d’eaux …Où l’on n’a aucune difficulté d’approcher les hippos, crocodiles, gnous, zèbres, Nyalas et autres antilopes … à pied, en vélo ou à cheval, tellement leur population est concentrée et leur passage dans le Rest camp fréquent (qu’il est bon de s’endormir avec une impala juste devant sa fenêtre éclairée seulement avec les lueurs que dégagent le feu de camp 😊) !

Faire de l’équitation dans une réserve …En voilà une bonne idée surtout pour les non initiés ! 🏴‍☠️Entre paradis et cauchemar cette expérience. 9 h du mat on se lance …8 chevaux sont attelés …6 voyageurs et 2 guides pour la promenade en pleine brousse ! Chacun à son tour y grimpe et dans la seconde qui suit nous voilà parti, sans aucune consigne quant à la manière de guider les « étalons »!🤪 Lâchés, largués en pleine brousse …Le 1er 1/5 d’h se passe tranquillement …chacun ayant l’impression que finalement son statut de débutant est gérable … 1er ¼ h …qd soudain surgit d’un bosquet une impala, affolant le cheval du 1er guide qui résiste, faisant chavirer quelques cavaliers à 3 m du lac (où n'attendent que les crocos dont l'orbite ne perd rien du spectacle qui est en train de se jouer), dispersant les autres chevaux qui se lancent dans un galop effréné hors piste !!!

Au secours ! Comment fait-on pour ne pas connaître le même sort que les autres et chuter !!!!

A terre, certains dont les vêtements ont pris en une traite la couleur ocre de la piste …les cheveux en pétards et plein de poussière décrètent qu’ils poursuivent à pied et refusent de remonter sur l’animal😠 … Avant de se raisonner et de se dire que s’ils n’y remontent pas de suite …ils ne le feront probablement plus jamais. Chapeau bas à eux !

Heureusement cette chute n’aura coûté que quelques frayeurs et la mort instantanée de mon objectif 300 mm qui était au cou d’un des guides qui lui aussi s’est retrouvé face contre terre.

Dure épreuve pour moi que ces 45 minutes qui ont suivies 😐…la peur de valser à mon tour …et surtout dur de gérer émotionnellement un divorce affectif de 21 longues années. J’avais 13 ans au Rwanda quand j’ai perdu ma meilleure amie dans un accident de cheval …j’avais juré que le temps passerait longtemps avant que je ne puisse me réconcilier avec cet animal et que le jour où je le ferais cela ne pourrait être qu’en Afrique.

Entre ces gouttes de sueur qui dégoulinaient sur mon front, la peur qui me tenaillait au ventre et l’apaisement d’avoir enfin pu pardonner à la vie de m’avoir pris cette petite fille aux yeux ébènes … j’ai vécu en 45 min …l’histoire de tte ma vie : mon amie, l’Afrique et les animaux … je n’oublierais jamais tous ces regards que j’ai lancé vers le ciel, durant cette balade …En paix, je suis à présent.😊

Le Swaziland, c’est aussi le spectacle fabuleux des danses traditionnelles Swazis, autour d’un feu de camp. Drapés dans une pièce d’étoffe de couleur pourpre ou vêtus d’un tablier en peau de bêtes …Ces pieds nus, juste ornés de bracelets de fruits séchés, fracassent le sol poussiéreux après une levée surprenante de jambes.

C'est aussi ... ces regards et ces sourires de gosses qui nous sont donnés comme un des plus beau cadeau de la vie …parce que tt simplement on leur a offert quelques bonbons et bics (pour aller à l’école) …

ESTUAIRE DE SAINT LUCIA

Séparé de l’océan indien par un étroit cordon (l’estuaire), le lac de Saint Lucie est une vaste étendue d’eau saumâtre. Végétation de marais (où papyrus et roseaux poussent à foison), de mangrove à palétuviers, de dunes. La faune y est abondante, tortues, buffles, plusieurs espèces d’antilopes, une grande variété d’oiseaux mais surtout dans l’estuaire les crocodiles pullulent et les hippos ne sont pas en reste ! « beware Hippos » comme l’affichent clairement les panneaux !

HLUHLUWE – UMFOLOZI GAME RESERVE

Véritable coup de cœur que sont ces deux réserves 😊…On y passe aisément de l’une à l’autre et elles affichent un paysage bien différent. Hluhluwe (à prononcer « Chluchluwi ») arbore d’avantage de collines et une végétation dense à épineux - Umfolozi, plus sauvage envoûte par ces plaines jaunes voire rousses parsemées de quelques acacias.

Immersion totale dans la brousse sauvage et rencontre fabuleuse avec la grande population de rhinocéros (tant blancs que noirs) qui la compose. Koudou, Nyala, Python ..

Ici on arrêterait le temps, par moment …tellement cette flore et cette faune sont saisissante, ne se lassant jamais d’être dans ce lieu où peu d’humains y sont mais où crépitent tous ses bruits de la nature …On l’accélérerait à d’autres : comme cette charge de gnou (hé ! oui ! il devait avoir mal digéré ce qu’il avait brouté !😕) et pire d’éléphant ! Qd le r��flexe devient sauveur … on n’enclenche jamais aussi vite une marche arrière, même sur une piste de terre !😮😕😏

DURBAN COAST

L’océan Indien qui vient fracasser ses hautes vagues sur les rochers, un endroit bien plus animé où indiens et Sud africains se mélangent …se confondent …Hormis cela, Durban ne sera à l’avenir qu’un stop Over …tant d’autres régions sont à mes yeux bien plus riches à découvrir. Petit break cependant bien mérité ou imposé pour moi (36 heures au lit, sous une chaleur bien plus étouffante que dans le reste du pays … expulsant la tourista qui m’a attrapée !🤪)

LE CAP OCCIDENTAL

vol interne entre Durban et Cape Town …C’est que 17 jours se sont déjà écoulés;

CAPE AGULHAS : Le pointe sud de l’Afrique …l’endroit où l’on se trouve entre deux océans (Indien et Atlantique) .. Endroit magique où l'on assiste à cette communion. Subjuguée, je fus par ce lieu qui offre bien plus qu’une simple plaque posée indiquant qu’on se trouve à la rencontre des 2 océans. La sensation d’être au bout du monde …infiniment petit face à la puissance de la nature (terre, ciel et océan) qui explosent tous nos sens !🙂🙂

LA PENINSULE DU CAP : de Muizenberg à Camps Bay, en passant par Fish Hoek, Simon’s Town, Boulders (et ses pingouins africains), Chapman’s Peak …Une route côtière enchanteresse avec ttes ces petites plages de sables blanc nichées dans des criques où les eaux varient du turquoise au mauve cuivré au moment du soleil couchant.

CAPE OF GOOD HOPE NATURE RESERVE : majestueuse réserve qui séduira le moindre amoureux de la nature, Cap de Bonne Espérance Et Cap point. Encore une fois, se trouver à la pointe de la péninsule du Cap …C’est s’ouvrir sur l’immensité des flots émeraudes de l’océan Atlantique. Les rochers y sont battus par le vent, les babouins nombreux et prêts à piquer le moindre soupçon de nourriture qui traîne, les autruches observent d’un air un peu stupide et stupéfiant le visiteur !😏

TABLE MOUNTAIN : Cette montagne plate, culmine au dessus de la ville du Cap, entre Signal Hill et Lion’s Head. Le sommet est accessible par le cableway (téléphérique) …la vue est impressionnante et les sensations garanties 🤪😛(surtout quand on y monte seule parce quel les autres se dégonflent !!! et que approchant le sommet la nacelle dont le sol pivote, est violement secouée par le vent) Mais bon, une petite frayeur (pour ceux qui ont le vertige) vaut largement le coup du spectacle ! Une fois en haut …On a quasi l’impression d’être un voisin proche des nuages et la vue s’étend à profusion sur la ville du Cap, sa péninsule et Robben Island (lieu symbolique où tristement Nelson Mandela et ses compagnons furent emprisonnés 18 longues années au temps de l’apartheid).

LE WATERFRONT : front de mer, étalage de boutiques luxueuses dans le Victoria Warf Shopping dénotant de manière outrancière avec les bidonvilles du Cap 😕. Je n’ai préféré qu’en retenir deux images : celle de cette ambiance « genre Louisiane » où de nombreux Sud africains, le visage ridé, les cheveux grisonnants vous gratifient d’un sourire quand vous faite tomber quelques rands dans le chapeau qui jonche le sol, pour les remercier d’apaiser le contraste de ce lieux par quelques morceaux de jazz joués. Et celle de la ballade avec Chris …dans un petit bateau, un peu scabreux 😏 qui attendait ses premiers clients à côté de nombreux voiliers qui dérangent tant ils supputent le luxe ! Un petit tour …la ville du cap vu de l’océan (effet miroir ou image renversée), un éclat de rire face à ses otaries qui se font dorer au soleil …et la promesse de ne rien dire si cela ne nous a pas plu!😉

LES TOWNSHIPS : La plus grosse claque jamais prise depuis longtemps ! 😕😐🙁 Des km et des km de bidonvilles entre l’autoroute N2 et False Bay. Des milliers d’habitats (si tel peut en être le nom) accolés les un aux autres …façonnés en tôles ondulées …avec un toit qui ne tient qu’avec des pierres ou de vieux pneus ramassés …Le tout bien concentré derrière des barrières ! Comme pour mieux isoler, distinguer, étiquetter! Un spectacle qui soulève le cœur au sens propre comme au figuré ! 🤪 Comment peut on se sentir face à cet étalage de conditions de vie précaire ? Une image, des gens (dont cette femme atteinte du virus HIV avec un bébé dans les bras) gravés à jamais dans ma mémoire …Comment le monde, peut-il être si beau et si laid à la fois …si doux et si cruel ?

STELLENBOSCH – FRANSCHHOEK : ou un petit détour au pays de la vigne ! Ne ratez pas Franschhoek, si vous êtes amateurs (trices) de bon vin … Mais mangez un petit quelque chose avant et après ou faites vous conduire ! 😛 C’est plus sûr ! Les routes sont assez vallonnées et la police locale assez sévère en matière de roulage (En Afrique du Sud, il y a une quantité de radars et quand ils sont signalés, c’est pas comme en Belgique, ils sont bien là ! A bon entendeur !😉)

HERMANUS : Ayant eu l’immense chance d’apercevoir 2 baleines du Côté de Simon’s Town …on a poussé une pointe jusqu’à Hermanus, le lieu dit pour l’observation de ces cétacés. Et quelle ne fut pas notre surprise de terminer ce séjour, par le spectacle offert par cette magnifique baleine (elles arrivent de l’antarctique) …A 15 m … Plus besoin de jumelles …seules les pupilles explosent et se régalent jusqu’à la tombée de la nuit …grappillant la moindre seconde de luminosité qui reste … Ce spectacle nous a fait louper la flamme olympique qui se trouvait à Cape Town ce jour là (12.06.04) mais qu’importe … c’est cette touche finale que je voulais garder !😊

Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée (trop contrastée).

Du lever du soleil au lever de lune …tant à y voir …ENCORE.

PS : Merci à « HugyVFiste les bons tuyaux » (il se reconnaîtra) 😉, sans qui ce voyage, en roue totalement libre, n’aurait pas été une réussite.

Quelques photos devraient prochainement accompagner ce carnet ...mais là je souffle un peu!😛
Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (1) English translation pending
by Chris51 · 2004-06-19 · 8 replies
« Ís og eldur » … la glace et le feu. C'est la devise de l’Islande, cette île du haut du monde que nous parcourons, en 4x4 et à pied, depuis deux semaines. Les côtes et les fjords somptueux, mais aussi les déserts de l’intérieur, les grandes pistes sauvages, entre volcans et glaciers.

Ce n’est pas notre premier voyage ici : l’Islande est notre pays-passion. Une passion intacte, toujours renouvelée. Chaque jour, l’émotion nous saisit devant ces paysages immenses, sidérants de beauté. Ici tout est pur et vierge, l’air est si cristallin qu’on croit pouvoir toucher les montagnes à cinquante kilomètres.

C’est le mois de juillet : il n’y a pas de nuit. A certaines heures, selon le ciel changeant, la nature se pare de la palette d’un peintre fou : il y a des verts et des bleus qu’on ne différencie plus, des lacs glacés d’un mauve profond, des bassins fumants d’un turquoise irréel, des collines d’un orange incroyable, des mousses jaunes fluo poussant sur des pentes de cendres d’un noir intense.

Silence et humilité … On est « au pays de la création du monde », comme disent les islandais. Ils disent aussi parfois : « Quand Dieu a créé le monde, il a fait des essais de couleurs pour la nature … certains de ces essais, abandonnés, subsistent en Islande ».

Aujourd’hui, nous sommes sur la côte Sud, un peu à l’Est de la lagune glaciaire de Jökulsarlon où les icebergs bleutés dérivent lentement jusqu’à la mer.

C'est le début de l'après-midi, il fait 8 degrés, un ciel assez beau, et nous nous souvenons d’un conseil d'Arní, rencontré à Reykjavík quand nous avons loué notre voiture. Arní est originaire d’un hameau de cette côte. Il nous a dit qu'un peu avant le petit port de pêche de Höfn, on trouverait une piste (la F985, il a mis une croix au stylo sur notre carte) qui permet d’accéder à la langue glaciaire du Skálafellsjökull, puis de remonter jusqu'au bord de l'immense calotte glaciaire du Vatnajökull, 1000 mètres d’épaisseur de glace, vaste comme la Corse.

Il en fallait moins pour nous attirer, Arní : c'est parti !

La langue de glace du Skálafellsjökull (jökull = glacier, en islandais) s’avance jusqu’à la plaine côtière. Juste à côté se trouve la ferme de Smyrlabjörg où une jeune fille nous confirme que nous sommes sur la bonne voie : la piste F985 (réservée aux 4x4) commence tout près d’ici.

Sur les premiers kilomètres, c’est une piste de montagne assez classique. En quelques minutes on s’élève rapidement et on se retrouve sur une arête rocheuse, surplombant le glacier qui coule comme un grand fleuve figé.

La piste longe la rimaye et offre des vues inquiétantes sur cette énorme masse de glace striée de cendres noires, résultat d’éruptions volcaniques anciennes. Pour croiser une voiture, on fait une halte sur un replat. D’habitude, il y a beaucoup d’oiseaux en Islande mais en ce lieu il n’y en a aucun, le silence n’est troublé que par des gargouillis d’eau. Le glacier est assez effrayant, on dirait une bête endormie, prête à tout avaler …

A partir d’ici, la piste a un tracé vraiment inouï ! A vouloir remonter comme ça le long du bord du glacier, il y a maintenant des passages de folie, des pentes incroyables, des précipices béants au détour d’un virage, et bien sûr comme partout en Islande, pas le moindre parapet !

Notre Suzuki Jimny est petite mais elle fait merveille : les quatre roues motrices ne sont pas de trop ! Nous montons très lentement, avec prudence, parfois en seconde mais le plus souvent en 1ère, selon les passages.

Il n’y a qu’une seule voie, bien sûr, mais heureusement personne en face. Ce n’est pas à proprement parler une piste difficile, mais il faut rouler au pas, rester bien concentré et toujours garder une réserve de puissance sous le pied. C’est ce que je m'efforce de faire en me disant à chaque virage, à chaque lacet : « Bon, ça doit sans doute être plus cool après ça … » … et puis le passage suivant révèle encore des surprises … Quant au spectacle, il devient de plus en plus hallucinant ! On se regarde, incrédules … où va-t-on ? !

Avouons qu’à certains moments l’atmosphère est un peu tendue dans la voiture, mais c’est étrange comme la peur est parfois cousine du plaisir …

Le dos bien calé dans mon siège, je me tiens fermement au volant, Marie-Françoise sollicite fortement les poignées de maintien : heureusement qu’elles sont solides ! Aux passages les plus scabreux, le silence se fait ... les dialogues sont remplacés par des onomatopées du genre « Ggggsssss ! » ... « Vvvvvvsssss ! » ... « Pffffffttttt ! ». En plus, avec l’altitude et le contact de l’air avec le glacier, le ciel s’est maintenant chargé de lambeaux de brume qui passent devant nous comme des écharpes blanches, c’est assez fantomatique.

Au bout de vingt minutes de cette piste de folie, tout à coup un replat : nous voici arrivés. C’est la fin de la piste, on se gare devant le refuge de Jöklasel. On est ici à la racine de la langue glaciaire du Skálafellsjökull.

Impression de bout du monde : en effet, trente mètres plus loin, c’est la glace de la calotte du Vatnajökull qui commence, à perte de vue, un monde de glace dont les lointains s’évanouissent dans la brume. Une étendue de glace grande comme la Corse et épaisse de mille mètres ... la troisième calotte de glace de la planète (après celles de l'Antarctique et du Groenland).

On met des chaussures adaptées et on part faire un tour, mais juste sur la marge de ce monde où l’humain n’a guère sa place. C’est très impressionnant ! Humilité, crainte, respect …

Les passages de brume sont de plus en plus importants. En fait, c’est la glace qui passe directement de l’état solide à l’état gazeux, sans fondre, car la température ne le permet pas. Ce phénomène (qui s’appelle la sublimation) est fréquent en Islande, au contact des glaces sous le soleil.

Il fait froid. Retour à la voiture pour se faire sur le camping-gaz deux thés bien chauds + barre de chocolat noir (c’est notre dopage habituel).

Les lambeaux de brume sont maintenant de plus en plus rapprochés. Entre deux passages, le ciel bleu réapparaît … On repense aux précipices et aux pentes de folie qui nous attendent pour redescendre, et on décide de ne pas trop tarder.

Descente lente et ultra-prudente, tout au frein moteur bien sûr, en 4 roues motrices et souvent en première tant la pente est forte. Concentrés mais aussi un peu crispés par moments, avouons-le …

Il y a de nouveau quelques onomatopées, quelques « Ggggsssss ! » ... quelques «Vvvvvvsssss !» et autres «Pffffffttttt !» ... mais bon, ce que nous sommes en train de vivre là, ça ne s’exprime peut-être pas avec des mots normaux …

De nouveau cette sensation étrange à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … mais grisé de plaisir, mêlant un cri d’effroi à un éclat de rire de soulagement !

Nous voici bientôt dans la partie basse de la piste, c'est facile maintenant, les abymes et les lambeaux de brume sont derrière nous. Retour dans un monde où les humains ne sont pas seulement tolérés, mais admis …

Tiens, tiens ! face à nous, sur la piste, voici un 4x4 Suzuki Jimny identique au nôtre qui attaque la montée ! Rencontre improbable !

Croisement et arrêt des deux voitures, vitre baissée contre vitre baissée. Encore plus improbable : c’est un couple de français ! La jeune femme nous demande « si ça passe facilement avec ce 4x4 jusque là-haut ? » … Oubliées les tentatives d’arrachage des poignées de maintien lors de la montée et de la descente, oubliées les onomatopées aspirantes et soufflantes, j’entends Marie-Françoise lui répondre d'un ton assuré et avec un grand sourire « Oui ! oui ! Impeccable ! aucun problème ! »

Et voilà ! Elle est pas belle, la vie ? C’est la magie de la réussite qui gomme les petites difficultés ! Après s’être bien shootés à l’adrénaline, la bienfaisante décompression s’accompagne d’une vague de bonheur … à partager !

On discute deux minutes et on tempère quand même un tout petit peu en leur recommandant de monter très lentement et d’être prudents. On leur signale les lambeaux de brume qui passent là-haut, mais sans les inquiéter. Après tout, c’est vrai que si on reste concentré, si on fait attention, il n'y a pas vraiment de risques, et ça aurait été vraiment dommage de les dissuader !

Si vous allez un jour là-bas, dans l'île de la création du monde, si vous avez l'occasion de monter tout en haut de la piste F985, et si le temps le permet, soyez prudents, bien sûr, mais surtout n'hésitez pas : allez-y, c'est vraiment – vraiment - géant !

L'émotion est au rendez-vous, l’adrénaline est fournie sur place, et la griserie du plaisir est comprise dans la posologie.

Chris.

P.S. : Si vous voulez lire la suite, vous la trouverez : ici
Les perles sur VF English translation pending
by Khaldoun · 2004-06-18 · 565 replies
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré. Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?

😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?

🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"

L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es? Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."

😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?

😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."

🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"

😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."

😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."

🏴‍☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"

🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.

Khaldoun
Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
by Patrick26 · 2004-06-14 · 3216 replies
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.

Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.

I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
Le bateau du fond des enfers English translation pending
by Rivotril · 2004-05-17 · 30 replies
Bonjour à tous,

Je viens de faire connaissance avec ce forum et je me suis déja régalé de quelques récits de voyage.

Alors je me permet de poster une première petite histoire.

Attention ce qui suit peut heurter la sensibilité de certains lecteurs, mais ça n'est que la stricte vérité.

Après quelques semaine passées a parcourir ce merveilleux pays qu'est la thaïlande, mon épouse (ma copine à l'époque) et moi-même souhaitions faire un saut sur Kho Tao.

Nous voila dans un premier temps sur Kho Samui où nous nous renseignons sur les modalités de la traversée vers Kho Tao. Il faut dire que pour cela la Thaïlande nous a toujours étonnée. Les route son bonne et les moyens de transports modernes... Pour autant cela n'a aucune èspèce d'incidence sur les temps de transports qui restent désespéremment long.

Vous devez d'abord emprunter un Truck, qui vous pose dans un Mini-bus, qui vous mène vers un grand bus, qui vous repose dans un mini-bus qui vous emmene sur un bateau, avec 1 heure d'attente entre chaque. Fort de cette expérience et du peu de temps qu'il nous restaient nous souhaitions emprunter le moyen de transport le plus rapide.

Nous optons donc pour le Speed-boat qui, moyennant finance, ne doit mettre qu'une heure trente là ou le ferry prend la demi journée.

Nous embarquons donc le landemain à bord d'un gros hors-bord... Ca sent le plan touriste à 2 francs, mais si cela nous permet de gagner un peu de temps... pourquoi pas.

La bateau se divise en 2 parties. L'arrière où les banquettes forment un U au grand air et où d'oivent être assis environ 8 personnes et l'abitacle du bateau légèrement en contrebas vers l'avant.

Lorsque nous arrivons des touristes Israéliens sont déja confortablement installé à l'intérieur (c'est important pour la suite) de cette formule 1 des mers.

Le moteur se met en marche et à notre grande surprise, le bateau ne cesse de sauter de vague en vague avec violence. C'est mieux que le parc d'attraction, tout le monde de marre gaiement. Chaque secousse provoque une crise d'hilarité collective à l'avant. A l'arrière les choses sont un peu différentes car chaque vague termine invariablement sa course dans la tronche des passagers. Une, 2, 3, 10... 100 autant dire que ce cinéma devient lassant. Les rires des passagers confortablement à l'abris à l'intérieur deviennent pesant... Voila 10 min que nous sommes partis, il en reste 80.

Je commence à me faire à ce petit manège, la surprise des premiers instants étant passés, le silence se fait. Mes compagnons d'infortunes et moi-même baissons la têtes et affrontons, sans mot dire, chaque vague et son lot de flotte, de sel et de frissons (c'est que y'a un peu de brise avec la vitesse). Chacun d'entre nous envie fièvreusement nos amis de l'abitacle protégés. Et regarde misérablement son sac trempé (encore que les plus gros son à l'abris à l'intérieur... ouf... encore que...).

Un allemand fini par en avoir marrer et ôte son tee-shirt noir trempé et laisse apparaître un fantastique bide à bière bien ferme et prohiminant. Il met son tee-shirt sur la tête pour faire rempart à la flotte. Le tissu gorgé d'eau tombe lourdement et épouse les forme de son crâne chauve... Ahhhh! Le bourreau! Ce gros bide avec cette espèce de cagoule noire qui tombe, ca lui fait une gueule de bourreau, je suis pété de rire. Il ne lui manque que la hache!

Je tourne les yeux et jette un oeil à l'intérieur du bateau du côté des gens bien au sec. Curieusement ce n'est pas la fête. Ils arborent tous un tein désespérément pâle malgrès la cure de soleil intensive qu'il ont dû s'offrir ces 15 dernier jours... Je comprend que l'air et les vagues dans la tronche nous ont en réalité protégés contre un mal bien plus violent : le mal de mer.

Bon bien sûr on sait ce que c'est... pas de quoi en faire un plat... Attendez et jugez par ce qui suit.

Approximativement à la 25ème minute du voyage, la première petite gerbe fait son apparition. Une charmante demoiselle fait un léger Burp et laisse échapper une partie de son copieux déjeuner qui vient choire sur les sacs à dos disposés à l'intérieur à l'abris de l'eau...

Les sacs plastiques sont sortis, le staff les approvisionne avec tout ce qu'il trouvent. Ce premier épisode à bien évidemment mis le feu aux poudres. Il convient de préciser qu'à l'intérieur il doit faire 35, 40°. L'odeur fini de convaincre ceux qui avait du mal à se décider. Il doivent être 8 à l'intérieur, et dégueulent chacun leur tour. Les sac tournent... et sont ensuite balancés à la flotte...

Je prie pour que mon sac à d'eau échappe à cet enfer, alors que les poches plastiques commencent à manquer.

L'un de nos amis de l'intérieur se traine (au sens propre) vers l'extérieur et s'allonge par terre au milieu de nous. Il empeste le vomi qui dégouline sur son tee shirt (bah oui pas évident de viser le sac avec autant de houle).

Je lui tend une petite bouteille de flotte. Il ne me regarde même pas, les yeux dans le vide et le teint cadavérique, il tatonne pour déboucher la bouteille. Je n'ose pas l'aider, j'ai trop peur qu'il me dégueule dessus.

Il s'allonge un instant après avoir trempé ses lèvres. Je me dit que la position ne dois pas être idéal pour un mec qu'a la gerbe. Sa tête tape contre le sol en cadence avec les vagues... BINGO! Ca le reprend immédiatement... Il cherche fébrilement un récipient... Sans succès. Il aggrippe le plastique qui entourrait un pack de petites bouteilles d'eau minérale... Ca ressemble à rien, c'est troué de partout. Il constate son érreur mais au même moment ses joues se remplissent. Il tente de colmatter avec ses mains... Peine perdue.

La bile se répend sur le sol du bateau. La scène a horrifié certain, notamment une Thaï que la gerbe menace également. Elle se met à genou et vomi.

Je ne sais plus si je dois me marrer ou être écoeuré. Ils ont des tronches de déterrés. Je regarde ma copine qui n'en peu plus de se marrer, ça devient convulsif.

Un autre exilé de l'intérieur tente de sortir et de se rapprocher de l'eau avant qu'il ne soit trop tard. Mais la houle est forte et l'équilibre difficile à tenir dans un état pareille de fébrillité... Trop tard il vomira dans le bateau.

Voila 45 min que nous sommes parti, je n'ai plus aucun espoir pour mon sac et celui de ma copine.

L'un des touriste est gisant au milieu... Manifestement il souffre car il n'a pas conscience de baigner dans son vomi. Puis il se dresse sur ses genous à la façon d'un mort-vivant et hurle "I go To water"

Malgrès cet anglais imprécis j'imagine qu'il a compris qu'il n'y avait pas de toilette dans ce bateau. Comme nous filons à vive allure en pleine mer, la baignade est exclue... J'en dédui donc qu'il veut de l'eau, je lui tend une nouvelle petite bouteille de flotte.

"Stop the boat! I go to Water!!". Manifestement je me suis trompé, je crains qu'il est en tête de sauter par dessus bord, mais c'est impossible. Le chef du staff demande de ralentir le bateau... "Ok Ok Slowly now... Slowly" Mais notre ami ne l'entend pas de cette oreille, il se rapproche de l'arrière et saute dans la flotte.

Là, j'écarquille les yeux... Nous sommes en pleine mer, y'a de la houle et le coin est certainement peuplé d'un nombre impessionnant de requins. Mais il flotte benoitement dans les ondes, alors que nous nous éloignons. Je n'en crois pas mes yeux!

Le bateau fait demi tour. Nous le repèchons. Le staff est mort de rire. Il se fait quant même passé un léger savon (à la Thaï) pour lui faire comprendre que c'est dangereux.

Nous reprenons notre route. De petits vomis continus à fleurir ça et là... Rien de particulier en somme.

Et bing, notre homme a lancé une mode parmis ses congnère. Un type sorti du fin fonds du puit des enfer se dirrige à l'arrière d'un air hagard et décidé, lui aussi "Go to water". Cette foi-ci j'ai pigé, m'écarte et laisse faire. Le bateau ralenti, il saute... Je me marre... Rien ne peut plus m'étonner. Il remonte, et je constate que lui avait gardé ses pompes.

Nous finissons par arriver. Je saute dans la flotte sur le bord de la plage... Ca fait du bien de sortir de là.

J'attend que l'on me tende mon sac à d'eau... Les lanières sont d'un jaune humide qui ne trompe pas.

Je ne remonterai pas dans un speed boat!
Le Transsibérien, extraits de carnets de route English translation pending
by Loopkin · 2003-12-09 · 14 replies
Bonjour à tous.

Voici un premier extrait de mes carnets de route écrits pendant mon voyage dans le Transsibérien. Il s'agit d'une rencontre surréaliste. Cette rencontre n'a pas eu lieu dans le train lui-même, mais dans un restaurant à Ekaterinburg (anciennement Sverdlovsk).

Mercredi 10/09/03

Ekaterinbourg

Restaurant “Sunday” 13 :30 LOC 11 :30 MOS

Sverdlovsk est bien un trou, j’en ai maintenant la certitude, et à part deux trois jolis bâtiments et la cathédrale fraîchement reconstruite des Romanov, il n’y a rien à voir ; on en regrette presque de s’y être arrêté. Certes, le temps ne joue pas en la faveur de l’impression que peut donner la ville au voyageur solitaire à petit budget, sans parapluie, que je suis (horreur des parapluies). Cette ville n’est pas faite pour les étrangers, ni pour les piétons. Or, je suis piéton, étranger. Tout ici, est assez difficile. Trouver un cyber (Siber ?) café est une aventure plus ardue que je ne l’aurais pensé, dégotter un petit restaurant bon marché où s’asseoir, au sec, est un vrai défi. Tout est payant, des toilettes de la gare, par ailleurs au plus bas de l’échelle absolue de la saleté des toilettes déjà visités dans ma vie, au bout de pain du restaurant où je suis finalement, d’ailleurs assez cher pour la qualité. En gros, les prix de Moscou. Ce restaurant est un fast-food aux allures de kebab parisien, avec des plats russes, et un décor de jardin zen, si on fait abstraction de l’inévitable télé à clips qui braille dans un coin.

Avoir à tuer douze heures dans cette ville, sans endroit où pouvoir se poser tranquillement au sec, sans payer, est une perspective relativement désagréable. Si seulement il ne pleuvait pas ! Je pourrais m’allonger dans l’herbe sauvage d’un parc de la ville, un de ces parcs où il y a tellement peu de passages qu’on en finit par avoir de fortes montées d’adrénaline à la seule rencontre avec un chien errant au regard fuyant.

Ce qui réconforte, comme partout dans ce pays, ce sont les belles filles. Je suis assis dans ce restaurant mi-sushi, mi fast-food russe étrange, et mon attention est souvent perturbée par des passages non loin de ma table. Se dire que la plupart de ces belles filles sont seules, et luttent pour se trouver un homme rend malade. Hier soir encore, dans le cyber café que j’avais fini par trouver, finalement, une magnifique blonde était sur un site de rencontre. Si j’avais résidé dans cette ville, je l’aurais aidé volontiers ! Et là, à mes deux heures, une femme seule est attablée, et une autre, plus jeune, s’installe une table plus loin. C’est terrible ! Mais que font les hommes ! Et je ne parle pas des filles accompagnées. Que les hommes sont chanceux dans ce pays ! Mais le concept même de drague, tout au moins dans les lieux publics, semble avoir été oublié. A part, hier, où Volodia a abordé une femme qui attendait dans la gare comme lui, je n’ai pas vu d’entreprise masculine de rapprochement. Où sont les méditerranéens ?

Bon, l’une des filles seules ne l’était pas. Elle était la première au rendez-vous, nuance. Deux hommes charmants viennent de la rejoindre.

Je vais demander à cette femme seule, attablée juste à côté de moi, qui lit, si elle connaît un musée intéressant pas trop loin.
Une fille en rouge et or... English translation pending
by José · 2003-09-08 · 27 replies
Au pied d’un genévrier, les doigts de pied en bouquet de violettes.

Une fille en rouge et or traverse un champ de luzerne. Un vieil homme irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés. Au bord de la séguia une femme danse sur un pierre plate, une épaisse mousse grise sous ses pieds. Burnous et couvertures seront propres ce soir. Comme un frisbee lancé d’un coin du ciel, un grand rollier bleu plane au ras de l’eau. Panique chez les libellules. Des enfants pèchent dans la rivière. Immobiles ça et là, des mulets hument la brise déjà chaude et parfumée.

C’est jour de souk. Jaky se charge des achats. Je bulle et médite sur les hauteurs d’Anergui, loin du chahut, loin du chaos et de mes repères d’occidental qui sont ici bien superflus. Loin des rumeurs de la ville où l’on ne peut que partager son temps entre des rêves sublimes et la routine souvent monotone du quotidien. Loin du vacarme qui prétend nous faire honte de vouloir savoir plus du printemps, des ruisseaux, des couleurs, des nuages que des potins de l’art, de la mode ou de la littérature et des cours de la bourse.

La brillante lumière d’automne qui baignait le versant ouest et le fond de la vallée depuis le lever du jour, gagne peu à peu la barrière du Mourik face à la maison. Elle dévoile insidieusement dans la pente le relief et les détails masqués jusque-là dans le gris brumeux du contre jour. Ravins, corniches, pierriers, vires, thuyas centenaires et genévriers noueux suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, apparaissent graduellement.

Je me laisse aller facilement à la contemplation, cette « écriture de l’esprit que nul ne lira jamais, même à l’aide d’un scanner ». Formule dont je ne revendique pas la paternité.

Le maïs est à hauteur d’homme. C’est la fin d’une tranche de vie commencée il y a cinq mois. Blé et orge sont engrangés. Les vallées sont au repos dans l’attente de la deuxième récolte.

Deux chiens se parlent dans le lointain. La caravane ne passe pas. Heureusement car ils aboient toute la nuit. Toutes les nuits. Mais on s’y fait ! C’est comme le beurre rance, pourtant triste souvenir, fondu, diversement épicé et bien relevé au piment, j’ai fini par apprécier. Même au petit déjeuner ! Et puis il y a les mouches… auxquelles on ne se fait pas. Génocide au torchon. Fuite. Elles reviennent. Insecticide. Chute, agonie bourdonnante. Je ne pleure pas la mort. Mortes. Et puis le soleil. Sieste ! Ne reste que le corps à l’ombre. La tête est partie, dans les rêves, loin dans les centigrades.

Un carnet sous la main, j’écris. J’écris je ne sais quoi. Des mots pour le temps qui passe, qui ne donne sa force qu’à ceux qui ont du temps à vivre. Pas à pleurer. Les os sont au repos et l’esprit en paix. Et pourtant, bientôt sera pour moi le temps du souvenir ; le son lourd des taadlount, un sourire, des yeux de braise un soir de fête, les couleurs des écheveaux de laine au soleil, les aboiements des chiens dans la nuit, les chants des lavandières, les feux des campements, la volupté de la fumée portée par les étoiles, une théière sur les braises, les parfum de timija, les rires d’enfants dans la rivière, le retour des troupeaux au coucher du soleil, l’appel à la prière. Mais aussi la mort qui emporte les enfants malades ou les mères mal accouchées car c’était écrit … dans les nuages, dans le cours des rivières, dans les saisons et les étoiles. Mektoub.

Il est dix heures du matin et du haut de mon observatoire je sens déjà tafouït annoncer clairement ses intentions : briller haut et fort jusqu’à la prière du soir ; la dernière des cinq incantations quotidiennes, et autant d’invitations à la prosternation face au soleil levant. Des scènes devant lesquelles je ne peux rester insensible même si je suis persuadé de l’inutilité concrète de cet acte dans le devenir de ces êtres reclus, et dans le même temps ne cesse de m’étonner de leur crédulité et de leur simplicité. Et si c’était la foi, cette foi si profonde qui leur faisait supporter leur indigence comme s’il s’agissait d’un don du « Tout puissant » ?

Questionnements, sensations diverses, profondes émotions. Cent cinquante jours d’une tranche de vie hors du commun, de notre commun. Redécouverte de la générosité, de l’humilité, de la simplicité. Humblement, faire ou voir, pétrir le pain, moissonner, labourer, laver la laine fraîchement tondue, filer, tisser, chanter, servir le thé…

Nous avons vécu ici des jours précieux, oubliant le temps futur et ses incertitudes. Que de visages marqués par le temps, la dureté de l’existence sur cette terre oubliée par le commandeur des croyants et ses serviteurs, soumis à ses lois, sans se poser de questions car la réponse existe avant la question : Mektoub.

Et malgré tout que de sourires chaleureux. Jamais vu tant de sourires, de rires, sur toutes les lèvres d’un soleil levant à l’autre ; fascination des regards pleins des lueurs de la vie.

Alors j’écris « Vie », toujours, dans tout ce qui m’entoure. dans les objets, les êtres et leurs gestes. Dans la couleur des tapis sur les métiers à tisser. Dans la mélodie d’une flûte aux lèvres d’un berger. Dans la brise chaude qui te prend parfois dès l’aube. Dans les épis dorés sur les aires de battage. Dans un ballet de flamants roses sur les eaux sombres d’un lac. Dans les chants quotidiens sortis de toutes les bouches, moissonneurs, muletier, tisseuse, lavandière, laboureur ou chercheuse d’eau.

Dans…

Mais le périple prend fin.

Trois jours, trois nuits encore avant de réapprendre à matérialiser le temps qui passe, retrouver les principes élémentaires de notre société et toutes les contraintes oubliées durant ce séjour dans les montagnes berbères. Dans trois jours nous quitterons cette vallée pour « l’ autre monde ». Notre « vagabondage » s’achève là où il commença, dans cette vallée d’Anergui où les hommes ont choisi la liberté intérieure dans la soumission à la nature, au ciel et parfois à Dieu. Mais seul ce dernièr saurait conduire leur destinée, pourvu qu’on y croie et qu’on lui fît confiance… « l’année prochaine la récolte sera meilleure. Inch Allah. »

De plaisir en générosité, de partage en offrandes, nous vivions ensemble, citoyens du monde, comme des frères. La paix, le calme n’ont cessé de nous accompagner durant cette aventure merveilleuse. Corps et esprit rassasiés, je regagnerai la ville avec force et sérénité. Fini l’insouciance, l’errance. Resteront les images, l’amitié, les émotions, comme mille et un témoins, si besoin était, de ces moments vécus pleinement. Vécus au présent.

Le rollier s’est posé sur le pin voisin, il s’est secoué, reposé quelques secondes, puis il est reparti, éclair bleu à travers les branches. Il n’a même pas pensé à chanter un petit peu. Dommage. Peut-être était-il pressé d’aller chanter ailleurs, sur une autre terre où l’homme aurait perdu l’espoir.

Va ! … les hommes et les femmes d’Anergui espèrent encore en la terre nourricière, et d’autres oiseaux d’autres couleurs entretiennent cet espoir. La hauteur des blés aussi.

Et dans cet espoir vibrent les rouges, les safrans, le gris-bleu des regards quand le khôl est présent, le noir, le vert ou le grenat des habits des femmes et des filles … autant de fleurs dans les champs …

Et les sourires … à vendre mulet et sac à dos pour constituer la dot.

Trois jours, trois nuits encore, "encore", pas "seulement", qui fileront comme l’eau de source entre les doigts. Tu ne te rends compte de rien et déjà la main est vide sans que la soif soit apaisée. Alors il faudra recommencer. Replonger dans cette eau claire et froide.

Mais les sources sont trop rares...

Que revienne le temps du souvenir. Que revienne vite le temps de l'errance.

La fille en rouge et or quitte son champ de luzerne.

Je jette ce crayon pour toujours…
Différente forme de voyage de regard.... English translation pending
by Marsu · 2003-03-24 · 6 replies
Salut a tous,

Voilà Francois je me décide enfin a acquieser a ta demande🙂 et je met quelqu'uns de mes textes sur ton site. Les trois plus diversifiés, le style étant différent dans chacun des cas.

Bonne lecture.
Livres à ne pas lire quand on est déjà mordu English translation pending
by Loopkin · 2003-03-04 · 139 replies
Bonjour je propose ce nouveau sujet de discussion. Parlez des livres que vous avez lu, qui traitent du voyage, et qui donnent encore plus envie de partir. Je sais, c'est pas bien de faire ça, c'est malsain, parce qu'on a tous suffisamment envie de se barrer, mais c'est plus fort que nous, n'est-ce pas? J'ouvre, avec l'Usage du Monde de Nicolas Bouvier. Entre 1951 et 1953, Nicolas Bouvier est parti avec un ami peintre (Thierry Vernet) en fiat facile à réparer qui tombe tout le temps en panne à travers l'Europe Balkanique, puis la Turquie, le Kurdistan, l'Iran, l'Afganistan. Il raconte ses souvenirs et ses analyses d'une manière simple et très émouvante. Les rencontres et les moments insolites donnent particulièrement envie de vivre des instants similaires, même s'ils ont quand même pas mal galéré. Mais la galère est un véhicule comme un autre... Donc voilà, pour ceux qui n'aiment pas voyager, lisez ce bouquin, les autres, surtout, abstenez vous, sinon, vous serez irrémédiablement perdus, korzéam.
Breathtaking Kyrgyzstan!
by Attila · 2026-07-04 · 286 replies
This trip had been on my mind for about fifteen years.

But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.

And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!

The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.

A bit of Kazakhstan? Not in the end.

The south or not the south? Yes, in the end.

Pre-book or go with the flow? Only two stops were a leap into the unknown.

To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).

---/---

You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?

Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.

Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek! (Steak for my partner’s mischievous nephews...)



You’ll find here a post with some practical information.

And here, the version of the travel journal without comments.

---/---

As a supplement, the route track. Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...

From Bishkek to Karakol:



From Karakol to Kochkor:



From Kochkor to Baetov:



From Baetov to Kara-Köl:



From Kara-Köl to Bishkek:



Villages around Hazaribagh in West Bengal
by Aleph240758 · 2026-07-28 · 54 replies
Wednesday, April 1st

Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.



Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.



Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.

On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.







During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.



On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.



The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.



The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.

That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.



That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display